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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier G
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2014-02-22, Collections de BAnQ.

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[" DIVERSITES RECHERCHE r En quête d\u2019une médication plus efficace contre la dépression Page 3 'ffÙ Et la température dans 150 ans?Une question posée par le Centre ESC ER Page 5 La résurgence du religieux dans les sociétés : un phénomène mondial Page 6 CAHIER THEMATIQUE G > LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 J ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Un nouveau programme de financement, Apogée, a été mis en place avec un objectif avoué bien spécifique : «Aider, indique le texte législatif, les établissements postsecondaires canadiens à exceller à l\u2019écbelle mondiale dans des domaines de recbercbe qui procurent des avantages économiques à long terme au Canada.» Excellence et rentabilité sonUelles synonpies ?Le dernier budget fédéral établit de nouvelles règles pour la recherche En recherche, le gouvernement fédéral est im acteiu majeiu lorsqu\u2019il est question de financement.Et le dernier budget Flaherty déposé indique clairement qu\u2019ime nouvelle donne régit en terre canadienne la distrihution des subsides.La recherche doit-elle être luiiquement évaluée selon sa capacité de soutenir les entreprises?Selon sa seule capacité de générer des revenus potentiels?Si, à cette double question, le gouvernement Harper répond «oui», il se trouvera dans le monde luiiversitaire plus d\u2019im acteiu poiu souligner le côté pervers d\u2019ime telle politique.NORMAND THERIAULT Tout dépôt de budget est un événement qu\u2019on ne peut inscrire que sous la seule rubrique financière.Souvenez-nous, l\u2019an dernier, du projet de loi omnibus C-38, dont les 400 pages ont été les sources de plus d\u2019une controverse : de l\u2019assurance-emploi aux programmes d\u2019aide aux organismes non gouvernementaux, les organismes à but non lucratif étant plus d\u2019une fois visés par une mesure ou l\u2019autre.Et le gouvernement Harper, qui ne craint pas d\u2019afficher son néolibéralisme, son caractère nettement plus conservateur que progressiste, revient cette année à la charge et touche cette fois directement au monde de la recherche universitaire.Un nouveau programme de financement.Apogée, est ainsi mis en place avec un objectif avoué bien spécifique : «Aider, nous dit le texte législatif, les établissements postsecondaires canadiens à exceller à l\u2019échelle mondiale dans des domaines de recherche qui procurent des avantages économiques à long terme au Canada.» En clair: subventionner l\u2019«ésotérique», peu importe sa forme, que ce soit en philosophie, en sciences sociales, voire en sciences pures, serait sans intérêt pour un ministre des Finances qui considère que son mandat consiste plus à générer des profits immédiats qu\u2019à établir une politique d\u2019investissement où l\u2019économique, le social et l\u2019intellectuel y trouveraient leur compte.Il ne faut pas non plus oublier que les élections ont normalement lieu tous les quatre ans.Réaction Dans sa réaction à ce budget, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d\u2019université (FQPPU) af firme, par voie de communiqué, y voir là une situation dangereuse, d\u2019autant plus, écrit-on, (\\\\i\u2019«on peut se questionner sur la pertinence d\u2019un programme qui entre en concurrence, sinon en conflit, avec les mandats des trois conseils de recherche (CRSH, CRSNG et IRSC).Ces derniers, d\u2019ailleurs, ont vu leurs budgets rétrécir gravement depuis 2007.Malgré un financement additionnel annoncé de 46 millions de dollars, le budget global de ces organismes a diminué de 5% par rapport au budget de 2007-2008!» Et de signaler plus bas que «la FQPPU s\u2019inquiète une fois de plus de la vision étroite du gouvernement fédéral en matière de science et d\u2019innovation.Dans le cadre d\u2019une politique scientifique, l\u2019octroi d\u2019une subvention publique de recherche (500 mil- ERED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le ministre James Flaherty, lors du dépôt du dernier budget, le 11 février.Ce nouveau budget modifie le financement de la recherche universitaire.lions) à l\u2019industrie automobile, par exemple, est inexplicable.» Soutien Qu\u2019il y ait dans les universités une recherche «utile», cela va de soi.L\u2019Université McGill vient ainsi de signer une entente de partenariat avec l\u2019Université des postes et des télécommunications de Pékin: les équipes sino-québé-coises ont ainsi conçu et testé des capteurs avancés pour la surveillance sans fil des patients.A l\u2019Université de Sherbrooke, le Centre de recherche sur les environnements intelligents a ainsi conçu un appartement intelligent qui servira, là encore.dans le monde hospitalier.Et, à l\u2019Université Concordia, le professeur Ching Suen œuvre, au sein du CEPARMl, à concevoir des appareils dont l\u2019usage aura des applications dans les domaines de la météorologie, de l\u2019agriculture, de l\u2019urbanisme et même (et cela ne peut déplaire à un gouvernement qui apprécie l\u2019univers guerrier) de la surveillance militaire.Car, comme le dit notre chercheur, si « nous faisons de la recherche fondamentale, nous avons aussi un plan pour diffuser nos résultats, dans la mesure du possible, auprès des entreprises».Et certains universitaires iront même plus loin dans cette volonté de mettre en place des outils ou des systèmes dont profitera toute l\u2019économie.You-nès Messaddeq, de l\u2019Université Laval, s\u2019en est même fait une mission.Pour celui qui veut que le Québec devienne un leader mondial en photonique, il y a en recherche une obligation autre que le seul résultat: «On doit toujours chercher à contribuer au PIB du pays où nous sommes.» / Equilibre Que la recherche soit utile, tant mieux.Nous voulons tous que les avions volent, que l\u2019empreinte humaine sur le climat soit diminuée, que des moyens de production soient améliorés, qu\u2019il y ait moins de dépendance envers la surconsommation pour générer des profits.Mais cela doit-il se faire au détriment d\u2019un développement de la pensée, de ces lieux qui accordent une plus grande priorité aux questions qu\u2019aux réponses?Tel est le débat, car tel est ce qui distingue la recherche fondamentale de la recherche appliquée.EL dans un monde, celui de la politique néolibérale, où l\u2019économie est considérée non pas comme un système mais plutôt comme un simple jeu de calculs entre investissements et profits, cette économie a ses lois.Et c\u2019est la rentabilité immédiate qui les établit.Malheur alors à qui croit que le mot «bilan» désigne plus vaste qu\u2019une simple guerre de chiffres.Le Devoir Si «nous faisons de la recherche fondamentale, nous avons aussi un plan pour diffiiser nos résultats, dans la mesure du possible, auprès des entreprises» G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 RECHERCHE UNIVERSITE CONCORDIA La PARMI veut rendre les ordinateurs plus « humains » « Nos recherches portent surtout sur l\u2019aspect logiciel, plutôt que sur le développement de matériels » Quiconque a eu affaire à un système téléphonique de reconnaissance de la parole sait quels défis relève l\u2019équipe du CEPARMI dirigée par Ching Suen, professeur au Département de génie informatique de l\u2019Université Concordia.Alors qu\u2019il est assez facile pour nous de comprendre ce que quelqu\u2019un nous dit, c\u2019est une tout autre affaire pour un ordinateur ! Pourtant, la reconnaissance de la parole \u2014 ou plutôt la reconnaissance des formes, comme le disent les spécialistes \u2014 offre de prodigieuses applications.CLAUDE LAFLEUR On recourt de plus en plus aux ordinateurs pour reconnaître et synthétiser la parole, identifier les individus (reconnaissance des visages, des empreintes digitales, de l\u2019iris de l\u2019œil, etc.), analyser des images (à des fins de météorologie, d\u2019agriculture et d\u2019urbanisme ou de surveillance militaire), de même que reconnaître des mots et des caractères imprimés (entre autres pour numériser des documents ou permettre à des ordina-teurs de lire à voix haute).Toutefois, ces applications représentent d\u2019immenses défis, surtout parce que nos ordinateurs ne sont pas encore suffisamment intelligents, constate Ching Suen.Originaire de la Chine et immigré à Vancouver en 1968 en vue d\u2019obtenir son doctorat, le professeur Suen se passionne pour la reconnaissance des formes et l\u2019intelligence artificielle depuis plus de 45 ans.«L\u2019aspect le plus difficile de mon travail est de trouver des façons de rendre les ordinateurs plus intelligents que maintenant» «Ma thèse de doctorat, à l\u2019Université de la Colombie-Britannique, portait sur la conception d\u2019une machine à lire pour les aveugles, dit-il.On se confrontait alors à des problèmes de reconnaissance des mots imprimés ainsi qu\u2019à la conversion de ceux-ci en sons.Et je poursuis depuis 1972 mes travaux à Concordia.» Le professeur Suen œuvre en fait dans la branche de l\u2019informatique dite PARMI, pour Pattern Recognition and Machine Intelligence, c\u2019est-à-dire la reconnaissance des formes et l\u2019intelligence artificielle.Celle-ci englobe entre autres les systèmes automatisés de reconnaissance de la voix, des objets (notamment les formes humaines) et l\u2019écriture.Il dirige en fait une équipe de chercheurs qui comprend nqtam-ment des ingénieurs de l\u2019École polytechnique et de l\u2019École de technologie supérieure et qui a reçu le nom de CEPARMI (pour CEnter for PARMI).«La reconnaissance des formes peut servir à l\u2019identifica- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le professeur Suen œuvre dans la branche de I\u2019informatique liée à la reconnaissance des formes et à l\u2019intelligence artificielle.Selon lui, il y a aussi une foule d\u2019applications pour le traitement des documents, imprimés ou écrits à la main, entre autres.tion des visages et de la voix, dit-il.Il y a aussi une foule d\u2019applications pour le traitement des documents, imprimés ou écrits à la main.» C\u2019est dire que c\u2019est à PARMI qu\u2019on doit la capacité de certains blocs-notes électroniques à déchiffrer une écriture manuscrite.En pratique, l\u2019équipe CEPARMI effectue de la recherche fondamentale et tente www,-'\" ___////// ww\\ %i# Mm wwwww;.V # %/ P uqam.ca UQAM L\u2019UQAM VUE PAR 7 ARTISTES 7 PORTRAITS À DÉCOUVRIR de résoudre de grands problèmes théoriques.«Nous faisons de la recherche fondamentale, mais nous avons un plan pour diffuser nos résultats, dans la mesure du possible, auprès des entreprises », précise Ching Suen.À la recherche de la beauté féminine ! Plus spécifiquement, son équipe concentre ses travaux sur la reconnaissance de l\u2019écriture manuscrite par ordinateur ainsi que sur la reconnaissance des visages humains et la détermination de l\u2019âge.«Nos recherches portent surtout sur l\u2019aspect logiciel, plutôt que sur le développement de matériels», indique-t-il.Eait inusité, son équipe se penche également sur l\u2019analyse informatisée de la beauté humaine ! «Nous travaillons sur un système d\u2019analyse de la beauté du visage des jeunes femmes, révèle M.Suen.Nous étudions des aspects comme la texture de la peau, la forme de la bouche, du nez et des yeux, ainsi que celle du visage en général.» Cette recherche, qui peut sembler incongrue, permet en fait aux chercheurs d\u2019explorer la troisième dimension, c\u2019est-à-dire l\u2019analyse d\u2019un objet en trois dimensions (plutôt que des objets plats comme des lettres et des mots).«Nous cherchons à créer un système qui pourrait estimer, de façon objective, les critères de beauté», précise-t-il.En quelque sorte, ces travaux joignent l\u2019utile à l\u2019agréable dans le développement de systèmes informatiques capables d\u2019identifier les êtres humains.Des ordinateurs plus intelligents que nous ?«L\u2019aspect le plus difficile de mon travail est de trouver des façons de rendre les ordinateurs plus intelligents que maintenant», lance l\u2019ingénieur informaticien.En fait, constate-t-il, la grande différence entre un ordinateur et nous, c\u2019est que, tous les jours, nous apprenons de nos expériences et de l\u2019environnement dans lequel nous évoluons \u2014 ce qui n\u2019est évidemment pas le cas des ordinateurs, si puissants soient-ils.Voilà qui explique, par exemple, que nous acquérons la capacité de comprendre ce qu\u2019on nous dit malgré les accents ou la mauvaise prononciation de la part de nos interlocuteurs.De surcroît, selon le contexte, nous comprenons des propos qui seraient autrement inintelligibles.C\u2019est donc à cette difficulté que se butent sans cesse les spécialistes de la PARMI : faire en sorte que les ordinateurs en viennent à apprendre par eux-mêmes.«Pour le moment, il faut toujours procéder au transfert des connaissances humaines vers les ordinateurs», constate le professeur Suen.Celui-ci espère toutefois disposer un jour d\u2019ordinateurs aussi intelligents que nous.En fait, il caresse le rêve de concevoir des ordinateurs plus intelligents que nous.«J\u2019aimerais mettre au point des ordinateurs plus puissants que les êtres humains», dit-il en riant, ce qui ouvrirait des possibilités extraordinaires dans son champ d\u2019application.« Voilà le défi que j\u2019aimerais relever», ajoute-t-il.Quant aux risques que pourraient représenter de telles machines, le spécialiste ne semble pas s\u2019en inquiéter outre mesure.«Ce n\u2019est en fait, dit-il, qu\u2019une question de contrôle: qui sera aux commandes ?Il faudra avoir une méthode pour contrôler l\u2019ordinateur.Mais de telles machines nous seraient tellement utiles pour une foule de choses.», laisse-t-il filer.reveur.Collaborateur Le Devoir FORMATION APPLIQUEE EN GENIE PARCE QUE LA PROFESSION EVOLUE L'ÉTS propose une structure souple convenant aux professionnels en exercice.Les crédits obtenus d'un programme court peuvent être emboîtés dans un DESS, et les crédits de celui-ci peuvent à leur tour être inclus dans un programme de maîtrise.DOCTORAT : DEUX PROFILS (90 crédits) Recherche appliquée Innovation industrielle MAÎTRISES AVEC MÉMOIRE (45 crédits) Un volet scolarité allégé Un volet recherche renforcé MAÎTRISES SANS MÉMOIRE (45 crédits) Cours techniques et cours de gestion + un projet DIPLOMES D'ETUDES SUPERIEURES SPÉCIALISÉES (30 crédits) De 5 à 8 cours + un projet PROGRAMMES COURTS (15 crédits) 5 cours sur un thème donné L'ÉTS est une constituante du réseau de l'Université du Québec Le génie pour l'industrie 4P LE DEVOIR LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 G 3 RECHERCHE UNIVERSITE D\u2019OTTAWA La psychopharmacologie se met en quête d\u2019une médication plus efficace contre la dépression Une équipe de recherche de l\u2019Université d\u2019Ottawa, formée d\u2019une quinzaine de personnes, oriente ses travaux dans le hut d\u2019améliorer les traitements fournis notamment en matière de dépression majeure.Il n\u2019y a que le tiers des patients frappés d\u2019un tel trouble de santé mentale qui profitent d\u2019une rémission, même s\u2019il existe des antidépresseurs efficaces sur le marché pharmaceutique.D\u2019où l\u2019existence d\u2019une chaire qui tente de corriger ces résultats mitigés.REGINALD HARVEY Pierre Blier, professeur aux Départements de psychiatrie et de médecine cellulaire et moléculaire de l\u2019Université d\u2019Ottawa, est aussi le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en psychopharmacologie.Il situe la problématique sociétale majeure que pose la dépression: «Les impacts sont énormes.En matière de chiffres seulement, on parle d\u2019environ 5% de la population qui subit une telle pathologie dans une période approximative d\u2019un an et, à vie, il est question d\u2019à peu près 17%: c\u2019est donc près d\u2019une personne sur cinq qui connaîtra un épisode de dépression majeure et qui aura besoin d\u2019un traitement formel.» Afin d\u2019être en mesure de bien cerner le poids ou les conséquences d\u2019une telle maladie, il recommande d\u2019avoir recours aux données fournies par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), dont il fournit un exemple : «Elle évalue le fardeau des différentes maladies en se basant sur le nombre d\u2019années productives perdues.C\u2019est ainsi que, dans les pays à revenus moyens ou élevés, la dépression majeure figure en première place dans le monde.» Elle occupe le quatrième rang parmi les principales causes de morbidité.Une fois ce constat posé, il va de soi que la psychopharmacologie embrasse la santé mentale selon plusieurs angles: « On parle d\u2019une science qui se penche sur l\u2019étude approfondie des systèmes de transmission dans le cerveau.Quand on parle de celle-ci, on ne parle pas que de la dépression, mais aussi de tout ce qui est chimique ou neurotransmetteur dans le cerveau, ce qui implique finalement à peu près toutes les maladies psychiatriques et neurolo- giques.» Il ajoute, en complément d\u2019information : «Habituellement, la médication représente en grande partie la pierre angulaire du traitement, mais il est également possible de traiter une dépression majeure en utilisant la psychothérapie structurée.» Dans ce cas, un problème se pose: «La possibilité d\u2019y accéder est quand même assez faible dans notre système de santé universel; il y a de longues listes d\u2019attente et on ne dispose pas d\u2019autant de psychothérapeutes qualijîés qu\u2019on voudrait bien en avoir.» Dans le secteur privé, les coûts d\u2019une psychothérapie sont très élevés.La chaire et la démarche clinique Dans ce contexte global, il existe donc depuis 2004, à Ottawa, une chaire spécialisée dans la médication en santé mentale.Pierre Blier ouvre une parenthèse à saveur idéologique avant d\u2019entrer dans le vif du sujet des travaux de celle-ci: «Le système de chaires qui a été établi au début des années 2000 sous Jean Chrétien était indépendant et à l\u2019abri des orientations politiques; l\u2019une de leurs raisons d\u2019être à l\u2019époque, c\u2019était de stopper et renverser le mouvement de l\u2019exode des cerveaux.» C\u2019est ainsi qu\u2019il s\u2019est retrouvé à la barre de la Chaire en psychopharmacologie, lui qui avait quitté le Canada en 2000 pour travailler à l\u2019Université de la Floride.Il n\u2019a pas rejtrouvé le chaud climat de cet Etat, mais il lance : «Il y a plus que le climat dans la vie!» A partir de ces années, il consacre sa vie professionnelle aux travaux de ce groupe de recherche, dont il résume ainsi les activités : « On essaie d\u2019améliorer le traitement de la dépression, mais c\u2019est plus large que ce spectre; entre autres, on travaille beaucoup sur les méca- CHRISTOPHE SIMON AGENCE ERANCE-PRESSE Une personne sur cinq connaîtra un épisode de dépression majeure et aura besoin d\u2019un traitement formel, selon le D'' Pierre Blier.nismes d\u2019action des antidépresseurs mais aussi des traitements antipsychotiques.» L\u2019équipe part d\u2019une question fondamentale pour se tourner vers une application clinique : « Telle est la force de mon unité, et la raison pour laquelle l\u2019Université d\u2019Ottawa m\u2019a attribué cette chaire-là est la suivante: c\u2019est parce que je vois des patients tous les jours et que le volet clinique est d\u2019une grande importance.» Voici ce qui résulte d\u2019une telle procédure : «Quand je vois quelque chose de valable en laboratoire, en matière de mécanisme d\u2019action, je dessine une étude clinique et je vais l\u2019essayer directement chez le patient sans qu\u2019il y ait d\u2019intermédiaire.» Le docteur Blier travaille en laboratoire sur le plan fondamental : « On réalise là des enregistrements électrophysiologiques; on regarde de cette façon l\u2019activité des cellules qui sont ciblées par nos traitements antidépresseurs ; on regarde comment ces cellules sont modifiées par ceux-ci, afin de mieux les combiner pour obtenir de meilleures réponses.» Il est entouré là d\u2019un associé de recherche, d\u2019étudiants et de stagiaires.Dans le domaine clinique, il est aussi soutenu par une équipe : il y a trois coordonnatrices de recherche, dont deux sont des infirmières qui l\u2019aident pour le recrutement et l\u2019évaluation des patients ; deux psychiatres interviennent aussi à temps partiel dans le traitement de ceux-ci.Des résultats probants Ce groupe d\u2019une quinzaine de personnes s\u2019applique notamment à résoudre une des principales problématiques liées à la dépression majeure, soit la lenteur des effets thérapeutiques des médicaments, qui se manifestent au bout de deux à qua- tre semaines.Le titulaire de la chaire reconnaît que tel est le cas: «Absolument! Et nous, ce qu\u2019on essaie de faire, c\u2019est de traiter plus rapidement les gens afin de faire diminuer le délai d\u2019action de la médication.» Le travail a porté fruit: «En étudiant les mécanismes d\u2019action des médicaments déjà sur le marché, on a conduit trois études contrôlées grâce auxquelles on a été capable de doubler le taux de rémission dans une fenêtre d\u2019environ six semaines, au moyen d\u2019une combinaison de médicaments dotés de mécanismes complémentaires.» Et qu\u2019en est-il, D\"^ Blier, de la lenteur de tortue de la recherche en santé mentale, dont plusieurs font état?«Contrairement à certains de mes collègues, je pense qu\u2019on avance quand même assez rapidement.Il est vrai qu\u2019on n\u2019a pas vu apparaître de médicaments entièrement nouveaux depuis l\u2019introduction des antidépresseurs, mais je pense que les systèmes sur lesquels on travaille sont encore cruciaux pour améliorer le traitement des maladies dépressives.Je crois que ce qui est important, quand on voit des patients tous les jours comme on le fait, c\u2019est qu\u2019on obtient des taux de succès extrêmement élevés avec la dépression majeure, ce qui peut prendre des mois ou des années, mais ce taux se situe bien au-delà de 90 %.» Et il livre le secret de la recette de la réussite : «Il importe, en pharmacologie et dans notre domaine, de vraiment utiliser l\u2019éventail de tous les médicaments qui ont vraiment des mécanismes d\u2019action complémentaires; c\u2019est de cette manière qu\u2019on arrive à remettre sur pied les patients.» Collaborateur Le Devoir PGEnCG UniUERSITflIRE DELflFRRnCOPHOnie Bureau des Amériques Pôle de développement « C\u2019est l\u2019AUF qui a d\u2019abord cru en notre projet et qui lui a donné l\u2019impulsion nécessaire à son arrimage » Ghislain Otis, professeur, Faculté de droit, Université d\u2019Ottawa Projet multilatéral sur le dialogue des cultures juiridiques www.facebook/aufameriques info : ameriques@auf.org FRUITS DE LA RECHERCHE Dr André Robidoux LES RAISONS D\u2019ESPÉRER La douleur Guide pharrnacologique et thér-apeutique Lappaneil digestif ?es sciences fondamentales à la clinique Benoit Frenette La vision et l\u2019environnement de travail Ce que la recherche nous apprend sur le cancer du sein Pierre Beaulieu Dr Pierre Poitras Les Presses de l'Umversitô da Montréal ^ Le guide pratique que les professionnels de la santé confrontés ou phénomène de la douleur attendaient.Ce premier livre actuel et complet, abondamment illustré, comble un besoin important dons le domaine.Un ouvrage technique rigoureux, riche et accessible qui examine la question complexe de la vision ou travail.Les Presses de l'Université de Montréal www.pum.umontreal.ca DISPONIBLES EN VERSION NUMÉRIQUE À 50% / DU PRIX O PAPIER « Un livre essentiel que toutes les femmes devraient lire.I nous apprend qu'il y a de l'espoir.» \u2014 Lise Payette 9 journaliste, animatrice et écrivaine Université rm de Montréal G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 RECHERCHE LE LABORATOIRE DTMAGERIE, DE VISION ET D\u2019INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DE LETS La recherche se met au service de la sécurité L\u2019objectif est d\u2019aller vers des systèmes automatisés fiables pour réaliser un travail de surveillance efficace et abordable Au début du mois, Denis Coderre, maire de Montréal, affirmait qu\u2019il fallait plus de caméras de surveillance dans la ville.On apprenait aussi récemment qu\u2019on en retrouve de plus en plus à l\u2019UQAM.La Société de transport de Montréal a installé également plusieurs caméras dans le réseau du transport en commun ces dernières années.La surveillance électronique est en train de devenir un élément central des stratégies déployées pour assurer la sécurité des gens et l\u2019intégrité des infrastructures.MARTINE LETARTE L> installation de caméras n\u2019est pas une fin en ' soi: le grand défi est de pouvoir utiliser efficacement l\u2019information captée.C\u2019est l\u2019un des champs de recherche dans lesquels travaille le Laboratoire d\u2019imagerie, de yision et d\u2019intelligence artificielle ,(LIVIA) de l\u2019Ecole de technologie supérieure (ETS).«Les systèmes de surveillance donnent souvent des images en faible résolution et, lorsque l\u2019environnement change, comme la lumière, on a de la difficulté à reconnaître fidèlement les personnes», explique Robert Sabourin, directeur du LfVIA.«La reconnaissance faciale dans les séquences vidéo est l\u2019un des fers de lance du laboratoire, grâce notamment au professeur Eric Granger, responsable de cet aspect de nos travaux», affirme M.Sabourin.Les chercheurs du LfVIA ne construisent pas des systèmes de surveillance, mais ils mettent au point de nouveaux algorithmes d\u2019apprentissage.«Lorsqu\u2019on identifie une personne d\u2019intérêt, on fait l\u2019acquisition de plusieurs images et, ensuite, on peut créer un modèle de représentation qui sera en mesure de s\u2019adapter dans le temps, selon la lumière, la pose et d\u2019autres variables», explique Robert Sabourin, cofondateur, il ETS Robert Sabourin, directeur du LFVIA y a près de 30 ans, du laboratoire de recherche qui allait devenir le LIVIA.Ces systèmes intelligents pourraient faciliter le travail des opérateurs.«En ce moment, les opérateurs doivent surveiller tout ce qui se passe, parce qu\u2019il y a très peu de systèmes de surveillance entièrement automatisés et que ceux qui existent sont très peu performants, affirme M.Sabourin.L\u2019objectif est d\u2019aller vers des systèmes automatisés fiables, afin de réaliser un travail de surveillance plus efficace et plus abordable.» Pour mesurer et comparer la performance de différentes approches développées, les chercheurs ne peuvent habituellement pas travailler avec des données réelles captées aux quatre coins de la ville, pour des questions de confidentialité.Ils travaillent avec des bases de données construites pour être utilisées à des fins de recherche.«Toutefois, Eric Granger a l\u2019occasion de contribuer à un projet depuis quelques années, avec l\u2019Agence des services frontaliers du Canada, pour évaluer des systèmes de reconnaissance de visages pour la vidéosurveillance, alors il a accès au système réel», indique M.Sabourin.Signatures et documents électroniques Vous souhaitez transmettre un document électronique à votre conseiller financier.Vous y insérez l\u2019image de votre signature électronique et celle-ci cr jqite le document pour en assurer la confidentialité.Procédé digne d\u2019un film de science-fiction?Pas du tout! C\u2019est un autre exemple des travaux qu\u2019effectue le LIVIA.« Une thèse comprenant des résultats très novateurs, par exemple sur l\u2019utilisation de l\u2019image de la signature pour remplacer le mot de passe, est en cours d\u2019évaluation », indique Robert Sabourin, qui a lui-même terminé sa thèse de doctorat en 1990, sur la vérification des images de signatures manuscrites.Plusieurs thèses de doctorat et travaux au LIVIA portent sur l\u2019authentification de textes manuscrits.On détermine si des documents ont été écrits par la même personne, si une signature est authentique ou imitée.Du travail se fait également pour assurer l\u2019intégrité d\u2019un document numérique.«Si on envoie un document PDE, rien n\u2019assure qu\u2019il sera toujours authentique lorsqu\u2019il parviendra à sa destination.Si on insère un message dans l\u2019image du document, on peut s\u2019assurer que le document original n\u2019a pas été modifié en cours de route en un coup d\u2019œil», explique M.Sabourin, premier professeur embauché au Départerpent de génie de la production automatisée de l\u2019ETS, en 1983.Axes de développement et débouchés Des travaux se font aussi au LIVIA dans le domaine de l\u2019imagerie médicale, avec Rita Noumeir et Catherine Laporte.Richard Lepage, pour sa part, se concentre sur la télédétection avec une imagerie satellitaire en très haute résolution lors de catastrophes majeures.«Il a pris pour banc d\u2019essai le tremblement de terre à Haïti, explique M.Sabourin.L\u2019objectif est de créer un système d\u2019aide à la décision.Grâce au traitement efficace de l\u2019information, on peut se faire une bonne idée de l\u2019ampleur et de l\u2019étendue des dégâts et ensuite agir plus efficacement.» Les axes de recherche du LIVIA varient selon les projets de ses membres.Le domaine de la vision robotique sera prochainement en développement.«Le professeur Vincent Duchaine fait partie du LIVIA et du Laboratoire de commande et de robotique (CoRo), un autre groupe de VETS très performant, précise Robert Sabourin.Nous souhaitons mettre en place ensemble un programme de recherche multidisciplinaire dans les domaines de la perception et de l\u2019inspection robotique.» Après des études de cycles supérieurs réalisées au LIVIA, les finissants peuvent travailler dans les différents secteurs des hautes technologies.«Ils sont nombreux d\u2019ailleurs à se faire recruter avant leur soutenance de thèse, remarque M.Sabourin.Plusieurs travaillent en reconnaissance de la parole, en intelligence artificielle, en imagerie médicale, et ce, même si leur thèse n\u2019était pas précisément dans ces domaines.Ce sont des gens formés pour faire de la recherche, des gens habitués à résoudre des problèmes complexes, et les méthodes utilisées peuvent être mises à profit dans des applications de plusieurs natures.» Le LIVIA regroupe près de 10 professeurs des Départements de génie de la production automatisée, de génie électrique et de génie logiciel.Une cinquantaine d\u2019étudiants aux cycles supérieurs participent aux travaux.Collaboratrice Le Devoir BISHOP\u2019S La « petite » université veut devenir une référence internationale L\u2019Université anglophone Bishop\u2019s, lovée en plein cœur de l\u2019arrondissement Lennoxville à Sherbrooke, a beau ne dispenser qu\u2019un enseignement de premier cycle, elle ne manque pas pour autant d\u2019ambition en matière de recherche.C\u2019est ce que révèle son plan stratégique 2013-2016 et ce que vient confirmer une entente conclue avec l\u2019Université de Sherbrooke, destinée à recruter et retenir les étudiants et à favoriser la collaboration entre les chercheurs des deux établissements.HELENE ROULOT-GANZMANN C> est une paisible petite université fondée en 1843 au cœur de l\u2019Estrie, au confluent des rivières Massawippi et Saint-Erançois.Prestigieuse car, à l\u2019origine, affiliée à Cambridge et Oxford, en Grande-Bretagne.Conviviale avec ses 2400 étudiants à temps plein, 125 professeurs et seulement 24 étudiants par classe environ.Un campus comme on n\u2019en voit plus que dans les comédies romantiques hollywoodiennes, avec ses arbres centenaires, ses centaines d\u2019hectares de pelouse rasée de près et ses 25 bâtiments de brique rouge, qui comprennent sept résidences, deux bibliothèques, plusieurs laboratoires, deux théâtres, une galerie d\u2019art, une garderie, un refuge faunique et de nombreuses installations sportives dont un terrain de golf.Une petite université anglophone qui ne dispense des cours qu\u2019aux étudiants de premier cycle, dans cinq secteurs: administration, éducation, sciences humaines, sciences sociales ainsi que sciences et mathématiques.Ce qui ne l\u2019empêche pas de vouloir devenir une référence internationale en matière de recherche, tous les enseignants étant avant tout des chercheurs qui participent à d\u2019importantes études et publient souvent dans des revues prestigieuses.Ainsi, grâce à des fonds de 4,5 millions de dollars en provenance du gouvernement du Québec et du programme fédéral d\u2019infrastructures du savoir, les laboratoires de sciences, notamment de médecine, ont pu être remis à neuf en 2011.«Une refonte qui a permis à l\u2019université d\u2019équiper les laboratoires avec du matériel à la fine pointe de la technologie, précisait à l\u2019époque le directeur de l\u2019établissement, Michael Gold-bloom.Il s\u2019agit d\u2019un investissement pour les étudiants, qui, dans un proche avenir, seront les responsables de notre santé.Ils mèneront des recherches novatrices et offriront des services professionnels dans toutes les sphères d\u2019activité.Cet investissement nous CM CONGRES DE LACFAS UmVERSITÉ COMCORDIA U M II .X.A .X.X.X.DU 12 AU 16 MAI 2014 180 COLLOQUES + 900 COMMUNICATIOMS SCIEMTIFIQUES mSCRIVEZ- vous acfas.ca Association francophone I pour ie savoir \u201d ^Concordia Québec ! Caisse de dépôt et placement du Québec I RaDio-canaoa permet d\u2019encourager le désir inné d\u2019explorer notre monde, de repousser les limites du savoir et de préparer l\u2019avenir pour nous tous.» Objectifs Les objectifs de l\u2019Université Bishop\u2019s, en matière de recherche, sont campés dans un document appelé Plan stratégique de recherche, dont la dernière version couvre la période 2013-2016.«Durant les dernières décennies, nous nous sommes engagés avec succès à développer notre culture en matière de recherche, peut-on y lire.Durant cette période, nous sommes d\u2019ailleurs parvenus à multiplier par dix le volume de nos subventions externes.Ce que nous souhaitons maintenant, c\u2019est transformer l\u2019essai, pour que l\u2019Université Bishop\u2019s, déjà reconnue pour l\u2019excellence de son enseignement, devienne, aux yeux de la communauté scientifique nationale et internationale, un incontournable de la recherche de haut niveau.» Quatre secteurs sont particulièrement visés par cette politique : l\u2019astrophysique, les changements climatiques et environnementaux, la santé psychologique et le bien-être, ainsi que la construction de l\u2019identité culturelle et sociale.«Des champs qui impliquent que des groupes de chercheurs provenant de disciplines diverses travaillent ensemble pour examiner les problèmes, mener des recherches et produire des contributions de très haut niveau, au plus grand bénéfice des étudiants, de la communauté universitaire au sens large et même de toute la société», estiment les auteurs du rapport.But numéro un : maintenir et développer plus encore, sur le campus de Bishop\u2019s, des champs de recherche de calibre national et international.A cela s\u2019ajoutent cinq autres objectifs, nous explique-t-on : augmenter le nombre de chaires de recherche et permettre aux étudiants de suivre moins de cours théoriques par semestre, pour accroître d\u2019autant leurs activités de recherche ; attirer toujours plus de jeunes diplômés ayant un excellent profil de recherche, notamment des étudiants en post-doc; hausser les fonds pour la recherche en provenance de l\u2019extérieur ; lancer de nouveaux programmes diplômants au sein des champs considérés comme straté- giques par l\u2019université; et mieux promouvoir les résultats et accentuer ainsi la visibilité et la réputation du campus.« Traditionnellement, Bishop\u2019s fait sa promotion autour de son caractère convivial, résidentiel, et de la qualité de son enseignement, expliquent les auteurs.Ça reste vrai, mais l\u2019université doit intégrer l\u2019excellence en recherche comme une partie de son ADN.Ce qui signifie que la recherche doit être présente dans tous les documents de promotion et que d\u2019autres documents doivent même lui être exclusivement consacrés.Ce qui signifie aussi un changement profond des mentalités de la part des leaders de l\u2019université et de tous ceux qui sont chargés de la promouvoir, afin qu\u2019ils mentionnent la recherche comme l\u2019un des pôles d\u2019attraction majeurs de {\u2019établissement » A ce titre, les auteurs conviennent que l\u2019accueil, en 2011, du congrès de l\u2019Association francophone pour le savoir (Acfas) a eu un impact réel en matière de visibilité, tout comme d\u2019autres conférences scientifiques que les différents départements ont organisées sur le campus depuis lors.«L\u2019université doit continuer à accueillir ce type d\u2019événement, y compris des conférences internationales, pour augmenter sa visibilité, tant au sein de la communauté scientifique que dans les médias».Partenariat Autre manière d\u2019accentuer sa renommée : le partenariat.Il y a 18 mois.Bishop\u2019s en a conclu un avec l\u2019Université de Sherbrooke (UdeS), afin de favoriser le recrutement et la rétention des étudiants aux trois cycles universitaires, ainsi que la collaboration scientifique entre les chercheurs.L\u2019entente permet d\u2019enrichir la recherche dans la région en alliant des expertises complémentaires.Les professeurs en neuropsychologie de l\u2019Université Bishop\u2019s peuvent dorénavant être jumelés aux spécialistes en gestion de la douleur de l\u2019UdeS.Ensemble, ces chercheurs forment une masse critique qui accroît la compétitivité de toute la région, à l\u2019échelle canadienne et internationale.Cette synergie entre les établissements attire également de meilleurs professeurs et contribue à retenir l\u2019élite intellectuelle de la recherche en Estrie.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 G 5 UQAM Et la température dans 150 ans ?Le Centre ESCER est le site de l\u2019expertise francophone canadienne sur la physique du climat Seul groupe universitaire francophone à œuvrer dans le domaine de la physique du climat régional au Canada, le Centre pour l\u2019étude et la simulation du climat à l\u2019échelle régionale (ESCER) jouit d\u2019une expertise à l\u2019échelle internationale.Le Centre ESCER mène plusieurs projets de recherche en modélisation du climat à l\u2019échelle régionale, projets qui sont nécessaires pour la compréhension des changements climatiques et de leurs impacts sur le monde physique.JACINTHE LEBLANC Directeur du centre institutionnalisé en 2003, Pierre Gauthier rappelle que le Centre ESCER a été créé dans la foulée de la crise du verglas, qui a stimulé la volonté de mieux comprendre le comportement du climat et les impacts des changements climatiques sur la société.Le Centre ESCER est composé essentiellement d\u2019un groupe de spécialistes en sciences de l\u2019at-mosphère du Département des sciences de la Terre et de l\u2019atmosphère de l\u2019Université du Québec à Montréal.Ceux-ci «s\u2019intéressent principalement aux aspects de la modélisation du climat, c\u2019est-à-dire qu\u2019on fait des simulations assez costaudes, du point de vue des ressources en informatique, pour simuler l\u2019évolution du climat», explique le professeur Gauthier.Modélisation ciblée La modélisation climatique à l\u2019échelle régionale ressemble beaucoup à un modèle mondial, à l\u2019exception d\u2019une chose : la zone d\u2019étude est limitée à une région ciblée de la planète.Dans le cas du Centre ESCER, Pierre Gauthier souligne que les régions ciblées sont principalement l\u2019Amérique du Nord et le Québec.A l\u2019intérieur même de la modélisation climatique se trouvent des sous-catégories.Par exemple, certains chercheurs vont travailler sur «le rôle des nuages dans les modèles climatiques, la chimie des aérosols [.], les précipitations de neige, de grésil».Et plus encore.Toutes ces recherches en parallèle permettent de les intégrer dans un système plus grand.«C\u2019est un peu ça qui nous permet de bâtir un modèle de climat, un modèle météorologique, précise le directeur.C\u2019est l\u2019interaction de tous ces processus-là qui est importante.C\u2019est ça le défi.» Puis, il faut valider le modèle climatique élaboré, et cela se fait par la télédétection, «c\u2019est-à-dire l\u2019observation», afin de s\u2019assurer que le modèle qui échelonne ses prédictions sur une période de 50 à 150 ans représente bien la réalité.«Une assez large variété d\u2019instruments satellitaires» sont utilisés pour vérifier les modèles, mentionne le chercheur.Si la période d\u2019étude est aussi longue, c\u2019est parce que le climat évolue très lentement.«On ne peut pas prévoir le climat de l\u2019année prochaine, souligne M.Gauthier.Il faut laisser le temps agir pour essayer de comprendre comment ces processus se déroulent.» EDWARD SCHUUR UNIVERSITE DE LA EDO RIDE ASSOCIATED PRESS L\u2019équipe du Centre ESCER étudie également l\u2019évolution du pergélisol, dont la fonte provoque une libération de dioxyde de carbone et de méthane de plus en plus importante, ce qui viendra jouer sur les modèles climatiques développés.Des projets en marche Parmi les grands projets qui occupent les membres du Centre ESCER ces temps-ci, il y a celui de la professeure Laxmi Sushama, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation régionale du climat.Son projet est le seul au Québec à être financé par le programme de recherche fédéral sur les changements climatiques et l\u2019atmosphère (RCCA), programme qui subventionne un total de sept projets canadiens de haut calibre.L\u2019équipe de la professeure Sushama s\u2019intéresse au «couplage atmosphère-océans ».Pierre Gauthier explique que le modèle actuel du Cen- tre «est un modèle essentiellement atmosphérique, mais on sait qu\u2019il y a des interactions entre la surface de l\u2019océan et l\u2019atmosphère».Le but est donc d\u2019arriver à «coupler notre modèle de climat avec ça» dans l\u2019espoir de l\u2019améliorer, mais en prenant en considération les lacs plutôt que les océans.«On commence à avoir des modèles de climat qui ont des résolutions assez fines pour lesquelles il faut prendre en compte l\u2019impact des lacs, résume le chercheur.Cela entraîne un apport d\u2019humidité et les échanges thermiques sont différents par rapport au sol.» L\u2019équipe du Centre ESCER étudie également l\u2019évolution du pergélisol, «entre autres parce qu\u2019on s\u2019intéresse beaucoup à la région nord du Québec», explique M.Gauthier.Il souligne que, avec la fonte du pergélisol, la libération de dioxyde de carbone et de méthane augmentera, ce qui viendra jouer sur les modèles climatiques développés.Les implications des recherches Les recherches servent à «l\u2019étude des changements climatiques, au niveau des impacts sociétaux et des conséquences», et elles permettent «de prévoir ce à quoi on doit s\u2019attendre dans 30, 40, 50 ans d\u2019ici», répond le directeur du Centre.«De savoir que cela a son utilité dans toutes sortes d\u2019applications dans différents domaines» est gratifiant et motivant pour les membres du Centre pour l\u2019étude et la simulation du climat à l\u2019échelle réÿonale.La curiosité scientifique joue également un rôle et fait qu\u2019«6>w veut comprendre, on veut mieux faire.Comme scientifique, on y trouve notre compte», renchérit M.Gauthier.Il y a aussi un partenariat avec le groupe Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l\u2019adaptation aux changements climatiques.«Nous, mentionne-t-il, on développe le modèle qu\u2019Ouranos va ensuite utiliser pour faire ses simulations.» Une fois que le modèle climatique du Centre ESCER est bien validé, Ouranos se fie à ces informations, puisqu\u2019il s\u2019agit, de l\u2019avis du directeur, de «la meilleure estimation de ce que le climat pourrait être, avec des marges d\u2019erreur [.].Il y a tout le temps une marge d\u2019erreur, poursuit M.Gauthier, due à des choses qu\u2019on comprend mal, qui sont mal représentées, et puis on progresse là-dessus.» Situation financière Le financement, dans un domaine aussi précis que celui du Centre ESCER, peut être difficile à obtenir, malgré la pertinence des recherches effectuées.Les compressions budg^ taires dans le milieu de la recherche qu\u2019a appliquées le gouvernement fédéral ont certainement eu des répercussions sur des groupes comme le Centre ESCER.Le Centre s\u2019en est toutefois bien sorti, estime son directeur.Avec le financement obtenu par la professeure Sushama, «pour cette activité-là sur le climat régional [.], je pense qu\u2019on est bien parti pour assurer la suite, à tout le moins pour les cinq prochaines années», note M.Gauthier.Mais le concours du RCCA est fermé et n\u2019est pas renouvelable.Il dénonce aussi les «sérieux manquements» dans le financement de la recherche au Canada.Même s\u2019il demeure quand même possible d\u2019avoir des fonds grâce au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), Pierre Gauthier déplore le fait que, pour en avoir, «ça prend un partenaire industriel.Le problème dans notre domaine est que notre recherche sert des besoins gouvernementaux.[.] La recherche avec l\u2019industrie, je n\u2019ai rien contre, mais elle est à trop courte vue.» Collaboratrice Le Devoir LE MONDE EST PETIT NOUS VOYONS GRAND ENSEMBLE, REPENSONS LE MONDE CARTOGRAPHIONS LES SOURCES DE LA DÉPENDANCE ET DU DÉSIR CONCORDIA.CA GROUPE DE RECHERCHE EN NEUROBIOLOGIE COMPORTEMENTALE UNIVERSITÉ ^Concordia m INFATIGABLE CURIOSITE LE CERVEAU AURAIT-IL PLUSIEURS FORMES DE MEMOIRE?Il y a près de soixante ans, BRENDA MILNER avança une théorie qui bouleversa la recherche sur la nnénnoire.En la confirnnant, elle entreprit de rigoureux travaux sur l\u2019intelligence créative qui ouvrirent la voie à de nouvelles approches dans le traitennent de l\u2019annnésie et d\u2019autres troubles du cerveau.LA PROFESSEURE MILNER A RÉCEMMENT REÇU LE PRESTIGIEUX PRIX DAN DAVID en reconnaissance de son innnnense contribution à la recherche sur la nnénnoire-le plus récent ténnoignage d\u2019une carrière exceptionnelle guidée par la curiosité.BRAVO, PROFESSEURE MILNER, POUR L\u2019ENSEMBLE DE VOS RÉALISATIONS.neur McGill http://tinyurl.com/mmy6uzl G 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 RECHERCHE IDENTITES JURIDIQUES ET CULTURELLES NORD-AMERICAINES ET COMPAREES La résurgence du religieux dans les sociétés occidentales : « un phénomène mondial » Lorsque le débat sur la charia a éclaté en Ontario, Jean-François Gaudreault-Desbiens enseignait à la Faculté de droit de l\u2019Université de Toronto.Peu de temps auparavant, la commission Stasi s\u2019était penchée sur l\u2019application du principe de laïcité en France.« Pour moi, il était à peu près inévitable que ce genre de débat surgisse aussi au Québec», explique aujourd\u2019hui M.Gaudreault-Desbiens.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND Le flair de Jean-François Gaudreault-Desbiens ne l\u2019a pas trompé.Bien au contraire.En 2006, devenu titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les identités juridiques et culturelles nord-américaines et comparées, le professeur, maintenant vice-doyen à la recherche et professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal, a commencé dès lors à se pencher sur les questions de la politisation du religieux et des discours relatifs aux droits.Les revendications religieuses n\u2019étaient pas nouvelles, mais le phénomène s\u2019est accéléré.S\u2019en est suivie une période où les accommodements raisonnables ont fait les manchettes, avant que la commission Bouchard-Taylor n\u2019amorce ses travaux.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le projet de Charte de la laïcité qui rythme la joute politique.Pas du tout surpris, M.Gaudreault-Desbiens précise que la résurgence du religieux dans les sociétés occidentales constitue «un phénomène mondial».«Des débats tournant autour des mêmes idées ou d\u2019idées équivalentes ont lieu partout.On n\u2019est pas seul», soulève-t-il.Instrumentalisation du droit M.Gaudreault-Desbiens fait d\u2019ailleurs partie du projet Religion et diversité, un projet de recherche s\u2019étalant sur sept ans et réunissant 37 membres issus de plus de 20 universités dans le monde.Avec ses étudiants, il se penche actuellement sur la conception du droit reflétée par les différentes commissions qui se sopt penchées sur la religion et l\u2019État dans divers pays occidentaux.«Est-ce que le droit, c\u2019est simplement le droit de l\u2019Etat, ou tient-on les revendications religieuses comme une forme de droit concurrente ?Dans quelle mesure le droit et le discours juridiques sont-ils instrumentalisés ?Est-ce qu\u2019on peut aussi voir des indices que les dis- cours de certains intervenants, qui instrumentalisaient le droit, ont été repris dans les recommandations du rapport ?Donc, il s\u2019agit de faire une analyse qualitative très fine du discours.» Or l\u2019instrumentalisation du droit constitue, selon lui, une variable importante dans les débats actuels.«Le discours sur les droits religieux se fait très souvent, du moins dans les sociétés occidentales, de concert avec un discours sur la citoyenneté et le multiculturalisme, même si conceptuellement c\u2019est différent.On crée un peu des épouvantails de tout bord tout côté.Par exemple, dans certains débats, comme celui sur la Charte de la laïcité, on donne une image de ce que soi-disant le multiculturalisme autoriserait en droit, qui [.] ne correspond absolument pas à ce que, de manière juridique, le multiculturalisme permet de faire, indépendamment qu\u2019on soit pour ou contre le multiculturalisme comme idéologie politique.C\u2019est donc une forme d\u2019instrumentalisation des droits religieux, du multiculturalisme, de certaines thèses sur le multiculturalisme, qui donne parfois des cocktails politiques explosifs.» Hiérarchisation des droits ?Jean-François Gaudreault-Desbiens est l\u2019un des signataires du mémoire intitulé 60 chercheurs universitaires pour la laïcité contre le projet de loi 60, déposé en décembre der- m'' \"'w I \u2022sf JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au sujet de la priorité de i\u2019égaiité entre ies hommes et ies femmes sur ia iiberté de reiigion, Jean-François Gaudreauit-Desbiens indique qu\u2019«ii y a une dimension cosmétique à i\u2019idée de faire une hiérarchisation formeiie dans ies droits fondamentaux».nier.Au sujet de la priorité de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes sur la liberté de religion, il indique qu\u2019«î7y a une dimension cosmétique à l\u2019idée de faire une hiérarchisation formelle dans les droits fondamentaux».Déjà en novembre 2012, dans un article paru dans la Revue québécoise de droit constitutionnel, il écrivait que la non-hiérarchisation des droits fondamentaux était logique, voire constituait un «Là OÙ ça devient intéressant, c\u2019est qu\u2019il y a une tentative d\u2019importation, dans le contexte canado-québécois, d\u2019un modèle de laïcité juridique ou constitutionnel, soit le modèle français, qui n\u2019a aucune espèce de pedigree ici )) Jean-François Gaudreault-Desbiens principe cardinal des droits de la personne, tant dans le droit international que dans le droit constitutionnel canadien.«Les droits fondamentaux sont indivisibles et interdépendants, de sorte qu\u2019on ne peut pas, en principe, en faire prévaloir l\u2019un sur un autre», explique-t-il en entrevue.Dans les Constitutions des différents pays ou dans les pactes internationaux, «les normes qui consacrent ces droits ou ces libertés sont exprimées en des termes extrêmement généraux et, dans une large mesure, indéterminés.Le texte lui-même ne dicte pas les conséquences immédiates qu\u2019il va avoir dans des contextes particuliers, dit-il.C\u2019est ce qui fait que, lorsqu\u2019il y a des conflits entre des droits, dire que l\u2019un va l\u2019emporter systématiquement sur l\u2019autre est, à mon avis, très cosmétique.» Il prévient que, pour les juges, «le cas par cas est presque inévitable».Dans la jurisprudence de la Cour suprême du Canada, il admet avoir observé que, entre 2004 et 2007, les droits reli- \u2022J» QUATRE DOMAINES DE RECHERCHE STRATEGIQUES À L\u2019UNIVERSITÉ BUSHOP\u2019S Changements climatiques et environnementaux Santé psychologique et bien-être Astrophysique stellaire et relativité Création des identités sociales et culturelles ubishops.ca/research gieux pesaient un peu plus lourd que d\u2019autres droits dans la balance.«Ce n\u2019était pas une hiérarchie formelle.Il peut exister ou surgir, au fil des contextes, de l\u2019histoire et des mouvements sociaux, une certaine hiérarchie qu\u2019on appelle matérielle, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle existe dans l\u2019interprétation des tribunaux, mais qu\u2019elle n\u2019est pas formellement consacrée dans les lois, les Constitutions, les chartes, précise-t-il.On s\u2019aperçoit que ça dure entre trois et cinq ans.Puis, tout à coup, les tribunaux évoluent dans un autre sens et un certain équilibre est rétabli.A mon avis, c\u2019est un peu ce que la Cour suprême du Canada a fait à partir de 2007 et 2008.Elle a commencé à être un peu plus ouverte aux justifications qu\u2019invoquait l\u2019Etat pour restreindre de manière non disproportionnée les droits religieux.» Certes, il y a différentes façons à travers le monde d\u2019appréhender ces questions, «qui sont toujours assez épineuses et qui soulèvent les passions».Il reste que le cas québécois, avec les débats entourant la Charte de la laïcité, n\u2019ennuiera pas l\u2019expert Droits autochtones La question juridique de la diversité et du vivre-ensemble touche aussi aux questions autochtones.Lors de son entrevue avec Le Devoir, Jean-François Gaudreault-Desbiens s\u2019apprêtait à s\u2019envoler pour Paris afin d\u2019élaborer un cadre de référence pour un grand projet de recherche international se penchant sur l\u2019interaction des droits coutumiers autochtones et des droits étatiques.Piloté par Ghislain Otis, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones, ce projet comparera les différents modèles à travers le monde.Les préoccupations pour la question autochtone sont elles aussi grandissantes, surtout depuis l\u2019adoption de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, en 2007.dans les interactions des modèles et des traditions juridiques.«Là où ça devient intéressant, c\u2019est qu\u2019il y a une tentative d\u2019importation, dans le contexte canado-québécois, d\u2019un modèle de laïcité juridique ou constitutionnel, soit le modèle français, qui n\u2019a aucune espèce de pedigree ici et dont certaines prémisses vont même à l\u2019encontre de ce que prévoit le cadre constitutionnel.» Il rappelle les circonstances profondément différentes dans lesquelles a été rédigée la loi de 1905 sur la laïcité, en France, au moment où il y avait une volonté dç pacifier les relations entre l\u2019Église catholique et l\u2019État français.«L\u2019étude des modèles de régulation des rapports entre Etat et religion, c\u2019est en soi extrêmement intéressant.Puis, il n\u2019y a pas de modèle parfait.Il n\u2019existe pas.Mais la tentative de transplanter un modèle étranger \u2014 mais vraiment très étranger \u2014 est en soi intéressante du point de vue du droit, mais aussi d\u2019un point de vue sociojuridique au sens large.» Collaborateur Le Devoir La reconnaissance des droits collectifs et traditionnels des autochtones demeure variable d\u2019un pays à l\u2019autre.«Cela n\u2019a pas le même retentissement médiatique, mais ce sont des problématiques qui interpellent directement les Etats, les citoyens, et qui mettent aussi en cause la question du vivre-ensemble, de la coexistence de diverses populations», soutient M.Gaudreault-Desbiens.«C\u2019est une problématique qui se pose presque partout où il y a des peuples autochtones, dans un contexte où l\u2019exploitation des ressources naturelles constitue une donnée fondamentale dans un tas de pays.On veut y exploiter des ressources, mais cela risque d\u2019avoir un impact sur les terres pour lesquelles les autochtones réclament des droits», analyse-t-il.\"I Presses de l'Université du Québec CONNAITRE, DIFFUSER ET AGIR '\u2019'¦US DE 1300 Ul/fipç \u2022>Uq.cÀ LE DEVOIR LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 G 7 RECHERCHE UNIVERSITE LAVAL Faire rayonner le savoir-faire qnebecois en photonique « On doit toujours chercher à contribuer au PIB du pays où on est » Pour Younès Messaddeq, professeur à l\u2019Université Laval et expert en photonique, la recherche universitaire de pointe doit servir non seulement à «enrichir l\u2019économie d\u2019un pays», mais également à favoriser l\u2019essor des entreprises tout en stimulant la coopération internationale.CLAUDE LAFLEUR Spécialiste de renommée mondiale qui a justement été recruté par l\u2019Université Laval afin d\u2019instituer une chaire d\u2019excellence du Canada en recherche sur l\u2019innovation en photonique dans le domaine de l\u2019information et des communications, Younès Messaddeq sait de quoi il parle lorsqu\u2019il est question du développement économique et de la coopération industrielle et internationale.D\u2019origine marocaine, Younès Messaddeq a effectué ses études en France, où il a obtenu, en 1990, un doctorat en chimie de l\u2019état solide.Puis, il a parfait sa formation au Brésil et au Japon, avant de diriger un laboratoire de recherche brésilien sur les verres et les fibres optiques.«C\u2019est là que j\u2019ai entamé ma carrière de chercheur, dit-il.J\u2019y ai établi de nombreux partenariats avec la France, l\u2019Allemagne et les Etats-Unis et, chaque année, j\u2019ai passé un ou deux mois à l\u2019étranger afin de demeurer à la fine pointe de mon domaine.» Enfin, il y a quatre ans, l\u2019Université Laval l\u2019a convié à mettre sur pied la Chaire d\u2019excellence en photonique.Le chercheur possède toujours son passeport brésilien \u2014 pays où il retourne régulièrement \u2014 et parle quatre langues (l\u2019arabe, le français, le portugais et l\u2019anglais).Et surtout, peut-être, il a sans cesse à l\u2019esprit l\u2019idée que ses travaux doivent servir au développement économique.«Au doctorat, mon titulaire de recherche m\u2019a incité à faire en sorte que mes travaux soient toujours orientés vers les transferts technologiques, raconte-t-il.Je me dis donc qu\u2019on doit toujours chercher à contribuer au PIB du pays où on est.» À la vitesse de la lumière Voilà d\u2019ailleurs précisément l\u2019esprit qui anime sa chaire d\u2019excellence en photonique : faire du Québec un leader mondial dans ce domaine.« Tandis que l\u2019électronique utilise l\u2019électron pour transmettre et recevoir des informations, explique le chercheur, la photonique, elle, utilise le photon.La photonique peut ainsi accomplir les mêmes tâches que l\u2019électronique, sauf qu\u2019elle le fait à la vitesse de la lumière ! Et elle est capable de plus encore.» Il précise en outre que la base de tout système de communication photonique, ce sont les fibres optiques fabriquées à partir du verre.«Comment donc être un leader dans ce domaine si on n\u2019a pas un laboratoire pour développer ces matériaux de base?, de-mande-t-il.C\u2019est donc l\u2019idée à la base de la chaire.» Fibres optiques uniques C\u2019est dire que, depuis 2010, Younès Messaddeq a constitué une structure unique au Canada dans la préparation de verres ayant des applications spécifiques.« On travaille sur des matériaux applicables à des domaines aussi variés que la santé, l\u2019énergie, l\u2019agriculture et l\u2019environnement», dit-il.Il cite, entre autres, l\u2019exemple d\u2019un système capable d\u2019analyser instantanément les sols.«En agriculture, si on veut connaître les nutriments présents dans le sol, il faut procéder à des prélèvements, puis les faire analyser, et on obtient les résultats 15 jours plus tard, dit-il.Nous, nous avons développé un système qui permettra de détecter sur place les nutriments dans le sol et qui affichera l\u2019information sur un téléphone cellulaire ! » Concrètement, son équipe met au point des fibres optiques faites de verres aux propriétés spécifiques.«Imaginez qu\u2019on puisse avoir des fibres optiques qui nous permettraient de recueillir beaucoup d\u2019information sur les tissus humains ou sur les composés organiques, dit-il.Voilà qui offrirait une foule d\u2019applications en santé, en agriculture, en environnement.On travaille donc sur des technologies de pointe qui ont un impact économique pour le pays.» Internationalisation L\u2019équipe de Younès Messaddeq entretient des liens privilégiés avec le Brésil.Ainsi, le printemps dernier, il a établi un laboratoire conjoint Québec-Brésil.«C\u2019est la première fois que le Brésil fait une telle chose, dit-il fièrement.Il s\u2019agit d\u2019une unité internationale mixte, située à l\u2019Université Laval, dans laquelle collaboreront des chercheurs et des étudiants brésiliens et québécois pour réaliser des projets intéressant les deux pays.» Voilà qui ouvre des perspectives extraordinaires, relate le chercheur, puisque, «au Canada, nous ne sommes que 35 millions de personnes.alors qu\u2019ils sont 215 millions au Brésil! Il y a donc une quantité de BERTRAND LANGLOIS AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019équipe de Younès Massaddeq met au point des types de fibres optiques faites de verres aux propriétés spécifiques.transferts qu\u2019on peut faire avec eux, dans des domaines comme la santé, l\u2019énergie, l\u2019agriculture, l\u2019industrie minière, etc.» Comme il l\u2019avait fait à l\u2019époque au Brésil, M.Messaddeq tisse en outre de nombreux liens avec ,1a France, l\u2019Allemagne et les Etats-Unis.Entre autres, son équipe fait par- tie du prestigieux consortium international qui cherche à développer un verre flexible, fonctionnel et ultramince.«Il s\u2019agit d\u2019un programme interna- tional financé par les États-Unis qui rassemble les meilleurs chercheurs dans le domaine, et nous, nous faisons partie de ce projet!», souligne-t-il fièrement.En moins de quatre années, M.Messaddeq constate que son équipe professe avec une étonnante rapidité.«Tout le monde nous dit qu\u2019on a été très rapide pour s\u2019installer, très rapide pour tisser des collaborations et très rapide pour répondre à des problèmes que nous ont soumis certaines entreprises.» Cette rapidité, dit-il, il la doit au fait qu\u2019il trouve au Québec toutes les compétences dont il peut rêver.«Les gens d\u2019ici sont de très haut calibre, constate-t-il, ce qui me permet de faire les choses très rapidement.» Il observe aussi que «la formation est très bonne, puisque les projs ont à cœur la formation des étudiants \u2014 ce qui commence à se perdre dans d\u2019autres pays ».«Et, disons-nous-le bien franchement, en matière d\u2019optique photonique, ici à Québec c\u2019est le top au monde! On peut vraiment l\u2019affirmer sans hésiter ! » Collaborateur Le Devoir NOUS SOMMES LA TROISIEME UNIVERSITE DE RECHERCHE DU CANADA Et nous faisons avancer la science en français A Research InfoSource 2013 Université ffn de Montréal G 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 EEVRIER 2014 RECHERCHE UNIVERSITE MCGILL Une première réalisation naît de l\u2019entente avec l\u2019Université des postes et des téléconunnnications de Pékin Le 15 octobre dernier, un protocole d\u2019entente a été signé par l\u2019Université McGill et l\u2019Université des postes et des télécommunications de Pékin (UPTP), qui figure parmi les universités les plus reconnues au monde dans le secteur des technologies de l\u2019information et des télécommunications.Au cœur de ce partenariat, on trouve une expertise commune dans le domaine de la télésanté.ASSIA KETTANI Devant la nécessité croissante de gagner en efficacité à mesure que le système de soins de santé s\u2019engorge, il s\u2019agit d\u2019utiliser les technologies de l\u2019information afin d\u2019améliorer la qualité des soins et de réduire les coûts, pour que les services hospitaliers soient plus performants et plus efficaces.Dans les deux pays, le système de soins de santé est un enjeu de taille.Au Québec, il est «au bord de la rupture», alors que la Chine est confrontée au «problème majeur» du vieillissement de sa population.Et, «avec le boom de développement de ces 10 dernières années, le système de soins de santé a du mal à suivre», avance Fabrice Labeau, professeur au Département de génie électrique et informatique et directeur adjoint du Centre pour les systèmes et technologies avancées en communications (SYATCom).Avec les chercheurs de rUPTP et notamment le professeur Guxia Kang, qui dirige le laboratoire sur les communications sans fil universelles de rUPTP, il y a maintenant sept ans que sont élaborés des projets de recherche convergents et liés aux technologies de l\u2019information appliquées au domaine de la santé, ce qui a posé les bases du partenariat nouvellement signé.Conception conjointe Au cours des années précé-dentes, les équipes sino- québécoises ont notamment conçu et testé des capteurs avancés pour la surveillance sans fil des patients, qui peuvent servir dans le cadre de soins donnés à domicile.«Il s\u2019agit par exemple d\u2019appareils de monitorage à distance, d\u2019instruments servant à mesurer sa tension soi-même de façon automatique, avant que les résultats ne soient envoyés à l\u2019hôpital via un téléphone cellulaire», explique le professeur Labeau.S\u2019appuyant sur des partenariats avec des entreprises, comme Bell Canada et China Unicom, les chercheurs ont également travaillé sur des capteurs testés à l\u2019hôpital Royal Victoria dans les services d\u2019urgence et de gériatrie, qui étaient utilisés pour localiser du matériel médical, des Il y a maintenant sept ans que sont élaborés des projets de recherche convergents et liés aux technologies de l\u2019information appliquées au domaine de la santé médecins, des infirmières ou des patients.Ce type d\u2019application est destiné à faciliter la tâche de l\u2019infirmière qui coordonne le service, par exemple, plutôt que de passer du temps à chercher un membre du personnel ou l\u2019équipement médical nécessaire.«Il s\u2019agit d\u2019un problème dont on se préoccupe en milieu hospitalier depuis SOURCE UNIVERSITE MCGILL Le professeur Fabrice Labeau (à l\u2019extrême droite) et le ministre Jean-François Lisée, à côté de lui, ont effectué une visite à l\u2019Université des postes et des télécommunications de Pékin, en 2013.plusieurs années, explique Fabrice Labeau.Le temps passé à chercher certains équipements dans un service, comme des pompes à insuline ou des appareils servant à doser les médicaments dans les hôpitaux, représente une perte non négligeable.» Dans le service de gériatrie, de tels capteurs peuvent servir à s\u2019assurer qu\u2019un patient atteint d\u2019une déficience neurologique ne se mette pas à errer dans les couloirs et vienne à sortir de l\u2019hôpital.« Un système d\u2019alarme peut alors se mettre en place lorsque le patient s\u2019approche d\u2019une sortie.» Ce projet de recherche a également permis de mieux comprendre la gestion efficace de l\u2019aménagement et de la disposition du matériel.«Avec la rétroaction que nous avons eue pour notre projet, nous avons pu savoir comment les infirmières bougent dans leur salle et comprendre où disposer le matériel pour gagner en efficacité.» D\u2019autres capteurs sans fd peuvent permettre de surveiller la tension artérielle, le taux d\u2019oxygène dans le sang ou le rythme cardiaque sans que le patient soit constamment «branché».L\u2019avantage: le patient peut plus facilement être déplacé dans une salle d\u2019urgence, par exemple, sans avoir à s\u2019embarrasser de fils.Capteurs moins énergivores Pour l\u2019avenir, les deux équipes se tournent vers un projet de recherche commun visant à raffiner le système de capteurs en milieu hospitalier, s\u2019il devait être déployé à grande échelle: «Quel serait l\u2019impact de cette technologie si elle était utilisée de façon massive, en matière de consommation d\u2019énergie, de pollution et de gaz à effet de serre ?», s\u2019interroge le professeur Labeau.Le nouveau projet de recherche se pencherait ainsi sur la question du contrôle de la consommation d\u2019énergie, afin de repenser ces technologies pour qu\u2019elles soient moins énergivores.« Une préoccupation majeure en Chine, où l\u2019énergie est produite par des génératrices pouvant utiliser des combustibles peu écologiques, comme le charbon.» En effet, à l\u2019heure actuelle, «la plupart des calculs et des mesures se font localement par le biais d\u2019un petit émetteur, comme un téléphone, qui fonctionne par batterie.Il s\u2019agirait donc de déplacer les calculs dans de plus gros centres de données, pour aller chercher un traitement plus efficace.On gagnerait en énergie et on réduirait la pollution.» S\u2019appuyant sqr des partenaires comme l\u2019ETS ou des entreprises de télécommunications comme Ericsson, le projet s\u2019étalerait sur trois ans, à condition bien sûr qu\u2019il obtienne le financement nécessaire, dont il est toujours en attente.Quant à savoir si ces capteurs doivent semer la méfiance, dans la mesure oû il s\u2019agit d\u2019ondes électromagnétiques, Fabrice Labeau répond par la négative.Le chercheur, qui a par ailleurs également travaillé avec Hydro-Québec sur les compteurs intelligents ou encore sur des projets de déploiement rapide d\u2019infrastructures de télécommunications après une catastrophe naturelle, insiste sur le fait que «les téléphones cellulaires émettent des taux de radiation bien supérieurs à ce que peut représenter ce type de capteur».De plus, en milieu hospitalier, la vigilance envers tout ce qui peut perturber le fonctionnement des appareils a toujours été de mise.«Longtemps, on n\u2019a pas eu le droit d\u2019utiliser un téléphone cellulaire, car il dérègle les appareils médicaux.Nous testons les capteurs pour qu\u2019ils soient en très basse puissance et pour qu\u2019il n\u2019y ait aucune possibilité d\u2019interférence avec les fréquences utilisées pour la communication avec les ambulances, par exemple.On s\u2019assure de leur innocuité par rapport aux systèmes médicaux déployés.Dans le domaine médical, un tel souci est constant.» Collaboratrice Le Devoir UNIVERSITE DE SHERBROOKE Le CREI conçoit et réalise des environnements intelligents Créé il y a deux ans, le Centre de recherche sur les environnements intelligents (CREI) permet de fédérer les travaux de plusieurs chercheurs en informatique du Département d\u2019informatique de l\u2019Université de Sherbrooke.Il compte présentement 13 membres réguliers, 11 membres associés et une soixantaine d\u2019étudiants inscrits aux cycles supérieurs.PIERRE VALLÉE ^ ette approche favorise la collaboration ^ entre chercheurs plutôt que le travail en silo, explique Pierre-Marc Jodoin, directeur du CREE En mettant nos expertises en commun, nous créons des synergies qui nous apportent de nouvelles idées.Au fond, il y a deux sortes d\u2019informaticien: celui qui élabore la théorie et celui qui met en place l\u2019application.Il est important que les deux puissent se rencontrer et travailler ensemble.» Le CREI s\u2019intéresse principalement à quatre secteurs informatiques : l\u2019imagerie numérique, l\u2019intelligence artificielle, la modélisation-validation et l\u2019intelligence ambiante.«Dans la modélisation-validation, le défi du génie logiciel est de construire et de déployer des logiciels sans bogue.Cela est particulièrement crucial lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019authentification et de protection de la vie privée, par exemple les données personnelles contenues dans les dossiers des patients.» Le Living Lab Le CREI possède un laboratoire, le Living Lab, qu\u2019on pourrait, en simplifiant, appeler un laboratoire de domotique.Par contre, pas question ici d\u2019allumer l\u2019éclairage à distance.«Il s\u2019agit d\u2019un appartement intelligent conçu pour le maintien à domicile de personnes souffrant d\u2019un traumatisme crânien.Les outils informatiques qu\u2019pn y trouve sont là pour aider les résidants.» Évidemment, il aurait été possible de placer des caméras pour surveiller les résidants.«Mais nous avons opté plutôt pour une méthode moins invasive qui protège davantage la vie privée.L\u2019appartement est équipé de capteurs binaires.Par exemple, on peut détecter le mouvement d\u2019une personne lorsque les capteurs deviennent actifs.Le défi consiste à mettre en place des outils pour bien interpréter les signaux et surtout leurs séquences.Combien de personnes sont dans l\u2019appartement, où sont-elles et que font-elles?» D\u2019autres capteurs sont conçus pour des tâches précises.«Comment aider ces personnes à cuisiner un repas ?Un système de capteurs peut suivre la séquence pour cuisiner le repas et indiquer, par exemple, qu\u2019on a oublié d\u2019allumer le four.» Imagerie médicale Le secteur de l\u2019imagerie médicale a su profiter des recherches du CREI en imagerie numérique.Pierre-Marc Jodoin et un collègue, Maxime Des-côteaux, ont mis au point le logiciel MICA afin de faciliter le traitement et l\u2019analyse d\u2019images par imagerie magnétique ou par scanneur.«n s\u2019agit d\u2019un logiciel modulaire, comme une série de blocs de Lego, qui permet de créer une solution personnalisée en imagerie médicale.Certaines informations sont cruciales pour le diagnostic et le suivi d\u2019une maladie.Par exemple, comment suivre l\u2019évolution d\u2019une tumeur pour voir si elle grossit?La seule façon consiste à analyser les images, mais il y en a beaucoup, d\u2019autant plus qu\u2019elles sont en 3D.La méthode utilisée auparavant consistait à fragmenter les images à la main.Mais c\u2019est une tâche fastidieuse qui prend beaucoup de temps.Le logiciel MICA permet de faire cette fragmentation plus rapidement et plus facilement.» Le logiciel est présentement en usage au CHUS et on songe à le commercialiser et à le vendre à d\u2019autres centres de recherche.Par contre, pour des questions d\u2019homologation auprès, entre autres, de Santé Canada, le logiciel ne peut pas servir lors d\u2019un traitement.C\u2019est plutôt un instrument de recherche préclinique ou clinique.«Le patient doit donner son consentement par écrit.» Vision intelligente Présentement en année sabbatique, Pierre-Marc Jodoin, un spécialiste de l\u2019imagerie numérique, en profite pour creuser davantage un sujet qui deviendra sans doute un de ses prochains domaines de recherche.Il s\u2019agit de l\u2019uti-lisation de plus en plus répandue de drones.«Lorsqu\u2019on mentionne le drone, c\u2019est son usage militaire qui vient d\u2019abord à l\u2019esprit.Mais on utilise de plus en plus les drones dans des applications civiles.On se sert présentement de drones pour faire de la surveillance routière, cartographier des territoires, surveiller la santé des forêts.On s\u2019en sert aussi dans des missions de recherche et de sauvetage, avant de déployer des effectijs humains au sol.Et ces applications n\u2019ont pas fini de se multiplier.Par exemple, si on porte attention, on peut voir, dans les compétitions de ski acrobatique ou de planche à neige qui ont lieu présentement aux Jeux olympiques de Sotchi, des drones traverser l\u2019écran, puisqu\u2019ils servent à la captation d\u2019images pour la télédiffusion.» Sans compter que le coût des drones a considérablement baissé et que leurs formes se sont multipliées.«Quand on pense à un drone, on voit tout de suite l\u2019image d\u2019un petit avion.Par contre, on trouve beaucoup de drones qui fonctionnent à la manière d\u2019un hélicoptère, certains équipés de plusieurs petits rotors.De plus, leur taille varie grandement.On en trouve présente- ment de la grosseur d\u2019un paquet de cigarettes.Certains de ces petits drones peuvent travailler en essaim, des dizaines à la fois, et ils sont même informés de la présence des autres drones.» Si on a compris comment fabriquer et faire voler ces engins et qu\u2019on peut aisément les équiper de caméras et d\u2019autres capteurs, un problème majeur reste à régler.«Les images et les données captées par les drones sont transmises ou stockées sur un disque dur interne.Par contre, il n\u2019existe presque pas de logiciels capables d\u2019analyser efficacement ces données.C\u2019est cet aspect qui m\u2019intéresse en tant qu\u2019informaticien et que chercheur.» Collaborateur Le Devoir Voir toutes les possibilités qu\u2019offre la recherche USherbrooke.ca/recherche UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Voir au futur "]
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