Le devoir, 19 août 2013, Cahier A
[" Le Barreau canadien déplore un accès à la justice profondément inégalitaire Page a 2 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 1 8 6 LE DEVOIR, LE LUNDI 19 AOUT 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ niyti RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Nicola Roxon, ancienne ministre australienne de la Santé, montrant les paquets de cigarettes de son p^s.P«INT CHAUD Le goût amer des cigarettes australiennes L\u2019Australie souhaite que le Québec aille encore plus loin dans sa lutte antitabac ISABELLE PORTER à Québec Ly ex-ministre australienne de la Santé Nicola ' Roxon est en ville pour convaincre le Québec d\u2019imposer des paquets de cigarettes encore plus repoussants que ceux qui se vendent actuellement.L\u2019Australie a été le premier pays à aller aussi loin dans ce domaine, le Québec la suivra-t-il ?Depuis le 1®\"^ décembre dernier, tous les paquets de cigarettes en Australie ont un emballage neutre et standardisé : le nom de toutes les compagnies apparaît dans le même lettrage sobre et des images repoussantes prennent presque toute la place.Qn montre des dents dignes des fdms d\u2019horreur, un pied avec la gangrène et les photos d\u2019un certain Bryan, 34 ans, avant et après son cancer du poumon.Souvent, dans les commerces, les gens demandent «un paquet sans Bryan ».Et à en croire une récente étude du British Medical Journal, les fumeurs songent plus souvent à cesser de fumer.Ce n\u2019est pas tout, certains ont commencé à dire que la cigarette ne goûtait plus comme avant! «Les gens nous ont écrit pour nous dire ça.C\u2019est intéressant.On sait qu\u2019elles sont conçues pour être séduisantes, mais il semble que le nouvel aspect des paquets influe sur la perception du goût», a expliqué M\u201c® Roxon lors d\u2019un entretien dimanche.«Evidemment que le goût de la cigarette n\u2019a pas changé!» Pour la politicienne travailliste, c\u2019est un succès sur toute la ligne.«Nous avons pris une décision courageuse et ça valait la peine sur tous les plans.» D\u2019autres pays y songent sérieusement, dit-elle, dont la Nouvelle-Zélande et VOIR PAGE A 8 : CIGARETTES Aujourd\u2019hui Le Monde > Affamés et effrayés, des milliers de Kurdes syriens fuient en Irak.Page B1 Actualités > Les Services correctionnels ont injustement étiqueté Omar Khadr comme détenu relevant de la sécurité maximum, selon l\u2019ombudsman des prisons.Page A 2 Avis légaux.B\t6 Décès\tB\t2 Météi )\tB\t5 Mots croisés\tB\t4 Petites annonces B 2 Sudoku.B\t5 Bras de fer public-privé autour du bac vert Municipalités et entreprises refusent de partager la facture de Québec pour le traitement des « matières orphelines » JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Les entreprises et les municipalités se livrent un véritable bras de fer pour déterminer à qui incombe la responsabilité de payer le traitement des matières résiduelles non visées par la collecte sélective.Le volume de ces matières, dites orphelines, a triplé ces dernières années, atteignant 15% du contenu du bac vert.Dans un projet de règlement, qui devrait être adopté sous peu, Québec a décidé de couper la poire en deux, ce qui déplaît aux uns et aux autres.«Nos entreprises ne veulent pas payer pour les coûts d\u2019inefficacité.Elles estiment que les municipalités ont une responsabilité puisque ce sont elles qui sont les gestionnaires et elles doivent s\u2019assurer que le système soit le plus optimal possible», affirme Maryse Vermette, présidente- VOIR PAGE A 8 : BRAS DE FER Un défilé haut en couleur sur eond de politique s ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Plusieurs milliers de Montréalais sont venus dimanche admirer les participants au défilé de la Fierté gaie, comme la drag queen Mado Lamotte.De nombreux responsables politiques étaient dans la foule, dans un défilé qui avait pour toile de fond l\u2019entrée en vigueur, en Russie, d\u2019une loi jugée homophobe par certains.Page A 3 Égypte : l\u2019effet de la répression se fait sentir Les manifestations prévues dimanche ont été annulées « pour raisons de sécurité » La répression militaire a réduit l\u2019ardeur des partisans du président égyptien déchu Mohamed Morsi.Après quatre jours d\u2019affrontements avec les forces de Tordre et près de 900 morts à l\u2019échelle du pays, les manifestations annoncées dimanche au Caire par les islamistes ont presque toutes été annulées «pour des raisons de sécurité».Tôt le matin, les maisons de plusieurs membres des Frères musulmans ont été la cible de raids policiers.Encore une fois, les autorités ont tenté d\u2019asséner un coup dur à la confrérie dont est issu Morsi avant la tenue de nouvelles manifestations.Les autorités égyptiennes ont d\u2019ailleurs procédé à l\u2019arrestation de plusieurs responsables de l\u2019organisation, selon ce qu\u2019ont rapporté des représentants des forces de Tordre sous le couvert de l\u2019anonymat.De son côté, le général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l\u2019armée, a soutenu devant des centaines d\u2019officiers de l\u2019armée et de la police que son pays ne plierait pas devant la violence des islamistes, leur promettant une riposte «des plus énergiques».Redoutant sans doute d\u2019autres pertes dans leurs rangs, les islamistes ont finalement annulé leurs manifestations.VOIR PAGE A 8 : ÉGYPTE Lire aussi > La chronique de François Brousseau : Régression non féconde.Page B 1 SOURCE MBAM/DON D\u2019ALAIN CHAGNON Frisé pointant du doigt, une photographie de la série «La taverne», d\u2019Alain Chagnon (1973, tirage 2010).La PHOTOGRAPHIE SOCIALE AU MBAM Un œil à gauche, l\u2019autre dans la poésie JEROME DELGADO Roger Charbonneau, cela vous ditquelque chose?Alain Chagnon?Ils figurent pourtant parmi des premiers de classe, mais une classe plutôt singulière: la photographie sociale ou photographie d\u2019auteur, apparue au Québec dans les années 1970.Méconnue, cette bande est si à part qu\u2019elle ne se retrouve même pas dans une nomenclature d\u2019art.Enfin, elle ne s\u2019y retrouvait pas.Car le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), établissement encyclopédique qui se vante de posséder de tout, de Tart de l\u2019Antiquité à Tart actuel, s\u2019en préoccupe désormais.VOIR PAGE A 8 : PHOTOGRAPHIE 77831303442434 A2 LE DEVOIR, LE LUNDI 19 AOUT 2013 ACTUALITES SERVICES CORRECTIONNELS Des irrégularités dans l\u2019évaluation du dossier d\u2019Omar Khadr Toronto \u2014 L\u2019ombudsman des prisons canadiennes accuse les responsables des services correctionnels d\u2019avoir passé outre à certaines informations en qualifiant injustement Omar Khadr de détenu à sécurité maximale.Dans une lettre récente obtenue par La Presse canadienne, le Bureau de l\u2019enquêteur correctionnel (BEC) presse les autorités carcérales de réexaminer la classification de cet ancien détenu de Guantanamo.Dans sa lettre, le directeur du BEC, Ivan Zinger, soutient que le bureau n\u2019a trouvé aucune preuve montrant qu\u2019Omar I^adr avait un comportement problématique lors de sa détention, et que sa détention à un niveau de sécurité moins élevé aurait été problématique.M.Zinger note également que les Américains ont catégorisé Khadr comme un détenu relevant de la sécurité minimale.Il souligne que les rapports psychologiques montrent que le détenu interagit bien avec les autres et qu\u2019il ne présente pas d\u2019attitudes extrémistes ou violentes.Omar Khadr a été transféré au Canada en septembre pour y purger le reste de sa,peine de huit ans imposée aux Etats-Unis pour des crimes de guerre commis en Afghanistan lorsqu\u2019il avait 15 ans.Le jeune homme a passé les mois suivants en isolement au pénitencier à sécurité maximale de Mülhaven, en Ontario, avant d\u2019être transféré dans une prison d\u2019Edmonton à la fin du mois de mai.Des responsables des services correctionnels ont défendu la classification à sécurité maximale, arguant entre autres qu\u2019Omar Khadr présentait un risque modéré d\u2019évasion.La Presse canadienne En tournée dans l\u2019Arctique, Harper attaque l\u2019opposition Whitehorse \u2014 Le premier ministre Stephen Ha^er a entamé dimanche sa visite de l\u2019Arctique canadien en menant une charge à fond de train contre les deux principaux parfis de l\u2019opposition, mettant à l\u2019essai des thèmes qui devraient sous-tendre la stratégie conservatrice jusqu\u2019aux prochaines élections.Il a présenté les conservateurs comme les champions de l\u2019Arctique, au moment où la Défense nationale admettait qu\u2019elle éprouvait des problèmes pour acheter des motoneiges afin d\u2019équiper ses unités de réserve opérant dans cette région inhospitalière.Dans le cadre d\u2019un discours hautement partisan livré devant un auditoire conquis d\u2019avance, alors que s\u2019achève un été marqué par les scandales des dépenses au Sénat, M.Harper s\u2019en est pris à ses deux principaux adversaires.H s\u2019adressait ainsi à sa base électorale, qui a été durement ébranlée par les scandales de la chambre haute.Ces affaires ont coûté aux conservateurs trois sénateurs, qui siègent désormais comme indépendants.Le chef du gouvernement a fait une mise en garde contre une calamité économique si les conservateurs perdaient les élections en 2015, affirmant que l\u2019opposition avait «des propositions de dépenses et de hausses de taxes tellement extrêmes que le pire budget européen paraîtrait solide en comparaison».«Ce que je vous dis, c\u2019est qu\u2019avec le Nouveau Parti démocratique et les libéraux, ce que vous voyez est ce que vous obtiendrez: des idées dangereuses et une pensée vide qui annuleraient tous les progrès que nous avons accomplis», a martelé le premier ministre, reprenant les thèmes chers aux conservateurs, soit l\u2019économie, ainsi que la loi et l\u2019ordre.Pendant sa visite de six jours en Arctique, le premier ministre s\u2019arrêtera au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et dans le Nord québécois.La Presse canadienne Lire aussi > Le gouvernement teste des motoneiges furtives dans l\u2019Arctique canadien Page A 4 Le système de justice est profondément inégalitaire, selon le Barreau canadien GAÉTAN POULIOT accès à la justice est dé-f plorable au Canada, dénonce l\u2019Association du Barreau canadien dans un rapport qui invite les gouvernements à réinvestir dans le système d\u2019aide juridique.Profondément inégalitaire et source de souffrances, «le système de justice accentue l\u2019inégalité plutôt que de l\u2019atténuer», s\u2019indignent les auteurs du document dévoilé dimanche lors du congrès de l\u2019association à Saskatoon.Si le rapport reconnaît qu\u2019il y a une certaine augmentation du financement de l\u2019aide juridique depuis cinq ans, les fonds qui y sont consacrés pour les litiges d\u2019ordre civil ont toutefois baissé de 20% depuis 1994, souligne-t-on.Résultat: on note une «augmentation exponentielle» de ceux qui se représentent eux-mêmes devant les tribunaux.Une situation qui inquiète grandement l\u2019un des auteurs du rapport, l\u2019avocate et chercheuse Melina Buckley.A son avis, plusieurs personnes gagnent tout juste assez d\u2019argent pour ne pas avoir droit à l\u2019aide juridique, mais elles n\u2019en gagnent cependant pas suffisamment pour se payer un avocat.Ces gens se reHouvent souvent livrés à eux-mêmes en cour, dit-elle.Le problème serait particulièrement grave dans les affaires de droit familial.Seul devant la justice, des parents décrivent leur expérience comme étant «tout simplement horrible», a expliqué M® Buckley lors d\u2019une entrevue.«Ils considèrent que tout ce processus est extrêmement stressant et a i FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE La juge en chef du Canada, Beverley McLachlin, a livré une conférence sur le sujet au congrès de l\u2019ABC.toutes sortes d\u2019effets secondaires.Ils perdent parfois leurs emplois ou doivent passer à un horaire à temps partiel, en plus de problèmes de santé», explique-t-elle.Cette façon de faire augmente aussi la lourdeur du système, croit M® Buckley.Par exemple, une affaire qui prendrait normalement trois jours à régler avec un avocat de chaque côté peut prendre dix jours.Aide juridique Pour améliorer l\u2019accès à la justice, l\u2019Association du Barreau canadien recommande plusieurs solutions, dont un réinvestissement des gouvernements dans le service d\u2019aide juridique, actuellement «inadéquat» et «sous-financé».D\u2019ici 2020, les services juridiques essentiels de tous les Canadiens vivant avec un revenu ne dépassant pas le seuil de la pauvreté devraient être couverts par l\u2019aide juridique, recommande-t-on.Et le gouvernement fédéral doit contribuer à cet effort à hauteur de 50% des coûts, selon le rapport.Si c\u2019était le cas jusqu\u2019en 1995, la part d\u2019Ottawa a glissé à environ 20 à 30% aujourd\u2019hui.L\u2019Association du Barreau canadien, qui représente quelque 37 000 juristes, notaires, professeurs de droit et étudiants en droit, estime d\u2019ailleurs qu\u2019une hausse des investissements dans le système d\u2019aide juridique serait payante à long terme.Entre autres, un meilleur accès à la justice permettrait de réduire la violence familiale, d\u2019aider les enfants à quitter plus rapidement les foyers d\u2019accueil et à réduire les expulsions de locataires, donne-t-on en exemple.Tout Sénat: des délais avant nn débat snr la réforme Saskatoon \u2014 La Cour suprême du Canada s\u2019apprête à s\u2019engager dans un débat sur 4 réforme future du Sénat A la conférence de l\u2019Association du Barreau canadien, la juge en chef, Beverley McLachlin, a cependant averti que cela prendrait un certain temps.Le gouvernement fédéré a demandé à la Cour suprême, en février, de clarifier les pouvoirs du gouvernement quant à la réforme ou l\u2019abolition du Sénat Le plus haut tribunal du pays doit entendre les arguments de cette affaire à l\u2019automne.M™® McLachlin indique que les questions constitutionnelles complexes nécessitent entre trois mois et un an avant d\u2019arriver à un jugement «Nous ferons de notre mieux pour offrir une réponse aux Canadiens aussi vite que possible, mais, de toute évidence, il y aura une grande quantité de travail à faire, beaucoup de réflexion à consacrer à ces questions, qui ne sont pas simples.Il s\u2019agit d\u2019une grande responsabilité», a-t-elle déclaré samedi.La Presse canadienne cela permettra d\u2019économiser des fonds publics, plaide le Barreau.Avec La Presse canadienne Le Devoir ASSURANCE-EMPLOI La réforme continue de susciter son lot d\u2019inquiétudes Bien que son implantation remonte à l\u2019hiver dernier, la réforme de l\u2019assurance-emploi donne toujours du fil à retordre à certains employeurs et employés.Selon le porte-parole du Conseil national des chômeurs, Pierre Céré, des patrons évoluant dans des secteurs saisonniers, comme l\u2019aménagement paysager, éprouvent encore beaucoup de difficultés à combler leurs besoins en main-d\u2019œuvre.Pour M.Céré, la situation s\u2019explique largement par le fait que des candidats ont hésité à poser leur candidature, car ils sont tout simplement Certains employés chercheront vraisemblablement à quitter leur poste temporaire rongés par la peur.Il soutient que ce sentiment a été alimenté par le gouvernement conservateur à Ottawa, qui a démontré sa volonté de surveiller étroite- ment les travailleurs saisonniers dans l\u2019espoir d\u2019endiguer la problématique de la fraude à l\u2019assurance-emploi.Ce climat teinté d\u2019incertitude pousse des acteurs du milieu du travail à croire que des mutations sont susceptibles de se produire bientôt au Québec au chapitre de la répartition de la main-d\u2019œuvre.Le trésorier de la Eédéra-tion du commerce de la Confédération des syndicats natio- naux, Michel Valiquette, affirme que certains employés chercheront vraisemblablement à quitter leur poste temporaire de crainte de faire les frais de la réforme de l\u2019assu-rance-emploi et ils risquent ainsi de tourner définitivement le dos aux industries dites saisonnières.n avance même que ces transformations pourraient commencer à s\u2019opérer dès la fin de la présente saison touristique.La Presse canadienne Iqu( îts-1 En classe.avec Le Devoir / \u2022 numérique! Vous êtes un professeur au secondaire ou au collégial?Profitez de ce nouveau programme gratuit pour initier vos étudiants à mieux s\u2019informer avec Le Devoir numérique, un , outil de référence essentiel aux études.Vous diposerez d\u2019un accès gratuit à la formule numérique du Devoir, une mine d\u2019informations : \u2022\tÉditions virtuelles ou PDF du journal quotidien \u2022\tAccès illimité au site Web \u2022\tConsultation des archives DEVOIBi Inscrivez votre classe dès aujourd\u2019hui à : ledevoir.com/classe de M( ks fin U temy degé &uild n'ODt \u2018\u2019œ produit et qu Qs pourmeo narlaot di fiiveur\t___M J ai dit matntes fois çus ie LE DEVOIR, LE LUNDI 19 AOUT 2013 A 3 ACTUALITES Un défilé de la Fierté aux couleurs politiques Si les athlètes n\u2019étaient pas au rendez-vous, les politiciens, eux, se sont joints au cortège FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, préférerait Roberval à la circonscription de Viau, à Montréal.Couillard réitère qu\u2019il ne se présentera pas dans Viau Pauline Marois l\u2019y avait invité, disant qu\u2019elle ne présenterait pas de candidat contre lui BAHADOR ZABIHIYAN Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, écarte l\u2019offre de Pauline Marois, qui lui a proposé dimanche de se présenter dans la circonscription de Viau, en lui promettant que le Parti québécois (PQ) n\u2019y présenterait aucun candidat.«E remercie Marois pour sa sollicitude, il lui rappelle qu\u2019il a déjà affirmé, les 10 et 12 août derniers, qu\u2019il annoncerait sa décision avant la fin du mois d\u2019août, et que ça ne serait pas dans Viau», explique Harold Fortin, l\u2019attaché de presse du chef libéral.Au cours d\u2019une visite au village de Val-Jalbert le mois dernier, Philippe Couillard avait reconnu qu\u2019il avait un intérêt pour la circonscription de Roberval, au Lac-Saint-Jean qu\u2019il habite depuis plusieurs années déjà.C\u2019est le péquiste Denis Trottier qui est présentement le député de Roberval.«Si ffne Marois décide de déclencher des élections partielles, il y a plusieurs candidats de qualités qui souhaitent représenter notre parti» dans Viau, rajoute M.Fortin, sans toutefois dévoiler leurs noms.En marge du défilé de la Fierté gme de Montréal, la première ministre l\u2019a invité à se faire élire dans Viau, une circonscription devenue vacante avec le récent départ du député Emmanuel Dubourg.M\u201c® Marois a précisé que si son adversdre choisissait de la prendre au mot, elle ne lui mettrait pas de bâtons dans les roues, c\u2019est-à-dire que les péquistes ne présenteraient pas de candidat contre lui.«Le chef de l\u2019opposition a déclaré ces derniers jours qu\u2019il était en réflexion quant à la circonscription qu\u2019il choisirait Je pense qu\u2019il est de son devoir et de sa responsabilité [de fairel rapidement son entrée à l\u2019Assemblée nationale.Ainsi, je m\u2019engage à déclencher rapidement l\u2019élection partielle dans la circonscription de Viau et à ne pas y présenter de candidat du Parti québécois», a expliqué M\u201c® Marois, dans un communiqué publié dimanche.Elle a rappelé que lorsqu\u2019elle avait été choisie pour être à la tête du PQ, elle avait saisi «la première occasion» qui lui avait été offerte afin de faire son entrée à l\u2019Assemblée nationale, en 2007.M.Couillard souhaite d\u2019abord effectuer sa tournée des régions et expliquer le programme de son parti, dans lequel l\u2019économie et la création d\u2019emplois sont mises en avant, indique son attachée de presse.De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) ne mise pas sur cette circonscription pour effectuer une percée à Montréal, mais elle sera très présente dans la campagne en vue de l\u2019élection complémentaire.Le chef de la CAQ, François Le-gault, ne se fait pas d\u2019illusions.Il demeure réaliste, soulignant que Viau a une forte tradition libérale.Son parti entend toutefois profiter du scrutin partiel afin de mettre en avant ses politiques pour développer l\u2019économie de la région de Montréal.Avec La Presse canadienne Le Devoir Jason Kenney forcé de s\u2019cjqiliqner sur les Acadiens Le ministre fédéral de l\u2019Immigration et de la Citoyenneté, Jason Kenney, a tenu à s\u2019expliquer dimanche à la suite du tollé provoqué par l\u2019association du peuple acadien au «patrimoine francophone royal du Canada».Il a affirmé sur les ondes de Radio-Canada qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un malentendu.L\u2019adjectif royal utilisé dans un communiqué pour souligner la fête des Acadiens faisait référence à «la fête nationale du royaume français» et non à la couronne britannique, a-t-il expliqué.Le Devoir Le NPD recrute une chanteuse de Bran Van 3000 Stéphane Moraille, connue pour être la voix du méga succès Drinking in LA.de Bran Van 3000, briguera l\u2019investiture du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Bourassa, à Montréal.Mme Moraille, qui est aussi avocate spécialisée en droits d\u2019auteur, affrontera le syndicaliste Larry Rousseau et la candidate du NPD dans Bourassa en 2011, Julie Demers.La circonscription est vacante depuis le départ du libéral Denis Coderre.Le Devoir BAHADOR ZABIHIYAN Le 33® défilé de la Fierté gaie a attiré de nombreux responsables politiques déjà élus ou qui veulent se faire élire, en plus des dizaines de milliers de personnes qui se sont déplacées pour obser-ver le cortège, dimanche.Quelques absents toutefois : les représentants du Parti conservateur et les athlètes canadiens.Pauline Marois a ouvert la marche, accompagnée de plusieurs ministres de son gouvernement, dont Sylvain Gaudreault, Pascal Bérubé et Diane De Courcy.M\u201c® Marois est la seule première ministre en exercice à avoir assisté au défilé alors qu\u2019elle est encore en fonction.Elle en a profité pour exprimer son inquiétude par rapport à un texte de loi russe qui sanctionne tout acte de «propagande» homosexuelle devant des mineurs.Le texte, promulgué en juin, est jugé discriminatoire par les défenseurs des droits de la personne et a déjà suscité de nombreuses critiques à travers le monde, à six mois des Jeux olympiques de Sotchi, en Russie.«C\u2019est toujours désolant de constater que, malheureusement, il y a encore des dirigeants politiques qui prennent des décisions qui sont, à mon point de vue condamnables.Le Québec va lui continuer de prêcher par l\u2019exemple», a-t-elle expliqué, au début du défilé.Toutefois, M\u201c® Marois a indiqué que l\u2019idée d\u2019un appel au boycottage des prochains Jeux olympiques n\u2019était pas à l\u2019ordre du jour.«Non, je ne crois pas qu\u2019on en soit là», a-t-elle indiqué.Steve Foster, le directeur du Conseil québécois LGBT souhaite que les différents ordres de gouvernements fassent pression sur le Comité international olympique (CIO) afin qu\u2019à l\u2019avenir, le respect des droits de la personne soit inclus dans les conditions d\u2019attribution des Jeux.«Le CIO a un examen de conscience à faire dans l\u2019attribution des Jeux», affirme-t-il.Même s\u2019il a été souvent question des prochains Jeux olympiques, aucune délégation officielle d\u2019athlètes n\u2019a défilé à Montréal, contrairement à Toronto et à Vancouver.Peu d\u2019athlètes Pourtant, le Comité olympique canadien (COC) avait fait parvenir un communiqué de presse aux médias samedi, indiquant que la nageuse synchronisée Tracy Little prendrait part au cortège, afin d\u2019y représenter les athlètes canadiens.«Nous, on avait ciblé quelques athlètes, à qui on avait demandé s\u2019ils voulaient participer, et ceux-là ne sont pas présents», a indiqué Luc Beaudin, le coordonnateur des relations médias du COC, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.«Le COC a participé pour la première fois aux parades à Toronto et à Vancouver cette année.Nous devions participer à celle de Montréal, et plu- Q t Le thème de l\u2019homoparentalité n\u2019a pas manqué de s\u2019inviter à la marche.Pauline Marois est la seule première ministre en exercice à avoir participé au traditionnel défilé.sieurs athlètes avaient démontré de l\u2019intérêt, mais, comme nous sommes dans une période d\u2019entraînement intense à six mois des Jeux olympiques [.], il a été impossible d\u2019avoir la participation attendue», a rajouté M.Beaudin, par courriel.L\u2019ancien hockeyeur Georges baraque, qui était avec la délégation du Parti vert du Canada lors du défilé, aurait voulu voir plus d\u2019athlètes olympiques faire le déplacement.«Çaurait été quelque chose de super important [.1 Ç aurait été un bon timing cette année, parce que, justement, le débat est venu encore, et il y a des pays qui sont encore fermés pour çfl», a indiqué l\u2019ancien joueur professionnel.M.Foster, du Conseil qué- bécois LGBT, aurait aussi espéré apercevoir quelques athlètes au défilé montréalais.«Je pense qu\u2019il faut respecter les gens avec ce qu\u2019ils veulent faire ou ne pas faire», nuance-t-il.Par ailleurs, aucun représentant du gouvernement conservateur de Stephen Harper n\u2019était sur place.Eric Pineault, le président de Fierté Montréal, a toutefois signalé que, pour la première fois.Patrimoine Canada avait octroyé une enveloppe de 30000$ à l\u2019événement.Il estime que c\u2019est un «premier pas dans la bonne direction».Si les participants et les milliers de spectateurs n\u2019ont pas eu l\u2019occasion de voir des représentants du Parti conservateur du Canada ou PHOTOS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR des athlètes, ils ont toutefois pu croiser les dizaines d\u2019élus municipaux, provinciaux et fédéraux présents, dont Denis Coderre, Philippe Couillard, Françoise David, Justin Trudeau ou Thomas Mul-cair, pour ne nommer que ceux-là.Les organisateurs ont conservé le même ton que les sept dernières années, dans le choix des thèmes et des délégations.Ils ont voulu un événement plus familial, et «moins provocateur», dit M.Pineault.«On sort du ghetto», indique-t-il.L\u2019organisateur précise qu\u2019il n\u2019y a désormais pas de chars allégoriques dont le thème pourrait choquer les âmes sensibles, avec des participants en tenues très légères comme cela aurait pu çtre le cas il y a quelques années.A l\u2019époque, la provocation était vue comme un moyen nécessaire pour faire changer les mentalités, estime M.Pineault.Si le défilé est de moins en moins provocant, le «contenu politique», est de plus en plus présent, constate M.Foster.La lutte contre l\u2019homophobie va au-delà de la partisanerie, estime Phillipe Couillard.«Je pense que c\u2019est un sujet sur lequel il y a une union à travers les lignes partisanes», dit le chef libéral.Avec l\u2019Agence France-Presse et La Presse canadienne Le Devoir DVoir aussi > Une galerie de photos du défilé sur LeDevoir.corn Le ministre Duchesne « inspiré » par la Charte jeunesse de FINM Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, s\u2019est dit «inspiré» par la Charte jeunesse pour l\u2019éducation postsecondaire qui lui a été remisç dans le cadre de la dixième Ecole d\u2019été de l\u2019Insti-tut du Nouveau Monde (INM).Le ministre avait été convié à Ja cérémonie de clôture de l\u2019Ecole, qui se tenait samedi soir à Montréal.Avenir d\u2019une éducation qui appartient à tous La Charte, rédigée par des jeunes, est axée sur l\u2019avenir des universités et de l\u2019éducation postsecondaire dans la province.Certains éléments du document, comme celui proposant une éducation postsecondaire qui appartient à tous, ou celui plaidant pour une concurrence amoindrie entre les universités, pourraient d\u2019ailleurs influencer le projet de loi que M.Duchesne prépare, et qu\u2019il espère présenter d\u2019ici la fin de l\u2019année ou au début de l\u2019année prochaine.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Duchesne travaille à un projet de loi sur l\u2019éducation postsecondaire.Le ministre a également tenu à souligner qu\u2019il était toujours possible pour les jeunes de s\u2019impliquer afin d\u2019influer sur l\u2019un des trois chantiers de l\u2019après-sommet, toujours actifs par l\u2019entremise du site Internet de son ministère.Il a d\u2019ailleurs envoyé une lettre à tous les directeurs généraux des cégeps de la province leur demandant de favoriser la tenue d\u2019échanges et de débats sociaux.Quelque 400 jeunes de 15 à 35 ans, d\u2019ici et dej\u2019étranger, ont participé à l\u2019Ecole d\u2019été de l\u2019INM, qui se veut un lieu de réflexion sur la citoyenneté, en assistant notamment à des conférences et à des échanges.Ils auront eu l\u2019occasion de discuter de thématiques diverses, comme le sort des autochtones dans la société contemporaine, les défis associés à l\u2019immigration et la participation de la génération montante aux scrutins.Pour aborder ce dernier sujet, les directeurs généraux des élections du Québec et du Canada, Jacques Drouin et Marc Mayrand, avaient été invités.Toujours pour alimenter l\u2019intérêt des participants de l\u2019Ecole d\u2019été envers la chose publique, ils ont pu être aux premières loges, vendredi, lors d\u2019un débat opposant quatre des candidats à la mairie de Montréal.La Presse canadienne François Legault en tournée dans le Québec Québec \u2014 François Legault profite de la saison chaude non pas pour se reposer, mais plutôt pour sillonner la province.Depuis mercredi, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a multiplié les sorties, notamment en Estrie, sur la Côte-Nord et en Gaspésie.Le paysage évolue d\u2019une région à l\u2019autre, mais il y a des constantes dans son message, car il a pris la route dans un but bien précis: vendre le «Projet Saint-Laurent».M.Legault a fait samedi la promotion de ce plan de développement, qui a été créé au printemps dernier, dans la Capitale nationale et dans Chaudière-Appalaches.Une fois de plus, son argumentaire s\u2019articulait autour de la nécessité de créer un pôle d\u2019innovation dans la vallée du Saint-Laurent qui présenterait des similitudes avec l\u2019exemple californien de Silicon Valley.Pour y arriver, le chef de la CAQ suggère de miser sur l\u2019expertise des grands établissements universitaires de recherche de la province.Toujours pour encourager la croissance économique du Québec, François Legault milite en faveur d\u2019une meilleure promotion du tourisme et du transport maritime en misant tout particulièrement sur «l\u2019atout» que représente le Saint-Laurent.Il juge aussi qu\u2019il faut miser sur l\u2019exploitation des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent.La tournée du chef de la CAQ doit s\u2019échelonner sur cinq semaines.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 19 AOUT 2013 ACTUALITES .a- J* ^ 'L SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Les efforts du gouvernement Harper pour développer l\u2019économie du Nord ont pris le dessus sur l\u2019amélioration des capacités militaires.Ci-dessus, le premier ministre lors de sa visite dans l\u2019Arctique en 2012.Les Forces canadiennes testent une motoneige furtive dans le Nord ANDY BLATCHFORD Ly armée canadienne a testé ' en secret une motoneige furtive dans le cadre de démarches visant à déplacer silencieusement des troupes pendant des opérations clandestines dans l\u2019Arctique.Le montant du contrat de développement attribué à une entreprise ontarienne avoisine les 620000$.La Presse canadienne a appris que des soldats avaient em-porté le prototype de motoneige hybride pour lui faire effectuer des essais afin d\u2019évaluer ses caractéristiques: vitesse, niveau de bruit, capacité de charge de la batterie et accélération du véhicule.La Défense a même un surnom pour ce nouvel engin: «Loki», du nom du dieu nordique pouvant changer de forme.Appel d\u2019offres Les premières informations concernant la mise au point d\u2019une motoneige furtive ont circulé il y a deux ans, lorsque l\u2019agence de recherche et de développement de la Défense a lancé un appel d\u2019offres.Ce document publié en 2011 donnait cependant peu de détails sur les éventuelles missions furtives, si ce n\u2019est que la priorité serait accordée à la discrétion des véhicules.Le projet a débuté alors que le gouvernement conservateur promettait d\u2019accroître les capacités canadiennes dans le Grand Nord, dans le cadre d\u2019une série de mises à jour des Forces canadiennes auxquelles Ottawa n\u2019a finalement presque pas donné suite.Les motoneiges furtives ont cependant résisté à ce change-mqnt de cap politique.A la Défense nationale, on affirme ne pas prévoir dépenser davantage pour la mobilité dans l\u2019Arctique pour les huit prochaines années, mais la division de la recherche soutient que l\u2019évaluation de la motoneige fiir-tive, bien qu\u2019elle n\u2019en soit qu\u2019à ses débuts, va se poursuivre.Le premier ministre Stephen Harper doit arriver dimanche en Arctique pour une visite de six jours dans la région, où la priorité gouvernementale est ^aduellement passée de l\u2019amélioration des capacités militaires à la promotion du développement économique.Un rapport sur les tests publié en mai, obtenu par La Presse canadienne, dévoile certains détails sur les essais effectués, particulièrement les comparaisons entre les modèles traditionnels de motoneiges et la version furtive, mais le document est largement caviardé.Selon le contrat offert par la Défense, dont La Presse canadienne a également obtenu copie, l\u2019appel d\u2019offres a été remporté par CrossChasm Technologies, sise à Waterloo, en Ontario.L\u2019entreprise possède également un bureau à Montréal.Menaces réelles?Un expert sur les politiques liées à l\u2019Arctique se demande si le coût du développement d\u2019un tel véhicule est de l\u2019argent bien dépensé, le professeur en droit international Michael Bryers ne croyant pas que des menaces importantes existent dans le Nord.«Je ne vois pas beaucoup de preuves voulant que des criminels et des terroristes parcourent l\u2019Arctique canadien sur des motoneiges, et que nous devions les surprendre», a déclaré l\u2019ancien candidat du Nouveau Parti démocratique.La Presse canadienne Des inondations de plus en plus coûteuses dans les villes côtières New York, Guangzhou, Bombay.Le coût des inondations pourrait dépasser en 2050 les 1000 milliards de dollars dans les 136 plus grandes villes côtières de la planète si elles ne se protègent pas mieux, selon une étude parue dimanche.La mise en place de mesures d\u2019adaptation permettrait toutefois de limiter ces pertes à quelque 60 milliards de dollars par an en 2050, dans ces agglomérations côtières, appelées à devenir de plus en plus vulnérables face aux inondations, selon cette étude parue dans Nature Climate Change.Au regard du coût astronomique de l\u2019inaction, «ne rien faire pour s\u2019adapter n\u2019est pas une option», indique à l\u2019AFP l\u2019un des auteurs, Stéphane Hallegatte, économiste à la Banque mondiale.6 milliards en 2005 En se basant sur les données de ces 136 villes côtières abritant plus d\u2019un million d\u2019habitants chacune, la facture cumulée due aux inondations (logements, commerces, industries, etc.) atteignait en 2005 quelque 6 milliards.Selon cette étude, quatre villes \u2014 Miami, New York et La Nouvelle-Orléans aux Etats-Unis et Guangzhou (ou Canton) en Chine \u2014 concentrent 43% des pertes économiques.Et pour deux d\u2019entre elles, Guangzhou (687 millions de dollars) et La Nouvelle-Orléans (507 millions), ces pertes représentent plus de 1 % de leur PIB.Les chercheurs ont tenté de chiffrer l\u2019évolution de cette facture dans les prochaines décennies à partir de scénarios socio-économiques (évolution de la population, des économies et de l\u2019urbanisation).New York, qui a dû essuyer l\u2019an dernier le passage de l\u2019ouragan villes qui verront la facture liée aux inondations grimper au cours mais aussi de l\u2019affaissement du sol dans certaines régions et de la montée du niveau de la mer due au réchauffement.Dans le pire des cas, sans nouvelles mesures de protection dans les villes, les pertes cumulées exploseraient à plus de 1000 milliards de dollars par an, écrivent les auteurs.Ce chiffre «n\u2019est pas une prédiction», précise néanmoins M.Hallegatte, car il implique des hypothèses pas forcément réalistes dans certains cas.Investir pour l\u2019avenir Si des investissements sont faits pour maintenir le risque d\u2019inondations au même niveau qu\u2019aujourd\u2019hui (soit environ 50 milliards d\u2019investissements par an), la facture augmenterait aussi par rapport aujourd\u2019hui, en raison de l\u2019accumulation attendue d\u2019habitants et de biens dans ces villes.Mais de façon plus raisonnable: de 60 à 63 milliards de dollars par an.«Si on investit dans des protections, on peut réduire le risque, mais on a de plus en plus de gens qui dépendent de ces protections.Cela veut dire qu\u2019en cas de rupture de digues, on a globalement des catas- SETH WENIG ASSOCIATED PRESS Sandy, figure parmi la liste des des prochaines années.trophes plus importantes», souligne Stéphane Hallegatte.Dans un tel cas de figure, les villes économiquement les plus vulnérables aux inondations seraient en 2050 Guangzhou (13,2 milliards) et Bombay (6,4 milliards).Les chercheurs ont par ailleurs constaté que, avec la hausse du niveau de la mer due au réchauffement, les endroits où le risque va le plus augmenter ne sont pas forcément les zones les plus à risque aujourd\u2019hui, comme le bassin méditerranéen.Agence France-Presse Des proches du maire Rob Ford auraient cherché la vidéo présumée Toronto \u2014 La police de Toronto refuse de commenter des informations voulant qu\u2019elle fasse enquête sur des tentatives effectuées par des associés de Rob Ford pour obtenir une vidéo montrant supposèment le premier magistrat en train de consommer du crack.Le Toronto Star rapporte que deux personnes proches NOUVEAU MONDE Bt-, 10® ÉDITION f\u2019ÉCOSâ DUUMBL- X MONTREA'L Hl \t : Denis Coderre Marcel Côté Mélanie JoW de M.Ford effectuaient des recherches dans les jours suivant la publication d\u2019informations mentionnant que certains journalistes avaient visionné la vidéo présumée.Le Star cite un témoin affirmant qu\u2019un chauffeur occasionnel et un garde de sécurité du maire, Alexander «Sandro» Lisi, auraient rencontré un groupe de revendeurs de drogue connus, et posé des questions sur les agissements de gens ayant tourné la vidéo.L\u2019avocat de M.Lisi a confirmé que son client était impliqué dans une enquête policière, mais n\u2019a pas voulu donner plus de détails.L\u2019article du Toronto Star soutient que le directeur logistique du maire, David Price, a donné plusieurs coups de téléphone à propos des détails entourant la vidéo, mais ne cite pas ses sources.Quelques jours après la publication du reportage, M.Ford a assuré qu\u2019il ne consommait pas de crack, et a ajouté qu\u2019il ne pouvait commenter une vidéo qui n\u2019existait pas.Le Star avait précédemment rapporté que M.Ford aurait dit à de proches confidents qu\u2019il savait où se trouvait la vidéo, avant de fournir deux adresses.Raids Plus tôt cette année, la police a lancé une série de raids contre des gangs et % LA PRESSE CANADIENNE Le maire Ford n\u2019a pas commenté le plus récent reportage du Toronto Star.l\u2019un des endroits visés était un immeuble à logements de Toronto où la présumée vidéo se serait retrouvée.Les autorités ont refusé de dire si le maire faisait partie de l\u2019enquête.La vidéo n\u2019a jamais fait surface, malgré une campagne de financement collaboratif mise sur pied par le site Web Gawker, qui tentait d\u2019obtenir 200 000 $US pour l\u2019acheter.Ni M.Ford ni ses proches conseillers n\u2019ont immédiatement commenté le plus récent reportage du Star.La Presse canadienne juebeü ^id^eleve Québecns Pour en savoir plus: inm.qc.ca/ee2013 L Ecole d ete est soutenue financièrement par le Secretariat a la jeunesse dans le cadre de la Strategie d action jeunesse 2009 2014 S|k Les Offices jeunesse 5] internationaux du Quebec F OFQI OQAJ OQWJ OQWBJ r^, FONDS\tIIOÀM j^/Ü de solidarité FTQ\tVI çp CSN CSG 5Qm SCFR LE DEVOIR Libre de penser métré Montréal Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Émeute à Blainville Dix-huit personnes, dont dix mineures, ont été arrêtées à la suite d\u2019une émeute qui a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, à Blainville, au nord de Montréal.Plus de 200 jeunes qui venaient d\u2019assister à un spectacle du groupe Les Trois accords, dans le cadre du festival Blainville en fête, ont refusé de quitter le site vers minuit, et ont commencé à faire du grabuge.Ils ont d\u2019abord renversé une voiture de police et y ont mis le feu.Ils ont ensuite lancé des objets de toutes sortes, dont des bouteilles, aux policiers qui sont intervenus.La police locale a dû demander l\u2019aide de la Sûreté du Québec et de plusieurs corps policiers de la région pour maîtriser la situation.L\u2019émeute a pris fin vers 2 h.Les personnes appréhendées ont toutes été libérées sous promesse de comparaître.Elles devront faire face à plusieurs accusations, dont participation à une émeute, méfaits et Incendie criminel.La Presse canadienne Régulation des populations d\u2019ours noirs Une stratégie est en voie d\u2019être mise en œuvre par la Nation hu-ronne-wendat (NHW) pour réguler les populations d\u2019ours noirs.Cette initiative, qui s\u2019échelonnera jusqu\u2019en 2016, visera à assurer la protection de l\u2019une des proies de choix de ces prédateurs: le caribou des bois de Charlevoix.Ce cervidé est considéré comme étant «menacé» par Ottawa et «vulnérable» par Québec, notamment parce que le taux de survie des faons est faible étant donné qu\u2019ils constituent souvent des cibles faciles pour les ours noirs.Dans l\u2019espoir de renverser la vapeur, la NHW cherchera à augmenter, au cours des trois prochaines années, les captures de ces gros mammifères.Il lui reste maintenant à dé terminer, de concert avec le ministère des Ressources naturelles et la Société des établisse ments de plein air du Québec, combien de bêtes doivent être attrapées, s\u2019il faut recourir à la chasse ou à la trappe et quelles zones doivent être prioritaires.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 19 AOUT 20IS A 5 ECONOMIE L\u2019Europe reste à la merci de ses banques En Espagne, en Italie, mais aussi en Allemagne, la situation de certains établissements est préoccupante AUDREY TONNELIER Même en Europe, la date a nettement moins marqué les esprits que la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008.C\u2019est pourtant plus d\u2019un an plus tôt, le 9 août 2007, que s\u2019est joué le premier acte de la crise financière sur le Vieux Continent.Six ans plus tard, force est de constater que les banques, qui y ont joué un rôle central, continuent de menacer les finances publiques des pays européens, et donc leur capacité de reprise économique.Ce 9 août 2007, au cœur de l\u2019été, tout commence par la suspension brutale par BNP Paribas de trois de ses fonds \u2014 leur valeur s\u2019effondrant, la banque choisit de bloquer les retraits pour ses clients.La planète finance prend alors conscience que les subprimes, ces crédits immobiliers américains à risques transformés par les établissements bancaires en titres financiers, ont contaminé l\u2019Europe.Et si la première banque tricolore estime détenir des actifs à ce point douteux, n\u2019est-ce pas tout le secteur à l\u2019échelle mondiale qui s\u2019est construit sur du sable ?En quelques minutes, le taux interbancaire (auquel les établissements se prêtent entre eux) grimpe en flèche, menaçant de paralysie l\u2019ensemble du système de crédit.La Banque centrale européenne (BCE), sous la houlette de son président, Jean-Claude Tri-chet, prend alors une décision aussi inédite que radicale : répondre à toutes les demandes de prêts des banques.En quelques heures, elle va injecter près de 95 milliards d\u2019euros ! En comparaison, après les attaques du 11-Septembre, elle avait apporté «seulement» une soixantaine de milliards.L\u2019épisode vaudra à la BCE ses galons d\u2019autorité monétaire, et à M.Trichet le titre A\u2019«homme de Vannée 2007» de la part du Financial Times.Nombre d\u2019observateurs y voient surtout la preuve que le monde de la finance, enclin à FABIO MUZZI AGENCE ERANCE-PRESSE Le siège social de la Banca Monte del Paschi di Siena, à Sienne, en Italie.La plus vieille banque du monde a frôlé la faillite en début d\u2019année.prendre des risques inconsidérés, ne peut se réguler lui-même.«A ce moment, les Européens mettent le doigt dans l\u2019engrenage du sauvetage public du secteur bancaire», résume Nicolas Véron, économiste au sein du think tank bruxellois Bruegel et au Peterson Institute à Washington.Un sauvetage qui s\u2019opère au prix fort: selon les données de la Commission de Bruxelles, d\u2019octobre 2008 à décembre 2011, l\u2019Union européenne va consacrer 1600 milliards d\u2019euros (13% de son produit intérieur brut annuel) au renflouement de ses banques, majoritairement sous forme de garanties.«Crédibilité ébranlée» Six ans plus tard, l\u2019effondrement du système financier tant redouté n\u2019a pas eu lieu.Difficile de dire pour autant que les leçons de la crise ont été tirées.«Le manque de confiance dans le secteur bancaire perdure.Les banques européennes ne prêtent pas encore de façon optimale», dit M.Véron.Une faille de taille pour la bonne marche des économies du Vieux Continent, dont les entreprises \u2014 notamment les plus petites \u2014 se financent encore majoritairement par l\u2019entremise cjes banques, et non par le marché comme aux Etats-Unis.Afin de réamorcer la pompe du crédit, la BCE a choisi, depuis 2012, d\u2019accorder des prêts aux établissements bancaires avec un horizon de remboursement plus lointain (trois ans).Ce programme de refinancement à long terme (LTRO) est prolongé jusqu\u2019en juillet 2014.De plus, «la crédibilité du secteur et des superviseurs nationaux a été durablement ébranlée par les années de crise», estime M.Véron.Des tests de résistance [«stress tests»] ont bien été menés, en 2010 et 2011, pour vériÏBer la solidité financière des établissements européens.Mais ils se sont révélés incapables de séparer le bon grain de l\u2019ivraie.Pour preuve, les difficultés de telle ou telle banque viennent régulièrement semer le doute sur la santé du secteur.Au risque d\u2019alourdir encqre la facture des recapitalisations pour les Etats, et de rallumer les braises de la crise dans la zone euro.C\u2019est particulièrement vrai au sud de l\u2019Europe.Le gouvernement espagnol a ainsi dû mettre en place, fin 2012, une «bad bank» destinée à rassembler les actifs toxiques de ses déférents établissements.Ces derniers sont grevés de créances impossibles à récupérer depuis l\u2019explosion de la bulle de l\u2019immobilier en 2008.Malgré l\u2019existence de cette structure, la solidité du secteur, en proie aux impayés et à une activité en fort recul, fait toujours débat.En Italie, la plus vieille banque du monde.Monte dei Paschi, a frôlé la faillite en début d\u2019année après le maquillage de ses comptes.Elle doit lancer une augmentation de capital d\u2019ici à 2015, mais se trouve désormais dans le viseur de Bruxelles, qui remet en cause l\u2019aide négociée avec l\u2019Etat italien (3,9 milliards d\u2019euros).Plus inquiétant, «les banques susceptibles de poser un problème de sous-capitalisation ne se trouvent pas que dans les pays qui connaissent des difficultés économiques», avertit M.Véron.En Erance, les résultats du deuxième trimestre ont certes reflété une solidité accrue du secteur, conforme aux exigences réglementaires internationales (Bâle 3) en rpatière de fonds propres comme de liquidités.À l\u2019exception, notable, de Dexia.L\u2019établissement franco-belge, toujours en pertes, a déjà coûté 6,6 milliards d\u2019euros à la France.Et le risque pourrait perdurer sur les quarante prochaines années, selon la Cour des comptes.Aux Pays-Bas, pourtant un bon élève en zone euro, c\u2019est la quatrième banque néerlandaise, SNS Reaal, qui a dû être nationalisée en urgence, en février, pour la bagatelle de 10 milliards d\u2019euros.Impossible de savoir d\u2019oû viendra la prochaine alerte.Et c\u2019est là que le bât blesse.«Le manque de transparence du secteur bancaire nourrit le manque de confiance.Aujourd\u2019hui, personne n\u2019est capable de dire avec certitude si telle ou telle banque française présente un risque», déplore M.Véron.Dans ce contexte, l\u2019année qui vient sera cruciale pour le secteur.La BCE va se voir confier, à l\u2019automne 2014, l\u2019autorité de supervision des 200 plus grandes banques européennes.Elle devra auparavant procéder à une revue détaillée des bilans de chaque établissement.Une occasion de faire le ménage dans le secteur.Mais c\u2019est une arme à un coup.«Si la BCE n\u2019arrive pas à détecter les risques, cela déteindra sur sa crédibilité en tant qu\u2019autorité de politique monétaire», met en garde M.Véron.Au risque de relancer de nouveau l\u2019engrenage de la crise.Le Monde ANALYSE Quand l\u2019Afrique s\u2019éveillera contre la Chine.BENJAMIN AUGE Chercheur associé à l\u2019Institut français des relations internationales (IFRI) et rédacteur en chefÆMficà Energy Intelligence Souvent critiques, parfois admiratifs, les auteurs et observateurs mesurent la rapidité d\u2019accroissement des échanges entre Pékin et le continent africain: de 6,5 milliards de dollars en 2000 à 166 milliards en 2011.Cette croissance ne s\u2019est pas faite sans heurts avec les puissances historiques en Afrique, comme la Françe, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ces dernières ainsi que d\u2019autres Capon et Corée du Sud) utilisant souvent le paravent du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour remettre en question les pratiques chinoises sur le continent.Cependant, en plus de ces craintes relayées par les Occidentaux, une autre musique commence à se faire entendre de la part de personnalités africaines.Si les critiques de la Chine en Afrique ont toujours eu leurs avocats, elles deviennent de plus en plus fréquentes et pourraient finir par nuire aux investissements chinois.L\u2019article du Financial Times, publié le 11 mars par le gouverneur de la Central Bank of Nige- ria, Sanusi Lamido, montre combien la perception de la Chine en Afrique évolue.M.Lamido, qui a vécu en Chine, critique très durement la deuxième puissance mondiale.Il lui reproche notamment d\u2019acheter les matières premières africaines et de vendre des produits manufacturés, en transformant trop rarement sur place, empêchant ainsi toute industrialisation.Il qualifie ce mode économique A\u2019«essence du colonialisme».M.Lamido brocarde aussi une vision romantique qu\u2019éprouvent encore beaucoup d\u2019Africains envers la Chine, alors que cette dernière devrait être, tous comme les autres grandes puissances, considérée comme un concurrent dans une économie globalisée.Certains pays africains affrontent désormais Pékin.En dehors des propos de Sanusi Lamido, les pratiques des entreprises étatiques chinoises posent de plus en plus question.Au Niger par exemple, l\u2019ancien président Mamadou Tandja a signé en 2008 un contrat avec la compagnie pétrolière chinoise CNPC pour développer le champ d\u2019Aga-dem et construire une raffinerie dans la grande ville sudiste de Zinder.Cinq ans plus tayA, un audit commandé par l\u2019Etat et mené par le cabinet Ernst & Young démontre que la note présentée à Niamey a été gonflée de plusieurs cen-tainqs de millions de dollars.Si l\u2019État ne se bat pas, les revenus pétroliers attendus par le Niger seront considérablement amoindris lorsque son pétrole sera exporté (vers 2015-2016).La Chine fait tout pour étouffer cette affaire très embarrassante.Expulsion des travailleurs chinois Le Ghana s\u2019est lancé depuis le début de l\u2019année dans une vaste campagne d\u2019expulsion de travailleurs chinois présents illégalement sur le territoire et travaillant dans le secteur des mines.Le ressentiment des Ghanéens face à l\u2019arrivée massive et souvent illégale de travailleurs chinois dans l\u2019extraction de l\u2019or (on parle de 50000 personnes) est désormais entendu par les autorités du pays.Ces dernières ne se cachent pas pour communiquer sur cette affaire, son statut de nouveau producteur d\u2019hydrocarbures lui permet de davantage choisir ses partenaires.Autre exemple de détérioration manifeste des relations sino-africaines : le Gabon, oû la sqciété Addax, rachetée par l\u2019État chinois par l\u2019intermédiaire de Sinopec en 2007, s\u2019est vu retirer le champ pétrolier d\u2019Obangue en décembre 2012.Si les conditions de reprise de ce gisement sont discutables du point de vue légql, il n\u2019en reste pas moins que l\u2019État gabonais, bien plus faible géopoliti-quement que le Ghana, n\u2019hésite pas à attaquer frontalement la superpuissance chinoise.De tels événements ont tendance à se multiplier.Ils illustrent une certaine aigreur des populations africaines, désormais relaype au plus haut sommet des États.Le président zambien, Michael Sata, a été élu en 2011 sur un programme veillant à rééquilibrer la relation avec les Chinois, très actifs dans les mines de cuivre.La perception de la Chine chez nombre d\u2019Africains se dégrade rapidement, et les dirigeants du continent ne peuvent plus l\u2019ignorer.Que le rééquilibrage avec ce pays-continent devienne l\u2019un des thèmes principaux d\u2019une campagne présidentielle est encore rarissime en Afrique.Mais la Zambie est un cas à part, du fait de l\u2019importance des investissements chinois.Cependant, plus ils prendront d\u2019ampleur dans les économies africaines, sans créer d\u2019emplois durables et sans transformer localement les matières premières, plus le risque de révolte des populations grandira et l\u2019utilisation de termes comme «néocolonialisme» se propagera.Le point de vue d\u2019un intellectuel comme Sanusi Lamido doit faire réfléchir les dirigeants chi- nois, tout comme ceux du continent africain.M.Lamido sait qu\u2019avec la croissance de la population de son pays il a besoin que l\u2019économie nigériane crée des emplois durables et ne mise pas uniquement sur les importants revenus dégagés par la manne du pétrole, du gaz et des minerais.Or, selon lui, Pékin, qui devient un acteru majeru au Nigeria et en Afrique, ne joue pas suffisamment le jeu.Cette stratégie économique qu\u2019il dénonce crée les conditions d\u2019une instabilité et de révoltes d\u2019une population de plus en plus nombreuse et jeune, en mal d\u2019emploi du fait de l\u2019absence quasi totale d\u2019un secteur industriel sur le continent.M.Lamido tente par son appel de faire comprendre que les taux de croissance mirifiques de l\u2019Afrique depuis dix ans ne permettent pas de créer suffisamment d\u2019emplois.La faute étant par,tagée de façon égale entre les États africains (qu\u2019il ne dédouane en rien) et les nouveaux investisseurs, comme la Chine, qui n\u2019ont pas un meilleur comportement que les puissances occidentales, alors qu\u2019ils surfent sur l\u2019image d\u2019un partenariat plus équilibré avec l\u2019Afrique.La Chine n\u2019a pas d\u2019autre stratégie que de se mettre au niveau de son interlocuteur, en Afrique comme ailleurs.Elle profite ainsi des régimes faibles, comme celui de Mamadou Tandja au Niger en 2008, pour négocier des,contrats très défavorables à l\u2019État.Une situation inimaginable au Nigeria qu en Angola.C\u2019est donc aux États africains de se mettre au niveau de la Chine et de négocier des partenariats d\u2019égal à égal.Si ce changement ne se fait pas rapidement, les Africains sauront le rappeler à leurs dirigeants.Le Monde Résultats des tirages du : 2013-08-17 01 06 43 29 37 39 n.in.MJ 07 12 13 wm 32 compl.24 44 48 compl.Prochain gros lot (approx 3 000 000 $ 8280346 Résultats des tirages du : 2013-08-16 02I06I20I22I30I34I49 COMPL 2621708 Prochain gros lot (approx.) : 20 000 000 $ zn cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 19 AOUT 20IS EDITORIAL NEGOCIATIONS ISRAELO-PALESTINIENNES Le piège Pour la énième fois, l\u2019administration américaine a rassemblé Israéliens et Palestiniens autour de la table dite de négociations.Pour la énième fois, les Israéliens ont mis en relief leur mauvaise volonté en ordonnant la construction de colonies.Pour la énième fois, le Hamas, qui n\u2019a pas été invité à la table en question, a martelé qu\u2019il ne reconnaîtrait pas l\u2019accord de paix si accord il y a.Au vu du passé, que l\u2019on sait très chargé, c\u2019est à se demander si l\u2019on ne vient pas de donner le tempo à la énième valse des faux-fuyants.A Serge Truffaut ucun dossier, aucun sujet, ne commande d\u2019abord et avant tout un inventaire des faits et gestes posés au fil du temps, le temps long, très long, qui distingue le conflit israélo-palestinien.Car l\u2019inventaire en question est si volumineux qu\u2019il explique la fatigue et le scepticisme observés ces jours-ci aux quatre coins de la planète, à l\u2019exception évidemment des pays concernés au premier chef par les pourparlers.AUons-y.En novembre 1967, la résolution 242 consacrait l\u2019échange de terres contre la sécurité.En 1978, sous l\u2019impulsion du président Jimmy Carter, une entente intitulée «A Framework for Peace in the Middle East» reconnaissait le droit des Palestiniens à l\u2019auto-gouvernance.En 1991, la conférence de Madrid ouvrait la voie à la paix entre Israël et la Jordanie et à des discussions secrètes avec les Palestiniens.En 1993, ces dernières accouchaient de l\u2019entente d\u2019Oslo.En 1995, il y eut l\u2019échec de Taba.En 1998, celui de Wye River.En 1999, celui de Charm el-Cheikh.En l\u2019an 2000, Bill Clinton s\u2019acharna, en vain, à creuser un terrain d\u2019entente à Camp David.En 2002, il y eut l\u2019initiative de paix formulée par l\u2019Arabie Saoudite et dévoilée lors d\u2019un sommet à Beyrouth.En 2003, il y eut la confection d\u2019une feuille de route composée essentiellement par le sénateur George Mitchell et administrée par les Etats-Unis, rUnion européenne, la Russie et les Nations unies.Toujours en 2003, il y eut l\u2019Accord de Genève.En 2007, il y eut la conférence d\u2019Annapolis.En 2010, celle de Washington qui s\u2019acheva lorsque les Israéliens entamèrent la construction de colonies.Quoi d\u2019autre?En novembre 2007, George Bush formula l\u2019engagement suivant: dans un an, il y aura un Etat palestinien.Six ans plus tard, les Palestiniens attendent encore.Pire, ils ont assisté à la perforation de leur territoire par des enclaves habitées par des Israéliens.Les colonies.On sait qu\u2019en Cisjordanie, un chapelet de constructions abrite désormais 350000 Israéliens.On sait moins qu\u2019à Jérusalem-Est, ils sont 250000 qui, par béton interposé, forment un cordon dont la géographie s\u2019avère la contradiction de l\u2019innocence, de l\u2019improvisation.Dit autrement, la géographie en question est le révélateur d\u2019une politique dont la finalité est de rendre, impossible la qualification de Jérusalem-Est comme capitale d\u2019un Etat palestinien.Ce n\u2019est pas tout Les blocs de colonies implantées à Bethléem et à Ramallah sont si bien protégés que leur possible démantèlement est lui également jugé inextricable.D\u2019autant que.d\u2019autant que leur poids dans l\u2019armée est considéré comme considérable.Cela paraîtra étrange de prime abord, mais ces colonies ont produit un effet possiblement pervers pour le gouvernement israélien.De quoi s\u2019agit-il?En Cisjordanie, mais non dans la bande de Gaza, des personnalités en vue, dont Sari Nusseibeh, recteur de Tuniversité Al-Qods dans Jérusalem-Est, militent désormais pour l\u2019idée suivante : puisqu\u2019un fond du fond la réalité est que la classe politique israélienne n\u2019admettra jamais l\u2019existence d\u2019un Etat palestinien on devrait leur proposer de vivre sous le même toit et donc de leur demander ce qu\u2019on demande dans ces cas-là, soit le droit de.vote ! Et comme les Palestiniens sont plus nombreux.Au sein même de la coalition dirigée par le premier ministre Benjamin Nétanyahou, cette position a eu un écho aussi puissant que remarqué : le ministre des Einances, Yair Lapid, s\u2019est opposé et entend s\u2019opposer avec fermeté aux cqlonies annoncées ces jours-ci.Pour lui, la perspective d\u2019un Etat binational porte en germe un piège redoutable : si rien n\u2019est fait, Israël sera la copie carbone de l\u2019Afrique du Sud de l\u2019apartheid.Pour Lapid et pour d\u2019autres, il est clair comme de l\u2019eau de roche qu\u2019accorder le droit de vote aux Palestiniens citoyens d\u2019un Etat binational revient à signer l\u2019arrêt de mort d\u2019Israël, la mort du sionisme.Peut-être bien qu\u2019Israël est le chef-lieu de la mosaïque des failles politiques, des brèches idéologiques qui rythment un seul et même gouvernement.FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET lî\tpDUP AffiPMfP fA\tPAnÎ \\; aofl\u201809\u2018 0^ REPRISE LETTRES Une coalition qnébécoise Le Québec n\u2019a jamais pleinement accepté la Constitution de 1867.Le Québec, unanimement, a rejeté la Constitution de 1982.M\u2019inspirant des travaux de Jean-François Lisée et de Jocelyn Caron, je propose une démarche qui réglerait la question une fois pour toutes.Cette démarche pourrait être adoptée par tous les partis politiques: PQ, PLQ, CAQ, QN, QS, etc.Une véritable coalition.Le parti au pouvoir, avec l\u2019accord des autres partis, formerait une assemblée citoyenne qui serait composée des 125 élus dans chacune des circonscriptions (ou de leur représentant) et de 250 citoyens pigés au hasard, deux dans chaque circonscription, parmi toutes les personnes qui auront exprimé le souhait d\u2019en faire partie.Cette assemblée citoyenne, s\u2019inspirant des notions des deux peuples fondateurs et du Québec nation, recensera les exigences que, comme peuple, nous avons envers la nation canadienne.Cette assemblée devra soumettre un rapport final un an après sa formation.Les demandes recensées par l\u2019assemblée citoyenne seront alors soumises à la population pour approbation par un référendum.Si ces demandes sont entérinées par le peuple, elles seront alors transmises au gouvernement canadien qui aura deux ans pour y répondre.Si le gouvernement canadien accepte de répondre aux attentes des Québécois, il aura trois ans pour apporter les changements constitutionnels nécessaires.Si le gouvernement canadien refuse d\u2019obtempérer aux demandes légitimes du Québec, la question sera soumise à nouveau à la population sous forme d\u2019un référendum.La question sera alors claire: «Acceptez-vous la Constitution de 1982 ou préférez-vous la souveraineté ?» La souveraineté d\u2019un peuple, dans une confédération ou comme Etat indépendant, n\u2019est pas et ne devrait jamais être la chose d\u2019un seul parti, car la question touche à son essence même.Tous les citoyens sont alors concernés au plus haut point.Tous les partis politiques doivent s\u2019y appliquer, et ce, de la façon la plus démocratique possible et non de façon partisane.François Ricard Drummondville, le 15 août 2013 La juste part du Canada Il y a quelques années, les pays du monde ont fixé les Qbjectifs du millénaire, dont celui de baisser le taux de cas de tuberculose.Depuis, celui-ci a bien diminué, mais nous parlons encore de 1,4 million de décès par année dus à cette maladie.Le principal outil qui sert à contrer cette épidémie est le Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le paludisme et la malaria, qui a prouvé par le passé être très efficace, notamment en distribuant 310 millions de moustiquaires imprégnées d\u2019insecticide pour prévenir le paludisme et en contribuant à réduire la mortalité due à la tuberculose de 41%.Malheureusement, ce Fonds est en manque de ressources.Le Canada se doit donc de continuer à verser sa juste part, 5% du budget nécessaire, soit 750 millions de dollars sur trois ans.Nous avons jusqu\u2019ici été un pays leader dans ce domaine, ce n\u2019est pas le moment de nous arrêter ! Eva Tardif-Sanchez Gatineau, le 15 août 2013 Le développement du Nord Hydro-Québec réalise 55% de sa production hydroélectrique dans la région du Nord-du-Québec, mais toutes ses directions régionales se trouvent ailleurs.Afin de favoriser le plein développement du Nord, pourquoi la société d\u2019Etat n\u2019en déménagerait-elle pas quelques-unes à Radisson, à Matagami et à Chibouga-mau ?Cela aiderait l\u2019économie régionale de la Baie-James et inciterait la population québécoise à s\u2019établir en Jamésie.Benoit Voyer Sainte-Thérèse, le 11 août 2013 LIBRE OPINION Le retour des libéraux progressistes ?PAUL ST-PIERRE PLAMONDON Avocat et cofondateur de Génération d\u2019idées SÉBASTIEN BOYER Ingénieur stagiaire, membre de Génération d\u2019idées ANNE DE RAVINEE Avocate et membre de Génération d\u2019idées Philippe Couillard affirmait récemment devant les jeunes libéraux que le Parti libéral du Québec se réclame désormais du progressisme.Selon le Larousse, le progressisme se traduit par le comportement de ceux qui estiment qu\u2019une profonde transformation des structures politiques et sociales permettra une amélioration des conditions de vie et une plus grande justice sociale.Si nous souhaitons sincèrement que le PLQ s\u2019inspire de cette idéologie, nous croyons cependant que Philippe Couillard oublie un détail fondamental: la pierre angulaire du progressisme est la lutte contre la corruption.Le progressispie s\u2019est manifesté au débuts du XX® siècle aux Etats-Unis en réaction à r«Age doré», une époque d\u2019industrialisation accélérée, caractérisée par un laisser-faire économique, une déréglementation et l\u2019établissement de puissants monopoles et oligopoles, par exemple celui de John D.Rockefeller.Cette industrialisation entraînait un recul dans les conditions de vie de la classe moyenne américaine, qui travaillait désormais pour des salaires dérisoires dans des usines où sa santé était mise en péril.Un tel déséquilibre économique et social ne pouvait exister qu\u2019à la faveur d\u2019une stratégie bien établie : la corruption politique.Ainsi, pour assurer que le gouvernement ne réglemente pas en matière de concurrence et de normes du travail, la grande entreprise oligopolistique finançait généreusement les partis politiques de sorte que ses intérêts soient servis avant ceux de la population.Le mouvement progressiste, incarné par Théodore Roosevelt, allait rompre avec cette époque chaotique en s\u2019attaquant publiquement à la corruption et en réglementant les activités de la grande entreprise.Au Québec, la mouvance à l\u2019origine de la Révolution tranquille, inspirée d\u2019une idéologie progressiste, visait elle aussi à dénoncer la corruption et le laisser-faire, lesquels caractérisaient le règne de Maurice Duplessis.L\u2019élimination de cette corruption et l\u2019arrivée de plusieurs politiciens réputés pour leur intégrité furent d\u2019importants catalyseurs de la Révolution tranquille.Et c\u2019est au cours de cette période que purent voir le jour un grand nombre de politiques visant l\u2019amélioration des conditions de vie des Québécois et l\u2019atteinte d\u2019une plus grande justice sociale, notamment en éducation et en santé.Dix ans d\u2019allégations La gouvernance du Parti libéral entre 2003 et 2012 a été caractérisée par une vague sans précédent d\u2019allégations de corruption et de cqnflits d\u2019intérêts entre la grande entreprise et l\u2019État.Le dossier du gaz de schiste en constitue un exemple.La proximité douteuse entre l\u2019entreprise privée et le gouvernement, de même que le caractère précipité du processus décisionnel, ont soulevé de vives interrogations, considérant que le Québec consentait des droits d\u2019exploration à un prix dix fois moins élevé qu\u2019en Colombie-Britannique.La question des droits d\u2019exploration sur l\u2019île d\u2019Anticosti, le scandale du CUSM et les allégations de conflits d\u2019intérêts dans l\u2019octroi de PPP constituent d\u2019autres exemples en ce sens.Mais le dossier le plus frappant demeure toutefois celui de la construction, où un gonflement d\u2019approximativement 35% de nos travaux publics a été découvert en 2010, lequel est directement lié au financement des activités politiques.Sur un budget en immobilisation avoisinant les 5 milliards en 2010, les sommes dilapidées se calculent assurément en centaines de millions, peut-être en milliards.Les conséquences d\u2019un tel scandale sur notre réputation à l\u2019étranger et notre prospérité économique sont indéniables.Dette publique Sur le plan des finances publiques, cette même période libérale a été caractérisée par une dette publique qui s\u2019est creusée de 7 milliards de dollars par année en moyenne.Qr, pour compenser pour cette gestion laxiste de nos fonds publics, le PLQ a renvoyé la facture de ses nombreux dérapages à la classe moyenne, par l\u2019entremise de taxes et d\u2019augmentations de tarifs.L\u2019une de ces mémorables « factures » consistait en une hausse des frais de scolarité, laquelle a complètement paralysé le Québec pendant près d\u2019un an et a grandement nui à notre prospérité économique, particulièrement dans la région métropolitaine.UltimemenL ce sont les générations à venir qui subiront les conséquences de ces dérapages et devront porter le fardeau de la dette publique ac- cumulée qui en découle.Nous sommes bien loin de la définition du pro^essisme.Ramener le Parti libéral vers une idéologie progressiste est non seulement souhaitable, mais possible: ce parti a déjà incarné le progressisme.Les jeunes libéraux ont également, au cours des dernières années, présenté de nombreuses propositions innovatrices s\u2019apparentant à cette idéologie.Il demeure néanmoins que la commission Charbonneau a mis au jour une corruption d\u2019une envergure sans précédenfi qui devait être connue et orchestrée quelque part au palier provincial au cours des années 2003 à 2012 \u2014 plusieurs témoignages de la commission l\u2019indiquent déjà et nul doute que les travaux de l\u2019automne nous permettront de cerner plus précisément l\u2019implication du palier provincial, qui est responsable de nos municipalités.Plusieurs des membres actuels du PLQ étaient en poste à cette époque et nombre d\u2019entre eux ont tenté par tous les moyens d\u2019éviter cette commission d\u2019enquête, notamment en niant le problème et en tentant de mettre sur pied une commission d\u2019enquête bidon dont le fonctionnement aurait été en contradiction même avec la Loi sur les commissions d\u2019enquête.Aujourd\u2019hui, c\u2019est notre prospérité économique qui souffre de ces dérapages, et c\u2019est particulièrement notre classe moyenne qui en fait les frais.Si les jeunes libéraux désirent réellement redonner au PLQ ses lettres de noblesse et incarner un jour le progressisme que leur formation a déjà personnifié, ce que nous souhaitons ardemment, ils ne doivent pas être dupes et entreprendre l\u2019inévitable tâche que cela suppose : le ménage. LE DEVOIR LE LUNDI 19 AOUT 20IS A 7 IDEES À LA VEILLE DES JEUX OLYMPIQUES D\u2019HIVER 2014 DE SOTCHI Comment combattre la loi russe homophobe et répressive ?LAURENT MCCUTCHEON Militant de longue date pour les droits des personnes homosexuelles, ancien président de Gai Ecoute et de la Fondation Emergence, lauréat du Prix Justice Québec 2012 lors que le monde entier se tournera vers Sotchi, ville organisatrice des prochains Jeux olympiques d\u2019hiver, le Parlement russe a adopté une loi homophobe répressive.Sous le couvert de la protection des mineurs, la loi paralyse toute manifestation favorable à l\u2019orientation sexuelle ou à l\u2019identité de genre et aux per-soimes LGBT.Son texte prévoit l\u2019interdiction de toute «propagande des relations sexuelles, non traditionnelles à destination des mineurs».Sa portée est pour le moment indéfinissable.Toute parole, tout geste ou image peuvent être considérés comme de la propagande.Les grands acteurs concernés par les Jeux olympiques 00) ne peuvent demeurer insensibles à cette situation et ils sont nombreux : le Comité international olympique (CIO), la diplomatie, les commanditaires (sponsors), les diffuseurs, les athlètes, les organismes de défenses des droits et (e mouvement LGBT.A mon avis, le CIO a le devoir d\u2019exercer des pressions sur le Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO) et, par ricochet, sur le gouvernement russe.La charte olympique énonce dans ses principes fondamentaux que «la pratique du sport est un droit de l\u2019homme».Même si la charte ne mentionne pas l\u2019orientation sexuelle dans les motifs interdits de discrimination, pour Jacques Rogge, président du CIO : «La charte olympique est claire.Le sport est un droit humain.Chaque athlète a le droit de concourir, quelles que soient sa race, sa religion ou son KIRILL KUDRYAVTSEV AGENCE ERANCE-PRESSE Il serait injuste de faire porter le poids des politiques russes sur les épaules des athlètes.Ci-dessus, les athlètes Yuri Borzakovsky (Russie), Allyson Felix (Etats-Unis), le vice-président de l\u2019IAAF et candidat à la présidence du Comité olympique international Sergueï Buhka, Aries Merritt (Etats-Unis), Sally Pearson (Australie) et Anna Chicherova (Russie) à Moscou, au début du mois.orientation sexuelle.Les Jeux doivent être ouverts à tous sans discrimination.» Le président Rogge demande à la Russie de préciser la portée de la loi de manière à protéger les athlètes.Dans le passé, le CIO a déjà exclu des pays de la participation aux Jeux en raison de pratiques discriminatoires dans leur pays.Fait inusité, cette fois-ci c\u2019est le pays hôte qui est visé.La diplomatie Heureusement, la diplomatie commence à jouer un rôle important et, surtout, elle ne doit pas s\u2019arrêter ici, elle continuera si elle croit obtenir le soutien de l\u2019opinion publique.Il est particulièrement remarquable que le président des Etats-Unis, Barack Obama, ait pris officiellement position contre la loi adoptée par le parlement russe et le premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a fait de même.Chez nous, au Canada, après avoir pris position en faveur des droits d\u2019homosexuels, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a été accusé par le groupe REAL Women of Canada (Vraies Femmes du Canada) de défendre ses intérêts personnels.Je connais ce groupe depuis plusieurs années pour l\u2019avoir croisé au Parlement canadien lors des audiences sur le mariage gai.Son intolérance et son agressivité ne cessent de croître.Et, encore plus surprenant, le premier ministre Harper plaide pour le respect des droits des personnes homosexuelles et soutient son minis- tre des Affaires étrangères.L\u2019argent Comme on le dit souvent, le nœud de la guerre, c\u2019est l\u2019argent.Or qui gagne de l\u2019argent avec les Jeux?Il se trouve que ce sont les commanditaires, ou sponsors comme les appelle le CIO.Ce sont entre autres: Coca-Cola, McDonald, GE, Samsung, Omega et les fabricants de vêtements et autres accessoires comme Nike.Ils ont un rôle à jouer s\u2019ils veulent conserver leur image de marque et ne pas être associés au gouvernement russe.La.charte olympique interdit toute démonstration durant les Jeux.Seuls les logos des manufacturiers de vêtement peuvent apparaître sur les vêtements des athlètes.Je lance l\u2019idée d\u2019un modèle de vêtement griffé, une casquette de marque Rainbow pourrait faire le travail.La diffusion des Jeux olympiques représente aussi une source de revenus majeure du mouvement olympique.lœs diffuseurs du monde entier retransmettent les Jeux et sont présents avec leurs reporters et analystes.Ils pourront alors dénoncer la loi russe et présenter les images de leur choix.Les athlètes Il serait injuste de faire porter le poids des politiques russes sur les épaules des athlètes et de compromettre leur participation à un événement mondial pour lequel ils se sont investis depuis des années.Ils doivent y aller en ayant la possibilité de prendre position avant ou après les Jeux.Jusqu\u2019ici, on a peu parlé des athlètes russes gais ou lesbiennes.Je leur suggère de demander l\u2019asile politique au Canada après les Jeux, ce serait un plus pour nous et une délivrance pour eux et pour elles.La présente polémique autour de la loi russe fait le tour de la planète et le mouvement de réprobation ne s\u2019essouffle pas, au contraire.lœs groupes de défense des droits et les poupes LGBT braquent le projecteur sur la conduite des dirigeants russes.Aucune nation ne souhaite être mise au ban à cause de son intolérance envers ses minorités.La Russie semble incapable de suivre l\u2019évolution sociale des pays développés.lœ président Poutine n\u2019a pas la réputation d\u2019être un homme politique flexible.Dans son pays, sa position serait soutenue par la majorjté de la population et par l\u2019Eglise orthodoxe.Bien sûr qu\u2019il n\u2019est pas facile de convaincre la majorité que les minorités doivent aussi avoir les mêmes droits, mais ce devoir revient aux leaders.La tenue des JO est une opération de relations publiques pour les pays hôtes qui investissent une fortune dans leur organisation.La Russie doit savoir que son image sera ternie sur le plan international.Même la Chine, qui n\u2019a pas une réputation de respect des droits de la personne, n\u2019est pas allée aussi loin que la Russie.Le ministre russe des Sports, Vitaly Moutko, tente de se montrer rassurant et déclare que les droits des athlètes seront respectés et le président Poutine cherche à justifier sa position en associant l\u2019homosexualité à la pédophilie.Lors de la cérémonie de clôture des prochains jeux d\u2019hiver, la ville de Sotchi remettra le drapeau olympique à la ville de PyeongChang, en République de Corée du Sud pour les jeux de 2018.On connaît peu de chose quant aux droits des personnes homosexuelles dans ce pays.Toutefois, j\u2019espère que l\u2019expérience de Sotchi donnera à réfléchir.PRIX UNIQUE DU LIVRE Ceci n\u2019est pas une fable MARIE-ANDREE LAMONTAGNE Écrivaine, journaliste, éditrice ^ Québec, à compter de ce jour, une certaine commission parlementaire A commencera à tenir des auditions.Vous saurez laquelle dans un instant.Dans l\u2019immédiat, vous ne soupçonnez rien de l\u2019importance de ses tra-vaux, des enjeux qu\u2019ils soulèvent, des conséquences qu\u2019ils pourraient avoir sur votre vie.Vous songez aux vacances qui sont déjà derrière.Vous voyez l\u2019arrivée de l\u2019automne à mille petits signes : le fond de l\u2019air plus frais, les salades qui poussent plus lentement, les enfants qu\u2019il faut préparer pour l\u2019école.Fini le régime minceur des journaux pendant l\u2019été, les émissions de télé trop légères et vite oubliées.Et le gros best-seller de la saison, les pages gonflées par la pluie ou l\u2019eau de mer, achève de mourir dans un panier d\u2019osier, près des toilettes.Vous aimez lire.Comme tout le monde, vous manquez de temps pour le faire à votre guise.Pourtant, quel bonheur quand vous arrivez à vous mettre à l\u2019écart avec un bon livre.Comme les grandes marées d\u2019automne, la rentrée littéraire apportera bientôt son lot d\u2019ouvrages les plus divers dont la rumeur viendra battre le seuil de votre maison.La curiosité et l\u2019intelligence ne vous ont jamais fait défaut.Vous vous laisserez peut-être tenter par tel livre dont vous aura parlé un ami ou votre sœur.Ou alors votre libraire, qui vous connaît un peu, vous mettra sur une piste.Ou encore, c\u2019est en lisant le journal que vous aurez entendu parler de cet auteur dont les idées font réfléchir.L\u2019orage Jusque-là, tout va bien.Nous vivons dans un pays libre.Vous croyez que vous n\u2019aurez que l\u2019embarras du choix.Tant de livres paraissent chaque année.Entre la bibliothèque et la librairie, comment chacun ne trouverait-il pas les siens?Malheureux ! Vous ne voyez pas que l\u2019orage gronde, que les forces centrifuges du commerce sont à l\u2019œuvre et que la même logique qui prévaut dans le commerce des boîtes de céréales ou des paquets de lessive pèse, depuis quelques années, sur le commerce du livre.Vous êtes de votre temps.Vous achetez pas mal d\u2019objets en ligne, et les livres ne font pas exception.Vous croyez naïvement que vous trouverez toujours des livres pour vous intéresser dans les 100000, 500000 ou 1000 000 titres que se vantent d\u2019offrir les grands sites de commerces en ligne, ou qu\u2019il vous suffira de glisser dans votre panier de consommateur les couvertures des livres repérés sur les sites des libraires actuels, petits ou gros.Vous ne voyez pas vraiment des motifs d\u2019inquiétude dans ce présent qui clignote de partout, à partir du moment où le consommateur est roi.Prenez ce livre dont tout le monde parle en ce moment.H a piqué votre curiosité.Vous l\u2019avez fait savoir autour de vous.Et voilà que votre beau-frère, qui se rend parfois dans les grands temples de la consommation discount, est tout content de vous l\u2019avoir trouvé à 12,95$ entre deux piles vertigineuses de 12X16 rouleaux de papier hygiénique et de 24 X12 packs de jus de fruits.Votre beau-frère est quelqu\u2019un de bien.Il ne veut de mal à personne.Il a fait son droit.Il gagne correctement sa vie.Il veut juste vous faire plaisir et vous dénicher votre livre au meilleur prix.Il ne sait pas qu\u2019un jour prochain, au train où vont les choses, il se verra, tout comme vous, forcé de s\u2019intéresser, lui qui vit dans un pays libre, à un nombre de plus en plus restreint de livres, certes vendus à bas prix, mais avec un air de famille qui les rend presque interchangeables.Pourquoi?Parce que dans des bureaux hjqier-climatisés, une poignée de gestionnaires de stocks, en saisissant des valeurs et des formules dans des cellules de fichiers Excel, auront décidé des livres qui intéresseront les gens, donnant par là le feu vert à l\u2019éditeur pour les publier, et qu\u2019ils auront fixé les prix à leur convenance.Certains livres seront ainsi \u2014 sont déjà \u2014 des produits d\u2019appel.lœur très bas prix réjouira le consommateur.Abusé, il ne verra pas que 80% des titres proposés par ailleurs sur le même site seront vendus à prix fort.Quant aux ouvrages plus exigeants, plus singuliers ou inclassables (en un mot: littéraires), qui n\u2019auront jamais eu le bonheur de paraître, qui pourrait les regretter ?Regrette-t-on ce qu\u2019on ne connaît pas ?Soyons juste.Votre beau-frère entendra peut-être un jour parler, par l\u2019amie de son ex-belle-sœur, de tel livre paru chez un pçtit éditeur, et il aura envie de se le procurer.A qui s\u2019adresser ?Où est passée la librairie qui se trouvait juste là, au coin de la rue ?Qu\u2019à cela ne tienne : voyons ça sur Internet.Il trouve enfin le livre : 54,95$.Grimace du beau-frère.La niche En termes capitalistes, ce livre, qui pour le moment fait encore partie du lot habituel de la rentrée, sera devenu un produit de niche.Tel sera le sort du livre hors des best-sellers, si ce commerce est abandonné aux lois du marché.Nous sommes dans un pays libre, oui, et civilisé.lœ bruit de la force centrifuge sera couvert \u2014 il l\u2019est déjà \u2014 par des discours démago^es sur l\u2019accès à la culture et au livre, dont le libre marché serait le garant.Foutaises.Vous voilà inquiet.Prêt à monter aux barricades, peut-être.Ne nous trompons pas de cible.L\u2019ennemi, ce n\u2019est ni l\u2019arrivée du numérique, ni les grandes surfaces, ni les géants de la vente en ligne.L\u2019ennemi, c\u2019est tout ce qui menace la diversité : celle des livres, des goûts, des auteurs, des univers, des éditeurs, des libraires, des critiques.C\u2019est pourquoi le livre ne saurait être considéré comme un simple bien de consommation.Numérique ou non, c,e commerce-là est aussi et d\u2019abord culturel.L\u2019Etat a le devoir d\u2019intervenir, pour préserver la diversité d\u2019un milieu dynamique, aux équilibres délicats.C\u2019est préci- sément ce qu\u2019il fait dans plusieurs sociétés.Une mesure, déjà adoptée dans d\u2019autres pays, s\u2019impose, au Québec, pour préserver cette diversité.Il s\u2019agit de réglementer le prix de vente des livres offerts en nouveautés pendant une période de six mois.Dans l\u2019état actuel des choses, l\u2019éditeur établit déjà le prix de vente des ouvrages qu\u2019il publie, et cela en fonction du tirage, des coûts de fabrication et des attentes du public.Par conséquent, tous les livres ne sont pas offerts au même prix.Ce sera encore le cas avec la nouvelle mesure.Simplement, pendant six mois, vous ne trouverez pas le même livre à prix coupé ailleurs.Six mois, c\u2019est peu.Mais cela suffit pour donner un ballon d\u2019oxygène aux acteurs plus fragiles et empêcher les plus gros d\u2019imposer leur loi et de fixer, eux, les prix qui les arrangent.Vous n\u2019y perdrez rien, au contraire : l\u2019éventail des titres offerts sera maintenu puisqu\u2019il se trouvera encore des éditeurs pour miser sur des ouvrages à ventes lentes ou moyennes et des libraires passionnés pour nous les proposer, à vous et à moi.Et tant mieux si les ventes de certains livres explosent.Nul ne s\u2019en plaindra, car tous en profiteront.Tels sont les enjeux de la Commission de la culture et de l\u2019éducation qui se penche maintenant, à Québec, sur l\u2019établissement d\u2019un prix réglementé du livre.Ne bâillez pas d\u2019ennui au simple énoncé de son nom.Ne tournez pas la page du journal quand un article rendra compte de ses travaux.Vous êtes concerné.Il en va de votre avenir de lecteur.Et si par malheur vous ne lisez pas ou peu de livres, de l\u2019avenir, tout simplement, auquel vous êtes en droit d\u2019aspirer.DLire aussi > Sur le même sujet, mais d\u2019un avis tout à fait différent, le texte «Prix unique du livre, une mesure inutile et quisible» de Jacques Fortin, président des Editions Québec Amérique à ledevoir.com/ opinion/idees- libre- opinion L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (editonahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien T>egh.se(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>dw\\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Curno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy WJwfAel&c(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm et Louis Gagné (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) , correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) ,Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur), Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice), Elise Girard (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guimond, Yannick Monn, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),yi2Cgiva-0\\ïvier Leclerc (responsable du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),C\\a.\\ideVie Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 19 AOUT 20IS ACTUALITES BRAS DE FEE SUITE DE LA PAGE 1 directrice générale d\u2019Eco Entreprises Québec, un organisme représentant l\u2019ensemble des entreprises qui mettent sur le marché des contenants, emballages et imprimés.Selon le principe de pollueur-payeur, ces entreprises sont tenues par la loi, depuis 2005, de contribuer aux frais associés à la collecte sélective.Leur contribution a augmenté au fil des années pour passer, en 2013, à un remboursement de 100% des coûts liés à la collecte, au transport, au fri et au conditionnement des matières visées par le régime de compensation.Pour connaître exactement les coûts de chaque matière, Eco Entreprises et Recyc-Qué-bec ont procédé à différentes études de caractérisation ces dernières années.Les résultats les plus récents, qui datent de 2010, montrent que 15% du contenu du bac de recyclage est composé de matières dites orphelines, soit des grille-pain, plats en pyrex, lumières de Noël, jouets pour enfants et autres produits qui ne vont pas dans le bac vert.C\u2019est trois fois plus qu\u2019en 2007, constate Maryse Vermette, qui croit que ce chiffre devrait encore augmenter avqc les résultats de 2012, attendus sous peu.Eco Entreprises estime que les coûts associés à la gestion de ces matières orphelines font grimper la facture de la collecte sélective de quelque 23 millions de dollars par année au Québec.Déjà irritées de payer 100% des coûts d\u2019un système sur lequel elles n\u2019ont aucun droit de regard en matière de gestion, les entreprises refusent de payer pour ces matières orphelines dont elles ne sont pas responsables.Elles ont donc témoigné de leurs doléances au ministère de l\u2019Environne-meuL qui a étudié le dossier et qui est arrivé avec un projet de réglementation l\u2019hiver dernier.Projet de règlement Le gouvernement a décidé de couper la poire en deux, en réclamant que les entreprises et les municipalités assument à parts égales les coûts liés aux matières orphelines.« Quand le projet de règlement a été déposé, il y a eu beaucoup de réactions de la part de nos membres et,du conseil patronal, note Maryse Vermette, d\u2019Eco Entreprises.On a eu beaucoup de démarches des en- treprises pour faire part de leur opposition.Nos membres s\u2019opposent à payer pour quelque chose dofft ils ne sont pas responsables.» Eco Entreprises craint par ailleurs que de nouvelles modifications ne soient apportées à la réglementation qui devrait être adoptée dans les prochaines semaines.«Il faut s\u2019assurer que le gouvernement ne nous refile pas la facture pour la sensibilisation qui doit être faite auprès des citoyens.Parce que le fait que l\u2019on retrouve des matières orphelines dans le bac est directement lié au fait que les citoyens sont confus.Il y a là un enjeu où le gouvernement doit prendre ses responsabilités.» La réplique de l\u2019UMQ Du côté des municipalités, on se dit tout aussi insatisfait de ce règlement qui «remet en question le principe même de compensation», explique Peggy Bachman, directrice générale à l\u2019Union des municipalités du Québec GJMQ).«C\u2019est normal qu\u2019il y ait un certain pourcentage de matières non visées qui se retrouvent dans le bac, de la même façon qu\u2019il y a des matières recyclables qui se retrouvent dans les sites d\u2019enfouissement pour lesquels on doit payer.Mais ça, ce n\u2019est pas comptabilisé.» Selon Peggy Bachman, lorsque les entreprises disent aux gens ne de pas mettre des matières orphelines dans leur bac, ça envoie un «drôle de message» aux citoyens.«Ça va à l\u2019encontre de l\u2019objectif final», dit-elle, ajoutant que plusieurs de ces matières sont tout de même traitées lorsqu\u2019elles arrivent au centre de tri.Les municipalités ont-elles fait assez de sensibilisation pour informer les citoyens de ce qui va dans le bac vert?«Tout à fait, répond la directrice générale de l\u2019UMQ.Les municipalités font beaucoup d\u2019efforts de sensibilisation et si nous avons un tel taux de récupération aujourd\u2019hui, c\u2019est grâce aux efforts des municipalités.Ce n\u2019est pas parfait, mais il n\u2019y a pas de toujours de logos sur les produits recyclables.Alors dans le doute, les gens se disent: je vais le mettre dans le bac.» Selon elle, les municipalités ont déjà fait beaucoup de compromis en acceptant de payer les coûts associés aux bacs verts et autres dépenses non comptabilisées dans la facture envoyée aux entreprises.«On va continuer de faire des démarches auprès du gouvernement», conclut M\u201c® Bachman.Le Devoir EGYPTE SUITE DE LA PAGE 1 Malgré cette accalmie dans les rues, une tentative d\u2019évasion pendant le transfert de détenus s\u2019est soldée par la mort de 36 islamistes, selon les autorités.Ils ont péri asphyxiés par les gaz lacrymogènes utilisés par les policiers, a annoncé le ministère de l\u2019Intérieur dans un communiqué.Le convoi transportait plus de 600 Erères musulmans et autres sympathisants vers une prison de la banlieue de la capitale égyptienne.Ces prisonniers avaient été capturés lors des violents heurts survenus au cours des derniers jours aux alentours de la place Ramsès, au Caire.L\u2019Alliance contre le coup d\u2019Etat, qui organise depuis un mois et demi les manifestations pro-Morsi, a dénoncé quant à elle {\u2019«assassinat» de 52 détenus de ce convoi.Le calme avant d\u2019autres violences?Pour le spécialiste des conflits au Proche-Qrient Rachad Antonins, cette pause dans les hostilités ne marque cependant pas la fin de la confrontation sanglante.Si le renversement de Mohamed Morsi était légitime à ses yeux en raison de l\u2019opposition populaire à son régime, les militaires sont cependant allés trop loin.Les autorités n\u2019auraient pas dû intervenir militairement pour chasser les islamistes des deux camps oû ils étaient retranchés au Caire, croit-il.«Cette violence aurait pu être évitée», a-t-il dit en entrevue au Devoir, tout en blâmant l\u2019élite politique égjqitienne dans son ensem- VIRGINIE NGUYEN HOANG AGENCE ERANCE-PRESSE Un char posté devant la Cour suprême constitutionnelle, dimanche au Caire.ble pour son soutien à l\u2019intervention policière qui s\u2019est transformée en bain de sang ces derniers jours.Les Erères musulmans sont aussi responsables de ces violences, nuance toutefois le professeur de sociologie à l\u2019Université du Québec à Montréal.Ces derniers savaient que leur stratégie de confrontation allait se solder par de nombreux morts.«Ils étaient armés, ils tiraient sur les gens.Ils ont tué plusieurs personnes eux-mêmes», tient-il à souligner, ajoutant qu\u2019un rapport d\u2019Amnesty International rapporte des cas de tortures dans les camps tenus par les islamistes.«La représentation dans les médias d\u2019une armée qui réprime des manifestations pacifiques, ça ne colle pas à la réalité.» Mais pourquoi les Erères musulmans ont-ils annulé leurs manifestations de dimanche ?Ils ont peut-être, compris qu\u2019ils étaient isolés en Egypte, puisque la plupart des forces politiques du pays soutenaient l\u2019action de l\u2019armée, avance M.Antonins.La seconde hjqiothèse du professeur \u2014 et la plus plausible à son avis \u2014 est toutefois inquiétante : les Erères musulmans ont simplement marqué une pause pour se réorganiser.«Ils sont tellement dé- terminés, tellement convaincus de leur cause, qu\u2019ils ne sont prêts à aucun compromis.» Le bras de fer et les violences devraient donc se poursuivre, se désole-t-il.Manifestations au pays Au pays, des manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes canadiennes samedi pour protester coptre le coup de force militaire en Eg5q)te qui a délogé le Mohapied Morsi le 3 juillet dernier.À Toronto, des dizaines de manifestants scandaient des slogans pour la liberté et la fin du régime qui a pris les commandes du pays.Certains brandissaient des affiches et des drapeaux canadiens et égyptiens.Des manifestations semblables ont également eu lieu à Montréal et à Vancouver.Avec La Presse canadienne, l\u2019Associated Press et l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Deux Canadiens détenus au Caire Toronto \u2014 L\u2019ami de deux Canadiens arrêtés au Caire a dit avoir appris de source consulaire que les personnes en question allaient bien, mais qu\u2019elles ne savaient toujours pas si elles seront accusées.Justin Podur affirme que le personnel consulaire lui a dit avoir vu le réalisateur toron-tois et professeur à l\u2019Université York John Greyson, etTraek Loubani, un urgentologue de London, en Qntario.Ceux-ci sont détenus dans une prison cairote.Les deux hommes se trouvaient dans la capitale ég5T)tienne et étaient en route vers Gaza lorsqu\u2019ils ont été arrêtés vendredi par la police dans la foulée des heurts meurtriers se déroulant au Caire, a dit M.Podur.La porte-parole des Affaires étrangères Caitlin Workman a confirmé que deux Canadiens avaient été arrêtés, avant d\u2019ajouter que l\u2019ambassade canadienne au Caire était en contact avec les autorités locales, en plus d\u2019offrir de l\u2019assistance consulaire.Elle a toutefois indiqué que les règles sur la protection de la vie privée l\u2019empêchaient de révéler davantage d\u2019informations.La Presse eanadienne PHOTOGRAPHIE SUITE DE LA PAGE 1 L\u2019exposition La photographie d\u2019auteur au Québec \u2014 Une collection prend forme au Musée découle d\u2019un intérêt récent pour ce genre oublié, qui pose un œil à gauche, dans le document social, et l\u2019autre dans la poésie personnelle d\u2019im individu.Lancée en catirnini en juillef cette première ex-position sera inaugurée avec faste lors du prochain Mois de la photo, en septembre.Qnze artistes font partie de la sélection réunie par le réputé expert en photographie Marcel Blouin, à qui le musée a donné carte blanche.«Un musée de beaux-arts, c\u2019est peut-être le dernier endroit où on aurait pu penser faire entrer la pauvreté québécoise, les petites gens, le monde ordinaire.Je me disais \u201cils ne collectionneront pas\u201d», raconte Blouin.Ce dernier finira pourtant par faire entrer au MBAM Charbonneau et ses Quartiers populaires de Montréal (1973-1975) de même que la série La Taverne (1972-1974) de Chagnon.Ça et d\u2019autres corpus, tirés autant des années 1970 très collectives que des années 1990, plus personnelles.Du collectif au personnel Portrait des «petites gens» dans l\u2019intimité, la série La Réalité et le dessein dans la photographie documentaire (1982-1986), de Donigan Cum-ming, est emblématique de l\u2019ouverture à un genre entre le document et l\u2019œuvre d\u2019art.Marcel Blouin n\u2019avait pensé qu\u2019aux images «moins trash ».Nathalie Bondil, directrice du MBAM, a exigé de tout voir.Et d\u2019acquérir la totalité de l\u2019ensemble, soit environ soixante-dix clichés.«On démarrait à zéro, reconnaît-elle.On avait de la photo contemporaine, du Nicolas Baier, par exemple, mais pas celle qui flirte avec le document.Il fallait ouvrir un autre champ esthétique.On a maintenant le fonds le plus important au Québec.» Marcel Blouin, l\u2019actuel directeur d\u2019Expression, centre d\u2019exposidon de Saint-Hyacinthe, a ime longue feuille de route dans le monde de la photographie, lui qui a contribué à fonder le centre Vox, la revue Ciel Variable et le Mois de la photo à Montréal.« On m\u2019a appelé en me disant \u201cphotographie documentaire\u201d, mais moi, dit-il, c\u2019est la photographie d\u2019auteur qui m\u2019intéresse, que je veux mettre en avant.» Assis dans un restaurant du centre-ville de Saint-Hyacinthe, il a accepté de revenir sur ce travail qui l\u2019a occupé pendant près de quatre ans.La précision sémantique, «l\u2019auteur» auquel il tenait, révèle l\u2019ampleur de sa tâche.«J\u2019ai vu que tout était à faire», confie celui qui n\u2019est pas allé jusqu\u2019à embrasser la photographie de presse, pour ne pas «s\u2019égarer».Il a favorisé un travail oû on «approfondit un sujet pendant des mois, des années».«Je voulais dire quelque chose sur le Québec et sur la photographie, sur les origines de la photographie d\u2019auteur.» C\u2019est le déplacement du collectif vers le personnel, opéré sur plusieurs années, qu\u2019il a voulu observer.Et qu\u2019il savait présent auprès des deux solitudes.«Chez les francophones, c\u2019est la prise de conscience du peuple québécois, [peuple] d\u2019ouvriers ou d\u2019agriculteurs qui cherche à améliorer son sort.Les anglophones vivent d\u2019autres réalités, mais ils ont leurs préoccupations sociales.» Le principe de sérialité La lutte des classes et la langue, d\u2019ime part, le développement rubain et le patrimoine architectural, de l\u2019autre.Pour ce fils de fermier et père de militant étudiant\u2014et aujorud\u2019hui jeune député péquiste \u2014, la question sociale semble incrustée dans la chair.Ses études en histoire de l\u2019art sont d\u2019ailleurs précédées d\u2019une formation en service social.En photographie, à ses yeux, l\u2019éveil social prend son envol dans les années 1970.L\u2019année 1972 lui apparaît particulièrement riche, avec les campagnes en Charlevoix de Gabor Szilasi et un projet collectif à Disraeli.La borugade à 30 km de Thet-ford Mines attire alors un groupe de jeunes photographes, dont trois font partie de la sélection de Blouin (Charbonneau, Claire Beaugrand-Cham-pagne, Michel Campeau).Cette époque forme le «noyau dru» de l\u2019e^qiosi-tion.Sru les onze photographes, sept en sont issus \u2014 à ces quatre noms et à celui d\u2019Alain Chagnon déjà cité, U faut ajouter ceux de Normand Rajotte, auteru d\u2019un travail intitulé Transcanadienne, sortie 109 (1975-1977) et de Clara Gutsche, présente par une série subséquente.Les Couvents (1980-1998).Les préoccupations plus personnelles prennent d\u2019ailleurs place dès 1980, a noté Blouin, pour qui «l\u2019échec référendaire provoque des cassures très fortes».«Robert Charbonneau arrête complètement Ceux qui continuent tournent l\u2019appareil vers eux.Serge Clément commence avec l\u2019affichage automobile sans une emprise sociale très forte.Petit à petit, ça devient un carnet de voyage.La poésie s\u2019installe.» Les traits communs à tous?Le noir et blanc, dominant, l\u2019importance du tirage original efi surtouL le principe de sérialité, cher à Marcel Blouin.« C\u2019est le premier truc que j\u2019ai dû expliquer: en photographie de ce type, tu n\u2019acquiers pas une image, tu n\u2019acquiers pas un tableau comme pour un peintre.Tu acquiers une série, capable de donner l\u2019idée de la démarche.Tu ne fais qu\u2019un clin d\u2019œil, sinon», résume-t-il.Ils sont onze à être ainsi entrés au MBAM, qui a acquis d\u2019eux, sur donation, un ensemble dépassant les mille images.Cela ne s\u2019arrêtera pas là, comme en témoigne le très sérieux enthousiasme de Nathalie Bondil.La directrice mise sru la photographie poru les prochaines aimées, qui bénéficiera de plus de salles et sera sujet du quatrième volume sur les collections de l\u2019établissement, à paraître en 2017.Marcel Blouin, qui devrait rester l\u2019expert associé, a en tête plus d\u2019un nom, dont ceux des défunts John Max et Guy Borremans.Collaborateur Le Devoir Voir aussi > D\u2019autres photos tirées de l\u2019exposition présentée au MBAM.ledevoir.eom CIGARETTES SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019Irlande.En Inde, on commence à en parler et en Grande-Bretagne, ç\u2019a été mis «en veilleuse».Elle croit que cela intéressera le gouvernement du Québec parce qu\u2019il a toujours été un précurseur en matière de lutte antitabac.«Le Québec a toujours été une référence pour l\u2019Australie, dit-elle.Souvent, vos lois changeaient dix ans avant les nôtres.Je crois que c\u2019est la première fois que c\u2019est le contraire», note-t-elle.Le gouvernement du Québec a en effet été le premier à interdire les commandites sur le tabac et à imposer des restrictions à l\u2019étalage dans les magasins.C\u2019est aussi au Canada que sont apparus les premiers paquets avec des mises en garde.Mais, justement, n\u2019en a-t-on pas déjà fait assez?«Il faut le faire à cause des nouvelles mesures qui ciblent les jeunes», avance cette avocate de formation.Dans un cahier, elle a réuni des images montrant les nouveaux designs de paquets.Qn remarque des éclats brillants, des couleurs vives, un dessin en forme d\u2019iPod.«Pratiquement personne ne commence à fumer à l\u2019âge adulte.C\u2019est vraiment une affaire d\u2019adolescents et de jeunes adultes.» Il s\u2019agit, ajoute-t-elle, que «les jeunes grandissent sans avoir été exposés à de la publicité positive sur le tabac».Agée de 46 ans, M\u201c® Roxon avait 10 ans quand son père est décédé du cancer du poumon.Qui, cette perte l\u2019a marquée, mais elle répète que c\u2019est d\u2019abord à cause des «preuves» contre le tabac qu\u2019elle a entrepris cette lutte.Tenir tête aux multinationales C\u2019est la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac qui l\u2019a invitée à venir chez nous cette semaine.Le moment n\u2019a rien d\u2019anodin puisque les élus doivent se réunir en commission pour faire un bilan de la mise en œuvre de la Loi sur le tabac.Dimanche, M\u201c® Roxon devait s\u2019entretenir au téléphone avec le ministre de la Santé, Réjean Hébert.Le rendez-vous a finalement été reporté et devrait avoir lieu ce lundi.Que lui dira-t-elle ?Que ça vaut la peine de tenir tête aux multinationales du tabac.«Elles ont tout essayé, dit-elle.Elles ont tenté de convaincre les détaillants que ça allait leur prendre plus de temps pour trouver les bons paquets derrière le comptoir.Or la recherche démontre au contraire que c\u2019est plus rapide maintenant.» Les compagnies ont aussi financé des publicités et brandi la menace du chaos social que pourrait provoquer une montée en force de la contrebande.De nouveau sans succès.«Ç\u2019a plutôt augmenté nos appuis dans la population», raconte-t-elle.«On peut marquer des points auprès du public quand on se bat pour ce en quoi on croit».Il faut dire que les Australiens sont particulièrement antitabac.«La pression sociale pour ne pas fumer est énorme.On veut atteindre un stade où le fait de fumer ne sera plus accepté socialement.» Dans son pays, le taux de tabagisme est de 15% chez les adultes et de 4% chez les adolescents.Au Québec, il est de 24% chez les adultes et d\u2019au moins 10% chez les jeunes.La consultation de la commission de la Santé doit débuter mardi à l\u2019Assemblée nationale.Le Devoir Nicola Roxon en cinq dates 1®'avril 1967 : Naissance à Sydney.Février 1977 : Décès de son père.3 octobre 2007 : Elle devient ministre de la Santé au sein du gouvernement travailliste.21 novembre 2011 : Le projet de loi sur l\u2019emballage du tabac est voté au Parlement.1®'décembre 2012 : Entrée en vigueur de la nouvelle réglementation antitabac.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.eom GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 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