Le devoir, 15 octobre 2013, Cahier A
[" Affaire Abdelrazik : l\u2019ex-ministre Cannon a été interrogé Page A 2 Cinéma: Amat Escalante et les démons du Mexique Page B 8 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N» 2 3 3 LE DEVOIR, LE MARDI 15 OCTOBRE 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ SAUL LOEB AGENCE ERANCE-PRESSE La menace qui pèse sur l\u2019économie américaine et mondiale n\u2019a pas empêché le président Barack Obama de cuisiner pour les démunis, lundi à Washington.Impasse budgétaire Un vent d\u2019optimisme souffle à Washington Un compromis sur le budget et le relèvement du plafond de la dette serait possible MELANIE LOISEL Le Sénat américain a bon espoir de régler la crise budgétaire qui paralyse depuis deux semaines Ie§ agences fédérales et les services publics aux Etats-Unis.Les élus américains ont affirmé qu\u2019un compromis sur le budget et le relèvement du plafond de la dette était à portée de main.II pourrait être dévoilé dans la journée de mardi.Un peu partout dans le monde, les détails de ce compromis budgétaire sont attendus avec impatience alors que les Américains risquent de se retrouver en défaut de paiement de leur dette dès jeudi.Si c\u2019était le cas, l\u2019économie mondiale pourrait être durement bouleversée et les pays occidentaux risqueraient de sombrer dans une autre récession.Poiu éviter d\u2019en arriver là, le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, et le dirigeant de la minorité républicaine, Mitch McConnell, ont repris les discussions poiu tenter d\u2019arriver à une entente d\u2019ici trois joius.Les pourparlers n\u2019ont toujours pas abouti, mais les deux sénateurs ont parlé de «progrès phénoménaux».Ils se disent «optimistes» quant à la possibilité d\u2019en arriver à une solution rapide et acceptable pour les deux parties afin de sortir de la double impasse budgétaire.«Je suis très optimiste de parvenir à un accord raisonnable cette semaine pour mettre fin à la paralysie de l\u2019État, payer les factures du pays et entamer des négociations à long terme pour placer notre pays sur un socle budgétaire solide», a dit M.Reid.«Nous avons eu des échanges de points de vue très constructifs sur la façon de progresser», a pour sa part mentionné M.McConnell à la suite de leius discussions.Les deux sénateius devraient d\u2019ailleius présenter un plan élaboré à un ^oupe des sénateius républicains, ce mardi matin, à huis clos.«Le cadre d\u2019un accord est fixé, mais il y a encore des détails qui doivent être précisés», a indiqué Bob Corker, Tun des sénateurs républicains invités.Selon plusieurs médias américains, les deux parties semblent maintenant plus disposées à faire des VOIR PAGE A 8 : WASHINGTON Lire aussi > La chronique de François Brousseau : Un pays ingouvernable ?Page B1 Aujourd\u2019hui Le Monde > Russie : la police de Moscou lance de vastes opérations contre les immigrés au lendemain d\u2019émeutes xénophobes.Page B1 Actualités > Le prix Nobel de sciences économiques a été attribué à trois Américains qui ont étudié la fluctuation des marchés à long terme.Page A 4 Convergence > La chronique de Stéphane Baillargeon : Power et la puissance des médias.Page B 7 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.B4 B6 B5 B5 B6 B2 JUSTIN SULLIVAN/GETTY IMAGES/AFP «La culture de masse, la culture populaire a toujours été bien plus visuelle que la culture d\u2019élite», rappelle la spécialiste de l\u2019image Catherine Saouter.Une image contre 1000 mots Les représentations picturales sont désormais prédominantes dans la communication moderne EABIEN DEGLISE Les chiffres donnent tout le volume à l\u2019image : chaque mois, en moyenne, 280 photos sont partagées par les abonnés au réseau Facebook dans leur cercle composé d\u2019environ 130 amis.Ma-thématiquemeuL ces abonnés se retrouveuL du coup, au cœur d\u2019un réseau social numérisé où pas moins de 36400 clichés s\u2019échangent sur une base mensuelle, de la photo d\u2019actualité à celle du nou-veau-né, en passant par l\u2019assiette photographiée au restaurant, les ego-portraits \u2014 ces photos de soi, seul ou en groupe, prises à bout de bras avec son téléphone \u2014, le montage humoristique mettant en scène une tête de politicien sur un corps d\u2019athlète ou le petit chat aux yeux sur dimensionnés qui donne envie de s\u2019émouvoir.Une déferlante d\u2019images, nourrie également par les Twitter, Instagram, Vine, PinteresL Flikr, Google + et blogues de ce monde, et qui, dans les dernières années, donne la tonalité à une étonnante mutation: sous l\u2019effet de la démocratisation des VOIR PAGE A 8 : IMAGE Lire aussi > La chronique de Fabien Degiise : Pour une culture générale numérique.Page B 3 P*INT CHAUD / Marc Mayrand, directeur général d\u2019Élections Canada Elections Canada en a assez des « tricheurs » Les appels robotisés frauduleux devraient être lourdement punis, dit Marc Mayrand HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le grand patron d\u2019Élections Canada n\u2019y va pas par quatre chemins.Les appels robotisés frauduleux devraient être lourdement punis, et les députés qui se font élire par la «tricherie», expulsés de la Chambre des communes.«Il faut établir des sanctions plus dissuasives», a expliqué Marc Mayrand au cours d\u2019une entrevue au Devoir.«Ça pourrait être des amendes beaucoup plus sévères, des peines de prison et, selon qui administre ça, peut-être des privations de certains droits.Si on peut déterminer qu\u2019un candidat a dirigé des appels de cette nature, qu\u2019il a employé des tactiques pour supprimer le vote, je ne suis pas sûr que ce candidat devait être autorisé à participer aux élections futures.» Et s\u2019il a été élu ?«Pas sûr qu\u2019il devrait garder son siège.Quand on parle de ça, on parle de tricherie au plus haut degré.Je ne suis pas sûr qu\u2019on peut laisser les tricheurs autour de la table.» Les appels frauduleux (parfois robotisés) faits pendant la campagne électorale de 2011 n\u2019ont pas fini de faire parler d\u2019eux.La Chambre des communes reprend ses activités mercredi après un congé estival prolongé par une prorogation ef s\u2019il tient promesse, le gouvernement conservateur devrait déposer une modification à la Loi électorale de manière à encadrer l\u2019utilisation des appels robotisés lors de scrutins.En 2011, à quelques jours du vote, des électeurs avaient reçu VOIR PAGE A 8 : TRICHEURS Lire aussi > Harper obiigera ies fournisseurs de téié à offrir de payer à la carte.Page A 2 Émoi en France La gauche et la droite se déchirent sur les leçons à tirer de la victoire du Front national à Brignoles CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris On avait rarement vu une simple élection cantonale créer autant d\u2019émoi.Et cela, dans une circonscription d\u2019à peine 20000 âmes! Depuis l\u2019élection de François Hollande, c\u2019était la troisième fois que le Front national (EN) se retrouvait au second tour d\u2019un scrutin.Si cette victoire était attendue, personne ne s\u2019attendait pourtant à ce que le candidat d\u2019extrême droite, Laurent Lopez, l\u2019emporte si facilement dimanche à l\u2019élection partielle de Brignoles, dans le Var.Le EN a beau compter deux députés et des dizaines d\u2019élus locaux, cette nouvelle victoire semble confirmer la menace d\u2019un vote de sanction aux prochaines élections municipales, en mars prochain.«Il va falloir s\u2019y faire, Brignoles n\u2019est qu\u2019un début», écrit le chroniqueur du magazine Le Point, Philippe Tesson.En hausse de plus de 14 points, le candidat du EN Laurent Lopez a en effet été facilement élu avec 53,9% des voix, doublant pratiquement son résultat du premier tour.Même le report des voix du candidat socialiste, facilement balayé au premier tour, n\u2019a pu éviter cette victoire.La présidente du EN, Marine Le Pen, dit voir dans ce succès «un virage», la fin de la diabolisation de son pard et «la VOIR PAGE A 8 : BRIGNOLES 77831303443142 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 15 OCTOBRE 2013 ACTUALITES DISCOURS DU TRONE Harper obligera les fournisseurs de télé à offrir de payer à la carte TERRY PEDWELL à Ottawa Le gouvernement dévoilera cette semaine un plan afin d\u2019obliger les fournisseurs de télévision par câble et satellite à offrir aux clients la possibilité de payer les services à la carte.Le ministre de l\u2019Industrie, James Moore, affirme que la mesure fera partie d\u2019une stratégie politique pour la protection du consommateur qui sera dévoilée à l\u2019occasion du discours du trône, mercredi.Selon le ministre, les consommateurs sont mécontents d\u2019être forcés d\u2019acheter des forfaits de chaînes dont ils ne veulent pas lorsqu\u2019ils s\u2019abonnent à la télévision par câble ou satellite.Des entreprises, comme Vidéotron, se dirigent déjà vers le service â la carte, en grande partie parce que les consommateurs se désintéressent de la télévision traditionnelle au profit de la télévision sur Internet.Par conséquent, il n\u2019y a aucune raison pour que les fournisseurs empêchent les consommateurs de ne payer que pour les chaînes dont ils veulent, note le ministre.«Nous ne pensons pas que les gens devraient être forcés d\u2019acheter des forfaits de chaînes de télévision s\u2019ils ne sont pas désireux de les regarder, a-t-il affirmé en entrevue.Nous devrions avoir un modèle de paiement à la carte pour la télévision.» Mise en garde Les deux plus grands fournisseurs de télévision par câble et satellite, Bell et Rogers, offrent aux clients des forfaits de base qui comprennent les principaux réseaux et d\u2019autres chaînes sélectionnées.Cependant, des forfaits bonifiés, qui coûtent plus cher, offrent des ensembles de chaînes réunies par catégorie.Vidéotron a récemment offert aux clients la possibilité de choisir des groupes de cinq chaînes individuelles â partir d\u2019une sélection, en plus du service de base.En 2011, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a pressé les compagnies de diffusion par câble et par satellite d\u2019adopter un modèle â la carte lorsqu\u2019il a dévoilé de nouveaux règlements visant â prévenir les diffuseurs de restreindre le choix des consommateurs.Le modèle de facturation n\u2019était toutefois pas obligatoire.M.Moore croit qu\u2019il est temps qu\u2019il le soit.«Ce n\u2019est pas une économie dirigée, nous n\u2019allons pas mettre en place des règles onéreuses.Nous sommes un gouvernement de déréglementation, a insisté M.Moore.Mais de temps en temps, nous pensons que c\u2019est dans le meilleur intérêt du consommateur d\u2019être protégé dans l\u2019économie de marché.» Le vice-président de la réglementation de Rogers, Kenneth Engelhart, a toutefois prévenu que, si Ottawa voulait rendre obligatoire la facturation â la carte, il faudrait que les producteurs de contenu soient plus souples sur leurs tarifs.«Ils ne peuvent pas nous demander de garantir leurs revenus, a-t-il objecté.Si [le programme] est^o-pulaire et que les gens achètent, ils feront plus d\u2019argent.Si ça ne l\u2019est pas, ils en feront moins.» Compagnies aériennes Par ailleurs, le discours du trône dévoilera aussi l\u2019intention du gouvernement d\u2019obliger les compagnies aériennes â indemniser les voyageurs en cas de surréservation d\u2019un vol.Les montants spécifiques restent â être établis, a toutefois précisé M.Moore.Par le passé, toutefois, les conservateurs ont adopté des mesures volontaires de protection du consommateur.Le porte-parole du NPD en matière de consommation, Glenn Thibeault, a affirmé que cela amenuisait les règlements déjà en place.Ixs conservateurs ont aussi rejeté un projet de loi déposé par le NPD qui prévoyait l\u2019instauration d\u2019une charte de droits pour les passagers aériens.«Durant les cinq dernières années, fai vu les conservateurs voter contre tous les projets de loi, tous les genres de motion, toutes les mesures législatives que nous avons présentés pour les consommateurs, a affirmé M.Thibeault.Chaque fois, ils ont trouvé quelque chose à redire, que ça n\u2019avait pas de poids, ou ils ne faisaient rien.» La Presse canadienne RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Abousfian Abdelrazik a immigré au Canada et obtenu le statut de réfugié en 1990.Il est devenu citoyen canadien cinq ans plus tard.Affaire Abdelrazik: rex-ministre Lawrence Gannon interrogé JIM BRONSKILL à Ottawa L> ex-ministre des Affaires ' étrangères Lawrence Cannon a récemment témoigné sous serment durant plus de deux heures dans le cadre d\u2019une poursuite judiciaire intentée par Abousfian Abdelrazik.Le Montréalais d\u2019origine soudanaise demande une indemnisation financière et des excuses du gouvernement fédéral â la suite de sa longue détention au Soudan.Arrêté et détenu dans une prison soudanaise en 2003, il a ensuite été bloqué â l\u2019ambassade canadienne â Khartoum durant un an, en 2008.Il a pu questionner M.Cannon jeudi dernier, par l\u2019entremise de son avocat, lors d\u2019une rencontre d\u2019enquête â huis clos, une procédure préliminaire au procès.Lawrence Cannon est aujourd\u2019hui ambassadeur du Canada en Prance.L\u2019avocat de M.Abdelrazik, Paul Champ, affirme que l\u2019interrogatoire de l\u2019ex-ministre a été pour son client une expérience difficile, mais bénéfique.Les détails de la rencontre, qui s\u2019est tenue â Ottawa, demeurent confidentiels.«Il s\u2019est assis SEAN KIT PATRICK PC Lawrence Cannon devant M.Cannon, ce qui a été, je crois, un moment difficile pour lui, a exprimé M® Champ en entrevue.Ça été un moment très fort pour lui.» Allégations de torture Âgé de 51 ans, M.Abdelrazik a déposé sa poursuite contre le gouvernement fédéral et M.Cannon en septembre 2009, pour avoir été détenu et torturé en vertu d\u2019allégations de terrorisme.Selon le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), M.Abdelrazik et Adil Charkaoui auraient comploté pour faire exploser un avion de ligne en partance de Montréal et â destination de la Prance.M.Abdelrazik nie toute implication terroriste.Il avait été arrêté en 2003 par les autorités soudanaises lors d\u2019une visite â sa mère malade.Aucune accusation n\u2019a ensuite été portée contre lui.M.Abdelrazik soutient qu\u2019alors même qu\u2019il était détenu au Soudan, le SCRS l\u2019a interrogé sur de possibles liens avec des extrémistes.Il affirme aussi avoir été torturé par les autorités de renseignement soudanais au cours de deux périodes de détention.Le Canada dit qu\u2019il ne savait rien de ces abus.Quelques jours après sa seconde libération, en juillet 2006, son nom est apparu sur une liste de l\u2019ONU de présumés terroristes, l\u2019empêchant de rentrer au Canada.H y a cinq ans, l\u2019ambassade canadienne au Soudan lui accordait refuge dans la capitale soudanaise, mais le Canada a refusé de lui fournir les documents de voyage nécessaires â son retour.M.Cannon était alors ministre des Affaires étrangères.M.Abdelrazik, père de quatre enfants, est revenu au pays en juin 2009 alors qu\u2019il faisait les manchettes des journaux.La Presse canadienne r RASSEMBLEMENT SOUVERAINISTE POUR UN QUÉBEC INCLUSIF Débat sur la charte de la laïcité de Québec solidaire avec Françoise David Alexandre Leduc Asmaa Ibnouzahir et Michel Seymour H Québec solidaire 20 OCTOBRE 2013, A12 H 30 SALLE SYLVAIN LELIÈVRE, CÉGEP DE MAISONNEUVE ENTRÉE : 2701, RUE NICÜLET Le Bloc québécois exige la fin des « chicanes stériles » Le Bloc québécois (BQ) exige que le gouvernement conservateur change d\u2019approche avec le Québec, lors de la lecture du prochain discours du Trône, mercredi, â Ottawa.Critiquant sévèrement les récentes réformes des programmes fédéraux, le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, réclame un engagement clair qui mettra un terme aux «chicanes stériles» avec le Québec.Il cite la réforme de l\u2019assurance-emploi, le projet de commission pancanadienne des valeurs mobilières, le dossier du pont Champlain et celui de Lac-Mégantic comme étant les principaux points chauds dans les relations entre Québec et Ottawa.Le chef du Bloc croit que M.Harper doit prioritairement revenir sur la question de la formation de la main-d\u2019œuvre et de la réforme de l\u2019assurance-emploi, qu\u2019il qualifie à\u2019«insensée», martelant que la structure économique du Québec est différente de celle des autres provinces.Daniel Paillé a recours au même argument pour s\u2019opposer â l\u2019éventuelle commission pancanadienne des valeurs mobilières.Pont Champlain Au sujet du pont Champlain, il dénonce la discrimination â l\u2019endroit des entreprises de la Rive-Sud qu\u2019occasionnerait un péage, et implore le fédéral d\u2019agir rapidement â Lac-Mégantic afin d\u2019aider cette région durement touchée par la tragédie ferroviaire de l\u2019été dernier.Par ailleurs, Daniel Paillé en a aussi contre la décision du premier ministre Stephen Harper de proroger les travaux du Parlement de quelques semaines, une «mesure de diversion», selon lui.Le chef bloquiste garde néanmoins espoir que quelqu\u2019un «finira par sensibiliser» le gouvernement conservateur â la réalité économique du Québec.La Presse canadienne David Johnston ira courtiser les investisseurs en Chine MIKE BLANCHEIELD à Ottawa Le gouverneur général, David Johnston, jouera un rôle important pour le gouvernement Harper, qui l\u2019envoie discuter d\u2019investissements en Chine.Quelques heures seulement après avoir lu le discours du trône mercredi â Ottawa, M.Johnston sera â bord d\u2019un avion pour la Chine pour sa première visite en tant que gouverneur général, qui survient alors qu\u2019Ottawa s\u2019inquiète des investissements chinois.Il s\u2019y est déjà rendu une dizaine de fois durant la longue carrière universitaire qui a précédé son arrivée â Ottawa.Sa visite se fera en même temps que celle de deux importants ministres conservateurs, John Baird, des Affaires étrangères, et Joe Oliver, des Ressources naturelles, une semaine seulement après la quatrième visite en Chine du ministre du Commerce international, Ed East.M.Johnston a affirmé qu\u2019il allait rencontrer les nouveaux leaders chinois, dont le président, Xi Jinping, et le premier ministre, Li Keqiang.Dans une entrevue avec La Presse canadienne, il a dévoilé son intention de promouvoir le programme économique du Canada, centré sur l\u2019Asie, et d\u2019insister sur les quatre décennies de relations canado-chinoises.«Ces relations se sont bien développées au cours des quarante dernières années, a-t-il soutenu.Toutefois, je crois que nous traversons une période charnière, durant laquelle nous pouvons prévoir d\u2019importants changements.» Ressources naturelles M.Johnston s\u2019adressera â l\u2019assemblée générale annuelle du puissant Conseil commercial Canada Chine â Pékin, quelques jours après son arrivée.Et il soutient qu\u2019il sait que les ressources énergétiques et les investissements seront au centre des discussions.La Chine a grand besoin de ressources naturelles, que le Canada voudrait lui fournir.Cependant, des obstacles ralentissent les échanges, dont un projet d\u2019oléoduc pour transporter le pétrole brut de l\u2019Alberta aux ports de la côte pacifique, et une ambiguïté sur la réelle position du Canada face aux investissements étrangers d\u2019entreprises dites d\u2019Etat.La visite de M.Johnston surviendra deux semaines seulement après qu\u2019un des plus influents anciens ministres de Stephen Harper, Jim Prentice, eut prévenu le gouvernement qu\u2019il chassait les investisseurs étrangers avec sa nouvelle réglementation contre les investissements d\u2019entreprises d\u2019Etat dans les gisements de pétrole.M.Prentice, qui siège au conseil d\u2019administration de la banque CIBC, a soutenu que les investissements chinois n\u2019avaient pas tari.Il a toutefois affirmé que les investissements dans les secteurs du pétrole et du gaz naturel avaient chuté de 27 milliards de dollars, pour la même période l\u2019an passé, â 2 milliards, alors que les fusions et acquisitions sont passées de 66 â 8 milliards.M.Johnston a aussi rapporté qu\u2019il souhaitait établir des contacts directs, particulièrement dans l\u2019éducation.La Presse canadienne FRONTIÈRES, MURS et SÉCURITÉ COLLOQUE INTERNATIONAL - 17 et 18 octobre 2013 - UQAM UQÀM CHAIRE RAOUL-DANDURAND EN ÉTUDES STRATÉGIQUES ET DIPLOMATIQUES Observatoire de géopolitique Borderlands SuuUm I Ik Programme complet et inscription obligatoire www.dandurand.uqam.ca, Avec: Philippe Rekacewicz, géographe et cartographe, Le Monde diplomatique, France Reece Jones, professeur, département de géographie.Université d\u2019Hawaï à Manoa, États-Unis Frontière canado-américaine: technologies de surveillance et cybersécurité Table ronde de soirée, vendredi 18 octobre 2013, 19 h Avec le Lieutenant-Général Alain Parent, commandant adjoint du NORAD/USNORTHCOMMAND Murs frontaliers | Immigration illégale | Industrie de la sécurité | Démocraties emmurées 1^1 Défense nationale InmAfMudM Qd UCÿkM LE DEVOIR, LE MARDI 15 OCTOBRE 2013 A 3 ACTUALITES Napoleon de grands salons Jean-François Nadeau on grand-père se souvenait très bien du jour où «Monsieur Montréal», le maire Camillien Houde, avait débarqué chez lui, en pleine campagne, une grande cape de soie noire très théâtrale jetée sur ses épaules.Houde devait prendre ce jour-là les rênes (J\u2019un meeting politique dans les Cantons de l\u2019Est.A peine sorti de sa limousine rutilante, il s\u2019était révélé, comme partout ailleurs, capable de faire rire les foules comme pas un, sans jamais cesser de se prendre pour un grand seigneur.Même dans son éternelle tenue de soirée, Camillien Houde soignait son image d\u2019homme du peuple.Chaque semaine, ce populiste mangçait au moins une fois en public des fèves au lard.A la légère, certains le comparent aujourd\u2019hui à un Denis Coderre, qui ne fait tout de même pas le poids même si, dit-il, «je mange tout», pour reprendre l\u2019explication qu\u2019il donna aux journalistes à qui il expliquait que, chez lui, on ne compostait pa^ les déchets organiques.A sa mort, en septembre 1958, Camillien Houde avait été maire de Montréal pendant dix-huit ans et chef politique des conservateurs.Bien enveloppé par le sentiment de sa grandeur, il avait souhaité être enterré sous une copie du monument funéraire de Napoléon Bonaparte.Le tombeau, réalisé en marbre d\u2019Italie, réplique à échelle réduite de celui de l\u2019Empereur à Paris, trône dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, au milieu d\u2019un carré d\u2019autres notables aux os blanchis.Elle ne date pas d\u2019hier l\u2019extrême modestie qui anime une partie de notre classe dirigeante.Mais on s\u2019étonne tout de même encore, à lire Le Mythe de Napoléon au Canada français, un livre que vient de faire paraître le séna-Elle ne date teur Serge Joyal, de constater à quel point ce bourreau eu-pas d hier\tropéen à l\u2019ambition effrénée , A\teut, de ce côté-ci de l\u2019Atlan- 1 extreme\ttique, bien d\u2019autres émules modpstip\tQue Camillien Houde.Le pré- nom de Napoléon n\u2019abonde qui anime\tpas pour rien dans notre pe- .\ttite société pendant long- une partie de\ttemps.Bonaparte apparaît ___,__avoîr été un puîssant mar- notre classe\tqueur identitaire.dirigeante\tDans une attitude révéren- cielle envers Napoléon, Serge Joyal brosse un portrait étonnant autant que ravi de l\u2019influence sur tout un monde social de cet archétype du chef fort et charismatique.Au fil des époques, plusieurs s\u2019imaginent ni plus ni moins qu\u2019à cheval sur les épaules du mythique général.Pour nombre de politiciens et d\u2019hommes d\u2019affaires, Napoléon est l\u2019incarnation du triomphe de la volonté, l\u2019être à qui l\u2019on pardonne ses abjections parce que, le sabre dans une main, il arrive à faire croire qu\u2019il tient la liberté dans l\u2019autre.Le sénateur-historien passe en revue une longue suite de traits culturels qui découlent de l\u2019influence napoléonienne au Canada.Cette influence se traduit nettement chez certains politiciens, plaide-t-il, dont Pierre Elliott Trudeau et Brian Mulroney.Mila, l\u2019épouse de ce dernier, offrit même un jour à son politicien de mari un coussin de salon brodé de ces mots touchants : «Napoléon vit: je l\u2019ai épousé».Une anecdote révèle parfois des aspects moins connus de la pensée toute napoléonienne de certains personnages.On connaissait par exemple l\u2019affection tout à fait désintéressée qu\u2019exprimait, comme bien d\u2019autres, Nicolas Sarkozy à l\u2019égard de Paul Desmarais.La semaine dernière d\u2019ailleurs, à l\u2019annonce du décès du financier, l\u2019ex-prési-dent français s\u2019empressa d\u2019ajouter quelques fleurs à un concert d\u2019hommages inouïs dont même un Joseph Staline et sa Pravda auraient sans doute été envieux.Mais dans son livre, Serge Joyal rappelle que, dans l\u2019ombre de Napoléon, le maître de Sagard fréquenta aussi le président socialiste Erançois Mitterrand.En février 1986, Mitterrand fit à Paul Desmarais, accompagné pour cette occasion de Lucien Bouchard et de Brian Mulroney, l\u2019honneur d\u2019qne visite exceptionnelle de la pièce du palais de l\u2019Elysée où Napoléon dut abdiquer le 22 juin 1815.A haute voix, le président de la République lut pour l\u2019occasion le précieux document historique devant ses invités canadiens.Les observations consignées par Mulroney dans son journal à la suite de cette rencontre ne manquent pas d\u2019intérêt: «Paul Iqui avait beaucoup étudié la vie de Napoléon] était de toute évidence ému par ce spectacle peu commun.» Le puissant homme d\u2019affaires, après avoir vécu toute sa vie dans un luxe qui ressemble à une indigestion permanente, trouvera-t-il à son tour le repos dans un mausolée inspiré par celui de Napoléon?En attendant de le savoir, on notera que sa notice nécrologique rappelle \u2014 deux fois plutôt qu\u2019une \u2014 que Paul Desmarais avait «une sensibilité particulière à la cause des sans-abri».Quand on gère des centaines de milliards de dollars et qu\u2019on vit dans un Versailles en Charlevoix de plusieurs milliers d\u2019hectares, c\u2019est la moindre des choses, sans doute, de s\u2019ofMr une aussi délicate sensibilité tout en la soulignant sans gêne.Porte-parole des rues Saint-Jacques du monde entier, sacré du titre de «génie absolu» par le chanteur Robert Charlebois, le financier Desmarais aura joué de l\u2019épée partout tel un Napoléon, lequel s\u2019assurait ainsi de son statut, conscient que le monde entier marchait de la sorte à ses pieds.Dès lors, il lui suffisait de seulement lever le petit doigt pour faire croire à sa grandeur.jfn@ledevoir.com Q ELECTIONS MUNICIPALES Côté veut ouvrir les appels d\u2019offres aux cols bleus JEANNE CORRIVEAU Après une semaine éprouvante, le chef de Coalition Montréal a tenté de remettre sa campagne électorale sur les rails en mettant l\u2019accent sur une meilleure gestion de la Ville.S\u2019il est élu maire le 3 novembre, Marcel Côté compte notamment permettre aux cols bleus de participer aux appels d\u2019offres pour décrocher des contrats d\u2019infrastructures et ainsi faire concurrence au secteur privé.«C\u2019est une vieille demande des cols bleus de pouvoir travailler sur des contrats qui vont actuellement en gestion externe.Ça va leur permettre de montrer qu\u2019ils sont bons et de rétablir leur image.Ça été essayé dans d\u2019autres villes et on a l\u2019appui des cols bleus», a expliqué M.Côté lors d\u2019un point de presse lundi matin.Voirie M.Côté a également plaidé pour une collaboration accrue entre les arrondissements, notamment en matière de déneigement afin que les arrondissements qui finissent cette opération plus rapidement puissent prêter main-forte à leurs voisins.Mais contrairement à son adversaire Richard Bergeron, il ne prône pas la centralisation du déneigement.«On ne veut pas revoir les pouvoirs légaux.On va travailler dans le cadre actuel de la Charte de la Ville de Montréal.La ville-centre contrôle déjà les artères et les voies collectrices.Pour ce qui est des voies locales, la collaboration entre les arrondissements adjacents est le meilleur moyen d\u2019y arriver.On n\u2019a pas besoin de chambarder l\u2019ensemble des pouvoirs qui précipi- ' \\\\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marcel Côté plaide pour une collaboration accrue entre les arrondissements de la métropole.tent des crises beaucoup plus importantes et détruisent le lien de confiance.Bâtissons le lien de confiance et maximisons les initiatives de collaboration», a fait valoir M.Côté.Le chef de Coalition Montréal a cité le regroupement des cours de voirie pour générer des économies.«Il faut examiner systématiquement les possibilités de collaboration.Ce n\u2019est pas une question de forcer.Si un arrondissement veut rester seul, il va en payer le coût», a-t-il dit.Einalement, Coalition Montréal propose de permettre le paiement de l\u2019impôt foncier par mensualités, plutôt que deux fois par année, comme le demande inlassablement depuis des années un citoyen à chaque assemblée du conseil municipal.Marcel Côté souhaite du JACQUES NADEAU LE DEVOIR Richard Bergeron déplore le sort réservé aux enfants des écoles Hochelaga, Saint-Nom-de-Jésus et Baril, trois établissements montréalais aux prises avec des moisissures.A sa gauche, Pierre Lessard-Blais, candidat à la mairie d\u2019arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.« Mon concurrent, c\u2019est Denis Coderre » Pour Richard Bergeron, la véritable course à la mairie de Montréal se joue entre l\u2019ancien député libéral et lui JEANNE CORRIVEAU Pour le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, la véritable course à la mairie de Montréal se joue entre lui et Denis Coderre.M.Bergeron a d\u2019ailleurs mis en garde son adversaire contre le sentiment de confiance qu\u2019a pu lui inspirer le sondage publié la semaine dernière qui lui accorde une avance confortable dans les intentions de vote.« On me dit que M.Coderre est en avance aux dernières nouvelles ?Moi, je me souviens qu\u2019en 2009, à la fin août, fêtais à 8%.Et au dernier sondage, 48 heures avant le vote, j\u2019étais à 32%.J\u2019ai finalement fini à 25,6%», a expliqué Richard Bergeron lors d\u2019un point de presse lundi matin.Manque d\u2019idées Questionné sur les promesses de Marcel Côté, chef de Coalition Montréal, plus tôt en matinée, M.Bergeron a reproché à son adversaire de manquer d\u2019idées (voir autre texte).«Il n\u2019y a pas de nouvelle là, il n\u2019y a pas d\u2019engagement pour le futur», a-t-il dit au sujet de l\u2019étalement des taxes sur douze mois, un projet qui est déjà à l\u2019étude à la Ville.«C\u2019est déjà dans la machine.Tout ça est évalué en ce moment.On attend les résultats.» «Je ne comprends pas pourquoi vous me posez tant de questions sur M.Côté, a-t-il poursuivi.Mon concurrent, c\u2019est Denis Coderre.Marcel Côté, avec les erreurs qu\u2019il a commises la Marcel Côté, avec les erreurs qu\u2019il a commises la semaine dernière, j\u2019espère que les Montréalais vont lui tourner le dos, tout simplement )) Richard Bergeron semaine dernière, f espère que les Montréalais vont lui tourner le dos, tout simplement.Avez-vous des questions sur Denis Coderre?Ça m\u2019indiffère ce que pense ou ne pense pas Marcel Côté», a-t-il dit.Mais selon lui, Denis Coderre, qui n\u2019a pas fait de sortie publique lundi, est trop confiant.«Il ne faut pas s\u2019asseoir sur ses lauriers, parce qu\u2019à Projet Montréal, on travaille très très fort et on a des militants, de vrais militants, pas rémunérés», a indiqué M.Bergeron.Danger autour des écoles Richard Bergeron a fait ces commentaires lors d\u2019une conférence de presse dans Ho- chelaga-Maisonneuve au cours de laquelle il a déploré le sort réservé aux enfants des écoles Hochelaga, Saint-Nom-de-Jé-sus et Baril, trois établissements aux prises avec des moisissures.Les enfants ont été relocalisés ailleurs, et seuls ceux de l\u2019école Baril savent qu\u2019ils pourront retourner dans leur établissement en 2017.Ce flou entourant l\u2019avenir de ces écoles n\u2019est pas de nature à inciter les familles à rester dans Hochelaga-Maisonneuve, estime M.Bergeron.Le chef de Projet Montréal a également exprimé ses préoccupations au sujet de la sécurité autour des écoles.Deux enfants de sept ans sont morts happés par une voiture aux abords de l\u2019école Hochelaga, l\u2019un en 1993 et l\u2019autre en 2000 \u2014 c\u2019était l\u2019un des camarades de sa fille qui a fréquenté cette école, a précisé M.Bergeron.Le chef de Projet Montréal a donc ressorti le plan d\u2019aménagement qu\u2019il avait élaboré en 2000 pour sécuriser la rue Adam et les rues perpendiculaires.« C\u2019était une des raisons qui m\u2019ont amené à me lancer en politique municipale.Nous avons appliqué ces principes dans le Plateau-Mont-Royal, mais ici, ça n\u2019a pas été fait», a indiqué M.Bergeron au sujet de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, un arrondissement contrôlé par des élus de Vision Montréal depuis deux mandats.Le Devoir même coup instaurer un mécanisme de paiement électronique.Quant aux taxes elles-mêmes, elles n\u2019augmenteront pas au-delà du taux d\u2019inflation, a réitéré M.Côté.Déclaration surprenante M.Côté a dû s\u2019expliquer sur une déclaration qu\u2019il a récemment faite au Journal de Montréal.«Je ne veux pas avoir la job de maire, je n\u2019y tiens pas tant que ça», avait expliqué le candidat à la mairie au quotidien montréalais dans une entrevue publiée samedi.M.Côté a indiqué que les journalistes ne devaient pas prendre ses déclarations au pied de la lettre, car, sinon, il ferait les manchettes tous les jours: «Ce que je disais, c\u2019est que je cherche de la population un mandat.Je ne veux pas la job de maire pour avoir la job de maire.Je n\u2019ai pas besoin de ça.Je suis capable de payer mes voyages à l\u2019étranger.Par contre, ce que je veux, c\u2019est un mandat très clair.Il y a trois mois, je n\u2019étais pas à la recherche d\u2019un emploi.J\u2019étais à la recherche d\u2019un mandat.» La dernière semaine a été difficile pour le chef de Coalition Montréal qui, selon un sondage réalisé pour le compte de l\u2019Agence QMI, arrive troisième avec 17% des intentions de vote.Rappelons que Marcel Côté s\u2019est fait rappeler à l\u2019ordre par le Directeur général des élections du Québec après que son équipe eut effectué 980 appels automatisés sans donner son nom afin de sonder les électeurs et de dénigrer les partis adverses.Le Devoir Le Système rapide par bus coûterait 910 millions Mélanie Joly y voit la solution aux problèmes de circulation JEANNE CORRIVEAU La candidate à la mairie de Montréal Mélanie Joly a dévoilé lundi les détails du réseau de Système rapide par bus (SRB) de 130 kilomètres qu\u2019elle souhaite implanter, une pièce maîtresse de sa plateforme électorale en prévision du scrutin du 3 novembre.«Le SRB va répondre directement aux problèmes de congestion automobile que vivent quotidiennement les Montréalais et améliorer leur qualité de vie.C\u2019est une réponse somme toute très simple, efficace et abordable à la question de circulation automobile», a expliqué la chef du parti Le Vrai Changement pour Montréal.Le réseau de SRB montréalais s\u2019inspirerait de ceux implantés à Bogotâ, à Mexico et à Cleveland et comporterait, à terme en 2021, 130 km de voies réservées, dont 62km lors d\u2019un premier mandat.L\u2019implanter coûterait 7 millions par kilomètre, soit quelque 910 millions, estime Mélanie Joly.La première phase, qui compterait six circuits, se déploierait sur le boulevard Newman (à Lachine), le boulevard Henri-Bourassa, le boulevard Pie-IX, l\u2019avenue du Parc, le chemin de la Côte-des-Neiges et au centre-ville.«C\u2019est 8 fois moins cher que le tramway et 40 fois moins cher que le métro», a rappelé M™*' Joly.Mélanie Joly « C\u2019est une réponse somme toute très simple, efficace Stations chauffées\tabordable » Le système de SRB serait doté de voies réservées ainsi que de stations chauffées et climatisées.De plus, les véhicules bénéficieraient d\u2019une priorité aux intersections.«Le SRB est un système à géométrie variable.L\u2019intention n\u2019est pas d\u2019affecter la structure commerciale existante sur des rues comme l\u2019avenue du Parc et Côte-des-Neiges», a indiqué Mathieu Bélanger, urbaniste et candidat au poste de conseiller pour l\u2019équipe Joly.Bien que le projet de SRB sur le boulevard Pie-IX accumule les retards depuis six ans, Mélanie Joly croit possible d\u2019implanter cinq autres circuits au cours d\u2019un premier mandat puisque les projets se limiteraient au territoire montréalais: «Je veux m\u2019assurer qu\u2019on ait le contrôle sur le projet contrairement à Pie-IX qui est géré par l\u2019AMT lAgence métropolitaine de Montréal] et oû différentes municipalités sont impliquées».Elle estime que la Ville assumerait 45% des coûts d\u2019implantation.Les coûts de fonctionnement pourraient être couverts par les revenus de taxes supplémentaires que prévoit l\u2019équipe Joly avec la rétention de 30000 familles à Montréal.Plus tôt dans la journée, Richard Bergeron a reproché à M™*' Joly de n\u2019avoir qu\u2019une solution unique, soit les SRB, pour tous les problèmes de Montréal.«Quand M.Bergeron dit qu\u2019on pense petit, je trouve ça très drôle parce que lui arrive avec seulement 10 kilomètres Ide tramway] au centre de Montréal, a répliqué Mélanie Joly.C\u2019est une vision complètement déconnectée et réductrice.Montréal, ce n\u2019est pas juste le Plateau Mont-Royal, c\u2019est 19 arrondissements.C\u2019est pour ça qu\u2019on arrive avec 130 kilomètres.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 15 OCTOBRE 2013 ACTUALITES Six recours collectifs contre Montréal La Ville de Montréal va devoir faire face à six recours collectife à la suite de manifestations survenues depuis le début de l\u2019année dans la métropole.Julien Villeneuve, qui s\u2019est fait connaître avec son personnage d\u2019Anarcho-panda lors de la crise étudiante de 2012, a décidé d\u2019intenter au moins une de ces actions au nom des manifestants qui auraient été «injustement arrêtés» lors de la manifestation anticapitaliste du 1®\"' mai 2013.M.Ville-neuve réclame à la Ville de verser 5000$ par personne arrêtée ou prise en souricière lors de cette manifestation.Une conférence de presse sera organisée, mercredi, pour connaître les détails des autres demandes.Selon les informations du Devoir, une de ces actions de groupe concerne le rassemblement du 5 avril 2013 où des manifestants ont dénoncé le règlement P-6 qui interdit le port du masque.Le Devoir Martine Ouellet en Corée du Sud La ministre québécoise des Ressources naturelles, Martine Ouellet, effectue cette semaine une mission officielle en Corée du Sud, afin de participer au 22® Congrès mondial de l\u2019éner-^e.L\u2019événement, qui se déroule jusqu\u2019à jeudi à Daegu, rassemble plus de 3500 chefe de file mondiaux du domaine de l\u2019énergie issus de l\u2019industrie, des gouvernements, des organismes internationaux, des médias et des universités.La ministre souligne que le Québec se démarque à l\u2019étranger par son expertise en énergie verte.Elle aura d\u2019ailleurs l\u2019occasion de prendre la parole durant le congrès dans le cadre d\u2019une séance portant sur l\u2019avenir des transports dans une perspective de croissance verte.M\u201c® Ouellet entend notamment faire valoir les priorités et les initiatives du Québec en matière d\u2019électrification des transports.La Presse canadienne SEPAQ:pas de grève, pas d\u2019entente Après un arrêt de travail d\u2019une journée, les employés des 22 parcs nationaux de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) sont de retour au travail, bien qu\u2019une entente n\u2019ait toujours pas été conclue.Dans un bref communiqué publié vers 21h30 samedi, Lucie Boulianne, porte-parole de la SEPAQ, a fait savoir que les négociations se poursuivaient normalement et que la SEPAQ souhaitait conclure une entente au cours des prochaines rencontres déjà prévues entre les parties.Le personnel des 22 parcs nationaux, représenté par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, avait déclenché un débrayage samedi matin.Ces employés sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre dernier.La Presse canadienne Cybercriminalité: 7 millions de victimes Plus de sept millions de Canadiens ont été victimes de cybercriminalité dans la dernière année, selon le rapport Norton 2013, et ce sont surtout les téléphones intelligents et les appareils mobiles qui ont été la cible des pirates informatiques.Plus du tiers des Canadiens utilisateurs de téléphones intelligents rapportent avoir été victimes d\u2019actes de cybercriminalité.Ces douze derniers mois, le coût direct moyen par victime est estimé à 383$, soit un total de plus de trois milliards de dollars au Canada.C\u2019est plus du double des douze mois précédents.La Presse canadienne Elections : rien ne presse, selon Pierre Cnrzi CATHERINE GIGNAC Une autre voix s\u2019élève pour inciter la première ministre Pauline Marois à garder le pied sur le frein.A l\u2019instar des députés de Québec solidaire, Prançoise David et Amir Khadir, Pierre Curzi n\u2019est vraiment pas pressé de voir de nouvelles affiches électorales venir se greffer au paysage québécois.Le président du Nouveau Mouvement pour le Québec espère donc que M\u201c® Marois s\u2019abstiendra de déclencher une campagne dans un horizon rapproché, faisant ainsi mentir les nombreux observateurs qui alimentent les rumeurs en ce sens.Économie et Charte L\u2019ancien politicien et acteur soutient qu\u2019il «s\u2019accommode assez bien» d\u2019un gouvernement minoritaire tout en faisant valoir que si le statu quo est maintenu momentanément, les élus auront non seulement la possibilité de poursuivre certains débats de fond à l\u2019Assemblée nationale, mais aussi d\u2019affiner leur stratégie par rapport à des enjeux de premier plan.Selon lui, il serait «intéressant» de voir jusqu\u2019à quel point le Parti libéral «s\u2019opposerait à un plan de développement économique alors qu\u2019il ne jure que par l\u2019économie» ainsi que de voir les alliances qui pourraient se tisser entre le Parti québécois et la Coalition avenir Québec par rapport au projet de Charte des valeurs québécoises.Il estime que si M\u201c® Marois fait preuve de retenue et ne cherche pas à obtenir promptement un autre mandat, les discussions sur ce dernier enjeu pourront vraisemblablement connaître leur dénouement dans un théâtre adéquat, c\u2019est-à-dire à l\u2019Assemblée nationale.Il étaye son point de vue en notant que s\u2019il devait y avoir «un vote des députés sur la Charte, plutôt que d\u2019en faire un des thèmes majeurs d\u2019une campagne électorale, ce serait mieux parce qu\u2019une campagne électorale ça va forcément polariser, diviser alors que si on allait au bout du processus à l\u2019Assemblée nationale, il y aurait probablement un vote majoritaire, et ce vote serait plus le reflet du consensus social».Rassemblement indépendantiste De nombreux spectateurs ayant une fibre souverainiste n\u2019ont pas eu besoin de se faire tirer l\u2019oreille pour participer à un rassemblement indépendantiste tenu à Montréal dimanche après-midi.Il faut dire que plusieurs personnalités, dont les auteurs-compositeurs-interprètes Paul Rché et Alexandre Belliard ainsi que les comédiens Alexis Martin et Emmanuel Bilodeau, avaient accepté d\u2019y offrir une prestation ou encore d\u2019y prononcer une allocution.Le président du Nouveau Mouvement pour le Québec, Rerre Curzi, était aussi de la partie.L\u2019instigateur de l\u2019événement et porte-parole du réseau Cap M.Curzi juge que si M\u201c® Marois décide de laisser son autobus de campagne au garage cet automne, ses troupes ne seront pas nécessairement condamnées à mordre la poussière à l\u2019occasion de la présentation du prochain budget.Il reconnaît que sur l\u2019indépendance (RCI), Maxime Laporte, débordait d\u2019optimisme au moment de dresser le bilan de l\u2019activité.Il a expliqué qu\u2019il est «en campagne permanente pour la souveraineté et que ce qui est merveilleux, c\u2019est de voir qu\u2019il y a toujours une mobilisation, qu\u2019il y a toujours un enthousiasme par rapport à la cause».M.Laporte ne s\u2019étonnait guère de voir que «la réponse de la part des personnalités publiques a été bonne», car le rassemblement avait été organisé pour servir une cause qui lui semble noble.L\u2019idée de base était, selon lui, de «ramener du positif» dans le débat sur la question nationale.«c\u2019est généralement ce qui se passe quand un gouvernement est minoritaire», mais il ajoute que, «pour renverser le gouvernement, il faudrait que le Parti libéral soit bien convaincu qu\u2019il ne sera pas minoritaire et il faudrait que la Coalition avenir Québec soit bien convaincue qu\u2019elle ne va pas disparaître».Pas de retour en politique Peu importe le moment des prochaines élections, une certitude s\u2019impose dans l\u2019esprit de Pierre Curzi : son nom n\u2019apparaîtra certes pas sur des bulletins de vote.Il avance «qu\u2019Option nationale aurait bien souhaité qu\u2019il se joigne plus clairement» au parti, mais il précise, après une courte hésitation, que, «pour l\u2019instant, il n\u2019a pas l\u2019intention de retourner en politique active».M.Curzi avait été élu, en 2007, dans la circonscription de Borduas sous la bannière du Parti québécois puis il avait été reconduit dans ses fonctions en 2008.En 2011, il avait quitté le caucus péquiste pour afficher clairement son opposition à un projet de loi visant à sceller l\u2019entente entre Québécor Media et la Ville de Québec à propos de la gestion du futur amphithéâtre de la Vieille Capitale.Il avait, ensuite, pris la décision de ne pas briguer les suffrages lors du scrutin de 2012.La Presse canadienne ' « Un dernier repas vieux de 46 millions d\u2019années Des entomologistes américains ont annoncé lundi la découverte inédite d\u2019un moustique fossilisé avec du sang dans son abdomen, absorbé pour son dernier repas il y a 46 millions d\u2019années.«C\u2019est le premier fossile d\u2019un moustique encore gorgé de sang jamais mis au jour», a affirmé Dale Greenwalt, un biochimiste retraité travaillant au Musée d\u2019histoire naturelle de Washin^on et principal auteur de cette découverte, parue dans les Comptes rendus de l\u2019Académie américaine des sciences (PNAS).Une analyse spectrométrique à résonance magnétique nucléaire avec polarisation a révélé que son abdomen contenait des teneurs très élevées de fer dont la source était des molécules de porphyrine qui entrent dans la composition du sang.Ces données confirment l\u2019existence de la préservation de biomolécules complexes dans des fossiles pendant de très longues périodes, soulignent les chercheurs.Ils notent aussi que d\u2019autres grandes molécules plus fragiles, comme l\u2019ADN, ne survivent généralement pas à la fossilisation, photo smithsonian institution/agence erance-presse Le Nobel en sciences économiqnes est décerné à trois Américains Stockholm \u2014 Le prix Nobel en sciences économiques pour 2013 a été décerné à trois professeurs d\u2019université des Etats-Unis qui se sont penchés sur les analyses des fluctuations à long terme des marchés, sous des angles différents \u2014 un travail qui a changé la manière dont les gens investissent.Eugene Eama, 74 ans, et Lars Peter Hansen, 60 ans, qui enseignent à l\u2019université de Chicago, et Robert Shiller, 67 ans, professeur à l\u2019Université Yale, sont récompensés par l\u2019Académie royale des sciences de Suède pour leurs analyses empiriques de la valeur des actifs sur les marchés financiers.M.Eama a démontré en 1960 combien il était difficile de prédire le mouvement des marchés à court terme, ce qui a mené à faire des fonds indiciels un investissement courant.Vingt ans plus tard, M.Shiller a démontré que la prévisibilité des marchés était meilleure à long terme, ce qui a encouragé la création d\u2019investisseurs institutionnels, comme les fonds d\u2019investissement, qui se basent sur les tendances du marché.Il est aussi connu pour avoir mis en garde contre des bulles dans les marchés immobiliers et technologiques.Vers la fin de la décennie 1990, il affirmait que les marchés étaient surévalués.«Et voilà que l\u2019histoire lui a donné raison, lorsque la bulle Internet a éclaté en 2000», a expliqué le secrétaire du comité du prix Nobel, Peter Englund.Actifs financiers M.Hansen a pour sa part développé une méthode statistique pour mettre à l\u2019essai des théories sur les actifs financiers, comme celles des deux aufres lauréats.«Leurs méthodes ont modelé les recherches subséquentes dans le domaine, et leurs découvertes ont été marquantes tant sur le plan théorique que pratique», a commenté l\u2019Académie royale des sciences de Suède.L\u2019annonce de ces lauréats en sciences économiques conclut la remise des prix Nobel pour 2013.Les trois économistes se partagent un prix de 1,2 million de dollars.Associated Press L\u2019UdeM a dépensé 42 000 $ en frais de voyage en Chine en six mois JULIEN ARSENAULT L> Université de Montréal dit I avoir replacé la Chine au cœur de ses priorités, au point d\u2019y envoyer 15 personnes dans le cadre de deux missions qui se sont déroulées entre octobre 2012 et mars 2013.Au moins 42000$ en frais de voyage, notamment pour des billets d\u2019avion en classe affaires, ont été dépensés dans le cadre de ces deux missions, selon des documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi d\u2019accès à l\u2019information.Sept personnes ont participé à une première mission en octobre 2012, qui a coûté 22400$, alors que huit autres personnes se sont rendues en Chine six mois plus tard lorsque le recteur Guy Breton a reçu un doctorat honoris causa de l\u2019Université de Shanghai.Seule la vice-rectrice à la Prancophonie et aux partenariats institutionnels, Hélène David, a participé aux deux missions, selon un porte-parole de l\u2019Université de Montréal, Mathieu Pilion.Une priorité Ce dernier a ajouté que les autres participants aux missions étaient des doyens et des professeurs qui avaient des liens «plus étroits» avec certaines facultés des universités chinoises visitées.«C\u2019était surtout pour établir des partenariats, a-t-il expliqué.Depuis quelques années, la Chine est une de nos priorités parce qu\u2019il y a eu un peu de retard.» Au mois d\u2019octobre, neuf universités ont été visitées à Pékin, Shanghai et Chengdu.L\u2019opération s\u2019est répétée au mois de mars, sans toutefois se rendre à Chengdu.Quant au doctorat honorifique remis à M.Breton par l\u2019Université Jiao Tong de Shanghai, le 23 mars, le déplacement a coûté au moins 19500$ à l\u2019institution d\u2019enseignement.Le séjour du recteur de l\u2019Université de Montréal, qui s\u2019est étalé sur treize jours, a coûté 9561,65$, alors que celui de M\u201c® David, qui l\u2019accompagnait, s\u2019est élevé à 10094,32$ pour huit jours.Le porte-parole de l\u2019université a défendu la décision de l\u2019établissement d\u2019envoyer un total de 15 personnes au cours de ces deux missions.«Avec la Chine, il y a une particularité, il y a une importance sur la hiérarchie et la rencontre avec les gens, c\u2019est très important, a-t-il dit.C\u2019est pour cette raison que nous avons organisé ces rencontres.» Selon M.Pilion, les dépenses engendrées par les deux missions en Chine se justifient.«L\u2019Université de «L\u2019Université de Montréal n\u2019avait pas fait de mission en Chine depuis plus de 10 ans» Montréal n\u2019avait pas fait de mission en Chine depuis plus de dix ans, même si nous avions des ententes avec certains établissements depuis trente ans», a-t-il dit.Le porte-parole a également ajouté que la qualité de la recherche dans certains domaines dépend de partenariats avec des universités étrangères.«Avec l\u2019Université de Pékin, on a des professeurs d\u2019ici qui font des recherches avec leurs homologues chinois dans différents domaines, dont la médecine, la médecine dentaire et vétérinaire», z prêché M.Pilion.Au cours du débat entourant la hausse des droits de scolarité, le mouvement étudiant a souvent reproché aux universités québécoises de manquer de rigueur en matière de gestion, alors que les dirigeants de ces établissements affirmaient souffrir d\u2019un sous-financement Selon une étude de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec dévoilée en janvier dernier, le sous-financement des universités québécoises relativement à la moyenne des établissements des autres provinces canadiennes atteignait 850 millions en 2009-2010.La Presse canadienne Un ouvrage sur une tranche d\u2019histoire du Parti libéral du Québec LES PUBLICATIONS UNIVERSITAIRES Une entrevue en profondeur avec l\u2019historien Michel Lévesque EN COLLABORATION AVEC : PRODUCTIONS EBICO Ce soir 20 h 30 y canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAV0IR.TV PARTENAIRE MEDIA LE DEVOIR porter raffinée sur toute la ligne Solde de l\u2019Action de grâce prolongé jusqu\u2019à jeudi.De grâce, passez à l\u2019action.Porter vous laisse le temps de vous remettre des retrouvailles de l\u2019Action de grâce.Vous avez jusqu\u2019au jeudi 17 octobre pour réserver.w @ \\ 9 O O A A Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 17 octobre 2013.Voyagez d\u2019ici le 11 avril 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : ^\t's HALIFAX 3 par jour 172$ L\tJ\tTORONTO 17 par jour 132$ L\tJ\tf\t> SAULT STE.MARIE 206$ L\tJ\tr\tY ST.JOHN\u2019S 247$ ^\tA- CHICAGO 242$ V\t\tMYRTLE BEACH 286$\tNEW YORK 221 $\tWASHINGTON Dulles 227$ \t\t./ SUDBURY ~V\" 206$ THUNDER BAY 206$ TIMMINS 206$ WINDSOR 172$ BOSTON 227$ TOUT COMPRIS Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 17 octobre 2013.Voyagez d\u2019ici le 11 avril 2014.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles du 17 décembre 2013 au 25 décembre 2013 et du 1\" janvier 2014 au 6 janvier 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 15 OCTOBRE 20IS EDITORIAL MARC NADON A LA COUR SUPREME Fédéralisme bancal Non seulement la nomination de Marc Nadon contrevient à l\u2019esprit de la loi sur la Cour suprême, mais elle met en plus en relief une des plus grandes failles du fédéralisme canadien.B ¦fi Antoine Robitaille loquée actuellement par une contestation judiciaire, la nomination de M.Nadon illustre à merveille ce vice du fédéralisme canadien actuel : l\u2019arbitre suprême des différends entre l\u2019État central et les provinces est nommé unilatéralement par l\u2019État central.Puisque M.Nadon aime tant le hockey (au point d\u2019avoir laissé entendre qu\u2019il avait été repêché par les Red Wings!), reprenons une image qu\u2019a déjà utilisée la constitutionnaliste Eugénie Brouillet: si la LNH était comme notre fédération bancale, l\u2019organisation des Canadiens de Montréal, par exemple, pourrait choisir les arbitres lors des matchs disputés par son équipe.Le « CH » aurait beau garantir que les arbitres choisis seraient impartiaux, qu\u2019ils auraient du hockey une connaissance impeccable, rien n\u2019y ferait, l\u2019apparence de conflit d\u2019intérêts serait intenable.Ainsi, à quelques semaines d\u2019un verdict clé de la plus haute cour au sujet d\u2019une institution pourrie mais cruciale pour l\u2019équilibre politique de la fédération, le Sénat, Ottawa abat une des trop nombreuses cartes dont il dispose dans /\tr ce régime : la nomination d\u2019un juge à l\u2019un des trois sièges garantis par la loi au Québec.Le gouvernement Harper aime bien Marc Nadon puisqu\u2019il a souvent donné raison à l\u2019exécutif fédéral, notamment dans l\u2019affaire Omar Khadr.Pour placer cet inconnu des milieux juridiques québécois au plus haut tribunal (et en passant outre à la coutume qui aurait voulu qu\u2019une femme y soit nommée), Ottawa fit une interprétation étriquée des règles.M.Nadon n\u2019a jamais siégé comme juge à une cour québécoise, fl a, depuis i993, œuvré au sein de tribunaux de l\u2019État central, la cour fédérale et la cour fédérale d\u2019appel.Ottawa cite, en guise d\u2019argumentaire, un avis qu\u2019il a lui-même réclamé non pas à la Cour suprême actuelle, mais à certains de ses anciens juges.Selon ces « ex », il n\u2019y aurait dans la nomination aucun accroc à la loi sur cette même cour.Même à son article 6 : «Au moins trois des juges sont choisis parmi les juges de la Cour d\u2019appel ou de la Cour supérieure » du Québec « ou parmi les avocats» du Québec.Or, arguent les «ex», M.Nadon a été avocat inscrit au barreau du Québec pendant dix ans, comme le spécifie l\u2019article 5.Toutefois, il ne l\u2019est pas actuellement, comme la loi l\u2019exige et comme l\u2019avocat torontois Rocco Galati le souligne avec raison dans sa contestation de la nomination.Chose certaine, l\u2019esprit de l\u2019article 6 ainsi que la pratique des nominations à la Cour suprême depuis des décennies indiquent qu\u2019Ottawa erre.L\u2019esprit, c\u2019est celui qui reconnaît que le Québec forme une «société distincte».Certes, le terme, central à l\u2019Accord du lac Meech, n\u2019a pas été inscrit dans la Constitution.Mais depuis l\u2019Acte de Québec de i774, l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique de i867 et la reconnaissance comme «nation» par les Communes, nombre de textes de loi confèrent au Québec le droit de cultiver sa tradition civiliste.Qr, à la cour fédérale, M.Nadon n\u2019ama traité de droit civil que par la bande.Le ministre de la Justice du Québec, Bertrand St-Arnaud, avait fomni à Qttawa une liste de juristes québécois pouvant aspirer à la plus haute cour.Contrairement à la théorie du fédéralisme (que respectent nombre d\u2019autres fédérations), l\u2019État central a choisi de ne pas tenir compte de ces propositions.Et dire qu\u2019en 2005, Stephen Harper promettait un «fédéralisme d\u2019ouverture» qui reconnaîtrait «l\u2019autonomie des provinces et les responsabilités culturelles et institutionnelles spéciales du gouvernement du Québec».EMPLOI 66800 emplois! 1 se joue depuis quelque temps une partie verb,ale pour le moins démagogique au sujet de l\u2019emploi.À la suite de la publication des dernières données de Statistique Canada, le chef de la CAQ, M.Erançois Le-gault, a écrit sur Twitter que le Québec n\u2019a créé que fOSOO emplois depuis un an.Ce qui est vrai si l\u2019on se contente de comparer septembre 20i2 et septembre 20i3 de façon isolée, mais cela constitue une erreur d\u2019interprétation économique de débutant.En réalité, cette première année d\u2019un gouvernement du Parti québécois s\u2019est conclue par la création de 66800 emplois nets comparativement à l\u2019année précédente.Voici pourquoi.D\u2019abord, constatons que le Québec a ajouté fSOOO emplois en septembre, ce qui a fait passer le taux de chômage de 7,9% à 7,6% et mis fin à trois mois consécutifs de baisse qui ont fait dire à certains commentateurs patentés que le bateau était en train de couler.En fait, s\u2019il est vrai que la tendance observée depuis le début de l\u2019été était inquiétante, elle n\u2019était pas catastrophique.Rappelons que les statistiques sur la main-d\u2019œuvre active sont le résultat d\u2019un sondage effectué tous les mois auprès de 56000 ménages canadiens et comportent une marge d\u2019erreur importante lorsqu\u2019elles sont prises de façon isolée.Pour septembre par exemple, les i5000 nouveaux emplois nets recensés par Statistique Canada pourraient avoir été plutôt de -1-30000 ou de zéro compte tenu de l\u2019erreur type.11 faut donc prendre les données mensuelles pour ce qu\u2019elles sont: un coup de sonde duquel se dégage une tendance plus ou moins précise qu\u2019il faudra confirmer.Ce n\u2019est qu\u2019une fois l\u2019année terminée qu\u2019on calculera la moyenne des douze mois écoulés pour la comparer à celle des douze mois précédents et conclure à la hausse ou à la baisse de l\u2019emploi.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut aujourd\u2019hui affirmer qu\u2019il s\u2019est créé 66700 emplois au Québec en 2010, puis 38500 en 2011 et 30800 en 2012 (en données non désaisonnalisées, comme il se doit).Ce sont ces résultats que l\u2019histoire retiendra.Revenons à l\u2019année en cours pour constater que, contrairement au discours alarmiste que le PQ n\u2019a pas su contrer, le Québec a connu une croissance de 66800 emplois nets entre octobre 2012 et septembre 2013, soit 27% des 250000 emplois créés au Canada, comparativement à 99800 pom l\u2019Qntario et à.3700 pour la Colombie-Britannique.Le bilan de cette première année complète d\u2019un gouvernement du PQ au chapitre de l\u2019emploi est donc très positif.Cela difi il ne fait pas de doute que la faible croissance du PIB observée depuis quelques mois a de quoi susciter l\u2019inquiétude.Pallait-il pour autant annoncer 2 milliards de dollars de nouvelles dépenses pour créer 15000 emplois supplémentaires par année d\u2019ici 2017?Qu\u2019est-ce que ce sera pendant la campagne électorale?Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeurs adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIÉEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET WNÎ U îÊfliE « PAR 1?W>Î PÊwPtACf P UC tRiACif//\tNATiwalCI»?.LETTRES La fleur de lys?Quatre trente sous pour une piastre ! Madame Françoise David, Les journaux du 10 octobre 2013 nous apprennent que vous avez suggéré de remplacer le fameux crucifix de l\u2019Assemblée nationale par la fleur de lys.«Plus rassembleuse », auriez-vous ajouté.Tout à fait d\u2019accord pour remiser le crucifix, mais de là à le remplacer par une fleur de lys, autant dire que nous allons changer « quatre trente sous pour une piastre».Dois-je vous rappeler, à vous qui êtes «de souche», que la fleur de lys comme composante du drapeau fleurdelisé est une survivance ringarde du temps où le Québec était la colonie d\u2019une France monarchique et catholique qui n\u2019existe plus?S\u2019il faut absolument remplacer le crucifix par un emblème rassembleur, c\u2019est à l\u2019iris versicolore qu\u2019il faut s\u2019adresser.Il est d\u2019ici, il est du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.Dois-je vous rappeler, à vous qui êtes de l\u2019Assemblée nationale, qu\u2019en l\u2019adoptant comme emblème officiel, l\u2019assemblée précisait qu\u2019il remplace le lis blanc qui avait été adopté en 1963 ?Et pendant qu\u2019on en est aux substitutions rassembleuses, on pourrait demander au fleurdelisé d\u2019accompagner le crucifix au Musée de la civilisation.Nous leur ferions de belles funérailles en brandissant bien haut le drapeau des Patriotes orné de l\u2019iris du Québec.En 1838, à l\u2019époque où ce drapeau tentait de faire surgir du Bas-Canada une république souveraine, Robert Nelson bien que n\u2019étant pas de souche comme plusieurs autres patriotes, mettait en avant un projet de société d\u2019une étonnante actualité.Se réclamant stratégiquement des « décrets de la Divine providence qui nous permet de renverser un Gouvernement», cette déclaration consacrait la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État, assurait l\u2019égalité de tous devant la loi et le droit de tous à l\u2019éducation, assurait l\u2019émancipation des autochtones et quoi encore.Au regard du Québec d\u2019aujourd\u2019hui, il n\u2019y manquait somme toute que la reconnaissance du droit de vote aux femmes.Mon propos n\u2019est pas d\u2019essayer de gommer le passé ; il est plutôt de savoir ce que nous en ferons.L\u2019histoire n\u2019est pas là pour qu\u2019on y accroche nostalgiquement le présent.Elle nous dit plutôt ce que nous pouvons faire demain en nous rappelant ce que nous avons fait hier.Antoine Baby Saint-Antoine-de-Tilly, le 10 octobre 2013 L\u2019Affaire du Diab L\u2019article de Christian Rioux «Attentat de la rue Copernic \u2014 Les Erançais attendent l\u2019extradition de Hassan Diab » du 3 octobre 2013 répète des allégations de témoignage incriminant contre le D\"^ Diab qui ont été discréditées devant le tribunal au Canada.De plus, l\u2019article représente faussement quelques aspects de l\u2019affaire et la position adoptée par les avocats du D\"^ Diab.Il est bien connu que les procureurs au Canada (qui représentent la République française) ont admis que la cause contre le D\"^ Diab dépend d\u2019un rapport d\u2019analyse graphologique problématique française portant sur cinq mots seulement.Cinq experts en graphologie de premier rang d\u2019Éurope et d\u2019Amérique du Nord ont témoigné que ce rapport d\u2019analyse ^apho-logique française contre le D\"^ Diab est non scientifique et partial, mais qu\u2019il contient d\u2019énormes erreurs.En outre, ils signalent que la preuve réelle nous éloigne du D\"^ Diab.Le juge d\u2019extradition canadien a trouvé que le rapport d\u2019analyse graphologique française contre le D\"^ Diab était «très problématique», «embrouillé», «très confus» et «suspect».Ce rapport suivait de près deux rapports de graphologie précédents qui ont été retirés au Canada parce qu\u2019on avait démontré qu\u2019ils se basaient sur des échantillons graphologiques qui n\u2019étaient même pas du D\"^ Diab.Le juge d\u2019extradition canadien a condamné la «preuve» concernant l\u2019affaire du D\"^ Diab et a trouvé qu\u2019une condamnation à la suite d\u2019un procès équitable serait improbable.Contrairement aux prétentions de M.Rioux, les avocats du D\"^ Diab ont toujours fait valoir que la preuve dans l\u2019affaire du D\"^ Diab n\u2019est manifestement pas fiable.En outre, les autorités françaises elles-mêmes ont révélé qu\u2019elles recherchaient le D\"^ Diab aux fins d\u2019enquête et qu\u2019aucune décision n\u2019avait été prise à savoir si oui ou non il devait subir un procès.Ces faits importants manquent dans l\u2019article de M.Rioux.Le D\"^ Diab a nié à plusieurs reprises les allégations et condamné ce crime haineux.Il a affirmé qu\u2019il était prêt à répondre aux questions des autorités françaises ici au Canada, mais son offre est restée sans réponse.Mary Foster Comité de soutien à Hassan Diab Réponse de Christian Rioux Madame, Je n\u2019ai jamais «prétendu» comme vous le dites que les preuves du juge Trévidic (note d\u2019hôtel, témoignages, passeport) étaient «fiables».Sans entrer dans le détail des analyses graphologiques, j\u2019ai mentionné que «Hassan Diab a toujours clamé son innocence » et qu\u2019il y avait «selon lui, [.] erreur sur la personne ».J\u2019ai aussi rap-porté les arguments d\u2019Amnesty International selon lesquels certaines preuves du juge Trévidic ne seraient pas recevables en cour.Une lecture attentive de mon article vous aurait évité d\u2019attribuer au journaliste les points de vue nécessairement divergents des parties en cause.Christian Rioux LIBRE OPINION Ma mémoire est meilleure que la tienne.JEAN-FRANÇOIS CARDIN Historien et didacticien.Université Laval Dans Le Devoir (7 octobre 2013), Gilles Laporte, président du Mouvement national des Québécoises et Québécois, déplore avec raison les sommes astronomiques que le fédéral consacre pour reformater \u2014 entre autres publics visés \u2014 la mémoire historique des «Québécois » (lire ici des « Québécois d\u2019ascendance canadienne-française », car, dans sa conception étroitement nationaliste des choses, le « Québec » se confond avec ce groupe, ce qui est évidemment faux d\u2019un point de vue sociologique).En lisant la première partie de son billet, je suivais tout à fait M.Laporte dans sa dénonciation des intentions politiques et nationaleuses du gouvernement Harper.Mais en lisant la suite, où il énonce sa solution à cette offensive sur les consciences, que nous propose-t-il?De faire exactement la même chose ! Cette position est en fait tout à fait cohérente avec le combat que M.Laporte a mené ces dernières années contre le programme d\u2019histoire implanté en 2007 parce que ce dernier ne proposait pas la «bonne» version de la mémoire collective, c\u2019est-à-dire la sienne et celle des autres historiens et intellectuels nationalistes conservateurs (« conservateurs » au sens de vouloir préserver une interprétation de notre passé présentée comme un canon immuable) réunis autour de la mal nommée Coalition pour l\u2019histoire.Histoire et mémoire collective C\u2019est ce qui arrive quand on confond l\u2019histoire \u2014 c\u2019est-à-dire la discipline historique \u2014 et la mémoire collective.La première constitue, à l\u2019aide d\u2019une méthode basée sur des opérations intellectuelles centrées sur le sens critique \u2014 la méthode historique \u2014, une mise à distance de la seconde, comme l\u2019a bien montré, parmi bien d\u2019autres, l\u2019historien Arthur Marwick.Ce qui ne veut pas dire nécessairement un rejet de cette mémoire, qui elle est une construction sociologique et culturelle spontanée traduisant le point de vue d\u2019un groupe donné sur son passé, à un moment précis de son évolution.Qr, les interprétations historiques du passé québécois sont multiples et la fraude du gouvernement Harper, comme de M.Laporte, c\u2019est de nous faire croire, en glissant comme ils le font de l\u2019histoire vers la mémoire, qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une seule conception de notre passé, la leur, une conception qui, bien souvent, est issue d\u2019enjeux et de luttes politiques bien campés dans le présent Le meilleur moyen d\u2019amener nos jeunes et futurs citoyens à savoir décoder les discours étroitement partisans des Harper, Laporte et autres vendeurs de prêts à penser sur notre passé, c\u2019est de les initier à l\u2019essence interprétative de l\u2019histoire, dès le niveau secondaire, et de les amener ainsi à départager mémoire collective et histoire.C\u2019est ce que les programmes d\u2019histoire de 1982 et de 2006 avaient comme ambition, et c\u2019est ce que prônait dès 1966 le Rapport Parent.Restera à voir comment le futur programme d\u2019histoire, présentement en réécriture, se situera sur cette question. LE DEVOIR LE MARDI 15 OCTOBRE 20IS A 7 IDEES Laval : la « baronnie » doit être démantelée Cumulant à la fois les statuts de ville, de municipalité régionale de comté et de région administrative, elle voit ses élus porter trop de chapeaux à la fois GERARD BEAUDET Urbaniste, professeur titulaire, Institut d\u2019urbanisme aval a retenu ces derniers temps l\u2019attention de nombreux observateurs.L\u2019intérêt pour ce qui se passe à l\u2019hôtel de ville et dans l\u2019entourage du maire de la troisième plus importante municipalité du Québec ne date toutefois pas d\u2019hier.Une dimension particulière du cas lavallois a toutefois échappé jusqu\u2019ici aux analystes.C\u2019est celle du territoire, ou plutôt des découpages administratifs qui se superposent dans File Jésus.En saisir l\u2019importance requiert un retour en arrière.À compter de la fin des années 40, File Jésus commence à accueillir les premiers contingents de nouveaux résidents qui franchissent la rivière des Prairies pour vivre l\u2019idéal banlieusard.Ce mouvement gonfle les effectifs démographiques des paroisses rurales et les transforme durablement.Pour la seule décennie 1951-1961, la population de ce qui deviendra Chomedey passe de 7732 habitants à 30445, celle de Duvernay de 1529 à 10939, celle de La-val-des-Rapides de 4998 à 19227, celle de Pont-Viau de 5129 à 16077 et celle de Saint-Vincent de Paul de 4372 à 11214.Cette urbanisation n\u2019est qu\u2019accessoirement encadrée par des outils d\u2019urbanisme, et plusieurs promoteurs privilégient des pratiques immobilières dignes du Far West, Aresville, Fa-breville et Renaud, respectivement fondées en 1955,1957 et 1959, en constituant des exemples éloquents.Les perspectives de croissance incitent certains acteurs à souhaiter des réorganisations administratives.Saint-Martin, L\u2019Abord-à-Plouffe et Renaud sont fusionnées en 1961 pour constituer Chomedey.Mais les problèmes s\u2019amplifient, les promoteurs s\u2019en donnant à cœur joie, avec la bénédiction des édiles.C\u2019est alors que Québec décide d\u2019intervenir en créant, au début de 1964, une commission d\u2019enquête sur les problèmes de File Jésus.Présidée par le juge Sylvestre, la commission recommande au gouvernement la fusion des 14 municipalités, ce qui est chose faite dès 1965.Commence alors un long cycle de consolidation d\u2019une véritable baronnie.Une île, une ville, une.Adopté en 1970, le premier plan directeur de Laval prévoit que File sera entièrement urbanisée en 2000 et que la population se chiffrera à 1 million d\u2019habitants.La réalité sera tout autre, la population s\u2019élevant aujourd\u2019hui à quelque 400000 habitants.Cette évolution démographique n\u2019en commande pas moins un effort soutenu de construction d\u2019équipements commerciaux, institutionnels et récréatifs, sans compter les impacts de la redistribution, à l\u2019échelle métropolitaine, des psages industriels et des espaces de bureaux.A Laval, on brasse de grosses affaires, généralement à l\u2019abri des ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Sur le site de la Conférence régionale des élus de Laval, on peut lire que la municipalité « bénéficie d\u2019une structure de gouvernance unique».regards indiscrets.En 1979, le gouvernement du Québec crée les municipalités régionales de comté.Laval, à l\u2019instar de quelques autres villes, est également une MRC dont le préfet est le maire.Qn découvre rapidement l\u2019intérêt de ce statut, puisque les villes-MRC n\u2019ont pas à se doter de plan d\u2019urbanisme.En conséquence, le conseil de la MRC peut adopter une modification à son schéma d\u2019aménagement, mener une consultation au terme de laquelle personne ne peut s\u2019opposer formellement puis, en vertu du principe de conformité, forcer la Ville (sic) à modifier sa réglementation d\u2019urbanisme sans qu\u2019il soit possible pour quiconque de contrer la démarche.Ce n\u2019est toutefois pas ici que s\u2019affirme avec le plus de force la singularité lavalloise.Elle réside plutôt dans la correspondance, unique au Québec, de huit territoires administratifs.En effet, à la Ville et à la MRC se superposent en 1984, la Société des transports de Laval; en 1987, la Région administrative de Laval; en 1989, la Région touristique de Laval; en 1998, la Commission scolaire de Laval (née de la fusion de cinq commissions scolaires) ; puis en 2004, la Conférence régionale des élus et le Centre de santé et de services sociaux de Laval.Sur le site de la Conférence régionale des élus de Laval, on peut lire que la municipalité «bénéficie d\u2019une structure de gouvernance unique» puisqu\u2019elle «cumule à la fois le statut de ville, de municipalité régionale de comté et de région administrative.Le fait que les mêmes intervenants se retrouvent aux trois paliers de décisions constitue une force déterminante dans la conduite des projets et dans le développement cohérent de l\u2019ensemble de son territoire».Qr, les élus lavallois siègent aux conseils d\u2019administration d\u2019autres instances énumérées ci-dessus.Sans compter que l\u2019ensemble des membres des conseils constitue selon toute vraisemblance un milieu où presque tout le monde se connaît.Comment douter que cela puisse présenter quelques avantages ?Mais aussi de sérieux risques de dérapage, dans la mesure où il peut s\u2019avérer extrêmement difficile de s\u2019opposer au noyau dur de ceux qui sont au cœur de ce système de gouvernance à qui rien n\u2019échappe.Le plus intrigant dans ce dossier, c\u2019est que le gouvernement du Québec est le principal artisan de cet échafaudage institutionnel unique au Québec, alors même que des inquiétudes ont été périodiquement soulevées relativement à la gouvernance lavalloise.Un éditorial de La Presse ne signalait-il pas, voilà de cela vingt ans, que «sous les administrations des maires Jean-Noël Lavoie, Jacques Tétreault, Lucien Paiement, Claude Ulysse Lefebvre et Gilles Vaillan-court, les rumeurs de scandales, de ramifications troublantes et de combines douteuses n\u2019ont jamais cessé de circuler».Qr, poursuivait-on, «il n\u2019y a pas de fumée sans feu ».Comment expliquer le laxisme qui a contribué à la consolidation d\u2019une véritable baronnie?Une baronnie qui a obtenu, en 1996, les budgets pour une usine d\u2019épuration «purement lavalloise » au détriment de la solution moins coûteuse d\u2019un raccordement à l\u2019usine de la Communauté urbaine de Montréal puis, en 2001, un prolongement du métro.aux conditions dictées par son maire-préfet.Une baronnie dont on peut légitimement se demander quels autres bénéfices lui ont été indûment consentis en conséquence du poids politique ainsi acquis.Au regard des récents événements, peut-on raisonnablement soutenir que la mise en tutelle, l\u2019indignation d\u2019un ministre et l\u2019appel à une participation au scrutin de novembre suffiraient à justifier qu\u2019on repousse du revers de la main la nécessité d\u2019une révision de cet emboîtement admînîstratif quî a contrîbué à l\u2019essor et au maintien de la culture politique lavalloise ?LE MANIFESTE DES « JANETTE » Aux femmes du Québec JANETTE BERTRAND Née à Montréal, mère de trois enfants, grand-mère de huit petits-enfants, arrière-grand-mère de trois petites filles et auteure dramatique _____ oute ma vie, je me suis battue pour r 11 l\u2019égalité entre les hommes et les '\t' femmes et j\u2019al toujours pensé que, si nous voulions garder cette égalité, 11 fallait être vigilantes.En ce moment, le principe de l\u2019égalité entre les sexes me semble compromis au nom de la liberté de religion.J\u2019almerals vous rappeler que les hommes ont de tout temps et encore de nos jours utilisé la religion dans le but de dominer les femmes, de les mettre à leiu place, c\u2019est-à-dîre en dessous d\u2019eux.Devant la perspective d\u2019un retoiu en arrière, je sens le besoin de prendre la parole.Je suis donc d\u2019accord pour qu\u2019il y ait une Charte des valeurs québécoises \u2014 souvent appelée à juste titre la charte dp la laïcité \u2014 et que le gouvernement légifère.À ce propos, nous n\u2019aurions jamais eu le droit de vote, nous serions encore sous la domination des hommes et du clergé si le gouvernement du temps n\u2019avait pas légiféré.En ce temps-là, je me souviens, beaucoup d\u2019hommes et même des femmes ne voulaient pas de cette loi et pourtant, sans ce droit de vote, où serions-nous aujourd\u2019hui?Appuyée par: Abla Janette Farhoud, féministe depuis son premier retour au Liban en 1965, mère de deux enfants et écrivaine; Brigitte Janette Poupart, née à Montréal, mère de deux filles, actrice, metteure en scène et réalisatrice; Chantal Janette Renaud, scénariste, belle-grand-mère de neuf enfants; Denise Janette Filiatrault, née à Montréal, mère de deux filles, grand-mère d\u2019un garçon, actrice, metteure en scène et réalisatrice; Denise Janette Robert, mère d\u2019une fille, productrice; Djemila Janette Benhabib, née en Ukraine de père algérien et de mère chyprio-grecque, mère de Frida-Paloma, écrivaine; Edith Janette Cochrane, née à Amos, Abitibi, mère de deux enfants, comédienne; Evelyne Janette Rompré, née à Québec, mère d\u2019un enfant, comédienne; Isabelle Janette Le Pain, née à Saint-Jean-sur-Richelieu, M.sc.et enseignante en travail social, auteure; Joëlle Janette Morin, née à Montréal, actrice et militante; Julie Janette Snyder, née à Greenfield Park, mère de deux enfants, animatrice; Louise Janette Mailloux, née à Cabano, professeure de philosophie; Marie-Anne Janette Alepin, née à Verdun, d\u2019origine syrienne, mère de deux enfants, comédienne et productrice; Michelle Janette Blanc, née à Québec, grand-mère, consultante conférencière et auteure; Naïma Janette Lamghoupi, née à Rabat, mère de deux filles; Rakia Janette Fourati, née en Tunisie installée au Québec, mère de deux garçons, membre de la ligue pour la défense de la laïcité et des libertés en Tunisie; Rivkah Janette Katz, born in Montreal Quebec to a Hasidic family, student; Stéphanie Janette Crête-Blais, née à Québec, comédienne; Valérie Janette Vennes, née à Québec, mère d\u2019un enfant, travailleuse sociale.L\u2019électrification des transports, fausse bonne idée à court-circuiter Une telle mesure coûte cher et ne permettrait pas au Québec de réduire ses émissions de GE S PIERRE-OLIVIER PINEAU Professeur titulaire à HEC Montréal électrification des transports apparaît Intuitivement comme la vole de l\u2019avenir.Elle permettrait au Québec de réduire ses Importations de pétrole, tout en utilisant ses surplus d\u2019électrl-clté.Lorsqu\u2019on y regarde de plus près, cependant, elle coûte cher, n\u2019alde en rien à Fat-teinte des objectifs de réduction des GES, et contribuera à la détérioration de la santé de la population comme à l\u2019augmentation des Inégalités.11 est temps de court-clrculter cette fausse bonne Idée avant qu\u2019il ne soit trop tard.Au Québec, en 2010, 43% des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenaient du secteur du transport.Cette année-là, la province a Importé pour 11 milliards de dollars de pétrole.En moyenne, chaque ménage québécois a ainsi dépensé 1883 $ en carburant pour ses véhicules, alors que la facture d\u2019électricité (toute québécoise!) ne s\u2019élevait qu\u2019à 1324$.Dans ce contexte, Félectrifica- tlon des transports semble être une évidence.Garder plus d\u2019argent au Québec, tout en réduisant les émissions de GES ?Certainement! Le gouvernement Charest a proposé en 2011 que le «Québec roule à la puissance verte ! » (Plan d\u2019action 2011-2020 sur les véhicules électriques), un élan que le gouvernement Ma-rois entend maintenir.Qn vise 300 000 véhicules électriques d\u2019ici 2020, et l\u2019on dépensera du même coup 50 millions en rabais offerts à ceux qui en achèteront, 95 millions pour le développement de la filière industrielle du transport électrique et quelques millions de plus pour des études de faisabilité et l\u2019électrification du transport collectif.De bien belles intentions, mais quelqu\u2019un a-t-il tenu compte de ce qui se passe sur les routes?En 2010, les 7,9 millions de Québécois possédaient 4,4 millions de voitures et de camions légers pour le transport de voyageurs, émettant 20% des GES du Québec.Même si on arrivait à intégrer 300000 véhicules électriques d\u2019ici 2020, il n\u2019y aurait globalement aucune réduction des émissions de GES dans le secteur du trans- Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, un extrait du quatrième numéro de la revue Nouveau Projet {nouveauprojet com).port, puisque le parc automobile continuerait de croître : on vend chaque année plus de 350000 voitures et camions légers supplémentaires au Québec.Les émissions de GES doivent pourtant diminuer d\u2019au moins 20% d\u2019ici 2020, selon les objectifs du gouvernement.Un véhicule électrique coûte de 10000 à 20000$ de plus qu\u2019un véhicule à essence.Les 300 000 véhicules électriques représenteront donc des dépenses de 3 à 6 milliards supplémentaires, pour les 3,29 tonnes de GES que chacun d\u2019entre eux permettra d\u2019éviter annuellement.Sur dix Nouveau Projet imiqii ans d\u2019utilisation, ces émissions évitées coûteront ainsi plus de 300$ la tonne de GES.Certes, 4,2 milliards de litres d\u2019essence n\u2019auront pas été achetés, et donc environ 4,2 milliards en importation de pétrole auront été épargnés.Toutefois, le montant supplémentaire investi (3 à 6 milliards) Faura été auprès de Nissan, de Ford et d\u2019autres constructeurs de voitures électriques étrangers.Bref, on n\u2019apra pas retenu d\u2019argent ici.Electrifier le transport en commun, responsable de 0,8% des émissions québécoises, pourrait être une bonne idée, si cela permettait d\u2019améliorer la fréquence, la rapidité, la ponctualité et le confort du service.Malheureusement, ces éléments clés de Fattrait du transport en commun pour les usagers ne sont pas liés à Félectrification des autobus et des trains.Dans un contexte budgétaire difficile, ne devrait-on pas améliorer l\u2019offre plutôt que de l\u2019électrifier?Les dépenses personnelles en transport dépassaient les 37 milliards en 2010 au Québec.Une inquiétude continuelle se fait cependant entendre au sujet du budget de la santé, qui tourne autour de 30 milliards.La voiture électrique, plutôt que d\u2019aider à modifier notre rapport à Fauto, continue de nous ancrer dans le paradigme «automobile» qui définit notre société.Qr, une telle organisation sociale contribue à réduire notre activité physique en limitant nos déplacements actifs, et n\u2019est pas sans impact sur l\u2019épidémie d\u2019obésité, les maladies cardiovasculaires et les accidents de la route.Dans cette perspective, il serait plus productif de chercher à réduire Fusage de Fauto solo que de simplement changer le carburant.Enfin, la mobilité individuelle basée sur l\u2019automobile réduit Faccès aux services (magasins, institutions scolaires, établissements de santé, etc.) de ceux qui n\u2019ont pas de véhicule, soit les plus pauvres de la société.Une plus grande équité passerait par une meilleure accessibilité, requérant un urbanisme renouvelé bien plus que des bornes électriques.L\u2019électrification des transports coûte cher, n\u2019aide en rien à Fatteinte des objectifs de réduction des GES pour 2020, et contribuera autant à la détérioration de la santé de la population et à Finégalité des chances.Il est temps de court-circuiter ce projet et de se donner vraiment les moyens de réduire la consommation de pétrole, tout en augmentant la mobilité de tous.Le covoiturage, le transport actif et l\u2019amélioration des transports en commun sont les clés de la réussite à court terme.Il sera toujours temps plus tard d\u2019électrifier les véhicules, quand ce projet sera bien branché sur la réalité du transport au Québec.Des commentaires ?Des idées pour L^s Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien 'De.g\\\\%e.(societe) et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Db.wkKchroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, JVIontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Frederique Doyon et Isabelle Pare (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belair Cirmo, François Desjardins et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge 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Maltais, (coordonnatrice), Éhse (j\\r?ixdi(secretaire) PRODUCTION Ohvier Zmda (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Gmmond, Yanmck Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yamck Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Ohvier Leclerc (responsable du service a la clientèle), Manon Blanchette, Damelle Cantara, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services\tClaudette Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Cehne Euroy, Ghislaine Lafleur et Veromque Page A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 15 OCTOBRE 2013 ACTUAIITES TRICHEURS SUITE DE LA PAGE 1 des appels, dans pertains cas prétendant faussement provenir d\u2019Élections Canada, les informant à tort que leur bureau de scrutin avait déménagé, souvent à des kilomètres de chez eux.Jusqu\u2019à présent, le Commissaire aux élections n\u2019a déposé des accusations que contre le conservateur Michael Sona, pour des appels faits dans Guelph.Le commanditaire des milliers d\u2019appels faits ailleurs au pays reste inconnu.Une cause du Conseil des Canadiens, qui visait à faire invalider l\u2019élection de six députés conservateurs élus par une très faible majorité au motif que des appels frauduleux avaient été détectés dans leur circonscription, a été rejetée ce printemps.Le juge a quand même confirmé que les appels avaient eu lieu et que la base de données pour les effectuer était probablement celle du Parti conservateur.Marc Mayrand reconnaît que les enquêtes n\u2019avancent pas vite et se plaint du manque de pouvoirs du Commissaire pour forcer les partis politiques à fournir les documents réclamés.Il espère que le projet de loi promis par le gouvernement octroiera les pouvoirs manquants.Ce projet de loi est l\u2019objet de toutes les conjectures.Promis en 2012, il devait être déposé en avril dernier.Le ministre de la Réforme démocratique, Tim Uppal, a cependant annoncé qu\u2019à cause de problèmes détectés à la dernière minute, son dépôt était reporté.La rumeur veut que le caucus conservateur, mis au courant du contenu du projet de loi, ait rué dans les brancards et fait reculer l\u2019équipe ministérielle.Jamais on n\u2019a su quel élément aurait à ce point déplu aux élus.Tim Uppal a été remplacé par Pierre Poiliè-vre cet été.M.Poilièvre a mentionné un dépôt d\u2019ici décembre.Marc Mayrand déplore le fait de ne pas avoir été consulté par le gouvernement pour élaborer ce projet de loi.«J\u2019apprends en même temps que tous les Canadiens quand c\u2019est déposé au Parlement Ça n\u2019a pas toujours été comme ça», dit-il diplomatiquement.Il rappelle le sort réservé en 2012 au projet de loi C-21 qui devait encadrer les prêts électoraux.Concocté sans son apport, C-21 a été démoli en comité parlementaire par M.Mayrand parce que contenant trop de «failles».«Ça aurait été plus utile pour le gouvernement et les parlementaires d\u2019avoir l\u2019occasion de partager sur ces questions et de les corriger avant le dépôt du projet de loi.» C\u2019est un euphémisme de, dire que la relation entre le gouvernement et Elections Canada est tendue.La détermination de l\u2019agent du Parlement à faire la lumière sur Xin and out conservateur de 2006 et à traquer les responsables \u2014 pour l\u2019instant conservateurs \u2014 des appels fi'auduleux lui a attiré les foudres des troupes de Stephen Harper.Celles-ci ont, par exemple, voté contre une motion réitérant la confiance du Parlement envers Elections Canada.Qu\u2019en pense M.Mayrand?«Je trouve toujours malheureux qu\u2019on amène les institutions publiques dans la joute partisane.» Ces accusations voulant que le DGE traque seulement les conservateurs «ne sont pas fondées, assure-t-il.Elles m\u2019apparaissent gratuites.» Voter le «Jour du Seigneur»?Marc Mayrand espère que le projet de loi conservateur apcroîtra la transparence du processus électoral.A l\u2019heurç actuelle, seuls les candidats doivent fournir à Elections Çanada leurs factures de dépenses électorales.Elections Canada peut en vérifier la conformité, étape importante puisque les dépenses sont remboursées à 50% par les fonds publics.Or, les partis politiques ne sont pas soumis à ce fardeau.«On rembourse 30 millions aux partis politiques par élection », rappelle M.Mayrand.«Moi, je fais le paiement, mais je ne peux pas certifier l\u2019exactitude de l\u2019information qui m\u2019a été fournie, car je n\u2019ai aucun document à l\u2019appui.» Un chèque en blanc, quoi.«Tout notre système est basé sur la transparence, que ce soit en matière de contributions ou de dépenses.Mais je pense qu\u2019il y a un trou dans la transparence.C\u2019est une transparence plutôt occulte!» Dans un contexte de débat sur la laïcisation des institutions.Le Devoir a demandé à M.Mayrand si le temps n\u2019était pas venu d\u2019instaurer des scrutins le dimanche, tout jour du Seigneur soit-il, afin de faciliter le vote et le recrutement du personnel électoral.Le directeur général du Québec a fait cette recommanda- tion,jestée lettre morte, en 2007.«A l\u2019élection de 2011, le vote par anticipation avait lieu le week-end de Pâques, répond M.Mayrand.Si vous saviez le nombre de lettres et d\u2019appels qu\u2019on a reçus pour nous dire que c\u2019était scandaleux! Ça correspondait aussi à une fête juive.Il y a même eu une une à Kinsgton clamant Elections Canada hates God.[.] Or c\u2019est complètement l\u2019inverse qui est arrivé.On a eu le plus haut taux de participation au vote anticipé.C\u2019est peut-être une indication que les Canadiens seraient plus disposés à voter le^ jours fériés ou une journée comme le dimanche.» A méditer.Le Devoir Marc Mayrand en cinq dates Avril 1953: Naissance de Marc Mayrand.Comme le directeur général des élections reste en poste jusqu\u2019à l\u2019âge de 65 ans (c\u2019est le seul agent du Parlement à avoir un mandat à durée indéterminée), il pourra rester en fonction jusqu\u2019en 2018.Mai 1997 : Devient surintendant des faillites, poste qu\u2019il occupera jusqu\u2019à sa nomination à Elections Canada.21 février 2007 : Nommé Directeur général des élections en remplacement de Jean-Pierre Kingsley.15 avril 2008: Elections Canada effectue une perquisition au siège social du Parti conservateur à Ottawa.Les médias sont alertés par des voisins.Le premier ministre Stephen Harper déclare qu\u2019Élections Canada doit répondre de ses actes.29 mars 2012 : Marc Mayrand comparaît en comité parlementaire et révèle avoir reçu 800 plaintes, provenant de dix provinces et 200 circonscriptions, concernant les appels trompeurs.La date de la comparution avait été choisie par le président conservateur pour qu\u2019elle tombe.un jour de budget.BRIGNOLES SUITE DE LA PAGE 1 mort du Front républicain» (droite-gauche) traditionnellement destiné à faire barrage au EN au second tour.Et la présidente de se mettre à rêver de «centaines, peut-être des milliers de conseillers municipaux».Même si on n\u2019en est pas là, cette percée pourrait bien ne pas être passagère.Un récent sondage du Nouvel Observateur laisse même penser que le EN pourrait arriver premier aux élections européennes de mai prochain avec 24 %, devant l\u2019UMP (22%) et le PS (19 %).Ce serait un véritable coup de tonnerre en Europe.Un «coup de semonce» A droite comme à gauche, on se déchire sur les leçons à tirer du scrutin.Pendant que le président Eran-çois Hollande reconnaissait que «les Français sont en droit de demander, même d\u2019exiger, qu\u2019il y ait des traductions de ce qu\u2019ils ont consenti pendant ces derniers mois», le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, semblait dresser un bilan différent.«Brignoles n\u2019est pas la France», a-t-il déclaré en FRANCK PENNANT AGENCE FRANCE PRESSE Le candidat Laurent Lopez, du FN, après sa victoire de dimanche à la partielle de Brignoles, dans le Var.blâmant les dirigeants de l\u2019UMP qui, dit-il, «n\u2019ont même pas levé le petit doigt pour défendre leur candidate».Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis n\u2019hésitait pas, lui, à parler d\u2019un véritable «coup de semonce».Auteur d\u2019une histoire de l\u2019extrême droite {La France blafarde, Plon), M.Cambadélis estime que «le FN s\u2019est mis au centre de la vie politique et va être l\u2019enjeu des prochaines élections».On n\u2019est pas moins divisé ni inquiet à droite.C\u2019est la première fois depuis 1998 qu\u2019un candidat du EN l\u2019emporte au second tour dans un duel contre un candidat de l\u2019UMP «Pourquoi n\u2019avonsmous pas été capables d\u2019apparaître comme la seule alternative crédible à la gauche?», a demandé l\u2019ancienne ministre Ra-chida Dati, mairesse du VIL arrondissement de Paris.Il y a quelques semaines, le candidat à la présidence de rUMP Erançois Eillon, ancien premier ministre, n\u2019avait pas craint de dire qu\u2019en cas de duel entre le PS et le EN, il voterait pour «le moins sectaire».avant de revenir sur ses propos.Des élections triangulaires A gauche, certains relativisent tout de même cette victoire, rappelant que les socialistes étaient arrivés troisièmes dans cette circonscription à la présidentielle.Selon le secrétaire du PS, Harlem Désir, le EN profite de la forte abstention.Une analyse qui semble contredite par le fait que, parmi les nouveaux électeurs qui se sont mobilisés au second tour, une majorité a quand même choisi le EN contre l\u2019UMP Au PS, on envisage de présenter des candidats communs dès le premier tour dans les circonscriptions sensibles.Selon le porte-parole des socialistes à l\u2019Assemblée nationale, Tliierry Mandon, la crise actuelle est si grave que le PS serait même en train de perdre le vote traditionnel des fonctionnaires, dit-il.Selon lui, pour regagner une crédibilité, la gauche doit être «plus implacable avec ceux qui trichent» et «plus empathique avec ceux qui souffrent».Selon les analystes, la présence du EN dans de nombreuses triangulaires au second tour des élections municipales pourrait déstabiliser plusieurs candidats socialistes.Mais elle pourrait être encore plus fatale à rUMP.Dans les prochains mois, cette menace risque de pousser certains candidats fi'agiles à tenter des alliances conjoncturelles avec l\u2019extrême droite.Ce qui relance chaque fois les divisions dans une droite pourtant déjà très divisée.Pour l\u2019instant, la seule certitude selon le journaliste du Figaro Erançois-Xavier Bourmaud, c\u2019est que «tous les indicateurs électoraux sont dans le rouge».Le Devoir WASHINGTON SUITE DE LA PAGE 1 compromis et à mettre de côté certaines de leurs demandes jugées irréalistes.Elles auraient discuté des balises d\u2019un accord qui permettrait au Trésor américain de continuer à emprunter jusqu\u2019au 15 février 2014 et de rouvrir immédiatement les agences fédérales jusqu\u2019à la mi-janvier.En échange, les démocrates offriraient des concessions sur certains aspects de la loi de réforme du système de santé.Des négociations budgétaires formelles seraient par la suite menées entre le Sénat et la Chambre des représentants pour le reste de l\u2019année 2014.Pour le moment, les détails de cet éventuel accord sortent au compte-gouttes, mais certains élus ont laissé savoir que le point d\u2019achoppement demeure le montant des dépenses pour l\u2019année 2014.Le montant des républicains serait beaucoup plus bas que celui des démocrates.Depuis le début de cette impasse budgétaire, les républicains militent popr réduire considérablement les dépenses de l\u2019État tandis que les démocrates voudraient augmenter les dépenses publiques en mettant fin au régime de réduction budgétaire automatique.Lundi, le président Barack Obama a indiqué que les républicains étaient en mesure de régler ce problème et a appelé ses adversaires à «laisser de côté leurs préoccupations partisanes», faute de quoi les Américains courraient le risque «de faire défaut».Lors d\u2019une visite dans les locaux d\u2019une organisation qui vient en aide aux plus démunis à Washington, le président Obama a martelé qu\u2019un tel défaut du paiement de la dette «pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur l\u2019économie».Malgré tout, il a annulé sa rencontre qui devait avoir lieu avec les membres du Congrès, lundi après-midi, pour essayer de régler cette crise budgétaire.Cette réunion a été reportée sans qu\u2019une nouvelle date soit annoncée.La Maison-Blanche a indiqué que cette décision de reporter la rencontre allait permettre au Sénat de continuer à discuter et qu\u2019il ne fallait pas interpréter ce report comme un signe négatif.Les risques d\u2019un défaut de paiement Ces prochains jours, tous les yeux vont donc être tournés vers Washington dans l\u2019espoir qu\u2019une entente soit signée pour mettre fin à la crise budgétaire.Si c\u2019est le cas, le Sénat et la Chambre des représentants devront par la suite voter avant jeudi soir pour l\u2019entériner.La directrice du Eonds monétaire international (EMI), Christine Lagarde, espère que démocrates et républicains réussiront à s\u2019entendre.Elle craint que l\u2019économie mondiale ne subisse des «perturbations massives» si le plafond de la dette américaine n\u2019est pas relevé.«Nous risquerions, une nouvelle fois, de basculer dans la récession », a-t-elle mentionné lors d\u2019une entrevue à la chaîne américaine NBC.Les marchés mondiaux craignept aussi qu\u2019il y ait d\u2019importantes turbulences si les États-Unis ne parviennent plus à payer leur dette.Dans la journée de lundi, les Bourses ont tout de même bien réagi alor^ qu\u2019un vent d\u2019optimisme soufflait à Washington.À Éondres comme à New York, les marchés ont clôturé en hausse et le dollar a résisté face à l\u2019euro.Néanmoins, les républicains et les démocrates conviennent qu\u2019un (défaut de paiement serait catastrophique pour les États-Unis.Les observateurs font tout de même remarquer que les républicains tentent quand même de profiter de la situation et de l\u2019échéance pour réclamer des réformes budgétaires; en particulier du système de retraite et des programmes d\u2019assurance maladie publics pour les plus de 65 ans et les plus démunis.Ces prpgrammes consomment 43% du budget fédéral des États-Unis.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir IMAGE SUITE DE LA PAGE 1 outils de production et de diffusion des contenus, les représentations picturales sont désormais prédominantes dans la communication moderne, confirmant au passage la valeur d\u2019un concept qui, à l\u2019ère de la socialisation numérique, pourrait être évaluée à un peu plus que 1000 mots.«Nos sociétés sont en train de franchir une nouvelle étape en matière de communication par l\u2019image», résume au téléphone la sémiologue Catherine Saouter, spécialiste de l\u2019image à l\u2019UQAM.En 2009, elle a signé une vaste étude sur la photographie dans les univers numériques.«La culture de masse, la culture populaire a toujours été bien plus visuelle que la culture d\u2019élite, une culture d\u2019écriture dans des sociétés judéo-chrétiennes iconoclastes comme les nôtres.Or, aujourd\u2019hui, cette culture populaire se manifeste de plus en plus dans les univers numériques colonisés plus seulement par les représentants de l\u2019élite, mais surtout par M.et M\u201d^^ Tout-le-Monde.» Avec une conséquence qui peut sonner comme un cliché : le Web rend de plus en plus visible cette culture de l\u2019image.Le doute ne résiste pas à la quantification.Chaque minute, 208000 images sont téléversées par les usagers sur le réseau Eacebook à travers le monde, dont 28000 en passant par le réseau social Instagram consacré au partage de la réalité magnifiée par des effets de filtres.Sur ces réseaux sociaux, révélait récemment une étude HubSpot, les messages visuels reçoivent d\u2019ailleurs en moyenne 53% de plus d\u2019appréciation des abonnés, les fameux «j\u2019aime», que ceux qui ne portent que des mots.Cette obsession de l\u2019image est amplifiée également par des sous-réseaux comme Vine \u2014 qui permet aux abonnés de Twitter d\u2019échanger des images animées, dans un format de moins de 6 secondes \u2014 ou encore YouTube où, chaque minute, 100 heures de vidéo sont ajoutées, pour mieux être partagées ensuite par l\u2019entremise des outils de socialisation qui animent le présent Appréhender la complexité La tendance aurait pu être pressentie par le grand théoricien des médias John Berger, qui, en 1972, avait très bien compris l\u2019importance de l\u2019image dans la communication : l\u2019appréhension du réel chez l\u2019humain venant d\u2019abord par la vision plutôt que les mots.Ceci explique cela, mais pas seulement ajoute le sociologue et technologue américain Nicholas Carr.Le renforcement de l\u2019image, détaille-t-il dans son livre The Shallows, serait inévitable dans les échanges qui, désormais, se jouent dans des univers croulant sous des masses d\u2019informations.Pour cause: cette forme de communication simplifie la transmission d\u2019idées complexes à un vaste public, en transcendant la barrière de la langue et des castes sociales.Elle permet aussi de surmonter les carences en écriture des analphabètes fonctionnels \u2014 qui forment près de la moitié de la population au Québec \u2014 et qui, désormais, grâce à l\u2019image, ne sont plus exclus des conversations publiques et numériques.«La force émotive et descriptive de l\u2019image a toujours été un avantage», dit M™'\" Saouter en évoquant au passage, pour expliquer la prolifération de la chose, des «compétences sémiotiques s\u2019étant développées et des gens de plus en plus nombreux à maîtriser le langage des images».«Cette expression par l\u2019image entre également dans la sphère de personnes qui ont de grandes compétences, elle pénètre la culture d\u2019élite et atteint désormais une plus grande maturité», qui laisse forcément présager un avenir prometteur à ce mode de communication.L\u2019universitaire en veut pour preuve les documentaires visuels qui apparaissent ici et là sur la toile, mais également la montée en flèche du journalisme en bande dessinée qui est en train de «battre en brèche» le dogme du photojournalisme, estime-t-elle.«L\u2019image dessinée est de moins en moins considérée comme une expression artistique réalisée sur un coin de table.On prend conscience qu\u2019elle peut être, elle aussi, une preuve de vérité, un terrain d\u2019argumentation, d\u2019expression, extraordinaire qui fonctionne et qui vient s\u2019ajouter aux autres formes de langage.» Cette reconnaissance de la vérité, dans une image dessinée, serait d\u2019ailleurs un phénomène nouveau dans l\u2019espace social, dit l\u2019universitaire, mais également un phénomène révélateur d\u2019une époque qui, avec ses outils de communication, prend désormais un plaisir collectif à contourner l\u2019écriture pour décrire et nommer son présent.Sans risque toutefois de faire sortir les mots et les lettres de son environnement.«C\u2019est impossible, dit Catherine Saouter, pour des raisons organiques.Aucun moyen d\u2019expression, en prenant du volume, n\u2019a à ce jour effacé le précédent On les accumule.On les démultiplie.Mais on ne les efface pas.» Le Devoir Micro-illustrations pour micro-nouvelles sur ledevoir.com Les mutations technologiques, sociales et artistiques ne sont pas avares de surprises, surtout quand elles font se rencontrer le trait du bédéiste Michel Rabagliati avec les mots du romancier Michel Tremblay.Après avoir mis au monde le premier recueil de nouvelles littéraires en 140 caractères, au début de 2013, Le Devoir a décidé d\u2019en imaginer une version illustrée par 13 bédéistes d\u2019ici et d\u2019ailleurs, en moins de 14 coups de crayon, et 5 jeunes réalisateurs qui ont accepté de faire entrer ces nano-récits dans des micro-métrages de moins de 140 secondes.L\u2019obsession très contemporaine pour la concision croise celle de l\u2019image et de l\u2019illustration.C\u2019était certainement une rencontre inévitable.Le résultat se déclinera dès mercredi sur le site Internet du Devoir {ledevoir.com), mais également dans un livre électronique téléchargeable gratuitement sur l\u2019iBook Store d\u2019Apple.Le tout, pour former un nouveau lieu de rencontre aussi improbable que fascinant, où l\u2019univers graphique et caustique de Garnotte croise la poésie d\u2019Alexandre Jardin, où Guy Delisle rencontre Kim Thuy et Louis Hamelin, où Rabagliati, le père de Paul, fait entrer le monde de Jacques Godbout en un dessin, où Samuel Archibald et Patrick Doyon unissent leur pouvoir d\u2019évocation et où, finalement, les transformations imposées par la modernité à la narration et à l\u2019écriture collective et artistique du présent se révèlent être ici bien plus que des images.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels 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12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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