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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-03-16, Collections de BAnQ.

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[" FINANCE INVESTISSEMENT RESPONSABLE 1* Fondaction est responsable depuis 1996, dixit Léopold Beaulieu É Page 2 J L\u2019autonomisation f des femmes '** et l\u2019éthique, selon FEM International Page 3 W Le don se révèle être un geste doublement rentable Page 6 CAHIER THEMATIQUE H > LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 2013 Le citoyen peut-il être un acteur de changement ?« Les entreprises qui mettent en place des mesures socialement responsables améliorent aussi leur rendement financier à long terme » Fonds éthique, placement responsable ou investissement dans la collectivité : comment s\u2019y retrouver dans le monde de la finance responsable?Et surtout: les choix citoyens peuvent-ils réellement apporter des changements dans le monde de la finance ?SARAH POULIN-CHARTRAND Lorsqu\u2019on parle de finance socialement responsable, Gilles Bourque, chercheur à l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine, tient à faire une distinction importante : il existe des placements responsables et des investissements responsables.Un placement responsable correspond à des sommes d\u2019argent placées sur les marchés boursiers par les caisses de retraite ou les fonds communs de placement.Ces fonds de placement sont ceux qu\u2019on appelle couramment « fonds éthique ou fonds socialement responsable».«Il faut prendre ce type de fonds avec des pincettes», juge l\u2019expert en fi- par son nance responsable.Le problème, c\u2019est qu\u2019ils sont gérés par de grands financement organismes financiers ou de grandes sociétés de placement dont les cri- OU son tères sont très variables et même difficilement vérifiables, d\u2019après Gilles investissement Bourque.Par exemple, certains fonds fonctionnent simplement par direct dans exclusion et n\u2019auront pas de titres d\u2019entreprises de tabac, d\u2019armement et les entreprises, d\u2019énergie nucléaire.qui a trait à la bonne gouvernance ou à la surveillance des pratiques de l\u2019entreprise.Encore une fois, le consommateur devrait questionner son conseiller sur les pratiques des actionnaires dans un fonds avant de faire son choix.Uinvestissement responsable, a une influence « Capitalisme propre » Mais le citoyen qui ne souhaiterait plus concrète pas investir, par exemple, dans la pornographie ou les OGM devra peut- sur Péconomie être magasiner plus longtemps pour son fonds éthique.Colette Harvey, di- locale rectrice du développement stratégique à la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins, encourage d\u2019ailleurs les investisseurs à questionner leur établissement financier sur les fonds socialement responsables qui sont offerts pour leur REER ou leur CELI, car les pratiques diffèrent d\u2019un fonds à l\u2019autre.Le classement annuel du site Corporate Knights (littéralement: les chevaliers de l\u2019entrepreneu-riat, dont le slogan parle de « capitalisme propre ») est aussi une bonne source d\u2019information pour évaluer la différence entre les fonds éthiques.Si Gilles Bourque est sceptique à propos des fonds éthiques, Colette Harvey souligne par contre que certains fonds dépassent la simple exclusion de certains secteurs d\u2019activité et choisissent des entreprises qui démontrent un souci d\u2019amélioration sur le plan social ou écologique.Quelques fonds, plus rares mais très actifs, utilisent leur pouvoir d\u2019actionnaire comme levier pour accélérer les changements en ce Des changements de l\u2019intérieur Si le placement responsable peut être perçu comme une façon d\u2019encourager des entreprises à améliorer leur performance sociale et écologique, l\u2019investissement responsable, par son financement ou son investissement direct dans les entreprises, a une influence plus concrète sur l\u2019économie locale.On peut départager l\u2019investissement responsable en deux volets : le capital de développement et la finance solidaire.Les fonds de travailleurs (Eonds de solidarité ETQ et Eondaction de la GSN) sont du ressort du capital de développement.Selon Gilles Bourque, ces deux fonds ont réellement transformé l\u2019industrie de la finance au Québec, notamment en favorisant de nouveaux modes de gestion et de gouvernance plus transparents.Pour Colette Harvey, ce type d\u2019investissement s\u2019inscrit aussi dans une logique responsable, car les fonds de travailleurs soutiennent une partie de l\u2019économie québécoise et favorisent la création ou le maintien d\u2019emplois locaux.Le deuxième volet de l\u2019investissement responsable est la finance solidaire : le financement d\u2019entreprises d\u2019économie sociale, de coopératives ou d\u2019organisations à but non lucratif La Caisse d\u2019économie solidaire de Desjardins est un des meilleurs exemples de ce type d\u2019investissement.C\u2019est cette caisse que Laure Waridel vantait dans une récente campagne publicitaire, en disant choisir le «placement à rendement social».Et comment ce type d\u2019investissement peut-il avoir un impact réel ?Ce n\u2019est pas le monde de la finance qui est transformé du jour au lendemain, mais plutôt l\u2019économie locale.Les gens qui se tournent du côté de la Caisse d\u2019économie solidaire, estime Colette Harvey, le font parce qu\u2019ils croient à la mission de l\u2019établissement et à son action sociale.Les membres achètent des dépôts à terme garantis et la majeure partie de cet argent sert à financer directement des centres de la petite enfance, des organismes culturels ou de réinsertion sociale.Dans les dernières années, la Caisse d\u2019économie solidaire a, par exemple, soutenu une école de musique à Ri-vière-du-Loup, la radio communautaire CIBL à Montréal, des coopératives d\u2019habitation ou un organisme d\u2019aide aux enfants dans la région de Lanaudière.NEWSCOM Rentable, la finance responsable ?D\u2019après Colette Harvey, les consommateurs se demandent régulièrement si les fonds so- cialement responsables sont plus ou moins rentables que les autres.«De plus en plus d\u2019études démontrent que les entreprises qui mettent en place des mesures socialement responsables améliorent aussi leur rendement financier à long terme.» Dans un rapport publié en 2007 par l\u2019UNEPEI (un partenariat entre le Programme des Nations Unies pour l\u2019environnement et le monde de la finance), qui évaluait les performances de la finance socialement responsable à travers 20 études universitaires et 10 études de firmes de courtage, on constatait, dans 18 études sur 30, un lien positif entre la performance d\u2019un fonds et ses pratiques responsables.Neuf études ne constataient aucune corrélation entre le rendement et les pratiques de finance responsable et seulement trois études y voyaient un effet négatif Pour en apprendre davantage: Cap Einance, le Réseau de la finance solidaire et responsable http://capfinance.ca/page_accueuil.php IREC, l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine http://www.irec.net Association investissement responsable http://isresponsable.ca Collaboratrice Le Devoir « De plus en plus d\u2019études démontrent que les entreprises qui mettent en place des mesures socialement responsables améliorent aussi leur rendement financier à long terme H 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 20IS FINANCE FONDACTION À renseigne de la finance socialement responsable Écoressources, Transtek, la Coopérative forestière Petit Paris et SynergX sont quelques-unes des entreprises qui ont reçu récemment le soutien financier de Fondaction, de la CSN.Ont-elles autre chose en commun ?Ce sont toutes des exemples de ce qu\u2019on nomme aujourd\u2019hui l\u2019investissement socialement responsable.PIERRE VALLEE Je préfère le terme de \u201cfinance socialement responsable \u2019\u2019 à celui d\u2019\u201cinvestissement socialement responsable\", tient à préciser Léopold Beau-lieu, président et directeur général de Fondaction.Car il s\u2019agit, selon moi, d\u2019une manière différente de faire de la finance qui tient compte non seulement de l\u2019aspect financier et économique, mais aussi de l\u2019aspect écologique et social.Et cela doit s\u2019appliquer à l\u2019ensemble des activités d\u2019un organisme financier comme le nôtre, y compris notre propre action en tant qu\u2019organisation.» Cette approche novatrice privilégiée par Fondaction ne date pas d\u2019hier.«Dès notre création, en 1996, les enjeux du développement durable étaient déjà inscrits dans la mission de Fondaction et ce sont ces critères qui guident nos actions depuis le début.» Par conséquent, il estime que l\u2019ensemble des investissements et des placements de Fondaction peuvent loger à l\u2019enseigne de la finance responsable.Multiples critères Pour déterminer si un investissement ou un placement est socialement responsable, il faut tenir compte de plusieurs critères.«Bien sûr, le critère économique demeure important.Il faut toujours faire une évaluation diligente de la situation financière de l\u2019entreprise, mais cela ne peut plus être le seul critère qui détermine si on investit ou pas.Il faut aussi tenir compte de l\u2019environnement, du social et de la gouvernance, ce qu\u2019on nomme ESC.» Entrent dans ces critères ESC le style de gestion et de gouvernance, la présence ou non des travailleurs dans le processus de gestion, la reddition de comptes et la transparence, le lien avec les parties prenantes, internes comme externes, les mesures écologiques, le secteur d\u2019activité, l\u2019engagement et la responsabilité sociale, etc.«Evidemment, on ne peut pas s\u2019attendre à ce qu\u2019une entreprise soit en mesure de satisfaire à toutes ces exigences avant de décider si on y investit.C\u2019est la raison pour laquelle notre approche est celle de l\u2019accompagnement.Si une entreprise est consciente des enjeux du développement durable et qu\u2019elle a la ferme intention de mettre en place des mesures pour atteindre les objectifs du développement durable, nous serons là pour l\u2019accompagner, et ce, tout au long de notre partenariat avec elle.Parfois, c\u2019est un critère particulier qui joue dans la balance.Par exemple, c\u2019est le secteur d\u2019activité, comme les technologies propres, ou encore le style de gouvernance, comme dans le cas d\u2019une entreprise qui a mis OSA IMAGES Léopold Beaulieu, président et directeur général de Fondaction en place une gestion participative avec ses employés.Mais, dans tous les cas où on intervient dans une entreprise, et peu importe la raison pour laquelle on a décidé de le faire, on cherche toujours à faire avancer les valeurs du développement durable.» Prenons le cas des quatre entreprises dans lesquelles Fondaction a récemment in- vesti.Quels sont les critères qui ont joué en leur faveur?«Écoressources est l\u2019une des rares entreprises à offrir des services-conseils en matière de changements climatiques, et notamment dans le domaine des marchés du carbone.» C\u2019est donc le secteur d\u2019activité qui a primé.Quant à Transtek, il s\u2019agit d\u2019une entreprise industrielle qui a développé une jupe aérodynamique pour l\u2019industrie du camionnage.«Cette jupe aérodynamique permet une importante économie de carburant et contribue ainsi à la réduction des gaz à effet de serre.» Dans ce cas, c\u2019est le produit.«Dans le cas de la Coopérative forestière Petit Paris, c\u2019est la gestion écologique qui a compté.» En effet, la Coopérative forestière Petit Paris a mis en place un système de gestion écologique selon les normes du Forest Stewardship Council (FSC) du Canada, qui garantit une exploitation écores-ponsable de la forêt.SynergX est une entreprise qui conçoit, fabrique et installe des systèmes de contrôle de la qualité concernant différents types de verre.«Ici, c\u2019est le style de gouvernance qui a joué.Les employés de l\u2019entreprise sont regroupés en coopérative de travailleurs actionnaires et participent donc à la gouvernance de l\u2019entreprise.La gestion participative est une forme de gouvernance que Fondaction apprécie et surtout encourage.» Progrès accomplis De plus, la participation directe dans une entreprise n\u2019est pas Tunique manière d\u2019investir de Fondaction, puisque cet organisme financier investit aussi par le biais de fonds partenaires ou de fonds spécialisés, tout comme il le fait sur les marchés financiers.«Ici aussi, c\u2019est la même règle qui s\u2019applique et les mêmes principes qui nous guident.» «Dès notre création, en 1996, les enjeux du développement durable étaient déjà inscrits dans la mission de Fondaction» La finance socialement responsable est-elle appelée à jouer un rôle plus important dans l\u2019avenir?Certains le croient et donnent en exemple la récente crise économique provoquée essentiellement par la finance traditionnelle.Mais l\u2019avidité de cette dernière ne finira-t-elle pas par reprendre le dessus ?Léopold Beaulieu n\u2019y croit pas.« C\u2019est qu\u2019il y a eu au fil des ans des progrès, en particulier du côté des entreprises et du milieu des affaires.Aujourd\u2019hui, la protection de l\u2019environnement n\u2019est plus une notion étrangère aux entreprises, comme ne le sont plus les changements climatiques et le développement durable.Il y a une certaine compréhension de la part des entreprises quant à l\u2019urgence d\u2019agir.» De plus, la rentabilité se pointe le nez.«Plusieurs entreprises ont compris qu\u2019il est rentable de fonctionner avec les valeurs du développement durable.Prenons, par exemple, l\u2019écocon-ception d\u2019un produit.C\u2019est devenu un facteur important lorsqu\u2019on cherche à exporter un produit.» Sans compter que les organismes financiers actifs dans la finance socialement responsable ont aussi fait des progrès.«A Fondaction, depuis notre création, on a raffiné nos méthodes et peaufiné notre approche.Au fond, c\u2019est aussi le métier qui rentre.» Collaborateur Le Devoir \\É/ LAISSER SA MARQUE DANS LA SOCIÉTÉ UN HERITAGE A PARTAGER™ Québec Un programme de la CAGP-ACPDP™ unheritageapartager@gmail.com LE DON PLANIFIE Et vous ?Que laisserez-vous ?unheritage.org : une excellente source d'informations sur les dons planifiés I f facebook DON D\u2019ASSURANCE VIE FONDS DE DOTATION IRE Je m\u2019informe pour ma cause, et je la soutiens grâce à un don planifié! Le don testamentaire vous permet de poser un geste mémorable.Vous pouvez considérer le bien-être de vos proches et choisir de faire un don dans votre testament à une oeuvre de bienfaisance.Au besoin, votre testament peut être modifié en fonction de l'évolution de vos volontés.Parlez-en à la personne responsable des dons planifiés de l'organisme de bienfaisance que vous préférez et consultez un notaire, un avocat, un comptable ou un planificateur financier.Bienfaiteurs Centraide du Grand Montréal Croix-Rouge canadienne, Québec Fondation CHU Sainte-Justine Fondation communautaire juive de Montréal (La) Fondation des maladies du cœur et de l'AVC Fondation du Grand Montréal Amis Ailes de l'Espérance (Québec) inc.(Les) Centre Missionnaire Ste-Thérèse Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière/ Amicale du Collège et la Fondation Bouchard inc.Fondation de la Maison du Père (La) Fondation de l'Hôpital Royal Victoria Fondation des Aveugles du Québec Hôpitaux Shriners pour enfants® - Canada Société canadienne du cancer, Division du Québec Tel-Aide Université Concordia Université de Montréal Piatine Armée du Salut Bon Dieu dans la rue (Le) Centraide Québec et Chaudière-Appalaches Centraide Richelieu-Yamaska inc.Développement et Paix (Organisation catholique canadienne pour le Développement et la Paix) Diabète Québec Fédération québécoise des sociétés Alzheimer Fondation Cité de la Santé Fondation de l'Hôpital du Sacré-Cœur, Montréal Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont Fondation de l'Hôpital St.Mary Fondation de l'Institut de Cardiologie de Montréal Fondation de l'UQAM Fondation du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau Fondation du Centre des femmes de Montréal Fondation du Grand Séminaire de Montréal Fondation du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie Fondation HEC Montréal Fondation Hôpital Charles LeMoyne Fondation Jules et Paul-Émile Léger/L'Œuvre Léger Fondation Marie-Vincent Fondation Père Sablon Fondation Portage Fondation québécoise du cancer Fondation Santé Haut-Richelieu-Rouville Fondation Surdité et Communication de l'Institut Raymond-Dewar Institut du cancer de Montréal/Fonds Robert-Bourassa pour la recherche sur le cancer Institut et Hôpital neurologiques de Montréal Moisson Montréal inc.Moisson Québec Inc.Crchestre symphonique de Montréal Partage-Action de l'Cuest-de-l'île Petits Frères (Les) Secours aux Lépreux Canada Société de l'arthrite - Division du Québec (La) Société pour les enfants handicapés du Québec Société de recherche sur le cancer suce (Solidarité Union Coopération) YMCA du Québec (Les) Or Aide à l'Église en Détresse (Canada) Inc.Association pulmonaire du Québec Centraide Laurentides Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) Congrégation Missionnaire de Mariannhill Église catholique de Montréal - C.A.C.R.M.Église catholique de Québec Fondation canadienne du rem - Division du Québec (La) Fondation Centaur pour les arts d'interprétation (La) Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau Fondation communautaire du grand Québec Fondation de la Maison Michel-Sarrazin Fondation de l'Hôpital de Lachine Fondation de l'Hôpital du Suroît Fondation de l'Hôpital Pierre-Boucher Fondation de l'Hôpital régional de Saint-Jérôme Fondation de l'Hôpital Sainte-Anne pour vétérans canadiens Fondation de l'Institut Nazareth et Louis-Braille Fondation de l'IRCM Fondation de l'Université Bishop's Fondation de l'Université de Sherbrooke (La) Fondation du cancer du sein du Québec Fondation du Centre hospitalier de Granby inc.Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke Fondation du CSSS du Sud de Lanaudière Fondation Gracia CSSS de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent Fondation Héma-Québec Fondation Institut de gériatrie de Montréal Fondation Internationale Roncalli Fondation pastorale du diocèse de Nicolet inc.Fondation Sainte-Croix/Heriot Fondation SEMAFC Fondation VITAE Médecins Sans Frontières Canada Mission chez nous Œuvres et Missions Don Bosco Cratoire Saint-Joseph du Mont-Royal (U) Crchestre Métropolitain Société Alzheimer de Montréal Société canadienne de l'hémophilie Société de la SLA du Québec Société de Saint-Vincent de Paul de Montréal Société des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) Société des Missions-Étrangères de la Province de Québec UNICEF Québec Université McGill LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 2013 H 3 FINANCE FEM INTERNATIONAL Pour l\u2019autonomisation des femmes à travers le monde La mode éthique est un moyen efficace d\u2019amener les femmes vers leur autonomie Femmes entrepreneurs du monde (FEM International) est une ONG qui travaille sur le terrain en Afrique, en Asie et dans les Amériques pour aider les femmes à se prendre en main en les soutenant dans leur projet d\u2019entrepreneuriat.«Nous les encourageons dans leur démarche de création d\u2019entreprises écologiquement et socialement responsables, explique Iis Suarez Visbal-Ensink, fondatrice et directrice de l\u2019organisme montréalais.Nous leur donnons confiance et les poussons à trouver leur potentiel aussi bien en tant qu\u2019individus qu\u2019en tant qu\u2019entrepre-neures et leaders de leur collectivité.» HELENE ROULOT-GANZMANN N T ous croyons fièrement ¦^¦^1N qu\u2019on peut avoir à la fois des profits et un impact sur les plans social et écologique, résume Lis Suarez Vis-bal-Ensink dans une entrevue donnée au Devoir.Nous tentons de rendre des femmes autonomes, car, ensuite, elles vont elles-mêmes soutenir leur collectivité et contribuer à l\u2019amélioration de leur environnement.Nous faisons ainsi nôtres les mots de Gandhi, prononcés il y a des années, rnais toujours très pertinents : \u201cEduquez un homme et vous éduquez un homme, éduquez une femme et vous éduquez toute la famille.\u201d S\u2019assurer que les femmes aient un avenir promoteur, c\u2019est s\u2019assurer que tout leur environnement aille mieux et se dirige dans la bonne direction.» Au centre des actions, donc, les femmes.Le contexte : le développement durable.L\u2019outil: l\u2019entrepreneuriat.Et le canal pour les rejoindre et communiquer avec elles: la mode éthique.Tout ça par le biais d\u2019un des projets de EEM International, Ethik BGC.«Nous travaillons avec l\u2019industrie du textile parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un secteur très féminisé, explique la directrice de EEM International.A nos débuts, en 2005, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de femmes travaillaient dans des structures artisanales liées au textile, à la couture, etc.Aussi bien dans les pays en développement qu\u2019ici, au niveau local: il y a beaucoup de femmes d\u2019origine multiculturelle qui sont présentes dans cette industrie-là.C\u2019est donc un bon moyen de les rejoindre et de les motiver à prendre leur destin en main.» 26 millions de travailleurs La mode est en effet une industrie qui a des impacts économiques, sociaux et écologiques sur les populations du Nord, soit les consommateurs, ainsi que sur les populations du Sud, soit les producteurs.En 2006, 26 millions de personnes travaillaient dans le secteur de la mode et du textile.Et 70% de ces personnes étaient des femmes, dont la majorité travaillent dans des conditions inacceptables.La mode est une industrie très rentable, mais peu de ses acteurs en bénéficient réellement.Au départ, EEM International s\u2019était cantonnée à la formation des jeunes femmes.Mais, très vite, l\u2019organisme a monté des projets ou s\u2019est engagé dans des projets existants.«Nous nous sommes penchés sur les différents besoins des femmes avec lesquelles nous travaillions, ajoute M™'' Visbal-Ensink.Elles avaient besoin de se lier en réseau, d\u2019avoir des possibilités de vendre leurs produits, etc.Nous avons mis en place tout un programme pour leur assurer une présence dans des événements, dans les grandes surfaces, dans diffé- «On peut avoir à la fois des profits et un impact sur les plans social et écologique» rents points de vente.Nous leur donnons des conseils en matière de marketing, de stratégie de vente.Nous sommes partenaires d\u2019une quinzaine d\u2019organisations qui travaillent dans la mode éthique aux niveaux local, national ou international.Nous créons des réseaux, nous organisons des événements ou nous nous greffons à des événements internationaux, ce qui nous permet d\u2019amener les designers et les fabricantes de textiles éthiques à se rencontrer.» Un incubateur d\u2019entreprises Ethik BGC, c\u2019est donc un incubateur d\u2019entreprises de mode éthique ayant toutes des objectifs de développement durable.Ici, à Montréal, c\u2019est une boutique, une galerie, un centre d\u2019affaires.Quarante en-trepreneures en sont aujourd\u2019hui membres, de dix-neuf nationalités distinctes.Des femmes et des entreprises installées dans les pays du Sud, comme la Colombie, la Bolivie, la Thaïlande, l\u2019Inde, le Mali, mais aussi des immigrantes ou des Canadiennes d\u2019origine multiculturelle vivant à Montréal ou ailleurs au Québec.Sur le plan international, EEM soutient onze projets.En Colombie, il s\u2019agit d\u2019ouvrir le marché nord-américain à dix artisanes; en Bolivie, Ethik BCG donne une formation à trente entrepreneures et les aide à élargir leur marché ; au Mali, 175 jeunes bénéficient d\u2019une formation de trois ans destinée à développer leur esprit d\u2019entreprise et à appuyer leur insertion sociale en leur dispensant des ateliers en leadership féminin, en égalité femme-homme en milieu de travail et en développement durable dans les petites entre- prises.EEM International elle-même est une structure d\u2019entrepreneuriat social.Ainsi, les projets sont financés pour la moitié par les revenus qu\u2019ils génèrent via la vente de leurs produits, les ateliers, la formation, etc.«Nous recevons également des subventions de la part de gouvernements et d\u2019organismes privés qui se sont engagés via leur fondation, ajoute Lis Suarez Visbal-Ensink.Cet argent nous permet d\u2019avancer, nous lançons d\u2019ailleurs une nouvelle campagne de financement et sommes toujours à la recherche de nouveaux investisseurs sociaux.Mais nous cherchons vraiment à générer notre propre financement, à trouver nos propres solutions afin d\u2019être également un modèle pour les femmes que nous aidons.Pour les mener à l\u2019autonomie, pour les convaincre des bienfaits de cette autonomie pour elle et leur famille, leur collectivité, nous devons nous-mêmes être le plus possible autonomes.» Pour en savoir plus, visitez www.ethik-bgc.ca.Collaboratrice Le Devoir f i i SOURCES FEM INTERNATIONAL Une Malienne participe à l\u2019un des projets d\u2019entrepreunariat de FEM International.Ethik BGC œuvre dans le domaine du textile dans plusieurs pays.DONNER DU SENS À L\u2019ARGENT Participer au soutien de ['économie d'ici en investissant de façon responsable À www.fondaction.com FONDACT/ON CSN POUR LA COOPERATION ET L'EMPLOI H 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 2013 FINANCE INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE Desjardins aussi est passé au vert La coopérative fait affaire avec une cinquantaine d\u2019entreprises canadiennes Le groupe financier coopératif Desjardins offre depuis 1990 l\u2019un des premiers programmes d\u2019investissement au pays qui reposent sur une approche «socialement responsable».Aujourd\u2019hui chef de file dans le domaine, il propose à ses clients cinq produits avec lesquels ceux qui désirent allier finance et responsabilité civile peuvent faire fructifier leurs avoirs.FLORENCE SARA G.FERRARIS Ce besoin affirmé d\u2019être socialement responsable, «c\u2019est d\u2019abord venu de nos membres», explique Rosalie Ven-dette, conseillère principale en investissement socialement responsable (ISR) au Mouvement Desjardins, rejointe en enfrevue téléphonique.A l\u2019époque, les mouvements écologistes commencent à avoir davantage de poids auprès d\u2019une opinion publique qui souhaite de plus en plus avoir le choix d\u2019opter pour le vert.Dans cette optique.Desjardins pose les premières bases de son programme d\u2019ISR en lançant, en 1990, le Fonds Desjardins Environnement, le premier du genre au Québec.Depuis 2009, la coopérative a ajouté quatre portefeuilles SociéTerre à la liste de ses produits verts.«L7Si?consiste à intégrer les facteurs écologiques, sociaux et de gouvernance dans la sélection et la gestion des placements et des investissements dans une perspective à long terme», met de l\u2019avant Rosalie Vendette.Grâce au développement de partenariats et à l\u2019établissement d\u2019un dialogue actif avec des entreprises dites socialement responsables, la coopérative non seulement souhaite in- fluer sur leur rendement financier, mais également les aider à atteindre des objectifs précis en matière de protection de l\u2019environnement ou de respect des droits humains.«Nous siégeons aux conseils d\u2019administration de ces entreprises, précise la conseillère.De cette manière, nous pouvons faire des demandes précises et exercer notre droit de vote afin de nous assurer que les objectifs fixés sont en voip d\u2019être atteints.» A l\u2019heure actuelle, la coopérative fait affaire avec une cinquantaine d\u2019entreprises canadiennes pour chacun des produits qu\u2019elle offre à ses membres.Minières A ceux qui avancent que ces fonds ne sont peut-être pas aussi responsables que le Mouvement le prétend, Rosalie Vendette répond que la coopérative fait du moins tout ce qui est en son pouvoir pour s\u2019en assurer.«Il faut comprendre que les entreprises parfaites n\u2019existent pas, soutient-elle.Oui, nous avons développé au cours des dernières années des partenariats avec des entreprises dans tous les secteurs, y compris les plus contentieux comme le secteur minier, mais notre but est de faire progresser ces entreprises sur les plans tant écologique que social.» Elle ajoute que laisser de côté î,; 2lf\u2018.JEFF MCINTOSH FA PRESSE CANADIENNE Desjardins souhaite faire progresser les entreprises minières sur les plans tant écologique que social.ces entreprises reviendrait à baisser les bras devant elles.Par ailleurs, si des entreprises persistent à long terme à ne pas entreprendre les démarches nécessaires pour atteindre les objectifs qu\u2019elles ont fixés avec le Mouvement, ce dernier se retire, tout simplement.Récemment, la coopérative a procédé à un désinvestissement du titre de la société minière Barrick Gold, en raison de ses déversements de résidus miniers dans des cours d\u2019eau en Papouasie-Nouvelle-Guinée.«Ces pratiques, bien que n\u2019ayant pas cours au Canada, étaient LE MONDE EST PETIT ^ NOUS VOYONS GRAND DES STRATEGIES D\u2019AFFAIRES PROFITABLES QUI RESPIRENT LA DURABILITÉ ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE?ABSOLUMENT.ENSEMBLE, REPENSONS LE MONDE CENTRE D'ETUDES D AV I D - O ' B RI E N SUR LA DURAB L TE DES ENTREPR SES ^Concordia >ir\tU N I V E R s I T r CONCORDIA.CA non conformes aux politiques d\u2019évaluation écologique du Fonds.» Le retrait d\u2019un titre est toutefois utilisé en dernier recours, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un constat d\u2019échec pour le Mouvement «Lorsque nous nous désengageons d\u2019une entreprise, nous n\u2019avons plus de pouvoir ni d\u2019impact sur ses décisions.Dans cette mesure, nous essayons de rester actifs auprès d\u2019elle le plus longtemps possible.» Mythes et visibilité L\u2019investissement responsable, bien que de plus en plus prisé, demeure encore margi- nal plus de 20 ans après la création du premier fonds.Aujourd\u2019hui, seulement 13% des membres de la coopérative se tournent vers ce type d\u2019investissement.«De nombreux mythes persistent autour de ce genre de programme », déplore la conseillère.En effet, bien des gens croient que miser sur des entreprises plus vertes n\u2019est pas rentable, comme si avoir bonne conscience avait un prix.«Nos rendements des dernières années prouvent pourtant le contraire.» La courbe du rendement du Fonds Desjardins Environnement, par exemple, est effectivement en croissance constante malgré un léger creux lors de la crise en 2008 \u2014 ce qui ne diffère pas des autres secteurs d\u2019investissement.11 en va de même pour les quatre autres produits socialement responsables de la coopérative.Selon Rosalie Vendette, du travail doit aussi être fait pour convaincre les gens que ce type d\u2019investissement s\u2019adresse à tout le monde.«Les gens ont tendance à croire que les seuls qui choisissent ces fonds sont de jeunes militants, alors que c\u2019est fait pour tous ceux que l\u2019environnement préoccupe.» Elle ajoute qu\u2019il revient aux planificateurs financiers de faire connaître le programme aux membres.«C\u2019est systématique.Lorsque nos planificateurs financiers rencontrent un nouveau client, une série de questions sont posées afin de déterminer les intérêts de la personne.Si l\u2019environnement en fait partie, l\u2019ISR est généralement proposé.» Et la Banque Nationale Pour sa part, la Banque Nationale n\u2019offre pas à ses membres des services fixes en matière d\u2019investissements responsables.«[Nous privilégions] plutôt une analyse rigoureuse des besoins de chacun d\u2019entre eux», écrit Marie-Pierre Jodoin, conseillère principale au service des affaires publiques de la Banque Nationale du Canada.Pour cette raison, la banque n\u2019a pas voulu accorder une entrevue au Devoir.Collaboratrice Le Devoir COMITE SYNDICAL INTERNATIONAL SUR LE CAPITAL DES TRAVAILLEURS Le capital des travailleurs sert de levier à une gestion durable Le CWC est un projet commun de regroupements syndicaux internationaux CAROLINE RODGERS \\ A l\u2019échelle mondiale, on estime que la valeur des régimes de retraite des travailleurs serait de 25 000 à 30 000 milliards de dollars.C\u2019est dire à quel point les décisions d\u2019investissement prises par leurs gestionnaires ont un impact important.Le Comité syndical international sur le capital des travailleurs (Committee on workers\u2019 capital, ou CWC) est un réseau d\u2019échange et de partage d\u2019information pour une gestion responsable des capitaux des travailleurs.Le principe de base qui sous-tend les activités du CWC est simple : en utilisant leur épargne-retraite comme effet de levier, les travailleurs peuvent influer sur les entreprises afin qu\u2019elles respectent les droits humains et le droit du travail et qu\u2019elles réduisent leurs incidences négatives sur l\u2019environnement.Un autre principe important est que les travailleurs, en tant que propriétaires indirects, ont le droit de savoir comment leur argent est investi et d\u2019exiger qu\u2019il soit investi d\u2019une manière plus durable.La valeur mondiale des régimes de retraite des travailleurs atteindrait Créé en 1999, le CWC est un projet commun de regroupements syndicaux internationaux, comme la Confédération syndicale internationale, les fédérations syndicales internationales et la Commission syndicale consultative auprès de l\u2019OCDE.11 compte 200 membres dans 25 pays.Au Canada, la CSN et le Congrès du travail du Canada en font partie.Présentement, Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada, est aussi le président du CWC.«Nous faisons du réseautage et de la sensibilisation auprès des syndicats et des groupes de travailleurs sur la nécessité de réformer les marchés pour les rendre plus durables, ajoute Peter Chapman.Nous agissons également auprès des gestionnaires des entreprises dont ils détiennent des actions dans leurs portefeuilles, ainsi qu\u2019au-près des organismes de réglementation des marchés financiers.» jusqu\u2019à 30000 milliards Responsabiliser les multunationales Ainsi, le CWC a contribué à des initiatives visant à rendre plus responsables des multinationales telles que Chevron, British Petroleum et Shell.Ses activités se déploient sur quatre plans : la formation des fiduciaires, les investissements ciblés à vocation économique, l\u2019activisme des actionnaires et les réglementations et politiques.«Notre but est de faire la promotion de l\u2019investissement responsable et d\u2019orienter la pratique vers une gestion plus durable de ces capitaux, qui tient compte des impacts écologiques et sociaux des décisions d\u2019investissement, tout en permettant le maintien de bénéfices à long terme pour ces régimes de retraite.C\u2019est un travail important qui a un impact.On parle d\u2019une somme de capitaux considérable qui est en jeu.Les déployer d\u2019une façon durable et responsable a un impact positif sur la société et l\u2019environnement, tout en maintenant leur mission première, qui est de procurer la sécurité des travailleurs au moment de leur retraite», explique Peter Chapman, directeur exécutif de Share.Share (Association des actionnaires pour la recherche et l\u2019éducation) est cet organisme canadien à but non lucratif dont la mission est de faire la promotion de l\u2019investissement responsable par la sensibilisation.Ses bureaux situés à Vancouver accueillent le secrétariat et les employés du CWC.Vote par procuration Parmi les projets récents, le CWC a procédé à une étude sur le vote par procuration.«Les portefeuilles des régimes de retraite contiennent des actions sur les marchés internationaux.L\u2019exercice du droit de vote est donc important.Mais plusieurs de ces fonds contiennent des centaines d\u2019entreprises, ce qui rend difficile, pour les administrateurs des caisses de retraite, de savoir de quelle façon leurs prestataires de services votent en leur nom.Pendant la dernière décennie, le vote par procuration est devenu une façon de plus en plus stratégique pour les investisseurs d\u2019avoir une influence sur les entreprises dont elles détiennent des actions.L\u2019étude sur le vote stratégique permet de fournir aux membres des informations importantes pour améliorer le dialogue avec les gestionnaires de fonds qui votent pour eux par procuration sur les questions d\u2019environnement, de société et de gouvernance des entreprises», explique M.Chapman.D\u2019autre part, le CW() participe à plusieurs organisations ou initiatives internationales qui travaillent sur les enjeux de l\u2019investissement responsable.11 adhère notamment aux Principes pour l\u2019investissement responsable des Nations unies, un cadre volontaire pour les professionnels de l\u2019investissement.11 fait partie de l\u2019International Corporate Governance Network (ICGN), un réseau international sur la gouvernance d\u2019entreprises.11 collabore également avec l\u2019Institut Euresa, actif dans le domaine de l\u2019économie sociale.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 2013 H 5 FINANCE V \\\t\u2022 VS^, J m JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Des enjeux écologiques et sociaux importants touchent l\u2019exploitation des ressources naturelles par les entreprises canadiennes.FONDS DE SOODARITÉ FTQ Une association profitable Le Fonds recourt depuis plus d\u2019un an aux services de Share pour optimiser son investissement responsable Depuis un peu plus d\u2019un an, le Fonds de solidarité FTQ recourt aux services d\u2019une organisation à but non lucratif de la Colombie-Britannique pour valoriser ses investissements responsables.Share (Shareholder Association for Research & Education) guide le Fonds, qui récolte déjà les fruits de ce fra-vail de recherche.REGINALD HARVEY Mario Tremblay, vice-président, affaires publiques et corporatives du Fonds, siège à titre bénévole au conseil d\u2019administration de l\u2019organisme basé à Vancouver, en Colombie-Britannique.«On doit reconnaître qu\u2019on est un client québécois francophone important pour eux, dit-il pour expliquer sa présence au sein de ce conseil d\u2019administration.Ils ont souhaité recruter quelqu\u2019un qui est du Québec pour profiter de sa compétence relativement à la sensibilité des entreprises en provenance d\u2019ici.» «Il n\u2019existe pas d\u2019entreprise québécoise qui offre des services de consultation comme les leurs, et c\u2019est pourquoi on s\u2019est tourné vers eux, ajoute-t-il.D\u2019ailleurs, ces gens-là travaillent pour la cause et ils interviennent parce qu\u2019ils croient en celle-ci; ils sont associés à des investisseurs qui partagent les mêmes valeurs que le Fonds.» Share a été créée en 2000.Son conseil d\u2019administration est présidé par Ken Georgetti, qui est également président du Conseil du travail du Canada.«La véritable raison d\u2019être [de l\u2019organisation] est d\u2019aider les investisseurs comme nous.Ils fournissent des services d\u2019accompagnement à des investisseurs institutionnels, parmi lesquels se retrouvent des gens comme le Fonds, des fondations privées et des fondations d\u2019université, des organismes religieux actifs dans ce domaine et de grands syndi- cats qui possèdent des fonds de pension.» Quel est le rôle joué par Share?«Ils analysent dans ces entreprises-là les enjeux qui se situent sur trois plans, soit sur les plans écologique, social et de gouvernance (ESG).Chaque année, ils font pour nous le tour de celles-cjdans le but de les identifier.À titre d\u2019exemple, si on détient des actions d\u2019une entreprise X et que huit autres clients de Share possèdent aussi des actions de celle-ci dans leur portefeuille, on est en mesure d\u2019aller ensemble frapper à sa porte pour lui faire savoir que nous, comme actionnaires, nous «Il nous est possible de prendre des engagements à un coût qui est extrêmement intéressant et d\u2019obtenir un meilleur impact» ne sommes pas à l\u2019aise avec tel ou tel enjeu qui a été découvert.Share effectue le travail pour nous sur ces enjeux ESG et fédère d\u2019autres actionnaires comme nous.» De ce fait, le poids décisionnel et le pouvoir d\u2019influence des détenteurs d\u2019actions minoritaires augmentent par la force du plus grand nombre.« Comme on partage, entre guillemets, les frais, il nous est possible de prendre des engagements à un coût qui est extrêmement intéressant et d\u2019obtenir un meilleur impact.Au fond, tout le monde y gagne, parce qu\u2019on répartit avec d\u2019autres les dépenses encourues.Il serait onéreux d\u2019engager des gens pour effectuer tout ce travail d\u2019analyse, qui requiert de prendre le temps d\u2019écrire aux entreprises et, parfois, d\u2019aller rencontrer certaines d\u2019entre elles; dans certains cas, cela peut même mener jusqu\u2019au dépôt de résolutions proposées par les actionnaires.» Un bilan positif Le vice-président se montre satisfait de l\u2019association du Fonds avec Share: «On a commencé à travailler avec eux en 2012 et, en l\u2019espace d\u2019un an, on s\u2019est livré à un dialogue avec 44 entreprises canadiennes sur différents sujets reliés à l\u2019environnement, au social et à la gouvernance.» Est-ce que certains sujets reviennent plus souvent que d\u2019autres?«Oui.Il y a, par exemple, tout ce qui a trait aux ressources naturelles et il y a aussi tout le domaine de l\u2019extraction minière; l\u2019impact écologique refait surface dans le cas d\u2019à peu près toutes les entreprises d\u2019énergie.Il ne faut pas se le cacher: dès qu\u2019on touche aux mines ou aux sociétés pétrolières, il existe des enjeux écologiques.Pour nous, du Fonds, il est extrêmement important de faire valoir ces aspects-là de leurs activités.» Il se fait fort de rapporter que des résultats ont déjà été obtenus à la suite des interventions amorcées : « On peut divulguer que deux entreprises, Agrium et Cenovus, ont accepté, à la suite de nos pressions exercées avec d\u2019autres, de respecter ce qu\u2019on appelle Say on Pay, ou la consultation des actionnaires sur la rémunération des hauts dirigeants de l\u2019entreprise; sur le plan de la gouvernance, cet aspect est très discuté, car on ETQ Mario Tremblay veut de plus en plus que les détenteurs d\u2019actions aient leur mot à dire sur toutes les questions de la rémunération.» Il cite un autre exemple des succès obtenus : «Il y a cinq entreprises qui ont consenti à répondre au questionnaire dans le cadre du Carbon Disclosure Project; il s\u2019agit là d\u2019une initiative internationale visant à la divulgation de tous les impacts sur le plan de l\u2019émission des gaz à effet de serre.» I^s gains réalisés ne s\u2019arrêtent pas là: «On a obtenu d\u2019autres petites victoires également, et, quelquefois, avant d\u2019en remporter une, le dialogue peut s\u2019échelonner sur une période d\u2019un, deux, trois ou quatre ans.Avant que l\u2019entreprise n\u2019accepte de modifier certaines pratiques, il faut y mettre le temps.» «Quand on se tourne vers l\u2019engagement actionnarial, il faut en même temps s\u2019armer de patience, poursuit-il.Dans certaines occasions, il importe aussi d\u2019exercer les pressions nécessaires aux échelons décisionnels des entreprises.» Collaborateur Le Devoir NORTHWEST AND ETHICAL INVESTMENTS Bons placements et bonne gouvernance vont de pair Selon Daniel Solomon, il est possible d\u2019obtenir de bons rendements pour ses économies tout en confribuant à améliorer les pratiques écologiques, sociales et de gouvernance des entreprises.C\u2019est d\u2019ailleurs le but du Fonds éthique, qui a été créé il y a 25 ans et qui, selon lui, «a un impact réel».A son lancement en 1986, le Fonds éthique était en effet le premier et le seul fonds d\u2019investissement socialement responsable au Canada.«Nous sommes très soucieux des enjeux ESG.C\u2019est une question de bon placement! » CLAUDE LAFLEUR Daniel Solomon est chef des placements chez Northwest and Ethical Investments (NEI), organisation créée il y a cinq ans par la mise en commun des actifs du Groupe financier Desjardins et du Groupe des coopératives de crédit provincial du Canada.«Le Groupe des coopératives détenait les Fonds éthiques et Desjardins était propriétaire des Fonds Northwest, précise-t-il.Il y a un peu plus de cinq ans, les deux sociétés se sont unies pour gérer de façon conjointe les deux fonds.» Ce faisant, NEI administre deux fonds, l\u2019un qui préconise des critères d\u2019investissement éthique et l\u2019autre qui gère «normalement» des fonds, ce qui permet de comparer les rendements et l\u2019efficacité des deux approches.«Nous gérons des actijs valant un peu plus de 5 milliards de dollars, regroupés sous deux bannières: la bannière Northwest et la bannière Éthique, précise Daniel Solomon.Au Canada, nous détenons plus de 50% du marché des fonds éthiques, nous sommes le joueur majeur.» Rendement comparable Or, rapporte-t-il, le rendement des Fonds éthiques se compare à celui du Fonds Northwest.«Selon ce qu\u2019on observe, il n\u2019y a pas de différences significatives qu\u2019on pourrait établir dans un sens ou dans l\u2019autre et qui affectent le rendement.On ne voit, par exemple, aucun effet négatif découlant des contraintes éthiques appliquées à nos investissements.» Il souligne néanmoins que toute comparaison est difficile à établir, puisque chaque fonds est composé d\u2019une quinzaine de véhicules d\u2019investissement différents.«Vous savez, on peut toujours pointer un fonds éthique qui n\u2019a pas donné de bons rendements pour dire que ça ne marche pas !, lance-t-il en riant.Mais, pour nous, il importe que nos investissements donnent de bons rendements aux actionnaires.» «Je ne vois vraiment pas de différence entre les rendements des Fonds Northwest et ceux des Fonds éthiques, insiste-t-il.Mes objectifs d\u2019investissement \u2014 ce sur quoi je suis évalué \u2014 c\u2019est d\u2019apporter des solutions qui battent les indices, qui ajoutent de la valeur, que ce soit un fonds du côté Éthique ou du côté Northwest.Et, de notre point de vue, nous sommes convaincus qu\u2019il est possible d\u2019avoir un rendement tout aussi appréciable», indique le chef des placements chez NEI.Placements stratégiques Par contre, Daniel Solomon insiste sur l\u2019importance d\u2019avoir un impact réel en investissant de façon éthique dans les entreprises.C\u2019est ainsi que NEI investit dans des secteurs et dans des entreprises qui n\u2019ont pas nécessairement une «feuille de route parfaite», qui n\u2019appliquent pas forcément à la lettre tous les critères écologiques, sociaux et de gouvernance (ESG).NEI n\u2019exclut pas non plus des pans entiers de l\u2019économie \u2014 dont le secteur des ressources naturelles ou celui de l\u2019énergie \u2014 malgré l\u2019impact parfois néfaste que ceux-ci peuvent avoir sur l\u2019environnement ou sur les collectivités.«On n\u2019investit pas nonplus nécessairement dans l\u2019entreprise la plus éthique de son secteur, ajoute Daniel Solomon, mais dans une entreprise qui est relativement acceptable, pour ensuite contribuer activement à améliorer son bilan ESG.» C\u2019est ainsi que NEI se veut un investisseur proactif, qui se sert de son rôle d\u2019actionnaire et de son expertise pour guider les entreprises vers de meilleures pratiques ESG.«Nous entretenons des discussions de fond avec les gestionnaires des entreprises dans lesquelles nous investissons, afin de les encourager à améliorer leur performance sur les plans écologique, social et de gouvernance, relate M.Solomon.Nous le faisons en collaboration avec eux.Nous sommes des actionnaires activistes et je pense que nous sommes pratiquement les seuls au Canada à être aussi proactijs.» Son équipe agit de la sorte non seulement par «activisme», mais tout autant par souci d\u2019obtenir de bons rendements à long terme.«Pour nous, il ne fait aucun doute qu\u2019une entreprise qui est, disons, un grand pollueur aura de gros problèmes financiers à un moment donné, dit-il.De même, si elle est en conflit avec ses syndicats ou dans ses pratiques sociales, elle finira par avoir de gros problèmes financiers.Et même chose en ce qui a trait à la mauvaise gouvernance.C\u2019est pourquoi, comme investisseur, nous sommes très soucieux des enjeux ESG.C\u2019est une question de bon placement!» Comme de notre santé Si NEI est un pionnier dans le domaine de l\u2019investissement éthique, Daniel Solomon constate que, de plus en plus dans le monde de la gestion de portefeuilles, les gestionnaires prennent en compte des facteurs ESG.«À peu près tous les gestionnaires à l\u2019œuvre considèrent désormais les facteurs écologiques, sociaux et de gouvernance dans la sélection de leurs titres.Question de rentabilité à long terme», observe-t-il.Toutefois, s\u2019empresse-t-il d\u2019ajouter, toutes les entreprises n\u2019appliquent pas encore les critères éthiques.«J\u2019aimerais penser qu\u2019un jour toutes les entreprises fonctionneront de cette façon.Mais je pense que c\u2019est un travail de longue haleine.Un comportement non éthique peut, à court terme, être plus rentable, mais, à long terme, je pense que ça ne le sera pas.» «C\u2019est un peu comme pour notre santé personnelle, poursuit-il.On peut bien abuser de notre santé et ne pas trop éprouver de conséquences à court terme, mais, à la longue, éventuellement, ça nous rattrape.J\u2019observe donc que la majorité des investisseurs sont de plus en plus très sensibles aux facteurs ESG.» Collaborateur Le Devoir La force de notre épargne.BATIRENTE \u2014Régimes de retraite collectifs\u2014 â force de la finance responsable Une initiative de la CSN batirente.qc.ca H 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 MARS 20IS FINANCE BIENFAISANCE Quand un don s\u2019avère rentable Quelles sont les options et quels avantages y a-t-il à en retirer ?D\u2019après Statistique Canada, près de 85 % de la population québécoise effectue chaque année un don financier à des organismes de bienfaisance à but non lucratif.Outre la possibilité d\u2019appuyer une organisation de son choix et de soulager sa conscience, quel avantage y a-t-il à faire un don?L\u2019obtention d\u2019un crédit d\u2019impôt intéressant, tel est l\u2019énoncé d\u2019une première réponse.EMILIE CORRIVEAU Pour encourager les Canadiens à appuyer les organismes de bienfaisance, les gouvernements fédéral et provinciaux accordent aux donateurs des crédits d\u2019impôt relatifs à la valeur de leur don.«On obtient un niveau de crédit par rapport au montant du don qu\u2019on fait, explique François Bernier, notaire et directeur de la planification fiscale et successorale chez Placements Mackenzie.Au Québec, il y a deux plateaux de crédits d\u2019impôt.Pour un don de 200dollars ou moins par année, on obtient un crédit équivalant à 32,5 % de la valeur du don.Pour un don supérieur à 200dollars, le crédit d\u2019impôt est beaucoup plus important, soit 48,2%.Ça vaut donc la peine de faire des dons généreux ! » Si la possibilité d\u2019obtenir un tel crédit d\u2019impôt peut paraître alléchante pour certains, il ne faut toutefois pas se leurrer sur ses prérogatives, car la loi stipule clairement que le donateur ne doit recevoir aucun avantage en contrepartie du transfert qu\u2019il a effectué au donataire.« Un don doit être fait pour aider, pas pour avoir un avantage fiscal», confirme M.Jean-Pierre Vidal, professeur agrégé au Service de l\u2019enseignement des sciences comptables de HEC de Montréal.«L\u2019avantage fiscal est là, mais personne ne s\u2019enrichit à faire un don, poursuit-il.Il faut croire à une cause et accepter de se priver pour cette cause.» Les types de don Si la majorité des dons faits au Québec sont versés en argent, il est également possible de donner autrement.On peut par exemple choisir d\u2019of frir un immeuble ou un terrain, un instrument de musique, une œuvre d\u2019art, un bien culturel, un bien écosen-sible, etc.« Une des méthodes qui sont peu connues, c\u2019est la donation de titres en nature, ajoute M.Bernier.Certaines personnes détiennent des titres depuis très longtemps et ont accumulé d\u2019importants gains en capital.Plutôt que de vendre leurs actions, de payer des impôts sur leurs gains en capital et de donner ce qui reste à une fondation ou à un organisme, ces per-sonnes-là auraient peut-être intérêt à utiliser une disposition que la loi de l\u2019impôt permet, c\u2019est-à-dire l\u2019exonération de l\u2019impôt sur les gains en capital lorsqu\u2019on donne un titre en nature.Ça permet d\u2019avoir un cré- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un crédit équivalant à 48,2 % de la valeur du don est prévu pour un don supérieur à 200 dollars.dit d\u2019impôt sur la juste valeur marchande du bien en date d\u2019aujourd\u2019hui et de ne pas payer d\u2019impôt sur les gains en capital issus du titre.» Autre possibilité : les polices d\u2019assurance.Pour faire don de celles-ci à un organisme de bienfaisance, il y a, grosso modo, deux façons de s\u2019y prendre.Dans le premier cas, le donateur doit désigner un organisme de charité comme bénéficiaire de la police d\u2019assurance à son décès, ce qui reporte à plus tard le bénéfice du crédit d\u2019impôt.Cette méthode peut s\u2019avérer intéressante pour des gens qui ont accumulé des gains en capital importants et qui auront une facture d\u2019impôt à acquitter à leur décès.Dans ce cas particulier, le crédit d\u2019impôt, même s\u2019il est obtenu après le décès, peut s\u2019avérer utile, puisqu\u2019il absorbera la fac- ture fiscale créée par la disposition d\u2019autres actifs.«Il est aussi possible de transférer la propriété d\u2019une police d\u2019assurance-vie à un organisme de charité.Le bénéfice de cela, c\u2019est qu\u2019on obtient un crédit d\u2019impôt non pas au décès, mais bien de son vivant, en fonction de la juste valeur marchande de la police d\u2019assurance.En transférant sa police de son vivant, le preneur original de la police peut continuer à acquitter le paiement de la prime d\u2019assurance et ce paiement-là devient déductible des revenus du donateur.Par contre, il faut savoir que, en fin de compte, il peut y avoir un impôt à payer, parce que certaines polices d\u2019assurance permettent une accumulation de capital et créent une disposition fiscale au moment du décès», précise M.Bernier.D\u2019après le spécialiste, il est possible d\u2019être très créatif avec les polices d\u2019assurance.Il souligne que toutes sortes de stratégies légalement acceptables peuvent être adoptées pour ef fectuer des dons intéressants, sans toutefois devoir en payer le plein prix.Il suffit d\u2019en discuter avec un conseiller d\u2019assurance bien informé sur les dons planifiés pour savoir s\u2019il est possible d\u2019adopter cette approche dans un cas précis.Via une fiducie On peut également faire un don par le biais d\u2019une fiducie résiduaire charitable.Celle-ci permet au contribuable de créer une fiducie et d\u2019y transférer la propriété d\u2019un bien immobilier, que celui-ci produise ou non un revenu.L\u2019acte de fiducie doit prévoir que la propriété sera transférée au moment du décès à une fondation philanthropique préétablie.Cela permet au donateur de bénéficier d\u2019un crédit d\u2019impôt immédiat, tout en conservant l\u2019usage de l\u2019immeuble de son vivant, ainsi que tous les revenus qu\u2019il en tire.«C\u2019est une stratégie peu connue que j\u2019aime bien, parce qu\u2019elle permet aux gens d\u2019obtenir le beurre et l\u2019argent du beurre», confie M.Bernier.Donner, soit, mais à qui?«Il est très important de ne pas donner à n\u2019importe qui», prévient M.Vidal.Histoire d\u2019être certain que l\u2019organisme de bienfaisance auquel on a choisi de donner permet d\u2019avoir accès à un crédit d\u2019impôt, mieux vaut consulter la liste des organismes de bienfaisance de l\u2019Agence du revenu du Canada (ARC), disponible dans le site Internet de celle-ci.Comme l\u2019ARC exige qu\u2019un organisme de bienfaisance enregistré affecte la plus grande partie de ses recettes à l\u2019appui de la cause qu\u2019il soutient et non pas à l\u2019administration ni aux campagnes de financement, lorsqu\u2019on arrête son choix sur l\u2019une de ces organisations, on a plus de chances que son don soit réellement dirigé vers la cause qu\u2019on souhaite soutenir.Chose certaine, peu importe l\u2019organisation qu\u2019on décide d\u2019appuyer, il importe de rester vigilant et de faire ses devoirs.«Le domaine des dons est malheureusement un domaine où il peut y avoir de la fraude», relève M.Vidal.Le professeur suggère donc aux particuliers de s\u2019intéresser de près à l\u2019organisme auquel ils désirent donner, notamment en consultant le site Internet de celui-ci pour connaître sa structure et son fonctionnement et en apprendre davantage sur sa gestion des dons.Outre la liste des organismes de bienfaisance de l\u2019ARC, divers outils s\u2019offrent aux particuliers pour bien planifier leurs dons.Par exemple, certaines firmes spécialisées en dons planifiés ont développé des calculateurs de crédit d\u2019impôt pour dons de bienfaisance ; c\u2019est notamment le cas de Placements Mackenzie.On peut également trouver l\u2019un de ces calculateurs dans le site Internet de l\u2019ARC.Collaboratrice Le Devoir PRI FÉRIQUE est signataire des Principes pour i'investissement Responsabie, une initiative du Secrétaire générai des Nations Unies, mise en piace par ie programme des Nations Unies pour i'Environnement initiative Financière (UNEP Fi) et ie Pacte Mondiai des Nations Unies, ii s'agit d'un ensembie de six principes généraux de bonne conduite tournés vers i'investissement responsabie.« UNE FORCE DE CHANGEMENT COLLECTIVE POUR RENDRE LE MONDE MEILLEUR.UNE AUTRE BONNE RAISON D'INVESTIR DANS LES FONDS FÉRIQUE! Les Fonds FÉRIQUE sont gouvernés par une Politique d'investissement responsable régissant l'exercice des droits de vote, ce qui leur permet d\u2019inciter activement les entreprises à mettre à niveau leurs codes de conduite en matière d\u2019environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance.Chaque dollar investi dans nos Fonds sert donc un double objectif: encourager les entreprises à adopter un comportement responsable, et protéger votre avoir à long terme.www.ferique.com/video Offerts aux ingénieurs et diplômés en génie, à leurs familles et à leurs entreprises.FERIQUE Les Fonds FERIQUE: il y a un peu de génie là-dedans.1-800-291-0337 Note : un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et d\u2019autres frais.Les ratios de frais de gestion varient d\u2019une année à l\u2019autre.Veuillez lire le prospectus avant d\u2019effectuer un placement.Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendement futur.Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc, à titre de Placeur principal, et par Services d\u2019investissement FÉRIQUE.Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solida DurabH Ëqui|| Soci^ Soli JB DurajJ Équité Social ^ Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social SOC 1000 +123 SOL 1000 +123 DUR 1000 +123 ÉQU 1000 +123 SOC 1000 +123_ SOL 1000 +11 DUR 1000 ÉQU 1C SOC U son DUR ÉQU^ SC SOI 123 Solidaire 123 Durable 123 Équitable 123 Social 123A.So\u2019 'aire SOL 1000 DUR 1000 ÉQU 1000 SOC 1000 10 Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU 123\t123 123\t123 23\t123 50CAL hl23 123 123\t123 +123 000 1000 jR 1000 Misons sur un développement economique.Durable Équitable Equitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable DUR,r,100(i +123 DUR + 123 DURABLE DUR + 123 + 123 + 123 123\t123 Eq Social Solidaire + 123 123\t123 EQUITABLE uitable SOLDARE \u2022dur % SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 + 1-23 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 123 ble litable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable CSN iuiiiuj.csn.qc.ca \\2M\t\tSOL 12.1\t^^Hrable\tDUR 123™\tB^uitable\tÉQU 123\tSocial\tSOC 123\tSolidaire\tSOL 123\tDurable\tDUR 123\tÉquitable\tÉQU 123\tSocial\tSOC 123\tSolidaire\tSOL 123\tDurable\tDUR 123\tÉquitable\tÉQU 123\tSocial\tSOC 123\tSolidaire\tSOL 123\tDurable\tDUR 123\tÉquitable\tÉQU 123\tSocial\tSOC 123\tSolidaire\tSOL 123\tDurable\tDUR 123\tÉquitable\tÉQU 123\tSocial\tSOC 123\tSolidaire\tSOL 123\tDurable\tDUR 123\tÉquitable\tÉQU 123\tSocial\tSOC 123\tSolidaire\tSOL 123\tDurable\tDUR c U (O _l @ M Q> > l/l l/l l_) lO E O jïi O O Q> i_» tO >1\u2014 3 3 3 "]
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