Le devoir, 7 octobre 2013, Cahier A
[" Peuples autochtones : le rapporteur spécial de l\u2019ONU arrive au Canada Page A 2 Egypte: les deux Canadiens sont libérés, mais ne peuvent quitter le pays Page A 2 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 2 2 7 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 OCTOBRE 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 MARCHER VOUS FAITSOUFFRIR FAITES ÇOHPIANCE AUp.USGRANO RESEAU EQUILIBRE WM mmmi FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Un autobus articulé circulant à Montréal dimanche.Uachalandage des transports en commun montréalais a battu un record datant de la fin de la guerre.Q ELECTIONS MUNICIPALES Les transports, nouveau passage obligé Les experts plaident pour une forme d\u2019étapisme dans l\u2019amélioration de l\u2019offre Le métro souvent saturé, les nids-de-poule qui abondent, la congestion routière, les relations vélo-auto, les rêves de tramway, de bus rapides (SRB), de système léger sur rail : le dossier du transport à Montréal ne manque ni de problèmes concrets, ni de solutions proposées.Mais au-delà des rêves de grandeur, il y a urgence à agir, rappellent les experts.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le chiffre en dit long sur l\u2019évolution des habitudes de déplacements dans la métropole.En 2011, la Société de transport de Montréal (STM) a battu son record d\u2019achalandage en enregistrant un peu plus de 404,8 millions de déplacements en une année.On sable le champagne?D\u2019accord, mais sans oublier que la dernière fois que la STM avait mérité de telles bulles, c\u2019était en.1947.En sept décennies, la STM n\u2019avait en effet jamais dépassé le sommet d\u2019achalandpge atteint au sortir de la guerre (398 millions).À l\u2019époque, la population de Montréal était presque deux fois moindre, Camillien Houde était maire et des tramways sillonnaient la ville.On connaît la suite.Motorisation des ménages, étalement urbain, la norme est passée du transport en commun à Tau-tomobile \u2014 et bien souvent, à Tauto solo.Aujourd\u2019hui, la question du transport est devenue centrale dans le débat public.Incontournable, même.«Tout le monde dit qu\u2019il faut agir, note Elorence Junca-Adenot, professeure en études urbaines à l\u2019UQAM et ancienne présidente de l\u2019Agence métropolitaine de transport.Ça n\u2019a pas toujours été le cas.Alors c\u2019est bon à entendre, surtout qu\u2019on aborde la question comme un enjeu de développement du territoire.» Ce passage obligé pour les partis prend différentes couleurs.Soutien unanime au prolongement de la ligne bleue vers Anjou.Promesse de Projet Montréal d\u2019implanter entre 10 et 15 km de tramway d\u2019ici 2017.Faveur de tous pour la mise en place de lignes de service rapide par bus (SRB) sur différentes artères.Augmentation des voies réservées pour les autobus, amélioration de l\u2019offre cycliste, taxis collectifs, sécurité des piétons.Les idées sont là.Reste à prioriser.En ce sens, les experts consultés par Le Devoir disent la même chose : il faut adopter une stratégie «étapiste» pour améliorer l\u2019offre en transport VOIR PAGE A 8 : TRANSPORTS O ELECTIONS MUNICIPALES Le ton monte à Montréal Les candidats à la mairie ont eu des échanges musclés dans un premier débat officiel, en anglais, à un mois du scrutin MELANIE LOISEL \\ A un mois des élections municipales, le ton monte entre les trois principaux candidats à la mairie de Montréal.Lors de leur premier débat en anglais, qui a été diffusé dimanche soir sur les ondes de CTV, Richard Bergeron de Projet Montréal, Denis Coderre de l\u2019équipe Coderre et Marcel Côté de Coalition Montréal ont croisé le fer sur quelques sujets chauds, dont la qualité de vie dans la métropole, la place des minorités, leur projet de développement et surtout sur le besoin de redonner confiance aux Montréalais après les nombreux scandales de corruption.Un premier débat en français avait déjà eu lieu en août dernier à l\u2019Institut du Nouveau Monde, mais celui de dimanche était le premier officiel depuis le début de la campagne.Dès les premières minutes du débat, les esprits se sont échauffés alors que Richard Bergeron a reproché à Denis Coderre d\u2019avoir recruté plusieurs membres d\u2019Union Montréal, l\u2019ancien parti de Gérald Tremblay et de Michael Apple-baum.Il a répété deux fois que ce parti avait fermé les yeux pendant douze ans sur la corruption à l\u2019hôtel de ville.Denis Coderre s\u2019est dé- VOIR PAGE A 8 : DÉBAT Lire aussi > Le chef de Projet Montréai dénonce les coups vicieux.Page A 3 Marcel Côté veut redonner le fleuve aux Montréalais.Page A 3 Plateau : Coderre promet de revoir les décisions de Ferrandez.Page A 3 Aujourd\u2019hui Le Monde > Terrorisme : les forces spéciales américaines s\u2019attaquent aux cellules africaines.En Libye, un leader d\u2019al-Qaida a été capturé.Page B1 Actualités > la chronique de Jean-François Nadeau: La reine en croix.Page A 3 Avis légaux.B 6 Petites Décès.B\t2 annonces.B 2 Météo.B\t5 Sudoku.B 6 Mots croisés.B 5 Téiévision.B 7 P*INT CHAUD Nadeau-Dubois règle ses comptes Le livre Tenir tête est une charge antilibérale, reconnaît le leader du printemps 2012 et ancien porte-parole de la CLASSE LISA-MARIE GERVAIS Gabriel Nadeau-Dubois le promet, ce sera la dernière fois.Le livre qu\u2019il s\u2019apprête à publier sera son ultime tentative pour se réhabiliter une fois pour toutes, lui, ce «démon» accusé de se cacher derrière son rôle de simple porte-parole de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) pour éviter de condamner la violence durant le conflit étudiant.«C\u2019est l\u2019une des raisons pour lesquelles j\u2019ai ém'f Tenir tête.Le fonctionnement de la CLASSE, y compris mon statut, de porte-parole a été interprété comme une stratégie ou un tour de passe-passe, mais non, ce n\u2019était pas de la poudre aux yeux.C\u2019était vrai.J\u2019espère que ça va être la dernière fois que je vais en parler», a souligné au Devoir, l\u2019ancien porte-parole de la CLASSE, don,t l\u2019ouvrage sera lancé jeudi par Lux Editeur.On sent ce jeune étudiant en philosophie encore quelque peu ébranlé d\u2019avoir été ainsi malmené sur la place publique.«Les nuits de Joseph Facal étaient désormais hantées par les spectres de la révolution du\u201cKébékistan\u201d », laquelle, a-t-il vu en rêve, ouvrirait la voie à «l\u2019UPAC, l\u2019Union planétaire anti-capitaliste, à partir de l\u2019axe Mer-cier-Pyongyang-La Havane», et où Ton pourrait compter sur le «petit Na- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gabriel Nadeau-Dubois estime que le «dérapage médiatique» du printemps 2012 apparaît encore plus grand avec le recul.deau-Dubois» pour diriger des camps de rééducation », peut-on lire dans un chapitre où il s\u2019emploie à citer en rafale des extraits des chroniqueurs et journalistes détracteurs du mouvement étudiant «Il y a tout eu [comme comparaisons].Le Rwanda, l\u2019ex-Yougoslavie, Cuba, l\u2019URSS, la Corée du Nord, l\u2019Irak, al-Qaïda.C\u2019est incroyable, tous les qualificatijs mis bout à bout pour décrire les étudiants», lance Gabriel Nadeau-Dubois, encore surpris par cette démesure.Pour lui, ce «dérapage médiatique» apparaît encore plus grand avec le recul.«Un an après, quand on relit ça, on se rend VOIR PAGE A 8 : PRINTEMPS Lire aussi > Un extrait du livre Tenir tête.Page A 7 Santé Des chercheurs mettent en lumière les vertus du sirop d\u2019érable PAULINE GRAVEL Le sirop d\u2019érable regorge d\u2019antioxydants qui aident les cellules à absorber rapidement le glucose, dotant du coup ce produit du terroir d\u2019un faible indice glycémique.Ces vertus qui ont été mises en évidence par une équipe de l\u2019Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels QNAF) de l\u2019Université Laval seront présentées aujourd\u2019hui au Centre des congrès de Québec, dans le cadre du 7® congrès scientifique de la Société internationale de nutrigénétique et de nutrigénomique.Des études effectuées à INAF ont en effet révélé que le sirop d\u2019érable était plus riche en poly-phénols que le sirop de maïs, le sirop de riz brun et le sucre blanc.Seuls la mélasse, le sirop d\u2019agave et le miel possédaient des quantités plus ou moins équivalentes.Rappelons que les poljqihénols sont de puissants antioxydants ayant la capacité de réduire le stress oxydatif qui est à l\u2019origine des maladies proinflammatoires, comme le diabète de type 2, Toljésité et les maladies cardiovasculaires.A l\u2019instar de la mélasse, du sirop d\u2019agave et du miel, le sirop d\u2019érable présentait un faible indice glycémique, c\u2019est-à-dire que l\u2019ingestion d\u2019une dose équivalente en calories de ces différents agents sucrants entraînait une élévation moins grande de la concentration de glucose dans le sang qu\u2019avec le sucre blanc, le sirop de maïs et le sirop de riz VOIR PAGE A 8 : SIROP 77831303442441 A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 OCTOBRE 2013 ACTUALITES Les Canadiens sont libérés, mais incapables de qnitter l\u2019Égypte Le Caire \u2014 Les Canadiens Jolin Greyson et Tarek Loubani, libérés d\u2019une prison en Égypte après avoir été détenus sans accusations depuis la mi-août, n\u2019ont pas pu quitter le pays dimanche, ont confié des responsables de l\u2019aéroport du Caire.M.Greyson, un réalisateur torontois et professeur à l\u2019Université de York, et M.Loubani, un médecin de London, en Ontario, n\u2019ont pas pu monter à bord de l\u2019avion qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à prendre à destination de Francfort, en Allemagne, car leurs noms sont apparus sur une liste d\u2019interdiction publiée par des procureurs, ont expliqué des responsables.Bureaucratie Les deux hommes ont pu récupérer leurs bagages et étaient libres de quitter l\u2019aéroport, ont ajouté les responsables qui se sont exprimés sous le couvert de l\u2019anonymat parce qu\u2019ils n\u2019étaient pas autorisés à informer les journalistes.Contacté par courriel dimanche soir, John Babcock, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, n\u2019a donné aucune information sur le sujet, citant des motifs relatifs à la vie privée.Selon le ministère canadien des Affaires étrangères, MM.Greyson et Loubani ont été libérés d\u2019une prison égyptienne dimanche matin.La sœur de M.Greyson, Cecilia, a déclaré à l\u2019Associated Press que des responsables consulaires canadiens étaient aux prises avec ce qu\u2019elle a qualifié A\u2019« embûches » bureaucratiques pour que les deux ex-détenus puissent John Greyson Tarek Loubani entamer leur voyage de retour vers le Canada.«Jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient rentrés sains et saufs au Canada, nous demeurerons un peu nerveux, a-t-elle déclaré.Nous avons été en contact avec eux tout au long de la journée aujourd\u2019hui [dimanche].Nous sommes soulagés qu\u2019ils soient sortis de prison.Nous en sommes très encouragés.» Endroit sécuritaire Selon Cecilia, les deux hommes se trouveraient dans un endroit sécuritaire et attendraient patiemment de pouvoir repartir.Les deux sont en contact régulier par téléphone et courriel, a-t-elle précisé.Toujours selon elle, les deux hommes ont été surpris lorsqu\u2019un garde a vivement ouvert la porte de leur cellule et les a fait sortir, puisqu\u2019ils n\u2019avaient aucune indication qu\u2019ils seraient libérés.MM.Greyson et Loubani ont été coincés dans les manifestations entourant la destitution du président égyptien Mohamed Morsi.Ils avaient prévu se rendre à la bande de Gaza où le docteur Loubani devait enseigner la médecine en salle d\u2019urgence tandis que M.Greyson envisageait de produire un documentaire.Les deux hommes étaient détenus, sans avoir été formellement accusés, depuis le 16 août après avoir été arrêtés pendant qu\u2019ils observaient une manifestation pro-Morsi au Caire.Associated Press Lire aussi > Égypte: Les policiers elles partisans de Morsi s\u2019affrontent au Caire.Page B1 Petronas s\u2019installe au Canada Le géant malaisien investira 36 milliards dans un projet de gaz naturel BRUCE CHEADLE à Nusa Dua Le premier ministre Stephen Harper pouvait se montrer confiant dimanche à son arrivée à Bali, en Indonésie, fort de l\u2019entente de 36 milliards de dollars conclue avec la société pétrolière nationale de la Malaisie dans le secteur de l\u2019énergie au Canada.Le premier ministre de la Malaisie, Mohd Na-jib, en a fait l\u2019annonce aux côtés de M.Harper avant leur départ respectif pour le sommet de l\u2019APEC en Indonésie, précisant que la compagnie pétrolière Petronas s\u2019engageait à injecter 36 milliards dans un projet d\u2019usine de gaz naturel liquéfié et d\u2019oléoduc en Colombie-Britannique.Cette décision survient après que le géant malaisien a procédé à l\u2019acquisition de l\u2019entreprise al-bertaine Progress Energy, l\u2019an dernier, pour plus de 5 milliards.Le gouvernement Harper avait approuvé l\u2019entente, mais avait également adopté, dans le même temps, de nouvelles règles ne permettant le rachat (d\u2019entreprises canadiennes par des sociétés d\u2019État qu\u2019à certaines conditions exceptionnelles.L\u2019instauration de ces politiques avait jeté un froid sur les relations entre Ottawa et les investisseurs étrangers, et certains analystes avaient remis en question ce changement de cap, craignant que cela ne rebute pour de bon des investisseurs dont le Canada a pourtant bien besoin.M.Najib s\u2019est porté à la défense du premier ministre, dimanche, assurant que la promesse d\u2019investissements de Petronas au Canada constituait un «gage du niveau de confiance que la Malaisie porte dans le gouvernement canadien».M.Harper, lui s\u2019est montré plus réservé.«Nous voyons d\u2019un œil très positif les investissements de Petronas et, selon les indications que j\u2019ai, Petronas songe à d\u2019autres investissements», a-t-il mentionné.Oléoducs En juin, des représentants de la Colombie-Britannique avaient annoncé un investissement de Petronas de l\u2019ordre de 19 milliards pour une centrale de gaz naturel liquéfié.H n\u2019était toutefois pas encore clair, dimanche, à quelles fins étaient destinés ces fonds supplémentaires.Cette annonce tombe à point nommé pour le premier ministre, à l\u2019heure où son gouvernement doit composer avec une forte résistance dans le projet de prolongation de l\u2019oléoduc Northern Gateway sur la côte ouest et tente de gagner la partie de bras de fer l\u2019opposant à l\u2019administration Obama dans le dossier de la construction de l\u2019oléoduc Keystone de TransCanada.La Presse canadienne Tl ANIMAI lüN : KARINA MARCbAU.JÜURNALISI b INDbRbNDAN I b PHOTO JEAN FRANÇOIS HAMELIN AbbXANDRb SHIbbDS Poursuivez vos réflexions avec les journalistes du Devoir EMISSION 6 LE DEVOIRh- À Canal Savoir, lundi 20 h CE ¦Cl: Le prix unique du livre : fondements et conséquences Jean-François Nadeau, directeur adjoint de l\u2019information Les politiques énergétiques du gouvernement Marois Alexandre Shields, journaliste spécialisé en environnement En marge du quotidien La photographie de guerre Josée Boileau, rédactrice en chef I Le Devoir de philo S Michael Walzer : réflexion sur la « guerre juste » I Christian Nadeau, professeur en philosophie à l\u2019Université de Montréal JOSbb BOIbbAU PROLONGEZ VOTRE EXPÉRIENCE: www.ledevoir.com/devoirplus ET TOUS LES MARDIS À L'ÉMISSION Le Midi Libre À12 H 15 CW AnImerMontréal LE DEVOIR canal SAVOIR w.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Les conditions de vie dans la réserve d\u2019Attawapiskat ont fait les manchettes à l\u2019automne 2011.AUTOCHTONES L\u2019ONU dépêche un rapporteur spécial STEVE RENNIE à Ottawa Le rapporteur spécial de rONU sur les droits des populations autochtones sera au Canada à compter de lundi pour dresser un constat de la situation précaire de ces communautés au pays.Le professeur de droit James Anaya, qui élaborera un rapport à ce sujet à la demande de l\u2019ONU, doit s\u2019entretenir avec des représentants autochtones et gouvernementaux au cours de son passage au Canada.«L\u2019idée derrière cette démarche est d\u2019avoir des renseignements de première main sur la situation des peuples autochtones du Canada en m\u2019entretenant directement avec eux aussi souvent que possible», a-t-il souligné en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.Neuf jours En tant que rapporteur spécial des Nations unies, le rôle de M.Anaya est de faire la promotion des lois et politiques soutenant les communautés autochtones à travers le monde.Il a également pour mandat d\u2019étudier leurs conditions de vie et soumettre des rapports et recommandations à cet égard.Il n\u2019a toutefois aucun pouvoir contraignant.M.Anaya tente plutôt, en dénonçant des situations inacceptables, d\u2019embarrasser les gouvernements auprès de la communauté internationale.Le gouvernement fédéral aura l\u2019occasion de répondre aux conclusions de M.Anaya avant qu\u2019un rapport définitif ne soit publié et présenté, l\u2019an prochain, au Conseil des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU.Ce rapport comportera ainsi des recommandations à l\u2019intention du gouvernement fédéral, des Premières Nations et possiblement d\u2019autres groupes.Le séjour d\u2019une durée de neuf jours, au cours duquel M.Anaya visitera à la fois des petites communautés rurales et de grosses villes, se terminera le 15 octobre.Il se rendra également à Ottawa pour discuter avec des représentants du gouvernement fédéral et de plusieurs ministères et agences.Ressources naturelles L\u2019un des enjeux susceptibles d\u2019être abordés à cette occasion est l\u2019exploitation des ressources naturelles sur les terres autochtones.Sans se risquer à faire des liens directs avec la situation canadienne, M.Anaya a souligné que les entreprises privées et gouvernements commençaient, un peu partout à travers le monde, à constater qu\u2019ils avaient besoin de l\u2019appui des peuples autochtones dans la concrétisation des principaux projets énergétiques.«De façon générale, oui, il est clair que nous avons une tendance lourde qui va dans cette direction, et plus particulièrement chez les principales industries ministères et pétrolières», a-t-il déclaré.Cette hypothèse semble par ailleurs se vérifier en Colombie-Britannique, où une délégation de hauts représentants gouvernementaux s\u2019est récemment rendue écouter les inquiétudes des autochtones dans le dossier de l\u2019oléoduc Northern Gateway, entre autres.M.Anaya avait déjà déposé une première demande officielle de visite au Canada en février 2012.«J\u2019hésite à sauter aux conclusions dans ce genre de situations.Il est fréquent que les gouvernements mettent du temps avant de répondre à mes demandes», a-t-il mentionné.La Presse canadienne CONSEIL FEDERAL DU NPD Mulcair promet de ne pas hausser l\u2019impôt des riches Ottawa \u2014 Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a assuré dimanche qu\u2019il était hors de question que son parti hausse les impôts des plus fortunés une fois qu\u2019il serait au pouvoir, et ce, même si l\u2019une de ses candidates vedettes à Toronto s\u2019est déclarée en faveur d\u2019une telle mesure.L\u2019écrivaine Linda McQuaig, qui a été désignée le mois dernier candidate du NPD en vue de l\u2019élection partielle dans Toronto-Centre, affirme qu\u2019une imposition de 70% sur les plus riches du pays constituait la meilleure solution pour contrer les iniquités sociales.M.Mulcair a toutefois rappelé que ce n\u2019était pas dans les intentions de son parti et a dit s\u2019attendre à ce que M\u201c® McQuaig fasse preuve d\u2019un bon esprit d\u2019équipe.Il a esquivé une question quant à savoir s\u2019il demandera à sa candidate de cesser de se prononcer sur ce dossier.M.Mulcair a déclaré que le NPD était favorable à une hausse des impôts sur les entreprises, mais pas auprès des particuliers.Sécurité de la vieillesse S\u2019adressant au conseil fédéral du parti à Ottawa, il a également soutenu que le NPD devait commencer à se préparer pour les élections de 2015.Il a indiqué qu\u2019un gouvernement néodémocrate hausserait les prestations du Régime de pensions du Canada et annulerait la décision du Parti conservateur de relever de 65 à 67 ans l\u2019âge d\u2019admissibilité au programme de Sécurité de la vieillesse.Les négociations avec les communautés autochtones du pays seraient également ramenées au sommet des priorités du gouvernement, a ajouté M.Mulcair.La Presse canadienne NOUVEAU- BRUNSWICK Schiste: reprise des négociations Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Da'vid Alward, s\u2019est entendu avec des représentants de la communauté autochtone d\u2019Elsipogtog pour reprendre les négociations dès lundi afin de tenter de trouver une issue au mouvement d\u2019opposition contre l\u2019exploration des gaz de schiste.M.Alward et des membres du conseil de bande d\u2019Elsipogtog se sont rencontrés dimanche dans un hôtel de Moncton afin de résoudre la crise ayant entraîné la fermeture d\u2019une autoroute de l\u2019est du Nouveau-Brunswick pendant une semaine.Le premier ministre a assuré que la rencontre de trois heures avait donné l\u2019occasion à son gouvernement et aux opposants de l\u2019industrie du gaz de schiste d\u2019échanger leurs points de vue dans le dossier.Dimanche dernier, la GRC avait bloqué la route 134 lorsque la manifestation contre l\u2019exploitation des gaz de schiste avait débordé sur l\u2019autoroute.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 7 OCTOBRE 20IS A 3 ACTUALITES La reine en croix Jean-François Nadeau Je suis allé manger avec Dalila Awada, cette musulmane propulsée sur l\u2019avant-scène médiatique par son débat télévisé avec Djemila Benhabib lors d\u2019un beau dimanche façon Guy A.Lepage.Elle était un peu dépitée ce jour-là.«Il y a une vidéo anonyme qui a été mise en ligne qui insinue que je suis une menteuse et on m\u2019écrit de rentrer chez moi.» Née ici, étrangère au Liban de son père, elle a 23 ans et une élégance digne des félins qu\u2019elle adore au point de contribuer, avec ses modestes revenus, à des organismes de défense des animaux.Chez elle, le voile ressemble à un accessoire de mode dont on comprend qu\u2019il pourrait bien tomber, le jour où elle le voudra.«Pendant le printemps érable, j\u2019étais aux manifestations.J\u2019ai fait un peu de bénévolat pour Québec solidaire parce que c\u2019est le parti qui représentait le plus mon point de vue d\u2019étudiante en grève.On voudrait me faire passer pour un porte-parole déguisé de QS, comme si fêtais en communication directe avec Françoise David! Puis, on m\u2019associe à Tariq Ramadan, que je n\u2019ai jamais entendu ni lu, parce qu\u2019une cousine a été membre d\u2019un groupe qui l\u2019a fait venir! Ou alors, on dit que je suis juste une nunuche parce que je vends des cosmétiques pour payer mes études.Personne ne semble considérer que je pense toute seule, que je parle en mon nom.» Elle a du caractère, Dalila Awada.Et elle aime remettre un peu tout en balance pour discuter.«Je ne crois pas qu\u2019on peut vraiment s\u2019assurer de la neutralité de quelqu\u2019un en contrôlant la façon dont il s\u2019habille.Le nombre de fois où je me suis retrouvée discriminée par des gens en principe neutres! Les attitudes condamnables n\u2019ont rien à voir avec les vêtements.» Elle lit sur le féminisme, milite à la Eédéra-tion des femmes du Québec, rêve de voyage en Asie, envisage un séjour en Nouvelle-Zélande.Et oui, elle est croyante.Irréaliste à son sens d\u2019envisager que toutes les musulmanes puissent du jour au lendemain enlever leur voile.«Voyons donc! Certaines le portent depuis des décennies.Vous croyez qu\u2019elles vont pouvoir l\u2019enlever comme ça ?C\u2019est plus complexe que ça en a l\u2019air.J\u2019ai rencontré un sikh qui ne pratique même pas, mais qui porte le turban depuis toujours.Il n\u2019a jamais coupé ses cheveux.Comment voulez-vous que, du jour au lendemain, il envisage sa vie sans turban ?» Dalila s\u2019aligne spontanément sur la position défendue par Jacques Parizeau : non aux symboles religieux dans des positions d\u2019autorité fondamentale, juge, policier, procureur, etc.Elle s\u2019oppose à l\u2019idée de soumettre les petits fonctionnaires à la même règle.«Ces gens-là seraient-ils moins compétents ou fiables parce qu\u2019ils portent un voile ou un autre symbole ?» Et pour les garderies?«Il me semble qu\u2019il y a des principes, mais aussi un côté pratique: on peut, je pense, vivre avec des femmes qui s\u2019occupent bien des enfants, qui ne leur imposent pas leurs vues.Pourquoi devraient-elles perdre leur emploi ?Franchement, ça n\u2019a pas de sens.» Interdire aussi le voile pour les profs?«Surtout pas !, dit-elle en riant Je veux enseigner la sociologie!» Quelque chose me dit que Dalila ferait une prof épatante.Et en même temps, est-ce que je me vois me battre pour qu\u2019elle conserve son voile à tout prix, sachant ce que cela a coûté à nombre de femmes pour l\u2019enlever?Moi si grand, qui sait si je ne pourrais pas cacher un terroriste derrière mon dos tout blanc ?C\u2019est sans doute sur la base de cette menace potentielle qu\u2019une dame a refusé de m\u2019ouvrir la porte de l\u2019immeuble du journal.Elle me voit au quotidien, mais j\u2019étais sans ma carte d\u2019accès.«On ne sait jamais», a-t-elle laissé tomber pour justifier un excès de zèle sécuritaire qu\u2019elle partage désormais avec d\u2019autres.Cette Charte qui propose d\u2019encapsuler le principe de la laïcité dans une fantasmagorie de valeurs nationales très provinciale s\u2019appuie sur une angoisse sécuritaire post-ll-Septembre envers l\u2019islamisme.Qn oublie souvent qu\u2019au Canada français, la religion catholique a servi de bouclier contre une autre grande peur, celle du communisme.La loi du cadenas de Duplessis permettait de mettre sous scellé tout immeuble où l\u2019on suspectait des activités subversives.En pratique, la mesure permettait surtout d\u2019écraser toute opposition de gauche et les étrangers au catholicisme.L\u2019arbitraire régnait.Erank Roncarelli, un Témoin de Jéhovah, fut par exemple empêché de gagner sa vie en raison de sa religion.D\u2019où vient aujourd\u2019hui cette urgence d\u2019interdire des manifestations religieuses alors que des lois et des pratiques existent déjà pour les baliser?Duplessis est mort.C\u2019est entendu.Mais je ne peux m\u2019empêcher de penser que cette peur phobique du communisme qui caractérisait son régime a été remplacée par une peur semblable de l\u2019islamisme, dont profite un vil populisme électoraliste.Tant qu\u2019à se vouloir vraiment laïque et républicain au point de se lancer dans une guerre de religion, il faudrait parler aussi de cette brave reine qui vient parfois chez nous pour rappeler qu\u2019elle y est chez elle.Par son statut de souveraine, Elisabeth II est chef suprême de son Église.Pourquoi alors continuer de tolérer son blason dans l\u2019enceinte du parlement alors qu\u2019il prend passablement plus de place qu\u2019un petit crucifix déjà à raison condamné ?jfn @ledevoir.com PROIEI MONTE lU HOi RON FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Ignoré par ses adversaires en 2005 et 2009, Richard Bergeron note qu\u2019il devient la cible d\u2019attaques.O ELECTIONS MUNICIPALES Le chef de Projet Montréal dénonce les « coups vicieux » MARCO FORTIER Critiqué pour les hens entre un organisme bénévole du Plateau-Mont-Royal et le parti Projet Montréal, Richard Bergeron affirme être la cible de «coups vicieux» parce qu\u2019il a le vent dans les voiles, à un mois du scrutin du 3 novembre.Le candidat à la mairie de Montréal dit constater qu\u2019il est pris au sérieux, à sa troisième tentative de conquérir l\u2019Hôtel de Ville.Ignoré par ses adversaires en 2005 et 2009, Richard Bergeron note qu\u2019il devient la cible d\u2019attaques, même «mensongères», comme la plus récente qui vise l\u2019administradon de Projet Montréal dans le Plateau-Mont-Royal.M.Bergeron et le maire du Plateau, Luc Perrandez, ont dénoncé dimanche un article de La Presse qui rapportait une plainte à la police faite par un citoyen pour un prétendu «détournement de fonds» au profit d\u2019un organisme bénévole.Des militants de Projet Montréal siègent à l\u2019organisme Plateau Milieu de vie, qui a reçu 35000$ de l\u2019arrondissement pour offrir un marché public destiné aux familles pauvres de l\u2019est du Plateau.La somme de 31000$ a servi à l\u2019aménagement d\u2019un stand de fruits et légumes au Marché solidaire Prontenac, à l\u2019angle des rues Rachel et Pul-lum ; et 4000 $ ont été investis dans l\u2019achat de fruits et légumes, offerts à bas prix aux résidants démunis du quartier, a expliqué Richard Bergeron.Il a reconnu que des sympathisants de Projet Montréal siègent à l\u2019organisme, mais il n\u2019y voit aucun scandale, bien «Je le prends comme un indicateur positif.Ça veut dire que nos adversaires nous craignent )) Richard Bergeron au contraire.«Il n\u2019y a pas un sou de salaire à personne.Il n\u2019y a pas eu un dollar de bénéfice à quiconque.Tout est fait sur une base de bénévolat», a affirmé le chef de Projet Montréal après une rencontre avec ses candidats, dimanche matin, au local électoral du parti.«Ça commence à jouer rude.Nous nous attendions à ce que, vers la fin de la partie, on commence à recevoir des coups de coude.Nous avons constaté avec surprise que les coups vicieux ont commencé à pleuvoir dès cette semaine, a dit Richard Bergeron.Je le prends comme un indicateur positif.Ça veut dire que nos adversaires nous craignent», a-t-il ajouté.Une bénévole indignée Genevière Dodin, bénévole à Plateau Miheu de vie et militante de Projet Montréal, est outrée par toute cette polémique.Même si elle et d\u2019autres membres de l\u2019organisme, dont la présidente Linda Vallée, sont sympathisants du parti, des gens de tous les horizons s\u2019engagent dans Plateau Miheu de vie, selon elle.«Pro- jet Montréal n\u2019exige pas que tout le monde ait sa carte du parti pour aller vendre des tomates aux démunis!», dit-elle en entrevue au téléphone.Dans une lettre transmise au Devoir, M\u201c® Dodin raconte consacrer plusieurs dizaines d\u2019heures, tout à fait bénévolement, pour offrir des fruits et légumes dans son quartier.«Dans un arrondissement où tout le monde se connaît, il vient fatalement un moment où on fait des choses \u201censemble\u201d.Par ailleurs, le fait qu\u2019une personne soit membre d\u2019un parti politique ne devrait pas l\u2019empêcher de s\u2019engager bénévolement dans d\u2019autres activités.[.] Inversement, un bénévole donnant son temps pour une cause de son choix devrait avoir celui de devenir membre et même donateur d\u2019un parti dans lequel il se reconnaît et dont il aimerait voir les idées développées à grande échelle.C\u2019est la liberté d\u2019association qui est en jeu», écrit-elle.L\u2019opposition critique Marcel Côté, chef de la Coalition Montréal, soutient que Projet Montréal a erré dans cette histoire.« Je peux vous dire que si le commissaire à l\u2019éthique avait vu ça, il y aurait clairement eu suspension d\u2019élus.On ne peut pas donner à des copains, même avec les meilleures intentions du monde.On demande une certaine indépendance.C\u2019est sûr que la fameuse organisation n\u2019était pas indépendante du pouvoir politique.On se retrouve dans les années 50 et 60 avec des choses comme ça.» Avec Mélanie Loisel Le Devoir Q ELECTIONS MUNICIPALES Marcel Côté veut redonner le fleuve aux Montréalais MELANIE LOISEL Coalition Montréal veut se réapproprier les berges et redonner l\u2019accès au Saint-Laurent.Avec une dizaine de millions de dollars, le candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté croit qu\u2019il serait possible de mener au moins trois projets d\u2019importance, dès les premières années de son mandaf s\u2019il est élu le 3 novembre prochain.Son parti propose principalement de démanteler les rails du Vieux-Port de Montréal, d\u2019agrandir le parc Bellerive, près du pont Jacques-Car fier, et d\u2019y construire une barge flottante.«Les Montréalais veulent avoir accès au fleuve à partir du centre-ville, mais la voie ferrée du CN est vraiment un obstacle au développement du Vieux-Port», soutient Marcel Côté qui souhaite retirer la voie ferrée entre la rue Bridge et la rue Berri.Le chef de Coalition Montréal aJffirme que ce projet permettrait d\u2019attirer des investisseurs pour y construire notamment des hôtels et des restaurants, mais aussi pour revitahser le silo n\u201c 5.«Il n\u2019y aura jamais de développement du silo n\" 5, tant qu\u2019on n\u2019éliminera pas ce train-là qui passe juste à côté et qui fait vibrer le silo», dit-il.Des négociations devront toutefois être menées avec le Canadien National avant de mettre ce projet sur pied.Étant donné que plusieurs trains utilisent quotidiennement ces rails pour transporter des marchandises, il faudra trouver des voies alternatives.Selon Marcel Côté, il existe déjà deux autres tracés sur lesquels les trains pourraient circuler, mais l\u2019un de ces tracés, qui passent par Tétreauvihe dans l\u2019est de Montréal, serait utilisé seulement en cas d\u2019urgence.«Le CN sait que ça s\u2019en vient.C\u2019est sûr que les négociations ne seront pas faciles, mais je suis confiant que toutes les parties puissent s\u2019asseoir pour en discuter», indique-t-il.Piscine en eaux vives À cet égard, les deux autres projets proposés par l\u2019équipe de Marcel Côté semblent beaucoup plus faciles à réaliser.Si Coalition Montréal prend le pouvoir en novembre, elle compte construire une promenade urbaine qui partirait du Vieux-Port jusqu\u2019au parc Bellerive situé dans le quartier Sainte-Marie.Ce parc, qui offre une vue sur le fleuve et l\u2019île Sainte-Hélène, est pour l\u2019instant coincé entre un dépôt à neige et un terrain vague du ministère des Transports.Elle voudrait également construire une barge flottante, c\u2019est-à-dire une piscine en eaux vives, dans le Vieux-Port pour permettre aux Montréalais de se baigner davantage pendant l\u2019été.Le chef Marcel Côté estime que ces trois projets sont réalisables assez rapidement, contrairement à ce que propose son adversaire Richard Bergeron avec son projet Entrée maritime, avec lequel Projet Montréal vise, entre autres choses, à créer un quartier de 5000 logements, à quelques mètres du Vieux-Port, pour permettre à davantage de Montréalais d\u2019avoir accès au fleuve.Le Devoir IBJIJ VIPIB ERANÇOIS PESANT LE DEVOIR Marcel Côté a présenté dimanche son plan de revitalisation du Vieux-Port Q ELECTIONS MUNICIPALES Plateau : Coderre promet de revoir les décisions de Ferrandez JEANNE CORRIVEAU Denis Coderre pourrait revoir certaines décisions prises par l\u2019administration de Luc Perrandez dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal si son équipe de candidats est élue le 3 novembre prochain.Denis Coderre était de passage samedi dans le Plateau-Mont-Royal pour présenter ses candidats locaux, dont Gilbert Thibodeau, qui briguera la mairie de cet arrondissement.Il a soutenu que le Plateau avait souffert d\u2019un «déficit démocratique» au cours des dernières années et que les citoyens et les commerçants devraient être davantage consultés à l\u2019avenir.«Il peut y avoir eu de bonnes idées, mais il y a un problème démocratique.On doit user de gros bon sens», a dit M.Coderre en évoquant le mécontentement provoqué par certaines décisions de l\u2019administration Éerrandez pour réduire la circulation automobile.« Cette polarisation crée des problèmes majeurs.» Apaisement de la circulation Mais le candidat à la mairie de Montréal n\u2019a pas été en mesure de préciser quelles mesures d\u2019apaisement de la circulation seraient revisées.«Si on a à faire de l\u2019apaisement, la pre- PEDRO RUIZ LE DEVOIR Selon Denis Coderre, le Plateau-Mont-Royal a souffert d\u2019un « déficit démocratique » au cours des dernières années.mière chose que Gilbert [Thibodeau] et son équipe vont faire, c\u2019est avant tout de consulter et de s\u2019assurer qu\u2019on fait les choses de façon inclusive», a dit M.Coderre.Il a tout de même souligné la nécessité de revoir la politique du stationnement à l\u2019échelle de la ville.«Mais notre rôle, ce n\u2019est pas de mettre du stationnement partout», a-t-il indiqué.Salle de spectacle Le Plateau aurait par ailleurs besoin d\u2019une nouvelle salle de spectacle pour sa maison de la Culture, a-t-il ajouté.Consultant en gestion et candidat défait dans Hochelaga pour le Parti libéral du Canada lors des élections fédérales de 2011, Gilbert Thibodeau affrontera le maire sortant, Luc Perrandez, et la comédienne Danièle Lorain, de Coalition Montréal.«Nous croyons en l\u2019importance de la consultation citoyenne, et ce, avec une écoute proactive, sans arrogance.Il est inconcevable de penser que, en diminuant les espaces de stationnement, certaines rues commerciales conserveront leurs attraits pour les visiteurs», a commenté M.Thibodeau.«Et l\u2019hiver, le déneigement rapide est nécessaire.» Pour leur part, Alain Clavet, Carmelle Mar-chessault.Antonio Rodrigues, Sandega Yeba, Nam Truong, et Eleni Pakotakis, ancienne conseillère d\u2019Union Montréal dans Jeanne-Mance, tenteront de se faire élire aux postes de conseillers.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 OCTOBRE 2013 ACTUALITES \\\\ LIONEL BONAVENTURE AGENCE ERANCE-PRESSE La cyberintimidation est un phénomène mondial qui gagne en importance avec la popularité grandissante des réseaux sociaux.Intimidation : un combat de chaque instant, dit Malavoy Québec \u2014 Le travail ne fait que commencer pour ceux qui luttent contre un problème susceptible de miner l\u2019atmosphère dans n\u2019importe quel établissement scolaire.La Semaine contre l\u2019intimidation et la violence à l\u2019école, qui était chapeautée par le gouvernement du Québec, s\u2019est déroulée du 30 septembre au 4 octobre sur le thème Branché sur le positif.Même si ces quelques journées de sensibilisation axées sur le harcèlement dans les médias sociaux sont désormais terminées, les élèves et le personnel enseignant ne doivent pas baisser leur garde, affirme la ministre de l\u2019Education, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy.Dans un communiqué, elle a écrit qu\u2019il faut qu\u2019ils «continuent pendant le reste de l\u2019année de se mobiliser pour faire du cyberespace un lieu agréable et sécuritaire où il fait bon apprendre et s\u2019amuser».Far West La présidente et directrice générale de l\u2019organisation Ensemble pour le respect de la diversité, Anne Lagacé Dowson, abonde dans le sens de M\u201c® Malavoy.En entrevue à La Presse canadienne, elle a expliqué que les réseaux sociaux sont devenus des lieux de rendez-vous incontournables pour les enfants et les adolescents.Selon elle, «il faut insister davantage sur le civisme, sur les conséquences de ce qu\u2019on dit et fait sur ces plateformes-là ».Mme Lagacé Dowson a com- paré le climat qui y règne à celui du Ear West du temps des pionniers.En se basant sur la littérature sur le sujet, elle a précisé que les utilisateurs des réseaux sociaux se divisent en deux catégories.D\u2019un côté, il y a les «natijs du cyberespace» (c\u2019est-à-dire les moins de 30 ans qui naviguent sur Internet depuis leur plus jeune âge) et de l\u2019autre, on retrouve les «immigrants du cyberespace» (les internautes qui ont franchi le cap de la trentaine et qui ont commencé à se rendre sur la toile plus tard dans leur vie).Anne Lagacé Dowson soutient que ces poupes sont confrontés à des enjeux différents.D\u2019après elle, les plus jeunes ne se «rendent pas compte des dommages des dérapages, des commentaires négatijs et de la transmission de photos intimes» sur la toile.Quant à leurs aînés, ils sont, selon elle, «un peu en désarroi devant ce phénomène grandissant qu\u2019est l\u2019usage des médias sociaux par les jeunes».Pour «limiter les dommages» dans chacun des deux camps, il importe de miser sur le «réalisme», la «prévention» et la «prise de conscience », affirme M\u201c® Lagacé Dowson.Elle invite notamment les enseignants et les élèves à s\u2019inspirer d\u2019outils pédagogiques disponibles en ligne comme le site branchepositif.gouv.qc.ca où il est possible de trouver des recommandations pour les éducateurs, les témoins, les victimes d\u2019intimidation et même les harceleurs.La Presse canadienne Le Canada aurait aussi espionné le Brésil Brasilia \u2014 Lç Canada, tout comme les Etats-Unis, a espionné les communications du minisfère brésilien des Mines et de l\u2019Energie, selon des documents des services de renseignement canadiens révélés dimanche par la télévision Globo.Les documents, qui émanent du Centre de la sécurité des té-lécommunications Canada (CSTC), ont été rendus publics par l\u2019ancien analyste américain Edward Snowden.Us montrent un schéma détaillé des communications du ministère, comprenant les appels téléphoniques, les courriers électroniques et les navigations sur Internet.Le Canada a des intérêts importants au Brésil, en particulier dans le domaine minier, a déclaré le ministre des Mines et de l\u2019Énergie, Edilson Lobao, à la télévision Globo, estimant que cette affaire était «grave».«Ey a de nombreuses firmes canadiennes qui veulent faire des affaires dans notre pays.Mais je ne puis pas dire si l\u2019intérêt d\u2019espionner chez nous vient de là, pour favoriser les intérêts de certaines firmes», a ajouté M.Lobao.Edward Snowden, un ancien informaticien américain âgé ()e 30 ans, est recherché par les États-Unis pour avoir révélé aux médias l\u2019ampleur de la surveillance exercée par les services de renseignement américain, l\u2019Agence nationale de sécurité (NSA - Snowden a passé plus d\u2019un mois dans la zone de transit de l\u2019aéroport de Moscou avant de bénéficier de l\u2019asile politique en Russie.Au cours des dernières semaines, la presse brésilienne a publié des documents des services secrets américains révélant l\u2019espionnage exercé sur les communications de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, de ses collaborateurs proches et de millions de Brésiliens, mais aussi d\u2019entreprises telles que le géant public pétrolier Petrobras.Agence France-Presse Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Québec mise sur la création d\u2019emplois Le gouvernement présente ce lundi sa nouvelle politique économique Québec \u2014 La première ministre du Québec, Pauline Marois, et le ministre des Pi-nances, Nicolas Marceau, présenteront lundi la nouvelle politique économique de leur gouvernement intitulée Politique économique \u2014 Priorité Emploi du gouvernement du Québec.Comme le titre du document le laisse entendre, ils vont expliquer le plan gouvernemental au chapitre du développement économique et de la création d\u2019emplois.Ils aborderont également les thématiques de l\u2019industrie ainsi que de la recherche.En matière d\u2019innovation, M.Marceau a souligné, vendredi, que l\u2019électrification des transports semble être un créneau particulièrement prometteur pour le Québec puisque plusieurs «ingrédients» sont réunis pour favoriser l\u2019émergence de ce secteur.Le ministre a rappelé que le Québec a de l\u2019énergie propre en quantité importante, des surplus énergétiques et des entreprises tout en ajoutant avec enthousiasme que la province avait mis au point des batteries électriques et des moteurs électriques.Selon lui, les ingé- nieurs électriques québécois sont de classe mondiale.Dans les rangs de la Coalition avenir Québec, ce sont plutôt les sentiments d\u2019impatience et de scepticisme qui dominent.Son porte-parole en matière de finances, le député de Lévis, Christian Dubé, n\u2019a pas hésité à qualifier les attentes de sa formation de «très grandes» en précisant, toutefois, qu\u2019il n\u2019est pas «certain que ce gouvernement soit très sérieux en matière d\u2019économie».Il a dit que «le gouvernement est au pouvoir depuis 13 mois et qu\u2019il n\u2019y a pas eu de plan économique depuis tout ce temps-là».avec des belles paroles, mais il faut que ça soit soutenu par des programmes.Il faut qu\u2019il y ait des actions concrètes.Il faut qu\u2019il y ait la disponibilité des fonds > «Il faut non seulement arriver avec des belles paroles, mais il faut que ça soit soutenu par des programmes» De la parole aux actes M.Dubé a affirmé que les péquistes ont tendance à se «défiler» par «peur de discuter des chiffres» et qu\u2019avec leurs «tergiversations», ils contribuent à créer un «climat d\u2019incertitude».Il a dit espérer que l\u2019annonce de lundi ne serait pas qu\u2019«MW show de boucane».«Il faut non seulement arriver a expliqué le député de Lévis.Il hésite à avancer que la présentation conjointe de Pauline Marois et de Nicolas Marceau se voudra une façon de préparer le terrain en prévision d\u2019un éventuel scrutin général.De son côté, la porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Erançoise David, croise les doigts pour que le gouvernement propose des solutions afin de permettre à de nombreux Québécois d\u2019intégrer le marché du travail.Selon elle, M\u201c® Marois et M.Marceau doivent s\u2019abstenir de mettre tous leurs œufs dans le même panier.«Il va falloir qu\u2019on crée de l\u2019emploi dans différents secteurs, des secteurs où les hommes vont trouver de l\u2019emploi, où les femmes vont trouver de l\u2019emploi.Il va donc falloir penser au secteur de la construction peut-être en partie, mais aussi à l\u2019économie sociale, la culture, les services publics, les services aux personnes», a-t-elle dit à La Presse canadienne./ Economie verte M\u201c® David ajoute que sa formation ne veut pas que le gouvernement mise sur des «industries très polluantes» pour donner un regain d\u2019énergie au marché du travail provincial, mais plutôt sur «l\u2019économie verte».S\u2019il est normal pour le gouvernement de se soucier de créer des emplois dans les grands centres urbains, la députée de Gouin estime qu\u2019il faut aussi penser aux régions.Toutefois, elle met le gouvernement en garde: les ressources naturelles ne peuvent être la panacée à tous leurs ennuis économiques.Il a été impossible de connaître les attentes du Parti libéral du Québec par rapport à l\u2019annonce de lundi, le parti ayant décidé d\u2019attendre le dévoilement de la politique avant de donner sa position à ce sujet.La Presse canadienne ¦«», î^ W!- y.y ^\tf, U'\u2019 ^ \" Le typhon Mom?déferle Le typhon Fitow a frappé lundi la côte orientale de la Chine, où des centaines de milliers de personnes ont été préventivement évacuées et où les autorités ont déclenché une alerte maximale.Le typhon, avec des vents atteignant 150 kilomètres/heure, a touché terre dans les premières heures de lundi dans la province de Pujian, apportant des pluies torrentielles et provoquant des coupures d\u2019électricité massives.Le Centre national météorologique a émis dans la journée de dimanche une alerte rouge.Selon Chine nouvelle, 574 000 personnes ont été évacuées dans la province de Zhejiang et 177 000 dans celle de Pujian.Deux employés du port de Wenzhou, dans le Zhejiang, ont été portés disparus, photo agence erance-presse La famille d\u2019Alexandre Paul garde espoir Le militant montréalais de Greenpeace est emprisonné en Russie La mère du Montréalais Alexandre Paul, un militant de Greenpeace accusé de piraterie par la Russie, a espoir que son fils soit relâché après les deux mois de détention préventive qu\u2019il purge présentement et qu\u2019il évite ainsi une peine qui pourrait aller jusqu\u2019à 15 ans d\u2019emprisonnement.Nicole Paul prenait part à une vigile organisée par le groupe environnemental Greenpeace qui a réuni environ 80 personnes samedi soir autour de l\u2019installation « Méga-phone», au centre-ville de Montréal.L\u2019événement avait pour but de dénoncer les accusations «disproportionnées» qui pèsent sur 30 militants de Greenpeace.Accusations démesurées En entrevue avec La Presse canadienne, M\u201c® Paul a affirmé trouver démesurées les accusations qui pèsent sur son fils, âgé de 35 ans, pour avoir voulu «éveiller les consciences des gens et dénoncer les abus face à l\u2019environnement».Bien qu\u2019habituée à voir son fils prendre part à des actions environnementales à l\u2019internationale, elle est inquiète du sort de son fils, à qui elle n\u2019a pas parlé depuis un mois.«J\u2019aimerais recevoir au moins un appel ou un courriel, c\u2019est ça qui me rassurerait, a-t-elle confié.L\u2019ambassade du Canada en Russie va le voir tous les jours et ils disent qu\u2019il va bien.Je n\u2019en sais pas plus.Quand fai demandé à la dame d\u2019Ottawa des nouvelles d\u2019Alexandre particulièrement, elle m\u2019a répondu: \u201cmoi, ma tâche c\u2019est qu\u2019il ait de la nourriture, de la chaleur et un avocat, mais ça se limite à ça\u201d», a rapporté M\u201c® Paul.Jean-Prançois Lisée, ministre québécois des Relations internationales, s\u2019est déplacé pour appeler les autorités russes à faire preuve de clémence à l\u2019endroit d\u2019Alexandre Paul.«La lé- Résultats des tirages du : 2013-10-05 02 12 18\t07\t\tiiaITiJJ 10 16 23\t31 26 35 36\tcompl.\t\t^1^' 30 32 36\tcompl.Prochain gros lot (approx.) 0 $ LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) 71895761-01 El 6661271 vO^ Résultats des tirages du : 2013-10-04 Prochain gros lot (approx.) : 30 000 000 $ 5393252 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité galité de l\u2019arrestation est douteuse et, surtout, l\u2019accusation de piraterie, qui comporte une possibilité de détention de 15 ans, est clairement exagérée», a-t-il déclaré dans un discours.Ottawa interpellé Le 18 septembre, à la suite d\u2019une action sur la plateforme pétrolière de Gazprom, dans l\u2019Arctique, visant à attirer l\u2019attention sur les conséquences de l\u2019exploitation pétrolière, 28 activistes membres de Greenpeace, un photographe et un vi-déaste ont été arrêtés par les autorités russes, dont deux Canadiens, M.Paul et rOntarien Paul Ruzycki.Présentement détenus dans une prison de Mourmansk, dans l\u2019extrême nord-ouest de la Russie, ils risquent une peine maximale de 15 ans de prison.Le responsable de la campagne Climat-Énergie et Arctique de Greenpeace Canada, Patrick Bonin, a pour sa part appelé le gouvernement canadien à «sauter dans la mêlée» pour faire libérer les deux Canadiens.«On s\u2019attend à ce qu\u2019il fasse comme les Pays-Bas, comme l\u2019Europe, et qu\u2019il exige des réponses de la Russie à savoir pourquoi deux Canadiens sont encore détenus et pourquoi on les accuse de piraterie, car ce sont des accusations sans fondements, sans base légale», a-t-il déclaré.La Presse canadienne Manifestation anti-Charte des valeurs à Québec Québec \u2014 La lutte des partisans du Collectif québécois contre l\u2019islamophobie (CQCI) s\u2019est transportée à Québec.Après avoir tenu une manifestation à Montréal le 14 septembre pour dénoncer le projet de Charte des valeurs du gouvernement provincial, ils s\u2019étaient donné rendez-vous devant l\u2019Assemblée nationale, dimanche.Le porte-parole et coordonnateur du regroupement, Adil Charkaoui, soutient que cette deuxième initiative était nécessaire pour une raison bien simple.Selon lui, le cri du cœur, qui avait été lancé le mois dernier, ne s\u2019est tout simplement pas rendu aux oreilles de la première ministre, Pauline Marois, et du ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville.M.Charkaoui estime qu\u2019il fallait donc organiser une «caravane» pour répéter le message.C\u2019est ainsi que des militants provenant, entre autres régions, de la métropole, de la Montérégie, de l\u2019Estrie et de la Mauricie ont convergé vers le lieu où les élus provinciaux prennent leurs décisions.D\u2019après Adil Charkaoui, ils voulaient tous dire d\u2019une seule et même voix: «M^ Marois, M.Drainville, vous êtes en train de diviser le Québec.Vous êtes en train d\u2019alimenter la xénophobie et le racisme.Vous êtes en train d\u2019exacerber les tensions».Le porte-parole du CQCI a précisé que si cet appel n\u2019est pas encore entendu, la lutte se poursuivra «non seulement dans la rue, mais aussi devant les tribunaux jusqu\u2019en Cour suprême s\u2019il le faut, jusqu\u2019aux Nations unies».En s\u2019exprimant au nom des gens réunis à l\u2019Assemblée nationale, M.Charkaoui a déclaré: «nous voulons un Québec ouvert aux minorités, un Québec qui va de l\u2019avant».La Presse canadienne Incendie majenr à Saint-Donat Un incendie a ravagé une dizaine de commerces de la rue Principale à Saint-Donat, dans les Laurentides, dimanche.L\u2019intensité du brasier, qui s\u2019est déclaré en milieu d\u2019après-midi, a forcé l\u2019évacuation d\u2019immeubles avoisinants, dont certaines résidences.Les pompiers de Saint-Donat ont dû recevoir l\u2019aide de leurs collègues de cinq autres municipalités.Selon la Sûreté du Québec, personne n\u2019a été blessé.Une enquête est en cours pour déterminer la cause de l\u2019incendie.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 7 OCTOBRE 2013 A 5 SOCIETE #CHRONIQUEFD Femmes exploitées et oubliées Fabien Deglise ey est fou comme un incendie, surtout quand il a été allumé volontairement, peut finir par concentrer les regards au mauvais endroit.Un doute ?Le dernier mois de déchirement collectif autour d\u2019un voile, au nom d\u2019une certaine libération de la femme, donne désormais, par effet de contraste, une teinte plutôt pathétique au manque de vigueur avec laquelle Québec dénonce et combat une autre forme d\u2019asservissement: celui alimenté par des réseaux de prostitution particuliérement bien organisés et terriblement délétéres pour des jeunes filles qui finissent par s\u2019en retrouver captives sous la menace et la violence.C\u2019est la lecture d\u2019un dossier de La Presse+, la semaine dernière, qui nourrit l\u2019indignation.Sous la plume de sa journaliste Isabelle Hachey, le média dématérialisé y dressait un portrait cru et sans complaisance de ces réseaux qui, sous la houlette des gangs de rue et motards criminels, foisonnent désormais dans le grand Montréal comme ailleurs.Ces réseaux transforment en esclaves sexuelles des jeunes filles, au parcours pas toujours aussi «prévisible» qu\u2019on pourrait le croire, et le font avec une mécanique redoutable et surtout dans un environnement social et réglementaire dont la complaisance et l\u2019aveuglement volontaire ont forcément tout pour troubler.Captives et maltraitées Les faits dérangent.La commercialisation du vice, avec ses victimes pas toujours consentantes, prend du volume dans ses espaces traditionnels, oui, comme les salons de massage, bars de danseuses et motels bas de gamme, mais plus seulement.Au centre-ville, des condos sont aussi transformés ici et là en bordels pour hordes de fêtards en provenance du reste du continent par des membres de gangs de rue plutôt doués pour les affaires: loués 1500$ par mois, ces espaces dans lesquels ils tiennent captives plusieurs filles, peuvent leur rapporter 4000$ par jour, indique une récente étude de la Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle (CLES).Le groupe se désole au passage de la facilité avec laquelle ce commerce du sexe triste et de la violence ordinaire s\u2019affiche, avec les permis municipaux et les baux qu\u2019il faut, et surtout sans trop être inquiété par les lois en vigueur et les autorités.Pourtant, à l\u2019instar des milliers de clients qui entretiennent la chose, un enquêteur de base n\u2019a pourtant pas besoin de se perdre trop longtemps sur Internet pour trouver ces lieux d\u2019exploitation.Mais, visiblement, quand on est trop préoccupés à régler les problèmes d\u2019asservissement, pas toujours évident, des autres, on finit par ne plus être capable de voir ceux qui sont pourtant criants et franchement désolants chez nous.La série de témoignages qui accompagnent et commentent de l\u2019intérieur cette descente dans l\u2019enfer de la servitude par le corps fait, par les temps qui courent, encore plus monter la rage.Il y est question de naïveté, de faux sentiments et d\u2019argent, oui.Mais il est aussi question de viols collectifs érigés en norme, de sévices corporels quand les «chiffres» ne sont pas atteints, de séquestration, de maltraitance, de brutalité, de privation, de manipulation, d\u2019humiliation, de terreur.en 2013, dans une société qui aime crier avec ostentation son goût de la liberté, de l\u2019égalité et du libre choix.A la clé, et sans surprise, ce sont des milliers de destins qui sont durablement brisés par ce milieu.Un milieu qui a, depuis longtemps, tourné le dos à toute humanité et dont «les valeurs», pour reprendre le vocabulaire du moment, sont certainement bien plus condamnables, inquiétantes et néfastes dans la quête d\u2019un «Nous» que celles portées par une scientifique d\u2019origine syrienne et une éducatrice en garderie voilées ou un chauffeur de taxi sikh portant le turban.Priorités absurdes Voir sur la grande échelle des priorités sociales, comme sur celle de la configuration des forces politiques visant à réduire les abus et à éradiquer toutes formes de soumission, au nom d\u2019un sain développement humain, une charte politiquement intéressée, trop loin de l\u2019éradication de réseaux d\u2019esclavage sexuel, pas à l\u2019autre bout du monde, mais bien au Québec, donne forcément du présent une image insoutenable par son absurdité.Et encore plus, quand on apprend au détour, que le cadre qui permettrait pourtant de rendre ce commerce un peu moins facile n\u2019a, depuis 11 ans, même pas encore été posé.En 2002, le Canada a ratifié en effet le protocole de Palerme contre la traite des personnes, mais a également modifié son Code criminel pour l\u2019interdire, trois ans plus tard.Dans la foulée, quatre provinces ont adopté des lois ou politiques pour appuyer cette législation.Le Québec n\u2019est pas du nombre.Sans doute parce qu\u2019un voile est actuellement en train de lui bloquer la vision.Sur Twitter: @FahienDeglise CONSOMMATION De la feme à la maison, même en hiver Des paniers bios pour cultiver le lien entre les fermiers et les citadins La disparition des tomates, du bok choy et du brocoli dans les champs signe la fin de l\u2019été, mais pas celle des récoltes.Les carottes, les courges et les poireaux prendront bientôt le relais dans les paniers d\u2019hiver du réseau de fermiers de famille d\u2019Equiterre, une façon économique de s\u2019approvisionner en bio pendant la saison froide.Et de donner une tape dans le dos au petit agriculteur d\u2019à côté.EMILIE EOLIE-BOIVIN P our 10 000 familles québécoises, les paniers .de légumes viennent inverser les habitudes d\u2019alimentation.Plutôt que de planifier le menu de la semaine avant d\u2019aller au supermarché, elles s\u2019inspirent de ce que la nature leur laisse chaque semaine dans un point de chute près de la maison.«Quand on a pris l\u2019habitude de cuisiner à partir de ce qu\u2019on a dans le frigo, c\u2019est toujours difficile de revenir en arrière!»^ explique la directrice générale adjointe d\u2019Equiterre, Isabelle Saint-Germain, qui carbure à ces paniers depuis douze ^ns.Lorsque Equiterre a lancé ce modèle d\u2019agriculture soutenue par la communauté (ASC) en 1995, les paniers d\u2019hiver n\u2019existaient pas.Depuis une dizaine d\u2019années, les fermes se sont outillées de chambres froides pour conserver les aliments et la nouvelle planification de leurs productions permet d\u2019étendre la période de livraison.En début de saison \u2014 les inscriptions d\u2019hiver sont en cours \u2014, les clients, appelés «partenaires», assument les tribulations du métier d\u2019agriculteur en avançant le montant des paniers bios à un fermier de famille, qui livre les fruits de sa récolte dans le point de distribution.Le rayon rétrécit pendant la saison froide, mais sur la centaine de fermiers maraichers et d\u2019élevage membres du réseau, vingt-six continuent de sillonner les routes enneigées pour approvisionner les régions du Québec en viande et en légumes bios.Composé de 6 à 10 variétés, chaque panier LEONIE ROUETTE TETREAULT De fin octobre à mars, les légumes de conservation sont en vedette dans les paniers préparés par les fermiers de famille.coûte environ 35$ (plus une cotisation de 18$ versée au programme ASC d\u2019Equiterre) et il est livré toutes les deux semaines \u2014 certains fermiers vont même le livrer à la maison moyennant un supplément.De fin octobre à mars, sont mis en valeur les légumes de conservation, et c\u2019est au tour de la carotte, des pommes de terre, des topinambours, des poireaux et autres courges de connaître la gloire en nourrissant des familles de 2 à 4 personnes.Les fermiers de famille ont l\u2019habitude de garder contact avec leur « partenaire » en envoyant des infolettres pour annoncer le contenu du paquet surprise.Moins connu que le panier de légumes, celui de viande bio est aussi une importante contribution au réseau de distribution alimentaire et permet aux personnes vivant dans les secteurs plus éloignés d\u2019avoir accès à une viande biologique.Pour la plupart, les éleveurs membres (que l\u2019on retrouve avec les autres maraîchers sur la page des paniers bios du site d\u2019Equiterre) suggèrent une liste de produits et de coupes offertes et le client passe sa commande, livrée dans un point de chute et parfois à domicile, si la commande s\u2019élève au-delà d\u2019un certain montant.Dans les points de chute, des agriculteurs vendent à l\u2019occasion des produits complémentaires de leur ferme, comme des œufs, du miel, du pain.Coup de pouce à l\u2019économie locale En s\u2019approvisionnant directement à la source, le consommateur fait d\u2019une pierre deux coups, il s\u2019assure des produits frais, de qualité et abordables, qui n\u2019ont presque pas de kilométrage dans le corps, en plus de soutenir l\u2019économie locale.«Les paniers sont nos enfants chéris», souligne Erançois Tanguay, agriculteur des Jardins du petit tremble, servant depuis 15 ans les partenaires, été comme hiver.Située à Saint-Antoine-sur-Ri-chelieu, la ferme dessert aussi les commerçants, mais les paniers demeurent la priorité.«Les gens injectent de l\u2019argent chez nous en début de saison et nous font confiance, souvent sans même avoir goûté aux légumes.C\u2019est un beau geste de solidarité et c\u2019est surtout très valorisant.Tu nourris les gens après tout, ce qui est toute une responsabilité!» En payant comme M.Tanguay leur cotisation annuelle de 175$, les agriculteurs profitent de la clientèle déjà bâtie d\u2019Equiterre, qui possède le plus important réseau d\u2019agriculture soutenue par la communauté au monde.Ailleurs, les fermes se débrouillent en solo, explique la directrice générale adjointe.Ici, l\u2019organisation québécoise s\u2019occupe du recrutement en plus d\u2019encadrer leur pratique en fournissant des formations tant sur la lutte biologique que sur la communication et le marketing et la façon de concevoir des paniers attrayants.Le Devoir CLUB MONT-ROYAL La seconde jeunesse d\u2019un établissement centenaire La chef de la direction de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, a opéré une petite révolution silencieuse au Club Mont-Royal.Ayant en tête les fermetures retentissantes du Club Saint-Denis et du Mount Stephen Club, hauts lieux du gotha économique respectivement francophone et anglophone, la présidente du club privé du 1175, rue Sherbrooke Ouest n\u2019est pas restée les bras croisés.MARCO BÉLAIR-CIRINO T acynthe Côté, première femme à la tête du J Club Mont-Royal, a mis les bouchées doubles durant son mandat de deux ans pour réchauffer l\u2019atmosphère du club privé.«Nous voulions que ce soit un endroit convivial», affirmait la chef d\u2019entreprise à l\u2019occasion d\u2019une visite du bâtiment d\u2019inspiration néoclassique du centre-ville de Montréal.La direction du club a multiplié les mesures afin de faciliter les échanges entre les membres.«Mais ceux-ci peuvent toujours effectuer des discussions d\u2019affaires dans toute la confidentialité dont ils ont besoin», précise-t-elle.Au Club Mont-Royal, la confidentialité, c\u2019est sacré.Le Club Mont-Royal a invité quelques journalistes à faire une incursion dans l\u2019un des rares clubs privés toujours ouverts.Le Devoir a donc pu pénétrer derrière l\u2019imposante façade qui a permis au Québec inc.de parler affaires à l\u2019abri des oreilles indiscrètes.Ces tête-à-tête derrière des portes closes ont suscité la méfiance à l\u2019égard de ces établissements.«Ce à quoi vous faites référence aurait tout aussi bien pu se passer dans des restaurants, souligne M\"^® Côté.Quand je parle à des membres, à de futurs membres, ce n\u2019est pas une préoccupation.Leurs préoccupations sont: \u201cEst-ce que je peux conduire ici des affaires de façon productive ?Est-ce que je peux être assuré de la confidentialité ?Est-ce que je peux faire ici du réseautage?\u201d C\u2019est ce qu\u2019on a essayé d\u2019améliorer», explique-t-elle.15% des membres sont des femmes La «Chairmen Room», tapissée des photographies noir et blanc des anciens dirigeants de l\u2019établissement, témoigne de la lente ascension des femmes dans les postes de direction des grandes compagnies montréalaises.«Il y a toute une page d\u2019histoire ici.Ces gens-là ont soutenu la construction du monde des affaires de Montréal», affirme M\"^® Côté, balayant du regard les dizaines de cadres accrochés au mur.Néanmoins, il n\u2019est pas difficile de penser que les seules femmes bienvenues dans le club étaient celles apparaissant dans les tableaux de maître suspendus au mur.Immobiles.Silencieuses.Quelque 15% des membres en règle du Club Mont-Royal sont aujourd\u2019hui des femmes, soit environ 60 membres sur 400.Jacynthe Côté veut voir grimper cette proportion à 20, 25, 30%.«Les changements faits répondaient aux he- imma ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Jacynthe Côté a dépoussiéré le Club Mont-Royal afin de le rendre plus convivial tout en continuant d\u2019assurer la discrétion à ceux qui le fréquentent.soins des femmes ainsi que de la plus jeune génération d\u2019affaires», précise-t-elle.Longtemps identifié à l\u2019establishment anglophone, le « Mount Royal Club » avait confié la présidence de son conseil d\u2019administration à son premier président francophone, Louis Hébert, seulement en 1974.Quarante ans plus tard, 58% de ses membres sont francophones, fait remarquer M™® Côté.Coup de jeune Le Club Mont-Royal a rouvert ses portes après trois mois de travaux majeurs, durant lesquels la cuisine et la salle à manger ont notamment été réaménagées.«La cuisine, c\u2019est l\u2019âme d\u2019une maison.Les gens veulent régler des choses ici.Ils ont besoin de bien se nourrir», souligne Normand Laprise, appelé à la rescousse par la direction de l\u2019établissement pour donner un second souffle à la salle à manger principale.En plus de revoir la configuration de la cuisine \u2014 quasiment intacte depuis 1956 \u2014, le copropriétaire de Toqué ! a rajeuni la carte du restaurant du club privé.L\u2019entrée en scène d\u2019un partisan du Thermomix n\u2019a pas pour autant sonné le glas de la cuisine vintage du Club Mont-Royal.Cela aurait été mal connaître ses 400 membres.«On garde encore nos mets traditionnels.Je peux vous dire qu\u2019il n\u2019y a aucun endroit où le foie de veau est aussi bon qu\u2019ici», lance M\"^® Côté.Alors que le chef Laprise s\u2019affairait en cuisine, la grande patronne de Rio Tinto Alcan, elle, poussait les lourds rideaux obstruant les carreaux des fenêtres de la salle à manger principale.Elle a aussi veillé à doter l\u2019établissement du centre-ville d\u2019un réseau Internet sans fil et d\u2019un système de visioconférence à la fine pointe de la technologie.Les rénovations ont coûté plus d\u2019un million de dollars.«C\u2019est un bel investissement dans Montréal», estime M\"^® Côté, qui a aussi réduit de plus de la moitié les frais d\u2019inscription de 10000$, en plus de ne plus exiger le port de la cravate.Les clubs privés sont toujours utiles aux gens d\u2019affaires malgré l\u2019essor des technologies de l\u2019information permettant de contacter un partenaire d\u2019affaires sans coup férir.«Si on continue à répondre aux besoins en évolution de nos membres, on devrait être encore ouvert pendant des décennies.C\u2019est ce qui fait que 100 ans plus tard on est encore là», fait valoir M\"^® Côté.I^ dirigeante de Rio Tinto Alcan termine son mandat de deux ans à la tête du Club Mont-Royal à l\u2019automne.Le Devoir A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 7 OCTOBRE 20IS EDITORIAL MISE AU PAS DES FRERES MUSULMANS L\u2019éradication En matière de répression physique, politique, économique et sociale, le moins que l\u2019on puisse dire est que l\u2019armée égyptienne ne fait pas dans la dentelle.En juin dernier, elle a bandé les muscles afin de renverser Mohamed Morsi.Depuis lors, ils restent fermement ainsi.Et ce, afin d\u2019éradiquer tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Erère musulman.Ainsi en font foi les événements de dimanche.D epuis le massacre, le 14 août dernier, de près de 1000 personnes qui réclamaient notamment la libération de Morsi, il ne se passe pas unp journée sans que les maîtres galonnés de rEg5q)te attaquent frontalement comme avec brutalité les Frères musulmans.Au cours des récentes semaines, ils ont emprisonné 2000 dirigeants et cadres de la confrérie.Voilà pour la répression politique.Fin septembre, la cour a décrété l\u2019interdiction des activités de l\u2019organisation ainsi que la mise au ban de ses ONG.Voilà pour la répression sociale.Tous les actifs, notamment immobiliers, viennent d\u2019être saisis.Voilà pour l\u2019économique.Quoi d\u2019autre?On s\u2019attend à ce que le Parti de la liberté et de la justice, la vitrine politique qui avait remporté les élections législatives, soit interdit au cours des prochains jours.L\u2019acharnement avec lequel le général et chef d\u2019état-major Abdel Fattah al-Sissi s\u2019emploie à détruire l\u2019architecture politico-sociale \u2014\t\u2014 que les Frères ont développée au cours de leurs 85 ans d\u2019existence ne peut se comparer qu\u2019avec celui déployé par Gamal Abdel Nasser en 1952.V .\t' Fn effet, dans la foulée du renversement du roi ^\t~ -\tFarouk, Nasser s\u2019appliqua à décapiter la confré- rie avec méticulosité parce qu\u2019il estimait que son inclination religieuse était le principal adversaire du panarabisme laïque dont il était le Serge\tchampion.Autrement dit, al-Sissi s\u2019avère plus Truffaut\tdur qu\u2019Hosni Moubarak.Qu\u2019on y songe : en janvier 2011, des milliers et des milliers d\u2019Egyptiens occupent la rue, réclament le départ de Moubarak et l\u2019obtiennent, tout en revendiquant l\u2019instauration des libertés civiles et la justice sociale.Les Frères profitent de la brèche ouverte par ses manifestants, gagnent les élections, car ils sont les mieux organisés, imposent peu à peu leur programme fortement empreint de religiosité et finissent par s\u2019aliéner une portion importante de la population.Bref, un an et quelques mois après avoir pincé la gamme des espoirs, les Eg5q)tiens se retrouvent, si l\u2019on ose dire, Gros-Jean comme devant.Ils sont dirigés par une caste militaire si radicale que c\u2019est à se demander si elle ne cherche pas à ce que la confrérie se.radicalise! Pour, après coup, en finir une fois pour toutes.En attendant, les récents événements constatés sur les rives du Nil ont eu pour conséquence un bouleversement inouï du paysage géopolitique.Principal bailleur de fonds des Frères ég5q)-tiens, mais aussi des Frères des autres nations arabes, le Qatar est le grand perdant.Qui d\u2019autre ?Le premier ministre turc.Recep Tajofip Erdogan, qui se posait comme modèle à suivre.À l\u2019inverse, l\u2019Arabie Saoudite triomphe sur toute la ligne.Elle était et reste le principal argentier étranger des militaires ég5q)tiens.Elle était et demeure l\u2019adversaire farouche des Frères, car elle n\u2019a jamais digéré que ces derniers aient soutenu l\u2019invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1991.Qui plus est, la défaite cuisante du Qatar sur l\u2019échiquier ég5q)-tien, car c\u2019est bel et bien d\u2019une défaite cuisante qu\u2019il s\u2019agit, a eu pour contrecoup un ébranlement notable sur le front sj^ien.En effet le Qatar ayant dû se replier, l\u2019Arabie Saoudite est en train de consolider à la vitesse grand V son emprise sur la Coalition nationale Simienne, la mieux organisée comme la plus puissante des oppositions à Bachar al-Assad.Les violentes turbulences constatées au Caire et dans ses environs ainsi que les contrecoups observés ici et là au Moyen-Qrient aimoncent des rapports de force encore plus virulents que ceux notés depuis l\u2019émergence de ce qu\u2019on appelle le «Printemps arabe».FIN DE RABASKA Le dossier est clos n imbroglio autour d\u2019un bail hydrique aura fini par cryogéniser le projet de port méthanier Rabaska déjà cliniquement mort et dont la résurrection apparaît, heureusement, impossible.L\u2019ancien ministre Daniel Breton a célébré l\u2019affaire de manière ostentatoire au salon bleu jeudi, après que 1 Antoine Robitaille le ministre Yves-François Blanchet eut déclaré que le dossier Rabaska était «clos» et que les terres visées retourneraient au zonage agricole.M.Breton, qui, comme militant, avait farouchement combattu Rabaska, s\u2019était réservé le plaisir de poser la question « plantée » au sujet du bail.Celui-ci permettait au promoteur et à ses partenaires \u2014 Gaz de France, Enbridge et Gaz Métro \u2014 de conserver des droits sur une partie du fleuve et des rives dans l\u2019optique éventuelle de construire leurs installations.Le promoteur s\u2019est montré outré jeudi de la décision du gouvernement.Mais il n\u2019est pas sans reproche.Le bail octroyé par décret en 2008 contenait une clause limpide : il devait signifier à l\u2019État avant décembre 2012 son intention de prendre «possession des lieux loués».Qr, le promoteur a mis presque un an après l\u2019échéance à manifester son désir de «régulariser la situation» ou de «renégocier un nouveau bail».N\u2019aurait-il pas dû, dès septembre 2012, avertir le nouveau gouvernement \u2014 dont l\u2019engagement était de mettre fin au projet?Ètoimant.Malgré cet engagement, plusieurs, dont M.Breton, trouvaient que le gouvernement tardait à passer à l\u2019action.L\u2019affaire du bail lui aura servi à planter le dernier clou dans le cercueil.Le premier ayant été l\u2019effondrement du prix du gaz, en raison de l\u2019exploitation des schistes au sud.L\u2019appui du gouvernement Charest à Rabaska fut marqué par une opiniâtreté presque louche compte tenu de sa proximité avec les intérêts du gaz.(Des conseillers faisaient la navette d\u2019un camp à l\u2019autre ; il défendit le projet du Suroît; eut un engouement immodéré pour les gaz de schiste, etc.) Et le dossier Rabaska, qui consistait au fond à acheminer du gaz russe aux États-Unis, fiit entaché dans son processus : le rapport du BARE, favorable, avait été dénoncé ; la Commission de protection du territoire agricole, contournée.Le départ de Thomas Mulcair, ministre de l\u2019Environnement, fut en grande partie lié à son opposition à ce projet qu\u2019il estimait trop risqué pour être situé à cet endroit.Évidemment, on peut comprendre que le député local, Christian Dubé (CAQ), se désole de la situation.Mais comme il a commencé à le faire en conférence de presse vendredi, il vaut mieux désormais échafauder de meilleurs projets de développement pour sa circonscription de Lévis.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeurs adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIÉEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET tnt we PAÇ £tR£ .LETTRES Charte : deux modifications incontournables La position de l\u2019ex-premier ministre Jacques Parizeau dans le débat sur la Charte de la laïcité est très judicieuse.Je pourrais même y adhérer pleinement s\u2019il y apportait deux modifications qui m\u2019apparaissent incontournables dans un débat qui s\u2019est transformé en dialogue de sourds.Premièrement, il est primordial que les Québécoises et les Québécois, y compris M.Parizeau, cessent de confondre une charte des valeurs avec une charte de la laïcité, comme s\u2019ils étaient deux termes synonymes.Fn agissant ainsi, on discrédite une éventuelle charte universelle des valeurs appelée à devenir un jour le plus important document de l\u2019humanité.Deuxièmemenfi quant à sa liste de ceux à qui on interdirait le port de signes reli^eux ostentatoires à cause de leur pouvoir de contraindre, M.Parizeau oublie le plus important groupe : les ensei^ants au primaire et au secondaire.L\u2019autorité institutioimelle, professionnelle et morale qu\u2019ils exercent sur la conscience des jeunes encore incapables d\u2019une pensée réflexive et critique est, pour le meilleur et pour le pire, déterminante pour leur avenir.S\u2019il y a un endroit oû tout signe religieux ostentatoire doit être banni, c\u2019est bien à l\u2019école obligatoire.Gaston Marcotte, Ph.D.professeur-associé, Faculté des sciences de l\u2019éducation, Université Laval, président-fondateur, Mouvement Québec Le 3 octobre 2013 Enbridge: qu\u2019attendez-vous?Quel jour avez-vous décidé de bouger concernant le 9B d\u2019Fnbridge?Il commence à être tard.Monsieur le Ministre du Développement durable, de l\u2019FNVIRQN-NFMFNT, de la Faune et des Parcs.Nous luttons ici depuis longtemps contre ce projet qui ne vient avec aucune garantie de sécurité, mis à part les mensonges d\u2019Fnbridge.Quand nos vies vont être bouleversées à la suite de la rupture de ce pipeline, car elle va arriver, avez-vous pensé à ce que vous allez faire avec nous?Car, croyez-moi, la situation ne va pas être de tout repos pour le gouvernement du Québec.Nous, Citoyens au Courant, avons fait l\u2019effort de remplir tous les documents, de réunir toutes les expertises, de franchir tous les obstacles semés sur le chemin par le gouvernement fédéral, afin de pouvoir déposer notre dossier à l\u2019Qffice national de l\u2019énergie en vue des consultations qui se tiendront la semaine prochaine à Montréal, consultations auxquelles vous ne prenez pas part.Nous avons demandé la tenue d\u2019un BAPF concernant ce projefi sans succès.Nous attendons vos conclusions et votre consultation de la population québécoise depuis un an, et toujours rien.Alors, je vous le redemande.Monsieur le Ministre du Développement durable, de l\u2019FNVIRQNNFMFNT de la Faune et des Parcs, quel jour avez-vous décidé de bouger dans ce dossier, à mes yeux tellement plus prioritaire que la Charte des valeurs.Willy Mouzon Très-Saint-Rédempteur, le 2 octobre 2013 Histoire : à quand la consultation publique ?Le 2 septembre dernier, les ministres Malavoy et Duchesne annonçaient une réforme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire du Québec.Qn promettait alors une consultation publique à ce sujet.M\u201c® Malavoy déclarait: «une section Web sur le site du ministère de l\u2019Éducation permettra aux gens de donner leur avis, qui sera pris en considération».Aucune consultation publique n\u2019est amorcée un mois après cette promesse.Pourtant, le gouvernement ne lésine pas sur la consultation publique.Le jour du dévoilement de la Charte, il a mis à la disposition des Québécois un site Web qui comprend une section pour recueillir les commentaires.Les 25000 courriels reçus depuis le 10 septembre témoignent de la popularité de ce site.Qr, pour la réforme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire, on tarde à consulter la population.Il semble ardu pour le gouvernement de mener ces consultations [.].Fn mars dernier, un article du Devoir évoquait la «bisbille» au sein d\u2019un comité ministériel chargé de réfléchir à cette réforme.Des membres de la Coalition pour l\u2019histoire jugeant indésirable la présence de certains experts du comité, M\u201c® Malavoy a dû dissoudre ce comité.Qn a promis une consultation publique au sujet de la réforme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Depuis, silence radio.Raphaël Gani, étudiant à la maîtrise en histoire à l\u2019Université Laval Le 3 octobre 2013 LIBRE OPINION La bataille de la mémoire GILLES LAPORTE Président du Mouvement national des Québécoises et Québécois Pendant qu\u2019on se dispute au Québec pour savoir si un crucifix est un objet religieux ou patrimonial, Qttawa mène, tambour battant, une offensive sans précédent sur le front des commémorations.Les chiffres à eux seuls donnent le vertige.Selon les documents obtenus par la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, le gouvernement Harper aura dépensé cette aimée au moins 42 miUjons à commémorer l\u2019histoire canadienne.A lui seul, le bicentenaire de la guerre de 1812 a reçu 34,7 millions dépensés en publicité, subventions et octrois de toutes sortes.Pour la seule année 2014, 11,9 millions ont déjà été annoncés.Pour les quatre prochaines années, le ministère du Patrimoine a déjà dressé la liste des événements historiques qui seront célébrés, à commencer par le 150® anniversaire de la Conférence de Québec de 1864, souligné l\u2019an prochain de manière éclatante, qu\u2019on le veuille ou non, dans la capitale québécoise.Le 50® du drapeau canadien en 2015, le centenaire du droit de vote des femmes au niveau fédéral en 2016 et les exploits des soldats canadiens durant les guerres mondiales sont aussi au menu pour nous mener au crescendo de 2017 en vue de célébrer le 150® anniversaire de la Confédération canadienne avec un budget pharaonique voisinant les 100 millions de dollars.Cette bataille de la mémoire est cruciale, et le gouvernement Harper l\u2019a compris.File consiste à terme à redéfinir l\u2019identité et l\u2019appartenance nationales en fouettant l\u2019unité canadienne et en faisant la promotion des valeurs conservatrices, monarchiques et impérialistes chères à une certaine base électorale.Toutes les clientèles sont visées par l\u2019opération, mais nulle communauté n\u2019est davantage ciblée que les francophones du Québec, dont on se promet de reformater en profondeur le rapport à l\u2019histoire et à l\u2019identité.Pour une politique intégrée des commémorations Qr, le Québec accuse sur ce plan un sérieux retard.Le problème vient de l\u2019impression tenace que les commémorations historiques sont ennuyeuses, dépenaillées et nécessairement teintées de partisane-rie: un «gaspillage de fonds publics».C\u2019est qu\u2019on saisit encore mal que ces rendez-vous avec l\u2019histoire sont essentiels pour sceller l\u2019adhésion à un contrat social et pour inculquer des valeurs de respect et de solidarité fondées sur une expérience historique commune.Le Québec dispose pourtant de solides atouts, et en particulier sa maîtrise d\u2019œuvre en matière d\u2019éducation et de culture.Pour la première fois en 2013, le gouvernement du Québec a donc accordé un financement public à certaines fêtes statutaires, comme la journée du Drapeau et la Journée nationale des patriotes, mais ces initiatives demeurent ponctuelles.Qr, même si Québec ne pourra jamais contrebalancer les sommes massives ponsenties par Qttawa, il est urgent que l\u2019État québécois se dote à son tour d\u2019une politique intégrée des commémorations.A l\u2019heure actuelle, l\u2019essentiel des ressources dévolues par Québec en ce domaine va à la Fête nationale du 24 juin, soumise depuis 30 ans à un protocole signé avec le Mouvement national des Québécois (MNQ), qui s\u2019assure que la fête soit célébrée de manière éclatante et consensuelle sur l\u2019ensemble du territoire.Depuis 2012, le MNQ propose d\u2019étendre cette expertise aux autres fêtes statutaires, de parrainer la remise de prix du Mérite en histoire et en littérature et de conseiller l\u2019État québécois afin de souligner adéquatement des anniversaires ponctuels, comme le 350® de l\u2019arrivée des Filles du Roy ou le centenaire de la naissance de Félix Leclerc.Le moyen le plus efficace pour Québec d\u2019agir rapidement sur le front commémoratif consiste donc à étendre le protocole déjà appliqué à la Fête nationale aux autres anniversaires historiques.A maintes occasions en 2013, la première ministre du Québec a pu constater l\u2019expertise du MNQ, qui seul a l\u2019expérience et la neutralité requises pour permettre au Québec d\u2019occuper le champ des commémorations historiques, sans risquer que ses initiatives soient suspectées de partisanerie ou balayées par les aléas électoraux. LE DEVOIR LE LUNDI OCTOBRE 2013 A 7 IDEES EXTRAIT DE TENIR TETE Les scrutins électroniques relèvent plus de l\u2019agoraphobie que de la démocratie GABRIEL NADEAU-DUBOIS Etudiant en philosophie à l\u2019Université de Montréal.Ancien porte-parole de la CLASSE, il publiera jeudi Tenir tète (Lux), un livre sur la grève étudiante de 2012, dont voici un extrait.(La version électronique de l\u2019ouvrage est offerte en prévente sur luxediteur.com^ ette grève a été l\u2019un des plus vastes chantiers d\u2019éducation civique qu\u2019ait connus le Québec.Pendant un an, dans des centaines d\u2019assemblées, des dizaines de milliers de personnes ont débattu de l\u2019avenir d\u2019une institution et de sa place dans la société.Par la force des choses, le décorum qu\u2019exige la délibération en assemblée est entré dans les mœurs des étudiants, et au fil des mois, les dérapages disgracieux comme ceux de Lionel Groulx sont devenus très rares.On a même vu, vers la fin du conflit, des partisans de la hausse des frais de scolarité sur les piquets de grève illégaux lorsque certaines administrations ont tenté de forcer la rentrée.«Pour la hausse, et pour la démocratie» pouvait-on lire sur une pancarte ornée de carrés verts que tenait une jeune manifestante bloquant les portes du cégep de Saint-Jean-sur-Richeîieu.Les libéraux et les critiques du mouvement étudiant ont également mis en doute la légitimité de la grève en déplorant systématiquement ce qu\u2019ils qualifiaient de très faible taux de participation aux assemblées, une preuve, selon eux, que la démocratie étudiante n\u2019était qu\u2019une façade derrière laquelle une minorité manœuvrait pour imposer ses vues à la majorité (un reproche qui, si l\u2019on se fie aux révélations de la commission Charbonneau, sied mieux aux mœurs des amis du régime libéral qu\u2019à celles des jeunes grévistes).La question du taux de participation a servi de prétexte à ceux qui exigeaient des associations étudiantes qu\u2019elles renoncent à leur instance décisionnelle traditionnelle, l\u2019assemblée générale, et qui soutenaient qu\u2019il serait plus juste et démocratique de procéder par référendum ou par vote électronique pour mettre un terme à l\u2019intimidation.Ces propos ne résistent pas à l\u2019épreuve des faits.[.] De toute évidence, ce n\u2019était pas pour honorer les vertus démocratiques que les libéraux et les administrations de cégep ont tenté de déposséder les étudiants de la souveraineté de leurs assemblées.Les opposants à la grève n\u2019ont jamais pris au sérieux l\u2019aspect pédagogique des assemblées générales étudiantes, pas plu^ que leur caractère hautement démocratique.A partir de la mi-avril, les administrations collégiales et universitaires ont entrepris de briser le mouvement de grève en cessant d\u2019accorder la moindre légitimité aux décisions collectives des étudiants.IHARTEOTIMEEST OBlîGATOfflEÀl\u2019ASSEMBlEE Anémie DE lundi 13 août FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Les opposants à la grève n\u2019ont jamais pris au sérieux l\u2019aspect pédagogique des assemblées générales étudiantes, pas plus que leur caractère hautement démocratique, écrit l\u2019ancien porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, dans son livre Tenir tête.prétextant la nécessité de terminer la session dans les temps.Méprisés sur toutes les tribunes, ignorés par le pouvoir politique et brutalisés par les forces de l\u2019ordre, voilà que, de manière curieusement synchronisée, les étudiants se voyaient dépossédés de leur principal moyen d\u2019expression collectif.Ce mépris a atteint son paroxysme un peu plus d\u2019un mois plus tard avec l\u2019adoption de la loi spéciale par laquelle libéraux et caquistes ont muselé la démocratie étudiante, piétiné la liberté d\u2019expression et institutionnalisé leur mépris.Les étudiants pouvaient toujours prendre des décisions démocratiques, on refuserait dorénavant de reconnaître leur voix et leur autonomie politique.Heureusement, partout où elles ont été tentées et malgré des interventions policières massives, les reprises de cours forcées ont échoué.Après plusieurs mois de grève, il était prévisible que les étudiants se mobiliseraient en très grand nombre pour défendre non seulement leur grève, mais, plus fondamentalement, leur dignité citoyenne.Ce coup de force a échoué comme bien d\u2019autres, mais il en dit long sur l\u2019idée qu\u2019une certaine élite au pouvoir se fait de la démocratie.Cette offensive contre la démocratie étudiante a culminé dans l\u2019idée que ce n\u2019était pas la «rue», mais les «urnes» qui devaient décider des orientations politiques du Québec.Qn a ainsi décou- vert, au printemps 2012, qu\u2019ils étaient nombreux, ceux qui estimaient que la démocratie se réduit à une procédure privée et passive : voter en secret et de préférence pas trop souvent, tout au plus une fois tous les quatre ans.Dans cet esprit, le scrutin électronique \u2014 soit la possibilité de voter nu dans l\u2019intimité de sa chambre à coucher, à l\u2019abri de toute rencontre avec l\u2019autre \u2014 serait l\u2019acte citoyen par excellence.Qn atteindrait ainsi une sorte d\u2019idéal du conservatisme politique : la démocratie sans le peuple, ou la vie commune libérée de «l\u2019enfer» de l\u2019affrontement avec les autres.Qr, pour reprendre la belle phrase du philosophe politique Jacques Généreux, «personne ne peut devenir ou redevenir citoyen là où ne subsiste aucune cité».Notre personne et les droits individuels qui y sont rattachés ne sont réels que parce qu\u2019ils sont reconnus par les autres, que parce qu\u2019ils sont garantis socialement, collectivement.N\u2019en déplaise aux crapauds qui aiment les eaux mortes des marais et qui craignent le débordement des rivières au printemps, les débats et les conflits politiques, «la rue», ne sont pas l\u2019ennemi de la liberté politique, ils en sont l\u2019oxygène.Cette agoraphobie, pour parler comme le politologue Francis Dupuis-Déri, est le résultat d\u2019une double réduction: du politique à la démocratie parlementaire et de la démocratie parlementaire aux élections.REGIMES DE RETRAITE A HYDRO-QUEBEC Tout gagner, tout perdre S JEAN-ERANÇOIS BLAIN Analyste, secteur de l\u2019énergie ous le titre « Hydro-Québec \u2014 Plus ça change.», Jean-Robert Sansfa-çon signait le 4 octobre 2013 un éditorial tout à fait juste portant sur les régimes de retraite dorés des employés d\u2019Hydro-Québec.Cependant, la réalité est encore bien pire que ce que décrit M.Sansfaçon.Notamment, il y a deux régimes de rémunération incitative chez Hydro-Québec, l\u2019un s\u2019appliquant aux groupes d\u2019employés syndiqués, l\u2019autre à tous les non-syndiqués, dont les professionnels, spécialistes, cadres et secrétaires de direction.Le régime de rémunération incitative qui s\u2019applique aux employés non syndiqués comporte des primes à la performance bien plus élevées que les 4,5% offert aux employés syndiqués, et ce, en prime de salaires (et avantages sociaux, dont régime de retraite) bien mieux rémunérés.Par ailleurs, les coûts du régime de retraite des employés d\u2019Hydro-Québec (toutes catégories confondues), qui sont principalement récupérés dans les tarifs d\u2019électricité de la collectivité, ont explosé depuis deux ans, en partie à cause des faibles taux d\u2019intérêt à long terme, mais, surtout, à cause de leurs conditions hyper-avantageuses et de leurs paramètres de financement (cotisations déterminées) inadéquats et asymétriques par rapport aux privilèges qu\u2019ils procurent.Pour vous donner une idée de la croissance Les clients d\u2019Hydro-Québec (la collectivité) subiront de nouvelles hausses de tarifs, malgré les nombreuses suppressions de postes effectuées exponentielle de cette facture épongée à même nos tarifs, voici les montants liés aux coûts de retraite des employés d\u2019Hydro-Québec que les Québécois ont couverts dans leur facture d\u2019électricité des deux dernières années et auront à éponger lors de la prochaine année tarifaire : 2012\t(réel) : 43,6 millions de dollars 2013\t(prévu lors de la demande tarifaire) : 88,6 millions 2013\t(révisé en cours d\u2019année) : 132,5 millions 2014\t(prévu dans la demande tarifaire actuelle) : 108,8 millions 2014 (révisé l\u2019an prochain) :.?Les conséquences sont les suivantes.Malgré les nombreuses suppressions de postes (environ 2000, et jusqu\u2019à 45% de tous les employés admissibles à la retraite) qu\u2019Hydro-Québec aura effectuées en 2013-2014 pour satisfaire aux exigences de la Loi sur la mise en œuvre du budget de novembre 2012 (gouvernement du Québec), les gains d\u2019efficience espérés ne se traduiront pas en diminution des, dépenses d\u2019exploitation de la société d\u2019Etat.parce que la croissance du coût des régimes de retraite aura tout englouti.Résultat: non seulement l\u2019actionnaire gouvernemental ne touchera pas les économies souhaitées à titre de dividende additionnel, mais, pour leur part, les clients d\u2019Hydro-Québec (la collectivité) subiront de nouvelles hausses de tarifs, malgré les nombreuses suppressions de postes effectuées.Et comme la réduction des effectifs à temps plein d\u2019Hydro-Québec aura, dans les faits, mené à l\u2019abolition de près de 4000 emplois eu- A JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les coûts du régime de retraite des employés d\u2019Hydro-Québec (toutes catégories confondues) ont explosé depuis deux ans.mulativement sur la période 2010-2014, il est très probable que cela influera sur la prestation du service au cours des prochaines années, et ce, malgré toutes les rationalisations et automatisations des processus mises en œuvre.Enfin, que les primes au rendement soient incluses ou pas dans la rémunération de base des employés d\u2019Hydro-Québec, ces régimes incitatifs sont basés sur l\u2019atteinte d\u2019un seuil minimal de bénéfice net sur une base annuelle, au seul profit de l\u2019actionnaire gouvernemental et, nécessairement, aux frais de la collectivité.Difficile d\u2019imagjner pire conflit d\u2019intérêts pour une société d\u2019Etat de service public.Obama et les Clinton John R.MacArthur A en croire les commentaires journalistiques de ces derniers temps, la messe est dite pour la présidence de Barack Qbama.Malgré sa réélection décisive d\u2019il y a à peine dix mois, tout est prétexte pour les requins de Washington à taper sur un président déjà grièvement affaibli : sa marche arrière concernant les menaces de frappes contre la Syrie, le retrait de la candidature de Lawrence Summers à la tête de la Federal Reserve, son affrontement frontal avec un Tea Party enhardi et cet embarrassant appel au nouveau président iranien.Selon Maureen Dowd, la reine des mauvaises langues au New York Times, «l\u2019homme auparavant célébré comme le messie a eu une mauvaise journée.Les Iraniens Vont rembarré.Les Brésiliens Vont réprimandé.Ted Cruz [adhérent du Tea Party] lui a foutu un \u201cfauxlibuster\u201d.Et on sait que, en coulisses, les Russes lui jouaient un mauvais tour.» Plus sec, mais aussi méchant était David Rothkopf dans le Financial Times.«Barack Obama a eu une présidence mouvementée.[.] Mais à moins d\u2019un changement majeur, sa présidence est calée.» Normalement, je serais plutôt content de voir Qbama, le faux jeton par excellence, au pied du mur.Mes lecteurs connaissent bien le mépris que je ressens pour cette marionnette de la machine démocrate de Chicago, gonflée jusqu\u2019à l\u2019engourdissement par sa vanité et son amour-propre immérité.Depuis toujours, je critique son populisme factice, sachant qu\u2019il s\u2019était vendu aux intérêts financiers et aux barons de son parti bien avant qu\u2019il ne brigue le pouvoir suprême.Toutefois, je suis loin d\u2019être ravi de voir Qbama dans le bourbier, bien qu\u2019il ait créé son propre piège.Car les principales bénéficiaires de sa chute sont le couple Clinton, toujours à l\u2019affût de son échec afin de se réinstaller à la Maison-Blanche.Chaque fois que le président commet une gaffe, on entend les murmures : «Hillary et son mec auraient mieux fait.Ils sont plus habiles en politique; eux, ils savent jouer le jeu.» Lors de ma récente visite à Washington, un ami avocat, très branché dans le parti démocrate, a qualifié Qbama «de pire président de [s] a vie».Mais son désespoir était surtout provoqué par la montée en puissance de Hillary, dont plus personne ne doute qu\u2019elle sera la candidate démocrate à la présidentielle 2016.Pourquoi mon ami est-il angoissé?Parce que les Clinton incarnent les «valeurs» des «nouveaux démocrates» des années 80, faction qui a camouflé le basculement à droite du parti de Franklin Roosevelt dans la foulée de la «révolution» conservatrice de Ronald Reagan.Au lieu de lutter contre la politique régressive du pape néoconservateur, les Clinton ont réagi en se faisant plus catholiques que le pape : promulgation de Î\u2019ALENA et trahison des syndicats aux dépens d\u2019une assurance nationale et publique ; expulsion cruelle de millions de bénéficiaires d\u2019aide sociale avec la réforme de 1996; attaque contre la Serbie sans le consentement du Congrès ou de l\u2019QNU ; et déréglementation des marchés financiers \u2014 notamment l\u2019abrogation de la loi Glass-Steagall qui avait, depuis les années 1930, interdit la fusion de banques commerciales avec les banques d\u2019affaires \u2014 et refus de surveiller le naissant marché des produits dérivés.De surcroît, le style narcissique et égoïste des deux Clinton (Monica Lewinsky n\u2019était qu\u2019un feu de paille) a corrompu le dialogue politique peut-être à jamais.11 semble que Barack Qbama ait beaucoup retenu les leçons de ses vieux rivaux, en plaçant son ambition personnelle au-delà du bien-être national.11 n\u2019est donc pas étonnant qu\u2019après cinq ans de résistance aux vrais engagements politiques, ce président mou se retrouve assiégé par des droitistes aux principes plus fermes.Triste, mais pas étonnant qu\u2019Qbama, après avoir raté la poignée de main souhaitée avec le président Rohani à l\u2019Assemblée générale, ait trouvé refuge chez les Clinton dans une conférence publique à Harlem.En fin de compte, quelle tragédie ironique.L\u2019Qbamacare, qui suscite la rancune du Tea Party au point de fermer de larges secteurs du gouvernement, n\u2019est ni universelle ni socialiste.Voilà que des grandes surfaces transforment des milliers d\u2019emplois à plein temps en mi-temps pour éviter l\u2019obligation que leur fait la nouvelle loi de fournir, début 2015, une assurance médicale.Employer les gens à mi-temps n\u2019est peut-être pas efficace, mais il faut croire que les hommes d\u2019affaires font là une bonne affaire.Ce n\u2019est pas Hillary Clinton qui dira le contraire.Au lieu de lutter contre la politique régressive du pape néoconservateur, les Clinton ont réagi en se faisant plus catholiques que le pape John R.MacArthur est éditeur de Harper\u2019s Magazine.Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (cancatunste) , information générale : Marie-Andree Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauhne Gravel (sciences), Fabien 'Deg\\ise(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Y)2Nv\\(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Catherme Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Julie Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belair Cirino, François Desjardins et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffent (éditorialiste), Claude Levesque et Guy T?L)\\\\.eier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier,Benoît Munger et Philippe Papmeau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettmo-Parazelli et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Florence Ferraris (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur)dAswLOiL Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOCITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseur), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathalie Jobin (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais, (coordonnatrice), Élise G\\r3r6.(secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Éilion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthevys (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service a la clientèle), Manon Blanchette, Danielle Cantara, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,C\\.3.\\idette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentma Draghici, Celine Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page 535323234853535353482323532353 A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 7 OCTOBRE 2013 ACTUALITES DÉBAT SUITE DE LA PAGE 1 fendu en disant qu\u2019il y a des gens honnêtes et qu\u2019il ne fallait pas faire de faux liens par association.11 en a profité pour vanter son équipe et son engagement à faire preuve de transparence.11 a aussi rappelé à Richard Bergeron qu\u2019il avait lui aussi tenté d\u2019attirer dans son équipe d\u2019anciens membres d\u2019Union Montréal.Comme son anglais était meilleur que celui des deux autres candidats, Denis Coderre a su rapidement s\u2019imposer pour faire passer son message d\u2019homme de terrain, qui a une bonne expérience en politique et qui connaît les besoins des Montréalais de toutes les communautés.11 a, par exemple, souligné l\u2019importance de la reconnaissance des diplômes des immigrants pour faciliter l\u2019accès à l\u2019emploi.Bien installé au milieu de ses deux adversaires, il s\u2019est permis à plusieurs reprises de qualifier Richard Bergeron de «dogmatique» et Marcel Côté de «conseiller».Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, ne s\u2019en est pas pour autant laissé imposer.Pour son premier débat en anglais, il s\u2019en est plutôt bien tiré en dépeignant ses adversaires comme étant des candidats qui manquent de vision.11 a fait valoir que son parti misait prin- cipalement sur l\u2019intégrité, la compétence et l\u2019ambition.Richard Bergeron a d\u2019ailleurs mis en avant son idée de tramway et son projet d\u2019Entrée maritime dans le Vieux-Port de Montréal.11 s\u2019est positionné comme étant le candidat avec le plus de vision pour l\u2019avenir de Montréal en disant que ses adversaires ne proposaient que «de petites choses».Face à ce discours, Marcel Côté n\u2019a pas hésité à prendre sa place alors qu\u2019il était plutôt ef facé au tout début du débat.Le chef de Coalition Montréal a reproché à Richard Bergeron d\u2019avoir des idées insoutenables financièrement.11 a dit que son projet d\u2019Entrée maritime serait un autre «Stade olympique», en plus de ne pas répondre aux attentes des Montréalais.Marcel Côté a fait valoir que Montréal avait besoin d\u2019être redressée, que ses routes devaient être rénovées, qu\u2019il fallait remettre de l\u2019ordre à l\u2019Hôtel de Ville et que l\u2019argent des contribuables devait servir à bon escient.Richard Bergeron lui a répliqué qu\u2019il ne pensait qu\u2019aux infrastructures et qu\u2019il «reconnaissait la position de Harel».Marcel Côté a été froissé par cette réplique et s\u2019est porté à la défense de Louise Harel en disant qu\u2019elle représentait une bonne partie de Montréal.Uaprès-débat En sortant du débat, Marcel Côté avait apprécié son expérience, même s\u2019il a déploré le format du débat qui, dit-il, ne permettait pas d\u2019expliquer davantage ses idées.Malgré tout, il avait l\u2019impression d\u2019avoir été en mesure de démontrer ses capacités à faire le ménage à la mairie de Montréal même s\u2019il a peu d\u2019expérience en politique.«C\u2019est vrai que je suis un entrepreneur, que je suis un conseiller, mais j\u2019ai sûrement géré plus de gros dossiers qu\u2019eux dans ma carrière et je suis capable de remettre de l\u2019ordre», a-t-il dit.«On peut gagner en parlant trop, on peut aussi perdre en ne parlant pas assez.Pour moi, ce débat n\u2019était pas un marathon, je suis certain que les électeurs vont être capables de différencier les torrents de mots des vraies propositions », a-t-il ajouté.Denis Coderre est sorti, quant à lui, plutôt satisfait de sa prestation alors que ses adversaires ont quand même été coriaces.«La politique, c\u2019est mon sport.Dans un débat, ce n\u2019est pas juste le contenu qui compte, c\u2019est aussi l\u2019attitude.Ce que fai essayé de démontrer, c\u2019est que je suis en mesure de ramener la confiance des gens», a-t-il indiqué.Richard Bergeron a trouvé, pour sa part, que ce débat était intéressant et encourageant pour la suite de la campagne.«Si, il y a 18 ans, on m\u2019avait dit que je serais en mesure, à 58 ans, de débattre en anglais, je ne l\u2019aurais pas cru.» Le Devoir SIROP SUITE DE LA PAGE 1 brun.Elle induisait également une moins grande sécrétion d\u2019insuline : une autre qualité recherchée pour la prévention du diabète.Le sirop d\u2019érable s\u2019est par ailleurs démarqué de tous les autres sucres par le fait qu\u2019il renferme de l\u2019acide abscissique et de l\u2019acide phaséique, qui sont produits par l\u2019érable pour combattre le stress causé par l\u2019environnement.Les chercheurs ont observé lors d\u2019expériences in vitro que ces deux molécules antioxydantes favorisaient une plus grande et plus rapide captation du glucose par les cellules musculaires, et ce, sans induire une importante sécrétion d\u2019insuline.«Dans le diabète de type 2, c\u2019est l\u2019un des problèmes: les cellules musculaires ne captent pas bien le glucose et c\u2019est ce qui fait que la glycémie augmente dans le sang des patients.Ces molécules auraient donc des effets protecteurs sur le syndrome métabolique.Il reste à faire des études in vivo pour le confirmer», explique André Marette, directeur scientifique de l\u2019INAE Selon ce scientifique, qui est également chercheur à l\u2019Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec, le sirop d\u2019érable détient un autre avan- tage de taille par rapport à tous les autres agents sucrants: il se compose essentiellement de sucrose et ne contient pas de fructose pur, lequel a eu plutôt mauvaise presse ces dernières années, car il est très rapidement capté par le foie.«Une source riche en fructose peut conduire à une accumulation de lipides au niveau du foie, qu\u2019on appelle la stéatose hépatique.Et cette accumulation excessive de lipides dans le foie peut aboutir à des complications métaboliques, comme la résistance à l\u2019insuline et le syndrome métabolique qui conduisent au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires», souligne M.Marette.Le sirop d\u2019érable contient tout de même un peu de fructose, car son sucrose, lorsqu\u2019il est métabolisé, se scinde en une molécule de fructose et une molécule de glucose, mais cela est bien peu comparativement au sirop d\u2019agave qui comprend 84% de fructose pur, à la mélasse, qui en inclut 22% et au miel, avec 50%.«Etant donné sa faible concentration en fructose et sa forte concentration en polyphénols, acide abscissique et acide phaséique, le sirop d\u2019érable se distinguera peut-être davantage à long terme.Nous commencerons bientôt des études chez l\u2019animal et, ensuite, chez l\u2019humain pour le vérifier», avance M.Marette qui a reçu un financement de la Fédération des pro- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le sirop d\u2019érable possède plusieurs avantages par rapport aux autres sucres.ducteurs acéricoles du Québec.Invitée à commenter ces observations, la nutritionniste Marie-Josée Leblanc du groupe de coordination d\u2019Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l\u2019Université de Montréal, accueille comme «une bonne nouvelle le fait que le glucose contenu dans le sirop d\u2019érable demeure moins longtemps présent dans le sang puisqu\u2019il serait absorbé plus rapidement par les cellules en raison de ses antioxydants.C\u2019est une bonne nouvelle, car on veut toujours essayer d\u2019éviter les pics de glycémie et d\u2019insuline.Pour une personne atteinte de diabète, cette caractéristique peut avoir une incidence positive.Pour la santé en général, maintenir une bonne glycémie a des impacts à long terme, car ça nous protège d\u2019autres maladies chroniques, comme l\u2019obésité et les maladies cardiovasculaires.» M™ Leblanc rappelle que le sucre ajouté et les aliments concentrés en sucres, comme les jus et les boissons sucrées, sont très néfastes pour la santé.«Cette concentration de sucres déstabilise le métabolisme.Les métanalyses des dernières années ont montré que le sucre ajouté serait un agent très important de maladies métaboliques, comme le diabète de type 2, l\u2019obésité, certains cancers et les maladies çardiovasculaires», dit-elle.«A choisir parmi d\u2019autres agents sucrants, le sirop d\u2019érable a sa place, il est probablement un très bon substitut à d\u2019autres sucres, mais il faut garder en tête qu\u2019il faut modérer les quantités, car il s\u2019agit d\u2019un sucre concentré qui pourrait avoir des effets délétères sur notre santé à long terme», prévient-elle.Le Devoir TRANSPORTS SUITE DE LA PAGE 1 en commun.«Nous n\u2019avons pas les ressources pour tout faire, dit Florence Junca-Adenot.A mon avis, il faut surtout donner rapidement un grand coup pour démontrer qu\u2019il y a une alternative à l\u2019auto solo.Dans l\u2019immédiat, ça veut dire plus de voies réservées pour les autobus.C\u2019est rapide à faire, et peu cher.» Elle juge que la récente décision de Québec de financer à 100% l\u2019ajout de 208km de voies réservées d\u2019ici 2015 (ce qui doublera la taille du réseau) est une «maudite bonne annonce».«E faut que les automobilistes voient et constatent qu\u2019il y a un avantage de rapidité à prendre le bus plutôt que la voiture.Après, on passera à la prochaine étape et on raisonnera en terme de SRB, de tramway ou même de métro.» Mme Junca-Adenot donne l\u2019exemple du projet de Rapibus à Gatineau, qui entrera en fonction le 19 octobre.«Es ont commencé par des voies réser- vées.L\u2019achalandage a ensuite justifié de passer à un système plus performant, le SRB, avec des autobus qui circuleront en voies propres [complètement séparées et protégées] et s\u2019arrêteront à une dizaine de stations.Et rien n\u2019empêchera de transformer ce réseau en tramway ou en système léger sur rail [SLR] dans le futur, en fonction du succès.» «Quand on a peu d\u2019argent, il faut le mettre là où c\u2019est rentable, ajoute Paul Lewis, professeur à l\u2019Institut d\u2019urbanisme de l\u2019Université de Montréal et responsable du Groupe de recherche ville et mobilité.Im solution aux problèmes de transport passe par le transport en commun ?L\u2019objectif est d\u2019amener les automobilistes vers le transport collectif?Alors, il faut choisir les projets qui vont permettre d\u2019atteindre le plus vite cet objectif, et au meilleur coût».M.Lewis prend en contre-exemple le projet de la Ville de Montréal d\u2019implanter un tramway dans le corridor Côte-des-Neiges-centre-ville.Les études estiment que 15000 passagers utiliseraient le service à l\u2019heure de pointe.Mais de ce nom- Ce que proposent les partis Équipe Denis Coderre pour Montréai Denis Coderre estime que le tramway est un «beau projet», mais actuellement irréaliste.Même chose pour la navette ferroviaire vers l\u2019aéroport.L\u2019équipe Coderre propose de porter à 370 km le réseau de voies réservées pour les bus, y compris des lignes de SRB.Outre la ligne bleue vers l\u2019est, on se dit favorable au prolongement de la ligne orange dans Saint-Laurent.On promet l\u2019ajout de 50 km de pistes et bandes cyclables par année.Projet Montréai Richard Bergeron propose de créer un fonds des transports durables, de faire pression sur Québec pour qu\u2019il prolonge les lignes de métro bleue, orange et jaune, d\u2019augmenter de 2% les services d\u2019autobus, d\u2019instaurer plus de corridors réservés, de faciliter les déplacements à vélo et à pied en les rendant plus sécuritaires.Mais son gros projet est le tramway: il promet entre 10 et 15 km en service d\u2019ici 2017.bre, seulement 450 délaisseraient la voiture (les autres utilisent déjà le transport en commun).«C\u2019estpeu de résultats pour 1,5 milliard de dollars, estime-t-il.Surtout dans un contexte où l\u2019argent manque.» Cela ne veut pas dire que des solutions de type tramway ou SRB ne sont pas intéressantes à long terme, dit l\u2019urbaniste.«C\u2019est comme pour le vélo ou le métro: un service devient vraiment attrayant lorsqu\u2019il dispose d\u2019un vrai réseau.A Paris ou à Londres, le métro est incontournable parce qu\u2019il va partout.E y a de plus en plus de cyclistes à Montréal notamment parce que le réseau cyclable est plus étendu.Ce ne sont pas les dix premiers kilomètres qui changent les habitudes, mais à moyen et long terme, la solution trouve sa pertinence.» Pour l\u2019urbaniste Gérard Beaudet, collègue de M.Lewis et directeur de l\u2019Qbservatoire de la mobilité durable, il n\u2019y a de toute façon pas une seule recette miracle.«C\u2019est un cocktail de solutions, dit-ü.Im question du tramway mérite d\u2019être explorée parce qu\u2019elle fait partie de ce cocktail, comme le covoiturage, la marche, le vélo, le métro.Coalition Montréal Marcel Côté L\u2019équipe Côté favorise l\u2019aménagement de 150km de nouvelles voies réservées aux autobus et de 400 km de nouvelles voies cyclables, l\u2019amélioration de l\u2019offre de taxis collectifs et différentes mesures d\u2019apaisement de la circulation pour aider les cyclistes et les piétons.Qn est aussi favorable à la mise en place du SRB sur Pie-K, un système qu\u2019on aimerait aussi implanter sur Côte-Vertu et Henri-Bourassa Quest.les autobus.Il faut voir largement, mais il faut aussi agir rapidement parce qu\u2019il y a urgence de résultats.» Québec Paul Lewis, Florence Junca-Adenot et Gérard Beaudet le rappellent tous: le «cocktail» devra être préparé avec le gouvernement du Québec.Qr, malgré le «discours officiel qui veut que le transport collectif est une priorité», Québec envoie des signaux «contradictoires», dit Mme Junca-Adenot.«On parle d\u2019électrification des transports, on annonce le prolongement de la ligne bleue vers l\u2019est, mais on s\u2019engage en même temps à prolonger l\u2019autoroute 19.Ça manque de cohérence.» «Les élections se gagnent bien plus en banlieue qu\u2019à Montréal, remarque Gérard Beaudet.Ça explique le double discours.» Mais «les automobilistes auraient tout à gagner à ce qu\u2019il y ait moins de voitures sur les routes, fait valoir Paul Lewis.Sauf que ça demande une bonne dose de courage politique pour expliquer ça.» Le Devoir Vrai changement pour Montréal Mélanie Joly cible l\u2019implantation d\u2019un réseau de 130 km de SRB d\u2019ici 2020.Elle estime que le prolongement du métro (outre la ligne bleue) ou le projet de tramway sont «trop dispendieux» et trop longs à réaliser alors que les «besoins se font pressants».Son plan détaille les 62 premiers kilomètres du réseau de SRB qu\u2019elle souhaite.L\u2019amélioration de la fiabilité du métro est aussi au menu.PRINTEMPS SUITE DE LA PAGE 1 compte vraiment qu\u2019ils étaient sur une autre planète».Même le choix des mots était stratégique et visait à décrédibiliser le mouvement.«Tout le vocabulaire de l\u2019enfant rebelle et de l\u2019enfant roi, et la criminalisation, avec des mots comme voyou, bandit, etc.Ce sont deux champs lexicaux différents, mais qui, au fond, produisaient le même effet, soit de retirer aux étudiants, comme groupe, leur statut d\u2019interlocuteur légitime», analyse-t-il.Thèses et anecdotes Quvrage hybride écrit principalement dans la campagne de Thetford Mines, d\u2019où vient sa famîUe, Tenir tête est une sorte d\u2019essai lyrique \u2014 «c\u2019est un livre d\u2019une honnêteté totale et f espère que ça se sent» \u2014 où l\u2019auteur mêle les habituelles thèses qu\u2019ü défend da gratuité scolaire, la condamnation du néolibéralisme, etc.) et des anecdotes récoltées dans des moments charnières du printemps 2012 (le vote de grève remporté par 12 voix au cégep de VaUeyfield, sa convocation suspecte au quartier général de la Sûreté du Québec, Simon Durivage qui lui raccroche au nez en direct à la télévision.).L\u2019ex-tête d\u2019affiche du mouvement étudiant admet avoir dû parsemer son récit plus sérieux et théorique de quelques tranches de vie çAus people, dont il n\u2019a certainement pas voulu abuser.«Au début, je voulais me tenir loin de l\u2019événementiel, mais il y avait tellement de malentendus que ça valait la peine d\u2019en parler», raconte Gabriel Nadeau-Dubois, qui débat maintenant deux matins par semaine à l\u2019émission matinale de Marie-France Bazzo à Radio-Canada «En l\u2019écrivant, je me suis rendu compte moi-même que [la réalité] était tellement décalée de la propagande qui a été faite, que ça pouvait apparaître invraisemblable.[.] feme suis même demandé si les gens allaient me croire.» Ainsi, dans sa démarche de vérité, ses petits récits de la grève reviennent parfois rappeler certaines choses qu\u2019on savait déjà, comme les tensions entre les différents groupes étudiants et l\u2019improvisation du mouvement de leurs principaux protagonistes.«La fameme manif contre la trêve, toutes les manifs nocturnes, celle de désobéissance à la loi spéciale et d\u2019autres qu\u2019on ne voyait jamais venir.J\u2019ai l\u2019humilité de reconnaître que ça nous dépassait», admet-ü.Mais le livre présente, bien sûr, de l\u2019inédit.Des moments de grâce (à l\u2019AG de VaUeyfield, un jeune au style hip-hop est venu, contre toute attente, livrer un touchant discours pro-grève) aux moments de tristesse (on y fait le récit du désarroi des leaders étudiants qui voyaient sous leurs yeux, en direct de l\u2019Assemblée nationale, les députés voter un à un en faveur du projet de loi 78).Contre les libéraux.et la CLASSE?Gabriel Nadeau-Dubois ne s\u2019en cache pas : le livre est une fronde contre l\u2019ex-gouvernement libéral.«Mais je ne fais pas simplement cette critique au nom de l\u2019augmentation des frais de scolarité, il y avait réellement un projet politique des libéraux derrière ça.» A maintes reprises dans le livre, on remarque, avec plus ou moins d\u2019étonnement, que le jeune auteur essaie aussi de se distancier de certaines décisions ou de critiquer le fonctionnement de la CLASSE, dont il était pourtant le porte-parole.«J\u2019amène des éléments de critiques, mais je pense aussi que c\u2019est une forme d\u2019organisation qui est très bonne», dit-ü, indiquant qu\u2019ü ne veut pas jouer «à la belle-mère péquiste».Aujourd\u2019hui, devant une CLASSE redevenue ASSE qui a refusé de participer au débat en ayant choisi de ne pas être du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, il évite de se prononcer, mal à l\u2019aise.«Je ne suis pas un dogmatique de la collaboration ou de la confrontation.Ces décisions-là doivent être prises à la pièce», se contente-t-ü de dire.11 y serait sûrement allé, mais c\u2019est par respect pour son ancienne organisation que Gabriel Nadeau-Dubois refuse de participer à la commission d\u2019examen du printemps 2012, présidée par Serge Ménard.Mais aussi parce que le mandat de la commission n\u2019est pas celui de mener une enquête.Ce sera la parole de l\u2019un contre ceUe de l\u2019autre, déplore l\u2019étudiant de 23 ans.«Le SPVM dit qu\u2019il n\u2019y a pas eu de poivre de Cayenne et les étudiants disent que oui.Mais le poivre de Cayenne, ce n\u2019est pas une opinion! Pas besoin de chercher loin pour savoir qu\u2019il y en a eu.Æez wyoutube.com», s\u2019exclame-t-ü.Visiblement, la poussière n\u2019est pas tout à fait retombée sur les événements du printemps 2012.Et comme d\u2019autres ouvrages ont tenté de le faire, celui de Gabriel Nadeau-Dubois se veut, selon lui, une contribution «à cet indispensable effort de compréhension».Le Devoir Gabriel Nadeau-Dubois en cinq dates 31 mal 1990: Naissance à Montréal.Automne 2007 : Début de son militantisme au sein de TASSE.Automne 2009:11 commence une majeure à TUQAM en histoire et poursuivra en philosophie à l\u2019Université de Montréal.Automne 2011:11 devient coporte-parole de la CLASSE.Novembre 2012:11 est jugé coupable d\u2019outrage au tribunal et en appelle de la décision.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7h 30 à 16h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel inc , 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives naüonales du Quebec, 2007 "]
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