Le devoir, 6 juillet 2013, Cahier A
[" Humanités 2.0: rUniversité McGill numérise la science et la philosophie islamiques Page B 2 «728» dans les coulisses de Tactualité Page A 4 -, ^.Jr'.-;\t¦ \u2022 '.^.s.\t^ \u2022nTnrr^^rnf mptf I \u2022 i Pour Antoine Bertrand, Louis Cyr a l\u2019étoffe d\u2019un sauveur Page E 1 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 4 9 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 JUILLET 2 0 1 3\t2,8 3 $ + taxes =\t3,25$ Les enfants en vacances JACQUES NADEAU LE DEVOIR Même à 50 $ par semaine, les camps de jour ne sont pas toujours accessibles pour les petits d\u2019Hochelaga-Maisonneuve.Et alors ?Pour le pédiatre social Gilles Julien, rien de plus sain que la simplicité d\u2019une ruelle où les enfants se réunissent pour jouer, se chicaner, apprendre à devenir grands.À quoi rime l\u2019été pour les bambins ?Les enfants de tous les milieux gagnent à « prendre le temps de perdre leur temps » Selon le milieu socio-économique d\u2019où ils proviennent, les enfants ne sont pas tous égaux devant les beaux jours.Blitz aliénant de télé pour les uns, horaire étouffant d\u2019activités pour d\u2019autres.Et si, comme le dit la ritournelle, l\u2019été, c\u2019était fait pour jouer?LISA-MARIE GERVAIS Vendredi 21 juin, dernière journée d\u2019école à Montréal, dans le quartier Hochelaga-Mai-sonneuve.En selle sur son mini-BMX, un gamin hyperactif s\u2019élance à toute vitesse dans la ruelle bondée sise derrière le centre Assistance aux enfants en difficulté (AED) du Gilles Julien, manquant d\u2019écrabouiller deux fillettes en robe soleil qui s\u2019empiffrent de jujubes et de hot-dogs.«Tassez-voooooous ! » Il fait chaud, ça crie, ça court partout, ça boit du Kool- Aid.L\u2019été est bel et bien arrivé, lit-on dans le regard amusé du pédiatre le plus célèbre au sud de la rue Ontario.Que feront «ses» enfants Tété?Les trois enfants de M™® Senneville, qui fréquentent la cli- VOIR PAGE A 10 : VACANCES Dossier > Mieux bouger, meiiieure santé.Le camp SNAP est destiné aux enfants ayant un problème de surpoids.Page A 6 Gaétan Cousineau AU Devoir Profîlage racial : la lutte est inachevée Le président sortant de la Commission des droits de la personne estime que Québec n\u2019en fait toujours pas assez BRIAN MYLES Le président sortant de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), Gaétan Cousineau, part avec le sentiment du devoir inachevé.Québec n\u2019en fait pas assez en matière de lutte contre le profilage racial.Dans une entrevue exclusive, M.Cousineau déplore l\u2019attentisme du gouvernement.Tel un rêveur qui lance une fiouteille à la mer, il espère que l\u2019État accordera à la lutte contre le profilage racial la même importance qu\u2019à la lutte contre Thomophobie il n\u2019y a pas si longtemps, en se dotant d\u2019une stratégie nationale.Depuis la publication de son rapport sur le profilage racial, en 2011, la Commission n\u2019a pas obtenu l\u2019écoute espérée auprès du gouvernement.Une table interministérielie, formée de six ministères Qustice, Sécurité publique.Immigration, Éducation, Santé et Services sociaux et Emploi et VOIR PAGE A 10 : COMMISSION Gaétan Cousineau Aujourd\u2019hui Perspectives > Le saut dans l\u2019inconnu des Égyptiens.Les analystes craignent une période de flottement comme en 2011.Page B1 Avis légaux.Carrières.Décès.Mots croisés.Petites annonces.7\t.w.,.\t.\tSudoku.,C8 C5 C7 B6 C7 D4 100'^ Tour de France La vraie course commence DAVID DESJARDINS Tandis que Peter Sagan s\u2019assure de conserver le maillot vert pour un bon moment avec une victoire éclatante, le peloton entreprend les premières épreuves de montagne.C\u2019est donc maintenant que le vrai Tour de France commence.Vendredi, dans le col de la Croix de Mou-nis, l\u2019équipe Cannondale a planté sa hache, scindant le peloton en deux.A l\u2019avant, ceux qui avaient pu s\u2019accrocher, dans le sillage d\u2019une puissante accélération sur cette pente de seconde catégorie.A l\u2019arrière, les grosses jambes, leurs escortes.Les malades et autres traînards enrubannés dans les pansements qui témoignent de récentes chutes ve- VOIR PAGE A 10 : TOUR JEEE PACHOUD AGENCE ERANCE-PRESSE Pour la 7® étape du Tour 2013, le peloton roulait vendredi entre Montpellier et Albi.a\" Hydro Québec Partenaire depuis 1999 jardins de métis reford gardens ?14\u2018 FESTIVAL INTERNATIONAL DE JARDINS ?Marie & Raynald AUBERGE DU GRAND FLEUVE Jusqu\u2019au 29 septembre 2013 Route 132, Grand-Métis, Québec www.jardinsdemetis.com lAl Qouvernement Government du Canada of Canada Québec Bouquin couette au bord du fleuve et à l'écart de la route 132 131, rue Principale, Métis-sur-Mer Tél: 418 936-3332 ou 866 936-3332 www.aubergedugrandfleuve.qc.ca 77831303447927 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE JUILLET 2013 ACTUALITES Sénatgate : des documents incriminants pour le PC ELIANE BRISEBOIS De nouvelles révélations viennent imputer le Parti conservateur dans Taffaire du «Sénatgate».Des documents de la Cour de TOntario rédigés à partir d\u2019entretiens entre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les avocats de Nigel Wright, l\u2019ancien chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, prouvent que le Parti conservateur prévoyait rembourser les dépenses du sénateur Mike Duffy.Grâce à des demandes de CTV et du journal The Globe and Mail, les documents, mis sous scellé par la Cour de l\u2019Ontario, ont finalement été rendus publics.Ils résultent de l\u2019enquête dont fait l\u2019ob-jet M.Duffy en lien avec des allégations d\u2019abus de confiance et de fraude envers le gouvernement pour des remboursements d\u2019allocations de logement et d\u2019autres dépenses qu\u2019il n\u2019aurait pas dû demander.On y apprend que le parti comptait rembourser les dettes au Sénat de Mike Duffy, jusqu\u2019à ce que le responsable des finances, le sénateur Irving Gerstein, constate que le montant était de 90000$ et non pas de 32000$, comme il le croyait.C\u2019est donc Nigel Wright, alors chef de cabinet du premier ministre, qui a décidé de remettre 90000$ à M.Duffy afin qu\u2019il rembourse le Sénat, croyant qu\u2019il s\u2019agissait de «la décision éthique à prendre pour que les contribuables ne soient pas privés de cette somme d\u2019argent», est-il écrit dans les documents.Fonds publics Or, si le Parti conservateur avait épongé la dette du sénateur Duffy, comme prévu initialement, des fonds publics auraient nécessairement été utilisés, puisque les partis politiques obtiennent des subventions d\u2019Élections Canada.Ces révélations viennent «contredire la version des faits Alexandre Boulerice «On a voulu nous faire croire à un acte isolé de la part de Nigel Wright par des tentatives de camouflage» qui a été présentée en Chambre, s\u2019est indigné en entrevue Alexandre Boulerice, député du NPD et porte-parole adjoint en matière d\u2019éthique.On a voulu nous faire croire à un acte isolé de la part de Nigel Wright par des tentatives de camouflage.L\u2019information dévoilée par la GRC est extrêmement grave.» Le Nouveau Parti démocratique, qui réclamait l\u2019intervention de la GRC, est satisfait de voir l\u2019enquête progresser, a-t-il ajouté.Les documents dévoilent quelques détails de l\u2019entente avec M.Wright, qui ne s\u2019attendait pas à être remboursé: M.Duffy devait rembourser le Sénat «immédiatement» et «arrêter d\u2019en parler aux médias».De plus, trois membres du cabinet de M.Harper étaient au courant de l\u2019entente entre le sénateur et le chef de cabinet.Il s\u2019agit de Benjamin Perrin, David van Hemmen et Chris Woodcock.M.Perrin, qui a depuis quitté le Bureau du premier ministre, a nié avoir été consulté dans quelque arrangement que ce soit entre MM.Wright et Duffy ou d\u2019y avoir participé.M.Wright a démissionné de son poste en mai, cinq jours après que la nouvelle de son «cadeau» eut été publiée.«De deux choses l\u2019une, soit M.Harper a été tenu à l\u2019écart, ce qui serait surprenant vu le contrôle qu\u2019il exerce sur son cabinet; soit il n\u2019a pas posé de question sur ce qui se passait», a soulevé Alexandre Boulerice, rappelant qu\u2019en chambre, l\u2019opposition avait posé à ce sujet d\u2019innombrables questions au premier ministre, qui a affirmé n\u2019avoir rien su avant que les médias fassent la lumière sur le chèque de 90 000$ à la mimai.«On veut que Harper arrête de conter des sornettes aux Canadiens!» Avec La Presse canadienne Le Devoir CATASTROPHES La stratégie d\u2019atténuation critiquée pour ses ratés Ottawa \u2014 Des documents fédéraux internes notent que la stratégie pancana-dienne visant à poser des gestes pour minimiser l\u2019impact de catastrophes telles que les inondations en Alberta a été vivement critiquée pour ne pas avoir reçu les moyens financiers de ses ambitions.Les inondations ayant ravagé la province des Prairies soulignent l\u2019importance d\u2019un programme national de lutte contre les catastrophes disposant d\u2019un financement \u2014 sur lequel travaillent le gouvernement fédéral et les provinces depuis des années.Parmi les mesures destinées à réduire l\u2019impact des désastres, on compte la construction de canaux et de digues pour éliminer ou ré- duire les dégâts provoqués par les catastrophes.La stratégie a été lancée il y a cinq ans par le fédéral et les provinces, qui ont affirmé qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019un robuste système de gestion des urgences.Cette stratégie n\u2019est cependant toujours pas couplée à un programme pour sa mise en place, et fait l\u2019objet de critiques pour avoir reconnu l\u2019importance des mesures d\u2019atténuation sans offrir un soutien financier adéquat.Les documents internes de la Sécurité publique, divulgués en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, laissent croire que l\u2019investissement dans les mesures d\u2019atténuation a été limité et fragmenté à travers divers programmes et ministères.La Presse canadienne % JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois a confirmé vendredi la nouvelle vocation de Pilot Voyageur en présence du ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, et du maire par intérim de la métropole, Laurent Blanchard.îlot Voyageur: le promoteur verse 45 millions Le Groupe Aquilini prévoit construire entre 700 et 750 appartements JEANNE CORRIVEAU Dans l\u2019espoir de mettre un terme à la saga de Pilot Voyageur, Québec a cédé pour 45,5 millions de dollars la partie nord du quadrilatère au Groupe Aquilini.Le site accueillera entre 700 et 750 appartements destinés à la vente et à la location, a indiqué le promoteur.La première ministre Pauline Marois a confirmé vendredi à Montréal la conclusion de la transaction.Laissées à l\u2019abandon depuis 2007, les deux tours inachevées de Pilot Voyageur pourraient accueillir leurs premiers résidants en juillet 2015, a indiqué le vice-président du Groupe Aquilini, Jocelyn Lafond.Pour l\u2019instant, le promoteur, qui compte investir 150 millions sur le site, n\u2019a pas déterminé quelle part les logements locatifs abordables représenteront dans son projet.«On est en train de regarder toutes les hypothèses, a expliqué M.Lafond.On est voisins de 40000 étudiants à l\u2019UQAM, de 5000 professeurs et bientôt, du nouvd hôpital.Ce sont tous des paramètres qu\u2019on va regarder.» Bien que Québec n\u2019ait pas imposé d\u2019exigences en matière de logements destinés au marché locatif, Jocelyn Lafond soutient que la configuration des édifices, avec des plafonds d\u2019une hauteur inférieure à huit pieds, se prête mal aux condos.Il estime que les structures de béton sont en «bonne condition» même si elles sont exposées aux intempéries depuis 2007.Les travaux de construction dans les immeubles de la rue transférés gratuitement, mais PAMT a dû débourser 18 millions pour acquérir l\u2019entreprise qui gère la gare.A l\u2019heure actuelle, la majorité des transporteurs utilisant cette gare sont issus du secteur privé, mais le p.-d.g.de PAMT, Nicolas Girard, croit que les 19 quais toujours vacants pourraient intéresser des transporteurs publics.Québec a cédé pour 45,5 millions de dollars la partie nord du quadrilatère au Groupe Aquilini Bern pourraient commencer au printemps 2014.Les bâtiments des rues Ontario, Saint-Hubert et de la Providence seront construits lors de phases subséquentes, a dit le promoteur.La gare La gare d\u2019autocars, qui se trouve au rez-de-chaussée, ne fait pas partie de la transaction et a été cédée à l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT).Les locaux lui ont été Résidence étudiante Quant au projet de résidence étudiante imaginé par l\u2019UTILE (Unité de travail pour l\u2019implantation de logement étudiant), il ne verra pas le jour sur le site de Pilot Voyageur.Le gouvernement endosse toutefois le concept élaboré par l\u2019organisme sans but lucratif.Il consent donc à verser à PUTILE 2 millions provenant des revenus de la vente de Pilot Voyageur pour une résidence étudiante d\u2019environ 150 chambres évaluée à 10 millions sur un site à déterminer dans le Quartier latin.Ce dénouement a été accueilli avec enthousiasme par PUTILE.«A mesure qu\u2019on avançait dans différentes phases de développement, on a réalisé que le site n\u2019était pas idéal pour un projet de coopérative d\u2019habitation étudiante», a commenté Laurent Lévesque, de l\u2019UTILE.Deux scénarios sont sur la table, soit l\u2019achat d\u2019un site vacant pour une construction neuve ou l\u2019achat d\u2019un bâtiment existant pour une transformation.Ce projet-pilote réalisé avec la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ) pourrait servir de modèle pour des projets de résidences étudiantes ailleurs au Québec, croit Pauline Marois.Si le sort de la portion nord de Pilot Voyageur paraît réglé, rien n\u2019est encore confirmé pour la partie sud du site.En décembre 2011, Pex-gouverne-ment libéral avait annoncé la création du Campus de la santé publique de l\u2019Université de Montréal, mais Pauline Marois estime que les jeux ne sont pas encore faits.«Le projet de Campus de la santé est à l\u2019étude.Mais il y a aussi d\u2019autres hypothèses qui sont évaluées», a-t-elle dit.Le Devoir Un ex-UM devenu indépendant rejoint Vision Montréal Louise Harel compte un élu de plus dans son équipe.Conseiller dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, Daniel Bélanger a décidé de grossir les rangs de Vision Montréal.M.Bélanger avait été élu en 2009 sous la bannière d\u2019Union Montréal, le parti de l\u2019ancien maire Gérald Tremblay.Il est devenu conseiller indépendant après la démission de Pex-maire Tremblay à l\u2019automne dernier.Le 3 novembre prochain, il sollicitera un poste de conseiller d\u2019arrondissement dans le district de Saint-Paul-Emard.Vision Montréal compte maintenant 15 élus, dont 12 siègent au conseil municipal de Montréal.Cet événement survient quelques jours après que Vision Montréal ait décidé de former une coalition avec le candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté et des conseillers indépendants.Le Devoir Kent ne craint pas de perdre son poste de nunistre Ottawa \u2014 Le ministre fédéral de l\u2019Environnement, Peter Kent, semble se préparer à retourner aux banquettes arrière dans le cadre d\u2019un remaniement ministériel attendu aussi tôt que la semaine prochaine.Dans un message sur sa page Eace-book, M.Kent a écrit que la vie politique ne se résumait pas à un siège au cabinet.Selon lui, redevenir simple député comporte aussi sa part de défis.L\u2019ancien journaliste affirme qu\u2019il se présentera de nouveau lors du scrutin de 2015, qu\u2019il soit ministre ou non.Il estime également que le caucus conservateur possède plusieurs députés doués, et qu\u2019il pourrait être temps d\u2019injecter du sang neuf au cabinet.M.Kent, qui aura 70 ans plus tard ce mois-ci, a été élu pour la première fois en 2008.La Presse canadienne Abatjour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! 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Montréal se réjouit des impacts économiques positifs de l\u2019arrivée de pétrole albertain sur son territoire, mais elle doute de la capacité de la pétrolière Enbridge d\u2019intervenir en cas de déversement le long du pipeline qui doit permettre d\u2019amener ici 300 000 barils de brut chaque jour.Dans la «lettre de commentaires» envoyée à l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) dans le cadre des consultations du projet d\u2019inversion du flux de pétrole dans la ligne 9B, la Ville rappelle ainsi qu\u2019Enbridge a connu plusieurs accidents au fd des ans.Selon l\u2019Institut Polaris, la pétrolière serait responsable de pas moins de 804 déversements en Amérique du Nord entre 1999 et 2010, dont celui de la rivière Kalamazoo.Ce déversement, survenu en 2010, a laissé couler plus de quatre millions de litres de brut dans la rivière.Et les autorités américaines ont démontré qu\u2019Enbridge savait dès 2005 que son pipeline présentait des faiblesses à cet endroit.«En raison notamment des conséquences et des délais d\u2019intervention de l\u2019entreprise, il de- vient légitime de soulever des questions sur l\u2019état de sa préparation réelle en cas de fuite, de déversement ou autre incident reconnu comme sinistre», souligne la Ville de Montréal dans le document d\u2019une trentaine de pages.Elle rappelle aussi que TONE a récemment jugé non conformes à la sécurité plusieurs stations de pompage de la pétrolière, «dont celle de Terrebonne sur la ligne 9B».Il s\u2019agit en fait de 117 de ses 125 stations opérées au Canada par Enbridge.L\u2019entreprise a dit cette semaine avoir besoin de trois ans pour se conformer aux règles de TONE.Risques de déversements La Ville reconnaît néanmoins que le recours aux pipelines est plus sécuritaire que le transport par train.Mais il n\u2019en demeure pas moins que «ce mode de transport n\u2019est pas sans risque et des enjeux de sécurité aux conséquences graves demeurent présents».Ainsi, dans le cas de l\u2019inversion du flux dans la ligne 9B, «l\u2019accroissement de la capacité et le changement de type de produit transporté sur un pi- peline âgé de 37 ans pourraient avoir une incidence sur ce risque».Montréal reconnaît toutefois ne pas être en mesure A\u2019 « évaluer » le risque.Elle demande donc que des mesures soient prises pour s\u2019assurer de la sécurité du pipeline, notamment par des inspections systématiques aux points critiques, par exemple sous la rivière des Ou-taouais.Une rupture à cet endroit pourrait mettre en péril «l\u2019approvisionnement en eau de plus de deux millions de personnes».On réclame aussi des inspections sur les 2,5 kilomètres de pipeline situés à Montréal.Analyses de risques Dans ses commentaires, la Ville affirme aussi que pour qu\u2019une autorisation soit accordée à Enbridge, l\u2019entreprise devrait partager ses analyses de risques, ses scénarios de fuites et les caractéristiques du pétrole transporté.Elle devrait aussi prévoir les fonds nécessaires au nettoyage d\u2019un éventuel déversement.On reconnaît par ailleurs «certains avantages économiques pour Montréal» liés à l\u2019arrivée de pétrole albertain, dont du brut tiré des sables bitumineux.Les deux raffineries encore en activité au Québec ont déjà souligné que l\u2019approvisionnement en pétrole canadien était nécessaire pour assurer le maintien des installations.Plusieurs lobbyistes plaident d\u2019ailleurs la cause d\u2019Enbridge auprès du gouvernement du Québec.Le rôle de certains de ces lobbyistes est de «favoriser le processus d\u2019acceptabilité sociale».Québec a récemment confirmé au Devoir qu\u2019une «consultation » sur le projet doit être lancée à l\u2019automne prochain.Depuis qu\u2019elle est au pouvoir, Pauline Marois n\u2019a pas caché son ouverture pour deux importants projets de transport de brut albertain jusqu\u2019au Québec.En plus de celui d\u2019Enbridge, TransCa-nada souhaite faire transiter 850 000 barils de pétrole par jour sur le territoire québécois, en direction des Maritimes.Qu ignore quelle consultation pourrait être menée pour ce projet.La décision définitive d\u2019Qttawa sur l\u2019inversion de la ligne 9B d\u2019Enbridge est attendue en 2014.Le Devoir M JACQUES NADEAU LE DEVOIR Aucun délestage de lignes électriques n\u2019est prévu pour l\u2019instant, affirme Pauline Marois.Feux de forêt : on contrôle ce qu\u2019on peut, dit Marois LIA LEVESQUE Alors que les feux de forêt font toujours rage dans le nord du Québec, 350 personnes ont été évacuées dans la région d\u2019Eastmain.La première ministre Pauline Marois s\u2019est tout de même faite rassurante, vendredi.Les autorités contrôlent ce qu\u2019elles peuvent contrôler, ont évacué les citoyens qui devaient être évacués, mais certains feux sont d\u2019une ampleur telle qu\u2019il est illusoire de penser les éteindre en les arrosant, a fait savoir M\u201c® Marois, qui donnait une conférence de presse sur un autre sujet, à Montréal.«On essaie de contrôler la progression du feu, mais il est tellement imposant, qu\u2019il va devoir s\u2019éteindre vers les réservoirs \u2014 c\u2019est ce qui arrive actuellement.Il va s\u2019éteindre parce qu\u2019il va atteindre les réservoirs [d\u2019eau].Nous sommes sur le terrain, très présents.J\u2019ai régulièrement des rapports.Nous sommes en contrôle, mais la nature, nous ne pouvons pas la contrôler, elle», a commenté M\u201c® Marois.Haute surveillance La Société de protection des forêts contre le feu (SQPEEU) s\u2019affaire à protéger les infrastructures et essaie de restreindre le feu à un certain corridor, a-t-elle rapporté.«Les actions qui devaient être menées ont été menées correctement et au bon moment», a-t-elle ajouté.Elle a aussi répété que les autorités travaillaient main dans la main, à savoir la Sécurité civile, la SQPEEU, la Sûreté du Québec, sans compter Hydro-Québec, qui veille à la sécurité de ses équipements, donc à la stabilité de l\u2019approvi- KK Les actions qui devaient être menées ont été menées correctement et au bon moment }} La première ministre Pauiine Marois sionnement électrique.Mais plusieurs pannes ont été rapportées jusqu\u2019ici, généralement de courte durée.En soirée, vendredi, M\u201c® Marois a tenu une conférence de presse durant laquelle elle a assuré qu\u2019aucun citoyen n\u2019était en danger et qu\u2019une équipe suivait la situation d\u2019heure en heure.L\u2019équipe, a ajouté M\u201c® Marois, est sous son «entière autorité en tant que première ministre».Accompagnée du p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec, Thierry Vandal, et de la ministre des Ressources naturelles, Martine Quellet, M\u201c® Marois a confié que les équipements d\u2019Hydro-Québec étaient sous haute surveillance, incluant les lignes qui acheminent l\u2019électricité vers le sud de la province.Elle a aussi précisé que dix feux étaient en activité, dont deux qui faisaient l\u2019objet d\u2019une surveillance toute particulière.Selon M\u201c® Marois, aucun autre délestage n\u2019est prévu pour l\u2019instant.«Mais si la situation devait changer dans les prochains jours et qu\u2019on venait à perdre des lignes électriques, il pourrait y avoir du délestage, c\u2019est-à-dire que l\u2019électricité ne serait pas rendue disponible pour un certain nombre de consommateurs.Cependant, ce serait pour une courte période de temps, et ça ne toucherait pas les infrastructures critiques», a-t-elle fait remarquer.Plus tôt vendredi, par ailleurs, M\u201d® Quellet avait confirmé en entrevue que la SQPEEU était bel et bien intervenue au nord du 51® parallèle, contrairement à ce que certains avaient prétendu.Mais elle intervient pour protéger les personnes et les équipements, pas systématiquement les arbres.« C\u2019est un feu d\u2019une ampleur qu\u2019on a rarement vue au Québec», a résumé M\u201c® Quellet.Plus précisément, «il y a six hélicoptères et 72 personnes pour protéger le village d\u2019Eastmain.Il y a de l\u2019arrosage qui se fait par les airs et du sol pour protéger les personnes», a-t-elle relaté.Les autorités ont fait savoir que les dangers d\u2019incendie de forêt demeuraient extrêmes dans plusieurs régions du Québec, particulièrement dans le nord de la province, en raison du temps sec et chaud qui y perdure.P^ne de métro À son tour, le maire par intérim de Montréal, Laurent Blanchard, a souhaité que les pannes de métro causées par les fluctuations de tension, comme celle de mercredi dernier, ne se répètent pas.«Dans la mesure où ces pannes-là sont ponctuelles et ne durent que quelques minutes, je n\u2019ai pas à avoir d\u2019inquiétude structurelle.Mais c\u2019est évident que si le métro, successivement, pendant trois jours consécutifs, tombe en panne pour un certain nombre de minutes ou d\u2019heures, bien ça introduit un climat d\u2019inquiétude.Et Montréal, c\u2019est la ville des festivals, la ville de l\u2019été, c\u2019est la ville qui se veut festive.Alors je ne veux pas qu\u2019on considère le fait de se promener à Montréal comme étant une aventure», a commenté M.Blanchard.La Presse eanadienne Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal HYDROCARBURES EXTRACÔTIERS Un processus d\u2019analyse « trop serré » qui inquiète les Madelinots ALEXANDRE SHIELDS Le maire des îles de la Madeleine, Joël Arseneau, demande à l\u2019Qffice Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers de reporter d\u2019au moins trois mois la date butoir pour commenter l\u2019ébauche du rapport d\u2019impacts environnementaux de l\u2019exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent.L\u2019Qffice a publié cette étude de plus de 700 pages le vendredi 21 juin.Ceux qui veulent intervenir dans le dossier ont un mois pour lire ce rapport complexe et faire parvenir leurs commentaires par écrit.Après le 5 août, il sera trop tard.Les enjeux sont pourtant de taille, puisque l\u2019étude constitue une nouvelle étape vers l\u2019ouverture de toute une portion du fra^le écosystème du golfe du Saint-Laurent aux pétrolières.Il apparaît clair, selon Joël Arseneau, que la période estivale est très mal choisie pour lancer ce rapport et exiger des commentaires.«Vous comprendrez qu\u2019il est difficile, voire impossible, entre autres pour les intervenants du secteur de la pêche et du tourisme, dont la saison bat son plein, de dégager présentement le temps nécessaire à l\u2019analyse d\u2019un rapport de plus de 700 pages», écrit-il dans une lettre envoyée jeudi à l\u2019Qffice et dont Le Devoir a obtenu copie.Milieu économique M.Arseneau souligne également que la table de concertation sur les hydrocarbures, qui regroupe les acteurs du développement économique des îles de la Madeleine, a convenu que «le délai accordé pour le dépôt de commentaires est beaucoup trop serré».Iæ regroupement, qui a demandé en mars à l\u2019Qffice de venir présenter Iq rapport à la population des îles, dit par ailleurs ne pas avoir obtenu la moindre réponse.Dans les pirconstances, le maire des îles presse donc l\u2019Qffice de reporter à la mi-novembre le délai prescrit pour le dépôt des commentaires.Les pétrolières dans le Golfe La mise à jour de l\u2019évaluation environnementale vise la partie terre-neuvienne du Golfe.Elle comprend donc la portion est de la structure Qld Harry, contrôlée par Corridor Resources.Six autres permis d\u2019exploration, situés le long de la côte de Terre-Neuve, sont aussi en vigueur.Ils se trouvent au sud de la Basse-Côte-Nord.Ce secteur est crucial pour l\u2019industrie de la pêche au homard, au sébaste et à la morue.Plusieurs espèces menacées de disparition le fréquentent.Tout ce territoire maritime est aussi voisin de la portion québécoise du Golfe.Mais cinq provinces canadiennes ont une frontière maritime avec le Golfe.Lait pour le moins inhabituel, même si l\u2019étude est loin d\u2019être terminée, l\u2019Qffice Ca-nada-Terre-Neuve-et-Labra-dor des hydrocarbures extracôtiers a lancé le 16 mai dernier un appel d\u2019offres pour l\u2019exploration de plus d\u2019un million d\u2019hectares de fonds marins dans le Golfe.Un appel d\u2019offres autorisé par le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Cliver.Le gouvernement Marois \u2014 favorable à l\u2019exploitation pétrolière dans le Golfe \u2014 attend par ailleurs les conclusions de l\u2019évaluation environnementale stratégique confiée à la firme Geni-var par les libéraux en 2009 pour étudier la portion québécoise du Golfe.Qn ignore quand le rapport de cette évaluation sera rendu public.Le Devoir CREER UN MONDE NOUVEAU PAR LE PARTAGE ET LA JUSTICE « Le monde se tient prêt pour le changement.[.] De plus en plus, les gens s'éveillent à la nécessité d'un changement.D'instinct, ils savent que l'ordre ancien touche à sa fin, et n'attendent qu'un signe du destin pour prendre une nouvelle direction.Quand Maitreya se révélera au monde, il orientera les pensées des hommes vers le partage, la justice, et la paix, sans lesquels il n'y aurait pas d'avenir pour l'humanité.» Un Maître parle, présentation de Benjamin Creme, Partage Publication, 2007, p.289 TaraQuebec.org - 1-888-886-8272 Partagelnternational.org - Share-lnternational.org A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 JUILLET 2013 ACTUALITES ALBERTA Enquête réclamée sur les armes saisies à High River La GRC est critiquée pour ses interventions lors des inondations Ottawa \u2014 Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) demande la tenue d\u2019une enquête relative aux saisies d\u2019armes effectuées à l\u2019intérieur de résidences qui avaient été évacuées lors des inondations en Alberta, après que l\u2019initiative eut fait l\u2019objet de critiques de la part du Bureau du premier ministre.Le commissaire Bob Paul-son a écrit à la Commission des plaintes du public contre la GRC et a demandé à l\u2019organisme de se pencher sur le dossier.11 affirme que lui-même et plusieurs Canadiens se posent des questions sur les actions de la GRC dans la ville dévastée de High River.«Je suis très soucieux des sévères critiques qui ont été soulevées dans les médias en ce qui a trait aux saisies d\u2019armes dans des résidences évacuées», a écrit M.Paulson dans une lettre adressée à lan McPhail, président intérimaire de la Commission.«Naturellement, je trouve cela très troublant, et vous aussi, j\u2019en suis sûr, et cela doit l\u2019étre également pour plusieurs Canadiens qui se demandent ce qui se passait à High River.» Les autorités de la GRC disent avoir saisi les armes pendant que des officiers fouillaient des résidences de la zone inondée de High River pour y chercher des victimes, des animaux et tout objet qui pourrait représenter une menace au retour des résidants.À la vue de tous Dans une déclaration publiée la semaine dernière, la GRC a indiqué que des officiers ont constaté que certains propriétaires d\u2019armes avaient laissé celles-ci à la vue de tous alors qu\u2019ils avaient probablement déplacé leurs objets précieux en sécurité.Les armes avaient été identifiées afin d\u2019être retournées à leurs propriétaires.«La dernière chose que souhaite tout propriétaire d\u2019armes à feu, c\u2019est que celles-ci tombent entre de mauvaises mains», avait déclaré, à l\u2019époque, la commissaire adjointe Marianne Ryan.Plus tôt cette semaine, la GRC a précisé que les citoyens pouvaient récupérer leurs armes en présentant une attestation de propriété.Bien que M.Paulson ait fait l\u2019éloge des officiers et de leur «besogne héroïque» durant les inondations, il dit espérer que l\u2019enquête détermine si la saisie des armes était «bien justifiée, exécutée de façon raisonnable et dans le respect de nos politiques».Au moment des saisies, le Bureau du premier ministre avait condamné l\u2019initiative, affirmant que la GRC devrait se concentrer sur la protection des citoyens et des biens.Des politiciens des partis d\u2019opposition avaient réagi à ces propos, accusant le Bureau du premier ministre de se mêler des affaires opérationnelles de la GRC.Réactions politiques Alors qu\u2019il était de passage à Regina, vendredi, le chef libéral Justin Trudeau a dit ignorer la décision de lancer une enquête.«Je suis content de voir que le commissaire étudie l\u2019affaire, mais à titre de politicien fédéral, je ne crois pas avoir à mettre en doute les décisions opérationnelles de la GRC.Je pense que je vais me tenir en retrait de ce dossier particulier», a déclaré M.Trudeau.La première ministre de l\u2019Alberta, Alison Redford, a refusé de commenter la lettre de M.Paulson.Mais Danielle Smith, chef de l\u2019opposition et leader du parti Wildrose, a accueilli favorablement la nouvelle.M\u201c® Smith est originaire de High River.La Presse canadienne Dans les coulisses de l\u2019actualité Matricule 728 sous pression Dans l\u2019univers trépidant des actualités, un jour emporte l\u2019autre, sans grande possibilité de flâner trop longuement autour d\u2019une nouvelle.Et pourtant, il y aurait parfois tellement à dire ! Le Devoir vous propose une incursion dans les coulisses de l\u2019actualité, en revisitant certains moments forts relatés par nos photoreporters et journalistes.Arrêt sur image.MARIE-ANDREE CHOUINARD Soirée du 20 mai 2012.Montréal vibre sous les pulsations les plus fortes du printemps étudiant.Un long serpent de manifestants a quitté la place Emilie-Gamelin, rue Sainte-Catherine, comme chaque soir.«Ç\u2019a été une des grosses manifs de soir, celle-là», se rappelle la photoreporter Annik MH de Carufel, qui manie la lentille pour Le Devoir.Grosse manif, caries tensions entre manifestants et policiers étaient à leur comble, donnant lieu ici et là à des interventions plus musclées, des méfaits, des arrestations.Jacques Nadeau, photojournaliste qui a arpenté la rue de jour et de nuit pendant tout le conflit étudiant, le confirme : cette soirée-là était «électrique».«On ne sait pas trop ce qui s\u2019était dit ou passé du côté des policiers, mais c\u2019est la soirée où on a vu le plus d\u2019agressivité dirigée vers des citoyens, souvent des gens qui étaient là, simplement, et qui n\u2019avaient rien fait.» Ce soir-là, il n\u2019était pas rare de voir des policiers ramener des collègues à l\u2019ordre, comme si les cadres habituels ne tenaient plus.En soirée, Annik a vu au loin des citoyens être plaqués au sol par des policiers, tout près de la place Emilie-Gamelin, où une portion du groupe avait été repoussée par l\u2019escouade antiémeute.Année de ses appareils, elle a voulu s\u2019approcher.Mais la photographe fut arrêtée par une première ligne de policiers vêtus de dossards jaunes \u2014les «canaris», en jargon de manifestants \u2014 qui interdisaient l\u2019accès à la scène.Dans cette rangée, une policière sortait du lot.«Tout de suite, mon regard, mon instinct, mes sens ont été attirés par cette personne-là.Même à travers la visière de son casque, fai vu que quelque chose n\u2019allait pas chez elle.On aurait dit qu\u2019elle hy-perventilait Elle pinçait les lèvres et essayait d\u2019attraper son air.Elle n\u2019allait pas bien.» «Là là, c\u2019est assez!» , Autour, tout est très noir.Equipée de son grand-angle 16-35 mm, Annik n\u2019avait d\u2019autre choix que de vraiment s\u2019approcher de son sujet.Elle a pris une photo.S\u2019est approchée encore.A de nouveau croqué son modèle, toujours mal en point.«J\u2019approchais toujours.Elle ne me regardait pas.Elle fixait au loin, avec un regard vitreux; c\u2019était comme si elle essayait de se contenir, de se calmer.» Placée désormais à un mètre de l\u2019agente, Annik fut soudain la cible d\u2019une explosion de colère.«Là, là, c\u2019est assez!», lui cria la policière, sortant de ses gonds et avançant la matraque comme pour la repousser.«T\u2019as-tu fini d\u2019en prendre, des photos?» Un supérieur s\u2019approcha alors d\u2019An-nik pour lui dire de s\u2019éloigner.«Je ne me suis pas obstinée, raconte Annik.Je leur ai juste dit: «Elle fait son travail.Moi aussi je fais le mien.» Mais je suis partie parce que je savais que je l\u2019avais, ma shot » Elle retourna chez elle plus tard, en pleine nuit, traita ses photos et expédia au Devoir le visage crispé d\u2019une policière anonyme sur le bord d\u2019éclater.Triste gloire Ce qu\u2019Annik ne savait pas alors, et qu\u2019elle apprit le lendemain avec stupéfaction lorsque les médias et YouTube s\u2019emparèrent de l\u2019affaire, c\u2019est que sa policière mal en point avait déjà éclaté avant d\u2019être redéployée dans cette ligne de «canaris».En poivrant un groupe de manifestants qui n\u2019avaient apparemment rien fait, le matricule 728, de son petit nom de constable Stéfanie Trudeau, venait d\u2019entrer dans la triste gloire du printemps étudiant.Cet incident et, quelques semaines plus tard, une arrestation musclée de citoyens du Plateau Mont-Royal, pour laquelle elle fut suspendue et fit même l\u2019objet d\u2019une enquête, ont fait d\u2019elle une célébrité.Annik MH de Carufel ne savait rien de tout cela au moment de s\u2019approcher de cette femme en crise.«Je pense que les photographes de presse ont un sixième sens, confie-t-elle plus d\u2019un an après cette crise sociale.Ça ne s\u2019explique pas, mais c\u2019est là.Chaque fois que je couvre un événement, quelque chose guide mes choix.Et fai toujours des choix à faire, à chaque instant, chaque fraction de seconde.C\u2019est cet instinct-là qui détermine où je vais, où je me place, derrière qui, quelle lentille j\u2019ai dans les mains.» Cette soirée du 20 mai 2012, le radar de photoreporter était bel et bien à l\u2019œuvre.«Dans une manifestation, le choix est immense.Il y a tellement de choses qui se passent partout et en même temps, tu passes ton temps à décider.Dans cette ligne de policiers, c\u2019est un peu comme si favais vu une série de canaris jaunes et un seul vilain canard noir.Les autres étaient inintéressants, ils faisaient leur job, c\u2019est tout.Mais elle, elle avait quelque chose d\u2019humain qui ressortait.Que je sache ou non le background de cette femme-là [et Annik, à ce moment-là, n\u2019en avait pas la moindre idée], ça ne compte pas.Moi, ce qui m\u2019attire, c\u2019est ce qui l\u2019habite au moment où je la vois.» En regardant sa photo aujourd\u2019hui, elle ressent, devant cette bouche pincée, cet air crispé, toute la tension mal contenue chez la policière.Le matricule 728 sous haute pression.Le Devoir ê JACQUES NADEAU LE DEVOIR ^\tLe matricule 728 s\u2019apprête à poivrer une série de citoyens qu\u2019elle juge dérangeants I I\tet la scène, virale dès le lendemain sur les réseaux sociaux, la tire de l\u2019anonymat.& 22 h 33 ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Angle Sainte-Catherine et Saint-Hubert, la policière Stéfanie Trudeau, connue sous son numéro de matricule 728, montre un visage des plus tendus.à f pouce.22 h 29 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rue Saint-Denis, une femme incommodée par le poivre est soulagée par des amis.23 h 00 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rue Saint-Denis, un policier freine les ardeurs d\u2019une collègue.Cette photo a remporté le prix Antoine-Desilets 2012 décerné par la FPJQ. porter raffinée sur toute la ligne Partez chanceux avec Porter ! 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Évasions Porter est une entreprise agréée par TICO. A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET LES ENFANTS 1 I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Fière! Marilou Pilote, 15 ans, est fière d\u2019elle: le sport la laissait indifférente il y a à peine un an, mais depuis son passage au camp SNAP, destiné aux jeunes ayant un problème de surpoids, elle a deux marathons et un Tour de l\u2019île à son actif.Mieux bouger, meilleure santé Unique au Québec, le camp SNAP est destiné aux jeunes ayant un problème de surpoids MARIE-ANDREE CHOUINARD Cette année, Marilou Pilote a couru deux marathons de 5 km et roulé 50km au Tour de Pile de Montréal.Le bulletin scolaire de la jeune fille de 15 ans affiche maintenant des 90% en éducation physique et elle ne rechigne désormais plus lorsqu\u2019on lui propose de bouger, dans la mesure où un défi lui permet de se surpasser.Pourtant, il y a tout juste un an, Marilou avait en horreur tout ce qui rimait avec activité physique.Un problème de surpoids, traîné depuis sa plus tendre enfance, pesait sur elle comme un fardeau: peur de faire rire d\u2019elle en tentant une manœuvre sportive, incapacité à faire comme les autres, découragement; bref, elle était coincée dans un cercle vicieux qui nuisait tant à sa santé qu\u2019à son estime d\u2019elle-même.Jusqu\u2019à ce que le camp d\u2019été SNAP entre dans sa vie, ou plutôt qu\u2019elle y mette les pieds.«Ça ne me tentait pas trop trop d\u2019aller là, mais ma mère m\u2019a convaincue, raconte la bavarde jeune fille, rencontrée à Terrebonne cette semaine.Mais une fois que j\u2019ai commencé, ç\u2019a été un déclic.Ce camp-là a changé ma vie.» Formule inédite au Québec, le camp SNAP (pour santé, nu- trition, activité physique) est destiné aux jeunes de 8 à 16 ans présentapt un problème de surpoids.A des années-lumière des boot camps américains faisant perdre du poids aux jeunes en leur imposant un entraînement militaire, ce camp, imaginé entre autres par des spécialistes du CHU Sainte-Justine qui se consacrent à la prévention des maladies cardiovasculaires chez les jeunes, est entièrement articulé autour des saines habitudes de vie.«Bouger et avoir du plaisir à bouger», explique Emmanuelle Lachance, directrice des ventes, marketing et communications aux Œuvres du père Sablon, organisme responsable du camp Le P\u2019tit Bonheur, près de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, qui abrite le camp SNAP.«C\u2019est au cœur de notre mission, qui tourne entièrement autour des bonnes habitudes de vie.Le but n\u2019est pas de les faire maigrir, mais de redonner à ces enfants le goût de bouger.» En canot et à vélo Activités physiques, cours dirigés sur la nutrition, ateliers de cuisine : à travers ce programme, les moniteurs du camp SNAP travaillent avec une clientèle en surplus de poids non seulement pour donner le goût du sport, mais aussi pour redorer une estime de soi très souvent balafrée.Le poids des jeunes Selon les résultats à peine dévoilés de l\u2019Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011, 69 % des jeunes ont un poids normal, 21 % ont un surplus de poids et 10 %, un poids insuffisant.Environ 14 % des élèves du secondaire font de À l\u2019école, Marilou subissait sans arrêt l\u2019intimidation.Toujours, se souvient-elle, il y avait les blagues, les rires, les malaises.En éducation physique?«Elle a toujours haï l\u2019éducation physique, son cours le plus mauvais, avec toujours 60% à peine», raconte sa mère, Mélanie Gen-dron.Mais après deux semaines dans les Laurentides, c\u2019est une nouvelle ado qui est revenue chez Mélanie.«Je me rappelle que la dernière journée du camp, c\u2019était une activité parents-enfants.J\u2019observais Marilou avec les autres: elle était leader, enjouée.J\u2019étais tellement émue.Enfin, Marilou était elle-même!» Très réticente de prime abord devant l\u2019idée de passer deux semaines à faire ce qu\u2019elle n\u2019aimait pas trop \u2014 du sport! \u2014, Marilou s\u2019est découvert un amour pour les sports nautiques, alors qu\u2019enfiler un maillot et sauter dans un kayak ne rimaient pas nécessairement auparavant avec sa définition du l\u2019embonpoint et 7 % sont obèses.Si le surplus de poids est davantage répandu chez les garçons que chez les filles (25 % contre 17 %), il y a proportionnellement plus de filles de poids normal ou de poids insuffisant que de garçons.parfait bonheur.«Au camp, nous étions tous pareils, tous gênés de nous mettre en maillot, tous malhabiles pour embarquer dans le canot», raconte-t-elle en rigolant, se rappelant les premières fois, quand les embarcations chaviraient en plein milieu du lac et que leurs occupants étaient incapables d\u2019y retourner.«Après deux semaines, le kayak, le rabaska, le canot, on adorait ça.» Ce qui a motivé Marilou?«Les défis.Le fait de pouvoir me surpasser.» L\u2019objectif du camp SNAP n\u2019était peut-être pas de faire perdre du poids, mais, inévitablement, c\u2019est arrivé: 12 livres en moins, dit-elle fièrement.Et une vingtaine d\u2019autres perdues au cours de la dernière année.Un ghetto pour les plus gros ?Emmanuelle Lachance reconnaît que, vu de l\u2019extérieur, ce camp destiné uniquement aux jeunes présentant un surpoids a des allures de ghetto.«Nous nous sommes posé la question, c\u2019est vrai.Et on a conclu que, pour donner le déclic et le goût de bouger, cela devait se faire en compagnie de jeunes qui n\u2019allaient pas les juger.Mais nous intégrons les jeunes de SNAP aux autres campeurs en cours d\u2019été.» Marilou concède qu\u2019elle n\u2019a pas toujours aimé cette division des groupes.«Je me demandais si ça n\u2019allait pas justement augmenter l\u2019effet de différence.» Mais petit à petit, les groupes se sont mélangés, sans le moindre problème d\u2019intimidation, dit-elle.«On n\u2019était pas tout seuls.On se sentait forts.» Mélanie Gendron se rappelle la réaction de sa fille lorsqu\u2019elle a vu que tout le monde avait le même profil physique qu\u2019elle ou à peu près.«Elle s\u2019est dit: \u201cOKI Je vais donc être normale, moi, cette semaine?Quand les autres courent, eux aussi ils ont une drôle d\u2019allure.Je ne suis plus la seule.\u201d Et c\u2019est comme ça qu\u2019elle a débloqué.» Avec des bienfaits physiques évidents.Plus d\u2019asthme, et aucun besoin de tramer ses légendaires pompes avec elle.Un sommeil moins perturbé.L\u2019impression d\u2019être mieux.Beaucoup plus d\u2019amis à l\u2019école.«Quand fai eu fini le camp, je me suis dit: \u201cÇa s\u2019est bien passé au camp cet été.Pourquoi ce ne serait pas pareil à l\u2019école ?\u201d Et mon attitude a changé.Tout a changé», raconte Marilou.Bienfaits pour tous Avec elle cet été, 72 jeunes participeront au camp SNAP, comparativement à 17 seulement l\u2019été dernier, qui était une expérience-pilote.De ce nombre, quelque 60 jeunes vont s\u2019amuser sans avoir un sou à débourser (le coût pour deux semaines est de 1030$) ; ils seront envoyés par la Fondation du docteur Julien, par divers CLSC, par l\u2019hôpital Sainte-Justine et par des nutritionnistes.«C\u2019est un aspect primordial pour nous, le fait de permettre à des jeunes de milieux défavorisés [où les problèmes de surpoids sont souvent plus importants] de venir au camp.Et cela profite à tout le monde, tant à ceux des milieux aisés qu\u2019aux autres», dit Emmanuelle Lachance, en confiant que des jeunes arrivent au camp avec leurs effets personnels dans des sacs de poubelle tandis qu\u2019à côté d\u2019autres se font conduire à la colonie de vacances en hélico.Les yeux de Marilou la ma-rathonienne pétillent quand elle parle de son prochain camp, qui commence dans deux semaines.«J\u2019ai hâte là, il faut que je bouge.J\u2019en ai besoin, je le sens.» Le Devoir .^unsafe QiüBli FABRIQUE AU QUEBEC OPAQUES, SOLAIRES ou TRANSLUCIDE ou^tore CLAUDE BOUCHARD Montréal - Laval Longueuil 514-231-8677 .storesdequalite.ca SUR MESURE \u2022\tStores motorisés \u2022\tToiles à rouleau \u2022\tStores romains \u2022\tPanneaux coulissants \u2022\tStores horizontaux de voilage \u2022\tStores horizontaux de bois, de PVC, de métal \u2022\tStores verticaux PVC \u2022Toiles pour verrière \u2022\tPersiennes \u2022\tStores extérieurs \u2022\tToiles solaires TOILES SOLAIRES I \u2022\tDÉCORATIVES \u2022\tMOTORISÉES I de rabais ou INSTALLATION GRATUITE STORES HORIZONTAUX DE VOILAGE ESTIMATION GRATUITE RÉSIDENTIEL ET COMMERCIAL MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL LONGUEUIL QUÉBEC TROIS-RIV.450-627-3716 450-445-9829 418-654-8677 819-696-8677 REPENTIGNY 450-585-7577 TERREBONNE 450-437-4666 ST-SAUVEUR 450-227-7377 BROMONT 450-534-4377 ?5 (Stoi/e^® MARKETING & PUBLICITÉ 514 796-8677 \u2022 418 692-6677 ® Marque de commerce déposée de Solution certifiée 5 étoiles Inc. DIMANCHE 7 JUILLET 20IS A 7 EN VACANCES ^.vcoMEro ^ GfliP wmfL ESI1335 &; * Vir-Jta iJ' VLA±L\t'^'''J.jIji 'h 'ï-t De tout pour tous MARIE-ANDREE CHOUINARD La formule unique de jadis \u2014 une semaine sous la tente en plein bois, au bord d\u2019un lac \u2014 a bien évolué Iqrsque vient le temps de choisir le camp idéal.Etourdissante, la sélection est variée et couvre les domaines du plein air, des arts, des langues, du sport spécialisé et des sciences.À côté du camp musical ou de celui destiné à des enfants ayant des besoins particuliers \u2014 qu\u2019on pense seulement aux enfants autistes, pour qui les camps spécialisés offrent le bonheur bien encadré en même temps qu\u2019un répit mérité pour leurs parents \u2014, on trouve vraiment de tout : le camp médiéval pour les trip-peux de chevaliers désireux de manier l\u2019épée mousse en combat; le camp d\u2019équitation ou de golf; celui d\u2019anglais ou d\u2019espagnol; le camp culinaire ou spatial ; la vie de camp au zoo ou au Biodôme.Prix variables Si on peut s\u2019amuser au camp de jour pour quelque 35 $ par semaine, il peut aussi en coûter beaucoup plus cher, parfois des milliers de dollars, à des parents aisés pour que leurs bambins aillent remplir la fabrique à souvenirs en faisant des coups pendables au dortoir du camp de vacances.Un exemple ?Trente-cinq heures de cuisine supervisée à l\u2019Académie culinaire coûtent 550$ (c\u2019est un camp de jour, les enfants n\u2019y séjournent pas mais rapportent une portion de leur plat du jour à la maison).Cinq jours au Musée des beaux-arts de Montréal à déployer les talents artistiques valent 270$.Une semaine au Camp Edphy peut coûter de 690$ à 940$, selon le prohl choisi.Et pour une douzaine de jours aux camps Odyssée (logis compris), il faudra déljourser plus de 1000$.À l\u2019autre bout du spectre, des activités moins coûteuses existent, comme en font foi tous ces camps de jour demandant de 45 à 50 $ par semaine.Quatre journées au Groupe communautaire contre la violence d\u2019Hochelaga-Maison-neuve coûtent 12$ par semaine (et moins encore si plus d\u2019un enfant par famille s\u2019y rend) et un dîner est parfois servi, signe du besoin immense de certaines familles.Le Devoir Le camp de vacances au cinéma Ce lieu mythique a inspiré maints films A ¦ PARAMOUNT PICTURES Christina Ricci en Mercredi Addams incendiaire dans Les valeurs de la famille Addams.PARAMOUNT PICTURES La céièbre enseigne du Camp Crystai Lake, où ii ne fait pas bon être moniteur dans ie flim Vendredi 13.ACTIVITES ESTIVALES ERANÇOIS LEVESQUE Le camp de vacances relève d\u2019un paradoxe intéressant.D\u2019une part, il s\u2019agit d\u2019un univers fermé, éloigné du monde.D\u2019autre park ses activités se déroulent essentiellement à ciel ouvert.Libérés du carcan parental de jour comme de nuit, les enfants flirtent avec l\u2019indépendance dans un cadre propice au déroulement d\u2019expériences formatrices.Au cinéma, ces tribulations souscrivent à deux tendances: celle de la découverte et celle du danger.En effet sauf exception, le campeur rentrera chez lui soit transformé, soit les pieds devant selon le genre de film auquel on ama assisté.Dans la désignation «camp de vacances», il y a le mot «vacances», lequel mot évoque une période de légèreté et d\u2019insouciance.L\u2019école est fime et les parents sont loin.Parfois, ces derniers pensent s\u2019être débarrassés de leur progéniture pour l\u2019été.C\u2019est sans compter la roublardise de lems rejetons, comme nous l\u2019enseignent certains films.Dans La fiancée de papa (David Swift, 1961), par exemple, les adultes ne paient rien pour attendre.Séparées au berceau après un divorce acrimonieux, les jumelles de ce classique de Disney (Hayley Mills au carré) se vengent de lems père et mère en changeant de place l\u2019une avec l\u2019autre.Tiré du roman Deux pour une, d\u2019Erich Kastner, le film a été refait plusieurs fois pour la télévision, puis pour le cinéma, en 1998, sous le titre L\u2019attrape parents, avec une toute jeune Lindsay Lohan.11 s\u2019agit d\u2019un récit guilleret, on l\u2019aura copipris.À l\u2019inverse, l\u2019ambiance est initialement funeste dans Princes en exil, un drame psychologique canadien signé Giles Walker.Envoyé pour l\u2019été dans un camp pour enfants cancéreux, le protagoniste adolescent n\u2019en mène pas large.De nouveaux amis et une jolie jeune fille plus tard, voilà que l\u2019espoir renaît.Le principal objectif du jeune homme qui n\u2019entend pas céder à la mort tout de suite ?Perdre sa virginité ! En sang ou en goguette Qui dit camp de vacances dit également moniteur.Archétype inhérent au heu au même titre que la nourriture de cantine douteuse et les cabines empestant l\u2019urine, le moniteur se révèle volontiers une figure sympathique.Plus âgé que les jeunes qu\u2019il supervise, mais moins que les parents de ceux-ci, il inspire la confiance autant qu\u2019il suscite les confidences à force de bonne volonté et de sollicitude.De la comédie à l\u2019horreur Malheureux comme les pierres à son arrivée au camp, le jeune héros de Meatballs Qvan Reit-man, 1979) en fait l\u2019expérience au contact d\u2019un moniteur excentrique (Bill Murray) qui le prend sous son aile.Au contraire, les taciturnes Mercredi et Pugsley sont l\u2019exception qui confirme la règle alors qu\u2019ils vivent un véritable cauchemar aux mains de monitems férocement enjoués dans Les valeurs de la famille Addams (Barry Sonnen-feld, 1993).Qu\u2019à cela ne tienne, ces (trop) joyeux lurons goûteront à la médecine léthale \u2014 et désopilante \u2014 des Addams.Pour le compte, le métier de moniteur de colonie de vacances constitue sans conteste l\u2019occupation saisonnière la plus hasardeuse qui soit, les films d\u2019horreur sont là pour en témoigner.Réunis à la veille de la réouverture du Camp Crystal Lake, les moniteurs de Vendredi 13 (Sean S.Cunningham, 1980) sont traqués et trucidés avec un sadisme consommé.Idem pour ceux des bien nommés Carnage (Tony Maylam, 1981) et Massacre au camp d\u2019été (Robert Hiltzik, 1983), entre autres exemples.Certain^ connaissent un sort plus enviable, il est vrai.Etrangers à toute notion de rectitude politique, les moniteurs de Wet Hot American Summer (David Wain, 2001) ne pensent qu\u2019à la fête et à la fesse sans être inquiétés.Plus responsable, celui de Petites chéries (Ronald P.Maxwell, 1980) repousse les avances d\u2019une adolescente un peu trop pâmée.Passionné par la nature, le propriétaire et chef de camp dans L\u2019été indien (Mike Binder, 1993) a tellement marqué ses jeunes charges que celles-ci décident de reprendre sa colonie de vacances lorsque sonne l\u2019heure de la retraite.En cela, ces adultes venus revivre un moment béni de leur jeunesse illustrent à merveille l\u2019adage voulant que l\u2019enfant arrivé au camp récalcitrant ne veuille généralement plus en repartir.Le Devoir Les camps de vacances en qnelqnes chiffres 1894 Le YMCA de Montréal ouvre le premier camp de vacances au Québec.200000 Nombre de jeunes de 3 à 17 ans fréquentant un camp de vacances chaque année, selon l\u2019Association des camps certifiés du Québec.300000 Nombre d\u2019enfants inscrits à un camp de jour l\u2019été.78 Nombre de camps qui offrent un programme d\u2019accessibilité financière permettant d\u2019aider les parents moins nantis.96 Nombre de camps certifiés sur le territoire québécois.61% Pourcentage de jeunes qui ont adopté une attitude positive à l\u2019égard de l\u2019activité physique après avoir été dans un camp de vacances, selon une étude pancanadienne {The Canadian Summer Camp Research Project, Université de Waterloo, 2012).1966 L\u2019auteur-compositeur français Pierre Perret connaît le succès avec Les jolies colonies de vacances.http://www.youtube.com/watch?v=WTn8628B kU4 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Moment de jeu dans une ruelle d\u2019Hochelaga-Maisonneuve.â MOTEL CLARENDON Au cœur du Vieux-Québec depuis 1870 Information & réservations : 1.888.611.1010 57, rue Ste-Anne, Vieux-Québec (Québec) G1 R 3X4 www.hotelclarendon.com A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 JUILLET 2013 CÜLTDRE Festival international de jazz de Montréal AMADOU & MARIAM Bienvenue au Mali ! YVES BERNARD Cette année, Amadou & Mariam reçoivent le prix Antonio-Carlos-Jobim, remis à un artiste qui s\u2019est particulièrement distingué dans le domaine des musiques du monde.Hommage mérité, d\u2019autant que le célèbre couple aveugle du Mali revient de loin étant donné la crise que traverse le pays.Ce dimanche soir, ils accueillent leur petite sœur Fatoumata Diawara à la place des Festivals pour le grand événement de clôture du FIJM.Bienvenue au Mali, pays de musique et d\u2019espoir bientôt retrouvé, clame Amadou Bagayoko.«On a vécu les événements en deux étapes, dit-il.Ce fut d\u2019abord l\u2019occupation du territoire, un moment très difficile.Puis, la venue des militaires français a amené de l\u2019espoir.Plusieurs gens du Nord avaient fui vers le Sud ou les pays voisins.» Pendant la majeure partie de 2012, Amadou & Mariam étaient à l\u2019extérieur, ils sont rentrés au pays à la fin de l\u2019année.«On passe la moitié de notre temps en France et on tourne beaucoup dans le monde», explique le chanteur-guitariste.A leur retour, ils ont constaté l\u2019effervescence artistique malgré les interdits, alors que plusieurs artistes ont composé des pièces pour la paix: on n\u2019a qu\u2019à penser à Oumou Sangaré, à Tiken Jah Fakoly, au rappeur Amkoul-lel, au collectif des artistes du Nord Mali et à plusieurs autres.Le couple se joint aussi à une quarantaine d\u2019artistes regroupés par Fatoumata Diawara pour créer Maliko, sorte de We Are the World malien.Amadou & Mariam signent aussi la pièce Que Dieu nous aide à retrouver la paix.Presque tous ces titres sont diffusés sur YouTube.«En France, il y a eu des journées pour le Mali et on a fait des conférences, poursuit le funky brother.On a aussi créé le À la place des Festivals, dimanche à 21 h 30 Radieuse Fatoumata Diawara C\u2019est la douce séductrice à l\u2019air noble, à la voix puissante et au sourire radieux.C\u2019est aussi la chanteuse-comédienne au cri et à la danse sauvages.Ivoirienne de naissance et Malienne de souche, Fatoumata Diawara se réclame de la tradition de Was-soulou et son disque Fatou l\u2019a projetée sur les scènes internationales.Elle est aussi musulmane, profondément attachée à la laïcité et très engagée pour la paix au Mali.En plus de sa participation au concert d\u2019Amadou & Mariam, elle offre son spectacle ce dimanche sur l\u2019Esplanade, rue Clark Nord, à 20 h.Nikki Yanofsky, petite diva devenue grande projet Africa mon Afrique.On va dans les centres sociaux des banlieues pour rencontrer des enfants.Avec eux, on répète certains de nos morceaux et on fait un miniconcert.Le lendemain, on fait le gros concert pour les grandes personnes et une partie des bénéfices est redistribuée au programme alimentaire mondial pour soutenir le Mali.» Lors de l\u2019entrevue téléphonique réalisée le 14 juin dernier, Bamako vivait toujours sous l\u2019état d\u2019urgence, et selon Amadou, « la musique ne fonctionnait toujours pas à temps plein».Mais les projets de soutien ne manquent pas pour la suite des choses, dont cette idée de grand concert humanitaire lancée par Salif Keita.Amadou commente : «Pour le moment, c\u2019est difficile à organiser, il faut que l\u2019état d\u2019urgence finisse.Quand il y aura la paix, on veut aussi mettre en marche le projet Les grands cœurs du Mali avec la Fédération des artistes du Mali.Des chanteurs, des musiciens et des chorégraphes iront parler de paix dans toutes les régions du Mali.» Et quel est le message d\u2019Amadou pour l\u2019extérieur?«Nous remercions beaucoup la communauté internationale, parce que si nous arrivons à parler du Mali, c\u2019est grâce à elle.Nous lui disons de ne pas se décourager et que le Mali pourra se développer.» En 2008, il chantait avec Mariam Welcome to Mali en soulignant la beauté de toutes les ethnies et les villes historiques du pays.Dimanche soir, leur mot de bienvenue au Mali pluriel résonnera fortement de leur rock blues teinté des quelques musiques black américaines de leur disque Fo-lila.Et en toile de fond, ce mot immense : « espoir MARIE-PIER ERAPPIER Suffit d\u2019aborder Nikki Yanofsky en parlant de ses débuts au Eestival de jazz de Montréal en 2006 devant des milliers de personnes.à seulement 12 ans.Avec tout ce petit «bonnefemme» de chemin parcouru depuis la sortie de Nikki, en 2010, la Montréalaise nous sert quasiment du «Quand j\u2019étais jeune, vous savez.» La mignonne nou§ remet ça encore cette année.À guichets fermés pour trois soirs au Théâtre du Nouveau Monde, oui madame, avec toujours cette même énergie qui irradie la majorité de son public en salle, dont l\u2019âge est proportionnel à celui de la chanteuse.Qu\u2019à cela ne tienne, elle entame après une longue intro l\u2019accrocheuse Little Secret, une des chansons de son troisième album qui paraîtra à l\u2019automne, sous l\u2019égide de Quincy Jones, oui monsieur.Après quelques notes, le public semblait ravi de retrouver «sa» sémillante Nikki.L\u2019humble auteure de ces lignes était toujours dubitative quand elle s\u2019est mise au piano pour Ain\u2019t No Way, une autre nouvelle création.Mais la Nikki, c\u2019est une souplesse dans la voix qui étonne et détonne.Elle nous fait le coup à tous les coups.Au début, on écoute avec les yeux.Qn comprend bien que le jazz est en train de flirter avec la pop \u2014 LMFAQ et le fameux Get Lucky de Daft Punk sont de la fête ! \u2014 et que ça ne lui pose, aucun problème, à la Nikki.A ses fans d\u2019hier et à ceux qui viendront sûrement plus nombreux avec ce nouvel album destiné aux radios les plus commerciales non plus.Mais quand elle se la joue fifties à fond dans Let the Good Times Roll, qu\u2019elle a chanté £ R FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR C\u2019est en deuxième partie du concert qu\u2019elle nous gagne, la Nikki, avec un crescendo de chansons où ses cordes vocales se déploient de manière à faire éclater les cœurs.récemment avec Stevie Wonders, ou dans Something New, un mélange de son cru des univers de Jones et d\u2019Herbie Hancock, il y a de l\u2019orage dans l\u2019air, le swing arrive par-derrière et le jump blues ressuscite comme par magie.Ce qui est mystique, pour sûr, c\u2019est cet instrument qu\u2019elle manie comme d\u2019autres vont se balader.Même si on aurait bien aimé de vraies choristes pour la mettre davantage en valeur, à l\u2019instar des huit habiles musiciens qui accompagnaient ses moindres trémoussements avec une précision sans faille.C\u2019est plutôt en deuxième partie du concert qu\u2019elle nous gagne, la Nikki, avec un crescendo de chansons oû ses cordes vocales se déploient de Collaborateur Le Devoir Du Web à la gloire Alexandra Stréliski séduit la planète avec sowPianoscope EABIEN DEGLISE \\ Al\u2019ère du tout numérique, le succès et la reconnaissance, en matière de musique classique, sont désormais à portée de codes binaires.Le bourdonnement numérique qui depuis le début de la semaine s\u2019est amplifié autour de la jeune pianiste montréalaise Alexandra Stréliski en témoigne.Parties du site de partage Band-camp, les tonalités délicieusement cinématographiques de son Pianoscope \u2014 titre de son premier album autoproduit \u2014 l\u2019ont propulsée la semaine dernière sur une scène du Eestival international de jazz de Montréal, en émouvant au passage le quotidien britannique The Telegraph qui n\u2019hésite pas à la comparer au grand compositeur Michael Nyman, fidèle compagnon du réalisateur de films Peter Greenaw^.«Evoquant Erik Satie, Philipp Glass et Michael Nyman, écrit le journal de Londres \u2014 qui a eu la primeur sur son site Web de la prestation d\u2019Alexandra Stréliski à Montréal, oû elle était accompagnée par un ensemble de cordes \u2014 la musique [de cette pianiste] est remarquable pour sa simplicité, sa sensibilité et sa douceur.» L\u2019hebdomadaire français L\u2019Express évoque pour sa part, dans un long papier, l\u2019ascension fulgurante de cette «pianiste cinéphile» qui a touché le cœur des mélomanes du monde entier.passant désormais «par Face-book, Twitter et son site Internet» pour communiquer avec elle.« [Ses] partitions s\u2019arrachent» sur la Toile, ajoute l\u2019imprimé dématérialisé.Eormée au Conservatoire de l\u2019Université McGill, Alexandra Stréliski \u2014 soit dit en passant fille du collaborateur du Devoir et observateur du présent Jean-Jacques Stréliski \u2014 a mis au monde son album Pianoscope quelque part en 2010 en l\u2019enregistrant, pour diffusion sur le Web, dans le studio d\u2019un ami.«Au départ, ma démarche était très personnelle, explique-t-elle dans les pages de L\u2019Express.Je voulais me présenter de manière dénudée, en piano solo, parce que c\u2019est universel.Le résultat est allé au-delà de mes attentes.» La jeune artiste âgée de 28 ans, dont le phrasé musical ramène par moments à l\u2019esprit l\u2019univers de Yann Tiersen, a fait son entrée dans le monde de la composition en passant par la publicité, dans laquelle elle bosse toujours.Elle a entre autres, par le passé, mis de la musique sur une pub pour le quotidien The Gazette.Elle rêve également de composer de grandes musiques de film, des musiques poétiques, imagées, visuelles, sensibles et pleines d\u2019émotions.Et bien sûr, l\u2019aspiration se dit, mais elle s\u2019entend aussi.Le Devoir PAUL BERGEN AGENCE FRANCE-PRESSE La chanteuse malienne Fatoumata Diawara manière à faire éclater les cœurs aussi durs que le nôtre.Que de « oh ! » et de « ah ! » se sont précipités quand elle a entamé le fabuleux Killing Me Softly de Roberta Elack.Une surprise bouleversante nous attendait quand elle a poussé les premières notes de People Are Strange des Doors.Là, on tenait étrangement une partie de l\u2019essence du jazz, celui qui va au-delà du talent et qui prend la souffrance à bras-le-corps.Toutes ces années d\u2019adolescence à trimer dur sous les projecteurs et pas l\u2019ombre d\u2019une ombre dans ce sourire magnifique, ces petites robes proprettes et ces chansons sauce pop?La Nikki nous a étonnés de nouveau ce soir-là en montrant sa capacité à interpréter les mots maudits du célèbre chanteur provocant et débridé.Qn y a cru, parole de frissons sur les bras.Quand finalement Etta James a pris possession de son corps dans le «Baby!» de I\u2019d Rather Go Blind, c\u2019en était fait.Plantée à côté de son éternel micro Swarovski, la Nikki n\u2019était plus cette petite que l\u2019on remarque pour son âge, mais bien pour son talent.Et dans ce talent-là, il y avait un peu de génie.Du génie de grande, oui madame.Collaboratrice Le Devoir Dernière de trois représentations ce samedi, à 20 h au Théâtre du Nouveau Monde Nos critiques Guillaume Bourgault-Côté revient sur la série de trois concerts du pianiste Vijay lyer (photo) 4e même que sur le spectacle de Madeleine Peyroux.A lire dimanche sur LeDevoir.com.photo François pesant le devoir 1^ Lire I La critique \u201d de Sylvain Cormier sur le spectacle de Belle & Sebastian, samedi sur LeDevoir.eom.Notre choix Madeleine Peyroux La populaire chanteuse américano-française vient présenter le contenu d\u2019un album réussi.Blue Room.Espérons toutefois que la performance sur scène sera plus convaincante que lors du dernier passage de Peyroux en 2011.Au théâtre Maisonneuve samedi à 20 h Guillaume Bourgault-Côté 1^ Lire aussi > Le compte \u201d rendu dTves Bernard sur la prestation du Soweto Gospel Choir, dimanche sur LeDevoir.eom.Lost Bayou Ramblers Ils font le bal cajun des années 2010 en passant le two-step dans le tordeur.Mais, les frères Louis et André Michot ont malgré tout préservé la manière des bayous avec leur violon et leur accordéon.Cette année, ils ont lancé Mammoth Walz.A l\u2019angle de Sainte-Catherine et Jeanne-Mance à 20 h Yves Bernard FREDERIQUE MENARD-AUBIN Alexandra Stréliski La bibliothèque du Boisé à livres ouverts C\u2019est ce samedi que le public pourra découvrir les trésors dont recèle la nouvelle Bibliothèque du Boisé, dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent.Inauguré en grande pompe avec échassiers, musique et notes poétiques, le bel écrin percé de verre et entouré d\u2019arbres sera le théâtre d\u2019une foule d\u2019activités samedi et dimanche de 10 h à 16 h.Petits et grands devraient trouver leurs comptes dans cette programmation placée sous le signe de l\u2019échange et parrainé par l\u2019écrivain Dany Laferrière.Auteurs, conteurs, bédéistes et concepteurs de jeux vidéo seront présents toute la fin de semaine pour partager leur passion.D\u2019une superficie d\u2019environ 6000 m^, le nouvel édifice est une réalisation de l\u2019équipe Car4inal Hardy/Labonté Mar-cil/Eric Pelletier architectes en consortium/SDK et associés inc./Leroux Beaudoin Hurens et associés inc.11 comprend la Bibliothèque du Boisé, un centre d\u2019exposition et la réserve muséale du Musée des maîtres et artisans du Québec.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 JUILLET 2013 A 9 CULTURE Montréal complètement cirque L\u2019homme-cirque : le rêve au bout du fil ISABELLE PARE Tombé dans la potion quand il était petit, David Dimitri a le cirque tatoué sur le cœur.Lancé sur la piste à neuf ans aux côtés de son père, le célèbre clown suisse Dimitri, il a grandi dans le tourbillon des tournées, fait l\u2019école sous le chapiteau et partagé sa croûte avec Marcel Marceau.Une enfance de rêve, qu\u2019il a décidé de recréer dans L\u2019homme-cirque, spectacle solo où le funambule endosse tous les rôles pour nous emporter jusqu\u2019au bout de ses rêves.Très haut dans le ciel.Figure très connue en Suisse, où son père est devenu une légende nationale, David Dimitri posera son petit chapiteau sur les terrains de la Tohu dès mercredi pour une rencontre intimiste sous les étoiles.Après avoir roulé sa bosse pendant 20 ans dans divers cirques, l\u2019artiste décidait en 2001 de mener sa barque seul, devenant l\u2019homme-or-chestre d\u2019une microentreprise évoluant en totale autarcie.Une entreprise dont il est à la fois le maître et le fidèle valet.L\u2019homme-cirque était né.Seul avec son ombre, Dimitri est à la fois chauffeur de camion, monteur de chapiteaux, éclairagiste, gréeur, musicien et, bien sûr, acrobate.Dans la bulle de rêve qu\u2019il s\u2019est forgée, le chapiteau est son salon, et son fil de fer, sa maison dans les arbres.Du rêve aux étoiles Formé à l\u2019École nationale de cirque de Budapest, l\u2019homme est devenu un fil-de-fériste aguerri, un acrobate polyforme, qui a ensuite parfait sa formation en danse à la Juilliard School de New York.Après des années de cavale avec le Cirque Knie et le Big Apple Circus, l\u2019artiste a posé ses valises à Manhattan pendant 12 ans, où RAOUL GILIBERT David Dimitri posera son petit chapiteau sur les terrains de la Tohu dès mercredi pour une rencontre intimiste sous les étoiles.il a collaboré à plusieurs films, à des productions sur Broadway et au Metropolitan Opera.«Après avoir tourné pendant 20 ans avec le Cirque Knie et d\u2019autres troupes [dont le Cirque du Soleil, en 1992], j\u2019ai senti que ça ne me suffisait plus.Je voulais faire un spectacle personnel, repenser les disciplines du cirque traditionnel En fait, ce spectacle sans histoire, c\u2019est non seulement la réalisation d\u2019un rêve personnel, c\u2019est une façon de dire qu\u2019on peut toujours réaliser nos rêves et aller plus loin», explique David Dimitri, dans un français saccadé.Or, pour cet homme-cirque, aller plus loin, ça veut dire pirouetter sur un câble avec un accordéon, se transformer en homme canon, en écuyer imaginaire, sauter à la bascule.sans partenaire.Et surtout, monter vers les nuages.«J\u2019ai appris la bascule avec les éléphants du Cirque Knie.Cinq tonnes de chair qui courent vers vous, ça vous donne une force de propulsion incroyable.C\u2019était très dangereux, mais j\u2019avais 25 ans ! Quand je marche sur le fil defer, je prends encore de grands risques, mais ils sont calculés», dit ce pierrot lunaire, qui rêve de trouver son étoile, toujours plus haut.Car en plus de tourner seul avec L\u2019homme-cirque, l\u2019acrobate s\u2019est forgé une réputation de cascadeur du ciel.Il réalise régulièrement des «traversées » spectaculaires sur fil de fer.Seul, avec le vent pour complice.«J\u2019aime bien être dans ma bulle», dit-il.Et cette bulle, il la trouve parfois à 300 pieds du sol, entre ciel et terre.Il a ainsi traversé en 2005 le stade de Francfort, un parcours de plusieurs centaines de mètres, à plus de 100 pieds du sol, et parcouru plus de 350 mètres sur un câble tendu au-dessus de la place de Saint-Galien, en Suisse (à voir sur YouTube).Le fil-de-fériste ne perçoit pas pour autant son art comme une discipline spectaculaire.«Pour moi, ce n\u2019est pas un stunt, c\u2019est une action purement poétique.C\u2019est une allégorie, car tout le monde est à la recherche de l\u2019ultime équilibre», dit-il.Sous le petit chapiteau de 200 places où il invitera le public à partager sa passion, il a aménagé une porte de sortie toute spéciale.Un trou percé très haut dans la toile, qui lui permettra de filer.jusqu\u2019au ciel.Le Devoir T\\ Lire aussi > Au cours \u201d de la fin de semaine, les compte rendus d\u2019Isabelle Paré sur les spectacles Attrape-moi, Qui sommes-je?et Face nord sur LeDevoir.com.ISABEL RANGIER Voyage d\u2019hiver, entre théâtre, cirque et poésie Balade au pays de Schubert ISABELLE PARE Entre théâtre, cirque et poésie, la toute nouvelle troupe québécoise Nord Nord Est va vagabonder au pays du Schubert dans Voyage d\u2019hiver, pièce impressionniste qui laisse place à l\u2019opéra et au simple plaisir des yeux.La toute jeune compagnie, qui a fait ses premiers pas sur la scène du Monument-National l\u2019an dernier, auprès d\u2019un public restreint, connaîtra son réel baptême ce lundi sur la scène de l\u2019Espace Go.Proche de la performance et du théâtre, cette première création pour cinq acrobates, une cantatrice et une comédienne se présente sous la forme de 24 tableaux portés par la poésie, la musique et des jeux d\u2019éclairage constants.Imaginé par deux artistes issus de la distribution de Rain du Cirque Éloize, Benoit Landry et Anna Ward, ce voyage contemplatif se déroule sans histoire, malgré les références claires à l\u2019amour et à la solitude qui transpirent des lieder de Schubert.«On s\u2019est inspirés du Winter-reise de Schubert, où le compositeur s\u2019est identifié au poète qui fuyait celle qu\u2019il aimait.Nous sommes partis de cet état, de ce besoin de se retrouver soi-même, comme un rituel.C\u2019est une chose de plus en plus difficile dans notre époque où tout doit être rapide et utilitaire», explique Benoit Landry.Dans un cube formé par des drapés, les artistes s\u2019exécuteront sans appareils de cirque, avec pour seuls accessoires des objets de la vie quotidienne.Des extraits de poésie mis en musique ponctuent les différents tableaux de cette fresque schubertienne.«On voulait utiliser les capacités des artistes sans se retrouver dans une logique de numéros et d\u2019appareils de cirque.Quand leurs corps s\u2019étirent, se contorsionnent ou entrent en interaction, c\u2019est toujours avec des objets communs comme une corde ou une porte.Ces objets servent d\u2019ailleurs toujours à autre chose que ce pour quoi ils ont été conçus», précise le metteur en scène.Dans ce lieu étrange où rôde la solitude, des personnages fantomatiques errent parmi les bouilloires qui sifflent, une cuve à lessive et une bête empaillée.Les auteurs ont balayé toute référence claire au monde du cirque, pour présenter des prestations à nu, dans une atmosphère qui laisse percer le mystère.«Nous avons tenté de retrouver cette part de mystère qui échappe à notre époque cérébrale, dominée par la science.» Le Devoir Voyage d\u2019hiver, de la troupe Nord Nord Est (Québec) à l\u2019Espace Go du 8 au 10 juillet L'AGRILE DU FRÊNE EST PASSÉ PAR ICI ! L'agrile du frêne, un insecte ravageur, peut changer le paysage de votre quartier.Afin de ralentir la propagation de cet insecte, les branches de feuillus doivent être ramassées séparément.Pour savoir quoi faire avec vos frênes ou pour planifier un ramassage de branches, communiquez avec le 311.www.ville.montreal.qc.ca/agrile Montréal Festival d\u2019été de Québec Ponctuation ; un désir de volume Les Plaines rap Les trentenaires attendaient avec impatience ie passage des vétérans du Wu-Tang Cian vendredi soir au Festivai d\u2019été de Québec, sur les plaines d\u2019Abraham.Par contre, les plus jeunes avaient davantage hâte d\u2019entendre le jeune rappeur Wiz Khalifa notre photo), monté sur scène juste avant sous de forts applaudissements.C\u2019était une soirée chaude, humide, rebondissante, et emboucanée de vapeurs printanières.Lisez le compte-rendu de Philippe Papineau sur LeDevoir.com.PHOTO YAN DOUBLET LE DEVOIR PHILIPPE PAPINEAU Ils ne sont que deux dans le groupe Ponctuation, mais ils dégagent de l\u2019énergie pour huit.Les frères Guillaume et Maxime Chiasson ont récemment donné un petit électrochoc dans la scène rock québécoise avec un premier disque déjanté et accrocheur, intitulé 27 Club.Les voilà à l\u2019impérial ce samedi soir au Festival d\u2019été de Québec, leur ville natale.C\u2019est Guillaume, le grand frisé, qui joue à la guitare et Maxime qui tape avidement les tambours et les cymbales.Ponctuation ne réinvente pas la roue du rock, mais offre du bon son corrosif, rythmé, punk et garage, avec des traces de psychédélisme.«Il y a un besoin de rock en français au Québec, assurément.Les gens nous disent qu\u2019ils sont contents d\u2019entendre un projet comme le nôtre, dit Guillaume.C\u2019est sùr qu\u2019il y a des groupes comme Gros Mené, mais il y a plus une tendance vers le folk et des trucs plus aériens, disons à la Karkwa et compagnie.Ce qui est aussi correct, mais moi qui aime beaucoup les trucs plus rock\u2019n\u2019roll, je trouvais qu\u2019il en manquait et j\u2019avais le goût d\u2019en faire.» Enregistré à compte d\u2019auteur puis poussé par l\u2019étiquette de disques Bonsound, 27 Club défile à vitesse grand V.En tout, on a droit à 30 minutes de rock, où les paroles, bourrées de références au cinéma et à la littérature, ne sont pas accessoires, quoique dures à capter.«Moi, je les entends bien, répond le guitariste.Mais c\u2019est un peu une ligne éditoriale; nous, on pense qu\u2019il faut une impression de volume.Et la façon de rendre ça dans le mix, c\u2019est de sacrifier la voix.» Dans les premiers balbutiements de Ponctuation, on retrouvait des éléments yéyé, dans la musique et dans les paroles, jadis quelques fois naïves.«Mais plus ça va, plus dans l\u2019écriture je veux créer autre chose.On nous a comparés aux Breastfeefers et, s\u2019il y a un rapprochement à faire, c\u2019est dans le travail sur les paroles.Je trouve plate de ne pas au moins essayer d\u2019écrire des paroles qui se tiennent.Et ça ne veut pas dire avoir dix couplets comme Richard Desjardins, mais au moins quelques lignes malades!» Ampleur et textures Presque toutes les critiques de 27 Club \u2014 une référence aux artistes morts à 27 ans \u2014 évoquaient des bruits de laser, des bzzzzt et des piouuu, qui rythment les chansons de Ponctuation.«En fait, c\u2019est une pédale de delay que j\u2019utilise pour la guitare.Tant que je pèse,^ les sons vont continuer, comme un feedback continu, et je joue beaucoup avec ça! Ça devient une pédale d\u2019expression, si on veut.C\u2019est devenu une partie intégrante de notre son.» Ils ne sont que deux, mais les performances des frères Chiasson ne sont pas anémiques.Il y a beaucoup de fréquences propulsées vers la foule, et il y a rarement impression de vide.«Ui texture du son a beaucoup été travaillée.Ma guitare est accordée deux tons plus bas, mon ampli, c\u2019est pratiquement un ampli de basse.Il date de 1974, et à cette époque-là, souvent les amplis faisaient les deux, guitare et basse.Tout ça ensemble, ça crée un son assez complet, même si c\u2019est assez minimaliste comme matériel.On peut faire des shows en Communauto!» Le Devoir Ponctuation, The Besnard Lakes et The Joy Eormidable à l\u2019impérial de Québec, 21 h Nos choix Samedi 6 juillet The Black Keys Le duo rock The Black Keys est de retour au Festival d\u2019été de Québec, après être venu en 2011.La différence?Dan Auerbach et Patrick Carney ont depuis lancé leur disque El Camino, pavé de tubes accrocheurs.Avec Father John Misty et Eagles of Death Metal.Sur les plaines d\u2019Abraham dès 19 h Koriass et Loud X Larry X Ajust Belle fin de soirée rap au Cercle, alors que Koriass et les prometteuses recrues de Loud X Lary X Ajust monteront sur scène.On pressent une salle comble pour ces deux groupes rap du champ gauche, qui seront suivis d\u2019Alaclair ensemble en DJ set.Au Cercle, dès 23 h Philippe Papineau TA Lire aussi > Le compte \u201d rendu de Philippe Papineau qui couvre le Éestival d\u2019été de Québec durant toute la fin de semaine, entre autres le spectacle de Ponctuation présenté samedi sur LeDevoir.com. A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 JUILLET 20IS ACTUALITES VACANCES SUITE DE LA PAGE 1 nique, iront s\u2019installer dans leur roulotte cl\u2019un camping de Granby où les attendent piscine, terrain de baseball et jeu de fer.Rubby, 11 ans, déménage et devra se faire de nouveaux amis dans la nouvelle ville où sa maman s\u2019est trouvé du boulot.D\u2019autres s\u2019amuseront comme ils peuvent, jonglant avec le stress d\u2019un milieu dysfonctionnel, luttant contre l\u2019ennui et l\u2019isolement.«J\u2019en connais qui vont rester dans la maison et écouter la télévision.Ce n\u2019est pas stimulant.Ils perdent des acquis de socialisation et d\u2019apprentissage et, en plus, ils vont s\u2019ennuyer pour mourir.Hier, j\u2019en ai vu un à qui j\u2019ai demandé ce qu\u2019il allait faire cet été et il m\u2019a répondu ça», raconte le Julien, agitant les pouces pour imiter un jeune qui pitonne sur une manette de jeu vidéo.«Un enfant, s\u2019il n\u2019est pas accompagné et motivé, ne va pratiquement rien faire.» Visiblement, la nonchalance ne prend pas de vacances.«Il y a beaucoup d\u2019enfants qui n\u2019ont pas le goût d\u2019aller dans des camps de jour, ils trouvent ça bébé.Et s\u2019ils n\u2019ont pas le goût, ils ne font rien», ajoute-t-il.C\u2019est surtout à eux que s\u2019adresse La Ruelle animée, projet qui survit grâce au bénévolat de plusieurs entreprises mais surtout grâce à un don de l\u2019Affinerie CCR pour retaper la remise qui servira d\u2019aire de rangement et de jeux pour les enfants.Tricot, jardinage, bricolage.Sous la supervision d\u2019éducateurs, les enfants sont libres de choisir l\u2019activité qui leur plaît.Et pourquoi pas tout simplement se rouler dans l\u2019herbe ou regarder le ciel en jouant à « devine à quoi ressemble le nuage » ?Pour Gilles Julien, rien de plus sain que la simplicité d\u2019une ruelle ou d\u2019un espace quelconque \u2014 comme le champ de son enfance, à Grand-Mère, témoin de ses jeux de cow-boys \u2014 où les enfants se réunissent pour jouer, se chicaner, apprendre à devenir grands.Et c\u2019est gratuit.« Ça ne coûte rien ici.L\u2019enfant est libre.Il peut venir pour la journée ou pour quelques heures.On ne refuse personne, explique-t-il.Un groupe peut jouer au ballon pendant qu\u2019un autre fait autre chose.Il y a une souplesse qui est bien adaptée à l\u2019été des enfants.» Souplesse également adaptée aux portefeuilles des familles d\u2019Ho-chelaga-Maisonneuve, qui sont nombreuses à vivre dans la précarité.«J\u2019ai six enfants, dont deux en bas de six ans.On ne peut pas les envoyer dans des camps de jour, ça coûte trop cher», confie Nacera Sai-dani, originaire d\u2019Algérie ef nouvelle venue dans le quartier.À environ 50$ par semaine, les camps de jour dans le secteur ne sont pourtant pas si chers, mais c\u2019est souvent trop pour des familles nombreuses ou à faible revenu.Apprivoiser le «rien» La psychologue Nathalie Parent le dit sans équivoque : le jeu, l\u2019imaginaire et le plaisir sont trois concepts fondamentaux pour un enfant et d\u2019excellents prédicateurs d\u2019une bonne santé mentale.«C\u2019est évident, ils ont besoin d\u2019avoir des temps libres oû ils n\u2019ont rien à faire.Et rien faire, ça veut dire fermer les jeux vidéo et le iPod Touch, explique-t-elle.Ils doivent prendre le temps de perdre leur temps.L\u2019idée est de leur laisser le temps de vivre.» La musicienne Sonia Gratton a prévu un bel été de doux farniente pour sa famille.«On ne va tellement PAS organiser l\u2019été de notre fils.On a besoin de flâner un minimum, dit-elle.On lui a offert un beau vélo pour célébrer son année scolaire et là, on improvise, on fait des siestes, on jardine et on le traîne dans des barbecues d\u2019amis.Bref, on prend ça cooLL> Myriam Vincent, qui n\u2019est pas d\u2019ordinaire une adepte de la flem-mardise, passera l\u2019été en Prance en famille.Elle reconnaît toutefois que ses enfants trouvent leur bonheur dans les choses simples, comme jouer avec leurs amis dans la «ruelle magique», en référence à la ruelle derrière chez elle.La lenteur ne se dompte pas en un tournemain.Certains enfants peuvent vivre de l\u2019anxiété les pre- mières semaines suivant la fin des classes.Normal, ils ont passé l\u2019année à l\u2019école dans un cadre structurant.Il faut qu\u2019ils réapprennent à se laisser aller, à «apprivoiser le rien », souligne Parent, qui est aussi auteure de livres sur la famille et sur l\u2019anxiété chez les enfants.«La première semaine, l\u2019enfant va chercher quoi faire.C\u2019est comme nous quand on tombe en vacances: on se demande souvent ce qu\u2019on va faire, on va voir si on a reçu des messages», dit-elle.Pour d\u2019autres, ce n\u2019est pas simplement le fait de ressentir le vertige d\u2019un été de temps libre et sans école qui est angoissant.C\u2019est plutôt, au contraire, ce que la belle saison réserve en soi qui est stressant.«Il y a des enfants qui, pour toutes sortes de raisons, ne sont pas bien en famille.L\u2019été arrive, les parents ne sont pas disponibles et ils se retrouvent isolés, note la psychologue.On peut penser aux enfants d\u2019agriculteurs, pour qui l\u2019été veut dire travailler avec les parents dans les champs, à ramasser des fraises, ou travailler sur des choses qu\u2019ils n\u2019ont pas le goût de faire.Ça peut être difficile.» Alors que les enfants ont besoin de jeux et d\u2019imaginaire, les ados dqivent se découvrir une passion.«A l\u2019adolescence, on a besoin de trouver une activité pour se brancher», dit Parent.Quitte à obliger l\u2019ado renfrogné à sortir de sa torpeur.«Je sais que beaucoup d\u2019adultes ont été sauvés psychologiquement par le fait d\u2019avoir trouvé une passion à l\u2019adolescence.» C^ps et activités À l\u2019autre bout du spectre : des familles qui craignent le grand vide si- ygi-v JT JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sans renier les camps de vacances \u2014 il envoie lui-même, grâce à sa fondation, plusieurs enfants à des camps de musique, de sport ou de nutrition spécialisée pour les enfants ayant un surplus de poids \u2014, le Gilles Julien en privilégie un usage modéré.déral de la saison chaude et qui ont un horaire de vacances réglé au quart de tour.Pour ceux-là, une journée qui n\u2019est pas organisée est une journée perdue.Entre les camps de jour, la natation et quelques jours de gardiennage, les enfants de Erançois auront droit à une virée de camping de trois semaines dans l\u2019est du Québec, comprenant zoo de Saint-Eélicien, festival de musique, cyclo-camping à Pointe-Taillon, visite d\u2019amis à Ta-doussac, parc aquatique de Val-Cartier et randonnée dans les Hautes-Gorges ou dans le parc de la Mauri-cie.«On pourrait peut-être troquer une semaine de camp de jour avec du temps chez la grand-mère, mais flâner dans la ruelle?J\u2019en doute», souligne Erançois, qui reconnaît être plutôt du type à musarder, contrairement à sa douce moitié.Pour Nathalie Parent, l\u2019important est de s\u2019adapter à l\u2019enfant.« Certains enfants sont compétitijs et ont besoin d\u2019être organisés et d\u2019aller dans plusieurs camps, de faire plusieurs activités, analyse-t-elle Mais ont-ils toujours besoin d\u2019en faire autant?Je n\u2019en suis pas certaine.Il y a beaucoup de projection des parents dans un horaire aussi chargé.Et pour certains enfants, si c\u2019est trop, on risque de voir apparaître de l\u2019anxiété.» Entre un été d\u2019activités et un été d\u2019oisiveté, le cœur de mère d\u2019Isabelle Lauzon balance, j^é de sept ans, fiston ira trois semaines dans un camp de jour spécialisé en judo puis une semaine dans un camp médiéval, à se fabriquer des épées de mousse et à jouer aux héros et aux guerriers.«Il aime bouger et est très curieux.Il n\u2019a pas peur des nouveaux groupes», justifie la maman.L\u2019un des camps a coûté 200$ la semaine et elle a dû tout prévoir et inscrire son enfant début mars pour être sûre d\u2019avoir une place.«Mais des fois, fai juste envie de revivre mon enfance avec lui.Moi, ma mère restait avec moi à la maison, f aimais ça.Je me demande si je fais la bonne chose.» Le Julien n\u2019a rien contre les camps de vacances \u2014 il envoie lui-même, grâce à sa fondation, plusieurs enfants à des camps de musique, de sport ou de nutrition spécialisée pour les enfants ayant un surplus de poids \u2014 mais il privilégie un usage modéré.«C\u2019est bon pour une semaine ou deux, surtout dans des camps spécialisés, dit-il.J\u2019en envoie certains à qui je veux faire voir autre chose.Il y a des enfants qui ne sont jamais sortis du quartier.» En règle générale, il remarque que les étés qui affichent «complet», c\u2019est souvent au bénéfice de papa et maman.«Pourtant, la formule plus souple est plus bénéfique», conclut-il.Le Devoir TOUR SUITE DE LA PAGE 1 naient clore le défilé du jour des hommes forts en lycra.Principalement composé des sprinters désignés et de leurs aréopages respectifs, le deuxième groupe a eu beau ramer dans cette 7® étape de 205,5 km entre Montpellier et Albi, il n\u2019a jamais pu rejoindre celui tiré par l\u2019escouade de Peter Sagan, qui a mené ce dernier à la victoire après avoir étouffé les tentatives d\u2019évasion de quelques mutins, dont l\u2019ex-maillot jaune Jan Bakelants.Plutôt que de jouer au fanfaron, comme c\u2019est son habitude lorsqu\u2019il traverse la ligne le premier ou lorsqu\u2019il feint de pincer les fesses d\u2019une hôtesse sur le podium, Sagan a plutôt désigné du doigt le nom de son équipe sur le maillot vert qu\u2019il porte (et qu\u2019il s\u2019assure de conserver en collectionnant aussi les points des sprints intermédiaires) .Manière de souligner le travail soutenu de son équipage, qui a imposé un rythme infernal jusqu\u2019à ce que les poursuivants lèvent enfin le pied.Sagan (première victoire d\u2019étape cette année au Tour de Prance) pouvait ainsi sprinter sans avoir à affronter les dragsters Cavendish (QmgegaPharma-Quickstep) et Greipel (Lotto-Belisol), qui avaient remporté les deux étapes précédentes et dont on a pu voir qu\u2019ils disposent des deux meilleurs trains du peloton.Un train?C\u2019est ainsi qu\u2019on désigne le groupe de cyclistes d\u2019une même équipe, qui, à la manière d\u2019une fusée, entraîne son coureur étoile dans son aspiration, chaque morceau du véhicule se laissant déporter lorsqu\u2019il a épuisé son carburant, jusqu\u2019à l\u2019effort final qui se fait aux alentours de 60-70 km dans le cas d\u2019un sprint sur le plat.Le train de Sagan n\u2019est pas mal non plus, d\u2019ailleurs (même si, dans un carrefour giratoire à quelques mètres de l\u2019arrivée, il a failli s\u2019échouer sur le trottoir en prenant la courbe un peu trop large).Après avoir trimé toute la journée à l\u2019avant du peloton, les équipiers au service du Slovaque ont sacrifié leurs dernières forces et l\u2019ont guidé dans les kilomètres finaux, lui évitant d\u2019être pris au piège dans le chaos de cette masse grouillante et lui permettant d\u2019économiser ses forces pour venir assommer John Degenkolb (Argos-Shimano) et Daniele Benatti (saxo-Tinkoff), tous deux incapables d\u2019imiter l\u2019accélération du «Terminator».Ça commence maintenant Devenu le premier Africain à le porter, Daryl Impey (Qrica Greenedge) a conservé le maillot jaune, prêté la veille par son coéquipier australien Simon Gerrans.Il devra en profiter ce samedi, puisque c\u2019est maintenant que le Tour de Erance prend les hauteurs et que le Sud-Africain devra vraisemblablement rendre le précieux bout de tissu aux couleurs du papier de L\u2019Auto, défunt journal à l\u2019origine de l\u2019épreuve sportive.La huitième étape de 195 km débute à Castres, à une altitude de 175 m, pour grimper, d\u2019abord, au sommet du col de Pailhères, à 2000 m.Puis, le parcours replonge à 768 m avant de remonter, jusqu\u2019à l\u2019arrivée au sommet, à 1375m, dans le centre de ski Ax 3 Domaines, dans une pente de 7,8 km à une moyenne de 8,2%.C\u2019est là, et dimanche dans un véritable festival de cols de première et seconde catégorie (cinq !) entre Saint-Girons et Bagnères-de-Bi-gorre, que le vrai spectacle du Tour commence : celui de la montagne qui use, des décors d\u2019une troublante beauté où le vertige des hauteurs répond à celui de l\u2019effort parfois démentiel des grimpeurs, et à leur audace dans les descentes lorsqu\u2019en plus de la force, ils possèdent aussi la technique et le courage.Comme lundi c\u2019est journée de repos, cela donnera une raison de plus à ceux qui ont perdu de précieuses secondes au contre-la-montre de mardi de tout donner pour les récupérer.C\u2019est le cas de Cadel Evans (BMC).Gagnant plutôt terne du Tour 2011 qui a montré un bon niveau de forme au Giro ce printemps, l\u2019Australien devra faire preuve d\u2019un peu de panache s\u2019il veut reprendre les 23 secondes qui le séparent du favori, Chris Eroome (Sky).Ce dernier va enfin croiser le fer avec ses au- tres rivaux, dont l\u2019Espagnol Alberto Contador (Saxo-Tinkoff), qui a lui aussi perdu quelques secondes sur la promenade des Anglais (6).Idem pour les aspirants au podium final Alen-jandro Valverde (Movistar, à 17 secondes), Ryder Hesjedal (Garmin-Sharp, à 14 secondes) et d\u2019autres plus mal en point encore, dont Pierre Rolland (Europcar) qui pointe à 1 minute et 10 seçondes derrière Eroome.Epreuve de force en même temps que joute tactique (longueur de laisse offerte aux échappées, maîtrise des attaques par les rivaux, coups de semonce qui minent la forme et le moral, etc.), cette première fin de semaine en montagne devrait normalement consacrer l\u2019implacabilité de la machine Sky.Tandis que la plupart des cyclistes travaillent avec leur propre entraîneur, la Sky ne laisse aucune variable inconnue et supervise attentivement tous les membres de son escouade.Le même principe calculateur est appliqué aux tactiques de course, ce qui a rendu parfaitement ennuyeuse la victoire de Bradley Wiggins l\u2019an dernier, ce dernier ayant le regard rivé aux chiffres que lui fournissait son ordinateur de bord (un SRM qui donne la vitesse, les pulsations cardiaques, mais surtout les données relatives à la puissance, qui se mesiue en watts).Eroome est d\u2019une autre race.Moins prudent, plus fougueux.Sa victoire en solitaire dans le col de l\u2019Qspédale, en Corse, lors du dernier Critérium international, et sa prétendue mutinerie contre Wiggins dans la Toussuire au Tour 2012 laissent deviner qu\u2019avec un peu de chance, ce 100® Tour devrait offrir le spectacle que son public mérite, c\u2019est-à-dire autre chose que des affrontements pour les victoires d\u2019étapes.Hesjedal?On verra ce qu\u2019il peut faire avec une côte esquintée.Mais surtout sans le soutien de son lieutenant Christian Vande Velde, écarté de son dernier Toiu en carrière poiu cause de bles-siue.Quant à David Véilleux, il continue d\u2019assiuer sans faillir son travail de soutien.De quoi se forger une réputation de domestique de luxe, denrée prisée dans les escouades des grands torus.Collaborateur Le Devoir «Je pourrai dire que le gouvernement prend la chose au sérieux le jour où il réalisera l\u2019importance d\u2019avoir une stratégie concertée» COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 Solidarité) s\u2019est réuifie environ cinq fois.«Il n\u2019y a rien de \u201cconcerté \u201d, explique M.Cousineau au Devoir.Je pourrai dire que le gouvernement prend la chose au sérieux le jour oû ü réalisera l\u2019importance d\u2019avoir une stratégie concertée.» Sans un véritable leadership, la lutte sera inachevée.Les efforts des bons joueurs, comme la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qui prend le problème au sérieux selon M.Cousineau, seront annulés par l\u2019inaction des mauvais joueurs.M.Cousineau se montre critique du milieu de l\u2019éducation, montré du doigt dans le rapport de 2011 pour sa propension à stigmatiser les élèves issus des minorités.« On sait que le ministère s\u2019en préoccupe, mais l\u2019éducation, c\u2019est tellement décentralisé.C\u2019est un grand défi.Les commissions scolaires ont déjà plein de problématiques, et nous, on en ramène une autre», dit-il.En 2012-2013, la Commission a ouvert, toutes institutions confondues, 70 dossiers de profilage racial, en hausse de 52% par rapport à l\u2019exercice précédent.Environ le tiers de toutes les plaintes de discrimination fondée sur la race, la couleur ou l\u2019origine ethnique portent maintenant sur des histoires de profilage racial.Dans l\u2019esprit de Gaétan Cousineau, la lutte contre le profilage est une responsabilité sociétale.H en va de l\u2019avenir des jeunes issus des minorités.«Ce n\u2019est pas juste l\u2019affaire du lien entre la police et le jeune dans l\u2019espace public.C\u2019est toute la question de la discrimination raciale qui fait que tu n\u2019as pas les mêmes droits que les autres et tu n\u2019as pas les mêmes espoirs.Lejeune peut être découragé et se sentir étranger même s\u2019il est Québécois», insiste M.Cousineau.Mandat élargi M.Cousineau est fier de son bilan à la barre de la Commission.Lors de sa nomination, en septembre 2007, l\u2019organisme était montré du doigt pour les délais inacceptables dans le traitement des plaintes.«Il y avait une perte de confiance.Si tu faisais une plainte, c\u2019était long», dit-il.Eort de son expérience passée à la vice-présidence de la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié (CISR), il s\u2019est attelé à la tâche de réduire ces délais.Ils sont passés de 626 jours en 2006-2007 à 383 en 2010-2011.Dans le prochain rapport annuel, le délai sera ramené à 324 jours.A ce chapitre, il salue le travail de son équipe, refusant de prendre seul le mérite de ce coup de barre.Durant son mandat, la Commission s\u2019est bataillé ferme avec le contentieux de la Ville de Montréal.L\u2019un de ses avocats, Pierre-Yves Boisvert, niait systématiquement les allégations de profilage racial de la part des policiers.La nomination de Marc Parent à la tête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), à qui l\u2019ex-maire Gérald Tremblay avait confié la mission prioritaire de régler les problèmes de profilage, a contribué à assainir les rapports entre les enquêteurs de la Commission et les policiers.« On a brisé les plus grands obstacles.De nier toute situation de profilage, de façon catégorique et systémique, ça n\u2019existe plus», reconnaît M.Cousineau.Ce changement de culture est lent, et la Commission rencontre encore de la résistance à l\u2019occasion.«Il y a des moments oû c\u2019est plus difficile d\u2019avoir accès à des policiers.Si on néglige d\u2019avoir des contrats réguliers avec le chef de police, ça se [referme], explique-t-il.S\u2019ils sentent que je ne mets pas de pression, ils vont devenir \u201crelax\u201d.» M.Cousineau salue les efforts du SPVM pour revoir son intervention auprès des groupes minoritaires.Un an après la publication de son rapport sur le profilage racial, datant de 2011, la Commission a fait une tournée des groupes impliqués auprès des minorités racisées.«Il y avait un optimisme qui n\u2019existait pas parce qu\u2019avant, il y avait une grande perte de confiance par rapport à la justice.Par contre, sur le terrain, ce n\u2019est pas clair que [les comportements] ont changé.» D\u2019autres défis M.Cousineau laisse à son successeur, le vice-recteur de l\u2019Université de Montréal Jacques Prémont, une commission «en bonne forme, avec des problèmes de sous et bien des dossiers».Mesures d\u2019austérité obligent, la Commission a ramené son personnel à 145 employés.Selon M.Cousineau, il en faudrait de 10 à 15 de plus pour affronter de nouvelles responsabilités, telles que la défense des droits des personnes vulnérables.En un an, les plaintes pour des sévices aux personnes âgées sont passées de rien du tout à 116, entre autres grâce aux campagnes de sensibilisation du gouvernement.Les aides domestiques et les travailleurs agricoles évoluent dans des espaces sans droits, et ils méritent eux aussi la protection de la Charte.Il y a tant à faire que le président sortant part à reculons.Après un demi-siècle de vie active, il se donne le «droit» à la retraite.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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