Le devoir, 24 juillet 2013, Cahier A
[" Cartes de crédit : les détaillants ^ perdent une bataille Page B1 Arts visuels : un bout de rue devient laboratoire Page B 7 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 6 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 JUILLET 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 Lac-Mégantic Le pire déversement terrestre en Amérique du Nord 5,7 millions de litres de pétrole se sont échappés des wagons-citernes accidentés ALEXANDRE SHIELDS Le déversement pétrolier survenu dans la foulée de la catastrophe de Lac-Mégantic serait le pire ayant eu lieu en sol nord-américain.Au moins 5,7 millions de litres de brut ont été rejetés dans l\u2019environnement, selon des données finalement divulguées par le mi- nistère de l\u2019Environnement du Québec.Plus de deux semaines après le déraillement et l\u2019explosion du train chargé de pétrole américain, le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Eaune et des Parcs (MDDEPP) a fourni une «estimation globale» des quantités d\u2019or noir déversées en plein cœur de la municipalité de Lac-Mégantic.Sur les quelque 7,2 millions de litres que transportait le convoi de 72 wagons-citernes, Québec calcule que près de 5,7 millions de litres de pétrole ont été déversés dans l\u2019environnement, «affectant l\u2019air, Veau et le sol».Il s\u2019agit d\u2019une évaluation nettement supérieiue VOIR PAGE A 8 : PÉTROLE Lire aussi > La MMA mise en demeure de payer les sommes dues pour le nettoyage.Page A 3 Matières dangereuses : Qttawa resserre les règles de transport par train.Page A 3 Idées > La famille d\u2019une victime intente une poursuite contre la MMA.Page A 3 Registre des ARMES À EEU Double offensive de Québec à la Cour suprême MARCO EORTIER MARIE VASTEL Dans un geste inusité, le gouvernement Ma-rois s\u2019apprête à adresser deux requêtes à la Cour suprême du Canada dans l\u2019espoir de sauver les données du registre des armes de chasse, aboli par le gouvernement H^er.Le gouvernement du Québec a subi mardi un deuxième revers juridique dans sa bataille pour mettre la main sur les données de l\u2019ancien registre fédéral.La Cour d\u2019appel du Québec a refusé d\u2019ordonner la sauvegarde des données québécoises du registre des armes à feu, et l\u2019accès au registre par Québec, en attendant une décision de la Cour suprême du Canada sur cette question.Malgré cette décision qui lui est favorable, le gouvernement Harper conservera quand même les données en attendant que le plus haut tribunal du pays tranche la question.«Aucune donnée ne sera détruite tant que la Cour suprême du Canada n\u2019aura pas rendu sa décision concernant ce dossier», a indiqué en fin de journée au DcfoiV Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.Cette histoire complexe remonte à 2006, lorsque le gouvernement Harper a décrété une amnistie décrétant que les propriétaires n\u2019avaient plus à enregistrer leurs armes de chasse.Plutôt VOIR PAGE A 8 : ARMES Aujourd\u2019hui Le Monde > Syrie : les membres du Conseil de sécurité rencontreront vendredi pour la première fois, à New York, les dirigeants de l\u2019opposition.Page B 5 Les Canadiens, même en Aiberta, réclament une stratégie verte.Page B1 Actuaiités > L\u2019ex-maire de Lavai par intérim, Alexandre Duplessis, recevra une indemnité de départ de 170000$.Page A 4 7\t_______________ \u201e Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B4 B6 B4 B5 B6 B4 Paul à Québec YAN DOUBLET LE DEVOIR Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que le concert de Paul McCartney avait été le moment fort des célébrations du 400®.Cinq ans plus tard, il revenait à Québec mardi soir pour un spectacle payant dans le cadre de la tournée Out There.Autre contexte, autre ampleur, plaisir malgré tout.lire le compte rendu d\u2019Isabelle Porter.Page B 8 Le Yukon d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui Une étonnante vitalité francophone Depuis l\u2019époque de la ruée vers l\u2019or, la présence francophone n\u2019a cessé de se faire sentir au Yukon.Voici le dernier d\u2019une série de trois articles sur un territoire mal connu.CAROLINE MONTPETIT à Whitehorse Rue Palcon Drive, à Whitehorse, au Yukon, les locaux de la garderie du Petit Cheval blanc ne suffisent plus poiu accueillir les nombreux enfants des Pranco-Yulj;onnais.C\u2019est d\u2019ailleurs aussi le cas de l\u2019école Emilie-Tremblay, quelques pâtés de maisons plus loin, qui offre une éducation en français aux enfants, de la maternelle à la 12® aimée.En fait, selon Nancy Power, directrice des communications pour l\u2019Association franco-jmkonnaise, le bilinguisme est en baisse partout au pays, sauf au Québec et au Yukon.«Moi, j\u2019adore vivre à Whitehorse.C\u2019est l\u2019endroit où l\u2019air est le plus pur au monde», dit Maya Poirier, une jeune Pranco-Yukonnaise qui est née à Whitehorse d\u2019un père québécois et d\u2019une mère ontarienne.La qualité de l\u2019air de Whitehorse a en effet été reconnue par TQrganisation mondiale de la santé.La croissance remarquable de la communauté franco-yukonnaise est en grande partie liée à la vitalité de son association, qui revendique depuis 25 ans de meilleurs services en français sur le territoire.Dans les locaux du centre de la francophonie de Whitehorse, où se trouve l\u2019Association franco-yukonnaise, on trouve des services culturels, mais aussi des services d\u2019employabilité et de la formation.Qn travaille même à un projet de société historique franco-yukonnaise.PIERRE TRUDEL La jeune Franco-Yukonnaise Maya Poirier photographiée devant un magasin de Dawson City portant le nom d\u2019une pionnière du Yukon, Émilie Tremhlay, qui a aussi laissé son nom à l\u2019école francophone de Whitehorse.Il faut dire que la présence des francophones en sol jmkonnais date d\u2019avant la ruée vers l\u2019or.Dans son livre La francophonie, une richesse nordique, le Pranco-Yukonnais Yann Herry, qui se passionne pour l\u2019histoire de la francophonie au Yukon, aime raconter l\u2019histoire des frères Binet, originaires de Charlesbourg, qui ont franchi le col Chilkoot en quête d\u2019or au temps du Klondike en 1895.C\u2019est Joseph Eugène qui fondera la ville de Mayo, au Yukon, où ses descendants vivent tou- VOIR PAGE A 8 : YUKON 77831303444830 8 victimes de noyade sur 10 ne portaient pas leur veste de flottaison.TU L'APPORTES.PORTE-LA DONC.COLLABORATEUR PRINCIPAL ^ SOCIÉTÉ DE SAUVETAGE porteladonc.ca LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 JUILLET 20IS A 3 ACTUALITES Ottawa interdit les convois à un seul conducteur L\u2019organisme resserre les règles de sécurité pour le transport ferroviaire de matières dangereuses lides six mois.À cela, Ottawa réplique qu\u2019il demande aux compagnies ferroviaires de mettre en oeuvre des règles correspondantes, ce qui aura force de loi.Et si ce n\u2019est pas fait, le ministère pourra toujours réintroduire les directives pour un autre six mois.MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Fini les trains sans surveillance sur une voie principale.Terminé aussi les trains qui ne comptent qu\u2019un seul conducteur.Deux semaines après la tragédie de Lac-Mé-gantic, Ottawa a annoncé mardi une série de directives d\u2019urgence \u2014 et temporaires \u2014 qu\u2019il impose immédiatement aux opérateurs ferroviaires transportant des marchandises dangereuses.Les compagnies ferroviaires devront désormais affecter «au moins deux personnes compétentes» aux locomotives transportant au minimum un wagon-citerne.Ce qui met un terme à l\u2019exemption à laquelle avait eu droit la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA) \u2014 et dont la MMA avait profité le soir de l\u2019accident qui a fait 47 morts à Lac-Mégantic.Ces trains ne pourront plus, de surcroît, être laissés sans surveillance sur une voie principale, comme ce fut le cas, là encore, la nuit du 6 juillet.Les opérateurs devront aussi protéger les locomotives laissées sur les voies de possibles entrées non autorisées.Des inquiétudes En conférence téléphonique pour annoncer ces nouvelles mesures de sécurité, les fonctionnaires de Transports Canada ont refusé de répondre à toute question portant plus précisément sur l\u2019accident de Lac-Mégantic.Et ils ont nié que ces directives y répondent.«On ne spécule pas sur les causes de l\u2019accident», a insisté Luc Bourdon, directeur général de la sécurité ferroviaire.Pas de réponse, non plus, quant à savoir pourquoi ce resserrement n\u2019a pas été imposé avant.«On n\u2019a aucun indice qui nous dit que, si ces mesures-là avaient été implantées au moment où l\u2019accident s\u2019est produit, ça l\u2019aurait prévenu», a poursuivi M.Bourdon.Alors pourquoi maintenant?«La tragédie a mis en lumière plusieurs pratiques de l\u2019industrie qui ont suscité des inquiétudes», a répondu Gerard McDonald, sous-ministre adjoint à la Sécurité et la Sûreté.Les partis d\u2019opposition ont accueilli favorablement ces premiers ajustements apportés par Ottawa quatre jours après que le Bureau de la sécurité des transports (BST) ait demandé à Transports Canada de revoir ses règles.Mais il faut faire plus, ont martelé les néodémocrates.Notamment parce que les directives d\u2019urgence sont va- Nombre d\u2019inspecteurs Le NPD se demande toutefois si les règles seront bel et bien appbquées, car Transports Canada n\u2019a pas augmenté son nombre d\u2019inspecteurs.Le ministère exige aussi que, lors de l\u2019arrêt d\u2019un train rempli de matières dangereuses, les commandes directionnelles soient retirées (ce qui empêchera la locomotive de pouvoir se déplacer), et que le frein automatique et le frein direct soient serrés à fond.Les freins à main devront aussi être appliqués à toutes les locomotives.Les néodémocrates auraient enfin souhaité qu\u2019Ottawa se penche sur le sort des wagons-citernes DOT-111, comme ceux de Lac-Mégantic, et que certains jugent peu sécuritaires.Ce qu\u2019ont réclamé aussi une cinquantaine de groupes environnementaux, syndicaux et sociaux.L\u2019annonce d\u2019Ottawa soulève donc «presque autant de questions que ça apporte de réponses, ce qui justifie d\u2019autant plus le travail» en comité, a plaidé le député Robert Aubin.Pas d\u2019étude parlementaire d\u2019urgence Le comité des transports s\u2019est réuni mardi après-midi, mais la demande du NPD d\u2019entreprendre dès cet été une étude sur la sécurité ferroviaire y a été rejetée.Les conservateurs et le libéral qui y siègent s\u2019inquiétaient que cela nuise aux enquêtes en cours et prive celles-ci des experts qui ont mieux à faire sur le terrain.«Ce n\u2019est pas un \u201cnon\u201d.C\u2019est un \u201cnon, pas tout de suite\u201d», a expliqué le conservateur Jeff Watson.Les deux partis ont plutôt appuyé une motion pour entamer les travaux lorsque les services d\u2019enquête auront tiré des conclusions.Les néodémocrates voulaient étudier dès maintenant des recommandations passées du BST et du Bureau du vérificateur général qui n\u2019ont pas été implantées.«Pourquoi Transports Canada n\u2019attend-il pas alors lui aussi que l\u2019enquête soit terminée avant d\u2019émettre de nouvelles directives ?», a répliqué la néodémocrate Olivia Chow aux députés du gouvernement.Le Devoir % JACQUES NADEAU LE DEVOIR La MMA n\u2019a pas payé ses fournisseurs, chargés de nettoyer le site, depuis la tragédie du 6 juillet.LAC-MÉGANTIC La MMA est mise en demeure de payer La Ville veut récupérer les millions qu\u2019elle a dû verser aux travailleurs du site MELANIE LOISEL Hautement déplorable et inacceptable», la mairesse de Lac-Mégantic ne mâchait pas ses mots, mardi après-midi, lorsqu\u2019elle a annoncé qu\u2019une mise en demeure a été envoyée à la Montreal, Maine and AÜantic Railway (MMA).Colette Roy-Laroche a expliqué que la MMA n\u2019a pas payé ses fournisseurs, chargés de nettoyer le site, depuis que la tragédie est survenue.La Ville a dû débourser 4 millions de dollars pour éviter des retards, alors que certains travailleurs menaçaient d\u2019arrêter le nettoyage et de quitter le chantier s\u2019ils n\u2019étaient pas payés.Pas d\u2019arrêt des travaux Dans sa mise en demeure, la Ville donne 48 heures à la MMA pour la rembourser et pour payer les sommes dues à ses trois fournisseurs.Elle réclame que la compagnie, basée à Chicago, respecte ses engagements contractuels envers ses fournisseurs et qu\u2019elle fournisse à la Ville les coordonnées et les qualifications professionnelles du responsable de la supervision des fournisseurs chargés des travaux dans la zone rouge.La Ville demande aussi que le responsable de la supervision lui fasse un rapport sur l\u2019avancement des travaux et qu\u2019elle ait en main la liste des fournisseurs, une copie des contrats pour connaître le mandat, les échéanciers et les honoraires.«Il me semble que c\u2019est bien peu demander dans les circonstances», a indiqué la mairesse Roy-Laroche, qui a tenu à dire La famille d\u2019une victime poursuit Une nouvelle poursuite judiciaire est intentée contre la MMA.La famille d\u2019im homme qui a péri dans la tragédie de Lac-Mégantic poursuit la compagnie pour avoir causé une mort injustifiée.La poursuite a été déposée par Annick Roy au Tribunal du comté de Cooken, en périphérie de Chicago, limdi, au nom de la succession de Jean-Guy Veilleux et de sa fille, qui est mineure.M\u201c® Roy allègue que M.Veilleux a été tué lorsqu\u2019un train fou de la MMA a déraillé le 6 juillet La poursuite réclame im minimum de 200000$ en dédommagement de la part de dix individus ou entreprises, dont la qu\u2019aucune interruption des travaux ne sera tolérée en raison de la négligence de la MMA et de son refus de payer ses fournisseurs.«Nous espérons qu\u2019elle respectera son engagement et qu\u2019elle se conduira en bon citoyen corporatif», a ajouté la mairesse sans vouloir commenter la gestion de la crise faite par la MMA.Le président de la compagnie mère Rail World inc, Ed Burkhardt, n\u2019était pas joignable mardi pour commenter.La première ministre, Pauline Marois, et le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, ont assuré que la Ville de Lac-Mégantic n\u2019aura pas à assumer les conséquences en cas d\u2019un refus de la MMA d\u2019hono-rer ses responsabilités.Le mi- MMA, Rail World inc.et son président Ed Burkhardf et des compagnies pétrolières américaines.Dans les documents, il est allégué que les parties ont agi avec négligence en ne s\u2019assurant pas de la sécurité de leurs activités.La poursuite af firme aussi qu\u2019il était dangereux d\u2019utiliser les wagons-citernes de t^e DOT-111, même s\u2019il était connu qu\u2019ils s\u2019éventraient plus facilement que d\u2019autres.De 15 à 20 autres poursuites seraient déposées au cours des prochains jours.Cette procédure s\u2019ajoute à une demande en recours collectif déposée il y a quelques jours.La Presse eanadienne nistre Bergeron, qui était sur les lieux mardi, a aussi tenu à rassurer la population que les travaux seront effectués dans un «délai respectable».«Plus vite on fait le nettoyage, plus vite on peut commencer la décontamination», a-t-il dit.Des poursuites judiciaires pourraient être entamées si la mise en demeure ne donne pas de résultats.Québec pourrait dédommager les fournisseurs en attendant pour s\u2019assurer que les travaux se poursuivent et pour alléger le iardeau de la Ville.La population de Lac-Mégantic est déjà assez éprouvée alors que la Sûreté du Québec (SQ) est toujours à la recherche des cinq dernières victimes portées disparues.Les recherches dans les décom- bres n\u2019ont pas porté leurs fruits, et les wagons ont presque tous été retirés du site.La porte-parole du Bureau du coroner, Geneviève Guil-bault, soutient que tout est fait pour retrouver et identifier les victimes, mais qu\u2019il faut être réaliste, et qu\u2019il se pourrait que certaines victimes ne soient pas retrouvées.Jusqu\u2019à présent, 29 des 42 victimes retrouvées ont été identifiées.Brève visite A travers cette attente, la SQ a finalement permis à quelques sinistrés de la zone rouge de retourner chez eux pour récupérer des effets personnels.(îes prochains jours, les 200 résidants évacués pourront effectuer une brève visite à leur domicile en fonction de la sécurité et de l\u2019accessibilité des lieux.Au moins un agent de la sécurité civile et un intervenant psychosocial les accompagneront pour les aider et les supporter dans cette épreuve.17 jours après la tragédie, les sinistrés ont beaucoup d\u2019appréhension et craignent de retrouver leur maison dans un état lamentable.Des policiers et des pompiers sont également sur les lieux pour tester la qualité d\u2019air des résidences et nettoyer les réfrigérateurs et les congélateurs contaminés.Avec La Presse canadienne Le Devoir Lire aussi > Ce que ia communication aurait pu faire pour ia MMA.Un texte de l\u2019Alliance des cabinets de relations publiques du Québec.Page A 7 GREVE DES DIPLOMATES Clement accepte la médiation, à ses conditions MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Le conflit de travail opposant Qttawa et ses diplomates pourrait sortir de l\u2019impasse.Le gouvernement fédéral a accepté l\u2019invitation du sjmdicat des agents du service extérieur à se tourner vers la médiation.Mais à certaines conditions que ne dévoilera pas Qttawa, alors que les diplomates poursuivent leurs moyens de pression.Le président du Conseil du trésor.Tony Clement, responsable des négociations collectives du fédéral, s\u2019est dit «disposé à recourir à l\u2019arbitrage exécutoire, sous réserve de certaines conditions», qui ne seront pas dévoilées car «assujetties à la confidentialité des négociations».Si le syndicat a indiqué qu\u2019il «apprécie la tentative du gouvernement de trouver une solution à ce différend», il a en revanche soulevé les exigences citées par Tony Clement.«L\u2019APASE [NDLR: l\u2019Alliance professionnelle des agents du service extérieur] révise présentement ces conditions et fera le suivi directement avec le Conseil du trésor», s\u2019est contenté d\u2019affirmer le syndicat, tout d\u2019un coup devenu discret mardi.«L\u2019APASE doit s\u2019assurer que tout mécanisme d\u2019arbitrage permettra une audience complète et équitable des arguments des deux parties \u2014 un objectif sans aucun doute partagé par le gouvernement » «Juste et raisonnable» Qffrant peut-être un avant-goût de ces conditions, M.Clement a réitéré \u2014 dans son communiqué de presse envoyé à deux minutes de l\u2019échéance qu\u2019avait fixée l\u2019APASE à sa proposition \u2014 que l\u2019offre d\u2019Qttawa était «juste et raisonnable pour les employés et pour les contribuables».Et que les postes de diplomate sont des «emplois uniques qui ne peuvent être comparés à d\u2019autres» au sein du gouvernement, comme ceux d\u2019avocats, d\u2019économistes ou d\u2019agents d\u2019immigration auxquels se compare le syndicat pour réclamer une augmentation de salaire.Les agents du service extérieur sont en conflit de travail depuis deux mois, enchaînant les grèves tournantes dans diverses missions à l\u2019étranger de même qu\u2019au quartier général des Affaires étrangères à Qttawa.Ils réclament un salaire égal pour leurs membres aux plus hauts échelons à celui d\u2019autres fonctionnaires qui exercent disent-ils, des tâches similaires.Parmi les conditions qu\u2019aurait en tête le gouvernement fédéral, une hausse salariale de 1,5% comme celle d\u2019autres syndicats de la fonction publique, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.Les moyens de pression commencent à se faire sentir dans le domaine de l\u2019immigration, les demandes de visas s\u2019accumulant dans certaines ambassades.«Notre objectif est de faire rétablir complètement ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le président du Conseil du trésor, Tony Clement les services diplomatiques, consulaires et autres services offerts aux Canadiens le plus rapidement possible », a souligné M.Clement.La convention collective est échue depuis juin 2011 et les négociations avaient achoppé à la fin du mois de juin dernier.Le Devoir AFFAIRE DUFFY L\u2019enquête de la GRC rebondit au bureau du PM MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Il semble que Stephen Harper ne se débarrassera pas du scandale des dépenses de Mike Duffy de sitôt.La Gendarmerie royale du Canada a contacté le bureau du premier ministre dans la foulée de son enquête sur l\u2019entente qu\u2019auraient conclue M.Duffy et l\u2019ancien chef de cabinet de M.Harper, Nigel WrighL a confié une source gouvernementale au Devoir.Un porte-parole du premier ministre a refusé de corroborer cette information, indiquant simplement que le bureau du premier ministre allait «collaborer à l\u2019enquête en cours».Le haut placé conservateur \u2014 qui a requis l\u2019anonymat \u2014 n\u2019a pas précisé si la GRC avait réclamé des documents ou de rencontrer des employés du bureau du premier ministre.Mais dans les coulisses, on indique que les employés \u2014 ac- tuels ou passés \u2014 sont encouragés à collaborer.La semaine dernière, le réseau CTV affirmait, en citant une source anonjune, que le bureau de M.Harper avait refusé de collaborer lorsque la GRC avait tenté d\u2019obtenir un courriel qu\u2019a envoyé M.Duffy à ses avocats et dans lequel il expliquait les paramètres de son entente avec M.Wright.Le bureau du premier ministre avait nié entraver le travail des policiers.Le Parti conservateur a par ailleurs indiqué à Postmedia que sa directrice des opérations politiques, Jenny Byrne, n\u2019était pas au courant que le directeur du fonds du parti, le sénateur Irving Gerstein, aurait au départ prévu de rembourser la dette de M.Duffy au Sénat.Cette offre aurait été retirée lorsque M.Gerstein a appris que M.Duffy devait 90000$, et non 32000$, selon ce qu\u2019ont rapporté les avocats de M.Wright à la GRC.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 24 JUILLET 2013 ACTUALITES RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Au terme du Sommet sur les territoires et les ressources en décembre, Pauline Marois et Ghislmn Picard avaient tenu un point de presse au cours duquel la première ministre disait vouloir négocier de nation à nation avec les Premières Nations.NÉGOCIATIONS ENTRE QUÉBEC ET LES ATIKAMEKWS Déçu, le chef Picard dit craindre une nouvelle crise THIERRY HAROUN Le chef de TAssemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, demande à Québec de manifester une plus grande ouverture envers les Ati-kamekws dans le cadre des négociations qui s'enlisent et qui doivent mener à une entente finale entre les deux parties.A défaut de quoi un blocus forestier n'est pas écarté par les autochtones prochainement Comme Le Devoir le rapportait mardi, Québec avait jusqu'à dimanche dernier pour en arriver à une entente finale avec les conseils d'Opitciwan, de Manawan et de Wemotaci.Une date qui avait été convenue sous le gouvernement libéral de Jean Charest dans le cadre d'une entente de principe datant du 30 août 2012 visant à établir «une nouvelle relation de nation à nation concernant la gestion des ressources naturelles dans le Nitaski-nan»y situé en Haute-Mauricie.Or, le gouvernement Marois n'a pas réussi à tenir cet engagement, ce qui a fait monter la tension entre les parties, d'où une impasse qui connaîtra son dénouement ce vendredi, au plus tard.Une situation qui inquiète Ghislain Picard.«Ecoutez, on est extrêmement déçus «Un est\tqu\u2019on en soit rendus au- .I jourd\u2019hui à la onzième heure et a avis que le\tencore d\u2019en- SOUVernement\tsavoir que les chefs atikamekws ont déjà re-du Québec\tpoussé plus d\u2019une fois les délais ,\tqui étaient prescrits pour en doit taire\tarriver à une entente.On est wAinrA Ha r»liic\tgouvernement du preuve ae plus Québec doit faire preuve de d\u2019ouverture»\td\u2019ouverture sur ce dossier qu\u2019il le fait actuellement», fait remarquer le chef Picard.Il souhaite à tout prix que soit évitée «une crise comme celle de l\u2019été dernier et qu\u2019on a dû gérer».Amorcé le 26 juin 2012, le blocus des routes forestières en Haute-Mauricie avait été suspendu par les Atikamekws le 10 juillet suivant, afin de faire place à des négociations qui ont mené à l'entente de principe signée sous les libéraux de Jean Charest.« C\u2019est fini, le temps où on pouvait exploiter notre territoire au détriment de nos droits.Dorénavant, le développement des ressources naturelles sur notre territoire ancestral doit se faire avec notre consentement et notre participation», avait déclaré le chef d'Opitciwan, Christian Awashish, au cœur de la crise.Retombées ou redevances?Parmi les sujets abordés dans le cadre de l'entente, il y avait au départ, soit sous les libéraux, la mise sur pied d'un mécanisme de redevances sur fexploitation des ressources naturelles situées sur leur territoire.Ce à quoi tiennent mordicus les autochtones, mais à quoi le gouvernement Marois refuse de consentir, préférant parler de «retombées économiques», a indiqué en entrevue la ministre déléguée aux Affaires autochtones, Elizabeth farouche.Une déclaration qui mécontente Ghislain Picard, qui rappelle que la question des redevances avait bel et bien été «abordée» lors du Sommet sur les territoires et les ressources tenu à Montréal le 3 décembre dernier par l'APNQL et auquel a participé la première ministre, Pauline Marois.Une rencontre lors de laquelle il avait été question de l'entente de principe entre Québec et les Atikamekws.«Il est extrêmement important que le gouvernement du Québec fasse la démonstration de sa bonne volonté et prenne en compte les choses telles qu\u2019elles se présentent.En clair, les revendications des Atikamekws sont légitimes», insiste le chef Picard, qui déplore que la question des redevances soit encore perçue comme un «tabou » par le gouvernement.Les yeux rivés sur les négociations Par ailleurs, on rappellera que la ministre farouche avait déclaré au sortir du Sommet que des nations autochtones suivaient de près les négociations avec les Atikamekws, «qui serviront sans doute de modèle, marquant un nouveau point de départ entre nos nations».Une déclaration qui, remise dans le contexte actuel, fait dire au chef Picard que «dans les conditions actuelles, [il n'est] vraiment pas sûr que les autres nations seraient prêtes à accepter ça».Laide d'urgence, la cogestion du territoire et l'accès aux ressources naturelles (dont l'augmentation du volume de bois accordé aux autochtones) font également partie des négociations.Collaborateur Le Devoir VILLE DE LAVAL Une indemnité de départ de 170 000 $ pour Duplessis L\u2019ex-maire par intérim a démissionné en juin dernier à la suite d\u2019un scandale de mœurs MELANIE LOISEL ex-maire par intérim de Laval, Alexandre ' Duplessis, va recevoir un peu plus de 170000$ en indemnité de départ après avoir quitté ses fonctions dans la tourmente d'un scandale sexuel.La Commission municipale du Québec a approuvé le versement d'une allocation de transition de 134974,96$ et d'une autre de départ de 35403,05$.La Ville de Laval a indiqué que la somme totale de 170378$, qui est imposable, a été calculée en vertu de la L)i sur le traitement des élus municipaux.Départ dans la controverse Le parti d'opposition du Mouvement lavallois n'a pas contesté le montant de l'indemnité de départ de l'ancien chef du parti PRO des Lavallois.«C\u2019est réglementé, mais ce qu\u2019on trouve aberrant, c\u2019est qu\u2019il y a toujours un empressement à payer les indemnités de départ des élus, et que c\u2019est l\u2019inertie totale lorsque vient le temps de récupérer l\u2019argent volé ou détourné des contribuables», a indiqué Marc Demers, le candidat à la mairie du Mouvement lavallois.Il soutient que l'argent aurait pu être mis de côté en attendant de voir les résultats des diverses enquêtes de corruption et de collusion menées à Laval.La mairesse par intérim, Martine Beaugrand, a pour sa part affirmé qu'une réflexion s'imposait.Alexandre Duplessis a démissionné, le 28 juin dernier, alors qu'il faisait face à des allégations pour avoir sollicité des services sexuels d'une escorte.Le maire démissionnaire s'était défendu d'avoir été victime d'extorsion et avait porté plainte à la police pour extorsion.Les révélations sur sa vie privée l'ont finalement forcé à quitter son poste, mais Alexandre Duplessis était aussi dans la mire d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption.A la commission Charbonneau, l'ancien agent officiel du parti PRO des Lavallois, Jean Bertrand, avait affirmé que tous les conseillers du parti, dont Alexandre Duplessis, avaient servi de prête-noms.Bien qu'il ait réfuté encore une fois ces allégations, l'ex-maire de Laval par intérim avait demandé à Québec de mettre la Ville sous tutelle.50 000$ de plus Alexandre Duplessis avait été élu le 23 novembre 2012 à la suite de la démission du maire Gilles Vaillancourt, qui est maintenant accusé de gangstérisme.Lors d'un vote secret, il avait été choisi par les conseillers municipaux.Alexandre Duplessis sera resté à la tête de Laval seulement sept mois.S'il n'avait pas été maire et s'il avait démissionné au même moment, il aurait reçu 50000$ en moins, soit une prime de 120268$.Les élections municipales à Laval sont prévues le 3 novembre prochain.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Louise Harel a présenté mardi son candidat à la mairie d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Michel Taylor.ÉLECTIONS MUNICIPALES MONTRÉALAISES La coalition Harel-Côté limite ses dons individuels à 300 $ MARCO FORTIER En matière de financement politique, la coalition de Louise Harel et de Marcel Côté a décidé de «laver plus blanc que blanc».Vision Montréal, de Louise Harel, et la Coalition Montréal, de Marcel Côté, ont formé une alliance en vue de conquérir la mairie le 3 novembre, mais restent deux entités distinctes.Pour éviter de prêter flanc à la critique, la coalition a décidé d'accepter une seule contribution maximale de 300$ par partisan, même si elle aurait le droit d'en accepter deux, a indiqué mardi Louise Harel.Cette somme de 300$ par personne est le don maximal à un parti politique municipal prévu par la loi.«On a rencontré le DCE [Directeur général des élections du Québec] pour proposer un maximum de 300$ pour l\u2019ensemble de la coalition », a-t-elle dit en marge d'un point de presse où elle a présenté son candidat à la mairie d'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, dans l'est de l'île.Michel Taylor, conseiller au Fonds immobilier de solidarité de la FTQ et très engagé dans son milieu, portera les couleurs de Vision Montréal.Il affrontera Chantal Rouleau, mairesse de l'arrondissement, qui a largué le parti de Louise Harel pour se joindre à l'Équipe Denis Coderre en mai dernier.La bataille s'annonce féroce.«Je ne vois pas ça comme un affrontement, dit Michel Taylor.Je ne suis pas contre Rouleau, j\u2019ai travaillé avec elle et c\u2019était assez cordial.» Candidat de rêve Louise Harel a vanté les qualités de son candidat, père de trois enfants et qui est engagé dans plusieurs groupes sociaux et économiques de farrondissement.«Il est le citoyen dont [.] peut rêver» un parti politique, a dit Louise Harel.La coalition Harel-Côté a demandé au DGF que ses candidats soient identifiés sur les bulletins de vote comme membres de Vision Montréal-Coalition, a indiqué M\u201c® Harel.Vision Montréal a rendu publique mardi la liste de tous ses donateurs depuis le début de l'année 2013.Ils ont versé un total de 41000$.La mairesse Chantal Rouleau figure parmi les donateurs; elle a versé 100$ à Vision Montréal le 8 juin 2013, après avoir rejoint le parti de Denis Coderre.Elle faisait des versements de 100$ au parti le 8® jour de chaque mois.Le Devoir GRANDE-BRETAGNE Première sortie publique du poupon royal Londres \u2014 Kate et William ont présenté leur fils, troisième héritier direct du trône, aux médias du monde entier devant l'hôpital St Mary de Londres à 19 h 13 locales (14 h 13, heure de Montréal), 24 heures après l'accouchement de la duchesse de Cambridge.Le couple et le futur monarque ont quitté peu après la maternité, après avoir pris la pose afin de regagner leur résidence de Kensington Palace.Souriants, Kate, en robe bleue à pois blancs, et le prince William, en chemise bleu clair, manches relevées, ont montré leur fils, qui n'a pas encore de prénom, aux caméras et aux appareils photo des centaines de journalistes campés sur le trottoir de l'hôpital.Les nouveaux parents ont reçu la visite des quatre grands-parents maternels et paternels dans l'après-midi.«C\u2019est un beau bébé, il est assez lourd et il a déjà plus de cheveux que moi, on réfléchit encore au prénom», a déclaré William en s'adressant brièvement aux médias, alors que Kate évoquait un «momentplein d\u2019émotions».Agence France-Presse ALBERTA Bilan noir pour l\u2019exploitation des sables bitumineux Edmonton \u2014 Une étude sur les problèmes environnementaux liés à l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta a démontré que moins de 1 % de ces situations avaient fait l'objet de mesures coercitives.Les chercheurs indépendants Peter Lee et Kevin Timoney ont réuni plus de 9000 incidents survenus depuis 1996 dans une base de données.Ces incidents se traduisent notamment par des fuites dans la rivière Athabasca, la découverte de sites non enregistrés ou encore des émissions polluantes excessives.Selon l'étude, les données de la province sur la contamination environnementale sont incomplètes et comportent plusieurs erreurs.Les informations partielles limitent considérablement les chances de comprendre quels sont les impacts réels de cette industrie.Les chercheurs ont aussi découvert que des actions ont été prises dans seulement 0,9% des cas, pourtant nombreux.Plus de 4000 cas de bris ont été rapportés aux installations des sables bitumineux.La Presse canadienne Le déclin des chauves-souris s\u2019aggrave au Québec Les Québécois sont appelés en renfort PIERRE SAINT-ARNAUD Le déclin des populations de certaines espèces de chauves-souris s'aggrave au Québec, au point où le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) demande aux gens de l'aider à trouver des colonies de chauves-souris afin de suivre l'évolution de la situation.En moins de trois ans, plusieurs espèces de chauves-souris, comme la petite chauve-souris brune, qui étaient jusqu'à tout récemment les plus communes, ont connu un déclin supérieur à 90%.«B faut s\u2019inquiéter du déclin des populations de chauves-souris parce que c\u2019est l\u2019un des principaux prédateurs nocturnes des insectes, ce qui inclut plusieurs insectes ravageurs au niveau de l\u2019agriculture ou de la foresterie», explique Anouk Simard, biologiste et chercheuse au MDDEFP.«Le rôle des chauves-souris est encore peu étudié, mais on sait qu\u2019il est important parce que c\u2019est une espèce généraliste, très commune et très abondante, et quelle peut donc agir sur une quantité importante d\u2019insectes dont certains peuvent menacer notre économie mais aussi notre santé.» La principale cause du déclin est une infection fongique vraisemblablement d'origine européenne, qui s'est propagée au Québec en 2010.Le champignon qui en est responsable cause une infection appelée syndrome du museau blanc, ce qui fait référence aux taches blanches présentes sur les ailes et le nez des chauves-souris atteintes.L'infection, qui se développe lors de l'hibernation, provoque des réveils plus fréquents chez les chauves-souris, qui doivent alors puiser dans leurs réserves d'énergie, jusqu'à ce qu'elles s'épuisent au cours de l'hiver.M\u201c® Simard souligne que l'arrivée d'une maladie sur un nouveau territoire a presque toujours des conséquences dévastatrices.«Chaque espèce est habituée à avoir des prédateurs ou des parasites ou des maladies qui l\u2019affectent.Il y a un certain équilibre qui s\u2019établit avec le temps.Mais quand une nouvelle variante est introduite, à ce moment, les espèces-hôtes ne sont pas adaptées à cette nouvelle menace et, souvent, ça cause des hécatombes.Et c\u2019est le cas ici avec cette maladie arrivée d\u2019Europe», précise-t-elle.Une mortalité qui se chiffre en millions Le syndrome est observé dans tout l'ouest du Québec et, depuis cet hiver, jusqu'à Chibouga-mau dans le nord.Pour le moment, aucun cas n'a été rapporté sur la Côte-Nord et en Gaspésie.Le syndrome du museau blanc a jusqu'ici causé la mort d'environ 5,7 à 6,7 millions de chauves-souris dans l'est du continent, soit dans 22 États américains et cinq provinces canadiennes.Au Québec, plusieurs mines et grottes qui abritaient des populations de milliers de chauves-souris durant l'hiver ont été touchées.Aujourd'hui, on compte généralement moins d'une trentaine de chauves-souris par site et, dans certains cas, elles ont même toutes disparu.Le ministère tente de suivre le déclin des populations en s'intéressant aux sites où les femelles se regroupent pour se reproduire et nourrir leurs jeunes.Ces endroits, appelés maternités, se trouvent généralement dans les greniers, les combles ou certains murs de vieux bâtiments, là où la chaleur s'accumule.D'où l'appel à la population afin d'aider les biologistes du ministère à trouver des maternités de chauves-souris.La Presse canadienne ASSOCIATED PRESS Le syndrome du museau blanc est une infection fongique qui s\u2019est propagée au Québec en 2010. porter raffinée sur toute la ligne Des rabais à en perdre la boule.Voici un soide exquis pour vous mettre i\u2019eau à la bouche.De déiicieux rabais sur tous ies vols Porter.Réservez d\u2019ici le 26 juillet.* SOLDE : f EXQUIS f ATTENTION AUX RABAIS RABAIS Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 26 juillet 2013.Voyagez d\u2019ici le 15 décembre 2013.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Tarifs à partir de : \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO NEW YORK\tWASHINGTON Dulles PRIX 242 $ I 221 $ I 227 $ I USSis^ Taxes et frais compris À Taxes et frais compris À Taxes et frais compris Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservez d'ici 23 h 59 heure de l'Est le 26 juillet 2013.Voyagez d'ici le 15 décembre 2013.Porter peut exiger un achat 21 l'avance.Les tarifs sont fonction de ia disponibiiité.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibies pendant toute la période de voyage.Description détaiiiée des tarifs pour tous ies itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu'à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d'itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d'autres demandes spéciales, peuvent s'ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d'itinéraire moyennant des frais allant jusqu'à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l'enregistrement d'un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu'à l'émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 24 JUILLET 20IS EDITORIAL GUERRE REGIONALE AU MOYEN-ORIENT La marche turque En Irak, le cours des violences avoisine à nouveau celui de 2009.En Syrie, on assure que le conflit se conjugue désormais avec le temps long de l\u2019histoire.En Egypte, les partisans du président renversé par l\u2019armée croisent le fer jour après jour avec les soutiens de cette dernière.En toile de fond se poursuit un conflit interconfessionnel entre sunnites et chiites alimenté par d\u2019autres pays.En un mot, on assiste à une réorientation brutale de l\u2019architecture géopolitique du Moyen-Orient.A Serge Truffaut vant de poursuivre, il faut greffer à l\u2019introduction d\u2019autres faits empreints de menaces diverses : le Liban est en proie à une instabilité politique qui fait écho au contexte qui prévalait avant le début de la guerre civile au milieu des années 70.La Jordanie est au bord de l\u2019implosion sociale en raison de l\u2019afflux massif de réfugiés sjTiens qui côtoient les dizaines de milliers d\u2019exilés irakiens.Le gouvernement irakien étant incapable de contrôler son espace aérien, l\u2019armée de l\u2019air iranienne en profite pour bombarder les adversaires de Bachar al-Assad en territoire sjTien.L\u2019Arabie Saoudite et le Qatar inondent de dollars tous ceux qui veulent saigner les chiites aux quatre coins du Proche et du Moyen-Orient, mais ont trouvé le moyen de s\u2019affronter sur l\u2019échiquier égyptien.Quoi d\u2019autre ?La Russie soutient Damas et Téhéran, les Etats-Unis font évidemment l\u2019inverse, mais de manière moins frontale.Bref, le conflit présente également une dimension internationale.Il est._\t_ Il est l\u2019illustration parfaite, on ne le répétera ^\t\\ jamais assez, du mille-feuille.Du compliqué complexe.Parce qu\u2019il est à la fois régional et \u2022 religieux, ce conflit pourrait perdurer, selon ^\t~\tplus d\u2019un observateur, des faits et méfaits qui rythment ces nations, pendant une dizaine d\u2019années dans la meilleure des hjqjothèses.Il risque d\u2019en aller ainsi pour la bonne et funeste raison qu\u2019au moins trois nations nourrissent l\u2019ambition d\u2019être la puissance régionale : l\u2019Ara-, bie Saoudite, l\u2019Iran et la Turquie.Après la domination de rEg5q)te, de la Sjnie et de l\u2019Irak trois décennies durant, après la domination, plus exactement, du nationalisme pa-narabique, après que l\u2019ayatollah Khomeini eut développé et imposé en 1979 le principe du velayat al-faqih \u2014 le gouvernement des religieux \u2014 et transformé, ce faisant, tout l\u2019Qrient en un chaudron, voilà que les trois nations nommées s\u2019estiment en droit de présider aux destinées des uns et des autres.Dans cette course poursuivie notamment pom glorifier les vanités nationales, laTinquie a une sacrée longueur d\u2019avance.Si l\u2019Arabie Saoudite et l\u2019Iran ont à leur disppsition la rente pétrolière, elles concentrent sur elles, Israël et les Etats-Unis mis à part, toutes les animosités du monde ara,be, contrairement à la Turquie.En fait, du Maroc à l\u2019Irak, de l\u2019Egypte au golfe Persique, on aspire à l\u2019adoption de ce qu\u2019on appelle le modèle turc forgé par Bulent Ecevit, premier ministre de 1999 à 2002, et par Recep Taj^dp Er-dogan depuis lors.À Ecevit, les Turcs sont redevables de la réduction des pouvoirs de la police en matière de détention, de l\u2019observation des droits de la personne, de la tin de l\u2019interdiction imposée à la langue kmde sur les radios et télés, de l\u2019adoption d\u2019un code civil, de la présence de civils au sein du Conseil national de sécurité.Aucun, absolument aucun pays de ces environs ne supporte à cet égard la comparaison avec laTinquie.Après ces avancées internes à l\u2019ancien royaume ottoman, Er-dogan et les siens se sont employés à gommer tout d\u2019abord la méfiance que les voisins nourrissaient à l\u2019endroit d\u2019un pays qui, sous l\u2019impulsion de Mustafa Kemal Atatürk, avait fait de la laïcité le maître mot.Pour parvenir à leurs fins, ils se sont activés avec une constance remarquable à multiplier les accords commerciaux et militaires avec toutes les nations arabes.Avec les pétro-monarchies, ils ont multiplié les échanges par six.Avec l\u2019Iran, ceux-ci sont passés de 1,2 milliard en 2002 à plus de 16 milliards aujourd\u2019hui.Avec l\u2019Irak, la Syrie et autres, le modus operandi évoqué concernant l\u2019Iran a été reproduit à l\u2019identique.Ce que ces chiffres, ces sommes, ne disent pas, c\u2019est qu\u2019en bandant les muscles du commerce, la Turquie s\u2019est retrouvée dans une position qui suscite l\u2019admiration chez les uns, la jalousie aiguisée chez les autres.Car la Turquie occupe aujourd\u2019hui une place archidominante pour tout ce qui a trait à la construction des ponts, des routes, de tout ce qui appartient à la catégorie des infrastructures.Quoi d\u2019autre ?Ce qui a été accompli sur le front de l\u2019économie l\u2019a été sur le flanc de la culture.Entre les inclinations totalitaires de l\u2019Iran et celles plus prononcées de l\u2019Arabie Saoudite, il faut espérer que le modèle turc l\u2019emporte même s\u2019il commande encore et toujours un saut qualitatif prononcé.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LC MoU'^CAU «?ETiT ?RÎNÔf>» m JALduX\u2014 Plus auE 4 JAMAIS LETTRES Les Championnats du monde de cyclisme de 1974 Beau retour dans mes souvenirs que m\u2019a fait revivre votre texte sur le vélo {Le Devoir, 23 juillet 2013).Il y a toutefois une légère erreur dans le dernier paragraphe sur les sites des compétitions.Les Championnats du monde de cyclisme 1974 à Montréal avaient 15 épreuves.Les courses individuelles sur route, à moins d\u2019erreur, sont toujours sur le même tracé autour de la montagne aujourd\u2019hui.C\u2019est Eddy Merckx qui y fut sacré çhampion du monde.L\u2019arrivée était sur Edouard-Montpetit en face de l\u2019Université de Montréal (près du Cepsum actuel) .Le 100 kilomètres contre la montre par équipes se faisait sur la route Transcanadienne.Et enfin, les 11 épreuves sur piste avaient lieu sur le vélodrome qui était situé à l\u2019arrière du Cepsum, au pied de l\u2019ancienne piste de ski et du saut, sur l\u2019actuel terrain de football, et non près de l\u2019Université de McGill comme le mentionne votre article.Lors des championnats, j\u2019avais 16 ans, et je travaillais comme vendeur du programme des compétitions.Le prix demandé pour le programme, très élevé pour l\u2019époque, était de 2$.Je me rappelle avoir été approché par un bras droit du maire Jean Drapeau pour que je donne aux dignitaires qui l\u2019accompagnaient un programme gratuit.Chose que j\u2019avais refusée étant payé par commission sur le nombre de programmes vendus.L\u2019homme avait tourné les talons avec une certaine frustration, tandis que moi, j\u2019avais eu droit à un entretien avec mon boss.Le programme était entièrement bilingue, on y retrouvait des messages du premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, du premier ministre du Québec, Robert Bourassa, et du maire Jean Drapeau.Le programme, en plus de décrire chacune des épreuves, contenait des publicités de la Labatt 50, de la Molson Export, du whisky Seagram\u2019s V.Q., des pièces de vélo Campagnolo et de Shimano (unilingue anglaise), des vélos CCM, des cigarettes Player\u2019s et même de la Terre des hommes (Expo 67).Tout un programme, où alcool, cigarettes et pièces de vélo faisaient bon ménage.Comme amateur de vélo, ces beaux souvenirs me font espérer que nous aurons un nouveau vélodrome à Montréal et que celui-ci sera permanent.Louis Rome Longueuil, le 23 juillet 2013 Se donner la peine de naître Voici plus de deux siècles, la Révolution française abolissait les privilèges des nobles.Malgré ce grand tournant de l\u2019histoire, il reste encore une dizaine de familles royales sur la planète, et le Canada est lui-même un royaume.Toutes ces familles royales sont des parasites de la société.Chacun de leurs membres est né avec une cuillère d\u2019argent dans la bouche.Pas besoin de se chercher un emploi, pas d\u2019inquiétudes pour la retraite.Ils se sont juste donné la peine de naître dans une famîlle soî-dîsant royale.Ils ont exploité le peuple, l\u2019ont méprisé, et parfois sont parvenus au pouvoir à la suite, de massacres, de guerres, de coups d\u2019Etat et de meurtres.Ils peuvent bien avoir du sang bleu dans leurs veines, un sang bleu de honte ! Mais le bon peuple tout bête, tout naïf, applaudit encore ces fainéants de l\u2019Histoire, pire, les admire quand ils mettent au monde un enfant.Tant pis, le peuple n\u2019a que ce qu\u2019il mérite.Qu\u2019il continue de faire vivre ces parasites ! Normand Rousseau Gatineau, le 23 juillet 2013 Les citoyens de nouveau méprisés En accordant une étonnante indemnité de départ de 268000$ à l\u2019ex-maire Apple-baum, forcé de démissionner pour conduite judiciairement inacceptable, la direction de la Ville de Montréal fait preuve d\u2019un total mépris des citoyens qui paient cette somme.L\u2019ex-maire devrait lui-même refuser cette somme mirobolante s\u2019il lui reste un minimum de jugement.L\u2019actuel gouvernement du Québec doit voir de toute urgence à réglementer et à s\u2019opposer vivement à de tels abus.Quand donc les citoyens vont-ils fermement se solidariser pour exiger que tous les élus, à tous les niveaux, soient d\u2019un service impeccable et réévalués souvent en cours de mandat?Le droit de vote devient une démarche ridicule si tous les élus, à tous les niveaux, ne sont pas soumis ré^lièrement en cours de mandat à une exigeante et régulière évaluation de la part d\u2019une large mobilisation citoyenne.Jacques Léger Montréal, le 22 juillet 2013 LIBRE OPINION Fable pour une piste cyclable : la Rachel devrait inspirer la Mignonne MIGUEL CHEHUAN Résidant du quartier Sainte-Marie, Montréal Cç n\u2019est pas une histoire moralisante provenant du Moyen Age, même si l\u2019origine du titre trouve sa référence dans le passé de Montréal.En fait, l\u2019artère aujourd\u2019hui connue comme le boulevard De Maisonneuve Est s\u2019appelait jusqu\u2019aux années 1960 rue De Montigny.Mais bien avant les années «boomers», vers la fin du XIK® siècle, la rue De Montigny traversait le « Eaubourg à m\u2019iasse» sous un tout autre nom, celui de rue Mignonne.La belle Rachel Il y a quelques semaines, la Ville de Montréal, en collaboration avec l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal, a été fortement primée par le Regroupement national des conseils régionaux de l\u2019environnement du Québec et le Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal pour l\u2019aménagement de la rue Rachel, avec sa piste cyclable élargie et son terre-plein rempli d\u2019arbres et de vivaces.Voilà qui ressemble à une rue conviviale ! Au-delà des prix et des trophées, les indices plus facilement observables de cette réussite sont les commerces qui depuis quelques mois s\u2019y installent de plus en plus nombreux.En même temps, les piétons se réapproprient la rue et la piste cyclable, à l\u2019instar de l\u2019agglomération montréalaise, qui ne cesse de croître en achalandage.La morale de la fable : un investissement relativement mineur fait revivre une rue jadis moribonde dans un quartier fort animé, avec tous les bienfaits que cela peut apporter au voisinage.La Mignonne, pas autant Aujourd\u2019hui, les «mignons» riverains du boulevard De Mai- sonneuve Est et la toujours grandissante communauté de cyclistes de Montréal (moi-même faisant partie des deux groupes) espèrent impatiemment le prolongement vers l\u2019est de la piste cyclable Claire-Morissette, qui traverse le centre-ville au complet.Cette fois, de la rue Berri jusqu\u2019à la rue du Havre (une rue à l\u2019est de Erontenac).Ce rallongement, prévu dans le Plan des transports de Montréal, avait été annoncé pour être construit en 2011, puis en 2012, et, dernièrement, la Direction des transports de la Ville le planifiait pour 2013-2014, mais seulement entre Berri et Alexandre-DeSève (deux rues à l\u2019ouest de Papineau !).Cette décision remet encore à plus tard la piste cyclable du souvent oublié quartier Sainte-Marie (entre Papineau et du Havre) , un quartier enclavé par les voies qui montent et descendent du pont Jacques-Cartier, où un bel aménagement cyclable rempli de verdure avec accès direct au centre-ville ferait énormément de bien.C\u2019est aussi le district que Louise Harel (chef de Vision Montréal) briguera, tout comme Valérie Plante (citoyenne engagée et provélo), qui se présente sous la bannière de Projet Montréal.M\u201c® Harel twittait le 2 juillet dernier: «Je serai candidate dans Sainte-Marie, où réformes démocratiques et projets de mise en valeur sont nécessaires.De nouveaux défis!» Espérons qu\u2019elle sera à la hauteur, mais du côté de Projet Montréal, l\u2019équipe a fait ses preuves dans les arrondissements voisins.Le besoin du prolongement de la piste cyclable de Berri jusqu\u2019à la rue du Havre est criant.Aucune voie cyclable ne relie l\u2019est de l\u2019arrondissement Ville-Marie au centre-ville, à part les pistes de Rachel ou de Notre-Dame, séparées entre elles par une distance atteignant 1,5 km.Il s\u2019agit d\u2019un énorme vide d\u2019infrastructures cyclistes dans une zone pour laquelle tout le monde s\u2019entend sur la pertinence de l\u2019utilisation du vélo et le besoin de revitalisation.Par ailleurs, le Plan de transport de Montréal, le rapport de l\u2019Qffice municipal de consultation publique pour la revitalisation du quartier Sainte-Marie, le PPU Sainte-Marie, et la Démarche Quartier vert et sécuritaire de la CDC Centre-Sud abondent tous dans le même sens.Rapport après rapport, on souligne l\u2019importance de cette voie pour le sud du quartier et l\u2019apport bénéfique des transports actifs comme moyen de cohésion et de développement social.En effet, une piste cyclable à l\u2019image de celle de la rue Rachel est une mesure avec plusieurs impacts positifs, tels que le verdissement de la ville, l\u2019apaisement de la circulation, la revitalisation des artères, ainsi que la promotion des transports actifs tels que la marche et le vélo.La morale Il y a une quinzaine d\u2019années, au centre-ville de Montréal, le boulevard De Maisonneuve était une grande voie boudée des piétons et des commerces.Aujourd\u2019hui, la piste cyclable, les trottoirs élargis et le verdissement du boulevard ont attiré des condos, des boutiques, des terrasses, et presque autant de passants que la bouillonnante Sainte-Catherine à quelques mètres plus au sud.Tout ceci sans mentionner les retombées foncières pour la ville de Montréal.Dans le cas du quartier Sainte-Marie et de la piste cyclable de l\u2019ancienne rue Mignonne, espérons que toutes ces années de consultations, d\u2019interventions, de rapports et des démarches aboutissent à des actions concrètes.Espérons que Montréal sorte de son immobilisme et que le prochain maire et les prochains conseillers de Ville-Marie passent de la parole aux actes.Espérons que l\u2019est du boulevard De Maisonneuve soit le prochain récipiendaire des prix d\u2019urbanisme et de design. LE DEVOIR LE MERCREDI 24 JUILLET 20IS A 7 IDEES APPEL À PAULINE MAROIS Il faut une révision démocratique de l\u2019accord Canada-Europe PIERRE-YVES SERINET Réseau québécois sur l\u2019intégration continentale STUART TREW Réseau pour un commerce juste adame Pauline Marois, le M Conseil de la fédération se tiendra à compter d\u2019aujourd\u2019hui à Niagara-on-the-Lake et comportera vraisemblablement un ordre du jour bien rempli.Alors que vous êtes sans doute au mibeu de vos préparatifs, le Réseau pour le commerce juste et le Réseau québécois sur l\u2019intégration continentale (RQIC) unissent leur vok, forts de la diversité de leurs membres provenant des milieux sjmdicaux, enviroimemen-taux, agricoles, culturels, étudiants, de justice sociale, de groupes de femmes, etc., pour vous formuler une demande simple mais fondamentale concernant les négociations de l\u2019Accord économique et commercial global entre le Canada et rUnion européenne (AECG).Participation citoyenne Depuis le début des discussions entre le Canada et l\u2019UE, nous avons souligné que le processus de négociations comportait de sérieux vices.Une entente de confidentialité signée par les provinces et les territoires comme condition de leur participation aux tables de négociations de l\u2019AECG a rendu pratiquement impossible toute consultation publique qui soit digne de ce nom.Le processus parlementaire fédéral de révision et d\u2019approbation des accords commerciaux et d\u2019investissements est, quant à lui, une farce.Il n\u2019existe aucune marge de manoeuvre qui permette de réévaluer à tête reposée un aspect ou l\u2019autre d\u2019un traité, qui est contraignant dès sa ratification.Le gouvernement fédéral actuel a virtuellement rejeté tous les amendements que les partis d\u2019opposition ont pu proposer dans le passé sur chaque accord commercial qui a été soumis à un processus de révision au Parlement.Les propos rapportés par certains médias suggèrent que le gouvernement fédéral serait sur le point de conclure les négociations de l\u2019AECG.Nous comprenons que si cela se concrétisait, les provinces et territoires seraient appelés à donner leur assentiment à l\u2019accord, ou du moins aux dispositions qui affectent leurs champs de compétence.Compte tenu de l\u2019impact important et permanent qu\u2019aura l\u2019AECG sur la souveraineté constitutionnelle et sur la marge de manoeuvre des gouvernements des provinces et territoires pour mettre en oeuvre des politiques publiques, nous croyons profondément que pour qu\u2019une province donne son assentiment à l\u2019accord avant qu\u2019il ne puisse être signé, le processus doit être aussi ouvert et démocratique que possible.Il existe au niveau provincial des précédents de participation publique citoyenne concernant les traités commerciaux.En 1998, le gouvernement de Colombie-Britannique a créé et mandaté un comité parlementaire pour étudier l\u2019Accord multilatéral sur l\u2019investissement (AMI) et en évaluer les principaux enjeux en écoutant les points de vue d\u2019une diversité de spécialistes pendant huit jours d\u2019audiences.Depuis l\u2019adoption en 2002 de la loi 52, l\u2019Assemblée nationale du Québec a l\u2019obligation de débattre et ratifier tous les accords internationaux importants que négocie le Canada avant que le Québec ne puisse donner son assentiment.Ce processus gagnerait d\u2019ailleurs beaucoup à inclure aussi la participation directe de la société civile et des législateurs, par exemple par le biais d\u2019audiences publiques.C\u2019est justement ce genre d\u2019audiences publiques que le gouvernement de la Saskatchewan a jugé bon de mettre sur pied en 2007 afin de soupeser les avantages et désavantages de se joindre à l\u2019Alberta et la Colombie-Britannique au sein de l\u2019Accord sur le commerce, l\u2019investissement et la mobilité de la main-d\u2019œuvre (ACIMMQ), aujourd\u2019hui rebaptisé le Afew West Partnership Trade Agreement.Le processus parlementaire fédéral de révision et d\u2019approbation des accords commerciaux et d\u2019investissements est une farce Il y a aussi des expériences intéressantes au niveau international : dans plusieurs Etats américains, la politique commerciale fédérale est révisée régulièrement par des Commissions citoyennes sur la politique commerciale ; en octobre 2007, le gouvernement du Costa Rica a tenu un référendum national pour recueillir le point de vue des citoyens et citoyennes sur l\u2019Accord de libre-échange République dominicaine-Amérique centrale d)R-CAETA).Impact majeur S\u2019il existe une différence entre l\u2019AECG et ces autres accords de commerce et d\u2019investissements, c\u2019est sûrement le fait que l\u2019accord Ca-nada-UE aura un impact encore plus grand sur la souveraineté provinciale ainsi que sur la marge de manœuvre politique gouvernementale à tous les niveaux, incluant les municipalités.Il est difficile d\u2019imaginer que l\u2019AECG, dont le processus de négociations s\u2019est largement déroulé dans le secret derrière des portes closes, puisse être ratifié de façon similaire en refusant au public le droit légitime de s\u2019exprimer et d\u2019être entendu dans des conditions acceptables.Il serait irresponsable de se fier uniquement au processus parlementaire de ratification à Qttawa, car les lacunes sont évidentes et ne permettent pas d\u2019évaluer de façon adéquate les impacts spécifiques de l\u2019AECG sur les provinces; d\u2019autant que d\u2019un point de vue démocratique, comme mentionné plus haut, le processus de révision fédéral est insignifiant.En conclusion, nous demandons à vos gouvernements respectifs, ainsi qu\u2019au Conseil de la fédération, de proposer et piloter l\u2019idée d\u2019une révision démocratique de l\u2019AECG après la conclusion des négociations et avant les formalités de signature de l\u2019accord.Le Réseau pour le commerce juste, le RQIC et nos organisations membres respectives vous offrent toute leur collaboration en vue de préparer un tel processus.LAC-MEGANTIC Ce que la communication aurait pu faire pour la MMA L PIERRE GINCE Président, Alliance des cabinets de relations publiques du Québec es grandes crises des 20 dernières années ont toutes démontré qu\u2019une bonne gestion de crise passe inévitablement par la mise en place d\u2019une communication efficace dès les premières heures du déclenchement de celle-ci.Dans les universités où on étudie la gestion de crise, celle de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), à Lac-Mé-gantic, figurera au rayon des exemples à ne pas suivre.Dans une entrevue qu\u2019il accordait 12 jours après la terrible explosion qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes, Ed Burkhardt, le président du conseil d\u2019administration de la MMA, affirmait encore qu\u2019il n\u2019avait pas besoin de relationnistes pour dorer la pilule et qu\u2019il préférait dire la vérité.Cette attitude trahit une incompréhension totale du rôle de la communication au sein des organisations.En période de crise, si elle est bien faite, la communication devient un facteur d\u2019atténuation favorisant l\u2019organisation du soutien aux sinistrés et aidant aux efforts de reconstruction qui suivent inévitablement l\u2019étape de l\u2019intervention d\u2019urgence.En revanche, une mauvaise communication risque de devenir un enjeu qui ne fait qu\u2019envenimer la crise.Même en dehors des périodes de crise, les chefs d\u2019entreprise les plus doués en communication sont aujourd\u2019hui appuyés par des professionnels du métier qui les aident à bien remplir leur rôlp et à peaufiner leurs habiletés en la matière.À l\u2019ère des réseaux d\u2019information en continu, de l\u2019Internet et des médias sociaux, il n\u2019y a pas un chef d\u2019entreprise qui a le temps nécessaire pour s\u2019acquitter lui-même de toutes les activités de communication de son organisation.Sans compter les relations qu\u2019une entreprise moderne doit établir avec les communautés où elle est active.La manière appropriée Si le président du conseil de la MMA s\u2019était tourné vers un cabinet de relations publiques pour l\u2019appuyer dans sa gestion de la crise, il aurait pu plus facilement établir un canal de communication avec la communauté de Lac-Mégantic, ce qui a cruellement fait défaut dès les premières heures de la tragédie.Et un plan d\u2019action aurait été rapidement élaboré pour les employés qui, s\u2019il faut en croire les médias, ont été laissés à eux-mêmes.Les premiers communi- n RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE La cacophonie et le désordre qui ont caractérisé le point de presse de M.Burkhardt, cinq jours après l\u2019explosion, auraient pu être évités s\u2019il avait laissé des communicateurs le moindrement expérimentés organiser cette activité.qués de presse de l\u2019entreprise auraient été écrits dans un français convenable et plus respectueux d\u2019une grande partie du public à qui ils s\u2019adressaient.La cacophonie et le désordre qui ont caractérisé le point de presse de M.Burkhardt, cinq jours après l\u2019explosion, auraient pu être évités s\u2019il avait laissé des communicateurs le moindrement expérimentés organiser cette activité.Ce faisant, M.Burkhardt aurait peut-être pu mieux se faire comprendre, les médias auraient été moins frustrés et la population aurait été moins insultée.Une conférence de presse organisée selon les règles de l\u2019art n\u2019aurait pas empêché le président de la MMA de dire sa vérité.La MMA, même rapidement condamnée au tribunal de l\u2019opinion publique, avait le droit et, surtout, le devoir d\u2019exprimer une compassion sincère pour les victimes de cette terrible tragédie et, ensuite, de s\u2019expliquer sur la nature de ses activités.Mais encore fallait-il le faire de manière appropriée, en s\u2019appuyant sur des valeurs sincères et sur un minimum de professionnalisme.L\u2019entreprise a tellement raté son coup que plusieurs journalistes, désespérés par l\u2019improvisation de la MMA, ont eux-mêmes vainement réclamé que celle-ci fasse appel à une firme de relations publiques.Dommage qu\u2019Ed Burkhardt n\u2019ait pas vu comment des experts du domaine auraient pu contribuer à faciliter les communications, apaiser la douleur de toute une communauté et tirer les leçons qui aideront à éviter la répétition d\u2019une telle tragédie.Louis Cyr, derrière le mythe Francine Pelletier J y ai accompli mon devoir de cinéphile québécoise : je me suis assise dans le noir frigorifié du cinéma Beaubien, en plein après-midi ensoleillé, pour voir le film qui, dit-on, pourrait relever le menton du cinéma québécois, Louis Cyr.L\u2019homme le plus fort du monde.Pas nécessairement mon genre, Louis, disons-le tout de suite, je préfère les hommes qui parlent plus et qui forcent moins, mais une appréciation de 9,2 sur 10, battant même les cotes de cinéphiles pour le dernier blockbuster américain, ça impose le respect.Œuvre extrêmement compétente, mais qui ne casse rien, ce n\u2019est pas tant le film qu\u2019on applaudit, j\u2019ai l\u2019impression, que l\u2019histoire de ce Samson québécois, dont la détermination n\u2019a d\u2019égale que sa force de bœuf.Une histoire de héros invraisemblable dont le cinéma raffole.Vous changez de siècle et de sport, et vous vous retrouvez, en fait, devant Maurice Richard, le film.Même fond de grosse misère noire, même personnage d\u2019homme quasi muet incarnant la résistance brute, entêtée et peu loquace de tout un peuple, même belle et dévouée épouse, paraissant toujours plus sophistiquée que son mari, signe que le héros est non seulement un homme fort et vaillant, mais aussi (c\u2019est un fdm, après tout) sexuellement puissant.Une vraie belle histoire, c\u2019est sûr, qui a le mérite d\u2019appartenir à tous ceux qui ont un nom «canadien-français».Pourquoi, alors, en suis-je sortie si peu remuée ?La recette est-elle finalement trop éculée ?Qu serait-il temps de renouveler nos mythes fondateurs ?Le message de Louis Cyr, à l\u2019instar du film sur le célèbre hockeyeur, c\u2019est résistez et vous vaincrez.«La seule chose qui me sépare de la misère», dit notre jeune Hercule, «c\u2019est de lever cet haltère».Il y a un avenir après les grandes noirceurs ; en d\u2019autres mots, il y a l\u2019éducation, des cours de piano, de beaux champs de patates, des trophées, un public admiratif.Et tout ça en français.Sans méchants Anglos pour nous crier des noms.Qn est d\u2019accord.Seulement, ça fait au moins 50 ans qu\u2019on n\u2019est plus là, qu\u2019on est dans un autre genre de misère, existentielle celle-là, pas encore très bien définie, mais dont parle abondamment nos jeunes cinéastes, devant des salles décidément beaucoup moins remplies.Nationalisme Entre les combats glorieux offerts par Louis Cyr et Maurice Richard puis l\u2019angoisse de ne pas savoir où on s\u2019en va, étalée dans les films d\u2019aujourd\u2019hui, il y a un gouffre immense.Qù est passé l\u2019avenir?pourrait-on demander.Qn peut toujours accuser les films des jeunes cinéastes d\u2019être trop noirs, mais alors, les films historiques, eux, ne sont-ils pas un peu trop clinquants, un peu trop arrangés avec le gars des vues ?Un exemple : dans le film, Louis Cjr meurt dans sa maison de ferme, bercé par la douce mélodie de piano que concède de lui jouer sa fille, enfin réconciliée avec lui.L\u2019avenir s\u2019annonce bon pour la famille, l\u2019éducation et les bonnes manières.Dans les faits, l\u2019homme fort est mort dans la maison de sa fille et son gendre, un homme qui, plus tard, enfermera sa femme à Saint-Jean-de-Dieu pour la déposséder de son héritage.Pas exactement des lendemains qui chantent.Le cinéma, évidemment, c\u2019est l\u2019évasion, ce que réclament à grands cris les Vincent Guzzo de ce monde.Il en faut au cinéma québécois comme ailleurs.Mais je me demande si ce genre de tartine ne fait pas que gommer l\u2019inconscient collectif, donnant l\u2019impression «d\u2019une race d\u2019hommes forts», pour reprendre le terme du Curé Labelle, alors qu\u2019au fond, on ne se sent pas si forts que ça, même qu\u2019on se sent plutôt, à en juger par notre cinéma contemporain {Continental, un film sans fusil.Nuit #1, Le vendeur, Camion.), assez désespérés merci.Je me demande aussi si ceux qui réclament un nationalisme «inscrit dans la continuité historique», un nationalisme identitaire où il faut «réapprendre le sentiment de la précarité collective», pour citer Mathieu Bock-Côté, voient dans Louis Cyr une façon de raviver la flamme.Pour ma part, je crois que ce type de folklore aura, auprès des jeunes notamment, l\u2019effet contraire.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les, commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi : si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel {redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Dsa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Paukne Gravel (sciences), Fabien DeghseésoceeteJ et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Damd(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Jubé Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belair Cirmo, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaxWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Chnstme Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) fbAaxvoxv Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur) de BiUy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobin (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal RainviUe, Suzanne Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais, {coordonnatrice), Ehse (j\\x?ixd.(secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guimond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion) ,ls/iaxxYsi-0\\iYier Leclerc (responsable duservice a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,ÇXa\\xd.'sLX's.Behveau (adjointe administrative) , Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 24 JUILLET 20IS ACTUALITES PÉTROLE SUITE DE LA PAGE 1 à celle avancée jusqu\u2019ici par le ministère.Selon les données préliminaires présentées dans les jours suivant l\u2019accident, on estimait que 100000 litres de brut avaient coulé des wagons éventrés.Mais même s\u2019il se voulait alors rassurant quant à l\u2019état de la situation, le ministre Yves-François Blanchet soulignait déjà que la rivière Chaudière porterait toujours les séquelles du déversement, il avait également prédit que la contamination des sols serait probablement «très significative».Sans précédent Pour Steven GuiH)eault, directeur principal d\u2019Equiterre, l\u2019ampleur de la catastrophe ne fait désormais aucun doute.«Si ce chiffre [de 5,7 millions de litres] devait se confirmer, il s\u2019agirait du pire déversement pétrolier de l\u2019histoire du continent nord-américain, en excluant les déversements extracôtiers tels que celui de la plateforme Deepwater Horizon de BP en 2010.» M.Guilbeault a ainsi rappelé mardi que le précédent record pour un désastre environnemental provoqué par le transport de pétrole brut remonte à 2010.Cette année-là, un pipeline exploité par En-bridge \u2014 la même entreprise qui souhaite faire couler du pétrole par pipeline jusqu\u2019à Montréal \u2014 a laissé fuir plus de quatre millions de litres de pétrole dans la rivière Kalamazoo, au Michigan.Trois ans plus tard, le nettoyage des dégâts provoqués par la rupture de l\u2019oléoduc n\u2019est toujours pas terminé.Le cas de Lac-Mégantic est toutefois différent.Selon le ministère, la majorité des hydrocarbures a brûlé dans le violent incendie qui a fait rage après le déraillement.On ne sait toutefois pas, pour le moment, quelle quantité précise a pu s\u2019envoler dans un panache de fumée toxique dans les heures suivant l\u2019accident.Dans le communiqué publié en fin de journée lundi, on a par ailleurs précisé qu\u2019en date du 19 juillet, environ 9,2 millions de litres «d\u2019eau huileuse» ont été récupérés dans le secteur.«Ces eaux sont composées d\u2019environ 5% de pétrole, ce qui signifie qu\u2019un volume approximatif de 457500 litres de pétrole a été récupéré jusqu\u2019à maintenanf», a indiqué le ministère.À cela s\u2019ajoutent 600 000 litres récupérés directement dans les wagons.11 n\u2019a pas été possible d\u2019obtenir de données plus récentes mardi.Ni le ministère ni le cabinet du ministre Yves-François Blanchet n\u2019ont répondu aux questions du Devoir.«Toutes les flaques d\u2019hydrocarbures » sur le lac Mégantic auraient en outre été récupérées, selon Québec.Dans la rivière Chaudière, on estime qu\u2019environ 51200 litres A\u2019«eau huileuse» ont pu être pompés.«Un plan de traitement du rivage est en cours d\u2019élaboration.» Mais il est «trop tôt pour présenter une évaluation globale de la situation», a fait savoir le ministère par voie de communiqué.Plus de transparence Face à une pollution aussi importante, la Société pour vaincre la pollution (SVP) estime que le MDDEFP ne fait pas suffisamment preuve de transparence dans la divulgation des données.Le groupe demande donc que soient rendues publiques toutes les informations sur le déversement et la contamination détenues par le MDDEFP et la Société d\u2019intervention maritime.Est du Canada.Cette entreprise, qui appartient à plusieurs des grandes sociétés pétrolières canadiennes, est responsable de travaux de récupération de pétrole à Lac-Mégantic.Or, la semaine dernière, son président a admis au Toronto Star qu\u2019il n\u2019avait tou- jours pas informé le MDDEFP des quantités de pétrole pompées dans le secteur depuis le début des opérations.Une situation aberrante, selon Daniel Green, de la SVP.«Les citoyens ont le droit de savoir à quelles substances ils ont été exposés, l\u2019étendue réelle de la contamination et les moyens mis en oeuvre pour la confiner et la nettoyer.» M.Green souhaite d\u2019ailleurs connaître la composition précise des hydrocarbures transportés dans les wagons.«Le public ne connaît pas la composition ni les teneurs exactes des substances présentes dans les hydrocarbures déversés, qui pourraient aussi contenir di- vers liquides de fracturation.» La SVP soupçonne par exemple que la volatilité de certains composés dans ce tjqie de pétrole pourrait être très grande, «laissant après évaporation une huile plus lourde et difficile à ramasser».Des représentants de la SVP se sont rendus sur place dans les derniers jours.Ils disent avoir constaté la présence de pétrole brut à plusieurs endroits le long de la rivière Chaudière.Ils comptent aussi faire analyser des échantillons de dépôts de suie du panache toxique provoqué par l\u2019incendie.Le Devoir ARMES SUITE DE LA PAGE 1 que d\u2019enregistrer les fusils de chasse, les conservateurs ont décidé de se concentrer sur l\u2019enregistrement des chasseurs eux-mêmes, qui doivent toujours obtenir un permis \u2014 et une évaluation de leur santé mentale \u2014 avant d\u2019acheter une arme.Le gouvernement du Québec a déposé un projet de loi, en février dernier, visant à créer son propre registre des armes.Pour économiser temps et argent, Québec a de- mandé à Qttawa de lui fournir toutes les données concernant 1,56 million d\u2019armes inscrites au Québec au nom de 458 000 titulaires de permis.Le gouvernement Harper a refusé \u2014 il s\u2019oppose à un registre des armes \u2014 en faisant aussi valoir que les données fédérales sont devenues périmées depuis l\u2019abandon du registre, il y a sept ans.Qttawa a détruit en novembre 2012 toutes les données du registre des armes de chasse, sauf celles du Québec.Le gouvernement Marois vient de subir coup sur coup deux défaites dans sa quête pour obtenir les données fédé- La Terre vue de Saturne ASSOCIATED PRESS/NASA/JPL-CALTECH/SPACE SCIENCE INSTITUTE L\u2019Agence spatiale américaine a rendu publique mardi une photo de la Terre prise d\u2019un point de vue inédit, près de Saturne et de ses anneaux, un cliché unique.L\u2019image a été prise par la sonde Cassini, lancée en 1997, à environ 1,4 milliard de kilomètres de la Terre, qui apparaît comme un petit point lumineux (à droite).L\u2019angle de vue inhabituel a été rendu possible grâce au fait que le Soleil était placé derrière Saturne, depuis le point de vue de la sonde.La planète a ainsi bloqué presque toute la lumière, qui aurait sinon été tellement vive qu\u2019elle aurait endommagé le capteur de l\u2019appareil photo.raies.Le mois dernier, la Cour d\u2019appel du Québec a infirmé un jugement de la Cour supérieure qui déclarait inconstitutionnelle la destruction des données.Et mardi, la même Cour d\u2019appel a rejeté la requête visant à sauver les données \u2014 ainsi que leur mise à jour par Qttawa, et leur accès par la police \u2014 en attendant la décision de la Cour suprême sur le fond de l\u2019affaire.Préjudice insuffisant «La destruction des données ne rendra donc pas sans objet le pourvoi en Cour suprême, s\u2019il est autorisé et qu\u2019un droit au transfert est finalement reconnu, puisque le gouvernement du Québec pourra alors réclamer une compensation financière du gouvernement fédéral s\u2019il décide de mettre en place son registre», écrit le juge Pierre J.Dalphond, dans une décision de 10 pages.L\u2019administration du registre coûterait environ 100000$ par mois à Qttawa, indique la décision.Qu ne peut demander au gouvernement fédéral de dépenser cette somme pour un registre qui a été aboli par le Parlement, précise le juge.En outre, le préjudice financier allégué par le gouvernement du Québec (pour créer son registre) est insuffisant pour ordonner le maintien des données par Qttawa, tranche le juge Dalphond.11 donne aussi du poids à l\u2019argument d\u2019Qttawa selon lequel les données du registre sont périmées.«Quand la Cour suprême rendra sa décision \u2014 peut-être en 2014 \u2014, ça va faire presque 10 ans qu\u2019aucune mise à jour n\u2019aura été faite, pratiquement.[.] Et de transmettre des données qui ne sont pas bonnes, au niveau moral, on ne pouvait pas se permettre de le faire», avait plaidé le député conservateur Jacques Gourde, à la fin du mois de juin.Une longue bataille À Québec, le ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud s\u2019est dit «surpris» et «très déçu» par le jugement de la Cour d\u2019appel.«Nous déposerons dans les prochaines heures devant la Cour suprême une demande de sursis qui sera jumelée à un avis de demande d\u2019autorisation d\u2019appel afin de s\u2019assurer que les données québécoises ne soient pas détruites par le gouvernement fédéral et demeurent accessibles et mises à jour pendant l\u2019appel.Nous avons informé les avocats du procureur général du Canada de notre intention de procéder à une demande de sursis afin d\u2019empêcher la destruction des données», a-t-il déclaré dans un communiqué.11 faudra probablement des mois, au minimum, avant que ne débutent les audiences en Cour suprême.Ces longues procédures peuvent toutefois être accélérées, si l\u2019une des parties demande à ce que la Cour suprême statue de façon expéditive \u2014 ce que fera vraisemblablement Québec.Le Devoir YUKON SUITE DE LA PAGE 1 jours.Et c\u2019est bien à Joseph Juneau, chercheur d\u2019or né à Saint-Paul-l\u2019Ermite, au Québec, que l\u2019on doit le nom de Juneau, la capitale de l\u2019Alaska.À l\u2019époque de la ruée vers l\u2019or, Wilfrid Laurier était premier ministre du Canada.11 a fait venir au Yukon, qui recevait des milliers de prospecteurs d\u2019or, une importante fonction publique originaire de Saint-Lin et de sa circonscription d\u2019Arthabaska, au Québec.«A l\u2019époque de la ruée vers l\u2019or, on dit que de 80 à 90% de la population de Dawson City était d\u2019origine américaine, mais parmi les électeurs canadiens, on croit que la moitié étaient francophones», explique Yann Herry.Laurier défait, cette fonction publique rentrera cependant au bercail, comme les services en français qu\u2019elle avait apportés.Encore aujourd\u2019hui, une part importante de la communauté francophone du Yukon est une population de passage qui, comme les chercheurs d\u2019or de jadis, est attirée par l\u2019aventure, mais aussi par le mode de vie du territoire.C\u2019est un mode de vie orienté vers la famille et la nature, et qui fait accepter sans rechigner les moins 35 ou moins 40 degrés Celsius et le manque de lumière qui sont propres à l\u2019hiver jmkonnais.«C\u2019est un bel hiver, un peu long.Il n\u2019y a pas de sloche.Et quand il neige, la neige reste au sol.On peut faire des sports d\u2019hiver à tout moment», confirme Shannon Ryan, originaire des Cantons-de-l\u2019Est, présidente du conseil d\u2019administration de la garderie du Petit Cheval blanc.Selon Isabelle Salesse, direc- trice de l\u2019Association franco-jm-konnaise, le taux de chômage tourne présentement autour de 6%.«Mais avant la dernière crise économique, on était pratiquement en situation de plein emploi», ajoute-t-elle.Plus encore que les emplois reliés aux mines, un secteur d\u2019emploi très fluctuant, ce sont les gouvernements qui sont les gros employeurs du territoire.Plus il y a de services en français donc, plus la communauté francophone du Yukon grandit et compte de nouveaux arrivants.En 2011, 4,8% de la population du Yukon disait avoir le français comme langue maternelle.Au total, 4510 personnes parlent français, soit 13% de la population jmkonnaise.«Le Yukon a donc le plus fort pourcentage de francophones et de personnes qui peuvent soutenir une conversation en français dans l\u2019ensemble de la francophonie minoritaire canadienne après le Nouveau-Brunswick», constate Nancy Power, directrice des communications de l\u2019Association franco-jmkonnaise.L\u2019hiver, tous les vendredis, l\u2019Association franco-jmkonnaise organise im souper pour regrouper les membres de la communauté.Et les programmes d\u2019immersion en français offerts par l\u2019école anglophone de Whitehorse font des petits, semble-t-il, partout au Canada.Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour assurer aux francophones du Yukon un accès complet aux services dans leru langue.S\u2019il y a bien une personne qui tente d\u2019assruer la traduction en français pour les francophones à l\u2019hôpital de Whitehorse, il est encore impossible d\u2019obtenir des soins pour des problèmes de santé mentale en français, re- lève Isabelle Salesse.C\u2019est poiu-tant un domaine oû il est souhai-table d\u2019obtenir des services dans sa langue.En fait, c\u2019est entre autres grâce à la contestation en cour par le Franco-Yukonnais Daniel Saint-Jean d\u2019une contravention rédigée uniquement en anglais que les services en français se sont améliorés sru le territoire à partir des années 1980.«Il a gagné et le gouvernement a décidé de faire une entente avec l\u2019Association franco-yukonnaise pour offrir des services en français dans certains domaines ciblés», poursuit Yann Herry.Un combat que les Franco-Yukonnais ont l\u2019intention de mener jusqu\u2019au bout.Le Devoir Ce reportage a été rendu possible grâce au soutien du ministère du Tourisme du Yukon.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019orgamsations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de 1\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qm est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.