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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2013-08-06, Collections de BAnQ.

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[" Le premier hamburger créé à partir de cellules souches de bœuf Page A 4 Scandales financiers : l\u2019éclatement de la bulle des bulbes au XVIP siècle Page B 1 w w w .16 (1 e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 7 5 LE DEVOIR, LE MARDI 6 AOÛT 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Le récit d\u2019une survivante d\u2019Hiroshima « Il y avait des morts-vivants partout, des gens nus, brûlés vifs, qui se promenaient avec la peau en lambeaux », se souvient Setsuko Thurlow MELANIE LOISEL Setsuko Thurlow se souviendra à jamais du 6 août 1945.Ce jour-là, sa vie a basculé lorsque les Ainéricains ont lancé la première bombe nucléaire, dans Thistoire de Thumanité, sur la ville d\u2019Hiroshima, au Japon.«Il était 8hl5 lorsque j'ai été éblouie par un immense flash blanc qui a traversé la fenêtre de mon bureau», commence doucement Setsuko, en ce samedi matin d\u2019été, assise confortablement dans son salon à Toronto.A 82 ans, cette rare survivante d\u2019Hiroshima, qui a immigré au pays en 1955, a encore de la difficulté à raconter sa terrible histoire même si elle n\u2019avait que 13 ans à l\u2019époque.«Tout ce dont je me souviens, c'est la sensation de flotter dans les airs au moment de l'explosion.Puis ce fut le silence total, l'obscurité.J'étais couchée dans VOIR PAGE A 8 : HIROSHIMA f MELANIE LOISEL LE DEVOIR Setsuko Thurlow dans son appartement de Toronto.Aujourd\u2019hui âgée de 82 ans, elle a survécu à la bombe atomique d\u2019Hiroshima.TORU YAMANAKA AGENCE ERANCE-PRESSE Le Mémorial de la Paix d\u2019Hiroshima, ou Dôme de Genbaku, photographié lundi au coucher du soleil.Ce bâtiment fut le seul à rester debout près de l\u2019épicentre de l\u2019eM)losion de la première bombe atomique lancée sur le Japon, le 6 août 1945, à 8hl5.Aujourd\u2019hui Le Monde > La justice turque prononce de lourdes peines contre le réseau putschiste Ergenekon.Page B 5 Actualités > Stephen Harper recrute une lobbyiste comme conseillère pour le Québec.Page A 3 Économie > Barrick Gold est de nouveau poursuivie en rapport avec son projet de Pascua-Lama, à la frontière du Chili et de l\u2019Argentine.Page B1 Avis légaux.B 4 Décès.B 6 Météo.A4 Mots croisés.A4 Petites annonces.B 6 7\t.\t- Les Filles du Roy (2) Ni saintes ni guidounes Il y a 350 ans, le premier contingent des Filles du Roy débarquait à Québec.Ces 800 filles qui arriveront en une décennie, à peine, marqueront de leur empreinte indélébile le destin du Québec.Voici le deuxième d\u2019une série de trois articles retraçant leur périple.CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris Le cinglant écrivain montréalais Morde-cai Richler aimait raconter que la majorité des Québécois francophones étaient des descendants de filles de joie.Dans Oh Canada ! Requiem pour un pays divisé, il expliquait que les Filles du Roy étaient des prostituées envoyées de France pour combler l\u2019insatiable appétit de soldats analphabètes.Le polémiste n\u2019en était pas à sa première excentricité sur les Québécois (ainsi que sur les Juifs et quelques autres), mais il aura probablement été l\u2019un des derniers à colporter avec autant de mauvaise foi un ragot qui remontait au XVIF siècle.Il y a en effet trois siècles PEDRO RUIZ LE DEVOIR Des ragots ont longtemps été colportés au sujet des Filles du Roy, auxquelles une exposition est consacrée à la Maison Saint-Gabriel, à Montréal.que le célèbre baron de La-hontan a donné une certaine crédibilité à cette rumeur.Dans ses Nouveaux voyages dans l'Amérique septentrionale, Lahontan raconte l\u2019arrivée de «plusieurs vaisseaux chargez de filles de moyenne vertu, sous la direction de quelques vieilles Beguines [.].Ces Vestales étoientpour ainsi dire entassées les unes sur les autres en trois différentes sales, où les époux choisissoient leurs épouses de la manière que le boucher va choisir les moutons au milieu d'un troupeau.» Deux ans plus tard.dans une nouvelle édition des Voyages, le moine défroqué Nicolas Gueudeville réécrira une partie du texte en y mettant encore plus d\u2019emphase et en qualifiant ces vaisseaux de «flote chargée d'Amasones de lit» et de «troupes femelles d'embarquement amoureux».La littérature et les chansons de l\u2019époque ne manquent pas non plus de scènes où Ton décrit le départ des «garces» et l\u2019empressement des colons cupides à choisir qui la plus VOIR PAGE A 8 : EILLES Le débat sur les mères porteuses ressurgit Un vide juridique est dénoncé lors de la consultation publique sur la procréation assistée AMELIE DAOUST-BOISVERT La nécessité de réfléchir collectivement à la question des mères porteuses, qui baigne toujours dans un vide juridique, ressurgit dans le cadre de la consultation publique sur la procréation assistée.En deux mois, le commissaire à la Santé et au Bien-être Robert Salois a reçu 51 mémoires et 560 témoignages.Ces derniers ne sont pas publics, mais un échantillon d\u2019une dizaine de mémoires obtenu grâce à la collaboration de leurs auteurs laisse entrevoir la teneur des préoccupations.Bien qu\u2019aucune étude ne chiffre le phénomène, plusieurs intervenants croient que le recours aux mères porteuses pourrait avoir pris de l\u2019ampleur depuis que les services de procréation assistée sont gratuits.Pour le CHUM, qui exploite l\u2019une des deux cliniques publiques, «le programme ne devrait pas faciliter indirectement le recours aux mères porteuses».Si Québec décide de permettre cette pratique, il devra garantir la protection des mères porteuses et prévoir des mécanismes pour garantir aux parents d\u2019intention la filiation avec l\u2019enfant, selon les auteurs La pratique des mères porteuses «conduit à Texploitation [.] des femmes, qui sont ramenées à leur rôle de reproduction» VOIR PAGE A 8 : MERES Recours judiciaire Le maire de Saint-Rémi ponrrait être relevé de ses fonctions MÉLANIE LOISEL Un groupe de citoyens de Saint-Rémi demande à la Cour supérieure de relever provisoirement de ses fonctions le maire, Michel Lavoie, accusé d\u2019abus de confiance, de fraude et de complot.L\u2019ancienne candidate à la mairie, Sylvie Boyer, qui les représente, brandit pour la première fois la nouvelle loi 10 pour réclamer la suspension du maire.Cette loi permet à tout citoyen de saisir d\u2019urgence la cour en vue de déclarer un élu municipal inapte à exercer ses fonctions lorsqu\u2019il fait face à des accusations criminelles passibles d\u2019au moins deux ans d\u2019emprisonnement.Le 14 décembre dernier, Michel Lavoie a été arrêté par l\u2019Unité permanente anticorruption VOIR PAGE A 8 : SAINT-RÉMI 77831303443132 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI AOUT 2013 ACTUALITES Les États-Unis durcissent leurs règles de sécurité en transport ferroviaire AMELIE DAO USX-B O IS VERT Dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic, la Federal Railroad Administration (FRA) américaine demande aux transporteurs ferroviaires de se soumettre à des règles plus strictes d'ici un mois.Dans un communiqué diffusé vendredi soir dernier, la FRA a dévoilé une demi-douzaine de mesures visant à renforcer la sécurité ferroviaire, en particulier dans le cas du transport de matières dangereuses.Ainsi, les convois ne pourront plus être laissés sans surveillance sur une voie principale, à moins d'obtenir une autorisation spéciale.Pour obtenir cette autorisation exceptionnelle, le transporteur devra d'abord fournir à la FRA un protocole de sécurité détaillé.Pour éviter que des convois à l'arrêt ne se mettent en marche, la FRA exigera maintenant que les chefs de trains contenant des matières dangereuses transmettent au répartiteur plusieurs détails : nombre de freins à main appliqués, tonnage et longueur du convoi, caractéristiques géographiques du lieu d'arrêt ainsi que toute information significative sur les conditions météo.Ces informations devront être analysées et conservées.Ces nouvelles règles visent spécifiquement à éviter qu'un déraillement semblable à celui de Lac-Mégantic ne survienne en sol américain, affirme le secrétaire américain aux Transports Anthony Foxx.Réunion d\u2019urgence Sans exiger spécifiquement que les convois ne soient accompagnés de plus d'un employé, la FRA demande aux transporteurs de s'assurer d'avoir un « nombre suffisant » d'employés pour assurer un transport sécuritaire des matières dangereuses.C'est un premier pas: le FRA tiendra une réunion d'urgence de son comité de sécurité pour déterminer si des mesures additionnelles doivent être promulguées.Les actions de la FRA suivent celles de Transports Canada.En juillet, l'organisme réglementaire a annoncé que les trains de matières dangereuses ne pourraient plus être confiés à un employé solitaire et que les locomotives ne pourraient plus être laissées sans surveillance sur une voie principale.Le Devoir Lire aussi > Industrie ferroviaire: i\u2019évidence qui tue.Un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 6 P JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs manifestations ont suivi le décès tragique de Fredy Villanueva en août 2008.Affaire mianueva: huit policiers cités à comparaître en déontologie ANTOINE DION-ORTEGA Cinq policiers du SPVM et deux autres de la SQ ayant joué un rôle dans l'affaire Villanueva, survenue il y a tout juste cinq ans à Montréal-Nord, sont mis en cause par le commissaire à la déontologie pour le traitement qu'ils ont réservé aux policiers Jean-Loup Lapointe et Stéphanie Pilote dans les heures qui ont suivi l'intervention.Quatre de ces policiers sont également cités pour leur prise en charge des témoins de l'événement.Un autre policier du SPVM doit aussi comparaître à cet égard.Au total, ce sont donc huit policiers qui devront comparaître devant le comité de déontologie pour défendre leur version des faits.Le commissaire a en effet estimé que toutes les mesures nécessaires n'avaient pas été prises pour s'assurer du bon déroulement de l'enquête que menait alors la SQ.M® Louise Le-tarte, responsable média pour le commissaire, n'a pas été en mesure de détailler les faits qui sont reprochés aux policiers.«Les policiers ont omis de prendre des mesures qu'ils auraient dû prendre, mais ça reste à établir», a-t-elle déclaré.«Le commissaire va devoir faire la preuve des manquements qui sont reprochés aux policiers.» Le commissaire reçoit les plaintes du public visant les policiers.Au terme d'une enquête, il décide alors s'il peut faire la preuve qu'il y a effectivement eu manquement au code déontologique.Le cas échéant, il dépose une citation auprès du comité de déontologie \u2014 une entité distincte \u2014 et devient dès lors partie demanderesse dans le procès qui s'ensuit.La plainte a été déposée le 5 juin 2009 par Alexandre Popo-vic, porte-parole de la Coalition contre la répression des abus policiers (CRAP).«On venait d'apprendre, à l'époque, que les policiers Lapointe et Pilotte n'avaient jamais été interrogés par la SQ», a-t-il rappelé.«On apprenait aussi que les quatre témoins avaient été emmenés de force au poste opérationnel de l'Est.Ils étaient virtuellement détenus, sans faire l'objet d'accusations.C'est cette différence de traitement qui était à l'origine de ma plainte.» Cinq ans plus tard Ainsi, tandis que les témoins, manifestement en état de choc, étaient interrogés isolément par les enquêteurs de la SQ, les deux policiers n'ont pas été séparés après l'intervention et ont donc pu échanger leur version des faits, selon lui.«Ils ont pu écrire leur version à tête reposée, chez eux», a-t-il déploré.Si le comité de déontologie estime que la preuve établie par le commissaire est prépondérante, des sanctions pourraient être prises contre eux lors d'une deuxième audition.«Ça va de l'avertissement au blâme, la réprimande, la suspension jusqu'à 60 jours, rétrogradation et destitution», a énuméré M® Letarte.Les procédures pourraient prendre de un à deux ans.Rappelons que Fredy Villanueva est tombé sous les balles d'un policier le 9 août 2008, à Montréal-Nord.Collaborateur Le Devoir ERANÇOIS PESANT LE DEVOIR Jean-Claude Gobé (à droite) a présenté lundi huit nouveaux candidats en vue des élections municipales du 3 novembre prochain.ÉLECTIONS MUNICIPALES Action Laval fourbit ses armes Le parti de Jean-Claude Gobé a recruté la grande majorité de ses candidats MELANIE LOISEL Le chef d'Action Laval, Jean-Claude Gobé, a presque complété son équipe en vue des élections municipales le 3 novembre prochain.Il a présenté huit nouveaux candidats, sept hommes et une femme âgés de 26 à 64 ans.«Ce sont presque tous des candidats qui n'ont jamais fait de politique», lance M.Gobé, qui avait déjà présenté six candidats en juin et qui en présentera quatre autres ces prochaines semaines.«Il m'en manque encore deux et j'aurai une équipe d'une vingtaine de candidats», dit-il en précisant qu'il y a dans sa formation tant des directeurs d'école que des chefs d'entreprise et des fonctionnaires.Parmi eux, il y a notamment Emilio Migliozzi, un ancien membre fondateur du Mouvement lavallois (ML).En juin dernier, M.Migliozzi avait annoncé son départ en évoquant des divergences politiques avec son ancienne organisation.Les autres recrues d'Action Laval sont Howard Romanado, un homme Il y a un grand ménage qui s\u2019impose et il va falloir mettre en place les conditions pour restaurer cette confiance }} Jean-Claude Gobé d'affaires engagé dans l'Association sportive de Delta, Angelo Grasso employé à CAF depuis 25 ans, Paolo Galati, le président de KLM Records, Daniel Couture, un ancien gestionnaire à Statistique Canada, Stéphane Gemme, le directeur d'une école secondaire depuis une dizaine d'années, Nicholas Katalifos, le directeur d'une école primaire, et Yana Lukasheh, qui est directrice du cabinet d'un maire d'arrondissement à Montréal.«Mon parti est un nouveau parti, et pour moi, c'était surtout important qu'il n'y ait pas de liens avec les vieux partis principalement au provincial et au fédéral», mentionne M.Gobé, ajoutant qu'il ne veut pas reproduire le modèle de l'ancien maire de Laval, Gilles Vaillan-court, qui a régné pendant 23 ans avant de démissionner le 9 novembre 2012 dans la foulée d'une enquête majeure de l'UPAC.Le programme électoral Action Laval a d'ailleurs présenté le premier volet de sa plateforme électorale où il est question de gouvernance, d'éthique, de transparence et de participation.Le parti reconnaît que les multiples scandales des dernières années à Laval ont grandement entaché la réputation de la ville et miné la confiance des citoyens.Il estime qu'une cause profonde de la démobilisation des Lavallois envers la politique est liée au manque d'imputabilité et d'éthique en ce qui concerne principalement la gestion des fonds publics.«Il y a un grand ménage qui s'impose et il va falloir mettre en place les conditions pour restaurer cette confiance», déclare Jean-Claude Gobé, qui se met à voir grand en parlant de sa ville.«Il faut restaurer la confiance, mais aussi créer une ville à visage humain en faisant des plages sur le bord de l'eau, des pistes cyclables, des rénovations dans les anciens quartiers.Il doit y avoir un développement économique, mais il ne doit pas se faire n'importe comment, on ne doit pas avoir que des entrepôts.Laval ne doit pas être une ville-dortoir, il faut voir à ce que nos jeunes instruits puissent y travailler et qu'ils n'aient plus à traverser les ponts», ajoute-t-il pour donner un aperçu de son programme politique qui sera dévoilé au cours de la campagne électorale.Elle sera lancée officiellement le 15 septembre.Le Devoir .^ ¦ Une rétrocaveuse engloutie L\u2019intersection des rues Guy et Sainte-Catherine, en plein cœur du centre-ville de Montréal, a été le théâtre d'un important affaissement de chaussée, lundi matin, vraisemblablement causé par une rétrocaveuse.La chaussée aurait cédé sous le poids de l'imposante pelle mécanique alors qu'elle s'approchait d'un trou creusé pour réparer une fuite d'eau.L'opérateur de la rétrocaveuse a été transporté dans un centre hospitalier de la métropole, victime d'un choc nerveux.L'affaissement de la chaussée pourrait être dû a une fuite dans le réseau des égouts.Selon Radio-Canada, la Ville avait d'ailleurs dépêché des travailleurs et la rétrocaveuse sur les lieux en matinée après des appels de commerçants et de locataires du secteur se plaignant de problèmes d'infiltration d'eau dans les sous-sols et stationnements.PHOTO ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR MONTREAL Un piéton menrt écrasé sons une plaque d\u2019acier Un piéton de 32 ans a perdu la vie, lundi matin à Montréal, après avoir reçu une plaque de métal sur la tête aux abords d'un chantier de construction.L'accident fatal est survenu sur la rue de la Montagne au nord du boulevard René-Lévesque, à proximité du projet de condominiums Icône.La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSSTJ a immédiatement ouvert une enquête.Selon les premières informations recueillies sur le lieu du drame, l'accident s'est déroulé vers 8 h 40, lorsqu'un ouvrier d'une compagnie d'excavation conduisait une pelle mécanique transportant une plaque d'acier.La porte-parole de la CSST, Fanny Geoffrion, indique que pour une raison encore inconnue, le crochet empêchant la plaque de glisser s'est ouvert.La victime a été transportée à l'hôpital, où son décès a été constaté.Le chantier Icône, qui venait tout juste de rouvrir après les vacances de la construction, est fermé jusqu'à nouvel ordre pour permettre aux enquêteurs de sécuriser les lieux et de mener leur enquête.Le rapport d'enquête de la CSST sera rendu public dans un délai d'environ six mois.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 6 AOUT 20IS A 3 ACTUALITES Un « feu jaune » pour Stephen Harper Catherine Loubier a agi jusqu\u2019à tout récemment comme lobbyiste avant d\u2019être recrutée par le premier ministre GUILLAUME BOURGAULT-COTE Lobbyiste jusqu\u2019au dernier moment avant de devenir conseillère du premier ministre Harper pour le Québec, Catherine Loubier devra agir avec prudence dans certains dossiers, estiment le Nouveau Parti démocratique et l\u2019éthicien René Villemure.Le bureau du premier ministre affirme de son côté que tout va bien.Nommée conseillère de Stephen Harper jeudi dernier, Loubier avait, la veille encore, un mandat consigné au registre des lob-byistes du Québec.Jusqu\u2019alors vice-présidente de la firme de communications et d\u2019affaires publiques Hill & Knowlton, Loubier représentait la compagnie K2 Geospatial (qui développe des logiciels, notamment pour les municipalités) auprès de la Ville de Gatineau.L\u2019inscription au registre a été modifiée le 31 juillet pour indiquer que le mandat de re- présentation s\u2019était terminé le 28 juillet.Entre février 2012 et juillet 2013, Loubier a aussi eu des mandats pour Management Qc-tane (auprès du ministère du Tourisme du Québec), Hôtel Brossard (auprès de l\u2019agglomération de Longueuil) et Pascan Aviation (auprès de la Ville de Montréal).Mandats terminés Ancienne employée des ministres Denis Lebel dont elle a été la chef de cabinet adjointe) et Lawrence Cannon (attachée de presse), Catherine Loubier ne pouvait pas faire du lobbyisme sur la scène fédérale \u2014 selon les dispositions de la Loi sur la responsabilité, qui impose un délai de cinq ans.Ses liens avec différentes compagnies et municipalités posent-ils un problème dans l\u2019exercice de ses nouvelles fonctions?Le NPD estime qu\u2019il est «tout à fait normal qu\u2019elle ait eu à travailler avec plusieurs clients en tant que lob- byiste.Mais maintenant qu\u2019elle est au bureau du premier ministre, [le parti] s\u2019attend à ce qu\u2019elle transfère ses anciens dossiers et qu\u2019elle se concentre uniquement sur son nouveau poste.Cumuler les deux emplois pourrait la placer en position de conflit d\u2019intérêts».«Il n\u2019y a pas de problème légal avec sa situation, parce que ses mandats sont terminés, note René Villemure, de l\u2019Institut québécois d\u2019éthique appliquée.Mais son travail de lobbyiste doit allumer un feu jaune pour Stephen Harper, qui devra s\u2019assurer qu\u2019elle ne se place pas en conflit d\u2019intérêts et qu\u2019elle ne traitera pas de dossiers qui touchent ses anciennes activités.» Invitation à la prudence Même si les mandats de Catherine Loubier ne concernaient que le palier provincial, René Villemure estime qu\u2019ils pourraient interférer avec son nouvel emploi.«Elle est conseillère pour le Québec, pas pour l\u2019Ontario, rappelle-t-il.«C\u2019est une invitation à la prudence.» Au bureau du premier ministre, on «ne commente pas les questions touchant le personnel».Mais on fait valoir en coulisse que Catherine Loubier n\u2019a jamais eu de mandats au fédéral et qu\u2019elle a respecté la Loi sur la responsabilité.M\u201c® Loubier n\u2019a pas voulu commenter le sujet lundi, non plus que le commissariat aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique.En 2010, la nomination de Nigel Wright comme chef de cabinet du premier ministre avait soulevé des questions semblables.M.Wright était jusqu\u2019alors directeur général d\u2019Qnex Corporation, une entreprise présente dans de nombreux domaines d\u2019activité où le fédéral joue un rôle important.Il s\u2019était engagé à mettre en place un «mur de l\u2019éthique» pour éviter tout conflit d\u2019intérêts.Le Devoir L\u2019industrie aérospatiaie va écoper Le Canada s\u2019est retiré de deux programmes de surveillance de l\u2019OTAN MURRAY BREWSTER à Ottawa La décision du gouvernement Harper de se retirer de deux programmes de surveillance de l\u2019QTAN sera lourde de conséquences pour l\u2019industrie aérospatiale canadienne, révèlent des documents.La Défense nationale, souhaitant économiser 90 millions par année, a retiré sa participation du Programme du système aéroporté d\u2019alerte lointaine et de contrôle (AWACS) et du programme de Capacité alliée de surveillance terrestre (AGS).Toutefois, des documents obtenus par La Presse canadienne grâce à la Loi d\u2019accès à l\u2019information démontrent que l\u2019investissement du Canada dans ce programme rapportait des dizaines de millions de dollars en contrats à au moins cinq entreprises canadiennes de haute technologie.Mais puisque l\u2019armée retire sa participation, ces entreprises se verront exclues des prochains appels d\u2019offres et ne pourront renouveler les contrats existants.«L\u2019industrie canadienne sera touchée par notre retrait \u201cdes opérations et de l\u2019entente de services\u201d avec l\u2019AWACS», révèle une note signée par l\u2019ancien ministre de la Défense Peter MacKay datée du 12 janvier 2012.L\u2019avis de retrait du Canada a été envoyé par le ministre Stephen Harper au secrétaire général de l\u2019GTAN en 2011.La décision intrigue, particulièrement en raison du rapport d\u2019un comité d\u2019experts préparé, le printemps dernier, pour l\u2019ancienne ministre des Travaux publics, Rona Ambrose.Ce rapport suggérait essentiellement au Canada d\u2019être plus attentif aux bénéfices réalisés par les entreprises canadiennes qu\u2019aux dépenses occasionnées par les programmes.Entre 1992 et 2010, le Canada a injecté 161 millions dans la maintenance au dépôt de la flotte d\u2019AWACS de l\u2019GTAN.En contrepartie, des entreprises d\u2019ici ont reçu 180 millions de contrats.Depuis 2010, l\u2019industrie aérospatiale canadienne empoche environ 12,9 millions par année grâce aux services fournis à l\u2019AWACS.Le représentant militaire du Canada à l\u2019GTAN, le vice-amiral Bob Davidson, affirme que la décision de se retirer du programme est stratégique, car le Canada souhaite mettre au point ses propres systèmes, spécialement sur les drones.«Fondamentalement, la décision résulte de la volonté du gouvernement de mieux gérer les dépenses liées à la défense, a affirmé M.Davidson en entrevue depuis Bruxelles.Et nous tentons d\u2019investir davantage les dépenses de la défense dans les compétences canadiennes.» La Presse eanadienne i .\t.T-: S?ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Selon Marie Malavoy, sept commissions scoiaires sur dix ont haussé ies taxes pour compenser ies compressions de 215 miiiions imposées cette année par ie gouvernement Marois.TAXES SCOLAIRES L\u2019opposition fustige Malavoy Plusieurs commissions scolaires du Québec ont augmenté la charge fiscale refilée aux contribuables MARTIN OUELLET à Québec \\ A quelques semaines de la rentrée, les partis d\u2019opposition montent au front pour, dénoncer l\u2019indifférence de la ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, face à la hausse des taxes scolaires.M\u201c® Malavoy «se lave les mains» de la décision de plusieurs commissions scolaires d\u2019augmenter la charge fiscale refilée aux contribuables, s\u2019est insurgée^ en entrevue lundi la députée libérale de Mille-Iles, Erancine Charbonneau.«Elle s\u2019en lave les mains en disant: \u201cCe n\u2019est pas de notre faute, les commissions scolaires ont le droit de le faire.\u201d Pourtant, si les commissions scolaires passent la facture, c\u2019est parce que la puck est arrivée sur leur \u201cplaque\u201d avec le budget du gouvernement péquiste», a affirmé M\u201c® Charbonneau, porte-parole de l\u2019oi> position officielle en matière d\u2019enseignement primaire et secondaire.D\u2019après la députée, pas moins de sept commissions scolaires sur 10 ont haussé les taxes pour compenser les compressions de 215 millions imposées cette année par le gouvernement Marois dans sa quête vers un retour à l\u2019équilibre budgétaire.Hausses « raisonnables » Dans un entretien récent accordé à La Presse canadienne, la ministre Malavoy a refusé de critiquer l\u2019appétit des commissions scolaires, jugeant les augmentations \u2014 qui s\u2019élèvent jusqu\u2019à 40% dans certaines régions \u2014 raisonnables et conformes à ce que prescrit la loi.Il importe de préciser que M\u201c® Malavoy elle-même avait invité plus tôt cette année les commissions scolaires à utiliser «la marge de manoeuvre» que leur confère leur pouvoir de taxation pour atténuer l\u2019effet des coupes.«Elle ne s\u2019est jamais levée en Chambre pour dire qu\u2019il ne fallait pas toucher aux services aux élèves ou qu\u2019il ne fallait pas aller fouiller dans les poches de chaque ménage pour récupérer l\u2019argent que le PQ veut aller chercher.S\u2019ils avaient été francs et honnêtes, ils auraient agi autrement que de dire: \u201cCe n\u2019est pas notre faute, ce sont les commissions scolaires qui fac- turent.\u201d Un gouvernement responsable prend ses responsabilités», a fait valoir M\u201c® Charbonneau.Les parents devront débourser davantage, mais n\u2019auront droit à aucun service éducatif de plus pour leurs enfants, bien au contraire.L\u2019opposition officielle cite pour exemple la décision de la Commission scolaire de Laval (CSDL) de sabrer son programme musique pour satisfaire aux exigences de l\u2019État.«[.] Qu\u2019on paie des taxes pour des services qu\u2019on n\u2019aura même pas, c\u2019est indécent et inadmissible» Bureaucratie «obsolète» De l\u2019avis de la parlementaire libérale, le gouvernement du Parti québécois refile par la porte arrière des hausses de taxes aux contribuables après avoir tout concédé aux grévistes étudiants de 2012 et renié sa promesse d\u2019abolir la taxe santé.«Si vous regardez le dossier des étudiants dans la rue, si vous regardez le dossier de la taxe santé, bien, on est rendu aux commissions scolaires.Quelle sera la prochaine donne ?Des péages sur les autoroutes ?Je trouve ça triste de voir que la ministre de l\u2019Education ne se lève pas debout pour dire: \u201cVous avez raison d\u2019être mécontents, c\u2019est parce qu\u2019on a fait des coupures importantes que les commissions scolaires ont décidé de récupérer de l\u2019argent autrement.\u201d Mais non, elle dit que ce n\u2019est pas de sa faute», a-t-elle décrié.De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) accuse le gouvernement d\u2019avoir «minutieusement orchestré» et «sous-traité» la hausse du fardeau fiscal des contribuables par le biais des commissions scolaires.«Qu\u2019on paie des taxes et des impôts pour des services, c\u2019est une chose, mais qu\u2019on paie des taxes pour des services qu\u2019on aura même pas \u2014 et les services aux enfants vont diminuer dans les commissions scolaires \u2014 c\u2019est indécent et inadmissible.Le gouvernement de M\u201d'* Marois et M\u201d'* Malavoy elle-même savaient depuis le mois de novembre que [des augmentations de taxes] pendaient au bout du nez des Québécois et ils n\u2019ont rien fait», a dit la porte-parole caquiste en matière d\u2019enseignement primaire et secondaire, Nathalie Roy.La députée de Montarville a réitéré l\u2019engagement de son parti d\u2019abolir les commissions scolaires \u2014 une bureaucratie «obsolète» selon la CAQ \u2014 au profit d\u2019une décentralisation accrue des pouvoirs vers les écoles.La Presse eanadienne D\u2019anciens relationnistes libéraux deviennent lobbyistes pour l\u2019APGQ JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Ly Association pétrolière et ' gazière du Québec (APGQ) a ajouté deux nouveaux noms sur la liste des lobbyistes inscrits au registre public, portant à neuf le nombre de représentants de l\u2019association en droit d\u2019avoir des communications avec le gouvernement.Les nouveaux arrivés sont tous deux d\u2019anciens relationnistes du Parti libéral.Marie-Éve Morneau était, jusqu\u2019en novembre dernier, attachée de presse de la ministre responsable des Aînés de l\u2019époque, Marguerite Blais.Elle a également travaillé au cabinet de l\u2019ex-ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre.Depuis quelques semaines, elle est chargée des communications pour la firme Questerre et est inscrite à titre de lobbyiste pour l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec.«On m\u2019a inscrite sur cette liste par mesure de précaution, au cas où j\u2019aurais, par exemple, à téléphoner au ministère pour organiser un rendez-vous avec le président ou quelque çhose du genre», précise Marie-Éve Morneau en entrevue au Devoir.Elle remplace à ce poste une autre ex-conseillère politique du cabinet de Marguerite Blais, Lindsay Jacques-Dubé, qui a quitté Questerre cet été.Jean-Philippe Angers, qui a également travaillé avec le Parti libéral, s\u2019est joint à l\u2019équipe de lobbyistes, mais son mandat n\u2019aura été que de très courte durée, quelques semaines tout au plus, explique la noqvelle relation-niste, Marie-Éve Morneau.Il ne serait, selon elle, entré en contact avec aucun ministère au cours de son bref passage.Son nom figure encore sur la liste des lobbyistes, mais des démarches ont déjà été entreprises pour l\u2019en retirer, pré-cise-t-elle.«Nous nous sommes rapidement rendu compte que ce ne serait pas un match parfait», explique le président de l\u2019association, Michael Binnion.Recrutement Ce dernier se défend de recruter exclusivement au sein des anciens du Parti libéral, rappelant qu\u2019il a eu à ses côtés, comme conseiller spécial pour Questerre, l\u2019ancien chef du Parti québécois, André Bois-clair, qui a quitté la compagnie albertaine l\u2019automne dernier pour devenir délégué général du Québec à New York.L\u2019ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, a également été président de l\u2019association avant d\u2019être remplacé par Michael Binnion, à titre de président de l\u2019association.«Nous sommes disposés à travailler avec tous les partis, que ce soit la CAQ, le PQ ou le PLQ.La seule chose qui nous importe, c\u2019est de travailler avec des gens qui ont une bonne expérience», soutient Michael Binnion.Le Devoir ERAUDE FISC AIE PRESUMEE 64 nouveaux chefs d\u2019accusation contre Badra Revenu Québec annonce que 64 nouveaux chefs d\u2019accusation ont été déposés lundi contre Jules César Badra relativement à de présumés cas de fraude fiscale dans le domaine de la construction à Saint-Jean-sur-Richelieu.Le fisc lui réclame des amendes totalisant 272 512 $.M.Badra est accusé d\u2019avoir aidé la société Civ-Bec Inc., de Saint-Jean-sur-Richelieu, et ses administrateurs, Pasquale Pe-dele, Jacques Lavoie et Patrick Alain, à faire de fausses déclarations de taxes et d\u2019avoir demandé indûment des remboursements et crédits de taxe entre 2007 et 2010.Les infractions qu\u2019on lui reproche peuvent entraîner des peines d\u2019emprisonnement.L\u2019enquête de Revenu Québec et de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a également permis de porter des accusations contre les Entreprises Defcon, Excavation et Transport Lacroix, le syndic de faillite Lacer international et leurs administrateurs, Louis-Philippe, Yannick et Thierry Lacroix, tous soupçonnés d\u2019avoir remis des factures de complaisance à la so- ciété Civ-Bec.M.Badra faisait déjà face à 120 chefs d\u2019accusation avec des amendes réclamées de plus de 1,36 million dans le cadre d\u2019une enquête précédente.Projet Grattoir Les accusations déposées lundi émanent du projet « Grattoir », auquel participent Revenu Québec, le Service des enquêtes sur la corruption de la Sûreté du Québec, deux unités liées à rUPAC, et le Bureau de la concurrence du Canada.En juin 2012, le Bureau de lutte à la corruption et à la malversation du Directeur des poursuites criminelles et pénales avait autorisé le dépôt de 77 chefs d\u2019accusation criminels contre 11 personnes et neuf sociétés relativement à un système de collusion implanté dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu.Les accusations s\u2019ajoutent aux 388 autres déjà portées dans le même dossier en janvier dernier contre plusieurs sociétés et leurs administrateurs.Au total, le montant minimal des amendes réclamées s\u2019élève à 2345930$.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE MARDI 6 AOUT 20IS ACTUALITES Le premier hamburger créé à partir de cellules souches est « goûteux » Il aura fallu plus de six ans et 350 000$ pour élaborer la boulette à partir de cellules souches de vache AMELIE DAOUST-BOISVERT Goûteux mais trop peu juteux, voilà ce qu\u2019ont pensé trois goûteurs invités à mordre dans le premier hamburger créé entièrement en laboratoire à partir de cellules souches de bœuf.La dégustation a été diffusée en direct sur le Web lundi depuis Londres, en Grande-Bretagne.C\u2019est la première boulette pour laquelle aucim animal vivant n\u2019a dû être abattu : en effet, les chercheurs l\u2019ont entièrement créée en cultivant des cellules musculaires de bœuf en laboratoire.Exempte de gras, la boulette ressemble davantage à un petit gâteau protéiné, selon Josh Schonwald, un des volontaires appelés à mettre ses papilles à l\u2019épreuve dans une dégustation.«La texture ressemble à celle de la viande, le gras en moins.Mais la bouchée ressemble à un hamburger traditionnel», a-t-il réagi.Les chercheurs, qui n\u2019ont en effet ajouté aucune cellule de gras à leur création, ont dit «prendre acte» des commentaires des goûteurs, qui trouvaient que l\u2019absence de gras sacrifiait le côté «juteux» d\u2019un vrai bon burger.Ils travaillent sur la culture de cellules adipeuses, mais qualifient ce défi de plus «complexe».Six ans pour un burger Selon le chercheur allemand Mark Post, de la Maastricht University, outre le bœuf, le poulet ou le poisson pourrait aussi faire l\u2019objet d\u2019une culture en laboratoire.Celui qui s\u2019intéressait de prime abord à l\u2019ingénierie tissulaire pour des raisons médicales croit que la viande de laboratoire pourrait, dans le futur, assurer la sécurité alimentaire des humains.Selon lui, la viande de synthèse nécessite 99% moins de surface agricole et de 82% à 96% moins d\u2019eau que la viande d\u2019élevage, a-t-il dit en entrevue avec un média britannique.Ne se resservant pas une deuxième bouchée, les trois goûteurs invités semblaient toutefois manquer quelque peu d\u2019enthousiasme.Quelque 350000$ La boulette du futur a coûté 220 000 livres sterling à développer, soit quelque 350000 dollars canadiens.Le cofondateur de Google Sergueï Brin, qui ne craint certainement pas de diversifier ses investissements, a financé le tout.En entrevue avec le quotidien britannique The Guardian, il a affirmé être préoccupé par l\u2019impact environnemental de la production de viande et le bien-être animal.11 aura fallu plus de six ans aux scientifiques pour élaborer la boulette à partir de cellules souches de vache \u2014 dans l\u2019intervalle, les cellules produites ont été congelées avant que la quantité ne permette de constituer une boulette digne de ce nom.Des cellules souches que les bovins utilisent déjà pour réparer les muscles ont été prélevées puis cultivées dans un milieu nutritif.Les chercheurs ont dû trouver la recette pour forcer ces cellules souches à se transformer en cellules musculaires.11 leur a aussi fallu rendre le tout un peu plus attrayant: dans la boîte de Petri, les cellules musculaires étaient blanchâtres et peu goûteuses.Chaque fibre avait la taille d\u2019un grain de riz \u2014 il en a fallu plus de 20 000 pour former un burger.L\u2019ajout de jus de betterave et de safran a été nécessaire pour ajuster la couleur naturelle de la viande.Avant de la servir, le chef a ajouté œuf et chapelure à la préparation, pour que le burger prenne forme.N\u2019en cherchez pas dans une épicerie près de chez vous : les chercheurs estiment que dix ans pourraient s\u2019écouler avant que la viande de synthèse ne soit commercialisable.Le Devoir À voir > La vidéo de la cuisson et de la dégustation du hamburger de synthèse.LeDevoir.eom D MOTS CROISÉS 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tAmas confus de choses - Maladie infectieuse chronique.2.\tBruit de nourrisson -Personnes considérées comme infaillibles.3.\tIdiot - Hymne.4.\tîle grecque - Petite quantité de beurre.5.\tDu verbe être - De même.6.\tTronçonner.7.\tExaltée -Compartiment.8.\tExprime l'embarras -Ornement sur un casque.9.\tOrner - Lettre grecque.10.\tFoule acharnée - Pour vérifier l'horizontalité.11.\tÉloignées - Fleuve au pays de Nefertiti.12.\tMorte par asphyxie -Demeurée.VERTICALEMENT 1.\tAspect du visage -Membrane féminine.2.\tAction d'irriguer -Auteur italien.3.Bases de départs -État d'Amérique du Sud.Le temps des amours -À cet endroit - Foyer.5.Qui révèle ce qui devrait rester secret.Se fait après le tournage - Il contient la glande mammaire.Déposer de la semence.Étendues d'eau -Coloré.Date d'expiration.10.\tDépourvu de force -Font un récit.11.\tRenfoncés - Obstacle d'athlète.12.\tLangue - Réprime.4.6.7.8.9.1 23456789 1011 12 1\tM\tM\tE\tD\t1\tA\tT\t\tV\t1\tF N\tA\t1\tN\t\tN\t1\tA\tG\tA\tR\tA D\tR\tE\tG\tE\tS\t\tX\tE\tN\tO\tN 1\tM\t\tA\tL\tE\tV\t1\tN\t\tN\tE R\tO\tS\t1\tE\tR\tE\t\tA\tS\t1\tE E\tT\t1\tN\tC\tE\tL\tA\tN\tT\tS\t C\t\tR\tE\tT\tR\tO\t\tT\tR\tE\tK T\tS\tU\t\tR\t\tC\tA\tS\tE\t\tA \tA\tP\tP\tE\tT\t1\tT\t\tS\tD\tN A\tM\tE\tR\t\tE\tT\tH\tU\tS\tE\tS R\tO\tU\t1\tL\tL\tE\tE\t\tE\tN\tA T\tA\tX\tE\tE\tS\t\tE\tL\tE\t1\tS PETIT SEMINAIRE DE QUEBEC Une vieille photo montrant des élèves dans la cour du séminaire.Le cliché, issu du service des archives du Petit séminaire de Québec, montre l\u2019un d\u2019eux, caché dans un arhre.Un lieu, un nom Château-Richer, ville sans château On passe devant, on roule dessus, on s\u2019y rend tous les jours : ces places, ces rues, ces villages ont des noms parfois charmants qui cachent une histoire souvent insoupçonnée.Tout l\u2019été, nous partons à la découverte non pas des lieux, mais de leur toponymie.ISABELLE PORTER à Québec Il n\u2019y a pas de château à Château-Richer et il n\u2019y en a jamais eu.Le nom de la municipalité renverrait plutôt à une blague remontant au XVIL siècle, selon l\u2019ancien président de la société d\u2019histoire de la Côte-de-Beaupré.Armand Therrien est tout un personnage.Affublé de sa casquette de capitaine, il multiplie les blagues sur sa femme, rencontrée par hasard dans les rues de Château-Richer il y a une éternité.Assise près de lui, l\u2019autre rigole de bon cœur et le traite de «tannant».«Tannant» à cause de ses reparties, mais aussi de ses recherches historiques qui n\u2019en finissent plus.«Il y a beaucoup de choses dans sa tête», résume-t-elle.Armand Therrien a travaillé pendant 36 ans au service des archives çlu Petit Séminaire de Québec.À son arrivée au début des années 1960, ses collègues lui ont demandé «où il restait».Et lui de répondre «Au Château».Ils ont pensé qu\u2019il parlait du Château Erontenac.Lui s\u2019est demandé pourquoi sa ville portait un nom de château sans en avoir un.Tant qu\u2019à avoir des ar- chives à portée de main, autant en profiter.11 y a une dizaine d\u2019années, cet autodidacte s\u2019est commis dans un texte intitulé « La légende du nom de Château-Richer » dans la revue de la Société d\u2019histoire locale.Au cœur de ce texte, une explication étonnante.«Sur le cap où est l\u2019église, il y avait un orme et il y a un Français demi-sauvage qui s\u2019est mis à creuser à l\u2019intérieur.C\u2019était un dénommé Richer», raconte-t-il.Par dérision, on avait fini par l\u2019appeler «son château».Un palais d\u2019écorce Château-Richer est l\u2019un des premiers endroits à avoir été habités dans la colonie et l\u2019anecdote remonte à la naissance de la Côte-de-Beaupré dans les années 1630.L\u2019abbé Prançois Bé-dard de la Rive en parle dans un manuscrit de 1786.«Le Château-Richer est ainsi nommé, si on en croit la tradition, d\u2019un appelé Richer, espèce de Sauvage ou Sauvage même, qui d\u2019un gros arbre qu\u2019il creusa à sa mode, en fit son palais.La postérité lui a fait bien de l\u2019honneur, en conservant à une paroisse son nom à si peu de frais.» Soucieux de multiplier les liens, M.Therrien brandit une 2320 SOLUTION DU DERNIER SepMIes 21/1 Baie-Comeau 20/ Saguenay 22/12 Val d\u2019Or 22/14 Quebec Trois-Rivieres 24/12 rbrooke /Il Gminèau Montreal Lever du soleil.5h45 Coucher du soleil: 20h15 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal iGénéralert^'^ 'ensoleillé Québec Aujourd-jjyU 24 Passages ^ nuageux.Auj.\tDemain Sol 24/13 Ora 20/12 Sol 23/12 Sol 25/13 Sol 23/12 Sol 23/12 Ave 23/18 Ora 25/17 Sol 23/15 Sol 23/15 Ave 19/8 Var 20/10 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Gatineau Auiourd-l)ui^ 25\t'\t' Passages'/ nuageux Ce soir 15 GénéralemèrH dégagé Ce soir 11 Passages nuageux.Ce soir ^ l5 ^ Passages nuageux.Demain yVu 25/18 fTTi Possibilitlâ\u2019ir*-ages, pdp 60%.Demain 26/15 Possibilit^lcrdr ages, pdp 30%.Demain 24/17 Orages, da& 80%.Jeudi 25/16 Orages «aients pdp 70% Jeudi 22/15 Orages pdp 80%.©MétéoMédia 2013 Auj.\tDemain Var 26/11 Nua 23/13 Sol 22/16 Sol 21/16 Var 26/14 Ave 26/14 Ave 25/20 Ora 24/22 Plu 25/17 Ora 23/18 Ora 31/26 Ora 32/26 Vendredi 26/17 Ciel variable Vendredi 24/15 ^ Averses, pdp 40%.25/14 Orages, j 60%.Vendredi ^ 25/15 *\u2019T Ciel varrable - Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 iours.a Météo Média vieille photo montrant des élèves dans la cour du séminaire.La photo, tirée du service des archives, montre l\u2019un d\u2019eux caché dans un arbre.Mais encore ?La légende a ses détracteurs.Pierre-Georges Roy, le premier archiviste du Québec, penchait plutôt pour une explication de nature religieuse.Le nom renverrait à un prieuré associé à M®\"^ de Laval.Qr on ne trouve pas de trace d\u2019un tel prieuré en Erance.11 aurait plutôt été confondu avec un autre prieuré, le « Château Portien».D\u2019emblée, souligne M.Therrien, M»\"^ de Laval était encore adolescent quand le nom a fait son apparition.Et l\u2019orme?Il n\u2019existe plus depuis longtemps et l\u2019église a été construite là.Et qui était ce Richer ?Là aussi, les certitudes manquent à l\u2019appel.Selon Marcel Trudel, le seul Richer dont on conserve la tree à cette époque agissait comme interprète pour les Autochtones, avance un historien consulté par M.Therrien.«En 1626-1627, on le retrouve chez les Algonquins.C\u2019est lui qui a aidé Sa-gard à dresser son dictionnaire de la langue huronne.» L\u2019origine du nom demeure donc «incertaine», conclut Armand Therrien dans son texte.Mais à défaut d\u2019un château, voilà une belle petite histoire à raconter.Le Devoir Deux enfants meurent étouffés par un python Campbellton \u2014 La petite communauté de Campbellton, au Nouveau-Brimswick, a été secouée par une tragédie difficile à imaginer, lundi.Deux jeunes garçons âgés de cinq et sept ans sont morts étouffés par un python qui s\u2019était échappé d\u2019une animalerie.Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les deux garçons dormaient dans le logement au-dessus de l\u2019animalerie Reptile Qcean lorsque l\u2019attaque est survenue.Les garçons passaient la nuit chez un ami, dans l\u2019appartement situé en haut du magasin.Selon les premiers éléments d\u2019enquête, un serpent exotique s\u2019est échappé pendant la nuit et s\u2019est introduit dans le ^stème de ventilation, puis s\u2019est infilûé dans l\u2019appartement Le serpent a été remis à la GRC.La Presse eanadienne La cloche de Batoche est retrouvée, mais où sont les médailles?Il n\u2019y aura pas d\u2019accusation contre l\u2019auteur du vol Millbrooke \u2014 Les membres de la section ontarienne de la Légion royale canadienne ne porteront pas d\u2019accusations contre le Métis qui affirme avoir volé la cloche de Batoche, il y a plus de 20 ans.Ils aimeraient par contre récupérer les médailles qui auraient été volées en même temps.La célèbre cloche, symbole de l\u2019unité métisse, avait été subtilisée une première fois en 1885 dans une église de Batoche, en Saskatchewan, par des soldats qui combattaient les rebelles menés par Louis Riel.Elle a été emportée à Millbrook, en Ontario, oû elle a été mise dans la caserne de pompiers, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle se retrouve chez les anciens combattants de l\u2019endroit.En 1991, la cloche a disparu, ainsi que trois médailles remises à des soldats de Millbrook qui avaient combattu les troupes de Riel.Le mois dernier, Billyjoe Delaronde, un Métis du Manitoba, a avoué avoir volé la cloche et l\u2019a rendue à l\u2019évêque du diocèse catholique de Prince-Albert à Batoche, mettant fin au mystère qui persistait depuis 1991.Mais le sort des médailles demeure nébuleux.Et les histoires qui l\u2019entourent ont presque tout d\u2019un western des temps modernes.M.Delaronde, joint à son domicile à Dauphin, au Manitoba, affirme ne pas savoir ce qu\u2019il est advenu des médailles.«Je me souviens que des médailles se trouvaient sur le mur», a-t-il dit.«S\u2019il y a des médailles, je vais mener une enquête.» Réconciliation Tony Belcourt, l\u2019un des hommes du groupe ayant pris part au larcin, se souvient avoir vu les médailles dans un présentoir avec la cloche, mais ne pouvait affirmer si elles y étaient toujours lorsque son compagnon est retourné pour s\u2019emparer de la cloche.«Je n\u2019étais pas là», a dit M.Belcourt en parlant du vol.«Billyjoe était là.» Un ancien président de la Légion de Millbrook, Dave Penney, affirme quant à lui que le président de la Nation métisse de la Saskatchewan, Robert Doucette, lui a téléphoné en 2010, affirmant avoir une idée de l\u2019endroit oû se trouvait l\u2019une des médailles.Il espérait alors organiser une cérémonie de réconciliation avec la Légion pour le vol de la cloche.Mais ces bonnes intentions sont tombées lorsqu\u2019un agent de la Gendarmerie royale du Canada a appelé M.Doucette et l\u2019a longuement questionné, alors que M.Penney avait justement téléphoné à la Police provinciale de l\u2019Qutario afin de s\u2019assurer que M.Doucette ne serait pas accusé.«J\u2019ai appelé Rob et lui ai dit: \u201cNe viens pas en Ontario\u201d», relate M.Penney.Billyjoe Delaronde espère que les médailles seront retrouvées.Il garde un excellent souvenir de sa soirée avec les membres de la Légion ontarienne.«J\u2019espère qu\u2019ils pourront venir à Batoche un jour», a-t-il confié.La Presse eanadienne porter raffinée sur toute la ligne Envolez-vous comme un super héros ! 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Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ?A5 ' XL.REPRISE LETTRES Quand les chiffres deviennent abstraits Le hasard \u2014 qui, comme dirait Jean Dion, est imprévisible \u2014 réserve parfois des surprises.La semaine dernière, on a pu lire dans la revue Nature un article décrivant les coûts liés à l\u2019émission dans l\u2019atmosphère du méthane contenu dans le pergé-lisol de l\u2019Arctique, à cause du dégel qu\u2019entraîne le réchauffement global.On a pu aussi lire dans la revue Science un dossier complet sur les changements climatiques.Or, cette même semaine, on apprenait l\u2019intention de TransCanada Pipeline d\u2019investir douze milliards de dollars dans la construction d\u2019un oléoduc, pour faciliter le transport du pétrole issu des sables bitumineux, vers l\u2019est du pays et vers l\u2019étranger.Les auteurs de l\u2019article de Nature évaluent à 60000 milliards l\u2019impact négatif sin l\u2019économie lié aux perturbations dans l\u2019Arctique.Pour notre information, ils ajoutent qu\u2019en 2012, on estime à 70000 milliards la valeur de l\u2019économie mondiale.Cette comparaison est la bienvenue ; en effet, passé un certain seuil, les chiffres deviennent abstraits pour la grande majorité d\u2019entre nous.Ces montants estimés ne disent rien de la dévastation, de la souffrance humaine, de la lutte pour la survie qui se cachent derrière ces chiffres froids.Car ces chiffres ne concernent pas que la destruction de quelques infrastructures et la baisse de la production industrielle.On parle en fait de migrations massives de populations fuyant les terres basses inondées, de l\u2019accès à la nourriture et à l\u2019eau potable rendu difficile, sinon impossible, et de la lutte pour ces ressources qui disparaîtront à cause de l\u2019effondrement d\u2019écosystèmes complets.[.] Si, au lieu d\u2019investir tous ces milliards dans la construction d\u2019oléoducs, dans l\u2019exploration pétrolière et gazière, dans des crédits d\u2019impôt donnés à des compagnies déjà multimiÛiardaires, on investissait sérieusement dans la recherche de solutions à long terme, on pomrait changer le cours des choses.Les solutions devront être scientifiques et techniques, certes, mais avant tout politiques et sociales.Seule une forte volonté politique et sociale peut mener à une transition minimisant les souffrances.Car le changement aura lieu de toute façon, que nous le voulions ou non, et plus nous attendrons, plus il sera douloureux.Robert Lortie Montréal, le 3 août 2013 Non au maïs ! Oui au pétrole ?Les cultivateurs de maïs des îles de Boucherville, parc national québécois, seront expulsés dès l\u2019été prochain.Pourquoi?Parce qu\u2019un «parc existe pour la conservation, pas pour l\u2019agriculture», déclare d\u2019autorité le responsable du parc (Téléjournal de Radio-Canada, le samedi 3 août).Même jour même poste, à (l\u2019excellente) émission La semaine verte, voilà le patron de Pétrolia qui explique tout bonnement que pour pomper son pétrole dans le parc national de l\u2019île d\u2019Anticosti, «une île sauvage et envoûtante, un joyau dans le golfe du Saint-Laurent», dit la publicité du parc, il lui faudra faire des trous dans l\u2019île, fracturer la roche à coups de produits chimiques (notoirement toxiques), bâtir des routes, creuser une tranchée et y coucher un oléoduc pour amener le pétrole vers le nouveau port à construire.Un rien, quoi ! Bref, à partir des mêmes principes, les parcs québécois expulsent les cultivateurs de maïs vers la terre ferme, mais s\u2019apprêtent à accueillir ce pétrolier qui s\u2019amène dans le joyau du golfe avec la Caisse de dépôt, Investissement Québec, ses foreuses, ses camions, ses pompes et tout son bataclan destructeur, bruyant, empoussiérant et polluant !.Cherchez l\u2019errem ! Jacques Keable Montréal, le 4 août 2013 Un pipeline pour Irving Oil Que gagne le Québec à laisser passer sur son territoire le pipeline de TransCanada Energy, pipeline qui va alimenter Irving Oil au Nouveau-Brunswick?Si Irving Oil est disposée à divulguer au gouvernement du (Juébec la composition des produits pétroliers que transportait la compagnie ferroviaire MMA, ce sera un début de transparence, et une ouverture de la part d\u2019une compagnie plutôt secrète sur toutes ses transactions.Le deuxième élément, c\u2019est que les gens de Lac-Mégantic, la municipalité de Lac-Mégantic et le Québec soient remboursés pour tous les frais encourus par la tragédie du train fou de la MMA, qui a ravagé le centre-ville de Lac-Mégantic et anéanti 47 vies humaines.Nous serions de grands imbéciles si ne ne liions pas la réparation à toute acceptation d\u2019un gazoduc qui traverserait le Québec, pour permettre à la compagnie Irving Oil de multiplier ses profits tout en opérant à partir du paradis fiscal des Bahamas.Le Québec possède un argument de poids afin de consentir à laisser passer du pétrole sur son territoire, alors que ça va profiter à d\u2019autres [.] André Mainguy Longueuil, le 2 août 2013 LIBRE OPINION Prospectus en français : une grande victoire ! PASCAL CYR Ph.D., histoire Comme le disait Winston Churchill après la bataille d\u2019Angleterre: «Jamais autant de gens n\u2019ont dû autant à si peu.» Si, dans le cas qui nous occupe, cette citation peut sembler par trop emphatique, la victoire remportée par le président de l\u2019Association canadienne des juristes-traducteurs (ACJT), M® Louis Fortier et ses alliés s\u2019inscrit très certainement dans cette logique.En effet, l\u2019annonce, par le ministre québécois des Finances Nicolas Marceau, du maintien du statu quo sur l\u2019article 40.1 de la Loi sur les valeurs mobilières (LVMQ) envoie le message clair que le Québec entend conserver tous ses moyens de protection et de promotion de son identité, de sa langue et de sa culture malgré les fortes pressions exercées constamment par des intervenants des milieux financiers.Depuis l\u2019automne 2011, avec la patience, la détermination et le courage d\u2019un Ralph Nader qui défendrait le français dans le domaine financier au Québec, M® Fortier a, presque seul, mené et incarné le combat contre l\u2019intimidante AMF et les partisans d\u2019un soi-disant modèle de résumé européen en vigueur en France.Pour s\u2019opposer à ce projet, ce discret et efficace jurilinguiste a informé et réuni trois ordres professionnels, cinq associations professionnelles de langagiers ainsi que de nombreux autres intervenants.Un dangereux précédent évité Quelle est l\u2019importance de l\u2019article 40.1 de la LVMQ ?Adoptée en 1983, cette disposition oblige les émetteurs procédant à un appel public à l\u2019épargne à établir leur prospectus et leurs documents d\u2019information continue en français ou à les faire traduire de l\u2019anglais vers le français.En comparaison de la nomination d\u2019un entraîneur unilingue anglophone au Canadien de Montréal, son éventuelle abrogation n\u2019a pas suscité de bruyantes manifestations dans les rues ! Et pourtant, il s\u2019agit d\u2019un des nombreux fils de notre couverture linguistique, qui risque de se détricoter irrémédiablement si on ne la rapièce pas de temps à autre.Si le cabinet d\u2019avocats Dentons, pour son propre compte ou pour celui de petits courtiers, avait eu gain de cause, les francophones du Québec auraient dû se contenter d\u2019un résumé en français de quelques pages d\u2019un prospectus en anglais de plus de plusieurs dizaines de pages pour prendre une décision éclairée en matière de placements.L\u2019abrogation de l\u2019article 40.1 aurait créé un dangereux précédent et mis à mal une grande partie de l\u2019industrie langagière puis, par le fait même, détruit ou menacé de nombreux emplois de l\u2019industrie du savoir.Ultérieurement, elle aurait pu justifier le retranchement d\u2019autres articles vitaux de la Charte de la langue française sous le même prétexte fallacieux de développement économique.Maintenant que cette bataille est gagnée, il convient de souligner le travail du député de Sherbrooke, M.Serge Cardin, et de son attaché politique, M.Sébastien Aubé.Contrairement à leur parti, ces messieurs furent les seuls à être immédiatement convaincus de l\u2019absolue nécessité d\u2019agir et de faire barrage aux prétentions de Dentons et de l\u2019Autorité des marchés financiers.Malgré cette victoire, la lutte pour la sauvegarde et la promotion du français au Québec se poursuit.Si les Québécois ne veulent pas disparaître, ils doivent toujours faire preuve de vigilance et ne jamais baisser la garde.N\u2019oublions jamais que dans le dossier linguistique, notre pire ennemi, ce n\u2019est pas les anglophones, mais bien nous-mêmes. LE DEVOIR LE MARDI 6 AOUT 20IS A 7 IDEES Loi 21 : une catégorisation aux effets pervers La réorganisation des champs d\u2019exercice semble surtout faire l\u2019affaire des ordres professionnels SARAH BERUBE, ETIENNE BOUDOU-LAEORCE ET ANDRÉE-ANNE GAGNÉ Etudiantes et étudiant à la maîtrise en service social, Université de Sherbrooke a loi modifiant le Code des professions dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines, communément appelée loi 21, est officiellement en application depuis 2012, et ses répercussions, pour le moins pernicieuses, se font toujours ressentir à l\u2019heure actuelle.Découlant du rapport Trudeau (2005), cette loi vient circonscrire les champs d\u2019exercice professionnel de huit professions : psychologue, travailleur social, psychoéducateur, conseiller d\u2019orientation, thérapeute conjugal et familial, ergothérapeute, infirmière et médecin.La loi 21 redéfinit les champs de pratique et réserve à certains professionnels l\u2019exercice d\u2019activités susceptibles d\u2019entraîner un préjudice.Ainsi, nul ne peut pratiquer les actes dits réservés, partagés et exclusifs tels que définis par la loi s\u2019il n\u2019est point titulaire d\u2019un permis valide ou inscrit à un ordre donné.Pour n\u2019en nommer que quelques-uns, ces actes ciblés sont l\u2019évaluation des troubles mentaux, l\u2019évaluation psychosociale ou encore l\u2019évaluation d\u2019une personne dans le cadre d\u2019une décision du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ).Cette loi souhaite ainsi mettre en lumière l\u2019expertise des travailleurs en santé et relations humaines en restreignant leurs interventions et l\u2019usage de leurs outils de travail à leur profession propre.En outre, la loi prévoit l\u2019encadrement de la psychothérapie ainsi que l\u2019intégration au système professionnel des criminologues et des sexologues.Malgré une modernisation bienvenue, certains éléments de la loi 21 sont préoccupants, tant pour les travailleurs que pour le public.A Etre ou ne pas etre reconnu?La question ne se pose même plus ! D\u2019une part, ceux qui peuvent faire partie d\u2019un ordre ont maintenant l\u2019obligation de le faire pour pratiquer certaines activités; d\u2019autre part, ceux qui n\u2019ont pas la formation nécessaire mais qui ont travaillé longtemps dans le domaine peuvent continuer à pratiquer s\u2019il se conforme à certaines exigences.À première vue, cela semble aller de soi.Pourtant, ce n\u2019est pas aussi simple.Les compressions budgétaires, les suppressions de postes, la bureaucratie et la pénurie de main-d\u2019œuvre allant en croissant, les organismes peinent à remanier leurs effectifs et à satisfaire aux exigences de la loi.Particulièrement dans les services communautaires, ceux-ci en grande majorité sous-fi-nancés, ce changement dans la loi a des conséquences négatives sur les services offerts.En effet, certains travailleurs ne peuvent dorénavant plus offrir certains services.Et même s\u2019ils peuvent adhérer au registre des droits acquis, il n\u2019est pas aisé d\u2019obtenir JACQUES NADEAU LE DEVOIR La loi modifiant le Code des professions dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines, communément appelée loi 21, est officiellement en application depuis 2012.Cette loi vient circonscrire les champs d\u2019exercice professionnel de huit professions : psychologue, travailleur social, psychoéducateur, conseiller d\u2019orientation, thérapeute conjugal et familial, ergothérapeute, infirmière et médecin.de la supervision individuelle et de bénéficier de la formation continue réglementaire tel que le demande la loi.Par ailleurs, certains postes d\u2019agents de relations humaines (ARH) devenant réservés aux travailleurs sociaux et autres professionnels en raison des actes réservés, les employeurs doivent alors engager des professionnels plus coûteux et rarissimes.Cette loi ajoute donc un niveau de complexité à l\u2019organisation des services et aggrave la pénurie de main-d\u2019œuvre.Des trous de service se forment déjà et les listes d\u2019attente s\u2019allongent dangereusement.La course au diplôme Comme il fallait s\u2019y attendre, après l\u2019adoption de la loi 21, de nombreux intervenants ont décidé de s\u2019inscrire dans divers programmes universitaires \u2014 c\u2019est notre cas \u2014, puisque l\u2019ob- tention d\u2019un permis des ordres professionnels donnant droit à l\u2019exercice de certaines activités est directement liée à l\u2019obtention d\u2019un diplôme.Déjà en 2009, lorsque le projet de loi a été adopté à l\u2019Assemblée nationale, on observait une course au diplôme universitaire.À cet égard, c\u2019est à se demander si les gens s\u2019inscrivent par réel intérêt ou si c\u2019est par obligation d\u2019adhérer à un ordre professionnel pour ainsi poursuivre l\u2019exercice de leur métier.Alors que la pénurie de personnel est déjà palpable dans tous les milieux de la santé, les listes de rappel n\u2019iront pas en diminuant si une grande partie des travailleurs doivent retourner sur les bancs d\u2019école.Plus inquiétant encore, à l\u2019égard du contingentement universitaire, combien de travailleurs actuels se verront refuser l\u2019accès à la diplomation en raison d\u2019une cote insuffisante, et ce, malgré les années d\u2019expérience sur le terrain?Parallèlement, on risque de voir poindre une dévalorisation des formations collégiales.C\u2019est à se demander si cette loi, sous le couvert de l\u2019intérêt social, ne sert pas davantage à remplir les coffres des différents ordres professionnels et étabbssements universitaires.Porce est d\u2019admettre que les bénéfices récoltés par les différents ordres professionnels et programmes offrant les formations associées sont loin d\u2019être négligeable.Pensons simplement à la pratique de la psychothérapie et son encadrement par l\u2019Ordre des psychologues du Québec.[.] Par-delà la noble idée de protection du public, il advient qu\u2019à cause de la loi 21, de nombreux thérapeutes compétents, faute de répondre à certaines exigences, ne peuvent désormais plus pratiquer sous l\u2019enseigne de la psychothérapie, à moins qu\u2019ils n\u2019investissent temps et argent dans diverses démarches (diplôme universitaire de deuxième cycle, stage supervisé de 600 heures, 765 heures en formation théorique en psychothérapie, etc.).On peut à juste titre se demander combien de thérapeutes compétents ont été sacrifiés durant l\u2019exercice, et ce, pour combien de charlatans écartés au final?Une catégorisation exagérée et réductrice Si la loi 21 a permis l\u2019intégration des criminologues et des sexologues au système professionnel, ce qui est en soi une bonne nouvelle, cela implique toutefois que l\u2019évaluation sexologique devient un acte réservé \u2014 et là apparaît un exemple des dérives de la catégorisation.Alors que les évaluations sexologiques, celles présentées à la Cour notamment, étaient exécutées par des sexologues, des criminologues et des travailleurs sociaux, les deux derniers professionnels ne peuvent désormais plus pratiquer ces évaluations.[.] La reconnaissance des compétences est appréciable, mais on constate que le titre professionnel semble prendre une place exagérée dans la loi 21.Elle suggère une hiérarchisation pour le moins réductrice des professions face aux tâches réservées.La situation où un professionnel ne peut accomplir une intervention donnée, qu\u2019il pratique pourtant depuis des années, et devant orienter le patient vers un collègue \u2014 ce qui entraîne souvent des délais \u2014, car cette intervention ne correspond plus à son champ d\u2019expertise, n\u2019est que trop familière et révélatrice.Alors que l\u2019intervenant s\u2019occupe d\u2019un nombre toujours plus grand de « dossiers » associés à des problématiques variées, le voilà fermement cantonné à sa « case professionnelle ».Il y a là paradoxe.Que nous soyons travailleurs sociaux, sexologues, conseillers d\u2019orientation ou psychoéducateurs, notre but est d\u2019aider.Si nous partageons cette vision, est-il alors nécessaire de catégoriser ainsi notre discipline respective ?Pour finir, nous estimons qu\u2019il aurait mieux valu, en premier lieu, veiller à l\u2019amélioration des services et prendre en considération les besoins réels, soit la pénurie d\u2019employés et le manque de financement.L\u2019influence d\u2019un livre ROBERT LAPLANTE ^^=j| on, il ne s\u2019agit pas ¦» T\" d\u2019un ouvrage de fic-l tion.Qn n\u2019y trouve 1 guère l\u2019esprit sati-1 rique et la critique Al de l\u2019indigence intel-^^=1 lectuelle qui ont marqué le premier roman québécois.La bataille de Londres, le livre de Erédéric Bas-tien, a pourtant quelque chose en commun avec le roman [L\u2019influence d\u2019un livre] de Philipe Aubert de Gaspé.La vaniteuse et butée quête d\u2019or de Charles Amand y préfigure peut-être la perverse ténacité d\u2019un Trudeau décidé à tout mettre en œuvre pour enfermer dans un coffre \u2014 sa Charte canadienne si fétichisée \u2014 la liberté d\u2019un peuple auquel il a une honte névrotique d\u2019appartenir.Dans le monde des essais québécois, le travail de Bas-tien marque un moment charnière : il y a des lustres qu\u2019un ouvrage n\u2019avait eu une telle portée sur le politique.Voilà un essai qui n\u2019éclaire pas seulement une tranche d\u2019histoire, comme on dit familièrement, mais qui en force une relecture radicale.L\u2019expression «coup d\u2019Etat», si elle avait déjà été utilisée.avait la plupart du temps été interprétée comme une métaphore, comme une figure très forte pour exprimer une indignation partisane.L\u2019essai de Bastien établit désormais que les faits abolissent les artifices rhétoriques : un coup d\u2019Etat a bel et bien été perpétré.L\u2019ouvrage frappe dru et ne laisse au démenti que les arguments les plus démagogiques, ceux-là qui laissent aux légitimistes de tout acabit l\u2019odieux soin d\u2019ergoter pour dire que le fait n\u2019est pas la chose puisqu\u2019il y aurait manqué la violence, l\u2019armée, le spectacle autoritariste.Cirque médiatique Le cirque médiatique étant ce qu\u2019il est, l\u2019ouvrage est d\u2019ores et déjà dans l\u2019oblique des projecteurs.La canicule prochaine fera le reste.Il ne faut pas s\u2019en étonner.Il faut tout simplement bien comprendre que le véritable travail revient désormais aux lecteurs.C\u2019est à eux qu\u2019il appartient d\u2019éviter que le sort de l\u2019ouvrage ne soit réduit qu\u2019à celui du best-seller jetable.C\u2019est à eux désormais de faire résonner dans l\u2019espace public la tonitruante logique de la démonstration de Bas-tien.Cet ordre conçu «pour Des Idées en revues « Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou qu\u2019ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, l\u2019éditorial du numéro d\u2019été 2013 des Cahiers de lecture de L\u2019Action nationale (vol.VH, n\u201c 3) portant sur le livre de l\u2019historien Erédéric Bastien intitulé La bataille de Londres.durer mille ans», selon les dires de ce Trudeau-le-Eourbe, est un ordre illégitime.Le Canada de 1982 est une vaste imposture, une insulte à la démocratie.Les institutions qui l\u2019ont rendu possible ne méritent que mépris et dégoût.Les manœuvres que Bastien décrit et documente donnent à voir ce qu\u2019il en est de ces notables à perruque qui portent toge pour cacher la nudité d\u2019un pouvoir qui confisque l\u2019autorité du peuple.Le chartisme, Bastien le décrit dans une lumière crue.LesCdliicrs k hn'i ét LWtiMi fUMiuk 1 T'* Archéologie DE l'Aveni IR lA PROVINCE ENTRE REPUBLIQUE ET COUP O Etat c\u2019est l\u2019affaire d\u2019une élite qui se sert du droit pour détourner et asservir.[.] L\u2019ordre né de la bataille de Londres est un ordre où la majorité gouverne sans partage, une majorité elle-même instrumentalisée par une élite qui se sert de la Charte pour mieux s\u2019accommoder de la démocratie.Qn nous dit que l\u2019ouvrage de Bastien n\u2019a pas trouvé d\u2019éditeur dans la langue du Canada.Rien là de surprenant quand on sait à qui pro- fite le crime.Dès lors qu\u2019il s\u2019agit du Québec, l\u2019establishment intellectuel du Canada n\u2019a jamais de mal à s\u2019accommoder d\u2019une éthique à géométrie variable.Qn peut le déplorer, s\u2019en désoler.Mais pas s\u2019en surprendre.C\u2019est leur affaire \u2014 et c\u2019est une affaire de dominants.La bataille de Londres décrit en fait le dernier moment où les Canadiens français de service ont pris part à l\u2019histoire du Canada.Même sur le devant de la scène, par la suite, ils ne seront plus que les jouets d\u2019un ordre voué à les faire disparaître.Le Canada se fait désormais sans eux, sans nous.Il fait son affaire et peu lui chaut de savoir que les institutions qu\u2019il vénère reposent sur un cloaque.Une affaire de faux jetons Voilà ce que le livre de Bas-tien réintroduit dans le débat politique québécois.Les partisans des «vraies affaires» et du « fruit pas mûr » sont désormais privés d\u2019alibi : ils souscrivent plus ou moins hjqiocri-tement à un ordre qui n\u2019a même plus besoin d\u2019eux pour l\u2019essentiel.En effet, le travail de minorisation définitive étant achevé, la politique fédérale au Québec n\u2019est plus qu\u2019une affaire de faux jetons et de rhétorique de la fausse pudeur : cachez-moi ce minoritaire floué que nous ne voulons pas voir ! Telle est la puissance de ce livre.Qu bien il servira à redresser les paramètres du débat québécois ou bien il se dressera comme un monument pour rappeler la fausse conscience et le goût amer d\u2019une lutte fratricide qui pourrait bien marquer la fin prévisible de l\u2019aventure française en Amérique.Si les livres naissent bien souvent dans la solitude de leurs auteurs, ils vivent toujours dans l\u2019environnement plus ou moins tourmenté de nombreux autres livres.Celui-ci ne fait pas exception à la règle et l\u2019on ne peut le lire qu\u2019en voyant surgir entre les lignes la colère magnifique d\u2019un Marcel Rioux qui, devant le spectacle des faux frères triomphants aux côtés de la reine du Canada, avait cru nécessaire de publier un pamphlet auquel l\u2019essai de Bastien donne une nouvelle pertinence.Qn commencera l\u2019été du bon pied en goûtant la formidable charge ironique de ce petit bijou intitulé Pour prendre publiquement congé de quelques salauds.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (editonahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien T>egh.se(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>av\\.6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Curno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy\t(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm et Louis Gagné (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) , correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) ,Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur), Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice), Elise Girard (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guimond, Yannick Monn, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),yi2Cgiva-0\\ïvier Leclerc (responsable du service a la clientele), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),C\\a.\\ideVie Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 6 AOUT 2013 ACTUALITES MERES SUITE DE LA PAGE 1 du mémoire, parmi lesquels on compte les D\u2019\u2019® Jacques Kadoch et Marie-Josée Bédard.«C\u2019est un dossier qui est très problématique au Québec, une zone grise», déplore aussi l\u2019in-firmiére Lise Doiron, gestionnaire à la clinique de procréation assistée du CUSM.Pour la professeure à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval Louise Langevin, la pratique des mères porteuses «conduit à l\u2019exploitation et à l\u2019instrumentalisation des femmes, qui sont ramenées à leur rôle de reproduction», écrit-elle dans son mémoire transmis au commissaire.Si elle n\u2019hésite pas à s\u2019opposer à cette pratique, elle rappelle le vide juridique qui subsiste au Québec: un contrat de mère porteuse est nul, c\u2019est-à-dire que ni les parents d\u2019intention ni la femme qui offre ses services n\u2019ont à le respecter.Toutefois, la pratique est légale si elle n\u2019est pas rémunérée (seuls les frais directs peuvent être remboursés à la mère porteuse).Si des couples y ont recours, ce n\u2019est pas étranger au programme de gratuité, selon M® Langevin.« On peut penser que la demande augmentera», écrit-elle.«Le législateur québécois joue à l\u2019autruche et tolère la pratique, laissant le marché de la reproduction se réguler, avec des dérives possibles», ajoute-t-elle.Dans un cas, un enfant né en 2008 d\u2019une mère porteuse n\u2019a pu être adopté par la mère d\u2019intention, sur les six causes semblables recensées par M® Langevin dans la jurisprudence québécoise.Exceptionnellement, seul le nom du père figure sur l\u2019acte de naissance de cet enfant.Le juge avait à l\u2019époque refusé de faire preuve à\u2019«aveuglement volontaire» concernant la pratique des mères porteuses et décidé que l\u2019enfant «n\u2019avait pas droit à une filiation maternelle à tout prix».Dans cinq autres cas, la filiation a été accordée aux deux parents adoptifs.Pour Louise Langevin, Québec dispose de deux choix: interdire la pratique des mères porteuses ou l\u2019encadrer pour protéger femmes et enfants.Le vide juridique québécois autour de la pratique des mères porteuses est «hypocrite», déplorent aussi l\u2019anthropologue Chantal Collard et la sociologue Marie-Blanche Tahon dans un mémoire commun.Elles soulignent que c\u2019est souvent en l\u2019absence de relations interpersonnelles avec les futurs parents que les mères porteuses se sentent instrumentalisées.Pour les chercheuses, si on devait encadrer la gestation pour autrui, il faudrait favoriser la proximité géographique des deux parties et, surtout, «décourager l\u2019utilisation de femmes pauvres à l\u2019étranger».Des Occidentaux se tournent par exemple vers l\u2019Inde.LOÏC VENANCE AGENCE ERANCE PRESSE L\u2019instrumentalisation du corps de la femme est l\u2019un des problèmes qui se posent en ce qui a trait au recours à des mères porteuses.Elles proposent aussi quelques autres balises: que les mères porteuses aient déjà un enfant, que le projet parental soit dûment évalué, que la gestation pour sa mère ou sa fille soit interdite, par exemple.Dans le cas de couples d\u2019hommes, elles croient que la mère porteuse devrait également être la mère génétique de l\u2019enfant, afin de permettre à ce dernier d\u2019avoir une «incarnation de l\u2019idée d\u2019une mère», ce qui, dans le cas d\u2019un don d\u2019ovule suivi d\u2019une grossesse par une mère porteuse, peut devenir complexe.Le Devoir À lire demain > Plusieurs intervenants suggèrent de resserrer l\u2019accès à la procréation assistée, et, surtout, à la gratuité.Quels critères proposent-ils ?Une consultation publique menée en.privé La consultation publique sur la procréation assistée commandée par le ministre de la Santé Réjean Hébert se déroule jusqu\u2019à maintenant.en privé.Le bureau du commissaire à la Santé et au Bien-être a indiqué au Devoir que les mémoires et les témoignages ne seraient pas rendus publics.C\u2019est plutôt en se tournant vers les acteurs intéressés à ce débat qu\u2019il a été possible pour Le Devoir de dresser un portrait sommaire du résultat de cette consultation publique.Plusieurs déplorent les courts délais qui leur ont été impartis.Lancée discrètement le 19 avril, la consultation devait se terminer un mois plus tard, mais la date limite avait finalement été reportée au 20 juin.«Nous n\u2019avons pu nous pencher sur tous les aspects qui nous tiennent à cœur», déplorent par exemple le regroupement Naissance Renaissance, la Fédération du Québec pour le planning des naissances et la Coalition des familles homoparentales dans un mémoire conjoint.Ils se désolent aussi «qu\u2019aucune consultation avec le grand public n\u2019ait été tenue jusqu\u2019à maintenant».Le rapport doit paraître en janvier 2014.SAINT-REMI SUITE DE LA PAGE 1 (UPAC), qui le soupçonne d\u2019avoir modifié des règlements de zonage et d\u2019avoir contourné des règles d\u2019attribution de contrats, notamment dans le dossier de la caserne de pompiers de la municipalité.Il aurait ainsi utilisé ses pouvoirs pour s\u2019assurer que des projets soient développés et construits par ses proches et ses partenaires d\u2019affaires.Son fils, Sébastien Lavoie, et l\u2019entrepreneur, Dominic Dorais, ont aussi été arrêtés lors de cette opération.Michel Lavoie fait maintenant face à 14 chefs d\u2019accusation pour des faits qui se seraient déroulés entre mars 2010 et septembre 2011, mais son procès n\u2019aura pas lieu avant octobre prochain.«Moi, je ne veux pas être représentée par quelqu\u2019un qui a des accusations criminelles qui pèsent contre lui.Il n\u2019a plus l\u2019autorité morale [pour diriger la municipalité].Ce sont des accusations sérieuses qui pèsent contre lui», a indiqué M\u201c® Boyer à la cour.Sa cause est défendue par des avocats de la Clinique juridique Juripop.«C\u2019est un test pour nous d\u2019invoquer la loi 10 alors que tous les autres maires, qui faisaient face à des accusations criminelles, ont finalement démissionné», a tenu à mentionner Marc-Antoine Cloutier, le directeur général de Juripop, «Michel Lavoie est le seul maire au Québec accusé au criminel qui est encore au Michel pouvoir et nous croyons qu\u2019il vaudrait mieux qu\u2019il soit relevé de ses fonctions pour protéger l\u2019intérêt de la municipalité et des citoyens en attendant de savoir s\u2019il est coupable ou non» poursuit-il.M.Cloutier rappelle que la loi 10 a été adoptée, en novembre dernier, alors l\u2019ancien maire de Mascouche, Richard Mascotte, refusait de démissionner malgré la colère des citoyens.Richard Marcotte a fini par céder à la pression des citoyens, de même que l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt et l\u2019exmaire par intérim de Montréal, Michael Applebaum.Le maire Michel Lavoie refuse quant à lui de quitter ses fonctions en défen-\u2014 dant sa présomption d\u2019innocence, ses droits démocratiques à titre d\u2019élu et ceux des citoyens qui l\u2019ont élu.Lundi, les avocats de Juripop et ceux Lavoie de Michel Lavoie ont tous fait leurs plaidoiries devant la Cour supérieure.Les audiences se poursuivent, aujourd\u2019hui, alors que le procureur du Québec sera appelé à plaider.Le jugement pourrait être rendu au cours des prochains jours.Le Devoir FILLES SUITE DE LA PAGE 1 grasse, qui la plus belle, qui celle qui possédait les plus fortes hanches.D\u2019où vient cette confusion?Un siècle avant les Filles du Roy, Rober-val était bien venu en Nouvelle-France avec d\u2019anciens prisonniers.Mais l\u2019expédition était repartie.Les Antilles fourniront aussi quelques exemples à ceux qui imaginent les colonies comme un repaire de forçats et de prostituées.L\u2019hôpital de la Salpêtrière, d\u2019où sont venues plus de 250 Filles du Roy, deviendra d\u2019ailleurs une prison (la Maison de la Force) où l\u2019on enfermera les prostituées.Mais seulement à partir de 1685.Des modèles de vertu?Jusqu\u2019à Mordecai Richler, de nombreux plumitifs entretiendront la légende.Il n\u2019en fallait pas plus pour que, trois siècles durant, d\u2019autres prennent l\u2019exact contrepied et vantent l\u2019exceptionnelle vertu de ces filles pratiquement élevées au rang de saintes.Pour Réal Ouellet qui a dirigé la publication des œuvres de Lahontan, ces quelques phrases pleines d\u2019ironie qui ont fait les choux gras des gardiens de la vertu doivent être replacées dans leur contexte.«Toute l\u2019œuvre de Uihontan est une critique de la colonisation française et de son autoritarisme.Lahontan critique la colonisation du début du XVIIL siècle beaucoup plus que celle de l\u2019époque des Filles du Roy.» L\u2019époque de Lahontan est celle de la révocation de l\u2019édit de Nantes et de la fin de la paix religieuse.C\u2019est aussi celle du code noir appliqué aux esclaves des Antilles et d\u2019un certain libertinage.Lahontan est un libre-penseur, un libertaire dit Ouellet.«Il critique sévèrement le mariage, fustige la continence sexuelle des religieux, mais prêche une sexualité tranquille.Il ne manifeste pas de sensibilité particulière à l\u2019égard de la population de la Nouvelle-France.Ce qui l\u2019inté- LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 resse, c\u2019est la critique de la stratégie coloniale de la France vers 1690.» Au contraire de celle de Lahontan, l\u2019époque des Filles du Roy fut celle de la réforme catholique et des sociétés de dévots comme la Compagnie du Saint-Sacrement, liée à la fondation de Montréal.Elles avaient pour mission de «bâtir Jérusalem au milieu de Babylone», disait Bossuet.D\u2019ailleurs, l\u2019ursuline Marie de l\u2019Incarnation ne s\u2019était-elle pas plainte qu\u2019«f/ vient [en Nouvelle-France] beaucoup de canaille de l\u2019un et de l\u2019autre sexe, qui cause beaucoup de scandale» ?Le clergé va s\u2019acharner sur Lahontan, dit Ouellet.«On en fait un épouvantail, un souffre-douleur.» Cette vision est d\u2019ailleurs toujours présente dans l\u2019acharnement de certains mettent encore à démontrer coûte que coûte l\u2019irréductible vertu des Filles du Roy.L\u2019historien Jean Blain a montré comment cet éloge de la vertu des Filles du Roy correspondait à «l\u2019idéalisation progressive de la société coloniale» qui se développait à la fin du XIX® siècle.Dans son histoire de La vie libertine en Nouvelle-France, Robert-Lionel Séguin a aussi montré que la diversité des mœurs a toujours régné dans la colonie.Plus fertiles qu\u2019en France Au fait, que sait-on de la «moralité» de ces aventurières ?Pas grand-chose, reconnaît le généalogiste Marcel Fournier.«Plusieurs étaient orphelines, mais les filles placées à la Salpêtrière avaient peut-être aussi \u201cdéshonoré\u201d la famille.Ça ne serait pas impossible.» L\u2019une ^\u2019elles, Catherine Guichelin venue de Laon, en Ile-de-France, aura cinq enfants illégitimes de cinq pères différents.L\u2019historien et démographe Yves Landry a cependant démontré que les quelque 800 Filles du Roy pouvaient difficilement être des prostituées.Parmi elles, on dénombre moins de 1 % de naissances hors mariage et seulement 5% d\u2019enfants conçus avant le mariage.«A l\u2019époque, les prostituées étaient souvent stériles, dit-il.Or, les Filles du Roy sont plus fertiles et le sont plus longtemps que la moyenne des femmes de la métropole.» Comme les Filles du Roy jouissaient de meilleures conditions de vie et d\u2019une meilleure alimentation une fois en Nouvelle-France, Landry soupçonne qu\u2019elles avaient probablement une fréquence plus élevée de rapports sexuels.Certains romans à l\u2019eau de rose, même récents, ont décrit des fdles enchaînées qu\u2019on envoyait au bagne.«Ce n\u2019était pas le bagne, corrige Maud Sirois-Belle, auteure de plusieurs articles sur le sujet.On peut certes imaginer que certaines familles avaient mis des filles sur le bateau pour s\u2019en débarrasser.Mais elles avaient le droit de revenir.» En 1667, une douzaine d\u2019entre elles signent une réclamation et refusent carrément de partir parce que les promesses qu\u2019on leur avait faites n\u2019avaient pas été honorées.Des consentes n\u2019auraient pas agi ainsi.Et l\u2019amour?Les Filles du Roy se marient vite.Il leur faut quelques mois tout au plus pour trouver un bon parti.A l\u2019époque, le mariage est plus affaire de dot que d\u2019amour, dit le généalogiste Marcel Fournier.«La grande majorité sont parties de leur propre gré.Une fois en Nouvelle-France, elles avaient le gros bout du bâton et pouvaient signer un, deux ou trois contrats de mariage.» Le nombre de prétendants était tel que plusieurs Filles du Roy n\u2019hésitèrent pas à changer de parti à la derniçre minute.Les fréquentations étaient brèves.A Montréal, elles se déroulaient à la maison Saint-Gabriel, sous l\u2019œil de Marguerite Bourgeoys.Maud Sirois-Belle a retracé le parcours des deux Filles du Roy dont elle est la descendante : Marie Major et Anne Perreault.Lorsqu\u2019elle eut entre les mains l\u2019inventaire après décès de cette dernière, elle fut bouleversée.«J\u2019étais fière, dit-elle, de descendre d\u2019une femme de cette trempe qui avait donné naissance à dix enfants et refait sa vie dans une cabane de bois de Vile d\u2019Orléans.C\u2019était bouleversant.Ces femmes n\u2019étaient ni saintes ni pouliches.Je crois qu\u2019on peut dire qu\u2019elles furent les mères de la nation.» Le Devoir HIROSHIMA SUITE DE LA PAGE 1 des ruines, je ne pouvais plus bouger, j\u2019avais un étrange sentiment de sérénité, comme si la mort venait Et puis, j\u2019ai commencé à entendre mes copines de classe crier maman et une voix d\u2019homme est venue me sortir de ma torpeur», raconte-t-elle avant de prendre une petite gorgée de son thé.«De peine et de misère, fai réussi à me lever, tout était en feu autour de moi, on nous criait de nous enfuir vers les collines, mais c\u2019était l\u2019horreur autour de nous.Il y avait des morts-vivants partout, des gens nus, brûlés vifi, qui se promenaient avec la peau en lambeaux et les yeux sortis de leurs orbites.Ces images de fantômes sont restées à jamais gravées dans ma mémoire», dit-elle avec autant de précision, même si 68 ans ont passé depuis.Pour Setsuko, il est impossible d\u2019oublier Hiroshima.Il est impossible d\u2019oublier qu\u2019en une fraction de seconde, des centaines de milliers de vies ont été détruites, qu\u2019une ville entière a été rasée et que plusieurs générations ont souffert des radiations pendant des décennies.«Je n\u2019ai pas vu le champignon, mais fêtais à un kilomètre et demi de l\u2019épicentre où la température est montée jusqu\u2019à un million de degrés.C\u2019est un miracle que faie survécu.Après l\u2019explosion, fai retrouvé mon père et ma mère qui étaient heureusement en dehors de la ville, mais ma sœur et mon neveu de quatre ans ont été complètement brûlés.Ils étaient méconnaissables, on a réussi à savoir que c\u2019était ma sœur grâce à une barrette qu\u2019elle portait dans ses cheveux», souligne Mme Thur-low avec un trémolo dans la voix.À ce moment-là, elle n\u2019avait toujours aucune idée qu\u2019une bombe nucléaire venait d\u2019être larguée sur Hiroshima.Elle savait encore moins que cette bombe était appelée Little Boy.Tout ce qu\u2019elle a entendu dire quelques jours plus tard, c\u2019est qu\u2019une nouvelle arme venait d\u2019être testée par les Etats-Unis.«On ne savait vraiment rien, mais fai vu son impact, fai entendu pendant des jours des gens réclamer de l\u2019eau et crier de douleur.C\u2019est assez pour savoir que cette arme peut détruire l\u2019humanité», mentionne Setsuko qui est devenue une fervente militante pour l\u2019abolition des armes nucléaires dans le monde.«Tant que les puissances en auront, il y aura toujours des risques que ça se reproduise, que quelqu\u2019un quelque part décide de l\u2019utiliser et nous anéantisse à jamais», dit-elle en critiquant du coup toutes les stratégies de dissuasion nucléaire.«C\u2019est absurde de croire qu\u2019en acquérant la bombe nucléaire, un pays court moins de risques d\u2019en recevoir une parce que son opposant va craindre d\u2019en recevoir une en retour.Ce qu\u2019il faut c\u2019est que les Etats les éliminent complètement», estime M\u201c® Thurlow, avouant qu\u2019elle trouve «hypocrite» la communauté internationale qui critique la Corée du Nord ou encore l\u2019Iran qui menace de se procurer l\u2019arme nucléaire.Que fait le Canada?«Les pays nucléaires ne sont pas en train de se débarrasser de leur armement, ils ne montrent pas l\u2019exemple.Alors de quel droit peuvent-ils donner des leçons?», demande-t-elle avant de s\u2019emballer à nouveau.«Et puis, au Canada, que faisons-nous pour éviter qu\u2019une autre attaque nucléaire ne se reproduise ?Le gouvernement Harper ne parle jamais de cet enjeu et pourtant, nous devrions tous être préoccupés des risques de l\u2019existence de telles bombes», affirme M\u201c® Thurlow, qui se fait un devoir de rappeler, tous les 6 août, mais aussi le reste de l\u2019année, les conséquences d\u2019une attaque nucléaire sur la population civile.«Cent quarante mille personnes sont mortes en 1945 après l\u2019attaque d\u2019Hiroshima, mais des milliers de personnes ont aussi été gravement malades et de nombreux enfants sont nés déformés», rappelle à juste titre Setsuko.«Pendant des années, fai examiné mon corps tous les jours pour m\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y aurait pas quelque chose qui apparaîtrait.Aujourd\u2019hui, j\u2019y pense beaucoup moins, mais lorsque fai voulu avoir des enfants, c\u2019était terrible.E n\u2019y a pas une femme qui veut mettre au monde des enfants qui n\u2019ont pas de bras ou de jambes.Il fallait jouer à la roulette russe et fai été chanceuse, fai eu deux garçons en santé et je n\u2019ai pas trop souffert des radiations malgré quelques petits problèmes de santé», explique Setsuko en avouant tout de même que sa vie a été marquée par Hiroshima.«C\u2019est vrai qu\u2019on finit un jour par moins y penser parce que ça ne peut pas toujours être à l\u2019avant-plan.Mais on passe sa vie à chercher un sens à ce qu\u2019on a vécu.Moi, fai passé des années à me demander pourquoi je n\u2019avais pas versé une larme lorsque c\u2019est arrivé.C\u2019était la fin du monde et pourtant, je n\u2019ai pas pleuré.J\u2019ai compris bien plus tard, parce que fai fait des études en travail social, que les êtres humains ont des mécanismes de défense qui leur permettent d\u2019affronter l\u2019inimaginable.Heureusement qu\u2019on les a, parce que je n\u2019aurais jamais survécu à Hiroshima.» Le Devoir Rectificatif Une erreur s\u2019est malencontreusement glissée dans l\u2019article De Courcyse défend de «jouer à la loterie» avec les immigrants, publié dans notre édition du 3 août 2013.La titulaire de la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l\u2019Université du Québec à Montréal cité dans le texte se nomme Micheline Labelle et non Michèle Labelle.Toutes nos excuses.D Le Devoir sur ledevoir.com CG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tahonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone 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