Le devoir, 11 avril 2013, Cahier A
[" Claude Lévesque: Honnis soient les « losers » Page B 5 L\u2019omnipotence néolibérale, selon Gérard Bérubé Page B 1 WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 7 8 LE DEVOIR, LE JEUDI II AVRIL 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ L\u2019insomnie par procuration Un documentaire interactif de rONF permettra aux internautes d\u2019entrer en contact avec des insomniaques FABIEN DEGUISE Les insomniaques se sont amusés.Lancé l\u2019automne dernier par l\u2019Office national du film (ONF) par l\u2019entremise des réseaux sociaux, l\u2019appel au témoignage écrit, filmé et dessiné des personnes incapables de dormir la nuit a finalement plus que porté ses fruits.A travers le monde, dans plusieurs langues, prés de 2000 humains ont accepté de raconter, parfois en détail, parfois avec un sentiment de détresse, souvent avec lucidité, impuissance ou désolation, leur combat nocturne quotidien contre l\u2019état de veille.II y a eu des lettres, des vidéos, des dessins, aussi.Et désormais, il y a le Journal d\u2019une insomnie collective (onfca/insom-nié), nouveau webdocumen-taire interactif de l\u2019ONF qui, dés la semaine prochaine, va proposer une incursion numérique dans ce drame individuel vécu collectivement par 30% de la population, et ce, en forçant les internautes-spectateurs à «hypothéquer une partie de leur nuit» pour y avoir accès.«L\u2019Internet, c\u2019est l\u2019insomnie», a résumé mercredi Hugues Sweeney, responsable de la division interactive de l\u2019ONF et idéateur de ce projet qui, une fois de plus, cherche à redéfinir les codes narratifs du documentaire, en les inscrivant dans les univers numériques.Ce webdocumentaire a été présenté à un petit groupe de journalistes et blo-gueurs mercredi à Montréal, avant son dévoilement en première mondiale dans le cadre du Festival du film de Tribeca, à New York, la semaine prochaine.«Il n\u2019y a pas d\u2019autres médiums capables d\u2019aussi bien raconter ce phénomène qui nous confronte à nous-mêmes, dans cette même solitude, cette même intimité, vécues par des milliers de personnes au même moment.» Le fond a nourri la forme et inversement.Du coup, pour consulter ce Journal d\u2019une insomnie collective, l\u2019internaute va devoir garder les yeux «L\u2019insomnie a toujours été abordée sous l\u2019angle clinique ou économique.Avec ce Journal, c\u2019est la dimension sociale et anthropologique que nous avons eu envie d\u2019explorer.» VOIR PAGE A 8 : INSOMNIE Le ton monte entre Washington et Pyongyang AHN YOUNG-JOON ASSOCIATED PRESS Des militaires américains ont participé mercredi à des manœuvres d\u2019entraînement à la base de Yeoncheon, en Corée du Sud.Hausse du niveau d\u2019alerte « La Corée du Nord joue avec le feu », dit Washington Séoul \u2014 La Corée du Sud et son allié américain ont relevé mercredi leur niveau d\u2019alerte face à la «menace vitale» de la Corée du Nord, qui serait sur le point d\u2019effectuer un ou plusieurs tirs d\u2019essai de missiles à l\u2019approche de l\u2019anniversaire de la naissance du fondateur du pays, le 15 avril.Le Japon a également déployé sa défense antimissile àTol^o et sur l\u2019île d\u2019Okinawa.Le commandement intégré des forces américaines et sud-coréennes a relevé de 3 à 2 son niveau d\u2019alerte.Le niveau 1 correspond à l\u2019état de guerre.Cette échelle ne concerne cependant que les dispositifs de surveillance et de renseignement et non unç mise en alerte opérationnelle des armées.Les Etats-Unis sont «prêts à faire face à toute éventualité», a averti le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel.«Avec sa rhétorique belliqueuse, la Corée du Nord joue avec le feu et VOIR PAGE A 8 : ALERTE Rapatriement de 1982 Québec prépare son offensive Le gouvernement Marois cherche un moyen qui fera consensus pour forcer la main d\u2019Ottawa ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement Marois tentera de convaincre l\u2019opposition d\u2019appuyer une offensive pour forcer Ottawa à dévoiler toute l\u2019information qu\u2019il détient sur le rapatriement de la Constitution en 1982.«Nous allons nettement plus loin qu\u2019une motion déposée à l\u2019Assemblée nationale», a affirmé le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, à l\u2019issue du conseil des ministres mercredi.«Nous travaillons sur une solution qui fera consensus sur cette nécessité d\u2019établir la vérité.» «Il existe plusieurs options qui sont à notre disposition», a soutenu le ministre, qui n\u2019a toutefois pas voulu décrire les moyens envisagés par le gouvernement avant d\u2019en parler à l\u2019opposition.«Il doit y avoir un consensus très fort», a-t-il plaidé.Le conseil des ministres a tenu «une très longue discussion » sur les révélations contenues dans le livre La bataille de Londres, de Frédéric Bastien, et sur les suites à leur VOIR PAGE A 8 : OFFENSIVE Lire aussi > L\u2019éditoriai d\u2019Antoine Robitaiiie: Légitimité entachée.Page A 6 La chronique de Michei David: Le crime de Frédéric Bastien.Page A 3 L\u2019administration de ia justice risque d\u2019être discréditée.Page A 7 Aujourd\u2019hui r\" Le Monde > Obama gagne-t-il son pari?Accord au Congrès sur les armes à feu.Page B 5 Économie > Fonds de travailleurs : Québec ne prendra pas la place d\u2019Ottawa.Page B1 Avis léfÿaix.Décès.Météo.Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B6 B4 B6 B8 B4 A4 Réhabiliter Roberval sans déboulonner Cartier Pour la plupart des Québécois, Roberval n\u2019évoque plus aujourd\u2019hui qu\u2019une ville située au nord du lac Saint-Jean.Mais cette ville tient son toponyme d\u2019un personnage méconnu et décrié de notre histoire, Jean-François de La Rocque de Roberval, qui tenta le premier d\u2019établir une colonie de peuplement, au milieu du XVI'' siècle, au cap Rouge, près de Québec.Un livre et ime exposition permettront de mieux connaître le personnage et de découvrir enfin les résultats des fouilles entreprises en 2006 siu le site de ce premier établissement français en Amérique du Nord.PAUL BENNETT Attention ! La rumeur dorée.Roberval et l\u2019Amérique, de l\u2019historien québécois Bernard Allaire, est un ouvrage capital dans la reconstitution patiente des origines de la Nouvelle-France.Car voici enfin démontré le rôle majeur joué par le sieur Jean-François de La Rocque de Roberval dans la première tentative de colonisation française en Amérique du Nord, de 1541 à 1543, au cap Rouge, plus de 60 ans avant Champlain ! VOIR PAGE A 8 : ROBERVAL ¦\u2019T-' ¦'s AiYr' / ¦ COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE Roberval n\u2019était ni un coiutisan désœuvré et désargenté ni un intrigant qui aiuait «tassé» Cartier par trafic d\u2019influence, comme beaucoup l\u2019ont prétendu.La G r a n d e BRADERIE jyjODEQ^^hécoise * ^ ¦ Ne manquez pas l\u2019événement MODE et magasinage le plus attendu de la saison! Production\tr/j£y S/.IDU IDU métr journalmetro.com MONTRÉAL 37ème édition 11-12-13-14 AVRIL Marché Bonsecours (Vieux-Montréal) ^_i www.braclerieclemoclequebecoise.com BODYBAG' iDD ID I DID I 77831302832415 A2 LE DEVOIR LE JEUDI II AVRIL 20IS ACTUALITES Baird a enfreint la Loi sur les langues officielles Graham Fraser dénonce les cartes professionnelles unilingues anglophones du ministre John Baird MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Dure semaine pour les langues officielles à Ottawa.Alors que le ministre de la Coopération internationale est dans l\u2019embarras, car il aurait réclamé que ses correspondances soient rédigées en anglais, son collègue des Affaires étrangères est quant à lui blâmé par le commissaire aux langues officielles, qui confirme que ses cartes professionnelles unilingues anglophones contreviennent à la loi de même qu\u2019aux directives de son propre gouvernement.Les cartes personnalisées de John Baird avaient suscité l\u2019ire de l\u2019opposition, à l\u2019automne 2011, après qu\u2019il fut révélé que le ministre des Affaires étrangères avait commandé des cartes personnalisées affichant les armoiries du Canada en encre dorée, et ses coordonnées en langue anglaise uniquement.Le logotype «Canada» avait aussi été retiré, tout comme le nom de l\u2019édifice qui abrite son ministère.Lester B.Pearson, en l\u2019honneur de l\u2019ex-premier ministre libéral, ce qui contrevenait aux règles gouvernementales.Une seconde série de cartes avait été commandée, celle-ci dans les deux langues.Or, dans un rapport préliminaire, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser atteste que l\u2019impression de cartes unilingues anglaises a enfreint les règles du Conseil du trésor, de même que la Loi sur les langues officielles.«Offrir à certaines occasions des cartes professionnelles bilingues et à d\u2019autres moments des cartes en anglais seulement ne favorise pas la promotion de la dualité linguistique au Canada et à l\u2019étranger et n\u2019exprime pas l\u2019égalité des deux langues officielles», note M.Fraser dans son enquête, imprimée jeudi dernier.Le ministre Baird doit d\u2019autant plus se conformer à ces normes que, par sa description de tâches, il communique régulièrement avec des chefs d\u2019Etat et des organismes internationaux, et «sa carte professionnelle devient alors un emblème», souligne le commissaire.M.Fraser réclame que M.Baird s\u2019assure qu\u2019il ne compte plus que des cartes bilingues d\u2019ici septembre.« Des jeux politiques » Au bureau du ministre, on rétorque que M.Baird va étudier le rapport et y répondre en temps et lieu \u2014 il a 30 jours pour le faire.En attendant, son porte-parole a accusé «l\u2019opposition et les médias de se livrer à des jeux politiques de bas étage», souhaitant plutôt souligner que son ministre a parcouru depuis un mois l\u2019Asie et le Moyen-Orient, «faisant la promotion des valeurs et intérêts canadiens.Je crois que tous les Canadiens, peu importe la langue qu\u2019ils parlent, peuvent en être fiers», a fait valoir Rick Roth, sans préciser si M.Baird avait en poche des cartes unilingues ou bilingues lors de ce voyage.M.Baird a été ministre de la Francophonie dans le gouvernement ontarien de Mike Harris.Bilingue lui-même, il s\u2019assure régulièrement de répondre aux questions des journalistes en français, mais il ne possède en revanche un site Internet personnel qu\u2019en anglais.Le néodémocrate Yvon Godin \u2014 qui est à l\u2019origine d\u2019une des quatre plaintes déposées à ce sujet chez M.Fraser \u2014 espère que ce blâme motivera Stephen Harper à sommer ses troupes de respecter leurs responsabilités linguistiques.« C\u2019est quoi, son problème ?[.] Quant à moi, il n\u2019a qu\u2019une carte à avoir, sa carte bilingue.[.]Je serai juste satisfait quand il l\u2019aura corrigée et qu\u2019il arrêtera de se promener avec deux cartes», a scandé le député.Le Devoir Prime de risque des soldats: décision révisée Ottawa \u2014 Le gouvernement Harper tente de trouver le moyen de sortir d\u2019un champ de mines politique, en implorant un comité fédéral d\u2019annuler la décision de réduire à compter du 15 avril les «primes de danger» versées aux militaires en mission.L\u2019armée avait initialement prévu que l\u2019allocation soit réduite de plus de 30%, ce qui aurait signifié près de 500$ par mois en moins pour les quelque 920 soldats basés à Kaboul, qui travaillent à la formation des forces afghanes.La décision conjointe du Conseil du trésor et du ministère de la Défense a d\u2019abord été justifiée par le fait que Kaboul est une ville plus sûre que le sud de l\u2019Afghanistan, une zone instable où les soldats canadiens avaient déjà été déployés (à Kandahar).Mais dans un exercice de contrôle des dégâts, des fonctionnaires du bureau du premier ministre ont demandé mercredi aux membres du comité, qui ne se réunissent que quatre fois par an, de convoquer une rencontre «dès que possible» pour annuler la décision.Le ministre de la Défense, Peter MacKay, n\u2019était pas disponible pour répondre aux questions, mais le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, a indiqué à Lévis que cette décision «inappropriée» était «révisée».La Presse canadienne FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR La rémunération des hauts dirigeants universitaires sera désormais soumise à l\u2019approhation du ministre de l\u2019Enseignement supérieur.Salaire des dirigeants d\u2019université : la CREPUQ dénonce les nouvelles règles de Québec ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Une nouvelle règle qui soumet la rémunération des hauts dirigeants universitaires à l\u2019approbation du ministre de l\u2019Enseignement supérieur empiète sur les responsabilités des administrateurs des universités, estime la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).Le p.-d.g.de la CREPUQ, Daniel Zizian, n\u2019est cependant pas allé jusqu\u2019à dire que le gouvernement désavouait les conseils d\u2019administration, en imposant cette nouvelle règle, puisqu\u2019ils conservent la responsabilité d\u2019établir les politiques de rémunération des cadres, comme les recteurs.«Je ne dirais pas un désaveu, parce que le gouvernement ne dit pas: nous allons dorénavant, nous, établir [les politiques].Il dit: nous demandons aux universités de soumettre les modifications qu\u2019ils font à leur politique de rémunération», a-t-il dit en entrevue, mercredi.M.Zizian constate cependant une intrusion dans la gouvernance des universités.«On trouve que ça vient empiéter sur les responsabilités des conseils d\u2019administration et à l\u2019égard d\u2019une gouvernance que l\u2019on veut la meilleure, on se doit de respecter les responsabilités des conseils d\u2019administration», a-t-il dit.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a déclaré mercredi que les salaires et autres avantages des membres des hautes directions d\u2019universités seront suivis avec attention.M.Duchesne a affirmé que ces institutions étant publiques, la progression de la rémunération de leurs dirigeants devra être raisonnable.Une règle budgétaire a été adoptée par le Conseil du trésor le mois dernier afin d\u2019établir que la croissance de la rémunération globale des dirigeants universitaires ne pourra excéder le taux prévu dans la politique salariale du gouvernement.Lors d\u2019un point de presse avant la période des questions, M.Duchesne a constaté que la rémunération des cadres de haute direction des universités a progressé de façon importante au cours des dernières années.«Il n\u2019est pas question pour l\u2019instant de réduire les salaires ou les politiques en place, a-t-il dit.La question est de limiter la croissance [.].» La règle budgétaire vise aussi à encadrer les autres avantages que le salaire des dirigeants.M.Duchesne a notamment mentionné des cas comme des résidences fournies ou encore des contrats d\u2019entretien dont bénéficient certains.La Presse canadienne « C\u2019est de l\u2019argent public, il faut que ce soit transparent » Le SCFP réclame que les entreprises et organismes recevant du financement public soient soumis à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Toute entreprise privée ou tout organisme sans but lucratif qui bénéficie de financement public pour un contrat devrait avoir l\u2019obligation de rendre des comptes en se soumettant à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, estime le Syndicat canadien de la fonction publique.«C\u2019est de l\u2019argent public, il faut que ce soit transparent, il faut qu\u2019on sache où va cet argent, surtout dans un contexte de commission Charbonneau », s\u2019est insurgé Marc Ranger, directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), à l\u2019issue de sa présentation en commission parlementaire sur l\u2019accès à l\u2019information mercredi.11 réagissait aux recommandations de la Commission d\u2019accès à l\u2019information qui ont été présentées aux parlementaires mardi.Le président de la Commission, Jean Chartier, proposait plusieurs aménagements pour moderniser la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, qui date d\u2019il y a 30 ans.11 recommandait notamment «d\u2019assujettir tous les organismes dont le fonds social détenu à plus de 50 % par l\u2019État».Selon le SCFP, ces recommandations constituent «un important pas dans la bonne direction, [mais] ne vont pas assez loin dans le contexte actuel où des organismes sans but lucratif (OSBL) et des partenariats public-privé (PPP) deviennent le prolongement d\u2019entités publiques».Exemples à l\u2019appui, le syndicat rappelle que plusieurs QSBL ont été mis sur pied par des organismes municipaux pour gérer des activités ou des bâtiments à caractère public avec de l\u2019argent public.«La vocation de ces OSBL est donc avant tout publique, mais leur gestion est privée malgré la présence d\u2019administrateurs municipaux, ce qui fait que les contribuables n\u2019ont habituellement pas accès à l\u2019ensemble de leurs états financiers, même si la Ville assume une grande part de risque», écrit le syndicat dans son mémoire.Quant aux entreprises privées engagées dans des contrats de partenariat public-privé (PPP) pour des travaux d\u2019infrastructure majeurs, ce sont des «écrans à la transparence», estime le SCFP.Questionné sur la notion du secret commercial évoqué par les entreprises privées pour se soustraire à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, Marc Ranger se fait ironique : «Dans les services publics, le seul secret commercial que j\u2019ai vu à ce jour, c\u2019est la collusion que l\u2019on constate à la commission Charbonneau.Ça, c\u2019était tout un secret commercial!» Le Devoir FINANCEMENT DES PARTIS MUNICIPAUX Qui voudra être candidat ?JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Des représentants municipaux craignent la désaffection des candidats aux élections municipales si les nouvelles contraintes imposées par Québec sont trop sévères.«Les mesures transitoires proposées sont incomplètes et vont non seulement pénaliser celles et ceux qui ont l\u2019audace et la détermination de se porter candidats pour représenter leurs concitoyens au sein de leur conseil municipal, elles vont également amputer, de façon majeure, leur capacité, qu\u2019ils soient membres d\u2019un parti politique ou non, de mener une campagne électorale digne de ce nom», a soutenu le maire de la Ville de Sherbrooke, Bernard Sévigny, en commission parlementaire mercredi.Un peu sur le modèle du projet de loi 1, qui limitait les contributions aux partis politiques provinciaux, le projet de loi 26 compte réduire de 1000$ à 300$ le montant qu\u2019un électeur peut donner à un parti municipal et abaisser de 30% le plafond des dépenses électorales.11 entrera en vigueur le juillet, quelques mois seulement avant les élections du 3 novembre dans les 1100 municipalités du Québec.Bernard Sévigny reconnaît «l\u2019urgence de lancer un message clair», mais pas à n\u2019importe quel prix.«J\u2019ai la franche impression que la médecine administrée à l\u2019ensemble du Québec pour combattre un virus dans la grande région de Montréal aura des effets dévastateurs sur la démocratie dans toutes les communautés québécoises», déplore-t-il.A l\u2019Union des municipalités du Québec, le président et maire de Rimouski, Eric ForesL a rappelé que les candidats aux élections municipales n\u2019ont souvent ni organisation politique ni couverture médiatique, ce qui les oblige à faire beaucoup avec presque rien.«Pour l\u2019UMQ, restreindre les moyens offerts aux candidats pour aller à la rencontre des citoyens ne favorise pas le débat démocratique.Le monde municipal s\u2019inquiète des taux de participation lors des prochaines catppagnes électorales.» A l\u2019instar de l\u2019UMQ et du directeur général des élections (DGF), le président de la Fédération des municipalités du Québec, Bernard Généreux, recommande de conserver, pour les candidats, le droit de se financer eux-mêmes à hauteur de 1000$, ce qui constitue la principale source de financement des candidats dans les petites municipalités, le reste étant essentiellement du « love money», soit quelques centaines de dollars donnés par la famille et les amis.Et bien qu\u2019il applaudisse ce nouveau projet de loi qui va «assainir les pratiques», lui aussi se questionne.«Est-ce que ça va contribuer à éloigner encore plus les citoyens de l\u2019engagement politique municipal?J\u2019espère que non.» Le Devoir Le Maine et le Québec Opportunités pour stimuler nos relations économiques Paul LePage Gouverneur du Maine Avec I appui de LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Lundi 22 avril 2013 \u2022 de midi à 14 h Déjeuner-causerie \u2022 Hôtel Sofitel Montréal 1155, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) ?)) SNC^LAVAUN I Hydro Québec Kruger CENTRE DE LA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES IRVING LE DEVOIR Pour VOUS inscrire : www.corim.qc.ca \u2022 514-340-9622 http://goo.gl/SrE0f LE DEVOIR, LE JEUDI II AVRIL 2013 A3 ACTUALITES Le crime de Frédéric Bastien toujours Michel David Il y a une quinzaine d\u2019années, le directeur de McGill-Queen\u2019s Press, Philip Cercone, avait fait tout un boucan quand il avait été incapable de trouver un éditeur québécois disposé à publier un recueil de discours, lettres et autres textes de Stéphane Dion portant sur l\u2019unité canadienne.Les propos de ce «réconciliateur de nos différences nationales» étaient si édifiants que M.Cercone ne pouvait voir dans le boycottage de son œuvre qu\u2019un relent de cet obscurantisme à la Duplessis qui s\u2019était sans doute perpétué dans le mouvement souverainiste.Un politologue de l\u2019Université de Toronto qui avait eu l\u2019idée de ce livre, Peter Russell, grand admirateur de M.Dion, avait déclaré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un «énorme scandale» sans s\u2019interroger sur l\u2019intérêt pour un éditeur de repiquer des textes qui étaient tous disponibles sur le site du ministère des Affaires intergouvemementales.On n\u2019a encore trouvé personne pour éditer la version anglaise de l\u2019ouvrage-choc sur le rapatriement de la Constitution que vient de publier l\u2019historien Frédéric Bastien, mais le Canada anglais étant libéré depuis longtemps de tout obscurantisme, ce ne saurait être qu\u2019une question de temps.Chez Boréal, on Il est assez\treconnaît néanmoins avoir eu du mal à susciter l\u2019intérêt désagréable des médias du ROC, qui -\tn\u2019ont fait mention du livre de penser qu\u2019en raison de la réaction niPîl fsiiit\tde la Cour suprême.qu 11 idUL\tJJ\t^ Bastien vient de commettre un véritable crime de lèse-nation.recourir\tSi le Québec rumine cette , - , .,\t.\tdéfaite depuis trente ans, a la tricherie\tl\u2019enchâssement de la Charte des droits dans la Constitution de 1982 est perçu dans le reste du pays comme l\u2019acte de fondation du Canada moderne, et l\u2019ancien juge en chef de la Cour suprême, Bora Laskin, y fait figure de héros.M.Bastien démontre avec une clarté troublante que cette renaissance était en réalité le fruit des manigances indignes de M.Laskin, comme le non de 1980 s\u2019était appuyé sur le mensonge de Pierre Elliott Trudeau.Lors du scandale des commandites, Jean Pelletier avait expliqué que tous les moyens étaient bons pour gagner la «guerre» de l\u2019unité canadienne, mais il est assez désagréable de penser qu\u2019il faut toujours recourir à la tricherie.Pour une fois, la grande majorité des Canadiens seront sans doute d\u2019accord avec Stephen Harper: mieux vaut oublier les vieilles chicanes et se concentrer sur l\u2019économie.?Tout le monde connaissait Tardent désir du juge Laskin de voir le Canada se doter d\u2019une Charte des droits.Dès 1982, le réputé constitutionnaliste Peter Hogg avait souligné qu\u2019en acceptant de répondre à la question du gouvernement Trudeau sur les «conventions» constitutionnelles, qui, de son propre aveu, n\u2019étaient pas de son ressort, la Cour suprême agissait «hors de ses fonctions légales et [tentait] de faciliter Vaboutisse-ment d'une question politique».Dans un article publié la même année dans la Supreme Court Imw Review, son collègue R.S.Kay écrivait que la Cour suprême était «intervenue en tant qu'acteur politique, pas comme une cour de justice».Parler d\u2019un « dialogue » entre l\u2019exécutif et le judiciaire, comme l\u2019ont fait ses admirateurs, est cependant bien plus qu\u2019un euphémisme.En informant en temps réel les gouvernements canadien et britannique du contenu de délibérations qui auraient dû demeurer confidentielles, M.Laslm a joué un rôle de premier plan dans la stratégie du gouvernement Trudeau.D\u2019ailleurs, il n\u2019était pas le seul à parler de façon inconsidérée.M.Bastien a découvert que son collègue Bud Estey avait également fait des confidences au haut-commissaire britannique à Ottawa, John Ford, qui en était venu à la conclusion qu\u2019un véritable «coup d'Etat» était en préparation.?On pourra conjecturer ad nauseam sur la façon dont les choses auraient pu tourner si cette collusion entre l\u2019exécutif et le judiciaire avait été découverte à l\u2019époque, mais on ne refera pas l\u2019histoire, peu importent les résultats de l\u2019enquête interne que fera la Cour suprême et ce qu\u2019on pourrait découvrir dans les documents qui demeurent encore cachés.Tout n\u2019est cependant pas effacé pour autant.Si la plupart des acteurs de 1982 sont décédés ou retraités, le passé peut venir hanter leurs successeurs, plus encore à Québec qu\u2019à Ottawa, où Justin Trudeau devra bien finir par dire quelque chose.Pour le PQ, qui ne savait plus à quel saint se vouer pour raviver la flamme souverainiste, ce rappel de l\u2019arnaque dont le Québec a été victime est une véritable aubaine.P^rès s\u2019être imprudemment aventuré sur le terrain miné de la Constitution, Philippe Couillard avait entrepris de retraiter, mais il devient soudainement plus gênant de revenir au refrain des raisins trop verts.Même Jean-Marc Fournier a semblé troublé par les révélations de Frédéric Bastien.C\u2019est dire ! Encore une fois, François Legault a été désespérément égal à lui-même.«Ça change quoi demain matin, ici au Québec?», a demandé le chef de la CAQ.Misère ! JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Comme Philippe Couillard (PLQ) et François Legault (CAQ), Pauline Marois a assuré mercredi que ni elle ni aucun membre du conseil des ministres ne détenaient d^nvestissements dans des juridictions de complaisance.Par la suite, son cabinet a indiqué que cela s\u2019appliquait à son mari, Claude Blanchet, qui a déjà été la cible des libéraux.Offshore Leaks Bras de fer entre médias et gouvernements Québec appuie Ottawa dans ses démarches pour obtenir de Radio-Canada/CBC les noms des Canadiens apparus dans l\u2019enquête sur les paradis fiscaux MÉLANIE LOISEL La bataille ne fait que commencer entre les médias et les gouvernements à la suite des révélations, la semaine dernière, des milliers de cas d\u2019évasion fiscale révélés par le Consortium international des journalistes d\u2019enquête (ICIJ).Le gouvernement Marois a ajouté sa voix, mercredi, à celle d\u2019Ottawa et des pays européens, pour forcer les médias à divulguer les renseignements des fichiers dans l\u2019afÊire maintenant convenue d\u2019appeler les Offshore lœaks.La première ministre, Pauline Marois, a affirmé qu\u2019elle appuyait «sans réserve» la démarche du gouvernement fédéral pour obtenir la liste des noms obtenus par Radio-Ca-nada/CBC dans le cadre d\u2019une vaste enquête internationale sur les paradis fiscaux.La ministre fédérale des Revenus, Gail Shea, avait réclamé à TICIJ et à la société d\u2019Etat, mardi, d\u2019avoir accès à la liste des noms parmi lesquels figurent 450 Canadiens, dont une quarantaine de Québécois.Refus catégorique Or, les 40 grands médias du monde, membres de TICIJ, refusent de rendre publics ces documents.Sur le site Internet du consortium, il est même écrit que TICIJ ne remettra pas les données parce qu\u2019il n\u2019est pas une «section de la police ni un agent du gouvernement».Les patrons de presse suivent cette ligne de pensée et défendent le principe d\u2019indépendance journalistique.Aucun actif dans des paradis fiscaux Alors que Québec solidaire s\u2019apprête à revenir à la charge avec une nouvelle motion sur les paradis fiscaux, les chefs des trois principaux partis à l\u2019Assemblée nationale ont assuré mercredi qu\u2019ils ne détenaient aucun actif à Tabri des regards du fisc.Mardi, le député de Québec solidaire Amir Khadir avait évoqué sans le nommer la situation du chef libéral Philippe Couillard, qui a travaillé comme neurochirurgien en Arabie Saoudite dans les années 1990, alors qu\u2019il déplorait le refus des trois autres partis d\u2019appuyer sa motion proposant qu\u2019ils s\u2019engagent à démettre tout député ou ministre qui aurait un compte dans une banque établie dans un paradis fiscal.QS entend aussi proposer un resserrement des informations que les députés sont obligés de donner au commissaire à l\u2019éthique, pour inclure les actifs qu\u2019ils détiendraient dans des paradis fiscaux.Le commissaire Jacques Saint-Laurent a cependant affirmé mercredi qu\u2019il a déjà le pouvoir de demander aux ministres dans quelles institutions financières ils détiennent des comptes en banque, placements, ou titres en Bourse, que ceux-ci soient ici ou à l\u2019étranger.QS reviendra à la charge, jeudi, avec une motion proposant notamment que «tous les députés de l'Assemblée nationale s'engagent solennellement à ne pas placer leurs avoirs à l'abri de l'impôt dans des paradis fiscaux ou des juridictions de complaisance».La Presse canadienne «Il n'est pas question de révéler quoi que ce soit de cette liste», a affirmé sur les ondes de RDI Michel Cormier, le directeur de l\u2019information de Radio-Canada, avant d\u2019ajouter que ce «serait de trahir tout le monde si on se soumettait à cette demande des gouvernements canadien et québécois».En France, le quotidien Le Monde a lui aussi indiqué qu\u2019il rejette fermement «toute demande, qu'elle soit judiciaire ou gouvernementale, de transmission de données».A Bruxelles, le quotidien Le Soir a répondu au procureur Olivier Coene, qui réclamait des copies de fichiers, qu\u2019il ne pouvait «répondre favorablement» à sa requête.lœ ma- gazine Focus en Allemagne a, pour sa part, refusé la demande de son gouvernement, qui réclamait également les données de l\u2019enquête.Malgré ces refus, les gouvernements des différents pays pourraient, eux aussi, s\u2019unir pour tenter de faire fléchir les médias.A Ottawa, la ministre Shea a affirmé qu\u2019elle était en contact «avec le gouvernement américain et d'autres partenaires internationaux en vue d'explorer toutes les options légales pour obtenir la liste».Avec la Presse canadienne et l'Agence France-Presse Le Devoir AIDE SOCIALE Le projet Maltais dans la mire MARIE-ANDRÉE CHOUINARD La ministre Agnès Maltais espérait-elle calmer le jeu en annonçant des ajustements au projet de règlement sur l\u2019aide sociale?Ses annonces ont plutôt augmenté le mécontentement du Collectif pour un Québec sans pauvreté, qui craint les effets néfastes du projet dans sa forme actuelle au point de demander à Québec de le retirer séance tenante.«Ce que notre gouvernement propose, c'est de couper dans moins que le minimum», a résumé Joan Tremblay, présidente du Collectif représentant des dizaines d\u2019organisations nationales et syndicales.En conférence de presse mercredi, ces groupes se sont évertués à démontrer de plusieurs manières comment les modifications proposées à l\u2019aide sociale, que ses détracteurs associent à des coupes, amplifieront la pauvreté extrême plutôt que de la soulager.Des failles En outre, les associations ont insisté sur les failles du projet dans sa mouture actuelle \u2014 principalement le fait de miser sur des pénalités pour inciter les prestataires d\u2019aide sociale à effectuer un retour au travail \u2014 et énuméré la liste des conséquences néfastes à prévoir si l\u2019allocation de 129$ par mois ajoutée pour contrainte temporaire aux 55-57 ans et aux familles responsables d\u2019un enfant de moins de cinq ans était éliminée sans garantie d\u2019une prestation de rechange ou d\u2019un emploi.«Il n'y a personne ici qui croit que la ministre [Agnès Maltais] sera en mesure de n'échapper personne», a dit Robin Couture, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, reprenant l\u2019expression popularisée par la ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale pour exprimer son intention de ne laisser tomber personne en cours de réforme.La présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, craint que les femmes pâtissent le plus des changements à venir.«La situation des familles et des femmes ne doit pas être affectée par les coupes à l'aide sociale, car elles sont déjà dans la pauvreté», a-t-elle dit, évoquant le recours de plus en plus grand des familles aux banques alimentaires.Denise Boileau, vice-présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, qui regroupe ces agents sur lesquels compte Québec pour effectuer des rencontres individualisées avec tous les prestataires touchés par les changements, juge irréalistes les visées de M\"\"^ Maltais, car les effectifs ne sont pas suffisants.«Présentement, on se demande si les centres locaux d'emploi ont la capacité de répondre de façon professionnelle et surtout humaine» à la demande, a-t-elle indiqué.Par ailleurs, l\u2019Association des centres de traitement des dépendances du Québec juge non «satisfaisants» les ajouts annoncés mardi par la ministre Maltais concernant les prestataires aux prises avec un problème de dépendance.«Nous apprenons lors d'un point de presse que nous sommes en faveur des modifications alors que c'est complètement faux», a fait savoir TACTDQ par voie de communiqué, dont le directeur général a jugé «cavalier et prématuré» ce point de presse.L\u2019association estime être toujours en mode discussion.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Ce que notre gouvernement propose, c\u2019est de couper dans moins que le minimum», a résumé Joan Tremblay (à gauche), présidente du Collectif représentant des dizaines d\u2019organisations nationales et syndicales.Québec prévoit couvrir le coût des échographies en cabinet Une entente sur la rémunération des médecins spécialistes est d\u2019abord nécessaire AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Le ministre de la Santé Réjean Hébert espère annoncer la couverture publique des échographies en cabinet d\u2019ici Tété.Mercredi, il a indiqué que les annonces viendraient «très bientôt».lœ matin même, une coalition d\u2019associations de médecins réclamait que Québec mette le pied sur l\u2019accélérateur.En effet, une entente était imminente entre Québec et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) avant le déclenchement des élections.Mais le président de la FMSQ, le D\" Gaétan Barrette, indique que depuis le 4 septembre, il n\u2019y a eu ni négociation ni échange.Pour que les médecins acceptent la carte-soleil en cabinet pour les échographies, Québec va devoir s\u2019entendre avec eux sur la rémunération.Dès que le ministre souhaite procéder, le D\" Barrette indique qu\u2019il est prêt à négocier.Pour le ministre Hébert, il importe de «donner un accès à tous les citoyens» à l\u2019imagerie médicale.«On commence avec le dossier de l'échographie, et le reste sera examiné en temps et lieu selon la capacité de payer de l'Etat.» Selon la FMSQ, pour l\u2019échographie, la facture serait de 30 millions, voire plus.« On peut difficilement estimer la facture totale», dit le D\" Barrette.Par ailleurs, plusieurs associations de médecins avaient donné rendez-vous aux journalistes mercredi matin pour presser Québec d\u2019agir face à une situation qu\u2019ils jugent inacceptable.La pré- sidente de l\u2019Association médicale du Québec, la D\"^ Ruth Vander Stelt, dénonce l\u2019iniquité qui prévaut, selon elle, dans la région où elle pratique.«En 24 heures, pour plusieurs centaines de dollars, mes patients peuvent obtenir un examen au privé.A l'hôpital c'est un an d'attente.Je ne devrais jamais avoir à demander à mes patients s'ils ont les moyens de payer.» Pour le D\"\" Alain Vade-boncœur, président de Médecins québécois pour le régime public, la couverture publique de l\u2019imagerie médicale est la solution.Quant au D\" Gaétan Barrette, il y va d\u2019une mise en garde : «Ce n'est pas certain que la couverture publique va tout résoudre.L'expérience nous apportera la réponse.» Le Devoir A4 LE DEVOIR LE JEUDI II AVRIL 20IS ACTUALITES Cardinal Health et l\u2019intégrité Le ministre responsable de l\u2019Administration gouvernementale, Stéphane Bédard, songe à assujettir le contrat d\u2019approvisionnement accordé au privé par le CHUM et le CUSM à la Loi sur l\u2019intégrité en matière de contrats publics.«Nous procédons à l\u2019évaluation.Ça éveille chez nous des questionnements», a-t-il indiqué en parlant du contrat accordé à la multinationale Cardinal Health.Bien que l\u2019appel d\u2019offres ait précédé l\u2019adoption de la nouvelle loi et que le contrat n\u2019atteigne pas le seuil minimal de 40 millions, le gouvernement a la possibilité d\u2019adopter un décret pour y assujettir un contrat.Le Devoir Barrick Gold est ralentie Petite victoire pour les communautés locales qui redoutent les impacts de l\u2019exploitation d\u2019une énorme mine d\u2019or par la multinationale Barrick Gold, à la frontière entre le Chili et l\u2019Argentine : la Cour d\u2019appel de Santiago a annoncé mercredi qu\u2019elle avait bloqué temporairement le projet.Des questions liées aux normes environnementales ne seraient toujours pas réglées.Le gel a été ordonné à la suite d\u2019un recours déposé par des communautés locales contre le projet.Celles-ci estiment que l\u2019exploitation intensive de l\u2019or \u2014 un minerai qui doit être traité avec du mercure \u2014 aura des conséquences irréparables pour les ressources en eau de la région.La mine à ciel ouvert se situe près de glaciers millénaires, à 5000 mètres d\u2019altitude.Mais ce n\u2019est pas tout le projet qui est désormais gelé.La multinationale canadienne Barrick Gold a tenu à rappeler que les activités se poursuivent du côté argentin.Un texte complet est disponible à ledevoir.com.Le Devoir Des omissions d\u2019Applebaum Le maire Michael Applebaum aurait omis d\u2019indiquer, dans sa déclaration d\u2019intérêt de 2003, qu\u2019il avait été propriétaire d\u2019un immeuble dans le quartier Vil-leray, a révélé Radio-Canada mercredi.En décembre 2003, M.Applebaum avait acheté un duplex de la rue Saint-Dominique pour 80 000 $ et l\u2019aurait revendu quatre mois plus tard pour 144 500$.11 aurait également procédé à des travaux de rénovation sans avoir demandé de permis.Selon Radio-Canada, M.Applebaum n\u2019aurait pas déclaré non plus l\u2019entreprise Applecart qu\u2019il possédait en 2008 et 2009.Le maire, un ancien agent immobilier, a expliqué qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019erreurs faites de bonne foi, tout en reconnaissant qu\u2019il aurait dû être plus vigilant.Le Devoir Pour des médecins venus du Nord Le chirurgien innu Stanley Voilant, un des huit médecins autochtones du Québec, rencontre des étudiants de prémédecine CAROLINE MONTPETIT ET< n 1996, la Commission \u2022oyale d\u2019enquête sur les peuples autochtones recommandait la formation de 3000 médecins et de 9000 infirmières pour faire face aux besoins criants des autochtones du Canada en matière de santé.«Dix-sept ans plus tard, rien n\u2019a changé», constatait mercredi le chirurgien innu Stanley Voilant, devant une classe d\u2019étudiants en prémedecine de l\u2019Université de Montréal.En fait, on compte tout au plus quelque 300 médecins autochtones dans l\u2019ensemble du Canada, dont seulement huit au Québec.C\u2019est pour cette raison, entre autres, que Stanley Voilant a créé en 2010 un programme de sensibilisation aux Premières Nations, avec la Ea-culté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Mercredi, il donnait une conférence à quelques mètres du Shaputuan, cette tente amérindienne montée aux portes de l\u2019Université de Montréal pour favoriser les échanges entre les cultures.Changement de mode de vie Car derrière les taux de diabète affolants, la tuberculose résurgente, les problèmes criants d\u2019obésité, de suicide, d\u2019alcoolisme et de violence qu\u2019on retrouve dans les communautés, il y a une longue histoire douloureuse que le D\"^ Voi- lant tente de résumer : Loi sur les Indiens, pensionnats, etc., mais aussi changement radical de mode de vie en peu de temps, qui entraîne son lot de problèmes de santé.En peu de temps, les autochtones sont passés d\u2019une diète composée à 80% de protéines et à 20% de sucres naturels, comme ceux qu\u2019on trouve dans les fruits, à une diète composée à 70% de carbohydrates, explique-t-il.De plus, les personnes aptes à stocker beaucoup de graisse avaient autrefois plus de facilité à traverser les périodes de famine.La sélection naturelle les aurait donc favorisées par rapport aux autres, ce qui exphquerait en partie les hauts taux d\u2019obésité.Les pensionnats indiens, quant à eux, ont privé des générations d\u2019autochtones de leurs compétences parentales.En première année de médecine, les étudiants suivront également un cours sur les médecines traditionnelles utilisées par les autochtones.On y apprendra entre autres que l\u2019usage de l\u2019if du Canada pour combattre le cancer a d\u2019abord été découvert par les autochtones.Aujourd\u2019hui, les compagnies pharmaceutiques s\u2019en servent pour produire du taxol, sans que les autochtones perçoivent un sou de leurs pro-hts, relève le D\"^ Voilant.On apprendra aussi que les glandes périanales du castor, qu\u2019on appelle les testicules de castor, peuvent être utilisées contre les infections pulmonaires ou contre le psoriasis ou les infections cutanées.Mais c\u2019est chez les autochtones eux-mêmes que le D'avenant souhaite par-dessus tout développer le goût de la médecine.Le 30 avril prochain, il s\u2019embarquera d\u2019ailleurs pour Ma-nawane avec un groupe d\u2019étudiants de différentes facultés \u2014 médecine, mais aussi travail social, optométrie, pharmacie, etc.\u2014 pour tenir une mini-école dans l\u2019école secondaire de Manawane.Là, des enfants atikamekws pourront jouer avec des stéthoscopes, ou même endosser le sarrau, le temps d\u2019une journée, ou d\u2019une vie.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Canada arrive au 17® rang \u2014 sur 29 pays évalués \u2014 pour le bien-être de ses enfants.RAPPORT DE L\u2019UNICEF Les enfants canadiens restent en milieu de peloton MELANIE LOISEL Le bien-être des enfants canadiens est supérieur à celui des Américains, mais moins bien que celui des Néerlandais, selon un nouveau rapport de l\u2019UNlCEE publié mercredi.Dans ce rapport, qui évalue le bien-être des enfants vivant dans les 29 pays les plus riches de la planète, le Canada arrive au 17® rang du classement général.Les Pays-Bas occupent la première place et la Roumanie, le dernier rang.«En dix ans, le bien-être de nos enfants ne s\u2019est pas amélioré, nous sommes encore au milieu du classement.Pourtant, l\u2019économie du Canada était forte», note David Mor-ley, le président et chef de la direction d\u2019UNlCEE Canada Classement du bien-être des enfants Les pays sont ordonnés selon la note moyenne obtenue dans les cinq dimensions du bien-être des enfants évaluées : le bien-être matériel, la santé et la sécurité, l\u2019éducation, les comportements et les risques, ainsi que le logement et l\u2019environnement.1\tPays-Bas\t5 Suède\t26\tÉtats-Unis 2\tNorvège\t13 France\t27\tLituanie 3\tIslande\t16 Royaume-Uni\t28\tLettonie 4\tFinlande\t17 Canada\t29\tRoumanie Sudoku par Fabien Savary 6\t\t\t\t\t3\t\t\t \t\t1\t\t2\t\t5\t9\t \t7\t3\t\t\t1\t\t4\t \t\t\t2\t\t\t8\t\t 5\t\t\t\t\t\t\t\t7 9\t\t7\t8\t\t6\t4\t\t \t\t9\t\t\t\t\t2\t \t3\t\t5\t6\t\t\t\t \t\t\t\t\t8\t3\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 2347 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6\t1\t5\t9\t2\t8\t7\t3\t4 7\t2\t4\t3\t6\t1\t9\t5\t8 3\t9\t8\t7\t4\t5\t1\t6\t2 5\t4\t9\t1\t8\t7\t6\t2\t3 1\t6\t2\t4\t3\t9\t8\t7\t5 6\t7\t3\t2\t6\t6\t4\t1\t9 4\t3\t7\t6\t9\t2\t5\t8\t1 2\t5\t6\t8\t1\t4\t3\t9\t7 .2.\t.a.\tL\t.5.\tJL.\tJL\t.2.\t\t.3.2346 en précisant que ce classement tient compte de divers facteurs, dont le bien-être matériel, la santé, la sécurité ou encore l\u2019éducation.L\u2019UNlCEE constate que le Canada se situe au premier rang des pays afhchant le plus haut taux de consommation de cannabis et au troisième rang en ce qui concerne le plus haut taux, d\u2019obésité infantile, après les Etats-Unis et la Grèce.En fait, plus de 20% des enfants canadiens de 11,13 et 15 ans ont un surpoids si on tient compte de l\u2019index corporel.«Ce n\u2019est pas trop enviable comme position et nos gouvernements devraient en tenir compte dans l\u2019avenir puisque l\u2019obésité contribue au diabète, aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers», indique Suzie Pelletier, la directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids.La situation est toutefois loin d\u2019être catastrophique, alors que le Canada se situe au troi- sième rang des pays oû les enfants consomment le moins de tabac et au deuxième rang des pays oû les jeunes de 15 ans réussissent le mieux en lecture, en mathématiques et en sciences, juste derrière la Pin-lande.«C\u2019est vrai qu\u2019il y a de bonnes choses, mais il faut aller plus loin, et le Canada devrait avoir un commissaire pour défendre les droits des enfants», propose M.Morley.Dans son rapport, l\u2019UNlCEP note d\u2019ailleurs que les politiques d\u2019austérité dans les pays riches nuisent de plus en plus à la qualijté de vie des enfants.Aux Etats-Unis, par exemple, 25% des enfants vivent dans une famille dont le revenu est inférieur au revenu moyen.Les enfants des pays nordiques, dont la Norvège, l\u2019Islande, la Suède et la Pin-lande, continuent cependant d\u2019être parmi les plus privilégiés de la planète.Le Devoir SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus vwtfw.les-mordus.com \t ' 'W\t \t \t \t J\t INVERSION DU PIPELINE 9B Le ministre Blanchet critique le processus de consultation « restrictif » d\u2019Ottawa ALEXANDRE SHIELDS Le processus de consultation mené par l\u2019Office national de l\u2019énergie pour le projet d\u2019En-bridge de transporter du pétrole par oléoduc jusqu\u2019à Montréal est «restrictif», selon le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Panne et des Parcs.Québec promet de mener une consultation qui permettra à davantage d\u2019intervenants de participer.«Je constate que, pour des gens habitués à la formule très ouverte du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement du Québec, l\u2019Office national de l\u2019énergie a un petit côté restrictif, un petit côté sévère par rapport à la façon dont on peut aller s\u2019y exprimer», a fait valoir mercredi le ministre Yves-Prançois Blanchet.Selon les règles fixées par l\u2019Office, toute personne ou groupe qui souhaite participer aux audiences siu le projet d\u2019inversion du pipeline 9B, ou soumettre une simple lettre de commentaires, doit remplir un formulaire de 10 pages.11 faut par exemple justifier la «pertinence» des informations qui seront présentées ou encore exph-quer en quoi le projet nous affecte directement.Le tout doit être parvenu à l\u2019Office et à En-bridge le 19 avril.L\u2019organisme fédéral décidera ensuite qui peut participer aux audiences.Et il n\u2019est pas permis de discuter des impacts environnementaux des sables bitumineux.Le ministre Blanchet a dit vouloir présenter une formule plus inclusive que celle instaurée par le gouvernement Harper.«Je veux m\u2019assurer que tous les groupes québécois qui auront la volonté de s\u2019exprimer pourront le faire librement.» 11 s\u2019est engagé à réduire au minimum les restrictions pour les participants.«La démocratie et les pratiques au Québec sont telles qu\u2019on veut que tout le monde puisse s\u2019exprimer.» Pas de détails Mais Québec n\u2019a toujours pas annoncé quelle forme prendra sa consultation.M.Blanchet a répété que le tout sera annoncé «sous peu», mais sans donner plus de détails.Le ministre ne s\u2019est pas engagé à mandater le Bureau d\u2019audiences publiques pour évaluer ce projet qui permettrait de faire couler quotidiennement 300000 barils de pétrole brut, notamment alber-tain, jusque dans l\u2019est de Montréal.Impossible aussi de savoir si le gouvernement Ma-rois étudiera la question de l\u2019exploitation des sables bitumineux, contrairement à Ottawa.Le cabinet de M.Blanchet n\u2019a pas rappelé Le Devoir mercredi.Enbridge a dit mardi qu\u2019elle renforcera ses équipements de sécurité sur son réseau canadien de pipelines, jugés non conformes par l\u2019Office national de l\u2019énergie.Avec Jessica Nadeau Le Devoir PLCiplusde 50% ont voté Ottawa \u2014 La période de vote dans la course à la chefferie des libéraux fédéraux en est à mi-chemin, et déjà plus de 50 % des membres et sympathisants inscrits pour faire leur choix se sont prononcés.En fin d\u2019après-midi mercredi, 67 460 des 127127 individus pouvant voter pour le prochain leader libéral l\u2019avaient fait, soit 53 %.Au Québec, ils étaient 8300 sur les 14 577 inscrits (56,9 %) à avoir voté, par Internet ou par téléphone.Le vote se termine dimanche après-midi et le gagnant sera annoncé en fin de journée, à Ottawa.Tout indique que Justin Trudeau devrait l\u2019emporter.L\u2019an dernier, le chef du NPD Thomas Mul-cair a été élu par 59 000 des 131000 membres de son parti \u2014 soit 45%.Les libéraux élisent leur chef par vote préférentiel.Si plus d\u2019un tour est nécessaire pour déclarer un gagnant, les seconds choix des candidats éliminés seront répartis parmi ceux qui demeurent dans la course, jusqu\u2019à ce qu\u2019un vainqueur émerge.Le Devoir Des trottoirs confiés aux cols bleus L\u2019arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension n\u2019aura plus recoius aux firmes privées pour la réfection et la reconstruction de ses trottoirs.En vertu d\u2019une entente intervenue avec le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, les travaux seront confiés aux employés de la Ville dans le cadre d\u2019un projet-pilote qui s\u2019échelonnera jusqu\u2019en septembre.La mairesse Anie Samson en a fait l\u2019annonce mercredi lors d\u2019une conférence de presse en compagnie du président du syndicat, Michel Parent.Au cours des deux dernières années, l\u2019arrondissement a refusé d\u2019octroyer des contrats car les prix proposés par les entrepreneurs étaient trop élevés.En 2011, la proposition de Mivela Construction, dirigée par Nicolo Milioto, surnommé «Monsieur Trottoir», avait été de 44% supérieure à l\u2019évaluation faite par la Ville.L\u2019année suivante.Les Entreprises Catcan, de Paolo Catania, avaient demandé 25% de plus que le coût esdmé.Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne Grand défilé de rabais sur nos tarifs de base En avant la musique ! 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La grosse caisse de Porter annonce de grosses économies vers ses 19 destinations.mill GRAND Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 11 avril 2013.Voyagez d\u2019ici le 3 septembre 2013.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat jusqu'à 14 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Tarifs à partir de : HALIFAX 3 par jour TORONTO SAULT STE.MARIE ST.JOHN\u2019S 17 par jour SUDBURY ï THUNDER BAY TIMMINS WINDSOR BOSTON Taxes et frais compris l Taxes et frais compris i Taxes et frais compris 184$ 132$ 207$ 248$ 207$ 207$ 207$ 173$ 225$ Taxes et frais compris A Taxes et frais compris i Taxes et frais compris i Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris Taxes et frais compris A Taxes et frais compris A Taxes et frais compris A Taxes et frais compris CHICAGO T MYRTLE BEACH T NEW YORK T WASHINGTON |- Dulles\tPRIX 241 $ 262 $ 220 $ 225 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris PRIX TOUT COMPRIS^ Réservez en iigne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com Nouveau ! porter Économisez sur les forfaits vol-hôtel à evasionsporter.com *\tRéservez d'ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 11 avril 2013.Voyagez d\u2019ici le 3 septembre 2013.Porter peut exiger un achat jusqu'à 14 jours à l'avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s'ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.*\tÉvasions Porter est une entrepose agréée par TICO. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI II AVRIL 20IS EDITORIAL TRAVAILLEURS ETRANGERS Qui trop embrasse.Les critiques fusent depuis la diffusion du reportage de la CBC au sujet de l\u2019embauche de travailleurs étrangers par un sous-traitant de la Banque Royale (RBC).Pour cause, puisque l\u2019importation de travailleurs sur une base temporaire ne sert souvent que les intérêts à court terme des entreprises, et non ceux des Canadiens qui ont besoin de gagner leur vie.0 Jean-Robert Sansfaçon n a connu la délocalisation des activités manufacturières, puis celle des centres d\u2019appels et des services professionnels en informatique et en génie.Dans tous les cas, cela permet aux sociétés de réduire leurs coûts aux dépens des travailleurs locaux et des gouvernements, ainsi privés de revenus, mais qui ferment quand même les yeux sous prétexte de ne pas nuire à la compétitivité.Au Québec, la venue de travailleurs agricoles mexicains a toujours été bien acceptée étant donné le peu d\u2019appétit des chômeurs et des jeunes générations pour des boulots saisonniers mal rémunérés.Avec le boom des ressources naturelles, l\u2019approche s\u2019est aussi étendue à des emplois de techniciens et d\u2019ouvriers spécialisés, surtout en Alberta, stimulée par un programme fédéral d\u2019émission accélérée de visas qui, de surcroît, autorise depuis peu à verser des salaires jusqu\u2019à 15% inférieurs à ceux des employés canadiens.Plusieurs entreprises n\u2019ont pas tardé à profiter de la situation.Ainsi en est-il de la société indienne iGate, sous-traitante de la RBC, qui aurait obtenu l\u2019autorisation de former des travailleurs indiens dans les locaux de la banque, à Toronto, où certains continueront de travailler alors que les autres seront rapatriés pour effectuer chez eux des tâches accomplies jusqu\u2019ici par des Canadiens.C\u2019est inacceptable, et le gouvernement Harper a promis de faire une enquête.Mais comment se fier à des gens qui n\u2019ont rien fait dans un autre cas semblable, celui de la société HD Mining, qui a fait venir 200 ouvriers chinois pour occuper tous les emplois à sa mine en Colombie-Britannique sous prétexte qu\u2019aucun Canadien ne répondait aux conditions d\u2019embauche, dont la maîtrise du mandarin ?Depuis l\u2019introduction du programme destiné à pallier la pénurie de main-d\u2019œuvre dans certaines industries, des milliers d\u2019entreprises, y compris des banques et des chaînes de restauration rapide, ont sauté sur l\u2019occasion en invoquant des motifs parfois fallacieux.Des agences de placement privées se seraient même spécialisées dans la formulation de telles requêtes dont le véritable objectif est de permettre aux entreprises de réduire leurs coûts de main-d\u2019œuvre.L\u2019an dernier, quelque 330 000 travailleurs temporaires étrangers étaient inscrits à ce programme, ce qui est plus que le nombre d\u2019emplois créés au pays en une année.Quant aux travailleurs étrangers eux-mêmes, personne à Qt-tawa ne semble avoir réfléchi aux conséquences de renvoyer des gens dans leur pays d\u2019origine après les avoir invités à vivre ici pendant quelques années.Que de drames humains en perspective ! Alors que le gouvernement Harper insiste sur l\u2019importance de son Plan économique, son récent bouquet de réformes des programmes d\u2019assurance-emploi, de travailleurs étrangers et de formation de la main-d\u2019œuvre va dans le sens contraire en plaçant l\u2019accent sur les résultats à court terme pour les sociétés, sans se préoccuper du sort des travailleurs et des chômeurs canadiens.À trop vouloir ainsi plaire aux entreprises, ce gouvernement devient lui-même un obstacle au développement.j-rsansfacon @ledevoir com COUR SUPRÊME DU CANADA Légitimité entachée n le sent, la Cour suprême tentera de faire le minimum face aux allégations gravissimes contenues dans La bataille de Londres (Boréal) de Frédéric Bastien.«Examiner les allégations», pour reprendre les mots de son communiqué inquiet et sans précédent de mardi, se traduira par «on va lire l\u2019ouvrage».Que fera-t-elle de cette lecture?Ne lui prêtons pas d\u2019intention; elle a au moins eu le mérite de reconnaître la gravité de la situation.Mais ne soyons pas surpris non plus qu\u2019elle relativise, voire minore le plus possible ce qui est allégué par l\u2019historien.Conclusion très probable : il n\u2019y a pas lieu d\u2019enquêter.Ainsi, une faute éthique de taille, qui a entaché un processus injuste d\u2019exclusion d\u2019une nation fondatrice, pourrait bien être ignorée par la plus haute cour.Et elle le fera très probablement en contravention à un «principe de justice fondamentale» (article 11 de la Charte !), soit qu\u2019on ne doit pas être juge et partie.C\u2019est en effet elle-même qui décidera y - X qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019enquêter sur sa propre tur-pitude présumée, soit la violation d\u2019un principe fondamental (séparation des pouvoirs) par au moins deux de ses anciens membres.Bora Laskin et Willard Estey, à un moment où le Canada était refondé.Ainsi, cette Cour est non seulement suprême, mais apparemment souveraine.Surtout depuis 1982, cette révolution juridique (dixit l\u2019ancien juge en chef Antonio Lamer) qu\u2019elle a elle-même entérinée et qui a décuplé son pouvoir.Mais qui pourrait enquêter?Qttawa?Il fera tout pour éviter le sujet et a déjà exclu le dévoilement complet des documents.Le Conseil canadien de la magistrature ?Les juges complices du régime Trudeau sont morts.Québec ne ferme pas la porte à un recours judiciaire?Certes, une procédure de «requête pour réaudition » existe ; le ministre québécois des Affaires intergouvernementales Alexandre Cloutier l\u2019a quasiment évoquée en affirmant que le jugement du 28 septembre 1981 était nul.Mais 31 ans plus tard.Que dire au reste de cet autre jugement, de juin 1982, auquel MM.Laskin et Estey ont aussi participé, celui qui a aboli le droit de veto constitutionnel du Québec ?Deux décisions qui constituent les clés de voûte de l\u2019édifice constitutionnel canadien actuel et qui reposaient sur la légitimité de la Cour suprême.Une légitimité aujourd\u2019hui entachée par les allégations de collusion juridique.Il n\u2019y aura pas d\u2019enquête, très probablement.Mais des questions gravissimes demeureront : est-ce une habitude fréquente de nos magistrats, cette violation de la séparation des pouvoirs, lorsque confrontés à des cas explosifs politiquement?A-t-elle été pratiquée lors des délibérations ayant mené à l\u2019arrêt Eord de 1988 sur l\u2019affichage ?Lors du renvoi sur la sécession de 1998 ?Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE CôHÇtÎTuTîoNMftuf vl s U ùnPA/cTrE LETTRES Ministres au rabais Dans la foulée des banques auxquelles le gouvernement fédéral facilite la tâche pour licencier des employés pour les remplacer par des travailleurs indiens qu\u2019on dit temporaires, pourrait-on maintenant congédier nos ministres conservateurs pour les remplacer par de la main-d\u2019œuvre étrangère au tiers du prix ?Ça ne devrait pas être bien difficile, nos attentes ne sont pas très élevées.Luc Le Blanc Montréal, le 9 avril 2013 La CBC doit dire non à Stephen Harper Le premier ministre Harper demande à la CBC de lui fournir les noms des 450 Canadiens qui ont été recensés dans le cadre des travaux sur les paradis fiscaux de la ICIJ Onternational Consortium of Investigative Journalists).II m\u2019apparaît très important que ces informations précieuses restent entre les mains de la société civile plutôt que dans celles d\u2019un gouvernement qui, lui-même, simplifie l\u2019utilisation de ces paradis fiscaux comme il le fait avec la Barbade.D\u2019ailleurs, dans Le Devoir de lundi dernier, l\u2019historien émérite français Pierre Rosanvallon va dans le même sens: «La démocratie, c\u2019est une façon de rendre public tout un ensemble de discussions dans la société.C\u2019est impliquer les citoyens non pas simplement comme électeurs, mais aussi comme des surveillants des pouvoirs».Ce n\u2019est donc pas le moment de donner des informations de la société civile à un premier ministre dont on se souviendra, entre autres, comme le champion des budgets mammouth et de bien d\u2019autres entourloupettes antidémocratiques dont la liste exhaustive demanderait beaucoup trop d\u2019espace.Gérald Scullion Alma, le 9 avril 2013 Exiger réparation Quf ! Le crime n\u2019était pas parfait.Un historien en a retracé plusieurs indices, dont un sévèrement incriminant.Qr, tout crime exige réparation.Celui du Canada commis en 1995 contre le Québec ne saurait échapper à cette règle élémentaire de justice.Qu\u2019attend donc le Québec pour porter la cause du référendum volé devant les instances internationales, tant politiques (QNU) que juridiques et judiciaires (()our pénale internationale) ?Toute l\u2019action du (Janada fut illégale et illégitime dans cette affaire, à commencer par celle du juge en chef de la Cour suprême de ce pays.En fait, on pourrait accuser le Canada de tentative de génocide de la nation québécoise par l\u2019utilisation de moyens prohibés, tous plus sournois et pernicieux les uns que les autres.Madame Josée Boileau les énumère dans son éditorial publié dans Le Devoir du 9 avril 2013.Mieux, elle rappelle le réçidi-visme des attaques délictueuses de l\u2019État canadien contre la nation québécoise.Les preuves sont suffisamment nombreuses pour intenter un procès international contre les coups de force répétés du Parlement canadien.Londres, Washington et Paris se réjouiront de la sagesse de leur décision passée et à venir de reconnaître le Québec quand il accédera à son indépendance nationale.Andrée Ferretti Ecrivaine Brigham, le 9 avril 2013 Une équation incompréhensible Je n\u2019arrive pas à comprendre comment les Américains peuvent se sentir en sécurité si chacun d\u2019eux porte une arme en permanence.Prennent-ils le temps de se renseigner sur le nombre d\u2019homicides par tranche de 100000 ha^iitants, pour tous les pays, y compris les États-Unis, histoire de valider leurs croyances sur la sécurité qu\u2019entraîne la possession et le port d\u2019une arme en tout temps ?Avec une telle croyance, ce pays fait peur, parce que ce peuple peut posséder d\u2019autres croyances encore plus pernicieuses que celle de la séçurité d\u2019être armé en tout temps.Si, aux États-Unis, on retrouve 5 homicides par 100000 habitants, la France en compte 1,4; le Canada 1,8; elle Québec, 1,06.Au Canada, c\u2019est le Québec qui est le plus réfractaire à la possession d\u2019armes d\u2019épaule non enregistrées.Le bilan du Québec s\u2019explique aussi par une plus grande justice sociale, ce que le chercheur de l\u2019Université de Montréal Marc Quimet a constaté dans cette étude qui se poursuit avec d\u2019autres chercheurs ailleurs dans le monde {L\u2019actualité, 15 octobre 2012, page 16).Espérons que nos voisins américains finiront par faire l\u2019exercice de comparaison entre ce qui se passe chez eux et ailleurs dans le monde.Dans le cinéma américain, on peut voir des milliers de morts violentes, mais jamais on ne permettra que le public voie un sein nu ! Il y a de quoi être inquiet, si jamais ce pays tournait politiquement vers l\u2019extrême droite, avec plus de 300 millions d\u2019armes en circulation.André Mainguy Longueuil, le 9 avril 2013 LIBRE OPINION Comme éducatrice en petite enfance, je suis dévastée RENEE LEMYRE Educatrice au CPE populaire Saint-Michel, établissement des Caracoles, Montréal Le matin, j\u2019arrive joyeuse et animée, je prépare l\u2019espace de mon local pour accueillir les dix enfants de mon groupe de 4-5 ans.Voilà Emmanuel, Jérémie et Rachel qui sont déjà arrivés.Ils ont plein de choses à raconter; des cheveux fraîchement coupés, une botte trouée qui a pris l\u2019eau ce matin, une peine d\u2019avoir oublié un jouet à présenter à ses amis.J\u2019écoute chacun d\u2019eux, je commente et pose des questions pour les aider à préciser lein pensée, à exprimer leurs émotions.Une belle façon de pratiquer le langage.D\u2019autres enfants se joignent à nous, on s\u2019approche de la table d\u2019accueil, où il y a des reptiles en plastique et des livres documentaires, on vérifie si on a reconnu ce lézard à bosse.Philippe m\u2019appelle : il veut que je vienne voir sa construction de blocs, il m\u2019explique comment il a procédé, il compte les triangles qu\u2019il a classés par ordre de grandeur.Il est habile avec les nombres ; son défi, c\u2019est de collaborer avec les autres, on travaille ça ensemble, il s\u2019améliore pas mal.Puis, arrive la collation.Qn se lave les mains.Je dois accompagner Lih, qui a besoin d\u2019aide pour effectuer toutes les étapes, elle préfère jouer à mouiller le bout de ses doigts.Michaël s\u2019excite facilement lors de cette transition et peu pousser les autres, je dois l\u2019aider à se maîtriser.Tout en mangeant le melon sucré et juteux, «tellement délicieux!», on parle de ce qu\u2019on a fait avec sa famille ou on se demande: «Savez-vous ce que j\u2019ai mangé pour déjeuner?» Nadège semble hésiter à parler, certains mots se mélangent dans sa tête et ne sortent pas comme elle veut.Je dois communiquer avec l\u2019orthophoniste pour discuter de ses progrès et des nouvelles interventions à introduire.Simon dévore et en redemande la bouche pleine, il est très fébrile.Sa travailleuse sociale doit venir l\u2019observer demain matin.Chacun et chacune retournent se laver la bouche et les mains qui sont toutes collantes: on apprend à attendre son tour.Elizabeth et Klara se chicanent et se disent des mots piquants qui blessent, elles pleurent.Je les console, je les écoute et je mets des mots sur leur désarroi.Qn est si sensibles au dénigrement à cet âge.Elles utilisent une bande dessinée pour les aider à régler leur conflit.Je demeure à proximité tout en animant le reste du groupe! Je leur envoie un clin d\u2019œil d\u2019encouragement.Rapidement, elles viennent me trouver, toutes hères : «On a réglé no- tre problème! Et comme réparation, on va se faire un dessin de princesses.» Nous chantons en chœur avec entrain notre chanson de groupe, une chanson drôle pour nous faire bouger et rire ! Qn s\u2019apprête à planifier notre journée ; il n\u2019est pas encore dix heures et on a tant à jouer et à apprendre ensemble.J\u2019étais une éducatrice en CPE heureuse.Confiante par rapport au gouvernement de madame la première ministre Pauline Marois.Je suis dévastée.Je ne comprends pas qu\u2019elle abandonne ses enfants.Je ne comprends pas qu\u2019elle oublie comment les CPE rapportent à son peuple.Pourquoi, nous a-t-elle menti?Pourquoi, ne tient-elle pas ses promesses?Comment une première ministre qui veut faire un pays est-elle devenue si obsédée par le déficit zéro qu\u2019elle en renie ses engagements?Peut-on sacrifier les CPE pour l\u2019atteindre au plus vite ?Je croyais que ce gouvernement nous considérait comme des professionnelles, je croyais que ce gouvernement nous respectait.Les coupes annoncées dans les CPE pour juillet 2013 constituent un manque de respect envers les enfants, les familles, les éducatrices, les gestionnaires, etc.Comment pouvons-nous être solidaires avec un gouvernement qui nous méprise ? LE DEVOIR LE JEUDI II AVRIL 2013 A 7 IDEES Ingérence politique à la Cour suprême lors du rapatriement L\u2019administration de injustice risque d\u2019être discréditée Le gouvernement fédéral se doit de réagir afin de faire la lumière sur ces révélations PATRICK TAILLON GENEVIÈVE MOTARD Professeurs à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval ans son livre La bataille de Londres (Boréal, 2013), l\u2019historien Frédéric Bastien révèle que deux juges de la Cour suprême, soit le juge en chef Laskin et le juge Estey, ont eu plusieurs contacts avec les autorités politiques canadiennes et britanniques dans les mois précédant l\u2019important renvoi de 1981 relatif à la constitutionnalité du projet de rapatriement unilatéral de la Constitution.Si le comportement de ces deux juges et des autorités fédérales dans cette affaire représente de toute évidence une atteinte au principe constitutionnel d\u2019indépendance judiciaire, il est néanmoins difficile de prendre la mesure de l\u2019ampleur des irrégularités révélées par le livre de M.Bastien, et ce, tant et aussi longtemps que les autorités fédérales ne prendront pas les moyens pour faire la lumière sur cet épisode controversé et peu glorieux de l\u2019histoire du plus haut tribunal de la fédération.D\u2019ici là, ce n\u2019est rien de moins que la crédibilité, la neutralité et l\u2019indépendance de la Cour suprême qui risquent d\u2019être affectées par ces révélations.L\u2019indépendance judiciaire est un principe constitutionnel fondamental d\u2019organisation du pouvoir judiciaire.La liberté du juge de décider sans intervention réelle ou apparente de la part des autorités politiques est une condition essentielle à la crédibilité et au bon fonctionnement de l\u2019administration de la justice.Le pouvoir judiciaire doit être à l\u2019abri de toute intervention du pouvoir exécutif et législatif.C\u2019est pourquoi l\u2019indépendance suppose l\u2019absence totale de contacts entre le judiciaire et le politique.Plusieurs conséquences Ce principe, maintes fois reconnu, a en théorie comme en pratique plusieurs conséquences.La violation de ce principe a entraîné la démission de nombreux ministres s\u2019étant aventurés à prendre directement contact avec un membre de la magistrature.Ce fut le cas, par exemple, en 1990, de Jean Charest, qui dut alors démissionner du gouvernement conservateur de Brian Mulroney après avoir téléphoné au juge Macerola.C\u2019est également au nom de ce principe que les membres des gouvernements du Québec et du Canada prennent toujours bien soin de ne pas répondre aux questions de la presse rela- ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La Vérité garde l\u2019entrée de la Cour suprême du Canada, à Ottawa.Tout contact entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire, aussi minime soit-il, reste formellement interdit en droit constitutionnel canadien.Or, le travail de Frédéric Bastien démontre que cette règle n\u2019a pas été respectée dans les mois qui ont précédé le rapatriement de la Constitution.fives aux dossiers dont les tribunaux sont saisis.Au grand regret de bien des journalistes, les acteurs politiques évitent ainsi toute ingérence \u2014 ou apparence d\u2019ingérence politique \u2014 dans le processus judiciaire.Le principe de l\u2019indépendance judiciaire a une importance telle qu\u2019il servit en 1997 de fondement à la mise en place, par la Cour suprême du Canada, d\u2019un système indépendant d\u2019analyse de la rémunération des juges des cours provinciales.Examinant la décision de gouvernements provinciaux de geler ou de réduire le salaire des juges, les membres de la Cour suprême s\u2019étaient clairement prononcés pour une exigence impérative, soit celle d\u2019éviter tout contact entre le politique et le judiciaire.Au nom de la majorité de la Cour, le juge Lamer écrivait: «Il n\u2019est en aucune circonstance permis à la magistrature \u2014 non seulement collectivement par l\u2019entremise d\u2019organisations représentatives, mais également à titre individuel \u2014 d\u2019entamer avec l\u2019exécutif ou des représentants de la législature des négociations.» Ce jugement de 1997, rendu par le plus haut tribunal quant à la rémunération des juges des cours provinciales, confirme \u2014 si cela était encore nécessaire \u2014 la règle selon laquelle tout contact entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire, aussi minime soit-il, reste formellement interdit en droit constitutionnel canadien.Or, le travail de Frédéric Bastien démontre que cette règle n\u2019a pas été respectée dans les mois qui ont précédé le rapatriement de la Constitution.Les faits révélés sont graves et d\u2019autant plus vraisemblables qu\u2019ils émanent de sources britanniques dont le «fair-play» et la distance par rapport aux événements relatifs au rapatriement unilatéral n\u2019ont malheureusement pas d\u2019équivalent au Canada.Une réaction s\u2019impose Considérant le rôle fondamental de la Cour suprême dans le système constitutionnel canadien, le gouvernement fédéral se doit de réagir afin de faire la lumière sur ces révélations.Il doit certainement ouvrir ses archives comme l\u2019a réclamé le ministre québécois des Affaires intergouvemementales Alexandre Cloutier, voire commander une enquête publique, afin d\u2019éclaircir la situation.Il en va de la crédibilité de la Cour suprême et de la confiance du public enyers l\u2019administration de Injustice.A terme, le public a le droit de savoir: 1.si le gouvernement fédéral condamne le comportement des juges concernés et des autorités fédérales de l\u2019époque, 2.si d\u2019autres contacts ont pu exister entre les représentants du plus haut tribunal et les autorités politiques fédérales au-delà des événements de l\u2019année 1981, et, enfin, 3.s\u2019il existe désormais des garde-fous permettant d\u2019éviter autant que possible les contacts entre les juges du plus haut tribunal et les autorités politiques.Les révélations de Frédéric Bastien, ne sont peut-être que la pointe de l\u2019iceberg.A tout le moins, il y a dans les relations entre la Cour suprême et les autorités politiques matière à réflexion.Par exemple, est-il approprié que les juges assistent physiquement à la lecture du discours du trône au Sénat en compagnie de l\u2019ensemble des sénateurs et des membres de la Chambre des communes ?N\u2019y a-t-il pas dans ce rituel monarchique l\u2019existence d\u2019un contact physique entre les membres de la Cour et les acteurs politiques qui, sur le plan symbolique comme sur le plan pratique, pose des problèmes au regard du principe d\u2019indépendance judiciaire ?Et que dire du mode de nomination des juges de la Cour suprême, où l\u2019action unilatérale du fédéral introduit, en apparence comme en pratique, un biais structurel en faveur d\u2019une conception relativement centralisatrice du rôle et des pouvoirs des autorités fédérales?Bref, un débat s\u2019impose sur ces questions.Le fait que deux juges de la Cour suprême puissent s\u2019engager librement dans une conversation politique avec des représentants du pouvoir exécutif pose un problème de taille.Dans l\u2019intérêt public, le gouvernement fédéral doit rapidement poser des gestes afin de préserver la confiance du public dans le fonctionnement du plus haut tribunal de la fédération.La réplique > le choix d\u2019un mot Souveraineté ou indépendance ?Si Jocelyn Coulon prétend que le seul mot pertinent est indépendance et qu\u2019il combat ce projet, cela fait-il de lui un « dépendantiste » ?JEAN-MARTIN AUSSANT Chef d\u2019Option nationale Le déclencheur D our une raison ou une autre, le sempiternel débat autour du bon mot à utiliser est revenu dans le débat public ces jours-ci.De «l\u2019indépendantiste» Bernard Landry jusqu\u2019au «provincialiste» Jocelyn Coulon mercredi dans Le Devoir, le débat sémantique a repris de plus belle.Au fond, ce que souhaitent les souverainistes, les indépendantistes, les séparatistes ou les sécessionnistes, c\u2019est que le Québec soit un pays en bonne et due forme, c\u2019est-à-dire qu\u2019il vote lui-même toutes ses lois, qu\u2019il gère lui-même tous ses impôts et qu\u2019il négocie lui-même tous les traités qui le lieront aux autres na- « Jocelyn Desjardins, président du Nouveau Mouvement pour le Québec, [.] contrairement à M\u201d'\u2019 Marois et à ses partisans [.], n\u2019a pas peur des mots.Dans plusieurs textes publiés au cours des deux dernières années, le mot \u201cindépendance \u201d revient constamment sous sa plume.Tous vue d\u2019un indécis qui se demande si le projet lui-même est fondé ou pas.Jean Chrétien prenait grand soin d,\u2019utiliser le mot séparatiste.Etrangement, je n\u2019ai pas vu M.Coulon le critiquer à cet égard et lui reprocher de ne pas avoir parlé d\u2019indépendance.Sans doute M.Chrétien «Qu\u2019on me dise être indépendantiste ou souverainiste, je saimai qu\u2019on veut la même chose que moi» bons du monde.Pour ma part, j\u2019ai toujours trouvé inutile de perdre de l\u2019énergie à s\u2019entre-déchirer sur le choix du mot à utiliser, d\u2019autant plus que ça semble assez futile du point de trouvait-il que la connotation quelque peu négative et péjorative du mot séparatiste, surtout dans sa bouche, pouvait donner mauvaise image à ceux qui veulent simplement n\u2019ont pas encore ce courage.Ainsi, l\u2019ex-député péquiste Jean-Martin Aussant a créé un parti \u201csouverainiste \u201d, mais il n\u2019utilise pas le mot \u201cindépendance \u201d.» Jocelyn Coulon, Indépendance: le sens et la vérité d\u2019un mot, Le Devoir, 10 avril 2013 faire en sorte que le Québec possède la capacité de choisir son propre destin.Le vrai travail Dans le Larousse, le mot indépendance est défini à l\u2019aide du mot souveraineté et, sans surprise, le mot souveraineté est défini à l\u2019aide du mot indépendance.Peut-on laisser les gens utiliser le mot qu\u2019ils veulent et passer au vrai travail, soit celui de convaincre les Québécois des avantages pour le Québec d\u2019être un pays qui contrôle tous ses leviers décisionnels, comme 193 pays membres des Nations unies le font actuellement sans jamais regretter d\u2019être maîtres chez eux?Pour en revenir à M.Coulon, qui prétend qu\u2019Option nationale n\u2019utilise pas le mot in- dépendance, il manque «royalement» de rigueur.Tout comme de nombreux militants du parti, j\u2019utilise régulièrement le terme dans mes discours, bien que mon réflexe soit davantage de parler de souveraineté.C\u2019est pour moi le même projet.Les statuts d\u2019Option nationale, issus du congrès national de mars dernier, mentionnent d\u2019ailleurs que l\u2019objectif du parti est de réaliser l\u2019indépendance du Québec.Cela dit, ma question à M.Coulon est fort simple.S\u2019il prétend que le seul mot pertinent est indépendance et qu\u2019il combat ce projet, cela fait-il de lui un «dépendantiste» qui milite pour une forme de dépendance ?Glorieux projet.Le terme provincialiste serait-il plus cohérent, étant donné ses idées antipays, que le terme fédéraliste ?Est-ce que le terme monarchiste serait approprié puisque, dans le système qu\u2019il défend farouchement, nous sommes les sujets d\u2019une lointaine et archaïque reine, aussi bien coiffée soit-elle ?Quelle indépendance ?Pour ma part, si j\u2019ai le réflexe d\u2019utiliser plus fréquemment le terme souveraineté, c\u2019est probablement parce que dans les faits, aucun pays au monde n\u2019est indépendant au sens propre du terme (la Corée du Nord s\u2019en rapproche, mais ce n\u2019est pas mon, modèle).Le Canada ou les Etats-Unis ne sont pas indépendants de leurs partenaires commerciaux.La France et l\u2019Allemagne non plus.Tous les pays qui exportent ou importent des biens et services dépendent dans une certaine mesure de leurs partenaires économiques.Dans un tel contexte, il me semble que la souveraineté représente alors tout simplement la pleine capacité de gérer nos interdépendances avec les autres pays selon nos intérêts et non ceux d\u2019une nation voisine qui décide actuellement à notre place.Et cette souveraineté devient de plus en plus urgente dans une dynamique de mondialisation grandissante.Mais le choix du mot appartient bel et bien à chacun.Qu\u2019on me dise être indépendantiste ou souverainiste, je saurai qu\u2019on veut la même chose que moi.Si on me dit être fédéraliste, provincialiste ou monarchiste, je saurai alors qu\u2019il reste des gens à convaincre que nous ne serons jamais si bien servis que par nous-mêmes et qu\u2019il est grand temps que nous y voyions, bien au-delà de la sémantique.Au travail.JACQUES GRENIER LE DEVOIR lA Lire aussi > Le Marché \" Saint-Jacques mérite mieux que ia saveur du jour.Un texte de Claude Dionne, de Montréal, dont voici un extrait: «Que dirait-on si la Ville de Montréal autorisait la conversion du Marché Bonse-cours en condos ?C\u2019est pourtant ce qui est en train de se passer avec le Marché Saint-Jacques, un édifice ayant une indéniable valeur patrimoniale et historique.Pourquoi une telle absurdité ?La Ville espère tout simplement qu\u2019un promoteur privé fera assez de profits avec ses condos pour favoriser une hypothétique relance d\u2019un marché alimentaire au rez-de-chaussée de l\u2019édifice.Pour faire oublier les condos, un projet sans imagination, on parle d\u2019offre alimentaire, de densification de la population, de pénurie de deniers publics et autres expressions à la mode.Si la Ville est à ce point obsédée par l\u2019habitation et les revenus de la taxe foncière, qu\u2019elle oblige les propriétaires de taudis à rénover leurs logements et qu\u2019elle cesse de fermer les yeux sur les gîtes touristiques qui poussent un peu partout sans respecter la réglementation.La Ville pourrait aussi récupérer l\u2019argent de la corruption.» A lire à ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DegWse(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)?iY\\6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters) ,'SvX\\^ Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy ^a.\\\\\\eier(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire); Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) ,yVdiWow Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebaï, Ousmane C.Touré (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux).Elise G\\rar6.(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),y\\.a.ydm-0\\vÂer Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI II AVRIL 20IS ACTUALITES INSOMNIE SUITE DE LA PAGE 1 ouverts une partie de la nuit.L\u2019accès est en effet conditionnel à la prise d\u2019un rendez-vous en ligne avec un des quatre insomniaques \u2014 Tina, la conférencière; Fatia, l\u2019agente de bord; Francis, le pompier; et Sarah, la vendeuse en quête d\u2019autres possibles \u2014, qui forment tous les quatre la trame de fond de ce documentaire interactif.Un coup de téléphone, en pleine nuib à l\u2019heure choisie par l\u2019internaute, donnera ensuite le point d\u2019entrée dans ce documentaire hors-norme, mais tellement de son temps, comme dans ces histoires de vie nocturne alliant attente, désolation et résilience.«L\u2019insomnie a toujours été abordée sous l\u2019angle clinique ou économique, dit M.Sweeney.Avec ce Journal, c\u2019est finalement la dimension sociale et anthropologique que nous avons eu envie d\u2019expbrer», en donnant des visages, des voix et des confidences à tous ces corps et ces cerveaux qui n\u2019arrivent pas à trouver le sommeil, mais aussi en attisant au passage le phénomène.Paradoxalement.C\u2019est que l\u2019insomnie n\u2019est pas seulement liée à l\u2019angoisse, au trop-plein d\u2019idée, à la peur, aux questionnements, aux remises en question, à l\u2019alcool et au café.Elle est également nourrie par tous les outils de communication numérique qui se sont multipliés dans nos environnements, avec leurs écrans lumineux néfastes au cycle circadien \u2014 ceux qui, pour cause de luminosité, font passer le copps humain de l\u2019état de veille à celui de réveil.Ecrans par lesquels il va falloir forcément passer, en pleine nuit de surcroît, pour assister à cette autopsie humaine et personnelle de l\u2019insomnie.«C\u2019est vrai.Mais ce projet n\u2019a pas d\u2019ambitions thérapeutiques», dit le producteur, histoire de laisser en dormance les mauvaises langues et autres critiques des mutations.Une reconnaissance internationale Imaginé à Montréal par l\u2019ONF, en collaboration avec le studio de création interactive Aku-fen, le Journal de l\u2019insomnie collective va voir officiellement le jour le 18 avril prochain, dans le cadre du Festival du film de Tribeca à New York, où le projet a été sélectionné dans la nouvelle section Storyscapes dédiée aux projets nouveaux médias audacieux.L\u2019œuvre numérique et interactive de l\u2019Office va y croiser le fer avec des productions d\u2019envergure comme Robots in Residence, en partie nourrie par le travail d\u2019Alexander Reben du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui pose un regard sur l\u2019humanité, du point de vue d\u2019un robot, ou encore This Exquisite Forest, voyage dans la narration collaborative et participative imaginée par Google et le Tate Modem.Pour l\u2019occasion, outre sa dimension en ligne, l\u2019œuvre va également s\u2019inscrire dans une installation artistique, une boîte noire censée représenter une chambre dans laquelle il est possible de ne jamais trouver le chemin vers les bras de Morphée, exposée sur le site du festival, où le document de l\u2019ONF va être lancé en première mondiale.Avec ce nouveau webdocumentaire, l\u2019ONF poursuit sa conquête des nouveaux espaces de narration et de décryptage du présent avec des documents multiformes sortant de ses bobines habituelles.Désormais, 25% du budget de l\u2019organisme est consacré à des productions numériques et interactives, dont plusieurs ont été marquantes par le passé.Code barre, qui proposait une réflexion sur la consommation en passant par les objets du quotidien entourant le spectateur, ou encore Ecologie sonore, sur notre rapport au bruit, ont été du nombre.«25 %, c\u2019est beaucoup, a résumé Monique Simard, directrice du Programme français de l\u2019ONF, lors de la conférence de dévoilement du Journal de l\u2019insomnie collective.Et c\u2019est la preuve que nous prenons ça très au sérieux», même si parfois, ont admis les créateurs de ce nouveau projet, cela doit leur faire passer quelques nuits blanches.Le Devoir OFFENSIVE SUITE DE LA PAGE 1 donner, a indiqué Alexandre Cloutier.Les interventions du juge en chef de la Cour suprême du Canada à l\u2019époque.Bora Laskin, auprès des gouvernements britannique et canadien que l\u2019ouvrage documente lui apparaissent « extrêmement graves », car elles violent le principe de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire.Elles remettent en cause la légitimité du renvoi de la Cour suprême sur la légalité du rapatriement de la Constitution, selon le ministre.11 n\u2019a pas voulu dire si le gouvernement entendait contester, 30 ans plus tard, la validité de ce renvoi ni celle de la décision de la Cour suprême, qui établissait que le Québec n\u2019avait jamais eu de droit de veto sur les modifications apportées à la Constitution.«En fait, le gouvernement Harper n\u2019aura pas le choix que de donner accès à l\u2019information», a avancé Alexandre Cloutier.Mercredi, le cabinet du premier ministre Stephen Harper a réitéré qu\u2019Ottawa n\u2019avait aucune intention d\u2019accéder à la requête de Québec.«Les demandes d\u2019accès à l\u2019information sont traitées en vertu de la loi, sans intervention politique, a dit l\u2019attaché de presse du premier ministre.Cari Vallée.Nous comprenons que la Cour suprême du Canada s\u2019occupe de déterminer ce qui s\u2019est passé à l\u2019époque du gouvernement libéral Trudeau en 1982.» Plus tôt dans la journée, Alexandre Cloutier avait réclamé de la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin, qu\u2019elle ordonne une enquête indépendante sur les révélations concernant le juge Laskin.Le ministre a dit vouloir connaître sa durée, son coût et le mandat qui serait confié aux enquêteurs.Le processus d\u2019examen que suivra la Cour suprême demeure cependant obscur.11 n\u2019a pas été possible de connaître mercredi l\u2019ampleur de l\u2019examen qui sera mené, ni si celui-ci sera fait rapidement ou si la Cour entend ré- LA PRESSE CANADIENNE Alexandre Cloutier réclame de la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin, qu\u2019elle ordonne une enquête indépendante sur les révélations concernant le juge Laskin.pondre directement aux allégations.Qn ne connaît pas de précédent à la démarche, alors celle-ci se construit à mesure, indique-t-on.Mardi, dans une exceptionnelle sortie, le plus haut tribunal du pays avait indiqué qu\u2019il «attache une très grande importance à son indépendance institutionnelle et à la confidentia- lité de ses délibérations », et qu\u2019il «examine présentement la teneur des allégations » du livre de Frédéric Bastien.Selon le doyen de la Faculté de droit civil de l\u2019Université d\u2019Qttawa, Sébastien Grammond, la situation est pour le moins inusitée.«Si l\u2019ancien juge en chef Laskin était vivant, le Conseil canadien de la magistrature pourrait enquêter sur ses agissements supposés.Mais il est décédé [en 1984], il ne peut se défendre», note-t-il.Qr, la Cour suprême n\u2019a pas de pouvoir d\u2019enquête officiel, souligne-t-il.Celui qui fut recherchiste pour le juge en chef Antonio Lamer estime qu\u2019il appartient davantage aux historiens d\u2019éclaircir et d\u2019approfondir la question.Couillard réagit Mercredi, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a affirmé qu\u2019il appuyait «tout éclaircissement qui pourrait être apporté sur cette époque-là».Pour lui, c\u2019est un travail d\u2019historiens.« On ne refera pas l\u2019histoire.On est devant une Constitution qui existe.Elle est fonctionnelle.Les Québécois également sont couverts par la Constitution canadienne», a-t-il fait observer.Les révélations sur les agissements du juge Laskin n\u2019affaiblissent en rien la volonté de Philippe Couillard de voir le Québec signer la Constitution de 1982.«Il faudra un jour que cette signature apparaisse au bas de l\u2019amendement, pas à n\u2019importe quelle condition, selon ce que le Québec voudra obtenir dans le but de faire mieux fonctionner le Canada.» Philippe Couillard a accusé le gouvernement Mar ois « d\u2019agiter cette question-là de plusieurs façons dans le but inverse, c\u2019est-à-dire démontrer que le Canada ne fonctionne pas».«Pour nous, c\u2019est l\u2019inverse.Le Canada, c\u2019est un pays, c\u2019est une formule de gouvernance qui est idéale pour le Québec et son développement», a fait valoir le chef libéral.Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté et de Marie Vastel Le Devoir ROBERVAL SUITE DE LA PAGE 1 Des fouilles archéologiques entreprises en 2006 au confluent de la rivière Cap-Rouge et du fleuve Saint-Laurent ont déjà livré plus de 4000 artefacts témoignant de l\u2019importance du site.Une partie de cette moisson fera l\u2019objet d\u2019une exposition au Musée de l\u2019Amérique française, à Québec, dès le mai prochain.Si le seigneur protestant Jean-François de La Rocque est si longtemps resté dans l\u2019ombre du marin catholique Jacques Cartier, c\u2019est en raison, bien sûr, de sa foi calviniste, mais aussi de sa réputation de courtisan désœuvré, de carriériste et même de pirate (!), colportée de chroniqueur en historien pour ne pas nuire à l\u2019image de Cartier, qui a seul personnifié le mythe fondateur de la présence française en Amérique.Bernard Allaire, qui réside en France, a pu dépouiller toutes les archives françaises disponibles sur Roberval (vers 1495-1565).L\u2019historien souligne qu\u2019il n\u2019a pas cherché à déboulonner le personnage de Cartier, mais plutôt à réhabiliter Roberval, injustement « diabolisé » par des générations d\u2019historiens qui n\u2019ont jamais pris la peine de retourner aux sources.Un militaire pour défendre une colonie À la faveur d\u2019une trêve dans la guerre sans merci que se livraient François F\"^ et l\u2019empereur Charles Quint, La Rocque fut chargé par le roi de France, en janvier 1541, d\u2019établir avec l\u2019aide de Cartier une première colonie de peuplement en Amérique du Nord.Cartier avait déjà effectué deux voyages d\u2019exploration de 1534 à 1536, mais cette fois la mission était tout autre : soumettre le pays, y établir une colonie viable et vérifier la fameuse « rumeur dorée » : y avait-il, oui ou non, des mé- taux précieux en abondance au Canada?Contrairement à la légende tenace qui veut que Roberval ait «volé » à Cartier la direction de cette troisième expédition, Allaire prouve que François arrêta son choix sur le sieur de Roberval, ingénieur et militaire de carrière, d\u2019une part, parce qu\u2019on avait besoin d\u2019un militaire aguerri pour protéger la future colonie et, d\u2019autre part, parce que le roi était convaincu que Cartier n\u2019avait pas la compétence nécessaire pour encadrer un projet colonial d\u2019enver^e.L\u2019auteur démontre aussi de façon convaincante que Roberval n\u2019était ni un courtisan désœuvré et désargenté ni un intrigant qui aurait « tassé » Cartier par trafic d\u2019influence, comme beaucoup l\u2019ont prétendu.«Car, en fait, Cartier ne fut jamais réellement relégué au second rang lors de cette expédition: on plaça plutôt à ses côtés le sieur de Roberval comme gestionnaire militaire pour libérer le Malouin des tâches matérielles et administratives de la colonie afin qu\u2019il puisse vaquer aux explorations sur lesquelles on fondait tant d\u2019espoir.» Le problème, c\u2019est que les flottes de Cartier et de Roberval ne purent jamais partir en même temps comme prévu de Saint-Malo et de Honfleur, mais à presque un an d\u2019intervalle.Pourquoi?Parce que, sur décision du roi, quelque 140 prisonniers de droit commun devaient accompagner quelques centaines de paysans, d\u2019artisans et de militaires pour aider les colons aux travaux lourds.Le premier établissement français en Amérique sera en partie une colonie pénitentiaire ! Qr le «ramassage» des prisonniers fut beaucoup plus long que prévu.Par ailleurs, Roberval, une fois ses navires prêts à prendre la mer, fut chargé par le roi de capturer les vaisseaux espagnols passant près des côtes françaises, avant de pouvoir prendre la route de l\u2019Amérique.Cartier partit donc le premier le 23 mai 1541.Cartier et Roberval se croisèrent à Saint-Jean, Terre-Neuve, le 8 juin 1542, le premier décidé à retourner en France après avoir perdu plusieurs dizaines d\u2019hommes aux mains des Iroquoïens, le second arrivant avec une centaine de militaires pour protéger la colonie.Contre les ordres de Roberval, Cartier s\u2019enfuit de nuit avec ses navires, ce qui entacha à jamais sa réputation auprès de la cour.Les « métaux précieux » qu\u2019il rapportait avec lui se révélèrent faux.Roberval, lui, parvint au cap Rouge en juillet 1542, où il retrouva intacts les deux forts construits par Cartier en haut et en bas de la falaise.11 rebaptisa France-Roy le site d\u2019abord appelé Charlesbourg-Royal par Cartier.Roberval dut à son tour abandonner le site du cap Rouge en juillet 1543 par ordre du roi, qui avait besoin de ses services pour combattre les Espagnols et les Anglais.Roberval n\u2019a donc jamais «abandonné» la colonie et comptait même y revenir une fois la guerre terminée.Pour Bernard Allaire, l\u2019expédition de 1541-1543 ne fut pas l\u2019échec souvent décrit dans les livres d\u2019histoire : elle permit de dissiper le mirage des métaux précieux et démontra qu\u2019il était possible d\u2019entretenir une colonie le long du Saint-Laurent, même en hiver.L\u2019ouvrage de Bernard Allaire, rigoureux, agréable à lire et enrichi de nombreuses illustrations couleur, permet enfin de démêler la part de ragots, de préjugés et de dérapages idéologiques qui ont faussé le portrait d\u2019un personnage fascinant et méconnu de notre histoire.Collaborateur Le Devoir LA RUMEUR DOREE Roberval et l\u2019Amérique Bernard Allaire Commission de la capitale nationale/Musée de la civilisation/éditions La Presse Québec, 2013, 159 pages ALERTE SUITE DE LA PAGE 1 n\u2019aide pas à désamorcer une situation instable», a-t-il déclaré à la presse à Washington.«Notre pays est tout à fait prêt à faire face à toute éventualité, à toute action que la Corée du Nord pourrait entreprendre, à toute provocation à laquelle elle pourrait se livrer», a assuré M.Hagel.Un tir de missile peut se produire «à n\u2019importe quel moment à partir de maintenant», a déclaré de son côté le chef de la diplomatie sud-coréenne, Yun Bjmng-Se, devant le Parlement à Séoul.Le renseignement militaire sud-coréen affirme que Pyongyang est désormais prêt à procéder à un tir de missile, qui pourrait survenir autour du 15 avril, jour de la naissance du fondateur de la République démocratique populaire de Corée, Kim 11-Sung, décédé en 199L Ce tir pourrait également comcjder avec la visite à Séoul vendredi du secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, et du secrétaire général de l\u2019QTAN, Anders Fogh Rasmussen.L\u2019armée américaine n\u2019abattra le ou les missiles lancés par Pyongyang que s\u2019ils menacent le Japon, la Corée du Sud ou un territoire américain, a précisé le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey.Ignorant les mises en garde de son voisin et allié chinois, le régime nord-coréen a déployé la semaine dernière sur sa côte orientale deux missiles Musudan, d\u2019une portée théorique de 4000km, soit la possibilité d\u2019atteindre la Corée du Sud, le Japon ou l\u2019île américaine de Guam, selon Séoul.Selon une source gouvernementale citée par l\u2019agence sud-coréenne Yonhap, Pyongyang pourrait tirer plusieurs missiles, car outre les Musudan, des mouvements de véhicules lanceurs transportant des Scud (d\u2019une portée de quelques centaines de kilomètres) et des Rodong (d\u2019une portée d\u2019un peu plus de 1000 km) ont été détectés.Furieux du nouveau train de sanctions adopté par le Conseil de sécurité de l\u2019QNU après son troisième essai nucléaire en février et cjes manœuvres militaires en cours entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, Pyongyang a multiplié ces dernières semaines les déclarations belliqueuses, agitant même le spectre d\u2019une guerre «thermonucléaire».r Etat d\u2019alerte au Japon Le Japon s\u2019est lui aussi déclaré mercredi «en état d\u2019alerte» pour intercepter tout missile qui menacerait l\u2019archipel nippon.La veille, des missiles Patriot ont été déployés dans le centre de Tokyo et autour de la capitale japonaise.Des batteries d\u2019intercepteurs devaient également être mises en place sur l\u2019île méridionale d\u2019Qkinawa.Réagissant à ces préparatifs, le quotidien officiel du régime nord-coréen, le Rodong Sinmun, a accusé Tokyo A\u2019« aventurisme militaire».«L\u2019armée populaire de Corée est parfaitement capable de pulvériser les bases militaires américaines, non seulement au Japon, mais ailleurs dans la région Asie-Pacifique», a affirmé le journal.En déplacement à Rome, le secrétaire général de l\u2019QNU, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, a lancé un appel à l\u2019apaisement, en jugeant le niveau des tensions «très dangereux».«Un petit incident causé par un mauvais calcul ou une erreur de jugement pourrait créer une situation incontrôlable», a-t-il souligné.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a mis en garde mercredi contre l\u2019effet des manœuvres militaires dans la péninsule coréenne.«Personne ne devrait effrayer les autres avec des manoeuvres militaires et il y a de grandes chances que tout s\u2019apaisera», a déclaré M.La-vrqv, qui rencontrait à Londres le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, en marge d\u2019une réunion des ministres des Affaires étrangères du G8.«En Corée du Nord, nous n\u2019avons pas de différends avec les Etats-Unis », a cependant ajouté M.Lavrov.La surenchère La Corée du Sud et ses alliés occidentaux s\u2019interrogent sur les véritables intentions du jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, âgé de moins de 30 ans, qui a succédé à son père Kim Jong-il à la mort de ce dernier en décembre 2011.Visiblement agacée par la réaction d\u2019une partie de la communauté internationale qui a qualifié ses menaces de pure gesticulation, la Corée du Nord a surenchéri mardi en parlant à nouveau d\u2019une guerre «thermonucléaire» et en conseillant aux étrangers présents en Corée du Sud de quitter ce pays.Pyongyang a suspendu mercredi les visites des groupes de touristes chinois en Corée du Nord.Elle avait déjà averti les pays étrangers possédant une mission diplomatique à Pyongyang qu\u2019elle ne serait plus en mesure de garantir leur sécurité à compter du 10 avril en cas de conflit.Mais l\u2019Union européenne a prévenu mercredi qu\u2019elle n\u2019envisageait pas à ce stade d\u2019évacuer ses missions diplomatiques ni à Pyongyang, ni à Séoul.Dans un autre signe de tension, Pyongyang avait retiré mardi les 53 000 employés nord-coréens travaillant dans le centre industriel intercoréen de Kaesong, situé sur son sol, dont l\u2019accès était déjà interdit depuis le 3 avril aux travailleurs sud-coréens.Agence France-Presse Associated Press LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans 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Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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