Le devoir, 2 novembre 2013, Cahier H
[" INTERMTIONAL JOURNÉES QUÉBÉCOISES DE SOLIDARITÉ Inter Pares a les minières canadiennes ,à rœil Page 3 L\u2019organisme CECI compte 55 ans de volontariat international Page 4 Financement: les organismes québécois sonnent l\u2019alarme Page 5 CAHIER THEMATIQUE H » LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2013 \u2022Jm V, « '\t-\u2019jf.\tJ»* ''\u2022C ¦ Ocshapampa, au Pérou.L\u2019organisme SUCO y œuvre dans le domaine de l\u2019élevage et de l\u2019agriculture.SUCO\tDAVID CHAMPAGNE /CECI Un projet d\u2019alphabétisation mené par le CECI, en Afrique La Flandre et la Wallonie se partagent le monde En Belgique, gouvernements fédéral, régionaux et communautaires investissent dans des projets Si, au Québec, on réfléchit depuis peu à faire de l\u2019aide internationale une compétence provinciale, la Belgique, elle, a depuis des décennies instauré un modèle décentralisé en la matière.Le Devoir s\u2019est entretenu sur le sujet avec Stéphan Plumât, directeur au développement de la coopération de l\u2019Association pour la promotion de l\u2019éducation et de la formation à l\u2019étranger (APEFE), qui est intégré à l\u2019agence Wallonie-Bruxelles international.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND Lorsque Louise Beaudoin, ancienne ministre des Relations internationales, avait lancé l\u2019idée de créer une agence québécoise de solidarité internationale, elle s\u2019était empressée d\u2019évoquer l\u2019exemple flamand.En effet, la Flandre a mis en place la Flanders International Cooperation Agency (FICA) en 1993.Mais il semblerait que cette agence soit remise en question depuis peu, indique M.Plumât en entrevue téléphonique.Malgré tout, il ne s\u2019agirait que d\u2019un débat autour de la forme bureaucratique, sans plus.Pas question de voir le dossier du développement international échapper à la communauté flamande.Pas plus qu\u2019à la communauté francophone.Domaines partagés La Belgique, au fil des différentes réformes de l\u2019Etat, a cultivé un modèle décentralisé en matière de développement international dans lequel les différentes communautés ont le loisir de signer leurs propres accords internationaux dans le domaine.Aujourd\u2019hui, tant le gouvernement fédéral que les gouvernements régionaux et communautaires investissent dans des projets de développement international, quand ils ne subventionnent pas conjointement des projets.En gros, chaque ordre de gouvernement développe des projets selon ses compétences.Si l\u2019Etat fédéral demeure essentiellement maître d\u2019œuvre de l\u2019aide humanitaire associée à l\u2019armée ou à la justice, la communauté Wallonie-Bruxelles, par exemple, développe des projets de coopération internationale dans les domaines de l\u2019éducation, de la santé, de l\u2019environnement ou de l\u2019agriculture, soit des domaines qui relèvent de ses champs de compétence et dans lesquels l\u2019Etat fédéral ne vient pas mettre son nez.«Le dispositif des relations internationales de la Belgique, qui est complexe, n\u2019est que le reflet institutionnel de la Belgique», résume M.Plumât, qui sera à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), le 6 novembre prochain, pour présenter le modèle wallon lors de la conférence d\u2019ouverture des Journées québécoises de solidarité internationale.«La coopération, on la réalise avec l\u2019expertise dont on dispose.Aujourd\u2019hui, l\u2019expertise dans les différents domaines et secteurs propres à la coopération, comme l\u2019agriculture, la santé et ainsi de suite, ce n\u2019est plus l\u2019État fédéral qui la maîtrise, ce sont les pouvoirs décentralisés.» Budgets et cibles Le budget annuel de l\u2019Etat fédéral belge dédié à la coopération internationale tournerait actuellement autour de 2 milliards de dollars, estime M.Plumât.La communauté Wallonie-Bruxelles consacre, quant à elle, un budget de près de 45 millions de dollars à ce secteur.A titre comparatif, l\u2019enveloppe de l\u2019aide internatio- nale canadienne avoisine les 5 milliards de dollars, alors que le Québec accorde quelque 5 millions de dollars à des projets déjà financés par le fédéral.Lorsqu\u2019elle a suggéré de créer une agence québécoise de solidarité internationale, Louise Beaudoin a indiqué que la part des impôts que le Québec serait en droit de rapatrier avoisinerait les 800 millions de dollars.En Belgique, tant la communauté flamande que la communauté francophone concentrent son action sur des pays du Sud avec lesquels, pour des raisons historiques, elles entretiennent des liens plus étroits.Ainsi, Wallonie-Bruxelles international soutient des projets dans 10 endroits prioritaires: la République démocratique du Congo, «La centralisation, en matière de coopération pour le développement, n\u2019est pas garante d\u2019efficacité» ancienne colonie belge, mais aussi Haiti, la Bolivie, le Maroc, le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Rwanda, le Vietnam et la Palestine.La communauté flamande, quant à elle, intervient principalement en Afrique du Sud, au Malawi et au Mozambique.«C\u2019est par nécessité d\u2019efficacité.On n\u2019a pas énormément de moyens», explique M.Plumât, pour justifier cette action ciblée.Diversité souhaitée Si la Déclaration de Paris sur l\u2019efficacité de l\u2019aide suggérait de consolider et de simplifier les procédures du côté des donateurs, M.Plumât rétorque que ses principes ne s\u2019opposent pas à la multiplication du nombre d\u2019acteurs.«La centralisation, en matière de coopération pour le développement, n\u2019est pas garante d\u2019efficacité, dé-clare-t-il en son nom personnel.La coopération internationale n\u2019est pas une science exacte.Jusqu\u2019à présent, on n\u2019a pas trouvé la recette du bon développement partout sur la planète, sinon il y aurait bien longtemps que les problèmes seraient réglés.Le problème avec la centralisation, c\u2019est qu\u2019on s\u2019enferme dans une pensée qui veut devenir unique.Le fait d\u2019avoir des acteurs multiformes et relevant de niveaux ou de centres de décision différents permet peut-être de garantir une diversité dans les approches.» Selon lui, l\u2019enjeu de l\u2019efficacité de l\u2019aide, «c\u2019est un problème de financement, mais c\u2019est avant tout un problème de renforcement des capacités.Il y a, derrière tout ça, toute une série d\u2019options philosophiques.» En Belgique, indique M.Plumât, l\u2019aide internationale, par contre, ne fait pas l\u2019objet de tensions idéologiques entre le gouvernement fédéral et les gouvernements communautaires et régionaux.Il attribue en grande partie cette cohésion au fait que les partis politiques sont les mêmes dans les deux ordres de gouvernement.«Je ne porte pas de jugement, mais, lorsqu\u2019il y a des orientations qui sont prises par le gouvernement fédéral canadien, je comprends que le Québec dise qu\u2019il en a un peu marre d\u2019aller mettre du pognon dans une politique dans laquelle il ne se reconnaît pas», dit M.Plumât.De plus, bien que le premier objectif soit de soutenir les pays du Sud dans leur développement, derrière cette intervention de solidarité internationale, «il y a un souhait d\u2019exister.Il y a la volonté \u2014 en tout cas, cela a été le cas de la Wallonie à un certain moment \u2014 de se projeter à l\u2019extérieur», décrit-il avec compréhension.Collaborateur Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Vers une agence québécoise Deux grandes tendances semblent jusqu\u2019à maintenant se dégager des consultations publiques sur la création de l\u2019Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI) : le Québec serait mieux de concentrer son aide sur des pays avec lesquels il a déjà développé des liens étroits, plutôt que de la saupoudrer partout sur la planète, et devrait tabler sur les expertises dans lesquelles il est déjà un chef de file, comme l\u2019éducation, les droits de la personne ou le modèle coopératif.C\u2019est ce qu\u2019a confié au Devoir Gervais L\u2019Heureux, directeur général de l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), qui siège au comité conjoint, composé de membre de l\u2019ÀQOCI et du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur (MRIFCE), chargé de mener ces consultations jusqu\u2019au 22 novembre prochain.«Il restera toujours à trouver les fonds, parce que, quand on parle de financement, on essaie d\u2019explorer aussi des solutions de rechange.Je ne peux pas, pour l\u2019instant, m\u2019avancer là-dessus, mais il y a beaucoup d\u2019idées qui ont été soumises.» En parallèle, l\u2019AQOCI tente de sortir l\u2019enjeu de l\u2019ordre du jour souverainiste et des relations fédéralistes-nationalistes, «ce qui n\u2019est pas toujours évident, parce qu\u2019on tombe souvent là-dedans dans tous les dossiers au Québec», admet M.L\u2019Heureux.Depuis que l\u2019idée de l\u2019AQSI a été lancée, la situation a évolué à Ottawa : l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) a été fusionnée avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.« Ce qui est en train de se faire au Québec, ça pourrait aussi être un modèle pour inspirer d\u2019autres provinces», juge M.L\u2019Heureux.L\u2019AQOCI tente de rallier tous les partis politiques du Québec à sa revendication.L\u2019étude des façons de faire à l\u2019étranger entre aussi dans cet objectif.La Belgique et l\u2019Espagne, avec leur modèle décentralisé respectif en la matière, seront à l\u2019honneur le 6 novembre prochain, lors de la conférence d\u2019ouverture des JQSI organisée par la Chaire Nycole-Turmel sur les espaces publics et les innovations politiques.Le comité devrait déposer d\u2019ici la fin de l\u2019année 2013 son rapport sur la création de l\u2019AQSI. H 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE NOVEMBRE 2013 SOLIDARITE OXFAM-QUEBEC Plus de 200 projets d\u2019aide humanitaire à travers le globe OXFAM-Québec est solidement implantée ici depuis 40 ans.Cette organisation poursuit de nos jours plus de 200 projets d\u2019aide humanitaire à travers le globe, dont le plus grand nombre se déroulent en Afrique (84), en Amérique latine et aux Caraïbes (75) et en Asie (32).REGINALD HARVEY Guerres civiles, séismes, inondations, famines, ce sont autant d\u2019événements qui nécessitent des interventions d\u2019urgence auxquelles peut participer une organisation gouvernementale (ONG) comme OXFAM, selon le champ de spécialisation de chacun.«Nous, on est vraiment le leader en ce qui a trait à l\u2019eau, à l\u2019hygiène et à l\u2019assainissement, ce qui représente un bloc à part entière.Sur ce plan, le but principal, c\u2019est d\u2019éviter la contamination des survivants par les maladies hydriques ou qui se transmettent par l\u2019eau.Il y a trois aspects dans notre travail, qui consistent à fournir de l\u2019eau potable aux gens, à les sensibiliser aux mesures d\u2019hygiène à prendre pour éviter la contamination et à traiter les déchets au niveau de la nappe phréatique ou ailleurs pour éviter cette dernière», affirme Justine Lesage, agente de communication auprès d\u2019OXFAM.D\u2019autres organismes sont spécialisés, par exemple, en soins médicaux, en hébergement, en accompagnement des enfants ou en distribution de nourriture.À chacun son rôle Comment se décide où et quand l\u2019aile québécoise de l\u2019organisation intervient?«OXFAM-Québec se demande au point de départ: est-ce que nous sommes présents ou pas dans le pays en cause ?Un tremblement de terre en Haiti ne représente pas le même engagement pour nous que celui survenu au Pakistan, où ce sont d\u2019autres sections d\u2019OXFAM qui sont là pour intervenir directement», explique Justine Lesage, qui s\u2019est rendue en Haiti à la suite du tristement célèbre tremblement de terre et, plus récemment, dans un camp de réfugiés syriens en Jordanie.«Sur le plan des urgences, dans le fond, l\u2019important n\u2019est pas de savoir si c\u2019est moi ou mon collègue d\u2019ailleurs qui se rend sur les lieux, l\u2019important est de sauver des vies», poursuit-elle.Une fois l\u2019alarme planétaire sonnée, que se passe-t-il au juste?«La supervision est, dans tous les cas, assurée par les Nations unies par le biais du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), qui porte alors le chapeau.C\u2019est lui qui va déterminer les responsabilités et qui va organiser les réunions de coordina- tion, qui sont fondamentales et qui vont faire en sorte qu\u2019on ne va pas se retrouver à 14 au même endroit à faire la même chose.» Lesage prend pour exemple son séjour en Haiti pour illustrer ses propos.«Je suis arrivée là-bas trois semaines après le séisme, alors qu\u2019on était toujours dans la logique de première urgence.Très tôt le matin, il se tenait des réunions de coordination organisées par l\u2019ONU: c\u2019est là que se décide qui fait quoi et où durant la journée.» Chacun des organismes participe à ces rencontres matinales selon sa spécialité et en fonction des tâches à accomplir en matière d\u2019eau, d\u2019abri, de nourriture, etc.Spécialistes sur demande Elle explique le fonctionnement global d\u2019OXFAM sur la scène mondiale : «Il y a des spécialistes pour chacun des 17groupes affiliés au mouvement.Au moment où survient une catastrophe, on évalue la situation et on puise dans notre bassin de ressources humaines les compétences aptes à apporter de l\u2019aide.Ces professionnels-là travaillent à l\u2019année, comme le commun des mortels, dans des entreprises autres qu\u2019OXFAM.» Elle donnera ainsi un exemple : «L\u2019ingénieur avec lequel j\u2019ai passé le plus de temps en Haiti est à l\u2019emploi d\u2019une grosse entreprise à Londres, mais une clause de son contrat de travail spécifie que, potentiellement, il peut partir deux fois par année pour des périodes de trois mois afin de se placer au service de causes humanitaires.Il est en disponibilité; quand il se passe quelque chose, il fait partie de ces personnes avec lesquelles on communique rapidement en leur demandant: \u201cEtes-vous prêt à partir demain ?\u201d» Un pareil réseau de volontaires comporte un précieux avantage, dit-elle.«On a des gens comme lui partout dans le monde et on profite souvent du fait qu\u2019ils sont proches des lieux de la catastrophe.Il en va de même pour le matériel qu\u2019on utilise et qui est très spécialisé; il ne s\u2019agit pas de produits périssables comme la nourriture et on peut facilement le stocker; on parle d\u2019équipements de forage, de camions citernes qui peuvent se déployer très rapidement, de systèmes de filtrage pour l\u2019eau et de traitement des déchets, ou encore de matériaux pour construire des latrines et des douches.On a donc des points de stockage névralgiques à plusieurs endroits à travers le monde.» OXFAM se rapproche ainsi des lieux d\u2019intervention potentiels où l\u2019organisation pourrait avoir à déployer ses ressources humaines et physiques.Collaborateur Le Devoir EXIGEONS LA NOHINATION D\u2019UN \\ I ^ \t'\t \t\t \t1.^\t t\t\t \t1 ' ^\t \t\t\t-\t POUR UNE EXPLOITATION MINIÈRE RESPONSABLE À UNE VOIX POUR LA JUSTICE suco Une année en soutien aux collectivités andines L\u2019aménagement de pâturages améliore les conditions de vie au Pérou HELENE ROULOT-GANZMANN Marc Béland et sa conjointe, Dominique Lepage-Côté, deux employés d\u2019Hydro-Qué-bec en congé sans solde, ont vécu l\u2019expérience de la coopération volontaire avec 1\u2019 ONG Solidarité, Union, Coopération (SUCO), lors d\u2019un contrat d\u2019un an dans les Andes péruviennes.Si le couple n\u2019a pas chômé lorsqu\u2019il était sur le terrain, Marc Béland avoue que c\u2019était «une année de pur plaisir».«La coopération, j\u2019adore ça, raconte celui qui, revenu depuis seulement six mois, projette déjà de repartir si son emploi le lui permet.On apporte beaucoup et c\u2019est satisfaisant de voir des choses concrètes sur le terrain.Nous avons aussi une approche avec la population qu\u2019on n\u2019aurait pas en étant seulement un voyageur de passage.Je suis curieux et j\u2019aime avoir des contacts vrais pour m\u2019imprégner de la culture locale.» Ce projet de coopération volontaire n\u2019est pas le premier au Pérou pour Marc Béland.Encore étudiant, il était parti faire son stage de maîtrise en environnement dans un des quartiers les plus pauvres de Lima.Quelques années plus tard, direction le Mali, pour un premier projet en agroenvironnement de SUCO.«C\u2019est une ONG en laquelle j\u2019ai confiance, explique-t-il.J\u2019ai replongé avec elle parce que j\u2019aime son approche, sa façon d\u2019apporter une aide directe aux collectivités, mais sans rétribution.C\u2019est aux populations de se prendre en main et de participer sur une base volontaire.Aussi, elle alloue des montants d\u2019argent aux projets.Nous sommes volontaires, bénévoles, mais nous savons, en partant, que nous aurons les moyens de faire avancer les choses.C\u2019est primordial pour que notre action ait des répercussions.Ce qui était intéressant pour moi également dans ce projet en particulier, c\u2019est que SUCO avait un poste pour ma conjointe.Ce n\u2019est pas toujours le cas, et, alors, il faut que l\u2019au- Dans la petite collectivité de Tashta, au Pérou tre se trouve une activité une fois surplace.Dans les toutes petites collectivités comme celles de la région de Huari, où nous étions, ce n\u2019est pas toujours évident.» En Ancash Au Pérou, SUCO a pour mission d\u2019appuyer les membres de plusieurs collectivités rurales des régions de Huari et Cajay, dans le département d\u2019Ancash, en matière de production agropastorale et d\u2019organisation communale.C\u2019est ainsi que l\u2019amélioration des techniques d\u2019élevage, la transformation de produits alimentaires, la revitalisation de l\u2019agriculture et le développement des marchés locaux permettent d\u2019accroître les revenus et d\u2019assurer la sécurité alimentaire de plus d\u2019une centaine de familles.Tout ça dans le but d\u2019améliorer les conditions de vie des familles.«C\u2019est un projet financé par le Programme québécois de développement international du ministère des Relations internationales, explique Marc Béland.Il y avait plusieurs branches: jardin biologique, irrigation, commercialisation, et l\u2019axe principal, l\u2019élevage bovin.Il s\u2019agissait d\u2019aménager des pâturages améliorés.Avant cela, les populations laissaient paître le bétail dans^ les parcs naturels et les vallées.À la saison sèche, ça posait de graves problèmes, les animaux étaient de plus en plus rares et plus susceptibles d\u2019attraper des maladies, il y avait des vols, des pertes également, parce que, au fur et à mesure que la nourriture dans les endroits sûrs disparaissait, le bétail s\u2019aventurait dans des endroits plus pentus.Il y avait un poids économique à cela, au niveau de la production de fromage et de viande notamment.Au niveau de l\u2019environnement également, parce que, lorsqu\u2019on laisse aller les bêtes, ça produit de l\u2019érosion et du piétinement de la biodiversité.La création de ces pâturages a un impact très important au niveau du développement durable, aussi bien du point de vue économique que social et écologique.» Interventions Marc Béland a été envoyé là-bas pour développer des modules de formation en agroenvironnement et documenter l\u2019intervention, alors que Dominique Lepage-Côté était responsable de l\u2019amélio- suco ration du système d\u2019irrigation et de la construction des fromageries.Le tout en collaboration avec un partenaire local de SUCO sur le terrain, l\u2019association Allpa.«Il s\u2019agit en fait de trois personnes, un agronome, un vétérinaire et un enseignant, tous des gens qui parlent la langue quechua», précise M.Béland.Le gros du travail en était un d\u2019accompagnement, dit le conseiller chez Hydro-Québec.« On a documenté, on a créé des outils, on a structuré leur intervention sur le terrain afin qu\u2019elle soit plus efficace et qu\u2019elle soit reproductible par d\u2019autres projets, sur d\u2019autres terrains.» Passé l\u2019euphorie de la rentrée au pays, Marc Béland avoue avoir subi un léger choc post-retour cet été.Il continue d\u2019ailleurs à travailler sur les modules de formation pour rester en contact.Et il continue à correspondre avec les personnes sur place.« Au-delà du travail que nous menons, ce sont vraiment des liens forts qui se créent dans ce genre de projets.» Collaboratrice Le Devoir Développement et Paix devp.org/voixpourlajustice f ^ #voixpourlajustice Inter Pares mondialiser Tégalité Fière d\u2019assurer la coordination des JQSI en Outaouais www.interpares.ca Carrefour Tiers-Monde Fier coordonnateur des Journées québécoises de la solidarité internationale à Québec depuis 1996 Orrjefour TÎEEî^-MOMDE LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE NOVEMBRE 20IS H 3 SOLIDARITE « T ï i HUDBAY MINERALS'! gang RAPES i t ^S5A5SI^IATF S ] NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Toronto, 14 juin 2012.Des manifestants s\u2019expriment lors de l\u2019assemblée générale annuelle de HudBay Minerais.INTER PARES Les minières canadiennes sous surveillance SARAH POULIN-CHARTRAND Inter Pares travaille en partenariat avec des organismes du Sud à la défense de la justice sociale: souveraineté alimentaire, respect des droits des femmes ou des peuples autochtones sont quelques-uns des objectifs de l\u2019organisation basée à Ottawa.Cet automne, elle s\u2019associe à une campagne en faveur d\u2019une surveillance plus étroite de la responsabilité sociale des entreprises canadiennes présentes à l\u2019étranger.En association avec le Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises, l\u2019organisme Inter Pares a participé, le 23 octobre dernier, au lancement de la campagne «Une affaire de justice».«Cette campagne vise à faciliter l\u2019accès aux tribunaux canadiens ou à un mécanisme de règlement hors cour efficace pour les victimes de violations des droits humains ou de désastres écologiques qui sont liés aux activités des sociétés minières canadiennes», explique Guillaume Charbonneau, gestionnaire de programmes pour l\u2019équipe Amérique latine d\u2019Inter Pares.Pour ce gestionnaire de programme pour l\u2019Amérique latine, les gens qui suivent l\u2019actualité voient bien que le nombre de plaintes formulées par certains groupes ou certains individus à l\u2019étranger envers les activités des entreprises canadiennes sont en hausse.«Il KK Les Québécois et les Canadiens ont à cœur Vintage du pays à l\u2019étranger )) Guillaume Charbonneau est très difficile pour ces personnes ou ces organisations d\u2019avoir un accès satisfaisant à la justice en utilisant les cours nationales.Pour plusieurs raisons, notamment à cause de la collusion entre des entreprises canadiennes et les intérêts du gouvernement local.» «Nous croyons, ajoute-t-il, que les Québécois et les Canadiens ont à cœur l\u2019image du pays à l\u2019étranger, et ces nouvelles qu\u2019on entend régulièrement mettent à mal cette image.Le but de cette campagne est aussi que le public soit au courant de nos objectijs.» Pour un ombudsman La campagne « Une affaire de justice » vise également la création d\u2019un poste d\u2019ombudsman qui entendrait les plaintes et vérifierait que les normes canadiennes soient respectées ailleurs dans le monde.Actuellement, le Canada dispose du Bureau du conseiller en responsabilité sociale des entreprises de l\u2019industrie extractive, mais, déplore M.Charbonneau, ce bureau n\u2019a aucun pouvoir contraignant sur les entreprises, puisque leur participation au processus d\u2019enquête est facultative.«Si une entreprise décide de se retirer, tout le processus tombe.» Samantha McGavin, directrice des communications chez Inter Pares, rappelle qu\u2019en 2010 les libéraux ont déposé le projet de loi C-300, qui prévoyait des sanctions contre les sociétés minières reconnues coupables d\u2019activités illégales à l\u2019extérieur du pays et qui aurait mis en place un nouveau bureau d\u2019enquête sur ces activités.Mais le projet de loi a été défait par six voix.«Ce projet de loi établissait non seulement le poste d\u2019ombudsman que nous mettons de l\u2019avant, mais il mentionnait aussi que les entreprises ont un minimum de responsabilités sociales et écologiques et qu\u2019elles n\u2019auraient plus l\u2019appui politique et financier du gouvernement canadien» en cas de manquement, explique McGavin.«Notre campagne actuelle veut donc remettre de l\u2019avant cet enjeu», dit Guillaume Charbonneau.Le responsable de la section Amérique latine d\u2019inter Pares évoque quelques cas actuellement sous la loupe de l\u2019organisme.L\u2019entreprise Hudbay Minerais, par exemple, est devant les tribunaux en Ontario pour répondre à des accusations de violations des droits de la personne au Guatemala.Au Mexique, des propriétaires fonciers et des travailleurs miniers de la société Excellon Resources dénoncent des violations du droit du travail et le non-respect du contrat d\u2019utilisation des terres avec la collectivité.Pour la justice sociale Au-delà de cette campagne pour un meilleur accès à la justice canadienne.Inter Pares œuvre depuis près de 40 ans avec des partenaires en Afrique, en Amérique latine et en Asie.L\u2019organisme a récemment appuyé un partenaire colombien, l\u2019Organisation nationale de Colombie (ONIC), dans son volet Eemmes et lamille, afin de donner une voix aux femmes des collectivités éloignées, «lœ diagnostic qui avait été fait dans cet organisme, explique Guillaume Charbonneau, était qu\u2019il manquait un leadership féminin.» Un fonds a donc été créé pour leur permettre de se déplacer et d\u2019être logées et ainsi de participer aux décisions organisationnelles de l\u2019ONIC.Cette simple action pourrait résumer toute la philosophie d\u2019inter Pares : s\u2019attaquer aux «causes structurelles des inégalités sociales», comme l\u2019explique M.Charbonneau.«Plutôt que de combattre les symptômes, nos partenaires essaient de régler le problème à la source.» Collaboratrice Le Devoir f\tf JOURNEES QUEBECOISES « Faut se parler ! » « On est six millions, faut se parler ! », chantait François Dom-pierre en 1975, dans une publicité pour la bière Labatt 50.Inspirés par cette campagne, les organisateurs des Journées québécoises de la solidarité internationale (JQSI) ont décidé de revisiter l\u2019aphorisme et de tenir l\u2019édition 2013 de l\u2019événement sous le signe du dialogue.EMILIE CORRIVEAU Tenues à travers le Québec du 6 au 16 novembre, les JQSl seront l\u2019occasion pour la population de participer à diverses activités informatives portant sur les enjeux de la solidarité internationale.Qu\u2019il s\u2019agisse de conférences, de débats publics, d\u2019activités culturelles ou de projections documentaires, ces activités visent à mieux faire connaître le travail des organismes québécois, à favoriser une meilleure compréhension des enjeux de la mondialisation et de son impact sur les plus démunis de la planète, à susciter l\u2019engagement des Québécois à travers des actions concrètes, ainsi qu\u2019à tisser des liens de solidarité entre les populations d\u2019ici et d\u2019ailleurs.«Il y en a pour tous les goûts, assure la comédienne Geneviève Rochette, porte-parole de l\u2019événement pour une deuxième année.C\u2019est vraiment un forum, une arène où on peut prendre le pouls de ce qui se passe, rencontrer des gens qui ont une expertise dans le domaine.» Dialoguer pour mieux comprendre Si, pour cette 17® édition, les organisateurs de l\u2019événement ont choisi de tenir celui-ci sous le signe du dialogue, c\u2019est d\u2019abord parce qu\u2019ils ont noté une méconnaissance des Québécois quant aux menaces pesant sur les organisations canadiennes qui œuvrent en solidarité internationale.«On ne mesure pas à quel point il y a une érosion manifeste de notre participation au développement international, parce que ça se fait de façon insidieuse, indique M\u201c® Rochette.Depuis que le gouvernement Harper a effectué des changements au fonctionnement de l\u2019ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI), aujourd\u2019hui intégrée au ministère des Affaires extérieures, du Commerce et du Développement, les actions du Canada en matière de développement international ne sont plus du tout ce qu\u2019elles étaient! C\u2019est catastrophique.On n\u2019en parle pas assez!» Aussi, le comité organisateur en est venu à la conclu- sion que, pour que les JQSl aient l\u2019impact désiré, il était primordial d\u2019améliorer les communications entre le public et les organismes de solidarité internationale.« Ce que le comité de communication souhaitait, c\u2019était de valoriser le travail des organismes de coopération internationale [.].En discutant de la façon dont on pouvait mettre ça de l\u2019avant, on s\u2019est mis à parler du fait que, souvent, on est mal compris par la population, comme si notre regard était totalement tourné vers l\u2019international et qu\u2019on n\u2019avait pas d\u2019assise sur le plan local, ce qui est faux ! Cela a beaucoup fait réagir autour de la table et quelqu\u2019un a lancé \u201cFaut se parler!\u201d», relate Marie Bro-deur-Gélinas, chargée de programmes des JQSL De 1976 à 2013 «Faut se parler!» comme dans « On est six millions, faut se parler!», la fameuse publicité de Labatt.Trouvant que la vignette publicitaire de 1976 communiquait très clairement le message qu\u2019ils souhaitaient transmettre, c\u2019est-à-dire une illustration de la réalité des individus travaillant au sein d\u2019organisations de solidarité internationale, les membres du comité de communication ont décidé de reprendre intégralement sa formule et d\u2019en faire une version moderne.Trois vidéos ont ainsi été produites.«Il y a une version réalisée avec des Québécois et des Québécoises; elle s\u2019intitule \u201cOn est huit millions, il faut se parler\u201d.Il y en a une autre qui s\u2019appelle \u201cOn est 35 millions, il faut se parler\u201d.Dans celle-ci, on donne la parole à des Canadiens et des Canadiennes [.].Et, finalement, il y en a une troisième, \u201cOn est sept milliards, faut se parler\u201d, qui renvoie au monde entier.Pour chacune de ces versions, on a aussi des vidéos censurées.Le but de ces dernières, c\u2019est d\u2019illustrer ce qui se produit lorsque les gens sont muselés», précise M\u201d® Brodeur-Gélinas.Ces publicités peuvent être facilement consultées dans le site Internet des JQSl ainsi que Eacebook.Collaboratrice Le Devoir POUR UN QUEBEC PLUS ENGAGÉ Le travail de solidarité internationale fait par les Québécoises et Québécois est remarquable et l'expertise que nous avons développée dans ce domaine depuis prés de 50 ans est exceptionnelle.C'est grâce à leur implication que nos actions entraînent des résultats significatifs.Je tiens à féliciter l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQQCI), ses membres et tous les acteurs québécois et sympathisants en cette 17' édition des Journées québécoises de solidarité internationale (JQSl).Je vous demande de vous engager davantage cette année et de participer, avec mon ministère et l'AQQCI, à la réflexion sur la création d'une agence québécoise de solidarité internationale.Ensemble, nous pourrons développer une vision commune de la solidarité internationale partagée par le gouvernement, les organismes de coopération internationale et la société civile québécoise en général.t v; \\ » J Le ministre Jean-François Lisée h)} JOURNEES QUEBECOISES de la SOLIDARITÉ INTERNATIONALE 6 au 16 novembre inci iqsi.qc.ca r Association québécoise des organismes de coopération internationale Relations internationales.Francophonie et Commerce extérieur Québec in Prenez part aux échanges et débats des JQSl et donnez votre opinion sur la consultation en ligne accessible sur le site Internet du ministère.WWW.m r if ce.g O U V.q c.ca/f r/ grands-dossiers/SondageAQSI Relations internationales.Francophonie et Commerce extérieur .ÇÿWaftf .'.Æî* ï Québec QUEBECSANSFRONTIERES.COM Credit photo Fondation Chuquirahua Stagiaires François Guevremont Steve Girard Claude Côte Cindy Maltais Stephanie Tremblay Equateur AOOCI Québec S g H 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE NOVEMBRE 20IS SOLIDARITE CECI 55 ans de volontariat international Au fil du temps, le Centre d\u2019étude et de coopération internationale (CECI) a envoyé à travers le monde plus de 12000 volontaires dont les actions ont bénéficié à 25 millions de personnes dans le besoin.MARIE LAMBERT-CHAN Dans les années 1950, les Québécois connaissaient peu, voire pas du tout, la coopération internationale.Si des milliers d\u2019entre eux n\u2019hésitent plus aujourd\u2019hui à boucler leur valise pour aller donner un coup de main aux Haïtiens, aux Népalais et aux Nigériens, c\u2019est grâce entre autres au CECI.Depuis 55 ans, son équipe mobilise les volontaires pour l\u2019aider dans sa lutte contre la pauvreté et l\u2019exclusion.«Le CECI est la première organisation de coopération internationale dans l\u2019histoire de la province.Il a même été fondé avant l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) », rappelle France-Isabelle Langlois, directrice des communications du CECI.C\u2019est à cette organisation qu\u2019on doit les premières formations sur la coopération internationale \u2014 qui font désormais l\u2019objet de cours universitaires \u2014 et le plus gros programme canadien de volontariat international, baptisé Uniterra.Le CECI est aussi à l\u2019origine de ce qu\u2019on appelle les «congés solidaires»: des entreprises encouragent financièrement des employés à passer leurs vacances dans des collectivités qui ont besoin de leur expertise professionnelle.Depuis sa fondation, le CECI a formé plus de 12000 volontaires, œuvré dans une trentaine de pays, récolté plus de 800 millions de dollars en dons, soutenu 5000 organisations locales et, surtout, amé- lioré la vie de 25 millions de personnes défavorisées.Relations égalitaires A l\u2019origine, le CECI se nommait «Centre d\u2019études missionnaires», une initiative du père jésuite Jean Bouchard.En 1968, l\u2019organisation a été laïcisée.«Nos créateurs étaient des visionnaires, remarque France-Isabelle Langlois.Ils voyaient la société québécoise évoluer rapidement.C\u2019est pourquoi ils on t eux-mêmes proposé la laïcisation.» Les religieux ne sont plus à la tête du CECI, mais leurs valeurs de coopération, de respect et d\u2019équité animent toujours les volontaires.«Les jésuites étaient persuadés, tout comme nous le sommes, que l\u2019ensemble des êtres humains partagent une communauté de destin et qu\u2019on doit conséquemment faire preuve de solidarité », dit la directrice des communications.Ici, pas d\u2019ingérence ni de paternalisme.Le CECI a à cœur de bâtir des relations égalitaires.«Sur le terrain, il y a un véritable échange de savoir-faire entre nos coopérants volontaires et les Africains, les Népalais, les Latino-Américains et les Haïtiens, poursuit Langloia Nous n\u2019aidons pas ces individus.Nous préférons dire que nous les appuyons ou les soutenons.» Contrairement à d\u2019autres coopérants, ceux du CECI n\u2019ont ni chauffeur, ni salaire substantiel.«Ils vivent avec le strict minimum, signale-t-elle.Ce sont des agronomes, des ingénieurs, des enseignants retraités, des étudiants et même des familles qui donnent de leur temps bénévolement pendant quelques semaines ou même quelques années.» Bon an, mal 25 millions Nombre de personnes qui ont puis 55 ans par l\u2019entremise de DAVID CHAMPAGNE/CECI bénéficié de l\u2019aide du CECI de-l\u2019un de ses 12 000 volontaires.an, quelque 500 individus quittent la province pour aller prêter main-forte à des pays émergents.L\u2019année 2012-2013 restera toutefois dans les annales : 677 individus se sont portés volontaires.Climat d\u2019incertitude Comme beaucoup d\u2019autres organisations de coopération internationale, le CECI vit des heures difficiles.L\u2019abolition de l\u2019ACDI \u2014 avalée par le nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement \u2014 est un dur coup.«On arrive à la fin du financement gouvernemental des programmes de coopération volontaire qui sont tous en attente de renouvellement, dit France-Isabelle Langlois.C\u2019est particulièrement urgent pour Uniterra, qui vient à terme en 2014.Mais la création du superministère a entraîné des retards dans les appels d\u2019offres.» L\u2019arrivée du secteur privé dans le développement international brouille également les cartes.«Il cogne aux portes des mêmes bailleurs de fonds que nous», se désole-t-elle.Le budget annuel du CECI est de 40 millions.Le fédéral y contribue à 40%.Le reste provient de différents partenaires, comme la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de déve-loppemenL du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et de donateurs.Cette diversification des sources de financement aidera sans doute le CECI à poursuivre ses activités malgré le climat d\u2019incertitude, croit France-Isabelle Langlois.«On subira certainement un contrecoup, mais on va survivre», prédit-elle.Collaboratrice Le Devoir JOEL NITO AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019exploitation minière dans les pays du Sud, comme aux Philippines notamment, inquiète Développement et paix.DÉVELOPPEMENT ET PAIX Cette menace qu\u2019est l\u2019industrie minière CLAUDE LAFLEUR La réputation du Canada LES MINES ANTIPERSONNEL ET LES BOMBES À SOUS-MUNITIONS SONT TOUJOURS À LA MODE DANS OERTAINS PAYS AGISSEZ MAINTENANT POUR COMBATTRE CETTE INJUSTICE ! DONNER EN LIGNE www, hand icap-international,ca/faire-un-don » DONNER PAR TELEPHONE Sans frais 1 877 908-2813 # 224 www.handicap-international.ca Numéro de chante : 88914 7401 RR0001 Concept original : VOUS Agency - www.vous.lu Photo : www.frankweber.lu ^l^sur la scène internationale est mise à mal par le comportement socialement irresponsable de l\u2019industrie minière canadienne, déclare Ryan Worms.Lorsqu\u2019on se rend en Afrique, en Amérique latine ou en Asie pour rencontrer des collectivités, celles-ci montrent clairement les impacts, souvent très négatijs, que l\u2019industrie extractive canadienne a sur leur vie.» Voilà le constat que dresse le directeur adjoint au service des programmes au Canada de Développement et paix.Cet organisme de l\u2019Eglise catholique canadienne, qui s\u2019attaque aux racines des injustices et de la pauvreté dans le monde, fait par conséquent campagne afin que notre industrie minière se com-porte de façon responsable dans les collectivités dont elle exploite les ressources.Dans le cadre d\u2019une campagne lancée le 30 septembre et intitulée «Une voix pour Injustice», Développement et paix diffuse via son site web de nombreux témoignages accablants.Cri d\u2019alarme D\u2019ailleurs, à l\u2019occasion du lancement de cette campagne, plusieurs évêques provenant des pays du Sud ont fait état des violations des droits de la personne, du déplacement des populations, de l\u2019utilisation inéquitable des ressources, sans compter la destruction de l\u2019environnement dans leur collectivité.«L\u2019industrie minière prétend être la source de grands avantages économiques, y compris la réduction de la pauvreté et la diversification de l\u2019économie, a ainsi rapporté M^\u2019^José Bantolo, évêque aux Philippines.L\u2019industrie prétend améliorer les infrastructures locales, assurer des services sociaux et des services de santé.Mais nous, nous pouvons témoigner du contraire! L\u2019exploitation minière à grande échelle ne favorise pas un développement qui soit favorable à la population.Elle pose plutôt une menace immédiate à leurs moyens de subsistance et à une économie déjà fragile.Elle a entraîné des violations des droits de la personne.» «Notre campagne \u201cUne voix pour la justice \u201d s\u2019adresse à tous les Canadiens et Canadiennes, enchaîne Ryan Worms, puisque nous devons tous prendre conscience que c\u2019est la réputation du Canada \u2014 que ce sont les valeurs que nous défendons tous \u2014 qui sont bafouées dans le Sud par les agissements de l\u2019industrie minière canadienne.» Que justice soit Chaque année.Développement et paix, qui œuvre dans 20 pays du Sud, mène une campagne de sensibilisation et d\u2019action visant à dénoncer la pauvreté, l\u2019injustice et la violation des droits.«Et, clairement, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, nos partenaires nous disent que l\u2019exploitation des ressources naturelles \u2014 et plus particulièrement celle que pratique l\u2019industrie minière \u2014 est extrêmement préoccupante pour eux», in- «Nous avons même la conviction que l\u2019exploitation minière peut se faire de façon responsable» dique le directeur adjoint de Développement et paix.C\u2019est ainsi que, par l\u2019entremise de ses 10000 membres à travers le Canada, l\u2019organisme espère faire en sorte que chacun de nous prenne conscience des causes profondes de la pauvreté, des injustices et de la violation des droits dans le monde.«Nous visons à ce que, comme Canadiens, nous agissions afin de changer cet état de fait, résume Ryan Worms.Luttons tous ensemble contre la pauvreté et l\u2019injustice!» «Remarquez que nous ne sommes pas contre l\u2019industrie minière, de préciser Ryan Worms.Nous avons même la conviction que l\u2019exploitation minière peut se faire de façon responsable.Mais si un ombudsman indépendant pouvait traiter les cas problématiques, nous croyons alors que cela bénéficierait à l\u2019ensemble de l\u2019industrie.Car, voyez-vous, il y a des entreprises minières qui se comportent de façon responsable.» «Nous encourageons donc tout le monde à participer à notre campagne, car nous croyons que le gouvernement du Canada a tout à gagner, de même que l\u2019industrie minière, estime Ryan Worms.Notre campagne est à l\u2019avantage de tous!» Collaborateur Le Devoir L'ŒUVRE LÉGER Ayez le cœur Léger.Donnez.Leger.org 130, avenue de l'Épée Montréal (Qc) H2V 3T2 Téléphone : 514 495-2409 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE NOVEMBRE 20IS H 5 THEOLOGIE ET SOLIDARITE Hommage à un prêtre de la résistance BENOIT ROSE Dans le cadre de son 40® anniversaire, le comité de Solidarité Trois-Rivières rendra hommage au prêtre missionnaire Claude Lacaille en lui décernant son prix Solidarité le 9 novembre prochain.Dans ses mémoires à paraître, Claude Lacaille raconte ses missions à Port-au-Prince sous la dictature de Pap^a Doc, chez les Quéchuas en Equateur, et son soutien à la résistance chilienne à Santiago sous le régime du général Pinochet.«Je n\u2019ai pas eu besoin de lire Karl Marx pour découvrir l\u2019option pour les pauvres.La théologie de la libération, ce n\u2019est pas une doctrine, une théorie; c\u2019est une manière de vivre l\u2019Evangile dans la proximité et la solidarité avec les personnes exclues, appauvries», affirmait Claude Lacaille dans une Lettre ouverte à mon frère Benoît XVI, publiée par Le Devoir en mai 2007.Le prêtre trifluvien réagissait ainsi à la condamnation par le Saint-Père de la théologie de la libération, un courant catholique marquant en Amérique latine, que l\u2019ex-pape considérait copirne un mélange erroné entre Eglise et politique.Cette option pour les pauvres, Claude Lacaille l\u2019a prise dès sa première mission dans le Sud, à Haïti, de 1965 à 1969.Haïti vit alors sous la dictature de Erançois Duvalier, alias Papa Doc.11 a alors 25 ans, et on lui propose soudainement d\u2019aller donner un coup de main au père Alexandre, dans le quartier Bo-losse de Port-au-Prince, pour quelques mois.11 y restera plutôt quatre années, au cours desquelles il vivra son baptême de feu.«C\u2019était une paroisse immense, se souvient-il, un quartier de taudis dans la montagne, sans eau courante, sans toilette, sans égout, sans ramassage de déchets.La misère des gens était épouvantable.» Né dans la rue La personne qu\u2019il est aujourd\u2019hui est née dans les rues de Port-au-Prince, dit-il.«Je découvrais avec lui une nouvelle façon d\u2019approcher les gens.Il fallait aimer le peuple, le comprendre, entrer dans sa mentalité, parler sa langue, explique le missionnaire.A partir de ce moment-là, je me suis dit que j\u2019allais donner ma vie pour que ces gensdà puissent vivre comme du monde.» Contraint de rentrer au Québec en 1969 pour des raisons de santé notamment, il prend ensuite la route de l\u2019Equateur.Œuvrant à titre d\u2019aumônier auprès des Jeunesses étudiantes catholiques 0EC), il est invité à participer à une rencontre internationale des JEC à Lima, au Pérou.«Pendant trois semaines, on a fait l\u2019analyse de ce qui se passait en Amérique latine, se souvient M.Lacaille.Il y avait eu la révolution cubaine, qui a marqué la région.Il y avait un portrait du Christ et un portrait du Che dans toutes les chapelles.» Sur place, l\u2019éloquence des jeunes qui partagent leur réalité et leurs utopies l\u2019inspire et l\u2019amène à mieux comprendre le sous-développement de la région, le rôle joué par les multinationales et par l\u2019impérialisme des Etats-Unis, etc.« C\u2019était découvrir un nouveau continent, pour moi.Ce sont ces jeunes très éveillés qui m\u2019ont ouvert les yeux, et ça m\u2019a beaucoup servi.» Son indignation peut dès lors profiter de ses nouveaux outils intellectuels, qui le poussent à un travail de sensibilisation auprès des populations quéchuas des Andes, de 1970 à 1972.«La misère des paysans autochtones en Equateur n\u2019était pas la même qu\u2019à Port-au-Prince, mais la marginalisation et l\u2019humiliation étaient épouvantables.Je suis reparti de là en me disant que l\u2019Amérique ne pouvait pas continuer comme ça, de partager le prêtre québécois, qui sera bouleyersé par l\u2019annonce du coup d\u2019Etat de Pinochet au Chili, en septembre 1973.«Ça m\u2019a rentré dedans.Je suis allé voir l\u2019évêque le lendemain et je lui ai dit que je m\u2019en allais au Chili.» 11 y débarque deux ans plus tard avec la ferme volonté de se joindre à la résistance, non sans avoir lu, étudié et s\u2019être formé en matière de militantisme.Soutien à la résistance Dans un quartier ouvrier de Santiago touché par la fermeture massive des usines, il s\u2019engage dans des cuisines populaires.«C\u2019était le néolibéralisme qui rentrait.A Santiago, il y avait beaucoup d\u2019intellectuels qui nous donnaient des formations sur l\u2019idéologie de la sécurité nationale, le néolibéralisme, Milton Eriedman et les Chicago Boys, etc.C\u2019était un endroit très riche pour s\u2019informer.» Son groupe cache des gens, en aide d\u2019autres à sortir du pays avec de faux passeports.Du travail de soutien dans un contexte difficile où les organisations sont anéanties et où des gens sont régulièrement arrêtés, torturés ou portés disparus.Au cours de ses onze années au Chili, Claude Lacaille a aussi fait la grève de la faim avec les femmes de détenus disparus, tenu une revue clandestine et travaillé dans un secteur chrétien pour les droits humains.A-t-il craint pour sa vie, lui dont douze confrères ont été assassinés?«J\u2019ai été très chanceux, parce que fêtais pas mal engagé.Mais c\u2019est une option qu\u2019on prend, et advienne que pourra.» Revenu ici épuisé de cette expérience, il oeuvre depuis au sein du comité de Solidarité Trois-Rivières pour sensibiliser des jeunes à la solidarité internationale et développer leur conscience sociale et politique.Car il ne s\u2019agit pas que d\u2019aider les gens, dit-il, mais bien de changer la société.Collaborateur Le Devoir MICHELE ASSELIN / CISO Cette boulangerie solidaire, située à Ouagadougou, au Burkina Faso, a été mise sur pied par une petite centrale syndicale, l\u2019Organisation nationale des syndicats libres, partenaire du CISO.Une cinquantaine de personnes y travaillent AQOCI Les organismes québécois sonnent l\u2019alarme Alors que différentes formes de financement du gouvernement fédéral se font attendre, l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) sonne l\u2019alarme face à la situation devenue critique pour plusieurs organismes québécois et partenaires du Sud.MARTINE LETARTE Depuis plus de deux ans, le gouvernement canadien n\u2019a pas fait d\u2019appel régulier de propositions pour le financement de projets de développement international.Le financement du programme de coopération volontaire qui se terminera le 31 mars prochain n\u2019a pas encore été renouvelé.De plus, le gouvernement n\u2019a pas reconduit le Programme de stages internationaux jeunesse depuis mars dernier.L\u2019AQQCl y voit une menace pour le maintien de l\u2019expertise développée par ses membres et des conséquences graves pour les populations du Sud.«Il y a un problème majeur au niveau du financement des organismes de coopération internationale qui sont extrêmement fragilisés», affirme Michèle Asselin, vice-présidente de l\u2019AQQCl et coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISQ).D\u2019après une recherche exploratoire menée par le chercheur Paul Cliche, 22 organismes de coopération internationale sur 54 au Québec étaient en mauvaise situation financière en 2012.Pour 21 d\u2019entre eux, la crise s\u2019était traduite par une baisse globale, entre 2010 et 2012, de plus de 22% de leur budget et de près de 29% du nombre d\u2019emplois rémunérés.Et la situation s\u2019est aggravée depuis 2012, affirme M\u201d® Asselin.«Plusieurs organismes ont dû mettre à pied du personnel ou réduire le temps de travail à quatre jours par semaine, par exemple.D\u2019autres ont dû mettre certains employés en période de chômage.» M\u201c® Asselin a dû elle-même mettre à pied trois employés sur cinq au CISQ depuis son arrivée, en 2010.Ce genre de situation provoque un effet domino dans les pays du Sud, remarque l\u2019ancienne présidente de la Eédération des femmes du Québec.«Nos partenaires, à Haïti notamment, ont aussi dû mettre à pied des employés, af-firme-t-elle.Au Québec, nous avons un filet de sécurité sociale, mais ce n\u2019est pas le cas à Haïti et ailleurs, alors l\u2019impact d\u2019une mise à pied n\u2019y est pas le même sur les familles.» Des organismes prévoient même fermer des bureaux au niveau international dès la fin de 2013, d\u2019après l\u2019AQQCl.Plusieurs coups durs Cette situation n\u2019est pas étrangère au fait que les organismes de développement international ont reçu peu de financement du gouvernement fédéral pour leurs projets au cours des dernières années.«Seulement 11% de l\u2019enveloppe budgétaire du dernier appel de propositions lancé il y a plus de deux ans a été accordée à des organismes du Québec, précise Michèle Asselin.C\u2019est peu, considérant le nombre important d\u2019organismes québécois reconnus.Depuis, plus rien.» Le mode de financement des projets inquiète aussi.«Auparavant, on pouvait obtenir du financement au fur et à mesure qu\u2019un projet venait à échéance, en travaillant étroitement avec son agent de programme à l\u2019ACDI [Agence canadienne de développement international, aujourd\u2019hui intégrée au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement du Canada].Maintenant, nous devons attendre les appels de propositions sans savoir à quel moment ils auront lieu.Cela ne permet pas aux organismes de bien planifier leur travail», explique M\u201c® Asselin.L\u2019AQQCl s\u2019inquiète aussi de voir que le programme de coopération volontaire, qui se terminera le 31 mars, n\u2019a pas encore été renouvelé.Soulignons que c\u2019est par l\u2019entremise de ce programme que des organismes comme Qxfam-Québec et le CECI envoient des volontaires dans les pays du Sud.En mode solutions Pour l\u2019AQQCI, la crédibilité du Canada en matière de coopération internationale est en jeu avec cette crise.«En travaillant sur des projets à long terme, on a réussi à développer des partenariats locaux solides, maintenant menacés, indique Michèle Asselin.C\u2019est très inquiétant, puisqu\u2019on ne réussit pas à faire du développement international avec des petits projets ponctuels.Ça prend de la pérennité, de l\u2019enracinement.» Plusieurs organismes font des pieds et des mains pour trouver des façons innovantes de réaliser leurs activités.«Par exemple, le projet du CISO au Burkina Easo n\u2019a pas obtenu de financement du gouvernement fédéral lors du dernier appel de propositions, mais il a été réalisé grâce à la solidarité du mouvement syndical, raconte M\u201c® Asselin.Le projet a une moins grande envergure que prévu, mais, au moins, nous n\u2019avons pas lâché nos partenaires.» L\u2019AQQCl travaille aussi avec le gouvernement du Québec sur un projet d\u2019agence québécoise de solidarité internationale.« Un comité de travail paritaire a été mis sur pied à l\u2019initiative du ministre Jean-Erançois Lisée, précise M\u201c® Asselin.On devrait faire un rapport à la fin de l\u2019année.Cela pourrait nous permettre d\u2019enchâsser les orientations québécoises en matière de développement international dans le financement de projets.» Elle affirme que le Canada doit continuer à jouer son rôle en matière de développement international.«Le gouvernement doit assumer ses responsabilités, affirme M\u201c® Asselin.Tous les organismes sont en attente de financement en ce moment.Nous lançons un cri d\u2019alarme.» Collaboratrice Le Devoir  TOUS NOS I1IEI%\\»I VOLONTAIRES VOTRE ENGAGEMENT ET VOTRE PASSION CHANGENT LE MONOE! L\u2019herbe est plus verte dans le pré péruvien.En un an, les vaches ont produit deux fois plus de lait.suco PvU éeô geni, éefa*Ui $2 ani Notre séjour en Bolivie nous a donne l'opportunité de s'engager professionnellement pour un monde plus juste.Maintenant de retour au pays] nous constatons que cette expérie' nous a surtout permis d'inscrire ces valeurs au centre de notre jeune vie de famille.Nous étions à Sucre, en Bolivie, entre juillet 2011 et juillet 2013.MARiE-HELENE FOREST, Conseillère en gestion de projets jeunesse et renforcement organisationnel PHILIPPE BOiLY, Conseiller en formation audiovisuelle EMMANUELLE BOILY i X OXFAM Québec Nos programmes de ooopération internationale sontfinanoés par Affaires étrangères, Commeroe et Développement Canada.OXFAM.OC.CA www.suco.org 1^1 Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada Foreign Affairs, Trade and Development Canada 199285 P S-»*® ^^J-, Parce que Nicolas sait qu\u2019il peut aider à faire naître un monde meilleur, il a décidé, comme des milliers de Canadiens et de Canadiennes, de partager son savoir-faire.uiiterra UN PROGRAMME CECI &EUMC UNITERRA EST UN PROGRAMME CANADIEN DE COOPERATION VOLONTAIRE QUI AGIT SUR DES ENJEUX MONDIAUX : EGALITE, DEVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, SANTÉ ET SIDA, ÉDUCATION, GOUVERNANCE.Le programme Umterra est realise avec l\u2019appui financier du gouvernement du Canada agissant par l\u2019entremise d\u2019Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) "]
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