Le devoir, 22 mai 2013, Cahier A
[" Robyn Orlin de retour par la grande porte du Festival TransAmériques.Page B 8 Laval: des dons illégaux de 2,7 millions au profit du parti de Vaillancourt Page A 3 www.ledevoir.corn Le Devoir Vol.C I V N\u201c 1 1 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 MAI 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Jacques Demers s\u2019adressant aux médias, mardi, à sa sortie du caucus conservateur à Ottawa.Scandale au Sénat Dégoûté, Jacques Demers songe à partir HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le scandale qui engouffre le Sénat à Ottawa pourrait faire une victime inattendue: l\u2019ex-en-traîneur de hockey Jacques Demers.Le « coach » se dit tellement «affecté» par les révélations des derniers jours sur les allocations de dépenses de ses collègues et les manières utilisées pour les camoufler qu\u2019il se dit en réflexion, prêt à quitter son siège s\u2019il n\u2019obtient pas les réponses qu\u2019il recherche.Les explications sur ce qui s\u2019est vraiment passé, quant à elles, n\u2019ont pas été fournies par le premier ministre Stephen Harper.«Je suis personnellement en période de réflexion.Je vais voir ce qui va se passer aujourd\u2019hui Ilundi] », a avoué mardi matin M.De-mers.Cette réflexion, précise-t-il, «elle peut me mener à quitter le Sénat».Il a toutefois répété qu\u2019il faisait confiance à Stephen Harper.Il s\u2019estime éclaboussé par le scandale, qu\u2019il qualifie de «méchant coup de poing sur la gueule ».«Si vraiment ces gens-là ont été fautifs, qu\u2019on les mette dehors, qu\u2019on ne les voie plus.Indépendants, quoi que ce soit, mettez-moi ça dehors!» Le sénateur était furieux.Il a fait un lien avec le précédent scandale des somptueuses allocations de dépenses de l\u2019ex-ministre Bev Oda, par- VOIR PAGE A 8 : SÉNAT Lire aussi > La chronique de Manon Corneiiier: L\u2019esprit de la loi.Page A 3 L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Et vous, M.Harper?Page A 6 Aujourd\u2019hui Le Monde > Syrie : le Hezbollah libanais envoie des renforts pour s\u2019emparer de Qousseir.Page A 5 Économie > Mark Carney livre ses derniers conseils à titre de gouverneur de la Banque du Canada.Page B1 Avis légaux.B\t5 Décès.B\t6 Météo.B\t5 Mots croisés.B 2 Petites annonces.B 6 7\t\u201e\tSudoku.A4 Le sculpteur Robert Roussie 1925-2013 1 y SOURCE EAMILLE ROBERT ROUSSIE L\u2019un des plus importants sculpteurs québécois, Robert Roussil, est décédé la semaine dernière en France à l\u2019âge de 88 ans, où il s\u2019était exilé depuis un demi-siècle.Un monument disparaît STEPHANE BAILLARGEON Il avait tout d\u2019un colosse, la carrure costaude, la barbe hirsute, des mains de champion de pelote basque.«Robert Roussil était un Hercule des temps modernes», dit le poète critique d\u2019art François Tétreau, auteur du livre Roussil écarlate (éditions du Trécarré, 1996).«C\u2019était une force de la nature.C\u2019était surtout un des plus importants sculpteurs québécois.Avec Charles Daudelin, à mon avis, c\u2019est tout simplement le plus grand du XX^ siècle.Robert Roussil a fait éclater le classicisme qui régnait ici à la fin des années 1940.Il s\u2019est résolument engagé dans l\u2019art moderne et il a entraîné beaucoup de gens derrière lui.» Le pionnier a continué à créer jusqu\u2019au bout, jusqu\u2019à l\u2019extrême limite.Il est mort la semaine dernière des suites d\u2019un infarctus qui l\u2019a foudroyé dans son moulin-atelier, à Tourrettes-sur-Loup, dans VOIR page a 8 : ROUSSIL Assurance-emploi Ottawa isole les chômeurs Ceux qui aident les chômeurs ne peuvent plus parler avec les fonctionnaires GUILLAUME BOURGAULT-COTE La réforme de l\u2019assurance-emploi ne touche pas que les chômeurs, mais aussi ceux qui les défendent.Ottawa a récemment décidé d\u2019interdire toute communication verbale entre les fonctionnaires de Service Canada et les syndicats, avocats et groupes d\u2019aide aux chômeurs, a appris Le Devoir.La décision a été confirmée de vive voix par la direction des communications du bureau montréalais de Service Canada au Conseil national des chômeurs (CNC) et au Mouvement action-chômage de Montréal (MACM).Le responsable du dossier de l\u2019assurance-emploi à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Marc Bellemare, a lui aussi été mis au parfum et a constaté les premiers effets de la nouvelle politique.«Dorénavant, il faut tout traiter par télécopieur ou par la poste, il n\u2019y aura plus de communication verbale entre nous et la machine», indique Pierre Céré, porte-parole du CNC.Son organisme a été informé de ce changement opérationnel mardi matin.Le MACM a reçu un message semblable il y a deux semaines.«On nous a dit d\u2019acheminer nos demandes par télécopie au centre de traitement de Boucherville tun des six centres du Québec] », dit Jacques Beaudoin, porte-parole du mouvement.«Ce n\u2019est pas compliqué, ajoute Marc Bellemare : on ne peut plus parler à personne \u2014 ni obtenir des informations \u2014 avant de déposer un appel.» Depuis «plusieurs décennies », les organismes d\u2019aide, les avocats et les représentants syndicaux de chômeurs pouvaient joindre un «agent de liaison» chargé des relations avec ces intervenants.Ces agents «faisaient le suivi et pouvaient faire débloquer un dossier sans qu\u2019on ait à passer par le système d\u2019appel», explique M.Beaudoin.L\u2019agent de La politique de communication restreinte pourrait forcer un plus grand nombre de prestataires à avoir recours au système d\u2019appel VOIR PAGE A 8 : CHOMEURS Lire aussi > li y a trop de conservateurs dans le système d\u2019appel, dit le NPD.Page A 2 66\u2019^ Festival de Cannes La Croisette sourit à Sarah ODILE TREMBLAY à Cannes On a vu arriver la toute petite et pourtant grande Agnès Varda en se disant: «Voilà, ça peut commencer.» La cinéaste de Sans toit ni loi préside le jury d\u2019Un certain regard.Section où Sarah préfère la course de Chloé Robichaud était lancé mardi en première.Une atmosphère d\u2019abord de fébrilité.Dans la salle, plusieurs Québécois, également des critiques français et étrangers.Notre cinéma ratisse large.On l\u2019oublie parfois, pour mieux s\u2019en souvenir un mardi de mai devant l\u2019écran Debussy, au Palais des festivals.Tiens, c\u2019est rempli! Chloç Robichaud s\u2019était levée nerveuse.A la fin, son film fut chaudement applaudi.On la retrouvait plus tard au pavillon de la SODEC devant la plage, soulagée, émue, mais encore sous tension.Dans l\u2019attente des critiques.Et le film?Du bien et du flou.Ses beautés d\u2019abord: le profil hors VOIR page a 8 : SARAH Lire aussi > L\u2019au revoir de Steven Soderbergh.Page B 8 :\\ J fm .sJï VALERY HACHE AGENCE ERANCE-PRESSE La réalisatrice Chloé Robichaud et les deux principaux interprètes de Sarah préfère la course, Jean-Sébastien Courchesne et Sophie Desmarais, se prêtant à une séance de photos, mardi, à Cannes.77831303444821 A2 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 MAI 2013 ACTUALITES ASSURANCE-EMPLOI Trop de conservateurs dans le système d\u2019appel, dit le NPD GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Des anciens candidats ici, des contributeurs là: le Nouveau Parti démocratique a dénoncé mardi la trop grande présence de partisans conservateurs dans le système d\u2019appel de l\u2019assurance-emploi.I.e NPD réagissait à la publication de deux articles illustrant la tendance.Mardi, La Presse canadienne a mis au jour le fait que des dizaines de juges nommés aux conseils arbitraux de l\u2019assurance-emploi (une structure qui vient d\u2019être remplacée par le Tribunal de la sécurité sociale \u2014 TSS) ont versé des contributions au Parti conservateur dans les dernières années.Cette pratique va pourtant à l\u2019encontre du Guide à l\u2019intention des conseils arbitraux de l\u2019assurance-emploi, qui précise que les juges de ces tribunaux administratifs (qui sont nommés sur recommandation du cabinet du premier ministre) devraient éviter toute activité politique.11 est ainsi interdit de donner de l\u2019argent à un parti politique, d\u2019en être membre, d\u2019assister à un événement partisan ou de participer à des activités de financement,politique.I>es registres d\u2019Élections Canada démontrent que plusieurs juges ont fait des dons pour un total de 37000$, pendant qu\u2019ils siégeaient à des conseils arbitraux de l\u2019assurance-emploi.Un don a été acheminé au Parti libéral, le reste aux conservateurs.Onze juges ont confirmé avoir fait des dons, alors que d\u2019autres n\u2019ont pas retourné les appels de l\u2019agence de presse.Parmi les juges qui ont confirmé, aucun n\u2019était au courant de la règle interdisant les dons de nature politique.Jeudi, Le Devoir a révélé pour sa part que le vice-président du nouveau TSS, ITomi-nique M.Bellemare, a été candidat conservateur dans trois élections entre 1997 et 2008.Cette expérience politique n\u2019est pas mentionnée dans le communiqué émis par le gouvernement pour annoncer sa nomination.Sur la dizaine d\u2019employés du TSS au Québec, la moitié ont été candidats conservateurs.Alors que le NPD dénonçait ces deux situations en Chambre, le leader du gouvernement, Peter Van Iman, a répliqué mardi que les conseils arbitraux ont été remplacés par le TSS \u2014 suggérant que les questions à l\u2019égard des juges des conseils seraient caduques.Et il a soutenu que «les membres du TSS sont nommés en fonction de leurs mérites», au terme d\u2019un «processus de sélection rigoureux qui permet de déterminer qu\u2019ils ont acquis l\u2019expérience et les compétences exigées pour occuper le poste».Avec La Presse canadienne Le Devoir Pas de BPA dans les préparations pour nourrissons Voilà qui devrait rassurer les parents: aucun des 234 aliments et préparations pour nourrissons et enfants analpés par l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACLA) ne contenait de bisphénol A (BPA).«Etant donné qu\u2019aucun échantillon de cette étude n\u2019était positif à l\u2019égard du bisphénol A, aucune mesure de suivi n\u2019a pas été jugée nécessaire», précise l\u2019AClA dans un communiqué émis mardi.I>es 127 prépara- tions lactées, les 92 préparations préemballées à base de fruits transformés et les 15 échantillons de jus de fruits analysés étaient tous exempts du produit soupçonné de causer des perturbations hormonales.Sans interdire son utilisation, Santé Canada a recommandé à l\u2019industrie d\u2019utiliser les doses les plus faibles possible de BPA dans la composition des emballages alimentaires.11 est toutefois interdit d\u2019utiliser du BPA dans la fabrication des biberons.En 2009-2010, la même enquête avait identifié des traces de BPA dans 40% des échantillons analysés.Le Devoir « Je ne pouvais pas faire une allégation criminelle » Thomas Mulcair s\u2019explique au sujet d\u2019une rencontre au cours de laquelle Gilles Vaillancourt lui aurait offert de l\u2019argent MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Si Thomas Mulcair n\u2019a pas informé la police de sa réunion «inconfortable» avec l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt \u2014 au cours de laquelle ce dernier lui aurait tendu une enveloppe en proposant de V«aider» \u2014, c\u2019est parce que le chef du NPD n\u2019a pas vu de preuve irréfutable lui permettant de dénoncer quoi que ce soit aux autorités.Imrsque la police l\u2019a contacté, il a collaboré, a-t-il expliqué.Mais le gouvernement l\u2019accuse d\u2019avoir «caché» pendant 17 ans une tentative de corruption.«Je suis rentré dans une réunion.Il n\u2019a pas été question de cash./e ne pouvais pas faire une allégation criminelle », a martelé Thomas Mulcair à sa sortie des Communes, mardi, s\u2019expliquant pour la première fois depuis qu\u2019il a été révélé que le chef du Nouveau Parti démocratique a affirmé à l\u2019escouade Marteau avoir été victime d\u2019une tentative de corruption de la part de Gilles Vaillancourt alors qu\u2019il était candidat libéral au provincial, en 1994.Faute de preuve, il était «impossible» de déposer une accusation criminelle, a martelé M.Mulcair.11 a parlé en 2011, car la police l\u2019a contacté.Or, M.Mulcair n\u2019affirme pas pour autant n\u2019avoir parlé à personne des faits allégués.«Vous assumez que je n\u2019ai pas fait part de mes préoccupations à d\u2019autres personnes, et ce serait une présomption erronée.» 11 a cependant refusé de préciser avec qui il a abordé la question, référant les journalistes à sa déclaration sous serment, qui ne fait mention que de l\u2019ancien député libéral Vincent Auclair.Dans son affidavit, le chef du NPD explique avoir discuté en 2006 avec M.Auclair: «Il m\u2019a raconté quelque chose qui était très similaire pour lui à ce que j\u2019avais vécu, à une importante différence près: je ne peux pas affirmer, parce que cela serait faux, que Gilles Vaillancourt m\u2019ait jamais offert d\u2019argent.En fait, il ne m\u2019a jamais parlé de l\u2019argent, il ne m\u2019a jamais proposé ou montré de l\u2019ar- ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a affirmé qu\u2019il a raconté sa rencontre avec Gilles Vaillancourt à la police en 2011, car les policiers l\u2019avaient contacté à ce sujet.gent», détaille Thomas Mulcair dans le document remis aux policiers, et dont La Presse et le Globe and Mail ont obtenu copie.Dans sa déclaration sous serment, M.Mulcair relate que, lors d\u2019une rencontre dans une pièce isolée, M.Vaillancourt aurait offert de «l\u2019aider» tout en lui montrant une enveloppe.M.Mulcair aurait répliqué qu\u2019il n\u2019avait pas besoin de son aide, mais M.Vaillancourt aurait insisté : « \u201cNon, mais je veux t\u2019aider\u201d d\u2019un air de dire \u201ct\u2019as pas compris \u201d.» M.Mulcair se serait senti mal, aurait reculé et mis un terme à l\u2019entretien.Cette rencontre aurait eu lieu en 1994.La déclaration sous serment date de 2011.Une obligation «S\u2019il se sentait mal à l\u2019aise, il avait visiblement une impression quant à ce qui se trouvait dans l\u2019enveloppe.Il n\u2019a pas besoin d\u2019être la police.Seulement, il a un devoir et une obligation, lorsqu\u2019il est au courant, lorsqu\u2019il a des soupçons de corruption», a dénoncé le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, dont les troupes ont tapé sans exception sur M.Mulcair lors des déclarations de dépu- tés qui ont précédé la période des questions.Le chef libéral Justin Trudeau s\u2019est joint au bal de critiques, affirmant que lui, personnellement, aurait rapporté ses soupçons à la police «dans les heures ou les jours qui suivent».Le leader bloquiste s\u2019est lui aussi dit insatisfait des explications de M.Mulcair, rappelant que ce même M.Mulcair avait critiqué l\u2019ex-député bloquiste lavallois \u2014 et ex-ministre péquiste \u2014 Serge Ménard, qui avait révélé en 2010 s\u2019être fait offrir de l\u2019argent par M.Vaillancourt.M.Mulcair, qui avait du même coup nié avoir reçu une telle offre de la part de l\u2019ex-maire, s\u2019était alors dit préoccupé que M.Ménard ait attendu des années avant de parler.«Ce gars-là ne peut pas faire la leçon en 2010 [.] alors qu\u2019il a lui aussi été mis devant les mêmes faits», a accusé le chef Daniel Paillé, en réclamant au passage que M.Mulcair détaille son histoire à son tour, comme l\u2019avait fait M.Ménard, devant le comité parlementaire sur l\u2019éthique.Le Devoir Mulcair, l\u2019homme Le NPD a lancé une nouvelle campagne publicitaire, lundi, en présentant son chef de façon plus personnelle.Le message qui doit être diffusé sur les chaînes télévisées francophones et anglophones du pays reprend des extraits d\u2019une vidéo qui avait été présentée au congrès néodémocrate en avril dernier dans le but d\u2019exposer l\u2019homme qui se cache derrière le politicien de carrière, et qui demeure méconnu au pays, plus d\u2019un an après son accession à la tête du parti.M.Mulcair et son épouse Catherine Pinhas y parlent de leur rencontre et du bilinguisme de leurs enfants.L\u2019un de leurs fils vante les «bonnes valeurs» qui lui ont été transmises.Le message se termine avec un passage du discours du chef à ses troupes, ce printemps, alors qu\u2019il leur lançait «nous méritons mieux, nous allons faire mieux», pour se clore avec le slogan du parti: «Travaillons ensemble.On continue».CE SOIR* 19 H 30 EMPBSION INTERACTIVE TV5.fca/duo Cheveux, blondeur et beauté avec Sophie Prégent LA BEAUTE sous TOUTES SES FACES 13 INVITES 13 SUJETS K Foire de l'environnement et de l'écohabitation 2013 L^événement environnemental n° 1 au Québec Parc olympique 220 EXPOSANTS 30 CONFÉRENCES 25 et 26 mai Esplanade Financière Sun LiFe LA SOIREE DES SAGES avec MAUDE BARLOW SERGE BOUCHARD LAURE WARIDEL PAULINE D'AMBOISE 24 mai 119 h LA SOIREE DES MOINS SAGES avec Les Zapartistes 25 mai à 19 h CONFÉRENCE de Riccardo Petrella 25 mai à 17 h AI MIT Desjardins Mercier Hochelaga-Maisonneuve Montréal Développtmtnt durable.Environnement, Feuneet Parcs Québec H H ECOSPHEREI LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 MAI 2013 A3 ACTUALITES L\u2019esprit de la loi r À Manon CORNELLIER à Ottawa Au cours des derniers jours, le premier ministre Stephen Harper a encaissé le pire coup de ses sept années au pouvoir.Sur le point de remanier son cabinet et de préparer un discours du Trône, il se retrouve sans son homme de confiance et chef de cabinet, Nigel Wright.Et il doit défendre fintégrité de ce dernier parce qu'il est venu financièrement à la rescousse d'un sénateur à l'éthique élastique.Mardi matin, M.Harper a à la fois esquivé et abordé le sujet devant son caucus.Il a dit être profondément contrarié par la conduite de certains parlementaires et celle de son propre bureau.Mais sur ce dernier, il n'a plus rien dit, préférant parler de la réforme du Sénat et rappeler à l'ordre l'ensemble du parti et du caucus.M.Harper se dit déçu, lui dont le premier geste a été de faire adopter une Loi sur la responsabilité qui resserrait les règles de financement des partis politiques, soumettait une quinzaine d'institutions à la Loi sur l'accès à l'information, musclait un peu plus les règles en matière de lobbying, créait le bureau du directeur parlementaire du budget et ainsi de suite.Déçu aussi parce qu'il a maintes fois présenté des projets de loi pour élire les sénateurs et limiter leur mandat.Il est vrai que la Loi sur la responsabilité a mis fin à bien des échappatoires, mais ce même gouvernement en a fréquemment oublié l'esprit.Les exemples abondent.Depuis sa création, le bureau du directeur parlementaire du budget a fait face à une obstruction systématique en matière d'information.Les délais en matière d'accès à l'information ont atteint des records.Les règles d'attribution de contrats de publicité ont été changées, mais sans que cela mette fin à la publicité inutile et coûteuse, comme celle dont on nous abreuve actuellement.L'une d'entre elles fait même la promotion d'un programme qui pourrait ne pas voir le jour.La première commissaire à l'intégrité du secteur public était si complaisante à l'endroit du gouvernement que les dénonciations étaient sans effet.Il a fallu un rapport cinglant du vérificateur général pour que le gouvernement remette son bureau sur les rails.M.Harper a insisté mardi sur ses promesses de transparence et d'intégrité faites durant la campagne de 2006.C'est pourtant durant cette même campagne que son parti a eu recours au stratagème du in and oui afin de pouvoir dépenser au-delà de la limite permise.Le Parti conservateur a combattu le Directeur général des élections pendant des années avant de finalement plaider coupable.Ce gouvernement a interdit les dons d'entreprises aux partis politiques, mais a défendu le ministre démissionnaire Peter Penashue, qui a pourtant accepté de telles contributions durant la campagne de 2011.M.Harper aimerait ramener toute l'attention sur le Sénat en insistant sur sa réforme qui languit.Il se plaint qu'elle n'aboutisse pas, mais s'il y avait vraiment tenu, il aurait, dès la première heure, demandé son avis à la Cour suprême, comme le demandaient plusieurs provinces.Il aurait depuis longtemps sa réponse.Il ne s'est tourné vers la plus haute cour du pays qu'après avoir obtenu un mandat majoritaire.En d'autres mots, quand il ne pouvait plus blâmer l'opposition pour sa lenteur à agir.Dans l'esprit de sa réforme, il avait promis de ne nommer que des sénateurs élus, mais le grand nombre de vacances menaçait à un certain moment de rendre la Chambre haute dysfonctionnelle.Il ne s'est toutefois pas contenté de résoudre ce problème ni de s'assurer d'avoir une majorité, il a continué à combler chaque vacance qui s'est présentée par la suite, se souciant bien peu de la qualité du travail à accomplir.Les sénateurs qui le mettent aujourd'hui dans l'embarras ont été nommés par nul autre que lui.Si la responsabilité est si importante à ses yeux, il nous doit quelques explications.Pourquoi a-t-on caché le paiement de M.Wright au sénateur Mike Duffy?Ce paiement est-il contraire ou non à la loi?Et pourquoi est-ce le conseiller juridique de son bureau.Benjamin Perrin, qui a conclu, avant de quitter ses fonctions en avril, un accord avec l'avocat de M.Duffy, un accord qui mentionnait qu'en échange du remboursement des allocations injustifiées, le rapport final ménagerait le sénateur.Ce qui fut fait, selon le réseau CTV, qui a eu copie de la version originale, beaucoup plus catégorique.Y aurait-il eu ingérence du bureau du premier ministre?«Quiconque veut utiliser une charge publique pour son propre bénéfice devrait changer de plan ou, encore mieux, quitter cette salle», a-t-il dit mardi.L'histoire nous montre cependant que le premier réflexe de son gouvernement est de montrer rapidement aux barricades quand un des siens est accusé de contrevenir aux règles.Cette affaire risque d'entacher de façon tenace l'image du gouvernement.M.Harper doit dire sans détour ce qu'il savait et ce qu'il pense du rôle joué par son chef de cabinet et son ancien conseiller juridique.La transparence, ça veut aussi dire rendre des comptes.La Loi sur la responsabilité ne l'y force pas, mais ce serait en accord avec son esprit.Davantage, en tout cas, que de se taire.mcornellier@ledevoir.com Commission Charbonneau 2,7 millions pour le PRO des Lavallois BRIAN MYLES Ly ultime responsable de la collusion et de la ' corruption à Laval porte un nom: Gilles Vaillancourt.L'ex-maire, accusé d'avoir dirigé un gang criminel formé des anciens fonctionnaires Claude Asselin et Claude Déguisé, était à ce point impliqué dans la collusion qu'il demandait à un collecteur de ristournes, Roger Desbois, qui étaient «les meilleurs et les pires payeurs» pour le bénéfice de son parti.Grâce au travail du facilitateur Desbois, le PRO des Lavallois a empoché des dons illégaux de 2,7 millions de dollars de 2003 à 2009.«Tous ces montants collectés étaient pour le PRO des Lavallois», a dit M.Desbois, mardi, à la commission Charbonneau.Les sommes correspondent à une ristourne de 2% sur la valeur des contrats de construction accordés à 20 entreprises.Les plus gros joueurs du cartel étaient Simard Beaudry et Louisbourg, deux firmes appartenant à Tony Accurso.«Il [Gilles Vaillancourt] était au courant du rôle que je jouais.Il m'a dit simplement en ces termes: \u201cDonne-les pas tous au meme\u201d», a relaté M.Desbois.M.Vaillancourt s'est aussi assuré que M.Desbois rétribue les fonctionnaires Gaétan Turbide et Jean Roberge (les actuels numéros 1 et 2 de la fonction publique lavalloise) dans cette culture généralisée de pots-de-vin et de ristournes.Sur instruction du maire, l'ingénieur a versé 20000$ à M.Roberge et de 110000$ à 130000$ à M.Turbide.La commission Charbonneau a mis des mois avant de mettre en cause le président du comité exécutif de Montréal, Lrank Zampino, dans le volet de ses travaux portant sur Montréal.Dans le cas de Laval, elle est remontée jusqu'à l'ex-maire Vaillancourt dès la présentation de son deuxième témoin, Roger Desbois.L'ingénieur à la retraite de Tecsult (aujourd'hui AECOM) a collaboré à l'enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) sur Laval.Son nom figure sur la liste des coconspirateurs, mais il n'a pas été accusé.Mine de rien, M.Desbois a impliqué dans des malversations 18 des 37 accusés du projet Honorer.Il s'agit de 13 entrepreneurs, de l'ex-maire Vaillancourt, des ex-fonctionnaires Claude Asselin et Claude Déguisé et des avocats Jean Bertrand d'agent officiel du PRO des Lavallois) et Pierre L Lambert (un associé de Dunton Rainville).À coup de millions Roger Desbois n'est pas l'instigateur de la collusion et de la corruption à Laval.Il n'est qu'un JACQUES NADEAU LE DEVOIR Roger Desbois Non à Chevrette La commission Charbonneau a débouté l'ex-ministre des Transports, Guy Chevrette, sur toute la ligne.Elle lui refuse le statut de participant, elle refuse de devancer son témoignage et elle refuse enfin que ses avocats (et ceux de son ami, Gilles Beaulieu) interrogent le collecteur de fonds Gilles Cloutier.La commission estime que M.Chevrette ne sera pas en mesure de contribuer à l'avancement des travaux.Son intérêt se limite à un désir de rétablir sa réputation, après que M.Cloutier l'eut impliqué dans le versement d'un pot-de-vin de 100000$.M.Cloutier a déclaré avoir remis une première tranche de 25000$ à M.Beau-lieu, sachant que le bénéficiaire était l'ex-mi-nistre péquiste.La commission reconnaît que des réputations peuvent être écorchées par ses travaux, mais elle entend conserver la pleine maîtrise de son agenda.M.Chevrette sera entendu à une date ultérieure.rouage, parmi tant d'autres, qui a été appelé à prendre la relève de son patron, Marc Gendron, lorsque celui-ci a pris sa retraite en 2002.M.Desbois a accepté à reculons de collecter les ristournes de 2 % auprès des entrepreneurs en construction pour «dépanner» Tecsult (rachetée par AECOM en 2008).La firme réalisait le quart de son chiffre d'affaires à Laval.Le directeur général de la Ville, Claude Asselin, l'a prévenu que la part de marché de Tecsult fonderait à 15% s'il refusait de reprendre le rôle laissé vacant par le départ de M.Gendron.L'ingénieur entreposait les enveloppes brunes dans la voûte de Tecsult.Il attendait d'avoir au moins 200000$ en sa possession, parfois même 400000$, avant d'effectuer ses livraisons à ses interlocuteurs du PRO, deux avocats associés de longue date au parti.Il a remis 700000$ à l'agent officiel, Jean Bertrand, et deux millions à Pierre L.\tLambert, un associé de Dunton Rainville.Le cabinet a obtenu des contrats de plus de 25 millions à Laval en 12 ans.M.Desbois bénéficiait de l'aide de Claude Déguisé.L'ex-directeur général de l'ingénierie lui remettait des listes de projets avec des «x» à côté des entrepreneurs impliqués dans le partage des contrats.«Je devais collecter auprès de ces entrepreneurs», a dit M.Desbois.Après le départ de M.Déguisé en 2008, M.\tDesbois s'est heurté à un manque de collaboration de la part de son successeur, Jean Roberge.Il a donc cumulé les tâches de collecte des ristournes et de partage des contrats jusqu'à ce qu'il mette fin à ses activités illégales, en novembre 2009, par crainte de tomber dans les filets de l'escouade Marteau.«Je trouvais ça dangereux», a-t-il dit.Au départ, il n'éprouvait aucun malaise à collecter des ristournes, une fonction qu'il a décrite avec banalité.«Je ne sentais pas de gravité à accepter ce poste», a-t-il dit.En 2002, la collusion et la corruption ne faisaient pas partie de ses préoccupations.«Je n'étais pas sensibilisé à ça.Je vous dis la vérité», a-t-il insisté.Négociations au sommet Roger Desbois a négocié directement avec le maire Vaillancourt sa commission pour son travail.Il espérait 5%.Le maire lui a proposé 7,5%, une offre qu'il a aussitôt revue à la hausse, pour lui dire : «Prends 10 %.» M.Roberge a ainsi mis de côté 106200$ pour lui-même dans la voûte de Tecsult.Il a remis 81000$ aux enquêteurs de l'escouade Marteau.Les entrepreneurs se sont également montrés généreux, lui offrant séparément des pots-de-vin d'une valeur totale de 400000$ au fil des ans.C'est l'équivalent d'une commission de 8 à 10% sur les extras qu'il accordait aux entrepreneurs membres du cartel sur les chantiers de la Ville.Encore là, le témoin a remis 300000$ aux enquêteurs.A lui seul, l'ingénieur à la retraite a fait une remise totale de 381000$, sur des pots-de-vin de 506200$.Eait à souligner, l'UPAC a saisi, lors du projet Honorer, un total de 495000$ en liquide.L'essentiel des saisies auraient donc été réalisées grâce à un seul homme, Roger Desbois.Le Devoir k CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Les enquêteurs de la commission Charbonneau ont rencontré Daniel Ratthé pour Tinformer que des sommes d\u2019argent comptant avaient été remises à l\u2019organisateur de sa campagne à la mairie de Blainville en 2005.Le député, qui siège désormais comme indépendant, estime «faire les frais de dommages collatéraux».Ratthé exclu du caucus de la CAQ JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Exclu du caucus caquiste pour une histoire de financement illégal alors qu'il briguait la mairie de Blainville, le député Daniel Ratthé défend son intégrité, affirmant «faire les frais de dommages collatéraux».«Jamais, au grand jamais, je n'ai été témoin d'une contribution illégale durant ma campagne électorale de 2005 à Blainville, a affirmé Daniel Ratthé lors d'un point de presse en fin de journée mardi.Ces allégations ne me touchent pas directement.Cependant, comme j'étais le chef du parti, je dois dire que ça me touche évidemment indirectement.» Quelques heures auparavant, son chef, Erançois Legault, avait annoncé son exclusion du caucus caquiste en raison des «allégations extrêmement sérieuses» qui sont attendues à la commission Charbonneau.Selon la Coalition avenir Québec, les enquêteurs de la commission ont rencontré Daniel Ratthé en matinée mardi pour l'informer que des sommes d'argent comptant avaient été remises à l'organisateur de sa campagne électorale de 2005.Ce dernier a informé Erançois Legault de la nature des allégations.«Nous souhaitons que M.Ratthé fasse toute la lumière sur le financement de sa campagne à la mairie, qu'il défende son intégrité, a expliqué le chef de la CAQ en point de presse.Mais, entre-temps, je lui ai demandé de ne plus siéger au caucus de la CAQ.» Le député de Blainville «accepte» la décision de son chef Erançois Legault, disant qu'il se devait d'être «conséquent» puisqu'il avait lui-même réclamé, il y a quelques années, le retrait de certains élus municipaux faisant l'objet de telles allégations.«Je mettrai tous mes efforts et toutes mes énergies à faire la lumière sur ces allégations afin de réintégrer le caucus de la Coalition avenir Québec le plus rapidement possible.» D'ici là, il entend continuer de siéger à l'Assemblée nationale comme député indépendant.Pierre Gingras responsable Devant les journalistes qui le pressaient de question, Daniel Ratthé a admis que c'est l'ancien maire Pierre Gingras qui était responsable de sa campagne de financement au moment des faits invoqués.Pierre Gingras a été nommé par au moins deux témoins ces dernières semaines pour avoir reçu des fonds illégaux.Daniel Ratthé a été conseiller au sein de l'équipe du maire Pierre Gingras de 2001 à 2005, avant de prendre les rênes du parti de l'Action civique, à la suite du départ de ce dernier en 2005.Il a perdu ses élections et le parti s'est sabordé l'année suivante.Pierre Gingras a par la suite été élu député de Blainville pour l'Action démocratique du Québec en 2007, mais a été défait par Daniel Ratthé, qui s'est présenté, en 2008, pour le Parti québécois.Soupçonné de flirter avec la CAQ, Daniel Ratthé a été exclu du caucus péquiste en novembre 2011.Il a été réélu en septembre 2012 sous la bannière caquiste.Il siège aujourd'hui, pour la seconde fois en deux ans, comme député indépendant.Le Devoir Rotiroti présente un projet de loi sur l\u2019immigration Québec \u2014 La porte-parole libérale en matière d'immigration, Eilomena Rotiroti, a présenté mardi le projet de loi 394 modifiant la Loi sur l'immigration, afin de favoriser l'intégration des nouveaux arrivants.Le projet de loi prévoit notamment d'accorder plus de points dans la grille de sélection à des candidats dont la formation coïncide avec les pénuries de main-d'œuvre, a expliqué la députée.La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Diane De Courcy, a salué cette initiative, signalant que la députée «fait écho d'ailleurs à une grande partie des 18 mesures» que la ministre a annoncées en décembre.Comme pour tout projet de loi présenté par l'opposition, il y a peu de chances, sinon aucune, que le gouvernement appelle ce projet de loi pour qu'il soit étudié.Le Devoir Plus de 37 000 noms contre le projet de loi 14 Québec \u2014 Le député de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, a présenté mardi une pétition comptant 37 749 signatures pour s'opposer au projet de loi 14 visant à renforcer la place du français au Québec.La pétition rejette le projet de loi, défendu par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, parce qu'il faut «assurer qu'il n'y aura plus de limites sur les droits des minorités, ni de fardeau bureaucratique additionnel», et que soient maintenues «les relations harmonieuses actuelles».Il s'agit de la sixième pétition électronique quant au nombre de signataires, depuis que le site Web de l'Assemblée nationale accueille ce type de pétition, en 2009.La pétition qui a recueilli le plus grand nombre de signatures, soit 247 379, demandait en 2011 la démission de Jean Charest.Le Devoir Bain renonce à l\u2019enqnête préliminaire Richard Henry Bain a finalement décidé de mettre un terme à son enquête préliminaire.Bain, qui se représente lui-même, a renoncé mardi à son enquête préliminaire pendant que celle-ci était toujours en cours, comme il en a le droit.C'est donc dire qu'il sera directement cité à son procès.L'enquête préliminaire était frappée d'un interdit de publication total, qui empêchait les médias de rapporter non seulement les éléments de preuve mais également tout ce qui pouvait se passer dans la salle d'audience, ainsi que les raisons justifiant cette ordonnance émise par le juge Pierre Labelle.Bain reviendra devant la cour le 3 septembre, à l'ouverture des assises, oû une date sera fixée pour le choix d'un jury.La Presse canadienne A4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 MAI 2013 ACTUALITES Un ciel propre DACl\u2019.'^^v as**\" JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des militants écologistes, dont Steven Guilbeault, d\u2019Équiterre, ont manifesté devant le siège de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OAGI), mardi à Montréal, pour demander l\u2019adoption d\u2019un plan musclé de réduction des gaz à effet de serre.Les émissions de carbone provenant du secteur de l\u2019aviation, qui équivalent à près de 5% du total mondial, sont en forte progression, ont dénoncé les manifestants.La semaine dernière, environ 200 délégués de 44 pays se sont rencontrés au siège de l\u2019OACI pour discuter des changements climatiques.L\u2019agence travaille à l\u2019élaboration d\u2019une proposition qui permettrait de réduire les émissions des transporteurs aériens.Course contre la montre en Oklahoma Moore \u2014 Des secouristes fouillaient mardi les décombres d\u2019une banlieue d\u2019Oklahoma City à la recherche de survivants de la tornade monstrueuse qui a aplati des maisons et démoli une école primaire.Les autorités ont révisé à la baisse le bilan des décès à 24 personnes, par rapport à 51 décès annoncés plus tôt.Elles ont toutefois averti que le bilan était appelé à augmenter.Au moins neuf enfants étaient parmi les victimes.La gouver-neure de l\u2019Oklahoma, Mary FaUin, a indiqué que les autorités ne savaient pas combien de personnes manquaient toujours à l\u2019appel, mais qu\u2019elles avaient promis (le retrouver chaque résidant.A Washington, le président Barack Obama a promis de l\u2019aide d\u2019urgence gouvernementale.La tempête a réduit des résidences à des piles de bois et laissé des pâtés de maisons entiers complètement vides à Moore, une municipalité de 41000 personnes située à 16 kilomètres au sud d\u2019Oklahoma City.Associated Press Rob Ford demeure silencieux sur l\u2019« affaire du crack» Toronto \u2014 Le controversé maire de Toronto, Rob Ford, n\u2019a pas voulu commenter, mardi, les allégations selon lesquelles il aurait été filmé en train de fumer du crack.Plusieurs espéraient que M.Ford commenterait la plus récente controverse à entacher son mandat, lorsqu\u2019il est revenu à l\u2019hôtel de ville mardi, après la longue fin de semaine.Mais le premier magistrat a quitté les lieux en milieu d\u2019après-midi sans faire de déclaration publique à propos de la vidéo présumée.Pendant ce temps, à Queen\u2019s Park, la première ministre, Kathleen Wynne, a fait part de ses inquiétudes à propos de la tempête qui frappe toujours le maire de la métropole.«n est inquiétant à mes yeux que des problèmes, qu\u2019ils soient personnels ou non, puissent interférer avec le travail d\u2019un gouvernement municipal, qui œuvre au bien-être des citoyens, a-t-elle déclaré.Quels que soient ces problèmes, ils doivent être résolus le plus rapidement possible, afin que le conseil municipal et sa direction puissent continuer à diriger la Ville.» La Presse canadienne L\u2019accès au Jardin botanique au menu du comité exécutif Les membres du comité exécutif de la Ville de Montréal discuteront ce mercredi de l\u2019accès au Jardin botanique lors des Mosaïcultures, qui se dérouleront du 22 juin au 29 septembre prochains.L\u2019organisme qui gère le site.Espace pour la vie, leur soumettra une proposition afin d\u2019améliorer l\u2019accès aux jardins extérieurs, qui accueilleront l\u2019événement international d\u2019œuvres horticoles.Le mois dernier, les citoyens qui ont l\u2019habitude de fréquenter le Jardin botanique grâce à la carte Accès Montréal ont été avisés qu\u2019ils perdraient leur privilège lors des Mosaïcultures et qu\u2019ils allaient devoir payer pour avoir accès à cette oasis de verdure, qui fait leur bonheur durant la saison chaude.La décision a créé une vague de mécontentement qui a été entendue par les élus.Une décision sera prise lors de la séance du comité exécutif prévue mercredi.Le Devoir Sudoku par Fabien Savary 7\t\t\t\t\t\t\t\t \t6\t\t\t\t7\t9\t\t \t\t\t\t1\t8\t3\t\t7 \t\t\t\t\t5\t\t\t6 3\t\t\t\t8\t\t4\t9\t 1\t\t4\t6\t9\t\t7\t\t8 \t9\t\t2\t\t\t5\t\t \t4\t\t\t\t9\t2\t\t 8\t\t2\t\t\t4\t\t7\t Niveau de difficulté : MOYEN Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.2381 Solution du dernier numéro 2\t5\t6\t1\t9\t8\t4\t7\t3 1\t7\t8\t4\t2\t3\t5\t9\t6 9\t3\t4\t6\t5\t7\t8\t1\t2 6\t2\t3\t9\t1\t5\t7\t8\t4 8\t1\t7\t2\t3\t4\t6\t5\t9 5\t4\t9\t7\tç\te\t2\t3\t1 4\t9\t2\t5\t7\t1\t3\t6\t8 7\t8\t1\t3\t6\t2\t9\t4\t5 JL\t-S.\t.5.\tS\t4\t.2.\t1\t2\t7 2380 Montréal estime avoir ralenti l\u2019agrile La Ville a abattu 50 arbres infestés et 1105 frênes ont été traités préventivement JEANNE CORRIVEAU agrile du frêne poursuit ' sa progression dans la métropole et sept nouveaux foyers d\u2019infestation ont été découverts en 2012, mais la Ville de Montréal estime que, grâce à sa stratégie, elle a pu ralentir la dispersion de l\u2019insecte ravageur.Dépistage précoce, abattage sélectif et injection de biopesticides pour les frênes situés dans un rayon de 200 à 500 mètres des arbres infectés : voilà la meilleure recette pour lutter contre l\u2019agrile, soutient la Ville.«On ne parle pas d\u2019éradiquer l\u2019insecte, mais de ralentir sa progression», convient toutefois Josée Duplessis, responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville.En Amérique du Nord, 80 millions de frênes ont disparu à cause de l\u2019insecte originaire de l\u2019Asie.L\u2019enjeu est important pour Montréal, puisqu\u2019un arbre de rue sur cinq est un frêne.Détecté pour la première fois en juillet 2011 dans Hochelaga-Mai-sonneuve, l\u2019agrile du frêne a étendu son territoire.Treize foyers d\u2019infestation ont été répertoriés, (lont sept nouveaux en 2012.A l\u2019heure actuelle, Mercier-Hochelaga-Maison-neuve et Ahuntsic-Cartier-ville sont les arrondissements les plus touchés.Pire à Gatineau Depuis 2011, la Ville de Montréal a abattu 50 arbres infestés et 1105 frênes de rue ont été traités au TreeAzin, un insecticide végétal.Une somme de 1,8 million a été consacrée à la bataille contre l\u2019agrile «On va voir avec le temps ce qui va se passer, mais on est convaincu qu\u2019on a déjà pu ralentir l\u2019insecte sensiblement par rapport à ce qui se voit ailleurs, comme à Ottawa ou Gatineau, a expliqué mardi Anthony Daniel, de la Direc- tion des grands parcs à la Ville de Montréal.À Gatineau, c\u2019est la désolation complète.Il y a des arbres morts un peu partout.» Jean-Pierre Martel, horticulteur et fondateur de Bio-Horti-centre Méristème, n\u2019est guère optimiste pour les frênes de Gatineau.Selon lui, la Ville de Gatineau a trop tardé à agir: «Depuis les années 2000, on l\u2019a avertie que ça s\u2019en venait.Je pense qu\u2019elle avait l\u2019impression qu\u2019il y avait un filet au-dessus de la ville et que l\u2019agrile passerait par-dessus.Mais là, pour la grande majorité du territoire, il est trop tard.Ça va faire mal.» La ViUe de Gatineau confirme avoir abattu plus de 700 frênes l\u2019an dernier et avoir traité 778 arbres au TreeAzin depuis 2011.Un bilan de la situation sera présenté au conseil municipal au cours des prochaines semaines.«Ça s\u2019en vient» Des émondeurs et des ingénieurs forestiers consultés par Le Devoir estiment qu\u2019il est difficile d\u2019avoir une idée précise de la propagation de l\u2019agrile dans la région de Montréal.Outre Montréal, l\u2019insecte est présent à Laval et à Longueuil.«La majorité des émondeurs privés ne voient pas souvent d\u2019arbres infestés par l\u2019agrile.Ce n\u2019est pas encore l\u2019infestation totale, mais j\u2019ai l\u2019impression que ça s\u2019en vient», a indiqué l\u2019un d\u2019eux.La Ville de Montréal invite d\u2019ailleurs les propriétaires à la vigilance, car, si on estime à 200000 le nombre des frênes sur le domaine public, on ignore le nombre exact de ces arbres sur les terrains privés.L\u2019agrile ne peut être éradiqué, mais la Ville de Montréal souhaite gagner du temps en attendant la mise au point d\u2019une arme plus efficace.Plusieurs agents de lutte biologique sont à l\u2019étude ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR À Montréal, un arbre de rue sur cinq est un frêne.aux États-Unis, a indiqué Anthony Daniel.Des guêpes qui s\u2019attaquent à l\u2019agrile et des champignons pathogènes, testés à Montréal l\u2019an dernier, sont mis à l\u2019essai.Des chercheurs tentent aussi de comprendre pourquoi le frêne américain est affecté par l\u2019agrile, alors que les frênes asiatiques y résistent beaucoup mieux.Le Devoir SOURCE VILLE DE MONTRÉAL L\u2019agrile du frêne, un insecte originaire de l\u2019Asie, a déjà causé la mort de 80 millions de frênes en Amérique du Nord.RAPPORT DU CONSEIL DES SCIENCES, DE LA TECHNOLOGIE ET DE L\u2019INNOVATION IVop peu d\u2019efforts des entreprises AMELIE DAOUST-BOISVERT Le Canada a encore du chemin à faire pour se classer parmi les leaders mondiaux de la science et de la technologie, selon le Conseil des sciences, de la technologie et de l\u2019innovation, qui a publié mardi son 3® rapport sur le sujet depuis 2008.Notamment, les entreprises canadiennes devraient faire de plus grands efforts: investir davantage dans les technologies de l\u2019information, miser sur la recherche et le développement et engager des titulaires de doctorat, propose le conseil.Le rendement des entreprises «est décevant», écrit le conseil.Le Canada ne de- vrait pas «se satisfaire du statu quo ni de progrès graduels», selon les auteurs du rapport Etat des lieux en 2012.Les dépenses en recherche et développement des entreprises canadiennes «ont diminué de façon presque constante dans les dernières années», selon le rapport, ce qui classe le Canada en milieu de peloton des pays membres de l\u2019OCDE.Pourquoi ne pas intégrer davantage de doctorants dans les industries, moyennant une subvention de quelques années, propose Heather Munroe-Blum, principale et vice-chance-lière de l\u2019Université McGill, qui siège au comité.«Une de nos suggestions est de former plus de doctorants en sciences et en gé- nie.Mais il faut aussi que l\u2019industrie en tire parti, explique-t-elle.Les incitatifs actuels ne semblent pas fonctionner.» Selon M™® Munroe-Blum, les autres pays investissent beaucoup plus vigoureusement que le Canada pour se placer dans l\u2019économie du savoir.La recherche universitaire La recherche universitaire aussi perd du terrain, passant du 3® rang mondial en 2006 au 9® en 2011 en matière d\u2019investissements exprimés en pourcentage du PIB.Malgré tout, les scientifiques canadiens sont à l\u2019origine de 4,4% des publications scientifiques mondiales.Les 18 membres du Conseil des sciences, de la technologie et de l\u2019innovation, mis sur pied en 2007, ont pour mandat de conseiller le gouvernement fédéral.Contrairement à certaines critiques entendues après l\u2019annonce récente du changement d\u2019orientation du Conseil national de recherches du Canada, qui devra miser sur la recherche appliquée et les partenariats avec l\u2019industrie, la décision est vue d\u2019un bon œil par les auteurs du rapport.«Mais il faut augmenter le financement direct pour appuyer l\u2019innovation des entreprises», écrivent les auteurs du rapport.Le Devoir Spécialistes / *.sante www.cliniquesantecapillaire.com SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficuité par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Perte de cheveux Soins capillaires pour hommes et femmes de tous âges Approche santé globale Contrôle du stress Problèmes chroniques de santé de peau Évitez : les massages du cuir chevelu, informez-vous.Micheline Grimard infirmière, naturopathe 45 ans d\u2019expérience Le CSC.un Concept Santé Complet.514 289-9762 Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Élyes Ben M'rad au 514 985-3457 ou ebenmrad@ledevoir.com Forêt boréale : les négociations avec Résoin sont rompnes Trois ans d\u2019efforts pour protéger la forêt boréale au Canada sont compromis alors que les négociations sont dans l\u2019impasse quant aux portions de territoire devant être protégées.Des groupes environnementaux et Produits forestiers Résolu ont fait savoir mardi que leurs négociations dans le cadre de l\u2019Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC) étaient rompues.Déjà, Greenpeace et la coalition Canopy s\u2019étaient récemment retirés des discussions, prétextant qu\u2019il n\u2019y a eu aucun résultat depuis 2010.La Société pour la nature et les parcs et ForestEthics ont maintenant dit «suspendre leurs travaux» avec Résolu, tout en «demeurant engagés» dans la poursuite des travaux avec d\u2019autres compagnies signataires.Résolu a déclaré mardi être déçue de l\u2019incapacité des différents intervenants de s\u2019en- tendre sur un plan pour trouver un équilibre entre les efforts de conservation et les considérations sociales et économiques.Le chef de la direction Richard Garneau estime toutefois que les communautés rurales et nordiques ainsi que les Premières Nations «ont déjà suffisamment payé le prix des défis économiques et de la concurrence auxquels l\u2019industrie a fait face au cours de la dernière décennie».Les pourparlers ont commencé en 2010 lorsque sept organisations environnementales et 19 compagnies forestières ont convenu de se pencher sur les moyens de protéger le caribou des bois, une espèce menacée, tout en permettant l\u2019accès aux entreprises à 72 millions d\u2019hectares de forêt publique.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 MAI 20IS A5 LE MONDE Plus de femmes dans les prisons afghanes Un groupe de défense des droits de la personne a révélé, mardi, que le nombre de femmes et de fdles afghanes emprisonnées pour des «crimes moraux» avait considérablement augmenté durant les derniers 18 mois.Selon Human Rights Watch (HRW), cette hausse pourrait vouloir dire que les autorités afghanes ne ressentent plus le besoin de protéger les droits acquis par les femmes alors que les troupes internationales sont sur le point de se retirer complètement de l\u2019Afghanistan.La plupart des effectifs étrangers auront quitté le pays d\u2019ici la fin de 2014 plus de 10 ans après avoir renversé le régime des talibans, qui sont connus pour traiter durement les femmes.L\u2019organisme a affirmé mardi que le nombre d\u2019Afghanes emprisonnées pour fugue ou adultère avait fait un bond de 50% au cours des derniers 18 mois pour s\u2019établir à 600.HRW a exhorté le président afghan, Hamid Karzaï, à interdire l\u2019emprisonnement des filles ayant fui leur domicile.Associated Press États-Unis: un test de missile Les Etats-Unis devaient procéder mardi au lancement d\u2019un missile balistique intercontinental QCBM), un test qui avait été reporté en avril pour éviter d\u2019envenimer la crise avec la Corée du Nord, a annoncé l\u2019armée de l\u2019air américaine.Le missile Minuteman 111, non équipé de sa charge nucléaire, devait décoller de la base de Vandenberg (Californie) vers l\u2019atoll de Kwajalein dans le Pacifique, à près de 7000kilomètres de distance.Les Etats-Unis comptent quelque 450 missiles Minuteman 111 répartis dans des silos sur les bases de Minot, de Warren (Wyoming) et de Malmstrom (Montana).Assoeiated Press Suicide d\u2019une figure de l\u2019extrême droite à Notre-Dame de Paris Une figure de l\u2019extrême droite française, l\u2019écrivain Dominique Venner, 78 ans, s\u2019est suicidé mardi avec une arme à feu devant l\u2019autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris, provoquant l\u2019évacuation sans incident d\u2019une foule de plus d\u2019un millier de touristes.Dominique Venner, historien, essayiste et militant de la mouvance d\u2019extrême droite radicale depuis plus de 50 ans, dans un post publié mardi sur son blog, renouvelait son opposition à la «loi infâme» autorisant le mariage et l\u2019adoption aux couples homosexuels, promulguée samedi en Prance.Mais il jugeait aussi que qu\u2019il ne fallait pas «se limiter au refus du mariage gay», et que le vrai «péril» était «l\u2019immigration afro-maghré-bine», qu\u2019il assimilait à un «grand remplacement de la population de la France et de l\u2019Europe».Agenee Franee-Presse RDC: combats entre l\u2019armée et le M23 Quinze rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont été tués et 21 blessés, tandis que l\u2019armée congolaise a enregistré 4 morts et 6 blessés au cours de combats lundi près de Goma, dans l\u2019est de la République démocratique du Congo.La reprise des combats entre armée et rebelles intervient avant l\u2019arrivée mercredi du secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon.Agenee Franee-Presse \\V9\u2019 \u2022 Un jeune rebelle syrien fuyait les tirs de l\u2019armée mardi à Deraa.Syrie : le Hezbollah envoie des renforts à Qousseir AGENCE ERANCE-PRESSE Le Hezbollah libanais a envoyé de nouvelles troupes d\u2019élite pour s\u2019emparer de la ville stratégique sju\u2019ienne de Qousseir, son interveption dans le conflit suscitant l\u2019inquiétude des Etats-Unis tandis que fUnion européenne envisage de mettre sa branche armée sur la liste des organisations terroristes.Ces développements interviennent à la veille d\u2019une réunion à Amman du groupe des Amis de la Syrie \u2014 qui réunit des pays soutenant l\u2019opposition au régime de Bachar al-As-sad \u2014 visant à préparer la conférence de paix iqternationale initiée par la Russie et les Etats-Unis.Selon une source au sein des services de sécurité syriens, de violents accrochages se déroulaient dans le nord de Qousseir où s\u2019est regroupée la plus grande partie des insurgés.«Au moins 31 combattants du Hezbollah ont été tués depuis dimanche ainsi que 76 rebelles» dans cette ville de l\u2019ouest du pays, a affirmé l\u2019Qbservatoire syrien des droits de l\u2019Homme (QSDH).Seulement «neuf soldats et trois miliciens pro-régime ont péri, ce qui prouve clairement que c\u2019est le Hezbollah qui mène l\u2019assaut», a affirmé le directeur de l\u2019QSDH, Rami Abdel Rahmane, en faisant également état de la mort de huit civils.«Le Hezbollah a acheminé de nouvelles troupes d\u2019élite [à Qousseir].Il a fait de nombreux prisonniers parmi les rebelles, dont des non Syriens», a ajouté une source proche du parti armé libanais.Le Eonds des Nations unies pour l\u2019enfance (UNICEE) a lancé un cri d\u2019alarme appelant à la protection des milliers de civils, dont de nombreux enfants, pris au piège.La situation est désespérée à Qousseir, a déclaré une porte-parole.Pour Waddah Charara, professeur de sociolo-^e à l\u2019Université libanaise, le Hezbollah chiite est impliqué dans «la bataille car cette ville est \\a «Cette ville est la porte par laquelle passent les hommes et l\u2019armement vers le nord du Liban et du nord du liban vers la Syrie» porte par laquelle passent les hommes et l\u2019armement vers le nord du Liban et du nord du Liban vers la Syrie».Qr, explique l\u2019auteur de L\u2019Etat Hezbollah, «Tripoli est un bastion de l\u2019opposition sunnite au Liban et en fermant cette porte il affaiblit ses principaux adversaires libanais, d\u2019où l\u2019importance de la prise de la ville».Deux sunnites qui tentaient de rejoindre Qousseir pour y combattre ont été tués et enterrés mardi dans la région libanaise de Wadi Khaled, où des chutes d\u2019obus ont par aillerus fait 9 blessés, selon un responsable local.Deux civils ont aussi été tués et 27 blessés à Tripoli dans des combats entre habitants de quartiers sunnite et alaouite, communauté à laquelle appartient M.Assad.Alors que le président américain Barack Qbama a exprimé auprès de son homologue libanais Michel Sleimane ses inquiétudes sur la présence du Hezbollah en Syrie, l\u2019Union européenne envisage pour sa part de mettre la branche armée de mouvement sur la liste des organisations terroristes, à la demande du Royaume-Uni.Pour Bassam Abou Abdallah, direc-teiu du Centre de Damas poru les études stratégiques, l\u2019opération militaire de Qousseir s\u2019inscrit en vue de la conférence internationale prévue en juin à Genève.«Elle vise à convaincre les autres parties [rebelles et opposition] que l\u2019option militaire ne pourra pas réussir» contre le régime, a déclaré cet analyste syrien proche du pouvoir.Dans la perspective de la conférence de Genève, qui vise à faire dialoguer à la même table des représentants de l\u2019opposition et du régime, les Amis de la Syrie se réunissent mercredi à Amman.Agence Franee-Presse PAKISTAN Les drones dans la mire de l\u2019International Crisis Group Les très impopulaires tirs de drones américains au Pakistan ne sont pas pour autant la solution poru mettre fin à la rébellion des talibans, estime l\u2019International Crisis Group 0CG) dans un rapport publié mardi.Dans ce texte intitulé Drones: mythe et réalité,au Pakistan, riCG invite les Etats-Unis, qui ont bombardé, selon lui, au moins 350 fois les zones tribales du nord-ouest depuis 2004, à mettre fin à leur caractère unilatéral et clandestin.Washington considère ces tirs comme un élément essentiel et efficace de la «guerre contre le terrorisme» qu\u2019il livre à al-Qaïda et à ses alliés, notamment les talibans afghans et pakistanais, dans cette région comme dans d\u2019autres pays.Mais ces bombardements sont dénoncés au Pakistan par les groupes internationaux de défense des droits de la personne, car ils tuent régulièrement des civils, en plus d\u2019être des exécutions sommaires extra-judiciaires et de ne faire l\u2019objet d\u2019aucun accord international.Selon l\u2019institut britannique Bureau of Investigative Journalism, ces tirs ont tué jusqu\u2019à 3587 personnes, dont plus de 800 civils, depuis 2004 au Pakistan.Les opposants à ces bombar- MASSOUD HOSSEIN AGENCE ERANCE-PRESSE un arone ureaator équipé a un missiie a raéroport militaire ae Kandahar, en Afghanistan.dements estiment de plus qu\u2019ils jettent une partie de la population locale dans les bras des rebelles.Mais l\u2019argument est minimisé par l\u2019ICG, qui estime que «le bénéfice engrangé par les groupes extrémistes, y compris en terme de recrutement, semble minimal».Pour riCG, les principales causes de la persistance des rébellions islamistes dans les sept zones tribales semi autonomes qui bordent l\u2019Afghanistan \u2014 des régions pauvres, enclavées et sous-développées \u2014 sont avant toutes locales.Il souligne ainsi «l\u2019absence d\u2019Etat et l\u2019insécurité engendrée par le vide politique, économique et judiciaire » et «le fait que l\u2019armée [pakistanaise] sou- tienne et fournisse des sanctuaires aux groupes rebelles, et passe des accords avec eux».Pour y remédier, l\u2019ICG appelle à normaliser ces zones en mettant fin à l\u2019exception institutionnelle qui les régit, héritée de l\u2019empire britannique.Cela permettrait ainsi, selon lui, de pouvoir traduire en justice les extrémistes violents comme n\u2019importe quel criminel dans le reste du pays, et de pouvoir ainsi réduire l\u2019attrait des tirs de drones poru Washington., Le rapport invite enfin les Etats-Unis à mettre fin au secret qui entoure ces tirs et à les conformer aux législations internationales en vigueur.Agence Franee-Presse Iran: Rafsandjani est écarté de la présidentielle L> ex-président modéré Ak-' bar Hachémi Rafsandjani et Esfandiar Rahim Mashaïe, deux des principaux candidats à l\u2019élection présidentielle iranienne, n\u2019ont pas été autorisés à participer au scrutin du 14 juin, a apnoncé mardi la télévision d\u2019Etat, citant le ministère de l\u2019Intérieur.M.Rafsandjani, âgé de 78 ans et qui a accompli deux mandats entre 1989 et 1997, ne fait pas partie de la liste de huit noms retenus par le Conseil des gardiens de la constitution, chargé de valider les candidatures pour le scrutin du 14 juin.Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, a également été disqualifié par le Conseil des gardiens, a ajouté la télévision, sans préciser les raisons de ces évictions.Les deux hommes étaient la cible des ultracon-servateurs qui réclamaient leur disqualification.Les candidats retenus appartiennent en majorité au camp conservateur, dont l\u2019ex-chef de la diplomatie (1981-1997) Ali Velayati et le maire ' t % AGENCE ERANCE-PRESSE Akbar Hachémi Rafsandjani de Téhéran, Mohammad Ba-gher Ghalibaf, ainsi que le négociateur en chef du dossier nucléaire, Saïd Jalili, ou encore Mohammad Haddad-Adel et Mohsen Rezaï.La liste est complétée par les conservateurs Hassan Ro-hani et Mohammad Gharazi, et le réformateur, Mohammad-Reza Aref.Agenee Franee-Presse GUATEMALA Le jugement contre Rios Montt est annulé La Cour constitutionnelle du Guatemala a annulé pour vice de procédure la condamnation historique de l\u2019ex-dicta-teur Efrain Rios Montt, premier ancien autocrate latino-américain à avoir été reconnu coupable de génocide pour le massacre de communautés indiennes sous son régime (1982-1983).Le 10 mai, M.Rios Montt, 86 ans, avait été reconnu coupable de génocide et crime contre l\u2019humanité et condamné à un total de 80 ans de prison (50 pour le premier chef d\u2019accusation, 30 poru le second).Mais lundi en fin de journée, Martin Guzman, porte-parole de la Cour constitutionnelle (CC), a annoncé que «le jugement [était] annulé» à la suite d\u2019un recours des avocats de M.Rios Montt pour vice de procédure.Le tribunal qui l\u2019a condamné avait refusé d\u2019examiner une requête en récusation présentée par l\u2019avocat de la défense, Erancisco Garcia.La décision annule toutes les étapes après l\u2019interruption temporaire du procès le 19 avril pour vice de procédure, ainsi que la condamnation prononcée le 10 mai, sans pour autant mettre en cause la justification du procès et les témoignages.La Cour constitutionnelle renvoie également l\u2019accusé devant le tribunal qui l\u2019a jugé, à une date non définie.Agenee Franee-Presse BRESIL Premières révélations après un an d\u2019enquête sur la dictature La Commission de la Vérité, créée il y a un an par la présidente, Dilma Rousseff, une ancienne membre de la guérilla, a publié mardi une radiographie de la répression et de la torture au Brésil sous la dictature (1964 à 1985).Des centres de tortures dans des universités et une structure organisée de la répression dirigée (Jepuis le plus haut niveau de l\u2019Etat font partie des révélations préliminaires issues des enquêtes de la Commission au cours de sa première année et rendues publiques au cours d\u2019une conférence de presse.La torture était courante au début du régime militaire en 1964 et elle s\u2019est accentuée en 1969 face à la dissidence politique de plus en plus organisée, a expliqué Heloisa Starling, membre de la Commission.Le Centre d\u2019informations de la Marine a été mentionné comme ayant été «l\u2019un des organismes les plus féroces de la structure de la répression», d\u2019après M\u201c® Starling, qui a montré à la presse un document officiel de la Marine de décembre 1972 confirmant la mort de 11 disparus politiques alors que la Marine continue aujourd\u2019hui à affirmer qu\u2019elle n\u2019est au courant de rien.L\u2019avocate Sandra Cardoso a déclaré que la Commission pourrait recommander, à la clôture de ses travaux en 2014, que la Loi d\u2019Amnistie générale de 1979 empêchant de juger et d\u2019écrouer les tortionnaires, soit remise en question.Agenee Franee-Presse A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 MAI 20IS EDITORIAL AFFAIRE DUFFY Et VOUS, M.Harper?L\u2019affaire Duffy est un dérapage de plus dans la besace conservatrice, mais qui atteint cette fois le bureau du premier ministre.Stephen Harper a eu beau se faire applaudir par son caucus, le tollé ne s\u2019apaisera pas d\u2019ici son retour d\u2019Amérique du Sud.Mais où donc est passé l\u2019bomme qui autrefois se drapait des vertus de l\u2019intégrité ?S Josée Boileau tephen Harper était choqué noir mardi matin : c\u2019est du moins ce qu\u2019il a dit à son caucus, qui s\u2019est empressé de l\u2019applaudir à tout rompre, comme si le mécontentement ne grondait pas.Il y a bien eu un Jacques Demers, toujours candide, pour dire sa honte devant les abus de ses collègues sénateurs.Ou un Vern White, lui aussi sénateur conservateur, pour souligner que la loyauté à un parti ne pouvait pas l\u2019emporter sur tout.Mais la plupart des députés et sénateurs ont fait le dos rond, enterrant par leurs cris les questions des journalistes à la fin du laïus du premier ministre (qui n\u2019avait de toute manière aucune intention d\u2019y répondre).Le caucus lui-même n\u2019est pas très friand de détails : «Je ne tiens pas à en avoir», a dit le sénateur Jean-Guy Dagenais, à l\u2019image de bien de ses collègues.Et il était savoureux de voir le nombre de députés conservateurs, avant la période de questions mardi, dénoncer aux Communes le chef néodémocrate Thomas Mulcair pour n\u2019avoir pas révélé les curieuses approches que lui a déjà faites le maire Gilles Vaillancourt.Belle journée pour un député de Calgary pour se soucier de ce qui se passait à Laval il y a 19 ans.Mais les Canadiens ne sont pas tous aussi dociles.Et il manque bien des explications dans ce Duffygate, qui a vu le chef de cabinet de M.Harper, Nigel Wright, remettre un chèque de plus de 90000$ au sénateur Mike Duffy afin qu\u2019il rembourse une allocation de logement à laquelle il n\u2019avait pas droit.En retour, le rapport du Sénat qui devait blâmer M.Duffy a été modifié, ce qui amait été prévu par contrat, selon le réseau CTV.Bref, du camouflage de haut vol, comme on en fait seulement pom protéger les amis.Et Mike Duffy, personnalité connue du Canada anglais, était tout un ami : un champion de la cueillette de fonds pom le parti.Sont-ce donc les agissements de messieurs Wright et Duffy qui ont fâché le premier ministre ou le fait de les avoir perdus ?En ajoutant le cas de la sénatrice Pamela Wallin, quelle perte de contrôle en une fin de semaine pour le grand manitou Harper ! Ce qui ramène à son propre rôle dans toute cette histoire.Il est inimaginable que l\u2019homme qui a su museler élus, fonctionnaires, scientifiques afin de contrôler tout ce qui émane du Parlement ait ignoré ce qui se passait au sein de son propre bureau, surtout pour un scandale mettant en cause une vedette.Au minimum, il aura refusé de connaître les détails du petit arrangement auquel s\u2019est livré Nigel Wright pour sauver M.Duffy.Auquel cas, M.Harper devrait revisiter le passé.Lui souvient-il que lors de la campagne électorale qui devait le mener au pouvoir en janvier 2006, celle où il promettait intégrité et imputabilité, il avait, en un coup d\u2019éclat, ouvert une valise contenant 132000$ pour illustrer les retours d\u2019ascenseurs entre amis politiques qui ne laissent pas de traces ?Avec lui, fini ce geme d\u2019abus ! Depuis, on a vu ministres et sénateurs dilapider des fonds publics en toute impunité; les nominations politiques abondent (plus récent exemple : juges au Tribunal d\u2019appel de l\u2019assurance-emploi) ; le déni et le secret sont la loi.C\u2019est une bonne chose, au fond, que M.Harper soit parti à l\u2019étranger.Coupé du quotidien, il pourra réfléchir au petit politicien qu\u2019il est devenu.Et à ce qu\u2019il fera, car il n\u2019a pas le choix, pour redresser le cap.GMF Un coûteux bricolage Ë Jean-Robert Sansfaçon n Montérégie, région qui faisait l\u2019objet d\u2019un reportage du Devoir au sujet des groupes de médecine familiale (GME), samedi dernier, moins d\u2019un GME sur trois respecte le minimum d\u2019heures d\u2019ouverture prévu le soir et le week-end, ainsi que le nombre de patients nécessaires pour être admissible à la subvention gouvernementale de quelques centaines de milliers de dollars.À l\u2019origine, les GME devaient pallier le manque de médecins en favorisant lem regroupement et en y ajoutant des ressomces multidisciplinaires (infirmières, travailleuses sociales, etc.), un peu à l\u2019image des CLSC.À la différence que, en GME, les médecins sont propriétaires, ce sont eux qui mènent la barque.et ils font beaucoup d\u2019argent! Il n\u2019existe encore aucun bilan exhaustif de cette vaste et coûteuse réforme lancée il y a plus d\u2019une décennie, mais, par-delà le discoms des professionnels concernés qui trouvent la formule enrichissante, rien ne démontre qu\u2019on a amélioré l\u2019accès aux soins de première ligne pom la majorité des Québécois.Dans les agences régionales et au gouverne-R î ment, on croit toujours à l\u2019efficacité de la for-mule, à long terme.On en veut pour preuve quelques exemples encore bien marginaux, comme cette clinique de Sainte-Julie où les patients n\u2019ont qu\u2019à téléphoner pom obtenir un rendez-vous le lendemain.Le rêve ! A Montréal, certains GME ne sont en réalité que des consortiums de cabinets privés dans lesquels chaque entité \u2014 cabinet, polyclinique \u2014 a conservé son ancienne mission avec, en prime, une subvention de quelques centaines de milliers de dollars et du personnel payé par Québec.Le problème des GME, ce ne sont pas les médecins au sens professionnel du terme, mais le business médical représenté par un sjmdicat qui réussit, année après année, à arracher de nouvelles compensations financières à des ministres impuissants qui promettent la lune.Prime de 100$ pom chaque nouveau padent, de 200$ par jour pom celui qui travaille plus de 200 joms, prime pour le travail en établissement, etc.Les médecins de famille voulaient des infirmières pour les appuyer?L\u2019ex-ministre Yves Bolduc lem a dit oui, mais, comble du ridicule, il a aussi accepté de leur verser 60000$ en guise d\u2019honoraires pour «superviser» le travail de chacune en plus d\u2019assumer son salaire.Le résultat, c\u2019est que, malgré les réformes, malgré l\u2019augmentadon de 2000 médecins au Québec et une rémunération globale en hausse de plus de 50% depuis six ans, l\u2019accès aux soins est toujoms aussi déficient.Après seulement huit mois à la Santé, il est trop tôt pom savoir si le ministre Réjean Hébert réussira là où ses prédécessems ont échoué.Mais cela n\u2019empêche pas de lui suggérer de mettre fin à cette fâcheuse habitude qui consiste à acheter le changement à coup de milliards, sans que personne d\u2019autie que le vendem n\u2019en profite.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente au développement CHRISTIANE BENJAMIN Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE OTTAWA Aupiti I H LETTRES La présence francophone à la Banqne dn Canada La récente nomination d\u2019un nouveau gouverneur à la direction de la Banque du Canada fournit l\u2019occasion de mettre en lumière le fait que jamais un(e) francophone n\u2019a été appelé à diriger cette vénérable institution Canadian en près de 80 ans d\u2019existence.En effet, c\u2019est une succession ininterrompue de neuf anglophones qui ont assumé ces prestigieuses fonctions depuis la création de la Banque du Canada en 1934.Sans doute, comme on me l\u2019a déjà dit à Qttawa, qu\u2019il ne s\u2019est jamais trouvé au cours de toutes ces années un(e) francophone ayant la compétence et l\u2019envergure intellectuelle nécessaires pour relever pareil défi ! De plus, la Banque du Canada semble se soucier très peu d\u2019assurer une présence équitable des francophones dans les hautes sphères de son organigramme, où celle-ci est réduite à sa plus simple expression, tant au sein du Conseil de direction (un sur six) que chez ses huit conseillers principaux, dont aucun n\u2019a le français pour langue maternelle.Enfin, selon la dernière mise à jour de son site Internet en date du 13 mars dernier, la Banque du Canada réserve également la portion congrue aux francophones au niveau des chefs de ses 12 divisions opérationnelles, puisqu\u2019ils n\u2019occupent que deux de ces postes.Qu\u2019ajouter de plus, si ce n\u2019est qu\u2019au Canada les «choses sérieuses» sont l\u2019apanage de la majorité anglophone et que c\u2019est ainsi qu\u2019on y conçoit la notion d\u2019égalité.Hélas, trop de Québécois, surtout chez les fédéralistes inconditionnels, préfèrent se réfugier dans l\u2019aveugle- ment volontaire, plutôt que de voir les choses en face.Louis Duclos Ex-député fédéral de Montmorency-Orléans Ile d\u2019Orléans, le 20 mai 2013 Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?Dans ses textes de vendredi et samedi derniers publiés dans Le Devoir, M.Parizeau nous dévoile un grand fouillis dans les normes et conventions comptables qui rend toute comparaison fort hasardeuse.Dette brute, dette nette, déficits cumulés, lERS, PIB, normes américaines, normes canadiennes, etc.Tout cela varie d\u2019une province à l\u2019autre et d\u2019un pays à l\u2019autre.Cela fait que, au jeu des comparaisons, on peut faire dire aux chiffres à peu près n\u2019importe quoi, surtout ce qui convient à notre programme politique.II me semble qu\u2019il y aurait un indicateur fort simple qui serait clair et limpide pour tout le monde et qui donnerait une juste appréciation du niveau d\u2019endettement: un rapport entre l\u2019intérêt sur la dette et les dépenses totales du gouvernement.II me semble que ces chiffres sont du concret, du solide.Par exemple, ce rapport est de 8,6% au Québec et de 8,23% en Qntario.Donc, l\u2019Qntario serait en meilleure posture que le Québec.Toutefois, dans un cas comme dans l\u2019autre, ce rapport ne me semble pas dramatique au point qu\u2019il faille de toute urgence atteindre le déficit zéro.II me semble se situer dans le domaine du raisonnable.Gaston Carmichael Gatineau, le 19 mai 2013 Le temps des nationalisations Après un an au pouvoir, le président de la V® République sait maintenant à quoi s\u2019en tenir sur la collaboration qu\u2019il peut recevoir de ses concitoyens.Si la plupart des Prançais mettent la main à la pâte, d\u2019autres comme Depardieu s\u2019expatrient ! Prançois Hollande a maintenant le loisir de choisir les industries qu\u2019il doit privilégier dans la relance.Pour créer des emplois, certaines entreprises peuvent être subventionnées, d\u2019autres nationalisées.En voulant nuire au nouveau président français, plusieurs industriels et financiers n\u2019ont eu aucun scrupule pour toucher l\u2019économie de la Prance.Ils aggravent la crise, augmentent la stagnation, le chômage, le déficit et l\u2019endettement.Plus la Prance va mal, mieux ils se portent.Qn les voit tous les jours augmenter les faiblesses du pays et essayer de cristalliser les gains qu\u2019ils ont faits dans l\u2019opinion publique.C\u2019est cependant quand l\u2019économie est mauvaise qu\u2019il est temps d\u2019acheter les entreprises pour relancer la Prance.L\u2019Europe se trouve dans une situation insoutenable, mais, pour améliorer sa situation économique, la Prance n\u2019a pas besoin de remaniement ou d\u2019ajustement drastique de sa politique.Un investissement dans son capital humain est cependant essentiel.Même la commission de Bruxelles admet que la réduction des déficits ne peut se faire au détriment de la croissance.Avec les initiatives qu\u2019il met de l\u2019avant, Prançois Hollande pourrait faire de la Prance un des moteurs économiques qui sortiront l\u2019Europe de sa langueur.Michel Gourd L\u2019Ascension-de-Patapédia, le 19 mai 2013 LIBRE OPINION Comme des grenouilles dans l\u2019eau bouillante ?MARIA BANDA Avocate en droit international Le 10 mai, l\u2019observatoire américain de Mauna Loa, à Hawaii, a rapporté que la concentration moyenne du gaz carbonique (CG2) dans l\u2019atmosphère a atteint 400 parties par million (ppm) pom la première fois depuis des millions d\u2019années.Un autre cap dramatique dans la lutte contre les changements climatiques a ainsi été passé sans que la communauté mondiale, et nos leaders, s\u2019en aperçoive.Comme des grenouilles endormies dans l\u2019eau mise à bouillir lentement, resterons-nous indifférents à notre sort jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit trop tard?La concentration atmosphérique du CG2, un indicateur essentiel des changements climatiques, a augmenté à un rythme rapide : de 280 ppm avant la révolution industrielle à 316 ppm en 1958 (lors des premières mesures prises à Mauna Loa) et à 400 ppm aujourd\u2019hui.Pour mettre ces chiffres en perspective, d\u2019éminents climatologues croient que le taux de CG2 doit être réduit à 350 ppm pour éviter les effets catastrophiques des changements climatiques.Une concentration supé-rieme à 400 ppm entrave notre capacité de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C \u2014 l\u2019objectif adopté lors des négociations climatiques tenues au sein des Nations Unies.Maintenant à 400 ppm \u2014 et en croissance \u2014 on entre dans une zone inconnue de «points de basculement» imprévisibles, où on pourrait assister à l\u2019effondrement d\u2019écosystèmes entiers.Une hausse de température de 3 à 4°C, par exemple, pourrait entraîner une perte de la forêt amazonienne de 75 à 85%, ce qui réduirait davantage la capacité naturelle de la planète à absorber le CG2.La question n\u2019est pas théorique et ne concerne pas simplement des risques potentiels.Les changements se produisent déjà sous nos yeux: la fonte des glaciers, la perte de biodiversité et d\u2019écosystèmes, les catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et dévastatrices.Selon le Rapport mondial des risques 2013, de nombreux pays pomraient subir des pertes majemes en PIB en raison des impaçts climatiques.D\u2019autres, comme les petits Etats insulaires, pomraient disparaître complètement.Le jalon de 400 ppm, en effet, nous rappelle que les efforts actuels pour lutter contre les changements climatiques demeurent insuffisants.Le gouvernement de M.Harper a malheureusement tourné le dos aux traités internationaux sur le cli- mat, les qualifiant d\u2019inefficaces et de coûteux, et sans rien offrir à leur place.En tant que pays, nous avons une obligation morale, sinon juridique, de rester aux avant-postes en matière de changements climatiques.II faut renouer le dialogue de manière constructive avec la communauté internationale et fixer des objectifs ambitieux.II est urgent de stabiliser les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre à un niveau qui empêche toute perturbation dangereuse du système climatique, c\u2019est-à-dire l\u2019objectif inscrit dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.Au lieu de menacer l\u2019Union européenne d\u2019une guerre commerciale pour avoir qualifié notre pétrole de «très polluant», M.Harper devrait plutôt travailler avec elle pour trouver des solutions pratiques.M.Haqier pourrait aussi faire preuve de leadership en donnant un prix au carbone, en soutenant l\u2019étiquetage carbone des produits, en adoptant des réglementations pour promouvoir les pratiques forestières et agricoles responsables et en stimulant l\u2019utilisadon des sources d\u2019énergie renouvelables.II y a beaucoup de travail à faire et peu de temps pour s\u2019y attarder, car si on attend que l\u2019eau bout, on n\u2019en sortira plus. LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 MAI 20IS A7 IDEES s I /\tw JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Alban D\u2019Amours a dévoilé le 17 avril dernier le rapport du Comité d\u2019experts sur l\u2019avenir du système de retraite qu\u2019il a présidé.Régimes de retraite Le rapport d\u2019Amours et la nécessaire épargne obligatoire La rente longévité pleinement capitalisée préconisée par le comité ne résiste pas au test de la réalité JACQUES NADEAU LE DEVOIR CLAUDE CASTONGUAY Actuaire, ancien ministre de la Santé et Fellow invité au CIRANO elon le rapport déposé par le Comité d\u2019experts sur l\u2019avenir du système de retraite présidé par Alban D\u2019Amours, plus de 1700000 travailleurs québécois ne participent à aucun régime d\u2019épargne collective.Un travailleur sur deux n\u2019a donc comme protection en vue de la retraite que la pension de vieillesse (PSV) et le Régime de rentes du Québec (RRQ).[.] Par rapport à cette situation, le comité D\u2019Amours a proposé d\u2019innover en créant une rente longévité payable à tous les travailleurs à compter de 75 ans.[Celle-ci] serait égale à 0,5% du salaire admissible pour chaque année de cotisation, sujet à un maximum de 20%.La rente longévité serait de plus pleinement capitalisée au moyen d\u2019une cotisation annuelle du travailleur et de son employeur de 1,65% du salaire admissible, sujet à un maximum de 51100$.[.] Voyons ce que cette rente signifierait concrètement pour les travailleurs qui ne participent à aucun régime complémentaire de retraite.Les travailleurs âgés de 25 ans à la création du régime, et qui auraient cotisé sans interruption pendant 40 ans, auraient droit à compter de 75 ans à la pleine rente longévité proposée de 20% de leur salaire.Avant d\u2019avoir atteint 75 ans, ils devraient toutefois vivre avec des revenus bien inférieurs au minimum de 60%.Pour les travailleurs plus âgés lors de la création du régime, nous sommes loin du minimum de 60%, même avec l\u2019apport de la rente longévité.Ainsi, le travailleur âgé de 55 ans au début du régime, gagnant un salaire de 50,000, ne recevrait que 38,1% de ce salaire entre 65 et 75 ans, et par la suite, à compter de 75 ans, seulement 43,1%.Bref, en termes concrets, il ne recevrait que 19050$ entre 65 et 75 ans, suivi de 21550$ à compter de 75 ans, soit en dessous du seuil de faible revenu.Il est évident qu\u2019il lui faudra réduire de façon draconienne son niveau de vie malgré la rente de longévité à laquelle il aura cotisé pendant 20 ans.[.] La rente longévité pleinement capitalisée serait nettement insuffisante pour l\u2019ensemble des travailleurs de 40 ans et plus lors de la création du régime.Or, c\u2019est avant tout pour ces travail- leurs que le problème de la retraite se pose.C\u2019est un problème de taille, puisque simplement au cours des dix prochaines années, plus d\u2019un demi-mijlion de travailleurs atteindront 65 ans.A mon avis, la rente longévité pleinement capitalisée ne résiste donc pas au test de la réalité.L\u2019exemple de la Révolution tranquille Au milieu des années 1960, lors de la création du Régime de rentes du Québec, nous avons fait face à une situation semblable.La pauvreté était alors très répandue chez les personnes âgées.L\u2019objectif de leur donner accès à des rentes dans un délai raisonnable était primordial.Nous avons donc renoncé au principe de la pleine capitalisation du régime, qui aurait reporté d\u2019une quarantaine d\u2019années le paiement des pleines rentes et aurait perpétué la pauvreté.Nous avons opté pour l\u2019adoption d\u2019une période de transition de dix ans afin que les travailleurs dans la cinquantaine lors de la création du régime puissent recevoir une pleine rente dès 65 ans.[.] En prenant cette approche fondée sur la réalité, le Régime de rentes du Québec (RRQ) a rapidement rempli sa fonction [.] et contribué significativement à résorber la pauvreté.De plus, grâce aux capitaux accumulés au moyen des cotisations des travailleurs Qjj pourrait et de leurs employeurs, il a permis la création de la Caisse de dépôt.[.] s\u2019inspirer Bien qu\u2019il ne soit pas pleinement capita- ,\t/ / .\t, lisé, le RRQ a bien résisté à l\u2019épreuve du precedent du temps.\tj tjtiq Qn pourrait s\u2019inspirer de ce précé-\t^ dent et introduire une période de tran- 0^ introduire sition pour l\u2019obtention de la pleine rente longévité.\tune période [.] Grâce à l\u2019introduction d\u2019une ,\t.telle transition, les travailleurs seraient de transition admissibles à une pleine rente longé- \u201e\u201e\u201e\u201e vité de 20% de leur salaire dès la dixième année après la création du ré- l\u2019obtention de gime.Pour les travailleurs en cause, leur revenu de retraite s\u2019élèverait, à la pleine rente compter de 75 ans, à environ 30000$ .\t, , , par année.L\u2019objectif d\u2019un taux de rem- longévité placement de 60% serait en conséquence atteint tout compte fait.La réserve accumulée dans le cadre du régime serait moins élevée que les 54,3 milliards projetés dans le rapport D\u2019Amours.En revanche, les travailleurs recevraient une rente longévité adéquate.L\u2019introduction d\u2019une période de transition pose la question d\u2019une partie du financement de la rente longévité par les générations à venir.Les plus jeunes travailleurs sont susceptibles de s\u2019y opposer, avec raison.Mais, on ne peut ignorer à cet égard le fait que les transferts intergénérationnels font, depuis des décennies, partie du fonctionnement de nos sociétés.[.] Épargne obligatoire Qn doit aussi être conscient du fait qu\u2019en l\u2019absence d\u2019une forme d\u2019épargne obligatoire, les travailleurs sans régime complémentaire n\u2019auront d\u2019autre choix que de faire appel au Supplément de revenu garanti ou à l\u2019assistance sociale.C\u2019est alors la population active qui devra supporter la totalité de cette charge.La recherche d\u2019un équilibre équitable s\u2019appa- rente à la situation dans laquelle se trouve la Grèce, l\u2019Espagne et l\u2019Italie, pour ne nommer que ceux-là.En effet, l\u2019Allemagne impose à ces pays, par l\u2019entremise de l\u2019Union européenne, de profondes coupes de dépenses pour rééquilibrer leurs budgets et, en principe, relancer leurs économies.Qr, les coupes sont tellement sévères qu\u2019elles ont pour effet de freiner encore davantage les économies de ces pays et, ce faisant, elles empirent la situation au lieu de la rétablir.Devant cette évidence, les pressions augmentent présentement en Europe pour un meilleur équilibre entre l\u2019assainissement et la stimulation de l\u2019économie.Un autre aspect de la rente longévité doit être analysé.On constate que les travailleurs vont devoir traverser une période d\u2019au moins dix années avant de recevoir la rente longévité.Ceux qui n\u2019ont pas d\u2019épargne suffisante vont devoir composer pendant cette période avec des revenus insuffisants en deçà du seuil des faibles revenus.Malheureusement, tout indique qu\u2019un nombre élevé de ménages se dirigent vers la retraite avec un niveau élevé de dette plutôt qu\u2019avec des épargnes.Selon le rapport D\u2019Amours (p.184), pour combler le vide, un travailleur âgé de 30 ans au début du régime devrait épargner à cet effet environ 7 % de son salaire par année, ceci en plus de sa cotisation de 1,65% pour sa rente longévité.Le pourcentage requis serait évidemment beaucoup plus élevé pour les travailleurs plus âgés ou pour une retraite avant 65 ans.De toute évidence, un tel niveau d\u2019épargne est irréaliste compte tenu des salaires de ces travailleurs.Par rapport à cette évidence, le rapport D\u2019Amours favorise la mise en œuvre rapide des régimes volontaires d\u2019épargne-retraite (RVER), calqués sur le modèle des REER collectifs.Selon le projet envisagé, tout employeur pourrait établir un régime RVER auquel il contribuerait, de même que ses employés.De leur côté, les participants pourraient encaisser les montants accumulés à leur compte avant d\u2019ayoir atteint l\u2019âge de la retraite.A mon avis, cette voie ne passe pas le test de la réalité.En effet, les efforts déployés dans le passé pour inciter les employeurs à assumer une part du financement de la retraite de leurs employés sont loin d\u2019avoir donné les résultats escomptés.Rien ne permet de croire que dans le contexte actuel et prévisible, ils vont être davantage enclins à le faire.De plus, les données sur les REER montrent que la plupart des épargnants encaissent leurs épargnes avant leur retraite.En conséquence, les revenus en provenance des REER représentent moins de 10% de l\u2019ensemble des revenus de retraite.Ce serait un grand risque de miser sur les RVER pour régler le problème des travailleurs sans régime complémentaire de retraite.Au fond, le rapport D\u2019Amours confirme qu\u2019une forme d\u2019épargne obligatoire est essentielle.Mais la rente longévité qu\u2019il propose est insuffisante.Elle constitue toutefois une option additionnelle intéressante dans le cadre du débat sur les pensions.Les seins d\u2019Angelina Francine ^ Pelletier out semble avoir été dit sur l\u2019ablation des seins d\u2019Angelina Jolie.Qn a parlé de son courage, de son altruisme, de son amour pour ses enfants et même de son geste «biblique».D\u2019autres, au contraire, lui ont reproché sa peur, sa négativité, son radicalisme et le mauvais exemple qu\u2019elle donnait aux femmes qui, sans avoir les mêmes moyens ou le même diagnostic, seront tentées de faire comme elle.Mais une chose n\u2019a pas encore été mentionnée : le rôle de la chirurgie plastique dans sa décision.Peut-on s\u2019imaginer une femme, dont le gagne-pain est directement proportionnel aux courbes harmonieuses de son corps, choisissant (sans y être forcée) une telle mutilation?Ce choix est-il même envisageable sans la garantie d\u2019en sortir plus ou moins indemne?Sans la magie du bistouri?Je suis convaincue qu\u2019Angelina n\u2019aurait pas posé ce geste «préventif» sans non seulement la certitude de retrouver sa poitrine, mais tout aussi important, sans être déjà passée par là.Le ton quasi clinique de sa lettre, l\u2019absence d\u2019émotion, la description factuelle des événements, tous très étonnants dans les circonstances, s\u2019expliquent par le fait que l\u2019horreur de se faire amputer les deux seins est quelque peu banalisée quand on connaît déjà la procédure : salle d\u2019op, anesthésie, réveil comateux, bandages, enflures, bleus, regards obliques.Angelina Jolie n\u2019a jamais admis publiquement avoir subi des chirurgies esthétiques, mais les photos d\u2019elle des 15-20 dernières années sont, disons, assez éloquentes à ce sujet.Elle a simplement reconnu que ce type de procédure pouvait aider «à se sentir mieux dans sa peau».Je ne la juge pas.Que la femme qui n\u2019a jamais songé à « aider la nature », comme disent les médecins plasticiens, morts de rire par les temps qui courent, lève la main.Du temps que je faisais de la télé, j\u2019ai moi-même subi un tel coup de pouce.J\u2019en parle parce que c\u2019est la dernière chose, justement, que les femmes admettent.Au-delà des améliorations cosmétiques des unes et des autres, il est peut-être temps qu\u2019on réfléchisse au coût de telles opérations pour la condition féminine en général.Psychiquement, socialement et politiquement, il y a un prix à payer.Comment expliquer le silence qui entoure la chirurgie plastique (au féminin) si ce n\u2019est par l\u2019immense culpabilité qui s\u2019y rattache ?Aider la nature, pour reprendre l\u2019euphémisme, c\u2019est non seulement tricher un peu, c\u2019est revenir en arrière, aux bons vieux stéréotypes féminins.Si nous ne sommes plus dans le «sois belle et tais-toi», la tyrannie du paraître est plus redoutable que jamais.La valeur des femmes, en d\u2019autres mots, est encore rattachée à une dimension esthétique qui épargne généralement les hommes.Je me souviens d\u2019une animatrice de nouvelles qui, au début des années 80, a été congédiée de la télé de Radio-Canada parce que «trop vieille».Elle avait 40 ans.Les,féministes (dont j\u2019étais) avaient créé un tollé.A la fin des années 80, j\u2019ai moi-même été congédiée de l\u2019émission Beau et chaud à Télé-Québec à cause de «veines dans le cou».C\u2019est la raison qu\u2019on m\u2019avait donnçe.Je ne me souviens pas d\u2019avoir créé un tollé.A l\u2019autre bout de ce spectre, on a Barbara Walters, 83 ans, qui \u2014 au prix de combien de faceliftp ?\u2014 s\u2019est maintenue à l\u2019écran jusqu\u2019à ce jour.A quel moment a-t-on cessé de se plaindre de ce « deux poids deux mesures» pour, mine de rien, se mettre en ligne pour nos injections de Botox?Comprenez-moi bien.Je ne pense pas qu\u2019il faille déclarer la guerre aux critères esthétiques.Il nous en faut, du beau, et les femmes en seront toujours les premières instigatrices.Seulement, se payer une chirur^e plastique n\u2019est ni un geste gratuit ni purement individuel.Plus des femmes vont y recourir, plus elles condamneront les femmes collectivement à être mesurées à cet étalon.De la même façon, plus des hommes vont changer de compagne pour un «modèle plus récent» \u2014 une mode à peu près aussi répandue aujourd\u2019hui que la chirurgie plastique \u2014, plus ils acculeront les femmes à leur valeur corporelle, et les femmes plus vieilles, à la solitude.Le cancer du sein est un véritable fléau pour les femmes aujourd\u2019hui.Mais peut-être est-il temps d\u2019aborder un fléau bien plus répandu: la plastification galopante de la moitié de l\u2019humanité.fpelletier@ledevoir.com 1Y Lire aussi > Un rendez-vous nécessaire.Un \" texte d\u2019Atïm Leon, membre du comité directeur du congrès de la Convergence nationale, qui aura lieu les 24, 25 et 26 mai, dont voici un extrait: «Laprolifération départis est[.] chargée de menaces.[.] Au point où nous en sommes, il est devenu urgent de travailler à créer des espaces de dialogue intelligent et, autant que possible, non partisan.C\u2019est pourquoi nous sommes des dizaines de bénévoles engagés dans l\u2019aventure d\u2019organiser un congrès ouvert à tous les indépendantistes, sans discrimination partisane ou idéologique.» A lire sur LeDevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DegliseésoceéféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel DaviéKchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian 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A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 MAI 2013 ACTUALITES ROUSSIL SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019arrière-pays niçois, où il vivait et travaillait depuis 1956.Le monumental Robert Roussit avait 88 ans.Né en 1925 dans un quartier malfamé de Montréal, il raconte s\u2019être battu pendant toute sa jeunesse, pour tout et pour rien, à coups de poing.La famille Roussit compte huit enfants.Le jeune Robert quitte l\u2019école à 13 ans pour devenir livreur puis ouvrier dans une fonderie, où il va développer son goût du métal en fusion.La femille éclate à la mort de la mère, dans les années trente et, plus tard, la vedette ne cherchera jamais à revoir ni son père ni ses frères et sœurs.L\u2019adolescent fier et bagarreur développe une haine profonde des fascistes.Il s\u2019enrôle à l\u2019adolescence, intègre le régiment de Maisonneuve et passe la fin de la Deuxième Guerre mondiale au front en Belgique, en Hollande, jusque dans le nord de l\u2019Allemagne.«Ma seule gloire a été d\u2019éviter d\u2019être tué», dit-il de ce temps sans jamais en rajouter beaucoup plus.L\u2019ours dérange Rentré à Montréal, sur la recommandation d\u2019un cqlonel, il s\u2019inscrit à une formation de trois ans à l\u2019École d\u2019art du Musée des beaux-arts de Montréal.En 1949, son projet de finissant intitulé\tet Ève (puis La famille) est confisqué pour indécence.Elle montre un homme, une femme et un enfant, nus.En 1951, une autre sculpture sur bois {La paix) est vandalisée par un employé municipal devant la galerie Agnès lœfort.C\u2019était un temps fou.On aurait le goût de faire de Roussil une sorte de Paul-Émile Borduas de la sculpture à lui tout seul, un grand modernisateur, quoi.La formule ne plaît pas à son fin connaisseur.«Pas à lui tout seul parce qu\u2019il a fondé une sorte de [groupe] qui s\u2019appelait La Place des Arts, en 1947.Plusieurs artistes, dont des automatistes de Borduas, y sont passés, dont Jean-Paul Mousseau.H n\u2019était pas seul, mais il était le grand frère en quelque sorte.» Roussil dérange, en pleine Grande Noirceur, parce qu\u2019il assume ses positions de gauche.Il participe au Congrès mondial de la paix de Vienne, en 1952,\toù il lie des amitiés avec d\u2019autres artistes engagés, dont Diego Rivera.Son atelier-rencontre est cadenassé pour «activités subversives» en 1953.\t«Il a beaucoup fait parler de lui de 1948 à 1956, il était communiste à l\u2019époque et il était très fort en gueule, résume Erançois Tétreau.Ses colères sont devenues légendaires.» Dans la tanière Eatigué des tracasseries, il quitte le Québec en 1956, année où il réalise sa première commande pu- Roussil vandalisé Beaucoup de ses sculptures de bois ont été tronçonnées pour finir en bois de chauffage.D\u2019autres en métal ont fini à la ferraille.Le Québec a longtemps méprisé cet artiste et en a Mt amplement la preuve en vandalisant ses créations, en les négligeant jusqu\u2019à la destruction.Le Jardin botanique à lui seul en a euthanasié quatre d\u2019un coup.«Ce n\u2019est pas le fait exclusif du Québec, corrige le critique d\u2019art Erançois Tétreau, rare spécialiste de Robert Roussil.En France et ailleurs dans le monde, les œuvres monumentales sont souvent détruites.» Dans ce pays d\u2019adoption du sculpteur, le spécialiste cite l\u2019exception d\u2019un «espace récréatif» sur le toit de l\u2019usine d\u2019épuration de Saint-Laurent-du-Var, près de l\u2019aéroport de Nice.«C\u2019est majeur!» Ici, le pro préfère son Hommage à René Ùvesque, commandé par la mairie de Lachine.On peut voir des images et des textes sur la vie et l\u2019œuvre de l\u2019artiste sur le site www.robertroussil.com.blique, pour Toronto.Il s\u2019installe àTourrettes-sur-Loup, à la recommandation de la peintre Marcelle Eerron.Le solitaire de plus en plus anarchiste y trouve un vieux moulin abandonné, au fond d\u2019un ravin, et déniche le million d\u2019anciens francs (2000$) pour acquérir la ruine qu\u2019il va patiemment déterrer, reconstruire et aménager en petit paradis des arts, avec une terrasse donnant sur une cascade.«Il avait une force physique extraordinaire, dit Erançois Tétreau, qui a passé une semaine dans ce lieu féerique pour mener les entrevues de son livre-hommage.Rien ne le rebutait.H était capable d\u2019entreprendre des travaux de géant.» Prolétaires des arts, les sculpteurs monumenta-listes n\u2019ont rien à voir avec les mirliflores et les mignonnes des ateliers numériques ou conceptuels.«Il aimait la matière, poursuit le connaisseur.Il adorait le bois et il disait de lui-même: \u2018Je ne suis jamais sorti du bois.\u201d Il a aussi réalisé des choses extraordinaires en bronze et en fonte.H préférait converser avec les ouvriers du verre ou de la pierre au lieu de parler avec des critiques d\u2019art.Il s\u2019intéressait beaucoup aux techniques.Et quand il a donné à fond dans le monumental, il est devenu une sorte d\u2019architecte en dirigeant les travaux.» Seulement, les commandes se font rares et il doit exercer mille et un métiers pour survivre.Il paye aussi certainement pour ses critiques acerbes de toutes les idéologies, le nationalisme borné comme le nouvel académisme moderne ou postmoderne, comme on voudra.«On a remplacé des curés de l\u2019esthétique par d\u2019autre curés, de l\u2019art», disait-il.Sa première grande exposition en galerie arrive en 1962 et sa première expo muséale en 1965.Roussil multiplie ensuite les participations à des symposiums internationaux, développe des sculptures habitables, publie sur les modules, l\u2019art et l\u2019État, travaille à un projet d\u2019île flottante qu\u2019il rêve de lancer près de Terre-Neuve.En 1982, un nouveau projet de se réinstaller au Québec échoue.«Personnellement, j\u2019ai émis le souhait que le gouvernement du Québec achète la maison de Roussil pour en faire un centre d\u2019art québécois à Tourrettes-sur-Loup, conclut Erançois Tétreau.C\u2019est un endroit merveilleux, à quelques kilomètres de Saint-Paul-de-Vence et de la fondation Maeght.H pourrait y avoir une entente viagère avec sa veuve et après, le Québec y aurait une formidable vitrine.» Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le Cactus modulaire, une sculpture en bronze de Robert Roussil, rue Peel, à Montréal CHOMEURS SUITE DE LA PAGE 1 liaison était «l\u2019interface entre [les intervenants] et la machine administrative».En 2010, le rôle de ces agents a été modifié dans le cadre d\u2019une restructuration touchant l\u2019assu-rance-emploi, rappelle Pierre Géré.Nouveau titre («spécialistes des services au citoyen» \u2014 SCC) et nouveau mandat.Les SCC ne pouvaient plus régler de dossiers, mais «ils étaient de bonnes courroies de transmission», dit M.Céré.«Au moins, nous avions toujours un point de contact pour chaque dossier, quelqu\u2019un avec qui dialoguer, ajoute M.Céré.Aujourd\u2019hui, on nous renvoie au numéro général du bureau de Boucherville, où il n\u2019y a même pas de boîte vocale.» Tant M.Céré que M.Beaudoin estiment que la politique de communication restreinte forcera un plus grand nombre de prestataires à avoir recours au système d\u2019appel \u2014 le nouveau Tribunal de la sécurité sociale, entré en fonction le avril.Première tentative A l\u2019époque du dernier changement, en 2010, Service Canada avait déjà tenté d\u2019imposer des communications strictement écrites entre les défenseurs des chômeurs et les SCC.L\u2019expérience a duré quelques semaines.«C\u2019était la folie furieuse, indique Pierre Céré.On nous disait d\u2019envoyer nos demandes par télécopieur ou par la poste, les délais de retour étaient longs, ç\u2019a été le bordel.» La situation était revenue à la normale après une rencontre avec Diane Viau, responsable des communications au bureau de Montréal de Service Canada.Pour des organisations comme le CNC, le MACM et la ETQ, le contact avec les SCC était précieux, dit-on.«Quelqu\u2019un venait nous voir avec un problème, illustre Jacques Beaudoin, on lui demandait une procuration et on soumettait son cas à l\u2019agent de liaison ou au SCC.Celui-ci pouvait alors en discuter avec l\u2019agent de traitement et nous revenir pour expliquer ce qui clochait.» Selon Pierre Céré, ce système permettait de régler de manière informelle une foule de cas attribuables à des erreurs administratives.«C\u2019était aussi utile pour qu\u2019on se fasse une tête sur un dossier, dit-il.Avant de faire une intervention officielle, on veut voir le dossier de la personne, comprendre où est le problème, ce que dit l\u2019employeur, ce que dit l\u2019employé.Comme on a 30 jours pour demander la révision d\u2019un dossier refusé, c\u2019est important d\u2019avoir des réponses rapides à nos questions.Et je doute que ce soit le cas à l\u2019avenir.» Service Canada ria pas répondu directement aux questions \u2014 écrites \u2014 du Devoir.Dans un courriel transmis en fin de journée, l\u2019agence affirme que son «modèle de livraison de service repose sur une stratégie nationale de gestion de la demande afin d\u2019assurer l\u2019uniformité du service».Mais elle ria fourni aucune expfication sur le changement de politique affectant les experts en défense des chômeurs.Le Devoir SARAH SUITE DE LA PAGE 1 normes de Sarah.Loin des clichés de féminité adolescente, l\u2019héroine ria rien à cirer des jeux de séduction.Cette jeune femme venue de la banlieue de Québec pour se joindre au club d\u2019athlétisme de l\u2019Université McGill fonce droit devant.Elle s\u2019entraîne comme coureuse de demi-fond, veut abaisser son temps chrono.Alors, le reste.Ni Antoine Qean-Sébastien Courchesne), son ami devenu colocataire et mari de paille pour la bourse d\u2019études, ni sa mère inquiète, ni ses amis de passage, ni sa santé n\u2019ont d\u2019importance; Sarah préfère la course.Le titre annonçait ses couleurs.«De quoi je suis le plus fière, dit Chloé: d\u2019avoir créé ce personnage féminin hors des stéréotypes, qui carbure à l\u2019ambition.On ne montre pas souvent des filler comme elle.» Elégante, sa mise en scène; tantôt en cadrages audacieux, tantôt en caméra mobile qui capte des fragments du corps en élan.Ce langage cinématographique affiche une griffe aiguisée et sensible, avec des références aux sources du direct.Plusieurs eUipses sont bienvenues: tel le brouillard jeté sur l\u2019orientation sexuelle de Sarah.Mais le scénario apparaît trop diffus.Sarah, dans sa monomanie, parle peu et ne s\u2019analyse guère ; ce qui l\u2019empêche de rayonner, même si Sophie Desmarais la tire en profondeur, l\u2019anime dans ses regards.Antoine souffi'e d\u2019amour longtemps en silence.Touchant Jean-Sébastien Courchesne! On en redemanderait, de ce gars-là.Hélas! Son personnage, qui émeut, manque de scènes pour s\u2019envoler.Des dialogues ^Xmpunchk, rares ou pas, des péripéties mieux épicées auraient apporté une vigueur au film.L\u2019humour, même par effet de montage, omniprésent dans son Chef de meute, manque ici à l\u2019appel.Exception faite de l\u2019idée délicieuse de montrer les maximes de biscuits chinois.Emme-nez-en des gags visuels de ce genre.Si l\u2019héroine impressionne, elle peine à se faire aimer.Son mutisme, qui fi'aie avec l\u2019autisme, la voile.Mais le climat s\u2019impose, une signature se grave.Sophie et Chloé étaient ravies de parler aux journalistes après la projection.Lasses de disser- ter sur Cannes, ses mirages et ses promesses ou des rôles dans l\u2019abstraction.Elles veulent causer du film, s\u2019exclament: «Enfin!» Le langage d\u2019abord.«On a filmé souvent les pieds de Sarah, ses outils de travail, capté la jeune femme de dos ou de trois quarts, explique la cinéaste.Am début, elle s\u2019ouvre à nous.Puis, on va avec elle quelque part.La directrice photo et moi avons étudié chaque plan.Jessica Lee Gagné possède le même souci de l\u2019image que moi.» Cette minutie s\u2019admire à l\u2019image.La productrice Eanny-Laure Malo accompagne sur la Croisette, comme Chloé, son premier long métrage.C\u2019est Cannes pour tout ce beau monde.Sophie Desmarais, qui s\u2019est entraînée à la course durant six mois, parle de Sarah comme d\u2019un vrai rôle de composition, évoque la pauvreté de son langage, comme son absence de charisme.«Mais quand Chloé m\u2019a offert ce rôle aux antipodes de ce que j\u2019avais déjà abordé, j\u2019ai pris ça comme une déclaration d\u2019amour, une marque de confiance, un vrai défi.Incarner un personnage de pudeur m\u2019a beaucoup touchée.On n\u2019est pas dans l\u2019intime, la sexualité.Or, il fallait que le public comprenne cette fille, qui se connaît si peu.f avais envie de parler d\u2019humilité.Sarah n\u2019est pas capable de s\u2019extérioriser.Elle ressent les choses avec son corps, n\u2019est en compétition qu\u2019avec elle-même, pas avec les autres.» Chloé son équipe et ses acteurs ont travaillé longtemps le projet en amont, chacun mettant ses propositions sur la table.Sophie et Jean-Sébastien disent avoir apporté des détails à leurs personnages, aiment les aspects créatifs de leur métier de bâtisseurs.Chloé est une habituée de Cannes, pas Sophie, qui rue dans les brancards en ce baptême de Croisette: «Je viens voir des films, sans en avoir le temps!» Elle a un peu soupé des rencontres officielles, mais mesure leur importance.La jeune interprète, qui accompagne deux films à Cannes, Sarah et Le démantèlement de Sébastien Pilote, voit bien l\u2019intérêt qu\u2019elle suscite au festival.La voici classée actrice à surveiller.«Je sens que c\u2019est un point tournant», dit-elle.Ça vaut aussi pour la cinéaste.Les passages à Cannes, ça aide, ça marque.Au Québec, Sarah préfère la course sortira le 7 juin sur une vingtaine d\u2019écrans.L\u2019aventure se poursuivra chez nous.Du tremplin à la piscine.On suivra ses rebondissements au pays.Le Devoir SÉNAT SUITE DE LA PAGE 1 tie depuis.«Il y a tellement de menteries qui se disent que fen ai marre.Qu\u2019on dise la vérité, et si on a à perdre nos emplois, qu\u2019on les perde, nos emplois.On ne peut pas tricher les Québécois, les gens qui chaque matin se lèvent et ne savent pas s\u2019ils vont manger le soir.Des jus d\u2019orange à 16$, des affaires tout simplement incroyables.» Signe que la soupe est chaude, le gouvernement a choisi de devancer d\u2019une journée la réunion hebdomadaire de son caucus afin que le premier ministre, qui partait pour l\u2019étranger, puisse y assister et livrer un message.Les journalistes ont même été invités à assister à ce début de rencontre.Il y a eu mise en garde, mais pas d\u2019explications.«De toute évidence, je veux vous parler des événements des derniers jours, a lancé M.Harper.Et je sais que personne ici ne sera surpris d\u2019entendre que je ne suis pas content, que je suis très vexé par la conduite de certains parlementaires et de mon propre bureau.» Il a rappelé que son gouvernement avait été élu en 2006 dans la foulée du scandale des commandites pour faire le ménage, et que ménage il y a eu.«Le Canada est maintenant l\u2019un des meilleurs systèmes de gouvernance parmi les plus responsables et transparents dans le monde entier.[.] Mais c\u2019est quelque chose que nous ne devons jamais tenir pour acquis.» Il a lancé un avertissement : « Quiconque veut utiliser une charge publique pour ses propres bénéfices devrait changer de plans ou encore mieux, quitter cette salle», a- t-il dit en brandissant un doigt accusateur à ses troupes, levées pour l\u2019applaudir et lancer des «bravos».M.Harper a finalement parlé des événements du Sénat comme d\u2019une «distraction» qui empêchait le gouvernement de gérer l\u2019éçonomie.A la fin de son laïus de presque neuf minutes, les journalistes l\u2019ont mitraillé de questions.Stoïque, il est resté debout sans répondre tandis que ses troupes scandaient «Harper, Harper» pour enterrer les questions malvenues.Les adjoints du premier ministre ont alors intimé aux médias de quitter la salle du caucus.Rappelons qu\u2019au cours du week-end, son chef de cabinet, Nigel Wright, a démissionné.Il avait signé un chèque personnel de plus de 90 000 $ au sénateur \u2014 alors conservateur \u2014 Mike Duffy pour que celui-ci puisse rembourser les dépenses de subsistance, pour sa résidence secondaire, encaissées à tort.En contrepartie, le rapport du Sénat sur son comportement a été adouci en comparaison de ceux des deux autres sénateurs visés par l\u2019enquête, Mac Harb et Patrick Brazeau.Son rapport indique «qu\u2019il n\u2019existe pas de critère de détermination de la résidence principale», alors que ceux de MM.Harb et Brazeau disent que la règle est «amplement claire».La commissaire à l\u2019éthique.Mary Dawson, confirme avoir ouvert une enquête sur le chèque de 90000$.CTV a rapporté que le conseiller spécial en politiques et affaires légales de M.Harper, Benjamin Perrin, était au courant de la transaction, ayant rédigé le contrat légal avec l\u2019avocat de M.Duffy.M.Perrin, qui a quitté ses fonctions en avril, a démenti cette information.«Je n\u2019ai pas été consulté, et je n\u2019ai pas participé à la décision de Nigel Wright de faire un chèque personnel pour rembourser les dépensas du sénateur Duffy », a-t-il déclaré par écrit.A la Chambre des communes, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, qui a répondu à toutes les questions sur le sujet, a soutenu qu\u2019aucun document légal encadrant le versement des 90 000$ n\u2019existe.«Notre compréhension est qu\u2019il n\u2019y a pas de document», a-t-il dit.M.Baird a répété à chaque réponse que le premier ministre n\u2019a été mis au courant de ce paiement que lorsque le réseau CTV en a parlé la semaine dernière.Des questions laissées sans réponses M.Harper n\u2019a pas fourni à ses troupes des explications supplémentaires à propos de cette transaction : qui savait ?Qui l\u2019a décidée ?Qui a contacté le Bureau de régie interne du Sénat pour que le rapport sur M.Duffy soit édulcoré ?Ces explications, a reconnu le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais, n\u2019ont pas été fournies lors du caucus.«Non, on n\u2019en a pas eu, et moi, personnellement, je ne tiens pas à en avoir.» Le ministre du Patrimoine, James Moore, confirme.«On a entendu le même discours du premier ministre [que les journalistes] », discours dont étaient absents ces détails.La défense officielle consiste à dire que Nigel Wright a utilisé son argent personnel pour rembourser les contribuables.Il était donc mû par une bonne intention.Pas question d\u2019exiger que M.Duffy rembourse M.Wright, ces deux personnes, indique-t-on au bureau de M.Harper, ayant agi «à titre individuel».Pour le NPD, toutefois, ce paiement pose problème, car il contrevient probablement à la Loi sur le Parlement du Canada, qui stipule qu\u2019il est «interdit à tout sénateur de recevoir [.] une rémunération pour services rendus {.] relativement à quelque [.] affaire devant le Sénat».Cette infraction est punissable par une amende de 1000 à 4000 $, tandis que celui qui donne la rémunération est sujet à une peine d\u2019un an de prison et à une amende de 500 à 2000$.«Est-ce que le ministre de la Justice croit que l\u2019ancien chef de cabinet du premier ministre a commis ce crime lorsqu\u2019il a donné au sénateur Duffy 90000$ dans le cadre de cette entente de camouflage?», a demandé le député néodémocrate Craig Scott.Il n\u2019a pas obtenu de réponse.Pour le chef libéral Justin Trudeau, il est clair que «le gouvernement conservateur, sous le leadership du premier ministre, a perdu son compas moral».Les libéraux réclament la tenue d\u2019une enquête au comité de l\u2019éthique devant lequel devraient comparaître MM.Wright, Perrin, Harper et son nouveau chef de cabinet, Ray Novak.Au Sénat, les libéraux demandent au président de déterminer s\u2019il y a eu bris de privilège.Dans l\u2019affirmative, l\u2019affaire serait confiée à un comité parlementaire où ces mêmes témoins seraient assurément appelés à comparaître.Mike Duffy a finalement quitté le caucus conservateur, tout comme la sénatrice Pamela Wallin.Les deux siègent au Sénat comme indépendants.Mac Harb et Patrick Brazeau ont déjà fait de même.M™® Wallin fait l\u2019objet d\u2019une enquête à cause de ses notes de frais de déplacement élevées.Le rapport final sur sa situation n\u2019a pas encore été rendu public, mais certains médias rapportent que c\u2019est parce que les résultats préliminaires sont accablants qu\u2019elle a été invitée à quitter le caucus préventivement.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir corn GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au telephone 514 985 3333 / 418 643 1541 Par courriel Par telecopieur redaction@ledevoir corn 514 985 3360 Publicité Au telephone\t514 985 3399 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363 0305 Par telecopieur\t514 985 3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au telephone\t514 985\t3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir corn Par telecopieur\t514 985\t3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au telephone\t514 985\t3322 Par telecopieur\t514 985\t3340 Abonnements (lundi a vendredi 7h30al6h30) Au telephone\t514 985 3355 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 463 7559 Par courriel\tabonnements@ledevoircom Par telecopieur\t514 985 5967 Agenda culturel Au telephone Par telecopieur 514 985 3346 514 985 3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d adresses de ses abonnes a la disposition d organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez 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