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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-06-05, Collections de BAnQ.

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[" Québec annonce finalement une commission pariementaire sur le prix des livres neufs PageBs WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N» 1 2 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 JUIN 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Élections Canada: le dossier conservatenr s\u2019épaissit L\u2019organisme réclame sans succès la suspension de deux députés pour des rapports de dépenses incomplets HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Deux députés supplémentaires de Stephen Harper se retrouvent en litige avec Elections Canada.Le chien de garde des élections leur reproche de ne pas avoir fourni un rapport complet de leurs dépenses de scrutin de 2011 et demande donc leur suspension de la Chambre des communes d\u2019ici à ce que la situation soit réglée.Pour l\u2019instant, le président de la Chambre sursoit à cette demande le temps que les tribunaux tranchent.James Bezan et Shelly Glover ont tous deux été élus ^ous la bannière conservatrice au Manitoba.Elections Canada estime que leur rap- port, obligatoire, de dépenses électorales pour le scrutin de 2011 n\u2019a pas été complété de manière appropriée.Après de nombreuses demandes auprès de leurs agents financiers respectifs et des réponses jugées insatisfaisantes, Elections Canada a donc invoqué un article de la Loi électorale rarement utilisé qui stipule qu\u2019un candidat élu n\u2019ayant pas rempli son rap- port «ne peut continuer à siéger et à voter à titre de député à la Chambre des communes jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait remédié à son omission ».VOIR PAGE A 8 : ÉLECTIONS Lire aussi > La chronique de Manon Corneiiier: Sous le radar.Page A 3 Plongeon : Alexandre Despatie met un terme à sa carrière 'â £ «< ï JACQUES NADEAU LE DEVOIR Entouré de sa famille, le double médaillé olympique au plongeon, Alexandre Despatie, a annoncé mardi à Montréal qu\u2019il mettait fin à sa carrière.Il avait remporté sa première médaille lors d\u2019une compétition internationale à l\u2019âge de 13 ans.Affecté par les blessures au cours des dernières années, il s\u2019était infligé une profonde coupure au haut du front en 2012, lors d\u2019un entraînement en vue des Jeux de Londres, lors desquels il n\u2019avait finalement remporté aucune médaille.Page B 6 Cap sur une croissance démographique au Québec La trajectoire singulière des dernières années ne laisse plus présager le déclin anticipé MARIE-ANDRÉE CHOUINARD AU début du XX® siècle, une famille québécoise sur cinq comptait au moins.dix enfants.Avec 1,73 enfant par famille en 2011, les tablées sont moins bruyantes aujourd\u2019hui, assurément, mais un regain du taux de fécondité permet au Québec de supplanter la moyenne canadienne pour une première fois depuis 1960 et de croire en des jours meilleurs.Voilà l\u2019un des faits saillants tirés du portrait démographique du Québec de l\u2019Institut de la statistique du Québec QSQ).Les données, dévoilées mardi, mettent en relief une croissance démographique assez bien portante au Québec, bien qu\u2019elle n\u2019égale pas encore celle du Canada entier.Mais depuis une cinquantaine d\u2019années, l\u2019écart entre le Québec et le reste des autres provinces n\u2019a jamais été aussi mince, avec une croissance de 0,9% en 2012 pour le Québec, contre un peq plus de 1 % pour le reste du Canada.Etirée sur une décennie, la santé démographique du Québec connaît un excellent bilan : la fécondité des Québécoises dépasse celle des Canadiennes depuis 2006, l\u2019espérance de vie qu\u2019on y observe est similaire à la moyenne canadienne (3® plus élevée parmi l\u2019ensemble des VOIR PAGE A 8 : CROISSANCE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des indignés du mouvement Occupons Montréal, en octobre 2011.Enquête Les Québécois estiment vivre dans une société juste EABIEN DEGLISE Les apparences sont parfois trompeuses.Une grande majorité de Québécois jugent qu\u2019ils vivent aujourd\u2019hui dans une société juste et équitable, et ce, malgré un présent marqué par des histoires de corruption dans le monde municipal, par des débats polarisés sur l\u2019exploitation des ressources naturelles ou par la résurgence des tensions linguistiques et identitaires.Cette impression de justice sociale et d\u2019éga- lité est d\u2019ailleurs plus élevée ici que dans d\u2019autres pays.Elle croît également avec l\u2019âge et la scolarité, traverse une grande majorité de la classe moyenne, mais serait moins partagée par les jeunes, les femmes et les Anglo-Québécois, indique toutefois une enquête en cours menée par le sociologue Simon Langlois de l\u2019Université Laval.Les premiers résultats viennent d\u2019être dévoilés sur le blogue de l\u2019institu- VOIR PAGE A 8 : QUÉBÉCOIS La Syrie a utilisé du gaz sarin, affirme Paris avec « certitude » Un rapport d\u2019enquête de l\u2019ONU fait état de l\u2019usage de gaz de combat par les deux camps, mais surtout par le régime syrien CLAUDE LÉVESQUE La Erance dit avoir désormais la «certitude» que le régime syrien a utibsé du gaz sarin.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Eabius, après avoir pris connaissance des résultats d\u2019analyses réabsées sur les échantillons rapportés récemment par des journalistes du quotidien Le Monde ayant séjourné sur le terrain.Mardi égalemenL la commission d\u2019enquête de l\u2019Organisation des Nations unies sur la Sjrie a rendu pubbc un nouveau rapport, qui fait état de l\u2019usage de ce gaz de combat par les deux parties, majoritairement par les forces gouvernementales.L\u2019ONU considère de façon plus générale que «les violations des droits de l\u2019homme et du droit humanitaire continuent sans relâche» et sont «devenues une réalité quotidienne».Les déclarations du chef de la diplomatie française survieiment huit jours après que l\u2019Uition européenne GJE) eut décidé de ne pas prolonger l\u2019embargo sur les armes à destination de la Syrie, qui arrivait à échéance au début de juin.Paris a néanmoins répété mardi qu\u2019il n\u2019est pas question de livrer des armes aux forces qui combattent le régime de Bachar al-Assad avant le début d\u2019août.VOIR PAGE A 8 : SYRIE Aujourd\u2019hui Actualités > Loto-Québec est un «outil de santé publique», dit le ministre de la Santé, Réjean Hébert, qui voit la vente d\u2019alcool comme un «moindre mal».Page A 2 La conseillère Élalne Ayotte décide à son tour de quitter Vision Montréal.Page A 3 Idées > La chronique de Francine Pelletier: La revanche des crucifix.Page A 7 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces.Sudoku .B5 B6 A5 B2 B6 B5 77831303444823 A2 LE DEVOIR LE MERCREDI JUIN 2 O I S ACTUALITES Loto-Québec, un « outil de santé publique » JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec La vente d\u2019alcool aux tables de jeu dans les casinos est un «moindre mal» en matière de santé publique, estime le ministre de la Santé, Réjean Hébert, qui s\u2019inquiète de «l\u2019hémorragie» des joueurs vers des casinos non supervisés à l\u2019extérieur du Québec.«Il y a un risque extrêmement important qui mine actuellement l\u2019utilisation d\u2019un outil de santé publique extrêmement important qu\u2019est le casino pour canaliser l\u2019offre et le jeu et prévenir le jeu pathologique», a soutenu le ministre Réjean Hébert en commission parlementaire mardi.«C\u2019est pour contrer ce risque et éviter cette hémorragie en matière de santé publique qu\u2019il faut bonifier les casinos pour rapatrier ces Québécois qui, actuellement, vont jouer dans les casinos illégaux ou outre-frontières qui n\u2019ont pas les mêmes JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE En commission parlementaire, le ministre Réjean Hébert est allé à l\u2019encontre des experts de la santé publique qui se sont prononcés la semaine dernière contre la vente d\u2019alcool aux tables de jeu, considérée comme un facteur de risque pour le jeu pathologique.règles que nous nous sommes imposées.» Allant à l\u2019encontre des experts de la santé publique qui se sont prononcés la semaine dernière contre cette mesure considérée comme un facteur de risque pour le jeu pathologique, le ministre de la Santé remet en cause les conclusions que l\u2019on pourrait tirer de certaines études.«On a là un cas patent où il y a une association entre deux facteurs [alcool et jeu pathologique], mais où il n\u2019y a pas de lien causal qui peut être établi, de sorte qu\u2019en matière de santé publique, on ne peut pas attribuer à cette mesure un nombre supplémentaire de cas de joueurs pathologiques.» il convient toutefois qu\u2019il y a un «risque», mais ajoute que «le mal qui est présent et qui est à nos portes, qui mine actuellement Loto-Québec, est un mal beaucoup plus important».Sous le regard dubitatif des médecins Yves Bolduc, du Parti libéral, et Hélène Daneault, de la CAQ, le Hébert a soutenu que «tout traitement comporte un risque» et que, dans ce cas-ci, le risque associé au «traitement» était moindre en comparaison à la «maladie».C\u2019est cette «responsabilité du moindre mal» qui a guidé, affirme-t-il, le gouvernement dans sa décision de donner le feu vert à Loto-Québec pour la vente d\u2019alcool aux tables, une décision qui a été décriée par les partis d\u2019opposition, qui ont forcé le gouvernement à venir s\u2019expliquer en commission parlementaire.L\u2019argument financier Plus tôt mardi matin, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a pourtant été clair sur les raisons qui motivaient le gouvernement.«Nous devons garder le cap sur les cibles que nous nous sommes fixées, notamment l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire.Tout l\u2019appareil gouvernemental est mis à contribution.[.] Nous demandons également des efforts aux sociétés d\u2019Etat, dont Loto-Québec, qui verse 100% de son bénéfice net au gouvernement en dividendes.» Selon Nicolas Marceau, les dividendes perçus par Québec sont passés de 1,5 milliard en 2005-2006 à 1,2 milliard pour le dernier exercice financier.«La levée de l\u2019interdiction permettra à Loto-Québec de compléter la mise en valeur de ses investissements dans les casinos d\u2019Etat afin de les rendre comparables avec les autres casinos.» Le Devoir « Ce n\u2019est pas Remboursez-nous.com, c\u2019est Financez-nous.com » ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La pétition électronique Remboursez-nous.com lancée sur le site Web de la Coalition avenir Québec et doublée d\u2019une campagne de financement a suscité les critiques des partis adverses.«Indécent» et «grossier», a affirmé le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale.11 a accusé la CAQ de faire de la «petite politique avec cette pétition partisane» qui, parce qu\u2019elle n\u2019est pas lancée sur le site de l\u2019Assemblée nationale, ne pourra être valide dans sa forme actuelle.Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, pour sa part, a accusé les caquistes «de se servir de la collusion pour tenter de se faire du financement de parti politique».Depuis dimanche, la CAQ fait circuler une pétition qui exige du gouvernement qu\u2019il entreprenne sans délai des recours civils pour obtenir la restitution des sommes volées par les entreprises qui ont parti- cipé à la collusion.Selon François Legault, la pétition comptait 7500 signataires lundi.En même temps qu\u2019on propose au citoyen de signer la pétition en ligne, on lui demande de verser 20$ à la caisse du parti pour la «cause».La CAQ lancera également une campagne de publicité à la télévision, où le chef caquiste, François Legault, et le porte-parole de la CAQ en matière de justice et de sécurité publique, Jacques Duchesneau, martèlent à tour de rôle ce thème du remboursement.«Ce n\u2019est pas Remboursez- DU 21 AU 24 JUIN 2013 AU PARC DES CÈDRES L'OUTA UAIS Les Hay Babies ¦ Kevin Parent ¦ Zachary Richard Arthur L\u2019aventurier ¦ Kaïn ¦ Paul Piché Les Trois Accords ¦ Éric Lapointe Michel Rivard ¦ Claude Dubois ¦ Annuseurs publics I^IlVipÉRATil ^iRA^NÇAis L'O^A^UAIS festivaloutaouaisenfete.com @outaouaisfete Q festivaloutaouaisenfete Villede \u2014 Gatineau Partenaires officiels Platine Québecî Partenaires officiels Or ^ Desjardins SAO Partenaires officiels Argent Québec JTTO, ca POINT LAMBOA SONORISATION ET ÉCLAIRAGE vive la bouffe Partenaires officiels Bronze < ^\trONCMTION\tI MWFEHNWKt\tSOCANI FOUNCATION C'wmismimr Gilles Lolonde, proprietaire i Ukmmesa Assume* [LDC^fMlT SSHubert Partenaires médiatiques 104,7 fm TVA\tLE DEVOIR 94 5f«\tCHUO LeOroit -\tfmiwi lüMtw nous.com, c\u2019est Einancez-nous.com, a raillé le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-Marc Fournier./e trouve qu\u2019il y a un petit côté arnaque dans cette affaire-là.» François Legault a indiqué mardi que le parti avait reçu «très peu» de contributions grâce à cette formule innovatrice de pétition-activité de financement.Il ne s\u2019attend pas à recueillir les 100000$ que la CAQ dépensera pour sa campagne publicitaire.«Si on est capables d\u2019en récupérer une petite partie, ça fera ça de moins, parce que, quand même, on n\u2019est pas riches.On n\u2019est pas des libéraux», a-t-il avancé.Au terme des quatre premiers mois de l\u2019année, la CAQ n\u2019a recueilli que 23025$ auprès des électeurs, la moitié moins que le PLQ et 13 fois moins que le PQ, selon Le Soleil.Mais en raison de la nouvelle loi sur le financement des partis, la CAQ, comme les deux autres principaux partis, reçoit des millions de l\u2019État.«On ne manquera pas d\u2019argent s\u2019il y a une campagne électorale au cours des prochains mois», a assuré François Legault.Le Devoir Québec s\u2019entend avec des garderies privées EISA-MARIE GERVAIS euébec a conclu mardi une entente de principe avec assemblement des garderies privées du Québec (RGPQ), qui devra soumettre l\u2019offre à ses membres lors d\u2019une assemblée générale vendredi.Cette pression ne fait pas pourtant changer d\u2019un iota la position de l\u2019Association des garderies privées du Québec (AGPQ), qui continue de s\u2019opposer fermement aux compressions de 15 millions dans le milieu et maintient sa journée de manifestation volontaire aujourd\u2019hui mercredi.«Depuis quand un gouvernement négocie-t-il avec le groupe le moins représentatif?C\u2019est une stratégie pour diviser le réseau, a lancé au Devoir Sylvain Lévesque, président de l\u2019AGPQ.On savait que la ministre de la Eamille [Nicole Léger] allait sauter sur l\u2019occasion de diviser les troupes.» Selon le ministère de la Famille, le RGPQ compte 149 membres; l\u2019AGPQ, 210; et 296 garderies n\u2019ont pas d\u2019affiliation.Qr, l\u2019AGPQ rejette ces chiffres qui sont «incomplets» et ne tiennent pas compte des récentes affiliations qui se chif freraient en moyenne à 325.«Le Rassemblement des garderies n\u2019a rien fait.Il a voté contre la grève de toute façon», a indiqué M.Lévesque.Le «leadership du dossier», c\u2019est son association qui l\u2019a, croit-il.La ministre Léger s\u2019est défendue d\u2019avoir voulu isoler qui que ce soit en négociant avec le RGPQ.« [Le RGPQ] m\u2019a demandé une rencontre avec le ministère.Le ministère est allé.les a rencontrés la semaine dernière.Ils ont eu une hypothèse sur la table, on est allés travailler toute la semaine dernière sur cette hypothèse, et aujourd\u2019hui, je leur ai dit que facceptais leur hypothèse», a-t-elle dit lors d\u2019un point de presse mardi.Elle a réitéré son intention de négocier aussi avec l\u2019AGPQ, si celle-ci présente une «proposition d\u2019aménagement qui est sérieuse».M.Lévesque se dit ouvert à recevoir la même offre que celle faite au RGPQ.«Si la ministre est honnête, elle nous fera les mêmes propositions et on verra si ça plaira à l\u2019assemblée générale.» L\u2019entente avec le RGPQ est jusqu\u2019ici confidentielle, mais la ministre Léger a indiqué qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un «aménagement» qui va «tenir compte d\u2019une modulation et qui touche évidemment l\u2019esprit de la qualité des services de garde du Québec».Permis révoqués ?L\u2019AGPQ s\u2019est dite par ailleurs «intimidée» par une lettre reçue du ministère, qui la menace de révoquer les permis des garderies.Nicole Léger s\u2019en défend.«D\u2019abord, je ne menace pas de retirer le permis.C\u2019est une formule administrative qu\u2019on met régulièrement dans ce type de lettre là.Alors, il n\u2019y a pas personne qui va perdre leur permis ou révoquer leur permis.C\u2019est absolument, absolument impossible», a-t-elle expliqué.Plusieurs garderies devront toutefois payer une amende pour avoir tenu une journée de grève le 22 mai dernier.Contestant ces infractions, l\u2019AGPQ a demandé un avis juridique à l\u2019avocat Julius Grey, qu\u2019il devrait rendre d\u2019ici deux semaines.Le Devoir Normandeau serait mal accueillie ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Tant le Parti québécois que la Coalition avenir Québec voient d\u2019un mauvais œil le retour possible en politique de l\u2019ex-ministre Nathalie Normandeau, dont l\u2019entrepreneur Lino Zambito a parlé lors de son témoignage à la commission Charbonneau.Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a af firmé mardi qu\u2019il n\u2019en revenait pas que le chef libéral, Philippe Couillard, soit ouvert à un retour de Nathalie Normandeau.«M.Couillard, lui, non seulement il ne s\u2019intéresse pas à récupérer l\u2019argent qu\u2019on s\u2019est fait voler, mais en plus, il est prêt à réintégrer Nathalie Normandeau.Ça me dépasse», s\u2019est-il indigné dans un point de presse.Le chef caquiste réagissait à un article du Devoir, publié samedi dernier, dans lequel Philippe Couillard reconnaissait qu\u2019il ne voyait pas d\u2019inconvénient, eu égard à un retour de l\u2019ex-ministre en politique, dans le fait que son nom ait été cité à la commission Charbonneau.Il n\u2019y a pas &\u2019«illégalités avérées», a-t-il fait valoir.François Legault voit les choses autrement.«Elle a manqué de jugement en demandant des billets pour un spectacle de Céline Dion à un entrepreneur [Lino Zambito] qui voulait faire affaire avec son ministère.» Pour le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, cette absolution est le signe que les libéraux «n\u2019ont pas appris de leurs erreurs».Le gouvernement libéral «avait mélangé l\u2019intérêt privé et l\u2019intérêt public, a accusé Stéphane Bédard.Ce que je constate, c\u2019est que les libéraux, ils n\u2019ont pas changé, ils sont pareils.» «Une élection plus tard, quelques mois plus tard, ils sont prêts à faire exactement la même affaire.Il n\u2019y a aucun mea culpa, aucun sentiment de culpabilité, aucune volonté de se réhabiliter, estime le ministre.À l\u2019évidence, ils n\u2019ont pas à l\u2019interne les réflexions pour constater qu\u2019ils avaient manqué à leur premier devoir de bien défendre l\u2019intérêt public.» Un allié Un retour de Nathalie Normandeau sourit cependant au chef de l\u2019opposition officielle, Jean-Marc Fournier, qui a défendu bec et ongles son ancienne collègue.En sollicitant des billets de spectacle gratuits, «elle n\u2019est coupable d\u2019aucune infraction, elle n\u2019est accusée d\u2019aucune infraction».Les péquistes font «des culpabilités par association » quand il est question des libéraux, chose qu\u2019ils réprouvent quand il est question des péquistes, a-t-il dénoncé.Jean-Marc Fournier s\u2019est même avancé sur une pente savonneuse, accusant les journalistes de faire «deux poids, deux mesures» selon qu\u2019il s\u2019agisse de libéraux ou de péquistes, pour ensuite se rétracter et ne viser que les péquistes.Aujourd\u2019hui, le code d\u2019éthique des élus a changé, a-t-il rappelé : les députés doivent désormais déclarer ce genre de cadeaux.«L\u2019évolution de tout le dossier n\u2019a pas fait en sorte que les gens soient totalement disqualifiés par des comportements qui ne contrevenaient à aucune règle», a-t-il soutenu dans ce style qui lui est propre.Le Devoir La vidéo de Ford fumant du crack ne serait plus disponible Toronto \u2014 Le site Web américain ayant amassé 200000$ dans le but d\u2019acheter la vidéo qui montrerait le maire de Toronto, Rob Ford, en train de fumer du crack a révélé mardi avoir reçu un message l\u2019informant que la vidéo n\u2019était plus disponible.Dans un texte publié en ligne, le rédacteur en chef de Gawker, John Cook, a admis ne pas savoir ce que cela signifiait précisément.M.Ford soutient que la vidéo n\u2019existe pas et qu\u2019il n\u2019a jamais touché à du crack, mais le scandale a tout de même plongé l\u2019Hôtel de Ville torontois dans le chaos.M.Cook et deux journalistes du Toronto Star affirment avoir vu la vidéo appartenant à des vendeurs de drogue qui tentaient de la vendre au plus offrant avec l\u2019aide d\u2019un intermédiaire.Mardi, Gawker a précisé que l\u2019intermédiaire lui avait transmis un message laconique de la part des propriétaires de la vidéo disant que celle-ci n\u2019était plus disponible et qu\u2019ils ne voulaient plus être contactés.La Presse canadienne http://bit.ly/128cXbE LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 JUIN 20IS A3 ACTUALITES Sous le radar A Manon CORNELLIER à Ottawa La saga Wright-Duffy aura peut-être le mérite de forcer sénateurs et députés à faire preuve de plus de transparence en matière de dépenses et de permettre enfin au vérificateur général de garder un œil sur la façon d\u2019y brasser des affaires.Mais cette histoire a un revers.Plusieurs dossiers passent pratiquement inaperçus ou ont eu très peu de suite 24 heures plus tard, souvent au grand bonheur du gouvernement Harper qui espère sûrement qu\u2019on oublie tout ça avec l\u2019arrivée de l\u2019été.Alors voici, pour se rafraîchir la mémoire, une petite liste nullement exhaustive.Commençons par le patronage.Au cours des trois dernières semaines, le Halifax Chronicle Herald a finalement fait la lumière sur les manœuvres d\u2019un petit groupe de conservateurs au sein de l\u2019Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) pour assurer l\u2019embauche d\u2019un candidat défait et ancien conseiller des ministres Peter MacKay et Keith Ashfield.Le Devoir a écrit de son côté qu\u2019environ la moitié des employés québécois du Tribunal de la sécurité sociale (qui tranchera les litiges des chômeurs autrefois examinés par les conseils arbitraux) étaient d\u2019anciens candidats conservateurs.Le Globe and Mail a constaté que la moitié des nouveaux commissaires avaient des liens avec le Parti conservateur.La Presse canadienne, de son côté, a découvert que «des douzaines» de membres des anciens conseils arbitraux avaient contribué à la caisse du PC, ce qui est interdit.Le jour où Stephen Harper parlait à son caucus de l\u2019affaire Duffy, le Conseil des sciences, de la technologie et de l\u2019innovation rendait public un rapport sur «l\u2019état du système des sciences, de la technologie et de l\u2019innovation au Canada».Sur le coup, plusieurs médias, dont Le Devoir, en ont fait état, mais le lendemain, on n\u2019en parlait déjà plus.Or, malgré les allégements fiscaux qu\u2019Ottawa leur a consentis, les entreprises canadiennes investissent moins dans la recherche et développement depuis dix ans, note le Conseil.Le pays est passé du 16® au 23® rang des pays développés pour la part du produit intérieur brut consacrée aux dépenses en R-D.Le Parlement, lui, continue d\u2019étudier les projets de loi, y compris au Sénat.Un comité de la Chambre haute se penche actuellement sur le projet de loi d\u2019un député conservateur que le gouvernement appuie.Le projet C-377 aurait pour effet de forcer les syndicats à dévoiler publiquement une longue liste de dépenses.Plusieurs associations de juristes, dont le Barreau du Québec, soutiennent que le projet, adopté sans amendement aux Communes, ne respecte pas la Constitution ni la Loi sur la protection de la vie privée.Les conservateurs, eux, voudraient l\u2019adopter avant l\u2019été.Leur empressement n\u2019a pas d\u2019équivalent lorsqu\u2019il s\u2019agit de régler le problème des couples gais venus de l\u2019étranger se marier au Canada et qui désirent maintenant divorcer.Le gouvernement a laissé passer l\u2019échéance inscrite dans une entente conclue avec le couple qui s\u2019était adressé aux tribunaux.En échange de la suspension des procédures, Ottawa avait jusqu\u2019à samedi dernier pour adopter un projet de loi.Le projet C-32, présenté en février 2012, n\u2019a jamais été plus loin que la première lecture parce que le gouvernement exige de l\u2019adopter sans débat, débat qui aurait fort probablement le défaut de permettre aux conservateurs opposés au mariage gai d\u2019afficher leurs couleurs.Et ça continue.Cette semaine, on a appris que le ministre de la Défense a exigé que la police militaire fasse enquête sur la source de deux prétendues fuites survenues au sein de son ministère.Enquête il y a eu, mais pour découvrir qu\u2019une des histoires s\u2019appuyait sur un communiqué publié par la Défense américaine et la seconde, sur des documents obtenus auprès.du ministère canadien de la Défense en vertu de la Loi d\u2019accès à l\u2019information.Et cette semaine, le Canada a refusé de signer le traité international pour la réglementation du commerce des armes conventionnelles.Il a pourtant voté en faveur.Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a d\u2019abord soutenu qu\u2019il devait consulter les Canadiens, pour ensuite ajouter ce qui semble révéler la vraie préoccupation du gouvernement: «Ce que nous ne souhaitons pas, c\u2019est que les néodémocrates et leurs copains du Parti libéral ramènent en douce un registre d\u2019armes d\u2019épaule qui aurait pour seul effet de nuire à des sportif, à des chasseurs et à des agriculteurs respectueux des lois.» Pendant ce temps, aux Communes, le gouvernement impose son rythme en maniant sans pitié la procédure.Depuis le 22 mai, les députés siègent jusqu\u2019à minuit tous les jours, sauf le vendredi.Il en sera ainsi jusqu\u2019au début du congé estival.On en est là parce que les conservateurs espèrent partir en vacances plus tôt après avoir adopté le plus grand nombre de projets de loi.Alors, non content de prolonger les heurps de séance, ils multiplient les bâillons.À mi-mandat, ils ont battu, et de loin, tous les records de leurs prédécesseurs.Même le dossier des appels automatisés frauduleux se retrouve relégué au second plan.Et que dire du dossier autochtone?Je vous en reparle samedi.mcornellier@ledevoir.com L\u2019abolition du Sénat à l\u2019ordre du jour Le NPD profite de sa journée d\u2019opposition pour relancer sa proposition MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a bien l\u2019intention de tirer profit du scandale des dépenses de sénateurs.A l\u2019occasion de sa journée d\u2019opposition mercredi, le parti de Thomas Mul-cair réclamera de nouveau que le Sénat ferme ses portes une fois pour toutes cet été.La démarche néodémocrate n\u2019a aucune chance d\u2019être adoptée, puisque le gouvernement conservateur détient une majorité et que les libéraux n\u2019ont pas non plus l\u2019intention d\u2019abolir la Chambre haute.Mais la motion permettra au NPD \u2014 qui ne compte pas de sénateurs \u2014 d\u2019étaler de nouveau ses critiques.Le texte propose de «cesser de financer le Sénat à partir du P'juillet 2013».«On trouve que ce serait un cadeau à se faire, pour la Fête du Canada, de se débarrasser de ce vestige désuet dans une société démocratique que d\u2019avoir des non-élus pour faire des lois», a expliqué Thomas Mulcair à sa sortie des Communes.S\u2019il est catégorique lorsque vient le moment d\u2019attaquer le Sénat, M.Mulcair s\u2019est montré plus vague quant aux vérifications de dépenses qui devraient être faites du côté des Communes, où il compte un caucus de 100 élus.C\u2019est que le Sénat s\u2019apprête, en après-midi, à débattre et probablement adopter une motion invitant le vérificateur général (v.g.) à «procéder à une vérification intégrée des dépenses du Sénat, y compris les dépenses des sénateurs».lœ leader libéral au Sénat, le sénateur James Cowan, appuie cette motion de son homologue conservatrice, la sénatrice Marjory LeBreton.Mais, selon lui, si le Sénat ouvre ses livres comptables au bureau du v.g., les Canadiens s\u2019attendront à ce que les députés fassent de même.Sur ce sujeL M.Mulcair a évité de se prononcer, martelant plutôt que, lorsque le v.g.s\u2019est penché sur la question en 2012, il a conclu que l\u2019administration des Communes \u2014 contrairement à celle du Sénat \u2014 avait les systèmes de contrôle appropriés.M.Mulcair a fait valoir qu\u2019il collaborerait à long terme aux efforts visant à améliorer encore davantage la surveillance des dépenses des députés, mais que tout cela n\u2019était pour le moment qu\u2019une tentative de «faire distraction».La sénatrice LeBreton, qui la semaine dernière disait qu\u2019il n\u2019était pas question de retourner dans le passé pour trouver d\u2019autres cas problématiques, a expliqué mardi avoir changé d\u2019idée devant le mécontentement populaire.Des centaines de Canadiens lui auraient écrit, et il lui est apparu clair que «dans l\u2019opinion du public il fallait plus que le processus sénatorial».Alors que cette troisième enquête s\u2019apprête à être entamée, une autre a été suspendue.La conseillère sénatoriale en éthique a confirmé qu\u2019elle avait interrompu ses travaux le temps que la Gendarmerie royale du Canada mène ses propres vérifications dans le but de voir si elle mènera aussi enquête.La commissaire à l\u2019éthique poursuit quant à elle ses travaux.Pas de remboursement pour Wright Aux Communes, Stephen Harper a une nouvelle fois esquivé une bonne part des questions de l\u2019opposition.Néodémocrates et libéraux n\u2019ont notamment pas réussi à savoir si des employés du premier ministre, ni lesquels, étaient présents lorsqu\u2019il a sommé son caucus de rembourser toutes dépenses illégitimes.M.Harper a toutefois précisé que l\u2019indemnité de départ de son ex-chef de cabinet Nigel Wright \u2014 qui a offert 90000$ au sénateur Duffy afin qu\u2019il rembourse le Sénat \u2014 n\u2019atteindrait pas cette même somme.«Toute suggestion voulant que M.Wright soit compensé par l\u2019argent des contribuables, directement ou indirectement, pour son chèque à M.Dufjy est absolument et catégoriquement fausse», a scandé le premier ministre.Le Devoir r sîS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Elaine Ayotte était en réflexion depuis plusieurs mois au sujet de son avenir politique et ignore si elle sera candidate lors des élections du 3 novembre prochain.Nouvelle défection à Vision Montréal La conseillère Élaine Ayotte siégera comme indépendante JEANNE CORRIVEAU La conseillère Élaine Ayotte, responsable de la culture au comité exécutif de la Ville de Montréal, a quitté les rangs de Vision Montréal et siégera désormais comme indépendante.Il s\u2019agit de la quatrième défection en moins d\u2019une semaine pour le parti de Louise Harel qui ne compte plus que 11 élus au coqseil municipal.Élaine Ayotte était en réflexion depuis plusieurs mois au sujet de son avenir politique et ignore si elle sera candidate lors des élections du 3 novembre prochain.Selon elle, cette remise en question n\u2019est pas compatible avec l\u2019ap-partenance à un parti politique.Elle n\u2019a d\u2019ailleurs pas participé, samedi dernier, au congrès de Vision Montréal au cours duquel la chef Louise Harel a obtenu un vote de confiance de 95% des membres de son parti.«Je dois encore réfléchir à savoir si je poursuis en politique et si je sollicite un deuxième mandat ou non.Ma réflexion n\u2019est pas complétée et j\u2019avais besoin de me donner l\u2019espace pour réfléchir, a-t-elle expliqué mardi après-midi.Quand on est en réflexion, c\u2019est difficilement compatible, en ce qui me concerne, avec un militantisme et des prises de position de parti.» «M\"\u201d Harel comprend que je suis en réflexion.Je l\u2019étais l\u2019été dernier.C\u2019est un aboutissement qui n\u2019est pas surprenant, je pense, a-t-elle ajouté.Je le fais par respect pour M\u201d® Harel et les autres collègues de Vision Montréal qui, eux, savent très biep où ils logent.» Élaine Ayotte ne se joindra [Vision Montréal] est une formation qui peut nous surprendre encore )) Élaine Ayotte pas à une autre équipe, mais siégera comme indépendante jusqu\u2019au déclenchement de la campagne électorale, a-t-elle dit.D\u2019ici là, elle entend concentrer ses énergies à ses fonctions de conseillère et de membre du comité exécutif.Quatrième départ Cette démission s\u2019ajoute à celles de la mairesse de Ri-vière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, et des conseillers Suzanne Décarie et Gilles Déziel, qui ont décidé de passer dans le camp de Denis Coderre jeudi dernier.«La dernière chose que je veux faire, c\u2019est de porter atteinte ou faire mal à M\u201d® Harel.C\u2019est une dame, vraiment, que f estime.C\u2019est difficile pour moi de faire ça, mais c\u2019est vraiment par honnêteté intellectuelle que je veux prendre mes distances pour pouvoir réfléchir.» Quand on lui demande si elle est inquiète pour l\u2019pvenir de Vision Montréal, Élaine Ayotte hésite longuement.« C\u2019est une formation qui peut nous surprendre encore», finit-elle par dire.Louise Harel,a dit respecter la décision d\u2019Élaine Ayotte.«C\u2019est moi qui l\u2019ai convaincue de venir en politique municipale.Elle fait du très bon travail dans le dossjer de la culture.Je crois qu\u2019Élaine est plutôt dans l\u2019incertitude de son propre avenir personnel, a expliqué M\u201c® Harel.Élaine n\u2019est pas ce qu\u2019on appelle une militante au sens habituel des partis politiques.Je respecte ça.» Éouise Harel soutient que ce quatrième départ ne place pas son parti dans une situation difficile.«On est toujours dans sept arrondissements différents», a-t-elle rappelé.Ex-journaliste, chef d\u2019antenne ,et animatrice de télévision, Élaine Ayotte a été élue en novembre 2009 dans le district de Marie-Victorin sous la bannière de Vision Montréal.C\u2019est à la suite de la démission de l\u2019ex-maire Gérald Tremblay, en novembre dernier, qu\u2019elle a été nommée responsable de la culture au comité exécutif de coalition du maire Michael Applebaum.Son départ de Vision Montréal fait en sorte que le parti de Louise Harel compte désormais 11 élus au conseil municipal, contre 10 pour Projet Montréal et 42 indépendants.Si la formation de Denis Coderre ne figure pas dans la liste des partis présents au conseil municipal, c\u2019est que les élus qui ont joint cette équipe, dont Anie Samson, Gilles Deguire et Chantal Rouleau, se sont inscrits comme indépendants auprès du greffier, a indiqué Gon-zalo Nunez, relationniste à la Ville de Montréal.Le Devoir SAINT-AUGUSTIN- DE-DESMAURES Quatre mandats pour le maire Corriveau ?ISABELLE PORTER à Québec Après plus de 15 ans au pouvoir, Marcel Corriveau sollicite un quatrième ,et dernier mandat à la tête de Saint-Augustin.A ses yeux, la longévité en politique est loin d\u2019être un signe de corruption potentielle, bien au contraire.«Quelqu\u2019un qui est malhonnête, il n\u2019attendra pas trois mandats avant de le devenir, a-t-il lancé mardi.A Saint-Augustin, on n\u2019accepte pas d\u2019enveloppes brunes.» Rappelons que le Parti québécois avait proposé de limiter à trois le nombre de mandats des maires afin d\u2019assainir le monde municipal.Cet élément du programme a été très mal reçu par les maires et n\u2019est plus présenté comme une priorité du gouvernement en poste.Pour l\u2019instant, M.Corriveau n\u2019a aucun opposant connu.Son équipe de candidats au poste de conseiller est la même que celle qui gouverne actuellement, à une exception près : l\u2019ancienne députée libérale de La Peltrie Prance Hamel se joint à son équipe.Située à l\u2019ouest de la ville de Québec, Saint-Augustin-de-Desmaures est, avec L\u2019Ancienne-Lorette, une des rares municipalités de la région à avoir défusionné.Mardi, le maire sortant n\u2019a pas manqué de se féliciter de ce choix.«Je pense que nous pouvons dire qu\u2019on a réussi la reconstitution de la nouvelle ville.Les gens sont contents qu\u2019on soit autonomes.» Contrairement à L\u2019Ancienne-Lorette qui est enclavée dans le territoire de la grande ville de Québec, Saint-Augustin est située plus en périphérie et compte beaucoup de terrains avec un potentiel de développement et de nouveaux revenus de taxes.Les deux municipalités défusionnées mènent toutefois une lutte conjointe contre la Ville de Québec en ce qui concerne le partage de la facture des frais d\u2019agglomération.Depuis des années, elles se plaignent de devoir payer une contribution abusive (la quote-part) et de subir des augmentations annuelles démesurées.M.Corriveau a souligné que, de 2008 à 2013, sa quote-part était passée de 11,5 millions à 21,5 millions de dollars, un «bond assez exceptionnel».Il dénonce qu\u2019à Montréal l\u2019augmentation annuelle des villes défusionnées soit de 2,6% par an par rapport à au moins 12% dans la région de Québec.«C\u2019est à Québec [le gouvernement Marois] de trouver une solution.Si ça ne se règle pas de façon politique, ça va se régler autrement», dit-il en allusion aux recours judiciaires qu\u2019il a déjà entrepris avec L\u2019Ancienne-Lorette.Le Devoir Marcel Côté n\u2019écarte pas la mairie Le cofondateur de SECQR Marcel Côté, n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019être candidat à la mairie de Montréal le 3 novembre prochain.Mais pour ce faire, il faudrait que les élus des arrondissements centraux et des ex-banlieues s\u2019entendent et qu\u2019ils expriment leur volonté de rendre la Ville «fonctionnelle», a indiqué M.Côté au Devoir mardi en évoquant l\u2019idée d\u2019une coalition: «Si ce que j\u2019appelle l\u2019Est et l\u2019Ouest pouvaient se rencontrer et s\u2019entendre pour améliorer les structures de la Ville, [.] peut-être que j\u2019irais, mais ce n\u2019est pas mon premier objectif dans la vie d\u2019être maire de Montréal.Dans les circonstances, je ne ferme pas la porte si je peux amener tout le monde à se parler.» Pourrait-il envisager une coalition avec la chef de Vision Montréal, Louise Harel?«Non, pas moi», a-t-il répliqué.De son côté, Louise Harel, qui plaide en faveur d\u2019une coalition en prévision des élections, est demeurée prudente.«Il serait prématuré de dire la forme que ça prendra.Mais ce qui est intéressant, c\u2019est que ça bouge», a-t-elle dit.Le Devoir A4 LE DEVOIR LE MERCREDI JUIN 2 O I S ACTUALITES À la défense d\u2019Arts et lettres Une pétition contre le cTiange-ment de nom du programme collégial Arts et lettres, qui s\u2019appellera désormais Culture et communication, a déjà récolté plus de 1000 signatures, dont celle de plusieurs artistes, professeurs d\u2019université et enseignants au collégial.Ce sont les professeurs de littérature de langue française de l\u2019Université de Montréal qui ont parti le bal des protestations en votant une motion dénonçant le changement d\u2019intitulé du programme lors d\u2019une assemblée départementale.«Nous y voyons bien plus qu\u2019un réaménagement cosmétique des documents officiels: une désastreuse marginalisation des arts et lettres qui fragilise non seulement tout un secteur de l\u2019université mais plus gravement la légitimité sociale de la pensée et de l\u2019art comme sources mêmes de la culture», lit-on dans leur texte.Pour Martine-Emmanuelle Lapointe, professeure à l\u2019Université de Montréal, cette modification suscite beaucoup d\u2019inquiétude.«Eus qu\u2019un simple changement de nom, c\u2019est une manœuvre idéologique», a-t-elle avancé.La pétition, signée entre autres par l\u2019acteur Alexis Martin, le philosophe Georges Leroux et le sociologue Gérard Bouchard, circule toujours et devrait être remise sous peu au ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.www.avaaz.org/fr/petition/Ap-pel_au_ministre_Pierre_Du-chesne_maintien_deJintitule_A rts_etjettres_dansje_cegeps_du _Quebec//?launch.Le Devoir Mandat de grève des paramédicaux Les 2100 ambulanciers membres de la Eédération des para-médics et des employés des services préhospitaliers du Québec (FPESPQ) laissent une semaine au ministère de la Santé avant d\u2019appliquer un mandat de grève.Les ambulanciers de ce syndicaL présents dans plusieurs régions dont rOutaouais, la Montérégie et Lanaudière, accusent Québec de ne pas honorer l\u2019entente de principe de juillet 2012.«Si le ministre ne rappelle pas à l\u2019ordre ses subalternes, les membres de la FPESPQ déclencheront une grève qui aura des impacts très négatif sur les relations industrielles futures entre le MSSS, les employeurs et les travailleurs du réseau préhospitalier membres de la FPESPQ», a déclaré le président Erançois Trudelle par voie de communiqué.Ni le MSSS ni Réjean Hébert n\u2019ont formulé de commentaires mardi.Le Devoir ENQUETE QUEBECOISE SUR L\u2019EXPERIENCE DE SOINS 2010-2011 Des médecins spécialistes difficiles d\u2019accès ?AMELIE DAOUST-BOISVERT Une minorité de patients déclarent avoir eu de la difficulté à voir un médecin spécialiste, révèle le dernier volume de l\u2019Enquête québécoise sur l\u2019expérience de soins 2010-2011, rapport qui met aussi en lumière le fait que 75% de la population consomme des médicaments d\u2019ordonnance.Le rapport de l\u2019Institut de la statistique du Québec se base sur un sondage mené auprès de plus de 48000 personnes de 15 ans et plus.C\u2019est 36% des gens qui affirment avoir reçu une référence pour consulter un médecin spé- cialiste l\u2019année de l\u2019enquête, mais 30,5% sont réellement allés le consulter.11 n\u2019est pas toujours facile d\u2019accéder aux soins: 25% des répondants disent avoir attendu «trop longtemps» pour obtenir un rendez-vous et 6% ont déclaré avoir échoué à en obtenir un.L\u2019Institut de la statistique calcule ainsi que près de 150000 Québécois ont un besoin de santé «non comblé».Et de ceux qui ont consulté un médecin, près de 20% estiment que cela n\u2019a pas contribué à régler leur problème de santé.Tests diagnostiques Deux personnes sur trois ont reçu une ordonnance pour un test de laboratoire ou un examen radiologique au cours de l\u2019année de l\u2019enquête.Chez les femmes, la proportion atteint 75% et chez les plus de 65 ans, 86%.Mais même 45% des 15-24 ans sont concernés.Seulement 2% des répondants ont échoué à obtenir un rendez-vous pour ces tests et n\u2019ont donc pas pu les compléter.Par contre, 10% estiment qu\u2019il s\u2019est écoulé trop de temps avant d\u2019obtenir un rendez-vous.L\u2019enquête révèle également que 18% des gens ont payé pour leurs tests diagnostiques.Chez les 25-49 ans, la proportion grimpe à 23%.Des personnes plus «scolarisées, ayant des responsabilités parentales.sur le marché du travail, ayant une situation économique plutôt favorable », souligne l\u2019Institut dans son rapport.Entre décembre 2010 et janvier 2012, le Collège des médecins avait dû procéder à la plus grande enquête de son histoire pour réviser près de 18000 examens radiologiques, principalement des mammographies.Difficile de dire si cette révision sans précédent a eu des effets sur les résultats de l\u2019enquête de l\u2019Institut de la statistique, mais il n\u2019en demeure pas moins que 4,3% des gens disent avoir été contactés concernant une erreur dans leurs tests diagnostiques.La proportion atteint 5% chez les femmes, contre 3% chez les hommes.Le sondage révèle également que 75% des plus de 15 ans consomment des médicaments d\u2019ordonnance, dont 83% de femmes et 67% d\u2019hommes.Chez les 75-84 ans, la proportion atteint même.96%.Une personne sur trois déclare que sa prescription n\u2019a pas été révisée annuellement par un médecin.«Le fait que cette situation soit plus fréquemment observée chez les hommes n\u2019est peut-être pas étranger au fait qu\u2019une moins grande part de ceux-ci a un médecin de famille», soulignent les auteurs du rapport.Le Devoir Les coûts de l\u2019optimisation JAQUES NADEAU LE DEVOIR Pour ces syndiqués, les compressions dans le réseau de la santé, ça suffit! Des membres de l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont manifesté mardi midi devant les bureaux montréalais du ministre de la Santé, Réjean Hébert.«Pendant que l\u2019on exige des compressions importantes au réseau, on engloutit des millions de dollars, entre autres, dans des projets d\u2019optimisation», dénonce la présidente de l\u2019APTS, Ca-rolle Dubé.La députée de Québec solidaire Erançoise David a déposé à l\u2019Assemblée nationale une pétition de 2500 personnes qui demandent un moratoire sur les projets d\u2019optimisation.Notamment, M\u201c® David demande «de quel genre d\u2019expertise la firme Proaction peut [.] se targuer pour avoir obtenu 15 millions de dollars en contrats publics du réseau de la santé».Les problèmes de stérilisation sont limités à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Après vérifications, l\u2019Hô-tel-Dieu de Lévis s\u2019avère le seul hôpital québécois à avoir mal suivi les procédures de stérilisation d\u2019un appareil, a indiqué mardi le cabinet du ministre de la Santé, Réjean Hébert.En matinée, le ministre avait affirmé que le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ainsi que l\u2019hôpital Saint-Luc, l\u2019hôpital Notre-Dame et l\u2019Hôpital général juif, à Montréal, utilisaient le même appareil.1000 patients touchés L\u2019Hôtel-Dieu de Lévis a annoncé lundi qu\u2019une négligence dans la procédure de désinfection d\u2019un échoendoscope l\u2019obligeait à faire passer des tests préventifs de dépistage de l\u2019hépatite ou du VIH à environ 1000 patients.En fin de journée mardi, l\u2019attachée de presse Ariane La-reau a affirmé que les autres hôpitaux qui utilisent l\u2019échoen-doscope ont efficacement suivi les procédures de stérilisation.«Après vérifications, on nous assure que l\u2019entretien des appareils utilisés, comme celui qui est utilisé à Lévis, est fait de façon adéquate et conforme au protocole, a-t-elle dit.On nous assure qu\u2019il n\u2019y a pas de pro- blèmes et qu\u2019on peut rassurer la population à cet effet.» L\u2019Hôtel-Dieu de Lévis a reconnu sa responsabilité dans la manière de stériliser son échoendoscope.Un représentant de l\u2019établissement a affirmé lundi que le risque de transmission de maladies était « excessivement faible ».M.Hébert a expliqué mardi qu\u2019un malentendu entre le fabricant de l\u2019appareil et l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis était à l\u2019origine du problème de stérilisation.Le ministre s\u2019est fait rassurant concernant la possibilité que d\u2019autres problèmes de stérilisation puissent être constatés sur des appareils dans le réseau de la santé.«Actuellement, les mesures de surveillance, au niveau du contrôle des infections, sont en place», a-t-il dit.M.Hébert a lui aussi estimé que les risques de contamination sont minimes à l\u2019hôpital de la région de Québec, qui a mal suivi le protocole de stérilisation de juin 2005 à mai 2013.«Il n\u2019est même pas sûr qu\u2019on trouve un cas où il y a eu contamination.Dans la littérature, on trouve trois cas rapportés; alors, c\u2019est un risque qui est vraiment très minime, a-t-il dit.La preuve que nos mécanismes fonctionnent, c\u2019est qu\u2019on a pu détecter ce problème à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.» La Presse canadienne S H SUR m SUR ROCKHILL appartements urbains 4858, ch.de la Côte-des-Neiges Montréal QC H3V 1G8 LH E, LH VILLE, L'ESPACE.POUR LOCATION 514 907-2175 Quand le cœur des athlètes perd le rythme PAULINE GRAVEE Les bienfaits de la pratique régulière d\u2019un exercice physique sur le système cardiovasculaire sont clairement reconnus.Toutefois, on a découvert récemment qu\u2019un entraînement intense en endurance pendant plusieurs années peut engendrer chez certains individus une forme d\u2019arythmie cardiaque, appelée fibrillation auriculaire.Les marathoniens, les champions cyclistes et les skieurs de fond qui font de la compétition sont particulièrement à risque de souffrir de cette anomalie, où le cœur se met spontanément à battre très rapidement, de façon irrégulière et imprévisible.Des scientifiques de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal (ICM) ont cherché à comprendre les mécanismes par les- quels certains athlètes développent une prédisposition à la fibrillation auriculaire.Pour ce faire, ils ont soumis des rats de laboratoire à un entraînement physîque întense et prolongé.Les petits rongeurs ont été poussés à courir sur un tapis roulant une heure par jour pendant 16 semaines d\u2019affilée, soit l\u2019équivalent de dix ans d\u2019entraînement chez l\u2019humain.Les chercheurs ont confirmé qu\u2019un tel entraînement accroissait la vulnérabilité des animaux à la fibrillation auriculaire.Ils ont également observé que les animaux qui en étaient victimes présentaient une hyperactivité du nerf vague, lequel agit sur le fonctionnement électrique des oreillettes du cœur et contrôle ainsi leur activation.«Le nerf vague s\u2019active lorsque la personne est au repos et il ralentit alors la fréquence cardiaque à Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 environ 55 battements par minute chez les personnes moyennement actives.Chez les athlètes de haut niveau, le système nerveux autonome se réajuste et augmente le tonus vagal, lequel peut alors abaisser la fréquence cardiaque au repos à 40 battements par minute.Les changements produits par cette augmentation du tonus vagal rendent l\u2019oreillette plus susceptible à la fibrillation, c\u2019est-à-dire à se contracter de façon désordonnée», précise le cardiologue et chercheur Stanley Natteldel\u2019lCM.Dilatation des oreillettes Les chercheurs ont également noté chez les animaux ayant été entraînés pendant 16 semaines une dilatation des deux oreillettes du cœur.« Quand on fait un exercice intense, le débit cardiaque augmente, ce qui étire le cœur.Les parties du cœur qui sont les plus sujettes à l\u2019étirement sont les oreillettes, dont les parois sont minces.L\u2019oreillette ressemble à un ballon qui se gonfle et se dégonfle», explique Stanley Nattel avant d\u2019ajouter que la dilatation auriculaire se résorbait lentement lorsqu\u2019on cessait l\u2019entraînemenL et de ce fait, entraînait la disparition de la fibrillation auriculaire.«La dilatation répétée des oreillettes pendant des années crée un stress qui peut activer le système cicatriciel, lequel génère du tissu fibreux, poursuit le chercheur.Le degré de cicatrisation chez un athlète en- traîné est toutefois relativement faible, ce qui signifie que la présence de tissu cicatriciel ne suffit pas en soi à induire la fibrillation auriculaire.» Les chercheurs de l\u2019ICM ont par ailleurs Identifié des protéines qui sont présentes dans le tissu cardiaque et qui diminuent la sensibilité de ce dernier aux stimulations du nerf vague.Qr, «ces protéines sont sous-exprimées dans le cœur des athlètes suivant un entraînement régulier, ce qui a pour conséquence d\u2019augmenter la réponse à la stimulation vagale.Ces protéines pourraient s\u2019avérer une cible intéressante pour un traitement pharmacologique», avance le chercheur.«Nos résultats [qui sont publiés dans le Journal of the American College of Cardiology] ne nous permettent pas de recommander à tous les athlètes de haut niveau d\u2019arrêter leur entraînement, affirme le D\"^ Nattel.Mais ils nous aideront à identifier les individus à risque de développer des problèmes d\u2019arythmie et aussi à trouver de nouvelles pistes de traitement » Actuellement, les athlètes qui souffrent de fibrillation auriculaire sont traités à l\u2019aide de médicaments qui contrecarrent l\u2019effet du système vagal.Qn leur suggère aussi de réduire l\u2019Intensité de leur entraînement.Et on peut aussi brûler la zone cardiaque qui induit l\u2019arythmie.Indique le cardiologue.Le Devoir ^519 LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 JUIN 2013 A5 LE MONDE FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Il y aurait eu 3374 cas d\u2019agressions sexuelles dans l\u2019armée en 2012, un chiffre certainement sous-estimé, selon certains.VIOLS, AGRESSIONS ET HARCÈLEMENT DANS L\u2019ARMÉE Les généraux américains veulent rester maîtres de la justice DAN DE LUCE à Washington Tous les grands responsables militaires américains étaient convoqués mardi au Sénat américain par des élus impatients de réformer la justice militaire, qui s\u2019est révélée incapable jusqu\u2019ici de freiner la re-crudescence d\u2019agressions sexuelles dans l\u2019armée.Les chefs de tous les grands corps de l\u2019armée américaine et le chef d\u2019état-major interarmées, le général Martin Dempsey, ont subi un interrogatoire musclé de la part des sénateurs, consternés par les statistiques des viols, agressions et harcèlements sexuels dans l\u2019armée.Un rapport du Pentagone a montré une augmentation de 6% des agressions sexuelles en un an, à 3374 cas en 2012, un chiffre certainement sous-estimé, selon les auteurs.Et plusieurs affaires récentes ont porté le problème à la Une de l\u2019actualité aux Etats-Unis.La hiérarchie militaire est cependant sur la défensive et tente de convaincre le Congrès, qui prépare plusieurs lois, de préserver le pouvoir des commandants militaires sur la pro- cédure de mise en accusation dans les cas d\u2019agressions sexuelles.«Nous ne pouvons pas régler ce problème sans un changement de culture au sein de l\u2019armée», a déclaré Cari Levin, président démocrate de la commission de la Défense, jugeant indispensable d\u2019établir «une politique de tolérance zéro contre les délits sexuels».Un rôle central «Nous agissons rapidement et délibérément pour changer une atmosphère devenue trop complaisante», lui a répondu le chef d\u2019état-major interarmées, le général Martin Dempsey.Mais «le rôle du commandant doit rester central», a-t-il averti.«Notre but devrait être de rendre les commandants plus responsables, et non de les rendre moins capables de corriger cette crise.La responsabilité du commandant pour préserver l\u2019ordre et la discipline est essentielle.» Le patron de l\u2019armée de Terre, le général Ray Odierno, a énuméré les mesures mises en place depuis deux ans.«Notre but devrait être de rendre les commandants plus responsables» comme une formation pour que les officiers rapportent toute plainte à leurs supérieurs.Et il a insisté pour que l\u2019autorité militaire du commandant d\u2019une base reste incontestable.«La majorité des problèmes constatés ne sont pas le fruit de la faillite de notre système de justice militaire, mais plutôt celui de l\u2019incapacité de quelques commandants et responsables à gérer correctement ce système», a-t-il déclaré.«Sans équivoque, je crois que le maintien du rôle central du commandant au sein du système judiciaire militaire est absolument crucial», a dit le général.Des exemples Un général de l\u2019armée de l\u2019air a annulé au début de l\u2019année un jugement contre un officier qui avait été condamné pour agression sexuelle.Le mois dernier, un officier de l\u2019armée de l\u2019air chargé de la prévention contre les violences sexuelles avait été interpellé en état d\u2019ébriété après avoir agressé sexuellement une femme.Et récemment, trois joueurs de football américain de l\u2019académie navale d\u2019Annapolis ont été accusés de viol par une soldate.Pas moins de sept projets de réforme ont été déposés au Sénat.Une mesure empêcherait un commandant militaire de modifier ou annuler le jugement d\u2019une cour martiale.Une autre rendrait systématique l\u2019attribution d\u2019un avocat spécialisé pour les victimes d\u2019agressions sexuelles, une mesure déjà testée depuis janvier au sein de l\u2019armée de l\u2019air.Un autre texte irait plus loin en créant une autorité judiciaire indépendante de la chaîne de commandement pour déterminer la suite à donner à une affaire.Le républicain James Inhofe a toutefois freiné les ardeurs de ses collègues démocrates.«Nous ne pouvons pas abolir les agressions sexuels en votant des lois», a-t-il mis en garde.«Nous devons donner à nos responsables militaires l\u2019occasion de mettre en place les changements votés récemment et de contrôler leur efficacité», a-t-il demandé, en référence à 10 mesures votées en décembre contre les violences sexuelles.Agence France-Presse TURQUIE Le gouvernement tente d\u2019éteindre l\u2019incendie Au terme d\u2019une nouvelle nuit de mobilisation et de violences marquée par la mort d\u2019un deuxième manifestant, le gouvernement turc a tenté mardi d\u2019enrayer le mouvement de contestation sans précédent auquel il est confronté en présentant des «excuses» et en appelant les manifestants, désormais appuyés par des syndicats, à rentrer chez eux.Le vice-premier ministre, Bü-lent Arinç, a reconnu les «légitimes» revendications des écologistes à l\u2019origine de la fronde et invité les protestataires à mettre un terme à leur action.«Je demande à tous les syndicats, à tous les partis politiques et à tous ceux qui aiment et pensent à la Turquie de le faire aujourd\u2019hui», a lancé le porte-parole du gouvernement.En l\u2019absence de la principale cible des manifestants, le premier ministre Recep Tayyip Er-dogan, en tournée au Maghreb jusqu\u2019à jeudi, M.Arinç, qui sortait d\u2019un entretien avec le président Abdullah Gül, a dispensé des paroles apaisantes.D\u2019abord, il a présenté ses excuses aux très nombreux blessés civils, à l\u2019exception toutefois de «ceux qui ont causé des dégâts dans les rues et tenté d\u2019en- h MARCO LONGARI AGENCE FRANCE-PRESSE La contestation s\u2019est accrue mardi en Turquie.traver les libertés des gens».Comme il l\u2019avait déjà fait samedi, le vice-premier ministre a regretté l\u2019usage abusif des gaz lacrymogènes par la police, «qui a fait déraper les choses».La main tendue du gouvernement intervient alors que le bras de fer entre la rue et le pouvoir s\u2019est élargi mardi avec l\u2019entrée en grève de la KESK, timidement suivie.Cette centrale sera mercredi suivie par la Confédération syndicale des ouvriers révolutionnaires (DISK), qui revendique 420000 mem- bres, pour une mobilisation annoncée comme nettement plus importante, avec des manifestations dans tout le pays.Après la mort dimanche d\u2019un jeune homme percuté par une voiture lors d\u2019une manifestation à Istanbul, un deuxième protestataire âgé de 22 ans a été tué lundi soir dans un rassemblement à Hatay (sud-est) de plusieurs «coups de feu tirés par une personne non identifiée», a annoncé le gouverneur de la ville, Celalettin Lekesiz.Le premier rapport d\u2019autopsie rendu public par le procureur a toutefois jeté le doute sur les circonstances de sa mort, assurant n\u2019avoir pas identifié de traces de balles.Si la situation était calme mardi à la mi-journée, de violents affrontements ont encore opposé dans la nuit la police et les manifestants à Istanbul, Ankara ou Izmir (ouest), faisant de nombreux blessés.Au cœur de la protestation, l\u2019emblématique place Taksim, dans le centre d\u2019Istanbul, a une nouvelle fois été occupée une bonne partie de la nuit de lundi à mardi par des milliers de manifestants qui, bannières rouges au vent, ont réclamé le départ du chef du gouvernement Hormis les deux personnes décédées dimanche et lundi, les violences des quatre derniers jours ont fait plus de 1500 blessés à Istanbul et au moins 700 à Ankara, selon les organisations de défense des droits de la personne et les syndicats de médecins.Ces chiffres n\u2019ont pas été confirmés par les autorités.Le porte-parole du gouvernement a évalué mardi à seulement 64 manifestants et 244 policiers le nombre des blessés.Agence France-Presse EAIM ET MALNUTRITION La FAO s\u2019attaque à la malbouffe Nourrir plus et surtout nourrir mieux: la EAO qui lutte pour un meilleur accès à l\u2019alimentation dans le monde ouvre un nouveau front en comptabilisant l\u2019ensemble des «mal nourris», ceux qui souffrent de carences, mais aussi les obèses.Si 12,5% de la population mondiale (868 millions de personnes) souffrent encore d\u2019un apport de calories insuffisant dans leur bol quotidien, la part des «mal nourris» atteint 2 milliards d\u2019humains, qui pâtissent d\u2019une ou plusieurs carences en micronutriments (vitamines et autres), indique l\u2019Organisation pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture (EAO) dans un rapport.Calculée ainsi, la malnutrition concerne 26% des enfants qui présentent un retard de croissance et 1,4 milliard d\u2019humains en excès pondéral \u2014 dont 500 millions d\u2019obèses.«La plupart des pays sont touchés par plusieurs types de malnutritions qui peuvent coexister à l\u2019échelle du pays, du ménage ou de l\u2019individu», indique la EAO dans son rapport annuel intitulé La situation de l\u2019alimentation et de l\u2019agriculture».C\u2019est notamment le cas des grands pays émergents comme la Chine ou le Brésil où l\u2019excès pondéral devient un «La plupart des pays sont touchés par plusieurs types de malnutritions qui peuvent coexister» enjeu de santé publique qui accompagne l\u2019urbanisation et l\u2019augmentation des revenus.Certes l\u2019organisation rappelle que la malnutrition de la mère et de l\u2019enfant reste «de loin» la charge principale «entraînant des coûts sociaux pratiquement deux fois plus élevés que ceux de l\u2019excès pondéral et de l\u2019obésité chez l\u2019adulte».Mais le premier type de coûts a «pratiquement été divisé par deux depuis vingt ans tandis que celui de l\u2019excès pondéral et de l\u2019obésité a pratiquement doublé».Lors de la Journée de l\u2019Alimentation en octobre, le rapporteur spécial de l\u2019ONU pour le droit à l\u2019Alimentation Olivier De Schut-ter avait appelé à prendre en compte le déficit en éléments essentiels au développement physique et psychologique des enfants, «comme l\u2019iode, le fer, les vitamines».Quand les prix des denrées de base augmentent, comme l\u2019an dernier sou^ l\u2019effet de la sécheresse aux Etats-Unis, les plus pauvres réduisent leur consommation: «Non seulement ils font moins de repas mais ceux-ci sont moins diversifiés.Cette menace n\u2019est pas assez vue comme une priorité, or c\u2019en est une», jugeait-il alors.Agence France-Presse Népal: manifestations pour mettre fin à la servitude infantile Des Népalaises qui furent vendues enfants pour travailler ont manifesté mardi dans la capitale, Katmandou, pour demander la fin de la servitude infantile sous contrat, une pratique traditionnelle dans ce pays défavorisé d\u2019Asie du Sud.Les manifestantes ont demandé au gouvernement de lutter contre la tradition kam-lari, notamment après la mort il y a quelques mois d\u2019une fillette de 12 ans au domicile de son employeur.Traditionnellement au Népal, à l\u2019occasion d\u2019une fête d\u2019hiver, les parents les plus pauvres nouent des contrats oraux avec des intermédiaires pour vendre leurs filles en échange d\u2019un travail à vie qui s\u2019apparente le plus souvent à de l\u2019asservissement dans des conditions de vie dégradantes.Les manifestants entendaient aussi dénoncer la mort d\u2019une fillette de 12 ans, Srijana Chau-dhary, en mars dernier.«Il n\u2019y a pas eu d\u2019enquête sur la mort de Srijana Chaudhary.Le gouvernement n\u2019a jamais pris aucune mesure pour protéger les filles et mettre fin au commerce des Kamlari», a dénoncé Man Bahadur Chhetri, coordinateur du mouvement Kamlari pour la Eondation Nepal Youth Opportunity.Agence France-Presse Sept-lles 12/ Baie-Comeau 13/ Saguenay Quebec Val d\u2019Or 15/5 Trois-Rivieres SIterbrooke /6 Montréal Lever du soleil: 5h07 Coucher du soleil: 20h39 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Au|ourd-btâ,^ 19 Passages ^ nuageux.Québec Aujourd-18 Ensoleillé Demain Auj.Ave 22/10 Sol 20/13 Sol 17/6 Sol 17/5 Sol 19/9 Ave 17/10 Var 17/12 Plu 15/13 Sol 19/13 Sol 20/14 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Sol 22/10 Sol 21/11 Tokyo ©MétéoMédia 2013 Auj.\tDemain Sol 20/6 Sol 22/6 Sol 19/16 Sol 20/17 Sol 25/11 Sol 25/10 Var 23/15 Nua 22/19 Sol 24/6 Sol 26/9 Sol 27/18 Nua 27/19 Ce soir Demain Vendredi Samedi Faible pluie, Gatineau Aujourd-liui., 19 Passages 1 nuageux.11\t[17/12 Nuageux avec éclaircies.Averses, p Averses Ce soir Samedi ^ Faible pluie, Demain Vendredi 19/8 Passages nuageux.6 Généralem dégagé.Ciel var Ce soir Demain Vendredi Samedi 18/11 18/12 ^ .Faible pruie,\u2018p Plutôt nuageux Averses 40°/< Averses 60%.Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez La tendance 14 jours.Météo Média A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI JUIN 2 O I S EDITORIAL MANIFESTATIONS EN TURQUIE Islam immodéré L\u2019affaire est entendue.Entre la répression musclée des manifestations organisées à Istanbul comme ailleurs en Turquie et le rabotage constant des libertés civiles, le premier ministre Tayyip Erdogan a fait la preuve par A plus B que l\u2019islam modéré était un slogan forgé pour confondre les crédules.Car son islam est bel et bien.immodéré! L Serge Truffaut a volonté affichée d\u2019Erdogan d\u2019abattre des arbres qui avaient échappé jusqu\u2019ici à la fureur immobilière qui a marqué ses dk ans de règne est donc la goutte qui fait déborder un vase plein.De quoi?De ressentiments sociaux, politiques, économiques et moraux fabriqués, dans le sens le plus productif du terme, par le défoulement autoritaire d\u2019un premier ministre que l\u2019on sait désormais habité par la nostalgie de l\u2019Empire ottoman.Pour s\u2019en convaincre, il suffira de rappeler sa politique en matière d\u2019avortement.Avant toute chose, il faut souligner que l\u2019islam et le judaïsme ont en commun de donner préséance à la vie et à la santé de la mère sur le fœtus.Cela rappelé, Erdogan a ordonné une restriction de l\u2019accessibilité à l\u2019interruption de grossesse en insistant sur l\u2019argument suivant: toute femme devrait enfanter trois fois.Et ce pour que la population augmente et que le pays renoue ainsi avec certaines inflexions de l\u2019Empire.À ce rabotage des droits de la femme, Erdogan a greffé un certain nombre de soustractions i (\t^ morales: l\u2019interdiction des baisers dans les lieux ^\t-\tpublics, la restriction de la consommation d\u2019al- cool, etc.Il a fait cela, c\u2019est à noter, en empruntant des éléments de langage faisant écho à ceux de la droite religieuse américaine.Beaucoup de ceux et celles qui affrontent des forces de l\u2019ordre aujourd\u2019hui trois plus nombreuses qu\u2019il y a dk ans ne supportent plus sa gestion de la morale à la petite semaine qui rappelle celle de Jerry Eal-well et de sa «moral majority».À cette déviance enroulée dans les bondieuseries s\u2019ajoute une dérive politique de grande amplem qui explique l\u2019amplem soudaine de la contestation.C\u2019est bien simple.C\u2019est tout simple, le triste sire d\u2019Ankara veut être calife et seul calife.Au ras des pâquerettes, cette ambition, Erdogan veut la traduire comme suit: transformer le parlementarisme à la turque en une république construite non pas sur le modèle américain ou français, mais bien russe.Le modus operandP.Amender la Constitution cette année en vue de l\u2019élection présidentielle de 2014.À noter comme à retenir qu\u2019il s\u2019agirait du plus important changement constitutionnel depuis 1923, soit depuis Mustafa Kemal Atatürk.Ce n\u2019est pas tout.Pour couvrir les amputations morales, sociales et politiques, l\u2019homme très fort d\u2019Ankara a pris le soin aussi méticuleux que brutal de museler la presse.C\u2019est bien simple, le nombre de journalistes emprisonnés y est plus élevé qu\u2019en Chine ou en Iran.Que font les autres?L\u2019ambiance, et la caisse de résonance des désirs et surtout des diktats du sieur Erdogan.Outre les amputations plus haut évoquées, le très conservateur premier miifistre n\u2019a pas échappé à une maladie vieille comme le monde : allouer des passe-droits aux fins d\u2019emichissement aux membres de son clan.De ce clan qu\u2019il a constitué alors qu\u2019il était maire d\u2019Istanbul.Toujours est-il que la corruption étant elle aussi présente sur les rives du Bosphore, sa fille et son gendre promoteur immobilier se sont enrichis à la vitesse grand V.À ce derifier, Erdogan a notamment «refilé» l\u2019énorme contrat de reconstruction du quartier central d\u2019Istanbul.Bref, Erdogan est un politicien grqnd consommateur de l\u2019odeur de l\u2019argent.À bien y penser, la différence entre lui et un Hosni Moubarak maintes fois formulée au cours des dix dernières années pour mieux vanter le premier en était une de façade.Car si Erdogan a milité pour l\u2019alchimie de l\u2019islam et de la politique contrairement à l\u2019Égyptien, il reste que, sur le fond, ils sont identiques: des vaniteux de la dictature.VILLE DE LAVAL Un canard boiteux uelle curieuse déclaration que celle faite lundi soir par le maire intérimaire de Laval, Alexandre Duplessis, au moment d\u2019accueillir l\u2019équipe de tutelle envoyée par Québec.Se prétendre «100% légitime» à un tel moment est ni plus ni moins qu\u2019une déclaration de guerre.Le message est limpide.Le conseil municipal, le comité exécutif et le maire lui-même demeurent maîtres des destinées de la Ville.Les tuteurs ne sont là que pour surveiller la bonne gestion financière et s\u2019assurer du respect des lois.Bref, il leur dit de bien vouloir se mêler de leurs affaires.Techniquement, Alexandre Duplessis n\u2019a pas tort.Le conseil demeurant en fonction, les chok politiques restent de son ressort.Par exemple, les tuteurs ne pourraient empêcher le conseil d\u2019approuver un de ces projets de construction de tours domiciliaires le long de la rivière des ^\t^ Prairies contestés par des groupes de ci- toyens.Si les règlements de zonage le permet- rtent \u2014 et à Laval, ils permettent beaucoup de choses, il serait difficile pour les tuteurs d\u2019im-poser leur veto.Il ne leur revient pas de déci-'\t\"\t\" der d\u2019orientations de développement urbain.La légitimité dont se réclame le maire Duplessis n\u2019est toutefois que théorique.La commission Charbonneau est envoie de nous démontrer que la légitimité que tire le conseil municipal de son élection par une très forte majorité en 2009 est gravement entachée par un financement illégal du parti auquel ils adhéraient tous à l\u2019époque, le PRQ des Lavallois.Un financement illégal auquel presque tous les membres actuels du conseil ont participé en servant de prête-noms, selon les révélations faites par l\u2019agent officiel de ce parti, M® Jean Bertrand.Au surplus, il a déjà été établi que ce parti pigeait dans les budgets de recherche des conseillers pour financer des activités partisanes.Leur victoire a été acquise frauduleusement.Les partis d\u2019opposidon ont raison de crier au scandale.Alexandre Duplessis refuse de reconnaître sa participation à la combine de prête-nom, tout en se gardant bien sûr d\u2019apporter la moindre explication.S\u2019en confesser, comme l\u2019a fait honorablement la conseillère Claire Lebel (elle a prétendu avoir été piégée), serait admettre que son «100%) légitime» est une illusion.Il devrait dès lors gouverner en conséquence, c\u2019est-à-dire avec l\u2019humilité qui sied aux circonstances actuelles.Il s\u2019agirait d\u2019abord de faire preuve de respect envers les Lavallois et de répondre à leurs questions sur cette affaire de prête-noms.Puis de laisser au prochain conseil municipal, qui aura la légitimité que procure une élection propre, le soin de prendre toute décision politique importante.Tel qu\u2019il est aujourd\u2019hui, le conseil municipal de Laval est un canard boiteux.Rien de plus.-¦X, il Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ïAiUm ÎNviTf Ui PoLiCîfW 'A vCMiR « «ViRfR lî cœap» 'A HuîÇ CtoÇ.ÜMiv£Ri|T£2£jARu£ aaAi'Pid (JRATTfUX S£R6£ mEVURP PSYCHOTHERAPEUTE AfifNT 118, s/içrr'Vouf Lf CoEuR- LETTRES Éric le rouge ?Dans un texte de libre opinion publié dans Le Devoir, Je député de la Coalition avenir Québec Eric Caire soumet notamment qu\u2019il faut rebâtir l\u2019expertise du ministère des Transports, considérant cette lacune comme étant à l\u2019origine de la collusion dont les Québécois ont été les victimes ces dernières années.«Sans l\u2019expertise et le nombre suffisants de ses équipes d\u2019ingénieurs, le MTQ a dû confier presque toute la conception, la réalisation, et surtout la surveillance de ses travaux à des firmes de génie externe, qui en ont profité», écrit-il.Voilà qui est bien dit.Mais quel revirement! Souvenons-nous que l\u2019ADQ de Mario Dumont, qu\u2019il représentait avant, était, avec le Parti libéral, le parti qui appelait avec le plus de véhémence à couper dans tous les ministères et à donner plus de place au privé.Sylvio Le Blanc Montréal, le 4 juin 2013 Les valeurs et la laïcité Il est rafraîchissant d\u2019entendre parler de valeurs par quelqu\u2019un qui ne s\u2019en tient pas bêtement à l\u2019antireligion, le plus souvent sous une forme plus ou moins radicale d\u2019anticléricalisme.C\u2019est l\u2019exercice auquel se livre avec un certain bonheur David Desjardins {Le Devoir du 1®\u201c^ juin).Comme le soulignait le célèbre historien des religions Mircea Eliade, en fin de carrière, à quelle «certitude» s\u2019accroche-t-on lorsque l\u2019on a rangé la religion sur une voie d\u2019évitement?Aux thèses économiques, aux scientifiques, aux sociologiques, aux philosophiques?Lesquelles?Trop peu de guides de l\u2019opinion s\u2019aventurent sérieusement dans la voie de la réflexion.Car qu\u2019est la réflexion, sinon le fruit des efforts que l\u2019on met d\u2019abord à observer, mais surtout à s\u2019attarder à un phénomène et à l\u2019analyser avant de faire le tri?Comme l\u2019artiste.Rarement peut-on tout rejeter en bloc si l\u2019on s\u2019accorde le temps suffisant.Par delà la ou les religions, il convient de déceler les valeurs qu\u2019on y véhicule.Par delà même leurs «fonctionnaires».Plutôt que de tout réinventer.Tout en admettant que d\u2019importants philosophes ont réussi l\u2019exercice : Sartre et le culte de la responsabilité, Levinas et celui de l\u2019autre, etc.Consciemment ou non, David Desjardins rappelle au lecteur que le «royaume» est en eux.Blague à part.Serge Gagné Sutton, le 3 juin 2013 Or, la Charte.Dans l\u2019affaire dite de la prière du maire Jean Tremblay, une certaine convergence chez tout ce que le Québec compte de chroniqueurs, commentateurs et analystes de tout poil par rapport au jugement de la Cour d\u2019appel laisse perplexe.Une sorte d\u2019unanimité se dégage, unanimité qui pencherait ostensiblement vers une critique sévère dudit jugement.Nonobstant ce jugement unanime, on prétend en effet qu\u2019il y aurait consensus sur la nécessité de sortir Dieu des lieux de décision citoyenne.Port bien.Et je serais porté à être d\u2019accord avec cela.Cependant, que faire alors du texte que voici: «Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit.» Pourquoi Dieu, qui ne serait pas à sa place dans une salle de conseil municipal, le serait-il davantage dans la Loi constitutionnelle de 1982, en préambule du texte fondamental régissant les rapports entre les Canadiens, nommément le chapitre xi (R.U.), de l\u2019annexe B, autrement dit, la Charte canadienne des droits et libertés?Paudra-t-il un amendement constitutionnel pour qu\u2019il soit possible d\u2019interdire à Dieu l\u2019accès aux lieux de décision politique et autres lieux dits laïcs ?Jean-François Couture Sainte-Thècle, le 31 mai 2013 Morgentaler: au-delà de l\u2019avortement La mort d\u2019Hemy Morgentaler a suscité bien des commentaires, mais aucun de ceux que j\u2019ai lus n\u2019a traité de l\u2019essence sous-jacente de son œuvre.Qubliez l\u2019avortement: le véritable héritage d\u2019Hemy Morgentaler, c\u2019est d\u2019avoir démontré que la fatalité peut être déjouée et renversée.Qu\u2019avec des convictions et de la patience, il est possible de modifier le fameux «système».Qu\u2019avec la foi en l\u2019exercice du libre arbitre, le déterminisme n\u2019est pas inéluctable.Que le pouvoir des puissants, des biens pensants et de l\u2019ordre établi n\u2019est pas inexorable.Que les lois doivent servir les humains, et non les humains servir les lois, surtout quand celles-ci ne correspondent plus à l\u2019évoludon des mœms et à réalité du quotidien.Hemy Morgentaler est de la trempe des Rosa Parks, cette couturière américaine qui, en 1955, a refusé de céder sa place à un passager blanc dans un autobus.Arrêtée par la police, elle a mené une bataille juridique et populaire (avec l\u2019aide de Martin Luthçr Kmg), qui a mené la Cour suprême des Etats-Unis à déclarer anticonstitutionnelles les lois ségrégationnistes dans les bus.Il est de la trempe des Nelson Mandela qui, malgré un passage momentané et déchirant à la violence qu\u2019il exécrait (il était de l\u2019école des Gandhi), s\u2019est battu et a fait de la prison pendant 27 ans pom finalement renverser les lois ségrégationnistes de l\u2019Afrique du Sud.Durant les années 70, certains de mes contemporains tripaient sur les Beatles, d\u2019autres vouaient un culte au Che, d\u2019autres encore se sont identifiés au ELQ.Pom l\u2019adolescent boutoimeux que j\u2019ai été à cette époque, mon parangon de la contestation ingénieuse, efficace et courageuse, c\u2019était lui.[.] Selon moi, Hemy Morgentaler représente l\u2019icône du révolutionnaire québécois qui a réussi.Jean-Pierre Charest Le 3 juin 2013 LIBRE OPINION De la publicité au 100,7?Un cauchemar! LOUIS-PHILIPPE MARINEAU Saint-Joseph-du-Lac La Première Chaîne de Radio-Canada (95,1) et Espace Musique (100,7) sont les deux seuls postes de radio que j\u2019écoute, et ce, pour deux raisons fondamentales : la qualité exceptionnelle de leur contenu et l\u2019absence totale de publicité sur leurs ondes.Ces deux éléments sont pour moi \u2014 et, j\u2019en suis persuadé, pour des milliers d\u2019auditeurs \u2014 intrinsèquement liés.Regmdez autour de vous, la publicité est pmtout, pmtout, pmtout, pm-tout.Elle s\u2019infiltre dans tous les recoins de notre existence, pollue notre environnement et embrouille notre jugement, quotidiennement et dans toutes les sphères de la société.Pour ceux qui refusent de subir ses bombardements, le 95,1 et le 100,7 sont réellement des bonbonnes d\u2019oxygène dans un immense nuage noir et opaque.Les derniers remparts qui assurent le fleurissement de notre culture SANS le dérangement de ces pollutions sonores que sont les capsules publicitaires, crimdes, répétitives, abrutissantes, mercantiles, démagogiques.Des publicités pénibles, inutiles et carrément inappropriées dans certains contextes, dont celui de la radio publique.En effet, les contribuables canadiens payent avec leurs taxes et leurs impôts pour un service radiophonique de qualité, et le seuil minimal de qualité, dans ce contexte public, implique le droit de conserver TUNIQUE possibilité d\u2019accès à ces refuges sans publicités.Cet élément devrait être indiscutable.Qui a dit qu\u2019une institution comme la radio de Radio-Canada, un service public, devait être soumise aux mêmes règles de performance financière que les autres entreprises ?Qui a décidé ça pour no\\is, qui a porté ce jugement?A tous ceux pour qui il est impossible de se résoudre à la cacophonie des radios commerciales, la nouvelle de la diffusion prochaine de publicités sur les ondes d\u2019Es-pace Musique est une véritable catas- trophe.C\u2019est un dernier havre de pak qui vient d\u2019être sauvagement brutalisé par ceux qui nous font subir les conséquences de leur mentalité bassement commerciale et conservatrice.Cette décision de ceux qui ne voient que l\u2019aspect financier de nos institutions s\u2019en vient ruiner la tranquillité d\u2019esprit de milliers d\u2019auditeurs qui n\u2019ont tout simplement plus d\u2019autre chok.Je ne peux pas croire que je ne pourrai plus revenir chez moi, le soir, retrouver, sans interruption publicitaire agressante, la douce ambiance des airs de jazz de Stanley Péan qui, ponctués des commentaires toujours justes de l\u2019animateur, me transportent à une autre époque et me font oublier les soucis de la journée.Je ne peux pas croire que je ne pourrai plus me lever, le dimanche matin, et savourer la paix d\u2019esprit que procure Tim-perturbable défilement de la musique classique, choisie et commentée avec discernement, sans agression publicitaire.Je ne peux pas y croire, je ne veux pas y croire. LE DEVOIR LE MERCREDI JUIN 2 O I S A7 IDEES La charité aux caisses ?Non, merci ! L\u2019entreprise en retire un gain fiscal sans fournir d\u2019effort financier NORMAND PERRY Les Coteaux écemment, à deux reprises, R en un très court laps de temps, alors que je me présentais à une caisse pour payer (la première fois, une addition au restaurant; la seconde, des achats dans un magasin), je me suis fait demander par la caissière: «Voulez-vous, mon-sieur, ajouter un montant pour telle] cause de charité?».Après quelques instants de silence, je répondis, chaque fois, assez sèchement: «Non.» La première fois, au restaurant (une chaîne québécoise spécialisée en petits-déjeuners et déjeuners), en revenant à la voiture, j\u2019en discutai avec l\u2019ami avec lequel je venais de partager le petit-déjeuner.Nous en sommes assez vite arrivés à certains constats : une chaîne de restaurant qui s\u2019adonne à une telle pratique ignore le malaise qu\u2019elle peut occasionner aux clients qui se font demander pareille chose alors qu\u2019ils sont probablement entourés soit de collègues de travail, d\u2019amis ou de parents.De plus, le commun des mortels ignore probablement que l\u2019ensemble des sommes recueilhes par le commerce en question profite directement à ce commerce sur le plan fiscal, car les crédits d\u2019impôt, déduits pour dons de charité, ne sont pas attribués aux donateurs (les clients), mais au commerce qui déclare cette grosse somme globale sur ses impôts d\u2019entreprise.Bon, je pense que vous avez une idée du portrait que je tente ici de dresser.L\u2019éthique commerciale Évidemment en plus de profiter des retombées fiscales dont je viens de faire la preuve, l\u2019entreprise qui pratique ce genre de chose (collecte de fonds de charité à la caisse) tente de projeter une image d\u2019entreprise soucieuse du bien collectif ou social: on se donne bonne conscience sociale, sur le dos du client et surtout à son insu! Sans parler du profit qu\u2019elle en tire sur le plan fiscal.Ce faisant cette même entreprise transgresse beaucoup d\u2019éléments éthiques.Premièrement, lorsque je décide de faire la charité pour une cause qui me tient à cœur, je pratique systématiquement une maxime biblique qui stipule que «ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite» (Matthieu 6: 3).En gros, faire le bien, soit mais uniquement dans le but de faire le bien à la personne concernée, le tout discrètement sans que ce soit vu et connu publiquement Ainsi, le geste que je pose est dépourvu de toute forme de recherche de reconnaissance publique ; c\u2019est un geste posé, purement et simplement dans le but de faire du bien.Ainsi, lorsqu\u2019une entreprise demande à un client sans trop de discrétion, de faire don de charité, on lui force la main.D\u2019un côté, le client ne voudra pas paraître radin de s\u2019abstenir devant d\u2019autres (qu\u2019est-ce que les gens vont penser de moi?) ou encore sera tenté de donner de manière plus substantielle qu\u2019il en serait capable (sur le plan budgétaire personnel) pour se faire une belle réputation devant les autres.Deuxièmement une entreprise qui pratique ce genre de chose agit de manière très hjqjocrite.Car, comme je l\u2019ai démontré plus haut cette entreprise en retire un gain fiscal sans avoir eu à fournir aucun effort financier pour cela, en recueillant des fonds, simplement et insidieusement auprès de sa clientèle.Clientèle qui, j\u2019insiste, dans une très grande majorité, ignore tout des retombées fiscales dont cette entreprise profite grâce à elle, de même que de la notoriété qu\u2019elle lui permet d\u2019acquérir à son insu.Au moins, de la discrétion Soyons clairs, cette pratique visant à inciter la clientèle à faire un don de charité en l\u2019interpellant verbalement devant témoins est profondément immorale sur le plan de l\u2019éthique, et indécente à plusieurs égards à l\u2019endroit de la principale source de revenus d\u2019une entreprise : le client.Vous tenez tout de même à inciter votre clientèle à faire des dons de charité ?Au moins, ayez la décence d\u2019user de discrétion à son endroit! Installez une boîte de dons à côté de la caisse en mentionnant sur cette boîte où les dons seront dirigés, et ordonnez à vos agents de caisse de ne point souffler mot à propos de cette boîte : elle est là, les gens ne sont pas des imbéciles, et ils feront un don s\u2019ils en ont envie.Et ayez aussi la décence d\u2019écrire «merci».L\u2019éthique commerciale n\u2019est pas une chose qui sert à montrer patte blanche quand ça vous chante; elle a surtout pour but d\u2019anoblir la pratique du commerce afin que tous, clients et fournisseurs, puissent bénéficier réciproquement de l\u2019échange de biens ou de services contre de l\u2019argent.TELE-QUEBEC Selon sa fille, Georges-Emile Lapalme était un théoricien idéaliste.Mais pour lui-même, il avait deux objectifs qui lui tenaient à cœur : la création du ministère des Affaires culturelles et la création de la Maison du Québec à Paris, ce qu\u2019on ne lui reconnaît que du bout des lèvres aujourd\u2019hui.Philippe Couillard est bien loin de Georges-Émile Lapalme ODETTE LAPALME Ancienne présidente de la Commission de protection de la langue française e printemps érable m\u2019a charmée avec cette jeunesse aux idées claires, bien exprimées, d\u2019une belle profondeur, d\u2019où toute vulgarité était exclue, au contraire de certains de nos politiciens qui s\u2019exprimaient en public à l\u2019époque.J\u2019ai constaté samedi que Simon-Pierre Savard-Tremblay, auteur du Devoir d\u2019histoire Georges-Emile Lapalme pourfendrait Philippe Couillard (1®\u201c^ juin 2013), fait partie de cette élite et qu\u2019il a bien lu Pour une politique, ouvrage de mon père, dont les dernières lignes ont été écrites au moment de la mort de Maurice Duplessis.J\u2019étais une petite fille lors des élections de 1952 et 1956.Mon père disait qu\u2019il s\u2019était fait voler ces élections.Je le croyais ; mais c\u2019est en regardant les travaux de la commission Charbonneau que j\u2019ai mis un visage sur la corruption de ce temps-là en écoutant Gilles Cloutier relater ses exploits de voleur d\u2019élection.11 a commencé sa longue carrière avec Duplessis.Vous avez raison.Monsieur Savard-Tremblay, mon père était un théoricien idéaliste.Mais pour lui-même, il avait deux objectifs qui lui tenaient à cœur : la création du ministère des Affaires culturelles et la création de la Maison du Québec à Paris, ce qu\u2019on ne lui reconnaît que du bout des lèvres aujourd\u2019hui.Pourtant, cette démarche, il l\u2019a faite seul, très seul, Lesage qualifiant tout ce qui entourait la culture de «bébelles à Lapalme».Dès l\u2019élection, il est débarqué à Paris, a rencontré des fonctionnaires du quai d\u2019Orsay, qui lui ont ménagé une Mon père, lui, a mis deux ans avant de se trouver un emploi au moment de son retrait de la vie politique.rencontre avec André Malraux.Mon père a refusé que les Prançais fassent intervenir les Affaires extérieures du Canada.11 a exigé une rencontre seul à seul.En 1960, le petit provincial qu\u2019il était a osé imposer ses vues.11 fallait quand même le faire, défier la hiérarchie ! Et cette rencontre a eu lieu, seul à seul.Le tandem Malraux-La-palme est né et a fonctionné, les deux hommes se respectant mutuellement.Sa Maison du Québec (Délégation générale du Québec) a pris forme ce jour-là, et sa première exigence a été d\u2019obtenir un statut d\u2019ambassadeur pour son délété.11 exigeait des relations directes avec la Prance, au plan culturel et éducatif (échange de professeurs, par exemple).Et le général a dit oui.Alain Peyrefitte écrira beaucoup plus tard que de Gaulle ne voulait pas que le Québec se créolise, en conséquence, la Prance se devait d\u2019acquiescer à ses demandes.C\u2019était le premier pas qui a permis ensuite au Québec d\u2019exister sur le plan international et de ne pas être broyé par le gouvernement fédéral, qui a manifesté son mécontentement à l\u2019époque, et qui le manifeste encore.Le slogan «Maîtres chez nous» recouvrait plus qu\u2019une simple formule.Je me souviens de ses discours enflammés, selon la rhétorique de ce temps-là, quand la voix s\u2019enflait pour évoquer ces bateaux remplis à ras bord de fer vendu à vil prix quittant Sept-Iles pour l\u2019étranger afin qu\u2019il y soit transformé par d\u2019autres.Qui, monsieur Couillard est bien loin de lui, ne serait-ce parce que mon père, lui, a mis deux ans avant de se trouver un emploi au moment de son retrait de la vie politique.Petite parenthèse en terminant: mon père a pratiquement appris à lire avec Le Devoir, dont mon grand-père a été un des premiers abonnés.Je lis ce journal depuis que je sais lire et c\u2019est très souvent dans ses pages qu\u2019on lui rend ce qui lui est dû.DLire aussi > Jacques Villeneuve: Promé-thée exilé.Un Devoir de philo hors série par Louis Dugal, professeur de philosophie au Collège de Rosemont, dont voici des extraits : «Socrate enjoignait sévèrement à ses concitoyens de tourmenter ses enfants s\u2019ils les voyaient \u201crechercher les richesses ou toute autre chose avant la vertu.Et s\u2019ils se croient quelque chose, quoi qu\u2019ils ne soient rien, faites-leur honte, comme je vous faisais honte, de négliger leur devoir et de se croire quelque chose quand ils sont sans mérite\u201d (Platon, Apologie de Socrate, 41e).Le fils d\u2019un Berthelais (de Berthier) \u201cpète plus haut que le trou \u201d, éhonté-ment?Rappelons-lui qu\u2019il vit, intellectuellement autant que politiquement, au-dessus de ses moyens.Pas besoin de savoir grand-chose pour détecter le gouffre qui existe entre les habiletés techniques eit la pensée critique du pilote.» LeDevoir.com 4V\t.1 I La revanche des crucifix Francine Pelletier Jusqu\u2019à maintenant, on pouvait rire du zèle religieux du maire de Saguenay, Jean Tremblay, de ce besoin impérieux d\u2019invoquer le Père, le Éils et le Saint-Esprit sur la place publique.Mais la récente décision de la Cour d\u2019appel du Québec rend la chose moins drôle.Qublions, pour l\u2019instant, le caractère biaisé du jugement, la Cour ayant rejeté le point de vue de l\u2019expert du mouvement laïc tout en retenant les perspectives pieuses de la partie adverse.Allons à l\u2019essentiel, c\u2019est-à-dire à l\u2019insidieuse équation, faite à répétition, entre la religion catholique et le patrimoine culturel.«La prétention selon laquelle l\u2019Etat devrait faire preuve d\u2019abstentionnisme en matière religieuse, écrit le juge Guy Gagnon, me paraît en contradiction j, j.,\t., avec son devoir de préservation\tlauarait de son histoire.»\ts\u2019incliner Les deux bras vous tom-bent.Non seulement devant les sommes-nous en présence de quelqu\u2019un qui, visible- crucifix pour ment, ne comprend pas .\t, grand-chose à la séparation ®16UX rester de l\u2019Église et de l\u2019ÉtaL la no- Oiiptippnic don de base de la laïcité, mais la décision du juge Gagnon nous fait entrer officiellement \u2014 il s\u2019agit de jurisprudence, après tout \u2014 dans ce que j\u2019appellerais la «religiositude» québécoise.De la religion qui n\u2019en a pas l\u2019air, plus cool que le maire Tremblay, disons, de la religion de vitrine, mais de la religion quand même.Le juge Gagnon nous dit essentiellement qu\u2019il faut s\u2019incliner devant les crucifix pour mieux rester Québécois.Ainsi, il vient non seulement d\u2019élever la religion catholique au-dessus de toute autre, il vient de nous l\u2019enfoncer dans la gorge ad vitam.C\u2019est le pape, perpétuellement inquiet de la perpétuation de la foi, qui doit être content, lî y a certainement une recette ici à appliquer à tous les peuples qui ont grandi à l\u2019ombre des clochers et des grandes statues en plâtre.Le juge Gagnon, évidemment, n\u2019a pas sorti ça de son chapeau.De toutes les provinces canadiennes, le Québec est l\u2019endroit où l\u2019on trouve le plus de gens ayant une appartenance religieuse : plus de 80% des Québécois se disent catholiques, la très grande majorité des francophones, en d\u2019autres mots.C\u2019est énorme.Mais, en même temps, le Québec est l\u2019endroit où la pratique religieuse, de ces mêmes supposés catholiques, est la plus basse.En règle générale, on n\u2019est pas du tout des Jean Tremblay, mais on arrive difficilement à lâcher le morceau.Au Québec, il y a une intériorisation du catholicisme, une espèce d\u2019atavisme qui nous attache aux articles de la foi même quand on ne croit plus.Un hommage au passé, sans doute, une reconnaissance implicite du fait que la religion a lon^emps été un facteur de survivance, en conjonction avec la terre et la langue.Que sais-je?De là à créer un précédent juridique ou, encore, de tricoter une charte des «valeurs québécoises » comme le veut le Parti québécois, il y a un pas à ne pas franchir.Au nom du combat identitaire, tant la Cour d\u2019appel que le PQ nous obligent à une contorsion idéologique de mauvais aloi : prétendre que le crucifix de l\u2019Assemblée nationale ou les prières au conseil municipal de Saguenay sont de «neutralité bienveillante», pour reprendre le terme du juge Gagnon, à être honorés par tout bon Québécois respectueux des traditions et de la culture, alors que le turban du jeune sikh joueur de soccer ou le hidjab de la caissière à la Société d\u2019assurance automobile sont de nature menaçante.11 faut que cesse cette hypocrisie.Sans peut-être le vouloir, la décision de la Cour ainsi que les velléités politiques du PQ sont en train de redonner à la religion de nos ancêtres une odeur de sainteté, alors que c\u2019est précisément le contraire qu\u2019il faudrait.Au moment où nous assistons au festival de la corruption municipale, comment ne pas remettre en question la part de responsabilité du çatho-licisme là-dedans ?Le règne absolu de l\u2019Église a favorisé un système de faveurs et d\u2019indulgences au Québec à mille lieues d\u2019un système démocratique, un système privé qui opérait loin des regards indiscrets, sans jamais être obligé de rendre de comptes à personne.Une seule règle : aime-Moi et le ciel t\u2019aimera, te bénira, te comblera même de cadeaux (un jour).Ce que le maire de Saguenay semble d\u2019ailleurs avoir très bien intégré.« Quand je vais arriver de l\u2019autre bord, je vais pouvoir être un peu orgueilleux.Je vais pouvoir lui dire: \u201cJe me suis battu pour Vous.\u201d» Plutôt que de déguiser la religion (catholique) en culture, il est urgent de se doter d\u2019une vraie charte de la laïcité, de se donner, sans tomber dans le favoritisme, des règles claires qui nous permettront, comme écrivaient Gérard Bouchard, Pascale Pournier et Daniel Weinstock récemment, «de rester qui nous sommes, de croire ou de ne pas croire, sans perdre nos droits à l\u2019égalité».L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre 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faites aux tribunaux par M.Be-zan et Glover.Le président attendra donc les décisions des tribunaux avant de prendre quelque mesure que ce soit», indique le bureau de M.Sheer.Elections Canada s\u2019est montré très peu loquace sur les reproches adressés aux deux députés.Tout indique que c\u2019est le manque de détails dans les dépenses rapportées qui pose problème.Un rapport de dépenses électorales d\u2019un candidat s\u2019étale généralement sur quelques pages, chaque dépense devant être ventilée avec le nom du fournisseur et le prix payé.Or, dans le cas de M™'\" Glover, ses dépenses de plus de 81000 $ n\u2019occupent que neuf lignes, dont deux pour ce qui semble être des frais bancaires de 3,60$! La quasi-totalité de ses dépenses (77 457 $) est attribuée à l\u2019association conservatrice de sa circonscription de Saint-Boniface.On ignore donc le fournisseur véritable des services obtenus.De plus, une dépense non détaillée de 4317$, encore une fois remboursée à l\u2019association de circonscription, est déclarée comme n\u2019étant pas une dépense électorale.La campagne de M™'' Glover était à un cheveu \u2014 660 $ \u2014 de dépasser la limite de dépenses permise.Si cette somme mystérieuse devait être comptabilisée, alors M™'\" Glover aurait défoncé le plafond et James Bezan S Shelly Glover contrevenu à la Loi.M™'\" Glover, tout comme M.Bezan d\u2019ailleurs, a remporté son siège avec une très confortable majorité.«Elections Canada affirme que je réclame le remboursement de dépenses que ma campagne n\u2019aurait pas engagées, ce qui serait contraire aux dispositions de la Loi.Nous contesterons l\u2019interprétation faite par Elections Canada devant les tribunaux», a fait savoir M™'\" Glover par l\u2019entremise d\u2019une courte déclaration.Pour ce qui est de M.Bezan, sa campagne était à 17 075$ d\u2019atteindre le plafond de dépenses permises, mais elle n\u2019a pas comptabilisé plus de 28000$ de dépenses.En outre, de cette somme, 25 000 $ ont été versés à l\u2019association conservatrice de la circonscription Selkirk-Interlake, encore là sans détails.M.Bezan contestera lui aussi devant les tribunaux cette situation.Qualifiant le litige de «dispute comptable», M.Bezan a écrit,dans son communiqué de presse qu\u2019Élections Canada avait approuvé ses rapports de campagne de 2006 et 2008, «mais a depuis changé son interprétation [de la Loi].Elections Canada n\u2019est pas juste ou raisonnable dans son application de la Loi.» Le bureau du député n\u2019a pas voulu préciser à quel changement d\u2019interprétation il faisait référence.Des démêlés multiples Le bureau du premier ministre a refusé de commenter la situation de ses deux députés, transmettant toutes les questions au Parti conservateur.Ce dernier n\u2019a pas répondu aux questions du Devoir mardi.Le Parti conservateur n\u2019,en est pas à ses premières prises de bec avec Elections Canada.En 2011, après cinq ans de contestation judiciaire, il s\u2019est reconnu coupable d\u2019avoir mis sur pied un stratagème dit de « in and out» par lequel il avait défoncé son plafond national de dépenses en faisant porter à 67 candidats locaux une partie de ses dépenses excédentaires.Il a payé une amende de 52 000 $.Le ministre Peter Penashue, qui avait remporté son siège en 2011 avec une maigre avance de 79 voix, a démissionné pour avoir dépassé son plafond de dépenses et accepté 46500$ en dons corporatifs illégaux.Son chef Stephen Harper l\u2019a endossé comme candidat à sa propre succession, mais il a perdu l\u2019élection partielle le mois dernier.Son adversaire libérale, Yvonne Jones, a d\u2019ailleurs fait son entrée officielle à la Chambre des communes mardi.Le député Dean Del Mastro, pour sa part, fait l\u2019objet d\u2019une enquête pour potentiellement avoir excédé de 17000$ son plafond électoral de 2008.En outre, des témoins ont affirmé avoir servi de prête-noms pour permettre au cousin du député de financer plus que permis sa campagne.Enfin, Elections Canada enquête toujours sur les appels frauduleux robotisés placés pendant la campagne de 2011.Un conservateur a jusqu\u2019à présent été accusé.Dans un récent jugement qui portait sur six circonscriptions particulières, un juge de la Cour fédérale a tranché que les informations utilisées pour placer ces appels provenaient très probablement de la base de données du Parti conservateur et que ce dernier avait livré une «guerre de tranchées» pour que la cause ne puisse aller au fond des choses.Cet historique fait dire au chef de l\u2019opposition officielle, Thomas Mulcair, qu\u2019il s\u2019agit du modus operandi du Parti conservateur.«Les conservateurs font la même chose à chaque élection: ils trichent.Quand ils se font pogner, ils utilisent leurs ressources considérables pour aller se battre devant les tribunaux, rendant presque impossibles toutes sanctions avant la prochaine élection.C\u2019est ça qu\u2019on est en train de voir encore ici comme astuce.» Le Devoir SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 Une conférence internationale sur la crise syrienne est prévue entre-temps à Genève.Dans un communiqué, Laurent Eabius dit avoir remis à l\u2019ONU les résultats d\u2019analyses réalisées par un laboratoire dépendant du gouvernement français et agréé par l\u2019Organisation pour l\u2019interdiction des armes chimiques.«Ces analyses démontrent la présence de sarin dans les échantillons en notre possession.Au regard de ces éléments, la Erance a désormais la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée», déclare Laurent Eabius dans un communiqué.La Erance devient ainsi le premier pays à se montrer aussi catégorique quant à l\u2019utilisation d\u2019armes chimiques en Syrie.«E serait inacceptable que les coupables de ces crimes puissent bénéficier de l\u2019impunité», y conclut le ministre.En entrevue à Erance 2, M.Eabius a attribué au régime en place à Damas l\u2019utilisation du gaz sarin dans au moins un des cas étudiés.Il a affirmé (i\\x\u2019«une ligne [.] a été franchie» et que «toutes les options sont sur la table».«Ou bien on décide de ne pas réagir ou bien on réagit, y compris d\u2019une façon armée, là où est produit, où est stocké le gaz.[Mais] nous n\u2019en sommes pas là», a-t-il expliqué pendant l\u2019interview.Une réunion est prévue mercredi à Genève en vue d\u2019organiser une nouvelle conférence internationale sur la crise syrienne, à la suggestion de Washin^on et de Moscou.Depuis l\u2019été 2012, les pays occidentaux, et notamment les Etats-Unis de Barack Obama, ont fait de l\u2019utilisation des armes chimiques une «ligne rouge» à ne pas franchir, mais ont atténué leurs propos au fur et à mesure qu\u2019il est devenu probable qu\u2019un camp ou les deux camps en aient fait usage.Selon Le Monde, le ministre Eabius a étayé ses affirmations sur la base «de deux séries de prélèvements réalisés en Syrie».Il y aurait d\u2019abord ceux ramenés de la région de Damas par ses propres journalistes, et qui «montrent la présence d\u2019acide isopropyle et méthylphosphonique (métabolite de sarin) dans les urines de trois victimes».Il y aurait ensuite ceux qui ont été faits à la suite de l\u2019attaque par un hélicoptère gouvernemental à Saraqeb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 29 avril 2013, qui seraient «encore plus probants» : «Le métabolite du sarin a été identifié dans les urines d\u2019une victime, et du sarin régénéré (c\u2019est-à-dire à l\u2019état 'mi SALVATORE DI NOLFI KEYSTONE/ASSOCIATED PRESS La magistrate suisse Caria del Ponte, membre de la commission d\u2019enquête de l\u2019ONU sur la Syrie, commente devant les journalistes le nouveau rapport de la commission rendu public à Genève.pur) dans le sang des deux autres victimes.» Toujours selon Le Monde, «les prélèvements sanguins sont impossibles à falsifier contrairement aux urines».La Maison-Blanche a réagi aux accusations de Paris en affirmant que des preuves supplémentaires étaient requises.«Davantage de travail reste nécessaire pour établir qui est responsable de l\u2019utilisation [de gaz], quelles quantités ont été utilisées, et pour recueillir davantage de détails sur les circonstances de leur utilisation», a jugé le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney.«Récits effroyables» A Genève, la commission d\u2019enquête onusienne a indiqué dans son rapport que «les récits effroyables des pertes de vies humaines marquent nos consciences au fer rouge, alors que la recherche de la justice n\u2019a jamais été aussi impérieuse».Ce rapport est le quatrième que livre cette commission mise sur pied en août 2011, et qui n\u2019a jamais été autorisée à se rendre en Syrie.Il couvre la pé- riode allant du 15 janvier au 15 mai 2013.Il détaille pour la première fois, selon ses auteurs, «l\u2019imposition s^ématique d\u2019états de si^e, I\u2019utilisation d\u2019armes chimiques et les déplacements forcés».«Selon les experts, il y a [.] des motif raisonnables de penser que des produits chimiques ont été utilisés en tant qu\u2019armes.Si des allégations concernant I\u2019utilisation d\u2019armes chimiques par les deux parties ont été évoquées, la majorité d\u2019entre elles concernent les troupes du président Bachar al-Assad», peut-on y lire.Selon une source diplomatique, le Conseil de sécurité de l\u2019ONU pourrait être saisi du dossier des armes chimiques en Syrie lorsque la commission d\u2019enquête aura rendu son rapport intermédiaire, probablement avant la fin du mois.Le conflit en Syrie a fait depuis mars 2011 plus de 94000 morts, selon l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme, et a provoqué le déplacement de 4,25 millions de personnes.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir CROISSANCE SUITE DE LA PAGE 1 provinces, alors qu\u2019elle a occupé le dernier rang jusqu\u2019à la fin des années 80).En 2011, l\u2019indice de fécondité du Québec se situait à 1,69 enfant par femme, contre 1,61 pour l\u2019ensemble du Canada.Un petit retour dans le temps est instructif toutefois : au début des années 50, ce même indice était à 3,8 et l\u2019âge moyen des femmes qui enfantaient était de 29,56 ans \u2014 aujourd\u2019hui, le Québec est quasi sur la moyenne canadienne, avec 30 ans d\u2019âge moyen à la maternité (30,2 ans pour le Canada).Les experts de l\u2019ISQ ont expliqué mardi ne pas s\u2019attarder aux raisons qui expliquent les changements de courbe démographique, mais les programmes sociaux du Québec dirigés vers la famille, tel un réseau de centres de la petite enfance à 7$ par jour ou encore un congé parental, pourraient avoir incité des couples hésitants à partir en famille ! D\u2019autres provinces, toutefois, font encore mieux: notamment le Manitoba, avec un indice de 1,86; la Saskatchewan (1,99), et l\u2019Alberta (1,81).Parmi les autres facteurs qui expliquent ce bilan positif pour le Québec, l\u2019ISQ note aussi dans son bulletin que «l\u2019espérance de vie du Québec poursuit son rattrapage», se rapprochant de la moyenne canadienne avec 78,6 ans chez les hommes, et 83,2 ans chez les femmes.Dans les années 20, le Québec était bon dernier, et accusait même un retard de huit ans avec la Colombie-Britannique, alors la province détenant la position la plus enviable à ce chapitre.Migration internationale Même si le taux de fécondité du Québec est à la hausse, la province continue de vieillir plus rapidement que le Canada, avec une croissance toujours inférieure à la moyenne canadienne (population en 2012 de 8,1 millions d\u2019habitants sur 34,9 millions au Canada, et une perte de presque cinq points depuis 1971).Dans le lot des options présentées pour contrer cette croissance pas assez vigoureuse, l\u2019immigration ne suit pas de très loin la natalité.Le bilan de l\u2019ISQ nous apprend qu\u2019une part de plus en plus grande d\u2019immigrants s\u2019installe au Québec \u2014 19,2% des 250000 immigrants ayant choisi le Canada durant la dernière décennie, 20,8% en 2011 et 21,4% en 2012, l\u2019Ontario dépassant toujours le Québec (toutefois, la portion d\u2019immigrants optant pour l\u2019Ontario est passée de 60% en 2001 à moins de 40% en 2012).Les immigrants admis au Québec en 2011 provenaient de 130 pays différents, avec en tête Haïti (9,8%), la Chine (9,5%), l\u2019Algérie (7,9%), le Maroc (7,6%) et la Erance (6,3%).Si les mouvements migratoires favorisent d\u2019autres provinces (notamment celles de l\u2019Ouest) bien plus que le Québec, sa part d\u2019immigrants admis s\u2019est accrue au cours des dernières années.Ce dernier portrait permettrait-il de croire à un renversement de tendance possible?«Les dernières projections laissaient entrevoir une croissance québécoise de moitié moindre que celle du reste du Canada d\u2019ici 2036» (un taux de variation de 16,5% par rapport à un taux canadien de 26,9%), note le bulletin.«Bien que l\u2019amélioration des indicateurs soit encore insuffisante pour permettre au Québec de croître plus rapidement que le reste du Canada, il est fort probable que la différence d\u2019accroissement projeté s\u2019amenuise.» Le Devoir Turban: décision critiquée La décision de la Eédération de soccer du Québec (ESQ) d\u2019exclure des terrains de soccer les enfants sikhs portant le turban a été vivement critiquée par plusieurs responsables politiques fédéraux et provinciaux, mardi.Le ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, a écrit sur Twitter que le fait d\u2019interdire à des «enfants de 5 ans de jouer au soccer pour des raisons de sécurité bidon» était inacceptable.Toujours sur Twitter, le ministre de l\u2019Immigration, Jason Kenney, a écrit que les enfants ne devaient pas être exclus des terrains de soccer à cause de leurs traditions religieuses.De son côté, le chef libéral Justin Trudeau a écrit sur soi\\ compte que la ESQ devait revoir sa décision.A l\u2019Assemblée nationale, le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-Marc Eour-nier, a lui aussi remis en question la pertinence de cette interdiction.La Presse canadienne et Le Devoir QUÉBÉCOIS SUITE DE LA PAGE 1 tion universitaire (blogues.ulaval.ca).Société plutôt juste ou société plutôt injuste ?Lorsqu\u2019on leur pose la question, 70% des Québécois choisissent la première assertion, indique un coup de sonde lancé le mois dernier par Léger Marketing dans les univers numériques, dans un bassin de 2727 personnes représentatives de l\u2019ensemble de la population, pour le compte de l\u2019universitaire.L\u2019objectif était de quantifier leur état d\u2019esprit face à la justice sociale, aux inégalités et à l\u2019exclusion.Le projet est mené ici parallèlement à des enquêtes similaires menées ailleurs dans le monde en vue d\u2019établir des comparaisons.«Dans le contexte actuel, c\u2019est un résultat qui m\u2019a étonné, a indiqué mardi au Devoir M.Langlois.On remarque qu\u2019en Erance, à titre de com- paraison, la même question donne des résultats différents: 42% des gens pensent que leur société est plutôt juste, alors que 58% estiment le contraire.Ici, toutefois, même si une large majorité de la population n\u2019éprouve pas un sentiment d\u2019injustice, on note toutefois des clivages importants dans certains sous-groupes.» Ainsi, les femmes, mais également les jeunes de 18 à 35 ans, sont un peu plus critiques par rapport aux grands principes d\u2019équité et de justice sociale, qu\u2019ils appréhendent avec un peu moins d\u2019optimisme.Ils sont 61 et 65% à trouver que le Québec est une société juste.Les personnes moins scolarisées (avec un diplôme primaire et secondaire) sont également du même avis, tout comme les ouvriers, les employés de bureau et le personnel œuvrant dans les services et la vente, a découvert le sociologue.«Les personnes appartenant à certains de ces groupes ont l\u2019impression de ne pas recevoir leur juste part en société, explique-t-il.Cela vient donc conforter un sentiment d\u2019exclusion person- nelle, d\u2019injustice et d\u2019insatisfaction par rapport à l\u2019ordre établi», qui se matérialise du coup dans ces résultats.Le sentiment le plus fort d\u2019injustice semble d\u2019ailleurs localisé à plusieurs endroits, y compris au sein de la frange anglophone de la société québécoise, où 60% des répondants ont jugé vivre dans un environnement déséquilibré, révèle l\u2019étude de M.Langlois, qui qualifie la chose de «profond malaise».C\u2019est 30 points de pourcentage de plus que chez les francophones.«Le fait d\u2019être anglophone semble amplifier ce sentiment d\u2019injustice au-delà des clivages sociaux déjà existants», dit-il, en précisant toutefois que l\u2019enquête a été réalisée alors que le débat sur le projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française faisait rage au Québec, un projet politique et social pas toujours vu d\u2019un bon œil par les anglophones.Autre constat: l\u2019enquête de M.Langlois vient mettre en lumière un certain confort dans la société québécoise, particulièrement au sein de la classe moyenne, qui contribue par sa réponse au sondage à cette perception globalement positive de la justice sociale.«Personnellement, les composantes de la classe moyenne n\u2019ont pas beaucoup de raisons de se trouver injustement traitées par la société, dit le sociologue.Cette frange de la société est généralement bien scolarisée, elle a des emplois intéressants et a profité des politiques publiques et des interventions de l\u2019Etat», ce qui donne par le fait même moins d\u2019ampleur à la critique.Cette classe moyenne est donc beaucoup plus apte à crier à la justice, plutôt que l\u2019inverse, et ce, dans des proportions de 76 à 78%, indique l\u2019enquête.Seules les personnes âgées de 75 ans et plus sont plus optimistes encore, en étant 80% à trouver la société québécoise juste.Une proportion qui, paradoxalement, met en lumière une certaine injustice.par rapport à la distribution de la sagesse dans la société.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par 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Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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