Le devoir, 9 mars 2013, Cahier G
[" INTERNATIONAI FRANCOPHONIE \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t Abdou Diouf prêche la solidarité internationale Page 2 CAHIER THEMATIQUE G > LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 20IS Jours de vigilance Il y a partout danger de voir une langue se transformer en autre chose qu\u2019elle-même La Suisse observe le Québec.Le Québec a le regard tourné vers l\u2019Afrique, ce continent où l\u2019Organisation internationale de la Francophonie tiendra son sommet, en 2014.Quant à TV5 Québec Canada, elle entend offrir une nouvelle chaîne, pancanadienne, celle-là, qui proposerait du contenu à intérêt local.Tout cela dans un contexte où d\u2019aucuns remettent en question la politique québécoise voulant qu\u2019on inscrive dans le cursus du primaire une année entière d\u2019immersion en langue anglaise.ILLUSTRATION LE DEVOIR La solidarité entre les peuples est l\u2019un des fondements de la communauté francophone et de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, dont le prochain sommet se déroulera à Dakar, au Sénégal, en 2014.Il ne suffit pas de défendre ou d\u2019autoriser l\u2019usage d\u2019une langue.Il faut aussi se donner les moyens de construire des identités enceil^e v NORMAND THERIAULT Est-ce la présence d\u2019Internet, et la mondialisation qu\u2019il entraîne, qui expliquerait qu\u2019aujourd\u2019hui la communication a plus d\u2019importance que l\u2019information?Car on ne lit plus autant les journaux, on abandonne les livres et beaucoup, maintenant, n\u2019écrivent plus: ils «twittent», ils «googlent», ils «facebookent».Finies les phrases coulantes, la recherche du mot juste ou de l\u2019expression bien tournée : on utilise un sabir dont le destinataire a les codes, car le recours au raccourci donne l\u2019illusion de la vitesse.En conséquence, l\u2019anglais, langue synthétique, a la cote : ne suffit-il pas, pour s\u2019exprimer, de simplement connaître un mot et d\u2019ainsi créer, en le glissant tel quel dans une phrase, un verbe, un adjectif, bref, un court syntagme qui «dit bien ce que l\u2019on veut dire » ?Et puisque l\u2019anglais est la langue des affaires et la langue que les Américains utilisent quasi cons-tamment, on ne saurait reprocher à ces derniers qui ont mis le monde en réseau, Microsoft et Apple s\u2019étant attelés à cette tâche, de l\u2019avoir choisi pour réaliser leur projet Communication La plqnète Terre se transforme.A Tombouctou, à Milan, à Tokyo ou à Jérusalem, si d\u2019aventure deux individus se rencontrent sans se connaître au préalable, il ne faudra pas vous étonner, vous qui observez la scène, si ces deux-là, fussent-ils de même nationalité, nouent tout naturellement le dialogue en anglais.Quitte à vous imposer un charabia approximatif.Car on peut toujours s\u2019exprimer dans une langue donnée, mais de là à rendre compréhensibles des idées complexes, il y a toute une marge.Parmi ceux qui ont l\u2019ambition de s\u2019exprimer dans leur langue maternelle, beaucoup n\u2019ont pas une formation suffisante.Ainsi, au Québec, l\u2019objectif ministériel au chapitre de la connaissance de la langue française veut qu\u2019à l\u2019examen terminal de niveau collégial, l\u2019élève produise un texte en 800 mots comportant moins de 30 fautes, un critère qui aurait naguère mis en échec un élève en première secondaire.Nous vivons dans un monde de l\u2019information.Et aussi dp rapprochement des cultures.A la télécommunication omniprésente s\u2019ajoute aussi la vie en direct au contact de ce qui était hier exotique, ou à tout le moins étranger.Bientôt, il ne restera plus dans notre monde occidental d\u2019enclaves peuplées par les seules gens du cru.Ainsi, quiconque prend le métro ou emprunte le trajet des lignes 80 ou 165 à Montréal peut faire le compte et constater que, pour un trajet donné, le «pure laine» est généralement en minorité.Dans ce contexte, certains politiques ont tôt fait d\u2019opérer un raccourci: on s\u2019internationalise, on veut devenir international, parlons donc anglais.Pourtant, s\u2019agissant de l\u2019éducation, il y a, nous dit Bernard Cer-quiglini, «une façon francophone de penser l\u2019enseignement supérieur, outil du développement».De fait, 800 dirigeants d\u2019universités de par le monde semblent partager l\u2019analyse du recteur de l\u2019Agence universitaire de la francophonie, eux qui ont inscrit leur établissement respectif dans ce réseau s\u2019étendant sur cinq continents.Bientôt, il ne restera plus dans notre monde occidental d\u2019enclaves peuplées par les seules gens du cru Solidarité Qu\u2019en est-il sur le plan politique?Tournons-nous cette fois du côté de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, qui se montre aujourd\u2019hui souvent plus active et plus entreprenante que le Commonwealth qu\u2019elle avait pris pour modèle, lors de sa fondation, il y a plus de 40 ans, quitte à sacrifier à l\u2019occasion le souci économique au profit du projet politique : «La solidarité fait partie des fondements de notre communauté, elle est au cœur de notre action depuis sa création le 20 mars 1970», rappelle d\u2019ailleurs Abdou Diouf, son secrétaire général.Solidarité, donc, mais pas à n\u2019importe quel prix, nuance le ministre québécois responsable, entre autres dossiers, de la Francophonie: «On n\u2019est pas contre l\u2019idée d\u2019élargir la Francophonie, déclare Jean-François Lisée, mais il faut que cet élargissement soit significatif II faut que les pays qui se joignent à la Francophonie fassent un effort réel et mesurable en ce qui a trait à la promotion du français dans la société civile, à l\u2019enseignement du français à titre de langue seconde, etc.Il ne faut pas que ce soit une adhésion de complaisance.» Et de signaler par la suite que son gouvernement veut mettre sur pied une politique d\u2019ouverture vis-à-vis de l\u2019Afrique, ce coin du monde que lentement le Canada délaisse, mais qui accueillera bientôt le plus grand bloc de locuteurs de langue française de la planète.Identité Mais devant l\u2019hégémonie réelle de la langue anglaise, du fait que les réseaux planétaires l\u2019ont adopté et que les modes traditionnels d\u2019information vivent (pour ne pas dire survivent) avec difficulté, il y a partout danger de voir toute langue se transformer en autre chose qu\u2019elle-même : demain, dans la langue française, il n\u2019y a pas que le plus-que-parfait du subjonctif qui sera chose du passé.Aussi, en Suisse, le Parlement du Canton du Jura a voté en 2010, prenant modèle sur le Québec, une loi pour contrer la prolifération des anglicismes.Ici, notre ministre responsable de la Métropole se voit encore reprocher ses déclarations portant sur l\u2019utilisation de l\u2019anglais dans les services publics.Mais il ne suffit pas de défendre ou d\u2019autoriser l\u2019usage d\u2019une langue.II faut aussi se donner les moyens de construire des identités : cela ne justifie-t-il pas largement le projet de chaîne pancanadienne de TV5 Québec Canada, qui entend offrir à tous les francophones hors Québec une télévision de proximité ?En effet, pour que les gens parlent avec fierté une langue, il faut qu\u2019ils parviennent à se reconnaître en elle.Le Devoir De multiples dictionnaires Définitions \u2022 Synonymes \u2022 Antonymes \u2022 Conjugaison \u2022 Cooccurrences \u2022 Analogies \u2022 Citations \u2022 Locutions \u2022 Familles \u2022 Anagrammes Et en prime, de puissants moteurs de recherche ultrarapides, des guides linguistiques détaillés et le meilleur correcteur orthographique, grammatical et stylistique qui soit.Antidote : le remède à tous vos mots.www.antidote.info G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 20IS FRANCOPHONIE ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE Le français doit être la langue de la solidarité Le prochain Sommet de la Francophonie se déroulera en 2014 à Dakar, au Sénégal, dans ce pays qui vit naître Ahdou Diouf.Il en devint tour à tour le premier ministre et le président de 1981 à 2000.Il occupe les fonctions de secrétaire général de la Francophonie depuis 2003.À l\u2019occasion de son retour en terre natale, il quittera la harre de cette organisation internationale jouissant d\u2019un rayonnement mondial.Avant de tirer sa révérence l\u2019an prochain, il répond aujourd\u2019hui aux questions du Devoir.REGINALD HARVEY Aux dires du secrétaire général de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), plusieurs moments «forts» ont marqué le monde francophone ces dernières années.L\u2019un d\u2019eux fut sans contredit le tout premier Forum mondial de la langue française, qui s\u2019est tenu à Québec en juillet dernier.«Le gouvernement du Québec avait été le premier à répondre à l\u2019appel que j\u2019avais lancé lors du Sommet de Montreux, en 2010, souligne Abdou Diouf.J\u2019avais souhaité rassembler la société civile, les forces vives de la langue française, à l\u2019occasion d\u2019un Forum qui donnerait la parole aux jeunes venus des cinq continents.Le succès a été magistral puisque nous avons réuni 2000 participants de la société civile, dont une majorité de jeunes de moins de 30 ans, en provenance de 94 pays, regroupés pour une semaine d\u2019activités, de témoignages et de débats sur la langue française, sa réalité et son avenir.» «Le deuxième rendez-vous déterminant a été le Sommet des chefs d\u2019Etat et de gouvernement ayant le français en partage, qui se sont retrouvés en octobre 2012 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, poursuit-il.Pour la première fois depuis 1986, le Sommet a eu lieu en Afrique centrale, une région qui constitue un réservoir important de francophones.C\u2019était un moment très important pour les Congolais, pour la région et pour toute la Francophonie ! » Langue et solidarité A l\u2019occasion de la Journée internationale de la Francophonie, qui se tient le 20 mars prochain, il rappelle l\u2019importance de la solidarité et de la fraternité entre pays francophones, alors que plusieurs pays connaissent l\u2019instabilité politique.«La solidarité fait partie des fondements de notre communauté, elle est au cœur de notre action depuis sa création le 20 mars 1970.Aujourd\u2019hui, elle s\u2019est récemment exprimée par le formidable geste de la France, aidé par d\u2019autres pays francophones, dont le Canada, qui a répondu à l\u2019appel de détresse d\u2019un de nos pays membres.Il nous fallait venir en aide au Mali pour lutter contre le terrorisme et l\u2019aider à recouvrer sa souveraineté et son intégrité territoriale.C\u2019était un geste très courageux de la part du président français, François Hollande, et je tiens à le remercier chaleureusement», dit-il.Les vives tensions qui ont parfois dégénéré en conflit - FABRICE COFFRINI AGENCE FRANCE-PRESSE Abdou Diouf quittera la barre de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie en 2014.dans certains pays membres qui ont vécu le,printemps arabe, comme l\u2019Egypte et la Tunisie, l\u2019ont interpellé, af-firme-t-il.«Les mouvements populaires qui ont émergé dans la région il y a deux ans, en particulier dans ces deux Etats membres de la Francophonie, nous ont évidemment interpellés.A l\u2019effervescence de ces révolutions succèdent aujourd\u2019hui les processus de transition politique, qui constituent des étapes décisives, exigeantes et bien souvent délicates.Les difficultés auxquelles se heurtent depuis plusieurs mois ces deux pays sont naturellement source de préoccupations pour la grande famille francophone », souligne M.Diouf.«J\u2019ai pour ma part fermement condamné les violences politiques qui ont eu lieu dernièrement, en particulier en Tunisie, avec l\u2019assassinat odieux de Chokri Belaid », rappelle le secrétaire général de l\u2019OIF Il fait appel à la patience et à l\u2019écoute des populations devant le défi que posent les problèmes auxquels ces pays sont confrontés.«Certes, reconnaissons que les transitions démocratiques exigent du temps avant d\u2019aboutir et que nous devons demeurer solidaires des peuples de ces pays en poursuivant notre appui à ces processus.Néanmoins, il nous faut demeurer très vigilants, en particulier au chapitre de la protection des droits et des libertés.Les autorités nationales doivent faire preuve de responsabilité et tout mettre en œuvre pour que soient réalisées les revendications démocratiques portées par ces mouvements populaires.Les peuples arabes ont su se mobiliser, parfois au péril de leur vie, pour que tombent les régimes autoritaires.Si on ne répond pas à leurs aspirations de manière satisfaisante, le risque est grand de les voir à nouveau réagir.» Le Québec, un modèle Autre défi, le fait francophone en Amérique.Selon M.Diouf, Amérique et Francophonie sont-ils toujoius compatibles?«Certainement! dit M.Diouf.Il y a beaucoup de francophones et de locuteurs du français sur le continent améri- cain.Bien entendu, c\u2019est dans votre pays, et au Québec, en particulier, que l\u2019on compte le plus de francophones.Le Québec est un modèle de fierté, de détermination et d\u2019audace pour protéger et promouvoir la langue française; il représente le foyer des francophones d\u2019Amérique.Les communautés acadienne, franco-ontarienne et les autres francophones du Canada constituent aussi des forces vives de la Francophonie des Amériques.Je sais aussi que dans les provinces anglophones du Canada, les apprenants en français sont de plus en plus nombreux, ce qui est une bonne chose.Si nous parlons du continent américain, je ne veux pas oublier les millions de francophones et de locuteurs aux Etats-Unis et dans les Caraïbes.Dans ces pays, la diversité culturelle et linguistique, que la Francophonie promeut avec vigueur, devient de plus en plus une réalité concrète puisque l\u2019anglais cohabite désormais avec l\u2019espagnol et le français.» Il se penche en dernier lieu sur le sommet de Dakar en 2014 pour saluer l\u2019histoire et se projeter vers l\u2019avenir : « Oui, 25 ans après le Sommet de la Francophonie de Dakar, en 1989, le premier en terre africaine, la communauté francophone se retrouvera au Sénégal.Au pays de Léopold Sédar Senghor, une des figures majeures de la Francophonie, et mon père spirituel en politique.Ce sera mon dernier Sommet, puisque j\u2019ai annoncé qu\u2019à la fin de mon mandat, je me retirerais de la vie publique.Je veux profiter de la compagnie de ma famille, de mes enfants et de mes petits-enfants.» Collaborateur Le Devoir FRANC0LA§ Une façon simple de perfectionner son français Dans le cadre de sa mission éducative, TV5 Québec Canada présente Francolab, un site internet gratuit mettant à la disposition des enseignants et des apprenants des ressources pédagogiques autour de l\u2019apprentissage du français.AU PROGRAMME: LES PROJETS Francolab propose un large éventail de contenus multimédias autour desquels sont développés des fiches d\u2019activités détaiilées, des quiz et des contenus culturels, géographiques ou historiques.Des projets facilement accessibles et spécialement conçus pour un usage en classe.LES QUIZ Associés aux projets ou Indépendants, les quiz permettent aux apprenants de tester leur culture générale et leur compréhension des contenus de Francolab.Pour apprendre tout en s\u2019amusant! ^ Culture culinaire 02.Comment récolte-t-on les canneberges ?Bonne réponse! Q En Inondant les champs n En secouant l'arbre G À la main, une par une Explication : En inondant les champs, les fruits remontent à la surlace et sont ramassés plus facilement.LA COLLECTION SUR IVACc Les vidéos de la collection de Francolab sont issues d\u2019une sélection d\u2019émissions canadiennes qui traitent de culture et de société et qui peuvent être visionnées en ligne.Des fiches d\u2019activités sont développées pour chaque émission afin de perfectionner la compréhension orale et susciter la discussion,\t_____________ mmiwmm- ¦ i LES FICHES PÉDAGOGIQUES Afin d\u2019en faciliter l\u2019accès, les fiches pédagogiques de Francolab sont disponibles sur une même page et classées par contenu et par niveau.Les activités peuvent être téléchargées en un seul clic.MES ÉTATS*Ndfe^UEq ?oooo francolab.tv5.ca LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 20IS G 3 FRANCOPHONIE ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019usage du français sur l\u2019île de Montréal inquiète et donne lieu à des manifestations ponctuelles.RELATIONS INTERNATIONALES L\u2019avenir du français à Montréal est une priorité Québec déposera un plan d\u2019action consacré à l\u2019Afrique L\u2019avenir du français sur l\u2019île de Montréal figure parmi les priorités du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée.Discussion sur le français dans la métropole québécoise, mais aussi sur la place du Québec au sein de la Francophonie.THIERRY HAROUN On ne s\u2019étonnera pas d\u2019appendre que l\u2019avenir du français sur l\u2019île de Montréal fait partie des dossiers posés au sommet de la pile de ceux que traite le ministre Lisée, ne serait-ce que parce qu\u2019il est aussi ministre responsable de Montréal.«Ecoutez, l\u2019avenir du français sur l\u2019île de Montréal est pour moi essentiel», lance le ministre, qui rappelle qu\u2019il a mis mis sur pied un comité ayant pour mandat de favoriser la rétention des familles sur l\u2019île de Montréal, comité qui devrait remettre son rapport et ses recommandations sous peu.«Cette question est une priorité gouvernementale importante parce que le maintien d\u2019une majorité francophone à Montréal est une condition du succès du français.» Que faire?«C\u2019est ce qu\u2019on va voir [à la lumière du rapport du comité].On sait que les familles qui quittent l\u2019île de Montréal sont majoritairement des familles francophones.On voudrait bien sûr les retenir pour des raisons démographiques, de qualité de vie, etc.» Jean-François Lisée précise que ces familles quittent l\u2019île «pour des raisons de coûts, car c\u2019est moins cher en banlieue.Il y a même des familles qui auraient voulu demeurer sur l\u2019île malgré les coûts, par choix, mais l\u2019offre [de logements] n\u2019est pas suffisante, quand on parle de troisième ou de quatrième chambre, par exemple».Voilà autant de situations, raconte le ministre, auxquelles son gouvernement compte s\u2019attaquer par l\u2019entremise de mesures visant à rehausser l\u2019offre de logements ou d\u2019habitations sur l\u2019île de Montréal.Plus largement, pour que Montréal s\u2019exprime majoritairement dans la langue de Molière et que «le français soit en grande forme au sein de la prochaine génération, il faut avoir davantage de francophones, garder les familles sur l\u2019île, avoir plus d\u2019immigration francophone, travailler en français et s\u2019assurer que les allophones choisissent le français.C\u2019est ça, la clé.Il ne s\u2019agit pas de tirer des roches aux Anglais.Il ne s\u2019agit pas de pointer quelqu\u2019un du doigt ni de trouver qui est à blâmer».Autrement dit, ajoute le ministre, «si on ne gagne pas la bataille du nombre, eh bien, on va perdre la bataille».La place du Québec Interrogé sur la place du Québec et de son influence à l\u2019échelle de la Francophonie, Jean-François Lisée rappelle que le Québec fait partie des «six ou sept Etats, parmi les 77 que compte la Erancophonie, les plus actijs dans la gouvernance de l\u2019Organisation internationale de la Erancopho-nie^ et dans les propositions de réforme».A ce chapitre, le ministre Lisée évoque la tendance de l\u2019OIF à vouloir élargir le nombre de ses membres, ce à quoi le Québec apporte un bémol.«On n\u2019est pas contre l\u2019idée d\u2019élargir la Erancophonie, mais il faut que cet élargissement soit significatif II faut que les pays qui se joignent à la Francophonie fassent un effort réel et mesurable en ce qui a trait à la promotion du français dans la société civile, à l\u2019enseignement du français à titre de langue seconde, etc.Il ne faut pas que ce soit une adhésion de complaisance.» Autrement dit, engagez-vous?«Exactement.Engagez-vous.Par exemple, il y a le Qatar, qui est devenu membre associé.Et il s\u2019est négocié un certain nombre d\u2019engagements à la fois touchant l\u2019enseignement du français, l\u2019existence d\u2019une radio francophone, etc.Ainsi, chacune de ces associations avec de nouveaux pays se traduit par une augmentation du rayonnement du français.Et nous [le Québec], on a constamment été exigeants sur ce plan.» Il ne fait pas de doute pour le ministre Lisée que le Québec a joué un rôle important au sein de l\u2019OIF au fil du temps et que les acteurs québécois y ont consacré beaucoup d\u2019énergie.«C\u2019est sans doute parce que c\u2019est un des seuls endroits oû on existe institutionnellement dans le monde.Lorsqu\u2019on sera souverains, on sera aux Nations unies et dans d\u2019autres organisations et on ne va évidemment pas délaisser la Francophonie.» L\u2019Afrique Toujours à l\u2019international, Jean-François Lisée indique que son gouvernement est en train de mettre sur pied un plan d\u2019action consacré à l\u2019Afrique qui sera dévoilé par la première ministre, Pauline Marois.L\u2019idée sous-tendant cette initiative, rappelle le ministre, est de s\u2019assurer que le Québec accompagne «le décollage africain sur le plan économique, entre autres.On remarque par ailleurs le désengagement du Canada en Afrique.De plus, les Africains sont à la recherche d\u2019interlocuteurs qui n\u2019ont pas de passé colonialiste, pas de visées impérialistes.Par ailleurs, la compétence et la convivialité québécoises font que nous sommes des interlocuteurs très recherchés non seulement sur le plan politique, mais aussi au chapitre de l\u2019éducation et du développement économique».Collaborateur Le Devoir TV5 QUEBEC CANADA Une nouvelle chaîne de télé pancanadienne?FLORENCE SARA G.FERRARIS La Francophonie est-elle assez présente sur les ondes télévisuelles québécoises et canadiennes?La réponse varie selon la personne qui se trouve devant la télévision, avance la présidente-directrice générale de TV5 Québec Canada, Suzanne Gouin.«Pour les francophones hors Québec, et même juste pour ceux qui ne sont pas de la région de Montréal, cette Francophonie existe, mais souvent, elle ne les représente pas.On ne peut pas dire qu\u2019ils se retrouvent beaucoup sur leur écran.» C\u2019est pour pallier cette lacune que l\u2019entreprise à but non lucratif a déposé, en mai dernier, une requête de modification de licence auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC).Elle souhaite mettre sur pied im nouveau pendant à sa chaîne actuelle \u2014 la chaîne UNIS \u2014 ayant pour mandat fi «unir la Francophonie» pan-canadienne en offrant un contenu produit à 100% poijr et par les francophones d\u2019un océan à l\u2019autre.A l\u2019heure actuelle, Radio-Canada est la seule, avec ses 20 stations, à offrir un tel service au-delà des frontières québécoises.En effet, 11 d\u2019entre elles se trouvent à l\u2019extérieur du Québec.Pourtant, la demande est grandissante au sein des communautés francophones minoritaires.Selon un sondage commandé par TV5 Québec Canada, 90% des personnes interrogées seraient «probablement ou certainement intéressées » à regarder une chaîne comme celle que souhaite mettre sur pied l\u2019équipe de Suzanne Gouin.Actuellement, les émissions produites au Canada diffusées sur les ondes de TV5 Québec Canada représentent 20% de leur programmation.«Face à la demande, nous avons essayé de modifier notre ratio, précise celle qui est la tête de TV5 Québec Canada depuis août 2002.Mais chaque fois, notre public réagissait en mettant de l\u2019avant notre unicité en matière de contenu international à saveur francophone.» Car même si Radio-Canada commence à offrir du contenu international sur sa plateforme Web et à Tou.tv, celui-ci demeure essentiellement produit au Canada et diffusé sur les ondes traditionnelles.C\u2019est dans ce contexte que l\u2019idée d\u2019une chaîne pancanadienne a vu le jour.«Nous souhaitons offrir un contenu varié qui n\u2019empiétera pas sur ce qui existe déjà, nous voulons être complémentaires.» C\u2019est ce qui explique que la société d\u2019Etat est plutôt réceptive à la mise sur pied d\u2019une chaîne privée pancanadienne à vocation francophone.Dans une lettre soumise au CRTC par Radio-Canada le 27 février dernier, la directrice aux affaires réglementaires écrivait que «la Société est favorable aux initiatives qui auraient pour effet d\u2019augmenter le reflet des communautés francophones en situation minoritaire et la production indépendante de langue française hors Québec».L\u2019assurance d\u2019une complémentarité aux services existants est également un préalable exigé par la chaîne publique.Le CRTC devrait rendre sa décision en juin.Si tout se passe bien, l\u2019équipe sera prête à présenter le nouveau TV5 au printemps de l\u2019année suivante.Dans la même veine, le Conseil devra également rendre une décision concernant une autre chaîne du même genre.Accents, produite par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures.Collaboratrice Le Devoir 20 mars 2013 Journée internationale de la Francophonie www.20nnars.francophonie.org En Mauricie L\u2019Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), la Ville de Trois-Rivières, la Conférence régionale des élus de la Mauricie et leurs partenaires régionaux, en partenariat avec l\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), organe subsidiaire de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, marqueront de façon particulière la Journée internationale de la Francophonie le lundi 18 mars, en accueillant M.Clément Duhaime, Administrateur de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, invité d\u2019honneur de cette journée.Au programme : \u2022\tActivité à l\u2019école primaire d\u2019éducation internationale de Trois-Rivières, \u2022\tRemise de l\u2019Ordre de La Vérendrye à M.Clément Duhaime à l\u2019hôtel de ville de Trois-Rivières, \u2022\tConférence-midi donnée par M.Duhaime à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières sur le thème Les enjeux liés à l\u2019éducation, la jeunesse et la Francophonie \u2022\tRencontre à l\u2019hôtel de ville de Shawinigan, \u2022\tCocktail culturel au Musée québécois de culture populaire.Ljq3-r-F=i Université du Quebec à Trôis-Riviéres Savoir Surprendre, vii.Lr.nt ' SHAWENIGAN tJHf COMtA/VT\t¦ CtE f , Société ' ' Siint-jton-Biptistt uAvrtiClz SALON ^.livre r^lture \"Mauricie M Ctvombre d< wnim«rc« d'Industrlei df Trois-fliwières & Innovation et Développement economiqu& Trois-Rivières TREM Musée québécois de culture populaire O la francophonie IFDD A Québec L\u2019Organisation internationale de la Francophonie, à travers l\u2019IFDD, ainsi que ses partenaires de la Francophonie au Québec, organisent une série d\u2019activités autour de la Journée internationale de la Francophonie, du 21 au 23 mars 2013 : Par ailleurs, la Semaine de la Francophonie en Mauricie, organisée autour de la Journée internationale de la Francophonie, offrira au public, du 18 au 24 mars 2013, l\u2019occasion de célébrer la langue française et les valeurs de solidarité et de dialogue des cultures portées par la Francophonie.Partenaires de la Semaine de la Francophonie en Mauricie : Jeudi 21 mars : 11 h 30-14 h : Activité sur le thème Francophonie économique : des faits, des secteurs privilégiés, des marchés dynamiques.Organisée par le Consulat général de France à Québec, en partenariat avec la CCIQ et la CCF section de Québec.Rencontre de travail sur invitation.Pour y participer veuillez contacter le CGFQ au 418-266-2538.13h -16h : Colloque de l\u2019ODSEF en partenariat avec l\u2019AUF.La Francophonie, le Québec et l\u2019Afrique.Crise au Mail: quels enjeux?Pavillon De Koninck de l\u2019Université Laval 17h-20h : Lancement de La francophonie nord-américaine, ouvrage collectif dans la collection « Atlas historique du Québec >> des Presses de l\u2019Université Laval (PUL), par le Centre interuniversitaire d\u2019études québécoises (CIEQ), avec la collaboration du Centre de la francophonie des Amériques, des Presses de l\u2019Université Laval (PUL) et du Musée de la civilisation de Québec.Sur invitation 19h: Soirée Les Amériques littéraires : Conter au 21e siècle.Soirée autour du conte autochtone, populaire et urbain, organisée par le Centre de la francophonie des Amériques.Chapelle du Musée de l\u2019Amérique française.Sur réservation au 418-643-2158 20h : Spectacle littéraire Albert Camus Lit L\u2019Étranger Remix, du collectif QNLIT, dans le cadre du Mois de la poésie.Précédé par les TransAtlantiques, une série de représentations de duos mettant en scène des poètes québécois et de Wallonie-Bruxelles.Spectacles organisés par le Printemps des Poètes avec la collaboration de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec.Au Cercle 220, rue Saint-Joseph Est Vendredi 22 mars : 19h : Conférence du philosophe Pierre Ansay, sur son dernier livre Gaston Lagaffe Philosophe, Franquin, De-leuze et Spinoza.Qrganisée par la Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec avec la collaboration de l\u2019Institut Canadien de Québec.Sur réservation au 418-692-4148 Bibliothèque Gabrielle-Roy 350 rue Saint-Joseph Est Samedi 23 mars : 20h : Spectacle littéraire Les TransAtlantiques, une série de représentations de duos mettant en scène des poètes québécois et de Wallonie-Bruxelles.Spectacle organisé par le Printemps des Poètes avec la collaboration de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Québec.Au Cercle 220, rue Saint-Joseph Est Relations mtematjonales.Franeophenie et Contmeree extérieur Téléchargez le programme complet de la semaine à l\u2019adresse suivante : www.ifdd.franconhonie.ora Quebec ra q ES ES RÉPUBLIQUE Française Consulat générai de France à Québec En partenariat avec : QGEnCE \\«/Di 46 UniUEfiSITflIM ^ DEUfiiBncofflonjE ^ I LAVAL QDSEF \u2022I slalMIcpia de FaipaM fti CIDEF-AFI G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 2013 FRANCOPHONIE UNIVERSITE DE MONTREAL L\u2019entente avec les partenaires suisse et belge se concrétise « Le fait d\u2019être une université francophone est un atout et non un handicap» L\u2019entente de partenariat signée en septembre prend forme entre rUniversité de Montréal (UdeM), l\u2019IJniversité libre de Bruxelles et l\u2019IIniversité de Genève.L\u2019objectif du trio est de devenir une référence francophone dans le monde universitaire.MARTINE LETARTE Un colloque sur la santé publique est organisé par les partenaires montréalais, suisse et belge.Une rencontre de trois jours des trois facultés de pharmacie se déroulera prochainement pour discuter de projets porteurs.Les trois partenaires souhaitent également nommer conjointement des fellows.Même certaines facultés non désignées comme prioritaires dans le cadre des projets de collaboration souhaitent mettre la main à la pâte.«Nous sommes un peu dépassés par la motivation de tous.Il faudra créer une structure pour coordonner les initiatives dans les universités», indique Hélène David, vice-rectrice aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels à TUniver-sité de Montréal.Les partenariats peuvent prendre différentes formes: projets de recherche en collaboration, mobilité entre les professeurs, les chercheurs, les étudiants et les stagiaires postdoctoraux, cotutelle de thèse, organisation d\u2019activités.«Nous avons annoncé cette volonté commune entre les trois équipes à la fin septembre, mais ensuite, il faut que ça per-cole dans les facultés», explique M\u201c^^ David.Des champs disciplinaires ciblés Pour faciliter le processus, les partenaires ont ciblé des champs disciplinaires prioritaires.«Par exemple, la santé publique en est un parce que Genève et Bruxelles sont en quelque sorte le centre de VEu-rope, indique Hélène David.On y retrouve plusieurs organismes, dont l'Organisation mondiale de la santé à Genève.Quant à VUdeM, elle a son Ecole de santé publique.» En ce qui concerne les facultés de pharmacie, on abordera notamment dans les discussions la création d\u2019écoles d\u2019été tripartites.L\u2019UdeM a d\u2019ailleurs déjà du succès avec les écoles d\u2019été de son Centre d\u2019études et de rç-cherches internationales (CERIUM) .«La diplomatie internationale est un autre exemple de domaine où nous avons de grandes ambitions, affirme Hélène David.Le partenariat est intéressant parce que Genève et Bruxelles nous donnent une porte d'entrée au sein des grandes organisations mondiales.Montréal, pour sa part, est une porte d'entrée sur l'Amérique du Nord.Nous souhaitons entre autres cibler d'anciens diplomates et politiciens pour les nommer fellows associés.» Autre domaine prioritaire : l\u2019astrophysique.«Nous sommes tous très forts dans cette discipline.Genève a son immense accélérateur de particules et l'UdeM a photographié récemment une exoplanète», indique Hélène David.Même des facultés non ciblées au départ manifestent leur intérêt pour une collaboration accrue avec les partenaires.«Nous avions un dîner, récemment, avec le vice-recteur aux relations internationales de l'Université libre de Bruxelles.La doyenne de la faculté de mé- VIVIERS UNIVERSITÉ LIBRE DE BRUXELLES À l\u2019avant-plan, Jean-Dominique Vassalli, recteur de l\u2019Université de Genève, Guy Breton, recteur de l\u2019Université de Montréal (UdeM), et Didier Viviers, recteur de l\u2019Université libre de Bruxelles (ULB).À l\u2019arrière-plan, S.E.BelU*ametti, conseiller-chef adjoint de mission de l\u2019ambassade de Suisse en Belgique, Christos Sirros, délégué général du Québec à Bruxelles, Serge Jaumain, vice-recteur aux relations internationales de l\u2019ULB, et Hélène David, vice-recU*ice aux relations internationales de l\u2019UdeM.decine et le doyen de la faculté de droit de l'UdeM ont tenu à être présents parce qu'ils veulent mettre sur pied des initiatives», raconte M\u201c^^ David.Expériences variées Les trois partenaires souhaitent aussi créer un fonds commun voué à la recherche.«Cela permettrait de financer ensemble des projets de recherche et de prendre plus facilement des étudiants en cotutelle de thèse, explique M\u201c^^ David.Avec deux directeurs de thèse, ces étudiants se promènent d'un laboratoire à l'autre.Ils s'habituent à deux cultures, à deux styles différents, et nous avons remarqué que la cotutelle fait qu'ils publient davantage et obtiennent leur diplôme plus vite.» Les trois partenaires souhaitent aussi faire ensemble la tournée des grandes universités des pays émergents.«Les pays comme la Chine et le Brésil n'arrivent pas à répondre aux besoins de formation de leur importante population, indique M\u201c^^ David.D'ailleurs, le Brésil a créé un énorme projet de bourses pour envoyer des étudiants à l'étranger.Plusieurs pays veulent attirer cette clientèle.Si nous nous y mettons à trois, ça risque d'être beaucoup plus avantageux parce que les étudiants auraient ainsi accès à trois pays et deux continents.» L\u2019approche groupée faciliterait en outre la création de projets avec des chercheurs des trois universités partenaires et d\u2019autres de pays émergents.Un autre projet vise à choi- sir trois universités des pays du Sud où les trois partenaires investiront de façon prioritaire.«Le fait de nous allier nous permettra d'avoir accès à des fonds auxquels nous n'aurions pas accès sinon, par exemple, dans notre cas, des fonds de l'Union européenne.Nous pourrons ainsi réaliser des projets de coopération internationale de plus grande envergure», explique la vice-rectrice.Le français, un atout En lançant ce projet de partenariat, l\u2019UdeM souhaite que la francophonie universitaire occupe une meilleure place sur l\u2019échiquier mondial.« On a beau convenir que dans certaines disciplines comme les sciences fondamentales et la médecine, la principale langue de publication est l'anglais, reste que nous sommes des universités francophones.Nous souhaitons créer une masse critique de grandes universités francophones pour travailler ensemble et nous prioriser réciproquement, dans un contexte où les universités anglophones ont une très grande force de frappe», remarque M\u201c^^ David.Elle affirme que plusieurs étudiants étrangers choisissent d\u2019ailleurs l\u2019UdeM parce qu\u2019elle permet d\u2019étudier et de faire de la recherche en français.«Le fait d'être une université francophone est un atout et non un handicap, précise-t-elle.Même des étudiants de pays comme la Chine viennent faire un programme en anglais à l'UdeM, mais ils nous choisissent parce qu'ils pourront aussi apprendre le français tout en se frottant au mode de vie nord-américain.» Pourquoi avoir créé un partenariat francophone sans la France ?«Nous avons regardé la cartographie de nos partenariats existants avec des universités francophones, explique M\u201c^^ David.Nous voulions cibler des partenaires de la base, des partenaires pluridisciplinaires qui nous ressemblent vraiment.Nous avons déjà beaucoup de liens avec la France, mais les universités françaises sont très monodisciplinaires.Sarkozy a entamé un regroupement avec les PRES (pôles de recherche et d'enseignement supérieur), et lorsque ce sera terminé, il s'agira de très grandes structures.Nous voulions démarrer avec des universités de taille plus humaine, qui nous ressemblent, mais nous allons fort probablement inclure des universités françaises d'ici un an ou deux.» Collaboratrice Le Devoir CENTRE SUISSE D\u2019ETUDES SUR LE QUEBEC ET LA FRANCOPHONIE La Francophonie suisse vit à l\u2019heure québécoise Suisse romande et Québec, même combat?Pas tout à fait, mais les similitudes sont suffisamment importantes poiu* que, depuis 2010, un Centre suisse d\u2019études sur le Québec et la Francophonie (CEQF) étudie les parallèles et stimule les échanges entre ces deux régions où les francophones forment une minorité au sein d\u2019un pays plurilingue.ÉTIENNE PLAMONDON ÉMOND à Fribourg Dans les années 1970, les Québécois élisaient un gouvernement souverainiste, alors qu\u2019à la même époque, en Suisse, le Jura francophone réalisait sa séparation d\u2019avec le canton germanophone de Berne, obtenant ainsi le statut de canton au sein de la Confédération helvétique.Il s\u2019agit de l\u2019un des parallèles évidents, parmi plusieurs autres.qui ponctuent les histoires récentes de la Suisse francophone et du Québec.Le Centre suisse d\u2019études sur le Québec et la Francophonie (CEQF) regroupe depuis 2010 les chercheurs helvétiques s\u2019appliquant justement à étudier le Québec et à observer les liens et les similitudes entre les réalités historiques, mais aussi contemporaines, du Canada et de la Suisse.Car ces deux pays partagent un point commun important: la langue française, parlée Fière partenaire de la Semaine de la francophonie DE RÉFLEXION ET D\u2019ACTION FACULTÉ DES SCIENCES IQQQ SOCIALES 2013 www.f$$.ulaval.ca/75 I UNIVERSITÉ I LAVAL Fscirilé des sciences sociales par une minorité concentrée géographiquement, est l\u2019une des langues officielles d\u2019une fédération plurilingue.Même si les Suisses ont surtout tendance à s\u2019identifier à leur canton, Claude Hauser, professeur d\u2019histoire contemporaine à l\u2019Université de Fribourg et à la tête du CEQF, croit que la francophonie représente, aux yeux des Suisses romands, «un attachement culturel pour une langue et une façon d'être».Ce n\u2019est donc pas par hasard qu\u2019ils jettent un œil sur l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique.«Il y a une grande attention, au Québec, aux questions de langue, de défense vis-à-vis de ce qui peut constituer une menace à la culture francophone», note Claude Hauser, dans son bureau de l\u2019Université de Fribourg, situé à la frontière de la Suisse romande (francophone) et alémanique (germanophone).«En Suisse, la situation est tout de même moins tendue, mais il y a toujours un débat sur le plurilinguisme et le respect des minorités.Pour nous, il est donc très intéressant de voir comment vous gérez ça au Québec et de voir que les choses sont très suivies, très formalisées, sur le plan des lois, par exemple.» Inscription universitaire Il relève au passage que le Parlement du Canton du Jura, qui a signé avec le Québec une entente de coopération en 1983, a voté en 2010 une loi favorisant l\u2019usage du français pour freiner la prolifération des anglicismes \u2014 et non des termes allemands \u2014 lorsque des équivalents existent dans la langue de Molière.«Ily a eu un échange réel.Ceux qui ont entrepris de mettre en œuvre cette loi ont aussi fait appel à l'expertise québécoise.» Le CEQF, dont les activités ont démarré en 2010, souhaite poursuivre ce dialogue avec le Québec sur plusieurs sujets.Un pôle documentaire, avec un centre d\u2019archives, a été constitué à Por-rentruy, dans le Canton du Jura, tandis qu\u2019un pôle scientifique a été mis sur pied à l\u2019Université de Fribourg, dans le canton du même nom.Plusieurs conférenciers québécois y sont invités pour décrire nos modèles, nos façons de faire et alimenter la discussion entre les deux régions.M.Hauser observe que l\u2019implantation du CEQF ne fut pas si facile au sein d\u2019une université bilingue de réputation internationale où se côtoient le français et l\u2019allemand.«Il y a encore une méfiance, une certaine réticence, parce qu'on associe souvent la Francophonie à une politique de diplomatie culturelle offensive servant les intérêts postcoloniaux de la France.Cette idée est restée fortement ancrée dans les mentalités germanophones.Notre objectif, c'est de démontrer qu'il est intéressant d'avoir des contacts avec les périphéries francophones dans des situations plu-rilingues.» Mais «on fait une diplomatie culturelle qui n'est pas officielle, qui ne se joue pas au niveau étatique.On part de l'idée que les relations culturelles, ce ne sont pas seulement les Etats qui les tissent, mais aussi les acteurs, les créateurs, les gens dans les académies et les universités, les créateurs et les gens du spectacle».Inscription francophone L\u2019Etat fédéral suisse, quant à lui, hésite depuis longtemps à se mouiller au sein de la Francophonie.Alors que le Canada, après que le Québec eut mis de l\u2019avant la doctrine Gérin-Lajoie, a «essayé de surenchérir dans tout ce qui touche à la Francophonie, en Suisse, lorsqu'il y avait des velléités de développer des contacts avec la francophonie dans les cantons francophones, l'Etat fédéral a eu tendance à mettre le pied sur le frein».Une prudence, dit-il, justifiée par «la crainte de bousculer le fragile équilibre du plurilinguisme suisse en s'engageant trop en faveur de la population Le professeur Claude Hauser Une volonté de discuter Et nous, Québécois, que pouvons-nous retirer de l\u2019exemple suisse romand?Selon M.Hauser, nous pourrions peut-être nous attarder davantage à la façon tout helvétique de gérer politiquement «les problèmes et les tensions qui peuvent exister entre communautés et groupes de diffé- francophone et d'être accusé de diviser les communautés».Le pays est entré bien tardivement au sein du concert des nations francophones, se joignant à l\u2019Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), actuelle Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en 1996.Une adhésion que M.Hauser interprète comme une réponse au référendum sur l\u2019intégration de la Suisse à l\u2019espace économique européen, en 1992, qui a déchiré les francophones, pour la plupart favorables, et les germanophones, majoritairement contre.Après un non sans équivoque, l\u2019entrée dans l\u2019ACCT a été dictée par «une volonté de montrer aux francophones qu'on tient compte de leur appartenance culturelle et se voulait un geste pour qu'ils se sentent à l'aise en Suisse».rentes origines, façon qui n'est pas idéale, mais qui a su éviter des conflits majeurs et qui s'appuie sur une démocratie participative».Il reconnaît que cette voie consensuelle peut devenir «paralysante», mais il assure qu\u2019elle crée «une certaine habitude et une volonté de discuter».Mais, au CEQF, on défend une vision décentralisée de la Francophonie, ouverte aux autres cultures et autres langues, qui n\u2019a pas besoin de passer par la France.D\u2019ailleurs, M.Hauser prévoit venir séjourner à Montréal très bientôt dans le but d\u2019étudier les retombées d\u2019Expo 67.Son but: vérifier l\u2019hypothèse selon laquelle ce moment charnière aurait joué un rôle majeur dans la consolidation de la Francophonie internationale.En septembre 2014, le Jura fera don d\u2019une horloge de 3,5 mètres à la Ville de Québec.Le CEQF ne veut surtout pas manquer cette occasion de réunir Québécois et Suisses au sein de manifestations culturelles et scientifiques.Collaborateur Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 20IS G 5 FRANCOPHONIE AGENCE UNIVERSITAIRE DE LA ERANCOPHONIE Une façon francophone de penser l\u2019ensei^ement supérieur Montréal accueille un bureau de veille stratégique « La Semaine de la Francophonie, c\u2019est l\u2019occasion de se faire visible et de rappeler son appartenance», croit Bernard Cer-quiglini, recteur de l\u2019Agence universitaire de la Francophonie (AUF).De rappeler, en l\u2019occurrence, son appartenance au monde francophone et au monde universitaire, de réaffirmer ses valeurs de solidarité et d\u2019aide au développement.« C\u2019est le moment de dire qu\u2019aujourd\u2019hui, près de 800 universités dans le monde, partageant entièrement ou partiellement une langue, le français, se sont unies pour mettre en œuvre une communauté mondiale solidaire.Parce que l\u2019enseignement supérieur est un levier de développement.» HELENE ROULOT-GANZMANN Il est loin le temps où quelques pères fondateurs se réunissaient, ici, à Montréal, et lançaient l\u2019idée de créer une association d\u2019universités francophones.C\u2019était en 1961, et plus de cinquante ans après, le siège social se trouve toujours sur le campus de rUniversité de Montréal.Le réseau a bien grossi, s\u2019étendant aujourd\u2019hui à 94 pays sur les cinq continents, et peut se targuer d\u2019être l\u2019une des plus importantes associations dans le monde universitaire, la seule qui soit fondée sur un critère linguistique.«Depuis 1989, nous sommes même devenus l\u2019organisateur officiel des sommets francophones pour l\u2019enseignement supérieur et la recherche, note le recteur Cerquiglini.A ce titre, nous avons du personnel, 430 personnes, des crédits émanant des Etats qui nous financent, le Québec, le Canada, la France, etc., et nous avons quelque 70 implantations dans le monde: bureaux, antennes, campus numériques, etc.» Aide et soutien L\u2019objectif : mettre en œuvre, dans le domaine universitaire, une solidarité fondée sur la langue française.L\u2019Agence vient donc en aide aux universités adhérentes situées dans les pays en développement et émergents.Une aide structurelle, d\u2019une part, notamment par l\u2019amélioration de la gouvernance des établissements, la fondation de collèges doctoraux ou encore l\u2019installation de campus numériques ; une aide individuelle, d\u2019autre part, avec l\u2019attribution chaque année de plus de 2000 bourses de maîtrise et de doctorat, de mobilité pour de jeunes chercheurs et de postdoctorat.«Nous aidons ainsi les établissements universitaires à devenir eux-mêmes des outils du développement, indique Bernard Cerquiglini.Nous avons également pour but de valoriser la communauté scientifique de langue française dans le monde.Les savants universitaires ont des idées, des opinions, des savoir-faire et ils doivent les faire connaître.Il y a aujourd\u2019hui de grands débats qui traversent l\u2019enseignement supérieur: la professionnalisation, la structuration, l\u2019évaluation des études, la gouvernance et le financement des universités, etc.Nous, universitaires francophones, nous ne sommes pas prêts, par exemple, à accepter les classements du type classement de Shanghaï.Nous avons notre propre conception, avec des modèles, des critères différents.Il y a une façon francophone de penser l\u2019enseignement supérieur, outil du développement.» De là à dire que l\u2019AUF sert essentiellement les intérêts des universités du Sud, il n\u2019y a qu\u2019un pas que le recteiu Cerquiglini se garde bien de franchir.Bien sûr, les bourses ne vont pas être attribuées à des étudiants québécois.«Mais l\u2019enseignement supérieur est un levier de développement pour toutes les sociétés, pas seulement pour les Etats du Sud.C\u2019est sans doute quelque chose qu\u2019il est bon de rappeler au Québec, surtout dans le contexte actuel, assure-t-il.Ensuite, le développement des pays émergents aura des effets bénéfiques pour toute la planète.Et enfin, dans un contexte d\u2019internationalisation des universités, mais également de mondialisation de notre société, il est important que les étudiants du Nord s\u2019ouvrent à d\u2019autres horizons, qu\u2019ils rencontrent des jeunes qui viennent d\u2019autres pays, qui arri- vent avec une tout autre réalité dans leurs bagages, d\u2019autres manières de voir les choses.Il est primordial que les intelligences se frottent si l\u2019on veut qu\u2019ü y ait du savoir neuf Et nous attendons des jeunes qu\u2019ils le produisent, ce savoir neuf L\u2019AUF, c\u2019est la solidarité et le partage des intelligences francophones.» Sud et Nord Des rencontres entre étudiants du Sud et du Nord peuvent mener à des projets, certains soutenus par l\u2019Agence.Un programme prévoit notamment le financement de projets d\u2019entrepreneuriat, pourvu qu\u2019ils émanent d\u2019étudiants des deux hémisphères de la planète.Des professeurs du Nord, souvent à la retraite, sont également bienvenus s\u2019ils souhaitent aller enseigner quelques années dans une université d\u2019un pays en voie de développement.Ainsi, au Québec, ils sont quelques-uns chaque année à s\u2019envoler pour Haïti.Pour l\u2019instant, le programme ne concerne pas les étudiants, mais un collège doctoral ayant été ouvert là-bas par l\u2019AUF, il est tout à fait concevable que d\u2019ici quelques mois, les doctorants puissent y accéder.Ce n\u2019est pas la seule manière d\u2019élargir ses horizons, au demeurant, puisque l\u2019Agence vient de mettre sur pied deux pôles de développement, l\u2019un à Bruxelles, l\u2019autre à Montréal.Ces bureaux sont chargés de faire de la veille stratégique et de remonter toutes les bonnes idées en matière d\u2019échange et de partage des connaissances, tout en aidant les universités à trouver d\u2019autres sources de finance- TONY KARUMBA AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019Agence universitaire de la francophonie (AUF) a des partenaires dans plusieurs pays africains.ment que les États.Celles-ci sont invitées à lorgner notamment du côté des grandes institutions internationales comme la Banque mondiale, la Banque de l\u2019Union africaine, la Commission européenne, etc., qui lancent régulièrement des appels d\u2019offres.«Le bureau de Montréal est très important en raison de sa situation géographique, estime Bernard Cerquiglini.Non seulement il est proche des institu- tions, puisque nombre d\u2019entre elles ont leur siège à New York ou Washington, mais en outre, l\u2019Amérique du Nord possède une expérience très ancrée en matière de recherche de financement.J\u2019aime raconter que lorsque j\u2019ai pris mon poste de professeur à l\u2019Université de Louisiane, la seule obligation que j\u2019avais était de suivre un cours m\u2019apprenant à rédiger une demande de programme de financement ! Car c\u2019est tout un art que de remplir des demandes de subvention, tant à l\u2019échelle régionale qu\u2019internationale.Le pôle de développement de Montréal est là pour apprendre aux universités à savoir repérer les appels d\u2019offres et bien remplir un dossier.» Un apprentissage primordial dans le contexte économique actuel.Collaboratrice Le Devoir Courez la chance de gagner l\u2019un des cinq prix d\u2019une valeur totale de 10 000$ Deuxième prix d\u2019une valeur de 2 400$ COMPRENANT NOTAMMENT : \u2022\tUn ordinateur portable HP ENVY6 1180 \u2022\tUne imprimante Xerox couleur WorkCentre 6015 \u2022\tLe Dictionnaire cuiturei en iangue française \u2022\tLe logiciel Antidote 8 \u2022\tLe Grand Druide des cooccurrences Premier prix d\u2019une valeur de 3 700$ COMPRENANT NOTAMMENT : \u2022\tUn Forfait gourmet pour deux personnes incluant trois nuitées au Gîte du Mont-Albert, les petits-déjeuners et les soupers en table d'hôte \u2022\tLa suite logicielle Microsoft Office Pro 2013 \u2022\tLe Grand Robert & Ooiiins \u2022\tLe logiciel Antidote 8 \u2022\tUn ordinateur portable HP Élite Bock \u2022\tUne imprimante Xerox couleur WorkCentre 6015 \u2022\tLe Grand Druide des cooccurrences Troisième prix d\u2019une valeur de 1 750$ COMPRENANT NOTAMMENT : \u2022\tUn séjour de deux nuitées pour deux personnes à Québec, dans une chambre de luxe de l'hôtel Château Laurier, incluant les petits-déjeuners et un souper gastronomique de cinq services \u2022\tLe Petit Robert 2013 en CD-ROM \u2022\tLe logiciel Antidote 8 \u2022\tLe Grand Druide des cooccurrences \u2022\tUne imprimante couleur HP Officejet Pro 8600 plus \u2022\tUn coffret comprenant Le Larousse des noms propres et Le Larousse des noms communs Quatrième prix d\u2019une valeur de 1 200$ COMPRENANT NOTAMMENT : \u2022\tUn séjour d'une nuitée pour deux personnes, dans une suite de l'hôtel Super 8 de Sainte-Agathe-des-Monts, incluant le petit-déjeuner ainsi qu'un souper à la rôtisserie St-Hubert \u2022\tLe système d'exploitation Windows 8 Édition intégrais \u2022\tUne imprimante couleur HP Officejet Pro 8600 \u2022\tLe logiciel Antidote 8 \u2022\tLe Petit Larousse iiiustré 2013 grand format \u2022\tLe Grand Druide des cooccurrences Cinquième prix d\u2019une valeur de 950$ COMPRENANT NOTAMMENT : \u2022\tLe système d'exploitation Windows 8 Édition intégrais \u2022\tLe Grand Robert & Goiiins en CD-ROM \u2022\tLe Petit Larousse iiiustré 2013 grand format \u2022\tLe logiciel Antidote 8 \u2022\tLe Grand Druide des cooccurrences \u2022\tUne imprimante couleur HP Officejet Pro 8600 Les dix mots de la Francofête 2013 se cachent dans cette grille.Rem plissez-la* ainsi que le bulletin de participation ci-dessous.Et courez la chance de gagner l\u2019un des prix offerts par l\u2019Office québécois de la langue française et ses partenaires, d\u2019une valeur totale de 10 000 $.Horizontalement 2.Face à face.4.\tQui est le seul.7.\tAssemblage de fleurs.8.\tGroupe de personnes.9.\tLieu où des ouvriers exécutent des tâches similaires.Verticalement 1.\tApparition subite de l'amour.2.\tPréposition qui désigne les choses dont on vient de parler.3.\tHabileté, expérience.5.\tMettre à l'abri d'un risque, d'un danger.6.\tChic, originalité, caractère distinctif.' Les locutions et les mots composés s\u2019écrivent en un seul mot.Bulletin de participation* Prénom\tNom Numéro, rue\tVille Code postal\tTéléphone Courriel, s\u2019il y a lieu ?Je confirme que j\u2019ai au moins 18 ans.Merci à tous nos partenaires Pour être admissible au concours, vous devez avoir rempli correctement la grille.Détachez la feuille et postez-la au plus tard le 29 mars 2013 à l'adresse suivante : Grand Concours de la Francofête Office québécois de la langue française 125, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X4 Vous pouvez aussi participer au Grand Concours en ligne sur le site www.francofete.qc.ca.' Concours réservé aux résidents du Québec âgés de 18 ans ou plus.Un seul bulletin de participation par personne.Voir le réglement du concours sur www.francofete.qc.ca.Financière Sun Life fniHÔTELCHÂTEAU tülIAURIERQUÉBEC ET SON TRArTEUR ÉVÉNEMENTIEL Georr.eV O ® lERobERT AntiDoTe Leremedeatousvosmoh.Chambre xerox Office québécois de la iangue française Québec an G 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 2013 FRANCOPHONIE UNIVERSITE LAVAL L\u2019idée révolutionnaire de Georges-Henri Lévesque Le français est depuis 75 ans la langue des sciences sociales La Faculté des sciences sociales (FSS) de FUniversité Laval célèbre cette année ses 75 ans d\u2019existence.Cet anniversaire souligne un pan important de Fhistoire intellectuelle et sociale du Québec.Pas étonnant, donc, qu\u2019on marque l\u2019événement par diverses manifestations.ASSIA KETTANI La création de la FSS de rUniversité Laval, vouée à renseignement des sciences sociales en français, a eu «un impact considérable sur la modernisation du Québec et de ses institutions.On y trouve Vori-gine de la Révolution tranquille», rappelle Simon Langlois, directeur du département de sociologie, qui a rendu hommage à Linfluence du premier sociologue québécois, Jean-Charles Falardeau, lors de la conférence d\u2019ouverture des célébrations.La création de la FSS était à l\u2019époque «une idée révolutionnaire», avance le doyen de la Faculté, François Blais.Fondée par le père Georges-Henri Léyesque en 1938 sous le nom d\u2019Ecole des sciences sociales, politiques et économiques, avant de devenir la FSS en 1943, elle a été marquée par la volonté de donner des assises scientifiques à «des débats sociaux et politiques qui étaient, selon le père Lévesque, menés sur une base trop émotive».Alors que la sociologie était une discipline peu connue dans les milieux canadiens, tant francophone qu\u2019anglophone, le jeune père dominicain en découvrit la pertinence lors d\u2019un voyage en Europe, où il «comprit que ces disciplines existaient».Ces nouvelles approches scientifiques devaient s\u2019avérer fondamentales dans un contexte de bouleversements engendrés par la Dépression des années 1930.Conçue sur le modèle de l\u2019Université de Chicago, où la recherche occupait une place prépondérante, contre le modèle en vigueur des universités consacrées uniquement à l\u2019enseignement, la FSS a projeté un Québec alors en pleine mutation sous la loupe de ses propres recherches, permettant ôi'«identifier notre milieu social et [di]en prendre conscience», selon les mots de Jean-Charles Falardeau.«Les intellectuels français et européens ne s\u2019intéressaient pas à la société québécoise, poursuit François UNIVERSITE LAVAL La toute première cohorte de la Faculté des sciences sociales en 1938 (elle se nommait alors FÉcole des sciences sociales, politiques et économiques), avec le père Lévesque au centre Blais.Avec la FSS, nous avons pu former des intellectuels francophones qui se sont penchés sur le Québec.Ces connaissances ont été primordiales pour orienter nos choix politiques et sociaux.La pire des choses est d\u2019importer les idées des autres.» Alors que l\u2019Etat québécois était en pleine modernisation, la Faculté a formé les hauts fonctionnaires qui ont jeté les bases de l\u2019évolution politique du Québec, contribuant à en transformer la structure sociale.«A l\u2019époque, on formait des avocats et des médecins en grand nombre, mais l\u2019Etat manquait de personnel qualifié en sociologie, en sciences politiques ou en économie qui soit capable de prendre en main les grands dossiers sur les réformes de l\u2019éducation et de la santé.Le père Lévesque, qui appartenait à l\u2019aile progressiste du clergé de l\u2019époque et qui s\u2019opposait de manière viru- UNE NOUVELLE FORCE UNIVERSITAIRE FRANCOPHONE Trois grandes universités unissent leurs forces pour créer un espace de recherche et de formation unique.Ensemble, elles réaliseront des projets novateurs, partageront leurs expertises et feront rayonner davantage l\u2019enseignement supérieur dans la Francophonie.Regroupement d\u2019universités généralistes francophones à forte intensité d\u2019enseignement et de recherche \tUNIVERSITÉ\t \tLIBRE\ti DE BRUXELLES\t^\t UNIVERSITE DE GENÈVE A Université de Montréal lente à Duplessis, a ainsi formé les artisans de la Révolution tranquille», explique François Blais.Et 75 ans plus tard, Simon Langlois souligne la marque toujours vivante laissée par la FSS sur le Québec d\u2019aujourd\u2019hui: «Les fondements du débat idéologique qui secoue aujourd\u2019hui les universités, ou on évoque la gratuité et le rapport Parent, ont germé à la Faculté des sciences sociales dans les années 1950.» Si sa première cohorte de 1938 est formée de 45 étudiants, à partir de 1943, la Faculté, avec ses quatre départements (sociologie, économie, relations industrielles et service social) et ses quatre professeurs, connaît une expansion considérable.Aux disciplines originales sont venues s\u2019ajouter au fil des ans la science politique, l\u2019anthropologie et la psychologie.La FSS compte aujourd\u2019hui 5000 étudiants, 5 départements et 2 écoles.La criminologie, dernière-née de la Faculté, s\u2019est dotée il y a six mois d\u2019un baccalauréat D\u2019ici et d\u2019ailleurs Par son discours d\u2019ouverture sur le monde, la FSS prend sa place au cœur d\u2019un réseau francophone international, comptant dans ses rangs plus de 600 étudiants francophones étrangers, surtout de France et de Belgique, auxquels s\u2019ajoutent les étudiants québécois en programmes d\u2019échanges.Bénéficiant d\u2019une formation en français, les chercheurs sont amenés à prendre part au dialogue scientifique qui s\u2019engage à l\u2019échelle internationale, et cela, en anglais.«Nous devons admettre que l\u2019anglais est devenu la langue de la science.C\u2019est une tendance très lourde, bien installée», estime François Blais.Loin de s\u2019en plaindre, le doyen de la Faculté voit dans cette évolution l\u2019occasion inestimable de s\u2019adresser aux spécialistes qui partagent les mêmes champs d\u2019intérêt, au-delà des frontières.«Publier en anglais permet de communiquer avec des chercheurs du monde entier, qui travaillent dans des domaines extrêmement spécialisés.En publiant en français, les chercheurs ne pourraient pas confronter leurs résultats avec les autres.Or, il s\u2019agit là d\u2019une condition essentielle à la recherche de qualité.» Et même s\u2019il admet que l\u2019usage exclusif de l\u2019anglais dans certains domaines peut représenter «un handicap pour les chercheurs francophones par rapport aux Anglo-Saxons », François Blais souligne les compétences supplémentaires acquises en comparaison à leurs collègues unilingues.Cela dit, cette prédominance de l\u2019anglais varie selon le champ de recherche.En effet, alors que «la recherche fondamentale, en psychologie ou en économie, est surtout publiée en anglais», le français demeure prépondérant lorsqu\u2019il s\u2019agit de sciences sociales appliquées.Partenariats Les sciences sociales en français sont également le vecteur privilégié de l\u2019accès à la fonction publique, à la faveur des liens étroits tissés entre la Faculté et plusieurs partenaires.Elle s\u2019est par exemple rapprochée de l\u2019Ecole nationale d\u2019administration publique (ENAP), de l\u2019Assemblée nationale et d\u2019organisations rattachées au Parlement, et s\u2019est dotée d\u2019une Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires.Ces 75 ans d\u2019existence sont ainsi l\u2019occasion de rappeler la richesse et l\u2019apport de cette institution majeure au Québec.«Le père Lévesque était francophile.Il défendait la dualité linguistique au Québec et avait compris l\u2019importance de créer des institutions culturelles pour défendre le fait francophone au Québec.» Même si le français a perdu du terrain par rapport à l\u2019anglais en recherche, il convient d\u2019honorer, selon François Blais, cet héritage.«Il faut protéger nos institutions culturelles et scientifiques francophones et appuyer la recherche et la formation en français».Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MARS 20IS G 7 FRANCOPHONIE SIMON MAINA AGENCE ERANCE-PRESSE En République démocratique du Congo, environ 40% de la population serait francophone.ODSEF Il n\u2019est pas simple de décrire ce qu\u2019est un francophone.Un observatoire québécois trace le portrait rectifié de l\u2019Afrique Fondé en 2009, l\u2019Observatoire démographique et statistique de l\u2019espace francophone (ODSEF) s\u2019efforce depuis sa création de sauvegarder le patrimoine démographique en Afrique francophone et de cerner la démographie linguistique de la Francophonie.Grâce à ses travaux, les chercheurs ont aujourd\u2019hui une idée beaucoup plus juste du statut des locuteurs du français sur la planète.EMILIE CORRIVEAU Il n\u2019y a pas si longtemps encore, il était très difficile de tracer un portrait clair de la francophonie mondiale.Alors qu\u2019en Amérique et en Europe, les chercheurs avaient accès à une foule de données sur les locuteurs du français, en Afrique, la situation était tout autre.Pour obtenir des informations, ceux-ci devaient s\u2019appuyer sur les renseignements dont disposait le Haut Conseil de la francophonie, qui, pour sa part, devait se fier aux données transmises par les différents pays membres.Selon les territoires, les informations reçues étaient plus ou moins exactes.Par exemple, en République démocratique du Congo, jusqu\u2019au tournant des années 2000, on estimait qu\u2019environ 15% de la population était francophone.En 2003, lorsque le Haut Conseil de la francophonie a publié un rapport sur la francophonie dans le monde, ce pourcentage a bondi à près de 40%.«Ça nous a alertés, souligne Richard Marcoux, directeur de rODSEE et professeur titulaire au Département de sociologie de l\u2019Université Laval.Dans un pays aussi populeux que la République démocratique du Congo, un écart de pourcentage aussi important, ça fait une grande différence.Ça ne pouvait plus continuer comme ça, il fallait trouver un moyen d\u2019obtenir des renseignements plus justes.» Sauver le patrimoine L\u2019OSDEE est né dans le sillage de ce constat, trois événements ayant permis de confirmer combien, historiquement, l\u2019écart d\u2019analyse était profond entre le Nord et le Sud de la francophonie : l\u2019adoption par plus d\u2019une centaine de chercheurs de la Déclaration sur la sauvegarde et la mise en valeur des recensements africains, le Séminaire international sur la méthodologie d\u2019observation de la langue française dans le monde et le Sommet de la Erancophonie.Dès sa création, les deux axes de travail de l\u2019Observatoire se sont naturellement dégagés.«La sauvegarde du patrimoine démographique en Afrique francophone, c\u2019est la condition pour être à même de travailler sur la dynamique linguistique dans une perspective historique.On a beau avoir fait des recensements et des enquêtes, examiné toute une série de paramètres, si on n\u2019a pas accès à ces sources d\u2019informations là, on ne sera pas capable d\u2019inscrire les transformations démographiques dans une perspective historique.C\u2019est pour ça que notre premier axe, c\u2019est vraiment la sauvegarde du patrimoine démographique en Afrique francophone et que le deuxième, c\u2019est la démographie linguistique de la francophonie», explique M.Marcoux.De nombreux acquis Sauvegarder le patrimoine démographique de l\u2019Afrique francophone, soit, mais comment faire pour préserver toutes les données utiles recueillies dans une trentaine de pays depuis des décennies ?«C\u2019est un travail colossal», convient volontiers M.Marcoux, d\u2019autant que l\u2019Observatoire est le seul organisme au monde à s\u2019investir dans la récupération de données de ce tjqie en Afrique.Malgré l\u2019ampleur de la tâche, l\u2019ODSEE est parvenu à créer un système lui permettant de répertorier Il a lontemps été très difficile de tracer un portrait clair et précis de la Francophonie mondiale et de conserver un nombre impressionnant de documents pertinents à sa démarche.«Le Québec est reconnu pour son expertise dans les recensements, précise M.Marcoux.On a utilisé nos connaissances et on a mis en place un système d\u2019ateliers de numérisation des questionnaires de recensements.Par exemple, au Mali, on est en train de numériser plus d\u2019un million de documents du recensement.Ça représente 2,5 millions d\u2019images.Ça va nous permettre de sauvegarder le patrimoine démographique du Mali, rien de moins ! » Vu la grande réussite du projet, rODSEE a créé un second atelier semblable à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où un seul recensement a été tenu depuis la naissance du pays.A court terme, l\u2019Observatoire compte mettre sur pied d\u2019autres ateliers de,numérisation dans divers Etats membres de l\u2019Afrique francophone.«On a des demandes de beaucoup d\u2019autres pays, confirme M.Marcoux.Le Bénin, le Sénégal, la Côte d\u2019ivoire, le Burkina Faso et le Niger nous ont écrit.On a éla- boré des accords-cadres de collaboration avec eux et nous cherchons présentement le financement qui permettrait de remporter ailleurs les succès que nous avons connus à Kinshasa et à Bamako.» Un portrait plus précis Si, en sauvegardant le patrimoine démographique de l\u2019Afrique francophone, l\u2019ODSEE est en voie de dresser un aperçu beaucoup plus détaillé de sa population, grâce aux travaux que mènent les chercheurs avec qui il collabore depuis ses débuts, l\u2019Observatoire est déjà en mesure de tracer un portrait plus clair de la francophonie mondiale.Il faut savoir qu\u2019il n\u2019est pas simple de définir ce qu\u2019est un francophone.Partout dans la Erancophonie, les divers contextes de diglossie font que la langue française n\u2019a pas le même statut d\u2019un pays à l\u2019autre.Par exemple, alors qu\u2019en Suisse et en Belgique, l\u2019usage du français se fait en fonction du territoire, en Afrique, les contextes sont beaucoup plus variés.«Les travaux de l\u2019ODSEF ont permis de cerner un peu mieux ces contextes-là, relève M.Marcoux.La Francophonie est plurielle et il ne faut pas oublier qu\u2019elle se vit différemment selon les pays.Dans le cas de l\u2019Afrique, dans le cadre de nos travaux, on a défini comme francophones ceux et celles qui savent lire et écrire en français.Ce qu\u2019on nous a reproché, toutefois, c\u2019est d\u2019avoir adopté une définition trop restrictive, parce qu\u2019il y a beaucoup d\u2019Africains qui sont analphabètes, mais qui utilisent quand même le français pour communiquer.» Puisque ses recherches menaient à une estimation plutôt prudente du nombre de locuteurs du français, l\u2019ODSEP a décidé de travailler à l\u2019élaboration d\u2019une nouvelle définition qui permettrait d\u2019inclure les gens participant à l\u2019espace linguistique francophone, mais qui ne savent ni lire ni écrire.«Ça va nous permettre de mieux dégager toutes les nuances diglossiques de la langue française dans l\u2019espace francophone, soutient M.Marcoux.Déjà, notre aperçu est plus juste, mais il le sera encore davantage dans quelques années.» En collaboration avec l\u2019Organisation internationale de la Erancophonie, l\u2019ODSEE communiquera quelques-unes de ses conclusions sur le dénombrement des francophones dans le monde dans le prochain rapport sur la langue française, lequel sera dévoilé en 2014 en marge du Sommet de la francophonie de Dakar.Collaboratrice Le Devoir FIENDEZ-VOUS DE LA EFÎANCOPHONIE Le Canada aussi sera francophone L\u2019ONF et Juste pour rire sont partenaires de l\u2019événement Les Rendez-vous de la Francophonie se tiendront a mari usque ad mare du 8 au 24 mars, entourant ainsi la Journée internationale de la Francophonie, qui a Heu le 20 mars.Créé en 1999, l\u2019événement pancanadien a pris du galon au fil des ans.PIERRE VALLÉE AU départ, il ne s\u2019agissait que d\u2019une cérémonie officielle à laquelle se greffaient un ou deux spectacles, explique Guy Matte, directeur de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, l\u2019organisme qui chapeaute l\u2019événement.Cette année, on dénombre près de 1400 activités qui sont inscrites sur notre site Internet et qui viendront célébrer le français et en souligner l\u2019importance.» C\u2019est l\u2019animateur et humoriste Boucar Diouf qui agit pour la deuxième année de suite comme porte-parole des Rendez-vous de la francophonie.«Moi, je dois tout à la langue française.Mes parents, qui étaient analphabètes, ont eu la sagesse de m\u2019envoyer à l\u2019école.Ft c\u2019est grâce à la Francophonie canadienne, qui m\u2019a offert une bourse après l\u2019obtention de mon baccalauréat à Dakar, que fai pu faire mes études doctorales en biologie marine à l\u2019Université du Québec à Rimouski.Agir comme porte-parole des Rendez-vous, c\u2019est ma façon de remercier la Francophonie canadienne.» La très grande majorité des activités qui se dérouleront durant les Rendez-vous de la Francophonie sont organisées par les communautés elles-mêmes.On y trouve de tout: des conférences, des activités culturelles, de la poésie, des concours, des activités pédagogiques, etc.De son côté, l\u2019Office national du film du Canada, un des partenaires des Rendez-vous de la Francophonie, contribue à cet événement en proposant une programmation spéciale qui sera projetée près de 220 fois dans diverses collectivités canadiennes.L\u2019humour à l\u2019honneur Déjà, l\u2019an dernier, l\u2019humour avait fait son apparition dans les célébrations lorsque la Fondation canadienne pour le dialogue d,es cultures avait demandé aux étudiants de l\u2019École nationale de l\u2019humour de préparer des capsules humoristiques qui ont été ensuite diffusées sur le site Internet des Rendez-vous de la Francophonie.«Nous recommençons cette année, souligne Guy Matte, et les capsules porteront cette fois sur des expressions françaises typiques de certains coins de notre pays.» Mais cette année, on a voulu donner une ampleur accrue au volet de l\u2019humour en organisant quatre grands galas humoristiques présentés à Vancouver, Winnipeg, Moncton et Ottawa.«Nous avons signé une entente de trois ans avec Juste pour rire pour l\u2019organisation de ces galas, poursuit Guy Matte.C\u2019est une collaboration de type gagnant-gagnant.Nous profitons de l\u2019expertise en humour de Juste pour rire, et en retour.Juste pour rire y trouve son compte, puisque cela lui permet de développer le marché francophone canadien.» Et, selon Boucar Diouf, qui participe à ces galas en y présentant un numéro, de découvrir de nouveaux talents.«Nous avions comme mandat d\u2019intégrer à chacun des galas de jeunes humoristes locaux, raconte-t-il.Ft, sauf en Colombie-Britannique, nous n\u2019avons eu aucun mal à en trouver, ce qui nous démontre que l\u2019humour en français existe ailleurs au Canada.Mais ce qui m\u2019a réellement surpris, c\u2019est de constater la qualité de ces humoristes.Cela est particulièrement vrai en Acadie, où il y a présentement une explosion de l\u2019humour.Si des JACQUES GRENIER LE DEVOIR L\u2019humoriste Boucar Diouf musiciens et chanteurs acadiens, comme Radio Radio et Lisa LeBlanc, ont récemment percé, la prochaine vague sera formée des humoristes acadiens.» Un événement rassembleur Les Rendez-vous de la Francophonie se veulent une occasion de célébrer le français partout au Canada, mais ils se veulent aussi l\u2019occasion de bâtir des ponts entre la Francophonie hors Québec et celle du Québec.«C\u2019est ce que j\u2019appelle la troisième solitude, avance Boucar Diouf.Chez les francophones canadiens, le Québec apparaît souvent comme un grand frère qui ne les entend pas.C\u2019est comme si les francophones canadiens connaissaient le Québec, mais pas l\u2019inverse.Je le sais parce que c\u2019est ce que l\u2019on me dit lorsque je donne des spectacles ailleurs au Canada francophone.Et lorsque les Québécois font un effort pour aller vers les francophones hors Québec, l\u2019on sent immédiatement que cela les touche.Si la France et le Québec ont un lien privilégié, il devrait en être de même entre le Québec et les communautés francophones hors Québec.Les Rendez-vous de la Francophonie sont une occasion de tisser ce lien.» Selon Guy Matte, les Rendez-vous de la Francophonie sont aussi une occasion de présenter le fait français aux autres Canadiens.«Cet objectif cadre parfaitement avec la mission de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, soit favoriser le rapprochement entre les différentes composantes culturelles du Canada, y compris les Premières Nations.Plusieurs anglophones vivent dans des communautés où le fait français existe, mais ils n\u2019en sont pas toujours conscients.Les Rendez-vous sont là pour faire découvrir à ces citoyens le fait français.D\u2019ailleurs, cette année, le deuxième porte-parole est l\u2019humoriste anglophone et francophile Cathy Jones.On veut sensibiliser les autres communautés à l\u2019importance du fait français au Canada et démontrer que l\u2019on peut avoir du plaisir en français et avec la culture française.Et cela cadre bien avec le thème de cette année, qui est la joie de vivre.» La communauté anglo-canadienne ainsi que les autres communautés linguistiques sont donc invitées à participer aux événements des Rendez-vous de la Francophonie et à profiter de ces occasions pour tisser de nouveaux liens.D\u2019où les efforts déployés par les Rendez-vous de la Francophonie afin de faire de l\u2019événement une occasion de rassemblement.Et Boucar Diouf de conclure par un proverbe africain: «C\u2019est le pied et non la bouche qui trace le chemin de la parenté.» Collaborateur Le Devoir Appuyer la Francophonie O O O O O O dans la recherche universitaire, O O O O O O O Uu O\tO ooOOOOOOOoo O ooOOOOOOOo O (J Le Bureau des Amériques - Pôle de développement de l'Agence universitaire de la Francophonie soutient ses universités membres dans leurs activités de recherche, formation et coopération universitaire.L'AUF s'associe à plusieurs partenaires durant la Semaine de la Francophonie.ORGANISATION V_ INTERNATIONALE DE la francophonie rIL Université de Montréal Université du Québec à Trois-Rivières IFDD ODSEF Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone flGEHCE uniuEesiTnieE DeLRFRRnCOPHOniE Bureau des Amériques Pôle de développement B aufameriques www.auf.org/bureau-anneriques 20 mars 2013 n Journée internationale de la Francophonie français une chance ORGANISATION INTERNATIONALE DE www.20nnars.francophonie.org la francophonie "]
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