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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-12-17, Collections de BAnQ.

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[" Métro : aide accrue aux itinérants Page A 3 m Garderies: la phase 1 du guichet unique ne couvrira que 40% des places Page A 4 Libre-échange : à Bruxelles, Marois prend la défense des fromagers québécois Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V N° 2 8 7 LE DEVOIR, LE MARDI 17 DECEMBRE 2013 1,13 $+TAXES= 1,30 L\u2019UPAC n\u2019arrive pas à ébranler financièrement le crime organisé L\u2019unité anticorruption a pourtant connu une année record en 2013 BRIAN MYLES Ly Unité permanente anticorruption (UPAC) ' a connu une année record en 2013 avec 66 arrestations et l\u2019imposition d\u2019amendes de 30 millions pour fraude fiscale.Malgré ce succès, l\u2019escouade peine à récupérer les millions détournés dans les paradis fiscaux par les as de la corruption.Depuis sa création, l\u2019UPAC a obtenu des ordonnances de blocage pour 16 millions (en biens et en argent).«Je suis conscient que c\u2019est peu, et j\u2019aimerais qu\u2019on en récupère plus», affirme le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, dans le cadre de son bilan annuel.Le crime organisé a connu une belle courbe d\u2019apprentissage au fil des ans.Elle est révolue l\u2019époque pas si lointaine où les Hells Angels de l\u2019an 2000 cachaient leurs liquidités dans des boîtes à chaussures, dans un appartement d\u2019Anjou servant de «banque».Les motards d\u2019aujourd\u2019hui possèdent presque tous des entreprises légitimes.Ils ont été fort habiles à intégrer l\u2019industrie de la construction pour blanchir les profits de leurs activités criminelles.L\u2019adage veut que l\u2019argent soit «le nerf de la guerre » dans la lutte contre le crime organisé.C\u2019est la partie la plus difficile dans le travail de l\u2019UPAC.Les corrupteurs peuvent compter sur une armée de facilitateurs (avocats, notaires, fiscalistes) pour faire transiter les profits de leurs activités illicites d\u2019un pays à un autre.«Le crime organisé, sa force est de flairer où il y a de l\u2019argent à faire.On a vite compris comme faire de l\u2019argent, éluder [l\u2019impôt], le blanchir et le transférer dans d\u2019autres pays.Ce n\u2019est pas demain la veille qu\u2019on va assommer le crime organisé», re- «Ce n\u2019est pas demain la veille qu\u2019on va assommer le crime organisé», dit Robert Lafrenière VOIR PAGE A 8 : UPAC Aujourd\u2019hui Culture > Alexandre Cadieux consacre sa chronique à Tacteur de théâtre Denis Gravereaux, disparu subitement dimanche.Page B 7 Économie > Les ministres des Finances des provinces se disent outrés par l\u2019intransigeance de Flaherty, qui refuse de bonifier les régimes de retraite.Page B1 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.,B4 B6 B4 B2 B6 B5 Départ de Daniel Paillé Duceppe reviendra-t-il au Bloc ?L\u2019ancien chef ne ferme pas la porte à un retour, évoqué au sein du parti > JACQUES NADEAU LE DEVOIR Daniel Paillé saluant son équipe après sa démission comme chef du Bloc québécois, lors d\u2019une conférence de presse empreinte d\u2019émotion, lundi à Montréal.HELENE BUZZETTI MARIE VASTEL Correspondantes parlementaires à Ottawa MARCO EORTIER A peine le départ-choc de Daniel Paillé était-il confirmé que la question a surgi: qui dirigera le Bloc québécois?Pierre Paquette a déjà dit qu\u2019il n\u2019était pas intéressé, le caucus se range derrière le député André Bellavance et, en coulisse, on reconnaît qu\u2019il ne suffirait que d\u2019un signal de la part de l\u2019ex-chef Gilles Duceppe pour que le parti l\u2019accueille à bras ouverts.Visiblement ébranlé de devoir partir à peine deux ans après son élection à la tête du parti souverainiste, Daniel Paillé a expliqué lundi midi qu\u2019il n\u2019avait d\u2019autre choix.Lorsque ses médecins lui ont annoncé qu\u2019il souffrait d\u2019épilepsie, ils ont été sans équivoque.«Ça se gère, éventuellement ça se stabilise, mais dans un cadre de vie normal.Les gens étaient unanimes autour de moi pour me dire: \u201cTout ce que tu fais, c\u2019est pas compatible\u201d.J\u2019aime autant passer la VOIR PAGE A 8 : BLOC Lire aussi > Michei David : Qui a encore besoin du Bloc?Page A 3 L\u2019éditoriai d\u2019Antoine Robitaiiie: Existence nécessaire.Page A 6 Branché 'emploi JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs personnes, au sein du Bloc québécois, souhaiteraient le retour de Gilles Duceppe.CÉGEP Débat autour de futilité des cours complémentaires La suppression de l\u2019un des deux cours complémentaires pour faire de la place à l\u2019histoire au cégep fait naître le débat sur l\u2019importance de la formation complémentaire pour les étudiants.Utile ou accessoire?LISA-MARIE GERVAIS T ?influence des drogues», «Le plaisir et la douleur», «Les animaux de compagnie: soins et exigences d\u2019un propriétaire averti».Cela vous rappelle-t-il les titres accrocheurs des livres psycho-pop vendus à la caisse de la pharmacie du coin?Ce sont plutôt ceux des cours complémentaires of ferts dans un cégep près de VOIR PAGE A 8 : CÉGEP mmA.i Ld DAVID DUPREY ASSOCIATED PRESS «Les animaux de compagnie: soins et exigences d\u2019un propriétaire averti» figure parmi les cours complémentaires offerts dans les cégeps.Surveillance TÉLÉPHONIQUE La NSA dépasse les bornes, conclut un juge MÉLANIE LOISEL L?Agence de sécurité nationale américaine ' (NSA) a dépassé les bornes avec son programme de collectes massives de métadon-ijées téléphoniques.Pour la première fois aux Etats-Unis, un juge fédéral d\u2019un tribunal de Washington a stipulé que la NSA avait fort probablement enfreint la Constitution en recueif lant des millions de numéros de téléphone et en enregistrant la durée des appels des citoyens américains.A la suite d\u2019une plainte déposée par Larry Klayman et Charles Strange, le juge Richard Leon soutient que les méthodes de collecte et d\u2019écoute téléphonique de la NSA «portent atteinte à la vie privée», «manquent de discernement» et sont «abusives.» «Il est évident qu\u2019un tel programme empiète sur les valeurs défendues VOIR PAGE A 8 : NSA 77831303443151 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 17 DECEMBRE 20IS ACTUALITES La MMA reprend du service à Lac-Mégantic Lac-Mégantic \u2014 La population de Lac-Mégantic n\u2019aura d\u2019autre choix que de réapprendre à vivre avec des trains au centre-ville.Les autorités municipales ont en effet annoncé lundi la reprise graduelle du transport ferroviaire dans la municipalité à compter de mercredi.Cependant, aucune matière dangereuse ne transitera par la ville jusqu\u2019à nouvel ordre.C\u2019est toujours la compagnie Montreal Maine and Atlantic Railway (MMA) qui assurera le transport puisqu\u2019elle est propriétaire de la voie ferrée.La réouverture du tronçon a reçu l\u2019aval de Transports Canada qui, après maintes inspections, a exigé de nombreux correctifs pour assurer la sécurité du transport sur la voie ferrée.MMA a ainsi dû procéder au nettoyage des ornières aux passages à niveau et dégager les lignes de vue.La vitesse devra être réduite à 16 km/h sur certains tronçons en raison de l\u2019état des voies.Le transporteur ferroviaire devra également enlever la rouille qui s\u2019est accumulée sur les rails après six mois d\u2019inutilisation.Par ailleurs, des vérifications des systèmes électriques ont été réalisées aux 39 passages à niveau qui en sont équipés, mais, bien que les systèmes soient fonctionnels, les trains devront quand même s\u2019arrêter à chaque passage à niveau et les opérateurs en descendre pour s\u2019assurer de leur bon fonctionnement jusqu\u2019à ce que Transports Canada ait la certitude que les signaux sont fonctionnels et sécuritaires.Voie de contournement Le rétablissement du transport était considéré comme une priorité par les autorités locales, car plusieurs entreprises locales dépendent de ce moyen de transport pour leurs expéditions.Les embranchements de la voie qui mènent au parc industriel sont la propriété de la municipalité, qui s\u2019est affairée à tout remettre en état.La Ville de Lac-Mégantic souhaite toujours qu\u2019une voie de contournement soit bâtie afin de sortir le chemin de fer du centre-ville une fois pour toutes, mais il s\u2019agit d\u2019un projet d\u2019une centaine de millions de dollars dont la réalisation n\u2019est pas possible à court terme.Consciente que le retour des trains au centre-ville pourrait causer un certain malaise au sein de la population, la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, a précisé que des services psychosociaux seront disponibles pour ceux qui en auraient besoin.La Presse canadienne GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le transport reprend, mais sans matières dangereuses.I JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Uadministration Coderre retardera d\u2019un mois l\u2019envoi des avis d\u2019imposition aux Montréalais.Budget : des compressions de 64 millions Le maire de Montréal exige une contribution à la ville-centre et aux arrondissements JEANNE CORRIVEAU Pour équilibrer le budget 2014 de la Ville de Montréal, l\u2019administration du maire Denis Coderre imposera des compressions de 64 millions de dollars à la ville-centre et aux arrondissements.Et comme il lui a fallu plus de temps pour confectionner le budget, elle retardera d\u2019un mois l\u2019envoi des avis d\u2019imposition aux Montréalais, a fait savoir le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, lundi.Arrivée en poste en novembre dernier, la nouvelle administration a pris connaissance de la LE PLAISIR D'AIDER, ÇA S'ATTRAra ANDRE SAUVE Porte-parole bénévole 0XFAM.QC.CA/ JESUISCONTAGIEUX FAITES PARTIE DU MOUVEMENT! OXFAM Quebec Photo : Alexandre Bélair/Oxfam-Québec Notre programme d'engagement du public est financé par Affaires étrangères.Commerce et Développement Canada Affaires étrangères, Commerce Foreign Affairs, Trade and et Développement Canada\tDevelopment Canada situation financière de la Ville et en a conclu que tous les services devront se serrer la ceinture.«On s\u2019est engagés à ne pas augmenter les taxes de plus de 2% et à travailler sur les dépenses.C\u2019est ce qu\u2019on fait», a expliqué M.Desrochers, en marge de la séance du conseil municipal.Retard coûteux Ainsi, la ville-centre devra faire un effort de rationalisation de 50 millions.Les arrondissements, qui se plaignent depuis des années de sous-fi-nancement, verront l\u2019indexation de leurs budgets (accordée par l\u2019administration précédente) annulée, soit des compressions de 14 millions.«C\u2019est un effort que tout le monde doit faire.La situation est difficile», a soutenu M.Desrochers.Cette rationalisation devra être réalisée sans réduction de services aux citoyens, a insisté M.Desrochers.La Ville ne devrait adopter son budget 2014 qu\u2019en février prochain, ce qui occasionnera un report d\u2019un mois de l\u2019envoi des avis d\u2019imposition aux citoyens.Ce retard engendrera des pertes de trois à quatre millions de dollars pour la Ville, a précisé M.Desrochers.«Il y aura un coût pour la Ville.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on recherchait, mais, d\u2019un autre côté, il fallait prendre les bonnes décisions et ne pas les prendre trop rapidement, ce qui aurait pu engendrer des coûts beaucoup plus élevés», a soutenu M.Desrochers.Les Montréalais auront un mois de plus pour payer leur impôt foncier.Le premier versement pourra être fait le avril et le second, le juillet.Un nouveau d.g.C\u2019est dans ce contexte qu\u2019arrive le nouveau directeur général de la Ville, Alain Marcoux, dont la nomination a été approuvée par le conseil municipal lundi.M.Marcoux recevra une rémunération annuelle de 315000$ et son mandat aura une durée de huit ans.Ancien ministre au sein de l\u2019ex-gouvernement de René Lévesque, M.Marcoux, 68 ans, occupe depuis 2006 le poste de directeur général de la Ville de Québec.Denis Coderre a précisé qu\u2019une clause du contrat stipule qu\u2019en cas de résiliation du contrat de M.Marcoux, celui-ci n\u2019aura pas droit à une indemnité de départ.M.Mar- coux entrera en fonction mardi mqtin à la Ville de Montréal.A funanimité, les élus montréalais ont par ailleurs donné leur appui à une déclaration du maire Coderre demandant à Postes Canada de surseoir à sa décision d\u2019abandonner la distribution du courrier à domicile d\u2019ici cinq ans et d\u2019engager des discussions avec les villes touchées par cette réforme.Denis Coderre estime qu\u2019un front commun des villes canadiennes sera nécessaire pour convaincre Ottawa de trouver d\u2019autres solutions.Le maire songe d\u2019ailleurs à inviter le ministre fédéral Denis Lebel dans les rues de Montréal: «On va lui demander oû il mettrait les boîtes.Je suis sûr qu\u2019il n\u2019aura pas une bonne réponse à nous donner là-dessus.» Pendant ce temps à Québec, le maire, Régis Labeaume, n\u2019a pas pris position sur les changements à Postes Canada.Interrogé sur ce dossier lundi, il a dit qu\u2019il était toujours en réflexion à ce sujet et se préoccupait tout particulièrement du «centre-ville et [des] personnes à mobilité réduite.» Avec Isabelle Porter Le Devoir VILLE DE QUEBEC Le budget déplaît aux gens d\u2019affaires La hausse de 2,7 % des taxes non résidentielles est dénoncée ISABELLE PORTER à Québec L> augmentation de 2,7% des taxes non rési-' dentielles fait des mécontents chez les gens d\u2019affaires de la capitale, mais le maire Régis Labeaume persiste et signe.Le directeur général de la Chambre de commerce, Alain Kirouac, s\u2019est dit déçu par le budget déposé lundi.«On avait demandé que les commerçants, les entrepreneurs elles grandes entreprises soient traités de la même façon que le secteur résidentiel.On nous taxe 1% de plus.» Les hôteliers plaident que leur situation «est déjà précaire ».«Nous subissons des hausses année après année depuis le 40(P anniversaire, a fait valoir la présidente de leur Association, Michelle Doré.Il faudrait commencer à se demander si on est capables de suivre le rythme.» Des «animaux différents» Or Régis Labeaume plaide que les taxes résidentielles et commerciales (non résidentielles) sont deux «animaux différents».Il avance que «les payeurs de taxes» paient des biens et services qui suivent l\u2019inflation alors que les revenus des commerçants sont «proportionnels à la richesse» et «en fonction du PIB».Ce raisonnement ne tient pas la route, selon Alain Kirouac.«La croissance du PIB n\u2019est pas synonyme de croissance des profits», dit-il en précisant que l\u2019indice de confiance des gens d\u2019affaires est «à la baisse» à Québec.Selon lui, on peut s\u2019attendre à ce qu\u2019il y ait de la grogne quand les avis d\u2019imposition vont être distribués en février et mars.La hausse des taxes commerciales dérange d\u2019autant plus que les milieux d\u2019affaires ont très mal digéré la hausse de l\u2019an dernier qui a suivi la nouvelle évaluation foncière.Au printemps, leur colère avait même forcé l\u2019administration Labeaume à refaire tous les avis d\u2019imposition pour ménager les plus touchés d\u2019entre eux.Mais cette fois, le maire n\u2019a pas l\u2019intention de reculer.« On leur a tout expliqué.Les taxes commerciales, ça va avec le BIB, c\u2019est tout!» Pour le reste, le nouveau budget a été qualifié par le maire lui-même «d\u2019ennuyant».Comme par le passé, l\u2019administration Labeaume a taxé le secteur résidentiel au niveau de l\u2019inflation (1,7% en moyenne), supprimé un poste sur trois lors des départs à la retraite et réduit la dette en augmentant la part des investissements payés comptant.Mais l\u2019opposition croit qu\u2019on en demande trop aux contribuables.Paul Shoiry prône un gel de taxes comme l\u2019a fait le nouveau maire de Laval.Le septième budget Labeaume s\u2019élève à 1,33 milliard, soit 300 millions de plus que son premier, en 2007.Pour justifier les hausses de dépenses, il a répété hier qu\u2019une bonne part des hausses de taxes permettrait de compenser l\u2019augrnentation du coût des régimes de retraite (12,3 millions au régime sur 20,4 millions de hausses).Quant aux employés, leurs salaires demeurent gelés, à l\u2019exception des policiers qui ont une nouvelle convention collective.Le Devoir Non aux «fonctionnaires syndiqués » de la CRT Le maire de Québec insiste pour qu\u2019on retire à la Commission des relations du travail (CRT) son rôle d\u2019arbitrage dans le plan Maltais sur les régimes de retraite.« Ce sont des fonctionnaires probablement syndiqués qui vont statuer sur des fonds de pension de fonctionnaires syndiqués.Ça n\u2019a aucun sens», a lancé Régis Labeaume lors du conseil.Pour appuyer ses dires, il fait valoir que le Rapport D\u2019Amours permettait aux villes de trancher (après cinq ans).Depuis la présentation du plan jeudi, la ministre du Travail, Agnès Maltais, a déjà fait des concessions en remplaçant les forums par des rencontres, en incluant les policiers et pompiers dans le processus et en s\u2019engageant à lé^érer dès la rentrée parlementaire. LE DEVOIR, LE MARDI 17 DECEMBRE 2013 A 3 ACTUALITES Qui a encore besoin du Bloc ?Michel David Les démissions pour des raisons de santé ou de conciliation avec la vie familiale en laissent toujours certains sceptiques, même quand elles sont parfaitement valables, comme dans le cas de Daniel Paillé.Dans le camp fédéraliste, on ne demande qu'à voir de nouveaux signes du déclin de la souveraineté et toute nouvelle tuile qui s'abat sur le Bloc québécois est nécessairement perçue ainsi.Il suffit pourtant de jeter un coup aux sondages pour constater qu'il n'y a plus d'adéquation depuis longtemps entre la popularité du Bloc et celle de la souveraineté.Que le oui recueille 37% des intentions de vote selon Léger Marketing, ou 44 % selon Crop, cela représente au moins le double de celles dont le Bloc est crédité.On ne peut pas tenir M.Paillé responsable de sa déconfiture, qui est antérieure à son entrée en fonction, en décembre 2011, mais le moins qu'on puisse dire est que «l'élan» qu'il a évoqué lundi est difficilement perceptible de l'extérieur.A en croire le baromètre des personnalités politiques de Léger Marketing, son chef était plutôt un boulet pour le Bloc, alors que Thomas Mulcair et Justin Pourquoi\tTrudeau sont des atouts pour leur parti respectif, pas?Robert II va de soi que l'expul-sion de Maria Mourani n'a Bourassa est\tj-ien fait pour améliorer hiPîi rPvPîiii l'image de M.Paillé, mais uieii revenu\tincident apparaît relati- vement mineur dans la crise existentielle que vit le avoir pris\tBloc depuis la vague orange -,\tde mai 2011.Au-delà du lea- une raclee.dership, il y a une question de pertinence.Malgré les 35 000 membres dont il se réclame, de nombreux souverainistes ne voient manifestement plus son utilité.L'ancien député bloquiste de Joliette, Pierre Paquette, a repris lundi l'argument selon lequel le Bloc serait toujours nécessaire pour bloquer les conservateurs de Stephen Harper, dont les valeurs sont tellement contraires à celles des Québécois.C'est aussi ce que Gilles Duceppe avait fait valoir durant sa dernière campagne électorale.On a vu le résultat.S'il y a une chose que les élections de mai 2011 ont démontrée, c'est bien que le PC n'a pas besoin des voix du Québec pour prendre le pouvoir et même former un gouvernement majoritaire.En réalité, un Bloc en meilleure santé pourrait priver le NPD, ou même le PLC, de précieux sièges qui leur permettraient de supplanter les conservateurs.Il est déjà remarquable que le Bloc, condamné à l'opposition perpétuelle, ait survécu aussi longtemps à la conjoncture qui l'avait vu naître, après l'échec de l'accord du lac Meech, et au départ de son charismatique fondateur.Malgré l'échec du référendum et le départ de Lucien Bouchard, Gilles Duceppe a réussi à repositionner le Bloc comme chien de garde des intérêts du Québec à Ottawa, une mission qui pouvait sembler d'autant plus nécessaire quand Jean Charest est devenu le plus fédéraliste des premiers ministres de l'histoire du Québec moderne.Les libéraux sont maintenant retournés dans l'opposition et rien n'assure que Philippe Couillard saura les en tirer.De toute manière, si l'objectif est de faire en sorte que le Canada devienne un «corps étranger» aux yeux des Québécois, comme l'a si bien dit Jean-François Lisée, la présence familière et rassurante d'un fort contingent souverainiste à la Chambre des communes est-elle bien indiquée?Bref, a-t-on encore besoin du Bloc?Pierre Paquette a décrit en ces termes les qualités requises de l'éventuel successeur de Daniel Paillé: «Il faudra quelqu'un d'expérimenté, de fort, qui aura le respect des militants et des militantes.Il n'y a pas énormément de personnes en mesure de remplir ces conditions-là.» En effet.Comme cela était prévisible, le nom de Gilles Duceppe a aussitôt commencé à circuler.Et l'ancien chef n'a pas fermé la porte.S'il acceptait de reprendre son ancien poste, il serait assuré d'un couronnement expéditif.Il est sans doute un des très rares, pour ne pas dire le seul qui aurait une chance de relancer le Bloc, à tout le moins de réintéresser la population à ce qu'il pourrait avoir à dire.Plusieurs se sentent un peu coupables de l'avoir congédié aussi brutalement en 2011.Jack Layton était sans doute un homme sympathique, mais la vague orange a fait bon marché des services rendus par M.Duceppe.Après tout, pourquoi pas?Robert Bourassa est bien revenu après avoir pris une raclée.Cette perspective ne ferait pas nécessairement sauter de joie à Québec.Très à cheval sur la discipline de parti, M.Duceppe a approuvé l'expulsion de Maria Mourani, mais il a clairement signifié son opposition à la Charte de la laïcité, qui constituera un enjeu majeur de la prochaine campagne électorale.Il serait un peu délicat de le faire monter sur la même tribune que Pauline Marois.mdavid@ledevoir.com LIBRE-ECHANGE CANADA-UE À la défense des fromagers québécois La première ministre Pauline Marois souhaite néanmoins profiter au plus vite de l\u2019accord CHRISTIAN RIOUX à Bruxelles De passage à Bruxelles à l'occasion d'une tournée européenne, Pauline Marois a dit vouloir faire en sorte que le Québec profite au plus vite de l'accord de libre-échange Canada-Union européenne sans pour autant abandonner les producteurs de fromage québécois qui devront affronter une concurrence plus vive.S'il n'obtient pas de compensation d'Ottawa pour ses producteurs de fromage, le Québec n'appliquera pas l'accord de libre-échange, a affirmé la première ministre.Mais il ne remettra pas pour autant l'accord en question.Alors qu'elle s'entretenait lundi à Bruxelles avec le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, Pauline Marois a soutenu que cette question ne saurait être une cause de rupture des négociations qui se poursuivent avec l'Union européenne après l'entente de principe intervenue le 18 octobre dernier.«Non, ce n'est pas un deal breaker [une cause de rupture].Il faut être bien clair là-dessus.L'engagement que j'ai pris auprès de M.Harper, c'est que nous accepterions de présenter cet accord de libre-échange devant l'Assemblée nationale [.] une fois qu'Ottawa aura eu une entente avec nos producteurs de fromage pour une compensation.Et tant que nous n'aurons pas cette entente, nous ne présenterons pas l'accord et il ne sera pas applicable.Mais ce n'est pas un deal breaker», a répété la première ministre.Adoption conditionnelle Pauline Marois n'a pas expliqué ce qu'il adviendrait de l'accord Canada-Union européenne s'il n'était pas adopté par l'Assemblée nationale du Québec.L'Union européenne, quant à elle, exigera impérativement l'unanimité de ses 27 pays membres.Lundi à Bruxelles, Pauline Marois n'a pas repris à son compte la revendication de l'Union des producteurs agricoles, qui réclame une compensation de 450 millions de û YVES LOGGHE ASSOCIATED PRESS Pauline Marois, en compagnie lundi du ministre-président de la Flandre, Kris Peeters dollars par année en échange du doublement des quotas d'importation de fromages européens.Des négociations se poursuivent à ce sujet avec le ministre de l'Agriculture, François Gendron, a-t-elle précisé.Pauline Marois a par ailleurs obtenu l'assurance de Jean-Luc Demarty, directeur général de la division du Commerce à la Commission européenne, que l'Europe n'utiliserait pas la certification des produits pour mettre des bâtons dans les roues du traité et freiner l'importation des produits canadiens.Alors qu'elle prononçait une allocution devant 150 représentants des milieux d'affaires belges et québécois à la Chambre de commerce Canada-Belgique-Luxembourg, Pauline Marois a dit vouloir augmenter de 10% en cinq ans les exportations du Québec vers l'Europe.Elle a surtout mis l'accent sur les avantages de cet accord plus que sur ses inconvénients.«On n'a pas beaucoup d'inquiétude honnêtement.[.] Pour le reste, nous ne voyons que des avantages», a-t-elle dit.La première ministre a fait valoir le fait que les entreprises européennes s'implantant au Québec pourront avoir accès au marché américain grâce à l'ALENA.Pas avant deux ans Convaincue à son arrivée à Bruxelles que l'accord serait mis en pratique au plus tard dans un an et demi, la première ministre a appris de Michel Barnier que cela pourrait prendre jusqu'à deux ans avant qu'il soit ratifié par les 27 membres de l'Union européenne.Pauline Marois a aussi évoqué avec le commissaire européen l'ouverture l'été dernier de négociations entre l'Europe et les Etats-Unis.D'ici à ce que soit conclue une telle entente, la première ministre veut profiter de l'avantage compétitif dont pourrait jouir pendant encore quelque temps le Canada.«C'est pour ça qu'on veut prendre de l'avance, a-t-elle dit.On est ici dans cette perspective [pour] que le Québec prenne l'initiative.» Interrogée sur ce qu'il adviendrait du libre-échange avec l'Europe en cas de sécession du Québec, la première ministre s'est montrée confiante dans la reconduction de cet accord.«A mon point de vue, sans parler d'un véritable automatisme, moi, je crois que ça pourrait aller dans ce sens-là.[.] On sera d'accord pour appliquer les ententes en termes de commerce intérieur et de commerce international.» Pauline Marois a aussi rencontré lundi le ministre-président de la Flandre, Kris Peeters, avec qui elle souhaite signer une entente sur la mobilité durable.Pauline Marois achève sa visite de cinqjours en Europe mardi par une rencontre à l'Elysée avec le président François Hollande.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Ville de Montréal a annoncé lundi la création prochaine d\u2019une agence sociale qui coordonnerait les services à l\u2019itinérance de la métropole.Des services d\u2019aide aux itinérants dans cinq stations de métro de Montréal CAROLINE MONTPETIT Ce ne sera pas un, mais trois intervenants qui sillonneront désormais les stations de métro Place-des-Arts, McGill, Bonaventure, Berri-UQAM, et Atwater, pour venir en aide aux itinérants qui y trouvent refuge durant la journée en hiver.La Société de développement social de Ville-Marie a en effet annoncé lundi qu'elle entrait dans la deuxième phase du pôle de services à l'itinérance qu'elle avait mis en place l'an dernier, avec la collaboration, entre autres organisations, de la Société de transport de Montréal, de la Société Makivik et du gouvernement du Québec.La Ville de Montréal investira pour sa part 200 000$ dans l'exercice.De nombreux autochtones Le maire de Montréal, Denis Coderre, dit avoir toujours l'intention de favoriser l'accès au logement et au travail pour les milliers d'itinérants de Montréal.Il a d'ailleurs également annoncé la création prochaine d'une Agence sociale, qui coordonnerait les services à l'itinérance de la ville.Selon les données d'une enquête réalisée auprès de la clientèle du centre de jour Saint-Mi- 71 % de la clientèle a des problèmes de santé mentale )) Kaitlin Murphy, intervenante auprès de la population itinérante du métro de Montréal chaels, qu'on appelle aussi «Le toit rouge», et qui est étroitement lié au projet, 15% des itinérants ont un diplôme universitaire.Un sur trois n'a pas travaillé depuis au moins cinq ans, un sur cinq a moins de 30 ans, 44% d'entre eux ont au moins un enfant, 28% sont nés en dehors du Canada et 31% sont autochtones, dont une très forte proportion d'Inuits.En effet, le Nunavik, au nord du Québec, est l'endroit au Canada où les logements sont les plus rares et les plus surpeuplés, rappelait lundi Robbie Watt de la Société Makivik.Cette surpopulation se conjugue avec des problèmes physiques et familiaux qui font en sorte que le lieu de naissance des Inuits devient inhospitalier.Or, pour plusieurs, Montréal n'est pas la terre promise qu'ils avaient d'abord imaginée.La grande séduction se révèle une grande déception, relevait hier la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Diane de Courcy.«Les Inuits sont des contribuables comme les autres Canadiens», dit Robbie Watt.Les intervenants impliqués dans ce projet ont pour mission d'offrir une écoute aux itinérants pour les orienter vers différents services, dont des soins de santé.L'intervenante Kaitlin Murphy, qui travaille avec la population itinérante du métro depuis un an, constate que «71 % de la clientèle a des problèmes de santé mentale».Or, la population itinérante est réticente à se présenter dans les hôpitaux, parfois inhospitaliers à son égard, constatait hier le psychiatre Nicolas Bergeron, président de Médecins du monde Canada.«S'ils ne vont pas aux soins, il faut que les soins viennent à eux», dit-il.L'équipe de Médecins du monde est d'ailleurs partie prenante de ce projet d'aide aux itinérants du métro de Montréal.Le Devoir Lire aussi > Nouvelle approche face à l\u2019itinérance.Une lettre ouverte de Marc Garneau, député libéral de Westmount-Ville-Marie.Page A 7 A 4 LE DEVOIR LE MARDI 17 DECEMBRE 2013 ACTUALITES Moore s\u2019excuse pour ses propos « insensibles » sur la pauvreté infantile Ottawa \u2014 Le ministre fédéral de l\u2019Industrie, James Moore, s\u2019est excusé, lundi, pour ses propos qu\u2019il qualifie lui-même à\u2019«insensibles» à l\u2019égard de la pauvreté infantile au Canada.M.Moore a affirmé sur son site Internet avoir eu la semaine dernière un commentaire «insensible» en réponse à une question d\u2019une journaliste.Le ministre aurait James dit à une station de radio de Vancouver que ce n\u2019était pas à lui de nourrir «l\u2019enfant de [son] voisin».M.Moore discutait de l\u2019état de la pauvreté infantile au Canada, un enjeu sur lequel le gouvernement conservateur de Stephen Harper a été fréquemment critiqué.Le Nouveau Parti démocratique (NPD) avait qualifié les propos du ministre fédéral de cruels et d\u2019offensants.Les libéraux ont accusé le gouvernement de s\u2019être dés- intéressé de l\u2019enjeu criant de la pauvreté au Canada.Selon le NPD, la pauvreté des enfants n\u2019a pas cessé de croître sous la gouverne des conservateurs, et ils «osent prétendre que cela ne les concerne pas».Le député libéral Ralph Goodale a soutenu que le cabinet Harper avait tenté la semaine dernière de «se laver les mains» de Moore statistiques montrant qu\u2019un enfant sur sept au Canada vit dans la pauvreté et va à l\u2019école chaque jour l\u2019estomac vide.Lundi, M.Moore a affirmé que «tous les ordres de gouvernements et, bien sûr, tous les membres de la société» doivent démontrer de la compassion envers les pauvres.Il a ajouté qu\u2019il fallait en faire plus encore, et que ses propos n\u2019aidaient en rien le combat contre la pauvreté.La Presse canadienne Les savons antibactériens dans la mire de la FDA Rien ne prouve que les savons liquides antibactériens proposés sur le marché aident à prévenir la propagation des bactéries et ils pourraient même être dangereux pour la santé, croit la Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis.La puissante agence fédérale américaine a annoncé lundi qu\u2019elle se pencherait de nouveau sur l\u2019innocuité de produits chimiques comme le triclosane, à la lumière d\u2019études récentes qui montrent qu\u2019ils peuvent interférer avec les niveaux d\u2019hormones et contribuer au développement de bactéries résistantes aux médicaments.Dangereux, le triclosane ?Cette décision préliminaire vient renforcer la position des chercheurs qui préviennent, depuis longtemps, que ces produits sont, au mieux, inefficaces, et au pire, dangereux pour la santé publique.En vertu d\u2019une règle proposée lundi, la FDA imposera aux fabricants de démontrer que leurs savons et liquides antibactériens sont sécuritaires et plus efficaces que l\u2019eau et le savon.Si les compagnies échouent à en faire la preuve, les produits devraient être reformulés, réétiquetés ou possiblement retirés du marché.Une décision est attendue dans quelques mois.La décision préliminaire de l\u2019agence américaine ne s\u2019applique qu\u2019aux produits d\u2019hygiène personnelle, mais elle pourrait avoir des répercussions sur des milliers de produits antibactériens, des couteaux de cuisine aux jouets en passant par le dentifrice \u2014 une industrie d\u2019un milliard de dollars par année.Le triclosane se retrouve dans environ 75% des savons antibactériens vendus aux Etats-Unis.L\u2019effet du triclosane a surtout été étudié chez les animaux.Certains scientifiques croient que le produit pourrait, chez l\u2019humain, interférer avec les hormones et augmenter les risques d\u2019infertilité, de puberté hâtive et d\u2019autres problèmes de développement.D\u2019autres scientifiques croient que l\u2019utilisation de tels produits sur une base régulière contribue au problème de l\u2019anti-biorésistance.En mars 2010, l\u2019Union européenne a banni le triclosane de tous les produits qui entrent en contact avec les aliments, comme les contenants et les ustensiles.The Associated Press f -w w\ti Jl' ni\t^ llll fl\t' ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les places en milieu familial seront exclues pour les débuts du guichet unique.GARDERIES Un guichet unique pour seulement 40 % des places La R® phase d\u2019implantation peine à rallier l\u2019ensemble du réseau AMELIE DAOUST-BOISVERT AU moment de son implantation, le guichet unique d\u2019accès aux places en garderie à 7$ ne couvrira que 40% des places existantes, soit celles des CPE.En effet, les places en milieu familial seront exclues au départ, alors que les garderies privées subventionnées promettent un boycottage du guichet, dont la mise en place doit coûter, selon les estimations de Québec, un million de dollars sur deux ans.Résultat, 60% des 220494 places ne seront pas accessibles par le guichet unique, pour lequel le ministère de la Famille a annoncé lundi avoir retenu les services de la Coopérative Enfance Famille.Elle doit créer une liste d\u2019attente unique pour les places à 7 $ d\u2019ici au juin prochain.Actuellement, cet organisme gère les listes des régions de Montréal, de la Mauricie et du Cen-tre-du-Québec, principalement.Des exclus volontaires et involontaires Le réseau des garderies privées subventionnées compte boycotter cette porte d\u2019accès unique.Le président de l\u2019Association des garderies privées du Québec (AGPQ), Sylvain Lévesque, indique que ses membres n\u2019ont pas l\u2019intention 220 494 Nombre de places à contribution réduite au Québec en date du 31 octobre 2013 de collaborer.«Nous allons continuer à sélectionner notre clientèle», avertit-il.Il y a 42 520 places en garderies privées subventionnées, selon le ministère de la Famille.La plupart sont membres de l\u2019AGPQ.L\u2019autre association qui les représente, le Rassemblement des garderies privées du Québec, n\u2019a pas rappelé Le Devoir.Le guichet unique est un «gaspillage d\u2019argent», selon M.Lévesque.Selon lui, les parents aiment magasiner leur service de garde et visiter plusieurs endroits avant d\u2019arrêter leur choix, désir qui sera brimé par le guichet unique.«Les parents vont continuer de cogner aux portes des garderies de leur quartier», dit-il.Les quelque 91000 places en milieu familial ne seront pas incluses dans la première phase du projet.Et on y ignore quand la seconde phase débutera.Les éducatrices affiliées à la CSN en sont déçues.«Ça nous inquiète, car on se demande s\u2019il restera des enfants pour nos mi- lieux quand nous serons finalement intégrés», indique Dany Laçasse, représentant des éducatrices en milieu familial à la CSN.Cette affirmation peut sembler étonnante dans un contexte de pénurie de places, mais selon M.Laçasse, dans certaines régions, des places à 7 $ en milieu familial ne trouvent pas preneur.Seulement 36% des garderies adhèrent à un guichet d\u2019accès pour l\u2019instant, selon le ministère de la Famille.Il y a plusieurs joueurs dans le secteur, comme BILA, qui devront céder leurs listes à Coopérative Enfance Famille.Portrait des besoins Le guichet unique doit non seulement faciliter les démarches des parents, mais aussi permettre de créer un portrait clair des besoins.«Nous n\u2019avons pas le véritable portrait», indique la porte-parole du ministère Nadia Caron.Des enfants sont inscrits sur plusieurs listes, et y demeurent souvent même lorsqu\u2019ils ont trouvé une place ailleurs.Que fera le ministère si le boycottage des garderies privées subventionnées se concrétise ?«Nous ne parlons pas de sanctions pour le moment.Mais ce sera une obligation d\u2019y adhérer», répond M™® Caron.Le Devoir SAINT-LAURENT Locataires exaspérés Thermomètre en baisse au complexe résidentiel La Joie de vivre ISABELLE PARE Le thermomètre fait toujours des siennes au complexe résidentiel «La Joie de vivre » à Saint-Laurent, où le chauffage a de nouveau été interrompu, en dépit des températures sibériennes qui touchent la métropole.Les locataires ont dû passer plusieurs heures sans chauffage lundi et pendant la fin de semaine dernière.Une lettre a été envoyée aux locataires du 135, rue Deguire pour les aviser «d\u2019interruptions additionnelles» du chauffage principal, défectueux depuis le début de la saison froide.En novembre dernier.Le Devoir avait signalé la situation vécue par plusieurs familles résidant dans les deux édifices en hauteur du complexe La Joie de vivre, privées de chauffage et d\u2019eau chaude pendant plusieurs jours.A ce moment-là, la compagnie propriétaire de l\u2019immeuble, CAPREIT, s\u2019était engagée à terminer les travaux en cours sur les chaudières principales le 30 novembre, au 155, rue Deguire, et le 4 décembre, au 135, rue Deguire.Mais les problèmes semblent loin d\u2019être résorbés.La lettre, expédiée aux locataires le lendemain de la première interruption du chauffage, précise «qu\u2019à cette étape du projet, nous prévoyons que vous devriez être peu incommodés par les travaux».Mais ce n\u2019est pas l\u2019avis de plusieurs locataires, dont certains auraient tout simplement décidé de quitter les lieux.«En fin de semaine, il n\u2019y avait ni eau chaude ni chaufjage.La génératrice (du chantier de réparations) ne fonctionnait pas.Ça fait des jours qu\u2019on vit ces montagnes russes.Tout ce que je souhaite, c\u2019est résilier mon bail, mais je n\u2019arrive même pas à joindre les personnes responsables», a martelé lundi Hugo Bis-sonnet, un locataire exaspéré.Un autre résidant en colère dit peiner à garder la température au-dessus de 19 degrés dans son logement «Samedi, les pompiers et la police ont même été appelés, mais il n\u2019y avait personne de l\u2019administration.Avec -30 °C la nuit, ça n\u2019a pas de sens, déplore Adbel-kahim Fourari.On a fait appel à la Régie, mais maintenant chacun doit se battre seul.On ne peut se payer un avocat.» Le Devoir Le Pète Noël a besoin de ms.Mes emplettes de Noël tout en français I Jean-Paul Perreault Président l^lMpÉRAliF pRANÇAis www.lmperatlf-francals.org Impératif français Impjrançais TROIS-RIVIERES Brosseau aurait aussi menacé de mort Stephen Harper Trois-Rivières \u2014 Daniel Brosseau, l\u2019individu de 37 ans accusé d\u2019avoir proféré des menaces de mort à l\u2019endroit de la première ministre du Québec, Pauline Marois, fait désormais face à une autre accusation similaire, à l\u2019endroit cette fois du premier ministre du Canada, Stephen Harper.L\u2019accusation a été déposée lundi au palais de justice de Trois-Rivières, où Brosseau a obtenu une remise en liberté assortie de plusieurs conditions.Il était détenu depuis jeudi.Il devra notamment res- pecter un couvre-feu, ne pourra quitter la ville de Trois-Rivières sans être accompagné d\u2019un membre de sa famille et ne pourra accéder à Internet.Daniel Brosseau avait été arrêté jeudi, à son domicile de Trois-Rivières, et les policiers avaient alors saisi du matériel informatique, ainsi qu\u2019un poing américain, pour lequel il fait également face à une accusation de possession d\u2019une arme prohibée.Le Trifluvien est connu du milieu policier pour d\u2019autres délits mineurs.Les menaces de Daniel Brosseau ont été proférées sur le populaire réseau social Facebook, une pratique qui expose les auteurs à des accusations criminelles, rappelle la Sûreté du Québec.La Presse canadienne Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Les Néandertaliens prenaient soin des anciens et des morts KERRY SHERIDAN à Washington Un vieil homme de Néan-dertal édenté et pouvant à peine marcher a été pris en charge par son groupe avant d\u2019être enterré avec soin, révèle lundi une étude confirmant le respect qu\u2019accordaient les Néandertaliens à leurs anciens et leurs morts.Ces conclusions sont l\u2019aboutissement de travaux menés pendant treize ans sur le site de sépulture de La Chapelle-aux-Saints, situé en Corrèze, dans le sud de la France, initialement découvert en 1908.Au cours des années, des analyses plus détaillées de ce lieu de sépulture vieux de 50000 ans ainsi que la découverte d\u2019autres tombes de Néandertaliens ailleurs en Europe ont laissé penser que ces cousins disparus des hommes étaient plus développés qu\u2019on ne le pensait.Les chercheurs ont désormais écarté la possibilité que cette fosse ait résulté d\u2019une formation géologique, indiquant au contraire qu\u2019eUe a dû être creusée, soulignent ces travaux parus dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.Le trou dans lequel les ossements reposaient était formé de calcaire mou et d\u2019argile, préci-sent-il, soulignant que dans la nature ces formations sont toujours horizontales alors que sous le corps du mort, les couches étaient verticales.«Cette fosse ne peut avoir aucune origine naturelle [.] et la seule explication ne peut être que la main de l\u2019homme», insiste William Rendu, un paléontologue de l\u2019Université de New York, principal auteur de l\u2019étude.Les chercheurs estiment que le vieillard devait être quelqu\u2019un d\u2019important, tout au moins pour le groupe avec lequel il vivait.Puisqu\u2019il était édenté, d\u2019autres devaient probablement écraser la nourriture pour qu\u2019il puisse l\u2019avaler et avec la hanche droite bloquée et plusieurs vertèbres fracturées et soudées entre elles, il était incapable de se déplacer seul, relève M.Rendu.Et une fois morÇ «ils auraient pu simplement l\u2019abandonner dans la nature où des animaux l\u2019auraient rapidement dévoré, relève-t-il.Au lieu de cela, ils ont creusé une fosse de plus d\u2019un mètre de profondeur avec les outils rudimentaires dont ils disposaient alors, comme des pierres, des morceaux de bois ou d\u2019ossements».Agence France-Presse porter raffinée sur toute la ligne Le solde de Porter se prolonge jusqu\u2019au jeudi 19 décembre.Profitez des rabais pendant les Fêtes.Joyeuses réservations et bon vol ! Le solde Balade en raquettes se prolonge.Tracez votre route vers l\u2019une des 19 destinations de Porter.Pour bénéficier de nos rabais jusqu\u2019au printemps, réservez d\u2019ici le jeudi 19 décembre.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 19 décembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 21 mai 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat sept jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX 2 par jour 172$ V\tJ\tTORONTO 16 par Jour 137$\t/\tV SAULTSTE.MARIE 206$ CHICAGO 242$ V\tJ\tNEW YORK 221 $ k/\tWASHINGTON Dulles 227$ ^\ty ST.JOHN\u2019S 247$ SUDBURY 206$ -A-, THUNDER BAY 212$ A TIMMINS 206$ A.WINDSOR \"V\" 172$ A BOSTON 227$ A PRIX TOUT ICOMPR!^' Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com * Réservez d'ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 19 décembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 21 mai 2014.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles les 14,15 et 17 février 2014, du 17 avril au 21 avril 2014 et les 16,17 et 19 mai 2014.Porter peut exiger un achat sept jours à l'avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 17 DECEMBRE 20IS EDITORIAL RETRAITES Ottawa dit non aux provinces Les ministres des Finances des provinces n\u2019ont pas réussi à convaincre leur homologue fédéral, Jim Flaherty, de la nécessité de poursuivre les études en vue de bonifier le régime public des rentes au pays.À l\u2019évidence, la solution de l\u2019épargne volontaire et privée est la seule qui soit acceptable pour le gouvernement Harper.1 ne faut pas s\u2019attendre à des changements au Régime des rentes du Québec (RRQ) ni à son pendant, le Régime de pension du Canada (RFC), tant que les conservateurs seront au pouvoir.Même si les dix provinces s\u2019entendent pour poursuivre l\u2019analyse du dossier, et une majorité d\u2019entre elles pour réformer le système, Ottawa refuse carrément d\u2019aller plus loin sous prétexte que toute hausse des cotisations constituerait «une taxe qui tue l\u2019emploi».Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, s\u2019est dit «déçu» du «manque de flexibilité» du fédéral, mais, honnêtement, il doit se sentir soulagé.Après tout, le premier choix du gouvernement Marois va aussi à une solution privée par l\u2019entremise des futurs régimes volontaires auxquels les entreprises de-vront inscrire leurs employés sans avoir à y ^\t\u2019 contribuer elles-mêmes.Il faut rappeler qu\u2019à cause de la croissance moins rapide du nombre de travailleurs actifs par rapport aux retraités, les salariés québé-^\t' cois subissent depuis 2012 une hausse an- ^ nuelle de leurs cotisations de 0,15 point qui portera le taux à 10,8% en 2017 partagé également entre les employés et les employeurs.Qn comprend la réticence du gouvernement Marois, mais il ne fait pas de doute que le Québec devra prendre le train, un jour ou l\u2019autre, à cause des avantages indéniables d\u2019une solution collective et publique aux lacunes du système actuel.Après tout, l\u2019amélioration du RRQ sera toujours moins coûteuse en frais de gestion, et plus rentable pour les retraités grâce à la participation obligatoire des employeurs aux coûts du régime.Depuis que les provinces, l\u2019Qntario et l\u2019Ile-du-Prince-Édouard en tête, sont revenues à la charge, il y a quelques mois, Qttaw^ s\u2019est montré plus réticent que jamais à les accompagner.A l\u2019écoute des milieux d\u2019affaires, le ministre Flaherty, qui s\u2019était déjà montré favorable à une réforme, ne cesse désormais de répéter que la conjoncture interdit d\u2019ajouter une «nouvelle taxe».Réponse essentiellement idéologique puisque les cotisations au RRQ-RPC, comme à tout autre régime de retraite, constituent une forme d\u2019étalement du revenu sur la vie bonifié d\u2019un taux de rendement et d\u2019un report d\u2019impôt.Si M.Flaherty est revenu sur ses positions pour préconiser la formule du choix individuel par l\u2019entremise du REER, des régimes volontaires et même du CELI, c\u2019est moins pour des raisons d\u2019efficacité économique qu\u2019à cause des pressions exercées par les milieux d\u2019affaires, de la Eédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante au Conseil du patronat en passant par les banques et les compagnies d\u2019assurances qui se battent bec et oncles pour conserver la gestion des épargnes.Alors qu\u2019on croyait la réforme du régime public des retraites remise à l\u2019ordre du jour depuis la menace de l\u2019Qntario d\u2019agir seule en cas d\u2019échec, voilà que la classe moyenne qui éprouve le plus de difficultés à épargner devra se faire à l\u2019idée : seule une discipline de fer lui permettra de combler le manque à gagner nécessaire à une vie décente après ses quarante ans de travail.Dommage ! LE BLOC APRES DANIEL PAILLE Existence nécessaire Jean-Robert Sansfaçon f ) -.A Antoine Robitaille n dirait que le sort s\u2019acharne sur le Bloc québécois.Déjà fragile après sa dégelée de mai 2011, il a traversé depuis quelques scéances de rafting éprouvantes : enquête sur les dépenses de Gilles Duceppe (ce dernier a été blanchi) ; expulsion déchirante de Maria Mourani autour du difficile débat sur la charte des valeurs québécoises.Et maintenant, voilà que son chef Daniel Paillé doit laisser sa place en raison de son état de santé précaire.Plusieurs acteurs politiques ont évidemment mis la partisane-rie de côté afin de souhaiter à M.Paillé de juguler la satanée maladie qui l\u2019afflige.Saluons ici l\u2019ardeur avec laquelle, depuis 2011, ce dernier a travaillé (souvent dans l\u2019ombre) à relancer le Bloc.Non sans certains succès: les finances du parti s\u2019améliorent; début mars un transfuge néodémocrate, Claude Patry, passait au Bloc après un débat essentiel sur la loi sur la clarté.M.Paillé n\u2019était pas un chef charismatique, mais avait eu le leadership nécessaire pour définir un plan de redressement du Bloc.Les sondages n\u2019ont rien des années fastes, mais le Bloc réussit quand même beaucoup mieux que d\u2019autres partis québécois, à d\u2019autres paliers, dont on ne remet pourtant pas constamment l\u2019existence en question: QS et la CAQ, notamment Plusieurs se réjouissent secrètement: le départ de M.Paillé serait le dernier clou dans le cercueil du Bloc.Le Québécois honteux est prompt à se dire « tanné » de voir les siens « toujours chialer » à Qttawa.Qr, no taxation without representation : il y a encore quelque 40% de souverainistes au Québec.Ceux-là ont le droit 4\u2019être représentés dans tous les Parlements oû ils ont des élus.À un moment charnière du Canada, le rapatriement de la Constitution, Pierre Elliott Trudeau a pu soutenir qu\u2019avec ses 74 députés québécois, il avait une légitimité égale à l\u2019Assemblée nationale.Ne l\u2019oublions pas.Au surplus, l\u2019affront qui a conduit à la naissance du Bloc (le rejet de Meech) n\u2019a jamais été réparé.Certains rétorqueront que c\u2019est là la preuve que ce parti a failli.Qr, si les vingt ans oû le Bloc a été un parti reconnu à la Chambre des communes nous apprennent quelque chose, c\u2019est que sa critique inlassable a eu une grande utilité : le déséquilibre fiscal, le scandale des commandites, combien de dossiers oû il a agi comme dénonciateur ?Depuis 2011, le NPD \u2014 alors que les initiatives fédérales unilatérales se multiplient \u2014 démontre qu\u2019il est incapable de jouer pleinement ce rôle.Et il ne faut pas compter sur Justin Trudeau en ces matières.L\u2019existence du Bloc demeure donc nécessaire.Avec un nouveau (disons Pierre Curzi), il pourrait rendre de grands services au Québec.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Lf Uoo awfBécoif avant PANifL it Sioc £2u£gfC
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