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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-07-04, Collections de BAnQ.

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[" Mairie de Montréal : ^ la campagne , électorale de Marcel Côté est lancée Page A 3 m t j H'.Avant son spectacle au FIJM, Chris Isaak retrace l\u2019origine de son monde Page B 8 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 4 7 LE DEVOIR, LE JEUDI 4 JUILLET 2013 1,13 + TAXES =\t1,30 Alcool AUX TABLES DE JEU Loto-Québec l\u2019emporte Québec modifie le règlement limitant la vente d\u2019alcool dans les casinos malgré l\u2019opposition de la Commission de la santé et des services sociaux JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le gouvernement Marois passe outre les recommandations de la Commission de la santé et des services sociaux et va de Lavant avec Lidée de servir de Lalcool aux tables dans les casinos d\u2019Etat.Sans tambour ni trompette, le Conseil des ministres a adopté un décret le 19 juin dernier visant à modifier la Loi sur les loteries, qui empêchait Loto-Québec de servir de l\u2019alcool aux tables de jeu.La décision a été publiée dans la Gazette officielle mercredi, faisant référence aux régies sur les normes relatives à l\u2019admission du public, au maintien de l\u2019ordre public et à la sécurité des personnes dans les casinos d\u2019Etat.Nulle part on ne mentionne qu\u2019il sera désormais permis de boire aux tables de jeu, on se contente d\u2019affirmer que «l\u2019article 8 de ces règles est abrogé».Cet article stipule que «la vente, le service et la consommation des boissons alcooliques sont permis uniquement à l\u2019extérieur des aires de jeu d\u2019un casino d\u2019État».Ces nouvelles régies s\u2019appliqueront dés le Loto-Québec est «satisfaite» de ce changement qui lui permettra d\u2019être «plus compétitive» VOIR PAGE A 8 : ALCOOL Aujourd\u2019hui Économie > Grand hôtel de Montréal deviendra.?Le projet qui remplacera Thotel Delta Centre-Ville, acquis par un acheteur anonyme, demeure inconnu.Page B 1 Les Sports > Le maire de Québec demeure optimiste.Les Coyotes devraient rester à Phœnix encore cinq ans, mais Régis Labeaume assure qu\u2019il n\u2019est pas déçu.Page B 5 7\t.w.\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 B6 B5 B5 B6 B2 Egypte L\u2019armée chasse KHALED DESOUKI AGENCE ERANCE-PRESSE Comme cette femme brandissant le portrait du ministre de la Défense, Abdel Fattab al-Sissi, des milliers d\u2019Egyptiens ont célébré place Tabrir, au Caire, l\u2019annonce de la mise à l\u2019écart par l\u2019armée du président Mohamed Morsi.Le camp du président déchu dénonce de son côté un «coup d\u2019État».le président Morsi Les opposants crient victoire, mais la communauté internationale exprime des inquiétudes GAÉTAN POULIOT T y armée est encore une fois intervenue J-/ pour infléchir le cours de l\u2019histoire de TÉgypte.Cette fois, elle a chassé du pouvoir le président islamiste Mohamed Morsi élu Tan dernier.Les manifestants crient victoire, mais le camp du président déchu dénonce un «coup d\u2019État».Le chef de l\u2019armée, le général Abdel Eattah al-Sissi, a annoncé mercredi lors d\u2019une allocution télévisée que la Constitution du pays était suspendue et que le président du Conseil constitutionnel, Adly Mansour, allait diriger le pays jusqu\u2019à la tenue d\u2019élections anticipées.Cette annonce a déclenché une explosion de joie des opposants de Morsi qui manifestaient en masse à travers le pays.Des voitures défilaient en klaxonnant à travers la ca- VOIR page a 8 : ÉGYPTE Lire aussi > Une guerre vieiiie de 60 ans.Militaires et islamistes qn sont peut-être à leur bataille finale en Égypte.Page A 5 Souièvement des Égyptiens: ie coup miiitaire.L\u2019éditorial de Serge Truffaut.Page A 6 Des routeurs et des hommes Petite sociologie du présent en passant par les noms donnés à nos réseaux sans fil EABIEN DEGLISE ieu» existe.Il est à ^ Trois-Rivières entre « CABDD9e756A9 » et « dlink ».A Montréal, « Duffman », personnage festif tiré des Simpson, semble avoir élu domicile près du marché Jean-Talon, pas très loin d\u2019un « singe chanceux», d\u2019un très contemporain « Mister Magouille » ou encore de «Rocco Siffredi», célèbre acteur porno européen dont la présence est perceptible dans l\u2019environnement du quartier Mile-End, à condition toutefois de chercher à se connecter à un réseau Internet sans fil.La modernité n\u2019est pas avare de surprises.En amenant l\u2019humain à cultiver l\u2019instant, l\u2019exhibitionnisme et Thyperconnecti-vité, elle a aussi fait apparaître dans les villes et les campagnes un espace d\u2019expression insoupçonné formé par les milliers de réseaux Internet sans fil qui pullulent désormais pour permettre à l\u2019internaute de base d\u2019assouvir ses nouveaux besoins numériques.Des réseaux privés, provenant de résidences tout aussi privées, baptisés selon l\u2019humeur.YAN DOUBLET LE DEVOIR De «Monsieur 3%» à «La maison de Tamour» en passant par «Le côté obscur de la Force», les réseaux sans fil privés sont baptisés selon l\u2019humeur, les préoccupations, l\u2019humour, l\u2019angoisse, même, de leurs propriétaires.les préoccupations, l\u2019humour, l\u2019angoisse, même, de leurs propriétaires et que Le Devoir a décidé de scruter dans les dernières semaines, sur Tile de Montréal, sur la Rive-Sud, à Trois-Rivières ainsi qu\u2019à Québec.Le tout pour dresser un petit portrait sans prétention du présent, par les noms don- nés à ces milliers de portes d\u2019accès à l\u2019Internet, souvent avec humour et égocentrisme et parfois philosophie.Un doute ?Près de l\u2019Université McGill à Montréal, le tra-queur de réseaux sans fil \u2014 ça se fait à l\u2019aide d\u2019un ordinateur VOIR page a 8 : SANS FIL CBC/Radio-Canada a versé 43,3 millions d\u2019indemnités en deux ans 180 cadres ont touché 63 000 $ chacun en moyenne STÉPHANE BAILLARGEON La société CBC/Radio-Canada a versé plus de 43 millions de dollars en deux ans en indemnités de cessation d\u2019emploi.A eux seuls, les cadres ont reçu près de 12 millions, pour une moyenne d\u2019environ 63 000$ par personne.Les employés syndiqués ont bénéficié de primes à peu près deux fois moins généreuses.Ces données, obtenues par Le Devoir, permettent de mesurer certains effets pervers des réductions budgétaires du diffuseur public au cours des dernières années.Le recul des revenus publicitaires combiné à la diminution des subventions gouvernementales ont forcé CBC/RC à annoncer la suppression de quelque 800 postes en mars 2009 et de 650 postes supplémentaires en avril 2012.À contexte exceptionnel, chiffres exceptionnels «Ce sont des chiffres exceptionnels étant donné le contexte exceptionnel des réductions budgétaires», résume Angus McKinnon, directeur du service des communications, porte-parole institutionnel de CBC/RC.Il ajoute qu\u2019une élimina- VOIR page a 8 : INDEMNITÉS 77831303445527 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI JUILLET 2013 ACTUALITES RECOURS COLLECTIF CONTRE LES RELIGIEUX DE SAINTE-CRODC Les victimes d\u2019agression recevront 12 millions MARIE-ANDREE CHOUINARD D?ici une quinzaine de jours, quelque 12 millions de dollars en indemnités seront distribués aux 206 victimes des sévices sexuels des frères membres de la Congrégation de Sainte-Croix, en vertu d\u2019un jugement entériné à la Cour supérieure mercredi par le juge Claude Auclair.«Fini! C\u2019est enfin fini! Mais ç\u2019aurait pu se terminer beaucoup plus tôt, tout cela», soupire Sébastien Richard, porte-parole des victimes des religieux du collège Notre-Dame, l\u2019un des trois établissements où ont étudié les jeunes agressés de 1950 à 2001 (avec le collège Saint-Cé-saire et l\u2019école Notre-Dame de Pohénégamook).Le jugement ordonne le versement de sommes en reconnaissance des conséquences de ces tragédies du passé, mais il survient plus d\u2019un an et demi après l\u2019entente à l\u2019amiable conclue en novembre 2011 entre les deux parties.Une grille de compensation Dans une déclaration lue au Palais de justice de Montréal, M.Richard avait ceci à dire aux frères de Sainte-Croix, qui ont réitéré leurs excuses: «Nous entendons vos excuses et nous recevons les dédommagements que notre entente a W/ .iP/ê y il JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le collège Notre-Dame est l\u2019un des trois établissements où ont étudié les jeunes agressés de 1950 à 2001.maintenant déterminés avec précision, mais sachez que le goût est amer » Le regroupement de victimes en a contre l\u2019attitude des représentants des frères de Sainte-Croix pendant l\u2019analyse des réclamations, orchestrées autour d\u2019une grille de type inédit associant une valeur pécuniaire au type de sévices subis.«Plutôt que de procéder avec célérité à la mise en place de l\u2019entente, vous avez tout fait pour étirer les délais et nous torturer en contestant de manière abusive les affirmations assermentées des victimes, ceci aux frais des victimes.» Odieuse, aussi, l\u2019attitude de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) qui, en atterrissant sur le tard dans le dossier pour réclamer une part des montants versés en frais médicaux au fil du temps, aurait pu faire reporter le règlement final, déplore M.Richard.Mais il n\u2019en fut rien.«Tout le monde a décidé qu\u2019on en finissait aujourd\u2019hui [hier]», a-t-il dit, assimilant cette lutte au combat de David contre Goliath.Au total, en incluant les frais d\u2019avocats et autres dépenses administratives, le recours avoisine les 19 millions de dollars, dont 12 aux victimes.Selon la nature des sévices subis et des séquelles qui se sont en-suivies, les victimes recevront chacune des montants variant de 10000$ à 250000$.Plusieurs d\u2019entre elles auraient décidé de verser une partie de leurs indemnités à l\u2019organisme Criphase (Centre de référence et d\u2019intervention pour les hommes agressés sexuellement dans leur enfance).C\u2019est à toutes les victimes restées anonymes, et à celles ayant été agressées par un membre de leur famille, cas pour lequel une telle réparation financière décrétée par la justice est rarissime, que pensait Sébastien Richard mercredi.«Une page est tournée, mais le livre entier n\u2019est pas fermé.Nous espérons que d\u2019autres recours collectifs se termineront comme le nôtre, et surtout que les victimes pourront relever la tête, sortir de l\u2019anonymat et reprendre leur vie en main.» Le Devoir IN Lire aussi > L\u2019aboutisse- \u201d ment du recours coiiectif par les victimes des religieux de Sainte-Croix.Une lettre ouverte de Sébastien Richard.LeDevoir.corn Des mesures en faveur de la philanthropie culturelle Québec veut accroître la place des dons privés dans le financement d\u2019organismes FREDERIQUE DOYON Québec n\u2019a pas tardé à répondre aux recommandations du Groupe de travail sur la philanthropie culturelle.La première ministre Pauline Marois met en œuvre une série de mesures proposées dans le rapport Vivement, pour une culture philanthropique au Québec! déposé le 11 juin dernier.«Les propositions du groupe de travail nous permettront d\u2019accroître la place du mécénat et des dons privés dans le financement public de nos organismes culturels, a indiqué M\u201c® Marois par voie de communiqué.Il s\u2019agit non pas de remplacer le financement public de la culture par le financement privé, mais de donner à nos créateurs des moyens supplémentaires avec le soutien des citoyens.» Crédits d\u2019impôt Québec instaure deux nouveaux crédits d\u2019impôt.L\u2019un, de 25%, veut encourager les nouveaux donateurs, qui font un premier don de 5000 à 25000$.L\u2019autre, de 30%, vise les grands donateurs qui ouvrent tout grand leur bourse en versant 250000$ ou plus sur une période maximale de 10 ans.m % S'APPROCHER DES FILS ELECTRIQUES, C'EST METTRE SA VIE EN DANGER.Hydro-Quebec assure l entretien régulier de la vegetation à proximité de ses lignes.Il se peut toutefois qu'un arbre doive être coupé ou élagué Dans ce cas, consultez hydroquebec.com/arbres.M\u201c® Marois donne aussi suite à certaines propositions clés du rapport concernant le programme Mécénat Placements Culture (MPC).Les organismes culturels pourront dorénavant encaisser à plus court terme la subvention de contrepartie du gouvernement.MPC permet à Québec d\u2019apparier (voire de doubler ou de tripler) les sommes récoltées au privé par les organismes.L\u2019argent sert toutefois principalement à constituer des fonds de dotation et des fonds de réserve, encaissables au bout de quelques, voire de plusieurs années.Une période d\u2019attente jugée trop longue selon certains plus petits joueurs du milieu culturel.En outre, un nouveau volet du programme permettra de financer les tournées hors Québec avec la subvention de contrepartie.La création du fonds Avenir Mécénat Culture, dès 2014-2015, permettra de pérenniser MPC.Dons admissibles majorés Pour augmenter la visibilité de l\u2019art et la présence des artistes en milieux urbains, «le montant donnant droit à une aide fiscale pour le don d\u2019une œuvre d\u2019art public est majoré de 25 %, et de 50 % si ce don est destiné à une institution d\u2019enseignement, a déclaré la première ministre.De plus, nous majorons de 25 % le montant [admissible] du don d\u2019un immeuble aménagé pour accueillir des ateliers d\u2019artistes ou des organismes culturels.» M\u201c® Marois a mandaté les ministères concernés des Finances et de l\u2019Economie, de la Culture et des Communications, et de l\u2019Education, du Loisir et du Sport pour analyser les autres propositions du rapport signé par l\u2019homme d\u2019affaires et mécène Pierre Bourgie.Les mesures retenues seront annoncées dans les prochains mois.Le Devoir JACQUES BOISSINOT PC Réjean Hébert Fluoration de l\u2019eau: le miuistre de la Sauté eu réflexion Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, attend de voir le nouveau plan de la Direction nationale de santé publique avant de décider s\u2019il injectera les sommes nécessaires pour faire la promotion de la fluoration de l\u2019eau potable et favoriser l\u2019acceptabilité sociale de cette mesure visant à prévenir la carie dentaire, notamment chez les enfants venant de milieux défavorisés.Il faudra voir, dit-il, «si cet investissement va avoir de meilleur^ effets que d\u2019autres mesures».A l\u2019entrée du Conseil des ministres mercredi, il a soutenu qu\u2019il s\u2019apprêtait à rencontrer les autorités de la Santé publique pour faire le point.«E faut d\u2019abord être bien certain qu\u2019on a pris tous les moyens pour bien informer la population et, une fois qu\u2019on a fait ça, il faut en venir à la conclusion qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019acceptabilité sociale.C\u2019est la réflexion qu\u2019on doit avoir actuellement au Québec.» Selon lui, la commission parlementaire a permis de faire ressortir que «ces perceptions négatives sont exagérées» et que «l\u2019ensemble des études montrent que la fluoration de l\u2019eau n\u2019a pas d\u2019effets néfastes sur la santé et l\u2019environnement».Le nouveau programme de promotion de la fluoration de la Santé publique, qui veut fluorer l\u2019eau pour la moitié de la population d\u2019ici cinq ans, sera rendu public l\u2019automne prochain.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 4 JUILLET 20IS A 3 ACTUALITES TRAITEMENT DU LYMPHOME Offensive pour faire reconnaître un médicament MARIE-ANDREE CHOUINARD Un patient qui lutte contre le cancer devrait-il ajouter à ses batailles un bras de fer avec la bureaucratie médicale?C\u2019est la question troublante posée mercredi par Jean-Pierre Carneau, un patient atteint d\u2019un type de leucémie ne lui laissant plus de pronostic enviable.à moins qu\u2019il ait accès à un médicament malheureusement non offert au Québec.Une aberration qui mène le Pierre Laneuville, hématologue à l\u2019hôpital Royal Victoria, à des échanges douloureux avec certains pa- « Nous ne tients atteints d\u2019un lymphome non hodgkinien indolent.«Je suis obligé de leur dire: \u2018Yoici le meilleur traitement qui existe pour vous, ça pourrait changer quelque chose, mais je ne peux pas vous l\u2019offrir.Le Québec ne le permet pas.\u201d» L\u2019aval donné à un médicament suit une route très précise.Au Québec, c\u2019est l\u2019INESSS Qnstitut national d\u2019excellence en santé et services sociaux) qui recommande la liste des médicaments assurés par le régime général d\u2019assurance-médicaments.Il bâtit ses examens en suivant la Loi sur les services de santé et les services sociaux.Celle-ci est on ne peut plus claire : « Un établissement ne peut fournir que des médicaments qui apparaissent sur la liste dressée à cette fin par le ministre.Cette liste ne comprend que des médicaments qui ont reçu un avis de conformité du gouvernement fédéral pour des indications approuvées», en stipule l\u2019article 116.pouvons pas l\u2019évaluer tant et aussi longtemps que Santé Canada n\u2019a pas publié d\u2019avis de conformité» un précédent inquiétant.Le Stéphane Haern, inter-niste-intensiviste à l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont, président du comité scientifique chargé de l\u2019évaluation des médicaments à l\u2019INESSS, concède l\u2019absurde apparent de cette situation, lorsque racontée de l\u2019extérieur.«Et le clinicien en moi reconnaît, avec toutes les limites qui existent, les effets prometteurs du médicament, explique-t-il.Mais la loi est claire.Nous ne pouvons pas l\u2019évaluer tant et aussi longtemps que Santé Canada n\u2019a pas publié d\u2019avis de conformité.» L\u2019INESSS a écrit au fabricant de la benda-mustine il y a peu pour lui proposer une approche novatrice : lui demandant de soumettre sa demande à Santé Canada, elle se propose d\u2019analyser en parallèle les données soumises au fédéral afin de pouvoir donner son feu vert \u2014 s\u2019il y a lieu \u2014 dès que l\u2019aval fédéral sera obtenu.«L\u2019INESS, bien qu\u2019elle souhaite avancer plus vite pour répondre aux besoins des patients, doit avancer en conformité avec la loi.» Sceau fédéral Qr, le sceau fédéral de Santé Canada, essentiel au Québec, n\u2019a pas été donné pour la benda-mustine (Treanda).L\u2019INESSS se désole de n\u2019avoir même pas pu l\u2019évaluer, ce qui lui a été reproché avec véhémence mercredi en conférence de presse.«Ç\u2019a été une grande surprise pour nous, pour la communauté médicale, de voir que l\u2019INESSS n\u2019avait même pas évalué la valeur thérapeutique du médicament, et ce, malgré un consensus international», a déploré le 0\u201c^ Pierre Laneuville, voyant là Autres provinces Les patients comme Jean-Pierre Carneau voient en ce médicament une immense lueur d\u2019espoir, car une étude du Mathias Rummel (2012) a montré que la survie sans progression de la maladie avec la bendamustine était de 70 mois contre 31 mois pour les patients ayant reçu le traitement habituel (R-CHQP).«Sans cette médication, je m\u2019en vais vers la mort, a confié Jean-Pierre Carneau.J\u2019en suis à mon troisième protocole, je termine dans deux semaines.Qu\u2019est-ce que je vais faire après ?Au pire des pires, je pourrais peut-être aller aux Etats-Unis, mais si rien n\u2019est fait, c\u2019est terminé.» Cinq autres provinces offrent la bendamustine, et son usage qst autorisé en Europe et aux Etats-Uitis.Ici, trois hôpitaux le permettent en vertu d\u2019une disposition de la loi qui leur laisse cette marge discrétionnaire.Au moins 2000 patients pourraient en bénéficier au Québec.Le Devoir MEDICATION GENERIQUE Une tarification «dégressive» est recommandée LIA LEVESQUE Le régime québécois d\u2019assurance médicaments devrait adopter un nouveau mode de fixation des prix, la « tarification dégressive», suggère-t-on dans un rapport sur la fixation des prix des médicaments génériques au Québec.Le rapport vient d\u2019être déposé devant le Commissaire à la santé et au bien-être, qui doit produire cet automne un rapport sur la performance générale du système de santé du Québec.La tarification dégressive s\u2019inspire du régime déjà en place au Québec.Elle prévoit la fixation du prix d\u2019un médicament générique à partir d\u2019un pourcent^e du prix du médicament d\u2019origine, mais elle est établie en fonction du nombre de fabricants de médicaments génériques actifs sur le marché.Pour les fins de l\u2019étude, trois méthodes de fixation des prix ont été examinées, à savoir l\u2019afh pel d\u2019offres, comme ce qui existe en Nouvelle-Zélande, l\u2019étalonnage, aussi appelé benchmarking, comme il existe au Royaume-Uni, et la tarification dégressive.Les auteurs estiment que la tarification dégressive serait la plus avantageuse pour le Québec, puisqu\u2019elle aurait représenté une économie de 122 millions dans le remboursement des 10 médicaments génériques constituant les plus importantes dépenses du régime public d\u2019as-suçance médicaments.À titre de comparaison, le système d\u2019étalonnage aurait permis une économie de 52 millions et le système d\u2019appels d\u2019offres, de 115 millions.Le Québec est la province où il se prescrit la plus faible proportion de médicaments génériques au Canada.Les prix des médicaments génériques «excèdent considérablement ceux de pays étrangers comparables, à l\u2019exception de la Suisse», sou-ligne-t-on dans l\u2019étude.Modestes changements Bien qu\u2019il y ait eu d\u2019importantes modifications au Québec depuis 2007 \u2014 baisse des prix des médicaments génériques et encadrement des honoraires des pharmaciens \u2014, «les bénéfices qui en découlent ne reviennent pas à ceux qui en assument les débours, soit les patients bénéficiaires et les tiers payeurs», écrivent les auteurs de la recherche.Les chercheurs font aussi valoir que cette méthode «ne nécessiterait que de modestes modifications au sein du cadre réglementaire et législatif québécois existant, en plus de représenter la plus importante diminution des coûts liée aux médicaments couverts par le régime public d\u2019assurance médicaments».La Presse eanadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le nouveau candidat à la mairie de Montréal, Marcel Côté, a rencontré mercredi des électeurs au centre-ville de la métropole.MAIRIE DE MONTRÉAL Marcel Côté se lance dans la course JEANNE CORRIVEAU Marcel Côté a fait son entrée officielle dans l\u2019arène municipale mercredi en lançant sa campagne électorale à la mairie de Montréal à la tête d\u2019une coalition.Louise Harel, qui a cédé sa place au profit du fondateur de Secor, s\u2019est faite plus que discrète, mais Marcel (Jôté assure qu\u2019elle jouera un rôle important dans la nouvelle coalition.Celui qui disait, il y a un mois à peine, qu\u2019être maire de Montréal n\u2019était pas une priorité dans sa vie s\u2019est lancé dans la course.Entouré de l\u2019équipe de Vision Montréal et d\u2019anciens élus d\u2019Union Montréal, soit Marvin Rotrand, Christian G.Dubois et Alain Tassé, Marcel Côté a dévoilé les grands principes qui guideront les candidats de la coalition qu\u2019il dirigera.Marcel Côté se fait fort de rallier le Tout-Montréal : francophones, anglophones, fédéralistes et souverainistes, quartiers centraux de la ville et anciennes banlieues.«Tout le long de ma carrière, j\u2019ai cherché à bâtir des succès, a-t-il avancé.Montréal doit redevenir une ville gagnante.» Le candidat reconnaît toutefois qu\u2019il lui faudra hausser sa notoriété auprès du grand public: «J\u2019entends me faire connaître de tous les Montréalais d\u2019ici le 3 novembre.Au fil d\u2019arrivée, je crois que je serai aussi connu que tout le monde.» Gouvernance La gouvernance de Montréal a besoin de changements, mais Marcel Côté n\u2019entend pas pour l\u2019instant se lancer Un cas d\u2019exception ponr CIBL Marcel Côté a confirmé qu\u2019il se lance dans la course à la mairie de Montréal dans le hall d\u2019entrée du 2.22 de Montréal, immeuble qui abrite la Vitrine culturelle et la station de radio CIBL.Est-ce normal qu\u2019un média et un organisme lié aux arts acceptent d\u2019abriter une réunion partisane ?«Est-ce que CIBL peut se permettre d\u2019être identifié à un parti politique plus qu\u2019un autre ?La réponse est non, évidemment pas, dit Gilles La-belle, directeur général de CIBL.Mais pour nous, il s\u2019agit d\u2019un cas d\u2019exception parce qu\u2019on se sent redevables envers [M.Côté], qui nous a aidés dans notre campagne de financement.» dans une réforme visant à réduire le nombre d\u2019arrondissements et d\u2019élus.«Au cours des quatre prochaines années, la fusion d\u2019arrondissements et la réduction du nombre d\u2019élus ne figureront pas à l\u2019ordre du jour.Nous devons choisir nos priorités.Nous avons des réformes plus urgentes à entreprendre», a-t-il souligné.Marcel Côté a plutôt plaidé en faveur d\u2019une «collaboration» et d\u2019une «complémentarité» améliorées entre les arrondissements et la ville-centre.Techniquement, la coalition réunira des partis (Vision Montréal et des partis d\u2019arrondissements) et des candidats indépendants.Marcel Côté s\u2019est inscrit auprès du président Marcel Côté comme Denis Coderre, autre candidat à la mairie, ont appuyé les dernières campagnes de financement de la station.Ils ont participé à un débat en ondes le mois dernier, aboutissement d\u2019une collecte de fonds de 75000$.Le directeur explique que si M.Coderre avait formulé la même demande d\u2019occuper le hall, il aurait été le bienvenu.L\u2019espace d\u2019entrée (pas la station) a été loué pour près de 500$.«On reçoit des tonnes de demandes pour des activités dans le hall, dit M.Labelle.On a réservé les accords jusqu\u2019à maintenant aux partenaires de la Vitrine ou de CIBL.» Stéphane BaiUargeon d\u2019élection de la Ville de Montréal à titre d\u2019indépendant, mais il compte former un parti baptisé «Coalition Montréal» et a réservé ce nom auprès du Directeur général des élections (DGE).Ce parti ne comptera qu\u2019un seul candidat, soit celui de la mairie, a précisé M.Côté.Reste à déterminer comment la Coalition et les différents candidats seront identifiés sur les bulletins de vote.Louise Harel Si tous les élus de Vision Montréal étaient aux côtés de M.Côté sur scène, ce n\u2019était pas le cas de leur chef Louise Harel, qui est demeurée dans l\u2019assistance et qui a quitté les lieux avant la fin de l\u2019événe- ment.Son attachée de presse a indiqué qu\u2019elle voulait laisser toute la place à M.Côté en cette journée de lancement.Questionné sur le rôle que jouerait M\u201c® Harel au sein de la coalition, M.Côté a indiqué qu\u2019elle ferait la promotion de la coalition et de ses principes auprès du public: «J\u2019ai un grand respect pour M\u201d'\u201d- Harel.Je ne partage pas toutes ses convictions.[.] Mais sur les problèmes de la ville de Montréal, on est en accord parfait.» En entrevue au Devoir, il insiste pour dire que la chef de Vision Montréal sera «garante de la coalition », qu\u2019elle siégera au conseil de direction avec lui et Marvin Rotrand et qu\u2019elle travaillera étroitement à des projets importants qui seront dévoilés au cours de la campagne électorale.«Elle ne sera pas le numéro 2», a-fil cependant indiqué en précisant n\u2019avoir promis de poste en personne s\u2019il remporte la mairie.Son adversaire Deifis Coderre a salué la candidature de M.Côté \u2014 «C\u2019est bon pour la démocratie montréalaise.Ça va me faire plaisir de croiser le fer» \u2014, mais il a reproché à son rival de «compartimenter» les votes en distinguant les groupes d\u2019électeurs selon leur langue, leiu origine ethifique ou leiu allégeance politique.«Je n\u2019ai pas à tenter de rallier qui que ce soit.J\u2019ai déjà cette sensibilité», a-t-il dit Denis Coderre n\u2019a pas fait grand cas du fait que Marcel Côté était considéré comme le candidat du milieu des affaires : «Moi, je ne suis pas le candidat du milieu des affaires.Je suis le candidat des Montréalais.» Le Devoir Martine Beaugrand, nouvelle mairesse de Laval GAETAN POULIOT Laval a une nouvelle mairesse par intérim.Seule à briguer le poste, Martine Beaugrand a été élue par acclamation mercredi, promettant la «stabilitépolitique» d\u2019ici les prochaines élections.M\u201c® Beaugrand a été élue conseillère municipale en 2009 sous la bannière du PRQ des Lavallois, parti de l\u2019ex-maire Gilles Vaillancourt.«Les derniers mois ont été difficiles pour les Lavallois, et l\u2019image de la Ville a été passablement écorchée.Cette période est maintenant derrière nous, car f entends mettre toutes mes énergies à soutenir l\u2019administration municipale dans un contexte de plus grande stabilité politique», a-t-elle dit dans un communiqué.Son rôle sera toutefois limité, puisque la Ville de Laval est sous tutelle depuis le mois dernier et que des élections municipales auront lieu le 3 novembre.Toutes les décisions du co- mité exécutif et du conseil municipal doivent obtenir le feu vert de la Commission municipale du Québec, qui a mandaté un gestionnaire pour superviser leius activités.Couronnement Ce couronnement survient après la démission d\u2019Alexandre Duplessis en raison d\u2019allégations l\u2019impliquant dans une affaire de services d\u2019escortes.Quelques heures avant sa démission, il avait catégoriquement nié avoir reçu les services sexuels d\u2019une prostituée, affirmant plutôt être victime d\u2019une tentative d\u2019extorsion.Ce dernier était lui-même maire par intérim.Il avait pris la place de Gilles Vaillancourt, qui a démissionné en novembre dernier dans la foulée d\u2019une série de perquisitions de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) à Laval.En mai dernier, celui qui régnait sur la ville depuis 1989 a été arrêté et accusé de gangstérisme.Contrairement à la majorité des conseillers municipaux de Laval, M\u201c® Beaugrand n\u2019a pas été éclaboussée par les révélations faites lors de la commission Charbonneau.L\u2019agent officiel du PRQ des Lavallois, Jean Bertrand, a affirmé fin mai que presque tous les conseillers munici- « J\u2019entends mettre toutes mes énergies à soutenir l\u2019administration municipale dans un contexte de plus grande stabilité politique» servi de prête-noms est Prance Dubreuil.Pour le Mouvement lavallois, il aurait été préférable que Québec nomme des gestionnaires indépendants pour diriger la Ville d\u2019ici les élections.«Même si elle n\u2019a pas participé au processus de prête-noms, elle a bénéficié de l\u2019argent qui est le fruit de la collusion et de la corruption pour son élection en 2009, comme tous les membres du PRO des Lavallois», a dit au De- voir Marc Demers, paux avaient bafoué la Loi qui sera candidat à la mairie le électorale en acceptant des dons illégaux de firmes de génie-conseil.De 1995 à 2010, les dons des conseillers du PRQ à leur propre formation, ainsi que ceux de leur entourage, étaient remboursés par huit ou neuf firmes de génie-conseil, a-t-on appris.La seule autre conseillère lavalloise à ne pas avoir 3 novembre.Martine Beaugrand est la première femme à occuper le poste de maire de Laval.Elle détient une maîtrise en administration des services de santé.Elle n\u2019entend pas briguer à nouveau la mairie de Laval lors de l\u2019élection municipale.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI JUILLET 20IS ACTUALITES Eau potable : le règlement doit être bonifié, selon des élus gaspésiens ALEXANDRE SHIELDS La Conférence régionale des élus Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine (CREGIM) estime que le règlement sur la protection de l\u2019eau potable élaboré par le gouvernement Ma-rois aurait besoin d\u2019être bonifié.Le regroupement se dit aussi «perplexe» par rapport à la gestion de tout le dossier de l\u2019exploration pétrolière et gazière au Québec.« [La CREGIM] constate un déséquilibre entre la situation vécue actuellement en Gaspésie et à Vile d\u2019Anticosti et celle concernant les gaz de schiste dans les régions des Basses-Terres du Saint-Laurent, ce qui fait craindre l\u2019apparition d\u2019une politique «deux poids, deux mesures»», souligne le regroupement dans une lettre envoyée au ministre de l\u2019Environnement, Yves-Erançois Blanchet, et transmise aux médias.Moratoire Dans le cas du gaz de schiste, le gouvernement a mandaté le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour étudier toute la filière, tout en décrétant un moratoire pour toutes les Basses-Terres du Saint-Laurent.Ce n\u2019est pas le cas en Gaspésie.«L\u2019exploration gazière et pétrolière est en cours actuellement en Gaspésie, alors qu\u2019aucun encadrement légal adapté n\u2019a encore officiellement vu le jour, affirme d\u2019ailleurs le vice-président de la Conférence, Joël Arseneau.Cette situation contradictoire a été dénoncée par plusieurs dans notre région.À cet effet, la CREGIM a demandé que soit mis en place un programme d\u2019évaluation environnementale stratégique pour la Gaspésie.Nous sommes toujours en attente d\u2019une réponse sur ce point.» Le gouvernement Marois n\u2019a effectivement pas annoncé quelle forme prendrait une éventuelle évaluation des projets d\u2019exploration pétrolière sur le territoire de la Gaspésie.Quant à l\u2019île d\u2019Anticosti, on prévoit de mandater le BAPE, mais seulement une fois que les pétrolières auront réalisé des travaux d\u2019exploration.Ces travaux devraient inclure de la fracturation, une technique jamais expérimentée au Québec dans le cas du pétrole.Règlement sur l\u2019eau Les entreprises Junex et Pé-trolia mènent depuis quelques années des projets dans la région de Gaspé.Le projet Haldi-mand de Pétrolia a toutefois été stoppé en raison de l\u2019adoption, par la Ville de Gaspé, d\u2019un règlement de protection de l\u2019eau qui a eu pour effet d\u2019interdire l\u2019exploration sur son territoire.Pétrolia a par la suite déposé une requête en Cour supérieure pour le faire invalider.Le gouvernement Marois a présenté son propre règlement, qui prévoit notamment d\u2019interdire tout forage à moins de 300 mètres d\u2019un prélèvement d\u2019eau, il ferme aussi la porte à toute fracturation à moins de 400 mètres sous la base d\u2019un aquifère.Dans les recommandations formulées à Québec, la CREGIM remet toutefois en question ces distances.«Sur quels critères, quelles références sont-elles basées?», demande le regroupement.La CREGIM demande aussi que soit prolongée la période de suivi des puits après leur fermeture, fixée pour le moment à 10 ans.«Selon une vision de développement durable sur le long terme, la période minimale de suivi ne devrait pas être inférieure à 30 ans», souligne-t-on.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019exploration des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent inquiète les élus et les citoyens.GOLFE DU SAINT-LAURENT TVop peu de consultations sur re3q)loration pétrolière, déplore le NPD Gaspé \u2014 Le député néodémocrate Philip Toone, qui représente la circonscription fédérale de Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, réclame de «véritables consultations publiques» avant de permettre l\u2019exploration des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent.M.Toone déplore le peu de temps laissé aux citoyens pour réagir à l\u2019évaluation environnementale devant permettre l\u2019octroi d\u2019une licence d\u2019exploration dans l\u2019est du Golfe, un secteur jugé important pour les pêcheurs, notamment de homard.D\u2019autres ont déjà dénoncé le fait que l\u2019Qffice Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers a discrètement rendu publique, vendredi dernier, son évaluation environnementale.Comme eux, le député Toone trouve inconcevable qu\u2019on laisse environ un mois aux personnes concernées pour réagir au rapport de 700 pages, alors que ces gens sont en pleine saison de tourisme et de pêche.En effet, l\u2019Qffice, mis sur pied par les gouvernements fédéral et de Terre-Neuve-et-Labrador, accorde un mois \u2014 jusqu\u2019au 5 août \u2014 aux personnes intéressées pour lui fournir leurs commentaires par écrit.Un échéancier jugé trop serré par le député néodémocrate.Secteur crucial Ce n\u2019est pas la première fois que l\u2019on critique les façons de faire de cette agence, qui gère les ressources pétrolières de la zone extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador.L\u2019Qffice lançait récemment un appel d\u2019offres pour l\u2019exploration de certaines parties du golfe du Saint-Laurent, plusieurs mois avant qu\u2019une importante évaluation environnementale soit achevée.Le 16 mai dernier, l\u2019Qffice Canada-Terre-Neuve-et-Labra-dor des hydrocarbures extracôtiers a lancé cet appel d\u2019offres pour l\u2019exploration de plus d\u2019un million d\u2019hectares de fonds marins dans le gobe du Saint-Laurent, à l\u2019ouest de l\u2019île de Terre-Neuve.Les environnementa-listes estiment que ce secteur est crucial pour l\u2019industrie de la pêche au homard, au sébaste et à la morue.La Presse canadienne La concentration de CO2 a augmenté de 39 % depuis le début de l\u2019ère industrielle.ÉTUDE MÉTÉOROLOGIQUE De mal en pis pour le climat JOSEPH EID AGENCE ERANCE-PRESSE ALEXANDRE SHIELDS Quoi qu\u2019en pensent les cli-matosceptiques, l\u2019Qrgani-sation météorologique mondiale est formelle : le réchauffement climatique est une réalité, et il prend de plus en plus d\u2019ampleur.La dernière décennie a d\u2019ailleurs été la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des mesures systématiques, en 1850, fait valoir l\u2019agence onusienne dans un rapport publié mercredi.«Le rapport de l\u2019Organisation météorologique mondiale révèle que le climat s\u2019est nettement réchauffé entre 1971 et 2010 et que le rythme décennal d\u2019augmentation des températures sur les périodes 1991-2000 et 2001-2010 est sans précédent.Les concentrations croissantes de gaz à effet de serre, dont la spécificité est de piéger la chaleur, sont en train de transformer notre climat, avec les bouleversements que cela suppose pour l\u2019environnement et les océans, qui absorbent à la fois le dioxyde de carbone et la chaleur», a souligné par voie de communiqué le secrétaire général de l\u2019organisation, Micheljarraud.L\u2019Qrganisation météorologique mondiale (QMM) re- Mais sur le long terme, la tendance est manifestement à la hausse, et c\u2019est encore plus net ces derniers temps )) Michel Jarraud, secrétaire général de l\u2019OMM connaît que certaines années ont été moins chaudes.«Mais sur le long terme, la tendance est manifestement à la hausse, et c\u2019est encore plus net ces derniers temps», a indiqué M.Jarraud.En fait, à l\u2019exception de 2008, chacune des années de la décennie 2001-2010 compte parmi les dix plus chaudes jamais enregistrées, le record étant détenu par 2010.«Cette chaleur record s\u2019est accompagnée d\u2019un recul rapide de la banquise de l\u2019Arctique et d\u2019une perte accélérée de masse nette des inlandsis du Groenland et de l\u2019Antarctique et des glaciers de la planète», peut-on également lire dans le rapport d\u2019une centaine de pages.En raison de cette fonte généralisée de la neige et de la glace et de l\u2019expansion thermique de l\u2019eau de mer, le niveau moyen de la mer a augmenté au rythme de quelque 3 millimètres (mm) par an, soit environ le double de celui qui a été constaté au XX® siècle (1,6 mm par an).370000 morts Le monde a aussi connu des phénomènes climatiques extrêmes.L\u2019agence onusienne évoque les vagues de chaleur en Europe et en Russie, les sécheresses du bassin de l\u2019Amazone, de l\u2019Australie et de l\u2019Afrique orientale, ainsi que les tempêtes énormes, comme le cyclone Nargis et l\u2019ouragan Katrina.Des catastrophes qui ont provoqué la mort de 370 000 personnes.11 s\u2019agit d\u2019une hausse de 20% par rapport à la décennie 1991-2000.Le rapport en question met en évidence la hausse des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre.C\u2019est le cas du CG2, dont la concentration a augmenté de 39% depuis le début de l\u2019ère industrielle.Elle a maintenant atteint la barre des 400 particules par million (ppm) et continue d\u2019augmenter.Le Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019évolution du climat évalue pourtant que, pour parvenir à limiter le réchauffement climatique entre 2 ° C et 2,4°C par rapport à l\u2019ère préindustrielle, il faudrait que la concentration de CG2 plafonne entre 350 et 400 ppm.Selon l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie, la Terre se dirige présentement vers une hausse des températures de pas moins de 5,3 ° C par rapport à l\u2019époque préindustrielle.Un tel bond «aurait des conséquences désastreuses en matière d\u2019événements climatiques extrêmes, d\u2019élévation du niveau de la mer, et entraînerait d\u2019énormes coûts économiques et sociaux», affirmait récemment sa directrice.Maria van der Hoeven.Le Devoir Pour la légalisation du marché des cornes de rhinocéros La vente de cornes d\u2019animaux morts préviendrait le braconnage, croit l\u2019Afrique du Sud ALEXANDRE SHIELDS Puisque trois décennies d\u2019interdiction de commerce de cornes n\u2019ont pas permis d\u2019arrêter le massacre des rhinocéros en Afrique du Sud, le pays entend plaider pour un retour d\u2019un marché, contrôlé, de cette ressource très recherchée en Asie en raison de prétendues vertus médicinales.L\u2019Afrique du Sud proposera dî«introduire un commerce international réglementé de la corne de rhinocéros» lors de la prochaine réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), en Afrique du Sud en 2016, a annoncé mercredi la ministre de l\u2019Environnement Edna Molewa lors d\u2019une conférence de presse.Si la mesure est acceptée, il s\u2019agirait d\u2019un revirement de situation majeur, puisque le commerce des cornes est interdit depuis 36 ans.«L\u2019Afrique du Sud ne peut pas continuer à être prise en otage par les mafias qui massacrent nos rhinos, a-t-elle déclaré aux journalistes.Nous avons la capacité de rendre plus ou moins disponible cette ressource rare sans affecter l\u2019espèce, à travers la mise en place M II .STEPHANE DE SAKUTIN AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019une des méthodes utilisées pour prévenir le braconnage en Afrique du Sud est de couper les cornes des rhinocéros adultes.d\u2019un système commercial réglementé», a-t-elle ajouté.L\u2019objectif est en effet d\u2019alimenter le marché avec des cornes prélevées sur des animaux morts naturellementi et ainsi espérer enrayer la vague particulièrement meurtrière de braconnage qui décime les populations de rhinocéros des réserves naturelles du pays.L\u2019Afrique du Sud, qui abrite les trois quarts des rhinocéros dans le monde.est en effet la cible de groupes de braconniers très bien organisés.Une véritable mafia qui revend les cornes de ces mammi-fères à prix d\u2019or en Asie.Les chiffres parlent d\u2019eux-mêmes : selon le ministère de l\u2019Environnement, 461 rhinocéros ont été abattus dans le pays depuis le début de 2013, un nouveau record.La hausse est d\u2019ailleurs constante depuis six ans.Quelque 668 rhinocé- ros ont été tués par des braconniers en Afrique du Sud en 2012, contre 448 en 2011, 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007.Depuis 1977 Les rhinocéros sont inscrits depuis 1977 sur l\u2019annexe 1 de la Cites, qui interdit le commerce de leurs parties.Mais les rhinocéros blancs d\u2019Afrique du Sud et du Swaziland sont inscrits à l\u2019annexe 11, qui permet la chasse et la vente de trophées.11 resterait environ 20000 rhinocéros blancs \u2014 le plus gros, avec une longueur qui peut atteindre quatre mètres \u2014 en Afrique, et moins de 5000 rhinocéros noirs.Les populations de rhinocéros ne sont pas les seules à faire les frais des braconniers.Plus de 25000 éléphants d\u2019Afrique ont été braconnés en 2012, selon les estimations de la Cites.Celle-ci estimait en juin 2012 que le braconnage des éléphants était à son pire niveau depuis une décennie et que le volume des saisies d\u2019ivoire enregistrées avait atteint celui de 1989, date d\u2019interdiction du commerce mondial de l\u2019ivoire.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 4 JUILLET 20IS A5 LE MONDE KHALES KAMEL AGENCE ERANCE-PRESSE Des soldats tentaient mercredi au Caire de contenir les partisans et les opposants au président Morsi pour ne pas qu\u2019ils se rencontrent ÉGYPTE Une guerre vieille de 60 ans entre militaires et islamistes MARWAN CHAHINE Il serait présomptueux d\u2019affirmer que l\u2019escalade eutre l\u2019armée égyptieuue et les Frères musulmaus était prévisible.Le char et le sabre u\u2019eu sout pas à leur premier duel.Si l\u2019actuel face-à-face apparaît particulièremeut froutal iu-quiétaut, cela fait plus de 60 aus que militaires et islamistes, les seules forces structurées du pays, se livreut uue guerre ouverte.Eutre ces deux géauts couvaiucus d\u2019iu-carper la légitimité populaire eu Egypte, la trêve u\u2019aura fiua-lemeut duré qu\u2019uu au.Et daus chaque camp, uombreux sout ceux qui voieut l\u2019actuelle coufroutatiou comme la bataille fiuale.Un tournant Qualifiée d\u2019historique, l\u2019élec-tiou de Mphammed Morsi à la tête de l\u2019Egypte eu juiu 2012 était ceusée marquer uu tour-uaut daus l\u2019histoire du pays.Eu plus de sou caractère démocratique, c\u2019était la première fois depuis le coup d\u2019Etat militaire de 1952 qu\u2019uu civil accédait à la présideuce.Ses prédécesseurs, Abdel Gamal Nas-sar, Auouar el-Sadate et Hosui Moubarak, étaieut tous trois officiers et out tous oeuvré à bâtir et à cimeuter uu régime militaire.Eu dépit des évolu-tious idéologiques de ses chefs, celui-ci a teuu près de 60 aus et s\u2019est matérialisé par la préseuce de militaires à tous les postes clés de l\u2019État.Ahmed Chafik, le caudidat battu par Morsi, était géuéral d\u2019aviatiou et s\u2019iuscrivait daus la liguée des raïs eu uuiforme.Quaut à Mohammed Morsi, il u\u2019était pas u\u2019importe quel civil, mais uu Frère musulmau.Lp corrfrérie, foudée eu 1928 eu Égypte avec pour projet la réislamisatiou de la société, a lougtemps été l\u2019euuemi public uuméro 1 des militaires aiusi que la priucipale force d\u2019oppo- AGENCE ERANCE-PRESSE Le ministre égyptien de ia Défense, Abdeifatah ai-Sissi, s\u2019est adressé à ia popuiation mercredi à ia téiévision.sitiou au régime, ue craiguaut pas de recourir parfois recours au terrorisme.Les Frères eu out douloureuse-meut subi les couséqueuces et uue graude majorité des membres de la confrérie out couuu, à uu momeut ou l\u2019autre de leur vie, les geôles égyptieuues.Mohammed Morsi lui-même, dout la géuératiou fut plutôt éparguée a été iucarcéré quelques mois eu 2006.Répression Ou peut faire remouter l\u2019ori-giue du différeud eutre l\u2019ar-mqe et les Frères au coup d\u2019État de 1952, les secouds ayaut eu le seutimeut de s\u2019être fait voler uu pouvoir qui leur reveuait eu raisou de leur par-ticipatiou active au mouvemeut ayaut couduit à la chute du roi Farouk.La répressiou s\u2019est ac-ceutuée sous Nasser à partir de 1954, avec la dissolutiou de la corrfrérie, suivie d\u2019uue vague de répressiou faite de tortures et d\u2019exécutious.Libérés sous Sadate, les Frères se sout pro-gressivemeut restructurés avaut d\u2019eutrer eu politique quaud Moubarak couseut à or-gauiser des électious.Ils sout deveuus la secoude force poli- tique du pays, lors des législatives de 2005, eu gaguaut 88 sièges au Parlemeut.La répressiou qui s\u2019eusuit à partir de 2006 a des motiva-tious qui sout «autant économiques que politiques », selou la politologue Zeiuab Aboul lyiagd, spécialiste de l\u2019armée.A l\u2019époque, eu plus de deveuir des coucurreuts politiques, les Frères et uotammeut leur tête peusaute et priucipal fiuaucier, Khairat el-Chater, out empiété sur les iutérêts écouomiques du régime.Au cours de la ré-volutiou de jauvier 2011, à laquelle s\u2019est ralliée la coufrérie, Érères et armée se sout retrouvés daus le même camp.Malgré uu accord tacite, la période de trausitiou meuée par le Couseil suprême des forces armées (CSFA) a été très teu-due, particulièremeut à la fm de la campague présideutielle, et a douué le seutimeut que jamais les Frères et l\u2019armée ue pourraieut cohabiter.Les premiers mois de mau-dature de Mohammed Morsi out pourtaut laissé peuser que les ligues étaieut eu traiu de bouger eu Eg5q)te, qu\u2019uue uor-malisatiou était eu cours.L\u2019évictiou du maréchal Hus- seiu Tautaoui, chef du CSFA et lougtemps miuistre de la Dé-feuse sous Moubarak, et sou remplacemeut par Abdel Fatah Al-Sissi au mois d\u2019août 2012 sout veuus reuforcer cette idée.Celui dout le uom est scaudé eu ce momeut par la foule de Tahrir, était alors pré-seuté comme uu homme très religieux, au poiut que certaius se demaudaieut s\u2019il u\u2019était pas uu Frère iufdtré.Saus parler de graude récouciliatiou ou voyait se mettre eu place uue eufeute cordiale, uue forme d\u2019État bicéphale, chacuu fai-saut atteutiou à ue pas marcher sur les prébeudes de l\u2019autre.Mohammed Morsi a aiusi pris bieu soiu de ue pas toucher aux uombreux avautages écouomiques de l\u2019armée, et daus la uouvelle coustitutiou qu\u2019il a fait voter, le budget de la Défeuse couserve sou caractère secret.Lors des momeuts de teusious, uotammeut eu uo-vembre deruier, c\u2019est à l\u2019armée, plutôt qu\u2019à uue police vis-céralemeut auti-islamiste, que le présideut a fait appel pour assurer maintenir l\u2019ordre.Pourquoi le divorce intervient-il maintenant?Ces derniers mois.Mohammed Morsi, de plus en plus isolé politiquement, a accéléré les nominations de Frères Musulmans dans les administrations.Cette tejitative d\u2019accaparement de l\u2019État, jusque-là propriété des militaires, a été mal reçue.En outre, plusieurs sources, estiment qu\u2019en interne, l\u2019alliance du sabre et du char n\u2019a jamais été acceptée et que la grogne n\u2019a cessé de s\u2019intensifier dans les casernes.Considéré comme un homme de devoir, le général Al Sissi a sans doute privilégié l\u2019unité de l\u2019institution et laissé tomber Mohammed Morsi, qui aussi paradoxal que cela puisse paraître était, en tant que président, officiellement chef des armées.Libération Le roi des Belges abdique Albert 11, a annoncé mercredi qu\u2019il abdiquera le 21 juillet, jour de la fête nationale de la Belgique.Les rumeurs dans ce sens avaient enflé ces derniers mois.Albert 11 a fêté en juin ses 79 ans et doit célébrer en août le 20® anniversaire de son règne.Son état de santé est fragile.Le prince héritier est son fils aîné, Philippe, âgé de 53 ans.Albert 11 avait joué un rôle central de médiateur durant la longue crise politique de 2010-2011.11 avait été salué par tous les partis, à l\u2019exception des indépendantistes flamands de la N-VA.Agence France-Presse L\u2019opposition syrienne se retrouve à Istanbul pour se choisir un chef La Coalition de l\u2019opposition syrienne se retrouve à partir de jeudi à Istanbul pour tenter de se choisir un nouveau président et d\u2019afficher un front uni, alors que les rebelles hostiles au président Bachar al-Assad traversent une passe difficile sur le terrain.Au cours de cette «assemblée générale» programmée sur deux joins, les membres de la Coalition doivent d\u2019abord se mettre d\u2019accord sur le nom d\u2019un successeur officiel à Georges Sabra, leur chef par intérim depuis la démission du précédent président Moaz al-Khatib au printemps.Ils doivent aussi nommer plusieurs vice-présidents et renouveler leur conseil politique, la principale instance de décision de l\u2019organisation, selon la même source.Initialement prévu fin mai, le choix du nou- veau président avait été ajourné faute d\u2019accord après huit jours et autant de nuits d\u2019entretiens qui avaient étalé au grand jour la guerre d\u2019influence que se livrent les principaux parrains des adversaires du président Bachar al-Assad, le Qatar et l\u2019Arabie Saoudite.Les opposants étaient finalement parvenus à un accord sur l\u2019élargissement de leur mouvement, jusqu\u2019alors largement dominé par les Frères musulmans soutenus par les Qataris.Parmi les «entrants» figuraient des représentants de l\u2019état-ma-jor de l\u2019Armée syrienne libre (ASL), qui rassemble de nombreuses brigades rebelles sous l\u2019influence des Saoudiens, ou de groupes révolutionnaires à l\u2019origine de la contestation.Agence France-Presse ESPIONNAGE L\u2019affaire Snowden fait des vagues en Amérique latine L> errance forcée de l\u2019avion ' du président bolivien, Evo Morales, dans l\u2019espace aérien européen a scandalisé l\u2019Amérique latine, mais prouve à quel point il semble improbable que l\u2019ex-consultant en fuite Edward Snowden puisse se réfugier dans la région, estimaient des analystes mercredi.11 «semble extrêmement improbable que Snowden puisse se rendre en Amérique latine», a estimé Michael Shifter, président de Inter-American Dialogue, un centre d\u2019études et d\u2019analyse à Washington.«Le prix à payer serait trop élevé», ajoute-t-il.«Les pays dAmérique latine ont conscience de l\u2019effet dévastateur d\u2019une rupture avec les Etats-Unis, essentiellement sur le plan économique.» «En termes pratiques », relève quant à lui Francisco Carrion, ancien ministre dqs Affaires étrangères de l\u2019Équateur, «si l\u2019avion officiel du président d\u2019un pays peut se voir privé d\u2019autorisation de survoler un territoire, par quel moyen Snowden pourrait-il se rendre en Amérique latine ?» «Même s\u2019il existe une tradition très forte en Amérique latine de droit d\u2019asile, s\u2019il y a des conventions, en termes pragmatiques, il semble extraordinairement difficile que Snowden puisse se rendre matériellement en Equateur», dit-il.Pour sa part Patricio Navia, analyste et universitaire chilien, note que plusieurs pays d\u2019Amérique latine ont refusé «intelligemment de ne pas se mêler à cette controverse».«Il existe de bonnes raisons pour croire que Snowden doit être protégé », dit-il.«Mais créer un précédent serait dangereux car les Etats ne veulent pas protéger des personnes qui révèlent les secrets d\u2019autres États et s\u2019exposer à devenir eux-mêmes de futures victimes de fuites.» L\u2019avion du président bolivien a quitté Vienne en Autriche oû il est resté bloqué pendant 13 heures, après s\u2019être vu refuser l\u2019entrée dans l\u2019espace aérien de plusieurs pays européens en raison de rumeurs sur la présence à bord d\u2019Edward Snowden «C\u2019était quasiment comme un enlèvement de près de 13 heures», a déclaré le président bolivien lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019aéroport autrichien, montrant du doigt la France, l\u2019Italie, le Portugal et l\u2019Espagne.Ces pays ont été également sévèrement critiqués en Amérique latine.«On peut penser qu\u2019ils ont été mis sous pression par Washington», relève l\u2019analyste péruvien Ernesto Velit Grande.L\u2019Union des nations sud-américaines (UNASUR) a pour sa part dénoncé «l\u2019attitude dangereuse de la Erance et du Portugal en annulant intempestivement des autorisations de survol» de l\u2019avion présidentiel bolivien, de retour de Moscou.Ses membres devraient se réunir dans les prochains jours, selon le gouvernement bolivien.L\u2019affaire Morales «a gravement détérioré les relations entre l\u2019Amérique latine et l\u2019Europe», a indiqué Velit Grande.«Ce genre d\u2019attitude arrogante de gouvernements comme ceux de France, d\u2019Italie ou du Portugal ne va pas contribuer à un rapprochement entre l\u2019UE et l\u2019Amérique latine» qui est «pourtant en train de devenir un refuge pour les investisseurs européens», ajoute-t-il.Agence France-Presse Moscou hausse de 60 % le budget de la défense Le gouvernement russe prévoit une augmentation de plus de 60% de ses dépenses militaires au cours des trois prochaines années, mais une réduction de celles consacrées à la santé et l\u2019éducation, ont rapporté mercredi la presse et les agences russes.Selon l\u2019agence publique Ria-Novosti et le journal Vedo-mosti, qui citent un projet d\u2019orientations budgétaires sur les années 2014 à 2016, le budget de la Défense va passer de 2098 milliards de roubles (66,7 milliards de dollars) en 2013 à 3418 milliards de roubles (108 milliards de dollars).Cela correspond à un bond de 63% de ces dépenses, qui vont voir leur part du budget fédéral passer de 16% à 22%., La Russie reste bien loin des États-Unis en la matière, le projet de budget du Pentagone pour 2014 s\u2019élevant à 526,6 milliards de dollars.La croissance économique a nettement ralenti ces derniers mois en Russie, le gouvernement ne prévoyant que 2,4% cette année après 3,4% en 2012, ce qui se traduit par une baisse des revenus budgétaires.En juin, le ministre des Finances, Anton Silouanov, a prévenu que le gouvernement allait devoir revoir à la baisse ses prévisions de rentrées fiscales.11 a demandé de renoncer à certaines dépenses militaires, ou de les repousser, ce qui a été refusé par Vladimir Poutine.Dans ce contexte budgétaire difficile, le ministère a revu ses ambitions de dépenses budgétaires à la baisse, prévoyant une augmentation de 3% par an contre 6% auparavant.Selon Vedomosti, le gouvernement prévoit de réduire les dépenses d\u2019éducation de 682 milliards de roubles en 2013 (21,6 milliards de dollars) à 601 milliards de roubles en 2016 (19 milliards de dollars), soit une baisse de 12%, précise Vedomosti.Les dépenses de santé devraient passer de 515 milliards de roubles (16,4 milliards de dollars) à 340 milliards de roubles (10,8 milliards de dollars).Agence France-Presse AFRIQUE DU SUD De Klerk louange Mandela Le dernier président blanc d\u2019Afrique du Sud, Frederik de Klerk, a loué mercredi la «philosophie» de son ancien adversaire Nelson Mandela, toujours dans un état critique.M.De Klerk, filmé par la chaîne eNCA à la sortie de l\u2019hôpital du Cap oû il s\u2019est fait poser un pacemaker, a loué la «philosophie » de son successeur «sur la nécessité de la réconciliation » entre les races.D\u2019après lui, la mort de l\u2019icône mondiale du pardon «rendra ce legs encore plus vivant et c\u2019est une bonne chose pour l\u2019Afrique du Sud».M.De Klerk, 77 ans, avait écourté ce week-end une visite en Europe en raison de l\u2019état de santé de Nelson Mandela, avec qui il avait obtenu en 1993 le Nobel de la Paix.Les rapports n\u2019ont jamais été simples entre les deux hommes qui ont géré ensemble la transition de l\u2019apartheid à la démocratie.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE JEUDI JUILLET 20IS EDITORIAL Bernard Descôteaux MONTREAL La fin des partis Marcel Côté est passé de la parole aux actes.Il est maintenant officiellement candidat à la mairie de Montréal.Il aura à disputer le fauteuil de premier magistrat de la métropole à trois adversaires, mais d\u2019emblée, le débat politique se polarisera autour de sa candidature et de celle de Denis Coderre, ce qui réduira l\u2019espace que pourra occuper Projet Montréal de Richard Bergeron.1 n\u2019y a pas de surprise dans le geste posé par Marcel Côté tant sa candidature était un secret de Polichinelle.Néanmoins elle demeure étonnante, car cet activiste intéressé autant à la politique qu\u2019aux affaires et aux causes communautaires et caritatives a toujours préféré le rôle d\u2019influenceur et de conseiller à celui de politicien.Il répond aujourd\u2019hui à l\u2019appel du service public sous la pression des milieux d\u2019affaires montréalais et de cercles nationa-istes qui rejettent de façon épidermique la candidature de Denis Coderre.Celui qui s\u2019est autoparachuté depuis Ottawa dans cette course à la mairie a le défaut à leurs yeux de n\u2019avoir aucune vision du développement de Montréal.De fait, Marcel Côté dispose de cette connaissance intime des problèmes urbains et des grands et petits défis de l\u2019administration municipale qui manque à Denis Coderre.Il vit à Montréal depuis des décennies et a participé à tous les débats à titre d\u2019économiste-conseil et comme facilitateur politique à toutes sortes de projets.Il a codirigé ces dernières années un comité sur les problèmes organisationnels de la nouvelle ville et de ses relations avec ses arrondissements.Par contre, il n\u2019a pas ce qui fait la force de Denis Coderre.Celui-ci est une bête politique, formé \u2014 à l\u2019école populiste de Jean Chrétien et disposant d\u2019un sens inné de l\u2019organisation.rLe débat électoral montréalais se polarisera d\u2019autant plus facilement entre ces deux candi-dats à la mairie que tous deux ont bien com-'\tpris le sentiment des Montréalais.Ceux-ci at- tribuent le scandale des contrats publics aux deux partis politiques, qui ces 20 dernières années ont dirigé Montréal.Marcel Côté et Denis Coderre s\u2019affronteront en s\u2019appuyant sur des coalitions qu\u2019ils veulent arc-en-ciel, où on retrouvera fédéralistes et souverainistes, anglophones et francophones, libéraux et péquistes et des conseillers issus de Vision et Union Montréal.Ces deux anciens partis ont bien compris que les Montréalais ne veulent plus d\u2019eux.Union Montréal s\u2019est dissoute alors que Vision Montréal appuie la candidature de Marcel Côté.Sa chef, Louise Harel, a su faire preuve d\u2019abnégation en retirant sa candidature à la mairie au nom des intérêts supérieurs de Montréal.Ce mariage entre une souverainiste et un fédéraliste paraîtra hasardeux à plus d\u2019un.Néanmoins, le Rassemblement des citoyens de Montréal des années 70 et 80 réunissait des Montréalais de toutes tendances.Ce fut un succès.Dans le cas présent, le danger vient du caractère improvisé de l\u2019alliance stratégique conclue entre Marcel Côté et Louise Harel.On a en commun pour l\u2019instant des objectifs et un candidat à la mairie.Qu\u2019en sera-t-il lorsque viendra le temps de se donner un programme et de mettre sur pied une organisation ?Ou encore, lorsque Marcel Côté aura à se choisir un colistier comme candidat à la présidence du comité exécutif?Car les Montréalais voudront savoir, avant de voter, sur qui leur prochain maire s\u2019appuiera pour diriger Montréal, ce qui vaut d\u2019ailleurs pour tous les candidats.La table est maintenant mise, notait le chef de Projet Montréal en se réjouissant de connaître ses adversaires.Le défi pour Richard Bergeron sera de se créer un espace entre ces deux coalitions qui, par lem nature, samont ratisser large et dépasser les idéologies.Projet Montréal pomrait être écrasé, ce qui ne manquera pas d\u2019être le sort de Mélanie Joly, candidate quasi solitaire à la mairie.SOULÈVEMENT DES ÉGYPTIENS Le coup militaire es jours durant, des millions d\u2019Eg5q)tiens l\u2019ont réclamé à cor et à cri, l\u2019armée l\u2019a réalisé.Quoi donc ?Un coup militaire qui n\u2019est pas un coup d\u2019Etat militaire.Dans les heures suivant la tin de l\u2019ultimatum adressé au président et mandarin des Erères musulmans, Mohamed Morsi, le chef d\u2019état-major Abdel al-Sissi a ordonné que ce dernier soit assigné à résidence, et dévoilée lors d\u2019une allocution télévisée la feuille de route imposée au pays.Celle-ci stipule que le président de la Cour constitutionnelle devient président par intérim qui aura pour mandat de former un gouvernement technocratique et d\u2019organiser des élections au cours des prochains mois.Quoi d\u2019autre?La constitution est évidemment suspendue et les militaires vont retourner dans leurs quartiers.Pour l\u2019instant du moins.Si, il y a quelques semaines encore, l\u2019issue des événements observée mercredi n\u2019était pas prévisible, il était écrit dans le ciel que l\u2019armée et les Erères musulmans croiseraient le fer tôt ou tard.Car au cours des derniers mois, ces derniers, par Morsi interposé, ont mené ce qu\u2019il faut bien appeler une purge au sein de l\u2019appareil d\u2019Etat, au sein de toutes les administrations, en renvoyant cadres supérieurs et subalternes pour mieux les remplacer par les membres de leur confrérie.Bref, Morsi et consorts ont poursuivi une politique considérée par la majorité des citoyens comme une islamisation tous azimuts.Qui plus est, au lieu de jouer l\u2019apaisement avec une opposition qui a tout de même récolté 49% des suffrages lors de la présidentielle de juin 2012, Morsi et les siens ont pris un soin méticuleux à « détruire » les leaders de cette opposition.Non seulement ça, ils se sont également appliqués à museler les médias comme le faisaient Hosni Moubarak et ses prédécessems.Bref, le souci démocratique exprimé lors du printemps arabe a été ramené par Morsi et les siens à un amas de confettis.Ce n\u2019est pas tout.Là où les Erères musulmans ont fait la preuve par A plus B que leur corpus idéologique est perclus de féodalismes, c\u2019est sur la place à accorder aux femmes.Un, dans la foulée de leur victoire aux législatives, ils ont réduit le nombre d\u2019élues de 15% sous Moubarak à moins de 3%.Deux, Morsi et ses satrapes n\u2019ont pas bougé le petit doigt pour stopper ce qu\u2019il faut bien appeler une épidémie d\u2019agressions sexuelles.Trois, ils se sont appliqués à gommer la présence de la femme dans la fonction publique.Cela étant, l\u2019armée va encore une fois tirer les ficelles politiques du pays.Il faut évidemment espérer qu\u2019elle s\u2019en tiendra au rôle qu\u2019elle s\u2019est donné.Autrement dit, il faut espérer une mise en berne de son ADN politique dont le moteur s\u2019appelle la dictature.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ûîîRt CutîNAtRC 'A LA HAuTfw^ PftA RêPuTAÏÏW\tDf AaonTRêAU.» -LA ViLLC P£ MoNTpfAL Tf?£ AA Ai;»M NO CLtiSiNf: Oe RiAÊ E4M chAuÇïom ÇA?m S> fw'lÇÎNt ' APFûRTtZ (PoT-TC-7Vi(^-' PAifMfwr pAUfNVfqrf\u2019Pfî pfMflNOEi CEnTPA knCHviP- REPRISE LETTRES La santé du bilinguisme Décidément, le bilinguisme canadien va mal.Pour s\u2019en convaincre, il n\u2019y a qu\u2019à lire la piteuse défense et illustration qu\u2019en fait le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, dans Le Devoir du 29 juin.En réponse à une diatribe de Luc-Normand Telîier sur le «Québec bashing» au Canada anglais, M.Fraser invoque essentiellement que les chroniqueurs du National Post évoqués par M.Tellier ne représentent pas l\u2019opinion du Canadien anglais, puis il ajoute que dans le ROC, les cours d\u2019immersion ont toujours la cote.Enfin, un Ontarien francophile vient de fonder l\u2019organisme Youth for French.On ne voit pas très bien quel rapport M.Fraser établit entre le «Québec bashing» et le bilinguisme individuel à Sarnia, mais de toute façon, ses exemples «positifs» font un peu court, pour suggérer comme il le fait, que le négatif passe hélas toujours mieux (que le positiO dans le discours public.Mais au fait, y a-t-il tant de positif à rapporter?Francophones, faut-il lire autre chose que le Post, le Globe et Macleans pour savoir ce qui se dit au Canada sur le Québec ?Vancouver et Halifax voient-ils tout autrement?Faut-il regarder ailleurs qu\u2019à CBC, (JTV ou Global?Vivement que M.Fraser dise où, Jui, trouve ses chroniqueurs «positifs».A moins qu\u2019il ne faille pas se fier aux médias anglophones « négatifs» comme les nôtres, et plutôt se parler sans intermédiaires, de citoyen cana- dien à citoyen québécois, par exemple entre parents lors d\u2019un tournoi pee-wee interprovincial?Sérieusement, le commissaire aux langues officielles a une tâche problématique : imaginer un cadre d\u2019évaluation du bilinguisme qui permette de voir le verre toujours à moitié plein.Il doit souvent ramer très fort pour y arriver.On peut sympathiser avec l\u2019homme et son défi, mais il nous excusera de ne pas prendre des vessies pour des lanternes.Ses indices de la santé du bilinguisme (qu\u2019il identifie à la bonne entente nationale) convaincraient peut-être des Vancouvérois distraits, mais au Québec, à Montréal surtout, ils frôlent l\u2019insolence.Normand Cusson Montréal, le P\u2019'juillet 2013 En état de siège climatique Ce matin, je pars avec mon manteau d\u2019hiver et une tuque pour être confortable.Tempête de pluie et de vent à n\u2019en plus finir.Le chauffage est parti à l\u2019intérieur de la maison.Bloquée depuis des jours et des semaines par un ciel opaque, la lumière du jour s\u2019éteint, le jour est devenu la nuit.Déjà, la moitié de l\u2019été est passée et on ne peut profiter des jours les plus longs de l\u2019année : le ciel reste bouché chaque soir (quatrième soirée de suite ce soir).Les journées de soleil et de chaleur se comptent sur les doigts de la main.On semble plongés dans un état de guerre avec la Terre.Mauvais film de science-fiction?Un WorldWar Z où l\u2019apocalypse se vit à petites doses quotidiennes peut-être.En Europe comme en Amérique du Nord, le dérèglement climatique (induit par le réchauffement global) suit son cours, aidé par la fonte des neiges arctiques et la perturbation systémique des courants aériens.Comme toute technologie, celle des énergies aux hydrocarbures (énergies dites thermiques) a son accident spécifique, son côté sombre.Ces modes de production et de consommation provoquent «l\u2019accident général», comme le disait le philosophe Paul Virilio, un accident global qui accompagne une technologie planétaire.Quand nous réveillerons-nous pour adopter une stratégie énergétique qui ne repose plus sur le pétrole, comme le disait le président Obama dans son discours sur le climat du 25 juin: «Comme président, comme père et comme Américain, je suis ici pour dire que nous devons agir.Je refuse de condamner votre génération et les suivantes à vivre sur une planète qui ne peut plus être réparée.[.] Notre stratégie énergétique ne peut pas se résumer uniquement à la production de plus de pétrole [.]»?Faudra-f il une économie d\u2019urgence, comme lors de la Seconde Guerre mondiale où l\u2019économie mondiale s\u2019est retournée sur un dix cents pour faire la guerre ?Mais il s\u2019agit maintenant de faire la paix avec la planète.Pierre Blouin Lévis, le 28 juin 2013 LIBRE OPINION V , \" \"\t« harleyiste », ça suffit ! «Je n\u2019ai besoin de personne En Harley Davidson Je n\u2019reconnais plus personne.» Serge Gainsbourg chanté par Brigitte Bardot.ANDRÉ JACOB Saint-Irénée Au cours d\u2019une balade au cœur de Baie-Saint-Paul, j\u2019aperçois un écriteau accroché au mur d\u2019un édifice public : «A Baie-Saint-Paul, le bruit, c\u2019est tolérance zéro.» Mes oreilles bourdonnent.Toutes les deux minutes, j\u2019entends des Harley-Davidson troubler cet environnement censé être sans bruit.Dès les beaux jours revenus, les «har-leyistes» prennent les routes d\u2019assaut.Mais pourquoi sont-ils si nombreux depuis quelques années ?En fait, la compagnie Harley-Davidson (HD) mène une guerre sans merci pour conquérir la planète.HD a coupé ses prix de vente afin de pouvoir imposer SA sous-culture et l\u2019identité Harley.Les ventes ont grimpé en flèche et les nostalgiques d\u2019une image idyllique de la liberté sur deux roues ont revêtu les uniformes, les couleurs (noir et orange), les casques (parfois de style nazi!!!), un design de ces monstres de chrome d\u2019un autre âge et même des signes et des attitudes propres à leur «grande famille», me confiait l\u2019un d\u2019eux.Un « harleyiste » s\u2019identifie fortement à sa secte avec des airs de macho, c\u2019est-à-dire à un mythe de J\u2019homme fort à moto comme chantait Edith Piaf dans L\u2019homme à la moto: «Il portait des culottes, des bottes de moto, un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos.» Dans cet esprit, les «harleyistes» adoptent la fâcheuse habitude d\u2019envahir les routes en pétaradant à la manière des bandes de durs à cuire comme les Hells Angels.De fait, les propriétaires de ces motos hyper bruyantes sont devenus ainsi une espèce particulière; en effet, faire du bruit leur semble un précepte religieux ; ils aiment se déplacer en «gang».En une heure, il arrive qu\u2019une centaine de ces engins traversent une zone touristique.En ville, quand une dizaine de motos attendent le passage d\u2019un feu de circulation au vert au coin d\u2019une rue, il faut prendre une grande respiration et observer le sourire ravi de ces «extrémistes» de la moto écouter ronfler leurs infernales machines à cracher des décibels.Ils donnent l\u2019impression de voler sur un nuage (de fumée, on s\u2019entend.), comme dans la magnifique chanson de Diane Dufresne Pour un^gars d\u2019bicycle: « Otez-vous de delà quand y pèse su\u2019l gaz Un nuage de feu pis tout le monde s\u2019écrase Quand y vient dans le bout avec toute sa gang On les entend venir l\u2019autre bord de la montagne.» Leurs pétarades polluent notre environnement; je n\u2019arrive tout simplement pas à comprendre pourquoi les villes et les mu- nicipalités laissent faire.Et beaucoup de citoyens aussi, sous le prétexte que dénoncer cette pollution envahissante pourrait nuire à la venue de ces touristes bruyants.L\u2019argument ne tient pas la route ; en effet, de plus en plus, d\u2019autres catégories de touristes se tiennent loin des lieux de passage de ces bolides assourdissants.Silence citoyen ou pas, discipliner ces hordes irrespectueuses d\u2019un environnement normal s\u2019impose.Que des enfants fassent du bruit pour se faire remarquer passe encore, mais dans le cas d\u2019adultes, surtout aux tempes grisonnantes, ça suffit.Depuis longtemps, des règlements existent pour limiter le bruit des camions, des voitures, des motoneiges et de tous les Qpes de véhicules qui circulent sur les routes, mais les Harley-Davidson semblent intouchables.Pourquoi?Y a-t-il des lobbyistes «harleyistes » qui ont convaincu les ministres et toutes les autres catégories d\u2019élus des bienfaits du bruit dans une ville ?Pouvons-nous, simples citoyens à pied, déambuler tranquillement dans un lieu touristique sans ces agressions continues par le bruit?La technologie de contrôle du bruit qui rend les motos presque silencieuses existe chez plusieurs marques, mais pas chez Harley.Les « harleyistes » ont beau s\u2019identifier à une mode du passé si ça leur chante, mais pas au détriment de leurs concitoyens et concitoyennes.6^7657 LE DEVOIR LE JEUDI JUILLET 2013 A 7 IDEES Comment l\u2019argent a transformé la politique aux États-Unis Un système politique autrefois assez sensible aux intérêts de la classe moyenne a été détourné à partir des années 1970 par les « super riches » PAUL PIERSON Titulaire de la Chaire John Gross à l\u2019Université de Californie à Berkeley.Il prononcera une conférence au Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (CERIUM) le 9 juillet.Iwww.cerium.ca) n ce jour où les Américains célèbrent leur indépendance nationale, il n\u2019est pas inutile de rappeler à qpel point l\u2019économie des Etats-Unis a changé au cours des 30 dernières années.Contrairement à ce qu\u2019on observe au Québec, les riches sont devenus encore plus riches.Ce sort, malheureusement, n\u2019est pas celui de la plupart des Américains.Une partie de cette inégalité croissante est due aux changements de l\u2019économie mondiale.Toutefois, la politique américaine est la principale coupable.Depuis une génération, on observe un renversement de l\u2019influence respective des entreprises et des travailleurs à Washington.Le déclin des syndicats hors du sectem public (où la lutte n\u2019est pas terminée) n\u2019a pas seulement affecté le pouvoir de négociation et la rémunération des salariés ; il a aussi considérablement affaibli les organisations les mieux qualifiées pour défendre les gens ordinaires auprès du Congrès.Dans notre livre, Winner-Take-All Politics (Simon & Schuster, 2010), mon collègue de Yale Jacob Hacker et moi-même documentons l\u2019invasion de l\u2019argent dans la politique américaine.Nous démontrons comment un système politique qui était autrefois assez sensible aux intérêts de la classe moyenne a été détourné à partir des années 1970 par les «super riches» afin de défendre leurs propres intérêts.Contrairement à ce qu\u2019on pense parfois, le moment décisif ne fut pas l\u2019arrivée au pouvoir du républicain Ronald Reagan.Déjà sous l\u2019administration démocrate de Jimmy Carter, une mobilisation sans précédent du milieu des affaires avait suscité une révolte fiscale (anti-impôts) et enclenché le début de la déréglementation.Lobbying direct et campagnes d\u2019influence Les efforts concertés des grandes entreprises et des nantis influencent dorénavant tous les aspects du gouvernement américain.Ces efforts incluent non seulement le lobbying direct des élus, mais aussi des cam- ASSOCIATED PRESS Jimmy Carter (à gauche) et Ronald Reagan, lors d\u2019un débat présidentiel télévisé en octobre 1980.Contrairement à ce qu\u2019on pense parfois, le moment décisif ne fut pas l\u2019arrivée au pouvoir du républicain Ronald Reagan.Déjà sous le gouvernement démocrate de Jimmy Carter, une mobilisation sans précédent du milieu des affaires avait suscité une révolte fiscale (anti-impôts) et enclenché le début de la déréglementation.pagnes d\u2019influence auprès de l\u2019élite et de l\u2019opinion publique, le soutien aux membres conservateurs de la Cour suprême afin que celle-ci fasse la promotion du libre marché et l\u2019attaque frontale lancée àja faveur de la crise fiscale par de nombreux Etats contre les syndicats du secteur public.Il se trouve que les super riches qui financent de plus en plus la politique n\u2019ont pas les mêmes préférences que la classe moyenne.Grâce à un sondage mené récemment par une équipe de politologues, nous savons que les très riches sont différents du reste des Américains : s\u2019ils sont davantage favorables à la réduction du déficit et aux compressions budgétaires, ils mettent nettement moins l\u2019accent sur la réduction du chômage.Nouvel équilibre Le nouvel équilibre des forces politiques que nous décrivons ici a transformé les deux principaux partis américains.Pour sa part, le Parti républicain s\u2019est radicalisé.Les intérêts économiques qui appuient le Grand Old Party depuis toujours ont connu beaucoup de succès avec le développement d\u2019organisations qui font la promotion vigoureuse d\u2019un agenda de droite ultraconservatrice.On compte parmi elles l\u2019association Americans for Tax Reform de Grover Norquist, des think tanks influents tels le Heritage Poundation et des groupes de pression comme l\u2019American Legislative Exchange Council, financé en partie par les conservateurs multimilliardaires Charles et David Koch.Alors que les républicains sont devenus beaucoup plus conservateurs, les démocrates sont n cp trnnvp plus divisés que jamais.Tout en gardant des liens que les super avec un milieu syndical désormais en déclin, ils ont dé- riches qui veloppé de nouvelles ««aiirpiit dp sources de financement\tuc (Jans le milieu des affaires, pjyg 0jj pjyg A l\u2019inverse des républicains, un parti déserté par les mo- politique n\u2019ont dérés, un groupe assez im-\t\u201e portant d\u2019élus démocrates les memes se définissent comme des préférences tout simplement, qui dépen- qy0 classe dent du soutien financier de Wall Street.L\u2019ambivalence moyenne entre un populisme tiède et un centrisme du compromis divise le Parti démocrate et brouille son message politique.Ce double déséquilibre \u2014 d\u2019une part entre les riches et les autres, et d\u2019autre part entre un parti démocrate en proie au conflit et un parti républicain uni et agressif \u2014 est exacerbé par la fragilisation des institutions politiques américaines.La guerre de tranchées à Washington est elle-même devenue une source d\u2019inégalités plus grandes encore.Premièrement, un gouvernement paralysé n\u2019a aucun moyen de répondre aux défis économiques de la crise.Deuxièmement, le sentiment d\u2019une impasse ainsi que les querelles incessantes agissent comme un repoussoir sur les électeurs, nourrissant la confusion, la méfiance et le désenchantement.Diminuant leurs attentes et se désintéressant du politique, les électeurs cèdent le terrain aux intérêts économiques bien organisés qui veulent moins de redistribution économique, moins de réglementation et davantage d\u2019austérité.La réplique > Jour national des peuples autochtones à Montréal De quelques procédés journalistiques d\u2019exclusion ANDRÉ DUDEMAINE Directeur artistique de Terres en vues, société pour la diffusion de la culture autochtone lusieurs dizaines d\u2019artistes ont entonné des chants québécois dans une section du parc Maisonneuve ce dimanche pour souligner la fête nationale du Québec»; «Quelques échanges de balle ont eu lieu sur un court lors d\u2019une compétition de tennis à Wimbledon.» On pourrait ainsi continuer à bâtir des nouvelles imaginaires, exactes dans leur libellé, mais réductrices dans leur rendu des faits, en s\u2019inspirant de la photo et du bas de vignette par lesquels Le Devoir rend compte de la cérémonie civique du Jour national des peuples autochtones à Montréal.On y dit que «plusieurs dizaines de membres des Premières Nations ont dansé et entonné des chants traditionnels autour d\u2019un feu ancestral allumé sur la place Vauquelin».Déjà, on tique : le feu a été allumé sur la place Jacques-Cartier, un espace autrement plus important que la, au demeurant charmante, petite place qui borde l\u2019hôtel de ville.Cette dernière a simplement servi de point de rassemblement.Et de là, une procession d\u2019effigies géantes et de danseurs a parcouru avec éclat toute la place Jacques-Cartier; plusiems centaines de ciu-ieux, badauds et sympathisants se sont approchés pom assister aux chants et aux danses.C\u2019est le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du labrador et la ministre délétée aux Affaires autochtones qui ont conclu l\u2019activité en prononçant les allocutions protocolaires.On voit donc ce que le bas de vignette lapidaire a de réductem: d\u2019abord en matière de localisation (un petit parc au lieu de la grande place où l\u2019activité s\u2019est effectivement déroulée, en soi une information fausse), en matière de public (c\u2019est un public varié qui a assisté à l\u2019événement et pas seulement des gens des Premières Nations) ; en matière de nombre (on ne mentionne pas qu\u2019il y avait une foule de spectateurs) ; en matière d\u2019importance protocolaire (on omet de préciser que des personnalités politiques de premier plan ont participé à l\u2019événement).D\u2019accord, il n\u2019y a pas là de quoi fouetter un chat, fut-il jomnaliste.Et on doit sans doute féliciter Le Devoir pour avoir traité le sujet alors P, , JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le déclencheur I.e bas de vignette accompagnant la photo coiffée du titre Feu ancestral, Le Devoir, 22 juin 2013: «Pour souligner la Journée nationale des autochtones, plusieurs dizaines de membres des Premières Nations du Québec ont dansé et entonné des chants traditionnels autour d\u2019un feu ancestral allumé vendredi sur la place Vauquelin, à Montréal.» que les autres quotidiens ne Font pas fait, ignorant comme c\u2019est la règle ce qui concerne les Premières Nations.Mais, même avec la meilleure volonté du monde, il devient lassant de voir toujours les Premières Nations présentées sous un jour marginalisé, les trop rares fois où Ton daigne en faire mention.Agencement sémantique Allons en toute première page de la même édition où un article sur la promotion touristique du Québec parle de «rafraîchir l\u2019image du Québec» jusqu\u2019ici trop engoncée dans le folklore; car les images véhiculées, avec «baleines», «poulines» et «autochtones» (je souligne), appartiennent collectivement et solidairement à une vision ringarde et défraîchie Voilà décrypté Fagencement sémantique à l\u2019œuvre dans la photo qui illustre Factivité du 21 juin; on y oppose la modernité (une tablette électronique en avant-plan) au patrimoine amérindien (la tenue traditionnelle du Mohawk).C\u2019est encore une fois la tradition autochtone qui est spécifiquement visée et portraitmée comme étant antinomique au monde contemporain.Un mois plus tôt, la même ligne éditoriale inspirait un autre texte.«A lire les programmes actuels d\u2019histoire ainsi que d\u2019éthique et de culture religieuse, on a l\u2019impression que les Amérindiens et l\u2019animisme ont eu plus d\u2019influence sur la culture québécoise que la grande tradition gréco-latine», écrit Christian Rioux dans sa chronique du 17 mai, où il plaide pour un retour de l\u2019enseignement du latin.Curieux détour par le cours d\u2019éthique pour en arriver à formuler ce que le rédacteur tenait à affirmer : la grande tradition, ce n\u2019est pas celle des Amérindiens, mais Fautre.Dans son Paris (Lutèce ?) qu\u2019il admire tant, Rioux aurait eu pourtant le loisir de constater que du musée Branly, en passant par l\u2019héritage de Lévi-Strauss, il vit dans la Ville Lumière, où la grande tradition amérindienne est respectée dans les milieux savants.A l\u2019Institut des langues orientales, on peut aller étudier Finuktitut, un corns qu\u2019on ne trouvera pas dans les institutions d\u2019enseignement du Québec.En faif il n\u2019y a qu\u2019au Québec où des cuistres patentés peuvent venir ainsi du haut de leur suffisance exprimer leur mépris des cultures originaires d\u2019Amérique.Réponse du chroniqueur Monsiem, Je vous laisse vos jugements à l\u2019emporte-pièce sur la place accordée aux autochtones dans les médias, de même que vos insultes, qui n\u2019hono-rent pas leur auteur.Je puis cependant témoigner que les manuels et le programme d\u2019ECR accordent une plus grande place à l\u2019animisme qu\u2019à l\u2019athéisme et à l\u2019agnosticisme, des mots qui y sont souvent absents.Les Québécois ont de plus poussé le sentiment de culpabilité au point d\u2019accorder une place disproportionnée à l\u2019histoire des autochtones, notamment au primaire, alors que celle de la Nouvelle-Erance occupe la part congrue.N\u2019est-ce pas justement Lévi-Strauss qui, au moment d\u2019être intronisé à l\u2019Académie française, affirmaif concernant son propre héritage: «Je ne vois pas pourquoi je trouverais dérisoire dans ma société ce qui me fascine et me passionne dans des sociétés différentes.» Christian Rioux CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Dualité linguistique Lire aussi > La contrerépiique du professeur Luc-Normand Teiiier au commissaire aux langues officielles, Graham Eraser.Extrait: « J\u2019ai le plus grand respect pour M.Graham Fraser et je suis admiratifdu travail qu\u2019il accomplit à titre de commissaire aux langues officielles.Je ne nie pas que plusieurs Canadiens anglais pensent comme lui et manifestent de l\u2019ouverture et même de l\u2019intérêt par rapport au fait français.Cependant, ayant passé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence à Notre-Dame-de-Grâce, j\u2019ai été très tôt exposé au «Quebec bashing» des journaux The Suburban et The Gazette des années 50 et 60.Qr, je ne me souviens pas d\u2019y avoir lu un seul texte d\u2019un compatriote cana-dien-anglais dénonçant avec vigueur cette pratique du «Quebec bashing».Si j\u2019étais Canadien anglais, comme mes oncles et ma tante, et si j\u2019étais commissaire aux langues officielles, j\u2019aurais répliqué non pas à celui qui dénonçait cette pratique, mais bien à celui qui a écrit dans le National Post.» LeDevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaïUe (editonahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Marie-Andree Chouinard {chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauhne Gravel (sciences), Fabien 'D&g\\i%&(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>av\\A(chroniqueur), Helene Buzzeth et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Frederique Doyon et Isabelle Pare (reporters)\tCarpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belair Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaiW&i&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Fohe-Boivm et Loms Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Phihppe Papmeau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelh et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Florence Ferrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) fbAeaxoxv Derome (Montreal), Momque Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTK Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur) ,'iç.eax de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobm (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Ramville, Suzanne Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis /egawAj, Amehe Maltais, {coordonnatrice), Ehse G\\rard(secretaire) PRODUCTION Ohvier Zmda (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Damelle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fihon, Carohne Gmmond, Yanmck Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yamck Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxiYQ.-0\\iY\\Qr Leclerc (responsable duservice a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Fihon, Mane-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,(Z\\?i\\xd.çJXç.Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Florentina Draghici, Cehne Furoy, Ghislaine Lafleur et Veromque Page A8 LE DEVOIR LE JEUDI JUILLET 20IS ACTUALITES SANS FIL SUITE DE LA PAGE 1 portable ou d\u2019un téléphone intelligent \u2014 peut découvrir le réseau «Welcome to the jungle» (bienvenue dans la jungle), qui habilement pose un jugement sur l\u2019univers numérique qu\u2019il permet d\u2019atteindre.«Internet, ça fait plaisir», à Saint-Lambert, «Est-ce la vraie vie?» ou encore «Caca-phonique» pourraient bien être du même acabit.Des réseaux qui parlent Communiquer une idée, une impression, un commentaire par le nom de son réseau : la pratique existe, mais elle n\u2019est pas courante.En fait, la majorité des routeurs sans fd dévoilent surtout le nom par défaut \u2014 « dlink », « Bell » ou «Videotron» suivi d\u2019un numéro \u2014 généré par l\u2019appareil et, par le fait même, le manque d\u2019imagination ou d\u2019intérêt pour la technologie de son propriétaire.Quand ils parlent, certains témoignent de l\u2019actualité comme ce « Pas allé sur le bateau d\u2019Accurso», découvert dans Notre-Dame-de-Grâce (NDG) ou ce «Monsieur 3%» dans Rosemont, deux références aux «affaires» de corruption dans le monde municipal et politique entrées dans l\u2019imaginaire collectif en passant par la commission Charbonneau.Ailleurs, ce sont les préoccupations sécuritaires, les intrusions dans la vie privée qui peuvent donner le ton au baptême, comme en témoigne un «Pas touche», sur le Plateau, un «Toxic-Routeur», un «C\u2019est un piège», «Pas à toi» ou «Pas gratuit».Plus préoccupés, les « RCMP_Monitored » (contrôlé par la GRC), au centre-ville, «SCRS_Surveillance» (pour Service canadien du renseignement de sécurité, les espions fédéraux) dans Hochelaga ou « Sniffer » (analyseurs de données numériques) font référence aux dérives liberticides qui accompagnent la numérisation des rapports sociaux.Rares, mais amusants, quelques-uns de ces réseaux servent à communiquer avec son entourage: « Hello les voisins» dans Griffintown entre certainement dans cette catégorie, tout comme l\u2019énigmatique « La_bosse_touche_pas_à_inon_ré-seau», dans NDG et le pas très subtil «On vous entend baiser», dans le quartier Rosemont, qui n\u2019appelle pas de commentaire particulier, mais un constat: «Le sexe est présent partout, il n\u2019est donc pas étonnant de le trouver également là», dans la dénomination des routeurs sans fil, résume Jean-Prançois Chassay, de l\u2019Observatoire de l\u2019imaginaire contemporain.Le Devoir lui a demandé de poser son regard littéraire sur la liste des noms de réseau découverts Le sexe est partout?Oui, et dans ce nouveau champ de l\u2019expression humaine, on le retrouve même dans des déclinaisons plutôt étonnantes.La preuve par ce « Boobies (.) (.)», qui, en un mot anglais et un agencement de signes de ponctuation, vient exhiber des seins.« Baiser dans l\u2019eau » donne l\u2019impression de faire dans la poésie, mais moins que «La maison de l\u2019amour» \u2014 elle est à Outremont \u2014 et plus que «Horny-Thorinque», qui montre que l\u2019on peut aimer l\u2019Internet et,les jeux de mots vaseux en même temps.A l\u2019ouest du Plateau Mont-Royal, un « Dubisteinschwein » qui veut dire «Tu es un cochon» en allemand, laisse quant à lui assez perplexe.Un «moi» exacerbé Dans l\u2019ensemble, cette sociologie du nom de réseau vient confirmer un phénomène palpable ailleurs: la dénomination des routeurs n\u2019échappe pas au culte de «je».Pis, la majorité des réseaux nommés le sont finalement avec le prénom de leur propriétaire, «Margot», «Léa», «Achille» ou l\u2019expression d\u2019un certain,territorialisme: «Mon Réseau», «Chez moi», «Amoi», «Chez Nous», que l\u2019on retrouve à plusieurs endroits à Montréal, Québec et Saint-Lambert.Dans ce territoire nombriliste, plusieurs s\u2019affichent même sans pudeur en livrant ainsi sur la place publique, autour de chez eux, leur nom complet par l\u2019entremise d\u2019un « Réseau de Plo-rence Latour», «Réseau de Serge Béliveau» ou encore «La Maison des Morissette».Le couple aussi y cherche sa place avec ce «Jack et Jill » au centre-ville de Montréal, ce «SebEtVal» sur le Plateau ou ce «Pat et Dal» dans le quartier Saint-Roch à Québec, qui dématérialisent une symbiose.Pourquoi pas ! Quand ce n\u2019est pas le couple, c\u2019est le divertissement qui prime, avec des références nombreuses et variées à la culture populaire, principalement américaine etgeek.Des preuves avec «Tatooine», une des planètes de Im guerre des étoiles et «Le côté obscur de la Porce» qui vient du même univers, avec « USS Entreprise », clin d\u2019œil à Star Trek, «Bart», probablement des Simpson ou encore « Cotoneyejoe », titre d\u2019une chanson du folklore américain dont la frénésie va comme un gant au réseau Internet.«Ce qui est étonnant, c\u2019est le peu de références à des individus qui ont marqué le monde de la technologie, dit M.Chassay.Il n\u2019y a pas de \u201ccyberpunk\u201d, pas de \u201cSteve Jobs\u201d, pas de \u201cBill Gates\u201d, pas de \u201c1984\u201d, de \u201cPost-Humanité\u201d ou de \u201cNorbert Winer\u201d [le fondateur de la cybernétique].On est dans les références adolescentes, ludiques» et finalement plutôt convenues.Un joli nom de réseau, selon lui, serait d\u2019ailleurs «Pranz Kafka», histoire de rendre hommage à l\u2019univers absurde et existentialiste construit par le romancier austro-hongrois et qui colle très bien au monde numérique dans lequel le présent aime de plus en plus se perdre.Le Devoir ALCOOL SUITE DE LA PAGE 1 quinzième jour suivant leur publication dans la Gazette officielle.«C\u2019est le 18 juillet prochain que l\u2019alcool pourra être vendu aux tables», confirme le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy, qui s\u2019est dit «satisfait» de ce changement dp réglementation qui permettra à la société d\u2019Etat d\u2019être «plus compétitive».\\ A l\u2019encontre de la commission parlementaire Cette décision du Conseil des ministres a été prise en juin, le jour suivant la publication des recommandations de la Commission de la santé et des services sociaux.Au terme des auditions publiques, qui se sont tenues en mai, la commission considé- rait l\u2019avis des experts qui avaient démontré «les risques de conjuguer alcool et jeu» et écrivait qu\u2019il était du «rôle de l\u2019Etat de protéger les plus vulnérables de notre société».Pour cette raison, elle recommandait au gouvernement «de ne pas abroger la disposition qui prohibe la vente, le service et la consommation de boissons alcooliques à l\u2019intérieur des aires de jeux ».La commission parlementaire faisait suite à une première publication dans la Gazette officielle, le W mai, d\u2019un projet de règlement pour casser l\u2019interdiction de vendre de l\u2019alcool dans les aires de jeu, une mesure en vigueur depuis l\u2019ouverture du Casino de Montréal il y a 20 ans et qui visait à empêcher les joueurs de perdre le contrôle de leurs dépenses.Le gouvernement Marois répondait ainsi à une demande de Loto-Québec qui souhaitait élargir son offre pour être plus concurrentielle et augmenter ses profits, et ce, alors que Qué- bec demandait à la société de, verser 40 millions de plus dans les coffres de l\u2019Etat.Réactions à Québec Au bureau du ministre des Einances, Nicolas Marceau, on s\u2019est refusé à tout commentaire mercredi, affirmant que tout avait été dit en commission parlementaire et qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une décision du Conseil des ministres.Du côté de l\u2019opposition officielle, Yves Bol-duc s\u2019est dit «déçu» et «triste» de cette décision.En choisissant de «faire à sa tête», le gouvernement «ne respecte pas les gens les plus vulnérables», affirme-fil.«Je suis déçu parce que toutes les évidences des experts démontrent que c\u2019était un bon règlement et les arguments que les ministres ont apportés ne tiennent pas la route.Mais ça devient leur décision et ils l\u2019assumeront en temps et lieu.» Le Devoir GIANLUIGI GUERCIA AGENCE ERANCE-PRESSE Des centaines de milliers d\u2019Égyptiens réclamaient depuis dimanche le départ de Mohamed Mors! au cours de manifestations d\u2019une ampleur sans précédent depuis la révolte qui a renversé le président Hosni Mouharak en 2011.ÉGYPTE SUITE DE LA PAGE 1 pitale, tandis que la foule massée sur l\u2019emblématique place Tahrir a exulté au moment du discours télévisé.Des violences ont aussi éclaté dans différentes villes du pays entre des islamistes et les policiers, faisant au moins neuf morts.« Un comité chargé d\u2019examiner les propositions d\u2019amendements constitutionnels sera formé», a poursuivi le général.De même, un gouvernement regroupant «toutes les forces nationales» et «doté des pleins pouvoirs» sera chargé de gérer cette période de transition, a-t-il précisé.Mohamed el-Baradei, le représentant de l\u2019opposition qui a négocié avec les militaires au cours de la journée, a ensuite pris la parole, af firmant que ces mesures répondaient aux aspirations du peuple.Des centaines de milliers d\u2019Egyptiens réclamaient depuis dimanche le départ de Mohamed Morsi au cours de manifestations d\u2019une ampleur sans précédent depuis la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak en 2011.Ses détracteurs l\u2019accusaient notamment de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit des Erères musulmans, dont il est issu.Coup d\u2019État Après l\u2019annonce, Mohamed Morsi a dénoncé un «coup d\u2019Etat».«Les mesures annoncées par le commandement des forces armées représentent un coup d\u2019Etat complet, rejeté catégoriquement par tous les hommes libres de notre pays», a-t-il déclaré sur le réseau social Twitter.Un de ses proches collaborateurs a déclaré de son côté que M.Morsi appelait les Eg5q)tiens à «résister pacifiquement».Dans la soirée, la police égyptienne a ordonné l\u2019arrestation de 300 membres des Erères musulmans, a annoncé le journal gouvernemental AM/ira»! dans son édition de jeudi.Des sources au sein des services de sécurité ont par ailleurs annoncé l\u2019arrestation du chef du Parti de la liberté et de la justice, vitrine politique des Erères musulmans, et de l\u2019un des adjoints du guide suprême de la confrérie.L\u2019armée a aussi interrompu la diffusion de leur chaîne de télévision.Pour sa part, Mohamed Morsi a été transféré au ministère de la Défense, a annoncé jeudi à l\u2019aube un haut responsable des Erères musul- mans.Sa garde rapprochée serait quant à elle détenue dans un bâtiment de l\u2019armée.Réactions internationales La chute de Mohamed Morsi a suscité de nombreuses réactions de chefs d\u2019Etat.Entre autres, le président américain Barack Qbama a appelé au retour rapide d\u2019un gouvernement civil démocratiquement élu, se disant «profondément inquiet» par rapport au renversement du président et à la suspension de la Constitution par l\u2019armée.Le ministre canadien des Affaires étrangères a invité toutes les parties à éviter la violence et à participer à un «dialogue constructif».«Cela est important non seulement pour l\u2019Egypte, mais aussi, étant donné son influence, pour l\u2019ensemble de la région», a dit John Baird dans un communiqué.Le secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, s\u2019est pour sa part dit préoccupé par l\u2019intervention de l\u2019armée, tout en jugeant légitime les revendications des manifestants.Le président de la Sjrie, Bachar al-Assad, a aussi commenté en félicitant les manifestants égyptiens.L\u2019expulsion du président Mohamed Morsi sonne le glas de la «politique islamiste», a-t-il dit.Les événements se sont bousculés mercredi après l\u2019expiration de l\u2019ultimatum lancé par l\u2019armée, demandant au président de répondre aux revendications du peuple.Morsi et les leaders des Erères musulmans ont été interdits de tout déplacement à l\u2019étranger, alors que des blindés étaient déployés aux abords des rassemblements pro-Morsi au Caire.Plus tôt dans la journée, le président avait de nouveau refusé de démissionner et demandé à l\u2019armée de ne pas intervenir.Au moins 39 personnes ont été tuées dans les affrontements entre pro et anti-Morsi depuis dimanche, ce qui faisait craindre un véritable bain de sang dans le pays.C\u2019est la deuxième fois en deux ans et demi que l\u2019armée ég5T)tienne intervient pour renverser le président au pouvoir.Après la chute du régime de Hosni Moubarak, chassé en février 2011 par une révolte populaire, l\u2019armée avait pris les rênes du pouvoir jusqu\u2019à l\u2019élection de Mohamqd Morsi, premier président civil et islamiste d\u2019Eg5q)te.L\u2019action de mercredi revêt cependant une importance particulière, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une première expulsion d\u2019un président démocratiquement élu dans toute l\u2019histoire de l\u2019Eg5q)te.Avec l\u2019Agence Erance-Presse et l\u2019Associated Press Le Devoir INDEMNITÉS SUITE DE LA PAGE 1 tion massive d\u2019emplois s\u2019étend généralement sur plusieurs années.M.McKinnon ne fournit pas les données comparatives pour les années qui ont précédé les deux vagues de congédiements.«Mais c\u2019était certainement beaucoup moins, puisqu\u2019il n\u2019y avait pas de compressions budgétaires à absorber», dit-il.Le versement d\u2019une indemnité de cessation d\u2019emploi peut découler d\u2019une mise à pied, d\u2019un licenciement, du non-renouvellement d\u2019un contrat ou du départ à la retraite.Pour les syndiqués, les sommes découlent de conditions de la convention collective (deux ou trois semaines de paye par année de service, par exemple), mais aussi de politiques ou de programmes de retraite volontaire.«Nous utilisons une matrice pour calculer les versements dans chaque cas, dit le directeur McKinnon.Dans le cas des cadres, ces conditions dépendent du salaire de base, du niveau de l\u2019emploi, de l\u2019âge et des années de service.» En 2011-2012, 92 cadres (ou membres du personnel de soutien de cette catégorie d\u2019emploi) ont été remerciés moyennant des primes de 5,7 millions de dollars.En 2012-2013 (l\u2019année comptable se termine au 31 mars), encore 92 personnes ont été congédiées pour un total de 5,9 millions en versements.«L\u2019écart avec les primes versées aux syndiqués s\u2019explique par les salaires des cadres normalement plus élevés, dit le porte-parole institutionnel.Le deuxième facteur explicatif concerne le processus de supplantation [bumping].En fin de compte, les employés avec le moins d\u2019années de service et les plus bas salaires sont licenciés en premier, ce qui fait aussi baisser la moyenne des primes.» L\u2019explication syndicale Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) propose une autre lecture.L\u2019organisation souligne que l\u2019élimination des postes a été réalisée en partie avec un Programme incitatif de retraite volontaire (PIRV) doublant les indemnités de départ pour les employés avec une longue ancienneté.«Sans ce programme, les plus jeunes seraient partis massivement», juge Âlec Levasseur, président du SCRC.En plus, selon la perspective syndicale, les emplois de syndiqués n\u2019ont pas été remplacés, tandis que les postes de cadres le seraient en bonne partie.«Quelque 200 cadres sont partis en empochant des millions en primes, mais de nouveaux cadres les ont remplacés aux mêmes postes, ou de nouveaux postes de cadres ont été créés», ditM.Levasseur.Le président fournit des exemples concrets : la vice-présidence des services français passée de Sylvain Lafrance à Louis Lalande, la direction de l\u2019information arrachée à Alain Saulnier pour la remettre à Michel Cormier, les départs récents de Patrick Beauduin et Anne Sérode de la radio suivis d\u2019une mutation de l\u2019organigramme, etc.M.Levasseur ajoute que ces cadres congédiés d\u2019une compagnie des communications vont souvent se faire embaucher dans une autre où ils bénéficient à nouveau de conditions exceptionnelles, y compris d\u2019indemnités de départ avantageuses en cas de congédiement.«Il n\u2019y a pas 200 cadres de moins à Radio-Canada, dit Alex Levasseur.Cela fait partie des problèmes que l\u2019on dénonce régulièrement, comme nous déplorons les primes annuelles aux rendements d\u2019environ 10 millions de dollars encore versées aux membres de la direction dans le contexte de ces années très difficiles.» Le Devoir Des centaines de départs, des millions de dollars En 2011-2012, 535 personnes (dont 92 cadres) ont reçu des indemnités de cessation d\u2019emploi de la part de CBC/RC, pour un total de 20,5 millions de dollars.En 2012-2013, 640 personnes (dont 92 cadres) ont reçu des indemnités de cessation d\u2019emploi de la part de CBC/RC, pour un total de 22,8 millions de dollars.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par 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