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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-11-16, Collections de BAnQ.

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[" Les dérives du capitalisme dans Toeil des frères Dubois Page E 3 La harpe à nu du virtuose Xavier de Maistre Page E 9 LE DEVOIR, SAMEDI DIMANCHE NOVEMBRE 2013 TIM FORBES Quotient empirique aborde la multiplicité de ces expériences croisées, d\u2019hier à demain, toujours enracinées dans l\u2019humain.Victor Quijada, l\u2019intelligence de l\u2019expérience Quotient empirique cueille le fruit mûr du break contemporain dont Montréal est devenue un « épicentre » Au quotient intellectuel (QI) qui mesure l\u2019intellect, le chorégraphe Victor Quijada oppose Quotient empirique, une œuvre qui fait la synthèse d\u2019une dizaine d\u2019années d\u2019expérimentations passées à forger la signature du Ruh-herhandance Group, entre danses urbaines, contemporaine et classique.FREDERIQUE DOYON Passé, présent et futur se confondent lorsque Victor Quijada parle de sa danse.Il évoque le tournant des années 1990, ballotté entre la danse moderne de Twila Tharp et le breakdance qui l\u2019a vu grandir dans son Los Angeles natal.«Cette fenêtre [temporelle], ce clash entre ma vie professionnelle et undergound m\u2019habite et m\u2019influence encore aujourd\u2019hui», confie-t-il au Devoir.Il se revoit aussi en 2002, aux premiers jours du Rubberbandance Group (RBDG), à tenter de jeter des ponts entre les danses urbaines, le monde plus classique des Grands Ballets canadiens qu\u2019il venait de quitter et la danse contemporaine qui faisait vibrer Montréal, adoptée deux ans plus tôt.Fébrile devant tous ces langages qui l\u2019habitaient et s\u2019entrechoquaient, impatient de vivre leur big bang, de forger, à leur confluence, un style nouveau qui les cristalliserait tous.Dix ans et plusieurs collaborations plus tard (avec le Hubbard Street Dance, le Pacific Northwest Ballet, le Scotish Dance Theatre), sa pièce Quotient empirique cueille le fruit mûr du break contemporain dont Montréal est entre-temps devenue un « épicentre », un peu grâce à lui.La nouvelle création a valeur d\u2019anthologie pour le créateur mi-trentenaire.«Quotient empirique, c\u2019est l\u2019addition de toutes mes expérimentations avec la compagnie, confie-t-il.C\u2019est une synthèse profonde et confiante de ce que j\u2019ai accompli depuis 10 ans \u2014 pour RBDG, avec les Grands Ballets ou pour d\u2019autres compagnies où j\u2019ai créé des pièces.» Quotient empirique aborde la multiplicité de ces expériences croisées, d\u2019hier à demain, toujours enracinées dans l\u2019humain.«Il y a tout un spectre d\u2019expériences possibles dans les relations humaines, dit-il.On a tous déjà rejeté quelqu\u2019un ou été rejeté par l\u2019autre.Parfois on reçoit, parfois on donne.» Ces différents degrés de nos identités se retrouvent un peu en sous-texte dans l\u2019entrelacement des gestes et des dynamiques de la pièce, qui explore aussi la tension entre l\u2019instinct grégaire et solitaire des humains.Déjà, dans Slicing Static en 2004, le langage hybride de RBDG s\u2019imposait par la grâce étrange et syncopée de sa danse, qui repoussait les limites de toutes ses influences chorégraphiques.Restait alors au créateur à s\u2019approprier l\u2019espace théâtral qu\u2019il avait si radicalement rejeté à sa sortie des Grands Ballets canadiens.AV Input/Output s\u2019ouvrait alors à la vidéo et à une dramaturgie plus affirmée.Gravity of Center explorait les possibilités narratives de sa danse.«J\u2019étais prêt et intéressé à relever le défi d\u2019utiliser des éléments scéniques, décors, costumes, vidéo.En 2002, c\u2019était juste la danse.Le défi était: que puis-je faire de plus avec les mouve- PEDRO RUIZ LE DEVOIR Quotient empirique, c\u2019est l\u2019addition de toutes ses expérimentations avec la compagnie Rubberbandance Group, résume le chorégraphe Victor Quijada.ments qui viennent de la rue ?Est-ce que je peux changer comment on écoute la musique classique, est-ce que je peux l\u2019utiliser avec le break ?Je voulais aussi casser le côté stérile et élitiste du contemporain; parfois je travaillais avec des B-boys, parfois avec des danseurs plus classiques.» Passé, présent, futur Ce regard perspectif sur son propre travail est nouveau et émane d\u2019un artiste arrivé à une certaine maturité, qui peut à la fois regarder derrière et devant.Peu importe si c\u2019est l\u2019âge, le fait d\u2019être tout nouveau papa (d\u2019où l\u2019absence remarquée d\u2019Anne Plamon-don, codirectrice de RBDG, mais partenaire de vie avant tout) ou sa conception d\u2019un temps non linéaire qui lui donne cet accent de sagesse tranquille.« On ne fait plus partie de la relève, maintenant je vois la relève aller, constate-t-il avec un brin de nostalgie qui déteint sur Quotient empirique.Et c\u2019est très bien car, si le genre du break contemporain se développe, ça donne plus de validité à ce qu\u2019on a construit depuis 2002.» Il s\u2019étonne de voir le chemin parcouru, les ponts jetés de part et d\u2019autre : la technique du break est désormais enseignée au Département de danse de l\u2019UQAM, des écoles (non professionnelles) s\u2019y consacrent.Et il a croisé trois B-boys dans les rangs de l\u2019Ecole de danse contemporaine.Tout cela était impossible il y a 10 ans.Dans Quotient empirique, pour la première fois, il se retire de la pièce comme danseur.«Avant, je n\u2019étais pas prêt.Le style était en moi, pas encore chez les autres.Maintenant, je peux le transmettre aux autres et en garder l\u2019essence.» Car entre-temps, il a développé VOIR PAGE E 4 : QUIJADA 1700, rue afIptre-Dame Ouest Montréaf^uébec H3J 1M3 1700li»oste.com Louis-Pierre Bougie Un trait.Une œuvre Gravures, dessins, peintures Du rhercredi au samedRdéTl h à 17 h Pour les visites de groupe : 438.384.1700 rée libre\t^ 23 octobre 2013 - 25 janvier 2014 E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 CULTURE Entre remparts et ponts-levis Odile Tremblay Parfois, je parcours mes bibliothèques du regard, lisant les titres, les noms d\u2019auteur qui éveillent des souvenirs, amours littéraires successives, en couches d\u2019oignon.Plusieurs de ces livres m\u2019avaient été recommandés par des libraires avant un départ en voyage \u2014je lis les auteurs des pays visités \u2014 ou parce qu\u2019ils m\u2019avaient fait la réclame d\u2019un ouvrage avec passion, en général ravie après coup d\u2019avoir succombé.Ainsi Roger Çhénier de la petite librairie L\u2019Ecume des jours rue Saint-Viateur, mon état-major avant le déménagement plus à l\u2019ouest.Sans lui, aurais-je connu des chefs-d\u2019œuvre comme Le Llano en flammes du Mexicain Juan Rulfo ou Me résigner au monde du poète mau- YVES RENAUD Falstaff présenté à l\u2019Opéra de Montréal, doit être vu pour la grâce même du spectacle.dit polonais Edward Stachura \u2014 dont le cinéaste Bernard Emond allait témoigner dans un film \u2014 et de tant d\u2019autres merveilles littéraires transmises par ce passeur?Ces petites librairies là, à l\u2019instar du marché du livre au complet, n\u2019en finissent plus de trembler sur leurs assises: sous les coups du support numérique, des ventes en ligne, des grandes surfaces à la Costco qui veulent les ouvrages ve- CLOTURE DE L\u2019AMOUR Du 11 novembre au 6 décembre 2013 Une production du Théâtre de Quat\u2019Sous Texte Pascal Rambert Mise en scène Christian Vézina Avec Christian Bégin et Maude Guérin Concepteurs Florence Cornet, Michel F.Côté, Francis Hamel, Roxanne Henry et Marc Senécal Émotions brutes.Places limitées.Réservez votre siège.Amours romanesques L'Adieu aux armes d\u2019Ernest Hemingway 18 novembre 2013 Un rendez-vous avec James Hyndman pour les passionnés de littérature.Les Ré-AUDITIONS 25 novembre 2013 à 19h3G Événement-bénéfice unique où des acteurs chevronnés refont les auditions qu\u2019ils ont présentées à leur sortie de l\u2019école.Avec, entre autres, Ève Landry, Marie-Chantal Perron, Maxim Gaudette et Guylaine Tremblay.Partenaire ^ Desjardins Ta douleur 11 au 14 décembre 2013 Une chorégraphie percutante de Brigitte Haentjens qui explore la géographie accidentée de la douleur.Unknown body EE au 31 janvier E014 La sublime chorégraphe et danseuse Jocelyne Montpetit plonge dans les profondeurs d\u2019un corps inconnu.Testament 10 au 30 mars E014 Le faux vrai testament fragmenté et brutal de Vickie Gendreau, où se déchaînent les folles pulsions de l\u2019existence.Besbouss Autopsie d\u2019un révolté EE avril au 17 mai E014 Stéphane Brulotte et Dominic Champagne nous transportent en Tunisie, dans la révolte des hommes épris de liberté.dettes en même temps que les libraires.Plus question de se plier à l\u2019habituel délai de carence, en laissant les primeurs aux librairies quelques semaines, histoire de leur permettre de respirer.Michel Tremblay, avec son dernier roman Les clefs du Paradise, et l\u2019éditeur Leméac, en représailles contre Cotsco qui cassait les règles, ont perdu une commande de 6000 exemplaires.On leur dit bravo pour s\u2019être tenus debout.Car c\u2019est tout l\u2019esprit de «l\u2019exception culturelle» qui se retrouve en cause, fameux concept dont la Erance tire fièrement le cordon.Ce bon vieil Hexagone parvient encore à faire reculer les tenants de la mondialisation tous azimuts à travers les accords de libre-échange internationaux, comme au sein de l\u2019Union européenne, en évacuant la culture des négociations.Trop conscient de l\u2019importance de veiller sur une culture nationale et sur un éventail d\u2019œuvres internationales fragiles.De l\u2019air du temps aux tentacules des multinationales, tout leur rentre dedans.Ça prend des remparts.Mais que fait le Québec?L\u2019instauration d\u2019une politique du prix unique des livres, ou d\u2019un écart maximum de 10%, se traîne les pieds, malgré la levée des pancartes.Dans les pays sans réglementation en la matière, un petit groupe de joueurs, alléchés seulement par l\u2019appât de bestsellers, domine le jeu au mépris de la diversité, en rouleau compresseur de la concurrence.Pourtant, c\u2019est bien pour dire, ceux qui réglementent voient les prix des volumes baisser à la longue, et non l\u2019inverse.Que du bon ! Soit! le marché du livre est en mutation.Des garde-fous peuvent sembler dérisoires aux esprits défaitistes.Sauf que baisser les bras, à l\u2019heure où la lecture est si peu encouragée, c\u2019est lancer une pelletée de terre de plus sur son âme et sa multiplicité.Là où tout est question de messages, de ferveur à insuffler.Qu\u2019est-ce que notre gouvernement, terrifié à l\u2019idée de paraître élitiste, veut léguer aux générations montantes ?Des poignées de best-sellers livrés sans guide ?Uart fait si peur ici ! Hélas! aussi, les Québécois ont souvent l\u2019impression que les arts dits nobles et savants ne sont pas pour eux, vers de terre indignes de contempler les étoiles.Surtout quand bien des initiés enfoncent ce clou-là.\u2014 Ecartez-vous, manants, de nos nobles plates-bandes! Ils nuisent à la littérature un peu poussée, à la peinture, à la musique classique, à l\u2019opéra, ces clivages.Sur ce fossé béant, mieux vaudrait ériger des ponts-levis, histoire d\u2019élargir à la fois l\u2019esprit des gens et les goussets des commerçants culturels.Tenez, en fin de semaine, je suis allée à l\u2019Opéra de Mont- réal voir le Eh to# de Verdi qui m\u2019a fait rigoler à mort.Charmant, bon enfant, bien chanté (surtout par notre Marie-Nicole Lemieux nationale), bien monté, et, ce qui n\u2019est pas toujours le cas, fort bien joué.Ajoutez des décors stylisés, un r^hme d\u2019enfer.L\u2019ovation.Ceux qui ne mettent jamais les pieds à l\u2019opéra devraient se jeter aux pieds de cet adorable Falstaff Non pour écouter, la main sur le cœur, quelques arias célèbres à se resservir plus tard en vers d\u2019oreille \u2014 il n\u2019y en a guère \u2014, mais pour la grâce du spectacle.Ealstaff, gros patapouf épicurien, manipulateur, soiffard, libidineux, sans foi ni loi, est une créature de Shakespeare.Le grand Will l\u2019avait mis au monde (avec modèles à l\u2019appui) dans Henry IV1 et 2, en «chum de brosse » du futur roi, qui allait le renier en coiffant la couronne.La reine Elisabeth du temps aurait réclamé au dramaturge de ressusciter Ealstaff, adoré pour ses nombreux défauts.Dans Les joyeuses commères de Windsor \u2014 dont Verdi et le librettiste Boïto se sont surtout inspirés \u2014, notre homme reprit du service, en vieux farceur dupé par les femmes qu\u2019il croyait séduire.Arroseur arrosé.L\u2019autre soir, je me suis demandé quel Shakespeare contemporain oserait créer pareil personnage?Quel Verdi d\u2019aujourd\u2019hui pourrait le servir en musique ?M\u2019est d\u2019avis que les personnes en surpoids, on ne dit plus ni gros, ni obèses, protesteraient contre l\u2019injure faite à tous les surdimensionnés du monde, qui en prennent ici plein la panse.Sauf qu\u2019après le spectacle, on reconnaissait dans le métro à leur mine réjouie les heureux élus qui sortaient de Falstaff On appelait aussi de tous nos vœux le règne de l\u2019art pour tous.Ça se partage, ces plaisirs-là.otremblay@ledevoircom lOLONS U ROY 5 LACHAPELLE DE QUÉBEC BERNARD LABADIE SAISON 2013.2014 Deux œuvres de Haydn encore jamais interprétées par l'orchestre et le chœur avec quatre magnifiques solistes.LA CHAPELLE DE QUÉBEC CHANTE HAYDN Samedi 16 novembre à 19h30 Maison symphonique de Montréal Bernard Labadie, chef / Hélène Guilmette, soprano Julie Boulianne, mezzo-soprano / Frédéric Antoun, ténor Tyler Duncan, baryton / avec La Chapelle de Québec \u2022TeDeum, Hob.XXIIIc:2 \u2022Symphonie n°85 en si bémol majeur«La Reine» \u2022 Messe en si bémol majeur, Hob.XXII : 12 Theresienmesse PALAIS M()NTCALM de./a /yiuMÜSI01IE L\t,, .jf.J,.,4% U.J ^ ?M\u2019 1 CRILA PHOTO Dans leurs chansons, dont presque tous les textes sont originaux, Les Tireux d\u2019roches causent de descentes aux enfers, de la vie des champs et des chantiers, du désespoir des coureurs de bois et des soirées bien arrosées.COUP DE CŒUR FRANCOPHONE Du bon, du vieux et du rare XO15 ans d\u2019âge^ le cinquième disque des Tireux d\u2019roches, affiche toutes les qualités d\u2019un noble vieillissement YVES BERNARD C> est un folk trempé dans le swing, un swing pluriel, un trad sans violon qui conte et raconte, une chanson qui se rappelle et une attitude qui frise celle du rock, tout en acoustique.Les Tireux vieillissent bien et, ce samedi, ils lancent au Lion d\u2019OrXO 15 ans d\u2019âge, un cinquième disque qui révèle beaucoup plus de créations originales qu\u2019auparavant.Le XO du titre de l\u2019album marque le bon vieillissement, comme celui d\u2019un cognac.Le chanteur-conteur Denis Massé résume: «On en boit du bon, du vieux et du rare.» Comme par hasard des qualités que l\u2019on trpuve chez le groupe de Saint-Élie-de-Caxton, qui vient d\u2019entrer chez Musicor, d\u2019où les possibilités financières accrues pour une préproduction plus léchée lors de résidences de création.De cette intimité ressort un son plus mature, moins trad qu\u2019auparavanf mais au sein duquel la parole occupe toujours autant de place: «J\u2019aime entendre quelqu\u2019un me raconter quelque chose, clame Denis.Plusieurs chantent pour la musicalité des mots.Mais moi, le contenu, je trouve ça important.Il y a une alerte là-dessus à mon avis.» Sauf quelques titres, dont ce Refus global écrit avec Fred Pellerin (jadis membre en règle des Tireux), presque tous les textes sont originaux.Bien malins sont ceux qui le remarqueront.On y cause de TANGENTE Laboratoire de mouvements contemporains VALSE EN TROIS TEMPS CHRiSTinn & FRnnçois ben rïm (framce] ORIRI SRRRH DELL'RVR DU 21 RU 2^ NOVEMBRE STUDIO HYDRO-QUÉBEC DU MOMUMEMT-IIRTIOIIRL descentes aux enfers, de la vie des champs et des chantiers, du désespoir des coureurs de bois et des soirées bien arrosées, même avec mononcle Normand Miron.On raconte aussi des bouts d\u2019histoires et on décline la poésie populaire québécoise : «Câline de bine / Joualvert de gériboère / Calvasse de calva-nasse / Câlik de tabarnik / Cal-vinse, maudit batinse / Barnak de simonak / On a bien des mots pour ne pas dire tabar-nak», rappellent les Tireux dès le début du disque.Denis commente le texte avec un clin d\u2019œil: «Une exposition m\u2019a allumé là-dessus.Tous ces symboles.les jeunes sacrent, mais ils ne savent même pas ce que signifie un tabarnak ou un calice.Et là, on est dans la charte des valeurs et on se dit: \u201cOn a beau être laïque et enlever les crucifix, mais un tabarnak va toujours rester un tabarnak.Ça va toujours faire mal pareil\u201d», rigole-t-il.Les Tireux ont toujours l\u2019art de la tragédie de la condition humaine dans la fête, jazzée ou pas.Ils ont le conte dans le chant avec le chœur autonome, l\u2019harmonica qui se fond aux cuivres ou dans les harmonies vocales, le sens de l\u2019atmosphère qui habite une histoire, les pieds qui dansent avec la caisse claire, le banjo déglingué dans la chanson et l\u2019attaque prog à la flûte.Leur musique est à la fois expressive et historique et ils donnent l\u2019écho du passé par les claques du présent.«Notre percussionniste David Robert est une bibitte extraordinaire et il joue tout avec ses mains.Notre joueur de cordes Dominic Lemieux est un chat de ruelle de la musique avec ses vingt ans d\u2019expérience de chansonnier dans les bars et son coup de pic est percussif Quant à l\u2019harmoniciste Pascal \u201cPer\u201d Veillette et au flûtiste saxophoniste et clarinettiste Luc Murphy, ils sont allés à l\u2019école et font du jazz.Ça déteint sur nous et on trouve ça beau », relate Denis.Et le concert de samedi soir?« On fait deux heures, on visite les cinq disques tout en faisant toutes les tounes du dernier, en plus d\u2019une couple de contes, mais ça va être plutôt bref, on fait de la musique, en fait, on ne se contera pas d\u2019histoires.» Collaborateur Le Devoir LES TIREUX D\u2019ROCHES Au Lion d\u2019Or, samedi 16 novembre à 20 h.Écouter > La pièce Refus culture/musique global, ledevoir.com/ DENSITÉ D'UN MDMENT GENEVIÈVE GRGNÉ & EMILY HONEGGER THE CALM BEFDRE.MRLGORZRTR DU 28 NOVEMBRE RU1£B DÉCEMBRE STUDID HYDRD-QUÉBEC DU MDMUMEMT-IIRTIDIIRL tangente.®® MV871-222/1 Dan eCltH y :¦ Sarah Bild Traces-Chorégraphes Chorégraphe Sarah Bild Interprètes Sara Hanley, Alexandre Parenteau et Isabelle Poirier Compositeur Martin Tétreault Scénographe Lars Rosing Éclairages Paul Chambers Costumes Angela Rassenti Conseillère artistigue Christine Charles 20 au 23 novembre 2013 à 20 h Conservatoire de musitfue et d'art drainatique Québec H n Théâtre Rouge du Conservatoire 4750, avenue Henri-Julien ^ Laurier ou Mont-Royal Billetterie du Conservatoire 514.873.4031 poste 313 Billetterie Articulée 514.844.2172 / danse-cite.org JAZZ Les joies musicales de Houston Person Le saxophoniste ténor propose un nouveau verset de ses affections musicales divec Nice\u2019n\u2019Easy CIRQUE DU SOLEIL QuébecH LE DEVOIR SERGE TRUEEAUT TOUS les dix mois, le saxophoniste ténor Houston Person passe les plats et nous régale avec une régularité propre à contrarier un horloger suisse.Tous les dix mois, tout un chacun l\u2019aura compris.Person propose un nouveau verset de ses affections musicales.Le dernier?Nice\u2019n\u2019Easy sur étiquette Hugh Note.Au bout de tant de mois étalés sur plusieurs années, on a fini par réaliser que, mine de rien.Person avait confectionné un catalogue très singulier.Parce qu\u2019il est un souffleur au long cours.Autrement dit, les notes qu\u2019il sculpte aujourd\u2019hui sont les filles de celles conçues avant-hier par Coleman Hawkins, Ben Webster, Arnet Coob, Zoot Sims, Eddie Lockjaw Davis et autres partisans du jeu puis-sanf pesanf dans le sens le plus noble du terme.Et d\u2019une.Et de deux, il sait fort bien s\u2019entourer.D\u2019un album à l\u2019autre, il s\u2019acoquine avec des sieurs qui tous ont en commun la maîtrise du rythme paresseux, du temps lent.Tous sont des savants de la ponctuation, du point-virgule en particulier.Bref, le jeu d\u2019ensemble se distingue par sa respiration.Et de deux {bis), sur sa dernière production, pour le piano, il a fait appel à John di Martino, qui est une copie quasi-carbone de Hank Jones.Sur le précédent album, c\u2019était Cedar Walton.Avant, ce fut Richard Wyands.A la contrebasse, hier comme aujourd\u2019hui, l\u2019instrument est entre les mains de Ray Drummond, alors que la batterie est entre celles de Lewis Nash.Bref, entre les mains de «pros» qui sont en fait des «arctii-pros».Parfois, ce saxophoniste qui écume les scènes du monde depuis plus d\u2019un demi-siècle s\u2019adjoint un autre soliste.Pour son Nice\u2019n\u2019Easy, il a invité le vibra-phoniste Chuck Reed, qui privilégie un jeu très en retrait, très doux.Ses frappes logeant toutes à l\u2019enseigne de la sobriété, il donne du relief aux jeux de ses complices.Pour certaines de ses productions antérieures.Person avait fait appel aux talents du trompettiste Terell Stafford, des guitaristes Russell Malone ou Randy Johnston, etc.Et de trois, à l\u2019instar de Hank Jones, de Tommy Flanagan, de Zoot Sims, de Budd Johnson, d\u2019Al Cohn ou encore de Jimmy Rowles, il a une connaissance encyclopédique S\u2019il y a une chose qui singularise Person depuis tant d\u2019années, ce sont toutes ces joies qu\u2019il dispense sans retenue du catalogue jazz.11 n\u2019a pas son pareil pour alterner les standards avec des pièces moins célébrées.Et il n\u2019a pas son pareil pour gommer les boules à mites.Ainsi, Nice\u2019n\u2019Easy débute avec Someday You\u2019ll Be Sorry de.Louis Armstrong, suivi des classiques All My Tomorrows de J.Van Heu sen.If It\u2019s the Last Thing to Do de S.Cahn, III Wind et Let\u2019s Eall in Love de H.Arlen, du trop méconnu Bluesology de Milt Jackson, et d\u2019autres pièces toutes jouées avec une inclination pour la joyeuse lenteur.S\u2019il y a une chose, un fait, une réalité qui singularise Person depuis tant d\u2019années, ce sont toutes ces joies qu\u2019il dispense sans retenue.Avis à la population : Barry Harris, le pianiste des pianistes, l\u2019homme dont le nom figure sur des centaines d\u2019enregistrements, est de retour à rupstairs ce samedi.Bon.De midi à 15 h, cet immense professeur propose un cours de maître.Le coût?25$.Ensuite, en compagnie de Leroy Vinnegar à la batterie et de Peter Washington à la contrebasse, il se produira à deux reprises : à 19 h puis à 21 h 45.Le billet?50$.Si cela vous dit, on vous conseille vivement de réserver, car les places se font rares.Tél.: 514 931-6808.La solde de la semaine ?Les huit albums du saxophoniste Al Cohn que le label britannique Real Gone Jazz a rassemblés, vendus 15$.Note: on s\u2019est procuré cet ovni musical chez Archambault.11 n\u2019y en avait pas chez HMV.Le dernier numéro de Jazz Magazine détaille en long et en large le parcours, au demeurant très riche, du contrebassiste Ron Carter.Passionnant! Le dernier JazzTimes propose pour sa part un long portrait du batteur Albert Tootie Heath, qui fait d\u2019ailleurs la une plus une série d\u2019entretiens avec d\u2019autres batteurs.Le Devoir Écouter > La pièce III Wind tirée de l\u2019album Nice'n\u2019Easy.ledevoir.com/ culture/musique D mi SOURCE GENE MARTIN / HIGH NOTE RECORDS Houston Person n\u2019a pas son pareil pour alterner les standards avec des pièces moins célébrées, comme en fait foi son dernier album.^38887008^ 0397430100 LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 20IS E 9 CULTURE)MÜSI0,ÜE CLASSIQUE Xavier de Maistre, la harpe à nu Montréal accueille le virtuose qui a contribué à replacer son instrument sur l\u2019échiquier musical international CHRISTOPHE HUSS Xavier de Maistre, le virtuose de la harpe, qui sera en concert à la salle Bourgie le mardi 19 novembre, est en train de replacer son instrument sur l\u2019échiquier musical international et de réinventer un répertoire.A 40 ans, de Maistre est surtout connu comme le harpiste du Philharmonique de Vienne, même si cela fait trois ans que ce natif de Toulon, en France, a quitté la prestigieuse phalange viennoise dont il fut le harpiste solo pendant dix ans.Le titre prestigieux lui a permis de mener une carrière individuelle en plus de ses prestations orchestrales, à l\u2019image d\u2019Emmanuel Pahud, flûtiste à Berlin, d\u2019Alexei Ogrintchouk, hautboïste de l\u2019orchestre du Concertgebouw d\u2019Amsterdam, et de Jacques Zoon, flûte solo à Boston.Il a dû jongler avec ses calendriers individuel et collectif avant de plonger dans une carrière pleinement soliste.Une première à Montréal Le virtuose de la harpe, qui donne entre 80 et 90 concerts par an, a déjà été deux fois l\u2019invité du Club musical de Québec.C\u2019est la première fois qu\u2019il jouera à Montréal.Son activité de soliste l\u2019occupe pour moitié en concertos avec orchestre, pour un quart en récital et pour un quart en musique de chambre ou en récitals avec Diana Damrau.Dans le monde musical, on assiste depuis cinq ans à une résurgence de solistes dans des disciplines instrumentales laissées de côté pendant trois décennies : la harpe avec Xavier de Maistre; la guitare avec Milos Karadaglic; la trompette avec Alison Balsom.Comme au bon vieux temps de Maurice André, Lily Las-kine et Nicanor Zabaleta; de Narciso Yepes, Julian Bream et Alexandre Lagoya.Pour Xavier de Maistre, ce regain d\u2019intérêt ne part pas d\u2019un phénomène concerté.«On ne vend pas un instrument, dit-il en entrevue au Devoir.Le marché n\u2019attend pas: il faut proposer quelque chose.Chacun crée sa niche, crée sa demande.Aucun organisateur ne commence la planification de sa saison en se disant: \u201cJ\u2019aimerais bien avoir un concerto pour harpe.\u201d Il se dit: \u201cJ\u2019aimerais engager de Maistre.Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut lui faire jouer ?\u201d » Xavier de Maistre considère que c\u2019est exactement ce qui se passe en ce moment avec l\u2019orgue et l\u2019étrange Cameron Carpenter, soliste il y a quinze jours à Ottawa.Si les choses bougent en faveur d\u2019instruments marginaux, c\u2019est, aux yeux du harpiste, «parce que le répertoire symphonique est saturé et qu\u2019on cherche des personnalités pour susciter l\u2019intérét du public».La recette de son succès, Xavier de Maistre l\u2019attribue au fait d\u2019avoir proposé quelque chose de différent.«Chaque album avait un profil propre, j\u2019ai fait des arrangements qui sortaient des sentiers battus.Je ne me suis pas contenté de jouer le Concerto pour flûte et harpe de Mozart ou le Concerto pour harpe de Haen-del.Il y a eu un gros travail.Ensuite, il faut que tout se conjugue: la maîtrise technique, la présentation, la présence sur scène.» Arranger la musique En 2008, Le Devoir recevait un CD Debussy, le premier de Xavier de Maistre sur étiquette Sony.«Le plus beau disque de harpe entendu dans ma vie», écrivais-je alors.Ce CD intitulé Nuit d\u2019étoiles fut le premier d\u2019une série, chez Sony, se poursuivant avec un Hommage à Haydn (2009), le Concerto d\u2019Aranjuez (2010), Notte Veneziana, un programme italien (Vivaldi, Albinoni.) paru en 2012 et un récent CD Mozart.1 FELIX BROEDE / SONY CLASSICAL Le harpiste croit que si les choses bougent en faveur d\u2019instruments marginaux, c\u2019est entre autres à cause de la saturation du répertoire.Pour ceux qui s\u2019étonnent de voir du Debussy, du Haydn ou du Mozart à la harpe, signalons que Xavier de Maistre œuvre aussi comme transcripteur.Et cela marche.C\u2019est de la vraie musique, pas du kitsch-quétaine à l\u2019eau de rose ! C\u2019était le cas dans Debussy, dans Haydn (avec le fameux Concerto en ré majeur).Dans Mozart, avec le Concerto pour piano 19, K.459, Xavier de Maistre renouvelle le miracle.Mais pourquoi ce concerto ?«Il y a déjà eu des concertos de jeunesse de Mozart transcrits pour harpe, mais je voulais jouer un concerto parmi les grands Mozart tardifs.Le 19® Concerto est celui qui se prête le mieux à la transcription et où je n\u2019ai pratiquement pas dû faire de modifications.Il est davantage dans la tessiture supérieure, là où la harpe sonne le mieux et le plus clair.La partie soliste explore peu le bas médium, où les sonorités sont plus mates et où j\u2019aurais eu des problèmes d\u2019équilibre avec l\u2019orchestre.Je peux jouer sans aucune amplification avec un orchestre normal.» Xavier de Maistre avoue avoir commencé une transcription du 21\u201d Concerto, «mais dans tous les concertos qui comprennent des répétitions rapides, des variations à la main gauche, ou beaucoup de chromatismes la harpe sonnera de fnanière confuse».A Montréal, le harpiste jouera en soliste une Sonate en ut majeur de Mozart, une Sonate en do mineur de Giovanni Battista Pescetti, Recuerdos de la Alhambra de Francisco Târ-rega, l\u2019Impromptu en ré bémol majeur, opus 86 de Fauré, La mandoline d\u2019Elias Parish-Alvars, Le rossignol de Franz Liszt, deux Divertissements d\u2019André Caplet et un arrange-ment de La Moldau de Smetana.Pour les amateurs, il sera fort intéressant d\u2019aller entendre, deux jours plus tard, le jeudi 21 novembre à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, notre joyau, Valérie Mi-lot, dans le même exercice du récital pour harpe seul.Le Devoir s\u2019est avancé récemment en considérant, sur la foi de son exceptionnel CD de concertos de Haendel, Boïel-dieu et Mozart, que Valérie Milot n\u2019était guère loin du maî- tre mondial de la harpe.Les concerts nous le diront.Le Devoir XAVIER DE MAISTRE Récital à la salle Bourgie.Mardi 19 novembre à 19h30.Info : 514 285-2000, option 4.Récemment paru : Xavier de Maistre joue Mozart.CD Sony.(Tous les CD de l\u2019artiste chez Sony sont recomnmandés.) VALÉRIE MILOT Récital à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, jeudi 21 novembre à 20 h.Laissez-passer disponibles au 514 872-5338.DVoir aussi > Deux extraits de Xavier de Maistre en concert, ledevoir.com/ culture/musique KK On ne vend pas un instrument.Le marché n\u2019attend pas: il faut proposer quelque chose.Chacun crée sa niche, crée sa demande, )) Xavier de Maistre O 33ème saison Quatuor La Muse violons Yukari Cousineau Alexander Lozowski alto Brian Bacon violoncelle Alexandre Castonguay piano Dorothy Fieldman Fraiberg Oeuvres de McEwans, Brahms & Schuman Le jeudi 21 novembre, 20 heures Salle Redpath, Université McGill Entrée libre www.allegrachambermusic.com WîExx^rmbir ©vlvmann (9rcfesire bnraque et coeur be rl|artTtrrr Fondateur et directeur artistique Rafik Matta Présente La Messe en si mineur BWV232 de Jean-Sébastien Bach Pascale Beaudin, soprano Claudine Ledoux, alto Philippe Gagné, ténor Pierre-Étienne Bergeron, baryton-basse 23 novembre 2013 à 20h Cathédrale Christ-Church 635 rue Ste-Catherine Ouest Montréal www.ensembleTelemann.ca Info : www.admission.com Tél.514-790-1245 ou 1 -855-790-1245 Admission générale : prévente: 40 $, à la porte: 45 $ Étudiants : 25 $, âge d\u2019or: 30 $ i^aLle.\t2013/2014 rourgie La Fondation Arte Musioa présente MARDI 19NOVEMBRE\\19h30 XAVIER DE MAISTRE HARPE Un récital unique! La harpe comme vous ne l\u2019avez jamais entendue FAURÉ, LISZT, MOZART, PESCETTI, SMETANA En lien avec le Concours OSM Standard Life VENDREDI 22 NOVEMBRE\\20h HOMMAGE À BENJAMIN BRITTEN Pour souligner le 100® anniversaire de la naissancede Benjamin Britten (1913-1976) Cent ans jour pour jour ' Chœur de l\u2019église St.Andrew et St.Paul Les chambristes de la Fondation Arte Musica VENDREDIS DECEMBRE\\18h30 QUATUOR CAMBINI-PARIS Premiere fois en Amérique du Nord Une soirée de découvertes et de premières ' CAMBINI, DONIZETTI, VIVALDI En lien avec l\u2019exposition Splendore a Venezia Billets 34 ans et moins : - 50 % sallebourgie.caX 514-285-2000, option 4 M MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL \u2022ARTE MUSICA Présente par CHOSTAKOVITCH [.CHAMPAGNE H ATH OUTR MONT BILLETS A PARTIR DE30$\u2019 liHESENSUS ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÊZET-SÉGUIN DesJardins orchestremetropolitain.com ©THEATRE 514 495-9944 OUTREMONT 1248, av.Bernard O LE DEVOIR admission.com 514 790-1245 E 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 IM ÏISD Argent photographique ' IT ZACHARY FORMWALT ET TRAVAILLER AVEC LA PHOTOGRAPHIE De Jon Knowles, au Centre de l\u2019image contemporaine Vox, jusqu\u2019au 21 décembre.NICOLAS MAVRIKAKIS ^ haque période de l\u2019his-^ toire voit naître des modes d\u2019expression particuliers, correspondant au caractère politique, aux manières de penser et aux goûts de l\u2019époque», écrit Gisèle Freund dans La photographie en France au XIX^ siècle.Dans sa thèse de doctorat, conclue en France en 1936, la sociologue et photographe avait montré l\u2019importance de la photographie pour la bourgeoisie.Elle y démontrait comment ce nouveau médium avait pu prendre son envol au XIX® siècle grâce en particulier aux portraits que les bourgeois voulaient d\u2019eux-mêmes.Dès le règne de Louis XVI, ces bourgeois (grands, mais aussi petits) avaient voulu être représentés dans des portraits picturaux de plus en plus princiers.Et, quelques décennies plus tard, ils avaient trouvé dans la photo, très accessible financièrement, une manière de se faire croire qu\u2019ils étaient presque des «citoyens-rois», des individus qui pourraient eux aussi traverser l\u2019histoire, être immortalisés par ce type d\u2019image.Comment représenter le capitalisme?Ou plutôt, comment le capitalisme souhaite-t-il se représenter?Zachary Eormwalt, artiste amstellodamois (né aux Etats-Unis), poursuit à sa manière la réflexion sur les liens entre la photographie et la montée de la bourgeoisie.Il y va d\u2019une lecture sociologique et politique sur le système financier qui ne manque pas d\u2019intérêt.Pour résumer, disons que Eormwalt montre comment il est important pour le capitalisme et la bourgeoisie de rendre visible ce qui est en fait presque invisible (et qui l\u2019est encore plus aujourd\u2019hui), de rendre clair, lisible un système économique qui semble bien opaque.Le système monétaire est basé sur une immatérialité, sur un lien, presque inquiétant, entre l\u2019argent et le réel, sur un système de représentation qui semble avoir ses règles autonomes.Et l\u2019art et l\u2019argent ont parfois beaucoup en commun.Disons que l\u2019argent et le système financier constituent un système abstrait qui a besoin d\u2019une visibilité (d\u2019une forme d\u2019art qui s\u2019énoncerait comme réaliste).Eormwalt voit donc dans la photographie du XIX® siècle et dans le cinéma à ses débuts une forme d\u2019écho aux valeurs capitalistes (le texte de présentation parle même d\u2019une «complicité»).Cette immatérialité du monde de la finance en quête de visibilité, l\u2019artiste Eormwalt la met très bien en évidence.Déjà, dans son introduction à sa vidéo intitulée In Place of Capital, il cite un mot d\u2019un ami (C.J.) qui lui fait remarquer que faire un film sur les activités financières et les mouvements du marché capitaliste sera plutôt ennuyant et presque impossible, car il n\u2019y a rien à voir, toutes les transactions s\u2019effectuant d\u2019une manière immatérielle, «en particulier de nos jours où tout se passe d\u2019une manière électronique».¦îiSrl ANDRE ANNE PARADIS Détail d\u2019un document photographique de l\u2019exposition de Jon Knowles à Vox.L\u2019architecture, la photo et le cinéma ont pu servir et continuent de servir à laisser croire que le système économique peut être rendu visible.Un bon exemple : le bâtiment du Royal Exchange à Londres reconstruit en 1844 par William Tite en style néoclassique et qui fut «immortalisé» par le photo- graphe William Henry Eox Talbot en 1845.Eormwalt donne à voir ce bâtiment dans une série de photos inspirées par Talbot, mais aussi dans sa vidéo In Place of Capital.Mais il expose encore toute l\u2019actualité du type de questions qu\u2019il soulève en montrant la construction de la gigantesque Bourse de Shenz- hen (élaborée par le bureau d\u2019architectes de Rem Koolhaas) dans une autre vidéo intitulée Unsupported Transit.Comme Johan Hartle l\u2019écrit dans le texte de présentation, ce propos revient à ce que Marx disait de l\u2019argent, qui «convertit la représentation en réalité et la réalité en simple représentation».Jon Knowles Dans deux autres salles du Centre Vox, l\u2019artiste Jon Knowles propose un autre regard sur la photographie et ses rapports avec le document.Malgré le vide relatif des lieux (ici le désir de voir est mis en scène mais est aussi mis en déroute), il s\u2019agit d\u2019une exposition avec un propos très dense.Elle s\u2019organise autour de six propositions, six petites installations qui sont détaillées par un document à l\u2019entrée de la première salle.Comment résumer la chose sans trahir le propos ?En fait, nous pourrions justement voir dans cette oeuvre un travail sur la difficulté à transmettre la mémoire, sur le fait que toute oeuvre ou tout fait sera soumis à une interprétation à travers le temps.Dans cette exposition intitulée Travailler avec la photographie, Knowles traite donc des liens entre image et temps.L\u2019artiste nous invite à réfléchir à divers usages de la photo comme ins-trument de mémoire, sur l\u2019usage de la photo comme outil de documentation, de remémoration, mais aussi sur les limites (intrinsèques au médium ou d\u2019ordre social) de cet instrument.En particulier, vous devriez lire le volet que l\u2019artiste a mis sur Internet et qui offre diverses réflexions d\u2019historiens de l\u2019art «sur les frais associés à la reproduction d\u2019images, notamrnent les droits d\u2019auteurs».A notre époque où on nous fait croire que nous voulons protéger les droits des auteurs, ces échanges sont particulièrement très éclairants sur les enjeux économiques auxquels la photo est soumise.Collaborateur Le Devoir DVoir et lire > Des photos tirées de l\u2019exposition de même que des réflexions de Jon Knowles, ledevoir.com/ culture/arts- viseuls SOURCE ART MUR Clint Neufeld, He Said He Would Take Me to the Races, He Said It Would Be Fun, 2013.Gasser une noble image La porcelaine comme matériau dans la création actuelle \\)E LA PORCELAINE A L\u2019ŒUVRE Galerie Art mûr, jusqu\u2019au 21 décembre.JÉRÔME DELGADO Avec une vaste sélection d\u2019œuvres de 15 artistes, la galerie Art mûr propose de mettre en lumière la porcelaine comme matériau de prédilection dans la création actuelle.Connue pour ses expositions thématiques à grand déploiement, l\u2019enseigne de la rue Saint-Hubert ne se penche pas pour la première fois sur les liens parfois fragiles, pour ne pas dire tordus, entre les métiers d\u2019art et la recherche artistique \u2014 notamment par l\u2019expo Tout chaud, en 2010, qui rassemblait des artistes verriers.L\u2019énoncé dans De la porcelaine à l\u2019œuvre est similaire : le savoir-faire d\u2019une technique ancestrale mène aujourd\u2019hui aux propositions les plus originales.L\u2019objet précieux et décoratif d\u2019hier ne retrouve pas seulement de nouvelles formes.Dans les mains d\u2019artistes éveillés par d\u2019autres connaissances et d\u2019autres contextes sociaux, la porcelaine, ou le verre, ou les textiles, ou le fer, peuvent aussi être source de destruction.L\u2019introduction chez Art mûr SOURCE ART MUR Laurent Craste, La Gn d^une potiche H, 2012-13.est explicite de ce constat.Le photographe néerlandais Martin Klimas, grosse pointure défendue par des galeries de New York et de Dusseldorf, en Allemagne, met en images des figurines au moment de se fracasser, à l\u2019instar de ce qu\u2019a fait Gwœ nael Bélanger avec les objets de sa série Chutes.La photo choisie pour ouvrir l\u2019expo ne manque pas de dynamisme, comme si la destruction de la porcelaine découlait d\u2019un geste virulent.A ses côtés, La fin d\u2019une potiche, œu- ! Gallimard dTiÊ.PeR?NoEl ^ VjraiLlinara destination centre-ville Québecr http //pages infinit net/bussiere jaclinebussieres@videotron ca (418) 831-8349 vre en deux pièces de Laurent Craste, allie aussi délicatesse et violence: sa porcelaine, un vase anthropomorphique, viendrait de se pendre.S\u2019il y a un artiste chez nous qui revisite la porcelaine, c\u2019est bien Laurent Craste, céramiste de formation et professeur au cégep.Avec une dizaine d\u2019œuvres, l\u2019expo rend justice à celui qui a connu tout un automne, présent en solo au Lab Design du Musée des beaux-arts et chez Division, la galerie qui le représente.Craste respecte et confronte en même temps le caractère sacro-saint du matériau, lui donne des formes anachroniques, l\u2019adjoint d\u2019outils banals et rouillés (des clous, une clé anglaise).Son travail résume en quelque sorte le titre de l\u2019expo.De la porcelaine, noble et précieuse, à l\u2019œuvre, irrévérencieuse et modulable.Ils sont plusieurs à travailler de la sorte.Jeune diplômé de Concordia, Clint Neufeld moule des machines industrielles et les présente comme des objets de luxe.Basée à Lille, dans le nord de la Erance, Sarah Gar-zoni, autre jeune artiste défendue par Art mûr, défigure sobrement des plats d\u2019une blancheur éclatante.Céramiste de la Colombie-Britannique finaliste du prix Sobey en 2010, Brendan Tang transforme la porcelaine chinoise en machines à la fonction indéfinie.Si ce n\u2019était que de ces quatre artistes, l\u2019expo donnerait l\u2019impression de se répéter.Elle le fait déjà, remarquez, par la manière d\u2019étaler ici et là les œuvres de Craste et de Neufeld \u2014 et d\u2019autres.Si on évite le défilé de mini-solos, l\u2019éparpillement donne l\u2019impression qu\u2019il fallait combler les trous.On étire la sauce avec cette volonté de couvrir deux étages avec une seule expo.Et on demeure dans le clip de l\u2019objet chic.La présentation a le bonheur de ramener des œuvres plus anciennes.Celles-ci, réalisées par Marie Côté, Anne Ramsden, Stephen Schofield ou Erançois Morelli, par ailleurs aucun des quatre représenté par Art mûr, prouvent que la porcelaine défigurée, ou morcelée, ou détournée, est inscrite dans le paysage depuis longtemps.De Ramsden, par exemple.Art mûr expose une série d\u2019images de 1999 qui évoquent avec à propos la longévité du matériau.Une longévité culturelle autant que physique.Le diptyque Falling montre une série d\u2019assiettes en pièces archéologiques.Même en mille morceaux, cette vaisselle à l\u2019iconographie européenne {Bécassine, Tintin, Le Petit Prince.) semble résister au temps, toujours aussi blanche, aux dessins aussi nets.Le matériau est fragile, mais indestructible.Et l\u2019Empire occidental survit.L\u2019autre élément qui rompt avec la monotonie du discours des Craste et compagnie provient du travail sur le mouvement qu\u2019observent Greg Payee, vénérable artiste de l\u2019Alberta, et Amélie Prouk, des nouvelles générations nées au Québec.Le premier évoque, en photo ou en vidéo, la rotation propre à la fabrication d\u2019une céramique.Mais sa solution peut paraitre empesée, notamment par l\u2019obsession à reproduire une silhouette humaine entre deux vases.Avec des installations cinétiques et sonores, la seconde casse l\u2019image de fragilité tellement associée à la faïence.Mieux: avec l\u2019œuvre Jardin baroque, c\u2019est le visiteur qui pousse les fleurs en porcelaine à se cogner les unes contre les autres.De la porcelaine à l\u2019œuvre, oui, mais aussi, comme le synthétise Amélie Proulx, de l\u2019usage presque unique à un considérable champ de propriétés, d\u2019images et de fonctions.Collaborateur Le Devoir DVoir > Des œuvres tirées de l\u2019exposition De la porcelaine à l\u2019œuvre, ledevoir.com/culture/arts- visuels LE DEVOIR LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 E 11 CULTURE>CINEMA \"71 ¦ THOMAS SAMSON AGENCE ERANCE-PRESSE La réalisatrice Claire Simon se dit fascinée par les existences en transit dans les gares, dont elle a d\u2019abord fait un documentaire Web.Claire Simon sur les quais Dans Gare du Nord, la cinéaste s\u2019intéresse au quotidien du lieu mythique ainsi qu\u2019à celui de ceux qui le fréquentent FRANÇOIS LEVESQUE Environ 200 millions de personnes y passent chaque année.Certains sont des habitués, d\u2019autres ne font que passer.Sur les quais de la gare du Nord, les vies se frôlent, pressées.A la vue de tous, le meilleur camouflage qui soit en ces contrées fourmillantes, la réalisatrice française Claire Simon a épié les voyageurs des mois et des mois durant, avec en tête ce projet singulier qu\u2019est le fdm Gare du Nord, à la fois film choral, documentaire et drame sentimental.«Toutes ces existences en transit.C\u2019est un lieu fascinant, explique l\u2019auteure lors d\u2019un entretien réalisé plus tôt cet automne dans le cadre du Festival du nouveau cinéma.J\u2019ai d\u2019abord réalisé un documentaire intitulé Géographie humaine, destiné au Web, mais un volet fiction était d\u2019office prévu.Pour le scénario, je me suis inspirée de personnes réelles rencontrées au cours de mes recherches.Tout est vrai, même si c\u2019est de la fiction.» Qui dit quai de gare dit histoire d\u2019amour, du moins au cinéma, et celle que propose Gare du Nord, évanescente comme la fumée que crachaient naguère les locomotives, fait honneur à la tradition.Ainsi une voyageuse s\u2019arrête-t-elle, l\u2019air hésitant, la cinquantaine séduisante, le regard hanté.Un jeune homme l\u2019aborde avec à la bouche quelques questions d\u2019ordre sociologique.11 est étudiant et sa thèse porte sur l\u2019endroit et qui le fréquente.11 en connaît à présent les moindres recoins et légendes.Ses habitants, car il y en a, n\u2019ont plus de secret pour lui.Malgré elle, la femme est séduite, l\u2019étudiant aussi.Autour d\u2019eux, le temps n\u2019a pas le temps de s\u2019arrêter, car la gare du Nord n\u2019attend pas.De vrais acteurs.Nicole Garcia interprète Mathilde, cette passagère mystérieuse.L\u2019actrice n\u2019en est pas à un train près, elle qui l\u2019a déjà pris, en mère perturbée, dans Betty Fisher et autres histoires, de Claude Miller.«J\u2019ai écrit le personnage spécifiquement pour elle, confirme Claire Simon.Elle possède un talent inouï, bien sûr, mais elle a aussi cette vérité, très rare.Une fois qu\u2019elle s\u2019est engagée, elle s\u2019est glissée dans la peau du personnage avec un mélange inspirant de grâce et de rigueur.Dans le film, Mathilde porte une perruque à cause de traitements de chimiothérapie.Ç\u2019aurait été facile pour Nicole de ne la porter que pour une seule scène, lorsqu\u2019on révèle l\u2019artifice, mais elle a tenu à la porter pendant tout le tournage.Elle était Mathilde, tout simplement.» Reda Kateb joue pour sa part Ismaël, cet amant ferrovi-pathe plus jeune.On l\u2019a découvert, repoussant, en petit trafiquant pornophile dans Un prophète.Sa mine patibulaire ne le destinait pas aux rôles romantiques.Ici, elle fait pourtant merveille.Robert-François Damiens {La délicatesse), en père qui cherche sa fille fugueuse, et Monia Chokri (Les amours imaginaires), en femme d\u2019affaires fatiguée, leur donnent la réplique avec un naturel idoine.et des acteurs vrais Et il y a ces marchands, avec leurs étals et leurs kiosques, et ces employés, aux guichets, à l\u2019entretien.«Pour les rôles secondaires, on a procédé à un \"casting sauvage \u201d dans la gare et ses abords.Là encore, je voulais des gueules vraies.» Etonnamment, ce souci d\u2019authenticité tout documentaire dans l\u2019approche cède parfois la place à des moments presque oniriques.Désertée la nuit, la gare du Nord n\u2019est plus que spectres et bruissements.La remarque fait sourire Claire Simon.«Ça aussi, c\u2019est vrai.La gare est vivante, même après le départ du dernier train.» Mais dès l\u2019aube, c\u2019est la faune du jour qui reprend ses droits.Telle une nuée humaine, elle se déplace et s\u2019immobilise en masse, puis se sépare au gré des destinations, au gré des voies.Et Mathilde et Ismaël, inéluctablement, de prendre chacun la leur puisque, même si c\u2019est vrai, ça reste du cinéma.Gare du Nord prend l\u2019affiche le 22 novembre.Le Devoir À mort l\u2019Église ! AU NOM DU FILS Réalisation : Vincent Lannoo.Scénario: Albert Charles, Vincent Lannoo et Philippe Falardeau.Avec Astrid Whett-nall, Philippe Nahon, Achille Ridolfi, Zacharie Chasseriaud, Lionel Bourguet, Jacky Nercessian.Musique: Michelio Bisceglia.80 minutes.ODILE TREMBLAY Drôle de film, qui enfonce les portes ouvertes avec une déroutante vigueur.Le Québécois Philippe Falardeau a participé au scénario de cette production franco-belge qui ne fait pas dans la dentelle.Cette charge de cavalerie anticléricale, décollée de son époque \u2014 on n\u2019est plus au temps du Viri-diana de Bunuel \u2014, démolit le clergé à cœur joie.Pamphlet anarchiste qui scandalisera les bigots et laissera les autres songeurs.Au nom du fils n\u2019a pas retenu sa main, mais tant qu\u2019à cogner, d\u2019autres cibles plus pertinentes aujourd\u2019hui auraient fait l\u2019affaire.Au départ, une punaise de sacristie (Astrid Whettnall, parfaite) mariée, mère de famille, anime une émission religieuse à la radio et un vicaire sournois s\u2019invite à domicile.La dame ignore que son mari et son fils aîné s\u2019entraînent au sein d\u2019inquiétantes milices ca-tho en croisade contre l\u2019islam.Ça tourne mal.Mort du papa en arrangeant son arme, suicide du fils las de se faire tripoter par le vicaire.Changement de cap, la mère entre en vengeance contre un clergé vicieux et corrompu.Beaucoup d\u2019hémoglobine sera versée.Le film, comiquement pétri de clichés, est essentiellement symbolique et sans doute faut-il le voir ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Le réalisateur Vincent Lannoo comme une mise en accusation de toutes les tyrannies ; la pédophilie étant ici au centre du Mal.Par son jusqu\u2019au-boutisme.Au nom du fils déverse une énergie, et certaines scènes \u2014 celles de l\u2019entraînement paramilitaire, de la mort du fils et de quelques meurtres bien gratinés (surtout celui de l\u2019évêque) \u2014 sont puissantes, mais la première moitié s\u2019éternise.Les émissions de prêchi-prêcha se répètent.Le meilleur du film réside dans ses scènes de vengeance, poussées jusqu\u2019à une fureur absurde tarantinienne à la Kill Bill, mais sans l\u2019unité de style.Astrid Whettnall est sensationnelle en bras de la justice immanente, atout capital.Qn se demande quand même pourquoi ^\u2019acharner aussi fort sur une Eglise désertée.Le dosage d\u2019humour, de mauvais goût, de réalisme, de blasphème et de folie pure n\u2019est pas au point à travers cette mise en scène qui joue de plusieurs tons.D\u2019où le malaise.Le Devoir La guerre à douze ans LA VOLEUSE DE LIVRES (THE BOOK THIEF) Réalisation : Brian Percival.Scénario : Michael Petroni d\u2019après le roman de Markus Zusak.Avec Sophie Nélisse, Geoffrey Rush, Emily Watson, Ben Schnetzer.Photo: Florian Ballhaus.Montage: John Wilson.Musique: John Williams.États-Unis, 2013, 131 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Allemagne, 1939.Liesel, 12 ans, vient d\u2019être adoptée par Hans et Rosa, lui papa gâteau, elle maman biscuit sec.L\u2019acclimatation ne se fait pas sans heurt, mais chacun y met du sien.Découvrant que Liesel ne sait pas lire, Hans entreprend de le lui enseigner; tendre complicité.Mais la guerre couve et bientôt on brûle les livres sur la grand-place du village.Refusant de s\u2019arrêter en si bon chemin, Liesel lit en cachette.Rapidement, elle devient suffisamment bonne pour faire la lecture au jeune homme juif que ses nouveaux parents cachent dans la cave.Tiré du roman à succès du même nom, La voleuse de livres propose un récit d\u2019apprentissage classique sur fond d\u2019Holo-causte, sujet grave s\u2019il en est, mais traité avec la retenue attendue d\u2019une œuvre destinée à un jeune public.Un jeune public que l\u2019on tente d\u2019éveiller au pouvoir salvateur des livres 20™ CENTURY EOX Tiré du roman du même nom, La voleuse de livres raconte l\u2019histoire de Liesel qui apprend à lire sim fond d\u2019Holocauste.(comme L\u2019histoire sans fin le fit en son temps).Un beau message, on en conviendra.Ironiquement, toutefois, on a souvent l\u2019impression d\u2019être en présence de l\u2019adaptation d\u2019une pièce de théâtre, et non d\u2019un roman.Un transfuge de la série télévisée Downton Abbey, le réalisateur Brian Percival, signe en effet une mise en scène des plus confinées.Certes, c\u2019est en partie de circonstance, mais la grammaire cinématographique utilisée n\u2019en trahit pas moins une vision artistique limitée.Sur le plan du scénario, ça coince aussi.Passons outre l\u2019épouvantable narration débitée par la Mort en personne, un procédé artificiel hérité du roman.Le problème se situe davantage du côté de l\u2019intrigue dépourvue de surprise.Dans les circonstances, les acteurs s\u2019en tirent avec les honneurs, surtout Emily Watson, qui parvient à insuffler d\u2019infinies nuances émotionnelles au cliché de la marâtre au bon fond (un décalque de la Marilla Cuthbert AAnne la maison aux pignons verts).Face à cette dernière et à Geoffrey Rush, deux grandes pointures, la Québécoise Sophie Nélisse paraît tout à fait à sa place.11 ne fait aucun doute que ce rôle-là, pour limité et consensuel que soit le film, lui en assurera d\u2019autres à Hollywood.Le Devoir BILLETS EN VENTE MAINTENANILI BARBARA HENBRICKS SOPRANO ¦t lOVE DERIMINGER PIANO ROMANTISME, IMPRESSIONNISME , ET CABARET BRAHMS-FAURË-BARBER-SCHÔNBERE-WEILL 21 février'20 h MAISON SYMPHONIQUE OE MONTRÉAL 25 février ¦ 20 h MAISON SYMPHONIQUE OE MONTRÉAL KATIAet MARIELLE LABEQUE WEST SinESTORY+ avec la partIcipaBon da RAPHAEL SEGUINIER ET GONZALO ERAU 22 février'20 h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Coup de chapeau à HAITI DANY LAFERRIERE HAÏTI: UN PAYS QUI VIT DART ET D'EAU FRAICHE 20février 20 h THÉÂTRE DU GESÙ 1$ par billet vendu sera remis à la fondation KANPE ROUKMAN EKSPERYANS 21\tfévrier'20 h LASTRAL, MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN 1$ par billet vendu sera remis à la fondation KANPE KANAUAL KANPE 2014 ^ 22\tfévrier ¦ 19 fi SOCIÉTÉ DES ARTS TECHNOLOGIQUES [SAT] Les profits du KANAVAL seront versés à la fondation KAN PE SPECTACLE DE CLOTURE JULIETTE GRÉCO ^ CHANTE # BREL Jg G Ai.'î U mars ¦ 19530 w > SALLE WILFRIO-PELLETIER, POA SPECTACLE D\u2019OUVERTURE MICHEL eTtLE FLYBIN band ROIOERIEN y , en collaboration avec CBC Radio-Canada PREMIERE MONTREALAISE 20 février 20 h théâtre Maisonneuve, pua EVENEMENT SPECIAL LE GRAND REPAS ET SPECTACLE LOUISIANAIS ZACHARY RICHARD avec PATRICK MOULD en cuisine 23 février Souper, 18 h Spectacie, 20 530 BALMORAL et L\u2019ASTRAL, MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN BILLETS# PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com MAiSON SYMPHONiQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com SOCiETE DES ARTS TECHNOLOGiQUES (SAT) 514 844-2033 |sat.qc.ca L'ASTRAL, MAiSON DU FESTiVAL Rio TiNTO ALCAN 1 855 790-1245 admission.com ticketmaster.ca GESÛ- CENTRE DE CRÉATiViTÉ 514 861 -4036 | legesu.com 514 288-9955 185LUMIERES.montrealenlumiere.com CBC « Radio-Canada Canada \"\u201cïâSif\tCIHiî «i M ÜF nVréai\tMontréal®\tQuébecïï E 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2013 [CINEMA La fin d\u2019un monde LE DEMANTELEMENT Réalisation et scénario: Sébastien Pilote.Avec Gabriel Ar-cand, Gilles Renaud, Lucie Laurier, Johanne-Marie Tremblay, Sophie Desmarais, Dominique Leduc.Image: Michel La Veaux.Montage: Stéphane Lafleur.Musique: Serge Nakaushi-Pelle-tier.Québec, 2013, 111 minutes.ODILE TREMBLAY Suivre Sébastien Pilote, c\u2019est tenir le fil d\u2019une œuvre cohérente et pourtant attentive à la découverte, s\u2019enfoncer dans une région, le Sa-guenay-Lac-Saint-Jean, sans cesse revisitée par le cinéaste du court métrage Dust Bowl! Ha ! Ha ! et du Vendeur.C\u2019est aussi pénétrer une conscience penchée sur le sort ingrat des campagnes et des petites villes, en lente agonie.Le tout servi par son grand talent de scénariste, de réalisateur et de directeur d\u2019acteurs (on se rappelle à quel point Gilbert Sicotte avait donné le meilleur de lui-même dans Le vendeur).Gabriel Arcand obtient à son tour un grand rôle dans Le démantèlement, film beaucoup plus contemplatif que les œuvres précédentes de Pilote.Cette fable, proche du Père Goriot de Balzac, auquel le cinéaste se réfère, se rapproche thématiquenient de l\u2019univers de Bernard Emond, avec des considérations morales ouvrant sur le don de soi et le sacrifice.Le tout au milieu des images magnifiquement cuivrées de Michel La Veaux, qui capture les paysages automnaux sur les champs à la tombée du jour, comme la maison, la ferme, son horizon, dans ce beau film mélancolique, dont Stéphane Lafleur a assuré le fluide montage.Le cinéaste considère Le démantèlement comme un western de l\u2019Est, et l\u2019univers de John Eord n\u2019est pas loin.Quant à la musique inspirée de Serge Nakaushi-Pelletier, tout en cordes, elle accentue cette proximité avec le western, encore qu\u2019ici les moutons aient remplacé les bovins.On est au Québec, après tout.Au début, l\u2019approche semble quasi documentaire, avec ce fermier Gaby (Gabriel Arcand) qui élève des agneaux.Les gestes du quotidien de la ferme r FILMS SEVILLE Gabriel Arcand, en fermier qui élève des agneaux, a un jeu criant de vérité.imposent lentement leur rythme.Les nuages, les couchers de soleil en ont long à dire.Le film est tourné en 35 mm, autre matière en perdition.Sa fille Marie (Lucie Laurier) vient rendre visite au père avec ses deux enfants.Elle a besoin d\u2019argent, une grosse somme pour soutenir Cette fable, proche du Père Goriot de Balzac, auquel le cinéaste se réfère, se rapproche thématiquement de Tunivers de Bernard Emond son train de vie après avoir laissé son époux.Gaby, fou de sa ferme, se décide à tout vendre, et la mécanique de la liquidation se met en branle.Le fermier est peu loquace, mais ses yeux parlent, son demi-sourire, son humour pince-sans-rire, et parfois une douleur sourde éclatant en silence, sur l\u2019épaule de sa fille.Il est souvent capté en gros plans fixes.S\u2019il trichait un quart de seconde, la vérité du film s\u2019envolerait.Il ne triche pas.Le grand compagnon des bons et mauvais jours est un chien doux et magnifique, qui nous vaudra en fin de parcours des scènes de séparation poignantes.En tendresse inquiète, le beau personnage de Gilles Renaud (exceptionnel) dans la peau du comptable ami fidèle, qui exhorte Gaby à conserver sa ferme mais ne le laissera jamais tomber quoi qu\u2019il fasse.Ce qui nous vaut des dialogues à la fois loufoques et douloureux, comme avec l\u2019exépouse de Gaby (Johanne-Marie Tremblay) qui s\u2019enfuit devant les propositions de la 25® heure de son ancien mari.La beauté des paysages ne contraste pas avec le drame qui se joue.La saison des couleurs fauves se colle à ce drame à la fois personnel et collectif, car tout autour de Gaby les paysans vendent leurs terres.Un premier en- can grouillant montre ce crépuscule d\u2019un mode de vie qui ne peut résister à l\u2019offensive des grandes entreprises agricoles.L\u2019encanteur est véritable, les fermiers des alentours sont mis à contribution.On aurait préféré davantage de scènes avec Marie, trop enfermée dans son égoïsme.Ce père qu\u2019elle néglige se dépouillera pour elle, sans le lui annoncer, mais on ne lui offre guère de scènes rédemptrices.Sophie Desmarais en Erédé-rique, la seconde fille, comédienne à la ville, au départ absente, revient pour l\u2019hallali, c\u2019est-à-dire l\u2019encan de Gaby, la fin d\u2019un monde, celui de la ferme ancestrale.Lumineuse le temps d\u2019un soupir, mais présente.Ce qui préfigure peut-être un avenir possible pour l\u2019homme et ses filles.Difficile d\u2019y croire.Son dépouillement a des accents mystiques.S\u2019il profitera à Gaby, ce sera en des dimensions pard-lèles, intan^bles.Il n\u2019est plus de la terre, déjà.Le Devoir Chicanes sous le sapin THE BEST MAN HOLIDAY Réalisation et scénario : Malcolm D.Lee.Avec Morris Chestnut, Paye Diggs, Regina Hall, Terrence Howard, Sanaa Lathan.Image: Greg Gardiner.Montage: Paul Millspaugh.États-Unis, 2013,123 minutes.ANDRÉ LAVOIE Même ceux qui avaient aimé The Best Man avaient sûrement oublié depuis un bon moment cette comédie à succès de Malcolm D.Lee, pas mal moins vindicatif que son cousin Spike Lee.Quatorze ans plus tard, il renoue avec les personnages de cette frange universitaire, et très prospère, du milieu afro-américain, lui qui avait jadis donné le ton à ce type de films pour une clientèle longtemps marginalisée par Hollywood.Le titre de cette suite donne une excellente idée des ambitions de son auteur : pareil au premier, mais avec la touche dite magique des Eêtes.En effet, The Best Man Holiday provoque une nouvelle rencontre avec les amis d\u2019antan, certains toujours en contact tandis que d\u2019autres nourrissent de vieilles rancunes, sans compter les rivalités amoureuses, un ingrédient essentiel à tout bon soap-opéra.Car il s\u2019agit bien de cela, huis clos luxueux dans une indécente monster house, celle d\u2019un footballeur au seuil de la retraite (Morris Chestnut, The Rock en plus subtil), guère convaincu par l\u2019idée de son épouse (Monica Calhoun, l\u2019élégance qui domine la distribution féminine) de jouer la carte de la nostalgie amicale.Or, c\u2019est Noel.Harper (Taye Diggs, une fragilité un peu feinte), un écrivain jadis à succès et maintenant sur la brèche alors qu\u2019il sera bientôt papa, n\u2019est pas plus enthousiaste de retrouver les copains, les vrais comme les faux.Il pourrait par contre convaincre cette étoile sportive de se confier pour une biographie qui rapporterait gros.Pari difficile puisque les deux hommes sont depuis longtemps en conflit, ce qui provoque quelques étincelles pendant ces retrouvailles.Elles s\u2019annoncent d\u2019ailleurs agitées, faisant resurgir des anecdotes sexuelles croustillantes et des comparaisons peu flatteuses sur le plan professionnel.Ce sont quelques-uns des î UNIVERSAL Les acteurs Morris Chestnut et Monica Calhoun jouent un richissime couple.éléments d\u2019une intrigue aussi chargée qu\u2019un arbre de Noel dans une famille de nouveaux riches, croulant sous les incidents cocasses ou tragiques.avec bien sûr la maladie comme ingrédient tire-larmes essentiel au film du temps des Eêtes.Chaque personnage porte en lui tant d\u2019ambitions, de désirs secrets et d\u2019énergie que le cinéaste multiplie les finales grandiloquentes pour refermer tous les tiroirs d\u2019un récit étalé pourtant sur quelques jours.Sur le mode «on rit, on pleure, la vie est si belle», The Best Man Holiday affiche aussi une propension ostentatoire pour la vulgarité, verbale autant que physique (quand deux rivales se crêpent le chignon, le temps est suspendu).Cela ajoute à ce buffet d\u2019émotions contradictoires, bien décrit par un personnage secondaire: «It\u2019s just like a TV show.» Quand ça provient de la plume même du cinéaste-scénariste, on peut le croire sur parole.Collaborateur Le Devoir Ken Scott, deux fois papa de David Wozniak Delivery Man a été pour moi une porte sur l\u2019Amérique », raconte le cinéaste ODILE TREMBLAY Décidément, Hollywood n\u2019en finit plus d\u2019ouvrir ses bras aux cinéastes québécois.Mais rares sont ceux qui, comme Ken Scott, réalisent un remake de leur propre film.Coup double aussi pour le producteur André Rouleau, de nouveau à sa barre.Delivery Man, le Starbuck américain, prendra l\u2019affiche vendredi prochain, au cours du congé de Thanksgiving, qui fait le plein de spectateurs aux Etats-Unis.On parle d\u2019une sortie d\u2019envergure à travers tout le territoire.Vince Vaughn {Into the Wild, The Break-Up) tient le rôle de David Wozniak, jadis dévolu à Patrick Huard.Et Ken Scott se dit ravi de sa distribution.Chris Pratt joue l\u2019ami avocat et Cobie Smolders, la copine du héros.Un seul acteur a participé aux deux films : Sébastien René, en rejeton handicapé de Wozniak, rôle d\u2019ailleurs muet.Sortie en juillet 2011, la comédie Starbuck de Ken Scott, dont il avait écrit le scénario avec Martin Petit, avait remporté un franc succès au Québec et à l\u2019étranger.Sélectionné au Eestival de Toronto, le film avait été vu par plusieurs délégués des studios.Et les offres de remakes se faisaient nombreuses pour cette histoire de donneur de sperme qui se retrouve géniteur de 533 enfants, désireux de le rencontrer.Deux adaptations de Starbuck existent déjà: Vicky Donor de Shoojit Sircar, production de Bollywood, et Éonzy de la Erançaise Isabelle Sobaval.«Nous étions courtisés pour un remake américain, explique Ken Scott, mais on voulait que Starbuck fasse sa carrière au Québec, au Canada et à travers le monde [il a été vendu dans 25 pays] avant sa version américaine.Comme on tenait à faire le film nous-mêmes.Si souvent, il a été question de projets de remakes qui sont tombés à Veau.Je trouvais important de m\u2019entourer de partenaires qui croyaient vraiment au projet.» Une réu- nion avec les gens de DreamWorks, Steven Spielberg et compagnie, qui allaient porter avec eux Delivery Man, fut déterminante.Quand on parle du fameux final eut, droit de montage final, rarement obtenu aux Etats-Unis, Ken Scott précise que la question ne s\u2019est pas posée avec l\u2019équipe de Spielberg.«Ils sont «directors friendly».» On se souvient que Ken Scott, pour diriger Delivery Man, avait dû abandonner la barre d\u2019un autre remake, celui de La grande séduction dont il avait signé le scénario original, soulevant un conflit avec le producteur Roger Erappier de Max Eilms.«Mais The Grand Seduction devait être tourné un an plus tôt.J\u2019ai eu par la suite un conflit d\u2019horaire», répond-il.Québécois élevé dans les deux langues (anglophone à la base), humoriste et scénariste, il dit adorer la comédie.«Je voulais raconter l\u2019histoire de Starbuck de la même façon en anglais, sans traduire le scénario.Les gens s\u2019imaginent que réaliser un remake est plus facile que de faire un film original.Le croire est un piège.Tout est à faire.Il faut traiter la production comme un nouveau film, sans la comparer à l\u2019original.Quoique, finalement, on se soit retrouvés avec un film d\u2019une structure semblable à celle de Starbuck.» Si Delivery Man semble nappé de plus de musique que la version québécoise, le réalisateur affirme ne pas l\u2019avoir fait consciemment dans le but de plaire au public américain.Ken Scott n\u2019en a pas fini avec Hollywood.Il tourne Business Trip avec Vince Vaughn et Dave Eranco, une comédie sur un voyage d\u2019affaires qui tourne mal.C\u2019est d\u2019ailleurs Vince Vaughn, ravi de sa collaboration avec Scott sur Delivery Man, qui a suggéré le nom du cinéaste québécois pour prendre la barre de ce film.«Alors oui.Delivery Man a été pour moi une porte sur l\u2019Amérique», constate Ken Scott.Le Devoir __________________ DISNEY PICTURES Pour le remake de Starbuck, tourné aux Etats-Unis, le réalisateur Ken Scott voulait s\u2019entourer d\u2019une équipe croyant au projet.INTERDIT AUX ECCLESIASTIQUES UNE COMÉDIE DÉFOULATOIRE «.UNE CHARGE ANTICLÉRICALE FÉROCE ET BOULEVERSANTE.COÉCRITEAVEC PHILIPPE FALARDEAU.» Le Devoir Matlin Bilodeau .UNE JOUISSIVE COMÉDIE INTELLIGENTE EN FORME DE CONTE CRUEL QUI SUSCITE AUTANT LE RIRE QUE LA RÉFLEXION.» Voir Manon Dumais ZACHARIE CHASSERIAUD asirid WHETTNALL phiiippe NAHON Au NOM DU Fils axmfilms corn SCENARIO ET DIALOGUES VINCENT LANNOO ET PHILIPPE EALARDEAU U PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINEMAS I-MAISON DU CINÉMA-1 I SHERBROOKE I LA VIE D\u2019ADÈLE - CHAPITRE 1 ET 2 (BLUE IS THE WARMEST COLOR) ABDELLATIFKECHICHE FESTIVAL DE CANNES PRIX DE LA MISE EN SCENE CANNES 2013 LOUVE D\u2019OR 2013 L\u2019INCONNU DU LAC ALAIN GUIRAUDIE THE BROKEN CIRCLE BREAKDOWN (ALABAMA MONROE)\tE FELIX VAN GROENINGEN CINE-KID PRESENTE LES NOUVELLES AVENTURES DE CAPELITO DIMANCHE 17 NOVEMBRE A11H HEU AMAT ESCALANTE - 105 MIN., V.O.ESPAGNOLE S.-T.F.ET AUSSI A L\u2019AFFICHE: SOUmSOUV UN NOUVEAU COMPTOIR T ^\t^ SOUPESOUPÀEXCENTRIS i\tTOUS LES JOURS! 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