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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-05-18, Collections de BAnQ.

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[" Plages d\u2019activités autour de Virginia Beach Cahier Plaisirs FTA: Ostermeier revisite le théâtre d\u2019Ibsen Cahier Culture -?www.ledevoir.com ?- Doit-on maintenir la station spatiaie à grands frais Page b3 LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 1 0\t?LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 2013 2,83 $+TAXES= 3,25 Médecin de famille recherché.Encore ! Les groupes de médecine familiale remplissent-ils leurs promesses ?t .\\i{.\tA rjiuoAi 1,1 douîeuj lombaire iTalimer^tation ''aA/ ÿr r JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nathalie Delalay, de la clinique de Sainte-Julie, examine la petite Anabelle, que l\u2019on voit ici en compagnie de sa mère, Elisa Gonzales.En Montérégie, moins d\u2019un groupe de médecine de famille (GMF) sur trois respecte le contrat pour lequel il reçoit quelques centaines de milliers de dollars.Lancé il y a dix ans dans l\u2019espoir de doter chaque Québécois d\u2019un médecin de famille, le modèle a été récemment sévèrement rabroué par le ministre de la Santé, Réjean Hébert.AMELIE DAOUST-BOISVERT Un mercredi matin de printemps, 7 h 45, la banlieue s\u2019éveille.Dans sa clinique de Sainte-Julie où la salle d\u2019attente est encore vide, le D\" Claude Rivard blague avec les secrétaires et les infirmières.Contrairement à toutes ces cliniques où, à l\u2019aube, une file de patients silencieux s\u2019allonge devant la porte, ici, personne n\u2019attend : tout le monde a pris rendez-vous la veille pour la clinique d\u2019urgence.Ceux qui sont inscrits communiquent par courriel VOIR PAGE A 10 : MÉDECINS Dossier > Les groupes de médecine familiale D Quels sont les GMF de la Montérégie qui respectent les règles?Consultez la carte interactive à ledevoir.com/gmf De la difficulté d\u2019innover.Le centre de périnatalité l\u2019Antre maison fait bande à part en matière de GME Pages A 8 et A 9 66\" Festival de Cannes Un Démantèlement d\u2019humanité ODILE TREMBLAY à Cannes Ils sont venus nombreux.Une grosse partie de l\u2019équipe.L\u2019accent québécois résonne de droite à gauche et de haut en bas, à pleins gradins de la salle de projection (remplie) de la Semaine de la critique.C\u2019est une petite trotte se rendre du Palais à ici.Mais vive était la hâte de voir ce Démantèlement de Sébastien Pilote, après coup de cœur, faut dire, pour son Vendeur.Il tourne toujours dans son coin d\u2019origine, au Lac-Saint-Jean.« C\u2019est le pays de Maria Chap-delaine », lance-t-il aux Français, en guise de carte et de boussole.Son acteur principal, Gabriel Arcand, se souvient de sa première incursion à la Semaine de la critique.C\u2019était en 1972 à ses frais, pour La VOIR PAGE A 10 : CANNES Lire aussi > Un Iranien à Paris.Page C 9 è EILMS SEVILLE Démantèlement marquera la carrière de Gabriel Arcand.Un rôle immense, son meilleur sans doute.Comme Ottawa, Québec censure ses chercheurs La commissaire à l\u2019éthique lève le voile sur des pratiques « discutables » en matière de recherche gouvernementale JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Ingérence dans les recherches, conclusions biaisées et censure dans les communications avec les médias.Si la situation des chercheurs québécois n\u2019est pas aussi contraignante que celle qui prévaut pour les chercheurs fédéraux, elle s\u2019en approche dangereusement, révèle la Commission de l\u2019éthique de la science et de la technologie.« La censure est omniprésente aux paliers fédéral et provincial », constate la commissaire à l\u2019éthique Nicole Beaudry dans son rapport sur la situation de la recherche gouvernementale au Québec.Cette étude, commandée par Québec, visait à faire la lumière sur les pratiques fédérales et provinciales afin de mieux connaître l\u2019état de la situation et ainsi éviter d\u2019éventuelles dérives.Les résultats ne sont guère rassurants pour les chercheurs québécois.« Nous avons relevé au sein de la recherche gouvernementale certains cas de pratiques que VOIR PAGE A 10 : CHERCHEURS Lire aussi > Recherche : Le virage industriel déplaît aux scientifiques fédéraux.Page A 3 Aujourd\u2019hui Perspectives > États-Unis : Un président et des affaires troublantes.Page B1 Bon congé! > Le Devoir ne sera pas pubiié iundi, Journée nationale des patriotes.De retour mardi.D\u2019ici là, suivez l\u2019actualité sur LeDevoir.com.7\t.WW , - Avis légaux.Carrières.Décès.Mots croisés.Petites annonces, Sudoku .C6 C4 C8 D5 C8 D4 Condominiums de luxe au Centre Ville 1300 René-Lévesque ouest Piscine intérieure 17 000 pc de terrasses communes Gym\tService de voitures électriques (Liste complète sur notre site web] Unité modèle : 2160 de la Montagne - 2^ étage Lundi-Vendredi : 12h à 19h Samedi-Dimanche : 12h à 17h 514-838-2000 EN CONSTRUCTION A LA FINE POINTE DU DESIGN vwvw.roccabella.com 77831303447920 A2 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 2013 ACTUALITES SANTE L\u2019HMR pourra réaménager son service de dialyse ELIANE BRISEBOIS Bonnes nouvelles pour le milieu de la santé à Montréal: la ville compte maintenant le neuvième centre de prélèvement d\u2019organes au Québec et verra procliaine-ment se concrétiser le réaménagement du service d\u2019iiémo-dialyse de l\u2019iiôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR).Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, a fait ces deux annonces dans la journée de vendredi.En conférence de presse le matin à l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont, le ministre Hébert, accompagné de Sacré-Cœur est officiellement désigné comme centre de prélèvement d\u2019organes Jean-François Lisée, ministre responsable de la région de Montréal, a déclaré que l\u2019hôpital «pourra aller de l\u2019avant avec la construction d\u2019un nouvel édifice réservé exclusivement au service de dialyse».Le réaménagement de ce service était une priorité, notamment en raison d\u2019un manque d\u2019espace et de la détérioration des infrastructures temporaires.Des chaises de dialyse sont en effet installées dans des roulottes à l\u2019arrière du pavillon où se situe une partie du service de dialyse.La Coalition citoyenne pour l\u2019HMR, qui soutient le projet de modernisation et d\u2019expansion de l\u2019hôpital, s\u2019est réjouie de cette nouvelle.«C\u2019est un premier pas vers la réalisation du projet d\u2019agrandissement et de modernisation de l\u2019hôpital, a indiqué par voie de communiqué le Rafik Ghali, porte-parole de la Coalition.Nous espérons que le ministre Hébert donnera le feu vert à l\u2019ensemble du projet bientôt.» Le projet de mise à niveau des installations de l\u2019hôpital, construit il y a une soixantaine d\u2019années, doit s\u2019étaler sur dix ans.La transplantation d\u2019organes En après-midi, le ministre Hébert s\u2019est rendu à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur pour annoncer que l\u2019établissement est officiellement désigné comme centre de prélèvement d\u2019organes, devenant le neuvième centre du genre au Québec.Il a aussi dévoilé une bonification du montant versé par Transplant Québec aux centres pour chaque prélèvement, ce dernier passant de 4500$ à 7500$.«Ce sont de bonnes nouvelles, a affirmé en entrevue au Devoir Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec.Quand on identifie un donneur d\u2019organes, on sait que la plupart de ses organes vont servir pour des patients dans d\u2019autres hôpitaux ailleurs au Québec.L\u2019hôpital qui déploie les efforts pour le prélèvement doit être soutenu.Le montant n\u2019avait pas été revu depuis plus de 15 ans.» L\u2019hôpital du Sacré-Cœur bénéficiera également d\u2019une subvention d\u2019un million de dollars pour réaliser une étude sur le projet d\u2019agrandissement de l\u2019établissement.Le Devoir Une nouvelle vie pour deux édifices religieux patrimoniaux de Montréal L\u2019église Sainte-Brigide-de-Kildare et l\u2019ancienne maison mère des Sœurs de la Providence seront reconverties avec l\u2019aide de Québec PIERRE SAINT-ARNAUD Deux édifices religieux patrimoniaux du centre-sud de Montréal, l\u2019église Sainte-Brigide-de-Kildare et l\u2019ancienne maison mère des Sœurs de la Providence, seront rénovés et reconvertis, le premier à des fins culturelles, le second à des fins sociocom-munautaires.L\u2019église Sainte-Brigide-de-Kil-dare, située rue Alexandre-de-Sève, tout près de l\u2019édifice de Radio-Canada, deviendra le quartier général de l\u2019organisme Le Cube, qui regroupe deux troupes de théâtre pour enfants, Le Carrousel et le Théâtre Le Clou.Le projet de 12,3 millions de dollars, dont 11 millions seront financés par le gouvernement du Québec, prévoit \u2014 outre la réfection de certains éléments structurels de l\u2019édifice, dont le toit \u2014 l\u2019aménagement de deux studios de création avec équipements scéniques et une salle multifonctionnelle.Des logements La résidence des Sœurs de la Providence, rue Fullum, â un jet de pierre, cette fois, de Télé-Québec, sera rénovée pour accueillir 62 logements pour personnes âgées en légère perte d\u2019autonomie, 32 logements supervisés pour itinérants en réinsertion sociale et 62 chambres pour aînés en perte d\u2019autonomie nécessitant des soins.Sur les 156 unités, 128 représentent de nouvelles ressources.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La première ministre Pauline Marois a dit espérer que cette approche fera tache d\u2019huile.« C\u2019est une avenue qui, à mon point de vue, peut être très intéressante autant pour des quartiers de Montréal que pour des paroisses ailleurs à travers le Québec.» De plus, la résidence deviendra le nouveau siège de la Maison de l\u2019économie sociale et de ses 120 employés.Dans ce cas-ci, le projet représente un investissement de 35,8 millions de dollars, dont 10,4 millions proviendront du gouvernement du Québec.La première ministre Pauline Marois, qui en a fait l\u2019an- nonce vendredi â l\u2019église Sainte-Brigide, a dit y voir un exemple concret de développement durable et de solidarité sociale, combiné â un soutien â la culture.Elle a dit espérer que cette approche fera tache d\u2019huile.« C\u2019est une initiative qui est un modèle dans le genre et, s\u2019il y avait d\u2019autres projets du même ordre, ces projets seraient bien accueillis, évidemment dans la mesure de nos moyens.[.] C\u2019est une avenue qui, à mon point de vue, peut être très intéressante autant pour des quartiers de Montréal que pour des paroisses ailleurs à travers le Québec.» La Presse canadienne La banlieue c'pas pour moi le U1 Ul O c ¦oô U D Lei248.COM flu cœur du Quartier des spectacles À compter de 199 000 $ + taxes Livraison dès juin 2013 _ Visites iibres_ 1248, av.Hôtei-de-Vilie _ T.438 830-1248 Â Djemilâ Benhabib poursuivie par une école musulmane LISA-MARIE GERVAIS L?auteure Djemila Benha-I bib est poursuivie pour diffamation par une école musulmane de Montréal, a appris Le Devoir.Les Ecoles musulmanes de Montréal, formées par deux établissements d\u2019enseignement primaire et secondaire de Montréal-Ouest dont l\u2019un est subventionné, reprochent â l\u2019ancienne candidate péquiste dans Trois-Rivières d\u2019avoir tenu des propos erronés et offensants â son égard dans le cadre de l\u2019émission de radio de Benoît Dutrizac diffusée le 8 février 2012 sur les ondes de 98,5 fm.Selon la requête déposée trois mois plus tard, en mai 2012, les plaignants de cet établissement privé accusent M\u201c® Benhabib d\u2019avoir terni leur réputation en comparant leurs pratiques d\u2019enseignement â «un endoctrinement digne d\u2019un camp militaire au Pakistan ou en Afghanistan».Réclamant 95000$ en dommages moraux et exemplaires, ils lui reprochent aussi d\u2019avoir laissé entendre que l\u2019école incite â la haine des femmes et des non-croyants.«Les sourates imposées aux enfants, et ce, dès les premières années de l\u2019école primaire, ont un caractère extrêmement violent, et ont un caractère misogyne et sexiste [.] parmi tous ces versets coraniques, bon, il y en a qui sont extrêmement haineux à l\u2019égard des non-croyants et on en trouve un qui se trouve également sur le site et qui est enseigné aux enfants», a déclaré M\u201c® Benhabib â cette émission diffusée â heure de grande écoute.Tout au long de son commentaire, l\u2019auteure polémiste de Ma vie à contre-Coran et des Soldats d\u2019Allah à l\u2019assaut de l\u2019Occident s\u2019est lancée dans une charge â fond de train pour dénoncer les pratiques de cette école «désincarnée», qui «ne s\u2019incruste pas dans le paysage politique québécois».«Cette école a pour modèle une autre société [.] où la séparation des sexes est de mise, où les femmes doivent baisser JACQUES NADEAU LE DEVQIR Djemila Benhabib la tête et marcher derrière les hommes, où les enfants sont obligés d\u2019apprendre des versets coraniques et où probablement les hommes vont commettre des crimes d\u2019honneur contre leur sœur», a-t-elle critiqué.Un contexte délicat Les Ecoles musulmanes de Montréal soutiennent que ces allégations non fondées de M\u201c® Benhabib sont d\u2019autant plus dommageables qu\u2019elles sont prononcées dans un contexte post-ll-Septembre et alors que la société québécoise vient d\u2019être «témoin de ses premiers crimes d\u2019honneur».Selon le rapport de la Commission consultative de l\u2019enseignement privé, cet établissement d\u2019environ 200 élèves, tous ordres d\u2019enseignement confondus, «présente une organisation pédagogique qui respecte en tous points les orientations ministérielles».Tout en témoignant des réels efforts faits par l\u2019école, la Commission constate toutefois des lacunes quant â la qualification du corps enseignant.Les avocats de M\u201c® Benhabib, du cabinet Fasken Martineau, se sont contentés de dire que le processus suit son cours et qu\u2019il n\u2019y a encore aucune date fixée pour le procès.Les Ecoles musulmanes de Montréal n\u2019ont pas rappelé Le Devoir.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 201 A ACTUALITES Réorientation au Conseil national DE RECHERCHES DU CANADA Le virage industriel déplaît aux scientifiques fédéraux HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les scientifiques qui travaillent pour le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) sont résolument insatisfaits de la nouvelle direction que prend leur employeur.Uidée de mettre leurs talents de chercheurs au service de l\u2019industrie et de ses besoins commerciaux immédiats fait la quasi-unanimité contre elle.Le Devoir a obtenu les résultats d\u2019une série de sondages internes menés auprès des employés du CNRC pour mesurer le niveau d\u2019adhésion à la nouvelle orientation de l\u2019organisme de recherche du gouvernement fédéral.Le dernier en date, effectué du 29 avril au 5 mai dernier, demandait aux employés s\u2019ils croient que les dirigeants du CNRC prennent les bonnes décisions pour l\u2019organisation.Résultat: 63% des répondants sont en désaccord avec cet énoncé, dont 43% «fortement».Une tranche de 20% n\u2019est ni d\u2019accord, ni en désaccord.Seulement 17% des 721 personnes ayant répondu au sondage se sont dites satisfaites (dont seulement 2% le sont «fortement»).Il y a environ 4000 employés au CNRC.Un virage Depuis deux ans, le CNRC a entrepris un virage, dont l\u2019aboutissement a fait l\u2019objet d\u2019une annonce publique la semaine dernière.Désormais, l\u2019objet des recherches effectuées par les chercheurs ne sera pas déterminé par la seule curiosité ou inspiration de ceux-ci.Il sera plutôt commandé par le besoin des entreprises actives au Canada de tester leurs produits ou procédés.Un chercheur du CNRC, qui réclame l\u2019anonymat, nous explique que le problème est encore plus profond qu\u2019il n\u2019y paraît.«Bien que l'opposition tra- ditionnelle entre la science fondamentale et la science appliquée soit utile aux médias pour expliquer les enjeux au public, elle ne reflète pas ce qui se produit réellement derrière les murs du CNRC, explique-t-il.Si les sciences appliquées étaient promues plus que les fondamentales [.], la plupart des scientifiques seraient capables de vivre avec ce changement.En effet, dans les recherches appliquées se posent des questions fondamentales qui peuvent être en partie explorées [.].Mais au sein du nouveau CNRC, même la science appliquée est abandonnée au profit de projets dictés par l'industrie.Ce qui importe, c'est de répondre aux spécifications imposées par le client, et les scientifiques de talent doivent seulement y répondre et non tenter d'expliquer les difficultés à les atteindre.» Ce scientifique donne l\u2019exemple d\u2019une compagnie qui veut lancer un produit prochainement avec des spécifications bien précises.«Les chercheurs courent comme des poules sans tête à bricoler le plus rapidement possible une solution pour obtenir la spécification désirée, mais cela ne signifie pas qu'ils comprennent vraiment les phénomènes qui se déroulent à l'intérieur du produit en projet.C'est la méthode «essais-erreurs» sans chercher à comprendre les phénomènes, car ce serait trop long et trop cher d'être méthodique.» Bref, on trouve une solution à un problème spécifique, mais les chercheurs n\u2019ayant pas compris les phénomènes en présence, ils ne peuvent tirer d\u2019enseignement applicable à un problème similaire futur.«C'est ce que j'appelle de la «cuisine technologique» pour du très court terme.Cela peut fonctionner un temps, mais un temps seulement.On ne prépare pas l'avenir ainsi.» Moins de publications Cette orientation pro-in-dustrie a aussi pour consé- {{Les gens deviennent frustrés et se disent qu\u2019ils vont aller là où leurs talents sont appréciés yy Gary Corbett, président de l\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada quence de diminuer le nombre de publications scientifiques que signent les chercheurs du gouvernement.Les chiffres fournis par le CNRC lui-même indiquent que les articles publiés dans les revues scientifiques sont passés de 746 (en 2010) à 200 (en 2012), pour une diminution de 73%.Les articles de conférence, eux, sont passés au cours de la même période de 301 à 93, pour une réduction de 69 %.«Le président du CNRC a effectivement dit dans le passé qu'on s'y attendait.Parce que dans le passage d'un modèle où on fait de la recherche fondamentale non orientée à un nouveau modèle qui est plus appliqué avec un accent sur les entreprises et les résultats, il y aurait certainement une diminution», indique le porte-parole de l\u2019organisme, Charles Drouin.Les chiffres du CNRC font état des publications enregistrées auprès de son groupe « Gestion du savoir».Une source interne a fait parvenir au Devoir ses propres chiffres, différents, tirés du moteur de recherche Scopus.Il y aurait diminution depuis 2008, mais moins prononcée.Alors que 1818 publications leur étaient attri- buées cette année-là, elles sont passées à 1749 en 2010, à 1677 en 2011 et à 1525 en 2012 (diminution de 16%).L\u2019année 2013 n\u2019en est qu\u2019à son tiers, mais seulement 427 publications sont répertoriées.Un bilan, selon cette source, qui «traduit la perte d'influence en science du CNRC».La différence entre les chiffres du CNRC et ceux du moteur de recherche tiendrait au fait que plusieurs scientifiques, ne sentant pas la publication d\u2019articles valorisée par l\u2019employeur, n\u2019en feraient plus part à la direction, réduisant de manière artificielle le total officiel.Exode des cerveaux Le président du syndicat représentant les scientifiques du CNRC s\u2019inquiète du climat de travail.«L'ambiance est terrible, de piètre qualité», indique Gary Corbett, le président de l\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada, qui représente environ 1350 employés du CNRC.Selon lui, il y a un risque d\u2019assister à une «fuite de cerveaux».«Les gens deviennent frustrés et se disent qu'ils vont aller là où leurs talents sont appréciés.On a déjà commencé à le voir dans d'autres ministères», dit-il.Du côté du CNRC, on ne s\u2019inquiète pas trop du faible taux de confort des employés devant la nouvelle orientation de l\u2019organisme.Charles Drouin explique qu\u2019il existe 40 programmes sectoriels au CNRC, mais que la nouvelle orientation précise de seulement deux d\u2019entre eux a été annoncée.Ce qui signifie que, pour ceux affectés aux 38 autres programmes, il subsiste pour l\u2019instant un flou.«Au fur et à mesure que les programmes seront annoncés, l'incertitude va diminuer», assure M.Drouin.Le Devoir NPD-Québec : Pierre Ducasse prend la relève GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ly idée de créer un Nouveau f Parti démocratique du Québec (NPD-Qc) n\u2019est plus dans les plans du NPD fédéral, mais des militants néodémocrates ont pris la relève du projet.L\u2019ancien candidat et conseiller de Jack Layton Pierre Ducasse mène le groupe.M.Ducasse a ainsi réservé le 29 avril la « dénomination» Nouveau Parti démocratique du Québec auprès du Directeur général des élections (DGE).Cette réservation est valide pour une période de six mois et peut être renouvelée \u2014 à moins que le DGE estime que le projet n\u2019avance pas.Selon le DGE, c\u2019est la cinquième fois que le nom NPD- Qc est réservé dans les dernières années (le parti a existé sous ce nom jusqu\u2019en 1995).En 2011, une militante conservatrice se l\u2019était approprié, avant que la direction du NPD fédéral ne reprenne le contrôle de l\u2019appellation à la fin^de cette même année.A l\u2019époque, c\u2019est la directrice nationale adjointe du NPD, Chantal Vallerand, qui était enregistrée comme « demandeuse» par le DGE.Dans la foulée de la vague orange de mai 2011, le NPD songeait en effet à créer au Québec une branche provinciale comme il en existe dans les autres provinces canadiennes.L\u2019idée a toutefois été reportée aux calendes grecques par les hautes instances du parti lors du congrès de l\u2019aile québécoise du NPD fédéral.en novembre dernier.«Le parti fédéral n'est pas en mesure de mettre sur pied un parti provincial», a confirmé Mme Vallerand au Devoir mardi.Si le nom est actuellement réservé auprès du DGE, c\u2019est à la «propre initiative de M.Ducasse», a-t-elle ajouté.Pas de lien formel avec le fédéral M.Ducasse a pour sa part indiqué qu\u2019il fait partie d\u2019un «groupe de néodémocrates fédéraux au Québec qui aimeraient protéger la possibilité de mettre sur pied un parti NPD-Qc.Nous poursuivons les démarches administratives néces- saires prescrites dans la loi québécoise pour jeter les bases d'un parti provincial».Il a confirmé qu\u2019il «n'est pas dans les plans pour l'instant d'avoir un lien formel et structurel avec le NPD fédéral».M.Ducasse a été candidat néodémocrate aux élections de 1997, de 2004, de 2006 et de 2008.Il a aussi été candidat à la chefferie du parti en 2002 et a agi comme conseiller spécial de Jack Layton pour le Québec.On lui attribue la rédaction de la Déclaration de Sherbrooke, qui détaille la politique du parti fédéral pour le Québec.Le Devoir SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur Mike Duffy a annoncé jeudi soir sa démission du caucus conservateur.Duffy repassera à l\u2019examen HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le sénateur désormais indépendant Mike Duffy n\u2019est pas au bout de ses peines.Lui qui avait refusé de collaborer à la vérification de ses dépenses menée par Deloitte et Touche au motif qu\u2019il avait remboursé les sommes en litige voit son dossier retourner à l\u2019examen.«À la lumière des reportages médiatiques d'hier [jeudi] concernant les allocations de dépenses du sénateur Duffy, les sénateurs demanderont à ce que le rapport concernant le sénateur Duffy soit renvoyé au comité pour un examen approfondi en prenant en considération ces nouvelles informations», a fait savoir par voie de communiqué de presse le bureau de la leader conservatrice au Sénat, Marjory LeBreton.Le Bureau de régie interne du Sénat déterminera derrière des portes closes la nature de la révision du dossier.M.Duffy, tout comme les sénateurs Patrick Brazeau et Mac Harb, a fait l\u2019objet d\u2019une vérification externe pour déterminer s\u2019il était en droit de réclamer des allocations pour frais de subsistance lorsqu\u2019il était à Ottawa pour son travail au Sénat.La firme Deloitte et Touche a conclu que la définition de «résidence principale» n\u2019était pas claire et qu\u2019il est donc impossible de déterminer si les sénateurs l\u2019ont enfreinte.Le Bureau de régie interne a néanmoins exigé le remboursement des sommes versées.Dans le cas de M.Duffy, il avait de manière préventive remboursé 90172$ \u2014 somme qui lui a été fournie, a-t-on appris cette semaine, par le chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, Nigel Wright.Mais cette semaine, les médias ont découvert que certains jours où M.Duffy prétendait être en déplacement pour son travail de sénateur (et pour lesquels il a touché des remboursements de frais), il participait en fait à des événements partisans électoraux.Une vérification spéciale Le sénateur Duffy se voit donc imposer une vérification que les autres sénateurs n\u2019ont pas eu à subir.Au départ, le Sénat a étudié le cas de chaque sénateur, mais à travers une seule et unique lorgnette : le lieu de résidence.Chaque sé- Wallin se retire La sénatrice Pamela Wallin a annoncé à son tour vendredi soir qu\u2019elle se retirait du caucus conservateur.Elle fait l\u2019objet d\u2019une enquête indépendante après que ses dépenses élevées de déplacements eurent fait les manchettes.En deux ans, l\u2019ex-journaliste s\u2019est fait rembourser 321000$ pour des voyages au Canada et ailleurs dans le monde.Les résultats de cette enquête n\u2019ont pas encore été divulgués.«J'ai coopéré pleinement et volontairement avec les vérificateurs, écrit y[me Wallin./^ me serais attendue à ce que la vérification soit terminée maintenant, mais puisqu'elle se poursuit, j'ai décidé de me retirer du caucus conservateur.» Le bureau du premier ministre et celui de la leader conservatrice au Sénat ont refusé de dire s\u2019ils avaient demandé à Wallin de se retirer.C\u2019est le troisième sénateur à quitter l\u2019équipe de Stephen Harper après Mike Duffy et Patrick Brazeau.nateur a eu à prouver que la résidence secondaire à Ottawa pour laquelle il demandait un dédommagement était bel et bien une résidence secondaire, et non la résidence principale.C\u2019est ainsi que MM.Harb, Brazeau et Duffy ont vu toutes leurs dépenses scrutées.Jamais les autres sénateurs n\u2019ont eu à prouver qu\u2019ils effectuaient bel et bien du travail sénatorial lorsqu\u2019ils étaient en déplacement payé par l\u2019État.Le bureau de Marjory LeBreton a reconnu que cette enquête ne serait pas faite.«Il s'agit seulement de traiter le cas de Duffy à la lumière des reportages de jeudi», indique une source conservatrice.Tout au plus as-sure-t-on que LeBreton n\u2019a «absolument pas» réclamé de tels remboursements lorsqu\u2019elle travaillait à la campagne conservatrice et voyageait dans l\u2019avion de M.Harper.Le Devoir Lire aussi > L\u2019assiette au beurre.L\u2019éditorial de Bernard Descôteaux.Page B 4 lPay^&ùe'riy& Casser - .J\\cH&ette^ - (jortôsy - ^ÆuriôSy lAGENDA MODERNE \u2014\tMIGNON 44ô,\tJ^æitæ^jffontréal\t: ôi4 6^46-4ÿ 6^0 do/ âmdù ao/ ü^fLo^edù cd 10 d 00 d /dd 00 d^ .mm^d^ eO ddumddsy dô' 10 d 00 d iddSO Monument Louis-Joseph Papineau, A situé devant l\u2019hôtel du Parlement, à Québec La Journée nationale des patriotes est le symbole des luttes du peuple québécois pour préserver ses droits.Rendons hommage à celles et à ceux qui ont combattu pour notre liberté et notre démocratie, et célébrons notre fierté de vivre en français en Amérique ! Pauline Marois Première ministre du Québec UN , QUEBEC POUR TOUS Québec ii A4 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 20IS ACTUALITES SOURCE CERSI Une femelle rorqual commun et son veau.L\u2019espèce est considérée comme menacée de disparition.L\u2019Islande reprend la chasse à la baleine ALEXANDRE SHIELDS Après deux années d\u2019interruption, l\u2019Islande a décidé de lancer une nouvelle campagne de chasse commerciale à la baleine.Deux navires doivent lever l\u2019ancre d\u2019ici quelques jours pour aller harponner un total de 154 rorquals communs, une espèce considérée comme menacée de disparition.L\u2019entreprise islandaise Hva-lur, la seule à pratiquer cette chasse controversée, a fait valoir récemment que le nombre de 154 rorquals représente une hausse de 20% par rapport à la dernière campagne, menée en 2011.Depuis 2003 \u2014 année où elle a repris la chasse après 20 ans d\u2019interruption \u2014, l\u2019Islande a tué 496 petits rorquals et 280 rorquals communs.L\u2019essentiel de la viande de baleine qui sera ramenée au port sera exporté vers le Japon.Contrairement à Tokyo, qui affirme depuis des années mener une chasse «scientifique», l\u2019Islande pratique une chasse «commerciale» subventionnée par des fonds publics.Avec la Norvège, c\u2019est le seul pays à mettre à mort des cétacés sous ce motif.Le pays rejette en effet le moratoire mis en place par la Commission baleinière internationale (CEI) depuis 1986.L\u2019Islande considère qu\u2019elle mène une chasse légale et durable, basée sur des données scientifiques.Le tourisme Les spécialistes des rorquals communs estiment toutefois que les évaluations de la population de l\u2019Atlantique Nord sont trop imprécises pour permettre de déterminer le nombre d\u2019individus.Une partie de cette population passe plusieurs mois par année dans les eaux du Saint-Laurent.Certains individus, qui peuvent atteindre près de 25 mètres, sont observés depuis plus de 20 ans.L\u2019association touristique islandaise a déploré à plusieurs reprises la chasse à la baleine.Elle évalue que les animaux vivants ont plus de valeur que ceux qui sont tués chaque année.Il faut dire que l\u2019industrie des croisières d\u2019observation de baleines est de plus en plus populaire, au point de rapporter plus de huit millions de dollars chaque année.Ce pays est en effet une des meilleures destinations en Europe pour ce type d\u2019activité.Pas moins de 20 espèces de cétacés peuvent être observées dans les eaux ceinturant l\u2019Islande.Plusieurs pays membres de la CEI contestent la légalité de la chasse commerciale.En 2011,, une dizaine de pays, dont les Etats-Unis, avaient menacé l\u2019Islande de sanctions économiques, l\u2019accusant de saper les efforts de la communauté internationale pour préserver l\u2019existence des grands cétacés.L\u2019Islande estime que les antichasse «veulent faire des océans des espèces de musées».Le Devoir lA Lire aussi > Une version \" complète de ce texte est disponible sur LeDevoir.com.Nouvelles règles sur la salubrité des aliments Saskatoon \u2014 Ottawa prévoit imposer de la réglementation plus sévère pour contrer la menace de la bactérie E.cob dans les abattoirs.L\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des ab-ments (ACIA) exigera aussi que les usbies qui produisent des coupes de viandes attendries bicluent une étiquette sur les produits indiquant qu\u2019ü s\u2019agit de la viande attendrie, abisi que des bistructions de cuisson pour les consommateurs.L\u2019Agence commencera sous peu une révision de la réglementation des abments pour s\u2019assurer que cebe-ci correspond à la Loi sur la salubrité des albnents au Canada, qui est entrée en vigueur l\u2019an dernier.La Presse eanadienne Elijah Harper meurt à 64 ans Sa contribution à l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech en avait fait un symbole de la lutte autochtone au Canada Winnipeg \u2014 Elijah Harper, qui est devenu un symbole de pouvoir pour les autochtones canadiens lorsqu\u2019il a contribué à fabe dérailler l\u2019accord constitutionnel du lac Meech, est décédé vendredi matin.Sa famille a annoncé qu\u2019il était mort dans un hôpital d\u2019Ottawa d\u2019une défaillance cardiaque causée par des complications du diabète.Il était âgé de 64 ans.M.Harper a oeuvré en tant que politicien et leader autochtone pendant la majeure partie de sa vie.Mais il s\u2019est particulièrement fait connaître à l\u2019échelle nationale en 1990, pour le rôle majeur qu\u2019il a joué dans le déraillement de l\u2019accord du lac Meech qui prévoyait le retour du Québec dans le gbon constitutionnel.Il avait reproché aux auteurs du texte de l\u2019accord de négliger l\u2019enchâssement de droits pour les autochtones.Une figure marquante Au Québec, le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations, Ghislain Picard, estime qu\u2019il restera une figure marquante de la lutte autochtone.H est également celui qui a décidé de siéger, comme élu, dans le système démocratique des Blancs, tout en étant un revendicateur des droits des autochtones.«C\u2019est sans doute ce qui permet à certains d\u2019entre nous aujourd\u2019hui, en dépit d\u2019une certaine méfiance, de faire confiance au système.Sans doute que M.Harper l\u2019avait compris», a souligné M.Picard.Ebjah Harper, ancien chef de la nation autochtone Qjibwa-Crie Red Sucker Lake Indian, était membre du Nouveau Parti démocratique dans l\u2019opposition du Parlement provincial manitobain lorsqu\u2019il a empêché l\u2019accord du lac Meech d\u2019être ratifié avant la date limite imposée par Qttawa.«Si on doit faire un retour dans l\u2019histoire, sa présence et sa contribution font en sorte de garder une certaine attention sur nos droits et notre réalité», juge Ghislain Picard.Dans un communiqué, la famille d\u2019Elijah Harper l\u2019a décrit comme «un homme, un père et un partenaire merveilleux» et comme «un leader et un visionnaire dans tous les sens du mot».«Il aura une place dans l\u2019histoire canadienne à jamais en raison de son dévouement au service public et pour avoir unifié les membres des Premières Nations avec fierté, dé- WAYNE GLOWACKI LA PRESSE CANADIENNE Des images d\u2019Elijah Harper tenant une plume d\u2019aigle et répétant « non » à l\u2019assemblée législative manitobaine ont fait le tour du pays pendant la course contre la montre pour tenter de faire adopter l\u2019accord du lac Meech.termination et fermeté», a ajouté la famille.Un rôle circonscrit Le sénateur Jean-Claude Ri-vest, qui était le conseiller du premier ministre québécois Robert Bourassa au moment des négociations de Meech, minimise l\u2019bifluence d\u2019Ebjah Harper.Certes, il lui reconnaît un rôle, mais il le cbconscrit à une certaine conjoncture politique où le gouvernement manitobain s\u2019était retrouvé à dépendre du vote du député cri.«Il a manoeuvré, mais c\u2019est davantage le premier ministre du Manitoba, Gary Doer, et la chef de l\u2019opposition libérale.Sharon Carstairs, qui n\u2019ont pas su livrer la marchandise», a laissé tomber le sénateur Rivest.Toujours selon M.Rivest, l\u2019échec de Meech repose aussi sur une mésentente sur les priorités des enjeux.«On faisait Meech d\u2019abord avec les revendications du Québec et après, avec la réforme du Sénat et la question des autoch- tones.Gary Doer au Manitoba et Elijah Harper ont voulu imposer à tous les autres premiers ministres de mettre la question des autochtones au programme.» Des responsables fédéraux ont fait des pieds et des mains à la dernière minute pour tenter d\u2019apaiser M.Harper, mais sans succès.Brian Mulroney, qui était premier ministre à l\u2019époque, faisait pression sur les premiers ministres provinciaux contestataires pour qu\u2019ils appuient l\u2019accord en le faisant ratifier dans leurs Parlements provinciaux.Au Manitoba, le vote à l\u2019assemblée législative est survenu tard dans le débat national.M.Harper a refusé que des règles de procédures législatives soient levées pour que le vote sur la résolution ait beu plus rapidement.Il a réussi à fame retarder la tenue d\u2019un vote de façon à ce qu\u2019il soit impossible d\u2019arriver à la date limite.Des images de M.Harper, tenant une plume d\u2019aigle et répétant «non» à l\u2019assemblée législative manitobaine, ont fait le tour du pays pendant cette course contre la montre.«Je l\u2019ai repoussé et fait échouer parce que je ne croyais pas qu\u2019il offrait quoi que ce soit aux peuples autochtones », a simplement dit M.Harper à propos de l\u2019accord pour expliquer sa décision.La Presse canadienne l\u2019a désigné personnalité médiatique de l\u2019année en 1990 pour ses actions, qui ont contribué à redonner de l\u2019importance aux questions autochtones à l\u2019échelle nationale, au moins brièvement.Une première M.Harper a été le premier Indien inscrit à être élu au Parlement du Manitoba, où il a siégé de 1981 à 1992, dont deux ans à titre de ministre des Affames autochtones dans un gouvernement du NPD.Son rôle a brièvement été interrompu lorsqu\u2019il est allé chercher de l\u2019aide après avoir conduit en état d\u2019ébriété.En 1992, il a démissionné du Parlement manitobain et, un an plus tard, il a été élu sous la bannière du Parti libéral fédéral pour représenter l\u2019immense circonscription de Churchill, dans le nord du Manitoba, pendant un mandat.Il a ensuite été défait aux élections fédérales de 1997 et de 2000.Après sa retraite de la politique active, il est demeuré très respecté dans la communauté autochtone, selon Aaron Cardinell, un ami et partename d\u2019affames de M.Harper.«Il était très pertinent pour notre peuple et une légende parmi les nôtres.Des communautés de partout l\u2019admirent toujours.Nous avons toujours un respect immense pour lui», a-t-il déclaré.Sa biographe, Pauline Co-meau, a déjà noté que, même s\u2019il n\u2019a pas agi seul en 1990, cela ne diminuait en rien l\u2019importance de son geste.«Dans ce monde, il s\u2019agissait d\u2019un effort collectif, et il a joué son rôle », a-t-elle indiqué dans un entretien peu après la publication de No Ordinary Hero, sur M.Harper, en 1993.Après sa carrière de politicien, M.Harper a passé le reste de sa vie à rendre visite à des peuples autochtones, à travailler avec des organisations caritatives et à fame du travail humanitaire.La Presse eanadienne Autoroute 20 À COMPTER DU 20 MAI 2013 NORD ACCES 32'AVENUE VIA SORTIE N° 60 m AEROPORT OUEST Le ministère des Transports du Québec entreprendra, au cours des prochains jours, des travaux de réparation des structures de l'autoroute 20 dans le secteur de l'autoroute 13 et de la 32® Avenue à Montréal.Ces travaux, qui s'échelonneront jusqu'en novembre, nécessiteront entre autres la mise en place des entraves suivantes et la déviation de voies de circulation sur l'autoroute 20.ENTRAVES DE LONGUE DUREE Du 20 mai à la fin du mois de septembre O CENTRE-VILLE BRETELLE A-20 EST VERS A-13 NORD 32'AVENUE O Fermeture complète de la bretelle menant de l'A-20 est à l'A-13 nord Il est recommandé aux usagers se dirigeant vers l'A-13 nord d'emprunter l'A-520 pour éviter la zone de travaux.Fermeture partielle (1 voie fermée sur 2 par direction) de la 32° Avenue sous l'A-20 Fermeture partielle (1 voie fermée sur 2) de l'accès à la 32° Avenue via la sortie n° 60 - A-13 nord/Laval/ 32^ Avenue de l'A-20 ouest DÉTOUR r Les détours seront balisés à l'aide de panneaux de signalisation.En cas de conditions météorologiques défavorables ou de contraintes opérationnelles, la mise en place de ces entraves pourra être reportée de quelques jours.MOBILITE\t.\t, MONTREAL\tQ uebec511.1 ufo CHACUN FAIT PARTIE\t.DES INFRASTRUCTURES DE LA SOLUTION Québec S Q porter raffinée sur toute la ligne Porter lance son solde haut en couleur.Mettez de la couleur dans votre ciel pendant le solde Feux d\u2019artifice de Porter.Réservez d\u2019ici minuit le lundi 20 mai.Voyagez d\u2019ici le 3 septembre.Bon long congé à tous ! 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A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 2013 ACTUALITES LEGISLATIVE PARTIELLE EN AMERIQUE DU NORD Les expatriés français sont appelés anx urnes CLAUDE LEVESQUE Le vote par Internet a déjà commencé pour les 202000 Français établis au Canada et aux Etats-Unis, qui doivent de nouveau se choisir un député pour les représenter à l\u2019Assemblée nationale à Paris.Pas moins de 12 candidats sont en lice (voir autres textes).Ils représentent la plupart des partis politiques de l\u2019Hexagone, tels que le Parti socialiste (PS), l\u2019Union pour un mouvement populaire (UMP), l\u2019Union des démocrates indépendants (UDI), les verts, le Mouvement démocrate (Modem), le Front de gauche, et même le Parti Pirate.On compte aussi quelques indépendants.L\u2019élection partielle de cette année a été rendue nécessaire par la démission en février de la députée socialiste Corinne Narassiguin, sanctionnée par la Cour constitutionnelle pour des irrégularités dans ses dépenses électorales.M\"^® Narassiguin avait été élue l\u2019an dernier à l\u2019occasion des élections générales françaises.Problèmes d\u2019expatriés Le vote électronique a commencé mercredi et se poursuit jusqu\u2019à mardi midi, heure de Paris.Les Français d\u2019Amérique du Nord peuvent aussi voter par correspondance jusqu\u2019à mercredi.Quant au vote à l\u2019urne, en personne ou par procuration, il aura lieu le 25 mai pour ce qui est du premier tour et le 8 juin si un deuxième tour est nécessaire, au Collège international Marie de France à Montréal (où vi- MIGUEL MEDINA AEP vent environ 45000 citoyens français) et à l\u2019Espace France à Québec (où leur nombre avoisine les 11000).La campagne porte surtout sur les enjeux qui touchent directement les expatriés français : reconnaissance des compétences professionnelles, notamment pour les infirmières et les médecins, accès aux services consulaires, éducation, santé, fiscalité.Les enjeux nationaux semblent peser un peu moins lourd.Comme les candidats proposent souvent des solutions très similaires pour résoudre les problèmes des expatriés, ils essaient de se distinguer par leur profil et leur cheminement personnel.Plusieurs candidats mènent une épuisante campagne de terrain dans une circonscription grande comme un continent.Enfin, presque un continent, puisque le Mexique n\u2019en fait pas partie.L\u2019Alliance française et le site Internet French Morning ont aussi organisé un débat entre six des candidats, le 5 mai.Un irritant C\u2019est le concept de circonscription qui irrite au plus haut point le gouvernement canadien dirigé par Stephen Harper.Ottawa avait fait savoir, en septembre 2011, qu\u2019il rejetterait «toute demande d\u2019autres Etats d\u2019ajouter le Canada à leurs circonscriptions électorales extraterritoriales respectives» et qu\u2019il ne permettrait «ni aux gouvernements étrangers de mener des campagnes électorales au Canada, ni à des partis politiques ou mouvements étrangers de s\u2019établir au Canada».«Officiellement, on ne peut pas voter; pratiquement, on le fait.C\u2019est le flou artistique», observe François Lubrina, conseiller à l\u2019Assemblée des Français de l\u2019étranger, un organisme consultatif auprès du gouvernement français.C\u2019est sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy que les Français établis hors de France ont obtenu le droit d\u2019élire des députés à l\u2019Assemblée nationale à Paris, 11 en tout.Ils ont exercé ce droit pour la première fois en 2012.L\u2019Amérique du Nord est désignée comme étant la première circonscription des Français établis à l\u2019étranger.Ceux de la huitième, qui comprend plusieurs pays d\u2019Europe, votent également ce printemps à l\u2019occasion d\u2019une élection partielle.Le Devoir SAQ SAMEDI ET DIMANCHE 18 ET 19 MAI OBTENEZ- DE VOTRE ACHAT DE 100$ ET PLUS EN CARTE-CADEAU Püli;» prenez GOÛT i NOS CONSEILS PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS La moderation a bien meilleur goût.Exclus de cette offre: titulaires de permis, SAQ Depot, SAQ.COITl, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac.Loffre Obtenez 15 % de votre achat de 100$ et luement aux produits offerts en succursa n.des bons-cadeaux «Les Connaisseurs» eaux SAQ.des cart ?es oroQU is comr ians le cadre de cette promot imitées.La consigne sur les bi rumulatifs.Aucune mise de côté ;eables uniquement à compter du 26 mai 2013.Qua du montant d\u2019achat donnant droit à l\u2019escomote.Achat m m LAssemblée nationale, à Paris, compte 577 députés.JOEL SAG ET AGENCE ERANCE PRESSE FRANK SCEMAMA Pas des « traîtres ou des exilés fiscaux» La France devrait mettre en place des structures pour accueillir les expatriés qui décident de rentrer au pays, croit le candidat du PS, Frank Scemama.«A l\u2019heure actuelle, il n\u2019y a rien de prévu.Vous n\u2019êtes plus assuré à la sécurité sociale, c\u2019est difficile de mettre les enfants à l\u2019école et de trouver un emploi, parce que l\u2019expérience à l\u2019étranger n\u2019est pas toujours valorisée», dit-il.«Quelqu\u2019un qui a travaillé à l\u2019étranger a développé des compétences qu\u2019il ne faut pas laisser de côté.Il faut faire comprendre que les Français vivant à l\u2019étranger ne sont pas des traîtres ou des exilés fiscaux», ajoute le candidat.En plus de représenter les intérêts des Français d\u2019Amérique du Nord, Frank Scemama veut «apporter un éclairage différent dans les débats nationaux».Le candidat socialiste affirme que la chute de popularité de François Hollande était prévisible parce qu\u2019il a dû faire face à «une situation particulièrement difficile».Il croit possible que la courbe du chômage s\u2019inverse d\u2019ici la fin de l\u2019année 2013 en France, ce que M.Hollande a promis de réaliser, maintenant que la crise financière a été pratiquement jugulée.Un seul mandat Informaticien de gestion, M.Scemama a été chef de projet pour les applications pour la société française d\u2019informatique Sage à Montréal, avant de devenir «autoentrepreneur».Il est également cofondateur de la troupe de théâtre amateur Les Exclamateurs, qui joue au parc La Fontaine.Il s\u2019engage, s\u2019il est élu député, à n\u2019avoir aucune autre activité professionnelle ou politique pendant son mandat.Il promet aussi de s\u2019en tenir à un seul mandat, «parce qu\u2019il y a beaucoup de personnes capables d\u2019en exercer et [qu\u2019law bout d\u2019un moment, il y a un phénomène d\u2019usure du pouvoir».«Aujourd\u2019hui, déplore-t-il, la politique est vue comme une carrière professionnelle.Ça montre une certaine perversion de ce que doit être la représentation démocratique.» Le Devoir LOUIS GISCARD D\u2019ESTAING Miser sur le lien transatlantique Louis Giscard d'Estaing, qui a été député UMP à l\u2019Assemblée nationale française de 2002 à 2012, considère que Iç représentant des Français au Canada et aux Etats-Unis doit jouer un rôle de «lien naturel» entre les deux côtés de l\u2019Atlantique.Ayant lui-même vécu pendant plusieurs années à New York et à Washington, à titre de cadre de la société LVMH, il croit avoir la «compréhension des préoccupations» de ces expatriés.Le candidat, qui est le fils de l\u2019ancien président de la République française Valéry Giscard d'Estaing, fait campagne sous la bannière de l\u2019UDI (Union des démocrates et des indépendants), une formation de centre droit fondée l\u2019an dernier par le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, et d\u2019anciens membres de l\u2019UMP Ce centre droit, il le définit comme un équilibre entre les «aspirations à une bonne gestion du pays, y compris dans les régimes de protection sociale, et le concept de décentralisation des décisions».Selon M.Giscard d'Estaing, «c\u2019est très en adéquation avec les traditions de la communauté française au Canada».Députés suppléants Il propose notamment de conférer aux députés suppléanfs «un rôle officiel dans certaines circonstances».A l\u2019heure actuelle, ces derniers sont surtout appelés à remplacer dans l\u2019intérim un député qui est empêché de remplir ses fonctions.La suppléante du candidat est Séverine Boitier, une en-trepreneure en design et militante du Parti radical, puis de rUDI, établie à Montréal.M.Giscard d\u2019Estaing considère que «les Français aujourd\u2019hui sont dubitatifs sur la capacité de la nouvelle majorité d\u2019apporter des réponses crédibles à une situation difficile sur les plans économique et social».Le candidat a milité dans sa jeunesse dans les rangs de l\u2019UDF, le parti de son père, mais dit avoir voulu faire ses preuves hors du champ politique, par exemple en étudiant à l\u2019Institut européen d\u2019administration des affaires plutôt qu\u2019à l\u2019ENAP Le Devoir FREDERIC LEFEBVRE Contre la « double imposition » Frédéric Lefebvre se présente de nouveau sous les couleurs de l\u2019UMP, le parti de Nicolas Sarkozy.En effet, il était candidat dans la même circonscription nord-américaine l\u2019an dernier lors des élections générales.«Cette fois-ci, je fais une campagne beaucoup moins institutionnelle.Je vais à la rencontre des Français et de leur réalité.C\u2019est ce que j\u2019aime dans la politique: apporter des solutions à partir des problèmes concrets des gens», dit-il.Le candidat UMP compare le fait de se porter candidat au poste de député des Français d\u2019outre-mer à celui qu\u2019ont fait ces derniers.«J\u2019ai fait le choix audacieux de me remettre en question et de m\u2019investir dans cette circonscription qui fait 40 fois la France et qui est si diverse, dit-il.C\u2019est le moyen pour moi de marier deux passions: ma passion de la politique et ma passion de l\u2019Amérique du Nord.» Enjeux fiscaux Frédéric Lefebvre se défend d\u2019avoir été parachuté, comme l\u2019accusent certains de ses adversaires.«J\u2019ai vécu plusieurs années à New York où mon père était médecin, précise-t-il.Toute notre famille est en Amérique du Nord [.] J\u2019ai entendu parler de l\u2019Amérique tout le temps.Il n\u2019y a pas eu une année sans que nous y soyons allés.» Même s\u2019il a fait sa carrière politique en France, le candidat UMP dit avoir «immédiatement» voulu être candidat en Amérique du Nord quand Nicolas Sarkozy a eu l\u2019idée de créer des circonscriptions pour représenter les Français à l\u2019étranger.Dans sa campagne, M.Lefebvre insiste beaucoup sur les enjeux fiscaux.Il s\u2019en prend notamment au projet socialiste d\u2019imposer les gains en capital réalisés par les expatriés qui vendent leur maison en France.Le candidat a rédigé une proposition de loi pour combattre ce qu\u2019il considère comme de la double imposition et s\u2019apprête à contester le tout devant le Conseil constitutionnel.Le Devoir DAMIEN REGNARD Un élu d\u2019ici pour des problèmes d\u2019ici Damien Regnard se présente comme «candidat d\u2019union locale de la droite et du centre».L\u2019adjectif est important, car il s\u2019insurge contre ceux qu\u2019il appelle les «parachutés», ceux qui ne vivent pas dans la «circonscription» actuellement.M.Regnard vise deux autres candidats du centre et de la droite, Louis Giscard d\u2019Estaing, de l\u2019UDI, et Frédéric Lefebvre, de l\u2019UMP.Il voit dans ces parachutages une «insulte à l\u2019intelligence des Français à l\u2019étranger».M.Regnard habite depuis 17 ans à La Nouvelle-Orléans, où il a fondé une entreprise.Auparavant, il a vécu au Canada en 1973-1974.Ce père de trois enfants a été pendant une dizaine d\u2019années président de la Chambre de commerce franco-américaine.Il est depuis quatre ans conseiller à l\u2019Assemblée des Français à l\u2019étranger.Environ 1500 expatriés finançais vivent en Louisiane.Reconnaissance des compétences Damien Regnard affirme avoir une bonne connaissance des dossiers chers aux expatriés, dont la reconnaissance des diplômes, la santé, l\u2019accès aux écoles, la délivrance des passeports et autres services consulaires.Il constate que des problèmes persistent dans l\u2019application des ententes de reconnaissance mutuelle des compétences conclues entre la France et le Québec.«Il y a de l\u2019incompréhension», dit-il.Le problème se pose pour plusieurs métiers et professions: médecin, ingénieur, avocat, «même des couvreurs».«C\u2019est un problème pour l\u2019intégration», affirme Damien Regnard, qui dit avoir du mal à comprendre le protectionnisme quand il y a une pénurie de professionnels ici et une office venant de France.Revenant sur le thème des «parachutés», Damien Regnard affirme que «la différence est dans le vécu.Pour les deux autres, la vision des Français de l\u2019étranger est une vision parisienne, dit-il.Pour nous, les problématiques sont locales et nous pouvons les régler en grande partie ici.» Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 2013 A ACTUALITES TORONTO Crack : Rob Ford dément Le Tout-Toronto réclame des explications au sujet d\u2019une vidéo censée montrer le maire fumant de la cocaïne épurée GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Il n\u2019y a ni fumée ni même feu selon Rob Ford : le maire de Toronto a démenti vendredi les allégations «ridicules» voulant qu\u2019il ait fumé du crack.Mais dans la plus grande ville canadienne, les appels à des explications plus convaincantes se font pressants.Selon un site américain (Gawker) et le Toronto Star, M.Ford aurait été filmé en train de fumer de la cocame épurée.Deux journalistes du Star ont pu visionner le 3 mai cette vidéo d\u2019environ 90 secondes.Ils ont identifié avec «certitude» le maire Ford, qui apparaîtrait assis sur une chaise, portant une chemise blanche en partie déboutonnée, inhalant la fumée d\u2019une pipe à crack en verre.Le Star explique que Rob Ford apparaîtrait «incohérent», dans un «état dégradé».Ses propos étaient difficilement audibles, mais il aurait lancé des insultes à Justin Trudeau et aux joueurs de sa propre équipe de football secondaire.Les deux journalistes ont indiqué avoir été approchés il y a plusieurs semaines par un «groupe d\u2019hommes somaliens impliqués dans le trafic de drogue » qui alléguaient avoir cette vidéo en main.Ils espéraient la vendre pour un montant «dans les six chiffres» (il semble qu\u2019ils agissaient comme intermédiaires de l\u2019auteur de la vidéo).Le Star a refusé de payer \u2014 respectant ainsi les normes journalistiques habituelles.Mais n\u2019ayant pas la preuve vidéo en main, et ne voyant surtout pas le moyen de vérifier l\u2019authenticité du contenu, le quotidien n\u2019a pu CHRIS YOUNG PC Face aux nombreux journalistes qui l\u2019attendaient devant chez lui en matinée vendredi, le maire Rob Ford a démenti rapidement les allégations.publier cette histoire pour le moins explosive.C\u2019est donc par un journaliste du site Gawker (basé à New York et dont la devise est «les commérages d\u2019aujourd\u2019hui sont les nouvelles de demain») que l\u2019affaire a été révélée vendredi.Il dit avoir vu lui aussi la vidéo, et rapporte les mêmes observations que le Toronto Star.Suivant la publication de Gawker, le quotidien torontois a choisi de divulguer sa propre version de l\u2019histoire.Celle-ci a évidemment fait grand bruit vendredi.Face aux dizaines de journalistes qui l\u2019attendaient devant chez lui en matinée, Rob Ford a démenti rapidement les allégations des deux médias.Il a répété à l\u2019hôtel de ville qu\u2019elles étaient «ridicules», mais sans fournir d\u2019explications ou répondre aux questions.Il a suggéré que cela s\u2019inscrit dans une campagne anti-Ford que mènerait le Toronto Star.Le quotidien avait notamment révélé en mars que Rob Ford avait été prié de quitter un gala militaire parce qu\u2019il était ivre \u2014 plusieurs soutiennent qu\u2019il éprouve un problème avec l\u2019alcool.Ce n\u2019est là qu\u2019une des nombreuses frasques qui ont pimenté le séjour mouvementé de M.Ford à l\u2019hôtel de ville.Il a notamment été destitué par la Cour supérieure de l\u2019Ontario avant d\u2019être confirmé dans ses fonctions par la Cour d\u2019appel (pour un problème éthique), et il a été accusé d\u2019avoir touché les fesses d\u2019une femme lors d\u2019une réception.Pas confiance Le maire adjoint de Toronto, Doug Holyday \u2014 un fidèle de M.Ford \u2014, a remis en question l\u2019authenticité du document en soulignant que «des vidéos peuvent être altérées» et qu\u2019«6>w ne peut faire confiance à des vendeurs de drogue».Mais plusieurs conseillers municipaux ont indiqué à différents médias (le Globe and Mail, le Star, CBC) que le maire devra s\u2019expliquer lui-même, et plus claire ment qu\u2019il ne l\u2019a fait vendredi.«Nous espérons que ces insinuations sont fausses, et le seul qui peut clarifier la situation est le maire», a notamment fait valoir le conseiller John Parker.Un porte-parole de la police de Toronto a de son côté indiqué que cette dernière surveille la situation « de près ».Sur Twitter et Gawker, des internautes tentaient en fin de journée d\u2019amasser quelque 200000$ pour pouvoir acheter la vidéo compromettante.Rob Ford a été élu maire de Toronto en octobre 2010.Ses positions tranchées et campées à droite du spectre politique ont souvent soulevé des controverses.Le Devoir Montréal se fête y.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Montréal a 371 ans.La cuisine de rue, les arts circassiens, visuels, musicaux, vidéo et chorégraphiques étaient à Thonneur d\u2019une grande journée de festivités pour souligner le 371® anniversaire de la ville de Montréal, vendredi.Dès l\u2019heure du dîner, des citoyens de tous les âges se sont réunis à la place des Festivals pour assister à une panoplie de prestations artistiques et prendre une bouchée.La fête s\u2019est poursuivie jusqu\u2019à tard dans la soirée avec un événement alliant vidéoprojections et chansons sur la Place des Arts.La terre tremble en Outaouais Ottawa \u2014 Un séisme de 5,2 à l\u2019échelle de Richter a été enregistré vendredi matin au nord-ouest d\u2019Ottawa.L\u2019épicentre de la secousse s\u2019est situé à 18 kilomètres au nord-est de Shawville, en Outaouais.Le ministère fédéral des Ressources naturelles a dû rajuster sa page Web Séismes Canada à quelques reprises avant de confirmer les détails de la secousse.Elle a donc eu lieu à 9h43.Dix minutes plus tard, une réplique de magnitude 4,1 a été rapportée.Les secousses ont été ressenties jusqu\u2019à Montréal et Toronto.A Ottawa, à une heure de route de Shawville, les immeubles du centre-ville ont eu un léger frisson.Rien à voir avec ce qu\u2019a subi l\u2019hôtel de ville de la petite municipalité.«J\u2019étais assis dans mon bureau, a relaté le maire Albert Armstrong./«f entendu un gros bruit et j\u2019ai pensé au départ qu\u2019un gros camion avait percuté l\u2019immeuble.Nous avons un gros immeuble de briques et de pierres qui ne bouge pas facilement.Nos fondations font 25 pouces d\u2019épaisseur», a-t-il tenu à préciser, en entrevue téléphonique.Puis, il a décrit la scène.«Les bords des fenêtres, les murs se sont mis à tanguer de bas en haut.Le meuble derrière moi tremblait.[.] J\u2019ai vécu ici toute ma vie et je n\u2019ai jamais été témoin de quelque chose de semblable avant.» Le maire a raconté qu\u2019une fois les premières secousses passées, lui et son personnel se sont précipités dans la rue principale pour constater les dégâts.L\u2019hôtel de ville, immeuble imposant qui était avant 1974 le bureau de poste, a tenu le coup.Et en après-midi, vendredi, on ne rapportait aucun dommage majeur ailleurs.Il n\u2019y a eu aucun blessé non plus.La Presse canadienne LE NOUVEAU SPECTACLE DE VCk|l ^ Maintenant à Laval \u2022 1.866.999.8111 \u2022 cavalia.net « DE LA POESIE SUR QUATRE PATTES.UN CONTACT PRIVILÉGIÉ AVEC LA NATURE QUI NOUS DONNE L\u2019IMPRESSION D\u2019UNE PARFAITE HARMONIE ENTRE LE CHEVAL ET L\u2019HUMAIN.» Benoît Brière « CAVALIA RAMÈNE UN ODYSSEO PLUS FLUIDE ET PERFORMANT.LA TOURNÉE A DONNÉ DE LA MATURITÉ À CE SPECTACLE QUI ÉTAIT DÉJÀ DE GRANDE ENVERGURE.» Claude Deschênes, Radio-Canada LES CHEVAUX NOUS CALMENT ET ON REPART L\u2019ESPRIT PAISIBLE.Pierre Bruneau « UN TRES BON SPECTACLE! DE LA GRANDE POESIE.ON PREND LE TEMPS DE NOUS MONTRER LA BEAUTÉ, LA FORCE ET L\u2019INTELLIGENCE DES CHEVAUX.» Stéphane Leclair, C\u2019est Bien Meilleur le Matin ON VOIT REELLEMENT LA TENDRESSE ET LA DOUCEUR ENTRE LES CAVALIERS ET LES CHEVAUX.SPECTACULAIRE ! » UN SPECTACLE ÉNERGISANT, POÉTIQUE ET MÊME SPIRITUEL.C\u2019EST MAGNIFIQUE ! » UN SPECTACLE MAGIQUE QUI FAIT DU BIEN A L\u2019AME Guylaine Tremblay GRANDIOSE, MAJESTUEUX, TOUCHANT ET MAGIQUE.DES ÉMOTIONS FORTES À COUPER LE SOUFFLE.PLUS EFFICACE QUE JAMAIS ! » Agnès Gaudet, Le Journal de Montréal Joël Legendre A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 MEDECINS DE FAMILLE De la difficulté d\u2019innover Le centre de périnatalité l\u2019Antre maison fait bande à part en matière de Groupe de médecine familiale Le petit dernier est fiévreux?Un appel en soirée au GMF TAutre maison suffît pour obtenir un rendez-vous dès le lendemain matin.Les médecins de cet OBNL de Longueuil assurent les suivis de grossesse et pédiatriques, offrent du sans-rendez-vous pour les enfants, des cours prénataux, des haltes allaitement, un encadrement.Ils sont sur Facebook, 100% informatisés, et le personnel dîne avec les patients dans la salle commune.Pourtant, ils figurent sur la liste noire de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.AMELIE DAO USX-BOISVERT X Elaine ne jure que par son Groupe de médecine de famille (GMF), qui n\u2019en a pas l\u2019air: une grande maison lumineuse dont la salle commune a des allures de garderie.Otites, pneumonie, reflux gastro-œsophagien: dans la dernière année, elle a dû se présenter plusieurs fois au sans-rendez-vous avec son bébé d\u2019un an.«Le fonctionnement est génial: on appelle la veille et on a une place pour le lendemain^ s\u2019émerveille la jeune maman.Nous avons donc pu rencontrer un médecin à VAutre maison et avoir un rendez-vous de suivi avec ce même médecin à l\u2019hôpital si la situation se dégradait, ce qui a parfois mené à des hospitalisations.Vraiment, nous n\u2019aurions pas passé à travers la dernière année si ce n\u2019était des médecins que nous avons eus à cette clinique.» «C\u2019était le 14 février 2011!», lancent en chœur les membres fondateurs de l\u2019Autre maison.Rassemblés autour d\u2019une table qui a vu tant de leurs réunions, ils racontent le rêve qui a accouché de cette clinique maison sur trois étages sur la Rive-Sud de Montréal.Il y a Mariam Colbert et Thuy Linh Le Quoc, deux jeunes médecins de famille; Diane Bouchard, qui, après avoir accompagné Mariam lors de ses grossesses, est devenue «accompagnante à la famille» en titre; Manon Cantin, la directrice générale ; et Dino Grifo, un ingénieur qui s\u2019est joint à la petite équipe comme vice-président du CA.«On travaillait au CLSC, à l\u2019hôpital, en clinique, mais on était incapables d\u2019offrir les services qu\u2019on voulait offrir, on travaillait en silo.On voulait un environnement différent, un véritable accompagnement à la famille, explique la D\u2019\u2019® Colbert.Créer un milieu où les gens puissent se rencontrer.» Ils sont aujourd\u2019hui une dizaine de médecins à partager leur temps entre l\u2019Autre maison et les salles d\u2019accouchement de l\u2019hôpital Pierre-Boucher.Se sont ajoutés des infirmières, des pédiatres et des omnipraticiens, qui assurent une présence à la clinique sans-rendez-vous tous les matins.Un modèle rigide Après un an et demi de démarches administratives, la certification GMF et le soutien financier sont arrivés en octobre 2011.Pas facile d\u2019innover dans la structure GMF, soupirent les cinq comparses.Ils le reconnaissent: ils ne satisfont pas exactement les heures d\u2019ouverture promises lors de la signature de leur contrat avec l\u2019Agence de la santé de la Mon- «Tout le modèle actuel est fait pour aider les GMF, il nV a à peu près rien pour les autres» térégie.Cette dernière les a sommés, sous peine de revoir leur statut ou leur financement, d\u2019offrir du sans rendez-vous la fin de semaine et les jours fériés.Ce qui a été fait.L\u2019Agence leur demande maintenant d\u2019ouvrir le sans-rendez-vous, en plus du matin, de 18h30 à 19h30 en soirée.«Ainsi, l\u2019engagement que vous avez pris qui était d\u2019offrir trois heures de services sans rendez-vous par jour, en heures défavorables, serait respecté», écrit l\u2019Agence dans un ultimatum envoyé en mars.L\u2019Autre maison préfère ouvrir plus tôt que d\u2019étirer les heures d\u2019ouverture en soirée.«Nous sommes ouverts douze Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.l-s I / Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com heures par jour comme convenu.Mais on pense que les plages horaires du matin sont plus prisées par les parents, ils préfèrent venir à 7h 30 avant la garderie qu\u2019à l\u2019heure du bain», soutient D\u2019\u2019 Colbert.L\u2019équipe a soigné 1400 enfants, dont près de 500 «orphelins de médecin de famille», au sans-rendez-vous depuis janvier.«On pensait que c\u2019était solide, parce qu\u2019on avait sondé nos familles.», ajoute Manon Cantin.En constante communication avec leur clientèle, ils ont l\u2019impression de se coller à ses besoins, sans que cet effort soit reconnu par l\u2019Agence.«Il y a eu cette menace de nous couper.Ça compromettrait notre survie», tranche-t-elle.Le soir, les médecins assurent déjà une présence pour leur clientèle sur rendez-vous.Tous prennent aussi des gardes à l\u2019hôpital: en fait, ils assistent l\u2019accouchement de presque tous les bébés de l\u2019hôpital Pierre-Boucher.Bébés qu\u2019ils s\u2019engagent à suivre ensuite.Ils ont défoncé leur cible de 9000 inscrits en moins d\u2019un an.T ! i PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Thuy Linh Le Quoc osculte le petit Khelyane, à la clinique PAutre maison.Ce que les ministres ont dit au fil des ans Mouton noir Ils ont même cherché comment sortir du giron GMF.Un casse-tête.«Tout le modèle actuel est fait pour aider les GMF, il n\u2019y a à peu près rien pour les autres, explique D\"\" Colbert.Dans les cadres, ça devient presque impossible d\u2019innover.Si tu n\u2019entres pas dans les petites cases, tu deviens suspect, comme un petit mouton noir qu\u2019on ne veut pas vraiment gérer», observe Dino Grifo.L\u2019équipe se sent prise en grippe au même titre que d\u2019autres GMF qui ne respectent ni leurs cibles de clientèle ni les heures d\u2019ouverture.Pour l\u2019Agence, les soirs, c\u2019est important.«On ne peut pas y aller après 17 h, explique le D*\" Jacques Ricard, directeur des affaires médicales.Ils doivent ajouter des disponibilités pendant les heures défavorables, on pense que c\u2019est réaliste par rapport à ce qu\u2019on demande aux autres GMF.» La subvention, pour un GMF de 9000 patients, se situe entre 150000 et 200000 $, en plus du prêt d\u2019une infirmière à temps plein et d\u2019une aide non récurrente à l\u2019informatisation.L\u2019équipe de l\u2019Autre maison a fait valoir ses arguments à l\u2019Agence.et attend le verdict Le Devoir DVoir aussi > Votre GMF respecte-t-il son contrat ?Combien suit-il de patients ?Consultez une carte interactive de la Montérégie pour qbtenir un portrait complet.A ledevoir.com/gmf Décembre 2000 Rapport Michel Clair «Nous recommandons que le volet médical du réseau de ligne soit assumé par des groupes de médecine de famille.[.] Ce groupe serait responsable d\u2019une population définie de personnes et lui offrirait une gamme de services définis.Chaque citoyen choisirait son médecin de famille à l\u2019intérieur d\u2019un groupe sur la base de son lieu de domicile, de son lieu de travail ou de tout autre critère.[.]// s\u2019agit de préserver, voire de renforcer la notion de relation médecin-patient et de permettre, à terme, à toutes les personnes qui le désirent d\u2019avoir un médecin de famille.» Février 2001 Pauline Marois «Il faut garantir à l\u2019ensemble de nos concitoyennes et concitoyens un accès permanent à un médecin de famille», a déclaré la ministre de la Santé et des Services sociaux Pauline Marois, réagissant pour la première fois au rapport Clair, rendu public à la mi-janvier 2001.Plusieurs des recommandations du rapport seront mises en avant par Québec, dans le cadre «d\u2019une offensive globale pour améliorer l\u2019accès aux services», a souligné M\"^® Marois.Mai 2001 Rémy Trudel Le ministre de la Santé et des Services sociaux Rémy Trudel s\u2019est réjoui du rapprochement «historique» que provoquera le projet, puisque les groupes de médecine naîtront de contrats de service signés entre des cabinets privés et des CLSC.«C\u2019est la réconciliation historique entre les cabinets privés et le réseau public.C\u2019est une nouvelle approche qui rendra les services médicaux plus accessibles pour les familles québécoises», a-t-il insisté en conférence de presse.Juin 2002 François Legault «Le déploiement des GMF va permettre de rétablir le type de médecine pour laquelle les médecins ont été formés, soit une médecine à échelle humaine», a affirmé le ministre de la Santé et des Services sociaux François Legault en signant l\u2019entente de 15 millions avec les médecins omnipraticiens, officialisant le lancement des 20 premiers GMF sur le territoire québécois.Juillet 2003 Philippe Couillard «Les groupes de médecine de famille, c\u2019est une formule qui est excellente, à laquelle nous croyons, mais en milieu urbain densément peuplé, et nommément à Montréal, c\u2019est difficile, constate le ministre de la Santé et des Services sociaux Philippe Couillard.On a de la difficulté à intéresser les médecins à se joindre à cette formule-là.» Avril 2009 Yves Bolduc Le ministre de la Santé et des Services sociaux Yves Bolduc reconnaît que les Québécois font face à un sérieux problème d\u2019accès aux médecins de famille, une situation de quasi-crise qui exige une action urgente.«C\u2019est une situation qui est sérieuse, que je qualifierais presque de crise, a déclaré le ministre Bolduc.Il va falloir agir de façon urgente.» La création de GMF fait partie de l\u2019éventail des solutions.D\u2019ici «trois à quatre ans», assure le ministre, il y aura 300 GMF pour assurer la couverture de 80% de la population.Février 2013 Réjean Hébert «Ce qui m\u2019étonne, me bouleverse, me scandalise, c\u2019est que dans certains cas on donne de 400000$ à 500000$ à des GMF, avec des exigences, et que ces exigences ne sont pas remplies, et ce, sans aucune sanction, s\u2019est indigné le ministre de la Santé et des Services sociaux Réjean Hébert pendant l\u2019étude des crédits de son ministère.On s\u2019aperçoit que 43 % des GMF n\u2019ouvrent pas la fin de semaine, alors qu\u2019on paie pour ça.Qu\u2019est-ce qui reste aux patients ?L\u2019urgence!» Sources rapport de la Commission d etude sur les services de santé et les ser vices sociaux Le Devoir La Presse Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal ET DIMANCHE 19 MAI 2013 A 9 TOUJOURS RECHERCHES éo^P,;.: .\ts J, r La Mariam Colbert, en compagnie de Anna Maria et de sa fille, Maria Sophia Un nouveau cadre réglementaire pour les GMF Québec s\u2019apprête à imposer un nouveau cadre réglementaire aux groupes de médecine de famille.Voici les propositions discutées avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), confirmées par le ministère de la Santé et des Services sociaux.Création de petits GMF de 6000 à 8999 patients.Paiiers de 3000 patients entre les différentes accréditations.Perte automatique et progressive du financement en cas de non-respect des cibles.Possibilité de perte d\u2019accréditation.Financement suppiémentaire pour les GMF qui respectent ou dépassent leurs cibles, pour l\u2019ajout de ressources professionnelles (nutritionnistes, infirmières, psychologues, etc.).Offre de services accrue en heures défevorables (mêmes heures, mais avec plus de médecins).Heures d\u2019ouverture accrues pour les GMF Des effets timides Les chercheurs tentent de documenter l\u2019impact des GMF sur la première ligne comptant plus de 30 000 patients.Régies pius sévères pour encadrer les ententes entre différents établissements pour les heures d\u2019ouverture.AMELIE DAOUST-BOISVERT Les patients vulnérables suivis dans un groupe de médecine de famille (GMF) fréquentent moins l\u2019urgence et les bureaux des médecins spécialistes, selon les premières données à émerger d\u2019une étude sur cinq ans.«On espère que c\u2019est parce que le médecin de famille et l\u2019équipe du GMF ont répondu aux besoins de soins des patients, mais, en fait, ce n\u2019est qu\u2019une hypothèse», explique la professeure à l\u2019Université McGill Erin Strumpf.Ces patients plus fragiles suivis en GMF voient aussi, étrangement, leur nombre de visites à un médecin de famille diminuer.Peut-être parce que les infirmières assurent une partie du suivi, pose comme hypothèse Julie Fiset-Laniel, de la Direction de la santé publique de Montréal.Elle collabore également au projet, financé en partie par le ministère de la Santé et des Services sociaux et par les instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).L\u2019équipe a accepté de partager ces résultats avec Le Devoir, mais ceux-ci ne sont pas encore publiés dans une revue scientifique et les analyses se poursuivent.Elle a utilisé la base de données de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec pour en extraire les données relatives à près de 130000 patients vulnérables suivis dans 79 GMF sur cinq ans, lesquelles données ont été comparées à celles de 600 000 autres patients vulnérables qui n\u2019étaient pas suivis en GMF Les chercheurs ont déterminé que le suivi en GMF entraînait des économies situées entre 85 et 91$ sur cinq ans, soit environ 20$ par an par patient, grâce à une moindre consommation d\u2019autres services de santé, comme les médecins spécialistes.Toutefois, pour obtenir un portrait juste, il faudrait déduire de ces économies les frais d\u2019implantation et de maintien des GMF pour Québec.Erin Strumpf s\u2019y attelle, mais ce n\u2019est pas une mince tâche de dresser un portrait réaliste, explique-t-elle.Une révolution à poursuivre Le chercheur Raynald Pineault et son équipe se sont penchés plus spécifiquement sur Montréal et la Montérégie.Ils ont observé que l\u2019arrivée des GMF avait induit une «grande réforme organisationnelle» axée sur l\u2019interprofes-sionnalisme et les pratiques préventives.Alors que les cliniques réseau, axées sur le sans-ren-dez-vous, semblent avoir un réel effet sur l\u2019accessibilité aux soins, c\u2019est moins clair pour les GMF, relate M.Pineault, dont l\u2019étude s\u2019étale de 2005 à 2010.«L\u2019accessibilité potentielle ne change pas tellement.Mais les réseaux locaux, les corridors de service, tout ça reste encore à développer», dit-il.Dix ans après la création de ce modèle qui visait à renforcer la première ligne, le chercheur croit que les GMF doivent entrer dans une nouvelle phase de développement plus régional.«On pourrait imaginer tous ces petits cabinets solos de médecins s\u2019associer aux GMF, aller vers un éclatement du GMF en réseau, explique-t-il.Alors, le GMF pourrait être le centre d\u2019un réseau de pre- \\ «A deux infirmières pour dix médecins, c\u2019est une illusion de croire que ça va changer quelque chose» mière ligne complet.» Selon lui, les cliniques réseau sont également essentielles pour désengorger l\u2019urgence de tous les cas moins graves.«Partout dans le monde, on s\u2019oriente vers ce genre de modèle pour la première ligne, mais oui, au Québec, on a encore pas mal de travail à faire.On n\u2019a pas encore changé grand-chose à la pratique médicale», glisse-t-il.Trop d\u2019attentes pour des changements somme toute timides ?Peut-être bien.Plaidoyer en faveur de l\u2019infirmière Pour assurer le succès des GMF, il faut faire plus de place aux infirmières, croit Gyslaine Desrosiers.Celle qui fut pendant 20 ans à la tête de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) croit que leur présence, encore trop réservée, freine les efforts que peuvent fournir les médecins pour voir plus de patients.«A deux infirmières pour dix médecins, c\u2019est une illusion de croire que ça va changer quelque chose.Elles ne font que le plus urgent.Et on ne peut pas juste le déplorer, ça prend un plan de match!», dit M\u201c® Desrosiers, qui agit maintenant à titre de consultante indépendante.Elle trouve ironique qu\u2019on veuille intégrer tous les autres professionnels de la santé aux GMF.«Des travailleurs sociaux, des nutritionnistes, des infirmières.Eh bien, ça s\u2019appelle un CLSC, ça! Les CLSC ont été freinés dans leur élan parce que les médecins ne voulaient pas y travailler, ce n\u2019était pas assez payant.Et aujourd\u2019hui, c\u2019est parce qu\u2019on n\u2019y intègre pas assez d\u2019infirmières que le GMF stagne.» Elle trouve tout de même que cette créature hybride, à l\u2019infrastructure privée et au personnel public, «coûte cher».«N\u2019oublions pas que c\u2019est une mesure négociée avec un grand syndicat puissant, la FMOQ [Fédération des médecins omnipraticiens du Québec], qui a ses propres intérêts», suggère-t-elle.Même si elle est critique du modèle GMF, M\u201c® Desrosiers affirme qu\u2019«DM ne peut pas revenir en arrière, il faut vivre avec».Après l\u2019échec des CLSC, elle croit qu\u2019il faut «aller au bout du modèle et lui donner toute la latitude pour que ça fonctionne.Le coût pour repartir sur d\u2019autres bases est trop élevé».Ce n\u2019est pas la D\"\"® Marie-Dominique Beau-lieu qui va la contredire.«Là oû l\u2019accès aux infirmières est le meilleur, les soins sont de meilleure qualité», explique la médecin qui est titulaire de la Chaire Docteur Sadok Besrour en médecine familiale de l\u2019Université de Montréal.C\u2019est la conclusion à laquelle elle arrive dans sa plus récente étude, qui observe les pratiques dans 39 cliniques, dont des GMF, des CLSC et des cabinets indépendants.«Les caractéristiques qu\u2019on retrouve dans un GMF sont effectivement associées à de meilleures pratiques.Travailler en collaboration avec une infirmière a un impact sur l\u2019accessibilité et la qualité des soins, précise la D'\"® Beaulieu.Mais avec seulement deux infirmières par GMF de taille moyenne, ce n\u2019est pas encore beaucoup pour voir de réels changements.» Le Devoir INSTITUT DU NOUVEAU MONDE UNE SEU EUT NGER *10® ÉDITION ^\u2019ÉCQÎ^ def|I!l OU 14 MJ 17 AOÛl 20B à L'Atnere a boire, ^ L'École d'ete est soutenue financièrement par le Secretariat a la jeunesse dans le cadre de la Strategie d'action jeunesse 2009-2014.^'uéliel n,,AKpr «a I IIOAM ^ r.fonds AëSiLTw | (I) ~§jeleve i-tueDeCnn\td.»iid,ri«FTO\ta- LE DIRECTEUR C£NÉRA1.-:S ÉLECTIONS DU QUÉBEC inm.qc.ca/ee2013 5Ûh gfe- ^ i S! métr® Une série documentaire en 6 épisodes Redécouvrez le Saint-Laurent en rencontrant les gens qui vivent de ses ressources et travaillent à leur préservation.Dès le jeudi 23 mai 20 h À Canal Savoir Tous les détails au : www.canalsavoir.tv I Série télévisée coproduite par FÉDÉRATION CANADIAN CANADIENNE WILDLIFE DE LA FAUNE FEDERATION Télé-Québec En collaboration avec : canal SAVOIR LE DEVOIR A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 MAI 20IS ACTUALITES CANNES SUITE DE LA PAGE 1 maudite galette de son frère Denys.Le public est jeune ici.« Vous n\u2019étiez pas encore au monde », lui dit-il.Mais le festival ne lui apparaît pas trop changé.Nerveux avant la projection ?Pas vraiment.Sébastien Pilote coimaît son film par cœur et lui fait confiance.Gabriel Arcand le voyait pour la seconde fois.11 déteste se regarder à l\u2019écran, mais peut y trouver matière à apaisement.Ce film marquera sa carrière, il le voit bien, l\u2019admettra après coup.Un rôle immense, en eaux profondes.Son meilleur sans doute.L\u2019agonie du Québec régional Le public cannois a chaudement applaudi.Au Marché, dans le sous-sol du Palais, la rumeur était bonne aussi.Tout est question de démarrage ici.Avec moins d\u2019accent tonique que Le vendeur, plus contemplatif et lyrique, bouleversant de douleurs en ellipse.Le démantèlement dégage une immense poésie, parmi la lumière dorée des champs de l\u2019automne, et les beaux cadrages parfois doubles, tableaux dans le tableau, du directeur photo Michel La Veaux.La lente agonie du Québec régional habite les scénarios de Sébastien Pilote.Dans ce film, les agriculteurs, pris à la gorge, font appel à l\u2019encanteur pour liquider veaux, vaches, cochons, couvée.La mélancolie de ce chant du cygne se voit accentuée par une lancinante musique aux accents country.Gaby (Arcand), éleveur d\u2019agneaux, fou de ses bêtes et de sa terre, marchant aux côtés de son chien qu\u2019il ne pourra se résoudre à abattre, est peu loquace et démonstratif, mais les ombres dans ses yeux et son demi-sourire parlent à l\u2019écran.11 habite entièrement son personnage.La moindre tricherie de jeu, et le film fausserait.Les filles de Gaby habitent en ville.L\u2019une (Lucie Laurier) vient voir son père afin de lui emprunter une grosse somme.Elle a des dépenses indues.Pour l\u2019aider, il vendra touf berger sacrificiel, porté par un sens du devoir quasi mystique.« Je ne voulais pas sombrer dans le misérabilisme, précise le cinéaste, mais écrire des dialogues généreux.» 11 a évité tout pathos, ne prend jamais son héros en pitié, tout en l\u2019enfermant dans la mécanique implacable d\u2019ui^e décision prise.On pense à La neuvaine d\u2019Emond pour l\u2019humanisme et la pudeur stoïque du personnage, issue du temps jadis.Etranglé par l\u2019égoïsme de sa fille ?Lucie Laurier défend sa Marie, par delà son inconscience : « Il ne dit rien, le père, ne vient pas voir sa fille à Québec.Elle ne sait même pas qu\u2019il vend tout.Gaby forge aussi son destin.» Sébastien Pilote avoue s\u2019être inspiré du Père Goriot de Balzac, ruiné par ses filles (roman qui lui-même puisait ses références au Roi Lear de Shakespeare, vieux monarque déchu), dont Pré-dérique, qui joue d\u2019ailleurs la fille au théâtre (elle traîne la pièce à la ferme), en bouclant la boucle symbolique.Le cinéaste dit se référer aussi aux films de John Pord.11 a fait une sorte de western.La nature, les nuages parlent bruyamment.« Quand j\u2019ai lu le scénario, déclare Gabriel Arcand, j\u2019ai trouvé ça très bien, mais vraiment pas pour moi.Le tiers des scènes de bergerie relèvent du documentaire.Il fallait connaître, les gestes du métier, savoir sauter une clôture, tenir un mouton.J\u2019ai cherché avec Sébastien des candidats possibles.Rien n\u2019aboutissait.Les mois passaient.» 11 a accepté de guerre lasse, s\u2019est laissé présenter deux producteurs d\u2019agneaux, devenus depuis ses amis.Quelques semaines à leurs côtés et son Gaby prenait corps et regard.Dans Le démantèlement, l\u2019ami de toujours, qui tient gratos la comptabilité de Gaby et veut son bien (Gilles Renaud, très juste), cherche à le dissuader.En vain.Leurs dialogues de sourds ont des accents tragi-comiques.Tout comme cette tentative de renouer avec son ancienne épouse, qui a refait sa vie et qui s\u2019enfuit.Gilles Renaud aime son propre personnage de dévouement : « Il est bon, généreux.Il pardonne tout à son ami.On n\u2019était pas des intimes, Gabriel et moi, mais la chimie a fonctionné.» De beaux lendemains?11 y a dans le film, des moments surréalistes avec l\u2019encanteur (un vrai) et les gens du coin venus acheter des fragments de la vie d\u2019un homme, dont il se dépouille, émotion rentrée, épaules têtues.Quand Prédérique, la seconde fille (Sophie Desmarais), la comédienne venue au renfort, assiste impuissante, mais lumineuse, à la fin d\u2019un univers qui s\u2019écroule, elle évoque de beaux lendemains possibles pour son père.Y croit-on vraiment ?Sébastien Pilote a tourné en 35 mm, technique également en perdition, dont le cinéaste célèbre la beauté.« C\u2019est peut-être la dernière fois que je participe à un film sur pellicule », songeait Sophie Desmarais en jouant la scène de liquidation ; le propos du film et son format se faisant écho.La jeune actrice québécoise, rare phénomène, accompagne ici deux films.Elle tient la vedette dans Sarah préfère la course de Chloé Robichaud, projeté en début de semaine à Un certain regard.Des rôles aux antipodes : le premier d\u2019écoute, l\u2019autre de volonté tendue.Qn se Reverra bientôt dans ce Cannes sous l\u2019orage.À moins que le soleil ne brille en happy end, comme aux derniers plans du Démantèlement, l\u2019espoir furtif au bout.Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL Le réalisateur Sébastien Pilote en compagnie de la productrice Bernadette Payeur MÉDECINS SUITE DE LA PAGE 1 avec la secrétaire en cas de besoin.Dans cette petite banlieue cossue, le modèle GMP semble porter ses fruits.Mais est-ce le cas partout ?11 semble bien que la réussite du D'^ Rivard et de ses collègues relève de l\u2019exception plutôt que de la règle.En effet, près de 45 % des GME du Québec ne respectent pas leur contrat, révélait en février le ministre de la Santé Réjean Hébert, qui promettait de serrer la vis aux fautifs.Afin de comprendre la réalité derrière cette statistique, Le Devoir dresse le portrait de la Mon-térégie, une région populeuse où l\u2019accès à un médecin de famille, à 79 %, est représentatif de la moyenne québécoise.Un contrat peu respecté Dans notre enquête sur les GME de la Monté-régie, le GME Marguerite D\u2019Youville, où travaille le D\"^Rivard, est apparu rapidement comme un incontournable leader.Quatre cliniques membres.Plus de 30 000 patients inscrits.Un sans-rendez-vous qui voit 60 patients par jour.Une informatisation complète (ne cherchez pas les dossiers en papier).Un système de rendez-vous téléphonique automatisé.Sept infirmières, dont une praticienne (super-infirmière).Et même des patients de bonne humeur ! «Le modèle GME a sauvé ma clinique, n\u2019hésite pas à affirmer le D'^ Rivard.On a même attiré quatre nouveaux médecins en trois ans.» Pourtant, il y a cinq ans, la clinique des Hauts-Bois était au bord du gouffre quand la moitié de ses médecins l\u2019ont quittée.Mais les données obtenues auprès de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie dévoilent un tout autre portrait.Elles révèlent que seul un GME sur trois, dans cette région, respecte les deux critères les plus importants liés à son financement : les heures d\u2019ouverture, dont les soirs et les fins de semaine, et le nombre de patients inscrits.Chaque GME, selon sa taille, reçoit de 150 000 $ à 400 000 $ en échange du respect de son contrat.Si tous les GME fautifs respectaient leius engagements, de 78 000 à 160 000 Montérégiens de plus auraient un médecin de famille, a calculé Le Devoir, et le pourcentage de patients orphelins passerait sous la barre des 10 à 15 %.Si un seul GME contrevient carrément aux deux critères de base (le GME Richelieu-Saint-Laurent à Sorel), la majorité n\u2019arrivent à répondre qu\u2019à un seul des objectifs.Surtout, 35 % des GME ne suivent même pas 9000 patients, la cible pourtant minimale pour obtenir l\u2019accréditadon.L\u2019Agence confirme qu\u2019ils re- çoivent bel et bien le financement poiu leur cible, et non pas poiu le nombre réel de padent suivis.Obstacles sur la route Quelques GME sont loin, très loin de leur cible : le Médicentre Pincoiut, par exemple.11 devrait suivre 15 000 patients, mais en compte tout juste 5400, près de 10 ans après son accréditation.Congés de maternité, gardes à l\u2019hôpital, difficulté à recruter de nouveaux médecins, départs à la retraite : dans les évaluations de l\u2019offre de service que l\u2019Agence mène tous les trois ans, de nombreuses raisons sont invoquées par les GME qui peinent à atteindre leius objectifs.Si l\u2019Agence évalue au total une vingtaine d\u2019éléments, deux constituent le nerf de la ^erre : les heiues d\u2019ouverture et le nombre de patients pris en charge (inscrits).« On nous dit qu\u2019on devrait suivre 15 000 patients.Mais, dans la réalité, on ne tient pas compte de la tâche des médecins en dehors du bureau.On travaille tous à l\u2019hôpital, on suit aussi des patientes enceintes.Ça fait que dans le bureau, c\u2019est pas mal occupé ! », explique la D\"^® Lise Rodrigue.Elle est médecin responsable au GME Clinique centrale de Granby, qui prend en charge quelque 12 000 patients alors que son contrat en visait 15 000.« Nous ne pouvons pas prendre en charge de nouveaux patients, sauf pour les suivis de grossesse », avertit pourtant la boîte vocale.La D\"^® Rodrigue comprend que le ministre veuille revoir le cadre de financement des GME.« C\u2019est de la saine gestion », concède celle qui croit que ça prend surtout plus d\u2019infirmières pour suivre davantage de patients, en plus de l\u2019informatisation.Quand la situation est trop critique, l\u2019Agence s\u2019entend avec le GME sur un plan d\u2019action pour atteindre les objectifs à temps pour l\u2019évaluation suivante.Parfois, mais pas toujours, on revoit à la baisse les cibles d\u2019inscription, amputant l\u2019aide financière d\u2019environ 50 000 $ par tranche de 3000 personnes inscrites.C\u2019est ce qui est arrivé au GME Salaberry, à Valleyfield.Lors de sa dernière évaluation, l\u2019Agence a révisé son financement de 15 000 à 12 000 patients.Départ d\u2019un médecin, trois congés de maternité, un congé sabbatique, augmentation des gardes à l\u2019hôpital, implication dans les soins palliatifs.La cible était devenue irréaliste, révèle son dernier rapport d\u2019évaluadon.Changement de cap À Sainte-Julie, le D\"^ Rivard a bien failli fermer sa clinique.« Si on ne trouvait pas un financement supplémentaire, on mettait la clé dans la porte », raconte le médecin.Le GME a été son levier.Avec l\u2019informatisation, les infirmières sont au centre de la solution, surtout poiu le suivi des malades chroniques.L\u2019envers de la médaille ?«Des patients de Saint-Eustache venaient pour notre sans-rendez-vous ! Il y a un problème là ; on ne va pas couvrir Laval ici ! », s\u2019emporte-t-il.Depuis, il a imposé certaines limites territoriales.Celui qui a longtemps participé aux évaluations des GME avec l\u2019Agence et qui préside l\u2019association Richelieu Saint-Laurent de la Eédéra-tion des médecins omnipraticiens du Québec (EMQQ) en a long à dire sur les GME qui font fi de leurs obligations.« Ça fait 10 ans que je lutte contre ça.C\u2019est une question d\u2019équité.Chaque fois, il y a des circonstances atténuantes.Des médecins qui s\u2019occupent de l\u2019urgence, des soins à domicile, du CHSLD.Un moment donné, c\u2019est ta productivité que tu dois améliorer », tranche Claude Rivard.« Il était temps que quelqu\u2019un mette ses culottes ! », lance-t-il en parlant du ministre Hébert, qui a promis de sévir.Plusieurs intervenants, au fil des discussions, ont indiqué que, politiquement, il était urgent d\u2019accréditer le plus de GMP possible.L\u2019Agence est consciente du problème et cherche des solutions.«Les GME qui n\u2019atteignent pas leur cible, ça nous préoccupe », dit le D'^ Jacques Ricard, directeur des affaires médicales.« Pour plusieurs, la cible [de patients] était irréaliste dès le départ.Actuellement, on étudie chaque dossier.Dans certains GMP, on devra probablement réduire le financement.» Qn envisage aussi des fusions.Autre solution : inciter des cabinets indépendants à se joindre à des GMP existants.« Il faut être plus vigilant et user d\u2019imagination pour trouver des solutions », croit le D\"^ Ricard.Quand le D'^ Claude Rivard a obtenu son accréditation GMP, plusieurs mois se sont écoulés avant que les effectifs infirmiers promis soient disponibles.Une réalité qu\u2019il ne faut pas occulter, rappelle le président de la EMQQ, le D\"^ Louis Godin.« Des infirmières en congé qui ne sont pas remplacées, des corridors de services qui n\u2019existent pas.Je suis prêt à parler de respect des contrats, mais il faut que ça aille dans les deux sens ! Si on se met à faire l\u2019éventail du non-respect des contrats, je pense que les pires ce ne sont pas les médecins », dénonce le D\"^ Godin, qui estime que Québec n\u2019a pas toujours fait sa part pour fournir les ressources promises.«Et attention, quand on dit que 250 GMP doivent assurer l\u2019accès à un médecin de famille pour huit millions de personnes, on leur en met trop sur les épaules ! » «Le problème, c\u2019est souvent comment on travaille, dit le D\"^ Claude Rivard pendant qu\u2019il fait une petite démonstration du dossier médical électronique sur sa tablette.Je vois deux ou trois patients de plus par jour grâce à ça ! » Sans compter les 500 patients pris en charge par une infirmière praticienne spécialisée.8 h 45.Sur l\u2019écran, un avertissement vert apparaît : Pierre, son premier patient, est arrivé.Le Devoir CHERCHEURS SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019on peut qualifier de discutables », écrit M\"\"® Beaudry, qui s\u2019est entretenue avec une douzaine de chercheurs au cours des deux derniers mois.Ainsi, elle constate que « des instances supérieures » vont parfois jusqu\u2019à « s\u2019ingérer dans la conduite des recherches et en orienter les conclusions dans leur intérêt ».A ce sujet, elle rapporte un cas où « un rapport produit par un chercheur a été remplacé par un second document dont le contenu convenait mieux aux dirigeants de cet organisme [gouvernemental] ».L\u2019ingérence dans le déroulement des recherches est « difficilement défendable », estime la commission.« Si le gouvernement peut donner la priorité à d\u2019autres impératijs que les données scientifiques lors de ses prises de décision, nous ne croyons pas qu\u2019il puisse encourager la création de rapports biaisés, dont l\u2019utilisation par des tiers pourrait avoir des conséquences désastreuses.[.] L\u2019occultation peut être justifiée dans certains cas, mais pas l\u2019ingérence.» Communications avec les médias La commissaire à l\u2019éthique s\u2019est également penchée sur les communications des chercheurs avec les médias.Elle rapporte les propos de chercheurs qui estiment que «les communications avec les médias ne sont pas plus souples qu\u2019au fédéral » et que « la norme dans la fonction publique est de ne pas parler aux médias ».Un autre chercheiu témoigne qu\u2019il « n\u2019éprouve aucun problème à parler de ses recherches avec les médias, tant qu\u2019il n\u2019en aborde pas les résultats ».Bien que les refus soient rares, une approbation du supérieur hiérarchique est généralement nécessaire pour parler aux médias.« Parfois, les autorisations pour les entrevues doivent être obtenues auprès du bureau du sous-ministre concerné \u2014 une approche semblable à celle observée au gouvernement fédéral.» Ce ne sont poiutant pas tous les répondants qui sont favorables à une communication libre avec les médias, constate la commission.«Les répondants moins favorables [.] avancent que le milieu gouvernemental impose naturellement des contraintes et que le chercheur ne voudra pas parler au public par crainte de perdre son emploi.» La commissaire apporte donc des nuances.«Les communications entre chercheurs gouvernementaux et médias sont encadrées et les chercheurs sont loin d\u2019avoir une liberté totale en la matière.Toutefois, la situation est loin d\u2019être aussi contraignante qu\u2019au niveau fédéral.De plus, certaines restrictions en matière de communication sont justifiables.» Elle note par ailleurs qu\u2019il y a « plusieurs niveaux de censure » et que celle-ci peut être « acceptable en dessous d\u2019un certain niveau », ce qui semble être le cas au Québec.« Si, actuellement, il n\u2019y a au Québec aucune censure exagérée en matière de recherche gouvernementale, il existe déjà des pratiques qui pourraient servir à museler les chercheurs.» Vers un code d\u2019éthique pour la recherche Comme demandé par Québec, la commission propose des solutions pour éviter de sombrer dans l\u2019obscurantisme.Elle recommande au gouvernement de créer une banque centrale pour que tous les rapports générés par des chercheurs puissent être rendus publics, même si le gouvernement décide de les mettre à l\u2019écart pour des raisons politiques.Elle demande également l\u2019équivalent d\u2019un ombudsman, ce qui permettrait aux chercheurs gouvernementaux d\u2019avoir des recours en cas d\u2019ingérence.Elle estime par ailleurs que le gouvernement du Québec devrait se doter d\u2019un code de conduite sur la recherche.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, ne s\u2019inquiète pas outre mesure des constats de la commission, relevant davantage les dérives idéologiques du fédéral que les travers du gouvernement du Québec.« Je comprenais qu\u2019il y avait beaucoup de tensions entre la communauté scientifique et Ottawa, le rapport le confirme.Par ailleurs, ils nous disent, en ce qui concerne la situation avec les chercheurs [qui travaillent] avec l\u2019Etat québécois, que la situation se passe plutôt bien.» Le ministre Duchesne, qui a commandé le rapport en février dernier, reconnaît que « les défis sont toujours là » et qu\u2019il « faut poser des gestes » pour éviter de se retrouver dans un « climat de coercition » comme à Qttawa.11 se dit ouvert à l\u2019idée du code de conduite sur la recherche, qui pourrait bien être intégré dans la nouvelle Politique nationale de la recherche et de l\u2019innovation, qui devrait être rendue publique dans les prochains mois.«Il y a peut-être avantage à clarifier les façons dont on peut définir la liberté d\u2019un chercheur parce que, lorsqu\u2019il fait un travail pour un gouvernement ou un ministère, oui, il y a la liberté de la recherche, mais le chercheur est quand même lié à une forme de loyauté, d\u2019engagement, ou à un devoir de réserve, pourrions-nous dire.Alors, la commissaire nous fait certaines suggestions pour essayer de rendre ça encore plus clair et permettre aux chercheurs de travailler avec plus d\u2019efficacité.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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