Le devoir, 13 décembre 2013, Cahier A
[" m Pointe-à-Callière parle aux cœurs de corsaires Page b i Tête-à-tête entre Mandela et son peuple Page B 9 -?www.ledevoir.com ?\u2014 Les artistes ont vraiment le don, constate Joblo Page b w LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 2 8 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 13 DECEMBRE 2013 1,13 TAXES 1,30 La charte va trop loin, selon laCSN JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec La charte de la laïcité «frappe fort et sans discernement» en interdisant le port de signes religieux à tout le personnel de l\u2019Etat, estime la CSN qui souhaiterait aussi y voir une clause de droits acquis, soit la reconnaissance d\u2019un droit acquis pour le port de signes religieux pour ceux qui sont déjà embauchés lors de l\u2019adoption de la loi.«Interdire le port de signes religieux au travail restreint fatalement le droit au travail et notamment l\u2019accès à l\u2019emploi, peut-on lire dans le document de réflexion sur la charte de la laïcité adopté en conseil confédéral à Québec, jeudi.Une interdiction aussi générale paraît nettement disproportionnée et pourrait s\u2019avérer particulièrement préjudiciable pour les femmes.» Selon la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l\u2019interdiction du port de signes religieux aurait un «impact pernicieux» et «compromet gravement le droit de gagner sa vie et même celui de choisir sa profession, par exemple lorsqu\u2019un monopole d\u2019Etat existe, comme en santé».L\u2019organisation syndicale, qui n\u2019est pas en mesure de dire combien de ses membres pourraient être concernés par l\u2019application de la charte, recommande par ailleurs au gouvernement de faire une étude pour évaluer ses impacts spécifiques sur les femmes.Déconfessionnalisation Fidèle à la position qu\u2019elle tenait en 2007 et en 2010, l\u2019organisation syndicale estime que VOIR PAGE A 10 : CHARTE Aujourd\u2019hui Postes Canada > Un défi considérable à Montréal.Où met-tra-t-on toutes ces boîtes postales collectives ?Page A 3 Annonces.B 8 Météo.A4 Avis légaux.B 4 Motscroisés B 6 Décès.B 8 Sports.B 8 Grille télé.B 2 Sudoku.B 9 Un nouvel immortel I FABIENNE DOUCE COLLABORATION SPECIALE Jeudi à Port-au-Prince, Dany Laferrière célèbre son élection à l\u2019Académie française en compagnie de jeunes Haïtiens venus l\u2019entendre prononcer une conférence sur la littérature.L\u2019écrivain Dany Laferrière entre à l\u2019Académie française L\u2019écrivain Dany Laferrière peut sourire de toutes ses dents : l\u2019ironie identitaire qui marque sa vie et son œuvre \u2014 Je suis un écrivain japonais, où il affichait son horreur des étiquettes, écrivain migrant, haïtien, québécois, vous vous souvenez?\u2014, cette ironie se poursuit, en grande beauté, avec son élection à l\u2019Académie française.Elu dès sa première candidature \u2014 il n\u2019est pas rare que les écrivains doivent postuler plusieims fois à l\u2019Académie \u2014 et au premier tour par 13 voix, Laferrière sera ainsi le premier Québécois et le premier Haïtien à siéger parmi les 40 qu\u2019on dit immortels.CATHERINE LALONDE Ctt est de son natal Port-au-Prince, / où il est arrivé lundi dernier, que Dany Laferrière a appris la nouvelle.Des cris de joie ont fusé des jeunes gens qui l\u2019accompagnaient, scandant «Nou pran yo!» Cri du cœur sportif, intraduisible, qui signifie littéralement «nous les prenons!», littérairement « nous les conquérons ! », comme un appel à gagner le monde, la blague a fait éclater le groupe d\u2019un grand et contagieux fou rire.Cette entrée à l\u2019institution fondée en 1635 par le cardinal Richelieu, l\u2019auteur l\u2019avait lui-même sollicitée, comme le veut la coutume.Il la souhaitait ardemment.Dany Laferrière entend contribuer à la mission de l\u2019Académie dans les limites prescrites par cette institution par ailleurs en perte de reconnaissance, et même souvent qualifiée de sclérosée.«Je n\u2019ai pas du tout l\u2019intention de chambouler VOIR PAGE A 10 : ACADÉMIE Dialogues de sourds Même au Québec, l\u2019interprétation en langue des signes est souvent déficiente Mardi dernier, lors d\u2019une cérémonie à la mémoire de Nelson Mandela, une personne prétendant être un interprète en langue des signes a livré un message incompréhensible à la communauté sourde.L\u2019incident a fait le tour du monde, mettant en lumière la pénurie et le manque de formation des interprètes en langue des signes, même ici au Québec.CAROLINE MONTPETIT an dernier, la députée libérale Marguerite I Blais, très sensible à la condition des personnes sourdes, a voulu faire interpréter ses vœux du temps des Fêtes en langue des signes du Québec (LSQ).L\u2019interprète, embauché par\tbrendan smialowski agence france-presse l\u2019Assemblée nationale, n\u2019avait qu\u2019une connais- Les images de l\u2019homme interprétant faussement en langue des signes la cérémonie d\u2019hommage à Nelson Mandela ont fait le tour VOIR PAGE A 10 : SIGNES\tdu monde, soulevant l\u2019indignation des communautés sourdes.Partis politiques Les nouvelles règles de financement font mal auPLQ MARCO EORTIER Le resserrement des règles de financement des partis politiques nuit au Parti libéral du Québec (PLQ), qui compte deux fois moins de donateurs que le Parti québécois (PQ) depuis le début de l\u2019année 2013, indiquent des données compilées par Le Devoir.Malgré l\u2019élection de Philippe Couillard à la tête du PLQ en mars dernier, les libéraux ont connu une de leurs pires campagnes de financement de l\u2019his-toire récente.A peine 7219 sympathisants libéraux ont versé un total de 596556$ au PLQ en 2013, révèlent les chiffres transmis par les partis au Directeur général des élections du Québec (DGE).Même en ajoutant les 550403$ amassés par les trois candidats à la direction du parti, entre janvier et mars 2013, on est loin des 3,08 millions encaissés par le PLQ en 2012, année électorale.De son côté, le Parti québécois a récolté presque deux fois plus d\u2019argent (951227$) auprès de deux fois plus de militants (14244) que le Parti libéral depuis le début de l\u2019année \u2014 ce qui reste toutefois nettement inférieur aux 3,7 millions amassés par le PQ en 2012.La raison de cette baisse du financement populaire (qui frappe tous les partis) est fort simple: la nouvelle Loi électorale, entrée en vigueur le 1®\"' janvier 2013, limite les dons d\u2019électeurs à un maigre 100 $ par année.Le montant maximal des dons était de 1000$ depuis 2010, et de 3000$ auparavant.Les partis provinciaux tirent désormais Ja majorité de leurs revenus du financement de l\u2019État, qui VOIR PAGE A 10 : EINANCES Philippe Couillard ((UN CADEAU DES FETES! MARIUS ET FANNY REVISITÉS PAR DANIEL AUTEUIL.DU RONRON!)) «ESTIVAL.FRAIS ET LÉGER!» AVOIR-MIRE.COM FILM DE DAN EL AUfEU L PRESENTEMENT AU CINEMA Ne manque! pas la suite de Merlus, FANNY, dès le 20 décembre ! Ooniel AUTEUIL Vicloiie OELEiV leon-Pieiie OARROÜSSIN Raphaël PERSONNU Maile-Anne CRUEL D'APRÈS L'ŒUVRP DE ^ B sr »uiB MARCEL PAGNOL métropole metropolefitms.com 77831303446250 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 ACTUALITES Momée par la mairesse, l\u2019UPÂC frappe à Châteauguay Quatre entrepreneurs et courtiers immobiliers sont arrêtés pour avoir tenté de corrompre Nathalie Simon BRIAN MYLES Malgré la pression de l\u2019Unité permanente anticorruption GdPAC) et de la commission Charbonneau, la corruption fleurit toujours dans les municipalités du Québec.À Cbâteauguay, quatre entrepreneurs et courtiers immobiliers auraient tenté de corrompre la mairesse Nathalie Simon, en septembre dernier.Déjà vu ?L\u2019bistoire a pris une tournure «rarissime», de l\u2019aveu même du commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière.Simon s\u2019est tournée vers les policiers pour dénoncer cette tentative de corruption.Grâce à sa collaboration, l\u2019UPAC a procédé jeudi matin à Ijarrestation de quatre individus : René Lafrance, Eric Lafrance, Michel Bergevin et Jacques Roy.Ils seront accusés de complot, de fraude envers le gouvernement, d\u2019abus de confiance, d\u2019actes de corruption dans les affaires municipales.Lors d\u2019un point de presse, la mairesse Simon a rappelé qu\u2019elle était guidée «par des principes d\u2019éthique et d\u2019intégrité».Elle s\u2019est refusée à tout commentaire pour ne pas nuire à l\u2019enquête, qui se poursuit toujours.D\u2019autres personnes pourraient être arrêtées, a confirmé l\u2019UPAC.Simon a annoncé sept mesures administratives, dont des modifications à la politique de gestion contractuelle, la révision du code d\u2019éthique et le renouvellement du contrat de René Beauchemin (un ex-enquêteur de la commission Charbonneau) à titre d\u2019inspecteur responsable de la division des enquêtes criminelles.Une mairesse courageuse Le commissaire Lafrenière a salué «le courage et la vigilance» de la mairesse Simon.«Il faut lever notre chapeau à M\u201d\u201d Simon.Le geste qu\u2019elle a posé est courageux», a-t-il dit.«La mairesse n\u2019a rien à se reprocher, bien au contraire.Sa collaboration a permis de faire avorter un stratagème de corruption qui visait non seulement son administration municipale, mais aussi son intégrité», a-t-il ajouté.Les quatre présumés complices auraient proposé «plusieurs dizaines de milliers de dollars» à la mairesse dans l\u2019espoir de placer un homme de confiance dans un poste clef de l\u2019administration municipale et pour obtenir des changements de zonage sur des terrains convoités.René Lafrance est un ex-conseiller municipal battu deux fois, en 1991 et en 2003, lorsqu\u2019il a brigué la mairie de Châ-teau^ay.Il est aujpurd\u2019hui courtier immobilier.Son fils Eric possède des entreprises de construction.Jacques Roy a occupé les postes de directeur de l\u2019aménagement du territoire et des infrastructures, puis de directeur du développement économique à Saint-Constant.11 était un protégé du maire Gilles Pépin, qui a été accusé de fraude ré- Robert Lafrenière cemment à la suite d\u2019une opération de l\u2019UPAC.En 1999, M, Roy a travaillé brièvement pour le secrétaire d\u2019Etat au Sport amateur, Denis Coderre.«Ça n\u2019a pas duré longtemps, et ce n\u2019était pas quelqu\u2019un de majeur dans l\u2019entourage», précise le directeur des communications au cabinet du maire Coderre, Louis-Pascal Cju.En dépit des travaux de la commission Charbonneau et des opérations de rUPAC, la culture de la corruption est toujours bien vivante dans les affaires municipales, se désole M.Lafrenière.«Il y en a encore qui pensent que la culture n\u2019a pas changé, a-t-il déploré.Il est clair qu\u2019il y a des gens qui n\u2019ont pas compris quand on voit un dossier contemporain comme celui-là.Ça nous dit qu\u2019il faut rester alerte.» Le Devoir SECURITE EERROVIAIRE L\u2019UMQ exige du fédéral davantage d\u2019inspections KARL RETTINO-PARAZELLI L> Union des municipalités du Québec (UMQ) ' réclame du gouvernement fédéral qu\u2019il augmente dans un délai de six mois la fréquence des inspections des voies ferrées et oblige du même coup les compagnies ferroviaires à procéder rapidement aux réparations qui s\u2019imposent.Ces deux demandes font partie de la quarantaine d\u2019exigences contenues dans le Plan d\u2019action sur la sécurité du transport ferroviaire, présenté jeudi par l\u2019UMQ aux membres de la Table québécoise sur la sécurité ferroviaire.En plus de l\u2019UMQ, celle-ci réunit notamment des représentants des ministères des Transports, de la Sécurité publique et de l\u2019Environnement.Elle a tenu hier sa première rencontre.«Le but du comité, c\u2019est d\u2019établir un partenariat entre les municipalités et le gouvernement du Québec pour avoir du poids auprès d\u2019Ottawa, mais aussi de voir comment on peut adapter les règlements provinciaux à la réçlité actuelle», résume le président de l\u2019UMQ, Eric Eorest.D\u2019une seule voix Le plan d\u2019action soumis par l\u2019UMQ est guidé par trois grands principes : la reconnaissance des municipalités comme «partenaires à part entière» dans l\u2019amélioration de la sécurité du transport ferroviaire, la volonté de ne pas assumer les coûts de cette amélioration et l\u2019affirmation du caractère «vital» du transport ferroviaire pour le développement économique des villes, à condition qu\u2019il soit sécuritaire.«On veut identifier clairement les revendications du Québec et parler d\u2019une seule voix», ajoute M.Eorest.Une seconde rencontre prévue au printemps pourrait permettre au comité de s\u2019entendre siu une série de propositions.Cette volonté de l\u2019UMQ et de Québec de faire pression sur Qttawa s\u2019ajoute aux efforts de la Coalition municipale transfrontalière.Ce regroupement d\u2019élus municipaux du Québec, du Nouveau-Brunswick et des Etats-Unis réclamera prochainement un resserrement des normes de sécurité auprès des gouvernements fédéraux canadien et américain.Depuis la fin du mois de novembre, les compagnies ferroviaires du Canada doivent foiunir aux municipalités des renseignements siu les matières dangereuses qui transitent par leiu territoire.Le Devoir Le conservateur Hugh Segal quittera le Sénat en juin 2014 Qttawa \u2014 Un sénateiu conservateiu bien en vue a annoncé jeudi qu\u2019il se retirerait de la Chambre haute en juin 2014.Hugh Segal a précisé qu\u2019il deviendrait alors doyen du collège Massey de l\u2019Université de Toronto.M.Segal s\u2019est retrouvé en conflit avec son parti cette année, après la décision des conservateius de présenter un projet de loi pour suspendre sans salaire les trois sénateius au cœiu d\u2019un scandale siu leurs réclamations de dépenses.Les rumeurs voulaient que M.Segal quitte le Sénat, mais dans un communiqué dif-fiisé jeudi, le sénateur remercie le premier ministre Stephen Harper pour «l\u2019appui et les conseils» durant le temps qu\u2019il a passé à la Chambre haute.Hugh Segal a été nommé au Sénat en 2005 par le premier ministre libéral Paul Martin.La Presse canadienne La «francophobie» dénoncée Une centaine de personnalités, menées par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, dénoncent ce qu\u2019elles appellent la «francophobie» croissante issue notamment des débats sur la charte de la laïcité et sur le renforcement de la loi 101.La SSJB a dévoilé jeudi une lettre ouverte qui recense des chroniques publiées dans des journaux anglophones et dans les réseaux sociaux, au cours des derniers mois.Ces écrits «discriminatoires» dépeignent les Québécois comme des racistes, a dénoncé Mario Beaulieu (à gauche), président de la SSJB de Montréal.Une page Eacebook a même caricaturé la première ministre Pauline Marois sous les traits d\u2019une nazie.L\u2019ancien premier ministre Bernard Landry, l\u2019ex-député péquiste Pierre Curzi et une centaine d\u2019artistes, professeurs, animateurs et militants de tous les horizons ont signé le manifeste, photo jacques nadeau le devoir Lire aussi > La version complète de ce texte est publiée sur LeDevoir.com Les libéraux jugent « méprisants » les propos de Lisée sur le Canada faire preuve d\u2019une certaine retenue dans ses critiques envers le Canada.«Ce gouvernement nous dit lui-même, assez extraordinairement, qu\u2019il n\u2019a aucun contrôle sur les revenus.Et bien, l\u2019une de ses sources les plus stables de revenus est les transferts fédéraux.Il faudrait peut-être que M.Lisée soit conscient de ça», a-t-il dit.MARTIN OUELLET à Québec Jean-Prançois Lisée a insulté la plus grande partie de la population québécoise avec ses propos désobligeants sur le Canada, a soutenu jeudi le député libéral Pierre Moreau.Le ministre des Relations internationales a soulevé l\u2019ire de l\u2019opposition officielle en qualifiant le Canada de «corps étranger» la veille, sur la foi d\u2019une légère remontée de l\u2019option souverainiste dans un sondage.Des propos que le leader parlementaire libéral juge «méprisants», «inappropriés» et «inélégants» envers les Québécois, majoritaires, qui éprouvent un sentiment d\u2019appartenance au Canada.«Il a une opinion sur tout et il tente de faire passer son opinion pour celle des Québécois.Or, l\u2019image que nous voulons projeter dans le reste du pays, ce n\u2019est pas celle d\u2019une nation qui rejette le Canada.Les Québécois sont les cofondateurs du Canada et ont un énorme respect pour ce pays qu\u2019ils ont fondé», a dit M.Moreau en entrevue.Transferts fédéraux Le député de Châteauguay accuse M.Lisée de se comporter comme le «ministre de ceux qui ont une carte du Parti québécois», une tendance qu\u2019il dit remarquer chez les autres membres du cabinet.Pourtant, M.Lisée et ses collègues du gouvernement minoritaire n\u2019ont pas reçu le mandat de faire de la «propagande souverainiste», a-t-il fait valoir.Etant donné les difficultés du gouvernement Marois à contrôler les finances publiques, le ministre Lisée devrait aussi, selon M.Moreau, Aspirations personnelles Parce qu\u2019il l\u2019accuse de confondre ses aspirations personnelles avec l\u2019intérêt général, le leader parlementaire libéral s\u2019interroge sur les capacités de M.Lisée d\u2019assumer des fonctions de représentation à l\u2019étranger.«Lorsqu\u2019on est à l\u2019international, le Québec fait partie du Canada et on doit tenir des propos respectueux pour le statut que l\u2019on a, pour le choix démocratique qu\u2019ont fait les Québécois et les Canadiens.On doit faire cette représentation en vertu de ce qui existe et non pas en fonction de ce que lui-même souhaite», a-t-il déclaré.Dans sa tirade mercredi contre le lien fédéral, M.Lisée a dit percevoir une volonté de plus en plus affirmée chez les Québécois de définir entre eux la société dans laquelle ils veulent vivre.Il a cité pour exemple le débat en cours sur la charte des valeurs.Pour M.Moreau, il est clair que le gouvernement de Pauline Marois se sert du débat sur la charte pour faire oublier son bilan économique et tenter de remettre la souveraineté à l\u2019ordre du jour.«On essaie d\u2019exacerber des sentiments qui sont extrêmement négatijs pour essayer de faire monter une ferveur souverainiste qui n\u2019existe pas», a-t-il dit.La Presse canadienne L\u2019accès à la haute fonction publique doit être mieux balisé, dit un comité ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Dans la foulée de la controverse suscitée par une double nomination accordée à l\u2019ex-ministre péquiste André Boisclair, un comité propose de mieux baliser le recrutement et l\u2019octroi de permanence dans la haute fonction publique.Dans son rapport, le groupe mandaté par la première ministre Pauline Marois suggère au gouvernement des modifications législatives pour Axer des critères quant à l\u2019embauche de personnes qui ne sont pas déjà membres de la fonction publique.Parmi les 12 recommandations de son rapport, rendu public vendredi, le comité estime aussi que la Loi sur la fonction publique devrait être changée afin qu\u2019une période de probation soit imposée avant d\u2019accorder une permanence dans un emploi supérieur.L\u2019an dernier, pour calmer le tollé soulevé par la nomination de M.Boisclair comme délégué général à jp pnmitp New York tout en lui accordant simultanément une per- estime que manence, M\u201c® Marois avait mandaté le comité, présidé la loi devrait par André Perrault.En dé- a, u cembre 2012, M.Boisclair\tcnangee avait accepté de renoncer à\tnu\u2019une sop poste d\u2019administrateur\t^ d\u2019Etat, qui lui garantissait un période de poste dans la haute fonction\t.publique au terme de son probation contrat à New York.\t.\t, L\u2019ex-ministre péquiste a\timposée depuis demandé à être réaf fecté à la suite d\u2019une nouvelle controverse relative à sa consommation passée de cocaïne.Le gouvernement a annoncé mercredi la nomination de la journaliste Dominique Poirier à New York à titre de déléguée générale, sans toutefois qu\u2019elle accède à la fonction publique.Filière politique Sans étudier spécifiquement le cas de M.Boisclair, le comité a relevé que les données disponibles ne permettent pas d\u2019observer une progression du nombre de nominations de personnes provenant de la filière politique, mais que «toutefois, à travers les cas rapportés dans les médias, la perception ancrée dans la population semble être que ces situations ont connu une certaine augmentation».Dans une entrevue à La Presse canadienne, jeudi, M.Perrault a affirmé que le gouvernement aurait intérêt à resserrer la façon dont sont choisies les personnes qui obtiennent un contrat dans la haute fonction publique, qui obtiennent parfois ensuite une permanence sans avoir gravi les échelons par la filière classique.«Il y a des risques que la titularisation ou les nominations puissent dans certains cas être mal perçues et dans certains cas ça peut s\u2019avérer vrai, dans certains cas ça peut être faux, a-t-il dit.Cela dit, les mécanismes [proposés] visent à assurer une plus grande transparence.» Selon le rapport, le Conseil des ministres, qui dispose du pouvoir de nomination dans la haute fonction publique et les organismes gouvernementaux, a beaucoup de latitude actuellement.Dans le cas des candidats issus de la filière politique, le processus de sélection se limite généralement à une vérification de sécurité et des diplômes, note le document.La Presse canadienne Guide des S uueDec NOUVEAU! Videos dans le guide Encarté ce week-end dans votre quotidien *Distribution ciblée http://bit.ly/ipFoAJ LE DEVOIR, LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 A 3 ACTUALITES Les oracles modernes Christian Rioux à Paris Il ne faut jamais entrer chez mon libraire le vendredi après-midi.On se croirait à la SAQ rue Saint-Denis un samedi soir du mois de juin.Les clients font la queue.On y croise des élèves du collège d\u2019à côté, des refrai-tées, de jeunes couples et des professeurs.À la rentrée de septembre et à l\u2019approche de Noël, impossible de çirculer dans les allées.La librairie À tout lire n\u2019a rien des repères à touristes de Saint-Germain-des-Prés.Située sur l\u2019avenue Gambetta dans un des derniers arrondissements populaires de Paris (20®), elle dessert la population du quartier.C\u2019est pourquoi elle possède un fonds de livres de poche introuvable à Montréal.Ce qui n\u2019empêche pas son propriétaire, que je croise souvent au café cigarillo aux lèvres, de soigner particulièrement les essais et les livres d\u2019art.Pour les romans qui viennent de sortir, mieux vaut se rendre à L\u2019Atelier, rue Jourdain, à cinq minutes de là.Le choix est plus vaste.Les petites notes des libraires gentiment déposées sur les livres ne sont pas sans intérêt.Pour les essais et les romans étrangers, on peut aussi descendre l\u2019avenue des Pyrénées jusqu\u2019au Comptoir des mots.La section des revues y est excellente.Ces dernières années, dans un rayon de quinze minutes à pied autour de chez moi, il s\u2019est ouvert pas moins de cinq nouvelles librairies : trois de livres neufs et deux de livres d\u2019occasion.Qui a dit que les petites librairies fermaient les unes après les autres en France ?La prochaine fois qu\u2019un chroniqueur québécois vous raconte une telle sornette, pour dénigrer le prix unique du livre évidemment, dites-lui de venir me voir.Je lui ferai faire la tournée des librairies du quartier.S\u2019il vous parle de la faillite de Virgin et des librairies Chapitre (dont certains magasins devraient simplement être rachetés), rappelez-lui que le prix unique est justement destiné à protéger les librairies indépendantes, pas les chaînes et encore moins les marchands d\u2019électronique comme Virgin et la Fnac.Une étude récente du cabinet Xerfi concluait que, même si les marges des libraires se réduisaient, «le prix unique du livre a notamment contribué à maintenir un parc dense de librairies» en France.Cela est vrai à Paris, où la fermeture de quelques grandes librairies, étouffées par les loyers exorbitants de Saint-Ger-main-des-Prés, est largement compensée par l\u2019ouverture de nouvelles dans l\u2019Est parisien.C\u2019est aussi vrai en région, où l\u2019on trouve d\u2019importantes librairies indépendantes.Au fond, les Français n\u2019ont rien fait de plus pour le prix du livre que ce que nous faisons depuis longtemps pour celui du lait et de l\u2019électricité.Peu avant sa mort, André,Schiffrin, qui a fait carrière dans l\u2019édition aux Etats-Unis, avait déploré la disparition des 300 librajries que comptait New York en 1945.«Aux Etats-Unis, Amazon exerce en effet une position dominante, disait-il.Son système de vente directe à prix cassés a tué la concurrence.New York ne compte plus que 30 librairies (y compris celles des grandes chaînes).Dix fois moins que dans ma jeunesse et qu\u2019en France, où, grâce à la loi Lang sur le prix unique, subsistent encore un millier de librairies.» Un constat confirmé par la journaliste Elaine Sciolino, qui s\u2019étonnait dans le New York Times que «les Français envahissent toujours les librairies ».N\u2019en déplaise aux oracles modernes, après 32 ans de prix unique \u2014 une mesure copiée depuis dans une quinzaine de pays \u2014, la librairie n\u2019a pas dit son dernier mot.En octobre, les députés adoptaient une loi afin d\u2019empêcher Amazon (une entreprise déficitaire à qui le fisc français réclame près de 200 millions d\u2019euros !) de contourner la législation en offrant la livraison gratuite en plus de la réduction de 5%, la seule autorisée par la loi.D\u2019ailleurs, si les ventes d\u2019Amazon ont tant progressé en France, c\u2019est en partie parce que les libraires ne s\u2019y sont pas pris à temps pour offrir un meilleur service d\u2019achat sur Internet, ce qu\u2019ils sont en train de faire.Les professionnels du livre constatent aussi que, malgré une décennie de matraquage médiatique, le livre électronique n\u2019a rien du pactole annoncé.Ses vente,s ne dépassent pas 1,8% en France (6,4% aux Etats-Unis) et leur progression est décevante.L\u2019annonce de la mort du livre imprimé a été largement exagérée, écrivait récemment Nicholas Carr, spécialiste américain des nouvelles technologies.En ce qui concerne les tablettes, il note que plus leur nombre augmente, moins elles servent à lire des livres.Selon Carr, dans un avenir prévisible, le livre électronique pourrait ne demeurer qu\u2019un simple appendice du livre imprimé, comme le livre audio avant lui.Quant à ceux qui misent sur les soldes de Costco pour relancer la lecture, ils sont bien naïfs.Ce sont probablement les mêmes qui croient aux sornettes du président d\u2019Amazon qui prétend pouvoir livrer des livres en drones d\u2019ici cinq ans \u2014 un joint avec ça?La baisse de la lecture n\u2019a pourtant strictement rien à voir avec le prix des livres, qui n\u2019a d\u2019ailleurs jamais été si bas.Il ne faudrait pas confondre une simple politique des prix avec une crise de civilisation.crioux@ledevoir.com NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Postes Canada mettra fin à la livraison du courrier à domicile en milieu urbain d\u2019ici cinq ans.POSTES CANADA Un défi considérable à Montréal L\u2019installation de boîtes postales collectives sera problématique dans certains quartiers HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa JEANNE CORRIVEAU Mais où mettra-t-on toutes ces boîtes postales collectives?La question est sur toutes les lèvres après que Postes Canada a annoncé, mercredi, la fin de la livraison du courrier à domicile en milieu urbain d\u2019ici cinq ans.Le maire de Montréal, Denis Coderre, a qualifié de «franchement dégueulasse» la décision de la société fédérale, tandis que les urbanistes se font sceptiques.Le maire Coderre a reproché à Postes Canada et au gouvernement Harper de vouloir privatiser le service des postes sans oser l\u2019admettre.Selon lui, la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n\u2019est pas un privilège, mais un droit.«Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là», a-t-il rappelé.Tout en s\u2019interrogeant sur le déploiement de boîtes postales dans les rues de Montréal, Denis Coderre a suggéré que la société fédérale réduise la fréquence de bvraison du courrier.Postes Canada doit réévaluer sa décision, soutient le maire qui entend discuter de la question avec Denis Lebel, lieutenant de Stephen Harper pour le Québec.«Honnêtement, ça n\u2019a pas de maudit bon sens.» Espace public limité Le chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville, Richard Bergeron a lui aussi dénoncé ce changement.«Où vont-elles être installées, ces boîtes?Avec la densité d\u2019habitations dans les quartiers anciens de Montréal, ça va prendre beaucoup de boîtes et, forcément, on va les mettre dans l\u2019espace public.L\u2019espace public, c\u2019est ce qui nous reste des trottoirs.[.] De quoi va avoir l\u2019air notre ville après ça ?» La mort du facteur.Un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 8 BILAN PARLEMENTAIRE Le « Senategate » ?Une distraction des médias, conclut le PC MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa La session automnale au Parlement a beau n\u2019avoir duré que sept semaines et permis d\u2019accoucher de trois projets de loi, le gouvernement conservateur se targue d\u2019avoir été des plus productifs.Et les troupes de Stephen Harper nient que le scandale au Sénat ait fait dérailler leur ordre du jour parlementaire, parlant plqtôt d\u2019une simple «distraction».A l\u2019heure de faire le bilan sur la session qui s\u2019est terminée subitement mardi, le leader du gouvernement aux Communes, Peter Van Loan, s\u2019est dit fier du travail accompli et s\u2019est vanté de terminer l\u2019année «la plus fructueuse» sur le plan législatif depuis l\u2019accession des conservateurs au pouvoir en 2006.Qr, si 40 projets de loi ont obtenu la sanction royale en 2013, trois de ceux-ci l\u2019ont eue au terme de la session d\u2019automne.L\u2019un d\u2019eux porte sur l\u2019adoption de crédits budgétaires et est donc statutaire.Le second est le deuxième projet de loi de mise en œuvre du budget 2013 (le projet de loi omnibus C-4) et l\u2019autre (C-7) a modifié le nom du Musée canadien des civilisations pour le rebaptiser Musée canadien de l\u2019histoire.Est-ce donc que la prorogation du mois de septembre \u2014 suivie d\u2019un discours du Trône rapidement oublié \u2014 a écourté la session au point de la rendre trop brève pour adopter davantage de projets législatifs?M.Van Loan a rétorqué que non, c\u2019est simplement qu\u2019il y a plusieurs étapes d\u2019étude parlementaire à suivre.«La session d\u2019automne est très impressionnante», a-t-il affirmé en point de presse jeudi.Priorité économie Reste qu\u2019au fil de l\u2019automne, les Canadiens ont surtout entendu parler du scandale sur l\u2019entente secrète conclue entre Nigel Wright et Mike Duffy plutôt que des 17 projets de loi mis en avant par le gouvernement, ou encore d\u2019un projet cher au premier ministre, c\u2019est-à-dire son accord de libre-échange avec l\u2019Europe conclu mi-octobre.Cela devait être frustrant.«Il y a une profonde reconnaissance [chez les électeurs] que la priorité de ce gouvernement a été, et continue d\u2019être, l\u2019économie.Et alors que les médias sont distraits par des événements sensationnalistes ailleurs [comme le scandale ou les déboires du maire Rob Ford], nous avons gardé le cap», a plaidé M.Van Loan.La veille, au moment de résumer à leur tour l\u2019automne parlementaire, néodémocrates, libéraux et bloquistes avaient argué que le gouvernement de Stephen Harper avait totalement perdu le contrôle aux Communes, forcé jour après jour de désamorcer le scandale au Sénat.Pas de chicane avec Québec Quant à l\u2019opinion du ministre péquiste Jean-François Lisée que les décisions du fédéral vont à l\u2019encontre de la volonté des Québécois (péage sur le pont Champlain, réforme de l\u2019as-surance-emploi, fin du crédit d\u2019impôt aux fonds de travailleurs), le lieutenant québécois de Stephen Harper, Denis Lebel, a répliqué jeudi que le gouvernement de Pauline Marois cherche simplement, sans surprise, «à rouvrir de vieilles chicanes».«Nous sommes un gouvernement qui a respecté le Québec, qui a respecté les compétences, qui a réglé plusieurs dossiers: déséquilibre jiscal, règlement de la TPS-TVQ, a fait valoir M.Lebel, aux côtés de M.Van Loan au Parlement.Et je suis certain que, dans le temps des Fêtes, ce n\u2019est pas de ça qu\u2019on va parler.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 ACTUALITES SAINT-LAMBERT- SUR-LE-GOLF Le coroner ouvre une enquête Les ex-préposées du CHSLD font face à d\u2019autres accusations AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Alors qu\u2019un deuxième résident aurait été victime de maltraitance, le bureau du Coroner déclenche une enquête sur un décès survenu au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf.Deux anciennes préposées du CHSLD font face à de nouvelles accusations.Au palais de justice de Longueuil jeudi, immacula Eugène et Marie-Margaret Pétimé ont été accusées d\u2019avoir administré une substance délétère à M.Jean-Paul Gagnon.Elles sont aussi accusées, entre autres, d\u2019avoir proféré des menaces à son endroit.M.Gagnon est bien vivant et se porte bien, assure Nathalie Savoie, présidente du conseil d\u2019administration du CHSLD.Plus tôt cette semaine, des accusations semblables étaient déposées à l\u2019endroit des deux femmes, accusées cette fois d\u2019avoir maltraité M\u201c® Denise Beaulieu, qui est décédée en juillet dernier.Le bureau du Coroner enquêtera sur le décès de M\u201c® Beaulieu.«Son décès nous avait été signalé en juillet, mais il semblait naturel.A la lumière des faits nouveaux, nous avons décidé d\u2019investiguer davantage», indique Geneviève Guilbault.Si d\u2019autres signalements sont portés à l\u2019attention du coroner, l\u2019enquête pourrait être élargie.«Soyez assurés que nous accorderons une attention toute particulière aux conclusions du coroner», a déclaré le ministre de la Santé, Réjean Hébert, dans un communiqué envoyé en début de soirée.Un enregistrement incriminant a entraîné l\u2019enquête policière fin novembre.L\u2019Agence de la santé de la Montérégie a également nommé un enquêteur indépendant qui doit attester de la qualité des soins et de la sécurité des patients de l\u2019établissement.La présidente du conseil d\u2019administration du CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf, Nathalie Savoie, a refusé de commenter davantage le dossier.Le Devoir ESA/HUBBLE INEORMATION CENTRE Le télescope Hubble a permis de détecter de la vapeur d\u2019eau s\u2019échappant d\u2019Europe, l\u2019une des 63 lunes gravitant autour de la planète Jupiter.De la vapeur d\u2019eau s\u2019échappe d\u2019une lune de Jupiter Cette découverte renforce l\u2019hypothèse voulant qu\u2019Europe soit propice à la vie extraterrestre PAULINE GRAVEL Des images captées par le télescope spatial Hubble ont permis de mettre en évidence des panaches de vapeur d\u2019eau s\u2019échappant de la surface glacée d\u2019Europe, un des satellites de Jupiter.Cette nouvelle observation renforce l\u2019hypothèse selon laquelle Europe serait l\u2019un des endroits les plus propices à la vie extraterrestre dans le système solaire.On soupçonnait déjà l\u2019existence d\u2019un océan liquide sous l\u2019épaisse croûte de glace recouvrant Europe.Voilà maintenant la toute première observation de vapeur d\u2019eau surgissant du pôle Sud de cette lune de Jupiter.Ces panaches de vapeur d\u2019eau ont été découverts sur des images obtenues en novembre et décembre 2012 par le spectrographe du télescope Hubble qui avait détecté de faibles traces de lumière ultraviolette, qui est la signature des ions hydrogène et oxygène constituant des molécules d\u2019eau.Croûte glaciaire Les chercheurs qui rendent compte de cette découverte dans Science Express soulignent que ces geysers de vapeur d\u2019eau n\u2019apparaissaient que lorsqu\u2019Europe se trouvait sur le point de son orbite le plus éloigné de Jupiter.Ils imputent l\u2019aspect transitoire de ce phénomène (qui dure environ sept heures) «aux forces gravitationnelle et de marée» qu\u2019exerce la planète de Jupiter sur sa lune.«A grandes distances de Jupiter, ces forces tirent et poussent sur la lune et par conséquent ouvrent grandes les fissures qui laissent alors échapper la vapeur d\u2019eau, tandis qu\u2019elles rétrécissent, voire ferment les fissures quand Europe se rapproche de Jupiter.» Les chercheurs avouent par ailleurs ne pouvoir préciser si ces colonnes de vapeur d\u2019eau s\u2019échappant des fractures de la croûte glaciaire proviennent de ce prétendu océan d\u2019eau liquide situé en profondeur sous la surface de glace ou s\u2019ils dérivent d\u2019une eau issue de la fonte de la glace causée par la friction \u2014 provoquée par le stress gravitationnel de Jupiter \u2014 entre les parois de glace.Présence de micro-organismes?Europe est la seconde lune du système solaire à présenter un tel phénomène.En 2005, la sonde spatiale Cassini avait détecté des colonnes de vapeur d\u2019eau qui s\u2019échappaient de la surface d\u2019Encelade, une lune de Saturne qui est beaucoup plus petite qu\u2019Europe mais qui est aussi recouverte de glace.« Cassini a traversé un de ces jets d\u2019eau et y aurait détecté des molécules organiques», précise Robert Lamontagne, professeur d\u2019astrobiologie à l\u2019Université de Montréal.«Sur la Terre, l\u2019eau est un ingrédient essentiel à la vie, mais sa présence ne garantit pas qu\u2019il y a de la vie.C\u2019est comme lorsqu\u2019on réunit tous les ingrédients pour faire un gâteau, ça ne garantit pas la réussite de celui-ci.Cette observation nous indique que, sous la croûte glacée d\u2019Europe, il fait plus chaud, ce qui est probablement propice à ce que la vie puisse se développer.On connaît sur la Terre des micro-organismes qui vivent sans lumière dans les fonds marins.On pourrait imaginer un écosystème semblable à celui des fumeurs noirs, ces sources hydrothermales.On ne s\u2019attend pas à trouver des poissons ou des mammifères marins, mais possiblement des micro-organismes.» Le Devoir Sept-Mes 18/-19 Baie-Comeau -17/-21 GaSPe Saguenay -19/-26 Quebec Trois-Rivière's^ 4/-27 -14/-21 Val d\u2019Or -22/-31 rbrooke ^2/-2 Lever du soleil: 7h26 Coucher du soleil: 16h11 Montreal neau ©MeteoMedia 2013 Demain Auj.Plu 11/9 Demain Var 11/5 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver \\A/innipeg Montréal Auiourd-hÿi -12 Passages nuageux Québec Aujourd-l^^ -14 Passages nuageux Gatineau Auiourd-liui.-15 Passages 1 nuageux.Le Monde -17/-18\tNei\t-2/-3\tLondres -14/-19 Sol -14/-16 Los Angeles -8/-19\tSol\t-13/-15\tMexico -7/-12\tNei\t-8/-9\tNew York Plu\t5/3\tPlu\t7/5\tParis Var\t-26/-31\tNei\t-24/-32\tTokyo Ce soir Demain -14/-1 Passages nuageux ¦19 Passages nuageux Ce soir Demain -18/-20 -27 Quelques cons, pdp 40% Ensoleille Ce soir Demain -16/-1 Ciel va 23 Passages nuageux DimancJ -10/-14 Faible ne pdp 80%, Sol 21/9 Var 0/-4 Var 6/-1 Sol 14/5 17/10 Sol 22/10 Sol 23/9 Nei -21-2 Ave 8/5 Sol 10/5 Lundi -ii/-ir^^K Passages ¦¦ nuageux DimancJ ^ Lundi -117-17^,5 I-10/-18 J Faible neiî pdp 80%.Dimanchi -12/-17 Quelques flo-' cons, pdp 70% Quelques fe-w cons, pdp 40%.Lundi , .-13/-17^A.Passages H nuageux Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.Si Météo Média Résultats des tirages du : 2013-12-11 04 15 28 01 02 14 15 18 45 31 37 44 compl.compi Prochain gros lot (approx.) : 7 000 000 $ LOT GARANTI DE 1 000 000 (Numéro complet non decomposable) 69766805-01 MILLIONS $ + ^ll^AXMlLLIONS 30 LOTS DE 1 MILLION $ i.pproxi En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Quebec cette derniere a priorité Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience ennemi I 514*861 *0630 Vieux-Montréal COURS D\u2019HISTOIRE AU COLLEGIAU Duchesne ouvert à uu euseiguement multidisciplinaire LISA-MARIE GERVAIS Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, ne ferme pas la porte pour l\u2019instant à ce que le cours d\u2019histoire au collégial soit donné par d\u2019autres spécialistes que des historiens.«Je suis favorable à un cours d\u2019histoire nationale, donc c\u2019est un cours d\u2019histoire, mais la façon dont on enseigne au collégial n\u2019est pas la même qu\u2019au secondaire, car vous avez des jeunes adultes [.] il y a une base de connaissances historiques, ça se fait sur le débat ouvert», a dit le ministre, interrogé en marge d\u2019une conférence de presse jeudi.«On verra.Est-ce qu\u2019il faut uniquement que ce soit des profs d\u2019histoire?Est-ce qu\u2019on peut permettre qu\u2019il y ait d\u2019autres professeurs [qui l\u2019enseignent] ?On est conscients des questionnements.La décision n\u2019est pas prise.C\u2019est pour ça qu\u2019on fait une consultation.» Le devis du cours d\u2019histoire et les recommandations du comité-conseil chargé d\u2019élaborer le contenu seront soumis à une consultation de 45 jours dans tous les collèges en janvier.Quant à l\u2019implantation du cours.Le Devoir révélait jeudi que le comité-conseil de la formation générale recommandait la suppression d\u2019un cours complémentaire pour le remplacer par le cours obligatoire «EEs- toire du Québec contemporain».Prudent et évasif, le ministre confirme que c\u2019est effectivement un des scénarios envisagés.«J\u2019aurais pu enlever un cours de philo, de français littérature, d\u2019anglais, d\u2019éducation physique; on ne va pas dans ce chemindà», a-t-il précisé.M.Duchesne dit attendre d\u2019étudier le rapport du comité-conseil à la formation générale, comprenant celui du sous-co-mité qui s\u2019est penché sur le devis du cours, et de lancer la consultation avant de prendre une décision définitive.La FECQ réagit La Eédération étudiante collégiale du Québec (EECQ) croit qu\u2019il est important de préserver la formation complémentaire.«Elle est importante, elle permet aux étudiants de découvrir de nouveaux champs d\u2019intérêt», a af firmé Eliane Laberge, la présidente de la EECQ.Toutefois, s\u2019il faut enlever un de ces cours pour faire place à l\u2019histoire, elle propose qu\u2019il soit encore permis aux étudiants de quand même suivre deux cours complémentaires s\u2019ils le veulept, sans frais supplémentaires.A l\u2019heure actuelle, un étudiant qui souhaite avoir un cours complémentaire de plus que ceux prescrits doit payer pour y avoir accès.Le Devoir Québec débloque 5 millions pour les cégépiens ayant des besoins particuliers LISA-MARIE GERVAIS Les appels répétés des cégeps pour avoir plus de ressources afin d\u2019aider leurs étudiants ayant des besoins particuliers semblent avoir été entendus: Québec octroie 5 millions, répartis dans tous les collèges, pour favoriser la persévérance et la réussite scolaire des cégépiens en situation de handicap ou ayant un trouble d\u2019apprentissage.«Les étudiants ayant des besoins particuliers sont de plus en plus nombreux et il faut les appuyer», a déclaré le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, qui annonçait cette nouvelle jeudi au collège du Vieux-Montréal.Cette aide financière récurrente, qui soutiendra également les autochtones et les étudiants immigrants en difficulté, découle des engagements que son gouvernement a pris à l\u2019issue du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, qui a eu lieu en février dernier, a-t-il rappelé.Une somme de 3 millions sera d\u2019abord injectée en 2013-2014.L\u2019année suivante, 2 millions provenant du Programme d\u2019allocation pour des besoins particuliers s\u2019ajouteront à ce montant.Le ministre a souligné le «succès» que constituait la hausse importante de cette catégorie d\u2019étudiants.Selon la Eédération des cégeps, ils «Le nombre d\u2019étudiants avec des besoins particuliers va aller en augmentant» étaient 1300 en 2007 et sont 7500 cinq ans plus tard.Le président-directeur général de la Eédération des cégeps, Jean Beauchesne, s\u2019est réjoui de cet ajout de ressources, qui constitue le tiers du budget déjà alloué pour les étudiants ayant des besoins particuliers.«La hauteur des services à rendre aux étudiants en situation de handicap étant évaluée à 10 millions, les collèges espèrent par ailleurs voir d\u2019autres ressources s\u2019ajouter »,_ a toutefois fait savoir la Eédération.La présidente de la Eédération ptudiante collégiale, Eliane Laberge, accueille aussi positivement cet effort du gouvernement, d\u2019autant que «le nombre d\u2019étudiants avec des besoins particuliers va aller en augmentant», avance-t-elle.Dépistage et diagnostic M\u201c® Laberge croit toutefois qu\u2019il faudra s\u2019attarder à la question des diagnostics, dont les étudiants ont besoin pour avoir des services.Ces diagnostics ne suivent pas toujours l\u2019étudiant qui quitte le secondaire pour le collégial, ce qui complique la prestation d\u2019aide.Le gouvernement devra aussi s\u2019atteler à la tâche de favoriser le dépistage au cégep, certains troubles ne se déclarant qu\u2019à cette étape, conclut-elle.Avec La Presse canadienne Le Devoir La Cour suprême dit non à l\u2019ex-juge Jacques Delisle La Cour suprême du Canada refuse d\u2019entendre l\u2019appel du juge à la rettaite Jacques Delisle, condamné à la prison à vie pour le meurtre de son épouse.Dans une décision non motivée, le plus haut ttibunal du pays a fait savoir jeudi que M.Delisle, 78 ans, ne pourra y présenter sa cause.Il perd ainsi son ultime chance de faire valoir son innocence.Selon la version qu\u2019il a donnée, sa femme, Nicole Rain- ville, âgée de 71 ans et paralysée du côté droit, se serait enlevé la vie à l\u2019aide d\u2019un revolver retrouvé à côté d\u2019elle, il affirme l\u2019avoir ttouvée morte, une balle dans la tête, en rentrant chez lui un jour de novembre 2009.Le procureur de la Couronne a de son côté plaidé que M.Delisle s\u2019était débarrassé de sa femme pour vivre avec sa maîtresse et éviter un coûteux divorce.En 2012, l\u2019ex-juge de Québec a été reconnu coupable de meurtre prémédité par un jury.Il a reçu une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération pendant 25 ans.La Presse eanadienne N\u2019y allez pas par quatre chemins.Le solde finit à minuit.porter raffinée sur toute la ligne Allez vite en ligne, sans détour.Réservez pour bénéficier de nos rabais jusqu\u2019au printemps.Le solde Balade en raquettes de Porter finit ce soir à minuit.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 13 décembre 2013.Voyagez entre le 17 décembre 2013 et le 21 mai 2014.Le rabais est compris dans ies tarifs.Porter peut exiger un achat sept jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obiigatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : r\t> HALIFAX 2 par jour 172$ ^\tJ\tr\t> TORONTO 16 par Jour 137$\t/\tV SAULT STE.MARIE 206$ CHICAGO 242$ \\\t\tNEW YORK 221 $ k\tWASHINGTON Dulles 227$ k\ty ST.JOHN\u2019S 247$ SUDBURY 206$ THUNDER BAY 212$ \"V' TIMMINS 206$ WINDSOR 172$ BOSTON 227$ PRIX TOUT i COMPRIS I Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com * Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 13 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s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d'un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 ECONOMIE CAD Industries Ferroviaires double sa main-d\u2019œuvre PIERRE SAINT-ARNAUD CAD Industries Ferroviaires, de Montréal, annonce un investissement de 13 millions dans la modernisation et l\u2019a^andissement de ses installations dans l\u2019arrondissement de Lachine, ce qui lui permettra de pratiquement doubler sa main-d\u2019œuvre.L\u2019investissement repose toutefois grandement sur le soutien financier des pouvoirs publics.La première ministre Pauline Marois était d\u2019ailleurs de passage lors de l\u2019annonce, jeudi matin, pour préciser que son gouvernement fournira un prêt de 5 millions et une subvention de 1,5 million.De plus, Emploi-Québec ajoutera une contribution de près de 1 mil- lion pour la formation de la nouvelle main-d\u2019œuvre, pour un total de 7,5 millions de soutien public.Capital-actions Par ailleurs, la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui avait déjà investi 7 millions en 2011 relativement au rachat de l\u2019entreprise par sa direction, allonge un autre 4 millions sous forme de capital-actions dans l\u2019entreprise.CAD Industries Ferroviaires, qui est déjà le plus grand atelier manufacturier de réparation et de réfection de véhicules ferroviaires au Canada, verra à terme le nombre de ses employés passer de 300 à près de 600.La Presse eanadienne Transat songe a unposer une surcharge L\u2019entreprise veut amortir les conséquences financières du recul du dollar canadien JULIEN ARSENAULT Le recul du dollar canadien par rapport à la devise américaine pourrait bien inciter le voyagiste Transat AT.à imposer une surcharge à sa clientèle qui veut s\u2019offrir des vacances au soleil au cours des prochains mois.L\u2019entreprise croit que ses résultats cet hiver seront meilleurs cette année que ceux de l\u2019année précédente, mais que le recul du dollar canadien, qui s\u2019échange actuellement autoiu de 95 CUS, poiurait bien changer la donne.Jusqu\u2019ici, la société qui offre des forfaits de vacances et des vols sur son transporteur Air Transat dit avoir vendu 41 % de ses forfaits en ce qui a trait à la saison hivernale.Ses prix ont augmenté d\u2019environ 5%.MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 13 114,39 -19,03 -0,1% New York S&P 500 1775,50 -6,72 -0,4% Jurî Jui i Aoû I Seo I Ort I Nov [Déc NASDAQ 3998,40 -5,41 -0,1% DOW JONES 15 739,43 -0,7% PÉTROLE 97,50 -1-0,06 $US -1-0,1%\t?OR 1224,90 -32,30 $US -2,6%\tT DOLLAR CANADIEN\t 93,98 -0,42 $US -0,0%\tT 1$US = 1,0640 68,34 -0,13 EURO\t 1 EURO = 1,4633\t Symbole Fermeture Variation Volume Titre ($) (%) (000) LES INSDICES DE LA BOURSE DE TORONTO S&P TSX\tSPTT13114 39\t\t-19 03\t-0 14167153\t S&P TX20\tTX20\t586 08\t-2 46\t-0 42\t62393 S&P TX60\tTX60\t753 17\t-0 83\t-0 11\t91019 S&P TX60 Cap\tTX6C\t832 85\t-0 93\t-0 11\t91019 Cons de base\tTTCS\t294 41\t-2 51\t-0 85\t3840 Cons discré\tTTCD\t130 63\t0 23\t0 18\t5155 Énergie\tTTEN\t265 45\t0 60\t0 23\t36363 Finance\tTTFS\t223 37\t-0 92\t-0 41\t18842 Aurifère\tTTGD\t153 79\t-0 50\t-0 32\t51481 Santé\tTTHC\t81 77\t0 22\t0 27\t976 Tech de l'info\tTTTK\t32 73\t-0 15\t-0 46\t4020 Industrie\tTTIN\t161 27\t0 88\t0 55\t22613 Matériaux\tTTMT\t214 21\t-0 31\t-0 14\t55082 Immobilier\tTTRE\t227 67\t-0 70\t-0 31\t4693 Télécoms\tTTTS\t117 41\t-0 91\t-0 77\t3941 Sev collect\tTTUT\t200 16\t-3 46\t-1 70\t5422 Métaux/minerals TSX CROISSANCE\tTTMN\t716 35\t-177\t-0 25\t10798 TSX Venture\tJX\t886 09\t-10 94\t-1 22\t63053 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE Alim Couche-Tard\tATD B\t76 91\t-1 39\t-1 78\t334 Canadian-Tire\tCTC A\t95 49\t0 66\t0 70\t248 Cogeco\tCCA\t47 02\t-0 60\t-1 26\t48 Corus\tCJR B\t24 95\t-0 05\t-0 20\t144 Groupe TVA\tTVA B\t9 67\t0 37\t3 98\t2 Jean Coutu\tPJC A\t17 93\t0 01\t0 06\t143 Loblaw\tL\t41 71\t-0 12\t-0 29\t1110 Magna\tMG\t82 57\t-0 23\t-0 28\t549 Metro\tMRU\t63 33\t0 47\t0 75\t568 Québécor\tQBR B\t26 30\t0 04\t0 15\t214 Rona\tRON\t13 10\t0 02\t0 15\t84 Saputo\tSAP\t46 71\t-0 71\t-1 50\t323 Shaw\tSJR B\t24 88\t-0 03\t-0 12\t706 Shoppers Drug Mart\tSC\t57 69\t0 00\t0 00\t623 Tim Hortons\tTHI\t61 14\t0 38\t0 63\t267 Transat A T\tTRZ B\t13 98\t0 48\t3 56\t671 Yellow Media ÉNERGIE\tY\t19 95\t0 60\t3 10\t135, Cameco\tCCÜ\t22 üb\tü 19\tü 8/\t/18 Canadian Natural\tCNQ\t34 47\t-0 02\t-0 06\t1698 Canadian Oil Sands\tCOS\t19 62\t-0 03\t-0 15\t1022 Enbridge\tPNB\t43 79\t0 42\t0 97\t2132 EnCana\tECA\t19 18\t0 01\t0 05\t3136 Enerplus\tERP\t19 42\t0 15\t0 78\t404 Pengrowth Energy\tPGP\t6 57\t0 01\t0 15\t1058 Pétrolière Impériale\tIMO\t45 29\t-0 52\t-1 14\t811 Suncor Energy\tSU\t36 00\t0 49\t1 38\t2358 Talisman Energy\tTLM\t12 33\t0 10\t0 82\t1601 TransCanada\tTRP\t46 30\t-0 19\t-0 41\t1423 Valener FINANCIÈRES\tVN R\t15 39\t0 08\t0 52\t43.B CIBC\tCM\t89 54\t-6 29\t-0 32\t826 B de Montréal\tBMO\t68 80\t-0 16\t-0 23\t1585 B Laurentienne\tLB\t44 61\t-0 37\t-0 82\t153 B Nationale\tNA\t88 35\t-0 14\t-0 16\t509 B Royale\tRY\t68 12\t-0 33\t-0 48\t2440 B Scotia\tBNS\t62 96\t-0 22\t-0 35\t1894 B TD\tTD\t94 81\t-0 37\t-0 39\t1693 Brookfield Asset\tBAM A\t39 81\t-0 14\t-0 35\t463 Cominar Real\tCUPUN\t17 72\t-0 06\t-0 34\t283 Corp Ein Power\tPWP\t34 95\t-0 19\t-0 54\t388 Pin Manuvie\tMPC\t19 53\t-0 16\t-0 81\t4830 Pin Sun Life\tSLP\t35 82\t-0 09\t-0 25\t935 Great-West Lifeco\tGWO\t31 44\t-0 46\t-1 44\t501 Industrielle AH\tlAG\t47 16\t-0 05\t-0 11\t152 Power Corporation\tPOW\t30 75\t-0 26\t-0 84\t435 TMX INDUSTRIELLES\tX\t51.75\t0.15\t0,29\t71.Air Canada\tAC B\t7 60\t-0 08\t-1 04\t2413 Bombardier\tBBD B\t4 48\t-0 02\t-0 44\t15099 CAP\tCAE\t12 46\t-0 04\t-0 32\t587 Canadien Pacifique\tCP\t160 28\t1 47\t0 93\t189 Chemin de fer CN\tCNR\t58 40\t0 75\t1 30\t1151 SNC-Lavalin\tSNC\t45 83\t0 43\t0 95\t377 Transcontinental\tTCL A\t14 90\t-0 20\t-1 32\t377 TransPorce\tTPI\t24 72 ENTREPRISES DE MATÉRIAUX\t\t\t0 17\t0 69\t129 Agrium\tAGU\t94 14\t-0 62\t-0 65\t440 Barrick Gold\tABX\t17 48\t0 19\t1 10\t3565 Goldcorp\tG\t22 46\t0 04\t0 18\t2557 Kinross Gold\tK\t4 88\t0 02\t0 41\t2731 Mmes Agnico-Eagle\tAEM\t27 88\t-0 15\t-0 54\t1396 Potash\tPOT\t32 37\t-0 22\t-0 68\t1708 Teck Resources\tTCK B\t24 43\t-0 24\t-0 97\t1815 Symbole Fermeture ($) (%) Volume (000) SERVICES PUBLICS Fortis\tFTS\t30 04\t-1 15\t-3 69\t1618 TransAlta\tTA\t13 51\t-0 13\t-0 95\t733 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t BlackBerry\tBB\t6 29\t0 00\t0 00\t1663 CGI\tGIB A\t35 90\t-0 36\t-0 99\t805 TELECOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t BCE\tBCE\t45 62\t-0 75\t-1 62\t1497 Bell Allant\tBA\t26 71\t0 01\t0 04\t519 Rogers\tRCI B\t47 64\t-0 04\t-0 08\t757 Telus\tT\t36 41\t-0 18\t-0 49\t760 FONDS NEGOCIES EN BOURSE\t\t\t\t\t iShares DEX\tXBB\t30 0/\t-0 02\t-0 0/\t264 iShares MSCI\tXEM\t24 69\t0 05\t0 20\t11 iShares MSCI EMU\tEZU\t38 92\t-0 30\t-0 76\t3902 iShares S&P 500\tXSP\t20 50\t-0 08\t-0 39\t446 iShares S&P/TSX\tXIC\t20 79\t-0 02\t-0 10\t440 LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t MANULIPE PINANCIAL\tMPC\t19 53\t-0 16\t-0 81\t4830 REDKNEE SOLUTIONS\tRKN\t5 73\t-1 39\t-19 52\t4185 iShares S&P TSX 60\tXIU\t18 99\t-0 01\t-0 05\t3779 H B NYMEX NG BEAR\tHND\t5 00\t-0 07\t-1 38\t3634 BARRICK GOLD CORP\tABX\t17 48\t0 19\t1 10\t3565 ENCANA CORP\tECA\t19 18\t0 01\t0 05\t3136 HB NYMEX NG BULL\tHNU\t13 43\t0 19\t1 44\t2656 YAMANA RES INC\tYRI\t9 23\t0 08\t0 87\t2631 GOLDCORP INC\tG\t22 46\t0 04\t0 18\t2557 CENOVUS ENERGY INC\tCVE\t29 87\t-0 33\t-1 09\t2460 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t\t HORIZONS BETAPRO\tHZD\t8 45\t0 61\t7 78\t134 BRP INC\tDOO\t28 45\t1 62\t6 04\t186 CANACOL ENERGY LTD\tCNE\t6 33\t0 35\t5 85\t383 TRANSAT AT INC CL\tTRZ B\t13 98\t0 48\t3 56\t671 DOLLARAMA INC\tDOL\t84 50\t2 73\t3 34\t370 YELLOW MEDIA LTD\tY\t19 95\t0 60\t3 10\t135 LIGHTSTREAM\tLTS\t5 30\t0 15\t2 91\t1755 RITCHIE BROS\tRBA\t23 54\t0 65\t2 84\t341 CREW ENERGY INC\tCR\t6 37\t0 17\t2 74\t968 ZARGON OIL & GAS\tZAR\t8 35\t0 20\t2 45\t112 LES PERDANTS EN %\t\t\t\t\t REDKNEE SOLUTIONS\tRKN\t5 73\t-1 39\t-19 52\t4185 COMEX SILVER BULL\tHZU\t6 93\t-0 61\t-8 09\t333 COLOSSUS MINERALS\tCSI NT\t12 66\t-0 64\t-4 81\t179 AMAYA GAMING GROUP\tAYA\t7 52\t-0 35\t-4 45\t162 PORTIS INC\tFS\t30 04\t-1 15\t-3 69\t1618 ABERDEEN ASIA-PCP\tPAP\t5 52\t-0 21\t-3 66\t138 AGPMGMT LTD\tAGPB\t12 43\t-0 47\t-3 64\t228 JUST ENERGY GROUP\tJE\t7 37\t-0 25\t-3 28\t601 MARTINREA INTL INC\tMRP\t8 47\t-0 26\t-2 98\t335 PRETIUM RESOURCES\tPVG\t5 90\t-0 18\t-2 96\t242 LES GAGNANTS EN\t$\t\t\t\t DOLLARAMA INC\tDOL\t84 50\t2 73\t3 34\t370 BRP INC\tDOO\t28 45\t1 62\t6 04\t186 CANADIAN PACIPIC\tCP\t160 28\t1 47\t0 93\t189 CANADIAN NATIONAL\tCNR\t58 40\t0 75\t1 30\t1151 PALADIN LABS INC\tPLB\t112 35\t0 70\t0 63\t103 CANADIAN TIRE CORP\tCTC A\t95 49\t0 66\t0 70\t248 RITCHIE BROS\tRBA\t23 54\t0 65\t2 84\t341 BROOKPIELD\tBIPUN\t39 21\t0 62\t1 61\t131 CANADIAN WESTERN\tCWB\t37 97\t0 62\t1 66\t304 HORIZONS BETAPRO\tHZD\t8 45\t0 61\t7 78\t134 LES PERDANTS EN\t$\t\t\t\t ALIMENTATION\tATD B\t76 91\t-1 39\t-1 78\t334 REDKNEE SOLUTIONS\tRKN\t5 73\t-1 39\t-19 52\t4185 PORTIS INC\tFS\t30 04\t-1 15\t-3 69\t1618 EMPIRE CO LTD\tEMPA\t72 99\t-1 01\t-1 36\t261 CANADIAN UTIL LTD\tCU\t35 29\t-0 84\t-2 32\t339 WESTON GEORGE LTD\tWN\t75 91\t-0 81\t-1 06\t128 MANITOBA TELECOM\tMBT\t28 53\t-0 77\t-2 63\t408 BELL CANADA\tBCE\t45 62\t-0 75\t-1 62\t1497 SAPUTO INC\tSAP\t46 71\t-0 71\t-1 50\t323 COLOSSUS MINERALS\tCSI NT\t12 66\t-0 64\t-4 81\t179 ?T' Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture\tvar.pts\tvar.% IQ30\t1739,17\t-3,75\t-0,22 IQ120\t1764,04\t-3,16\t-0,18 / Emission^n'otaitù ùn Jin^t son- ?decisionplus.com Cl Cl\tSoan'Se en dlineot «J\u2019ai lu un article récemment dans lequel un de mes concurrents [Sunwing] affirmait qu\u2019il pourrait appliquer une surcharge aux forfaits pour absorber le recul du dollar canadien et j\u2019aime l\u2019idée», a dit jeudi la chef de la direction de Transat A.T, Jean-Marc Eus-tache, au cours d\u2019une conférence téléphonique concernant les résultats trimestriels.« [Mon concurrent] faisait référence à une surcharge de 35$ et moi je pensais qu\u2019un montant pouvant varier entre 25 $ et 30$ pouvait être une bonne idée», a-t-il ajouté.Ce dernier n\u2019a cependant pas voulu indiquer quand l\u2019entreprise établie à Montréal pourrait instaurer cette surcharge.Questionné à savoir si cette mesure pourrait être ap- pliquée dès l\u2019hiver, M.Eus-tache a simplement dit qu\u2019il ne «pouvait rien exclure», ajoutant qu\u2019il ne s\u2019attendait pas à une réaction négative des consommateurs.«Lorsque le prix d\u2019un forfait est de 1500$ et que nous ajoutons une surcharge de 25$ les consommateurs ne vont pas s\u2019empêcher de voyager pour cela.» Retour à la rentabilité Par ailleurs.Transat A.T.a renoué avec la rentabilité lors de son exercice clos le 31 octobre, après avoir enregistré le meilleur quatrième trimestre et le meilleur été de son histoire.Le résultat net du quatrième trimestre a bondi à 54,7 millions, ou 1,40$ par action, un bénéfice plus que trois fois supérieur à celui de 16.6\tmillions, ou 43 C par action, réalisé un an plus tôt.Les revenus trimestriels se sont établis à 808,6 millions, comparativement à 763,4 millions en 2012, un gain de près de 6%.Selon M.Eustache, cette situation s\u2019explique surtout en raison des « très bons résultats sur le marché transatlantique, de même que des profits sur le marché Sud et au départ de la France».Pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice, le résultat net a atteint 58 millions, ou 1,51$ par action, alors que l\u2019entreprise avait enregistré une perte nette de 16.7\tmillions, ou 44 C par action, en 2012.Les revenus annuels ont totalisé 3,6 milliards, par rapport à 3,7 milliards en 2012.La Presse eanadienne Bombardier et Embraer comblent les besoins d\u2019American Airlines JULIEN ARSENAULT Bombardier et sa rivale Embraer se partagent une importante commande de jets régionaux du groupe American Airlines, mais c\u2019est l\u2019entreprise brésilienne qui récolte la plus grande part du contrat.Le transporteur aérien américain a annoncé jeudi avoir passé une commande ferme à l\u2019avionneur montréalais pour 30 CRJ900 NextGen pour un montant de 1,42 milliard $US en plus d\u2019options pour 40 autres avions, ce qui pourrait faire grimper la valeur de la commande à 3,38 milliards.La rivale de Bombardier obtient quant à elle une commande ferme de 60 avions E175, ce qui représente un montant de 2,5 milliards.Cette commande poiurait atteindre jusqu\u2019à 6 milliards si les options pour 90 jets régionaux supplémentaires se concrétisent.Selon Bombardier, le groupe American Airlines sera le premier client à bénéficier des dernières améliorations apportées au CRJ900 NextGen, qui de- vraient notamment se traduire par des économies de carburant de 5,5% sur la génération précédente de CRJ900.En incluant l\u2019annonce de ce jeudi.Bombardier estime avoir enregistré des commandes fermes totalisant 1812 appareils de la série CRJ, dont 339 avions CRJ900 et CR1900 NextGen.Selon l\u2019anafyste Walter Sprack-lin, de RBC marchés des capitaux, cette commande représente une bonne nouvelle pour l\u2019avionneur montréalais, même si Embraer en a décroché les deux tiers.«Nous notons que le ratio [de la commande] entre Bombardier et Embraer est représentatif de la composition actuelle de la flotte d\u2019American Airlines», écrit-il dans une note envoyée par courriel.Une plus grande partie de la commande aurait représenté une «victoire majeure» pour Bombardier, mais l\u2019analyste ne se montre pas inquiet pour l\u2019entreprise montréalaise.49 mois de production «Ça reste quand même une bonne commande pour Bombardier puisqu\u2019à la fin du troisième trimestre, le carnet de commande des CRJ était de 49 mois, souligne M.Spracklin.La production des CRJ devrait ainsi grimper jusqu\u2019à la fin de 2014.» L\u2019entreprise établie à Montréal et Embraer ont dû faire preuve de patience avant de se partager cette commande puisque la fusion entre American Airlines et US Airways n\u2019a été annoncée que lundi, après 11 mois de délais.«Nous avons connu une semaine palpitante pour American Airlines, a de son côté affirmé le vice-président, Planification de la flotte chez American Airlines, Peter Warlick.Cette commande permettra à l\u2019entreprise de réduire les coûts grâce au remplacement des avions plus anciens.» Le département américain de la Justice s\u2019opposait à la fusion entre les deux transporteurs américains, affirmant qu\u2019elle pourrait se traduire par une baisse de la concurrence, en plus de provoquer une hausse du prix des billets et des frais pour les bagages et les billets.La Presse eanadienne Le ciel s\u2019éclaircit pour les compagnies aériennes MARIE-NOELLE BLESSIG à Genève Le ciel est en train de s\u2019éclaircir pour les compagnies aériennes dans le monde, après deux mauvaises années en 2011 et 2012, selon l\u2019Association internationale des transporteurs aériens QATA), basée à Genève.«Les perspectives du secteur sont en train de s\u2019améliorer», a ainsi déclaré Tony Tyler, directeur général de l\u2019IÂTA, au cours de sa traditionnelle journée médias, qui se déroule en décembre.A l\u2019appui de ces propos, l\u2019IATA a révisé à la hausse jeudi ses prévisions de bénéfice en 2013 des compagnies aériennes.«Aujourd\u2019hui, nous relevons nos prévisions de bénéfice pour cette année à 12,9 milliards de dollars», soit 10,2% ou «1,2 milliard de plus que ce que nous espérions en septembre dernier», a déclaré Tony Tyler, directeur général de l\u2019organisation, lors de la conférence de presse annuelle de lATA à Genève.En 2014, le bénéfice de l\u2019industrie du transport aérien devrait continuer à progresser avec une prévision de 19,7 milliards, soit 3,3 milliards de dollars de plus que ce qui était prévu en septembre.Si ces prévisions sont confirmées par les faits, le bénéfice 2014 sera «le plus élevé jamais atteint» par l\u2019industrie du transport aérien, selon M.Tyler.Pour rappel, en 2011, le bénéfice du secteur était de 8.4\tmilliards et en 2012 de 7.4\tmilliards, des montants bien inférieurs au résultat de 2010 (19,2 milliards).Plusieurs facteurs sont avancés par riATA pour expliquer cette évolution 2013 plus favorable que prévue.Ce bénéfice a été favorisé par «une légère baisse des prix pétroliers », et par «l\u2019impact positif des regroupements et fusions» dans l\u2019industrie du transport aérien, qui ont permis d\u2019améliorer la rentabilité du secteur, a ajouté M.Tyler.Un sandwich et un café Le directeur général a encore estimé que le chiffre avancé de 19,7 milliards de bénéfice attendu en 2014, apparaît comme un «montant très élevé».«Mais il est partagé par des centaines de compagnies aériennes», qui «vont transporter 3,3 milliards de passagers, ce qui engendra un chiffre d\u2019affaires attendu de 743 milliards» pour le secteur, a ajouté M.Tyler.« Une simple division du chiffre d\u2019affaires par le nombre de passagers, montre un bénéfice un peu inférieur à 6$US par passager», a encore indiqué M.Tyler.Le taux moyen de rentabilité nette des compagnies aériennes devrait l\u2019an prochain s\u2019établir à 2,6%, contre 1,8% en 2013 et 1,1% en 2012.«Pour simplifier, en 2012, on pouvait se payer un café avec le bénéfice par passager, en 2013, un sandwich, et en 2014 peut-être les deux», a déclaré Tony Tyler.Le trafic de passagers en 2013 devrait être également plus fort que prévu, alors que le fret aérien est plus faible, a indiqué encore riATA.«La robustesse du transport aérien, malgré des prix de carburant élevés et une croissance économique relativement faible est un des développements positijs de ces dernières années», a indiqué l\u2019IATA, qui se déclare cependant «préoccupée par la faiblesse du fret aérien, qui pourrait se prolonger un certain temps».Concernant le trafic de passagers, l\u2019IATA s\u2019attend à un taux d\u2019occupation des avions qui dépassera pour la première fois le seuil de 81 % en 2014.Agence France-Presse Résultats financiers en hausse pour BRP Valcourt \u2014 Le fabricant de véhicules récréatifs motorisés BRP a amélioré ses profits et ses revenus au troisième trimestre.Le résultat net pour la période de trois mois se terminant le 31 octobre s\u2019est établi à 48,2 millions, en hausse de 52 % comparativement à la période correspondante de l\u2019année précédente.Le bénéfice par action a été de 41 C, ce qui représente une hausse de 10 C.Le résultat net normalisé de 59 millions était en hausse de 39% par rapport au troisième trimestre de l\u2019année précédente, soit un bénéfice normalisé par action de 50 C, en hausse de 8 C.Les revenus trimestriels de BRP ont atteint 866 millions, en hausse de 18%.La Presse canadienne Rectificatif Dans le sous-titre du texte « Un grand coup pour limiter les coûts», publié dans l\u2019édition du jeudi 12 décembre, il aurait fallu lire : «Avec des cibles plus ambitieuses de réduction des émissions de GES, le Québec risque la décroissance économique, admet l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio-économiques QRIS), mais il en sortira gagnant à long terme.» LE DEVOIR, LE VENDREDI 13 DECEMBRE 2013 A 7 ECONOMIE Deux ans pour sauver les régimes à prestations déterminées Le plan d\u2019action de la ministre Maltais pour restructurer les régimes de retraite au Québec suscite plusieurs critiques ISABELLE PORTER à Québec Après des mois d\u2019attente, la ministre du Travail, Agnès Maltais, a présenté jeudi son plan sur les suites à donner au rapport D\u2019Amours sur les retraites.Or, déjà, les critiques se multiplient.La ministre appuie d\u2019abord l\u2019objectif central du rapport D\u2019Amours : sauver les régimes à prestations déterminées.«En deux ans, on est capables de faire face à tous les problèmes des régimes de retraite à prestations déterminées », a-t-elle déclaré.Ces régimes, qui sont beaucoup plus généreux que les autres, sont au nombre de 860 au Québec dans le privé et le public.Environ 1,2 million de personnes en bénéficient (retraités et travailleurs actifs).Leur déficit s\u2019élève actuellement à 5 milliards de dollars dans le public (universités, villes) et à 26 milliards dans le secteur privé.Pour y remédier dans le secteur public, la ministre rend obligatoire le partage des déficits futurs en parts égales entre patrons et employés, ce qui est loin d\u2019étre acquis partout.Par contre, elle ne touche pas aux déficits passés, comme le réclame le maire de Québec, Régis Labeaume.Cette question, dit-elle, pourra être discutée dans trois nouveaux «forums» (un pour les universités, un pour les villes et un pour le privé) où patrons, employeurs et fonctionnaires devront mettre la table pour de nouvelles négociations sur les change-ments à apporter aux régimes.En cas d\u2019échec après six mois, un conciliateur entrera en scène.Qr, si la conciliation échoue à son tour, c\u2019est la Commission des relations de travail (CRT) qui tranchera.La CRT ne fait pas l\u2019unanimité Le rôle confié à la CRT en a surpris plusieurs jeudi.Le maire de Montréal, Denis Coderre, croit qu\u2019elle «n\u2019est pas équipée en terme d\u2019expertise sur la question des régimes de retraite» et qu\u2019on devrait plutôt créqr «un tribunal d\u2019expertise».A Québec, Régis Labeaume a dit que la CRT «n\u2019avait rien à faire là-dedans».Le chef de l\u2019opposition, Paul Shoiry, disait exactement le contraire en vantant l\u2019expertise de la CRT.Eait rare, M.Labeaume était en partie d\u2019accord sur ce point avec le Syndicat canadien de la fonction publique (SCEP), qui représente les syndiqués cols bleus.«Le syndicat dénonce le fait qu\u2019une tierce partie va pouvoir imposer les conditions qui vont s\u2019appliquer», a-t-on fait valoir.L\u2019Union des municipalités du Québec a réservé ses commentaires pqur vendredi.Son président, Eric Eorest, doit rencontrer la ministre dans la journée.La Eédération québécoise des municipalités (EQM) a bien accueilli le plan, en particulier l\u2019obligation au partage égal (50-50) des coûts des régimes futurs.Cette dernière mesure a aussi été bien accueillie par les milieux d\u2019affaires, dont la Eédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (ECEI) et le Conseil du patronat.«Bien entendu, ce plan d\u2019action ne pourra tout régler à lui seul», a toutefois fait valoir ce dernier, parlant d\u2019un pas important dans la bonne direction.Reste à savoir si les deux projets de loi assortis au plan pourront être adoptés.Le Parti libéral ne s\u2019est pas exprimé sur le plan, mais la Coalition avenir Québec l\u2019a fortement dénoncé.«Ça fait déjà deux ans qu\u2019on travaille là-dessus», a critiqué le député Christian Dubé, qui s\u2019est montré complètement exaspéré par la création des nouveaux forums.«C\u2019est un plan d\u2019inaction », a-t-il dit en soulignant qu\u2019en attendant, la facture allait être plusieurs fois transférée dans les comptes de taxes des citqyens au niveau municipal.À ce propos, le maire Denis Coderre s\u2019est demandé si on ne créait pas ces nou- veaux forums «pour gagner du temps».Quant au projet de «rente longévité » \u2014 un volet clé du rapport D\u2019Amours qui pourrait toucher tous les travailleurs \u2014 son sort reste à régler au niveau fédéral.La ministre Maltais a expliqué que le ministre des Einances, Nicolas Marceau, en discutera «bientôt» avec ses homologues lors d\u2019une rencontre avec le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires.Dans ce cas comme dans celui des déficits passés, la ministre Maltais se dit prête à éventuellement aller de l\u2019avant si les comités ou forums en venaient à la conclusion qu\u2019il faut légiférer.Avec Jeanne Corriveau et Karl Rettino-Parazeïli Le Devoir Fitch maintient la cote du Québec.avec un bémol GÉRARD BÉRUBÉ Fitch maintient la cote du Québec à AA- mais abaisse la perspective, de stable à négative.L\u2019agence réagit ainsi au report de la cible du retour à l\u2019équilibre budgétaire et à la croissance plus faible que prévu de l\u2019économie québécoise.Eitch devient ainsi la première agence d\u2019évaluation à répondre au report, de l\u2019exercice fiscal 2014 à l\u2019exercice 2016, de la cible du retour à l\u2019équilibre.Elle réagit aussi aux révisions à la baisse du scénario de croissance sous-tendant ce déplacement.Cette annonce a été précédée de la publication des prévisions de la Banque Royale, prévoyant qu\u2019après une poussée de 1,1% cette année, le PIB québécois devrait croître de 1,7% l\u2019an prochain.Le rebond sera plus fort à l\u2019échelle canadienne, avec une hausse attendue de 2,6% contre 1,7% cette année.Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef de la RBC, revient sur les paramètres de la récente mise à jour du ministre québécois des Einances.Nicolas Marceau évoquait alors le ralentissement des dépenses des ménages et le recul de la construction domiciliaire.L\u2019économiste acquiesce.«La faiblesse de l\u2019économie québécoise semble être principalement attribuable aux affaires intérieures.» La RBC estime cependant que la hausse des exportations s\u2019est poursuivie à un rythme raisonnable cette année.«Nous prévoyons que les marchés d\u2019exportation clés du Québec s\u2019accroîtront en 2014 sous l\u2019effet de la hausse de la demande venant des Etats-Unis et d\u2019un dollar canadien plus faible par rapport au dollar américain.» Inconnue Une des grandes inconnues demeure l\u2019exercice de retour à l\u2019équilibre budgétaire.Bien que le gouvernement ait présenté une politique prévoyant des mesures de stimulation totalisant 2 milliards, «les déficits projetés [.] ont entraîné la résolution de comprimer davantage les dépenses à moyen terme».Ce faisant, et puisque la réduction des coûts continuera de jouer un rôle central dans cet exercice, «au-delà de 2014, il est difficile d\u2019évaluer à quel point la politique budgétaire provinciale aura un effet stimulant sur la croissance économique du Québec», a souligné la RBC.Le Devoir û Uy'k TFL JACQUES NADEAU LE DEVOIR En octobre 2013, les agglomérations de 10000 habitants ou plus du Québec affichaient un taux d\u2019inoccupation moyen des appartements locatifs de 3,1%.LOGEMENTS LOCATIES Les propriétaires inquiets des taux d\u2019inoccupation « toujours élevés » MARCO BELAIR-CIRINO Les propriétaires de condos jouent les trouble-fête en inondant le marché locatif avec un grand nombre de copropriétés.Au Québec, ils brouillent les perspectives de location des propriétaires d\u2019immeubles à logements en contribuant au maintien d\u2019un taux d\u2019inoccupation «toujours élevé».«Les condos qui demeurent vacants risquent de compliquer les choses pour les propriétaires de logements», a fait valoir le président de l\u2019Association des propriétaires du Québec (APQ), Martin Messier, après avoir pris connaissance de la dernière livraison de VEnquête sur les logements locatijs de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL).En octobre 2013, les agglomérations de 10000 habitants ou plus du Québec affichaient un taux d\u2019inoccupation moyen des appartements locatifs de 3,1%, a fait savoir la SCHL jeudi.Il s\u2019agit d\u2019une légère hausse comparativement à pareille date l\u2019année précédente (3,0%).«De façon générale, l\u2019offre de nouveaux logements locatifs est toujours au ralenti dans plusieurs des grands centres urbains du Québec.Pendant ce temps, la demande est demeurée soutenue dans l\u2019ensemble», a précisé Kevin Hughes, économiste à la SCHL.Les taux d\u2019inoccupation varient d\u2019une région à l\u2019autre: Québec (2,3%), Montréal (2,8%), Saguenay (2,8%), Trois-Rivières (5,1%), Gatineau-Qttawa (5,1%) et Sherbrooke (5,3%).«Dans les régions où le taux d\u2019inoccupation est très élevé, les propriétaires subissent des dommages importants, car ils n\u2019arrivent pas à louer leurs logements», a insisté M.Messier.«Quand 17000 logements en copropriété sont en location comme c\u2019est le cas dans la région de Montréal, dont près de 11000 sur l\u2019île même de Montréal, ça soulage temporairement le marché locatif Même chose à Québec, où 2800 appartements en copropriété sont offerts à des locataires», a expliqué l\u2019organisatrice au Eront d\u2019action populaire en réaménagement urbain (ERAPRU) Marie-José Corriveau.«Dans les deux cas, c\u2019est cependant à des loyers beaucoup plus élevés que la moyenne, soit 1124$ par mois dans la région de Montréal et 958 $ dans celle «Les condos qui demeurent vacants risquent de compliquer les choses pour les propriétaires de logements» de Québec [que ces appartements sont offerts] », a-t-elle ajouté.Eace à des taux d\u2019inoccupation élevés, les propriétaires d\u2019immeubles pressent les gouvernements fédéral et québécois de couper court à la construction d\u2019habitations à loyer modique (HLM).Ils sont «lésés par une concurrence déloyale tant que le gouvernement octroiera des fonds pour construire de nouveaux HLM», a fait valoir M.Messier.En contrepartie, le regroupement de propriétaires propose à Qttawa et à Québec d\u2019offrir une aide financière aux locataires à faible revenu ou encore aux propriétaires qui les hébergent.D\u2019ailleurs, «seulement» de 20% à 50% de ces logements sont occupés par des ménages admissibles au Programme de supplément au loyer, soutient l\u2019APQ, brandissant un document d\u2019information d\u2019AccèsLogis Québec.À Sherbrooke, où le taux d\u2019inoccupation des appartements locatifs a fracassé le seuil des 5%, «on ne cesse de construire des logements neufs et même on attend 100 unités de logement social et abordable par année, et ce, jusqu\u2019en 2017!» a dénoncé M.Messier.Hormis à Québec, la «longue pénurie» de logements locatifs est «à peu près terminée» dans les grandes agglomérations, observe le ERAPRU.Mais, elle a fait mal.Le coût moyen des logements de deux chambres à coucher a notamment grimpé de 43% à Montréal et de 38% à Québec entre 2000 et 2013.«La hausse du coût du logement a dépassé celle des revenus, ce qui explique qu\u2019entre les recensements de 2006 et de 2011, le nombre de ménages locataires engloutissant plus de la moitié de leur revenu pour se loger ait augmenté de 12% à l\u2019échelle du Québec, pour atteindre 227875», a souligné l\u2019organisateur au ERAPRU Erançois Saillant.Au Canada, le taux d\u2019inoccupation moyen des appartements destinés au marché locatif s\u2019est légèrement accru dans les 35 grands centres urbains, passant de 2,6% en octobre 2012 à 2,7% en octobre 2013.Le parc locatif de Calgary, en Alberta, compte 1,0% de logements inoccupés, tandis que celui de Saint John\u2019s à Terre-Neuve-et-Labrador en compte 11,4%.Le Devoir INELATION EAIBLE Les taux d\u2019intérêt au beau fixe pour « un bon bout de temps », assure Stephen Poloz ERIC DESROSIERS Le récent discours plus accommodant de la Banque du Canada en matière de politique monétaire ne doit pas être interprété comme un penchant vers une baisse des taux d\u2019intérêt, fait savoir son gouverneur, Stephen Poloz.Ces taux resteront vraisemblablement là où ils sont «pour encore un bon bout de temps».La décision de la banque centrale, cet automne, de laisser tomber l\u2019habituelle mention voulant que son prochain changement de taux directeur irait vers un relèvement du loyer de l\u2019argent, était apparue comme un premier pas vers un assouplissement de sa position.Son insistance, la semaine der- Stephen Poloz nière, sur les risques posés par la faiblesse de l\u2019inflation au Canada était apparue comme un autre pas rapprochant, non plus d\u2019une éventuelle hausse des taux d\u2019intérêt, mais d\u2019une baisse.Simple retour à la neutralité Ce changement graduel de discours doit toutefois beaucoup plus être vu comme un geste «d\u2019honnêteté et de transparence que d\u2019assouplissement», a expliqué jeudi Stephen Poloz lors d\u2019une conférence de presse en marge d\u2019un discours devant les membres du Cercle canadien de Montréal.En fait, a-t-il assuré, la Banque du Canada affiche désormais une position parfaitement «neutre» entre l\u2019idée d\u2019un assouplissement ou d\u2019un resserrement de sa politique monétaire.«Nous pensons que les taux d\u2019intérêt vont rester où ils sont pour encore un bon bout de temps.» L\u2019économiste n\u2019a pas caché qu\u2019il trouvait l\u2019inflation (à 0,7% en octobre) bien basse par rapport à sa cible située entre 1 % et 3 %.Il est normal dans ces circonstances, a-t-il souligné, que la banque exprime publiquement plus d\u2019inquiétude quant aux risques de baisses que de hausses.Ce problème de trop faible inflation devrait graduellement s\u2019atténuer à mesure que se réduira le retard de croissance accumulé ces dernières années et que s\u2019atténuera la concurrence féroce qu\u2019on se livre dans le commerce de détail depuis cet été.«On pensait que ce [dernier] phénomène serait déjà terminé à l\u2019heure qu\u2019il est», a-t-il admis.Pas de bulle immobilière De l\u2019autre côté, la banque centrale doit aussi composer avec l\u2019impact que les faibles taux d\u2019intérêt ont sur la hausse de l\u2019endettement des ménages et du prix des maisons.Cet impact était inévitable.Il semblait, depuis quelques mois, en voie de se résorber et devrait, à terme, se réduire graduellement, comme le problème de faible inflation.Le gouverneur a réfuté de nouveau l\u2019idée que le Canada soit aux prises avec une bulle immobilière sur le point d\u2019éclater.Contrairement à une bulle qui apparaît brutalement, a-t-il expliqué, les prix immobiliers ont augmenté graduellement depuis cinq ans et devraient \u2014 à moins de l\u2019avènement d\u2019un choc financier inattendu \u2014 déboucher sur un «atterrissage en douceur».Stephen Poloz se présentait, jeudi, pour la première fois devant la communauté montréalaise depuis qu\u2019il a succédé à Mark Carney, au mois de juin.Plusieurs centaines de personnes du milieu des affaires sont venues entendre cet ancien président et chef de la direction d\u2019Expor-tation et développement Canada (EDC).Les pattes du huard Suspecté, par certains observateurs, de vouloir favoriser discrètement une dévaluation du dollar canadien afin d\u2019aider les exportateurs, l\u2019ancien chef de l\u2019agence de promotion des exportations a rappelé, deux fois plutôt qu\u2019une, la mission de l\u2019institution dont il a maintenant la charge.Le seul objectif de la Banque du Canada, a-t-il dit, est la stabilité des prix à long terme et les taux de change sont laissés aux marchés.Le gouverneur a aussi répondu à ceux qui pourraient trouver que tout cela fait beaucoup de discours pour une banque centrale qui maintient son taux directeur à 1% depuis plus de trois ans et qui n\u2019y touchera probablement pas, selon plusieurs analystes, avant 2015.La Banque du Canada est comme le canard qui apparaît parfaitement immobile à la surface d\u2019un lac, mais dont les pattes s\u2019activent furieusement sous l\u2019eau, a-t-il expliqué en conférence de presse.«Disons qu\u2019on travaille très fort pour avoir l\u2019air de ne rien faire.» Le Devoir A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 EDITORIAL POSTES CANADA La mort du facteur Postes Canada annonce une importante augmentation du prix des timbres et la fin de la livraison du courrier à domicile.Bien sûr que l\u2019avènement du courrier électronique y est pour beaucoup dans cette décision, mais il y a aussi l\u2019incapacité du gouvernement fédéral à gérer efficacement ses sociétés d\u2019Etat.L & A, Jean-Robert Sansfaçon ère où le bon facteur livrait le courrier de porte en porte tire à sa fin.D\u2019ici cinq ans, Postes Canada prévoit supprimer entre 6000 et 8000 emplois, réduire les heures d\u2019ouverture de ses bureaux et installer des boîtes communautaires dans toutes les villes du pays.Le tiers des 15,3 millions de ménages canadiens reçoit le courrier à domicile, les deux autres tiers étant déjà soumis à la formule des boîtes communautaîres ou à celle de la case postale.La justification de ces changements tient à la situation financière de Postes Canada, dont le déficit pourrait grimper à un milliard par année d\u2019Icl 2020, selon le Conference Board, à cause du monstrueux déficit de 6,5 milliards à la caisse de retraite et des nouvelles technologies de communication.Déjà, chacun a pu remarquer qu\u2019il y a beaucoup plus de dépliants publicitaires que de lettres et même de factures dans nos boîtes à lettres.Depuis cinq ans.Postes 'V Canada a connu une chute du volume de courrier de près du quart.Cela dit, cette opération sent l\u2019improvlsa-tlon et la panique.Il y a quelques mois, la rumeur voulait que Postes Canada ne distribue ' le courrier qu\u2019un jour sur deux.Il faut croire que les réactions ont été suffisamment négatives pour Inciter le gouvernement Harper à pousser la société d\u2019Etat vers une solution moins risquée politiquement.Après tout, ce ne sont pas les citadins qui élisent des candidats conservateurs dans le reste du pays, mais les gens des banlieues et des réglons rurales ! Qu\u2019Ils marchent, ces urbains gauchistes.Ils n\u2019en mourront pas ! Or, 11 faudra les Installer quelque part, ces boîtes communautaires, mais Postes Canada refuse de dire où.Ce qui fait craindre le pire : on ne parle pas de quelques boîtes par-cl par-là, mais de dizaines de milliers dans les quartiers densément peuplés.En ville, ces boîtes d\u2019un esthétisme douteux doivent être situées à proximité des résidences pour éviter les déplacements motorisés, et bien en vue pour contrer le vandalisme et le vol.Qui s\u2019offre à prêter son terrain?On ne va quand même pas les planter dans les parcs et les cours d\u2019école, pas plus que sur les trottoirs, alors où ?La vigilance s\u2019impose pour éviter qu\u2019on transforme nos villes en pigeonniers à l\u2019efflgle de Postes Canada.Malgré les efforts consentis sur le tard pour s\u2019adapter aux nouvelles règles du marché, Ottawa n\u2019a pas réussi à Insuffler le vent de changement nécessaire pour que Postes Canada prenne la place qui lui revient dans la livraison rapide du courrier, le commerce électronique et, pourquoi pas, les transactions financières comme cela se fait ailleurs dans le monde.Certains souhaiteraient qu\u2019on privatise Postes Canada comme le gouvernement britannique l\u2019a fait de la Royal Mail, dont la valeur de l\u2019action a explosé en Bourse depuis.Cela ne réglerait pourtant pas le problème, à moins de suivre aussi l\u2019exemple de Londres, qui a pris à sa charge la totalité des 17 milliards de déficit du régime de retraite.Pas de doute que si Ottawa faisait de même pour Postes Canada \u2014 ce que personne ne souhaite \u2014, celle-ci n\u2019auralt pas besoin de mettre fin à la livraison à domicile pour foncer vers l\u2019avenir.MANIFESTATIONS EN UKRAINE Le nœud gordien 1 l\u2019on a bien compris les méandres politiques et économiques qui singularisent l\u2019Ukraine de ses nations voisines, ce pays est condamné à choisir entre l\u2019essor d\u2019un partenariat avec l\u2019Union européenne GJE) ou d\u2019un rapprochement avec la Russie.SI tel n\u2019est pas le cas à court terme, si le nœud gordien n\u2019est pas tranché, le pays sombrera dans les affres de la faillite.En effet, l\u2019état des faits, on devrait dire méfaits, économiques est si pitoyable qu\u2019il nécessite des Interventions Ici et maintenant.Bref, le statu quo lui est pour ainsi dire Interdit.Cela, évidemment, le président Vlktor lanoukovltch le sait, ainsi que, c\u2019est à retenir, Vladimir Poutine.Plus exactement, ce dernier fait le pari que si le maintien au pouvoir d\u2019Ianouko-vltch passe par le recours à la violence, ce dernier n\u2019hésitera pas: li fera appel à la troupe.D\u2019autant que lui, sa famille, les membres de son clan et les abonnés à la corruption se sont considérablement enrichis en faisant main basse sur des biens publics et entendent continuer.Comment ?En vendant notamment les Infrastructures du commerce des hydrocarbures au géant russe Gazprom.SI cela advient, alors les possibilités pour Poutine de faire du chantage aux pays qui n\u2019obéissent pas à ses diktats augmenteront.Il y a donc cela.Il y a aussi, voire surtout ceci : pour manifester leur Inclination vers l\u2019Europe plutôt que vers la Russie, des milliers et des milliers d\u2019Ukralnlens bravent les forces de l\u2019ordre en occupant la place centrale de Kiev ainsi que sa mairie depuis maintenant plusieurs semaines.Ils se tiennent.Ils résistent avec d\u2019autant plus de volonté qu\u2019ils savent que c\u2019est là leur dernière chance de se rapprocher de l\u2019Europe.De cette Europe se distingue tant de leur pays sur les flancs de la démocratie, de la corruption, des libertés civiles.À cet égard, on ne peut que regretter que les dirigeants des nations européennes soient si discrets.En fait, leur attitude frise l\u2019Indifférence.Il est vrai que la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a rencontré les chefs de file de l\u2019opposition à lanoukovltch ainsi que ce dernier.Mais bon.Après que le président a dit à Ashton qu\u2019il souhaitait de meilleures relations avec l\u2019UE, 11 s\u2019est empressé, après coup, de souligner qu\u2019il fallait restaurer les relations commerciales avec Moscou.Avant de marteler: «Je suis catégoriquement contre Vidée d\u2019opposer les relations avec l\u2019Europe et les relations avec la Russie.» L\u2019Europe, 11 faut le savoir, propose à l\u2019Ukraine et à cinq autres pays de la région un Partenariat oriental, alors que la Russie propose une Union eurasienne.SI jamais le scénario russe l\u2019emporte, alors les conséquences pour l\u2019UE, notamment les sécuritaires, seront majeures.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET I m % LETTRES Des menaces Madame Pauline Marols, Les projets de pipelines d\u2019Enbrldge et TransCanada sont des menaces pour notre environnement et ne sont donc pas acceptables.En se prononçant en faveur d\u2019Enbrldge malgré les objections soulevées par les écologistes et les citoyens concernés, l\u2019Assemblée nationale a fait preuve d\u2019irresponsabilité envers la population et d\u2019un manque de clairvoyance évident.Tout n\u2019est pas encore perdu pulsqu\u2019à titre de première ministre, vous avez le pouvoir de rectifier la situation.SI Enbrldge refuse de se plier aux conditions demandées par le Québec, vous aurez alors une raison de plus pour vous opposer à leur projet.Quant à TransCanada, vous avez aussi le pouvoir de soumettre le leur au BAPE.Dans le cas où le gouvernement Harper donnerait son aval à ces projets malgré l\u2019opposition du Québec, vous pourriez alors en faire un enjeu électoral à l\u2019avantage de la majorité et de l\u2019option souverainiste.J\u2019espère pour notre santé et celle de nos enfants que vous entendrez la voix de la raison plutôt que celle des lobbys du pétrole.Sinon, nous devrons faire face à des catastrophes environnementales dans nos cours d\u2019eau, dont le Saint-Laurent.Catastrophes dont l\u2019ampleur affectera l\u2019approvisionnement en eau potable de la majorité de la population et détruira la vie marine.Conséquences qui auront un Impact négatif sur l\u2019économie beaucoup plus grand que les gains que nous font miroiter les pétrolières.Je suis persuadé que, tout comme moi, ce n\u2019est pas ce que vous souhaitez pour notre Québec.Michel Fortier Le 9 décembre 2013 Tout un plan d\u2019affaires d\u2019Hydro-Québec ! Imaginez un instant une compagnie qui a un surplus du produit qu\u2019elle vend.Malgré tout, elle décide d\u2019en produire quand même plus à fort prix sachant qu\u2019elle va le vendre à perte.Ensuite, pour se nuire encore plus, elle achète de la pub pour vous dire d\u2019en acheter moins! Ce serait incroyable et stupide cela, non?Mais c\u2019est pourtant le plan d\u2019affaires d\u2019Hydro-Québec.Elle est présentement en surplus de production et vient de signer des contrats d\u2019énergie éolienne avec de grosses multinationales qui vont lui vendre de l\u2019électricité à un prix supérieur à celui qu\u2019Hydro-Québec pourra obtenir sur le marché de l\u2019exportation.Puis, en même temps, elle nous fait des campagnes publicitaires nous vantant l\u2019économie d\u2019énergie.Tout cela sous l\u2019œil bienveillant du gouvernement Marols, content d\u2019en retirer quelques emplois en Gaspésie.En espérant que le reste du gouvernement ne soit pas aussi mal géré.Tiens, j\u2019ai comme un doute.Jean Bellerive Montréal, le 11 décembre 2013 Postes Canada: abandonnons le navire Voici une belle question pour nos juristes : si on ne me livre plus mon courrier à domicile, peut-on m\u2019obliger d\u2019acquérir une case postale de coin de rue ou de pharmacie et de la vérifier régulièrement?Pourrais-je au contraire annoncer \u2014 par lettre, bien sûr ! \u2014 à mes porres-pondants, dont des instances de l\u2019Etat, ma décision de ne plus avoir d\u2019adresse pos- tale, en tout cas pour les lettres ?Plus largement: en cette époque électronique, peut-on encore m\u2019obliger de demeurer « rejoignable » par la poste ?André Rocque Laval, le 11 décembre 2013 Sol revit ! À la famille et aux amis de Marc Pavreau Un mot pour saluer celui qui habite maintenant une grande maison pleine de rayons de feuilles de notes et de petits et grands Sol, la bibliothèque Marc-Pavreau.Une amitié de longue durée depuis le CinéClub de Notre-Dame-de-Grâce en passant par La boîte à surprise ! Sol fait de la céramique.Gilles Derome Le 4 décembre 2013 Un échec s\u2019annonce Le ministre Duchesne et le gouvernement, en annonçant ce projet de cours d\u2019histoire nationale obligatoire, de toute évidence, ne connaissaient pas la réalité des programmes des cégeps et ses règles de gouvernance.Pourtant, dans le passé, de tels projets de réforme voulant rendre obligatoire un cours d\u2019histoire semblable ont été tentés, pour finalement échouer.Comment se fait-il qu\u2019on n\u2019y ait pas pensé ?C\u2019est ainsi que les responsables de ce ministère (tous partis confondus) ont découvert à travers le temps que l\u2019autonomie institutionnelle, en particulier dans le réseau collégial, n\u2019est pas une chose frivole.Et que ses effets sont très souvent paralysants et parfois totalement stérilisants.Malheureusement! Claude Poulin Québec, le 10 décembre 2013 LIBRE OPINION Histoire : la consultation invisible.RAPHAEL GANI Etudiant à la maîtrise en histoire à l\u2019Université Laval Saviez-vous que le ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) sollicite votre avis au sujet de la réforme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire nationale au primaire et au secondaire ?Tout porte à croire que non.Le 2 septembre, la ministre Marie Ma-lavoy annonçait son intention de réformer l\u2019enseignement de l\u2019histoire.De plus, elle déclarait: «On veut écouter la population, qui a des choses à dire.C\u2019est un enjeu qui concerne tout le monde.» Cette consultation publique est hébergée sur le site Web du MÉLS depuis le 11 novembre, et ce, jusqu\u2019au 13 décembre.Le MELS dispose d\u2019une foule de moyens pour inviter la population sur son site Internet: publicité et avis dans les médias; compte Twitter; points de presse ; une annonce à l\u2019Assemblée nationale ou sur un site Internet comme Portail Québec.Qr, à ce jour, le seul moyen employé par le MELS pour rejoindre le grand public est l\u2019envoi d\u2019un communiqué de presse daté du 8 novembre.Seul Le Soleil a relayé le communiqué.Les médias nationaux ont passé outre au lancement de la consultation.Dès lors, un minimum de publicité aurait été nécessaire pour aviser les Québécois.Autrement dit, pour la consultation sur l\u2019histoire, le gouvernement a dépensé deux millions de moins en frais publicitaire que pour le projet de la charte.Pourtant, la publicité sur la charte a été «payante»: on a recueilli 26305 commentaires.Sans publicité, combien en recueillera le MELS ?Au-delà du budget publicitaire, il aurait été facile pour le MELS d\u2019annoncer gratuitement sa consultation à ses 3710 abonnés sur Twitter.Qn refuse de le faire.Cette semaine, le responsable m\u2019a fait savoir que la diffusion du communiqué de presse permettait d\u2019obtenir l\u2019attention désirée.Un communiqué relayé par une seule journaliste ! Contrairement à d\u2019autres consultations publiques, celle sur l\u2019enseignement de l\u2019his-toire a été invisible durant la session parlementaire qui a pris fin vendredi.Aucun député \u2014 et au premier chef Marie Malavoy \u2014 n\u2019a parlé de cette consultation en point de presse ou à l\u2019Assemblée nationale.Ênfin, le MELS aurait pu s\u2019inspirer de la dernière consultation publique sur l\u2019enseignement de rhistoire qui a été dirigée par rhistorien Jacques Lacoursière en 1995.Mandatés par le PQ, Lacoursière et son groupe de travail ont organisé des audiences publiques qui ont été publicisées dans six quotidiens.Selon le rapport Lacoursière, la publicité a porté ses fruits : «La présence constante du public au cours des journées d\u2019audience et les demandes de renseignements reçues tout au long des travaux du groupe de travail témoignent du grand intérêt que la population porte à l\u2019amélioration de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.» Pendant 28 jours, le MELS s\u2019est efforcé de rendre invisible sa consultation publique sur la réforme de l\u2019enseignement de rhistoire.Cette stratégie aura vraisemblablement des conséquences sur le nombre de commentaires recueillis.Néanmoins, il vous reste jusqu\u2019à vendredi pour participer : http://www.mels.gouv.qc.ca/en-seignement-de-lhistoire-nationale/.Vous auriez sûrement aimé le savoir plus tôt. LE DEVOIR LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 A 9 IDEES AFFAIRE LASKIN Et pourtant, il a parlé.Il ne faut pas conclure trop vite que les quelque 2000 pages archives caviardées sur le rapatriement ne nous disent rien sur les graves indiscrétions du juge en chef JEAN DECARY Historien et auteur de Dans l\u2019œil du Sphinx, Claude Morin et les relations internationales du Québec (VLB, 2005) * Texte adapté d\u2019une recension à paraître dans le prochain numéro du Bulletin d\u2019histoire politique (VLB éditeur) e récent ouvrage de Thistorien Frédéric Bastien, La bataille de Londres (Boréal), sur le rapatriement de la Constitution canadienne, a fait l\u2019objet de critiques, notamment au sujet des révélations entourant les agissements du juge en chef de la Cour suprême du Canada à l\u2019époque.Bora Laskin.Des archives diplomatiques mises au jour par l\u2019auteur ont révélé un comportement étonnant de la part de l\u2019ancien magistrat: en 1981, il aurait eu des entretiens avec divers interlocuteurs britanniques et canadiens haut placés alors qu\u2019il évaluait la légalité du projet de rapatriement du gouvernement Trudeau.Après examen de quelque 2000 pages de documents provenant des archives fédérales (Bureau du Conseil privé et ministère des Affaires étrangères) et portant sur le rapatriement de la Constitution, La Presse affirmait le 7 décembre n\u2019avoir trouvé «aucun indice permettant de conclure» qu\u2019il y a eu de fuite d\u2019information de la part de Bora Laskin, contrairement à ce qu\u2019affirme Frédéric Bastien.Faut-il s\u2019étonner de cette apparente absence de preuve « compromettante » à l\u2019endroit du juge en chef dans les archives fédérales ?Absolument pas.Il faut d\u2019abord se demander si ce type d\u2019information ultraconfidentielle et explosive aurait tout bonnement été consignée aux archives, comme un simple document à ajouter au dossier.Ensuite, comme le révèle aussi l\u2019article, il faut se demander pourquoi des passages des documents acheminés demeurent caviardés.Archives anglaises non caviardées Contrairement aux archives canadiennes, les archives anglaises étudiées par le chercheur québécois n\u2019ont pas été censurées; elles n\u2019ont pas eu droit aux mêmes délicates précautions de la part du gouvernement de Sa Majesté.La preuve historique présentée par Bastien montre qu\u2019il y a eu cinq rencontres entre Laskin et des représentants du gouvernement canadien ou britannique.Les faits sont relatés par des membres de la haute fonction publique ou du personnel politique de Grande-Bretagne : le haut-commissaire à Ottawa, John Ford, Robert Armstrong, secrétaire du Cabinet et plus haut fonctionnaire, Lord Carrington, Foreign Secretary (ministre des Affaires étrangères), lan Sinclair, juriste au Foreign Office, et Lord Moran, haut-commissaire à Ottawa, successeur ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ouvrage La bataille de Londres documente les agissements du juge en chef de la Cour suprême du Canada à l\u2019époque, Bora Laskin, auprès des gouvernements britannique et canadien lors des négociations entourant le rapatriement de la Constitution.de Ford.Dans deux cas, ces gens font état de leurs propres communications, et dans les trois autres celles d\u2019autres sources.La démonstration voulant que Bora Laskin ait eu des contacts avec des membres du gouvernement canadien et britannique paraît donc indiscutable.Dans Le Devoir du 15 avril 2013, Philip Girard, le biographe de Laskin, reconnaît lui-même que le juge en chef «a été extrêmement imprudent ».Il parle aussi plus loin de son «indiscrétion », en ajoutant toutefois qu\u2019elle «n\u2019a eu aucun impact sur les affaires canadiennes».Le 11 avril 2013, Yves Boisvert, de La Presse, a qualifié ces indiscrétions «d\u2019inappropriées» et estime que le juge «aurait pu être forcé de démissionner » si cela s\u2019était su.Le déclassement complet des archives fédérales et provinciales dans tous les ministères concernés (y compris celui de la Justice) et la transmission de documents non caviardés apporteraient sûrement un éclairage manquant, comme en convient d\u2019ailleurs Bastien, confirmant que des zones d\u2019ombre demeurent.Tous ne s\u2019entendent pas sur les conséquences qu\u2019auraient pu avoir les agissements de Bora Laskin sur la suite des choses.Reste que les faits démontrent que ce dernier a bel et bien parlé et qu\u2019il a commis des indiscrétions qui sont en rupture avec le rôle indépendant que doit jouer l\u2019institution dont il était le juge en chef On ne peut refaire l\u2019histoire, mais on peut tenter de mieux comprendre les événements passés.Ces irrégularités mises au jour sont survenues lors d\u2019un épisode fondateur de notre histoire \u2014 le rapatriement de la Loi fondamentale de notre pays.Nous avons le devoir moral de nous y intéresser, même si cela devait réveiller «d\u2019anciennes chicanes» ou «ranimer des fantômes».Les contradictions du ministre Duchesne Contrairement à ses annonces, il y a absence de réinvestissement significatif dans les universités L ERIC BAUCE Vice-recteur exécutif et au développement, Université Laval e 9 décembre dernier, le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Science, de la Recherche et de la Technologie, M.Pierre Duchesne, a annoncé publiquement un réinvestissement massif dans les universités québécoises en promettant une augmentation des subventions versées aux universités de 8,5% en 2014, soit un ajout de 262 millions de dollars.Rappelons qu\u2019en décembre 2012, le ministre a imposé au réseau universitaire québécois deux années de compressions budgétaires totalisant 246 millions.Pour atténuer les effets pervers de ces compressions, les universités ont dû compresser leurs budgets de 64 millions et répartir le reste à raison de 30 millions par année pendant de cinq à sept ans sans savoir si ces compressions seraient reconduites pour les années futures.Compressions récurrentes En ce qui a trait au maintien de ces compressions, le ministre a déclaré, le 8 février 2013, au quotidien La Presse que les compressions appliquées en 2012-2013 et 2013-2014 ne seraient pas récurrentes.Cette déclaration a été reprise, le 7 décembre dernier dans le journal Le Soleil par son attaché de presse, Joël Bouchard.Pourtant, et étonnamment, la veille, soit le 6 décembre 2013, un haut fonctionnaire du ministère avait informé les vices recteurs aux études des universités québécoises que les compressions seraient récurrentes.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Pierre Duchesne Si les compressions dans le réseau universitaire demeuraient récurrentes, cela veut dire que le réinvestissement promis par le ministre Duchesne n\u2019est pas de 262 millions, car il faut y soustraire la compression annuelle de 123 millions et les compressions étalées de 30 millions par année.De plus, il faut déduire du montant résiduel une somme de 73 millions qui n\u2019est qu\u2019une provision pour essentiellement couvrir les augmentations anticipées du nombre d\u2019étudiants dans le réseau universitaire en 2014-2015.Rappelons que les universités sont financées en fonction du nombre d\u2019étudiants par établissement et qu\u2019une augmentation du financement reliée à l\u2019ajout d\u2019étudiants ne constitue pas en soi un nouveau réinvestissement dans le réseau universitaire.En fait, le réinvestissement réel n\u2019est que de 35 millions, ce qui représente un ajout de 1,1% au budget des universités, et non de 8,5% comme le prétend le ministre Duchesne.Quand on considère la seule au^entation des coûts de système (par exemple, l\u2019indexation des salaires, le chauf fage, etc.), qui est en général supérieure à 55 millions par année, il est difficile de conclure qu\u2019il y aura, en 2014-2015, un réinvestissement significatif dans les universités québécoises.Approche à revoir Vient s\u2019ajouter à ce «réinvestissement» une surprise de taille pour les universités.En effet, les universités devront réserver un montant de 141 millions pour financer une série d\u2019activités additionnelles annoncées lors du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur de 2013 et qui devront être précisées et négociées avec le ministre.Les universités ne pourront, dès lors, absorber les compressions récurrentes sans risquer de mettre en péril leur mission.Il s\u2019agit là d\u2019une forme d\u2019intervention du ministre dans la gestion d\u2019une partie des budgets des universités sans, par ailleurs, trop tenir compte du rôle des conseils d\u2019administration de celles-ci et du principe d\u2019autonomie des universités.Dans le contexte actuel, et tenant compte de la bonne foi du ministre Duchesne, il est souhaitable que celui-ci revoie son approche de financement prévue en 2014-2015, car elle n\u2019est pas viable et a des effets pervers sur le fonctionnement et le développement des universités.En fait, les universités sont présentement en attente de décisions gouvernementales plus claires au moment oû elles préparent leurs budgets dans le respect des principes de saine gestion des fonds publics.Le gros menage reste à faire Lise Payette J y ai entendu des gens, cette semaine, dire que la commission Charbonneau pourrait s\u2019arrêter là et que le public citoyen aurait déjà tout en mains pour se faire une idée des petits jeux de coulisse qui ont eu lieu dans son dos et lui ont coûté la peau des fesses par la même occasion.C\u2019est bien vite dit.Et je ne partage pas cette opinion.Les gens disent : de toute façon, ils ne mettront personne en prison sauf peut-être des petits poissons.Les gros ont déjà pris le large.Ce n\u2019est pas si sûr.Les gros sont peut-être en Floride pour l\u2019hiver, mais je ne donnerais pas cher sur ce qui les attend au retour.Comme tout le monde, je ne suis pas aussi assidue devant les séances de la commission Charbonneau que je l\u2019étais au début.Et souvent, quand je décide d\u2019y consacrer un peu de temps, la Commission a tiré le rideau.Respectueuse comme il se doit des enquêtes en cours, elle frappe de non-publication des aveux que je souhaiterais bien entendre, mais ainsi va la loi.J\u2019ai parfois l\u2019impression que la juge commence à en avoir assez.Il faut dire que certains témoins sont d\u2019un ennui mortel.On n\u2019en est plus au feu roulant du début, mais la braise chauffe toujours.La Commission me fait jj parfois penser à une équipe médicale en pleine opéra- devoir de la tion.Le chirurgien a le nez dans le ventre du malade et Commission, son devoir est de s\u2019assurer .\t,\t, que quand il refermera, il\the notre n\u2019aura rien oublié à l\u2019inté- ^0yQij- aussi rieur, ni un instrument chi-\t\u2019 rurgical, ni un pansement d\u2019aller souillé, ni un bout de cancer , qui lui aurait échappé.On ne jusqu au bout peut recoudre que quand .i, tout le travail a été fait et vé- ^ exercice rifié.Heureusement.Il y a quelques jours encore, l\u2019UPAC effectuait une perquisition dans une grande maison, style château récent, à la recherche de documents chez la sœur d\u2019un célèbre collecteur de fonds du Parti libéral.Ça m\u2019a rassurée.Je me suis dit que les policiers n\u2019avaient pas abandonné et qu\u2019ils poursuivaient leurs recherches afin de pouvoir un jour, comme ils aiment le faire, convoquer la presse pour expliquer aux citoyens comment ils ont procédé, ce qu\u2019ils ont découvert et faire voir le tas de preuves qu\u2019ils ont accumulées et qu\u2019ils destinent aux tribunaux.Nous saurons alors que les 42 millions que va coûter la Commission n\u2019auront pas été de l\u2019argent gaspillé, mais un placement à un haut taux de rendement pour tous ceux qui pensent que vivre dans un environnement au-dessus de tout soupçon est une bénédiction pour d\u2019honnêtes gens qui, bon an mal an, payent leurs taxes et leurs impôts.Effet secondaire J\u2019aime beaucoup l\u2019effet « secondaire » que ça produit dans notre société oû, depuis que la Commission existe, tous ceux qui brassent de l\u2019argent, qui ont souvent le ton méprisant pour parler du monde ordinaire et qui jouent aux êtres supérieurs en tout temps, sont redevenus plus tranquilles, rasent les murs et marchent les fesses serrées.Les effets de la Commission sur le monde des affaires, sur les d.g.surpayés, sur les collecteurs de primes d\u2019entrée en fonction, d\u2019indemnités de départ, de primes entre les deux, d\u2019allocation de dépenses et de soupers aux chandelles sont inestimables.Il est du devoir de la Commission, mais de notre devoir aussi, d\u2019aller jusqu\u2019au bout de l\u2019exercice.Le bon sens retrouvé et remis à la mode du jour sera notre récompense à la fin de l\u2019exercice.C\u2019est comme la physiothérapie, ça fait mal pendant qu\u2019on le fait, mais ça fait du bien après, quand c\u2019est fini.Quand on aura tout compris, qui a fait quoi, qui a dit quoi, qui a payé qui et surtout qui a empoché, on aura la carte géographique de la corruption et de la collusion dans notre pays.Le ménage ne sera pas fini pour toujours.Il faudra faire preuve de vigilance tout le temps.Il faut cesser de faire des héros de ces bandits qui rient de nous en pleine face.Il faudra surtout pour être de bons citoyens, de ceux qui refusent de devenir des complices silencieux de ce qui se fait à notre insu, il faudra participer à la vie citoyenne, s\u2019informer au sujet de tout ce qui est politique.Pas seulement en période électorale, mais tout le reste du temps aussi.Pendant que les petits rendez-vous secrets se font dans notre dos et que la politique distille son petit poison qui endort tout le monde, il faudrait parfois renoncer à la partie de hockey pour regarder jusqu\u2019au bout la période de questions quotidienne de l\u2019Assemblée nationale.Au fond, ne pas surveiller ceux pour qui on vote, c\u2019est fermer les yeux et leur dire : vous pouvez faire ce que vous voulez parce que nous, on ne veut pas le savoir.Sauf que le réveil, dans ces conditions-là, est toujours brutal.Et l\u2019addition elle, est toujours salée.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (edttonahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (cancatunste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Melame Loisel et Karl Rettmo-ParazeUi (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel V>zyj\\à.(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), Marco Belair-Cirmo, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier et Genevieve Tremblay (assistantes) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerraris (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Momque Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClT'E Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseuré), Jean de Billy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobin {par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais, (coordonnatrice), Ehse (j\\r?ixdi(secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Gumiond, Yanmck Morm et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yamck Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Ohvier Leclerc (coordonnateur du service a la clientèle), Manon Blanchette, DameUe Cantara, Nathahe Eihon, Marie-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euroy et Veromque Page A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI IS DECEMBRE 2013 ACTUALITES CHAETE SUITE DE LA PAGE 1 la charte devrai^ s\u2019appliquer aux représentants du pouvoir de l\u2019État \u2014 la position que défendait le rapport Bouchard-Taylor \u2014, de même qu\u2019aux enseignants du primaire et du secondaire et aux éducatrices de toutes les garderies du Québec, qu\u2019elles soient publiques ou privées.Pour la CSN, les enfants représentent «une clientèle captive et impressionnable que l\u2019école doit mettre à l\u2019abri de tout prosélytisme».Le document précise toutefois que «ce n\u2019est pas à titre d\u2019agent de l\u2019Etat que l\u2019interdit doit s\u2019appliquer, mais par souci des enfants et pour mener à terme un processus de déconfessionnalisation enclenché depuis 1998».Le gouvernement fait preuve «d\u2019une grande incohérence» en refusant d\u2019appliquer Iq charte aux écoles privées, financées à 60% par l\u2019État, ajoute la CSN.«Le traitement de faveur dont elles bénéficient jette un discrédit important sur le projet de loi.[.] Pour nous, toutes les écoles subventionnées devraient obéir aux mêmes règles.Si cela paraît inacceptable aux écoles privées confessionnelles, alors il conviendra de cesser de les financer.» La question du port de signes religieux a soulevé de grands débats au sein des quelque 200 délégués réunis à l\u2019hôtel Delta à Québec, jeudi.«Nous autres, à l\u2019exécutif, on n\u2019est pas à 100% pour la charte, on est pour à 400%», s\u2019est exclamé Marc Laviolette de la Fédération de l\u2019industrie manufacturière qui a proposé un amendement pour élargir l\u2019interdiction du port de sigpes religieux à toute la fonction publique.À l\u2019inverse, un amendement de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) visait à soustraire les professeurs du primaire et du secondaire à cette obligation de neutralité vestimentaire.Les deux amendements ont été battus après de longs débats.Droits acquis La centrale mise aussi sur le droit acquis pour qu\u2019aucun employé ne perde son emploi, expfique son président, Jacques Létourneau.«On parle de gens qui sont déjà à l\u2019emploi et dont la condition était claire lorsqu\u2019ils ont été embauchés.Si la loi fait en sorte qu\u2019on oblige ces gens-là à retirer leur signe religieux ou à perdre leur emploi, nous on dit que ce n\u2019est pas acceptable.Il faut minimalement protéger ces gens-là avec une période de transition.Ça veut dire que dans 20 ans, il y aura moins de signes religieux dans les services publics.» Cette position a toutefois été critiquée par certains membres, dont le représentant du Comité national des jeunes, Alexandre Roy.«Le maintien des droits acquis, je trouve que ça ressemble beaucoup à une disparité de traitement basée sur la date d\u2019embauche, je trouve que c\u2019est un double discours.» Ann Gingras, la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, s\u2019est dite pour sa part «très déchirée, très mal à l\u2019aise» avec cette mesure de transition qui n\u2019en est pas une et qui risque, selon elle, «d\u2019envenimer les relations de travail» entre les employés.La résolution a tout de même été votée avec une très forte majorité en fin de journée jeudi.Bien qu\u2019elle soit d\u2019accord avec les grands principes, qui «répondent assez bien à [leurs] demandes», la CSN note, dans sa conclusion, d\u2019autres petits irritants, dont le fait que la charte ne traite pas du crucifix à l\u2019Assemblée nationale ni de la prière avant un conseil municipal.« Certaines incohérences subsistent, qui font qu\u2019on en vient à douter de la sincérité de la démarche.» Le Devoir ACADÉMIE SUITE DE LA PAGE 1 [les] habitudes [de l\u2019Académie] », a précisé l\u2019écrivain en entrevue à RDI.Sa nomination survient à «un temps très doux» de sa vie.11 a d\u2019ailleurs insisté sur la modestie avec laquelle il accepte ce rôle.«Ce n\u2019est pas tant l\u2019écrivain qui est immortel que la langue [.], les écrivains [de l\u2019Académie] se passent la langue comme un témoin.» Après le Médicis, remporté en 2009 pour L\u2019énigme du retour (Boréal), c\u2019est là une reconnaissance, un honneur.Un grand.Un autre.«Je me suis dit: on peut tout, commentait Laferrière.Je n\u2019aime pas les portes fermées; je crois que c\u2019était ma route, c\u2019était mon chemin.J\u2019ai tracé cette route.» De grandes aspirations Jacques Lanctôt, son premier éditeur, se rappelle ces grandes aspirations, présentes déjà chez un Dany Laferrière «tout guilleret, tout craintif», qui vint lui porter en mains propres le manuscrit de ce qui sera, en 1985 son premier livre au titre canon.Comment faire l\u2019amour avec un nègre sans se fatiguer.«Il détonnait dans le milieu, a raconté Lanctôt en entrevue au Devoir.J\u2019étais habitué à des auteurs craintifs, pas tous des Réjean Ducharme mais pas loin, qui ne s\u2019affichaient pas, étaient mal à l\u2019aise en public et avec leur image.Dany, c\u2019était l\u2019inverse: il a fait lui-même son affiche pour le roman, avec des amis haïtiens», de cette fameuse image où on le voit assis sur un banc public du carré Saint-Louis, pieds nus, machine à écrire \u2014 Remington 22 \u2014 sur les genoux.«Il est allé poser les affiches dans les librairies, il y replaçait ses livres en évidence.Il a avancé sans écraser personne autour de lui.Il n\u2019a pas ce genre d\u2019ambition, et il arrive par lui-même», a poursuivi celui qui aura finalement publié 11 livres de l\u2019auteur, sous l\u2019enseigne VÉB ou Lanctôt éditeur, dont Le goût des jeunes filles, La chair du maître et Je suis fatigué.Cette façon de se promouvoir sans gêne ni fausse modestie, cet entregent de Laferrière l\u2019ont-ils aidé à devancer l\u2019écrivain français Jean-Claude Perrier, deuxième loin derrière à l\u2019élection, avec quatre voix?Personne ne pourra jamais le dire, mais la fierté hier semblait partagée, par les Québécois, les Haïtiens, et des Prançais heureux de voir l\u2019image de l\u2019Académie un peu secouée.Depuis Port-au-Prince, l\u2019écrivain a eu une pensée pour Montréal, «la ville qui [l\u2019a] construit sur le plan littéraire».11 dit arriver à l\u2019Académie plein d\u2019enthousiasme.«Ce sont des gens très sympathiques, très érudits, pas snobs du tout», a-t-U confié, toujours sur RDI.Que fera l\u2019académicien Laferrière ?11 assistera à la réunion du jeudi, sous la Coupole historique, afin de discuter du Dictionnaire, de s\u2019interroger sur la langue, de consulter lors de cas techniques les collègues des académies des beaux-arts, des inscriptions et belles-lettres, des sciences, et des sciences morales et politiques.11 occupera à compter de ce jour et à vie le fauteuil naguère occupé par Montesquieu et Alexandre Dumas fils.11 succède à cette place à l\u2019écrivain Hector Bianciotti, et arborera donc le bicorne, l\u2019épée et l\u2019habit vert des Immortels.Une «autobiographie américaine» Âgé de 60 ans, Dany Laferrière s\u2019est installé à Montréal en 1976, quittant précipitamment Haïti à la suite de l\u2019assassinat d\u2019un de ses amis.11 a fait des séjours fréquents en Ploride et en Prance.Aussi cinéaste, parfois homme de télé, de radio, chroniqueur, son oeuvre littéraire compte à ce jour une vingtaine de livres, nouvelles, romans et ouvrages pour enfants.Le cœur de son travail est formé par ce qu\u2019il présente sous le nom A\u2019«autobiographie américaine» composée notamment d\u2019une dizaine de romans formant un «cycle haïtien ».Laferrière a passé beaucoup de temps ces dernières années à réécrire certains de ses livres plus anciens.Comme Chronique de la dérive douce (Boréal), avant de les publier à nouveau.Avec Jean-François Nadeau et Louise-Maude Rioux Soucy Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Dany Laferrière a insisté sur ia modestie avec iaqueiie ii accepte son nouveau rôie.« Ce n\u2019est pas tant i\u2019écrivain qui est immortei que ia iangue», assure-t-ii.SIGNES SUITE DE LA PAGE 1 sance très limitée de la langue des signes.Résultat: le message était incompréhensible, voire loufoque.Lorsque la députée disait que les personnes âgées étaient trop souvent laissées à elles-mêmes, l\u2019interprète signait «vieux souvent seul plaisir».Lorsque M\u201c® Blais disait qu\u2019elle se battait pour faire interpréter la période de questions de l\u2019Assemblée nationale en LSQ, l\u2019interprète faisait des signes qui ressemblaient à «Assemblée nationale», mais qui pouvaient aussi être interprétés comme «pénétration par un pénis».L\u2019interprète, un guide de l\u2019Assemblée nationale qui connaissait quelques rudiments de langue des signes du Québec, n\u2019était pas de mauvaise foi.Mais il n\u2019avait pas la compétence nécessaire pour agir comme interprète dans une langue qu\u2019il ne maîtrisait pas.Et le phénomène n\u2019est pas rare.En fait, plusieurs personnes sourdes ont profité de l\u2019intérêt suscité par l\u2019incident d\u2019Afrique du Sud pour dénoncer la pénurie et la piètre qualité des interprètes en LSQ, voire des professeurs qui doivent enseigner le français écrit aux sourds en langue des signes.Elles font d\u2019ailleurs circuler une pétition sur ce sujet qui sera déposée en 2014 à l\u2019Assemblée nationale du Québec par Erançoise David.Maîtrise inégale de la langue Car la langue des signes du Québec est une langue à part entière.Elle compte plusieurs milliers de signes, dit Suzanne Villeneuve, interprète en LSQ qui enseigne au programme de certificat en interprétation visuelle de l\u2019Université du Québec à Montréal ÇJQAM), le seul programme officiel de formation d\u2019interprète en LSQ au Québec.Ce programme existe, donc, mais il n\u2019est pas un prérequis pour les interprètes employés par les services d\u2019interprétation visuelle et tactile du Québec (SIVET).Les entreprises demandent plutôt aux interprètes de détenir un diplôme d\u2019études collégiales dans n\u2019importe quel domaine, ainsi que d\u2019avoir une certaine connaissance de la langue des signes du Québec.Pour sa part, la formation stricte en LSQ, qui ne couvre pas la traduction, n\u2019offre aucune notion de grammaire, comme en témoigne Marie-Pierre Viel, conseillère pédagogique à l\u2019école Gadbois, qui accueille des enfants sourds à Montréal.«La formation en LSQ, c\u2019est juste du vocabulaire, les personnes sourdes sont souvent profondément frustrées de cette situation, dit-elle.Souvent, c\u2019est en côtoyant des personnes sourdes que les gens en viennent à la maîtrise de la langue des signes du Québec.» Un an, c\u2019est effectivement très peu pour devenir interprète dans une langue aussi complexe que n\u2019importe quelle autre.Cette situation fait en sorte que la qualité des interprètes et des enseignants en ÉSQ varie énormément.«J\u2019ai remarqué, quand je suis allée au cégep et à l\u2019université, que les interprètes sont particulièrement faibles au niveau de la perception des signes.Ils ne comprennent parfois rien ! Par exemple, quand je voulais poser une question, l\u2019interprète devenait très nerveux, il faisait des erreurs en parlant et le sens différait de ce que je voulais dire.C\u2019est arrivé très, très souvent!» raconte une participante à une enquête sur les services d\u2019interprétation menée par le groupe de recherche sur îa LSQ et sur le bilinguisme sourd de l\u2019UQAM, à laquelle Suzanne Villeneuve a participé.Èn milieu scolaire, M\u201c® Villeneuve signale aussi que certains interprètes, qui n\u2019ont pas suivi la formation éthique prodiguée dans le cadre du certificat de l\u2019ÙQÂM, n\u2019offrent pas un service adéquat aux enfants en formation.«S\u2019il n\u2019explique pas, et s\u2019il traduit seulement [l\u2019interprète] risque d\u2019avoir un impact négatif sur l\u2019élève», dit-elle.11 arrive par exemple que des interprètes donnent toutes les réponses aux enfants plutôt que de les faire travailler.L\u2019année suivante, certains élèves doivent faire face à une chute vertigineuse de leurs notes.Qr, il n\u2019y a que 263 interprètes en langue des signes au Québec, dont 140 qui travaillent en milieu scolaire, pour desservir une population de quelque 5000 personnes sourdes dont la langue d\u2019usage est la LSQ, pour reprendre les données de Suzanne Villeneuve.Dans la vie courante, les personnes sourdes n\u2019ont pas accès à un interprète, à moins de le payer de leur poche.Difficile, alors, d\u2019appeler îe 9-1-1, d\u2019aller au théâtre, d\u2019aller à une conférence, de participer au CA d\u2019un organisme communautaire, ou encore d\u2019aller à un souper de Noël d\u2019employés de bureau, explique Véronique Leduc, doctorante en communications à l\u2019université de Montréal et administratrice de la Maison des femmes sourdes de Montréal.Autre particularité du monde des langues des signes, elles varient énormément d\u2019un pays à l\u2019autre.La LSQ est différente de la langue des signes de Erance (LSF).En fait, elle s\u2019apparente davantage à la langue des signes américains (American Sign Language, ou ASL), ce qui s\u2019explique par des raisons de proximité.La lan^e des signes britanniques est complètement différente de l\u2019américaine.«Il existe 200 langues de signes dans le monde», dit M\u201c® Leduc.Le Devoir i\\ Voir aussi > La vidéo de l\u2019allocution mal in-\" terprétée de Marguerite Blais et un lien vers la péfifion dénoncer la pénurie et la piètre qualité des interprètes en LSQ.LeDevoir.eom FINANCES SUITE DE LA PAGE 1 a été augmenté pour compenser la baisse draconienne de la contribution des électeurs.Les partis obtiennent 1,50$ par vote obtenu aux élections générales; ils ont aussi droit à une prime de 250000$ pour les premiers 220000$ obtenus auprès de leurs sympathisants.Grâce à l\u2019argent des contribuables, même les petites formations comme Québec solidaire peuvent maintenant se payer un autobus pour leur tournée électorale.Les défis du PLQ Les partis cherchent malgré tout à élargir leur base de militants, pour recueillir davantage de petits dons auprès d\u2019un nombre accru de sjmpa-thisants.De toute évidence, le PLQ, qui sollicitait les importants donateurs du milieu des affaires dans le passé, doit encore s\u2019adapter aux nouvelles règles du jeu, conclut Denis Saint-Martin, professeur de science politique à l\u2019Université de Montréal.«Les partis du centre comme le Parti libéral, qui attirent les ambitieux et l\u2019élite d\u2019affaires, doivent changer leur culture de financement, dit-il.Le parti a un nouveau leader, ceci sera son test: Philippe Couillard soit susciter un emballement qui rendra les militants plus enthousiastes.» Le Parti libéral du Canada (PLC) a connu un bouleversement semblable il y a 10 ans, lorsque Jean Chrétien a banni les dons d\u2019entreprises aux partis fédéraux, rappelle le professeur.Les libéraux, qui remplissaient leurs coffres à coups de dizaines de milliers de dollars venus de grandes entreprises comme Bombardier, ont mis des années à s\u2019adapter aux nouvelles règles.11 a fallu l\u2019arrivée de Justin Trudeau, en avril dernier, pour fouetter les troupes et inciter les militants à sortir leur portefeuille.Le Parti conservateur de Stephen Harper, lui, compte traditionnellement sur des milliers de membres qui n\u2019hésitent pas à verser 10$, 25$ ou 100$ pour «la cause».Un peu comme le Parti québécois.« C\u2019est le propre des partis dits idéologiques, comme le Parti conservateur ou le Parti québécois, d\u2019avoir des militants plus engagés», explique Denis Saint-Martin.Permis de garderie et bouquet de roses Un incident récent illustre les défis de financement du Parti libéral du Québec.Le député Pierre Marsan a déposé une lettre de sollicitation à l\u2019entrée d\u2019une synagogue de Dollard-des-Qrmeaux, en septembre.La lettre rappelait que la communauté «a pu profiter de généreuses contributions » et d\u2019un «permis de garderie» sous le règne du gouvernement Charest.Le député avait dû s\u2019excuser après avoir été rabroué par son chef «S\u2019ily a une piastre qui rentre dans le parti de même, je ne veux pas la piastre.Ça ne doit pas se produire et ça ne se reproduira pas, avait dit Philippe Couillard.On a plus de 50000 membres maintenant au parti.Des milliers de contributeurs qui nous soutiennent sur la base de nos idées.C\u2019est comme ça que le financement se fait, c\u2019est comme ça qu\u2019il va se faire, et ça s\u2019arrête là.» Une autre tradition a pris fin avec le départ de Jean Charest: les ministres libéraux avaient le mot d\u2019ordre d\u2019amasser 100000$ chacun par année.Cela a donné lieu à des situations embarrassantes, comme la fois où l\u2019ex-entrepreneur Lino Zambito avait donné 40 roses à la ministre Nathalie Normandeau, en 2008, pour célébrer leur collaboration, notamment dans le financement politique.Le parti fait aussi l\u2019objet d\u2019accusations du DGE pour usage de prête-noms.Le PLQ a reconnu ses erreurs et a tourné la page avec l\u2019arrivée du nouveau chef fait valoir Gabrielle Collu, porte-parole du pard.Le gouvernement Charest a lui-même resserré les règles de financement dès 2010, en diminuant les dons de 3000$ à 1000$, pour réduire les risques d\u2019irrégularités.«Le parti s\u2019est très bien adapté aux nouvelles règles de financement», dit-elle.Un casse-tête En privé, des organisateurs admettent que le financement des partis est devenu un casse-tête.Les électeurs sont désabusés.Plusieurs sont prêts à sortir leur chéquier, mais ne veulent plus voir leur nom dans la liste des donateurs, par crainte de s\u2019associer à un milieu perçu comme «sale».La limite des dons à 100$ par personne par année force aussi les organisateurs à faire preuve d\u2019ingéniosité pour remplir leurs coffres.L\u2019ère des cocktails de financernent et des dîners au spaghetti tire à sa fin : «A quoi bon faire un cocktail pour obtenir des dons de 100$ si l\u2019organisation coûte 45$ par personne ?», dit un membre influent du PLQ.Le Parti libéral n\u2019est pas la seule formation à se démener pour solliciter les dons de ses militants.La Coalition avenir Québec (CAQ) de Prançois Legault a amassé à peine 134455$ auprès de 1703 donateurs en 2013 (comparé à 1,9 million en 2012, quand le parti avait le vent dans les voiles avant l\u2019élection générale).Québec solidaire a devancé de peu la CAQ en encaissant 152 992 $ de 2227 sjmpathisants.Le petit parti de gauche doit changer sa méthode de financement avec les nouvelles règles, a expliqué la députée Erançoise David.«Beaucoup de gens faisaient des paiements préautorisés mensuels.On leur a tous écrit pour leur dire que c\u2019est fini, vous ne pouvez plus, parce que les gens donnaient plus que 100$ par année.» QS a relancé ses membres pour leur rappeler de faire un don avant la fin de l\u2019année.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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