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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-05-15, Collections de BAnQ.

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[" Manon Cornellier et la marque de commerce conservatrice Page a 3 Francine Pelletier et le C5misme ambiant Page A 7 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 0 7\t?LE DEVOIR, LE MERCREDI 15 MAI 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Recensement Inquiétude chez les francophones hors Québec GUILLAUME BOURGAULT-COTE HÉLÈNE BUZZETTI Ajoutant leurs voix à celles des Anglo-Québécois, c\u2019est au tour des francophones hors Québec de se plaindre des conséquences de l\u2019abandon du formulaire long obligatoire du recensement.Ils estiment que le manque de précision \u2014 voire l\u2019absence \u2014 des données à propos de leurs communautés nuira à l\u2019obtention de services adaptés à leurs besoins.«On n\u2019est très certainement pas apaisés parce que les premières données démontrent que la fiabilité et la comparabilité des données existent au niveau macro, mais qu\u2019au niveau micro, elle n\u2019est pas atteinte», explique en entretien téléphonique la directrice générale de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Suzanne Bossé.En 2010, la FCFA avait contesté devant la Cour fédérale la décision d\u2019Ottawa de rendre volontaire le formulaire de recensement long dans lequel se trouvaient les questions portant sur la langue.La FCFA avait perdu sa cause, mais le gouvernement conservateur avait par la suite accepté de transférer les questions linguistiques du nouveau formulaire long volontaire (ENM) au formulaire court obligatoire.Sauf qu\u2019à la lumière des premières données de l\u2019Enquête nationale auprès des ménages (ENM) rendues publiques la semaine dernière, la FCFA juge que le compromis de 2010 n\u2019a pas empêché une détérioration de la valeur des données qui concernent ses membres.C\u2019est qu\u2019en dévoilant la première tranche de l\u2019ENM, Statistique Canada a indiqué qu\u2019elle ne rendrait pas publiques les données VOIR PAGE A 8 : ERANCOPHONES Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Et ça commence.Page A 6 Aujourd\u2019hui Le Monde > Aux États-Unis, Barack Obama est fragilisé par des scandales qui nourrissent les attaques des républicains.Page A 5 Actualités > Le ministre québécois de la Santé, Réjean Hébert, se défend de vouloir sabrer le programme de procréation assistée.Page A 3 ¦in ¦ ¦¦H ¦ ¦ D\u2019D «S*./ Nouveau blogue > LeDevolr.com a lancé mardi un blogue collectif.Le blogue urbain, un rendez-vous quotidien sur le thème de l\u2019urbanité.ledevoir.com/blogue- urbain Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku ,B6 B5 B6 A4 B5 A4 Le Devoir au Festival de Cannes FRANÇOIS MORI ASSOCIATED PRESS L\u2019actrice française Audrey Tautou posant pour les photographes, mardi, à la veille de jouer son rôle d\u2019animatrice de la cérémonie d\u2019ouverture du 66® Festival de Cannes.Érotisme et rêve américain ODILE TREMBLAY à Cannes Sur la Croisette venteuse en veille de festival, des Cannois s\u2019agglomèrent parmi les chaises et les échafaudages.«Je couche ici depuis dimanche, me dit une dame d\u2019âge mûr, qui campe devant le Palais.Mais la nuit, c\u2019est bien fait.» Avec d\u2019autres gens ultra-patients, elle a attendu et attend encore, histoire de voir les stars de près et de leur tirer le portrait.Entre maniaques, chacun garde la place de l\u2019autre qui doit s\u2019éloi- gner un moment.«C\u2019estpire qu\u2019avant, me dit-on.Arriver la veille ne suffit plus.» Une vraie communauté éphémère s\u2019est formée ici et se réchauffe comme elle peut.Devant eux, sur les immenses affiches de cette 66®édition: le couple mythique, Paul Newman et Joanne Woodward, est en train de s\u2019embrasser, tête-bêche, en double position fœtale.Le cinéma a besoin de se réconforter, en ces temps troublés, et VOIR PAGE A 8 : CANNES Sables bitumineux ET PÉTROLE DE SCHISTE Une « onde de choc » mondiale est en vue La surproduction de pétrole est une mauvaise nouvelle pour l\u2019environnement ALEXANDRE SHIELDS augmentation de la production pétrolière i nord-américaine est telle qu\u2019elle provoque une véritable «onde de choc» planétaire, qui aura pour conséquence de freiner la hausse du cours de l\u2019or noir au cours des prochaines années.Un scénario qui tranche avec ce qu\u2019on prévoyait il y a à peine quelques années.Mais cette ruée vers l\u2019énergie fossile risque aussi de mettre à mal la recherche de sources énergétiques moins destructrices.«L\u2019Amérique du Nord a déclenché une onde de choc qui se répercute dans le monde entier», a résumé mardi la directrice exécutive de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie (AIE), Maria van der Hoeven, dans un communiqué présentant le dernier rapport semestriel de l\u2019organisation sur l\u2019évolution du marché pétrolier.L\u2019AIE prévoit ainsi que la capacité de production de pétrole brut planétaire augmentera de 8,3 millions de barils par jour entre 2012 et 2018, pour atteindre 103 millions de barils, des projections globalement plus élevées que dans son précédent rapport semestriel.Parallèlement, la demande devrait augmenter de 6,9 millions de barils par jour, à 96,68 millions.Uniquement en Amérique du Nord, la croissance de la production devrait atteindre 4 millions de barils sur une base quotidienne.Au cours de la présente décennie, les pétrolières exploitant les ressources canadiennes comptent pour leur part doubler leur production quotidienne, à 3,5 millions de barils.Ce nouveau boom d\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles est essentiellement le fait des multinationales qui tirent profit du pétrole de schiste \u2014 notamment dans le Dakota du Nord \u2014 et des sables bitumineux de l\u2019Ouest canadien.L\u2019extraction de ces deux types d\u2019or noir est réputée plus pol- VOIR PAGE A 8 : PÉTROLE Au Canada, la production quotidienne de pétrole devrait doubler au cours de la présente décennie Le philanthrope amoureux des sciences L\u2019École polytechnique aura un Institut de l\u2019énergie grâce à un généreux don de 10 millions du Montréalais Lome M.Trottier.Entretien avec un philanthrope qui a de grands rêves pour la science, mais qui garde les deux pieds sur terre.LISA-MARIE GERVAIS La science moderne a eu Galilée appuyé par les Médicis, les chercheurs en santé mondiale ont les BiU Gates et Warren Buffet, et le milieu scientifique montréalais a, entre autres, son Lome M.Trottier.Très humble, l\u2019homme d\u2019affaires québécois, qui a donné jusqu\u2019ici au-delà de 60 millions de dollars pour la recherche scientifique au Québec, n\u2019oserait jamais la comparaison.Ce passionné de science préfère citer ces grands philanthropes comme des inspirations.«J\u2019ai énormément de respect et d\u2019admiration pour le succès de Silicon Valley, pour les gens qui Vont bâtie, et une partie de ce succès est dû à la philanthropie», a-t-il soutenu dans un entretien VOIR PAGE A 8 : PHILANTHROPE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lome M.Trottier photographié dans l\u2019atrium portant son nom à l\u2019École polytechnique de Montréal.77831303444820 A2 LE DEVOIR LE MERCREDI 15 MAI 2013 ACTUALITES Les victimes du passé s\u2019estiment pénalisées Des amendements ont été apportés au projet de loi sur les délais de prescription dans les cas de sévices sexuels CAROLINE MONTPETIT Des défenseurs de victimes de sévices sexuels se sont insurgés mardi contre des amendements apportés au projet de loi 22, en commission parlementaire à Québec, qui auraient selon eux pour effet de pénaliser les victimes ayant été agressées dans le passé, entre autres par des communautés religieuses.En vertu de ces amendements, les personnes qui auraient été agressées il y a trois ans et moins, celles dont le délai de prescription n\u2019est pas encore échu, ainsi que celles des années futures jouiraient d\u2019un délai de prescription de trente ans pour poursuivre leur agresseur au civil.Cependant, toutes les autres seront soumises à la prescription de trois ans actuellement en vigueur.Ces conditions s\u2019appliquent également pour les victimes de violence conjugale.Ces amendements au projet de loi 22 sur les victimes d\u2019actes criminels ont été introduits la semaine dernière devant la commission parlementaire qui se penchait sur le projet de loi.Selon Sébastien Grammond, doyen de la section de droit civil de l\u2019Université d\u2019Ottawa, «le problème, c\u2019est que cette loi s\u2019applique pour le futur seulement, alors que le gros problème, ce sont les sévices qui ont eu lieu dans un contexte institutionnel».Dans le cas du recours collectif pour sévices sexuels intenté contre les frères Sainte-Croix du Collège Notre-Dame, par exemple, le délai moyen entre les sévices et le recours en cour était de 43 ans.De son côté, le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud a plutôt tenté de mettre l\u2019accent sur le fait que la prescription dans les cas de sévices sexuels et de violence conjugale était désormais de 30 ans, et que cette prescription ne s\u2019appliquait plus aux mineurs.«L\u2019imprescriptibilité n \u2019existe nulle part», répond-il à ses détracteurs, en ajoutant qu\u2019il lui est impossible de «faire renaître des situations juridiques» éteintes par des prescriptions déjà échues.Pour sa part, Sébastien Grammond y voit plutôt une façon «d\u2019éviter d\u2019avoir à régler les problèmes du passé».Le Devoir Un Québec plus branché et plus mobile FABIEN DEGLISE C> est la modernité qui veut ça.En 2012, les Québécois ont confirmé leur attachement \u2014 ou leur dépendance \u2014 aux nouveaux outils de communication.A preuve : 84% de la population dit aujourd\u2019hui avoir une existence numérique, régulière ou occasionnelle.C\u2019est 50% de plus qu\u2019il y a 10 ans.Ces internautes consacrent également 2 heures 30 par jour à entretenir cette vie en ligne, indiquent les plus récentes données du Centre facilitant la recherche et l\u2019innovation dans les organisations (CEFRIQ), dévoilées mardi.Sans surprise, Internet est également fréquenté plus que massivement par les 18-44 ans, dont à peine 1 à 4% affirment ne pas avoir succombé à l\u2019appel du numérique.Les 75 ans et plus restent les plus discrets en ces lieux, avec un taux d\u2019adoption de 33%, alors que ces nouveaux modes de communication, d\u2019échange et de divertissement continuent leur percée auprès des 55-64 ans (80%) et des 65-74 ans (64%), résume la publication du CEFRIQ intitulée L\u2019informatisation du Québec en 2012 et reposant sur les données statistiques de sa série NE-Tendances récoltées auprès de 1000 personnes en juin et juillet derniers.La marge d\u2019erreur est de 3,4%, 19 fois sur 20.Plus longtemps Le temps passé en ligne au Québec est également en croissance.Peu importe l\u2019outil utilisé pour se rendre dans les univers numériques (ordinateur, tablette, téléphone dit intelligent.), c\u2019est 17 heures et 24 minutes qui sont en moyenne consacrées à la chose chaque semaine, ou près de 24 heures dans le cas des jeunes de 18 à 24 ans, soit l\u2019équivalent d\u2019une journée complète sur sept jours, révèle cette enquête.Ces mêmes jeunes fréquentent davantage ces mondes en passant par un appareil mobile (8,4 heures par semaine).Enfin, le CEFRIQ constate qu\u2019en matière de vie privée, ce Québec branché avance avec prudence dans ces univers, en s\u2019assurant que les sites fréquentés sont sécuritaires (56% disent le faire) ou en ne divulguant que les informations nécessaires (52%).La précaution semble porter ses fruits: malgré les cris d\u2019alarme, à peine 0,1% des internautes auraient été victimes de vol de renseignements sur Internet en 2012, alors que 3,1% se sont fait voler leur identifiant et leur mot de passe.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Cloutier est ressorti diminué de son contre-interrogatoire à la commission Charbonneau, ses versions contradictoires sur un pot-de-vin destiné à Guy Chevrette pesant sur sa crédibilité.COMMISSION CHARBONNEAU Chevrette devra patienter BRIAN MYLES L> ex-ministre péquiste Guy Chevrette devra < patienter avant de rétablir sa crédibilité à la commission Charbonneau.La juge France Charbonneau a résisté aux, appels pressants de l\u2019avocat de M.Chevrette, Eric Vallières, pour devancer le témoignage de l\u2019ancien ministre des Transports.La commission ne peut pas délibérer sur les requêtes en même temps qu\u2019elle siège, a-t-elle expliqué.«On ne peut pas agir sous pression», a-t-elle lancé.M.Chevrette demande le statut de participant et une audition hâtive à la commission afin de rétablir sa réputation et d\u2019attaquer la crédibilité, jugée «très faible», de Gilles Cloutier.Le faire attendre serait «inapproprié» et «inhumain », a fait valoir M® Vallières.La juge Charbonneau a pris ses requêtes en délibéré, en indiquant qu\u2019elle n\u2019allait pas dérq-ger au plan de match de la commission.A compter de mercredi, elle abordera les stratagèmes de corruption et de collusion à Laval, avec le témoignage de l\u2019ancien directeur général, Gaétan Turbide.Cloutier diminué Gilles Cloutier est ressorti diminué de son contre-interrogatoire aux mains de l\u2019avocate du Parti québécois (PQ), Estelle Tremblay.Ses versions contradictoires sur un pot-de-vin de 100000$ destiné à M.Chevrette pèsent sur sa crédibilité.Dans une entrevue à la journaliste Marie-Maude Denis, l\u2019an dernier, M.Cloutier a déclaré qu\u2019il avait remis 25000$ à Gilles Beaulieu, un ami de M.Chevrette, pour influencer l\u2019octroi d\u2019un contrat à Roche, pour la réfection de la route 125, à Sainte-Julienne.Le pot-de-vin devait accélérer le versement d\u2019une subvention à la municipalité de Sainte-Julienne, explique-t-il dans le reportage.«La route de Saint-Donat, c\u2019est un autre dossier», précise-t-il dans le topo.Dans son témoignage à la commission Charbonneau, M.Cloutier a dit qu\u2019il avait versé une première tranche de 25 000 $ pour le prolonge- ment de la 125.à Saint-Donat.11 n\u2019a pas parlé de Sainte-Julienne.Selon M.Cloutier, le pot-de-vin lui a permis d\u2019avoir accès à M.Chevrette, qui était alors ministre des Transports.Celui-ci aurait par la suite retiré la gestion du projet à la municipalité, pour la confier à la MRC de la Matawinie.Roche a été en mesure d\u2019influencer la composition et la décision du comité de sélection, et d\u2019obtenir le contrat de Saint-Donat.Confronté mardi au reportage de Radio-Canada, M.Cloutier s\u2019en est pris à Marie-Maude Denis.«C\u2019est elle qui s\u2019est trompée hier.Elle a tout mélangé», fulmine-t-il.M® Tremblay a talonné l\u2019ex-organisateur politique.«Je vous suggère, M.Cloutier, que vous ne faites que des inventions», a-t-elle suggéré.«Je n\u2019ai pas menti», a-t-il riposté d\u2019un ton sec.Selon Gilles Cloutier, il y a eu des magouilles avec Gilles Beaulieu dans deux dossiers distincts.11 lui a bel et bien versé une avance de 25000$, sur un pot-de-vin de 100000$, pour le dossier de Saint-Donat.Une autre affaire de pot-de-vin de 25000$ a été discutée entre M.Clou-fier et M.Beaulieu, concernant la portion de la 125 à Sainte-Julienne.La transaction illicite entre les deux hommes n\u2019a pas été finalisée.11 aura fallu une question simple du commissaire Renaud Lachance pour permettre à Gilles Cloutier de s\u2019extirper du bourbier dans lequel il s\u2019enfonçait avec Estelle Tremblay.L\u2019avocate a réussi à le faire sortir de ses gonds en suggérant qu\u2019il avait gardé les 25 000 $ pour lui, à l\u2019insu de son employeur au moment des faits, la firme de génie-conseil Roche.«Ben voyons donc, vous ! Vous avez pas le droit de dire ça, s\u2019est-il exclamé.C\u2019est faux.J\u2019ai jamais pris 25000$.» M.Cloutier a enfin corroboré une manchette du Journal de Montréal, en confirmant qu\u2019il avait échangé sa résidence avec celle du Hells Angels Denis Houle, sous la menace d\u2019une arme, en 2000.11 a fait un profit de 105000$ dans cette transaction, qui a peu à voir avec le mandat de la commission.Le Devoir Québec fait confiance à Dessau ISABELLE PORTER à Québec La Ville de Québec n\u2019a aucunement l\u2019intention d\u2019imiter Montréal en écartant la firme d\u2019ingénieurs Dessau de ses appels d\u2019offres.L\u2019administration Labeaume dit même ne pas l\u2019avoir envisagé.«Les dossiers de Montréal peuvent être différents des dossiers de Québec», a expliqué mardi le vice-président du comité exécutif, François Picard.«Dans la région de Québec, on n\u2019a rien entendu jusqu\u2019à présent.» A la fin d\u2019avril, le maire de Montréal, Michael Applebaum, avait annoncé que Dessau serait écartée de tous les contrats publics pendant cinq ans en raison des aveux de son président sur la collusion devant la commission Charbonneau.A Québec, on n\u2019a même pas envisagé de faire de même.«A moins qu\u2019on ne nous donne des preuves qu\u2019il y a collusion ou corruption, pour l\u2019instant, à Québec, on n\u2019entend parler de rien et on va continuer de donner des contrats à ces firmes-là», 2i ajouté M.Picard.Ce dernier a répondu à des questions sur le sujet lors du bilan des contrats donnés de 2008 à 2012 dans la gestion des immeubles.Au cours de ces années, les firmes embauchées par la Ville ont facturé en moyenne des extras de 7,69% par rapport aux montants prévus au départ.Cela correspond à 19 millions de dollars de plus sur un total de 268 millions.Cet écart se compare à ce qu\u2019on observe à la Société immobilière du Québec, chez les universités et les «gros propriétaires», a souligné le directeur des bâtiments, Donald Desrosiers.11 ajoute que ces extras sont dus en bonne partie à l\u2019âge avancé des structures et bâtiments de la Ville, dont plusieurs sont centenaires, à des problèmes de sols et à l\u2019impact de nouvelles réglementations, comme celle sur l\u2019amiante.La Ville se dit par ailleurs satisfaite de ces résultats puisqu\u2019elle avait comptabilisé des écarts de 2,7 % plus élevés dans ses prévisions.Le Devoir Prête-noms: 11 ingénieurs d\u2019Axor en appel MARCO FORTIER Onze ingénieurs de la firme Axor, accusés par leur ordre professionnel d\u2019avoir recouru à des prête-noms pour contribuer à des partis politiques, ont obtenu la permission d\u2019en appeler au Tribunal des professions.Ces professionnels contestent la juridiction du Conseil de discipline de l\u2019Qrdre des ingénieurs dans cette affaire.Ils reconnaissent avoir fait des dons à trois partis politiques (le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et la défunte Action démocratique du Québec) , puis avoir été remboursés par leur employeur \u2014 qui a reconnu sa culpabilité à des infractions à la loi électorale.A l\u2019époque, entre 2006 et 2008, les employés qui faisaient des contributions politiques à l\u2019aide de prête-noms n\u2019étaient toutefois pas visés par la loi électorale.Seuls les employeurs étaient soumis à la toi.En outre, ces gestes «ne portent pas atteinte à l\u2019honneur ou à la dignité de la profession d\u2019ingénieur», plaident les 11 employés.Dans une décision rendue le 6 mai, le Tribunal des professions s\u2019est montré sensible aux arguments des ingénieurs d\u2019Axor : «Les questions soulevées par les requérants sont sérieuses et d\u2019intérêt général», mentionne le Tribunal.Le texte précise que les ingénieurs «ont des arguments défendables».L\u2019Qrdre des ingénieurs est déçu par cette décision, qui retarde plus de 350 enquêtes de même nature, sur des contributions à des partis politiques par des ingénieurs.«Il est clair que les requérants-intimés utilisent tous les moyens à leur disposition pour tenter de se soustraire au débat de fond sur leurs contributions à des partis politiques», a réagi l\u2019Ordre dans un courriel au Devoir.Le Devoir li w H I EMfCSION INTERACTIVE TV5.ta/duo W CE SOIR* 19 H 30 Beauté et transformations corporelles avec Mireille Deyglun LA BEAUTE 13 INVITES SOUS TOUTES 13 SUJETS SES FACES 1 NOUVELLE SÉRIE LE DEVOIR, LE MERCREDI 15 MAI 20IS A3 ACTUALITES Imposer sa marque Manon CORNELLIER à Ottawa Le gouvernement Harper n\u2019en démord pas.Soir après soir, durant les séries éliminatoires de hockey, il diffuse ses publicifés vantant son plan d\u2019action économique.À quel prÎK?Il refuse de le dire, mais on devine que ce n\u2019est pas donné.Ce barrage publicitaire ne s\u2019arrête pas au hockey.À tout moment, en particuber aux heures de grande écoute, le logo du Plan d\u2019action (PAE) surgit sur nos écrans.Impossible de le manquer.Impossible de ne pas en avoir assez.Le gouvernement, lui, ne voit pas ce qu\u2019il y a de mal à cela.«Tout le monde sait qu\u2019il est important que les Canadiens comprennent bien les mesures qui sont proposées par le Parlement et qui auront des répercussions sur eux.Notre pays, le Canada, est sorti de la récession en affichant l\u2019un des meilleurs bilans du monde industrialisé en matière de création d\u2019emploi.Les Canadiens doivent le savoir [.]», a répondu le premier ministre Stephen Haiper au chef bbéral Justin Trudeau, la semaine dernière.«La publicité représente pour le gouvernement un moyen essentiel d\u2019informer les Canadiens de questions importantes», a renchéri sans sourciller le président du Conseil du trésor.Tony Clement.Et son collègue des Einances, Jim Ela-herty, d\u2019en remettre dimanche en disant que «les Canadiens ont le droit de savoir ce que fait leur gouvernement».Ils omettent un gros détail.La plupart des publicités télévisées du PAE n\u2019ont rien à voir avec l\u2019information du public.Elles servent avant tout à vanter les prétendues retombées des politiques du gouvernement et à promouvoir l\u2019image des conservateurs.Les auditeurs qui veulent vraiment apprendre quelque chose sur les programmes fédéraux doivent faire un détour par un site Internet.Un sondage réalisé en 2012 pour le compte du gouvernement, et obtenu par La Presse canadienne en vertu de la Loi d\u2019accès à l\u2019information, montrait que la majorité des gens interrogés considéraient que ces publicités étaient de la propagande ou du gaspillage.Seulement 6 des 1000 personnes interrogées disaient avoir consulté le site Internet.Mais une analyse fine des résultats par le bureau du Conseil privé avait permis de constater que de 42 à 47% des gens avaient gardé une image positive du gouvernement.On comprend mieux pourquoi il persiste à les diffuser.Et à promouvoir son image à nos frais, compressions budgétaires ou pas.Car cela coûte cher.De 2009 à 2012, le gouvernement fédéral a ainsi dépensé au moins 113 millions de dollars pour la promotion de son seul plan économique.Et ce n\u2019est pas fini.Il a pubbé le 3 mai dernier un appel d\u2019offres pour des services de pubbcité supplémentaires.«Cette initiative publicitaire, est-Û écrifi a pour but d\u2019informer les Canadiens au sujet de projets et programmes clés qui relèvent du Plan d\u2019action économique du Canada (PAE) », mais aussi «à renforcer la confiance des consommateurs dans l\u2019économie canadienne et l\u2019orientation du pays».Ce contrat durera jusqu\u2019en 2014 et pourra être renouvelé à deux reprises pour une période d\u2019un an.Cela veut donc dire qu\u2019on espère continuer ces publicités jusqu\u2019en 2016! Après les prochaines élections fédérales.Pendant ce temps, alors qu\u2019il prétend nous informer, ce même gouvernement fait tout ce qu\u2019il peut pour éviter que ses politiques soient scrutées d\u2019un peu trop près par les élus, la presse et le public.Une de ses armes favorites est le bâillon, qu\u2019il a imposé plus souvent que tout autre gouvernement avant lui.Il a récidivé la semaine dernière, limitant l\u2019étude du projet de loi budgétaire, omnibus bien sûr.C\u2019est ce projet C-60 qui, entre autres, permet au Conseil du trésor de se mêler des, négociations collectives au sein des sociétés d\u2019Etat.De nombreux volets du C-60 auraient mérité des projets de loi distincts et des heures de débats, mais après seulement quelques jours d\u2019échanges, C-60 a été renvoyé au Comité des finances avec ordre de confier une partie du travail à d\u2019autres comités.La commande a été passée il y a tout juste une semaine aux comités de l\u2019industrie, des anciens combattants, des ressources humaines, de l\u2019immigration et des affaires étrangères.Avec ordre de faire rapport à celui des finances le 27 mai au matin.Ceci veut dire qu\u2019ils n\u2019auront eu que deux ou trois jours pour entendre des témoins, la Chambre ne siégeant ni cette semaine ni lundi prochain.Cette parodie de consultation s\u2019ajoute au refus de répondre aux questions en Chambre, de donner au directeur parlementaire du budget les documents qu\u2019il demande, de donner (tel que promis en 2005) plus de pouvoirs au Commissaire à l\u2019information, d\u2019expbquer comment ont été dépensés les 3,1 milbards de l\u2019Inidadve d\u2019antiterrorisme que le Vérificateur général n\u2019a pu trouver.Alors, quand ce gouvernement dit vouloir informer la population, on sourit cjmiquement.Ce ne sont pas ses politiques qu\u2019ü expbque, c\u2019est une marque de commerce \u2014 Plan d\u2019action économique \u2014 qu\u2019il promeut.Comme une marque de chaussures.D\u2019aibeurs, et ce n\u2019est pas une farce, le logo du PAE apparaissait sur les nouveaux souliers que le ministre Elaherty s\u2019est achetés pour la présentation de son dernier budget.m CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de ia Santé, Réjean Hébert, a mandaté ia Commission à ia santé et au bien-être pour revoir ia pertinence d\u2019offrir certains services de procréation assistée.Le programme de procréation assistée n\u2019est pas menacé JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, se défend de vouloir sabrer le programme de procréation assistée, mais songe à mettre des « balises » pour en améliorer l\u2019efficacité.«Il n\u2019est pas question de remettre en question le programme de procréation médicalement assistée», a soutenu le ministre de la Santé, Réjean Hébert, à la suite des révélations du Devoir selon les- quelles il avait mandaté la Commission à la santé et au bien-être pour revoir la pertinence d\u2019offrir certains services de procréation assistée.Selon lui, ce programme «a fait la démonstration qu\u2019il était utile», mais devrait «cibler les gens qui en ont vraiment besoin et permettre qu\u2019il y ait des balises pour éviter les dérapages éthiques».L\u2019ancien ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a instauré ce programme en 2010, estime que le Québec a «le meilleur programme de procréation assistée au monde».Il n\u2019est pas contre l\u2019idée de «réévaluer les choses», à la condition de ne «pas remettre en question ce programme».Philippe Couillard, qui était opposé à la gratuité lorsqu\u2019il était ministre de la Santé, a fait savob, par le biais de son attaché de presse Harold Portin, qu\u2019il était «normal» de revoir un programme après quelques années et qu\u2019il attendrait les conclusions du rapport de la commission avant de se prononcer sur les suites à donner au programme.Le Devoir Québec compte défendre son expertise de protection du saumon atlantique JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Québec s\u2019biquiète de l\u2019incursion du fédéral dans la protection du saumon aüandque et entend prendre les grands moyens pour conserver l\u2019exper-tise et la juridiction québécoise dans ce dossier.«Ça m\u2019inquiète, a soutenu le ministre de l\u2019Environnement, du Développement durable, de la Paune et des Parcs, Yves-Prançois Blanchet, à l\u2019entrée du caucus mardi matbi.Mon intention est bien sûr de protéger le bon travail qui a été fait par les fédérations responsables du saumon atlantique au Québec.Et si cela veut dire de recommander au fédéral de nous laisser faire notre travail comme il faut, je le ferai sans hésiter.» Il réagissait aux révélations du Devoir selon lesquelles Ottawa souhaite inscrire le saumon du Québec sur la bste des espèces en pérü, ce qui lui donnerait préséance sur la gestion des eaux douces, qui est de juri- diction provinciale.«On va leur faire remarquer [à Ottawa] qu\u2019ils n\u2019ont aucune expertise et aucune ressource qui est affectée à ça présentement, tandis que nous, on y travaille déjà activement » Le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a soutenu qu\u2019il allait se charger «personnellement» du dossier, étant lui-même un adepte de la pêche au saumon.Avec Robert Dutrisac Le Devoir Harper remercie Penashue Brazeau jauge ses options Ottawa \u2014 Le premier mbiistre Stephen Harper ne s\u2019émeut pas outre mesure de la défaite de son ministre Peter Penashue à l\u2019élecdon partiebe te-npe lundi soir qu Labrador.Lors d\u2019un passage à l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, M.Harper a été bivité à commenter le résultat décevant de son candidafi qui n\u2019a obtenu que 32,5% des voix contre 48,2% pour la bbérale Yvonne Jones.«Peter Penashue savait très bien que ce serait difficile.En même temps, il a été déterminé à faire la bonne chose et il a pris cette décision.Evidemment, nous le remercions pour ses services», s\u2019est contenté de répondre M.Harper avant de mettre un terme au pobit de presse.Il n\u2019a pas repris à son compte la déclaration du Parti conservateur la veble qui a soutenu que la victoire bbérale était une preuve que le nouveau chef bbéral Jusdn Trudeau «n\u2019était pas à la hauteur», au motif que le taux d\u2019appui obtenu par Jones est mférieur aux bitendons de vote enregistrées dans les sondages de début de campagne.M.Penashue a démissionné après avoir reconnu qu\u2019ü avait dépensé plus que permis et accepté plus de 45000$ en dons d\u2019entreprises ülégaux lors de l\u2019élecdon de 2011.Il avait gagné son siège par 79 voix.Le Devoir Ottawa \u2014 Le sénateur bidépendant Patrick Brazeau imite son coüègue Mac Harb et bidique qu\u2019ü n\u2019a pas l\u2019intendon de rembourser les 34 763,97 $ que lui réclame le Sénat en aUocadons de dépenses versées supposément à tort.«Le sénateur Brazeau tentera d\u2019obtenir des clarifications et considérera toutes les options qui s\u2019offrent à lui pour faire renverser cette conclusion », est-ü écrit dans un communiqué de presse.M.Brazeau se fait reprocher d\u2019avoir réclamé des aUocadons de dépenses pour sa résidence prbicipale située à plus de 100 kUomètres de la capitale nationale.Or ü avait aussi une adresse à Gatbieau.Un rapport de la firme Deloitte et Touche a conclu que la définition du Sénat de «résidence principale» n\u2019était pas claire, mais le Bureau de régie biterne du Sénat a tranché qu\u2019eUe l\u2019était suffisamment pour exiger un remboursement à MM.Brazeau et Harb.Le conservateur Müte Duffy avait préventivement remboursé les quelque 90000$ en bdge.«Il n\u2019est pas clair comment le Bureau de régie interne peut arriver à cette conclusion alors qu\u2019il n\u2019existe pas de définition de ce qui constitue, aux fins d\u2019application de sa politique, une résidence principale», écrit M.Brazeau.Le Devoir Pierre Duchesne Des bourses majorées pour 130000 étudiants ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Quelque 130 000 étudiants bénéficiaires du programme de prêts et bourses toucheront une bourse majorée de 190$ par an en moyenne.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, a dévoilé mardi ce «consensus» émanant du «chantier» sur l\u2019aide financière aux études auquel ont participé les principales associations étudiantes, à l\u2019exception de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE).Ce chantier, présidé par l\u2019ancien leader étudiant Pier-André Bouchard St-Amant, devait proposer une façon d\u2019améliorer le régime de prêts et bourses à même une enveloppe de 25 millions promise au Sommet sur l\u2019enseignement supérieur.H a élaboré deux scénarios.Comme l\u2019écrivait Le Devoir la semaine dernière, Pierre Duchesne a rejeté le premier scénario, qui prévoyait la conversion en bourses des prêts consentis par le gouvernement Charest pour couvrir la hausse des droits de scolarité.«Ceux qui en profitaient étaient des gens qui avaient des revenus plus élevés», a-t-il souligné.Dans «l\u2019esprit de l\u2019aide financière aux études», le ministre trouvait préférable «d\u2019aider ceux qui ont le plus besoin de cette forme d\u2019aide».Augmenter les frais de subsistance Ainsi, le scénario retenu prévoit d\u2019augmenter davantage les frais de subsistance admis dans le calcul de la bourse, soit de 12$ par mois dans le premier scénario à 20$ dans le deuxième, ou 160$ pour les huit mois de l\u2019année scolabe.Près de 20 des 25 mübons sont réservés à l\u2019augmen-tation de ces frais de subsistance.La hausse du seuil d\u2019exemption de la contribution parentale, qui doit passer gradueUement de 28000$ à 45000$ d\u2019ici 2016, sera légèrement accélérée.Dès septembre prochain, le seuil sera haussé à 37 000$ (au lieu de 36000$), et l\u2019année suivante, à 41000$ (au beu de 40000$).Grâce à cette majoration, quelque 25000 étudiants toucheront une aide supplémentaire de 135$ l\u2019an prochain, a mentionné Pier-André Bouchard St-Amand.Enfin, le gouvernement maintient le prêt accordé pour les dépenses de transport des étudiants à temps partiel en région, ce qui représente 728$ par an pour un étudiant universitaire.Ces mesures sont financées à même la réduction du crédit d\u2019impôt de 20% à 8%, surtout encaissé par les parents, ce qui dégage quelque 40 millions l\u2019an prochain.Le Devoir Forages : Québec veut changer les règles du jeu La nouvelle mouture du règlement sur l\u2019eau potable, actuellement en élaboration, pourrait changer la donne pour les compagnies pétrolières qui veulent forer le sol québécois à la recherche d\u2019hydrocarbures.Selon Radio-Canada, le gouvernement, qui a terminé la version préliminaire du texte, veut imposer la réalisation d\u2019études hydrogéologiques avant de donner son feu vert à tout forage sur son territobe.Ces études sur les eaux souterraines, réalisées par Québec, seront nécessabes pour tous les projets, même ceux déjà annoncés.Il n\u2019y aurait donc pas de droits acquis pour les compagnies \u2014 comme Pétrolia en Gaspésie \u2014 qui ont déjà des permis de forage en poche.«A partir du moment où on dit voilà les nouvelles règles, ils doivent se conformer aux nouvelles règles», a dit la première mbiistre Pauline Marois lors de son passage à Gaspé vendredi.«Les permis de forage n\u2019ont pas préséance sur le règlement sur l\u2019eau potable.C\u2019est deux choses qui s\u2019appliquent en même temps et que l\u2019entreprise doit respecter», a pour sa part affirmé la mbiistre des Ressources natureües, Martine Ouellet.Pétrolia possède un permis d\u2019exploration sur le territobe de la Vüle de Gaspé, qui lui a été octroyé par l\u2019ancien gouvernement bbéral.La compagnie a toutefois suspendu son projet de forage afin de négocier une entente avec la municipalité qui avait adopté un règlement pour protéger ses sources d\u2019eau.En avrü dernier, Pétroba a déposé une requête en Cour supérieure afin de fabe invalider le règlement de la Vüle de Gaspé.Le nouveau règlement sur l\u2019eau potable doit être déposé d\u2019ici le début de l\u2019été.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 15 MAI 20IS ACTUALITES Le Canada se retire de la Conférence snr le désarmement Ottawa \u2014 Le Canada tourne de nouveau le dos à la Conférence des Nations unies sur le désarmement en raison d\u2019une présidence controversée.L\u2019Iran occupera la présidence de l\u2019organisation à la fin mai, poussant le ministre des Affaires étrangères, John Baird, à annoncer mardi que le Canada s\u2019abstiendra de participer aux séances pendant ce mandat.Aux dires du porte-parole ministériel, Rick Roth, offrir ladite position à l\u2019Iran, même si cela n\u2019est que temporaire, équivaut à tourner en ridicule toute cette problématique.«En Irak, en Syrie, au Liban et ailleurs, le régime œuvre directement à l\u2019encontre des objectijs mondiaux en matière de désarmement et sape les principes fondamentaux du comité, a-t-il indiqué.Les leaders iraniens ignorent de façon flagrante leurs obligations internationales, tout en nuisant à la sécurité de la région.» La République islamique présidera du 27 mai au 23 juin la Conférence siu le cjésarmemenL qui regroupe 65 Etats.Il ne s\u2019agit pas du premier retrait temporaire du Canada.En 2011, la Corée du Nord avait elle aussi occupé la présidence, poussant le Canada à s\u2019abstenir dç participer aux réunions.Les Etats-Unis n\u2019avaient pas suivi Ottawa à cette occasion, mais cette fois, ils n\u2019enverront pas d\u2019ambassadeur lors des séances présidées par l\u2019Iran.Washington argue en effet que les pays sous le coup de sanctions de l\u2019ONU ne devraient pas pouvoir occuper de telles fonctions.Le secrétaire général de rONU, Ban Ki-moon, a quant à lui simplement dit, par la voix d\u2019un porte-parole, qu\u2019il désirait que la conférence puisse progresser.La Presse canadienne TA Lire aussi > Les citoyens \" de ia Coiombie-Britannique étaient appeiés aux urnes mardi pour éiire un nouveau gouvernement.En poste depuis 2011, la première ministre Christy Clark tentait de mener les troupes libérales à une nouvelle victoire face au Nouveau Parti démocratique mené par Adrian Dix.Lors de la dissolution de l\u2019assemblée législative le 16 avril dernier, le parlement était composé de 45 députés libéraux, 36 néodémocrates et 4 indépendants.Pour connaître les résultats du vote, rendez-vous à ledevoir.com.Pont Champlain : la signature architecturale y sera JEANNE CORRIVEAU Le ministre fédéral des Transports s\u2019est finalement laissé convaincre de l\u2019importance d\u2019une signature architecturale pour le futur pont Champlain.Mais comme Denis Le-bel n\u2019est pas persuadé que le lancement d\u2019un concours d\u2019architecture international est la meilleure option, il a confié à un comité le soin d\u2019analyser divers scénarios.Pressé depuis des mois de lancer un concours d\u2019architecture pour le nouveau pont, le ministre Lebel a plutôt décidé de s\u2019associer à la Ville de Montréal et à la fondatrice du Centre canadien d\u2019architecture, Phyllis Lambert, pour analyser trois options qui permettraient d\u2019intégrer les critères architecturaux à la conception du nouveau pont.Outre le concours d\u2019architecture, le comité épaulé par des experts locaux et internationaux en architecture et en design examinera deux autres options, soit le «dialogue compétitif\u2014 une procédure qui permet de discuter de diverses solutions avec des candidats potentiels \u2014 et l\u2019élaboration de lignes directrices architecturales», a expliqué le ministre JACQUES NADEAU LE DEVOIR Même s\u2019il ne cesse de se dégrader, le pont Champlain ne présente pas de risque pour les automobilistes, assurent les autorités.Lebel lors d\u2019une conférence de prçsse au CCA en compagnie d\u2019Élaine Ayotte, responsable de la culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, et de Phyllis Lambert.«On n\u2019est pas sûr que le concours d\u2019architecture est la solution, a indiqué le ministre.On va analyser les trois options.Si un concours d\u2019architecture nous fait défoncer l\u2019échéancier et les coûts, on ne sera pas d\u2019accord avec.Une analyse se fera au mérite.» Le ministre s\u2019attend à obtenir les conclusions de cette démarche au plus tard en septembre.En parallèle, la firme Price Une fissure L\u2019état du pont Champlain continue de se dégrader.Radio-Canada a révélé mardi qu\u2019une fissure de six mètres de long avait été découverte en bordure d\u2019un joint de dilatation.Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas d\u2019un problème structurel, cette fissure présente un danger d\u2019accident pour les automobilistes, a soutenu sous le couvert de l\u2019anonymat un ingénieur responsable jusqu\u2019à tout récemment de l\u2019inspection du pont.La société fédérale qui gère le pont Champlain a indiqué qu\u2019une plaque d\u2019acier avait été installée sur la chaussée et que la sécurité des automobilistes n\u2019était pas en péril.Waterhouse Coopers poursuit la préparation du plan d\u2019affaire qui déterminera notamment les paramètres techniques du projet et les échéanciers.Pas des plantes vertes Les élus montréalais auraient souhaité la tenue d\u2019un concours international d\u2019architecture, mais Elaine Ayotte croit que dans les circonstances, mieux vaut participer au processus plutôt que de rester campé dans ses positions.«Le ministre aurait très bien pu agir tout seul.Non, il fait une démarche, a-t-elle fait remarquer.Et vous pouvez être certains d\u2019une chose : M\u201d\u201d\u2019 Phyllis Lambert et moi-même n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019être des plantes vertes ni d\u2019être des figurantes.Montréal ne peut pas rater cette occasion-là.» Les tergiversations du fédéral au sujet d\u2019un concours d\u2019architecture international irritent le président de l\u2019Ordre des architectes du Québec, André Bourassa.Il craint d\u2019ailleurs que le fédéral invoque un manque de temps pour choisir la formule du dialogue compétitif.«Le dialogue compétitif, une formule sans jury, et ça se passe derrière des portes closes.Pour nous, ce n\u2019est pas une solution qui réponde aux objectijs de transparence et de saine gestion auxquels on est en droit de s\u2019attendre pour un ouvrage de cette envergure-là.Je ne comprends pas qu\u2019on perde du temps à ce moment-ci», a-t-il dit.Le Devoir Les punaises prospèrent toujours Montréal estime que le nombre d\u2019infestations reste stable, mais les exterminateurs dépeignent une autre réalité JEANNE CORRIVEAU Selon la Ville de Montréal, le nombre de ménages infestés par les punaises de lit est demeuré stable au cours des trois dernières années.Mais sur le terrain, la réalité est tout autre, affirment les entrepreneurs en gestion parasitaire, qui observent plutôt une hausse alarmante des infestations de punaises à Montréal.Deux ans après avoir lancé un plan d\u2019action pour lutter contre les punaises de lit en collaboration avec la Direction de santé publique (DSP), la Ville estime avoir pu ralentir la progression de ces parasites.Le sondage qu\u2019elle mène chaque année auprès de 1000 répondants indique que 2,2% des ménages de File, soit 18700 ménages, ont été aux prises avec des punaises en 2012, contre 2,8% l\u2019année précédente.MOTS CROISES 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 De son côté, le registre qui compile les interventions des gestionnaires de parasites révèle que 12 783 logements sur le territoire de la ville de Montréal ont fait l\u2019objet d\u2019une extermination.«La situation est stable.Elle n\u2019a pas pris plus d\u2019ampleur depuis les cinq dernières années, contrairement à d\u2019autres grandes agglomérations nord-américaines, mais le travail n\u2019est pas terminé», a expliqué mardi le responsable de l\u2019habitation au comité exécutif.Benoit Dorais, qui a rappelé l\u2019importance pour les Montréalais de redoubler de prudence avec l\u2019approche de la saison des déménagements.Hors de contrôle?Ces propos rassurants ne concordent pas avec la réalité, estime Pierre St-Louis, président de l\u2019Association québécoise de la gestion parasitaire.Depuis 2002, les interventions dans les domiciles augmentent de façon exponentielle chaque année, constate-t-il.«Les punaises représentent maintenant 50% de nos interventions.[.] Les gens achètent de plus en plus de produits pour faire le travail eux-mêmes», dit-il, attribuant cette situation au refus des propriétaires de s\u2019occuper du problème ou de la honte de certains locataires à signaler le problème.Selon lui, le nerf de la guerre, c\u2019est l\u2019information du grand public.Pour livrer bataille à la punaise de lit, Québec devra faire une campagne panquébécoise d\u2019information avec panneaux publicitaires et publicité dans les médias, dit-il: «C\u2019est utopique de penser qu\u2019on a le contrôle.On n\u2019a pas le contrôle en ce moment.» Les données de la Ville ne tiennent pas compte des commerces et des institutions comme les hôpitaux, les CHSLD, les bibliothèques et les refuges pour itinérants, des endroits où les infestations sont importantes, souligne pour sa part Harold Leavey, propriétaire de Ma-heu Extermination.Lui aussi croit qu\u2019une campagne d\u2019information d\u2019envergure est incontournable.Les déménagements sont particulièrement propices à la propagation des punaises de lit.Harold Leavey relate que lors d\u2019une tournée dans huit arrondissements effectuée l\u2019an dernier dans le cadre d\u2019un tournage, il a inspecté des matelas abandonnés sur le trottoir : «Sur 15 matelas, il y en avait 14 dans lesquels on a trouvé des punaises.Dans le cas de trois ou quatre d\u2019entre eux, des gens étaient en train de les ramasser pour les apporter chez eux.» Le Devoir HORIZONTALEMENT 1.\tPièce du calice d'une fleur - Mammifère chinois.2.\tLe Canada en fait partie - Diverses.3.\tTraite une plante de façon à l'empêcher de grandir - Plus bas.4.\tConstituent une gêne -Pronom indéfini.5.\tPetit chemin - Maison en rondins.6.\tQui passe bien au petit écran.7.\tChien bas sur pattes -Est formée dans ie foie.8.\tMarque la réticence -Palmier.9.\tConcentration d'acide urique dans le sang -Élément de poulie.10.\tPartie d'un panier - Petit poisson.11.\tMettre une plante dans un autre récipient -Colère littéraire.12.\tAthéna ou Isis - Intenter une action.VERTICALEMENT 1.\tPoème - Oiseau.2.\tRend service sur un établi - Qui a la blancheur de l'ivoire.3.\tSystème politique tendant à l'union de tous les peuples musulmans.4.\tAromatisées avec une plante - Pieds de vigne.5.\tPersonne avide, qui tire de l'argent par tous les moyens - Coccyx.6.\tDivulguée - Réduit à l'obéissance.7.\tBien plus qu'une dizaine.8.\tS'adresse à un Dieu -Attendue des enfants.9.\tEt aussi.10.\tPartie d'église -Augmentation.11.\tPrise à autrui - Sa capitale est Dublin.12.\tPosture d'un yogi -Élargir l'ouverture.1 23456789 101112 SM Sudoku par Fabien Savary 8\t\t1\t4\t\t2\t9\t\t \t4\t\t\t\t\t2\t\t1 \t\t\t\t\t1\t6\t\t7 \t5\t7\t\t2\t3\t\t\t 6\t\t\t5\t\t\t\t\t3 \t\t9\t6\t4\t\t\t\t \t1\t\t\t\t7\t\t\t \t2\t\t\t1\t\t\t7\t9 7\t\t\t\t\t4\t\t\t Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.2376 Solution du dernier numéro 8\t3\t2\t6\t4\t1\t5\tg\t7 5\t7\t1\t3\t9\t2\t4\t8\t6 Ç\t4\t9\t8\t7\t9\t3\t1\t2 3\t1\t5\t2\t6\t9\t7\t4\t8 2\tg\t4\t7\t8\t5\t1\t6\t3 7\te\t9\t1\t3\t4\t9\t2\t5 9\t5\t6\t8\t1\t3\t2\t7\t4 4\t2\t7\tg\t5\t6\t8\t3\t1 L\t.a.\tJL\tA.\t.2.\tJL.\t\t.5.\t.a.2375 MASTECTOMIE PREVENTIVE L\u2019exemple Jolie SOLUTION DU DERNIER SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com PAULINE GRAVEL Les principaux spécialistes du cancer du sein du Québec saluent la démarche d\u2019Angelina Jolie, qui a révélé qu\u2019elle venait de subir une ablation préventive des seins.Sa confidence aidera, espèrent-ils, à lever le tabou entourant cette intervention.Rappelons d\u2019abord que la mastectomie préventive n\u2019est proposée qu\u2019aux femmes porteuses d\u2019une mutation dans le gène BRCAl ou le gène BRCA2.Environ 2,5% de la population québécoise est porteuse d\u2019une telle mutation.Et les mutations affectant l\u2019un ou l\u2019autre de ces gènes ne sont responsables que de 5 à 10% de tous les cas de cancers du sein et de l\u2019ovaire.Parmi les critères qui permettent de reconnaître les personnes qui sont porteuses d\u2019une mutation sur BRCAl ou BRCA2 figurent la présence de proches parents (sœur, mère, grand-mère), autant du côté maternel que paternel, qui ont souffert d\u2019un cancer du sein ou qui y ont succombé avant l\u2019âge de 50 ans.«Les hommes peuvent aussi être porteurs d\u2019une mutation dans les gènes BRCAl ou BRCA2 et la transmettre à leurs enfants, souligne la D\"^® Provencher, g5méco-logue-oncologue au CHUM.Quand une personne répond à certains de ces critères, on lui propose de passer le test génétique [qui permettra de confirmer ou d\u2019infirmer si elle est porteuse d\u2019une mutation], qui s\u2019effectue par une simple prise de sang», explique la D\"^® Provencher.Les personnes porteuses d\u2019une mutation BRCAl ou BRAC2 courent un risque d\u2019environ 60% de développer un cancer du sein doublé d\u2019un risque allant de 40 à 50% de souffrir d\u2019un cancer de l\u2019ovaire.Certains individus porteurs d\u2019une mutation des gènes BRCAl ou BRAC2, comme Angelina Jolie, peuvent aussi présenter des défauts dans d\u2019autres régions du génome.C\u2019est pourquoi l\u2019actrice affirme que son risque de cancer du sein s\u2019élevait à 87%.Quatre stratégies Quatre stratégies sont proposées aux femmes porteuses d\u2019une mutation BRCAl ou BRAC2.La première consiste en un suivi serré comprenant chaque année un examen clinique et par résonance magnétique des seins, ainsi qu\u2019une mammographie, de même qu\u2019une échographie pelvienne de l\u2019abdomen dans le but de dépister un cancer de l\u2019ovaire.«Cette surveillance étroite ne prévient rien, mais peut permettre de dépister un cancer plus rapidement», fait remarquer le D\"^ André Robidoux du CHUM.La D\"^® Provencher ajoute que chacun de ces examens est source de stress pour la femme.Angelina Jolie Les femmes peuvent aussi opter pour une médication préventive au tamoxifène, qui peut diminuer de 50% le risque de cancer du sein.Mais ce médicament peut induire des effets indésirables, tels que des phlébites, des embolies et des cancers de l\u2019utérus.D\u2019autres choisissent l\u2019ablation des ovaires et des trompes de Pallope, car les méthodes de surveillance sont inefficaces à détecter ce cancer, lequel est associé à un faible taux de survie.Cette intervention, qui permet aussi de diminuer de 50% le risque de cancer du sein, entraîne toutefois une ménopause immédiate.L\u2019ablation préventive des seins permet quant à elle de réduire de plus de 95% le risque de cancer du sein.«Cette intervention s\u2019accompagne d\u2019une reconstruction mammaire immédiate, précise le D\"^ Robidoux.L\u2019ablation d\u2019organes sains à des fins de prévention de cancer n\u2019est pas nouvelle.On la pratique depuis longtemps pour le cancer de la thyroïde et le cancer du côlon.Pour le cancer du sein entrent toutefois en jeu d\u2019autres dimensions, telles que la féminité, l\u2019image corporelle et l\u2019érotisation », qui contribuent à rebuter certaines femmes.«C\u2019est une bonne décision d\u2019opter pour la mastectomie préventive, mais il faut être prête, et ça ne convient pas à toutes les femmes.Il s\u2019agit d\u2019un choix personnel, affirme la D\"^® Chiquette, qui coordonne le programme de dépistage dans la région de la Capitale-Nationale.Ce sont souvent des femmes qui ont des enfants qui vont opter pour cette solution, parce qu\u2019elles ont vu leur sœur ou leur cousine mourir en laissant de jeunes enfants.C\u2019est un peu ce qui a motivé M\u201d\u201d Jolie.» Dans le New York Times, Angelina Jolie affirmait en effet qu\u2019elle pouvait maintenant dire à ses enfants qu\u2019ils n\u2019ont plus à craindre de perdre leur mère à cause d\u2019un cancer du sein.Selon la D\"^® Provencher, la sortie d\u2019Angelina Jolie permettra aux femmes qui choisissent la mastectomie «de sortir de l\u2019isolement, de ne pas subir l\u2019ostracisme et de relever la tête, car plusieurs patientes affirment qu\u2019elles ne se déshabillent jamais devant leur mari».Le test génétique \u2014 chez les femmes particulièrement à risque \u2014, la mastectomie et l\u2019ovariectomie préventives, de même que la reconstruction mammaire, sont entièrement couverts par l\u2019assurance-mala-die du Québec.Le Devoir lA Lire aussi > Une version \" longue de ce texte est disponible à ledevoir.com. LE DEVOIR, LE MERCREDI 15 MAI 20IS A5 LE MOIDE ETATS-UNIS Obama fragilisé par les imprévus Les écoutes électroniques et les enquêtes du fisc sur la droite minent le début de mandat du président Rien ne semble se dérouler comme prévu pour Barack Obama à l\u2019aube de son second mandat.Le président américain espérait que celui-ci marque sa réussite sur trois dossiers forts: la réforme de l\u2019immigration, la réduction du déficit et le changement climatique.Mais désormais, son administration est sous le feu nourri des attaques des républicains concernant des scandales qui, bien qu\u2019encore loin de l\u2019ébranler, mettent la Maison-Blanche sur la défensive.Une enquête a été ouverte pour déterminer si le fisc américain avait enfreint la loi en ciblant des groupes conservateurs, a annoncé mardi le ministre de la Justice, Eric Holder.«J\u2019ai ordonné l\u2019ouverture d\u2019une enquête.Le FBI travaille avec le ministère de la Justice pour voir si la loi a été violée dans l\u2019affaire liée à l\u2019IRS [Internai revenue service] », a-t-il affirmé lors d\u2019une conférence de presse.Les langues se sont en effet déliées, vendredi, au sein de riRS.Le service des impôts américain a jugé bon de faire son mea culpa avant la publication, attendue cette semaine, d\u2019une enquête menée par l\u2019inspecteur général de l\u2019administration des impôts au sein du département du Trésor.Le fisc a en effet reconnu que des fonctionnaires avaient ciblé en particulier les poupes dont le nom comportait les mots Tea pour un examen approfondi de leur demande de statut spécial.Ce statut octroie aux groupes dits 501 (c) 4 le régime fiscal de non-imposition au rqême titre que les ONG ou les Eglises.Pour cela, ils doivent avoir comme objectif l\u2019intérêt général et ne peuvent pas être de nature politique.r Education L\u2019attribution de ce statut depuis 2010 à de nombreux comités disant vouloir «éduquer » le public sur la Constitution ou les valeurs américaines a suscité de nombreuses questions et des soupçons de fraude fiscale.De nombreuses requêtes ont été déposées contre des ONG, établies par k Barack Obama espérait un second mandat plus productif.des lobbyistes républicains ou démocrates, pour que l\u2019IRS se penche sur la légitimité de leur statut au regard des dizaines de millions de dollars dépensés en publicité politique pour la campagne, indique le New York Times.Sans résultat.Les agents du fisc ont en revanche été plus zélés à l\u2019encontre des groupes appartenant au Tea Party.Chose dont se plaint depuis 2012 la mouvance de l\u2019aile droite des républicains.Aux dires de responsables de riRS, les contrôles en cause, exercés par des agents des impôts de Cincinnati sur 75 groupes, ne concouraient d\u2019aucune volonté politique et aucun n\u2019a vu sa dispense révoquée.Ce ciblage, ont-ils justifié, visait à centraliser les procédures pour répondre à la hausse des demandes d\u2019enregistrement des groupes anti-taxes.UAP espionnée L\u2019agence de presse Associated Press a pour sa part dénoncé, lundi, une «intrusion massive et sans précédent» du département de la justice amé- ricain, qui aurait secrètement saisi deux mois de relevés téléphoniques de certains journalistes.Cette intrusion a été révélée par le ministère lui-même qui, dans un courrier daté du 10 mai, a informé Les agents du fisc auraient été zélés à l\u2019encontre des groupes appartenant au Tea Party l\u2019agence de la saisie de 20 lignes téléphoniques lui étant assignées en avril et mai 2012.Les motifs et les arguments juridiques du procédé n\u2019ont pas été spécifiés.Danger! Mardi, la justice américaine a justifié son espionnage.Le ministre de la justice, Eric Holder, a en effet affirmé que la fuite d\u2019informations confidentielles qui ont conduit le gouvernement américain à saisir les relevés téléphoniques de l\u2019agence de presse en 2012 représentait «un problème très grave» qui «mettait les Américains en danger».Selui lui, ces JIM WATSON AGENCE ERANCE-PRESSE fuites concernaient un complot présumé d\u2019al-Qaïda.Les relevés d\u2019appels saisis à son insu concerneraient, selon le patron d\u2019AP, Gary Pruitt, une dépêche publiée le 7 mai 2012 sur une «opération de la CIA au Yémen qui a empêché au printemps 2012 un complot d\u2019al-Qaïda visant à faire exploser une bombe dans un avion pour les Etats-Unis».Cette saisie aurait eu pour but de tracer l\u2019identité des informateurs de l\u2019agence de presse.La saisie concerne plusieurs bureaux d\u2019AP aux Etats-Unis, mais aussi sa ligne principale de la salle de presse de la Chambre des représentants ainsi que des numéros personnels, dont ceux de cinq journalistes et d\u2019un rédacteur en chef à l\u2019origine des révélations du 7 mai 2012.La société a dit étudier ses possibilités d\u2019action en justice et a demandé au ministère de renvoyer à l\u2019agence les relevés et d\u2019en détruire toute copie.Le Monde Un drone américain décolle d\u2019nn porte-avions Le X-47B, un prototype de drone furtif d\u2019une portée de près de 4000 kilomètres, a décollé mardi avec succès d\u2019un porte-avions, une première mondiale susceptible de révolutionner l\u2019aviation embarquée, a annoncé la Marine américaine.Après avoir effectué quelques manœuvres au large des côtes de la Virginie, le drone s\u2019est dirigé vers la base aéronavale de Patuxent River dans le Maryland, où il s\u2019est posé 65 minutes plus tard.Cent trois ans après les débuts de l\u2019aéronautique navale, c\u2019est un appareil piloté à distance qui a décollé d\u2019un navire pour la première fois.Agence France-Presse Bagdad dénonce l\u2019arrivée de combattants knrdes Le gouvernement irakien a dénoncé mardi comme une «violation flagrante» de la souveraineté et de l\u2019indépendance de son pays le retrait vers l\u2019Irak de combattants kurdes de la Turquie voisine, alors qu\u2019un premier groupe est arrivé dans le nord irakien.Un premier groupe de quelques combattants ayant quitté la Turquie est arrivé dans le Kurdistan autonome irakien dans le cadre d\u2019un processus de paix entre les rebelles kurdes et Ankara visant à mettre fin à 29 ans de conflit.Agence France-Presse SYRIE Une vidéo suscite l\u2019indignation à travers le monde Une vidéo montrant un rebelle sjnien éviscérant un soldat et faisant mine de croquer ses organes a suscité mardi une vague de condamnations, l\u2019homme présentant son acte comme une vengeance contre les exactions du régime.Interrogé via Skype par le magazine américain Time, le rebelle, identifié comme Khalid al-Hamad, assure avoir agi de la sorte après avoir découvert dans le téléphone portable du soldat tué des vidéos montrant ce dernier «humiliant» une femme nue et ses deux filles.L\u2019insurgé se vante ensuite d\u2019avoir en sa possession une autre vidéo le montrant en train de commettre d\u2019autres atrocités, un phénomène croissant dans la guerre entre les troupes du régime de Bachar al-Assad et la rébellion.Sur les images qui ont provoqué un tollé jusqu\u2019au sein de l\u2019opposition syrienne, il découpe le cœur et le foie du soldat en uniforme.Selon Human Rights Watch (HRW), la vidéo montre « un commandant de la brigade rebelle Omar al-Farouq» de l\u2019Armée syrienne libre (ÂSL), principale composante de l\u2019opposi-tion armée.Avant la publication de l\u2019en-tretien, la Coalition nationale de l\u2019opposition syrienne a dénoncé «un acte horrible et inhumain» et affirmé «condamner cet acte, s\u2019il est avéré».JOSEPH EID AGENCE ERANCE-PRESSE Le conflit en Syrie a déjà fait plus de 94 000 morts.Elle a souligné qu\u2019un tel acte était «contraire aux valeurs morales du peuple syrien, de même que les valeurs et les principes de l\u2019ASL», promettant que tout coupable sera jugé.Mais ces déclarations n\u2019ont pas convaincu HRW, l\u2019ONG de défense des droits de la personne.«Condamner [ces actes] ou faire porter leur responsabilité à la violence du régime n\u2019est pas suffisant.Les forces de l\u2019opposition doiven t agir fermement pour que cessent ces abus», a déclaré Nadim Houry, directeur adjoint de HI{W pour le Moyen-Orient.A Genève, la Haut Commissaire de rONU aux droits de l\u2019Homme, Navi Pillay, a rappelé que «mutiler ou profaner des cadavres lors d\u2019un conflit constitue un crime de guerre».Elle a de nouveau appelé à saisir la Cour pénale internationale «afin que des poursuites judiciaires puissent être lancées contre les présumés responsables de [.] crimes de guerre et de crimes contre l\u2019humanité, qu\u2019ils soient du côté du gouvernement ou de l\u2019opposition».Depuis le début en mars 2011 d\u2019une révolte populaire devenue guerre civile, les vidéos montrant des exactions des belligérants se sont multipliées, régime et rebelles s\u2019accusant mutuellement de crimes de guerre et contre l\u2019Humanité.Agence France-Presse UNE ENQUETE DU PEW CENTER Le soutien à l\u2019Union européenne est en forte chute Le soutien à l\u2019Union européenne (UE) et à l\u2019intégration économique européenne est en nette baisse dans de nombreux pays en raison de la crise, particulièrement en Erance, selon une enquête menée par le centre de recherche américain Pew.Entre 2012 et 2013, le soutien au projet européen est passé de 60% d\u2019opinions favorables à seulement 45%, soit une baisse de 15 points.La Erance enregistre la chute la plus forte (-19 points à 41 %).Elle est de 14 points en Espagne (46%), un pays particulièrement frappé par la crise, et de huit points en Allemagne (60%), mais seulement d\u2019un point en Italie (58%).«L\u2019effort mené au cours du dernier demi-siècle pour créer une Europe plus unie est aujourd\u2019hui la principale victime de la crise de l\u2019euro», écrit Pew dans cette étude intitulée Le nouvel homme malade de l\u2019Europe: l\u2019Union européenne.«Le projet européen est aujourd\u2019hui discrédité dans une bonne partie de l\u2019Europe.» Des pays où le soutien était déjà très faible continuent de perdre du terrain: la Grèce, pays sous assistance financière et soumis à une cure d\u2019austérité extrêmement douloureuse, à 33% G4) et la Grande-Bretagne, tiraillé par des forces eurosceptiques, à 43% (-2).Le seul pays où la cote de l\u2019UE progresse est la République tchèque, un des nouveaux venus de l\u2019ancien bloc communiste (+ 4 points à 38%).Le phénomène est identique pour le soutien à l\u2019intégration économique, dont Pew rappelle qu\u2019elle a été à l\u2019origine de la construction européenne.Le soutien, déjà faible, enregistre une nouvelle baisse sur un an, de 34 % à 28 % (-6).Là encore, la Erance se distingue avec une baisse de 14 points (22% contre 36%), devant l\u2019Italie (-11 à seulement 11% d\u2019opinions favorables), l\u2019Espagne (-9 à 37%) et la «Le projet européen est aujourd\u2019hui discrédité dans une bonne partie de l\u2019Europe» Grèce (-7 à 11%).Seule l\u2019Allemagne, première économie et poids lourd de l\u2019UE, reste au dessus de 50%, malgré une baisse de 5 points.La divergence est frappante entre la Erance et l\u2019Allemagne, les deux moteurs traditionnels de l\u2019UE.91 % des Erançais pensent que l\u2019économie va mal, alors que 75% des Allemands jugent qu\u2019elle va bien, 77% des Erançais estiment que l\u2019intégration économique a affaibli l\u2019économie (+14) alors que 54% des Allemands considèrent qu\u2019elle l\u2019a renforcée, 67% des Erançais désapprouvent la façon dont Erançois Hollande gère la crise, alors que 74% des Allemands jugent favorablement le travail d\u2019Angela Merkel, leader de très loin la plus populaire d\u2019Europe.«La crise économique qui se prolonge a créé des forces centrifuges qui ont divisent l\u2019opinion publique européenne, séparant les Français des Allemands et les Allemands de tous les autres», selon Pew.«Les pays du Sud, Espagne, Italie et Grèce, s\u2019éloignent de plus en plus en raison de leur frustration vis-à-vis de Bruxelles, Berlin et ce qu\u2019ils perçoivent comme l\u2019injustice du système économique.» En effet, seuls 4 % des Espagnols estiment que l\u2019économie va bien (-61 points), 3% des Italiens (-22) et 1% des Grecs.Pour les Européens, le principal problème est l\u2019emploi (78%), devant la dette (71 %) et l\u2019inflation (67 %).Malgré tout, une majorité d\u2019Européens (59%) se prononcent pour une réduction plutôt que pour des hausses de dépenses, avec une pointe à 81 % en Erance.De même, le soutien à l\u2019euro reste fort, de 69% en Grèce à 63% en Erance.Cette étude a été menée au mois de mars auprès de 7646 personnes dans huit pays de l\u2019UE (Allemagne, Royaume-Uni, Erance, Italie, Espagne, Grèce, Pologne et République tchèque).Agence France-Presse Un agent de la CIA a été interpellé à Moscou Les services spéciaux russes ont arrêté à Moscou un agent américain de la CIA lorsqu\u2019il tentait d\u2019enrôler un Russe, un incident qui a conduit à la convocation mer-çredi de l\u2019ambassadeur des Etats-Unis au ministère russe des Affaires étrangères.«L\u2019agent de la CIA, Ryan C.Fogle, travaillant sous la couverture de troisième secrétaire du département politique de l\u2019ambassade, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi», a annoncé le ESB (services spéciaux, ex-KGB), cité par les agences russes.«Ont été découverts sur lui des équipements techniques spéciaux, des instructions pour le citoyen russe qu\u2019il voulait enrôler ainsi qu\u2019une importante somme d\u2019argent et des moyens de changer d\u2019apparence», selon la même source.Les télévisions russes ont montré des photos de l\u2019arrestation, l\u2019homme étant plaqué au sol par les agents russes, les bras derrière la tête.La télévision publique en langue anglaise RT a publié des extraits de la présumée lettre adressée à l\u2019espion russe potentiel.«Nous sommes prêts à vous offrir 100000dollars et à discuter de votre expérience et d\u2019une collaboration.[.] Nous pouvons offrir jusqu\u2019à un million de dollars par an pour une collaboration à long terme», pouvait-on lire.L\u2019Américain a été remis à l\u2019ambassade après «les procédures nécessaires», a indiqué le ESB.Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt annoncé avoir convoqué l\u2019ambassadeur américain.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 15 MAI 20IS EDITORIAL RECENSEMENT Et ça commence.Quelques jours ont suffi pour constater, très concrètement, les impasses dans lesquelles le gouvernement conservateur nous a entraînés en supprimant l\u2019obligation de répondre au dernier recensement.Les minorités linguistiques en mesurent déjà les effets, d\u2019autres groupes suivront.Dire que tout cela était si prévisible.D ès que les données de Statistique Canada sur l\u2019Enquête nationale auprès des ménages (version volontaire de ce qui était autrefois le recensement long obligatoire) ont été rendues publiques mercredi, une première rupture a sauté aux yeux.Le portrait de tout un lot de petites municipalités, 1128 au total, n\u2019est plus disponible, car moins de la moitié de leurs habitants ont répondu au questionnaire de 2011, ce qui fausse les résultats.Les communautés anglophones du Québec et francophones des autres provinces canadiennes sont les premières à voir les conséquences de cette situation inédite, comme le rapporte Le Devoir depuis le début de la semaine.Si on ne se compte pas, comment réclamer des services ou des subventions au nom de la juste place qu\u2019on occupe?Ce constat, au fil des mois, se répétera de multiples façons, à mesure que les nouvelles données seront utilisées.Cette quadrature du cercle était annoncée.Tout au long de l\u2019été 2010, quand on a su que les conservateurs abolissaient la participation obligatoire aux recensements, au farfelu prétexte de protéger la vie privée des Canadiens, tous les utilisateurs de ces données \u2014 chercheurs, élus, groupes de pression.\u2014 ont démontré par A -i- B tout ce que le Canada y perdrait en matière de renseignements et de comparaisons.Mais le gouvernement Harper est resté Josée\tmuré dans sa bêtise.Sous couvert de liberté, il Boileau\tconfirmait son parti pris antiscientifique et, motivation jamais clamée néanmoins présente, son souci d\u2019effacer l\u2019État au profit du secteur privé.Car il faut voir comment les rares défenseurs de la décision conservatrice justifiaient celle-ci encore ces derniers jours : il ne manque pas de manières maintenant de récolter de l\u2019information, ni d\u2019entreprises pour s\u2019en charger.Ah oui?Mais à quel prix, selon quelle méthode, avec quelles possibilités de comparaisons?L\u2019expertise de Statistique Canada était, elle, sans failles.Elle est maintenant mise à mal par le bouleversement qui lui a été imposé dans sa cueillette d\u2019informations.Officiellement, on visait un taux de réponse de 50% au formulaire long dorénavant rempli volontairement.Il apparaissait donc réjouissant d\u2019avoir atteint 68,6%.Mais en mars 2010, alors que les changements se préparaient en douce, le ministère de l\u2019Industrie (de qui relève Statistique Canada) avait été prévenu que le taux de réponse ne dépasserait pas 70% et que ce ne serait «toujours pas acceptable pour un recensement».On trouve aujourd\u2019hui sur le site de Statistique Canada un avis méthodologique détaillé mettant en garde contre certains résultats sur la langue obtenus dans le cadre du recensement de 2011.Dans la même veine, les analystes de l\u2019organisme ont multiplié les appels à la prudence dans l\u2019interprétation des données dévoilées la semaine dernière.Quelle tristesse pour un organisme jusque-là reconnu à travers le monde pour sa précision.Mais il y aura des élections en 2015.Si les conservateurs ont réussi à chambouler à un an d\u2019avis le recensement de 2011, on aura donc le temps, en poussant la machine, de retrouver le chemin de la rigueur pour celui de 2016.Suffira de chasser M.Harper du pouvoir \u2014 ce qui sera de toute manière et pour toutes les matières la moindre des choses.ÉLECTIONS PAKISTANAISES Sharif le revenant éT A Serge Truffaut ar une ironie dont l\u2019Histoire a le secret, voilà que Na- Dwaz Sharif redevient premier ministre du Pakistan, alors qu,e celui qui le renversa en 1999 à la faveur d\u2019un coup d\u2019État militaire est aujourd\u2019hui en résidence surveillée.Son identité ?Pervez Moucharraf, qui présida au destin de ce pays dit le centre mou de l\u2019Asie en raison de son instabilité politique et de ses faiblesses économiques.Moucharraf, ex-chef de l\u2019état-major nommé à ce poste par Sharif qui, aujourd\u2019hui, est dans la situation inconfortable qu\u2019il imposa à ce dernier, soit accusé de trahison et donc passible de la peine de mort.Tout l\u2019avenir, à court comme à moyen terme, du «royaume des purs », est contenu dans le duel opposant un militaire appartenant à une institution, l\u2019armée évidemment, qui tire ses «profits» financiers et constitutionnels de son conflit rampant et constant avec l\u2019Inde à un civil qui entend s\u2019appliquer à un renversement des fonctions.Le-.\tquel ?Redonner la préséance au pouvoir public .t sur le pouvoir militaire.Un civil qui veut sur-tout tisser des liens de paix durables avec l\u2019ennemi historique : l\u2019Inde.Pas besoin d\u2019être grand clerc pour avancer que cette dernière volonté doit ulcérer au plus haut point les cadres de l\u2019armée.Car si Sharif mène à bien une opération que tout un chacun devine extrêmement délicate, il «dégonflera» de facto le fonds de commerce des gradés.En effet, c\u2019est grâce à la permanence des rapports de force poursuivis avec le puissant voisin que l\u2019armée forme depuis des lunes l\u2019élite des élites pakistanaises.Bref les généraux sont dieux et maîtres.Dans le bras de fer qui s\u2019annonce, il est probable que Sharif va bénéficier d\u2019un soutien de prime abord étonnant: les États-Unis.Depuis les attentats du 11-Septembre, avec la protection accordée à Oussama ben Laden par certains éléments du ISI, services de renseignement de l\u2019armée, et les aides allouées aux talibans, le moins que l\u2019on puisse dire est que le gouvernement américain se méfie au plus haut point des militaires.De cette méfiance, d\u2019ailleurs passablement aiguisée, devrait découler ceci : le gouvernement Obama plaidera la cause du Pakistan auprès du PMI.La santé économique du pays logeant à l\u2019enseigne du lamentable, Sharif s\u2019est engagé au cours de la campagne électorale à lancer de grands travaux d\u2019infrastructure.Sauf.Sauf qu\u2019il a aussi passablement critiqué Washington pour son usage de drones sur le territoire pakistanais.Les propos qu\u2019il a formulés à ce sujet ont laissé croire que dans ses relations avec les talibans, Sharif cultive l\u2019ambiguïté.De fait, si les États-Unis hésitent à défendre la cause du Pakistan auprès du PMI, alors deux pays s\u2019engouffreront dans la brèche : la Chine, vieil allié de ce pays, et surtout l\u2019Arabie Saoudite.Avec les rois et princes, Sharif a des rapports très, très proches.Comme quoi le royaume des purs est aussi celui de l\u2019équivoque.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE CWttfTirN er pîoN En ÇuRoPf ?ouR PARlfR H CtAI^Tf, V/OïC'*\tfAciuC % jAVotR Si Un£ QiiC5T\u2018qN «T A5S£2 ComPlÎAuCê quANP\tCt-AiR QPt C'Ê^T ?ARCf\tCfSTCUiR auf C'£fT PAS ClA'R»** (f.û h LETTRES Des bibliothèques privatisées ?La Ville de Québec a décidé de privatiser l\u2019opération des bibliothèques.L\u2019Institut canadien de Québec s\u2019en chargera.II s\u2019agit d\u2019une sorte de délocalisation avec pertes d\u2019emplois.Cela annonce-t-il la fin de la gratuité dans les bibliothèques ?On peut y croire, car l\u2019Institut est un organisme qui vit de subventions, dont celles de la Ville.L\u2019objectif poursuivi par l\u2019administration municipale étant d\u2019amenuiser les dépenses à l\u2019égard des bibliothèques, il est fort probable que l\u2019Institut ne recevra pas suffisamment d\u2019aide financière pour reconduire la gratuité.A-t-on fait indirectement ce que l\u2019on voulait éviter de faire directement en année électorale?On sait que la Ville a besoin de beaucoup d\u2019argent, les augmentations de taxes chez les commerçants l\u2019ont démontré.On comprendra donc que, l\u2019habitude de la lecture ne touchant qu\u2019environ 40% des citoyens québécois selon une étude datant de quelques années, les bibliothèques deviennent une proie à moindre risque électoral pour une ville qui cherche de l\u2019argent.La culture littéraire ne peut faire le poids en économie néolibérale.Jean-Marie Desgagné Québec, le 12 mai 2013 Une décision malhenrense Par une décision prise de façon fort discrète, la Ville de Montréal a décidé ni plus ni moins de donner les clés du Jardin botanique à un organisme soi-disant sans but lucratif pour y installer les Mosaïcultures cet été.Le tarif d\u2019entrée pour simplement mettre les pieds au Jardin sera de 25 dollars pour les résidants du Québec.La carte Accès Montréal (coûtaimuel de 8dollars), qui permettait à ses détenteurs de se promener gratuitement au Jardin, ne sera plus acceptée pendant la durée des Mosaïcultures, du 22 juin au 29 septembre.Il s\u2019agit là d\u2019une décision malheureuse et méprisante pour tous ces Montréalais, en particulier ceux de l\u2019Est, qui se voient pratiquement privés d\u2019un accès à ce trésor collectif, qui pour plusieurs constitue le seul lieu pour être en contact régulier avec une nature d\u2019une beauté exceptionnelle.Je m\u2019étonne et me désole que les Amis du Jardin botanique de Montréal semblent avoir accueilli avec complaisance cette décision.On aimerait bien que les élus montréalais se mettent pour vrai à faire de la politique autrement et comprennent le sens de l\u2019expression «bien public».Cela dit, il y aurait une solution fort simple pour corriger cette erreur : simplement redonner aux détenteurs de la carte Accès Montréal le droit de fréquenter le Jardin botanique comme avant.François Thérien Montréal, le 12 mai 2013 Un non-regard qni glace Je vis avenue Champagneur dans Outremont, aujourd\u2019hui «arrondissement» de Montréal, depuis plus de 30 ans.Pour avoir beaucoup voyagé, je considère Outremont comme un des lieux urbains où vivre parmi les plus agréables au monde.Il y règne une sorte d\u2019harmoifie bienheureuse assez rare.Je devrais dire : «il y régnait.», car je constate que le tissu social, autrefois si particulier, s\u2019est aujourd\u2019hui dégradé.En parcourant les parcs avec mon petit-fils, à qui j\u2019ai fait découvrir les lieux d\u2019enfance de sa jeune maman, je constate que les enfants sont plus rares.La population a vieilli.C\u2019est un phénomène mondial qui affecte les jeunes familles pour qui il est bien difficile d\u2019acquérir un logement quand la pression financière est trop grande.Mais ce qui m\u2019a surtout frappé lors de cette balade dominicale avec ce jeune enfant, c\u2019est de réaliser à quel point le «vivre-ensemble» s\u2019est altéré et n\u2019est plus le même.Dans ces mêmes parcs, il n\u2019est pas rare que les jouets ne soient plus partagés, la communauté hassidique refusant tout contact quel qu\u2019il soit.J\u2019en ai éprouvé une certaine tristesse, car au-delà des croyances, le «vivre-ensemble» est devenu un «vivre-séparé».Ce qui faisait l\u2019urbanité du lieu (un certain art de convivialité) a fait place à l\u2019absence de regard.Nous sommes devenus transparents, inexistants dans le regard de l\u2019autre.Ce sentiment de non-existence glace un peu le sang.Il n\u2019y a plus de saints, plus de ces petites phrases aimables qui font la civilité d\u2019une société.Manifestement, nous ne partageons pas les mêmes valeurs.[.] Alors, je souhaite m\u2019adresser ici aux futurs élus.Je souhaite que s\u2019engage à l\u2019automne un débat de fond quant aux relations sociales de notre ville.Que l\u2019on fasse d\u2019abord respecter les règlements trop souvent enfreints et qui ont pour seule réponse un laxisme qui se donne l\u2019apparence de la tolérance.N\u2019ayons pas peur de considérer que nous avons affaire à une secte qui ne veut obéir qu\u2019à ses propres lois.Il serait temps de s\u2019exprimer clairement sur cette question si l\u2019on veut que la ville conserve son caractère amical et humain.Philippe Lavalette Outremont, le 10 mai 2013 La chute des arbres éventuellement contaminés Par rapport aux nombreuses arrestations, je suis un tantinet rassuré, parce que je me rappelle le vieux proverbe congolais qui prétend: «L\u2019arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse.» Ces «coupes» ouvrent en partie de nouveaux horizons, puisqu\u2019une nouvelle forêt va pouvoir émerger.Mais des arbres perfides vont éventuellement savoir comment magouiller et jouer du coude pour pousser malgré tout.On ne le sait jamais.Alors, il faudra savoir planifier des coupes sélectives et « désinfectantes ».Jean-Serge Baribeau Montréal, le 10 mai 2013 LIBRE OPINION De l\u2019inutilité des lettres JEAN-FRANÇOIS BOUCHARD Président de l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) En ces temps où l\u2019économisme ambiant conditionne les discours dominants et imprègne la culture du quotidien, il est de bon ton de regarder de haut l\u2019activité littéraire, quand ce n\u2019est pas de la mépriser tout simplement.En compagnie des sociologues, les littéraires sont aux derniers çangs des utiles à la prospérité collective.A quoi servent les écrivains, les étudiants en lettres, les professeurs de littérature, les historiens du patrimoine écrit.?A rien, point à la ligne ! Car le combat est toujours perdu d\u2019avance dans une perspective utilitariste et instrumentalisée.Les littéraires et autres apparentés sont suspectés d\u2019avoir «fait cela» parce qu\u2019incapables de mieux.Ils auraient bien aimé médecine, génie ou comptabilité.Hélas, ils ont été obligés de se rabattre sur le dernier recours des indigents de la connaissance oiseuse.Il faudra compter sur d\u2019autres (les meilleurs, c\u2019est évident) pour as- surer la croissance économique et mener la saine gestion de la collectivité.Dans la colonne des créditeurs : les pragmatiques ; dans la colonne des débiteurs: les rêveurs.La fourmi et la cigale.La semaine dernière, le ministre de l\u2019Enseignement supérieur donnait son approbation à un programme de ifiveau collégial dont le changement de nom n\u2019est pas neutre: autrefois «arts et lettres», il devient «culture et commuification», l\u2019étude de la littérature glissant en mode optionnel plutôt qu\u2019en passage obligé.Ah, la communication! En voilà, une chose utile.Et puis, comme tout le monde le sait, nul besoin d\u2019être lettré pour bien communiquer.La qualité remarquable des innombrables communiqués de toutes sortes en fait foi.Et que dire de ces chefs-d\u2019œuvre de propos tenus par les porte-parole d\u2019entreprises, d\u2019organismes et d\u2019élus.Nous nageons en pleine richesse de métaphores et de mots justes.Alors, à quoi bon faire perdre du temps précieux aux jeunes qui pourront désormais se consacrer à des apprentissages plus.utiles ?C\u2019est là tout le problème: la société québécoise n\u2019a jamais vraiment cru en la nécessité de la culture de l\u2019écrit et de la lecture.Autrefois, c\u2019était l\u2019affaire des élites qui méprisaient le petit peuple (et réciproquement).Aujourd\u2019hui, ça ne sert à rien pour se bâtir une vie confortable.Pour la plupart de nos contemporains, la littérature n\u2019est pas opératoire dans leur plan de carrière.Tout au plus, un divertissement occasionnel.Alors, n\u2019allons pas évoquer le développement de la pensée personnelle, de l\u2019esprit critique (un concept subversif), de l\u2019identité individuelle et collective, de l\u2019imagination, du vocabulaire pour argumenter et s\u2019affirmer.Du l?avardage ! On n\u2019a jamais fait le plein de REER avec des mots.Tout cela, ce n\u2019est que de la littérature.Dans un texte fort publié sur son blogue au sujet de l\u2019œuvre de Vickie Gendreau, Sébastien La Rocque (maincornue.blogs-pot.ca) écrit: «L\u2019univers entier vient à tenir au creux du Livre.La vie est là.Elle reste belle.» Mais bon, je m\u2019égare et je m\u2019attendris.La vie, c\u2019est utile à quoi, au juste ? LE DEVOIR, LE MERCREDI 15 MAI 2013 A 7 IDEES Saturday Night Live à « Uautre télévision » Télé-Québec, as-tu vraiment payé pour ça ?FRANÇOIS JOBIN Ex-réalisateur et écrivain mineur hère Télé-Québec, J'avoue ne pas très bien comprendre ta décision d'acheter le concept de Saturday Night Live pour l'adapter à la réalité québécoise.Il me semble que deux ou trois heures de remue-méninges avec quelques scénaristes, une couple de réalisateurs et peut-être deux ou trois humoristes t'auraient permis d'accoucher d'un concept tout aussi intéressant que SNL.Il aurait eu, en outre, des chances de nous ressembler, car enfin, qu'est-ce que tu as acheté, dans le fond?La structure de l'émission?SNL est un classique show de variétés avec sketches, prestation musicale, bulletin de nouvelles bidon et monologue d'un animateur différent chaque semaine.J'espère que tu n'as pas payé pour ça.Il me semble que ce genre de concept appartient au domaine public.Les Anglos en ont créé des variations pendant des années: Canadian Air Farce, Second City Television, This Hour Has 22 minutes, etc.sans jamais payer de droits à personne.Lome Michaels n'a pas inventé grand-chose.Son génie réside dans la chimie qu'il crée dans son équipe.En plus, c'est un génie du casting.Ça, ça ne s'achète pas.Même avec une barre à clous en or, on n'extrait pas le talent d'un homme.D'après le journal, tu aurais acheté les sketchs, la musique et sans doute le look de l'émission new-yorkaise.J'en conclus que tu ne penses pas trouver localement les ressources pour inventer des personnages comiques (on ne les a pas tous envoyés à l'Assemblée nationale, il en reste) ou bien que tu ne fais pas confiance aux auteurs locaux.,Pourtant, étrange paradoxe, tu t'associes à l'École nationale de l'humour pour te fournir du matériel humain et sans doute aussi des idées.Dès lors, pourquoi enrichir Lome Michaels et la NBC?Quant aux sketchs, tu ne vas quand même pas nous resservir les Coneheads ou l'Hermaphrodite en version Saint-Henri?C'est l'idée du direct qui t'a séduite?Ben voyons donc! Le direct, même si on n'en fait plus guère, est l'essence même de la télévision.Et puis c'est en vente libre, à ce que je sache.Je sais que par frilosité (les producteurs préfèrent l'euphémisme recherche d'excellence), on n'en ASSOCIATED PRESS Saturday Night Live est un classique show de variétés avec sketches, prestation musicale, bulletin de nouvelles bidon et monologue d\u2019un animateur différent chaque semaine.fait plus usage que pour le sport, les nouvelles et quelques shows de chaises du matin où on ne risque rien.C'est dangereux, le direct, on peut se tromper de kodak, on peut allumer le mauvais spot et ouvrir le mauvais micro.Mais, rappelle-toi que la télé a commencé avec le direct et qu'il reste encore quelques dinosaures capables d'en faire du bon.Êt puis, les répétitions ne sont pas faites pour les chiens.Si c'est pour ça que tu as payé, dis-toi que tu as acheté de la vieille télé.Pas de la mauvaise.On peut être vieux sans être ringard ou passé de mode (regarde Jean-Claude Germain et Yvon Deschamps).Vraiment, Télé-Québec, j'ai du mal à suivre ton raisonnement.Quand ta directrice de la programmation, Dominique Chaloult, déclare qu'on lui a souvent proposé de faire un SNL et qu'elle a toujours jugé le projet «trop difficile et complexe», mais c\\Vi«avec le concept en main, je crois que ce sera très intéressant», les bras m'en tombent.Qu'est-ce qu'il y a de difficile et complexe là-dedans?Présenter une partie de football ou une soirée d'élection est autrement plus casse-gueule que SNL.Évidemment, ça prend un minimum de sous pour créer une équipe permanente de scrip-teurs-comédiens; mais quand on a l'appui de l'École nationale de l'humour, on peut penser que c'est faisable.As-tu songé par exemple à présenter ton show dans les diverses constituantes de l'Université du Québec.Imagine: «Mesdames et messieurs, en direct de Vaudito-rium de VUniversité du Québec à Chicoutimi, voici Samediiiiiii sssssoirü!» Oui, ça coûte encore plus cher.Mais ça rapporte beaucoup, en prestige et en bénéfice politique.Ça rapprocherait les régions.Les Anglais l'ont compris depuis longtemps avec Canadian Air Farce, qui ««tra-vellait» coast to codiSi pour la «Sihissi»».Tout ça pose évidemment le problème du genre de télévision qu'on veut faire.Acheter ou imiter, voilà la question.Le banquier, La voix.Le cercle.Urgences, Dans Vœil du dragon, versus La maison de Ouimzie, Les Bougon, Un gars, une fille.Les invincibles.Je ne suis pas contre l'importation, et loin de moi l'idée de croire qu'il n'est bon show que celui qui vient de chez nous.Mais j'estime que l'achat de concepts étrangers n'est justifiable que pour des idées uniques, fortement caractérisées comme certains jeux-questionnaires ou çertaines variétés particulièrement originales.A mon avis, Saturday Night Live n'entre pas dans ces catégories.Républicanisme contre « caciquisme », 80 ans plus tard Dans ce texte de Télesphore-Damien Bouchard, on reconnaîtra plusieurs personnages qui ont défilé devant la commission Charbonneau MARC CHEVRIER LOUIS-GEORGES HARVEY STÉPHANE KELLY SAMUEL TRUDEAU Les auteurs viennent de publier De la république en Amérique française.Anthologie pédagogique des discours républicains au Québec 1703-1967 (Septentrion) ans notre histoire, une tradition politique méconnue a toujours dénoncé la corruption du pouvoir et de l'argent, la tradition républicaine.Là où il y avait du républicanisme, nos historiens n'ont souvent vu que du libéralisme radical D NEUVILLE BAZIN OU progressiste, alors que les républicains québécois des XIX® et XX® siècles, issus de tous les horizons, ont combattu les méfaits d'une politique libérale ou conservatrice oublieuse des vertus civiques et des libertés du peuple.Parmi ces républicains figure Télesphore-Damien Bouchard, député et ministre sous Taschereau et Godbout, maire coloré de Saint-Hyacinthe, anticlérical affirmé, inspiré des idéaux de la Révolution de 1789.H fut aussi, au temps de Duplessis, chef de l'opposition de 1936 à 1939.En pleine crise, en 1933, il prononce le discours Républicanisme contre caciquisme, où il soutient que la chose publique est menacée par le «caciquisme», l'opportunisme des ambitieux sans scrupules qui drainent les biens publics à leur profit avec la complicité des banquiers et trésoriers des partis.Dans ce portrait des caciques, qui gangrènent particulièrement les institutions municipales, on reconnaîtra plusieurs de ceux qui ont défilé devant la commission Charbonneau depuis le début de ses audiences.Outre Bouchard, la tradition républicaine compte des noms fameux comme Papineau, Arthur Buies, Éve Circé-Côté, Honoré Beaugrand, André Laurendeau, entre autres, dont on retrouvera des textes dans l'anthologie De la république en Amérique française.Télesphore-Damien Bouchard Républicanisme contre caciquisme Il faudra donc entendre le républicanisme dont je parlerai au cours de mes remarques dans le sens étymologique de son idée mère, république, la res publica des Latins, la chose publique, c'est-à-dire l'entité nationale, l'ensemble des êtres et des choses qui constituent la nation, indépendamment de la forme du gouvernement et des partis politiques qui peuvent se disputer le pouvoir.[.] L'esprit républicain est celui du citoyen qui se reconnaît des devoirs primordiaux envers la société, alors que l'esprit individualiste est celui de l'homme égoïste qui pense et agit comme si l'État n'existait que pour son utilité personnelle.Le caciquisme, ce qu\u2019il est [Le] «caciquisme» [est une] doctrine malheureusement si répandue dans le monde [qu'elle] est en train de faire périr tant d'institutions qui pourraient survivre si ceux qui prétendent les sauver étaient imbus d'un véritable républicanisme.[.] Le mot caciquisme est certes nouveau, mais il représente un esprit qui est presque aussi vieux que le monde et qui a pris une ampleur formidable en ce dernier siècle.[.] J'ai fait découler ce terme du mot cacique, qui est d'origine caraïbe.Le cacique était anciennement, au Mexique et dans les républiques de l'Amérique du Sud, le chef de petites tribus, et aujourd'hui, ce nom y est attribué aux chefs de bandes et de cliques qui prétendent à faire et défaire les adminisUations publiques.Par analogie, j'applique ce terme, dans notre société, à tous nos chefs de faubourgs, de quartiers et de bouts de rues qui s'attribuent, quelquefois avec raison, mais la plupart du temps sans raisons, la gloire d'élire les représentants du peuple dans toutes les sphères administratives à partir du simple marguillier à aller jusqu'au chef suprême des gouvernements.Nous ne manquons pas de caciques dans notre province, et si le caciquisme ne règne pas en maître dans toutes nos administrations municipales, il n'en est pas moins présent partout et il est l'un des pires fléaux qui puissent atteindre un corps public.Le caciquisme n'est pas un parti, ni une doctrine politique ; c'est tout simplement un état d'esprit découlant d'un mauvais penchant de la nature humaine et portant l'individu à s'emparer de ce qui appartient à la masse.Je range parmi les caciques tous les gens qui semblent n'avoir aucune conception du fait que les biens de la cité appartiennent à une autre entité que celle constituée par les chercheurs de sinécures, de contrats publics ou d'aides financières gouvernementales non justifiables sous titres d'octrois divers, de secours directs ou sous toute autre forme.Les caciques sont ceux qui croient au droit de pillage du patrimoine municipal par l'individu parce que ce patrimoine appar-üent à tous.Les caciques sont ces individus, à courte vue, qui pensent que ce patrimoine est inépuisable parce que ses administrateurs peuvent apparemment le renouveler sans cesse en puisant dans la fortune d'un chacun.[.] Le petit cacique est le chef de bouts de rangs, de bouts de rues ou d'ateliers.Il se contente de miettes qui tombent de la table des grands caciques, qui sont, pour luç ce que sont les généraux pour les capitaines.A l'inverse du grand cacique, le petit, lui, a une couleur.[.] Il est l'éternel mécontent toujours prêt à faire volte-face au moindre changement de parti politique, au plus léger froissement de son intérêt personnel.Le mobile unique du cacique, c'est l'égoïsme individuel; à ses yeux, la société a été établie exclusivement pour servir son intérêt particulier.Il est un être qui n'a que des droits; il ne se reconnaît aucune obligation envers les autres; la chose publique, la république, la société n'existent que comme canal par lequel la masse de ses concitoyens doit alimenter ses exigences privées.Le cacique est grouillant et turbulent; il paraît légion, alors qu'il n'est en réalité qu'infime minorité parmi la masse des hommes sages et prudents qui forment la nation.En raison de son activité débordante, mais vaine comme celle de la mouche du coche pour les observateurs sérieux, le cacique, grand ou petit, a une influence très souvent prépondérante pour certains chefs de nos municipalités, surtout lorsque ces derniers sont caciques eux-mêmes.Télesphore-Damien Bouchard Le cynisme Francine Pelletier Avant l'arrestation du prétendu «gangster» de Laval, le maire Gilles Vaillan-court, j'avoue m'être difficilement intéressée à la commission Charbonneau.L'aveu me pèse un peu, car ce qu'on y apprend est quand même bouleversant.Suis-je donc comme la mère de famille qui refuse de croire que sa fille a été taponnée, des années durant, par un mononcle lors des veillées de Noël?Juste trop effrayant?Ou simplement trop plate?Mise à part une pointe d'intérêt pour Lino («aux airs de Robert De Niro») Zambito et, plus récemment, le fantôme de Duplessis lui-même, Gilles Cloutier, sorti tout droit d'un mauvais télé-théâtre des années 50, j'ai trouvé la procession de complets-cravates un peu terne, je dois dire, et les aveux, un peu trop répétitifs.C'est vrai que les affaires municipales, comme écrivait Yves Boisvert dans Comment La Presse récemment, sont à pvnliniipr dormir debout.Mais les ^ ^ confessions de vieux sno- ce degré zéro reaux de cette même poli-\t, ^ tique le sont souvent aussi.de la moralité, Personnellement, j'ai hâte qu'on en finisse avec Ténu- notamment mération des grosses enve- municipal ?loppes brunes, des factures\t^ gonflées, et même, bien que je l'aie savourée, celle-là, des «messagères en tenue légère».Hâte qu'on arrête de se demander pourquoi ç'a pris 30 ans avant de passer les menottes à Gilles Vaillancourt et qu'on se demande comment a-t-on fait pour tomber si bas.Après s'être félicités, depuis 50 ans, de nos pas de géant, de tout le progrès accompli, avec raison d'ailleurs, on se réveille un bon matin pour s'apercevoir que Duplessis n'est pas tout à fait mort.Ça ébranle.Le duplessisme serait donc comme le sexisme ?Ça prend beaucoup plus qu'une génération ou deux pour l'enrayer; ça résiste comme une tache de graisse.Mais pourquoi chez certains et pas chez d'autres?Comment expliquer ce degré zéro de la moralité, notamment au municipal?Le chroniqueur du Globe and Mail, Doug Saunders, offre un élément de réponse.Saviez-vous que votre capacité de penser moralement, c'est-à-dire de faire abstraction de situations quotidiennes pour en peser le pour et le contre, ce qu'on désigne comme le «quotient intellectuel», est directement liée à votre degré de modernité?Plus vous vivez dans un contexte urbain, sophistiqué, éduqué, informé, interrelié.plus vous êtes capable de voir les choses d'un point de vue relatif, c'est-à-dire moral.En d'autres mots, il faut pouvoir se mettre dans la peau des autres pour bien percevoir ce qui est bien et ce qui est mal.On voit tout de suite le lien avec le municipal, en commençant par ce « gros village » qu'est Laval.Plus le monde est petit, replié sur lui-même, plus il est cave (littéralement), voire amoral.C'est d'ailleurs pourquoi, écrit Saunders, «les pays en voie de développement, les minorités, les gens ruraux, les marginaux, les exclus, tous ceux qui sont plus isolés, performent moins bien sur les tests de Qh>.Ce n'est évidemment pas une question d'intelligence pure (1+1 = 2), mais plutôt d'appréhension d'une réalité qui est plus large que soi.On peut dire sans se tromper que les Gilles Cloutier et Gilles Vaillancourt de ce monde ne sont pas forts là-dedans.Quand on ment (sous serment) sur un simple droit de propriété, c'est qu'on est furieusement enfoncé dans son nombril.En attendant le grand examen de conscience, il faut peut-être rappeler qu'il n'y a pas que les vedettes véreuses de la commission Charbonneau qui condamnent au cynisme.Curieusement, ceux-là mêmes qui prétendent nous en guérir sont également responsables de sa propagation.Prenez le PQ.On ne compte plus les promesses brisées et retournements de vestes de ce gouvernement, de la taxe santé aux redevances minières, en passant par les coupes à l'aide sociale et l'alcool aux tables de jeu.C'est cynique, ça aussi.«Flashe à gauche pis tourne à droite », la nouvelle description du gouvernement Marois, qui s'applique également à Hollande en Erance et Obama aux É.-U., est peut-être une affection moins grave que la corruption, mais elle mine, elle aussi.Elle sape la notion même d'idéal, nous fait croire que tout se vaut, pourvu que les livres balancent au bout de la semaine.Ultimement, ce type de comportement encourage non seulement le désabusement de l'électorat, mais une certaine amoralité.S'il y a juste l'argent qui compte.on voit la suite.Cela dit, la palme du cynisme cette semaine revient au nouveau chef de direction de Québécor, Robert Dépatie.S'élevant contre la transaction Bell-Astral, M.Dépatie a déclaré, pince-sans-rire, «ça ne devrait pas exister, une entreprise avec autant de contrôle».Ça ne devrait pas non plus exister, des richissimes hommes d'affaires prêts à dire n'importe quoi pour maintenir leurs avantages coûte que coûte.fpelletier@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaiIIe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel 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Tuante que celle du pétrole conventionnel, et on en connaît encore mal les impacts environnementaux à long terme.Les projections de TAIE s\u2019inscrivent dans les tendances déjà relevées dans ses précédents rapports, et notamment dans sa grande étude annuelle sur le marché pétrolier, présentée en qovembre dernier.Elle y avait prédit que les Etats-Unis deviendraient le premier producteur de brut de la planète vers 2017, dépassant les champions actuels, la Russie et l\u2019Arabie Saoudite, grâce aux hydrocarbures dits «non conventionnels».Un frein aux énergies propres Selon Maria van der Hoeven, ce bouleversement des prévisions de production des dernières années pour le marché pétrolier mondial est comparable dans ses effets à la hausse de la demande chinoise pour l\u2019or noir.Sauf que cette fois, l\u2019accroissement significatif (le l\u2019offre pétrolière mondiale menée par les Etats-Unis et le Canada devrait «aider à calmer un marché pétrolier qui était relativement tendu depuis plusieurs années».Peu avant le début de la crise financière de 2008, le baril de brut avait atteint 147 $.Certains économistes prévoyaient même que celui-ci grimperait à plus de 225$ en 2012.La hausse devait être telle qu\u2019elle aurait pu compromettre, à terme, l\u2019importation de produits de consommation comme le café.Or, le prix du pétrole tourne plutôt autour des 100$ ces jours-ci.Et à moins de chambardements majeurs sur l\u2019échiquier géopolitique mondial, il est probable que les prix se maintiennent à ce niveau au cours des prochaines années, selon Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal et spécialiste des politiques énergétiques.Une mauvaise nouvelle pour ceux qui espéraient que la hausse continue des prix de l\u2019or noir sur les marchés contribuerait à rendre plus attrayant le développement d\u2019énergies moins polluantes.«Au prix actuel, il n\u2019y a pas d\u2019incitatif économique, donc pas de changement.Une stabilité de prix signifie en fait qu\u2019il y a une baisse des prix, parce que le monde devient plus riche par ailleurs, donc le pétrole devient plus abordable», a fait valoir M.Pineau.11 est donc clair, selon lui, que «rien ne semble vouloir détrôner le pétrole à court terme».«Ce qui est déprimant, pour ceux qui s\u2019intéressent aux conséquences climatiques de l\u2019exploitation pétrolière, c\u2019est que tous les scénarios de frein de la hausse du climat à 2°C sont incompatibles avec une consommation de pétrole qui continue de croître à ce rythme», a ajouté cet expert du domaine énergétique.La concentration de CO2 dans l\u2019atmosphère terrestre a atteint 400 particules par million, un sommet historique qui semble indiquer que la Terre se dirige désormais vers une hausse de 3 à 5 °C au cours du présent siècle.Une situation qui pourrait déclencher des «changements cataclysmiques», selon la Banque mondiale.Mauvais pour le Canada La stabilisation des prix du brut risque par ailleurs de désavantager les producteurs canadiens, qui souhaitent obtenir plus pour leur pétrole.Qui plus est, le ministre conservateur de l\u2019Environnement, Peter Kent, a soutenu dimanche qu\u2019une croissance des prix était nécessaire pour permettre aux pétrolières d\u2019investir dans les technologies de lutte contre les changements climatiques.Une logique tout simplement «tordue», a répété Pierre-Olivier Pineau.«Ce ne sont pas les prix plus élevés qui permettent de diminuer les gaz à effet de serre.Evidemment, les producteurs pétroliers s\u2019enrichissent, donc ils pourraient être tentés de mener quelques activités de réduction des gaz à effet de serre.Mais la logique du ministre Kent est déficiente.En fait, il faudrait baisser le prix du pétrole pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, parce qu\u2019il y aurait moins de production.Et la meilleure façon de baisser les prix, c\u2019est d\u2019imposer des contraintes sur les émissions de gaz à effet de serre, qui rendent le produit moins attrayant.Le prix baisse alors de lui-même.» Le gouvernement Harper, qui a qualifié les sables bitumineux ^\u2019«énergie renouvelable» dans un document officiel, tente au contraire de trouver des débouchés pour le pétrole canadien.Certains ministres mènent d\u2019ailleurs une intense campagne en faveur de la construction de pipelines, qui permettraient d\u2019exporter quotidiennement des millions de barils de brut.M.Pineau estime que le projet d\u2019inversion du flux dans un pipeline d\u2019Enbridge pour acheminer du pétrole jusqu\u2019au Québec est le plus susceptible de se réaliser à court terme.L\u2019Office national de l\u2019énergie étudie déjà ce projet.Le gouvernement Marois, qui s\u2019est montré ouvert à l\u2019inversion, a toutefois promis de mener sa propre évaluation environnementale.Rien n\u2019a encore été annoncé.«Les modalités de la consultation devraient satisfaire les attentes des citoyens, et être annoncées dans quelques jours », a simplement indiqué mardi au Devoir le cabinet du ministre Yves-Erançois Blanchet.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir CANNES SUITE DE LA PAGE 1 de faire rêver le badaud.Thierry Erémaux, qui concocte le menu de la Sélection officielle, a assuré ressentir les effets de la récession, qui affole les gens et coupe les reins à biçn des productions culturelles.À ses yeux, si Taxe Erance/Etats-Unis apparaît aussi important cette année en compétition, c\u2019est que les pays forts (ceux qui produisent beaucoup) ont proposé le meilleur cinéma du lot.Les autres ont du mal.En tout cas, nous voici partis pour l\u2019édition sans dpute la plus glamour de ce festival.À commencer par ce jury dirigé par Steven Spielberg, avec à son bord, entre autres, Nicole Kidman qui posera comme une déesse.Les pararazzis et les campeurs locaux n\u2019auront pas volé leurs photos.Quant aux cinéphiles, ils trouvent le programme alléchant sur papier, mais pas trop jeunot ni novateur daps la course à la Pabne d\u2019or.À Québec, on se prépare à suivre Sarah préfère la course de Chloé Ro-bichaud à Un certain regard et Le démantèlement de Sébastien Pilote à la Semaine de la critique.Mais en compétition, d\u2019autres coins du monde ont la cote.Cinq films américains (donc plein de stars), soit le quart de la sélection, ça fait beaucoup.Aucune valeur montante (elles avaient déçu l\u2019an dernier), mais les meilleurs cinéastes «à griffe», souvent déjà pabnés ou primés, dont les frères Coen, avec Inside Llewyn Davis, sur la vie d\u2019un chanteur folk.Steven Soderbergh jure pour sa part signer son dernier film à travers Ma vie avec Liberace sur une liaison de l\u2019extravagant pia- niste (amants joués par Michael Douglas et Matt Damon).Ajoutez le Jim Jarmusch {Only Lovers Left Alive) sur la vie amoureuse et érotique d\u2019un musicien, et le Alexander Payne {Nebraska), road movie de père et fils.Quant à James Gray, toujours reparti bredouille de Cannes, il revient entêté avec The Immigrant, production d\u2019époque à Ellis Island, la porte de New York.En vedette: Marion Cotillard et Joaquin Phoenix.Le mythe américain En fait, la présence américaine s\u2019immisce ici sous d\u2019autres drapeaux, puisque The Great Gatsby de l\u2019Australien Baz Luhrmann en ouverture hors concours revisite New York d\u2019avant le Crash.Le Erançais Arnaud Desplechin, avec Jimmy P.Psychotherapy of a Plains Indian (en vedette : Benicio del Toro, Mathieu Amalric), explore le territoire américain et ses fossés culturels.L\u2019acteur Ryan Gosling, que Cannes avait béatifié dans Drive du Danois Nicolas Winding Refn, est une des vedettes les plus attendues ici pour son rôle de petit caïd américain au Cambodge dans le thriller Only God Porgives du même cinéaste, qui trouve ses inspirations ailleurs qu\u2019au Danemark.A Un certain regard, Sofia Coppola, avec The Bling Ring, poursuit sa réflexion sur la dérive californienne.Hors concours, le Erançais Guillaume Canet livrera son film américain Blood Ties.La fascination pour le mjfrhe américain rejoint tout le monde ici.Cannes ressemble de plus en plus à de§ mini-Qscar de premier semestre.Erotique, cette 66® édition.Des thématiques souvent olé! olé ! avec aussi plusieurs portraits de musiciens, un côté cool.La Erance est également très re- ALBERTO PIZZOLI AGENCE ERANCE-PRESSE Le réalisateur Steven Spielberg, président du jury du 66® Festival de Cannes, arrivant à l\u2019Hôtel Martinez, mardi.présentée, donc.Cinq films également.Erançois Qzon met en scène une adolescente prostituée (Marina Vacth, une nouvelle venue) dans Jeune et jolie.Polanski apatride, mais un peu français, revisite La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch en of frant le rôle de la belle masochiste à son épouse Emmanuelle Seigner.Avec Un château en Italie, la Erançaise Valeria Bruni Tedeschi se retrouve seule femme en compétition.Les autres sont refoulées à Un certain regard.Avec son compagnon Louis Garrel, elle se met en scène dans une histoire inspirée du parcours de sa riche famille italienne, qui enfanta par ailleurs la célèbre Caria.Plusieurs films allèchent vraiment Pour la première fois en compéti- tion à Cannes, le cinéaste de La graine et le mulet, Abdellatif Ke-chiche, est sélectionné avec La vie d\u2019Adèle sur des amours lesbiens (Léa Sedoux est de la fête).Asghar Parhadi, l\u2019Iranien oscarisé fiUne séparation, grand scénariste s\u2019il en est a tourné en Erance Le passé.11 y sera encore question de divorce et de famille divisée, mais à Paris avec Berenice Bejo, Tahar Rahim, etc.D\u2019autr,es pays hors de l\u2019axe Prance/Etats-Unis sont représentés, faut pas croire.Qn entend dire grand bien de La grande bellezza de l\u2019Italien Paolo Sorrentino.Cette histoire d\u2019un écrivain dandy (avec son acteur fétiche Toni Servillo) serait dans la veine de son chef d\u2019œuvre II Divo.J\u2019ai très envie de voir Borg-man du vétéran hollandais ta-tiesque Alex van Warmerdam (derrière Les habitants), sur un homme étrange qui infiltre une famille bourgeoise, comme dans Teo-rema, mais en plus glauque.Le Japonais Kore-eda Hirokazu, qui nous avait donné l\u2019extraordinaire Nobody Knows, revient avec Tel père, tel fils, sur un scénario de bébés jadis échangés, comme daqs La vie est un long fleuve tranquille.À surveiller de très près aussi : A Touch of Sin du brillant cinéaste chinois Jia Zhangke (derrière Platform et Still Life), abordant la violence de la Chine en mutation.Gu Heli du Mexicain Amat Escalante, derrière le brutal et puissant Sangre.Gu encore Grisgris du Tchadien Mahamat Saleh-Haroun, qui avait réalisé L\u2019homme qui crie, allégorie de l\u2019Afrique noire sur fond de rêve brisé.Alors glamour ou pas, reste que dans sa schizophrénie glamour et folle de l\u2019Amérique, Cannes demeure la fête du cinéma.Gr, c\u2019est bien pour dire, on est là pour lui.FRANCOPHONES SUITE DE LA PAGE 1 brossant le portrait socio-économique précis de 1128 municipalités canadiennes (dont près de 300 québécoises).Le taux de réponse à l\u2019enquête n\u2019a pas dépassé 50% dans ces communautés.Sous ce seuil.Statistique Canada estime que les résultats ne sont pas fiables.En 2006, quelque 200 communautés avaient été exclues de la sorte.Gr, Suzanne Bossé fait valoir que les communautés francophones en situation minoritaire ont tendance à être très petites et sont donc df rectement touchées par cette décision de Statistique Canada.«Nos communautés sont petites, elles sont dispersées.Si Statistique Canada ne peut pas garantir avec les résultats de l\u2019ENM que les petites communautés sont prises en considération dans l\u2019analyse des tendances, alors ça pose problème, contf nue M\u201c® Bossé.Que ce soit le revenu d\u2019emploi, le revenu des femmes, la scolarisation, l\u2019accès à différents ser- c\u2018 Cf g g vices, on ne peut plus faire otaflSflque cette analyse.Les municipali- Canada ne tés et les villages sont à court d\u2019informations pour établir peut pas leurs politiques publiques.» Bref l\u2019obligation de répon- garantir [.] dre aux questions linguis- 1 \u201e tiques permet peufêtre en-\tpetites core de dénombrer le nom- communautés bre de francophones dans un secteur donné, mais la non- sont prises en fiabilité des autres données concernant ce secteur ne per- consideration met pas de savoir si ces fran-\tl\u2019analvsp cophones sont bien desservis\t^ ana^se par les services publics et ^es tendances, quels ajustements doivent être apportés.\talors ça pose M\u201c® Bossé donne l\u2019exemple\t, du transport dans le nord du problème » Nouveau-Brunswick, où l\u2019offre de services pubbcs est déterminée en fonction des distances à parcourir entre petites villes.«On ne pourra pas déterminer comment établir des politiques urbaines de transport pour s\u2019assurer que les citoyens ont accès aux services.» La FQM emboîte le pas Cette sortie de la ECEA s\u2019ajoute à celle du Quebec Community Groups Network, dont Le Devoir faisait état lundi.D\u2019autres emboîtent également le pas.Mardi, la Eédération québécoise des munici-pabtés (EQM) évoquait ainsi des «conséquences majeures» pour ses membres.«Nous utilisions les données pour la planification des interventions, a indiqué le président de la fédération, Bernard Généreux.Ces planifications doivent être appuyées sur des faits documentés.Je ne vois pas comment et par qui nous pourrons trouver dans le futur ce que Statistique Canada nous donnait comme informations auparavant.» M.Généreux pense que la décision de Statistique Canada causera de «graves» problèmes quand viendra le temps «d\u2019ajuster les réponses qu\u2019il faut apporter aux différentes problématiques vécues par les plus petites communautés.On proteste souvent contre les formules qui ont le défaut d\u2019être mur à mur et trop larges \u2014 mal adaptées.Mais pour s\u2019ajuster aux réalités locales, il faut savoir de quoi on parle.» Des arguments que fait aussi valoir le directeur général du Centre local de développement et de la MRC de la Côte-de-Gaspé, Bruno Bernatchez.D\u2019autres sont toutefois moins inquiets par rapport à cette situation.C\u2019est le cas en Saskatchewan, où pourtant, plus de 500 communautés représentant 43% de toute la province ont été exclues à cause d\u2019une fiabilité des données défaif lante.«Nous étudions encore les données pour en mesurer l\u2019impact sur la Saskatchewan, a mentionné le bureau du premier ministre Brad Wall.Nous regardons du côté d\u2019autres juridictions pour trouver quelles mesures peuvent être prises pour améliorer le taux de réponse.» Le Devoir PHILANTHROPE SUITE DE LA PAGE 1 au Devoir, se posant en admirateur des William Hewlett et David Packard, ces entrepreneurs qui ont catalysé le développement des industries de pointe de la vallée californienne.«Récemment, certains d\u2019entre eux ont encouragé ceux qui font beaucoup d\u2019argent à donner la moitié de leur fortune, j\u2019y crois.» Pour expliquer sa générosité \u2014 il donne aujourd\u2019hui 10 millions à l\u2019École polytechnique pour que celle-ci œuvre en collaboration avec un institut de la faculté, qu\u2019il a doté de 15 mif lions l\u2019an dernier \u2014, Lome Trottier vous dirait en gros qu\u2019il n\u2019y peut rien, étant mû par une curiosité dévorante.«Comme l\u2019avait déjà dit un scientifique québécois, ce que je vais regretter le plus à ma mort, c\u2019est de ne plus être là pour apprendre encore plus», a dit l\u2019homme de 64 ans qui a fait fortune avec Matrox, une entreprise de D or val qui conçoit des solutions matérielles et logicielles dans les domaines de pointe de l\u2019informatique graphique, de l\u2019édition vidéo et du traitement d\u2019image.Cette curiosité lui est venue enfant, alors qu\u2019un camarade de camp d\u2019été est débarqué avec une radio amateur.Lui qui ne savait rien de la science s\u2019est rué dans les bibliothèques pour «tout savoir sur les secrets de l\u2019univers», des origines de l\u2019univers au fonctionnement du transistor, confie l\u2019homme d\u2019un naturel réservé.Port d\u2019une éducation solide reçue au Baron Byng High School, une école pour les jeunes de familles modestes, surtout juives de Montréal, Trottier, né d\u2019une mère anglophone juive et d\u2019un père franco-ontarien, a par la suite étudié en génie électrique à McGill grâce à une bourse.11 en est aujourd\u2019hui redevable, dit-il.«Je suis très intéressé à voir ce que ces jeunes vont sortir des instituts de recherche que j\u2019ai financés.Ils vont m\u2019aider à assouvir ma propre curiosité», raconte l\u2019homme dans un français teinté d\u2019un léger accent.«Je peux juste manger trois repas par jour, faime vivre bien, mais je n\u2019ai pas besoin d\u2019un château.J\u2019ai plus de plaisir à faire faire des recherches avec mes dons.» L\u2019enfant émerveillé qu\u2019il était vit toujours en lui.En témoignent le plaisir fou qu\u2019il a eu à observer l\u2019atterrissage de la sonde Curiosity au Jet Propulsion Laboratory, qui construit et sqper-vise des vols non habités de la NASA aux États-Unis, celui qu\u2019il a eu à financer des conférences à McGill et à réunir des Prix Nobel et les plus grands spécialistes d\u2019astrophysique, jusqu\u2019à l\u2019excitation qu\u2019il a éprouvée lundi, lorsqu\u2019il a assisté à l\u2019atterrissage de l\u2019engin Soyouz au Kazakhstan, depuis l\u2019Agence spatiale canadienne.« Tout ça m\u2019amuse beaucoup», dit-il, enthousiaste.Combattre les idéologies À ses intérêts multiples, il existe un dénomf nateur commun : soutenir une science rigoureuse et objective, la «vraie» science.«Beaucoup de gens aujourd\u2019hui ont peur de la science et s\u2019en méfient, mais au contraire, il faut en apprendre le plus possible pour savoir sur quoi baser nos décisions», soutient-il.Ce discours contre les pseudosciences et le détournement de certaines vérités scientifiques au profit d\u2019idéologies est un véritable combat pour cet «optimiste technologique».«Toutes les recherches qui vont se faire à la Polytechnique et à McGill vont être basées sur les meilleures connaissances et non sur les opinions politiques et les intérêts économiques», assure-til.L\u2019Institut de l\u2019énergie Trottier de Polytechnique et le Trottier Institute for Sustainability in Engineering and Design (TISED) de l\u2019Université McGill devront d\u2019ailleurs travailler en collaboration et partager leurs découvertes avec le plus grand nombre.Se gardant de faire de la politique, il ne peut s\u2019empêcher d\u2019inviter le gouvernement à viser l\u2019excellence des universités en les finapçant «pleinement».Le Québec n\u2019est pas les États-Unis, avec ses Harvard, Stanford et MIT, mais le potentiel est grand.«Nous avons ici des universités de ce calibredà.Il ne faut pas les laisser descendre au même niveau que tout le monde, il faut encourager l\u2019excellence.On a une équipe de hockey à Montréal.Qui ne veut pas qu\u2019elle soit la meilleure ?sou-bgne-t-iL Nous avons plusieurs grandes universités et nous avons le nombre d\u2019étudiants universitaires parmi le plus élevé en Amérique», a-t-il insisté.Les soutenir est dans l\u2019intérêt de tous.11 reconnaît que les universités québécoises anglophones comme McGill \u2014 elle-même fondée en 1821 par un don de James McGill \u2014 ont davantage développé la philanthropie, une culturç qui vient du Canada anglais, mais surtout des États-Unis.Mais plus qu\u2019une question de langue, le Québec, surtout Montréal, gagne à se développer dans ses pôles d\u2019excellence.Et tous les moyens sont bons, y compris la philanthropie.«Je ne suis pas Bill Gates, j\u2019ai des moyens pas mal plus modestes, mais faime mieux placer mon argent ici qu\u2019ailleurs.» D\u2019autant que les voyages dans l\u2019espace ne sont pas dans ses plans.«Ce n\u2019est pas pour moi.Même si c\u2019est le fun, j\u2019aime mieux investir mon argent et regarder ce que lep meilleurs sont capables de faire», souffle-til.À défaut de la lune, il se bornera à suivre les «vraies» étoiles.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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