Le devoir, 29 janvier 2014, Cahier A
[" Pete Seeger : mort d\u2019un troubadour américain engagé Page B 10 Voyage en Israël : des musulmans accusent Harper de diffamation Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C V N° 1 7 LE DEVOIR, LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Charte des valeurs Couillard met en garde le Québec contre la volonté de se distinguer ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Saint-Félicien \u2014 Le chef libéral Philippe Couillard a prévenu que le Québec ne peut choisir un modèle de diversité qui se distingue de ses voisins en Amérique du Nord, comme le propose le Parti québécois avec la charte des valeurs, sans risquer d\u2019en pâtir sur le plan économique.«Nous ne sommes pas en Europe.Nous ne sommes pas des Européens déplacés.Nous sommes des Nord-Américains et nous fonctionnons dans un contexte nord-américain», a affirmé Philippe Couillard en marge du caucus de son parti.«Les sociétés nord-américaines, par nature, sont diverses.La nôtre devient également de plus en plus diversifiée.» Selon lui, les investisseurs étrangers, avant de placer leurs billes au Québec, tiendront compte de «la façon dont cette diversité est gérée, non pas comme source de tensions ou de divisions, mais comme un actif pour la société et une source de prospérité».Cela fera partie des multiples facteurs qui seront évalués, a-t-il précisé.«La diversité chez nous, ce n\u2019est pas une menace.Nous ne sommes pas menacés au Québec», a-t-il insisté.Le chef libéral, qui croit réelle la possibilité que Pauline Marois déclenche des élections sous peu, juge que la population sera placée devant un choix entre «deux modèles de société complètement différents» : le Parti libéral misera sur la croissance économique pour assurer le financement adéquat des services publics.VOIR PAGE A 10: COUILLARD Lire aussi > Le p.-d.g.de Cogeco, Louis Audet, plonge dans le débat sur la charte.Page B1 Aujourd\u2019hui yrà «Nous ne sommes pas en Europe.[.] nous fonctionnons dans un contexte nord- américain.» Actualités > SOLIM: Arsenault défend l\u2019intégrité de Lavallée.Page A 5 Québec n\u2019a reçu aucune offre pour l\u2019étude du «potentiel économique des énergies fossiles» dans le golfe du Saint-Laurent.Page A 4 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 A6 B6 B6 A6 B3 Fernand Leduc, 1916-2014 MNBAQ, DENIS LEGENDRE © FERNAND LEDUC/SODRAC (2013) Jaune, huile sur toile réalisée en 1962.Le peintre Fernand Leduc, l\u2019un des signataires du manifeste Refus global, vient de disparaître à l\u2019âge de 97 ans.Retour vers la lumière ODILE TREMBLAY Si longtemps, il aura cherché à rendre le clair et l\u2019obscur, le chaud et le froid sur ses toiles jusqu\u2019au minimalisme ultime.John Porter du Musée des beaux-arts du Québec en parlait comme du plus grand des peintres vivants.Voici Fernand Leduc disparu.Un phare, un artiste majeur, un philosophe aussi dans une quête de conscience jetée sur toile, un pédagogue qui aimait transmettre s\u2019éteignent avec lui.Il aura traversé un siècle en cherchant l\u2019épure.A 97 ans, on tombe parfois endormi et on ne se réveille pas: un départ en pente douce, avec un cancer qui gruge.Il y a sept ans s\u2019était éteinte avant lui sa compagne de vie et muse de longue haleine, l\u2019artiste poète Thérèse Renaud, en espérant que Fernand Leduc puisse la rejoindre dans un ailleurs aussi lumineux que ses toiles.Leur fille unique Isabelle est aussi une artiste en art visuel.Peintre de l\u2019abstraction, mais aussi d\u2019une lumière émanant de sa toile, en paysages sans contours, Fernand Leduc disait créer par nécessité intérieure, poussé par un élan à capter l\u2019énergie.Car ce grand théoricien de l\u2019art carburait beaucoup à l\u2019intuition.«À la sensualité aussi», précise une de ses proches.Line Ouellet, directrice générale du Musée N RICHARD MAX TREMBLAY Portrait de Fernand Leduc en 1987 national des beaux-arts, à Québec, très éprouvée par son décès.\u2014 Mais qu\u2019est-ce que tu fais?lui demandait sa belle-sœur Jeanne Renaud, aux derniers temps de sa vie \u2014 Je rêve.\u2014 Quand tu rêves, est-ce que tu peins ?\u2014 Non, quand on peint, on a quelque chose à dire et je n\u2019ai plus rien à dire.Lui si structuré dans sa parole s\u2019est tu.Tous ceux qui l\u2019ont connu célèbrent sa profondeur et son humanité, sa fierté, son exigence, son idéalisme aussi.Ses microchromies étaient à son image, avec des couches superposées toutes chargées de sens, qui commandaient un regard intérieur pour les décoder.«J\u2019avais pour lui la plus grande estime et un grand res- VOIR page a 10 : LEDUC Dérive vers l\u2019anglais à rUdeM ?Des étudiants dénoncent le laxisme dans l\u2019application de la Politique linguistique LISA-MARIE GERVAIS Des étudiants dénoncent l\u2019anglicisation galopante à l\u2019Université de Montréal et le laxisme dans l\u2019application de la Politique linguistique qui consacre pourtant la prédominance du français.Selon eux, les règles encadrant la langue d\u2019enseignement, la diffusion du matériel pédagogique et la remise des travaux sont trop lib^rement interprétées par les professeurs.«Au début de mon baccalauréat, dans un de mes cours, une de mes projs avait dit que le travail qu\u2019on devait faire pouvait être remis en anglais ou en français, au choix», raconte Vincent Blais-Fortin, étudiant à l\u2019Université de Montréal, qui signe une lettre déplorant ce «laisser-aller» dans le mensuel étudiant Le Pigeon dissident, reprise dans notre page éditoriale.«Depuis le début, fai l\u2019impression que c\u2019est laissé au libre arbitre de l\u2019enseignant d\u2019appliquer ou non la politique linguistique».M.Blais-Fortin, qui est étudiant en 3® année au baccalauréat en droit et vice-président de l\u2019Association des jeunes péquistes de l\u2019UdeM, ne peut toutefois confirmer combien d\u2019étudiants ont effectivement remis des travaux dans une autre langue que le franpis.Mais à son avis, de plus en plus d\u2019enseignants qui avaient pourtant à cœur le français ont abandonné la lutte, d\u2019autres militent carrément pour voir page a 10 : UdeM Lire aussi > La iettre de Vincent Blais-Fortin.Page A 8 Discours sur l\u2019état de l\u2019Union Obama veut rétablir la foi dans le rêve américain ALEXANDRE SHIELDS Alors que s\u2019amorce la bataille politique en vue des élections de mi-mandat, le président Barack Obama a profité mardi du discours sur l\u2019état de l\u2019Union pour réaffirmer sa volonté de lutter coptre les inégalités sociales grandissantes aux Etats-Unis afin de rétablir la foi dans le rêve américain.Il a cependant évité d\u2019aborder l\u2019épineux dossier de l\u2019oléoduc Keystone XL, projet cher au gouvernement Harper.«L\u2019Amérique ne restera pas là à rien faire, et moi non plus, a lancé le président Obama au cours de son discours de près d\u2019une heure.La dure réalité, c\u2019est que même si l\u2019économie reprend, il y a encore trop d\u2019Américains qui travaillent plus fort que jamais et qui parviennent à peine à joindre les deux bouts.Et il y en a encore trop qui voir page a 10 : OBAMA Lire aussi > Inégaiités et pauvreté n\u2019ont jamais été aussi répandues aux Etats-Unis.Page B1 77831303444805 FORUMS CIAL DES PEUPLES Un autre Canada est possible, et nécessaire! CETTE PAGE EST PRODUITE PAR ALTERNATIVES > LA SOLIDARITE EN ACTION > WWW.ALTERNATIVES.CA NOUS DÉEENDONS LA JUSTICE SOCIALE, L'ÉQUITÉ, LA DÉMOCRATIE ET LES DROITS PARTOUT SUR LA PLANÈTE Du 21 au 24 août 2014 se tiendra le tout premier Forum social des peuples de l'histoire de ce pays.Des milliers de personnes de partout au Canada convergeront vers Ottawa pour débattre des moyens de résister aux politiques d'austérité promulguées par l'actuel gouvernement fédéral et pour bâtir les alliances qui sont nécessaires maintenant et pour l'avenir.La colère et le mécontentement contre le gouvernement conservateur ne cesse d'augmenter partout au Canada.Groupes environnementalistes, communautés autochtones, étudiants, syndicats, organisations démocratigues, de femmes, associations culturelles, - en réalité, toutes les organisations de la société civile et même nos institutions démocratigues - sont aujourd'hui menacées et par les politigues et les actions du gouvernement canadien.Des manifestations pour la Justice sociale et environnementale surgissent dans tout le pays.Bâtir urj frorjt corTjrTJurj corjtre la droite Le Forum social des peuples est un processus partant de la base et des luttes menées guotidiennement sur le terrain.Il vise à stimuler les débats, les solidarités et les actions collectives.Sa construction est ouverte et inclusive et s'adresse à tous les mouvements sociaux du Canada, du Québec ainsi gu'aux peuples autochtones.Au delà des politigues d'austérité mises de l'avant par l'actuel gouvernement fédéral, à plus long terme, cette démarche sera le fondement d'un changement en profondeur tant au niveau économigue, social gue politigue.Qu'est-ce qu'un forunn social ^ Les forums sociaux sont des espaces permettant la discussion des problématigues sociales ainsi gue l'identification des pistes d'action collectives pour y répondre.Ils cherchent à stimuler la création de solidarités et de convergences entre les luttes.Ils sont animés par les valeurs dejustice sociale, de démocratie participative et d'inclusion.Des assemblées de convergence permettront de rassembler les participants sur la base de thématigues communes, par exemple la lutte aux changements climatigues, la défense des services publigues ou la défense des droits humains.L'austérité dans la mire de TASSÉ Coop Média de Montréal, 8 novembre 2013 (traduit de l'anglais) L'Association pour une solidarité syndicale étudiante ajoué un rôle de premier plan dans la grève étudiante de 2011-2012 au Québec Maintenant, l'organisation étudiante se penche sur les moyens de bâtir des ponts avec d'autres mouvements dans une tentative de créer un mouvement de résistance pan-canadien LASSÉ milite pour faire du thème de l'éducation un enjeu important du Forum social des peuples en 2014 FTQ: Daniel Boyer annonce une campagne de mobilisation contre Harper Le Devoir, 5janvier 2014 « Il y a un forum social des peuples gui se tiendra au mois d'août prochain, gui rassemblera des gens un peu plus à gauche, sociaux-démocrates, gui auront tous un objectif commun, soit celui de battre Stephen Flarper en 2015 », lance Daniel Boyer La CSN veut un front syndical contre Harper La Presse Canadienne, 7 novembre 2013 Le temps est venu pour le mouvement syndical au Canada de se mobiliser afin de contrer les politigues antisyndicales du gouvernement Flarper, a soutenujeudi le secrétaire général de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lortie M Lortie a affirmé gue des efforts étaient en cours pour organiser une « coalition arc-en-ciel » de syndicats, d'environnementalistes et d'autres organisations pour rassembler 20 000 personnes à Ottawa l'été prochain, afin de s'opposer à l'ordre du jour du gouvernement » Les Premières Nations au Forum social des peuples Déclaration Caucus des premières Nations du Forum social des peuples, 26janvier 2013 « Nous reconnaissons le besoin de travailler en partenariat avec nos alliés et nos groupes alliés, parce gue nous comprenons gue leur libération est liée à la nôtre ' Sur l'île de la Tortue, nous sommes plusieurs nations, aux cultures et aux valeurs différentes, aux tactigues et stratégies distinctes, gu'il faut respecter, et gui visent à s'affranchir de plus de 500 ans d'oppression Le Forum social des peuples doit travailler activement à créer un espace, non seulement pour assurer l'inclusion de ces peuples, mais aussi pour permettre à nos peuples de jouer un rôle actif en guidant et en exerçant un leadership dans ce processus Ceci peut-être réalisé à travers la reconnaissance des valeurs distinctes et des droits des nombreuses nations de l'île de la Tortue » « Les peuples autochtones ont ras-le-bol du gouvernement Harper.Ils aspirent à une convergence des luttes gui pourrait se concrétiser avec cette initiative du Forum social des peuples.C'est un excellent moyen de lutter pour la décolonisation des esprits et des institutions.» \u2014 Wldla Larlvlère, fondatrice d'idle No More Québec, 24janvier 2014 Why we need the people's social forum Par Derrick O'Keefe, journaliste, dans Canadian Dimension, 21 janvier 2014 \"I think that the Peoples' Social Forum is a very important initiative More than a one-off major event, the Social Forum process has the potential to provide a framework for unity and coordination of all political forces opposing Flarper and neoliberalism\" 1 Iternatires La solidarité en action Soutenez alternatives en faisant un don ou en devenant membre! uis au Forum social des peuples Alliance de la fonction publique du Canada, Alternatives, Association québécoise des organismes de coopération internationales (AQOCI), Centre d'écologie urbaine de Montréal, Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Chantier de l'économie sociale.Coalition Against Israeli Apartheid,Toronto, Common Frontiers, Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Conseil des canadiens.Conseil québécois des gais et lesbiennes.Conseil régional FTQ Montréal Métropolitain, Fédération des femmes du Québec, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec(FIQ), Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (CSN), Femmes Autochtones du Québec, Front d'action populaire en réaménagement urbain.Indigenous Environmental Network, Indigenous Peoples Solidarity Movement, Institut du nouveau monde, Latin American and Caribbean Solidarity Network, Latin American Trade Unions Coalition, Qntario Lederation of Labour (QLL), Qccupy Toronto, Réseau canadien de développement économique communautaire (RCDÉC), Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier.Syndicat canadien des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), Toronto Bolivia Solidarity, Toronto Stop the Cuts, twitter (Qalternativesf ffacebook.com /alternativesf web alternatives.ca téléphone (514) 982-6606 LE DEVOIR, LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 A 3 ACTUALITES Larguons les perdants Manon CORNELLIER à Ottawa Ce n\u2019est pas seulement pour éviter de payer la facture de son nouveau programme de formation de la main-d\u2019œuvre que le gouvernement Harper a décidé de reprendre une partie des fonds qu\u2019il versait aux provinces pour la formation des sans-emploi les plus désavantagés.Il veut reprendre une partie de sa mise parce qu\u2019il ne croit tout simplement pas en la formation des plus mal pris.«Nous croyons pouvoir faire mieux avec l\u2019argent des contribuables et les fonds dépensés pour la formation en nous assurant qu\u2019il y ait un emploi à la fin.Nous ne croyons pas en la formation simplement pour suivre une formation» («we don\u2019t believe in training for the sake of training»), a déclaré mardi aux Communes le ministre de l\u2019Emploi, Jason Kenney.Ottawa verse 500 millions aux provinces dans le cadre d\u2019ententes sur le marché du travail, en vertu desquelles les provinces offrent des services de formation adaptés aux besoins particuliers de sans-emploi ayant des problèmes d\u2019employabilité ou qui font face à des obstacles à l\u2019embauche.On parle ici d\u2019autochtones, de personnes handicapées ou peu scolarisées, parfois analphabètes fonctionnelles.Ottawa envisageait de récupérer 300 de ces 500 millions.Dans le cadre des négociations qui se poursuivent avec les provinces depuis les Fêtes, le ministre a offert de conserver seulement 200 millions, mais de prendre les 100 millions manquants dans la cagnotte destinée aux provinces pour les programmes de formation des prestataires actuels ou récents de l\u2019assurance-emploi.Pour les provinces, ça ne s\u2019arrête pas là.En plus de perdre ces fonds, elles devraient, selon Ottawa, contribuer au nouveau programme annoncé dans le dernier budget.Cela voudrait dire rogner ailleurs ou porter l\u2019odieux de l\u2019abandon de programmes qui fonctionnent.Pour les conservateurs, accroître l\u2019employabilité d\u2019un sans-emploi ne suffit pas.Il faut qu\u2019il y ait un emploi assuré au bout de la formation donnée.Ce qui veut dire qu\u2019on privilégie les gens déjà les plus aptes à réintégrer le marché du travail.Et tant pis pour les autres.C\u2019est ce que M.Kenney a résumé en peu de mots.Le gouvernement Harper a toujours eu un faible pour ceux qui s\u2019en tirent déjà.Plusieurs de ses mesures fiscales n\u2019aident que les familles qui ont un revenu imposable suffisant pour en profiter.Cela va des crédits remboursables pour les activités sportives ou artistiques des enfants au fractionnement du revenu aux fins d\u2019impôt pour les couples âgés.Et s\u2019il réussit à effacer le déficit, son intention est d\u2019offrir aux familles avec enfants de moins de 18 ans la possibilité de fractionner leur revenu aux fins d\u2019impôt.Comme le soulignait l\u2019étude du Centre canadien de politiques alternatives dont Le Devoir faisait état hier, 60% des familles, qui ont un revenu de 56000$ ou moins, profiteront au mieux d\u2019une économie d\u2019impôt de 50$.En revanche, les familles gagnant 147000$, soit 5% des familles, récupéreraient en moyenne 1100$ chacune.Les familles appartenant au premier décile, soit les 10% plus riches, empocheraient 31% des bénéfices, alors que les cinq déciles du bas, ou la moitié de toutes les familles, se contenteraient de miettes: 3% des 2,7 à 3 milliards dépensés.La réforme de l\u2019assurance-emploi respecte aussi cette logique en faveur des gagnants.Les travailleurs saisonniers et ceux confrontés à un chômage cyclique sont la cible des mesures les plus strictes, dont l\u2019obligation, après un nombre réduit de semaines, d\u2019accepter un emploi offrant un salaire de 30% inférieur à celui du salaire antérieur.En matière de formation, les provinces se sont tenues debout pour l\u2019instant.Le Québec est allé plus loin en avertissant Ottawa qu\u2019il ne participerait jamais à ce programme, qu\u2019il exercerait son droit de retrait et exigerait sa part des fonds fédéraux.La Subvention pour l\u2019emploi est censée entrer en vigueur le 1®\"^ avril prochain.Qu\u2019arrivera-t-il si l\u2019impasse persiste?Les ententes existantes seront-elles automatiquement renouvelées ou Ottawa gardera-t-il les fonds en attendant d\u2019avoir gain de cause?Mystère et boule de gomme.Le ministre Kenney a esquivé la question mardi aux Communes.Le temps presse cependant, car le budget 2014 sera présenté dans deux semaines et il ne reste que deux mois avant la date fatidique.Les provinces ont besoin de savoir à quoi s\u2019en tenir.Depuis la reprise des travaux parlementaires lundi, il n\u2019y a pourtant que le Parti libéral qui a tenté de faire pression sur le gouvernement pour qu\u2019il respecte la volonté des provinces.En vain.Le chef Justin Trudeau a pris l\u2019initiative et, même si son parti a peu de questions, il a consacré la majorité d\u2019entre elles à cet enjeu.Le Nouveau Parti démocratique, qui a maintes fois dénoncé ce programme, est resté silencieux au cours des derniers jours.Mais pour M.Trudeau, il s\u2019agit avant tout de défendre les sans-emploi les plus dépourvus.La compétence des provinces demeure un enjeu secondaire puisqu\u2019il ne s\u2019objecterait pas à ce que le fédéral utilise ses propres fonds.Le chef libéral a toutefois des doutes à l\u2019égard d\u2019un tel programme car, dit-ü, il profiterait avant tout aux entreprises qui ont déjà les moyens de laire de la formation.mcornellier@ledevoir.corn l\u2014'.A*\tt»» &le de Terne» '¦\u2018¦ktiirAj DAF-EO P¥I ^7 limonv DAF-ED GALI TIBBON ASSOCIATED PRESS Le Conseil national des musulmans canadiens croit que le gouvernement discrédite les voix propalestiennes en les associant au terrorisme.Ci-dessus, le premier ministre Stephen Harper et son homologue israélien, Benjamin Nétanyahou, (à droite) visitent le Mémorial de l\u2019Holocaust Yad Vashem lors du voyage de la délégation canadienne.VOYAGE EN ISRAËL Un groupe musulman menace de poursuivre le bureau de Harper pour diffamation HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) n\u2019entend pas se faire accuser d\u2019affinités terroristes impunément.L\u2019organisme a envoyé mardi au bureau du premier ministre Stephen Harper une mise en demeure l\u2019avisant de son intention de le poursuivre en justice s\u2019il ne retire pas les propos diffamatoires tenus par son directeur des communications.«Le CNMC demande que les défendeurs publient immédiatement des excuses sans équivoque et une rétraction des propos diffamatoires dans une forme qui satinait le CNMC.Le CNMC demande aussi que le texte de l\u2019excuse et de la rétractation soit publié et affiché à perpétuité dans le site Internet du bureau du premier ministre», est-il écrit dans la mise en demeure pour diffamation déposée à la Cour supérieure de l\u2019Cntario.Au cœur du litige se trouve la délégation qui a accompagné Stephen Harper lors de son voyage en Israël la semaine dernière.Parmi les 237 personnes entourant le premier ministre et son épouse se trouvait le rabbin torontois Daniel Ko-robkin.Le Conseil national des musulmans canadiens reproche à ce rabbin d\u2019avoir accepté de présenter les activistes anti-islam Pamela Geller et Robert Spencer lors de leur passage à Toronto cet automne.De l\u2019avis même du rabbin, ces deux orateurs sont très controversés.Leurs propos sont jugés si haineux qu\u2019ils ont été interdits de séjour en Grande-Bretagne.Propos « diffamatoires » Avant le départ de M.Harper pour le Moyen-Qrient, donc, le CNMC a envoyé une lettre au bureau du premier ministre lui enjoignant d\u2019exclure le rabbin Korobkin du voyage.C\u2019est alors que le porte-parole du premier ministre, Jason Macdonald, a eu cette réponse: «Nous ne prendrons pas au sérieux les critiques d\u2019une organisation qui entretient des liens, documentés, avec des organisations terroristes telles que le Hamas.» En conférence de presse, le directeur exécu- SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Des propos tenus par Jason Macdonald, le porte-parole du premier ministre, sont au cœur du litige.tif du CNMC, Ihsaan Gardee, a qualifié ces propos de «faux, choquants et diffamatoires».De nos jours, a-t-il illustré, être accusé de sympathie terroriste est aussi lourd de conséquences que de se faire traiter de pédophilie.«On aura beau être exonéré comme l\u2019a été Maher Arar par une commission d\u2019enquête publique qui a coûté des millions de dollars, il se trouvera toujours des gens pour penser qu\u2019il n\u2019y a pas de fumée sans feu.» Son groupe milite pour les libertés civiles, se dit opposé aux actes terroristes «commis par quelque groupe que ce soit», ce qui inclut le Hamas, et reconnaît à Israël le droit d\u2019exister.«Le bureau du premier ministre n\u2019a de toute évidence pas aimé que la CNMC soulève des préoccupations concernant un membre de sa délégation [.].Le bureau du premier ministre tente d\u2019intimider et de faire taire les voix dissidentes.C\u2019est antidémocratique et cela va à l\u2019encontre de tout ce que les Canadiens s\u2019attendent d\u2019un gouvernement responsable», estime Ihsaan Gardee.Le bureau du premier ministre s\u2019est refusé à tout commentaire au motif que le dossier est devant les tribunaux.Selon M.Gardee, ce n\u2019est pas que son groupe qui est visé.«Il y a un pattern très préoccupant et troublant» qui consiste q écraser quiconque critique le gouvernement.A ses côtés, Roch Tassé, de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles, a opiné.«Ce ne serait pas la première fois que le discours du présent gouvernement reflète une telle stratégie.» Ce bâillonnement a notamment pour conséquence, fait-on valoir, que de moins en moins de groupes de pression musulmans ou arabes sont considérés comme légitimes, réduisant à une peau de chagrin le point de vue propalestinien dans le débat sur le conflit au Moyen-Qrient.Récemment, la Fédération arabe canadienne a été accusée de liens terroristes et a perdu son financement d\u2019Qttawa.Un voyage tumultueux Ce voyage en Israël fera aussi parler de lui à la Chambre des communes.Le Bloc québécois demandera aujourd\u2019hui aux élus de dénoncer ce qu\u2019il considère comme une approche biaisée du gouvernement envers le conflit israélo-palestinien.La motion demande que la Chambre «réprouve la tactique du premier ministre d\u2019assimiler toute critique légitime de l\u2019Etat d\u2019Israël à de l\u2019antisémitisme et déplore son refus de condamner l\u2019établissement de nouvelles colonies israéliennes en territoire occupé en contravention des résolutions de l\u2019ONU».La résolution exhorte également le gouvernement à «revenir à une position juste, équitable, nuancée et respectueuse du droit international et des droits [de la personne] ».Le chef libéral, Justin Trudeau, a indiqué que, bien qu\u2019il condamne l\u2019approche conservatrice, il ne veut pas faire de politique sur le dos d\u2019Israël et n\u2019accordera donc pas son consentement à cette motion.Le Nouveau Parti démocratique non plus ne partage pas la façon de faire de M.Harper dans ce dossier, mais le chef, Thomas Mulcair, n\u2019a pas indiqué clairement s\u2019il appuiera la motion bloquiste.Le Devoir SECTION D\u2019APPEL DES REFUGIES Ottawa publiera toutes les décisions La politique pourrait cependant être revue quand la jurisprudence du tribunal sera plus importante GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Changement de cap partiel à la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR).L\u2019organisme a finalement décidé de publier toutes les décisions qui seront rendues par la Section d\u2019appel des réfugiés (SAR), du moins pour un certain temps.Cela permettra aux avocats d\u2019avoir accès à l\u2019ensemble de la jurisprudence.Le Devoir avait révélé le 16 janvier que seules les décisions jugées «d\u2019intérêt public» seraient rendues publiques par ce tribunal fédéral mis sur pied en décembre 2012.En coulisse, des fonctionnaires du gouvernement avaient indiqué à différents intervenants que c\u2019étaient les coûts associés à la traduction obligatoire des décisions qui expliquaient la volonté de tenir secrète une par- tie de la jurisprudence.Qr, dans un courriel envoyé ces derniers jours aux intervenants du milieu et obtenu par Le Devoir, la CISR revient en partie sur sa décision.«La SAR étant un nouveau tribunal qui se penche sur des questions juridiques nouvelles et qui ne peut s\u2019appuyer sur une jurisprudence volumineuse, la CISR considère que, pour l\u2019instant, toutes les décisions de la SAR sont d\u2019intérêt public.Par conséquent, toutes les décisions de la SAR sont publiées dans les deux langues officielles.» Mais le courriel écrit par James Ellard, gestionnaire aux communications, précise que la CISR pourrait réviser sa décision après quelques mois ou quelques années.«Lorsque la SAR sera bien établie et qu\u2019elle pourra s\u2019appuyer sur une jurisprudence importante, les décisions de la SAR ne seront plus nécessairement toutes considérées comme étant d\u2019intérêt public», indique M.Ellard.La CISR réexaminera alors «les critères sur lesquels elle se fonde pour déterminer quelles décisions de la SAR sont d\u2019intérêt public».Des doutes Cette modification de la position de la CISR a été bien reçue à Québec.«J\u2019accueille cette décision avec un certain soulagement», a indiqué mardi la ministre Diane de Courcy, responsable de la Charte de la langue française.Cette dernière avait dénoncé le comportement de la commission il y a deux semaines.«En plus de priver les réfugiés et leurs avocats des jugements rendus, la décision [initiale] contournait effrontément la Loi sur les langues officielles et manquait de respect envers la langue commune des Québécois de toutes les origines», réaffirme aujourd\u2019hui M\u201c® de Courcy, tout en saluant le «revirement» de la CISR.Du côté de l\u2019Association québécoise des avocats et avocates en droit de l\u2019immigration (AQAADI), la réaction est mitigée.«Pour le moment, nous sommes contents, indique l\u2019avocate Stéphanie Valois.Mais nous demandons un accès permanent à l\u2019ensemble de la jurisprudence, parce que celle-ci évolue constamment.On ne peut décider du jour au lendemain que ça s\u2019arrête ici.» La SAR était le deuxième nouveau tribunal fédéral à adopter une approche restrictive en matière de publication de ses décisions.Le Tribunal de la sécurité sociale (assurance-emploi, régime de pensions et sécurité de la vieillesse) préconise lui aussi une publication selon l\u2019intérêt public.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 ACTUALITES Quatre anciens dirigeants de la SQ accusés au criminel GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Fraude, vol, abus de confiance: le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a confirmé mardi le dépôt d\u2019une série d\u2019accusations criminelles contre quatre anciens hauts dirigeants de la Sûreté du Québec (SQ).Ceux-ci sont soupçonnés de s\u2019être servi d\u2019un fonds de dépenses secrètes pour offrir une indemnité de départ à l\u2019un des accusés.Le fonds aurait aussi servi à payer un consultant professionnel qui ne pouvait offrir publiquement ses services à la SQ parce qu\u2019il avait des problèmes avec le fisc.Deschesnes, Chabot, Tremblay et Audette Les accusations visent Richard Deschesnes (directeur général de la SQ entre 2008 et 2012), Steven Chabot (directeur adjoint aux enquêtes criminelles jusqu\u2019en 2010), Alfred Tremblay (directeur adjoint aux enquêtes criminelles de 2010 à 2012) et Jean Audette (ancien cadre supérieur).MM.Deschesnes et Audette étaient suspendus avec solde depuis la fin de 2012.Les deux autres sont à la retraite.Tous les quatre comparaîtront le 13 février.«Après analyse de l\u2019ensemble de la preuve, les quatre individus ont été accusés de fraude et de vol d\u2019une somme dépassant 5000$ à l\u2019égard de la Sûreté du Québec et du gouvernement du Québec, ainsi JACQUES NADEAU LE DEVOIR Richard Deschesne apparaît ici lors de son assermentation comme directeur général de la Sûreté du Québec, en 2008.que d\u2019abus de confiance par un fonctionnaire public», a indiqué le DPCP, sans donner plus de détails.La Sûreté du Québec a «pris acte» de la décision du DPCP.Le corps policier a fait valoir que «plusieurs mesures ont été apportées afin d\u2019assurer qu\u2019une telle situation ne puisse se reproduire ».Qn évoque notamment une révision des politiques de gestion et d\u2019encadrement pour ce type de dépenses, relevant d\u2019un fonds censé servir pour les besoins d\u2019enquêtes sensibles.C\u2019est le successeur de Richard Deschesnes, Mario La-prise, qui avait informé le ministère de la Sécurité publique d\u2019une situation problématique en décembre 2012.Le ministre Stéphane Bergeron avait alors ordonné la tenue d\u2019une enquête, qualifiant «d\u2019extrêmement troublants » les faits allégués.Le Devoir Appel de candidatures Forum de consultation du Commissaire à la santé et au bien-être Le Commissaire à la santé et au bien-être est à la recherche de citoyennes et citoyens intéressés à débattre des enjeux qui touchent notre système de santé et de services sociaux pour constituer son troisième Forum de consultation.Il s'agit d'une occasion unique de faire partie d'une instance délibérative originale, formée de 18 citoyennes et citoyens venant de chacune des régions du Québec et de 9 experts dans des domaines liés à la santé et au bien-être.Les membres du Forum de consultation seront nommés par le Commissaire en juin 2014 pour un mandat de trois ans.Réception des candidatures >\tPour soumettre votre candidature à titre de membre citoyen venant d'une région, visitez le site influencerlavenir.com ou communiquer avec LCOM Communication au numéro sans frais 1 877 393-3178, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Vous avez jusqu'au 21 février 2014, à minuit, pour vous inscrire en ligne ou transmettre par la poste votre formulaire d'inscription ainsi que votre curriculum vitae à l'adresse suivante: LCOM Communication, 180, boul.René-Lévesque Est, bureau 107, Montréal (Québec), H2X 1N6.>\tPour soumettre votre candidature à titre de membre expert, veuillez signifier votre intérêt auprès de l'organisme ou du département universitaire auquel vous êtes affilié parmi ceux mentionnés ci-après.Procédure de sélection La procédure de sélection a été déterminée par le Règlement sur la procédure de sélection des personnes aptes à composer le Forum de consultation, édicté en vertu de l'article 29 de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être.Selon le Règlement, le Commissaire doit constituer une liste de citoyens, pour chacune des 18 régions du Québec, et, pour l'ensemble du Québec, une liste de personnes possédant une expertise particulière liée à la santé et au bien-être.Pour la sélection des candidats citoyens venant des régions, le Commissaire a retenu, en application du Règlement, les services d'un organisme externe, LCOM Communication.Cet organisme doit recueillir et étudier les candidatures des citoyens intéressés.Il doit proposer au Commissaire, pour chaque région du Québec, au moins trois candidats.Toute personne qui le désire peut demander à LCOM Communication d'examiner sa candidature.Cette demande doit être transmise au plus tard le 21 février 2014, à minuit, et doit être accompagnée du formulaire d'inscription dûment rempli et du curriculum vitae du demandeur.Les candidats doivent être citoyens canadiens, âgés de 18 ans ou plus au 1®' mai 2014, domiciliés dans la région pour laquelle leur candidature est proposée et ils ne doivent pas être visés par une exclusion prévue à l'article 25 de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être.Pour la sélection des candidats experts, le Commissaire doit consulter, en vertu du Règlement, les universités et les organismes suivants afin qu'ils lui proposent chacun au plus trois candidats, pour procéder à la nomination de : \u2022\tune ou un médecin, après consultation du Collège des médecins du Québec; \u2022\tune infirmière ou un infirmier, après consultation de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec; \u2022\tune travailleuse ou un travailleur social, après consultation de l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec; \u2022\tune personne possédant une expertise en évaluation des technologies de la santé et des médicaments, après consultation de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux; \u2022\tune personne possédant une expertise en éthique, après consultation des universités qui dispensent des programmes de formation en philosophie ou en éthique et des associations d'établissements qui comptent parmi leurs membres un ou plusieurs établissements dotés d'un comité d'éthique de la recherche ou d'un comité d'éthique clinique; \u2022\tune ou un chercheur en santé, après consultation des universités qui dispensent des programmes de recherche en santé; \u2022\tune ou un gestionnaire en santé et en services sociaux, après consultation de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux; \u2022\tdeux personnes venant de secteurs d'activité ayant un lien avec la santé ou le bien-être, après consultation des organismes les plus représentatifs de ces secteurs, notamment l'éducation, l'économie, l'environnement et le secteur du travail.Les propositions doivent être faites par le conseil d'administration ou le Bureau de l'organisme ou, dans le cas d'une université, par la direction du département universitaire concerné.Elles doivent être accompagnées du curriculum vitæ et d'une lettre de motivation du demandeur et transmise au Commissaire d'ici le 21 mars 2014.Visitez le site influencerlavenir.com pour de plus amples renseignements.Le Commissaire à la santé et au bien-être ne reçoit aucune candidature directement.QuébecQa Hydrocarbures : aucune soumission pour Old Harry et le banc des Américains ALEXANDRE SHIELDS Québec a finalement annulé l\u2019appel d\u2019offres lancé en décembre afin d\u2019évaluer le «potentiel économique» des énergies fossiles de deux secteurs du golfe du Saint-Laurent, dont la fameuse structure Qld Harry.Aucune soumission n\u2019a été envoyée pour répondre à la demande, a appris Le Devoir.Mais le gouvernement Marois promet déjà de revenir à la charge.Peu avant le début du congé des Fêtes, le ministère des Ressources naturelles (MRN) avait lancé un appel d\u2019offres dans le but d\u2019obtenir une «étude indépendante sur le potentiel économique des hydrocarbures en milieu marin».Cette étude devait être menée pour le secteur convoité d\u2019Qld Harry et pour le banc des Américains, une zone de 1000 km^ reconnue pour sa grande biodiversité et située tout juste au large de Percé.Les entreprises souhaitant mener divers travaux d\u2019analyse des données sismiques et de fo-rages existantes avaient jusqu\u2019au 21 janvier pour répondre à l\u2019appel de Québec.Qr, aucune soumission n\u2019a été envoyée pour ce contrat évalué entre 200000$ et 300000$.Une semaine auparavant, le MRN avait pourtant décidé d\u2019alléger la tâche de l\u2019entreprise qui aurait été choisie.Le ministère avait annulé l\u2019obligation d\u2019évaluer les retombées économiques qu\u2019aurait une éventuelle exploitation d\u2019énergies fossiles en milieu marin pour le Québec.Partie remise En entrevue au Devoir mardi, la ministre des Ressources naturelles, Martine Quellet, s\u2019est dite déçue de l\u2019absence de réponse à l\u2019appel d\u2019offres lancé le 17 décembre.Elle estime que le moment oû la demande a été faite, soit la période des Eêtes, pourrait avoir compliqué la tâche des entreprises qui auraient pu être intéressées.Mais elle a surtout annoncé que le gouvernement reviendra à la charge «dans les prochaines semaines ».Québec lorgne surtout du côté de la structure sous-marine Qld Harry, a-t-elle ajouté.Selon certaines estimations, le secteur pourrait receler deux milliards de barils de pétrole.Aucun forage n\u2019a été mené jusqu\u2019à présent pour tenter de vérifier le potentiel réel.«Nous avons la volonté de nous documenter », a dit M\u201d® Quellet.Elle a ainsi rappelé que le débat est déjà lancé.Des personnalités publiques, dont l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry, ont en effet publié récemment un manifeste pro-pétrole.Le texte a été suivi quelques jours plus tard d\u2019un manifeste d\u2019opposi- tion à l\u2019exploitation pétrolière au Québec.«Je pense que, si nous voulons être en mesure de mener un débat éclairé, la première étape est d\u2019obtenir des informations et de les partager, a fait valoir Martine Quellet.Et mon rôle, comme ministre des Ressources naturelles, c\u2019est de faire en sorte que la documentation, tant d\u2019un point de vue économique que des impacts environnementaux et des moyens de mitigation, soit disponible.» Elle a par ailleurs réitéré mardi que la volonté du gouvernement est de «protéger» le secteur du banc des Américains.L\u2019appel d\u2019offres lancé par Québec prévoyait toutefois d\u2019évaluer le potentiel pétrolier et gazier de cette zone.Qttawa étudie pour sa part l\u2019idée d\u2019en faire une aire marine protégée.Le Devoir Le ministère de l\u2019Éducation: 50 ans de «progrès et d\u2019innovation» «Le ministère de l\u2019Education est un instrument de base de progrès et d\u2019innovation.» La première ministre Pauline Marois a çlonné mardi soir le coup d\u2019envoi des activités entourant le 50® anniversaire du ministère de l\u2019Éducation en compagnie des ministres Marie Malavoy et Pierre,Du-chesne, ainsi que de leur illustre prédécesseur Paul Gérin-Lajoie, premier ministre de l\u2019Éducation du Québec.«Il y a peu de ministères qui ont autant d\u2019impacts sur l\u2019avenir de notre société», a souligné M\u201c® Marois.Pour M.Gérin-Lajoie, «la qualité de l\u2019enseignement est toujours un défi» au sein de la société québécoise.«L\u2019éducation, ce n\u2019est jamais une tâche complétée», a-t-il précisé, photo jacques boissinot la presse canadienne Bixi a versé des primes à ses employés La société s\u2019est placée depuis sous la protection de la Loi sur la faillite JEANNE CORRIVEAU Un mois avant de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité, la Société de vélo en libre-service (SVLS) qui gère Bixi a versé des primes à l\u2019ensemble de ses employés.Après que l\u2019affaire fut révélée par Projet Montréal lors de l\u2019assemblée du conseil municipal mardi matin, le p.-d.g.par intérim de la SVLS, Michel Philibert, a confirmé qu\u2019un montant de 223000$ avait été versé aux 38 employés de l\u2019organisation, dont cinq hauts dirigeants, en décembre dernier.M.Philibert a lui-même reçu 14913$.Selon M.Philibert, il ne s\u2019agit pas réellement de primes puisque ces montants sont prévus dans les contrats des employés dans le cadre d\u2019un Régime d\u2019intéressement à court terme accordé en fonction de la performance de la société.Une bonne année M.Philibert fait valoir que, «paradoxalement», la SVLS a eu une bonne année 2013, réalisant un chiffre d\u2019affaires de 60 millions et s\u2019implantant dans cinq villes.«On était dans une dynamique où on pensait qu\u2019on passerait à travers», affirme-t-il.Confrontée à des problèmes de liquidités en raison des ratés du logiciel utilisé à New York et Chicago, la SVLS a accumulé des dettes de près de 50 millions de dollars.À la demande de la Ville de Montréal, son principal créancier, la SVLS s\u2019est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité le 20 janvier dernier.Le maire Denis Coderre s\u2019est dit choqué de la décision de la SVLS.«Je trouve ça indécent Ce n\u2019est pas acceptable dans le contre actuel», a-t-il indiqué.Selon lui, les dirigeants de la SVLS auraient dû informer la Ville de leurs intentions : «Ça a été fait au mois de décembre, quand on regardait déjà la situation pour tenter de sauver Bixi.Ce n\u2019est pas élégant » «On peut comprendre qu\u2019il y a des contrats et qu\u2019on doive les respecter, mais on aurait pu prévenir parce qu\u2019on sait comment la population \u2014 et avec raison \u2014 va réagir face à cette situation, a poursuivi le maire.En attendant, pour moi, ce qui est important [.] c\u2019est qu\u2019on puisse sauver la saison 2014 de Bixi.» Selon lui, il est peu probable que la Ville obtienne un remboursement des sommes versées aux employés.«A un mois de la mise en faillite, c\u2019est scandaleux», a pour sa part commenté le chef de l\u2019opposition, Richard Bergeron.«La population ne peut pas accepter ça.Je ne l\u2019accepte pas.Ce n\u2019est pas acceptable, point à la ligne.» L\u2019octroi des primes a été entériné le 18 décembre dernier par le conseil d\u2019administration de la SVLS, alors présidé par Roger Plamondon.Celui-ci a quitté ses fonctions le 31 décembre.Le Devoir LTSLE-VERTE 17 corps ont été retrouvés 15 personnes manquent toujours à l\u2019appel Le bilan des recherches sur le site de la Résidence du Havre, à L\u2019isle-Verte, fait maintenant état de 17 corps retrouvés, 15 personnes toujours manquantes et une quatrième victime identifiée par le bureau du coroner.Le nom de cette personne sera rendu public mercredi.«Nous poursuivrons jusqu\u2019à ce que les 32 personnes aient été retrouvées », a assuré le lieutenant Michel Brunet, de la Sûreté du Québec, mardi à L\u2019isle-Verte.Jusqu\u2019ici, environ 65% de la scène a été analysée et les éléments retrouvés ont été scrutés à la main et identifiés.Sur le site, les pompiers et enquêteurs travaillent parfois à genoux pour dégager ce qui a été perdu dans l\u2019incendie de la Résidence du Havre.Encore du travail Difficile de dire combien de temps sera nécessaire pour compléter l\u2019analyse du site de la tragédie.Le lieutenant Brunet a précisé qu\u2019il faudra encore jeter au sol des charpentes de l\u2019ancienne construction afin d\u2019avancer dans les recherches.Cela dit, au terme d\u2019une sixième journée sur les lieux, les autorités estiment que le travail progresse bien.Chez les survivants, le réseau de Santé et de services sociaux a précisé que six personnes sont toujours hospitalisées.Neuf sinistrés ont pu trouver un nouveau toit, cinq autres pourront être relogés mercredi de manière permanente.H ne reste à ce jour qu\u2019une seule personne à qui il faudra trouver une nouvelle résidence.La Sûreté du Québec a précisé que le défi est de taille et qu\u2019il impose un rythme prudent afin de préserver les éléments de la scène et les preuves.La Presse eanadienne Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 A 5 ACTUALITES Commission Charbonneau Michel Arsenault défend Jean Lavallée BRIAN MYLES Michel Arsenault a défendu l\u2019intégrité du tout puissant Jean Lavallée, mardi à la commission Charbonneau.Il est persuadé que le syndicaliste n\u2019a pas touché de pots-devin de Tony Accurso lorsqu\u2019il contrôlait la SOLIM.bien qu\u2019il n\u2019ait pas cherché à en avoir le cœur net.M.Arsenault portait les deux chapeaux de président de la FTQ et du conseil d\u2019administration du Fonds de solidarité, mais il n\u2019avait pas l\u2019étoffe pour enquêter sur les allégations de ristournes à la SOLIM (le bras immobilier du Fonds).Cette tâche revenait au p.-d.g.du Fonds, Yvon Bol-duc, a-t-il dit.«On ne m\u2019a jamais amené de preuves que Jean Lavallée prenait des contreparties, a dit M.Arsenault.Il y avait des rumeurs, mais il n\u2019y avait jamais de preuves.[.]Jene pouvais pas agir sur des qu\u2019en-dira-t-on.» Style de leadership La juge France Charbonneau et le commissaire Renaud La-chance ont paru estomaqués par la désinvolture de l\u2019ex-nu-méro un de la FTQ.« Un président ne laisse pas dormir ça là, normalement», a dit Renaud Lachance.« On dirait toujours que pour vous, la priorité, c\u2019est de mettre ça sous la couverture.Faut pas que ça sorte!» a renchéri la juge Charbonneau, qui a sa petite idée sur le style de leader-ship de M.Arsenault.Confronté à la présence du crime organisé à la FTQ-Construction (FTQ-C) et dans certains dossiers toxiques de la i Québec ou CMMMtagiKtesvrocba Afestm des aatiats pobia ^^\u2019**»' La iettre de Ciaude Généreux sur le pouvoir d\u2019intervention de la FTQ.Page A 9 Trop tôt pour des recommandations La Commission publie un rapport d\u2019étape sans propositions BRIAN MYLES Après avoir entendu 111 témoins pendant 151 jours et suscité l\u2019émoi et la commotion dans les chaumières, la commission Charbonneau ne propose aucune recommandation dans son rapport d\u2019étape.La Commission estime qu\u2019il est «prématuré» de formuler des recommandations avant la fin de ses travaux.«Procéder autrement serait contraire à des principes juridiques fondamentaux et pourrait mettre en péril la validité de certaines parties du rapport final de la Commission», expliquent les commissaires dans ce rapport de moins de 30 pages.Le rapport est signé par la juge France Charbonneau et les commissaires Renaud Lachance et Roderick Macdonald.Celui-ci n\u2019a pas siégé une seule fois en raison d\u2019un cancer, mais il participe à la production de rapports de recherche et autres documents à partir de son domicile.La Commission se garde de formuler des recommandations en raison de l\u2019enchevêtrement des différents aspects de son mandat.Il se pourrait que de nouveaux témoins ou de nouvelles preuves viennent modifier au cours des prochains mois le portrait factuel esquissé dans la première partie des audiences.Portrait des stratagèmes Les commissaires se contentent donc de passer en revue différents stratagèmes observés au cours des derniers mois.Quiconque s\u2019est abreuvé un tant soit peu aux nombreux reportages des médias n\u2019apprendra rien dans ce document, mais il pourra constater le chemin parcouru.Les 111 témoins entendus à ce jour ne sont que la pointe de l\u2019iceberg.Derrière des La CAQ accuse le Parti québécois L\u2019absence d\u2019un «portrait complet des faits» a poussé la commission Charbonneau à s\u2019abstenir de tirer des conclusions provisoires, mais pas le chef de la CAQ, François Legault.«S\u2019ily a une chose qui est claire avec tous les témoignages qu\u2019on a entendus, c\u2019est que le Parti québécois a les deux mains attachées avec la FTQ et les syndicats», a déclaré M.Legault, mardi après-midi.A ses yeux, les dizaines et dizaines de témoignages entendus à ce jour expliquent X«immobilisme» dans lequel est figé le Parti québécois.« [Le parti politique est] attaché après la FTQ.[.] Ça veut dire ça, oubliez le changement, oubliez le ménage.» La CAQ a «très hâte» de voir les commissaires se pencher sur les pratiques d\u2019octroi de contrats du ministère des Transports au fil des dernières années.«On ne veut pas dicter à M\u201d'\u201d Charbonneau son ordre du jour, mais.», a dit M.Legault, croisant les doigts afin que la Commission amorce l\u2019examen de contrats gouvernementaux avant le prochain rendez-vous électoral.M.Legault a aussi appelé la première ministre, Pauline Ma-rois, à forcer la FTQ à relâcher son emprise sur le Fonds de solidarité FTQ.«M\u201d'\u201d Marois depuis des mois refuse d\u2019agir.Chaque jour, on comprend un petit peu plus pourquoi.» Marco Bélair- Cirino portes closes, les enquêteurs ont rencontré 1152 personnes.Ils ont reçu en outre plus de 6000 appels téléphoniques, lettres ou courriels du public.Avant de remettre son rapport final au gouvernement, en avril 2015, la Commission a l\u2019intention de tenir une consultation publique.Elle sollicitera des mémoires de citoyens et d\u2019organismes afin d\u2019enrichir sa réflexion.La Commission compte beaucoup sur l\u2019apport de la société civile pour régler les problèmes de collusion et de corruption.Les commissaires y vont même d\u2019un aveu d\u2019humilité dans leur rapport d\u2019étape.«[Lia Commission n\u2019a pas la prétention de pouvoir répondre à tout et de trouver des solutions parfaites à des problèmes complexes.Elle considère plutôt qu\u2019elle doit agir comme catalyseur d\u2019une réflexion collective, affirme le rapport.Au final, quelques modifications législatives ne suffiront pas à changer les choses sans que les institutions tout comme les citoyens soient mis à contribution.» Forte de son expérience, la Commission a l\u2019intention de suggérer des modifications à la Loi sur les commissions d\u2019enquête, qui a subi trop peu de modifications depuis 1964.Elle passera également en revue les dix lois adoptées depuis octobre 2011 pour lutter contre la corruption et la collusion, afin d\u2019évaluer leur impact et leur efficacité.Le Devoir Lire aussi > Le temps qu\u2019il faut, un éditorial de Josée Boileau.Page A 8 Un comité de discipline an Sénat?Des membres du Sénat veulent créer un comité de discipline chargé de déterminer les sanctions à imposer à des sénateurs fautifs.Selon Radio-Canada, des discussions sont en cours, chez les conservateurs et les libéraux, pour mieux encadrer le système de sanctions et pour éviter des dérapages.A la suite des nombreux scandales, les sénateurs constatent qu\u2019il est difficile de déterminer, eux-mêmes, les sanctions alors que les règles ne sont pas claires.La Chambre haute a la responsabilité de prendre les mesures qu\u2019elle juge, dit-on, appropriées.Seule une peine d\u2019emprisonnement d\u2019au moins deux ans mène à une expulsion automatique du Sénat.L\u2019automne dernier, les sénateurs ont décidé de suspendre trois de leurs collègues, Patrick Brazeau, Mike Duffy et Pamela Wallin, après des jours de débats.Le Devoir A novembre VOUS DESIREZ VOUS PORTER CANDIDAT AUX ÉLECTIONS SCOLAIRES?Toute personne qui: \u2022\ta le droit d'être inscrite sur la liste électorale de la commission scolaire où elle compte se présenter; \u2022\tet qui, à la date du scrutin, a son domicile sur le territoire de cette commission scolaire depuis au moins six mois; peut se porter candidate aux élections scolaires du 2 novembre 2014 à l'un des postes de commissaire ou au poste de président.NOUVEAUTÉ! Pour la première fois, il est possible d'être candidat à la présidence de la commission scolaire.VOUS PRÉVOYEZ EFFECTUER DES DÉPENSES, RECUEILLIR DES CONTRIBUTIONS OU CONTRACTER DES EMPRUNTS POUR AIDER VOTRE CANDIDATURE?Vous devez faire une demande d'autorisation auprès du président d'élection de la commission scolaire.Cette demande peut se faire dès maintenant.LA DÉMOCRATIE, C'EST L'AFFAIRE DE TOUS ! Afin d'assurer une représentation plus équitable et un débat démocratique enrichi, le Directeur général des élections invite les femmes et les jeunes à prendre une place plus importante sur la scène politique scolaire.Pour plus d'information : \u2022\tCommuniquez avec le président d'élection de votre commission scolaire.\u2022\tCommuniquez avec notre Centre de renseignements au 1888 ÉLECTION (1888353-2846).\u2022\tVisitez-nous au electionsquebec.qc.ca \u2022\tÉcrivez-nous à info@electionsquebec.qc.ca ?G % LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Chaque fois, Cestia démocratie spà geigne 1 Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composersans frais le 1 800 537-0644 A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 ACTUALITES METRO DE LAVAL Montréal déboutée en Cour d\u2019appel La Ville réclame un million de dollars à l\u2019AMT JEANNE CORRIVEAU Pour la deuxième fois en deux ans, la Ville de Montréal a mordu la poussière devant les tribunaux dans un litige qui l\u2019oppose à l\u2019Agence métropolitaine de Transport (AMT) en lien avec le chantier du métro de lAval.La Cour d\u2019appel vient de rejeter la requête de la Ville qui réclamait de l\u2019AMT une compensation de près d\u2019un million de dollars pour l\u2019occupation du domaine public dans le cadre des travaux du métro vers Laval.De 2003 à 2006, les entrepreneurs embauchés par l\u2019AMT avaient occupé le parc Jeanne-Sauvé ainsi qu\u2019une partie de la rue Duvert, dans Ahunt-sic-Cartierville, afin d\u2019accéder au chantier souterrain du métro de Laval.Comme l\u2019AMT refusait de verser une compensation pour l\u2019occupation du domaine public, la Ville s\u2019était adressée à la Cour municipale et avait fixé à 976073,03$ les frais réclamés à l\u2019agence gouvernementale.En mars 2012, la Cour municipale avait rejeté la requête de la Ville, statuant que la Loi d\u2019interprétation accordait une immunité à l\u2019agence.Dans son jugement rendu mardi, la Cour d\u2019appel confirme cette conclusion et réitère que l\u2019AMT échappe à l\u2019application du règlement municipal sur l\u2019occupation du domaine public compte tenu de l\u2019immunité dont elle bénéficie.Dans ce dossier, l\u2019AMT s\u2019est comportée «en bonne citoyenne», souligne même la Cour d\u2019appel qui précise que l\u2019agence a même pris soin de remettre les lieux en état à la fin des travaux.Le Devoir La prescription de médicaments pour traiter le déficit de i\u2019attention en hausse de 70 % CAROLINE MONTPETIT La prescription de médicaments pour traiter le trouble du déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) a bondi de 70% entre 2004 et 2011.Une situation inquiétante lorsqu\u2019on sait que, d\u2019une part, certains enfants peuvent être soumis à de mauvais diagnostics et que, d\u2019autre part, la situation psychologique d\u2019un enfant peut se modifier considérablement au fil des ans.«Il n\u2019y a pas 70% d\u2019enfants de plus qui sont malades depuis dix ans», s\u2019indignait mardi Anne Robitaille, la directrice générale du bureau du Commissaire à la santé et au bien-être de Québec, à l\u2019occasion du Forum national sur le plan d\u2019action en santé mentale, qui se tenait à Montréal.M™*^ Robitaille citait des données sur la prescription de médicaments récoltées par l\u2019Institut d\u2019excellence en santé et en services sociaux (INESS).Psychotropes En fait, dans un rapport rendu public en 2012, le Commissaire à la santé et au bien-être déplorait le manque de solutions de rechange à la médication en matière de santé mentale.«Les médicaments psychotropes sont bien souvent la seule option que sont en mesure de proposer les omnipraticiens aux usagers en détresse psychologique se présentant à leur clinique», relevait-on.Certains enfants ont reçu trois, quatre ou cinq diagnostics différents, déplore Robert Théorêt, du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec, qui estime qu\u2019on ne connaît pas tous les effets à long terme sur les jeunes de la prescription de médicaments.Le D\"^ André Delorme, de la Direction de la santé mentale au ministère de la Santé et des JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les mauvais diagnostics et le manque de suivi lors du passage à l\u2019âge adulte inquiètent les spécialistes.Services sociaux, constate qu\u2019il peut effectivement y avoir de faux diagnostics positifs et de faux diagnostics négatifs, en ce qui a trait à la santé mentale des enfants.Par ailleurs, des enfants peuvent passer d\u2019une pathologie A à une pathologie B en cours de croissance, précise-t-il.Manque de suivi Le D\"^ Delorme attribue par ailleurs la note «E» au système de santé du Québec en ce qui a trait à la transition des enfants souffrant de problèmes mentaux vers l\u2019âge adulte.Trois sur quatre des enfants ayant reçu des soins pour des problèmes de santé mentale se retrouvent sans suivi à l\u2019âge adulte.Ils finissent par se retrouver en situation d\u2019urgence, à l\u2019hôpital ou ailleurs, entre autres parce que les pédopsychiatres, comme les centres jeunesse, ne peuvent plus leur assurer des services passé l\u2019âge de 18 ans.«80% des jeunes qui quittent les centres jeunesse n\u2019ont pas accès à un médecin de famille», reconnaissait pour sa part Sylvie Godin, de l\u2019Association des centres jeunesse du Québec, alors que plusieurs de ces enfants sont lourdement médicamentés.D\u2019ailleurs, 45% des jeunes sous la responsabilité des centres jeunesse ont «un diagnostic ou une impression diagnostique de trouble mental inscrit à leur dossier, le plus fréquent étant le TDAH», lit-on dans le document de consultation soumis aux participants au Forum.Un autre participant a relevé l\u2019exemple de certains pays comme l\u2019Angleterre, l\u2019Australie ou Israël, où l\u2019on offre des services en santé mentale spécifiques au 12 à 25 ans, ce qui évite la rupture cruciale du tournant de l\u2019âge adulte.La consultation de mardi visait la mise en place d\u2019un nouveau plan d\u2019action en santé mentale, que souhaite établir le ministre de la Santé et des Services sociaux Réjean Hébert.D\u2019entrée de jeu, le D\"^ Hébert a reconnu qu\u2019un plan d\u2019action avait déjà été mis en place à cet égard, dont seulement 50% des objectifs ont à ce jour été réalisés.Le ministère examine entre autres la possibilité de mettre en place un «plan de service personnalité et intersectoriel» pour tous les jeunes présentant des troubles mentaux six mois avant l\u2019atteinte de la majorité.De façon générale, il dit souhaiter aussi que de nouveaux logements supervisés soient mis à la disposition de la clientèle souffrant de problèmes lourds de santé mentale.Le Devoir LES PETITES ANNONCES AVIS DE DECES ŒUVRES D'ART ŒUVRES D'ART SERVICES DIVERS SERVICES DIVERS ET COPROPRIETES AU COEUR DU MILE-END Condo h-duplex, lumineux, rénové, 2 ch.+1, terr., boiseries d'origine, pl.bois et céramique.479 000 $ M.Lavoie 514-891-3585 Crtr immo.Royal LePage Altitude HOMA- Condo lumineux 1385 p.c.2 C.C., terrasse.Murs brique, cuisine centrale, bcp de rangement.Stat.A 6 mm.des métros Viau et Pie IX.390,000$ proprio.com#482778 514 947-1072 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PLATEAU St-Joseph/coin Cartier 41/2,2 C.C., cuisine rénovée, lav-sèch, eau chaude, chauffé.Libre.995$ 514 598-5872 www.locationduplateau.com SNOWDON - Près UdeM, entre métro Villa-Maria et Snodown, 5 1/2, haut de duplex, 5 électro., grande terrasse.1500$, chauffé, 1er mai.514 884-5102 PROPRIETES A LOUER MAISON AU BORD DE L'EAU à louer à Contrecoeur.RDC ouvert sur le fleuve et ses bateaux.2 CÀC à l'étage.Grand s.-s.Libre à partir du 1er mai.Bail à long terme possible.Pas de chien.1250$ par mois.514-894-3915 HORS FRONTIERES EUROPE À LOUER À PARIS - Montmartre Près des vignes, charmant appt.3 pièces, tout équipé.1 à 4 pers.Sem/mois.450 677-3727 PARIS Atelier-loft meublé, libre juillet-août.Équipé, 2 chambres, ensoleillé, calme, sur allée privée, table à l'extérieur sous les arbres.Sympathique quartier de Belleville.Métro Télégraphe (15 mm.de Châtelet).2800$/mois (800$/sem).33.1.40.30.09.14 riouxchristian(5)yahoo.com PARIS VII-XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons 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Sur rendez-vous JOI (514)568:0069 ÆLLETHERIAUT MESSAGES CHERCHE MECENES pour soutenir compagnie de théâtre professionnelle.514-224-3612 CONSTRUIRE ENSEMBLE un monde différent Pour nous appuyer : www.alternatives.ca 514.982.6606 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.AVIS DE DECES Marcel Routhier 1920-2014 À Montréal, le 25 janvier 2014, à l\u2019âge de 93 ans, est décédé M.Marcel Routhier.Outre son épouse Mme Michèle Blanchard, il laisse dans le deuil ses sœurs Gisèle et Yvette, ses belles-sœurs, ses neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et amis.La famille vous accueillera à l\u2019église Ste-Madeleine d\u2019Outremont (750, av.Outremont), le samedi 1®^ février 2(]14 dès lOh.Une messe sera célébrée à 11 h Au heu de fleurs, des dons à la Fabrique de la Paroisse Ste-Madeleine seraient appréciés.Direction ; Alfred Dallaire MEMORIA ww\\w,memoria*ca 514 277.7778 ?INDEX DES DÉCÈS ?Beaudry, Claire Beaugé Lapalme, Jacqueline Henrard née Labrecque, Monique Routhier, Marcel Beaudry, Claire 1922-2014 Le 26 janvier 2014, à Montréal, Claire Beaudry, fille de Jeanne de Varennes et de Laurent Beaudry, sœur d\u2019Anne, Yseult et Pauline, est décédée à l\u2019âge de 91 ans.Elle laisse dans le deuil des cousins et cousines, de nombreux neveux et nièces (Gourd, Taschereau et Beaulne) ainsi que plusieurs petits et arrière-petits neveux et nièces, cousins et cousines.Après une vie bien remplie (chant, musique, journalisme, poésie, peinture et aquarelle) et moult pérégrinations, elle quitte cette terre telle une « pèlerine en marche vers la lumière ».Une messe sera célébrée le samedi février 2014, à 11 h, à l\u2019église du Saint-Enfant-Jésus, rue Saint-Dominique, entre Laurier et Saint-Joseph, à Montréal.Nos remerciements les plus sentis à l\u2019équipe du CHSLD Émilie-Gamelin pour ses bons soins et son humanité.Direction : Alfred Dallaire MEMORIA wv^/w.memoria.ca 514 2777778 imeypiihücatmti s£(±ioti déce& dam^\\ Le Memonel\tPar telephone, telecopieur ou par coumel 1855, rae Du Havre, bureau 107 du lundi au vendredi de lOhOO a 18h00\t^ Montreal, Qc, H2K 2X4 le samedi et dimanche de 12h00 a 17h30 Tele: 514 525-1149\tHeure de tombée 15hl5 Tête: 514 525 7999\tLe mémori ______________________^ necrologie@lememoneLcom Henrard, Monique (née Labrecque) 1923-2014 Monique Labrecque s'est éteinte dimanche le 19 janvier 2014 à l'Hôpital Charles-Lemoyne.Née à Disraeli, Monique a obtenu une formation en musique (piano) en 1942.Elle a travaillé toute sa vie professionnelle pour les caisses populaires, d'abord à Disraeli, et ensuite à la succursale de la rue Saint-Charles à Longueuil.Grande amoureuse de la vie, de la musique, et particulièrement de Mozart, ses passions l\u2019auront guidée jusqu'à la fin.Elle était l'épouse de feu Lucien Henrard et la sœur de feu Léopold Labrecque S.J.Elle laisse dans le deuil son frère Jacques (feu Gisèle Labrecque), sa nièce Dominique et ses neveux Michel (Kathy Labrecque) et Claude et ses petits-enfants par alliance: Pascale, Dominique, Jacques, Pierre-Yves et Chantal Sibille.Monique sera exposé au complexe funéraire Urgel Bourgie 1025 St-Laurento, Longueuil, URGEL BOURGIE Consultez notre registre au urgetbourgie.com/ 514735-2025 le vendredi 31 janvier de 19h à 21 h, Les funérailles auront lieu le samedi 1er février à 13h30 en la Cocathédrale de Saint-Antoine de Padoue à Longueuil (angle Ch.Chambly et St-Charles).En guise de sympathie, tout don à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer sera apprécié.Gratuit ! iine^ copier^/as^iée^ de^ l^aois^puùüê.\tJ Demandez-le au : 514 525-1149 nécrologie @ lememoriel.corn mémorielQ Le Jacqueline Lapalme Beaugé 1923-2014 Elle était vive, gaie, dynamique, spontanée Elle aimait ia nature, fes gens, fes deux étoilés, la vie Elle connaissait le nom des arbres, des plantes, des fleurs, des étoiles Elle s'est éteinte entourée de ceux qui l\u2019aimaient et qu'elle aimait Le 25 janvier 2014 est décédée Jacqueline Lapalme-Beaugé, veuve d'André Beaugé.Elle laisse dans le deuil ses sœurs Françoise et Pierrette, son frère Jacques, son filleul David, ses neveux et nièces, petits-neveux et petites-nièces, les nnembres de la famille Beaugé en France et ses amis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation du Jardin botanique (Espace pour la vie) ou à la fondation de l'hôpital Verdun.Une cérémonie du souvenir en présence des cendres réunira ses parents et amis le samedi 1®^ février 2014 à 13:30 : Centre funéraire Côte-des-Neiges 4525, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, H3V1E7 (514) 342-8000 Stationnement intérieur disponible www.dignitequebec.com LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 A 7 ACTUALITES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS La commissaire à la vie privée suggère de moderniser les lois La présomption d\u2019innocence est menacée par de nouveaux outils FABIEN DEGLISE Spécial, mais également crucial.Dans un rapport «hors série» déposé mardi devant le Parlement, la commissaire fédérale à la protection de la vie privée, Chantal Bernier, a invité Ottawa à revoir en profondeur ses lois sur la protection des renseignements personnels ainsi que sur la surveillance des individus.Une démarche nécessaire, selon elle, afin de protéger, à l\u2019ère du numérique, un des fondements de la démocratie: le droit à la vie privée, mais également la présomption d\u2019innocence.Dans un document d\u2019une trentaine de pages, soumis aux élus canadiens à l\u2019occasion de la Journée internationale de la protection des données, la commissaire par intérim recommande de modifier la Loi sur la protection des renseignements personnels afin d\u2019obliger «les organisations à prouver la nécessité de la collecte d\u2019information » avant de passer aux actes, ce qui n\u2019est plus toujours le cas aujourd\u2019hui, mais également d\u2019exiger des entreprises du secteur privé des rapports publics portant sur la transmission à des autorités gouvernementales de renseignements personnels «sans le consentement de l\u2019intéressé ou sans surveillance judiciaire», peut-on lire.Nouveaux outils de surveillance Un changement de cadre réglementaire s\u2019impose, selon Bernier, et ce, en raison de «la surveillance de la population générale» qui s\u2019est intensifiée «au rythme des percées technologiques et de l\u2019apparition de nouveaux outils», peut-on lire.«La capacité technique en matière de surveillance a augmenté en flèche, renforcée par la création et la communication comme jamais auparavant de renseignements personnels par des sources ouvertes en ligne.» Dans ce contexte, souligne la commissaire, les autorités responsables de la sécurité peuvent désormais s\u2019abreuver aux sites de réseautage social pour mener à bien leur mission, et ce, en surveillant de manière passive l\u2019ensemble de la population, dans l\u2019espoir d\u2019identifier les fruits gâtés du panier.Or, ce faisant, le gouvernement vient attaquer un des piliers fondamentaux de la démocratie, soit le droit à la vie privée.«Les organismes canadiens doivent faire preuve de circonspection lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019étiqueter des personnes», écrit-elle en réclamant au passage plus de transparence et d\u2019imputabilité des instances gouvernementales.Elle recommande ainsi la diffusion par le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) \u2014 l\u2019équivalent canaçlien de la National Security Agency (NSA) aux Etats-Unis \u2014 de statistiques annuelles et de rapports publics non classifiés.Ces organes de surveillance se retrouvent régulièrement sur la sellette depuis quelques mois dans la foulée des nombreuses révélations faites par le lanceur d\u2019alerte Edward Snoden, ex-agent de la NSA Sur les ondes de la CBC, Jack Harris, porte-parole du NPD en matière de défense, a embrassé mardi les conclusions de ce rapport en martelant lui aussi que le cadre légal actuel semble dépassé par la réalité numérique.«En 1983 [quand plusieurs lois actuelles ont été votées] l\u2019Internet n\u2019existait pas, a-t-il dit en substance.Actuellement, nous sommes devant des technologies utilisées \u2014 et mal utilisées \u2014 par les agences gouvernementales, sans que nous puissions y faire quoi que ce soit.» Par la voix de Tony Clement, le président du Conseil du Trésor, le gouvernement conservateur a rappelé avoir des conversations régulières avec la commissaire sur ces questions de surveillance et de sécurité, mais n\u2019a pas donné plus de détails sur l\u2019avenir qu\u2019il compte réserver à ce rapport.Le Devoir EIN DU COURRIER À DOMICILE Postes Canada a fait le bon choix, dit Ottawa MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Postes Canada fait face à d\u2019importants d,éfis et, pour les surmonter, la société d\u2019Etat n\u2019avait d\u2019autre choix que de mettre un terme à la livraison à domicile, défend le gouvernement conservateur.Au moment d\u2019établir les modalités de sa restructuration, Postes Canada a choisi de ne pas imiter certaines sociétés des postes à l\u2019étranger et a refusé de renouer avec l\u2019offre de services bancaires dans ses bureaux de poste.Une décision avec laquelle la ministre responsable du dossier, Eisa Raitt, s\u2019est dite «fondamentalement d\u2019accord», alors qu\u2019elle commentait pour la première fois la réforme annoncée au premier jour de la relâche parlementaire mi-décembre.«Ce n\u2019est pas logique d\u2019offrir des services bancaires additionnels, pour la même raison qui fait que nous parlons du sort de Postes Canada aujourd\u2019hui.Les gens se tournent vers les services bancaires en ligne.C\u2019est un élément fondamental de la raison pour laquelle Postes Canada fait ces changements», a lait valoir la ministre des Transports mardi.Profitant de sa journée d\u2019opposition aux Communes, le NPD a déposé une motion condamnant la décision de Postes Canada de cesser la livraison du courrier à domicile pour se tourner entièrement vers des boîtes postales communautaires d\u2019ici cinq ans.Sans surprise, les conservateurs ont rejeté la motion, à 146 voix, contre 128 députés de l\u2019opposition qui l\u2019ont unanimement appuyée.Services bancaires Au fil du débat, les néodémocrates ont rappelé que Postes Canada offrait jadis des services bancaires, de 1867 à 1968.Le règlement de la caisse d\u2019épargne postale figure d\u2019ailleurs encore dans la loi canadienne et pour revenir à l\u2019ancienne formule \u2014 en créant une banque à charte ou se joignant à une banque existante \u2014 «il n\u2019y aurait même pas besoin de faire des changements législatijs», a défendu le député Aexan-dre Boulerice.Il a noté que plusieurs pays européens, comme la Prance (voir texte ci-des-sous), ont fait le même virage pour diversifier les revenus de leur poste.«Différents pays ont adopté différentes approches JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre Lisa Raitt a refusé de préciser si Postes Canada avait consulté le gouvernement conservateur avant d\u2019annoncer sa réforme.[.], mais une solution unique ne fonctionne pas pour un enjeu complexe, a répliqué la ministre Raitt.La solution choisie par Postes Canada est une approche toute canadienne élaborée au Canada, pour répondre à la baisse des volumes de courrier.Et [la société] affirme qu\u2019elle leur permettra de demeurer autosuffisante et viable à long terme.» Invitée par les libéraux à préciser si elle a approuvé la réforme de Postes Canada avant que cette dernière ne l\u2019annonce, la ministre n\u2019a pas voulu répondre.«Le gouvernement du Canada appuie le plan d\u2019action», s\u2019est-elle contentée d\u2019affirmer.Mais les libéraux estiment que «l\u2019objectif ultime [du gouvernement] est de mener Postes Canada vers la privatisation», en insistant sur la précarité de son modèle actuel.«Ce n\u2019est pas le plan de Postes Canada, c\u2019est le plan du premier ministre et du gouvernement du Canada», a ac- cusé le libéral David McGuinly.La réforme convient à la ministre Raitt, qui a en outre plaidé que les boîtes postales communautaires ont certains avantages.Les colis peuvent y être déposés derrière une porte verrouillée, pour les citoyens qui sont au travail toute la journée.Et quand ceux-ci partent en vacances, ils n\u2019ont pas à s\u2019inquiéter du fait que leur courrier s\u2019accumule devant leur porte.Le gouvernement a beau avoir encensé la décision de Postes Canada, la bataille pour forcer la société à reculer n\u2019est pas terminée, a prévenu l\u2019opposition en promettant de soulever la question d\u2019ici aux élections de 2015.«Il y a un ras-le-bol de la population quant à la diminution des services.C\u2019est un service essentiel», a argué le bloquiste André Bellavance.Le Devoir La poste française ne s\u2019avoue pas vaincue CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris En Prance, le facteur est toujours un personnage de la vie quotidienne, même dans les campagnes les plus reculées.Sans compter que plus de la moitié du courrier est encore livré à domicile 24 heures après son dépôt à la poste.Mais cela ne veut pas dire que l\u2019avenir est radieux.Pour parer au déclin du courrier traditionnel, le nouveau directeur du Groupe La Poste, Philippe Wahl, a dévoilé mardi un plan stratégique qui table sur des revenus d\u2019un milliard d\u2019euros à l\u2019horizon de 2020.Au menu, le développement des activités bancaires, des échanges numériques sécurisés, des services de proximité et même de l\u2019aide aux personnes âgées.Si elle demeure le premier opérateur de courrier européen en chiffre d\u2019affaires, la poste Ifan-çaise a vu décliner son activité de livraison du courrier comme au Canada.Aors qu\u2019elle acheminait 18 milliards de lettres et de petits colis en 2007, il n\u2019y en aura plus que 9 milliards en 2020.Heureusement, La Poste est aussi une banque postale (10 millions de clients) et un opérateur de téléphonie mobile (650000 abonnés).Ce qui permet à la société d\u2019enregistrer un bénéfice annuel d\u2019environ 600 millions euros.Pour la première fois, on prévoit cependant que la livraison du courrier sera déficitaire en 2014.Aors que La Poste emploie 1% des Prançais actifs, les non-renouvellements de postes se sont multipliés ces dernières années.Pour parer au déclin, Philippe Wahl propose donc de «changer de modèle».Mais pas question de supprimer la livraison du courrier à domicile, ce qui serait considéré comme un véritable scandale national.D\u2019ailleurs, la livraison des colis est en hausse grâce au commerce électronique.La filiale du groupe, ColiPoste, détient 63% du marché des entreprises, même si les marges négociées par un client comme Amazon sont de plus en plus faibles.Avec sa filiale Colis-Express, La Poste ambitionne d\u2019ailleurs de bâtir le premier réseau hybride européen (entreprise et particuliers) et de devenir le leader européen de la livraison de colis aux particuliers.Feuille de route Loin de programmer le déclin du groupe, Philippe Wahl propose donc une feuille de route ambitieuse.Il veut moderniser l\u2019entreprise et réduire ses coûts tout en maintenant pour l\u2019instant ses 17000 points de service.Depuis quelques années, plusieurs ont néanmoins été transférés dans des commerces ou dans des mairies.Pas question de supprimer la livraison du courrier à domicile La réinvention du métier de postier, actuellement exercé par 90000 personnes, reste un des principaux défis des prochaines années.Même s\u2019il n\u2019a pas encore vraiment convaincu les syndicats, Philippe Wahl dit vouloir «motiver les postiers et les postières par une vision de conquête, un avenir qu\u2019il va falloir inventer et construire».Plusieurs projets pilotes sont en cours pour leur faire livrer des médicaments, relever les compteurs, prendre des photos pour les assurances lors de sinistres et même porter des courses à domicile dans les régions rurales.Selon Philippe Wahl, le facteur doit devenir «l\u2019acteur majeur de services de distribution de proximité».C\u2019est à la fin juin que La Poste publiera les chiffres de ce plan stratégique.Mais, on peut déjà dire que ce n\u2019est pas demain que la Prance supprimera la livraison du courrier à domicile.Le Devoir Arthur Quentin 'O SUR TOUT JUSQU\u2019À 50% sur des produits sélectionnés 3960 Saint-Denis Montréal 514.843.7513 I St.Denis & Duluth 514-844-1919 Sherbrooke O & Bishop 514-985-0015 7\tS\tY\t7\tS ^\tÀ\t^ iËiE3 un examen de la vue www.georgeslaoun.com % Lauréat de l\u2019edition 2010 des Prix Arts-Affaires de Montreal CATEGORIE PME GEORGES LAOUN OPTICIEN du 2 au 31 janvier Appelez nous pour un examen de la vue Boutique de Saint-Denis ouvertes exceptionneiiement ies dimanches du soide en janvier (13 h à 17 h) A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 EDITORIAL COMMISSION CHARBONNEAU Le temps qu\u2019il faut La divulgation du rapport d\u2019étape de la commission Charbon-neau a déçu parce que, pressés, certains en attendaient déjà des conclusions.Ses observations sont pourtant utiles, car elles jettent une lumière sur le jeu du cbat et de la souris qui a cours à la Commission.L Josée Boileau e temps de la justice n\u2019est pas celui des médias, encore moins le rythme effréné des réseaux sociaux, où la déception devant la trentaine de pages se manifestait moins de cinq minutes après la publication du rapport intermédiaire de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction.Sa présidente, France Cbarbonneau, ne s\u2019est pourtant montrée que fidèle à elle-même : elle mène la Commission à sa façon et n\u2019est pas là pour céder aux attentes de quiconque mais pour établir la vérité, souvent longue à trouver.Le rapport souligne que la Commission ne veut pas se contenter de proposer «une succession de remèdes ponctuels», mais offrir une vue d\u2019ensemble et de la cohérence.Elle énonce sept conditions qui lui permettront, plus tard, de présenter des recommandations.Au nombre de celle-ci, on lit son souci de trouver les «causes à l\u2019origine des phénomènes que la Commission a le mandat d\u2019examiner».Or, «identifier ces causes exige une réflexion complexe qui va au-delà de ce que les principaux témoins fournissent comme explications à leur comportement».Le témoignage de l\u2019ancien président de la FTQ, Michel Arsenault, en offre un exemple probant.Il y a quelque chose d\u2019agaçant à voir les commissaires et la procureure interroger M.Arsenault comme s\u2019il était le président d\u2019une compagnie privée, ayant le pouvoir de renvoyer des dirigeants au gré de sa volonté.Le commissaire Renaud Lachance a carrément fait cette comparaison mardi.Toute une dynamique syndicale, où les membres votent pour leurs représentants, est ainsi ignorée; tout un jeu politique interne semble également sous-estimé.On comprendra que Michel Arsenault ait pu s\u2019exclamer, en réponse aux questions posées: «C\u2019estpas d\u2019même que ça fonctionne!» Mais voyant les exigences qu\u2019elle s\u2019impose dans son rapport d\u2019étape, on mesure mieux l\u2019insistance de la Commission sur les marges de manœuvre, réelles ou morales, de chacun.Et elle ne peut manquer d\u2019être troublée par ces hommes, eux-mêmes honnêtes, occupant les plus hautes fonctions de leur secteur qui croient encore aujourd\u2019hui avoir agi alors qu\u2019ils n\u2019ont que sauvé les apparences, et qui persistent à rejeter toute remise en question de leur manière d\u2019exercer leurs responsabilités.Quand M.Arsenault dit: «A chaque fois que j\u2019ai eu des vraies preuves, j\u2019ai agi immédiatement», c\u2019est l\u2019écho de l\u2019ex-maire de Montréal Gérald Tremblay qu\u2019on entend.Dans les deux cas, on a entendu qu\u2019ils ne pouvaient pas faire plus que la police, que dans une société de droit, il faut donner le bénéfice du doute, concept qui fut étiré au maximum.De plus, même en pleines révélations de la Commission, ils ont gardé leur confiance dans leur entourage immédiat, qu\u2019il s\u2019agisse de Jean Lavallée pour l\u2019un, de Frank Zampino pour l\u2019autre.Pour eux, l\u2019ennemi est ailleurs, et il a surtout pour nom les médias.Pourquoi ?Ce geme d\u2019aveuglement ne se réglera pas simplement en modifiant des structures, comme la gouvernance à la tête du Fonds de solidarité.Ce qui est en cause c\u2019est la gestion entre « chums » qui coupe de la base, qu\u2019il s\u2019agisse de travailleurs ou d\u2019électeurs.En cause aussi la peur de la transparence qui fait qu\u2019on met plus d\u2019efforts à contrecarrer des journalistes ou une commission d\u2019enquête qu\u2019à vérifier les rumeurs de crime organisé et de pots-de-vin qui ont cours dans son organisation.Ce qu\u2019il faut comprendre c\u2019est pourquoi en est-on arrivé là.La Commission a encore beaucoup à décortiquer avant de nous répondre.LE TRIOMPHE DE L\u2019ARMÉE ÉGYPTIENNE Le général roué Is sont malins, les généraux égjqjtiens.Plus précisément, ils sont roués.En gardiens sourcilleux de la souveraineté nationale, mais aussi de leurs intérêts financiers, ils ont retourné toutes les cartes politiques à leur avantage pour s\u2019imposer aujourd\u2019hui, comme Hosni Moubarak, Anouar al-Sadate et Gamal Abdel Nasser, tous trois issus de l\u2019armée, s\u2019étaient imposés hier et avant-hier.Bref encore une fois, et probablement pour très longtemps, les gradés ont réduit les Frères musulmans à l\u2019observation du silence au troisième sous-sol.Sous-sol?Pour la énième fois, la confrérie a été inscrite sur la liste des « organisations terroristes».Simultanément à cette mise entre parenthèses d\u2019une organisation qui avait remporté les élections législa-\u2019V lives et présidentielle coup sur coup, l\u2019état-ma-' jor a mis en scène un épisode politique avec un 1\tdoigté tel qu\u2019il nous rappelle, à sa manière, que ^\t~ '\tles généraux ont une expérience du pouvoir vieille de 62 ans ! Au ras des pâquerettes, cela vient de donner ceci : après avoir élevé Abdel Fattah al-Sissi au rang de maréchal, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), lieu du pouvoir par excellence, a annoncé que la confiance du peuple en Al-Sissi est si marquée que celui-ci sera candidat à la présidence.En faif il écrit dans le ciel qu\u2019il sera président.Point.Ce retour en grâce des militaires et de leur grand chef est le fruit d\u2019une orchestration millimétrée d\u2019une stratégie ayant pour titre «le sauveur de la nation».En effef pendant des mois et par médias interposés, évidemmenf on a servi au peuple ég5q)tien la partition de la personnalisation du pouvoir.Résultat: trois ans après la révolution menée tout d\u2019abord par des milliers de personnes assoiffées de liberté et captée ensuite par les Frères, l\u2019armée est plus forte que jamais.Elle triomphe.Cette réalité a eu une conséquence digne de mention.Craignant de subir le sort infligé aux Frères, la branche tunisienne de ces derniers a décidé d\u2019adopter un profil bas.De faif la Constitution, composée et votée à une très, très forte majorité, est tout ce qu\u2019il y a de laïque.Autrement dif la charia que les Frères voulaient inscrire en lettres d\u2019or dans la loi fondamentale du pays qui donna le coup d\u2019envoi au Printemps arabe a été totalement mise de côté.Pour bien signifier à tous les courants ou formations politiques, autres que les Frères, que la clé du pouvoir demeurera entre les mains de l\u2019armée égjqjtienne, les chefs de celle-ci se sont employés, le 15 janvier dernier, à modifier la Constitution pour mieux stipuler que tout ce qui a trait au ministère de la Défense relevait de son fait.Or qui est ministre de la Défense est de facto le maître de l\u2019économie.C\u2019est dire l\u2019étendue de son territoire.D Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET tlowiUAiip BMwWT U CAuCifiX Poi*R Sicbnipf IfS PÉffiONî mmre LETTRES L\u2019Isle-Verte: un journalisme brutal et inhumain La tragédie qui a frappé la Résidence du Havre de L\u2019Isle-Verte dans la nuit de mercredi au jeudi 23 janvier et qui affecte tout le Québec a donné lieu à un journalisme brutal et inhumain.Une telle tragédie devrait donner lieu à un sentiment de sympathie.Face à un ami en difficulté, on éprouve d\u2019abord de la sympathie.Par la suite, on lui demande comment les choses en sont arrivées là et ce qu\u2019on peut faire pour l\u2019aider.Sans tenir compte de l\u2019immense douleur qui frappe les résidants, plusieurs médias se sont empressés d\u2019essayer de trouver des coupables, et ce, sans enquête approfondie.Qn a tout d\u2019abord tenté de blâmer les pompiers, pour ensuite s\u2019en prendre au propriétaire de la résidence, pour passer à la question des giclems.Puis on s\u2019en est pris à un locataire de la résidence en affirmant qu\u2019il était à l\u2019origine du feu puisqu\u2019il avait fumé dans sa chambre.Par la suite, on nous a dit qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une simple hjrpothèse.La recherche du ou des coupables se poursuit.Pendant ce temps, on nous alimente de reportages frisant le voyeurisme avec des résidants en larmes qui ne demandent qu\u2019à vivre leur peine à l\u2019abri des médias.Ce n\u2019est pas sûrement pas un hasard si ceux-ci ont refusé la présence des médias lors de la cérémonie religieuse du 26 janvier.Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas examiner les conditions de sécurité dans ce geme de résidence, qui souvent ne sont pas à la hautem de ce qui est requis.Loin de là.C\u2019est le temps de nous assurer que les meilleures conditions dignes d\u2019une société moderne soient offertes aux personnes âgées.Tout cela doit se faire de façon civilisée en nous assurant de ne hemter la sensibilité de personne et en ne craignant pas de nommer les choses, mais après une enquête approfondie et preuves à l\u2019appui.[.] Serge Lachapelle Le 27janvier 2014 L\u2019ire de Michel Arsenault Des questions méritent d\u2019être posées sur l\u2019orientation des travaux de la commission Charbonneau! Elles pourraient être à l\u2019origine de la mauvaise humeur de l\u2019ex-président de la FTQ.Cette commission a été instituée pour faire la lumière sur l\u2019industrie de la construction.Elle fait actuellement le procès d\u2019une banque appartenant à des travailleurs, qui a toujours rapporté gros tant à ses actionnaires qu\u2019à l\u2019économie du Québec.En quoi l\u2019autopsie d\u2019une guerre intestine entre leaders syndicaux sert-elle l\u2019intérêt public ?Pourquoi s\u2019acharner à ce point sur ses dirigeants ?Parce qu\u2019elle a été infiltrée par un entrepreneur prospère et véreux et quelques membres de la mafia! S\u2019il fallait le faire pour toutes les banques ! De toute façon, le ménage, qui est de régie interne, a déjà été fait.Pourquoi les administrateurs de ce fonds, dès 2007, ont-ils été placés sous écoute électronique ?Pourquoi épargner les dirigeants la Caisse de dépôt ou de grandes firmes de génie qui, clés en main, faisaient la pluie et le beau temps ?Jacques Lamarche Sainte-Geneviève-de-Batiscan Le 28 janvier 2014 Financement des écoles confessionnelles Dans sa lettre parue dans votre édition du samedi 25 janvier, M.Aziz Djaout établit un parallèle entre le financement des écoles confessionnelles et des productions artistiques «véhiculant» des valeurs athées, agnostiques ou antireligieuses.Ce parallèle me semble outr ancien Un enfant en période de formation est très vulnérable à l\u2019influence des idées.De plus, il va à l\u2019école durant plusieurs années et un des objectifs de l\u2019école confessionnelle est justement de l\u2019amener à épouser une certaine religion plutôt qu\u2019une autre.Lorsqu\u2019on va voir une pièce de théâtre ou qu\u2019on assiste à un concert, on nous présente un point de vue dans un temps limité et sans objectif de nous convaincre de ce point de vue.Il me semble y avoir, là une différence fondamentale, et si l\u2019État peut subventionner des activités culturelles généralement (assister à une représentation du Messie de Haen-del ne me semble pas être un effort de me convertir), il me répugne que l\u2019argent de mes impôts serve à enrôler des enfants durant plusieurs années dans une religion, quelle qu\u2019elle soit.Pierre Pagé Lavaltrie, le 25 janvier 2014 LIBRE OPINION L\u2019anglais à rUdeM : complaisance excessive VINCENT BLAIS-FORTIN Etudiant en droit à l\u2019Université de Montréal Est-il possible pour un étudiant au baccalauréat en droit à l\u2019Université de Montréal (UdeM) de répondre en anglais à ses examens ?Les choses se présentent généralement ainsi : un étudiant demande au professeur s\u2019il peut répondre en anglais.Sans connaître les compétences linguistiques du requérant, la plupart des professeurs acquiescent sur-le-champ.Pourtant, le texte du Règlement des études de premier cycle de l\u2019UdeM prévoit, en des termes impératifs, l\u2019obligation générale de répondre en français.Exceptionnellement, un étudiant peut répondre en anglais si l\u2019une des deux situations suivantes trouve application : D\u2019abord, un étudiant peut répondre dans une autre langue lorsque la nature du programme ou du cours le justifie.Par exemple, il est normal que dans un cours d\u2019espagnol les étudiants répondent à un examen dans cette langue.L\u2019existence même du cours et ses objectifs pédagogiques justifient l\u2019emploi de l\u2019espagnol.A l\u2019inverse de l\u2019apprentissage des langues, l\u2019apprentissage d\u2019une notion juridique ne justifie en aucun cas l\u2019emploi de l\u2019anglais.Ensuite, un étudiant peut répondre en anglais s\u2019il a besoin d\u2019une période d\u2019adaptation pour parvenir à répondre en français.Présentement, ces périodes d\u2019adaptation s\u2019étendent sur toute la du- rée du baccalauréat.Qr, l\u2019un des objectifs avoués de la Charte de la langue française est de faire du français la langue normale et habituelle du travail.Les universités ont leur rôle à jouer dans l\u2019atteinte de cet objectif D\u2019ailleurs, dans sa politique linguistique, l\u2019UdeM se «reconnaît la responsabilité, en tant qu\u2019éta-blissement d\u2019enseignement supérieur [.] de veiller à ce que ses étudiants puissent exercer leurs futures fonctions dans un français correct et conforme à l\u2019usage et à la terminologie de leur discipline».Ainsi, le but de la période d\u2019adaptation est d\u2019amener l\u2019étudiant à effectuer une transition vers le français pour pouvoir, ultimement, utiliser le français dans l\u2019exercice de sa profession.Qr, comment un étudiant incapable de répondre en français aux examens pourra-t-il pleinement exercer sa profession dans la langue commune?Il est vrai que la faculté exige, dans le cadre du cursus obligatoire, que quatre ou cinq travaux soient rédigés en français, mais nous conviendrons tous que cela est insuffisant.Lors d\u2019une retraite professorale au printemps dernier, il fut question de l\u2019application de la politique linguistique à la faculté : l\u2019administration avait alors l\u2019intention d\u2019établir une politique commune des professeurs sur 1^ recevabilité des examens en anglais.A ce jour, cette intention est restée lettre morte.Pour pallier l\u2019application déficiente du règle- ment, il pourrait y être prévu de se baser sur le résultat obtenu par l\u2019étudiant au test de français international pour déterminer la présence d\u2019un besoin d\u2019adaptation.La production d\u2019un tel test est nécessaire pour être admis à l\u2019UdeM si l\u2019étudiant n\u2019a pas préalablement réussi l\u2019épreuve uniforme de français.Forcés de réussir ce test pour être admis, les étudiants y démontrent certainement leur véritable capacité.De même, il pourrait être prévu que la période d\u2019adaptation soit limitée à la première année pour assurer la transition de l\u2019étudiant vers le français.C\u2019est ce que prévoit par exemple la Politique linguistique de l\u2019Université de Sherbrooke.Enfin, considérant qu\u2019il faut donner une interprétation restrictive aux exceptions, la pratique actuelle à la Faculté de droit où des professeurs acceptent des copies en anglais d\u2019étudiants de deuxième et de troisième année est contraire au Règlement des études ainsi qu\u2019à la Politique linguistique de l\u2019UdeM.La situation de laisser-aller actuelle découle donc d\u2019un laxisme et d\u2019une complaisance sans bornes dans leur application.Par conséquent, j\u2019invite le ministre Pierre Duchesne à exercer son pouvoir discrétionnaire, prévu dans la Charte de la langue française, qui lui permet de demander aux universités de produire un rapport faisant état de l\u2019application de leur politique linguistique. LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 A9 IDEES « Je n\u2019avais pas de pouvoir » : Michel Arsenault ment Les statuts de la FTQ permettent au président d\u2019intervenir auprès de ses syndicats affiliés.Que l\u2019ancien chef syndical ait nié l\u2019existence de telles dispositions est ahurissant.CLAUDE GENEREUX Ancien président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) au Québec et secrétaire-trésorier au niveau canadien, il a été candidat à la direction de la FTQ au congrès de 2013.Il n'a plus de fonction officielle au SCFR e 31 octobre, je convoquais les médias afin d\u2019annoncer ma candidature contre Michel Arsenault et avec le soutien de mon syndicat, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).Le 4 novembre, Michel Arsenault déclarait aux mêmes médias qu\u2019il ne se représenterait pas à la présidence au congrès qui aurait lieu trois semaines plus tard.Le château de cartes venait de s\u2019écrouler.Ce lundi, le citoyen Arsenault entamait son témoignage devant la commission Charbonneau.Déjà y sont étalées en quelques traits les fissures de l\u2019armure du chevalier: perte de la boussole morale, manque de courage politique en certaines circonstances critiques et copinage.Questionné de près sur ses pouvoirs de président ou encore ceux de la centrale auprès de ses affiliés, il répond que son autorité n\u2019est que morale et que l\u2019affiliation à la FTQ est volontaire.Il nie posséder des pouvoirs statutaires pour faire face à de telles situations.C\u2019est faux et il ment.L\u2019affiliation est volontaire, certes, mais cela n\u2019est pas sans contrepartie, sans obligation de la part des affiliés.Outre l\u2019obligation de la juste part du financement de la FTQ (cotisations), tous les affiliés sont régis par les statuts de la FTQ.Le chapitre XV a pour titre : « Le respect des normes morales et d\u2019efficacité syndicale de la Fédération».On y explique les devoirs qu\u2019ont les affiliés d\u2019agir selon des normes acceptables par tous sous peine de sanctions possibles pouvant mener à l\u2019expulsion, en passant par des enquêtes et la mise sous tutelle.Le bien-fondé de cette section repose sur une logique implacable : nonobstant l\u2019autonomie réelle des affiliés, un éventuel comportement hors-norme \u2014 voire inacceptable \u2014 de leur part peut rejaillir sur la centrale ainsi que sur tous les autres affiliés.Il doit exister des outils à la FTQ pour y remédier.N\u2019est-ce pas précisément le cas, avec les écarts de conduite de la direction passée de la FTQ-Construction?Elle a fait ombrage à l\u2019ensemble de la FTQ, de son Fonds; même à l\u2019ensemble du mouvement ouvrier.Combien de fois ai-je entendu des militants frustrés dire: «Ce n'est pas nous! Ce n'est pas parce que ça dit \u201cFTQ \"-Construction qu'il s'agit de nous!» La FTQ est dotée de statuts qui lui permettent d\u2019intervenir auprès de ses syndicats affiliés.L\u2019article 83 est très clair quant au pouvoir d\u2019enquête.L\u2019article 84 décrit la possibilité de mise sous tutelle d\u2019affiliés.Il est ahurissant que Michel Arsenault ait nié l\u2019existence de telles dispositions.Il l\u2019est tout autant du reste que la commission l\u2019ignore.L\u2019adage voulant qu\u2019une avocate ne pose pas de question dont elle ne connaît pas déjà la réponse n\u2019a pas été respecté par la procu-reure en chef Sonia Lebel.Cette partie des statuts, bien entendu, existe pour des situations sortant de l\u2019ordinaire.Si le q_uo-tidien de la FTQ était ainsi Mt, ce ne serait pas viva-ble.Il est vrai que la règle générale veut que la présidence de la FTQ s\u2019appuie sur son autorité morale (encore faut-il en avoir.).Il est tout aussi vrai qu\u2019invoquer de telles dispositions peut être lourd de conséquences.Elles exigent donc prudence et GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Claude Généreux revient sur un cas où la FTQ était intervenue pour mettre un syndicat délinquant sous tutelle.Contrairement ce qu^a dit Michel Arsenault devant la commission Charbonneau, les moyens de coercition existent, dit-il.doigté.Les situations justifiant d\u2019y avoir recours sont exceptionnelles dans la courte histoire de la FTQ (qui n\u2019a pas 60 ans, alors que la FTQ-Construction est plus jeune encore).C\u2019est pourquoi les précédents ne pleuvent pas, mais il y en a.Précédent Par exemple, Arsenault et moi participions activement en tant que délégués aux congrès de la FTQ au cours des années 1980.A l\u2019époque, des éléments mafieux avaient pris le contrôle du syndicat de la fourrure.Un «dossier noir» à ce sujet avait circulé dans les rangs de la FTQ.Autour de 5000 membres, pour la plupart des femmes immigrantes, n\u2019avaient aucun droit de regard sur leur syndicat, lequel n\u2019allait pas dans la direction habituellement souhaitée par des travailleuses.Une résolution avait été soumise lors d\u2019un congrès demandant au «mis président Louis Laberge de procéder à une enquête et de prendre les mesures appropriées.Et ce, malgré l\u2019autonomie des syndicats affiliés.Ma section locale (SCFP 313), avec d\u2019autres (TCA 501, par exemple), avait talonné Laberge pour que la résolution soit présentée pour discussion.Elle fut adoptée.laberge avait rechigné, mais il s\u2019était exécuté.Le syndicat fut, après enquête de la FTQ, mis sous tutelle.En ressortit un syndicat revigoré et démocratique.La morale de cette histoire ?Le président du temps avait «mis ses culottes».Ça avait chauffé.mais de toute façon ça aurait chauffé.Les médias en ont fait leurs choux gras pendant quelques jours, mais vu la décision de la FTQ, cet épisode fut finalement favorable à l\u2019organisation et à la cause syndicales.La morale de cette histoire?Le président du temps avait ses culottes» Revenons à Arsenault qui, confronté à des situations difficiles, voulut préserver la réputation de la FTQ et du Fonds \u2014 je n\u2019en doute pas \u2014, mais il a voulu aussi, et bien plus, préserver la sienne au prix.de la FTQ et du Fonds.C\u2019est pour une large part son type d\u2019action envers les médias et son inaction envers certains affiliés qui nous ont conduits là où nous sommes aujourd\u2019hui.Arsenault craignait, nous dit-il, que s\u2019il avait agi avec plus de résolution, la FTQ-Construction ait peut-être claqué la porte.D\u2019une part, c\u2019est l\u2019aveu implicite qu\u2019une action de la FTQ était possible ! D\u2019autre part, s\u2019il est vrai qu\u2019un enjeu important dans la chicane de clans qui a existé à la FTQ-Construction consistait à obtenir le «siège» au Fonds, il s\u2019ensuit que personne dans ce syndicat n\u2019avait intérêt à quitter la FTQ.Il aurait ainsi perdu à tout jamais l\u2019accès à la FTQ (mais aussi à des sièges de représentation comme à la CS^ et au Fonds.Si Michel Arsenault avait agi en amont du problème, il n\u2019aurait même pas eu besoin de «pare-feu» renforcés au Fonds; ou même de code d\u2019éthique.Le problème aurait été éliminé à la source ! Il nous dit aussi qu\u2019il a rencontré Jocelyn Dupuis le 2 septembre et que le 19, ce dernier démissionnait.Cela, insiste-t-il, n\u2019était pas le résultat de la pression médiatique, mais de son action à lui.Il faut donc le croire.et selon cette même logique, le fait de me présenter à la présidence de la FTQ le 31 octobre est le geste qui, le 4 novembre, l\u2019a mené à retirer sa candidature à la présidence de la FTQ.«C'est toujours ça d'pris.» FPJQ Laissez les journalistes travailler! Dans les Villes, on entrave trop souvent le travail des « sentinelles de la démocratie ».Cela brime les citoyens.PIERRE CRAIG Président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec aint-Lambert, 20 janvier.«Enlève ça de là.» Le ton est intransigeant.Le nouveau maire ordonne à un journaliste qui veut enregistrer la séance du conseil de retirer son micro.Le même soir, à Candiac, le maire interdit à un journaliste de prendre des photos du conseil municipal.Plus tôt dans la journée, à Québec cette fois, le maire ferme la porte de son bureau au nez des journalistes arrivés deux minutes trop tard parce qu\u2019ils posaient des questions au chef de l\u2019opposition.Le 15 janvier, à Mont-Saint-Pierre en Gaspésie, la mairesse or- s donne à un caméraman qui filme la séance,du conseil de ranger sa caméra.A Saguenay, le maire traite les journalistes qui posent de bonnes questions de «pas bons» et leur reproche de jouer le rôle de l\u2019opposition.Et que dire de ces maires qui menacent les journaux locaux trop curieux de cesser de publier des avis publics dans leurs pages?À travers ces journalistes dont on entrave le travail, c\u2019est notre droit d\u2019être informés des affaires de nos villes qu\u2019on nie.Avons-nous les moyens d\u2019être tenus dans l\u2019ignorance de ce que font nos élus avec notre argent?Voulons-nous continuer d\u2019engraisser les voleurs de fonds publics?En Sans les journalistes, la commission Charbonneau n\u2019existerait pas avons-nous assez des «Monsieur 3%» et des voyages dans le sud payés par des entrepreneurs aux fonctionnaires de nos villes?Si nous répondons oui, nous devons, par tous les moyens, aider les journalistes à faire leur travail.Parce que sans les journalistes, la commission Charbonneau n\u2019existerait pas et la commission Gomery, avant elle, n\u2019aurait jamais eu lieu.J\u2019ai la profonde conviction que de très nombreux maires et conseillers des villes du Québec ont comme valeur première de servir leurs concitoyens.Pensons à la mairesse de Lac-Mégantic.Mais, dans beaucoup d\u2019autres villes du Québec, des élus n\u2019ont rien compris au caractère démocratique de leur fonction et se comportent comme les patrons d\u2019une entreprise privée.Selon certains maires, les journalistes n\u2019ont pas à se mêler de leurs affaires.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec lance aujourd\u2019hui un appel pressant aux mairesses et maires du Québec, à la première ministre Pauline Marois, au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, au chef de l\u2019opposition Philippe Couillard, au chef de la seconde opposition François Legault et à la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.Au nom de tout ce que nous considérons collectivement comme sacré, prenez tous les moyens, y compris législatifs, pour permettre aux journalistes du Québec de jouer leur rôle : celui de sentinelles de la démocratie.Dans les mines rouges du siècle Francine Pelletier Les performeuses les plus hot de la planète, les artistes punk qui nous ont forcés à voir la pataude Russie et ses babouchkas autrement, les dissidentes qui,n\u2019ont pas eu peur de dénoncer le Kremlin et l\u2019Eglise orthodoxe russe d\u2019un même souffle, les judicieusement nommées Pussy Riot sont de retour.Juste à temps pour troubler la fête des Jeux d\u2019ifiver de Sotchi encore davantage.Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova ont été graciées en décembre dernier par un Vladimir Poutine voulant se montrer magnanime à l\u2019aube du grand rendez-vous d\u2019hiver.Avec la même baguette magique, le président russe a également libéré le magnat du pétrole Mikhail Khodorkovsky et 28 militants de Greenpeace (dont un Québécois).Les Greenpeace sont rentrés précipitamment chez eux, le milliardaire Khodorkovsky s\u2019est exilé en Allemagne, mais les deux jeunes femmes, elles, sont restées sur place, reprenant leur croisade anti-Poutine, sobrement habillées cette fois, et sans l\u2019ombre (ou presque) d\u2019un juron.Peu de «décâlisse» ou de nudité pour les Pussy Riot d\u2019aujourd\u2019hui.Selon la journaliste russo-américaine Masha Gessen, 16 mois dans un camp de travail à geler, à manquer de nourriture et à coudre des uniformes de policier 16 heures par jour ont transformé Maria Alyokhina, 26 ans, et Nadezhda Tolokonnikova, 24 ans, de performeuses punk en dissidentes politiques de taille.Dans un récent article du Globe and Mail, on parle même d\u2019elles comme les nouvelles Soljénitsyne et Sakharov.A la manière des samizdats de l\u2019époque soviétique, les écrits de la leader du groupe, Nadezhda Tolokonnikova, décrivant les conditions de détention qu\u2019elle et sa compagne ont dû subir ont circulé à l\u2019extérieur.Du même coup, les Pussy Riot qui ont toujours fait sourciller, même parmi les Russes progressistes, sont devenues la voix de l\u2019opposition dans un pays qui en compte actuellement très peu.Et quelle opposition.«Elles sont l'exact contraire de Poutine», dit la propriétaire de galerie d\u2019art qui projetait cette semaine un documentaire (interdit encore récemment) sur les Pussy Riot.«Il est un homme, elles sont des filles.Il est vieux, elles sont jeunes.Il est gris, elles sont colorées.Il est riche, elles sont pauvres.Elles ont démasqué au monde entier comment notre système fonctionne, la justice, les prisons, mais aussi la force de la communauté artistique en Russie.» Moi, dans les ruines rouges du siècle, le titre de la magnifique pièce de théâtre d\u2019Olivier Kemeid racontant la vraie histoire d\u2019un ami comédien, Sasha Samar, jeune Ukrainien qui a vécu les derniers soubresauts de l\u2019empire soviétique, pourrait très bien servir ici pour décrire Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova: «Elles, dans les ruines rouges du siècle» \u2014 qui, en Russie, n\u2019en finit pas de hoqueter.Les Jeux d\u2019hiver de Sotchi sont le tour de passe-passe de Vladimir Poutine pour convaincre le monde entier que la Russie est désormais de ce siècle, moderne, démpcratique et florissante par-dessus le marché.Evidemment, il n\u2019a pas fallu attendre la réapparition des Pussy Riot, ou encore l\u2019histoire des toilettes siamoises (voir la délicieuse chronique de Jean-François Nadeau dans Le Devoir du 27 janvier), pour s\u2019apercevoir qu\u2019il n\u2019en est rien.Les Jeux de Sotchi, qui vont coûter plus cher que tous les Jeux d\u2019hiver réunis, qui ont remis le feu aux poudres dans les territoires musulmans environnants et qui, par conséquent, présentent un potentiel terroriste inquiétant, où les travailleurs des installations n\u2019ont souvent pas été payés et où la population locale vit dans la pauvreté, pour ne rien dire du fait que Sotchi est une ville où poussent des palmiers, sont d\u2019une absurdité totale.Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova ont fermement l\u2019intention de le souligner.Le 7 février, jour d\u2019ouverture des Jeux, elles seront de retour dans la blafarde Mordovie, «l\u2019archipel du goulag» de la Russie d\u2019aujourd\u2019hui, pour intenter des recours judiciaires au nom des prisonniers politiques toujours incarcérés là-bas.«Tous les Russes doivent réfléchir aux raisons pour lesquelles il faut se débarrasser de Poutine», dit Nadya Tolokonnikova.Qu\u2019adviendra-t-il de ces Dames Emeutes une fois les Jeux terminés, les médias étrangers repartis et le président russe et ex-officier du KGB revenu à ses instincts de base?Qui sait.En attendant de voir, souhaitons-leur un gros merde dans cette courageuse tentative d\u2019ébranler les colonnes du temple.Les Jeux d\u2019hiver de Sotchi sont le tour de passe-passe de Vladimir Poutine pour convaincre le monde entier que la Russie est désormais de ce siècle fpelletier@ledevo ir.co m UEQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (cancatunste), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Aexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Melanie Loisel et Karl Rethno-Parazelli (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\é(chroniqueur), Helene Buzzeth et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters)\tCarpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), Marco Belair-Cirmo, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Fohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier et Genevieve Tremblay (assistantes) , correction : Andreanne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Florence Ferraris (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOCITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseure), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais, (coordonnatrice).Elise G\\rB.r6.(secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin et Nathalie Zemaihs INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Danielle Cantara, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentma Draghici, Celine Furoy et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 29 JANVIER 2014 ACTUALITES COUILLAED SUITE DE LA PAGE 1 «Sur le plan social, alors que d\u2019un côté, le gouvernement divise, nous, on veut rassembler.On veut créer une identité québécoise, maintenir et promouvoir une identité québécoise qui rassemble tous les Québécois», a-t-il fait valoir.Philippe Couillard proposera un projet de société «qui envoie le message que nous, les Québécois, nous sortîmes forts, confiants».A ses yeux, le projet du PQ «est largement basé sur l\u2019humiliation, la peur, le retrait \u2014 on est des assiégés, le monde entier nous en veut, on a peur des autres».Le déclin démographique au Québec est amorcé et l\u2019accroissement du nombre des ménages provient «très largement» de l\u2019immigration, a signalé le chef libéral qui a dit citer les plus récentes statistiques.Les libéraux sont en mode électoral, a reconnu Philippe Couillard.Au caucus, huit candidats ont été présentés aux députés.Même si par les temps qui courent le chef libéral parle beaucoup de la charte des valeurs, il voudra éviter de se laisser entraîner sur ce terrain lors de la campagne électorale.«On va en parler mais on ne fera pas notre campagne là-dessus.On va faire campagne sur l\u2019économie, l\u2019emploi, la richesse collective des Québécois.» La position libérale sur la charte des valeurs, qui comprend le maintien du crucifix au Salon bleu de l\u2019Assemblée nationale, est maintenant connue.«Cette question, pour nous, c\u2019est réglé», a-t-il soutenu.Plusieurs députés libéraux jugent d\u2019ailleurs que la défense du crucifix manifestée par leur chef, Philippe Couillard, se traduira par des votes poqr leur parti à la prochaine élection générale.A l\u2019entrée du caucus libéral, le député de Mas-kinongé, Jean-Paul Diamond, a dit croire que «les gens veulent garder le symbole», particuliérement dans les circonscriptions rurales comme celle qu\u2019il représente.«Je suis dans un comté rural, c\u2019est excellent», a-t-il indiqué en parlant de la position du Parti libéral du Québec qui vient de trancher : le crucifix, accroché au Salon Bleu par Maurice Duplessis en 1936, y restera.Dans le débat sur la charte des valeurs, s\u2019engager à conserver le crucifix au Salon bleu, «ça fait une différence» dans sa circonscription, estime le député chevronné, dans un contexte où une majorité de ses électeurs sont pour la charte.«Il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre, mais la plupart sont pour la charte», a-t-il affirmé.Pour le député de Mégantic, Ghislain Bol-duc, cette défense du crucifix aura «un effet positif» pour les libéraux même s\u2019il avance que la charte des valeurs ne suscite pas d\u2019intérêt «dans nos régions».«On va parler maintenant de choses réelles», a soutenu Philippe Couillard, déplorant «que l\u2019on consacre 250 heures de travaux de l\u2019Assemblée nationale à un enjeu largement théorique et une fiction du Parti québécois».«Il n\u2019y a aucun policier qui porte de signes religieux alors qu\u2019il y a 350000 chômeurs au Québec», a martelé le chef libéral.Le Devoir Crucifix ; un « flip flop » électoraliste de Couillard, selon la CAQ Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, voit dans le «flip flop» de Philippe Couillard une manœuvre bassement électoraliste.«Ce n\u2019est pas très fort», a-t-il lancé mardi après-midi.Cela dit, le chef du deuxième groupe d\u2019opposition s\u2019est dit «content» de la profession de foi libérale en faveur du maintien du crucifix dans le Salon bleu.«On a toujours été d\u2019accord pour garder le crucifix au Salon bleu», a souligné M.Legault.Pourtant, la députée Nathalie Roy indiquait la semaine dernière que la CAQ appuierait le retrait du crucifix de l\u2019Assemblée nationale si la «majorité des Québécoises, des Québécois» le demandait.«Ecoutez, si les gens veulent qu\u2019on le déplace, on le déplacera», a répété l\u2019élue caquiste en commission parlementaire.Selon M.Legault, une élection référendaire sur le projet de charte de la laïcité profiterait au Parti québécois.«Le plus vite [la première ministre Pauline Marois] déclenche des élections, on garde le focus sur la charte.C\u2019est ce qu\u2019elle souhaite.[Mais] on ne parlera pas seulement de la charte», a-t-il averti.Marco Bélair-Cirino OBAMA SUITE DE LA PAGE 1 n\u2019ont tout simplement pas d\u2019emploi.» Rappelant que les inégalités n\u2019ont cessé de croître au cours des 30 dernières années, il a souligné qu\u2019il appartient aux élus de tout mettre en œuvre pour «renverser cette tendance» et de rétablir la foi dans le rêve américain.«Soyons francs: cette foi a subi de graves revers.Depuis plus de trois décennies, avant même que la Grande Récession [de 2007-2009] s\u2019abatte, des évolutions technologiques massives et la concurrence mondiale ont éliminé de nombreux emplois de qualité de la classe moyenne, et sapé les fondations de l\u2019économie dont leurs familles dépendent», a-t-il fait valoir.Le dirigeant démocrate prévoit donc présenter une série de propositions «concrètes et pratiques» pour «faire accélérer la croissance, renforcer la classe moyenne et créer des nouvelles passerelles vers la classe moyenne», a-t-il expliqué.Certaines de ces mesures «vont requérir une action du Congrès, et j\u2019ai hâte de travailler avec vous tous», a souligné M.Obama, dont le programme économique et social a maintes fois été contrecarré par des blocages des républicains, majoritaires à la Chambre des représentants depuis 2011.2014, année de la «percée» Mais le chef de la Maison-Blanche est aussi prêt à exercer ses pouvoirs présidentiels.Il a ainsi annoncé qu\u2019il rédigerait bientôt un décret afin de faire passer à 10,10$ le salaire minimum des nouveaux employés contractuels de l\u2019État fédéral.Le salaire minimum fédéral est actuellement de 7,25 dollars.Le président souhaite en outre qu\u2019une telle hausse s\u2019étende à l\u2019ensemble du pays.«Cela aidera les familles, cela donnera aux ménages plus d\u2019argent pour consommer et cela n\u2019implique aucun nouveau programme bureaucratique», a-t-il dit.Ce genre de mesure nécessite l\u2019appui du Congrès.Or, John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, a répété plus tôt dans la journée son opposition à toute hausse du salaire minimum, estimant que cette «mauvaise mesure» serait contre-productive.Une tentative de bonification, à 9 $ l\u2019heure, a d\u2019ailleurs échoué l\u2019an dernier.Un tel coup de pouce bénéficierait directement à près de 17 millions d\u2019Américains, selon l\u2019Economie Policy Institute, alors que le décret que compte présenter M.Obama ne concernera LARRY DOWNING ASSOCIATED PRESS Il appartient aux élus de renverser la tendance menant vers ime hausse des inégalités, a dit Barack Obama.qu\u2019environ 250 000 salariés.Outre la question du salaire minimum, le président a dit vouloir implanter des mesures exécutives pour aider les chômeurs de longue date à retourner sur le marché du travail et élargir les programmes de formation de main-d\u2019œuvre.Et selon lui, il est tout simplement «embarrassant» de constater que les femmes gagnent toujours moins que les hommes, à travail égal.Barack Obama a aussi répété son souhait d\u2019améliorer le système d\u2019éducation américain.Selon lui, l\u2019année 2014 peut être celle de la «percée» pour son pays après des années de çonvales-cence à la suite de la crise économique.Évoquant «le taux de chômage le plus bas depuis cinq ans», «un marché de l\u2019immobilier en train de rebondir», M.Obama a estimé que «les Etats-Unis sont mieux placés pour le XXI\u2018\u2018 siècle que n\u2019importe quel autre pays sur terre».Il a aussi abordé le dossier environnemental en réaffirmant que «les changements climatiques affectent déjà nos nations» et que la lutte contre ces bouleversements est plus que jamais nécessaire.Barack Obama a promis l\u2019an dernier d\u2019agir en dévoilant un plan qui doit notamment conduire à une réduction des émissions des centrales électriques au charbon.Le président s\u2019est aussi engagé à promouvoir davantage les sources d\u2019énergie propre, comme le solaire et l\u2019éolien.Malgré les appels répétés du gouvernement Harper et des républicains depuis des mois, il n\u2019a tout simplement pas évoqué l\u2019épineux dossier de l\u2019oléoduc Keystone XL.Lan dernier, il a indiqué que le projet de pipeline pour relier l\u2019Alberta aux raffineries du Texas sera approuvé seulement s\u2019il n\u2019aggrave pas les émissions de gaz à effet de serre des Êtats-lJnis.Dossier iranien En matière de politique internationale, Barack Obama a prévenu qu\u2019il opposerait son veto à toutes sanctions contre l\u2019Iran qui seraient votées par le Congrès pendant les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran.«Que ce soit clair: si le Congrès m\u2019envoie maintenant une nouvelle loi de sanctions qui menace de faire dérailler ces pourparlers, j\u2019y mettrai mon veto», a-t-il déclaré.Il a par ailleurs soutenu que les États-Unis ont mis al-Qaïda «sur le chemin de la défaite», mais que «la menace a évolué» et des groupes affiliés s\u2019enracinent ailleurs, comme au Yémen, en Somalie, en Irak et au Mali.«Au Yémen, en Somalie, en Irak et au Mali, nous devons continuer à travailler avec nos partenaires pour affaiblir ces réseaux et les rendre inopérants», ajugé M.Obama.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir UdeM SUITE DE LA PAGE 1 le libre-choix.Adoptée en 2001, la Politique linguistique de l\u2019UdeM statue que «sous réserve des dispositions particulières applicables», les examens sont passés en français et les travaux, mémoires et thèses sont rédigés dans cette même langue.Étudiante au baccalauréat sciences politiques et en droit, Catherine Fournier a aussi remarqué que certains enseignants laissaient le choix à l\u2019étudiant de la langue de rédaction des travaux.«L\u2019enseignant a dit à toute la classe \u201cfaites ce que vous voulez.\u201d Comme si l\u2019université était bilingue.» Selon l\u2019étudiante de 2® année, cette banalisation livre un mauvais message aux étudiants étrangers qui ont fait le choix d\u2019une université francophone.«Ils vont penser que le français n\u2019est pas si important que ça.» Mme Fournier, qui est à la tête du Mouvement des étudiants souverainistes, dénonce aussi la place grandissante qu\u2019occupe l\u2019anglais dans les bibliographies des plans de cours des professeurs.À sa dernière session, sur cinq cours, trois présentaient des ouvrages exclusivement en anglais.La Politique linguistique stipule pourtant que le matériel pédagogique doit être en français «dans la mesure du possible», à moins qu\u2019il n\u2019existe aucun équivalent de qualité dans cette langue.«Tout particulièrement au premier cycle», l\u2019usage du français doit être favorisé, «fai de la difficulté à croire qu\u2019il n\u2019y avait pas un seul livre en français pour parler des systèmes électoraux», note M\u201c® Fournier.Politique à géométrie variable Le doyen de la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal, Guy Lefebvre, reconnaît que l\u2019application de la politique peut être à géométrie variable.C\u2019est pourquoi les membres de sa faculté ont décidé de se doter d\u2019un guide d\u2019application de la Politique linguistique, une tâche sur laquelle planche actuellement le vice-doyen.«Dans un bureau de doyen, on ne voit pas tous les documents qui sont remis aux étudiants, on ne sait pas tout ce que font les profi.Ils peuvent de bonne foi accorder une permission, mais maintenant on aura des règles claires et précises, connues de tous», a-t-il insisté.«On veut déterminer ce qui est acceptable et ce qui ne l\u2019est pas.Est-ce qu\u2019un prof dans son bureau a le pouvoir de dire qu\u2019il accepte telle ou telle chose ?Le règlement dit qu\u2019on peut faire des mesures d\u2019accommodements pour les étudiants, mais ça va jusqu\u2019où ?» Environ 50 % des étudiants à la maîtrise et au doctorat en droit viennent de l\u2019étranger, a-t-il ajouté.Et 5% d\u2019entre eux rédigent leur thèse ou mémoire en anglais.Au premier cycle, toutefois, le français prédomine, assure-t-il.Et il revient au doyen de chaque faculté de décider des arrangements qu\u2019il fait avec ses étudiants qui ne maîtrisent pas le français de prime abord.En haut lieu, c\u2019est le vice-rectorat aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels qui est chargé de veiller à l\u2019application de la Politique linguistique.Jusqu\u2019ici, il n\u2019a reçu aucune plainte, a indiqué un porte-parole.Selon, Tiago Silva, secrétaire général de la Fédération des associations étudiantes du campus de l\u2019UdeM (FAE-CUM), les étudiants se découragent souvent de formuler des plaintes, car le fardeau de la preuve leur incombe.«Mais on travaille à publiciser le formulaire de plainte et on va lancer une campagne de sensibilisation avec un site Web», a-t-il précisé.Vincent Blais-Fortin veut un engagement ferme pour régler le problème, allant même jusqu\u2019à interpeller le ministre de l\u2019Enseignement supérieur.«J\u2019invite le ministre Pierre Duchesne à exercer son pouvoir discrétionnaire, prévu dans la Charte de la langue française, qui lui permet de demander aux universités de produire un rapport faisant état de l\u2019application de leur politique linguistique», écrit-il dans sa lettre ouverte.Le Devoir LEDUC SUITE DE LA PAGE 1 pect comme homme et comme artiste, dit Madeleine Arbour, avec une tristesse manifeste.La rigueur de sa pensée m\u2019a aidée à vivre.Cet homme fut un grand exemple.» En 1948, il avait été un des signataires du manifeste Refus global avec Riopelle, Mousseau, les deux Gauvreau, Borduas, Françoise Sullivan, Madeleine Arbour, Marcel Barbeau, et les autres : un écrit fondateur du Québec moderne.Tous ces artistes ruaient dans les brancards d\u2019une société trop assoupie à l\u2019ombre du crucifix.L\u2019art de Fernand Leduc aura poussé sur le terreau de la liberté à emporter de haute lutte, mais aussi de l\u2019intériorité, d\u2019une grâce intérieure, et sa vie aura été plus sereine que celle de la plupart des autres signataires du brûlot.Françoise Sullivan avait signé aussi le manifeste et revoyait mardi leurs longs chemins souvent croisés.« Ce grand homme avait une pensée profonde, en ligne droite.Il a eu une longue et belle vie conduite selon des exigences d\u2019absolu auprès de Thérèse Renaud qu\u2019il adorait.» Né en 1916 à Viauville dans l\u2019est de Montréal, il fut formé chez les frèrçs maristes de 1927 à 1939, puis diplômé de l\u2019École des beaux-arts 4e Montréal en 1943.Après s\u2019être lié avec Paul-Émile Borduas, Fernand Leduc avait rencontré André Breton à New York en 1945.Le groupe des Automatistes, sous l\u2019aile de Borduas, fut inspiré par la démarche du poète surréaliste français.Fernand Leduc s\u2019installa à Paris dès la fin de la guerre, tant il était difficile de créer dans le Québec du temps, puis se partagea entre Paris et Montréal, allergique aux mondanités mais aimant la confrontation des idées et des approches stylistiques.Il fonda avec d\u2019autres l\u2019Association des artistes non-figuratifs de Montréal, qu\u2019il présida.Avec Borduas, si longtemps admiré, Fernand Leduc vécut une rupture de courant de pensée, qui lui permit de voler de ses propres ailes, car il faut tuer le père, dit-on.M^is en 1988, il allait recevoir ému le prix Paul-Émile-Borduas, plus haute distinction du Québec en arts visuels.Adoubé par le maître de façon posthume.On n\u2019y échappe pas.Des grands élans passionnés qui répondaient à l\u2019obscurantisme de ses premières années de création, il était allé vers l\u2019abstraction.se délestant de plus en plus des formes organiques, pour entrer en lumière.Ée peintre Marcel Barbeau, vieux compagnon du temps des Automatistes puis des années parisiennes, lui rend hommage : «La qualité principale de Eernand Leduc fut d\u2019être arrivé à une expression directe très personnelle et authentique comme peintre.Comme penseur, il a démontré à quel point un art se transforme avec l\u2019expérience.» Cheminement intérieur Les lieux où Leduc s\u2019est posé au cours de sa carrière, Paris, l\u2019île de Ré, l\u2019Italie, le Mexique, etc.lui permirent d\u2019explorer d\u2019autres prismes, différents éclats de lumière, mais depuis 2006, il était revenu s\u2019établir à Montréal.Au long de sa carrière, le peintre eut de nombreuses expositions collectives et en solo, ici comme ailleurs.L\u2019exposition Eernand Leduc de 1943 à 1985 avait démarré en 1985 à Chartres, pour filer à La Rochelle et dans plusieurs villes canadiennes.En 2006, le Musée national des beaux-arts du Québec lui consacra une importante rétrospective.Aux yeux de Line Ouellet, Fernand Leduc, par-delà le grand artiste, demeurait un sage.«Et un grand homme aussi, avec un cheminement d\u2019intériorité exceptionnel.Sa création se nourrissait de sa vie et la lumière dans ses toiles.Il s\u2019est constamment renouvelé, pionnier de l\u2019automatisme avec une expression gestuelle, puis allant vers l\u2019abstraction géométrique et les grands plans en à-plats de lumière.» Il transformait en couleurs ses influences.«Au fond, je suis un peintre impressionniste», s\u2019amusait-il à dire en envoyant valser les étiquettes.À Québec, au Musée national des beaux-arts, dès le 20 février prochain, une trentaine de ses œuvres de toutes époques seront exposées, comme dans d\u2019autres salles, celles de Jean-Paul Lemieux, Alfred Pellan, Jean-Paul Riopelle.L\u2019événement était prévu depuis longtemps.Il prend une nouvelle résonance avec le départ du dernier survivant de ces grands artistes québécois auxquels le musée lèvera bientôt son chapeau, avec un recueillement de plus.D Avec Mélanie Loisel Le Devoir Voir aussi > Des photos et des œuvres du peintre Fernand Leduc sur LeDevoir.com LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 II est imprimé par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019impnmene du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montréal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 "]
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