Le devoir, 20 août 2013, Cahier A
[" Uambitieux projet de mise en valeur du monastère des Augustines, à Québec, commence à prendre forme Page B 8 Une accusation de meurtre non prémédité est prononcée contre un policier de Toronto Page A 3 -*\u2022 w w w .1 e d e V 0 i r .c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 8 7 LE DEVOIR, LE MARDI 20 AOUT 2013 I, I + TAXES =\t1,30 Harper mise sur un nouveau départ La session parlementaire sera prorogée jusqu\u2019au discours du Trône, en octobre Commission PARLEMENTAIRE Un débat crucial pour la survie des librairies indépendantes Dans le milieu du livre, la nécessité de réglementer le prix des nouvelles parutions tient de l\u2019évidence FRÉDÉRIQUE DOYON Le milieu du livre québécois est à la croisée des chemins.Et la commission parlementaire sur la réglementation du prix de vente des livres neufs, qui s\u2019ouvrait lundi, pourrait bien indiquer dans quelle voie l\u2019industrie s\u2019engagera.La majorité des intervenants qui ont défilé lundi après-midi défendent la mise en place d\u2019une mesure législative qui limiterait à 10% les rabais sur le prix des livres neufs, qu\u2019ils soient imprimés ou numériques, et ce, pour une période temporaire de neuf mois.Cette mesure a été proposée l\u2019an dernier par la Table de concertation interprofessionnelle du milieu du livre, à laquelle siègent les trois associations entendues lundi à la commission, soit l\u2019Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), TUnion des écrivaines et écrivains du Québec (UNEQ) et l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), qui a bien résumé le contexte d\u2019émergence et les enjeux de cette proposition.«Il ne s'agit pas d\u2019un prix unique, mais bien d\u2019une réglementation limitant les rabais, soulignait Jean-Erançois Bouchard, président de l\u2019ANEL, qui représente l\u2019essentiel du milieu de l\u2019édition québécoise.Et il y a libéralisation complète des prix après le neuvième mois.» « Pourquoi réglementer ainsi le prix des nouveautés?» «Est-ce la bonne mesure à adopter?», redemandaient, sous diverses formes, le ministre de la Culture, Maka Kotto, et les VOIR PAGE A 8 : LIVRE Aujourd\u2019hui f Le Monde > En Égypte, le guide suprême des Frères musulmans a été arrêté.Page B 5 Actualités > Assemblée de TAMC: des médecins québécois ont dû s\u2019expliquer sur l\u2019aide médicale à mourir.Page A 3 Avis légaux.B 4 Décès.A4 Météo.B 2 Mots croisés.B 8 Petites annonces.A4 7\t\u2014- .\tSudoku\tB 5 MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Mis sur la défensive depuis des mois par le scandale des dépenses au Sénat, Stephen Harper a annoncé hier qu\u2019il mettait le cadenas sur les portes du Parlement.jusqu\u2019au mois d\u2019octobre.Le premier ministre a confirmé qu\u2019il allait proroger la session parlementaire, pour revenir cet automne avec un discours du Trône visant à donner un second souffle à son gouvernement, qui en est à mi-mandat.Et le sort des sénateurs a beau continuer de le hanter, M.Harper compte par ailleurs rester en selle à la tête du Parti conservateur et mener ses troupes lors des prochaines élections en 2015.La rumeur circulait depuis quelques semaines, à Ottawa, mais voilà que M.Harper l\u2019a corroborée lundi, de passage à Whitehorse au Yukon.«Jl y aura un discours du Trône cet automne.Évidemment, la Chambre sera prorogée en prévision de cela», a-t-il fait savoir.VOIR PAGE A 8 : HARPER / f SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE En visite au Yukon, le premier ministre Stephen Harper a tenu une conférence de presse dans une usine de Whitehorse, lundi.Il a indiqué que le discours du Trône d\u2019octobre prochain serait axé sur «la priorité du gouvernement», soit l\u2019emploi et l\u2019économie.Bélugas : un niveau de mortalité de plus en plus inquiétant ALEXANDRE SHIELDS Les touristes de passage sur la Côte-Nord en été aiment scruter le Saint-Laurent à la recherche de leurs dos blancs.Mais les bélugas québécois, déjà menacés, risquent de se faire encore plus rares.Les chercheurs constatent en effet que les dernières années ont été particulière- ment meurtrières pour l\u2019espèce.Et les moyens leur manquent pour tenter de comprendre la situation, en raison des compressions imposées en recherche par le gouvernement Harper.«Nous avons constaté une augmentation spectaculaire de la mortalité des \u201cveaux\u201d, c\u2019est-à-dire VOIR PAGE A 8 : BÉLUGAS SOURCE GREMM Un jeune béluga encadré par deux adultes dans l\u2019estuaire du Saint-Laurent.La population de bélugas (environ 1000 individus) n\u2019a pas augmenté depuis 30 ans, alors qu\u2019elle aurait dû doubler.Recherche en MILIEU EAUNIQUE Des biologistes se plaignent d\u2019un excès de bureaucratie JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Des biologistes dont le travail consiste à répertorier les différentes espèces animales affirment avoir de plus en plus de difficulté à obtenir leurs permis de recherche au ministère de la Eaune.S\u2019ils s\u2019accordent pour dire qu\u2019il est normal de rendre des comptes, ils dénoncent l\u2019excès de bureaucratie qui freine la recherche sur le terrain.«Soit j\u2019ai de la misère à obtenir les permis parce que mes réponses ne sont jamais assez précises pour eux, soit ils mettent tellement de conditions que je ne peux même pas suivre le permis qu\u2019ils m\u2019ont donné, dénonce la biologiste Isabelle Picard.Quand c\u2019est rendu que je dois remplir un formulaire de sept pages pour ramasser un escargot, ça commence à être un peu exagéré.» Isabelle Picard fait des demandes de permis SEG depuis des années.Ces permis, octroyés par le ministère de la Eaune, permettent aux VOIR PAGE A 8 : BIOLOGISTES 77831303443134 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 20 AOUT 2013 ACTUALITES COMPLOT VIA RAIL Les accusés de retour en cour en septembre Toronto \u2014 Les deux hommes accusés en lien avec un présumé complot visant à commettre un attentat contre un train de passagers de Via Rail reviendront en cour en septembre pour la prochaine étape des procédures.Chiheb Esseghaier et Raed Jaser ont comparu par vidéoconférence, lundi, et la date du 23 septembre a été retenue pour le début de la phase précédant l\u2019instruction, lors de laquelle les accusés et la Couronne discutent de l\u2019affaire avec un juge.Les deux hommes ont été arrêtés en avril dernier et sont sous le coup de plusieurs accusations liées au terrorisme, dans ce que la police affirme être un complot soutenu par al-Qaïda en Iran pour s\u2019en prendre à un train de Via Rail assurant la liaison entre Toronto et New York.Au moment des arrestations, les autorités policières avaient affirmé que la population n\u2019avait pas été en danger imminent.La procureure de la Couronne Sarah Shaikh a déclaré lundi en cour que des disques durs contenant les preuves avaient été fournis à l\u2019avocat de Jaser et à Esseghaier, et que le processus de divulgation de la preuve était désormais «majoritairement terminé».Esseghaier doit assurer lui-même sa défense lors de la phase précédant l\u2019instruction puisqu\u2019il n\u2019a toujours pas d\u2019avo-cat car il insiste sur le fait que sa cause doit être jugée en vertu du Coran, et non du Code criminel.La Presse canadienne Commission Charbonneau: Guy Chevrette en Cour supérieure La Cour supérieure a entendu lundi les requêtes de l\u2019ex-mi-nistre Guy Chevrette et d\u2019un de ses proches, qui réclament le droit de contre-interroger un témoin devant la commission Charbonneau.M.Chevrette et un de ses amis, Gilles Beaulieu, ont été montrés du doigt par Gilles Cloutier, un ancien vice-président de la firme de génie-conseil Roche.M.Cloutier a raconté devant la Commission avoir remis un pot-de-vin de 25000$ à Gilles Beaulieu, au moment où le ministre Chevrette devait décider du sort de la route entre Saint-Donat et Lac-Supérieur, dans les Laurentides, au début des années 2000.Guy Chevrette et Gilles Beaulieu nient les allégations et ont demandé à la commission Charbonneau de pouvoir contre-interroger le témoin Gilles Cloutier.La Commission a refusé.Le Devoir Régis Labeaume refuse de songer au péage De retour de vacances, le maire de Québec a fait le point sur plusieurs sujets, dont le rapport D\u2019Amours ISABELLE PORTER à Québec Contrairement à certains candidats à la mairie de Montréal, Régis Labeaume n\u2019est pas désireux de recourir au péage urbain pour augmenter le financement du transport en commun dans la capitale.«Non, pas de péage à Québec.On n\u2019en a pas besoin», a-t-il déclaré lundi.Même si la circulation automobile à Québec est loin d\u2019avoir la même ampleur qu\u2019à Montréal, le phénomène est en augmentation depuis quelques années.Quant au financement actuel du transport en commun, il ne permettra pas, tel qu\u2019il est, la réalisation du Plan de mobilité durable.Qr le maire de Québec n\u2019a jamais été sympathique à l\u2019idée de taxer davantage les automobilistes.Contrairement à ses collègues montréalais, il n\u2019a jamais voulu se prévaloir de son droit d\u2019utiliser la taxe sur le carburant pour financer le transport public.Dans la métropole, les candidats Richard Bergeron et Marcel Côté ont tous les deux pris position en faveur JUfiBiïPDUlJlM a«**svl YAN DOUBLET LE DEVOIR La circulation automobile prend de l\u2019ampleur à Québec.Et le niveau de financement actuel du transport en commun ne permettra pas la réalisation du Plan de mobilité durable.Ci-dessus, un autobus de la ville de Lévis se dirige vers Québec sur un boulevard achalandé.de certaines formules de péage la semaine dernière.Rapport D\u2019Amours Le maire Labeaume s\u2019est exprimé lundi sur différents sujets à l\u2019occasion de son retour de va- cances.Lunettes fumées au nez, de bonne humeur, il a été accueilli comme une véritable vedette sur le site d\u2019Expo-Québec, serrant des mains ici et là.Interrogé sur ses dossiers prioritaires, il a d\u2019abord évoqué le rapport D\u2019Amours sur les retraites.«Je suis très inquiet.J\u2019ai été sous l\u2019impression la semaine dernière que certains pourraient avoir tendance à tuerie rapport», a-t-il dit.«Le rapport D\u2019Amours n\u2019est pas parfait.E y a des sections [.] avec lesquelles on n\u2019est pas d\u2019accord.E est perfectible, mais c\u2019est un travail colossal et on ne peut pas passer à côté.» M.Labeaume fera une présentation ce vendredi devant la consultation parlementaire qui étudie actuellement le rapport.Son principal souci est de trouver une solution aux déficits des fonds de pension.Hôtel-Dieu et CHUM, même combat?Le maire a également tenu à lancer des messages dans le réaménagement de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Alors que le gouvernement hésite toujours entre l\u2019actuel site du Vieux-Québec et celui de l\u2019Enfant-Jé-sus, des chercheurs proposaient récemment de l\u2019installer près de l\u2019Université Laval.Pour M.Labeaume, c\u2019est une option de trop.«C\u2019est correct que tout le monde ait des idées [.] Mais il faut prendre la décision: c\u2019est l\u2019Hôtel-Dieu ou l\u2019En-fant-Jésus.On décide puis on part, a-t-il déclaré.Ma peur à moi, c\u2019est qu\u2019on vive exactement [le même] phénomène [qu\u2019j à Montréal.Et à Québec, on n\u2019est pas comme ça.» Le Devoir Jean Fortier lâche Mélanie Joly L\u2019ancien président du comité exécutif sous Pierre Bourque croit qu\u2019un nouveau parti divisera le vote JEANNE CORRIVEAU Lî a candidate à la mairie de 'Montréal, Mélanie Joly, a perdu un allié de taille.Son seul candidat déclaré, Jean Eortier, a fait savoir qu\u2019il quittait son équipe.L\u2019ancien président du comité exécutif sous Pierre Bourque a justifié sa décision en invoquant sa crainte d\u2019une division du vote lors des élections du 3 novembre.Il y a deux mois, Jean Portier avait vanté les qualités et le dy,namisme de Mélanie Joly.À ce moment, son intention était de tenter de briguer un poste électif Mais au cours des derniers jours, il a finalement fait savoir à M\u201c® Joly qu\u2019il renonçait à ses ambitions.Il est toutefois demeuré vague sur les raisons qui l\u2019ont amené à prendre cette décision.En entrevue au 98,5 PM lundi, il a évoqué certaines «contradictions» en laissant entendre que la candidature de Mélanie Joly allait favoriser une division du vote lors du scrutin de novembre M.Portier était jusqu\u2019à lundi le seul candidat annoncé par Mélanie Joly.En entrevue, il a souligné que la tâche ne serait pas facile pour M\u201c® Joly.«Fonder un nouveau parti politique à deux ou trois mois des élections, c\u2019est difficile», a-t-il dit avant d\u2019ajouter qu\u2019«f/ est encore temps de ne pas diviser le vote».Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019un coup dur pour Mélanie Joly, dans l\u2019entourage, on indique que la défection de M.Portier ne remet pas en question les intentions de la candidate de briguer la mairie de Montréal.De nouveaux candidats D\u2019autres candidats ont indiqué sur le réseau Twitter leur intention de se joindre à l\u2019équipe de M\u201c® Joly.Il s\u2019agit de l\u2019urbaniste Mathieu Bélanger, dans Verdun, et d\u2019Andrew Ross, qui travaille dans le domaine des communications et qui tentera de se faire élire dans l\u2019arrondissement Côte-des-Neiges-Notre- Dame-de-Grâce.Le parti de M\u201c® Joly \u2014 baptisé Vrai changement pour Montréal \u2014 n\u2019a toujours pas obtenu l\u2019autorisation du Directeur général des élections (DGE), mais cela ne saurait tarder, croit son porte-parole, Prédéric Lepage.Son statut de candidate indépendante permet toutefois à M\u201c® Joly de recueillir des dons, et une activité de financement est prévue cette semaine, a indiqué M.Lepage.Le Devoir MARCEL COTE @citytiallMTL mairieMTt LE 22 AOUT LE RENDEZ-VOUS A&W POUR STOPPER LA SP Pour chaque Teen Burger™ vendu dans les restaurants A&W du Canada, 1 $ ira à la Société canadienne de la sclérose en plaques.Emmenez toute votre lamille et vos amis, parce que donner vous ouvrira l'appétiti Russell Copeman avec Marcel Côté L\u2019ancien député libéral Russell Copeman (à gauche) souhaite faire un retour en politique et briguera la mairie de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce avec la Coalition dirigée par Marcel Côté (au centre) en novembre prochain.Pigure connue dans l\u2019ouest de file de Montréal, M.Copeman s\u2019était prononcé en faveur des défusions il y a une dizaine d\u2019années.Il fera équipe avec le vétéran de la politique municipale Marvin Rotrand (à droite), ainsi que Martin Bergeron, fondateur du groupe Réflexion Montréal, qui sollicitera un poste de conseiller, photo jacques nadeau le devoir Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR Louise Harel (au centre) déposera une motion pour demander à Québec et à Ottawa d\u2019agir.Elle était accompagnée de Véronique Fournier, conseillère, et de Benoît Dorais, maire du Sud-Ouest.Louise Harel veut connaître le contenu des wagons qui circulent à Montréal JEANNE CORRIVEAU Plus d\u2019un mois après la tragédie ferroviaire de Lac-Mé-gantic, les villes ignorent toujours de façon précise quelles matières dangereuses transitent par train sur leur territoire.La chef de Vision Montréal, Louise Harel, entend déposer une motion à la séance du conseil municipal du 26 août prochain afin de réclamer de Québec et d\u2019Qttawa qu\u2019ils forcent les compagnies ferroviaires à plus de transparence.La Loi sur la sécurité civile adoptée en 2001 par l\u2019Assem- VISITEZ LE RENDEZVOUSSP.CA POUR FAIRE UN DON EN LIGNE A LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES.Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Comité consultatif indépendant sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l\u2019Assemblée nationale AVIS PUBLIC Le Bureau de l\u2019Assemblée nationale a confié à un comité consultatif indépendant le mandat d\u2019analyser l\u2019ensemble des conditions de travail des membres de l\u2019Assemblée nationale, y compris leur régime de retraite.Ce comité doit remettre son rapport au président de l\u2019Assemblée nationale au plus tard le 1\" décembre 2013.Il est composé des honorables Claire L\u2019Heureux-Dubé, juge à la retraite de la Cour suprême du Canada et Claude Bisson, juge en chef à la retraite de la Cour d\u2019appel du Québec et jurisconsulte des membres de l\u2019Assemblée nationale ainsi que de François Côté, ex-secrétaire général de l\u2019Assemblée nationale.Afin d\u2019alimenter ses réflexions, le comité invite les citoyens et les organismes qui souhaitent s\u2019exprimer sur les conditions de travail des membres de l\u2019Assemblée nationale à lui transmettre par écrit leurs commentaires au plus tard le 6 septembre 2013, à l\u2019adresse suivante: Comité consultatif indépendant Édifice Pamphile-Le May 1035, rue des Parlementaires Bureau 2.24 Québec (Québec) G1A 1A3 ou par courriel à l\u2019adresse suivante: comiteconsultatifindependant@assnat.qc.ca Pour plus d\u2019information sur les conditions de travail des membres de l\u2019Assemblée, on peut consulter le site Internet de l\u2019Assemblée nationale, à l\u2019adresse suivante assnat.qc.ca, dans la section Députés - indemnités et allocations.blée nationale prévoit, à l\u2019article 8, que toute personne dont les activités peuvent causer un sinistre majeur doit fournir aux municipalités locales les informations relatives la nature du risque.Qr, cet article n\u2019a jamais été mis en oeuvre, faute d\u2019un règlement d\u2019application.Comme elle ne détient pas d\u2019informations précises sur les matières dangereuses transportées sur son territoire, les voies utilisées et la fréquence des convois, la Ville de Montréal n\u2019est pas en mesure d\u2019élaborer son Plan de sécurité civile, déplore Louise Harel.La chef de Vision Montréal tentera lundi prochain d\u2019obtenir l\u2019appui du conseil municipal pour réclamer du gouvernement qu\u2019il passe à l\u2019action.Sa motion interpelle aussi le gouvernement fédéral afin qu\u2019il revoie sa législation et exige des entreprises ferroviaires qu\u2019elles informent le Centre de sécurité civile des matières dangereuses qui sont transportées.Accident de 2011 dans Pointe-Saint-Charles Lors d\u2019une conférence de presse lundi, le maire de l\u2019arrondissement du Sud-Quest, Benoît Dorais, a relaté l\u2019incident survenu en 2011 dans Pointe-Saint-Charles alors que quatre wagons d\u2019un convoi ferroviaire avaient déraillé.Comme les wagons ne contenaient que des pastilles de plastique, les conséquences ont été limitées, mais il aurait pu en être autrement si le train avait transporté des matières inflammables ou toxiques, a-t-il expliqué.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 20 AOUT 20IS A 3 ACTUALITES Un policier de Toronto est accusé de meurtre L\u2019agent James Forcillo a fait feu sur le jeune Sammy Yatim dans un tramway ALLISON JONES à Toronto Un policier de Toronto est sous le coup d\u2019une rare ac-cusation de meurtre en lien avec la mort d\u2019un jeune homme ayant été atteint de plusieurs projectiles alors qu\u2019il brandissait prétendument un couteau dans une voiture de tramway déserte.L\u2019agent James Forcillo a été accusé lundi de meurtre non prémédité en lien avec le décès de Sammy Yatim, âgé de 18 ans, qui est survenu le mois dernier.La fusillade a été enregistrée à l\u2019aide d\u2019un téléphone cellulaire et sur une bande-vidéo de surveillance; on peut y entendre tirer neuf coups de feu, quelques secondes après que l\u2019on eut crié à M.Yatim de lâcher son arme.Les sk derniers tirs semblent survenir après que le jeune homme se soit effondré sur le plancher du véhicule.Il est également atteint par une décharge de pistolet électrique.Il n\u2019est pas possible de connaître le nombre de balles ayant atteint la victime, mais l\u2019Unité des enquêtes spéciales (UES) a affirmé que le jeune homme avait été atteint à plusieurs reprises.Les vidéos ont soulevé la colère du public, poussant des centaines de personnes à descendre dans la rue lors de deux manifestations, et à réclamer justice poiu le jeune homme.La famille satisfaite Sa famille a réagi par voie de communiqué, lundi, en disant être satisfaite de l\u2019accusation, mais qu\u2019elle espérait que l\u2019UES se pencherait sur les actions des supérieurs et celles des autres agents qui se trouvaient sur place «pour leur absence d\u2019intervention dans cette tragédie».«Plus de 20 policiers en uniforme se trouvaient sur place, et personne ne s\u2019est interposé pour interrompre les tirs ou offrir quelque médiation que ce soit», a écrit la famille.«Pour la suite des choses, nous nous attendons à une transparence et à une responsabilisation complètes.Nous voulons oeuvrer pour que le sang de Sammy n\u2019ait pas été versé en vain et pour éviter à d\u2019autres familles de subir une telle tragédie.» Si James Forcillo est à terme Les vidéos ont soulevé la colère du public, poussant des centaines de personnes à descendre dans la rue reconnu coupable, il s\u2019agira d\u2019une première pour une accusation de l\u2019UES en Ontario.Depuis la création de l\u2019agence, en 1990, neuf autres policiers ont été accusés de meiutre non prémédité ou d\u2019homicide involontaire, mais un seul a été reconnu coupable, un verdict informé en appel.James Forcillo a collaboré avec son avocat pour se rendre aux autorités, mardi; il sera alors détenu et comparaîtra en cour, a indiqué l\u2019UES par voie de communiqué.Menaces de mort Puisque le policier a reçu des menaces, l\u2019UES n\u2019a pas voulu dire où il se rendrait.Le président de l\u2019Association de la police de Toronto, Mike McCormack, a dit s\u2019inquiéter pour la sécurité de M.Forcillo.M.McCormack a souligné que des menaces de mort avaient été proférées envers l\u2019accusé.Peter Brauti, l\u2019avo-cat représentant M.Forcillo, n\u2019a pas pu être joint pour commenter.Mais M.McCormack a parlé à l\u2019accusé, et a dit que, bien qu\u2019il ne soit pas surpris par l\u2019accusation, il était déçu.«Il est bien évidemment choqué par l\u2019accusation, la nature de celle-ci.il est inquiet, a dit M.McCormack.Cela a assurément eu un impact négatif sur sa vie.» L\u2019UES, qui enquête sur les décès, les blessures ou les allégations d\u2019agression sexuelle impliquant la police, s\u2019est penchée sur plus de cent morts par arme à feu depuis 1990.Parmi ces affaires, on retrouve celle de David Cava-nagh, qui fut tout d\u2019abord accusé d\u2019homicide involontaire, avant de plutôt tomber sous le coup d\u2019une accusation de meiu-tre non prémédité.M.McCormack a cité cette affaire pour souligner que le public ne devrait pas juger trop hâtivement M.Forcillo.En plus de l\u2019enquête de l\u2019UES, le chef de la police torontoise a indiqué que le juge à la retraite Dennis O\u2019Connor mènerait un examen séparé des procédiues pobcières, de l\u2019usage de la force et de la réponse pobcière auprès de gens en détresse émotionnelle dans la foulée de la mort de Sammy Yatim.La Presse eanadienne NPD : les candidats se bousculent aux portes de Bourassa GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Dans l\u2019histoire du NPD au Québec, c\u2019est du jamais vu : au moins quatre candidats à une investiture pour une circonscription, on se bouscule au portillon.Après Julie Demers, Larry Rousseau et Stéphane Morâille, c\u2019est au tour de Mario Leclerc de tenter sa chance dans Boiuassa.Candidat néodémocrate défait dans Stormont-Dundas-Glengarry Sud (en Ontario) lors des élections de 2011 Ç1 était arrivé troisième), Mario Leclerc estime avoir néanmoins «contribué au succès du NPD», dit-il dans un courriel de présentation.M.Cloutier travaille toujours pour l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) en Ontario, mais il possède un appartement à Longueuil depuis 2011.Son slogan de campagne?«Personne n\u2019a demandé d\u2019être pauvre.» La date de l\u2019investiture du NPD n\u2019est pas encore déterminée, non plus que celle de l\u2019élec-tion partielle poiu combler le départ de Denis Coderre.M.Cloutier affrontera trois candidats aux profils variés : son collègue Larry Rousseau (directeur régional de l\u2019AFPC en Outaouais), la chanteuse et avocate Stéphane Morâille et l\u2019ancienne candidate Julie Demers.M\u201c® Morâille a confirmé sa candidature lundi soir.Elle semble être le chok du parti: c\u2019est le NPD qui l\u2019a approchée, et son gérant de campagne est attaché de presse au NPD (en congé parental).Au NPD, on mentionne qu\u2019une cinquième personne, un jeune chanteur hip-hop d\u2019origine haïtienne, pourrait également se présenter.Laraque et Dubourg Alors que Georges Laraque sera candidat chez les verts, les libéraux devraient être représentés par Emmanuel Dubourg.L\u2019investiture libérale aura lieu le 8 septembre, et quelque 400 membres auront le droit de vote.Quant au Bloc québécois, il est confirmé que le chef, Daniel Paillé, ne tentera pas de se faire élire dans Bourassa, une circonscription que le Bloc a remportée en 1993.Le Parti conservateur n\u2019a quant à lui pas répondu à nos demandes d\u2019information lundi.Le Devoir ASSEMBLEE DE L\u2019ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE Les médecins québécois ont dû s\u2019expliquer sur l\u2019aide médicale à mourir AMELIE DAOUST-BOISVERT Des médecins québécois ont pris le micro pour expliquer devant leurs collègues canadiens pourquoi ils appuient le projet de loi 52 du gouvernement du Québec, lequel encadre entre autres l\u2019aide médicale à mourir.Lors des débats qui se sont tenus lundi dans le cadre de la 146® assemblée annuelle de l\u2019Association médicale canadienne (AMC) à Calgary, l\u2019inquiétude de plusieurs médecins canadiens était palpable.«Nous ne croyons pas que l\u2019aide médicale à mourir fasse partie du continuum des soins palliatif », a lancé au parterre la présidente de la Société canadienne des médecins de soins palliatifs, la D®® Doris Barwich, lors d\u2019un débat.D\u2019ailleurs, plusieurs des médecins qui se sont exprimés œuvraient en soins palliatifs.«Si le suicide assisté devient légal, on ne devrait pas s\u2019associer à ça!», a averti un autre en s\u2019adressant aux membres du conseil d\u2019administration de l\u2019AMC.Poiu un autre, «devenu médecin pour sauver des vies», pas question «que les médecins soient dépeints comme ceux qui amènent la mort».«Je ne suis pas intéressé.Comme médecin, je veux m\u2019occuper du bien-être du patient», de renchérir im collègue.Le président de l\u2019Association médicale du Québec (AMQ), le D® Laurent Mar-coux, s\u2019est levé pour expliquer le projet de loi 52.«C\u2019est une Soins aux aînés: «problème » national Les Canadiens semblent très préoccupés par les soins de santé pour les aînés et, dans tout le pays, il n\u2019y a qu\u2019au Québec qu\u2019une majorité de gens croit que les hôpitaux et les centres de soins de longue durée suffiront poiu répondre à leurs besoins dans leur région.Ces constatations ressortent d\u2019un sondage Ipsos Reid mené poiu le compte de l\u2019As-sociadon médicale canadienne, qui a été dévoilé lundi.Ainsi, 89% des répondants ont dit croire que les soins donnés aux aînés représentaient décision de société, et nous sommes au service de la société.Au Québec, nous avons cette discussion depuis quatre ans, et la grande majorité de la population souhaite qu\u2019on aille jusqu\u2019à permettre l\u2019assistance à mourir».Il a rappelé que deux médecins québécois sur trois considèrent que l\u2019aide médicale à mourir est un soin approprié en fin de vie.«Il faut se libérer de l\u2019attitude paternaliste du dernier siècle.Dans la dernière étape qu\u2019est la mort, ce n\u2019est pas en contradiction avec notre devoir d\u2019aider les patients», a soutenu le D® Pierre Harvey, vice-président à l\u2019AMQ.Les opinions sont divisées dans les rangs médicaux, même au Québec, où des médecins opposés au projet de loi 52 continuent à manifester leur mécontentement malgré le un problème d\u2019intérêt national, qui devrait intéresser tous les ordres de gouvernement: fédéral, provincial et municipal.De même, dans chaque province, c\u2019est une minorité qui se dit convaincue que les hôpitaux et les CHSLD seront capables de gérer les besoins des aînés dans leur région.Le sondage a été mené auprès de 1000 répondants adultes, du 17 au 26 juillet.Il comporte une marge d\u2019erreiu de 3,1 points de pourcentage, dans 95% des cas.La Presse eanadienne consensus social qui émerge des sondages.«En 23 ans, je n\u2019ai jamais eu de véritable demande d\u2019euthanasie», est venue confier aux participants de l\u2019assemblée annuelle de l\u2019AMC une Québécoise, médecin en soins palliatifs, ajoutant craindre que l\u2019aide médicale à mourir ne soit utilisée «à cause d\u2019un manque de ressources».Première allocution de Rona Ambrose L\u2019événement a été l\u2019occasion pour la nouvelle ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, de prendre la parole publiquement poiu la première fois.Elle a dit miser sur la recherche et les technologies poiu améliorer le système de santé.«Pour la pérennité à long terme de notre système de santé, l\u2019innovation est très importante», a dit la ministre, qui esdme que {{Nous ne croyons pas que l\u2019aide médicale à mourir fasse partie du continuum des soins palliatifs )) D'^ Doris Barwich, présidente de ia Société canadienne des médecins de soins paiiiatifs c\u2019est la productivité du système qui poiurait en bénéficier.La nouvelle ministre estime que le fédéral peut assurer le «leadership» de l\u2019innovation et qu\u2019il est possible de travailler avec les provinces sur cette question.Sans aborder la délicate question du renouvellement de l\u2019Accord sur la santé entre Qttawa et les provinces, qui prend fin en 2014, M\u201c® Ambrose a tout de même précisé que, selon elle, «dépenser plus ne permet pas nécessairement d\u2019obtenir de meilleurs résultats».Elle a aussi abordé la problématique de la violence conjugale, qui, dit-elle, coûte plus de 7,4 milliards par an socialement, dont 6 milliards en soins de santé.Elle dit en faire une priorité.Le Devoir roUP Manifestation pro-Morsi à Montréal Une centaine de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal lundi pour dénoncer le «coup d\u2019État» qui a destitué le président égyptien Mohamed Morsi, ainsi que la répression des forces de l\u2019ordre des derniers joius.De passage à Whitehorse, qu Yukon, le premier mi-nisùe Stephen Harper s\u2019est pour sa part dit «extrêmement préoccupé» par le sort des deux Canadiens détenus en Egypte, mais affirme que des agents consulaires canadiens ont pu leur rendre visite.A lire en page B 5,25 policiers tués dans le Sinaï.photo jacques nadeau le devoir SCOLARISATION DES ENEANTS SANS PAPIERS Le nouveau guide du ministère est décrié LISA-MARIE GERVAIS Incorrect», «insultant» et «condescendant».Le Collectif éducation sans frontières n\u2019y va pas de main morte pour critiquer les nouvelles mesures de Québec pour faciliter l\u2019inscription à l\u2019école des enfants à statut précaire (sans papiers ou en attente d\u2019un statut).Selon l\u2019organisme, les modifications administratives du ministère de l\u2019Educadon, contenues dans un nouveau guide actuellement distribué aux commissions scolaires, ne vont pas assez loin.Et arrivent trop tard.«Il y a des avancées, mais le résultat n\u2019est pas à la hauteur, on se moque des gens.C\u2019est insultant», lance Aune Buisson, l\u2019une des porte-parole du Collectif, qui œuvre auprès des familles immigrantes et réfugiées.«Les mesures ne sont pas bien publici- sées.On est à J-10 de la rentrée et fai des familles qui m\u2019appellent pour savoir si elles peuvent inscrire leurs enfants.» En gros, le ^ide publié par le ministère, qui ne remplace pas les lois et règlements existants, incite les commissions scolaires à se montrer tolérantes à l\u2019endroit des familles qui veulent inscrire leius enfants à l\u2019école et qui n\u2019ont pas de dossiers complets à présenter.Un code permanent, qui permet l\u2019exemption des droits de scolarité, peut désormais être demandé par un enfant qui ne présente qu\u2019un extrait de naissance et une preuve de résidence.Mais les familles devront néanmoins foiunir obligatoirement un dossier complet pour ne pas payer les frais, qui varient entre 5000 et 6000$, selon le Collectif.En outre, on inclut désormais dans les catégories d\u2019enfants exemptés de frais de scolarité ceux dont les parents ont un permis temporaire d\u2019étude ou de travail expiré depuis moins d\u2019un an, notamment.Enfin, on incite les commissions scolaires à établir un climat de confiance avec les parents et à leur préciser qu\u2019il existe des règles strictes de confidentialité.Précarité et discrimination Pour le Collectif éducation sans frontières, ces nouvelles règles ministérielles ne permettent pas d\u2019atteindre l\u2019objectif qui est 6!«éduquergratuitement tous les enfants, sans égard à leur catégorie ou statut», rappelle Anne Buisson.S\u2019il est bien qu\u2019on donne un code permanent à un enfant dont le parent a un permis de séjour expiré depuis moins d\u2019un an, qu\u2019en est-il de ce- lui dont le parent est sans permis depuis plus d\u2019un an?«On va pénaliser ceux qui sont sur le territoire depuis plus longtemps et dont la précarité est accrue», déplore-t-elle, jugeant cette manœuvre discriminatoire.Anne Buisson dénonce également le fait qu\u2019on exige des familles qu\u2019elles régularisent leur situation pour bénéficier d\u2019une exemption de droits de scolarité.«On veut bien les scolariser, mais il faut que les familles prouvent leur bonne foi.On leur met encore de la pression», constate-t-elle.Les commissions scolaires de Montréal (CSDM) et Margue-rite-Bourgeoys (CSMB) ont confié au Devoir qu\u2019elles mettaient déjà en œuvre ces pratiques de tolérance, soulignant que peu d\u2019élèves sont dans ces situations précaires.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 20 AOUT 2013 ACTUALITES Les victimes d\u2019intimidation aux prises avec des séquelles à long terme Les enfants victimes d\u2019intimidation sont plus susceptibles de souffrir de graves problèmes de santé à Tâge adulte, conclut une nouvelle étude rendue publique lundi.Ils auront également plus de difficultés à conserver un emploi et à tisser des relations sociales harmonieuses.Les victimes d\u2019intimidation qui deviennent ensuite des intimidateurs sont les plus susceptibles de souffrir de séquelles à long terme.Elles sont six fois plus à risque de souffrir d\u2019une maladie grave, de fumer régulièrement ou de développer un trouble psychiatrique, en comparaison avec ceux qui n\u2019ont jamais été touchés par l\u2019intimidation.Elles sont six fois plus à risque de souffrir d\u2019une maladie grave Intimidateurs Autant les victimes d\u2019intimidation que ceux qui s\u2019en rendent coupables auront deux fois plus de difficultés à conserver un emploi ou à économiser leur argent.Ils sont donc plus susceptibles de souffrir de pauvreté au début de l\u2019âge adulte.Les victimes d\u2019intimidation et celles qui deviennent elles-mêmes intimidatrices ont aussi peiné à tisser des liens sociaux, surtout en ce qui concerne les amitiés à long terme et les relations harmonieuses avec les parents à l\u2019âge adulte.En revanche, les chercheurs n\u2019ont décelé aucune séquelle négative à long terme chez les intimidateurs.L\u2019étude a été menée auprès de 1420 participants âgés de 9 à 16 ans et de 24 à 26 ans.Elle a été réalisée par des chercheurs des universités britannique de Warwick et américaine de Duke.Ses conclusions ont été publiées dans les pages de la revue scientifique Psychological Science.Associated Press Alberta: 5 milliards pour se remettre des inondations Calgary \u2014 La première ministre albertaine.Ali-son Redford, affirme que les estimations provinciales démontrent que «bien plus que 5 milliards de dollars» seront nécessaires pour reconstruire les infrastructures après les importantes inondations survenues en juin.S\u2019exprimant sur les ondes de la radio CHQR à Calgary,\tRedford a précisé avoir discuté avec le premier ministre Stephen Harper à propos des coûts de reconstruction.Selon elle, M.Harper comprend que le gouvernement fédéral devra payer sa part de la note.Redford a également prévenu de nouveau que des moments difficiles sont à prévoir, alors que la province tente d\u2019inclure ces importantes dépenses dans son budget.Et bien que les inondations n\u2019aient touché que des communautés du sud de la province, Redford croit que les contribuables albertains comprendront que les coûts devraient être partagés par tous.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019industrie du tabac parvient, malgré les restrictions légales, à enjoliver la présentation de ses produits de façon à capter l\u2019intérêt des jeunes, selon la Coalition.La fin des logos sur les paquets de cigarettes ?Un groupe veut empêcher les fabricants d\u2019afficher leurs couleurs MARTIN OUELLET à Québec Inspirée par l\u2019Australie, la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac presse Québec d\u2019interdire aux fabricants de tabac d\u2019afficher leurs couleurs et leur logo sur les paquets de cigarettes.I^s images de mourants, de langue épaisse, de poumons noircis et autres organes gangrenés par le tabac affichées en gros plan sur les emballages ne suffisent pas à réduire suffisamment le tabagisme, a déploré lundi la porte-parole de la Coalition, Elory Doucas, en conférence de presse.Plus encore, l\u2019industrie du tabac parvient, malgré les restrictions légales, à enjoliver la présentation de ses produits de façon à capter l\u2019intérêt des jeunes.Selon Doucas, les fabricants utilisent des «éléments visuels» adaptés à la clientèle cible \u2014 par exemple l\u2019aventure pour les jeunes hommes et l\u2019élégance pour les jeunes femmes \u2014 et redoublent d\u2019astuces pour mettre en marché des «formats jolis et stylisés» pour les cigarettes, cigares et cigarillos.«L\u2019industrie joue sur les emballages, la forme, la taille, les couleurs afin de minimiser les mises en garde, de banaliser les risques et d\u2019imposer l\u2019imagerie de la marque et ses caractéristiques auxquelles le fumeur se rattache.Les documents de l\u2019industrie viennent nous le confirmer», a-t-elle déclaré.A la veille des audiences de la commission parlementaire sur le renouvellement de la Loi sur le tabac, la Coalition demande au gouvernement du Québec de contraindre les fabricants à présenter leurs produits dans un emballage «neutre et standardisé» de couleur sobre et sur lequel ne figurent La lutte contre le tabagisme «stagne» au Québec depuis le milieu des années 2000 ni logo ni slogan.La marque du manufacturier ne pourrait apparaître qu\u2019en caractères minuscules sous le poids d\u2019une image-choc.Tel qu\u2019elle l\u2019expliquait Le Devoir lundi, la députée et exministre australienne de la Santé Nicola Roxon a rappelé que cette mesure a été adoptée par l\u2019Australie en décembre 2011, avalisée par le plus haut tribunal du pays après une cabale de l\u2019industrie du tabac.La loi australienne étant relativement récente, Roxon n\u2019avait aucune donnée à présenter sur les retombées positives de la mesure.Néanmoins, les données «sur le terrain» sont probantes, selon elle.«Les premières indications montrent qu\u2019il y a davantage de gens qui songent à arrêter de fumer», a dit l\u2019ex-ministre, brandissant un paquet de cigarettes olive-brun foncé, la couleur standard imposée à toutes les marques vendues en Australie.Une compétence fédérale, mais.La Société canadienne du cancer est d\u2019avis que le Québec peut, de sa propre autorité, adopter le modèle australien, même si le contrôle du tabac est une compétence partagée entre le gouvernement fédéral et les provinces.«Est-ce que le Québec peut adopter l\u2019emballage neutre?Oui, c\u2019est clair.Le contrôle du tabac est une compétence partagée entre les provinces et le fédéral, [mais] c\u2019est tout simplement la loi la plus sévère qui prévaut», a indiqué Robert Cunningham, avocat auprès de la Société canadienne du cancer.La lutte contre le tabagisme «stagne» au Québec depuis le milieu des années 2000.D\u2019après les données fournies par la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, près du quart des Québécois \u2014 23,8% \u2014 fumaient en 2012, le même taux qu\u2019en 2005.La Presse canadienne J.D.Irving pourrait racheter laMMA La filiale transport du conglomérat assurerait ainsi le lien ferroviaire avec le Nouveau-Brunswick La filiale de transport du conglomérat J.D.Irving pourrait faire l\u2019acquisition de MMA, la société de chemin de fer au cœur de l\u2019accident qui a fait 47 morts à Lac-Mégantic, le mois dernier.«Nous étudions toutes nos options», a affirmé lundi la vice-présidente de J.D.Irving, Mary Keith, lors d\u2019une entrevue accordée depuis le Maine, où l\u2019entreprise a procédé à une annonce.J.D.Irving est l\u2019exploitant de NB&M Railways, qui compte près de 900 kilomètres de voie ferrée dans le Maine et au Nouveau-Brunswick, et a entrepris des discussions avec les autorités gouvernementales des deux côtés de la frontière au sujet de l\u2019avenir de la Montreal, Maine & Atlantic Railway Corporation (MMA).Keith a indiqué que l\u2019entreprise évaluait les différentes options qui s\u2019offrent à elle afin de maintenir les liens ferroviaires qui sont vitaux pour l\u2019économie du Maine et le secteur de la fabrication au Nouveau-Brunswick.La raffinerie néo-brunswickoise d\u2019Irving devait accueillir le convoi de pétrole qui a explosé au cœur de Lac-Mégantic.Néanmoins, la société n\u2019a pas encore fait d\u2019offre pour acquérir MMA, qui poursuit ses activités sous la protection de la cour contre les créanciers au Canada et aux Etats-Unis.New Brunswick Southern Railway, qui appartient aussi à Irving, est le plus important créancier non garanti de MMA au Canada après la société mère du transporteur ferroviaire.« [Les liens entre NB&M et MMA] sont cruciaux pour nos activités et les clients que nous relions via nos chemins de fer», a écrit Keith dans un courriel.L\u2019entreprise a refusé de parler de l\u2019impact de la situation actuelle sur ses finances.En 2011, NB&M a mis la main sur quelque 400 kilomètres d\u2019une voie ferrée abandonnée par MMA dans le Maine.La société a également acquis en juin une ligne ferroviaire de 45 km de MMA reliée à la ligne du Canadien National incluant un pont permettant de passer des Etats-Unis au Canada.La MMA poursuit ses activités L\u2019Office des transports du Canada a annoncé vendredi que le certificat d\u2019aptitude de MMA était valide jusqu\u2019au 1®''octobre, annulant une décision prise plus tôt durant la semaine.L\u2019organisme fédéral de réglementation avait suspendu le certificat d\u2019aptitude de MMA, ayant conclu que la compagnie de chemin de fer n\u2019avait pas démontré que son assurance responsabilité civile était suffisante pour ses activités ferroviaires.Cette décision a été annulée après que l\u2019agence eut déterminé que le transporteur avait une couverture suffisante pour poursuivre ses activités à court terme.MMA fait encore face à un certain nombre de problèmes financiers.Un avocat du transporteur américain a dit s\u2019attendre à ce que ses dirigeants explorent d\u2019ici quelques semaines la possibilité de mettre la société en vente.La Presse canadienne Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I \u2018N FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET kwPArtft?, i£i) ûrJ PûüR AVoik û KCPonOHE (rAWlt 2.oiO'0\\-\\T, REPRISE LETTRES La malbouffe dans les pharmacies Vous voulez acheter des croustilles, bonbons, chocolats, boissons gazeuses?Nul besoin d\u2019aller à l\u2019épicerie.Pendant que vous attendez que le pharmacien prépare vos médicaments, vous pouvez remplir votre panier de ces produits.Et comme le comptoir du pharmacien se trouve en général dans le fond de la pharmacie, vous serez exposé à plusieurs tentations avant d\u2019atteindre votre professionnel de la santé.Nous faisons face à une épidémie de l\u2019obésité et de ses conséquences : diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, apnée du sommeil, problèmes articulaires, certains cancers.Il devient gênant de promouvoir des calories vides, surtout dans un établissement qui devrait se préoccuper de la santé des personnes.La vente des produits contenant le tabac est interdite dans nos pharmacies depuis plusieurs années.Cette décision a été prise parce que la présence d\u2019une substance nocive pour la santé était jugée incompatible avec la mission de la pharmacie.L\u2019Ordre des pharmaciens était d\u2019accord avec cette prohibition.Les pharmaciens exercent de plein droit comme professionnels de la santé.Comment vivent-ils avec cette avalanche de malbouffe dans les allées de leur lieu de pratique ?Pourquoi ne pas au moins séparer physiquement l\u2019officine du pharmacien de la partie du commerce où l\u2019on vend ces produits ?Idéalement, comme pour le tabac, les aliments contenant un excès de calories vides devraient être bannis des pharmacies.«On trouve de tout, même un ami!», annonce le slogan des pharmacies Jean Coutu.Il faudrait ajouter: et même des ennemis de votre santé ! Jana Havrankova Médecin endocrinologue Saint-Lambert, le 18 août 2013 Égypte : avant tout, respectez les droits de la personne On ne peut que déplorer les actes de violence qui se produisent actuellement en Eg5q)te.Si l\u2019armée ég5q)tienne a été la cause de la situation présente par une action militaire directe, les Frères musulmans créent intentionnellement la violence dans les rues à des fins politiques.En Egypte, le chemin du respect des droits de la personne est long et difficile.En un an, les Frères musulmans ont mis en place les bases d\u2019un régime totalitaire, agressé de nombreuses minorités visibles, comme les Coptes, et ont détruit plusieurs églises.Ces actions n\u2019étaient cependant rien en face de ce qu\u2019ils font maintenant.On pourrait dire que le vrai visage des Frères musulmans se révèle actuellement.Une bonne partie de la violence de l\u2019armée égyptienne est provoquée par ces hommes qui cherchent à créer le plus de martyrs égyptiens possible.C\u2019est une situation gagnante pour eux.Si les combats tournent en leur faveur, ils reprennent le pouvoir.S\u2019ils sont perdants, ils peuvent alors accuser les militaires de commettre des atrocités et faire appel à l\u2019aide internationale.C\u2019est ce qui se produit actuellement.Envoyer des innocents se faire massacrer pour attirer la sympathie est une tactique utilisée depuis déjà longtemps par de nombreux pays du Moyen-Oriept.Il est surprenant de voir encore des Etats mordre à cet hameçon.Pour l\u2019ONU, la question ne devrait-elle pas être de savoir lequel des deux belligérants respecte le plus les droits de la personne ?Si le passé est garant de l\u2019avenir, ce sont les militaires qui doivent être appuyés.N\u2019ont-ils pas cédé volontairement le pouvoir devant les manifestations populaires en 201 f ?Pour leur part, en un an, les Frères musulmans ont réduit les droits de la personne dans leur pays comme l\u2019égalité des hommes et des femmes en prétextant des motifs culturels et religieux.Ces droits sont universels et la mesure à utiliser pour juger de la qualité de tous les gouvernements de la planète.La paix ne doit pas se faire à leurs dépens.Michel Gourd L\u2019Ascension de Patapédia, le 17 août 2013 Hydro-Québec et le Nord-du-Québec En réponse aux interrogations soulevées par M.Voyer concernant la présence d\u2019Hydro-Québec dans le Nord-du-Québec et sa contribution à l\u2019économie de cette région, l\u2019entreprise tient à préciser qu\u2019elle a une direction régionale chargée du Nord-du-Québec et qu\u2019elle est bien représentée sur le territoire, notamment par un bureau à Chibougamau qui compte plus d\u2019une centaine d\u2019employés.Hydro-Québec participe activement au développement régional en collaboration avec les intervenants du milieu.Dans la région du Nord-du-Québec, les retombées des acquisitions d\u2019Hydro-Québec en 2012 se sont chiffrées à 12,5 millions.Rappelons que le projet de l\u2019Eastmain-l-A-Sarcelle-Rupert a engendré des retombées économiques de 640 millions dans la région.Josée Morin Chef affaires publiques et médias pour Hydro-Québec Le 19 août 2013 LIBRE OPINION Une mauvaise qualité de l\u2019air dans nos écoles nuit à l\u2019apprentissage CHRIS EUSTACE Professeur à la retraite et grand-père, Pierrefonds \\ A la fin du mois, au Québec, près de 900 000 élèves retourneront sur les bancs de leur école primaire ou secondaire.Quarante pour cent des écoles de la plus grande commission scolaire du Québec, la Commission scolaire de Montréal (CSDM), sont situées dans des édifices qui ont été construits il y a plus de 60 ans.Certaines écoles situées sur file de Montréal sont plus vieilles encore.Par exemple, Macdonald High School, à Sainte-Anne-de-Bellevue, a plus de f 00 ans.Dans l\u2019ensemble, nous n\u2019arrivons manifestement pas à assurer l\u2019entretien de nos écoles vieillissantes de manière satisfaisante.Tout au long de la dernière année scolaire, la question sensible de la qualité de l\u2019air dans nos écoles a largement été traitée dans les médias.Certaines écoles, que ce soit dans les commissions scolaires francophones ou anglophones, sur l\u2019île de Montréal ou à l\u2019extérieur de l\u2019île, ont été confrontées à des problèmes de moisissures, ce qui les a contraintes à fermer leurs portes, à déménager ou à être nettoyées.En novembre dernier, le vérificateur général du Québec par intérim, Michel Samson, a pu- blié un rapport dans lequel il critique les commissions scolaires pour ne pas avoir procédé aux inspections nécessaires quant à la qualité de l\u2019air dans les écoles.Il a également souligné l\u2019incapacité du ministère de l\u2019Education à transmettre de^ directives claires aux commissions scolaires.A cause de cela, les commissions scolaires « ne savent pas ce qu\u2019elles sont censées faire », a expliqué M.Samson.En fait, les commissions scolaires soutiennent que le gouvernement n\u2019a pas établi de nçrmes sur la qualité de l\u2019air.La ministre de l\u2019Éducation actuelle, Marie Malavoy, semble espérer que le nouveau comité, constitué des autorités de santé publique et d\u2019experts en qualité de l\u2019air et en entretien d\u2019immeubles, permettra de trouver des solutions au problème.Pas de consignes claires En février dernier, des parents, des professeurs et des membres du personnel de soutien affiliés aux écoles de la CSDM se sont réunis au sein d\u2019une nouvelle coalition, la Coalition pour des écoles saines, pour s\u2019attaquer aux problèmes liés aux infrastructures vieillissantes de nos écoles.La coalition souhaite la création d\u2019un budget de f 00 millions de dollars par année pendant dix ans par le gouvernement du Québec afin d\u2019éliminer la moisissure et améliorer la qualité de l\u2019air dans les écoles de la province.La majorité de la population connaît les risques liés à la pollution atmosphérique, mais peu de citoyens se rendent compte des conséquences sur la santé qu\u2019entraîne une exposition à un air ambiant de mauvaise qualité.Des études menées par Santé Canada et par son équivalent américain indiquent que les niveaux de pollution de l\u2019air sont souvent plus élevés à l\u2019intérieur qu\u2019à l\u2019extérieur.Au Québec, nous passons beaucoup de temps à l\u2019intérieur en raison de la longueur de nos hivers, et il est donc important que nous fassions attention à la qualité de l\u2019air ambiante.Une mauvaise qualité de l\u2019air provoque de nombreuses maladies, contribue à l\u2019augmentation du taux d\u2019absentéisme et limite la concentration des élèves.La mauvaise qualité de l\u2019air ambiant est souvent due, entre autres choses, à la présence de moisissures, de champignons, de bactéries, de virus, de plomb, de pesticides, d\u2019allergènes et de matériaux de nettoyage ou de construction.Nous avons appris récemment qu\u2019une école située à l\u2019extérieure de l\u2019île de Montréal présentait des concentrations anormalement élevées de radon.Cette découverte a sans aucun doute été possible grâce à une recommandation du gouvernement qui ordonnait de fait aux écoles d\u2019effectuer des tests de détection de radon.Malheureusement, il n\u2019existe pas encore de directives de ce genre concernant la qualité de l\u2019air ambiant.Et en l\u2019absence,de consignes claires de la part du ministère de l\u2019Éducation, il existe aussi des différences entre la politique adoptée par les commissions scolaires, et les applications qui en sont faites au niveau des écoles.Par conséquent, il sera nécessaire que les commissions et les écoles \u2014 et tout particulièrement le conseil d\u2019établissement des écoles \u2014 travaillent de concert dès cet automne pour que soient appliqués des protocoles officiels d\u2019analyse de l\u2019air dans les établissements scolaires.Comme l\u2019a souligné la Coalition pour des écoles saines à la CSDM, « les parents et le personnel scolaire doivent connaître en temps réel ce qui se passe dans leur école ».Plus tôt nous nous attaquerons aux problèmes liés à la qualité de l\u2019air, moins nous devrons investir à long terme afin de les régler.Une bonne qualité de l\u2019air est un facteur clé en vue d\u2019accomplir la mission de l\u2019école : éduquer nos enfants.Il est du devoir du gouvernement du Québec que nos écoles aient de bons bilans en matière de santé, afin que nos enfants puissent apprendre dans un environnement sain. LE DEVOIR, LE MARDI 20 AOUT 2013 A 7 IDEES Le mal nommé « frankenburger » n\u2019est pas qu\u2019une anecdote ANNE-MARIE PICHETTE Coordonnatrice de vigiepme.org, site de veille sur le développement durable, Ventrepreneurial et la PME de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières e 6 août dernier, dans l\u2019indolence de l\u2019été, une nouvelle jugée insolite a fait la une : la dégustation sur un plateau de télévision londonien d\u2019une galette de viande créée à partir de cellules souches à l\u2019Université de Maastricht, aux Pays-Bas.Loin d\u2019être un simple di-______________ vertissement estival, ce burger de muscles de bovin cultivés en boîte de Pétri révèle des enjeux bien contemporains.Réponse à la baisse anticipée de la production agricole et solution théorique à l\u2019utilisation massive de ressources pour la production d\u2019animaux de boucherie, cette innovation enthousiasme ou dérange.A la lecture de plusieurs articles et de commentaires sur le fil social, ce qui frappe, c\u2019est la désinformation et un déficit d\u2019éducation scientifique.On s\u2019indigne : la viande « artificielle » aurait été créée à partir de cellules souches extraites d\u2019un animal mort, alors qu\u2019elles ont été prélevées par biopsie sur deux vaches bien vigoureuses provenant d\u2019un élevage biologique.Les références au film Soleil vert abondent.Le dégoût s\u2019emballe à partir de cette idée d\u2019utiliser la mort pour nourrir le vivant, alors qu\u2019il s\u2019agit de la caractéristique même de la «vraie» viande de boucherie.Synthétique, artificielle, succédané ou ersatz, les termes hésitent à qualifier la nature de cette protéine de laboratoire.On en rit, on ridiculise l\u2019idée.On lui donne le nom de «frankenburger», pour en souligner le caractère dangereux, sans égard à ses caractéristiques éminemment éthiques.Le rapport à la science-fiction Aucun lien de parenté ne peut exister entre le Victor Frankenstein de l\u2019auteure Mary Shelley, un apprenti chimiste aux intentions ambiguës, et cette viande in vitro, produite sans gaspillage de ressources ni mort d\u2019animal, avec en filigrane une claire volonté d\u2019éventuelle rentabilité économique.Ici, les chercheurs sont fiers de leur création issue de travaux entamés dès 1981, année de la découverte de cellules souches chez une souris.Contrairement à Frankenstein, pas d\u2019abandon en vue, mais plutôt des brevets sur des procédés.Cependant, d\u2019autres références à la science-fiction semblent pertinentes, la production de protéines de synthèse ayant été décrite par plusieurs auteurs.Les plus scientifiques, d\u2019Isaac Asimov à Lois McMaster Bujold, la considèrent simplement comme une avenue plausible, inté- A- \u2022i \u201c7' ; ¦ \".éhkÉvi DAVID PARRY ASSOCIATED PRESS L\u2019équipe de l\u2019Université de Maastricht a eu du mal à trouver du financement pour la fabrication de la viande artificielle fabriquée à partir de cellules souches de bœuf, signe à la fois du caractère transformateur de la protéine in vitro et de sa nature dérangeante.grée aux univers industriels, et gourmands (!) du futur.Dans ces univers, la viande in vitro et la protéine de culture apparaissent comme des solutions pratiques et des innovations positives.D\u2019autres envisagent cette possibilité fiction-nelle (plus maintenant !) pour la critiquer, souvent sur un mode satirique.C\u2019est le cas de René Barjavel en 1943, ou du classique Planète à gogos de Frederik Pohl et Cyril Kornbluth, publié en 1952, ou encore de Margaret Atwood en 2003.La viande de synthèse devient une manifestation d\u2019une consommation malade et d\u2019un bio-capitalisme toujours suspect.Voilà, résumée, une problématique d\u2019aujourd\u2019hui : acheter, au sens propre et figuré, la promesse des technologies ou en dénoncer les visées mercantiles tout en doutant de leur légitimité, de leur salubrité ou de leur éthique.Le directeur du projet à l\u2019Université de Maastricht, le médecin Mark Post, a souligné qu\u2019il avait été difficile de trouver des fonds pour finaliser l\u2019expérience, indication possible du caractère transformateur de la protéine in vitro, mais aussi de sa nature dérangeante.Pas étonnant que le fameux palet de viande ait été parrainé financièrement par un innovateur, un des cofondateurs de Google, Sergueï Brin, avec la motivation explicite de «transformer le monde».Le cofondateur de PayPal, Peter Thiel, n\u2019est pas en reste en soutenant la start-up Modem Meadows qui travaille de son côté à la bio-impression d\u2019une côtelette de porc.Mieux, l\u2019Association de défense des droits des animaux, PETA, offre 1 million de dollars américains à qui saura produire à partir de cellules une viande de poulet commercialisable.L\u2019existence même de cette récompense indique bien que l\u2019état des connaissances permet d\u2019envisager un tel produit.Cette course à la commercialisation d\u2019une viande de synthèse s\u2019inscrit de fait dans le courant de l\u2019économie verte : trouver des solutions technologiques rentables à des problèmes environnementaux et de société.Un rapport renouvelé à ralimentation Depuis que le marché est considéré comme la nouvelle démocratie, après tout «acheter, c\u2019est voter», et alors que la réglementation peine à influer de façon décisive sur l\u2019état de l\u2019environnement, il en est plusieurs pour croire que les solutions aux défis environnementaux proviendront de la recherche et de l\u2019entrepreneuriat, plutôt que de changements sociaux.Or la commercialisation de la viande in vitro ne pourra avoir lieu que si elle est effectivement accompagnée d\u2019un changement d\u2019attitude face à la nourriture.A en croire la lecture des médias sociaux, ce n\u2019est pas gagné.Le dégoût et la dérision qui ont dominé les blogues traitant de la nouvelle reflètent notre inaptitude collective à renouveler notre rapport avec l\u2019alimentation et celle, tout aussi patente, à regarder en face les problèmes environnementaux.Mark Post a songé à nommer son produit «kréa», du grec «kréas», signifiant «viande» en français.Peut-on imaginer une révolution « kréasique » qui remettrait en question notre rapport à la nourriture et au vivant?L\u2019invention de l\u2019élevage, située il y a plus de 10000 ans et jugée essentielle à la révolution néolithique, constituait une nouveauté tout aussi radicale que peut l\u2019être la viande « cultivée » en boîte de Pétri.De l\u2019élevage intensif des animaux de boucherie à la viande in vitro, l\u2019innovation semble inévitable.Les réelles solutions aux problèmes socio-environnementaux trouveront peut-être leur impulsion dans l\u2019activité d\u2019entrepreneurs audacieux, mais elles devront aussi être accompagnées de changements individuels et collectifs, suscités, il faut l\u2019espérer, par l\u2019éducation plutôt que les catastrophes.Que la formule du divertissement ne nous trompe pas.La dégustation en direct du premier burger de viande in vitro s\u2019inscrit dans une volonté de conjuguer technologie, commerce et changement de société, celui-ci ne pouvant plus, semble-t-il, aller sans les autres.Culture, quand tu nous tiens.PHILIPPE DUBE Professeur titulaire et directeur du Laboratoire de muséologie et d\u2019ingénierie de la culture (LAMIC), à l\u2019Université Laval i l\u2019on accepte qu\u2019une seule et même chose puisse avoir différentes formes, on pourra certainement suivre mon raisonnement sur S l\u2019étude de la culture populaire et son cadre épistémologique.Pour filer la métaphore de l\u2019eau, postulons qu\u2019elle peut se présenter d\u2019abord sous une forme liquide qui, par temps glacial, devient solide, et par temps chaud, gazeuse.Cette métaphore nous sera utile pour démontrer qu\u2019un même objet peut se transformer et que, malgré ses mutations \u2014 qu\u2019il soit liquide, glace ou vapeur \u2014, ce sont les mêmes molécules qui le composent.La culture populaire au Québec a d\u2019abord été une source d\u2019inspiration qui a permis de construire une identité collective,, voire un caractère national.A la moitié du XIX'^, c\u2019est la part fluide de la culture, celle de l\u2019oralité, qui vient constituer le folklore aux accents patriotiques.Au XX'\" les temps se durcissent, la culture populaire se met au service d\u2019une cause, celle de l\u2019émancipation d\u2019un peuple.Le matériau se fige.On puise cette fois dans la culture matérielle qui prend alors valeur de patrimoine.Dans ce contexte, le mobilier et l\u2019immobilier sont au centre de cette quête qui se transforme en lutte de reconnaissance.Finalement, l\u2019ère numérique advient au moment oû la société atteint un haut niveau de surchauffe provoquant ainsi l\u2019ébullition.Le bouillon de culture se dématérialise progressivement.S\u2019en dégage une culture de masse qui traite indifféremment le savant et le populaire sur un mode numérique.La question qui se pose est de savoir quelle science peut le mieux saisir le sens et l\u2019essence de ladite culture qui change de forme au gré du temps ?La culture comme source Pour mémoire, je rappellerai qu\u2019au Québec la Rébellion de 1837-1838 a été un moment clé venu cristalliser la prise de conscience collective d\u2019un manque évident d\u2019équité en matière de représentation politique et de pouvoir économique.De ce fait, un constat d\u2019incapacité, sinon d\u2019échec, vient stimuler la création de nouveaux moyens, non seulement politiques mais culturels, pour rétablir l\u2019équilibre.John George Lambton, comte et lord de Durham (1792-1840) et gouverneur de l\u2019Amérique du Nord britannique pour l\u2019année 1838, sonne l\u2019alarme dans son Rapport sur l\u2019après-Rébel-lion: «On ne peut guère concevoir nationalité plus dépourvue de tout ce qui peut vivifier et élever un peuple que celle des descendants des Français dans le Bas-Canada, du fait qu\u2019ils ont conservé leur langue et leurs coutumes particulières.C\u2019est un peuple sans histoire et sans littérature.» Le verdict est tombé, le mauvais sort jeté.Pour répondre à l\u2019insulte, le Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, un texte tiré de Rabaska, revue d\u2019ethnologie de l\u2019Amérique française qui vient de publier le volume de son dixième anniversaire.Mouvement littéraire de Québec se mobilise en convoquant les origines à travers la tradition orale qui reste le véhicule culturel du Québec d\u2019antan.C\u2019est à cette source mémo-rielle que s\u2019abreuvent artistes, écrivains et intellectuels qui valorisent les traces anciennes de leur francité trpnquée.Suivi de près par l\u2019Ecole de Montréal, ce mouvement tire son inspiration du legs cana-dien-français laissé en friche depuis la Conquête.Ce qu\u2019on va nommer le folklore stimule la créativité et l\u2019imaginaire québécois.La parole vivante est le matériau avec lequel va se constituer l\u2019étude du passé oû folkloristes, littéraires et historiens se partagent la «patrie intellectuelle», pour paraphraser l\u2019abbé Groulx.Une identité se forge à même les mots puisés dans la tradition alors que la campagne reste la source de toute inspiration.Nos auteurs- RABASKA REVUrO\u2019ETHNOLOGIE DE L\u2019AMÉRIQUE FRANÇAISE acteurs sont des sourciers comme l\u2019a été Luc Lacourcière (1910-1989), figure tutélaire du folklore alors que le monde de l\u2019édition devient le grand complice de cette quête des origines.La culture comme modèle La Seonde Guerre mondiale opère à son tour un grand changement oû l\u2019assaut des plus lucides gagne le terrain des revendications politiques à travers notamment la culture.Dans ce contexte, le manifeste du Refus global de Borduas exprime une lutte sans merci.Le ton se durcit, car les temps changent, au point que la culture matérielle, dans ses aspects les plus solides, entre en scène et réclame une place au panthéon des héritages.Comme s\u2019il fallait une preuve concrète pour mener à bien le combat.Les musées deviennent des alliés sûrs.On comprend que l\u2019ethnolo- gie historique prend ici le relais du folklore pour explorer l\u2019âme québécoise avec les travaux des Marius Barbeau (1883-1969), Gérard Morisset (1889-1970), Jean Palardy (1905-1991), Robert-Lionel Séguin (1920-1982) et, plus récemment, Michel Lessard, Luc Noppen, Jean Simard et Jean-Claude Dupont, pour ne nommer que les têtes d\u2019affiche qui agissent comme de véritables militants.Dans ce contexte, le patrimoine comme l\u2019histoire deviennent des armes de combat.On brandit le poing fermé vers le haut pour dire que nous étions faits avec «[.] des bras durs comme la roche, pis des cuisses comme des troncs d\u2019arbre» (Raôul Duguay, La Bittt à Tihi).Durant cette deuxième phase de l\u2019épopée identitaire, le peuple prend les traits du bâtisseur qui s\u2019invite dans l\u2019espace québécois.A un point tel qu\u2019il s\u2019impose comme un modèle et la déferlante des musées d\u2019ethnologie décline ce thème de différentes manières selon les régions.Mais un autre bouleversement vient changer la donne identitaire.La culture comme mouvement En effet, l\u2019avènement des technologies numériques coïncide avec ce qu\u2019on a appelé la fin de l\u2019Histoire au requiem des sacro-saintes idéologies.Sans souscrire au tragique de cette mort, on remarque un changement de paradigme oû la matrice patrimoniale ne peut plus définir, ni restituer la nouvelle identité québécoise.Le temps du grand roman national est terminé Qocelyn Lé-tourneau.Le Québec entre son passé et son passage, Fides, 2010) même si Louis Cyr crève l\u2019écran au cinéma.La révolution numérique poursuit son œuvre de fragmentation, pixels obligent.Sous ce rapport, on peut envisager la culture comme une mosaïque en mouvement continu qui n\u2019aura de cesse qu\u2019une fois les effets du grand bouleversement terminés.La culture populaire exige donc un nouvel outillage pour la traiter, ne serait-ce que pour la saisir.Pour ce faire, on doit reconnaître que cette fin annoncée est a contrario le début d\u2019un autre temps (Michel Maffesoli, Le temps revient.Formes élémentaires de la postmodernité, DDB, 2010), celui qui ne peut plus concevoir la culture comme un donné figé, mais plutôt comme une matière en constante mouvance.L\u2019expérience devient le noyau de son fondement et la perfor-mativité, son thuriféraire.C\u2019est pour cette raison que nous croyons qu\u2019elle commande de nouvelles lentilles pour être comprise correctement.Chez les Anglo-Saxons, les cultural studies semblent suffire à la tâche.Pour la francophonie, j\u2019appelle la culturo-logie \u2014 science de la culture \u2014 pour venir au secours des études sur la culture qui fuit de toutes parts et nous interpelle de manière ubiquitaire.Des commentaires ?Des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien 'DegXise(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel 'Da\\{A(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters),jvXm Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TaSWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michéle Malenfant; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) fAs-Won Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOCITE Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseur) .jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, (coordonnatrice), Elise Girard (secrétoire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de to ()row2ofio«),Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) .Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A8 LE DEVOIR LE MARDI 20 AOUT 2013 ACTUALITES HARPER SUITE DE LA PAGE 1 Le Parlement devait reprendre ses travaux à la mi-septembre.Or, députés et sénateurs seront en vacances un mois de plus que prévu, alors que le premier ministre s\u2019adressera d\u2019ici un mois au gouverneur général, David Johnston, pour lui demander de suspendre la session jusqu\u2019à son allocution au Parlement.Invité à préciser hier quelles seraient ses priorités politiques pour les deux prochaines années, M.Harper s\u2019est contenté de répondre que le discours du Trône ferait état de «certains engagements qui n\u2019ont pas encore été concrétisés».«Ui priorité de ce gouvernement, je n\u2019ai pas besoin de vous le dire, continuera d\u2019étre les emplois et l\u2019économie.Quoique nous soyons dans l\u2019ensemble satisfaits des progrès de l\u2019économie canadienne depuis la récession, nous demeurons dans un marché mondial difficile, fragile et compétitif», a martelé le premier ministre, en reprenant son discours des dernières années.Pour le reste, il faudra attendre octobre.C\u2019est la quatrième fois que Stephen Harper suspendra les travaux parlementaires.Il avait notamment prorogé la session parlementaire à l\u2019hiver 2008 craignant d\u2019être renversé par une coalition des partis de l\u2019opposition.Cette fois-ci, la pause imposée par M.Harper survient après qu\u2019il eut été sommé sans relâche, au printemps dernier en Chambre, de répondre au scandale des dépenses injustifiées de sénateurs.Et c\u2019est ce scandale qui explique sa décision, selon l\u2019opposition.«Les gens ne sont pas dupes.Ils savent très bien ce qui se cache derrière cette manœuvre: une décision désespérée d\u2019un gouvernement usé à la corde et pris dans les scandales.Stephen Harper refuse de répondre aux questions légitimes de la population», a accusé le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, par voie de communiqué.Le recours à une prorogation n\u2019est pas inusité pour un gouvernement à mi-mandat \u2014 Jean Chrétien et Brian Mulroney ont aussi fait table rase pendant leurs règnes.Mais M.Harper aurait pu ne fermer le Parlement que le temps d\u2019une journée, ou d\u2019une semaine, or il a plutôt choisi de proroger la session d\u2019un mois, a souligné le libéral Rdph Goodale.« C\u2019était attendu [cette prorogation].Mais ce qu\u2019ils proposent finalement, c\u2019est d\u2019éviter un mois, un mois et demi, de reddition de comptes.» Encore des questions sur le Sénat Les dépenses de quatre sénateurs font les manchettes depuis l\u2019hiver, les vérifications comptables de Deloitte et Touche sur leurs dossiers étant rendues publiques tour à tour.La semaine dernière, c\u2019était les conclusions sur les remboursements réclamés par Pamela Wallin.Lorsque le scandale a éclaté, M.Harper avait défendu Mike Duffy et M™® Wallin.Ce qu\u2019ont rappelé hier au premier ministre les journalistes qui voyagent avec lui cette semaine dans le Grand Nord canadien.«J\u2019ai indiqué à l\u2019époque que toutes les dépenses individuelles des sénateurs feraient l\u2019objet d\u2019un examen minutieux avec une vérification comptable, s\u2019est-il défendu.Ce qui a été fait, évidemment, et qui a mis au jour des problèmes importants [.] Je m\u2019attends à ce que des sanctions soient prises [contre les personnes] ayant enfreint les règles.» En plus des déboires des quatre sénateurs \u2014 M™® Wallin, M.Duffy, Mac Harb et Patrick Bra-zeau \u2014, M.Harper voyait sa popularité baisser dans les sondages depuis quelques mois.Notamment au profit du nouveau chef libéral, Justin Trudeau.Certains observateurs suggéraient ainsi qu\u2019il pourrait se retirer en vue des prochaines élections, s\u2019il sentait qu\u2019il ne parviendrait pas à battre le jeune Trudeau, ou à conserver sa majorité face à la fatigue de son électorat après près d\u2019une décennie à la tête du pays lorsque les élections seront déclenchées.Une hypothèse qu\u2019a catégoriquement rejetée Stephen Harper, lorsqu\u2019on lui a demandé s\u2019il serait toujours chef en 2015.«La réponse est bien sûr «oui».Je suis en fait déçu que vous sentiez le besoin de poser la question», a-t-il répondu, tout sourire.Des projets de loi en suspens Une quinzaine de projets de loi, qui sont toujours à l\u2019étude au Parlement, pourraient mourir au feuilleton en raison de la prorogation.Pour les ramener à l\u2019étape de l\u2019étude à laquelle ils se trouvaient avant la prorogation, il faudra un consentement unanime aux Communes.Dans le lot des propositions législatives au sort incertain, celle visant à serrer la vis aux délinquants déclarés non criminellement responsables, ou celles sur la réforme du Sénat, les prêts politiques, le nouveau nom du Musée canadien des civilisations (qui deviendrait le Musée canadien de l\u2019histoire) ou encore le C-30 permettant aux policiers d\u2019obtenir certaines informations sur les internautes sans mandat judiciaire.Du côté des projets de loi du Sénat, il n\u2019y a pas de procédure officielle.Les projets de loi d\u2019initiative parlementaire sont quant à eux tous rétablis au dernier stade de l\u2019étude aux Communes, ce qui veut dire que le C-377, qui obligerait les syndicats à dévoiler leurs données financières, aura perdu tous les amendements adoptés au Sénat au printemps, lorsque l\u2019étude des projets de loi reprendra.Les comités parlementaires ne siégeront plus non plus.Celui des Transports ne se penchera donc pas sur les conclusions du Bureau de la sécurité des transports sur la tragédie de Lac-Mégantic si celles-ci sont déposées avant octobre, comme le réclamait le NPD.Le Devoir LIVRE SUITE DE LA PAGE 1 porte-parole des oppositions.Les réponses semblaient tenir de l\u2019évidence pour la plupart des intervenants entendus lundi.« Quand un film sort au cinéma, il ne sort pas en DVD en même temps, personne ne le conteste.Les mardis soirs à prix réduit, c\u2019est nos 10%, et les neuf mois, c\u2019est la durée de vie d\u2019un film au cinéma», a expliqué, par analogie, Sylvie Desrosiers, auteure et porte-parole de l\u2019UNEQ, qui demande au gouvernement de faire ce «pas de plus» pour réitérer «sa foi dans la puissance du livre» à l\u2019heure où le gouvernement fédéral vient de dépouiller l\u2019écrivain de ses revenus par une série d\u2019exceptions incluses dans la nouvelle loi sur le droit d\u2019auteur.«Jamais, dans l\u2019histoire du livre, le milieu n\u2019est allé chercher un tel consensus interprofessionnel [sur la nécessité de cette mesure], a affirmé M.Bouchard, C\u2019est une mesure qui coûte zéro virgule zéro à l\u2019Etat, dont la totalité du risque est assumée par le milieu.» Il juge le geste tout à fait réaliste dans le contexte québécois, qui compte déjà sur une législation unique (qui contraint les institutions publiques à acheter leurs livres à plein prix auprès des librairies agréées) et un système de mise en marché (l\u2019office) qui assure la présence de la quasi-totalité des nouveautés dans la quasi-totalité des librairies.«Cette mesure va empêcher une guerre de prix généralisée qui pourrait mettre en péril l\u2019ensemble des librairies indépendantes», a pour sa part conclu Simon Tremblay-Pépin de l\u2019Institut de recherche et d\u2019information socioéconomique.Pour le reste, la réglementation n\u2019aurait qu\u2019un «impact minime» sur le prbc des livres.Librairies menacées Car le point central de cette réglementation consiste à «stopper l\u2019hémorragie» de la fermeture des librairies, que tous les organismes auditionnés lundi estiment garantes d\u2019une saine diversité dans l\u2019offre de titres.En cinq ans, seize librairies agréées ont fermé boutique au Québec, selon les chiffres de l\u2019UNEQ.«La vente de livres au rabais [dans les grandes surfaces] a dominé l\u2019offre», a constaté Stéphane Legault de l\u2019ABPQ, racontant comment la venue d\u2019un Walmart à Lachute a entraîné la fermeture de la librairie, forçant les citoyens à parcourir un minimum de 26 km pour en trouver une (en Ontario !).Or ces grandes surfaces, comme le rappelait rUNEQ, ne tiennent que 300 des 30 0000 nouveautés trouvées annuellement dans les librairies.Une diversité menacée si les librairies poursuivent leur déclin.«Ce sont elles qui prennent le risque de mettre en vitrine des artistes inconnus qui finiront peut-être sur les tablettes des grandes surfaces, plaide Sylvie Desrosiers de l\u2019UNEQ.Nous ne sommes pas contre les grandes surfaces, nous sommes pour la plus grande visibilité possible dans le plus grand nombre de points de vente, que ce soit les grandes surfaces, les librairies, les pharmacies.» Tous ces arguments ont toutefois perdu un peu de leur force quand Guillaume Déziel a pris le micro.L\u2019éditeur de musique (l\u2019homme derrière Misteur Valaire) venait témoigner de son expérience, l\u2019industrie musicale ayant été la première à vivre la révolution numérique.La mesure réclamée par le milieu ne fera que «retarder l\u2019agonie des librairies», a-t-il dit, bien conscient de jouer un peu l\u2019imposteur venu s\u2019immiscer dans le débat d\u2019un milieu qui n\u2019est pas le sien.Il a comparé les libraires aux disquaires de sa jeunesse et a rappelé combien les habitudes de consommation glissent doucement et inexorablement vers le numérique.Dans l\u2019ensemble, les intervenants de cette première séance de la commission, qui se poursuit cette semaine, ont réaffirmé leur confiance dans la loi 51 sur le livre et appelé à un plus strict respect de la législation.On ne veut surtout pas rouvrir la loi au risque de la voir s\u2019assouplir.On a aussi répété que la réglementation est une solution parmi d\u2019autres.Et rappelé que c\u2019est le statu quo \u2014 et non la réglementation \u2014 qui risque de mener à une hausse du prbc des livres.«Si on ne peut plus vendre nos livres dans des librairies indépendantes, notre seuil de rentabilité augmentera et nous serons obligés d\u2019augmenter le prix des livres», a dit Louis-Erédéric Gau-det, de Lux éditeur et coprésident de l\u2019ANEL.La Coalition avenir Québec a profité de sa tribune pour s\u2019opposer à toute réglementation du prÎK du livre.Le Devoir BELUGAS SUITE DE LA PAGE 1 des jeunes bélugas de l\u2019année, et ce, depuis 2008.Cette mortalité est un obstacle au rétablissement de la population», fait valoir Robert Michaud, président du Groupe de recherche et d\u2019éducation sur les mammifères marins (GREMM).Les données recueillies par les spécialistes de cette petite baleine blanche parlent d\u2019elles-mêmes.Entre le début des années 1980 et 2007, explique M.Michaud, de zéro à trois carcasses de veaux étaient repêchées chaque année.Ce chiffre a bondi à 10 en 2008.Il faut dire que, cette année-là, une marée d\u2019algues toxiques a frappé le Saint-Laurent.Mais les chercheurs ont aussi recueilli 10 jeunes bélugas morts en 2010.L\u2019an dernier, la situation a pris une tournure encore plus préoccupante, avec 17 décès constatés.Cette année, trois ont été confirmés, dont un lundi.Et la saison n\u2019est pas terminée.Ces chiffres peuvent sembler peu élevés, mais il faut savoir que la population de bélugas qui habite uniquement dans le Saint-Laurent avoisine les 1000 individus.Elle n\u2019a d\u2019ailleurs pas augmenté malgré plus de 30 ans de protection.«Normalement, elle aurait dû doubler», souligne le fondateur du GREMM.Les pertes répétées de quelques jeunes chaque année deviennent donc significatives.Qui plus est, Robert Michaud explique que de plus en plus de femelles semblent mourir au moment de l\u2019accouchement.Jusqu\u2019en 2007, environ 10% des femelles retrouvées mortes chaque année succombaient ainsi.Ce taux est passé à 60% depuis deux ans.Quel coupable ?Le problème, c\u2019est que les chercheurs ne comprennent pas pourquoi tant de bélugas meurent.SOURCE GREMM Le niveau de mortalité élevé des jeunes bélugas est un obstacle au rétablissement de la population.«Nous sommes dans une période critique et nous n\u2019avons pas d\u2019explication pour la hausse marquée de la mortalité.C\u2019est ce qui nous inquiète particulièrement», dit M.Michaud, pionnier dans la recherche sur les bélugas du Saint-Laurent.Parmi les principaux suspects, on retrouve les contaminants, toujours bien présents dans les eaux de l\u2019estuaire.Certains provoqueraient des complications au moment de l\u2019accouchement.Comme ce sont des animaux qui vivent plusieurs décennies et qu\u2019ils se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire, ils peuvent donc accumuler une importante charge toxique.Robert Michaud explique que les bouleversements observés dans la température des eaux du Saint-Laurent pourraient aussi influer sur le régime alimentaire des animaux.On se demande enfin dans quelle mesure le dérangement accru provoqué par l\u2019activité humaine nuit à la reproduction des bélugas.Recherche amputée Si les questions ne manquent pas, les moyens pour la recherche font de plus en plus défaut, selon le président du GREMM.«Avec les compres- sions à Pêches et Océans Canada, la réalité, c\u2019est que nous n\u2019avons plus de suivis des contaminants dans le Saint-Laurent.Dans un avenir rapproché, les données nous manqueront en écotoxicologie.» Le gouvernement Harper a en effet éliminé l\u2019an dernier huit des onze de postes de chercheurs spécialisés en écotoxicologie à l\u2019Institut Maurice-Lamontagne, situé à Mont-Joli.Parmi les postes supprimés, on compte un spécialiste qui était à la tête d\u2019un important programme de recherche sur les bélugas.Ces compressions surviennent alors que de nouveaux risques environnementaux se profilent à l\u2019horizon, dont l\u2019exploitation pétrolière dans le Saint-Laurent.Non seulement les chercheurs pourront désormais difficilement savoir ce qui affecte concrètement ces animaux, mais, en plus, ils manquent de données sur leur nombre réel.Robert Michaud rappelle ainsi que selon le programme fédéral de «rétablissement» de l\u2019espèce, un inventaire de la population devrait être réalisé tous les trois ans.Or, les données les plus récentes datent de 2005.Celles recueillies lors du dernier inventaire, en 2009, ne sont toujours pas disponibles.«Nous sommes dans l\u2019obscurité, laisse tomber M.Michaud.Est-ce que les mortalités importantes qu\u2019on a connues depuis 2008 ont hypothéqué la population ?On ne sait pas.L\u2019avenir de cette petite population est incertain et nous n\u2019avons pas les données nécessaires pour comprendre la trajectoire.» En vertu du plan de rétablissement de l\u2019espèce, il était par ailleurs prévu de mieux protéger l\u2019habitat critique du béluga, dont les secteurs fi'équentés par les femelles avec des jeunes.Mais rien n\u2019a encore été fait.Lorsqu\u2019il était au pouvoir, le gouvernement Charest avait même prévu de construire un port méthanier dans le secteur de Gros-Ca-couna, une zone considérée comme une véritable pouponnière pour ces mammifères marins.Le Devoir BIOLOGISTES SUITE DE LA PAGE 1 chercheurs de poser des pièges afin de capturer des espèces animales dans le but de les identifier et de les répertorier.Les biologistes sont souvent appelés à faire de tels inventaires pour des organismes de conservation de la nature ou des promoteurs publics ou privés qui souhaitent savoir ce qu\u2019il y a dans un marais visé, par exemple, par des projets de condos.«J\u2019ai l\u2019impression d\u2019être une criminelle potentielle qui met en péril la survie des espèces, alors que mon travail consiste à les étudier pour mieux les protéger, déplore Isabelle Picard.Il y a une culture au ministère ces derniers temps oû il ne faut rien tuer, rien toucher.C\u2019est comme si on ne devait même pas les étudier.On a des problèmes avec les espèces aquatiques nuisibles en ce moment, mais pour voir ces espèces-là apparaître, il faut les capturer.Même chose pour le déclin des chauves-souris brunes.Il a fallu des gens qui les étudient année après année pour voir le phénomène.Et s\u2019il n\u2019y a personne sur le terrain, personne ne va pouvoir réagir.» Isabelle Picard déplore le manque de cohésion entre les différentes directions régionales et l\u2019absence de recours pour contester une décision.«Chaque direction impose les règles qu\u2019elle veut.C\u2019est souvent l\u2019évaluation d\u2019une seule personne.Je veux avoir des règles claires, mais surtout un comité de révision, parce qu\u2019on parle de permis scientifiques ici.» Même au cégep Martin Ouellet, biologiste pour le groupe Amphibia-Nature, dénonce également ces «dérives» du système qui l\u2019oblige à envoyer au ministère davantage d\u2019information que ne le lui réclame son propre client, avec des cartes des stations de j, .capture et autres données très poussées qui nécessitent l\u2019imoression des jours de travail supplé- ^ mentaires.«C\u2019est rendu qu\u2019ils d\u2019être une demandent quasiment une thèse de maîtrise chaque fois criminelle qu\u2019on fait un inventaire [.] f- g ii C\u2019est comme si le ministère pownueiie qui n\u2019avait plus d\u2019argent pour\tp0j-ji faire des inventaires et qu\u2019il avait décidé de venir nous si- la survie phonner nos données par le\t^ biais des permis SEC.»\tdes especes, Le problème affecte , même certains élèves du Cé-gep de Sherbrooke, explique jpon travail le professeur Jean-Erançois Desroches, qui est égale- consiste à ment le conjoint d\u2019Isabelle , Picard.Dans le cadre de ses les etudier cours, le biologiste forme de futurs techniciens en bioéco-\tmieux logic, leur enseignant à faire ipc nrntéupr» des inventaires et leur mon- ^\t® trant les techniques de capture sur le terrain.A quelques reprises, il a eu de la difficulté à obtenir des permis pour ses cours.Le directeur des études.Réjean Bergeron, a dû intervenir personnellement auprès des responsables du dossier pour régler le problème.Ce dernier s\u2019apprête d\u2019ailleurs à en discuter avec ses homologues des autres établissements scolaires pour savoir s\u2019ils ont, eux aussi, des problèmes à obtenir les permis SEG pour les cours scientifiques qui se donnent sur le terrain.Le biologiste Steve Hamel a lui aussi connu de mauvaises expériences avec le ministère de la Eaune alors qu\u2019on lui a refusé un permis pour faire un inventaire de moules d\u2019eau douce dans le cadre d\u2019un contrat obtenu par le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui souhaitait construire un petit pont sur la rivière Nicolet.Il a profité d\u2019une rencontre avec des pairs au printemps pour constater qu\u2019il n\u2019était pas le seul à voir des «incohérences évidentes» dans l\u2019attribution des permis SEG.Et ce qu\u2019il a constaté, c\u2019est que, dans certaines régions, les gens ne demandaient tout simplement plus de permis pour faire leurs activités.Un permis pour déroger à la loi Au ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Eaune et des Parcs, on confirme que les dossiers sont évalués au cas par cas en fonction de la pertinence du projet, de la rigueur et de la qualité de la démarche.Il faut que «les interventions dans le milieu faunique soient quand même réduites au minimum», explique Véronique Michaud, chef de la division de la réglementation au MDDEEP.«Le permis SEG est un permis discrétionnaire qui permet de déroger à la loi, il faut donc que ce soit restrictif » En poste depuis seulement deux ans, cette dernière n\u2019est pas en mesure de noter une différence dans l\u2019attribution de permis, mais elle précise que les restrictions évoluent avec les connaissances.Quant aux rapports exigés, c\u2019est pour s\u2019assurer que les conditions sont bien respectées.«Je ne sais pas toutes les conditions qui peuvent être demandées, mais c\u2019est sûr qu\u2019on demande un rapport.Le permis SEG, ce n\u2019est pas un chèque en blanc, on veut savoir ce qu\u2019ils ont collecté [.].Ça peut nous aider après pour faire des plans de gestion ou des projets de conservation.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GQ sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tahonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n\u201c 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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