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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier J
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2013-10-12, Collections de BAnQ.

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[" FIMFCE INVESTISSEMENT RESPONSABLE Le mouvement B Corp donne priorité au bien commun Page 2 CAHIER THEMATIQUE J > LE DEVOIR La Caisse de dépôt poursuit son virage responsable Page 3 Le Mouvement Desjardins offre cinq portefeuilles sociétaires Page 6 LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE 2013 Des rendements à la clé qui donnent bonne conscience Les dernières études démontrent que l\u2019investissement responsable est financièrement rentable Alors que plusieurs pays, en Europe notamment, notent un essoufflement de l\u2019investissement responsable ces dernières années, cela ne semble pas être le cas au Québec.A entendre le président-directeur général du Groupe Investissement responsable (GIR), Olivier Gamacbe, il n\u2019y aurait pas de désillusion chez les investisseurs québécois et le secteur serait toujours en croissance.HELENE ROULOT-GANZMANN L% investissement / responsable est un secteur en * croissance mais T qui part de loin, comparativement à ce qui s\u2019est passé durant les dernières décennies en Europe.«L\u2019investissement socialement responsable (ISR), c\u2019est l\u2019intégration des enjeux et des préoccupations écologiques, sociales et de bonne gouvernance dans la sélection et la gestion des placements, définit Olivier Gamache.Ça fait plusieurs siècles qu\u2019on s\u2019y intéresse, puisque les communautés religieuses, historiquement, devaient investir en respectant les textes religieux.De manière plus moderne, les grandes causes, comme la lutte contre l\u2019apartheid ou la guerre du Vietnam, ont mené à l\u2019établissement de filtres éthiques en matière de placements.Mais le dernier grand coup de souffle est venu avec le mouvement écologiste et la prise de conscience des changements climatiques, puis la crise financière de ces dernières années, qui a mis l\u2019accent sur la nécessité d\u2019intégrer la bonne gouvernance dans les préceptes de l\u2019investissement responsable.» «Aujourd\u2019hui, on tend à devenir la norme, puisque même les investisseurs traditionnels ne peuvent plus faire fi des enjeux écologiques et sociaux, ajoute-t-il.Notamment pour des raisons de réputation, qui, dans l\u2019économie d\u2019aujourd\u2019hui, est un actif important à protéger, mais aussi parce que les études démontrent qu\u2019investir de façon responsable, c\u2019est devenu rentable», affirme-t-il.Une réalité qui modifie le paradigme.Si les investisseurs responsables ont longtemps été principalement des gens de cœur, œuvrant pour le bien-être de la société, presque des philanthropes, les investisseurs traditionnels font aujourd\u2019hui de plus en plus le pas et sont devenus majoritaires.Il s\u2019agit pour eux de capitaliser sur les bons rendements à long terme des entreprises ayant des programmes avancés sur les enjeux écologiques, sociaux et de bonne gouvernance.Meilleure diversification en Europe Si une grande part des clients d\u2019Olivier Gamache sont québécois, l\u2019homme dispose cependant de quelques portefeuilles d\u2019entreprises européennes à gérer, raison pour laquelle il se trouvait en France lorsque nous l\u2019avons rejoint.«Les Européens sont plus avancés que nous, en Amérique du Nord, en la matière, indique-t-il.Par exemple, là-bas, ils ont le choix entre plusieurs fonds thématiques.Certains s\u2019adressent au défi de l\u2019eau, des technologies vertes ou du vieillissement de la population.Ainsi, les gens peuvent décider de prendre position sur un enjeu précis en y accordant une place importante dans leur portefeuille.» Marchées canadiens Mais les Européens qui font affaire avec le GIR sont ceux qui souhaitent investir dans le marché canadien.«Nos sociétés étant largement implantées dans le domaine extractif, les sociétés aurifères, les sables bitumineux, etc., ça inquiète les investisseurs qui se veulent responsables, explique Olivier Gamache.Ils trouvent donc en nous un conseiller local qui connaît bien à la fois leur sensibilité et le contexte juridique.C\u2019est comme ça qu\u2019on se retrouve avec une bonne clientèle européenne.» Car il est loin le temps où investir de manière responsable signifiait investir dans une entreprise plus blanche quq blanche.qui n\u2019existe pas.A la stratégie du filtre, les investisseurs préfèrent aujourd\u2019hui celle du dialogue, avec toute une grille de questions qu\u2019ils doivent se poser.«Est-ce que l\u2019investisseur lui-même adopte un comportement responsable ?, se demande le p.-d.g.Est-ce qu\u2019il connaît réellement la compagnie dans laquelle il investit?Et est-ce qu\u2019il l\u2019aide à progresser?Car, au fond, ce qu\u2019on souhaite de plus en plus, c\u2019est éviter de filtrer le marché, de laisser des chaises vides dans ces compagnies qui sont sujettes à de gros investissements, mais plutôt s\u2019engager pour faire augmenter la qualité totale du marché.» Le «vote utile» Le Groupe investissement responsable travaille principalement avec des investisseurs institutionnels, des organisations financières et des gérants de portefeuille.Des clients qui sont généralement, dans un premier temps, avides de conseils, notamment en matière de positionnement de vote à l\u2019intérieur des conseils d\u2019administration des entreprises dont ils sont actionnaires en tant qu\u2019investisseurs.Toujours dans le but de faire progresser le marché.«Cette politique du vote, qu\u2019on appelle passive, c\u2019est une PHILIPPE HUGUEN AGENCE ERANCE-PRESSE Certains fonds thématiques s\u2019adressent au défi de l\u2019eau, des ressources naturelles et des technologies vertes.JEEE PACHOUD AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019investissement socialement responsable consiste en l\u2019intégration des enjeux et des préoccupations écologiques, sociales et de bonne gouvernance dans la sélection et la gestion des placements.façon d\u2019amener les entreprises à progresser.Elle consiste pour un investisseur à exercer ses droits de vote de manière à appuyer les décisions les plus responsables possibles, en accord avec ses valeurs, notamment en matière de bonne gouvernance.La première étape pour tout groupe d\u2019investisseurs responsables, c\u2019est de définir ses positions sur nombre de sujets et de s\u2019assurer que sa voix soit entendue auprès des sociétés dans lesquelles il investit, ne serait-ce que pour soutenir les entreprises dont le discours est plus actif » Vient ensuite le dialogue actif, qui consiste d\u2019abord à envoyer une lettre au conseil d\u2019administration pour souligner son désaccord, puis à décrocher le téléphone.Le GIR offre ensuite un service de recherche et d\u2019analyse de risques concernant les enjeux écologiques, sociaux et de bonne gouvernance.«On va aussi faire de la notation et s\u2019assurer que les portefeuilles des clients soient conformes à leurs politiques d\u2019investissement, indique Olivier Gamache.S\u2019ils ne veulent pas être exposés au marché militaire ou nucléaire, on va leur donner l\u2019assurance qu\u2019ils sont fidèles à leur volonté.Quant à notre troisième pilier, celui de la consultation, il offre principalement de la formation, du développement de politique et de produits et portefeuilles ISR.» Collaboratrice Le Devoir \u2022III.r \\I I , **1»\u2014.# Vf * »* V M I \u2022 I f I « V » .»-i I\u2019\t< >1' V M I : I Cl < \u2019 1 315 E \t a Les gens peuvent décider de prendre position sur un enjeu précis en y accordant une place importante dans leur portefeuille )} Olivier Gamache J 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS OCTOBRE 2013 FINANCE / SAUL LOEB AGENCE ERANCE-PRESSE Ben & Jerry\u2019s est une des entreprises ayant reçu la certification B Corp, ce qui veut dire qu\u2019elle se positionne comme une entreprise au service du bien commun et de l\u2019environnement, avant d\u2019être à la solde de ses actionnaires.CERTIFICATION Donner la priorité au bien commun et à l\u2019environnement Le mouvement B Corp espère implanter une antenne au Québec en 2014 À l\u2019instar de la certification équitable pour le café, les entreprises socialement et écologiquement responsables ont désormais leur certification internationale, soit l\u2019étiquette B Corp.Issue du mouvement des benefit corporations, qui est en train de bousculer les lois sur les entreprises dans plusieurs Etats des Etats-Unis, la norme réalise une percée timide au Québec, tandis qu\u2019elle gagne rapidement en popularité dans le reste du Canada.Regard sur un phénomène en pleine expansion.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND Dans les pays anglo-saxons, les B Corporations sont la coqueluche de ceux qui veulent voir le capitalisme s\u2019humaniser.La certification B Corp, qui n\u2019est toujours pas traduite, même si elle est parfois nom- LE MONDE EST PETIT NOUS VOYONS GRAND ENSEMBLE, REPENSONS LE MONDE CONCILIONS PROFIT ET ENVIRONNEMENT CONCORDIA.CA ^Concordia ViT\tU N I V E R S I T CENTRE D\u2019ETUDES CN SUR LA GESTION DURABLE DE LA CHAINE LOGISTIQUE mée « Entreprise B » ou « Corporation B », prend du galon à grande vitesse à travers le monde.Près de 800 organisations ou entreprises ont obtenu cette certification dans plus de 27 pays.Parmi les entreprises réputées dans les rangs, on note Ben & Jerry\u2019s et Patagonia.Au Canada, 82 organisations ou entreprises ont décroché la mention, dont seulement deux au Québec.Derrière le logo avec un grand B, le principe de base est simple: l\u2019entreprise doit être au service du bien commun et de l\u2019environnement, avant d\u2019être à la solde de ses actionnaires.« On croit encore au capitalisme, mais on croit qu\u2019il faut le modifier pour que le XXB siècle soit un capitalisme de parties prenantes [plutôt qu\u2019un capitalisme d\u2019actionnaires] », a indiqué Joyce Sou, responsable du volet des B Corporations et des indicateurs sociaux au MaRS Centre for impact investing, lors de la conférence Momentum organisée par Novae le 17 septembre dernier, à la Place des Arts.Pourquoi aller chercher cette certification?«Barce que les consommateurs sont de plus en plus cyniques et veulent des preuves sur les histoires que vous racontez», a-felle dit en référence à l\u2019écoblanchiment.r Evaluation de l\u2019entreprise Pour obtenir la certification, une entreprise doit répondre à un questionnaire portant sur ses normes de gouvernance, son respect envers les travailleurs, les bienfaits qu\u2019elle retourne à la collectivité et son impact écologique.Elle doit ensuite faire l\u2019objet d\u2019une révision auprès de l\u2019organisme indépendant B Lab et lui fournir des documents pour prouver la validité de ce qu\u2019elle a déclaré.L\u2019entreprise se voit ensuite attribuer une note sur 200.Au moins 80 points doivent être amassés pour se voir accorder la certification.Il n\u2019y a pas de minimum de points exigés pour chacune des quatre catégories (environnement, collectivité, gouvernance et travailleurs), «mais il est très difficile d\u2019atteindre une note de 80 si vous n\u2019avez aucun point dans un des volets», a précisé Sou lors d\u2019une entrevue téléphonique réalisée quelques semaines plus tard.Chaque année, 10% des entreprises certifiées font l\u2019objet d\u2019une vérification aléatoire.Le programme est révisé tous les deux ans pour s\u2019assurer de garder à niveau la certification selon les nouvelles normes du développement durable.Législation d\u2019appoint La certification B Corp est donc l\u2019initiative du B Lab, un organisme à but non lucratif né en 2007 aux Etats-Unis, après la vente controversée d\u2019entreprises réalisée contre le gré de leurs fondateurs.Le mouvement s\u2019est rapidement transformé en lobby pour créer un nouveau statut juridique d\u2019entreprise.Aussi, si Daniel Çlapin-Pé-pin, professeur à FÉcole des sciences de la gestion de rUQAM spécialisé en comptabilité écologique, se montre très enthousiaste devant le phénomène, il précise que l\u2019émergence des benefit corporations s\u2019est faite à partir d\u2019une fausse idée répandue et enseignée en finances au su-jpt du droit commercial aux Etats-Unis, qui dit qu\u2019un conseil d\u2019administration est tenu de donner priorité à l\u2019avoir des actionnaires.«Les B-Corps ont dit que, si le CA est obligé de toujours privilégier l\u2019intérêt financier au détriment de l\u2019intérêt social, elles allaient créer une nouvelle sorte d\u2019entreprise qui permettrait aux administrateurs d\u2019accorder autant d\u2019importance aux intérêts écologiques et sociaux qu\u2019aux intérêts financiers.» Le concept a fait boule de nejge.Une yingtaine d\u2019Etats aux Etats-Unis ont enchâssé les benefit corporations dans une législation exigeant des organisations inscrites qu\u2019elles aient un impact positif sur la société, prennent en considérations toutes les parties prenantes \u2014 plutôt que seulement les actionnaires \u2014 et rendent public leur triple bilan (écologique, social et financier).Joindre théorie et pratique Le professeur croit que ce concept devrait aussi être adopté au Québec et être intégré à la Loi sur l\u2019économie sociale.«Les entreprises privées vraiment socialement et écologiques responsables sont de plus en plus nombreuses, mais on les oblige toujours à être rentables à court terme.C\u2019est difficile pour elles de dire qu\u2019elles vont accorder autant d\u2019importance à la société et à l\u2019environnement qu\u2019à leurs actionnaires.La B Corporation, comme nouvelle formule d\u2019incorporation, leur permettrait d\u2019agir en fonction de leur conscience et de leur préférence.» Car si, en théorie, tout le monde se montre d\u2019accord pour dire que les coûts écologiques et sociaux devraient être comptabilisés dans le bilan des entreprises, «dans la pratique, ça ne se fait pas», dit M.Clapin-Pépin.«Si on avait des organisations qui étaient évaluées sur leur triple bilan, on pourrait comparer les sales et les propres, ce qu\u2019on ne peut pas faire main- Car si, en théorie, tout le monde se montre d\u2019accord pour dire que les coûts écologiques et sociaux devraient être comptabilisés dans le bilan des entreprises, «dans la pratique, ça ne se fait pas» tenant.D\u2019où l\u2019émergence des B Corporations».D\u2019ailleurs, le B Lab a aussi créé, en 2011, une agence de notation, le GIIRS, qui analyse pour les investisseurs et les fonds d\u2019investissement l\u2019impact global et les retombées extrafinancières.Au-delà des frontières où les benefit corporations sont reconnues par la loi, la certification vient encourager le principe.Takt-Etik débarque Takt-Etik, une firme de service-conseil en développement durable, est l\u2019une des deux seules entreprises certifiées B Corp au Québec.«On faisait déjà notre propre reddition de comptes en développement durable auprès de nos parties prenantes, de nos fournisseurs et de nos clients et on a vu une occasion avec B-Corp de se distinguer en allant chercher cette certification, qui est très crédible», explique Marc Belley, directeur général de Takt-Etik.Au-delà de «prêcher la bonne nouvelle», Takt-Etik y voit des avantages concrets.«Lorsqu\u2019on commence à se faire questionner, comme fournisseur potentiel pour une entreprise ou un organisme public, sur nos mesures liées au développement durable, c\u2019est beau de l\u2019écrire, mais maintenant on est capable de montrer qu\u2019on est certifié et de le diriger vers le site de B Corp pour lui montrer notre score.» Une valeur ajoutée qui pique aussi la curiosité des investisseurs, en plus de rendre l\u2019entreprise plus attirante au niveau des ressources humaines.«Les gens voient qu\u2019il semble y avoir un environnement de travail convivial, harmonieux et intéressant.Des candidatures spontanées, on en reçoit beaucoup.» Maintenant, M.Belley assure que la certification les motive même à améliorer leurs pratiques pour atteindre éventuellement un meilleur pointage.En 2014, le mouvement B Corp espère implanter une antenne au Québec.«Je crois qu\u2019il y a beaucoup d\u2019entreprises au Québec qui font la même chose depuis bien avant l\u2019apparition des B Corporations.Donc, ce serait un maillage naturel pour eux, dit Joyce Sou.Et ce serait une occasion pour eux de se joindre à une conversation internationale à propos de la redéfinition du succès d\u2019une entreprise, afin d\u2019avoir un impact positif sur la société.» Collaborateur Le Devoir http://tinyurl.com/magna43 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS OCTOBRE 2013 J 3 FINANCE FACTEURS ESG La Caisse de dépôt et placement poursuit son virage responsable «Des entreprises qui présentent une mauvaise performance sociale ou écologique seraient considérées comme plus risquées par les marchés boursiers» La Caisse de dépôt et placement (CDP) compte poursuivre dans les prochaines années ses efforts pour investir de façon plus responsable.Elle continuera donc d\u2019intégrer dans ses pratiques les facteurs écologiques, sociaux et de gouvernance (ESG), tant du côté des investissements que dans l\u2019engagement actionnarial, malgré les doutes que soulèvent d\u2019autres groupes d\u2019investisseurs.VICKY FRAGASSO-MARQUIS L> année 2012 a été très I importante», a relaté Ginette Depelteau, vice-présidente principale, conformité et investissement responsable, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.Depuis 2012, la CDP prend en compte les facteurs ESG lorsqu\u2019elle analyse les investissements qu\u2019elle doit faire.C\u2019est à l\u2019aide d\u2019une sorte d\u2019aide-mémoire que les gestionnaires de portefeuille vont évaluer les entreprises selon ces critères, qui varient d\u2019un secteur de l\u2019économie à un autre.« Quand on regarde une entreprise du secteur financier, l\u2019aspect écologique est beaucoup moins important dans sa pondération que, par exemple, une entreprise du secteur minier», indique Depelteau.La CDP a aussi choisi de s\u2019engager auprès des entreprises dans lesquelles elle investit.Elle maintient un dialogue avec les cadres des entreprises pour les inciter à adopter des comportements responsables.Cet engagement se traduit aussi par son droit de vote dans les conseils d\u2019administration, ce qui lui permet de s\u2019exprimer sur différents sujets.Selon Depelteau, la CDP peut avoir une influence positive sur les entreprises.Elle cite en exemple des entreprises qui, auparavant, ne publiaient pas de rapport sur la responsabilité sociale et l\u2019environnement et qui, maintenant, le font.«Pour nous, c\u2019est important parce que cela nous aide à mieux mesurer ces risques-là.Cela profite à l\u2019ensemble des actionnaires, pas seulement à la Caisse», précise-t-elle.La CDP peut même choisir d\u2019exclure certains titres seulement si ceux-ci contreviennent au droit local et international.Par exemple, elle a exclu les entreprises qui fabriquent des armes interdites par la Convention d\u2019Ottawa sur les armes antipersonnel et par la Convention d\u2019Oslo sur les armes à sous-munitions.«Pour nous, l\u2019exclusion est quand même une mesure exceptionnelle.On s\u2019est imposé une limite juridique.Parfois, on peut investir dans une entreprise qui n\u2019a pas forcément un bon profil, mais on pense qu\u2019on peut faire changer les choses et que ça va être porteur de rendement», estime-t-elle.Afin d\u2019atteindre ses objectifs, la CDP devra mettre beaucoup de ressources dans la recherche.«On veut continuer à améliorer nos connaissances sur ces critères et à développer nos outils», a-t-elle déclaré.La CDP a aussi procédé à plusieurs embauches d\u2019experts œuvrant dans plusieurs milieux, comme l\u2019environnement.«C\u2019est la clé.Il faut avoir des gens qui ont cette connaissance plus pointue pour nous permettre de mieux comprendre les enjeux», conclut-elle.Responsabilité et rentabilité financière Un des grands défis pour la CDP est de prouver que ces choix peuvent être rentables, tout en étant responsables.«Il y a eu beaucoup de recherches qui indiquent que ces titres n\u2019of- Afin d\u2019atteindre ses objectifs, la CDP devra mettre beaucoup de ressources dans la recherche fraient pas un rendement supérieur par rapport aux autres.Par contre, de plus en plus, ce qu\u2019on constate, c\u2019est que l\u2019effet des critères ESC se fait sentir en ce qui concerne le risque.Des entreprises qui présentent une mauvaise performance sociale ou écologique seraient considérées comme plus risquées par les marchés boursiers.L\u2019effet des critères ESG n\u2019est donc pas négligeable», explique Prank Coggins, professeur responsable du Groupe de recherche en finances appliquées de l\u2019Université de Sherbrooke, qui est aussi mandaté par la CDP pour faire des recherches sur la question.«Les études sur le rendement concluent que, au pire, c\u2019est neutre et que, au mieux, c\u2019est meilleur», a indiqué Daniel Simard, membre du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme Principes pour l\u2019investissement responsable O\u2019RI), mis en place par l\u2019Organisation des Nations unies (ONU) en 2006, dans le but de promouvoir les investissements responsables chez des acteurs institutionnels.D\u2019autre part.Prank Coggins mentionne que ces facteurs qualitatifs sont difficiles à considérer dans un milieu dominé par les données quantitatives.Cela constitue un frein pour plusieurs groupes d\u2019investisseurs, qui trouvent trop grand l\u2019effort à déployer.«Tout ce tra-vail-là exige de développer des outils, de l\u2019expertise pour adapter le processus décisionnel», af firme M.Coggins.Retombées sociales Selon l\u2019économiste lanik Marcil, la CDP ne devrait pas se préoccuper seulement de la rentabilité financière de ces titres.«Il y a la rentabilité sociale aussi.Nous allons gagner ailleurs avec ces investissements», indique-t-il.Selon lui, cette rentabilité plus qualitative devrait être aussi importante dans les calculs.M.Mardi croit que la CDP devra continuer à faire des efforts pour mieux intégrer ces facteurs dans la gestion des investissements, même s\u2019il reconnaît qu\u2019elle a fait un «bon bout de chemin ».Toutefois, Daniel Simard rappelle que les règles du jeu sont différentes pour les investisseurs institutionnels, puisqu\u2019ils ont des impératifs financiers à respecter.«C\u2019est évident que, si on n\u2019arrive pas à atteindre ses objectijs financiers, cela va avoir des conséquences sur les participants et éventuellement sur les employeurs qui ont pris des engagements.Il se pourrait que ces gens-là se retournent contre vous», a-t-il nuancé.Les investisseurs institutionnels autour du monde font de plus en plus d\u2019efforts pour considérer les facteurs ESG.Selon le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement, qui chapeaute les Principes pour l\u2019investissement responsable, en 2013, les actifs des groupes d\u2019investissements signataires représentaient 34 milliards de dollars.Lors de la fondation de PRI, ces investisseurs possédaient quatre milliards d\u2019actif.Collaboratrice Le Devoir § ¦Pi, i-pip» M: m JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES PORTEFEUILLES SOCIETERRE UNE OCCASION A SAISIR MAINTENANT Profitables pour la planète.Profitables pour vous Les Portefeuilles SociéTerre, exclusifs à Desjardins sont un investissement responsable avec un bon potentiel de rendement.UN PLACEMENT RESPONSABLE - POUR ISABELLE Laurier OUVERTE SUR LE MONDE Rendements du Portefeuille SociéTerre Equilibré 1 AN\t3 ANS\tSANS\tDEPUIS SA CRÉATION' 6,01%\t4,41 %\tS.O.\t7,10% 1 800 CAISSES fondsdesjardins.com/societerre Desjardins Gestion de patrimoine PLACEMENTS \u2022 INVESTISSEMENTS Coopérer pour créer l'avenir Les Fonds Desjardins ne sont pas garantis, ieur vaieur fluctue fréquemment et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendemenf fufur.Les faux de rendemenf indiqués sonf les faux de rendemenf fofai annuel composé hisforiques en dafe du 30 sepfembre 2013 qui fiennenf compfe des flucfuafions de la valeur des fifres ef du réinvesfissemenf de fous les monfanfs disfribués mais non des commissions d\u2019achaf ef de rachat des frais de placement des frais opfionnels ou de l\u2019impôf sur le revenu payables par le porfeut lesquels auraienf réduif le rendement Un placemenf dans un organisme de placemenf collecfif peuf donner lieu à des frais de courfage, des commissions de suivi, des frais de gesfion ef d\u2019aufres frais.Veuillez lire le prospecfus avanf d\u2019invesfir.Les Fonds Desjardins sonf offerfs par des courriers inscrifs donf Desjardins Cabinef de services financiers inc., un courrier en épargne collecfive apparfenanf au Mouvemenf Desjardins, qui disfribue {es Fonds dans les caisses du Québec ef de l\u2019Onfario ainsi qu\u2019au Cenfre financier Desjardins.Veuillez lire le prospecfus simplifié avanf d\u2019invesfir.* Le Porfefeuille SociéTerre Équilibré a éfé créé le 15 janvier 2009. J 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS OCTOBRE 2013 FINANCE FONDS FERIQUE Les ingénieurs seront eux aussi socialement responsables « Notre premier objectif demeure d\u2019avoir le meilleur rendement possible pour nos clients» Les Fonds FERIQUE (Eonds d\u2019épargne retraite des ingénieurs du Québec) s\u2019adressent aux ingénieurs, à leurs familles et aux diplômés en génie.Leurs gestionnaires comptent 22000 clients et gèrent 1,7 milliard de dollars.En matière d\u2019investissement responsable, ils privilégient l\u2019exercice des droits de vote liés aux titres boursiers pour influencer positivement les entreprises dans lesquelles ils investissent, plutôt que d\u2019exclure des titres de leurs fonds.CAROLINE RODGERS ous avons des sommes importantes investies «N dans certaines entreprises, ce qui nous procure plusieurs droits de vote.C\u2019est une bonne façon d\u2019influencer ces entreprises en leur montrant que certains enjeux sont importants pour les investisseurs, dit Louis Lizotte, premier directeur, Gestion dçs placements chez Gestion FERIQUE.Les actionnaires peuvent aussi soumettre des propositions aux conseils d\u2019administration.C\u2019est une façon d\u2019obliger les entreprises à montrer plus de transparence ou à être plus responsables sur le plan écologique, par exemple.» Une firme externe, Groupe investissement resppnsable, vote pour Gestion FERIQUE aux assemblées annuelles en fonction de cette politique de droits de vote, qui est alignée sur les critères d\u2019investissement responsable: les questions écologiques, sociales et de gouvernance, désignées par l\u2019acronjmie ESG.Les entreprises ont d\u2019ailleurs tout intérêt à prêter une oreille attentive aux propositions amenées par ces investisseurs.On peut citer en exemple le cas célèbre de la société aurifère Barrick Gold, qui s\u2019est retrouvée devant les tribunaux au Chili, parce que son projet de mine Pascua-Lama est contesté par les collectivités locales.L\u2019incertitude autour de ce projet a eu un impact certain sur le prix des actions.Or, depuis des années, plusieurs actionnaires demandaient à Barrick Gold de rendre publiques les études d\u2019impact écologique du projet, sans succès.«Cette histoire démontre à quel point cela peut valoir la peine de respecter ce qu\u2019une partie des investisseurs demandent.Cela coûte souvent moins cher à long terme de les écouter que d\u2019aller de l\u2019avant avec des projets ou des pratiques risquant d\u2019être contestés plus tard», dit M.Lizotte.Sur le marché, d\u2019autres fonds privilégient l\u2019utilisation de filtres positifs ou négatifs pour inclure ou exclure des ti- Les questions ESG peuvent faire peur aux gestionnaires de fonds, car certains craignent que le fait d\u2019en tenir compte diminue le rendement très.Par exemple, ils choisissent les 50 entreprises ayant les meilleures pratiques ESG sur un marché donné, ou ils excluent celles qui sont considérées comme de mauvais joueurs sur le plan éthique.«Ce n\u2019est pas notre approche.Nous avons choisi une approche plus interventionniste en passant par une politique de droits de vote.Nous laissons à nos gestionnaires la marge de manoeuvre la plus large possible en matière d\u2019investissement, et nous utilisons nos droits de vote pour dire ce qu\u2019on pense aux entreprises, au lieu de les exclure.» L\u2019investissement responsable Depuis 2010, Gestion FÉ-RIQUE est signataire des Principes pour l\u2019investissement responsable des Nations Unies (PRI).Il s\u2019agit de six grands principes généraux de bonnes pratiques pour l\u2019investissement responsable, qui comptent maintenant 1200 signataires dans une cinquantaine de pays.Les PRI ont été lancés en 2005 par le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, à la suite d\u2019un processus de réflexion auquel il avait convié une vingtaine des plus grands investisseurs institutionnels du monde.«En tant que signataires, nous devons, chaque année, répondre à un questionnaire d\u2019évaluation pour démontrer ce que nous faisons en matière d\u2019investissement responsable, et nous devons être engagés à nous améliorer et à progresser en fonction des six principes», dit Louis Lizotte.PRI Québec Récemment, 25 acteurs-clés en investissement institutionnel, dont Gestion FERIQUE, se sont regroupés pour former le Réseau PRI Québec, une plateforme d\u2019échange sur les meilleures pratiques en investissement responsable au Québec.Pour le moment, huit des douze gestionnaires des Fonds FERIQUE (Addenda Capital, Hexavest, Gestion d\u2019actifs Nomura, Placements Montrusco Bolton, Black-Rock, State Street, MFS McLean Budden et UBS Gestion globale d\u2019actifs) sont également signataires des PRI.Ils intègrent donc les questions ESG à leurs décisions d\u2019investissement.«Nous choisissons nos gestionnaires à l\u2019issue d\u2019un processus d\u2019analyse exhaustif qui comprend une longue liste de critères quantitatijs et qualitatijs.Depuis deux ans, nous avons ajouté à cette liste de critères les questions ESG.Avant de choi- sir nos gestionnaires, on leur demande de préciser ce qu\u2019ils pensent de ces questions et l\u2019importance qu\u2019ils leur accordent.» Les questions ESG peuvent faire peur aux gestionnaires de fonds, car certains craignent que le fait d\u2019en tenir compte diminue le rendement.Mais les études sur la question démontrent que ce n\u2019est pas le cas.«Notre premier objectif demeure d\u2019avoir le meilleur rendement possible pour nos clients.Plusieurs études ont été réalisées sur l\u2019impact de l\u2019investissement responsable sur la performance.La plupart d\u2019entre elles démontrent que ce qui a un impact à court terme sur la performance, c\u2019est l\u2019exclusion de titres.Par contre, à moyen et à long terme, l\u2019engagement actionnarial a un impact positif, car les entreprises qui ont de bonnes pratiques de gouvernance tendent à mieux performer.Nous pensons donc que, en faisant la promotion de ces bonnes pratiques et du respect de l\u2019environnement, cela va favoriser le rendement à long terme de nos fonds.» Collaboratrice Le Devoir bAtifiente Les travailleurs connaîtront une retraite «responsable» Ils sont 26 000 à lier placement et responsabilité sociale Quand un syndicat choisit Bâtirente comme régime de retraite, il prend parti pour des principes d\u2019investissement responsable.À sa mesure et depuis 25 ans maintenant, le régime de retraite de la CSN aide à changer le monde.MARIE-HELENE ALARIE Bâtirente est un système de retraite proposé aux membres des syndicats affiliés à la CSN.Ce système intègre des régimes de capitalisation et des régimes de prestations de revenu de retraite.Au début des années 1980, la CSN mène une enquête dont les résultats démontrent qu\u2019un grand nombre de travailleurs syndiqués du secteur privé de la CSN ne bénéficiaient d\u2019aucun régime de retraite.Peu de temps après, l\u2019idée d\u2019un REER collectif fait peu à peu son chemin et c\u2019est finalement en 1987 que naît le régime Bâtirente.Ces dernières 25 années, ce sont plus de 400 groupes syndicaux qui ont négocié un régime de retraite Bâtirente et, aujourd\u2019hui, plus de 26000 membres de la CSN en font partie.Bâtirente gère un actif total qui dépasse le milliard de dollars, dont plus de 400 millions proviennent du système de retraite.De plus, Bâtirente fut parmi les premiers signataires des Principes pour l\u2019investissement responsable (PRI)- Vision sociétale Quand, la semaine dernière, nous avons joint Daniel Simard, le directeur général de Bâtirente, il se trouvait au Cap, en Afrique du Sud, pour assister à la conférence annuelle des PRI : «Dès le départ, on avait une vision sociétale qui n\u2019était pas que tournée sur le strict besoin de proposer une offre de services aux syndicats et aux membres en matière de régimes de retraite», se souvient Daniel Simard.A l\u2019époque, on ne voyait pas les choses de façon aussi périphérique qu\u2019au- jourd\u2019hui, on ne faisait pas les mêmes liens entre la finance, l\u2019économie et la société.On a commencé à entendre parler plus largement d\u2019investissement responsable au début des années 2000.Ce qu\u2019on nomme aujourd\u2019hui les PRI a vu le jour grâce à un groupe d\u2019investisseurs institutionnels de plus en plus concernés par l\u2019importance des questions écologiques, sociales et de gouvernance d\u2019entreprise pour les pratiques d\u2019investissement.Tout le processus de réflexion a été institué par le Secrétaire général de l\u2019Organisation des Nations unies.Lors de la cérémonie de lancement, qui s\u2019est tenue le 27 avril 2006 à la Bourse de New York, 24 premiers investisseurs institutionnels de tous les continents signaient les PRI.Bâtirente faisait partie de ce groupe et il siège depuis au conseil d\u2019administration des PRI et participe à plusiems comités.Basés sur six principes fondamentaux, les PRI visent l\u2019intégration des facteurs écologiques, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les pratiques d\u2019investissement.Bâtirente adhère à chacun de ces principes : prendre en compte les questions ESG dans les processus d\u2019analyse et de décision en matière d\u2019investissements, être des investisseurs actifs et prendre en compte les questions ESG dans les politiques et pratiques d\u2019actionnaires, demander aux entités dans lesquelles on investit de publier des informations appropriées sur les questions ESG, favoriser l\u2019acceptation et l\u2019application des PRI auprès des acteurs de la gestion d\u2019actif travailler ensemble pour accroître l\u2019effica- MICHEL GIROUX «Au début, ce qu\u2019on voulait faire, avant même que les PRI n\u2019apparaissent sur notre écran radar, c\u2019était de progressivement implanter des pratiques d\u2019investissement responsable dans tous nos portefeuilles», explique Daniel Simard, directeur général de Bâtirente.cîté dans l\u2019applîcatîon des PRI et finalement rendre compte individuellement des activités et des progrès dans l\u2019application des PRI.Implantation progressive Dans le vaste monde de la finance, on ne peut pas s\u2019attendre à ce que les mentalités changent de manière instantanée.Chez Bâtirente, tous les fonds ne sont pas encore complètement en PRI : «Au début, ce qu\u2019on voulait faire, avant même que les PRI n\u2019apparaissent sur notre écran radar, c\u2019était de progressivement implanter des pratiques d\u2019investissement responsable dans tous nos portefeuilles», explique Daniel Simard, qui poursuit ainsi : « On sait que Rome ne s\u2019est pas construite en un jour et on fait en sorte que nos gestionnaires d\u2019actif puissent accompagner ce processus et apprendre eux-mêmes à poser les gestes qui sont attendus d\u2019un investisseur responsable en ce début du XXL\u201d siècle.Notre première responsabilité est de faire fructifier l\u2019argent des membres, dans une perspective où on retrouve divers instruments de placement qui offrent des profils de risque variés.No- tre démarche consiste à implanter autant que possible, dans les catégories d\u2019actif qu\u2019on détient, des pratiques d\u2019investissement responsable qui ne sont pas nécessairement de celles qui font dire: \u201cJe n\u2019ai pas de sables bitumineux, de tabac ou de violation de droits de la personne dans mon portefeuille \u201d.» La démarche de Bâtirente consiste à changer les mentalités et à intervenir auprès des entreprises dans lesquelles il investit, afin qu\u2019elles améliorent leur gestion des risques extrafinanciers.Ces risques sont pris lorsque les pratiques écologiques, sociales ou de gouvernance d\u2019une entreprise sont susceptibles de nuire à ses résultats à court, moyen ou long terme et, par conséquent, à sa valorisation boursière.«Nous disons à nos gérants d\u2019actif de considérer ces facteurs au même titre que les facteurs financiers à l\u2019intérieur des équations qui construisent nos portefeuilles de titres», ajoute Daniel Simard.De plus, Bâtirente s\u2019est doté d\u2019un outil de validation qui demande aux gestionnaires d\u2019actif de rendre compte périodiquement de leurs actions.«Pour nous, c\u2019est un processus d\u2019apprentissage pour tous, parce que ce sont des pratiques financières émergentes.» Comme on le constate, le mouvement est en branle et n\u2019est pas près de s\u2019arrêter.Au-jourd\u2019hui, les PRI dans le monde regroupent 1200 investisseurs dans 56 pays, avec près de 34 milliards d\u2019actif sous gestion.Et Daniel Simard de conclure : « On est dans un système où il n\u2019y a pas encore énormément de joueurs, mais on travaille fort pour faire en sorte que se joignent à nous encore plus d\u2019investisseurs qui reconnaissent la valeur à long terme des investissements responsables.» Collaboratrice Le Devoir ENTREPRISE ^AGEM AT ACTIONNARIAL l\tDROITS Huit El MEI DROITS HUMAIN INVESTISSEMENT RESPONSAB 1 BATIRENTE \u2014Régimes de retraite collectifs\u2014 www.batirente.qc.ca Avec l\u2019investissement responsable, Bâtirente protège et favorise la création de la valeur à long terme de l\u2019épargne retraite de ses 26 000 membres. LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE I OCTOBRE 201 5 FINANCE DEVELOPPEMENT Desjardins investit dans des projets structurants pour les milieux de vie « On vient appuyer la participation citoyenne dans des projets porteurs, dans les plus petites comme dans les plus grandes collectivités» Chez Desjardins, il existe un «Fonds d\u2019aide au développement du milieu» (FADM).Il sert à investir, dans les collectivités et auprès d\u2019individus, des sommes qui sont loin d\u2019être mirobolantes mais qui apportent une aide précieuse : dans certains cas, elles fournissent le coup de pouce adéquat pour garder ouverte une école menacée de fermeture, dépanner une personne autrement insolvable ou lancer une jeune entreprise.REGINALD HARVEY Daniel Roussel, conseiller stratégique auprès du Mouvement Desjardins, situe d\u2019abord l\u2019objectif de base du Fonds : «Il y a 92% de Vensem-ble des caisses du réseau qui se sont dotées d\u2019un tel fonds; ceux-ci ne sont ni des dons ni des commandites, mais ils apportent une contribution qui doit servir à des projets structurants dans le milieu.C\u2019est quelque chose qui va faire en sorte qu\u2019on va aider ce milieu à demeurer vivant, à soutenir son développement et à aller plus loin.» Qui dit Fonds dit argent; d\u2019où provient-il, pour être investi par la suite dans des projets porteurs d\u2019innovation sociale, économique ou financière ?Il apporte cette information : «Il faut savoir en premier lieu, au sujet de ces fonds, appelés autrefois de la ristourne collective, de quelle manière ils sont nourris: lorsqu\u2019une caisse fait la répartition des trop-per-çus de l\u2019année en assemblée générale, il y a un des volets qui s\u2019en va en ristourne individuelle ou collective; il y a alors des membres qui renoncent à cet argent pour alimenter ce fonds, qui est géré par le conseil d\u2019administration de la caisse.» Il y a actuellement une somme de 90 millions de dollars destinée à ce fonds qui repose dans les coffres de l\u2019ensemble des caisses, qui, en 2012, ont versé 41 millions de dollars pour atteindre un tel montant.> A quoi sert cette ristourne ?Le conseiller croit que la meilleure façon de montrer de quelle façon l\u2019argent est utilisé, c\u2019est de fournir quelques exemples de projets réalisés.Sitôt dit, sitôt fait: «Ily a eu le sauvetage d\u2019une école dans un village, pour lequel la Caisse populaire de Drummond a investi des sous.Une autre caisse s\u2019est engagée financièrement pour encourager la persévérance scolaire à Montréal-Nord, avec le soutien d\u2019un programme appelé \u201cRester à l\u2019école, c\u2019est payant\u201d.Dans la grande région des Appalaches, une coopérative de solidarité a été créée pour maintenir les activités d\u2019un centre de ski; la caisse locale a investi 150000$ dans le projet pour qu\u2019il continue de générer de l\u2019activité économique.» Le Mouvement apporte également en grande partie ses appuis à de petits projets: «Dans ce but, on a décidé de lancer un prix Ruralia-Desjar-dins dans les milieux ruraux.En 2012, la Coopérative de solidarité du village de Baie-Jo-han-Beetz, sur la Basse-Côte-Nord, a remporté ce prix de 25000$: appuyés par la caisse de Havre-Saint-Pierre, ces gens ont créé un centre de multiservices d\u2019approvisionnement.» Il ajoute: «On vient appuyer la participation citoyenne dans des projets porteurs, dans les plus petites comme dans les plus grandes collectivités.L\u2019organisation citoyenne du coin identifie un tel projet en partant à la recherche d\u2019un partenaire, et il nous arrive souvent déjouer un rôle important à ce titre.» M.Roussel se tourne par la suite du côté des pactes ruraux issus de la Politique nationale de la ruralité : «Desjardins est le principal contributeur privé de ceux-ci et il apporte ce soutien financier par le biais des fonds d\u2019aide au développement du milieu.» De 2010 à 2012, des sommes respectives de 25 millions de dollars, de 30 millions et de 41 millions ont été puisées à même le Fonds d\u2019aide au développement du milieu.Autres types d\u2019intervention Desjardins utilise de plus le Fonds pour répondre à d\u2019autres besoins, en procédant à de la finance solidaire, comme le laisse savoir Daniel Roussel: «Il existe des gens qui sont exclus des services financiers et auxquels on peut consentir de petits prêts par l\u2019entremise de l\u2019entraide Desjardins; 60%) des caisses offrent un tel service.On peut faire aussi du micro crédit aux entreprises et on possède un autre programme appelé \u201cCréer l\u2019avenir\u201d pour venir en appui aux jeunes entrepreneurs de 18 à 35 ans; 23 % des caisses participent à ce dernier.» Il précise ces formes de soutien : «Pour l\u2019entraide, c\u2019est fon- damentalement un programme de dépannage géré par les coopératives d\u2019économie familiale (ACEF), qui s\u2019adresse à des personnes qui connaissent des difficultés financières: le frigo vient de crever ou le moteur de la voiture vient de lâcher, sans qu\u2019il soit possible à des gens d\u2019accéder au crédit pour faire face à de tels imprévus; on leur consent alors des prêts de deux ans à 0 %) d\u2019intérêt pour les aider à se remettre en mode de planification budgétaire.» Et le microcrédit Desjardins est un autre outil de fina-cement: «On s\u2019adresse là souvent à des travailleurs autonomes qui veulent se lancer à leur compte; ils ne pourraient avoir accès à du crédit traditionnel et on leur donne une chance pour qu\u2019ils puissent se lancer en affaires.» Il signale une note positive au dossier des participants: «Le taux de remboursement est de 93 % pour le microcrédit et de 96 % pour les jeunes entrepreneurs de \u201cCréer l\u2019avenir\u201d; ces jeunes-là, qui obtiennent des prêts pour lancer leur entreprise, sont bien suivis et sont soutenus par un partenaire remarquable qui collabore avec nous: ce sont les CLD qui reçoivent leurs demandes et qui les dirigent vers nous par la suite.On fait le prêt, il y a une petite subvention qui est versée, le jeune lance son projet et ça marche.C\u2019est de l\u2019entrepreneu-riat individuel et collectif, je dirais.» Collaborateur Le Devoir \\ n SOURCE MINISTERE DU TOURISME DU QUEBEC La Côte-Nord est une des régions qui ont vu un de leurs projets réalisés grâce au Fonds d\u2019aide au développement du milieu.% % VOTRE ARGENT EST EN SECUR TE UN , QUEBEC POUR TOUS EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC 8 PRODUITS D\u2019EPARGNE FLEXIBLES ET SÛRS 1 800 463-52291 www.epq.gouv.qc.ca Epargne Placements Quebec q o pincEmEflT A REnOEmEAT SOCIAL./ f .e choiK de LaureJaridel r \" I Ici votre argent sert à financer des associations et des coopératives : -\tCoopérative La Mauve (Belléchasse) -\tCoopérative Les Grands rangs (Québec) -\tCoop de solidarité du rang 13 (Saint-Camiiie) -\tCoaiition pour ia souveraineté aiimentaire -\tÉquiterre I Desjardins Caisse d'économie solidaire Québec Montréal Joliette 1 877 647-1527 1 877 598-2122 1 866 753-7055 J 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 OCTOBRE FINANCE O I 3 iiiitn !§¦¦¦¦ liiiia ¦iiiiai III___ iiiiM IIHM III Ma iiliaa iiiiaa liiiaa iiiiaa jiiraa IIIIBL IIHM MIMB ilIBBI IIIBBB IlIBBB IIIBBB flIBBB IIIBBB IlIBBB IIIBBB failli IIIIB allia fiiia_ miBfl JIIIB iiiii ilIflB IIIIB mil 1 AU COEUfi DU = 1 LIV A SON ; LOCALE uiiaiaaaanHHMHSiS '\"*\u201d::»i»h:ss:: 'SSSisisissüisssîiss;;:;:;;:!!: ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦SnSSSÎnïSi .\u2022¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦S!!!!!!! liKKSsasssssEs-MfSHSSÜiSuB ÜSSSiiiiiiiSSiSSSSSSSSiSiiSIi ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦\u2022¦¦¦¦S SSESEÜEHââSHH ¦¦¦»¦¦¦ ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦«¦¦¦¦¦B ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦I \u2022¦¦¦¦¦¦¦¦\u2022¦¦¦¦¦¦S\" ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦H fflüüKSHn! «¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦B, I ;!!¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦* i>4iinBBa- uiiaaaa 1^9 de oDiCititioi aaaaaHiÜH waaaaiaiMBa «\"¦¦«¦¦nu aiBaBBaaaaBaaaBBB lliaBaBaaBBBBBBBBB BBflia IIBB8BBBBBBBB ^:ss:s:ss5s9!is! 1^] DGSjtirdin fr^ riac JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Le Fonds Environnement Desjardins a été créé en 1990 dans la foulée de ce qu\u2019on appelait à l\u2019époque l\u2019option écologique du Mouvement, l\u2019ancêtre de la politique de développement durable.» DESJARDINS Elles sont 108, ces entreprises reconnnes comme socialement responsables Le Mouvement offre cinq portefeuilles sociétaires et un autre constitué de titres internationaux Depuis 25 ans, le Mouvement Desjardins place des fonds dans des entreprises socialement responsables.Il ne s\u2019agit pas d\u2019investir dans des firmes de technologie verte, mais bien de faire évoluer les grandes sociétés canadiennes vers de meilleures pratiques écologiques, sociales et de bonne gouvernance (ESG).«De cette façon, nous faisons de l\u2019actionnariat engagé, afin d\u2019inciter les entreprises à améliorer leurs pratiques», indique Rosalie Vendette, conseillère principale en investissement socialement responsable chez Desjardins.On nous offre ainsi une gamme de fonds dans lesquels placer nos épargnes.Rosalie Vendette CLAUDE LAFLEUR Le Fonds Environnement Desjardins a été créé en 1990 dans la foulée de ce qu\u2019on appelait à l\u2019époque l\u2019option écologique du Mouvement, l\u2019ancêtre de notre politique de développement durable, relate Rosalie Vendette.Ce Fonds existe toujours et se porte très bien.» En 2009, Desjardins a ajouté quatre nouveaux portefeuilles sociétaires et, plus récemment, un autre constitué de titres internationaux.«Tout cela, c\u2019est un peu compliqué», avoue sans peine la conseillère.Pour se retrouver dans l\u2019investissement socialement responsable, elle suggère d\u2019examiner ce que les différents fonds offrent comme démarche d\u2019investissement responsable, ainsi que leur stratégie d\u2019ensemble.Investir à perte?Non! Avant d\u2019aller plus loin, Rosalie Vendette tient à réfuter l\u2019idée, assez répandue, voulant que, lorsqu\u2019on investit dans des fonds socialement responsables, on sacrifie un peu le rendement de ses épargnes.au profit «d\u2019une bonne cause», il est vrai.«Pas du tout!, s\u2019exclame-t-elle.Je pense que c\u2019est l\u2019une des perceptions les plus erronées qui soient! Les rendements sont équivalents.Et il n\u2019y a pas que nous qui le disons, mais une foule d\u2019études universitaires le constatent.» Elle précise en fait que le rendement de ces fonds est comparable aux indices de référence canadiens.«Parfois, c\u2019est un peu plus bas, parfois, c\u2019est un peu plus élevé, dit-elle, mais, chose certaine, on ne laisse pas son argent sur la table lorsqu\u2019on investit dans des fonds socialement responsables!» Comme nombre d\u2019analystes et d\u2019observateurs, Vendette fait valoir qu\u2019on a tout lieu de croire que des entre- prises gérées en tenant compte de leurs responsabilités écologiques, sociales et de gouvernance (ESG) devraient logiquement, sur le long terme, être plus rentables, de sorte qu\u2019y investir devrait être profitable.Stratégie proactive Puisqu\u2019il existe une foule de fonds ESG, la conseillère en investissement responsable nous invite à prendre le temps d\u2019examiner non seulement le rendement de ces fonds, mais également les stratégies d\u2019investissement.«Il existe une foule d\u2019informations disponibles», fait-elle remarquer, avant d\u2019ajouter qu\u2019il existe aussi différentes stratégies.Ainsi, la stratégie la plus simple consiste, pour les gestionnaires de fonds ESG, à tout bonnement «filtrer» les entreprises dans lesquelles ils songent à investir.Ainsi, on exclut d\u2019emblée certaines entreprises ou des secteurs entiers sans même les examiner.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que font la plupart des fonds ESG en excluant toute entreprise œuvrant dans les secteurs du tabac, de l\u2019armement et du nucléaire.«Nous faisons cela, indique Vendette, pour répondre à la demande de nos clients qui souhaitent bannir ces trois secteurs.» Il y a en outre les stratégies de sélection attentive des entreprises.L\u2019équipe qu\u2019elle supervise s\u2019est ainsi concentrée sur les 234 grandes sociétés canadiennes constituant l\u2019indice composé S & P/TSX, qui englobe des entreprises telles que Bombardier, Bell Canada, Québécor, etc.«Nous avons d\u2019abord procédé à l\u2019évaluation ESG détaillée de chacune de ces entreprises, raconte Rosalie Vendette.Puis, nous avons confronté nos évaluations avec celles d\u2019experts écolo- giques externes afin d\u2019identifier les entreprises qui sont vraiment socialement responsables.» «Nous cherchons à voir l\u2019engagement et la mise en place de stratégies ESG pour chacune d\u2019elles, poursuit-elle.Nous voulons connaître les enjeux principaux auxquels chaque entreprise est confrontée en fonction de ses activités.Nous voulons aussi qu\u2019elles prennent des engagements; il ne suffit pas qu\u2019une entreprise nous dise que l\u2019environnement, c\u2019est important pour elle, mais qu\u2019elle nous dise comment, par exemple, elle cherchera à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et qu\u2019elle prenne des engagements concrets.» C\u2019est ainsi que, des 234 sociétés analysées, il en est resté 108.Celles-ci ont alors été soumises à l\u2019analyse financière des gestionnaires de portefeuille qui ont créé différents fonds d\u2019investissement comportant les titres de quelques dizaines d\u2019entreprises.Actionnariat engagé La stratégie d\u2019investissement ne s\u2019arrête pas là puisque, dès le moment où Desjardins investit dans une entreprise, il devient un actionnaire actif.«Nous essayons d\u2019abord de comprendre comment l\u2019entreprise agit, puis, comme actionnaire, nous suggérons des façons d\u2019améliorer ses pratiques, explique Vendette.Nous engageons donc un dialogue avec les conseils d\u2019administration et la haute direction.Nous menons de la sorte une approche progressive, étape par étape.» «C\u2019est ce que nous appelons le dialogue ou l\u2019actionnariat engagé, poursuit-elle, une série de rencontres et d\u2019échanges afin de faire cheminer l\u2019entreprise.Nous sommes très sérieux dans nos démarches!» Rosalie Vendette ajoute que, par conséquent.Desjardins investit dans des entreprises œuvrant dans des secteurs polluants, comme l\u2019énergie et les mines.«Nous considérons qu\u2019il est important d\u2019intervenir par le dialogue, puisqu\u2019une entreprise, même si elle pollue, si elle assume ses responsabilités, si elle s\u2019améliore, elle aura alors un effet sur l\u2019ensemble du secteur, ce qui va influencer ses concurrents, ce qui va être, en fin de compte, bénéfique pour tout le monde!» Collaborateur Le Devoir PRI FÉRIQUE est signataire des Principes pour i'investissement Responsabie, une initiative du Secrétaire générai des Nations Unies, mise en piace par ie programme des Nations Unies pour i'Environnement initiative Financière (UNEP Fi) et ie Pacte Mendiai des Nations Unies, ii s'agit d'un ensembie de six principes généraux de bonne conduite tournés vers i'investissement responsabie.UNE FORCE DE CHANGEMENT COLLECTIVE POUR RENDRE LE MONDE MEILLEUR.UNE AUTRE BONNE RAISON D'INVESTIR DANS LES FONDS FÉRIQUE! Les Fonds FÉRIQUE sont gouvernés par une Politique d\u2019investissement responsable régissant l'exercice des droits de vote, ce qui leur permet d\u2019inciter activement les entreprises à mettre à niveau leurs codes de conduite en matière d\u2019environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance.Chaque dollar Investi dans nos Fonds sert donc un double objectif: encourager les entreprises à adopter un comportement responsable, et protéger votre avoir à long terme.www.ferique.com/materieleducatif Offerts aux Ingénieurs, Ingénieurs forestiers et diplômés en génie, à leurs familles et à leurs entreprises.FERIQUE Les Fonds FERIQUE ; il y a un peu de génie là-dedans J www.ferique.com Note: un placement dans un organisme de placement collectif peut donner Heu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et d\u2019autres frais.Les ratios de frais de gestion varient d\u2019une année à l\u2019autre.Veuillez lire le prospectus avant d\u2019effectuer un placement.Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n\u2019est pas Indicatif de leur rendement futur.Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Services d\u2019investissement FÉRIQUE, à titre de Placeur principal.07 "]
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