Le devoir, 1 août 2013, Cahier A
[" Une deuxième jeunesse pour Un zoo la nuit Page B 7 Réforme du Sénat : Ottawa dévoile ses arguments Page A 3 -?www.ledevoir.corn ?- innD liDDon nnu-f iiü'n ê Une délégation palestinienne visite la Knesset Page B 5 LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 7 1 LE DEVOIR, LE JEUDI I®^ AOÛT 2013 1,13$\t+ TAXES = I Lac-Mégantic Les patrons de la MMA pourraient être poursuivis Québec a la possibilité de tenir les administrateurs personnellement responsables des dégâts environnementaux MARCO BÉLAIR-CIRINO Les administrateurs et dirigeants de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA) pourraient être tenus personnellement responsables du désastre environnemental dans la région de Lac-Mégantic.Ils pourraient se retrouver dans le collimateur de la justice si le procureur général du Québec institue une poursuite pénale en vertu de la Loi sur la qualité de Tenvironnement, qui figure dans son arsenal légal depuis moins de deux ans.Les membres du conseil d\u2019administration de la compagnie ferroviaire pourraient écoper d\u2019une peine pouvant atteindre un million de dollars ou trois ans d\u2019emprisonnement s\u2019ils n\u2019arrivaient pas à démontrer qu\u2019ils ont «fait preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires pour [.] prévenir» une infraction à la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.« [Ils] ne sont pas à l\u2019abri de l\u2019application des lois canadiennes et québécoises pour leurs activités au Canada ni à l\u2019abri des poursuites pénales entreprises en vertu de ces lois», explique la professeure titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval Paule Halley.Responsabilité individuelle L\u2019article 115.40 de la loi reconnaît à tout membre d\u2019un conseil d\u2019administration une responsabilité individuelle en cas d\u2019infraction commise par l\u2019entreprise tout en induisant une présomption de culpabilité.«Lorsqu\u2019une personne morale, un agent, un mandataire ou un employé de celle-ci VOIR PAGE A 8 : MMA Lire aussi > Worid Fuei Services étonnée d\u2019étre visée par i\u2019ordonnance de Québec.L\u2019entreprise affirme avoir fait affaire avec le CP, qui a sous-traité à la MMA.Page A 2 Aujourd\u2019hui Culture > Le dernier saut d\u2019une danseuse de tête.Nathalie Buisson est décédée des suites du cancer du cerveau qui Ta poussée à militer activement pour la recherche.Page B 8 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 A4 B6 B6 A4 B4 Snowden révèle XKeyscore JOHN MACDOUGALL AGENCE ERANCE-PRESSE Un manifestant brandit une pancarte représentant Edward Snowden lors d\u2019une marche de protestation contre les méthodes de collecte de données de l\u2019Agence de sécurité nationale américaine (NSA) tenue la semaine dernière.En se basant sur des documents fournis par l\u2019ex-agent de la NSA, le quotidien The Guardian a dévoilé mercredi l\u2019existence d\u2019un autre programme d\u2019espionnage du Web.« Tout ce qu\u2019un utilisateur lambda fait sur Internet » est à la portée de la NSA MÉLANIE LOISEL Il s\u2019appelle XKeyscore.Certains le déclarent illégal, mais il serait l\u2019un des plus puissants de la planète.Ce logiciel peut retrouver presque n\u2019importe qui n\u2019importe où sur la planète en cherchant dans le contenu des courriels, des clavar-dages, des bases de données et des historiques de navigation de millions d\u2019internautes.Le quotidien britannique The Guardian nous apprend que le XKeyscore est le programme utilisé par l\u2019Agence de sécurité nationale américaine (NSA) selon des documents fournis par Edward Snowden, l\u2019ancien agent de la NSA à l\u2019origine des récentes révélations sur l\u2019ampleur de la surveillance américaine des communications.Pour avoir accès à cette gigantesque base de VOIR PAGE A 8 : XKEYSCORE Lire aussi > Procès Manning: saison de chasse.L\u2019éditorial de Serge Truffant.Page A 6 Eaux usées Terrebonne cumule les infractions JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec La Ville de Terrebonne figure en tête de liste des municipalités ayant reçu le plus grand nombre d\u2019avis d\u2019infraction donnés par le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs en matière de normes de contrôle et de surveillance de rejet d\u2019eaux usées municipales.C\u2019est ce qu\u2019a constaté Le Devoir, qui a colligé les avis d\u2019infraction envoyés à toutes les municipalités du Québec depuis 2005.C\u2019est un total de 103 avis d\u2019infraction qui ont été envoyés par les différentes directions régionales de contrôle environnemental du Québec, révèlent les documents obtenus par Le Devoir en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.De ce nombre, la Ville de Terrebonne en a récolté 7 entre décembre 2007 et avril 2012.Suivent ensuite les Villes de Baie-Trinité sur la Côte-Nord, de Saint-Adolphe-d\u2019Howard dans les Lau-rentides et de Lac-Brome en Montérégie, qui cumulent chacune 4 avis d\u2019infraction pour différentes entraves à la Loi sur l\u2019environnement, dont des déversements d\u2019eaux usées.Plusieurs avis A Terrebonne, les inspecteurs ont constaté à deux reprises, en août 2011 puis en avril 2012, que la station de prétraitement des eaux usées industrielles ne respectait pas les normes de rejet à l\u2019affluent, et ce, pendant plusieurs mois consécutifs.Les inspecteurs avaient également constaté, en 2007, que cette station traitait davantage d\u2019eaux usées industrielles que ce qui lui était permis en vertu de son certificat d\u2019autorisation.Dans tous les cas, on exigeait un plan de mesures correctives dans les plus brefs délais.Plusieurs autres avis ont été envoyés à la Ville, qui a négligé d\u2019envoyer les rapports d\u2019analyses exigés et qui a procédé, sans autorisation, à l\u2019ajout d\u2019une surverse, ce qui permet d\u2019envoyer l\u2019eau de pluie et les eaux usées dans les cours d\u2019eau lorsque le réseau d\u2019égouts est engorgé en raison de pluies trop fortes.«Nous vous informons qu\u2019en vertu de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, une sanction administrative pécuniaire pourrait vous être imposée, écrit la direction régionale dans l\u2019avis de non-conformité du 11 avril 2012.Pour une personne morale, le montant de cette sanction est, selon la catégorie du manquement, de 1000$, VOIR PAGE A 8 : EAUX 103 avis d\u2019infraction ont été envoyés au Québec depuis 2005.Naviguer jusqu\u2019au bout de l\u2019infini Le Web permet « d\u2019appréhender plus facilement cette idée des limites, celles qui existent comme celles qui n\u2019existent pas », estime l\u2019astrophysicien Trinh Xuan Thuan FABIEN DEGUISE Le paradoxe est amusant: c\u2019est finalement en cultivant l\u2019instant présent avec méthode, obsession et un téléphone dit intelligent, comme il le fait de plus en plus dans les univers numériques, que l\u2019être humain s\u2019approcherait le plus de l\u2019infini.«La Toile est quelque chose qui s\u2019y apparente», lance à l\u2019autre bout du fil l\u2019astrophysicien vietnamo-américain Trinh Xuan Thuan, qui vient de publier un nouvel essai sur cette interminable question : Désir d\u2019infini.Des chiffres, des univers et des hommes (Fayard).En ces lieux, «chaque chose à laquelle on peut penser semble avoir une réponse.Le moteur de recherche Google évoque d\u2019ailleurs à sa manière cette idée d\u2019infini: son nom est une référence volontaire au concept mathématique de go-gol \\googol, en anglais] », chiffre gigantesque décrit par Kas-ner et dont la démesure se représente avec un 1 suivi de 100 zéros.«Dans ces réseaux, on peut alors appréhender plus facilement cette idée des limites, celles qui existent comme celles qui n\u2019existent pas», sortant au passage de l\u2019ornière du présen-tisme \u2014 cette obsession de l\u2019instant \u2014 pour regarder un peu plus loin, estime-t-il.«L\u2019infini a toujours fait rêver les hommes», dit le philosophe à la tête dans les étoiles, honoré en 2009 par le prix Ka-linga de l\u2019UNESCO pour sa «contribution exceptionnelle à la recherche scientifique » et l\u2019an dernier par le prestigieux prix mondial Cino Del Duca pour les mêmes raisons.«Il n\u2019y a pas une culture sur terre qui n\u2019ait pas quelque chose de lié à cette transcendance.Elle répond à un besoin de savoir d\u2019où nous venons et où nous al- VOIR PAGE A 8 : INFINI BERTRAND GUAY AGENCE ERANCE-PRESSE «L\u2019infini a toujours fait rêver les hommes», croit Trinh Xuan Thuan.77831303445531 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI I®'' AOUT 20IS ACTUALITES LAC-MEGANTIC World Fuel Services se dit étonnée d\u2019être visée par l\u2019ordonnance de Québec MELANIE MARQUIS World Fuel Services n\u2019arrive toujours pas à comprendre pourquoi Québec s\u2019en prend à elle.En visant la société propriétaire du pétrole qui s\u2019est déversé à Lac-Mégantic dans son ordonnance, le gouvernement tente de lui imputer une part de responsabilité dans cette tragédie \u2014 et cela pourrait s\u2019avérer une démarche fort complexe.Le porte-parole de la firme de relations publiques qui représente l\u2019entreprise, Brian Kennedy, s\u2019est montré perplexe à l\u2019autre bout du fil, mercredi après-midi.Sans l\u2019affirmer directement, il a laissé entendre que le blâme devrait être adressé à la Montreal, Maine and Atlantic (MMA) \u2014 également citée dans le document juridique \u2014 et non à World Fuel Services et à sa société affiliée.Western Petroleum Company.Ces trois entreprises ont d\u2019ailleurs répondu à l\u2019ordonnance, mais «ne se sont pas engagées clairement ou fermement à en respecter les modalités», a indiqué mercredi par voie de communiqué le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs.Les avocats du gouvernement procèdent à une «analyse de leurs réponses afin d\u2019en définir la portée.» Sous-traitante du CP M.Kennedy a tenu à prendre ses distances: «WorldFuel Services n\u2019a absolument aucune relation contractuelle avec MMA, a-t-il précisé.World Fuel Services a fait affaire avec le Canadien DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE World Fuel Services affirme avoir fait affaire avec le Canadien Pacifique, lequel a ensuite sous-traité à la MMA.Le Canadien Pacifique n\u2019est pas visé par l\u2019ordonnance de Québec.Pacifique pour le transport de la marchandise à partir du Dakota du Nord jusqu\u2019au Nouveau-Brunswick [.] Ce sont eux qui ont ensuite offert le contrat en sous-traitance à la MMA » Le Canadien Pacifique (CP) s\u2019est refusé à tout commentaire sur cette question mercredi.La World Fuel Services, dont le siège social se trouve à Miami, en Floride, s\u2019est dite étonnée d\u2019être montrée du doigt par Québec, qui l\u2019a sommée lundi de réhabiliter entièrement les lieux souillés par les quelque 5,7 millions de litres de pétrole brut s\u2019étant échappés des wagons-citernes de la MMA.Mais pour Keith Stewart, coordonnateur ,de la campagne Climat-Energie de Greenpeace, il ne fait aucun doute que les sociétés visées doivent assumer une part de responsabilité.«Ces compa-gnies-là ont sciemment pris des risques.Files ont mis du pétrole dans des wagons-citernes qu\u2019elles savaient à risque au lieu d\u2019avoir recours à des modèles plus sécuritaires et plus modernes», a-t-il exposé.Le convoi qui a explosé était composé de wagons-citernes de classe lllA.Ce type de wagon suscitait l\u2019inquiétude depuis plusieurs années au Bureau de la sécurité des Transports (BST), qui avait recommandé à Transports Canada en novembre 1996 de prendre «immédiatement» des «mesures» pour réduire la possibilité d\u2019un déversement.Il y a fort à parier que, si elles sont traînées en cour, World Fuel Services et à sa société affiliée privilégieront une ligne de défense qui pourrait braquer de nouveau les projecteurs sur le rôle que joue Transports Canada en matière de réglementation ferroviaire, selon M.Stewart.«Leur argument, ce sera que le gouvernement [fédéral] leur permettait d\u2019agir ainsi et que ce qu\u2019ils faisaient était donc légal», prédit-il.Et les avocats qui représentent Québec dans ce dossier auront beaucoup à faire pour convaincre le juge de la responsabilité des compagnies identifiées comme les propriétaires du pétrole, de l\u2019avis d\u2019un juriste.«J\u2019ai de la difficulté à voir un lien juridique.Ça va être difficile de leur imputer une faute», selon Robert Godin, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université McGill.La Presse canadienne CONFLIT ETUDIANT La commission se prolongera à des fins électoralistes, prédit la CAQ PIERRE SAINT-ARNAUD La Coalition avenir Québec (CAQ) n\u2019est nullement surprise du report d\u2019un mois des audiences de la Commission spéciale d\u2019enquête sur les événements du printemps 2012 au Québec et s\u2019attend maintenant à ce qu\u2019elle demande une prolongation de son mandat, ce qui servirait selon elle les intérêts politiques du Parti québécois.« Vous allez voir qu\u2019on va redemander une extension et ça va amener [le dépôt du rapport] quelque part au mois de mars, peut-être un mois avant les élections, a soutenu le porte-parole caquiste en matière de Justice, Jacques Duchesneau, pour qui l\u2019échéance électorale ne fait aucun doute.C\u2019est clair, je n\u2019ai même pas de doute dans mon esprit.C\u2019est bien évident qu\u2019on va être en élection au printemps prochain.» De la «petite politique» M.Duchesneau se dit toujours convaincu que la Commission, présidée par l\u2019ex-ministre de la Sécurité publique Serge Ménard, a été mise sur pied par le gouvernement Marois strictement à des fins électoralistes.«On va se faire du capital parce qu\u2019il est clair que, ce que l\u2019on vise essentiellement au niveau du Parti québécois, c\u2019est de faire porter le blâme de tout ça au Parti libéral.C\u2019est de la petite politique», a tranché le député de Saint-Jérôme.La Commission a décidé de reporter ses audiences, qui devaient en principe s\u2019amorcer ce jeudi, au début de septembre, constatant que les éven- tuels témoins n\u2019étaient pas disponibles en raison de la période des vacances estivales.M.Duchesneau se garde bien, toutefois, de montrer du doigt le président de la Commission, disant avoir le plus grand respect pour M.Ménard et pour l\u2019ex-juge Bernard Grenier, qui est également commissaire au sein de l\u2019organisme.«J\u2019apprécie particulièrement M.Ménard, que j\u2019ai côtoyé, a expliqué M.Duchesneau.Je n\u2019ai pas de doute que M.Ménard et le juge Grenier, que j\u2019ai aussi côtoyé dans ma carrière, ce sont deux sommités.C\u2019est le seul espoir que j\u2019ai qu\u2019il va peut-être se produire quelque chose de positif là-dedans.» 11 a davantage de réserves à l\u2019endroit de la troisième commissaire, l\u2019ex-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qu\u2019il estime partiale en raison de sa position contre la hausse des droits de scolarité durant le conflit.De son côté, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) se dit prête à participer aux audiences si on le lui demande, même si elle a des réserves quant au mandat de la Commission et à son format.«Nous ne sommes pas d\u2019accord avec la grande étendue du mandat; entre autres, ils peuvent se pencher sur des comparaisons internationales, ça peut être très long, a fait valoir le président de la FEUQ, Antoine Ge-nest-Grégoire.Il y a aussi le fait que ce n\u2019est pas une commission d\u2019enquête comme on le réclamait, mais bien une commission d\u2019examen.» La Presse canadienne Le luxe libéré.^ 7 f/.Le luxe n'est plus réservé qu'à de rares privilégiés.Visitez LeLuxeLibere.ca.Le pouvoir de surprendre LE DEVOIR, LE JEUDI I®'\u2018 AOUT 20IS A 3 ACTUALITES OPTION NATIONALE Un premier candidat à la succession d\u2019Aussant MARCO FORTIER Encore ébranlé par la démission-surprise de Jean-Martin Aussant, Option nationale (ON) tente de se reprendre en main: un premier candidat, Sol Zanetti, s\u2019apprête à plonger dans la course à la direction du jeune parti indépendantiste, a appris Le Devoir.La comédienne et militante Catherine Do-rion, qui était pressentie pour succéder à Jean-Martin Aussant, a décidé de passer son tour et d\u2019appuyer la candidature de M.Zanetti, comme elle l\u2019explique dans une lettre publiée en page A 7.Inconnu du grand public, ce dernier s\u2019est fait un nom au sein d\u2019ON à titre de candidat dans la circonscription de Louis-Hébert, aux élections de septembre 2012.«Le départ d\u2019Aussant a été dur pour le moral momentanément, mais on s\u2019est dit que ça ne serait pas le parti d\u2019un seul homme», a \\ Cuj ^\tdit Sol Zanetti en entrevue avec ¦ ¦ Le Devoir, mercredi.Ce professeur de philosophie Tau Campus Notre-Dame-de-Foy, un établissement d\u2019enseigne-Sol Zanetti ment privé de niveau collégial à Québec, a été attiré à Option nationale par la fougue de Jean-Martin Aussant, qui a claqué la porte du Parti québécois en juin 2011.Deux ans plus tard, en juin dernier, le départ précipité d\u2019Aussant \u2014 pour s\u2019occuper de ses enfants \u2014 a provoqué une onde de choc chez les 8000 membres d\u2019ON.Certains militants remettent en question leur engagement au sein du jeune parti, reconnaît Sol Zanetti.Mais la vaste majorité des membres reste en place et compte tout mettre en oeuvre pour relancer la formation avant les prochaines élections générales, selon l\u2019aspirant-chef de 30 ans (il aura 31 ans la semaine prochaine).Un pays à bâtir «On va se retrousser les manches et on va continuer», dit Marc-Antoine Bélanger, responsable des communications du parti.Le Conseil national d\u2019ON met la dernière main aux règles de la course à la direction, qui sera officiellement lancée dans les prochaines semaines, indique-t-il.Au moins deux autres militants d\u2019ON songeraient à se lancer dans la course, mais seul Sol Zanetti a confirmé sa candidature.Comme son charismatique fondateur, M.Zanetti dit militer à Option nationale «pour l\u2019indépendance d\u2019abord et avant tout».«Dans le parti, Sol Zanetti est vraiment une minivedette.J\u2019ai vu ses discours, il peut faire rire et pleurer les gens en parlant avec sa tête et avec son cœur», dit Catherine Dorion.Elle renonce à se lancer dans la course pour la même raison qui a mené au désistement de Jean-Martin Aussant \u2014 s\u2019occuper de sa jeune famille.La course à la direction qui s\u2019amorce est cruciale pour l\u2019avenir d\u2019Option nationale, croit Catherine Dorion.Candidate dans Taschereau en septembre 2012, elle continuera de militer à la condition que le parti reste «un allumeur de fougue, un incubateur d\u2019enthousiasme».Tonte une mission pour le prochain chef du parti, qui a obtenu 1,89% des voix avec Jean-Martin Aussant comme chef, en septembre dernier.Le Devoir CHEFFERIE DU PLC Aucune sanction contre les candidats endettés Ottawa \u2014 Le commissaire aux élections fédérales, Yves Côté, affirme que les anciens candidats qui doivent encore de l\u2019argent à la suite de la course à la direction du Parti libéral qn 2006 ne seront pas traduits en justice par Elections Canada.M.Côté suggère plutôt que les candidats soient autorisés à rembourser l\u2019argent en temps opportun.Les conservafeurs de Stephen Harper avaient exigé qu\u2019Élections Canada inflige des sanctions aux libéraux qui n\u2019ont pas réussi à rembourser les prêts à l\u2019expiration du délai prévu.Ils qualifient d\u2019absolument honteuse la décision annoncée mardi par M.Côté.La course à la direction du Parti libéral a eu lieu le 3 décembre 2006.Quatre candidats devaient encore de l\u2019argent au 31 décembre 2011, y compris l\u2019ancien chef libéral Stéphane Dion, dont le montant en souffrance s\u2019élevait à 7500$.Ken Dryden devait encore rembourser 225000$; Joe Volpe, 97 800$; et Hedy Fry, 69000$.Le commissaire a déterminé que la loi, dans sa forme actuelle, n\u2019est pas suffisamment claire pour permettre l\u2019application de mesures pénales concernant les créances impayées et les prêts non remboursés à l\u2019échéance d\u2019une pé-rioçle de prorogation.Elections Canada n\u2019a pas imposé d\u2019amende ou emprisonné aucun des candidats aux élections de 2006, 2008 ou 2011, mais 105 d\u2019entre eux devaient de l\u2019argent au-delà du délai de 18 mois accordé pour rembourser leurs prêts.La Presse eanadienne m » 4 FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le gouvernement fédéral affirme qu\u2019il peut réformer le Sénat sans tenir compte des doléances des provinces canadiennes.RÉFORME DU SÉNAT Ottawa dévoile ses arguments en Cour suprême MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement fédéral réaffirme, devant le plus haut tribunal du pays, qu\u2019à son avis il peut aller de l\u2019avant et réformer le Sénat sans tenir compte des doléances des provinces.Et si Qt-tawa décide carrément d\u2019abolir la Chambre haute \u2014 lieu de multiples scandales cette année \u2014, le Parlement pourra le faire sans le consentement unanime de ses partenaires provinciaux.Après avoir soumis son projet de réforme du Sénat à la Cour suprême en février, le gouvernement de Stephen Harper a déposé mercredi ses arguments au tribunal.Citant tour à tour les changements prévus au projet de réforme des conservateurs, le mémoire de 80 pages souligne que ceux-ci ne sont pas contraires à l\u2019article 42 de la Constitution.Pour modifier les conditions qui y sont énumérées, il faut un amendement constitutionnel et l\u2019assentiment de la majorité des provinces représentant la moitié de la population canadienne.Poilièvre confiant Limiter le mandat des sénateurs à neuf ans \u2014 alors qu\u2019ils prennent leru retraite à 75 ans présentement \u2014 ne fait pas partie des conditions non modifiables listées dans la Constitution.Et ce «n\u2019est pas une modification profonde ou structurelle.Les pouvoirs, la portée et le rôle du Sénat restent les mêmes», argue le document.Quant aux consultations publiques que seraient invitées à mener les provinces \u2014 si elles le souhaitent \u2014 pour ensuite soumettre leur liste de candidats à la recommandation du premier ministre, cela ne contrevient pas au «mode de sélection » édicté dans la loi suprême du pays, car ce pouvoir reviendrait encore au gouverneur général.Pour ce qui est des conditions de propriétés (posséder 4000$ de biens), jugées «désuètes» par le ministre de la Réforme démocratique Pierre Poilievre, celles-ci non plus ne sont pas expressément énumérées dans la Constitution.Qn n\u2019y parle que de «résidence» \u2014 exigence qui oblige un sénateur à habiter la province qu\u2019il représente, ce qui a mené à une partie du scandale des dépenses de sénaterus ce printemps.Dans son renvoi, Qttawa demande enfin à la Cour suprême s\u2019il peut abolir le Sénat en se contentant de l\u2019accord de sept des provinces représentant 50% de la population nationale (la formule d\u2019amendement constitutionnel du 7/50).«Nous croyons que oui», a tranché M.Poilievre, tout en précisant que son gouvernement privilégie d\u2019abord une réforme.En point de presse mercredi, il s\u2019est dit convaincu que le tribunal lui donnera raison sur toute la ligne.Et si la Cour suprême tranche autrement ?M.Poilievre a refusé de répondre à cette «question hypothétique».Amendement constitutionnel Pourtant, l\u2019un de ses anciens collègues croit que le renvoi de Stephen Harper va échouer.Elu lors d\u2019élections sénatoriales albertaines en 1998 et en 2004, Bert Brown a été nommé p la Chambre haute par M.Harper en 2007.Agé de 75 ans cette année, il a pris sa retraite.En avril, il affirmait au Devoir qu\u2019il croit qu\u2019il faut un amendement constitutionnel pour réformer le Sénat comme le veut le gouvernement conservateur.Une opinion partagée par Québec dans son propre renvoi en Coru d\u2019appel du Québec.Et par quatre experts constitutionnels du Canada anglais, qui ont signé son mémoire.Trois d\u2019entre eux concluent que la réforme conservatrice est si profonde qu\u2019elle influerait sru «les pouvoirs du Sénat», ce qui équivaut à une réforme constitutionnelle comme le prévoit l\u2019ardcle 42 de la Constitution \u2014 sur lequel se base Qttawa pour plaider l\u2019inverse devant la Cour suprême et la Cour d\u2019appel du Québec \u2014 et ce qui requerrait un amen-detnent avec la formule du 7/50.À ces experts, le factum d\u2019Qttawa rétorque que ce sont des «avis juridiques déguisés en science politique» et que «c\u2019est au juge, et non aux experts, de trancher les questions de droit interne».Limites tacites Toutefois, un autre constitutionnaliste réfute à son tour l\u2019analyse pointue du fédéral.L\u2019ancien ministre québécois des Affaires intergouvemementales Benoît Pelletier estime qu\u2019il ne faut pas oublier le renvoi sur la Chambre haute, rendu par la Cour suprême en 1979.Celui-ci tranchait qu\u2019outre la Constitution, il faut aussi tenir compte des «caractéristiques essentielles» du Sénat.M.Pelletier \u2014 qui se range du côté de l\u2019argument québécois dans ce débat \u2014 a souligné en entrevue téléphonique que la Constitution «ne contient pas toutes les limites.Il y en a d\u2019autres qui sont tacites [.] Le renvoi sur la Chambre haute a écarté les caractéristiques essentielles du Sénat de la compétence unilatérale du fédéral ».Le renvoi en Cour d\u2019appel sera entendu les 10 et 11 septembre; celui en Cour suprême, du 12 au 14 novembre.Le Devoir GREVE DES DIPLOMATES Le gouvernement envisage de recruter à l\u2019étranger Le syndicat porte plainte, accusant le fédéral de mauvaise foi MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le conflit de travail est au beau fixe depuis plus de deux mois et la grève des agents du service extérieur ne semble pas près d\u2019être réglée, alors que les deux parties s\u2019accusent mutuellement de négocier de mauvaise foi.Or, si le différend s\u2019éternise, voilà qu\u2019Ottawa pourrait se tourner vers des employés locaux embauchés sur le terrain pour remplacer ses diplomates en grève.Pour le moment, le bureau du président du Conseil du trésor Tony Clement réitère, jour après jour, qu\u2019il «continue d\u2019espérer un règlement [.] qui est juste pour les employés et juste pour les contribuables», comme réitéré mercredi par son porte-parole.Mais des sources ont confié au réseau CTV mardi que le gouvernement envisage maintenant de remplacer certains diplomates dans diverses missions à l\u2019étranger par des employés locaux.Les ambassades et hauts-commissariats canadiens comptent déjà beaucoup de ce type de salariés, embauchés sur place.Il semble que, si les diplomates et le fédéral n\u2019en viennent pas à une entente bientôt, le gouvernement puisse re-coiuir encore davantage à cette main-d\u2019œuvre \u2014 moins coûteuse \u2014 pour pallier les grèves de ses agents du service extérieur.Ce serait toutefois «délicat», notamment dans les cas de traitement de visa ou de passeport, car «cela les rendrait particulièrement sensibles à la fraude [un visa et un passeport se monnaient] », a commenté au Devoir l\u2019ancien ambassadeur canadien Michel Duval, par courriel.Des soldats piégés par une grève des diplomates en Israël Qttawa \u2014 Une poignée de Casques bleus canadiens en mission de maintien de la paix en Israël sont retenus dans ce pays en raison.d\u2019une grève des employés du ministère israélien des Affaires étrangères.Les huit soldats canadiens font partie d\u2019une mission visant à offrir de la formation et du soutien aux forces de sécurité de l\u2019Autorité palestinienne.Ils sont à l\u2019étranger depuis un an.Qr, les visas des militaires qui devaient les remplacer en Israël n\u2019ont pu être traités en raison de l\u2019arrêt de travail des fonctionnaires dans ce pays qui dure depuis mars.La Presse eanadienne Le ministre Clement n\u2019a ni confirmé ni nié cette information, indiquant à CTV qu\u2019il évalue «toutes [les] options, et cela inclut des choses qui n\u2019ont pas été faites dans le passé».En coulisses, on concédait mercredi que c\u2019est une des options envisagées.Mais à long terme, car on souligne que, pour le moment, ce n\u2019est pas la solution privilégiée et qu\u2019on espère encore conclure une entente négociée.Ce scénario semblait toutefois de plus en plus improbable, mercredi, alors que le syndicat et le fédéral se sont accusés tour à tour de miner les pourparlers en faisant preuve de mauvaise foi.Les négociations entre l\u2019Associadon professionnelle des agents du service extérieru (APASE) et Qttawa sont bloquées depuis des mois.Les deux parties ont envisagé la médiation la semaine dernière, mais ne se sont pas entendues sru les préalables que voulait y imposer le fédéral.Arbitrage exécutoire L\u2019APASE a accusé le ministre Clement d\u2019avoir «sciemment et volontairement demandé des conditions à l\u2019arbitrage exécutoire qui ne pouvaient pas être raisonnablement acceptées», car elles auraient «prédéterminé la décision de l\u2019arbitre», a expliqué le président Tim Edwards dans une plainte déposée à la Commission des relations de travail dans la fonction publique.Le syndicat a demandé à l\u2019organisme d\u2019assigner les deux parties à l\u2019arbitrage exécutoire.Invité à préciser s\u2019il accepterait cette convocation, le porte-parole du ministre Clement a simplement réitéré que le gouvernement «mise sur un règlement qui respecte les intérêts tant des employés que des contribuables ».De l\u2019avis de Matthew Conway, c\u2019est le syndicat qui «a choisi de bafouer le principe de la négociation de bonne foi en dévoilant des documents de négociation confidentiels ».Lorsque les pourparlers devant mener à la médiation ont achoppé, l\u2019APASE a distribué ses correspondances avec le ministre, où chacun détaillait ses conditions à l\u2019arbitrage.Les agents du service extérieur sont sans contrat de travail depuis l\u2019été 2011 et ils ont entamé leurs grèves tournantes il y a dix semaines.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 1'='^ AOÛT 2013 ACTUALITES SCIENCE « L\u2019autoroute de l\u2019enfer », une voie d\u2019éruption express pour les volcans Paris \u2014 Les chercheurs l\u2019appellent «l\u2019autoroute de l\u2019enfer» : c\u2019est la voie souterraine permettant à certains volcans d\u2019entrer en éruption extrêmement rapidement, déjouant les tentatives de prévision, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.Les volcans crachent de la roche en fusion, le magma, produit dans le manteau terrestre, la couche intermédiaire entre le noyau de la Terre et la croûte terrestre.Le magma venant du manteau se stocke sous le volcan dans ce que les géologues appellent une «chambre magmatique» qui joue le rôle de réservoir jusqu\u2019à ce que la pression devienne trop importante.C\u2019est alors que l\u2019éruption se produit.Normalement, le magma du manteau remonte lentement vers la chambre, s\u2019attardant longuement dans une espèce de halte intermédiaire, plusieurs kilomètres sous le volcan.Mais la nouvelle étude suggère qu\u2019il peut exister des voies allant directement du manteau à la chambre magmatique.Le volcan peut alors être sous pression, c\u2019est-à-dire prêt à exploser, en quelques mois, autant dire en un rien de temps pour les géologues.Mystérieux tremblements de terre Une équipe dirigée par Philipp Ruprecht Gdniversité Columbia, New York) a étudié ce scénario en analysant les traces de l\u2019éruption du volcan Irazu, au Costa Rica, survenue entre 1963 et en 1965.Le volcan peut alors être prêt à exploser en quelques mois, autant dire en un rien de temps Dans des cristaux d\u2019olivine, un minéral issu des laves volcaniques, ils ont ainsi découvert des éclats de nickel, un élément présent dans le manteau, qui témoignent d\u2019une ascension extrêmement rapide du magma.Si l\u2019ascension avait été plus lente, le nickel aurait en effet fondu et diffusé à travers les cristaux.Les chercheurs ont calculé que le magma avait réalisé une ascension de 35 kilomètres à travers la croûte terrestre en quelques mois seulement.«Il doit y avoir un conduit du manteau jusqu\u2019à la chambre magmatique», a déclaré la géochimiste Terry Plank.«Nous aimons l\u2019appeler l\u2019autoroute de l\u2019enfer», a-t-elle ajouté.De l\u2019olivine avec des éclats de nickel a également été retrouvée dans des volcans au Mexique, en Sibérie et dans le nord-ouest de l\u2019Amérique, prouvant qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un phénomène local, souligne l\u2019Université Columbia dans un communiqué.Ces résultats peuvent expliquer pourquoi les sismologues ont parfois détecté de mystérieux tremblements de terre à de grandes profondeurs \u2014 20 à 30 km \u2014 plusieurs mois avant de fortes éruptions.Ces séismes peuvent être le signe que le magma force sa route à travers les voies cachées.Les chercheurs citent l\u2019éruption du Pinatubo, aux Philippines, en 1991, ou encore celle du volcan islandais Eyjaljallajokull, en 2010.Agence France-Presse HALLDOR KOLBEINS AGENCE ERANCE-PRESSE Le volcan islandais Eyjahallajokull est entré en éruption en 2010.PHILIPPE LOPEZ AGENCE ERANCE-PRESSE Les épisodes de smog sont récurrents en Chine.Et dans tout le pays, la pollution causerait chaque année 750000 décès prématurés parmi la population.ENVIRONNEMENT La Chine s\u2019inquiète de sa pollution atmosphérique ALEXANDRE SHIELDS Les problèmes environnementaux en Chine ont pris des proportions telles que les dirigeants politiques ne peuvent plus les ignorer, après des décennies d\u2019un développement économique débridé.Remisant pour une rare fois la langue de bois habituelle des dirigeants de ce régime dictatorial, le ministre chinois de l\u2019Environnement a d\u2019ailleurs admis mercredi que le pays fait face à de graves problèmes en ce domaine.«La Chine souffre d\u2019un grave problème de pollution atmosphérique et ses émissions polluantes dépassent largement les capacités [d\u2019absorption] de la nature.Plus de 70 % des villes ne respectent pas les normes de qualité de l\u2019air et il y a urgence à agir», a expliqué le ministre Zhou Shengxian dans le cadre d\u2019une entrevue publiée dans le Quotidien du peuple.«Il ne faut pas placer sur un piédestal un héros en se référant uniquement à son PIB», a également affirnié le responsable de l\u2019Environnement de l\u2019État le plus peuplé de la planète.Un pays qui a su imposer depuis des années son modèle de production au rabais, basé sur les bas salaires et les normes environnementales déficientes.Un modèle qui a séduit les grandes entreprises occidentales.Mais cette façon de faire montre de plus en plus ses limites, selon le ministre Zhou Shengxian.«Rouler en BMW et boire de l\u2019eau polluée, ce n\u2019est pas la modernisation que nous souhaitons», a-t-il laissé tomber pour illustrer les problèmes liés au développement chinois actuel.Population mécontente Ses propos se veulent surtout une réponse aux inquiétudes croissantes de la population sur le prix à payer pour la croissance économique frénétique du pays.11 est vrai que le débat sur les questions environnementales trouve de plus en plus d\u2019écho en Chine et la pression s\u2019accumule sur les autorités, sommées d\u2019agir.Devenue l\u2019atelier du monde, le premier marché automobile et le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, la Chine subit les conséquences de sa réussite économique.750000 décès prématurés Le brouillard de pollution sur les villes du nord de la Chine en janvier dernier a provoqué un fort mécontentement populaire, de même que la découverte en mars de milliers de cadavres de porcs dans un fleuve qui fournit Shanghai en eau.Et dans tout le pays, la pollution causerait chaque année 750000 décès prématurés parmi la population, selon la Banque mondiale.Difficile, cependant, d\u2019avoir l\u2019heure juste sur la gravité de la situation dans ce pays.La Chine a par exemple mené récemment une étude de cinq ans sur la qualité des sols à travers le pays, pour un coût total de 165 millions de^ dollars.Les résultats ont été classés «secret d\u2019Etat».En revanche, le gouvernement vante régulièrement ses campagnes antipollution, en mettant en avant des objectifs ambitieux de réduction des émissions nocives.Les experts indépendants soulignent cependant que les résultats prendront des décennies à se matérialiser.La semaine dernière, les dirigeants politiques ont affirmé qu\u2019ils souhaitaient investir 285 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour combattre la pollution de l\u2019air.Le gouvernement veut ainsi réduire la pollution de l\u2019air de 25% d\u2019ici à 2017 par rapport aux niveaux de 2012.Le gouvernement compte également mettre au point un plan de lutte contre la pollution de l\u2019eau et un autre pour améliorer l\u2019environnement rural.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Une parente va refaire I\u2019nltime vol de l\u2019aviatrice A.R.Earhart Washington \u2014 Amelia Rose Earhart, une lointaine parente d\u2019Amelia Earhart, va tenter de refaire l\u2019an prochain le dernier périple de cette aviatrice américaine disparue dans le Pacifique en 1937, et «le terminer symboliquement», a-t-elle annoncé.En juin 2014, «je vais, avec le copilote Patrick Carter, recréer et achever symboliquement le vol de mon homonyme Amelia Mary Earhart», disparue dans le Pacifique en 1937, «un des plus grands mystères de l\u2019histoire», indique un communiqué du Projet Amelia.La jeune femme de 30 ans, pilote d\u2019avion à ses heures et journaliste météo à Denver, dans le Colorado, va décoller d\u2019Oakland (Californie) à bord d\u2019un monomoteur suisse Pilatus PC-12 NG, pour 100 heures de vol, 45000 km et 14 escales.Elle espère devenir ainsi «la plus jeune femme à faire le tour du monde à bord d\u2019un monomoteur», indique le Projet Amelia.Amelia Earhart, 39 ans, tentait un tour du monde par l\u2019est en suivant l\u2019équateur quand elle avait pour la dernière fois donné signe de vie le 2 juillet 1937, lors de son ultime étape entre la Nouvelle-Guinée et la Californie.Elle pilotait un bimoteur Lockheed Electra, accompagnée du navigateur Ered Noonan.Mystère Le mystère de leur disparition a conduit ces dernières années une association de passionnés d\u2019archéologie aéronautique, Tl-GHAR (The International Group for Historic Aircraft Recovery), à organiser plusieurs expéditions pour tenter de retrouver les traces de l\u2019avion disparu.Ces passionnés estiment que l\u2019aviatrice a pu se poser en catastrophe et même survivre quelque temps sur le minuscule atoll inhabité de Nikuma-roro, dans l\u2019archipel de Kiribati, car une série d\u2019indices, y compris des transmissions radio, le laissaient penser à fépoque.Des traces d\u2019objets manufacturés y ont également été découvertes depuis.La jeune Earhart est la présidente fondatrice de la Eondation Ely with Amelia, qui accorde des bourses d\u2019apprentissage au pilotage pour les jeunes filles.Agence France-Presse Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I » N » D » E » X (EGIiOUPEMENIS DE SUBlilQUES 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t1ÛÛ \u2022 150 Achat-vente-echange 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 \u2022 250 Achat-vente-echange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou preference fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'etat civil, l'âge du locataire ou de et a ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap GRAND 5 1/2 RDC, 2 CH.fermées, stat arr,s-s semi-fini, bien éclairé, face au parc Ahuntsic, près service et metro 1250$/mois chauffe 514 793-2342, dispo sept.HOMA -51/2 -3emeetage.Personnes tranquilles Août 700$ 514 523-7227 LOGEMENTS A LOOER MOREAU ET SHERBROOKE RDC, 2 mm metro, calme, rénové aspect loft, 1500 P c, grand jardin stationnement, septembre, 1650$ 514 206-9770 NDG - 51/2 - HAUT DUPLEX Non-fumeur 990$ chauffe Août 514 241-5821 OUTREMONT-41/2 (Boul St-Joseph/del'Epee) 1200 P c, frigo, cuismiere, lav vais et eau chaude mcl, chauffe OCTOBRE.1 565 $ +garage 514-271-9862 b.v.HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER COLLIOURE-BORD DE MER Maison reno, 2 c c Libre a partir du 4 août Photos et mfos dispos (514) 651-9321 PARIS-MONTPARNASSE 3/4pers Confort Prix dégressif Août/septembre 514 287-1313 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces® ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit [(S^j [S HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER PARIS Atelier meuble, libre en août, équipé, 2 c c, ensoleille, calme Entree privée arborée, dans le sympathique quartier de Belleville, metro, 15 minutes de Châtelet 2800$/mois (800$/sem) 33 1 40 30 09 14 riouxchristian@yahoo corn PARIS VII-XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleille Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallee du Rhône Maison de village dans le quartier medieval de Nyons 2 c c 2 s de b Toute equipee Terrasse ensoleillee Internet www.bonnevisite.ca/nyons 819658-1218 LIVRES ET DISQUES *Librairie Bonheur d'Occasion* acheté a domicile livres de qualité entoutgenre 514914-2142 4487 de la Roche/Mt-Royal MAISONS DE CAMPAGNE À LOUER ESTRIE Saint-Venant-de-Paquette 2 gentils chats gris desirent partager temps plein leur grande maison durant les mois 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À [afamÜie éprouvée : Le jourruft Le Devoir postera^ ^ pratuitemeTtt une copie plastifiée, de [\u2019avis puôtié.Demandez-le au : 514 525-5379 necrologie@leinemoriel.com Hvjîà LE DEVOIR LE JEUDI I®'\u2018 AOUT 20IS A 5 ACTUALITES VILLE DE QUEBEC Nickel : Arrimage Québec précise son plan d\u2019action ISABELLE PORTER à Québec Arrimage Québec a répondu dans les délais à la requête du ministère du Développent durable.Ce dernier lui avait donné jusqu\u2019au 31 juillet pour détailler sa stratégie de réduction des poussières de minerai dans le port.«Hier [mardi], on a reçu une réponse de l\u2019entreprise», a expliqué Caroline Boiteau, directrice adjointe du Centre de contrôle environnemental de la Capitale-Nationale.11 s\u2019agit d\u2019un document «assez» volumineux, précise-t-elle.«On va devoir prendre du temps pour analyser le tout, avant d\u2019émettre une opinion à ce sujet.» Le ministère du Développement durable voulait obtenir des précisions sur le plan d\u2019action dévoilé en mai par la compagnie de transbordement de minerais.En avril, le ministère avait confirmé par une étude qu\u2019il y avait dans l\u2019air du quartier Li-moilou des concentrations de nickel supérieures à la norme et qu\u2019elles provenaient des installations de Arrimage Québec.Le plan de la compagnie prévoyait notamment l\u2019installation de nouveaux canons à eau pour limiter la formation de poussières quand les minerais sont extraits des bateaux.Qr, le ministère le jugeait trop «minimaliste».«Pour se positionner, il faut savoir comment c\u2019est opéré, le territoire couvert, comment ça fonctionne, les seuils d\u2019alerte», a précisé mercredi Boiteau.«Obligation de résultat» Qu\u2019adviendra-t-il si c\u2019est insuffisant?La directrice adjointe ne veut pas préciser sa pensée là-dessus, mais souligne qu\u2019AQ a une «obligation de résultat» pour abaisser le taux d\u2019émission de nickel.Du côté de l\u2019entreprise, on dit avoir fait le maximum.«Il n\u2019y a personne qui peut dire qu\u2019on n\u2019a pas pris ce dossier-là à bras-le-corps, a avancé mardi le porte-parole Richard Thibault.On est en train de mettre en place les meilleures pratiques qui se font un peu partout à la grandeur de la planète.» M.Thibault avance même que d\u2019autres ports ont consulté Arrimage Québec pour s\u2019inspirer de ses méthodes d\u2019avant-garde.11 souligne qu\u2019environ 15 millions ont été investis dans les installations.Les motivations de Véronique Lalande Les canons à eau sont en place depuis le 22 juillet, mais on n\u2019en a pas fait l\u2019annonce parce que des «vérifications finales» restent à compléter, dit-il.«On devrait être capables de le faire d\u2019ici une quinzaine de jours», a poursuivi M.Thibault.11 n\u2019a toutefois pas voulu revenir sur la mise en demeure qu\u2019a transmise la compagnie au ministère au début du mois.Arrimage Québec lui reprochait de s\u2019acharner sur elle pour faire du dossier un enjeu constitutionnel.Rappelons que le Port de Québec est sous juridiction fédérale.Le 24 juillet, Véronique Lalande, du groupe Vigilance Port de Québec, avait avancé que l\u2019entreprise évoquait justement le débat constitutionnel pour ne pas rendre des comptes.Invité à réagir à cette déclaration, M.Thibault a remis en question ses motivations.«M\u2019\"\u201d Lalande, elle commence à faire beaucoup de politique dans ce dossier-là.Je suis en train de me demander si elle n\u2019a pas l\u2019intention de se présenter à un moment donné», a-t-il déclaré.M\u201d® Lalande n\u2019était pas joignable pour réagir à cette sortie mercredi.Dans le passé, elle a souvent dit n\u2019avoir aucune ambition politique.Le Devoir B RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Le plan de la compagnie prévoyait notamment i\u2019instaiiation de nouveaux canons à eau pour iimiter ia formation de poussières quand ies minerais sont extraits des bateaux.f£'L \u2019/r f i i î t ! 11; ! i ' ¦¦ \\ / / n è,[Ie 1^ ^ ^ - t U i .< Ë r ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le candidat à la mairie de Montréal, Richard Bergeron, veut recouvrir Tautoroute Ville-Marie.Bergeron s\u2019engage à recouvrir Ville-Marie Le chef de Projet Montréal estime qu\u2019il en coûterait entre 50 et 70 millions pour couvrir l\u2019autoroute entre les rues Saint-Denis et Saint-Urbain MELANIE LOISEL Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, met dans sa liste de priorités le recouvrement d\u2019une partie de l\u2019autoroute Ville-Marie.Le candidat à la mairie de Montréal veut plus précisément recouvrir la partie de l\u2019autoroute entre les rues Saint-Denis et Saint-Urbain, soit du CHUM au Palais des congrès.Equipe Bergeron propose de procéder en trois étapes pour réaliser ce projet qui devrait prendre, selon leurs estimations, une dizaine d\u2019années au total.«Le segment allant d\u2019Hôtel-de-Ville à Sanguinet constitue le parvis du nouveau CHUM, où se rendront bientôt 16000 personnes chaque jour.La présence de la station de métro Champ-de-Mars en fait également le principal accès au Vieux-Montréal.[.] S\u2019il y a urgence à procéder au recouvrement d\u2019une première section de l\u2019autoroute en tranchée, c\u2019est là qu\u2019elle se trouve», a indiqué Janine Krieber, colistière du parti et candidate dans le district Saint-Jacques.Les deux autres sections à recouvrir seront, par la suite, les segments des rues Hôtel-de-Ville à Saint-Laurent, puis Saint-Urbain à Saint-Laurent. La carte de \" l\u2019île de Montréal situant le projet de recouvrement de l\u2019autoroute Ville-Marie.LeDevoir.eom Keystone XL : après les emplois, le climat Obama insiste sur l\u2019impact que pourrait avoir Keystone XL sur le climat planétaire Washin^on \u2014 Le président américain Barack Obama a évoqué mercredi les conséquences que pourrait avoir l\u2019approbation du projet de pipeline Keystone XL sur le climat de la planète lors d\u2019une réunion générale avec les représentants et les sénateurs démocrates au Capitole, à Washington.Après la rencontre, le sénateur Ben Cardin a rapporté aux journalistes que, questionné au sujet de son apparente réticence à approuver le projet, M.Obama avait répondu que le débat entourant l\u2019oléoduc proposé par la firme de Calgary TransCanada ne concernait pas seulement les Américains et les Canadiens, mais l\u2019ensemble de la population mondiale.Par le passé, Barack Obama a répété à plusieurs reprises publiquement qu\u2019il fallait rejeter Keystone XL s\u2019il était prouvé que sa construction augmenterait de manière importante les émissions de gaz à effet de serre dans le monde.Le président a aussi donné des sueurs froides récemment aux partisans du pipeline en minimisant le nombre d\u2019emplois qui seraient créés par l\u2019oléoduc de 7 milliards de dol- lars, qui permettrait de transporter chaque semaine des millions de barils de pétrole de l\u2019Alberta et du Dakota du Nord vers des raffineries du gohe du Mexique.Chiffres contradictoires Dans une entrevue publiée par le New York Times le weekend dernier, M.Obama affirme en effet que Keystone XL entraînerait la création d\u2019environ 2000 emplois durant sa construction, mais de seulement 50 à 100 postes permanents une fois les travaux terminés.Ces chiffres contredisent ceux avancés par le département d\u2019État américain dans son évaluation environnementale du projet, dans laquelle il estime que l\u2019oléoduc créerait 42100 emplois durant la période d\u2019un à deux ans nécessaire à sa construction, puis de 35 postes permanents ou temporaires une fois mis en service.Les gens pour Keystone XL ont souvent eu recours à l\u2019argument de la création d\u2019emplois pour défendre le projet.Plus tôt cette semaine, le président des syndicats de l\u2019industrie américaine du bâtiment, Sean McGarvey, a publié un commu- niqué pour réfuter les propos de Barack Qbama.«La portion sud du pipeline Keystone XL, qui n\u2019avait pas besoin de l\u2019approbation présidentielle, mais qui a tout de même bénéficié de l\u2019appui du président et est présentement en construction, a déjà généré des millions d\u2019heures de travail et a eu un effet positif sur le plan économique pour les populations locales», a soutenu M.McGarvey.Une décision définitive d\u2019Obama devrait être rendue d\u2019ici la fin de 2013 ou le début de 2014 Keystone XL est un projet d\u2019oléoducs de la société canadienne TransCanada qui relierait sur un tracé de 1897 km, les sables bitumineux de l\u2019Alberta, au Canada, au Nebraska, en plein centre des États-Unis.Keystone XL ferait plus que doubler la capacité de transports actuellement permise par un circuit plus long, d\u2019oléoducs.Mais les associations écologistes s\u2019inquiètent des risques de pollution des nappes phréatiques en cas de fuite et soulignent que l\u2019exploitation des sa- bles bitumineux est extrêmement polluante.L\u2019oléoduc fait présentement l\u2019objet d\u2019un exa-mçn de la part du département d\u2019État parce qu\u2019il doit traverser une frontière internationale.Une décision définitive devrait être rendue d\u2019ici la fin de 2013 ou le début de 2014.Le président avait en janvier 2012 remis toute décision à cette année afin de permettre la réalisation d\u2019une étude sur l\u2019impact écologique.Selon l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie, l\u2019augmentation de la production pétrolière nord-américaine est telle qu\u2019elle provoque une véritable «onde de choc» planétaire, qui aura pour conséquence de freiner la hausse du cours de l\u2019or noir au cours des prochaines années.Un scénario qui tranche avec ce qu\u2019on prévoyait il y a à peine quelques années.Mais cette ruée vers l\u2019énergie fossile risque aussi de mettre à mal la recherche de sources énergétiques moins destructrices.Avec l\u2019Associated Press et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Il y a 6 ans disparaissait Cédrika Provencher Trois-Rivières \u201411 y a tout juste six ans, Cédrika Provencher était vue pour la dernière fois, près de son domicile, à Trois-Rivières.Elle était alors âgée de neuf ans.Sa disparition a provoqué une onde de choc qui a largement dépassé les frontières du Québec.Le 31 juillet 2007, en soirée, la petite fille aurait été sollicitée par une personne adulte pour chercher un chien noir et blanc, près de son domicile trifluvien.Elle n\u2019a jamais été revue depuis.Après six ans, le dossier de la disparition ne semble pas , avoir beaucoup progressé.À l\u2019instar des anniversaires précédents, une cérémonie en hommage à la fillette aura lieu mercredi soir au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, situé rue Notre-Dame Est, dans le secteur du Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières.Un défilé aux flambeaux suivra dans les jardins du sanctuaire.D\u2019autre part, la Eonda-tion Cédrika-Provencher invite la population à son activité de ce 31 juillet au parc Chapais de Trois-Rivières, dès 11 h.Les enfants apportent leur repas pour un pique-nique et préparent un dessin sur la prévention des enlèvements d\u2019enfants.La Presse eanadienne A 6 LE DEVOIR LE JEUDI I®'\u2018 AOUT 20IS EDITORIAL PROCES DE BRADLEY MANNING Saison de chasse À certains égards, le dossier dont le soldat Bradley Manning est le principal acteur est à l\u2019image du verre à moitié plein ou à moitié vide.Vide ?Il a échappé à l\u2019accusation d\u2019espionnage.Plein ?Il a été reconnu coupable de 20 des 22 chefs d\u2019accusation retenus contre lui.Quoi d\u2019autre?Il symbolise l\u2019agressivité particulièrement musclée que cultive le gouvernement Obama envers les lanceurs d\u2019alerte et les journalistes.S i l\u2019on a bien compris les méandres des balises légales afférentes à la communication d\u2019informations délicates par un citoyen américain à un tiers, que ce dernier soit américain ou étranger, l\u2019armée des Etats-Unis, de concert avec la Maison-Blanche, avait choisi d\u2019articuler sa poursuite sur la loi dite Espionage Act votée.en 1917 ! Soit un texte composé des années-lumière avant l\u2019émergence de la quincaillerie informatique dont use avec avidité la National Security Agency (NSA).Pour s\u2019en convaincre, il suffit de méditer les nouvelles révélations d\u2019Edward Snowden, par The Guardian interposé, sur le logiciel XKeyscore conçu par la NSA, un logiciel qui met en relief comme jamais ceci : l\u2019arbitraire est un absolu à sens unique.En s\u2019appuyant sur la loi évoquée, le gouvernement Obama a montré combien sa volonté de punir Manning se conjuguait avec le mé-_\t_ pris pour les informations d\u2019intérêt public.Son ip\tX' objectif a été atteint.Car si Manning n\u2019a pas été considéré comme un espion, la Cour martiale a A\t\u2018 tout de même conclu qu\u2019il avait violé six articles T ¦-\tde la loi en question.On répète: il n\u2019est pas es- pion, mais il a violé la loi consacrée à l\u2019espionnage.De fait, bien des avocats craignent que la sentence qui va s\u2019ensuivre soit « chargée » et Serge\tqu\u2019elle ait conséquemment l\u2019effet que l\u2019on prête à Truffaut la massue sur le droit du public.Le cas Manning mis à part, il faut savoir et retenir que, depuis l\u2019adoption de {\u2019Espionage Act en 1917, aucun gouvernement ne s\u2019est autant appuyé sur ce texte que le gouvernement actuel.Jusqu\u2019à présent, sept poursuites pour actes d\u2019espionnage ont été menées par Obama, soit davantage, tenez-vous bien, que tous les présidents depuis 1917.Tant l\u2019American Civil Liberties Union que le Gouvernment Accountability Program ou le Brennan Center for Justice\u2019s Liberty appréhendent une intensification des peines, propre à réduire au silence les agents publics épris de justice et d\u2019honnêteté.D\u2019autant.D\u2019autant que le sort réservé à Manning depuis avril 2010 a logé à l\u2019enseigne de la constante brutalité.Un, il a été maintenu dans l\u2019isolement le plus complet pendant onze mois.Deux, le moins que l\u2019on puisse dire est que son droit à une défense s\u2019est fait dans l\u2019adversité.Bref, la dureté du traitement dont il a été l\u2019objet a inquiété jusqu\u2019au rapporteur de l\u2019ONU sur la torture ainsi qu\u2019Amnistie internationale.La chasse aux sorcières à laquelle se livre Obama, car c\u2019est bel et bien de cela qu\u2019il s\u2019agiL a eu pour point d\u2019orgue tout récent l\u2019épisode suivant: après avoir «bidouillé» les courriels, échanges téléphoniques et jusqu\u2019aux comptes en banque du réputé journaliste James Risen du New York Times, voilà que le gouvernement veut l\u2019obliger à témoigner contre Jeffrey Sterling, un ancien agent de la CIA qui l\u2019avait briefé sur les errements de l\u2019agence en Iran.Bon.Peu après l\u2019acquittement de l\u2019assassin de Trajwon Martin et l\u2019abolition par la Cour suprême de la loi sur le droit de vote qui fut si chère à Martin Luther King, Barack Obama a quelque peu ému le monde en témoignant sur ce que c\u2019est, d\u2019être un Afro-Américain.Et alors ?Il n\u2019est pas sans savoir qu\u2019avant l\u2019essor de King, les journalistes Harry S.Ashmore, John Chancellor, Ralph McGill et autres Karl Eleming furent des Manning, Snowden et Risen avant l\u2019heure.Bref, ils furent les défenseurs acharnés et courageux du premier amendement consacrant dans le marbre la liberté d\u2019expression et la liberté de presse.LE FÉDÉRAL ET LA SCIENCE Toujours moins est quasiment une vérité de La Palice que ce constat rendu public cette semaine par Statistique Canada qui démontre que le gouvernement fédéral réduira ses dépenses en matière de science et technologie en 2013-2014.Sciences et administration conservatrice sont décidément incompatibles, comme Statistique Canada C' Josée Boileau pourrait en témoigner, elle qui a dû dénaturer le recensement sous l\u2019exigence de ce gouvernement obtus.La perte d\u2019importance de la science poin Ottawa continue donc sin sa lancée, la baisse de budget de cette année (de 3,3%) s\u2019ajoutant aux diminutions des années passées (13% en quatre ans).Lorsqu\u2019on la regarde en détail, on constate toutefois que la baisse n\u2019est pas généralisée.Les ministères, les organismes fédéraux, les universités écopent.Mais pas les «entreprises commerciales».Celles-ci voient le volet Recherche et Développement qui leur est destiné être augmenté de 6,6%.Parallèlement, les montants consacrés aux «recherches non orientées» \u2014 celles qui sont «motivées par la curiosité scientifique, avec comme objectif d\u2019augmenter les connaissances», et qui servent aussi au financement de bourses d\u2019études supérieures, comme le décrit Statistique Canada \u2014 dégringolent.Elles sont passées de 990 millions de dollars en 2009-2010 à 641 millions deux ans plus tard, un financement réduit de plus du tiers ! Le portrait ne se redressera pas.En mai dernier, le gouvernement officialisait le virage «entreprises» pris par le Conseil national de recherche du Canada.Il s\u2019agira désormais de privilégier la recherche qui a des retombées commerciales immédiates.On n\u2019est même plus dans le traditionnel débat entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée : on est pmement dans les affaires, au sens d\u2019espèces sonnantes et trébuchantes.Chaque fois que ce fait est rappelé, les conservateurs rétorquent que leur gouvernement investit largement dans la recherche.Sauf qu\u2019ils n\u2019y comprennent rien, confondant les montants (de toute manière réduits) et leur distribution, de même que leur finalité.Le gouvernement insiste par exemple sur la recherche et le développement en entreprises, alors que celle-ci est très mal encadrée.Les fonds servent à mille fins et ont peu d\u2019incidence sur l\u2019innovation et sur la productivité.Résultat: le Canada se contente du milieu de peloton au sein des pays de l\u2019OCDE, soulignait encore un rapport sin le sujet en mai dernier.Rapport qui notait par ailleurs notre glissement du 3® au 9® rang en cinq ans en matière de recherche universitaire.Rien pour se vanter et tout pour démotiver les chercheurs, qu\u2019en plus, le gouvernement muselle.Une pure catastrophe.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET aNTRÊAi., wNf viuf ftftMroftfONÊ .CÔUi /V^OVTH Q 4.o\\3-o8-oI LETTRES Le flou théâtral Le texte de Gilbert David que Le Devoir publie à propos de la situation théâtrale québécoise est d\u2019une pertinence remarquable.Il invite à lire attentivement le dossier préparé par la revue Spirale au sujet de l\u2019horizon incertain du théâtre québécois.Depuis plusieurs années, j\u2019ai rarement lu une analyse aussi lucide des différents aspects qui caractérisent le paysage théâtral québécois.Les réflexions radicales qui se profilent à travers ce pamphlet fort bien écrit sont issues de la plume d\u2019un universitaire chevronné.Cofondateur de la revue Jeu, Gilbert David connaît le milieu plus que tous les autres de sa profession.Son expérience et sa maturité intellectuelle donnent de la force à sa parole.Que peut-on faire de concret à partir d\u2019une observation aussi éclairante de notre vie théâtrale ?Gilbert David a raison de se méfier des états généraux où s\u2019énonceraient de nouveaux vœux pieux sans conséquence.Je suggère plutôt que le Conseil québécois du théâtre (CQT), lors de son prochain congrès par exemple, invite ses membres à un important débat autour des différentes questions abordées par ce texte fondamental.Des solutions concrètes pourraient sans doute y être formulées.Louis-Dominique Lavigne Codirecteur artistique du Théâtre de Quartier Le 31 juillet 2013 Oublierons-nous Lac-Mégantic ?Les malheureux et tristes événements survenus à Lac-Mégantic, dont le seul point positif aura été de soulever une solidarité peu commune à travers le Québec, sont arrivés dans une période où les médias connaissent des ralentissements.Tout l\u2019éclairage et le poids médiatiques furent dédiés à ce drame.Ça ne sera pas de sitôt que les gens connaîtront les finalités judiciaires, un peu comme un pointage de sport qui n\u2019ar-rlve pas, entre les autorités gouvernementales et le responsable.Les semaines passeront, le hockey ouvrira ses camps d\u2019entraînement, l\u2019Assemblée nationale reprendra du service, les activités scolaires recommenceront et la routine quotidienne s\u2019installera dans l\u2019Intérêt des gens.Pendant ce temps, la lassitude agira lentement et la redondance médiatique autour du drame à Lac-Mégantlc allmen-tera-t-elle le citoyen rejoint par les vicissitudes de la vie en quête de nouvelles Informations cet automne?Oublierons- nous Lac-Mégantlc ?Francis de Gainsbourg Québec, le 30 juillet 2013 Consul « honoraire » Monsieur le Haut-Commissaire de Nouvelle-Zélande, bien que nous soyons tous les deux Néo-Zélandais, je me permets de vous écrire en français, par respect pour les citoyens de Lac-Mégantic.Aucun message de condoléances n\u2019a été publié sur le site Web du Haut-Commissariat, cependant, je suis persuadé que vous êtes au courant de la tragédie qui a frappé cette municipalité, car même les médias néo-zélandais en ont parlé.Selon les journalistes de notre pays, le grand patron de la Montreal, Maine, and Atlantic Railway se serait vu accorder le poste de consul honoraire en reconnaissance de l\u2019excellence de sa gestion dans la privatisation des chemins de fer nationaux.Je m\u2019adresse à vous pour demander la révocation de cet honneur désormais clairement immérité.C\u2019est en effet assez gênant.Si cela ne s\u2019avère pas possible, je crois qu\u2019il convient d\u2019offrir malgré tout les condoléances les plus sincères au nom de tous les Néo-Zélandais au Canada.Je vous prie d\u2019agréer.Monsieur le Haut-Commissaire, l\u2019expression de mes sentiments les meilleurs.William Raillant-Clark Montréal, le 30 juillet 2013 LIBRE OPINION Une ville en été CLAIRE GAGNON Québec J> habite en bas de la côte du Palais, juste au coin de la rue Saint-Paul, entre la rue Saint-Nicolas où il y a une pizzeria qui sent le fromage, dans un édifice qui abritait l\u2019ancien cabaret Chez Gérard.Une rue tonitruante de bruits de toutes sortes chaque été: le bruit des voitures qui passent, qui klaxonnent, le bruit des camions à déchets qui passent tôt le samedi matin avant le réveil de la ville, le bruit des valises à roulettes qui descendent la côte, tirées par les touristes qui se rendent à la gare de train ou à la gare d\u2019autobus.Le soir, le bruit s\u2019amplifie à cause des nombreux festivals, feux d\u2019artifices, concerts, spectacles qui agitent tous ces gens venus y assister.Il y a aussi le bruit des sirènes des camions de pompiers qui tentent de se frayer un chemin à travers le défilé d\u2019autos qui bougent à peine, trop dense pour ce que la rue peut contenir.Et la sirène crie, les voitures de police activent à leur tour leurs sirènes, et voilà que s\u2019ajoute la sirène de l\u2019ambulance qui accourt à l\u2019appel de détresse.Tous ces bruits s\u2019emmêlent, se côtoient, s\u2019entrechoquent, s\u2019entrecroisent.Plus tard dans la nuit, il y a les cris des givrés par l\u2019alcool, la drogue et au- tres substances qui, rendus à l\u2019apogée, au paroxysme éthylique de ce qu\u2019ils ont ingurgité, tentent désespérément de cracher le feu en eux.Ils hurlent.Et ça recommence tous les jours, tous les soirs de l\u2019été, parce que l\u2019été tout est grand ouvert: le cœur, la tête, l\u2019envie folle de croire que tout est permis, de dire qu\u2019on est vivant.L\u2019été, il faut vivre parce qu\u2019après.D\u2019une autre époque Parmi tous les bruits de l\u2019été, celui qu\u2019il me fait le plus grand bien d\u2019entendre, c\u2019est celui de la calèche qui descend la côte du Palais, après une dure journée de promenade de touristes, pour se rendre à son bercail y reposer le cheval qui lui aussi en a trop vu, trop entendu, et n\u2019en peut plus.Le bruit du sabot qui claque sur l\u2019asphalte d\u2019un pas lent, bien ancré, ce bruit me rassure, me calme et me laisse croire que comme le cheval, je suis d\u2019une autre époque, et que mon rapport à la ville est tout aussi délétère que la calèche qui circule à travers les autos, les autobus, les motos, les sirènes, la musique en sourdine qui bourdonne dans la petite voiture en attente du feu vert pour tourner, s\u2019en retourner dans son enclos.Un cortège qui défile tout l\u2019été.En bas de la côte, il y a moi et eux.En haut de la côte, il y a eux et moi.Ne me demandez plus où est le Château Erontenac : c\u2019est par là.Ne me demandez plus où est le McDonald\u2019s : c\u2019est en haut de la côte.Ne me demandez plus c\u2019est où le Petit Champlain : c\u2019est par là-bas.Ne me demandez plus c\u2019est où la côte de la Potasse : qu\u2019est-ce que vous voulez aller faire là ?Ne me demandez plus c\u2019est où le marché du Vieux-Port: c\u2019est juste là.Les croisiéristes se perdent eux aussi dans les rues de la ville, ne savent plus où ils sont.Ils montent à bord de mon autobus et se demandent où ils doivent descendre.Alors, je les aide à comprendre la carte qu\u2019ils ont dans leurs mains et leur explique qu\u2019ils ont pris l\u2019autobus dans le mauvais sens.Bienvenue ! C\u2019est beau ici ! Bon voyage ! Je pars Chaque été, le bruit s\u2019accentue et je me dis : c\u2019est le dernier.Après dix ans, ça y est, je pars.Comme le cheval, je m\u2019en vais me reposer emportant dans mes oreilles tous ces bruits inutiles qui pourtant rassurent.J\u2019ai décidé de barrer ma porte et faire mes valises.Lorsque je reviendrai, je chercherai mon chemin et j\u2019espère qu\u2019il y aura une gentille résidante pour me dire : c\u2019est par là ! Et qui se dira : une autre qui ne sait pas où elle va.Au revoir ! LE DEVOIR LE JEUDI I®'\u2018 AOUT 20IS A 7 IDEES Pourquoi je ne me présente pas à la chefferie d\u2019Option nationale \u2014 et celui que je nous souhaite comme chef CATHERINE HORION Candidate d\u2019ON dans la circonscription de Taschereau aux élections de septembre 2012 e déjeunais chez Aussant il y a quelques jours alors que je ne savais pas encore que je ne me présenterais pas à la chefferie d\u2019Option nationale.La veille, une réunion dans les hautes sphères du parti s\u2019était terminée au petit matin et je mangeais sans appétit me mordant la lèvre et me triturant les ongles.J\u2019avais mal dormi, j\u2019avais passé la nuit à réfléchir à toutes sortes de détails relatifs à l\u2019avenir d\u2019ON.Pendant ce temps, Jean-Martin jouait avec ses enfants dans un laisser-aller que je ne lui avais pas vu souvent avant sa démission.Moi, je serais morte de fatigue lorsque j\u2019irais chercher ma fille en après-midi pour passer le reste de la journée avec elle.Si je me faisais élire comme chef, ça serait ça, ma vie \u2014 et la sienne.Et puis, il y a ce rêve d\u2019écrire des romans qui me suit depuis que j\u2019ai cinq ans et que je repousse sans cesse, ce rêve que je peux réaliser quand je veux du moment que j\u2019y mets le temps, parce que je sais que j\u2019ai le talent.Voilà qui, pour l\u2019instant, se couplerait beaucoup mieux avec le fait d\u2019être mère d\u2019une jeune enfant.Mais j\u2019avais de la difficulté à ne pas me présenter parce que j\u2019avais peur que l\u2019enthousiasme tombe et que meurent les espoirs précieux que nous avons fait germer depuis la naissance d\u2019ON.C\u2019est que, dans ce qui a participé au succès d\u2019Option nationale jusqu\u2019à maintenant, il y a principalement deux choses : 1.\tLa clarté décomplexée de son option indépendantiste.2.\tLa manière de faire.Au lieu de dire qu\u2019on va travailler à faire l\u2019indépendance, on travaille à la faire \u2014 dans les cuisines, sur les réseaux sociaux, partout où s\u2019exerce notre créativité, avec des arguments frais, intelligents et séduisants qui nous rappellent que la souveraineté est une idée moderne et logique et qu\u2019on peut la réaliser sans s\u2019empêtrer dans 28000 obstacles.«On est ce qu\u2019on fait», disait l\u2019autre.Cette absence de bullshitage a attiré à nous d\u2019autres gens créatifs venus de tous les domaines professionnels.Le mouvement indépendantiste avait enfin cassé la frontière rigide qui le faisait tourner en cercle fermé depuis 1995 malgré tout le courage de ceux qui avaient tenu le fort entre-temps.Quand on parlait des gens d\u2019ON comme d\u2019une «bouffée d\u2019air frais» dans le paysage politique et indépendantiste québécois, c\u2019est de ça qu\u2019on parlait.Sol Zanetti, un choix évident Ce deuxième point, c\u2019est l\u2019épice miracle.Parce que le mouvement réamorce tout à coup sa croissance et va chercher du sang nouveau et intéressant, on se remet à se dire que c\u2019est faisable et qu\u2019on n\u2019a qu\u2019à s\u2019y mettre.Qui voudrait mettre son temps et son talent dans un projet qu\u2019il croit voué à l\u2019échec ?Si tous les indépendantistes du Québec se remettaient à en jaser avec fougue autour d\u2019eux, le pays ne serait plus bien loin.L\u2019enthousiasme est tout, et Qp- PEDRO RUIZ LE DEVOIR La course à la succession de Jean-Martin Aussant à la tête d\u2019Option nationale est lancée.tion nationale agissait comme un incubateur d\u2019enthousiasme.Je voulais que cela demeure et j\u2019avais confiance en mes capacités pour le faire.Mais ce matin-là, chez Jean-Martin, je me suis mise à chercher qui d\u2019autre avait cette capacité d\u2019enthousiasmer les non-convaincus autour de la cause et pouvait être assez fou pour vouloir se présenter à la chefferie d\u2019Qption nationale.Ça n\u2019a pas pris de temps.C\u2019était une évidence.Une maudite bonne tête courageuse nommée Sol Zanetti.11 n\u2019est pas connu à l\u2019extérieur du parti, mais au dernier congrès d\u2019QN, lors de l\u2019élection des membres du Conseil national du parti, il est arrivé deuxième tout de suite après moi en nombre de votes, alors que, contrairement à moi, personne ne le connaissait.11 avait fessé dans le tas avec son discours de présentation, un mélange de force, d\u2019intelligence bien plantée, d\u2019humour et de tendresse.Les membres présents au Congrès en étaient tombés amoureux.En tant que chef, me suis-je dit, il se ferait connaître rapidement.La première fois qu\u2019il m\u2019a impressionnée, c\u2019était au début du printemps étudiant, alors qu\u2019on annonçait les investitures de la région de Québec.11 était tout nouveau en politique, comme la majorité des membres d\u2019ON.Comme il est prof de philo, les journalistes lui posaient des questions agressives sur la position des profs dans le conflit, s\u2019empilant sur lui avec cette assurance parfois arrogante que leur confère leur pouvoir particulier.Et avec une élégance très aussantienne, il les a tous rassis, avec des arguments bien tournés, incisifs et précis.Wow.Plus tard, je l\u2019ai vu parler aux assemblées.Un orateur excellent, naturel, passionné, drôle.Et puis, il est d\u2019une impressionnante force morale.Un vrai Hobbit (en plus beau).11 paraît qu\u2019en politique, ils sont rares.ON en a rassemblé un nombre anormalement élevé ; il faut donc l\u2019un d\u2019entre eux pour représenter le parti.Garder la flamme 11 a trente et un ans et peu d\u2019expérience en politique de parti \u2014 et c\u2019est parfait comme ça.Parce que c\u2019est d\u2019ON dont on parle, et non du Parti libéral ou du Parti québécois.Parce que c\u2019est d\u2019un mouvement spontané fondé sur la sincérité et la confiance en l\u2019intelligence des gens dont on parle, et non d\u2019une machine électorale.Parmi ceux qui m\u2019ont écrit pour me pousser à me présenter, je retiens un commentaire qui m\u2019a particulièrement plu: «Je ne veux pas comme chef d\u2019ON un rond-de-cuir de la politique.Je veux quelqu\u2019un qui a le charisme de René Lévesque, l\u2019authenticité et l\u2019énergie de Pierre Bourgault, je veux quelqu\u2019un qui est capable d\u2019entraîner une partie de la jeunesse dans son sillage.» Sol Zanetti a ça.Mais « C\u2019est qui, lui ?» se diront les gens, à l\u2019instar de Geneviève L\u2019obs-tineuse (conseillère politique au ministère du Développement durable), qui posait la question sur son mur Pacebook.Regardez-le bien aller.11 ne pourra pas ne pas faire sa marque, et les gens verront bien qu\u2019il n\u2019y avait pas que JMA, qu\u2019il n\u2019y a pas que moi, que nous sommes plusieurs, et que nous pouvons être un maudit beau dreamteam pour l\u2019indépendance, comme le PQ des années 70.À ce stade-ci de son histoire, le parti peut devenir beaucoup de choses, dans un sens comme dans l\u2019autre.Je prie pour qu\u2019il garde cette flamme qui l\u2019avait rendu unique et flamboyant au mibeu des mornes, et c\u2019est avec cela à l\u2019esprit que je donne mon appui à Sol, qui vient tout juste de me confirmer qu\u2019il sera de la course.C\u2019est parti.La réplique > Projet de loi sur l\u2019adoption Un juste rééquilibrage des enjeux en cause ALAIN ROY Professeur titulaire, Faculté de droit.Université de Montréal D ans un texte publié dans les pages du Devoir du 26 juillet, mon collègue Edmund Coates de l\u2019Université McGill s\u2019inquiète des conséquences du projet de loi 47 \u2014 Loi modifiant le Code civil et d\u2019autres dispositions législatives en matière d\u2019adoption, d\u2019autorité pareptale et de divulgation de renseignements.À mon humble avis, contrairement à ces appréhensions, le projet de loi ne menace pas !\u2019« équilibre » entre les adoptés et les parents d\u2019origine ; il a plutôt le mérite de le rétablir un tant soit peu.Le projet de loi modifie de fond en comble le système de «retrouvailles» en place depuis le début des années 80.Ce système, faut-il le rappeler, apporte certains tempéraments à la confidentialité absolue des dossiers d\u2019adoption en permettant à l\u2019adopté de retrouver ses parents d\u2019origine, et vice-versa.Les retrouvailles sont toutefois conditionnelles à l\u2019expression d\u2019un consentement par l\u2019une et l\u2019autre des parties.La partie recherchée n\u2019aura qu\u2019à refuser la demande de retrouvailles qui lui aura été communiquée par l\u2019intermédiaire du centre jeunesse pour en sceller le sort de manière définitive.11 en sera de même si la partie recherchée décède avant que la demande n\u2019ait été transmise au centre jeunesse.Le de cujus n\u2019ayant jamais eu l\u2019occasion d\u2019exprimer de son vivant un consentement aux retrouvailles, comme l\u2019exige la loi.Le déclencheur «Un projet de loi présentement à l\u2019étude à l\u2019Assemblée nationale menace l\u2019équilibre longuement éprouvé entre les adoptés et les parents d\u2019origine.[.] [C\\ertaines de ses dispositions porteraient atteinte à des promesses données aux parents d\u2019origine.[.] Suivant la réforme, l\u2019adopté continuera d\u2019être automatiquement protégé.Seule la protection des parents d\u2019origine sera amoindrie.» Edmund Coates, Des promesses de secret menacées, Le Devoir, 26 juillet 2013.son identité ne pourra d\u2019aucune manière être divulguée.Le besoin identitaire de l\u2019adopté Mon collègue Coates justifie les restrictions que pose actuellement le droit québécois en invoquant le droit à la vie privée des parents d\u2019origine et, plus spécialement, de celles qu\u2019on appelait jadis les filles-mères.Dans un contexte social qui condamnait sévèrement les naissances hors mariage, celles-ci ont confié leur enfant à l\u2019adoption en obtenant la garantie qu\u2019on ne dévoilerait jaipais leur identité sans leur consentement.L\u2019Etat, argue-t-il, a la responsabilité morale de respecter son engagement.11 s\u2019agit certes là d\u2019un argument sérieux, mais non d\u2019une justification à l\u2019immobilisme.Si le droit à la vie privée des parents d\u2019origine im- porte, la quête identitaire de l\u2019adopté compte tout autant.Depuis quelques années, les connaissances scientifiques permettent d\u2019appréhender la quête identitaire de l\u2019enfant adopté sous l\u2019angle des besoins fondamentaux.La personne adoptée qui veut connaître l\u2019identité de ses parents d\u2019origine ne cherche ni à s\u2019introduire dans un environnement familial qui n\u2019est pas le sien, ni à remplacer sa famille d\u2019adoption, ni à satisfaire une simple curiosité, voire un caprice.En voulant s\u2019approprier son passé et ses origines, l\u2019adopté cherche simplement à satisfaire un profond besoin humain qu\u2019un nombre ^andissant de pays reconnaissent aujourd\u2019hui dans leur loi constitutionnelle.Ainsi, en Allemagne et en Suisse, l\u2019adopté majeur peut en toutes circonstances s\u2019enquérir de son identité d\u2019origine au nom du droit à l\u2019égalité, à la dignité et au libre épanouissement de sa personne.Si le projet de loi 47 ne consacre pas un droit absolu à la connaissance des origines, il a toutefois le mérite d\u2019assurer un meilleur équilibre des enjeux en cause.Les parents d\u2019origine disposeront d\u2019un délai de 18 mois suivant l\u2019entrée en vigueur des nouvelles règles pour inscrire auprès du centre jeunesse un veto à la divulgation de leur identité.S\u2019ils ne sont pas en mesure de le faire d\u2019eux-mêmes, leur représentant légal ou, à défaut, un proche parent ou une personne démontrant un intérêt particulier pourra agir en leur lieu et place.A l\u2019expiration du délai de 18 mois, tant et aussi longtemps qu\u2019une demande de renseignements n\u2019aura pas été présentée par l\u2019adopté, il sera encore possible aux parents d\u2019origine d\u2019inscrire un veto à la divulgation de leur identité.Ce veto, le cas échéant, cessera toutefois d\u2019avoir effet un an après leur décès.Bannir le secret La solution ne doit pas résider dans le secret.Le secret s\u2019impose lorsque l\u2019on souhaite cacher une réalité que nous ne voulons pas voir, qui suscite en nous l\u2019inconfort, voire la honte.Qr, qu\u2019y a-t-il de honteux dans le geste posé par les mères qui, dans les années 40, 50 et 60, ont confié leur enfant à l\u2019adoption, en raison d\u2019un contexte social et religieux qui ne leur donnait pas d\u2019autre choix ?Le droit à la vie privée des mères derrière lequel on se retranche pour justifier la confidentialité des dossiers d\u2019adoption du passé n\u2019est-il pas qu\u2019un simple prétexte qui nous empêche d\u2019assumer notre passé collectif?Plutôt que de maintenir le tabou et de laisser ces femmes mourir avec leur secret, comme si leur geste était répréhensible, ne devrait-on pas envisager leur passé avec ouverture et transparence?Une telle perspective ne serait-elle pas plus socialement responsable et plus respectueuse des principales concernées?Voilà le défi auquel nous convie le projet de loi 47.DLire aussi > Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles, souligne dans le texte Adoption.Le besoin de combler le vide qu\u2019on ne peut plus, pour préserver une minorité, priver des milliers de personnes de connaître la vérité sur leurs origines.LeDevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l'information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien 'De.g^^e.(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel 'DaNi6.(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, JMontréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Éric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; iirformation internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy\t(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Émilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michéle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) ,y\\.?CD.ow Derome (JMontréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOClTÉ Ely es Ben M'rad, Claire Breton {superviseur), Jean, de Bilfy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin {par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice), Élise Girard (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion) ,yi2CFÀva-O^Nier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,C\\a.\\idette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A8 LE DEVOIR LE JEUDI I®'\u2018 AOUT 20IS ACTUALITES MMA SUITE DE LA PAGE 1 [.] commet une infraction à la présente loi ou à ses règlements, l\u2019administrateur ou le dirigeant de la personne morale [.] est présumé avoir commis lui-même cette infraction, à moins qu\u2019il établisse qu\u2019il a fait preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires pour en prévenir la perpétration», peut-on lire.«Dans l\u2019éventualité de poursuites de cette nature, cette disposition pourrait être invoquée au soutien de poursuites pénales entreprises contre les dirigeants ou les administrateurs», ajoute Halley, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de l\u2019environne-ment.Mais «cette situation particulière peut poser des difficultés d\u2019exécution», souligne-t-elle.En cas d\u2019infraction à la loi adoptée en octobre 2011, l\u2019administrateur ou le dirigeant épinglé s\u2019expose à une amende de 10000 à un million de dollars et à une peine d\u2019emprisonnement maximale de trois ans.La législation fait frissonner les membres des conseils d\u2019administration, tout en embêtant les assureurs en responsabilité individuelle.En effet, les compagnies émettrices d\u2019assurance responsabilité individuelle multiplient les avis dans lesquels elles se disent réfractaires à couvrir un tel risque.«Bien que non juriste, je note que la loi québécoise ne mentionne en aucun lieu le transport de matières dangereuses.On pourrait possiblement étirer la portée de certains alinéas de l\u2019article 70 [sur les matières dangereuses] pour y trouver pied juridique, mais on se buterait probablement à la prédominance du pouvoir fédéral dans le domaine du transport ferroviaire, surtout que la cargaison de la MMA allait franchir plus d\u2019une province canadienne», a soubgné le président du conseil de l\u2019Institut sur la gouvernance des organisations pu-bbques et privées QGOPP), Yvan Maire.L\u2019expression «prendre toutes les précautions nécessaires» fait peser sur les épaules des membres du conseil d\u2019administration un risque «incommensurable» aux yeux de l\u2019organisme de référence sur les enjeux de gouvernance.D\u2019ailleurs, l\u2019IGÔPP appelait il y a six mois le gouvernement du Québec à «rapidement corriger» certains passages de la Loi sur la quabté de l\u2019environnement, qui a été adoptée à l\u2019initiative du gouvernement libéral.« [L]a portée pourrait décourager des candidats compétents d\u2019accepter de siéger à des conseils d\u2019administration, particulièrement pour les sociétés dans le domaine des ressources naturelles», indiquait M.Maire, de même que l\u2019avocat associé au cabinet Lavery André Laurin.«Des mesures législatives comme l\u2019article 115.40 [.] créent pour l\u2019administrateur une situation inéquitable et menacent ainsi la qualité de la gouvernance dans les sociétés dont les activités sont susceptibles d\u2019avoir un impact sur l\u2019environnement», insistaient-ils.En plus de voir leur responsabibté individuelle engagée, les administrateurs et dirigeants de la MMA pâtiraient d\u2019une présomption de culpabilité s\u2019ils devaient se défendre d\u2019avoir contrevenu à la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.Un pan entier de la Loi sur la quabté de l\u2019environnement ne tiendrait pas longtemps s\u2019il était confronté à la Charte canadienne des droits et b-bertés et à la Charte québécoise des droits de la personne, soupçonne l\u2019IGOPE D\u2019abord l\u2019enquête Le Dbecteur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) aura-t-il recours à la Loi sur la quabté de l\u2019environnement?«Tout cela sera à considérer.Il va falloir attendre que l\u2019enquête soit complétée.Les décisions seront prises à ce moment-là par des procureurs.Pour le moment, il est prématuré de répondre à des questions comme cellesdà», a déclaré le porte-parole du DPCP, René Verret, se refusant à tout autre commentabe au sujet des suites à donner à l\u2019enquête de la Sûreté du Québec.«On va avoir un travail d\u2019analyse de la preuve.On peut le présumer, elle va être très importante», a-t-il toutefois ajouté.Quelques procureurs épaulent les policiers de la Sûreté du Québec depuis le lendemain de la catastrophe ferroviaire, a précisé M.Verret.Le vice-premier ministre du Québec, Prançois Gendron, s\u2019est dit «surpris» mercredi de l\u2019attitude de la MMA.La compagnie semble s\u2019être exonérée de toute «responsabilité sociale» quant au «développement durable», à V«environnement», abisi qu\u2019à «la vie des personnes» de la région de Lac-Mégantic.«Ce n\u2019est pas possible de dire: «Nous autres, on fait de la business.Il est arrivé une bad luck, le gouvernement éponge.» [.] Je ne commencerai pas à jouer aux justiciers, ce n\u2019est pas mon rôle, mais [.]ce n\u2019est pas vrai que nous, on a toujours à casquer les coûts sociaux», a déclaré M.Gendron, bivitant à laisser le «ministère de la Justice faire son job».«J\u2019ai un collègue qui fait un excellent travail, je vais lui laisser regarder cela à fond.[.] Le ministre de la Justice a des informations que je n\u2019ai pas, des recours que je connais moins que lui.» Le propriétaire du « train fantôme », Ed Bur-khardt, a indiqué mercredi que ses compagnies d\u2019assurances étaient enfoncées dans un écueil juridique, ce qui expliquerait les délais de réponse aux demandes de dédommagement.«Nos assureurs ont des problèmes légaux que je ne suis pas en position de décrire», a-t-il affirmé sur les ondes de Radio-Canada.Le cabinet du ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Paune et des Parcs, Yves-Prançois Blanchet, n\u2019a pas rappelé Le Devoir.Le Devoir EAUX SUITE DE LA PAGE 1 2500$, 5000$ ou de 10000$.» À l\u2019administration générale de la Ville de Terrebonne, on répondait mercredi que «les problèmes se règlent au fur et à mesure», refusant de formuler tout autre commentabe sur le sujet.Selon l\u2019envbonnementabste Daniel Green, la Ville de Terrebonne devrait être mise à l\u2019amende pour ces manquements.Il estime que le ministère est «très tolérant» lorsqu\u2019il est question de pollution par les eaux usées.«Le problème, c\u2019est que le ministère envoie des avis d\u2019infraction au lieu de mettre les Villes récidivistes à l\u2019amende.Pour que l\u2019on respecte les lois, il faut un effet dissuasif avec des amendes.» Un problème récurrent à Baie-Trinité Dans la petite municipalité de Baie-Trinité, un village de la Côte-Nord comptant 418 âmes, le ministère de l\u2019Environnement a envoyé 4 avis d\u2019infraction pour le rejet d\u2019eaux usées sani-tabes dans l\u2019envbonnement.En 2009, le centre de contrôle environnemental de la Côte-Nord notait que la municipalité avait «rejeté un conta- minant [eaux usées sanitabes] dont la présence dans l\u2019environnement est susceptible de porter atteinte à la vie, à la santé, au bien-être et au confort de l\u2019être humain, de causer du dommage ou de porter autrement préjudice à la qualité du sol, à la végétation, à la faune ou aux biens».La Ville a procédé, sans autorisation, à des travaux d\u2019agrandissement de son champ d\u2019épuration, ce qui lui a valu un autre avis d\u2019infraction.Le dernier avis de non-conformité pour émission d\u2019eaux usées dans l\u2019environnement date du 14 janvier 2013.Questionné sur ces manquements récurrents, le mabe de la ville, Denis Lejeune, se dit bien conscient du problème qui touche 29 résidences en bordure du littoral et qui perdure depuis une quinzaine d\u2019années.« Ça coûte 1,2 million pour le reconstruire.Pour 29 résidences, ça fait beaucoup.» Il dit avoir investi 6 millions pour le réseau d\u2019eau potable, un problème qui était, selon lui, plus urgent.«On va régler le problème quand on sera rendus là.On va regarder ça, c\u2019est sûr, mais pour l\u2019instant, la priorité, c\u2019était l\u2019eau potable.» Saint-Adolphe et Lac-Brome ÀSaint-Adolphe-D\u2019Howard, au nord de Montréal, on cumule également 4 infractions.Trois d\u2019entre elles concernent le rejet d\u2019eaux usées dans le secteur de Morgan.Les inspecteurs notent également que la Ville a exploité un système de traitement des eaux non conforme, qu\u2019elle a procédé à un raccordement de conduites de système de traitement des eaux usées privé vers le champ d\u2019épuration municipal sans autorisation et qu\u2019elle a omis, alors qu\u2019elle était déjà en faute, de présenter un rapport sur l\u2019état des fosses septiques de certains secteurs problématiques.En septembre 2012, le système de traitement des eaux usées n\u2019était toujours pas en bon état de fonc-tiopnemenfi selon le ministère.À Lac-Brome, c\u2019est la gestion du bxiviat des boues de la station de traitement des eaux usées qui cause problème.En février 2009, un avis d\u2019infraction était envoyé à la municipalité pour le rejet dans l\u2019envbonnement de bxiviat en provenance du lit de séchage des boues, qui était en mauvais état de fonctionnement.Il aura fallu un total de 4 avis pour que le problème soit réglé, la dernière demande de correctif étant datée du 6 décembre 2010.Les Villes de Saint-Adolphe-d\u2019Howard et de Lac-Brome n\u2019ont pas rappelé Le Devoir.Le Devoir NASA/HUBBLE/AGENCE ERANCE-PRESSE La nébuleuse NGC 6302, photographiée par le téléscope Hubble.« Quand on se questionne sur la taille de l\u2019univers, on ne peut pas avoir peur de l\u2019infini, assure Trinh Xuan Thuan.C\u2019est pour moi un espace de liberté.Dans un univers fini, je serais claustrophobe.» INFINI SUITE DE LA PAGE 1 Ions.» Une «quête de nos origines» qui, dans un présent donnant parfois l\u2019impression de se chercher, serait plus que nécessaire, même si elle peut être angoissante.Dompter l\u2019infini «La notion d\u2019infini dépasse forcément l\u2019esprit humain qui, lui, est fini [avec ses 100 milliards de neurones] », fait remarquer ce prof d\u2019astronomie et chercheur à l\u2019Université de Vbginie que ses élèves surnomment «TXT», pour plus de facilité.«Avant Georg Cantor [ce mathématicien qualifié de dompteur d\u2019infini pour lui avoir donné ses règles mathématiques], tous les scientifiques évitaient l\u2019infini comme la peste», puisqu\u2019il a tendance à faire naître des paradoxes dont plusieurs peuvent être insoutenables.La réplication des choses, {\u2019«éternel retour» décrit par Nietzsche, en est un.La perte de signification morale des actions dans une perspective infinie oû le bien et le mal le seraient tout autant en est un autre, donnant ainsi tout son sens au «silence éternel des espaces infinis» qui effrayait tant Biaise Pascal ou encore à l\u2019œuvre torturé de Borges, ce poète de l\u2019infini et du lointain, que Trinh Xuan Thuan cite abondamment dans son ouvrage.«Dans la conception très aristotélicienne de l\u2019univers, qui a dominé la pensée occidentale pendant plus de vingt siècles, l\u2019infini a toujours été décrit comme potentiel: on peut l\u2019imaginer, mais il n\u2019est pas réel», ajoute le penseur, joint il y a quelques jours à Paris oû il était de passage.« On pourrait effectivement en rester là, mais pas quand on est un astrophysicien.Quand on se questionne sur la taille de l\u2019univers, on ne peut pas avoir peur de l\u2019infini.C\u2019est pour moi un espace de liberté.Dans un univers fini, je serais claustrophobe.» Et sans doute aussi torturé par cette question : arrivé au bout de l\u2019univers, à sa limite, si l\u2019on passe sa main de l\u2019autre côté, oû arrive-t-elle ?Avec son Désir d\u2019infini, écrit en français comme tous les bouquins réflexifs et philosophiques signés par cet universitaire, Trinh Xuan Thuan n\u2019apporte bien sûr pas la réponse.Il se promène plutôt aux frontières de l\u2019infini et des questionnements sur les limites du temps et de l\u2019espace.Si loin, si près «Quand on observe le très loin, cela nous permet d\u2019appréhender un peu mieux le très près», ré-sume-t-il dans un français métissé par une naissance à Hanoï en 1948.«La notion d\u2019infini est mystérieuse, mais elle est aussi fondamentale pour comprendre le mystère de la vie, pour savoir d\u2019oû est venue cette étincelle de vie qui explique comment l\u2019inanimé est devenu animé.» Sans passer bien sûr par le simplisme réconfortant d\u2019un Etre éternel que cet homme de science, ayant baigné par surcroît dans la culture bouddhiste, ne peut certainement pas envisager.«L\u2019harmonie et la complexité du monde se décrivent par les lois physiques», dit le spécialiste de l\u2019extragalactlque, qui ne craint pas la réflexion existentialiste même si, reconnaît-11, elle n\u2019est pas toujours encouragée dans l\u2019univers anglo-saxon oû 11 évolue principalement.«C\u2019est sans doute pour cela que mes bouquins ont plus de résonance dans les pays francophones», dit TXT en expliquant que les questions d\u2019ordre philosophique sur le sol, l\u2019origine, les limites et leurs conséquences ne trouvent pas toujours un terreau fertile dans des espaces culturels oû l\u2019hjqier-pragmatisme et le culte de la performance dominent.«Aux Etats-Unis, on s\u2019embarrasse moins de réflexions philosophiques sous-jacentes à l\u2019activité scientifique.» Et pourtant, expose-t-11 dans son dernier essai, cette réflexion fait partie Intégrante de la nature humaine.«Le désir d\u2019infini nourrit nos préoccupations quotidiennes, dlt-11.Mais il est vrai qu\u2019on n\u2019a pas toujours le temps d\u2019y penser, parce qu\u2019on manque de temps pour le faire», trop pris sans doute dans l\u2019Instant présent qui, paradoxalement, nous approche autant du concept d\u2019infini qu\u2019il nous en éloigne.Le Devoir XKEYSCORE SUITE DE LA PAGE 1 données, poursuit le quotidien, un analyste de la NSA n\u2019a besoin d\u2019aucune autorisation préalable d\u2019un juge ou d\u2019un supérieur.Ces nouvelles révélations viennent appuyer les déclarations précédentes d\u2019Edward Snowden, qui décrivaient la capacité des services secrets américains.«Je pourrais, en étant simplement assis à mon bureau, surveiller les échanges en ligne de n\u2019importe qui, de vous, de votre comptable, d\u2019un juge fédéral ou même du président si j\u2019ai une adresse courriel personnelle.» Cette affirmation avait été contredite par le représentant répubbcaîn Mîke Rogers, qui siège au comité de la Chambre des représentants sur les activités de surveillance.«Il ment.C\u2019est impossible de faire ce qu\u2019il prétend être capable de faire», avait déclaré Mlke Rogers au Guardian.Sur son site, le quotidien décrypte toutefois dans une présentation PowerPoint de 32 pages, apparemment Issue d\u2019une séance de formation destinée à des agents du renseignement américain, le fonctionnement de XKeyscore.Qn y expbque que les agents du NSA peuvent chercher, en temps réel, dans le contenu des courriels ou de toutes autres activités sur Internet pour remonter vers les personnes ciblées.Le programme repose sur l\u2019utilisation de quelque 500 serveurs disséminés dans le monde, y compris en Russie, en Chine ou au Venezuela.Et contrairement aux autres programmes de surveillance, XKeyscore permet de faire des recherches sans nécessairement connaître une adresse courriel.Il suffit d\u2019avoir un nom, un numéro de téléphone, l\u2019adresse IP ou des mots-clés pour obtenir des informations sur une personne et sur toutes ses activités sur Internet.The Guardian souligne que ce logiciel permet aux services de renseignement d\u2019accéder à «pratiquement tout ce qu\u2019un utilisateur lambda fait sur Internet».XKeyscore aurait ainsi permis aux agents américains de capturer «plus de 300 terroristes», mais le gouvernement Qbama n\u2019a pas voulu confirmer ces révélations.Lorsqu\u2019il a été interrogé pour savoir si le Congrès avait été mis au courant d\u2019un tel programme, le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a préféré renvoyer la question vers les services de renseignement.Il a assuré que «l\u2019accès à tous les outils d\u2019analyse de la NSA est limité aux employés qui le demandent pour les tâches qui leur sont confiées».La NSA s\u2019est quant à elle défendue en affirmant au Guardian qu\u2019elle ne fait pas de surveiUance à grande échelle, au hasard.Documents déclassifiés La Direction américaine du renseignement a par ailleurs déclassifié, mercredi, des documents secrets dans le but de démontrer «une transparence accrue».L\u2019un des documents est l\u2019autorisation de la Cour de surveillance du renseignement étranger, daté du 25 avril 2013, qui oblige l\u2019opérateur téléphonique Verizon à fournir quotidiennement pendant trois mois l\u2019ensemble des métadonnées (numéro appelé, durée des appels) à la NSA.C\u2019est ce document qu\u2019Edward Snowden a révélé le 5 juin au Guardian.Un autre document a été déclassifié, daté de 2011, dans lequel des programmes de surveillance de collecte des métadonnées étaient présentés.Lors d\u2019une commission sénatoriale, qui a débuté mercredi à Washington, le numéro deux du département de la Justice, James Cole, s\u2019y est référé pour expbquer ce que le gouvernement faisait de cette collecte massive.Il a plaidé que «le gouvernement pouvait rechercher les données seulement s\u2019il avait un doute justifié que le numéro de téléphone recherché était associé avec certaines organisations terroristes».Ces prochains jours, les dirigeants de trois agences de renseignement, de même que d\u2019autres membres du département de la Justice, devront répondre aux questions des sé-nateqrs sur les programmes d\u2019espionnage utibsés aux Etats-Unis.Le logiciel XKeyscore n\u2019a pas encore été abordé, mais le président de la commission, Patrick Leahy, a rappelé l\u2019importance d\u2019avoir des «réponses directes» aux questions des élus.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la 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