Le devoir, 6 mars 2014, Cahier A
[" www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C V N° 4 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 6 MARS 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Suspendre les audiences, un mal nécessaire Des révélations explosives à la commission Charbonneau auraient pu influencer le processus électoral, croient des partis et des experts LISA-MARIE GERVAIS La décision de la commission Charbonneau de suspendre ses audiences publiques durant la campagne électorale est un mal nécessaire, soutiennent des experts et certains partis politiques.Les révélations explosives qui pourraient s\u2019en dégager feraient plus de mal que de bien à l\u2019exercice démocratique que sont les élections.Seul le chef de la Coalition avenir Québec croit qu\u2019interrompre les travaux est « très malheureux».«On a vu à la commission Charbonneau que depuis un an et demi, on a beaucoup parlé des municipalités et des syndicats.Mais on n\u2019a pas encore parlé des deux partis provinciaux qui ont été au pouvoir», a déclaré François Legault.«C\u2019est très malheu-O Al n\treux que les gens aillent voter sans Xm I ^ savoir exactement ce qui s\u2019est fait au PLQ et au PQ, mais je respecte la décision de la juge Charbonneau.» Une «sage» décision des commissaires, croit Martine Valois, professeure à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Selon elle, la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construe- Les hostilités sont ouvertes ÉLECnONS VOIR PAGE A 8 : COMMISSION Lire aussi > Les points chauds qui feront ie scrutin.Consulter la carte des circonscriptions à surveiller.Page A 3 Pauiine Marois démarre sa campagne à l\u2019abri des questions des journalistes.Page A 2 Départ difficiie pour Legauit.Le chef de la CAQ perd Hélène Daneault.Page A 2 Le vrai enjeu de ia campagne devrait être l\u2019économie, selon les conservateurs.Page A 5 L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux : Le pari de Pauline Marois.Page A 6 m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef libéral Philippe Couillard s\u2019est montré combatif et parfois agressif lors de son tout premier point de presse de la campagne mercredi, avouant son aversion viscérale pour ses adversaires péquistes et qualifiant le «gouvernement [de] dangereux, toxique, incompétent».Page A 2 Les dangers de la camomille Michel / David ans son film À hauteur d\u2019homme, le cinéaste Jean-Claude Labrecque a laissé un témoignage saisissant de la campagne péquiste de 2003, dont Pauline Marois était l\u2019organisatrice en chef.De façon inattendue, Bernard Landry avait réussi à redonner de l\u2019élan à son gouvernement, malgré l\u2019usure de neuf ans de pouvoir, et il s\u2019était lancé sur les routes du Québec fort d\u2019un taux de satisfaction qui dépassait les 50%.Il avait fait adopter par le conseil national du PQ une plateforme électorale aseptisée, qui renvoyait la souveraineté aux calendes grecques.Durant les premiers jours de campagne, il se vantait de pouvoir s\u2019autoriser une sieste quotidienne et ses adjoints avaient eux-mêmes qualifié sa campagne de «camomille».Qn connaît la triste fin de l\u2019histoire.En lançant sa campagne, la première ministre Marois s\u2019est bien gardée de prononcer les mots «souveraineté», «référendum» ou même simplement «Qttawa».C\u2019est tout juste si elle a fait une rapide allusion à la charte de la laïcité, qui a pourtant été au centre du discours péquiste depuis six mois.Elle s\u2019est également bien gardée de laisser aux journalistes l\u2019occasion de l\u2019interroger sur ces sujets ou sur tout autre.Qn en saura un peu plus sur les projets d\u2019un gouvernement péquiste majoritaire lors du dévoilement de la plateforme, au conseil national de la fin de semaine prochaine, mais M\u201c® Marois a manifestement voulu donner un ton rassurant à son début de campagne.C\u2019est la première fois qu\u2019elle se présente devant l\u2019électorat en étant perçue comme la plus apte à diriger le Québec, mais c\u2019était aussi le cas de M.Landry il y a 11 ans.Si le dernier sondage Léger Mar-keting-QMI brosse un portrait exact de la situation, l\u2019avance du PQ est beaucoup trop fragile pour que M\u201d® Marois puisse s\u2019offrir le luxe d\u2019une campagne camomille.Comme Jean Charest en 2003, Philippe Couillard se dit déterminé à livrer le combat de sa vie et il a sorti l\u2019artillerie lourde d\u2019entrée de jeu.Apprendre à «détester» fadversaire est VOIR PAGE A 8 : CAMOMILLE 200 000 frênes menacés de disparition à Montréal L\u2019agrile du frêne fait des ravages JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le tiers des arbres de la métropole pourrait disparaître d\u2019ici dix ans.MELANIE LOISEL Dans dix ans, peut-être même dans cinq ans, l\u2019agrile du frêne pourrait faire disparaître plus de 200000 arbres à Montréal.Des rues entières vont perdre toute leur verdure.De nombreux quartiers vont être dépouillés de leurs arbres.Et les passants n\u2019auront plus autant de choix pour se mettre à l\u2019ombre au parc Lafontaine lors des canicules d\u2019été.Voilà ce qui risque d\u2019arriver si la Ville ne prend pas les grands moyens pour lutter contre l\u2019agrile du frêne; un petit insecte venu d\u2019Asie qui s\u2019installe insidieusement sous l\u2019écorce de l\u2019arbre au point d\u2019entraîner sa mort.Le maire de l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, croit que ce n\u2019est qu\u2019une question de temps avant que tous les frênes de Montréal soient infestés.Qn en compte actuellement 200000 sur le domaine public, sans compter tous ceux sur les propriétés privées.Le tiers des arbres de la métropole pourrait donc disparaître.Quinze arrondissements sont d\u2019ailleurs aux prises avec l\u2019agrile du frêne.«Le parasite ne s\u2019élimine pas.Il faut soit traiter les frênes à vie, ou les couper.Donc, à terme, tous les frênes de Montréal disparaîtront.L\u2019échéance de dix ans est réaliste et non alarmiste.Au pire, d\u2019ici cinq ans, ça pourrait être l\u2019hécatombe», mentionne M.Croteau.«Si nous n\u2019interve- VOIR PAGE A 8 : AGRILE Simcor veut transporter son pétrole par train jusqu\u2019à Tïaxy ERANÇOIS DESJARDINS Après avoir construit l\u2019installation nécessaire pour recevoir du pétrole par train à sa raffinerie montréalaise, Suncor veut maintenant amener du brut de l\u2019Quest canadien jusqu\u2019à Sorel-Tracy Selon un document déposé lundi auprès des autorités réglementaires et consulté par Le Devoir, Suncor mentionne discrètement, mais sans détour, qu\u2019une «deuxième installation de déchargement ferroviaire est prévue pour Tracy » et qu\u2019il sera en activité au cours des prochains mois.«Il est prévu que cela donnera aux produits du secteur des sables pétrolifères l\u2019accès aux eaux de marée de l\u2019Est et que cela pourrait commencer dès le deuxième trimestre de 2014», écrit Suncor à la page 30 de sa notice annuelle 2013, un document de plus de 100 pages.(Le document se trouve à sedar.com) Bien avant la scène inimaginable de Lac-Mé-gantic, Suncor envisageait d\u2019amener du pétrole de l\u2019Quest canadien au Québec : la raffinerie de Pointe-aux-Trembles est la seule de ses quatre installations nord-américaines qui n\u2019est pas reliée au réseau de pipelines émanant de l\u2019Alberta.L\u2019incitatif est purement financier, fait valoir le producteur, car il en coûte davantage de s\u2019approvisionner sur les marchés étrangers qu\u2019avec du pétrole de l\u2019Quest.Depuis un an Contactée par Le Devoir à la suggestion du personnel de la mairie de Sorel-Tracy, Kildair Service liée, un spécialiste du stockage de mazout lourd, de bitume et de pétrole, a confirmé qu\u2019il avait commencé les préparatifs depuis près d\u2019un an.«Notre rôle sera de prendre possession des trains, de procéder au stockage dans notre parc de réservoirs et de remplir des navires, a dit le p.-d.g.de Kildair, Daniel Morin.Quant au pétrole, s\u2019il retournera à Montréal ou s\u2019il sera exporté sur la côte Est ou ailleurs, ce sera à eux de décider, avec toutes les variables qui peuvent entrer en ligne de compte, comme les prix courants, les différentiels de qualité, etc.» Fondée en 1929, Kildair est aujourd\u2019hui une propriété à part entière de Sprague Qperating VOIR PAGE A 8 : SUNCOR Aujourd\u2019hui Actualités > Remous en vue dans le financement des écoles défavorisées de Montréal.Page A 4 Culture > L\u2019œuvre Les belles-sœurs de Michel Tremblay sera bientôt traduite en moré au Burkina Faso.Page B 7 Les Sports > Hockey.Le Canadien met la main sur l\u2019attaquant Thomas Vanek.Page B 6 Le Monde > Ukraine.La Russie et les Occidentaux amorcent des négociations sur une sortie de crise.Page B 5 7\t______ -______ - Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces Sudoku .B6 B4 A4 B2 B4 B6 77831303445510 A2 LE DEVOIR, LE JEUDI 6 MARS 2014 ELECTIONS 2014 Départ difficile pour François Legault Le chef de la CAQ perd Hélène Daneault.et quelques munitions GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ à Québec Un sondage peu encourageant (15% d\u2019appuis), le départ inattendu d\u2019un joueur vedette et des munitions en moins sur le thème de l\u2019intégrité : pour le lancement de la «bataille de sa vie», François Legault espérait assurément mieux.Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a dû composer mercredi avec une série d\u2019emhûches qui ont mis de l\u2019eau dans le gaz de la caravane caquiste.«Je m\u2019en serais passé, de celle-là.[.] Au niveau de l\u2019image, ça part mal.» Dans une suite d\u2019hôtel où il a accordé mercredi quelques entrevues après avoir lancé sa campagne, François Legault montrait son agacement devant la décision inattendue d\u2019Hélène Daneault de ne pas se représenter dans Groulx.La volte-face de la députée-médecin et candidate vedette en 2012 a surpris tout le monde au sein du parti.En coulisse, personne ne cachait sa déception.Daneault avait pourtant confirmé qu\u2019elle serait dans les rangs.«Dans l\u2019état actuel des choses, j\u2019ai de la difficulté à laisser tomber, disait-elle à VÉcho de la Rive-Nord en février.Je suis une passionnée et j\u2019ai toujours dit que je devais avoir la passion et la flamme lors du déclenchement d\u2019une élection pour poursuivre.» Or, depuis l\u2019impression des pancartes, la flamme s\u2019est éteinte.Selon la version officielle, la députée a rencontré son médecin mardi.« Ça fait un certain temps qu\u2019elle était fatiguée», a indiqué M.Legault.Le médecin lui aurait notamment suggéré de «passer moins de temps à faire des affaires publiques ».François Legault jure que Daneault croit toujours aux idées de la CAQ.«Elle m\u2019a offert son aide pour la campagne», dit-il.Combiné à la défection de Gaétan Barrette vers les libéraux, le départ de la députée Daneault dépouille la CAQ de ce qui était son équipe santé durant la campagne 2012.N\u2019empêche que François Legault estime toujours avoir «la meilleure équipe des trois grands partis, et une équipe meilleure que celle qu\u2019on avait en 2012.Les gens ne sont pas nécessairement connus, mais ils sont compétents».Autre déception pour François Legault, la décision de la commission Charbonneau de suspendre ses activités pendant la campagne électorale «enlèvera du jus» au thème de l\u2019intégrité, a reconnu le chef de la CAQ./ Economie Dans son discours de lancement, livré devant son caucus et des candidats de la région de Québec, François Legault a réitéré qu\u2019il fera campagne sur le thème de l\u2019économie.La CAQ déposera dès ce jeudi son cadre financier pour les quatre prochaines années.Il a fait deux promesses: respecter la Loi sur les élections à date fixe, et faire en sorte que les prochaines élections se tiennent à «livre ouvert».M.Legault a aussi insisté sur le fait que la CAQ «est très proche du PQ» sur la question de la charte de la laïcité.Aucun rassemblement partisan n\u2019était organisé mercredi.Le Devoir Legault voterait « non » Si le Parti québécois profitait d\u2019un mandat majoritaire pour organiser un référendum, François Legault voterait « non » à celui-ci, a-t-il indiqué au Devoir.«Je n\u2019ai pas changé d\u2019idée depuis 2012, et je vais travailler pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de référendum.» Il a plus tard indiqué à La Presse canadienne qu\u2019à son avis, les souverainistes pressés ne sont pas légion au PQ.V 1 ON SE DONNE LEGAULT JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Legault, en plus d\u2019avoir perdu une candidate vedette, a vu la commission Charbonneau suspendre ses travaux pour la diuée de l\u2019élection, le privant ainsi du thème de l\u2019intégrité.Les électeurs hors Québec pourront s\u2019inscrire en ligne AMELIE DAOUST-BOISVERT Ce n\u2019est pas encore le vote en ligne, mais bien un premier pas en avant: les électeurs hors Québec pourront procéder en ligne à leur inscription en vue du scrutin du 7 avril.Le bureau du Directeur général des élections (DCEQ^ a confirmé au Devoir que le site Web permettant de s\u2019inscrire sera mis en ligne dès mercredi après-midi.Le DGEQ estime que cette mesure rendra l\u2019inscription plus simple.Les Québécois séjournant à l\u2019étranger peuvent exercer leur droit de vote dans les deux ans suivant leur départ.Les électeurs devront cependant continuer à envoyer leur bulletin de vote par la poste.Il vaut mieux s\u2019inscrire le plus rapidement possible après le déclenchement des élections, pour que le bulletin de vote arrive à temps au Québec, soit avant la fermeture deç bureaux de scrutin.A l\u2019élection générale de 2012, le nombre de Québécois hors Québec inscrits au vote avait chuté de 60% par rapport à 2008: seulement 3269 personnes s\u2019étaient prévalues de ce droit.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois n\u2019a accordé que trois entrevues à des journaux locaux mercredi.Pauline Marois démarre la campagne à l\u2019abri des questions MARCO BELAIR-CIRINO à Trois-Rivières La chef du Parti québécois, Pauline Marois, s\u2019est isolée mercredi dans une bulle hermétique.Elle a esquivé les questions des journalistes affectés à la couverture de la campa^e électorale.Marois a acquiescé à trois demandes d\u2019entrevue de journaux régionaux, c\u2019est-à-dire celles du Nouvelliste, de L\u2019Echo de Maskinongé et de L\u2019Écho de Trois-Rivières.La première ministre sortante a ainsi fait la sourde d\u2019oreille aux cris des chefs libéral Philippe Couillard et caquiste Prançois Legault, dont les journalistes tentaient de se faire l\u2019écho.Après s\u2019être entretenue quelques minutes avec son attachée de presse, Marie Barrette, la chef péquiste s\u2019est arrêtée en milieu d\u2019après-midi devant une mêlée de journalistes.«Mon attachée de presse a dit: \u201cAvez-vous dit que vous alliez leur parler?\u201d Je ne leur parle plus!», a-t-elle blagué.«Ce n\u2019est pas vrai.Dans les jours qui viennent, on va avoir l\u2019occasion de se parler longuement.» Sa garde rapprochée a prévu une première période de questions jeudi de 10h25 à 10h35.Dix minutes chrono.La première ministre a pourtant multiplié les apparitions publiques mercredi à l\u2019occasion de sa première journée de campagne.En temps et lieu Chez Alcoa La caravane péquiste s\u2019est dirigée tout droit vers l\u2019aluminerie de Deschambault où M\u201c® Marois a salué un groupe d\u2019employés massés à l\u2019extérieur des installations du groupe Alcoa.«Quand je vous vois, je sais pourquoi je fais de la politique.[C\u2019est] pour faire en sorte qu\u2019on ait de meilleurs emplois», a-t-elle déclaré d\u2019une voix étouffée par un mur de journalistes, photographes, caméramans, preneurs de son.Le gouvernement péquiste a dissipé il y a 10 jours les craintes de fermeture des trois alumineries Alcoa au Québec en concluant une nouvelle entente d\u2019approvisionnement en électricité entre la multinationale américaine et Hydro-Québec, a-t-elle rappelé, au côté de son «maudit bon candidat» dans la circonscription de Portneuf, Hugues Génois.Le Parti québécois a marqué des points auprès des travailleurs des alumineries en danger et de ÉLECTIONS 2014 Le Parti québécois est formé de «souverainistes pressés» et de «souverainistes pas pressés».Le candidat dans la circonscription de Portneuf, Hugues Génois, se décrit lui comme «un souverainiste en temps et lieu».Le président de la Chambre de commerce régionale de Saint-Raymond ne voit pas à l\u2019horizon un référendum sur l\u2019indépendance du Québec.«Je ne pense pas dans le premier [mandat après l\u2019élection d\u2019un gouvernement majoritaire].On pourra peut-être attendre», a-t-il dit «Les gens peuvent avoir confiance que je ne me lancerai pas dans un projet à l\u2019aveuglette.» Pour rassurer les «gens [qui ont] peur de l\u2019incertitude», le Parti québécois «va travailler fort pour rassembler toutes les conditions».leurs proches, est persuadé un travailleur contractuel à Tusine de Deschambault depuis huit ans.«H y en a plein qui n\u2019ont pas voté pour Pauline.Je le sais.Mais là, d\u2019après moi, ça va virer de bord», a-t-il fait valoir dans un échange avec Le Devoir.Pauline Marois a ensuite mis le cap \u2014 la charte de la làïcité sous le bras \u2014 sur la région de la Mau-ride où l\u2019élection de nouveaux députés ouvrirait la porte à un gouvernement majoritaire du Parti québécois.«L\u2019opposition qui est devant nous bloque le gouvernement sur des projets fondamentaux.[.] La charte [propose] un État qui respecte des valeurs fondamentales, l\u2019égalité entre les hommes et les femmes et la neutralité de l\u2019État: c\u2019est ça, notre projet de charte.Oui, nous allons la faire adopter le jour où nous serons majoritaires», a déclaré M\u201c® Marois, juchée sur une chaise de bois dans le Pub O\u2019Centro situé dans le centre-ville de Trois-Rivières.En plus des journalistes, les faits et gestes de M\u201c® Marois étaient épiés par le metteur en scène Yves Desgagnés appelé en renfort afin de «travailler sur la communication publique» de la chef péquiste.«Elle va faire des points de presse à partir de peudi].Cette première journée, elle avait un emploi du temps tellement incroyable!» Le Devoir Québec solidaire estime que le Parti québécois a déçu ses électeurs MELANIE LOISEL Québec solidaire (QS) trace un bilan «catastrophique» des 18 mois au pouvoir du Parti québécois (PQ).Lors de la première journée de campagne, la députée sortante de Gouin, Pran-çoise David, s\u2019en est prise au gouvernement Marois qui s\u2019est défilé, selon ses dires, devant ses engagements.«C\u2019est un gouvernement qui a montré son appétit pour le pétrole, pour les minières, et qui n\u2019a pas respecté les besoins du Québec en termes écologiques», a déclaré M\u201c® David en déplorant du même souffle «les reculs incessants» du PQ dans des dossiers tels qu\u2019Anticosti ou la Loi sur les mines.M\u201c® David, le député sortant de Mercier, Amir Khadir, et le co-porte-parole de QS, Andrés Ponte-cilla, les trois figures de proue du parti, croient être en mesure de convaincre l\u2019électorat péquiste de voter pour eux le 7 avril prochain.«Beaucoup de gens qui ont voté la dernière fois pour le Parti québécois, qui se dit un parti souverainiste, axé sur l\u2019écologie et qui promet l\u2019abolition de la taxe santé [.], sont amèrement déçus.Et ont envie d\u2019un changement réel», mentionne M\u201c® David.«Le vote que nous allons chercher, c\u2019est le vote progressif le vote des gens qui veulent la souveraineté du Québec et qui veulent une souveraineté avec une justice sociale et un projet écologique», ajoute pour sa part M.Pontecilla.QS a bien l\u2019intention d\u2019aborder la question de la souveraineté du Québec même si la première ministre, Pauline Marois, a pris bien soin d\u2019éviter d\u2019en parler, mercredi, lors de l\u2019annonce du déclenchement des élections.«M\u201d\u201c Marois n\u2019en a pas w ?J s/ % ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Certaines écoles primaires parmi les plus défavorisées de Montréal perdront complètement leurs subventions pour des services liés à leur statut au profit d\u2019autres écoles dans une situation encore pire.Dans ce classement, quatre écoles primaires, qui étaient parmi les plus défavorisées, subissent un changement de position important et perdront complètement les services liés à leur statut (même si des mesures transitoires adoucissent généralement le choc).Il s\u2019agit de l\u2019annexe Charlevoix et de l\u2019école Gilles-Vigneault de la Commission scolaire de Montréal, de l\u2019école Westmount Park et de l\u2019école Verdun, respectivement de la commission scolaire English-Montréal et Marguerite-Bourgeoys.En revanche, d\u2019autres qui jouissaient d\u2019une meilleure situation ont augmenté radicalement leur position sur l\u2019échelle de défavorisation et pourront bénéficier de fonds en vertu d\u2019un savant calcul de répartition du financement réalisé par le CGTSIM.Les commissions scolaires ont le dernier mot sur la répartition des sommes sur le terrain, mais règle générale, elles s\u2019inspirent des données du CGTSIM.Le classement des écoles est déterminé en fonction d\u2019une pauvreté relative, et c\u2019est là où le bât blesse.Certaines écoles peuvent être restées au même niveau de pauvreté mais faire meilleure figure au classement parce que d\u2019autres écoles vivent une situation pire, a expliqué M.Sévigny.Elles perdent ainsi leurs subventions, tandis que d\u2019autres en héritent.«Il y a un réajustement qui se fait, c\u2019est ce que permettent de calculer nos nouvelles données.Ça répare une certaine iniquité.» L\u2019Alliance des professeurs de Montréal dit analyser de près les impacts de ce nouveau classement sur ses écoles.«On s\u2019inquiète de la situation, mais on poursuit notre analyse», a dit Yves Pa- Recensement: les nonvelles règles altèrent les données Nombreux sont les impacts de la décision controversée du gouvernement conservateur de ne pas obliger la population canadienne à remplir le questionnaire long du recensement.Le Comité de gestion de la taxe scolaire de l\u2019île de Montréal (CGTSIM) en sait quelque chose.L\u2019indice de défavorisation qu\u2019il concocte pour classer les écoles en fonction de ce critère est réalisé à partir de données du recensement et de la Régie des rentes.Cet indice tient compte du revenu des familles, du type de ménage (famille monoparentale, etc.), de la scolarité de la mère et de l\u2019activité des parents (travaillent-ils à temps plein?etc.).Pour ces deux derniers paramètres, les données les plus fiables sur lesquelles les chercheurs du CGTSIM ont pu compter proviennent de l\u2019Enquête nationale auprès des ménages de Statistique Canada.«Mais c\u2019est moins fiable que quand ça provenait du recensement canadien et là, c\u2019est à participation volontaire», a expliqué Dominique Sévigny, agent de recherche pour le CGTSIM.«En comparant ce qu\u2019on pouvait obtenir avant avec maintenant, j\u2019ai observé qu\u2019il y avait une bonne détérioration de la fiabilité des données.» renteau, responsable des communications.Le Devoir Sept-lles -10/-1 Baie-Comeau 11/-I Saguena 11/-14 Quebec Trois-Rivières'®^'^ ® -10/-18 Vai d\u2019Or 8/-13 rbrooke Gàtlheau Montrea Lever du soleil: 6h24 Coucher du soleil: 17h48 MM utilise des donnéés d'Environnement Canada Canada\tAuj.\t\tDemain\t\tLe Monde\tAuj.\t\tDemain\t Edmonton\tVar\t-12/-16 Var\t\t-8/-10\tLondres\tVar\t13/5\tPlu\t13/8 Moncton\tSol\t-6/-16\tSol\t0/-6\tLos Angeles\tNua\t19/13\tVar\t21/12 Saint-Jean\tSol\t-6/-16\tSol\tÛ/-4\tMexico\tSol\t23/5\tAve\t22/6 Toronto\tNei\t-4/-6\tSol\t2/-4\tNew York\tSol\t0/-4\tNua\t7/1 Vancouver\tPlu\t10/7\tPlu\t9/7\tParis\tSol\t13/3\tSol\t14/2 Winnipeg\tNei\t-3/-19\tSol\t-12/-20 Tokyo\t\tVar\t8/3\tVar\t7/3 Montréal Aujourd-I -8 lEnsoleillé Québec Aujourd-I -9 lEnsoleillé Gatineau Aujourd-tmj^ -7 lEnsoleilléL Ce soir Demain -16 Généralemen dégagé.1/-7 Passages nuageux Ce soir Demain 19 Ciel variable.-1M1 Passages nuageux Samedi OMI I ^ Quelques fTo-' cons, pdp 40%.Samedi 0M4 Quelques flocons, pdp 40%.Dimanche -3/-11 Ciel var Dimanche -4-14 Ciel var \tue buir -15\t\t1/-9\t\tOdllieui K -1/-12-|^ \tGénéralement\t\tPassages\t\tCiel vaifeëte/^ \tdégagé.\t\tnuageux.\t\t Dimanche -3/-12Ac| Ciel vaifee- Soyez au courant du temps qu\u2019il fera dans 14 jours.Consultez La tendance 14 jours.Météo fl Média DEUXIEME EDITION DU PRIX La Nuit blanche à l\u2019année ?Le maire de Montréal, Denis Coderre, pourrait tester la fermeture des bars à 6 h du matin sur certaines artères LAURA PELLETIER Motivé par sa Nuit blanche au festival Montréal en lumière, le maire de Montréal, Denis Coderre, est «prêt» à réfléchir au prolongement de l\u2019ouverture des bars de 3 h à 6 h du matin.Dans une réunion du comité exécutif de la Ville de Montréal mercredi matin, il a affirmé envisager un projet pilote pour modifier l\u2019horaire des établissements de certaines artères.Il désire «planifier une consultation précise» qui abordera entre autres les questions de sécurité et de bruit.«On sait que dans certains secteurs, quand tout le monde sort en même temps, ça crée une certaine situation [délicate sur le plan] sécuritaire», a affirmé le maire durant la réunion.Aucune précision n\u2019a été donnée quant au fonctionnement du projet pilote et le maire Coderre n\u2019a accordé aucune entrevue à ce sujet.Les artères montréalaises où il y a une forte concentration de bars sont problématiques lorsqu\u2019arrive l\u2019heure de fermeture, observe Rémi Boivin, chercheur au Centre international de criminologie comparée de l\u2019Université de Montréal.«E y a de l\u2019action, dans le coin de Crescent et de Saint-Laurent, quand les gens sortent!» A ses yeux, repousser l\u2019heure de fermeture des bars à 6 h pourrait JACQUES NADEAU LE DEVOIR Inspiré par la Nuit blanche du festival Montréal en lumière, le maire Coderre songe à repousser la fermeture des bars à 6 h du matin.réduire l\u2019engorgement qui s\u2019avère problématique.Une autre solution, à ses yeux, serait une fermeture graduelle des bars, pouvant prendre différentes formes.«Par exemple, les jours pairs, les bars aux adresses paires ferment plus tard, et les jours impairs, ce sont les bars aux adresses impaires.» La fermeture graduelle s\u2019est vue en Australie, dans des endroits problématiques, et a réduit le nombre d\u2019effractions violentes et de bagarres.L\u2019idée de prolonger les heures d\u2019ouverture jusqu\u2019à 6 h du matin avait déjà été abordée par le fondateur du Eestival Juste pour rire, Gilbert Rozon, en 2011, alors qu\u2019il était président du Comité performance de l\u2019industrie touristique.Il voit toujours en cette fermeture tardive l\u2019occasion d\u2019affirmer la véritable identité de Montréal.«Les gens sont toujours venus à Montréal pour faire le party.Je crois qu\u2019il faut assumer que c\u2019est dans notre ADN», a-t-il indiqué au Devoir.Quant à la vente d\u2019alcool, elle devrait se poursuivre jusqu\u2019à la nouvelle heure de fermeture, selon M.Rozon.«En interdisant la vente d\u2019alcool à partir de 3 h, on pousserait les gens à boire plus rapidement.» Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal, estime qu\u2019une bonne étude de terrain devra faite si l\u2019on veut trouver la meilleure formule pour la métropole.«E est difficile de prévoir si ça va avoir un impact significatif sur le tourisme.C\u2019est une bonne idée de faire un projet qui permettra de faire des tests dans des quartiers plus achalandés et d\u2019autres moins, durant l\u2019hiver et durant l\u2019été, etc.», a-t-il dit «Ça fera rouler les hôtels, les taxis, les restaurants, les bars, les autobus, le métro, etc., qui ont beaucoup de difficulté au point de vue économique depuis quelque temps», a indiqué dans un communiqué le président de l\u2019Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Sergakis.Ce dernier propose qu\u2019un projet pilote soit lancé sur la rue Sainte-Catherine, entre les avenues Atwater et Papineau.Mercredi, le maire Coderre a également abordé le projet d\u2019autobus rapide sur le boulevard Pie-IX, qui pourrait entrer en fonction avec deux années d\u2019avance sur l\u2019échéancier initial.Une première section, celle de la station d\u2019Amos, à l\u2019angle d\u2019Henri-Bourassa et de Pie-IX, à Montréal-Nord, sera fonctionnelle dès la fin de l\u2019année ou au début de l\u2019année prochaine.Le Devoir DE JOURNALISME Ouvert à tous les journaux étudiants Il 7 Date limite d\u2019inscription DEVOI DEVOIR DELA PRESSE ÉTUDIANTE PRESSD Etudi \u202203»2014 Tous les détails au www.ledevoirdelapresseetudiante.org Les amis du Devoir LE DEVOIR LE JEUDI 6 MARS 2014 A 5 ACTUALITES POSSESSION DE POT Ottawa songe à être plus clément MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Stephen Harper avait ouvert la porte à l\u2019idée de permettre l\u2019imposition d\u2019amendes aux personnes prises en possession de petites quantités de marijuana cet été.Son ministre de Injustice a confirmé hier que le gouvernement songe toujours «sérieusement» à légiférer en ce sens.«Ce dont nous parlons, c\u2019est un changement fidèle à ce qu\u2019ont proposé les chefs de police, soit de donner aux policiers davantage de discrétion ou d\u2019options lorsqu\u2019ils gèrent des cas de possession de petites quantités de marijuana», a expliqué le ministre de la Justice, Peter MacKay, après avoir indiqué que ses fonctionnaires planchaient sur une proposition de changement législatif.Les infractions seraient toujours inscrites au Code criminel, mais les policiers pourraient avoir la possibilité de n\u2019imposer que des amendes.Le gouvernement en est encore à mener des consultations et M.MacKay n\u2019a pas précisé le mécanisme envisagé, ni le moment auquel il sera dévoilé.L\u2019idée a aussi été évoquée par certains sénateurs, dont le Québécois Pierre-Hugues Boisvenu, qui a indiqué qu\u2019il fallait en effet «alléger les procédures judiciaires par rapport à ce dossier.Ça prend beaucoup de place dans nos palais de justice, ça retarde d\u2019autres causes qui sont plus liées à des crimes contre la personne».Des ministres conserva- teurs, comme Maxime Bernier et James Moore, se sont cependant montrés moins à l\u2019aise, répliquant que ce serait au ministre de la Justice de consulter la population et des experts, et de prendre une décision.«Ce n\u2019est pas la grande préoccupation de notre gouvernement.Certainement pas sur la scène de la justice [.] On va considérer les opinions de M.MacKay», a commenté M.Moore.Au mois d\u2019août, l\u2019Association des chefs de police a demandé à Ottawa que le processus pénal soit allégé, afin de permettre à leurs membres de n\u2019imposer qu\u2019une contravention aux contrevenants plutôt que de devoir récolter des preuves et tenir un procès.Le premier ministre Harper s\u2019était montré ouvert.Le ministre MacKay a pris soin hier de souligner qu\u2019il n\u2019était pas question de décriminaliser ou de légaliser la marijuana.Les conservateurs ont critiqué Justin Trudeau à tout rompre depuis que le chef libéral s\u2019est dit pour la légalisa-tion de la marijuana \u2014 M.MacKay lui-même l\u2019a fait pas plus tard que mercredi.Le ministre a donc «complètement changé son opinion » en reconnaissant désormais que «le régime juridique actuel ne fonctionne pas quand il s\u2019agit de la marijuana», a raillé le chef adjoint libéral Dominic LeBlanc.«Tant mieux [.] Nous ne sous-estimons jamais l\u2019hypocrisie des conservateurs», a-t-il ajouté.Les néodémocrates réclament de leur côté la décriminalisation.Le Devoir JONATHAN HAYWARD ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le gouvernement conservateur songe à légiférer pour donner aux policiers davantage d\u2019options lorsqu\u2019ils gèrent des cas de possession de petites quantités de marijuana.IEEE MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Le député et ministre d\u2019Etat conservateur Maxime Bernier estime que la réelle préoccupation des Québécois est l\u2019économie, et non pas un débat identitaire ou référendaire.Le « vrai » eigeu de la campagne devrait être l\u2019économie, selon les conservateurs MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Alors que Pauline Marois a entamé sa campagne électorale en demandant aux Québécois de lui offrir une majorité afin qu\u2019elle puisse entre autres adopter sa charte de la laïcité, les conservateurs fédéraux espèrent que le thème des débats au Québec changera rapidement.Car les troupes de Stephen Harper ont beau avoir promis de ne pas s\u2019immiscer dans la joute électorale provinciale, ils se sont néanmoins permis de souhaiter haut et fort que la campagne porte surtout sur l\u2019économie, sinon elle aura été «inutile».Interrogés dans les couloirs du parlement mercredi, les conservateurs québécois ont tour à tour martelé que l\u2019élection déclenchée mercredi était « une affaire québécoise» et que «les Québécois feront leur choix».Pas question de s\u2019en mêler, sinon pour corriger les faits si le gouvernement fait l\u2019objet de critiques infondées.Mais la discrétion des membres de l\u2019équipe de Stephen Harper a ses limites.Ceux-ci ont du même souffle unanimement plaidé que ce serait une erreur que le Québec cause encore charte des valeurs dans cinq semaines.L\u2019enjeu pressant, c\u2019est l\u2019économie à leur avis.Le Canada «traîne» le Québec «Le Québec n\u2019est pas la province qui traîne le Canada, c\u2019est le Canada qui traîne le Québec», a reproché le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu quant à l\u2019état des finances de la province.«Donc s\u2019il n\u2019y a pas un débat sur l\u2019économie, seulement que sur la charte, c\u2019est une campagne qui va être à mon avis au bout du compte inutile.Il va falloir reprendre le débat sur l\u2019économie après de toute façon ! Peu importe le gouvernement qui est élu.» Même son de cloche chez Maxime Bernier, qui estime que c\u2019est là la réelle préoccupation des Québécois, et non pas un débat identitaire ou référendaire.«Mais il va y avoir plus de 30 jours d\u2019élections [.] En fin de compte, le débat aujourd\u2019hui vous pensez qu\u2019il porte sur la charte, mais à la fin de la campagne électorale, peut-être que la vraie question que les gens vont se poser ce ne sera pas sur la charte», mais ÉLECTIONS 2014 plutôt sur l\u2019écpnomie, a prédit le ministre d\u2019Etat responsable de la Petite entreprise, du Tourisme et de l\u2019Agriculture.M.Bernier est le seul qui a avoué, devant les journalistes, préférer l\u2019élection d\u2019un parti fédéraliste à Québec.Les autres se sont contentés de réclamer un débat à saveur économique \u2014 reprenant ainsi sans devoir le dire les thèmes défendus par les libéraux et les caquistes au départ de la campagne.Christian Paradis a quant à lui reconnu qu\u2019un «gouvernement pé-quiste majoritaire, c\u2019est loin d\u2019être mon scénario rêvé».Mais pour le reste, libre aux Québécois de faire leur choix et aux militants de soutenir le parti qu\u2019ils préfèrent, ont indiqué les conservaterus.Les libéraux veulent Couillard Thomas Mulcair a aussi prôné la neutralité, martelant qu\u2019il n\u2019appuierait «aucun parti», car il attend «le jour où il y aura un NPD au Québec».Chez les néo démocrates non plus, il n\u2019y a pas eu de directive sommant députés ou militants de s\u2019abstenir d\u2019appuyer une formation ou une autre.M.Mulcair a toutefois avancé qu\u2019un référendum serait «loin d\u2019être bénéfique».Si référendum il y a, le chef néodémocrate a promis de défendre le Canada ainsi que le rôle positif du Québec au sein de celui-ci.Une réponse jugée insuffisante par le libéral Dominic Le-Blanc, qui a reproché à M.Mulcair de ne pas avoir voulu trancher en se disant «pour une victoire au Québec des fédéralistes, et non pas des séparatistes.Pour nous, c\u2019est extrêmement révélateur.Nous n\u2019avons jamais eu cette confu-sion-là, nous».Le PLC, lui, souhaite une victoire des libéraux de Philippe Couillard.Et M.LeBlanc estime que M.Mulcair est aux prises avec un caucus divisé sur la question.Le Bloc québécois de son côté prêtera comme d\u2019habitude main-forte à ses collègues péquistes.Le député André Bellavance a dit respecter l\u2019opinion des députés fédéraux québécois, qui sont après tout des électeurs eux aussi.Mais il surveillera de près les publicités qui pourraient atterrir au Québec «pour faire pencher le vote plus d\u2019un côté que de l\u2019autre » et veillera à ce que la Loi électorale québécoise soit respectée.Le Devoir Un tiers des Européennes disent avoir été agressées SABRINA GUIRRARD Une femme sur trois en Europe a été victime de violences physiques ou sexuelles, selon une étude d\u2019une ampleur inédite qui révèle des perceptions de ce drame très diverses selon les pays.L\u2019Agence européenne des droits fondamentaux (ERA) estime, dans ce rapport présenté mercredi, que quelque 62 millions de femmes dans l\u2019Union eruopéenne (UE) ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles, et qu\u2019une femme sru vingt a déjà été violée depuis l\u2019âge de 15 ans.Ces chiffres «ne peuvent et ne doivent tout simplement pas être ignorés», a réclamé le directeur de la ERA, le Danois Morten Kjaerum.La ERA a recueilli en 2012 les témoignages de 42000 femmes âgées de 18 à 74 ans et vivant dans les 28 pays de l\u2019UE.C\u2019est la plus vaste enquête réalisée sru le sujet.Le Nord moins sûr?Les femmes des pays du nord de l\u2019Europe ont le plus souvent déclaré avoir été victimes de violences: elles sont 52% au Danemark, 47% en Einlande, 46% ep Suède et 45% aux Pays-Bas.A l\u2019inverse, les pays du sud de l\u2019Eiuope affichent des taux plus bas: 22% des femmes en Espagne, à Chjqire et à Malte ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles.«Je ne pense pas que la Suède ait un plus gros problème que les autres pays européens.Je pense que les autres pays ont un plus gros problème parce qu\u2019ils n\u2019ont pas les lois ni le niveau de sensibilisation au problème que nous avons en Suède», a réagi Angela Beausang, qui dirige le réseau suédois de refuges pour femmes Roks.En Croatie, où 21% des femmes ont indiqué avoir déjà subi des violences, le viol conjugal n\u2019a été recoimu comme infraction qu\u2019en 1998, a rappelé à Zagreb Maja Mamula, responsable de l\u2019QNG Zenska Soba.«Il y a encore un grand nombre de femmes, des générations plus anciennes ou dans les zones rurales, qui ne savent pas que c\u2019est condamnable», a-t-elle expbqué.«Les réponses dépendent complètement de ce qui est perçu comme violence dans les différents pays de l\u2019UE», a confirmé Karin Helweg-Larsen, chercheuse à l\u2019Institut danois de santé publique, qui estime que les femmes des pays du nord de l\u2019Europe en réalité «tolèrent moins» les violences du fait de la plus forte égalité des sexes dans ces pays.«Nous avons mené des études au Danemark sur de nombreuses années et nous avons vu que la violence est en déclin, en particulier les violences domestiques», a ajouté M\u201c® Helweg-Larsen.Selon l\u2019étude de la ERA, 22% des femmes de l\u2019UE ont fait l\u2019objet de violences physiques ou sexuelles perpétrées par leur partenaire, et 67% n\u2019ont pas signalé à la police ou à un autre organisme l\u2019acte le plus grave de violence qu\u2019elles ont subi de leru conjoint.La ERA a appelé les Etats membres de l\u2019UE à ratifier la Convention du Conseil de l\u2019Europe sur la prévention et la lutte contre la violence des femmes et la violence domestique, dite Convention d\u2019Istanbul.A ce jour, seuls l\u2019Autriche, l\u2019itabe et le Portugal ont ratifié ce document.Agence France-Presse H, Je pense que les autres pays ont un plus gros problème parce quïls n\u2019ont pas les lois ni le niveau de sensibilisation au problème que nous avons en Suède )) Angela Beausang, directrice d\u2019un réseau de refuges CONCOURS DEVENEZ AMBASSADEUR DU 32® FIFA DU 20 AU 30 MARS 2014 Pour participer www.ledevoir.com/concours Dans le cadre du Festival International du Film sur l\u2019Art (FIFA), courez la chance de gagner >>> >\tUne nuit en occupation doubie en suite Toureiie Iconique à i'InterContinentai Montréai >\t2 Passeports Ambassadeurs Accès direct, sans réservation, à toutes les séances publiques.Accès à la Soirée d\u2019ouverture et à la Cérémonie de remise des prix (RSVP requis).Valeur totale de 859$.Date limite > 12 MARS 2014 LE DEVOIR Ubrede penser INTERCONTINENTAL.FIFA0 A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 6 MARS 2014 EDITORIAL ELECTIONS 2014 Le pari de Pauline Marois Dix-huit mois après l\u2019élection du 4 septembre 2012, le Québec se retrouve à nouveau en campagne électorale par la volonté de la première ministre Pauline Marois, qui, croyant les auspices favorables, sollicite un mandat majoritaire.Face à des adversaires pugnaces, rien n\u2019est pour autant gagné.c Bernard Descôteaux ette élection était attendue.Dès le lendemain de la formation du gouvernement minoritaire de Pauline Marois, l\u2019opposition, sûre de sa force, annonçait qu\u2019elle le renverserait à la première occasion.On évoquait le printemps 2014.Nous y voilà.Mais c\u2019est la chef péquiste qui, voyant les conditions gagnantes réunies, prend l\u2019initiative.Le gouvernement Marois a été habile.Après _______________ de premiers mois difficiles, il était arrivé à se donner, une fois sa cohésion trouvée, un programme privilégiant l\u2019économie et l\u2019identité.Dans le premier cas, ce fut sur fond de contradictions idéologiques.Pensons aux dossiers environnementaux et énergétiques.Dans le deuxième, ce fut au prix de contorsions morales.Si la charte des valeurs québécoises se justifie par ses fins propres de consacrer la laïcité de l\u2019État, la volonté du gouvernement de s\u2019en __\tfaire un outil de ralliement de l\u2019opinion pu- ^ blique était pour le moins évidente, voire ou-trancière parfois.rCes 18 premiers mois de gouvernement Ma-rois constituaient la deuxième manche d\u2019une ^ .UK joute commencée avec l\u2019élection de 2012 où libéraux et péquistes avaient pratiquement fait match nul.Le fait d\u2019avoir remporté cette deuxième manche ne garantit en rien à ces derniers la victoire finale le 7 avril.En face, la Coalition avenir Québec et le Parti libéral seront des adversaires combatifs.Le chef libéral, Philippe Couillard, l\u2019a démontré dès les premières heures de campagne électorale.L\u2019enjeu premier de cette élection pour les péquistes est d\u2019obtenir la majorité qui leur permettra de gouverner seuls.Pauline Marois a été claire dans sa déclaration de départ.Avec un gouvernement majoritaire, elle pourra faire adopter la charte des valeurs québécoises et, diront ses adversaires, remettre à l\u2019ordre du jour la tenue d\u2019un référendum.Il va de soi qu\u2019un gouvernement majoritaire, peu importe sa couleur, vaut mieux qu\u2019un gouvernement minoritaire qui peut être source de paralysie s\u2019il dure trop longtemps.Cependant, réclamer une majorité ne va pas sans certaines exigences, dont celle d\u2019une grande transparence quant à ses intentions.Il faut que les électeurs sachent non seulement pour qui voter, mais pour quoi ils voteront.Ainsi, sur la charte des valeurs, la première ministre doit dire clairement ce que sera la version définitive du projet qu\u2019elle entend faire adopter si elle est réélue.Elle doit faire de même à propos de la souveraineté, de la Charte de la langue française et aussi à propos de ses politiques énergétiques, environnementales et financières.Nous avons assisté à trop de virages abrupts de la part de ce gouvernement pour ne pas demander des engagements clairs.Ces exigences valent bien sûr pour les autres partis, particulièrement pour le Parti libéral, seul autre prétendant sérieux à l\u2019exercice du pouvoir.A cet égard, il aura une démonstration supplémentaire à faire, quant à sa capacité à former le gouvernement.Ce parti porte encore le poids de l\u2019usure des 10 années de gouvernement de Jean Charest.Il a certes un nouveau chef et de nouvelles recrues, mais ils sont encore inexpérimentés dans le domaine politique.Il doit convaincre que la page a été tournée sur ce passé, qu\u2019il a renouvelé son programme et que son équipe aura la cohésion nécessaire pour gouverner.Cette élection marque le retour, si on lit bien les résultats des derniers sondages, du bipartisme.Péquistes et libéraux ne doivent toutefois présumer de rien.Les électeurs québécois gardent une forte dose de cynisme envers ces vieux partis qui disent la main sur le cœur leur volonté de faire de la politique au-tremenfi mais l\u2019oublient à la première occasion.Une volonté que devait symboliser cette loi adoptée unanimement par l\u2019Assemblée nationale de tenir des élections à date fixe.Comme dans toute loi, il y a l\u2019esprit et la lettre.Pauline Marois a choisi de s\u2019en tenir à la lettre qui lui permettait malgré tout de déclencher cette élection.Cherchons l\u2019erreur.Est-ce d\u2019avoir fait adopter cette loi ou de contraindre aujourd\u2019hui son esprit?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET AJToCAR h LETTRES Houda-Pepin face à Barrette Monsieur Barrette a beau être inconnu dans La Pinière, Fatima Houda-Pepin devra protéger ses arrières et ne pas se retrouver seule dans un coin, le preux médecin pourrait lui voiler la voie.Bien que maladroit à l\u2019avant-scène, dans les coulisses, l\u2019homme n\u2019est pas un pouillard et peut s\u2019avérer vilain.Bien sûr, il peut tourner les coins ronds, mais jamais il ne lorgne du côté des faibles.C\u2019est pourquoi il ne restera pas longtemps au PLQ.Mais, pour le moment, avait-il vraiment le choix?Mieux vaut Couillard que jamais.Ensemble, ils vont régler leurs vraies affaires.Alain Petel Le 5 mars 2014 Les pseudotrinités Le Parti libéral du Québec vient de mettre en place les « trios » santé et économie.Le PLQ, malgré ses promesses à l\u2019avant-dernière élection, n\u2019a réglé en rien les problèmes de santé.Quelle imposture que l\u2019image-unité des pions de la santé ! Encore un peu, ils se seraient donné le câlin! Voici que M.Couillard veut nous faire croire que lui et ses acolytes vont enfin régler cette épineuse question.Que ne l\u2019a-t-il pas fait quand il était ministre de la Santé?Nous n\u2019en croyons rien.D\u2019ailleurs, Gaétan Barrette, caméléon de la politique et de ses intérêts déguisés, ne vise rien d\u2019autre que de barrer la route à Eatima Houda- Pepin parce qu\u2019elle est favorable à la charte de la laïcité qui contrarie les principes obscurs du Parti libéral, dont M.Couillard et lui sont des porte-parole nébuleux et changeants.Quand M.Couillard déforme la vérité en disant que le PQ prône la division et la séparation, il omet de dire que le PQ favorise davantage l\u2019union et la paix sociale perturbée par des accommodements déraisonnables, comme au temps du gouvernement libéral M.Barrette se promène-t-il d\u2019un parti à l\u2019autre avec un but précis ?Personnel ?Ça ne respire pas le service du peuple.Il profitera de son titre de médecin pour faire miroiter son souci des services de santé, en passant sous silence ses attitudes corporatistes.Demeurons libérés des libéraux ! Raymond Ethier Le 4 mars 2013 Pourquoi pas le péage pour le pont Champlain ?Au Québec, contrairement à d\u2019autres provinces ou pays, on fait payer le stationnement dans les hôpitaux par les usagers affectés par la maladie, ainsi que par la famille et les amis qui viennent généreusement leur rendre visite.Et cela, dit-on, sert à payer le déneigement et l\u2019entretien de ces établissements hospitaliers, afin qu\u2019ils ne soient pas déficitaires.D\u2019un autre côté, on refuse de faire payer un droit de passage aux usagers du futur pont Champlain (qui va coûter une beurrée).Où que vous habitiez au Canada, vous allez payer par vos impôts la construction d\u2019un pont que vous n\u2019utiliserez peut-être jamais.Pourquoi ne pas faire payer ceux qui l\u2019utilisent?Où est la logique ?Où est la justice ?Après avoir constaté que 90% des automobiles traversant le fleuve à Montréal ou à Québec n\u2019ont que le chauffeur à bord, je me suis demandé pourquoi on ne taxerait pas les véhicules selon un barème inversement proportionnel au nombre de passagers dans l\u2019auto ?Cela encouragerait au moins le covoiturage.Gilbert Blachon Rivière-du-Loup, le 4 mars 2014 La silhouette de la maison Redpath Le seul profil aux contours schématiques de la présente demeure est tel, que l\u2019on aurait dû faire renaître cette dernière non pas dans sa totalité, mais dans son aspect extérieur, il y a bien des années : c\u2019est ce qui retient toujours et surtout l\u2019attention.Dans ce domaine, il ne sera jamais trop tard pour la faire renaître.Par sa sîlhouette, la maison Redpath est une véritable sculpture, vénitienne, mais finalement montréalaise.Quelles sont les formes d\u2019une Vénus, ces déesses de la beauté et de l\u2019amour entre autres, qu\u2019elle soit de Mllo ou d\u2019Urblno, de Cnlde sans tête ni membres ! Les détrult-on dans leur présente situation ?Ainsi en seralt-11 de la future maison du centre-ville, retouchée, mais sans son Intérieur.Camille Laverdière Le 3 mars 2014 LIBRE OPINION Où prendrons-nous le pétrole ?DANIEL BRETON Député de Sainte-Marie-Saint-Jacques et exministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs La semaine dernière, Manon Massé, candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, m\u2019interpellait en ces pages sur le dossier de l\u2019énergie.J\u2019aimerais corriger les nombreuses erreurs et omissions de son texte.Première erreur: contrairement à ce que M\u201c® Massé prétend, notre gouvernement n\u2019a pas fait volte-face, mais a plutôt rempli un engagement.Il a repris le contrôle des droits d\u2019exploration et il y aura bel et bien un BAPE avant toute exploitation.Deuxième erreur: peut-être a-t-elle mal compris, mais je ne fais pas de revirement.J\u2019ai toujours dit qu\u2019il fallait diminuer notre dépendance au pétrole.Mais, comme nous en avons encore besoin, c\u2019est nous tous, Québécois, qui devons répondre à la question suivante : où prendrons-nous le pétrole au cours des 30 prochaines années ?Troisième erreur: elle prétend que «le minimum serait que le gouvernement péquiste investisse les fonds publics dans la conversion de nos transports et de notre économie pour les sortir du pétrole».Eh bien, c\u2019est exactement ce que nous faisons ! Caicuions : 665 millions de dollars en efficacité énergétique, plus 968 millions en transport collectif, plus 516 millions en électrification des transports, cela donne un total de 2,1 milliards de dollars pour les énergies et le transport verts, comparativement à 115 millions pour Anticosti, soit près de 20 fois plus d\u2019argent.Les omissions Première omission : tous les gouvernements de la planète sont confrontés au même problème, soit un approvisionnement en pétrole qui a de plus en plus d\u2019impact sur l\u2019environnement.Deuxième omission: M\u201c®Massé prétend que nous sommes complices de la production de sables bitumineux.Ignore-t-elle que dans le cas du pipeline d\u2019Enbridge, nous sommes pris dans un cas de compétence fédérale ?Troisième omission: elle évoque le rapport «Maîtriser notre avenir énergétique», et elle cite que «des mesures draconiennes seront nécessaires pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et il y a urgence à lutter contre les changements climatiques».Si c\u2019est vrai que c\u2019est écrit, ce rapport se dit aussi d\u2019accord avec l\u2019exploitation de notre énergie fossile pour la période de transition, pendant laquelle nous travaillons à diminuer notre dépendance aux énergies fossiles.Èn bref, exactement ce que nous faisons.Pétrole : les faits Voici quelques faits auxquels nous devons faire face : Les Québécois consomment 300000 barils de pétrole chaque jour ; Si le nombre de voitures sur les routes du Québec a augmenté de 20% depuis 1990, le nombre de camions légers a augmenté quant à lui de 156%, passant de 600000 à 1600000; Nos émissions de gaz à effet de serre en transport ont augmenté de 28% depuis 1990; Les nouveaux gisements de pétrole de la planète, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019Anticosti, de l\u2019Ouest canadien ou d\u2019ailleurs, sont de plus en plus problématiques à exploiter des points de vue écologique et économique.Ils sont, de plus, énergétiquement beaucoup moins efficaces ; Les gisements de pétrole traditionnel s\u2019épuisent rapidement; Les pays les plus avancés en matière d\u2019indépendance au pétrole, tels que la Suède (objectif d\u2019abord fixé à 2020, repoussé à 2030.et récemment encore repoussé) ou le Danemark (2050), doivent nous faire réaliser que nous aurons besoin de pétrole pendant encore 30 ans ; En matière d\u2019indépendance au pétrole, certains modes de transport sont encore très dépendants des hydrocarbures, et les solutions techniques ne sont pas encore là.Par exemple, mentionnons le transport aérien, maritime et de marchandises par camions lourds sur de longues distances.Ces domaines représentent approximativement le tiers de notre consommation totale de pétrole pour les transports ; Le pays le plus avancé de la planète en matière d\u2019électrification des transports individuels est la Norvège, pays qui exploite du pétrole depuis quatre décennies et qui n\u2019aura remplacé, en 2020, que 3 % ou 4 % de son parc de véhicules routiers par des véhicules à motorisation électrique rechargeable sur son réseau électrique ; L\u2019impact du pétrole sur la géopolitique et de la géopolitique sur le pétrole ne doit d\u2019aucune manière être évacué du débat.Plus nous sommes énergétiquement vulnérables, plus nous sommes économiquement et politiquement vulnérables.Au fil du temps, les crises et les guerres (Koweït, Irak, Soudan, etc.) ont eu un effet direct sur le cours du Brent et sur les approvisionnements en énergie du monde entier.Donc, plus nous serons maîtres de notre énergie, plus nous serons économiquement et politiquement solides.En conclusion, ce débat est complexe et les solutions, difficiles.Nous devons faire face à ces dures vérités qui ne font l\u2019affaire ni des pro-pétrole ni des anti-pétrole.C\u2019est cependant la réalité.C\u2019est pourquoi nous devons tous ensemble trouver des solutions pour l\u2019avenir écologique et économique du Québec et de la planète.Ce débat est sérieux.Nous devons donc élever le niveau de discussion à la hauteur du défi, et c\u2019est ce que je demande humblement à la candidate de QS et à son parti. LE DEVOIR LE JEUDI 6 MARS 2014 A 7 IDEES Histoire au secondaire : le travail des lobbys a rapporté.JOCELYN LETOURNEAU Boursier du Collegium de Lyon Auteur de]e me souviens ?Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse (Fides) e rapport Beauchemin dévoilé la semaine dernière amè-nera-t-il une transformation importante de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au secondaire?Non.À bien des égards, les orientations proposées par ses auteurs sont déjà en vigueur dans les salles de classe, implantées depuis quelques qnnées par le ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport grâce aux prescriptions touchant la progression des apprentissages.Ainsi, bien qu\u2019intitulé Histoire et éducation à la citoyenneté (HEC), le cours n\u2019a eu de cesse d\u2019être un cours d\u2019His-tpire du Québec et du Canada.Évidemment, la présence de faits et de dates dans son contenu a toujours été forte \u2014 comment croire que l\u2019on puisse enseigner l\u2019histoire à des gamins de manière abstraite ?Exagérée, la question de la primauté des compétences sur les connaissances est réglée depuis longtemps : les maîtres ont rapidement trouvé les arbitrages entre méthodes et données dans leurs enseignements.Et la question nationale?De nouveau, on a largement gonflé son absence dans le cours HEC.Elle y est partout présente.Les événements nationaux de même que les personnages liés à la quête nationale sont couverts dans le matériel scolaire et cités par les enseignants.11 faut regretter que le comité Beauchemin, avant de formuler ses recommandations, n\u2019ait pas réalisé d\u2019enquêtes en classe ou vérifié les assertions de certains.La mar- RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR L\u2019opinion pubiique se voit rassurée par ie rapport Beauchemin : ia jeunesse d\u2019ici ne subira pas un processus de dénationaiisation dirigé par de méchants fédéraiistes ayant investi ie champ de i\u2019enseignement de i\u2019histoire.raine du comité, la ministre Marie Malavoy, était pressée.Pourquoi réformer?Si l\u2019enseignement de l\u2019histoire ne va pas vraiment changer en classe, les propositions du Comité vont modifier quelques données.11 est par exemple acquis que les historiens remplaceront les didac-ticiens dans la conception des apprentissages et la formation des enseignants d\u2019histoire.Ici, le travail des lobbys a rapporté.L\u2019insistance du Comité pour que la question nationale, rétablie comme principe d\u2019intelligence de l\u2019évolution de la société québécoise, soit mise au centre du nouveau cours témoigne également de l\u2019influence de certains groupes de pression, notamment la Coalition pour l\u2019histoire, sur le gouvernement parrain de l\u2019entreprise révisionniste.(En passant, le contenu de la réforme proposée par le comité Beau-chemin était déjà annoncé dans le programme péquiste aux élections de 2012).Que la question nationale soit portée au rang d\u2019axe directeur du passé québécois plaira à de nombreux intervenants, voire à certains enseignants.Parmi ces derniers, la plupart resteront cois par rapport à la prescription ministérielle.Leur éthique personnelle et leur compréhension de l\u2019histoire québécoise les mèneront à trouver des médiations nuancées entre histoire globale et question nationale.Au total, le Rapport Beau-chemin aura surtout pour effet, avant les élections, de rassurer une opinion publique re- montée contre la faillite apparente du cours HEC, opinion publique amenée à croire que la jeunesse d\u2019ici subissait un processus de dénationalisation dirigé par de méchants fédéralistes ayant investi le champ de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec.Grâce aux recommandations du rapport Beauchemin, croit-on, l\u2019histoire sera de nouveau professée dans la perspective de l\u2019identité.DLire > La version complète de ce texte sur LeDevoir.com.La réplique > Prostitution Combattre le stigmate de la pute CAROLINE LEBLANC ÉTIENNE BOUDOU-LAEORCE Candidats à la maîtrise en service social à l\u2019Université de Sherbrooke l\u2019égard de la prosti-fution au Canada, Éliane Legault-Roy, membre de la Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle (CLES), soutient dans un texte publié dans Le Devoir qu\u2019une politique de décriminalisation complète au Canada n\u2019est pas souhaitable, qu\u2019elle est une dérive.En ce qui a trait à la prostitution, elle affirme qu\u2019il faut «donner corps à nos principes les plus essentiels».Dans son texte, l\u2019auteur épouse \u2014 bien que disant s\u2019en garder \u2014 une posture morale qui invite à concevoir tout achat sexuel comme une forme d\u2019esclavage, d\u2019exploitation et en fait une violence en soi, tout en se permettant de juger négativement la pratique des travailleurs et travailleuses du sexe (TDS).L\u2019auteur s\u2019en trouve malheureusement à confondre la nature d\u2019une activité et ses conditions d\u2019exercice, et ainsi à ne pas distinguer la prostitution de l\u2019exploitation et de la violence.Èn effet, il importe de distinguer l\u2019échange de faveurs sexuelles entre adultes consentants contre rémunération de l\u2019exploitation sexuelle et la traite de personnes, notamment.Le DÉCLENCHEUR «Le lobby de l\u2019industrie du sexe a défendu devant la Cour [suprême] la primauté du droit d\u2019une minorité de personnes prostituées à faire commerce de leur corps sur les droits à la sécurité et à la dignité de la majorité qui ont choisi la prostitution faute d\u2019options, qui ont été victimes de traite ou prostituées avant l\u2019âge du consentement légal [.].La légalisation ne protège pas les personnes prostituées, tout comme elle ne protège pas l\u2019ensemble des femmes contre les agressions sexuelles.Au contraire, les pays qui légalisent la prostitution envoient le message que la violence envers les femmes est tolérée, ce qui est loin d\u2019être sans conséquence».\u2014 «Prostitution : pernicieuse décriminalisation », Éliane Legault-Roy, Le Devoir, 28 février 2014 Ce n\u2019est pas la prostitution à proprement parler qui est néfaste, mais bien davantage les conditions dans lesquelles elle s\u2019exerce.Ces conditions déplorables doivent justement nous inciter à permettre une prise de pouvoir des TDS sur leur présente situation.Le discours de l\u2019auteur tend malheureusement à victimiser les personnes qui exercent le travail du sexe, discréditant ainsi leur capacité d\u2019agir.Mme Legault-Roy soutient que la prostitution n\u2019est jamais un travail, «mais plutôt une exploitation, une violence, un viol».11 est vrai que de nombreuses TDS sont victimes d\u2019exploitation, et nous ne sommes pas idéalistes à cet égard, mais nous demeurons tout de même réalistes et fermes quant à la nécessité d\u2019améliorer les conditions de vie et de travail de toutes les TDS du pays, et nous considérons que les TDS ont la capacité d\u2019identifier les violences qu\u2019elles vivent.11 advient que ce travail n\u2019est pas nécessairement une forme d\u2019exploitation pire que les autres; il faut donc lutter contre les lois canadiennes qui poussent ce travail dans la clandestinité ouvrant ainsi la porte à l\u2019exploitation et la violence.Vulnérabilité et modèle nordique Quant au modèle nordique que M\u201c® Legault-Roy favorise, celui-ci qui criminalise l\u2019achat de services sexuel, il ne fait que poursuivre une culture prohibitionniste et maintient les TDS dans un climat de vulnérabilité.Le modèle de la Nouvelle-Zélande, quant à lui, qui a entièrement décriminalisé la prostitution en 2003, est, sans être la solution miracle, qn modèle fort encourageant.Élaboré avec la collaboration des principaux acteurs impliqués, celui-ci permet notamment d\u2019obliger le port du condom, d\u2019accueillir les clients dans des endroits plus sécuri- taires, de refuser un service sexuel et/ou un client, d\u2019avoir des recours contre des conditions de travail abusives et de faire appel aux instances juridiques et policières sans craindre de représailles.D\u2019ailleurs, mentionnons qu\u2019un tribunal néo-zélandais a récemment condamné le patron d\u2019une maison close pour harcèlement sexuel sur une employée.Décriminaliser la prostitution, c\u2019est se concentrer sur l\u2019essentiel, soit lutter pour le respect des droits des TDS et lutter contre les violences qui leur sont faites.Décriminaliser, c\u2019est aussi prioriser la lutte contre le proxénétisme de coercition, le gangstérisme, la traite des êtres humains, l\u2019exploitation des mineurs, les agressions sexuelles, l\u2019esclavage et l\u2019exploitation sexuelle.Décriminaliser, c\u2019est permettre aux TDS d\u2019avoir un accès plus aisé aux services de santé et combattre le stigmate de «pute».Le défi est également de s\u2019attaquer au «déséquilibre de pouvoir fondamental et des problèmes d\u2019inégalité qui prévalent dans la société, des facteurs qui créent les conditions menant à la prostitution», comme le fait remarquer l\u2019Association des femmes autochtones du Canada.La prostitution est non seulement un symptôme du fait que nous sommes des êtres humains animés par des pulsions sexuelles dans un contexte capitaliste, mais un symptôme d\u2019une société démissionnaire envers ses citoyens les plus vulnérables.Contexte familial éclaté, passé de violence sexuelle, physique et psychologique, toxicomanie, disponibilité limitée de logements, errance, précarité économique, tous ces maux qui rongeqt tragiquement la société.À cet égard, la prostitution n\u2019est-elle pas souvent un moyen de reprendre un pouvoir économique sur sa vie?De telle sorte que le meilleur moyen de lutter contre l\u2019exploitation qui peut survenir dans l\u2019industrie du sexe est alors de travailler sur les déterminants sociaux de la santé, soit les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent et travaillent.H s\u2019agit d\u2019améliorer les conditions de vie quotidienne, mais également de renforcer le tissu social et de lutter contre la pauvreté et la sous-éducation.De la sorte, s\u2019en prendre de façon aussi cavalière à la prostitution, comme le fait la Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle (CLES) et le Conseil du statut de la femme (CSE), ceux-ci qui s\u2019engouffrent dans une posture morale et puritaine dictant ce que doivent être une femme et sa sexualité, est un cul-de-sac.C\u2019est se tromper de cible.Les lois opprimantes à l\u2019égard de la prostitution n\u2019atteignent pas les résultats escomptés.Malheureusement, ils sont encore trop nombreux à perdre tout sens de la rationalité et de l\u2019objectivité lorsqu\u2019ils tendent à considérer la prostitution sous l\u2019angle réducteur du bien ou du mal.Faire de la politique comme avant ?Non! PIERRE CURZI Président du Mouvement démocratique pour une Constitution du Québec ne centaine de membres d\u2019Qption nationale et de Québec solidaire ont rédigé une lettre pour inciter leurs partis à converger vers l\u2019indépendance du Québec.Avant la dernière élection, celle de septembre 2012, la société civile a déployé bien des efforts pour inciter les trois partis indépendantistes à ne pas diviser leurs votes respectifs dans une douzaine de circonscriptions.Les trois partis ont refusé, et ce refus est sans nul doute l\u2019une des causes de l\u2019élection du gouvernement minoritaire actuel.La conjoncture a changé, mais lorsqu\u2019on voit la réaction des dirigeants d\u2019Qption nationale et de Québec soHdaire, la pratique politique semble demeurer la même.Nous entrons de plain-pied dans le jeu électoral traditionnel, hérité de la monarchie constitutionnelle britannique et de son avatar, la Constitution canadienne que nous n\u2019avons jamais signée.Si le scénario actuel Les lignes des s\u2019avère, l\u2019al- ternance partissent des partis , e , amènera plus fortes que jamais une majorité au Parti québécois, un Parti libéral minoritaire, une Coalition avenir Québec anémique, une présence réduite pour Québec solidaire et ime Qption nationale sans député.Souveraineté du peuple Le Mouvement démocratique pour une constitution du Québec n\u2019entérine pas plusieurs affirmations de la lettre intitulée « Une redoutable synergie».Cependanfi il croit, comme les signataires, que si le Parti québécois redevient le «propriétaire» du projet d\u2019indépendance par l\u2019élection d\u2019un gouvernement majoritaire, il devra reconnaître que la souveraineté est d\u2019abord et avant tout la souveraineté du peuple, des citoyens.H croit, conséquemment, que le choix d\u2019un statut politique relève de l\u2019exercice démocratique et non partisan d\u2019une assemblée constituée de citoyennes et de citoyens de ce peuple.Ées lignes des partis sont plus fortes que jamais et n\u2019encouragent pas les citoyens à choisir leurs élus.Le scrutin proportionnel et le mandat d\u2019initiative sont relégués aux calendes grecques.Le vote libre des députés est redevenu inimaginable.La hiérarchisation du pouvoir à l\u2019intérieur des partis s\u2019est bétonnée.Bref, on est loin de faire de la «politique autrement».Cependant, les gouvernantes et les gouvernants que nous avons mis au pouvoir font le ménage.Elles et ils proposent des politiques nécessaires et bien intentionnées.Le cjmisme est un peu à la baisse, et la ferveur un peu en hausse.Misant sur ce nouveau climat, le Mouvement démocratique pour une Constitution du Québec croit que le temps est venu d\u2019inviter les citoyennes et les citoyens à s\u2019entendre sur certains principes d\u2019une vie commune (langue, religion, égalité, justice) et de les appeler à choisir, en toute liberté, le régime politique qu\u2019ils souhaitent et les institutions qui en découlent.Bref, le temps est venu de se donner une Constitution.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (edttonahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (cancatunste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Melame Loisel et Karl Rettino-ParazeUi (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel 'Daw\\d(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), Marco Belair-Cirmo, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier et Genevieve Tremblay (assistantes) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerraris (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Momque Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClT'E Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseuré), Jean de Billy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobin {par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais, (coordonnatrice), Ehse (j\\r?ixdi(secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Gumiond, Yanmck Morm et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yamck Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Ohvier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, DameUe Cantara, Nathahe Eihon, Marie-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euroy et Veromque Page A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 6 MARS 2014 ACTUALITES COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 tion (CEIC) ne veut pas que les témoignages soient instrumentalisés au profit des partis politiques.«Elle évite que les révélations faites par des témoins pendant l\u2019enquête deviennent des faits avérés et influencent le processus démocratique.Et c\u2019est ça le problème.Tout ce qui est dit par un témoin n\u2019est pas nécessairement une vérité, a-t-elle dit au Devoir.Des témoignages pourraient avoir un effet dévastateur sur l\u2019élection d\u2019un candidat ou d\u2019un parti sans que ça soit démontré.» «La commission est indépendante, mais doit surtout être perçue comme telle», analyse pour sa part Sébastien Grammond, doyen de la Section de droit civil de l\u2019IIniversité d\u2019Ottawa.Et le fait de tenir des audiences pendant une période électorale pourrait menacer cette intégrité, un risque que la Commission ne veut pas courir.«Si les audiences en période électorale continuent, on pourrait accuser la Commission d\u2019avoir fait des choses à dessein pour nuire à la réputation d\u2019un parti ou d\u2019un autre.» Décision inattendue C\u2019est dans un communiqué, publié quelques minutes à peine après le déclenchement des élections, que les trois commissaires de la CEIC ont fait part de cette décision inattendue.Ils ont dit avoir unanimement convenu de prendre une pause pendant la campagne électorale afin de ne pas influencer le vote.La Commission «étant apolitique et indépendante, nous ne voulons pas risquer que ses audiences soient entraînées dans l\u2019arène politique», peut-on lire.Les audiences sur les volets «fausse factura- JACQUES NADEAU LE DEVOIR La juge France Charbonneau tion» et «infiltration du crime organisé italien dans l\u2019industrie de la construction» se poursuivront toutefois toute la semaine prochaine.La commission ajournera ensuite ses travaux jusqu\u2019au 8 avril, soit le lendemain des élections.Elle n\u2019a pas interrompu ses travaux l\u2019automne dernier durant la campagne municipale menant aux élections du 3 novembre.Pas une mauvaise idée Québec solidaire croit aussi que les révélations de la Commission auraient pu nuire à la campagne.«C\u2019est évident que si la Commission avait siégé tout au long de la campagne, l\u2019un ou l\u2019autre des partis aurait eu envie d\u2019instrumentaliser la Commission, donc ce n\u2019est peut-être pas si bête», a déclaré Erançoise David, députée sortante de QS dans la circonscription de Gouin.La Commission est libre de décider, a indiqué le chef du Parti libéral, Philippe Couillard.«C\u2019est la juge Charbonneau qui prend ses décisions pour ses travaux.Ça ne change absolument rien au message que je viens de livrer.» 11 admet que des allégations nuisibles pourraient être faites sur des formations politiques, y compris la sienne.« Qu\u2019on se pose la question si ces pratiques sont encore en cours, possibles, ou si le renouveau a été suffisant, et je répondrai aux questions.» Le grand public n\u2019a-t-il pas le droit à une information précieuse qui lui aurait permis de voter de façon plus éclairée ?Beaucoup d\u2019informations ont déjà été rendues publiques, répond Sébastien Grammond.«Et de toute façon, la Commission ne rendra pas son rapport public tout de suite.Est-il alors nécessaire de poursuivre les travaux pour que les citoyens aient en main les infos cruciales ?J\u2019ai du mal à savoir quelles informations on a en tête.Est-ce que des politiciens espéraient que leurs adversaires soient salis pendant la campagne ?» Quoi qu\u2019il en soit, en prenant sa décision, la CEIC a montré qu\u2019elle ne fait pas confiance aux médias, ni aux partis politiques et ni à la société civile, constate le philosophe Christian Nadeau.«Elle n\u2019a pas tort de penser comme ça, mais c\u2019est un problème, croit-il.Ça montre qu\u2019il est devenu de plus en plus difficile de penser la politique indépendamment de questions strictement partisanes.» Pour que les audiences se poursuivent normalement pendant la campagne électorale qui s\u2019amorce, il aurait fallu que les partis acceptent de faire une trêve, avance M.Nadeau.«Mais c\u2019est tout simplement impossible pour eux en période électorale.Cela dit, ce qui est dramatique, c\u2019est qu\u2019on se retrouve en élections.Pour moi, le problème est moins du côté de la Commission que de celui des partis politiques actuels».Avec Mélanie Loisel et Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir SUNCOR SUITE DE LA PAGE 1 Resources, un groupe inscrit à la Bourse de New York qui exploite une quinzaine de terminaux de stockage dans le nord-est des Etats-Unis.Son site Web explique notamment qu\u2019en 2011, Kildair a acheté sept réservoirs de 210000 barils dont se servait Hydro-Québec pour sa centrale thermique de Sorel-Tracy.«Suite à l\u2019acquisition des actijs d\u2019Hydro-Qué-bec, Kildair se lance dans l\u2019entreposage et la manutention du pétrole brut en concluant un contrat à long terme avec une importante entreprise pétrolière intégrée», précise un bref historique de l\u2019année 2013 sur son site Web.Invité à fournir de plus amples détails, un porte-parole de Suncor à Montréal a indiqué au Devoir que la notice annuelle «contient l\u2019essentiel de l\u2019information disponible».Des considérations commerciales empêchent l\u2019entreprise de quantifier le pétrole qui transitera par Tracy, a-t-il ajouté.Inversion du pipeline Le projet de Tracy survient au moment où tous les regards sont tournés vers Qttawa.L\u2019Qf fice national de l\u2019énergie publiera aujourd\u2019hui sa décision d\u2019autoriser ou non l\u2019inversion du flot d\u2019écoulement de la «ligne 9» d\u2019Enbridge.Le pipeline en question coule présentement de l\u2019est vers l\u2019ouest, soit de Montréal vers North Westover, en Qntario.L\u2019inversion, farouchement contestée par des groupes environnementaux, permettrait d\u2019amener à Montréal du pétrole albertain.Présentement, la raffinerie est alimentée par un pipeline en provenance de Portland (Maine) et que Suncor détient à hauteur de 23,8%.Sur les marchés, le pétrole de l\u2019Quest se vend au prix du WTI (West Texas Intermediate), soit environ 100$ le baril.Celui qui arrive par bateau en provenance de la mer du Nord, en comparaison, coûte 107 $ le baril.Les dirigeants de la société qui exploite la raffinerie d\u2019Ultramar à Lévis, Valero, n\u2019ont jamais caché qu\u2019ils voudraient eux aussi du pétrole canadien pour réduire leurs coûts.30000 barils par jour La raffinerie montréalaise de Suncor a déjà commencé à recevoir du brut de l\u2019Ouest, soit JEEE MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Les installations de sables bitumineux de Suncor à Fort McMurray, en Alberta environ 30000 barils par jour.La raffinerie a unç capacité quotidienne de 137 000 barils.À l\u2019été 2013, après la tragédie de Lac-Mégantic mais avant que Suncor commence à recevoir du pétrole de l\u2019Ouest, un porte-parole avait af firmé que la sécurité était une priorité.«On a des produits raffinés qui sortent de la raffinerie par train, avait dit Dean Dussault.Les fournisseurs de services jusqu\u2019ici ont fait preuve d\u2019un grand professionnalisme et assuré un transport sécuritaire.La même chose va s\u2019appliquer si on reçoit du brut de l\u2019Ouest.» Selon un porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, les activités de Suncor à Tracy traduisent un développement «très inquiétant pour les communautés où circulent ces convois.mais pas nécessairement si surprenant quand on considère l\u2019expansion rapide de la production dans l\u2019Ouest qui génère une augmentation rapide du transport par train».«Ceci démontre à quel point les pétrolières sont déterminées à trouver tous les moyens possibles pour désenclaver la production dans l\u2019Ouest et rejoindre les marchés internationaux pour y vendre leur pétrole à gros prix».La mairesse de Lac-Mégantic doit se rendre à Washington la semaine prochaine avec des membres de la Coalition municipale transfrontalière pour la sécurité ferroviaire afin de rencontrer les élus du Congrès.Le Devoir CAMOMILLE SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019ailleurs un conseil que M.Charest avait donné aux députés libéraux dès qu\u2019il avait débarqué à Québec en 1998.On avait cru comprendre que son successeur voulait faire de la politique autrement, mais M.Couillard doit précisément faire oublier au plus vite le personnage erratique de la dernière année.Tenter de se rapprocher de la population en utilisant un langage moins cérébral n\u2019est pas une mauvaise idée, mais cela ne justifie pas le simplisme.Prétendre que la réponse aux préoccupations identitaires des francophones réside dans la création d\u2019emplois est une véritable insulte à l\u2019intelligence.Il sera intéressant de voir comment M.Couillard va expliquer à ses électeurs de Roberval, très favorables à la charte de la laïcité, qu\u2019elle est simplement le fruit empoisonné de la paranoïa du PQ.Le chef libéral va un peu vite en affaire en disant que la réélection du gouvernement Marois est «l\u2019assurance d\u2019un référendum sur la séparation du Québec», même si c\u2019est sans aucun doute le vœu le plus cher du PQ, mais les libéraux doivent impérativement rapatrier les électeurs fédéralistes statioimés à la CAQ, qui ont cru à la possibilité de mettre la question nationale de côté, précisément pour s\u2019occuper des «vraies affaires».François Legault s\u2019est bien gardé de renchérir sur «l\u2019agenda caché» de la première miifistre.S\u2019il fallait au surplus que l\u2019élection preime une toiunure référendaire, la CAQ perdrait ce qui lui reste encore de pertinence.M.Legault a parfaitement résumé le drame que vit son parti depuis le 4 septembre 2012.«Les gens sont pour ou contre le gouvernement Ils regardent rarement ce que présente l\u2019opposition, surtout un deuxième parti d\u2019opposition.» Pourquoi cette réalité changerait-elle au coius du prochain mois?Cela risque même de s\u2019aggraver.Le stoïcisme dont M.Legault fait preuve dans l\u2019adversité a quelque chose d\u2019admirable.Il Le stoïcisme dont M.Legault fait preuve dans l\u2019adversité a quelque chose d\u2019admirable est sans doute le premier à savoir que la poussée fulgurante de la campagne de 2012 n\u2019a aucune chance de se reproduire.Après les défections de Dominique Anglade et de Jacques Du-chesneau, le passage de Gaétan Barrette dans le camp libéral et le mystérieux désistement d\u2019Hélène Daneault le font de plus en plus ressembler au capitaine qui reste bravement sur le pont de son navire qui sombre.Même la commission Charbonneau l\u2019a laissé tomber.Jusqu\u2019à présent, la CAQ pouvait au moins prétendre donner la réplique économique la plus articulée au gouvernement, mais il faut reconnaître que le nouveau trio recruté par le PLQ fait le poids, même si Carlos Leitao, Jacques Daoust et Martin Coiteux ne sont pas très connus du grand public.En 2003, Yves Séguin était la grande vedette économique des libéraux, mais il a fait la preuve que la notoriété ne fait pas foi de tout.mdavid@ledevoir.com AGRILE SUITE DE LA PAGE 1 nons pas rapidement avec les moyens nécessaires, nous allons perdre le contrôle de la progression de l\u2019infestation.Or, à l\u2019heure actuelle, nous sommes très en retard», poiusuit-il en rappelant que 300 arbres devront être coupés d\u2019ici la mi-mars dans son arrondissement.Tsunami écologique La semaine dernière, l\u2019arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a aussi confirmé que 154 frênes devront être coupés pour tenter de limiter la propagation de l\u2019agrile du grêle.Le maire de l\u2019arrondissement et responsable du dossier au comité exécutif de la Ville, Réal Ménard, reconnaît que «la situation est urgente et préoccupante.» Bien qu\u2019il refuse de dire que les 200000 frênes de Montréal sont condamnés, M.Ménard affirme que des dizaines de millions de dollars, voire des centaines devront être investies pour gagner la bataille contre l\u2019insecte ravageur.«La ville centre ne sera jamais dans une situation où elle aura 400, 500 millions à mettre pour l\u2019agrile du frêne», indique-t-il.Dans le récent budget, la maire de Montréal, Denis Coderre, a d\u2019ailleurs prévu que 3,8 millions de dollars pour enrayer l\u2019épidémie.M.Ménard croit que la solution sera de créer un «montage financier multipartite.» «Rien ne nous interdit de faire appel au gouvernement du Québec, au secteur privé.Il n\u2019y a aucune municipalité en Amérique du Nord qui a mis les ressources qu\u2019il fallait parce que ces ressources se chiffrent par millions de dollars », dit-il.Depuis sa découverte dans le sud de l\u2019Qntario et au Michigan en 2002, la lutte contre la propagation de l\u2019argile du frêne a déjà coûté des milliards de dollars.100 millions de frênes ont été jpsqu\u2019à présent abattus tant au Canada qu\u2019aux Etats-Uifis.L\u2019ingénieur forestier Bruno Chicoine, qui a fait parvenir une lettre au Devoir, parle d\u2019un véritable «tsunami autant écologique que financier».Comme un tsunami, l\u2019agrile du frêne rase tout siu son passage tellement sa propagation se fait rapidement.Et une fois que le frêne est infesté, l\u2019abattage coûte cher.A Montréal, il faut compter au moins un millier de dollars poiu abattre un arbre, puis entre 2000 et 3000 dollars pour le remplacer.Ces coûts sont poiu le moment assumés par les arrondissements, dont les ressources financières sont limitées.Un sommet le 10 mars Le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, réclame donc un fonds d\u2019urgence de 10 millions de dollars pour faire face à la crise.Lundi prochain, le 10 mars, les 19 maires d\u2019arrondissement et ceux d\u2019une quinzaine de villes ont prévu d\u2019en discuter lors du sommet sur l\u2019agrile du frêne.Réal Ménard, qui organise l\u2019événement, affirme d\u2019emblée que cette demande sera rejetée.«Ce n\u2019est pas possible.On a déjà parlé de ça au conseil dans le cadre de notre réalité financière.Un 10 millions, ça peut se trouver si on est en partenariat», dit-il.De nombreux experts soutiennent que la meilleure solution reste encore le dépistage précoce de l\u2019agrile du frêne et le traitement préventif des arbres.Qr, Réal Ménard reconnaît que «la bataille contre l\u2019agrile du frêne se fait à deux vitesses.» «En ce moment, il y a des arrondissements qui font peu d\u2019efforts et d\u2019autres qui font beaucoup d\u2019efforts», affirme-t-il.Face à cette situation, l\u2019Association des biologistes du Québec (ABQ) et le Conseil des espèces exotiques envahissantes rappellent que les villes auraient intérêt à investir les sommes nécessaires pour accélérer les démarches de prévention pour contenir l\u2019infestation, et appellent Québec à collaborer.«Quand les frênes seront tous dépérissants, la facture associée à l\u2019abattage d\u2019urgence sera salée.Quand les frênes seront tous morts, faute de moyens, il sera très long de rebâtir un nouveau patrimoine forestier», affirme Kim Marineau de l\u2019ABQ.Et si les frênes venaient à disparaître à Montréal, des études ont démontré que les conséquences sont nombreuses, dont l\u2019augmentation des îlots de chaleur et même de la mortalité associée aux maladies des voies respiratoires et cardiovasculaires.Avec Jeanne Corriveau Le Devoir AGENCE CANADIENNE D\u2019INSPECTION DES ALIMENTS L\u2019agrile du frêne est arrivé au Québec en 2008.Rectificatif Dans l\u2019article «L\u2019UPAC vise l\u2019argentier du PLQ sous Charest», publié dans notre édition du mardi 4 mars 2014 en page A1, l\u2019information selon laquelle des courriels faisaient état «de transactions en argent liquide aux bureaux de Schokbéton» est erronée et sans fondemenfi les documents judiciaires cités dans cet article ne faisant aucune mention de ce genre.Toutes nos excuses auprès des gens concernés pour cet imbroglio.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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