Le devoir, 13 septembre 2013, Cahier A
[" La prohibition à la frontière canado-américaine Page B1 Jobio rencontre la Love des cœurs en charpie Page bio WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 2 0 7 LE DEVOIR, LE VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 Albert Jacquard 1925-2013 Plaidoyer pour l\u2019humanitude Le célèbre généticien est décédé mercredi, à Paris, des suites d\u2019une leucémie à l\u2019âge de 87 ans.Connu pour ses combats pour la justice, le scientifique a accordé un dernier entretien au Devoir, en mai dernier.Nous en publions le cœur.MÉLANIE LOISEL Jusqu\u2019à son dernier souffle, Albert Jacquard s\u2019est soucié du sort de l\u2019humanité.Lors de notre rencontre à la fin mai, dans son appartement de Paris, le célèbre généticien de 87 ans avait encore assez d\u2019énergie pour réclamer la fin de l\u2019armement, dénoncer le système économique actuel et s\u2019inquiéter de l\u2019accroissement de la misère dans le monde.C\u2019était toujours avec autant de conviction, car on a, disait-il, «complètement loupé le retour à la paix».«On a raté le désarmement», dit M.Jacquard, qui a accepté cet entretien pour livrer un message à la jeunesse.Bien assis à la table de sa cuisine, ce grand penseur français a sorti son dernier ouvrage Exigez! Un désarmement nucléaire total cosigné avec son ami Stéphane Hessel, lui aussi disparu en février dernier.«L\u2019erreur numéro un a été de rendre possible le suicide de l\u2019humanité.Il fallait profiter du fait que la bombe atomique soit tellement dangereuse, que tout le monde la craignait, pour tracer un chemin vers la paix, ce qu\u2019on n\u2019a pas fait», affirme-t-il d\u2019une vok^qui trahit la déception.«A la fin de la guerre, on aurait dû se dire: on entre dans une nouvelle ère.Mais au lieu de cela, on a donné des moyens aux armées et on a manqué l\u2019occasion de créer une économie qui répondait aux espoirs de paix.Il faut maintenant un renouvellement très profond, il faut détruire les armes nucléaires et vous devez l\u2019exiger», exhorte M.Jacquard.Dans cet essai, il propose des pistes de solution pour éviter de, se diriger droit dans le mur.À son avis, les armes de VOIR PAGE A 10 : JACQUARD Aujourd\u2019hui Albert Jacquard Syrie > Américains et Russes affichent ieurs divergences.Al-Assad tente d\u2019imposer ses conditions.Page B 9 Annonces.A 4 Météo.B 8 Avis légaux.B 7 Motscroisés B 4 Décès.A 4 Sports.B 8 Grille télé.B 2 Sudoku B 7 7\t.\t_____ ^ Conflit israélo-palestinien (1 de 4) « Oslo, c\u2019est fini » Vingt ans après les accords d\u2019Oslo et la célèbre poignée de main entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, et alors que redémarrent des négociations entre les deux peuples en conflit, où en sont les esprits dans cette région tourmentée de la planète?MUSA AL-SHAER AGENCE ERANCE-PRESSE Face-à-face entre un Palestinien et un soldat israélien.MONIQUE DURAND en Israël et en Cisjordanie Une image entre toutes.Une fillette dans le camp de réfugiés palestiniens de Dheisheh, près de Bethléem.Cloîtrée derrière la porte disloquée de sa maison, elle observe.Elle n\u2019est que des yeux, de grands yeux interrogeant l\u2019espace devant elle et le temps qu\u2019il fait dans ce coin du monde où Abraham, Jésus et Allah se promènent entre les rangs d\u2019oliviers, les collines écrasées de soleil et des humains aux dents serrées.Son petit visage a l\u2019air d\u2019exiger des réponses.Des réponses, c\u2019est ce qu\u2019on avait cru possible avec les accords d\u2019Oslo où l\u2019histoire se présentait tambour battant.Vingt ans après, que reste-t-il de cette entente littéralement arrachée aux deux ennemis, Arafat et Rabin?Que reste-t-il aujourd\u2019hui de ce qui apportait alors une immense bouffée d\u2019espoir ?« Ce n\u2019est pas un conflit politique, c\u2019est une tragédie grecque » «Oslo, c\u2019est fini», dit Maxime Perez, correspondant du magazine Jeune Afrique à Tel-Aviv.D\u2019abord, les deux protagonistes de ces accords ne sont plus de ce monde, Rabin, assassiné, Arafat, mort loin des siens dans un hôpital parisien.Et l\u2019Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui avait négocié Oslo, alors épouvantail d\u2019Israël, est aujourd\u2019hui considérée comme un joueur modéré comparé au Hamas.Curieux retournement de l\u2019histoire.Images éparses d\u2019une contrée sans bon sens, ni en paix ni en guerre.Un jeune vendeur de pastèques sous un immense portrait de Yasser Arafat.De petites têtes d\u2019enfants dans une synagogue encore allumée tard le soir.Un père palestinien achetant un chandail de Maradona pour son fils.Un père israélien juif enduisant son petit de crème solaire sur une plage de Tel-Aviv.Une phrase entendue qui ne vous quitte plus : « Ce n\u2019est pas un VOIR PAGE A 10 : OSLO Charte des valeurs / / QUEBECOISES L\u2019inconfort des forces souverainistes eiqilose Le Bloc expulse Maria Mourani MARIE VASTEL ROBERT DUTRISAC Ottawa \u2014 L\u2019inconfort provoqué au sein des forces souverainistes par la Charte des valeurs québécoises du gouvernement Marois s\u2019est exacerbé, jeudi, au point de mener à une rupture chez les bloquistes à Ottawa.Et l\u2019expulsion de Maria Mourani du caucus du Bloc québécois n\u2019a rien fait pour calmer le jeu.Au contraire, quelques militants ont déchiré leur carte du parti, deux membres d\u2019exécutif ont claqué la porte, et même Tex-premier ministre Bernard Landry s\u2019est porté à sa défense.Reconnue pour son franc-parler, Maria Mourani n\u2019a pas dérogé à ses habitudes dans le débat entoiuant la Charte des valeurs du Parti québécois (PQ).Elle a enchaîné les entrevues mercredi pour s\u2019opposer farouchement à la proposition de Bernard Drain-ville, l\u2019accusant dans Le Journal de Montréal de «faire fausse route» en instaïuant une «discrimination contre les femmes».A RDI, elle a déploré que le PQ s\u2019apprête à perdre des joueurs «qui ne veulent plus faire partie de ce mouvement-là parce qu\u2019ils pensent que c\u2019est un nationalisme ethnique».Pour son chef, Daniel Paillé, c\u2019en était assez.11 a prévenu M\u201c® Mourani qu\u2019elle ne poiurait continuer à s\u2019exprimer «de façon aussi virulente» ni à faire partie du collectif des Indépendantistes pour une laïcité inclusive (qui compte d\u2019autres ex-bloquistes et ne défend l\u2019interdiction, de signes religieux qu\u2019aux représentants de l\u2019État en position d\u2019autorité).M\u201c® Mourani a poursuivi ses sorties.«A un moment donné, j\u2019ai conclu», a expliqué M.Paillé au Devoir hier.La décision était difficile, dit-il, mais les positions étaient «inconciliables».Dans la sphère bloquiste, on avance que VOIR PAGE A 10 : BLOC Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Le fol anathème.Page A 8 La chronique de Lise Payette : Le Québec qui renaît de ses cendres.Page A 9 La chronique de Christian Rioux: Laïcité ou communautarisme.Page A 3 Lettre de Justin Trudeau au Devoir.Refusons le chemin de la division et de la peur.Page A 9 Maria Mourani « La mort de Meech, le pire moment de ma vie » Retour sur la carrière politique mouvementée de Brian Mulroney MARCO EORTIER Dans son effort sans précédent pour convaincre les Québécois d\u2019adhérer à la Constitution canadienne, l\u2019ex-premier ministre Brian Mulroney a offert un poste de sénateur indépendant à Jacques Parizeau, en 1987.M.Parizeau a refusé sans hésiter l\u2019offre du premier ministre de l\u2019époque, mais admet avoir eu une belle frousse pour l\u2019avenir du mouvement souverainiste lors de la conclusion de l\u2019accord du lac Meech, cette année-là.Cette révélation, et bien d\u2019autres, figure dans un documentaire en quatre épisodes sur la vie de Brian Mulroney, qui sera diffusé à compter de ce vendredi soir à la télévision de Radio-Canada.Cette série dresse un portrait tout en nuances du «p\u2019tit gars de Baie-Comeau», qui a dirigé le Canada durant deux mandats mouvementés, de 1984 à 1993 : introduction de la taxe sur les produits et services (TPS), scandales VOIR PAGE A 10 : MULRONEY SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Brian Mulroney traîne encore aujourd\u2019hui une impopularité chronique au Canada, à cause notamment de sa main tendue aux nationalistes québécois.77831303446237 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI IS SEPTEMBRE 2013 ACTUALITES L\u2019opposition exige l\u2019heure juste sur les finances publiques du Québec JOCELYNE RICHER à Québec L^opposition libérale exhorte le gouverne-' ment à donner l\u2019heure juste aux Québécois sur l\u2019état réel des finances publiques, et ce, le plus tôt possible.Le chef libéral Philippe Couillard craint que le portrait actuel soit loin d\u2019être rose et il accentue la pression sur le gouvernement Marois pour qu\u2019il dépose une mise à jour économique et financière d\u2019ici au 30 septembre.De toute façon, le ministre des Finances présente toujours une mise à jour économique et financière en automne, en octobre ou en novembre.Jeudi, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) est revenu à la charge pour demander au ministre Nicolas Marceau d\u2019accélérer les choses, craignant une détérioration des finances publiques encore pire que ce que laissent présager les chiffres officiels rendus publics jusqu\u2019à maintenant.«Lorsque les finances publiques dérapent, lorsque le déficit budgétaire s\u2019installe, lorsque l\u2019Etat n\u2019a plus d\u2019argent dans ses coffres, les familles savent ce qui s\u2019ensuit: plus de taxes, plus d\u2019impôts, moins de services», a-t-il dit craindre, en point de presse, au terme d\u2019un caucus préparatoire à la prochaine session qui débute mardi.«Il faut avoir les vrais chiffres», a dit M.Couillard, ajoutant que cette opération devait être entérinée par le Vérificateur général.Perte de contrôle M.Couillard a dit estimer que le gouvernement Marois avait complètement perdu le contrôle de l\u2019économie, de l\u2019emploi et des finances publiques.11 a chiffré les pertes d\u2019emplois à 45000 au Québec au cours de la dernière aimée, alors qu\u2019on assiste à une baisse de 20% des mises en chantier domiciliaires et à une diminution de 60% des investissements des entreprises.Pendant ce temps, «le ministre des Finances nous dit que tout va bien, et qu\u2019en fait, le problème, c\u2019est que les Québécois ne dépensent pas assez et épargnent trop», a ironisé le chef libéral, jugeant que le gouvernement se cantonnait dans «le déni».Le ministre Marceau a convenu dernièrement que les revenus escomptés grâce à la taxe de vente (TVQ) se faisaient plus rares que prévu, ce qui pourrait menacer l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire le printemps prochain.«Le retard de revenus est d\u2019au moins 1 milliard.m JACQUES BOISSINOT ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard souhaite une mise à jour des finances québécoises d\u2019ici au 30 septembre.On craint que ce chiffre soit encore plus élevé maintenant», a commenté M.Couillard.Selon lui, le débat actuel autour de la laïcité de l\u2019État et de la Charte des valeurs ne contribuera en rien à assainir le climat et à stimuler l\u2019économie.«Les sociétés qui ne peuvent faire ce geste d\u2019ouverture et d\u2019inclusion vont en souffrir économiquement.Je pense que c\u2019est assez évident déjà», a-t-il dit, craignant que la controverse nuise à l\u2019image du Québec à l\u2019étranger.«Lorsque les décisions d\u2019investissement doivent se prendre, lorsque les décisions de déplacement d\u2019entreprises doivent se prendre, lorsque les décisions d\u2019immigration par des gens très qualifiés doivent se prendre, ce genre d\u2019ambiance là n\u2019aide en rien », selon lui.La Coalition avenir Québec (CAQ) n\u2019est guère plus rassurée sur la situation économique et celle des finances publiques.Elle demande aux libé- raux de se joindre à elle pour demander des comptes au ministre des Finances au cours d\u2019une interpellation, soit une procédure parlementaire durant laquelle quelques élus débattent d\u2019un seul sujet pendant quelques heures.Alarmant, dit la CAQ Le porte-parole de la CAQ en économie et finances, le député Christian Dubé, a relaté que «le Mouvement Desjardins a revu à la baisse ses prévisions de croissance de l\u2019économie du Québec qui se situent désormais à 1,1 % pour 2013», a-t-il dit, en point de presse, qualifiant la situation à\u2019« alarmante ».11 a dit que le Québec ne pouvait se permettre de repousser le retour à l\u2019équilibre budgétaire, prévu le printemps prochain.La Presse canadienne Idle No More rejette la Charte Le mouvement de revendications autochtones Idle No More s\u2019est prononcé jeudi contre le projet de Charte des valeurs québécoises du gouvernement Marois.Selon Melissa Mollen-Dupuis et Widia La-rivière, deux représentantes d\u2019idle No More au Québec, «il est impossible de croire à un véritable désir de rassemblement autour d\u2019un projet commun de société quand l\u2019approche du gouvernement Marois se fait une suite néocolonialiste d\u2019un passé d\u2019assimilation encore frais au cœur des Premiers Peuples», ont-elle affirmé par voie de communiqué.Les représentantes d\u2019idle No More disent vouloir «rappeler au gouvernement son obligation de consulter les Premières Nations sur tout sujet les affectant, obligation inscrite dans la section 35 de la Constitution canadienne et rappelée par de nombreuses décisions de la Cour suprême du Canada».Le Devoir Un tronçon de la MMA fermé Qttawa\u2014Transports Canada a interdit jeudi la circulation sur un tronçon de 19 kilomètres de voies ferrées appartenant à la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA) au Québec en raison de l\u2019état lamentable des rails.Cette portion, située entre Farnham et Stanbridge, n\u2019est que l\u2019une des zones du réseau jugées inquiétantes par le ministère, qui a inspecté les 337 kilomètres de rails de la MMA à la suite du déraillement et de l\u2019explosion, le 6 juillet, d\u2019un train transportant du pétrole ayant détruit le centre-ville de Lac-Mégantic et fait 47 morts.Une section du réseau passant près d\u2019un entrepôt de propane doit être évaluée par un i^é-nieur et faire l\u2019objet d\u2019un plan de mitigation qui sera soumis au ministère avant que ce dernier autorise des convois à y circuler.La Presse canadienne Et de huit pour Harper Qttawa \u2014 Un ex-candidat du Parti progressiste-conservateur de l\u2019Qntario a été nommé directeur des communications du premier ministre Stephen Harper.Jason MacDonald était auparavant le porte-parole du ministre des Affaires autochtones.Il a également travaillé au sein du cabinet de l\u2019exministre John Duncan.Il épaulera ainsi le premier ministre lors d\u2019une session parlementaire qui s\u2019annonce houleuse.Il remplace à ce poste Andrew MacDougall, qui a quitté ses fonctions le mois dernier.Jason MacDonald sera le huitième directeur des communications du premier ministre en huit ans.Sa nomination survient alors que le gouvernement doit affronter son plus imposant défi de relations publiques jusqu\u2019à maintenant, soit le scandale des dépenses au Sénat.La Presse canadienne CE SO R PREMIERE 19 h SPECIAL LAC-MEGANTIC : QUI SONT LES VRAIS RESPONSABLES ?REVOYEZ SUR CANAL güG ILLICOWEB.TV ILLICO MOBILE f JEreseauTVA wt (âJE_Enquête tva.canoe.ca LE DEVOIR, LE VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2013 A 3 ACTUALITES Laïcité ou communautarisme Christian Rioux à Paris Un jugement rendu récemment en Ontario pourrait nous aider à y voir plus clair dans le débat sur la laïcité.Depuis 1964, les Gédéons offrent une bible aux finissants de 5® année de la commission scolaire Niagara.La pratique serait courante au Canada.Il y a trois ans, René Chouinard, père de deux enfants, a contesté ce monopole et proposé de distribuer aux élèves une brochure faisant la promotion de Tathéisme.Comme les athées ont évidemment été «oubliés» dans le manuel de TOntario Multifaith Information Council, un organisme interreligieux subventionné et mandaté par le gouvernement, la commission a rejeté sa demande.René Chouinard a donc fait appel au Tribunal des droits de la personne, qui lui a donné raison.Il pourra donc distribuer sa propagande athée aux enfants moyennant un formulaire d'abord adressé aux parents.La commission précise qu'il faudrait aussi autoriser des religions plus marginales, comme Falun Gong ou les animistes à faire de même.Voilà un bel exemple du régime de tolérance qui prévaut en Amérique du Nord et dans le monde anglo-protestant.Ce régime qui perçoit la société comme une addition de « communautés » est radicalement différent de la laïcité.Le mot laïcité \u2014 qui vient de «laos», «peuple» en grec \u2014 est d'ailleurs pratiquement intraduisible en anglais.Normal, puisque l'idée n'existe pas dans le monde protestant (et musulman).Sans clergé, en effet, pas de laïcs.Or, l'absence de clergé peut aussi avoir pour conséquence de faire de chaque fidèle un pasteur directement responsable devant dieu.Uécole laïque C'est probablement pourquoi, au Royaume-Uni, l'in-cherchera\tterdiction du blasphème n'a X /\tété abolie qu'en 2008.trois a protéger siècles après la France ! ipc îpiinp1% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE T Alim.Couche-Tard\tATD B\t63,60\t-0,74\t-1,15\t298\t44,40\t65,00 Canadian Tire\tCTC A\t91,36\t-0,59\t-0,64\t90\t64,63\t92,78 Cogeco\tCCA\t48,90\t-0,24\t-0,49\t19\t36,07\t52,29 T Corus\tCJR B\t25,08\t-0,37\t-1,45\t87\t21,67\t26,49 A Groupe TVA\tTVA B\t8,00\t0,17\t2,17\t1\t6,50\t10,52 Jean Coutu\tPJC A\t18,25\t-0,03\t-0,16\t99\t13,60\t19,60 T Loblaw\tL\t44,99\t-1,05\t-2,28\t1 337\t32,77\t52,06 T Magna\tMG\t82,74\t-1,14\t-1,36\t477\t42,27\t85,40 T Metro\tMRU\t66,39\t-0,75\t-1,12\t291\t56,52\t75,81 Quebecer\tQBR B\t23,77\t0,12\t0,51\t76\t16,15\t24,54 T Rona\tRON\t11,07\t-0,17\t-1,51\t58\t9,25\t13,04 T Sapute\tSAP\t47,50\t-1,19\t-2,44\t436\t39,76\t54,62 T Shaw\tSJR B\t23,97\t-0,46\t-1,88\t552\t19,96\t26,25 T Shoppers Drug Mart\tSC\t58,88\t-0,60\t-1,01\t811\t40,03\t61,77 Tim Hortons\tTHI\t58,58\t0,38\t0,65\t351\t45,11\t61,52 A Transat A.T.\tTRZ B\t9,90\t0,56\t6,00\t703\t3,91\t9,90 Yellow Media\tY\t12,11\t-0,02\t-0,16\t20\t5,40\t12,64 ÉNERGIE\t\t\t\t\t\t\t Cameco\tCCO\t20,88\t-0,02\t-0,10\t442\t16,50\t23,49 Canadian Natural\tCNQ\t32,57\t-0,19\t-0,58\t1 333\t26,88\t34,64 T Canadian Oil Sands\tCOS\t20,00\t-0,21\t-1,04\t1 445\t18,62\t22,34 En bridge\tENB\t42,34\t-0,08\t-0,19\t1144\t37,74\t49,17 A EnCana\tECA\t18,61\t0,68\t3,79\t4 523\t17,40\t23,86 T Enerplus\tERE\t17,74\t-0,30\t-1,66\t326\t11,53\t18,35 T Pengrowth Energy\tPGF\t5,99\t-0,07\t-1,16\t552\t3,93\t7,15 Pétrolière Impériale\tIMO\t44,33\t-0,18\t-0,40\t239\t38,58\t48,32 A Suncor Energy\tSU\t37,23\t0,55\t1,50\t5 032\t27,50\t37,23 Talisman Energy\tTLM\t11,35\t-0,05\t-0,44\t4 461\t10,62\t14,69 TransCanada\tTRP\t45,48\t-0,27\t-0,59\t556\t43,16\t51,21 Valener\tVNR\t15,50\t-0,08\t-0,51\t40\t15,50\t16,47 FINANCIÈRES\t\t\t\t\t\t\t B.CIBC\tCM\t81,35\t-0,45\t-0,55\t1 081\t73,89\t84,99 B.do Montréal\tBMO\t66,61\t-0,52\t-0,77\t827\t56,74\t67,85 B.Laurentienne\tLB\t44,53\t-0,17\t-0,38\t35\t42,41\t46,56 B.Nationale\tNA\t84,00\t0,00\t0,00\t407\t71,77\t84,24 B.Royale\tRY\t65,74\t-0,46\t-0,69\t1 586\t54,51\t67,00 B.Scotia\tBNS\t59,42\t-0,54\t-0,90\t1 657\t52,30\t61,84 B.TD\tTD\t90,32\t-0,47\t-0,52\t1 019\t78,05\t92,25 Brookfield Asset\tBAM A\t37,50\t0,04\t0,11\t260\t31,23\t39,37 Cominar Real\ti\tCUE UN\t18,57\t-0,15\t-0,80\t317\t18,35\t24,66 Corp.Fin.Power\tPWF\t32,38\t-0,19\t-0,58\t259\t24,81\t33,25 T Fin.Manuvie\tMFC\t17,73\t-0,27\t-1,50\t3 163\t11,50\t18,74 Fin.Sun Life\tSEE\t33,53\t0,00\t0,00\t802\t22,67\t34,05 Great-West Lifeco\tGWO\t30,17\t-0,16\t-0,53\t497\t21,64\t31,33 T Industrielle All.\tlAG\t42,69\t-0,50\t-1,16\t80\t25,68\t44,07 Power Corporation\tPOW\t29,18\t-0,22\t-0,75\t287\t23,47\t30,45 TMX\tX\t46,75\t0,10\t0,21\t79\t42,50\t57,82 INDUSTRIELLES\t\t\t\t\t\t\t A Air Canada\tAC B\t3,25\t0,08\t2,52\t2 030\t1,07\t3,40 T Bombardier\tBBD B\t4,97\t-0,09\t-1,78\t2 929\t2,97\t5,18 CAE\tCAE\t11,59\t-0,09\t-0,77\t377\t9,32\t12,02 Canadien Pacifique\tCP\t125,64\t-0,95\t-0,75\t217\t80,03\t144,43 Chemin de fer CN\tCNR\t100,81\t0,08\t0,08\t360\t83,45\t107,57 SNC-Lavalin\tSNC\t40,98\t-0,35\t-0,85\t171\t35,31\t49,85 A Transcontinental\tTCL A\t14,26\t0,31\t2,22\t492\t7,98\t14,39 T Transperce\tTFI\t20,95\t-0,33\t-1,55\t167\t16,56\t23,17 MATÉRIAUX\t\t\t\t\t\t\t Agrium\tAGU\t91,31\t0,36\t0,40\t314\t83,46\t116,38 T Barrick Gold\tABX\t18,19\t-1,01\t-5,26\t2 643\t14,22\t42,08 T Goldcorp\tG\t26,81\t-1,79\t-6,26\t4 404\t23,26\t46,31 T Kinross Gold\tK\t5,28\t-0,27\t-4,86\t3 147\t4,74\t10,98 T Mines Agnico-Eagle\tAEM\t27,30\t-1,55\t-5,37\t837\t26,18\t56,99 Potash\tPOT\t32,81\t-0,17\t-0,52\t1 660\t29,67\t45,13 T Teck Resources\tTCK B\t28,43\t-1,04\t-3,53\t1 430\t21,11\t38,13 SERVICES PUBLICS\t\t\t\t\t\t\t Fortis\tETS\t30,09\t-0,23\t-0,76\t355\t29,78\t35,14 T TransAlta\tTA\t13,38\t-0,18\t-1,33\t373\t12,80\t16,89 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t\t\t BlackBerry\tBB\t10,77\t0,03\t0,28\t2 142\t6,10\t18,49 T CGI\tGIB A\t33,72\t-0,43\t-1,26\t435\t22,33\t36,73 TÉLÉCOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t\t\t T BCE\tBCE\t43,49\t-1,32\t-2,95\t1 675\t40,58\t48,90 Bell Allant\tBA\t25,87\t-0,09\t-0,35\t363\t25,52\t29,26 T Rogers\tROI B\t42,95\t-0,50\t-1,15\t1 225\t39,10\t52,75 Telus\tT\t33,15\t-0,32\t-0,96\t1 830\t29,52\t37,94 FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE\t\t\t\t\t\t\t iShares DEX\tXBB\t29,65\t-0,02\t-0,07\t88\t29,56\t31,68 T iShares MSCI\tXEM\t23,95\t-0,27\t-1,11\t21\t21,23\t25,67 iShares MSCI EMU\tEZU\t36,69\t-0,18\t-0,49\t8 610\t29,25\t36,87 iShares S&P 500\tXSP\t19,31\t-0,06\t-0,31\t217\t15,41\t19,56 iShares S&P/TSX\tXIC\t20,13\t-0,18\t-0,89\t70\t18,51\t20,47 C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture INDICE QUÉBEC IQ30\t1622,85 INDICE QUÉBEC IQ120\t1621,90 var.pts var.% -13,88\t-0,85 -11,32\t-0,69 124,37 -7,05 -7,20 -7,96 -5,02 -0,89 -0,15 -1,34 -9,57 -0,75 -0,16 -1,0 -1,2 -1,0 -1,0 -1,7 -0,7 -0,1 -0,6 -5,2 -0,9 -0,5 Indice Matériaux Immobilier Télécoms Serv.collect.TSX CROISSANCE TSX Venture\t55 414\t940,39\t-3,84\t-0,4 Consultez toutes les cotes boursières Volume (000)\tFermeture\tvar.pts\tvar.% 55 246\t231,82\t-8,42\t-3,5 3 086\t219,76\t-0,75\t-0,3 5 256\t111,21\t-1,70\t-1,5 4 424\t195,70\t-1,90\t-1,0 s\t8 921\t808,93\t-24,14\t-2,9 140,01\t0,58\t- Titre\t\t\t\t\t\t\t \tSymbole\tFermeture\tVariation ($) (%)\t\tVolume (000)\t52 semaines bas\thaut\t LÉS PLUS ACTIFS DE LA BOÙRSE DE TORONTO\t\t\t\t\t\t\t Suncor Energy\tsu\t37,23\t0,55\t1,50\t5 032\t27,50\t37,23 EnCana\tECA\t18,61\t0,68\t3,79\t4 523\t17,40\t23,86 Talisman Energy\tTLM\t11,35\t-0,05\t-0,44\t4 461\t10,62\t14,69 Goldcorp\tG\t26,81\t-1,79\t-6,26\t4 404\t23,26\t46,31 Eldorado Gold\tELD\t7,19\t-0,58\t-7,46\t3 467\t5,82\t15,78 iShares S&P/TSX\tXIU\t18,40\t-0,22\t-1,18\t3 312\t16,91\t18,75 Fin.Manuvie\tMFC\t17,73\t-0,27\t-1,50\t3 163\t11,50\t18,74 Kinross Gold\tK\t5,28\t-0,27\t-4,86\t3 147\t4,74\t10,98 Yamana Gold\tYRI\t10,58\t-0,50\t-4,51\t3 060\t8,96\t20,61 Claymore 1-5 Yr\tCBC\t19,62\t0,04\t0,20\t3 018\t19,51\t20,33 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t\t\t\t Horizons S&P/TSX\tHXT U\t21,74\t11,17\t105,68\t0\t20,12\t22,20 Horizons BetaPro\tHZD\t7,29\t0,75\t11,47\t348\t3,70\t11,29 Horizons BetaPro\tHGD\t20,18\t1,93\t10,58\t849\t7,76\t31,29 Transcontinental\tTCL B\t14,27\t1,27\t9,77\t3\t7,92\t14,27 Transat A.T.\tTRZ A\t9,80\t0,80\t8,89\t8\t4,10\t9,85 EGI Financial\tEFH\t12,90\t0,95\t7,95\t32\t8,31\t12,90 PowerShares 08\tDGJ\t6,60\t0,40\t6,45\t0\t3,90\t8,19 Horizons BetaPro\tHBD\t18,09\t1,05\t6,16\t14\t10,99\t22,98 Transat A.T.\tTRZ B\t9,90\t0,56\t6,00\t703\t3,91\t9,90 Coastal Contacts\tCCA\t5,75\t0,30\t5,50\t75\t4,59\t7,54 LES PERDANTS EN %\t\t\t\t\t\t\t Reitmans\tRET A\t8,03\t-1,18\t-12,81\t1045\t7,98\t13,53 MarkIand AGF\tMPM\t6,60\t-0,94\t-12,47\t3\t5,96\t11,98 Horizons BetaPro\tHZU\t9,07\t-1,13\t-11,08\t416\t6,66\t27,48 Horizons BetaPro\tHGU\t8,85\t-1,05\t-10,61\t1 509\t7,27\t42,96 Reitmans\tRET\t7,84\t-0,91\t-10,40\t58\t7,51\t13,21 Her Eig Etf\tHEP A\t6,65\t-0,61\t-8,40\t1\t6,07\t13,18 Silver Standard\tSSC\t7,37\t-0,61\t-7,64\t217\t5,85\t16,53 Eldorado Gold\tELD\t7,19\t-0,58\t-7,46\t3 467\t5,82\t15,78 Sprott Physical\tPHS U\t8,59\t-0,68\t-7,34\t28\t7,14\t14,50 Sandstorm Gold\tSSL\t5,56\t-0,44\t-7,33\t631\t5,00\t14,99 LES GAGNANTS EN $\t\t\t\t\t\t\t Horizons S&P/TSX\tHXT U\t21,74\t11,17\t105,68\t0\t20,12\t22,20 Fairfax Financial\tEFH\t422,46\t5,13\t1,23\t67\t335,00 438,00\t Fairfax Financial\tEFH U\t408,00\t4,00\t0,99\t0\t338,00 418,00\t Horizons BetaPro\tHGD\t20,18\t1,93\t10,58\t849\t7,76\t31,29 Home Capital\tHCG\t69,77\t1,35\t1,97\t139\t49,18\t69,77 Transcontinental\tTCL B\t14,27\t1,27\t9,77\t3\t7,92\t14,27 Horizons BetaPro\tHBD\t18,09\t1,05\t6,16\t14\t10,99\t22,98 Enghouse Systems\tESL\t27,25\t1,04\t3,97\t15\t13,29\t27,25 Ecopetrol S.A.\tECP\t48,03\t1,04\t2,21\t0\t42,49\t63,61 Canadian Tire\tCTC\t113,99\t0,99\t0,88\t0\t74,68\t116,24 LES PERDANTS EN $\t\t\t\t\t\t\t Empire Company\tEMP R\t75,75\t-5,65\t-6,94\t923\t75,75\t83,09 Empire Company\tEMP A\t75,90\t-5,21\t-6,42\t473\t54,87\t83,29 Constellation\tCSU\t172,40\t-2,75\t-1,57\t22\t101,54\t177,01 Royal Gold\tRGL\t52,49\t-2,26\t-4,13\t5\t40,80\t98,81 George Weston\tWN\t82,28\t-2,14\t-2,53\t71\t61,76\t89,97 Central GoldTrust\tGTU UN\t48,20\t-1,90\t-3,79\t0\t44,49\t68,12 Goldcorp\tG\t26,81\t-1,79\t-6,26\t4 404\t23,26\t46,31 Central GoldTrust\tGTU U\t46,67\t-1,64\t-3,39\t0\t43,25\t68,50 Mines Agnico-Eagle\tAEM\t27,30\t-1,55\t-5,37\t837\t26,18\t56,99 Franco-Nevada\tFNV\t42,55\t-1,49\t-3,38\t702\t33,05\t60,62 NEW YORK S&P 500 1683,42 ^ -5,71 -0,34% NASDAQ 3 715,97 -9,04 -0,24% Evolution sur 250 jours DOW JONES 15 300,64 -25,96 -0,17% LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) NIkkel 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) PÉTROLE 108,60 -H,04$US\tA -H 0,97 %\tÆ.OR 1330,40 -33,50 $US\t'V -2,46%\t?DOLLAR CANADIEN 96,85 -O,10LIS 1$US = 103,25(|: 0,7283 -H 0,0002 EURO 1 EURO = 1,3731$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6128 livre SUISSE Fermeture\tvar.pts\tvar.%\t1$ vaut 0,9014 franc 770,40\t-1,36\t-0,2\tMEXIQUE 4 106,63\t-12,48\t-0,3\t1$ vaut 12,6823 pesos 8 494,00\t-1,73\t-0,0\tAUSTRALIE 17 522,71\t-39,84\t-0,2\t1$ vaut 1,0453 dollar 40 785,68\t-854,85\t-2,0\tCHINE 53 307,09\t-263,37\t-0,5\t1$ vaut 5,9277 renminbis 2 255,60\t-H4,34\t0,6\tHCNG KCNG 22 953,72\t-H6,58\t0,1\t1$ vaut 7,5099 dollars 14 387,27\t-37,80\t-0,3\tJAPCN 5 238,16\t-t7,53\t0,1\t1$ vaut 96,3391 yens 1 400,02\t-1,44\t-0,1\t UN AVENIR TOUT EN SAVOIR POUR TRAN ^ Nguyen FUTUR ÉTUDIANT LE REGIME ENREGISTRE D\u2019EPARGNE-ETUDES (REEE) DESJARDINS Renseignez-vous auprès de votre conseiller à votre caisse.Desjardins Gestion de patrimoine desjardins.com/reee Coopérer pour créer l'avenir ECONOMIE Feu vert du Parlement européen à l\u2019autorité bancaire unique Le Parlement européen a donné jeudi son feu vert à la création du mécanisme de supervision uniciue des banciues de la zone euro placé sous l\u2019égide de la Banciue centrale européenne (BCE), ouvrant la voie à son entrée en vigueur dans un an.Les eurodéputés ont voté le rapport par 556 voix contre 54.Le Parlement européen et la présidence irlandaise de l\u2019Union européenne s\u2019étalent mis d\u2019accord mi-mars sur les grandes lignes de ce dossier, mais les eurodéputés devaient encore se prononcer.Cette étape a pris plus de temps (lue prévu et le vote, initialement prévu mardi, a été repoussé de deux jours, le Parlement exigeant un droit de regard sur les activités du futur superviseur bancaire.Pour obtenir le feu vert du Parlement, des négociations ont eu lieu avec la BCE, notamment entre les présidents des deux institutions, Martin Schulz et Mario Draghi.Selon les termes de l\u2019accord, la BCE devra présenter au Par- lement les informations les plus importantes du procès-verbal de l\u2019autorité de supervision.En outre, les nominations du numéro un et du numéro deux de cette autorité seront approuvées par les eurodéputés.M.Schulz a salué un accord «inédit dans l\u2019Union européenne».Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, a estimé (lue ce vote était «le plus important pour l\u2019Europe depuis la création de l\u2019euro», soulignant (lue la construction en cours (l\u2019une union bancaire permettait de «rétablir la confiance» dans l\u2019euro.La supervision, (lui concernera à terme non seulement les banciues de la zone euro mais aussi celles des autres pays de l\u2019Union européenne (lui souhaiteront participer au dispositif, est l\u2019un des piliers du projet d\u2019union bancaire, (lui doit casser le lien entre crise bancaire et crise de la dette en Europe.Ce mécanisme devrait voir le jour mi-2014.Agence France-Presse LA NOUVELLE FRANCE INDUSTRIELLE PARIS - JEUDI 12 SEPTEMBRE 2013 ERIC FEFERBERG AGENCE FRANCE-PRESSE Le président français, François Hollande La France se réinvente sur le plan industriel Hollande se tourne vers les objets d\u2019avenir SIMON BOEHM à Paris La Erance, forte d\u2019une tradition d\u2019ingénieurs et d\u2019inventeurs mais dont l\u2019industrie décline depuis des années, a lancé jeudi un ambitieux plan de réindustrialisation afin de se positionner comme un acteur incontournable pour les objets d\u2019avenir, des tissus intelligents aux véhicules sans pilote.« C\u2019est une nouvelle France industrielle qu\u2019il convient de promouvoir», a déclaré le président, Erançois Hollande, entouré de plusieurs de ses ministres, en annonçant son plan d\u2019action en 34 volets.La Erance «doit renouveler sa production, proposer de nouveaux objets, utilisant les dernières avancées technologiques, les derniers équipements, les dernières machines, les dernières propositions de la création industrielle», a-t-il fait valoir.Certains des projets ont déjà été lancés comme la voiture consommant 2 litres aux 100 km ou le «TGV du futur».Les 34 plans couvrent un vaste éventail de secteurs: transports (véhicule sans pilote, avion électri(iue), textile, bois, chimie verte, réseaux électri(iues, numéri(iue, robo-ti(iue, biotechnologies médicales, nano-électroni(iue, objets connectés, çtc.Le chef de l\u2019État a expli(iué (Tu\u2019il ne s\u2019agissait nullement de revenir à la Erance des années 60 «où l\u2019Etat était le prescripteur, le producteur et le client».Pas plus (lue de se contenter d\u2019agir «sur l\u2019environnement des affaires».L\u2019État interviendra à travers la législation, les moyens fiscaux, les commandes, mais aussi avec des financements publics comme le plan d\u2019investissements d\u2019avenir.Au total, 3,7 milliards d\u2019euros d\u2019argent public pourraient être consacrés aux plans, avec l\u2019objectif (lue l\u2019investissement privé prenne le relais à un niveau supérieur.La Erance a perdu 750000 emplois industriels en dix ans et enregistré un recul de six points de la place de l\u2019industrie dans le pro(luit intérieur brut, creusant son déficit commercial, (lui a dépassé 60 milliards d\u2019euros, a rappelé le président.Paris veut donc repasser à {\u2019«offensive», selon le mot du chef de l\u2019État, avec trois grands axes stratégiciues : la transition énergéti(iue et environnementale, la santé et le numéri(iue.«Ces 34 plans ont pour but de nous repositionner dans la mondialisation et de nous rendre plus forts», a expli(iué à l\u2019AEP le ministre du Redressement productif (chargé de l\u2019industrie), Arnaud Montebourg.«L\u2019essentiel sera financé par l\u2019investissement privé», a-t-il précisé sur la radio Europe 1.«Pour 1 euro d\u2019argent public prêté, pas subventionné mais prêté, nous espérons en recueillir dix fois plus», a ajouté le ministre.Il compte unir «public et privé» (jue ce soit pour les capitaux ou la recherche.«Nous attendons de tout cela, en dix ans, 475000 emplois recréés, avec 45 milliards de valeur ajoutée créée en plus sur le sol français», a précisé Arnaud Montebourg.La Erance peut encore «surprendre» le monde, a insisté Erançois Hollande, en rappelant (lue dans le passé ce pays avait été le moteur de l\u2019innovation avec «la machine à vapeur», {\u2019«automobile», la «montgolfière» ou «la puce électronique».Agence France-Presse LE DEVOIR, LE VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2013 A 7 ECONOMIE Marceau a bon espoir pour Shawinigan Des groupes auraient déjà manifesté de l\u2019intérêt pour les installations de Rio Tinto Alcan PIERRE SAINT-ARNAUD Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, affirme que les installations de Rio Tinto Alcan (RTA) qui seront fermées en décembre prochain à Shawinigan suscitent déjà de l\u2019intérêt de la part d\u2019éventuels repreneurs.Le ministre Marceau s\u2019est rendu à Shawinigan, jeudi, pour y rencontrer les différents acteurs au dossier, soit les élus régionaux, la direction de l\u2019entreprise et le syndicat des 425 travailleurs, qui ont appris le mois dernier que l\u2019aluminerie fermerait ses portes un an plus tôt que prévu, soit en décembre prochain plqtôt qu\u2019en décembre 2014.A l\u2019issue de ses rencontres, M.Marceau a indiqué à la Presse canadienne que Québec était prêt à allonger des incitatifs pour soutenir la reprise des installations.Il s\u2019est dit optimiste de voir un dénouement positif, faisant valoir que les bâtiments sont de très bonne qualité, qu\u2019ils ont été bien entretenus et que le complexe offre une alimentation électrique de haute puissance, un accès au gaz naturel et à la voie ferrée.Bien que le terrain soit contaminé, le ministre a précisé que les coûts de décontamination ne sont pas suffisamment élevés pour poser un problème.M.Marceau n\u2019a pas voulu donner le nom de groupes intéressés, indiquant qu\u2019il était beaucoup trop tôt pour ce faire, mais il est déjà établi qu\u2019il n\u2019y aura pas de relance de l\u2019aluminerie puisque celle-ci fabriquait de l\u2019aluminium avec des cuves Soderberg, une technologie désuète qui n\u2019est plus rentable.Bien qu\u2019un usage industriel soit le plus approprié pour des installations de ce type, le ministre Marceau a dit n\u2019écarter aucune vocation qui permettrait de ramener une activité économique dans ces installations.La Presse canadienne Un pacte d\u2019affaires avec l\u2019économie sociale De grandes organisations publiques s\u2019engagent à mettre à profit les entreprises collectives MARCO BELAIR-CIRINO Six organisations publiques, dotées de budgets de centaines de millions de dollars, s\u2019engagent à faire tourner à fond l\u2019économie sociale.La Ville de Montréal, la Commission scolaire de Montréal, la Conférence régionale des élus de Montréal, l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Montréal, le Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal et le Collège Ahuntstic ont donné le coup d\u2019envoi jeudi du projet-pilote « L\u2019économie sociale, j\u2019achète ! ».Des représentants des six organisations ont signé La déclaration d\u2019engagement à l\u2019achat public auprès des entreprises collectives, promettant de se tourner au besoin vers des entreprises triées sur le volet par le Comité d\u2019économie sociale de l\u2019île de Montréal (CESIM).«Les entreprises d\u2019économie sociale sont, plus que jamais, prêtes à faire des affaires avec les institutions publiques.Elles ont fait leufs preuves», a déclaré la présidente du CESIM, Edith Cyr, lors d,u lancement du projet-pilote au théâtre Aux Ecuries.L\u2019exercice ne consiste pas à offrir un «traitement privilégié » à ces PME qui cherchent autre chose que le profit, a-t-elle expliqué.« Chaque institution a ses politiques en matière de contrats qu\u2019elle respectera dans le cadre du projet-pilote.Cependant, les marchés publics offrent de nombreuses opportunités pour les entreprises d\u2019économie sociale, qu\u2019il s\u2019agisse de contrats degré à gré, d\u2019appels d\u2019offres sur invitation ou d\u2019appels d\u2019offres publics.» Le CESIM fera la promotion de 27 entreprises bien ancrées dans le mouvement de l\u2019économie sociale.Spécialisées dans l\u2019agriculture urbaine, l\u2019entretien ménager, l\u2019impression, la manutention ou les services informatiques.: « [elles] ne sont qu\u2019un échantillon de la diversité des entreprises d\u2019économie sociale présentes sur le territoire montréalais», a précisé M™® Cyr.La directrice de la cuisine collective d\u2019Hoche-laga-Maisonneuve, Nicole Forget-Bashonga, espère «mieux comprendre» les rouages des processus d\u2019appels d\u2019offres des organisations publiques au terme du projet-pilote.« [Par la suite, cela] nous permettrait de participer à ces activités économiques et ainsi d\u2019accroître notre chiffre d\u2019affaires et notre mission sociale», a-t-elle lancé.Les entreprises d\u2019économie sociale ont effectué une percée «marginale» du secteur public au fil des dernières années, a confié M™® Cyr.Elles réussissaient bon an mal an à mettre la main sur des contrats totalisant moins de SOCIETE DE DEVELOPPEMENT ANGUS Insertech, qui redonne une seconde vie aux ordinateurs défectueux ou désuets, fait partie de la liste des entreprises d\u2019économie sociale retenues pour le projet-pilote.15 millions de dollars de la Ville de Montréal, qui est pourtant dotée d\u2019un budget de plus de 4 milliards de dollars.«Traditionnellement, les entreprises d\u2019économie sociale se restreignaient elles-mêmes d\u2019aller vers des gros marchés comme ceux-là [parfois déjà occupés par certains acteurs qui] tiraient les ficelles», a ajouté Olivier Rousseau de la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins.Le CESIM s\u2019est employé à faire tomber des dispositions législatives et réglementaires qui écartaient les OSBL des contrats publics, de même que les «préjugés» entourant les entreprises souscrivant aux principes de l\u2019économie sociale.«En quoi c\u2019est différent de faire affaire avec des entreprises d\u2019économie sociale?[.] En plus d\u2019avoir un produit ou un service qui répond à nos besoins, on s\u2019assure de retombées pour notre communauté: création d\u2019emplois, réinsertion sur le marché du travail, revitalisation de nos quartiers, protection de notre environnement, etc., a dit M™® Cyr.Et elles offrent des produits de qualité à prix compétitifs.» En plus de générer des revenus de quelque 2 milliards de dollars par année, l\u2019économie sociale maintient plus de 60000 emplois à Montréal.«Les chiffres le démontrent, l\u2019économie sociale est cruciale pour la santé économie du Québec», a fait valoir le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Daniel Breton, aussi présent au théâtre Aux Ecuries.Au Québec, l\u2019économie sociale, c\u2019est plus de 7000 entreprises collectives, coopératives, mutuelles et OSBL, 125000 emplois, et 7 milliards de chiffres d\u2019affaires, soit environ 8% du PIB du Québec, a ajouté le «membre à vie» de la COOP de l\u2019UQAM.Le Devoir TMlter annonce son entrée en Bourse New York \u2014 Twitter entre en Bourse.Le service de microblogue a annoncé jeudi en fin d\u2019après-midi avoir déposé des documents réglementaires en vue d\u2019un premier appel public à l\u2019épargne.La société de San Francisco a écrit sur le compte officiel de son propre service qu\u2019elle avait «confidentiellement soumis un S-1 à la Securities and Exchange Commission en vue d\u2019un premier appel puMc à l\u2019épargne».L\u2019entrée en Bourse de Twitter est attendue depuis longtemps.La société peaufinait depuis des mois ses produits publicitaires et travaillait pour gonfler ses revenus publicitaires en vue de cet événement.Associated Press Transat profite de la hausse des prix Les Canadiens peuvent s\u2019attendre à ce que les prix des vacances grimpent cet automne et cet hiver, a indiqué jeudi le voyagiste Transat A.T, qui espère pouvoir en profiter pour renouer avec la rentabilité cette année en réduisant sa capacité, tout en offrant à ses clients davantage d\u2019options pour ses forfaits de luxe.Au cours du troisième trimestre, qui comprend la première moitié de l\u2019été, la société montréalaise a enregistré un bénéfice record grâce aux prix plus élevés des voyages transatlantiques, à la réduction de la capacité et à la contribution croissante de ses mesures de réduction de coûts.«Ce n\u2019est pas une révolution.Nous avons un plan, nous suivons ce plan, nous nous concentrons sur ce que nous avons à faire et nous le faisons», a expliqué jeudi le chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache, lors d\u2019une conférence téléphonique.Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a surpassé les attentes des analystes au plus récent trimestre, quadruplant à 41,1 millions, par rapport à 9,4 millions l\u2019an dernier.Le bénéfice ajusté après impôts s\u2019est établi à 30,7 millions, soit 80 é par action, pour le trimestre qui s\u2019est terminé le 31 juillet.En compa- raison, celui-ci était de 10,5 millions, ou 28 é par action, un an plus tôt.Le chiffre d\u2019affaires trimestriel a avancé à 927 millions, un gain de 2% par rapport aux revenus de 909,1 millions du troisième trimestre de 2012.Les analystes misaient sur un bénéfice ajusté de 38 é par action et sur des revenus de 848,5 millions.La société a attribué la croissance de ses revenus à la hausse de ses prix de vente moyens, ce qui a compensé un recul de 7,3% du nombre de voyageurs causé par la réduction de sa capacité, surtout en Europe.La capacité sur le marché transatlantique a diminué de 10,9%.«Nous sommes très satisfaits de ce début d\u2019été, le meilleur que nous ayons connu», a noté M.Eustache.«Nous performons très bien sur le marché transatlantique; et l\u2019implantation de notre programme d\u2019amélioration de l\u2019efficacité et de réduction des coûts va bon train.Et comme le montrent les résultats, le retour à la rentabilité dès cette année se confirme.» La Presse canadienne ALEONS LEDERS LA PRESSE CANADIENNE Guy Laurence Le grand patron de Vodafone à la tête de Rogers LUANN LASALLE Le chef de la direction du groupe britannique Vodafone a été désigné président et chef de la direction de la société torontoise Rogers Communications, dont il compte prendre les rênes juste avant les enchères du spectre qui verront les entreprises du secteur canadien des télécommunications rivaliser pour les ondes devant leur permettre d\u2019étendre la portée de leurs réseaux.Guy Laurence, âgé de 52 ans, deviendra en décembre le plus haut dirigeant de Rogers, l\u2019une des plus importantes sociétés de télécommunications du Canada et son premier fournisseur de services sans fil en importance, avec quelque 10 millions de clients.M.Laurence succédera à Nadir Mohamed, qui avait précédemment annoncé qu\u2019il quitterait la direction de l\u2019entreprise de services sans fil, de câblodistribution et de médias.«M.Laurence est un cadre chevronné et expérimenté qui a continuellement produit des résultats marqués en ce qui a trait aux finances et à l\u2019exploitation au sein de marchés hautement complexes et concurrentiels», a affirmé le président du conseil de Rogers Communications, Alan Horn, par voie de communiqué.Le prochain dirigeant de Rogers œuvre dans le domaine des télécommunications, de la télévision payante et des médias à l\u2019échelle internationale depuis 30 ans.En 2000, il a rejoint Vodafone oû il a occupé des postes de haute direction toujours plus importants, dont celui de chef de la direction de Vodafone aux Pays-Bas, en 2005, avant de devenir trois ans plus tard chef de la direction de Vodafone au Royaume-Uni.M.Laurence devra faire croître le secteur des services sans fil et améliorer le service à la clientèle de Rogers, a estimé l\u2019analyste Dvai Chose, de Cannacord Genuity, faisant remarquer que l\u2019entreprise avait perdu beaucoup d\u2019abonnés et de revenus au profit de Bell et Telus ces dernières années.Il devra également réduire les coûts du secteur de la câblodistribution de Rogers, a ajouté M.Chose.De son côté, Guy Laurence a qualifié Rogers de «société emblématique et respectée».«L\u2019éventail unique de produits et services sans fil, de câble et de médias de Rogers offre une plateforme inégalée à la société pour proposer des services novateurs aux Canadiens, a-t-il ajouté.J\u2019ai l\u2019intention de poursuivre sur les bases solides établies par Nadir [Mohamed] afin de faire concurrence dans ce marché.» M.Mohamed prendra sa retraite lorsque M.Laurence deviendra chef de la direction de Rogers.Tous deux travailleront de concert avec l\u2019équipe de haute direction pour assurer la transition.Vodafone est un important fournisseur de services sans fil comptant des activités et des investissements dans de nombreux pays à travers le monde.La Presse canadienne Nadir Mohamed Shoppers Drug Mart : l\u2019offre de Loblaw acceptée Toronto \u2014 Les actionnaires de Shoppers Drug Mart (Pharmaprix, au Québec) ont voté en faveur de l\u2019offre d\u2019acquisition de Loblaw.Ainsi, le plus important détaillant canadien en alimentation et la plus importante chaîne de pharmacies seront regroupées.Shoppers Drug Mart continuera à fonctionner comme entité indépendante de Loblaw.L\u2019entente avait été acceptée par les conseils d\u2019administration des deux entreprises mais nécéssitait le feu vert des actionnaires.Loblaw offre 33,18 $ et envi- ron six dixièmes d\u2019action de Loblaw pour chaque action de Shoppers Drug Mart.Cela représente une prime de 29 % par rapport au cours moyen du titre de Shoppers Drug Mart avant l\u2019annonce.La Presse canadienne .Alternatives CONSTRUIRE ENSEMBLE un monde différent Pour nous appuyer : www.alternatives.ca \u2022 514.982.6606 2013-09-11 Résultats des tirages du 13 21 22 26 35 40 05 06 24 30 32 43 compl.compi Prochain gros lot (approx ) 14 000 000 $ Dernière chance! Vous avez jusqu'à demain midi pour aoheter votre billet.de Lo O Quebe e e de r A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI IS SEPTEMBRE 2013 EDITORIAL IMPOT FONCIER Problème de riches Quelle ironie d\u2019entendre le maire d\u2019un des quartiers les plus chers du Québec accuser la spéculation d\u2019être à l\u2019origine de la hausse des prix des propriétés ! Ce n\u2019est pas la spéculation qui fait grimper les prix à Montréal, mais le jeu implacable de l\u2019offre et de la demande en période de croissance.Il serait tellement inéquitable de renvoyer une partie de la facture fiscale des «riches» qui s\u2019ignorent à ceux dont la valeur de la propriété n\u2019a pas suivi.A Jean-Robert Sansfaçon près une quinzaine d\u2019années de stagnation marquées par deux récessions, en 1981 et 1991, le marché immobilier a très largement regagné le terrain perdu d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.À Montréal, depuis dix ans, la valeur des propriétés du secteur résidentiel a grimpé de plus de 90% en moyenne, certains quartiers étant davantage touchés que d\u2019autres à cause de leur forte réputation.On pense évidemment au Plateau Mont-Royal, mais aussi à Ville-Marie, à Outremont, à Villeray.En fait, même les quartiers que l\u2019on disait défavorisés il y a quinze ans sont aujourd\u2019hui arpentés par des premiers acheteurs décidés, comme le furent le Plateau et le Centre-Sud il y a quarante ans.S\u2019il est vrai que c\u2019est une minorité de vendeurs qui influence chaque année l\u2019évolution du rôle d\u2019évaluation, le maire du Plateau, Luc Ferrandez, oublie qu\u2019à chaque vendeur correspond un nouvel acheteur qui accepte de payer le prix et ^ qui habitera son quartier.Quant au vendeur, gageons qu\u2019il n\u2019ira pas placer son argent dans M\tune banque suisse, mais qu\u2019il l\u2019utilisera plutôt A.,\tpour acheter une nouvelle propriété dans la rue ou dans le quartier voisin.Embourgeoi-À ,\tsement si l\u2019on veut, spéculation, assez peu dans l\u2019ensemble.Cela étant dit, même si les prix des propriétés au Québec ne sont pas encore comparables à ceux de Toronto, de Vancouver ou de New York, le montant de l\u2019impôt foncier à payer peut devenir un empêchement pour certains dont les revenus n\u2019ont pas suivi l\u2019évolution du marché.Pom cette raison, on devrait permettre à ceux qui habitent leur propriété depuis longtemps de reporter une partie de leur impôt foncier au moment de vendre leur maison, moyennant un taux d\u2019intérêt raisonnable.Certains ont aussi proposé de geler l\u2019impôt foncier au niveau actuel ou d\u2019en limiter l\u2019augmentation au taux d\u2019inflation.Dans les deux cas, la formule ne ferait que reporter le problème en l\u2019amplifiant, et aurait smtout pom conséquence de renvoyer la facture de ce manque à gagner pour les villes à l\u2019ensemble des autres propriétaires dont la valem de la maison a augmenté moins vite.N\u2019oublions pas que la hausse de valeur d\u2019une propriété est avant tout une excellente nouvelle à l\u2019échelle d\u2019une vie d\u2019épargnant.Et plus l\u2019augmentation est forte, plus le propriétaire profitera d\u2019un avantage fiscal majeur à la revente, soit l\u2019exemption sur le gain en capital.Ainsi, le condo payé 200000$ et revendu le double vingt ans plus tard s\u2019accompagnera d\u2019une économie d\u2019impôt de 40000$ comparativement à tout autre gain en capital, et de 80000$ par rapport à un revenu salarial! Peu de placements sont aussi rentables.En permettant aux villes d\u2019étaler l\u2019entrée en vigueur d\u2019un nouveau rôle d\u2019évaluation sur trois ans, Québec leur fournit déjà un moyen de soulager les propriétaires.Il faut reconduire cette mesure.De plus, tous les élus municipaux devraient se rallier à la suggestion de Louise Harel de demander l\u2019autorisation d\u2019étaler le paiement de l\u2019impôt foncier sur les douze mois de l\u2019année.Après tout, si Hydro-Québec et Vidéotron sont capables de bien gérer leurs affaires en percevant leur dû une fois par mois, pourquoi les municipalités et les commissions scolaires n\u2019en feraient-elles pas autant?EXPULSION DE MARIA MOURANI Le fol anathème 1 est bien sûr très embêtant pour un chef d\u2019avoir une forte tête dans son entourage, particulièrement en politique, oû chaque déclaration est susceptible d\u2019être scrutée à la loupe.La défense du chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, qui a passé la journée de jeudi à expliquer avoir exclu la députée Maria Mou-rani du caucus par souci de cohésion au sein du parti et parce qu\u2019elle va au-delà des positions de celui-ci, peut donc techniquement tenir la route.Mais précisément, on n\u2019est pas dans la technique ici : on est dans l\u2019univers politique oû la stratégie est un maître mot.Et en matière de stratégie, c\u2019est à un raté royal qu\u2019on a eu droit.Le Bloc n\u2019est plus que l\u2019ombre de l\u2019important parti qu\u2019il a été.Qu\u2019il se colle totalement au Parti québécois ou qu\u2019il exprime des nuances n\u2019a plus l\u2019importance tactique du passé.La position du Bloc québécois est un élément parmi d\u2019autres dans le carrousel d\u2019opinions qui tourne au Québec depuis que la Charte des valeurs a été dévoilée.Elle ne représente pas un élément clé, ne sera pas un facteur de cohésion, juste une contribution.Le fait que Maria Mourani, qui n\u2019est pas ministre à Québec, ni députée du Parti québécois, simplement élue d\u2019un parti relégué au fond de la Chambre des communes à Ottawa, s\u2019exprime sur la Charte avec plus de vigueur que son chef n\u2019a donc rien d\u2019une tragédie dans le jeu politique actuel.Elle le fait avec intelligence, exprimant un malaise que d\u2019autres souverainistes ressentent : c\u2019est précisément ce qui s\u2019appelle contribuer au débat que le gouvernement Marois lui-même réclame.Que dans le feu des discussions, on tourne les coins rond, seuls ceux qui n\u2019ont jamais participé à un débat télévisé, au minutage si serré, s\u2019en étonneront.M\u201c® Mourani a été sévère envers le gouvernement Marois, mais elle n\u2019a pas dérapé.De plus, sa position de fond est celle que le Bloc avait adoptée en 2007, réservant l\u2019interdiction des signes religieux aux employés de l\u2019État qui ont un pouvoir de coercition (pour reprendre l\u2019expression juste de Philippe Couillard), tels les juges et les policiers.Maria Mourani ne se rebelle pas contre son parti, aux positions aujourd\u2019hui floues, mais elle l\u2019agace.Ce qui aurait dû rester l\u2019agacement Mourani, de l\u2019ordre de la gestion interne, vient donc d\u2019être transformé par M.Paillé en affaire Mourani, sjunbole, aux yeux de ceux qui de toute manière les exècrent, de l\u2019intolérance des souverainistes.Donner ainsi des munitions à l\u2019adversaire, quel manque de flair ! Quel gâchis ! Et quel message envoyé alors que le temps serait plutôt venu, pour tous, de sortir des anathèmes et des condamnations.Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET AyATeUAD VAiLif.9 gARKUf! de^ m LETTRES Pour une charte des responsabilités Je suis un tenant de la laïcité stricte.Pourtant, je ne me reconnais nullement dans le discours des dirigeants qui s\u2019en réclament.Comme gai, j\u2019ai eu à subir l\u2019attitude discriminatoire de catholiques intégristes dont l\u2019absence d\u2019ostentation ne laissait pas présager leur opinion.On retrouve certainement autant d\u2019intégrisme chez les musulmans que chez les musulmanes.Pourtant l\u2019ostentation islamique est esseqtiellement féminine.Un serviteur de l\u2019État, homme musulman, pourrait bien faire preuve de misogynie dans l\u2019exercice de ses fonctions.A quoi reconnaîtra-t-on ses convictions islamiques ?L\u2019habit ne fait pas le moine et, plus encore, on peut très bien être moine sans avoir l\u2019habit.et être intégriste sans ostentation.Ce n\u2019est pas d\u2019une Charte des valeurs, qui brimerait les libertés religieuses, que l\u2019on a besoin, mais bien d\u2019une charte des responsabilités.C\u2019est en s\u2019assurant dès l\u2019emploi, et régulièrement par la suite, que chaque employé du gouver-nemept adhère aux principes d\u2019égalité, que l\u2019État assurera sa laïcité.C\u2019est aussi par un engagement solennel des employés, par des entrevues exhaustives des employeurs, par un examen périodique du comportement et des décisions de tous les employés, et par la mise en place de mécanismes d\u2019appel rapides et efficaces de toute décision émanant de l\u2019État, disponibles aux citoyens qui se croiraient lésés.Proscrire l\u2019ostentation, c\u2019est juger l\u2019apparence.On sait oû cela mène.Du reste, proscrire l\u2019ostentation et laisser le crucifix à l\u2019Assemblée nationale serait bien « orwellien ».Cela voudrait dire qu\u2019au Québec, toutes les religions sont égales, mais que certaines «sont plus égales que d\u2019autres».François Langlais Le 12 septembre 2013 Le combat des femmes Enfin, des orientations qu\u2019il faut améliorer (enlever tout objet ostentatoire).J\u2019en suis très heureuse.Pour tendre vers l\u2019égalité entre les hommes et les femmes, les Québécoises ont renoncç il y a des décennies au chapeau que l\u2019Église les obligeait à porter en signe de soumission.L\u2019avons-nous oublié ?Le pantalon pour les femmes n\u2019était pas plus admis.Comme les religieuses et les prêtres ont dû changer leins costumes.La mémoire est comte, n\u2019est-ce pas ?La soumission, nos grands-mères y ont goûté.Il fallait avoir des enfants tous les ans, même M.le curé s\u2019en mêlait.Et j\u2019en passe.Nous avons fait des pas de géant.Al- lons-nous revenir en arrière?Des concessions, nous en avons fait.Notre histoire est inconnue.Il serait temps de la connaître.Les femmes se sont tenues debout.Anne-Marie Hickey Le 11 septembre 2013 Le crucifix: la poutre dans l\u2019oeil du PQ Les Anglos ont un excellent dicton: «Si ce n\u2019est pas cassé, ne le répare pas!» Le PQ met le feu aux poudres quand il n\u2019y en avait pas.Comble d\u2019ironie, il le fait en contredisant clairement les principes qu\u2019il veut appliquer aux autres.Il mine la légitimité de cette neutralité qu\u2019il veut répandre en proposant sa Charte limitant le port de signes religieux à l\u2019ombre d\u2019un crqcifix dçnné pendant et pour l\u2019alliance Église-État de la Grande Noirceur au Québec., Cet héritage duplessiste de l\u2019Alliance Église-État est glorifié aux dépens de notre héritage de la Révolution tranquille, aux dépens de la séparation des pouvoirs propre aux gouvernements démocratiques modernes.La Charte proposée aurait plus de légitimité si l\u2019Assemblée nationale était complètement laïcisée.Michel Camus Montréal, le 12 septembre 2013 LIBRE OPINION Jacques Henripin, pionnier de la démographie au Québec REJEAN LACHAPELLE Ancien directeur de la division de la démographie à Statistique Canada La fécondité fut le sujet de prédilection de Jacques Hemipin (1926-2013) tout au long de sa carrière.Il s\u2019intéressera non seulement aux causes de ses variations, mais aussi aux conséquences de la faible fécondité, en particulier au vieillissement de la population qui en résulte et à la baisse du poids des francophones qui pourrait l\u2019accompagner.L\u2019étude de la fécondité en Nouvelle-France fut du reste au centre de la thèse de doctorat qu\u2019il soutint à Paris en 1954.Professeur à l\u2019Université de Montréal la même année, il publia, seul ou avec des collaborateurs, plusieurs ouvrages, de nombreux articles, rapports et chapitres de livres sur les aspects les plus variés de la démographie.Rien d\u2019étonnant à ce que l\u2019UdM pense à lui pour créer en 1964 le département de démographie et pour en assurer la direction jusqu\u2019en 1973.Le Bureau fédéral de la statistique (ancêtre de Statistique Canada) lança un vaste programme d\u2019analyse visant à mettre en valeur les résultats du Recensement de 1961.Il confia à Jacques Henri-pin l\u2019importante monographie sur la fécondité.Le baby-boom avait atteint un sommet en 1959.L\u2019indice conjoncturel de fécondité s\u2019élevait alors à 3,93 enfants par femme au Québec.Il diminua de moitié et passa sous le seuil de remplacement des générations dès 1971 (1,9 en- fant par femme).Pour comprendre cette mutation, une enquête approfondie fut réalisée au Québec en 1971 et un suivi fut effectué en 1976.Jacques Henripin en a rendu compte en collaboration avec des démographes chevronnés.En matière de contraception, une tendance nouvelle émerge.Elle laisse en marge les derniers effluves de la tradition, ba continence périodique, admise par l\u2019Église catholique, avait été la méthode de loin la plus utilisée au Québec.Sa pratique, en 1976, était devenue presque marginale.L\u2019utilisation de la pilule est aussi en baisse, en raison d\u2019un très fort mouvement de recours à la stérilisation.Il s\u2019est déclenché entre 1971 et 1976.C\u2019est aussi au cours de cette période que s\u2019amorcent la baisse de popularité du mariage et la montée de l\u2019union libre.La surfécondité des francophones s\u2019est atténuée dans les années 1950 et a disparu, même s\u2019est renversée, par la suite.C\u2019est pourquoi l\u2019on observe une réduction du poids des francophones dans l\u2019ensemble du pays depuis 1951.Tout au long de sa carrière, Hemipin a souligné qu\u2019on ne voyait pas ce qui pourrait renverser cette tendance lourde.Au Québec, c\u2019est plus complexe, comme nous l\u2019avons montré, lui et moi, dans un ouvrage sur la situation démolinguistique au Canada publié en 1980.La proportion de francophones a peu varié autour de 80% depuis 1871.Quant à la proportion d\u2019anglophones, elle a diminué continûment de 1871 à 2001.Le nombre d\u2019anglophones a même chuté dans le dernier quart du XX® siècle.Les pertes nettes au titre de la migration interprovinciale ont diminué depuis 2001, en particulier pour les anglophones.Il s\u2019ensuit que leur nombre et leur proportion s\u2019élèvent quelque peu depuis lors.Quant aux francophones, leur proportion a tendance à diminuer à partir de 2001 en raison de la forte immigration qui pousse à la hausse la proportion d\u2019allophones.Pour mieux tenir compte des circonstances nouvelles, ne faudrait-il pas considérer des définitions plus inclusives des groupes linguistiques, à l\u2019instigation notamment de Jacques Henripin qui en proposa une et l\u2019utilisa dans une note publiée, en juillet 2012, dans le bulletin de liaison des démo^aphes du Québec ?Jacques Henripin s\u2019est toujours intéressé aux politiques de population.Il ne s\u2019est pas contenté de faire des propositions, il en a chiffré approximativement les coûts, souvent par des méthodes fort ingénieuses.[.] Pour les démographes d\u2019ici et d\u2019ailleurs, il fut un modèle de rigueur et d\u2019imagination, et une source d\u2019inspiration, que l\u2019on partage ou non ses opinions.Il avait à ce propos une qualité exceptionnelle : celle de changer d\u2019opinions rapidement, immédiatement parfois, au vu de nouvelles données jugées fiables ou d\u2019une étude rigoureuse qui rejetait une idée qui lui était chère.Je nous souhaite tous cette humilité. LE DEVOIR LE VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2013 A 9 IDEES Charte des valeurs québécoises Laïcité ; quatre mises au point essentielles Le symbole religieux introduit une barrière symbolique et une inégalité de fait entre les personnes qui le portent et les autres YOLANDE GEADAH Auteure ^^'Accommodements raisonnables \u2014 Droit à la différence et non différence des droits (VLB éditeur, 2007) epuis l\u2019annonce officielle de la Charte des valeurs québécoises par le ministre Bernard Drainville, et même avant, des voix se sont élevées de toute part pour condamner l\u2019interdiction de signes religieux dans le secteur public.Il est urgent de recentrer ce débat sur les véritables enjeux sociaux en cause pour éviter les dérapages.1.\tLe marquage du territoire.Tout d\u2019abord, il est faux de croire que la restriction de signes religieux porterait gravement atteinte à la liberté religieuse.Ce serait réduire la croyance religieuse à un simple symbole, quel que soit le sens qui s\u2019y rattache.Ce serait aussi faire le jeu du fanatisme religieux de toutes allégeances, qui a tendance à jeter l\u2019anathéme sur les fidèles refusant ces symboles.Il est difficile d\u2019ignorer le fait que certains mouvements sociaux instrumentalisent la religion à des fins politiques, et visent à marquer leur territoire par la propagation de symboles religieux.D\u2019op l\u2019importance du principe de neutralité de l\u2019Etat, seul garant de la liberté de conscience pour tous.Je suis d\u2019accord avec le ministre quand il affirme que ce principe doit être personnifié concrètement par les fonctionnaires de l\u2019Etat et par les prestataires de services publics, notamment les enseignants, à travers le renoncement d\u2019afficher leurs croyances religieuses tout comme leurs allégeances politiques dans le cadre de leurs fonctions, ainsi que le prescrit déjà la loi.Cette exigence me paraît tout à fait raisonnable et on fait de la surenchère en soutenant que cela porterait atteinte aux libertés fondamentales.L\u2019obligation d\u2019accommodement religieux doit être considérée dorénavant comme un chemin à deux voies.Il incombe aux individus et non seulement aux institutions, comme cela a été interprété par les tribunaux jusqu\u2019ici, de faire des accommodements pour se soumettre aux règles communes et laïques.Il est dommage que la proposition du ministre n\u2019inclue pas la même exigence de la part des élus et des municipalités, ainsi que le retrait de la croix de l\u2019Assemblée nationale où ce symbole n\u2019a pas sa place.2.\tL\u2019argument du prosélytisme ou celui de la compétence et de la non-discrimination.Certains objectent au port de symboles religieux l\u2019argument du prosélytisme ou de la capacité des personnes à remplir leurs fonctions avec compétence et sans discrimination à l\u2019égard des bénéficiaires des services offerts.Je crois qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un faux débat.S\u2019il est vrai que certaines personnes font du prosélytisme, surtout auprès de leurs coreligionnaires, pour les inciter à adopter le port du symbole religieux et leur vision sociale, on ne peut présumer que ce serait le cas de toutes.Tout comme on ne peut présumer qu\u2019une personne portant un symbole religieux ne pourrait pas s\u2019acquitter de ses fonctions avec compétence et de façon équitable.Là n\u2019est pas la question principale.Ce type d\u2019argument mène à l\u2019impasse.[.] 3.\tLe sens des symboles religieux n\u2019est pas anodin.Le malaise suscité par certains signes religieux controversés est réel et contribue à créer des tensions sociales peu favorables au vi- S I 11 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019importance des symboles religieux aux yeux des personnes qui les portent ne fait aucun doute.vre ensemble.On pense bien sûr au hidjab, mais également au kirpan sikh et à la kippa juive.Il est difficile de nier que le hidjab est le centre d\u2019attention et des critiques de la part des personnes qui défendent les principes de laïcité et de l\u2019égalité des sexes.Les accusations d\u2019isla-mophobie et de racisme qui fusent à l\u2019endroit de tous ceux et celles qui critiquent ce symbole visent à étouffer le débat et à détourner l\u2019attention des enjeux sociaux sous-jacents.L\u2019importance des symboles religieux aux yeux des personnes qui les portent ne fait aucun doute.Il est difficile de croire que le sens de ces symboles serait anodin et laissé au choix de chacun.Généralement, un symbole religieux est ancré dans l\u2019histoire et dans un contexte évolutif.Le sens qu\u2019on lui accorde peut varier d\u2019un contexte à l\u2019autre et d\u2019une époque à l\u2019autre.C\u2019est ainsi, par exemple, que bon nombre de religieux et de religieuses catholiques ont renoncé volontairement à leur costume religieux (soutane et voile), à partir des années 1960, pour se rapprocher des communautés qu\u2019ils et elles desservent.Bien que l\u2019adage populaire affirme que «l\u2019habit ne fait pas le moine ! », il le fait en partie, car il impose le respect et confère à la personne qui le porte une certaine ascendance morale sur d\u2019autres.Le symbole religieux introduit donc une barrière symbolique et une inégalité de fait entre les personnes qui le portent et les autres.Dans le cas du hidjab, par exemple, l\u2019histoire nous montre que si plusieurs femmes l\u2019adoptent volontairement, par piété ou pour des raisons identitaires, celles qui refusent de le porter sont souvent dénigrées et accusées d\u2019être impudiques, harcelées et soumises à des pressions morales pour les pousser à s\u2019y soumettre.Il ne faut donc pas se surprendre si ce symbole suscite autant d\u2019émotion et de controverses dans tous les milieux, y compris au sein des sociétés musulmanes.De plus, les symboles religieux reflètent généralement une vision de l\u2019ordre social et des rap- ports sociaux entre les genres et entre les groupes communautaires.Or ces symboles tout comme les religions qui les portent sont ancrés dans des valeurs et des traditions patriarcales.Il est indéniable que l\u2019insistance sur le port de symboles religieux, tout comme le refus de la mixité dans l\u2019espace public, dont le hidjab n\u2019est qu\u2019un symbole, ainsi que l\u2019insistance sur la pureté, la virginité et la chasteté des femmes, qui est commune aux trois grandes religions Quive, chrétienne et musulmane), contribuent à renforcer le contrôle social des femmes, au nom de valeurs culturelles ou religieuses.4.\tÉviter le double piège du racisme et du relativisme culturel.Compte tenu de cette réalité, il est erroné d\u2019affirmer qu\u2019on doit défendre à tout prix les symboles religieux ou que les accommodements religieux qui confortent des pratiques fondées sur des valeurs patriarcales sont nécessaires pour faire preuve d\u2019ouverture et de tolérance, tandis que leur remise en question serait un signe de racisme et de xénophobie.Cette affirmation erronée ignore la montée des intégrismes religieux qui menacent toutes les libertés.Elle fait fi également des luttes sociales menées par tous ceux et celles qui s\u2019opposent au fanatisme religieux, souvent au prix de leur sécurité et de leur vie.S\u2019il faut éviter le piège du racisme lié aux amalgames abusifs, il faut également éviter l\u2019aveuglement du relativisme culturel, qui brouille les cartes et nous empêche de dépasser la défense d\u2019intérêts particuliers à court terme, pour assurer le respect des droits et des libertés de tous les citoyens et citoyennes à plus long terme.Il faut espérer que cette Charte, qu\u2019il aurait été préférable de nommer Charte de la laïcité, sera adoptée dans les meilleurs délais.Il faut espérer aussi que le gouvernement adoptera des mesures concrètes et efficaces visant à favoriser l\u2019accès à l\u2019emploi des minorités, pour qu\u2019on cesse d\u2019interpréter la Charte comme une mesure d\u2019exclusion.Refusons le chemin de la division et de la peur Pauline Marois ne semble pas avoir écouté René Lévesque.J JUSTIN TRUDEAU Chef du Parti libéral du Canada et député de Papineau e me suis engagé dans la vie publique en partie parce que je crois que nous pouvons faire de la politique autrement.Une politique moins envieuse, plus transparente, où la candeur est certes risquée, mais nécessaire.Le débat que nous entamons au sujet du projet de la Charte des valeurs québécoises porte sur des questions émotives.Il est impératif que nous soyons respectueux des opinions qui divergent des nôtres et que nous évitions de créer des divisions profondes au sein de la population.Au bout du compte, je fais confiance au jugement des Québécois.Toute société libérale vit des tensions, mais je sais que nous allons pouvoir gérer nos différends.Cet été, j\u2019ai rencontré la première ministre Marois et nous avons discuté du projet de Charte de son gouvernement.Je lui ai indiqué que celui-ci m\u2019apparaît aller à l\u2019encontre, de ce qu\u2019est le Québec et de ce qui l\u2019anime.A mon avis, cette Charte s\u2019attaquerait à ce qui nous est le plus cher, c\u2019est-à-dire notre droit et notre liberté, en tant qu\u2019lndlvldu, de choisir et d\u2019exprimer nos croyances tout en respectant les lois et les normes démocratiques universellement reconnues.Certes, notre Etat et ses Institutions doivent être neutres et laïques, mais en vertu de quelle logique pouvons-nous restreindre la liberté d\u2019expression et de croyance religieuse de certains Québécois parce qu\u2019elles ne sont pas partagées par une majorité d\u2019entre nous ?Il ne faut pas diviser les Québécois sur un problème qui n\u2019exlste pas.Il ne faut pas créer deux catégories de citoyens, ceux qui ont des croyances religieuses et ceux qui n\u2019en ont pas, sous le prétexte de rendre laïque un Etat qui l\u2019est déjà.Enchâssés dans la Constitution Ces droits et libertés universels sont enchâssés dans la Constitution parce que nous avons cru qu\u2019ils étalent au cœur de notre engagernent à l\u2019égard de la démocratie libérale et de l\u2019État de droit.Nous les avons Inscrits dans nos Chartes canadienne et québécoise parce que nous avons voulu les placer à l\u2019abri des sautes d\u2019humeur du moment et des sondages du jour.Les Québécois et tous les autres Canadiens ont bâti une société qui fait l\u2019envie du monde pour la manière dont elle a réussi à faire de la diversité un atout Incommensurable.Il ne faut pas disqualifier certains Québécois souhaitant Intégrer la fonction publique sous le prétexte qu\u2019ils posent une menace à la laïcité de l\u2019État.L\u2019homme de confession slkhe ou juive, la femme musulmane ou celle qui souhaite porter un pendentif avec un crucifix plus gros que ce que le Parti québécois juge acceptable ne doivent pas avoir à choisir entre leur Identité québécoise et leur religion.Cela n\u2019enlève rien à notre fierté en tant que Québécois francophones de vivre et de s\u2019épanouir en français et de vouloir transmettre à nos enfants cette extraordinaire richesse que sont notre langue et notre culture.René Lévesque a prédit qu\u2019on nous jugerait en fonction de la manière dont nous traitons les minorités.Malheureusement, M\u201c® Marois ne semble pas avoir écouté.Le plan de M\u201c® Marois divise les Québécois et les sous-estime.Les Québécois méritent mieux; nous sommes un peuple ouvert et optimiste.Il faut défendre les libertés de tous et non pas les restreindre.Le Québec qui me rend fier est ouvert sur le monde et est plus fort de sa diversité.Ne nous laissons pas entraîner sur le chemin de la division et de la peur.Le Québec qui renaît de ses cendres Lise Payette tonnant ce pays.Quand on croit qu\u2019il a pratiquement rendu son dernier souffle et que ses funérailles se feront dans la plus grande intimité, voilà qu\u2019il relève la tête, qu\u2019il retrouve du souffle et qu\u2019il annonce, avec un sourire aux lèvres, qu\u2019on a tendance à le décompter beaucoup trop rapidement.11 retrouve son œil brillant, son petit air satisfait, sa fierté même et il annonce la venue d\u2019une société meilleure, plus juste, où les relations entre les humains seront plus vraies et plus sincères et où la vie quotidienne, malgré quelques ajustements parfois difficiles de part et d\u2019autre, redeviendra plus douce à vivre de part et d\u2019autre.Le projet de Charte des valeurs québécoises n\u2019est pas parfait.C\u2019est pourquoi le gouvernement nous donne du temps pour y penser, en discuter et arriver à des suggestions qui pourraient améliorer son contenu.Toutes les autres critiques, les politiciennes, les calculées, les agressives, les vulgaires, les trompeuses, les menaçantes n\u2019apporteront rien au débat qui est pourtant l\u2019un des plus importants que nous aurons à mener.11 vaudrait mieux des suggestions «lumineuses» qui pourraient améliorer la Charte et faire de nous un peuple qui s\u2019entend, se respecte et vit ensemble pour le mieux-être de tous.Baisser le ton pour commencer C\u2019est essentiel.Car autrement, on va avoir l\u2019impression de vivre les prochains mois assis sur la poudrière.Ça va être très énervant pour rien.On peut se parler sur un autre ton pour se dire des choses importantes qui vont déterminer notre façon de vivre ensemble.On s\u2019emporte si facilement parfois qu\u2019il faut toujours être prudent avant de prendre position sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur et.et tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de la laisser affronter la meute.Parce que «meute» il y aura.Tous ceux et celles qui estiment avoir quelque chose d\u2019important à dire pourront le faire, mais en évitant de tomber dans les injures et les menaces.Le sujet en soi est jugé comme délicat S\u2019armer de patience Parce que les partis d\u2019opposition vont donner le mauvais exemple.Ils vont en rajouter des couches et des couches pour s\u2019assurer que le gouvernement minoritaire va en arracher pour avancer avec ce dossier sur le dos.Le PLQ de monsieur Charest avait bien tabletté le rapport Bouchard-Taylor et s\u2019en était lavé les mains plutôt que de donner suite.Moi-même, dans une chronique de 2006 que j\u2019écrivais pour un autre journal que Le Devoir à l\u2019époque, j\u2019avais soulevé le problème que me semblait représenter la présence du fameux crucifix qui orne l\u2019Assemblée nationale du Québec.Dans une lettre ouverte au président de la «noble enceinte», je signalais que le projet de laïcité, qu\u2019on discutait déjà dans notre société très ouvertement depuis des années, que l\u2019idée même allait se heurter à la présence de ce crucifix là où les député (e) s exercent la mission qui leur a été confiée de représenter les citoyens et les citoyennes qui les ont élu(e) s.Je soulignais qu\u2019il y avait eu déjà des députés athées, des catholiques, des juifs et certainement d\u2019autres confessions, et que cette représentation allait augmenter avec la diversité de notre population et que le crucifix serait plus heureux et mieux respecté dans un lieu où on pourrait l\u2019admirer et apprendre son histoire qui est assez courte, en fait En 1976, nous avions supprimé la prière.11 aurait été normal de remercier le crucifix pour services rendus et de lui trouver un musée après une cérémonie permettant de le décrocher dans les honneurs çt le respect dû à sa mémoire.Le remettre à l\u2019Église à laquelle il appartient aurait été une bonne solution aussi.Je n\u2019ai pas réussi à convaincre le président et je hurle chaque fois que j\u2019entends les excuses qu\u2019on invoque pour le garder là où il est.Prêcher par l\u2019exemple serait une bonne initiative en ce moment Même chose pour ces exceptions qu\u2019on prq-pose pour les élus à Québec ou au municipal.A vouloir sans trop vouloir, on déçoit et décourage tous ceux et celles qui souhaitent que la Charte soit la même pour tout le monde.Pour les anciens et nouveaux arrivants Le monde change.Les pays que vous avez quit tés ne sont plus les mêmes.Ici non plus.Le changement se fait le plus en douceur possible, car nous sommes particulièrement sensibles aux bousculades en ayant été victimes si souvent.Nous ne vous en voulons pas d\u2019être engagés régulièrement Nous l\u2019avons été au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer.En 1960, nous avions assez souffert pour souhaiter vivre en toute laïcité.Cinquante ans plus tard, il reste encore de§ nostalgiques du temps passé, de l\u2019autorité de l\u2019Église et des défilés religieux.Mais il est difficile de reconnaître dans le Québec d\u2019aujourd\u2019hui le peuple ignorant et abusé que nous étions avant 1960.Le pas que nous désirons faire aujourd\u2019hui est la suite logique de notre libération.Nous souhaitons de tout cœur que vous en fassiez partie.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information génémle : Marie-Andree Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien T)egX\\se(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T)2LV\\à.(chroniqueur), Helène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Frederique Doyon et Isabelle Pare (reporters), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy TsdXieier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant, soutien à la rédaction: Amelie Gaudreau (secretaire), Florence Ferraris (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) (M.anon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseur), iean de Billy, Jean-François Bosse, Marlène Côte, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Job in (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amelie Maltais, (coordonnatrice), Elise G\\rarà.(secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),Claudette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Celine Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI IS SEPTEMBRE 2013 ACTUALITES JACQUAED SUITE DE LA PAGEl meurent la plus grande menace pour l\u2019humanité, même si le réchauffement climatique et le système économique nuisent à notre bien-être.«E n\u2019est pas trop tard pour prendre une autre direction, mais il faut faire vite.Malheureusement, on est désorienté, en ce moment, et c\u2019est inquiétant.Mais je me dis qu\u2019on n\u2019a pas le droit de désespérer», soutient-il.Son credo ?La création de ce qu\u2019il appelait «l\u2019humanitude», c\u2019est-à-dire une humanité qui soit complètement basée sur d\u2019autres forces économiques et humaines.«Ça ne va pas être facile, il faut charger les états d\u2019esprit, changer les rapports entre les uns et les autres.Le point de départ, c\u2019est de réaliser que le rapport eritre les hommes a été gâché.L\u2019homme est quelqu\u2019un capable de rencontrer l\u2019autre en étant efficace.Or, on ne se rencontre plus, actuellement, et si on le fait, on le fait dans la violence.Je crois qu\u2019il faut changer la façon de réagir à la rencontre de l\u2019autre, et ce n\u2019est pas rien», convient-il en s\u2019arrêtant quelques secondes pour mieux énoncer sa réflexion.«Dans le fond, c\u2019est dans notre capacité à écouter l\u2019autre que tout va se jouer, et ça passe beaucoup par l\u2019éducation.Il faudrait enseigner aux jeunes la rencontre vers l\u2019autre.Lorsque quelqu\u2019un est différent de nous, au lieu d\u2019avoir le réflexe de le combattre, il faudrait avoir le réflexe de l\u2019aider et d\u2019en faire un émule», avance M.Jacquard, qui dit n\u2019avoir jamais aimé les mots «performance et compétition».Au fil des dernières années, en effet, il a préconisé de transformer la compétition en émulation, une manière de se comparer aux autres et de s\u2019entourer de gens meilleurs que soi pour ainsi mieux progresser.«Il faudrait supprimer la notation dans les écoles, une méthode qui incite les jeunes à se diriger vers la compétition et non vers l\u2019émulation», explique-t-il en se défendant bien d\u2019être utopiste.En tant que scientifique et spécialiste de la génétique, Albert Jacquard a passé une bonne partie de sa carrière à appliquer les concepts de la science à la vie quotidienne.11 ne voit pas pourquoi les théories pour créer une humanité meilleure ne pourraient pas s\u2019appliquer dans un monde qui n\u2019a rien d\u2019abstrait.11 y a une dizaine d\u2019années, il se permettait d\u2019ailleurs de crier haut et fort «J\u2019accuse l\u2019économie triomphante» où l\u2019esprit de compétition, qu\u2019il détestait tant, était et demeure si présent.«Revoir le système économique est une nécessité humaine.On n\u2019a pas le droit d\u2019accepter un système qui crée tant d\u2019inégalités entre les riches et les pauvres, alors, si on n\u2019accepte pas, on doit chercher à le réformer», tient à dire M.Jacquard, qui a longtemps milité pour les droits des sans-logis et des pauvres.En constatant les grandes différences qui continuent de subsister dans ce monde, Albert Jacquard en est même venu à se dire qu\u2019il s\u2019était trompé en 1995.«Si je devais refaire mon bouquin Eloge de la différence, je ne lui donnerais pas ce titre, parce que l\u2019éloge de la différence s\u2019est transformé en acceptation de la différence, acceptation de la misère du plus grand nombre, et c\u2019est le contraire que je voulais obtenir», confie-t-il.Malgré tout, il avait le sentiment, à la fin de sa vie, que ses batailles n\u2019avaient pas été complètement vaines, que les choses avaient évolué, mais pas assez vite.Albert Jacquard nous disait que le plus dur avait été de tourner la page de son enfance marquée par un grave accident de voiture subi à l\u2019âge de 9 ans.Son frère de 5 ans et ses grands-parents y sont morts.11 a survécu et les chirurgiens, dit-il, ont fait ce qu\u2019ils pouvaient de son visage.Pendant des années, il a été incapable de se regarder dans le miroir.«Quand fai réussi à l\u2019accepter, c\u2019est là que j\u2019ai développé mon plein potentiel.Il ne faut pas perdre trop de tenips à liquider son passé.Il faut regarder l\u2019avenir et je suis content d\u2019avoir dit et redit à mes contemporains : attention, on va dans la mauvaise direction.C\u2019était pour moi une façon de servir l\u2019humanité», a tenu à dire M.Jacquard, qui reconnaît avoir eu, somme toute, une vie plutôt heureuse.«J\u2019ai eu beaucoup de chance, fai fait des rencontres extraordinaires, mais faurais pu être bien meilleur.» Le Devoir MULRONEY SUITE DE LA PAGE 1 éthiques (dont l\u2019affaire Airbus), accord de libre-échange avec les Etats-Unis et lutte contre l\u2019apartheid en Afrique du Sud, entre autres.La série évoque le combat de Brian Mulroney contre l\u2019alcool et la dépression (il a arrêté de boire en 1980), l\u2019appui indéfectible de sa femme Mila \u2014 décrite comme la Jackie Kennedy canadienne \u2014, son amitié brisée avec Lucien Bouchard et celle avec le financier Paul Desmarais, son «ami le plus intime» depuis 50 ans.La bataille acharnée de Brian Mulroney pour reconnaître la «société distincte» québécoise dans la Constitution canadienne occupe une large place dans ce documentaire.Après trois années à tenter de faire entériner l\u2019accord du lac Meech par tous les territoires et provinces du pays, on voit un Brian Mulroney anéanti, en juin 1990.Vingt-trois ans plus tard, il n\u2019a toujours pas digéré «la trahison» de Clyde Wells, premier ministre de Terre-Neuve, qui a ajourné les travaux de son Assemblée législative sans entériner l\u2019accord du lac Meech, scellant la fin de cet accord historique.«La mort de Meech m\u2019a terrassé, raconte Brian Mulroney.[.] Pour moi, c\u2019était comme un décès dans la famille.Ça m\u2019a complètement matraqué.C\u2019était le pire moment de ma vie en politique et même, des fois, je pense, de ma vie entière.» Ce dossier était devenu une véritable obsession qui a grugé la santé du premier ministre conservateur, raconte le journaliste Guy Gendron, auteur du documentaire.Brian Mulroney traîne encore aujourd\u2019hui une impopularité chronique au Canada, à cause notamment de sa main tendue aux nationalistes québécois.C\u2019est dans cet esprit de réconciliation nationale qu\u2019il révèle avoir offert un poste de sénateur indépendant à Jacques Parizeau, en 1987.Ce dernier était retourné à l\u2019enseignement après avoir quitté la politique sur fond de discorde au sujet du «beau risque» de Lévesque et Mulroney.Dans le documentaire, Jacques Parizeau raconte en riant qu\u2019il a refusé sans hésiter l\u2019offre d\u2019un siège au Sénat: «Je le remercie beaucoup.Ça s\u2019arrêtera là.Ça n\u2019ira pas plus loin.» Dévoré par l\u2019ambition Premier chef québécois du Parti progressiste-conservateur, Brian Mulroney était prêt à aller loin pour que le Québec signe la Constitution canadienne «dans l\u2019honneur et l\u2019enthousiasme» : à la mort de René Lévesque, en novembre 1987, il a fait mettre en berne les drapeaux canadiens sur tous les édifices fédéraux, dont le Parlement canadien.11 a ensuite nommé des figures souverainistes à des postes dans des organismes fédéraux, dont Corinne Côté-Lévesque, veuve de René Lévesque, l\u2019ex-ministre Louise Beaudoin et l\u2019organisateur péquiste Jean-Roch Boivin.«Je ne vous cacherai pas que j\u2019ai eu peur [lors de la signature de l\u2019accord du lac Meech, en 1987], témoigne Jacques Parizeaa Manifestement, l\u2019homme est de bonne foi.Il veut vraiment la réconciliation.» Né à Baie-Comeau d\u2019un père anglophone d\u2019origine irlandaise et d\u2019une mère «pure laine».Brian Mulroney a été scandalisé dès 1962 par l\u2019absence du français dans la bureaucratie fédérale.Jeune conservateur, M.Mulroney avait milité pour John Diefenbaker en 1958, mais a pris part 11 ans plus tard à une fronde pour déloger le vieux leader, qui «n\u2019a jamais compris le Québec».Le documentaire met en lumière quelques manoeuvres tordues de Brian Mulroney et ses amis \u2014 après tout, ça se passait de même dans le bon vieux temps.Par exemple, le fonds secret de 300000$ créé pour convaincre le juge Claude Wagner de briguer la direction du parti.Ou encore l\u2019embrigadement d\u2019une quarantaine de pensionnaires de la Mission Old Brewery comme délégués conservateurs, qui sont venus voter pour Brian Mulroney en échange d\u2019une caisse de bières.La série (mais pas les extraits montrés jeudi aux journalistes) évoque aussi l\u2019affaire Airbus, où M.Mulroney a admis avoir reçu en 1993 et 1994 trois enveloppes bourrées de billets de l\u2019homme d\u2019affaires Karl-Heinz Schreiber, pour un total variant entre 225000$ et 300000$, selon les versions.L\u2019ex-premier ministre a reconnu publiquement avoir commis une erreur dans cette affaire, mais n\u2019a jamais été accusé de rien devant les tribunaux.Le documentaire révèle aussi que M.Mulroney a proposé en secret, dès mars 1985 à Québec, un traité de libre-échange avec les Etats-Unis au président américain.Ronald Reagan.Le premier ministre n\u2019a révélé que six mois plus tard ses véritables intentions, qui ont donné lieu à un débat déchirant même après l\u2019adoption du traité, en 1987.Des réalisations Les scandales éthiques, impliquant notamment des ministres conservateurs, ont entaché neuf années au pouvoir marquées par d\u2019importants accomplissements.La fameuse TPS, que les libéraux de Jean Chrétien ont combattue avec acharnement, a finalement été une bonne chose pour la santé financière du Canada, reconnaissent Paul Martin et Sheila Copps \u2014 qui avait enjambé une table pour empoigner un ministre conservateur durant un débat à Ottawa ! Le premier ministre a dû déployer tous ses talents de plaideur pour son combat le plus connu dans le monde, contre le régime raciste de l\u2019apartheid, en Afrique du Sud.Le Canada de Brian Mulroney a joué un rôle de premier plan pour faire libérer Nelson Mandela, détenu durant un quart de siècle avant d\u2019être élu président.Ovationné à l\u2019Assemblée des Nations unies.Brian Mulroney a dû tenir tête à Margaret Thatcher, la Dame de fer britannique, qui voyait en Mandela un méchant communiste.«Il lui a dit: \u201cvous êtes insupportable\u201d», raconte avec fierté Stephen Lewis, ex-chef du Nouveau Parti démocratique de l\u2019Ontario, nommé par Mulroney ambassadeur du Canada à l\u2019ONU.Brian Mulroney a été un militant progressiste sur la scène internationale, affirme son ami Paul Martin, ex-premier ministre libéral.«Si le Canada ne défend pas des principes semblables, on rime à quoi nous autres ?», dit M.Mulroney.Le Devoir OSLO SUITE DE LA PAGE 1 conflit politique, c\u2019est une tragédie grecque.» «L\u2019assassinat de Yitzhak Rabin a asséné un premier coup mortel à Oslo», estime Maxime Perez.Parce que Rabin était le leader de la gauche israélienne, toujours été plus encline que la droite à s\u2019entendre avec les Palestiniens.Elle ne s\u2019en est jamais remise.«La grande tragédie d\u2019Israël, dit Leila Shahid, déléguée générale de Palestine auprès de l\u2019Union européenne, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019alternative politique dans ce pays depuis la mort de Rabin.Les gouvernements de droite s\u2019y succèdent.» «Si ces deux hommes avaient tenu le coup, rêve encore l\u2019écrivaine israélienne Katy Bisraor, qui sait ce qu\u2019il serait advenu! Il y a là une sorte de ratage de l\u2019histoire.» Sans la « paix des braves » Second coup mortel asséné à Oslo, selon les spécialistes : les attentats suicides commis par le Hamas à partir de 1993.Mais Oslo sera définitivement enterré quand Arafat refusera de signer la paix des braves lors des négociations de Camp David 11 en juillet 2000.«Le leader palestinien voulait tout, il aura tout perdu.Dès lors, poursuit Maxime Perez, la confiance mutuelle a disparu, et tout le processus a explosé.» C\u2019était la fin d\u2019une vision qui avait nourri toute une génération de négociateurs et de militants israéliens et palestiniens.L\u2019actuelle génération palestinienne aux commandes ne s\u2019abreuve plus à cette eau-là.«Dans le temps d\u2019Oslo, nous étions grisés et aveuglés par l\u2019idée de construire un pays, en oubliant presque que nous étions sous occupation.» Islah Jad, professeure à l\u2019Université de Birzeit, en Cisjordanie, reproche à la génération palestinienne d\u2019Oslo d\u2019avoir manqué de pragmatisme.«Aujourd\u2019hui, nous travaillons d\u2019abord à changer notre réalité: nous sommes occupés et sous-développés économiquement.» Du côté israélien, la ferveur militante qui accompagnait ces années-là s\u2019est évanouie.«En 2002-2003, l\u2019organisation à laquelle j\u2019appartenais, Ta\u2019ayush, comptait des centaines de militants», explique David Shulman, professeur à l\u2019Université hébraïque de Jérusalem.«Aujourd\u2019hui, elle n\u2019en compte plus que quelques dizaines.Les militants ont vieilli, ils sont fatigués, découragés.Le pessimisme est grand, et des deux côtés.» Enjeux différents Non seulement les acteurs ont changé, mais les enjeux aussi.En 1993, la question des implantations juives en territoire palestinien se posait très peu, alors qu\u2019aujourd\u2019hui, elle est devenue la première pierre d\u2019achoppement du conflit.Conséquence de la colonisation: le sol qui faisait l\u2019objet des négociations il y a vingt ans a changé de manière radicale.Les Territoires occupés sont à présent «gruyérisés».Vingt ans après Oslo, c\u2019est toute l\u2019atmosphère qui a changé.Oslo aura quand même eu quelques impacts bien tangibles que l\u2019on a tendance à oublier, estime le Palestinien Ibrahim Issa, directeur d\u2019une école à El-Khader, en Cisjordanie.«La ville de Ramallah a reçu beaucoup d\u2019argent du monde entier après Oslo.» La principale agglomération cisjordanienne est devenue jolie, organisée, abritant restaurants, théâtres, un hôtel Môvenpick et même un Stars & Bucks, une copie de Starbucks ! «Oslo aura surtout ramené l\u2019OLP de l\u2019extérieur à l\u2019intérieur de la Palestine.Son siège était auparavant à Tunis», rappelle Leila Shahid.L\u2019OLP quittait ainsi les rivages de l\u2019exil.L\u2019Autorité palestinienne était créée, des ministères mis sur pied, des fonctionnaires embauchés.On planchait sur un projet de constitution, la création d\u2019institutions.Je droit électoral.Bref, on construisait le futur Etat de la Palestine.Aujourd\u2019hui?Alors que s\u2019ouvreqt de nouvelles négociations sous l\u2019égide des Etats-Unis, les positions israéliennes et palestiniennes semblent à des années-lumière l\u2019une de l\u2019autre.11 y a maintenant deux Palestines en quelque sorte.Gaza et la Cisjordanie, la première dirigée par des islamistes, la seconde par des modérés.Et il y a maintenant un Israël presque monolithique sur la question des colonies et de la sécurité, plus intransigeant que jamais sur les concessions à faire aux Palestiniens.Les Palestiniens des Territoires ne vivent que pour se libérer de l\u2019occupation israélienne.Dans les camps de réfugiés où gronde une jeunesse palestinienne qui n\u2019en peut plus de vivre en bocal, on n\u2019a qu\u2019une idée en tête : se colleter aux soldats israéliens.Et se délivrer un peu.Les Israéliens, eux, ne vivent que pour se protéger.Une sorte de fuite en avant.«Accaparer la terre palestinienne, dit David Shulman, semble être devenu notre unique raison de vivre.» «Les Israéliens ont une peur paranoïaque pour leur existence», estime le journaliste Maxime Perez.«Ils sont traumatisés par l\u2019Holocauste.Tout cela dicte leur conduite.» Une peur atavique, une peur panique installée en eux avec la fumée putride s\u2019échappant d\u2019Auschwitz.«Ils préfèrent être mal aimés et vivants qu\u2019aimés et morts.» Collaboratrice Le Devoir D Une version longue de ce texte est disponible sur ledevoir.eom Demain > « Il va falloir faire des concessions douloureuses».BLOC SUITE DE LA PAGE 1 M.Paillé n\u2019avait d\u2019autre choix que de riposter à ce refus de suivre la ligne de parti et de faire preuve de plus de réserve.Mais les réactions n\u2019ont pas tardé.Pour Bernard Landry, la direction du Bloc a commis une «erreur» en expulsant la députée, d\u2019autant plus que la discipline de parti n\u2019est pas véritablement en cause puisque le vote sur la Charte des valeurs québécoises ne se tient pas à la Chambre des communes.«C\u2019est une émission d\u2019opinion dans un débat démocratique important», a-t-il livré au Devoir.«Je suis profondément attristé, a poursuivi l\u2019ancien premier ministre.J\u2019ai une immense sympathie pour cette femme.Ça été une militante exceptionnelle.Elle est elle-même un modèle d\u2019intégration.Elle n\u2019est pas née sur les rives du Saint-Laurent, mais sur les rives de la Méditerranée, et elle est devenue profondément québécoise.» Bernard Landry ne partage aucunement les vues de M\u201c® Mourani quand elle accuse le gouvernement Marois de sombrer dans le nationalisme ethnique.«Mais on peut diverger d\u2019opinion.» Lui-même est en «accord total» avec le projet du gouvernement.L\u2019affaire a ébranlé des membres du parti.A Jonquière-Alma, deux mepibres de l\u2019exécutif du Bloc ont claqué la porte, Emilie Lachance et Julie Sheinck (qui a aussi travaillé auprès d\u2019Option nationale), selon ce qu\u2019a révélé Radio-Canada.Au moins deux militants ont en outre publié, sur Twitter, une photo de leur carte de membre déchirée.«Il y a un sentiment présentement que le Parti québécois et le Bloc demandent l\u2019opinion des citoyens sur la Charte des valeurs, mais à condition que leurs députés, eux, gardent la ligne de parti et se disent \u201cpour\u201d sans poser plus de questions [.] Je ne pense pas être le seul à être en beau fusil», a dit l\u2019un d\u2019eux au Devoir, Jérôme Boucher, blogueur au Huffington Post.Le chef bloquiste a refusé de s\u2019inquiéter de ces répercussions.Et il s\u2019est défendu d\u2019empêcher le débat.«On peut être en désaccord sur certains aspects.Mais de manière aussi virulente.On ne pourrait pas faire son rôle de député du Bloc québécois, qui est de faire valoir à Ottawa les intérêts du Québec sans compromis.» M\u201c® Mourani n\u2019a pas accordé d\u2019entrevue hier, réservant ses commentaires pour un point de presse aujourd\u2019hui.Le projet de Charte des valeurs ne fait pas l\u2019unanimité au Canada, ni au Québec.«Je vous dirais qu\u2019il divise les Québécois et qu\u2019il divise aussi les indépendantistes.Ce n\u2019est vraiment pas une bonne stratégie, parce que l\u2019indépendance, on va la faire avec tout le monde», avait en oufie défendu M\u201c® Mourani.Pas de division au PQ?Du côté du Parti québécois, Pauline Marois a souligné que ses troupes sont unies.«Il y a eu un travail qui s\u2019est fait par l\u2019ensemble des membres du parti sur cet enjeu, et le caucus adhère complètement à ce qui est proposé», a déclaré la première ministre québécoise.Le ministre Drainville a comme sa chef refusé de commenter le conflit bloquiste, mais il s\u2019est défendu de faire dans le «nationalisme ethnique» en arguant que les péquistes sont «porteurs d\u2019un nationalisme qui est ouvert à tous».Mais le chef libéral Philippe Couillard a plutôt reproché une sorte à\u2019« absolutisme » au sein du mouvement souverainiste.«M\u2019\"\u201d Mourani vient de recevoir une bulle d\u2019excommunication.» La coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a de son côté déploré que le déJiat prenne ime «mauvaise tournure», estimant que les opinions «tranchées» de M\u201c® Mourani faisaient d\u2019elle «une voix peut-être un peu dérangeante», mais «nécessaire» au Bloc.Elle craint aussi que le mouvement souverainiste ait l\u2019air de bâillonner ses fioupes.Sur la scène fédérale, Justin Trudeau a aussi réitéré ses reproches des derniers jours.«M\u2019\"\u201d Marois a sous-estimé les Québécois », a écrit le chef libéral sur Twitter.Le ministre de la Sécurité publique, le Québécois Steven Blaney, a quant à lui refusé pour une deuxième journée de commenter la Charte, tout comme ses collègues, qui se réfugient dans le mutisme.Paillé et Mourani d\u2019accord M.Paillé et M\u201c® Mourani ont beau avoir mis fin à leur union bloquiste, tous deux sont pourtant du même avis.Mardi, le chef du Bloc laissait lui-même entendre que la proposition péquiste allait peut-être trop loin, en rappelant la position du Bloc devant la commission Bouchard-Taylor proposant l\u2019interdiction de symboles religieuxpour les postes «qui représentent l\u2019autorité de l\u2019Etat».Le parti disait même voir «mal la pertinence d\u2019une interdiction globale».M\u201c® Mourani est arrivée deuxième, derrière M.Paillé, lors de la course à la direction de 2011.Dans la sphère bloquiste, on exclut que le différend découle d\u2019un conflit de personnalités.Si l\u2019on reconnaît que M\u201c® Mourani a son franc-parler, on rappelle qu\u2019elle était la seule députée à Montréal et l\u2019une des personnes élues du parti aux Communes.Dans ce contexte, «tu fais, des compromis», explique une source.Elue dans une circonscription multiculturelle à Ahuntsic, M\u201c® Mourani aurait peut-être fait le calcul qu\u2019il valait mieux partir pour tenter de sauver ses appuis électoraux, a avancé cette même source.Avec La Presse canadienne Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.eom GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la 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