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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2013-11-27, Collections de BAnQ.

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[" RDS perd son monopole sur les matchs du Canadien au profit de TVA Page B 10 Gaz de schiste : le projet de loi sur un moratoire renaît Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.CIV N\u201c 2 7 0 LE DEVOIR, LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013 1,13 $+TAXES= 1,30 L\u2019industrie alimentaire influence les politiques de Santé Canada PAULINE GRAVEL Plusieurs comités consultatife de Santé Canada qui ont pour mission de recommander au gouvernement l\u2019adoption de réglements ou politiques en matière de nutrition et de normes alimenMres sont noyautés par des individus entretenant des relations plus ou moins directes avec l\u2019industrie alimentaire, révéle une étude publiée mardi dans la revue Open Medicine.Cette situation pour le moins inquiétante serait en grande partie responsable de l\u2019inaction du gouvernement canadien quand vient le temps d\u2019instaurer des mesures visant notamment à assainir les aliments commercialisés au pays.Plusieurs auteurs de l\u2019article qui sont membres de l\u2019un ou l\u2019autre de ces comités consulta-tife avaient ressenti un malaise à se retrouver entourés d\u2019un grand nombre de personnes ayant des liens avec l\u2019industrie alimentaire au sein de leur comité.«Nous soupçonnions que les comités étaient envahis par des individus en conflit d\u2019intérêts, nous avons décidé de vérifier si les sites Web de ces comités affichaient des informations qui auraient pu confirmer nos suspicions», explique au Devoir \\e premier auteur de l\u2019article, le D\" Norm Campbell, professeur à l\u2019Université de Calgary, en Albert^ et membre du sous-groupe sur le sodium du Comité consultatif sur la réglementation des aliments de Santé Canada.Les auteurs ont ainsi constaté que dans trois de ces comités, plus de 50% des membres avaient des intérêts financiers directs (ils avaient investi dans une compagnie alimentaire, en recevaient des redevances, ou en étaient employés, par exemple) ou indirects (ils recevaient un soutien financier pour leur recherche ou leurs conférences, etc.) dans le secteur Dans les comités consultatifs, «les personnes dépourvues d\u2019intérêts financiers [.] ne forment plus qu\u2019une petite minorité» VOIR PAGE A 10 : SANTE CANADA Aujourd\u2019hui Actualités > Pauline Marois vise 2017 pour le nouveau pont Champlain, plutôt que 2021, comme Tenvisage Ottawa.Page A 3 Le Monde > Après le Mali, la France s\u2019apprête à intervenir en Centrafrique, où un millier de soldats seront déployés.Page B 7 Avis léfiaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B6 A6 B2 , B 10 A6 B 10 Ottawa et la sécurité ferroviaire Un portrait noir, avant Lac-Mégantic MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Malgré des incidents et des rapports accablants au fil des ans, Ottawa a une fois de plus été blâmé mardi, le vérificateur général ayant constaté des lacunes omniprésentes quant à la sécurité ferroviaire au pays.Le gouvernement peine à cibler les entreprises et les chemins de fer les plus à risque, son ministère n\u2019a mené que le tiers des vérifications prévues, et ses inspecteurs manquent d\u2019outils et de compétences pour s\u2019acquitter de leur tâche.Rédigé quelques jours â peine avant la tragédie de Lac-Mégantic et déposé mardi aux Communes, le dernier rapport du vérificateur géné- ral, Michael Ferguson, ne viendra pas calmer ceux qui s\u2019inquiétaient des chemins de fer canadiens.En se fiant â des données incomplètes VOIR PAGE A 10 : SÉCURITÉ Lire aussi > Rapport du vérificateur : le Canada pourrait manquer de navires militaires.Page A 2 m A JACQUES NADEAU LE DEVOIR Vérification du système de fi'einage d\u2019im wagon qui faisait partie du convoi qui a provoqué la tragédie de Lac-Mégantic, en jitillet.Quelques joius avant le drame, le vérificateur général du Canada avait rédigé un rapport montrant que Transports Canada est incapable de cibler les entreprises les plus à risque.Canada Surreprésentation des minorités visibles dans les pénitenciers HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Ce fut longtemps un reproche adressé aux prisons américaines et il s\u2019applique désormais â celles du Canada.Les Noirs et les autochtones constituent une proportion démesurée de la population carcérale et leur présence derrière les barreaux a explosé au cours des dix dernières années.Depuis 2003, le nombre de Noirs incarcérés dans des prisons fédérales a augmenté de 80% et celui des autochtones, de 46%, tandis que le nombre de personnes blanches a diminué, lui, de 3%.«L\u2019augmentation récente de la population carcérale est presque exclusivement due à la croissance du nombre de délinquants de différentes origines ethniques et culturelles», conclut l\u2019enquêteur cor- VOIR PAGE A 10 : PÉNITENCIERS JOHN MOORE/GETTY IMAGES/AGENCE ERANCE-PRESSE En dépit d\u2019une forte augmentation de la population carcérale visible dans les pénitenciers canadiens, l\u2019enquêteur correctionnel canadien met en garde contre la tentation d\u2019y lire une américanisation des prisons canadiennes.Ci-dessus, un gardien escorte un immigrant dans une prison californienne.Complexe immobilier SANS CHAUFFAGE En colère, les locataires exigent d\u2019être indemnisés MELANIE LOISEL ISABELLE PARÉ Des centaines de résidants privés de chauffage depuis plusieurs jours au complexe immobilier «Joie de vivre», dans l\u2019arrondissement montréalais de Saint-Laurent, devront être patients, puisque la compagnie CAPREIT ne prévoit pas le retour complet â la normale avant le 4 décembre et qu\u2019aucune forme de dédommagement n\u2019a pour l\u2019instant été offerte aux locataires par le prospère gestionnaire d\u2019immeubles.Un communiqué diffusé mardi par la CAPREIT, dont le siège social est â Toronto, a avisé les résidants que ïajout d\u2019une chaudière temporaire permettra d\u2019assurer un certain niveau de chauffage dans les logements et que des «appareils d\u2019appoint» continueront â être fournis aux résidants.La situation ne sera toutefois complètement rétablie que le 30 novembre au 155, rue Deguire, et le 4 décembre au 135, rue Deguire.La Canadian Apartment Properties Real Estate Investment Trust (CAPREIT) est l\u2019un des plus importants gestionnaires d\u2019immeubles résidentiels VOIR PAGE A 10 : LOCATAIRES Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : En quête de recours.Page A 8 77831303444848 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 20IS ACTUALITES RAPPORT DU VERIFICATEUR GENERAL Le Canada pourrait manquer de navires militaires MURRAY BREWSTER à Ottawa Le Canada risque de n\u2019avoir ni le type ni le nombre de navires militaires nécessaires à sa flotte en raison de l\u2019intransigeance budgétaire du gouvernement Harper et de son incapacité à faire ses devoirs en matière de politique de défense nationale, prévient le vérificateur général du Canada.Michael Ferguson a livré, dans un rapport publié mardi, le fruit de ses réflexions sur la Stratégie nationale d\u2019approvisionnement en matière de construction navale, et ses quelques premiers projets qui, s\u2019ils figurent déjà sur la liste des dossiers en attente, n\u2019en sont qu\u2019au stade de la planification.26 milliards M.Ferguson souligne que la stratégie d\u2019ensemble est bien exécutée et que des mécanismes de surveillance ont été mis en place pour protéger les contribuables.Mais Ottawa fait preuve d\u2019une trop grande rigidité sur certains aspects qui pourraient nuire à la Marine royale à plus long terme, soutient-il.M.Ferguson rappelle que les navires n\u2019ont toujours pas été dessinés et que le processus de renouvellement de la flotte de frégates et de contre-torpilleurs n\u2019en est qu\u2019aux étapes préliminaires pour l\u2019instant.Il reste que l\u2019enveloppe de 26 milliards de dollars prévue pour l\u2019acquisition de 15 na- vires semble insuffisante à la lumière des informations disponibles, affirme-t-il.Les budgets alloués au renouvellement de la flotte de frégates et au programme de patrouille navale dans l\u2019Arctique n\u2019ont pas été révisés ni revus à la hausse depuis plus de cinq ans, en dépit de la hausse des coûts des matériaux et de la main-d\u2019œuvre, dit M.Ferguson.On ignore donc le nombre exact de navires qui pourront être construits.Les contraintes budgétaires en vigueur pourraient forcer la Marine à réduire la taille de sa flotte en deçà de ses besoins.M.Ferguson explique dans son rapport que, pour respecter le budget établi, la Marine a accepté des compromis sur la capacité militaire des navires de patrouille de l\u2019Arctique et des navires de ravitaillement de l\u2019armée, dont le renouvellement était déjà prévu.Selon lui, la stratégie d\u2019ensemble, qui prévoit un total de 34 milliards de dollars sur 30 ans, a besoin d\u2019une surveillance serrée pendant tout le processus, mais aussi d\u2019un assouplissement budgétaire.Accueillant favorablement le rapport, la ministre des Travaux publics, Diane Finley, a déclaré dans un communiqué qu\u2019il était encore «très tôt» pour identifier les possibles ajustements \u2014 s\u2019il devait y en avoir \u2014 à apporter au processus.La Presse canadienne Élections partielles : le PC et le NPD font contre mauvaise fortune bon cœur MARIE VASTEL HÉLÈNE BUZZETTI Correspondantes parlementaires à Ottawa Au lendemain d\u2019élections partielles décevantes pour leur parti, ni les conservateurs ni les néodémocrates n\u2019ont voulu voir dans les résultats un constat que leurs troupes vivent des moments difficiles.Les scrutins de lundi se sont soldés par un statu quo aux Communes, mais les votes récoltés par les partis traduisent néanmoins des changements sur le terrain.Les libéraux de Justin Trudeau ont, dans les quatre circonscriptions, bonifié leurs appuis en profitant d\u2019une baisse de popularité des conservateurs, tandis que les néodémocrates ont dû se contenter de faire du surplace.En recul Le Parti conservateur est la seule formation qui a accusé un recul de ses appuis dans chacune (Jes quatre circonscriptions.A Bourassa, il est passé sous la barre des 5%.Dans Toronto-Centre, il a perdu 14 points de pourcentage par rapport à 2011.Même dans les bastions manitobains, la ferveur conservatrice s\u2019est émoussée: le PC a confortablement remporté Provencher, mais avec 13 points de moins qu\u2019en 2011, tandis qu\u2019il a conservé à l\u2019arraché Brandon-Souris avec 20 points en moins.«Nous sommes entrés dans la course avec deux sièges.Nous en Semaine de L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE du 24 au 30 NOVEMBRE 2013 Parce que pour moi comme pour vous, L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ÇA COMPTE! Posez des gestes concrets, réalisez des économies et découvrez des trucs et programmes pour économiser de l'énergie.EFFICACITEENERGETIQUE.GOUV.QC.CA UN , QUEBEC POUR TOUS Québec i O CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Chrystia Freeland succède à Bob Rae comme députée libérale dans Toronto-Centre.ressortons avec deux sièges, a souligné le secrétaire parlementaire du premier ministre, Paul Calandra, à l\u2019instar d\u2019autres députés.Tout le monde laissait entendre que nous n\u2019aurions pas un bon résultat, que nous pourrions même perdre les quatre.Cela n\u2019a pas été le cas.Nous avons obtenu 58% dans Provencher et nous avons conservé Brandon-Souris, alors je pense que ce sont de très bons résultats.» Même discours au Nouveau Parti démocratique, oû Thomas Mulcair a refusé de se dire déçu.Le chef néodémocrate a plutôt cité les résultats de son parti dans Toronto-Centre, seule circonscription oû le parti a fait des gains en récoltant 6 points de pourcentage de plus qu\u2019en 2011 et en disputant la victoire aux libéraux en début de soirée.Mais que dire de Bourassa, oû le NPD n\u2019a pas progressé et récolté un point de moins qu\u2019il y a deux ans, alors que la vague orange balayait le Québec et que le parti affrontait nul autre que Denis Coderre?M.Mulcair s\u2019est dit «ravi» d\u2019avoir «maintenu la vague orange», ce qui prouve selon lui que le parti «est en train de s\u2019implanter au Québec».Le legs de Layton La lutte dans Montréal-Nord a été acerbe, les néodémocrates lançant notamment une offensive publicitaire négative contre les libéraux.Ce qui a inspiré M.Trudeau à sortir les derniers propos de Jack Layton des catacombes, lundi soir, pour reprocher à Thomas Mulcair d\u2019avoir transformé le NPD en «parti mesquin» qui «n\u2019est plus le parti d\u2019espoir et d\u2019optimisme de Jack Layton ».Une sortie qui a été mal reçue chez les néodémocrates et qui «en dit long sur [le] jugement et [le] caractère» de M.Trudeau, a accusé M.Mulcair.«Le legs de Jack Layton m\u2019inspire, comme plusieurs, tout comme son approche de la politique», a à son tour rétorqué le chef libéral.Et il en a ra-jouté en affirmant que «le NPD a probablement des questions à se poser quant à la manière avec laquelle il a choisi de mener ses campagnes».Le chef bloquiste a pour sa part perdu des appuis dans Bourassa, obtenant 13% contre 16% en 2011.«Je suis déçu du résultat, il faut l\u2019indiquer, a déclaré Daniel Paillé.Cependant, une élection partielle dans Bourassa en 2013 n\u2019est pas comparable avec ce que sera une élection générale au Québec en 2015 et ça ne reflète pas la situation du Bloc québécois à travers le Québec.» Le Devoir Lire aussi > Signai d\u2019aiarme.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 8 eVOTE ELECTIONS PARTIELLES dans les circonscriptions d\u2019Outremont et de Vian le 9 décembre 2013 Du 27 novembre au 5 décembre 2013, c\u2019est la révision spéciale C\u2019est votre dernière chance pour apporter une modification à la liste électorale ! Les bureaux de révision spéciale sont ouverts du lundi au vendredi, de 9h à 21 h, et les samedi et dimanche, de 9h à 17h, entre le 27 novembre et le 5 décembre 2013 Attention, le 5 décembre les bureaux sont ouverts jusqu'à 14h Important! Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale permet de voter uniquement les jours du vote au bureau du directeur du scrutin et le jour de l'élection Pour en savoir davantage : \u2022\telectionsquebec.qc.ca À partir de votre code postal, vous y trouverez une mine de renseignements dont l'adresse de vos bureaux de révision et de vote, la liste des candidats et bien plus \u2022\tinfo@electionsquebec.qc.ca \u2022\t1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) OUTREMONT Adresse du bureau de révision spéciale POUR LES SECTIONS DE VOTE* 1 à 111 Bureau du directeur du scrutin 5359, avenue du Parc Montréal, H2V 4G9 VIAU Adresse du bureau de révision spéciale POUR LES SECTIONS DE VOTE* 1 à 112 Bureau du directeur du scrutin 8261, boulevard Saint-Michel Montréal, H1Z 3E4 * Le numéro de votre section de vote est ment sur votre avis S Tous les locaux ou siègent les commissions de revision sont accessibles aux personnes handicapées Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537 0644 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Chatlue Ms, c'est la démocratie qui gagne LE DEVOIR, LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013 A ACTDAIITES Objectif: 2015 Manon CORNELLIER à Ottawa Les sondages laissaient croire qu\u2019on aurait droit à des surprises, mais le partage des sièges à la Chambre des communes est resté inchangé à la suite des quatre élections partielles de lundi.Le Parti conservateur a gardé ses deux sièges et le Parti libéral, les siens.Malgré tout, il n\u2019y a eu qu\u2019un seul gagnant: Justin Trudeau.Son parti a augmenté sa part du vote dans les quatre circonscriptions, mais ses plus gros bonds ont été enregistrés au Manitoba.Une bonne nouvelle pour quiconque espère redonner pied à un parti décimé.Les libéraux ont tellement bien fait que les conservateurs ont eu peur de perdre Brandon-Souris, un comté bleu foncé depuis plus de 50 ans, à une exception près.Arrivés quatrièmes en 2011 avec moins de 6% des votes, les libéraux ont remporté 42,7% des voix lundi.Dans Provencher, l\u2019autre château fort conservateur, les libéraux ont récolté 29,9% des voix, comparativement à 6,7% en 2011.Dans Toronto-Centre et dans Bourassa, le Parti libéral ne s\u2019est pas contenté de conserver ses sièges, il a augmenté sa part du vote.Le Nouveau Parti démocratique, en revanche, a fait mieux qu\u2019en 2011 dans une seule circonscription, celle de Toronto-Centre (6 points de plus).Il y a enregistré son meilleur résultat à vie, insistait le chef Thomas Mulcair hier, pour faire bonne figure.Et dans Bourassa, il a reculé d\u2019un tout petit point, ce que M.Mulcair interprète comme une bonne nouvelle.Selon lui, cela montre que la vague orange tient le coup.Mais, et il y a un gros mais, son parti s\u2019est effondré au Manitoba, cédant la seconde place aux libéraux dans les deux circonscriptions contestées.Dans Brandon-Souris, il a fait un maigre score de 7,4%, alors qu\u2019il avait récolté 25,2% des votes en 2011.Dans Provencher, ses appuis ont diminué de moitié (de 17,9% à 8,2%).?Tout ça laisse croire que les électeurs désenchantés des conservateurs se tournent d\u2019abord vers les libéraux, qu\u2019il y a toujours un effet Trudeau alors que la solide performance de Thomas Mulcair en Chambre ne résonne toujours pas.Cela a de quoi inquiéter le NPD.Si les partielles devaient être un présage de ce qui l\u2019attend en 2015, cela voudrait dire qu\u2019il renouerait avec son rôle traditionnel de troisième parti aux Communes.Mais le prochain scrutin est dans deux ans et des élections partielles sont un piètre baromètre pour une élection générale où la campagne nationale éclipse souvent les enjeux et les candidats locaux.La complaisance n\u2019est toutefois pas une option pour M.Mulcair.Le NPD ne peut espérer prendre le pouvoir, même minoritaire, sans faire des gains à travers le pays.La vague orange de 2011 ne s\u2019est produite qu\u2019au Québec.Dans le reste du Canada, les appuis néodémocrates ont augmenté de 12 points, mais Jack Layton n\u2019a réussi qu\u2019à gagner huit sièges de plus.Il en faudra davantage à M.Mulcair.Et c\u2019est pour cette raison que le recul manitobain de cette semaine, la seule province encore gouvernée par des néodémocrates, n\u2019est pas une bonne nouvelle.?Les conservateurs ne sont pas en reste.Ils ont perdu du terrain partout.Ils peuvent se vanter d\u2019avoir gardé leurs deux sièges, mais ce fut de justesse dans un cas.La manipulation du processus de nomination de leur candidat a divisé les conservateurs de Brandon-Souris, mais elle ne peut expliquer à elle seule un recul de presque 20 points.Une partie de la saignée est attribuable aux déboires du gouvernement Harper et à une retombée du scandale au Sénat.Sinon, comment décoder la perte de plus de 12 points dans Provencher, une circonscription conservatrice jusqu\u2019au bout des ongles où il n\u2019y avait aucune bisbille interne?Dans Toronto-Centre, la lutte entre libéraux et néodémocrates occupait tout l\u2019espace, mais il y a toujours eu un petit noyau conservateur dans cette circonscription.Il a fondu lundi.La part d\u2019appuis du PC est passée de 22,6% à 8,7%.Et dans Bourassa, le candidat conservateur a obtenu moins de 5% des voix, confirmant la profonde impopularité de M.Harper auprès de la majorité des Québécois.Ou, en tout cas, des Montréalais.Pour le chef conservateur, ce sont les résultats à l\u2019extérieur du Québec qui sont le plus préoccupants, car ils signalent une possible érosion qu\u2019on peut associer à l\u2019usure et à l\u2019effet corrosif d\u2019une certaine façon de gouverner.En janvier, cela fera huit ans que M.Harper est au pouvoir.Le téflon a eu le temps de s\u2019égratigner et, quand le gouvernement est pris en défaut ou critiqué, comme dans les rapports du vérificateur général et de l\u2019inspecteur correctionnel hier, il ne peut plus se cacher derrière le bilan de ses prédécesseurs.Il en porte tout le fardeau.Les deux années à venir peuvent lui offrir l\u2019occasion de se refaire une image ou l\u2019exposer encore plus aux controverses, nouvelles et anciennes.Pour M.Mulcair, les deux années qui restent lui donnent une chance de consolider ses appuis et, surtout, de les élargir.M.Trudeau affirme que son message positif a eu raison de ses adversaires et de leurs attaques et il entend persister dans cette voie.Mais deux ans à ce régime, c\u2019est long, car avec la popularité viennent les attentes et l\u2019examen plus serré des idées.mcornellier@ledevoir.com H Hitia Un puits d\u2019exploration de la compagnie Talisman, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, en mars 2009.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Gaz de schiste : le projet de moratoire renaît Les élus adoptent à Lunanimité le principe du projet de loi pour prolonger l\u2019interdit d\u2019exploitation JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Après des semaines de querelles parlementaires, les quatre partis siégeant à l\u2019Assemblée nationale ont adopté, de façon unanime, le principe du projet de loi pour instaurer un moratoire sur l\u2019exploitation des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent.«Je pense qu\u2019il est devenu plus cohérent pour l\u2019ensemble des parlementaires de dire: allons de l\u2019avant avec les consultations.Qu\u2019elles aient lieu avant ou après le vote, on s\u2019entend pour dire que c\u2019était un exercice purement parlementaire», s\u2019est réjoui le ministre de l\u2019Environnement, Yves-Erançois Blan-chet, au terme du vote mardi après-midi.Cela fait près d\u2019un mois que le gouvernement tente de faire adopter le principe du projet de loi 37 interdisant certaines activités destinées à rechercher ou à exploiter du gaz naturel dans le schiste.Mais, jusqu\u2019à mardi, il s\u2019est heurté à l\u2019opposition de la CAQ et du Parti libéral, qui souhaitaient que le gouvernement procède à des consultations particulières avant d\u2019adopter le principe, comme c\u2019est généralement le cas.Or le ministre de l\u2019Environnement, Yves-Erançois Blanchet, entendait procéder autrement, craignant que les oppositions ne lui refassent «le coup de la 43», faisant référence au projet Je pense qu\u2019il est devenu plus cohérent pour l\u2019ensemble des parlementaires de dire: allons de l\u2019avant avec les consultations )y Le ministre Yves-François Bianchet de loi sur les mines rejeté par les partis d\u2019opposition à l\u2019étape du principe après avoir mené de longues consultations.Pourparlers Refusant de céder à ce qu\u2019il appelait du «chantage», le porte-parole libéral en matière d\u2019Environnement, Gerry Sklavounos, appuyé par la CAQ, avait proposé une motion pour reporter le vote.Québec solidaire s\u2019était abstenu, ce qui avait fait dire au gouvernement que l\u2019opposition ne voulait pas de moratoire.Depuis, des pourparlers ont eu lieu entre les leaders des quatre partis.«Au début du mois, c\u2019était juste une question de procédurite, affirme Erançois Bonnardel, de la CAQ, avouant du coup qu\u2019il y a eu de l\u2019obstruction volontaire de la part de l\u2019opposition pour faire entendre raison au gouvernement.On s\u2019est entendus avec [le leader parlementaire du gouvernement, Stéphane] Bédard, sur le fait qu\u2019on va adopter le principe.On prend votre parole, mais vous nous faites des consultations immédiatement.» Au Parti libéral, Gerry Sklavounos affirme que, devant «l\u2019intransigeance» du gouvernement, il fallait faire «un bout de chemin pour tenter de faire fonctionner ce gouvernement».Le gouvernement est donc revenu à la charge mardi et le principe du projet de loi a été adopté à l\u2019unanimité.Visiblement fier, Stéphane Bédard s\u2019est amusé un peu au Salon bleu.«Quel beau moment! J\u2019ai presque le goût de faire un \u201ccalleux\u201d au leader de l\u2019opposition [Pierre Moreau] pour lui dire que ce vote est formidable.» On avait beau avoir une entente informelle, la question des consultations a toutefois causé de nouvelles frictions sur les gens à inviter à venir témoigner en commission parlementaire.La question devrait être réglée par une nouvelle motion gouvernementale qui sera présentée aux parlementaires mercredi.Le Devoir Marois vise 2017 pour le nouveau pont Champlain Ottajva avance plutôt 2021 pour l\u2019inauguration de la nouvelle structure ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La première ministre Pauline Marois croit qu\u2019avec la collaboration d\u2019Ottawa, le nouveau pont Champlain pourrait être inauguré en 2018, voire en 2017, plutôt qu\u2019en 2021.«On est prêts à travailler avec Ottawa absolument, sans aucune restriction.C\u2019est ce que fai proposé au premier ministre canadien, M.Harper, a déclaré Pauline Marois lors de la période de questions à l\u2019Assemblée nationale.Si nous pouvons travailler de concert pour raccourcir les échéanciers, est-ce qu\u2019on peut les ramener de trois,^ quatre ans ?Tant mieux, c\u2019est ce que je souhaite.» Plan d\u2019affaires attendu Québec a même proposé au gouvernement fédéral d\u2019assumer la responsabilité de la construction du nouveau pont Champlain.«À trois reprises où fai rencontré M.Harper, à trois reprises, j\u2019ai parlé du pont Champlain.Chaque fois, je lui en ai parlé toujours pour lui dire: collaboration.Nous pourrions même prendre en charge la réalisation du projet.Je suis cdlée jusque-là parce qu\u2019on a plus d\u2019expertise dans la gestion des ponts qu\u2019en a le fédéral», a soutenu M\u201c® Marois.«Il y a des solutions.Nous pourrions aller plus vite.Mais f attends, de la part du fédéral, qu\u2019il aille dans le même sens que nous», a-t-elle fait valoir.Le ministre conservateur responsable du Québec, Denis Lebel, a promis de présenter, d\u2019ici la fin de l\u2019année, le plan d\u2019affaires du JACQUES NADEAU LE DEVQIR Le pont Champlain vieillit plus rapidement que prévu.gouvernement fédéral pour le nouveau pont Champlain.Mardi, le chef de la Coalition avenir Québec, Erançois Legault, a insisté pour que l\u2019échéancier des travaux soit devancé.«Il n\u2019y a personne ici qui va me convaincre qu\u2019on n\u2019est pas capables de remplacer le pont Champlain avant 2021», a-t-il dit à l\u2019Assemblée nationale.Il a demandé à la première ministre de solliciter une rencontre avec Stephen Harper afin d\u2019en venir à une entente visant l\u2019accélération du projet.«Je suis d\u2019accord pour rencontrer le premier ministre demain matin», a répondu Pauline Marois.Le chef caquiste a indiqué qu\u2019il enverra une lettre au chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, et une autre au chef libéral, Justin Trudeau, pour qu\u2019ils fassent pression sur Stephen Harper.De son côté, le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, s\u2019est étonné du fait que le gouvernement Charest n\u2019ait pas vu l\u2019urgence de construire un nouveau pont.Dès 2006 Dès 2006, le directeur général de la société Les ponts Jacques-Cartier et Champlain incorporée (PJCCI), Glen Carlin, avait prévenu Ottawa de la dégradation prématurée du pont Champlain, a-t-il révélé à La Presse.C\u2019est quatre ans avant que la firme Delcan ait conclu dans un rapport à un risque «d\u2019effondrement partiel» de f ouvrage.«Comment ça se fait que, du côté du gouvernement du Québec, nos prédécesseurs n\u2019ont pas accéléré la cadence autant [pour] la pression sur le gouvernement fédéral que [pour] les mesures d\u2019atténuation?», s\u2019est demandé Sylvain Gaudreault devant les journalistes.Le Devoir Les pièces de la superpoutre sont arrivées à destination Les pièces de l\u2019immense poutre de support visant à renforcer la structure du pont Champlain ont été apportées tout près de leur destination finale dans la soirée de lundi et dans la nuit de mardi.Les pièces étaient entreposées depuis 2009 sur un terrain de la société situé près du pont Jacques-Cartier.Elles ont été déplacées par camion et disposées tout près de l\u2019ancien poste de péage du pont Champlain, à L\u2019Ile-des-Sœurs.Les cinq grandes pièces métalliques seront assemblées au cours des prochains jours afin que la poutre soit prête lorsque l\u2019installation pourra être effectuée, idéalement le week-end prochain.L\u2019installation s\u2019effectuera jour et nuit; une seule voie sera alors ouverte par direction sur le pont Champlain durant le week-end.Entre-temps, afin de faciliter les déplacements entre Montréal et la Montérégie, les deux voies de circulation sur le pont Victoria et les trois voies sur le pont Jacques-Cartier sont désormais disponibles en direction de Montréal plus tôt, soit à compter de 5 h 30 pour le pont Jacques-Cartier et de 5 h à 10 h pour le pont Victoria.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 20IS ACTUALITES VILLE DE MONTREAL Schnobb confirmé à la tête de la STM JEANNE CORRIVEAU PTiilippe ScTinobb prendra la tête de la Société de transport de Montréal (STM).La nomination de l\u2019ancien journaliste au poste de président du conseil d\u2019administration de la STM a été approuvée mardi soir par le conseil municipal malgré l\u2019opposition des élus de Projet Montréal.L\u2019ex-journaliste de Radio-Canada prendra la place de Michel Labrecque qui dirige la spciété de transport depuis 2009.A l\u2019instar de M.Labrecque, Philippe Schnobb siégera au conseil d\u2019administration de la STM à titre de représentant des usagers.Employé par Radio-Canada depuis 27 ans, Philippe Schnobb avait mis sa carrière de journaliste entre parenthèses en juin dernier pour se porter candidat pour l\u2019Equipe Denis Coderre dans le district de Saint-Jacques, il a toutefois mordu la poussière le 3 novembre contre la colis-tière de Richard Bergeron, Janine Krieber.Opposition de Bergeron D\u2019entrée de jeu, le chef de l\u2019opposition, Richard Bergeron, a indiqué que son équipe voterait contre la nomination de Philippe Schnobb.«Je ne lui connais malheureusement aucune expertise ni en transport ni en gestion des grandes administrations publiques», a-t-il dit.JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Denis Coderre souhaitait voir Philippe Schnobb se faire élire dans le district de Saint-Jacques.Il a dénoncé le caractère partisan de cette nomination.Selon lui, M.Coderre aurait dû reconduire Michel Labrecque dans ses fonctions, celui-ci ayant insufflé un nouveau dynamisme à la société de transport au cours de son mandat, a-t-il souligné.«Je suis inquiet, considérant ce que sont les enjeux de transport présentement à Montréal et ce qu\u2019ils seront dans les prochaines années», a-t-il dit.Denis Coderre a reproché aux élus de Projet Montréal LES REGLES APPLICABLES AUX CONTRIBUTIONS POLITIQUES AU QUÉBEC \u2019 Selon la Loi électorale, seule une personne physique possédant la qualité d\u2019électeur peut verser une contribution à une entité politique autorisée (parti poiitique, instance de parti, député indépendant et candidat indépendant).' Les personnes moraies, comme ies compagnies et ies syndicats, ne peuvent en aucun temps contribuer au financement de ces entités.Eiies ne doivent pas, non pius, rembourser une contribution faite par un éiecteur.' Toute contribution doit être accompagnée d\u2019une fiche de contribution dûment rempiie et signée par ie donateur.Cette fiche contient ia déciaration du donateur à i\u2019effet que sa contribution est faite à même ses propres biens, voiontairement, sans compensation ni contrepartie et qu\u2019eiie n\u2019a fait ni ne fera i\u2019objet d\u2019un queiconque remboursement.\u2022\tLe total des contributions qu\u2019un électeur peut effectuer au cours d\u2019une année civile est limité à 100$ par parti politique, député indépendant et candidat indépendant autorisés.\u2022\tLors d\u2019une élection générale ou partielle, l\u2019électeur d\u2019une circonscription où a lieu une élection peut verser des contributions additionnelles pour un total ne dépassant pas 100$ à chacun des partis, députés indépendants et candidats indépendants autorisés.\u2022\tToute contribution de plus de 50$ doit être faite au moyen d\u2019un chèque personnel ou d\u2019une carte de crédit.Le chèque doit être libellé à l\u2019ordre du Directeur général des élections du Québec et indiquer au bas de celui-ci au bénéfice de quelle entité politique la contribution doit être versée.\u2022\tLe représentant officiel et les solliciteurs qu\u2019il désigne par écrit à cette fin sont les seules personnes qui peuvent recueillir les contributions.IL Y A 19 PARTIS POLITIQUES AUTORISÉS Conformément à l\u2019article 101 de la Loi électorale, le Directeur général des élections du Québec fait connaître par la présente la liste des partis politiques autorisés en date du 20 novembre 2013.PARTI POLITIQUE REPRESENTANT(E) OFFICIEL(LE) BLOC POT Hugo St-Onge (intérimaire) Frédéric Prouix COALITION AVENIR QUEBEC -L\u2019ÉQUIPE FRANÇOIS LEGAULT François Legauit Martin Labrie EQUIPE AUTONOMISTE Guy Boivin Carol Nadeau EQUIPE ADRIEN POULIOT-PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC Adrien Pouliot Louis Bernard MON PAYS LE QUEBEC Claude Dupré Louise Day OPTION NATIONALE Sol Zanetti Sylvain Gauthier PARTI DE LA CLASSE MOYENNE DU QUÉBEC Jean Laflamme PARTI EQUITABLE Yvan Rodrigue Michel Bégin PARTI INDEPENDANTISTE Michel Lepage (intérimaire) Pierre Drolet-Massue PARTI LIBERAL DU QUEBEC/ QUEBEC LIBERAL PARTY Philippe Couillard Alain Paquin PARTI MARXISTE-LENINISTE DU QUÉBEC Pierre Chénier Christian Legeais Renaud Blais Eugénie C.Bonneau PARTI QUEBECOIS Pauline Marois Sylvain Tanguay PARTI DES SANS PARTI Frank Malenfant (intérimaire) Richard Gauthier PARTI UNITE NATIONALE Paul Biron Lisette Gauthier PARTI VERT DU QUEBEC/ GREEN PARTY OF QUÉBEC Alex Tyrrel Ken McMurray QUEBEC - REVOLUTION DÉMOCRATIQUE Robert Genesse Claude Bourque QUEBEC SOLIDAIRE Pierre-Paul Saint-Onge Manon Massé UNION CITOYENNE DU QUEBEC / QUÉBEC CITIZENS\u2019 UNION Marc-André Lacroix Kevin Clermont Pour plus d\u2019information, communiquez avec nous : Le Directeur général des élections du Québec Édifice René-Lévesque 3460, rue de La Pérade Québec (Québec) G1X 3Y5 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) electionsquebec.qc.ca [Xi % LE DIRECTEUR GENERAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC leur «mépris» et leur «dogmatisme».11 a défendu son choix: «M.Schnobb est quelqu\u2019un qui est extrêmement rigoureux sur le plan intellectuel et d\u2019une très grande intégrité.Il a mon entière confiance», a-t-il dit.La nomination de Philippe Schnobb, ainsi que celle des autres membres du CA de la STM \u2014 parmi lesquels Marvin Ro-trand et Marie Plourde \u2014 a été entérinée par un vote de 31 voix contre 24 par le conseil municipal.«Laïcité inclusive» Plus tôt en après-midi, les élus ont discuté de laïcité avec la présentation, par le maire Coderre, d\u2019une déclaration liée à la Charte de la laïcité du gouvernement de Pauline Marois.Mais cette motion réitérait essentiellement le principe de «laïcité inclusive» adopté à l\u2019unanimité par le conseil municipal en août dernier.Plusieurs élus, dont Marvin Rotrand et Lionel Perez, en ont profité pour exprimer leur opposition à la Charte.«Le projet de Charte est une solution à un problème qui n\u2019existe pas.Elle ne sert qu\u2019à diviser Montréal», a soutenu M.Rotrand.«Le principe de neutralité de l\u2019Etat est une composante essentielle de toute démocratie libérale occidentale, a reconnu M.Perez.Mais cette neutralité a pour objectif de s\u2019assurer de la liberté de conscience et de religion de chacun, de garantir que l\u2019Etat n\u2019impose pas sa vision philosophique et religieuse sur ses citoyens.» Les partis d\u2019opposition ont donné leur appui à la déclaration, qui ne rejetait pas clairement la Charte de la laïcité.« Ce qui est merveilleux avec le concept de laïcité inclusive, c\u2019est que tout un chacun a leur propre définition de laïcité inclusive», a d\u2019ailleurs signalé la conseillère de Coalition Montréal, Elsie Lefebvre.La déclaration a été adoptée à l\u2019unanimité.Le Devoir Coderre recrute le d.g.de la Ville de Québec Alain Marcoux entreprendra la réforme de l\u2019appareil administratif montréalais Alain Marcoux JEANNE CORRIVEAU ISABELLE PORTER à Québec Alain Marcoux sera le prochain directeur général de la Ville de Montréal.Le maire Denis Coderre a confirmé mardi soir avoir recruté le directeur général de la Ville de Québec afin d\u2019entreprendre une réforme en profondeur de l\u2019appareil administratif montréalais.Ancien ministre dans le gouvernement de René Lévesque, M.Marcoux est d.g.de la Ville de Québec depuis 2006.«C\u2019est quelqu\u2019un qui a un bagage extraordinaire, tant au niveau politique qu\u2019au niveau municipal.Il va insuffler un vent nouveau.C\u2019est un serviteur de l\u2019Etat hors pair», a indiqué M.Coderre lors d\u2019un point de presse en marge de l\u2019assemblée du conseil municipal mardi soir.M.Coderre a relaté avoir discuté avec M.Marcoux des défis qui attendaient la métropole «La chimie entre nous a été totale», a-t-il dit.Le maire entend procéder à la nomination de son nouveau d.g.avant les Fêtes pour un mandat de cinq ans.L\u2019arrivée de M.Marcoux, qui a participé aux discussions difficiles avec les syndicats de Québec, ne doitpas être interprétée comme un avertissement à l\u2019endroit des syndicats montréalais, a dit M.Coderre: «Tout le monde sait que c\u2019est Régis qui mène là-bas et qu\u2019il a sa façon de faire.Je parle déjà avec les syndicats.Ça n\u2019a rien à voir avec la question des fonds de pension, mais tout à voir avec une réforme administrative en profondeur de la Ville de Montréal.» Âgé de 68 ans, M.Marcoux a d\u2019abord été d.g.de l\u2019ancienne Ville de Sainte-Foy avant de suivre Andrée Boucher à la Ville de Québec en 2006.Au sein du gouvernement de René Lévesque dans les années 1980, il avait notamment été ministre des Travaux publics et des Affaires municipales.11 quittera ses fonctions à la Ville de Québec le 8 décembre.Un «mandarin» à Québec En matinée, le maire de Québec, Régis La-beaume a annoncé que son nouveau d.g.sera André Legauit, factuel p.-d.g.de la Commission administrative des régimes de retraite du gouvernement (CARRA).Âgé de 60 ans, André Legauit est à la tête de la CARRA depuis l\u2019an dernier.Une expérience non négligeable pour le maire de Québec.«Quelqu\u2019un qui lit le rapport D\u2019Amours et qui le comprend du premier coup, j\u2019en connais pas ben ben », a-t-il résumé.M.Legauit avait auparavant occupé des postes de direction chez Revenu Québec et à la SAAQ.11 a aussi été sous-ministre adjoint au ministère des Finances.M.Labeaume voulait «un mandarin »\\)0UY rétablir l\u2019équilibre avec ses nouveaux directeurs adjoints, qui sont tous issus du secteur privé.Le principal intéressé n\u2019était toutefois pas présent à l\u2019annonce.«André Legauit ne veut pas être public.[.] C\u2019est un gestionnaire, un gars qui ne recherche absolument pas ça», a dit le maire.Le Devoir ASSEMBLEE PUBLIQUE ANNUELLE La Fondation canadienne pour l'innovation investit dans l'équipement et les laboratoires de pointe utilisés par les chercheurs pour permettre au Canada d'innover et de prospérer.V INNQVATION.CA CANADA FOUNDATION FOR INNOVATION Conférencier FONDATION CANADIENNE POUR L'INNOVATION David Strangway Fondateur, Quest University Canada Ancien président, Fondation canadienne pour l'innovation Innovation \u2014 axée sur l'offre ou axée sur la demande?Ne manquez pas cette occasion d'entendre l'un des plus éminents experts au Canada sur la recherche menée dans les établissements postsecondaires.Vendredi 6 décembre 2013 ShàlOh FAIRMONT CHÂTEAU LAURIER SALON DRAWING 1, rue Rideau Ottawa (Ontario) RSVP d'ici le 29 novembre 2013 613.947.3885 ou rsvp@innovation.ca Le nombre de places à cet événement gratuit est limité, veuillez donc vous inscrire tôt Un petit-déjeuner continental sera servi.La recherche au service des collectivités Tu ne t\u2019encabaneras point.Premier commandement pour profiter de i\u2019hiver : prenez l\u2019air grâce au grand «solde L\u2019hiver à la porte» de Porter.Des rabais ravigotants qui vous donneront la bougeotte.Réservez d\u2019ici le vendredi 29 novembre.porter raffinee sur toute la ligne Vols au depart de Montreal.Reservez d\u2019ici le 29 novembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 11 avril 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à i'avance.Tarifs alier simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX 3 par Jour TORONTO SAULT STE.MARIE 17 par Jour 160$ 116$ 195$ CHICAGO\tNEW YORK WASHINGTON\t-^ \\ Dulles\tPRIX 1 232 $ 211 $ 216$ c&i Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.\t\t\t \t\t\t flyporter.com 'Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l'Est le 29 novembre 2013.Voyagez d'ici ie 11 avrii 2014.Porter peut exiger un achat 21 Jours à l'avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Desoription détaillée des tarifs pour tous les Itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des servioes optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant Jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI NOVEMBRE 2013 ACTUALITES COMMISSION CHARBONNEAU Une alliance néfaste pour un promoteur SOLIM et la Caisse populaire de Loretteville ont coulé le projet Tipi BRIAN MYLES Une alliance entre la SOLIM et la Caisse Desjardins de Loretteville a coulé le promoteur du projet Tipi, Laurent Gaudreau.La commission Charbonneau explore les mésaventures de l\u2019ex-patron de Coscient, qui a été floué par la SOLIM (le bras immobilier du Fonds de solidarité de la FTQ).Les déboires du promoteur, relatés par l\u2019émission Enquête, se sont accentués au fur et à mesure que Denis Vincent étendait son emprise sur son projet.M.Vincent, une relation des Hells Angels, agissait à titre de courtier officieux pour Jean Lavallée, président de la FTQ-Construction et du conseil de la SOLIM.Denis Vincent aurait exigé de Laurent Gaudreau un pot-de-vin de 250000$ au bénéfice de Jean Lavallée.Le refus du promoteur a signé l\u2019arrêt de mort du projet Tipi, une salle de spectacle qui devait être construite au pied des chutes Mqntmorency.A la suite de l\u2019échec du projet, la SOLIM a fait des pressions sur la Caisse Desjardins de Loretteville pour récupérer une somme de 2,6 millions de dollars déposée dans le compte en fidéicommis du promoteur.Le transfert s\u2019est fait un peu avant les Fêtes, en 2008, à finsu de M.Gaudreau.Richard Gagnon, responsable du compte à la Caisse de Loretteville, a indiqué mardi à la commission Charbonneau que la décision de retourner l\u2019argent à la SOLIM a été prise à la suite d\u2019une rencontre entre lui, son patron Marcel Champagne, Guy Gionet et Denis Vincent.M.Gaudreau a été mis devant le fait accompli.Pourtant, la caisse détenait un avis juridique attestant que l\u2019argent ne pouvait pas être retiré du compte sans le consentement de la SOLIM et de Laurent Gaudreau.M.Gagnon s\u2019est défendu d\u2019avoir mal agi dans cette affaire.Son patron, Marcel Champagne, a dû quitter la Caisse, et lui-même a perdu la confiance de la nouvelle équipe de direction.Ordonnance de non-publication Le témoignage de M.Ga^on fut bref II a servi essentiellement à corroborer la version d\u2019un témoin mystère entendu le 14 novembre dernier.Une ordonnance de non-publication empêche les médias de révéler l\u2019identité de ce témoin, du moins pour le moment.La commission a fait du surplace pour une bonne partie de la journée.L\u2019avocat de Louis-Pierre Lafortune a plaidé ses requêtes pour casser la citation à comparaître de son llll RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE La Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction entendra mercredi l\u2019un de ses enquêteurs.client.À défaut, il demande un témoignage à huis clos afin de préserver le droit de M.Lafortune à un procès juste et équitable.Les débats, stériles, sont frappés d\u2019une ordonnance de non-publication.La commission devrait reprendre son envol mercredi avec le témoignage de Michel Comeau, enquêteur de la commission.Il sera suivi de Louis-Pierre Lafortune.L\u2019ex-patron des grues Guay a été accusé de gangstérisme et complot pour recyclage des produits de la criminalité dans le cadre de l\u2019op^ ration Diligence.Proche de Jocelyn Dupuis et du présumé membre des Hells Angels Normand Marvin Ouimet, M.Lafortune est un sujet d\u2019intérêt pour la commission, dans le cadre du volet des travaux portant sur l\u2019infiltration du crime organisé dans la construction.Le Devoir LOI SUR LES MINES Libéraux et caquistes se traitent de « rigolos » ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Les caquistes et les libéraux se sont mutuellement traités de «rigolos», mardi, concernant leurs positions respectives sur la réforme attendue de la Loi sur les mines.Le député libéral Jean D\u2019Amour s\u2019est moqué d\u2019une proposition avancée par la Coalition avenir Québec (CAQ) pour permettre le dépôt d\u2019un nouveau projet de loi.Selon M.D\u2019Amour, la CAQ a posé un geste qui manque de sérieux en se montrant pressée d\u2019adopter le projet de loi 43, le printemps dernier, pour ensuite le bloquer, conjointement avec les libéraux.«La CAQ, là, c'est un peu rigolo, si vous me permettez», a-t-il dit lors d\u2019un point de presse.Le député caquiste François Bonnardel est à son tour apparu devant la presse parlementaire pour lui aussi dénoncer le manque de sérieux de son adversaire par rapport à la position présentée par la CAQ comme le produit d\u2019un consen- sus.«Ce que j\u2019entends de M.D\u2019Amour, depuis quelques minutes, est complètement rigolo, surtout que VAssociation d\u2019exploration minière dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une proposition consensuelle qui a toutes les chances d\u2019aboutir», a-t-il dit.M.Bonnardel a soutenu que sa formation n\u2019a jamais été favorable à procéder de manière accélérée pour adopter le projet de loi 43.La troisième tentative pour réformer la Loi sur les mines, pilotée par la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a échoué le mois dernier au terme d\u2019une période de consultations en commission parlementaire.Les partis de l\u2019opposition ont empêché le projet de loi 43 de parvenir à l\u2019étape finale de l\u2019étude article par article, où des propositions d\u2019amendement peuvent être débattues.La semaine dernière, Martine Ouellet a répété son intention de déposer un nouveau projet de loi sur les mines d\u2019ici la fin de la session.La Presse canadienne {{ La CAQ, là, c\u2019est un peu rigolo, si vous me permettez )) Le député libéral Jean D\u2019Amour Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesaiinonces@ledevoir.corn AVIS DE DECES PROPRIÉTÉS À VENDRE PROPRIÉTÉS À VENDRE PROPRIÉTÉS À VENDRE PROPRIÉTÉS À VENDRE WHITLOCK WEST NOUVELLES MAISONS MODÈLES Ccntrc dc vUlégiature unique (450) 458-5688 w^ww.whitlockwest.com APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER ANJOU 41/2 Duplex près de tous les services dispo imm 725$ 514 652-4590 ou 514 825-5832 Avenue 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Pierre Peladeau (1925-1997) et de Raymonde Chopin (1929-1976), est decedee tragiquement le 23 novembre laissant dans un profond deuil ses deux fils Felix et Alexis, son conjoint Roger Humbert et son fils Lyssandre, ses freres et soeurs Erik, Pierre Karl (Julie Snyder), Anne-Marie, Esther, Simon-Pierre et Jean (Catherine), le pere de ses enfants Jean Langevin, de même que ses neveux et nieces Didier, Daphnee-Gabrielle, Xavier (Erik), Marie, Thomas, Romy (Pierre Karl), Marie-Pierre (Anne-Marie), Benjamin, Anais, Clara (Esther), de nombreux cousins et cousines et de très chers amis dont J Serge Sasseville et Sophie Lorain La famille recevra les condoléances les jeudi 28 novembre 2013 de 14 h a 17 h et de 19 h a 21 h et vendredi 29 novembre des 9 h 30 au complexe funéraire Alfred Dallairc MEMORIA 514 277-7778 1111, avenue Laurier Ouest Outremont, Quebec, H2V 2L3 Les funérailles seront celebrees le vendredi 29 novembre 2013 a 11 h en l\u2019eglise Saint-Viateurd\u2019Outremont, 1175 rue Laurier Ouest, Outremont Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don a la Fondation Isabelle-Peladeau, 366, av d\u2019Outremont, Montreal, Quebec, H2V 3M2 MESSAGES MESSAGES MESSAGES À LOUER Des locataires sérieux ?Un loyer versé à tenais ?Votre appartement en securité ^1 Br-îL '¦ ¦ \u201cjÿ.'jf .1\tc\tDevoir Nous nous faisons un devoir de vous les trouver Rubrique Location À partir de 50$/semaine 100$/mois 514 985-3322 ou petitesannonces@iedevoir.com Un don d espoir pour la v e lass, nn Hovra MonMol Qc H2K 2X4 Tél.: 514 825-1146 Tél4c 514 525-7999 n«fotoglcOitm»iitort»l.o(>» Potr im paWoBtlM Le mémori Burnou ouvert du hmdl ou vendredi de 10h30 d K ParUlôphone.KKoopieurou par courrtel ie.somedi et dimonche de 12h00 à »7h30 Henri-Paul Martel, ing.M.Ing.1942-2013 De Saint-Jean-sur-Richelieu, le 21 novembre 2013, a I âge de 71 ans est decede monsieur Henri-Paul Martel epoux de madame Louise Durocher Outre son épousé, il laisse dans la douleur du deuil ses filles Marie (Jean-Pierre Marquis) Julie (Marc Tetreault), ses petits-enfants Beatrice Charles-Edouard Louis-Antoine Florence, ses freres et sa sœur, ainsi que ses belles-sœurs et beaux-freres nieces et neveux, parents et amis Ingénieur talentueux et expert en matière de gestion de grands projets dont la reputation dépassait largement les frontières du Quebec il était aussi un homme dont I engagement social était d une générosité considerable La famille accueillera parents et amis au Complexe funéraire Groupe LeSieur Légaré 95 boul.Saint-Luc Saint-Jean-sur-Richelieu wwwJesieurlegare corn / 450-359-0990 Le samedi 30 novembre 2013, a compter de 11h30 Les funérailles auront lieu le même jour a 14 heures en la Cathédrale de Saint-Jean-sur-Richelieu, 215, rue Longueuil, J3B 6P6 Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don a la Société de recherche sur le cancer Rinfret, Louise 1931-2013 A Verdun le 22 novembre, a lâge de 82 ans est decedee madame Louise Rinfret épousé de feu Pierre Viau Elle laisse dans le deuil son fils Patrick (Valerie), sa soeur Marielle, son frere Gilles (Gilberte), sa belle-soeur Therese Viau, ses neveux et nieces et autres parents et amis La famille recevra les condoléances au Centre funéraire Côte-des-Neiges **~\"J3ignité 4525, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal QcH3V1E7 514-342-8000 le samedi 30 novembre des 9h30 suivi des funérailles a 12 heures en la chapelle du centre funéraire Au heu de fleurs, des dons a I Institut de Cardiologie de Montreal seraient appréciés LE DEVOIR LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 20IS A 7 ACTUALITES RAPPORT DE L\u2019OCDE Les aînés canadiens de plus en plus pauvres JULIAN BELTRAME à Ottawa La pauvreté est en crois sauce chez les aînés canadiens et les programmes publics de retraite pourraient s\u2019avérer insuffisants, prévient un rapport de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques publié mardi.L\u2019étude de l\u2019OCDE, qui examine différents régimes de pensions dans le monde, indique que les Canadiens de 65 ans et plus sont relativement aisés par rapport à la plupart des aînés de 34 pays industrialisés.Par exemple, le taux moyen de pauvreté du groupe canadien figure parmi les 10 plus bas de l\u2019OCDE, avec un taux de 7,2% au cours de la période à l\u2019étude; la moyenne s\u2019établit à 12,8%.Mais le rapport souligne aussi des lacunes dans la situation des aînés au Canada.On indique ainsi que si le taux de pauvreté a été en baisse dans de nombreux pays de l\u2019OCDE entre 2007 et 2010, il a gonflé d\u2019environ deux points de pourcentage au Canada.Le rapport note aussi que les prestations versées par le gouvernement représentent moins de 39% du revenu brut des aînés canadiens, comparativement à 59% en moyenne au sein de l\u2019OCDE.Les Canadiens sont donc plus nombreux à dépendre des régimes de retraite au travail pour combler cet écart.Les femmes davantage touchées Par ailleurs, les dépenses pu-bbques allouées aux régimes de pensions comptent pour 4,5% de la production économique du Canada, contre 7,8% en moyenne dans les autres pays à l\u2019étude.Selon l\u2019OCDE, 42% des revenus totaux des aînés canadiens sont tirés de régimes de retraite privés et d\u2019autres sources.«Considérant le fait que les régimes privés sont, pour l\u2019essentiel, concentrés chez les travailleurs aux salaires les plus élevés, et que cet apport privé occupera une place de plus en plus importante dans les revenus des aînés au cours des prochaines décennies, il pourrait en résulter une augmentation de l\u2019inégalité des revenus des personnes âgées», prévient l\u2019OCDE.Le rapport souligne également que la pauvreté des aînés canadiens, bien qu\u2019encore relativement faible, affecte davantage les femmes \u2014 et surtout celles qui sont divorcées ou séparées.«La pauvreté plus répandue chez les femmes âgées illustre les salaires plus bas, le travail à temps partiel plus fréquent et les pauses dans la carrière des femmes», indique le document, dans lequel on relève également «les effets de l\u2019espérance de vie plus grande chez les femmes [.], qui sont nombreuses à ne pas avoir suffisamment économisé».La Presse eanadienne Pauvreté : les surplus fédéraux aideraient Ottawa \u2014 Un organisme de lutte contre la pauvreté estime que le gouvernement fédéral devrait consacrer ses surplus annoncés de 3,7 milliards \u2014 pour l\u2019exercice financier 2015-2016 \u2014 pour aider les Canadiens qui peinent à joindre les deux bouts.Dans un nouveau rapport publié mardi.Campagne 2000 indique qu\u2019en dépit d\u2019une légère baisse du taux de pauvreté infantile depuis la récession de 2008, 967 000 enfants et leurs familles ne peuvent toujours pas subvenir à leurs besoins de base au pays, soit un enfant sur sept.Du côté des autochtones, c\u2019est quatre enfants sur 10.Selon l\u2019organisme, Ottawa «a les moyens» de consacrer des sommes à des programmes qui éviteraient que les enfants soient obbgés de recourir aux banques abmentaires et aux refuges pour sans-abri.La Presse eanadienne Médicaments : les ruptures de stock se multiplient La pharmaceutique Sandoz éprouve de nouveau des problèmes de production AMELIE DAOUST-BOISVERT Depuis le début de l\u2019année, 127 ruptures de stock ont affecté l\u2019approvisionnement en médicaments des pharmacies et des hôpitaux.Alors que le fournisseur Sandoz éprouve de nouveau des problèmes, Québec a réuni son comité spécial qui travaille à éviter les contrecoups pour les patients.En 2012, la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) avait répertorié 162 ruptures de stock.Des difficultés à l\u2019usine Sandoz de Boucherville avaient causé tout un casse-tête au réseau, alors que de nombreux médicaments injectables n\u2019étaient plus livrés.Depuis cette crise, la situation a peu évolué, et les ruptures d\u2019approvisionnement sont toujours aussi courantes.Par exemple, 36 produits sont fabriqués en quantités limitées ou sont actuellement en rupture de stock du côté de Sandoz.Situation sous contrôle La situation n\u2019est pas encore à ce point critique, selon le ministre de la Santé, Réjean Hébert.«On savait que des problèmes s\u2019en venaient et on travaille à amoindrir les impacts.Je ne crois pas qu\u2019il y ait de pro- JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE En 2012, les difficultés à l\u2019usine Sandoz de Boucherville avaient causé tout un casse-tête au réseau, alors que de nombreux médicaments injectables n\u2019étaient plus livrés.blême actuellement pour l\u2019approvisionnement des patients», dit-il.Le comité sur les ruptures d\u2019approvisionnement a été convoqué en août dernier et il suit la situation de près, ajoute le ministre.Sandoz n\u2019a pas révélé les raisons qui forcent ce ralentissement de production et n\u2019a pas non plus rappelé Le Devoir.En 2012, c\u2019est une inspection de la Food and Drug Administration (FDA) améri- caine qui avait perturbé la chaîne de production.Sur son site Internet, la compagnie indique que les mesures de redressement qu\u2019elle doit mettre en oeuvre pour répondre aux exigences de la FDA la forcent à «cesser la production de certains produits et [à] interrompre provisoirement la production de certains produits injectables ».Un rapport sans suite Le rapport du comité québécois sur les ruptures d\u2019approvisionnement, pubbé par les médecins et les pharmaciens en avril 2012, s\u2019empoussière.Les pharmaciens s\u2019impatientent.«On ne s\u2019attaque pas aux causes, déplore le président de l\u2019Association des pharmaciens d\u2019éta-bbssement de santé du Québec, François Paradis.Le problème ne va pas se régler tout seul.» 11 mentionne que les quantités de certains antidouleurs, comme le Dilaudid et le Fenta-nyl, sont limitées en raison des baisses de production et que la crainte de manquer de produits pour des patients est toujours présente.Pour Réjean Hébert, c\u2019est au fédéral à agir, puisque lui seul a le pouvoir de forcer l\u2019industrie à annoncer à l\u2019avance les ruptures à venir.11 indique qu\u2019avec ses homologues des autres provinces, il a récemment rappelé à Qttawa «l\u2019importance de faire le ménage».«De notre côté, on a tout mis en place pour qu\u2019il y ait le moins de conséquences possible.» Le Devoir A r, \u2022 r V'\u20ac f » % .aCc- jfer % A r' .?A\u2019 J .d ;î NE LAISSEZ PAS LA MAGIE DES FETES S'ETEINDRE.S'approcher des fils électriques, c'est mettre sa vie en danger.Lorsque vous installez ou enlevez vos lumières de Noël, assurez-vous de garder vos distances.hydroquebec.com/securite Hydro ^ Québec A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 20IS EDITORIAL LOGEMENTS SANS CHAUFFAGE En quête de recours Les problèmes de logement sont sûrement les plus sous-estimés des maux sociaux.Que le logement vienne à manquer, qu\u2019il soit insalubre ou mal chauffé, l\u2019impact sur la vie quotidienne est immédiat et profond.Mais bien peu de mesures existent pour corriger les défaillances, à l\u2019inévitable surprise des locataires quand c\u2019est à leur tour d\u2019y être confrontés.L Josée Boileau es centaines de locataires du complexe « Les appartements Joie de vivre» \u2014 la belle ironie \u2014, dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent à Montréal, ne s\u2019attendaient certainement pas à se retrouver sans chauffage à l\u2019aube de l\u2019hiver, ni à être traités avec autant de désinvolture par leur propriétaire, la prospère société toron-toise Capreit, qui possède des dizaines de milliers d\u2019appartements au Canada.Le complexe a beau être peuplé de familles immigrantes, il n\u2019a rien à voir avec les immeubles délabrés de Côte-des-Neiges ou de Parc-Extension où les histoires de moisissures, de mauvaise isolation et de vermines abondent.À Joie de vivre, les lieux ont de la tenue.Il faut dire que les locataires paient en conséquence: 875$ par mois pour un 4 et demie, lit-on sur le site Internet du complexe, jusqu\u2019à 1200$ racontent les résidants.De quoi alimenter la cagnotte de Capreit, dont le chiffre d\u2019affaires atteignait 120 millions de dollars au dernier trimestre, avec des profits à l\u2019avenant.Son sens des responsabilités, lui, ne suit pas la même courbe.II était déjà étonnant que Capreit ait attendu à l\u2019automne pour changer les chaudières de son complexe de Saint-Laurent; il est inacceptable que l\u2019arrêt des travaux, pour cause de présence d\u2019amiante !, n\u2019ait pas été accompagné d\u2019un plan de soutien pour les locataires.À part une chaufferette qui fait monter en flèche les coûts de l\u2019électricité (payée par les locataires!), rien n\u2019a été proposé : ni séjours à l\u2019hôtel, ni baisse de loyer, ni mesures accélérées d\u2019intervention, ni compensation financière autre qu\u2019un ridicule 25$.Le cours de l\u2019action de Capreit, cotée en Bourse, est à la baisse : ces dépenses imprévues auraient-elles mécontenté les actionnaires ?Faire de l\u2019argent sur le dos de plus pauvres que soi est un précepte bien connu du capitalisme ; ce qui étonne davantage, c\u2019est l\u2019absence de recours pour les locataires.Ils peuvent se plaindre, contacter un comité-logements, alerter les médias, mais tout cela n\u2019a qu\u2019un poids moral.Les locataires de Joie de vivre l\u2019ont constaté, eux qui auraient aimé que les enfants malades soient hébergés à l\u2019hôtel tant que le chauffage n\u2019est pas revenu : «Le boss de la compagnie a décliné l\u2019offre sans état d\u2019âme.» Rien n\u2019existe pour l\u2019obliger à agir autrement.La Régie du logement a bien une procédure d\u2019urgence.Mais dans le meilleur des cas, et à la condition de tomber sur un régisseur efficace, il faut compter une à deux semaines avant d\u2019être entendu.Du côté de la Ville, les inspecteurs sont débordés, l\u2019insalubrité est au sommet de leurs priorités et le Code du logement manque de dents.Les constats d\u2019infraction sont rares pour les problèmes de chauffage, même en plein hiver.II faudrait resserrer les règles, surveiller davantage, particulièrement dans les logements où se concentrent les immigrants, victimes de bien des abus.Mais le logement a été ignoré lors de la campagne électorale à Montréal, les chefs de parti ayant même décliné le débat que le FRAPRU leur offrait sur le sujet.Le thème n\u2019est pas glamour, ni avant ni après une élection.II n\u2019y a pourtant rien de plus structurant.Sans adresse, on n\u2019existe pas dans nos sociétés.Sans chauffage ni eau chaude ces jours-ci, le quotidien est absolument insupportable.II y aurait moyen de rappeler les propriétaires délinquants à l\u2019ordre.Denis Coderre, nouveau maire qui se dit proche du monde ordinaire, a tout un mandat devant lui pour agir.Qu\u2019il le fasse donc.ÉLECTIONS PARTIELLES Signal d\u2019alarme e n\u2019est qu\u2019un petit détail, mais tout de même symptomatique de l\u2019état du Parti conservateur au Québec.Les reportages sur les quatre élections partielles de lundi ont presque tous passé sous silence les résultats du candidat conservateur dans Bourassa, Rida Mahmoud, battu à plate couture.Avec seulement 4,7 % des voix recueillies, c\u2019est comme si le Parti conservateur n\u2019existait pas.Plus la peine d\u2019en parler.Bien sûr, Bomassa est l\u2019ancien fief ultralibéral de Denis Coderrç et les attentes des conservateurs n\u2019étaient pas très élevées.À l\u2019élection de mai 2011, leur candidat n\u2019avait obtenu que 8,8% des voix.Comme Denis Coderre n\u2019est plus là, ils auraient néanmoins pu faire mieux, mais ils n\u2019ont pas mené de véritable lutte.L\u2019impression qui en Tï \u2014 reste est qu\u2019au Québec, ils ne sont plus dans la course, l\u2019exemple de Bourassa valant pour r\tpresque toutes les circonscriptions.Le problème des conservateurs dans la série ,,\tde partielles de lundi se nomme pour l\u2019essen- '\t^\t\" tiel Stephen Harper.Le scandale du Sénat qui dure et perdure a laissé une trace indélébile dans l\u2019esprit des électeurs, autant dans Toronto-Centre, Brandon-Souris, Provencher que dans Bourassa.Si le premier ministre avait pu croire que les électeurs appréciaient le redressement moral qu\u2019il a cherché à imposer aux sénateurs Duffy, Wallin et Brazeau pour avoir mis les mains dans l\u2019assiette au beurre, force lui est de revoir sa lecture de l\u2019état d\u2019esprit des Canadiens à son égard.Pour ceux-ci, l\u2019affaire demeure ténébreuse, y compris le rôle joué par Stephen Harper.Personne n\u2019a oublié qu\u2019il a lui-même tendu dans un premier temps l\u2019assiette au beurre aux sénateurs gloutons pour ensuite chercher à les punir en leur coupant leur ration.Dans les quatre circonscriptions, le message aura été le même : la confiance envers le gouvernement Harper s\u2019effrite.Le deuxième problème des conservateurs s\u2019appelle Justin Trudeau.Clairement, il existe un courant Trudeau dont ils ont pu mesurer la force.Le jeune chef libéral a fait campagne assidûment.Dans Bourassa, Emmanuel Dubourg lui doit une partie de sa victoire.Dans Brandon-Souris, un fief conservateur mani-tobain qui lui a échappé de justesse, sa présence a fait une différence notable.En 2011, le Parti libéral avait terminé derrière le Parti vert avec 5,4% des voix.Tout un revirement.Les élections générales auront lieu dans un peu moins de deux ans.Tout peut arriver.Justin Trudeau a les qualités, mais aussi les défauts de sa jeunesse.Stephen Harper le combattant ne baissera pas les bras même s\u2019il sait maintenant que ses troupes n\u2019ont plus la force qu\u2019ils ont déjà eue.Reprendre le terrain perdu sera difficile.Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET U «faPfRPouTPf» t£$T|£ \"A TotCoNTo*?.l il LETTRES Métier d\u2019avenir: spécialiste en décontamination ! À la suite de l\u2019engouement pour développer les hydrocarbures au Québec et pour permettre le passage d\u2019oléoducs qui transporteront le pétrole lourd des sales sables bitumineux de l\u2019Ouest, le seul avenir prometteur pour nos enfants sera de se spécialiser dans la décontamination.95 millions du fédéral et 95 millions du provincial seulement pour décontaminer le site du désastre de Lac-Mégantic.Ça va en créer de l\u2019ouvrage, ça ! Des pelles mécaniques, des camions, beaucoup de ventes de « diesel » pour faire fonctionner cet équipement, des usines de décontamination, des spécialistes, des inspecteurs.Wow! Une économie en pleine action ! Mais tout ça payé avec des fonds publics, avec l\u2019argent de ces mêmes travailleurs, avec notre argent durement gagné.Aucune création de richesse.Aucun progrès sur le plan social et environnemental.Rien de constructif pour l\u2019avenir du Québec, pour l\u2019avenir de nos enfants ! Rien que de la réparation d\u2019erreurs, mais pas de construction d\u2019avenir durable.Que de la régression, des drames humains et de l\u2019endettement collectif supplémentaire ! De ce fait, il n\u2019y a plus d\u2019argent pour des projets d\u2019avenir, pour nos chercheurs, pour maintenir une expertise en environnement et créer des emplois durables.Rien pour développer des énergies alternatives et assurer à nos enfants de ne pas finir comme nos concitoyens méganticois qui ont payé de leur innocente vie le choix énergétique que nous tous semblons vouloir maintenir, si on considère la tendance politique et le trop peu de résistance citoyenne envers cette orientation.La solution est simple : diminuons le plus vite possible notre dépendance au pétrole, sinon les seuls emplois payants seront les «experts en décontamination et coroners ».Serge Fortier Sainte-Marie de Blandford Le 25 novembre 2013 J\u2019ai mal à mes élus J\u2019aimerais exprimer ma honte envers un gouvernement et des élus locaux qui laisseraient construire un pipeline pour transporter le pétrole sale albertain à travers le territoire québécois et construiraient avec l\u2019entreprise privée un port en eau profonde à Cacouna pour y transborder ce pétrole à bord de superpétroliers, et ce, au cœur de la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent.Etes-vous au courant, Madame la Première Ministre, que les bélugas vont être bientôt sur la liste des espèces menacées ?La décision ne revient pas seulement aux gens de Cacouna, mais à tous les Québécois.Avec l\u2019état de la recherche actuelle sur les changements climatiques dus en grande partie à l\u2019activité humaine, comment pouvez-vous être ainsi complice de l\u2019extraction du pétrole albertain qui est produit au détriment de la hausse de la température planétaire avec tout ce que cela entraîne comme catastrophes climatiques ici et ailleurs ?J\u2019ai l\u2019impression que vous êtes soit contrôlée par les compagnies pétrolières, ou bien que vous faites le choix délibéré de faire de l\u2019argent sur le dos du bien-être et la sécurité des êtres vi- vants pour garnir les coffres de l\u2019État, ce qui n\u2019est pas à mes yeux la bonne solution.J\u2019ai toujours cru qu\u2019au Québec nous avions une volonté de participer courageusement à la lutte contre les changements climatiques et à la sauvegarde de la Terre.Plusieurs Québécois ont le désir et l\u2019intelligence de mettre en avant d\u2019autres énergies plus vertes.Je rêve que nous devenions même des experts en la matière et des gardiens de notre si belle nature et que nous misions ainsi sur notre solidarité écologique et humaine.Nous avons une grande responsabilité de laisser une terre saine à nos enfants.J\u2019espère que vous vous hisserez bientôt vous-même à cette hauteur.Denise Chiasson Montréal, le 25 novembre 2013 Un milliard sans appel d\u2019offres ponr le dossier cliniqne informatisé ?Parmi mes amis et connaissances, il y a quelques programmeurs de grande compétence.Ils sont unanimes : ils auraient procédé à l\u2019informatisation du dossier clinique beaucoup plus rapidement.Un milliard ! Ils sont ahuris.Leurs estimations des coûts: environ 15 fois moins cher.Et ils jugent qu\u2019à ce créneau de prix, ils seraient fort bien payés.Comme quoi la commission Charbonneau devrait porter son attention non seulement sur le coût des trottoirs, mais sur des dépenses plus subtiles \u2014 plus «soft».Michel Frankland Montréal, le 25 novembre 2013 LIBRE OPINION Mais construisez-le, ce pont ! OLEG STRATIEV Etudiant en sciences humaines au cégep de Saint-Laurent La population de la grande métropole est épuisée.Suffit, chers élus ! Arrêtez de nous promettre la rive du salut, alors qu\u2019à l\u2019horizon, nous ne voyons que de l\u2019eau.Encore une fois, cette semaine, les nouvelles n\u2019ont rien d\u2019enchanteur.Le pont le plus achalandé au pays, celui qui permet le passage de 58 millions d\u2019automobiles chaque année, se « défait en morceaux».En raison de la circulation abondante, du temps et du sel répandu en hiver, le pont se dégrade de plus en plus.Il devient dangereux.Ce n\u2019est pas tant le message que je veux transmettre.Je suis plutôt inquiet ou même perplexe devant l\u2019inaction de nos représentants.Dites-moi, chers élus, pourquoi un pays aussi avancé que le Canada n\u2019est-il pas capable de construire des ponts «comme du monde»?Dans le cas de Montréal, nous ne demandons pas un Golden Gate, un viaduc de Millau ou un Hangzhou Bay Bridge d\u2019une longueur de 35,673 km.Nous demandons un petit pont de 3440 m qui résistera aux intempéries, à la circulation abondante, à l\u2019usure du temps et dont les voies seront ouvertes à la longueur de l\u2019année.Autre point important: qui le construira?Encore une fois, nous allons choisir des entreprises québécoises ou canadiennes qui auront besoin d\u2019une éternité pour le finir.Je ne critique point la façon dont nos compagnies travaillent.Je critique plutôt leur lenteur.Une meilleure répartition des tâches sur le sentier permettrait la résolution du problème.Le syndicat est une bonne çhose.En fait, il est comme une bactérie.A certains moments, il s\u2019avère bénéfique pour le corps montréalais, alors que, à d\u2019autres moments, son impact est plutôt maléfique.Je n\u2019incite pas son abolition non plus.Je veux plutôt dire qu\u2019il faut agir vite, et donc qu\u2019il faut hausser le ton.Alors, mettons de côté les caprices et faisons le travail.Montréal a besoin d\u2019un pont au plus vite.Il est évident qu\u2019un tel projet nécessite des fonds importants.En revanche, cela ne serait pas une dépense d\u2019argent, mais un bon investissement.Lorsque le pont sera construit, l\u2019offre la moins chère a été choisie dans le but de diminuer les dépenses.Il me semble totalement illogique de faire des économies sur des projets d\u2019une telle envergure.La construction d\u2019une infrastructure n\u2019est pas une dépense superflue.C\u2019est une nécessité.Lors de sa construction, la meilleure option pour le pont Champlain était une structure faite d\u2019acier.Mais non, encore une fois, nous avons choisi ce qu\u2019il y a de moins cher.Myopes, nous n\u2019avions pas prévu les nombreuses et coûteuses réparations qui ont été, faites pendant de nombreuses années.A tout cela s\u2019ajoute, bien évidemment, l\u2019inconfort poin les conducteurs.Dans la vie, il faut choisir ses batailles.Si certaines sont perdues d\u2019avance, celle-là, nous pouvons la gagner.Alors, chers élus, mettez donc vos connaissances et votre expérience au profit de Montréal.S\u2019il faut s\u2019endetter pour avoir un pont qui « a de l\u2019allure », alors faisons-le.Arrêtez de le réparer chaque année.Arrêtez de fermer les voies pour une durée indéterminée, ce qui rend la circulation pénible.Faites tout simplement votre travail.Je sais que ce que l\u2019on vous demande n\u2019est pas facile.Mais lors de votre choix de carrière, vous saviez très bien ce qui vous attendra.La population de Montréal a des attentes envers vous.Ne la décevez pas. LE DEVOIR, LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013 A 9 IDEES SYRIE, MALI, ETC.Efficaces ou impossibles, les opérations de paix?BRUNO CHARBONNEAU Directeur, Observatoire sur les missions de paix et les opérations humanitaires, Chaire Raoul-Dandurand, UQAM et professeur titulaire.Université Laurentienne.es débats autour de l\u2019efficacité et de la légitimité des opérations de paix sont liés de prés à plusieurs autres débats pragmatiques et normatifs sur le fonctionnement et la désirabilité de l\u2019ordre mondial actuel.Dans un premier temps, les opérations de paix sont iées à la question de l\u2019intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires.Le dilemme sur l\u2019intervention militaire humanitaire peut être posé crûment : faut-il tuer pour sauver des vies ou laisser mourir ?Par exemple, l\u2019Organisation des Nations unies a été durement critiquée, et avec raison, pour son inaction lors du génocide au Rwanda en 1994.L\u2019intervention humanitaire, le droit ou devoir d\u2019ingérence ou la responsabilité de protéger sont ainsi invoqués pour légitimer des interventions en Libye et au Mali ou pour exiger une intervention en Syrie et en République centrafricaine.Toutefois, bien avant ce dilemme, les opérations de paix ont d\u2019abord cherché à stabiliser, défendre et reproduire le système international en gérant les risques de guerre entre les Etats.C\u2019est le modèle traditionnel onusien qui aurait été créé en 1956 pour résoudre la crise de Suez.Notamment après la guerre froide, mais dans les faits dès 1960 au Congo belge dans le cadre du processus de décolonisation, les opérations de paix s\u2019impliquent aussi dans la gestion et la résolution des conflits armés à l\u2019intérieur des Etats.Dans les deux cas, elles sont conçues et déployées dans le contexte des enjeux de puissance et de pouvoir de ceux qui bénéficient de la stabilité du système international.Plus fondamentalement, les opérations de paix reflètent une vision du monde et de la paix; celle qu\u2019on désire ou ose imaginer.Communément, la paix est comprise comme l\u2019absence de guerre.Mais tout effort de paix implique une conception de ce qu\u2019est ou devrait être une société «en paix».Autrement dit, la manière dont on la définit et la promeut prescrit les structures et relations politiques, économiques et sociales à construire ou reconstruire.La vision dominante véhiculée par les organisations internationales est à l\u2019origine de bien des discussions sur la légitimité des opérations de paix.Les opérations de paix sont-elles efficaces ?Selon plusieurs analystes et centres de recherche, la violence organisée et les conflits armés régressent.Le Human Security Report Project identifie, entre autres causes expliquant cette tendance, l\u2019augmentation des missions de paix comme un facteur important à la mise en œuvre de stratégies de prévention et de résolution des conflits.Certes, les opérations de paix ont sauvé des vies et participé à la résolution de plusieurs conflits.La seule présence de Casques bleus influence le déroulement du conflit et les processus de paix en tenant responsables les acteurs de la violence, en témoignant de la bonne ou mauvaise volonté des acteurs, en protégeant les personnes vulnérables et en sécurisant l\u2019accès pour les humanitaires.Mais cette influence n\u2019est pas toujours positive, comme en témoignent l\u2019impact socioéconomique des troupes onusiennes sur la région où elles sont déployées et les cas de corruption et d\u2019agressions sexuels.A savoir si elles sont efficaces, la réponse dépendra des critères de succès de l\u2019évaluateur.Selon une conception minimaliste, il semble effectivement qu\u2019elles aient contribué à la régression des conflits et de la violence armée en s\u2019interposant entre les belligérants.Toutefois, si les opérations de paix doivent favoriser les conditions à long terme d\u2019une société en paix, juste et équitable, le bilan n\u2019est pas aussi positif.Les opérations de paix sont-elles en crise?D\u2019autres analystes sont plus sceptiques et suggèrent que le déclin des conflits est dû à la méthode utilisée pour les codifier et pour que les données soient interprétées, et à la manière classique dont les guerres civiles sont conceptualisées.Les opérations de paix ayant tendance à «geler» plutôt que résoudre les conflits, les situations de «ni guerre, ni paix» peuvent fausser les données.Ainsi, les missions de paix sont sérieusement remises en question au point tel que certains détracteurs parlent formellement de crise.C\u2019est que le modèle classique de «maintien de la paix» a laissé sa place à une conception plus ambitieuse de «consolidation de la paix» qui conçoit et prévoit la transformation des sociétés où sont déployées les missions.Cette transformation implique une présence internationale à long terme et vise la promotion d\u2019une paix durable via l\u2019établissement des normes et CHRISTIAN TIFFET des institutions de la démocratie procédurale et de l\u2019économie de marché.Bien que l\u2019imposition de ces normes puisse paraître raisonnable sinon désirable pour certains acteurs internationaux (surtout occidentaux) , elle est souvent vécue et interprétée comme une ingérence néocoloniale par les acteurs locaux.La question de la crise, donc, se pose directement sur les sites où il est possible d\u2019observer les activités locales de résistance, d\u2019opposition et de négociation face aux missions de paix internationales ?L\u2019Observatoire sur les missions de paix et les opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand organise un colloque international les 28 et 29 novembre prochains afin de discuter et débattre de l\u2019efficacité et de la légitimité des opérations de paix.S\u2019il est possible d\u2019identifier une « crise » des missions de paix, elle se situe surtout dans les débats autour de l\u2019imposition du modèle libéral et du projet d\u2019ingénierie sociale que les opérations de paix importent.Mais l\u2019échec, dans bien des cas, de construire ou consolider les normes et institutions libérales promises pose le problème d\u2019identifier la nature précise de la crise.S\u2019agit-il d\u2019une crise de légitimité, d\u2019un questionnement sur l\u2019efficacité et la capacité des missions à consolider la paix, ou un problème provenant des formes multilatérales de coopération internationale ?Que signifient les signes de résistance et d\u2019opposition aux opérations et missions de paix ?Dans un contexte où il n\u2019existe pas de consensus sur la marche à suivre (Syrie), où il est difficile de recruter un nombre suffisant de soldats pour une intervention (Mali, République centrafricaine) et où la présence internationale s\u2019éternise (Bosnie, République démocratique du Congo), il est important de réfléchir à l\u2019avenir des opérations de paix.SOLVABILITE DES REGIMES DE RETRAITE Privilégier la voie de la médiation C CLAUDE CASTONGUAY Actuaire, ancien ministre et Fellow invité au CIRANO est un fait bien connu, les régimes de retraite des municipalités et des universités coûtent cher et éprpu-vent des problèmes importants.A la fin de 2011, les déficits de capitalisation s\u2019élevaient à plus de 4 milliards pour les municipalités et à 1 milliard pour les universités.Quant aux coûts annuels, ils se sont élevés en 2013, à titre d\u2019exemple, à 584 millions pour la Ville de Montréal et à 103 millions pour la Ville de Québec.Ces lourdes charges absorbent une partie importante \u2014 soit quelque 10% \u2014 du budget des Villes et des universités et elles augmentent sans arrêt d\u2019une année à l\u2019autre.Elles viennent gonfler des comptes de taxes déjà trop lourds.Ce sont les travailleurs qui paient par leurs taxes une grande partie du coût de ces régimes.Or, parmi eux, environ deux millions ne sont pas couverts par de tels régimes et se dirigent vers une baisse de leur niveau de vie à la retraite.Il s\u2019agit d\u2019une situation clairement inéquitable par rapport aux employés des municipalités et des universités qui bénéficient des régimes les plus généreux de tous.Période de négociation Des changements s\u2019imposent clairement pour assurer la solvabilité des régimes et réduire leurs coûts.Le rapport D\u2019Amours, rendu public en avril 2013, identifie une série de changements qui pourraient être apportés à cet effet.Cependant, selon le rapport, au moins deux obstacles majeurs se dressent devant ces changements.D\u2019une part, celui des droits acquis et, d\u2019autre part, le fait que la loi qui s\u2019applique à ces régimes constitue un véritable frein.Pour contourner ces obstacles, le rapport propose des négociations entre les parties, soit les employeurs et les employés, afin de restructurer les régimes.Compte tenu des difficultés d\u2019un tel exercice, il propose une période de négociation de trois ans, suivie, en cas d\u2019échec, d\u2019une période additionnelle de deux ans.Au cours de cette dernière, l\u2019employeur pourrait unilatéralement apporter certains changements déterminés par la loi; de toute évidence, afin d\u2019exercer de la pression sur les représentants des employés pour qu\u2019une entente soit conclue au cours de la période initiale de trois ans.Alors qu\u2019il existe une certaine urgence de soulager les contribuables, particulièrement les travailleurs qui n\u2019ont pas de sécurité, le rapport propose une période de négociation qui peut aller jusqu\u2019à cinq ans.Un tel échéancier surprend, car il s\u2019agit de problèmes qui, avec de la bonne volonté, pourraient être réglés beaucoup plus rapidement.En matière de régimes de retraite, la négociation n\u2019est d\u2019ailleurs pas nécessairement la meilleure voie.Il s\u2019agit fondamentalement d\u2019un processus adverse.La négociation procède d\u2019un rapport de force.Les deux parties se confrontent, chacune visant le maximum tout en ne concédant que le minimum.C\u2019est un processus lent, car chaque partie craint de céder trop rapidement certains avantages et de créer des précédents.Enfin, comme les médias et les observateurs aiment bien identifier un gagnant et un perdant, chaque partie craint comme la peste d\u2019être perçue comme le perdant.Pour éviter ces difficultés et faciliter la recherche d\u2019un accord dans un contexte plus po- sitif, la médiation est de plus en plus utilisée dans plusieurs domaines.La mission première du médiateur est de viser à créer un climat de confiance capable de rapprocher les parties et conduire à un accord qui les satisfait toutes.De plus, la médiation, puisqu\u2019elle s\u2019exerce dans la discrétion, permet aux parties d\u2019envisager des éléments de solution sans la crainte de céder trop rapidement ou de créer des précédents.Pas de gagnant, pas de perdant Au terme d\u2019une médiation réussie, il y a un accord, une solution et non pas un gagnant et un perdant.Les rapports entre employeurs et employés ont de meilleures chances de ne pas être perturbés.C\u2019est ce qui explique pourquoi la médiation est de plus en plus utilisée comme mécanisme de résolution de différends.D\u2019ailleurs, il est clair que plus d\u2019un conflit \u2014 en apparence quasi insolubles et portant sur des enjeux de grande importance \u2014 a été résolu grqce à la médiation.A l\u2019époque où les surplus dans les caisses de retraite constituaient un problème, plusieurs différends ont été résolus au moyen de la médiation à la satisfaction des parties en cause.On devrait s\u2019inspirer de cette expérience pour faciliter la recherche de solutions et raccourcir les délais.Tout doit être mis en œuvre pour résoudre la difficile question de la solvabilité des régimes de retraite des municipalités et des universités.Aussi, le projet de loi à venir devrait prévoir une période de médiation bien structurée.Le maire Régis Labeaume, à Québec, a eu le courage d\u2019aborder cette question en campagne électorale.Il pourrait de nouveau agir comme précurseur dans cette question.S\u2019il prenait cette voie, ce serait un excellent précédent! Tasse-toi, Beethoven Francine Pelletier Le sujet est controversé et loin d\u2019être évident, mais selon la journaliste américaine Hanna Rosin, nous touchons à «la fin des hommes».Dites «bye-bye mon cowboy» à 200 000 années de domination masculine et dites bonjour à la montagne de femmes qui vont prendre le relais.Vous n\u2019en êtes pas convaincus?Moi non plus, mais sachez que le public qui assistait récemment à un débat sur la question, The End of Men, d\u2019emblée dubitatif lui aussi, s\u2019est surpris à changer d\u2019idée.En arrivant au chic Roy Thomson Hall à Toronto, les gens ont voté 84/16 en faveur de la pertinence des hommes: à la fin, ils n\u2019étaient plus que 56/44 à le penser.Cette domination féminine s\u2019expliquerait du fait que les femmes, en plus de mieux réussir leurs études, sont mieux adaptées à la nouvelle économie de services qui exige des qualités «traditionnellement féminines» telles la communication, l\u2019empathie, la patience et la solution aux problèmes de tous les jours.Selon Hanna Rosin, les femmes seront donc de plus en plus nécessaires, et les hommes, de moins en moins.Pour sa part, la croustillante Maureen Dowd du New York Times, qui a elle-même publié Are Men Necessary?en 2003, écrivait récemment: «Les hommes sont-ils nécessaires?Non.Et je peux vous le prouver en huit mots.Rob Eord, Ted Cruz.Dick Cheney.Anthony Weiner.» Dowd en rajoutait samedi dernier en exposant le piteux état du chromosome Y, le grand architecte du sexe masculin, que le renommé biologiste James Page décrit comme un gars avachi dans son fauteuil, entouré de boîtes de pîzza vîdes, încapable de prendre rendez-vous chez le médecin sans l\u2019aîde de sa blonde.Vous l\u2019îgnorîez sans doute, maïs îl y a environ 200 à 300 millions d\u2019années, «au moment où nous quittions la compagnie des oiseaux», le chromosome Y est tombé en crise : 11 s\u2019est mis à perdre des gènes et ratatiner sur place.Même s\u2019il s\u2019est ressaisi depuis \u2014 11 y a de ça 20 à 30 millions d\u2019années, au moment où nous devenions des grands singes, juste à temps pour entreprendre sa longue carrière de «pilleur, ravisseur et conquérant» \u2014, le dénommé Y, comparé au «plantureux X», n\u2019est toujours pas beau à voir.Des biologistes spéculent d\u2019ailleurs sur la disparition du chromosome Y d\u2019Icl 100000 à 10 millions d\u2019années.La raison est simple : Y est Incapable de se régénérer lui-même, mais X, le chromosome associé au sexe féminin, oui.Ça s\u2019appelle la parthénogenèse.Quelqu\u2019un pourralt-11 svp en avertir le PQ et ses porte-voix?Qu\u2019on cesse de se déchirer la chemise en Invoquant des «océans de sang» et en fantasmant sur le supposé totalitarisme qui nous guette.Bientôt (en termes astrophy-slques, s\u2019entend), l\u2019égalité homme-femme sera une question non seulement révolue, mais Inexistante.Bouleversement sismique Blague à part.Même si on peut trouver un brin utopique la vision d\u2019un nouveau matriarcat (Rob Eord trône toujours à Toronto, après tout), un profond changement est certainement en train de se produire.Nous vivons l\u2019équivalent d\u2019un bouleversement sismique en ce qui concerne le rôle des femmes.Mieux encore que le phénomène Mélanie Joly, la bataille pour Toronto-Centre remportée lundi par la libérale Chrystia Ereeland, mais drôlement bien disputée par la néodémocrate Linda McQuaig, toutes deux redoutables femmes de contenu, est un exemple de ce qui s\u2019en vient.De plus en plus, les femmes quittent les seconds violons pour prendre une place beaucoup plus importante, jusqu\u2019à ocçuper, comme dans ce cas, toute la place.A mon avis, c\u2019est précisément parce que les plaques tectoniques des genres sont en train de bouger sous nos pieds qu\u2019on assiste, dans ce satané débat sur la Charte, à des divisions ô combien acrimonieuses.Les disciples de Djemila, toujours prompts à applaudir une vision apocalyptique du monde, ne voient que l\u2019ordre ancien où les femmes sont des victimes, et les hommes, des bourreaux.Même confrontés à des femmes ayant pris leurs propres décisions (que ce soit par rapport au voile, à la prostitution ou à autre chose), ils sont incapables de le croire.L\u2019idée que des femmes puissent exercer un libre arbitre ne leur rentre tout simplement pas dans la tête.Bien qu\u2019il demeure troublant de voir une femme en niqab, il ne s\u2019agit quand même pas d\u2019un phénomène du même type s\u2019il est dicté par en haut ou s\u2019il procède d\u2019un choix individuel.Etre incapable de faire la différence, c\u2019est perpétuer l\u2019infantilisation des femmes, les condamner à toujours être perçues et traitées comme des idiotes.Bref, c\u2019est faire h.job du patriarcat à sa place.Nous sommes aujourd\u2019hui à un point de non-retour en ce qui concerne les femmes : ou nous regardons derrière, ressassant sans cesse les mêmes vieilles embûches, ou nous regardons devant, en faisant confiance aux femmes et aux changements dont nous sommes nous-mêmes responsables.fpelletier@ledevoir.corn L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel 'Dav\\6.(chroniqueur), Hélene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), 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Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseure), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlene Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais, (coordonnatrice), Elise G\\Yar6.(secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Danielle Cantara, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentma Draghici, Céline Furoy et Véronique Pagé A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013 ACTUALITES SECURITE SUITE DE LA PAGE 1 provenant de diverses sources, Transports Canada ne parvient pas à cibler ses vérifications pour s\u2019assurer qu\u2019elles visent les sociétés ferroviaires et les voies ferrées les plus à risque.Et cela, au moment où le transport de marchandises continue de croître.Parmi les renseignements manquants figurent l\u2019information financière des entreprises, celle sur l\u2019état des ponts, mais aussi les évaluations des risques des compagnies et les renseignements quant aux tronçons de voie utilisés pour le transport de marchandises dangereuses \u2014 deux thèmes qui rappellent l\u2019accident qui a fait 47 morts et a ravagé la ville de Lac-Mégantic cet été.Les compagnies de chemins de fer qui relèvent du fédéral doivent, depuis 12 ans, se doter de systèmes de gestion de la sécurité (SGS) \u2014 sorte de protocole global qu\u2019elles doivent mettre en œuvre et dont le fédéral doit surveiller l\u2019implantation.Or, faute d\u2019organisation, Ottawa n\u2019est pas en mesure de s\u2019assurer que les entreprises s\u2019y conforment, ni qu\u2019elles vérifient les opérations de sociétés qui utilisent leurs voies ferrées.« C\u2019est le boulot de Transports Canada que de s\u2019assurer que les ferroviaires opèrent de façon sécuritaire La transition prend trop de temps», a déploré M.Lerguson en point de presse.Seul le tiers des vérifications prévues par le ministère ont été menées (26%), et leur portée était «trop limitée».A ce rythme, il faudra «de nombreuses années» pour terminer la tâche et évaluer les 31 compagnies de responsabilité fédérale, s\u2019inquiète M.Lerguson.D\u2019autant plus que le ministère doit dorénavant surveiller 39 entreprises de plus, en vertu d\u2019un changement apporté en mai.«Le système [d\u2019Ottawa] n\u2019est pas assez solide» pour mener les examens nécessaires, a résumé le vérificateur.Un manque d\u2019inspecteurs Quant aux inspecteurs du ministère, leur nombre est insuffisant, leur description de tâches n\u2019a pas changé depuis l\u2019arrivée des SGS, ils n\u2019ont pas toujours \u2014 et le ministère ne le vérifie pas tout le temps \u2014 les compétences nécessaires ou la formation requise.Une situation qu\u2019il faut régler, surtout «étant donné que 40% des inspecteurs seront admissibles à la retraite d\u2019ici 2015», note le vérificateur.Ottawa ne surveille pas, en outre, l\u2019objectivité de ses inspecteurs, dont «la plupart» proviennent pourtant de l\u2019industrie elle-même.Qui plus est, ces fonctionnaires n\u2019ont que peu de critères sur lesquels se baser pour les aider â planifier et â mener leurs vérifications et, dans «la plupart des cas», ils n\u2019ont pas fait de suivi pour certifier que les entreprises avaient adopté des mesures correctives lorsque nécessaire.La ministre des Transports a accepté toutes Des entrées illégales au pays Le constat du vérificateur général est sévère aussi du côté de l\u2019Agence des services frontaliers, qui a laissé entrer au pays des personnes illégales ou dangereuses.Se disant «très préoccupé» puisque ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019il soulève de tels problèmes, Michael Lerguson a souligné que l\u2019Agence ne détenait pas bien souvent l\u2019information nécessaire pour identifier de tels voyageurs avant qu\u2019ils n\u2019arrivent en sol canadien.La Gendarmerie royale du Canada, de son côté, ne mesure pas dans quelle mesure elle parvient â intercepter ce type de visiteurs.les recommandations du vérificateur, la majorité des rectifications étant promises pour 2014.La ministre Eisa Raitt a rappelé certains changements des derniers mois \u2014 notamment dans la foulée du drame de Lac-Mégantic \u2014, arguant que «c\u2019est la façon de faire que nous établissons pour l\u2019avenir».Mais l\u2019opposition s\u2019est dite peu optimiste, car ce ne sont pas les premières critiques du vérificateur.«Beaucoup de belles paroles, et bien peu d\u2019action», a déploré la néodémocrate Olivia Chow.Le Devoir Lacunes dans les rappels d\u2019aliments ?La vérification du système de rappel d\u2019aliments au Canada arrive â une conclusion mi-figue mi-raisin.Le système fonctionne bien dans l\u2019ensemble, conclut Michael Lerguson, mais l\u2019élimination des aliments rappelés n\u2019est pas documentée systématiquement.Ainsi, certains inspecteurs de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) y assistent en personne, d\u2019autres se contentent de rapports écrits par l\u2019entreprise.Ces vérifications ont toutefois été faites adéquatement dans les deux importants rappels de viande de 2012, dont celui de XL Loods.Par ailleurs, le vérificateur général note que l\u2019ACIA a mis sur pied un nouveau Système de commandement des interventions (SCI) pour coordonner ses actions en situation d\u2019urgence.Ce SCI a amélioré les procédures, mais a aussi créé de la «confusion» parce qu\u2019il modifie les responsabilités décisionnelles.Hélène Buzzetti LOCATAIRES SUITE DE LA PAGE 1 au Canada.L\u2019entreprise, qui a affiché une croissance record de son portefeuille au dernier trimestre et des profits nets variant entre 53 et 96 millions de dollars, refusait toujours d\u2019accorder des entrevues aux médias mardi.Le Devoir a été dirigé vers le président de la CAPREIT, Thomas Schwartz, qui reste sourd aux demandes d\u2019entrevues.Impossible donc de savoir si la société immobilière a l\u2019intention de dédommager les résidants.Malgré la solution d\u2019appoint mise en place par le propriétaire, les locataires des deux tours de 14 étages ne décolèrent pas.Mardi, l\u2019atmosphère restait plutôt fraîche dans plusieurs logements.«Entre-temps, on nous a offert 25 $ pour se payer un repas chaud alors qu\u2019on a passé des jours sans eau chaude ni chauffage et qu\u2019on doit encore ouvrir nos fours pour se réchauffer», lance Jaouad Alaoui, qui agit â titre de porte-parole des résidants du 135, rue Deguire.Des travaux au mauvais moment Selon nos informations, les défaillances du système de chauffage sont connues des gestionnaires depuis mars 2013.Pourquoi avoir attendu la fin de l\u2019automne pour procéder aux réparations?Le maire de l\u2019arrondissement Saint-Laurent, Alan DeSousa, est le premier â s\u2019en étonner.«Le choix du propriétaire d\u2019entamer les travaux à cette période de l\u2019année nous surprend.C\u2019est loin d\u2019être le meilleur temps pour changer une fournaise.Ça aurait dû être fait bien avant», a-t-il mentionné.Le Devoir a appris que la CSST a ordonné la fermeture du chantier le 22 octobre dernier en raison des risques potentiels posés aux travailleurs par l\u2019inhalation de poussière d\u2019amiante.Depuis, le système de chauffage et d\u2019eau chaude était défaillant, mais aucun autre système de rechange n\u2019avait été prévu par CAPRELT.Après les plaintes des résidants la fin de semaine dernière, la CSST a finalement ordonné lundi la réouverture du chantier, après avoir approuvé une méthode de travail sécuritaire pour les employés.Lors de notre passage mardi, les problèmes de chauffage n\u2019éfaient pas complètement réglés.Si l\u2019eau chaude avait été rétablie, certains résidants, privés de douches depuis plusieurs jours, disaient » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une mère et son enfant se réchauffaient comme ils pouvaient, mardi, au complexe «Joie de vivre ».n\u2019avoir pu laisser leurs enfants sous l\u2019eau très longtemps.«Il y avait un filet d\u2019eau tiède ce matin.Quand mon petit est revenu de l\u2019école, j\u2019ai pu le doucher, mais fai dû le mettre à côté du four pour le faire sécher», a déploré une mère exaspérée.Bonnet de laine sur la tête, son plus jeune enfant était installé dans sa chaise haute, coincé entre un four chauffé â bloc et une petite chaufferette d\u2019appoint prêtée aux locataires.La mère, qui n\u2019avait pas pris de douche depuis quatre jours, rageait contre l\u2019incurie des gestionnaires de l\u2019édifice où son quatre et demi lui coûte 850$ par mois.Les locataires exigent d\u2019être dédommagés pour le calvaire subi, d\u2019autant plus que certains d\u2019entre eux paient jusqu\u2019à 1150$ par mois pour des quatre pièces et demie.Après au moins 10 jours vécus sans eau chaude ni chauffage, des résidants ont dû débourser des dizaines de dollars pour se rendre dans des spas ou des gymnases pour se laver.Les familles ont été contraintes au camping forcé.«Je n\u2019utilisais pas de couverts ou d\u2019ustensiles pour éviter la vaisselle.On a fait livrer de la pizza, passé de très mauvaises nuits et tout ça a coûté très cher.On se moque de nous», déplore Zineb El Alaoui.Comme d\u2019autres, elle craint aussi de voir sa facture d\u2019électricité gonflée par l\u2019usage continu des fours et des appareils énergivores.Le Comité logement Saint-Laurent a incité ces locataires â poursuivre la CAPREIT devant la Régie du logement.«Offrir 25$, c\u2019est des peanuts.Je les incite à accumuler toutes les preuves pour être dédommagés et pour recevoir des indemnités qui en valent la peine», leur conseille Vicky Langevin, l\u2019organisatrice communautaire du Comité.Les résidants envisagent également de ne pas payer leur loyer â la CAPRELT, mais bien de le déposer â la Régie en attendant d\u2019être dédommagés.Avec Jeanne Corriveau Le Devoir SANTE CANADA SUITE DE LA PAGE 1 alimentaire.«Dans ces comités, les personnes dépourvues d\u2019intérêts financiers et qui détiennent une réelle expertise en santé publique et sont capables de trouver des solutions aux principaux problèmes de santé au pays ne fyrmentplus qu\u2019une petite minorité», déplore le D\"^ CampbeL Par ailleurs, parmi les neuf comités examinés, quatre d\u2019entre eux ne révélaient aucune information permettant de savoir si leurs membres avaient quelque intérêt financier.Un manque de transparence inacceptable que dénoncent les auteurs dans leur article.Qui plus est, les chercheurs n\u2019ont pu obtenir davantage d\u2019informations auprès des membres des différents comités, car ceux-ci doivent signer un contrat de confidentialité leur interdisant de révéler tout ce qui est discuté au sein de ces comités.«II est important de se rappeler qu\u2019il s\u2019agit de comités de santé publique et non pas de comités chargés de secrets militaires.Cette politique qui nous interdit d\u2019informer les Canadiens des problèmes qui ont cours au sein de ces comités protège les intérêts de l\u2019industrie et non ceux des Canadiens», s\u2019insurge le chercheur.Dans leur article, les auteurs soulignent ainsi le fait que cette situation se traduit par l\u2019absence de mise sur pied de politiques ou de réglementations en matière de nutrition au Canada, comme le recommande l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Selon des études de plus en plus nombreuses, la malbouffe est le principal facteur de risque de décès et d\u2019invalidité au Canada, souligne le D\" Campbell, qui collabore depuis 25 ans â des comités gouvernementaux.En 2010, environ 65000 décès et 830000 années de vie perdues ont été attribués â de mauvaises habitudes alimentaires au Canada « Cela en fait le plus gros problème de santé publique auquel notre pays fait face.Pour remédier à ce problème d\u2019envergure mondiale, l\u2019OMS recommande aux nations d\u2019adopter des réglementations et des politiques visant à assainir les aliments offerts sur le marché», souligne le D\" Campbell.Le Canada tarde à agir Plusieurs pays â travers le monde ont déjà mis en application de telles réformes et surveillent de près l\u2019industrie afin qu\u2019elle se conforme â leurs politiques, qui visent â réduire les niveaux de sel ou de gras trans dans les aliments, voire â restreindre la publicité visant les enfants.La Norvège subventionne même les aliments sains afin de les rendre plus abordables aux consommateurs.«Au Canada, aucune mesure en ce genre n\u2019a été adoptée.Le gouvernement fédéral canadien s\u2019en remet principalement à la bonne volonté de l\u2019industrie alimentaire et cela s\u2019est avéré la plupart du temps inefficace», écrivent les auteurs avant de relater le vote des 146 conservateurs qui, le 8 mai 2013, ont défait le projet de loi destiné â réduire la teneur en sodium des aliments qui avait été recommandé par le Groupe de travail sur le sodium et qui avait reçu le soutien de la société civile, du milieu académique, des gouvernements provinciaux et de certains membres de l\u2019industrie.De plus, «quand le gouvernement fédéral était minoritaire, les représentants du gouvernement s\u2019appliquaient à défendre les intérêts des Canadiens.Mais quand il est devenu majoritaire, le gouvernement Harper leur a rappelé qu\u2019ils étaient des employa de l\u2019État et que leur travail était de représenter le point de vue du gouvernement.Il en résulte que des personnes œuvrant en santé publique ne sont plus autorisées à défendre les intérêts des Canadiens, parce qu\u2019elles sont employées par le gouvernement, et leur emploi sera menacé si elles ne respectent pas cette consigne», fait remarquer le D\" Campbell, qui trouve la situation extrêmement préoccupante.«E s\u2019agit d\u2019un problème sérieux qui nécessite déplus amples recherches et des discussions avec tous les Canadiens.» «Nos enfants sont de plus en plus obèses, des personnes de plus en jeunes soujfrent d\u2019hypertension ou de dyslipidémie.On prédit que nos enfants vivront moins longtemps.Et nous ne disposons pas de politiques adéquates pour prévenir cette catastrophe», lance le D\" Campbell, qui espère que sa publication incitera le gouvernement â revoir son approche et â nommer des individus indépendants et détenant une forte expertise en santé dans les différents comités consultatifs de Santé Canada.Le Devoir PENITENCIERS SUITE DE LA PAGE 1 rectionnel.Howard Sapers, dans son rapport annuel déposé mardi au Parlement.Il y note qu\u2019en 2013, les Noirs représentent 9,5% de tous les prisonniers fédéraux alors qu\u2019ils ne forment que 2,9% de la population canadienne générale.Ce déséquilibre existe aussi pour les autochtones, eux qui constituent le quart de tous les détenus, mais 4,3% de la population du pays.Le bureau de M.Sapers a mené une étude de cas sur la situation des Noirs en prison et le constat est troublant: ils y font l\u2019objet d\u2019une discrimination systémique sournoise.La statistique la plus révélatrice â ce chapitre porte sur les reproches adressés aux détenus par le personnel.Les Noirs sont surreprésentés dans les catégories d\u2019accusations que l\u2019enquêteur correctionnel qualifie de «discrétionnaires ou nécessitant un jugement de la part des agents correctionnels» : manquer de respect envers le personnel (13%), désobéir â un ordre (21%), compromettre la sécurité de l\u2019établissement (24%).Pourtant, ces mêmes Noirs «fauteurs de trou- bles» (comme ils sont souvent appelés, note le rapport) deviennent des anges lorsqu\u2019il s\u2019agit de reproches objectifs.Ils «étaient toujours sous-représentés parmi ceux accusés d\u2019avoir en leur possession des objets volés, d\u2019avoir commis un vol, d\u2019avoir endommagé ou détruit des biens et de posséder des articles interdits», écrit Howard Sapers.Autre illustration de ce biais systémique: les détenus de race noire présentent des taux de récidive moins élevés; pourtant, «ils ont toujours été plus susceptibles que la population carcérale générale d\u2019être emprisonnés dans un établissement à sécurité maximale».Ils sont aussi sous-représentés quant au nombre de détenus bénéficiant de permissions de sortir avec ou sans escorte.En outre, l\u2019étude menée par l\u2019enquêteur correctionnel fait voler en éclats le mythe du délinquant noir violent.Les catégories de crimes pour lesquels ils sont condamnés sont les mêmes, et dans les mêmes proportions, que pour les autres prisonniers.Seule différence: les détenus noirs sont 30% moins souvent condamnés pour des crimes de nature sexuelle que les autres détenus.Comme ailleurs Si cette surreprésentation des minorités visibles dans les prisons fédérales ressemble â ce qui se consfate aux Etats-Unis, Howard Sapers met en garde contre la tentation d\u2019y lire une américanisation des prisons canadiennes.«Il y a une expérience commune à travers le monde.Si on parlait de la Nouvelle-Zélande, on parlerait de la présence disproportionnée des Maoris, si nous étions en Australie, ce serait celle des aborigènes, et aux États-Unis, ça a tendance à être des gens de couleur.Alors oui, il y a un parallèle en ce sens.Mais il y a des politiques très différentes dans tous ces pays.» Le ministre de la Sécurité publique, Steven Bla-ney, n\u2019a pas semblé ému par cette avalanche de chiffres.«La seule minorité à laquelle nous nous intéressons vraiment est celle des criminels», a dit de manière un peu énigmatique le ministre.«Je crois que nous prenons soin de tous les détenus d\u2019une manière équitable et adéquate.» L\u2019enquêteur correctionnel hésite aussi â voir un lien direct entre cette explosion soudaine de la population carcérale visible et l\u2019arrivée du gouvernement conservateur au pouvoir.Les raisons systémiques sont profondes, dit-il.Elles vont du biais dans la sélection des membres du jury, comme cela s\u2019est vu en Ontario, â l\u2019attitude des policiers.«Cela va bien au-delà des décisions législatives d\u2019un gouver- nement en particulier à un moment particulier.» Il faut cependant s\u2019en préoccuper, selon lui.«Notre système de justice est présenté comme un modèle dans le monde et je pense que nous devons faire tout en notre possible pour nous assurer que nous méritons cette réputation internationale.» De manière générale, le commissaire se plaint dans son rapport de l\u2019accroissement de la population carcérale alors que l\u2019espace disponible, lui, n\u2019augmente pas au même rythme.Désormais, presque 21% des prisonniers fédéraux vivent â deux dans des cellules conçues pour n\u2019en accueillir qu\u2019un seul.L\u2019ancien ministre de la Sécurité publique, Vie Toews, avait déjà déclaré qu\u2019il ne voyait aucun problème avec l\u2019occupation double, même si tous les spécialistes de la question s\u2019entendent pour dire que cela fait augmenter la violence dans les prisons.D\u2019ailleurs, M.Sapers note dans son rapport que la version revue cette année de la Directive sur le logement des détenus «élimine deux principes de longue date», â savoir que la cellule individuelle est la forme de logement «la plus souhaitable» et que la double occupation «n\u2019est pas une forme de logement à long terme appropriée».Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 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lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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