Le devoir, 21 mai 2013, Cahier A
[" Affaire Wright-Duffy: le NPD veut une enquête policière Page A 3 Stéphane Baillargeon et les anciens leaders étudiants chroniqueurs Page B 7 WH\t^ www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 1 1\t?LE DEVOIR, LE MARDI 21 MAI 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ P«INT CHAUD Plaidoyer pour la création d\u2019une « UPAC de civils » Québec doit passer rapidement à l\u2019action, dit l\u2019ancien ministre des Affaires municipales Rémy Trudel BRIAN MYLES La commission Charbonneau a exposé suffisamment d\u2019abus et de dérives dans le monde municipal pour que Québec passe à faction dés maintenant, estime l\u2019ex-ministre des Affaires municipales de 1996 à 1998, Rémy Tru- del.Il suggère la création «d\u2019une UPAC de civils», formée de fonctionnaires qui éplucheraient les dépenses et les politiques de gestion contractuelles des villes, en exigeant les redressements lorsque cela serait nécessaire.A son avis, les 1135 municipalités du Québec n\u2019ont pas besoin de plus de pouvoirs, mais de plus de surveillance.Le ministère des Affaires municipales manque de ressources humaines et financières pour surveiller les dépenses des villes, mais il doit le faire.«Il faut une bien meilleure coordination.Ce n\u2019est pas un mot vide, la reddition des comptes», dit-il.Ses propos feront grincer les dents des élus municipaux, qui réclament plus de pouvoirs et d\u2019autonomie pour assumer leurs responsabilités sans cesse croissantes, mais il insiste.«La commission Charbonneau ne pourra pas arriver à une autre conclusion.Il nous faut d\u2019ur- VOIR PAGE A 8 : TRUDEL Futurs avions de CHASSE CANADIENS Lockheed Martin reprend ses efforts de persuasion MARIE VASTEL à Fort Worth, Texas Après des mois de critiques, le gouvernement conservateur a remis les compteurs à zéro, l\u2019hiver dernier, dans le dossier de l\u2019acquisition des prochains avions de chasse.Résultat, Lockheed Martin, qui se croyait assurée de vendre ses F-35 à l\u2019armée de l\u2019air canadienne, doit maintenant reprendre ses efforts afin de convaincre tout le monde, de nouveau, que ses appareils sont ceux qu\u2019il faut au Canada.L\u2019opération de charme n\u2019est pas timide; conférence et démonstration de son simulateur de vol à Montréal ce mercredi de même que dans tout le pays au cours des prochains mois, sans compter des invitations lancées à des médias canadiens \u2014 de même qu\u2019étrangers \u2014 afin qu\u2019ils viennent découvrir l\u2019univers du F-35 à l\u2019endroit même où il est créé et assemblé.L\u2019objectif est clair: «corriger certains mythes et la désinformation».Dès le début d\u2019une de ces visites au Texas et en Floride, à laquelle a participé Le Devoir il y a dix jours, les représentants de Lockheed insistent sur les capacités du F-35.Un avion furtif de cinquième génération, indétectable.Billie Flynn, expilote de CF-18 devenu pilote d\u2019essai pour les F-35, reconnaît qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une caractéristique nécessaire pour surveiller l\u2019Arctique, mais la faible observabilité «n\u2019est plus un accessoire, c\u2019est un absolu [.] Vous auriez un énorme avantage s\u2019ils ne sont jamais au courant que vous étiez en train de patrouiller».Un argument de vente pour Lockheed, qui demeure malgré tout «périssable» puisqu\u2019il y aura toujours de nouveaux radars, selon Dave Perry, VOIR PAGE A 8 : LOCKHEED Aujourd\u2019hui Actualités > Une tornade sème la mort à Oklahoma City.Page A 4 Économie > La chronique d\u2019Éric Desrosiers: les marchés boursiers, Féconomie réelle et Fexemple des deux ivrognes.Page B 3 Le Monde > La chronique de François Brousseau : Fespoir d\u2019une sortie de crise européenne viendrait-il de Fexpérience du Japon ?Page B1 7\t.\t- Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B6 B4 B5 A4 B4 B2 w PEDRO RUIZ LE DEVOIR Des centaines de personnes ont participé à un circuit historique, suivi d\u2019un concert mettant en vedette Alfa Rococo, dans les rues du Vieux-Montréal, pour la Journée nationale des patriotes.Journée nationale DES PATRIOTES L\u2019histoire est mal enseignée au Québec, croit Marois BAHADOR ZABIHIYAN Pauline Marois veut renforcer l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, du primaire au collégial, car elle estime qu\u2019il est présentement défaillant.Ce renforcement prendra toutefois «quelques années» avant d\u2019être mis en œuvre, a-t-elle fait savoir lundi, lors d\u2019un discours à l\u2019occasion de la Journée nationale des patriotes, prononcé à Saint-Eustache.L\u2019histoire est mal enseignée au Québec, et ce, à tous les niveaux, pense la première ministre.«Nous croyons que l\u2019on a un peu édulcoré ce qui se fait en enseignement de l\u2019histoire au Québec, et c\u2019est ce à quoi nous voulons revenir, les bases d\u2019un enseignement qui permet de comprendre les différentes périodes de notre vie collective, dont celle des patriotes», a expliqué M®® Marois, lors d\u2019un point de presse à Saint-Eustache.Elle participait à l\u2019inau^ra-tion d\u2019un circuit historique soulignant la lutte des patriotes, dans cette municipalité des Laurentides.Ce jour férié, anciennement la fête de la reine Victoria puis la fête de Dollard, a été proclamé Journée nationale des patriotes en 2002 par le gouvernement péquiste de Bernard Landry.Entre 1837 et 1838, les patriotes s\u2019étaient organisés et battus afin d\u2019obtenir plus de droits pour les Canadiens français, qui étaient discriminés par la puissance coloniale.Mais la refonte des programmes d\u2019histoire ne sera pas terminée d\u2019ici à la prochaine Journée des patriotes, ni même à celle d\u2019après.Elle sera longue et complexe, a ex- «Nous croyons que Fon a un peu édulcoré ce qui se fait en enseignement de l\u2019histoire au Québec» VOIR PAGE A 8 : HISTOIRE 66^ Festival de Cannes Le folk des frères Coen, avec un chat roux ODILE TREMBLAY à Cannes Les Coen: ils ont le côté relax des musiciens de jazz et doivent faire du cinéma comme d\u2019autres jamment, à l\u2019intuition, en renvoyant l\u2019accord à l\u2019autre puis en dansant dessus.Ethan, l\u2019angoissé du duo, Joel plus solide dans ses souliers, complémentaires.Cannes les adore.Les sur-doués et survitaminés fi'ères américains ont au fil des ans récolté ici une Palme: Barton Fink.Trois prix de mise en scène, des lauriers pour leurs acteurs.Leur nonchalance dévoile leur statut de princes de la Croisette Il avait trop plu aussi.Les journalistes avaient couru au-devant de leur Inside Llewyn Davis comme des affamés.Plusieurs refoulés au balcon.Puis riant à s\u2019en tenir les côtés.En verve, les frères Coen.Inside Llewyin Davis était le film punch qui vous réexpédie en fusée chez le bonhomme de la lune.Et dans les pools d\u2019étoiles décernées par les critiques de France où, d\u2019ailleurs, ils occupent désormais le premier rang.Une autre Palme?Sans doute pas.Ils ont fait mieux avec Fargo, Barton Fink, mais un film hilarant, bien monté, bien joué.Cette incursion dans le champ du cinéma-vérité confère un charme par- ANNE CHRISTINE POUJOULAT AGENCE FRANCE PRESSE Joel et Ethan Coen rencontrant les journalistes pour discuter de leur film Inside Llewyn Davis.ticulier à cette comédie mélancoliquement musicale.Avec force sarcasmes et vacheries.Tout démarre au Gaslight Cafe, cœur battant et chantant du Greenwich Village.Nous sommes à New York en 1961.Un musicien \u2014 incroyable Oscar Isaac, vu dans Drive, dans Che, qui gagnera avec ce rôle un statut de star \u2014 entonne sa complainte folk en grattant la guitare et en fumant sa dope.Durant de longues minutes.Gros plan sur sa bouille et sur le micro.Jamais on n\u2019a l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un film VOIR PAGE A 8 : COEN Lire aussi > Rite initiatique, machisme et cinéma nippon.Page B 8 77831303443121 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 21 MAI 2013 ACTUALITES RECONNAISSANCE DES COMPETENCES PROFESSIONNELLES Pas d\u2019accord en vue avec les vétérinaires français GAETAN POULIOT Ce n\u2019est pas demain la veille que des vétérinaires français pourront exercer au Québec sur simple présentation de leur titre de compétence.Les négociations lancées en 2008 dans le cadre de l\u2019Entente Québec-France sur la reconnaissance des qualifications professionnelles sont dans l\u2019impasse.Et rien ne laisse présager un dénouement de la situation.«L\u2019accord a buté», lâche candidement le président du Conseil supérieur de l\u2019Qrdre des vétérinaires français.«Les gouvernements souhaitent cet accord.Mais en réalité, il n\u2019y a pas une volonté considérable de l\u2019Ordre des médecins vétérinaires du Québec de réaliser cet arrangement.Il n\u2019y a pas non plus davantage de volonté des vétérinaires de France d\u2019obtenir cet arrangement», affirme Michel Baussier, lors d\u2019une entrevue accordée au Devoir depuis ses bureaux parisiens.Peu d\u2019espoir Les Français veulent un accord permettant la reconnaissance automatique des permis délivrés dans leur pays, ce que refuse l\u2019Qrdre québécois, qui veut s\u2019assurer que leurs homologues ont les compétences requises avant de pratiquer dans la province.En raison des «propositions inacceptables» de part et d\u2019autre, M.Baussier a «peu d\u2019espoir» que les pourparlers débloquent.Le président de l\u2019ordre français ne s\u2019en formalise toutefois pas.«Ce dossier est extrêmement mineur», dit-il, indiquant que peu de vétérinaires français veulent pratiquer au Québec.«Ça relève plus du symbole dans le cadre de l\u2019amitié franco-québécoise que de la nécessité.» C i ï, Le Québec vit une pénurie de médecins vétérinaires en région.JACQUES NADEAU LE DEVOIR De nombreuses ententes conclues Ententes conclues Agronome, architecte, avocat, boucher, boulanger, chimiste, comptable, débosseleur, dentiste, électricien, frigoriste, infirmière, ingénieur, mécanicien, médecin, opérateur d\u2019équipements lourds, pâtissier, peintre, pharmacien, plombier, poissonnier, sage-femme, soudeur travailleur social, urbaniste.Toujours en négociations Chiropraticien, ergothérapeute et physiothérapeute, technicien en réadaptation, psychologue.Exclus des négociations Acuponcteur, audiologiste, hygiéniste dentaire, infirmière auxiliaire, notaire, optométriste, traducteur.Les vétérinaires ne s\u2019occupent pas que des animaux domestiques.Les soins prodigués aux animaux de productions sont cruciaux pour la salubrité des aliments.Du côté québécois, le président de l\u2019Qrdre des médecins vétérinaires, Joël Bergeron, ne veut pas enterrer définitivement les négociations.Mais il reconnaît qu\u2019elles sont «aux ralentis».Le dossier n\u2019avance pas depuis deux ans.Il n\u2019y a pas de pourparlers en ce moment, et la signature d\u2019un Arrangement de reconnaissance mutuelle n\u2019est plus un objectif, reconnaît-on d\u2019aîlleurs dans l\u2019équîpe de dîrection.Compte tenu des cîrcons-tances, l\u2019Qrdre, qui accueille des vétérinaires étrangers chaque année, a changé de stratégie.L\u2019objectif est maintenant de développer un programme de reconnaissance des acquis pour l\u2019ensemble des vétérinaires diplômés hors Québec.Un processus que l\u2019Qrdre espère mettre en place d\u2019Icl 2014.La barrière â l\u2019entrée est Im- portante pour les vétérinaires étrangers : trois ans peuvent s\u2019écouler avant de pouvoir réaliser tous les examens et 11 faut débourser près de 10000$.M.Bergeron admet par ailleurs qu\u2019il y a une pénurie de vétérinaires dans la province, touchant surtout les réglons éloignées et les médecins s\u2019occupant des grands animaux.Mais cette pénurie existe aussi en Europe, dlt-11.François Lubrlna, porte-parole de l\u2019Assemblée des Français de l\u2019étranger au Québec, est pour sa part très remonté contre l\u2019Qrdre québécois.Ce «système corporatif» bloque toute entente, crolt-11.Des offres «humiliantes» Les vétérinaires québécois veulent empêcher les étrangers de pratiquer dans la province afin de conserver des salaires élevés, accuse M.Lu-brina, lui-même médecin vétérinaire.Les offres québécoises sont «inéquitables» et «humiliantes pour la médecine vétérinaire française».Pour lui, «les négociations sont mortes».M.Lubrina croit de toute manière que l\u2019Entente Québec-France est un «véritable fiasco» et que les Français se sont fait «rouler dans la farine» dans la quasi-totalité des accords signés.Les ententes sont plus contraignantes pour eux que pour les Québécois, estime-t-il.Annoncée en grande pompe en 2008 par Jean Charest et Nicolas Sarkozy, l\u2019Entente Québec-France sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles vise â baliser l\u2019acquisition d\u2019un permis pour l\u2019exercice d\u2019une profession ou d\u2019un métier en sol québécois ou français.Bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une entente entre deux gouvernements, les négociations incombent aux autorités qui supervisent les professions.Au dernier décompte, 68 Arrangements de reconnaissance mutuelle avaient été signés pour divers emplois (voir encadré).Læ ministère des Relations internationales du Québec, qui chapeaute l\u2019application de l\u2019entente, affirme de son côté que les négociations entre les vétérinaires sont toujours en cours, quoique difficiles.Le Devoir ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Lisette Lapointe Lisette Lapointe est déçue par QS Proche d\u2019Qption nationale et de son chef, Jean-Mar-tin Aussant, l\u2019ex-députée pé-quiste Lisette Lapointe se dit très déçue de Québec solidaire (QS), qui a écarté toute alliance électorale en vue du prochain scrutin général.M\u201c® Lapointe trouve «dommage» que la formation de Françoise David et Amir Kha-dir ait décidé de rejeter des ententes ponctuelles, afin de permettre â des candidats, dans des circonscriptions ciblées, d\u2019obtenir le plus de votes souverainistes possible.Lisette Lapointe ajoute qu\u2019elle n\u2019est pas surprise non plus.Selon elle, Québec solidaire privilégie ses politiques de gauche plutôt que l\u2019accession â l\u2019indépendance.Elle estime qu\u2019Qption nationale est le seul parti â mettre la souveraineté en première place des priorités.L\u2019épouse de l\u2019ancien premier ministre Jacques Parizeau n\u2019entend toutefois pas, du moins pour l\u2019instant, se présenter comme candidate du parti de Jean-Martin Aussant aux prochaines élections.La Presse canadienne Offrir au monde ce qu'il y a de mieux, Une tradition suisse.Les produits de haute qualité sont synonymes de confort.Nous sommes bien placés pour le savoir.Nous les exportons.En tant que transporteur aérien de la Suisse, nous traduisons la haute qualité en confort sur chaque vol, en vous offrant un service et une hospitalité Jamais démentis.Pour les vols quotidiens de Montréal à Zurich, et des correspondances vers plus de 70 destinations à travers le monde, contactez votre agent de voyage ou visitez swiss.com Li HS-JHH '.S m MEMBRE DU RÉSEAU STAR ALLIANCE ¦^Notre emblème est notre promesse.Our sign is a promise.'' ^ SWISS LE DEVOIR, LE MARDI 21 MAI 2013 A 3 ACTUALITES Main-d\u2019œuvre : Ottawa vend aux Québécois un programme inexistant Le gouvernement Marois s\u2019oppose à sa future implantation LINA DIB à Ottawa Ottawa essaie de vendre aux Québécois un produit qui n\u2019existe pas encore et qui risque fort de ne jamais exister au Québec.Et l\u2019exercice vient avec une facture élevée pour les contribuables.Entre deux passes de Sidney Crosby ou de Kristopher Le-tang, ou après un arrêt particulièrement réussi de Craig Anderson, l\u2019annonce publicitaire s\u2019empare de votre écran de télévision.Et c\u2019est comme ça depuis le début des séries éliminatoires de la LNH.Qn y voit un jeune ouvrier se servir un café pendant qu\u2019une voix lui annonce que le gouvernement du Canada travaille avec les entreprises et les provinces pour lui offrir de la formation.Et sur des images de chantiers maritimes et de gros camions, s\u2019affiche la phrase: «Subvention canadienne pour l\u2019emploi 15000$ ou plus.» Québec dit non Toutefois, ce programme, promis au budget fédéral de mars dernier, n\u2019est pas encore sur pied.Pire, Québec n\u2019a aucune intention de permettre sa mise en place.Le gouvernement conservateur veut que ce programme remplace les ententes sur la formation de la main-d\u2019œuvre qui viennent à échéance en 2014.Qttawa offrirait 5000$ par travailleur à former à condition que la province en verse autant et qu\u2019une entreprise fasse de même.A Québec, on rappelle qu\u2019on ne veut pas de ce programme.«Ce programme prive le Québec d\u2019un financement annuel de 70 millions et exclut les PME et les personnes éloignées du marché du travail», s\u2019indigne la ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, dans un courriel.«Les publicités qui circulent quant à la subvention canadienne pour l\u2019emploi sont la «Les publicités qui circulent [.] sont la preuve patente de la mauvaise foi du fédéral» preuve patente de la mauvaise foi du gouvernement fédéral.D\u2019un côté, le gouvernement fédéral dit vouloir \u201cnégocier\u201d une réforme des ententes sur le marché du travail avec les provinces, mais, de l\u2019autre côté, il lance des publicités vantant la subvention canadienne à l\u2019emploi», poursuit-elle.Au ministère fédéral des Ressources humaines et du Développement des compétences, on maintient qu\u2019Ottawa négociera de nouvelles ententes de formation de la main-d\u2019œuvre avec les provinces et les entreprises pour 2014-2015.Qn n\u2019explique pas pourquoi Ottawa fait déjà de la publicité alors qu\u2019on est loin d\u2019une entente.Publicité « trompeuse » ?Un politologue de l\u2019Université Queen\u2019s, spécialiste en publicité politique, estime que cette publicité télévisée est «trompeuse».«Lespublicités du gouvernement doivent elles aussi obéir au Code canadien des normes de la publicité et je crois que celle-ci échoue largement aux tests d\u2019exactitude et de clarté», dit Jonathan Rose.Le gouvernement fédéral re-fuse de dire combien coûte cette campagne publicitaire, payée par les contribuables.«Malheureusement, les chiffres [que] vous demandez ne sont pas encore disponibles publiquement.Alors, ce que je vous recommande de faire [.] pour obtenir les chiffres de la province du Québec, [c\u2019est] une demande d\u2019accès à l\u2019information», a offert une porte-parole du ministère fédéral.Pareille demande prend des mois pour aboutir.Il n\u2019est pas exagéré d\u2019estimer la facture à plusieurs centaines de milliers de dollars.Un message publicitaire de 30 secondes, pendant les éliminatoires de la LNH, peut coûter jusqu\u2019à 95 000$.La Presse canadienne ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Nigel Wright a donné 90 000 $ au sénateur Duffy pour qu\u2019il rembourse des allocations de résidence perçues illégalement.AFFAIRE WRIGHT-DUFFY Le NPD veut une euquête de la GRC Ottawa \u2014 Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de se pencher sur le don de 90 000$ versé par le chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, au sénateur conservateur Mike Duffy.La porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de justice, Erançoise Boivin, a indiqué en conférence de presse lundi, à Qttawa, que la Gendarmerie royale du Canada devait ouvrir une enquête «dès que possible» dans cette affaire, et prendre les mesures qu\u2019elle jugera appropriées.Wright démissionne Nigel Wright, ancien dirigeant de la société d\u2019investissements Qnex, a donné 90000$ au sénateur Duffy pour qu\u2019il rembourse des allocations de résidence perçues illégalement.Dans l\u2019embarras depuis plusieurs jours, le sénateur Duffy a quitté le caucus conservateur jeudi dernier.M.Wright a quant à lui démissionné de son poste di- manche.Par voie de communiqué, M.Wright, qui a fait fortune dans le monde des affaires, a souligné que ses seules intentions étaient «de faire en sorte que les fonds soient remboursés» et qu\u2019il avait estimé agir «dans l\u2019intérêt public».Le bras droit de M.Harper a ajouté ne pas avoir mis ce der- «Nous sommes inquiets de la possibilité que ces actions aient enfreint des lois que la GRC doit faire respecter et exécuter» nier au courant de la transaction.«Je n\u2019avais pas informé le premier ministre de la manière dont les dépenses du sénateur Duffy ont été remboursées, que ce soit avant ou après les faits.» Dans une déclaration écrite, Stephen Harper a dit avoir reçu la démission de M.Wright avec «beaucoup de regret».«J\u2019accepte que Nigel ait cru qu\u2019il agissait dans l\u2019intérêt public, mais je comprends la décision qu\u2019il a prise de démissionner», a-t-il dit.L\u2019opposition officielle demande maintenant à la GRC de déterminer si M.Wright a commis un geste illégal en aidant ainsi un collègue conservateur en difficultés financières.«Avec tant de questions sans réponses, et de si graves allégations, les néodémocrates ont écrit [lundi] au commissaire de la GRC parce que nous sommes inquiets de la possibilité que ces actions aient enfreint des lois que la GRC doit faire respecter et exécuter», a indiqué M\u201c® Boivin, députée néo démocrate de Gatineau.Entre-temps, le NPD «implore» le gouvernement «de mettre fin au camouflage, de coopérer avec la police et de dire toute la vérité aux Canadiennes et aux Canadiens», a-t-elle dit.Autre départ C\u2019est Ray Novak, secrétaire principal du premier ministre, qui prendra la relève de Nigel Wright.Agé de 36 ans, M.Novak évolue dans l\u2019entourage de Stephen Harper depuis 2001, époque oû ce dernier a rejoint l\u2019Alliance canadienne.Mais le député libéral Dominic Leblanc se demande, lui, si M.Novak était au courant de la transaction impliquant son expatron, Nigel Wright, et Mike Duffy, puisqu\u2019il travaille au cabinet du premier ministre depuis longtemps.M.Leblanc se demande lui aussi si Nigel Wright avait mis au courant Stephen Harper de son généreux geste.La sénatrice conservatrice Pamela Wallin a elle aussi quitté le caucus conservateur, vendredi dernier, en attendant les résultats d\u2019une vérification de ses dépenses.Toutes ces histoires vont assurément rebondir aux Communes ce mardi, mais en l\u2019absence de Stephen Harper.Le premier ministre doit s\u2019adresser à son caucus mardi matin à Qttawa avant de s\u2019envoler pour un court voyage officiel au Pérou et en Colombie cette semaine.La Presse canadienne Les garderies privées seraient fermées mercredi Les moyens de pression visent à dénoncer les compressions de 15 millions Les tensions entre l\u2019Association des garderies privées du Québec (AGPQ) et le gouvernement Marois ne s\u2019estompent pas : les moyens de pression sont toujours prévus mercredi.Le président de l\u2019AGPQ, Sylvain Lévesque, déplore les compressions de 15 millions de dollars dans ce réseau, ainsi que les menaces de sanctions pouvant atteindre jusqu\u2019à 5000$ par jour de grève, le cas échéant.En dépit des sanctions annoncées, il y aura donc bel et bien fermeture des garderies privées ce mercredi.L\u2019AGPQ entend également contester les sanctions \u2014 si le gouvernement décide d\u2019en imposer \u2014, affirmant prendre l\u2019une des cinq journées mises à leur disposition pour fermer les établissements pendant l\u2019année.En entrevue à La Presse canadienne, Sylvain Lévesque a assuré agir légalement.«Je ne comprends pas l\u2019attitude de la ministre.C\u2019est à notre guise de fermer cinq jours de plus par année, et ce sont ces journées-là que les propriétaires veulent utiliser.» Même s\u2019il a confié que les menaces ont d\u2019abord fait hésiter l\u2019AGPQ à la fin de la semaine dernière, M.Lévesque va maintenant jusqu\u2019à dénoncer l\u2019attitude du gouvernement Marois.«C\u2019est une tentative de démobiliser notre réseau et d\u2019intimider notre réseau, et on est revenus sur notre décision en conseil d\u2019administration pour dire \u201cnon, on ne peut pas se laisser intimider, il faut qu\u2019on manifeste notre désaccord\u201d.C\u2019est important, sinon on vit dans quel genre d\u2019État?» Il dit avoir réuni 10000 personnes lors d\u2019une autre manifestation juste avant la fête des Mères, il y a une semaine.Casseroles et carrés bleus En plus de sortir dans les rues mercredi, les propriétaires de garderies tiendront des réunions d\u2019équipe et des formations pédagogiques.Lors de la manifestation, ils utiliseront des casseroles et des carrés bleus afin de tourner en dérision la participation de Pauline Marois, alors députée, à une manifestation casseroles et V ra wAT.WnwW JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sylvain Lévesque, président de l\u2019AGPQ, déplore les compressions de 15 millions de dollars dans le réseau des garderies privées du Québec.carrés rouges l\u2019an dernier, comme l\u2019indique M.Lévesque.«Elle s\u2019est mis un carré et une casserole.C\u2019est ce qu\u2019on lui dit nous aussi.Ce qu\u2019on veut lui passer comme message, c\u2019est que, elle, comme citoyen, elle a eu le droit de le faire.Est-ce qu\u2019elle a été mise à l\u2019amende, Pauline Marois ?Non.» Une autre journée de protestation devrait avoir lieu le 30 mai prochain.M.Lévesque prétend que la ministre de la Eamille, Nicole Léger, agit de la sorte pour se «défouler sur les libéraux».Selon lui, le Parti québécois a toujours fait un lien entre les libé- raux et les garderies privées, ce qui expliquerait les relations plutôt difficiles avec le gouvernement actuel.D\u2019ailleurs, la députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, s\u2019est portée à la défense des garderies privées, vendredi, qualifiant le gouvernement «d\u2019intransigeant» dans le dossier.Elle appuie également l\u2019ÂGPQ, qui dénonce l\u2019approche «deux poids deux mesures» du gouvernement Marois lorsqu\u2019il est question du droit de manifester.La Presse canadienne Conflit étudiant: la « loi 78 » était adoptée il y a un an Il y a un an, le 18 mai 2012, le controversé projet de loi 78 du gouvernement Charest était adopté par l\u2019Assemblée nationale, au terme d\u2019un débat-marathon de plus de 21 heures.En pleine contestation étudiante sur la hausse des droits de scolarité, la nouvelle loi restreignait le droit de manifester et imposait de fortes amendes à ceux qui entravaient l\u2019accès des étudiants à leurs salles de cours.Elle exigeait également que les organisateurs d\u2019une manifestation de cinquante personnes et plus fournissent leur itinéraire à la police au moins huit heures à l\u2019avance.La loi a été vivement dénoncée par l\u2019opposition péquiste, les syndicats, et surtout les associations étudiantes, qui ont entamé des démarches juridiques avec l\u2019organisation Juripop.Selon le directeur général de Juripop, M® Marc-Antoine Cloutier, cette loi a tristement marqué l\u2019histoire du Québec parce qu\u2019elle a brimé les libertés fondamentales de la population.Il estime que le gouvernement, en voulant contrôler l\u2019effervescence sociale qui régnait, est allé beaucoup trop loin.Il déplore, entre autres choses, que la loi ait «pratiquement criminalisé» l\u2019action des jeunes leaders étudiants.La Presse canadienne Assurance-emploi: la pétition compte plus de 34000 noms Bathurst, Nouveau-Brunswick \u2014 Une pétition dénonçant la réforme de l\u2019assurance-emploi, recueillie par Internet, sera envoyée sous peu au gouvernement fédéral.Le document a été signé par plus de 34000 Canadiens d\u2019un océan à l\u2019autre.C\u2019est un résidant du Nouveau-Brunswick, Guy Lanteigne, qui est à l\u2019origine de l\u2019initiative.La cause a obtenu l\u2019appui de nombreux regroupements, dont la Société de l\u2019Acadie du Nouveau-Brunswick, qui craint des effets dévastateurs pour les régions.La pétition réclame un moratoire et aussi que le gouvernement prenne en considération les besoins des communautés oû l\u2019on retrouve du travail saisonnier.Elle sera transmise à la ministre des Ressources humaines, Diane Einley.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE MARDI 21 MAI 2013 ACTUALITES CONSOMMATION DE CRACK ALLEGUEE Les explications du maire de Toronto se font attendre WILL CAMPBELL à Toronto Une spécialiste des relations publiques croit que la décision du maire de Toronto, Rob Ford, de ne pas animer son émission radiophonique hebdomadaire dimanche pourrait signifier qu\u2019ü n\u2019a pas encore décidé comment réagir aux allégations selon lesquelles il aurait été filmé en train de fumer du crack.Monica LaBarge, une pro-fesseure de l\u2019université Queen\u2019s, a affirmé dimanche que M.Ford devrait dire s\u2019il a réellement consommé de la drogue, comme semble le montrer la vidéo, ce qu\u2019il aurait pu faire cette semaine dans le cadre de son émission dominicale, The City, diffusée sur les ondes de la station to-rontoise Newstalk 1010.«S\u2019il n\u2019y a rien de vrai là-dedans, vous devriez alors pouvoir le dire, \u201cNon, je n\u2019ai jamais fait cela et tout a été inventé\u201d, ce qu\u2019il n\u2019a clairement pas fait», a-t-elle déclaré.LaBarge a ajouté que, lors de précédents scandales, M.Ford, son porte-parole ou son frère, le conseiller municipal Doug Ford, avaient nié les allégations, comme lorsque le Toronto Star avait laissé entendre en mars que le maire avait été expulsé d\u2019un gala militaire après avoir bu trop d\u2019alcool.Mais, cette fois, M.Ford et ceux qui s\u2019expriment en son nom ne semblent pas avoir établi de stratégie pour gérer cette nouvelle crise, a dit l\u2019experte.Son frère nie Cité par la station CKNW de radio de Vancouver samedi, le frère de Rob Ford, Doug, a assuré n\u2019avoir jamais vu son cadet toucher à du crack, une forme épurée de la cocaïne.Doug Ford a informé CKNW qu\u2019il prévoyait réagir aux allégations au sujet de son frère mardi.Selon M\u201c® LaBarge, c\u2019est le M.Ford lui-même, et non son frère, qui devrait dire publiquement s\u2019il a déjà consommé cette drogue parce que son silence sur la question ne fait qu\u2019alimenter les rumeurs concernant l\u2019authenticité de la vidéo.Le Toronto Star et le site Internet américain Gawker ont lancé le pavé dans la mare jeudi soir.Deux journalistes du Star et le rédacteur en chef de Gawker ont dit avoir vu la vidéo filmée à l\u2019aide d\u2019un téléphone cellulaire et disent qu\u2019elle semble bien mettre en scène le maire Ford.Dans son reportage, le Star a expliqué que deux de ses reporters avaient vu la vidéo le 3 mai et que cette dernière montrait Rob Ford, visiblement intoxiqué, assis sur une chaise, en train d\u2019aspirer quelque chose de ce qui semble être une pipe à crack en verre.Les deux médias ont rapporté que, dans la vidéo, on pouvait entendre M.Ford faire des remarques désobligeantes au sujet du chef libéral, Justin Trudeau, et de l\u2019équipe de football d\u2019une école secondaire dont il est l\u2019entraîneur.Les médias ont précisé que la vidéo leur avait été présentée par un présumé vendeur de drogue qui aurait tenté de la vendre pour au moins 100000$.80 000$ de dons Vendredi, le maire avait dénoncé l\u2019article publié par le Toronto Star sur la vidéo, soutenant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une campagne de dénigrement et que les allégations étaient «ridicules».Son avocat, Dennis Morris, a pour sa part qualifié les allégations de «fausses et diffamatoires».11 a fait remarquer au journal qu\u2019il était impossible de savoir ce qu\u2019une personne fumait en regardant une vidéo.En entrevue à La Presse canadienne, dimanche, M® Morris a fait savoir qu\u2019il n\u2019avait reçu aucune directive de la part de M.Ford quant à la possibilité d\u2019intenter une poursuite contre le Toronto Star et Gawker.«Nous allons attendre le dévoilement d\u2019une vidéo, s\u2019il en existe une, a déclaré M® Morris.Si cela se produit, peut-être aurons-nous une meilleure idée de ce qu\u2019elle contient.» La direction de Newstalk 1010 a indiqué qu\u2019elle espérait que Rob et Doug Ford reviendraient au micro la semaine prochaine.Par ailleurs, le site Gawker sollicite des dons de la part du public pour amasser les 200000$ dont il dit avoir besoin pour acheter et mettre en ligne la fameuse vidéo.Lundi, il avait recueilli 80000$.La Presse canadienne MOTS CROISES 8 9 1011 12 HORIZONTALEMENT 1.\tRichard, Paul, George et John - Bleu du ciel.2.\tOuvrage en prose -Combat dans l'arène.3.\tNe se soumet pas -Angoisse irraisonnée.4.\tAffirmations.5.\tMèche de cheveux -Palmier.6.\tPas frais - Recouvrir de tain.7.\tTracas d'antan -Manufacture.8.\tMatière colorante rouge -\tJeté.9.\tChauve-souris insectivore.10.\tChanteuse québécoise -\tDe bonne humeur.11.\tFourrure du petit-gris -Heureux.12.\tGénératrice de courant continu - Exposé universitaire.VERTICALEMENT 1.Commune de Dordogne réputée pour son vignoble - Disque compact à lecteur optique.2257 2.\tEst-sud-est - Etat d'Amérique du Sud.3.\tPurifier - Limite.4.\tPasses sous silence -Mafia napolitaine.5.\tPolie - Fureur.6.\tSemblable - Institution de l'ONU.7.\tMesurées - Déesse marine.8.\tChatouillent.9.\tQui est fait manuellement -Thorium.10.\tAucun - Traitée avec respect.11.\tMuse de l'Astronomie -Entailles.12.\tMasses rocheuses -Refait.1 23456789 101112 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 H\tE\tL\tL\tE\tf4\tE\t\t1\tV\tR\tE A\tP\t1\tA\t\t\tS\tO\tL\tE\tE\tS L\tU\tM\t1\tN\tE\tS\tC\tE\tN\tC\tE T\t1\tE\tD\tE\t\tA\tU\tT\tE\tU\tR E\tS\t\tE\tM\tA\t1\tL\t\tR\t\t1 R\tE\tP\tU\t\tC\t\t1\tL\tE\tO\tN O\t\tO\tR\tT\tH\tE\tS\tE\t\ts\tE P\tS\t1\t\tR\tE\tN\tT\tA\tM\tE\t H\t1\tN\tD\t1\t\tR\tE\tD\t1\tR\tE 1\tN\tT\t1\tM\tE\tE\t\tE\tL\tA\tN L\tO\tU\tR\tE\t\tN\tO\tR\tO\t1\tT E\tN\tS\tE\tR\tR\tE\t\tS\tU\tE\tE SUE OGROCKI ASSOCIATED PRESS Près de 60 personnes, dont plus d\u2019une douzaine d\u2019enfants, ont été transportées dans des hôpitaux du secteur.Tornade meurtrière en Oklahoma Des dizaines de personnes ont trouvé la mort selon les autorités américaines Moore \u2014 Au moins 51 personnes ont péri à la suite du passage d\u2019une puissante tornade d\u2019environ deux kilomètres de diamètre lundi après-midi en banlieue d\u2019Oklahoma City, ont indiqué en fin de soi-ré,e les autorités médicales de l\u2019Etat, précisant que le bilan pourrait bien s\u2019alourdir.La tornade qui a frappé la ville de Moore, au sud-ouest d\u2019Oklahoma City, a semé la destruction sur son passage : elle a traversé des banlieues de la capitale, aplanissant des quartiers entiers, provoquant des incendies dans des immeubles et balayant une école primaire.Une école ravagée Près de 60 personnes, dont plus d\u2019une douzaine d\u2019enfants, ont été transportées dans des hôpitaux du secteur, ont indiqué deux responsables hospitaliers.Plusieurs jeunes écoliers ont été tirés vivants des décombres de l\u2019école Plaza Tower, qui a été balayée par la tornade.Les enfants qui ont été secourus ont été transportés par une chaîne humaine de secouristes avant d\u2019être emmenés au centre de triage improvisé qui a été installé dans le stationnement de l\u2019école, dont le toit a été arraché et dont les murs semblent s\u2019être écroulés.PAUL HELLSTERN ASSOCIATED PRESS La tornade avait un diamètre de deux kilomètres.Le service météorologique américain a indiqué que les vents de la tornade ayant frappé la ville soufflaient à une vitesse allant jusqu\u2019à 320 kilomètres à l\u2019heure.Le monstre a été classé F4 sur l\u2019échelle d\u2019intensité des tornades Fujita.La ville de Moore était complètement en ruine, avec des piles de débris accumulés là où se trouvaient jadis des maisons.Des camions et des voitures écrasés jonchaient le côté des routes.Des bénévoles et des premiers répondants recherchaient toujours des survivants parmi les décombres lundi soir.James Rushing, qui habite en face de l\u2019école frappée, a décrit comment il s\u2019est précipité sur les lieux quand il a entendu dire que la tornade s\u2019approchait.Le garçon de cinq ans dont il a la garde fréquentait l\u2019école et il croyait qu\u2019il y serait plus en sécurité qu\u2019à la maison.«Environ deux minutes après mon arrivée, l\u2019école a commencé à se défaire», a raconté M.Rushing, dont la maison a été presque entièrement détruite.11 a ajouté que les enfants avaient été emmenés dans la salle de bain de l\u2019école, l\u2019endroit le plus sécuritaire.Le capitaine de police d\u2019Oklahoma City, Dexter Nel- son, a indiqué que des lignes électriques hors d\u2019usage et des conduites de gaz ouvertes posaient un risque.Retour en 1999 La ville de Moore avait été frappée par une tornade en 1999.Les vents de cette dernière avaient été les plus élevés jamais enregistrés près de la surface de la terre.Des images de la télévision ont montré lundi un nuage noir touchant terre dans le sud-ouest de la ville, un peu au sud de l\u2019aéroport international Will-Rogers, et les radars montraient une tfajectoire vers la capitale de l\u2019État.Les banlieues sud d\u2019Oklahoma City avaient été frappées par une tempête dimanche, et deux hommes avaient perdu la vie.La tempête de lundi sévissait dans un secteur à plus forte densité de population.Les tempêtes ont surtout fait dçs dommages à Wichita, dans l\u2019État du Kansas et dans l\u2019Okla-homa.Les services météorologiques nationaux prévoyaient d\u2019autres problèmes dans ces secteurs \u2014 y compris à Oklahoma City et à Tulsa \u2014 lundi après-midi et en soirée, prévenant de la possibilité de tornades et de grêlons de la taille d\u2019une balle de baseball.Associated Press Camps d\u2019été ^\t2^13 c>' Académie Culinaire CAMPS D\u2019ETE CUISINE RESERVEZ DES MAINTENANT! 514 393-8111 I academieculinaire.com DEPUIS 1983 CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS Les Boeing 787 de United Airlines sont en service Le transporteur américain United Airlines a fait voler à nouveau ses avions Boeing 787, avec un premier vol intérieur lundi.Les avions avaient été cloués au sol pendant quatre mois parce que les batteries avaient surchauffé sur des 787 appartenant à deux autres compagnies aériennes.Le problème avait causé l\u2019atterrissage d\u2019urgence d\u2019un avion et un incendie sur un autre.Le 787 a quitté Houston lundi matin et est arrivé sans incident à Chicago.United Airlines a indiqué qu\u2019elle se servirait d\u2019abord des 787 pour des vols intérieurs.Un 787 fera un premier vol international pour United le 10 juin, vers le Japon.La compagnie a indiqué que quatre des appareils avaient reçu du fabricant un système de batteries refait et que les deux autres appareils seraient réparés.Associated Press Yahoo achète le réseau Tumblr pour 1,1 milliard Yahoo achète le réseau de blogues et de photos Tumblr pour 1,1 milliard de dollars, alors que la directrice, Marissa Mayer, tente de revigorer une puissance d\u2019Internet ayant pâli ces dernières années.L\u2019entente annoncée lundi représente le geste le plus marqué de M™ Mayer, partie de Google il y a dix mois, pour présider à la plus récente tentative de relance de Yahoo, dont c\u2019est l\u2019acquisition la plus coûteuse depuis l\u2019achat du moteur de recherche Overture il y a dix ans pour 1,3 milliard.Yahoo a présenté Tumblr comme un terreau de créativité attirant 300 millions de visiteurs par mois.David Karp, un dé-crocheur ayant créé Tumblr en 2007, reste à la tête du service avec l\u2019objectif de maintenir «l\u2019audace et le soutien aux créateurs».Associated Press Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Pour information: Centre-ville de Montréal et Toronto à Toronto: (416) 921-6998 Camp de jour et résidence\tà Montréal: (514) 531-4193 www.mwscamps.com ofîice@mwscamps.com SOLUTION DU DERNIER Pour annoncer dans œ œgroupement contactez Catherine Pelletier ______au 514985-3502 ou à cpeUetier@ledevoir.com______ Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 porter raffinée sur toute la ligne Porter vous donne des ailes à des prix ultralégers.C\u2019est le solde Papillon de Porter.Attrapez nos rabais au vol.Faites vite ! 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A 6 LE DEVOIR LE MARDI 21 MAI 20IS EDITORIAL SOUVERAINETE ALIMENTAIRE Table bien mise Si l\u2019on excepte l\u2019opposition, qui n\u2019a jamais pour vocation d\u2019applaudir le gouvernement, l\u2019Union paysanne, qui ne sera satisfaite que le jour où l\u2019UPA tombera, et le National Post qui, à la une, a ridiculisé le projet en le déformant, François Gen-dron peut se féliciter.Tout le milieu agroalimentaire québécois a, avec raison, salué sa politique de souveraineté alimentaire.Une avancée, enfin ! 1 y a déjà plus de cinq ans que le rapport Pro-novost, issu de la Commission sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture et de l\u2019agroalimentaire québécois, était déposé.Fort d\u2019audiences publiques tenues dans tout le Québec, s\u2019appuyant sur quelque 660 témoignages et mémoires, le rapport était détaillé, audacieux, exigeant.Doté de telles qualités, il s\u2019était évidemment vite retrouvé sur une tablette.La politique de souveraineté alimentaire présentée jeudi dernier par Pauline Marois et François Gendron, ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, n\u2019a pas, tant s\u2019en faut, la teneur du rapport Pronovost.Le gouvernement péquiste n\u2019a pas eu plus envie que les libéraux de s\u2019attaquer aux structures du monde agricole, comme l\u2019y invitait le rapport de 2008.L\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) garde son monopole, et l\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (qui profite à un nombre limité de productions) ne sera pas transformée en un programme de soutien universel.Mais l\u2019agriculture n\u2019a pas que des défis de gouvernance, et c\u2019est au reste, énorme, que le gouvernement Marois vient de s\u2019attaquer: comment favoriser la production d\u2019ici dans une économie d\u2019accords commerciaux où les biens circulent à l\u2019échelle du monde, où les consommateurs veulent de la variété (tout en restant obsédés par les prix !) et où la contrainte n\u2019est plus de mise ?La réponse s\u2019appelle : par des mesures de soutien.La politique générale du gouvernement était donc accompagnée jeudi de quatre annonces bien concrètes : les établissements publics (écoles, hôpitaux, garderies.) seront incités à s\u2019approvisionner en produits locaux; les serres auront droit à des tarifs d\u2019électricité adaptés ; la protection des terres agricoles sera resserrée ; et l\u2019aide à la relève sera bonifiée.Ces gestes s\u2019inscrivent dans la foulée du rapport Pronovost, mais ils tiennent aussi compte d\u2019une réalité qui a déjà bougé depuis cinq ans.Par exemple, on ne trouve pas une ligne, dans le fameux rapport, de l\u2019achat de terres agricoles par des fonds d\u2019investissement.Aujourd\u2019hui, c\u2019est une donne que le Québec ne peut pas ignorer.Le ministre Gendron déposera donc d\u2019ici juin un projet de loi pour revoir l\u2019accès des non-résidents aux terres agricoles et limiter l\u2019explosion des prix que la spéculation pourrait entraîner.Il y a un modèle québécois à protéger, celui de terres détenues par ceux qui les cultivent, comme le résume bien l\u2019UPA, et le gouvernement s\u2019y tiendra.De même, le rapport Pronovost recommandait de favoriser la production et la commercialisation de légumes de serre au Québec, sans détailler.Utiliser les surplus d\u2019hydroélectricité, tel que cela est suggéré par la CAQ et avalisé par le plan du ministre Gendron, c\u2019est passer du souhait à l\u2019action.Les producteurs en serre attendaient un tel geste depuis dix ans, toute une période pendant laquelle la concurrence de la tomate mexicaine n\u2019a fait que croître.Il ne fallait plus perdre de temps.Ajoutons que les attentes sont énormes en matière agricole.S\u2019y croisent l\u2019économie, l\u2019occupation du territoire, l\u2019environnement, la qualité de vie.et l\u2019alimentation! Des visions s\u2019affrontent.C\u2019est tout à l\u2019honneur du ministre Gendron que son plan ait été accueilli avec ouverture et accompagné de la création d\u2019une table de concertation où une quinzaine d\u2019organismes des plus divers pourront discuter de sa mise en œuvre.L\u2019agriculture n\u2019est plus sur une tablette.C\u2019est un très heureux changement.GUERRE EN SYRIE Josée Boileau L\u2019impasse S 1 hier, en Syrie, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni auraient pu intervenir afin de mettre un terme au massacre de sunnites par Bachar al-Assad, c\u2019est beaucoup moins plausible aujourd\u2019hui.En effet, depuis l\u2019amorce de la guerre civile, et plus précisément au cours des derniers mois, ce pays a été transformé en un vaste théâtre de brutalités d\u2019autant plus monstrueuses que les auteurs de celles-ci sont d\u2019horizons aussi divers que nombreux.Du côté gouvernemental, Assad et les siens disposent d\u2019un arsenal d\u2019armes chimiques qui présentent d\u2019énormes défis à leurs ^\t^\tadversaires pour des raisons aussi géogra- phiques que physiques.Un, l\u2019arsenal en ques-%\u2014tion a été réparti en douze pôles, avec une V\t'\tconcentration dans le nord-est de la Sj^ie, soit *\t~ - dans les bastions des alaouites et des chré- tiens.Deux, les engins chimiques appartiennent, selon une longue enquête du New Yorker, à la catégorie des armes dites binaires : une Serge\tfois construites, ces dernières ne peuvent pas Truffaut être déconstruites.Ce n\u2019est pas tout.Le volume de bombes remplies de gaz sarin étant beaucoup plus imposant que les résidus trouvés en Irak, les nations occidentales évoquées plus haut devraient déployer, advenant un désir réel d\u2019offensive, un contingent numériquement aussi considérable que celui envoyé en Irak en 2003.Car sécuriser un lieu où sont entassés des engins chimiques est un «gros consommateur» de soldats.Dans le camp adverse, la situation s\u2019est énormément complexifiée au cours des douze derniers mois.Car en plus de combattre Assad, les miliciens du Hezbollah libanais ainsi que les conseillers iraniens, plus présents que jamais, les rebelles font le coup de feu entre eux.Depuis, plus exactement, l\u2019essor pris par le groupe baptisé Front al-Nosra qui rassemble des vétérans de la guerre en Irak affiliés à al-Qaïda.Ces derniers se sont fédérés avec ceux qui partagent leur ambition, soit l\u2019imposition d\u2019un califat islamique, pour mieux lutter contre les rebelles laïcs qu\u2019ils ont surnommés, soit dit en passant, «les hippies.» Cela étant souligné, selon les confidences recueillies par le limier du New Yorker auprès de proches d\u2019Qbama, ce dernier est terrifié par une possible répétition de ce qui s\u2019est passé en Irak.Plus précisément, il craint comme la peste que le renversement d\u2019Assad se combine en une implosion de tout l\u2019appareil d\u2019État et qu\u2019il y ait donc un vide.Un vide qui favoriserait une cascade de tueries interethniques et interreligieuses comme celles observées en Irak.Bref, Qbama et d\u2019autres avec lui sont coincés entre l\u2019arbre et l\u2019écorce.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE KûB im O IûIStÇ'AI LETTRES Combattre une aberration Bien qu\u2019il soit démontré, hors de tout doute, que l\u2019on peut combattre efficacement le feu par le feu dans le cas des incendies de forêt, y a-t-il quelqu\u2019un pour croire à la possibilité de combattre une aberration par une aberration et pour tenter d\u2019en convaincre les autres?Gui ça existe ! Prenez par exemple, Peter Kent qui nous tient lieu de ministre de l\u2019Environnement dans le gouvernement de Stephen Harper.Gu encore le singulier et.désarmant, Wajme LaPierre, vice-président de la NRA, la National Rifle Association; ce puissant lobby à but prétendument non lucratif, qui prêche en faveur de la possession d\u2019au moins une arme à feu par citoyen américain.Pour encourager la consommation du pétrole sale des sables bitumineux de l\u2019Alberta, notre représentant politique en madère environnementale est allé dire aux Bri-taniques et aux autres Emopéens, le 12 mai dernier, qu\u2019un moyen efficace de combattre les gaz à effet de serre serait d\u2019acheter davantage de ce pétrole, ce qui permettrait aux compagnies pétrolières d\u2019avoir plus d\u2019argent pour investir dans la lutte contre les changements climatiques.Eh oui! Peter Kent a fait cette déclaration sans rire.Un autre clou dans le cercueil du Canada pour sa réputation de cancre planétaire en madère environnementale.En deuxième lieu, que penser des propos ineffables de Lapierre, quoique peu surprenants au dememant, quelques joms après le massacre de plus de vingt epfants dans une école du Connecticut aux États-Unis, l\u2019automne dernier?Ce monsieur a déclaré, le plus sérieusement du monde, que la mesme la plus efficace pour empêcher qu\u2019une pareille hécatombe ne se reproduise serait d\u2019armer davantage de personnes adultes, les professems des écoles primaires en particulier.Ainsi, nos enfants recevraient toute la protection qu\u2019ils méritent contre les tireurs fous.Et tant qu\u2019à y être, pomquoi ne pas inciter les parents à envoyer à l\u2019école lems petits armés de fusils roses ou bleus?Le vase déborde ! Mais à quand des règles éthiques obligeant la censure de propos aberrants de personnages publics à la morale douteuse assujettis au strict pouvoir de l\u2019argent?Odette Chicoine Chicoutimi, le 15 mai 2013 Coderre sans adversaire Vous n\u2019aimez pas Denis Coderre?Dommage, car les adversaires qui pourraient le remplacer sont loin.Ainsi, parmi les électeurs décidés, Coderre en a 50%, Richard Bergeron 27 % et Louise Harel 23 %.Difficile de voir comment ces deux-là pourraient remonter la pente.Quant à la candidature de Michael Applebaum, non seulement elle est théorique, mais une partie des élus sur lesquels il aurait pu compter sont déjà avec Coderre.Même chose pour d\u2019autres sauveurs potentiels venus de l\u2019extérieur.Leur capacité à monter et à imposer un nouveau parti est presque un rêve en couleurs tellement la tâche est énorme.Quant aux indécis qui, en principe, pourraient toujours changer la donne, il ne faut pas trop y compter.Ils n\u2019iront tout simplement pas voter lorsqu\u2019on tient compte du fort taux d\u2019abstention typique du niveau municipal.Coderre n\u2019a donc aucun adversaire officiel.Il a la voie libre.Pour le meilleur et pour le pire ?Michel Magnant Le 16 mai 2013 L\u2019OACI, dans quels sables ?Le Canada se retire de la Conférence des Nations unies sur le désarmement parce que l\u2019Iran en assumera la présidence.Ce même gouvernement Harper se retirait en mars de la Convention des Nations unies pom lutter contre la désertification.Cette adhésion à géométrie variable du Canada envers l\u2019GNU et ses institutions risque fort de jouer dans la lutte déjà engagée sur le maintien du siège montréalais de l\u2019Grganisadon de l\u2019aviadon civile internationale (GACI), que le Qatar veut voir s\u2019établir dans ses sables (non bitumineux).Non seulement ce petit pays du golfe persique peut, avec ses pétrodollars, faire mousser fortement sa candidature, mais il peut aussi compter sur le soutien de nombreux pays, et pas seulement arabo-musulmans.Ajoutez à cela l\u2019attitude pour le moins discutable du gouvernement à l\u2019endroit de la grande organisation mondiale.Et il ne serait pas absolument impossible que la majorité des 192 membres de l\u2019Assemblée générale favorisent le Qatar et rejettent le Canada, comme ils l\u2019ont fait lorsque ce dernier pays a présenté sa candidature au Conseil de sécurité il y a maintenant trois ans.Ce n\u2019est pas un souhait, mais.Normand Breault Montréal, le 15 mai 2013 LIBRE OPINION Denis Coderre, l\u2019opportunisme de réserve LOUIS BOURQUE Montréal Ly opportunisme de cet élu de grands ' médias me laisse aussi perplexe que la réserve d\u2019un homme qui se définit pourtant comme visionnaire et trait d\u2019union.Le seul fait d\u2019une annonce portant (après suspense) sur la candidature elle-même au lieu d\u2019une proposition de projet collectif, suffit à l\u2019exprimer.Ou pour croire que par cette irruption «très pressentie», Denis Coderre vise essentiellement à se promouvoir lui-même.Cela, au risque de se méprendre sur les enjeux locaux, de restreindre la teneur de la participation publique comme celle des problèmes admis à la préoccupation publique.Bien sûr, le sport et les ajustements pragmatiques fédèrent les allégeances à gros traits, à défaut d\u2019une proposition intégratrice des agents socio-économiques et des institutions citoyennes qui soit assez fine : le personnage parle bien de gouvernance réservée d\u2019un fournisseur de service plutôt que de parlementarisme.Mais comme préfet, l\u2019ancien président du Conseil privé n\u2019a pas consacré sa vie à penser des problèmes urbains, ou de la complexité d\u2019une ville comme Montréal.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019intégration de la manufacture, de la culture et de l\u2019agriculture, de média-don culturelle ou encore, de l\u2019effet du capi- talisme financiarisé sur l\u2019usage du travail, des soins et du logement.Et puisque la ville «pragmatique» est faite de logements, de voies publiques et de liens sociaux, il faudra savoir ce que pense M.Coderre des valeurs foncières factices, de l\u2019importation d\u2019automobiles par les infrastructures qui l\u2019obligent, et de l\u2019économie de proximité.Ces thèmes qui opposent fortement les classes sociales opposent également notre enrichissement à notre divertissement collectif.Ils se posent et se jouent politiquement, dans la localité.D\u2019autre part, voudrons-nous savoir ce que pense M.Coderre de l\u2019héritage du maire Tremblay dont il s\u2019offre en continuité ; par exemple des synergies industrielles ou de l\u2019Gffice de consultation publique.Gu même, du détournement de l\u2019aménagement et de la production du territoire par les firmes de construction et de génie-conseil.Notre préfet virtuel fut peu loquace à cet égard.Et cela, pour cause.De notoriété publique Il est de notoriété publique que la carrière politique de Denis Coderre fut soutenue financièrement par Infrabec de Lino Zambito, Construction Catcan de Tony Catania, Giuseppe Borselino ou encore, Donato Tomassi lequel affirmait qu\u2019il fut normal que l\u2019administration publique retourne les faveurs consenties.En ce sens, il me semblerait nécessaire de connaître les motifs de l\u2019incursion tardive et de la réserve de M.Coderre; de connaître la nature des alliances et garanties obtenues pendant le moment de « réflexion» précédant sa campagne.Dans la même veine, il est tentant d\u2019alléguer le peu d\u2019intérêt du public pour la politique (municipale) quand celle-ci devient une arène sportive au lieu d\u2019un projet collectif orientant le vivre ensemble.La désaffection des institutions démocratiques est un projet latent de la grande famille libérale ; les maires Gilles Vaillan-court et Régis Labaume en ont été les représentants élus (sans opposition).Mais avec ce que révèle la commission Char-bonneau, on se pincerait d\u2019avoir élu un autre membre de cette famille.Membre qui, le 2 novembre 2012, déclarait à La Presse «avoir été surpris d\u2019apprendre les allégations qui éclaboussent certaines personnes qui ont fait des dons à son association libérale de Bourassa » ; et même surpris d\u2019apprendre le nom d\u2019un témoin (qu\u2019il appelle par son prénom) ayant contribué à son association.Quand même ! Si la transparence et la consécration conduisent à l\u2019honnêteté, il faut se demander si le défilement passager d\u2019une personnalité présage d\u2019une consécration très claire au bien public.J\u2019en doute énormément. LE DEVOIR, LE MARDI 21 MAI 20IS A 7 IDEES Rio Tinto Alcan L\u2019hydroélectricité ne doit plus financer des conflits de travail DANIEL ROY Directeur québécois du Syndicat des Métallos adame la Première Ministre, Nous sommes inquiets de constater qu\u2019après neuf mois au pouvoir, votre gouvernement ne s\u2019est toujours pas assuré que les Québécois n\u2019aient plus à financer les conflits de travail chez Rio Tinto Alcan par l\u2019achat à vil prix d\u2019électricité dont le Québec n\u2019a même pas besoin.il y a un an jour pour jour, alors que le lockout battait son plein à l\u2019aluminerie d\u2019Alma et que les contribuables québécois le finançaient par l\u2019achat d\u2019électricité, vous vous engagiez sur les ondes de la radio régionale à «corriger le tir» pour «rétablir le rapport de force» perdu parce que «Rio Tinto Alcan peut vendre son électricité, couvrir ses coûts et évidemment se retrouver dans une position beaucoup plus positive, beaucoup plus favorable que ne le sont les syndiqués».Vous assuriez qu\u2019une fois au pouvoir votre gouvernement aurait «l\u2019occasion [.] de s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019avantages indus qui sont donnés à certaines entreprises par rapport à d\u2019autres, qu\u2019il n\u2019y a pas des avantages importants donnés à des entreprises qui les mettent dans la situation où se trouve actuellement Rio Tinto Alcan vis-à-vis de ses travailleurs.[.] L\u2019objectif va être atteint et on prendra les moyens pour y arriver.» Un an plus tard, on attend toujours.Le lockout à Alma a beau être réglé, une épée de Damoclès pend toujours au-dessus des têtes des travailleurs de Rio Tinto et, par ricochet, de l\u2019ensemble des contribuables du Québec.La plupart des conventions collectives de Rio Tinto Alcan au Sa-guenay-Lac-Saint-Jean arrivent à échéance en 2015.Un lockout dans toute la région représenterait un coût d\u2019achat de surplus électriques de 1 milliard par année, estimé à partir des coûts réels payés par Hydro-Québec à Rio Tinto Alcan lors du conflit à Alma l\u2019an dernier.Les prix de l\u2019aluminium sont à la baisse et les surplus d\u2019inventaires mondiaux sont impor- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il y a un an, alors que le lockout battait son plein à l\u2019aluminerie d\u2019Alma et que les contribuables québécois le finançaient par l\u2019achat d\u2019électricité, la future première ministre Pauline Marois s\u2019était engagée à ce qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019avantages indus donnés à certaines entreprises par rapport à d\u2019autres.tants.Sachant qu\u2019elle peut financer une grande partie de sa baisse de production par la vente d\u2019électricité à Hydro-Québec, Rio Tinto Alcan pourrait être tentée de provoquer un nouveau lockout, cette fois dans plusieurs de ses alumi-neries en même temps.Le gouvernement n\u2019a certes pas à intervenir dans les relations de travail.Toutefois, il faut impérativement revoir les dispositions qui permettent à Rio Tinto Alcan de vendre à profit ses surplus d\u2019électricité en période de conflit de travail.En assemblée annuelle, les délégués des Métallos recommandaient «d\u2019exclure la notion de conflit de travail dans les \u201ccas de force majeure\u201d et de veiller à ce que l\u2019énergie rachetée à Rio Tinto Alcan le soit uniquement si Hydro- Québec en a besoin, et cela, au prix coûtant».Les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de tout le Québec doivent être sûrs que leur hydroélectricité ne servira plus à financer des conflits de travail.Nos ressources doivent permettre de créer de bons emplois, à défaut de quoi les multinationales ne devraient plus avoir le privilège de les exploiter.Comment être d\u2019aujourd\u2019hui?Le Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui se donne un nouveau magazine intitulé 3900 SYLVAIN BELANGER Codirecteur général et directeur artistique du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui et rédacteur en chef de 3900 D epuis que je suis arrivé ici en septembre dernier, je suis animé du désir de faire du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui un carrefour de réflexions sociales.Ce lieu, cette maison d\u2019expression et de réflexion, je la désire de son temps.Et le plus grand défi de ce théâtre est de porter ce nom adéquatement et de l\u2019incarner avec évidence.[.] «Le théâtre a été créé pour dire aux gens la vérité à propos de la vie et de la situation sociale.» \u2014 Stella Adler [.] Je m\u2019engage moi-même en premier dans ce magazine.Mais c\u2019est uniquement pour réclamer la connexion avec tous.[.] Mais comment faire en sorte que mon travail soit de son temps?Comment faire en sorte, ici, que les porteurs de parole puissent s\u2019inscrire dans cette résonance avec tous, qu\u2019un théâtre soit un lieu de débats pertinents et une institution publique éclairante ?Pour répondre à ces questions, entre autres, nous avons ressenti le besoin de fonder notre propre magazine.11 remplacera les programmes de soirée et les mots qui accompagnent les spectacles.11 inscrira nos spectacles dans la vie de la communauté et de ses gens.11 inscrira notre travail dans cette ville et dans ce territoire.11 fera intervenir la vie sociale et ses acteurs au sein d\u2019une même envie : celle de faire le théâtre d\u2019aujourd\u2019hui.Plusieurs collaborateurs se grefferont à nous pour rédiger dans ce magazine des articles qui traitent des résonances provoquées par les pièces de nos auteurs.Pour ma parf je n\u2019écrirai donc pas les mots qui accompagnent traditionnellement les spectacles.Les spectacles sont pour moi des actes bien préparés qui n\u2019attendent que ça, de toute façon : révéler leur secret, leur puissance.Et les mots sont pour l\u2019auteur.Ils font leur chemin, en nous, et agissent.Moi, je me disciplinerai à écrire des éditoriaux.Risqués, imparfaits, intuitifs, honnêtes et à votre écoute.Non pas pour parler des spectacles, mais du monde dans lequel ils évoluent.[.] Ce magazine me permet donc de prendre la parole plusieurs fois dans une saison [.] accompagné d\u2019une variété de collaborateurs éclairants.Ceux dont nous avons besoin pour brancher, avec l\u2019actualité, l\u2019art théâtral québécois.Qu\u2019ils viennent du monde politique, communautaire, scientifique, artistique, économique, des milieux journalistiques ou de l\u2019éducation.Qu\u2019ils soient ouvriers ou marchands, ils se mêleront de nos projets et nous de leur parcours.[.] Nos auteurs se mêleront de l\u2019actualité et de la grande Histoire tout comme l\u2019actualité et la grande Histoire sauront les influencer.L\u2019art, la politique, l\u2019économie, l\u2019éducation, l\u2019institution, ce n\u2019est pas une affaire de spécialistes, c\u2019est l\u2019affaire de tous.Qn appelle ça se mêler de ses affaires.Et dans une société oû le grand défi démographique qui nous attend exigera des jeunes qu\u2019ils se mêlent de politique et des projets de nos institutions [.], l\u2019un de nos plus grands défis collectifs des prochaines années, me semble-t-il, sera de prendre le temps de penser sérieusement à la société que nous léguerons à ces futures générations.11 nous faudra ralentir Des Idées en Revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, des extraits du premier éditorial de 3900, le nouveau magazine que le Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui publiera en lieu et place des programmes de ses soirées de spectacles.l\u2019empressement des courants d\u2019opinions et des sondages de toutes sortes pour prendre le temps de penser et de nuancer nos idées, nos élans, nos trop-pleins, nos révoltes, nos indignations et nos préjugés.[.] J\u2019espère qu\u2019il sera possible de nuancer les paroles triomphantes.De nuancer l\u2019influence des chasseurs de têtes de la radio.De nuancer l\u2019influence des véhicules de l\u2019information.J\u2019espère qu\u2019il nous sera possible de nuancer cette idée que l\u2019on se faisait du Québec d\u2019il y a quarante ans.Nuancer cette idée de l\u2019Amérique, nuancer ce rêve de la Scandinavie.Nuancer ce modèle québécois, celui des réussites et des bonnes intentions.Car ces gens qui font le Québec d\u2019aujourd\u2019hui, les jeunes en particulier, ne sont pas des figures sacrificielles sur lesquelles on doit se dépêcher de mettre des étiquettes pour ne pas les entendre.Ces gens-là ne sont pas brisés, endormis ou simplement cyniques.H y a parmi ceux-ci autant de décideurs et de gens innovateurs, comme il y en a eu pour toutes les générations.Et si l\u2019on fait trop rapidement le procès de toutes ces générations en éternisant l\u2019échec des uns et l\u2019adolescence des autres, disons-nous que c\u2019est du Québec qui se veut vigoureux que l\u2019on tente de nous décourager et ça, moi, je ne l\u2019entendrai jamais.Tenons-nous droits dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui.Avec ceux qui légueront et ceux qui suivront.Restons droits, au milieu des crises de toutes sortes, qu\u2019elles soient surfaites ou réelles : crise économique, crise des valeurs morales, crise du modèle familial, crise identitaire du francophone d\u2019Amérique, crise de l\u2019identité québécoise, crise du crédit, crise du pétrole, crise du logement, crise démographique, crise dqns l\u2019équilibre budgétaire de l\u2019État, crise du finalement de nos institutions, crise dans l\u2019industrie locale et chez les petits producteurs, crise des moeurs sexuelles, crises dans les secteurs de la santé et de l\u2019éducation, crise dans la foi de l\u2019exercice démocratique, et autres virus du Nil et météorites au-dessus de la Russie, etc.Malgré cette myriade de crises qui tournent autour de nos têtes et qui nous laisse prétendument errer dans un Mira.\" W rt.rni IVlOUAWAD TcVTr 'cil g\tAU 4 OGTO_^H.£ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le nouveau magazine du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, situé au 3900, rue Saint-Denis, compte ancrer i\u2019art théâtrai québécois dans i\u2019actuaiité.monde en perte de sens, je ne suis pas prêt à dire que nous sommes des êtres paniqués, ni indifférents.Je parlerais plutôt de notre apparence de stabilité.Nous paraissons stables, et ce, malgré toutes ces menaces qui tentent de nous avertir d\u2019un danger ou d\u2019une fin imminente de cette stabilité.Mais comment le théâtre, aujourd\u2019hui, peut-il témoigner de ce que cache cette apparence de stabilité?Comment dire vrai?Ce magazine servira à révéler ce qui inspire les oeuvres «hors» du théâtre.[.] Ce magazine incarne notre volonté de faire un théâtre dans le monde et avec le monde, et en té- moigne.Ce magazine, tout comme ce théâtre, est un projet: celui de s\u2019inclure et de s\u2019indigner, celui de vouloir s\u2019embarquer et de s\u2019intéresser.Celui d\u2019assumer que nous sommes les héritiers de grands projets sociaux qui ont besoin de nous pour se développer ou se relancer.Depuis que je suis arrivé ici en septembre dernier, je suis animé du désir de faire du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui un carrefour.Le 3900, l\u2019adresse comme le magazine, est un carrefour de gens et d\u2019idées.Des commentaires ?Des idées ?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglisef'soceéféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel DaviéKchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TeàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazelH et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant / soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) (bAeaxoxv Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebai, Ousmane C.Touré (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxira-Oh.\\içT Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables).Claudette BéUveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, CéUne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE MARDI 21 MAI 20IS ACIUAIIIES TRUDEL SUITE DE LA PAGE 1 gence une escouade spécialisée pour l\u2019analyse, le suivi des dépenses dans les municipalités.» En ce qui concerne la situation à la Ville de Laval, Rémy Trudel a eu le temps de tomber et de retomber en bas de sa chaise entre l\u2019arrestation du présumé chef de gang Gilles Vaillancourt par rUPAC et le témoignage du fonctionnaire corrompu Jean Roberge à la commission Charbon-neau.L\u2019ancien ministre n\u2019aurait jamais cru M.Vaillancourt capable de diriger un cartel, voire un gang criminel qui aurait évolué sous son nez.11 se souvient bien du politicien malin qui occupait aussi le prestigieux poste de président de l\u2019Union des municipalités du Québec GJMQ), de 1995 à 1997.Chaque fois que M.Vaillancourt Rémy Trudel en cinq dates 20 avril 1948 : Naissance à Sainte-Thècle, en Mauricie.25 septembre 1989: Elu député du Parti québécois dans Rouyn-Noranda-Témisca-mingue.11 sera réélu en 1994 et en 1998.29 janvier 1996:11 est nommé ministre des Affaires municipales dans le cabinet de Lucien Bouchard.Les fusions municipales et les finances précaires de Montréal, une ville en situation de faillite technique, accaparent son mandat de près de trois ans.14 avril 2003:11 est battu par le candidat libéral Daniel Bernard dans sa circonscription, ce qui met fin à une carrière de près de 14 ans à l\u2019Assemblée nationale.2005:11 revient à sa première carrière, l\u2019enseignement, en açceptant un poste de professeur invité à l\u2019École nationale d\u2019administration publique.exigeait une rencontre avec lui pour traiter des priorités de l\u2019UMQ, il finissait toujours l\u2019entretien par «une petite demande» pour sa Ville, son île: Laval.«C\u2019était un homme charmeur pour sa ville», se rappelle M., Trudel, qui est aujourd\u2019hui professeur invité à l\u2019École nationale d\u2019administration publique.«Est-ce qu\u2019il peut avoir berné tout ce monde pendant tout ce temps ?Je suis renversé.J\u2019ai de la misère à y croire», enchaîne-t-il.Les révélations du directeur général adjoint, Jean Roberge, le laissent pantois.M.Roberge a participé au cartel des ingénieurs, de 2002 à 2007, au sein d\u2019Équation groupe-conseil.De 2008 à 2009, il a coordonné le partage des contrats de génie à la Ville, avec l\u2019approbation de M.Vaillancourt.11 a aussi facilité le travail d\u2019un deuxième cartel, formé d\u2019entrepreneurs, en transmettant des listes confidentielles de soumissionnaires à Roger Desbois.L\u2019ex-ministre péquiste retient des enquêtes successives de I\u2019UPAC et de la commission Char-bonneau que la collusion étanche et constante parmi les entrepreneurs et les firmes de génie-conseil est à la source de ce mal qu\u2019il n\u2019a pas vu.«Le Québec est une société tissée serrée, tellement serrée qu\u2019on peut facilement s\u2019entendre pour contourner les règles», explique-t-il.Le rapport Martin De nombreuses questions restent en suspens à la suite de l\u2019arrestation de Gilles Vaillancourt et de ses trente-six présumés complices.Le parfum malodorant de la collusion et de la corruption flotte au-dessus de Laval depuis des lustres.En 1995, un vérificateur spécial mandaté par Québec, Jacques Martin, publiait un rapport dévastateur sur la gestion de Gilles Vaillancourt.La Ville s\u2019était mise en situation «d\u2019apparence de favoritisme» à au moins trois reprises dans l\u2019octroi des contrats.Le Vérificateur interne de la Ville était muselé et incapable de remettre en question les décisions de l\u2019administration Vaillancourt, qui accordait ses contrats de gré à gré, sans appels d\u2019offres.Les dépassements de coûts dans les contrats de services professioimels étaient moimaie courante.11 y avait à tout le moins une apparence de collusion.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rémy Trudel s\u2019interroge sur ce qui a pu lui échapper au sujet de la gestion de la Ville de Laval lorsqu\u2019il était ministre des Affaires municipales.M.Trudel a été nommé ministre des Affaires municipales un mois après la publication du rapport.C\u2019est à lui que revenait la tâche d\u2019en assurer le suivi.«Ce rapport se résumait à une phrase: on n\u2019a rien trouvé, mais il flotte au-dessus de Laval un nuage de suspicion», résume-t-il.Sur les conseils du sous-ministre, M.Trudel a renoncé à transmettre le rapport à la Sûreté du Québec (SQ) aux fins d\u2019une enquête.«Des soupçons, on ne pouvait pas envoyer ça à la SQ», dit-il.Le Bureau de la concurrence, de compétence fédérale, était mieux placé pour enquêter sur Laval, a cru le ministre des Affaires municipales.M.Trudel a cependant talonné le maire Vaillancourt pendant 18 mois, en retenant des subventions tant et aussi longtemps qu\u2019il ne procéderait pas à des appels d\u2019offres publics.M.Vaillancoiut s\u2019est plié à ses demandes, en lui précisant qu\u2019il n\u2019y avait rien d\u2019illégal dans sa gestion, se souvient-il.Si c\u2019était à refaire, M.Trudel agirait de la même manière, bien qu\u2019il ne puisse pas s\u2019empêcher de se questionner.«Est-ce qu\u2019il y a quelque chose que j\u2019ai manqué?, s\u2019interroge-t-il.Ce n\u2019est pas suffisant de dire \u201cj\u2019ai fait au meilleur de ma connaissance\u201d.» Pour sa défense, M.Trudel rappelle que les cas de corruption et de collusion n\u2019apparaissaient pas sur le radar politique à cette époque.«On n\u2019entendait jamais parler de ça», dit-il.Le Devoir HISTOIRE SUITE DE LA PAGE 1 pliqué M\u201c® Marois.Un groupe de travail doit d\u2019abord être mis sur pied.« C\u2019est assez long [.] il faut d\u2019abord s\u2019assurer du contenu des concepts, après ça, il faut les préparer en outils pédagogiques, pour le traduire à nos jeunes au primaire, au secondaire, et éventuellement au collégial, et par la suite les projs doivent s\u2019approprier ces outils pédagogiques», a-t-elle expliqué.Lors de la Journée des patriotes en 2012, M\u201c® Marois s\u2019était engagée aussi à renforcer «la recherche» sur l\u2019histoire.Lundi, elle s\u2019est montrée plus prudente à ce sujet.Elle a précisé que cela ne faisait pas partie du projet de son gouvernement pour le moment, mais elle a rajouté que des chaires de recherche poiu-raient recevoir un certain soutien.11 y a un an, elle avait dit vouloir renforcer l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec et de ses institutions «de l\u2019école primaire à l\u2019université».Toutefois, dans son dis-coius lundi, elle a indiqué que la réforme s\u2019arrêtera au niveau collégial.L\u2019historien Gilles Laporte est un fervent partisan de la réforme des programmes d\u2019histoire au Québec.11 estime que l\u2019enseignement de l\u2019histoire, de la primaire au cégep, est «redondant».«On intègre des notions de géographie, d\u2019économie et d\u2019éducation à la citoyenneté [.] On souhaite que ça s\u2019appelle \u201cHistoire du Canada et du Québec\u201d», explique M.Laporte, qui enseigne l\u2019histoire au cégep et à l\u2019université.Plusieurs autres activités ont été organisées au Québec pour commémorer la Journée des patriotes.Ée plus important rassemblement s\u2019est produit à Montréal, oû plusieius centaines de personnes ont participé à un circuit piétonnier organisé par la Sociétq Saint-Jean-Baptiste (SSJB), débutant à la place Émilie-Gamelin et se terminant à la place d\u2019Youville.Mais Jacques Boivin de la SSJB aurait souhaité voir plus de participants.«Malheureusement, ça fait dix années que ça existe puis il n\u2019y a pas plus de monde que ça [.] même si c\u2019est une journée fériée, il n\u2019y a pas plus de participation, quoique, à travers tout le Québec, il y a d\u2019autres événements, un peu partout», explique-t-il.«Les gens ne se préoccupent pas de l\u2019histoire, c\u2019est archaïque cette histoire-là pour eux autres, il manque une connaissance historique chez les gens», pense-t-il.La Joiunée des patriotes est aussi poiu certains l\u2019occasion de s\u2019interroger sur l\u2019avenir du mouvement souverainiste.Un mouvement qui est présen- m m PEDRO RUIZ LE DEVOIR Pauline Marois a eu droit à une visite guidée des lieux historiques de Saint-Eustache, lundi.tement divisé entre trois partis politiques.Mais de telles divisions ont toujours existé au Québec, même du temps des patriotes, rappelle M.Boivin.«Même à l\u2019époque, eux autres étaient divisés, il y avait les plus extrémistes et les moins extrémistes», dit-il.Le Devoir Le pont Michel-Chartrand C\u2019était un patriote et c\u2019est pour cette raison que la Ville de Richelieu a choisi cette journée pour commémorer sa mémoire et procéder au baptême du pont Michel-Chartrand, qui enjambe l\u2019autoroute 10, à la hauteur de la sortie 29.L\u2019ancien militant syndical et coloré personnage des luttes pour les travailleurs est décédé il y a maintenant trois ans, et, depuis, cette municipalité de la Montéré-gie cherchait à souligner sa mémoire.C\u2019est dans une maison située dans la Première rue, devant la rivière Richelieu, que Michel Chartrand et son épouse Simonne Monet-Chartrand étaient venus s\u2019établir.La Ville a d\u2019ailleurs aussi fait honneiu à cette ardente militante du droit de vote des femmes, en donnant son nom à la bibliothèque municipale.Né en 1916, à Qutremont, Michel Chartrand a été de plusieurs combats poiu les droits des travailleius et s\u2019était également présenté en politique, mais n\u2019a jamais obtenu un mandat.11 avait gagné les rangs de Québec solidaire quelques années avant sa mort.La Presse canadienne COEN SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019époque, ^âce à la souplesse de la caméra.Le film appartient à leur veine intimiste (A Serious Man, mais avec des gags serrés).Joel Coen dit avoir choisi de délaisser les décors déjantés (il en reste!) au profit d\u2019une approche plus documentaire.Qscar Isaac et les autres jouent de la guitare et chantent vraiment les chansons en entier.«On voulait faire revivre cette époque musicale, quand le folk collé à ses racines n\u2019intéressait qu\u2019une poignée de personnes, précise Joel.Dylan devait ensuite tellement changer le paysage qu\u2019il est important de montrer la fin de l\u2019ère précédente.On peut sembler rire de certains chanteurs, mais on respecte cette musiquedà.» Leiu film O\u2019Brother affichait leiu raffinement de connaisseius en matière de bluegrass et de complaintes venues d\u2019Irlande.Le folk, ils connaissent ça.Un petit budget, quarante jours de toiunage, surtout à New York Le duo a pris ça comme un défi.11 a adapté, très librement, l\u2019autobiographie du musicien Dave Van Ronk, en lui défonçant le portrait.Le voici dépeint en perdant absolu, gaffeur façon Pierre Richard, mais en beatnik.Son meil-leiu compagnon de route, un chat roux, se faufile dans le scénario en le faisant dérailler.«C\u2019était un film d\u2019atmosphère, soiuitjoel Coen, alors pour des ressorts d\u2019intrigue, on a fait intervenir le chat.Six, en fait et moins faciles à diriger qu\u2019Israël.Les chiens veulent vous plaire, les chats ne veulent plaire qu\u2019à eux-mêmes.Dur!» Qscar Isaac dit avoir vu siutout la tristesse de son personnage.L\u2019humour appartient au montage, et aux héros secondaires.Lui l\u2019a joué les yeux dans l\u2019eau.En fait, les Coen ont cherché longtemps leur perle rare.L\u2019acteiu vedette devait jouer comme un pro, tout en étant un musicien de premier plan.Au moment oû ils allaient jeter l\u2019éponge, faute d\u2019interprète principal {«on était dans la merde», confesse Nathan), leiu directrice de casting a glissé le nom de ce comédien de théâtie, et musicien accompli.T-Bone Biunett, légende vivante qui a joué avec Dylan, grand compositeiu au cinéma, n\u2019en revient pas du talent musical d\u2019Israël et de leur chance d\u2019être tombé sur lui.11 le redit aux journalistes, s\u2019extasie.Cet acteiu-là a tiouvé sa bonne fée.Un perdant magnifique, son personnage.La carrière de Llewjm ne parvient pas à décoller, et les peaux de bananes siu son chemin, qu\u2019il sème lui-même, font rire le public.D\u2019ailleius, qu\u2019est-ce que la chance?T-Bone Burnett ne se fait pas d\u2019illusions : «Arrive le reporter du New York Times dans le club.Il accroche sur un musicien.L\u2019autre l\u2019aurait mérité.Et voilà!» Justin Timberlake (sa présence à Cannes faisait se pâmer les petites filles) joue de son côté avec une barbichette un chanteiu folk lambda aux antipodes de son registre.«Mon grand-père jouait sur une Gibson de la musique country.Je viens du Tennessee.Ça me ravissait » John Goodman (d était la figme de proue du Big Lebowski), pour la sixième fois dans un film des Coen, apparaît grandîose en musîcîen barbu, ventru, grîncheux, toxîcomane, au poîds réparti sur des cannes chambranlantes dans la partie road movie entre New York et Chicago.Si peu convaincante dans Hte Great Gatsby, Carey Mulligan se révèle ici formidable en chanteuse folk et amie amante, brunette toutes griffes dehors siu le pauvre Llewjm.Elle a l\u2019air sortie ici d\u2019un film de Woody Allen, référence évidente de la fratrie, à l\u2019heure de filmer la bohème de New York.«J\u2019étais terrifiée à l\u2019idée de chanter», dit-elle.Cela ne paraît pas.Et puis on l\u2019avait entendue pousser le refrain dans Shame de Peter Jackson.Cétait New York, New York.Prémonitoire.Les Coen ne se trompent jamais poiu leius interprètes.Et ils sont si drôles ici, même avec un flottement aux deux tiers du film.Pas grave.Ils nous ont fait ronronner, comme leiu chat roux.Le Devoir LOCKHEED SUITE DE LA PAGE 1 analyste à l\u2019Institut de la conférence des associations de la défense.Le second atout du P-35, presque plus important, dit M.Plynn, c\u2019est le casque, capable de fusionner les données des six radars disposés sur la coque de l\u2019avion, de permettre au pilote de voir à 360°, et de communiquer avec les autres appareils déployés.Si Lockheed et M.Plynn font l\u2019apologie du casque, d\u2019autres pilotes reconnaissent qu\u2019il n\u2019est pas encore au point.Certains ont rapporté une image vacillante par moments ou une vision double, et des bris mécaniques qui font que, régulièrement (jusqu\u2019à une fois par semaine), les pilotes qui s\u2019entraînent en Plorîde doîvent commander une pîèce de remplacement au foiunîsseiu.En cas de panne du casque, le pilote poiura faire atterrir l\u2019appareil comme tout autre de génération précédente, mais l\u2019interconnectivité avec la flotte n\u2019est plus.«Si le casque ne fonctionne pas comme ils le veulent, alors cet appareil n\u2019aura pas toutes les caractéristiques qui font qu\u2019on le voulait», note M.Berry Qr, c\u2019est le propre d\u2019un projet en développement que de devoir être adapté au fur et à mesiue qu\u2019on le teste, rétorque Lockheed, qui assure que les soucis seront réglés en 2015, lorsque le Canada prévoit commander ses appareils.«Puisque ce n\u2019est pas un avion qui a fini d\u2019être développé, cela veut dire qu\u2019il y aura beaucoup d\u2019incon- nues quant aux coûts, et à terme peut-être même que certaines de ces choses qu\u2019on nous a promises ne pourront pas être concrétisées», s\u2019inquiète de son côté Paul Maillet, ex-ingénieur de l\u2019Aviation royale canadienne ARC) et critique du E-35.Car, autre source d\u2019inquiétude : le prix.Pour l\u2019instanL le modèle A qu\u2019envisage Qttawa doit coûter 85 millions de dollars l\u2019unité.Qr, certains partenaires du programme d\u2019avions de chasse P-35 ont réduit le nombre d\u2019ai> pareils qu\u2019ils prévoient acquérir.Lockheed n\u2019était pas en mesiue de préciser la variation de prix que ces modifications de demandes pourraient entraîner.Qn s\u2019est contenté d\u2019ipsister sur le fait que le plus gros acquéreur, les États-Unis (avec quelque 2000 appareils, dont 1760 de modèle A), avait fait preuve d\u2019un «engagement extrêmement ferme».Mystère aussi sur les coûts de maintenance Autre question sans réponse; ce qu\u2019il en coûtera à Qttawa pour entretenir sa flotte de 65 appareils.Tout dépend de l\u2019utilisation qui en sera faite, dit Lockheed.L\u2019an dernier, le sous-ministre de la Défense responsable du matériel.Dan Ross, avait estimé en comité parlementaire qu\u2019il en coûterait de 50 à 100 millions de plus par année que pour les CP-18.Après avoir annoncé que leur choix s\u2019était arrêté sur les P-35, en 2010, les conservateurs avaient martelé que la participation du Canada au programme international permettrait d\u2019énormes retombées économiques.Pour l\u2019instanL des contrats d\u2019une valeur de 450 millions de dollars ont été octioyés à des en-tieprises canadiennes.En coulisses chez Lockheed, on reconnaît que le Canada s\u2019en est particulièrement bien tiré.Et Lockheed projette d\u2019autres retombées qui pourraient se chiffrer à dk milliards.Mais elles seront conditionnelles à l\u2019achat d\u2019appareils par Qttawa.Des firmes canadiennes pourraient toujours miser, mais «nous allons nous concentrer sur les retombées industrielles dans les pays qui achètent des E-35», a confirmé David Scott, directeur du développement international du fabricant Une opération charme unique Lockheed fait cavalier seul avec son opération séduction.Les autres fabricants qui tentent de lui ravir le contrat de remplacement des CP-18 \u2014 Boeing avec son P-18 Super Hornet et Dassault avec son Rafale \u2014 n\u2019ont pas lancé de tel blitz publicitaire au pays.«Le Canada est toujours un partenaire du programme JSE [P-35].Il n\u2019y a ni concurrence ouverte, ni appel d\u2019offres», a-t-on répondu chez Dassault semblant estimer que les dés du nouveau processus de sélection sont pipés.La visite organisée par Lockheed Martin \u2014 aux frais de l\u2019entreprise, notamment pour l\u2019auteur de ces lignes \u2014 a promené une petite dizaine de journalistes dans son usine de fabrication des P-35 située à Port Worth au Texas \u2014 dont la chaîne de production fait deux kilomètres \u2014, en enchaînant les séances d\u2019information sur les capacités de l\u2019appareil et le déroulement du programme de développement Au deuxième jour, le groupe apassé la journée à la base d\u2019entraînement de l\u2019armée aérienne d\u2019Eglin, en Ploride, pour voir des avions de chasse décoller, feindre un atterrissage, et atterrir, bouchons aux oreilles jumelés à des casques protecteurs.Et s\u2019il y avait un changement de gouvernement?Autre sujet tabou chez Lockheed; qu\u2019adviendra-t-il si le NPD\u2014farouche opposant aux P-35\u2014prend les rênes en 2015, année même oû le Canada prévoit commander ses appareils?La question a été accueillie de lires, suivis d\u2019un silence.«Indépendamment de qui sera au gouvernement, nous croyons que, si le Canada décide de remplacer ses CE-18 et de conserver une capacité de chasseurs de nouvelle génération, le E-35 est la meilleure solution [.] Nous allons communiquer les faits quant à notre programme et à ses capacités», a finalement répondu le directeur de la campagne du P-35 au Canady Keith Knotts, en expliquant qu\u2019il rencontre aussi des néodémocrates, tout comme des conservateurs et des libéraux.Le lendemain de cette conversation, des journalistes hollandais se sont joints à la visite à la base d\u2019Eglin.Qn leur a appris que leur pilote, venu s\u2019entraîner, n\u2019était pas encore monté dans leur premier P-35.car l\u2019adhésion de la Hollande au programme est maintenant en suspens, à la suite de l\u2019élection qui a porté un gouvernement de coalition au pouvoir, et dont l\u2019un des partis s\u2019oppose aux P-35.Le Devoir Lesfrais de transport et d\u2019hébergement de la journaliste du Devoir ont été payés par Lockheed Martin.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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