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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-02-23, Collections de BAnQ.

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[" Un rendez-vous avec les dinosaures des badlands de l\u2019Alberta Cahier Plaisirs L\u2019œuvre intégrale d\u2019Anne Hébert réunie dans une édition critique en cinq volumes Cahier Livres www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V N° 3 9 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 2,61 $+taxes=3,00$ Dossier spécial Sommet sur l\u2019enseignement supérieur Les sujets négligés Un an après le commencement d\u2019une protestation étudiante inédite au Québec, le gouvernement Marois accueillera la semaine prochaine au Sommet sur l\u2019enseignement supérieur les acteurs de ce bouleversement devenu crise sociale.Officiellement, ils seront réunis pour forger une vision commune de l\u2019enseignement supérieur.Officieusement, ils négocieront la « juste part » des étudiants, laissant dans l\u2019ombre des enjeux capitaux sous-jacents à l\u2019éclatement.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD C% était le 14 avril dernier.Au plus fort ^ du chaos étudiant causé par une irrecevable hausse des droits de scolarité, un collectif d\u2019auteurs signait un « appel au dialogue » dans les pages du Devoir.Prônant la discussion plutôt que l\u2019affrontement, les signataires, parmi lesquels une certaine Pauline Marois, proposaient « la tenue d\u2019un vrai sommet sur les finalités et le financement de l\u2019enseignement supérieur, qui se fera dans un esprit de collaboration et d\u2019ouverture ».Dix mois plus tard, cette signataire, alors chef de l\u2019opposition, dirige les destinées d\u2019un Québec qui tiendra lundi et mardi prochains ce fameux sommet de la discussion et de l\u2019ouverture.Mais le format de l\u2019événement, sa durée, VOIR PAGE A 12 : SUJETS Lire aussi > Trois joueurs, trois enjeux.Les points de vue des étudiants, des recteurs et du gouvernement.Pages A6 à A9 L\u2019éditorial de Josée Boileau: On va se parler! Page B 4 Pour une gouvernance « efficace » Pierre Duchesne veut une administration plus transparente des universités EISA-MARIE GERVAIS Une reddition de comptes « plus ciblée » et « efficace », un suivi systématique, des conseils d\u2019administration plus solides et capables de « challenger les recteurs ».La démarche ne sera pas coercitive, mais le ministre de l\u2019Enseignement supérieur entend donner un coup de barre dans la gouvernance des universités.«On va mettre des échéanciers», dit le ministre au Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR « C\u2019est pas moi qui veut une décision sur ies droits de scoiarité, c\u2019est ce que ies Québécois nous demandent », expiique Pierre Duchesne.« Ça ne touchera pas à l\u2019autonomie des universités ni à la liberté académique.On ne rentrera pas dans la salle de cours.C\u2019est au niveau d\u2019une reddition de comptes.La population nous le demande.\u201cEst-ce que ça peut être plus transparent ?\u201d », a dit Pierre Duchesne en entrevue au Devoir, à quelques jours du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur.La paperasse qu\u2019auront à fournir les recteurs sera simplifiée.« On ne demandera pas un pied et demi de documents, [on va] peut-être demander 30 cm », illustre le ministre.« Ça va être beaucoup plus ciblé, et surtout, on va faire un suivi.Ce sera plus précis comme VOIR PAGE A 12 : DUCHESNE 85^ CÉRÉMONIE DES OSCAR Les dés sont pipés ODILE TREMBLAY Bon, on sera nombreux au Québec, pour une troisième année consécutive, à retenir notre souffle dimanche soir, à la 85® cérémonie des Oscar, à l\u2019annonce du meilleur film en langue étrangère.Rebelle de Kim Nguyen rapportera-t-il la statuette, comme le fit Arcand pour Les invasions barbares en 2004 ?L\u2019Autrichien Michael Haneke, pour le brûlant Amour, coproduit en France, prononcera sans doute le discours du vainqueur dans cette catégorie.Amour, cinq fois cité aux Oscar, devrait toutefois se contenter de ce laurier.L\u2019an dernier, le français The Artist avait remporté les VOIR PAGE A 12 : OSCAR Lire aussi > Les choix et prédictions de nos quatre critiques.Page C 9 WARNER BROS PICTURE On prédit à Argo (ci-dessus) ia statuette du meiiieur fiim, non grâce à ses mérites, car ie film est reiativement mineur (et, dans ce registre, fort inférieur à Zero Dark Thirty), mais ii n\u2019égratigne pas ie drapeau.Aujourd\u2019hui Perspectives > Pour une facture impayée ! L\u2019UPAC enquête à Thô-tel de ville de Montréal.Page B1 Actuaiités > Appiebaum dénonce un ultimatum de la part de la Fraternité des policiers.Page A 3 Avis légaux.Carrières.Décès., Mots croisés Petites annonces.Sudoku .C7 C6 CIO D4 CIO D4 jIl Fabriqué ^ au Quebec Claude Bouchard MONTRÉAL 514 231-8677 QUÉBEC 418-654-8677 TROIS-RIV.418-696-8677 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 www.artisan-du-store.ca STORES SUR MESURE OPAQUE, SOLAIRE ou TRANSLUCIDE Stores motorisés Toiles à rouleau Stores romains Panneaux ooulissants Stores vertioaux PVC Stores horizontaux de bois, de PVC, de métal Toiles pour verrière Stores extérieurs Persiennes DECORA' DEMANDEZ UNE ESTIMATION GRATUITE RÉSIDENTIEL et COMMERCIAL MOTORI INSTALLATION pt GRATUITE QUEBEC 418 654-TROIS-RIV.819 696-MONTRÉAL 514 231-LAVAL\t450\t627- LONGUEUIL 450 445-BROMONT 450 534-RÉPENTIGNY 450 585-TERREBONNE 450 437-ST-SAUVEUR 450 227- SOLUTION CERTIFIE 5 ETOILES DEVELOPPEMENT D\u2019AFFAIRES ?Chantal Thibault Québec 418 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vacances Sunwing contactez votre agence de voyages ou visitez Sunwing.ca/fr « La vente printanière chute de taxes » est une offre d'une durée limitée applicable pour des nouvelles réservations seulement effectuées du 23 février au 1er mars 2013 (inclusivement).Les économies de 200$ par couple sont applicables sur des forfaits vacances vers toutes les destinations soleil, la Floride et les croisières.L'offre n'est pas applicable sur des réservations de vol seulement, ne peut être jumelée à aucune autre offre promotionnelle.L'offre est sujette à changement et pouvant être retirée en tout temps sans préavis.Vols opérés par Sunwing Airlines.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure Vacances Sunwing 2012/2013.Titulaire d'une permis du Québec.23022013 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 A3 ACTUALITES Le maire Applebaum dénonce « nn nltimatum » de la part des policiers La fin d\u2019un projet pilote de semaine de trois jours a soulevé l\u2019ire de la Fraternité des policiers de Montréal JEANNE CORRIVEAU Le maire Michael Applebaum et le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francœur, sont à couteaux tirés au sujet de la semaine de trois jours dont bénéficient depuis un an quelque 2500 policiers montréalais.La Fraternité entend faire la vie dure au maire si celui-ci met un terme au projet pilote sur l\u2019horaire de travail, une menace perçue par Michael Applebaum comme une attaque personnelle contre lui.En décembre dernier, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent, avait annoncé que le projet pilote touchant l\u2019horaire de travail de trois jours par semaine ne serait pas reconduit.Un courriel de la Fraternité des policiers reçu jeudi par un membre de l\u2019entourage du maire Applebaum a mis le feu aux poudres.La missive signée par Martin Desrochers, directeur des communications de la Fraternité, recommande à l\u2019administration de prolonger d\u2019un an le projet pilote, faute de quoi les policiers cibleront le maire dans une campagne de mobilisation.«Cest pas les fonctionnaires qui vont avoir le trouble de nous avoir sur le dos, c'est le maire», écrit M.Desrochers.«Cest surtout pas une menace, juste un fait, on va rapidement apparaître sur l\u2019écran radar » Michael Applebaum y voit une forme de chantage et une manœuvre d\u2019intimidation.«J\u2019ai parlé à M.Francœur ce matin, a-t-il indiqué lors d\u2019un point de presse convoqué d\u2019urgence vendredi midi.Il m\u2019a donné un ultimatum pour 18 h ce soir [vendredi], sinon il allait m\u2019attaquer personnelle- i PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le président de la Fraternité des policiers, Yves Francœur, nie toute menace envers le maire et voit dans sa sortie une tentative de diversion à la visite de TUPAC plus tôt cette semaine.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le maire de Montréal, Michael Applebaum, n\u2019entend pas céder à ce qu\u2019il considère comme une forme de chantage de la part de la Fraternité des policiers.«Jamais, dans ma vie, je ne vais céder à des menaces », a-t-il affirmé aux médias.ment comme maire de Montréal Jamais, dans ma vie, je ne vais céder à des menaces.» Appréhendant être la cible d\u2019une campagne de salissage, M.Applebaum presse le syndicat de régler le litige à la table de négociations: «30 commandants de 33 postes de police nous disent que ces horaires ne fonctionnent pas.» Lorsqu\u2019il avait annoncé l\u2019abandon du projet pilote en décembre dernier, Marc Parent avait reconnu que l\u2019horaire de trois jours instauré en janvier 2012 avait permis de favoriser une plus grande présence policière lors de certains quarts de travail.Mais selon lui, cet horaire est mal adapté aux besoins opération- nels des enquêtes et il aurait engendré des coûts supplémentaires de deux millions par année.La Fraternité contre-attaque La réplique d\u2019Yves Francœur n\u2019a pas tardé.Selon lui, le maire a tort d\u2019interpréter le message de la Fraternité comme une attaque.«Il n\u2019y a eu aucune menace.Si, dans une négociation, dire à la partie patronale que si on ne s\u2019entend pas, la marde va pogner, si ça, c\u2019est des menaces, je m\u2019excuse, mais il y en a qui ont la peau mince», a-t-il martelé lors d\u2019une conférence de presse en après-midi.M.Francœur voit dans la sortie du maire une tentative de diversion, lui qui a reçu la visite de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) plus tôt cette semaine à Thôtel de ville.Le chef syndical estime aussi que l\u2019administration fait de la «désinformation» quand elle parle d\u2019un horaire de trois jours.Selon lui, il s\u2019agit plutôt d\u2019un aménagement du temps de travail ayant pour objectif de mettre fin à l\u2019alternance sur trois relèves Gour, soir et nuit), nuisible à la santé de tout travailleur.Le nouvel horaire n\u2019aurait aucun impact important sur la sécurité de la population, clame Yves Francœur, et il n\u2019entraîne pas les hausses de coûts invoqués par la partie patronale, dit-il.«Je n\u2019accepte pas du tout que le maire de Montréal dise n\u2019importe quoi et m\u2019accuse d\u2019avoir fait des menaces.J\u2019ai mandaté nos procureurs afin qu\u2019ils examinent la possibilité de demander au maire de se rétracter.» Le projet pilote doit prendre fin le 20 mars prochain, mais comme elle estime que la partie patronale ne peut mettre fin unilatéralement au programme, la Fraternité a déposé un grief qui sera entendu les 21 et 22 mars prochains.Le Devoir SOMMET SUR L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres./ l-s I / Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com Définir notre avenir C'est aussi lutter pour : \u2022\tune accessibilité à l'enseignement supérieur partout au Québec \u2022\tune reconnaissance du personnel des cégeps \u2022\tune reconnaissance du personnel des universités Pour un Québec meilleur ! CSQ Centrale des syndicats du Québec FPPC de/l, coUlgt/i, (CSQ) CO LES PRIX DU QUÉBEC culture \u2022 science prixduquebec.gouv.qc.ca CO Vous connaissez une personne à la carrière exceptionnelle dans les domaines de la culture ou de la science?Soumettez sa candidature à l\u2019un des PRIX DU QUÉBEC.Date limite I 19 âVfil UN , §!B Québec SS A4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 ACTUALITES À qui profite la maternelle dès 4 ans ?Les CPE doutent de la pertinence du projet de la ministre Malavoy VALERIAN MAZATAUD Vendredi midi, la ministre de rÉducation du Québec, Marie Malavoy, a profité d\u2019une tribune à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour confirmer son intention de mettre en place, dès septembre prochain, des maternelles pour les enfants de quatre ans dans les milieux défavorisés.Au même moment, l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) tenait une conférence de presse pour dénoncer «la précipitation» du gouvernement et «les risques liés à Vimplantation des maternelles quatre ans».Après avoir rappelé sa «passion de Véducation»y ainsi que les progrès accomplis en matière de persévérance scolaire, M^® Malavoy s\u2019est attachée à vendre son programme de maternelle quatre ans dans les quartiers défavorisés.A l\u2019heure actuelle, 27% des enfants de quatre ans n\u2019ont accès ni à un service de garde ni à une prématernelle, a constaté la ministre.Pour cette dernière, le passage du douillet cocon familial à l\u2019école représente un «choc» trop important pour ces enfants.«Cest pour eux qu\u2019il faut faire quelque chose.C\u2019est eux, le commencement.Ce sont ces petits enfants de quatre ans qui, si on ne fait rien, risquent de commencer leur parcours scolaire avec déjà l\u2019impression qu\u2019ils sont moins bons que les autres et qu\u2019ils ne réussiront pas.[.] On pense que dans ces 27%, il y en a un bon nombre qui vient de ces quartiers défavorisés.» Hélène Gosselin, vice-présidente de l\u2019AQCPE, tempère ce point de vue.«Il n\u2019existe aucune recherche qui montre que la sco- JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre Marie Malavoy a affirmé qu\u2019elle préciserait dans quelques semaines le nombre, la localisation et le mode de mise en place de ces nouvelles maternelles pour les enfants de quatre ans réservées aux quartiers défavorisés.larisation précoce favorise la réussite scolaire.» Elle en veut pour preuve une étude publiée par Statistique Canada, qui classe les pays de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en fonction de la réussite des élèves de 15 ans au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA).Le Québec s\u2019y classe très honorablement septième en lecture et cinquième en mathématiques, loin devant la Erance, la Belgique ou l\u2019Italie, où les enfants sont scolarisés dès l\u2019âge de trois ans.n est cependant à noter que la Corée du Sud, Hong-Kong ou Singapour, pays plutôt connus pour la rigidité de leurs systèmes scolaires dès le plus jeune âge, occupent systématiquement les premières places de ce classement.Une annonce officielle En point de presse, à l\u2019issue de sa conférence, la ministre a confirmé que dans quelques semaines, une annonce officielle viendrait confirmer le nombre, la localisation et le mode de mise en place de ces nouvelles maternelles réservées aux quartiers défavorisés.L\u2019AQCPE cite pour sa part les résultats d\u2019une étude de l\u2019Institut de la statistique du Québec, qui révèle que seuls 3% des enfants des familles vivant dans des «conditions matériellement et socialement plus défavorables» restent à domicile.«À l\u2019évidence, les énergies investies dans la mise en place des maternelles pour les enfants de quatre ans issus de milieux défavorisés ne visent pas beaucoup d\u2019enfants», conclut le document de l\u2019AQCPE.Gosselin demande plutôt au gouvernement de prendre le temps de mettre en place une véritable étude sur les moyens et les besoins.«On ne peut pas se servir d\u2019enfants de quatre ans, et venant de mi- Pas de loi 101 La ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, laisse entendre que la maternelle 4 ans ne sera pas soumise aux ^ contraintes de la loi 101.A l\u2019issue d\u2019une allocution devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, vendredi, M^® Malavoy a rappelé que la maternelle 5 ans échappe déjà à ces contraintes, puisque comme pour les services de garde, l\u2019accès y est libre.«Les maternelles sont des choix de parents qui sont libres.Donc, il n\u2019y a pas d\u2019obligation.Il y a une obligation pour les familles immigrantes d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école à partir de l\u2019âge de l\u2019obligation scolaire et donc ça, ça demeure», a-t-elle dit.Elle croit toutefois que les enfants d\u2019immigrants bénéficieront de ce programme pour compléter leurs habiletés en français.«On pense que pour beaucoup de familles, le fait d\u2019avoir accès, comme ça, à une année charnière, pour compléter leurs habiletés en langue française, ça peut aider», a-t-elle dit.Cependant, elle est devenue beaucoup plus évasive lorsqu\u2019interrogée sur la possibilité que des parents francophones puissent envoyer leurs enfants à la maternelle 4 ans en anglais.La Presse canadienne lieux défavorisés, comme des cobayes pour un projet pilote, puis analyser les résultats ensuite!» Le Devoir Statut d\u2019un indicateur de police : la requête est renvoyée en première instance LINA DIB à Ottawa Une personne qui a renseigné la Sûreté du Québec pendant cinq ans sur des activités criminelles devra retourner devant un juge de première instance pour s\u2019assurer qu\u2019elle demeure anonyme.C\u2019est le cas de «B».S\u2019étant présentée à un premier corps de police parce qu\u2019elle craignait pour sa sécurité et parce qu\u2019elle voulait se venger de ses acolytes, cette personne s\u2019est vu promettre la confidentialité.Puis, elle et ses renseignements ont été transférés à la Sûreté du Québec (SQ).«B» a plaidé coupable à une accusation \u2014 qu\u2019on ne peut spécifier parce qu\u2019il est encore interdit de l\u2019identifier \u2014 et il ou elle s\u2019est retrouvé au pénitencier.Pendant cinq ans, «B» a continué à renseigner les agents de la SQ.Puis, la Couronne a déposé une requête pour qu\u2019il soit reconnu que « B » n\u2019ait pas de statut d\u2019indicateur anonyme.Dix accusés dans des procès liés aux motards criminels ont appuyé la requête de la Couronne.Le juge de première instance a choisi de croire les témoignages des agents de la SQ plutôt que celui de «B», qui prétendait avoir reçu de la SQ «la promesse expresse» de recevoir un statut d\u2019indicateur anonyme.Vendredi matin, la Cour suprême du Canada, dans un jugement de six contre deux \u2014 la juge Marie Deschamps n\u2019ayant pas participé au jugement parce qu\u2019elle a pris sa retraite entretemps \u2014, a estimé qu\u2019il «n\u2019aurait pas fallu en rester là».La première entente Selon la juge Rosalie Abella, qui écrit pour les juges majoritaires, il fallait tenir compte de l\u2019entente avec le premier corps de police avant de tirer une conclusion.Il fallait donc, en plus, déterminer «si la personne désignée B avait reçu une promesse implicite suivant laquelle la confidentialité dont elle jouissait auprès du premier service de police continuerait de s\u2019appliquer auprès du second».La Cour suprême renvoie l\u2019affaire au juge des requêtes.Ce faisant, les juges majoritaires soulignent, à quelques reprises, que les agents de la SQ n\u2019ont pas dit clairement à « B » quel était son statut pendant ces cinq ans.Et ceci, selon la juge Abella, «pourrait fort bien avoir mené la personne désignée B à croire que la protection dont elle jouissait avec le premier corps policier continuait de s\u2019appliquer».Le plus haut tribunal du pays a l\u2019habitude de renvoyer les causes en première instance quand il s\u2019agit de juger de la crédibilité des témoins.Les neuf juges de la Cour suprême ne se penchent que sur des arguments et des faits et n\u2019entendent pas de témoins.La Presse canadienne Le Cacouna 2012 prix régulier: 770$ (Fourrure en sus).DEUX ETAGES DE SOLDES ! 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A6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 A7 L\u2019UNIVERSITE AU SOMMET Les étudiants Trois joueurs, trois enjeux Au sommet de la dernière chance, les droits de scolarité remporteront assurément la palme du sujet le plus discuté.Mais sous cet objet de négociation auquel le gouvernement Marois s\u2019attaque pour résorber une crise, se cachent des enjeux capitaux qui sont déterminants pour la manière avec laquelle se déploiera dans l\u2019avenir le réseau de l\u2019enseignement supérieur.Nous en décortiquons trois essentiels, chacun associé à l\u2019un des groupes principaux représentés à la rencontre, soit les étudiants, les recteurs et le gouvernement.L\u2019impact du programme d\u2019aide financière sur l\u2019accessibilité ne fait pas Funanimité Le gouvernement LISA-MARIE GERVAIS L% un peut difficile-^ ment aller sans l\u2019autre.S\u2019il n\u2019y f avait pas de droits de scolarité, les prêts et bourses n\u2019existeraient probablement pas non plus.Or, voyant que la gratuité est maintenant écartée et que le scénario de l\u2019indexation a le champ libre, plusieurs, à commencer par les étudiants, voudront s\u2019assurer que l\u2019aide financière aux études (AFE) figurera au rang des sujets de discussion prioritaires du Sommet qui débute lundi.Mais quel est l\u2019effet réel de l\u2019actuel programme de prêts et bourses?A-t-on vraiment, comme l\u2019ont martelé plusieurs, le régime de prêts et bourses «le plus généreux en Amérique du Nord»?«Ce n\u2019est pas une panacée», dit la présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), qui, ne dérogeant pas de sa ligne politique, soutient que l\u2019aide financière ne doit pas servir à faire avaler une augmentation des droits de scolarité.L\u2019idée d\u2019atténuer les effets d\u2019une forte hausse par une bonification du programme de prêts et bourses ne semble pas la convaincre.«La bonification que ça demande d\u2019AFE pour compenser l\u2019indexation, ça va demander un investissement plus élevé que ce que [l\u2019indexation 1 rapporterait», dit-elle.N\u2019empêche, le programme de l\u2019AFE s\u2019est bonifié depuis sa création en 1966, suivant l\u2019augmentation de la fréquentation universitaire.Le budget des dépenses de l\u2019AFE est passé de quelques millions à 615 millions pour 2013-2014.Environ 40% des étudiants québécois reçoivent actuellement une aide quelconque, selon la formule: dépenses admises-contribution = aide.Depuis l\u2019été dernier, découlant des vives discussions du conflit étudiant, les libéraux ont adopté par décret des modifications à l\u2019AFE, soit la hausse de 30000 à 45000 $, en 2016-2017, du niveau du seuil de contribution parentale dans le calcul des bourses.Ils ont également entériné des mesures qui visent la portion «prêt» de l\u2019aide, soit le droit, pour les étudiants dont le revenu des parents n\u2019excède pas 100 000$, à un prêt permettant de couvrir les droits de scolarité et le coût du matériel scolaire, et l\u2019augmentation à 60000$ du seuil de revenu familial pour l\u2019obtention d\u2019un prêt.Le Comité consultatif sur l\u2019accessibilité financière aux études (CCAFE), qui a salué dans l\u2019ensemble ces mesures, en a mesuré l\u2019impact.Pour un étudiant qui gagne 7000$ par année, qui vit hors du domicile familial et dont les deux parents gagnent 35000$ au total, le prêt (2440$) demeure inchangé.Mais ses bourses, qui étaient de 2530$, grimpent désormais à 4065$.Cette hausse de plus de 1500$ des bourses aurait largement permis de compenser la hausse des droits de scolarité des libéraux (254$ annuellement), alléguaient plusieurs.«La hausse du seuil de contribution parentale est une bonne chose, parce qu\u2019on peut dire que plus de gens ont ac- « La bonification que ça demande d\u2019AFE pour compenser l\u2019indexation, ça va demander un investissement plus élevé que ce que [l\u2019indexation] rapporterait » cès à des bourses, oui», dit Martine Desjardins.Selon elle, le problème vient du plus grand accès aux prêts, qui constitue un cadeau empoisonné.«Ce n\u2019est pas tout de donner plus d\u2019argent en prêt aux étudiants.Il faut leur donner de l\u2019argent en fonction de leurs besoins», souligne-t-elle.Dans son rapport, le CCAFE fait écho à cette préoccupation sur l\u2019endettement, constatant que pour les étudiants issus de familles de la classe moyenne, le prêt consenti est plus important, donc augmente la dette de plusieurs milliers de dollars.Pas parfaite, l\u2019aide financière Les mesures adoptées par les libéraux ont été reconduites par les péquistes maintenant au pouvoir.Alors que leur dernier budget en précisait pourtant l\u2019annulation l\u2019an prochain \u2014 pour l\u2019établir «au niveau de celle de 2011-2012» \u2014, une discussion aux contours flous est prévue au Sommet qui débute lundi, pour aborder notamment la question de la contribution parentale et des crédits d\u2019impôt, très critiqués parce qu\u2019ils avantagent les riches.«Ça nous fait craindre le pire.On va faire une proposition à la va-vite; le moindre-m en t qu\u2019il va y avoir quelqu\u2019un en désaccord, ça va s\u2019arrêter là», a déclaré Martine Desjardins, qui souhaite voir plusieurs correctifs apportés au programme.DES ÉrL/OM'VTX DE rCYCLE man sendeitent Ion DEI3%1$ I A L EDiJc Gouvernance des universités: naviguer entre autonomie et imputabilité Selon la Fédération étudiante universitaire du Québec, loin d\u2019être une panacée, un plus grand accès aux prêts constitue en fait un cadeau empoisonné.JACQUES NADEAU LE DEVOIR MARIE-ANDREE CHOUINARD Les 5 milliards investis chaque année par Québec dans le réseau des collèges et universités sont-ils dépensés à bon escient?Les Québécois font-ils une bonne affaire ?Cet argent, que le réseau juge insuffisant, est-il utilisé de manière optimale, particulièrement en période de rééquilibrage des finances ?Entre deux extrêmes irréalistes \u2014 la vision d\u2019horreur supputant partout des scandales et la vision idyllique ne croyant au contraire à aucun excès \u2014 se trouve sans doute un début de vérité.Mais pour y creuser de la manière la plus claire, le gouvernement espère la mise en place d\u2019une meilleure gouvernance: des universités gérées sous le signe de l\u2019efficacité, de l\u2019efficience, de la transparence, de la responsabilité et de l\u2019imputabilité.«Les discours actuels sur la gouvernance ne sont pas neutres, pas plus qu\u2019ils ne seraient l\u2019expression d\u2019un bel élan de renouveau éthique, voire de rigueur morale.Ils sont plutôt nés dans la dynamique de la mondialisation, selon laquelle tous les pouvoirs «internes», y compris ceux des décideurs politiques et «nationaux», apparaissent comme des freins au libre exercice des pouvoirs, essentiellement économiques et financiers, de forces transformatrices et.transfrontalières.» Serrer la vis C\u2019était en 2009, et Pierre Lu-cier, grand sage universitaire, déballait son sac sur la gouvernance.Dans la foulée du scandale de l\u2019UQAM, les libéraux et la ministre Michelle, Cour-chesne, à la tête de l\u2019Education, avaient décidé de serrer Des comptes à rendre En vertu de la Loi sur les établissements d\u2019enseignement universitaires, les universités fournissent chaque année au gouvernement un rapport financier vérifié par un vérificateur externe, un état du traitement des membres de leur personnel de direction (salaire, primes et avantages versés), un rapport sur la performance portant sur les taux de réussite, la durée des études, les mesures d\u2019encadrement et les programmes d\u2019activités de recherche, et un rapport sur les perspectives de développement.Tous les trois ans, les dirigeants sont entendus par la Commission de la culture et de l\u2019éducation, à qui ils présentent leurs rapports.Cet exercice aura lieu à l\u2019automne 2013.la vis aux universités pour assurer une gestion efficace.Deux projets de loi (38 et 44) ont été concoctés, mais.ils ne verront jamais le jour.Tout ce qui grouille autour de l\u2019enseignement supérieur a toutefois l\u2019occasion de se prononcer, comme le fait alors Pierre Lu-cier, fin connaisseur à la fois du camp universitaire et du camp gouvernemental: aujourd\u2019hui titulaire de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture à l\u2019INRS, il a été à son heure président de l\u2019Université du Québec, président du Conseil supérieur de l\u2019éducation, président de la CREPUQ (Conférence des recteurs et principaux d\u2019université du,Québec) et sous-ministre de l\u2019Education et aussi de l\u2019Enseignement supérieur et de la Science.«Comme entité corporative, une université est donc une «entreprise» \u2014 une «business», dit-on familièrement \u2014 dont les objets sont essentiellement des programmes d\u2019enseignement et de recherche à établir et à mettre en œuvre, des grades et des diplômes à décerner, des libertés académiques à garantir», écrit M.Lucier, qui préfère aujourd\u2019hui ne pas commenter les objets du Sommet de l\u2019enseignement supérieur à venir.«Ce n\u2019est donc ni une société commerciale, ni l\u2019Hydro-Québec, ni la SAQ, ni la RAMQ, ni même le ministère de l\u2019Éducation.» L\u2019autonomie, assise clé de la liberté de pensée de laquelle tous les universitaires se revendiquent, est-elle remise en question lorsque le politique, sous prétexte de mieux savoir où vont les deniers publics, exprime le souhait d\u2019une gouvernance mieux boulonnée?Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, sensible à un véritable exercice de reddition de comptes, a laissé entendre qu\u2019il souhaitait resserrer les mécanismes en place.«Je ne peux m\u2019empêcher de voir une dérive là où le gouvernement cherche à récupérer du contrôle sur les établissements universitaires», explique Pier-André Bouchard St-Amant, doctorant en économie à la Queen\u2019s University, ancien président de la FEUQ en pleine grève de 2005.«On parlait sous les libéraux d\u2019une loi modifiant les C.A.et, maintenant, il y a une discussion autour d\u2019un organisme de surveillance de l\u2019offre des programmes ?Laisser aux universités leur autonomie introduit peut-être des dérives, un problème d\u2019aléa moral, comme l\u2019îlot Voyageur, mais en cherchant à réduire la liberté institutionnelle, on réduit aussi l\u2019autonomie en recherche et en enseignement.C\u2019est pour moi le meilleur argument pour l\u2019autonomie financière des universités et aussi.contre la gratuité scolaire.En diversifiant les sources de revenus des universités, on leur permet de se protéger des «chasses aux sorcières».» Alors quoi?Est-ce que, comme le dit l\u2019ancien recteur de l\u2019Université de Montréal et chercheur au CIRANO Robert Lacroix dans un texte publié aujourd\u2019hui en page Idées, «le Québec se donne bonne conscience en attaquant la gestion des universités» ?Pour Claude Lessard, président du Conseil supérieur de l\u2019éducation, les questions de gouvernance auxquelles s\u2019attaque le gouvernement doivent être intimement liées à la mission de l\u2019université, une mission à mieux cerner.«Pour entrer dans le champ de la gouvernance, il faut d\u2019abord comprendre comment s\u2019actualisç la mission de l\u2019université.» À travers des phénomènes comme l\u2019internationalisation de la recherche, le développement des études supérieures, le recrutement des étudiants étrangers, les besoins des nouveaux étudiants, la croissance des coûts, le plurilinguisme.«Ces phénomènes sont incontournables, ce qui ne veut pas dire qu\u2019il faut s\u2019y soumettre sans livrer bataille, sans les dompter ou les adapter.Il importe de les saisir pour ce qu\u2019ils sont, c\u2019est-à-dire des sources de tension et de questionnement, et non comme des causes du naufrage de l\u2019université, ni comme la promesse d\u2019un nouvel âge d\u2019or.» Le Devoir Plus de 100000 bénéficiaires de l\u2019AFE en 2011-2012 101162 étudiants recevaient bourses.des prêts et des étudiants recevaient uniquement des prêts.2174 étudiants recevaient uniquement des bourses.(Seuls les étudiants atteints d\u2019une déficience fonctionnelle majeure peuvent recevoir uniquement des bourses.) Source: ministère de l'Enseignement supérieur À commencer par l\u2019indexation des dépenses au coût de la vie, ce qui n\u2019a pas été fait l\u2019année dernière, non plus cette année.Avant cela, on ne l\u2019a fait que sporadiquement.«Actuellement, ce qu\u2019on donne pour le transport n\u2019a pas été indexé.Ça ne paie que la moitié de la passe mensuelle », souligne M\u201c® Desjardins.Elle déplore que dans le calcul d\u2019aide financière, on ne tienne toujours pas compte de l\u2019augmentation du salaire minimum, qui fait en sorte que la limite maximale de revenus qu\u2019un étudiant peut faire avant de se faire couper l\u2019accès aux bourses est vite atteinte.«Actuellement, un étudiant qui, par exemple, l\u2019été, travaille plus de 15 semaines à temps plein n\u2019a plus le droit aux bourses», explique-t-elle.«Il faut repousser cette limite.» Complexe, méconnu et difficile à vulgariser, le programme d\u2019aide financière aux études.Et comme en toute chose, le diable est dans les détails.Le Devoir McGill Le Centre sur la dynamique des populations de l'Université McGill a le plaisir d'accueillir Gary King (Professeur, Harvard University) qui donnera une conférence intitulée « Big Data Is Not About the Data! ».Cette conférence publique se tiendra le vendredi mars 2013, de 15h à 17h, dans la salle de bal du Cercle Universitaire de l'Université McGill (3450 rue McTavish).Une réception suivra.Pour réserver une place, veuillez svp contacter Geneviève Brunet-Gauthier à : genevieve.brunet-gauthier@mcgill.ca Abat-jour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! 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pas d\u2019hier qu\u2019elles se sont lancées dans la course.En 1999, l\u2019Université de Montréal publiait sa stratégie Pour un complexe universitaire de calibre mondial.Déjà, à l\u2019époque, elle plaidait pour un réinvestissement massif en se comparant à l\u2019Université de Toronto, base de comparaison qu\u2019elle jugeait alors la plus pertinente.Plus tard, en 2002, Québec adoptait sa stratégie internationale en matière d\u2019éducation.Intitulé Pour réussir l\u2019internationalisation de l\u2019éducation : une stratégie mutuellement avantageuse, le plan, qui visait notamment l\u2019exportation du savoir-faire des universités d\u2019ici et leur rayonnement à travers le monde, devrait d\u2019ailleurs être réactualisé en 2013, ont fait valoir les recteurs plus tôt cette semaine.Depuis plusieurs années, deux universités québécoises, l\u2019Université de Montréal et McGill, font partie d\u2019un G5 universitaire, aux côtés de trois autres de leurs homologues canadiennes, et réclament un traitement différencié et un financement accru, lié à leur excellence et à leur bonne performance à l\u2019international.Dans les classements internationaux, ces deux universités québécoises font aussi partie des 100 meilleures universités au monde.Pas étonnant qu\u2019au Québec, les universités à charte rttï de Montréal NTfifAL ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Deux universités québécoises, i\u2019Université de Montréai et McGiii, réciament un traitement différencié et un financement accru, iié à ieur exceiience et à ieur bonne performance à i\u2019internationai.Des étudiants venus d\u2019ailleurs En 2010, quelque 29400 étudiants ont quitté leur pays d\u2019origine pour venir étudier au Québec, un indice de l\u2019internationalisation des établissepients d\u2019ici.En provenance principalement de Erance, puis des Etats-Unis, mais de plusieurs dizaines d\u2019autres pays, ces étudiants paient des droits supérieurs à ceux des Québécois et des Canadiens \u201413435$ par année pour un programme de bac en 2011-2012.Qn estime qu\u2019environ 10% d\u2019entre eux restent au Québec après leurs études.privée et qui ont, en raison de leur Eaculté de médecine, de grands volumes de recherche (l\u2019UdeM, McGill, l\u2019Université de Sherbrooke et l\u2019Université Laval) réclament à grands cris un réinvestissement massif, pour rattraper leurs consoeurs canadiennes et demeurer compétitives à l\u2019échelle internationale.«Je suis en compéti- tion avec l\u2019UBC [Université de la Colombie-Britannique] et j\u2019ai 25 % de moins.Ce n\u2019est pas vrai que je vais pouvoir continuer à avoir le même succès et continuer à former des dentistes et des avocats de qualité», s\u2019inquiétait plus tôt cette semaine le recteur de l\u2019Université de Montréal, Guy Breton.En même temps, ces uni- versités premières de classe se targuent d\u2019être parmi les meilleurs au monde, de livrer un enseignement de qualité et d\u2019être des leaders mondiaux en recherche dans certains domaines.Alors, où est le mal, docteur?Le malaise tient peut-être d\u2019un discours contradictoire, croit Sylvie Beauchamp, présidente du réseau UQ.«L\u2019Université de Montréal a publié un communiqué dans lequel elle dit qu\u2019elle est deuxième au Canada en médecine, alors on se dit qu\u2019elle ne doit pas être si mauvaise que ça avec les fonds qu\u2019elle a», constate-t-elle.Mais elle souligne qu\u2019en médecine, par exemple, ce qui fait l\u2019écart de financement entre les universités québécoises et canadiennes, c\u2019est que ces dernières utilisent de plus en plus les technologies, comme la simulation, dans la formation médicale.Et à cet égard, les facultés de médecine d\u2019ici sont en retard dans l\u2019achat d\u2019équipement, concède-t-elle.«Mais est-ce qu\u2019on doit déduire que la formation médicale est moins bonne ?Je ne pense pas.C\u2019est un raccourci dangereux de dire ça», a-t-elle soutenu.Compétition à tout crin Vue du Québec, cette course mondiale soulève des questionnements.Pourquoi cet accent mis sur la nécessité de faire compétition pour être les meilleurs au monde et propulser les universités dans le haut des palmarès?Est-ce vraiment un si grand problème de ne pas se trouver dans le peloton de tête?La chancelière et présidente du Conseil de l\u2019Université de Montréal, Louise Roy, croit que de ne pas se comparer à autrui est «contre-intuitif».«Je ne crois pas qu\u2019on devrait juste se regarder, nous.Si on veut progresser et réussir, quand on se compare à nous-mêmes, on peut se dire qu\u2019on est fier», souligne-t-elle.«Mais qu\u2019on le veuille ou non, on est dans un environnement mondial.» «Il faut s\u2019enorgueillir d\u2019avoir des universités de calibre mondial.C\u2019est la capacité d\u2019attirer des étudiants de l\u2019étranger, c\u2019est un indicateur très solide de la compétitivité des universités», a dit Michel Belley, qui a été recteur pendant dix ans de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).Mais attention, l\u2019internationalisation peut avoir des effets pervers lorsqu\u2019on n\u2019en décode qu\u2019un sens, croit Sylvie Beauchamp.«L\u2019internationalisation, c\u2019est pas seulement de se comparer.C\u2019est le fait que nos chercheurs publient et ont des impacts dans le monde», insiste-t-elle.Ce ne doit pas toujours être une question de sous.«Pour moi, il faut que dans la formation des étudiants il y ait une conscience de l\u2019international, et c\u2019est bien qu\u2019il y ait des étudiants internationaux.[.] Oui, l\u2019internationalisation, c\u2019est un incontournable des universités modernes.Mais ça ne veut pas dire qu\u2019on doit viser être dans le top des palmarès, qui sont beaucoup basés sur la réputation.» Au Sommet, elle souhaiterait que soit discutée avec sérieux la proposition d\u2019une politique nationale des universités.«J\u2019aimerais entendre parler d\u2019une vision pour les universités, où on veut aller ensemble collectivement.Et ça s\u2019exprime dans une politique.Il ne s\u2019agit pas seulement de réclamer du financement.Les besoins sont là, mais il faut avoir une vision pour l\u2019ensemble du système universitaire.On est rendus là.» Le Devoir Qbservateurs et médias présents 350 au Sommet.2168$ lîSitsde scolarité au Québec en 2012-2013 pour une année.12923$ Endettement moyen d\u2019un étudiant québécois à la fin de ses études de premier cycle en 2009-2010.Q\tL® sous-finance- Oww ment des universités en 2013, en millions de dollars, selon les recteurs d\u2019établissement.Le sous-finance-Oww ment des universités en 2013, en millions de dollars, selon l\u2019économiste Pierre Portin.0/ Proportion des /O revenus des universités venus du gouvernement du Québec.AO Nombre de cégeps, accueillant 191000 étudiants.1 O Nombre d\u2019établis-sements universitaires, accueillant 272000 étudiants.Source : ministère de l\u2019Enseignement supérieur.Lire aussi > idées.Le deuxième volet d\u2019une réplique de l\u2019ancien recteur Robert Lacroix à Michel Sejunour.Page B 5 Le Devoir de phiio.Tocqueville au Sommet, sous la plume d\u2019Antoine Pageau St-Hilaire.Page B 6 Point chaud.Un autre grand absent du débat: les cours en ligne à accès libre.À lire lundi UN REER ORDINAIRE LE REER DU FONDS MONTREAL 8717, rue Berri, rez-de-chaussée\tE3 crémazie 1500, av.McGill College, local 403, 4® étage E3 peel BLAINVILLE 28, ch.de la Côte-Saint-Louis Ouest, bureau 102 BROSSARD 4805, bout Lapinière, rez-de-chaussée LAVAL 1750, bout Le Corbusier PIERREFONDS 4563, bout Saint-Charles POINTE-AUX-TREMBLES 12905, rue Sherbrooke Est, bureau 305 REPENTIGNY 190, rue Notre-Dame, porte 1 Heures d\u2019ouverture : Lundi au vendredi de 8 h 30 à 20 h Samedi de 9h à 17h 30 % D\u2019ECONOMIES D\u2019IMPÔT DE PLUS QU\u2019AVEC UN REER ORDINAIRE UN REER DE 1000$ Économies d'impôt Économies d'impôt avec un REER ordinaire avec le REER du Fonds *Basé sur un taux marginal moyen de 38 % FAITES LE CALCULAI! plus30pourcent.eom FONDS de solidarité FTQ Ce placement est effectué au moyen d\u2019un prospectus qui contient des informations détaillées importantes au sujet des actions du Fonds de solidarité FTQ.On peut se procurer un exemplaire du prospectus aux bureaux du Fonds ou sur son site Internet.Il est recommandé aux investisseurs de lire le prospectus avant de prendre une décision d\u2019investissement. LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 A9 L'UNIVERSITE AU SOMMET Les libéraux maintiennent le cap sur les hausses La CAQ permettrait aux « grandes » universités de doubler leurs droits ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le Parti libéral du Québec persiste et signe : il propose une hausse des droits de scolarité comparable à l\u2019augmentation qu\u2019a tenté d\u2019imposer le gouvernement Charest.Une nouveauté toutefois: les libéraux préconisent maintenant une modulation des droits de scolarité en fonction du coût réel des différents programmes universitaires.Cette modulation serait pondérée pour éviter des écarts trop marqués.Cette proposition de modulation est en tous points conforme à celle qu\u2019a proposée la Coalition avenir Québec.C\u2019est ce qui ressort du mémoire que le chef libéral intérimaire, Jean-Marc Fournier, a dévoilé vendredi en prévision du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur et qui s\u2019intitule Enseignement supérieur: qualité, accessibilité et équité.«Actuellement, un étudiant contribue à 12,7% des revenus des universités alors qu\u2019en 1965, cette part était de 26 %.Dans ce contexte, nous croyons JACQUES BOISSINOT LE DEVOIR Le chef libéral intérimaire, Jean-Marc Fournier, a dévoilé vendredi le mémoire de son parti en prévision du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur.que le bénéficiaire doit participer au rattrapage à la hauteur d\u2019une fourchette se situant entre 15% et 17% de l\u2019enveloppe globale des revenus des universités», peut-on lire dans le mémoire.Dans un document du budget Bachand 2011-2012 qui introduisait la hausse des droits, la contribution des étudiants était fixée à 16,9%.Une fois le rattrapage effectué, les droits universitaires seraient augmentés en fonction de la croissance des coûts des universités, soit une moyenne de 3,5%.C\u2019est le scénario d\u2019indexation le plus élevé parmi les trois scénarios présentés par le gouvernement Marois en vue du Sommet.Le mémoire ne fournit pas de chiffres précis sur la contribution supplémentaire exigée des étudiants en raison de la modulation.Mais, en moyenne, celle-ci ne s\u2019écarterait pas trop de la hausse de 1850$ en sept ans planifiée par le gouvernement Charest.Elle pourrait s\u2019avérer légèrement moindre, a-t-on indiqué.Le PLQ rejette d\u2019emblée la gratuité.«La contribution étudiante est une question de principe.La gratuité pour eux [les étudiants] consisterait à faire assumer l\u2019ensemble de la facture aux contribuables, dont 80% n\u2019ont jamais fréquenté l\u2019université», soutiennent les libéraux.Accorder le droit de grève aux étudiants est à rejeter parce que «ce qui doit être défendu par le gouvernement, ce n\u2019est pas le droit de grève, mais le droit d\u2019apprendre», peut-on lire par ailleurs.Doubler les droits dans les «grandes» universités Du côté de la CAQ, son porte-parole en matière d\u2019enseignement supérieur, Stéphane Le Bouyonnec, a dit craindre que «la montagne Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal accouche d\u2019une souris».Il a insisté sur l\u2019importance pour le gouvernement Marois d\u2019annuler les coupes «sauvages» de 124 millions imposées aux universités.De façon originale, la CAQ propose d\u2019établir au Québec deux classes d\u2019université, la première, locale, et la seconde, de classe mondiale.Les «grandes» universités, comme l\u2019Université de Montréal, l\u2019Université McGill, l\u2019Université Laval et l\u2019Université de Sherbrooke, seraient «libéralisées», a dit le député, et pourraient à ce titre hausser à leur convenance leurs droits de scolarité moyens de 15% par année pendant cinq ans, a indiqué le député caquiste.Cela équivaut à doubler les droits actuels de 2168$ au terme de cinq ans, et c\u2019est davantage que les augmentations préconisées par le gouvernement Charest.Pour les universités locales, c\u2019est-à-dire le réseau de l\u2019Uni- versité du Québec, ce serait l\u2019indexation qui s\u2019appliquerait.A cela s\u2019ajoute la modulation des droits, qui pourraient être supérieurs en médecine, en médecine vétérinaire ou en dentisterie, par exemple, et inférieurs en sciences humaines.«Nous n\u2019acceptons plus d\u2019être la seule juridiction au monde où les frais de scolarité sont les mêmes, peu importe l\u2019université, peu importe le programme.Ça n\u2019existe nulle part ailleurs», a avancé Stéphane Le Bouyonnec.Il faut sortir du «psychodrame» de la négociation centralisée.«Ce moule-là, on souhaiterait le casser», a-t-il ajouté.Le député caquiste a souligné que les universités québécoises font face à un déficit de plus de 2,2 milliards, composé notamment d\u2019un important déficit d\u2019entretien de l\u2019ordre de 1,6 milliard.Le Devoir (yasse' - .J\\om£ttey comrier- oœù comm& eri/Âiücr- - (jortôSy - ^ÆuriôSy lAGENDA MODERNE \u2014\tMIGNON 44ô,\tH4(eitæ^jfîofitréal\t: ôi4 6^4ô-4ÿ6^0 câf/ 7ana4aa/ o\u20acfKd\u20acdùc7& 70 A 00 w 7(0 A 00 /e&y .mm£dôsy e7 (AmurœÂe&y c7& 70 A 00 oy 77fÂ/SO ® 1 événement - prenez les devants / f\\ f \\ O/ LOCATION DE\t^ 0,9\t30 MOIS\u2019 3oo ^ 5 350 $ MEILLEUR CHOIX SECURITAIRE ACURA acura.ca t Offre de location d une duree limitée basee sur un nouveau modèle Acura RDX 2013 (modèle TB4H3DJN) par I entremise de Services financiers Acura sur approbation de credit Exemple représentatif de location taux nominal de 0 9 % sur 30 mois Versement mensuel de 388 $ avec acompte de 5 350 $ Allocation de 20 000 km par annee frais de 015 $/km excédentaire Le total des obligations est de 16 990 $ Frais de transport et de preparation de 1 945 $ pneus EHF (29 $) filtres EHF (1 $) taxe sur I air climatise (100 $) et frais de IOMVIC (5 $) indus Certaines conditions s appliquent Modèle présente a des fins d illustration seulement Loffre se termine le 28 février 2013 et est sujette a changement ou annulation sans préavis Le concessionnaire peut vendre ou louer a prix moindre Le concessionnaire peut avoir a commander ou a échanger Jusqu a epuisement des stocks Visitez acura ca ou votre concessionnaire Acura pourvoir les details © 2013 Acura une division de Honda Canada A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 ACTUALITES MONTREAL Sécurité policière accrue pour le Sonunet sur l\u2019enseignement Plus de 175 résidants du secteur de Griffin-town, à Montréal, ont reçu la visite de policiers afin de les rassurer en vue du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, qui risque de perturber la quiétude de leur quartier lundi et mardi.Le Sommet réunira quelque 350 personnes, dont la première ministre Pauline Marois, mais fort probablement également des manifestants qui promettent de se faire entendre en marge de l\u2019événement.Plusieurs policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) seront mobilisés lundi et mardi autour du site de l\u2019événement qui se déroulera dans l\u2019édifice historique occupé par le centre d\u2019art et d\u2019expositions l\u2019Arsenal, dans le secteur de Griffmtown.îles policiers de la Sûreté du Québec (SQ) prêteront main-forte à leurs collègues montréalais à l\u2019intérieur du bâtiment, notamment pour assurer la sécurité de la première ministre Marois.En,conférence de presse vendredi, l\u2019inspecteur Eric Lalonde, du SPVM, n\u2019a pas voulu préciser le nombre de policiers qui seront affectés à l\u2019événement ni les coûts de l\u2019opération.Il a cependant assuré que les policiers seront bien visibles partout.L\u2019inspecteur Lalonde a également tenu à rassurer les résidants et commerçants du secteur en affirmant qu\u2019ils pourront entrer et sortir de chez eux, en toute sécurité, avouant toutefois que la circulation risque d\u2019être perturbée.Dans le secteur plus commercial de ce périmètre, le SPVM n\u2019a pas prévu de fermer la rue Notre-Dame Ouest, du moins pas dans l\u2019immédiat, selon M.Lalonde.Quant aux manifestants qui auraient prévu de se rendre sur les lieux, le SPVM a prévu plusieurs plans et stratégies afin de pallier tout débordement, de concert avec la SQ.Mais là encore, l\u2019inspecteur Lalonde s\u2019est fait avare de détails pour ne pas nuire aux opérations.Il a assuré toutefois que les policiers n\u2019empêcheront pas les gens de manifester pourvu que cela se fasse dans le respect des lois et de façon sécuritaire pour tout le monde.La Presse canadienne GAPPCGODIN.ORG ceeep GéRfiLD GODIN CONCOURS D'fiPPLICflTIÛNS MOBIteS Volet A - Étudiants inscrits dans un collège ou une université canadienne Volet B - Ouvert à tous (utilisation des données ouvertes de la Ville de Montréal) vous AVEZ DES IDÉES D\u2019APPLICATIONS MOBILES?PARTICIPEZ AU CONCOURS! Pour plus d information : www.GAPPCGODIN.org GINA DESJARDINS, porte-parole Un événement administré par la Fondation du Cégep.Principaux partenaires : Finances et Économie Québec Desjardins Montréal! BOMBARDIER TECmOCompétences i\u2019évolution de la mobilité Û RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les acheteurs pensent préserver les façades et l\u2019essentiel des bâtiments ayant pignon sur rue, mais construire plus en hauteur à l\u2019arrière, jusqu\u2019à six étages.QUÉBEC La maison Lépine-Cloutier sera préservée ISABELLE PORTER à Québec Le nouveau propriétaire de l\u2019ancienne maison mère de Lépine-Cloutier a l\u2019intention de préserver l\u2019essentiel du bâtiment.Il compte en faire un complexe résidentiel incluant des bureaux ou commerces sur rue.«Notre but n\u2019est pas de les démolir.Il n\u2019y a aucune intention de ce côté-là», a affirmé l\u2019architecte qui pilote le projet, Pierre Martin.Même chose pour la maison victorienne du 300, chemin Sainte-Eoy, qui appartenait, elle aussi, à Lépine-Cloutier.«Les deux édifices sont quand même en bon état.Il n\u2019y a pas eu de laisser-aller avec le temps, dit-il.Ce sont des projets où on ne peut pas faire table rase et recommencer.C\u2019est impossible.» Les deux propriétés étaient à vendre quand le groupe funéraire Athos a racheté les compagnies Lépine-Cloutier et Urgel Bourgie en décembre dernier.M.Martin, qui siège au conseil d\u2019administration d\u2019Athos, évalue actuellement ce qu\u2019il peut en faire.Chose certaine, les développements seraient résidentiels.«Ce sont des maisons où c\u2019est difficile de faire autre chose», dit-il.Rue Saint-Vallier, les immeubles construits en 1821 ont longtemps abrité des commerces au rez-de-chaussée, des logements et des entrepôts et écuries à l\u2019arrière.Pour le moment, les acheteurs pensent préserver les façades et l\u2019essentiel des bâtiments ayant pignon sur rue, mais construire plus en hauteur à Parrière, jusqu\u2019à six étages.Des bureaux ou commerces seraient maintenus à l\u2019avant.Sur le chemin Sainte-Eoy aussi, des constructions pourraient s\u2019ajouter derrière la maison.«Il reste des terrains à l\u2019arrière, donc il y a des possibilités.Il y a une petite ruelle.» À Sillery M.Martin a par ailleurs fait parler de lui en début de semaine lors de la présentation d\u2019un projet résidentiel controversé sur les anciens terrains de l\u2019école Jésus-Marie à Sillery.Le ministère de la Culture a lancé une consultation publique sur la vocation des vastes terrains dans ce secteur et des groupes de citoyens souhaitent qu\u2019on empêche les promoteurs d\u2019y faire du développement.M.Martin et le promoteur Marc Simard souhaitaient répliquer publiquement aux citoyens avant le début de la consultation.Le Devoir SAMEDI ET DIMANCHE 23 ET 24 FÉVRIER cnnMnRflicrT AVEC TOUT ACHAT DE 100$ ET PLUS w La modération a bien meiiieur goût.'cfuc'ralcool PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS SAO 18+ Titulaires de permis, agences de la saq, comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt excius.L'offre Économisez 10% avec tout achat de 100$ et plus {après foufe aufre réducfion) esf en vigueur les 23 ef 24 février 2013 seulemenf ef s'applique uniquemenf aux produifs offerfs en succursale, à l'excepfion des carfes-cadeaux SAQ, des carfes de dégusfafion ef des bons-cadeaux « Les Connaisseurs », ainsi que des produifs oommandés par l'enfremise du servioe des commandes privées ef de ceux en venfe dans le cafalogue Le Courrier vinicole.La consigne sur les bières esf exclue du monfanf d'achaf donnanf droif à l'escompfe.Promofion égalemenf offerfe dans SAQ.COITI.Achafs non oumulafifs.Auoune mise de côfé n'esf accepfée.18 ans ou plus. LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 A 11 ACTUALITES Le sénateur Duffy remboursera ses indemnités de logement Ottawa \u2014 Le sénateur conservateur M&e Duffy a admis vendredi qu\u2019il a «peut-être commis une erreur» en réclamant des indemnités pour se loger dans la capitale fédérale, alors qu\u2019il y possède une résidence, et a indiqué qu\u2019il rembourserait ces sommes.M.Duffy s\u2019est présenté vendredi aux studios de la CBÇ à Charlottetown, capitale de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, qu\u2019il représente au Sénat.En entrevue, il a tout de suite reconnu qu\u2019il avait eu tort de remplir les formulaires de réclamation d\u2019indemnités de logement.Il a soutenu que le formulaire et les règlements étaient vagues et portaient à confusion.M.Duffy est au cœur d\u2019une controverse au sujet de ses indemnités de logement de 33000$ touchées depuis 2010, alors qu\u2019il possède déjà une résidence à Ottawa.Les députés de l\u2019opposition se demandent si sa «résidence principale » est vraiment pne demeure 4e Cavendish, à l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, comme il l\u2019a déjà affirmé \u2014 ce qui lui permettrait de demander des indemnités de logement dans la capitale nationale.La Constitution exige que les sénateurs résident dans la province qu\u2019ils représentent à la Chambre haute.M.Duffy fait l\u2019objet d\u2019un audit, tout comme ses collègues sénateurs Pamela Wallin, Mac Harb et Patrick Brazeau, concernant leurs demandes d\u2019indemnités pour logement.La Presse canadienne Enquête sur quatre policiers de Trois-Rivières La Sûreté du Québec confirme qu\u2019elle mène une enquête sur des allégations de voies de fait qui auraient été commises par quatre policiers de Trois-Id-vières lors d\u2019une arrestation.La Ville deTrois-Idvières indique pour sa part que les quatre policiers visés ont été suspendus avec solde et que leur arme leur a été retirée, ajoutant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019allégations graves et que toute la lumière doit être faite relativement à cette affaire.Les incidents seraient survenus dans la nuit de vendredi à samedi il y a une semaine, soit du D\u2019^au 2 février dernier, à la suite d\u2019un vol qualifié dans une pharmacie tri-fluvienne.Le méfait a donné lieu à une poursuite qui s\u2019est terminée par l\u2019arrestation d\u2019un suspect.C\u2019est lors de l\u2019arrestation qu\u2019auraient été posés les gestes que l\u2019on reproche aux quatre policiers.Le rapport policier n\u2019en faisait aucunement mention, mais à la suite de la présentation d\u2019éléments de preuve provenant d\u2019une tierce personne, les autorités municipales ont décidé d\u2019intervenir et de suspendre les policiers.La Presse canadienne Garneau serait prêt à rouvrir la Constitution pour réformer le Sénat Ottawa \u2014 Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada, Marc Garneau, ne craint pas de rouvrir le débat constitutionnel afin de réformer le Sénat.Dans un entretien téléphonique avec La Presse canadienne depuis Rimouski, vendredi, il a admis que cette démarche risquait de replonger le pays dans une nouvelle ronde de disputes sur plusieurs questions qui divisent le pays.Même si les discussions ne portaient que sur le SénaL M.Garneau a avoué qu\u2019il pourrait être difficile d\u2019arriver à une entente entre les provinces sur le type de réforme qui devrait être entreprise.Le candidat a toutefois souligné que les leaders politiques ne devraient pas laisser la peur de l\u2019échec les empêcher d\u2019essayer d\u2019apporter des changements au SénaL et qu\u2019il était préférable d\u2019essayer que de se contenter du statu quo, une flèche envers le candidat favori, Justin Trudeau.M.Trudeau a déjà déclaré qu\u2019il préférerait améliorer le Sénat actuel, en nommant des sénateurs plus compétents, plutôt que de tenter de réformer la Chambre haute.La Presse canadienne Un nouveau ministre des Affaires autochtones La nomination de Bernard Valcourt est généralement bien accueillie par les Premières Nations BRUCE CHEADLE à Ottawa Un vétéran de la politique décrit comme un battant par un chef autochtone a été nommé vendredi pour reprendre le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien, qui fait actuellement face à de nombreux défis.Bernard Valcourt, un député du Nouveau-Brunswick qui a fait partie du cabinet conservateur de Brian Mulro-ney à la fin des années 1980 et au début des années 1990, reprend le ministère alors que le gouvernement a promis de se pencher sur les questions des traités et des revendications territoriales.M.Valcourt succède à John Duncan, qui a annoncé sa démission la semaine dernière.Il a reconnu avoir écrit une lettre à la Cour canadienne de l\u2019impôt pour intervenir en faveur d\u2019un électeur de son comté.Le député néo-brunswickois était auparavant ministre associé de la Défense nationale, de l\u2019Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) et de la Erancophonie.Dans un communiqué, M.Valcourt, âgé de 61 ans, a déclaré qu\u2019il acceptait son nouveau poste «avec humilité» et a remercié le premier ministre de lui faire confiance pour reprendre ce dossier important.Le nouveau ministre, qui avait été secrétaire d\u2019Etat aux affaires autochtones dans le gouvernement de M.Mulroney de 1987 à 1989, devra se familiariser à nouveau, et rapidement, avec les enjeux autochtones.Il y a plus d\u2019un an, M.Harper a rencontré les leaders autochtones lors d\u2019un sommet hautement symbolique qui promettait de relancer la relation entre la couronne et les Premières Nations.Le mois dernier, à la suite des manifestations du mouvement Idle No More, qui ont endommagé cette relation, MM.Harper et Duncan ont de nouveau rencontré les chefs autochtones et ont promis de revoir avec urgence les traités et d\u2019accélérer les négociations de revendications territoriales.Un battant M.Valcourt a reçu l\u2019appui d\u2019un chef autochtone de sa région, qui l\u2019a décrit comme un battant.«Il n\u2019a pas peur de se lancer dans une situation difficile pour aider», a déclaré Roger m ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE Bernard Valcourt a déclaré qu\u2019il acceptait son nouveau poste «avec humilité».Augustine, le chef régional de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN) pour le Nou-veau-Bpunswick et l\u2019Ile-du-Prince-Edouard.M.Augustine, qui a siégé à un conseil de développement économique autochtone avec M.Valcourt, a ajouté qu\u2019il avait hâte de travailler avec le nouveau ministre, et qu\u2019il en était de même pour le chef de l\u2019APN Shawn Atleo.Ce dernier a déclaré dans un communiqué que la nomination du nouveau ministre survenait à un moment unique pour les Premières Nations et le Canada.«Nous espérons que le ministre Valcourt travaillera avec le leadership des Premières Nations directement pour faire avancer les enjeux prioritaires et arriver à un changement transformateur pour les citoyens des Premières Nations», a fait valoir le chef Atleo.La nomination de M.Valcourt a toutefois été critiquée par Derek Nepinak, un leader autochtone du Manitoba connu pour son franc-parler.M.Nepinak a émis des doutes sur la compréhension qu\u2019un ministre de l\u2019Est aurait des enjeux des autochtones de l\u2019ouest du pays.M.Augustine a toutefois soutenu que même M.Nepinak approuverait la nomination du nouveau ministre s\u2019il lui donnait le temps.Le premier ministre Stephen Harper a assigné à d\u2019autres députés les anciennes responsabilités de M.Valcourt, vendredi, au cours d\u2019une cérémonie privée d\u2019assermentation à Rideau Hall.Kerry-Lynne D.Eindlay sera ainsi désormais ministre associée de la Défense nationale ; la ministre du Revenu national, Gail Shea, hérite du dossier de l\u2019APECA et le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, de celui de la Erancophonie.Bernard Valcourt, député de Madawaska-Restigouche, a effectué un retour sur la scène fédérale en 2011 après un passage en politique provinciale au Nouveau-Brunswick.La Presse canadienne fv rthhr- ^ 8 PRODUITS D\u2019EPARGNE FLEXIBLES ET SÛRS APPELEZ-NOUS POUR EN SAVOIR PLUS 1 800 463-52291 www.epq.gouv.qcca Du lundi au vendredi de 8 h à 20 h et les samedis de février de 10 h à 16 h ÉPARGNE VOTRE PLACEMENTS 5!Ia QUEBEC GAFIANTI À100% BONI DE LA PREMIERE ANNEE POUR LES NOUVEAUX EONDS REER, EERR, CRI ET ERV INVESTIS EN OBLIGATIONS Epargne Placements Québec HH A 12 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 EEVRIER 2013 ACTUALITES SUJETS SUITE DE LA PAGE 1 les divisions opposant toujours les groupes en présence ne prédisposent pas totalement à un échange destiné à confirmer l\u2019importance de l\u2019enseignement supérieur au Québec.Tout indique que le sempiternel tire-pousse autour des droits de scolarité se jouera à nouveau, laissant dans l\u2019ombre des questions de vive importance.Liste des sujets négligés potentiels.1.\tLes différents modèles universitaires C\u2019est un secret de Polichinelle : les recteurs ont du mal à atteindre des consensus.Porte-parole d\u2019univers très distincts les uns des autres, ils se sont opposés sur la question d\u2019un réseau à deux vitesses, avec d\u2019un côté les grandes universités de recherche auxquelles seraient versées des sommes supérieures et de l\u2019autre les constituantes régionales, soudainement traitées comme des universités de second rang.« Nous en sommes arrivés à voir différents modèles d\u2019université comme des modèles qui s\u2019opposent, incapables de s\u2019harmoniser », constate Claude Lessard, président du Conseil supérieur de l\u2019éducation, qui tient à préciser en entretien avec Le Devoir qu\u2019il ne cause pas avec nous des « sujets oubliés » par le Sommet, mais plutôt de « pistes de réflexion à poursuivre après le Sommet ».«A côté du modèle traditionnel du savoir pour le savoir cohabite un modèle plutôt centré sur la pertinence, un modèle utilitaire, centré sur l\u2019économie mais aussi sur les institutions culturelles, communautaires et sociales.Dans ma tête à moi, ce n\u2019est pas l\u2019un ou l\u2019autre, mais c\u2019est plutôt comment gérer la cohabitation des deux.On ne veut ni l\u2019université tour d\u2019ivoire, ni non plus celle qui serait assujettie aux impératijs financiers.Mais que veut-on au juste ?Il faut parler de cela, et on n\u2019en parle pas.Ne pas en parler entraîne deux dérives potentielles : la dérive marchande, qui suppose que les universités sont poussées par des besoins socioéconomiques et deviennent entrepreneuriales, et la dérive académique, qui met un accent très fort sur la recherche au détriment de l\u2019enseignement » 2.\tLes dépenses fiscales en éducation postsecondaire Dans son cahier de propositions soumis à la réflexion en vue du Sommet, Québec ouvre la porte à « la possibilité de transformer le crédit d\u2019impôt pour études afin qu\u2019il soit plus accessible aux étudiants et à leurs familles qui ont des revenus trop faibles pour en profiter actuellement».Cette idée rejoint l\u2019une des marottes de Pier-André Bouchard St-Amant, doctorant en économie à la Queen\u2019s University et président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) au moment de la grève de 2005.« Québec et Ottawa dépensent plus de 700 millions en crédits d\u2019impôt pour les droits de scolarité, en déductions fiscales pour le régime enregistré d\u2019épargne retraite et d\u2019autres mesures de la sorte.Juste avec les subventions à l\u2019épargne, on donne 10 800 $ par futur étudiant.On subventionne des gens qui peuvent épargner et qui paient de l\u2019impôt.Pourquoi ne souffle-t-on pas mot de l\u2019inefficacité et du caractère inéquitable de ces mesures ?» 3.\tL\u2019inflation des notes Sujet tabou s\u2019il en est, l\u2019inflation des notes serait-elle le symptôme d\u2019un modèle qui s\u2019essouf- OSCAR SUITE DE LA PAGE 1 grands honneurs.Bach at the ranch ! Les États-Unis s\u2019autocélébreront au Dolby Theatre, sous l\u2019apimation de Seth MacFarlane.À travers les nombreux thèmes historiques abordés aux Qscar cette année, la fibre patriotique américaine est titillée.C\u2019est elle qui cause problème.Sont revisités des événements parfois anciens, comme dans Lincoln de Spielberg (abolition de l\u2019esclavage) et Django Unchained de Tarantino (avant ladite abolition), ou plus récents, comme dans Argo de Ben Affleck (crise des otages américains en Iran) et Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow (traque de Ben Laden).Une liberté historique plus ou moins grande fut prise par tout un chacun.Ce sont des fictions, faut-il le rappeler, mais les « bons » patriotes risquent d\u2019être primés au détriment des « mauvais ».La question n\u2019est plus d\u2019avoir ou non fait un bon film, mais d\u2019avoir ou non ménagé l\u2019ego national.Vent de paranoïa ?Les dés sont pipés.Nul balayage en vue, mais de molles demi-victoires.Le meilleur film Argo de Ben Affleck, un bon film, drôle, puis haletant, arrangé avec le gars des vues, s\u2019est trafiqué un happy end.Personne ne le lui reproche.Les Américains ont un bon profil dans ce bras de fer de la CIA avec les « barbares » iraniens.Qu lui prédit la statuette du meilleur film, non grâce à ses mérites, car Argo est relativement mineur (et, dans ce registre, fort inférieur à Zero Dark Thirty), mais il n\u2019égratigne pas le drapeau.Son grand concurrent demeure Lincoln de Spielberg, ambitieux mais académique et bavard, porté par de bons interprètes, un caractère instructif son hommage senti au seizième président américain.Poulain de tête aux nominations (12), Lincoln a donc vu son étoile pâlir au profit du plus fie ?«En 1988, 26 % des étudiants en médecine de l\u2019Université Laval avaient une moyenne de A.En 2001, ils étaient 67 % constate Pier-An-dré Bouchard St-Amant.« Etudiants plus brillants qu\u2019avant ?Effet du contingentement ?Ou distribution de A plus généreuse qu\u2019aupara-vant ?Quelle valeur réelle ont nos diplômes ?De ça, on ne parle pas.» Pour Claude Lessard, ce sujet doit être examiné, si délicat soif il.«Dans un contexte de forte concurrence et de ressources insuffisantes, c\u2019est sûr qu\u2019il y a des risques, et celui de l\u2019inflation des notes en est un.» 4.\tLes nouvelles populations étudiantes « Une des premières choses que l\u2019on devrait faire rapidement après le Sommet serait un portrait riche et exhaustif du chemin parcouru par les universités et les cégeps, en s\u2019attardant par exemple aux populations étudiantes, souligne Claude Lessard.On a affaire maintenant à des adultes qui sont parents, qui travaillent, et nous sommes loin du stéréotype largement diffusé pendant le printemps étudiant du jeune de 19 à 24 ans qui va à l\u2019université.Cela a des conséquences importantes sur l\u2019offre, et il faut mieux documenter cela.» 5.\tLa croissance prévue des effectifs Appelé à participer à la rencontre thématique portant sur la gouvernance, le directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées 0GQPP), Michel Nadeau, a été surpris de voir qu\u2019on ne soufflait mot des prévisions démographiques du gouvernement même, selon lesquelles les universités vivront bientôt une décroissance.«A-t-on soulevé les pierres de tous les enjeux ?écrivait-il dans une lettre ouverte au Devoir publiée début février.Qui a amené la question de la croissance future de la population universitaire jusqu\u2019en 2023 ?Comment a-t-on abordé la stagnation, voire le déclin de la population des collèges et son impact sur la population universitaire future ?» 6.\tLes cégeps Ils seront présents, représentés par leurs fédérations de dirigeants, de professeurs et d\u2019étudiants, mais où sont véritablement les cégeps dans cette grand-messe destinée en théorie à la grande famille de l\u2019enseignement supérieur, mais en pratique dirigée presque exclusivement vers les universités ?7.\tLa politique de financement des universités Québec le reconnaît dans son document : la politique de financement des universités, dans sa forme actuelle, nourrit la concurrence entre les établissements.Mais osera-ton vraiment la réformer jusque dans ses vices cachés ?« Cette politique entraîne plusieurs effets pervers, note Pier-André Bouchard St-Amant.La course aux clientèles, la création de campus satellites, mais aussi ce qu\u2019on appelle l\u2019effet entonnoir : augmenter le nombre d\u2019étudiants à l\u2019entrée tout en sachant fort bien qu\u2019on en fera échouer plusieurs à la 2\u201c ou à la 3\u201c année du bac.Pourquoi ne pas plutôt contingenter ?» 8.\tLes effets néfastes de la crise étudiante Michel Belley a été recteur de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi ÇJQAC) pendant dix ans.Les étudiants de première génération comptent pour une portion importante des étudiants du réseau de l\u2019UQ et le discours de la dernière année, où il fut répété que toute hausse des droits allait réduire l\u2019accessibilité, pourrait avoir sérieusement nui aux chances de plusieurs de tenter l\u2019aventure de l\u2019université.« Pendant un an, on a répété que les plus pauvres ne pourraient pas aller à l\u2019université, dit Michel Belley.Pour des candidats fragiles comme les étudiants de première génération, ce discours peut faire des ravages.J\u2019espère qu\u2019on va corriger cette fausse perception et qu\u2019on va pacifier le débat.La pire chose serait qu\u2019on trouve des solutions à des problèmes inventés.» Le Devoir Michel SEYMOUR Une idée de luniversité Propositions d\u2019un professeur militant Une vision, des idées, une réflexion de ce que devrait être cette institution.» Jacques Beauchamp, Radio-Canada « Le philosophe Michel Seymour en appelle à une \u201c utopie réaliste\u201d dans le débat sur les droits de scolarité.» Éric Desrosiers, Le Devoir '\u2019Michel SEYMOUR ^ne idée de Université 'Militant r' A ans Essai \u2022 2i6 pages \u2022 24,95 -PDF et ePub 18,99 î consensuel Argo, lequel moissonne les trophées partout : Golden Globes, Baftas, Syndicat des réalisateurs américains.César du meilleur film étranger, etc.Affleck serait le quatrième cinéaste dans l\u2019histoire des Qscar à remporter la statuette du meilleur fdm sans concourir à la réalisation.Probablement à lui aussi, un coup parti, l\u2019Qscar du meilleur scénario adapté et du meilleur montage.Fait désolant : des sénateurs et des acteurs ont appelé les votants de l\u2019Académie à boycotter Zero Dark Thirty, sous prétexte que le film met en avant des pratiques de torture américaines que plusieurs préfèrent passer sous silence.Des voix plus libérales volent au secours du film, mais le mal est faif et Kathrjm Bigelow (seule femme à avoir reçu l\u2019Qscar de la meilleure réabsation avec The Hurt Locker) n\u2019est pas en bce dans cette catégorie.Quant à Tony Kushner, le scénariste de Lincoln, il a subi les foudres d\u2019un élu du Connecticut, lequel esdme que les représentants de son État ne faisaient pas bonne figure.lors du vote de l\u2019abobdon de l\u2019esclavage en 1865.La meilleure réalisation Spielberg, cinéaste iconique, n\u2019a pas triomphé pour le meilleur film depuis Schindler\u2019s List en 1994 et pour la meilleure réalisation depuis Saving Private Ryan en 1999.Qu prédit du moins à son Lincoln le prix de la meilleure réalisation {in abstentia de Ben Affleck).Par ailleurs, Daniel Day-Lewis sera de toute évidence le premier triple oscarisé comme meilleur acteur, grâce à son incarnation du président.Le film pourrait aussi valoir à l\u2019excellent Tommy Lee Jones l\u2019Qscar du meilleur second rôle.À moins qu\u2019il n\u2019échoie au non moins méritant Christoph Waltz, le tueur à gages de Django Unchained.Tarantino n\u2019a pas caché la part fantaisiste de sa farce cruelle Django Unchained, réinventant les rapports dominants-dominés dans le Sud américain du XIX® siècle, mais le mot nigger (nègre) est si souvent prononcé que les bonnes consciences en furent choquées.Nommé dans la catégorie du meilleur film, il ne l\u2019est pas dans celle du meilleur réalisateur.Une grande œuvre comme The Master de Paul Thomas Anderson, à l\u2019automne le film à battre, a glissé depuis.Non seulement à cause des dérapages verbaux de son acteur Joaquin Phoenix, mais parce que le film aborde l\u2019aventure de la Scientologie.La secte compte plus d\u2019adeptes qu\u2019on ne le pense à Holljrwood, par-delà les Cruise et Travolta.Anderson a eu beau couper des scènes délicates et passer sous silence l\u2019argenf extorqué aux membres, son sujet l\u2019a miné.Écarté des grandes catégories : meilleur film, meilleur réalisateur; et si Joaquin Phoenix mérite la statuette du meilleur acteur, il s\u2019inclinera devant Daniel Day-Lewis.Le hautement original Beasts of the Southern Wild, premier long-métrage de Benh Zeitlin, en nomination dans plusieurs catégories prestigieuses, dont meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice (Quvenz-hané Wallis, à 9 ans la plus jeune de l\u2019histoire des Qscar, affronte la plus âgée : Emmanuelle Riva, 86 ans le jour du même du gala, pour Amour), devrait rester sur la touche.Jennifer Lawrence, en jeune veuve avec un grain, dans le surfait mais charmant Silver Linings Playbook, sera sans doute coiffée meilleure actrice, au nez d\u2019actrices plus méritantes, dont Jessica Chastain, l\u2019intrépide enquêteuse de Zero Dark Thirty.Ce film controversé de Kathryn Bigelow devrait mordre la poussière, sauf peut-être au meilleur scénario original.qui ira probablement à Tarantino.Anne Hathaway, la chantante Fantine des Misérables, repartira, c\u2019est sûr, avec la statuette de la meilleure actrice de soutien.Life of Pi d\u2019Ang Lee, aux extraordinaires effets 3D, devrait récolter de grands prix techniques : meilleure caméra, meilleure musique, meilleurs effets visuels.Tous nos vœux, par ailleurs, au Québécois Yan England, en nomination pour le meilleur court-métrage avec Henry.Dimanche, on suivra tout ça, en grognant aussi.Drôle d\u2019année patriotique.Hep ! C\u2019est la fête.du cinéma.Le Devoir DUCHESNE SUITE DE LA PAGE 1 reddition de comptes et plus efficace.» 11 souhaite aussi une uniformisation des états financiers.«Même le vérificateur général, qui est allé voir la gestion de l\u2019UQ AM, a dit qu\u2019il avait de la misère à comprendre », souligne M.Duchesne.«Ils sont corrects, les états financiers, et ils respectent les cadres des vérificateurs, mais peut-on les comprendre et les rendre comparables d\u2019une institution à une autre ?» Les conseils d\u2019administration des universités ne seront pas affaiblis, mais plus «solides ».Quelle devrait être leur composition ?Comment pourrait-on préciser leur mission ?Cela pourrait parfaitement faire l\u2019objet d\u2019un chantier, rappelle le ministre, qui insiste pour dire qu\u2019il ne s\u2019agit pas de repousser dans le temps certains dossiers chauds.« On va mettre des échéanciers.» De pair avec la gouvernance, l\u2019une des trois grandes réformes qu\u2019il veut mener, le ministre met de l\u2019avant la création d\u2019un organisme-conseil indépendant sous son autorité, dont le rôle serait de s\u2019assurer d\u2019une forme de reddition de comptes, à l\u2019image de ce que proposent les recteurs.Une façon de ressusciter feu le conseil des universités, qui s\u2019est éteint en 1993.« On se retrouve des années plus tard avec certains problèmes.Il faut ramener la concertation des universités, un développement qui a une certaine cohérence, un suivi dans les nouveaux programmes pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de dédoublements, etc.Plus personne ne faisait ça.» La formule de financement Le ministre promet également de réformer la formule de financement, qui dote les universités selon leurs effectifs, pour introduire des critères socio-économiques, comme les diplômés de première génération.Cette formule avantagerait les universités en région, du réseau de l\u2019UQ, au détriment d\u2019universités anglophones, comme McGill, qui n\u2019a que le quart de ses étudiants dans cette catégorie.11 n\u2019exclut pas de lier des enveloppes à des objectifs de rétention.« Si vos étudiants arrivent de l\u2019étranger, paient des droits de scolarité comme dans leur pays, font une bonne affaire.si à 90 % ils retournent chez eux, la nation québécoise y gagne quoi ?», a dit le ministre, faisant allusion à McGill Mais pour l\u2019instant, il n\u2019est pas question de modulation ou de financement différencié, affirme Pierre Duchesne.Toutes les universités ont les mêmes règles.« McGill nous demande des règles particulières pour tenir compte de leur situation et on ne voit pas pourquoi on irait dans ce sens-là.Les universités québécoises, c\u2019est un réseau en soi, et on est fiers qu\u2019elles soient toutes là-dedans », a-t-il dit.Une décision sur les droits de scolarité 11 mise sur ses trois réformes, qui vont restructurer le système beaucoup plus que « des points de pourcentage de droits de scolarité ».N\u2019empêche, il ne nie pas que la question des droits de scolarité est un incontournable qui ne devra pas finir en chantier.« Il faut une entente et il faut qu\u2019il y ait une décision.» 11 fera connaître sa proposition plus détaillée d\u2019indexation au Sommet lundi.À ce stade-ci, les acteurs sont campés sur leurs positions et le consensus apparaît difficile.Ést-ce réaliste de prendre une décision dans ce contexte ?« C\u2019est pas moi qui veux une décision sur les droits de scolarité, c\u2019est ce que les Québécois nous demandent », répond le ministre.«Parlez à vos amis, à votre parenté, qu\u2019est-ce qu\u2019ils demandent : \u201cOn peut-tu régler cette affaire-là ?\u201d J\u2019ajoute, comme ministre qui incarne une partie l\u2019Etat québécois, que la société québécoise ne peut pas se permettre tous les 10-15 ans une vague de grève chaque fois qu\u2019on redéfinit les droits de scolarité.» Le ministre Duchesne ne ferme pas la porte à la contribution des entreprises dans le financement des universités, mais soutient qu\u2019il n\u2019est pas question, pour l\u2019instant, de contraindre le privé de quelque façon que ce soit.« Ce n\u2019est pas politiquement réaliste.Ce n\u2019est pas dans ce chemin qu\u2019il faut aller.Vous ne vous souvenez pas de la taxe santé ?», dit-il.Plutôt que de jouer sur des terrains glissants, le ministre préfère se faire le chantre de la paix sociale revenue.11 se targue de tenir des discussions ouvertes et de parler à tout le monde, tant aux recteurs et professeurs qu\u2019aux associations étudiantes plus « modérées » et celles « plus définies dans leur position ».Et même si toutes ne seront pas autour de la table lundi au Sommet, il rappelle qu\u2019on est loin de la crise du printemps.Aurait-il voulu faire certaines choses autrement ?« Il est un peu trop tôt pour faire le bilan », souligne le ministre.« Je me suis surtout attardé à ramener un climat favorable aux échanges.Au Québec, un de nos traits de caractère, c\u2019est qu\u2019on est capables de dialoguer autour d\u2019une table.Certains se moquent, mais je pense que les gens aiment pas mal mieux voir des gens nombreux autour d\u2019une grande table que de voir les images insoutenables qu\u2019on a eues chaque fois qu\u2019on prenait notre souper, pendant des soirs.Les Québécois ne veulent plus voir ça.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au 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