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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-01-18, Collections de BAnQ.

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[" ^ I-:'\u2019 Le jardin de givre québécois enfin dévoilé Cahier Livres ^ I.GO LOGO Entré Tart et la marque Cahier Culture www.ledevoir.com Le Devoir Vol.C V N\u201c8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 2,83 $ + taxes = 3,25 Le Cirque du Soleil cherche un nouvel élan Après avoir brillé au firmament, le Cirque du Soleil a vécu en 2013 une saignée beaucoup plus profonde que les 400 pertes d\u2019emplois déclarées.A l\u2019aube de ses 30 ans, une nouvelle mue se dessine pour la compagnie qui a « réinventé le cirque » et transformé l\u2019industrie québécoise du spectacle.m.lÈIIi' ISABELLE PARE Le 16 janvier 2013.Une première éclipse majeure s\u2019abat sur le Cirque du Soleil (CDS).compagnie à succès, qui a fermé six de ses plus récentes productions à l\u2019étranger, est heurtée de plein fouet.L\u2019atmosphère est à couper au couteau au siège social du CDS, où sont convoqués les employés pour l\u2019annonce de la mise à pied de 400 à 600 personnes.Mais en fait, la blessure est beaucoup plus profonde.En trois ans, l\u2019entreprise, qui comptait 5000 employés, s\u2019est délestée d\u2019environ 1000 employés permanents à travers le monde, confirme aujourd\u2019hui le Cirque.Pour la deuxième fois de son histoire, le premier de classe qui a réinventé le cirque doit se réinventer lui-même.VOIR PAGE A 12 : CIRQUE n\t1 \tJ\tG Dossier > Les retombées de la comète.Montréal, métropole des arts vivants.En avant, comme avant! Diversification et dilution à la mode Cirque du Soleil.Pages A 6 et A 7 ALFREDO ESTRELLA AGENCE FRANCE-PRESSE Revenu Québec est accusé de brimer les contribuables en faillite La cour autorise contre l\u2019agence un recours collectif concernant 39 000 personnes BRIAN MYLES Revenu Québec est aux prises avec un recours collectif qui pourrait grimper, en théorie, à plus de 200 millions de dollars, en relation avec une pratique discutable qui pénalise les contribuables en faillite.La Cour supérieure a autorisé mardi une demande de recours collectif de Francis Brise-bois, un ex-entrepreneur de la région de Québec.« On a eu un beau jugement, et on est très content», a dit son avocat, Patrick Bédard.La cause concerne prés de 39000 particuliers et 2300 entreprises qui ont pris des arrangements avec leurs créanciers, depuis 2009, pour se retrouver ensuite aux prises avec un fisc gourmand.Le requérant réclame, pour chacun d\u2019eux, 2500 $ en dommages moraux et 2500$ en dommages punitifs, en plus du remboursement de montants qui auraient été saisis illégalement.Des ententes approuvées en cour Selon les allégués de la requête de M® Bédard, Revenu Québec aurait passé outre les ententes approuvées par des tribunaux, contourné la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité et commis des abus de droit et des outrages au tribunal.«Il s\u2019agit d\u2019une politique générali- VOIR PAGE A 12 : RECOURS Aujourd\u2019hui Politique > Nouvel affrontement en vue entre Fatima Houda-Pepin et le Parti libéral ?La position du PLQ sur la charte ne correspondra pas aux exigences de la députée.Page A 3 Avis légaux.Carrières Décès Mots croisés.Petites annonces.Sudoku C M C 4 C Kl Dr, c Kl Dd Pascal-Bute Huit mois plus tard, l\u2019heure de l\u2019explication sonne enfin JEAN DION \\ A la veille du fort prometteur duel qui les mettra aux prises samedi soir au Centre Bell, Jean Pascal a refusé de souffler mot tandis que Lucian Bute n\u2019a pas mâché les siens en pronostiquant une «destruction» de son adversaire, contre lequel il a paradoxalement l\u2019intention de ne faire «rien de spécial, juste boxer».Il s\u2019agit d\u2019un combat très attendu qui devrait attirer plus de 20000 spectateurs, un affrontement qu\u2019on reluque en fait depuis plusieurs mois puisqu\u2019il devait initialement avoir lieu en mai dernier mais avait dû être reporté en raison d\u2019une blessure à une main de Bute.Cette semaine, à l\u2019occasion de deux entraînements publics séparés et d\u2019une conférence de presse commune, le ton a monté entre les deux gaillards aux personnalités opposées, et si l\u2019enjeu en matière de ceintures demeure relatif \u2014 un titre WBC Diamond et un championnat nord-américain (NABF) des mi-lourds \u2014, il se révèle lourd pour la suite des choses sur le plan individuel: le vainqueur pourra VOIR PAGE A 12 : BOXE St JACQUES NADEAU LE DEVOIR Après la pesée officielle, Jean Pascal s\u2019est bâillonné pour le traditionnel face-à-face, allusion à des propos de Lucian Bute selon lesquels il allait lui «fermer la gueule».'Stores ae Qualité sur mesure FABRIQUÉ AU QUÉBEC SPÉCIAL-ACTUEL 50% ou INSTALLATION GRATUITE dustor^ CLAUDE BOUCHARD 514-231-8677 418-654-8677 819-696-8677 www.storesdequalite.ca ,, OPAQUES, SOLAIRES ou TRANSLUCIDE \u2022\tStores motorisés \u2022\tToiles à rouleau \u2022\tStores romains \u2022\tPanneaux coulissants \u2022\tStores horizontaux de voilage \u2022\tStores horizontaux de bois, de PVC, de métal \u2022\tStores verticaux PVC \u2022\tToiles pour verrière \u2022\tPersiennes \u2022\tStores extérieurs \u2022\tToiles solaires TOILES SOLAIRES \u2022\tDÉCORATIVES \u2022\tMOTORISÉES STORES HORIZONTAUX DE VOILAGE STORES DE BOIS \u2022 TILLEUL SELECT \u2022 TEINTURE ESSUYÉE PANNEAUX COULISSANTS OPAQUES, SOLAIRES ET TRANSLUCIDES Résidentielle et commercial MONTREAL LAVAL LONGUEUIL QUÉBEC TROIS-RIV.REPENTIGNY TERREBONNE ST-SAUVEUR BROMONT 514-231-8677 450-627-3716 450-445-9829 418-654-8677 819-696-8677 450-585-7577 450-437-4666 450-227-7377 450-534-4377 77831303447903 wingxa TOUS LES VOLS DE SUNWING AIRLINES OFFRENT LE SERVICE AU CHAMPAGNE Tous les passagers vivent l'expérience du service SàU: Franchise de bagages de 20 kg GRATUITE \u2022 Verre de champagne \u2022 Repas Bistro frais et chauds avec vin \u2022 Boissons non alcoolisées \u2022 Service de serviettes chaudes \u2022 Sièges en cuir \u2022 Écouteurs \u2022 Primeurs cinématographiques \u2022 Sac à dos pour enfants \u2022 Service courtois et amical DÉPARTS DE MONTRÉAL \u2022 UNE SEMAINE * TOUT COMPRIS \t\t « FORTEMENT RECOMMANDÉE PAR DES VACANCIERS AYANT VOYAGÉ AVEC SUNWING, LA COLLECTION D'HÔTELS EXCLUSIFS DE SUNWING POUR FAMILLES SAURA PLAIRE À TOUTE LA FAMILLE!»\t\t« UNE COLLECTION SUPÉRIEURE DE VACANCES CONÇUES POUR ADULTES SEULEMENT, FORTEMENT RECOMMANDÉE PAR DES VACANCIERS AYANT VOYAGÉ AVEC SUNWING, DISPONIBLE EXCLUSIVEMENT AVEC SUNWING » CAYO SANTA MARIA ****plus Memories Paraiso Azul Beach Resort Suite junior balcon \u2022 1,8,15 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d\u2019utiliser ce mot, et encore moins de le qualifier.Les colonies sont au cœur des tensions qui animent le Moyen-Orient.Sur une hase régulière, Israël annonce la construction d\u2019habitations dans les territoires qu\u2019il occupe illégalement, selon le droit international, depuis 1967.Cette colonisation contribue à diminuer la superficie du territoire que pourrai! un jour revendiquer un futur Etat palestinien et est à ce titre régulièrement condamnée par la communauté internationale.Le Canada, lui, ne les a plus condamnées par la voLK de ses politiciens depuis que Stephen Harper est en poste.Alors, à la veille de ce voyage au Moyen-Orient, le Canada demande-t-il toujours à Israël de cesser la colonisation?Au cours d\u2019une séance d\u2019information préalable au voyage de M.Harper, son porte-parole, Jason MacDonald, a obstinément refusé de répondre à cette question.Il a répété des dizaines de fois que «le premier ministre a été clair que les actions unilatérales par l\u2019une ou l\u2019autre des parties ne permettent comme pas d\u2019atteindre les objec-tijs que j\u2019ai exposés [la création de deux Etats] ».Il a répété ad nauseam l\u2019expression «action unilatérale», mais en refusant toujours de dire si la colonisation constituait une telle action.«Une action unilatérale est une action qui n\u2019a pas été négociée», s\u2019est borné à dire Jason MacDonald.Il a aussi souvent indiqué que «ces questions feront l\u2019objet d\u2019une négociation entre les deux parties», laissant entendre par là que l\u2019occupation illégale de territoires pouvait faire l\u2019objet de tractations valides.Ambiguïté Le hic, c\u2019est que le site Internet du ministère des Affaires étrangères indique que «le Canada ne reconnaît pas le contrôle permanent exercé par Israël sur les territoires occupés en 1967» et que «les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés sont contraires à la quatrième Convention de Genève».Le site Internet est-il encore valide?ont demandé les journalistes.«La politique du Canada est celle que le premier ministre a énoncée», a répondu Jason MacDonald.Selon le professeur de rUQAM Rachad Antonius, sociologue spécialiste du Moyen-Orient, cette ambiguïté est volontaire.«Stephen Harper n\u2019est pas contre l\u2019annexion et les colonies, mais il ne peut pas le dire officiellement car cela irait à l\u2019encontre du droit international.Officiellement, le Canada considère encore les colonies illégales Les juristes du ministère des Af faires étrangères ne permettraient pas qu\u2019un gouvernement aille autant à l\u2019encontre du droit international.» Selon lui, le refus des politiciens conservateurs de prononcer eux-mêmes la politique écrite du Canada sert à mettre de la pression sur les Palestiniens.«La stratégie consiste à tordre le bras des Palestiniens pour qu\u2019ils en arrivent eux-mêmes à signer un accord accordant à Israël le contrôle des territoires colonisés.» Les références répétées à la «négociation» lorsqu\u2019on interroge le gouvernement sur la colonisation semblent avaliser la théorie du professeur Antonius.M.Antonius rappelle que cette quatrième Convention de Genève à laquelle le site du ministère fait référence stipule qu\u2019en droit international, une puissance occupante ne peut pas installer sa propre population sur le territoire qu\u2019elle occupe ni ne peut en expulser la population originale.M.Antonius rappelle qu\u2019il y a maintenant environ 360 «checkpoints» sur le territoire palestinien, qui «découpent la Cisjordanie en 64 petits morceaux et empêchent les Palestiniens de circuler d\u2019un morceau à l\u2019autre».Premier voyage Bien que le gouvernement conservateur ait af jïché un appui indéfectible à l\u2019État d\u2019Israël, c\u2019est la première fois que Stephen Harper s\u2019y rend.Il arrivera dimanche en Israël et y restera jusqu\u2019à mercredi, avec un hiatus le lundi pour se rendre en Cisjordanie rencontrer le président de l\u2019Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.Il rencontrera le président et le premier ministre israéliens.Shimon Peres et Benjamin Nétanyahou.Il s\u2019adressera à la Knesset, une première pour un premier ministre canadien.M.Harper se rendra aussi dans la vallée Houla pour l\u2019inauguration d\u2019une réserve ornithologique qui portera son nom.Il recevra également un doctorat honorifique de l\u2019Université de Tel-Aviv.Il terminera son voyage par un passage de trois jours en Jordanie, où il rencontrera le roi Abdallah II et le premier ministre.Pour l\u2019occasion, le premier ministre sera accompagné d\u2019une très importante délégation dont on refuse pour l\u2019instant de dévoiler la composition complète.Tout au plus sait-on que les ministres John Baird, Christian Paradis, Ed East, Jason Kenney et Joe Oliver seront de la partie, tout comme le président du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, Shimon Eogel.Une trentaine de personnes du milieu des affaires et d\u2019autres intervenants interpellés par la question du Moyen-Orient seront aussi de la partie, selon le réseau CTV.Le chiffre de 200 participants au total a circulé, mais le porte-parole du premier ministre a indiqué qu\u2019il «est peut-être un peu élevé».Tous ces gens voyageront aux frais du gouvernement.Le Devoir ! a .'TT \u2019«T ^'¦\u2018r C \u2019T* %\u2019?II [ï ¦¦ 'n U ^ ^ î \"r .Ta -tf MAJDI MOHAMMED ASSOCIATED PRESS La colonisation est la soiu-ce de vives tensions entre Israël et les Palestiniens.Des manifestations ont lieu régulièrement.CHARTE DE LA lAICITE Nouvel affrontement en vue entre Fatima Houda-Pepin et le Parti libéral ?JOCELYNE RICHER à Québec Tout indique qu\u2019un nouvel affrontement se prépare entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et la députée Pa-tima Houda-Pepin, sur la position du p^rti en matière de laïcité de l\u2019État, selon ce qu\u2019a appris La Presse canadienne.Le comité chargé de préparer un rapport sur la question, dirigé par le député Gilles Ouimet, prévoit de conclure ses travaux samedi, lors d\u2019une ultime rencontre à Montréal, avant de faire entériner la nouvelle position du parti par les députés libéraux lundi après-midi, à Québec, à l\u2019occasion d\u2019un caucus spécial.Il est prévu que la députée assiste à ces deux rencontres.D\u2019après les informations recueillies de diverses sources proches du dossier, la position globale qui sera adoptée par le parti ne répondra pas aux exigences formulées en novembre par la députée de La Pi-nière, au moment où elle avait dénoncé publiquement la position libérale sur les signes religieux et le tchador, qu\u2019elle jugeait contraire au principe de l\u2019égalité des femmes et à l\u2019approche traditionnelle de son parti quant à l\u2019équilibre entre droits individuels et droits collectifs.«Il est permis d\u2019interdire quand l\u2019intérêt public l\u2019exige», écrivait-elle alors, en rappelant qu\u2019un gouvernement libéral avait déjà dans le passé accepté de limiter les droits pour le bien commun.Pas d\u2019interdiction Or le PLQ de Philippe Couil-lard a choisi de s\u2019en tenir à la ligne dure sur la question des droits de la personne et de la liberté religieuse : pas question d\u2019adhérer à une logique d\u2019interdiction des signes religieux, m,ême pour les employés de l\u2019État ayant un pouvoir coercitif (policiers, agents correctionnels et juges).M\u201c® Houda-Pepin tenait pourtant mordicus à cette limitation.Au moment de sa sortie publique, M.Couillard avait réagi en acceptant d\u2019examiner cette question, pour autant que la Charte des droits soit respectée.Mais le comité a cherché en fait à contourner le problème, sans jamais vraiment envisager la possibilité d\u2019interdire quoi que ce soit à qui que ce soit, confirme une source.Seule exception jugée acceptable par les libéraux: le visage devra être découvert, pour des raisons de sécurité, d\u2019identification et de communication.En remaniant l\u2019essentiel du projet de loi 94, déposé en 2010 par l\u2019ex-ministre Kathleen Weil mais jamais adopté, on veut privilégier pour les signes religieux \u2014 dont le tchador \u2014 une approche basée sur les demandes d\u2019accommodement, en fixant des balises qui permet- JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE En novembre, M\u201c® Houda-Pepin avait accepté de rentrer dans le rang en posant quelques conditions qui ne semblent pas se retrouver dans la position officielle du parti.Divergences autour du ministre St-Amaud La première semaine d\u2019audiences en commission sur le projet de charte des valeurs québécoises s\u2019est conclue avec deux demandes contradictoires.L\u2019organisme Québec inclusif a demandé vendredi à la première ministre Pauline Marois d\u2019enlever au ministre Bernard Drainville la responsabilité de ce dossier et de le confier à son collègue de la Justice, Bertrand St-Arnaud.Selon l\u2019organisme, Bernard Drainville ne comprend pas les aspects juridiques de son projet de loi et s\u2019avère incapable de saisir le climat qui existe au Québec depuis le dépôt du projet de loi 60.Au cours de la journée, le critique libéral en matière de justice, Gilles Ouimet, a au contraire lancé un ultimatum au ministre St-Arnaud.Il exige la divulgation des avis juridiques sur lesquels le gouvernement Marois s\u2019appuie pour démontrer la légalité de son projet de charte.«Qu\u2019il les dépose ou qu\u2019il cède sa place!», a-t-il déclaré.M.St-Arnaud a refusé d\u2019accéder à la demande de son adversaire politique en expliquant que les avis juridiques du gouvernement sont «visés par le secret professionnel».Il n\u2019a pas l\u2019intention de démissionner.Le Devoir avec La Presse canadienne tront aux dirigeants des ministères ou organismes d\u2019évaluer ce qui est jugé raisonnable ou non.L\u2019ex-directrice de cabinet de M\u201c® Weil a d\u2019ailleurs été mise à contribution pour rédiger le rapport Ouimet.Ce sera donc un retour à la case départ.Les libéraux vont proposer d\u2019inscrire le tout dans un projet de loi, qui rappellera les grands principes de «laïcité ouverte» apparaissant déjà dans le projet de loi 94 : respect de la Charte québécoise des droits et libertés, égalité hommes-femrpes, neutralité religieuse dq l\u2019État.Ils estiment que c\u2019est l\u2019État qui doit être neutre sur le plan religieux et non ses employés par leur tenue vestimentaire.Selon eux, la limitation portant sur le «visage découvert» pour offrir ou recevoir un service de l\u2019État est la seule susceptible de pas- ser le test des tribunaux en regard des chartes.En parallèle, le PLQ voudra faire la lutte contre l\u2019intégrisme, une préoccupation centrale pour M\u201c® Houda-Pepin depuis des décennies.On parlait d\u2019abord d\u2019un projet de loi, mais on semble désormais pencher davantage vers la rédaction d\u2019un simple plan d\u2019action.On visera à revoir par exemple les exemptions fiscales accordées aux organismes religieux et aux lieux de culte abritant des intégristes.On envisagera aussi d\u2019amender la Loi sur la protection de la jeunesse, de manière à prévenir les mariages forcés et à protéger la confidentialité des dossiers de jeunes plaignantes issues de familles propageant des valeurs intégristes.La direction du parti cherche surtout à régler cette question controversée au plus tôt, soit avant le caucus précédant la prochaine rentrée parlementaire, qui sera tenu à Saint-Péli-cien à la fin du mois.L\u2019opposition libérale espère pouvoir enfin recentrer le discours du parti sur l\u2019économie et l\u2019emploi, ce qu\u2019elle n\u2019a pas réussi à faire au cours des derniers mois, monopolisés par le débat sur la charte de la laïcité, sur fond de confusion autour de ses positions sur le tchador.En novembre, au moment de sa sortie publique qui a failli lui valoir l\u2019expulsion du caucus libéral, M\u201c® Houda-Pepin avait accepté de rentrer dans le rang et de participer aux travaux du co-mité Ouimet, en posant quelques conditions: que le parti considère d\u2019interdire les signqs religieux aux employés de l\u2019État ayant un pouvoir coercitif, que le tchador, symbole d\u2019oppression féminine, soit totalement banni des services publics en toutes circonstances, et qu\u2019elle puisse présenter à ses collègues du caucus le projet de loi de lutte contre l\u2019intégrisme, qu\u2019elle a rédigé en 2011 et actualisé au cours des derniers mois.Dans les trois cas, elle n\u2019aura pas eu gain de cause.«On ne travaille pas en fonction de Fatima », tranchera une des personnes contactées au parti.Résumée un peu brutalement, on pourrait décrire ainsi l\u2019attitude libérale envers la députée rebelle : si elle reste, tant mieux, si elle part, tant pis.La Presse canadienne Lire aussi > Le débat sur ia charte s\u2019organise, un éditorial de Josée Boileau.Page B 4 La Commission des droits de la personne déconseille de modifier la Charte des droits CAROLINE MONTPETIT Les commissaires de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec ne croient pas qu\u2019il soit avisé de modifier la Charte des droits et libertés de la personne pour y inscrire la primauté de la langue française, la neutralité de l\u2019état et le principe de l\u2019égalité hommes-femmes, comme le prévoit le projet de loi 60 du gouvernement pé-quiste qui introduit la charte de la laïcité.Us croient aussi que l\u2019application du projet de loi 60 constituerait un net recul pour le respect des droits et libertés de la personne au Québec.Les commissaires de la CDPDJ sont par ailleurs convaincus que le projet de la laïcité tel que proposé par Québec «ne passerait pas le test des tribunaux», même si la communauté juridique est divisée sur cette question.Le président de la CDPDJ s\u2019est exprimé en conférence de presse vendredi à Montréal, après que le contenu du mémoire déposé par la Commission à l\u2019Assemblée nationale eut été diffusé prématurément dans les médias.La Commission croit aussi que l\u2019application du projet de loi 60 aurait pour effet de multiplier les recours aux tribunaux.Mécanismes suffisants Selon le président Jacques Prémont, les mécanismes en place pour régler les demandes d\u2019accommodements raisonnables suffisent présentement à la tâche.Selon les commissaires, l\u2019interdiction du port de signes religieux par les employés de l\u2019État, telle qu\u2019énoncée dans le projet de loi 60, constitue une interprétation erronée de la liberté de religion, mais aussi de l\u2019obligation (je neutralité qui s\u2019impose à l\u2019État.«La neutralité ne saurait se résumer à un effacement des symboles d\u2019appartenance religieuse à l\u2019intérieur des organismes publics, tant pour le personnel que pour leurs clientèles.L\u2019approche selon laquelle les signes religieux devraient être exclus en raison du caractère neutre d\u2019une institution a d\u2019ailleurs été rejetée par les tribunaux», lit-on dans le mémoire.En ce qui a trait aux modifications à la charte entraînées par le projet de loi 60, les commissaires estiment entre autres que cette charte n\u2019est pas le lieu pour affirmer la primauté du français, puisque «l\u2019affirmation du statut officielle [sic] d\u2019une langue ou de sa primauté ne constitue pas une valeur inhérente à la personne humaine, ou encore un principe qui sous-tend les droits et libertés de la personne».Quant à l\u2019égalité hommes-femmes, elle est déjà citée à deux reprises dans la charte actuelle, a souligné M.Prémont.Et l\u2019application du projet de loi 60 aurait plutôt pour effet de l\u2019affaiblir que de la consolider, relève-t-on dans le mémoire.«A cet égard, la Commission tient d\u2019ailleurs à rappeler que les femmes subissent généralement de la discrimination par la combinaison du motif \u201csexe \u201d à d\u2019autres facteurs, tels que leur origine ethnique ou nationale, leur âge, leur statut de mère monoparentale [sic], leur orientation sexuelle ou encore parce qu\u2019elles sont dans une situation de handicap ou enceinte, facteurs qui constituent également des motifs de discrimination», lit-on.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 ACTUALITES FRANCINE LALONDE 1940-2014 Le Québec perd un « modèle d\u2019engagement » L\u2019ex-députée du Bloc québécois militait pour la légalisation du suicide assisté JESSICA NADEAU Après un long combat contre le cancer, la syndicaliste et politicienne Francine La-londe s\u2019est éteinte, à l\u2019âge de 73 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi.Celle qui aura milité pendant des années pour légaliser le suicide assisté n\u2019aura pas eu le temps de voir le projet de loi québécois sur l\u2019aide médicale à mourir être adopté.Née à Saint-Hyacinthe le 24 août 1940, Francine La-londe a été enseignante au cégep, puis syndicaliste pendant près de 15 ans.En 1985, à l\u2019âge de 45 ans, elle a fait le saut en politique, approchée par René Lévesque qui l\u2019a nommée ministre non élue de la Condition féminine.Quelques années plus tard, c\u2019est Gilles Duceppe qui est allé la recruter.«C\u2019était au printemps 93, au café Cherrier, raconte l\u2019ancien chef du Bloc québécois en entrevue au Devoir.C\u2019était une personne de valeur.Elle avait été la première femme vice-présidente de la CSN, elle était active au PQ, elle avait également coordonné des négociations dans le secteur privé, soit la métallurgie et les pâtes et papiers, un domaine où il n\u2019y avait pas beaucoup de femmes.Ça démontre comment elle pouvait s\u2019imposer.» Suicide assisté Députée de Mercier puis de la Pointe-de-l\u2019île â Montréal, Francine Lalonde a fait du suicide assisté l\u2019un des grands combats de sa vie politique, déposant son premier projet de loi d\u2019initiative parlementaire en la matière dès 2005.«C\u2019est une responsabilité qu\u2019on JACQUES NADEAU LE DEVOIR Francine Lalonde s\u2019était retirée de la vie politique en 2010 après que son cancer fut revenu.a d\u2019ouvrir ce débat-là, affirmait-elle.Le droit de mourir en pleine conscience et d\u2019être aidé si on pense qu\u2019on ne peut plus tenir le coup, il me semble que c\u2019est digne d\u2019une société qui respecte les droits de la personne et d\u2019une société démocratique.» Ironie du sort, on lui a diagnostiqué un cancer des os l\u2019année suivante.Puis une deuxième fois, en 2008.Pendant des années, elle a combattu, avec quelques périodes de rémission, ce myélome multiple, un cancer traitqble mais qui ne se guérit pas.À 67 ans, â peine deux mois après avoir subi une autogreffe, elle était de retour sur la colline parlementaire â Ottawa.En septembre 2010, apprenant que le cancer était revenu, elle a dû se résigner â quitter la politique.«Je ne sais pas encore quelle sera l\u2019apparence de la bête, mais ce n\u2019est pas une maladie intéressante à avoir, c\u2019est douloureux», avait-elle affirmé en entrevue.« Modèle d\u2019engagement» Francine Lalonde a rendu l\u2019âme dans les heures qui ont suivi deux nouvelles majeures dans le dossier «mourir dans la dignité».À Ottawa, la Cour suprême a accepté jeudi de regarder â nouveau la constitutionnalité de l\u2019article du Code criminel interdisant l\u2019aide au suicide.Au même moment, â I n s TI T UT DU CAUCER DE MONTREAL 7® année CONCERT CONTRE LE cÎnCER .\u2022.ENBRIDGE 28 février 2014,20 heures La Maison symphonique de Montréai L'étoile lyrique Marc Hervieux, accompagné par l'Orchestre Métropolitain sous la direction d'Alain Trudel vous propose un programme exceptionnel autour des célèbres ouvertures du compositeur Gioachino Rossini ainsi qu'un florilège des plus belles chansons françaises.Pour l'achat de billets assortis d'un don à l'Institut du cancer de Montréal et donnant droit à un reçu pour fins d'impôts pour la portion admissible, téléphonez au 514 890 8213.laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 Billets réguliers : 40 $, 50 $, 60 $ et 75$ (frais et taxes en sus) En vente à ia biiietterie et au iapiacedesarts.com Québec, le projet de loi sur l\u2019aide â mourir franchissait l\u2019étape de l\u2019étude article par article, qui mènera au vote final â l\u2019Assemblée nationale.A Québec comme â Ottawa, plusieurs politiciens ont souligné sa force, sa détermination et son courage.Pour Pauline Ma-rois, elle était un «modèle d\u2019engagement».La première ministre du Québec a souligné â quel point elle avait «noué un immense réseau de contacts au bénéfice de la nation québécoise» â titre de porte-parole du Bloc en matière d\u2019affaires étrangères.Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a salué cette «personne de conviction dont l\u2019action politique était reconnue et respectée de tous».Québec solidaire a pour sa part rappelé «la grande contribution de M\u201d\" Lalonde aux causes féministe, progressiste et souverainiste».A Ottawa, le Bloc québécois a rappelé son engagement.«Femme de cœur d\u2019un courage exceptionnel, Francine a été une amie précieuse et une des grandes ambassadrices du Québec hors de nos frontières», a soutenu son collègue Louis Plamondon.Sur Twitter, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a affirmé qu\u2019elle était «une personne courageuse et déterminée qui s\u2019est battue pour sa communauté».Le premier ministre Stephen Harper a également envoyé ses condoléances aux proches et â la famille de M\u201c® Lalonde.Le Devoir BLOC QUEBECOIS Un potentiel candidat à la chefferie souligne la pertinence du parti MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa \\ A l\u2019heure oû certains remettent de nouveau en question la pertinence du Bloc québécois, qui s\u2019est retrouvé sans chef le mois dernier, l\u2019un des potentiels candidats â la chefferie se porte â la défense de son parti.Dans une lettre ouverte publiée dans notre page Idées, Jean-François Fortin consent que la déconfiture électorale du Bloc québécois en 2011 ait forcé la formation souverainiste â se remettre en question, et souligne que le parti a bel et bien fait ce travail d\u2019introspection.Le Bloc a «subi toute une gifle lors des dernières élections fédérales.L\u2019électorat nous a envoyé un message clair; le parti a besoin de se renouveler», reconnaît le député gaspésien.Pour y parvenir, M.Fortin \u2014 qui n\u2019a pas encore annoncé s\u2019il briguerait la chefferie de son parti \u2014 estime que «le Bloc québécois doit revoir ses priorités.Il doit s\u2019engager clairement dans la promotion continuelle, en Chambre comme auprès de nos concitoyens, de l\u2019indépendance.Avec ce seul objectif en tête: devenir un outil de mobilisation et de réflexion au service de celles et ceux qui partagent le projet de liberté du Québec».Fortin contre Bellavance?S\u2019il laisse miroiter qu\u2019il a pris sa décision quant â sa possible candidature â la tête du Bloc, M.Fortin se garde bien de préciser ses intentions pour le moment.Mais dans les rangs bloquistes, on a peu de doutes.«M.Fortin a décidé qu\u2019il y allait, mais il ne veut pas le dire tout de suite», estime une source du Devoir.Son collègue André Bellavance songe lui aussi â briguer la chefferie du parti, mais n\u2019a pas pris sa décision.Les deux hommes sont «très intéressés», rapporte-t-on en coulisse, mais l\u2019un et l\u2019autre espèrent que son rival se range derrière lui.M.Fortin, selon une autre personne consultée par Le Devoir, «souhaiterait que ce soit unanime, que M.Bellavance se rallie à lui.Et M.Bella- ^Sê ^^BLOC QUÉBÉCOIS JEAN-FRANÇOIS CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Jean-François Fortin avait terminé troisième lors de la dernière course à la chefferie.vance souhaite que lui se rallie à lui».Il y a deux ans, lorsque le parti cherchait un successeur â Gilles Duceppe, M.Bellavance avait passé son tour pour se ranger derrière Daniel Paillé, tandis que M.Fortin s\u2019était lancé rapidement.Il avait terminé la course troisième.« Impertinence canadienne » Le bureau national du Bloc a recommandé, samedi dernier, que le parti tienne une course â la chefferie ce printemps, pour élire son nouveau leader lors de son congrès de Ri-mouski â la fin mai.Le conseil général du Bloc doit cependant se prononcer â son tour, le 22 février.En attendant, M.Fortin plaide, dans sa lettre ouverte, qu\u2019«« Ottawa il n\u2019y a personne qui se tient debout pour le Québec lorsque l\u2019intérêt prime».Des 75 députés du Québec, tous \u2014 sauf les quatre bloquistes \u2014 «font la promotion d\u2019un statu quo constitutionnel qui se traduit nécessairement par des reculs pour la nation québécoise», argue-t-il.«La pertinence du Bloc québécois trouve ainsi son essence dans l\u2019impertinence ; l\u2019impertinence canadienne envers le Québec», conclut M.Fortin.Le Devoir Lire aussi > La iettre signée par Jean-François Fortin en page Idées.Page B 7 UNE MAITRISE DE RECHERCHE OU APPLIQUÉE?34 maîtrises avec profil recherche 15 crédits de cours et 30 de recherche 21 maîtrises avec profil appliqué jusqu\u2019à 30 crédits de cours avec l\u2019option d\u2019un stage ou d\u2019un travail dirigé Nous offrons aussi des microprogrammes (12 à 18 crédits) et des diplômes d\u2019études supérieures spécialisées (30 crédits).Une maîtrise de 45 crédits peut également être concentrée en 18 mois.Quelles que soient vos ambitions, nous avons un programme pour vous.Osez continuer au 2^ cycle ! Possibilité de faire une partie du parcours à l\u2019étranger.Soutien financier disponible.concertcontrelecancer.com Admission en cours pour le trinnestre d\u2019autonnne fas.umontreai.ca/osezcontinuer Faculté des arts et des sciences Université de Montréal porter raffinée sur toute la ligne Ni lunch, ni sac brun.N\u2019apportez rien ! À bord de Porter, nous vous servons des collations, de la bière et du vin.C\u2019est gratuit, sourire compris.Sur tous les vols, même les sauts de puce.Notre personnel chaleureux et accueillant se fera un plaisir de vous servir.N\u2019apportez que votre bonne humeur.po vteT Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 22 janvier 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX\tTORONTO\tSAU LT STE.MARIE ST.JOHN\u2019S\tSUDBURY\tTHUNDER BAY\tTIMMINS\tWINDSOR\tBOSTON 2 par jour\t16 par Jour 212$ 206$ 247$ 264$ 247 $ 247$ 247$ 247 $ 322$ CHICAGO\tMYRTLE BEACH\tNEW YORK\tWASHINGTON À partir du 13 février\tDuiies PRIX TOUT 374$ 358$ 322$ 320$ \\c^m Réservez en ligne, appelez au 1 -888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.Téléscripteur - faites le 711.flyporter.com \u2018Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 22 janvier 2014.Voyagez d\u2019ici le 15 juin 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200$ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des Ë.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 A 7 DN CIRODE A B.EISYENTER.1984 Naissance du Cirque du Soleil, dans la foulée des célébrations du 450® anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.La troupe compte 73 personnes.1987 Le cirque réinventé est présenté au Los Angeles Festival, premier succès en sol étranger.1990 Première incursion du cirque à Paris et Londres avec Le cirque réinventé.1993 Contrat de 10 ans signé avec Mirage Resort pour faire de Mystère un spectacle permanent en salle.Le chiffre d\u2019affaires du CDS atteint 40 millions.1994 Création d\u2019Alegria.1997 Inauguration du siège social du Cirque, à Montréal (quartier Saint-Michel), conçu par l\u2019architecte Dan S.Hanganu.1998 Ouverture de «O» k Las Vegas, deuxième spectacle permanent au Bellagio.Départ de Franco Dragone, principal metteur en scène du CDS.2000 Le chiffre d\u2019affaires atteint 200 millions de dollars.2001 Daniel Gauthier, confondateur du Cirque du Soleil, part et revend ses actions à Guy Laliberté.Entrée en fonction de Daniel Lamarre à titre de président- directeur général du CDS.2002 Lancement de Varekaï, 8® création, mise en scène par Dominic Champagne, premier dramaturge québécois invité au CDS.Ouverture de l\u2019École nationale de cirque à Montréal.2003 Début de Zumanity, à Las Vegas.2004 Ouverture de KA, mis en scène par Robert Lepage, à Las Vegas, 10® création du CDS.Inauguration de laTohu, qui complète La Cité des arfs du cirque avec le CDS et l\u2019École nationale de cirque de Montréal.2006 LOVE, 5® spectacle permanent à Las Vegas, créé en hommage aux Beatles.Prestation à l\u2019avant-match du 41® Super Bowl.2008 Année record pour le CDS avec le lancement simultané de trois spectacles permanents: Z4M à Macao (Chine) , Zed à Tokyo et Criss Angel Believe, à Las Vegas.2009 Guy Laliberté entreprend sa mission spatiale et poétique dans l\u2019espace (coût: 35 M$).Décès d\u2019un acrobate russe en répétition à Montréal.2010 Trois nouveaux spectacles lancés: Viva Elvis, 7® spectacle permanent à Las Vegas, Ba- En avant, comme avant ! Diversification et dilution à la mode Cirque du Soleil, qui est en redéfinition Louis Patrick Leroux, spécialiste du théâtre, est professeur à l\u2019Université Concordia où il a cofondé en 2010 le Groupe de travail sur le cirque, premier noyau d\u2019études savantes québécoises sur les arts circassiens.Il a dirigé un numéro spécial de VAnnuaire théâtral (numéro 45) sur «Le Québec à Las Vegas».PROPOS RECUEILLIS PAR STÉPHANE BAILLARGEON Le Cirque du Soleil (CDS), fondé en 1984, peut-être vu comme une compagnie postmoderne québécoise, une industrie culturelle à l\u2019américaine ou le nouveau cirque traditionnel international, sorte de Ringling Bros, and Barnum & Bailey de la fin du XX^ siècle capable de créer pour notre temps «the Greatest Show on Earth».Mais pour vous, que représente le CDS?Pour moi, c\u2019est d\u2019abord le lieu de tous les possibles.A l\u2019origine, dans les années 1970-1980, il a émergé du théâtre de rue et de la foire.Il a aussi récupéré les découvertes du cirque contemporain français, développé en même temps.Ce modèle circassien misait sur une créativité pouvant rassembler différentes formes artistiques (danse, théâtre, cirque traditionnel) tout en brisant les anciens monopoles de la tribu circassienne.Jusque-là, le cirque se pratiquait en famille.Le nouveau cirque démocratise la discipline, l\u2019ouvre à tous.Le Cirque du Soleil est donc devenu le lieu de tous les possibles.La compagnie a vite misé sur la mythologie du self-made-man de Guy Laliberté, sur l\u2019image d\u2019une croissance exponentielle et sur l\u2019avènement triomphaliste d\u2019une créativité et d\u2019un savoir-faire québécois, à la fois artistique et commercial.L\u2019aspect commercial, dès le début, n\u2019a donc pas été évacué avec cette compagnie.Comment se démarque esthétiquement cette marque, à ses débuts?Elle se démarque avec le créateur Franco Dragone, qui va signer les premières créations.Il ar- rive d\u2019Europe, de la mouvance du théâtre populaire et du nouveau cirque.C\u2019est lui qui va donner le ton.Le CDS d\u2019alors me fait penser au World Beat.Il y a quelque chose de rassurant et de mondialisant dans cette compagnie à ses débuts.Elle va d\u2019ailleurs vite être adoptée par le public américain qui s\u2019y retrouve.Quel est l\u2019impact au Québec de la présence de ce mastodonte de la scène?Le Cirque du Soleil a été une locomotive exceptionnelle pour les arts de la scène québécois.Les créateurs y trouvent des moyens au-delà de leur espérance.D\u2019autres compagnies importantes, Les 7 doigts de la main et le Cirque Éloize, ont germé là.L\u2019école de Cirque, qui est autonome, attire la crème de la crème internationale, en grande partie grâce à l\u2019effervescence du CDS à Montréal.En plus, cette compagnie a ouvert le théâtre québécois au monde, alors que cette position enviable était réservée jusque-là à quelques créateurs seulement, dont Robert Lepage.Je dirais aussi que très longtemps, le cirque a été le centre d\u2019intérêt d\u2019un regard américain admiratif.Ça nous a fait du bien.Céline Dion a joué un peu le même rôle dans un autre art de la scène.Franco Dragone quitte le CDS après la création du spectacle «O», en 1998, probablement son chef-d\u2019œuvre.Qu\u2019observez-vous dans l\u2019évolution subséquente du CDS?La compagnie doit ensuite reconsidérer sa place dans le contexte nord-américain et son rapport au Québec.Les dirigeants sont alors assez audacieux et brillants pour aller chercher des créateurs québécois capables de prendre le relais de Dragone.Le CDS aurait pu s\u2019installer à Las Vegas et employer des talents américains.Il va plutôt s\u2019implanter à Montréal avec un grand quartier général.Il va embaucher des metteurs en scène d\u2019ici, Dominic Champagne, François Girard, René-Richard Cyr, Robert Lepage, etc.Les créations se font depuis avec un modèle bicéphale, un metteur en piste travaillant avec un directeur de création, généralement quelqu\u2019un de l\u2019interne.Le Cirque fait aussi de la place à des centaines d\u2019artisans des arts de la scène.Ce recours massif au talent d\u2019ici permet aussi au CDS d\u2019affirmer son branding québécois.Le CDS, arrivé en salle à Las Vegas II y a tout juste 20 ans, y exploite maintenant huit spectacles permanents.Comment jugez-vous ces productions?A l\u2019évidence, le modèle de création fonctionne puisqu\u2019il permet de créer beaucoup.Il y a de belles réussites dans le lot.LOVE par exemple, demeure très Cirque du Soleil, tout en intégrant des éléments plus dansés sur une narration plus assumée.Le CDS est devenu incontournable dans,le marché du spectacle le plus significatif aux États-Unis.Il s\u2019est aussi un peu perdu en diluant l\u2019image de marque initiale.Et pour les spectacles de tournées?On y retrouve également des metteurs en piste mercenaires, à la pige, mais en s\u2019ouvrant sur le monde, avec la Brésilienne Deborah Col-ker ou l\u2019Américaine Diane Paulus.Le metteur en scène du nouveau spectacle pour chapiteau, Michel Laprise, vient par contre de l\u2019interne.Le Cirque recycle aussi ses spectacles pour des versions présentées en aréna.Franchement, je ne suis pas très convaincu des résultats.C\u2019est donc une grande période de diversification.Seulement, tout ne réussit plus.Le CDS a-t-ll perdu sa touche magique depuis quatre ou cinq ans?La diversification va de pair avec la dilution.Très longtemps, le CDS a été synonyme de succès, jusqu\u2019au triomphalisme.Madonna, le Super Bowl, les Oscar voulaient donc se frotter à cette marque d\u2019or.Le film Worlds Away par exemple, un échec, ressemble plus à un produit de promotion que de création et le public a vite pigé.Le Cirque est en redéfinition.Il vit une crise après une expansion constante, ce qui, franchement, n\u2019est pas un cycle normal pour une compagnie, artistique ou pas.J\u2019ai aussi l\u2019impression que cette crise sera bonne à long terme.Elle va forcer le Cirque à se recentrer, en ciblant des projets plus significatifs, mais pas nécessairement les plus rentables.Comment entrevoyez-vous les prochaines années?En ce moment, le renouveau esthétique ne se passe pas, mais ça pourrait revenir.Je n\u2019ai pas l\u2019impression que d\u2019un point de vue artistique, les meilleurs jours du CDS sont forcément derrière.Par contre, il faudrait des artistes qui ne soient pas que de passage et pour l\u2019instant, je ne vois pas qui va reprendre le flambeau artistique.[.] Il n\u2019y a pas de figure forte, pas de Franco Dragone en vue.En ce moment, ce qu\u2019on vend, ce n\u2019est pas tel ou tel spectacle, mais l\u2019expérience même d\u2019être allé au Cirque du Soleil.Que souhaitez-vous au CDS?Je lui souhaite une vision à la fois commerciale et artistique.Le CDS doit renouer avec l\u2019étoffe du début, une certaine bohème.Pour ça, il faut donner de la place aux artistes, aux créateurs.C\u2019est surprenant par exemple qu\u2019une compagnie d\u2019un milliard par année n\u2019ait pas de troupe maison totalement libre.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR De Pantoufle aux étoiles Il en a fait du chemin, Guy Laliberté, depuis qu\u2019il se présentait en clown Pantoufle aux élections fédérales de 1980 dans Charlevoix, sous la bannière Rhinocéros.Le fondateur du Cirque du Soleil participait au tournoi Poker-Stars Carribbean Adventure il y a quelques jours.Il y a perdu 300000$.Ce n\u2019est jamais que de la petite monnaie pour le milliardaire né en 1959 qui incarne jusqu\u2019au cliché la upper high class mondiale, ce 1% du 1% qui voit et vit la planète comme un grand terrain de jeu.C\u2019est donc un jour aux BaJiamas sur le voilier à 100 millions, un autre en jet privé pour se rendre au domaine familial d\u2019Hawai'.Guy Laliberté est propriétaire de l\u2019atoll Nukute-pipi en Polynésie fi'ançaise depuis 2007.En 2009, il s\u2019est même payé un voyage dans l\u2019espace à 35 millions.\\ VERONIQUE VIDAL / CIRQUE DU SOLEILI nana Shpeel, lancé sur Broadway, et Totem, mis en scène par Robert Lepage, à Montréal.Échec et fermeture de Banana Shpeel en octobre.2011 Trois nouveaux spectacles voient le jour : Zarkana, à New York, IRIS, à Los Angeles, et Michael Jackson The Immortal World Tour qui entame sa tournée mondiale à Montréal.2012 Fermeture de ZAIA à Macao et de Viva Elvis à Las Vegas.Amaluna démarre sa tournée sous chapiteau à Montréal.Alliance entre le CDS et Bell Media pour la création d\u2019une co- entreprise de contenus créatifs.2013 Accident mortel d\u2019une acrobate de la troupe de iC4 à Las Vegas.La compagnie annonce une vague de 400 à 600 mises à pied à son siège social de Montréal dans le cadre de l\u2019opération de redressement REVAMP.Lancement du spectacle permanent Michael Jackson One, à Las Vegas.2014 Lancement prévu de KU-RIOS, sous chapiteau, en avril à Montréal.Création prévue de la division Cirque du Soleil Théâtres, basée à New York.IA Voir aussi > Une ligne du \u201d temps en vidéos et en photos sur LeDevoir.com .IAkQyiANADi;AU i.i; dia\u2019oir 4 Les retombées de la « comète » Cirque du Soleil « Le Cirque a permis à Montréal de se positionner comme métropole des arts vivants » ISABELLE PARE n moins de 30 ans, l\u2019impact du Cirque du Soleil sur l\u2019essor du milieu culturel dépasse probablement celui des dizaines de politiques et des plans d\u2019action publics déployés au fil des ans pour soutenir les artistes de tout acabit.L\u2019ascension du Cirque devenu titan a non seulement injecté des millions de dollars dans l\u2019économie montréalaise et québécoise, mais a transformé l\u2019écologie du milieu culturel dans la foulée de sa course au succès.La comète a semé sur son passage des dizaines d\u2019entreprises satellites et propulsé sur la scène mondiale la carrière d\u2019une flopée de créateurs et de gestionnaires québécois.Aurait-on pu imaginer le TNM d\u2019Olivier Rei-chenbach ouvrant sa saison avec un spectacle de cirque ou un Charles Dutoit battant la mesure à l\u2019OSM en compagnie de funambules?C\u2019est aujourd\u2019hui chose faite.Le Cirque du Soleil a défoncé des portes et fait des arts du cirque un joueur incontournable de la vie culturelle dans la métropole et de l\u2019industrie culturelle.La mutation d\u2019un écosystème culturel En prenant du galon sur la scène internationale, le Cirque du Soleil a changé la donne de l\u2019écosystème culturel québécois, nourrissant d\u2019autres secteurs de création, jetant des ponts entre le cirque et le monde du théâtre, de la danse contemporaine, de la musique et de l\u2019imagerie numérique.En puisant dans le talent brut de metteurs en scène québécois (Dominic Champagne, Robert Lepage, François Girard, Serge Denon-court, Gilles Maheu, Daniele Finzi Pasca, Alexis Martin), de chorégraphes (Dave St-Pierre), de musiciens (René Dupéré, Benoît Jutras, Benoît Charette), d\u2019humoristes (François Pérusse) et d\u2019autres artistes du multimédia (Victor Pilon et Michel Lemieux), l\u2019entreprise a scellé une ère d\u2019échanges culturels fructueux entre disciplines.Au nombre des retombées, on peut aussi compter les milliers de cachets versés aux artistes et concepteurs recrutés par le Cirque \u2014 qui a fait quelques millionnaires au passage \u2014 et permis à plusieurs d\u2019entre eux de réaliser des projets artistiques qui ont lancé leur carrière outre-frontières.Selon Simon Brault, le directeur de Culture Montréal, la présence du Cirque du Soleil a permis à Montréal de se positionner comme une des métropoles des arts vivants.«La scène théâtrale était déjà en ébullition, mais le Cirque a permis aux créateurs de Montréal de développer une capacité de travailler à une échelle jusque-là inaccessible.Certains metteurs en scène ne seraient jamais passés du théâtre à l\u2019opéra, ou l\u2019inverse, sans être passés par la machine du cirque.Ces passages ont aidé à renouveler et à nourrir la scène montréalaise», avance-t-il.Une métropole du cirque Dans l\u2019ombre du Cirque, l\u2019École nationale de cirque a pris racine en 2002, puis la Tohu en 2004, et enfin le festival Montréal complètement cirque en 2010, achevant de faire de Montréal le carrefour mondial des arts du cirque.Un exploit, alors qu\u2019au tournant des années 2000, le cirque était encore relégué à la catégorie «spectacles de variétés» par les organismes subventionnaires.L\u2019influence du CDS a Uascension du Cirque devenu titan a non seulement injecté des millions de dollars dans Péconomie montréalaise et québécoise, mais a transformé récologie du milieu culturel dans la foulée de sa course au succès changé la donne et obligé la révision des programmes gouvernementaux de subventions.« Un des tournants pour le Cirque, ç\u2019a été l\u2019ouverture du siège social à Saint-Michel, qui a créé de nombreux emplois et permis au milieu de se structurer en créant l\u2019Ecole nationale de cirque, puis la Tohu.Ç\u2019a fait de Montréal l\u2019Hollywood des arts du cirque.Montréal est devenue la ville où il se crée le plus de spectacles de cirque au monde.Les jeunes artistes du monde entier déménagent ici maintenant pour trouver des occasions d\u2019emplois», affirme Gaétan Morency, le président fondateur de la Tohu, qui a accordé une des premières subventions au Cirque en 1989 (à titre de fonctionnaire à la SODEC), avant de rejoindre les rangs de l\u2019entreprise.Catalyseur d\u2019idées, pépinière de talents Au fil des ans, le Cirque du Soleil a joué le rôle de grand frère et a préparé le terrain propice aux succès du Cirque Éloize, des 7 doigts de la main et nombre d\u2019autres troupes créées par d\u2019ex-artistes du CDS qui brillent aujourd\u2019hui aux quatre coins de la planète.En plus d\u2019apporter son soutien technique et logistique à ses protégés, Iç CDS a racheté la moitié des actions du Cirque Éloize, insufflant des millions en capitaux dans cette nouvelle compagnie sœur.Dans les laboratoires de RetD du siège social de Saint-Michel ont émergé les idées plus folles, mais aussi des champs d\u2019expertise uniques, aujourd\u2019hui convoités un peu partout sur le globe.C\u2019est entre les quatre murs du CDS que de jeunes «tripeux» de contenus visuels et multimédias ont fait leurs classes avant de fonder les désormais célèbres Moment Factory et Géodézik.Porté aux nues après le contrat décroché pour produire l\u2019environnement visuel du spectacle présenté par Madonna à la mi-temps du Super Bowl en 2012, Moment Factory emploie aujourd\u2019hui 200 employés et compte parmi ses clients Arcade Fire, Nine Inch Nails et Céline Dion.L\u2019entreprise a signé le plus grand environnement immersif en aéroport au monde pour le nouveau terminal de Los Angeles (LAX) , illuminé la façade de la Sagrada Éamilia pour la ville de Barcelone et réalisé plusieurs son et lumière pour le légendaire Boardwalk d\u2019Atlantic City.Quant à Géodézik, les stars de la pop actuelle, dont Katy Éerry, Taylor Swift, Rihanna et consorts, s\u2019arrachent le savoir-faire de ce nouveau joueur spécialisé dans le contenu vidéo.Le Cirque a aussi servi de tremplin à Solotech, fournisseur de services techniques pour les tournées internationales, la télévision et les festivals, qui vient de fonder la division créative 4U2C, une usine à idées dotée de spécialistes de la projection illusionniste (vidéomapping), de designers graphiques et de scénographçs.Scé-noPlus (concepteur de théâtres).Scène Éthique (designers de scène) et Show Canada (éléments scéniques et architecturaux) \u2014 recruté pour les Jeux olympiques de Vancouver, de Londres et les célébrations d\u2019ouverture et de clôture des Jeux d\u2019hiver de Sotchi (mis en scène par Daniele Finzi Pasca, lui aussi lancé par le Cirque du Soleil) \u2014, affichent tous des carnets de commandes biens remplis.Le Devoir Lire aussi > Go logo.Un texte sur les promesses et dérives de créativité, entre l\u2019art et la marque.Page E 1 D A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 ACTUALITES AERODROMES Les lois provinciales comptent, dit finalement Ottawa ISABELLE PORTER à Québec Nouveau rebondissement dans le dossier de l\u2019aérodrome de Neuville : Transports Canada prétend désormais que les lois des provinces s\u2019appliquent sur les sites d\u2019aérodromes.Le ministère recommande aux promoteurs de «consulter les autorités locales responsables de l\u2019utilisation des terres avant d\u2019implanter un aérodrome», peut-on lire dans une circulaire d\u2019information datant du 18 décembre dernier.De plus, les décisions de la Cour suprême «n\u2019empêchent pas l\u2019application d\u2019une loi provinciale», indique le document obtenu par les opposants à l\u2019aérodrome de Neuville.« Ça confirme ce qu\u2019on disait, a commenté vendredi leur porte-parole Robert Jasmin.Ça donne beaucoup d\u2019ouverture à beaucoup de poursuites.» Les opposants dénoncent depuis plus de deux ans le fait que des promoteurs aient pu aménager un aérodrome à Neuville sans tenir compte des lois municipale et québécoise.Pour la députée du NPD Élaine Michaud, il s\u2019agit d\u2019un véritable revirement Une manoeuvre rendue possible par deux jugements récents de la Cour suprême.Dénoncée par la Fédération québécoise des municipalités C^QM) et plusieurs élus québécois, cette situation s\u2019était jusqu\u2019à présent butée à une fin de non-recevoir de la part d\u2019Ottawa.Revirement , Pour la députée fédérale Élaine Michaud (NPD), il s\u2019agit d\u2019un véritable revirement.« Ça diffère énormément de l\u2019information qui m\u2019avait été donnée et qui avait été donnée aux citoyens de Neuville par l\u2019ex-ministre Denis Lebel, dit-elle.J\u2019espère que c\u2019est un signe d\u2019ouverture».Le Devoir a tenté sans succès vendredi de joindre un porte-parole de Transports Canada.Pour Robert Jasmin, ce changement découle nécessairement de la mobilisation contre un autre projet d\u2019aérodrome en A(berta (Parkland County).A son avis, le Québec est victime d\u2019une attitude de « deux poids, deux mesures».Le Devoir 6000 litres de pétrole auraient fui de la plateforme Hibernia Saint John\u2019s \u2014 La régie de l\u2019énergie extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador a été informée par la compagnie exploitant la plateforme de forage Hibernia qu\u2019une fuite avait laissé s\u2019écouler environ 6000 litres de pétrole brut.Cette fuite a tout d\u2019abord été signalée à l\u2019Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers lorsqu\u2019environ 10 litres de brut ont fui d\u2019une valve.Selon l\u2019Office, la fuite, provenant d\u2019un système de transbordement, a pris fin le 1®\"^ janvier.L\u2019office a annoncé la tenue d\u2019une enquête complète sur cette fuite, en plus d\u2019un examen des méthodes utilisées par la Hibernia Management and Development Company pour estimer la quantité de pétrole qui s\u2019est écoulé.ExxonMobil Canada, Chevron Canada et Suncor sont les principaux actionnaires de la plateforme Hibernia.La Presse canadienne RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Le projet Woodfleld menace un boisé bordant le cimetière Saint-Patrick, face au fleuve.PROJET WOODEIELD Le ministre a tranché contre l\u2019avis de son propre comité d\u2019experts ISABELLE PORTER à Québec Le Conseil du patrimoine culturel du Québec (CPCQ) s\u2019était prononcé contre le projet de condominiums Woodfleld en septembre dernier.Le conseil d\u2019experts nommés par le ministre jugeait alors le projet «trop volumineux» et inapproprié pour le secteur.« Ce projet situé dans une zone qui réclame une vigilance extrême est à la fois trop gros, trop haut et trop envahissant», peut-on lire dans l\u2019avis rendu public vendredi par le groupe Héritage Québec.Le projet situé dans l\u2019arrondissement historique de Sillery doit être construit dans un boisé bordant le cimetière Saint-Patrick, face au fleuve.Qr en juillef le ministère avait lui-même classé les boisés dans la catégorie des «zones réclamant une vigilance extrême».Le conseil fonde en outre son analyse sur le plan du ministère pour protéger le site patrimonial de Sillery.Ce plan, explique-t-on, demandait au personnel du ministère «d\u2019aborder Vétude des demandes d\u2019autorisation [.] avec une attention particulière et avec comme mots d\u2019ordre préservation du patrimoine et intervention minimale».Qr, le ministre de la Culture a donné son feu vert au projet avant le congé des Fêtes.Invité à commenter vendredi, le cabinet a souligné que le rôle du conseil était «consultatif».Son avis est «un élément parmi d\u2019autres» dans la prise de décision, a indiqué l\u2019attaché de presse Marc-André De Blois.Selon lui, d\u2019autres facteurs entraient en ligne de compte, dont le fait que la terre est une propriété privée, qu\u2019il faut respecter les « Ce projet est droits des propriétaires et que «certaines autorisations avaient déjà été ac-situe dans cordées» au promoteur.une zone qui Créé par le ministre rérlame\tLe CPCQ avait été créé par M.Kotto pour le conseiller dans les une vigilance dossiers des sites patrimoniaux.C\u2019est ,\tce conseil qui avait présidé les au- extreme »\tdiences publiques sur le site patrimo- nial de Sillery l\u2019an dernier.Pour les opposants au projet, cela augure bien mal pour l\u2019avenir.«L\u2019avis du CPCQ confirme que, dès sa première intervention pour ce site historique, le ministre de la Culture n\u2019a pas respecté le plan de conservation qu\u2019il vient d\u2019adopter», a fait valoir la présidente d\u2019Héritage Québec, Johanne Elsener.Le Devoir IT Voir > Une galerie de photos du boisé \" menacé par le projet sur LeDevoir.com UN , QUEBEC POUR TOUS EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC BONI DE1% & 8 PRODUITS D\u2019EPARGNE FLEXIBLES ET SÛRS 1 800 463-52291 www.epq.gouv.qc.ca Du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de février et du mars, de 10 h à 16 h.LA PREMIERE ANNEE POUR LES NOUVEAUX FONDS REER, FERR, CRI ET FRV INVESTIS EN OBLIGATIONS.Epargne Placements Québec gg POUSSIERE DE NICKEL La conseillère municiaple déçue par Arrimage Québec ISABELLE PORTER à Québec La conseillère municipale du district de Limoilou, Suzanne Verreault, est très déçue des dernières réactions d\u2019Arri-mage Québec (AQ) aux récents épisodes de poussière rouge.« C\u2019est une grande déception », a déclaré la conseillère qui siège également au comité de vigilance du Port de Québec.Mme Verreault aurait aimé qu\u2019Arrimage Québec manifeste davantage d\u2019empathie envers les résidants de son secteur.«Il n\u2019y a pas une phrase [dans leur réaction] qui dit qu\u2019ils sont désolés pour les citoyens et que ça devrait être la priorité», déplore-t-elle.Nouvel épisode Le 11 janvier dernier, des résidants de Limoilou ont dif fusé des photos montrant des traces de poussière rouge sur des rebords de fenêtres dans le quartier.Puis, ce jeudi, le ministère du Développement durable transmettait un avis de non-conformité à l\u2019entreprise Arrimage Québec pour un autre épisode de poussière survenu deux jours plus tôt dans la zone portuaire.AQ a répondu à l\u2019avis du ministère via une lettre d\u2019avocat.Quant au second épisode observé le 11 janvier dans le quartier Limoilou, il est toujours en analyse au ministère.Interrogée à ce propos, la vice-présidente de la compagnie, Johanne Lapointe, avait dit n\u2019avoir rien relevé d\u2019anormal dans ses outils de surveillance.Selon M\u201d® Verreault, l\u2019entreprise devrait «penser aux citoyens» et «s\u2019élever» au-dessus des enjeux juridiques.Arrimage Québec a par ailleurs entrepris un recours en justice en décembre pour faire reconnaître que le ministère du Développement durable n\u2019a pas autorité sur elle en matière de surveillance environnementale.«On est pris dans un tourbillon d\u2019aspects juridiques », note la conseillère municipale.«Et les grands perdants là-dedans, c\u2019est les citoyens.» La population, ajoute-t-elle, est «en attente qu\u2019un geste soit posé».Le Devoir LAMMA aux enchères La Montreal, Maine and Atlantic Railways, le transporteur ferroviaire du Maine impliqué dans la catastrophe de Lac-Mégantic en juillet dernier, sera mise aux enchères la semaine prochaine si les acheteurs potentiels qui ont respecté la date limite de vendredi sont agréés par le syndic des faillites.On s\u2019attend à ce qu\u2019au moins deux acheteurs soient intéressés par la MMA, qui s\u2019est placée sous la protection des tribunaux après le déraillement meurtrier.Robert Keach, syndic de la faillite, s\u2019attend à ce qu\u2019il y ait suffisamment d\u2019offres pour tenir une séance à huis clos mardi prochain.Mais son équipe passera tout d\u2019abord la fin de semaine à évaluer si les propositions sont recevables.La mise minimale était de 15,7 millions dollars américains, qui reflète une offre déposée par Railroad Acquisition Holdings.Une autre offre avait été déposée en date de vendredi, et d\u2019autres pourraient suivre, présentées par plus d\u2019une dizaine d\u2019investisseurs potentiels.Le but est d\u2019obtenir le meilleur prix pour les créanciers, tout en maintenant le service de transport ferroviaire, précise M.Keach.La Presse canadienne LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 A 9 ACTUALITES L\u2019Office national de l\u2019énergie assure veiller sur les espèces aquatiques HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Ly Office national de l\u2019éner-' gie riposte.Il estime qu\u2019il a toutes les compétences scientifiques nécessaires pour évaluer seul fimpact des pipelines sur les espèces aquatiques contrairement à ce qu\u2019ont laissé entendre ses critiques.Le fait qu\u2019il ait récupéré cette responsabilité de Pêches et Océans n\u2019aura, dit-il, aucune incidence sur la qualité des évaluations environnementales effectuées.L\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) n\u2019a pas apprécié la nouvelle publiée par Le Devoir samedi dernier annonçant qu\u2019il avait signé un protocole d\u2019entente avec le ministère des Pêches et Océans pour désormais évaluer seul si un projet aura un impact sur les poissons et les espèces aquatiques en péril.Les environnementa-listes qui ont commenté cette information ont été unanimes à y voir une dilution supplémentaire des normes environnementales encadrant la construction de nouveaux pipelines ou de lignes de transport d\u2019énergie transprovinciales.L\u2019ONE estime qu\u2019il n\u2019en est rien.«Bien que nous nous appelions Office national de l\u2019énergie, la protection de l\u2019environnement est un pilier fondamental des évaluations que nous menons pour déterminer si un projet est dans l\u2019intérét DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ONE est désormais chargé d\u2019évaluer les impacts des oléoducs sur les espèces aquatiques.Ci-dessus, Douglas Channel, le lieu où aboutirait l\u2019oléoduc Northern Gateway.public», explique lors d\u2019une entrevue avec Le Devoir Robert Steedman, le spécialiste en chef de la section environnement à l\u2019ONE.M.Steedman explique que l\u2019ONE compte environ 200 employés responsables de la réglementation.De ce nombre, le tiers, soit environ 65 personnes, est spécialisé dans la protection de l\u2019environnement.«Moi, personnellement, fai un doctorat en zoologie et je me suis spécialisé dans l\u2019impact de l\u2019activité humaine sur les pèches.» M.Steedman explique que les promoteurs devaient déjà soumettre à l\u2019ONE une foule d\u2019informations très détaillées sur l\u2019habitat, la végétation et les populations animales potentiellement affectées par leur projet.L\u2019ONE déterminait alors les mesures de mitigation devant être prises pour éviter les impacts et en surveillait le respect.Rien n\u2019a changé à cet égard.Ses 30 inspecteurs, assure M.Steedman, ont encore le pouvoir d\u2019arrêter les travaux de construction s\u2019ils estiment que les règles ne sont pas respectées.«Après que l\u2019ONE a approuvé un projet.Pèches et Océans devait s\u2019y pencher à son tour à un niveau très précis de détails.Mais nous faisions déjà cela alors c\u2019était un dédoublement», poursuit M.Steedman.Le changement se trouve donc là.En vertu du protocole d\u2019entente signé juste avant Noël, Pêches et Océans n\u2019interviendra plus que lorsque TONE estime qu\u2019il est impossible d\u2019éviter complètement des impacts négatifs sur les poissons.«Risque peu élevé» « Cela permet aux scientifiques de Pèches et Océans de se concentrer sur les activités à haut risque plutôt que de s\u2019attarder aux activités à risque peu élevé», poursuit Kurt McAllister, un expert-conseil en environnement de TONE.« Cela permet au ministère de consacrer ces ressources là où elles sont le plus nécessaires.» M.Steedman abonde.«Sous l\u2019ancien régime, le personnel senior passait beaucoup de temps à se transférer l\u2019un l\u2019autre les dossiers.Désormais, on va passer plus de temps sur la conformité et ça me fait plaisir.» Par ailleurs, notons qu\u2019un protocole d\u2019entente similaire a été signé entre l\u2019ONE et le ministère des Transports cet été, passé lui aussi inaperçu.Son objectif est, écrit-on, aussi de réduire les dédoublements.Le Devoir L\u2019agrile du frêne en progression à Montréal L\u2019insecte a infesté les parcs Maisonneuve, Lafontaine, de la Visitation et Jean-Drapeau JEANNE CORRIVEAU L> agrile du frêne continue ' de gagner du terrain à Montréal.Déjà présent dans cinq arrondissements.Pin-secte a fait son apparition dans sept autres en 2013.Au total, 148 arbres infestés ont dû être abattus en trois ans.Jugeant la situation préoccupante, Montréal organisera un sommet consacré à l\u2019agrile du frêne en mars prochain.L\u2019an dernier, Montréal a coupé 86 frênes, dont 23 dans Mercier-Hochelaga-Maison-neuve, 22 dans Rosemont-La Petite-Patrie et 14 dans Ahunt-sic-Cartierville.L\u2019insecte a même été détecté dans quatre grands parcs, soit Maisonneuve, Lafontaine, de la Visitation et Jean-Drapeau.Depuis les premières infestations en 2011, la Ville a mis en place un programme de lutte contre Pagrile, menant des opérations de dépistage, d\u2019abattage et de traitement au biopesticide TeeAzin pour les arbres des zones touchées.La consolation, c\u2019est qu\u2019aucun frêne atteint n\u2019a été découvert dans les zones traitées auparavant.Mais selon Réal Ménard, responsable du développement durable au comité exécutif, il en faudra davantage pour combattre l\u2019ennemi qui menace un arbre sur cinq à Montréal: «On pense que c\u2019est la bonne stratégie, que c\u2019est relativement sous contrôle, mais qu\u2019il faut augmenter le rythme de dépistage et d\u2019injection.» Un sommet L\u2019insecte menace aussi les arbres des 15 villes liées de Pile de Montréal, un territoire qui échappe à la juridiction de Padministration centrale.Les opérations de lutte contre Pagrile seraient d\u2019intensité variable d\u2019une ville à Pautre, soutient M.Ménard, qui suggère que cette responsabilité devienne une compétence d\u2019agglomération.Montréal entend donc inviter les 19 maires d\u2019arrondissement de même que les maires des 15 villes liées à un sommet sur Pagrile le 10 mars prochain au Planétarium Rio Tin to Alcan afin de discuter d\u2019une stratégie commune.De son côté.Projet Montréal n\u2019est pas rassuré et ré- clame la création d\u2019un fonds d\u2019urgence de 10 millions de dollars pour intensifier la lutte contre Pagrile.Le cas d\u2019Hampstead La municipalité d\u2019Hampstead a été particulièrement éprouvée par l\u2019insecte ravageur.L\u2019an dernier, 70 frênes infestés ont dû être abattus et la Ville s\u2019attend à devoir en couper d\u2019autres en 2014, a indiqué Cynthia Lane, responsable des communications.Pour sa part, la Ville de Mont-Royal, qui s\u2019est dotée d\u2019un plan d\u2019intervention, a mené des opérations de dépistage sans déceler d\u2019infestation.A Pointe-Claire, deux insectes ont été capturés dans les pièges installés sur le territoire: «Ce n\u2019est pas un problème en ce moment à Pointe-Claire, mais ça va le devenir éventuellement sur toute Vile de Montréal», dit le maire Morris Trudeau.La canopée Parallèlement à sa lutte contre Pagrile, la Ville de Montréal poursuit son programme de plantation d\u2019arbres avec pour objectif de faire passer la canopée de 20 à 25% d\u2019ici 2025, ce qui nécessitera la plantation d\u2019environ 100000 arbres sur le domaine public montréalais.Pour atteindre cet objectif, la Ville devra toutefois augmenter la cadence puisqu\u2019en 2013, 6161 arbres ont été plantés.Le Devoir FORMATION DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE Unanimes, les provinces rejettent le compromis d\u2019Ottawa MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement fédéral a beau avoir mis de Peau dans son vin quant à sa réforme de l\u2019entente sur la formation de la main-d\u2019œuvre, les provinces ne sont pas pour autant d\u2019accord avec la nouvelle offre des conservateurs.Au terme d\u2019une conférence téléphonique entre les 13 ministres provinciaux vendredi, ces derniers sont toujours unis contre la proposition fédérale.Si le compromis d\u2019Ottawa apaise certaines des critiques qu\u2019avaient les provinces, toutes leurs préoccupations ne sont pas disparues, a expliqué au Devoir le ministre de l\u2019Innovation et de l\u2019Enseignement su-périeur,de PÎle-du-Prince-Edouard, Allen Roach.«Les provinces sont plus unies que jamais sur cette question», a affirmé le ministre, qui préside le forum réunissant ses homologues responsables du dossier.La contre-offre du fédéral est «une étape positive, dans la bonne direction», a-t-il dit, mais «nous ne sommes toujours pas rendus là où il le faut dans ce dossier».Contre-offre Au cours des prochains jours, les gouvernements provinciaux feront parvenir leur propre contre-offre au gouvernement fédéral, laquelle proposera des solutions aux différends qui demeurent, a indiqué M.Roach.A la veille de Noël, le ministre fédéral de l\u2019Emploi, Jason Kenney, a envoyé à ses collègues provinciaux une nouvelle offre ; ceux-ci n\u2019auraient plus à débourser 300 millions de dollars pour financer la subvention pour «Les provinces sont plus unies que jamais sur cette question», a affirmé le ministre Allen Roach l\u2019emploi que veut mettre en place Ottawa, mais 100 millions, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.Comme le prévoyait la formule initiale, le fédéral redirigerait cependant toujours une autre enveloppe de 300 millions \u2014 somme qu\u2019il versait jusqu\u2019à présent aux provinces en vertu de l\u2019Entente sur le marché du travail.Les provinces déplorent qu\u2019en perdant ce financement, elles perdent les moyens de financer des programmes de formation de la main-d\u2019œuvre qui ciblent des minorités qui peinent à se trouver une place sur le marché du travail \u2014 comme les autochtones, les jeunes ou les allophones.Mercredi, le ministre Kenney a confirmé avoir présenté une nouvelle offre aux provinces, arguant que celle-ci démontrait qu\u2019Ot-tawa a entendu leurs doléances et fait preuve de flexibilité.Or, la proposition bonifiée du fédéral n\u2019au-rait pas pris en compte les reproches présentés par les provinces, déplorent ces dernières.«Le front commun demeure», tout comme les réactions initiales au programme, a-t-on indiqué au Devoir.La ministre québécoise de l\u2019Emploi, Agnès Maltais, a réitéré cette semaine qu\u2019elle ne voulait rien savoir de la subvention canadienne pour l\u2019emploi et réclamé la pleine gestion des transferts fédéraux en la matière.M\u201c® Maltais attend un appel de M.Kenney, dans les jours qui viennent, et elle lui demandera une fois de plus le renouvellement de l\u2019entente sur le marché du travail dans sa forme actuelle.Le Devoir VOTEZ POUR Le Prix du , ' \"c Québec Science Découverte de l'année 2013 en collaboration avec Explora LES GRANDS MOMENTS DE LA \u2019 SCIENCE I \u2019 EN 2013 BATAILLE POUR t UNE PLANETE JANVIER ¦ FEVRIER 2014 QUEBECSCIENCE.QC.CA DECdÜyERTES : L\u2019ANNEE' AUX LIMITES DE LA CONSCIENCE L'ÂGEŸÉRITABLE DES ÉTOILES JN GUIDE POUR VOYAGER DANS LE CERVEAU LE DOUBLE JEU DE LA MORPHINE ET 6 AUTRES SUCCÈS QUÉBÉCOIS r Jeudi 23 janvier 2014 | I9h30 Salle de concert du Conservatoire | 4750 Henri-Julien, Montréal ECA1+ Ensemble contemporain de Montréal Vér^ylîique Lacroix I En coproduction avec le Conservatoire de musique de Montréal En codiffusion avec Le Vivier Info: 514 524-0173 | www.ecm.qc.ca SOCAN LE DEVOIR de nutrique de Uimnéal \u2019-ViviïR Notre jury a sélectionné 10 percées scientifiques issues des universités et laboratoires du Québec.À votre tour de choisir laquelle est la plus importante.VOTEZ SUR quebecscience.qc.ca/decouverte2013 Pour participer et consuiter ie règiement du concours, aiiez au www.quebecscience.qc.ca/decouverte2013.N\u2019oubiiez pas d\u2019expiiquer votre choix en queiques mots car votre réponse pourrait être pubiiée.Le vote prend fin ie 20 février 2014.9 06538596330201 http://youtu.be/X0B5m_zTVKA A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 ACTUALITES PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR A défaut de jouir de grands moyens, plusieurs repartent avec des modèles réduits de leur véhicule préféré.Une centaine de ces modèles réduits sont vendus par jour au coût de 125$.SALON DE LAUTO DE MONTREAL Rêver un impossible rêve JEAN-FRANÇOIS NADEAU AU Salon de Tauto de Montréal, il faut savoir marcher encore et encore pour voir toutes les voitures neuves stationnées en marge d\u2019allées de tapis simi-ligazon.Réjeanne Berthiaume se faufile pour sa part dans la foule en fauteuil roulant «On est arrivé de Lacolle ce matin pour visiter le Salon.On va passer la journée ici.Mon mari veut changer d\u2019auto cette année, mais on vient quand même toujours.Ça fait soixante ans qu\u2019on est marié ensemble.J\u2019aime bien venir au Salon, mais je trouve que les hommes restent trop lon^emps au même endroit.» Michel Gariepy, 64 ans, attend qu\u2019un petit garçon sorte d\u2019une rutilante Camaro rouge sang pour s\u2019asseoir à son tour derrière le volant du bolide.«J\u2019en ai eu plusieurs, des voitures comme ça.Des Camaro, des Firebird, des Porche.Ça fait, pour un temps.Maintenant, on se tranquillise.Je vais peut-être acheter une voiture électrique.On est rendu à cette ère-là.» Des voitures électriques?Quelques-unes, ici et là.Mais il s\u2019agit bien davantage encore Si rouler électrique apparaît comme une option marginale, la nature et le plein air occupent passablement imaginaire automobile d\u2019une curiosité que l\u2019expression d\u2019un courant de fond.L\u2019an passé, 3600 personnes, sur plus de 205 000 visiteurs, avaient profité de l\u2019événement pour convenir de l\u2019essai d\u2019un véhicule électrique.Ce sont bien les voitures traditionnelles à essence, souvent très énergivores, qui dominent le paysage, souvent à grand renfort de publicités.Au volant d\u2019une nouvelle voiture, le citoyen se voit sans cesse promettre de goûter à une nouvelle dimension de l\u2019existence : «plus de plaisir», voire «de la tranquillité», quand ce n\u2019est pas une «commodité sans égale», une «grande vision» ou un «style» unique.La voiture est ici le moteur de toutes les destinées.Non, la couleur du jour n\u2019est pas spécialement celle de l\u2019écologie, mais plutôt de la neige étincelante.«Parmi tous les véhicules qu\u2019on vend, m\u2019assure Samuel Quevillon de chez Hyundai, 80% des femmes achètent un modèle tout blanc.» Son confrère vendeur confirme, en appuyant le propos d\u2019un clin d\u2019œil, puis ajoute que les hommes achètent plus facilement une carrosserie peinte en noir.Donc beaucoup de blanc à ce salon qui se déroule Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 S Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience Beaucoup des voitures qui sont valorisées par la présence des hôtesses ne sont pas à vendre.au Palais des congrès jusqu\u2019au 26 janvier.Rêves de luxe Le luxe se porte bien.Depuis que Rolls-Royce est revenu en 2011 au Québec, la compagnie a vendu 59 voitures à la calandre coiffée d\u2019un ange.«En moyenne, ce sont des véhicules qui coûtent 325000$», explique Frank Peronace, le directeur général de Rolls-Royce Motor Cars Quebec.Très élégant dans son complet bien taillé, il avait derrière lui la Rolls-Royce Phantom offerte à 537000$.«Grâce au Salon, je vends toujours au moins une Rolls-Royce.» Dans la même fourchette de prix, on trouve aussi de nombreux preneurs ailleurs, notamment chez Ferrari, Maserati, Bugatti, Austin Martin et autres Bentley.Rayonnant, rieur à souhait.Bob Clermont fanfaronne à côté d\u2019une Lamborghini toute noire: «Cette année encore, elles sont inaccessibles.Pas à cause de la clôture qui est devant, mais parce qu\u2019il nous manque toujours juste une piasse pour repartir avec!» Sa femme rigole.Pensez-vous qu\u2019un jour vous pourrez posséder une voiture pareille?«Tout est possible! La richesse est à la portée de tout le monde.Ceux qui ont les moyens d\u2019avoir ça, ils ont pris des risques, eux.Nous, on a peur de perdre ce qu\u2019on a.Alors on risque moins qu\u2019eux, peut-être.» Alors vous achèteriez une voiture de ce genre si vous étiez millionnaire?«Oh! Je serais pas ici si fêtais millionnaire.» Au Salon de l\u2019auto, on vient pour rêver.A défaut de jouir de grands moyens, plusieurs repartent avec des modèles réduits de leur véhicule préféré.Gilbert Goyer, de la boutique Autos Suggestions, discute avec des clients potentiels de la finition d\u2019une Ford Mustang 514*861 *0630 Vieux-Montréal (jos&ey - .JSoi&ette' tSol(l\u20ac/de^20^/o toutes foy mdwcÂa/uû&ey 2Sjafioier^ yd/a/ne&^ et\to/rHmi&ycre^ydÂotoSj, aMicle& c/e^ ùareaui ^iceaaoa, cire& a cacAet&y etc.44ô, ru&Sù-^fuJ^txte^, J4æifæ^jffofitréal F/eié^Aofi& : ôi4 ^46-4ÿ^0 d'otio^rtaro dtù âmaf aiù a\u20acm/rea4c/& WA 00 o/\t00 sum£dt^ eO (dmmicÂŒy c/& yO A 00 o/ ydÂ/SO reproduite à l\u2019échelle 1/18®.La voiture miniature se vend dans un écrin de plastique pour 125$.«On vend en moyenne une centaine de voitures de ce genre lors d\u2019une journée au Salon.Il y a deux types de clients: ceux qui consolent leurs rêves de voitures qu\u2019ils ne peuvent acheter et ceux qui collectionnent vraiment ce type d\u2019objets.» Si rouler électrique apparaît comme une option marginale à côté d\u2019une offre impressionnante de véhicules très imposants, luxueux, immenses, la nature et le plein air occupent passablement l\u2019imaginaire automobile.Des vélos trônent sur différentes marques.Vélo tout carbone aux composantes dispendieuses sur des modèles de haut prix; vélo tout usage sur des marques plus populaires.Et tant qu\u2019à penser au plein air, pourquoi ne pas habiller votre véhicule de l\u2019un ou l\u2019autre des faux finis disponibles aux allures de peau de léopard, de zèbre, de carapace de tortue ou de cuir de serpent bien mort?La trentaine tous les deux.Sébastien Pitre et Marie-Pierre Ladouceur se promènent avec leur fils de huit mois installé dans une jolie poussette colorée.Habitués du Salon, ils sont venus voir en vrai leur nouveau 4x 4 américain dont ils attendent la livraison chez leur concessionnaire.«Je change d\u2019auto aux deux ans à peu près.J\u2019ai souvent envie de changer.Avant, j\u2019avais un camion Cadillac escapade 2010.Mais ça consommait tellement! Je l\u2019avais acheté usagé.Neuf, il valait 100000$.Un an plus tard, quand je l\u2019ai acheté, il ne valait plus que 52000$.C\u2019est fou l\u2019argent qu\u2019on perd avec une auto de luxe!» Les hôtesses Teodora ne souhaite pas que l\u2019on donne son nom de famille.Longue et fine, montée sur des escarpins qui redéfinissent les lois de l\u2019équilibre physique, elle s\u2019occupe des visiteurs de l\u2019espace Ford.Elle est vêtue comme ses consœurs d\u2019un t-shirt noir très ajusté.D\u2019autres hôtesses sont plutôt vêtues de petites robes bleu électrique.«Je suis étudiante.Je voudrais m\u2019occuper d\u2019immigration.C\u2019est une amie qui m\u2019a recommandée à l\u2019une des agences qui nous pla-cenf pour le Salon.» A l\u2019étage de la «zone performance», on trouve une suite de véhicules modifiés présentés par des hôtesses à l\u2019anatomie renforcée.Les voitures qu\u2019elles sont chargées de valoriser par leur présence ne sont pourtant pas à vendre.Alors pourquoi les paie-t-on une vingtaine de dollars l\u2019heure pour qu\u2019elles se fassent photographier sans arrêt, éternellement souriantes et jambes croisées, avec des nuées de curieux?On vient à ce 46® Salon automobile de Montréal pour rêver d\u2019impossibles rêves.Et ils seront plus de 200000 encore cette année à payer 12$ chacun pour se donner le droit de le faire devant les nouveaux chevaux de métal.Le Devoir À LOUER Des locataires sérieux ?Un loyer versé à temps ?Votre appartement en sécurité ?Rubrique Location iqi  partir de 50$/semaine 100$/mois 514 985-3322 ou petitesannonœs@ledevoir.com LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 A 11 ACTUALITES PEDOPHILIE Benoît XVI amené une purge 384 prêtres ont été défroqués sous son pontificat KARL RETTINO-PARAZELLI Pendant son pontificat, Benoît XVI ne s\u2019est pas contenté de demander pardon aux victimes d\u2019actes pédophiles.Vers la fin de son règne, l\u2019ancien pape a également intensifié le renvoi de prêtres soupçonnés d\u2019avoir agressé des enfants, révèlent des documents obtenus par l\u2019Associated Press.Au cours des années 2011-2012, le Vatican a défroqué 384 prêtres, contre 171 lors de la période 2008-2009.Ces plus récentes statistiques obtenues par l\u2019agence de presse proviennent des documents qu\u2019avaient en main les représentants du Saint-Siège lors de leur comparution jeudi devant un comité de rONlJ pour les droits des enfants.À Genève, le Vatican a dû justifier sa gestion des scandales de pédophilie en tant que signataire de la Convention des droits de l\u2019enfant de 1990.Faire bonne figure Depuis 2001, les évêques doivent rapporter au Vatican les cas d\u2019accusations de prêtres jugées crédibles.C\u2019est alors la Congrégation pour la doctrine de la foi, une sorte de tribunal du droit canon, qui détermine les sanctions à appliquer au besoin.Le Saint-Siège n\u2019a toutefois révélé publiquement le nombre de prêtres renvoyés annuellement qu\u2019à partir de 2008.Auparavant, seule la quantité de cas analysés était divulguée.De manière plus précise, le Vatican a exclu de l\u2019Église 68 prêtres en 2008 (sur 191 cas reçus), 103 en 2009 (223 cas), 260 en 2011 (404 cas) et 124 en 2012 (418 cas).Le nombre de renvois en 2010 demeure inconnu, mais 527 cas ont été soumis à la Congrégation cette année-là.Loin d\u2019être rassuré, le Réseau des survivants,agressés par des prêtres aux États-Unis estime que la divulgation de nouvelles statistiques au lendemain de l\u2019audience devant un comité de l\u2019ONU relève d\u2019une stratégie pour faire bonne figure.Le Devoir » ff \u2022à Le sort des rhinocéros sud-africains s\u2019aggrave La situation des rhinocéros ne cesse de s\u2019aggraver en Afrique du Sud.Plus 1000 bêtes ont été abattues en 2013 par des braconniers.Le nombre d\u2019animaux tués ne cesse d\u2019augmenter depuis 2007 dans ce pays, qui abrite 80% des rhinocéros de la planète.S\u2019ils ne les tuent pas, les braconniers anesthésient les rhinocéros et leur arrachent la corne à la hache.L\u2019animal se réveille ensuite et meurt en quelques jours des suites de ses blessures.La poudre de corne est vendue essentiellement en Asie pour nourrir le marché de la médecine dite «traditionnelle».En fait, elle contient la même matière que les ongles humains, de la kératine.Sur la photo, deux rhinocéros blancs se promènent près de Limpopo, en Afrique du Sud.photo Alexander joe agence france presse Oléoduc Keystone XL : Washington promet une réponse pour bientôt ALEXANDRE SHIELDS Washington a promis vendredi de donner rapidement sa réponse siu la construction de l\u2019oléoduc Keystone XL, un projet vanté par le gouvernement Harper et qui facilitera l\u2019expansion de l\u2019industrie des sables bitumineux.«Je peux promettre à nos amis au Canada que [.] Von s\u2019efforce de régler cela de manière efficace et rapide», a dit le secrétaire d\u2019État John Kerry.Il a fait cette annonce alors qu\u2019il recevait vendredi le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird.Ce dernier a justement demandé jeudi à l\u2019administration Obama de prendre rapidement une décision concernant ce projet qui permettrait de transporter 830000 barils de pétrole par jour de l\u2019Alberta au Texas.M.Baird a aussi affirmé que le projet n\u2019aurait «aucune incidence importante sur l\u2019environnement» et qu\u2019il était préférable de transporter l\u2019or noir par oléoduc plutôt que par voie ferroviaire, pour des raisons de sécurité évidentes.Position mitigée Scientifiques et environnementalistes ne sont pas tous de cet avis.Le président Barack Obama, qui tarde à trancher dans ce dossier, a d\u2019ailleurs dit l\u2019an dernier que Keystone XL sera approuvé s\u2019il n\u2019augmente pas de façon «significative» la production de gaz à effet de serre.Washington analyse toujours une étude d\u2019impact qui lui a été soumise il y a déjà plusieurs mois, a dit vendredi M.Kerry.Sur le plan économique, la construction de l\u2019oléoduc créerait, selon Ottawa, des milliers d\u2019emplois de chaque côté de la frontière.Mais selon le chef de la Maison-Blanche, cette infrastructure pétrolière ne créerait que «50 emplois permanents» dans son pays, signe du faible impact économique attendu du projet.Campagne intensive Reste que le gouvernement de Stephen Harper mène une campagne intensive de promotion pour ce pipeline.Le premier ministre a répété à plusieurs reprises qu\u2019il perm,ettra d\u2019accroître la sécurité énergétique des États-Unis.Avant lui, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, a averti qu\u2019un refus de ce projet constituerait un dangereux précédent pour les relations entre Ottawa et Washington.Il faut dire que le lobby de l\u2019énergie fossile est pressé de trouver des débouchés pour la production des sables bitumineux, qui doit doubler au cours des prochaines années.Au moins quatre projets d\u2019exportation de pétrole alber-tain par pipeline sont en développement, dont deux qui passeraient par le Québec.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Quinze ans pour freiner le réchauffement climatique Devant l\u2019urgence, le prochain rapport du GIEC demandera des mesures radicales ALEXANDRE SHIELDS Il reste à peine une quinzaine d\u2019années pour mettre en place les mesures qui permettraient de freiner le réchauffement climatique, estime le Groupe intergouvememental d\u2019experts sur le climat (GIEC) dans une version non définitive de son prochain rapport.Pour y parvenir, il faudra que l\u2019humanité, qui carbure essentiellement au pétrole et au charbon, réduise radicalement ses émissions de gaz à effet de serre.Selon les scientifiques du GIEC, la communauté internationale doit se fixer comme objectif de limiter la concentration de CO2 dans l\u2019atmosphère à un maximum compris entre 430 et 480 particules par million (ppm).Il serait alors possible de freiner la hausse du climat à 2 °C au cours du présent siècle, ce qui est l\u2019objectif de la communauté internationale.Au-delà de 530 ppm, précise le GIEC, il sera tout simplement impossible d\u2019empêcher des bouleversements climatiques majeurs, avec tout ce que cela suppose comme conséquences pour la vie sur Terre.Or, le seuil des 400 ppm a été franchi cette année et les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne cessent de croître année après année.Selon les prévisions des experts siu le climat, la concentration de CO2 poiurait donc atteindre 450 ppm en 2030, et entre 750 et 1300 ppm en 2100.La hausse du thermomètre poiurait ainsi atteindre de 3 à 5°C.Un tel scénario déclencherait des «changements cataclysmiques», selon la Banque mondiale.Urgence d\u2019agir S\u2019il n\u2019est pas trop tard pour tenter de sauver le climat terrestre, la communauté internationale doit toutefois agir rapidement, constate le GIEC.«Contenir les niveaux [des GES] de concentration dans l\u2019atmosphère à 530 ppm ou en deçà sera un défi plus difficile à relever, et les options pour y parvenir seront plus réduites, si les mesures de réduction des émissions sont reportées au-delà de 2030», peut-on lire dans le projet de rapport, dont la version définitive doit être publiée en avril.Les mesures devront d\u2019ailleurs être radicales.En fait, les émissions mondiales de GES doivent impérativement être réduites de 40% à 70% en 2050 par rapport à 2010, précise le texte.Pour atteindre cet objectif, «la plupart des scénarios comprennent une multiplication par trois ou quatre des sources d\u2019énergie faiblement carbonées telles que les énergies renouvelables, l\u2019énergie nucléaire et l\u2019énergie fossile adossée à des systèmes de capture du carbone», font aussi valoir les auteurs du document.\\ A qui le fardeau ?L\u2019analyse des études existantes démontre par ailleurs que pour limiter la concentration à entre 450 et 550 ppm, au coût le plus faible, la plupart des investissements devront avoir lieu dans les pays hors OCDE.Pour le moment, plusieurs puissances émergentes refusent toutefois de se voir imposer des engagements contraignants, ce qui contribue à la quasi-paralysie des négociations climatiques mondiales.La Chine et l\u2019Inde, par exemple, souhaitent que les pays en développement sqient traités différemment des États industrialisés, historiquement responsables des bouleversements climatiques.Même si la Chine est aujourd\u2019hui le premier émetteur de GES dans le monde, elle insiste toujours pour que le fardeau de réduction des émissions sojt porté par les pays riches.À l\u2019opposé, des pays comme le Canada refusent de se fixer des objectifs plus ambitieux san^ un engagement plus ferme d\u2019États comme la Chine.La communauté internationale doit théoriquement parvenir à s\u2019entendre en 2015 sur un accord de lutte contre les changements clipiatiques qui doit inclure 190 États.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SAUTEZ DANS LE PRINTEMPS r CAP SUR LE SOLEIL FORFAITS VOLS INCLUS SEJOURS DE 7 NUITS TOUT COMPRIS À PARTIR DE 1599* PAR ADULTE Réservez avant le 4 mars 2014 pour un séjour jusqu'au 22 août 2014 LES ENFANTS DE MOINS DE 4 ANS SÉJOURNENT GRATUITEMENT* Avec notre vente Cap sur le Soleil, c'est le moment idéal pour vous évader ce printemps et vous offrir un voyage sans soucis à un rapport qualité-prix sans pareil.Les vacances tout compris au Club Med incluent vraiment tout, même les vols.Nous vous invitons à découvrir les 71 destinations du Club Med, ses programmes d'encadrement primés pour les enfants, son École de sport qui comble petits et grands et ses G.O.® soucieux de rendre votre séjour inoubliable.Sautez sur cette offre avant qu'elle s'envole! 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enfant.D\u2019autres restrictons peuvent s\u2019appliquer, y compns les conditions de la brochure et les frais de modificaton/d\u2019annulaton.Club Med n\u2019est pas responsable des erreurs ou des omissions.Pour des voyages réservés par un agent de voyages du Québec, les prix n\u2019incluent pas la contnbution au Fonds d\u2019indemnisation des cliente des agente de voyages de 2$ par tranche del 000$ de services touristques achètes.Permis du Québec.** Le séjour des enfants de moins de 4 ans est gratuit dans la plupart de nos Villages familiaux y compris : Sandpiper Bay, Floride; Ixtapa Pacific et CancûnYucatân, Mexique; Punta Cana, République dominicaine; Columbus Isle, Bahamas; Les \" ¦ le et La Caravelle, Guadeloupe.Les billets d\u2019avion des enfants doivent être payés par le client si les vols sont réservés par Club Med.Les enfante sqoumant gratuitement doivent être logés dans la même chambre ou la même unite communicante que les adultes payant leur séjour.C.http://clbmd.ca/q/lyws A 12 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JANVIER 2014 ACTUALITES CIRQUE SUITE DE LA PAGE 1 Le Cirque du Soleil commence aujourd\u2019hui à lever le voile sur une partie de ce passage à vide et concède que son avenir pourrait se trouver bien ailleurs qu\u2019en piste de cirque.«On est rendu à l\u2019étape de dire \u201cqu\u2019est-ce qu\u2019on a réussi?Comment mettre cela à profit pour les 30 prochaines années, sans rester ce que nous avons toujours été, en restant collés sur notre volonté de créer?\u201d», a fait valoir cette semaine Renée-Claude Ménard, directrice des affaires publiques du CDS.La liste de paye du Cirque ne compte plus que 4000 employés salariés permanents, dont 1500 à son siège social de Montréal, confîrme-t-elle.La perte des contractuels ne fait pas partie du décompte.«Dans notre démarche d\u2019efficience, beau-«Le Cirque ^oup de contrats n\u2019ont pas été n\u2019est oas\trenouvelés, mais c\u2019est difficile à évaluer.On est passé de à vendre.\tproductions par année à y _\tMwe sew/e», ajoute-t-elle.A moins\tDepuis 2010, la fermeture P\tde cinq spectacles perma- que (juy se nents et de tournées en Amé- Ipvp dpmnin ^ique et en Asie {Banana leve ueiiidiii shpeel, ZED, ZAIA, Viva Blet change\tIRIS) a ralenti le par- cours de comète du CDS.Le d\u2019idée.»\tchoc de la réalité a fait mal, très mal.L\u2019avenir du Cirque se trouve-t-il encore dans la création de spectacles ?L\u2019entreprise doit « développer de nouvelles formes de divertissements où le cirque ne sera pas le seul produit», insiste la porte-parole.Amorcée en douce à la fin des années 2000, la diversification s\u2019accélère à la vitesse grand V au sein de l\u2019entreprise.En plus de l\u2019alliance conclue avec Bell pour produire des contenus multiplateformes, le CDS a acquis 20% de la compagnie de pub Sid Lee pour investir le lucratif marché de la «promotion événementielle».L\u2019entente annoncée cette semaine avec Scott Zeiger, magnat new-yorkais de Xentertainment, pour créer une nouvelle division «Broadway» basée à New York confirme que le CDS scrute de nouveaux marchés et arrive à un point crucial de sa mirobolante histoire.Si un noyau de hauts dirigeants entérine ce virage préconisé par le chef de la direction, Daniel Lamarre, plusieurs ex-cadres et employés consultés par Le Devoir estiment que le Cirque du Soleil «a perdu son noyau créatif».Plus qu\u2019un dur moment à passer; l\u2019opération de mises à pied destinée à assainir les finances du géant de la piste, intitulée REVAMP, alimente plus que jamais les rumeurs de vente de la compagnie, indiquent plusieurs sources contactées par Le Devoir.« C\u2019est plus que plausible.Sans vendre toute la compagnie, la filière des shows permanents à Las Vegas, qui est la plus lucrative, serait très vendable», affirme un ex-cadre du CDS, corroboré par d\u2019autres.Plausible?«Non, pas du tout!, réfute Renée-Claude Ménard.Ce n\u2019est pour pas rendre l\u2019entreprise vendable, c\u2019est pour assurer la pérennité de l\u2019entreprise.Le Cirque n\u2019est pas à vendre.A moins que Guy se lève demain et change d\u2019idée.Quand on fait une démarche de réorganisation, tout le monde y va de sa perception.C\u2019est tout à fait légitime qu\u2019il y ait de l\u2019insécurité, commente la porte-parole.On a travaillé fort et dans quelques semaines [au printemps], on sera en mesure de dire quelle est [notre] vision pour les 30 prochaines années.» Autopsie d\u2019une crise A fautomne 2008, les Bourses du monde entier s\u2019effondrent.11 s\u2019accumule sur les tables à dessin du Cirque du Soleil plus de projets que n\u2019en auraient jamais rêvé les échassiers de Baie-Saint-Paul lors de la fondation de la troupe en 1984.Avec dix productions majeures en route, un actif évalué à 1,1 milliard, l\u2019entreprise règne sur un empire où le soleil ne semble jamais vouloir se coucher.Les of fres pleuvent, dopées par le succès de LOVE, le spectacle hommage aux Beatles qui triomphe à Las Vegas.Le plongeon du huard gonfle les profits du Cirque, car l\u2019entreprise dépense en dollars canadiens, mais empoche en dollars US.Les contrats se signent, l\u2019entreprise grossit, les frais de fonctionnement explosent.C\u2019est à ce moment précis que se dessine le début de la crise qui a frappé le géant, jusque-là inébranlable.« On est passé d\u2019une entreprise artistique à une entreprise d\u2019affaires.Quand il faut créer parce qu\u2019on a signé des contrats, la créativité n\u2019est pas toujours au rendez-vous», ajoute un ex-gestionnaire qui a requis l\u2019anonymat.«A partir de 2009, les spectacles à Las Vegas ont commencé à manger leurs bas.Mais on a continué quand même à rouler à fond, avec deux ou trois nouvelles productions par an», raconte un autre ex-cadre de l\u2019entreprise.L\u2019expansion continue Même si la récession frappe partout sur la planète, Daniel Lamarre, le chef de la direction, maintient le pied sur l\u2019accélérateur, alors que Guy Laliberté prépare son envolée dans la stratosphère.Or, à Las Vegas, le nombre de visiteurs plonge de 15% et les revenus d\u2019autant.L\u2019assistance aux spectacles de «O», LOVE et Mystère chute, si bien que les billets sont soldés à 25%, et même 50% par certains voyagistes.Le dollar canadien, lui, amorce sa remontée.Trois spectacles permanents sont inaugurés en 2008 en Amérique et en Asie, et trois autres en 2010-2011, sans compter les nouveaux spectacles de tournée, et les spectacles en aréna.En 2010, le Cirque fait sa première incursion sur Broadway, avec Banana Shpeel, création au nom tristement prémonitoire, qui dérape et s\u2019af tire des critiques dévastatrices.Plusieurs voient là l\u2019origine de la dangereuse spirale qui a sonné le début des déboires du Cirque.Cinq spectacles fermeront leurs portes à Las Vegas, deux en Asie, trois en Amérique.« On dirait que Guy [Laliberté] s\u2019est désintéressé, ses projets personnels ont pris le dessus et il a laissé l\u2019entreprise aux mains des gestionnaires.On savait tous qu\u2019on s\u2019en allait vers un mur de béton», déplore un autre ex-cadre.Si tous requièrent l\u2019anonymat, c\u2019est qu\u2019au Cirque, écorché par une rébellion au tout début de son existence, s\u2019est développée une culture du silence, exacerbée lors de la vague de licenciements.Des ententes de confidentialité sont imposées à certains cadres.Le Cirque s\u2019esfil lui-même vampirisé en écu-mant le public américain?«Ça n\u2019a pas été un problème de revenus, mais de frais de fonctionnement.Ce n\u2019est pas que nos spectacles n\u2019allaient pas bien.Certains ont fermé pour d\u2019autres raisons, comme à Tokyo, où le séisme a entraîné la fermeture de Tokyo Disney, auquel se sont ajoutées la fluctuation du dollar et la crise en général», affirme Chantal Côté, attachée de presse au CDS.Un tournant Chose certaine, récession ou pas, le pari de la croissance à tous crins semble avoir guidé le chef de la direction, Daniel Lamarre.«Aller à contre-courant peut être payant.Le moment est propice pour poursuivre notre croissance, parce que ces projets nous donneront un avantage concurrentiel considérable.Ce qui nous permet- tra en fin de compte d\u2019atteindre notre objectif, soit d\u2019augmenter nos parts de marché», déclarait il en 2009 à la revue Commerce.La stratégie semble avoir fait chou blanc.Plusieurs observateurs contactés par Le Devoir s\u2019étonnent de la confiance dont semble toujours jouir M.Lamarre auprès de Guy Laliberté, grand manitou du cirque trentenaire.Philippe Ravanas, ex-directeur du marketing chez Euro Disney, juge le repli vécu par le fieuron de l\u2019industrie culturellejnévitable après 30 ans d\u2019expansion eflfénée.«Etre passé d\u2019une troupe de rue à une entreprise d\u2019un milliard, c\u2019est une réussite inespérée.Ils ont fait en 20 ans ce que d\u2019autres ont mis 100 ans à réaliser», souligne ce directeur de la chaire en gestion des industries culturelles de l\u2019Université Columbia, à Chicago.Condamnée au renouvellement perpétuel, l\u2019industrie du divertissement fait face à une réalité beaucoup plus dure que d\u2019autres secteurs de l\u2019économie, ajoute-fil.La diversification s\u2019avère souvent la seule issue possible.«Il y a peut-être un essoufflement, mais cela arrive à un moment où la monétisation des entreprises culturelles est complètement remise en question, comme l\u2019a été l\u2019industrie du disque dans les années 2000.C\u2019est tout l\u2019avenir du spectacle vivant qui est fragilisé.» Seule la créativité permettra à l\u2019entreprise de se remettre en mode croissance, pense-fil.«Le baiser de la mort pour les entreprises à succès, c\u2019est qu\u2019il est de plus en plus difficile de prendre de risques.Dans les industries créatives, il y a cette tension constante entre la création, qui a la mission de surprendre, et le marketing qui, lui, veut revendre la même formule qui marche.Que le Cirque essaie d\u2019explorer d\u2019autres plateformes est plutôt sain, estime l\u2019ex-haut cadre chez Disney.La difficulté, c\u2019est de jongler constamment avec ces deux impératifs.Tour l\u2019avenir du Cirque du Soleil, ce sera le défi le plus important.» Le Devoir du 2 au 31 janvier St.Denis & Duluth 514-844-1919 Sherbrooke O & Bishop 514-985-0015 Appelez nous pour un examen de la vue www.georgeslaoun.com Boutique de Saint-Denis ouvertes exceptionneiiement ies dimanches du soide en janvier (13 h à 17 h) LAOUN d\u2019escompte sur toutes nos montures à l\u2019achat de verres.BOXE SUITE DE LA PAGE 1 continuer de regarder vers le haut dans une perspective internationale alors que le perdant se retrouvera dans une situation plus problématique ; la concurrence dans cette catégorie de poids est féroce.La pesée officielle Vendredi se déroulait la pesée officielle dans un hôtel du centre-ville de Montréal, et les deux boxeurs ont fait le poids.Bute a fait osciller la balance à 173,60 livres, tandis que Pascal, devant une foule plutôt acquise à son rival, a tout juste respecté la limite prescrite de 1751., ayant dû retirer la tuque qu\u2019il portait à la suite d\u2019un premier échec.Bien que frondeur dans son langage non verbal, ce dernier a poussé le mutisme jusqu\u2019à poser pour le traditionnel face-à-face avec un morceau de ruban adhésif noir sur la bouche, allusion évidente à d\u2019anciens propos de Bute selon lesquels il allait lui «fermer la gueule».Mercredi, Pascal s\u2019était offusqué de ces mots, alléguant que son vis-à-vis lui avait grossièrement manqué de respect.«Ce sont les animaux qui ont des gueules.Moi, je suis un être humain, fai une bouche», avait-il lancé avant que le Roumain d\u2019origine ne réplique qu\u2019il ne s\u2019agissait là que d\u2019une expression qu\u2019il avait apprise au Québec et qu\u2019il ne cherchait pas l\u2019insulte.Lundi à l\u2019entraînement.Bute, 33 ans, dont le dossier en carrière est de 31-1-0 avec 24 mises hors de combat et qui fut champion mondial de l\u2019International Boxing Pederation chez les super-moyens de 2007 jusqu\u2019à sa défaite aux mains du Britannique Cari Proch en mai 2012, avait confié être gonflé à bloc et il avait promis «tout un spectacle, un combat spectaculaire».Au terme de la pesée, il a poursuivi sur la même lancée lors d\u2019une brève rencontre avec les représentants des médias.«Je me sens très bien, très fort, très confiant, fai hâte au combat, a-t-il dit.Croyez-moi, rien ne peut m\u2019arrêter, rien, rien, rien.Ça va être une destruction.On va régler ça.» Et il a répété que l\u2019affrontement avec Pascal sera déterminant pour lui : « Ce combat est très important pour mon futur, le plus important de ma carrière jusqu\u2019à maintenant.» De son côté, Pascal, 31 ans, montre un rendement à vie de 28-2-1 avec 17 knock-out.Lui qui réclame depuis longtemps un rendez-vous avec Bute a été champion du monde des mi-lourds du World Boxing Council de 2009 jusqu\u2019à sa défaite contre l\u2019Américain Bernard Hopkins en décembre 2010 à Québec.Son entraîneur Marc Ramsay a faît savoîr qu\u2019îl pour-raît se présenter sur le ring samedi à 190 livres, ce qui ne compromettrait pas pour autant sa rapidité.Question de rapidité Cette rapidité pourrait d\u2019ailleurs être l\u2019un des éléments-clés du combat.L\u2019entraîneur de Bute Stéphan Larouche a déjà cherché à entrer dans la tête de Pascal en le qualifiant de «boxeur de quatre rounds», façon de dire que celui-ci a tendance à sortir un peu trop fort et à s\u2019épuiser rapidement, ce qui donnerait l\u2019avantage à son protégé si l\u2019affrontement s\u2019étire.11 faudra également surveiller le comportement de Bute, dont on a répété à l\u2019envi qu\u2019il avait été sérieusement ébranlé mentalement par sa défaite contre Proch et qui ne s\u2019est vraiment pas montré convaincant dans le seul duel qu\u2019il a livré depuis, une victoire par décision unanime face au Russe Denis Grachev en novembre 2012.11 relève du cliché que de parler de croisée des chemins, mais les deux anciens détenteurs d\u2019une couronne mondiale, qui ont dû composer avec les blessures et ont largement été contraints à l\u2019inactivité ces derniers temps, paraissent réellement en être là.11 s\u2019est dit beaucoup, beaucoup de choses pour créer un peu d\u2019atmosphère, mais la table est maintenant enfin mise pour qu\u2019on s\u2019explique à la régulière, avec les bons vieux poings.Le Devoir ik Voilà plusieurs années que l\u2019Agence du revenu sème le vent.Elle récolte maintenant la tempête, yy Patrick Bédard RECOURS SUITE DE LA PAGE 1 sée, systémique, sans cadre légal ou assise juridique aucune», allègue la requête.« Voilà plusieurs années que l\u2019Agence du revenu sème le vent.Elle récolte maintenant la tempête», a commenté M® Bédard vendredi.11 lui reste maintenant à prouver sa cause devant un deuxième juge, vraisemblablement à compter de 2015.Une entente reniée En janvier 2010, Prancis Brisebois s\u2019est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité,.11 devait plus de 10000$ en impôts impayés.A la suite de négociations, il s\u2019est entendu avec Revenu Québec pour rembourser ses créances en 60 mois.L\u2019entente entre le débiteur et ses créanciers a été entérinée par le tribunal, comme le prévoit la Loi sur la faillite.M.Brisebois pouvait enfin sortir la tête de beau.En juin 2010, il a même pu obtenir un remboursement d\u2019impôt de 1400$.Plutôt que de lui envoyer un chèque, l\u2019Agence du revenu a déduit les 1400$ de sa dette.En 2012, c\u2019est le même scénario, sauf que cette fois, le fisc retranche de sa dette un remboursement de 3500$.Selon M® Bédard, les pratiques du fisc sont contraires à la Loi sur la faillite.Son client ne conteste pas les avis de cotisation qu\u2019il a reçus, ni l\u2019ampleur de sa dette.11 déplore que Revenu Québec ait balayé sous le tapis un règlement de dettes «négocié, convenu, accepté et approuvé par le tribunal».«C\u2019est une entente qui devait être respectée, dans la mesure où le tribunal l\u2019a entérinée», estime M® Bédard.La juge Michèle Lacroix y voit un enjeu sérieux, qui mérite d\u2019être étudié dans le cadre d\u2019un recours collectif.«La faute possible de l\u2019Agence a pu causer à Brands Brisebois certains dommages en le privant des sommes auxquelles il avait droit tout en ne le libérant pas de son obligation de faire les paiements convenus à la proposition », écrit-elle.La question centrale, dans ce litige, consiste à déterminer si Revenu Québec peut se rembourser ainsi, après avoir conclu une entente sur les sommes dues et les modalités de paiement, tout en sachant bien que l\u2019entente en question a force de jugement.«Est-ce un abus de droit?», s\u2019interroge la juge Lacroix.11 reviendra à un deuxième juge de trancher la question.Les arguments du fisc L\u2019avocat de Revenu Québec, Daniel Cantin, n\u2019a pas commenté l\u2019affaire, renvoyant le dossier aux communications de l\u2019agence.«Revenu Québec en est à prendre acte de ce jugement.L\u2019étape suivante sera l\u2019audition sur le fond en Cour supérieure, où nous aurons l\u2019occasion de faire valoir nos arguments», a expliqué sa porte-parole, Geneviève Laurier, dans un bref courriel.Revenu Québec n\u2019a formulé aucun autre commentaire.Dans ses arguments à la juge Lacroix, Revenu Québec s\u2019appuie sur la Loi sur l\u2019administration fiscale pour justifier ses pratiques.Lorsqu\u2019un contribuable a droit à un remboursement d\u2019impôt, la loi stipule que le remboursement peut être affecté au paiement d\u2019une dette.Les lois sur la fiscalité et la faillite entrent en conflit direct dans cette affaire.Lorsqu\u2019une proposition d\u2019arrangement avec des créanciers est acceptée par un tribunal, elle acquiert «une force exécutoire», souligne la juge Lacroix.«Elle devient alors le seul lien juridique entre le débiteur et ses créanciers.Toute entente intervenant, indépendamment de la proposition, est contraire à l\u2019ordre public.» Ces leçons sont tirées d\u2019un jugement de la Cour d\u2019appel de l\u2019Qntario, qui a mis un frein à cette pratique utilisée autrefois par l\u2019Agence du revenu du Canada.Le Conseil des syndics du Québec, un regroupement de quelque 200 membres, appuie sans réserve le recours de M.Brisebois.«Pour nous, c\u2019est une question de respect de l\u2019intention de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité, qui est de permettre aux gens en difficulté financière de se réhabiliter, en mettant leurs dettes de côté et en se concentrant sur l\u2019avenir», explique Virginie Comtois, syndique de faillite et porte-parole du Conseil.Selon M\u201d® Comtois, les pratiques de Revenu Québec nuisent aux efforts des débiteurs pour rétablir leur équilibre financier.«Ça vient toucher leur budget, leurs flux de liquidités.Pour les gens qui ont des difficultés financières, cette cause est très importante», estime-t-elle.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OC sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a 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