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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-08-10, Collections de BAnQ.

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[" Raonic et Pospisil accèdent au carré d\u2019as Page C 7 La trash nostalgie du cinéaste Robert Morin Cahier Culture -?www.ledevoir.corn ?- CAUTION RADIATION HAZARD EXISTS BETWEEN FLASHING Transport: le silence radioactif d\u2019Ottawa Page B 1 LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 7 9 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AOUT 2013 2,83 $+taxes=3,25 UusiNE Rio Tinto Alcan FERME À ShAWINIGAN La fin d\u2019une époque Une page de l\u2019histoire industrielle de l\u2019Amérique du Nord se tourne avec la fermeture annoncée de l\u2019usine Rio Tinto Alcan de Shawinigan.La première coulée d\u2019aluminium du Canada s\u2019est faite à Shawinigan en 1901, à l\u2019usine de la Pittsburgh Reduction, qui allait donner naissance au géant Alcan.La perte de 450 emplois fait mal dans la «ville de l\u2019électricité», qui fut l\u2019une des plus industrialisées \u2014 et prospères \u2014 du continent.MARCO FORTIER à Shawinigan Rémi St-Onge avait un pincement au cœur, vendredi matin, en arrivant à la shop.Il ressentait plein d\u2019émotions contradictoires.La fierté d\u2019avoir tout donné.La tristesse de perdre son emploi, de renoncer à l\u2019ambiance de travail, à la camaraderie.Et il cachait mal une certaine amertume, deux jours après l\u2019annonce de la fermeture de Tusine d\u2019aluminium qui fait partie du paysage depuis sept décennies à Shawinigan.«Je me sens comme quand mon père est décédé.Je suis en deuil», dit le tuyauteur de 61 ans, qui a VOIR PAGE A 10 : USINE Lire aussi > La viiie veut tourner ie dos à «i\u2019ancien temps».Shawinigan songe déjà à une nouvelle économie créative.Page A 8 J FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Rémi St-Onge, tuyauteur, 61 ans, 11 ans de service.«Je me sens comme quand mon père est décédé.Je suis en deuil.On a été privil^és de Uavailler ici.J\u2019ai été 19 ans à mon compte avant de rentrer à l'usine, et je Uavaillais 80, 90 heures par semaine, jour et nuit On avait de Uès bonnes conditions de travail ici.» Montréal-Nord Cinq ans plus tard, comment tourner la page ?Cinq ans après la mort de Fredy Villanueva et l\u2019emhrasement qui allait s\u2019ensuivre à Montréal-Nord, nous avons fait le pari de tâter le pouls d\u2019un quartier complexe, en convalescence, qui a décidé de reprendre les rênes de son destin.VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR Peu d\u2019arrondissements à Montréal ont dû composer avec un héritage aussi malaisé que Montréal-Nord.ANTOINE DION-ORTEGA Derrière l\u2019aréna Henri-Bourassa, sur le boulevard Rolland, le monument commémoratif à Fredy Villanueva a tenu bon.C\u2019est bien peu de chose en réalité : un tapis de pierres blanches, des cierges, des fleurs et même deux bibles grandes ouvertes, abîmées par les intempéries.Autour du jeune érable qui l\u2019abrite, on a enroulé pour l\u2019occasion une banderole d\u2019anniversaire.Vandalisé une dizaine de fois depuis son érection à Tété 2009 \u2014 le pauvre arbre a même été brûlé cette année-là \u2014, ce monument de fortune est un rappel obstiné de ce qui s\u2019est produit ici le 9 août 2008.Que le passant s\u2019en émeuve encore ou qu\u2019il passe son chemin en levant le nez, plus personne à Montréal-Nord ne doute que la mort de Fredy Villanueva fasse bel et bien partie de l\u2019histoire du quartier.Ce jour-là, après une intervention ayant mal tourné, un policier déchargeait son arme sur trois adolescents, tuant un jeune homme de 18 ans d\u2019origine hondurienne, Fredy Villanueva, alors travailleur saisonnier dans un champ de haricots de Saint-Rémi.Le lendemain, une population excédée se soulevait spontanément, plongeant le quartier nord-est dans une émeute dont les images allaient bouleverser tout le Québec.La colère des citoyens allait gronder jusqu\u2019à ce que le gouvernement se résigne, le décembre 2008, à déclencher une enquête publique siu l\u2019intervention, enquête qui VOIR PAGE A 10 : MONTRÉAL-NORD Dossier > Être jeune à Montréal-Nord.L\u2019aménagement, un outil pour la renaissance.Pages A 6 et A 7 Surveillance Obama promet des réformes an nom de la transparence Washington \u2014 Le président américain Barack Obama a promis vendredi des réformes dans la surveillance des communications au nom de la «transparence» et de la «confiance», mais a démenti tout abus, après la polémique déclenchée par les révélations d\u2019Edward Snowden.Consacrant une grande partie d\u2019une conférence de presse aux programmes de l\u2019agence de sécurité nationale (NSA) mis en lumière par les révélations de M.Snowden, un ancien consultant réfugié en Russie, M.Obama a dit sa volonté de «travailler avec le Congrès pour mettre en place des réformes appropriées» de la disposition du Patriot Act, qui chapeaute ces opérations.Le Patriot Act est un ensemble de lois sécuritaires adoptées peu après les attentats du 11-Septembre.L\u2019un de ses articles a été utilisé par le gouvernement pour justifier la collecte des métadonnées téléphoniques (durée des appels, numéros appelés) par la NSA, puissante agence «L\u2019Amérique n\u2019est pas intéressée par l\u2019espionnage des gens ordinaires» VOIR PAGE A 10 : OBAMA Aujourd\u2019hui Tourisme > L\u2019Écosse à l\u2019état pur.Une île sacrée qui tient lieu de nécropole pour les rois.Cahier Plaisirs Économie > Saignée d\u2019emplois au Québec.Le taux de chômage grimpe à 8,2 comparativement à 7,2 pour le Canada.Page C1 1 __________________ Avis légaux.Culture Décès.Mots croisés Petites annonces Sudoku .C5 .C 10 C6 .B 6 C6 .D4 a\" Hydro Québec Partenaire depuis 1999 '\\^XOlrY\\Ry.Qxsrn, 14^ FESTIVAL INTERNATIONAL jardins de métis retord gardens ?******* ¦\tGouvernement Government 1^1 du Canada of Canada DE JARDINS Jusqu\u2019au 29 septembre 2013 Route 132, Grand-Métis, Québec www.jardinsdemetis.com Québec !?Marie & Raynald AUBERGE DU GRAND FLEUVE Bouquin couette au bord du fleuve et à l'écart de la route 132 131, rue Principale, Métis-sur-Mer Tél: 418 936-3332 ou 866 936-3332 www.aubergedugrandfleuve.qc.ca 77831303447932 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AOUT 20IS ACTUALITES COLOMBIE-BRITANNIQUE Des citoyens veulent intenter un recours collectif contre le gouvernement après un déversement de carburant Vancouver \u2014 Des résidants de la Colombie-Britannique espèrent déposer un recours collectif après le déversement de 35000 litres de carburant le mois dernier, dans le sud-est de la province.Le 26 juillet, sur une route forestière de Slocan Valley, un accident impliquant un camion-citerne rempli de carburant destiné à des hélicoptères de lutte contre les incendies a provoqué le déversement de la majeure partie de sa cargaison dans les cours d\u2019eau avoisinants.Des allégations de négli- gence et de nuisance ont été lancées contre le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique et l\u2019entreprise Executive Flight Centre, qui était responsable du camion.La demande de recours collectif a été mise en oeuvre par Robert Kirk, un résidant de la région touchée, et quelques voisins.Dans une déclaration accompagnant le recours, M.Kirk affirme qu\u2019un dépôt de carburant improvisé s\u2019est formé dans cet environnement fragile, créant une zone morte.La poursuite soutient aussi que la province a utilisé de l\u2019eau contaminée par de l\u2019essence pour combattre un incendie de forêt par avion-citerne, ce qui a causé davantage de dommages.Aucune de ces allégations n\u2019a été entendue en Cour.Les citoyens cherchent à obtenir une ordonnance de la NOUVEAUX À COMPTEll DU 3 SEPTEMBRE VOTRE PHARMACIEN EST FIER DE POUVOIR; 1\tPROLONGER UNE ORDONNANCE 2\tAJUSTER UNE ORDONNANCE 3\tEFFECTUER LA SUBSTITUTION THÉRAPEUTIQUE D\u2019UN MÉDICAMENT EN CAS DE RUPTURE D\u2019APPROVISIONNEMENT 4\tADMINISTRER UN MÉDICAMENT AFIN DE DÉMONTRER L\u2019USAGE APPROPRIÉ AU PATIENT 5\tPRESCRIRE ET INTERPRÉTER DES ANALYSES DE LABORATOIRE 6\tPRESCRIRE UN MÉDICAMENT POUR UNE CONDITION MINEURE LORSQUE LE DIAGNOSTIC EST CONNU 7\tPRESCRIRE UN MÉDICAMENT LORSQU\u2019AUCUN DIAGNOSTIC N\u2019EST REQUIS LES SERVICES PROFESSIONNELS, NON COUVERTS PAR UN ASSUREUR, QU\u2019IL SOIT PUBLIC OU PRIVÉ, DEVRONT ÊTRE DÉFRAYÉS PAR LE PATIENT SELON LES HONORAIRES DÉTERMINÉS PAR LE PHARMACIEN PROPRIÉTAIRE.Pour connaître les coûts et obtenir plus de détails sur les services, visitez monpharmacien.ca.ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES PHARMACIENS PROPRIÉTAIRES Cour qui forcerait les défendeurs à consulter un expert environnemental indépendant pour surveiller les dommages écologiques et y remédier.Les défendeurs auront 21 jours pour présenter leur défense, après quoi les plaignants chercheront à faire cer-tiher leur recours.Contamination Quelques heures après le déversement, 2500 résidants de la région de Slocan Valley ont reçu un avis d\u2019évacuation à cause de la contamination de l\u2019eau.Quelques mesures de restriction sur l\u2019eau mises en place après l\u2019incident ont été levées mardi.Les autorités de la santé ont affirmé que les résidants pouvaient à nouveau utiliser l\u2019eau de la rivière Kootenay et en aval du barrage Brilhant.Cependant, un ordre de non-utilisation demeure en place pour les résidants dont l\u2019eau courante provient de Lemon Creek et de la rivière Slocan.Depuis le déversement, des résidants se sont plaints de problèmes de santé, notamment de démangeaisons cutanées, d\u2019émanations provenant des meubles et des vêtements, de même que de difficultés financières.La Presse eanadienne L\u2019affaire sera examinée de près par Ottawa, promet Harper Campbellton \u2014 Le gouvernement fédéral évaluera s\u2019il est nécessaire qu\u2019Qttawa joue un rôle dans la façon dont les boutiques d\u2019animaux exotiques sont réglementées à la suite de la mort de deux enfants tués par un serpent au Nouveau-Brunswick, a annoncé vendredi le premier ministre Stephen Harper.M.Harper a fait ces commentaires à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, alors que des employés de zoos saisissaient 23 reptiles ayant appartenu à l\u2019animalerie Reptile Qcean à Campbellton.H a promis que le fédéral examinerait les faits ahn de déterminer si Qttawa pouvait faire quelque chose pour éviter qu\u2019une telle tragédie ne se reproduise.Offert par Environnement Canada Le python de Seba responsable des deux décès avait été confié à l\u2019animalerie Reptile Qcean par Environnement Canada il y a 11 ans, bien que l\u2019espèce soit interdite sans permis spécial dans la province.Cette information a été confirmée vendredi par le porte-parole d\u2019Environnement Canada, Mark Johnson.11 a révélé que le ministère fédéral avait été mandaté pour transporter le serpent jusqu\u2019à l\u2019animalerie de Campbellton en août 2002, après qu\u2019il eut été abandonné à la SPCA de Moncton.Des documents ministériels indiquent que l\u2019animalerie était alors considérée comme un zoo.Le ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick exige que seuls les zoos accrédités puissent faire une demande de permis pour garder des espèces interdites, dont fait partie le python de Seba au centre du drame.L\u2019organisation Aquariums et zoos accrédités du Canada, qui soutient être la seule instance reconnue par le gouvernement fédéral pour accréditer les zoos du pays, affirme ne jamais avoir reçu de demande de permis de Reptile Qcean.La Presse eanadienne ^ http://goo.gl/lif7rN LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AOUT 2013 A 3 ACTUALITES ELECTIONS MUNICIPALES Coderre rafle tous les élus de Saint-Léonard Les cinq nouveaux candidats de l\u2019Équipe Coderre sont d\u2019anciens membres d\u2019Union Montréal BAHADOR ZABIHIYAN Le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre a recruté cinq nouveaux candidats, tous des élus actuels de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard et anciens membres du parti d\u2019Union Montréal.Il s\u2019agit du maire d\u2019arrondissement Michel Bissonnet, des conseillers de Ville Dominic Per ri et Robert L.Zambito, ainsi que des conseillers d\u2019arrondissement Mario Battista et Lili-Anne Tremblay.M.Bissonnet a été élu maire de Saint-Léonard pour la première fois en 2008.Avant de devenir un élu municipal, il a été député libéral à l\u2019Assemblée nationale pendant 27 ans.Dominic Perri est aussi un élu municipal de longue date.Il a été porté au pouvoir pour la première fois en 1982.M.Battista en est à son sixième mandat comme conseiller d\u2019arrondissement.De son côté, Robert L.Zambito a fait son entrée sur la scène politique municipale en 1986, à Saint-Léonard.M\u201c® Tremblay est conseillère depuis 2009.M.Battista, M.Zambito et M.Perri ont tous les trois été conseillers alors que Frank Zampino était le maire de Saint-Léonard, entre 1990 et 2008.Commission Charbonneau Lors des audiences de la commission Charbonneau en avril, Frank Zampino, qui a été président du comité exécutif de Montréal, {{ n y a des pommes pourries dans tout.La vaste majorité, la très vaste majorité, est composée de gens qui sont honnêtes.)) avait expliqué que c\u2019est M.Bissonnet qui l\u2019avait introduit dans le monde de la politique municipale.Certains témoins devant la commission Charbonneau avaient identifié M.Zampino comme étant un de ceux qui avaient mis en place un présumé système de partage des contrats à la Ville, dans les années 2000.M.Zampino avait nié avoir eu connaissance qu\u2019un tel système existait.Union Montréal avait été dissous l\u2019année dernière.M.Coderre estime que les anciens d\u2019Union Montréal qu\u2019il a récemment recrutés sont des élus d\u2019expérience, qui n\u2019ont rien à se reprocher.«Il y a des pommes pourries dans tout.La vaste majorité, la très vaste majorité, est composée de Denis Coderre, à propos des anciens membres d\u2019Union Montréai gens qui sont honnêtes et qui travaillent pour les citoyens», explique M.Coderre, au sujet des anciens membres d\u2019Union Montréal.L\u2019Equipe Denis Coderre compte plus d\u2019une quinzaine de candidats issus des rangs d\u2019Union Montréal.La semaine dernière, M.Coderre avait réussi à recruter le conseiller d\u2019Ahuntsic-Cartierville et président du conseil de la Ville de Montréal, Harout Chitilian.En outre, Lionel Perez, maire intérimaire de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et ancien membre d\u2019Union Montréal, a lui aussi re-joint récemment les rangs d\u2019Equipe Denis Coderre.Le candidat à la mairie précise que son parti compte aussi des an- ciens membres de Vision Montréal, comme Anie Samson, Chan-tale Rouleau ou encore Suzanne Décarie.La campagne de recrutement bat son plein sur la scène municipale.«C\u2019est sûr que présentement, tout le monde fait des téléphones de tous bords», explique M.Coderre.Son parti a multiplié les annonces de nouvelles candidatures ces derniers jours, et compte présenter d\u2019autres recrues «la semaine prochaine», prévoit M.Coderre.Marcel Côté Pour sa part, le candidat à la mairie Marcel Côté annoncera de nouvelles candidatures «dans le courant du mois d\u2019août», explique Olivier Lapierre, le porte-parole adjoint de M.Côté.«Il y aura beaucoup de sang neuf», précise M.Lapierre.La plupart des personnes que M.Côté a approchées en sont «à leur première expérience au niveau municipal».Une fois en place, le parti de M.Côté comptera au moins un ancien d\u2019Union Montréal, à savoir Marvin Rotrand, qui est conseiller de Ville pour Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.Toutefois, le parti «Coalition Montréal-Marcel Côté» doit encore attendre de recevoir une \u201cautorisation\u201d du Directeur général des élections du Québec avant de présenter officiellement des candidats, précise M.Lapierre.Le Devoir LOI ANTI-GAIS EN RUSSIE Stephen Harper exprime son malaise Le premier ministre Stephen Harper a ajouté son grain de sel à la controverse entourant la loi russe qui interdit le militantisme pour la cause homosexuelle.Lors d\u2019un événement vendredi à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, il a affirmé que les Canadiens s\u2019attendaient de leur gouvernement qu\u2019il défende les droits de la personne.«On n\u2019emprisonne pas et on ne tue pas des gens pour des activités libres entre des adultes.On ne met pas en prison des gens pour avoir exprimé une position politique», a-t-il déclaré.Plus tôt dans la journée, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, avait affirmé qu\u2019il souhaitait que la controverse soit résolue avant le début des Jeux olympiques de Sotchi, en février.Bien que M.Baird ait ouvertement décrié la loi russe, estimant qu\u2019elle incite à la haine, il a fait la sourde oreille aux nombreux appels au boycottage des Jeux provenant de défenseurs des droits des homosexuels.Le président américain Barack Obama s\u2019est quant à lui positionné contre le boy-quantàlui\tcottage des Jeux olym- .\t, piques, lors d\u2019une confé- posiùonne\trence de presse vendredi à , I\tla Maison-Blanche, contre le\tjj g\u2019ggi; particulière- ment «offensé» par la loi russe, mais a estimé qu\u2019il des Jeux\tserait injuste d\u2019empêcher des athlètes qui s\u2019entraî-olympiques\tnent pendant de longues années de participer à ce rendez-vous sportif international.Lors d\u2019une conférence téléphonique vendredi durant un déplacement au Brésil, où il participe à des discussions commerciales, M.Baird a déclaré qu\u2019il était inquiet du sort des athlètes canadiens de minorités sexuelles qui participeront aux Jeux de Sotchi.Il faisait ainsi écho à un commentaire du ministre russe des Sports, Vitaly Mutko, qui a déjà dit que les homosexuels pourront participer librement aux Jeux, mais qu\u2019ils devront répondre de leurs actes s\u2019ils décident de faire la promotion de la cause gaie dans la rue.ministre Baird a déploré cette prise de position, mais il a précisé que les athlètes canadiens n\u2019auront pas à se plier à la loi controversée pendant très longtemps, contrairement aux Russes qui doivent la respecter 365 jours par année.De son côté, le président du Comité international olympique, Jacques Rogge, a demandé vendredi des éclaircissements supplémentaires aux autorités russes relativement à la loi, disant vouloir s\u2019assurer qu\u2019elle ne viole pas l\u2019esprit des Jeux, dont l\u2019objectif est de rendre le sport accessible à tous, sans égard à l\u2019orientation sexuelle, entre autres.Barack Obama s\u2019est boycottage La Presse canadienne PAUL SANCYA ASSOCIATED PRESS Le nettoyage de la fuite de pétrole occasionnée par la rupture d\u2019un pipeline d\u2019Enbridge près de la rivière Kalamazoo au Michigan en 2010 se poursuit encore aujourd\u2019hui.LIGNE 9B D\u2019ENBRIDGE Un « risque élevé de rupture » en cas d\u2019inversion, selon un expert GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ L> inversion du flux de la < ligne 9B d\u2019Enbridge pourrait se faire à un fort coût environnemental, estime l\u2019expert en sécurité d\u2019oléoducs Richard Kuprewicz.Dans un rapport déposé cette semaine devant l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE), il affirme qu\u2019il y aurait un «risque élevé de rupture de l\u2019oléoduc 9» et que le plan d\u2019urgence d\u2019Enbridge n\u2019est pas adéquat pour répondre à un tel problème.M.Kuprewicz a été reconnu comme expert par TONE.Il a produit le rapport pour une coalition d\u2019organismes opposés au projet, notamment Equiterre, Environmental Defence, Environnement Jeunesse, l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique et le Sierra Club Canada (section Québec).Dans le passé, M.Kuprewicz a été consultant pour une série d\u2019organismes, d\u2019agences gouvernementales et de membres de l\u2019industrie des pipelines.Dans son rapport technique d\u2019une trentaine de pages, l\u2019ingénieur pointe trois pro- blèmes avec le projet d\u2019Enbridge.D\u2019abord, des fissures et de la corrosion dans l\u2019oléoduc pourraient provoquer une rupture dans les premières années suivant la mise en œuvre du projet, évalue-t-il.L\u2019ingénieur estime aussi que l\u2019approche d\u2019Enbridge en matière de sécurité ne permettrait pas à l\u2019heure actuelle d\u2019éviter cette rupture.Quatre heures avant une intervention Finalement, M.Kuprewicz juge que les plans d\u2019intervention d\u2019urgence d\u2019Enbridge seraient inadéquats si un accident survenait dans les régions métropolitaines de Toronto et de Montréal.Il faudrait jusqu\u2019à quatre heures pour amorcer l\u2019intervention dans ces deux villes.Pour Steven Guilbeault, directeur principal d\u2019Equiterre, l\u2019analyse de Richard Kuprewicz «appuie clairement [le faitl que ce projet mettra à risque la santé et la qualité de l\u2019environnement de nos communautés», a-t-il commenté.Gillian McEachern (Environmental Defence) estime pour sa part qu\u2019il s\u2019agit de la «plus sévère mise en cause à l\u2019égard du plan d\u2019Enbridge».Dans la foulée du rapport de M.Kuprewicz, deux experts en économie de l\u2019énergie (aussi mandatés par le collectif d\u2019organismes), lan Goodman et Brigid Rowan, ont conclu que la «mise en œuvre du projet constituerait un risque important de dommages et de perturbations économiques majeures» et que les coûts d\u2019une rupture seraient «degraves à catastrophiques».Inversion La compagnie Enbridge souhaite obtenir l\u2019autorisation d\u2019inverser le sens d\u2019écoulement d\u2019un tronçon de la canalisation 9B, entre North Westo-ver, en Ontario, et Montréal (639 kilomètres).lœ pipeline existant a un diamètre de quelque 760 mm et possède une capacité de 240 000 barils par jour.Il transporte actuellement vers l\u2019ouest du pétrole provenant de la mer du Nord, de l\u2019Afrique occidentale et du Moyen-Orient.Les intervenants aux audiences de TONE ont jusqu\u2019au 13 août pour déposer leur preuve.Le Devoir Emmanuel Dubourg JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le député du PLQ dans Viau veut succéder à Denis Coderre Emmanuel Dubourg a démissionné de son poste de député provincial vendredi PIERRE SAINT-ARNAUD Le député libéral de Viau à l\u2019Assemblée nationale, Emmanuel Dubourg, a confirmé vendredi qu\u2019il sera candidat à l\u2019investiture libérale dans la circonscription fédérale de Bou-rassa, laissée vacante par le départ de Denis Coderre qui, lui, brigue la mairie de Montréal.Bien qu\u2019il ne soit pas assuré d\u2019être choisi comme candidat pour porter les couleurs du Parti libéral du Canada, M.Dubourg a du même coup annoncé sa démission immédiate comme député de Viau.lœ député a expliqué qu\u2019il aurait pu demeurer en poste jusqu\u2019au déclenchement de l\u2019élection complémentaire dans la circonscription fédérale, mais il a estimé que cette façon de faire ne rendrait pas justice aux électeurs de la circonscription de Viau.«Faire campagne pour mon élection au fédéral et continuer à garder ma chaise provinciale ne correspond pas du tout à mes valeurs d\u2019intégrité», a-t-il déclaré.M.Dubourg a dit avoir discuté de ses intentions avec le chef libéral, Justin Trudeau, qu\u2019il dit être un ami \u2014 les circonscriptions actuelles des deux hommes se recoupent sur le territoire montréalais \u2014, mais il semble que ce dernier ne lui ait rien promis, si l\u2019on se fie aux propos de M.Dubourg.«Je lui ai fait part de mon intérêt et il m\u2019a dit: «Il y a d\u2019autres candidats, il y a d\u2019autres personnes intéressées, donc, Emmanuel, c\u2019est ta décision»», a rapporté M.Dubourg, tout en reconnaissant que la décision de quitter son siège provincial dès maintenant était sans lendemain.«Dans toute chose, il y a un risque.Si je ne remporte pas l\u2019investiture, bon, voilà, je n\u2019ai pas de ]oh!», a-t-il lancé avec le sourire.Bataille avec George Laraque?Né en Haïti en 1958, M.Dubourg a représenté la circonscription de Viau à l\u2019Assemblée nationale du Québec depuis 2007.S\u2019il devait remporter l\u2019investiture libérale, il affronterait notamment son compatriote George Laraque, le chef adjoint du Parti vert, qui a déjà annoncé sa candidature dans Bou-rassa, une perspective qui n\u2019effraie pas M.Dubourg, du moins pas sur le terrain politique.«Je ne voudrais pas affronter M.Laraque dans un match de hockey! Ça, je vais laisser ça à M.[Da-vidl Desharnais ou EK.Subban.Mais là, maintenant, nous sommes en politique, je vais aller dans cette circonscription-là pour défendre les valeurs libérales», a-t-il dit.Membre de l\u2019Ordre des comptables agréés du Québec, M.Dubourg a fait une maîtrise en administration des affaires à l\u2019Université du Québec à Montréal.lœ chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a salué le travail de son député par voie de communiqué et l\u2019a remercié de son engagement auprès des citoyens.M.Couillard a par ailleurs précisé qu\u2019il ne se présenterait pas dans le comté de Viau et qu\u2019une assemblée d\u2019investiture aurait lieu pour choisir un nouveau candidat.Par ailleurs, le départ précipité de M.Dubourg, moins d\u2019un an après le dernier scrutin général, choque la Ligue des contribuables du Québec.lœ député démissionnaire aura droit, sur la base de ses années de service à l\u2019Assemblée nationale, à une généreuse allocation de transition qui pourrait atteindre 102 500 $, selon la directrice générale de la Ligue, Claire Joly.En incluant le coût d\u2019une nouvelle élection complémentaire dans Viau, les contribuables devront débourser plus de 600 000 $ pour permettre à M.Dubourg de tenter sa chance.La décision de M.Dubourg de quitter son siège si peu de temps après avoir sollicité un nouveau mandat aux électeurs de Viau a de quoi nourrir le cynisme de la population envers la classe politique, a soutenu M\u201c® Joly.«Ça donne l\u2019impression que les gens ne prennent pas leur engagement très au sérieux.C\u2019est un non-respect d\u2019engagement, une rupture de contrat.H y a un problème d\u2019éthique morale à se faire élire pour quatre ans et de ne pas terminer le mandat», a-t-elle fait valoir.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AOUT 2013 ACTUALITES Dans les coulisses DE l\u2019actualité Bébé Doc rentre au pays Dans Tunivers trépidant des actualités, un jour emporte l\u2019autre, sans grande possibilité de flâner trop longuement autour d\u2019une nouvelle.Et pourtant, il y aurait parfois tellement à dire ! Le Devoir vous propose une incursion dans les coulisses de l\u2019actualité en revisitant certains moments forts relatés par nos photoreporters et journalistes.Arrêt sur image.LISA-MARIE GERVAIS janvier 2011._ Port-au-Prince I\tse tenait debout I V I comme elle pouvait, un an après le séisme qui l\u2019avait dévastée.Les commémorations d\u2019usage venaient d\u2019avoir lieu, réveillant la douleur endormie.Pour ajouter au climat d\u2019instabilité, le deuxième tour des élections présidentielles avait été reporté sine die.Que pouvait-il encore arriver en Ayiti chéri ?C\u2019est en fin de journée que la nouvelle est subitement tombée: l\u2019ex-président d'Haiti Jean-Claude Duvalier venait d\u2019atterrir à l\u2019aéroport, après 25 ans d\u2019exil.On a d\u2019abord cru à un canular.Mais les réseaux sociaux se sont emballés.Et la rumeur s\u2019est confirmée.Bébé Doc était de retour.Pour le photoreporter François Pesant et moi, une autre journée de terrain s\u2019achevait sous les dernières lueurs du soleil brûlant de Pé-tionviUe.Profitant d\u2019un moment d\u2019électricité, nous étions en train de^transmettre textes et photos.A Montréal, l\u2019équipe de la rédaction s\u2019apprêtait à fermer la première édition du journal.Sauf que.Devant le retour inusité de Duvalier en Haiti, la une devait être remaniée.Et, évidemment, le temps pressait.Attrapant son appareil, François est parti le premier, suivant les rumeurs, à la recherche de l\u2019hôtel où Duvalier était attendu.Difficile de démêler le vrai du faux de l\u2019information qui se déversait dans la twittosphère.C\u2019est finalement au chic hôtel Karibe qu\u2019a débarqué cet ancien président, à qui on a reproché d\u2019avoir dirigé un régime corrompu, qui semait la terreur par l\u2019entremise de la milice créée par Duvalier père, les Tontons macoutes.Une horde de reporters et de pho- Piqués d\u2019avoir été déjoués, les reporters ont pris en chasse le cortège tographes s\u2019affairait à côté d\u2019un joyeux comité d\u2019accueil disant tout leur amour à leur ex-président rentré d\u2019exil.Ambiance survoltée et, avouons-le, un brin surréaliste.Les opposants à Duvalier, ceux-là mêmes qui ont formé la révolte populaire qui l\u2019a chassé du pouvoir en 1986 après 15 ans d\u2019un régime autoritaire, allaient-ils se manifester?Sortant de sa chambre à l\u2019étage supérieur.Bébé Doc est finalement apparu à la foule.Il a entamé une pénible descente des escaliers, trahissant sa fra-gilité, voire la maladie.L\u2019homme de 59 ans s\u2019est arrêté à un balcon pour saluer ses partisans qui se massaient en bas.Puis, un étrange silence s\u2019est installé pour accueillir les quelques mots qu\u2019il allait peut-être prononcer.Mais rien.Sous les flashs des appareils photo, il a levé les bras au ciel dans un geste présidentiel \u2014 après tout, Duvalier ne s\u2019était-il pas autoproclamé «président à vie» d\u2019Haiti?\u2014, donnant le temps à notre photographe de croquer cet instant.Puis il est disparu.Les minutes s\u2019étaient écoulées.Il fallait retourner à notre quartier général improvisé \u2014 une petite table dans le restaurant de cet hôtel qui n\u2019était pas le nôtre mais dont nous usurpions clandestinement la connexion Internet, rare en ces temps post-séisme.Rédaction, retouches photo.Tombée oblige, nous avons envoyé notre matériel au pupitre à Montréal.Même si tant de questions restaient encore sans réponse.Pourquoi Duvalier était-il rentré au pays?Quelles étaient ses intentions?Malgré les réponses évasives de ses avocats, Duvalier n\u2019a pas pu échapper à une sommation de comparaître au Palais de justice deux jours après son arrivée.Le matin du 18 janvier, après une brève ap- PHOTOS FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Jean-Claude Duvalier est apparu à la foule massée à l\u2019hôtel Karibe.En guise de salutation, le «président à vie» autoproclamé a levé les bras au ciel.Le Devoir a dû refaire sa une ce soir-là.passaient par là.Pendant ce temps, devant le palais de justice, une bruyante foule de partisans de Duvalier scandait sa gloire, brandissant des photos de lui dans ses jeunes années au pouvoir (lorsqu\u2019il a succédé à son père à l\u2019âge de 19 ans, Duvaliçr fils était le plus jeune chef d\u2019Etat au monde).Dans l\u2019air poussiéreux, une odeur de caoutchouc brûlé se dégageait de tas de pneus en flamme.Malgré l\u2019atmosphère tendue, les affrontements ont été passablement contenus.Les opposants au régime Duvalier demeuraient discrets, sans doute pris de peur.Le verdict est finalement tombé : l\u2019ex-dictateur a été notamment accusé de vol, d\u2019abus de pouvoir et de corruption.Livide, Duvalier est sorti sans mot dire de son interrogatoire dans une véritable foire d\u2019empoigne où les représentants des médias se bousculaient avec des policiers.Se frayant un chemin jusqu\u2019à sa voiture, l\u2019ex-président a repris la route de son hôtel de Pétionville, où une réception l\u2019attendait.Quant à François Pesant, il a obtenu son verdict à lui après avoir passé une radiographie dans la clinique d\u2019une ONG: pas de fracture, mais une entorse sévère au pied.Cela ne l\u2019a pas empêché d\u2019être présent à la sortie de Duvalier, où il a capté à bout de bras ce moment insolite: celui de partisans en délire acclamant son héros désormais honni par la justice.Le Devoir Le 18 janvier, des partisans de Bébé Doc scandaient sa gloire devant le palais de justice, un moment que le photoreporter François Pesant a pu capter malgré une course folle à moto.parition au balcon.Bébé Doc a quitté sa « forteresse » par la porte arrière dans une voiture banalisée, escortée par des soldats des Nations unies et des policiers.Piqués d\u2019avoir été déjoués, les reporters ont pris en chasse le cortège qui filait à vive allure.Mon collègue se souvient d\u2019avoir hélé le premier motocycliste qu\u2019il a aperçu, et moi, d\u2019être montée à bord du 4x4 d'une équipe de télé haïtienne.Vrombissements de moteurs, klaxons, sirènes.Sur les routes défoncées de Port-au-Prince, voitures et motos zigzaguaient à une vitesse folle pour s\u2019approcher le plus possible du convoi, évitant les quidams et tout ce qui se trouvait en travers du chemin.En quête de LA «shot», certains téméraires mitraillaient la voiture de Duvalier de leur appareil, le corps à moitié sorti de leur véhicule en marche.Il y avait quelque chose d\u2019absurde dans ce cortège médiatique traquant le fugitif, comme si le fait de lui ravir le portrait revenait à le capturer, à conjurer le danger qu\u2019il représentait.Sur sa moto, François Pesant était quelque part dans le peloton lorsqu\u2019une portière de voiture s\u2019est ouverte devant lui.«Je n\u2019avais rien vu venir.C\u2019est arrivé à la dernière seconde», raconte-t-il.Son conducteur et lui ont été projetés avant de percuter le sol sous les crissements de pneus des autos qui ont dû freiner subitement.Le conducteur s\u2019en est tiré, blessé légèrement.Le pied gauche lourdement enflé, François a quant à lui été recueilli dans le véhicule de bons samaritains : des collègues de La Presse qui Autoroute 15 (des Laurentides) FERMETURE COMPLÈTE CETTE NUIT Detour A-15 sud Fermeture A-15 Boul St-Martin Pont Pie-IX Pont Papineau-Leblanc Pont Médéric- Martin Pont Louis- Bisson Pont Lachapelle Detours A-15 nord 1 MOBILIT MONTR CHACUN FAIT PARTIE .DE LA SOLUTION i quebecSIl.info Le ministère des Transports procédera cette nuit à la démolition de la partie sud du pont d'étagement du boulevard Cartier à Laval, ce qui nécessitera la fermeture complète d'un tronçon de l'autoroute 15 (des Laurentides).NUIT DU SAMED110 AU DIMANCHE 11 AOÛT HQh Fermeture complète de l'autoroute 15 entre les autoroutes 40 à Montréal et 440 à Laval, de samedi 23 h à dimanche 9 h La fermeture des accès à l'autoroute 15 pourra débuter dès 21 h 30.DÉTOURS >En direction sud : autoroute 440 ouest et autoroute 13 sud ?En direction nord : autoroute 13 nord ou avenue Papineau En cas de conditions météorologiques\t\tDÉTOUR\tLes detours seront balises défavorables cette intervention\t\tf*-\ta 1 aide de panneaux pourra etre reportee\t\t1\tde signalisation DES INFRASTRUCTURES Quebec ^ O porter raffinée sur toute la ligne TA DA! Ce solde se prolonge jusqu\u2019à mardi.PAF dans le pif des tarifs ! Sautez sur i\u2019occasion BOÏNG ! BOÏNG ! Réservez d\u2019ici ie mardi 13 août pour profiter de rabais TOTAL MABOUL ! ?i Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 13 août 2013.Voyagez d\u2019ici le 15 décembre 2013.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX 4 par jour 172$ Taxes et frais compris CHICAGO 242$ Taxes et frais compris TORONTO 17 par Jour 132$ Taxes et frais compris MYRTLE BEACH A partir du 3 octobre 265$ SAULT STE.MARIE 206$ fys* *\u2022\tA, \u2018./, - -.,*1?';'.'v.-¦ v A ' ' -A ïJi* :.y.^ 1 -V ! f, W}À\\m i§mu Le secteur Albert-Hudon, à la limite est de Tarrondissement, est le dernier à n\u2019avoir pas été construit.L\u2019administration actuelle nourrit de grandes ambitions pour ce terrain de quelque 60 acres, qui pourrait éventuellement désenclaver le secteur nord-est.Au fond, Laval.L\u2019aménagement, un outil pour la renaissance ANTOINE DION-ORTEGA Peu d\u2019arrondissements à Montréal ont dû composer avec un héritage urbanistique aussi malaisé que Montréal-Nord.Sous la pression démographique des années 1960, ce village ouvrier sera recouvert en toute hâte d\u2019édifices à logements par des promoteurs peu soucieux de la qualité de vie de ses locataires, devenant, dès les années 1970, un point de chute pour les immigrants pauvres.«Au début des années 1960, on entendait encore des gens de Rosemont dire qu'ils partaient pour la fin de semaine dans leur chalet, à Montréal-Nord.» Lorsque l\u2019on traverse l\u2019arrondissement aujourd\u2019hui, ces propos de Roger Lagacé, président de la Société de généalogie de Montréal-Nord, paraissent bien difficiles à croire: l\u2019arrondissement semble littéralement tapissé d\u2019asphalte, traversé par de grandes artères où alternent, de part et d\u2019autre, les édifices à logements et les stationnements vides.Il est vrai que la décennie des années 1960 allait marquer un virage brutal dans l\u2019histoire de la ville.Les promoteurs immobiliers, profitant du boom démographique que connaît alors Montréal, se lancent dans une construction tous azimuts d\u2019édifices locatifs sans qu\u2019aucun plan d\u2019aménagement vienne y imposer une quelconque cohérence.«On se dépêche de construire pour répondre à la pression de l\u2019époque», raconte Hugues Chantal, directeur de l\u2019urbanisme à l\u2019arrondissement.«On n\u2019a pas eu le temps de se projeter dans vingt, trente ans.La planification, ça n\u2019existait pas beaucoup à cette époque-là.Et c\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019on en voit les limites.» Propice à la constitution de ghettos, Montréal-Nord est rapidement devenu un point de chute pour les nouveaux arrivants, un Des occasions de changer Montréal-Nord compte bien profiter du réaménagement du carrefour Henri-Bourassa-Pie-IK par la Ville de Montréal pour revitaliser le boulevard Pie-IX au complet, puisque la Ville prévoit d\u2019y mener des travaux importants au cours des prochaines années.Plus près de nous, le Train de l\u2019Est pourrait entrer en fonction à l\u2019automne 2014 et contribuer à désenclaver l\u2019arrondissement, soulageant ses axes routiers de quelque 5500 passagers aux heures de pointe.Sans compter que les deux gares de Montréal-Nord pourraient servir de leviers dans la revitalisation du secteur industriel, aujourd\u2019hui délabré.«arrondissement de locataires» dont les propriétaires résidaient le plus souvent à l\u2019extérieur, à en croire M.Lagacé.«Ce sont ce que j\u2019appelle des itinérants temporaires, des gens de passage, qui viennent ici deux ou trois ans, subissant leur destin plus qu\u2019ils n\u2019en sont maîtres, dit-il.Ça devient des secteurs où tu débarques parce que les loyers ne sont pas chers et que tu quittes aussitôt que ta situation économique s\u2019améliore», explique quant à lui M.Chantal, qui rappelle que, encore aujourd\u2019hui, près de 75% des Nord-Montréalais sont des locataires.Depuis maintenant quatre ans, l\u2019administration du maire Gilles Deguire s\u2019efforce de regagner le cœur des Nord-Montréalais, multipliant les interventions dans les parcs, les espaces publics, l\u2019offre de services \u2014 le plus souvent avec une marge de manœuvre bien réduite.«Que voulez-vous, Montréal-Nord est construit à 99,7%, affirme M.Deguire.Faire du neuf avec du vieux, ce n\u2019est pas facile, mais on est obligés de le faire.» Son objectif déclaré?«Je veux ressusciter la fierté d\u2019appartenir à un milieu où il fait bon vivre», répond-il sans hésitation.Uîlot Pelletier, laboratoire de la réappropriation Véritable cas d\u2019école, l\u2019îlot Pelletier \u2014 situé dans le cadran sud-est de l\u2019intersection des boulevards Henri-Bourassa et Pie-IX \u2014 était encore reconnu, il y a sept ou huit ans, comme un repère de gangs de rue où la prostitution et le trafic de drogue étaient le lot quotidien de résidants qui n\u2019attendaient, le plus souvent, que l\u2019occasion de déménager ailleurs.Dans ces salles d\u2019attente de la mobilité sociale, la salubrité des lieux s\u2019en ressentait, ajoutant, par un triste cercle vicieux, à l\u2019urgence de déguerpir au plus vite.Faute d\u2019espaces publics, les habitants n\u2019avaient guère l\u2019occasion de se croiser, encore moins de partager.L\u2019îlot Pelletier était bel et bien \u2014 à l\u2019instar de tant d\u2019autres secteurs déstructurés qui abritent des populations vulnérables \u2014 un lieu de passage, plutôt qu\u2019un quartier habité.Cinq ans après l\u2019intervention concertée de la Société d\u2019habitation populaire de l\u2019est de Montréal (SHAPEM) et de l\u2019organisme Paroles d\u2019excluEs, force est d\u2019admettre que les habitants de l\u2019îlot se sont réapproprié leur milieu de vie.Partant d\u2019abord de la trame structurante qu\u2019est le logement social \u2014 le projet a commencé par la création de plus de 200 logements sociaux \u2014, celui-ci s\u2019est progressivement attaqué aux autres besoins des résidants: sécurité alimentaire, emploi, espaces publics, etc.Au cœur de l\u2019îlot, l\u2019ancien stationnement asphalté a été arraché pour faire place à une placette ombragée où foisonne même un luxuriant jardin communautaire.Les résidants s\u2019entraident par l\u2019entre- mise de L\u2019Accorderie \u2014 un système d\u2019échange de services \u2014 et ont développé un groupe d\u2019achats pour lutter contre l\u2019insécurité alimentaire qui sévit dans le secteur.Pour Patrice Rodriguez, il n\u2019y a pas 1000 solutions: il faut mobiliser les résidants.Ça veut dire d\u2019abord un espace communautaire où les gens peuvent échanger et constater qu\u2019ils partagent les mêmes besoins, les mêmes aspirations.«Aujourd\u2019hui, on se gargarise du terme «consultation», mais on parle peu de mobilisation, explique-t-il.Ça veut dire nommer les problèmes fondamentaux que vivent les gens, qui sont structurels plutôt qu\u2019individuels, et remonter vers des prises de position face aux paliers de pouvoir concernés: municipal, provincial, fédéral.» Ces problèmes de fond (pauvreté, exclusion, discrimination, chômage), une offre de services accrue peut bien les soulager, mais jamais les régler: ce sont les structures qu\u2019il faut changer.Et cela déborde largement l\u2019arrondissement Le modèle semble prendre, puisque Paroles d\u2019excluEs est en voie de répéter l\u2019expérience dans le secteur nord-est, aux prises avec des problèmes similaires.Il aura son local communautaire dans la rue Lapierre, tandis que la SHAPEM a procédé à l\u2019acquisition de 121 logements sociaux, auxquels s\u2019ajoutqront 79 autres l\u2019an prochain.A l\u2019arrondissement, qui est partenaire du projet, on reconnaît les mérites de cette approche, en rupture avec les administrations précédentes.«L\u2019élément clé, c\u2019est le sentiment de se sentir chez soi, dit M.Chantal.Les gens interviennent et s\u2019impliquent quand ils ont l\u2019impression d\u2019être chez eux.Si tu es juste de passage, tu ne t\u2019intéresses pas à ce qui se passe.» Collaborateur Le Devoir Enquête publique : où en est-on?Après une interruption de plus de deux ans, l\u2019enquête publique du coroner André Perreault sur la mort de Fredy Villanueva s\u2019est terminée le 28 juin dernier, dans une certaine indifférence.Amorcée en mai 2009 pour être immédiatement boycottée par les victimes, elle allait véritablement prendre son envol en octobre de la même année, pour se poursuivre de façon ininterrompue jusqu\u2019en décembre 2010.Ce long retard s\u2019explique par l\u2019opposition de la Ville de Montréal, en novembre 2010, à ce que soit débattue la question de la sécurité des étuis d\u2019armes à feu \u2014 une demande des victimes qui avait été acceptée par le coroner.Il a fallu attendre que la Cour supérieure rejette la requête de la Ville, en avril dernier, pour que l\u2019enquête puisse finalement aborder la question, les 26 et 27 juin, et se terminer enfin.Le rapport du coroner, qui vise à établir la vérité sur l\u2019événement, devrait être déposé à l\u2019automne.S\u2019il peut formuler des recommandations au gouvernement et même distribuer des blâmes, le coroner ne peut se prononcer sur la responsabilité civile ou criminelle de quiconque.Lagent Jean-Loup Lapointe affecté au SWAT L\u2019affectation récente du policier Jean-Loup Lapointe, qui a abattu le jeune Villanueva, à l\u2019escouade tactique (SWAT) donne bien des maux de tête à ceux qui, à Montréal-Nord, prônent l\u2019apaisement et la réconciliation.«C\u2019est un coup bas pour la population, pour la famille, qui attend toujours des réponses, déplore Reyes.Car il va falloir que la police assume ses erreurs.Dans l\u2019affaire Villanueva, elles n\u2019ont pas été payées.» Pour Christine Black, cela pose un problème de «perception».«Même si en définitive ce n\u2019est pas une promotion mais une affectation, il va falloir en informer les gens pour laisser le moins de place possible aux perceptions.» Lors de la vigile de vendredi, cette affectation a été qualifiée d\u2019insulte, tant à la famille qu\u2019à la communauté.i Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montreal pw Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 - (jortôsy - ^ÆuriôSy lAGENDA MODERNE \u2014\tMIGNON 44ô, ru&St^ŸuJ^ice^, JVæitæ^jffontreal A7eIe^Âxme^ ôi4 6^4ô-4ÿ6^0 dotôü\u20acrtar\u20acy do/ âmd/ao/ (>\u20acn4://'ecâ cù- W A 00 a, /S'A 00 /j;& xamecA/s eO c///na/ixA£^, c/e /OA, 00 a fô A SO ilDIIIIS FABRIQUE AU QUEBEC OPAQUES, SOLAIRES ou TRANSLUCIDE CLAUDE BOUCHARD Montréal - Laval Longueuil 514-231-8677 Lstoresdequalite.ca SUR MESURE \u2022\tStores motorises éto \u2022\tToiles a rouleau \u2022\tStores romains \u2022\tPanneaux coulissants \u2022\tStores horizontaux 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Tex-usine Wa-basso, avenue de la Station, en face de l\u2019ancienne gare, incarnent le passé industriel de Sha-vrinigan.Et peut-être son avenir.Le bâtiment fraîchement rénové accueille le Centre d\u2019entrepre-neuriat, qui a pour mission de faire pousser de petites entreprises partout en ville.Shavrinigan en a besoin, de petites entreprises.Dans «l\u2019ancien temps», au siècle dernier, c\u2019était l\u2019une des villes les plus industrialisées du Canada.Shavri-nigan vivait dans un épais nuage de fumée qui sortait des usines Alcan, Belgo, Gulf, Dupont, CIL, Shavrinigan Chemicals, Carborundum, BL Goodrich et bien d\u2019autres.Les barrages hydroélectriques de la Shavrinigan Water & Pov^er (nationalisée par René Lévesque au tournant des années 60, donnant naissance à Hydro-Québec) ont attiré toutes ces entreprises assoiffées d\u2019énergie.Parmi elles, la Pittsburgh Reduction, qui a coulé à Shavrinigan le premier lingot d\u2019aluminium canadien, en 1901.La Pittsburgh Reduction est devenue Alcan; 112 ans plus tard, l\u2019usine fermera ses portes.Comme toutes les autres usines, condamnées l\u2019une après l\u2019autre depuis quatre décennies.Seule l\u2019usine de papier Résolu de Grand-Mère résiste encore, branchée sur un respirateur artificiel.C\u2019est la fin d\u2019un monde pour Shavrinigan.Virage à l\u2019horizon «On savait que les jours [de l\u2019usine Alcan] étaient comptés, que ce n'était qu'une question de temps, dit Michel Angers, maire de Shavrinigan.Le marché aura eu raison de nous.Au-delà de l'impact dans l'économie, c'est un symbole qui s'éteint.» La perte de 450 emplois bien payés fait mal, dans une petite ville de 52000 habitants.On ne ressent pourtant pas la panique qui avait suivi la fermeture de l\u2019usine de pâtes et papiers Belgo, en 2007.L\u2019usine \u2014 un autre géant qui crachait sa fumée depuis un siècle \u2014 avait été condamnée sans préavis.Depuis, la communauté d\u2019affaires, politique et culturelle de la région a amorcé un redressement de l\u2019économie.«Shawinigan n'est pas en situation de crise, sur le bord de la catastrophe.On est en marche, en mouvement, pour continuer de diversifier l'économie.On est dans un virage très important pour développer des entreprises», dit Luc Arvisais, directeur du Centre local de développement (CLD).Ce personnage incontournable de l\u2019économie régionale a interrompu ses vacances pour parler au Devoir.Et il est intarissable.Il mentionne des mots qu\u2019on entendait rarement à Shavrinigan, à l\u2019époque où les cheminées d\u2019usines dominaient la ville : créativité, innovation, entrepreneuriat.Derrière les murs de brique rouge de l\u2019ancienne usine Wa-basso, Shavrinigan espère implanter une «station du numérique» où de jeunes geeks à lunettes viendront travailler, comme chez Ubisoft, à Montréal.L\u2019entreprise Alchemic Dream envisage de créer un studio qui améliore l\u2019environnement des jeux vidéo.Des investisseurs chinois sont venus visiter l\u2019endroit, le mois dernier.«Le potentiel est énorme.On prévoit accueillir de jeunes travailleurs attirés par la qualité de vie à Shawinigan», dit Luc Arvisais.Espoir Signe des temps, la région a commencé à recevoir des immigrants d\u2019origine arabe et latino-américaine.Un comité a été créé pour aider les nouveaux arrivants à s\u2019intégrer.Une lueur d\u2019espoir dans une ville vieillissante, qui se vidait de ses forces vives.«On veutgarder nos jeunes, attirer du monde et développer nos entreprises.Drummondville et la Beauce ont réussi, il n'y a pas de raison pour que Shawinigan échoue», dit Luc Arvisais.Le mouvement s\u2019est mis en marche au début des années 2000, sous l\u2019impulsion de l\u2019ex-premier ministre Jean Chrétien.Le p\u2019tit gars de Shawinigan a fait pleuvoir l\u2019aide financière dans sa ville natale, au point de se faire accuser d\u2019être trop généreux envers ses amis, dont son associé d\u2019affaires de l\u2019époque dans le Club de golf de Grand-Mère, Yvon Duhaime.Aujourd\u2019hui, Jean Chrétien fait l\u2019objet d\u2019une exposition dans un musée: l\u2019Espace Shawinigan \u2014 aménagé dans un ancien bâtiment d\u2019Alcan \u2014 exhibe les cadeaux reçus de dignitaires étrangers par l\u2019ancien chef du gouvernement ! Une autre façon de redonner vie à un bâtiment de «l\u2019ancien temps ».Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir On savait que [.]ce n\u2019était qu\u2019une question de temps.Le marché aura eu raison de nous.Au-delà de l\u2019impact dans l\u2019économie, c\u2019est un symbole qui s\u2019éteint.)) Michel Angers, maire de Shawinigan David Grenier, scieur 36 ans, 15 ans de service « On se prépare depuis longtemps à la fermeture.On restait pour protéger nos acquis, notre fonds de pension, notre indemnité de séparation, en pensant à l\u2019avenir de notre famille.C\u2019est un soulagement.On peut maintenant passer à autre chose.» PHOTOS FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Philippe Dumont, scieur 42 ans, 16 ans de service « La fermeture de l\u2019usine va faire mal à la ville.Il va peut-être falloir déménager pour trouver de bonnes/Dès.Il n\u2019y aura plus d\u2019ouvrage à 35$ l\u2019heure à Shawinigan.Qui va acheter nos maisons ?» Serge Berthiaume, journalier, responsable de la santé et sécurité 53 ans, 32 ans de service «À l\u2019annonce de la fermeture, sur le coup, les gars ne réagissaient pas.J\u2019en ai vu deux ou trois qui étaient songeurs ce matin.Il y en avait un qui fumait tout seul dans son coin.Laut que les gars jasent de ça, on est une équipe, on va s\u2019entraider.» LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AOUT 2013 A 9 ACTUALITES f-/ \\ / 01 Wà & ALBERT GONZALEZ EARRAN AGENCE ERANCE PRESSE Une Soudanaise qui souffre de paludisme est traitée dans un hôpital du Darfour.Le paludisme tue chaque année 600 000 personnes dans le monde.La lueur d\u2019espoir ne doit pas étouffer les efforts pour lutter contre le paludisme Un vaccin prometteur arrive à protéger des hommes contre la malaria, mais il ne faut pas cesser de chercher dans d\u2019autres directions, affirme la chercheuse Stéphanie Blandin PIERRE LE HIR Quels espoirs faut-il placer dans l\u2019annonce faite jeudi 8 août dans la revue Science par des chercheurs américains de résultats spectaculaires obtenus lors d\u2019un essai clinique de phase 1 \u2014 donc encore très préliminaire \u2014 d\u2019un nouveau vaccin antipaludique (voir encadré) ?Chercheuse à l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), où elle dirige l\u2019unité Réponse immunitaire chez le moustique anophèle vecteur du paludisme, au sein de l\u2019Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg, Stéphanie Blandin juge cet essai «très encourageant », mais elle souligne la nécessité de continuer à développer toutes les formes de lutte contre le paludisme.Est-on enfin sur la voie d\u2019un vaccin antipaludéen?Assurément, il s\u2019agit de très beaux résultats.On est encore loin d\u2019un vaccin, mais c\u2019est un résultat très encourageant.Il faut maintenant le confirmer à plus grande échelle, dans des essais cliniques avec plus d\u2019individus, venant de régions différentes.Il reste aussi à démontrer que le vaccin reste efficace dans le temps et contre les multiples isolats de Plasmodium falciparum présents sur le terrain.Rappelons que le paludisme cause chaque année plus de 600000 morts dans le monde, surtout des enfants de moins de cinq ans et principalement en Afrique.La perspective d\u2019un vaccin antipaludéen est donc un espoir majeur qui viendra compléter l\u2019arsenal des outils de lutte contre la maladie.Le paludisme est une maladie infectieuse au cycle complexe et au mode de transmission particulier, avec un moustique anophèle dont la femelle s\u2019infecte en venant prendre sa ration de sang sur un humain porteur du parasite.Les parasites ingérés se développent ensuite dans son intestin puis colonisent ses glandes salivaires, ce qui la rend infectieuse lorsqu\u2019elle pique un autre humain.Notons aussi qu\u2019en plus de Plasmodium falciparum, il existe quatre autres espèces de parasites responsables du paludisme chez l\u2019homme.Quels sont les moyens de lutte actuels contre le paludisme?D\u2019abord, bien sûr, soigner les personnes infectées, avec des traitements antipaludéens.Vaccin révolutionnaire ?Parmi les nouveaux moyens de lutte qui sont développés dans les laboratoires figure aussi la sélection ou la modification génétique de moustiques Des chercheurs américains ont annoncé jeudi des résultats très prometteurs et sans précédent de l\u2019essai clinique d\u2019un vaccin contre le paludisme, une maladie parasitaire qui fait 600 000 morts par an, surtout des jeunes enfants, en Afrique sub saharienne.Les chercheurs ont testé, sur 40 adultes volontaires, les effets du vaccin PFSPZ, mis au point par la société de biotechnologie Sanaria, installée dans le Maryland (Etats-Unis) .Le composé vaccinal utilisé est fait de cellules infectieuses (des sporozoites) de Plasmodium falciparum (PE) \u2014 une espèce de parasite responsable d\u2019une des formes les plus sévères du paludisme \u2014, prélevées dans les glandes salivaires de moustiques et rendues moins actives.qui sont aujourd\u2019hui des combinaisons à base d\u2019artémisi-nine.L\u2019une des difficultés est que l\u2019on observe, en Asie, l\u2019apparition d\u2019une résistance à l\u2019ar-témisinine.Jusqu\u2019à présent, le parasite a été capable de développer des résistances à tous les antipaludiques qui ont été utilisés en monothérapies.Il faut ensuite continuer la prévention des piqûres de moustique, notamment par la généralisation des moustiquaires imprégnées d\u2019insecticide.Là encore, la parade n\u2019est pas absolue : on constate que les moustiques qui auparavant piquaient de préférence la nuit piquent aujourd\u2019hui plus tôt dans la soirée, avant donc que les moustiquaires ne remplissent leur office.L\u2019usage d\u2019insecticides, qui a été très efficace en Europe, où l\u2019on trouvait encore du paludisme jusque dans les années 1960, est difficilement envisageable à l\u2019échelle du continent africain, d\u2019autant plus que les moustiques ont aussi développé des résistances à ces insecticides.Parmi les nouveaux moyens de lutte qui sont développés dans les laboratoires figure aussi la sélection ou la modification génétique de moustiques, dans l\u2019objectif de les rendre plus résistants au parasite et donc de réduire leur potentiel de transmission de la maladie.De même, des molécules ou des vaccins qui bloquent la transmission du parasite au Plusieurs groupes de patients ont été immunisés par voie intraveineuse, six d\u2019entre eux recevant cinq doses de vaccin, neuf recevant quatre autres doses, d\u2019autres encore des doses de vaccin plus faibles.Tous ont ensuite été exposés à des piqûres de moustiques porteurs du parasite PF.Aucun des participants traités avec cinq doses n\u2019a été infecté, et trois seulement des sujets traités avqc quatre doses l\u2019ont été.A l\u2019inverse, seize des dix-sept adultes ayant reçu un dosage plus faible ont développé la maladie.«Bien que nous soyons encore aux premiers stades du développement, nous pensons que ce vaccin permettra d'éliminer le paludisme», estime Stephen Hoffman, p.-d.g.de Sanaria.Le Monde et AFP moustique seront des outils essentiels pour l\u2019éradication de la maladie.Il est donc nécessaire de continuer à agir simultanément dans toutes ces directions, recherche de vaccin comprise bien sûr.N\u2019oublions pas non plus les actions d\u2019information sur le terrain pour que les personnes à risque acquièrent de bons réflexes de protection.Le vaccin antipaludéen le plus avancé à ce jour, le RTS-S, développé par l\u2019ONG PATH, le laboratoire GlaxoSmithKline et la Fondation Bill et Melinda Gates, en essai clinique de phase 3, a donné des résultats décevants.Ce vaccin cible une seule protéine de surface du parasite.Même si son efficacité est relative, ses résultats contre le paludisme sévère chez les enfants marquent une première avancée.Encore une fois, il ne faut pas tout attendre d\u2019un vaccin.Celui qu\u2019ont testé les chercheurs américains dans cette étude sera sans doute \u2014 si les premiers résultats se confirment \u2014 difficile à utiliser sous sa forme actuelle, notamment parce qu\u2019il nécessite une dissection laborieuse des glandes salivaires de moustiques infectés, une injection intraveineuse, délicate chez les jeunes enfants, et qu\u2019il doit être conservé dans de l\u2019azote liquide.Reste que ces premiers résultats sont prometteurs et que les recherches qui l\u2019entourent permettront de mieux comprendre comment notre corps montre une réponse immunitaire efficace contre le paludisme.Le Monde CONFERENCE/DEBAT UNIVERSITE POPULAIRE DES NOUVEAUX CAHIERS DU SOCIALISME Repenser l*émancipation Immanuel Wallerstein, sociologue de renommee internationale President de seance : Dorval Brunelle QQ UQÀM WWW.CAH ERSDUSOC AL SME.ORG SOLDE DE PIANOS À LÉCOLE DE MUSIQUE VINCENT-D\u2019INDY À PARTIR DE SEULEMENT 1295$ DU16 AU18 AOÛT 2013 Venez rencontrer nos experts et profitez de conseils personnalisés.PRENEZ RENDEZ-VOUS MAINTENANT! 514.380.3113 ou 1.877.371.2323 infopiano(a)archambault.quebecor.com Une presentation de ARCHAMBAULT Ig^vous et (©YAMAHA ÉCOLE Db MUSIQUb Vincent-dTndy -fO® ÉDITION INSTITUT DU NOUVEAU MONDE À, MONTREA'I- Ejafichir,, uebe le inm.qc.ca/ee2013 lyejève\tOuêbecon L Ecole d ete est soutenue financièrement par le Secretariat a la jeunesse dans le cadre de la Strategie d action jeunesse 2009 2014 Les Offices jeunesse Bj® internationaux du Québec OFOI OQAJ OQIVU OQWBJ (D .duQuëbS\"^^ CSN cm FONDS un AM de solidarité FTQ 5Qiis lËER Montréalî LE DEVOIR Libre de penser iTiétré A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II AOUT 20IS ACTUALITES OBAMA SUITE DE LA PAGE 1 chargée des interceptions électroniques.Promettant une «nouvelle ère» dans le renseignement avec «davantage de supervision, davantage de transparence et de garde-fous », M.Obama a dit comprendre «les inquiétudes de ceux qui craignent qu\u2019il pujsse y avoir des abus», mais il a assuré que les Etats-Unis ne souhaitaient pas espionner «les citoyens ordinaires».Le programme de collecte des métadonnées, dénoncé par M.Snowden début juin, est «un outil important dans nos efforts pour prévenir les complots terroristes », a toutefois rappelé M.Obama, qui, interrogé sur le jeune consultant, a estimé qu\u2019il n\u2019était pas «un patriote».Ce programme a été établi par l\u2019article 215 du Patriot Act, adopté dans les semaines qui ont suivi le 11-Septembre.11 arrive à expiration en 2015, mais depuis les révélations de Snowden, plusieurs parlementaires ont menacé de ne pas le renouveler.Le quotidien britannique The Guardian a par ailleurs révélé fin juillet l\u2019existence d\u2019un autre programme de surveillance Internet baptisé XKeyscore, permettant de surveiller en temps réel l\u2019activité Internet d\u2019une personne sans connaître un identifiant «fort» de la cible, son adresse courriel par exemple.Mesures envisagées Parmi les mesures envisagées, le président américain a évoqué le renforcement de la supervision par la Cour de surveillance du renseignement étranger (la FISC), un tribunal secret de 11 juges qui autorise la NSA à réclamer auprès des opérateurs téléphoniques et Internet les données de leurs clients.Jusqu\u2019à maintenant, les juges tranchaient sur des requêtes du gouvernement sans contradiction.Le président a dit qu\u2019il envisageait d\u2019instaurer une «voix indépendante» dans le dialogue avec la Cour pour assurer l\u2019équilibre entre sécurité et vie privée.Autre mesure, la divulgation «d\u2019autant d\u2019informations que possible sur ces programmes» de surveillance, a énuméré M.Obama.«Nous avons déjà déclassifié un nombre d\u2019informations à propos de la NSA sans précédent.Mais nous pouvons aller plus loin», a-t-il expliqué, évoquant notamment la base légale du programme de collecte des métadonnées.Le département de la Justice a d\u2019ailleurs publié dans la foulée un tel document.Enfin, la NSA nommera un responsable de la vie privée et des libertés publiques tandis qu\u2019un site Internet «servira de plate-forme à davantage de transparence» sur «ce que font et ne font pas» les agences de renseignement, a annoncé le président.«Quant aux autres dans le monde, je veux encore une fois rappeler que l\u2019Amérique n\u2019est pas intéressée par l\u2019espionnage des gens ordinaires», a-t-il plaidé.«Toutes ces mesures sont destinées à faire en sorte que les Américains puissent avoir confiance dans le fait que nous respectons nos intérêts et nos valeurs» tout en menant des opérations de renseignement, a encore dit le président.L\u2019association de défense des libertés sur Internet CDT a salué la «première étape cruciale vers un dialogue démocratique nécessaire de longue date» franchie par M.Obama, tout en appelant le Congrès à agir sans tarder «pour mettre fin à la collecte en masse des données téléphoniques des Américains ».Les adversaires républicains de M.Obama au Congrès l\u2019ont en retour exhorté à ne pas perdre de vue la mission première du renseignement.«La transparence est importante, mais la Maison-Blanche doit dire que la réforme ne compromettra pas l\u2019intégrité » des programmes de surveillance, a expliqué Brendan Buck, porte-parole du président de la Chambre des représentants John Boehner.La révélation du programme de surveillance d\u2019Internet, baptisé PRjSM, a ulcéré de nombreux pays alliés des Etats-Unis, notamment l\u2019Allemagne.M.Obama, qui s\u2019est entretenu jeudi avec des dirigeants d\u2019entreprises de télécommunications et dJn-ternet à la Maison-Blanche, a également décidé de créer im groupe d\u2019e^erts pour passer en revue les opérations de surveillance de son pays.11 leur commandera im rapport d\u2019ici la fin de l\u2019année, selon un haut responsable de la Maison-Blanche.Rhétorique antiaméricaine La rhétorique antiaméricaine est en hausse en Russie depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine, a d\u2019autre part accusé vendredi Obama, à qui le chef de la diplomatie russe a répondu que les deux pays n\u2019étaient «pas en guerre froide».Le président Obama a toutefois assuré lors de sa conférence de presse qu\u2019il n\u2019avait «pas de mauvaises relations» avec le président Poutine.Le président américain, qui a annulé un sommet avec son homologue russe prévu début septembre, a en revanche écarté l\u2019idée d\u2019un boycottage des Jeux olympiques d\u2019hiver de Sotchi, en Russie, en 2014, estimant qu\u2019un tel geste serait «inapproprié».Le ministre des Affaires étrangères russe, Ser-gueï Lavrov, a également assuré depuis l\u2019ambassade de Russie à Washingfon qu\u2019il n\u2019y avait «pas de guerre froide» avec les Etats-Unis, une expression employée mardi par M.Obama.11 a affirmé aussi que l\u2019affaire Snowden ne pesait pas sur la relation des deux pays.«n est clair que l\u2019on ne peut pas s\u2019attendre à une guerre froide» entre Washington et Moscou, a déclaré M.Lavrov, via un traducteur, ajoutant que le «dossier Snowden n\u2019affecte pas les grandes lignes de la relation».Lors d\u2019un face à face « 2-1-2 » yendredi à Washington entre les secrétaires d\u2019Etat et à la Défense, John Kerry et Chuck Hagel, et leurs homologues russes Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou, les deux pays ont fait valoir leurs intérêts communs sur la scène internationale, tels le désarmement ou la non-prolifération, plutôt que leurs contentieux et leurs relations glaciales après l\u2019affaire Snowden et le sommet Obama-Poutine annulé.«L\u2019humeur générale était très positive, ce qui inspire l\u2019optimisme», a dit M.Lavrov après la réunion «2-1-2».«Nous ne devrions pas voir la moindre aggravation», a assuré le Russe, parlant d\u2019une «relation normale» entre les deux puissances.D\u2019après l\u2019Agence France-Presse AGENCE ERANCE-PRESSE Barack Obama a dit vendredi comprendre «ies inquiétudes de ceux qui craignent qu\u2019ii puisse y avoir des abus».USINE SUITE DE LA PAGE 1 travaillé 11 ans à fusine de la rue Saint-Sacrement.Une affaire de famille : son beau-père, James McCulloch, a travaillé 45 ans à fusine.Rémi St-Onge aime son travail.11 est bien payé, près de 40$ de l\u2019heure.11 a 11 semaines de vacances par année.Oui, 11 semaines de vacances par année.Les 450 travailleurs de l\u2019usine ont les meilleurs emplois en ville.Tellement bons, les emplois, que l\u2019entreprise va mettre la clé dans la porte.Mise en service en 1941, en pleine Seconde Guerre mondiale, pour produire du matériel militaire destiné à combattre Hitler, l\u2019usine était devenue improductive.Le procédé Sôderberg, qui sert à produire l\u2019aluminium à Shawinigan, est considéré comme désuet, polluant et trop coûteux.Rio Tinto Alcan a jugé plus rentable de fermer la shop que d\u2019investir des centaines de millions pour garder les jobs à Shawinigan.«Depuis la fusion avec Rio Tinto [en 2007], Alcan n\u2019est plus l\u2019entreprise québécoise qu\u2019elle était, dit Louis Dallaire, président du syndicat des employés de l\u2019usine.Avec Alcan, on sentait vibrer la fibre de Shawinigan, berceau de l\u2019aluminium.On s\u2019est vite rendu compte que ça ne veut rien dire pour Rio Tinto.» André «Junior» Jourdain, 55 ans, entré à l\u2019usine en 1978, trouve lui aussi que la fusion avec Rio Tinto a marqué un tournant pour l\u2019usine de Shawinigan.«Rio Tinto, c\u2019est un géant minier qui vaut des milliards.L\u2019entreprise a les moyens de te soutenir dans les temps difficiles, mais elle peut aussi te rayer de la carte sans aucun sentiment.Depuis deux ans, c\u2019était toffe.On fendait les cennes en quatre.Les gars se faisaient pousser dans le dos», dit ce membre de l\u2019exécutif sjmdical.«Pas de bouton de panique» La fermeture de l\u2019usine n\u2019est quand même pas une surprise pour personne.Le coup fatal est simplement arrivé un an plus tôt que prévu.Les 10 grandes cheminées, qui crachent un nuage ^is sur le quartier Saint-Marc depuis un demi-siècle, se tairont à la fin de l\u2019année 2013, plutôt qu\u2019à la fin de 2014.«On n\u2019est pas sur le bouton de panique ce matin », affirme sans détour le président du syndicat.L\u2019exécutif syndical a négocié depuis une quinzaine d\u2019années une série de mesures visant à étirer la vie de l\u2019usine et à préparer les employés à l\u2019après-Alcan.En 2005, les travailleurs ont fait une grosse concession à l\u2019entreprise en acceptant l\u2019arrivée d\u2019employés sous-traitants à des conditions de travail nettement moins avantageuses que les permanents.«Ça nous a permis de gagner du temps.On est convaincus que l\u2019usine aurait fermé plus tôt sans ça », dit Louis Dallaire.L\u2019entreprise a aussi créé un fonds d\u2019un million de dollars, en collaboration avec les gouvernements, pour aider les travailleurs à perfectionner leurs connaissances, à réorienter leur carrière et même à faire leur CV.Une cinquantaine d\u2019employés ont appris à conduire des camions semi-remorque.D\u2019autres ont appris à opérer de la machinerie lourde dans l\u2019industrie forestière (en crise, en Mauricie comme ailleurs.).Surtout, le syndicat a négocié des indemnités de départ qui permettent aux travailleurs de respirer un peu.De réfléchir.Et de repartir du bon pied.Tout le monde est assuré d\u2019avoir une paye jusqu\u2019au 7 août 2014, même si l\u2019usine fermait ses portes demain matin.Les employés ont aussi droit à deux semaines de salaire par année de service, plus des vacances accumulées.En gros, ça donne à peu près deux ans de salaire, pour bien des travailleurs.«Ça nous donne le temps de nous retourner de bord.On ne se fera pas pousser dans le dos par l\u2019assurance-emploi, qui force le monde à accepter n\u2019importe quelle job à n\u2019importe quelles conditions», dit Raymond Hamel, 45 ans.Ce mécanicien n\u2019a aucune idée de ce que l\u2019avenir lui réserve.11 n\u2019est pas nerveux pour autant.11 a bon espoir de trouver du travail.Plusieurs employés vont prendre leur retraite.D\u2019autres vont retourner sur les bancs d\u2019école.D\u2019autres espèrent trouver une place ailleurs chez Rio Tinto Alcan au Saguenay, même si les chances que ça arrive semblent minces.D\u2019autres encore sont prêts à déménager femme et enfants pour trouver un emploi payant.« Ça va faire mal à la ville » «Il va peut-être falloir déménager pour trouver de bonnes jobs.Il n\u2019y aura plus d\u2019ouvrage à 35$ l\u2019heure à Shawinigan.Je suis prêt à aller n\u2019importe où.Dans le Nord, à Saguenay, à Bécancour», dit Philippe Dumont, père de trois enfants qui fait partie des jeunes employés permanents, à 42 ans.Son immense Dodge Ram orange fait tourner les têtes, dans le bas de la ville.Philippe Dumont, sa femme et leurs enfants aiment leur vie à Shawinigan.11 n\u2019y a pas de stress.Le coût de la vie est bas.Le parc national de la Mauricie est situé à une demi-heure du centre-ville.Mais la perspective de travailler à 18 $ l\u2019heure, dans une des PME qui prennent tranquillement la relève des usines, ne lui dit rien de bon.«Les jeunes quittent la région.Ça va faire mal à la ville», dit-il.Son collègue David Grenier, lui, préfère rester.11 réfléchit.Comme bien des Shawiniganais, il est prêt à faire l\u2019aller-retour matin et soir vers les usines de Bécancour ou de Trois-Rivières.Sa conjointe a un bon emploi d\u2019enseignante.«Je peux me permettre une baisse de salaire», dit-il.Les gars de Fusine Alcan sont fiers.Courageux.Debout.En deux jours à Shawinigan, on n\u2019en a pas entendu un seul se plaindre.Ils ne le disent pas, mais ils sont peut-être un peu sonnés par la fermeture annoncée de l\u2019usine.«A l\u2019annonce de la fermeture, sur le coup, les gars ne réagissaient pas^ dit Serge Berthiaume, responsable de la santé et sécurité à l\u2019exécutif syndical.J\u2019en ai vu deux ou trois qui étaient songeurs ce matin.Il y en avait un qui fumait tout seul dans son coin.C\u2019est comme un divorce.Certains s\u2019en remettent en six mois, pour d\u2019autres, ça prend plus de temps.» Survivre dans la jungle Ces gars-là sont des toffes.Dans les quatre salles de cuves, l\u2019aluminium en fiision atteint 1200 degrés, raconte Serge Berthiaume.1200 degrés Fahrenheit ou 1200 degrés Celsius?«Je le sais pas, mais je peux te dire que c\u2019est chaud en tabarnak ! » En 32 ans à l\u2019usine, il a vu des collègues perdre des mains, des pieds, dans ces cuves à Failure de volcans.11 a vu la visière du casque de sécurité d\u2019un collègue fondre sous ses yeux.Des gants prendre feu spontanément.Mais étonnamment, les accidents sont rares.Les employés s\u2019entraident, se surveillent, se conseillent.Et la sécurité est une priorité pour l\u2019entreprise.Dans les salles de cuves, les employés travaillent 15 minutes par heure, et se reposent les 45 autres minutes.C\u2019est trop chaud.«La charte dit 15 minutes, mais on travaillait un peu plus, sinon on n\u2019avait pas le temps de faire la job», dit Serge Berthiaume.«Les gars en donnaient un peu plus.» Les relations de travail ont déjà été houleuses dans le passé, mais l\u2019usine de Shawinigan avait la réputation d\u2019aimer le travail bien fait.De toute évidence, le travail bien fait ne suffit plus pour survivre dans la jungle des marchés financiers internationaux.Le Devoir MONTRÉAL-NORD SUITE DE LA PAGE 1 allait s\u2019emboruber dans des procédrues pour ne s\u2019achever qu\u2019en juin dernier.Cinq ans plus tard, les Nord-Montréalais sont-ils ailleurs?«Il faut savoir tourner la page, croit Brunilda Reyes, directrice des Fourchettes de l\u2019espoir.Ça ne veut pas dire oublier Fredy, mais ça veut peut-être dire arrêter de faire des manifestations.Comme quartier, on doit tourner la page, mais sans oublier ce que nous a laissé Fredy, en assumant nos erreurs.Sinon, l\u2019histoire se répétera.» Christine Black, directrice du centre de jeunes L\u2019Escale, estime qu\u2019il faut cesser de se concentrer sur le passé.«Ça fait partie de notre évolution.sans qu\u2019il faille nécessairement toujours se focaliser sur ça, dit-elle.Montréal-Nord, ce n\u2019est pas que ça.» Comment peut-on tourner la page sur cette affaire?«C\u2019est une question de temps, dit-elle./e ne vois pas autre chose.» Avouant ne plus trop suivre l\u2019enquête pubbque, elle doute que le rapport du coroner, attendu à l\u2019automne, arua réponse à tout.«Mais le fait de boucler l\u2019affaire va nous permettre de dire, comme communauté: c\u2019est classé.» Du côté de l\u2019arrondissement, on est plus confiant.«Est-ce qu\u2019on peut tourner la page ?Ma réponse est claire, nette et précise: on l\u2019a déjà tournée, estime le maire Gilles Deguire.L\u2019événement de 2008fait partie de l\u2019histoire de Montréal-Nord, mais il faut regarder en avant.C\u2019est malheureux pour la famille, on ne veut pas revivre ça.Mais laissons-la faire le deuil qu\u2019elle a à faire, et comme communauté, voyons comment on peut se donner un secteur de vie de qualité et un avenir meilleur.» La symbolique Villanueva On entend souvent dire qu\u2019on est «tissé serré» à Montréal-Nord.Si l\u2019affaire Villanueva a indéniablement rapproché, dans un effort de réconciliation, une bonne frange du monde communautaire à la fois de la police et de l\u2019arrondissement, elle a également révélé des lignes de fracture, d\u2019autres groupes prenant une posture nettement plus revendicatrice.C\u2019est le cas du groupe Montréal-Nord Répu-blik (MNR), né dans le sillage de l\u2019émeute de 2008 pour prendre la place de la gauche laissée vacante par les organismes communautaires jugés proches des autorités.Si on lui a souvent reproché son style combatif, on lui doit tout de même d\u2019avoir canalisé la colère de la population pour la transformer en authentiques revendications sociales, jusqu\u2019à arracher au gouvernement la tenue d\u2019une enquête publique.Le sort a fait en sorte que ce triste anniversaire coïncide avec deux autres événements que les médias sociaux n\u2019ont pas manqué de relayer pour l\u2019occasion : la mort de Sammy Yatim, 18 ans, abattu par la pobce de Toronto le 27 juillet, et l\u2019acquittement de George Zimmerman, blanchi du meurtre de Tra5won,Martin, 17 ans, quelques jours auparavant aux Etats-Unis.C\u2019est que, au-delà de l\u2019événement du 9 août, Montréal-Nord est également aux prises avec une symbolique Villanueva qui la déborde largement: celle du profilage racial et de l\u2019impunité \u2014 réelle et perçue \u2014 de ceux qui le pratiquent, et, plus largemenL celle des inégalités sociales.(Jar peut-on toruner la page quand il n\u2019est pas clair que justice a été faite?Impossible, clame depuis des années MNR.«Les institutions n\u2019ont jamais pris les moyens de tourner la page, dit Will Prosper, porte-parole de MNR.Laissés sans réponse, les gens n\u2019ont jamais pu panser leurs plaies.» Selon lui, la Ville a réussi à faire oublier qu\u2019il y avait même une enquête.«Après toutes les tactiques dilatoires de la police durant l\u2019enquête, s\u2019il y a des gens qui veulent tourner la page, ils font le jeu de la police et des élites, qui ne demandent pas mieux, affirme quant à lui Guillaume Hébert, autre membre du groupe.Comment veux-tu avoir la paix et l\u2019harmonie quand tu n\u2019as pas eu de justice?» Cinq ans après l\u2019événement, MNR s\u2019obstine toujours à réclamer celle-ci, s\u2019efforçant, à coups de vigiles et de marches, de raviver l\u2019affaire dans l\u2019esprit des Nord-Montréalais.C\u2019est aussi la position de l\u2019organisme Paroles d\u2019excluEs.«Tant qu\u2019on n\u2019aura pas de réponses, il sera impossible de tourner la page», estime Patrice Rodriguez, son coordonnateur \u2014 qui rappelle que, en Espagne, des gens demandent encore des réponses sur les années Franco, parfois 60 ans après les faits.«Je trouve ça terrible que, cinq ans plus tard, on ne les ait pas encore», ajoute-t-il.MNR a toujours pris le contre-pied du discours de la réconciliation, avec des mots souvent très durs pour ce qu\u2019il qualifie d\u2019establishment communautaire.« Ces organismes ne perçoivent jamais le rapport de force, ils se voient comme le prolongement de la police et des élites», estime M.Hébert, qui rappelle que, pendant le printemps érable, alors que MNR tentait de sortir les casseroles dans les rues, les dirigeants communautaires déposaient une pétition suppliant Line Beauchamp de ne pas démissionner.«Ils devraient être les contrepoids du pouvoir, pas des gens qui se grattent la tête en se demandant comment ils vont calmer la population et lui faire comprendre les choix des élites.» Les Nord-Montréalais sont-ils aillerus?M.Rodriguez ne se fait pas d\u2019illusions.« Tant que les conditions fondamentales \u2014 la pauvreté, l\u2019exclusion sociale, la discrimination \u2014 ne recevront pas de réponses, les problèmes sociaux vont demeurer.On a amélioré les services à la population, et c\u2019est important.Mais sur le fond, je ne crois pas que, depuis 2008, on ait changé les choses.» Collaborateur Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 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service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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