Le devoir, 16 mai 2013, Cahier A
[" Collusion et corruption fleurissaient à Laval Page A 3 Parizeau au Devoir « Ne surdramatisons pas notre endettement» Page a 9 La chronique de Michel David: Le danger de Tanachronisme Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 0 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 16 MAI 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 Le spectre des défasions revient hanter Montréal Piqués au vif par la CAQ, Outremont et Anjou menacent de revenir aux anciennes frontières JEANNE CORRIVEAU Le débat sur les défusions municipales à Montréal, qu\u2019on croyait mort et enterré depuis près d\u2019une décennie, vient de refaire surface.Piqués au vif par l\u2019hjqjothèse d\u2019une fusion d\u2019arrondissements assortie d\u2019une réduction du nombre d\u2019élus, des maires brandissent la menace de défusion et d\u2019un retour aux frontières des anciennes villes.C\u2019est le cas des maires d\u2019Anjou et d\u2019Outre-mont, où la simple évocation d\u2019une fusion d\u2019arrondissements par le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, sus- cite un profond malaise.La proposition de M.Legault, qui suggère la réunion des arrondissements d\u2019Qutremont et du Plateau-Mont-Royal, a fait bondir la mairesse d\u2019Qutremont, Marie Cinq-Mars, outrée qu\u2019après les promesses faites au moment des défusions en 2005, on puisse envisager de balayer sous le ta- pis son arrondissement.«En 2005, on a menti aux citoyens d\u2019Outremont.On leur a demandé s\u2019ils voulaient demeurer un arrondissement à l\u2019intérieur de Montréal.Les Outremontais ont été bernés.L\u2019unique solution pour Outremont est de VOIR PAGE A 10 : DÉEUSIONS 66^ Festival de Cannes Un bol d\u2019air frais pour Spielberg ODILE TREMBLAY à Cannes C> est confirmé : le grand débarquement américain se fait non pas en Normandie, mais dans les Alpes-Maritimes.Et suivez mon regard : à Cannes.La chose irrite, mais éclaire d\u2019un même souffle des cultures cinématographiques soudain placées nez à nez.Steven Spielberg, commandant en chef de l\u2019armée en question, est le président du jury.Un événement considérable, car cette légende vivante tourne tout le temps, et surtout au printemps.Bref, il disait toujours non aux propositions françaises.Et tout à coup ce fut «oui».L\u2019empereur est sur la Croisette.Caméras en folie.Le festival peut commencer.Il démarrait mercredi avec The Great Gatsby de Baz Luhrmann.Spielberg n\u2019est venu ici qu\u2019avec des films hors compétition, E.T.et Indiana Jones.Il explique candidement ne pas connaître grand-chose à la mécanique des jurys.Il n\u2019a siégé à aucun depuis le Eestival de films fantastiques d\u2019Avoriaz en 1977.Ça fait un bail.Le voici donc devant nous, avec un petit sourire timide à la Woody Allen, expliquant à quel point Cannes est un bol d\u2019air frais pour lui.«Car il n\u2019y a pas de campagne promotionnelle.On délibère.Deux semaines de célébration, plutôt que deux semaines de comparaison.Rien à voir avec ce qui se passe pour nous durant la saison des prix aux Etats-Unis.» Le sujet de la course aux Qscar s\u2019imposait VOIR PAGE A 10 : CANNES Lire aussi > Baz, bis et mauvais buzz.Page B 10 ALBERTO PIZZOLI AGENCE ERANCE-PRESSE A Cannes, « on délibère, dit Steven Spielberg, président du jury.Deux semaines de célébration, plutôt que deux semaines de comparaison.Rien à voir avec ce qui se passe pour nous durant la saison des prix aux Etats-Unis.» Spielberg est accompagné ici de l\u2019actrice Nicole Kidman, également membre du jury.0,5 % de la population accapare 35 % des avoirs Le FMI cite le Canada, l\u2019Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis comme des exemples de pays où le niveau « d\u2019iniquité s\u2019est envolé depuis 25 ans » ERIC DESROSIERS Les perspectives de croissance économique stable et durable seraient bien meilleures si nous ne vivions pas dans un monde où 0,5% des plus riches accaparent 35% des avoirs de la planète, a rappelé mercredi la directrice générale du Eonds monétaire international (EMI), Christine Lagarde.Invitée à prononcer un discours lors d\u2019une conférence sur la pauvreté qui se tenait à Washington, la patronne du EMI s\u2019est inquiétée de voir se creuser sans cesse un peu plus, depuis 25 ans, le fossé entre riches et pauvres dans la plupart des pays, du Nord comme du Sud.«L\u2019aggravation des inégalités de revenus est une préoccupation croissante des dirigeants politiques à travers le monde», note-t-elle dans le texte de son discours.«Cela n\u2019est pas [non plus] passé inaperçu [dans la population].' le printemps arabe et le mouvement Occupy, même s\u2019ils étaient différents, ont été, en partie, motivés par le mécontentement face à ces tendances».Elle a cité le Canada, l\u2019Afrique du Sud, le VOIR PAGE A 10 : EMI Lire aussi > La chronique de Gérard Bérubé : Inégalités pour tous.Page B1 Aujourd\u2019hui Economie > La France entre en récession.Hollande promet des réformes pour rendre son pays compétitif.Page B1 Actuaiités > Cadeau de 90 000$ au sénateur Duffy.Le chef de cabinet de Harper rembourse les allocations du sénateur.Page A 4 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B4 B5 A6 A6 B5 B6 De l\u2019importance de réinventer la banlieue ISABELLE PORTER à Québec Pour l\u2019urbaniste Brent Toderian, la densification ne vise pas à servir les promoteurs, mais bien les résidants des banlieues eux-mêmes.L\u2019ex-patron de l\u2019urbanisme à Vancouver y voit même une façon de rapprocher les familles et briser l\u2019isolement des personnes âgées.M.Toderian ne mâche pas ses mots : encore aujourd\u2019hui, trop de banlieues sont construites de façon «stupide».Surtout, on n\u2019a plus le choix de s\u2019attarder à ce problème, car le Canada est devenu un «pays de banlieues».Le président du Conseil de l\u2019urbanisme canadien sera à Longueuil jeudi et à Québec vendredi pour présenter des conférences sur le sujet.Il est l\u2019invité de l\u2019organisme Vivre en ville et des communautés métropolitaines de Montréal et de Québec.Son diagnostic est similaire à ce qu\u2019on entend chez les décideurs d\u2019ici : lutte contre l\u2019étalement urbain, actions pour favoriser le vélo et la marche, développement résidentiel axé sur les carrefours de transport en commun, etc.Qr, son discours pousse la réflexion un peu plus loin.Comment appliquer ces beaux principes?Comment vendre son corollaire, la densification?La question se pose, car la densification, de même que l\u2019objectif de rendre les quartiers mink ' -gw Ru nterTax JACQUES NADEAU LE DEVOIR «De plus en plus, les banlieues sont perçues comme des lieux où les choix sont limités», dit l\u2019urbaniste Brent Toderian.pltts compacts, est loin d\u2019avoir la cote partout.ment guère qu\u2019on parle d\u2019autoriser plus de À Québec, le maire Régis Labeaume et son construction en hauteur près de chez eux.équipe l\u2019ont défendue avec enthousiasme avant Selon Toderian, Québec n\u2019est pas la seule, de se buter à des résistances locales.Dans l\u2019an- De Calgary à Kitchener en passant par Regina, cienne ville de Sainte-Eoy, les propriétaires des maisons aux abords du boulevard Laurier n\u2019ai- voir page A lo : banlieue 77831303445520 A2 LE DEVOIR, LE JEUDI 16 MAI 2013 ACTUALITES Gaz de schiste : Québec propose un moratoire de cinq ans JACQUES NADEAU LE DEVOIR Yves-François Blanchet ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Marois a déposé mercredi un projet de loi qui, s\u2019il est adopté, imposera un véritable moratoire pour l\u2019industrie du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent.Libéraux et caquistes n\u2019ont toutefois pas dit s\u2019ils allaient l\u2019appuyer, se contentant de critiquer les péquistes.Les pétrolières ne sont pas visées par le moratoire.Le projet de loi prévoit d\u2019in- terdire «les forages, les opérations de fracturation et les essais d\u2019injectivité destinés à rechercher ou à exploiter du gaz naturel dans le schiste sur le territoire des municipalités situées principalement dans les basses terres du Saint-Laurent».Le moratoire pourrait être en vigueur pour une période maximale de cinq ans et les entreprises n\u2019auraient droit à aucpne indemnité de la part de l\u2019Etat.Les gazières devraient at- tendre l\u2019entrée en vigueur d\u2019une loi établissant les «nouvelles règles pour la recherche et l\u2019exploitation des hydrocarbures» avant de pouvoir aller de l\u2019avant.Ce projet de loi est promis pour l\u2019automne, donc avant que Québec ait complété l\u2019évaluation environnementale de l\u2019industrie pétrolière et gazière.Le gouvernement Marois a en effet décidé de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour étu- dier le controversé gaz de schiste.Les travaux de l\u2019organisme devraient s\u2019échelonner sur une période de quatre à huit mois avant la production d\u2019un rapport qui serait déposé quelque part en 2014.En 2010, les libéraux avaient manifesté leur intention de légiférer pour encadrer l\u2019industrie du gaz de schiste avant d\u2019en avoir évalué les impacts sociaux et environnementaux.C\u2019est la ministre des Ressources naturelles, Martine QUAND vous ACHETEZ UN MÉDICAMENT, OÙ VA L\u2019ARGENT?Étude économique 2012 menée par l\u2019AQPP Moyenne nationale 70,3 % il COUT DE LA SUBSTANCE MÉDICAMENTEUSE 12,7 % J COUT DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE EN LABORATOIRE 10,4 % \\ AUTRES DEPENSES DU LABORATOIRE (loyer, énergie, équipement informatique, etc.) 6,6 % BENEFICE BRUT DU PHARMACIEN AVANT IMPÔT MONPHARMACIEN.CA VOYEZ LA VIDEO POUR PLUS DE DÉTAILS.Le rôle du pharmacien: Le travail de votre pharmacien consiste à fournir les médicaments qui vous sont prescrits et à vous conseiller quant à leur usage optimal.Il répond à vos questions en matière de santé, vous renseigne et vous accompagne tout au long de votre traitement médicamenteux afin d\u2019en favoriser la réussite.Pour vous aider à mieux comprendre la structure des prix des médicaments dans les pharmacies du Québec, voyez la vidéo ou demandez à votre pharmacien de vous remettre le dépliant sur le prix des médicaments.Rappelez-vous, le pharmacien est un spécialiste de la santé et non un conseiller en assurance.^ Disponible dans B l'App Store Téléchargez gratuitement cette application pratique qui favorisera votre prise de médicaments et celle de vos proches.Des alertes au moment prévu vous rappelleront entre autres, la posologie et le dosage à prendre, vous pourrez consulter les effets secondaires et les contre indications ainsi que trouver une pharmacie à proximité lors de vos déplacements.C\u2019est en quelque sorte votre pharmacien de poche.Apple et iPhone sont des marques déposées par Apple Inc., enregistrées aux États-Unis et dans d\u2019autres régions.App Store est une marque d\u2019Apple Inc.ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES PHARMACIENS PROPRIÉTAIRES Ouellet, qui doit présenter le projet de loi sur les hydrocarbures à l\u2019automne.En février dernier, elle a affirmé que l\u2019exploitation du gaz de schiste n\u2019était tout simplement pas possible dans la seule région du Québec qui présenterait un potentiel commercial.«Je crois que dans les zones habitées comme la vallée du Saint-Laurent, les risques sont beaucoup trop grands», a-t-elle laissé tomber sur les ondes de Radio-Canada.Le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Eaune et des Parcs, Yves-Erançois Blanchet, a lui aussi été très critique de l\u2019industrie gazière.«Rien ne milite présentement pour le gaz de shale, pas même l\u2019économie», a-t-il soutenu dans un commentaire publié au début janvier sur le réseau Twitter.Critiques du moratoire Selon le ministre Blanchet, le moratoire est nécessaire même si {\u2019«appétit économique» pour l\u2019exploitation du gaz de schiste québécois est selon lui absent pour le moment.Il est vrai que les prix sur le marché ont fortement diminué au cours des dernières années, en raison de l\u2019explosion de la production aux Etats-Unis, qui a grimpé de plus de 300% entre 2007 à 2011.La production gazière américaine affecte même les exportations d\u2019hydroélectricité d\u2019Hydro-Québec.Le chef libéral Philippe Couillard a critiqué l\u2019imposition d\u2019un moratoire, sans toutefois rejeter d\u2019emblée le projet de loi péquiste.«Je n\u2019aime pas le moratoire, mais on va discuter du projet de loi au caucus», a-t-il dit.M.Couillard s\u2019est montré ouvert à l\u2019exploitation de cette source d\u2019énergie fossile.«Avant de tourner le dos à une ressource naturelle, compte tenu de notre situation financière, compte tenu de la nécessité d\u2019assurer les services pour les Québécois, soyons prudents, soyons plus rigoureux.» Le leader caquiste Erançois Legault a pour sa part affirmé que l\u2019idée du moratoire a été mise de l\u2019avant «pour plaire à l\u2019aile radicale du Parti québécois».Il a aussi dit souhaiter que le moratoire soit en vigueur jusqu\u2019à ce que le gouvernement ait en mains des études qui démontrent qu\u2019il n\u2019y a pas de risques pour l\u2019environnement.C\u2019est ce que prévoient aussi les péquistes.Québec solidaire a pour sa part salué le dépôt du projet de loi, tout en déplorant que le moratoire ne s\u2019applique pas à l\u2019ensemble du Québec, de façon à recouper aussi la filière pétrolière, actuellement beaucoup plus active que la filière gazière.L\u2019Association pétrolière et gazière du Québec n\u2019a pas répondu au Devoir mercredi.Pétrole exclu Même si les pétrolières présentes en Gaspésie et sur l\u2019île d\u2019Anticosti envisagent des travaux de forage au cours des prochains mois, le ministre Blanchet n\u2019a pas souhaité étendre son moratoire au secteur pétrolier.«On ne me fera pas dire que dans la foulée [du moratoire sur le gaz de schiste], je vais faire obstacle à l\u2019ensemble des projets de développement d\u2019hydrocarbures au Québec, puisque les enjeux, selon les régions géographiques, sont passablement différents.» Le ministre a cependant dit vouloir préciser «rapidement» ce que le gouvernement entend faire pour étudier l\u2019activité pétrolière sur file d\u2019Anticosti.La première ministre a déjà promis de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement pour mener une évaluation.Les entreprises pétrolières actives sur file d\u2019Anticosti ont répété à plusieurs reprises que les millions, voire les milliards de barils de pétrole que contiendrait le sous-sol de file devront être exploités par des opérations de fracturation.On ignore totalement les impacts environnementaux de cette industrie pour le Québec.Avec Robert Dutrisac et Jessica Nadeau Le Devoir http://www.monpharmacien.ca/prix LE DEVOIR, LE JEUDI 16 MAI 20IS A3 ACTUALITES Le danger de l\u2019anachronisme Michel David La première ministre Pauline Marois prétend s\u2019inspirer du gouvernement de René Lévesque dans son grand ménage des finances publiques.«En 1976, on dérangeait bien du monde, bien des intérêts.On s\u2019est fait attaquer très durement.C\u2019est la même chose en 2013», a-t-elle déclaré au conseil national de la fin de semaine dernière, présentant ce coup de balai comme une condition nécessaire à la souveraineté.Il est toujours bon de mettre les choses en perspective.Lors de la présentation de son premier budget, le 12 avril 1977, Jacques Parizeau avait dit, lui aussi, que le chemin de l\u2019indépendance passait par des finances saines.Il avait néanmoins annoncé une augmentation des dépenses de.12,5%.Le 18 avril de l\u2019année suivante, Ip hausse prévue était de «seulement» 10,5%.À titre de comparaison, le 20 novembre, Nicolas Marceau a fixé l\u2019ob-fj , ,\t, jectif à 1,8% pour 2013-2014 Seuls les sots ^ 2,4% pour 2014-2015.répètent les Le coup de frein donné par le gouvernement Le-mêmes gestes vesque pouvait sembler sé-,\tvère à une époque où la pro- en espérant\tdigalité gouvernementale .\t' t\tla règle, mais le ralen- aes résultats\ttissement était très relatif.diffprpnts\tH '^ai que M.Parizeau s\u2019était attiré bien des critiques en 1977, quand il avait décrété l\u2019abolition de l\u2019exemption de la taxe de vente sur les vêtements et les chaussures d\u2019enfants, pourtant compensée par une hausse des allocations familiales, mais la popularité du PQ n\u2019avait pas été sérieusement entamée.Il n\u2019y a aucune comparaison possible avec l\u2019insatisfaction provoquée par les compressions imposées par le gouvernement Marois.L\u2019environnement politique était également très différent.Non seulement le PQ de 1976 était-il demeuré fidèle à ses orientations sociales-démo-crates, mais il n\u2019y avait personne à sa gauche pour tirer profit d\u2019une éventuelle déviation.Quand la crise du début des années 1980 a amené le gouvernement Lévesque à irqposer une baisse salariale aux employés de l\u2019État, la réplique «progressiste» était venue d\u2019un groupe de députés péquistes qui s\u2019étaient érigés en censeurs.Un seul, Guy Bisaillon (Sainte-Marie), avait quitté le caucus pour siéger comme indépendant.Il ne s\u2019était pas représenté.Aux élections de décembre 1985, le défunt NPD Québec avait recueilli 2,42% des voix et le Parti indépendantiste (PI), 0,45%.Le plus récent sondage de Léger Marketing accorde 11% des intentions de vote à Québec solidaire et 4% à Qption nationale.Si M\u201c® Marois s\u2019imagine que l\u2019un ou l\u2019autre pourrait se saborder comme le RIN l\u2019a fait en 1968, c\u2019est qu\u2019elle se trompe encore une fois d\u2019époque.Il suffit d\u2019assister à un congrès de QS ou d\u2019QN pour constater que le PQ y est détesté au moins autant que le PLQ ou la CAQ.Et, à en juger par l\u2019âge des participants, surtout à QN, c\u2019est plutôt le PQ qui devrait s\u2019inquiéter de son avenir.L\u2019anachronisme est un danger mortel pour un parti politique.Invité au dernier congrès d\u2019QN, Jacques Parizeau avait e^liqué qu\u2019à son âge, il ne changerait pas de parti, mais il avait clairement encouragé les délégués à persévérer dans la voie qu\u2019ils avaient choisie.Si besoin était, l\u2019ancien premier ministre leur avait donné une raison additionnelle de s\u2019éloigner du PQ en remettant ouvertement en question le bien-fondé de son obsession de l\u2019équilibre budgétaire à tout prix.Dans le premier de deux textes dont Le Devoir entreprend aujourd\u2019hui la publication, M.Parizeau s\u2019efforce de maintenir le débat à un niveau technique, mais la dimension politique de ses propos n\u2019échappera à personne.Qn peut sans doute lui reprocher bien des choses, mais personne ne l\u2019a jamais accusé dp ne rien comprendre aux finances publiques.À l\u2019époque où il était ministre des Finances, même ses adversaires ne cachaient pas leur admiration pour sa virtuosité, tout séparatiste qu\u2019il était.Il affirme rya\u2019«aucun gouvernement au Canada, fédéral ou provincial, à part celui du Québec, ne se sert du concept de dette brute», qui ne tient pas compte des actifs et dont l\u2019utilisation aurait pour effet de doubler le pourcentage d\u2019endettement du secteur public québécois par rapport au PIB.Le blâme adressé au gouvernement Marois est très clair : «Et dire que, pendant ce temps, on veut couper une vingtaine de millions à l\u2019aide sociale et une cinquantaine dans les services de garde, pour éviter, nous dit-on, de sombrer dans le chaos grec ou espagnol!» Seuls les sots répètent les mêmes gestes en espérant des résultats différents, dit-on.Loin de favoriser la réunion des «conditions gagnantes », la poursuite du déficit zéro par le gouvernement de Lucien Bouchard a plutôt fait éclater la coalition qui avait presque réussi à faire triompher le Oui en 1995.On voit mal comment elle pourrait maintenant contribuer à la reconstituer.mdavid@ledevoir.com f 3 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Roberge, qui a œuvré au sein d\u2019une firme de génie-conseii avant d\u2019être recruté par ia Viiie de Lavai, a confirmé i\u2019évidence: ia coiiusion et ia corruption faisaient rage à Lavai, entre 2002 et 2007.«J\u2019y ai moi-même participé», a dit M.Roberge devant ia commission Charbonneau.COMMISSION CHARBONNEAU Collusion et corruption fleurissaient à Laval aussi BRIAN MYLES La commission Charbonneau a finalement trouvé le chemin vers Laval, malgré le report sine die du témoignage de Gaétan Turbide pour manque de crédibilité.Avec ou sans lui, la table est mise pour une répétition générale du procès, encore lointain, du gang qu\u2019aurait dirigé l\u2019ex-maire Gilles Vaillancourt.Le procureur Paul Crépeau a annoncé une incursion dans les stratagèmes de corruption et de collusion à Laval qui implique les témoignages d\u2019élus, de fonctionnaires, d\u2019hommes d\u2019affaires et de professionnels du génie-conseil.Les réseaux en place à Laval n\u2019avaient pas le même modus operandi qu\u2019à Montréal, où les firmes de génie-conseil se partageaient les contrats avec la participation du collecteur Bernard Trépanier et l\u2019approbation tacite de Frank Zampino.Sur l\u2019«île au Gilles», le maire aurait agi comme la tête dirigeante d\u2019un gang formé des ex-fonctionnaires Claude Asselin et Claude Déguisé.Ils auraient été liés à un cartel formé d\u2019ingénieurs, d\u2019entrepreneurs et de facilitateurs recrutés parmi les avocats, les notaires et les hommes d\u2019affaires, si l\u2019on se fie à l\u2019enquête de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC).La commission marchera dans les traces de l\u2019UPAC pour le volet des audiences consacré à Laval.Le premier témoin, Jean Roberge, a confirmé l\u2019évidence.La collusion et la corruption faisaient rage à Laval, entre 2002 et 2007.«J\u2019y ai moi-même participé», a dit M.Roberge, un témoin au statut unique.De 1979 à 2007, ce technicien en génie civil a gravi les échelons de la firme de génie-cqnseil Plante et Associés (aujourd\u2019hui appelée Équation Groupe conseil).Én 2008, il a été recruté par la Ville de Laval, et il s\u2019est hissé jusqu\u2019au poste de directeur général adjoint, un poste qu\u2019il occupait toujoqrs lors de sa suspension, la semaine dernière.À titre de numéro deux de la fonction publique lavalloise, M.Roberge s\u2019est vanté d\u2019avoir mis en place les mesures de contrôle interne qui ont permis de freiner la collusion en 2010, a-t-il expliqué.Des contrats truqués Équation a remporté environ 15 des 20 d\u2019appels d\u2019offres truqués auxquels elle a participé.«Le bruit de fond qu\u2019on entendait, c\u2019était 2 ou S % de la valeur des contrats )) Jean Roberge, directeur général adjoint de Laval, actuellement suspendu À tout coup, Claude Déguisé, l\u2019ex-directeur général de l\u2019ingénierie (aujourd\u2019hui accusé de fraude et de gangstérisme), annonçait la bonne nouvelle à Jean Roberge avant même qu\u2019il ait déposé sa soumission ! A la réception des informations de M.De-guise, les firmes de génie-conseil s\u2019entendaient entre elles sur l\u2019ordre des soumissions afin de produire le gagnant recherché.M.Roberge a notamment discuté des scénarios de collusion avec l\u2019ex-président de Genivar, François Perreault (aussi accusé de fraude).M.Déguisé avait instauré «un régime de terreur» pendant une dizaine d\u2019années au sein de l\u2019appareil municipal, a expliqué M.Roberge.Il a été invité à lui succéder lors de son embauche paç Gaétan Turbide.À l\u2019instar de l\u2019ingénieur Michel Lalonde, M.Roberge a mis l\u2019éclosion de la collusion sur le compte de la loi 106, adoptée en 2002 par le gouvernement du Parti québécois.La loi a forcé les municipalités à lancer des appels d\u2019offres pour les contrats de 25000$ et plus, et à utiliser une double pondération en fonction du prix et de la qualité des ouvrages pour octroyer les contrats.Craignant une guerre des prix sur un marché restreinf les firmes ont spontanément décidé de s\u2019échanger le^ contrats.Sans surprise, le groupe Équation a participé au financement illégal du PRO des Lavallois, le parti de l\u2019ex-maire Vaillancourt.M.Roberge a fait deux remises en argent comptant, dont une de 10000$ au notaire Jean Gauthier (aussi accusé de fraude).Le montant de 10000$ a été arrêté de manière arbitraire par M.Roberge, qui n\u2019a jamais eu de demandes précises à ce sujet.« Ça nous semblait une somme correcte», a-t-il dit.Il a lui-même pris l\u2019initiative de rencontrer M.Gauthier sur la base de «rumeurs» qui circulaient à l\u2019Hôtel de Ville.«Le bruit de fond qu\u2019on entendait, c\u2019était 2 ou 3% delà valeur des contrats, mais on ne nous a jamais dit ça clairement», a-t-il ajouté.M.Roberge a été sensibilisé à l\u2019importance de contribuer au PRO en 2002 ou 2003, à la suite d\u2019une rencontre avec le directeur des approvisionnements, Jean-Marc Melançon, un homme qui «en menait large» à l\u2019Hôtel de Ville.Cet ex-chef de cabinet du maire Vaillancourt lui a fait comprendre un principe bien simple : «Si vous êtes bons avec le politique, le politique va être bon avec vous.» Faux départ M.Roberge poursuivra son témoignage jeudi.En matinée, la commission a connu un faux départ.Lex-directeur général de la Ville, Gaétan Turbide, éprouve des problèmes de crédibilité si importants que son témoignage a été repoussé à une date indéterminée.Sonia LeBel, procureure en chef de la commission, a expliqué cette volte-face dans une courte déclaration qui entretient plus de mystère que de clarté sur le statut de M.Turbide.D\u2019une source «en situation d\u2019autorité», la commission a appris, 15 minutes avant le début de ses travaux, que M.Roberge n\u2019avait pas la crédibilité requise pour témoigner maintenant, a expliqué le porte-parole de la commission, Richard Bourdon.Le report inattendu du témoignage de Gaétan Turbide est embarrassant.MM.Turbide et Roberge sont identifiés comme des coconspirateurs dans l\u2019acte d\u2019accusation déposé la semaine dernière contre l\u2019ex-maire Gilles Vaillancourt et ses 36 présumés complices.Ils sont accusés de fraude, complot, abus de confiance, corruption dans les affaires municipales et recyclage des produits de la criminalité.Des accusations supplémentaires de gangstérisme ont été portées contre Gilles Vaillancourt (chef présumé de l\u2019organisation criminelle) et les deux ex-fonctionnaires Claude Asselin et Claude Déguisé.Gaétan Turbide et Jean Roberge sont des témoins potentiels de la Couronne dans le projet Honorer.Ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019ont été accusés.Le Devoir Le Conseil des ministres force Yves-François Blanchet à ralentir Le règlement sur l\u2019eau ne pourra pas être adopté sans consultation préalable des municipalités JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le Conseil des ministres a refusé de se plier aux arguments du ministre de l\u2019Environnement, Yves-François Blanchet, qui invoquait l\u2019urgence pour faire adopter son règlement sur l\u2019eau sans passer par les processus réglementaires d\u2019usage.Cette décision a mis dans l\u2019embarras le ministre Blanchet, qui a dû annuler une conférence de presse à quelques minutes d\u2019avis seulement, semant la confusion en retirant sans explication les communiqués de presse des mains des journalistes à l\u2019hôtel Hilton où il les avait convoqués.Talonné par les journalistes qui tentaient d\u2019obtenir des explications sur ce changement de programme inusité, le ministre s\u2019est vu dans l\u2019obligation de tenir un nouveau point de presse en soirée pour expliquer l\u2019annulation du premier.«Nous allions, sur le règlement sur l\u2019eau, invoquer l\u2019urgence pour ne pas aller en prépublication, de telle sorte qu\u2019il soit applicable dès qu\u2019il serait publié dans la Gazette officielle.Le Conseil des ministres en a débattu et a souhaité \u2014 et c\u2019est le seul aspect qui a été remis en question \u2014 qu\u2019il y ait prépublication et qu\u2019il y ait consultation.» Le règlement a donc été adopté «dans son intégralité» par le Conseil des ministres, mais il passera par les voies officielles, ce qui pourrait prendre jusqu\u2019à deux mois.Le ministre jongle avec l\u2019idée de procéder à des consultations plus rapides, puisque l\u2019essentiel du règlement avait déjà été publié.Mais c\u2019est quand même bien loin de son plan initial.«Vous ne serez pas surpris que je puisse être impatient, mais moi, j\u2019avais souhaité qu\u2019on puisse aller de l\u2019avant très, très vite, notamment pour tous les cas qu\u2019on connaît, s\u2019est justifié Yves-François Blanchet, faisant référence au différend qui oppose la compagnie Pétrolia à la Ville de Gaspé et qui est présentement devant les tribunaux.Cependant, fai des collègues qui souhaitaient, d\u2019abord, que leur municipalité puisse prendre connaissance, poser des questions, s\u2019exprimer sur le règlement et, je vous dis, avec le recul, ils ont raison.» Moins de 300 mètres Le règlement, présenté en catastrophe en fin de journée, interdit tout forage de pétrole ou de gaz naturel à moins de 300 mètres d\u2019un prélèvement d\u2019eau.Il oblige également la réalisation d\u2019une étude hydrogéologique dans un rayon de deux kilomètres.Enfin, il prévoit la mise en oeuvre de mesures de surveillance et de suivi de la qualité des eaux souterraines grâce à des puits d\u2019observation et des échantillonnages à proximité des forages «avant, pendant et après les activités de forage».Pour le gouvernement, ces mesures sont «parmi les plus sécuritaires en Amérique du Nord».Le Devoir A4 LE DEVOIR LE JEUDI 16 MAI 2013 ACTUALITES Un cadeau de 90 000 $ au sénateur Mike Du^ C\u2019est le chef de cabinet de Harper qui a remboursé les allocations de logement controversées du sénateur MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Lorsque le sénateur Mike Duffy s\u2019est targué d\u2019avoir remboursé les allocations de logement qu\u2019il n\u2019aurait peut-être pas dû toucher, c\u2019était en fait le chef de cabinet du premier ministre qui avait signé le chèque.Nigel Wright a lui-même fait cadeau de 90000$ au sénateur, afin de l\u2019aider à repayer les sommes en litige.Le bureau de Stephen Harper a été contraint de confirmer mercredi que Nigel Wright a signé un chèque personnel à Mike Duffy, après que le réseau CTV ait révélé un marché conclu entre le chef de cabinet et le sénateur de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard: M.Duffy allait rembourser 90172$, grâce à l\u2019aide de M.Wright, et en échange, le SEAN KILPATRICK PC Mike Duffy gouvernement serait tendre à son égard quand le Sénat déposerait son rapport sur les allocations de résidence.M.Wright \u2014 qui a fait carrière à Bay Street avant de se joindre au cercle rapproché du premier ministre il y a trois ans \u2014 est un ami de longue date du sénateur Duffy.Puisque le sénateur était «incapable de rembourser le montant dans les délais requis», M.Wright lui a fait cadeau des 90172$, cet hiver \u2014 pendant que le Sénat faisait enquête \u2014, sans s\u2019attendre à un remboursement.Le premier ministre n\u2019était pas au courant de ce geste «personnel» de son chef de cabinet, a indiqué un porte-parole.Interrogé à savoir si M.Wright serait réprimandé, le porte-parole a simplement répliqué que «le premier ministre croit que tout remboursement inapproprié accordé aux sénateurs doit être repayé.M.Duffy a fait ce qu\u2019il devait.» Contraire à l\u2019éthique ?En vertu du Code sur les conflits d\u2019intérêts du Sénat, un sénateur ne peut pas accepter «de cadeaux [.] qui pourraient raisonnablement être considérés comme ayant un rapport avec la charge».Les sénateurs doivent en outre déclarer, dans un délai de 30 jours, tout cadeau de plus de 500$.La dernière déclaration de M.Duffy, datée de septembre 2012, ne fait pas état du don de M.Wright.La conseillère en éthique n\u2019a pas rappelé Le Devoir pour préciser si la somme avait depuis été rapportée.La commissaire à l\u2019intégrité étudie de son côté cette histoire et fera le suivi avec M.Wright.Le groupe Democracy Watch croit que M.Wright a enfreint les règles, qui interdisent d\u2019avoir recours à «de l\u2019information privilégiée pour promouvoir les intérêts d\u2019un proche».Une enquête Le sénateur Duffy et deux de ses collègues \u2014 l\u2019ex-libéral Mac Harb et l\u2019ancien conservateur Patrick Brazeau, tous deux devenus indépendants \u2014 faisant l\u2019objet d\u2019une enquête du Sénat après qu\u2019il fut révélé qu\u2019ils habitaient peut-être principalement la région d\u2019Ottawa, et ce, même s\u2019ils récoltaient des allocations de logement en affirmant que leur résidence principale était à plus de 100 km de la capitale.Le Sénat a dévoilé, la semaine dernière, les conclusions du rapport commandé à Deloitte, lequel estime que les règles sénatoriales ne sont pas claires en matière de «résidence principale».Mais le bureau de la régie interne du Sénat a tranché que oui, et réclamé aux sénateurs Harb et Brazeau un remboursement de 51482$ et 48744$.Tous deux refusent de payer et jaugent leurs options pour faire infirmer la décision.Le bureau du premier minis- tre a insisté mercredi sur le fait qu\u2019ils devaient obtempérer.«Ce n\u2019est pas aux contribuables à assumer le coût des demandes de remboursement inappropriées faites par les sénateurs.» La leader du gouvernement au Sénat, Marjory LeBreton, a prévenu que les fonds pourraient être saisis.Le Sénat n\u2019a toutefois pas précisé au Devoir l\u2019assise légale qui lui permettrait d\u2019aller de l\u2019avant.Le bureau de M.Duffy n\u2019a pas non plus rappelé Le Devoir.Le chef néodémocrate Thomas Mulcair, dont le parti est le seul qui ne compte aucun sénateur, a saisi ce scandale pour réclamer de nouveau l\u2019abolition du «Sénat non élu, non redevable», de même qu\u2019une enquête indépendante sur cette affaire.Le Devoir Mulcair devrait tirer leçon de la Colombie-Britannique HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa élection-surprise d\u2019un gou-r vernement libéral majoritaire en Colombie-Britannique et la défaite crève-cœur du NPD sont riches en enseignements pour les partis politiques fédéraux, disent les observateurs.De manière unanime, ils estiment que le chef du NPD fédéral, Thomas Mulcair, devrait s\u2019inquiéter du message envoyé par les électeurs tandis que Justin Trudeau devrait éviter de pavaner.Mardi soir, la première ministre sortante libérale Christy Clark a déjoué tous les prévi-sionnistes en remportant un quatrième mandat pour sa formation.Elle qui affichait un retard de 20 points dans les intentions de vote à la fin de l\u2019hiver a terminé la course avec 44,4% des voix contre 39,5% pour le NPD, récoltant 50 sièges, soit cinq de plus que ce qu\u2019elle avait avant la dissolution de la législature.«Il pourrait y avoir une conséquence à cette élection pour Thomas Mulcair», estime Hamish Telford, qui dirige le Département de sciences politiques à la University of the Eraser Valley.«Le NPD provincial était très haut dans les sondages en début d\u2019année, et cela a gonflé les appuis du NPD fédéral.Cette défaite pourrait les dégonfler.Je ne pense pas qu\u2019on verra la même corrélation pour le Parti libéral.Tout le monde sait dans la province que le Parti libéral de Christy Clark et le Parti libéral de Justin Trudeau ne sont pas la même chose.Alors la chance de Christy Clark pourrait n\u2019apporter aucun bénéfice à Justin Trudeau en Colombie-Britannique.» De fait, plusieurs stratèges néodémocrates fédéraux clés travaillaient à la campagne provinciale d\u2019Adrian Dix: l\u2019ex-aspi-rant-chef Brian Topp, l\u2019ex-chef de cabinet de Jack Layton et son ex-secrétaire principal : Anne McGrath et Brad Lavigne.Inversement, dans l\u2019équipe de M\u201c® Clark se trouvaient des conservateurs tels que l\u2019ancien ministre fédéral Stockwell Day.«La grosse majorité des parti- La libérale Christy Clark a été réélue mardi soir.sans de Justin Trudeau ont probablement voté pour le NPD et le Parti vert!», lance Gerald Baier, professeur associé au Département de sciences politiques à l\u2019Université de Colombie-Britannique.Les thèmes Tous les observateurs font remarquer que la campagne de la libérale Clark a eu recours aux méthodes et aux thèmes chers aux conservateurs fédéraux: beaucoup d\u2019attaques négatives, auxquelles n\u2019a pas répondu le NPD, et l\u2019économie comme thème central.Cela devrait faire réfléchir autant le PLC que le NPD de M.Mulcair, croit M.Baier.«Il y avait le thème de l\u2019économie et c\u2019est celui qui a le plus accroché les électeurs en bout de piste.Alors que la pénurie de main-d\u2019œuvre, la formation, la pauvreté des enfants et les autres sujets plus progressistes qu\u2019a tenté d\u2019aborder le NPD n\u2019ont pas eu autant de succès.» M\u201c® Clark a aussi martelé que les néodémocrates de M.Dix ne seraient pas capables de gérer l\u2019économie, rappelle Maxwell Cameron, le directeur du Centre d\u2019étude des institutions démocratiques.«Il a utilisé le même script que le Parti conservateur fédéral [contre M.Mulcair] et ça a fonctionné.» Un stratège néodémocrate, qui préfère rester dans l\u2019ombre, reconnaît que la défaite du frère provincial n\u2019est pas réjouissante.«L\u2019appétit pour changer de gouvernement n\u2019était pas là.Nous, on va travailler là-dessus au fMé-ral.Il faut que les gens soient prêts à se débarrasser du gouvernement en place.» Il ne craint pas que cette défaite nuise à l\u2019image de marque du NPD.« Ce sont des courses à trois au fédéral, alors si on obtient les 38% obtenus par le NPD au provincial, on serait bien contents.» Un stratège libéral tout aussi discret reconnaît le danger de tirer des conclusions.«Mais on voit quand même que la marque de commerce libérale n\u2019est pas morte, contrairement à ce que disaient certains commentateurs il y a un an et demi.» Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 SUJOtChB HARPER: DRI1.LIIMG MICHEL COMTE AGENCE FRANCE PRESSE Des membres de Greenpeace déguisés en ours polaire ont déambulé mercredi autour du Parlement, à Ottawa, pour dénoncer les orientations qu\u2019entend imposer le Canada au Conseil de l\u2019Arctique.Le Canada prend la présidence du Conseil de l\u2019Arctique La volonté affichée d\u2019Ottawa de stimuler le développement économique de la région soulève des inquiétudes ALEXANDRE SHIELDS Le Canada a pris officiellement la présidence du Conseil de l\u2019Arctique mercredi, et ce, pour les deux prochaines années.Le gouvernement Harper entend bien peser de tout son poids pour «stimuler le développement économique» de cette région de plus en plus fragilisée par l\u2019activité humaine et les changements climatiques.«Le temps est venu de nous intéresser à l\u2019Arctique, de développer son énorme potentiel et d\u2019exploiter les possibilités qu\u2019il nous offre», a souligné mercredi la ministre de la Santé, de l\u2019Agence canadienne de développement économique du Nord et ministre du Conseil de l\u2019Arctique, Leona Aglukkaq, par voie de communiqué.«Le Canada est déterminé à faire en sorte que les communautés arctiques bénéficient de l\u2019essor économique que connaît actuellement la région, a ajouté M\u201c® Aglukkaq.Le Conseil de l\u2019Arctique mettra sur pied un forum circumpolaire sur les affaires afin de stimuler le développement économique durable de la région.» lArs de la réunion de mercredi à Kiruna, en Suède, le Conseil a augmenté le nombre de pays pouvant surveiller les discussions.Ainsi, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l\u2019Inde et l\u2019Italie ont tous reçu le statut d\u2019observateur, après l\u2019avoir réclamé pendant des années.L\u2019Union européenne, qui exigeait le même statut, a toutefois essuyé un refus en raison des inquiétudes du Canada concernant les effets sur les communautés nordiques de l\u2019embargo européen sur l\u2019importation de produits du phoque.Toutes les organisations non gouvernementales réclamant un statut d\u2019observateur, y compris des groupes de l\u2019industrie de l\u2019énergie et des organisations environnementales comme Greenpeace, ont été refoulées au portillon.Un environnement fragile Greenpeace a d\u2019ailleurs tenu à rappeler que le Conseil de l\u2019Arctique a pour mission d\u2019assurer la protection de l\u2019environnement et le développement durable de cette région fragile.« Or le gouvernement Harper affirme vouloir utiliser cette organisation pour promouvoir les intérêts de l\u2019industrie pétrolière», a dénoncé Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Energie et Arctique de Greenpeace Canada.Le gouvernement Harper a déjà affiché sa volonté d\u2019ouvrir l\u2019Arctique aux entreprises qui souhaitent tirer profit de l\u2019énorme potentiel pétrolier et gazier.Ottawa a décidé en juin 2012 de mettre aux enchères près de 10000 kilomètres carrés de l\u2019océan Arctique.Les pétrolières pourront donc aller y chercher des hydrocarbures et éventuellement les exploiter, au profit de leurs actionnaires.Le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement a lancé en février un sérieux avertissement à la communauté internationale : la fonte accélérée des glaces de l\u2019Arctique rend de plus en plus probable une exploitation précipitée des immenses ressources énergétiques fossiles dans cette région du monde.Le problème, c\u2019est que les Etats concernés semblent obnubilés par les retombées économiques qui pourraient en découler, au point d\u2019omettre d\u2019étudier les impacts à long terme de cette industrie.Avec La Presse canadienne Le Devoir ASSURANCE- EMPLOI Un autre conservateur au Tribunal de la sécurité sociale GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Un autre ancien candidat conservateur a été nommé au nouveau Tribunal de la sécurité sociale (TSS) : Pavocat Dominique Belle-mare agira comme vice-président de la section de l\u2019assurance-emploi.M.Bellemare a été candidat conservateur en 2004 et en 2008 dans la circonscription de Beauharnois-Sala-berry, remportée chaque fois par le Bloc québécois.Il avait aussi tenté sa chance en 1997, sous les couleurs du Parti progressiste-conservateur (PPC).Outre ces activités électorales, Dominique Bellemare a été secrétaire général du PPC et vice-président du parti au Québec.Il fut par ailleurs président national de la campagne de Tony Clement (actuel président du Conseil du trésor) pour la chefferie du nouveau Parti conservateur en 2003.Dans l\u2019avis de nomination envoyé par le gouvernement le vendredi 3 mai à 17 h 26, la biographie de M.Bellemare fait abstraction de son passé politique.On le présente comme un «avocat de carrière qui a également une vaste expérience en tant que consultant et administrateur de sociétés».Il est actuellement membre du comité consultatif de la Commission de coopération environnementale de l\u2019Accord de libre-échange Canada-Chili et siège au conseil d\u2019administration de WSPA International.D\u2019autres anciens candidats Au TSS, M.Bellemare retrouvera plusieurs autres anciens candidats conservateurs québécois.Le Devoir révélait le 15 mars que quatre des huit premiers membres nommés à la section Québec du tribunal ont été candidats du parti entre 2004 et 2011.Il s\u2019agit de Claude Durand (ancienne organisatrice en chef du Parti conservateur au Québec), d\u2019Alcide Boudreault, de Pierre Lafontaine et de Jean-Philippe Payment.Pour le moment, Ottawa a nommé 46 des 74 membres du TSS, dont 11 au Québec (y compris la présidente Mu-rielle Brazeau et M.Bellemare).Le tribunal a commencé ses activités le l®*\" avril.Il remplace les quatre tribunaux administratifs qui traitaient jusqu\u2019ici les dossiers des pensions fédérales et de l\u2019assurance-emploi.Chaque membre du TSS gagnera de 91800$ à 124500$.Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne Halifax à bâbord.Grand confort à bord.Cap sur Halifax trois fois par jour.Droit devant sans escale.Pendant les milles du voyage, vos jambes ont plus de pieds pour se détendre.Nos consommations et collations sont gratuites.Bien calé dans votre fauteuil en cuir moelleux, vous êtes heureux comme un poisson dans l\u2019eau.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 22 mai 2013.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs à partir de : HALIFAX 3 par jour TORONTO T SAULT STE.MARIE ï ST.JOHN\u2019S ï SUDBURY ï THUNDER BAY ITparjour TIMMINS WINDSOR BOSTON 236$ 132$ 254$ 282$ 254$ 242 $ 254$ 254$ 315$ Taxes et frais compris À Taxes et frais compris i Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris i Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris Taxes et frais compris i Taxes et frais compris CHICAGO\tNEW YORK\tWASHINGTON Dulles P?, 357 $ 294 $ 281 $ \\ Taxes et frais compris Taxes et frais compris Taxes et frais compris J \\ 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optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.*\tÉvasions Porter est une entreprise agréée par TICO. A6 LE DEVOIR LE JEUDI 16 MAI 2013 ACTUALITES Un CIRCUIT contre l\u2019obésité des jeunes Le CHU Sainte-Justine développe des outils pour prévenir le diabète et les maladies cardiovasculaires dès l\u2019enfance PAULINE GRAVEL A Agée de 15 ans, Marie-Lou souffre d\u2019obésité.Mais depuis qu\u2019elle participe au programme CIRCUIT du CHU Sainte-Justine, elle a perdu au moins 30 livres et a vu sa condition physique s\u2019améliorer significativement.En proposant à Marie-Lou un soutien personnalisé qui l\u2019encourage à bouger davantage dans son milieu de vie, CIRCUIT est en voie de remplir sa mission qui vise à prévenir le développement de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires chez les enfants qui y sont particuliérement à risque en raison de leur embonpoint ou de leur obésité.Mercredi, la Financière Sun Life accordait un don de 1 million de dollars à la Fondation CHU Sainte-Justine pour accroître le déploiement de ce programme à travers le Québec.En entrevue, Marie-Lou a relaté avec fierté ses records: elle a parcouru 119km à vélo en deux jours; elle a couru les 5km du marathon de la Banque Scotia; elle a décroché une note de 97% à son cours d\u2019éducation physique de 3® secondaire.Ma-rie-Lou a aussi raconté combien elle a adoré le camp de vacances SNAP (Santé, Nutrition, Activité physique) l\u2019été dernier.«En plus des activités de plein air, on nous a montré des activités physiques qu\u2019on peut faire à la maison.On nous a montré comment préparer des collations santé.Et j\u2019ai perdu IZlivres durant ce camp !» Ma-rie-Lou fait partie des 200 familles qui sont inscrites au Centre d\u2019intervention en prévention et en réadaptation cardiovasculaire pour toute la famille (CIRCUIT), un programme qui a été mis sur pied en 2010 au CHU Sainte-Justine pour contrer l\u2019alarmante épidémie de surpoids et d\u2019obésité parmi les enfants canadiens, dont plus de 30% sont atteints.Un plan personnalisé Les enfants qui s\u2019inscrivent à CIRCUIT subissent d\u2019abord une évaluation de leur condition physique.Pour ce faire, on les équipe d\u2019un accéléromètre qui enregistre la quantité et l\u2019intensité de leur activité physique, d\u2019un cardiofréquencemètre qui mesure leur r5dhme cardiaque et d\u2019un GPS qui dresse une carte géographique des endroits où ils sont actifs.«L\u2019accé-léromètre nous a permis de constater que les enfants sont paradoxalement moins actifs la fin de semaine, alors qu\u2019ils sont plus libres, que la semaine.De plus, les jeunes Québécois figurent parmi les moins actifs du Canada», a souligné le D*' Jean-Luc Bigras, chef du service de cardiologie, avant de rappeler que les jeunes Canadiens passent en moyenne sept heures par jour devant un écran au cours du Aveek-end, contre six heures durant la semaine.«Les interventions qui sont pratiquées dans un établissement sportif portent leurs fruits à court terme, mais elles sont trop coûteuses et les jeunes ne peuvent pas toujours se déplacer.C\u2019est pourquoi CIRCUIT encourage la pratique d\u2019activité physique dans le milieu de vie du jeune», a indiqué la pédiatre endocrinologue Mélanie Henderson.«Après l\u2019évaluation, on propose au participant un plan d\u2019intervention personnalisé comprenant des activités physiques dont on augmente graduellement la fréquence et l\u2019intensité.Et, bien entendu, on implique la famille dans le processus.» Grâce au don de la Financière Sun Life, l\u2019équipe de CIRCUIT prévoit de mettre sur pied une plate-forme Web qui permettra de rejoindre les intervenants et les jeunes des autres régions du Québec.«Cette plate-forme nous permettra de les encourager afin d\u2019accroître l\u2019observance du plan d\u2019intervention qui leur a été recommandé.On y inclura une fenêtre de clavardage qui leur permettra d\u2019échanger entre eux», a indiqué le D*' Bigras.Cette plateforme permettra aussi de communiquer avec les familles et de leur proposer des activités spéciales à faire en famille.Les responsables de CIRCUIT espèrent ainsi rejoindre plus de 200000 familles à travers le Québec.Le Devoir MOTS CROISES 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 2254 HORIZONTALEMENT 1.\tQuantité d'explosif contenue dans un projectile - Cour intérieure.2.\tCorrigé - Organes de la respiration.3.\tCouchée - Sécrétion du nez.4.\tComité internationai oiympique - Lourdes.5.\tVisité par des esprits.6.\tBaiançoire.7.\tÉiément d'une commode - Pas confessionnei.8.\tHabiile - Bien marquées.9.\tEmbête - Bain bouiiionnant.10.\tRayure - Véritabies.11.\tAccorder - Déchiffrés.12.\tFlamberges - Un Arabe, par exempie.VERTICALEMENT 1.\tProjette de la salive -Piante herbacée.2.\tJuge d'un tribunal athénien - Ce qui existe de mieux.3.\tRavitaiiieur.4.Fait iever l'étaion -instrument de musique - Viiie de France, près de l'itaiie.Stimulées.Une des trois armes de l'escrime - Pièce de bois pointue.Loyaies.Mammifère carnivore -Le monde.Entassé.10.\tDommage - Piateau de grès, au Sahara.11.\tRenversé symétriquement - Est capabie de.12.\tGrivois - Oiseau aux très longues pattes fines.1 23456789 101112 S\tE\tP\tA\tL\tE\t¦ p\tA\tN\tD\tA O\tT\tA\tN\t\tV\tA|R\t1\tE\tE\tS N\tA\tN\t1\tS\tE\t\tN\tF\tR\tA N\tU\t1\tS\tA\tN\tcIe\tS\t\tO\tN E\t¦\ts\tE\tN\tT\teH\t1\tS\tB\tA T\tE\tL\tE\tG\tE\tnm\"\tQ\tU\tE\t! ¦\tB\tA\tS\tS\tE\tTH\tU\tR\tE\t 9\tU\tR\t1\tC\tIeJm\t\t1\tE\tHH\t\tA 10\tA\tN\tS\tE\t\t\tN\tC\tiHiO\t1\tS 11\tR\tE\tM\tP\t\t[t1\tE\tR\t\tR\tE 12\tD\tE\tE\tS\tfsl\trii\t¦\tE\tfsTT\tE\tR NASA AGENCE ERANCE-PRESSE Jusqu\u2019à présent, Kepler a détecté 2740 exoplanètes potentielles dont 122 ont été à ce jour confirmées à l\u2019aide d\u2019autres télescopes et équipements.Ici, une illustration réalisée à partir des images captées par le télescope de Kepler-20.Le télescope spatial Kepler est en panne Washington \u2014 Kepler, le télescope spatial américain de recherche d\u2019exoplanètes, est paralysé par un problème technique qui pourrait sonner prématurément la fin de sa mission de quatre ans, a indiqué mercredi la NASA.Kepler est bloqué par le dysfonctionnement d\u2019un mécanisme qui permet au télescope de pointer dans une direction donnée de la voûte céleste, a précisé John Grunsfeld, le responsable de la division science de l\u2019agence spatiale américaine, lors d\u2019une conférence de presse téléphonique.«Le télescope a été mis en mode de sécurité» pour s\u2019assurer que les panneaux solaires font face au Soleil pour recharger les batteries et continuer à communiquer avec la Terre, a-t-il dit.Les ingénieurs ont constaté NASA AP Kepler est bloqué par le bris d\u2019un mécanisme qui permet au télescope de pointer dans une direction donnée.la semaine dernière que ce gyroscope ne bougeait plus malgré les commandes du sol.Ce problème s\u2019était déjà produit en juillet dernier avec un autre gyroscope de Kepler qui a cessé de fonctionner, a précisé le responsable de la NASA.«Malheureusement, Kepler n\u2019est pas à un endroit où l\u2019on peut envoyer des astronautes» pour le réparer, a-t-il ajouté, expliquant que les ingénieurs «examinaient les données très soigneusement [.] pour voir s\u2019il est possible de reprendre les activités scientifiques du télescope».Mais «nous ne sommes pas encore prêts à déclarer la fin de Kepler», a insisté John Grunsfeld, avançant «qu\u2019à tous égards la mission de Kepler a été un succès».Des planètes sœurs Kepler est le premier télescope dédié à la recherche de planètes soeurs de la Terre dans d\u2019autres systèmes solaires de notre galaxie, la Voie lactée.Jusqu\u2019à présent, il a détecté 2740 exoplanètes potentielles, dont 122 ont été à ce jour confirmées à l\u2019aide d\u2019autres télescopes et équipements.En avril, des astronautes avaient annoncé la découverte, grâce à Kepler, de deux exoplanètes ayant la plus grande similarité avec la Terre jamais observée et où l\u2019eau pourrait rester à l\u2019état liquide et permettre potentiellement à la vie d\u2019exister.Kepler \u2014 une mission de 600 millions $US au total \u2014 a été lancé en 2009 pour scruter pendant au moins quatre ans plus de 100 000 étoiles ressemblant à notre Soleil, situées dans la constellation du Cygne et de la Lyre dans la Voie lactée.Agence France-Presse CONGRES INTERNATIONAL FRANCOPHONE SUR L\u2019AGRESSION SEXUELLE La répression est dénoncée par les experts « On apporte des espèces de solutions magiques sans études sérieuses sur leur impact possible » ISABELLE PORTER à Québec Des experts déplorent qu\u2019on privilégie de plus en plus la répression aux dépens de la réhabilitation en matière d\u2019agres- sions sexuelles.Réunis en congrès à Québec, ils s\u2019interrogent notamment sur le rôle que jouent les médias dans ce courant de pensée.«On n\u2019a rien contre les médias», explique le médecin psy- 2253 SOLUTION DU DERNIER Sepl-lles 7/0.Baie-Comeau 6/ Saguenay Québec 13/5 r J Val d\u2019Or Trois-Rivieres 14/6 snerbrooke Montrea Lever du soleil: 5h23 I Coucher du soleil: 20h20^ eamTe Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal AuJourd-h|^ 16 iNuageiÉ-avefe ipercées de soleil, Québec Aujqitrd-hul Averses, pd| 70%, Auj.MM utilise des données d'Environnement Canada Demain Le Monde Auj.\tDemain Var 19/10 Ave 21/11 Plu 17/3 Plu 10/2 Plu 14/4 Ave 12/2 Sol 22/8 Sol 18/9 Var 16/10 Ave 16/10 Sol 24/12 Plu 19/12 Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Ce soir Demain Samedi 19/8 Passages nuageux.20/10 Générale ensoleillé.Ciel vanaola.Ce soir Demain Samedi 16/6 Passages nuageux.16/5 ,\t' Averses iSiêes pdp 80%.04/ Averses,'pdpr 70%.Gatineau Aujourd-h 17 Ciel var Ce soir Demain Samedi 19/7 Passages nuageux 21/8 Passages nuageux Ciel vanâBe Var 18/2 Nua 17/5 Sol 19/16 Sol 20/16 Ora 24/13 Ora 25/14 Sol 26/14 Sol 23/13 Plu 19/6 Plu 16/1 Plu 26/16 Sol 23/14 Dimanch|^ 20/14 Passages ^ nuageux Dimanche 16/6 Averses iftilêes, pdp 80%.Dimanche 21/10' Généralerr ensoleillé Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 iours.Météo ^ Média chiatre Benoît Dassylva.Toutefois, ajoute-t-il, ce sont les médias qui «amorcent le cycle de panique sociale» en ces matières.M.Dassylva préside le 7® Congrès international francophone sur l\u2019agression sexuelle (CIFAS) qui se tient jusqu\u2019à vendredi à Québec.Après 20 ans de pratique, ce chercheur affilié à l\u2019Institut Pinel demeure convaincu que l\u2019approche thérapeutique réduit les risques d\u2019agressions.Il souligne que, malgré une perception très répandue, le taux de récidive des agresseurs est assez bas (entre 10 et 20%).«Panique sociale» Or son discours est en porte-à-faux avec les vents dominants.La dynamique est toujours la même, déplore-t-il.On médiatise des faits divers «graves, dramatiques, rarissimes qui [ne sont] pas représentatifs de ce qu\u2019est l\u2019agression sexuelle».Même s\u2019il ne conteste pas le fait que ça «doit être couvert», il constate que ces faits divers alimentent une «panique sociale».« On demande aux politiciens de réagir» et cela mène en moins d\u2019un an à des lois répressives.«Souvent ça ne règle pas la question.On apporte des espèces de solutions magiques sans études sérieuses sur leur impact possible.» En plénière en matinée, l\u2019ex-président du congrès Jocelyn Aubut a souligné que l\u2019Unité des délinquants sexuels de l\u2019Institut Pinel avait récemment fermé ses portes «dans l\u2019indifférence la plus totale».«On n\u2019a pas beaucoup d\u2019influence sur les politiques pénales», disait-il.Selon une étude récente, environ 7,5% des articles de journaux traitant des agressions sexuelles incluent le point de vue d\u2019autres experts que ceux du milieu juridique.Commandée par le ministère de la Culture à l\u2019Institut national de santé publique (INSPQ), la recherche montre aussi que les médias sur-représentent certains types d\u2019agression.Réalisée en 2010-2011, la recherche se base sur 269 articles du Journal de Montréal, de La Presse, de Métro, du Les chercheurs sont convaincus que l\u2019approche thérapeutique réduit les risques d\u2019agressions Journal de Québec, du Soleil, du Quotidien et du Droit.Elle avance que les médias sous-représentent les agressions commises à l\u2019intérieur des familles (5,1% des articles contre 24,8% dans la réalité).Pour les agressions commises par les conjoints, l\u2019écart est de 1,2%, à 11,7%.Par contre, les agressions commises par des personnes en position d\u2019autorité à l\u2019extérieur de la famille (les prêtres, par exemple) représentent 22,3% des cas médiatisés, contre 2,6% dans les données de la police.La chercheuse Karine Baril a aussi souligné que les médias accordaient beaucoup de place aux agressions sexuelles les plus violentes et aux viols (36% des articles par rapport à 1,7%).Par contre, a-t-elle ajouté, une minorité d\u2019articles traitaient ces nouvelles de façon sensationnaliste et les médias ont aussi joué un rôle important dans l\u2019augmentation des dénonciations en matière d\u2019agressions.Le congrès se poursuit ce jeudi avec une discussion en plénière sur les traitements des victimes et vendredi par une série de présentations sur le phénomène des cyberpréda-teurs et l\u2019impact du Web.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 16 MAI 2013 A7 ACTUALITES Les archives de Laskin sont à BÂC Les archives personnelles de l\u2019ancien juge en chef de la Cour suprême, Bora Laskin, sont entreposées à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), a confirmé l\u2019organisme mercredi en réaction à un article publié sur le site iPolitics.ca.L\u2019accès à ces archives \u2014 qui comprendraient sa correspondance et plusieurs dossiers liés au rapatriement de la Constitution \u2014 est toutefois contrôlé par les enfants de l\u2019ex-juge.Ceux-ci ont indiqué qu\u2019ils ne permettront la consultation que dans le contexte d\u2019une recherche pour la publication d\u2019une biographie autorisée.Le contenu de ces archives pourrait éclairer les révélations du livre La bataille de Londres, où il est allégué que M.Laskin a tenu les gouvernements canadien et britannique au courant de certains détails des délibérations de la Cour suprême en 1981.La Cour a mené un examen de cette question récemment, mais en consultant seulement ses propres archives \u2014 qui ne contenaient rien sur le sujet.Le Devoir Plus de dépenses électorales remboursées Les libéraux et les caquistes se sont ligués pour adopter un amendement au projet de loi 26 sur le financement électoral dans les municipalités.Ainsi, les municipalités devront rembourser 70% plutôt que 60% des dépenses électorales des candidats.Le seuil actuel est fixé à 50%.Le financement public des dépenses électorales passerait de 5 millions à l\u2019heure actuelle à 6,4 millions.«En bout de ligne, qui c\u2019est qui va payer?C\u2019est vous et moi avec nos taxes foncières», a déploré le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault.Le Devoir L\u2019AMF scrutera le contrat de Cardinal Health L\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) a eu le mandat de scruter le contrat de 38,9 millions accordé au géant américain Cardinal Health pour la gestion de l\u2019approvisionnement en matériel médical des deux hôpitaux universitaires mont-rédais.Le gouvernement Ma-rois a décidé de soumettre ce contrat controversé au test de l\u2019intégrité à cause des démêlés de l\u2019entreprise avec la justice américaine.Cardinal Health Canada a jusqu\u2019au 29 mai pour fournir à l\u2019AMF «les renseignements et les documents prescrits».Québec solidaire soutient que le gouvernement peine à justifier la privatisation de ce service public.Le Devoir Le Cauada cousacre 75 millions à la sécurité alimentaire et la santé au Mali Bruxelles \u2014 Le gouvernement du Canada a annoncé, mercredi, qu\u2019il consacrerait 75 millions de dollars au soutien de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de l\u2019immunisation et de l\u2019accès aux services de base en matière d\u2019éducation et de santé au Mali.Dans le même temps, les représentants de 103 pays et organisations internationales s\u2019étaient donné rendez-vous à Bruxelles pour élaborer une stratégie de reconstruction et empêcher que le pays ne devienne un repaire de terroristes.La communauté internationale espère ainsi amasser quelque 2,6 milliards, dans le cadre d\u2019un plan plus large de 5,58 milliards pour relancer la démocratie dans le pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.L\u2019aide canadienne de 75 millions comprendra notamment 20 millions pour réduire la malnutrition aigue, soutenir la vaccination et améliorer la santé des enfants, ainsi que 20 millions à l\u2019amélioration des installations et des pratiques d\u2019assainissement de l\u2019eau, sanitaires et hygiéniques.La Presse canadienne MOSAÏCULTURES À MONTRÉAL Accès au Jardin botanique : la grogne citoyenne fait reculer les élus Le prix d\u2019entrée au Jardin botanique pour les détenteurs de la carte Accès Montréal devrait être revu à la baisse GAÉTAN POULIOT Les Montréalais qui craignaient ne pas avoir accès au Jardin botanique cet été à cause de la présentation des Mosatcultures peuvent souffler.Leur mécontentement a été entendu et les élus planchent maintenant sur une solution pour assurer une meilleure cohabitation entre les habitués du site et les touristes.Mosatcultures, qui présentera des œuvres végétales de 40 villes dans le monde du 22 juin au 28 septembre prochain, bouscule les habitudes.Ces dernières années, les résidants de Montréal pouvaient avoir un accès illimité aux terrains extérieurs du Jardin botanique en se procurant la carte Accès Montréal, au coût de 8$.Avec la venue de l\u2019exposition, on leur a annoncé qu\u2019ils devraient toutefois acquitter un droit d\u2019entrée d\u2019environ 15$ pour deux visites.Ceux qui n\u2019ont pas cette carte devront pour leur part payer 25$.Pour justifier la fin de ce pri- iS\tf * -tv * MOSAÏCULTURES INTERNATIONALES Une mosaïque inspirée par le court-métrage de Frédéric Back L\u2019homme qui plantait des arbres, qui pourra être admirée lors de l\u2019exposition Mosatcultures.vilège, le Jardin botanique a invoqué la «nature exceptionnelle de l\u2019événement».Mais cette décision, rendue publique le mois dernier, a soulevé l\u2019ire de nombreux citoyens qui ont fait connaître leur frustration dans les réseaux sociaux, par des lettres dans les journaux et par le lancement d\u2019une pétition en ligne.«Le Jardin botanique est-il à se privatiser?Les Montréalais désirant simplement y marcher ou faire leur jogging, relaxer dans les espaces extérieurs et ne souhaitant pas aller dans les serres ou expositions ne pourront tout simplement plus le faire, peut-on lire dans le texte de la pétition.Il est aberrant que les jardins extérieurs du Jardin botanique ne profitent maintenant qu\u2019à ceux qui ont de l\u2019argent!», dit-on encore.Les élus refont leurs devoirs Le directeur général d\u2019Es-pace pour la vie, regroupant le Jardin botanique, le Biodôme, l\u2019Insectarium et le Planétarium, admet que l\u2019impact des nouveaux tarifs sur les citoyens qui fréquentent souvent les lieux a peut-être été sous-évalué.Il souhaite donc rectifier le tir.«On n\u2019a pas vu une exposition de cette ampleur-là, avec cet impact-là, depuis tellement longtemps.On ne veut surtout pas que ça ait pour effet d\u2019éloigner l\u2019humain de la nature, explique Charles-Mathieu Bru-nelle.C\u2019est extraordinaire, ce qui va se passer ici.Il faut que tout le monde en bénéficie.» Les élus de la Ville se pencheront sur la question au cours des prochaines semaines, a confirmé au Devoir l\u2019attachée politique du conseiller municipal Michel Bisson-net, responsable d\u2019Espace pour la vie au comité exécutif.Le prix d\u2019entrée au Jardin botanique pour les détenteurs de la carte Accès Montréal devrait être revu à la baisse.Quand cette décision sera-t-elle prise?«Rapidement», s\u2019est contenté de dire M.Bru-nelle, précisant que les élus étaient d\u2019accord pour améliorer l\u2019accès au site.L\u2019exposition Mosatcultures, qui en est à sa 5® édition, est de retour à Montréal après 10 ans d\u2019absence.Sous le thème Terre d\u2019espérance, on pourra notamment voir une mosaïque inspirée par le court-métrage de Frédéric Back L\u2019homme qui plantait des arbres.Les organisateurs s\u2019attendent à accueillir quelque 800 000 visiteurs lors de l\u2019événement.Le Devoir L'ETE, C'EST FAIT POUR JOUER.ET POUR ÉCONOMISER.JUSQU'À 435$ D'ECONOMIES PAR ETE Une piscine qui vous fait économiser, c est doublement rafraîchissant ! Améliorez l'efficacité énergétique de votre piscine en optant pour des produits qui réduisent votre consommation, comme une minuterie pour filtre, une toile solaire ou une pompe à deux vitesses.Découvrez combien vous pourriez économiser en visitant le www.hydroquebec.com/piscines.m A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 16 MAI 20IS EDITORIAL \\ ANGELINA ET LA MEDECINE «PREDICTIVE» Discrimination à prévenir Même si elle a eu un écho planétaire, la décision de l\u2019actrice Angelina Jolie n\u2019a rien de radicalement nouveau.De telles opérations se pratiquent depuis une vingtaine d\u2019années dans les pays industrialisés.Ce qu\u2019annonce cependant l\u2019écho qu\u2019a eu l\u2019affaire, c\u2019est l\u2019intérêt de plus en plus grand de nos populations pour la médecine génétique dite «prédictive».Or, celle-ci soulève certaines questions essentielles.I\tne s\u2019agit pas de revenir ici sur le courage de la décision d\u2019Angelina Jolie.Celle-ci semble bien reposer sur le principe clé de l\u2019éthique médicale, soit le «consentement éclairé».Les risques pour l\u2019actrice de développer le cancer étaient trop grands : présence des gènes altérés BRCAl et BRCA2.Elle aurait pu opter pour une surveillance assidue de cette épée de Damoclès.Elle a préféré l\u2019ablation.Plusieurs femmes à risque seront tentées de l\u2019imiter.Mais aucune congestion n\u2019est à prévoir dans les salles d\u2019opération pour cette raison, car les protocoles sont clairs : pour obtenir le test génétique nécessaire, il faut une histoire familiale perturbée par le cancer.Au-delà du cas Jolie, cependant, une logique médicale qui pourrait devenir de plus en plus courante se fait jour ici: l\u2019intervention chirurgicale a été déclenchée en l\u2019absence de sjunptôme ou de maladie, à partir d\u2019une évaluation d\u2019un risque grâce à un test génétique.Plusieurs ont fait remarquer que ce test que Jolie a subi coûte cher, autour de 3000$.Si l\u2019on se fie toutefois à des informations récentes, des entreprises, dont la Life Technologies Corp., ont promis de lancer incessamment sur le marché un «appareil qui pourra sequencer le génome complet d\u2019une personne» pom 1000$.Iæs résultats tomberaient en moins de 24 heures.L\u2019attrait de possé- __^ der un «décryptage de notre destin biologique» ^\t(formule de la chercheuse Ségolène Aymé) sera pour plusieurs irrésistible.Des médecins, mais aussi des logiques commerciales, pousseront nombre d\u2019entre nous à passer au séquençage.La médecine «prédictive» inquiète certains.II\ty a 20 ans, le sociologue français Lucien Sfez s\u2019inquiétait de l\u2019utopie qu\u2019il avait baptisée la «Grande Santé».«La médecine était autrefois thérapeutique», écrivait-il.Son nouvel aspect «prédictif» changera tout: «Fini le rapport intermittent à la médecine.Le rapport sera permanent, total.Totalitaire.» Il faut se méfier d\u2019un certain catastrophisme pouvant conduire au rejet de certaines avancées scientifiques salvatrices.Cela ne nous empêche certainement pas de nous questionner : que ferons-nous de nos informations génétiques?Combien, avec raison, réclameront illico des traitements prophylactiques?«Mieux vaut prévenir que guérir.» Même si, dans plusieurs cas, la présence d\u2019un gène n\u2019annonce rien avec certitude.La génétique est beaucoup plus complexe qu\u2019on ne le croyait il y a 15 ans, alors que des scientifiques (souvent pom obtenir du financement) promettaient nombre de thérapies géniques miraculeuses.Surtout, employeurs et assureurs voudront mettre la main sur ces précieuses informations.Tout à fait compréhensible, mais il y a ici un potentiel de discrimination.Dans presque tous les pays de l\u2019OCDE, des lois ont d\u2019ailleurs été adoptées pour éviter le mauvais usage des informations génétiques.Pas au Québec et au Canada.D\u2019ailleurs, trois projets de loi anti-discrimination génétique ont été déposés à Ottawa depuis octobre.Aucun d\u2019entre eux par les conservateurs, mais le gouvernement Harper devrait s\u2019y intéresser, puisqu\u2019on ne peut se passer d\u2019un débat sur le sujet.Québec aussi, d\u2019ailleurs, devra un jour ou l\u2019autre s\u2019y mettre.Notamment dans le Code civil, puisqu\u2019il est question ici de contrats d\u2019assurance et d\u2019embauche.GUERRE CIVILE EN SYRIE Conflit sans fin «R Antoine Robitaille =1 histoire de cœur déclinée avant-hier en Sjnie à l\u2019en-*) seigne de la barbarie est en fait un révélateur très puissant.De quoi?De la progression constante comme marquée des violences.De la progression, J qu\u2019on se le dise, planifiée par le gouvernement de Ba-char al-Assad et à laquelle la rébellion a répondu avec une brutalité quasi équivalente.Au ras des pâquerettes, le scénario composé par le maître de Damas et ses généraux s\u2019est déroulé comme suit: tout d\u2019abord, on a tiré dans les rues de la capitale et des grandes villes, puis des avions ont bombardé celles-ci ainsi que des villages, ensuite ^\t^ est venu le tour des missiles et enfin l\u2019usage Æ \\ d\u2019armes chimiques.Quoi d\u2019autre?Les repré-sentants de la Croix-Rouge assurent que les i , ' forces gouvernementales comme celles de la T* -\trébellion ont attaqué des convois humanitaires -\tet tiré sur les ambulances.Les atrocités inhérentes à cette guerre civile qui a déjà fait plus de 94000 morts ont Serge\tconvaincu cinq dirigeants d\u2019autant d\u2019agences de Truffaut\tl\u2019QNU de poser un geste inusité : dans une let- tre publiée dans le New York Times, ils ont,criti-qué la faiblesse des efforts diplomatiques déployés par les Etats-Unis, l\u2019Union européenne, la Russie et la Chine.Pour eux comme pour d\u2019autres acteurs, il revient à ces derniers de présider à un sursaut qualitatif pom pondérer, à tout le moins, les ardeurs belliqueuses des uns et des autres, les pays arabes étant trop embrigadés dans un camp comme dans l\u2019autre.Cela rappelé, il y a quelques mois l\u2019exécutif américain a été le théâtre d\u2019un épisode charnière du drame sjnien.Un épisode qui explique à lui seul pourquoi beaucoup craignent aujourd\u2019hui que la guerre ne se prolonge sur plusieurs années.Voici de quoi il s\u2019agit: l\u2019été dernier, Hillary Clinton et tous les patrons des services de renseignement étaient d\u2019avis qu\u2019il fallait soutenir militairement la rébellion.Eait très rare dans l\u2019histoire de la présidence américaine, Barack Qbama s\u2019est opposé à son équipe chargée de la sécurité et des affaires extérieures.En effet échaudé par le précédent afghan, Qbama veut éviter à tout prix que des armes envoyées aux opposants à Assad ne se retrouvent entre les mains d\u2019islamistes fanatiques.À ce propos, dans un commentaire rédigé au bénéfice du site d\u2019analyse Project Sjm-dicate, Bernard Haykel, professeur à l\u2019Université de Princeton, souligne : «Les sunnites syriens invoquent de plus en plus la théologie pour justifier leur haine envers la minorité chiite, et les formes sunnites d\u2019exclusivisme, semblables à l\u2019idéologie et à la vision du monde d\u2019al-Qaïda, deviennent la norme.» À moins d\u2019un miracle, ce conflit va dépasser les frontières syriennes.Reste à savoir quand.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Lf îiaÇPTnÎE ACtÆve- LETTRES Le PQ sous les feux des paradoxes Je me suis beaucoup amusé en lisant la chronique de Francine Pelletier parue dans Le Devoir du 15 mai sous le titre Le cynisme, particulièrement au passage des «vedettes véreuses de la commission Char-bonneau » qui se pavanent sans scrupule dans «la procession de complets-cravates».Par la suite, la chroniqueuse mise en plein dans le mille lorsqu\u2019elle montre du doigt le paradoxe «cynique» du PQ qui, sous le couvert du défenseur de la probité, est en train de s\u2019approprier le slogan peu reluisant du parti qui «flashe à gauche pis tourne à droite» relativement à ses «promesses brisées et [ses] retournements de vestes».Parlant de paradoxe, je vous propose celui-ci : le 8 mai, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, annonçait une enquête sur les causes du «printemps érable », et notamment sur le com-portement des policiers.Vingt-quatre heures plus tard, la première ministre Pauline Marois et le même ministre Bergeron vantaient le travail des policiers après l\u2019arrestation de l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt.Cherchez l\u2019erreur ! Henri Marineau Québec, le 15 mai 2013 L\u2019histoire et les fins politiques Dans sa lettre parue dans Le Devoir du 14 mai, monsieur Claude Poulin s\u2019étonne de l\u2019ajout d\u2019un cours obligatoire d\u2019histoire nationale au sein du cursus d\u2019études collégiales.Monsieur Poulin soupçonne le ministre Duchesne d\u2019asservir l\u2019histoire à des fins politiques.Et il nous sert l\u2019argument voulant que l\u2019histoire soit déjà largement enseignée au niveau secondaire.Que dire alors de l\u2019enseignement de l\u2019anglais langue seconde et de son statut obligatoire au sein de la formation commune collégiale?Cet ajout à la formation générale fut le résultat d\u2019une réforme initiée par les libéraux et fut effectué au détriment de l\u2019enseignement de la philosophie.Pourtant, l\u2019anglais était déjà enseigné dès le niveau primaire (il l\u2019est maintenant dès la première année du primaire) et tout au long du niveau secondaire.Est-ce qu\u2019on ne peut pas relever ici également certaines visées politiques dont pourtant personne ne parle ?Danielle Beaulieu Montréal, le 15 mai 2013 Fumigation et tutelle Non, il n\u2019y a pas encore escalade et la lutte est bien engagée.Car c\u2019est la puce de lit, terreur de nos chaumières, qu\u2019il faut combattre.Au besoin de signaler le 911 avant d\u2019aller au lit, la pire infestation que nous ayons connue depuis Duplessis.Nos élus menacés dans leur intimité ont compris l\u2019importance de l\u2019action appropriée au bon moment.Il en va des sports du matelas et du devoir conjugal de la nation.Eradiquer une bestiole infâme qui partage les secrets de l\u2019oreiller et nous met dans de mauvais draps.Elle peut sembler inoffensive dû à sa cécité, sa surdité et son peu d\u2019odorat, mais elle vit de l\u2019ombre et sa prédation s\u2019y propage impunément.Pour peu qu\u2019elle ait envahi nos hôtels de ville et conseils municipaux, nos politiciens ^\u2019agitent et ne ménagent pas les moyens.A défaut d\u2019appeler la police, les pompiers et l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) en renfort, les ex-terminatems devront s\u2019inscrire ainsi que le progrès atteint dans cette lutte décisive.Ce qui laisse à penser que nos élus peuvent plus facilement nous protéger d\u2019un fléau qui vient d\u2019en bas que d\u2019en haut.Le parallèle n\u2019est pas évidenfi mais après que la corruption soit venue du sommet pom pervertir les marchés publics et leurs participants, ce sont ces derniers qui doi- vent se plier aux vérifications de LAME Comme si on exigeait des exterminateurs qui combattent la puce de lit de montrer patte blanche.Alors que ce sont les candidats municipaux et lems organisatems politiques qui devraient être visés.En attendant, certains naïfs et purs croient que changer la literie à la mairie pourra suffire.Comme en France, se pourrait-il que le Karcher se retomne un jour contre nos politiciens?Pierre G.Blanchard Outremont, le 15 mai 2013 Spdicalisation des policiers de la GRC Au Canada, les seuls policiers qui n\u2019ont pas le droit de se syndiquer sont les policiers de la GRC.Pourtant, ce fier corps de police relève d\u2019un Etat qui se targue d\u2019avoir la Charte des droits et libertés la plus avancée dans le monde.Les policiers de la GRC seraient-ils moins responsables que les policiers de la SQ, de l\u2019OPP ou des différents corps de polices des villes du Québec et de l\u2019Qnta-rio ?C\u2019est sûr que l\u2019on peut étouffer plus facilement la dissidence dans un corps de police oû les seuls à posséder le pouvoir sont les cadres supérieurs.Il est plus difficile d\u2019étouffer des enquêtes lorsque les membres d\u2019un corps policier peuvent compter sur le soutien de leur syndicat.Je suis de ceux qui croient qu\u2019un policier libre de donner son point de vue est un meilleur policier, c\u2019est pourquoi je peux comprendre la demande des policiers de la GRC de pouvoir se syndiquer.Au Canada, on semble ignorer que dans l\u2019armée danoise, les enrôlés et les caporaux sont sjmdiqués, dans un pays oû la syndicalisation atteint 85% de la population.Je souhaite bonne chance aux policiers de la GRC.André Mainguy Longueuil, le 14 mai 2013 LIBRE OPINION Un rendez-vous s.v.p.CHRISTIAN BOUTIN Québec Lettre au ministre de la Santé, Réjean Hébert Depuis plusieurs années, j\u2019ai des problèmes aux genoux, et cette semaine, je suis allé à un groupe de médecine familiale dans le but d\u2019avoir un rendez-vous avec un,orthopédiste pom régler mon problème.A la clinique, on m\u2019a dit que je n\u2019étais pas assez «maganné» pour voir un orthopédiste, que plusiems patients avaient plus de problèmes que moi et qu\u2019ils n\u2019étaient pas référés à des orthopédistes.Qn m\u2019a dit que je devrais voir un médecin de famille, mais, comme plusiems Québécois, je n\u2019ai pas de médecin de famille.Qn m\u2019a donné l\u2019adresse Internet d\u2019un guichet pour m\u2019inscrire sur une liste d\u2019attente; cette adresse ne fonctionne pas, mais j\u2019ai réussi à trouver le site en question.Qn m\u2019a suggéré des CLSC avec lesquels communiquer pour avoir un médecin de famille.Mais une couple de ces CLSC sont fermés depuis deux ou trois ans, dont celui le plus près de chez moi.Je vais en trouver un, c\u2019est certain.Donc j\u2019ai un problème aux genoux, et depuis quelques années, j\u2019ai plus de difficulté à monter des marches.Je n\u2019avais autrefois aucun problème à monter et descendre les multiples escaliers de la ville de Québec malgré une douleur somme toute endurable, mais là, ça devient plus difficile, donc j\u2019ai abandonné les escaliers.Natmellemenfi j\u2019ai abandonné aussi le vélo.Avec le temps, je deviendrai de plus en plus sédentaire.Ce n\u2019est pas en faisant des petites marches de pépère que je me considérerai comme actif physiquement.La sédentarité va amener son lot de problèmes : haute pression, cholestérol élevé, diabète, ankylosé, prise de poids (déjà que j\u2019ai plus de poids à perdre qu\u2019à prendreÇ etc.Mais notre système de santé va certainement me prescrire de belles petites pilules pour contrôler ces problèmes, lesquelles pilules peuvent me causer d\u2019autres problèmes : à l\u2019estomac, au foie, au rein.Problèmes qui seront corrigés par d\u2019autres pilules, naturellement.Dans quelques années, quand je serai confiné chez moi, au lit, parce que mes proT)lèmes aux genoux seront plus graves.A ce moment, je pourrai entreprendre des démarches pour voir un orthopédiste.Naturellement, ça va prendre plusieurs mois, pendant lesquels ma situation va se détériorer avant que je puisse voir un orthopédiste, et ce médecin va me dire quoi?«M.Boutin, vous avez été négligent, vous auriez dû venir me voir plus tôt!» Pendant le temps d\u2019attente pour voir un orthopédiste, je vais finir par me retrouver dans une résidence pour personnes en perte d\u2019autonomie oû on va continuer à me donner la multitude de pilules que je devrai prendre à cause de ma condition, et en plus, on va me donner de belles pilules pour faire de moi un zombie pour que je me tienne tranquille.J\u2019en connais à qui c\u2019est arrivé, à leurs proches.Tous ces problèmes vont finir par affecter mon moral, mais là encore, ce n\u2019est pas grave, on pourra toujours me prescrire des antidépresseurs.Je veux juste voir un médecin spécialiste pour régler le problème que j\u2019ai avant d\u2019avoir tous les problèmes énumérés plus tôt. LE DEVOIR LE JEUDI 16 MAI 20IS A9 IDEES Les finances publiques du Québec, un désastre?Ne surdramatisons pas notre endettement Par rapport à celle des pays industrialisés, la dette du Québec, en pourcentage du PIB, est plus élevée que celle du Canada, mais moins que celle de la moyenne des pays de l\u2019OCDE.Pas la peine de couper l\u2019aide sociale pour ça.JACQUES PARIZEAU Ancien premier ministre du Québec (1994 à 1996) et ministre des Finances (1976 à 1984).Premier de deux textes.es finances publiques du Québec, nous dit-on, sont si mal en point et la dette à un niveau tel que si on ne corrige pas la situation, le Québec est menacé du sort de la Grèce ou de l\u2019Espagne.Ce genre d\u2019observation est souvent exprimé dans les médias.11 nous vient depuis quelque temps de milieux gouvernementaux.On a beau promettre des milliards pour demain, une sorte de morosité se répand dans l\u2019opinion publique : selon l\u2019expression consacrée, les caisses sont vides.L\u2019article qui suit, en deux temps, est destiné à démontrer qu\u2019on a tort de s\u2019énerver, que la situation n\u2019est pas du tout celle qu\u2019on se plaît à nous présenter.La première partie a trait à la dette publique, la seconde aux revenus et dépenses du gouvernement.Au 31 mars 2012, la dette du gouvernement du Québec était, nous dit-on, de 183 milliards de dollars, soit 53% du produit intérieur brut, et on prévoyait dix milliards de plus pour le 31 mars 2013.La dette du secteur public, incluant, en plus de celle du gouvernement, celles d\u2019Hydro-Québec, «On a tort de s\u2019énerver, la situation n\u2019est pas du tout celle qu\u2019on se plaît à nous présenter» des autres entreprises gouvernementales, des municipalités et des universités, se chiffre à 246 milliards, soit 71% du PIB.Si on ajoute à cela la part du Québec dans la dette fédérale, disons 19%, calculée sur la même base, on ajoute 46% du PIB et on arrive donc à un endettement total de 117%! Un tel niveau d\u2019endettement justifie des actions radicales et rapides pour réduire les déficits et sinon rembourser la dette.en tout cas la stabiliser.Quant à vouloir faire d\u2019une province un pays, il ne faut même pas y songer.L\u2019austérité devient le seul horizon.La confusion C\u2019est ce cadre financier qui domine la politique budgétaire, suivie par plusieurs ministres des Finances, depuis que l\u2019un d\u2019eux a affirmé, il y a une dizaine d\u2019années, que les «huissiers sont à notre porte».De là, une grande confusion.Tous les montants que j\u2019ai mentionnés jusqu\u2019à maintenant sont établis sur la base de la dette brute, c\u2019est-à-dire qu\u2019on ne tient pas compte des actifs.C\u2019est à peu près comme si un individu, se présentant à sa banque pour établir son bilan financier, déclarait sa dette sur cartes de crédit et son hjqiothèque, mais pas le montant de ses dépôts bancaires ni l\u2019évaluation de sa maison.Aucun gouvernement au Canada, fédéral ou provincial, à part celui du Québec, ne se sert du concept de dette brute.Deux concepts de dette publique sont couramment utilisés : la dette nette et la somme des déficits cumulés.Le premier peut être défini comme étant la dette brute moins la valeur des actifs financiers du gouvernement.Les déficits cumulés, c\u2019est la dette nette moins les actifs non financiers.Le gouvernement fédéral se sert exclusivement des déficits cumulés, l\u2019Ontario et l\u2019Alberta de la dette nette et des déficits cumulés ; d\u2019autres provinces, de la dette nette seulement.Au Québec, on établit aussi la dette selon les déficits cumulés ; néanmoins, dans les débats publics, c\u2019est de la dette brute dont on fait état.Si on se sert du concept de déficits cumulés, le portrait change alors complètement.Au 31 mars 2012, la dette du gouvernement du Québec était de 114 milliards, soit 33% du PIB, au lieu de 53%.La dette du reste du secteur public est faible parce que les actifs d\u2019Hydro-Québec dépassent largement ses dettes.Si bien, que l\u2019endettement de tout le secteur public québécois n\u2019est plus de 71%, mais de 35% du PIB : la moitié moins ! Sans doute le niveau d\u2019endettement du gouvernement du JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les gouvernements du Québec ont réussi, depuis piusieurs années, à maintenir des équiiibres budgétaires satisfaisants, assure i\u2019ex-premier ministre Jacques Parizeau.Québec proprement dit est-il le plus élevé des provinces canadiennes, mais il faut dire, d\u2019abord, que l\u2019Ontario est en train de nous rattraper; ensuite, que l\u2019on traîne encore les effets de la réforme comptable de 1997 qui a complètement transformé la prise en compte du déficit actuariel des fonds de pension des employés du secteur public et augmenté d\u2019un seul coup la dette de 20%, et enfin, que le niveau de la dette est stabilisé.La valse des milliards «comptables» Au vu des chiffres fournis par le ministère des Finances, cette stabilisation n\u2019est pas évidente.En novembre 2012, on annonçait que du 31 mars 2012 au 31 mars 2014, la dette passerait de 114 à 120 milliards.Dans la Mise à jour économique et financière de mars dernier, on annonçait 117 mil- liards.Que se passe-t-il?Le gouvernement aurait-il déjà commencé à «rembourser» la dette grâce à ses coupes budgétaires?Pas du tout! Ce sont plutôt des changements aux conventions comptables qui sont en cause.Le cas vaut la peine d\u2019être expliqué.En premier lieu, la Société de financement des infrastructures locales et la Société d\u2019habitation du Québec ont modifié leurs conventions comptables.Cela a ajouté 1,2 milliard de dollars à la dette.En deuxième lieu, et surtout, Hydro-Québec a décidé d\u2019adopter l\u2019IFRS, soit les normes comptables de l\u2019International Financial Reporting Standards.On a d\u2019abord cru, à Québec, que cela ajouterait 3,3 milliards, puis six milliards à la dette du gouvernement.Mais l\u2019Institut canadien des comptables agréés, qui se veut l\u2019autorité en ces matières, est venu au secours du gouverne- ment en reportant à trois reprises la date d\u2019inscription de Î\u2019IFRS à la dette.L\u2019année 2013-2014 ne sera donc pas touchée.Ce sera pour l\u2019année suivante.Ouf! Et comme Ontario One a décidé d\u2019adopter les normes comptables américaines, moins exigeantes que celles de l\u2019IFRS, on se croit justifié à Québec de couper la poire en deux et d\u2019inscrire éventuellement à la dette non pas 6 milliards, mais 3,3 milliards.Re-ouf ! Et dire que pendant ce temps, on veut couper une vingtaine de millions à l\u2019aide sociale et une cinquantaine dans les services de garde, pour éviter, nous dit-on, de sombrer dans le chaos grec ou espagnol! Quand on se compare.Enfin, on terminera l\u2019examen de la dette par l\u2019ajout à celle du Québec de sa part de la dette fédérale, évaluée cette fois à partir des déficits cumulés.Elle représente non plus 46% du PIB, mais 32%.Si bien que dans l\u2019hypothèse où le Québec serait un pays, aujourd\u2019hui, sa dette serait de 65% du PIB.Ce serait tout à fait gérable.Et si on compare la dette totale du Québec à celle des pays industrialisés, en se servant de la méthode de l\u2019OCDE, on constate qu\u2019elle est (en % du PIB) plus élevée que celle du Canada, mais moins élevée que celle de la moyenne des pays de l\u2019OCDE.Et la dette de la Grèce est.trois fois plus élevée que celle du Québec! En fait, les gouvernements du Québec ont réussi, depuis plusieurs années, à maintenir des équilibres budgétaires satisfaisants.Cela apparaîtrait beaucoup plus clairement, si on cessait de changer les conventions comptables à tout bout de champ.¦ Demain: les revenus et dépenses du gouvernement La réplique > Développement des aeeaires Remettre les pendules à l\u2019heure sur le « développement des affaires » L\u2019économie du Québec a besoin d\u2019interventions professionnelles en ces matières, autant pour sa croissance économique que sociale V NORMAND TURGEON Ph.D., professeur titulaire HEC Montréal oilà que nous avons entendu à la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (la «commission Charbonneau»), au cours des derniers mois, des témoins portant des titres administratifs tels que « directeur du développement des affaires» ou «vice-président responsable du développement des affaires», comme ce fut le cas pour M.Gilles Cloutier, ex-v.-p.de la firme Roche, dont le témoignage a pris fin mardi.Pour toute personne qui enseigne le développement des affaires à l\u2019université, ce que je fais à HEC Montréal dans le cours Marketing, croissance et développement des affaires (et son pendant anglais Marketing, Growth and Business Development) au programme de MBA depuis 2005, il est impératif de faire la lumière sur ce sujet d\u2019étude afin de rendre justice à ce concept de gestion ainsi qu\u2019à ces femmes et hommes qui pratiquent cette activité comme profession et qui le font de façon juste et saine.D\u2019emblée, ce n\u2019est que récemment que les écoles et facultés de gestion au Québec ont Le déclencheur «Le choc de la vérité est parfois brutal.Depuis l\u2019automne, la commission Charbonneau avait déjà donné lieu à un impressionnant défilé de pommes pourries, mais le cas de Gilles Cloutier est quelque peu différent.Cet organisateur à la retraite, qui était responsable du \u201cdéveloppement des affaires\u201d au groupe Roche, puis chez Dessau, était un véritable technicien de la magouille électorale.A Ven-tendre raconter sur le ton de la conversation comment il recrutait les prête-noms par centaines, transformait ni plus ni moins les municipalités en filiales d\u2019une firme de génie-conseil, trafiquait la comptabilité, tripotait les bordereaux, on en avait des frissons.» Michel David, Le Devoir, 2 mai 2013 inscrit de tels cours spécialisés sur le développement des affaires dans leurs programmes d\u2019études.Aujourd\u2019hui, autant la littérature de gestion que celle d\u2019économie proposent maints livres et articles scientifiques sur ce sujet.Un chercheur danois a même offert dernièrement une définition de ce qu\u2019est le développement des affaires: «Le développement des affaires désigne des fonctions et des processus en lien avec l\u2019analyse d\u2019occasions de croissance, le soutien et le suivi de la mise en oeuvre de ces mêmes occasions, mais n\u2019implique pas les décisions concernant la stratégie et la mise en oeuvre de ces occasions.» Somme toute, ce que cette définition laisse entendre, c\u2019est la prépondérance de l\u2019analyse sur l\u2019action ; la tâche du gestionnaire en développement des affaires étant davantage de positionner l\u2019entreprise dans la foulée de la croissance économique, de celle des marchés démographiques et géographiques ou des nouvelles tendances en matière de modèles d\u2019affaires émergents.11 est certain que le concept de développement des affaires a une perspective multidimensionnelle dans sa pratique, allant même jusqu\u2019à inclure différentes tâches reliées à la recherche et à la conclusion de contrats, voire à la vente de produits et services.Et, comme nous l\u2019avons tous constaté avec une certaine amertume, pour certaines entreprises, le développement des affaires incluait également d\u2019organiser des élections clés en main et de faire fi de la Loi sur le financement des partis politiques.Par rapport à de tels propos, il serait opportun d\u2019invoquer le fameux dicton: «Là où il y a de l\u2019homme, il y a de \u201cl\u2019hommerie\u201d.» Mais force est de constater que là où il y a de l\u2019homme, il y a aussi une volonté de changer l\u2019ordre des choses.En effet, les modèles économiques se perfectionnent.Les modèles d\u2019affaires changent radicalement dans plusieurs industries.Les modèles politiques, aussi, se raffinent.Les modèles de développement des affaires n\u2019ont d\u2019autres choix que d\u2019évoluer.C\u2019est ainsi que nous assistons actuellement à la naissance d\u2019une théorie du développement des affaires ancrée dans la théorie économique de la croissance ainsi que dans celle des changements organisationnels et du cycle de vie des entreprises.On y parle donc de macro et de micro-économie, d\u2019innovation, de recherche et développement, de gestion du changement, de compétitivité, ainsi que d\u2019autres sujets dont, très certainement, de l\u2019éthique des affaires.C\u2019est à cette autre conversation que les acteurs des milieux académiques et organisationnels du développement des affaires vous invitent à participer.L\u2019économie du Québec a besoin d\u2019interventions professionnelles en développement des affaires, autant pour sa croissance économique que sociale.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DeghseésoceefeJ et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\d(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Jubé Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belau* Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaxWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît 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Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxiYsi-0\\xviçT Leclerc (responsable duservice a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables).Claudette Behveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudme Chevner, Cehne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE JEUDI 16 MAI 20IS ACTUALITES BANLIEUE SUITE DE LA PAGE 1 le débat est tendu un peu partout.«Les projets sont freinés par la résistance locale et le manque de détermination politique, dit-il.Les politiciens savent que c\u2019est ce qu\u2019ils veulent, mais quand la controverse apparaît, ils abandonnent.Je crois que c\u2019est pour cette raison que j\u2019ai été invité.» Maisons de ruelles Aujourd\u2019hui à son compte, Toderian dirige depuis l\u2019an dernier la firme Toderian Urban Works et passe de toute évidence beaucoup de temps sur Twitter et dans des conférences, il agit aussi comme conseiller pour les villes de Sydney, Helsinki, Regina et London (Ontario).Son expérience de six ans à la ville de Vancouver (et autant à Calgary auparavant) l\u2019a convaincu qu\u2019il fallait aller auront des projets de densification en banlieue.«A Vancouver, nous avons placé le terme \u201cdensification\u201d [\u201cdensity\u201d en ding]3i&\\ en \u201cune\u201d des journaux.Nous en avons parlé pendant deux ans, dit-il.On a montré que bien faite, elle pouvait nous permettre de réaliser plusieurs objectijs.» Notamment sur le plan intergénérationnel, il donne l\u2019exemple de maisonnettes pour retraités situées à l\u2019arrière des terrains de leurs enfants, des logements aménagés au-dessus des garages pour les jeunes qui vieillissent, des logements inclus dans la résidence principale avec porte séparée, etc.Vancouver a notamment eu beaucoup de succès avec son programme de «maisons de ruelles».Au Québec, les ruelles sont plutôt l\u2019apanage des quartiers centraux déjà densément peuplés, mais Toderian explique qu\u2019on en trouve partout dans les villes du (îanada anglais et aussi en banlieue.La Ville a donc offert aux gens la possibilité de construire une maison derrière chez euy avec une entrée donnant sur la ruelle arrière.À ce jour, 800 propriétaires ont participé au programme.«Les gens ont adoré parce que ça ne venait pas des promoteurs, mais des résidants ordinaires, qui avaient besoin de plus de flexibilité.» 11 précise que «ce sont des unités locatives» et que la Vdle n\u2019a pas permis qu\u2019elles soient vendues séparément.«Ça permettait aux gens de payer leur hypothèque plus vite.Ils peuvent y installer leurs enfants qui n\u2019ont pas les moyens de vivre à proximité.Quand ils vieillissent, ils peuvent s\u2019y installer et céder la maison principale à leurs enfants.Il y a plein d\u2019options.» Bien sûr, dit-il, il ne s\u2019agit pas de calquer un modèle, mais plutôt de développer des solutions adaptées.Brent Toderian décrit ce genre d\u2019intervention comme de la «densification douce», «invisible» ou «cachée».11 y voit en outre une façon de rendre les communautés plus mixtes.«Pendant les années 1990, on faisait des projets résidentiels exclusivement pour retraités.C\u2019était une mauvaise idée, parce que les retraités ne veulent pas vivre dans des communautés de retraités.Ils veulent être proches de leurs familles tout en gardant une certaine autonomie.Ils veulent pouvoir se déplacer à pied.» Construire les banlieues autrement Interrogé sur les réticences de beaucoup de promoteurs par rapport aux projets atjqiiques, il rétorque que Vancouver a surmonté le problème.«Les nouvelles formes créent de nouvelles opportunités pour de nouveaux joueurs, avance-t-il.A Vancouver, deux compagnies sont nées en faisant des maisons de ruelles.» En plus de réaménager les vieilles banlieues, Brent Toderian insiste sur l\u2019importance de construire les nouvelles banlieues autrement.11 répète qu\u2019il n\u2019a rien contre les banlieues en tant que telles, mais plutôt contre celles qu\u2019on a conçues de façon «stupide».Celles-là ont «un coût élevé sur la qualité de vie et les changements climatiques», mar-tèle-t-il.«Actuellement, l\u2019étalement urbain se poursuit à cause du momentum C\u2019est lié à la politique et aux types de prêts qu\u2019offrent les banques.» Or, les banlieues traditionnelles ne sont plus l\u2019eldorado qu\u2019elles ont déjà incarné.«A l\u2019origine, on les vendait comme des symboles de liberté.Mais de plus en plus, elles sont perçues comme des lieux où les choix sont limités.» Le Devoir DÉFUSIONS SUITE DE LA PAGE 1 défusionner», a-t-elle écrit dans un communiqué rageur diffusé mardi.Jointe par Le Devoir quelques heures plus tard, Cinq-Mars était encore furieuse.«Plus ça va, moins Montréal a l\u2019air de nous vouloir», lance-t-elle en indiquant qu\u2019avant de régler le sort d\u2019Outremont, il faudra consulter ses citoyens et leur offrir la défusion.«Non seulement les fusions municipales ont été un échec, mais elles n\u2019ont pas permis de réaliser des économies d\u2019échelle en 2002.» La nostalgie de l\u2019avant-2002 n\u2019est pas très loin à Anjou non plus.« S\u2019il y a quelque chose à changer concernant ce que les gens ont accepté en 2003, durant les référendums, je crois qu\u2019on devrait demander aux citoyens s\u2019ils veulent rester dans la ville de Montréal ou revenir comme ils étaient.Les villes défusionnées ne sont pas malheureuses du tout et elles gèrent mieux leurs finances», soutient le maire Luis Miranda.« Tous les jours, je croise des citoyens dans la rue qui me demandent quand Anjou va sortir de cette ville.Je crois même que, la prochaine fois, il sera encore plus facije de faire la défusion », ajoute M.Miranda.À ses yeux, la réunion proposée d\u2019Anjou et de RDP-PAT démontre le caractère improvisé de la suggestion de M.Legault.Un mariage Anjou-Saint-Léonard serait démographiquement plus naturel, croit-il, même s\u2019il trouve l\u2019idée inacceptable.La mairesse de LaSalle \u2014 dont l\u2019arrondissement pourrait être fusionné à celui de La-chine, selon le plan proposé par M.Legault \u2014 croit elle aussi que, si on procède à la réunion de plusieurs arrondissements ou qu\u2019on leur retire des pouvoirs, il faudra demander aux citoyens s\u2019ils souhaitent toujours rester au sein de la Ville de Montréal.« Si on change les règles du jeu en cours de route, on se doit de consulter les citoyens.Je ne parle pas seulement des arrondissements des anciennes banlieues, mais aussi de ceux de l\u2019ex-Ville de Montréal», précise Manon Barbe.Le pire, ajoute-t-elle, c\u2019est que de tels changements ne résoudraient pas les problèmes structurels de Montréal.Saint-Léonard, Montréal-Nord et Verdun Quand on souligne au maire de Montréal-Nord que, selon le scénario de M.Legault, son arrondissement porurait être fusionné avec celui de Saint-Léonard, il soupire.«Je pense que M.Legault cherchait une occasion de se faire voir et de se faire entendre \u2014 ça faisait longtemps qu\u2019on ne l\u2019avait vu.Il a choisi le territoire de Montréal pour se positionner », explique Gilles Deguire.S\u2019il n\u2019évoque pas les défusions, M.Deguire croit que des ajustements quant aux limites territoriales des arrondissements pourraient éventuellement être faits, à tête reposée.À titre d\u2019exemple, il cite le cas d\u2019un secteur dans la partie ouest de RDP-PAT qui pourrait être annexé à Montréal-Nord poru faciliter la livraison de services.«Mais ce n\u2019est pas moi qui vais dire que je vais prendre un secteur de Rivière-des-Prairies, explique-t-il.C\u2019est un débat qui mérite d\u2019être fait au moment opportun.Personne n\u2019est contre la vertu.Je ne pense pas que ce soit la préoccupation première des citoyens.J\u2019en rencontre beaucoup sur le terrain.Personne ne me parle de ça.Ce qui les intéresse, ce sont les services de proximité et ils veulent quelqu\u2019un d\u2019intègre et sans reproches.» Pour sa part, l\u2019ancien maire de Verdun Claude Trudel s\u2019étonne que la CAQ ait songé à fusionner Verdun au Sud-Quest, un arrondissement de l\u2019ancienne Ville de Montréal.Selon lui, une alliance Lachine-Verdun-LaSalle, trois anciennes villes de banlieue, apparaît plus naturelle.Cela dit, il ne croit pas que les défusions soient la voie à suivre.«Il faut évoluer.Je pense qu\u2019on ne peut pas faire l\u2019économie de ce débat-là au cours des prochaines années.» Le Plateau Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferran-dez, croit envisageable une fusion de son arrondissement avec celui d\u2019Qutremont malgré leurs différences.«Pour 75 % des activités, oui, ils peuvent être fusionnés», croit-il.Mais il se rebiffe contre une centralisation des services aux citoyens par l\u2019administration montréalaise.«La centralisation de services de proximité, ça ne peut pas marcher.C\u2019est comme s\u2019il y avait une recette magique de la droite.» Au passage, il ne manque pas de dénoncer la tendance qu\u2019ont les éditorialistes à le citer comme un exemple du «dysfonctionnement» de la Ville de Montréal.Vision Montréal et Projet Montréal s\u2019enten- dent pour dire qu\u2019il faut réduire le nombre de conseillers municipaux et le nombre d\u2019arrondissements.Mais la plupart des maires consultés par Le Devoir estiment que mettre la hache dans le nombre d\u2019élus n\u2019est pas nécessairement une solution.Toronto ne compte que 45 élus, mais le personnel politique y est plus important aussi.«A Toronto, chaque élu dispose d\u2019un budget de 250000 ou 300000 $ pour engager du personnel politique.Quand on fait le total, on arrive au même résultat qu\u2019à Montréal», fait remarquer Luis Miranda.D\u2019autres diront que, si on réduit le nombre d\u2019élus à Montréal, il faudra faire de même dans les 15 villes liées de l\u2019île de Montréal, qui comptent 106 élus poru une population d\u2019un peu plus de 200000 habitants, comparativement à 103 élus poru Montréal avec ses 1,6 million d\u2019habitants.Pour l\u2019instant, tous ces scénarios demeurent hypothétiques, mais nombreux sont les élus montréalais à dire que, tôt ou tard, il faudra faire le débat.Le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, a indiqué, plus tôt cette semaine, que ce sera aux nouveaux élus montréalais de se prononcer.«Nous avons pris l\u2019engagement de ne pas retoucher aux structures dans un avenir proche», a-t-il indiqué lundi.Selon lui, il appartient aux élus montréalais de faire des choix.Le cas échéant, le gouvernement sera à leur écoute.Le Devoir Coderre entre en scène Denis Coderre fera son entrée en scène dans l\u2019arène municipale ce jeudi matin avec l\u2019annonce de sa candidature à la mairie de Montréal.Un sondage CRQP publié mercredi dans La Presse révèle qu\u2019il détient une avance, quoique fragile, par rapport à ses adversaires, avec des intentions de vote de 33% contre 18% pour le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et 15% pour la chef de Vision Montréal, Louise Harel.Quant à Michael Applebaum, qui a promis de ne pas briguer la mairie en novembre prochain, il obtient 17 % des intentions de vote contre 20% pour Denis Coderre lorsqu\u2019on soumet aux répondants une liste de personnalités.CANNES SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019autant plus que le cinéaste taiwanais Ang Lee, ami de Spielberg, fait aussi partie du jiuy, à trois chaises de celle du cinéaste de Jaws et de Schind-lePs List.Ce même Ang Lee a remporté cette année la statuette du meilleru réalisateur poru son film Life of Pi, à la barbe du Lincoln de Spielberg.Qn est entre gens courtois et artistes sensibles, mais sous tension.«Spielberg est mon héros!», lance Ang Lee, visiblement mal à l\u2019aise.Et le père A\u2019E.T.de renchérir: «Nous avons toujours été des collègues, pas des concurrents, Ang et moi.» Le cirque des Oscar N\u2019empêche, ces campagnes-là épuisent et divisent.«Les Oscar, c\u2019est une compétition devant 6000 académiciens, tranche Ang Lee.C\u2019est un jeu de popularité qui marche à l\u2019émotion.Cannes est plus artistique, plus prestigieux.Mais il faudra quand même y juger aussi des films, moi qui n\u2019aime pas le faire publiquement.La vie est remplie d\u2019ironie.» Ce jury montre plus d\u2019estime pour ce grand festival que pour le cirque des Qscar.Au nom de Cannes est accolée, pour eux, l\u2019étiquette artistique, la grande marque de prestige, façon Chanel, pour public averti.Mais le pouvoir en la matière, hélas, siège de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique.Nul besoin de le rappeler.Dans ce jury fort sélect se trouve également le merveilleux acteur allemand Christoph Waltz, double oscarisé, qui avait fait campagne pour Django Unchained de Tarantino et remporté le prix d\u2019interprétation.Waltz avouait toutefois qu\u2019en montant les marches du Palais, il avait été étreint par les souvenirs, au point d\u2019oublier sa condition de juré.C\u2019est ici, en 2009, que son heure de gloire a sonné, quand il remporta le prix du meilleur acteur pour son rôle d\u2019officier nazi féroce et polyglotte dans Inglorious Pasterds du même Tarantino.11 y gagna le statut de star internationale.L\u2019Qscar qui suivit n\u2019aura pas nui non plus.La veille, ce jury s\u2019était réuni pour la première fois, et Spielberg a constaté : «Avec des gens issus de cultures et de disciplines si différentes, le seul point commun, c\u2019est la passion du cinéma.Le reste nous divise.Les films nous uniront.» De fait, ils semblent tous des E.T les uns pour les autres.Nicole Kidman, icône australienne holljiwoodisée, Daniel Auteuil, acteur et cinéaste français au sourire fatigué.Christian Mungiu, le jeune et remarquable cinéaste roumain, palmé d\u2019or en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, dit souhaiter «voir un cinéaste de la course repousser les limites de notre art, avoir le courage de l\u2019originalité».Ajoutez la cinéaste nippone Naomi Kawase, artiste fort sensible, qui ne parle que japonais, ne quitte pas son interprète et nous sert un discours-fleuve pour parler d\u2019échanges à venir, de grande fraternité universelle.La jeune actrice de Bollywood Vidya Ballan semble surtout là pour sou- ligner les 100 ans du cinéma indien, auquel Cannes rend hommage.Quant à la Britannique Lynne Ramsay, derrière l\u2019excellent Ratcatcher et We Need to Talk About Kevin, elle jette un œil oblique sur l\u2019assemblée, semblant se demander qui bouffera l\u2019autre tout cru.Contribution à la communauté Ang Lee considère sa présence à ce jury comme une contribution à la communauté cinématographique, une sorte de devoir d\u2019Etat.Daniel Auteuil célèbre la chance de perpétuer la tradition d\u2019offrir la Palme d\u2019or, quand tant de films majeurs l\u2019ont reçue dans le passé.Nicole Kidman se dit ravie d\u2019avoir le temps pour une fois de s\u2019asseoir pour regarder des films, sa passion.Ang Lee rêve du coup de cœur unanime qui leur fera crier à tous: «C\u2019est la Palme!» Habemus Palme ! «On porte toujours des jugements sur les films qu\u2019on voit, souligne Spielberg.Il y aura neuf jugements personnels.Et on en discutera.» Pas si simple ! Quand des voix lui assurent que parfois ces délibérations s\u2019avèrent corsées, voire explosives, il répond qu\u2019il n\u2019aura qu\u2019à revoir 12 Angry Men de Sidney Lumet pour se remettre dans le bain.Le grand cinéaste américain rit, ravi d\u2019être hors de ses terres.11 aura 11 jours pour découvrir que les conflits n\u2019ont pas de frontières et qu\u2019un groupe disparate peut se crêper le chignon sur la Croi-sette autant que sur Hollywood Boulevard.Cannes lui souhaite la bienvenue ! Le Devoir FMI SUITE DE LA PAGE 1 Royaume-Uni et les Etats-Unis comme des exemples de pays où le niveap «d\u2019iniquité s\u2019est envolé depuis 25 ans».Aux Etats-Unis seulement, la part des revenus avant impôt du 1% des plus riches a grimpé, durant le dernier quart de siècle, de 8% à 18% de l\u2019ensemble des revenus.Plus d\u2019égalité pour plus de croissance La bonne nouvelle, a-t-elle poursuivi, est que, dans les pays développés, l\u2019impôt et les transferts sociaux ont joué un rôle important de redistribution de la richesse depuis 30 ans.«La mauvaise nouvelle?Ces mécanismes jouent de moins en moins leur rôle depuis 2000.Pourquoi ?Parce que de nombreux pays ont adopté des réformes [.] qui ont réduit la générosité de l\u2019aide sociale et fait baisser les taux d\u2019imposition sur les revenus, notamment sur les tranches supérieures.» Dans les pays en voie de développement, ces mécanismes de répartition des revenus de marché sont généralement plus modestes et donc moins efficaces.Cette situation n\u2019est pas seulement préoccupante pour des raisons morales, elle l\u2019est aussi pour des raisons économiques, a rappelé la chef du FMI.De récentes recherches scientifiques ont montré que «plus les sociétés sont égalitaires, et plus elles ont de chances de maintenir une croissance économique durable», et vice-versa.Appel à l\u2019État-providence Le FMI encoruage, par conséquent, les pays à renforcer leurs assises fiscales, notamment en réduisant le nombre d\u2019exemptions d\u2019impôt et en faisant la chasse à l\u2019évasion fiscale.Du côté des dépenses, «le Ponds continuera de faire pression en faveur de biens et de services publics de qualité, la priorité étant la protection et l\u2019augmentation des dépenses sociales visant à réduire la pauvreté et l\u2019exclusion », a assrué Christine Lagarde.L\u2019apcienne ministre française des Finances et de l\u2019Économie se réjouit notamment de voir que les deux tiers des pays d\u2019Afrique subsaharienne ont su augmenter leurs dépenses en santé et en éducation au cours des dernières années, en dépit des ravages causés par la Grande Récession.Toujours du côté des dépenses, elle a remis en cause le fait que les gouvernements continuent de subventionner la consommation d\u2019énergie à hauteur de 2000 milliards par année, alors que l\u2019on cherche désespérément à réduire les émissions de gaz à effet de serre et que, dans les pays en développement, ces subventions profitent six fois plus aux classes moyenne et supérieure qu\u2019aux plus pauvres.Cette défense des politiques sociales par le FMI en fera sûrement srusauter quelques-uns qui lui rappelleront la sévérité des politiques d\u2019austérité qu\u2019il a imposée en Eruope et aillerus.La position exprimée mercredi par le FMI s\u2019inscrivait dans le cadre du nouvel objectif que vient de se donner son institution sœur de Bretton Woods, la Banque mondiale, soit l\u2019éradicadon de la pauvreté extrême de la sruface de la planète d\u2019ici 2030.D\u2019abord fixée à partir du seuil de 1$ de revenu par jour, puis de 1,25$, la proportion d\u2019humains vivant dans l\u2019extrême pauvreté est tombée de 43% en 1990 à 21% en 2010.Elle frappe toutefois encore 1,3 milliard d\u2019humains, dont 870 millions se couchent chaque soir la faim au ventre et près de sept millions d\u2019enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année.Le discours de Christine Lagarde avait été précédé de quelques heures seulement par le dévoilement d\u2019un rapport de l\u2019Crganisation de coopération et de développement économiques (QCJDE) dénonçant non seulement l\u2019accroissement des inégalités, mais l\u2019accélération du phénomène avec la crise économique.N\u2019eût été «l\u2019effet modérateur» de la fiscalité et des transferts sociaux de l\u2019État-providence, y disait-on, les inégalités de revenus se seraient davantage creusées au cours des trois années, entre 2007 et 2010, que durant les 12 années précédentes.Le problème qui se pose depuis, poursuivait l\u2019QCDE, est que la reprise se fait toujours attendre dans plusieurs pays et, qu\u2019en même temps, plusieurs individus ont épuisé lerus droits à des allocations de chômage, et que les gouvernements sont passés en mode austérité.«Si la lenteur de la croissance persiste et si les mesures d\u2019assainissement budgétaire sont mises en oeuvre, concluait le rapport, la capacité des systèmes d\u2019impôts et de transfert à alléger les niveaux élevés \u2014 et potentiellement croissants \u2014 de l\u2019inégalité et de la pauvreté des revenus de travail et du capital pourrait être remise en question.» Le Devoir Rectificatif Dans le texte Les Anglo-Québécois dans le brouillard, publié dans notre édition du lundi 13 mai 2013 en page A1, il était écrit que les données de l\u2019Enquête nationale auprès des ménages concernant 13 des 15 villages inuits et cris du nord du Québec avaient été écartées parce que jugées non fiables par Statistique Canada.Ên fait, c\u2019est exactement le contraire.Tous ont vu lerus données publiées.L\u2019erreru découle du fait que pour 13 de ces 15 petits villages, il existe deux subdivisions de recensement: le village comme tel et la zone périphérique quasi inhabitée.Ce sont ces zones périphériques qui se retrouvent toutes dans la liste des zones exclues poru non-fiabilité.Ne coimaissant pas l\u2019existence d\u2019une deuxième zone de dénombrement.Le Devoir âconda à l\u2019exclusion des villages.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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