Le devoir, 4 mars 2014, Cahier A
[" Une course au « capitaine Canada » s\u2019engage à Ottawa Page A 3 Osisko : Goldcorp reporte l\u2019échéance de l\u2019offre hostile Page B 1 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N° 4 6 LE DEVOIR, LE MARDI 4 MARS 2014 1,13$ +TAXES =\t1,30 Le Barrette accusé d\u2019opportunisme Le nouveau candidat libéral a passé la journée de lundi à défendre son changement d\u2019allégeance politique JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, a officialisé en conférence de presse, lundi, sa candidature dans La Pinière.Il était accompagné de l\u2019ancien ministre de la Santé Yves Bolduc, avec qui il s\u2019est parfois querellé, et du chef du PLQ, Philippe Couillard.GUILLAUME BOURGAULT-COTE On efface tout et on recommence?Le passage du docteur Gaétan Barrette chez les libéraux lui a valu lundi un barrage de questions pour qu\u2019il explique son association avec un parti qu\u2019il a critiqué abondamment depuis 2006.Pour François gault et Réjean Hébert, la réponse est claire: M.Barrette est un «opportuniste».Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) estime que son ancien candidat-vedette est «prêt à tout pour être ministre de la Santé, peu importe le parti, le programme, le chef.Les Québécois jugeront son geste», a-t-il écrit sur Twitter tôt lundi matin.L\u2019actuel ministre de la Santé, Réjean Hébert, estime qu\u2019on «peut parler d\u2019opportunisme» pour dA crire la volte-face de Gaétan Barrette.«Je reprends les mots d\u2019Yves Bolduc [l\u2019ancien ministre de la Santé libéral], avec qui je ne suis pas souvent d\u2019accord, mais qui avait dit que si M.Barrette arrivait VOIR PAGE A 8 : BARRETTE Lire aussi > Est-ii maintenant nécessaire d\u2019être médecin pour devenir ministre de la Santé au Québec?Page A 2 Le président de i\u2019AMT, Nicoias Girard, ferait un retour en politique comme candidat du PQ dans Blainville.Page A 2 Une candidate fait ie saut chez Québec soiidaire en dénonçant le « néo-conservatisme » du Parti québécois Page A 2 Crise ukrainienne La Russie assoit sa mainmise militaire sur la Crimée Poutine est « du mauvais côté de l\u2019histoire », dit Obama CLAUDE LEVESQUE La Russie poursuit son coup de force en Ukraine malgré les menaces brandies par les pays occidentaux, qui peinent à organiser leur riposte : des hommes armés de fusils d\u2019assaut encerclaient lundi toutes les bases militaires ukrainiennes en Crimée tandis que Kiev accusait la marine russe d\u2019avoir sommé les équipages de deux navires ukrainiens croisant dans cette région de se rendre, un ultimatum dont Moscou a nié l\u2019existence.L\u2019Ukraine affirme que les troupes russes continuent de débarquer massivement en Crimée, cette péninsule peuplée majoritairement de russophones dans le sud de son territoire.Au total, Kiev estime à 16000 hommes les troupes envoyées dans cette région par Moscou depuis une semaine.«Toutes les bases en Crimée sont encore sous le contrôle de l\u2019Ukraine, mais elles sont encerclées, a déclaré un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense.Aucun coup n\u2019a été tiré, à l\u2019exception d\u2019un tir de semonce à Belbek, par les Ukrainiens.» VOIR PAGE A 8 : CRIMÉE Lire aussi > L\u2019éditoriai de Serge Truffaut: Impérial Poutine.Page A 6 La Russie fait vaciller les marchés financiers Page B 1 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Serge Fiori en studio en compagnie de Marc Pérusse Serge Fiori, le miracle temporaire Ou comment il se peut que le nouvel album inespéré du « drôle d\u2019animal, pas tout à fait normal » soit ie dernier Ça s\u2019est ouvert et refermé comme un trou dans le ciel : dix jours, dix chansons.Et puis plus rien.Quatre mois avec Marc Pérusse en studio pour en faire un album.Que voilà, en magasin aujourd\u2019hui.Retour au studio, pour essayer de comprendre l\u2019incompréhensible.SYLVAIN CORMIER Cafés?Cafés.On s\u2019installe dans la régie du Divan Vert, le studio de Marc Pérusse, au cœur du Plateau.Guitares au garde-à-vous.Ordis sur la console tous allumés.Vouloir, ils pourraient jouer, enregistrer.Comme ils l\u2019ont fait, Serge Fiori et lui, parfois des musiciens d\u2019appoint (le guitariste Sylvain Quesnel, tout particulièrement), pendant le long processus qui a mené des démos faits par Fiori avec le vieux chum d\u2019Harmonium Serge Locat jusqu\u2019à l\u2019état final de l\u2019album.Après une multitude d\u2019états d\u2019albums.«Marc faisait un mix à chaque jour quasiment, que je ramenais chez nous», évoque Serge Fiori en riant.L\u2019album.On le saura, à force de se le faire dire : le premier nouvel album de Fiori en 28 ans.Un Serge Fiori par Serge Fiori qui débarque un VOIR PAGE A 8 : EIORI L\u2019UPAC vise l\u2019argentier du PLQ sous Charest Marc Bibeau est au cœur d\u2019une enquête sur un système de financement illégal du parti sur fond de collusion BRIAN MYLES L?argentier du Parti libéral du Québec ' (PLQ) sous Jean Charest, Marc Bibeau, est ciblé dans une enquête sur un stratagème de financement illégal de la formation en échange de lucratifs contrats publics, le tout avec la collusion à la clé.L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a poursuivi sur sa lancée à la suite d\u2019une première série de perquisitions menées aux bureaux du Parti libéral à Montréal et à Québec, en juillet dernier.Selon des documents judiciaires inédits obtenus par un consortium de médias dont fait partie Le Devoir, les perquisitions aux bureaux du PLQ ont permis aux policiers de mieux comprendre le rôle stratégique qu\u2019aurait joué Marc Bibeau, président de Schokbéton et proche de Jean Charest.Ces documents, lourde- financiers ment caviardés, ont été utilisés pour obtenir de nou- du PLQ veaux mandats de perquisition.Ils font état d\u2019allégations de «contrôle des soumissions, de compensations financières, de financement politique et de collusion entre entrepreneurs».Ils décrivent Marc Bibeau comme «le stratège» du PLQ et le principal responsable du financement alors que Jean Charest était au pouvoir.Des enveloppes «à remettre ou à recevoir» auraient été échangées chez Schokbéton, au profit du PLQ.La nouvelle aura l\u2019effet d\u2019une bombe à la veille du lancement de la campagne électorale.Marc Bibeau, un homme d\u2019affaires étroitement VOIR PAGE A 8 : UPAC Une activité de financement aurait rapporté une somme de 428000$ non comptabilisée dans les états Aujourd\u2019hui Le Monde > En Libye, les autorités tentent d\u2019éviter le pire après l\u2019assassinat d\u2019un ingénieur français et des manifestations violentes au Parlement.Page B 5 Culture > Québec se dote d\u2019une stratégie culturelle numérique.Page B 8 Avis légaux.B\t6 Décès.B\t4 Météo.B\t6 Mots croisés.B\t2 Petites annonces.B 4 \u2014¦\tSudoku.A4 77831303443110 A 2 LE DEVOIR LE MARDI MARS 2014 ACTUALITES PQ : Nicolas Girard de retour en politique ?L\u2019ex-député de Gouin se présenterait dans Blainville, Simon Prévost dans Montarville, tandis que Martine Desjardins irait dans Groulx MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le président de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT), Nicolas Girard, s\u2019apprêterait à monter à bord de l\u2019autobus de campagne du Parti québécois.Il est le candidat pressenti de l\u2019équipe Ma-rois dans la circonscription de Blainville, a appris Le Devoir.Le Parti québécois n\u2019a ni «confirmé ni infirmé» l\u2019information selon laquelle M.Girard ferait campagne sur la Rive-Nord, dans la région de Montréal, et ce, un an et demi après s\u2019être fait ravir Gouin par la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David.Joint au téléphone, M.Girard a nié être candidat du PQ dans la circonscription de Blainville.«C\u2019est faux!», a-t-il déclaré au Devoir.L\u2019ancien député de Gouin (2004-2012) s\u2019est toutefois bien gardé de répondre à la question: «Serez-vous candidat lors des prochaines élections ?» Pointure économique Selon nos informations, le président de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ), Simon Prévost, briguerait aussi les suffrages sous la bannière du Parti québécois dans la circonscription de Montarville.Avant de rejoindre les rangs de MEQ, M.Prévost, détenteur d\u2019une rnqîtrise en sciences économiques à l\u2019Ecole des sciences de la gestion de l\u2019UQAM, a notamment été vice-président de la Eédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante.Auparavant, il a été économiste en chef au Canal Argent du Groupe TVA.Il a également travaillé à la Caisse centrale Desjardins et au groupe financier Banque Laurentienne.Avec cette grosse pointure économique, le Parti québécois cherchera à déloger la CAQ dans cette JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nicolas Girard avait perdu son siège aux mains de Françoise David en 2012.circonscription embrassant les municipalités de Boucherville et de Saint-Bruno-de-Montarville.L\u2019ancienne journaliste Sylvie Roy s\u2019est y fait élire en septembre 2012, récoltant 1908 voix de plus que sa principale adversaire, la péquiste Monique Richard.Martine Desjardins dans Groulx Pour sa part, l\u2019ancienne leader étudiante Martine Desjardins pourrait briguer les suffrages sur la Rive-Nord, dans la région de Montréal, dans la circonscription de Groulx, selon les informations obtenues par Le Devoir.Le président du parti, Raymond Archambault, disait réfléchir la semaine dernière à l\u2019idée de faire campagne dans cette circonscription englobant les municipalités de Boisbriand, de Rose- mère, de Sainte-Thérèse et de Blainville.Mais, rien n\u2019était moins sûr lundi.Enfin, à 24 heures d\u2019un déclenchement probable de la campagne électorale, le Parti québécois garderait de côté la circonscription lavalloise de Mille-Iles pour l\u2019auteure Djemila Benhabib.Le Devoir Une candidate fait le saut chez QS en dénonçant le « néo-conservatisme » du PQ MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La candidate de Québec solidaire Rosa Pires appelle les électeurs progressistes à se méfier du Parti québécois, où une «clique néoconservatrice» en mène large.Des néo-conservateurs noyautent désormais la garde rapprochée de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a déploré M\u201c® Pires lundi matin aux côtés de cinq autres candidats solidaires au prochain scrutin, dont Prançoise David (Gouin) et Andrés Eonte-cilla (Laurier-Dorion).Montrant du doigt «des gens très proches de M\u201d'\u201d- Marois», celle qui a par le passé été attachée politique de ministres péquistes soutient que «le PQ n\u2019est plus du tout un parti social-démocrate».Mme Pires, l\u2019une des instigatrices du mouvement des Indépendantistes pour une laïcité inclusive, n\u2019a pas digéré la charte de la laïcité dévoilée par le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville.Le gouvernement péquiste mène un «jeu identitaire très dangereux».«Les gens issus de l\u2019immigration \u2014 pas seulement arabophones \u2014 sont blessés», a indiqué la candidate solidaire dans la circonscription de Verdun.À l\u2019approche de la campagne électorale, les deux porte-parole de Québec solidaire, Prançoise David et Andrés Pontecilla, ont dévoilé trois nouveaux candidats \u2014 Jean Trudelle (Rosemont), Annick Desjardins (Notre-Dame-de-Grâce) et Claude Généreux (Bourassa-Sauvé) \u2014 en plus de Rosa Pires (Verdun).Partis pris M.Généreux, ancien secrétaire-trésorier national du Sjmdicat canadien de la fonction publique (SCPP), a quant à lui profité de la tribune offerte lundi par Québec solidaire pour accuser à demi-mot la commission Charbonneau d\u2019afficher un parti pris à l\u2019encontre du mouvement syndical.«Le jupon commence à dépasser», a-t-il fait valoir.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019ex-candidat à la présidence de la FTQ Claude Généreux (à droite) sera aussi candidat pour QS.M.Généreux s\u2019est dit désolé de voir la Commission multiplier les «questions qui n\u2019en sonf pas une» au cours des dernières semaines.À l\u2019occasion du témoignage du représentant de la PTQ-Construction sur la Côte-Nord, Bernard «Rambo» Gauthier, la semaine dernière, un «commissaire [a dit].' \u201cPratiquez-vous du syndicalisme à outrance ?\u201d», a rappelé M.Généreux.«C\u2019est une commission d\u2019enquête.Qu\u2019elle enquête plutôt que [de faire] du spectacle.» Les commissaires Prance Charbonneau et Renaud Lachance ont vu défiler bon nombre d\u2019acteurs de l\u2019industrie de la construction qui ont «questionné le syndicalisme », a-fil fait remarquer.«Nous n\u2019avons pas entendu parler ni par les syndicalistes ni par les entrepreneurs des problèmes que les entrepreneurs [créent].J\u2019espère que la phase qui s\u2019amorce à la commission Charbonneau va parler de cela.» M.Généreux, qui a été candidat à la présidence de la PTQ, craint de voir la commission Charbonneau ouvrir la voie à un affaiblissement du mouvement syndical au Québec.«Il faut régler les pommes pourries plutôt que de tout changer.» Québec solidaire se rangera derrière les syndicats tant et aussi longtemps que ceux-ci relaieront les «préoccupations réelles des travailleurs», a précisé la députée de Gouin, Prançoise David.Le Devoir Le pouvoir politique aux médecins ?Depuis 2003, tous les ministres de la Santé du Québec étaient des médecins AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Faut-il être médecin pour prétendre au titre de ministre de la Santé au Québec ?Depuis Philippe Couillard, en 2003, tous avaient en effet le diplôme.Nous assistons au plus long «règne» des médecins sur le ministère de la Santé (MSSS) depuis l\u2019avènement de l\u2019assurance maladie publique.Le cycle se poursuivra vraisemblablement : l\u2019électeur a le choix entre Réjean Hébert, qui sollicite un autre mandat avec le Parti québécois, et le tandem Yves Bolduc-Gaétan Barrette du côté du Parti libéral.La Coalition avenir Québec a la D\"^® Hélène Daneault, et Québec solidaire peut toujours compter sur le D\"^ Amir Khadir.Pourtant, entre 1970 et 2003, seulement 4 des 13 ministres de la Santé étaient médecins.Les D\"^® Denis Lazure (1976-1981), Pierre Marc Johnson (1981-1984) et Camille Laurin (1984) se sont succédé.Ensuite, ce n\u2019est qu\u2019en 1994 qu\u2019un médecin est revenu à ce poste: le D\"^ Jean Rochon.Lui succéderont trois non-médecins, Pauline Marois, Rémy Trudel et Prançois Legault.Un médecin pour tous «Les problèmes criants du réseau ont été associés au manque d\u2019accessibilité à un médecin, donc c\u2019est comme si la tendance avait été de répondre en nommant des médecins ministres», observe Lise Denis.Les gens veulent un médecin?Qn leur en donne un! L\u2019ancienne directrice\t^ générale de l\u2019AQESSS, au-\tchanger jourd\u2019hui consultante indé- culture du pendante, remet en ques- tion ce réflexe.«La ré- reseau, ça ponse aux problèmes du réseau n\u2019est pas que médi- prend une cale, explique-t-elle.Les .\t, médecins ont parfois de la Vision large» difficulté avec l\u2019idée de déléguer des actes aux autres professionnels.Pour changer la culture du réseau, ça prend une vision large.» M\u201c® Denis observe aussi que tous ces ministres des dix dernières années étaient des hommes.«Dans les instances, les fédérations, le collège, les endroits où les médecins trempent dans la politique, c\u2019est encore un monde d\u2019hommes», dit-elle.En ces temps où la croissance des dépenses en santé augmente plus vite que l\u2019inflation, nous avons plus que jamais besoin d\u2019un bon gestionnaire, argue l\u2019économiste Jean-Pierre Aubry.Médecin ou pas, «cette personne doit être capable de s\u2019entourer d\u2019une bonne équipe.Elle doit avoir une vision à long terme», dit le Pellow associé au CIRANQ.Vision extérieure Le directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance d\u2019organisations privées et publiques, Michel Nadeau, croit qu\u2019on pourrait très bien confier le ministère de la Santé à un ingénieur, pourquoi pas! «L\u2019important, c\u2019est d\u2019avoir des priorités et du caractère », dit-il.«Parfois, ça prend un point de vue extérieur pour mettre fin au statu quo et trouver des solutions.Souvent, les médecins arrivent avec une certaine acceptation de la structure en place et n\u2019ont pas nécessairement la volonté de casser le moule.» M.Contandriopoulos, chercheur à l\u2019Institut de recherche en santé publique de fUniver-sité de Montréal, fait remarquer que, s\u2019il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être médecin pour être ministre, toute réforme doit obtenir l\u2019assentiment.des médecins.«Dans les quarante dernières années, aucun projet qui n\u2019avait pas leur approbation n\u2019a pu aller de l\u2019avant, dit-il.Alors, peut-être que d\u2019avoir un médecin pour négocier les virages, ça facilite les choses.» Dans son plus récent livre (2012), le ministre de la Santé libéral de 1970 à 1973, Claude Castonguay, qui était d\u2019ailleurs actuaire, écrivait que la nomination d\u2019un médecin à la tête du MSSS plaçait ce dernier en «conflit d\u2019intérêts» par rapport aux fédérations médicales et au Collège des médecins, dont les intérêts «ne concordent pas toujours avec l\u2019intérêt public».Un médecin qui s\u2019avère un bon gestionnaire ne devrait pas être exclu, selon M.Castonguay, mais il devrait faire preuve «d\u2019une certaine indépendance dans l\u2019exercice de ses fonctions ».Le Devoir Du multimédia au transmédia : de quel média s\u2019agit-il?LES SOIRÉES DES GRANDS COMMUNICATEURS Un rendez-vous éclairant avec Cari Charest, spécialiste en communications, technologies et nouveaux médias Ce soir 21 h PRODUCTION Lo Toffe des Communicoteurs canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRE MEDIA LE DEVOIR LE DEVOIR, LE MARDI 4 MARS 2014 A3 ACTUALITES FORMATION DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE Maltais et Kenney seraient prêts à signer MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa \\ A la veille du déclenchement probable de l\u2019élection provinciale, Ottawa aurait accédé aux demandes de Québec dans le dossier de la formation de la main-d\u2019œuvre, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.Souhaitant vouloir régler le plus de différends possible avant que le gouvernement pé-quiste ne parte en campagne électorale, les conservateurs se prépareraient à annoncer une entente avec la province sur cet enjeu dès ce mardi.Le cabinet de la ministre de l\u2019Emploi du Québec, Agnès Maltais, compte une «entente finalisée» avec son homologue conservateur Jason Kenney, a confié une soqrce provinciale au Devoir lundi.À Québec, on attendait simplement d\u2019obtenir le feu vert d\u2019Qttawa, a-t-on indiqué.« Derniers milles» Les deux ordres de gouvernement en étaient, lundi en fin de journée, à ficeler les derniers les détails pour pouvoir signer et confirmer l\u2019accord mardi.«On est dans les derniers milles», confiait une,autre personne au Devoir hier.À moins d\u2019un achoppement de dernière minute, une annonce serait prévue cet après-midi, selon une troisième source.Les demandes de la province auraient ainsi été acceptées, permettant à Maltais de s\u2019entendre avec Qttawa.La ministre pé-quiste exige, depuis l\u2019annonce des changements en 2013, un droit de retrait avec compensation de la réforme imposée par Qttawa, ou un renouvellement tel quel de l\u2019entente provinciale-fédérale sur la formation de la main-d\u2019œuvre \u2014 qui prévoit actuellement que le Québec gère lui-même les transferts fédéraux en la matière.Le ministre fédéral de l\u2019Emploi, Jason Kenney, négocie avec ses homologues depuis qu\u2019il a été nommé responsable du dossier, à la suite du remaniement ministériel de l\u2019été dernier.Vendredi, M.Kenney a confirmé s\u2019être entendu avec les ministres des provinces et territoires \u2014 à l\u2019exception du Québec \u2014 pour mettre en place une subvention à l\u2019emploi financée par le fédéral et des employeurs qui offriront de la formation aux chômeurs en vue de les embaucher par la suite.Les provinces redirigeront ainsi près de 200 millions de dollars en fonds fédéraux, qu\u2019elles puiseront dans les transferts de leur choix.Qttawa a en outre accepté, pour arriver à une entente, de revoir le nouveau programme dans deux ans.Si peu de chômeurs ont recours à la subvention canadienne à l\u2019emploi, les provinces évoquent déjà d\u2019en revoir les modabtés.Respect des plates-bandes Québec refusait catégoriquement de voir Qttawa jouer dans ses plates-bandes, d\u2019autant plus que le ministre Kenney a lui-même reconnu que les programmes pour chômeurs québécois donnaient des résultats positifs, rappelait-on au gouvernement québécois.M.Kenney et M\u201c® Maltais son,t en pourparlers depuis des mois.À Québec, on a confié, en cours de route, avoir l\u2019impression que le ministre fédéral voulait d\u2019abord s\u2019entendre avec les autres provinces avant de conclure un accord avec Québec, de peur de perdre son pouvoir de négociation si les gouvernements provinciaux voyaient que Québec avait droit à un statut différent.Avec Robert Dutrisac Le Devoir Michel David La chronique fait relâche.^ < Une chanson du nouvel album de Serge Liori sur LeDevoir.com LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur Iedevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redactio n @ ledevo ir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 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3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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