Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2013-02-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Michel David: La dérive de Jean-François Usée Page A 3\t^ ^ Les sables bitumineux, un piège coûteux Page b i w w w .16 d e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.C I V N° 3 7\t?LE DEVOIR, LE JEUDI 21 EÉVRIER 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Commission Charbonneau Les trottoirs, une expertise sicilienne ?Nicolo Milioto nie l\u2019existence d\u2019un cartel dans le domaine BRIAN MYLES Six entreprises ont raflé 92 % des contrats de trottoirs à Montréal au cours des 15 dernières années grâce à leur dur labeur et à leur compétence, selon l\u2019entrepreneur Nicolo Milioto, qui a nié sans grande conviction l\u2019existence d\u2019un cartel dans ce domaine.Après avoir exposé en long et en large les liens d\u2019amitié entre M.Milioto et le défunt parrain de la mafia à Montréal, Nicolo Rizzuto, la commission Charbonneau a exploré mercredi les retombées potentielles que tirait l\u2019entrepreneur de ses mauvaises fréquentations.L\u2019ex-président de Mivela, surnommé « monsieur Trottoir», a remporté le quart des contrats de trottoirs à Montréal (103 contrats sur 401 appels d\u2019offres) entre 1996 et 2011.Mivela, BP Asphalte (Giuseppe Borsellino), Pavage CSF (Domenico Cammalleri), Pavages ATG (Alex Sciascia), Asphalte Inter-Canada etTGA Üoey Piazza) ont mis la main sur 367 des 401 contrats, ce qui représente un Milioto a remporté le quart des contrats de trottoirs à Montréal entre 1996 et 2011 VOIR PAGE A 8 : TROTTOIRS Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau: Où est l\u2019opposition?Page A 6 L\u2019UPAC s\u2019intéresse aux honoraires d\u2019une firme de pubiicité.Québec réitère sa confiance dans le maire Applebaum.Page A 3 Aujourd\u2019hui Actualités > Léo Bureau-Blouin prône Lencadrement du droit de grève des étudiants.Page A 2 Sondage > Le projet de Val-Jalbert divise la région.Un sondage révèle que 51 % des citoyens de la région s\u2019opposent à la construction de la minicentrale.Page A 2 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B6 B4 B6 B8 B4 B5 -M- EN OUVERTURE DE MONTRÉAL EN LUMIÈRE ?BERTRAND GUAY AGENCE ERANCE-PRESSE «On a des projets jusque dans la nuit», dit Matthieu Chedid la veille de son spectacle au Métropolis.Bienvenue dans son îl Matthieu Chedid ramène son « superguitarehéros cartoonesque » au festival d\u2019hiver du cœur de l\u2019île, pour présenter jeudi et vendredi le spectacle de l\u2019album II: oui, ça rime, c\u2019est exprès.Deux fois deux grosses heures et demie de «mojo», promet-il.Voici déjà quinze minutes au bout du fil.SYLVAIN CORMIER Matthieu Chedid aime les mots porteurs, avec lesquels il peut jouer à l\u2019infini.Ça fait combien d\u2019années qu\u2019on aime à dire qu\u2019on aime -M-, son alter ego aux mille déclinaisons et variantes?Une quinzaine, au moins.Et voilà qu\u2019il nous refait le coup avec ce septième album intitulé ÎL Avec l\u2019accent circonflexe en trop ou le e retranché, c\u2019est comme vous voulez.« Ces mots, ce sont des petites portes ouvertes à l\u2019imaginaire de chacun, commente l\u2019ami frisé à son extrémité du combiné.Ça ouvre à des possibilités très ludiques, et VOIR PAGE A 8 : -M- Redevances minières Québec avance à l\u2019aveuglette Le commissaire au développement durable réclame une analyse des coûts et bénéfices JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Malgré des recommandations très claires émises par le Vérificateur général en 2009, Québec n\u2019a toujours pas les outils nécessaires pour fixer le prix des redevances minières, déplore le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars, dans un nouveau rapport déposé mercredi à l\u2019Assemblée nationale.«Le ministère des Ressources naturelles n\u2019a pas effectué d\u2019analyse des principaux coûts et bénéfices liés à l\u2019exploitation minière, écrit le commissaire Cinq-Mars.Or, sans un tel exercice, il demeure impossible d\u2019estimer les retombées nettes des activités minières pour la société québécoise.» La réalisation d\u2019une analyse des coûts et bénéfices était l\u2019une des recommandations majeures de son rapport de 2009, dans lequel il critiquait sévèrement le gouvernement Cha-rest pour la gestion du dossier minier.«Les résultats sont décevants, constate-t-il quelques années plus tard.Des progrès satisfaisants ont été constatés pour seulement 4 des 15 recommandations dont j\u2019ai fait le suivi.» Québec «n\u2019a pas effectué d\u2019analyse des principaux coûts et bénéfices liés à l\u2019exploitation minière» Intérêt collectif En tant que «fiduciaire des ressources minérales», le gouvernement doit impérativement précéder à une analyse des coûts et bénéfices, qui prend en considération l\u2019ensemble des coûts associés à l\u2019exploitation minière, tels que le financement des infrastructures, les incidences environnementales, les avantages fiscaux, les tarifs préférentiels d\u2019électricité et autres coûts liés à la formation de la main-d\u2019œuvre et aux services de santé qui doivent VOIR PAGE A 8 : MINES Les distributeurs indépendants en mode survie Une demande d\u2019aide non récurrente à la SODEC de 3 millions est sur la table pour le cinéma québécois ODILE TREMBLAY Ce soir, jeudi, lors de l\u2019ouverture des 3L® Rendez-vous du cinéma québécois, le ministre de la Culture et des Communications Maka Kotto, présent aux côtés de la première ministre Pauline Marois, demandera officiellement au président de la SODEC, François Ma-cerola, de se pencher sur l\u2019ensemble des enjeux du cinéma québécois.Le marché de la distribution sera ciblé, histoire de mettre sur table des solutions trouvées par la SODEC (Société de développement des industries culturelles) et ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR VOIR PAGE A 8 : CINÉMA\tMaka Kotto demandera au président de la SODEC de se pencher sur les enjeux du cinéma québécois.«s» Ken Folle» Gronde entrevue avec l'auteur des sagas Les Piliers de la terre et Le siècle AUJOURD'HUI 13H REDIFFUSION 20H ÉCOUTEZ POUR VOIR Animation Marie-Louise Arsenouit Realisation Joanne Bertrand 1i5'95,l PREMIERE CHAÎNE Radio-Canada ca/plusonlit 77831302832408 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 21 EEVRIER 20IS ACTUALITES AMÉLIE DAOUST-BOISVERT LE DEVOIR Selon les modalités actuelles du projet, les promoteurs pourront presque assécher la rivière sur près d\u2019un kilomètre, de même que la chute en aval, en dehors des périodes d\u2019ouverture du site.Le projet de Val-Jalbert divise la région Un sondage révèle que 51 % des citoyens s\u2019opposent à la construction d\u2019une minicentrale sur la rivière Ouiatchouan ALEXANDRE SHIELDS Si le gouvernement Marois est pour la construction d\u2019une centrale hydroélectrique à Val-Jalbert, ce n\u2019est pas le cas de l\u2019ensemble de la région qui doit accueillir le controversé projet.C\u2019est ce qui ressort d\u2019un nouveau sondage Léger Marketing obtenu par Le Devoir.En effet, 51 % des citoyens consultés à Roberval, à Chambord, à Saint-Prime et à Mashteuiatsh s\u2019opposent au controversé projet de construction sur la rivière Ouiatchouan, qui traverse le site historique de Val-Jalbert.Et parmi eux, 37 % se disent «très défavorables ».En contrepartie, 40% des répondants appuient cette idée défendue par le Parti québécois malgré la mise à mort récente du programme de petites centrales.Quelque 10% des personnes contactées par Léger Marketing ont refusé de se prononcer.Une plus grande proportion des sondés, soit 61%, souhaite que les travaux de construction de la centrale de Val-Jalbert soient «annulés» (34%) ou alors «suspendus en attendant une consultation publique» (27%).Une majorité de répondants partagent l\u2019une ou l\u2019autre de ces options dans chacune des municipalités où a été mené le sondage.Un peu plus du tiers de tous les répondants, soit 36%, croient au contraire que les promoteurs doivent aller de l\u2019avant avec ce projet qui modifiera significativement l\u2019aspect de la chute qui coule au cœur de ce site touristique du Lac-Saint-Jean.Impact sur le tourisme Près de la moitié des sondés sont convaincus que la construction de cette centrale de 16 mé- gawatts «aura un impact négatif sur le tourisme dans la région».Le tiers estime que cela n\u2019aura aucun impact.Selon les modab-tés actuelles du projet, les promoteurs pourront pour ainsi dire assécher la rivière sur près d\u2019un kilomètre, de même que la chute en aval, en dehors des périodes d\u2019ouverture du site aux visiteurs.Ce constat a été repris dans un avis du Conseil du patrimoine culturel, mais Québec n\u2019en a pas tenu compte dans sa décision d\u2019autoriser le projet.Enfin, une majorité des citoyens interpellés par les sondeurs ont dit croire que le harnachement de la rivière Quiatchouan aura un impact «négatif» sur l\u2019environnement.Le quart juge que ce projet n\u2019aura aucun impact.L\u2019étude a été menée auprès de 507 personnes les 15 et 16 février derniers.La marge d\u2019erreur est de 4,4%, 19 fois sur 20.Selon un sondage paru fin janvier dans le journal Le Quotidien, 53% de la population de la région s\u2019oppose au projet de centrale porté par la Société de l\u2019énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, qui regroupe les MRC du Domaine-du-Roy et de Maria-Chapdelaine, mais aussi le Conseil des Monta-gnais du Lac-Saint-Jean.Bernard Généreux, préfet de la MRC du Domaine-du-Roy et candidat péquiste défait aux dernières élections, défend le projet.La Fondation Rivières évalue que l\u2019électricité produite sera vendue à 8 C le kilowattheure, sans compter les coûts de transport.Tout cela dans un contexte de surplus et alors qu\u2019Hydro-Quqbec vend son électricité aux Etats-Unis à un prix se situant entre 5 et 6 C le kilowattheure.Le Devoir Lisée veut un bureau pour tous les droits, et pas seulement religieux Le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, estime que le gouvernement Harper devrait élargir le mandat du Bureau de la liberté religieuse qu\u2019il s\u2019apprête à créer pour l\u2019étendre à tous les droits et libertés qui doivent être défendus dans le monde.«La li- berté religieuse, c\u2019est un droit important.Il est effectivement bafoué un peu partout dans le monde.Il est important de le défendre.Cependant, il y a d\u2019autres droits aussi qui sont bafoués et qui méritent d\u2019être soutenus», a fait valoir le ministre.Jean-François Lisée a rappelé que le gouvernement canadien a financé pendant des années «un excellent organisme qui s\u2019appelait Droits et Démocratie \u2014 droits au pluriel \u2014, qui s\u2019occupait aussi des droits religieux».Le gouvernement conservateur a aboli cet organisme basé à Montréal.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Bureau-Blouin prône l\u2019encadrement du droit de grève des étudiants ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le député de Laval-des-Ra-pides et ex-leader étudiant, Léo Bureau-Blouin, est favorable à l\u2019encadrement du droit de grève des étudiants.«Chose sûre, avec le statu quo, on est condamnés à revivre [des affrontements] un jour ou l\u2019autre dans les 10, 15, 30 prochaines années.Et c\u2019est pour ça que je pense que tôt ou tard, il va falloir réfléchir», a affirmé Léo Bureau-Blouin à un journaliste qui lui demandait s\u2019il était favorable à l\u2019encadrement du droit de grève des étudiants.Selon le jeune député, un tel encadrement permettrait d\u2019éviter les affrontements qui ont ponctué le conflit étudiant du printemps.«J\u2019ai vu des scènes d\u2019affrontement difficiles sur les lignes de piquetage.Et je pense qu\u2019il y a beaucoup de Québécois qui ont assisté à ces scènes-là et qui ont été choqués de la judiciarisation, de la façon dont les événements ont tourné.ND\u201d Beau-champ, elle-même, je pense, a été heurtée par ces scènesdà », estime Léo Bureau-Blouin.Sa position se démarque de celle de la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.Celle-ci se méfie de l\u2019encadrement du droit de grève des étudiants ef plus généralemenf de celui de la démocratie étudiante, selon ce qu\u2019elle a livré au Journal de Québec.Le droit de grève au Sommet Mardi à l\u2019Assemblée nationale, Pauline Marois a indiqué que la question du droit de grève des étudiants sera abordée lors du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur.Mais la première ministre a prévenu que le gouvernement n\u2019en arrivera sans doute pas à une conclusion qui pourrait aboutir à un projet de loi.De toute manière, compte tenu de la situation minoritaire du gouvernement, un projet de loi encadrant la démocratie étudiante ne pourrait être adopté.Tant le Parti libéral du Québec que la Coalition avenir Québec s\u2019opposent à accorder le droit de grève aux étudiants.Si cette question apparaît au Sommet, c\u2019est que le gouvernement Marois répond à une demande des recteurs et des directeurs de cégeps qui souhaitent que le gouvernement encadre la démocratie étudiante.Dans un billet publié mardi, le p.-d.g.de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Daniel Zizian, rappelle que l\u2019organisme a demandé au gouvernement de «clarifier le flou juridique » qui entoure les grèves étudiantes.Les recteurs ne se prononcent pas pour ou contre la grève.Toutefois, l\u2019expérience du printemps dernier «a démontré l\u2019extrême difficulté d\u2019enseigner sous la contrainte, malgré le recours aux tribunaux et aux forces de l\u2019ordre», écrit Daniel Zizian.«Malgré la bonne foi et tous les efforts déployés par les directions d\u2019établissements, le respect des ordonnances soulevait parfois autant de problèmes que l\u2019inverse, notamment en matière de sécurité.» Le Devoir iOl'X \\ wt JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour le collectif Education sans frontières, l\u2019éducation est un droit fondamental, et il est inacceptable de priver les enfants sans-papiers d\u2019un accès à l\u2019école.La CSDM est invitée à ouvrir ses écoles aux enfants sans-papiers AMELIE DAOUST-BOISVERT Une trentaine de personnes ont manifesté mercredi soir devant les bureaux de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pour rappeler que les portes de l\u2019école sont fermées aux enfants sans-papiers.Le fils d\u2019Alvaro a dix-sept ans.Le père, inquiet, ne peut donner son vrai prénom : lui et sa famille tentent depuis six ans, sans succès, de régulariser leur situation.En attendant, leur adolescent fréquente une école secondaire.Mais faute de code permanent, il ne peut obtenir de bulletin, encore moins de diplôme.«Il ne pourra pas non plus aller au cégep», s\u2019inquiète son père.Depuis quelque temps, la commission scolaire lui demande de lui faire parvenir les papiers d\u2019immigration de l\u2019adolescent.Faute de quoi, il faudra payer la scolarité.Difficile d\u2019estimer combien de jeunes se retrouvent dans la même,situation.Selon le collectif Education sans frontières, de 30000 à 40000 personnes sans-papiers vivraient dans la métropole, dont de nombreuses familles.Invisibles, la plupart vivent dans la peur d\u2019être retracées par l\u2019immigration si leurs enfants fréquentent l\u2019école, dit la porte- parole du collectif Romina Hernandez.Un droit fondamental «L\u2019éducation est un droit fondamental: nous demandons l\u2019éducation gratuite pour tous, de la maternelle à l\u2019université», a lancé Mme Hernandez quelques minutes avant le début du Conseil des commissaires.«Les chartes internationales garantissent le droit à l\u2019éducation pour tous», rappelle Francis La-gacé, vice-président au conseil central de la CSN et responsable du dossier éducation.Mais scolariser les sans-papiers de la métropole est un problème qui dépasse la juridiction de la CSDM.«La commission scolaire est très sensible à ce problème», a expliqué Normand Paris, coordonnateur au Bureau de l\u2019organisation scolaire.Avec des collègues, il a d\u2019ailleurs invité les manifestants à venir assister à la rencontre des commissaires.Selon M.Pari, la CSDM connaît quelques dizaines de cas, mais la plupart des parents ne se rendent même pas jusqu\u2019aux portes de l\u2019école.La commissaire Louise Mainville assure que la CSDM est ouverte à accueillir «tous les enfants».Mais tant que Québec ne leur accorde pas de code permanent, la marge de manœuvre reste très, très mince.Le Devoir GROUPE DE REELEXION MANDATE PAR LA CREPUQ Des idées pour redorer le blason universitaire MARIE-ANDREE CHOUINARD Le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur devrait non seulement servir à résorber une portion de la crise liée aux droits de scolarité, mais permettre aussi d\u2019augmenter les objectifs de scolarisation universitaire du Québec.Telle est l\u2019une des recommandations formulées par un groupe de réflexion composé de «personnalités» du monde universitaire mandaté par la Conférence des recteurs et principaux d\u2019université du Québec (CREPUQ) pour scruter la réalité universitaire sous d\u2019autres facettes que celle du financement et redorer le blason universitaire.«Eorce est de constater que, malgré les grands progrès ac- complis depuis 50 ans, le Québec n\u2019a toujours pas rattrapé son retard en matière de scolarisation universitaire», écrivent les membres du groupe de réflexion dans Des universités au service du savoir et engagées envers la société.Les auteurs s\u2019inquiètent de voir s\u2019agrandir un écart que confirment les données fournies par les recensements : en 2006, 16,5% de la population du Québec âgée de 15 ans et plus détenait un grade universitaire, contre 20,5% pour l\u2019Qn-tario.«Pour afficher un taux de scolarisation égal à celui de l\u2019Ontario, il aurait fallu former 264 000 diplômés universitaires de plus, soit près de quatre fois le nombre annuel de grades et de certificats décernés par toutes nos universités», notent les auteurs du groupe.présidé par l\u2019ancien recteur de l\u2019UQAC, Michel Belley, et comptant d\u2019anciens recteuçs et aussi un ex-ministre de l\u2019Éducation, Sylvain Simard.«Nous avons tout de suite convenu de sortir des questions de financement», a expliqué mercredi M.Simard.«Nous voulions lutter dans ce texte contre le négativisme actuel, sortir de tous ces points de vue qui rapetissent l\u2019université.» L\u2019accessibilité sous toutes ses formes Qn aborde dans ce document l\u2019importance de l\u2019accessibilité sous toutes ses formes et reposant «sur le talent et les aptitudes et non sur les moyens financiers ».Pour contrer le message ambiant selon lequel les universités se font concurrence, on y traite aussi de la détermination des universités à «continuer de fonctionner en concertation», en mettant à profit la diversité du réseau.Qn y propose d\u2019intensifier le recrutement d\u2019étudiants étrangers et on y réaffirme le principe essentiel de l\u2019autonomie universitaire.«Le Sommet doit être une étape», note M.Simard.«Il faudra continuer à débattre de la place que nous voulons que l\u2019université occupe dans le développement de la société.Nous croyons que cette place est essentielle, et cela va avec toute la valorisation de l\u2019éducation que le Québec devrait établir comme une priorité.A ce mo-ment-là, on trouvera l\u2019argent pour soutenir ce qu\u2019on croit être la priorité.» Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 21 EEVRIER 20IS A 3 ACTUALITES La dérive de Usée Michel David Jacques Parizeau n\u2019a pas été tendre envers son ancien « conseiller à l\u2019ouverture», Jean-François Lisée, qualifiant de «dérive» sa proposition d\u2019augmenter le niveau de bilinguisme à la Société de transport de Montréal (STM).«Dans toutes les sociétés, il y a des apôtres de la bonne entente, des bon-ententistes», a déclaré l\u2019ancien premier ministre dans une entrevue au Journal de Montréal, rappelant le célèbre discours du théâtre Centaur que M.Lisée avait inspiré à son successeur, Lucien Bouchard, qui n\u2019a jamais pu se le faire pardonner par les militants péquistes.Personne n\u2019est à l\u2019abri d\u2019un faux pas, mais plusieurs se demandent comment un aussi fin observateur de la société québécoise a pu s\u2019aventurer sur un terrain aussi glissant.Il faut dire qu\u2019en sa qualité de ministre responsable des relations avec la communauté anglophone, il a le mandat d\u2019arrondir les angles, et la haute opinion qu\u2019il a de lui-même l\u2019amène peut-être à se croire capable de résoudre la quadrature du cercle.Que ce soit dans son rôle de journaliste, de conseiller ou d\u2019essayiste, il a amplement démontré son ingéniosité, même si ses trouvailles, indéniablement séduisantes sur papier, ne passaient pas toujours le test de la réalité politique.Quand il conseillait les premiers ministres, quelqu\u2019un se chargeait de faire le tri; il doit maintenant travailler sans filet.M.Parizeau avait raison de dire que «Lisée a toujours été porté sur l\u2019ouverture aux Anglais».Qn peut trouver une explication dans son livre intitulé Sortie de secours, publié au début de l\u2019an 2000, qui se voulait une proposition visant à sortir de la «dynamique de l\u2019échec» dans laquelle le projet souverainiste semblait s\u2019être enfermé.Cela n\u2019avait rien à voir avec l\u2019argument touristique qu\u2019il a invoqué récemment sur les ondes de CJAD.Dans son livre, il se réclamait plutôt de Platon, selon lequel «le commencement est la moitié de l\u2019action».Il ne s\u2019imaginait évidemment pas amadouer les anglophones au point de les amener à voter oui.Il pensait plutôt à l\u2019après-oui.Pour qu\u2019un Québec indépendant naisse dans le meilleur climat possible, il croyait important pour les souverainistes de «préfigurer, dans les propositions qu\u2019ils formulent aujourd\u2019hui, le sens des responsabilités dont les Québécois devront faire preuve une fois leur indépendance acquise».En ce qui concerne la communauté anglophone, cela impliquait «un certain nombre de mesures pour sécuriser les Anglo-Québécois, en déclarant ainsi légitime leur insécurité ».C\u2019est dans cette perspective qu\u2019il aurait fallu voir le discours du Centaur.Si la jeune génération n\u2019avait plus la nostalgie des années 1950, quand les Anglo-Montréalais dominaient non seulement le Québec, mais le Canada tout entier, elle se méfiait néanmoins d\u2019un parti qui voulait la couper de la majorité anglophone du RQC et s\u2019inquiétait de l\u2019effritement de sa communauté au Québec, expliquait M.Lisée.Qr un Québec souverain aurait besoin de ces anglophones, qui « contribuent puissamment à nous brancher sur l\u2019Amérique anglophone, notre principal client et partenaire».A tous égards, un nouvel exode comparable à celui qui avait suivi l\u2019élection d\u2019un premier gouvernement pé-quiste, en 1976, lui causerait donc un grave préjudice.Il ne fallait surtout pas laisser aux anglophones l\u2019impression que les souverainistes souhaitaient les voir partir.De toute évidence, les anglophones demeurent toujours aussi méfiants.Selon le sondage réalisé par Ekos Research pour le compte de la CBC, 42% d\u2019entre eux auraient songé à quitter le Québec après l\u2019élection du 4 septembre dernier.Imaginez au lendemain d\u2019un oui ! Dans le contexte nord-américain, il serait très étonnant que le français puisse un jour se passer de toute protection juridique, mais il est tout à fait possible que le sentiment de sécurité culturelle et linguistique créé par la naissance d\u2019un Etat souverain rende éventuellement les francophones plus sensibles aux doléances de la communauté anglophone.Il s\u2019agit là, toutefois, d\u2019un scénario dont la réalisation semble hautement improbable dans un avenir prévisible.Au moment où M.Lisée écrivait son livre, la souveraineté connaissait peut-être un creux de vague, mais elle recueillait encore l\u2019appui de 42% de la population, alors que le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir l\u2019évaluait à 37%.Même un gouvernement voué à la souveraineté devrait être suffisamment responsable pour envisager la possibilité que les Québécois décident malgré tout de demeurer au sein de la fédération canadienne, dont la démographie et la dynamique politique jouent lourdement contre le français.Il serait imprudent, même au nom de la courtoisie, de favoriser une tendance à la bilinguisa-tion de Montréal, qui ne peut que freiner l\u2019intégration des immigrants à la majorité francophone et qui pourrait bien devenir irréversible.mdavid@ledevoir.com lli\" II JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au lendemain de la vaste opération menée par l\u2019UPAC, le maire Michael Applebaum a réitéré qu\u2019il n\u2019avait rien à se reprocher.Les enquêteurs n\u2019ont saisi aucun document dans son bureau ni fouillé dans son ordinateur, a-t-il assuré.PERQUISITION À L\u2019HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL L\u2019UPAC s\u2019intéresse aux honoraires d\u2019une firme de publicité Québec réitère sa confiance dans le maire Applebaum JEANNE CORRIVEAU L> Unité permanente anticor-f ruption (UBAC), qui a mené une spectaculaire perquisition à l\u2019hôtel de ville de Montréal mardi, s\u2019intéresserait notamment aux services rendus par la firme de publicité Groupe CJB au parti de l\u2019ex-maire Gé-rald Tremblay lors de la campagne électorale de 2001.En 2009, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) avait enquêté sur cette affaire avant de conclure, faute de preuves, qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de malversations.Mais le dossier ne semble pas classé pour l\u2019UPAC.Pierre Guillot-Hurtubise, de la firme Qctane Stratégies \u2014 qui portait autrefois le nom de Groupe CJB \u2014 a indiqué que l\u2019UPAC avait communiqué mardi avec son associé, Louis Aucoin, au sujet de cette affaire à la suite des perquisitions menées à l\u2019hôtel de ville et dans six arrondissements.«On leur a offert toute notre collaboration », a-t-il dit.L\u2019affaire remonte à la campagne électorale de 2001 au cours de laquelle le parti Union des citoyens de l\u2019île de Montréal (UCIM), devenu Union Montréal, aurait fait appel au Groupe CJB pour des services de communications.Selon les allégations dont avait été saisi le DGEQ, le parti aurait tenté de répartir la facture entre dif férents arrondissements quelques années plus tard, soit en 2004.Après avoir enquêté dans 19 arrondissements et 15 villes liées, les enquêteurs du DGEQ n\u2019ont pas été en mesure de retrouver les factures et le parti avait été blanchi.Qctane réitère que les honoraires liés à la campagne électorale de 2001 ont été entièrement réglés par l\u2019UCIM.«Aucune dette électorale n\u2019en a découlé et aucuns fonds publics n\u2019ont été utilisés en règlement des services offerts », soutient la firme.Confiance maintenue Les rafles de l\u2019UPAC ont eu des échos à Québec.Le maire Michael Applebaum continue de bénéficier de la confiance du ministre responsable de la région de Montréal, Jean-Prançois Lisée.«Nous sommes dans un Etat de droit.Laissons la justice suivre son cours et respectons la présomption d\u2019innocence», a dit le ministre en soulignant la collaboration offerte par M.Applebaum aux enquêteurs de l\u2019UPAC.' «Tant que cette situation ne change pas, notre soutien reste entier.» Selon lui, le cas de M.Applebaum est tout à fait différent de celui de Gérald Tremblay, qui «n\u2019avait plus le capital de crédibilité nécessaire pour diriger la Ville».De son côté, le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, n\u2019envisage pas de tutelle : « C\u2019est sûr que c\u2019est inquiétant On n\u2019aime pas, comme aucun Québécois, voir à la télé qu\u2019on évacue l\u2019hôtel de ville parce que l\u2019UPAC arrive.» Défection chez Union Montréal Au lendemain de la vaste opération menée par l\u2019UPAC, l\u2019hôtel de ville était encore en état de choc mercredi.Lors d\u2019un point de presse, le maire Applebaum a réitéré qu\u2019il n\u2019avait rien à se reprocher.Les enquêteurs n\u2019ont saisi aucun document dans son bureau ni fouillé dans son ordinateur, a-t-il assuré.Malgré les allégations qui écorchent l\u2019ancien parti du maire Applebaum, la chef de l\u2019opposition, Louise Harel, continue de croire aux bienfaits de l\u2019administration de coalition.«Ce ne sera qu\u2019une administration de transition, mais ce qu\u2019on offre, c\u2019est beaucoup plus d\u2019intégrité», croit-elle.Quant à Union Montréal, ses rangs continuent de se dégarnir.Le maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, a annoncé mercredi qu\u2019il siégerait désormais comme indépendant.Les perquisitions n\u2019ont pas été la goutte qui a fait déborder le vase, a-t-il soutenu : «Le vase était plein depuis un certain temps.Le départ de M.Tremblay m\u2019a touché beaucoup.C\u2019est une personne pour qui j\u2019ai un très grand respect » Il a dit apprécier le nouveau chef Richard Deschamps, mais selon lui.Union Montréal n\u2019est pas «porteur d\u2019espoir» pour les élections qui auront lieu en novembre prochain.Union Montréal est-il en péril?Pour l\u2019instant, non, répond Richard Deschamps, tout en reconnaissant que des décisions devront être prises au sein de sa formation au cours des prochains mois.Il déplore toutefois que les gestes qu\u2019ont pu poser certains individus entachent l\u2019ensemble des membres du parti.«Nous n\u2019avons rien à cacher et les autorités pourront faire toutes les vérifications qu\u2019elles voudront», a-t-il assuré.Avec Robert Dutrisac Le Devoir Jean Doré a refusé une enveloppe brune L\u2019ancien maire de Montréal, Jean Doré, a affirmé mercredi qu\u2019il a refusé une enveloppe brune offerte deux semaines avant son élection, en 1986.L\u2019ex-politicien a raconté cette anecdote au 98,5 PM.Celui qui a été en poste entre 1986 et 1994 ne se souvient plus du nom de celui qui lui offrait le pot-de-vin.L\u2019événement s\u2019est passé deux semaines avant l\u2019élection, en marge d\u2019une assemblée publique.«Quelqu\u2019un m\u2019attendait avec une enveloppe ouverte, avec beaucoup de bruns.Il m\u2019a dit: écoutez, monsieur le maire \u2014 on peut vous appeler comme ça, c\u2019est presque fait \u2014 nous on a pensé, les amis, vous donner un petit coup de main pour les cadeaux de Noël pour les enfants, pour vous aider, pour la fami-glia.» M.Doré a par ailleurs vanté la rigueur de son administration.«Je peux garantir qu\u2019on a tout fait pour maintenir la barre haute et assurer l\u2019intégrité totale dans la gestion des fonds publics, c\u2019est la réputation qu\u2019on avait», a-t-il dit.Ce qui n\u2019empêchait pas tout contournement: devant la commission Charboimeau, l\u2019ingé-nieur-fonctioimaire Gilles Surprenant a indiqué avoir reçu son premier pot-de-vin de Construction E Catania en 1991.Gouvernement et opposition s\u2019entendent au sujet d\u2019un comité sur la rémunération ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Ly opposition officielle estime qu\u2019un comité ' indépendant doit être créé pour éviter les conflits d\u2019intérêts concernant la rémunération des élus, une opinion accueillie avec ouverture par le gouvernement.Le leader parlementaire libéral, Robert Du-til, a estimé mercredi qu\u2019il faut retirer ce pouvoir aux élus pour le confier à des personnes qui n\u2019ont aucun lien avec eux.«Je pense qu\u2019une des étapes à franchir maintenant, c\u2019est celle de s\u2019assurer que, pour la population, ce ne soit pas un perpétuel conflit d\u2019intérêts», a-fil dit en point de presse.Le ministre responsable des institutions démocratiques, Bernard Drainville, a répété qu\u2019il était ouvert à cette idée.M.Drainville a déjà abordé la question avec le whip du gouvernement, Marjolain Dufour, et il a invité M.Dutil à porter cette question au bureau de l\u2019Assemblée nationale (BAN).Le ministre a rappelé que le BAN a déjà mandaté des comités indépendants chargés d\u2019évaluer la rémunération des élus en 1974, 1987, 2000 et 2006.«On est loin d\u2019être fermés à la création d\u2019un comité indépendant pour faire l\u2019évaluation de la rémunération des élus», a-t-il dit.La Presse eanadienne RAPPORT DU VERIEICATEUR GENERAL Risque de collusion et de corruption aux Affaires municipales Le ministère est mis en cause pour son manque de suivi des contrats liés à l\u2019assainissement des eaux JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le ministère des Affaires municipales est «certainement à risque» en matière de collusion et de corruption en raison de nombreuses «lacunes» dans l\u2019attribution de contrats liés à l\u2019assainissement des eaux, constate le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars.Ce constat survient alors que le gouvernement s\u2019apprête à investir plus de 2,2 milliards de dollars pour la rénovation et la modernisation des infrastructures municipales relatives à l\u2019eau dans le cadre du Plan québécois des infrastructures 2012-2016.« Vous comprendrez la pertinence de faire une évaluation maintenant, avant de continuer à investir des sommes très importantes, de façon à assurer que les deniers soient investis avec le plus de rendement possible», a précisé le commissaire Cinq-Mars en conférence de presse mercredi, à la suite du dépôt du rapport du Vérificateur général à l\u2019Assemblée nationale.Ce dernier met en cause le ministère des Af faires municipales, des Régions et de l\u2019Qccupa-tion du territoire (MAMRQT) pour son manque de suivi et d\u2019encadrement auprès des municipalités qu\u2019il subventionne pour la construction des usines d\u2019assainissement d\u2019eaux usées et les usines de production d\u2019eau potable.«Mes travaux de vérification ont mis en évidence des lacunes concernant la surveillance que le MAMRQT exerce quant au processus d\u2019attribution des contrats par les municipalités, écrit le commissaire Cinq-Mars dans son rapport.Ces lacunes me préoccupent, compte tenu des augmentations de coûts observées et des subventions allant jusqu\u2019à 95 % du coût des infrastructures que certaines municipalités ont reçues.Le gouvernement n\u2019a pas l\u2019assurance de payer un coût optimal pour ces infrastructures.» Dépassements de coûts Selon les données du ministère des Affaires municipales, que le commissaire et son équipe ont colligées entre 2006 et 2012, plus de 110 projets d\u2019infrastructures municipales relatives à l\u2019eau ont enregistré des dépassements de coûts importants.Deux raisons sont mises en cause pour cette différence entre les estimations de coûts et l\u2019aide financière finalement accordée: une évolution de l\u2019envergure du projet à la suite de l\u2019analyse technique et d\u2019ajustements et un problème de «dysfonctionnement du marché qui nuit à la libre concurrence», autrement dit, de collusion.Mais impossible de savoir, dans tous ces cas, à laquelle des deux raisons les dépassements de coûts son associés, car malgré les manchettes qui font état de collusion dans le secteur de la construction, le ministère des Affaires municipales n\u2019a toujours pas mené d\u2019analyse d\u2019ensemble pour préciser les causes de ces augmentations.«Dévolution des coûts constatés et les risques inhérents au processus de gestion contractuelle des municipalités ajoutent à l\u2019importance, pour le MAMRQT, de disposer de mécanismes de surveillance», peut-on lire dans le rapport du commissaire, qui juge «insuffisantes» les mesures générales mises en place par le ministère ces dernières années pour prévenir le non-respect des règles d\u2019attribution de contrats.«Au cours des dernières années, plusieurs risques financiers majeurs ont été mis en évidence dans la gestion contractuelle des projets d\u2019envergure au Québec.[.] En ce qui concerne particulièrement les infrastructures municipales, ces risques existent également, étant donné que ce sont les municipalités qui ont la responsabilité de gérer les contrats et que celles-ci ne possèdent pas toujours les ressources en nombre et en compétences suffisants pour minimiser ces risques.» Interpellé sur cette question, le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, dit avoir déjà mandaté son sous-ministre pour «voir comment on peut améliorer le processus».11 dit vouloir agir «en amont» pour arriver à faire de meilleures estimations à la base, ce qui permettra de mieux comprendre par la suite les raisons derrière ces augmentations de coûts.«Mais ça reste que c\u2019est une démonstration de plus de gestion déficiente du gouvernement précédent», a-t-il ajouté.Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 21 EEVRIER 20IS ACTUALITES ASSURANCE-EMPLOI Des fonctionnaires effectnent des visites^snrprises aux chômeurs FANNIE OLIVIER à Ottawa On frappe à la porte et vous n\u2019attendiez pas de visite ?Si vous êtes un bénéficiaire de l\u2019assurance-emploi, vous pourriez avoir la surprise de vous retrouver nez à nez avec un employé de Service Canada.Des fonctionnaires du gouvernement fédéral se livrent actuellement à des visites impromptues chez des prestataires de l\u2019assurance-emploi.Alors que la méfiance à l\u2019égard des changements au programme ne tarit pas, certains trouvent le moment de cette initiative bien mal choisi.Au total, environ 1200 prestataires sélectionnés aléatoirement recevront la visite chez eux d\u2019un représentant de Service Canada d\u2019ici la fin du mois de mars.C\u2019est donc le hasard qui a fait en sorte qu\u2019on frappe à la porte d\u2019une travailleuse saisonnière oeuvrant dans les usines de poisson du Nouveau-Brunswick, actuellement au chômage en raison de la fin de la saison de la pêche.Cette bénéficiaire de l\u2019assurance-em-ploi a accepté de répondre aux questions de La Presse canadienne à condition que son nom ne soit pas publié.Le 5 février, au moment où elle rentrait après avoir fait des courses, elle a reçu la visite d\u2019une fonctionnaire chez elle.«Ça m\u2019a surprise quand elle a demandé pour moi.Ça m\u2019a comme saisie», a-t-elle relaté.«Elle a dit: \u201cJe suis venue t\u2019amener un formulaire, tu vas remplir ça, et puis je veux avoir une entrevue avec toi mercredi.\u201d Je lui ai dit: \u201cJe serai là \u201d», a expliqué celle qui travaille dans les usines de poisson depuis pas moins de 35 ans.Son histoire est venue aux oreilles d\u2019Alma Breau-Thibo-deau, qui a fondé le Comité d\u2019action assurance-emploi à la défense des travailleurs et travailleuses, un groupe du Nouveau-Brunswick qui organise notamment des manifestations pacifiques,pour s\u2019opposer à la réforme.À son avis, de telles visites ne font que jeter de l\u2019huile sur le feu.«Ça, c\u2019est abuser.Ils nous abusent \u201cau bout\u201d.On se sent tous agressés par cette loi-là, a-t-elle signalé.C\u2019est un gros cas, quand tu es rendu que tu te fais vérijîer à la maison.» Confirmation «Un examen pour assurer l\u2019intégrité du régime d\u2019assurance-emploi est présentement en cours», a confirmé par courriel à La Presse canadienne une porte-parole du ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences.Des employés se rendent ainsi depuis janvier au domicile de bénéficiaires \u2014 sans préavis \u2014 pour leur remettre en main propre une convocation à une entrevue, a-t-on indiqué au mi- nistère.Environ 50 employés seraient dévoués à cette tâche, en plus de leurs responsabilités quotidiennes.Le député néodémocrate Yvon Godin, lui-même en croisade contre la réforme de la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, ne voit pas d\u2019un bon œil ces visites à domicile.«C\u2019est commencer à intimider les gens dans leur demeure», a tranché le député d\u2019Acadie-Bathiust.Selon M.Godin, les gens sont tellement en colère à cause des changements récemment apportés au régime d\u2019assurance-emploi que certains pourraient mal accueillir les employés de Service Canada se présentant chez eux.«Moi, je ne recommanderais pas aux représentants du gouvernement d\u2019aller cogner aux portes présentement.C\u2019est dangereux», a-t-il conclu.Ia déléguée sjmdicale Nathalie Paulin a elle-même constaté que l\u2019agressivité des chômeurs grimpe en flèche, que ce soit dans les manifestations ou lors d\u2019appels téléphoniques pour s\u2019informer sur la réforme auprès de Service Canada.Cela a d\u2019ailleurs incité Paulin à exprimer publiquement ses inquiétudes à l\u2019égard des changements au programme.«Le niveau d\u2019agressivité monte, et moi, j\u2019avais peur pour la santé et la sécurité des membres que je représente, a-t-elle noté.On comprend la détresse des gens, on la vit nous autres aussi.» Pas terminé En mai dernier, Finley a annoncé une refonte importante de l\u2019assurance-emploi, graduellement mise en œuvre au cours des derniers mois.Désormais, le chômeur fréquent doit accepter tout emploi pour lequel il est qualifié dans un rayon de 100 kilomètres de son domicile, et ce, même si le salaire ne représente que 70% de son salaire antérieur.Il doit également prouver qu\u2019il recherche activement un emploi.Les détracteurs de la réforme affirment que les changements heurtent particulièrement les travailleurs saisonniers du Québec et des provinces de l\u2019Atlantique.La ministre Finley a publié pour sa part un communiqué mardi pour calmer le jeu et «mettre les choses au point».«Aucune personne ne perdra ses prestations si elle ne peut trouver un emploi, pourvu qu\u2019elle entreprenne des démarches raisonnables pour trouver un emploi et qu\u2019elle accepte un emploi convenable», peut-on lire dans le communiqué.Mais le ton rassurant du gouvernement ne parvient pas à apaiser les travailleius inquiets.Des manifestations d\u2019envergure pour dénoncer la refonte du programme sont organisées dans une dizaine de villes au Québec samedi.La Presse canadienne SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Daniel Paillé a notamment souhaité qu\u2019Ottawa annule sa réforme de l\u2019assurance-emploi.Budget fédéral : le Bloc propose de taxer les mieux nantis HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Bloc québécois poursuit sa tradition de proposer au gouvernement fédéral des méthodes alternatives pour boucler son budget.Pour 2013, la formation de Daniel Paillé suggère au ministre des Finances, Jim Flaherty, de ramener le taux d\u2019imposition des entreprises pétrolières à 22% et de surtaxer les travailleurs gagnant plus de 150000$, question de financer les programmes sociaux et le transfert de compétences vers le Québec.«Ce sont trois changements de cap qu\u2019on lui propose, a expliqué M.Paillé en conférence de presse mercredi matin.Un au niveau de ses revenus, soit de demander plus à ceux qui en ont plus, un changement de cap pour aider les citoyens qui en ont moins, et un changement de cap dans les relations entre les gouvernements du Québec et du Canada.» Le Bloc québécois propose au ministre Flaherty d\u2019augmenter ses revenus annuels de 12 milliards de dollars.Pour y parvenir, il propose de hausser de 15 à 22% le taux d\u2019imposition des entreprises pétrolières et de réduire leurs subventions.Ces mesiues apporteraient 3,4 milliards de dollars de plus dans les coffres d\u2019Qttawa.« Un puits de pétrole, ça ne se déménage pas, a lancé M.Paillé pour justifier qu\u2019il cible les pétrolières.Je ne veux pas dire par là \u201cprofitons-en \u201d, mais il reste qu\u2019il y a des entreprises dont la contribution au fruit du gouvernement devrait être assumée, d\u2019autant plus que [le pétrole] n\u2019est pas renouvelable.» Le Bloc québécois veut aussi instaurer une surtaxe pour les plus nantis, comme vient de l\u2019annoncer cette semaine la Colombie-Britannique dans son budget électoral.Les contribuables ayant un revenu de 150000 à 250000 $ seraient soumis à une taxe supplémentaire de 2 % et ceux gagnant plus encore, à une surtaxe de 3%.Les «gros bonus» versés aux dirigeants seraient soumis à une «super taxe » et ne seraient plus déductibles des revenus de l\u2019entreprise aux fins du calcul de ses revenus nets imposables.Le Bloc récolterait ainsi 4,7 milliards.La lutte contre les paradis fiscaux et le tabac de contrebande viendrait compléter les 12 milliards à encaisser.Annuler la réforme de l\u2019assurance-emploi Avec cet argent, le Bloc aimerait qu\u2019Qttawa annule sa réforme de l\u2019assurance-emploi (300 millions de dollars), renonce au rehaussement de l\u2019âge d\u2019admissibilité â la Sécurité de la vieillesse, bonifie le supplément du revenu garanti (800 millions) et investisse dans le logement social, notamment.Les réinvestissements totaliseraient 1,8 milliard.Le Bloc québécois voudrait aussi qu\u2019Qttawa adoucisse le ton envers les provinces, notamment en revenant sur son offre unilatérale de transferts en santé, en déplafonnant la péréquation (3,7 milliards) et en versant plus d\u2019argent aux provinces pour l\u2019éducation, les infrastructures et l\u2019environnement.Au total, les transferts supplémentaires aux provinces s\u2019élèveraient â 10,2 milliards de dollars.Le dépôt du prochain budget fédéral est prévu pour le 26 mars prochain.Le Devoir Bain assurera lui-même sa défense Richard Henry Bain, l\u2019auteur présumé de l\u2019attentat qui a fait un mort au Métropolis de Montréal le soir du dernier scrutin provincial, le 4 septembre, assurera lui-même sa défense lors de son procès.Au Palais de justice de Montréal, mercredi, le juge Jean-Paul Braun a accueilli favorablement la requête de M® Elfriede Duclervil de ne plus représenter l\u2019homme de 62 ans.Bain n\u2019a â aucun moment fait allusion aux graves accusations qui pèsent contre lui, étant uniquement préoccupé par le respect de ses droits, ses conditions de détention, son incapacité de payer un avocat et sa volonté de s\u2019adresser aux médias.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019accusé a fait part de son intention de se représenter lui-même, disant avoir le meilleur avocat en la personne de Dieu et de Jésus-Christ, alors qu\u2019il brandissait une bible.Il a toutefois ajouté qu\u2019il espérait obtenir le soutien d\u2019un avocat dans sa cause.Son enquête préliminaire a été fixée au 12 mars prochain.La Presse canadienne L\u2019Est sous la neige À peine remis d\u2019une tempête de neige qui a laissé environ 60 cm de neige sur son passage dimanche et lundi, les Gaspé-siens sont loin d\u2019en avoir fini avec le déneigement.La région de la Gaspésie est touchée depuis mercredi après-midi par une autre tempête qui pourrait laisser 40 cm supplémentaires de neige d\u2019ici la nuit de jeudi, et jusqu\u2019à 70 cm â Gaspé, selon les prévisions d\u2019Environnement Canada.La région de la Gaspésie a déjà reçu 242 cm de neige depuis le début de l\u2019hiver, soit bien plus que la moyenne qui est de 196 cm, selon Maxime Desharnais, d\u2019Environnement Canada.Le record en Gaspésie est une accumulation totale de 343 centimètres de neige en date du 20 février 1995.Les régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles et du Bas-Saint-Laurent devaient recevoir, poiu leur part, entre 20 et 50 cm de neige, le tout accompagné de vents plutôt vifs.Le reste du Québec est également affecté par cette tempête, mais les quantités de précipitations â recevoir sont moins importantes.La Presse canadienne Rappel de galettes de bœuf contaminées a 1\u2019.^.coü PAULINE GRAVEL La chaîne de magasins Safeway rappelle toute une gamme de galettes de bœuf congelées qui pourraient être contaminées par la bactérie E.coli Q157: H7, a annoncé l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) lors d\u2019une téléconférence â l\u2019intention des médias.Les galettes qui font l\u2019objet d\u2019un rappel sont des «burgers» des marques The Gourmet et The Butcher\u2019s Cut, qui ont été préparés par la compagnie Cardinal Meat Specialists â Mississauga, en Qntario.L\u2019ACIA mène actuellement une enquête â l\u2019usine Cardinal Meat Specialists, responsable de la fabrication de ces galettes â Mississauga, en Qntario, afin de déterminer comment les galettes ont pu être contaminées.Selon Diane Allan, directrice du département des sciences de la salubrité des aliments â l\u2019ACIA, l\u2019enquête vise â vérifier que les mesiues de contrôle de la bactérie E.coli ont été correctement appliquées lors de la production et â retrouver la trace de tous les ingrédients en provenance du Canada et de l\u2019étranger qui entrent dans la composition de ces galettes de bœuf.«Il se peut que d\u2019autres produits soient rappelés à la suite de cette enquête», a affirmé M\u201c® Allan, avant de préciser qu\u2019aucun lien n\u2019a été établi jusqu\u2019à maintenant entre cette contamination et celle survenue en décembre dernier â l\u2019usine XL Foods en Alberta.L\u2019ACIA et l\u2019Agence de santé publique du Canada (ASPC) ont été informées le 13 février par les autorités provinciales de l\u2019Qntario et du Manitoba que deux personnes avaient souffert d\u2019une infection similaire â la bactérie E.coli Q157 : H7.Des techniciens de FACIA ont alors procédé â des analyses de galettes vendues en Qntario et au Manitoba, provinces d\u2019origine des cas de contamination.Les résultats positifs de ces analyses ont conduit au rappel de tous les produits préparés la même date et sur la ligne de production utilisée pour la préparation de ces galettes, en Qntario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, en Colombie-Britannique et dans les Territoires du Nord-Quest.Pas de risque zéro «Même dans un système de salubrité des aliments efficace comme celui qui existe au Canada, on ne peut éliminer complètement la présence de bactéries dans les produits crus, souligne M\u201c® Allan.En 2006, 978 cas d\u2019intoxication à /T.coli ont été rapportés au Canada.En 2011, il y a eu 482 cas», a ajouté le D\"^ Howard Njoo, qui dirige la Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses â l\u2019ASPC.Par conséquent, M\u201c® Allan a insisté sur le fait qu\u2019il est important que les consommateurs cuisent adéquatement leurs galettes de bœuf et, pour ce faire, qu\u2019ils s\u2019assurent que «la température interne atteint au moins 71 degrés Celsius.Lorsque les galettes sont plus épaisses, elles doivent être cuites plus longtemps, et ce, particulièrement si les galettes sont encore congelées.I^s consommateurs peuvent aussi prévenir la contamination d\u2019autres aliments en veillant à ce que les surfaces de préparation des aliments et des ustensiles de cuisine qui sont entrés en contact avec le bœuf cru soient bien nettoyés au savon et à l\u2019eau», a-t-elle précisé.Le Devoir L\u2019Allemagne : partenaire stratégique au coeur de l\u2019Union européenne ?» SNC^LAWIN Avec l\u2019appui de : LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Mercredi 27 février 2013 Déjeneur-causerie de la série Diplomatie présentée par : Thèmes abordés : \u2022\tLes bénéfices de l\u2019entrée en vigueur prochaine de l\u2019Accord économique et commercial global entre l\u2019Union européenne et le Canada \u2022\tLes avantages pour les entreprises canadiennes de s\u2019établir en Allemagne pour leurs affaires dans l\u2019Union européenne http://goo.gl/eCTXZ porter raffinée sur toute la ligne Partez chanceux avec Porter ! Visez haut ! Porter vous offre un service de haut niveau, au sol comme en vol.De plus, Porter atterrit à l\u2019aéroport du centre-ville de Toronto.À deux pas de tout.Vous êtes chanceux.I Vols au depart de Montreal.Reservez d ici le 27 février 2013.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs à partir de : \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK\tWASHINGTON Dulles 273 $ 388 $ 241 $ 241 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris Réservez en ligne, appelez au 1 -888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.Téléscripteur - faites le 711.flyporter.com Nouveau ! Économisez sur les forfaits vol-hôtel à evasionsporter.com* \u2019Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 27 février 2013.Voyagez d\u2019ici le 26 juin 2013.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Porter peut exiger un achat jusqu'à 14 jours à l'avance.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s'applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les Itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs Incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu'à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (Incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu'à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.\u2019 Évasions Porter est une entreprise agréée par TICO. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 21 EEVRIER 20IS EDITORIAL A Josée Boileau PERQUISITIONS A MONTREAL Où est l\u2019opposition ?La perquisition survenue en fin de journée mercredi à l\u2019hôtel de ville de Montréal fut extraordinaire par bien des aspects : sans précédent, spectaculaire, avec des rebondissements dans six arrondissements.L\u2019opposition a pourtant eu des commentaires bien timides.On marche sur des œufs dans la plus grande ville du Québec.u début d\u2019octobre 2012, en plein jeudi après-midi, 70 enquêteurs de l\u2019IInité permanente anticorruption GJPAC) se lançaient dans quatre perquisitions simultanées à Laval, dont à l\u2019hôtel de ville et à la résidence du maire alors en poste, Gilles Vaillancourt.Les adversaires politiques de M.Vaillancourt avaient salué l\u2019opération policière, déplorant toutefois qu\u2019elle soit arrivée si tard après des années d\u2019allégations.Jeudi, au lendemain de la perquisition menée par 125 policiers de l\u2019UPAC à l\u2019hôtel de ville de Montréal, dans six mairies d\u2019arrondissement et aux locaux d\u2019Union Montréal, en quête d\u2019informations liées à du financement illégal, l\u2019opposition montréalaise n\u2019a guère d,énoncé, plutôt occupée à se livrer à de curieuses distinctions.À l\u2019entendre, le Michael Apple-baum maire indépendant est un autre homme que le Michael Applebaum de l\u2019administration de Gérald Tremblay, que l\u2019opposition continue pourtant de vilipender.«Ce qu\u2019on peut offrir de mieux aux Montréalais, ce n\u2019est pas notre colère», ajoutait même jeudi la chef de Vision Montréal, Louise Harel, mais bien la coalition «intègre» }\ttiui dirige maintenant la ville et à laquelle parti- '\tcipent des élus de tous les partis.I^ison suffi- santé pour accorder toute sa confiance au > aH maire par intérim, nommé après la démission '3^ de M.Tremblay.JB Heureusement qu\u2019il reste les médias pour ^\tbrasser tout ce bon-ententisme dont le temps dira s\u2019il est de bon aloi ! Ce que les Montréalais observent, c\u2019est plutôt ce que l\u2019animateur du 98,5, Paul Arcand, a soulevé mercredi matin en interviewant M.Applebaum: ce n\u2019est pas à la mairie d\u2019arrondissement du Plateau Mont-Royal qu\u2019il y a eu perquisition, mais bien à celle de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.Et c\u2019est M.Applebaum qui en fut le maire dès l\u2019arrivée au pouvoir du parti de Gérald Tremblay en 2001 jusqu\u2019à son accession à la mairie de Montréal en novembre.Trop facile de se laver les mains.Il peut bien assurer qu\u2019il n\u2019est pas ciblé, qu\u2019il n\u2019a rien à se reprocher, la présomption d\u2019innocence n\u2019empêche pas d\u2019exiger des explications.D\u2019autant que l\u2019on apprend que la perquisition de mercredi serait liée à des dépenses qui ont eu cours en 2001, élection qui a permis de justesse à M.Tremblay d\u2019accéder à la mairie.«Les Montréalais se sont fait voler l\u2019élection de 2009 et de 2005», dit encore Louise Harel.Faudra-t-il y ajouter 2001 tout en continuant d\u2019épargner le maire actuel?Mais occupés à gérer.Vision Montréal et Projet Montréal n\u2019ont plus l\u2019énergie, plutôt l\u2019intérêt, pour le talonner.Ils se contentent donc plus facilement des dénégations de M.Applebaum qu\u2019ils ne l\u2019ont fait de celles de M.Tremblay, qui plaidait pourtant exactement la même chose : personnellement, il n\u2019avait rien à se reprocher.Il faut bien sûr se réjouir que, grâce à la commission Charbon-neau, l\u2019abcès soit crevé, comme le précisait aussi M\u201c® Harel, et croire que de ce fait les magouilles se sont calmées.Mais totalement arrêtées?Restons sceptiques.L\u2019ex-maire de Montréaljean Doré, dans une sortie bien tardive, racontait mercredi avoir lui-même refusé une enveloppe brune et donné des directives pour bloquer les tentatives de corruption.Lors de son passage devant la commission Charbonneau, l\u2019ingénieur Gilles Surprenant a néanmoins raconté qu\u2019il avait touché son premier pot-de-vin en 1991, sous l\u2019administration Doré.Non, ce n\u2019est pas de colère que les Montréalais ont besoin, mais certainement encore et toujours d\u2019une saine méfiance.ATTENTATS AU PAKISTAN Le sang chiite ela fait trente ans que ça dure.Trente ans qu\u2019elles et ils sont violentés, saignés, tués.Trois décennies qu\u2019ils subissent ce sort pour un fait qui relève de la singularité.Mais encore ?Ils sont d\u2019une culture religieuse différente de celle observée par la majorité.De qui s\u2019agit-il?Des chiites du Pakistan.Le deuxième mois de la présente année n\u2019est pas terminé que déjà le nombre de chiites enterrés à la suite d\u2019attentats, seulement deux, a atteint la moitié du total enregistré l\u2019an dernier.Ces massacres, les dirigeants du groupe Lashkar-e-Jhangvi (LeJ) rassemblant des extrémistes sunnites se \u2019X sont vantés les avoir conçus.Et ce, parce que ces fous de Dieu qui habitent un pays autopro-clamé le royaume des purs ont la certitude que ^\t' les chiites forment une espèce de cinquième colonne ayant pour ambition de saper les fondements du Pakistan sunnite.Il est vrai que derrière les rideaux, l\u2019Iran ainsi que l\u2019Arabie Saoudite se livrent un combat moins feutré qu\u2019on pourrait le croire et dont l\u2019enjeu est le suivant: élargir la zone d\u2019influence dans une région du monde où l\u2019inclination pour l\u2019affrontement se conjugue avec inflation.Et ce, plus particulièrement, depuis le putsch effectué par le général Zia Ul-Haq en 1977 afin de renverser un premier ministre chiite qui s\u2019appelait Benazir Bhutto.Dans la foulée de l\u2019exécution de Bhutto, le général Zia s\u2019était appliqué à introduire et à alimenter la vision wahhabite, la vision saoudienne de l\u2019islam, dans un pays qui jusqu\u2019alors s\u2019était distingué par des relations apaisées entre les deux communautés religieuses.Ensuite?À la faveur de l\u2019invasion soviétique en Afghanistan, le jeu de dominos qui en a décoqlé s\u2019est traduit en associant le Pakistan, l\u2019Arabie Saoudite et les Etats-Unis contre le duo Moscou-Téhéran.Sur ces bizarreries géopolitiques, le fanatisme a plané avec une ampleur telle qu\u2019aujourd\u2019hui, au Pakistan, on compte au moins trois réseaux de sunnites fanatiques qui veulent tordre le cou de tous les chiites, qui rêvent de les raser de la surface de la Terre.Le pire, c\u2019est que dans leur entreprise sanguinaire et absolutiste, ces réseaux bénéficient de la mansuétude des autorités.À preuve, ceci : après les attentats, les représentants chiites ont demandé que l\u2019armée s\u2019emploie à sécuriser les quartiers où ils sont concentrés.Cette requête, l\u2019armée des purs s\u2019est empressée de la rejeter.Or, il faut savoir qu\u2019outre les réseaux évoqués, on a assisté à une autre association : celle regroupant les talibans pakistanais, les militants d\u2019al-Qaïda ainsi que des organisations du Pendjab.La campagne en vue des législatives du printemps s\u2019annonce très brutale.c Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE /V\\AiRf MONÎRfAt \\/AClUAl»/TAu)CAfFAiRffCoi*PrtNT£5*.m.m (&* LETTRES Investir dans le béton à l\u2019henre de l\u2019informatiqne ?Il faudrait sérieusement examiner la performance des recteurs et des gestionnaires universitaires lors du Sommet sur l\u2019éducation supérieure.Leurs priorités ne semblent pas mises à la bonne place.Comment défendre l\u2019acquisition et la construction de nouveaux bâtiments au cours des dernières années quand les formations se donnent de plus en plus par l\u2019Internet?Ces cours à distance sont en croissance et tellement plus pratiques qu\u2019il faut se demander quelle en sera la proportion de tous ceux donnés dans vingt ans d\u2019ici.Déjà, les étudiants peuvent apprendre des plus grands spécialistes d\u2019un peu partout dans le monde, confortablement assis dans leur salon.Ils peuvent souvent voir leur professeur et leur classe entière pendant la formation et n\u2019ont qu\u2019à se déplacer de temps en temps pour faire valider leurs acquis.Ne serait-il pas le temps d\u2019investir dans la connaissance plutôt que le béton ?Michel Gourd L\u2019Ascension-de-Patapédia Le 17 février 2013 Les Népalais et tous les autres Dégoûté et découragé.C\u2019est ce que je suis à la suite de la lecture de votre excellent article sur les Népalais de Québec qui se demandent ce qu\u2019ils font bien là.On aurait pu parler de la même façon de gens d\u2019autres pays installés à Montréal et partout ailleurs au Québec.Combien de fois devrai-je lire la même histoire sur notre fabuleux «accueil» des immigrants, notre grande « ouverture» sur le monde, notre soi-disant compréhension de l\u2019importance de l\u2019immigration pour l\u2019avenir du Québec ?Pourtant, c\u2019est la même rengaine depuis des années de la part de tous les gouvernements : francisez-vous, mais faites vite, on ne vous appuiera que pour un an ! Ensuite, intégrez-vous comme il faut à notre société, mais ne comptez pas sur nous pour vous aider à bien apprendre le français, à décrocher un emploi, à reconnaître votre formation.C\u2019est indécent, c\u2019est de la xénophobie ignorée ou déguisée, ou pire.C\u2019est très, très loin du comportement d\u2019une société réellement ouverte et moderne.Oui, c\u2019est compliqué, mais pour une fois, inspirons-nous de ce qui se fait ailleurs au Canada pour bien recevoir et garder chez nous les gens qui ont choisi le Québec.Sinon, il ne restera qu\u2019à avouer que nous n\u2019en sommes tout simplement pas capables.Quelle honte ! Jean Hébert Montréal, le 16 février 2013 Groslénol et Pleurtalin Ce n\u2019est pas du cinéma même si ces deux médicaments risquent d\u2019apparaître bientôt au générique du film d\u2019horreur qu\u2019est devenue la recherche pharmaceutique au Québec.Sans compter les protocoles de recherche clinique de nos CHU construits à coups de milliards et qui carburent mal aux génériques.Une industrie qui fait ou finance très peu la recherche et est surtout à l\u2019affût des brevets rendus à échéance.Une forme d\u2019entrepreneuriat prédateur qui se nourrit d\u2019une pseudoscience et qui se dissimule derrière le masque social de la pilule pas chère pour une population pauvre et vieillissante.Et à qui il reviendrait de servir de vieilles molécules dont les effets secondaires sont souvent pervers.Alors que le Québec aura investi énormément dans une industrie qui, sans être moribonde, aura produit un nombre incalculable de chercheurs dont plusieurs ont dû \u2014 ou sont sur le point de \u2014 s\u2019expatrier.On a qu\u2019à consulter les bottins d\u2019anciens d\u2019universités et d\u2019associations professionnelles pour réaliser que plus d\u2019une centaine de grappes de recherche et développement aux Etats-Unis et en Europe sont devenues un aimant incontournable d\u2019une mondialisation qu\u2019on voudrait avant tout combattre ici.Car le générique présenterait des économies appréciables et immédiates de deniers publics.Non pas que nos idéologues soient persuadés que l\u2019épargne consiste à remettre la consommation à plus tard, mais qu\u2019il vaudrait mieux pencher vers la médecine équitable que la recherche et le développement rentables, qu\u2019ils soient issus de l\u2019université ou du privé.Mais il faut constater que ces décisions éclairées de nos élus ne se font pas sans un sursaut de bonne conscience, car quelques miettes étatiques iront consoler des efforts privés en maladies orphelines et en médecine personnalisée, rien à voir avec la consommation de masse.Au risque que nos bons cobayes québécois entrent en période d\u2019hibernation collective et sans rémission, se refusant à une contribution essentielle et généreuse à la médecine moderne.Pierre G.Blanchard Outremont, le 16 février 2013 LIBRE OPINION Le PQ n\u2019est pas au pouvoir CHRISTIAN GAGNON Montréal Il a suffi que 150 «angryphones» manifestent au centre-ville de Montréal pour obtenir une attention des médias que bien des groupes doivent aujourd\u2019hui leur envier.Tous les journaux et tous les bulletins de nouvelles électroniques en auront fait largement état.Le Devoir, The Gazette et le journal Métro leur accordant même leur page frontispice de lundi dernier.Tous ces médias ont parlé d\u2019une manifestation organisée par le Unity Group et le site www.putbacktheflag.com.Il s\u2019avère cependant que ces groupuscules sont tous deux présidés par le même Jimmy Kalafatidis, ex-président du Parti égalité à partir de 1999 et qui fut le candidat de cette formation très antiloi 101 dans Robert-Baldwin à l\u2019élection de 2003.En entrevue avec le Montreal Mirror à l\u2019été 2002, M.Kalafatidis affirmait être «absolument sûr à 100%» que le fait que tant de gens déménagent le 1®\"^ juillet, jour de la fête du Canada, n\u2019était rien de moins qu\u2019un complot d\u2019un précédent gouvernement «séparatiste» du Québec qui «a pris tous les moyens qu\u2019il a pu pour réduire la présence du Canada dans l\u2019esprit des Québécois ».Cette théorie est d\u2019autant plus intéressante qu\u2019en 1974, c\u2019est Jérôme Choquette, alors ministre au sein du gouvernement libéral de Robert Bourassa, qui a fixé à cette date l\u2019échéance des baux des logements locatifs.Avant de disparaître à la suite de l\u2019élection de 2008, le Parti égalité promettait également qu\u2019advenant son retour à l\u2019Assemblée nationale, il présenterait à nouveau le projet 199, qu\u2019en 1993, son député Neil Cameron avait déposé et qui proposait de faire du Québec une province officiellement bilingue.Invité à plusieurs reprises à promouvoir sa manifestation sur les ondes du Barry Morgan Show, que la station CJAD définit elle-même fièrement comme une émission de «provocative radio », Jimmy Kalafatidis a clairement affirmé qu\u2019il fallait s\u2019opposer au projet de loi 14, mais qu\u2019en fait, c\u2019est toute la loi 101 qui devait être abolie.Au lendemain de cette manifestation, la ministre De Courcy s\u2019est émue d\u2019avoir entendu l\u2019orateur Beryl Wajsman, rédacteur en chef du journal partitionniste The Suburban, qualifier à tue-tête l\u2019actuel gouvernement péquiste de «ségrégationniste».Si elle avait lu l\u2019éditorial du 13 février dernier de ce journal, elle saurait qu\u2019il en est ainsi parce « le PQ a bien appris les leçons de Staline».Le Parti libéral, dont la clientèle anglophone est la plus fidèle, a déjà promis de s\u2019opposer en bloc au projet de loi 14.Sylvia Martin-Laforge, directrice générale du Quebec Community Groups Network, qui succéda au lobby anglophone Alliance Québec, répète à qui veut l\u2019entendre avoir la certitude que la Coalition avenir Québec en fera autant.Rappelons qu\u2019en campagne électorale, la CAQ de François Legault avait tellement bien courtisé la communauté anglophone qu\u2019elle avait reçu l\u2019appui de Robert Libman, fondateur du Parti égalité, et de William Johnson, ex-président d\u2019alliance Québec.Etant donné que Jim Kalafatidis et ses ouailles n\u2019ont eu aucun mal à obtenir du PLQ et de la CAQ le maintien de l\u2019unifo-lié au Salon bleu de l\u2019Assemblée nationale, il semble que le projet de loi 14 soit bel et bien mort-né.Cela pousse à conclure que bien que le PQ de Pauline Marois forme le gouvernement, ce parti n\u2019est pas pour autant au pouvoir.Par contre, le Parti égalité. LE DEVOIR LE JEUDI 21 EEVRIER 20IS A 7 IDEES Mois de l\u2019histoire des Noirs Malcolm X, figure complexe de la lutte des siens Il y a 38 ans, l\u2019inclassable prédicateur était assassiné MALCOLM REID Auteur de Notre parti est pris.Un jeune reporter chez les écrivains révolutionnaires du Québec, 1963-1970 (PUL, 2009) n des leaders noirs les plus célèbres du XX® siècle, Malcolm X, est mort à l\u2019âge de 39 ans il y a 38 ans.Ce personnage complexe, voire insaisissable, nous a tant influencés.Que croyait ce célèbre prédicateur?Que prêchait-il?Pourquoi est-il important, encore aujourd\u2019hui?J\u2019avais 20 ans quand je l\u2019ai découvert.Il faisait sensation chez les noirs américains.Ce prédicateur islamique portant le même prénom que moi m\u2019a immédiatement fasciné.J\u2019étais un Blanc qui suivait la lutte des Noirs de près, donc la coïncidence des prénoms ne me déplaisait pas.Même qu\u2019à cause de lui, désormais, il fallait que j\u2019explique ce prénom écossais.Àu Kansas, en mai 1925, un couple de noirs, monsieur et madame Little, l\u2019avait donné à leur nouveau-né.Plus tard, le garçon avait décidé que puisque le patronyme « Little » descendait d\u2019un maître d\u2019esclaves, il devait le biffer avec un grand «X».Mais le Malcolm resta, fièrement porté.Martin Luther King, son grand rival, prônait la lutte pour l\u2019égalité par les moyens non violents.Malcolm X avait un ton beaucoup plus ferme et a souvent été caractérisé comme un violent.C\u2019était mal comprendre l\u2019homme.Malcolm n\u2019a jamais proposé ou exécuté des actes politiques violents.Seulement, il avertissait: si l\u2019establishment blanc continuait d\u2019écraser les noirs, la violence allait éclater.Malcolm était un génie de la négativité.Il dénonçait, avec une grande verve.Quelles étaient ses solutions de rechange ?Sur ce sujet, l\u2019année 1964 fut décisive.Jusque-là, Malcolm avait été encadré par une grande organisation religieuse dont il n\u2019était pas le chef.C\u2019était la Nation of Islam, populairement connue comme «les musulmans noirs».Le chef en était Elijah Muhammad, qui avait façonné l\u2019idéologie de supériorité noire et de saine séparation d\u2019avec les Etats-Unis blancs.En 1963, Muhammad avait imposé le silence à Malcolm X, son orateur le plus efficace.Car ses discours penchaient toujours à gauche.Ei-nalement, en mars 1964, Malcolm a rompu ses liens avec l\u2019organisation.Il a dit à un journaliste du New York Times: «Désormais, ce sera différent.J\u2019interviendrai dans les luttes noires à travers le pays.Je prêterai main-forte aux Noirs en lutte.» Une vie trépidante Ce qu\u2019il a fait.Commença alors une trépidante série de discours, d\u2019interviews, d\u2019apparitions télévisuelles.Des voyages à la Mecque et en Europe.L\u2019idéologie de Malcolm X a émergé.Elle s\u2019avéra progressiste et tiers-mondiste.1 BOB ADELMAN MAGNUM Malcolm X participe à une manifestation de la Nation of Islam, connue comme les Black Muslims, les «musulmans noirs», réclamant la liberté de religion en 1963 à Times Square, à New York.En mars 1964, Malcolm X a rompu ses liens avec l\u2019organisation.Une idéologie en fusion, évoluant de semaine en semaine.(Malcolm n\u2019a pas cessé d\u2019être un croyant.Dans les dernières semaines de sa vie, il a dit : « Je crois à un seul Dieu.Ce Dieu a enseigné la même foi à tous ses prophètes, fen suis persuadé.») Il fallait maintenant reconnaître que foi et lutte politique n\u2019étaient pas la même chose.Pour la foi, il a fondé la «Muslim Mosque Inc.» Pour la lutte politique, il a fondé la « Qrganization of Afro-American Unity».Là-dedans, tous les Noirs étaient invités, musulmans ou non.Et à l\u2019étonnement de tous, les non-Noirs étaient invités aussi; s\u2019ils étaient antiracistes ! Malcolm changeait.Le 29 mai 1964, cette question émerge du public: «De quel système politique et économique Malcolm X est-il partisan ?».Il répondit: «Je ne sais pas.Mais je ne suis pas dogmatique.Comme je l\u2019ai déjà dit, tous les pays qui sortent aujourd\u2019hui des fers du colonialisme se tournent vers le socialisme.Ce n\u2019est pas un accident, je pense.La plupart des puissances coloniales étaient des pays capitalistes, et les Etats-Unis sont le dernier rempart du capitalisme.Il est impossible pour un Blanc qui croit au capitalisme de ne pas croire au racisme.Le capitalisme ne saurait aller sans le racisme.Et lorsque vous avez la certitude au cours d\u2019une discussion avec un Blanc qu\u2019il n\u2019y a pas de place pour le racisme dans sa philosophie, c\u2019est ordinairement qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un socialiste ou d\u2019un homme dont la doctrine politique est le socialisme.» «Il s\u2019agit d\u2019un homme.>> Il y avait peu de féminisme en Malcolm! Eté 1964, le manifeste du groupe: «Nous nous consacrons à la construction d\u2019un système politique, économique et social de justice et de paix.» Un document de centre gauche peut-être, influencé par l\u2019anticolonialisme de Erantz Eanon et par l\u2019Algérie nouvellement indépendante, louan- geant aussi les grandes chartes des droits de la personne.C\u2019était la grande profession de foi politique de Malcolm X.Son mouvement fit long feu, cependant.Le dimanche 21 février 1965, Malcolm X a été abattu par des tireurs de la Nation of Islam, possiblement aidés par les autorités ou par la pègre.Cela reste flou.C\u2019est arrivé à la Audubon Ballroom à Harlem, où il parlait chaque semaine en 1964-1965.Ses dernières paroles, il les a prononcées quand les assassins ont surgi de la foule avec des fusils dans leurs poches, mais faisant semblant d\u2019être seulement des admirateurs de Malcolm en querelle personnelle.«Hold it, brothers ! », a-t-il crié, tendant son bras droit vers les hommes querelleurs.«Cool it.Don\u2019t get excited.Come on, let\u2019s cool it.» Ces paroles seront ses dernières.Texte édité par Le Devoir La réplique > Universités anglophones Une méconnaissance de la réalité d\u2019une université comme McGill La perception que les étudiants de l\u2019extérieur du Québec sont formés aux frais des contribuables, comme semble l\u2019affirmer le chroniqueur Michel David, est fausse HEATHER MUNROE-BLUM Professeure, principale et vice-chancelière de l\u2019Université McGill D Le déclencheur ans sa chronique Le tabou, Michel David semble endosser les propos de MM.Pierre Curzi et Jean-Martin Aus-sant, et ce faisant, il fait preuve d\u2019une méconnaissance de McGill, du fonctionnement des universités et des règles qui régissent l\u2019accueil d\u2019étudiants de l\u2019extérieur du Québec.La réalité est tout autre.McGill est une fière université québécoise dont la majorité des étudiants \u2014 plus de 20 000 \u2014 sont québécois.Chaque année, elle décerne des diplômes à davantage d\u2019étudiants francophones que plusieurs universités du Québec.Selon une étude menée par SECQR en 2010, chaque dollar investi à McGill par le gouvernement québécois génère un rendement de 13 dollars dont bénéficie l\u2019ensemble de la collectivité.Nous parlons ici d\u2019un rendement sur l\u2019investisse- «Les universités anglophones, McGill en particulier, reçoivent la part du lion, alors qu\u2019elles forment à nos frais des étudiants dont une grande partie s\u2019empresseront de quitter le Québec sitôt leur diplôme en poche.[.] Tout le monde convient que les universités anglophones sont d\u2019une grande qualité et doivent le demeurer, mais est-il équitable qu\u2019elles accaparent 25 % des effectifs et près de 30% de tout le financement universitaire, alors que la communauté anglophone représente seulement 8,3 % de la population ?» Michel David, Le Devoir, 19 février 2013 ment majeur.SECQR a également établi les retombées économiques annuelles au Québec de l\u2019ensemble des activités de McGill à 5,2 milliards de dollars.McGill est aussi une université à fort,rayonnement international.À une époque où le Québec a plus que jamais besoin d\u2019attirer davantage de talents et de cerveaux, c\u2019est un atout, non un problème.Les étudiants mcgillois proviennent des quatre coins du iponde, mais surtout des Etats-Unis, de la Erance, de la Chine et de l\u2019Inde: des parte- naires avec lesquels le Québec entretient ou développe des relations commerciales ou diplomatiques majeures.La perception que les étudiants de l\u2019extérieur du Québec sont formés aux frais des contribuables est fausse.Non seulement les étudiants canadiens et internationaux paient des frais de scolarité beaucoup plus élevés, mais, en vertu du système de financement québécois, la majeure partie de ces droits est remise au gouvernement.McGill verse ainsi plus de 50 millions de dollars nets au gouverne- ment, que ce dernier redistribue aux autres établissements du réseau universitaire québécois.McGill et les étudiants qu\u2019elle accueille se voient ainsi privés de sommes importantes qui devraient normalement leur revenir.Qui plus est, les étudiants hors Québec \u2014 dont certains ont également besoin d\u2019un soutien financier \u2014 contribuent au programme d\u2019aide financière québécois alors qu\u2019ils ne peuvent s\u2019en prévaloir.McGill doit compenser en mettant en place son propre programme d\u2019aide financière aux études.Par ailleurs, notre institution, qui affiche le taux de diplomation le plus élevé au Canada, accueille aussi sa part d\u2019étudiants moins nantis et de première génération (près d\u2019un étudiant sur quatre est le premier de sa famille à entreprendre une formation universitaire).De plus, McGill et Concordia sont les deux seules universités québécoises à ne pas bénéficier d\u2019un financement gouvernemental supplémentaire destiné au soutien de leur mission.La majorité de nos diplômés.dont bon nombre d\u2019étrangers, restent au Québec.En médecine, par exemple, les trois quarts de nos médecins résidents demeurent au Québec et cette proportion augmente d\u2019année en année.Quant aux étudiants qui repartent, ils continuent d\u2019entretenir des liens précieux avec le Québec.ils sont nombreux à occuper des postes de commande au sein de gouvernements, de grandes entreprises et d\u2019QNG, et nourrissent ainsi nos échanges économiques et culturels.Le caractère international de McGill bénéficie à Montréal et au Québec tout entier.L\u2019université occupe les 18® et 34® rangs mondiaux aux deux palmarès les plus reconnus.Notre maison est une vitrine mondiale qui expose l\u2019excellence, la recherche et le savoir québécois.À la veille du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, il est malheureux que de tels propos nous éloignent de l\u2019enjeu réel: assurer l\u2019accessibilité aux études supérieures et la qualité de nos universités, alors que le système universi- taire québécois est terriblement sous-financé et que les récentes compressions annoncées par le gouvernement ne feront que noircir ce sombre tableau.Réponse du chroniqueur Personne ne nie la contribution de McGill à l\u2019économie québécoise, mais je crains que l\u2019essentiel de ma chronique vous ait échappé.Elle visait à souligner la disproportion entre les ressources accordées aux universités anglophones (30%), en commençant par la vôtre, et le poids démographique de la communauté anglophone (8,3%).C\u2019est bien aimable de contribuer à hauteur de 50 millions au financement des autres universités, mais c\u2019est plutôt un milliard additionnel que recevraient les universités francophones si l\u2019allocation des ressources reflétait la composition de la population québécoise.Michel David L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Jeanne Corriveau (reporter), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Degliseésoc/éféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Michel Davidéc/trowe-, Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à OffatcaJ, Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec) ,^rian.Myles (affaires municipales, (Montréal) ,lsahe\\[Q:Vort'er (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters)\tCarpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy ^eàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant,' soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeurj, Manon Derome ((Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Chantal Rainville, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Ugo GalfrascoH (analyste-programmeur), Hansel Matthews\tinformatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette BéUveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, CéUne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 21 EEVRIER 20IS ACTUALITES TROTTOIRS SUITE DE LA PAGE 1 taux d\u2019efficacité de 92 %.Collusion?Cartel?Que non! assure M.Mi-lioto.C\u2019est grâce à leur expertise et à leur travail acharné que ces six compagnies hautement spécialisées ont obtenu un tel succès.Les membres du club possèdent d\u2019autres points en commun.Ils avaient tous des racines dans le village natal du parrain, Cattolica Eraclea, et ils fréquentaient le café Consenza, le quartier général de la mafia à Saint-Léonard.«Je ne vois aucun lien.D\u2019après moi, c\u2019est qu\u2019on est plus performants.On a travaillé fort, on a travaillé avec nos mains», a dit Nicolo Miboto.L\u2019homme de 64 ans a nié que les cinq entrepreneurs, liés par leurs origines communes, aient pu s\u2019entendre entre eux pour restreindre la concurrence et se partager les contrats, sous la bienveillante supervision du clan Rizzuto.Quand la procureure Sonia LeBel lui a présenté des relevés de ses appels téléphoniques avec Joey Piazza (691 conversations de 2003 à 2009) et Lino Zambito (56 conversations en 2007), M.Milioto n\u2019a pas trouvé meilleure réponse que celle-ci: «Ça pourrait être juste pour demander comment va la vie.» Concurrence ?11 faut être profondément optimisme pour voir dans les tableaux présentés à la commission Charbonneau l\u2019expression d\u2019une quelconque forme de concurrence.Un total de 53 entreprises ont pris possession des documents d\u2019appels d\u2019offres pour un contrat de trottoir au cours de ces 15 années.Elles ne sont pas arrivées à la cheville du club des six dans l\u2019obtention de contrats.Elles ont décroché de zéro à trois contrats, après avoir présenté de 1 à 34 soumissions.De 2005 à 2009, alors que le cartel des entrepreneurs tournait à plein régime, rares sont les entreprises qui osaient soumissionner sur des contrats de trottoir en dehors du cercle fermé.Qn retrouve sept concurrents externes en 2005, un seul en 2006, sept en 2007,17 en 2008 et 11 en 2009.Le patron de Terramex, Michel Leclerc, a dit qu\u2019il avait été «tassé» des contrats de trottoirs sous la menace par M.Milioto.Dès 1998, «M.Trottoir» décidait pour lui des ouvrages qu\u2019il pourrait réaliser en sous-traitance.Le témoin a nié en bloc la version de M.Leclerc.L\u2019agenda de la mafia En matinée, les relations troubles de M.Milioto avec la njafia ont retenu l\u2019attention de la commission.A en juger par une conversation d\u2019écoute électronique entre lui et Paolo Renda, numéro 3 du clan Rizzuto, M.Milioto tenait l\u2019agenda social de la mafia.Quand l\u2019entrepreneur en construction Erank Catania a pris sa retraite, en 2005, c\u2019est vers M.Milioto que son fils, Paolo Catania, s\u2019est tourné pour savoir si le parrain et ses principaux lieutenants seraient de la fête.M.Milioto a donc fait un appel à Paolo Renda pour s\u2019enquérir des intentions du clan Rizzuto.Sans surprise, l\u2019ex-président de Mivela Construction a minimisé l\u2019importance de son rôle dans cette histoire.«J\u2019ai fait un téléphone.Pour moi, c\u2019était normal», a-t-il dit.M.Milioto était présent lors de la soirée d\u2019adieux.Au meilleur de son souvenir, il a donné à Prank Catania une enveloppe d\u2019argent, ce qui constitue une pratique courante au sein de la communauté du Consenza.M.Milioto a réfuté son rôle d\u2019intermédiaire auprès de la mafia, malgré les questions insistantes du commissaire Renaud Lachance.« Tout le monde pouvait avoir accès à ce monde-là, comme Italien, comme Québécois», a-t-il dit.La juge Prance Charbonneau a mal caché son incrédulité devant les réponses de M.Milioto, qui a encore qualifié «d\u2019homme bon» Nicolo Rizzuto.«Etre en présence, connaître et aller chez le chef de la mafia, c\u2019était dans la normalité des choses pour vous ?», a-t-elle demandé.Le seul regret de M.Milioto est d\u2019avoir fait des transactions en argent comptant pour rendre service à son ami, a-t-il dit.Encore là, M.Milioto n\u2019était pas responsable de collecter le pizzo de 2,5% sur la valeur des contrats auprès des entrepreneurs, assure-t-il.Tel un facteur, il a rapporté de l\u2019argent à Rizzuto à la demande de Lino Zambito, qui avait contracté des dettes.Tel un coursier, il prenait de l\u2019argent pour faire des petites emplettes à la boucherie pour le parrain, vieux et limité dans ses déplacements.Tel un débiteur, il remboursait au parrain un prêt sans intérêt de 15000$ à 20 000 $ pour le mariage de sa propre fille.Tel un généreux donateur, il contribuait au financement de l\u2019Association Cattobca Eraclea.«Ça a commencé par un petit service, puis je suis arrivé à faire des services comme apporter de l\u2019argent, a expliqué M.Milioto./af embarqué comme un niaiseux, comme on dit, sans savoir pourquoi.Et je suis rendu là.» Le Devoir -M- SUITE DE LA PAGE 1 parfois très enfantines, même.» Et^à l\u2019analyse.II?Mot inclusif et exclusif à la fois.Il comme dans l\u2019île où l\u2019on se réfugie, l\u2019intérieur de soi.Qu dont on voudrait parfois s\u2019échapper pour toucher autrui.Qn pense au poète du 17e, John Donne, et son No Man Is An Island.Qn pense à Simon & Garfunkel et leur refrain quasiment schizo de 1966: «I am a rock/I am an island/And a rock feels no pain/And an island never cries».-M-, lui, dans la première chanson A\u2019II, qui s\u2019intitule Elle, est plus flou: «Il est une lune/Perdue dans un désert».Mais encore?«Il, continue-t-il au bout du fil, c\u2019est aussi pour moi la possibilité de parler de -M-, avec une petite distance et beaucoup d\u2019affection.Il est un peu mon lieu d\u2019utopie, de poésie, inspiré de l\u2019île de la Réunion, d\u2019ailleurs, dont la culture est très jusionnelle.Un peu mon île idéale.» La chanson boni de l\u2019album, qui a pour titre L\u2019île intense, évoque cette terre volcanique : «Dans la fournaise/J\u2019ai retrouvé/Ce bout de love/Délavé [.] Du battant des lames/Au sommet/Des montagnes/Elle m\u2019accompagne.» Lieu de paix, lieu d\u2019éruption potentielle : microcosme du monde.L\u2019album est pareil, moitié chansons de sable entre les orteils, moitié chansons coups de pieds, riffs agressifs.«C\u2019est l\u2019équilibre naturel.Où que l\u2019on soit, l\u2019explosion menace, c\u2019est lié à la vitalité des choses.Pas nécessairement de la violence, mais quelque chose d\u2019animal.Plus j\u2019avance dans ma vie de musicien, plus j\u2019ai envie de développer cet instinct, ce qui n\u2019appartient pas au mental, mais à l\u2019urgence.» Laisse-toi aller, c\u2019est le mojo Ces « ondes animales », Il en parle dans une qutre chanson de l\u2019album, l\u2019irrépressible Mojo.À base de guitare imparable et riffs archétypes, on y exalte l\u2019aura de l\u2019être désirant: le mojo que chantait déjà Muddy Waters en 1957 dans Got My Mojo Working.Chedid en a tiré pour son -M-un clip brillamment efficace, chorégraphie de rue invitant l\u2019imitation (il en existe une chouette version avec Monique Giroux en -M-, c\u2019est dire).«C\u2019est un mot qui est à nouveau investi de sens par la nouvelle génération pour désigner une attitude positivement sexuée, et je le trouve très parlant.C\u2019est mon lien avec l\u2019esprit du blues.» Il me signale qu\u2019une nouvelle compilation d\u2019inédites de Jimi Hendrix contient un Mojo Man.Incontournable Hendrix dans la galaxie -M- : tous les grands guitaristes n\u2019ont-ils pas le mojo ?« Tous les power trios de rock aussi, je dirais.Nous jouons à trois sur ce disque et dans cette tournée, et nous y trouvons une énergie brute assez incroyable, qui me ramène à Cream et au Jimi Hendrix Experience, bien sûr, mais également à ce que font \u2014 à deux! \u2014 les Black Keys.C\u2019est une façon différente d\u2019attaquer, de remplir l\u2019espace, qui me plaît beaucoup.» Et c\u2019est ce spectacle-là qu\u2019on aura au Métro-polis jeudi et vendredi, coup d\u2019envoi et coup de force de Montréal en lumière.«Ça vous met vraiment à l\u2019épreuve dans la performance, dans la puissance.Avec moins d\u2019instruments, on a parfois beaucoup plus d\u2019impact.La sensation qu\u2019on a déjouer au sein d\u2019un power trio est très, très animale, justement.C\u2019est au plus proche de ma définition du rock.» Johnny sois bon Je ne peux m\u2019empêcher de lui parler de Jamais seul, l\u2019album du retour de Johnny Hallyday en 2011, qu\u2019il a réalisé, en plus de jouer et chanter avec l\u2019idole.Drôle de choc entre Johnny le roi du premier degré et Chedid le maître du second : «Autant j\u2019aime les décalages, autant j\u2019aime ce qui est primaire, les gens très entiers.Et Johnny est un animal rare, qui a toujours eu le mojo: je suis très fier de ce qu\u2019on a fait ensemble.» Je ne peux pas non m\u2019empêcher d\u2019évoquer ses premiers passages en ville, dans ce Spectrum qu\u2019il a maintes fois embrasé (jusqu\u2019à y enregistrer un disque en août 2004), et dont il ne reste même plus de cendres.«Je pense évidemment à la joie que /éprouvais dans cette salle qui était pour moi l\u2019âme de Montréal, mais sans nostalgie, en me disant que la vie bouge, change, et qu\u2019il faut s\u2019adapter toujours.Mais revenir chez vous, c\u2019est surtout la sensation de me retrouver au début de -M-, dans un lieu de démarrages, toujours neuf.Et de fait, cette tournée est toute neuve, et c\u2019est au Métropolis qu\u2019on vient l\u2019éprouver.» Il se pourrait qu\u2019on veille tard.« On a des projets jusque dans la nuit.» Le Devoir ÎL -M- Barclay.Au Métropolis jeudi (avec le duo Brigitte en lever de rideau) et vendredi (avec Marie-Pierre Arthur), dès 20 h.CINÉMA SUITE DE LA PAGE 1 le milieu.Reste à voir si des aides concrètes seront annoncées.Tels sont justement les enjeux que dévoilait mercredi le Regroupement des distributeurs indépendants de films au Québec devant les médias.Il rendait public le fruit de ces démarches engagées auprès de la SQDEC pour consolider leurs activités de distribution.Celles-ci sont très menacées par la fusion du géant britannique eQne avec le distributeur Alliance Eilms, désormais effective \u2014 et entérinée par la Société de développement industriel (SDI) \u2014.C\u2019est le Bureau de la concurrence à Qttawa qui a permis la transaction, sans tenir compte de la situation du cinéma québécois, unique au pays.Le Projet de financement des distributeurs indépendants de films du Québec adressé au président de la SQDEC, document en date du 10 janvier 2013, s\u2019assortit d\u2019une demande de 3 millions non remboursable et non récurrente à la capitab-sation, entre autres mesures à instaurer au plus vite.«Tout est en place pour que la SQDEC intervienne en assurant un leadership d\u2019une importance historique», conclut le rapport du RDIFQ.Louis Dussault, président du Regroupement, n\u2019y allait pas par quatre chemins: «Il n\u2019y a plus de marché libre.Par sa situation de monopole, eOne, société étrangère, deviendra plus puissante que la SQDEC et Téléfilm réunis.En contrôlant la distribution au Québec, leurs films auront accès aux meilleures salles et aux premières places chez les télédiffuseurs.eOne va s\u2019intéresser à un nombre limité de productions, les plus porteuses, mais qu\u2019en sera-t-il des autres films, oeuvres d\u2019auteur et documentaires ?Il faut d\u2019urgence une aide pour compenser les déséquilibres en distribution, sinon le nombre de films québécois ira en s\u2019amenuisant.Des oeuvres comme J\u2019ai tué ma mère de Xavier Dolan, Catimini de Nathalie Saint-Pierre, Camion de Rafaël Ouel- let, etc., qui nous font honneur dans les festivals et ailleurs, risquent de ne plus voir le jour.» Même constat pour les films étrangers qu\u2019ils diffusent.Les distributeurs s\u2019investissent en amont et doivent avoir accès à des télédiffuseurs.Qn leur demande de fournir le minimum garanti (avances sur recettes).Qr, les indépendants n\u2019ont pas les reins aussi solides que les grosses maisons.Ils soutiennent souvent des films fragiles à la rentabilité financière aléatoire, sans diffuser en contrepartie des oeuvres commerciales pour renflouer leurs coffres.Huit distributeurs font partis du groupe: A-Z Films, Axia Films Distribution, Domino Film, Filmoption International, Funfilm Distribution, K-Films Amérique, Les films du 3 mars et Locomotion Distribution.Le constat est accablant à l\u2019heure des mutations de supports, de la crise de fréquentation des salles, de la chute des ventes de DVD et Blu-ray, des coûts élevés de location de salles numériques.«La vraie crise des films québécois, dit Louis Dussault, n\u2019est pas la mauvaise performance en 2012 des productions commerciales au box-office, mais le fait que plusieurs projets de films québécois d\u2019auteur vont se trouver orphelins de distributeur, maillon indispensable de la chaîne.» Auûe scandale aux yeux des distributeurs indépendants: Télé-Québec n\u2019a pas de politique d\u2019acquisition et de diffusion des fibns québécois.«Seule Radio-Canada préachète nos films, précise Louis Dussault, nous permettant ainsi d\u2019obtenir le minimum garanti sans emprunter.C\u2019est TEO [Télévision française de l\u2019Qntario] qui fait l\u2019éducation cinématographique du peuple québécois!Par ailleurs, la numérisation des salles se révèle une catastrophe pour le cinéma d\u2019auteur en région, car il en coûte aussi cher d\u2019accès d\u2019avoir une saUe à Sherbrooke qu\u2019à Montréal, sans le bassin cinéphile correspondant » Plan de relance Côté demande financière à la SQDEC de l\u2019ordre de 3 millions, ça se répartirait comme suit: avec prise en compte du nombre de longs métrages sortis en salles entre le W janvier 2008 et le 31 décembre 2012, le Regroupement suggère une aide de 50000$ pour chaque long métrage de fiction québécois et 15000$ pour chaque documentaire québécois.Un plafond de 600000$ pourrait être imposé à chaque société.Ne seraient admissibles que les entreprises privées détenues à 90% au moins par des actionnaires québécois et non liées à un télédiffuseur.Le Regroupement annonce ses propres mesures de relance.Histoire de réduire les coûts de publicité des films que les indépendants paient à la pièce, une mutualisation des achats est prévue.Le RDIFQ négociera l\u2019achat annuel d\u2019espace publicitaire média pour l\u2019ensemble de ses membres.Ceci devrait se traduire par une économie d\u2019échelle, également par une visibilité accrue de la mise en marché.Autre mesure : afin de prendre le vent des transformations du marché de la vidéo, le RDIFQ entend mettre sur pied sa propre plateforme de vidéo sur demande ; l\u2019environnement sera ainsi plus propice aux films d\u2019auteur québécois ou étrangers, avec public ciblé et économies d\u2019échelle, sans commissions à payer à des plateformes aux mandats plus larges.Par ailleurs, alors que les films québécois ont explosé sur la scène internationale dans le sillage de Cannes, Berlin, Locarno, Venise, etc., les sociétés étrangères de distribution qui prennent en charge de nos oeuvres empochent généralement les recettes pour le marché international.Ces droits leur furent souvent cédés, faute de plan financier adéquat des distributeurs québécois.Le regroupement mettra donc en commun ses ressources et ses énergies pour représenter les films dans les festivals et les marchés internationaux, poussant la vente et la promotion, en concertation avec les équipes des films concernés.En attendant la réponse de la SQDEC et du ministre, les distributeurs indépendants assurent parler de survie, non seulement de leur corporation, mais d\u2019une industrie du cinéma qui nous fait honneur partout.Le Devoir JACQUES NADEAU LR DEVOIR Martine Ouellet MINES SUITE DE LA PAGE 1 être dispensés en régions éloignées.Sans oublier les sites orphelins, dont la réhabilitation est désormais évaluée à 1,2 milliard.«En l\u2019absence de telles informations, il est difficile de déterminer le taux de redevances minières qui pourrait représenter une juste compensation pour l\u2019extraction des ressources naturelles», affirme le commissaire Jean Cinq-Mars.Il rappelle que le projet de développement du Nord repose en grande partie sur ces activités.«Etant donné l\u2019importance que certaines régions accordent au secteur minier pour leur développement économique, il y aurait lieu de corriger rapidement la situation », écrit le commissaire.Et bien que plusieurs études aient été réalisées ces dernières années par « diverses parties prenantes » qui arrivent à des résultats contradictoires, celles-ci ne sont pas fiables, tranche Jean Cinq-Mars.«Etant donné l\u2019absence d\u2019une analyse effectuée par le ministère, on ne peut apprécier l\u2019information contenue dans ces études de façon objective sous l\u2019angle de l\u2019intérêt collectif.» Vers le forum sur les redevances Pendant que Québec se prépare à tenir un forum sur les redevances minières, les 15 et 16 mars prochains, le commissaire au développement durable remet en question la méthode comparative qui a été utilisée jusqu\u2019à présent dans l\u2019argumentaire des différents groupes parlementaires.«On peut comparer les redevances qu\u2019on impose ici par rapport à celles qui sont imposées dans d\u2019autres administrations, a soutenu le commissaire en conférence de presse.Mais une approche qui nous apparaît beaucoup plus sérieuse, c\u2019est vraiment d\u2019analyser les coûts et les bénéfices ici, à la société, et d\u2019établir les redevances en fonction de notre calcul des coûts et des bénéfices.» Pression sur le gouvernement Marois La ministre des Ressources naturelles, Martine Quellet, s\u2019est empressée de diffuser un communiqué de presse mercredi midi pour annoncer qu\u2019elle adhérait aux commentaires du commissaire au développement durable.Mais en point de presse impromptu, elle est restée vague, refusant de s\u2019engager formellement à procéder à une analyse des coûts et bénéfices.«Actuellement, c\u2019est à l\u2019étude.Et quand je serai prête pour faire des annonces, je vous l\u2019annoncerai.» Québec solidaire a profité de l\u2019occasion pour mettre de la pression sur le gouvernement Marois.« C\u2019est sans surprise que ce rapport vient confirmer l\u2019incurie de l\u2019administration libérale dans le dossier des ressources naturelles, a déclaré Amir Khadir par voie de communiqué.J\u2019espère que le gouvernement Marois va mieux défendre les intérêts de la population que le gouvernement Charest.» Du côté des groupes environnementaux, on demande au gouvernement Marois de prendre en compte ces recommandations qui rejoignent leurs doléances.«C\u2019est ce que nous dénonçons depuis plus de cinq ans, a soutenu Henri Jacob, de l\u2019Action boréale de l\u2019Abitibi-Témiscamingue dans un communiqué.Ça prend un véritable changement de cap pour servir l\u2019intérêt collectif et non celui de quelques minières.» «Le forum sur les redevances est une réponse positive, mais il faudra faire plus et réviser profondément la Loi sur les mines», a ajouté Suzann Méthot, directrice régionale de l\u2019Initiative boréale canadienne.Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir Rectificatif Lors de son témoignage devant la commission Charbonneau le 31 janvier dernier, l\u2019ingénieur Michel Lalonde a relaté qu\u2019il avait avancé une somme de 15000$ à im entrepreneur qui souhaitait «récompenser» un conseiller municipal hé au dossier du Faubourg Contrecoeur.Dans l\u2019ardcle du Devoir concernant ce témoignage, intitulé «Dès 2005, Contrecoeur était l\u2019affaire de Catania, affirme l\u2019ingénieur Lalonde », pubbé le 20 février en page A 4, on aurait dû lire qu\u2019il s\u2019agissait de l\u2019entrepreneur Catania et non de Rosaire Sauriol, de la firme Dessau.Toutes nos excuse pour cet imbroglio.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.