Le devoir, 12 avril 2013, Cahier A
[" I Week-end: le requin, ce monstre fragilisé Page B 1 i Josée Blanchette : Y a toujours un cadeau (en trois leçons) PageBio Rapatriement de 1982: Justin Trudeau n\u2019entend pas «rouvrir de vieilles batailles » Page A 2 w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C I V 7 9 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 AVRIL 2013 1,09 $ + TAXES =1,2 5$ Québec entend valoriser la recherche universitaire et fondamentale PAULINE GRAVEL Dans sa prochaine Politique nationale de la recherche et de l\u2019innovation, Québec n\u2019entend pas emprunter la même voie que le gouvernement conservateur de M.Harper.Il valorisera davantage la recherche universitaire et fondamentale que le gouvernement libéral qui l\u2019a précédé.Voilà du moins les aspirations qui animent le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, à la veille des Assises nationales de la recherche et de l\u2019innovation, qui auront lieu en début de semaine prochaine.En février dernier, lors du Sommet de l\u2019enseignement supérieur, le ministre a annoncé la tenue d\u2019Assises nationales de la recherche et de l\u2019innovation dans le but de l\u2019aider à élaborer la prochaine Politique nationale de la recherche et de l\u2019innovation, étant donné que la Stratégie québécoise de recherche et de l\u2019innovation 2010-2013 arrivait à échéance.Ces assises, qui réuniront plus de 300 personnes associées au milieu de la recherche et de l\u2019innovation, débuteront lundi prochain, le 15 avril en après-midi, et se poursuivront mardi toute la journée.Elles prendront la forme de tables rondes où seront débattus au cours de la journée trois thèmes : la pertinence des organismes de recherche dans leur forme actuelle, l\u2019encadrement des chercheurs, et les modes de financement.Le ministre espère que «les échanges seront francs, productifs, voire créatifs», que «les participants seront audacieux, critiques sur les éléments qui n\u2019ont pas fonctionné, et qu\u2019ils proposeront des solutions, des mesures ou des approches nouvelles».«Les assises sont le temps de l\u2019audace.Nous trierons ensuite», a-t-il déclaré en entrevue au Devoir.Le ministre a aussi exprimé sa vision de la recherche qu\u2019il espère voir prospérer au Québec dans les prochaines années.Il a ainsi précisé en quoi la nouvelle Politique devrait se distinguer des stratégies précédentes et de l\u2019orientation adoptée par le gouvernement fédéral.«Les deux dernières Stratégies québécoises de la re- VOIR PAGE A 10 : RECHERCHE Pierre Duchesne Aujourd\u2019hui Le Monde > Congrès américain: le débat sur les armes à feu peut commencer.Page B 9 Économie > Ottawa tente de vendre le pétrole albertain aux Québécois.Page A 7 7\t, w- .- w._____________.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku B6 B4 B6 A4 B4 B8 Malaise à la Fondation du maire JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les révélations de collusion et de corruption liées à l\u2019administration Tremblay ont effrayé plusieurs donateurs potentiels.Boudée par des donateurs potentiels, la direction de l\u2019organisme voudrait changer son nom JEANNE CORRIVEAU Par les temps qui courent, voir son nom associé à la mairie de Montréal peut être un boulet.C\u2019est le cas de la Eondation du maire de Montréal, créée par Pierre Bourque en 1996, qui souhaite larguer toute référence au maire dans sa dénomination et réclame de la Ville l\u2019autorisation de changer son nom pour «Eondation Montréal inc.».L\u2019année 2012 a été difficile pour la Eondation du maire, qui vient en aide aux entreprises en démarrage.Les révélations de collusion et de corruption étalées au grand jour par la commission Charbonneau ont créé un malaise chez certains donateurs.La directrice générale de la Eondation, Liette Lamonde, affirme que l\u2019organisme songe depuis plusieurs années à modifier son nom, mais elle reconnaît que le climat ambiant et les allégations de malversations qui planent sur l\u2019Hôtel de Ville rendent difficile la collecte de fonds.En raison du nom de la fondation, certains donateurs potentiels se sont demandé si l\u2019argent était versé à la Ville ou à un parti politique, relate-t-elle.«Dans le contexte actuel, c\u2019est difficile pour certaines entreprises de faire un chèque à la Fondation du maire à cause des perceptions, a-t-elle indiqué au Devoir.Le fait de s\u2019appeler \u201cFondation du maire\u201d crée une confusion terrible sur ce qu\u2019on est.Plusieurs pensent qu\u2019on fait partie de la Ville alors qu\u2019on est un organisme de bienfaisance complètement distinct de la Ville VOIR PAGE A 10 : EONDATION Venezuela: le défi de réconcilier une société coupée en deux La campagne présidentielle s\u2019achève, à quelques jours de l\u2019élection de dimanche, sans qu\u2019aucun des deux candidats, Maduro ou Capriles, ait séduit au-delà de son camp.GÉRARD THOMAS à Caracas Chemises rouges et pancartes à l\u2019effigie de l\u2019ancien président Hugo Chavez dans les barrios (quartiers populaires) contre casquettes bleu-jaune-rouge aux couleurs vénézuéliennes et slogan «Hay un camino» («Il y a un chemin », sous-entendu : différent) dans les beaux quartiers de la capitale.La campagne électorale pour l\u2019élection présidentielle qui doit se tenir le dimanche 14 avril au Venezuela s\u2019est terminée mardi et a surtout montré l\u2019immense vide politique dont souffre le pays depuis la mort du Comandante, le 5 mars dernier.Malgré troi^ ou quatre meetings par jour à travers les 23 Etats que compte la République boli-varienne du Venezuela, ni Nicolas Maduro, le candidat du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV, au pouvoir), ni Henrique Capriles VOIR PAGE A 10 : VENEZUELA Ÿ 4 I i \\ LUIS ACOSTA AGENCE ERANCE-PRESSE Ses partisans applaudissent le chef du parti au pouvoir et successeur du Comandante, Nicolas Maduro.Baird s\u2019aventure en terrain glissant Le ministre des Affaires étrangères « brise un tabou » en se rendant à Jérusalem-Est et sur le plateau du Golan KARL RETTINO-PARAZELLI Le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird s\u2019est aventuré sur un terrain glissant plus tôt cette semaine en acceptant de rencontrer une ministre israélienne dans la partie de Jérusalem occupée et annexée par l\u2019État hébreu depuis 1967.Bris d\u2019un «tabou» diplomatique, appui symbolique à la colonisation, contradiction avec la politique officielle : les critiques ont été nombreuses jeudi, mais le principal intéressé n\u2019y trouve aucun fondement.Lors de sa tournée au Moyen-Orient, M.Baird a rencontré la ministre israélienne de la Justice, Tzipi Livni, à son bureau de Jérusalem-Est.Selon le quotidien israélien Haaretz, le choix de ce lieu «brise un tabou».La plupart des émissaires occidentaux s\u2019abstiennent habituellement de visiter les membres du gouvernement israélien en territoire occupé, la communauté inter- John Baird nationale ne reconnaissant pas l\u2019annexion de Jérusalem-Est par Israël.Le quotidien a également révélé que lors de son passage dans la région, le ministre canadien s\u2019est rendu sur une base militaire israélienne établie sur le plateau du Golan, le long de la frontière syrienne.Il s\u2019agit d\u2019un autre territoire occupé et annexé par Israël, où les représentants occidentaux évitent de mettre les pieds, de peur que leur présence soit interprétée comme une approbation de la politique israélienne.Un haut responsable des Affaires étrangères israéliennes a confié que ces deux visites ont été effectuées en dépit de l\u2019opposi- VOIR PAGE A 10 : BAIRD 77831302833115 A2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 AVRIL 2013 ACTUALITES Bouchard exige que le fédéral ouvre ses archives GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le gouvernement fédéral doit absolument ouvrir ses archives et permettre que la lumière soit faite sur les interventions politiques de Tex-juge en chef de la Cour suprême lors du rapatriement de la Constitution, estime l\u2019ancien premier ministre Lucien Bouchard.Une position qui rejoint la demande formulée cette semaine par le gouvernement du Québec.Uhomme dont la carrière politique s\u2019est bâtie autour du dossier constitutionnel ne pouvait visiblement rester indifférent aux révélations contenues dans le livre La Bataille de Londres, de Frédéric Bastien.En entrevue à RDI jeudi soir, Lucien Bouchard est sorti de sa réserve habituelle pour confier sa vive préoccupation.Une histoire cruciale L\u2019histoire relatée par Frédéric Bastien manque encore de détails, mais elle est cruciale, estime M.Bouchard.«C\u2019est pour ça qu\u2019il faut les documents.Pour faire la lumière et savoir ce qui s\u2019est passé, dans l\u2019intérêt de tout le monde.» Il demande ainsi à tous les partis de l\u2019Assemblée nationale de «s\u2019entendre pour dire [au fédéral] : vous allez ouvrir les dossiers.Ce serait une démarche tout à fait normale et digne.» Dans son livre, Frédéric Bas-tien dévoile des documents démontrant que Bora Laskin, alors juge en chef du plus haut tribunal du pays, a informé les gouvernements britannique et canadien de certains détails des délibérations de la Cour sur le projet de rapatriement de la Constitution (en 1981).Pour Lucien Bouchard, ces faits sont de la plus haute importance \u2014 et auraient justifié le renvoi de M.Laskin s\u2019ils avaient été connus plus tôt.«J\u2019ai éprouvé une impression de surprise, d\u2019incrédulité et d\u2019inquiétude» en les apprenant, a-t-il dit.Cela parce que les «juristes connaissent très bien les règles auxquelles ils sont assujettis» et «savent très bien qu\u2019un juge ne se permet pas l\u2019incartade de communiquer avec différents partis durant des délibérés».M.Bouchard estime «que ça soulève des questions extrêmement troublantes sur le respect et l\u2019intégrité de l\u2019indépendance judiciaire de la Cour, que personne n\u2019a jamais remis en cause».Il a salué la décision de la Cour d\u2019examiner le dossier, la jugeant «honorable».Car à ceux qui estiment que l\u2019affaire est du passé \u2014 comme François Legault \u2014, Lucien Bouchard rétorque que le dossier est au contraire «au cœur de l\u2019histoire contemporaine, une histoire qui continue de se répercuter chaque jour».«La réaction de M.Legault est inacceptable.Comment un chef de parti qui veut devenir un jour premier ministre peut réagir de façon aussi légère à quelque chose d\u2019aussi important?», a demandé l\u2019ancien chef du Bloc québécois et du Parti québécois.Ottawa s\u2019est montré fermé à l\u2019idée de collaborer avec Québec cette semaine, renvoyant le gouvernement Marois au processus de demande d\u2019accès à l\u2019information.Le Devoir CONSTITUTION Trudeau n\u2019entend pas « rouvrir de vieilles batailles » Le favori dans la course à la chefferie du PLC est peu ouvert à l\u2019idée qu\u2019Ottawa publie ses archives FANNIE OLIVIER à Ottawa Justin Trudeau est loin d\u2019être favorablement disposé envers la demande de Pauline Marois qu\u2019Ottawa rende publiques ses archives pour faire la lumière sur de possibles irrégularités entourant le rapatriement de la Constitution.En entrevue à la Presse canadienne, le favori de la course au leadership du Parti libéral du Canada a confié qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de «sombrer dans de vieilles chicanes».«A moins que je commence à entendre beaucoup de gens, partout au Québec, [dire] que c\u2019est leur plus grande préoccupation, moi, je ne vais pas utiliser de mon temps, de mon capital politique, pour rouvrir de vieilles batailles», a-t-il tranché.Selon lui, les souverainistes sont «en train d\u2019essayer à tout prix de retrouver un niveau de pertinence, de présence, dans l\u2019esprit public».«Ils cherchent des excuses pour ramener de vieilles chicanes.Pour moi, ce n\u2019est pas de ça que les gens parlent.» Dans son livre La bataille de Londres, l\u2019historien Frédéric Bastien avance que le principe de la séparation des pouvoirs entre le judiciaire et l\u2019exécutif a été bafoué lors de cet épisode charnière de l\u2019histoire du pays.La Cour suprême du Canada a laissé savoir qu\u2019elle allait examiner le dossier, alors que le juge en chef de l\u2019époque.Bora Laskin, aurait pu avoir donné des informations privilégiées aux gouvernements canadien et britannique.Pierre Elliott Trudeau était alors premier ministre du Canada.Aujourd\u2019hui, son fils aîné avoue être «curieux» de voir les conclusions que tirera le plus haut tribunal au pays dans ce dossier, sans toutefois avoir l\u2019intention de «jouer à la petite politique là-dessus».Centraliser ou pas ?Pour Justin Trudeau, les compétences des provinces et du fédéral ne semblent pas être coulées dans un moule étanche et immuable.Sur la question de la gouvernance souverainiste chère à la première ministre péquiste Pauline Marois, l\u2019aspirant chef libéral laisse entendre que cette dernière ne se heurterait pas systématiquement à une porte fermée s\u2019il entrait au 24 Sussex.«Que n\u2019importe quel premier ministre vienne me voir avec une demande précise sur cet en-jeu-ci ou cet enjeu-là, je vais toujours l\u2019écouter, je vais toujours évaluer ce qui est dans le meilleur intérêt du Canada et même de cette province-là», a avancé ce fédéraliste convaincu.«Je vais regarder les justifications, l\u2019argumentaire, et je vais voir: est-ce que c\u2019est juste un outil pour avancer la cause souverainiste \u2014 avec laquelle je ne suis pas d\u2019accord \u2014 ou est-ce qu\u2019il y a un enjeu réel ?» Justin Trudeau a fait de ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau estime qu\u2019en soulevant une controverse au sujet du rapatriement de la Constitution, les souverainistes essaient «de retrouver un niveau de pertinence, de présence, dans l\u2019esprit public».l\u2019éducation postsecondaire l\u2019un des thèmes phares de sa campagne et il ne cache pas qu\u2019il aimerait qu\u2019Ottawa ait davantage son mot à dire dans ce domaine qui relève exclusivement des provinces.«Mais je ne suis pas pour dire que, oui, le gouvernement fédéral doit travailler plus avec les provinces en matière d\u2019éducation sans dire qu\u2019il y a peut-être d\u2019autres enjeux dans lesquels le gouvernement provincial pourrait avoir plus de pouvoirs, a-t-il illustré.Je ne suis pas dogmatique dans mon approche à ce niveau-là.» Inévitables attaques Le député montréalais, élu pour la première fois en 2008, sait qu\u2019il lui reste toute une pente à gravir pour regagner le cœur des Québécois.Il comprend aussi que l\u2019opinion des électeurs de la province est souvent polarisée à son égard.«J\u2019ai commencé ma carrière dans Papineau avec beaucoup de gens qui avaient une perception très négative de moi», s\u2019est-il rappelé.Mais à force de porte-à-porte et de travail sur le terrain, il a ravi la circonscription de la respectée bloquiste Vivian Barbot, puis s\u2019est fait réélire en 2011 malgré la vague orange.«Même si je dérange les «usual suspects» de la souveraineté, je sens une ouverture et un engouement positif partout où je vais, que ce soit au Saguenay, que ce soit à Petite-Rivière-Saint-François, que ce soit en Outaouais ou en Gaspésie.» Quant aux publicités négatives qui ne manqueront pas de s\u2019abattre sur lui, il assure qu\u2019il ripostera, même si pour l\u2019instant le plan de sa contre-attaque n\u2019est pas encore finalisé.Il assure toutefois qu\u2019il «ne descendra pas» au niveau des conservateurs, parce qu\u2019à son avis, les électeurs sont fatigués de ce genre de tactiques.Le nom du nouveau chef libéral sera dévoilé à Ottawa dimanche soir.La Presse canadienne CONGRES DU NPD A MONTREAL Au menu des néodémocrates : héritage socialiste et bilan conservateur MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les néodémocrates se réunissent à Montréal à compter de ce vendredi, et pour toute la fin de semaine.Au menu: une série de propositions venant dénoncer des décisions récentes du gouvernement conservateur, de même qu\u2019un troisième débat sur l\u2019identité socialiste du parti telle qu\u2019établie dans le préambule de sa constitution.Mais on veut aussi présenter leur chef Thomas Mulcair qui, malgré ses années en politique, demeure méconnu au pays.Un peu plus d\u2019un an après son élection à la tête du parti, ce sera le premier congrès de Thomas Mulcair en tant que chef (et il fera l\u2019objet d\u2019un vote de confiance samedi).S\u2019il a parcouru le pays pour briguer la chefferie du Nouveau Parti démocratique, le politicien québécois est encore peu connu \u2014 et même de plusieurs Québécois, selon les aveux de ses conseillers.La réunion de cette fin de semaine servira donc notamment à le faire connaître à ses militants, par une vidéo diffusée vendredi soir et mettant en vedette ses proches.Un sujet de discorde Mais c\u2019est dimanche qu\u2019un sujet de discorde qui hante le NPD depuis des années sera à l\u2019ordre du jour.Après avoir été mise de côté au congrès de 2011, à Vancouver, l\u2019importance accordée aux principes socialistes du parti dans le préambule de la constitution revient au programme des discussions.Abordée brièvement il y a deux ans, l\u2019idée de moderniser le préambule avait néan- LIAM RICHARDS PRESSE CANADIENNE Thomas Mulcair veut profiter du congrès pour mieux se faire connaître.moins suscité un débat animé.Certains avaient argué que le parti s\u2019apprêtait à «jeter de l\u2019eau de Javel sur [ses] principes».Le NPD avait finalement décidé de référer le dossier à un comité \u2014 l\u2019ancien député Bill Blaikie, l\u2019ex-chef Alexa McDonough et l\u2019ancien candidat au leadership Brian Topp.Ils ont proposé un compromis: le nouveau préambule mentionne une seule fois les «principes so-ciodémocrates», qui comptent notamment un «engagement inébranlable envers l\u2019égalité économique et sociale».Sous M.Mulcair, le NPD tente de défendre ses qualités de gestionnaire économique, et au passage se recentre sur l\u2019échiquier politique, question de ratisser plus large au sein de l\u2019électorat.Le libellé actuel affirmait plutôt que le Canada qu\u2019espèrent les néodémocrates ne peut être «assuré que par l\u2019application des principes socialistes démocratiques», et que «la production et la distribution des biens et services doivent être dirigés afin de répondre aux besoins sociaux et individuels des indivi- dus au sein d\u2019un environnement et d\u2019une économie durables et pas dans un but lucratif».Résolutions prioritaires Dans la liste des résolutions qui ont été classées «prioritaires» par le parti et qui seront donc sûrement débattues par les 2000 membres attendus, plusieurs risquent en revanche de faire très peu de vagues.Les militants proposent de s\u2019opposer à une série de mesures conservatrices \u2014 réforme de l\u2019assurance-emploi, réforme des soins de santé des réfugiés, hausse de l\u2019âge d\u2019admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, indexation de la hausse les transferts aux provinces en santé, imposition d\u2019un «bâillon» aux scientifiques du gouvernement, «saccage brutal» des évaluations environnementales et de la Loi sur les eaux navigables, s\u2019en être pris aux syndicats.Les militants réitèrent par ailleurs leur volonté de bonifier le financement de l\u2019aide au développement international, de Radio-Canada, de légiférer sur la question du bilinguisme des juges à la Cour suprême et des agents du Parlement, de même que sur les appels robotisés ^in de prévenir leur usage frauduleux, et enfin de réformer le système électoral pour jumeler représentation proportionnelle et scrutin direct.A noter, cependant, une pro-position des membres de Brossard-La Prairie qui risque de faire sourciller: on suggère de modifier la formule de péréquation pour inclure dans le calcul 100% des revenus provenant des ressources naturelles non renouvelables \u2014 plutôt que 50% actuellement.Le Devoir FINANCEMENT DES PARTIS MUNICIPAUX Labeaume défend le financement public ISABELLE PORTER à Québec Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime qu\u2019un financement public des partis politiques ne serait pas si coûteux en comparaison aux coûts possibles de la collusion.Si le financement de la dernière campagne électorale à Québ,ec avait été remboursé par l\u2019Etat, il en aurait coûté environ 350000$, a plaidé le maire.Or, une ville comme Québec donne pour 400 millions de dollars de contrats par an, a-t-il dit devant la commission parlementaire sur le projet de loi 26.Réticent à ce que 100% du financement soit assumé par les contribuables, il a suggéré au gouvernement d\u2019être «créatif» et proposé qu\u2019on soutienne les candidats municipaux indirectement en leur offrant du temps d\u2019antenne gratuit à la télévision, par exemple.«En campagne, c\u2019est difficile de faire passer le contenu.C\u2019est important, le contenu au-delà des personnalités et du spectacle», a-t-il déclaré.Malgré son appui au projet de loi, le maire a quand même haussé le ton, se disant «écœuré» par les contraintes imposées par le gouvernement.«Arrêtez de vouloir tout contrôler parce qu\u2019il y a des méchants quelque part! On est exaspérés à Québec», a-t-il lancé avant d\u2019ajouter qu\u2019il y avait «un gain politique à faire là-dedans».Après l\u2019audience, il a nuancé ses propos et dit qu\u2019il n\u2019avait pas de problème avec les règles actuelles, mais craignait qu\u2019on en impose trop dans le futur.Lors de cet échange, le maire de Québec a lancé que, de toute façon, la pertinence l\u2019emportait sur l\u2019argent et la visibilité, et que son élection en 2007 en était la preuve.«Moi, il y a cinq ans, personne ne me connaissait.» Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 i s Ottawa rembourse Attawapiskat Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral a remboursé la communauté crie d\u2019Attawapiskat pour les frais encourus lorsqu\u2019Ottawa a imposé une tierce partie à la réserve pour gérer ses finances, à l\u2019automne 2011.Le ministère des Affaires autochtones a versé un peu plus de 136 000 $ à la communauté du nord de l\u2019Ontario, en décembre dernier, a appris le Toronto Star grâce à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.En octobre 2011, la chef d\u2019Attawapiskat, Theresa Spence, avait déclaré l\u2019état d\u2019urgence, aux prises avec une crise du logement qui forçait plusieurs familles à vivre dans des abris non isolés, parfois sans électricité ni eau potable.Ottawa avait rétorqué en envoyant un séquestreur-administrateur gérer les fonds fédéraux versés à la réserve.Mais l\u2019été dernier, après que la chef Spence ait confié cette affaire à la Cour fédérale, le Tribunal a tranché que la décision d\u2019Ottawa était «déraisonnable» et «contraire au droit».« Compte tenu des circonstances uniques entourant l\u2019état du logement à Attawapiskat, [le ministère] a décidé de faire ce paiement unique de 136132,49$ à la communauté» une fois que le gestionnaire s\u2019était acquitté de ses responsabilités, a expliqué le porte-parole du ministre des Affaires autochtones Bernard Valcourt.Le Devoir Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinici Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal Résultats des tirages du : 2013-04-10 01 09 12 29 30 42 LjAijtiij 15 22 27 38 40 43 compl.compi Prochain gros lot (approx) 55 000 000 $ 8767663 Nouveau jeu éclair ! Deux façons de gagner jeu eclair en magasin et tirage en soiree Jusqu'à 100 000 $* a gagner ' \u2022Details a lotoquebec corn En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Quebec cette derniere a priorité LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 AVRIL 20IS A3 ACTUALITES Les barbares bienveillants Christian Rioux à Paris Pauvre Barack Obama! La nouvelle a vite fait le tour du monde.Je crois que c\u2019est en France qu\u2019on en a le plus parlé.Comme chaque fois qu\u2019un responsable se confesse d\u2019avoir trompé sa femme devant les caméras obscènes de la télévision américaine.Cette fois, pourtant, le président n\u2019avait trompé personne.Il n\u2019avait même pas « inhalé » ! Après avoir loué l\u2019intelligence, la compétence et l\u2019énergie de la ministre de la Justice de la Californie, Kamala Harris, le pauvre a eu le malheur d\u2019ajouter qu\u2019elle était.belle ! Qu\u2019on se le dise, la rectitude politique américaine \u2014 devrait-on dire le ministère de la Pensée?\u2014 n\u2019autorise plus de tels compliments.Même de la part d\u2019un «sexiste bienveillant», comme on a dit de Barack Obama.Osons donc cette question qui me taraude depuis quelques jours: quelle est donc cette nouvelle barbarie qui force un homme à s\u2019excuser comme un criminel pour avoir salué la beauté d\u2019une femme ?Comme les prohibitionnistes associent l\u2019alcool à l\u2019alcoolisme et au vice, les puritains tracent un trait d\u2019union entre la beauté des femmes, la sexualité dépravée et le péché.Ces parangons de vertu n\u2019ont jamais compris que, loin d\u2019être le vil reflet du péché, du sexisme ou de l\u2019oppression des femmes, l\u2019idéalisation de la beauté féminine a été dans l\u2019histoire un facteur profond de civilisation, au point de symboliser l\u2019idée même de la Beauté.Alors qu\u2019avec l\u2019amour courtois naissait la conception moderne de l\u2019amour, les peintres de la Renaissance mirent naturellement la beauté des femmes au centre de leur oeuvre.Contrairement aux puritains, ils savaient, eux, que la beauté des femmes n\u2019était pas seulement physique, mais qu\u2019elle était «une conquête de l\u2019esprit», comme le dit si bien l\u2019écrivain François Cheng.C\u2019est pourquoi tous les intégristes sans exception font de la représentation du corps des femmes leur première cible.Mais les anciens puritains ont de nouveaux alliés.Ces idéologues en apparence plus modernes et progressistes pourraient être qualifiés de «barbares bienveillants».Ils ne font pas que diaboliser le corps des femmes.Ils prêchent ni plus ni moins que l\u2019effacement des sexes.On a beaucoup ri il y a quelques années d\u2019un exercice du cours d\u2019éthique et de culture religieuse.Des élèves devaient dire s\u2019ils étaient un «garçon», une «fdle» ou «je ne sais pas».Depuis, ce genre de bizarrerie n\u2019a cessé de se répandre.On retrouve le même choix de réponses ubuesques dans une enquête du Conseil des arts et des lettres du Québec.Le Conseil des arts du Canada est encore plus «créatif» \u2014 normal pour des artistes, direz-vous.Dans un de ses questionnaires, il demande si vous êtes «homme», «femme», «transgenre» ou «autre».Ce dernier choix étant heureusement suivi de la note «veuillez préciser».Le jour n\u2019est pas loin où les déclarations de revenu seront ainsi rédigées.La très luthérienne Suède a poussé jusqu\u2019à la caricature cette nouvelle idéologie, non plus de l\u2019égalité, mais de la «neutralité sexuelle».Nombre de garderies suédoises refusent toute distinction entre filles et garçons dans les jouets et les jeux.Parodiant Orwell, certaines vont jusqu\u2019à pratiquer une novlangue.Elles utilisent un nouveau pronom neutre («hen») afin d\u2019éviter le « il » Qtan) et le « elle » Qton), jugés discriminatoires.Pour la même raison, une marque de vêtements suédoise a supprimé les rayons filles et garçons de ses magasins.Sans s\u2019esclaffer, des députés sont allés jusqu\u2019à proposer d\u2019éliminer les pissotières au profit de « toilettes neutres » afin d\u2019éviter les catégories sexuelles.Sous prétexte de lutter contre les discriminations, il faudrait donc biffer toute référence au sexe, comme si celui-ci était par essence discriminatoire.Il faudrait le remplacer par cette,nouvelle idée de «genre» (gender) venue des Etats-Unis.Contrairement au sexe qui est un critère à la fois biologique et anthropologique, le « genre » serait entièrement subjectif et lié à l\u2019idée que chacun se fait de lui-même et que la société se fait de chacun.Les attributs du sexe, comme celui de pouvoir ou de ne pas pouvoir enfanter, s\u2019effaceraient comme par magie.On ne naîtrait plus homme ou femme, mais simple «individu».Tout étant relatif et culturel, l\u2019homme enfin devenu démiurge pourrait ainsi choisir son sexe comme on coche une case dans un questionnaire du Conseil des arts.On frémit en entendant un tel discours qui n\u2019est au fond que la version sans sexe (et non plus sans classe) de «l\u2019homme nouveau».Quelle ironie pourtant! Les femmes ne pouvant plus être exclues des fonctions les plus élevées, elles seraient maintenant priées de s\u2019effacer.On ne pourrait même plus dire que ce sont des femmes et encore moins qu\u2019elles sont belles.Dans certaines officines, on semble rêver d\u2019un monde lisse sans différences de sexes, de cultures et de nations, où il n\u2019y aurait plus que des êtres abstraits sans chair et sans beauté.Devant cette disparition des sexes rêvée par quelques fanatiques, permettez cette seconde question tout aussi simpliste : s\u2019il n\u2019y a plus de femmes, qui donc civilisera les hommes ?JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE La députée de Québec solidaire Françoise David répond aux questions des journalistes en compagnie de son collègue Amir Khadir.Québec solidaire, qui cherchait depuis mardi à présenter une motion sur les paradis fiscaux, s\u2019est fait damer le pion par la Coalition avenir Québec jeudi.Plus de paradis fiscaux pour les députés ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Les partis représentés à l\u2019Assemblée nationale devront désormais s\u2019assurer que leurs députés ainsi que leur conjoint ne détiennent pas de comptes bancaires dans des paradis fiscaux.C\u2019est le sens de la motion qu\u2019a présentée Gérard Deltell, de la Coalition avenir Québec, conjointement avec les leaders du gouvernement et de l\u2019opposition ainsi que la députée de Gouin, Françoise David, de Québec solidaire, et que les parlementaires ont adoptée jeudi à l\u2019unanimité.La CAQ a ainsi damé le pion à QS, qui cherchait depuis mardi à présenter une motion sur les paradis fiscaux.Dans une première motion, QS voulait que les parlementaires qui possèdent un compte dans un paradis fiscal soient démis de leur fonction.Jeudi, Françoise David est revenue à la charge avec une motion dans laquelle les députés s\u2019engageaient solennellement «à ne pas placer leurs avoirs à l\u2019abri de l\u2019impôt dans des paradis fiscaux ou des juridictions de complaisance».L\u2019Assemblée était aussi appelée à réaffirmer «que l\u2019évasion et l\u2019évitement fiscaux sont dommageables pour les finances publiques du Québec et entraînent une injustice fiscale entre les citoyens et les citoyennes».Mais le gouvernement, par la voix de son leader Stéphane Bédard, lui a préféré la motion de la CAQ.Cette motion, à laquelle QS s\u2019est finalement rallié, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, rappelle que l\u2019Assemblée nationale s\u2019est dotée d\u2019un code d\u2019éthique et de déontologie qui oblige les députés à faire une déclaration de leurs avoirs et de ceux de leur famille im- Les RËËR aussi En plus de mener la charge contre les paradis fiscaux et autres échappatoires pour les entreprises, Québec solidaire propose de passer au couperet les REER destinés aux particuliers.Le Régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) «ne profite qu\u2019à une infime minorité», a fait valoir la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, jeudi, en point de presse.Québec solidaire suggère de réduire de moitié la cotisation annuelle permise, qui passerait de 22000$ à environ 12000$.Ce ménage s\u2019impose, puisque l\u2019analyse démontre que les riches «prennent le gros morceau» de l\u2019abri fiscal, a soutenu le député de Mercier, Amir Khadir aux côtés de M\u201c® David.La Presse canadienne médiate.Stéphane Bédard vantait jeudi l\u2019exemplarité de ce code d\u2019éthique dont on s\u2019inspirerait à l\u2019étranger.La motion se termine par l\u2019exigence faite aux partis politiques de s\u2019assurer «que tous leurs élus et conjoints ne disposent pas de comptes bancaires non déclarés dans des pays de complaisance où règne le secret bancaire».Qn doit donc comprendre que le recours à des comptes dans des paradis fiscaux n\u2019est pas proscrit dans la mesure où il serait permis par les lois fiscales.Les chefs de trois principaux partis ont donné l\u2019assurance que ni eux ni leur conjoint ne détenaient de tels comptes.Le Devoir Collusion : Québec veut récupérer l\u2019argent perdu JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le gouvernement Marois a mandaté une équipe de procureurs chargée de récupérer les centaines de millions de dollars que les Québécois se sont fait voler en contrats illicites.En réponse à François Le-gault, qui talonne le gouvernement depuis mardi pour savoir s\u2019il envisage de mettre sur pied une équipe de procureurs pour préparer des recours civils, la première ministre Pauline Marois a confirmé, d\u2019un simple «oui», qu\u2019une telle équipe était déjà en place.Invitée à fournir plus de détails sur les temps requis avant de pouvoir poursuivre les firmes de génie et les entreprises de construction délinquants, Pauline Marois a répondu que son gouvernement faisait « tout le travail nécessaire pour recueillir les preuves et monter les dossiers» afin de procéder, le cas échéant, à des poursuites.«On ne peut pas intervenir sans avoir monté des dossiers et improviser des actions qui seraient contestées et pour lesquelles nous n\u2019aurions aucun résultat», a rappelé la chef du gouvernement lors de la période des questions jeudi.En point de presse impromptu, le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a précisé qu\u2019il avait mandaté des équipes spéciales au sein de son cabinet pour «regarder cela avec assiduité», et ce, dès son arrivée en poste à l\u2019automne.«Au gouvernement du Québec, rien n\u2019est exclu au niveau de la récupération », a-t-il assuré.Le Devoir JEAN-FRANÇOIS LISÉE À PARIS La social-démocratie a protégé le Québec de la crise CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris De passage à Paris pour rencontrer des gens d\u2019affaires et le ministre français de l\u2019Économie Pierre Moscovici, Jean-François Li-sée a soutenu que c\u2019est la social-démocratie québécoise qui avait protégé le Québec de la crise.Devant l\u2019Institut Jean Jaurès, proche du Parti socialiste, le ministre des Relations extérieures du Québec prononçait une allocution sur «la difficulté d\u2019être social-démocrate en Amérique du Nord».Il a soutenu que c\u2019est parce que « l\u2019idée que l\u2019Etat intervient dans l\u2019économie n\u2019est pas un anathème au Québec» et «que ça fait partie de notre fibre» que «l\u2019économie québécoise traverse la crise de façon beaucoup plus résiliente que celle de notre voisin ontarien».Selon le ministre, le Québec offre aujourd\u2019hui au monde l\u2019exemple &\u2019«une expérience sociale-dé-mocrate qui se maintient dans un continent qui, lui, se droitise».Cette brève visite qui se termine aujourd\u2019hui était surtout çlestinée à rencontrer le ministre français de l\u2019Économie, Pierre Moscovici, afin de préparer sa venue au Québec en mai et de faire le point sur les négociations de libre-échange Canada-Union européenne.Libre-échange dans l\u2019impasse?Visiblement impatient que ces négociations aboutissent alors qu\u2019on annonce leur conclusion depuis près d\u2019un an, le ministre admet qu\u2019«î7y a une impasse».«Qu\u2019on dise constamment qu\u2019on est à une semaine de la conclusion, c\u2019est bien.Mais ça commence à tarder, dit-il.Pour ce qui est des questions qui préoccupent particulièrement le Québec, on n\u2019a pas de raison de s\u2019inquiéter.Mais on aimerait que ça aille plus vite.» La France et le Québec sont ensemble sur les questions culturelles, précise-t-il, même s\u2019il reconnaît que «les Français sont tenus par la négociation européenne et nous par la négociation canadienne.» Quant aux «questions agricoles qui restent sur la table, il y a des points sur lesquels on a des divergences», dit-il.Malgré les doutes exprimés récemment par son prédécesseur Louise Beaudoin sur la manière de protéger la culture dans ces négociations, le ministre soutient que le Québec a fait le bon choix en proposant d\u2019exclure des négociations une liste (dite négative) de lois québécoises plutôt que de réclamer une exemption générale.Cette proposition défendue par la France «n\u2019était pas reprise par la Commission européenne », précise-fil.Le ministre demeure persuadé que le préambule de l\u2019accord fera «pour la première fois référence à l\u2019accord de l\u2019UNESCO » sur la diversité culturelle.Il juge même que cette façon de négocier est «exportable» dans les négociations avec d\u2019autres pays.Jeudi soir, à l\u2019Automobile Club de Paris, Jean-François Lisée s\u2019adressait à une assemblée de gens d\u2019affaires à qui il a rappelé que, l\u2019an dernier seulement, on avait assisté à douze implantations d\u2019entreprises françaises au Québec.Il doit aussi rencontrer vendredi le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf et plusieurs ambassadeurs africains.Ces dernières rencontres sont liées à l\u2019élaboration d\u2019une politique québécoise sur l\u2019Afrique francophone, où le Canada est aujourd\u2019hui moins actif.«Même si le Canada ne se retirait pas, on aurait un plan Afrique, dit le ministre.Evidemment, le vide est créé et, comme la politique canadienne en Afrique était beaucoup le fait de Québécois y travaillant [.], c\u2019est certain qu\u2019on va occuper une place que le Canada aurait occupée auparavant » Ée ministre refuse cependant de dire si un Québec indépendant en aurait fait plus que le Canada lors de l\u2019intervention militaire française au Mali.Le Devoir Nicolas Marceau défend la nomination de Sylvain Simard à la SAQ Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a dû défendre jeudi la nomination de l\u2019ancien député péquiste Sylvain Simard à la tête du conseil d\u2019administration la SAQ.«Il s\u2019agit I\tprobablement d\u2019un des meil- P\tleurs gestionnaires publics qui f\tétaient disponibles, a répondu '\tNicolas Marceau lors de la pé- riode de questions jeudi.Et le fait qu\u2019il ait été député du PQ, ça ne le disqualifie pas pour occuper une fonction comme celle où il a été nommé mercredi.» Nicolas Marceau Sylvain Simard a rappelé qu\u2019à titre de président du conseil d\u2019administration, Sylvain Simard touchera une Rémunération de base de moins de 18000$.Énumérant une douzaine de noms d\u2019anciens péquistes nommés à la fonction publique depuis l\u2019élection du PQ il y a sept mois, la libérale Lise Thériault a attaqué le gouvernement pour ce qu\u2019elle considère être une nouvelle nomination partisane.«La recette, c\u2019est bien simple, c\u2019est un péquiste une job, une job un péquiste, jusqu\u2019à épuisement des stocks.» Le ministre des Finances s\u2019est contenté de retourner l\u2019argument, mentionnant au passage que le gouvernement avait également nommé un ancien candidat du Parti libéral à la Régie du bâtiment.«Et j\u2019aimerais ajouter que, pendant les années du Parti libéral, il y a eu plus de 500 nominations, je n\u2019en aurais pas assez de la journée pour les nommer tous ici.» Le Devoir Québec s\u2019entend avec les CPË Québec \u2014 Le gouvernement Marois a annoncé, jeudi, une enteqte avec l\u2019association qui représente les CPE.A l\u2019origine, le Parti québécois demandait plus de 56 millions de dollars de compressions à l\u2019ensemble du réseau des garderies subventionnées.La ministre de la Famille, Nicole Léger, voulait notamment abaisser le financement à un ratio d\u2019une éducatrice pour 10 enfants.Mais finalement, devant le tollé de l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) et des syndicats, la ministre recule sur cette mesure.Le ratio demeurera à une éducatrice par huit enfants, parce que la ministre puisera dans les surplus de 222,millions accumulés par les CPE pour y arriver.A l\u2019origine, elle devait puiser 7 millions dans ces surplus, mais Québec s\u2019en servira donc à hauteur de 31 millions.La Presse canadienne A4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 12 AVRIL 2013 ACTUALITES Les infirmières réclament plus d\u2019indépendance AMELIE DAOUST-BOISVERT Elles viennent d\u2019obtenir une plus grande autonomie grâce aux ordonnances collectives nationales.Mais les infirmières veulent s\u2019affranchir encore davantage des médecins et réclament le droit de prescrire certains tests et médicaments de manière totalement autonome.Ni le ministre de la Santé, Réjean Hébert, ni la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) ne semblent enthousiastes devant leur proposition.En conférence de presse jeudi matin, l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a demandé à Québec le pouvoir de «prescrire de façon autonome».Des publicités présentant l\u2019infirmière comme «la» solution aux problèmes d\u2019accessibilité au système de santé seront également diffusées pour sensibiliser le public.Pour la présidente de l\u2019Ordre, Lucie Tremblay, «c\u2019est une solution applicable à coût nul et à court terme».Le principal syndicat infirmier, la FIQ, s\u2019est empressé de soutenir cette proposition.Les infirmières souhaitent, entre autres choses, obtenir plus ou moins les mêmes pouvoirs que ceux accordés récemment aux pharmaciens, comme la possibilité de prescrire l\u2019acide folique à une femme enceinte.Elles souhaitent également commander des analyses de laboratoire pour identifier une infection urinaire ou encore prescrire de la contraception, notamment en contexte scolaire.Aussi, elles croient que les urgences fonctionneraient beaucoup mieux si, dès le triage, l\u2019infirmière pouvait commander certains tests, comme une radiographie.Le soin autonome des plaies est également dans leur mire.«Notre seul intérêt est celui du patient», dit Tremblay.Un accueil tiède Alors qu\u2019il vient juste d\u2019accorder une plus grande latitude aux infirmières par l\u2019entremise des quatre nouvelles ordonnances collectives nationales, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, croit que cet outil, qui entre officiellement en vigueur le 15 avril prochain, suffit.«On va évaluer l\u2019avis des infirmières, mais je pense qu\u2019il faut commencer par évaluer l\u2019impact des nouvelles ordonnances collectives avant de se doter d\u2019autres mesures», dit-il.Les médecins de famille abondent dans le sens du ministre.Le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le D*\" Louis Godin, affirme que «nous avons un outil dans la loi qui s\u2019appelle les ordonnances collectives et qui peut permettre de poser les gestes qu\u2019elles réclament».«On veut qu\u2019elles travaillent avec nous, pas à côté de nous!», ajoute le D*\" Godin, plaidant pour une plus grande collaboration interprofessionnelle.Le Devoir Liberté pour les Hells Angels La Cour d\u2019appel du Québec maintient une décision de première instance ordonnant la libération de 31 motards des Hells Angels et de leurs associés puisqu\u2019il aurait fallu trop de temps pour leur intenter un procès.Dans une décision adoptée à deux juges contre un, la plus haute cour de la province a rejeté la tentative de la Couronne d\u2019en appeler du jugement controversé.Le juge James Brunton de la Cour supérieure avait ordonné la libération des 31 personnes concernées en 2011 après avoir statué qu\u2019il faudrait trop de temps pour que les procès aillent de l\u2019avant.Elles avaient été arrêtées dans le cadre d\u2019une importante opération policière menée en 2009.Les 31 personnes relâchées n\u2019étaient pas accusées de meurtre, mais étaient plutôt sous le coup d\u2019accusations de gangstérisme et de trafic de drogue.Depuis la décision du juge Brunton, le gouvernement fédéral s\u2019est impliqué pour aider le système de justice à mieux gérer les mégaprocès.La Presse canadienne MOTS CROISES 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tRepos que les juifs doivent observer le sannedi - Tomber en syncope (Se).2.\tD'un trou - Imprévu.3.\tPrécipitent - Sel d'acide urique.4.\tAdverbe de lieu - D'un bleu intense.5.\tFil de fer muni de pointes.6.\tTransmis.7.\tSottise - Fait des recherches spatiales.8.\tGénie égyptien -Substitut.9.\tDoigt de pied - Groupe d'atomes.10.\tPrendre des stimulants (Se) - Assemble deux cordages.11.\tEst attendu par les écoliers - Mangeoire -Range.12.\tMulâtre - Escompte.VERTICALEMENT 1.Titre honorifique en Inde - Au même endroit d'un texte.2.\tNoix de cajou - Déduit.3.\tÉdifier - Recueil de fables.4.\tCéréale - Sans engrais ni pesticides de synthèse - Dieu solaire.5.\tIl a connu le Déluge -Oiseau sauvage de grande taille.6.\tQui possède juridiquement.7.\tTéléphérique.8.\tEn faveur de - Massif d'Europe.9.\tFarouchement.10.\tÉvoque l'appétit -National-socialisme.11.\tPas malléables - Ne pas reculer.12.\tCrier comme un cerf -Petite pièce comique.1 23456789 1011 12 ?DDUCIBB DimQD] mummum nmiiBQ m DQDSQQD Q sumnn ndcannii BnmB DJsnQBBS Dims SI1C9EI1I1I1S SOLUTION DU DERNIER Stopper la machine JACQUES NADEAU LE DEVOIR Prestataire d\u2019aide sociale, militante et inquiète des coupes proposées par la ministre Agnès Maltais, Solange Laliberté faisait partie des dizaines de manifestants qui ont occupé la place Emilie-Gamelin, à Montréal, pour protester contre le controversé projet de règlement.Dans quatre autres villes \u2014 Québec, Saguenay, Sherbrooke et Rimouski \u2014 des opérations ont été orchestrées dans le but de faire stopper la machine, mais la ministre a réaffirmé jeudi son intention d\u2019aller de l\u2019avant.AIDE SOCIALE Nouvelle charge des directeurs de la santé publique MARIE-ANDREE CHOUINARD De nouveau, les directeurs de la santé publique du Québec sonnent f alarme quant au projet de règlement sur l\u2019aide sociale, affirmant que mieux vaut y renoncer dans sa forme actuelle afin d\u2019«éviter l\u2019irréparable».Le titulaire de la Santé, le D*\" Réjean Hébert, a aussitôt repoussé ces critiques en pointant la mauvaise compréhension du dossier par ses pairs.« Ce que les directeurs de la santé publique n\u2019ont pas compris, c\u2019est l\u2019objectif de la réforme de ma collègue [Agnès Maltais], qui vise justement à sortir certains bénéficiaires de l\u2019aide sociale de la pauvreté en les remettant sur le marché de l\u2019emploi», a dit le ministre.Il s\u2019est étonné de ne pas retrouver dans leur mémoire une évaluation des effets néfastes potentiels sur la santé.«Moi, je me serais attendu [à ce] que les directeurs fassent une évaluation d\u2019impacts, s\u2019il y en a, mais ce n\u2019est pas ce qu\u2019ils ont fait.Ils nous montrent que la pauvreté a des impacts sur la santé.On le savait.» La Loi sur la santé publique stipule pourtant clairement qu\u2019il incombe aux ministères de produire eux-mêmes les études d\u2019impact concernant la santé des populations, en plus de préciser, comme le fait l\u2019article 54, que le ministre de la Santé, à titre de conseiller d\u2019office du gouvernement en matière de santé publique, «doit être consulté lors de l\u2019élaboration des mesures prévues par les lois et règlements qui pourraient avoir un impact significatif sur la santé de la population».Profondes inquiétudes Plus tôt en journée, trois directeurs de santé chargés de parler pour l\u2019ensemble de leurs collègues avaient réitéré leurs profondes inquiétudes quant à la «méthode du bâton»: couper une allocation additionnelle chez les plus vulnérables pour leur offrir ensuite un parcours d\u2019emploi compensé financièrement s\u2019il y a lieu.«Nous croyons qu\u2019il y a un risque signijïcatif qu\u2019il y ait des gens qui se retrouvent dans une situation [de pauvreté] pire», a dit le D*\" Richard Massé, directeur de la santé publique de Montréal.Ils ont refait l\u2019énumération des effets néfastes de la pauvreté sur la santé: maladies chroniques, atteinte du développement des enfants et problèmes de santé mentale, et demandé eux aussi une étude d\u2019impact.«Nous avons posé des questions, mais nous n\u2019avons pas eu toutes les réponses», a dit le D*\"Massé.Sur les ondes du Réseau de l\u2019information, la ministre Agnès Maltais a indiqué que de nouveaux ajustements pourraient être annoncés.Elle a promis de nouveau que personne ne passerait entre les mailles du filet.Le Devoir SANTE MENTALE Le rétablissement est possible Le livre Je suis une personne, pas une maladie prône une pratique différente de la psychiatrie CAROLINE MONTPETIT Il y a plusieurs années, Luc Vi-gneault se sentait «condamné à la chaise berçante».Affligé d\u2019un diagnostic de «maladie incurable», la schizophrénie, depuis l\u2019âge de 17 ans, il devait, à une certaine époque, prendre 32 pilules par jour.Aujourd\u2019hui, Luc Vigneault est conseiller à l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Québec.Il est aussi marié depuis quelques années.Jeudi à Montréal, ü lançait avec trois psychiatres, deux travailleuses sociales, une pharmacienne et une gestionnaire le livre Je suis une personne, pas une maladie, paru aux éditions Performance.« Vous m\u2019avez peut-être déjà rencontré dans les rues, hirsute et hagard, criant des injures à l\u2019intention d\u2019interlocuteurs invisibles.Oui, le fou que vous avez vu, c\u2019était bien moi», écrit-Ü.Des personnes revenues de problèmes graves de santé mentale comme Luc Vigneault, la psychiatre Marie-Luce Quintal en a rencontré quelques-unes avant de s\u2019engager à fond dans une démarche psychiatrique axée sur le rétablissement.«Auparavant, je n\u2019y croyais pas», reconnaissait-elle jeucfi au moment du lancement du livre, dont elle est cosignataire.Sa formation lui avait appris à diagnostiquer des maladies graves et permanentes, et la psychiatrie qu\u2019on lui avait enseignée avait comme objectif de «stabiliser les patients et de s\u2019assurer qu\u2019ils soient tranquilles».Aujourd\u2019hui, en s\u2019adressant à la partie saine de ses patients, elle tente de les amener à reconnaître eux-mêmes et à gérer leurs symptômes, entre autres en mettant en doute leur délire.Encore aujourd\u2019hui, une majorité de psychiatres ne centrent pas leur pratique sur le rétablissement, reconnaît-elle.La méthode Quintal, donc, telle qu\u2019exposée dans le livre, vise plutôt à soutenir la personne dans le but de réaliser ses rêves.«Moi, je me voyais conseiller politique, se souvient Luc Vigneault, et c\u2019est un peu ça que je fais aujourd\u2019hui.» La méthode vise aussi à impliquer davantage le patient dans son processus de rétablissement.Tolérer Eintolérable Pour Luc Vigneault, on tolère encore l\u2019intolérable en matière de traitement des personnes souffrant de problèmes de santé mentale, entre autres en ce qui a trait aux effets secondaires de la médication.Dans un chapitre intitulé Le médicament au service du rétablissement de la personne, la pharmacienne Marie-France Demers traite par exemple de la dysphorie comme effet se- condaire des psychotropes.«Les patients nous la décrivent en disant se sentir vides, dépossédés de leurs propres capacités intellectuelles, figés dans leur tête, sans l\u2019être en apparence.» Elle donne l\u2019exemple de ce jeune qui tente de retourner à l\u2019école après une psychose.Si les médicaments qu\u2019on lui donne pour contrôler ses hallucinations le font dormir 15 heures par jour, note-t-elle, on passe à côté de son rétablissement.Or, selon M\u201c® Demers, il y a moyen de mieux médicamenter les personnes psychiatrisées en étant tout simplement plus exigeant.Par ailleurs, le médicament n\u2019est pas le seul remède au mal.Dans son équipe, la D*\"® Quintal est entourée d\u2019ergothérapeutes, de psychologues, d\u2019infirmières, et de pharmaciens.Pour Luc Vigneault, le rétablissement passe aussi par des conditions de vie saines.Il dénonce que certaines sections des hôpitaux psychiatriques d\u2019aujourd\u2019hui sont semblables à celles qu\u2019on rencontrait dans les années 1940, et que, parallèlement, trop de personnes souffrent de problèmes de santé mentale dans de minuscules appartements insalubres.Le Devoir Le Port de Québec fait voir son nickel ISABELLE PORTER à Québec Le Port de Québec a accueilli les médias jeudi pour leur montrer les précautions qu\u2019il prend afin de limiter la présence de nickel dans l\u2019air.Il n\u2019est toutefois toujours pas en mesure de se disculper des fortes concentrations de ce minerai dans le quartier voisin de limoilou.«C\u2019est pour faire comprendre que le nickel n\u2019est pas laissé à l\u2019air libre sur le quai», a résumé lors de la visite le vice-président du soutien technique d\u2019Arri-mage Québec, Ivan Boileau.L\u2019entreprise gère l\u2019ensemble des activités de transbordement des minerais pour le Port.«Avec minutie» En temps normal, le site est inaccessible, mais l\u2019heure est à la transparence depuis les controverses entourant la poussière rouge dans Limoilou et la découverte dans l\u2019air de fortes concentrations de nickel dans le même secteur.En matinée, le Journal de Québec avait aussi fait état de poussières de fer et de charbon dans le secteur du Cap-Blanc, il y a quelques mois.Les journalistes ont ainsi pu voir un bateau venu du Labrador déverser le minerai dans un entonnoir.Juste en dessous, un camion reprenait la cargaison pour la décharger à quelques centaines de mètres de là, à l\u2019entrée d\u2019un entrepôt.Des trains doivent ensuite pénétrer dans l\u2019entrepôt pour acheminer le nickel vers l\u2019Ontario.« C\u2019est quand même fait avec minutie», a expliqué M.Boileau en montrant comment le minerai est recouvert d\u2019une enveloppe à chaque étape pour limiter son exposition à l\u2019air.Ce n\u2019est toutefois pas possible lorsque le nickel est transféré dans l\u2019entonnoir.On pouvait voir aussi que les camions retiraient leur enveloppe plusieurs mètres avant de décharger leur contenu à l\u2019entrée de l\u2019entrepôt.Le Port et Arrimage Québec ne se disent pas responsables des concentrations de nickel découvertes dans Limoilou.Ils reconnaissent toutefois que l\u2019épisode de poussière rouge (oxyde de fer) et celui du Cap-Blanc découlaient de leurs activités.Ils prétendent que dans les deux cas, il s\u2019agit d\u2019incidents isolés.Contrairement au nickel, le fer et le charbon sont laissés à l\u2019air libre dans la zone portuaire et sont arrosés pour empêcher que le vent n\u2019emporte les particules.Des problèmes liés à l\u2019arrosage ont été invoqués.Depuis, Arrimage Québec a investi dans de nouveaux systèmes d\u2019arrosage et dans des capteurs pour mesurer la concentration de poussière dans l\u2019air.Le Devoir Grogne à la FEUQ La grève n\u2019a pas fait qu\u2019unir les étudiants: elle les a aussi durement éprouvés.Sans connaître des déchirements internes aussi grands que ceux vécus par la CIASSE et la FECQ, la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) reçoit aussi son lot de critiques, a constaté Le Devoir.Dans sa lettre de démission qui est maintenant sur les réseaux sociaux, Thomas Briand Gionest, qui a été à la tête de l\u2019association étudiante du campus de l\u2019Université du Québec à Rimouski pendant la grève au printemps 2012, puis chargé des affaires sociopolitiques sur l\u2019exécutif de la FEUQ, dénonce notamment le manque de communication et de transparence de l\u2019exécutif.D\u2019autres sources anonymes au sein de la FEUQ ont déploré le déficit démocratique de l\u2019organisation.Un enregistrement audio datant de la grève obtenu par Le Devoir laisse d\u2019ailleurs entrevoir Martine Desjardins, la présidente, très ferme et exerçant une certaine pression sur les associations.Une version complète de ce texte est disponible à ledevoir.com.Le Devoir meilleur^ rain|auimonidewous]prQpose]une^ffre^peciale Séjour et Aventure GRATU TS uvrez les merveilles naturelles du Canada Gastronomie GoldLeaf Service GoldLeaf Voyagez au cœur des Rocheuses canadiennes à bord du train primé Rocky Mountaineer, véritable expérience emblématique du Canada.Ce voyage à la clarté du jour permet aux voyageurs d'admirer des panoramas saisissants tout en profitant d'un service impeccable, d'une cuisine délicieuse et de l'occasion de se faire de nouveaux amis venant du monde entier.mws VANCOUVER KAMLOOPS JASPER LAKE LOUISE BANFF CALGARY 8 Jours A PARTIR DE 7 Nuits 4159^ par personne en service GoldLeaf Jasper Lake Louise extrêmement rare, des B-52 ont participé afin de 'îp - rappeler à l\u2019attention des dkigeants nord-coréens qu\u2019une réponse nucléake était possible.Ensuite, dans la matinée de jeudi, l\u2019état-major sud-coréen établissait le niveau de menace à 2 ou «menace vitale».Parallèlement, l\u2019armada américaine disposait un radar géant en pleine mer avant qu\u2019on apprenne que des missiles avaient été redéployés en Alaska.Bref, la table est mise poiu on sait quoi.Jusqu\u2019à présent, ici et là, on a signalé avec raison que la Corée du Nord, celle du Sud et la Chine étaient gouvernées par des «p\u2019tits» nouveaux.Par contre, on a trop peu souligné que Shenzo Abe avait été élu tout récemment premier ministre du Japon.De fait, on a trop peu insisté sur ses volontés, qu\u2019ü entend imprimer sur la défense.Qn a trop peu indiqué combien son discours géopolitique était aussi agressk que vkulent.Il faut savok qu\u2019Abe veut modifier au plus vite l\u2019article 9 de la Constitution japonaise afin que le principe d\u2019autodéfense en matière militake soit remplacé par celui de défense.Une modification qui, si elle est adoptée, aura des répercussions profondes sur les relations entre nations asiatiques.Une modification qui se traduka enfin par une augmentation très marquée du budget des armées.Qutre ce souhait, Abe est en train de « droitiser » et raidk les liens avec la Chine et la Corée du Nord en multipliant les accents nationalistes.En effet, depuis son installation à la tête de l\u2019État, il s\u2019applique à convaincre ceux qui ont la fibre nationaliste faible qu\u2019il faut changer le préambule de la Constitution en supprimant la notion «de principes universels de l\u2019humanité» par le triptyque suivant: «famille, tradition, patrie».Quand il ne se préoccupe pas de Constitution, il se pose en négationniste de crimes de guerre commis en.Chine et en Corée.Pour dire les choses aussi bêtement que simplement, ça sent le souke ! LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE M SAû** fT.^RomoTÎpn ctrrf SEMMs UM 6oN PfTÏ'T ôVtiwTrf LETTRES Gardez le cap, M.Harper Arrêt de service, encore ?Je tiens à féliciter le gouvernement Harper pour sa stratégie musclée de lutte contre la fraude.Ces «cibles de performance», qui font des agents de vérification de l\u2019assurance-emploi de véritables chasseurs de primes, permettront assurément de créer le climat d\u2019inquiétude nécessake à la prospérité des familles.J\u2019ose croke toutefois que ce n\u2019est qu\u2019un projet-pilote, et j\u2019invite le gouvernement Harper à dkfuser ce modèle dans les autres domaines de sa compétence.Par exemple, la prochaine brigade de la prospérité pourrait se lancer dans la chasse à l\u2019évasion fiscale, avec un quota de 500 millions à récupérer par inspecteur.Avec plus de 150 milliards d\u2019investissements canadiens dans les juridictions de complaisance, la partie serait facile et les gains potentiels attireraient des cowboys du monde entier.Ceux préférant la chasse à l\u2019homme à l\u2019analyse comptable saliveront à l\u2019idée de kaquer députés et sénateurs pour récupérer les frais de logement fictks et autres per diem frauduleux honteusement soutirés aux citoyens de Sa jVla-jesté.La cerise : chaque inspecteur d\u2019Élec-tions Canada pourrait vok, comme incitation à la performance, son emploi assujetti à l\u2019obligation de débusquer une fraude électorale par mois.En démettant automatiquement le fautif de ses fonctions, les Canadiennes et les Canadiens verraient leur investissement protégé.[.] Et surtout, gardez le cap, M.Harper, pas besoin d\u2019études de ces scientifiques œuvrant pour des intérêts étrangers, les Canadiennes et les Canadiens en ont assez des vieilles chicanes, il faut que régnent la loi et l\u2019ordre.Alexis Lamy-Théberge Montréal, le 10 avril 2013 Un nouveau jour, une nouvelle panne à la STM, et comme d\u2019habitude, elle interrompt le service au centre-ville en heure de pointe.Qui, les pannes de service arrivent de temps en temps, mais il y a des limites, et nous les avons atteintes.L\u2019été arrive, les festivals et les touristes aussi.La STM est-elle préparée?A-t-elle un plan B si la ligne jaune tombe en panne, disons, le jour du Grand Prix?Après les feux d\u2019artifice?le festival Qsheaga?Est-eUe prête à déplacer les foules au Stade Saputo sans la ligne verte?Que le maire Applebaum organise, dans les plus brefs délais, une rencontre avec la dkection des agences de transport afin de s\u2019assurer que lorsqu\u2019une prochaine panne aura lieu, elle ne mette pas la métropole dans l\u2019embarras médiatique une fois de plus! Justin Margolis Montréal, le 9 avril 2013 Le scandale du rapatriement unilatéral Avec la mort de l\u2019ancienne première ministre d\u2019Angleterre Margaret Thatcher, le scandale du rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne du printemps 1982 va resurgir.Le coup d\u2019éclat mené par l\u2019arrogant Pierre Trudeau, appuyé par les démarches hjqiocrites de son ministre Jean Chrétien, lors de la nuit des longs couteaux du 5 novembre précédent, était une démarche inconsjitutionnelle et relevait plutôt du coup d\u2019État que la Dame de fer avait bien vu.Qn se rappellera que l\u2019Association cana- dienne-française de l\u2019Qntario était alors allée en Cour suprême du Canada soutenk «le droit de veto constitutionnel du Québec, un droit au service des Franco-Ontariens».Après trois jours d\u2019audition, les neuf juges ayant été nommés par le gouvernement fédéral, c\u2019est sans grande surprise que l\u2019ACFQ que je présidais fut alors déboutée.Mais la justice existe, même si elle met parfois du temps à se mankester.Yves Saint-Denis Chute-à-Blondeau, le 9 avril 2013 Un bien nécessaire ?Les armes à feu ont toujours été acceptées dans notre société, considérant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un objet utile et nécessaire lorsque l\u2019on chasse.Toutefois, est-il nécessake que tous y aient accès ?Bien sûr, la majorité des tkeurs fous que l\u2019on peut voir dans les journaux se sont procuré leurs armes inégalement, ou sur le marché nok.Il serait donc impératk et nécessake que le gouvernement déploie des effectifs dans le but de limiter ce type de marché, sachant que le nombre de fusillades augmente avec le temps.D\u2019ailleurs, une nouveUe fiisiUade fut déclarée le 5 avril dans la région de Gatineau, à l\u2019intérieur d\u2019un centre de la petite enfance.Le temps d\u2019agk n\u2019est-il pas venu ?Bref ne nous laissons pas emporter par la tendance agressive de nos voisins du Sud, qui prétendent que le seul moyen de se défendre contre les armes, c\u2019est avec d\u2019autres armes.En effet, il est préférable d\u2019établk des mesures pour empêcher le citoyen en difficulté de devenir un tueur, plutôt que de devenir tueurs nous-mêmes, involontakement.Gabriel Dufresne Le 5 avril 2013 LIBRE OPINION La survie de l\u2019éducation populaire menacée RONALD CAMERON Directeur général de l\u2019Institut de coopération pour l\u2019éducation des adultes (ICEA) PAUL BÉLANGER Professeur à l\u2019Université du Québec à Montréal et membre de l\u2019ICEA La décision de la Commission scolaire de Montréal, d\u2019abord, de ne pas renouveler en 2015 le bail permettant aux six centres d\u2019éducation populaire de Montréal (regroupés dans l\u2019InterCEP) d\u2019occuper les bâtiments scolaires qu\u2019ils utilisent depuis 40 ans, puis, de revok sa contribution financière à la réalisation de leur mission éducative aura des conséquences désastreuses, si rien n\u2019est fait pour compenser la perte de moyens d\u2019agir de ces organismes stratégiques pour chacun des quartiers populakes où ils opèrent.Depuis quatre décennies, ces centres offrent des activités et des services à une population montréalaise à faible revenu.Les personnes qui seront touchées par la disparition possible de ces centres incluent des personnes seules, des parents à la recherche d\u2019appui pour accompagner leurs enfants à l\u2019école, des femmes et des hommes démunis et isolés, des personnes immigrantes, des personnes âgées qui veulent exercer leur droit à l\u2019éducation, un droit qui ne s\u2019arrête pas à 65 ans.Ces centres constituent un milieu de vie chaleureux et vivant, un lieu d\u2019apprentissage, d\u2019entraide et d\u2019implication collective.Depuis l\u2019adoption de la politique gouvernementale sur l\u2019action communautake en 2000, l\u2019éducation populaire reste en quête d\u2019une pleine reconnaissance de sa contribution.Certes, la politique gouvernementale sur l\u2019éducation des adultes et la formation continue mentionne l\u2019apport de l\u2019éducation populaire au développement d\u2019une culture de citoyenneté au Québec.Toutefois, la perspective demeure indkecte et ne répond pas aux enjeux associés à la mission gouvernementale d\u2019éducation et de qualification de l\u2019ensemble de la population au Québec, dans tous les champs de l\u2019activité humaine et à tous les âges de la vie.L\u2019impact de l\u2019éducation populaire sur la réussite scolaire des enfants, à la suite d\u2019un accompagnement plus éclaké des parents et grands-parents comme le rappelait M.Paul-Gérin Lajoie, ou encore sur la santé curative et préventive des populations ou sur la prolongation de l\u2019autonomie et de la participation sociales des personnes âgées, est évident.En effet, plus que jamais, l\u2019éducation doit être vue dans une perspective tout au long de la vie.Pour soutenk l\u2019accroissement des capacités de la population québécoise, il ne suffit pas de l\u2019envisager qu\u2019en fonction de la génération montante ou encore de le limiter à la seule PQpulation au travail.Si le ministère de l\u2019Éducation conserve le mandat de l\u2019éducation des adultes, la reconnaissance des différentes formes et champs d\u2019apprentissage des adultes doit s\u2019inscrire dans la mission même de cette instance gouvernementale.Ainsi, nous appuyons totalement, l\u2019idée qu\u2019il appartient au ministère de l\u2019Éducation de contribuer à trouver une solution pour la continuité de ces six centres.La Commission scolaire de Montréal a joué un rôle exemplake en accueiUant dans sa politique d\u2019éducation des adultes le soutien à ces centres depuis 40 ans.Pour assurer la pérennité de ces centres, il devient donc nécessaire que le message gouvernemental, à travers l\u2019action du ministère principal responsable de l\u2019éducation des adultes, reconnaisse sans équivoque la contribution de l\u2019éducation popu-lake.Il s\u2019agit de la vision large du droit à l\u2019éducation et la formation de toute la population au Québec, et en particulier des milieux qui, tout au long de leur vie, n\u2019ont pu exercer leur plein droit à l\u2019éducation. LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AVRIL 2013 A9 IDEES Les deux piliers de la dissuasion nucléaire nord-coréenne Le petit pays use de la stratégie du fou et maintient l\u2019opacité quant à ses capacités.Et si d\u2019autres pays pauvres étaient tentés d\u2019imiter cette posture ?BARTHELEMY COURMONT Professeur de science politique à Hallym University (Corée du Sud), chercheur associé à l\u2019IRIS, directeur associé, sécurité et défense, à la Chaire Raoul-Dandurand (UQAM) et rédacteur en chef de Monde chinois, nouvelle Asie a stratégie du fou ou du pire de Pyongyang repose sur sa force nucléaire supposée et déclarée, et des capacités balistiques démontrées à l\u2019occasion de plusieurs essais.Si elle n\u2019est pas officiellement formulée, la stratégie de dissuasion nord-coréenne, qui doit assurer la survie du régime et favoriser les négociations avec les adversaires désignés, s\u2019appuie sur deux piliers sans lesquels elle n\u2019aurait aucune portée : la menace permanente d\u2019une utilisation, et une opacité complète sur les réelles capacités nucléaires dont dispose ce pays.Cette double caractéristique est essentielle pour permettre à Pyongyang d\u2019énoncer une stratégie pouvant être couronnée d\u2019effet.Elle est fragile et dangereuse, mais si elle est bien maniée, elle offre à ce petit pays exsangue une capacité de nuisance, et donc de marchandage, totalement disproportionnée.La terreur comme arme absolue Les Etats proliférants s\u2019efforcent généralement, une fois qu\u2019ils ont constitué un arsenal nucléaire, de définir une doctrine de dissuasion informant les agresseurs éventuels des réponses auxquelles ils devraient s\u2019attendre.L\u2019Inde et le Pakistan se sont ainsi échangé des signaux très clairs en ce sens après leurs campagnes d\u2019essais en 1998, et ont instauré une sorte d\u2019équilibre de la terreur calqué sur le modèle de la guerre froide.Pyongyang a pour sa part choisi de terroriser ses voisins en brandissant la menace de l\u2019emploi, et allant même jusqu\u2019à l\u2019annoncer en réponse à ce qui serait perçu comme une provocation.Il s\u2019agit là d\u2019une nouvelle forme d\u2019utilisation de l\u2019arme nucléaire, qualifiée de stratégie du fou en ce qu\u2019elle s\u2019inspire de la Mutual Assured Destruction (MAD), et est renforcée par le caractère souvent jugé imprévisible du régime nord-coréen.Le message pourrait ainsi être caricaturé par: «Ne m\u2019approchez pas de trop près où je fais tout sauter.» En terrorisant ses adversaires, et en utilisant à cet effet son arme nucléaire, puisque ses capacités conventionnelles dépassées n\u2019ont pas le même effet, Pyongyang pratique une forme de dissuasion par le chantage.Il faut remonter, toutes proportions gar- WANG ZHAO AGENCE ERANCE-PRESSE Un soldat nord-coréen patrouille à la frontière commune avec la Chine.La stratégie dont use la Corée du Nord est fragile et dangereuse, mais si elle est bien maniée, elle offre à ce petit pays exsangue une capacité de nuisance, et donc de marchandage, totalement disproportionnée.dées, à l\u2019époque où les États-Unis détenaient le monopole du nucléaire, entre 1945 et 1949, pour retrouver une situation similaire ; avant que l\u2019équilibre de la terreur ne s\u2019impose.La différence de taille est que la Corée du Nord place son existence dans la balance, ce qui a pour effet de bouleverser les comportements habituels qui définissent la dissuasion nucléaire.L\u2019incertitude comme clef L\u2019autre pilier de la stratégie de dissuasion de Pyongyang est l\u2019opacité de ses capacités.Les adversaires désignés du régime nord-coréen sont ainsi dans l\u2019incertitude la plus totale, non seulement en ce qui concerne ses intentions, mais aussi et surtout les moyens permettant de les mettre à exécution.Or, dans un bras de fer de cette nature, le plus important n\u2019est pas l\u2019information dont on dispose pour ce qui est de ses propres forces, mais l\u2019information à laquelle l\u2019autre n\u2019a pas accès.Pyongyang joue sur cette incertitude et l\u2019alimente en permanence, à coup d\u2019annonces et de tests dont les succès réels ne peuvent être démontrés et restent flous.Ici, le message serait: «Ne m\u2019approchez pas de trop près, car vous ne savez pas de quoi je suis capable.» Par rapport à ce discours, la prise de risque est totale.Qui se lancerait ainsi dans une offensive militaire contre un pays dont on ne connaît que trop peu les capacités, et qui prétend par ailleurs disposer de moyens de riposte disproportionnés?La dissuasion nucléaire sans le nucléaire L\u2019opacité des capacités nucléaires de Pyongyang peut être interprétée comme la preuve de son manque de consistance.En d\u2019autres termes, nous sommes en droit de nous interroger si la Corée du Nord dispose d\u2019une véritable force de frappe nucléaire (à savoir des ogives pouvant être montées sur des missiles), et même si elle dispose de l\u2019arme nucléaire tout court.Après tout, on pourrait tout aussi bien considérer que Pyongyang ne dispose pas de l\u2019arme, ou en tout cas d\u2019une arme utilisable, et pratique ainsi une forme inédite de dissuasion nucléaire sans le nucléaire.En ce sens, l\u2019arme nucléaire nord-coréenne peut être qualifiée d\u2019arme du pauvre, moins coûteuse que des capacités conventionnelles auxquelles le régime ne peut prétendre, mais qui lui permet par son potentiel destructeur de se hisser au niveau des grandes puissances.Et le résultat est plutôt spectaculaire pour un petit pays dont on imagine difficilement le régime capable de survivre sans l\u2019arme nucléaire, ou plus exactement sans le doute qu\u2019il laisse planer sur la possibilité qu\u2019il la possède.A ce petit jeu, il y a de fortes chances que Pyongyang poursuive cette stratégie tant qu\u2019il sera en mesure de le faire.Et on pourrait même imaginer que d\u2019autres régimes soient éventuellement tentés d\u2019user de la même forme de dissuasion.Pourquoi l\u2019ADISQ ignore-t-elle les paroliers et compositeurs ?Un prix décerné annuellement ferait mieux connaître ce métier essentiel à l\u2019art de la chanson MARTINE PRATTE Parolière PLUSIEURS ARTISTES SONT COSIGNATAIRES DE CETTE LETTRE.* M adame Solange Drouin, vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l\u2019ADISQ, En novembre dernier, nous, paroliers et compositeurs de chansons pour des interprètes et artistes et artisans de l\u2019industrie du disque, avons signé une lettre destinée aux dirigeants de l\u2019ADISQ.Nous demandions que soient créées deux nouvelles catégories de Eélix pour les prochains Gala de l\u2019ADISQ: Parolier (ou parolière) de l\u2019année pour un (ou une) interprète et Compositeur (ou compositrice) de l\u2019année pour un (ou une) interprète.Ces nouvelles catégories seraient clairement distinctes de la catégorie actuelle d\u2019Auteur ou Compositeur de l\u2019année (qui récompense la plupart du temps des artistes pour leur œuvre personnelle ou un collectif pour un projet précis).Elles permettraient de récompenser et, surtout, de reconnaître beaucoup mieux notre travail au sein de l\u2019industrie musicale.Nous constatons avec regret, année après année, que notre métier demeure toujours méconnu du grand public, qui semble souvent confondre un (ou une) interprète avec sa chanson, ignorant la plupart du temps que des artisans des mots et de la musique se cachent derrière cette création.Par ailleurs, il semble aussi que notre apport au rayonnement de la culture québécoise est sous-estimé au sein même de notre industrie, alors que nous sommes, de toute évidence, un des maillons importants de la «chaîne» du succès des artistes.Nos profes- sions sont intrinsèquement liées à la réussite d\u2019interprètes, tels Isabelle Boulay, Ginette Reno, Marie-Élaine Thibert et bien d\u2019autres.L\u2019ADISQ reconnaît déjà, à juste titre, le travail important de l\u2019interprète.Aussi nous apparaî-trait-il tout à fait justifié que le nôtre le devienne aussi, afin que toutes les dimensions de la création d\u2019une œuvre soient soulignées de façon équitable.Demande rejetée Malheureusement, notre demande à l\u2019ADISQ, à notre grand étonnement, a été rejetée.Qui vend le plus d\u2019albums au Québec à part quelques auteurs et compositeurs?En nomination en 2012 pour l\u2019Album de l\u2019année meilleur vendeur: Maxime Landry, Ered Pellerin, Star Académie, lesquels interprétaient des chansons qu\u2019ils n\u2019avaient pas écrites ni composées.Cela donne à réfléchir, non?Si, effectivement, le temps manque pour remettre des Eélix, pourquoi certaines catégories ont-elles été ajoutées lors de l\u2019Autre Gala?Je pense ici particulièrement au prix Eélix Album choix de la critique.Si ce prix a sa raison d\u2019être, pourquoi un Eélix pour un parolier ou un compositeur pour un interprète n\u2019aurait-il pas sa place?Pourquoi ne pas intégrer ces nouveaux prix au gala hors d\u2019ondes, tout simplement?On y donne bien des prix pour la meilleure pochette (récompenser le contenant avant le contenu, n\u2019est-ce pas?), des prix pour la prise de son de l\u2019année (mais sans chanson, on fait quoi?), des prix pour le concepteur d\u2019éclairage de l\u2019année (récompensons les gens de l\u2019ombre qui mettent en lumière les interprètes.n\u2019est-ce pas ce que font les paroliers et les compositeurs?).Et rien pour les paroliers ou les compositeurs de chansons ?C\u2019est à n\u2019y rien comprendre.Dans la réponse qui nous a été adressée, vous tenez à nous remettre un prix de conso- lation (voici de quelle façon) : « Ceci étant dit, lors de l\u2019annonce de la chanson gagnante, nous ferons en sorte que le nom de l\u2019auteur compositeur apparaisse à l\u2019écran.Au moment des performances des artistes lors du Gala de l\u2019ADISQ, nous présentons toujours en super le titre de la chanson et le nom du ou des auteur(s) compositeur (s).Ce n\u2019est pas quelque chose qui est remarqué de la salle mais les gens à la maison voit cette mention très clairement au bas de leur écran [sic] ».Nous voudrions vous faire remarquer, madame Drouin, que cette pratique est chose courante en Erance depuis des décennies et se fait systématiquement lors de prestations musicales à la télé (galas et toutes émissions de variétés confondues).Cela devient par ailleurs de plus en plus la norme ici aussi.Alors, qu\u2019on se le tienne pour dit, ce petit cadeau que vous nous offrez n\u2019est ni plus ni moins que de la poudre aux yeux.Nous souhaitons, par la présente, informer le public du peu de respect que l\u2019ADISQ semble vouloir porter aux créateurs de chansons.Et que lorsque l\u2019on retrouve en première page des journaux, le lendemain du Gala des Éélix, les photos des interprètes masculin et féminine de l\u2019année, la population québécoise doit savoir que derrière ces grands gagnants se cachent en partie les secrets de leur succès.qui ne sont pas récompensés.*Ered Baron, Lynda Lemay, Marc Hervieux, Richard Séguin, Jean-Erançois Breau, Bori, Robert Léger, Kevin Parent, Sophie Nault, Jacques Michel, Erançois Guy, Michel Robi-doux, Julie Massicotte, Charly Bouchara, Marc Chabot, Sylvie Paquette, Steve Marin, Alain La-bonté, Dave Richard, Patrice Michaud, Marie-Claire Séguin, Christian-Marc Gendron, Pierre Létourneau, Sandrine Roy, Vincenzo Thoma, Michaël, Marie-Pier Perreault, Luce Dufault.PIERRE ANDRIEU AGENCE ERANCE-PRESSE Raymond Boudon, photographié dans son bureau à Paris, en 2001 T\\ Lire aussi > Raymond Boudon (1934'2013), \u201d socioiogue et ami du Québec.Un texte de Simon Langlois, directeur du département de sociologie de l\u2019Université Laval, dont voici un extrait: «Le sociologue français Raymond Boudon est décédé le 10 avril à Paris.La sociologie perd avec lui l\u2019un des grands de la discipline et l\u2019auteur d\u2019une œuvre considérable et originale.On doit à Boudon d\u2019avoir réhabilité la place de l\u2019individu dans l\u2019analyse des phénomènes sociaux, dans la grande tradition de Max Weber et même d\u2019Emile Durkheim dont il a proposé une relecture originale de l\u2019œuvre, à distance de la vision convenue d\u2019un holiste déterministe.[.] Boudon était un ami du Québec, fréquenté depuis le temps de ses études à Columbia.[.]// devait recevoir un doctorat honoris causa de l\u2019Université Laval en sociologie en juin 2013, à l\u2019occasion des fêtes du 75\u201c anniversaire de la Faculté des sciences sociales.La maladie l\u2019a empêché de revenir au Québec et de revoir collègues et qmis ce printemps, et il s\u2019en montrait désolé.» A lire à ledevoir.com Z' y La chronique de Lise Payette sera de retour sous peu.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Y)eg\\\\se(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)ay\\6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy\t(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire); Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur)Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebaï, Ousmane C.Touré (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux).Elise G\\Yard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),^a.ydm-0\\W\\eY Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI 12 AVRIL 20IS ACTUALITES BAIED SUITE DE LA PAGE 1 tion des diplomates canadiens établis à Tel-Aviv.«Baird reconnaît la sensibilité [de ses gestes], mais veut créer un précédent », a déclaré à Haaretz une source non gouvernementale bien au fait des relations ca-nado-israéliennes.Baird ne bronche pas Ces interprétations ne relèvent que de la «discussion sémantique», s\u2019est défendu jeudi le ministre Baird.«Je ne suis tout simplement pas intéressé à m\u2019engager dans ces questions de sémantique.Si vous avez une rencontre avec une personne d\u2019un côté de la rue, c\u2019est correct Si vous avez une rencontre de l\u2019autre côté de la rue, ce ne l\u2019est pas ?», s\u2019est-il demandé.«En tant qu\u2019invités, nous nous sommes réjouis de rencontrer nos hôtes à l\u2019endroit qui leur convenait le mieux.[.] Cela ne change pas notre position de longue date, qui prévoit que toutes les questions de statut final doivent être négociées entre les deux parties», a précisé son ministère par voie de communiqué.Le porte-parole des Affaires étrangères israéliennes, Yigal Palmor, a concédé qu\u2019«î7 est peu commun que des représentants étrangers rencontrent des responsables israéliens à Jérusalem-Est», tout en soulignant que ce lieu de rencontre diplomatique n\u2019a «rien d\u2019anormal».«Ce qui est une anomalie, c\u2019est que cela soit l\u2019exception, a-t-il ajouté.Les Canadiens se distinguent depuis un certain temps par un parler-vrai sur la scène internationale qui est trop rare.» Un geste symbolique «En allant là, [le ministre John Baird] dit \u201cj\u2019appuie la colonisation\u201d.Il le dit avec ses pieds, affirme sans ambages Rachad Antonins, professeur à l\u2019UQAM spécialisé dans l\u2019analyse des conflits au Proche-Orient.Le fait d\u2019aller dans un territoire occupé avec l\u2019occupant revient à légitimer cette occupation.» «Ça fait des années que je suis le dossier et je constate une sorte de hiatus entre les politiques officielles du gouvernement et ses prises de position», poursuit-il en se référant à la section du site du ministère des Affaires étrangères consacrée au conflit israélo-palestinien, qui détaille la politique canadienne en vigueur.On peut y lire que «le Canada ne reconnaît pas le contrôle permanent exercé par Israël sur les territoires occu- pés en 1967», incluant Jérusalem-Est.M.Antonins rejette aussi les arguments du ministre Baird visant à minimiser le caractère symbolique de son geste.«C\u2019est un choix politique songé, pensé.Ce n\u2019est pas seulement \u201cun autre côté de la rue\u201d.» L\u2019incident diplomatique a par ailleurs résonné jusqu\u2019à Ottawa, où la porte-parole du Nouveau Parti démocratique dans le dossier, la députée de Laurier-Sainte-Marie Hélène Laverdière, a dénoncé le manque de jugement du ministre des Affaires étrangères.«Le ministre John Baird déclare que son voyage au Moyen-Orient visait à resserrer des liens de confiance, mais il semble que ce soit un échec.Le gouvernement israélien lui a demandé de jouer un rôle constructif pour la paix avec les Palestiniens.Or, dès le lendemain, il a participé à une rencontre à Jérusalem-Est, ce qui démontre un grave manque de compréhension du conflit.» Le Canada constitue avec les Etats-Unis l\u2019un des soutiens les plus importants à Israël.11 figure parmi les 9 pays qui se sont opposés à l\u2019accession de la Palestine au statut d\u2019Etat observateur à rONU en novembre dernier.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir VENEZUELA SUITE DE LA PAGE 1 Radonski, son adversaire soutenu par une trentaine de partis d\u2019opposition, n\u2019ont réussi à convaincre au-delà de leur propre camp.En désignant Nicolas Maduro \u2014 qu\u2019il avait nommé vice-président quelques semaines auparavant \u2014 comme son dauphin au mois de décembre dernier, Hugo Châvez a donné à son ancien ministre des Affaires extérieures le coup de pouce qui, selon les sondages, devrait lui permettre de remporter le duel électoral.À 50 ans, cet ancien conducteur d\u2019autobus et syndicaliste a fait toute sa carrière politique dans l\u2019ombre de l\u2019ex-président.Sa campagne est d\u2019ailleurs essentiellement basée sur la totale continuité qu\u2019il affirme vouloir conserver vis-à-vis de la gouvernance de Châvez: maintien des misiones, les nombreux programmes sociaux financés par les pétrodollars, qui ont permis à une large frange de la population de sortir de la misère, lutte contre la corruption, augmentation de la production d\u2019or noir, dont le Venezuela possède les plus ^andes réserves mondiales, et maintien des alliances internationales, notamment avec l\u2019Iran, Cuba, la Russie et la Chine.11 y a ajouté récemment la lutte contre l\u2019insécurité, au centre de toutes les préoccupations des habitants des grandes villes vénézuéliennes, où quelque 20000 personnes ont été assassinées l\u2019an dernier et où la délinquance explose.Le « manque de charisme » du dauphin Mais Maduro, qui tombe à bras raccourcis dans ses interventions publiques sur le burgesito («le petit bourgeois») qui lui est opposé et qu\u2019il accuse notamment de vouloir en finir avec les aides sociales, souffre d\u2019un manque de charisme d\u2019autant plus criant qu\u2019il est systématiquement comparé à son mentor.«Je vais voter pour lui parce que le président Châvez nous l\u2019a demandé, affirme Arturo Léon, un habitant d\u2019iasaias Medina, un quartier populaire de l\u2019ouest de Caracas.Mais j\u2019ai des doutes sur sa capacité à gouverner le pays.» «Je ne crois pas qu\u2019il soit aussi proche de nous, qu\u2019il nous comprenne comme le faisait el Co-mandante», renchérit Majura, vêtue d\u2019un teeshirt jaune du PSUV avec dans le dos l\u2019inscription «Châvez, je le jure, mon vote est pour Maduro».«Je crains d\u2019être déçue même si je sais que personne n\u2019égalera jamais le président défunt » AGENCE ERANCE-PRESSE Le chef de l\u2019opposition, Henrique Capriles Radonski Quelques déclarations exubérantes du candidat, comme il y a quelques jours lorsqu\u2019il a af fumé qu\u2019un «petit oiseau qui s\u2019est posé près de lui » était en fait l\u2019esprit du président Châvez venu lui apporter son soutien dans la campagne, ou les accusations de complot dont il accuse «l\u2019impérialisme» américain ont par ailleurs semé le doute, y compris dans son propre camp qui re-doqte par-dessus tout l\u2019abstention au scrutin.À 40 ans, Henrique Capriles a pour sa part sans surprise réussi à entraîner dans son sillage les opposants au «chavisme» regroupés dans la Mesa de la unidad democratica (MUD).Cet qvocat élu en 2008 plus jeune gouverneur de l\u2019Etat de Miranda, le plus peuplé du pays, est fondateur du parti leader de l\u2019opposition, Pri-mero Justicia (droite).En bon challenger \u2014 les sondages le créditent de quelque 10 points de moins que son concurrent \u2014, il a mené une campagne plus agressive envers Maduro que réellement annonciatrice de grands bouleverse- ments du pays s\u2019il était élu.Capable de faire sortir des dizaines de milliers de ses partisans dans les rues pour protester contre l\u2019insécurité, comme il l\u2019a fait le V\u2019\u2019 avril ou lors de sa « marche » de fin de campagne dimanche dernier à Caracas, il affirme vouloir conserver l\u2019intégralité des programmes sociaux (alphabétisation, santé, distribution de logements, banques alimentaires.) existant, tout en les rendant plus performants.Société coupée en deux Célibataire et catholique pratiquant, Capriles ponctue régulièrement la fin de ses interventions par un retentissant «amen » et affirme désormais se situer au « centre gauche ».«Comme d\u2019ailleurs le cœur politique du Venezuela, nous expliquait-il en septembre dernier.Je suis attiré par le modèle brésilien de développement économique et social aujourd\u2019hui incarné par la présidente Dilma Rousseff C\u2019est un modèle de progrès et d\u2019ouverture, où les secteurs publics et privés travaillent la main dans la main, et pas dans l\u2019affrontement.Il faut rompre avec le capitalisme d\u2019Etat imposé par Châvez, qui est un échec total.» Moins respectueux de Nicolas Maduro qu\u2019il ne l\u2019avait été de Châvez lors de sa première tentative pour accéder à la présidence, en octobre dernier, Henrique Capriles est cependant un repoussoir pour les classes les plus humbles de la société locale, qui sont traditionnellement un réservoir de voix pour factuel gouvernement.«C\u2019est un bourgeois putschiste, un ennemi du peuple, un oligarque, tempête Arturo Léon.Il veut récupérer l\u2019argent du pétrole pour lui et ses amis et en priver le peuple vénézuélien.» Le PSUV lui reproche notamment d\u2019avoir rejoint les émeuders qui tentaient de prendre d\u2019assaut farqbassade de Cuba lors de la tentative de coup d\u2019Etat fomentée par l\u2019extrême droite en avril 2002, qui avait écarté temporairement Châvez de ses fonctions.11 a fait quatre mois de prison pour cela, mais a toujours affirmé qu\u2019en tant que maire de Baruta \u2014 où est située l\u2019ambassade de Cuba \u2014, il était venu en médiateur.En marge des solutions à trouver pour relever et diversifier une économie vacillante, malgré les considérables apports d\u2019un pétrole à plus de 100$ le baril, et pour combattre efficacement une insécurité effectivement inquiétante, le vainqueur de l\u2019élection de dimanche devra s\u2019atteler à une tâche encore plus difficile : réconcilier une société coupée en deux dont chaque camp semble mépriser l\u2019autre.Libération RECHERCHE SUITE DE LA PAGE 1 cherche et de l\u2019innovation avaient été rédigées par l\u2019ancien gouvernement sous la direction du ministère du Développement économique.Dans un tel cadre, beaucoup d\u2019importance a alors été donnée à la recherche industrielle et menée au sein de l\u2019entreprise.Cette fois, la nouvelle Politique sera dessinée sous l\u2019autorité du ministère de l\u2019Enseignement supérieur, de la recherche, de la science et de la technologie (MESRST).En rapatriant la recherche dans le giron du MESRST, notre gouvernement envoie un message important qui indique notre volonté de valoriser la recherche universitaire tout en assurant une communication avec la recherche appliquée et industrielle», a-t-il souligné.Le choix d\u2019Ottawa Outré par «les choix idéologiques du gouvernement fédéral» en matière de recherche, le ministre se donne pour mission de préserver au Québec les pans de la recherche qui sont désormais négligés, voire abandonnés par le gouvernement du Canada.«Le gouvernement fédéral de M.Harper délaisse de plus en plus la recherche fondamentale pour une recherche appliquée, le Québec n\u2019a pas l\u2019intention de créer un tel déséquilibre.Nous savons très bien que la recherche fondamentale édifie les bases d\u2019une bonne recherche appliquée, a-t-il martelé.Les décisions du gouvernement fédéral en recherche nous apparaissent idéologiques: on a coupé le financement de laboratoires de recherche sur le climat, on a aboli le questionnaire long du recensement.Je vais m\u2019assurer que notre Politique n\u2019ira pas du tout dans cette direction-là, car ces signaux en provenance du fédéral n\u2019inquiètent pas seulement les chercheurs, mais aussi le gouvernement du Québec et moi-même.» Le cahier du participant que le MESRST a publié en préambule aux assises est «un banc d\u2019essai, ce n\u2019est pas la Politique nationale.On a voulu installer une vision, qu\u2019il faut tester.La vision que véhiculera la Politique sera mieux définie après les assises.» Dans ce cahier, le ministre a déjà déterminé trois grands axes de recherche qu\u2019il prévoit privilégier dans la nouvelle Politique, et qu\u2019il définit comme trois «grands défis qui se posent à la société québécoise» : le premier défi est la recherche en démographie (qui inclura toutes les questions associées au vieillissement et à la petite enfance), le second défi est le développement durable (changements climatiques, transports propres et innovants) et le troisième défi s\u2019intéresse à l\u2019identité québécoise (langue, culture, histoire, éthique).Les attentes de la communauté Les propos du ministre rassureront probablement la présidente de l\u2019Association francophone pour le savoir (ACEAS), Louise Dandu-rand, qui espère que «les assises seront l\u2019occasion de discuter très franchement des attentes de la communauté des chercheurs qui voudraient que l\u2019on ait une Politique de la recherche et de l\u2019innovation qui réserve une place équilibrée à tous les secteurs de recherche, et qui reconnaît la place fondamentale de toutes les démarches de recherche dans la composition de l\u2019écosystème de recherche du Québec.» «La dernière Stratégie québécoise de la recherche et de l\u2019innovation a été assez mal reçue dans le monde universitaire, car elle était très orientée vers les besoins de l\u2019entreprise.Il n\u2019y a pas de mal à ce que les interventions d\u2019une politique soient dirigées vers les besoins de l\u2019entreprise, mais quand ça devient la locomotive d\u2019une politique de recherche, c\u2019est nier le rôle fondamental des universités non seulement dans l\u2019avancement des connaissances, mais dans la formation de la relève, qui est le premier maillon du transfert des résultats de recherche vers les milieux sociaux, culturels, intellectuels et industriels», a rappelé M\u201c® Dandurand, qui appréhende un manque d\u2019ambition du ministre dans un contexte de restriction des finances publiques.Ce contexte «ne doit pas nous empêcher de rêver, ne doit pas nous empêcher d\u2019avoir une politique qui propose d\u2019abord et avant tout une vision.Ensuite, on verra ce qu\u2019on a le moyen de faire comme société.» A la suite de ces assises, le ministre poursuivra ses consultations et s\u2019attellera à la rédaction de la nouvelle politique, qui sera présentée à la fin de juin et entrera en vigueur dès les premiers jours de 2014.Le Devoir FONDATION SUITE DE LA PAGE 1 avec son propre conseil d\u2019administration.» L\u2019association entre l\u2019institution de la mairie et les entreprises pouvait même placer les élus dans une situation embêtante, eux qui craignent désormais d\u2019être liés à des entrepreneurs, ajoute-t-elle.L\u2019œuvre de Pierre Bourque Lors de son élection à la mairie en novembre 1994, Pierre Bourque, qui recevait déjà une pension comme retraité de la Ville, avait promis de verser son salaire de maire à une fondation qui viendrait en aide aux jeunes.Ainsi est née la Pondation du maire de Montréal pour la jeunesse.Lorsqu\u2019il a pris le pouvoir en 2001, Gé-rald Tremblay a donné son appui à l\u2019organisme, mais n\u2019a pas renoncé à son salaire.Aujourd\u2019hui, le financement de la Pondation provient à 80% de dons d\u2019entreprises et à 20% de subventions fédérales.La contribution de la Ville se limite au prêt de locaux et à la fourniture de services d\u2019impression et de conception graphique.La vocation de la fondation est demeurée la même, mais elle offre désormais du mentorat, en plus des bourses attribuées chaque année.En 2010, le nom de l\u2019organisme a été modifié une première fois pour devenir «La Pondation du maire: le Montréal inc.de demain».Mais cette dénomination est trop longue, estime M\u201c® Lamonde : «Je pense que n\u2019importe qui comprend que se promener avec un nom de huit mots et deux signes de ponctuation, ça n\u2019a pas de sens.Du point de vue de branding, on avait un gros problème qu\u2019il fallait régler.» Compte tenu de la mission de la fondation et de l\u2019importance de l\u2019appui des gens d\u2019affaires, l\u2019organisme esdme que l\u2019appellation « Montréal inc.» est plus appropriée.«Même si la mairie et M.Bourque ont permis de créer cette organisa-tion-là, maintenant, elle est rendue ailleurs et elle n\u2019est plus l\u2019œuvre d\u2019une seule personne», souligne M\u201c® Lamonde.Opposition des élus Mais le changement de dénomination de la Pondadon n\u2019est pas passé comme lettre à la poste au conseil municipal.Le 19 mars dernier, plusieurs élus se sont levés pour dénoncer le changement de nom qui évacuait le mot «maire».«Il n\u2019y a aucune bonne raison de changer la dénomination sociale de la Eondation du maire pour \u201cMontréal inc.\u201d, une formule neutre qui ne veut à peu près rien dire», avait commenté la chef de f opposition Louise Harel, qui avait qualifié de «très bon coup» de Pierre Boiuque la création de cette fondation.Plusieurs élus, dont la mairesse d\u2019Qutremont, Marie Cinq-Mars, son homologue de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Anie Samson, et le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, ont eux aussi déploré la nouvelle dénomination.Devant le malaise, le maire Michael Applebaum a finalement recommandé à l\u2019assemblée de retourner le dossier au comité exécutif.Liette Lamonde ne s\u2019attendait pas à une telle réaction : «On a compris que pour plusieurs personnes, il y avait un aspect émotif qu\u2019on avait peut-être mal jugé et qu\u2019il y avait un manque d\u2019information.» Comme si ce n\u2019était pas suffisant, lors de son passage à la commission Charbonneau le 25 mars dernier, Marc Deschamps, agent officiel d\u2019Union Montréal, avait même affirmé que Bernard Trépanier, l\u2019ancien directeur du financement du parti de Gérald Tremblay, avait travaillé pour la fondation du maire et qu\u2019il l\u2019avait aperçu à un événement-bénéfice de la fondation, le Bal du maire, à l\u2019automne 2006 ou 2007.«Je sais qu\u2019il a levé des fonds pour la fondation du maire, c\u2019est clair et limpide», avait-il dit.Liette Lamonde est catégorique : M.Trépanier n\u2019a jamais travaillé pour la Pondadon.«Je suis à la Fondation depuis 2004 et je ne connaissais pas M.Trépanier avant d\u2019en entendre parler à la commission Charbonneau, a-t-elle indiqué au Devoir.Il n\u2019existe nulle part dans tous nos dossiers.» La Bourse du maire La fondation maintient sa demande de changer son nom.Au coius des dernières semaines, Liette Lamonde a discuté avec les élus poiu tenter de les convaincre d\u2019accorder leiu appui à la demande de l\u2019organisme.Le dossier devrait être réexaminé par le comité exécutif la semaine prochaine.«On va toujours le dire que la fondation a été créée parM.Bourque et qu\u2019elle a reçu l\u2019appui des maires depuis ce temps-là.Je pense que c\u2019est important de perpétuer cette tradition-là et on va le faire, assure-t-elle.Mais ce qui est surtout important, c\u2019est de pérenniser l\u2019œuvre, et pour ce faire, il faut avoir un nom qui attire les gens et nous permet d\u2019avoir une bonne oreille des donateurs et de la communauté d\u2019affaires qui nous appuient.» Louise Harel s\u2019est entretenue récemment avec M\u201c® Lamonde et le président du conseil d\u2019administration de la fondation, Andrew Mol-son, qui ont promis de créer une « Bourse du maire».«A partir du moment où le lien est maintenu, je me suis ralliée», a expliqué M\u201c® Harel.Depuis sa création, la Pondation du maire a versé des bourses à 780 jeunes entreprises qui ont créé 2325 emplois et généré 43 millions de dollars en investissements.Avec Marco Fortier Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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