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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-05-27, Collections de BAnQ.

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[" Manon Cornellier etrincurie des conservateurs.Page A 3 A Montréal: Bergeron tente de recruter chez Harel.Page A 3 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 1 6\t?LE DEVOIR, LE LUNDI 27 MAI 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 P«INT CHAUD Peut-on « oser dire que l\u2019on est religieux » ?La pensée religieuse est désormais évacuée de l\u2019espace public, déplore le professeur Spencer Boudreau MARIE-ANDRÉE CHOUINARD La vague de déconfessionnalisation qui mène maintenant le gouvernement de Pauline Ma-rois à élaborer une charte sur la laïcité a créé un contexte où le discours religieux n\u2019est porté dans l\u2019espace public que sur un ton négatif et extrémiste, rendant suspecte et impossible l\u2019indispensable voix des modérés.Alors que commence ce lundi à l\u2019Université McGill la conférence « Combler le fossé laïque : religion et discours public au Canada», voilà ce que déplore le professeur de sciences religieuses à la faculté de l\u2019éducation de McGill Spencer Boudreau, aussi ombudsman des étudiants depuis presque quatre ans.«La culture religieuse fait partie de nous, elle est incontournable, mais il est désormais interdit d\u2019en parler, comme si c\u2019était suspect», explique le professeur, dont le sujet d\u2019étude porte sur la religion en éducation.«Etre agnostique, ça va.Athée aussi, ça passe très bien.Mais oser dire que l\u2019on est religieux dans l\u2019espace public?Ça non.Tu le dis, et ça y est, on ne t\u2019écoute plus.» La conférence orchestrée par la Faculté des VOIR PAGE A 8 : BOUDREAU ft FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Le professeur Spencer Boudreau, de la faculté de sciences religieuses de l\u2019Université McGill Aujourd\u2019hui Le Monde > Le Liban est entraîné dans le conflit syrien, tandis que Damas confirme sa participation à la deuxième « conférence de paix», de Genève.Page B1 Soldats attaqués à Londres et à Paris : les services secrets sont sur la piste terroriste des deux côtés de la Manche.Page B1 Économie > La chronique d\u2019Êric Desrosiers : la pression populaire sera-t-elle suffisante pour enrayer les pratiques d\u2019évitement fiscal des multinationales?Page A 5 7\t.w., - w-T-r.\t, Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B2 B6 B5 B5 B6 B4 La vie d\u2019Adèle triomphe à cannes i TODD WILLIAMSON/INVISION/ASSOCIATED PRESS Les interprètes de La vie d\u2019Adèle, Léa Seydoux (à gauche) et Adèle Exarchopoulos partagent avec le réalisateur français d\u2019origine tunisienne Abdellatif Kechiche la Palme d\u2019or du 66® Festival de Cannes.Trois Palmes plutôt qu\u2019une ODILE TREMBLAY à Cannes Il y a des moments de grâce parfois.Le jury, les festivaliers et la presse sur la même longueur d\u2019onde pour la récompense suprême, cela se célèbre.Le couronnement de La vie d\u2019Adèle du Français d\u2019origine tunisienne Abdellatif Kechiche est de ceux-là et, quand le président du jury, Steven Spielberg, a annoncé qu\u2019il décernait la palme non seulement au film, mais à ses deux interprètes Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, brûlant couple d\u2019amoureuses, dans une œuvre de vérité, il y eut soupir d\u2019aise et applaudissements.L\u2019an dernier, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva avaient été associés verbalement à la palme octroyée à Michael Haneke çkmy Amour, mais, cette fois, les interprètes reçoivent bel et bien le prix avec le cinéaste.Elles ne l\u2019ont pas volé non plus.Kechiche a dédié son prix à la jeunesse de France, dont il salue les aspirations, et à la Révolution tunisienne.En rencontre de presse après palmarès, Spielberg précisait qu\u2019il était important d\u2019inclure les deux actrices, à cause de la synergie entre les personnages et le metteur en scène.«Si la distribution avait été faussée de 3%, on n\u2019aurait pas ce film.Le choix des actrices était parfait.Nous avqns été envoûtés.» ÉvidemmeuL tout le monde veut et voudra donner une portée politique à cette Pakne.Dimanche, Paris était le cadre d\u2019une énorme manifestation contre le mariage gai, et voici qu\u2019un film sur des amours homosexuelles remporte la Palme d\u2019or.Le jury répétait en chœur aux journalistes que La vie d\u2019Adèle avait été primé pour ses qualités intrin- VOIR PAGE A 8 : CANNES Lire aussi > Deux grosses pointures en fin de course, Polanski et Jarmusch.Page B 8 Indépendance DU Québec De timides premiers pas pour la Convergence Tous représentés au congrès, les partis souverainistes n\u2019ont laissé planer que de minces espoirs d\u2019unité LISA-MARIE GERVAIS Ce fut un modeste départ pour le congrès de la Convergence nationale qui, malgré un enthousiasme bien senti des militants souverainistes de la base, n\u2019a pas semblé convaincre les représentants des partis politiques indépendantistes.Eux qui n\u2019avaient pas toujours manifesté une ardeur débordante devant cette initiative ont fait acte de présence in extremis, à la clôture de l\u2019événemenL sans toutefois s\u2019engager concrètement et en se conten-tanf de laisser planer de minces espoirs.Elections primaires, candidatures uniques, instauration d\u2019un scrutin proportionnel et stratégies de mobilisation.De nombreuses questions ont été discutées par les quelques centaines de participants qui s\u2019étaient rassemblés toute la fin de semaine à l\u2019UQAM.«Personne ne s\u2019est avancé sur ce qui pourrait converger dans les plateformes, c\u2019est vrai.On a commencé par les grands principes et par admettre que les indépendantistes ont le devoir de travailler ensemble pour la cause qui les unit.C\u2019était le principal, et les moyens techniques par la suite seront précisés», a déclaré au Devoir l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry, pour expliquer les timides avancées.Il a reconnu que la présence des représentants des trois principaux partis politiques indépendantistes (Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale) avait été obtenue à l\u2019arraché.«C\u2019est vrai, mais c\u2019est le résultat qui compte.Il y a eu des inquiétudes, des doutes qui se sont dissipés à la toute fin de la rencontre.Il faut dire que moi, qui suis membre du PQ, fai joué mon rôle dans mon parti, les autres aussi, et tout le monde était là à la fin», a-t-Ü dit, expliquant qu\u2019il est intervenu.Il y a urgence à faire un pays du Québec, et celui-ci «n\u2019a plus le droit à l\u2019erreur».M.Landry a livré un discours d\u2019espoir, rappelant que l\u2019indépendance «n\u2019est ni à gauche ni à droite, elle est en avant».VOIR PAGE A 8 : CONVERGENCE L\u2019indépendance du Québec «n\u2019est ni à gauche ni à droite, elle est en avant», dit Bernard Landry Festival TransAmériques Le sacre du printemps et la danse du maestro Pour les cent ans de création du Sacre du printemps, le Festival TransAmériques propose probablement la plus étrange relecture de l\u2019œuvre créée par les Ballets russes, celle du Français Xavier Le Roy.EREDERIQUE DOYON De Maurice Béjart à Marie Chouinard en passant par Hna Bausch, une foule de chorégraphes ont réinventé la danse du rituel sacral païen depuis 1913, en tentant de capter l\u2019énergie brute de la composition rythmique de Stravinski.Xavier Le Roy sort complètement de ce schéma.«Ce n\u2019est pas une interprétation du Sacre, prévient d\u2019entrée de jeu l\u2019artiste issu de la nouvelle vague de chorégraphes français qui proposent une danse plus conceptuelle depuis le milieu des années 1990.Ce n\u2019est pas du tout ma façon d\u2019aborder les choses.» Biologiste dans sa première vie, Xavier Le Roy s\u2019intéresse au mouvement avant la danse.«Pour moi, la danse est une façon d\u2019approcher le mouvement, avec un certain vocabulaire», explique celui qui rejette l\u2019étiquette de non-danse, dont on affuble parfois cette génération de créateurs, qu\u2019il juge réductrice, née de la «fainéantise des critiques».Son Sacre du printemps, un VOIR PAGE A 8 : SACRE Lire aussi > La compagnie itaiienne Motus présente son nouveau spectacle.Page B 8 % rii X VINCENT CAVAROC L\u2019interprétation que fait Xavier Le Roy (ci-dessus) du Sacre du printemps d\u2019Igor Stravinski s\u2019inspire de la gestuelle du chef Simon RatÜe, du Philharmonique de Berlin.77831303442422 A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 27 MAI 2013 ACTUALITES TORONTO Le maire Rob Ford entend se faire réélire C\u2019est au tour de son frère Doug d\u2019être aux prises avec des allégations liées à la drogue Toronto \u2014 Le maire de Toronto, Rob Ford, affirme vouloir passer à autre chose et laisser derrière lui les allégations de consommation de drogue qui le poursuivent depuis plusieurs jours.Rob Ford a esquivé toute la semaine les questions des journalistes concernant une vidéo qui le montrerait en train de fumer du crack.Vendredi, lors d\u2019un court point de presse, le maire a catégoriquement nié consommer de crack et être dépendant à cette substance.Lors de son émission de radio hebdomadaire, dimanche, il a affirmé qu\u2019il tenterait de se faire réélire lors de la prochaine élection municipale, en 2014.Au cours de l\u2019émission The City, il a répété que les allégations portées contre lui étaient fausses.H a attaqué âprement les médias pour leur façon d\u2019avoir rapporté cette histoire.Le Toronto Star et le site Internet américain Gawker, reconnu pour diffuser des potins, ont rapporté il y a deux semaines qu\u2019ils avaient vu une vidéo enregistrée à l\u2019aide d\u2019un téléphone portable qui semblait montrer le maire en train de fumer du crack.Rob Ford, qui anime l\u2019émission avec son frère, le conseiller municipal Doug Ford, a vanté son travail pour assainir les finances de la métropole depuis son élection.Un ex-revendeur ?La veille, Doug Ford a passé la journée à se défendre des allégations du quotidien torontois The Globe and Mail selon les- quelles il avait déjà vendu du haschich pendant plusieurs années à Toronto.H a qualifié les allégations «d\u2019attaques persistantes à l\u2019endroit de sa famille».Dans un dossier de cinq pages, samedi, le Globe soutenait que Doug Ford avait vendu du haschich durant les années 80 \u2014 des accusations que M.Ford et son avocat ont qualifiées de fausses.Le quotidien dit avoir recueilli ses informations à la suite d\u2019interviews avec dix personnes qui auraient grandi avec Doug Ford.Les sources du Globe incluent deux anciens fournisseurs de haschisch, trois revendeurs de rue et des consommateurs occasionnels de haschisch.Selon le Globe, les sources n\u2019ont accepté de parler que sous le couvert de l\u2019anonymat.Allégations démenties Ces sources ont prétendu que M.Ford avait été un «vendeur très important» de haschisch pendant plusieurs années.Le Globe dit avoir tenté de contacter des policiers à la retraite affectés aux enquêtes sur la drogue à l\u2019époque; l\u2019un d\u2019eux a dit n\u2019avoir aucun souvenir d\u2019avoir rencontré les Ford tandis que plusieurs autres n\u2019ont pas répondu.«Elles ne sont pas vraies», a affirmé M.Ford à La Presse canadienne, au sujet des allégations.«Savez-vous qui peut être le juge et le jury de tout ceci ?Le peuple», a-t-il renchéri.Quand on lui a demandé s\u2019il avait déjà vendu du haschisch, M.Ford, visiblement mécontent, a répondu «non, je n\u2019en ai jamais vendu».La Presse canadienne Nominations : Fraser jauge ses options pour le respect des langues officielles FANNIE OLIVIER à Ottawa Le commissaire aux langues officielles affirme évaluer ses «options» pour forcer le gouvernement à se plier à la Loi sur les langues officielles quand vient le temps de nommer magistrats, ambassadeurs, sous-ministrçs et dirigeants de sociétés d\u2019Etat.Graham Fraser a demandé l\u2019an dernier à ce que le Bureau du Conseil privé (BCP), le ministère du premier ministre, tienne compte de la Loi sur les langues officielles pour déterminer les exigences linguistiques des milliers de postes pourvus par les nominations du gouverneur en conseil.Aux yeux du commissaire, si un poste est accompagné du critère de bilinguisme, le gouvernement devrait alors s\u2019assurer qu\u2019il soit respecté par le comité de sélection.Ces recommandations avaient été formulées en juin 2012, dans la foulée de la nomination de l\u2019unilingue anglophone Michael Ferguson au poste crucial de vérificateur général.Un an plus tard, le gouvernement semble être resté impassible.«Nous avons reçu la réponse du BCP à notre rapport final d\u2019enquête le 28 février dernier.Jusqu\u2019à présent, il n\u2019a pas donné suite à nos recommandations», écrit le commissaire dans une lettre adressée au début du mois au député néo-démocrate Yvon Godin, l\u2019un des plaignants dans l\u2019affaire.«Nous évaluons présentement les options qui s\u2019offrent à nous pour nous assurer que le BCP remplisse le rôle-clé qui lui incombe d\u2019appuyer le gouvernement dans la mise en oeuvre de son engagement en vertu de la partie VII de la Loi sur les Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser langues officielles», poursuit-il.La partie VII de la loi stipule que le gouvernement fédéral s\u2019engage à favoriser l\u2019épanouissement des minorités linguistiques et à promouvoir l\u2019usage du français et de l\u2019anglais dans la société canadienne.Analyse attendue Le commissaire ne précise pas la nature des options qu\u2019il envisage pour forcer le, gouvernement à l\u2019écouter.A son bureau, on indique qu\u2019un employé contractuel a été engagé il y a quelques mois pour étudier de fond en comble le processus des nominations.Son analyse devrait être rendue publique d\u2019ici la fin de l\u2019année.Le gouvernement assure toutefois se plier à la loi.«Le rapport du commissaire a été minutieusement étudié.Le BCP respecte les obligations prévues par la Loi sur les langues officielles, a répondu par courriel un porte-parole du BCP à La Presse canadienne.Le cas mettant en cause le vérificateur général est devant les tribunaux.E n\u2019est donc pas indiqué de fournir de commentaires plus précis à ce sujet».H fait référence à la poursuite de l\u2019ex-ministre libéral Jean-Jacques Blais contre Ottawa, qui fait valoir que la nomination d\u2019un unilingue au poste de vérificateur général est illégale et inconstitutionnelle.Pour M.Godin, il est loin d\u2019être nécessaire que toutes les personnes nommées par le BCP soient bilingues, mais celles qui font affaire avec le public devraient maîtriser les deux langues.Il serait illogique à ses yeux de nommer un anglophone unilingue à titre d\u2019ambassadeur dans un pays francophone, président ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE de Radio-Canada ou encore président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, par exemple.«Il doit y avoir des critères objectijs, quel niveau linguistique chaque poste doit exiger.Il faut avoir une ligne à suivre [.], que le gouverneur en conseil sache dans quelle direction il s\u2019en va», a plaidé le porte-parole en matière de langues officielles du NPD.Le projet de loi C-419 de sa collègue Alexandrine Laten-dresse, qui vise à rendre obligatoire le bilinguisme pour dix postes-clés tels que vérificateur général, directeur des élections et commissaires aux langues officielles, à l\u2019intégrité ou à l\u2019information, devrait obtenir l\u2019approbation finale des parlementaires dans les prochains mois.La Presse canadienne Le gouvernement Harper veut réaliser le nouveau pont Champlain en partenariat public-privé.Pourquoi en PPP alors que ça revient royalement plus cher?La construction en PPP peut coûter jusqu\u2019au double du prix.Contrairement au gouvernement, le secteur privé vise le profit.Et il finance sa participation à un taux d\u2019intérêt plus élevé que le secteur public.La facture est refilée aux usagers.À propos : qui dit pont en PPP dit pont à péage.Et vu son prix, on est certain d\u2019avoir un péage comme on n\u2019en a jamais vu à Montréal.En PPP, le gouvernement perdra le contrôle et une expertise indispensable.La gestion du pont \u2014 une infrastructure essentielle \u2014 relèvera du privé.Et tant pis pour la reddition de comptes et la transparence dans l\u2019octroi des contrats.Le gouvernement se départira d\u2019une équipe complète d\u2019experts en gestion et entretien de pont.On a vu ailleurs ce qu\u2019il en coûte au secteur public de perdre son expertise interne.Pas rassurant, n\u2019est-ce pas?Le mode PPP, on a vu ce que ça fait et on le paie cher.Après les problèmes, scandales et échecs associés aux PPP \u2014 pensons aux haltes routières, au CUSM, au CHUM, entre autres \u2014, pourquoi le gouvernement Harper nous impose-t-il le mode PPP pour notre nouveau pont?Le PPP pour le nouveau pont Champlain, c\u2019est royalement trop cher.pour pas plus de pont.SCFR Syndicat canadien de ^ la fonction publique ftq Le SCRS savait que le soldat Delisle était un espion, mais n\u2019a pas averti la GRC Ottawa \u2014 Les services secrets canadiens ont observé clandestinement un officier de la marine qui a transmis des informations secrètes à la Russie pendant des mois, mais sans en informer la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Il s\u2019agit d\u2019une opération qui n\u2019était pas connue à ce jour, et qui permet de se demander si Jeffrey Delisle aurait pu être arrêté plus tôt.La Presse canadienne a appris que le Federal Bureau of Investigation (FBI) a avisé le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRC) des activités illicites que menait le soldat Delisle pour le compte de Moscou bien avant que la GRC ne commence son enquête, en décembre 2011.Les policiers fédéraux l\u2019ont arrêté le mois suivant.Le SCRS avait décidé de ne pas transmettre à la GRC son épais dossier sur Delisle.L\u2019agence de renseignement a choisi de garder son enquête sous scellé par crainte de devoir exposer devant la cour les détails de ses échaiiges de renseignement de sécurité avec les Etats-Unis.Dans un revirement bizarre, c\u2019est le EBI, plutôt que le SCRS, qui a envoyé une lettre à la GRC pour l\u2019informer du fait qu\u2019un militaire canadien revendait aux Russes de l\u2019information sensible, y compris des renseignements classifiés aux Etats-Unis.La GRC a dû entreprendre sa propre enquête sur Delisle.Le délai a inquiété Washington parce qu\u2019une importante quantité de secrets continuaient à être dévoilés par le militaire.La Presse canadienne ^UCA/ w mpm, becuuMü/x, pmmrni&mnt DES AQUARELLES DE MICHEL TREMBLAY AU PROFIT DE LA MAISON MARGUERITE Plus de 300 aquarelles de Michel Tremblay seront vendues en 3 temps : 11 h 30 à 18 h 30 17\th à 18 h 30 18\th 30 à 20 h VENTE A PRIX FIXE ET ENCAN SILENCIEUX COCKTAIL-BÉNÉFICE ENCAN À LA CRIÉE Entrée libre Coût de 90 $ ^Qmdl s JïflM SALON URBAIN de la Place des Arts 1600.RUEST-URBAIN MONTRÉAL maisonmarguerite com/encan 514-932-8872 poste 103 AU PROF T DE COMMAND TA RES la maison marguerite S'INVESTIR POUR ELLES Depuis 35 ANS Hydro .Québec ENCADREX LE DEVOIR, LE LUNDI 27 MAI 20IS A 3 ACTUALITES Quand ces choses arrivent.X L Manon CORNELLIER à Ottawa e gouvernement a posé les gestes ^ ^ I absolument appropriés dans les ^ ^\tcirconstances.Nous avons tou- jours dit, quand ce genre de choses arrive, que nous agirions, nous en occuperions et tiendrions les gens responsables.C\u2019est ce que nous avons fait et je pense que les Canadiens le comprennent», a déclaré le premier ministre Stephen Harper jeudi dernier alors qu\u2019il réagissait à nouveau à l\u2019affaire Wright-Duffy.Voilà une déclaration intéressante de la part d\u2019un gouvernement dont le premier réflexe, dans cette affaire comme dans d\u2019autres, est de limiter les dommages en faisant, très souvent, de l\u2019obstruction et de ne bouger qu\u2019une fois poussé au pied du mur par la clameur populaire ou un jugement du tribunal.Est-ce que ce sera le cas avec celui rendu jeudi par la Cour fédérale dans le dossier des appels automatisés frauduleux?Cela reste à voir.Depuis le début de ce scandale d\u2019appels trompeurs, les conservateurs temporisent.Le juge Richard Mosley l\u2019a lui-même constaté.«D\u2019entrée de jeu, la présente instance a été teintée de partisanerie, écrit-il.Cela ressortait de manière particulièrement manifeste des observations présentées par les députés défendeurs», écrit-il.Il lui a d\u2019ailleurs «semblé» que «les députés défendeurs s\u2019étaient livrés à une guerre de tranchées pour essayer d\u2019empêcher que la présente affaire soit entendue sur le fond».Il poursuit: «Bien qu\u2019il soit manifestement d\u2019intérêt public d\u2019aller au fond des choses face aux présentes allégations, le PCC [Parti conservateur du Canada] a dès le départ fait bien peu d\u2019efforts pour aider au déroulement de l\u2019enquête, et ce, même si on le lui avait demandé tôt.[.] Quoiqu\u2019ils aient concédé à contrecoeur pendant la plaidoirie que les événements survenus étaient \u201ctotalement scandaleux\u201d, les députés défendeurs ont eu pour position d\u2019entrée de jeu, d\u2019après le dossier, de faire obstacle par tous les moyens à la présente procédure.» Si le juge Mosley n\u2019a pu déterminer qui étaient les responsables de cette fraude, il a quand même établi qu\u2019il y avait eu fraude et que «la source la plus probable des renseignements utilisés pour procéder aux appels trompeurs était la base de données [.] tenue et contrôlée par le PCC».Alors «quand ce genre de choses arrive», comme dit le premier ministre, on s\u2019attend à une réaction vigoureuse du gouvernement.Ce dernier avait d\u2019ailleurs annoncé, à la mi-avril, le dépôt d\u2019un projet de loi modifiant la Loi électorale, mais, la veille du dépôt, tout a été reporté.Sans explication.On a su ensuite que certains de ses députés désapprouvaient quelques éléments du projet.Depuis, rien.Cela fait pourtant plus d\u2019un an que les conservateurs ont promis de modifier la loi électorale.Ils s\u2019y sont engagés en mars 2012 alors qu\u2019ils tentaient de mettre fin à la tourmente provoquée par une cascade de révélations sur les appels automatisés frauduleux.Le NPD avait présenté une motion exigeant la présentation de changements dès l\u2019automne 2012 et les conservateurs l\u2019avaient appuyée.On attend toujours.Il y a pourtant urgence si l\u2019on veut que les changements soient en vigueur pour les prochaines élections.C\u2019est pour cette raison que le directeur général des élections (DGE), Marc Mayrand, a présenté, en mars dernier, un rapport spécial sur les appels automatisés (rapport sur lequel il doit témoigner cette semaine en comité parlementaire).Car «en fin de compte, c\u2019est la capacité du processus électoral de jouer son rôle fondamental, soit légitimer le pouvoir politique, qui est enjeu», écrivait-il.M.MajTand recommande des sanctions plus sévères pour quiconque se fait passer pour un membre du personnel électoral, l\u2019afiribution de pouvoirs d\u2019enquête plus étendus à Elections Canada, la conservation pendant au moins un an par les firmes de télémarketing des registres de tous les appels effectués au pays au cours d\u2019élections.Le jugement de jeudi dernier donne un poids supplémentaire à ses arguments.«S\u2019il a pu y avoir dans le passé des cas isolés de comportements électoraux répréhensibles, écrit le juge Mosley, il n\u2019y a jamais eu ici jusqu\u2019à la 4P élection générale [.] d\u2019incidents de suppression des votes de la nature de ceux examinés dans les présents motifs.Je ne doute pas pour cette raison que la confiance légitime des Canadiens a été ébranlée par la divulgation [.] d\u2019activités frauduleuses généralisées.» Le gouvernement doit réagir rapidement s\u2019il veut éviter que les élections de 2015 soient à leur tour entachées.Les belles paroles ne suffisent plus, car le Parti conservateur a pris trop de libertés avec les règles électorales depuis 2006.Et chaque fois qu\u2019il a été pris en défaut, il a combattu le DGE.L\u2019importance que le gouvernement accorde à l\u2019inté^ité du processus électoral ne se vérifiera que s\u2019il fait des gestes concrets, pertinents et.rapides.Et comme le dit si bien le DGE dans son rapport, «il faut garder à l\u2019esprit que les mesures législatives ne peuvent à elles seules prévenir une conduite inappropriée.Tous les participants au processus électoral se doivent d\u2019agir de façon à respecter et à promouvoir les valeurs démocratiques et la primauté du droit » mcornellier@ledevoir.com Richard Bergeron estime avoir toutes ses chances pour devenir le futur maire de Montréal.FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Bergeron tente de recruter chez Vision Montréal Le chef de Projet Montréal affirme avoir contacté « cinq ou six » élus du parti de Louise Harel BAHADOR ZABIHIYAN Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, ne se contente pas de courtiser l\u2019électorat: il mène une campagne de séduction auprès d\u2019une demi-douzaine d\u2019élus de Vision Montréal, auxquels il a personnellement parlé durant ces dernières semaines afin de les convaincre de rejoindre son parti, a-t-il fait savoir dimanche lors du congrès de son organisation.«Il y a quelque cinq ou six élus de Vision Montréal qui nous intéressent beaucoup [.] que l\u2019on aimerait bien attirer chez nous, nous leur avons parlé ces derniers mois à plusieurs reprises, je leur ai personnellement parlé à chacun d\u2019eux, il y a environ une dizaine de jours», a-t-il expbqué lors d\u2019un point de presse, à la fin de son discours.Il n\u2019a pas souhaité nommer les personnes avec lesquelles il a discuté.Il les a toutefois encouragées à prendre une décision au plus vite, car les places étaient en train de se combler rapidement au sein son parti.«Nous, dans l\u2019intervalle, on investit, on construit nos équipes, et moi, je suis fidèle à mes élus», a-t-il expliqué.Vision Montréal en difficulté M.Bergeron a toutefois fait savoir que Cari Boileau, un ancien conseiller d\u2019arrondissement indépendant, qui avait appartenu à Projet Montréal avant de rejoindre Vision Montréal en début d\u2019année, ne faisait pas partie du groupe d\u2019élus qu\u2019il cherchait à convaincre.M.Bergeron semble vouloir profiter des moments difficiles que traverse le parti de Louise Harel.Le Devoir révélait la semaine dernière que plusieurs élus de Vision Montréal songeaient à quitter le navire pour rejoindre d\u2019autres partis politiques ou siéger en tant qu\u2019indépendants.Plusieurs sources afbrmaient qu\u2019une vague de défections était à prévoir dans les prochaines semaines.Vison Montréal a affirmé vendredi que le parti demeurait uni autour de M\u201c® Harel.Dimanche soir, le parti a affirmé par voie de communiqué que les tentatives de «maraudage» de Richard Bergeron avaient échoué.Le chef de Projet Montréal balaie du revers de main la possibilité d\u2019une fusion entre son parti et celui de M\u201c® Harel.Il estime avoir toutes ses chances pour devenir le futur maire de Montréal, même s\u2019il a reconnu qu\u2019il était parfois perçu comme un utopiste.«On m\u2019a parfois qualifié de rêveur, mais je pense que la population me connaît bien », a-t-il expliqué.Lors de son discours devant les dizaines de membres de son parti, il a mis en avant les réussites concrètes de son équipe, sur le Plateau-Mont-Royal ainsi qu\u2019à Rosemont-La Pedte-Patrie.M.Bergeron a évoqué plusieurs thèmes qui lui sont chers, notamment le développement du transport en commun.Il a aussi expliqué qu\u2019il fallait dynamiser Montréal, qui perd de son influence au profit des villes de banlieue.«L\u2019avenir de Montréal, métropole du Québec, repose sur Sainte-Julie, Saint-Constant ou Mascouche», a-t-il ironisé.Discours abrasif Néanmoins, le discours le plus abrasif n\u2019est pas venu de M.Bergeron, mais de son directeur de campagne, Raymond Guardia, qui a di- « J\u2019ai le goût de dire que s\u2019il y a un scandale, Denis Coderre est pas trop loin de la table d\u2019honneur » rectement attaqué Denis Coderre sur des questions d\u2019intégrité.«Denis Coderre avait aussi le don de financer ses campagnes dans Bourassa avec des enveloppes brunes, des enveloppes pleines de billets de cinquante, de cent dollars», a déclaré le directeur de campagne, lors de son allocution.«J\u2019ai le goût de dire que, s\u2019il y a un scandale, Denis Coderre est pas trop loin de la table d\u2019honneur», a-t-il ajouté, peu avant de finir son discours, sous les applaudissements nourris des militants.M.Bergeron a expliqué qu\u2019il était particulièrement satisfait de la prise de parole de son directeur de campagne, en point de presse.«Je suis très satisfait de l\u2019allocution qu\u2019a fait le directeur de la campagne.J\u2019ai beaucoup apprécié.Moi, je n\u2019ai pas peur de mon passé, je ne suis pas devenu honnête hier matin», a-t-il rajouté, en faisant référence à M.Coderre.M.Coderre n\u2019a pas souhaité donner d\u2019entrevue au Devoir dimanche après-midi, afin de répondre aux accusations de son rival.Mais, par le passé, il a toujours défendu son intégrité, faisant valoir qu\u2019il n\u2019a jamais été condamné dans le cadre du financement de ses campagnes.Par ailleurs.Projet Montréal s,\u2019appellera officiellement Projet Montréal \u2014 Equipe Bergeron, à la suite d\u2019un vote des militants.La nouvelle dénomination est destinée à éviter la confusion chez les Montréalais.Le Devoir COMMISSION CHARBONNEAU L\u2019ex-ministre péquiste Louise Beaudoin s\u2019inquiète des réputations entachées L> ancienne ministre pé-' quiste Louise Beaudoin qualifie la commission Char-bonneau A\u2019«extrêmement utile» pour faire la lumière sur la corruption, mais se sent également «interpellée» par les réputations qui y sont entachées.«Prenons ce qui se passe à Laval, on voit bien que la commission Charbonneau nous apprend des choses, nous démontre le système, a déclaré l\u2019ancienne politicienne lors d\u2019une entrevue accordée à La Presse canadienne, samedi.C\u2019est pour ça qu\u2019elle a été créée, pour qu\u2019on comprenne comment ça se passe, pourquoi ça se passe et pour qui ça se passe.C\u2019est quand même assez stupéfiant » Consciente qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un procès, elle se demande néanmoins si son fonctionnement actuel est inhérent à toutes les commissions d\u2019enquête de ce type.M\u201c® Beaudoin a aussi dit souhaiter la rigueur «la plus ferme possible» à la commission, afin d\u2019assurer que personne ne soit injustement éclaboussé par des déclarations-chocs de témoins.Paisant allusion à l\u2019ancien ministre péquiste Guy Chevrette, qui s\u2019est retrouvé mêlé au scandale par les déclarations de l\u2019ex-organisateur politique Gilles Cloutier, elle se demande «s\u2019il n\u2019y a pas moyen de vérifier et de contre-vérifier» ce que les témoins y disent pour «démêler le vrai du faux».M\u201c® Beaudoin estime que son ancien collègue a raison de vouloir laver sa réputation.«Je me demande s\u2019il n\u2019y a pas moyen, quelque part, d\u2019être plus rigoureux pour éviter ce type de conséquence», se demande l\u2019ancienne ministre.Devant autant de déclarations, Louise Beaudoin craint que les citoyens finissent par «mettre tout le monde dans le même sac», ce qui la fait «grincer des dents».Et M\u201d® Beaudoin, qui a été députée pendant 12 ans et ministre pendant huit ans, est catégorique : jamais on ne lui a offert d\u2019enveloppes durant sa carrière de politicienne.La Presse eanadienne Yves Cadotte démissionne de SNC-Lavalin Le vice-président principal et directeur général de la division Transport Infrastructures et Bâtiment de la firme de génie-conseil, SNC-Lavalin, Yves Cadotte, a démissionné de son poste cette semaine, rapporte Radio-Canada.La raison de son départ n\u2019est pas coimue.Yves Cadotte a témoigné devant la commission Charbonneau en mars dernier.Il a notamment affirmé qu\u2019un système de collusion impliquant les firmes de génie-conseil SNC-Lavalin, Dessau, SM, Genivar et CIMA avait existé dans les années 2000.Il a aussi soutenu que le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, que la firme remboursait par la suite à ses cadres donateurs par des bonis.Le privé pour commanditer la capitale nationale ?Ottawa \u2014 La Commission de la capitale nationale (CCN) étudie des propositions pour aller chercher 4,5 millions de dollars en nouvelles commandites au cours des cinq prochaines années, et l\u2019une d\u2019elles consiste à s\u2019associer à des entreprises pour faire la promotion des joyaux culturels de la région d\u2019Ottawa.Un rapport commandé par la CCN conclut que l\u2019agence pourrait obtenir plus de 1 million en commandites privées uniquement pour faire la promotion du parc de la Gatineau, en Outaouais, selon le document obtenu par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019informadon.Notons que les commandites d\u2019entreprises sont déjà une composante importante du paysage culturel de la capitale fédérale.La firme Alcatel-Lucent est par exemple partenaire d\u2019un événement cycliste tous les dimanches d\u2019été, alors qu\u2019American Express soutient le Bal de Neige et la patinoire du canal Rideau.La Presse eanadienne Une pétition ponr davantage d\u2019édncation physiqne à l\u2019école Une pétition en ligne demandant d\u2019instaurer un minimum obligatoire hebdomadaire de 120 à 150 minutes d\u2019éducation physique pour les jeunes du primaire et du secondaire a déjà recueilli 7400 signatures depuis le 8 avril.La pétition, hébergée sur le site de l\u2019Assemblée nationale du Québec, a été lancée par un professeur d\u2019éducation physique, Yves Potvin.Elle est parrainée par le député péquiste de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin.Selon M.Potvin, les jeunes sont devenus trop sédentaires, et l\u2019ajout d\u2019activités parascolaires s\u2019avère un échec, puisqu\u2019ils n\u2019y participent pas.M.Potvin interpelle la première ministre, Pauline Marois.Il lui rappelle qu\u2019au lendemain des élections, elle avait déclaré vouloir faire du Québec la nation la plus en forme du monde d\u2019ici dix ans.Yves Potvin dit avoir bon espoir de dépasser les 10000 signatures jusqu\u2019à l\u2019expiration de la pétition, le 8 juillet.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 27 MAI 2013 ACTUALITES Psychotropes : plus d\u2019ordonnances, mais peu de suivi chez les jeunes LISE MILLETTE L> absence de suivi médical pour de nombreux ! adolescents à qui l\u2019on prescrit des psychotropes inquiète médecins et intervenants du réseau de la santé.Certains osent même parler de bombes à retardement Le docteur Yves Lambert, un omnipraticien qui travaille depuis plus de huit ans comme médecin auprès des centres jeunesse de la Montérégie, a confié avoir été étonné de constater le nombre, mais surtout la nature des médicaments prescrits aux jeunes de moins de 18 ans qui fréquentent ou transitent par ces établissements.Se rappelant son arrivée auprès de cette clientèle, il dit avoir été sidéré par les doses élevées qu\u2019il n\u2019avait même jamais prescrites à une clientèle adulte ailleurs dans le réseau de la santé.En progression Ces prescriptions, loin d\u2019être isolées, sont en progression et les données de la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec parlent d\u2019elles-mêmes.En 2012, 51928 nouvelles ordonnances ou renouvellement pour des antipsychotiques ont été délivrés à des adolescents de 15 à 18 ans, 40701 chez les 10 à 14 ans.Cinq ans plus tôt, en 2007, ces ordonnances s\u2019établissaient à 26399 chez les 15-18 ans et 27391 chez les 10-14 ans.Certains antipsychotiques atypiques peuvent même être prescrits dès l\u2019âge de 5 ans chez des enfants qui présentent de l\u2019irritabilité, de l\u2019agressivité, des manifestations d\u2019automutilation ou d\u2019agitation, de même que chez ceux qui ont des troubles autistiques ou des troubles envahissants du développement non spécifiques, peut-on apprendre dans une note du docteur Hani Iskandar, directeur médical de l\u2019urgence à l\u2019Institut Douglas, publiée en septembre 2012.Dans son livre Toiîs fous, paru plus tôt cette année, le docteur en socio-économie Jean-Claude St-Onge se questionne ouvertement sur les impacts d\u2019une telle consommation de psychotropes sur des cerveaux encore en développement.Il sonne l\u2019alarme, soulignant que tous les secrets de cette classe de médicaments sont encore largement méconnus.M.St-Onge déplore d\u2019ailleurs le fait que, trop souvent, la prescription de psychotropes devienne le premier réflexe sans que les solutions de rechange soient même envisagées ou discutées.«E n\u2019y a pas toujours de suivi.Aux États-Unis, les deux tiers des enfants avec des antidépresseurs ne sont pas suivis, or ils sont les plus à risque de commettre un suicide», a-t-il affirmé.Le psychologue Denis Lafortune, professeur à l\u2019Université de Montréal, s\u2019est plus particulièrement intéressé aux jeunes qui fréquentent les cen- tres jeunesse.Traditionnellement, ces centres accueillaient des jeunes avec des troubles de comportement, mais depuis 2005, ils sont de plus en plus fréquentés par des jeunes qui présentent aussi des problèmes de santé mentale.Laissés à eux-mêmes Dès 2006, M.Lafortune révélait que sur l\u2019ensemble des jeunes suivis par les centres jeunesse, en hébergement ou non, environ 45% consommaient des psychotropes.Ces consommateurs présentent des caractéristiques variées, certains sont «sous-traités», d\u2019autres «sur-traités» ou d\u2019autres encore ont des prescriptions qui ne correspondent pas toujours à leurs véritables problèmes.Jean-Claude St-Onge fait le lien entre la délivrance de médicaments et l\u2019influence de l\u2019industrie pharmaceutique sur la psychiatrie.«Un champ immense est laissé à ce qu\u2019on pourrait appeler des vendeurs d\u2019huile de serpent où tout est ouvert pour prescrire pratiquement tout ce qui fonctionne plus ou moins», a dénoncé M.St-Onge, qui insiste sur la méconnaissance de cette classe de médicaments.Les cas de dosage inappropriés interpellent aussi le docteur Yves Lambert, qui les attribue notamment à une absence ou défaillance dans le Le nombre de prescriptions a grimpé en flèche au Québec ces dernières années suivi médical de trop de jeunes patients.«Dans le réseau, certains ne veulent même pas les voir! Ce sont des jeunes qui sont complexes, qui demandent un encadrement particulier, qui peuvent manquer régulièrement des rendez-vous.Souvent je me suis fait dire: \u201cton jeune, il n\u2019est pas assez motivé pour être suivi\u201d, alors qui va le suivre ?», lance-t-il.Le docteur Larnbert reconnaît qu\u2019il est plus facile de prendre en charge un cas de diabète ou de cholestérol qu\u2019un jeune qui sort d\u2019un centre jeunesse.«Je n\u2019ai pas de cas simples.Donner un choix de contraceptijs à une jeune fille qui fait de la prostitution, qui est TDAH, qui consomme à peu près n\u2019importe quoi, non, ce n\u2019est pas toujours simple», confie-t-il.Yves Lambert prêche pour une action préventive.Il demeure convaincu qu\u2019il est possible de prévenir et de suivre les jeunes à risque avant qu\u2019ils n\u2019arrivent en centres jeunesse.En observant l\u2019historique familial de certains jeunes, il est possible d\u2019observer que plusieurs répètent le parcours des générations qui les ont précédés.Dans certains dossiers, cette fréquentation des^centres jeunesse dure depuis trois générations.«À cette situation, il faut des solutions de société», affirme le docteur Lambert.La Presse canadienne LEGISLATIVE PARTIELLE EN AMERIQUE DU NORD Les expatriés français peu nombreux à voter Le candidat de l\u2019UMP, Frédéric Lefebvre, est en tête du premier tour Le candidat de l\u2019Union pour un mouvement populaire (UMP), Erédéric Lefebvre, est arrivé en tête du premier tour de la législative partielle organisée dans la 1\"® circonscrip-tiçn des Erançais de l\u2019étranger (Etats-Unis et Canada), après l\u2019annulation de l\u2019élection de la socialiste qui l\u2019avait battu en juin 2012, sur fond de très forte abstention (86%).Le vote aux urnes avait lieu samedi, et par voie électronique du 15 au 21 mai.Selon les résultats publiés dimanche soir sur le site du ministère des Affaires étrangères, seuls 13,47% des quelque 152 000 inscrits ont pris part au scrutin, soit 86,53% d\u2019abstention.En juin 2012, la participation s\u2019élevait à environ 20 %.L\u2019ancien secrétaire d\u2019Etat UMP Erédéric Lefebvre, un proche de Nicolas Sarkozy, réinvesti par son parti pour ce nouveau scrutin, a recueilli 29,15% des suffrages exprimés, en tête devant le candidat du Parti socialiste (PS), Pranck Scemama, qui obtient 24,98%.Parmi les douze candidats, ils sont les seuls qualifiés pour le second tour qui aura lieu samedi 8 juin.Derrière eux, Damien Regnard (divers droite) recueille 12,67%, Louis Giscard d\u2019Es-taing, investi par l\u2019Union des dé-mocrates et indépendants (UDI) %,Q2%, et Cyrille Giraud de Europe Ecologie Les Verts (EELV) 7,39%.Le candidat du MoDem, Nicolas Druet, obtient 6% des voix et Céline Cilément (Pront de gauche), 4,15%.Ce scrutin a été provoqué par l\u2019annulation en février par le Conseil constitutionnel de l\u2019élection de la socialiste Co- rinne Narassiguin, en raison de l\u2019irrégularité de ses comptes de campagne.Déclarée inéligible, elle n\u2019a pu se représenter.En juin dernier, elle avait battu Erédéric Lefebvre (avec 54% contre 46% des voix au second tour), après s\u2019être classée largement en tête au premier tour (39,65% contre 22,08% au candidat UMP).Autre législative Un premier tour de la législative partielle se déroulait dimanche dans la 8® circonscription des Erançais de l\u2019étranger couvrant des pays d\u2019Europe du Sud plus Israël.La candidate UMP, Valérie Hoffenberg (21,84%,) affrontera au second tour le 9 juin Meyer Habib, investi par l\u2019UDI de Jean-Louis Borloo (15,36%), selon les résultats publiés sur le site du ministère des Affaires étrangères.L\u2019abstention, qui atteint 89,63%, dépasse celle enregistrée en juin 2012 (environ 87%).Constatant une baisse de la participation, une «tendance que l\u2019on observe en France pour les partielles», Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Erançais de l\u2019étranger, a appelé à la mobilisation pour le second tour.«J\u2019invite tous nos compatriotes inscrits sur les listes électorales en Amérique du Nord, en Europe du Sud et en Israël à se mobiliser et à aller voter au deuxième tour.Il est important que la voix de nos concitoyens hors de France puisse être entendue, et cela passe par le vote», a-t-elle écrit dans un communiqué.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Monde Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A NICHOLAS KAMM AGENCE ERANCE-PRESSE Des centaines de manifestants ont dénoncé Monsanto devant la Maison-Blanche, à Washington.Marche mondiale contre Monsanto Les opposants aux OGM ont manifesté au Canada, aux États-Unis et dans de nombreux pays d\u2019Europe Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi au Canada, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d\u2019Europe pour dénoncer Monsanto, le géant des organismes génétiquement modifiés (OGM).Les organisateurs de la «Marche contre Monsanto» affirment vouloir attirer l\u2019attention sur les dangers que posent les aliments génétiquement modifiés et les entreprises qui les produisent.Des manifestations étaient prévues dans au moins 250 villes du monde, notamment à Montréal et à Québec.Plusieurs villes américaines et sud-américaines ont été le théâtre de protestations, notamment â Washington, Los Angeles et Buenos Aires.A Paris, plusieurs centaines de protestataires de tous âges s\u2019étaient rassemblés pour un sit-in sur la place du Trocadéro dans le cadre d\u2019une mobilisation citoyenne mondiale lancée sur les réseaux sociaux par le mquvement Occupy-Monsanto.A Strasbourg, dans l\u2019est de la Prance, entre 350 et 450 manifestants ont défilé de la place du Parlement européen au centre-ville.Quelque 1000 personnes se sont réunies place de la Bourse â Bruxelles avant de s\u2019élancer pour une marche â travers la capitale belge.Selon le quotidien Le Soir, environ 80 personnes ont été arrêtées lors d\u2019une manifestation non autorisée â Anvers.Aux Pays-Bas, les rassemblements ont réuni, selon les organisateurs, plus de 4000 personnes, en particulier â Wage-ningen, centre de l\u2019industrie agroalimentaire surnommé la Pood Valley.Des protestataires ont manifesté devant les bureaux de Monsanto en brandissant des pancartes clamant sanfo tue.Sauvez la biodiversité.A Vienne, en Autriche, quelques centaines de per- Résultats des tirages du : 2013-05-25 99\t17\t3?\t03\t\t\t0?\t06\t11\t40 41\t42\t44\tcompl.\t\t\t19\t23\t29\tcompl.Prochain gros lot (approx.) : 3 000 000 $ 3353436 Résultats des tirages du : 2013-05-24 8 Prochain gros lot (approx.)50 000 000 $ + (Jj^AXM/iL/OWS 2 lots de 1 million $ (API 2442503 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité sonnes avaient sorti écharpes et bonnets pour défiler dans le centre-ville, malgré la fraîcheur des températures, avec des pancartes îndîquant Non aux OGM, Stop Monsanto.Ils étalent également environ trois cents â manifester sous une pluie battante â Berlin, et autant â Munich.Étiquetage obligatoire Les OGM sont issus de semences conçues pour résister aux insecticides et aux herbicides, ajouter des bénéfices nutritionnels aux aliments et améliorer le rendement des récoltes.Certains opposants aux OGM estiment qu\u2019ils peuvent causer des problèmes de santé et nuire â l\u2019environnement.Ils réclament un étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM, même si le gouvernement fédéral et plusieurs scientifiques affirment que cette technologie est sans danger.L\u2019entreprise Monsanto, dont le siège se trouve â Saint-Louis, au Missouri, a déclaré samedi qu\u2019elle respectait le droit des gens â exprimer leur opinion, mais affirme que ses semences aident les agriculteurs â produire plus de nourriture, tout en économisant de l\u2019eau et de l\u2019énergie.Associated Press Agence France-Presse DEBORDEMENTS Le niveau d\u2019eau est en baisse à Québec La situation a commencé â prendre du mieux â Québec et dans plusieurs autres secteurs de l\u2019est de la province, touchés par d\u2019importants débordements de cours d\u2019eau au cours du week-end.Selon Erance-Sylvie Loisel, porte-parole de la Sécurité civile du Québec, on se dirige vers un rétablissement de la situation.Au niveau des cours d\u2019eau et des rivières, on a commencé â noter des baisses du niveau d\u2019eau, au point où tout devrait revenir â la normale au cours des vingt-quatre prochaines heures.M\u201c® Loisel a notamment déclaré que la marée était â la baisse dans la grande région de Québec.Les fortes pluies des jours précédents avaient provoqué des débordements d\u2019eau dans le Vieux-(3ué-bec, ainsi que dans l\u2019arrondissement Beauport et â Château-Ri-cher.Saint-Romuald, sur la rive sud, a aussi été touchée.Dans le secteur de la rivière Chaudière, le pont-route 276 était toujours fermé, en fin d\u2019après-midi dimanche, a fait savoir M\u201c® Loisel.«Nous sommes en période de haute marée, il y a eu des vents très forts en début de matinée ainsi qu\u2019hier [samedi], et nous avions reçu beaucoup de précipitations au cours des derniers jours.Le tout a eu un effet sur la marée, ce qui a causé des débordements», a dit M\u201c® Loisel.Une autre marée Bien qu\u2019une autre marée soit attendue lundi dans la grande région de Québec, la porte-parole de la Sécurité civile doute que les répercussions soient aussi importantes que ce qui a été ressenti dimanche matin, parce que les vents devraient venir de l\u2019ouest et souffler avec moins d\u2019intensité.Par ailleurs, â cinq jours du mois de juin, plusieurs régions du (Québec ont reçu des précipitations de neige et la circulation a été perturbée â certains endroits.Entre cinq et dix centimètres de neige étaient prévus dimanche pour les secteurs montagneux de Charlevoix, de la Réserve faunique des Laurentides, du Saguenay, de l\u2019Estrie et de la Beauce.La Presse canadienne De nouveaux épisodes à Histoires d\u2019immigrations Une série animée par la journaliste Dominique Poirier EN COLLABORATION AVEC : LES HAÏTIENS.PARTIR POUR RESTER Avec Marjorie Villefranche (Directrice, Maison d\u2019Haïti) et Maryse Alcindor (Officière de l\u2019Ordre national du Québec et ex-sous-ministre du Québec) Bibliothèque et Archives nationales Dès ce soir 19 h Québec i» UQAM 9 canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRE MEDIA : LE DEVOIR LE DEVOIR, LE LUNDI 27 MAI 20IS A 5 ECONOMIE Outrés ( > Eric Desrosiers i I ; La colère gronde contre les multinationales et leurs manœuvres d\u2019évitement fiscal.Mais la pression populaire sera-t-elle suffisante pour forcer les gouvernements à trouver une solution en dépit de la complexité du problème et de leur concurrence féroce en la matière ?La question des pratiques d\u2019évitement fiscal des multinationales a provoqué une réaction scandalisée lors des travaux d\u2019un comité d\u2019enquête permanent du Sénat américain la semaine dernière.Le participant outré n\u2019était toutefois pas l\u2019un des sénateurs sur la tribune, mais leur témoin, le grand patron de la compagnie Apple.«Nous payons tous les impôts que nous devons, au dollar près», a répondu avec aplomb le successeur de Steve Jobs, Tim Cook.Se disant victime d\u2019un régime fiscal américain dépassé, il a ajouté que sa compagnie n\u2019avait pas besoin «d\u2019artifices fiscaux» pour réussir.Il semble que ce qu\u2019il voulait dire, c\u2019est que sa compagnie n\u2019enfreint directement aucune règle fiscale américaine et qu\u2019elle se montre même généralement plus conservatrice que plusieurs autres dans rutilisation des mille et un trucs du métier pour payer le moins d\u2019impôt possible.Il n\u2019a pas nié cependant que les deux tiers de ses revenus mondiaux en 2011 étaient inscrits en Irlande, un pays où ne se trouvaient pourtant que 4% de sa main-d\u2019œuvre et 1% de sa clientèle.Cette étonnante répartition n\u2019est probablement pas étrangère au fait que sa compagnie aurait convenu avec Dublin d\u2019un taux effectif d\u2019impôt n\u2019excédant pas 2%, contre un tau;x officiel de 35% et un taux effectif de 15% aux Etats-Unis selon des experts.Le comité sénatorial a même déniché une filiale d\u2019Apple en Irlande qui ne compte aucun employé et n\u2019existe même pas aux yeux des règles fiscales américaines et irlandaises, mais qui a quand même emegistré des profits de 30 milliards au cours des cinq dernières années.Apple n\u2019est pas la seule compagnie à avoir de bons fiscalistes.Les noms de Google, Starbucks, Microsoft, Amazon, IBM, Fa-Annlp n\u2019pst cebook, Pfizer, Johnson & Johnson et Citigroup ont pas la seule tour à tour été évoqués ces , , derniers mois.Selon une compagnie a étude citée par le comité sé- ctrnif /lû\tnatorial, une trentaine des avoir ae Dons\tgrandes multinationales fiscalistes\taméricaines n\u2019ont versé au- cun impôt au gouvernement fédéral depuis trois ans en dépit de profits totalisant 160 milliards.L\u2019OCDE observait, cet hiver, que les règles nationales et internationales accusent du retard sur une économie mondiale de plus en plus intégrée, sur des pays qui se livrent une concurrence fiscale de plus en plus féroce, mais aussi sur des entreprises multinationales qui, depuis environ une décennie, «ont recours à des pratiques de plus en plus agressives en vue de payer moins d\u2019impôt».Comment faire ?Ces tours de passe-passe fiscaux deviennent plus difficiles à faire avaler quand les gouvernements serrent la vis à tout le monde au nom de la rigueur budgétaire.Aussi, parle-t-on d\u2019un resserrement des règles et de la surveillance sans toutefois que l\u2019on sache encore précisément de quoi il en retournera.Les pays européens se sont réunis autour de la question, la semaine dernière, sans parvenir à une entente.La Commission européenne a, malgré tout, indiqué son intention d\u2019imposer une nouvelle «obligation de transparence» qui consisterait à étendre à l\u2019ensemble des grandes entreprises la directive qui forcera les banques, à compter de l\u2019année prochaine, à rendre publics leurs bénéfices, les impôts qu\u2019elles paient et les subventions qu\u2019elles reçoivent dans chaque pays.La question sera à l\u2019ordre du jour du sommet du G8, le mois prochain, en Irlande du Nord, ainsi que lors du prochain sommet du G20 qui doit se tenir à Saint-Pétersbourg, début septembre.L\u2019OCDE a promis, pour cette réunion en Russie, des pistes de solutions.Selon certains experts, il faudrait que toutes les compagnies remplissent chaque année un seul et même rapport d\u2019activité à partir duquel les gouvernements pourraient déterminer où se déroule la véritable activité économique et la taxer ensuite comme bon il leur semblera.Selon d\u2019autres, les gouvernements devraient renoncer jusqu\u2019à l\u2019idée de taxer quelque chose qui est devenu aussi fluide que les profits et baser plutôt leurs calculs sur des facteurs moins mobiles, comme leurs propres consommateurs et la valeur des biens et services qu\u2019ils achètent aux compagnies en question.La plupart des observateurs estiment toutefois que le mieux qu\u2019on peut espérer accomplir est un grand dépoussiérage des ré^mes fiscaux des pays et une meilleure coordination entre eux afin d\u2019y boucher le plus de trous possible par lesquels passent actuellement les entreprises.Dans tous les cas, il faudrait que les gouvernements acceptent de coopérer, ce qui n\u2019est pas acquis dans l\u2019actuel contexte de concurrence fiscale féroce.Magnanime, Tim Cook est arrivé avec ses propres suggestions.Le taux d\u2019impôt sur les entreprises devrait être sérieusement réduit aux Etats-Unis en échange de l\u2019abolition des nombreux crédits existants, a-t-il indiqué.Une taxe «raisonnable» pourrait aussi s\u2019appliquer aux profits rapatriés de l\u2019étranger, a-t-il poursuivi, à condition que son taux reste inférieur à 10% ! NICOLAS ASFOURI AGENCE ERANCE-PRESSE Près de 5,3 milliards d\u2019individus sont concernés par l\u2019Internet mobile, dans leur vie personnelle et professionnelle.Ces technologies qui vont transfonner le monde PHILIPPE ESCANDE Elles obsèdent les entreprises, fascinent les consommateurs et surprennent les gouvernements.Ce sont les technologies dites de rupture, comme l\u2019étaient en leur temps l\u2019acier, l\u2019électricité, le moteur à explosion ou l\u2019électronique.Ces bouleversements ne relèvent pas de la science-fiction.Nous les côtoyons déjà, comme l\u2019Internet mobile, ou la robotique, mais ils vont se déployer d\u2019ici à 2025, et modifier profondément notre façon de vivre, la compétitivité de nos entreprises et la santé de nos économies.Ces ruptures ont été sélectionnées et quantifiées par les chercheurs du cabinet McKinsey dans qne étude publiée le vendredi 24 mai 2013.À partir d\u2019une centaine de technologies connues et abondamment commentées par la littérature universitaire et les experts, ils en ont retenu douze qui répondent aux quatre critères qui caractérisent la vraie rupture.Le premier critère est la rapidité d\u2019évolution.Achevé il y a seulement dix ans, à l\u2019aide de puissants ordinateurs, le séquençage du génome humain est maintenant possible avec des machines de bureau pour un coût divisé par cent.Deuxième critère, l\u2019impact global.Combien de personnes, d\u2019entreprises, d\u2019industries sont affectées par l\u2019apparition d\u2019une technologie.Près de 5,3 milliards d\u2019individus sont concernés par l\u2019Internet mobile, dans leur vie personnelle et professionnelle.L\u2019Internet des objets, qui fera potentiellement dialoguer ensemble tous les produits de la terre, du réfrigérateur à la machine-outil, aura un impact direct sur la santé, la sécurité et la productivité de milliards de personnes.Troisième critère, celui de la valeur économique.La robotique avancée aura un effet massif sur la productivité, que les experts de McKinsey estiment à 6300 milliards de dollars, soit la masse salariale totale du travail manuel remplacé par ces machines.Dernier critère, le potentiel de rupture de la technologie.On voit comment Internet modifie la façon dont les gens communiquent et consomment.De la même manière, le stockage de l\u2019électricité aura un impact radical sur la production et la distribution d\u2019énergie, avec des effets majeurs sur d\u2019autres technologies, comme le solaire.La génomique avancée et la robotique changeront en profondeur le diagnostic et le traitement des maladies.L\u2019impact chiffré qui a abouti à la sélection et au classement est une estimation qui se veut rigoureuse, mais elle reste aléatoire.En effet, il est bien difficile de calculer de tels impacts, dès lors que tout est étroitement lié.L\u2019Internet mobile est difficilement séparable du « cloud » et de l\u2019Internet des objets.La plupart de ces ruptures dépendent des progrès réalisés dans les technologies de l\u2019information.Pas de séquençage du génome sans amélioration continue de la puissance des ordinateurs.Reste une question qui vaut très cher elle aussi: quel sera l\u2019impact économique de ces ruptures en matière de croissance économique et donc de prospérité nouvelle pour les uns et de retour au plein-emploi pour les autres ?Certains de ces bouleversements, comme l\u2019Internet mobile, auront un impact considérable pour le consommateur, mais ne généreront pas forcément de croissance des revenus.Ces vingt dernières années, les deux tiers de la valeur créée par les technologies de l\u2019information ont été absorbés par le consommateur (sous forme de baisse des prix).Seul le tiers restant s\u2019e^t retrouvé dans la croissance.A l\u2019inverse, les techniques d\u2019extraction de gaz et pétrole non conventionnels et les progrès dans le stockage de l\u2019électricité auront un effet plus fort sur la croissance économique, yefficacité d\u2019extraction de gaz d\u2019un puits aux Etats-Unis a été multipliée par trois entre 2007 et 2011, avec un impact direct sur le prix de l\u2019énergie et, donc, la rentabilité des industriels américains de la chimie.Sans parler de l\u2019amélioration de la balance commerciale.Des déplacements majeurs auront lieu entre entreprises, et pas seulement dans l\u2019industrie manulacturière; 230 millions de travailleurs «intellectuels» vont être concernés par l\u2019automatisation de la connaissance.L\u2019impression en trois dimensions transformera l\u2019industrie manufacturière.Il y aura des gagnants et des perdants.Au final, le bilan sera tout de même positif, assure James Manyika, l\u2019auteur de l\u2019étude.Car, si l\u2019avenir n\u2019est jamais assuré, le passé a prouvé que l\u2019avance technologique et la productivité sont les plus sûrs garants de la croissance et du plein-emploi d\u2019une nation.Le Monde Le Mercosur en crise MAURICIO RABUEEETTI à Montevideo En Amérique latine, les pays de l\u2019Alliance du Pacifique se sont réunis jeudi en Colombie afin d\u2019avancer sur la voie d\u2019une zone de libre-échange, un dynamisme qui contraste avec l\u2019immobilisme des voisins du Mercosur, bloc paralysé par les barrières douanières et les différences d\u2019agenda, estiment des analystes.Parmi les membres de l\u2019Alliance du Pacifique, née en 2012 et constituée du Chili, du Mexique, du Pérou et de la Colombie, «nous partageons des principes et des valeurs», a récemment résumé le président colombien, Juan Manuel Santos.«Nous partageons la foi dans la démocratie, nous partageons la croyance dans la séparation des pouvoirs, dans les droits de l\u2019homme, les libertés fondamentales, et nous croyons aux bienfaits du libre-échange, des investissements étrangers pour générer des emplois et dans la stabilité des règles du jeu », a-t-il indiqué.En comparaison, ce qui se passe dans le Mercosur, fondé en 1991, «génère un contraste» avec l\u2019Alliance du Pacifique, estime l\u2019économiste Rodrigo Branco, du Centre d\u2019études du commerce (Funcex), au Brésil.Ce Marché commun du Sud comprend l\u2019Argentine, le Brésil, le Paraguay, l\u2019Uruguay et depuis peu le Venezuela, pour un total de 270 mil-hons de personnes (contre environ 200 pour l\u2019Al-hance).«Le Mercosur traverse une crise, c\u2019est indéniable», poursuit M.Branco.Cela provient «principalement de motife politiques.Il y a des problèmes avec la démocratie et la gouvernance en général.Il y a surtout des problèmes avec l\u2019Argentine, [.] l\u2019un des fondateurs du bloc, mais il y a aussi des problèmes avec le Venezuela», entré en juillet 2012 après des années d\u2019attente, souhgne-t-il.En Argentine, le gouvernement de la présidente Cristina Kirchner affronte de sérieux problèmes financiers, et au Venezuela, pouvoir et opposition s\u2019écharpent sur le résultat de la présidentielle de mi-avril, dans un contexte de crise économique.Par ailleurs, les différences dans les ordres du jour économiques de différents membres du bloc l\u2019ont fait dévier de son objectif original, analyse pour l\u2019AFP Michael Shifter, président de l\u2019institut du Dialogue interaméricain à Washington.«Le Mercosur existe depuis plus de vingt ans et est constitué de gouvernements qui ne partagent aucun agenda commercial et économique commun», indique-t-il.«Il a évolué vers un projet politique qui s\u2019est éloigné de l\u2019objet de départ, qui était de créer une union douanière», ajoute cet analyste.Problème argentin La situation de l\u2019Argentine, qui dépend de sa balance commerciale pour se financer après avoir été bannie des marchés internationaux suite à son défaut de paiement du début des années 2000, est pour Rodrigo Branco la principale raison de la paralysie du commerce au sein d\u2019un bloc qui à l\u2019origine cherchait à favoriser les échanges.«Il y a un problème macroéconomique très important en Argentine [.], qui est le principal partenaire du Brésil dans le bloc», explique-t-il.L\u2019Argentine «n\u2019a pas de lignes de crédits internationaux.Ceci mène [.] à un affaiblissement du bloc, à une chute généra- lisée des flux commerciaux», selon lui.Historiquement, rappelle M.Branco, le Brésil exportait 10% de sa production de biens et services vers l\u2019Argentine.Un chiffre tombé à 7 ou 8% ces dernières années, après que Buenos Aires a instauré une batterie de barrières commerciales afin de limiter ses importations.L\u2019Alliance du Pacifique affiche elle des objectifs plus modestes que le Mercosur et dispose d\u2019une structure plus flexible.L\u2019Alliance est «plus inspirée par les principes du libre-échange, par les baisses des droits de douane» et plusieurs de ses membres «sont déjà en négociations pour intégrer le Transpacific Partnership, qui créera une grande zone de commerce» avec l\u2019Asie à travers l\u2019océan Pacifique, rappelle Roberto Sanchez, spécialiste en commerce international à l\u2019Université ibéro-américaine du Mexique.De fait, les membres de ce bloc représentant un PIB conjoint de 2000 milliards de dollars sont les économies les plus dynamiques de la région, affichant une croissance moyenne de 5% en 2012, et signataires d\u2019accords de libre-échange avec quelques-uns de§ principaux marchés mondiaux, comme les Etats-Unis et l\u2019Union européenne (UE).En face, le Mercosur, avec un PIB de 3300 milliards de dollars, peine depuis une décennie à signer un accord commercial avec l\u2019UE.L\u2019Alliance est un groupe «plus attractif pour les investisseurs étrangers par rapport au Mercosur, qui a un aspect plus protectionniste», estime enfin Roberto Sanchez.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 27 MAI 20IS EDITORIAL \\ FRANÇAIS, LANGUE INTERNATIONALE Le principe Moustaki Georges Moustaki : Français d\u2019origine grecque né en Egypte, auteur-compositeur d\u2019immortelles chansons françaises.Celles-ci nous parlent de tout : de la vie, de la mort, des anarchistes américains (La marche de Sacco et Vanzettî), de l\u2019écologie hippy naissante des années 1960, du Brésil (Bahia), etc.Qui a donné à ce célèbre chanteur, mort la semaine dernière, le goût de s\u2019imposer « avec une belle voix, une guitare et de la poésie » ?Félix Leclerc.I\ty a dans le parcours et l\u2019œuvre du regretté métèque quelque chose comme un rappel du caractère international de la langue française.II\tfaut méditer, souligner, partager, ce rappel.Car au Québec comme en France, actuellement, on semble perdre de vue cette dimension enrichissante de notre langue.Voyez le Parti libéral du Québec, maintenant dirigé par Philippe Couillard, promoteur d\u2019un bilinguisme «trudeauesque».«Adhérez au changement/Be Part of the Change», proposait un récent communiqué de cette formation.Le nouveau chef libéral ne rate jamais une occasion de laisser entendre qu\u2019un Québécois qui n\u2019est pas bilingue s\u2019apparente à un être incomplet, voire inférieur.Sans maîtrise parfaite de l\u2019anglais, impossible de s\u2019«ouvrir au monde», martèle-t-on dans les discours des élus du PLQ opposés au projet de loi 14 visant à refondre la loi 101.Le français ne serait que fermeture, repli, la langue de la tribu.Il faudrait même, à en écouter certains \u2014 comme la députée de Hull, Maryse Gaudreault \u2014 abolir / *\tl\u2019obligation d\u2019aller à l\u2019école française comprise dans la Charte de la langue, française.Un \u2018 * grand chef libéral, Georges-Emile Lapalme, avait pourtant imaginé le projet de la Révolution tranquille sur l\u2019idée que, pour le Québec, l\u2019universel n\u2019était accessible que par deux voies : la « démocratie » et le « fait français ».C\u2019était l\u2019époque, rappelons-le, où le ministre de la Culture de De Gaulle, André Malraux, déclarait: «La France n\u2019est jamais plus grande que lorsqu\u2019elle l\u2019est pour tous les hommes.» Dans l\u2019Hexagone, il était donc encore fréquent d\u2019aspirer à l\u2019universel en français.Aujourd\u2019hui, au contraire, une bonne partie des élites y font s\u2019équivaloir français et fermeture.Comme dans cette déplorable déclaration de la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso : «Si nous n\u2019autorisons pas les cours en anglais, nous n\u2019attirerons pas les étudiants de pays émergents, comme la Corée du Sud et l\u2019Inde.Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d\u2019une table.» Autrement dit, il faudrait, pour être «attractif» (selon le terme en cours en France contemporaine), abolir toute spécificité linguistique.Qu\u2019il y ait de l\u2019anglais à l\u2019université aujourd\u2019hui, au Québec comme en France, n\u2019est certes pas un scandale.L\u2019anglais est devenu la langue globale.Mais faut-il pour autant paraphraser Rivarol: «Ce n\u2019est plus la langue anglaise, c\u2019est la langue humaine» ?Certes, non.L\u2019humanité, c\u2019est la diversité linguistique.Et on discute de Proust dans toutes les universités du monde.La plupart du temps en français ! Il y a plus de 100 millions de francophones dans le monde ; le français fut une langue de la diplomatie, de la littérature mondiale.Si elle n\u2019est plus ce qu\u2019elle était, son héritage reste et ouvre des possibilités d\u2019invention, d\u2019expression.A condition bien sûr de cultiver sans relâche une curiosité à son égard, à l\u2019égard de son histoire, de ses littératures, de ses règles, de ses possibilités.En ânonnant que c\u2019est uniquement en anglais qu\u2019on peut être «international», les francophones comme Couillard et Fioraso contribuent à l\u2019uniformisation du monde.Et ils le font, triste ironie, sous couvert d\u2019«ouverture à l\u2019autre» et de profession de foi à l\u2019égard de la diversité ! Argumentation perverse.Qui fait mourir Moustaki une seconde fois; qui réduit toute possibilité que d\u2019autres francophones de sa trempe s\u2019imposent, dans tous les domaines.Antoine Robitaille OBAMA ET LES DRONES L\u2019art du flou ü Serge Truffaut e long exposé que Barack Obama a consacré à l\u2019usage de drones a été salué ici et là, car, ce faisanfi il brisait le silence.Mieux, il crevait un abcès en admettant enfin ce que tout le monde savait grâce à des fuites vieilles J de plusieurs mois.Soit que l\u2019assassinat de quatre ci-toyens américains avait été ordonné par l\u2019exécutif parce qu\u2019ils étaient réputés être des islamistes enclins à l\u2019organisation d\u2019attentats sur le territoire national.Fait à retenir, ils ont été tués sans procès, sans recours à la justice.Si l\u2019on se fie à la parole donnée, une réduction prononcée de l\u2019uti-\u201e\t^ lisation des drones sera commandée sous peu, si \\ ce n\u2019est déjà fait.Plus précisémenfi les robots vo-lants armés de missiles seront envoyés dans des \\\t¦> zones de guerre et en fonction d\u2019un protocole, T - d\u2019une base juridique restreinte.En clair, il ne sera plus question d\u2019appuyer sur le bouton: direction Pakistan.Obama a justifié cela en martelant que, si l\u2019envoi de ces engins dans un pays comme le Pakistan est synonjune de bénéfices à court terme, il en va autrement à long terme.Cela étant, pour bien comprendre le moteur inhérent à sa démarche et les objectifs poursuivis, il faut absolument effectuer une banale mise en contexte.Dans les semaines suivant les attentats du 11-Septembre, le vice-président, Dick Cheney, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld ont élaboré, au terme d\u2019un rapport de force musclé avec le secrétaire d\u2019Etat, Colin Powell, la doctrine suivante : la guerre contre les terroristes et les pays qui leur offrent refuge durera cinquante ans et commande une consommation du plus grand nombre de moyens possible.C\u2019est dans ce contexte qu\u2019a été notamment conçu le texte dit d\u2019autorisation d\u2019utiliser la force militaire, qui accorde au président davantage de pouvoirs qu\u2019antérieurement.À cet égard, Obama a toujours éprouvé un malaise.À telle enseigne qu\u2019il s\u2019est employé, lors de son premier mandat, à «sortir» les Etats-Unis des deux guerres dans lesquelles son prédécesseur s\u2019était embarqué.Il s\u2019agit évidemment de l\u2019Irak et de l\u2019Afghanistan.Cela accompli, il semblerait que, à la faveur de son second mandat Obama entende ralentir la progression des drones dans les stratégies offensives de l\u2019armée comme des services de renseignements.Aux raisons évoquées il faut en ajouter une autre, plus politicienne celle-là.II y a une quinzaine de jours à peine, l\u2019histoire des drones combinée à l\u2019espionnage de journalistes de l\u2019agence Associated Press le tout greffé à l\u2019enquête menée par le service des impôts sur les dons accordés au Tea Party ont fait souffler un vent de panique dans les couloirs de la Maison-Blanche.À tel point qu\u2019on parlait de la malédiction du second mandat.D\u2019où l\u2019exercice des derniers jours qui confirme combien Obama maîtrise l\u2019art du flou.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ai>(2at/\\r ISD LETTRES Le Sénat, pourquoi et pour qui ?Pour tous les Québécois et tous les Canadiens, le Sénat constitue une planque pour les ami(e)s des partis libéraux et conservateurs.Comment ces gens choisis pour leur allégeance politique peuvent-ils se dire au service de la population?Il n\u2019y a pas que des libéraux et des conservateurs au Canada, ouvrez les yeux.Cela revient à dire, ne vous surprenez pas si nous servons d\u2019abord et avant tout nos intérêts, et ces intérêts sont divers.Si les sénateurs servaient à quelque chose, ils devraient pouvoir nous expliquer, pourquoi, selon la présidente du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, 0,5% de la population accapare 35% des avoirs (Le Devoir, jeudi 16 mai 2013).La présidente du FMI a fait cette déclaration, lors d\u2019une conférence sur la pauvreté dans le monde, conférence tenue à Washington.Le FMI cite le Canady, l\u2019Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les Etats-Unis comme des exemples de pays où le niveau d\u2019iniquité s\u2019est envolé depuis 25 ans.Ça me ramène à certains comportements de nos sénateurs et sénatrices: Pourquoi essayez-vous d\u2019utiliser toutes les combines pour vous payer du bon temps sur le dos du peuple?Si c\u2019est parce que vous ne croyez plus votre travail d\u2019une quelconque utilité pour le bon peuple, vous n\u2019êtes pas tenus de nous détrousser.Mme Lagarde a précisé que l\u2019aggravation des inégalités de revenus est une préoccupation constante des dirigeants politiques à travers le monde.Elle met le printemps arabe et le mouvement Occupy, au chapitre des phénomènes qui ne sont pas étrangers comme mécontentement face à ces tendances.Si le Sénat du Canada est incapable de représenter toutes les tendances au Canada, qu\u2019on l\u2019abolisse avant que la population vous montre la porte ! André Mainguy Longueuil, le 21 mai 2013 Quelle déception ! Oui, quelle déception.Monsieur Harper, votre élection! Quel aveuglement volontaire dans votre action ! Quelle hypocrisie ! Des propos réducteurs, voire mensongers ! On s\u2019attendait à un premier ministre ras-sembleur, ouvert, égalitaire qui travaille pour tous les Canadiens.Nous avons obtenu un premier ministre diviseur, inégalitaire, électoraliste, manipulateur, irrespectueux des institutions canadiennes.Vous avez fait de vos députés des perroquets, et seulement quand ça vous chante.Et sur le plan international, c\u2019est la honte.Nommons quelques aberrations de la dernière cuvée: muselage de nos chercheurs ; mensonges devant le Parlement sur les coûts du contrat des avions; refonte de l\u2019assurance-emploi au détriment des chômeurs; honte locale et international en matière d\u2019environnement; non-respect de la signature du Canada pour l\u2019accord de Kyoto ; des diplomates muselés; refus de collaborer avec le directeur parlementaire du budget; nominations partisanes à répétition au Sénat; refus de dévoiler les coûts faramineux de campâmes publicitaires douteuses et surtout inutiles; abus dans l\u2019utilisation des fonds publics par votre équipe en plus de millions égarés; suite de dénonciations et démissions pour utilisation illégale de fonds publics; une gouvernance qui a pour effet d\u2019appauvrir la classe moyenne et enrichir les gros à hauteur de 243 fois le salaire industriel moyen.Un record inégalé.N\u2019en mettons plus.Monsieur le Premier Ministre, la cour est pleine.Vous faites mal à notre pays.Quelle déception! Marc-André Lessard Saint-Mathieu-de-Belœil, le 23 mai 2013 La dénutrition, un fléau à ne pas oublier La commission Charbonneau est au cœur des discussions autour des machines à café depuis plusieurs mois.Ce sujet, qui fait très souvent les manchettes, est loin de passer inaperçu.Loin, c\u2019est un mot pour décrire la dénutrition en Afrique, qui est invisible dans notre monde de consommation.Alors qu\u2019on parle de contrats de construction qui dépassent parfois les 300 millions, le budget annuel pour lutter contre la dénutritjon ne dépasse même pas ce montant.Etonnant?Pas si l\u2019on constate que le tiers des décès dans le monde, soit plus de 3 millions d\u2019enfants, est dû à la dénutrition, un problème pour lequel on investit seulement 5% du budget canadien d\u2019aide internationale.Le plus décevant, c\u2019est que le Canada est le pays qui donne le plus pour cette cause, même s\u2019il ne donne que des miettes.Cela veut dire que les autres pays ne donnent guère non plus.Le 8 juin se déroulera un sommet à Londres rassemblant les gouvernements, les entreprises et plusieurs autres acteurs afin de développer des programmes de nutrition.Espérons que notre ministre de la Coopération internationale, Julian Fan-tino, y assistera et incitera les autres pays donateurs à donner plus pour cette cause.Sinon, quel message cela envoie-t-il si le pays qui contribue le plus à éliminer la dénutrition ne se présente même pas à ce sommet?Annie Cloutier Gatineau, le 22 mai 2013 LIBRE OPINION Quelles valeurs québécoises ?PAUL-PHILIPPE PAQUET Montréal Je me ferai taxer d\u2019hérétique, soit, mais je me demande où le gouvernement veut aller avec cette supposée charte des valeurs québécoises.Les valeurs se définissent par un ensemble complexe de relations sociales teintées par une histoire partagée par divers groupes.Cette supposée charte reflète, hélas, l\u2019image du Québec blanc francophone catholique qui a culminé jusqu\u2019à la mort de Maurice Le Noblet Duplessis.Il y a eu la Révolution tranquille, et le Québec s\u2019est définitivement ouvert au monde à partir de l\u2019Exposition universelle de 1967.Le Québec lui-même est complexe avec ses premières nations, ses métropoles fondatrices (France et Grande-Bretagne) et sa mont-réalité opposant sa québécitude.Si l\u2019on veut inscrire ces valeurs dans une charte, on aura droit à un Bouchard-Taylor 2 et, comme au cinéma, les suites sont rarement aussi bonnes que l\u2019original.Les valeurs sont en perpétuelle mouvance.Nos valeurs sont multiples et complexes.Pour les nostalgiques de la métropole française de jadis, on peut comparer comment l\u2019union des conjoints de même sexe est perçue ici et en France.Comme nos pairs de la seconde métropole nous soupons à 18 heures (ou peu s\u2019en faut) et nous avons des habitudes de travail toutes britanniques, telles que le 9 à 5, peu de vacances et une propension à nous tuer à l\u2019ouvrage tout en essayant de préserver un travers dionysien.Nos hôtes des Premières Nations ont fait découvrir l\u2019hiver à nos ancêtres européens et nous ne nous en sommes pas encore remis.Un défi Les valeurs évoluent, je suis heureux d\u2019être né à une époque où la fréquentation de la messe dominic^e n\u2019est plus une obligation sociale et où l\u2019Eglise n\u2019a plus le nez fourré partout dans notre yie collective et privée.Avec sa charte, l\u2019Etat rejoue le rôle de nos religieux d\u2019antan en voulant nous rappeler les bonnes valeurs québécoises.Je ressens encore les hurlements démagogiques bouchard-tayloriens du nous autres contre eux autres.Le Québec est complexe, comme toute société qui vit des changements où les communications, les échanges et les moyens de voyager ont réduit les frontières.Si tout cela se limite à débattre sur la place d\u2019un crucifix dans la chambre d\u2019assemblée, n\u2019en faisons pas tout un plat.Si on veut définir le Québec et les ethnies, bonjour l\u2019ouragan politique suivi du typhon social.Si on veut se rassurer le collectif de gr^ce ne laissons pas cela aux ipains de l\u2019État.Regardez comment cet État gère et a géré les travaux publics.Je lance le défi, à la cohorte pensante et politique, de définir les valeurs québécoises fondamentales, bonne chance ! Les valeurs ne sont pas une génération spontanée ; elles se forgent avec un passé compris ef espérons-le, assumé, mais elles se fragilisent si l\u2019on tente de les imposer, de les encadrer ou, pire, de les enchâsser dans quelque charte que ce soit.Les valeurs vont plus loin que des vitres givrées ou une charte de laïcité rédigée naguère dans une bourgade assez blanche, francophone et catholique. LE DEVOIR.LE LUNDI 27 MAI 2013 A 7 IDEES Le latin est mort, vive le latin ! Il n\u2019est pas exagéré de constater que cette grande langue vit une renaissance, dont les signes tangibles abondent PATRICK LETENDRE Enseignant en latin au secondaire epuis quelques décennies, on assiste, au Québec, à un recul marqué de renseignement du latin.Amorcé durant la Révolution tranquille, ce mouvement a connu une accélération au cours des dernières années, à la suite de l\u2019abolition du certificat en enseignement ______________ (1996) et de la réforme des programmes (1997).Une telle situation découle cependant d\u2019une mauvaise compréhension de l\u2019ensemble des effets positifs des études classiques, mais aussi de l\u2019évolution internationale en matière linguistique.Pour ce qui est de l\u2019enseignement des langues, le Québec est en effet à contre-courant d\u2019un grand nombre de pays: Finlande, Belgique, Suisse, Allemagne, Angleterre, Ecosse, France.voici quelques pays qui ont choisi de conserver ou de redonner une place à cette matière dans leur programme.Mais cet intérêt pour le latin n\u2019est pas seulement un phénomène européen.Aux Etats-Unis, le regain du latin fait suite à une série d\u2019études réalisées depuis le début des années 1990.Ces études révèlent que les élèves inscrits en latin présentent systématiquement des habiletés langagières supérieures, de même qu\u2019une plus grande facilité à résoudre des problèmes mathématiques.En outre, ces mêmes élèves ont accru de façon considérable leurs connaissances en histoire, en compréhension du monde contemporain, en sciences et en langues étrangères.Fait encore plus intéressant, le latin n\u2019est plus uniquement un phénomène élitiste puisqu\u2019il est dorénavant offert à des groupes d\u2019élèves exclus des programmes de langue étrangère en raison de leurs faibles habiletés en lecture.Plus proche de nous, en Ontario, après avoir frôlé l\u2019extinction, les études classiques sont clairement de retour.Plus de quarante écoles secondaires offrent maintenant cette matière et au moins une cinquantaine des cours de civilisation gréco-romaine.Pour répondre à la demande croissante en professeurs qualifiés, l\u2019Université de Toronto a réintroduit un baccalauréat en enseignement du latin.Même au Québec, la situation n\u2019est pas celle qui fut décrite dans deux articles parus dans le présent quotidien.De fait, le collège Jean-de-Brébeuf n\u2019est pas le seul établissement secondaire québécois à accorder une place aux études classiques.Le latin est en effet offert parmi les cours optionnels au L\u2019annonce de la mort du latin et des études classiques est prématurée JACQUES GRENIER LE DEVOIR L\u2019apprentissage du latin procure bien des avantages sur le plan intellectuel, comme le développement d\u2019un esprit logique et scientifique.collège Villa Maria et à l\u2019Académie de Roberval (une école publique !).Le collège Mont-Saint-Louis, sans offrir le volet linguistique, a aussi intégré à sa grille horaire un cours de civilisations classiques.Enfin, à compter de septembre 2013, le Cégep de Trois-Rivières offrira un cours d\u2019initiation à la langue latine.L\u2019annonce de la mort du latin et des études classiques est donc prématurée.Plus juste serait même de parler d\u2019une renaissance dont les signes tangibles abondent.De célèbres œuvres littéraires ou populaires sont traduites en latin, dont Le petit prince, Le petit Nicolas, Harry Potter, Le Hobbit, Robinson Crusoé ainsi qu\u2019un grand nombre de bandes dessinées (Astérix, Alix, Murena, Snoopy, Tintin.).D\u2019autres sont clairement inspirées du monde gréco-romain, tels Eragon, Amos Daragon, Percy Jackson, Hunger Games.Plusieurs sites Internet présentent des nou- velles radiodiffusées (Nuntii latini) ou écrites en latin (Ephemeris).Des revues pour adolescents voient le jour (Adulescens) et des groupes de musique rock et hip-hop sont créés.Même Wikipedia et Facebook sont disponibles en langue latine.Comment expliquer un tel intérêt pour cette matière au début du XXL siècle ?C\u2019est que des études récentes ont confirmé ce que les latinistes proclamaient déjà depuis plusieurs années.Un cours de latin bien structuré procure de nombreux avantages que l\u2019apprentissage d\u2019une langue moderne ne permet pas : le développement d\u2019un esprit logique et scientifique, un enrichissement linguistique en français et en anglais, une simplification de l\u2019apprentissage ultérieur des langues modernes, l\u2019acquisition d\u2019une solide culture générale et une meilleure compréhension du monde d\u2019aujourd\u2019hui, puisqu\u2019il est toujours fortement imprégné de la civilisation gréco-romaine et que plusieurs conflits, événements ou structures politiques ne se comprennent véritablement qu\u2019à la lumière du prisme gréco-romain.Mais l\u2019utilité des études classiques ne se limite pas à ces seuls bénéfices intellectuels.Dans un grand nombre de pays, elles trouvent maintenant des utilités professionnelles, certaines jusqu\u2019alors insoupçonnées.Dans l\u2019industrie du tourisme et du patrimoine, même en Amérique, elles constituent un avantage indéniable, puisqu\u2019elles permettent d\u2019expliquer nombre d\u2019éléments décoratifs qui ornent monuments et édifices, voire de mieux présenter aux visiteurs un certain nombre d\u2019œuvres d\u2019art qui sont exposées dans les musées.En archi-vistique, il s\u2019agit d\u2019un instrument indispensable pour classer et informatiser les archives historiques et les collections de livres rares.Dans l\u2019industrie cinématographique, on recherche des techniciens, des concepteurs de décor ou de costumes possédant une formation de base en latin et en civilisation gréco-romaine pour plus d\u2019exactitude historique.Même les industries basées sur les nouvelles technologies considèrent maintenant les études classiques comme un atout, notamment pour la conception de Indiciels.Est-ce dire qu\u2019il faut retourner au cours classique et contraindre tous les élèves à apprendre le latin ?Loin de là : les études classiques ne sont qu\u2019une des innombrables voies menant à la réussite.Mon souhait serait toutefois qu\u2019on cesse de considérer le latin comme une matière vétuste et inutile.Peut-être aussi pourrait-on envisager de lui accorder une place comme matière optionnelle au secondaire, au collégial et même dans le programme universitaire de formation des enseignants.Enseignement de l\u2019histoire au secondaire Il faut changer le programme, pas le rapiécer La SPHQ favorise une approche chronologique sur deux ans avec une césure à la fin de la 3® secondaire RAYMOND BÉDARD Président de la SPHQ, enseignant en histoire FÉLIX BOUVIER Vice-président de la SPHQ, didacticien et historien, UQTR U départ, il convient de faire un bref retour sur l\u2019origine du débat entourant l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale au Québec.En avril 2006, dans la foulée du renouveau pédagogique orienté sur le développement de compétences et touchant plusieurs disciplines, le ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) proposait un programme d\u2019histoire nationale du Québec réparti sur deux ans nommé Histoire et éducation à la citoyenneté au deuxième cycle du secondaire.La première mouture du programme a fait rapidement réagir plusieurs historiens et enseignants par son approche pour le moins tendancieuse de certains aspects de l\u2019histoire du Québec.Ainsi, à titre d\u2019exemple, la Conquête britannique était abordée comme un simple changement de régime politique permettant la mise en place du parlementarisme britannique.Face à une réprobation presque générale, le MELS revoyait cette réalité sociale pour mieux tenir compte de rhistoriographie.Conscient de cette situation, le gouvernement du Parti québécois, élu en 2012, s\u2019est çngagé par la voix de la nouvelle ministre de l\u2019Éducation, madame Marie Malavoy, à revoir ce programme.La Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ), qui représente plusieurs centaines d\u2019enseignantes et enseignants d\u2019histoire, partage cette volonté de revoir ce programme et nous le demandons depuis 2006-2007.Cependant, il y a lieu d\u2019être prudent afin d\u2019éviter de simplement rapiécer le programme.Il faut entre autres revoir les angles d\u2019entrées en priorisant la trame historique.Par ailleurs, depuis 2009, la SPHQ est membre fondatrice de la Coalition pour l\u2019histoire, un regroupement de plusieurs associations et de centaines, voire de milliers de personnes ayant profondément à cœur l\u2019histoire nationale du Québec et son apprentissage, tous ordres d\u2019enseignement confondus.Durant ces quatre années, il nous est toujours apparu clair que la SPHQ et certains de ses membres mandatés par elle sont des acteurs incontournables pour proposer, évaluer et critiquer d\u2019éventuels changements du programme du secondaire dans ce cadre coalisé.La Coalition a de façon unanime voté une résolution le 2 avril dernier qui va dans ce sens.Voyons maintenant quelques constats et propositions de la SPHQ dans l\u2019optique d\u2019une telle réforme du programme en histoire nationale.D\u2019abord, force est de constater l\u2019échec sur le terrain de l\u2019enseignement de l\u2019approche chronologique en 3® secondaire, suivie de l\u2019approche thématique en 4® secondaire.D\u2019une part, c\u2019est bien mal connaître la psychologie des adolescents que de penser garder leur intérêt pour une matière déjà abordée l\u2019année précédente et, d\u2019autre part, il apparaît difficile de couvrir les notions de l\u2019histoire du Québec en une seule année scolaire avec des élèves plus jeunes que dans l\u2019ancien programme.Il faut donc favoriser une approche chronologique sur deux ans avec une césure, idéalement en 1840 (Acte d\u2019Union), à la fin de la 3® année du secondaire.Aussi, il faudra fort probablement soustraire la compétence relative à l\u2019éducation à la citoyenneté en enseignement de l\u2019histoire du Québec-Canada.Nous continuons de penser que l\u2019association de l\u2019histoire et de l\u2019éducation à la citoyenneté n\u2019a pas à évacuer les questions historiques nationale et politique et qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019un très bel outil pour les approfondir, en théorie.Dans la pratique, ce que l\u2019on a voulu faire dès le début d\u2019une telle association pour ce programme, incluant les définitions et les critères d\u2019évaluation ministériels depuis, va dans le sens le plus contraire possible, nous semble-t-il.Dans ce contexte, pourquoi ne pas tout simplement soustraire la troisième compétence dis- ciplinaire relative à cette éducation à la citoyenneté faisant à l\u2019évidence partie du problème et rebaptiser le nouveau programme Histoire nationale du Québec-Canada?L\u2019abandon, après de vaines tentatives, de l\u2019évaluation de cette compétence par le MELS lors de l\u2019épreuve unique et annuelle de juin, ne fait que confirmer notre sentiment.L\u2019histoire et l\u2019éducation à la citoyenneté pourraient par ailleurs continuer à être associées explicitement en histoire générale, au premier cycle du secondaire.Cela permettrait aux spécialistes de continuer d\u2019en étudier les partis pris et les possibles bienfaits.Notre passion pour l\u2019histoire du Québec et son enseignement nous porte à croire qu\u2019il faut mettre davantage l\u2019accent sur les contenus historiques afin que les élèves développent une meilleure connaissance de l\u2019histoire du Québec, des grandes étapes de son évolution, des causes et des conséquences des évènements qui ont marqué son parcours sur les plans politique, social, économique et culturel.Puisque l\u2019histoire se situe dans le temps et dans l\u2019espace, il conviendrait de mieux aborder ce dernier aspect.En effet, les élèves devraient maîtriser davantage les bases de la géographie physique de l\u2019Amérique du Nord afin de mieux comprendre l\u2019influence déterminante qu\u2019elle a eue, et a toujours, sur l\u2019occupation du territoire.L\u2019histoire du Québec et du Canada s\u2019inscrit dans une histoire plus globale et de ce fait aurait avantage à être plus souvent mise en contexte avec des pays qui sont liés à son évolution.Ainsi, les histoires de France, d\u2019Angleterre et des États-Unis devraient constituer des «ailleurs» plus pertinents pour comprendre l\u2019histoire du Québec.Il faut éviter, comme c\u2019est le cas actuellement, de multiplier des «ailleurs» abordés de façon superficielle.Et tout cela peut et doit se faire avec des approches didactiques modernes.En conclusion, nous croyons que le moment est venu de revoir le programme d\u2019histoire du Québec et du Canada à la lumière de ces constats.A quand des annonces à ce sujet?QUESTIONS D\u2019IMAGES Retour à la case départ 5\u2019 Jean-Jacques Stréliski Créativité ! Le mot est sur toutes les lèvres.A l\u2019unisson, ce vocable résonne sur la planète comme un mot d\u2019ordre.Un impérativité quasi alarmiste.Comme un cri.Sans elle, point de salut.La semaine dernière, Montréal a nettement occupé le leadership de la créativité (commerciale) mondiale, dans un événement flamboyant, C2Mtl.Une démonstration éclatante de la vivacité créatrice du monde des affaires.Et de celle, au passage, de quelques grandes personnalités, présentes à Montréal pour l\u2019occasion.«Notre civilisation va mourir», clame, en conférence de presse, le très brillant et illustrissime designer Philippe Starck.«Comme celles des Égyptiens, des Grecs et des Romains, en leur temps, elle risque même de disparaître d\u2019ici une cinquantaine d\u2019années.Notre monde occidental est en bout de course et nous allons devoir nous réinventer dans un rôle plus modeste».Bon.Je prends une deuxième tasse de café.J\u2019ai toujours éprouvé pas mal de pudeur pour ne pas dire de grande réserve devant les réflexions absolutistes des millionnaires visionnaires.Je suis de la catégorie de ceux qui adhèrent plus simplement à ce que disait Coluche, lorsqu\u2019il divisait le monde en deux: ceux qui parlent de la fin du monde et les autres qui craignent la fin du mois ! Pourtant, la déclaration de Starck est intéressante à plus d\u2019un titre.D\u2019abord, parce qu\u2019elle «officialise » un point de vue qui tarde à s\u2019imposer dans le monde des affaires en général et dans celui de la finance et de la politique en particulier.De grandes failles sont mises au jour et, désormais, on s\u2019entend pour affirmer que, dans ce monde en plein bouleversement, certaines choses doivent changer encore bien davantage.Ensuite, parce que de plus en plus, et Starck le souligne, on s\u2019entend également pour reconsidérer le rôle et la place de l\u2019humain dans cette problématique.Des changements qui soulèvent nécessairement des questions économiques, environnementales, sociales, éthiques, etc.Donc politiques.A l\u2019université, parmi les chercheurs qui, quotidiennement, planchent sur l\u2019observation des schémas de la créativité et de l\u2019innovation, les positions de Philippe Starck, n\u2019étonnent guère.Le ton et la forme font toute la différence.Il est vrai que, dans une approche similaire, de grands penseurs ou entrepreneurs hésitent de moins en moins à radicaliser leurs positions sur la question de l\u2019impérieuse nécessité de créativité.Non plus seulement celle qui permet de générer des avancées ou des solutionnismes technologiques spectaculaires (combien temporaires), mais plutôt sur cette créativité qui, démontrera sa véritable capacité à modifier structurellement la gestion des entreprises et de l\u2019économie tout entière.Quitte, évidemment, à revoir à la baisse les objectifs gloutons de production et de rentabilité.On n\u2019en est pas là.Éa vraie créativité sera celle qui permettra de modifier en profondeur tout ce qui nous a menés aux grands dérapages de notre système économique, un système aujourd\u2019hui totalement emballé, celui-là même dont Starck prévoit l\u2019effondrement d\u2019ici un demi-siècle.Le constat est relativement plus facile à faire que les solutions à trouver.Plus rien n\u2019est caché, plus rien n\u2019est tu.L\u2019avènement des nouveaux médias et des médias sociaux procure au moins cet avantage de mise en évidence des problématiques humaines de l\u2019heure.Grands États déficitaires, perte grandissante de l\u2019influence des politiciens sur les systèmes financiers (par conséquent, perte de leur autorité morale), écarts de richesse indécents, prolifération des actes frauduleux à grande envergure, scandales d\u2019exploitation humaine \u2014 comme celui de l\u2019effondrement de cet immeuble bangladais de sweatshops destinées à la production de vêtements de marques occidentales \u2014 mépris des règlements d\u2019exploitation de la ressource humaine, animale, forestière, minière, etc.Autrement dit, nous dit Starck, retour à «la case départ», il faut nous réinventer entièrement.Combattre les affres du «productionnisme» et du «rentabilisme».Retrouver les zones d\u2019équilibre.Tendre vers une redistribution plus saine des richesses, etc.Utopie, crient les uns.Fatalisme, crient les autres.Le vrai problème ne réside pas dans le manque de créativité de l\u2019humain, mais bien davantage dans la réelle volonté de mettre cette créativité au service de l\u2019humain.Une volonté qui, pour le moment, ne se lit guère que dans les discours de leaders et de penseurs, aussi brillants, aussi créatifs soient-ils.Jean-Jacques Stréliski est professeur associé à HEC Montréal, spécialiste en stratégie de l\u2019image.La vraie créativité sera celle qui permettra de modifier ce qui nous a menés aux grands dérapages de notre système économique L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien T>eg\\\\s,e(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel 'D3iY\\à(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters),jvX\\a Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy TaiMeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Émilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Érappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) fAasxoa Derome (Montréal), Monique Bhérer (Qttawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Claire Breton, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Seba:i, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux).Élise G'vcaràésecrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ÉT TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),yiaxiva-0\\wïeY Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),C\\a\\iàe\\te Béliveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 27 MAI 20IS ACTUALITES CONVERGENCE SUITE DE LA PAGE 1 Lors d\u2019un point de presse ensuite, il a même laissé entendre que la souveraineté n\u2019était plus l\u2019apanage du Parti québécois.«[L\u2019indépendance], ça passe par la solidarité de tous ces millions d\u2019indépendantistes qui, à travers un parti ou l\u2019autre, font avancer cette cause», a-t-il dit aux médias.Non plus seulement par le PQ ?«C\u2019est évident II y a d\u2019autres partis indépendantistes que le PQ.Ce qui compte, c\u2019est qu\u2019il y ait convergence pour que les indépendantistes se soutiennent les uns les autres sur la mission fondamentale qu\u2019est l\u2019indépendance.» «Des ponts ont été jetés» Même si «on est loin du compte», le comédien et ancien député péquiste Pierre Curzi est reparti plus rassuré du congrès.«Je repars d\u2019ici avec le sentiment d\u2019une réelle convergence, en tout cas d\u2019un éveil qui essaie de se défaire des cadres habituels sectaires et partisans et ça me redonne un peu d\u2019air», a-t-il confié.Mais malgré une bonne base militante, rien ne peut se faire sans les partis politiques.«A partir du moment où les partis se sentent menacés par la société civile, qui est leurs électeurs, peut-être qu\u2019eux-mêmes vont commencer à penser différemment».L\u2019éminent sociologue Guy Rocher se dit encore «inquiet», mais optimiste devant ce «nouveau départ».11 ne faut toutefois pas s\u2019attendre à un miracle, a-t-il déclaré au Devoir, devant le durcissement des trois partis indépendantistes ces derniers mois.«Qu\u2019ils soient venus et qu\u2019ils se soient engagés à discuter avec leurs membres des conclusions de ce congrès, c\u2019est déjà beaucoup.» «Des ponts ont été jetés en fin de semaine», a soutenu Jocelyn Desjardins, coporte-parole de Nouveau Mouvement pour le Québec, qui a organisé le congrès de la Convergence nationale.Seul représentant du Parti québécois, le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, a admis FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Bernard Landry au congrès de la Convergence nationale, dimanche.qu\u2019il n\u2019était pas censé venir parler au congrès et qu\u2019il venait sur une base volontaire pour ensuite en instruire sa formation politique.11 a dit vouloir «poursuivre les échanges» entre les partis, rappelant que la discorde n\u2019apporte rien de bon à la cause souverainiste.«Peut-on ne pas se taper dessus?», a-t-il lancé à la foule.Le président d\u2019Option nationale, Jean-Martin Aussant, a pour sa part tenté un léger rapprochement en appelant à mettre la cause souverainiste avant les intérêts du parti lui-même.«Et il faut que cette collaboration se fasse entre partis clairement souverainistes, sinon c\u2019est donner un chèque en blanc à ce qu\u2019il résultera de ces électionsdà comme gouvernement», a-t-il dit, rejetant le système électoral uninominal actuel.Andrés Fontecilla, porte-parole de Québec solidaire, s\u2019est réjoui des discussions qui ont eu lieu au congrès, les qualifiant 6?«avancées».11 ne s\u2019est toutefois pas empêché de décocher des flèches à l\u2019endroit des péquistes et a rappelé que son parti n\u2019allait faire aucun pacte électoral d\u2019ici à de prochaines élections.Ce congrès qui se voulait le «plus important rassemblement indépendantiste non partisan depuis 1995», a notamment réuni l\u2019ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, l\u2019ancien président de la CSQ Réjean Parent, et l\u2019ex-ministre péquiste Joseph Facal.Le Devoir BOUDREAU SUITE DE LA PAGE 1 sciences religieuses de McGill réunira cette semaine des fibres d\u2019importance associées à la diversité religieuse canadienne (l\u2019archevêque de Montréal, Christian Lépine ; Bill Blaikie, ministre de l\u2019Église unie ; Bruce Clemenger, de l\u2019Alliance évangélique du Canada; Victor Gold-bloom, ex-p.-d.g.du Conseil canadien des chrétiens et des juifs; Abdul Hai Patel, du Conseil canadien des imams, et plusieurs autres conférenciers, dont des universitaires).«Il semble à plus d\u2019un observateur que notre discours national se polarise de plus en plus et qu\u2019on assiste à l\u2019érosion de la délibération démocratique», peut-on lire dans le programme de la conférence en guise de préambule.«Les fondamentalistes de toutes allégeances \u2014 idéologiques, religieuses ou laïques, peuvent noyer les voix plus modérées et plus raisonnables.Comment, dans ce contexte, des perspectives inspirées de la religion peuvent-elles façonner la conversation nationale?Comment juger le rôle, légitime comme illégitime, de la religion dans notre discours public?» Né au Nouveau-Brunswick et longtemps intéressé par une vocation de prêtre.Spencer Boudreau constate que cette absence du religieux dans le discours, après une Grande Noirceur dont il convient sans mal qu\u2019elle fut néfaste, est en train de créer des générations d\u2019incultes religieux.«Nos finissants en éducation ont un grave problème: une absence totale de connaissances culturelles religieusçs », dit celui qui se réclame du nouveau cours Éthique et culture religieuse (ECR), imposé depuis septembre 2008 de la première année du primaire jusqu\u2019à la fin du secondaire à l\u2019ensemble des élèves du Québec, écoles privées confessionnelles comprises.«Aujourd\u2019hui, ils nous arrivent avec un spectre de culture religieuse très varié: ça va de zéro à quelques connaissances éparses, et on leur demande ensuite de donner le cours ECR.Ils sont terrorisés.Ils ne savent pas quoi dire! Comment parler des autres religions quand tu ne connais même pas la tienne ?» Pour des enseignants du primaire, qui n\u2019auront d\u2019autre choix que de marier cette matière aux traditionnelles mathématiques et au français, seuls 3 à 5 crédits sur 120, pendant la totalité du bac, sont accordés à la culture religieuse, un socle pourtant essentiel du cours ECR qui a remplacé les cours de religion.«Les facultés d\u2019éducation doivent offrir aussi un cours sur le multiculturalisme, et j\u2019ai demandé aux étudiants de me montrer leurs plans de cours», raconte M.Boudreau.«Il y avait de tout là-dedans, des sujets sociaux capitaux, comme la cause des femmes, l\u2019éducation à la sexualité, la réalité autoch- tone, mais pour la religion ?C\u2019était absent, ou encore minimal.Les universitaires ne savent plus quoi faire avec la religion.Ils sont empêtrés avec ça.» M.Boudreau, qui s\u2019intéresse à la philosophie de l\u2019éducation catholique et donne un cours sur les grandes traditions religieuses, cite en exemple une étude menée par l\u2019Université Rochester il y a une dizaine d\u2019années.Après avoir analysé méticuleusement le contenu de douze grands journaux américains, les chercheurs de la Eaculté des sciences religieuses concluaient que les lecteurs, de façon très majoritaire, n\u2019étaient informés de faits religieux que dans un contexte négatif, violent, voire criminel, sans qu\u2019il soit possible de discourir tout simplement des croyances.Le risque de la pensée unique «Je me rappelle quand j\u2019ai quitté la vie religieuse, dit cet ancien de la congrégation des Salé-siens de saint Jean Bosco./e voulais encore parler de mes croyances, mais c\u2019était presque perçu, et ça l\u2019est encore plus aujourd\u2019hui, comme si on était des arriérés.» Avec comme résultat que la seule évocation d\u2019une croyance appelle aux étiquettes et aux préjugés, dit M.Boudreau.«Mes amis prêtres souffrent en silence.Bien sûr que les scandales pédophiles de l\u2019Eglise catholique sont des histoires d\u2019horreur, mais tous ne sont pas des \u201camoureux des enfants de choeur\u201d, comme on les dépeint maintenant.Ne pas être d\u2019accord avec les croyances véhiculées c\u2019est une chose, mais adopter un ton méprisant comme c\u2019est maintenant de mise, c\u2019en est une autre.Je ne sais pas ce qui se passe avec la religion en ce moment, mais il faudra changer notre façon d\u2019en parler.La diversité religieuse canadienne appelle au discours de tolérance des modérés.Il faut les laisser parler.» Sinon, c\u2019est la pensée unique qui nous attend au détour, prévient celui qui a fait partip de feu le Comité catholique du ministère de l\u2019Éducation, mort en 1999 avec la déconfessionnalisation du réseau scolaire.« On se dirige vers l\u2019ignorance, pire, vers un pluralisme convergent.Bientôt, on va tous penser pareil.» Quand l\u2019Archevêché de Montréal a lancé une campagne publicitaire en 2006 sur le langage ecclésial et parsemé la métropole de «ciboire», «calice» et «tabernacle» grand format un peu partout.Spencer Boudreau s\u2019est amusé, puis désolé de la réaction de certains badauds qui croyaient véritablement retrouver là un sacre, sans avoir la moindre idée qu\u2019avant d\u2019être un juron, un tabernacle était plutôt une «petite armoire fermant à clé, qui occupe le milieu de l\u2019autel et contient le ciboire», selon la définition du Petit Robert «Un de mes étudiants m\u2019a fait faire un T-shirt avec la définition d\u2019hostie», dit-il en riant.Derrière l\u2019humour de cette campagne, il y avait quand même un message.L\u2019histoire religieuse fait partie de nous, de notre patrimoine! La littérature québécoise et même l\u2019humour en sont empreints.Les Cyniques, on ne pouvait pas comprendre ça sans une certaine culture religieuse.L\u2019œuvre de Shakespeare, remplie de citations bibliques, on ne peut en apprécier la grandeur sans un certain niveau de connaissances religieuses!» Le contenu du cours ECR réjouit donc le professeur et le religieux, mais grandes sont ses inquiétudes quant à la passation du riche contenu, tant les futurs enseignants lui semblent dépourvus d\u2019un socle indispensable pour être en mesure d\u2019être des passeurs de matière.Quant à une future charte de la laïcité, il n\u2019en voit franchement pas la nécessité.«Nous avons des chartes qui font totalement l\u2019affaire, où tous les droits sont clairement affirmés.Quand les gens me parlent de cela comme d\u2019une nécessité, je les ramène toujours à leur quotidien: dans ta vie personnelle, qu\u2019est-ce qui t\u2019es donc arrivé de si dérangeant pour que tu sentes ton égalité brimée?Généralement, les gens ne trouvent rien à dire.» Alors qu\u2019il était directeur de stage et chargé de diriger les futurs enseignants vers des écoles où faire leurs premières armes, un directeur d\u2019école dont M.Boudreau souhaite taire le nom lui a dit: «Si tu m\u2019envoies une étudiante voilée, surtout, préviens-moi.Il faut que je me prépare.» Interloqué, M.Boudreau a voulu connaître les raisons de cette mise en garde.Le directeur lui répondit qu\u2019une telle stagiaire aurait du mal à bien surveiller les élèves dans une cour d\u2019école, car le port du hidjab (voile couvrant les cheveux, mais dégageant le visage) l\u2019empêcherait de voir les petits.«Devant tout le monde, je lui ai rappelé que les religieuses qui nous surveillaient dans la cour d\u2019école jadis avaient un voile et une cornette, mais aussi des yeux tout le tour de la tête.Tout le monde est parti à rire! Ces messages-là, dans le fond, ils nous disent: \u2018J\u2019ai de la misère avec la différence de l\u2019autre.\u201d Le Québec est suffisamment diversifié maintenant pour qu\u2019on écoute la différence des autres plutôt que d\u2019en avoir peur.» Le Devoir Spencer Boudreau en cinq dates 12 octobre 1945 : Naissance à Dalhousie, au N ouveau-Br unswick.1963-1964: Noviciat au New Jersey chez les Salésiens de Saint Jean Bosco.1974: Quitte les Salésiens.1978: Maîtrise de l\u2019Université de Sherbrooke en sciences religieuses sous la supervision du professeur Eernand Quellet.1990: Doctorat de l\u2019Université Concordia en sciences religieuses.CANNES SUITE DE LA PAGE 1 sèques, et pour sa grande histoire d\u2019amour.«La politique n\u2019était pas dans la chambre avec nous, mais les deux filles ne se marient pas, faisait quand même remarquer Spielberg.Ce film livre aussi un message très positif.» La vie d\u2019Adèle ne prendra pas l\u2019affiche avant l\u2019automne, chez nous d\u2019abord au Eestival du nouveau cinéma, semble-t-il.Patience! Kechiche sait qu\u2019il aura des problèmes avec la censure dans plusieurs pays, à cause de ses audaces sexuelles.Mais si ce laurier aide à pousser plus loin le bouchon de la tolérance, on n\u2019ira pas s\u2019en plaindre.La Erance n\u2019avait pas eu de palme depuis avec Entre les murs de Laurent Cantet en 2008.Le Grand Prix du jury aux frères Coen Inside Uewyn Davis des frères Coen, comédie sur fond de folk song, de mélancolie et de déambulations d\u2019un chat roux, qui avait enchanté et amusé la Croisette, repart avec le Grand Prix du jury.La fratrie, palmée d\u2019or en 1991 avec Barton Eink et souvent récompensée, était retournée à New York, mais leur acteur G scar Isaac, les représentait.Sa définition des Coen: «Un cerveau qui peut être à deux places à la fois.» Spielberg et son imposant jury ont livré un bon palmarès, avec quelques absents : La grande bel-lezza de Paoulo Sorrentino, La Vénus à la fourrure de Roman Polanski et Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch, ces deux derniers films, réussis, présentés en fin de course.Mais en gros, chapeau ! Le choix était vaste, la qualité élevée et leurs décisions éclairées.Si l\u2019axe États-Unis-Prance fut omniprésent, des oeuvres de plusieurs origines et de plusieurs styles ont été primées.Certains journalistes ont hué le prix de mise en scène au Mexicain Amat Escalante pour Heli, aux séances de torture insoutenables, mais le film dur, sans concessions, avec une caméra frontale posée sur la misère et la violence, a sa place au podium.Quant à Like Eather, Like Son du Japonais Kore-Eda Hirokazu, oeuvre un peu appuyée mais émouvante sur la paternité, l\u2019enfance bafouée, nourrie aussi de fines références aux problèmes de la société nippone, elle ne pouvait que plaire à Steven Spielberg, par parenté d\u2019esprits. lui, le prix du jury.Le meilleur rôle de Bérénice Bejo Un des moments les plus émouvants du palmarès fut ce prix d\u2019interprétation à Bérénice Bejo pour son rôle de femme et de mère passionnée dans Le passé d\u2019Asghar Earhadi, premier film français de l\u2019Iranien, si bien mené.Elle était émue, sidérée, reconnaissante envers Earhadi, grand directeur d\u2019acteurs.La partenaire de Jean Dujardin dans The Artist était restée dans son ombre.La voici au soleil pour le meilleur rôle de sa vie.Bruce Dern, vieil acteur américain habitué aux seconds rôles, méritait aussi son prix, pour le personnage en quête de lui-même aidé par son fils dans le beau Nebraska en noir et blanc d\u2019Alexander Pajme.Une reconnaissance tardive qu\u2019il doit savourer.A Touch of Sin du maître chinois Jia Zhangke, oeuvre en quatre volets sur le choc de la modernité dans ce pays aux codes millénaires, était attendu au palmarès pour sa stylisation glacée et maîtrisée, mais le film a reçu plutôt le prix du scénario.La Caméra d\u2019or, qui couronne toutes sections confondues un premier long métrage, fut décernée à Ilo Ilo chronique familiale d\u2019Anthony Chen, présentée à la Quinzaine des réalisateurs, le premier film de Singapour primé à Cannes.Quant à la cérémonie de clôture, elle s\u2019offrait le charme un peu gamin de la maîtresse de cérémonie Audrey Tautou, qui a même ironisé sur les nombreux vols de bijoux ayant marqué cette édition cannoise.Le joaillier Chopard, deux fois dévalisé en une semaine, prête ses parures de diamants pour le tapis rouge, et les stars en robes de déesse étincelaient de mille feux, comme si de rien n\u2019était.Le spectacle continue.11 s\u2019est terminé dimanche soir sur une note glamour et joyeuse.Cette 66® édition du Eestival de Cannes se sera révélée de haute tenue, à défaut d\u2019être très novatrice, et la pluie aura fait râler davantage que les films.Le Devoir SACRE SUITE DE LA PAGE 1 solo \u2014 forme déjà inhabituelle pour incarner l\u2019œuvre \u2014 s\u2019inspire plutôt de la gestuelle du chef de l\u2019Grchestre philharmonique de Berlin, Simon Rattle, interprétant la partition.«En voyant sa répétition du Sacre [à l\u2019occasion d\u2019un projet pédagogique auquel il participait], fai constaté que, par moments, les gestes du chef semblaient être plus l\u2019effet de la musique que la cause.La relation entre cause et effet était inversée.» Le mouvement de la musique 11 avait déjà travaillé avec le compositeur Helmut Lachen-mann qui donne littéralement des consignes gestuelles à ses musiciens.Son solo atypique met donc l\u2019accent sur la dimension physique de la musique, sur le fait que le mouvement intervient dans son exécution et sa qualité.«Je travaille sur les rapports entre écouter, entendre, regarder et voir et comment, dans un concert, nos perceptions se construisent dans un va-et-vient entre voir et entendre», explique-t-il.Ce faisant, il met en jeu un mécanisme profondément humain, qui touche autant au plaisir d\u2019avoir d\u2019aller voir un concert de musique, voire de danser à son rjùhme, qu\u2019à la révolution induite par Merce Cunningham, en vue de dissocier danse et musique.«On n\u2019est jamais émancipé d\u2019un désir de symbiose \u2014 ou de répulsion de cette symbiose \u2014 entre danse et musique, dit le danseur et chorégraphe établi à Montpellier.On est culturelle- ment pris par quelque chose qui se joue là.» Ce dont Le Sacre est la parfaite incarnation.Si loin semblait-il de l\u2019œuvre historique au départ, l\u2019artiste revient donc à son essence.«Ce Un électrochoc artistique Au soir du 29 mai 1913, la première du Sacre du printemps, sous l\u2019égide du metteur en scène Serge de Diaghilev, déclenche le chahut dans le tout qouveau Théâtre des Champs-Élysées.Deux camps se forment.L\u2019un crie au génie de l\u2019innovation, l\u2019autre au scandale, dégoûté par la barbarie du spectacle.La choré^aphie dérange par la répétition aliénante des mêmes gestes et la «pose tortionnaire» des danseurs.La musique choque certains par son étrangeté et sa brutalité.D\u2019autres y voient ime œuvre pure.Pour fêter les cent ans de la création du Sacre du printemps, le chef québécois Gilles Auger tentera de retrouver l\u2019esprit de la version originale du Sacre de 1913.Près d\u2019une centaine de musiciens seront réunis à l\u2019église Saint-Dominique à Québec, le 31 mai, pour saluer l\u2019œuvre dJgor Stravinski au bénéfice de la Pondation du Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique du Québec.Le Centre de recherche en danse de l\u2019université Roehampton, à Londres, répertorie 185 versions de l\u2019œuvre chorégraphique dans le monde (jusqu\u2019en 2008).n\u2019est pas un hasard [si je travaille sur Le Sacre] puisque la partition de Stravinski est historiquement connue comme musique pour la danse.Cela a opéré sur moi», admet celui qui avait songé à changer d\u2019œuvre pour éviter de s\u2019inscrire dans l\u2019héritage historique de Stravinski, mais s\u2019est finalement ravisé.Pina, Nijinski et le public Xavier Le Roy ne fait pas fi de l\u2019histoire puisqu\u2019il s\u2019est penché sur plusieurs versions chorégraphiques du Sacre pour étudier les liens entre danse et musique.Celles de Nijinski et de Pina Bausch l\u2019ont particulièrement aidé à construire sa pièce.«Parfois, la musique se fait plus illustrative de la danse ou vice-versa.Et parfois la synchronisation est parfaite, les deux s\u2019incorporent l\u2019une à l\u2019autre.» C\u2019est le cas selon lui du passage de la «danse de l\u2019élu» dans Le Sacre de Nijinski, dont «tous les moments de sauts sont vraiment dans la musique».L\u2019enjeu de ce solo atypique est aussi d\u2019engager une forme de dialogue avec les spectateurs qui perçoivent la musique comme s\u2019ils étaient assis dans l\u2019orchestre.«Le dispositif reproduit la diffusion des sons tels qu\u2019ils sont entendus dans l\u2019orchestre.Donc, chaque spectateur n\u2019entend pas exactement les mêmes choses.» Tel un chef devant ses musiciens, il interpelle par sa danse certains membres du public, au gré de la partition.Pour un dialogue entre corps d\u2019orchestre et musique de gestes.Le Devoir LE SACRE DU PRINTEMPS du 27 au 29 mai, à l\u2019Agora de la danse LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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