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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-03-08, Collections de BAnQ.

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[" Vladimir Poutine défend le droit de la Crimée d\u2019être rattachée à la Russie Page B 1 w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 ni LE DEVOIR Vol.C V 5 1 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 MARS 2014 1,13 $ + TAXES =1,30 Le Panda se présente pour le Parti nul Anarchopanda milite pour une offre élargie de l\u2019option du vote annulé MARIE-ANDREE CHOUINARD Anarchopanda, alias Julien Villeneuve, ressort sa peluche pour s\u2019associer à l\u2019option proposée par le Parti nul : annuler son vote pour signifier sa profonde insatisfaction avec le système et les partis politiques actuels.Dans un entretien avec Devoir, le Panda devenu célèbre en plein conflit étudiant a confirmé dimanche qu\u2019il se présenterait pour ce parti dans Hochelaga-Maisonneuve.Il désire permettre aux électeurs désabusés de cette circonscription de cocher son nom dans le but d\u2019annuler leur vote, une option actuellement impossible en vertu du système électoral dont le Québec dispose.«Il devient de plus en plus évident que la démocratie représentative est en crise»,^ relatait hier le professeur de philosophie connu aussi pour sa lutte toujours active contre le règlement municipal P-6.«Et les électeurs insati^aits ont deux options: ne pas aller voter, auquel cas ils sont assimilés à des apathiques qui s\u2019en foutent et restent chez eux, ou annuler leur vote, auquel cas Us sont associés à ceux qui ne sont juste pas capables de cocher une case comme du monde sur un bulletin de vote.La seule manière de voter pour rejeter l\u2019offre actuelle ou manifester son désaccord avec le système, c\u2019est de voter pour le Parti nul», a expliqué le Panda, dénué de son attirail de mascotte.Le Parti nul existe depuis 2009.L\u2019un de ses instigateurs, Renaud Blais, enseignant de philosophie au cégep de La Poca-tière, ne cache pas qu\u2019un candidat connu comme le Panda pourrait aider à donner du galon au parti, qui a présenté 10 candidats au scrutin de septembre 2012 et récolté.0,06% des voix.«On pense qu\u2019avec Anarchopanda on peut donner une visibilité à cette option et aller chercher des candi- VOIR PAGE A 8 : PANDA Un candidat milliardaire an PQ L\u2019entrée en scène de Pierre Karl Péladeau fait des vagues à gauche comme à droite ; ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019homme d\u2019affaires Pierre Karl Péladeau a annoncé dimanche qu\u2019il mettait fin à 25 années d\u2019engagement au sein de Québécor afin de se porter candidat dans la circonscription de Saint-Jérôme sous la bannière du Parti québécois.MARCO BELAIR-CIRINO à Saint-Jérôme La nouvelle a résonné comme un coup de tonnerre.Après s\u2019y être refusé pendant des mois, l\u2019homme d\u2019^faires Pierre Karl Péladeau a sauté dans l\u2019arène politique dimanche, causant la surprise à gauche et à droite.Le magnat des médias \u2014 dont la fortune est évaluée à vue d\u2019œil à un milliard de dollars \u2014 briguera les suffrages sous la bannière du Parti québécois notamment afin de «léguer [à ses trois enfants] un pays dont ils seront fiers».«Mon adhésion au Parti québécois est une adhésion à mes valeurs les plus profondes et les plus intimes, c\u2019est-à-dire faire du Québec un pays!», a déclaré le candidat vedette, poing levé, à des dizaines de militants entassés dans la VieillœGare de Saint-Jérôme.La chef du PQ, Pauline Marois, a réussi à convaincre l\u2019ex grand patron de Québécor de se joindre à l\u2019équipe de candidats péquistes au terme d\u2019une campagne de séduction de «quelques mois» durant laquelle elle a même «parlé à certains de ses amis pour l\u2019influencer».M.Péladeau lui a annoncé sa décision 48 heures avant le coup d\u2019envoi de la campagne électorale, c\u2019est-à-dire le lundi 3 mars.«Ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on ÉLECnONS 2014 voit le dirigeant d\u2019une grande entreprise choisir de s\u2019investir dans le service public en mettant son talent, son expérience, son énergie au service de ses concitoyens», a souligné Marois à l\u2019occasion d\u2019une conférence de presse fort courue.Saluée ou dénoncée, l\u2019entrée en scène de «PKP» suscite des remous au sein de la classe politique et économique.M.Péladeau s\u2019y attendait.Il a mis de l\u2019ordre dans ses affaires avant de «signer» sa carte de membre du PQ dimanche matin à bord de l\u2019autocar de campagne de la chef péquiste.Il a tourné le dos à quelque 25 années consa- crées à Québécor \u2014 une entreprise fondée par son père, Pierre Péladeau \u2014 en remettant sa démission aux conseils d\u2019administration du Groupe TVA (président), de Québécor Média (président) et de Québécor (vice-président).Il a également renoncé à son poste de président du conseil d\u2019administration d\u2019Hydro-Québec.Pierre Karl Péladeau confiera «tous ses avoirs économiques» à une fiducie sans droit de regard afin de se conformer au Code d\u2019éthique et de déontologie des membres de l\u2019Assemblée nationale du Québec.Il se refuse toutefois de céder ses actions dans Québécor.VOIR PAGE A 8 : PÉLADEAU Lire aussi > Un référendum ou des emplois ?demande Couillard.Page A 3 Péiadeau doit vendre ses actions, dit Legault.Page A 2 L\u2019arrivée de PKP au PQ est un «cadeau» pour QS.Page A 2 Une vedette mal accueillie par les syndicats.Page A 2 Le chroniqueur Stéphane Baiiiargeon aborde le cas de l\u2019ex-patron de presse engagé en politique.Page A 3 Fatima Houda-Pepin demande l\u2019appui financier des Québécois Page A 3 Aujourd\u2019hui Actualités > Reggie Chartrand : mort du boxeur qui militait pour Tindépendance du Québec.Page A 4 7\t.w- .-\t-r Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku B4 B6 B5 B5 B6 B4 P«INT CHAUD Les espoirs déçus des écologistes Le gouvernement Marois s\u2019est fait le « complice » de la pire forme d\u2019exploitation pétrolière, dit Steven Guilbeault ALEXANDRE SHIELDS Après avoir promis de placer l\u2019environnement parmi ses priorités, le gouvernement Marois s\u2019est finalement avéré «très décevant», affirme Steven Guilbeault, sommité du milieu écologiste québécois.Dans le livre Le prochain virage, qu\u2019il cosigne avec l\u2019environnementaliste François Tanguay, il soutient même que le Parti québécois a choisi de devenir «le complice» de la pire forme d\u2019exploitation pétrolière en s\u2019enthousiasmant pour les projets de pipelines.«Dans des dossiers comme celui de l\u2019énergie ou du climat, nous sommes sur la voie d\u2019accotement, explique le cofondateur d\u2019Equiterre.Pourtant, dans le dossier pétrolier, le gouvernement a avancé très rapidement.Plusieurs ont été surpris de ce virage pro-pétrole et pro-pipeline.En fait, la communauté écologiste a été déçue de voir comment les choses se sont déroulées.» Selon M.Guilbeault, finversion du flux de l\u2019oléoduc 9B d\u2019Enbridge illustre bien la déception de ceux qui avaient placé beaucoup d\u2019espoir dans le discours «vert» du Parti québécois lors de l\u2019élection de 2012.«Nous avons perdu beaucoup de temps.Québec a attendu un an avant de tenir une commission parlementaire.La commission s\u2019est faite à la va-vite, en seulement six jours.En fait, le rapport était écrit pendant la commission.» La première ministre, Pauline Marois, n\u2019a jamais caché son enthousiasme envers ce projet qui fera couler 300000 barils de brut de l\u2019Ouest jusqu\u2019à Montréal d\u2019ici à la fin de 2014.Québec a invoqué à maintes reprises le fait que cela permettra d\u2019assurer la compétitivité des deux dernières raffineries de la province.Après l\u2019approbation du projet par Ottawa, jeudi dernier, M\u201c® Marois a affirmé qu\u2019un Québec indépendant aurait pu imposer ses conditions à la pétrolière albertaine.Dans Le prochain virage, MM.Guilbeault et Tanguay affirment toutefois que le Québec a choisi de participer à un «jeu tordu», qui ne changera rien au déficit commercial et ne générera pas les emplois que fait miroiter le lobby favorable aux VOIR PAGE A 8 : GUILBEAULT MARTINE LAROSE/EDITIONS DRUIDE Steven Guilbeault, directeur général et cofondateur d\u2019Équiterre 77831303442411 A 2 LE DEVOIR.LE LUNDI 10 MARS 2014 ELECTIONS Péladeau doit vendre ses actions, affirme Legault Le chef de la CAQ pense que Pierre Karl Péladeau sera « déçu » du Parti québécois GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ à Mont-Saint-Grégoire Pierre Karl Péladeau n\u2019a pas le choix: il doit vendre ses actions dans Québécor, estime François Legault.Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) craint que l\u2019arrivée de l\u2019entrepreneur au sein du Parti québécois (PQ) n\u2019ait des conséquences sur «l\u2019indépendance» des médias qui appartiennent au groupe.Et il prévient M.Péladeau qu\u2019il risque de «manger une volée» au PQ.«Je ne vois pas comment il peut faire de la politique et de- meurer un actionnaire important de Quéhecor», a indiqué François Legault lors d\u2019une visite dans une cabane de sucre de Mont-Saint-Grégoire.Pierre Karl Péladeau venait de confirmer que ses actifs seraient placés dans une fiducie sans droit de regard, mais qu\u2019il avait donné instruction de ne pas vendre ses actions dans Québécor.Or, François Legault estime que Pierre Karl Péladeau ne peut être élu et «avoir un contrôle sur les médias qui contrôlent une bonne partie de l\u2019information au Québec.Il y a problème d\u2019indépendance et de conflit d\u2019intérêts apparents».M.Legault estime que les avoirs de M.Péladeau sont trop importants pour qu\u2019un gestionnaire d\u2019actions ait une réelle liberté d\u2019agir.Il a rappelé qu\u2019à son arrivée à la tête de la Caisse de dépôt et placement, en 2009, Michael Sabia avait dû se départir de ses options de BCE \u2014 un concurrent de Québécor Media, entreprise chez qui la Caisse avait d\u2019importants placements.Avec Pierre Karl Péladeau dans l\u2019aréne politique, le chef de la CAQ craint un possible déséquilibre pro-Parti québé- % ÉLECTIONS 2014 cois dans la couverture de presse de la campagne électorale par les médias de Québécor, principalement TVA, Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec.«Ça m\u2019inquiète beaucoup de savoir si cette campagne va pouvoir refléter les opinions de tous les partis politiques», a-t-il martelé.«Manger une volée» Par ailleurs, pour avoir lui-même fait le saut du monde des affaires au Parti Québécois, François Legault se dit convaincu que Pierre Karl Péladeau sera «déçu» par le PQ.«Il a choisi le mauvais véhicule [.].Quand fai choisi d\u2019aller au PQ, un peu comme lui, je me disais qu\u2019on allait pouvoir relancer l\u2019économie du Québec, mettre de côté le lobby des syndicats, réduire la croissance des dépenses.Et j\u2019ai été déçu.Je me suis rendu compte qu\u2019au PQ, toutes les réformes concernant les finances sont prises en otage par un sujet: le référendum», a dit M.Legault tôt dimanche matin.Il en a rajouté en après-midi.«Je me souviens de gens au PQ qui voulaient des lois anti-briseurs de grève [durant les lockout au Journal de Montréal et au Journal de Québec].Même moi, j\u2019étais vu comme un méchant gars de droite.Je ne sais pas s\u2019il va manger une volée autant que moi, mais je sais qu\u2019il y a des gens au PQ qui vont probablement aller chez Québec solidaire», pense M.Legault.Ce dernier était visiblement déçu dimanche quand il s\u2019est présenté devant les médias.Il a confirmé qu\u2019il avait lui aussi tenté de recruter Pierre Karl Péladeau, mais sans succès.«Il n\u2019a pas voulu me rencontrer», a-t-il àfirmé.Le Devoir PKP au Parti québécois : un « cadeau » pour QS MELANIE LOISEL à Québec Québec solidaire (QS) voit l\u2019arrivée de Pierre Karl Péladeau dans la course électorale comme un «cadeau» pour convaincre les électeurs progressistes de se rallier à son parti.Avant d\u2019entamer sa première journée de tournée en régions, la députée sortante de QS, Françoise David, a soutenu que le Parti québécois (PQ) affichait désormais ses vraies couleurs en enrôlant l\u2019ancien dirigeant de l\u2019empire Québécor.«Il y a des gens qui croyaient que le PQ était encore un parti social-démocrate, qu\u2019il avait encore des réflexes sociaux, mais là, en recrutant l\u2019un des employeurs les plus impitoyables, ça ne saurait être plus clair», a affirmé M\u201c® David en rappelant que Pierre Karl Péladeau a été «responsable à lui seul de 14 lockout en plus d\u2019utiliser des briseurs de grève pendant cette période».En effet, l\u2019ancien grand patron de l\u2019empire Québécor a été mêlé à plusieurs conflits de travail, ces dernières années, dont l\u2019un des plus longs de l\u2019histoire du Québec.En janvier 2009, M.Péladeau avait mis ses employés du Journal de Montréal en lockout durant plus de deux ans.A la suite de ce conflit, le PQ avait d\u2019ailleurs proposé un projet de loi anti-briseurs de grève pour moderniser le Code du travail et l\u2019adapter aux nouvelles technologies.«S\u2019il prend le pouvoir, qu\u2019est-ce que le PQ va maintenant faire avec son projet antiscabs et avec M.Péladeau, à qui on a probablement promis un poste de ministre?» a demandé M\u201c® David.Elle a tout du même tenu à rassurer ses partisans en déclarant que «jamais un député solidaire ne s\u2019assoira à côté de Pierre Karl Péladeau du côté des banquettes des députés».«Nous ne sommes pas du même camp, ni de la même famille» a-t-elle dit en ajoutant que son parti s\u2019est toujours fait un devoir de défendre les travailleurs et les syndiqués.Un parti néo-libéral Son confrère de QS Andrés Fontecilla estime, pour sa part, que le PQ a dévoilé «son vrai visage, qui est celui d\u2019un parti néolibéral.» «Avec l\u2019arrivée de Pierre Karl Péladeau, c\u2019est l\u2019arrivée du Québec inc.au gouvernement.On officialise la relation privilégiée avec le milieu financier, alors que, nous, on travaille pour les gens ordinaires et la classe moyenne», a-t-il dit.Les Solidaires espèrent maintenant que les électeurs progressistes, qui désapprouvent cette nomination et qui votent habituellement pour le PQ, rejoindront les rangs de leur parti.«C\u2019est une journée de grands troubles, de remises en question.Des gens qui croyaient que le PQ était encore un tantinet progressiste, aujourd\u2019hui, ils doivent être déçus et faire le deuil du parti de René Lévesque», a indiqué M\u201c® David.Le Devoir i ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Marois propose de « réfléchir de nouveau à notre avenir » La chef du Parti québécois, Pauiine Marois, veut réfléchir à l\u2019avenir du Québec au sein de la fédération canadienne.A la tête d\u2019un gouvernement majoritaire, elle conviera les Québécois à l\u2019élaboration d\u2019un Livre blanc sur l\u2019avenir politique du Québec \u2014 une vaste consultation \u2014, après quoi elle pourrait tenir un référendum sur la souveraineté du Québec.«Le temps est effectivement venu de réfléchir de nouveau à notre avenir», ^ déclaré samedi après-midi M\u201c® Marois devant quelque 700 militants péquistes réunis en conseil national électoral à Laval.A lire sur LeDevoir.com/dossiers.CONCOURS LE DEVOIR Libre de penser SPA EASTMAN m EXPO/-^.manger santé «\u2022vivre vert Uhy u)uht\tdéteMvumrd^ px)uhy cJtopiûv UivUOUVtCUA/ COUREZ LA CHANCE DE GAGNER Un séjour de 2 nuits pour 2 personnes « Forfait Spa de Destination ou Spa Eastman manger santéetvivre vert Valeur 860$ (avant taxes) MONTREAL - Palais des congrès 21.22.23 MARS 2014 Le tirage aura lieu le 21 mars 2014.Pour participer, remplissez le formulaire en ligne: www.iedevoir/concours Une candidature vedette mal accueillie par les syndicats ERIC DESROSIERS annonce de la candidature de Pierre Karl < Péladeau aux élections générales sous la bannière du Parti québécois est plutôt mal reçue par les syndicats et suscite une réaction de réserve et de prudence de la part du Conseil du patronat du Québec (CPQ).La réaction la plus tranchée est venue de la Fédération des travailleurs du Québec, pour laquelle l\u2019homme d\u2019affaires a probablement été «l\u2019un des pires employeurs que le Québec ait connus.Est-il besoin de rappeler M.Péladeau traîne avec lui un record de 14 lockouts ?, a dit par communiqué la centrale syndicale dimanche.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un actif positif pour le PQ.» La réception n\u2019est guère plus enthousiaste du côté de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).«On ne peut pas dire que ce soit une surprise, puisque la rumeur courait depuis longtemps et que les opinions souverainistes de M.Péladeau sont bien connues, a d\u2019abord observé au Devoir son président, Jacques Létourneau.D\u2019un autre côté, on se dit qu\u2019un homme comme lui aurait probablement plus eu sa place dans des partis plus à droite, comme le Parti libéral ou la CAQ.» Chose certaine, poursuit le chef syndical, il faudra «le garder à l\u2019œil, surtout s\u2019il se retrouve ministre».Président de la centrale syndicale qui représentait notamment le personnel de la rédaction durant le lockout au Journal de Montréal, Jacques Létourneau rappelle que Pierre Karl Péladeau réclamait à l\u2019époque qu\u2019on assouplisse le Code du travail alors que les trois principaux partis à l\u2019Assemblée nationale en concluaient, au contraire, qu\u2019il avait besoin d\u2019être resserré.Le chef de la CSN ne croit pas, par ailleurs, qu\u2019il faille obliger M.Péladeau à vendre ses parts dans son entreprise.«Ce ne serait pas la première fois qu\u2019un politicien a des intérêts dans un secteur économique.» Garant de succès ?Se disant tenu par un certain devoir de neutralité, le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, n\u2019a pas voulu commenter la nouvelle.«Je dirai seulement qu\u2019il est important pour toutes les formations politiques d\u2019avoir des gens de la communauté d\u2019affaires qui s\u2019impliquent, a-t-il déclaré au Devoir.Pas parce qu\u2019ils sont nécessairement meilleurs que les autres, mais parce qu\u2019ils peuvent apporter un point de vue dont il faut tenir compte.» Il note, par contre, que «le fait d\u2019avoir eu du succès en affaires n\u2019est d\u2019aucune façon une garantie qu\u2019on en aura aussi en politique».Le Devoir 1^ Lire aussi > Notre couverture de samedi des éiections québécoises 2014 Coaiition avenir Québec: les professeurs évalués, mais pas mieux rémunérés Au moins 40% de femmes au Conseil des ministres, promet Philippe Couillard Québec soiidaire rejette la proposition du Parti québécois de se rallier Le candidat iibérai Gaétan Barrette aurait voté « Oui » au référendum de 1995 Tous ces articles sont publiés sur LeDevoir.com/dossiers. LE DEVOIR, LE LUNDI 10 MARS 2014 A 3 QUEBEC 2014 / JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard a rencontré des électeurs, dimanche, à Dolheau-Mistassini.Cette ville du Saguenay-Lac-Saint-Jean est comprise dans Roherval, la circonscription où espère se faire élire le chef libéral.Les électeurs devront choisir entre un référendum et des emplois, dit Couillard ROBERT DUTRISAC à Dolbeau-Mistassini Avec l\u2019arrivée de Pierre Karl Péladeau sur la scène politique et l\u2019accent mis par Pauline Marois sur la souveraineté, le chef libéral, Philippe Couillard, soutient que la seule question de l\u2019élection {ballot question), c\u2019est de choisir entre les emplois et le référendum.Lors de son discours d\u2019investiture devant quelque 200 militants, dans sa circonscription de Roherval, dimanche en début d\u2019après-midi, Philippe Couillard y est allé d\u2019une envolée manichéenne.« Tu veux-tu un gouvernement qui va s\u2019occuper avant tout d\u2019économie, d\u2019emploi, de santé, d\u2019éducation, des jobs aux jeunes [.] ou tu veux-tu un gouvernement qui nous engage \u2014 ils [les péquistes] Vont dit ce matin, c\u2019était d\u2019une clarté magnifique \u2014 sur la voie référendaire.Choisis: un ou l\u2019autre.Y a pus de gris, c\u2019est noir ou c\u2019est blanc, c\u2019est bleu ou c\u2019est rouge.C\u2019est comme ça que ça va se décider», a-t-il déclaré.C\u2019est pour le chef libéral, «la question principale, la question de l\u2019élection».Philippe Couillard s\u2019est gardé d\u2019attaquer personnellement Pierre Karl Péladeau.« Toutes les candidatures sont respectables.Il ne ÉLECTIONS 2014 faut pas critiquer les personnes qui se présentent en politique.Moi, je trouve ça bien», a-t-il dit à ses militants qui voulaient d\u2019évidence entendre autre chose.Au cours d\u2019un point de presse en matinée qui portait sur le versement d\u2019une partie des redevances minières et pétrolières aux régions, Philippe Couillard avait réagi stoïquement à la candidature du magnat médiatique.Le chef libéral n\u2019a pas voulu qualifier la crédibilité de Pierre Karl Péladeau sur le plan économique, se contentant de mentionner que « c\u2019est quelqu\u2019un de connu».«Toutes les candidatures sont bonnes, de la même façon que M.Leitao, M.Coiteux, M.Daoust sont des recrues extraordinaires pour notre équipe», a-t-il affirmé.Jeudi, le chef libéral avait présenté son équipe économique, formée de deux économistes Michel Coiteux et Carlos Leitao ainsi que de l\u2019ex-p.-d.g.d\u2019investissement Québec, Jacques Daoust.Philippe Couillard n\u2019a pas voulu commenter le poids du propriétaire du conglomérat Québécor dans l\u2019univers médiatique, ni la pression qu\u2019il pourrait exercer à ce titre une fois en politique.Le PQ se prépare à tenir un référendum, et il y en aura un assurément, juge-t-il, si Pau- line Marois obtient une majorité.«On vient d\u2019avoir la réponse hier [samedi].Vous avez vu le grand spectacle.[.] C\u2019était grandiose.Le monde disait: \u201cOn veut un pays!\u201dAye! On en a un, un pays.Vous êtes citoyens d\u2019un des plus grands pays du monde, une citoyenneté qui est très recherchée.On est fiers d\u2019être Québécois dans ce grand-pays-là », a fait valoir Philippe Couillard.Bataille difficile dans Roherval Par ailleurs, le chef libéral a confirmé que la lutte qu\u2019il mène dans sa circonscription contre le péquiste Denis Trottier était «difficile».11 n\u2019a pas nié qu\u2019un sondage du parti le désignait comme le perdant.«Toutes les batailles de la vie sont difficiles», a-t-il fait observer.11 aurait pu rester dans Qutremont, comme le lui recommandait son entourage.« J\u2019aime Montréal, j\u2019y suis né, à Outremont, j\u2019y ai grandi», a-t-il dit.Mais c\u2019est à Saint-Félicien, d\u2019où vient sa femme, qu\u2019il a choisi d\u2019habiter.«Je n\u2019ai pas de maison ailleurs.C\u2019est ici, chez nous», a rappelé Philippe Couillard, comme il le rappelle aux électeurs de sa circonscription à chaque occasion.Le Devoir Sondage : la majorité loin d\u2019être acqnise à Marois La partie n\u2019est pas gagnée d\u2019avance pour Pauline Marois : le Parti québécois (PQ) et le Pard libéral (PLQ) obdendraient tous deux l\u2019appui d\u2019environ 36% des électeurs, bien que le pard de M\u201c® Marois soit actuellement en avance dans une majorité de circonscriptions, selon un coup de sonde CRQP-Radio-Canada rendu public dimanche soir.Le PQ se place à 42% dans les intentions de vote des électeurs francophones, contre 25% pour le PLQ.La Coalition avenir Québec obtient 20% de l\u2019appui des francophones.En outre, pas moins de 61% des Québécois auraient voté «non» si im référendum s\u2019était tenu ces jours-ci, révèle le sondage.Seulement 39% des répondants auraient voté en faveur de la séparation du Québec, après répard-don des indécis, a expliqué Youri Rivest, vice-président de CRQR L\u2019appédt des Québécois pour la souveraineté a peu fiuctué ces dernières aimées, en dépit de la montée en fièche du PQ dans les intentions de vote.Le Devoir TLMEP: François Legault dénonce Radio-Canada François Legault estime que les producteurs de l\u2019émission Tout le monde en parle auraient dû procéder par tirage au sort pour déterminer à quel moment chaque chef sera invité sur le plateau, plutôt que d\u2019offrir à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, le premier choix.L\u2019équipe de M\u201c® Marois a choisi une présence le 6 avril, soit à la veille des élections (ce qui sera une première pour une campagne provinciale).Philippe Couillard sera présent la semaine précédente, alors que M.Legault ira le 16 mars (Françoise David y était le 9 mars).L\u2019animateur de l\u2019émission, Guy A Lepage, a défendu la décision de son équipe en rappelant que, depuis que l\u2019émission existe, le chef de gouvernement a toujours eu le premier choix, suivi du chef de l\u2019opposition.Le Devoir Houda-Pepin en appelle à tous La candidate indépendante demande l\u2019appui financier des Québécois de toute allégence pour défaire Gaétan Barrette ERIC DESROSIERS La députée de La Pinière et candidate indépendante à sa réélection, Fatima Houda-Pepin, en appelle à l\u2019appui des électeurs de toutes allégeances politiques et de toutes les régions du (Québec pour l\u2019aider à défaire le candidat que lui oppose son ancien parti, «l\u2019ambitieux vire-capot» Gaétan Barrette.Chassée récemment du parti sous la bannière duquel elle s\u2019était fait élire six fois auparavant, l\u2019ex-députée libérale a encouragé, dimanche, ses électeurs de la Rive-Sud, près de Montréal, à «voter pour les convictions» d\u2019une «libérale et d\u2019une fédéraliste testée et éprouvée», mais aussi d\u2019une élue s\u2019étant toujours fait un point d\u2019honneur de représenter les intérêts de tous ses commettants, plutôt que pour «l\u2019ambition» «d\u2019un opportuniste, d\u2019un vire-capot, qui a fait le tour des partis politiques dans le seul but de devenir, un jour, ministre».Lutte contre l\u2019intégrisme Expulsée du Parti libéral par le chef Philippe Couillard en raison d\u2019un différend sur le projet de charte de la laïcité, Fatima Houda-Pepin lançait officiellement sa campagne électorale, dimanche, dans le petit local bondé de sa permanence du boulevard Taschereau, à Brossard.Des gens de toutes les origines culturelles assistaient à l\u2019événement, de même que des personnes se présentant comme des électeurs péquistes.Un ancien organisateur du PQ et du Bloc québécois bien connu de la région, Roger Fournier, a même tenu à signer le bulletin de candidature de l\u2019ex-dé-putée libérale.Une source à l\u2019état-major du Parti québécois ayant demandé l\u2019anonymat indique qu\u2019on verrait d\u2019un bon œil la réélection de M\u201c® Houda-Pepin et qu\u2019on n\u2019entend pas lui opposer de candidat-vedette.La Pinière compte parmi les trois seules circonscriptions où le PQ n\u2019a toujours pas de candidat.La candidate indépendante se garde bien de parler d\u2019une alliance avec le camp péquiste.Elle note seulement qu\u2019elle a toujours eu pour électeurs des sympathisants d\u2019autres partis.«Ce n\u2019est pas pour rien que fai des majorités de 10000 voix.Ils ne sont pas tous des libéraux.Les gens votent pour la personne.Ça ne date pas d\u2019hier.» Suivie dans son exil politique forcé par les anciens membres de son exécutif de comté, Fatima Houda-Pepin a plusieurs fois souligné devant ses partisans, dimanche, que le seul à n\u2019avoir montré aucune ouverture à ses idées sur la lutte contre l\u2019intégrisme et la défense dq la neutralité religieuse de l\u2019État avait été son ancien chef, Philippe Couillard.Elle en a profité pour saluer la promesse, samedi, du Parti québécois, de s\u2019inspirer de son idée de mettre sur pied un centre de recherche sur les crimes dits d\u2019honneur et la lutte contre l\u2019intégrisme.Caisse électorale En se faisant montrer la porte de son parti, la députée sortante a vu, du même coup, les quelque 40000$ que contenait sa caisse électorale aller financer la campagne de son adversaire libéral.Depuis, elle dit avoir réussi à amasser assez d\u2019argent pour avoir ses propres affiches électorales, «quoiqu\u2019en plus petit nombre qu\u2019à l\u2019habitude».Pour faire plus, elle compte sur l\u2019appui financier non seulement de ses électeurs, mais aussi de ceux ailleurs au Québec qui se reconnaîtraient dans son combat.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir Citizen Karl Y Stéphane Baillargeon Un «syllogisme presque parfait».C\u2019est en évoquant ainsi la logique aristotélicienne que l\u2019homme des grosses affaires Pierre Karl Péladeau (PKP), ancien étudiant de philosophie, a résumé la logique justifiant son engagement politique.«Si le Parti québécois n\u2019était pas souverainiste, vous ne seriez pas là ce matin ?», a demandé un journaliste.En riant, un peu, le redoutable rhétoricien a répété les prémisses majeures et mineures de la proposition : le PQ défend une option politique souverainiste; lui-même se présente dans la circonscription de Saint-Jérôme pour le PQ.D\u2019où la vérité formelle de la conclusion: PKP est souverainiste.« C\u2019est le syllogisme presque parfait.» Dans ce genre de raisonnement, pour faire court, si on accorde une chose, d\u2019autres vérités en découlent nécessairement.Le syllogisme du magnat des médias pourrait aller ainsi: le patron de presse est surpuissant.Pierre Karl Péladeau est un patron de presse.Pierre Karl Péladeau est surpuissant.Un autre raisonnement en apparence valide observe qu\u2019un magnat des médias engagé en politique active peut représenter un dangereux défi en démocratie.Qr, Pierre Karl Péladeau est maintenant un magnat des médias engagé en politique.Donc, Pierre Karl Péladeau constitue un danger potentiel dans la démocratie québécoise.Tous les pays ont leur magnat des médias, leur baron de la presse, leur media mogul et leur Me-dienunternehmer.Tous ne se lancent pas en politique active, comme Silvio Berlusconi, il Cavalière.Des commentateurs ne se gênent d\u2019ailleurs pas depuis la rumeur de l\u2019engagement du grand patron de Québécor (et encore plus depuis qu\u2019elle est confirmée) pour établir des parallèles avec le fondateur du groupe de communication italien Mediaset et du mouvement politique de centre droit Forza Italia.Tout ce qui est rationnel n\u2019est pas nécessairement raisonnable.(Jertes, les magnats des médias pèsent lourd dans le jeu politique depuis l\u2019invention de l\u2019espace public, ou presque.La presse, comme la radio, la télé ou InterneC sert à diffuser des informations, mais aussi à relayer la propagande.La communication, c\u2019est le pouvoir ou, enfin, une de ses formes fondamentales.Dont acte.L\u2019efficacité de la communication se mesure en partie à la taille du haut-parleur.Au fond, les très grandes mécaniques constituées depuis le XIK® siècle exacerbent les caractéristiques de base du système communicationnel tout en exposant un paradoxe : à force de concentrer la parole et les points de vue, on finit par miner l\u2019essence même du débat, de l\u2019échange, de la démocratie.L\u2019empire des communications Québécor canalise beaucoup de pouvoir.11 aide même à faire du Québec une des sociétés les plus médiatique-ment concentrées d\u2019Qccident.D\u2019où les craintes que cette formidable machine serve son ancien maître et ses idées.Les journalistes de TVA, de LCN ou du Journal de Montréal sont les premiers à reconnaître le péril.Seulement, M.Péladeau a remis sa démission de tous les postes de direction qu\u2019il occupait dans son entreprise et au sein d\u2019Hydro-Québec.11 va également placer ses avoirs en fiducie.Ces pare-feu vont très certainement interdire les magouilles.La recrue péquiste a aussi rappelé que, dans son ancienne grande famille québécorienne, il y a de la place pour un «arc-en-ciel» d\u2019opinions.Dans les médias de l\u2019empire, on trouve des chroniqueurs conservateurs nationabstes canadiens et des chroniqueurs progressistes québécois, peut-être même fédéralistes.11 n\u2019y a rien de plus naturel que de défendre des idées en politique comme dans les médias.Gesca, le bras médiatique de Power Corporation, ne sert-il pas depuis des décennies à répandre la bonne nouvelle fédéraliste et libérale?Le Devoir aussi occupe ,son créneau en défendant l\u2019autre nationabsme.À chacun ses valeurs et que toutes se confrontent.Et une valeur, c\u2019est « ce qui vaut la peine de.».11 y a une illusion, un vice de raison, bien sûr.La diversité d\u2019opinions existe certainement au sein de l\u2019empire médiatique québécois, mais la moyenne penche plutôt d\u2019un certain bord, on pourrait dire du côté du conservatisme fiscal et identitaire, sans attrait pour les traditions conservatrices morales.La grosse moyenne oscille autour de Richard Martineau et Mathieu Bock-Côté.C\u2019est cette perspective qui a en partie forcé la mutation des entreprises de M.Péladeau.11 avoue lui-même être perçu comme «pugnace» ou «déterminé».Indeed.11 a fallu quatorze lockout pour réussir, dont le plus long de l\u2019histoire de la presse au Journal de Montréal, avec le recours légal à des «travailleurs de substitution», scabs sans le nom quoi.C\u2019est aussi cette perspective qui s\u2019implante avec force au PQ avec la prestigieuse nouvelle recrue.Pierre Karl Péladeau a férocement défendu ses valeurs au sein de l\u2019empire bâti par son père.11 entre maintenant en pobtique active pour tenter de transformer le Québec, sa patrie.Pas besoin de la clairvoyance d\u2019un philosophe de l\u2019Antiquité pour comprendre que, si la chance lui sourit, il tentera probablement de remplacer Pauline Marois à la tête du pard et de l\u2019État.Tout ce qui s\u2019affirme en puissance chez Pierre Karl Péladeau, son entéléchie selon un autre beau mot d\u2019Aristote, y trouverait son accompbssement.Qn pourrait en faire un nouveau syllogisme de l\u2019engagement.Le premier ministre occupe le poste de pouvoir le plus puissant du Québec.Pierre Karl Péladeau est attiré par le pouvoir.Pierre Karl Péladeau va chercher à occuper le poste de premier ministre. A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 MARS 2014 ACTUALITES Capricieuse Jean-François Nadeau ACookshire, capitale de mon enfance, au hasard d\u2019un bel après-midi d\u2019été, un vieux monsieur débarque à la maison.Mocassins en cuir souple, polo coloré, tricot sur les épaules façon Kennedy, il affiche l\u2019air de ces vacanciers devant l\u2019éternité qui peuplent les côtes de la Nouvelle-Angleterre.Il est accompagné de sa fille qui, à la voir clopiner à ses côtés, n\u2019apparaît pas beaucoup moins vieille que lui.C\u2019était il y a longtemps.J\u2019étais encore enfant.Il s\u2019appelait Wilkinson, si je me souviens bien.Au début du XX® siècle, il habitait cette maison de bois devenue la nôtre.Pour une dernière fois, il souhaitait la revoir.Pouvait-il?Mais bien sûr.Entrez.Le passé, voyez-vous, est une chose terriblement présente dans nos existences, sauf peut-être durant les campagnes électorales où l\u2019on ne parle toujours que de l\u2019avenir radieux de la nation.Mais je m\u2019égare.Pardon.Bref, j\u2019apprenais en écoutant ce visiteur que nous avions eu tous deux, à quatre-vingts ans de distance à peu près, une cabane perchée dans les branches du même gros arbre.Je posai devant lui un petit cheval de fer ancien, un pistolet de corsaire en bois et quelques photos tirées à l\u2019albumine que nous avions retrouvés dans la maison.Il les reconnut comme autant de fragments de souvenirs de sa vie passée toujours vivante.Mon père et moi avions aussi déniché, non loin de la maison, sous un tas de ferraille, une longue baïonnette, cet instrument savamment conçu par des hommes pour en embrocher d\u2019autres.Je la posai aussi devant lui.Il la tourna et la retourna dans ses mains, l\u2019œil allumé, puis bouleversé.«C\u2019était celle de mon oncle avec laquelle on s\u2019amusait».L\u2019oncle en question, expliqua-t-il en prenant une gorgée du thé offert par ma mère, avait été au nombre des engagés volontaires partis du Canada pour la Crimée au nom de cette Angleterre éparpillée à la surface du globe en confettis d\u2019Empire.À regarder s\u2019agiter devant l\u2019Ukraine d\u2019aujourd\u2019hui le tsar du moment, Vladimir Poutine, on oublie ou on ignore tout simplement ce que représenta ce conflit dévastateur entre 1853 et 1856.La guerre de Crimée anticipe presque tout de l\u2019horreur de la guerre de la grande guerre de 1914.Au moins 500000 hommes y perdirent la vie.De sa défense tragique de Sébastopol, Moscou gardera souvenir des espaces boueux et puants, vaste et curieux amoncellement de poutres, de débris, de pierrailles, de planches et de branches fracassés par de nouveaux types d\u2019obus autour desquels bourdonnent les balles des carabines tandis qu\u2019on installe des plates-formes, des casemates et des souterrains en ramenant derrières les lignes du front les corps hachés par la mitraille.La coalition qui assiège les Russes se trouve elle aussi bien souvent au désespoir, même si elle va finir par gagner la guerre.Les Britanniques et leurs coloniaux vont notamment charger avec une brigade légère contre les canons russes à Balaklava, un fait d\u2019armes qui gonfle d\u2019orgueil les chefs de guerre autant que la terre des cimetières.Cette tristement célèbre charge, lancée au milieu de la Vallée de la mort, donne lieu aux premières tricheries photographiques de la part de Roger Eenton, grand pionnier du photo-reportage.Mais je m\u2019égare encore.Alors que se joue l\u2019avenir de l\u2019Ukraine et de la Crimée, je voulais rappeler ici que cette épouvantable guerre du XIX® siècle eut aussi une importance capitale et tout à fait insoupçonnée dans l\u2019histoire du Canada français.Pourquoi?Parce que la France était alliée de l\u2019Angleterre dans ce conflit En juillet 1855, pour la première fois depuis la Conquête anglaise de 1763, un vaisseau français peut remonter sans crainte d\u2019être coulé l\u2019immense fleuve Saint-Laurent On n\u2019a pas idée aujourd\u2019hui de ce que cela représente pour la population locale.Ce vaisseau de guerre, baptisé La Capricieuse, est accueilli partout en triomphe, comme s\u2019il constituait à lui seul une armada libératrice au moins pour les consciences.On écrit des poèmes qui chantent La Capricieuse.Le capitaine Belvèze est tenu d\u2019office pour un héros immense.On chante sa gloire, qui est celle de la France retrouvée.Le tricolore républicain flotte sur tous les édifices de Québec.La population se précipite au port pour faire sur les quais un triomphe aux marins français.Dans la foulée de cet événement, un consulat de la France au Québec voit le jour.La Capricieuse annonce dans son sillage l\u2019ouverture d\u2019une nouvelle période dans l\u2019histoire.Le Québec et la France renouent enfin.Jusque-là, même les livres français devaient transiter par Londres! En 1880, à l\u2019initiative du premier ministre Joseph-Adolphe Chapleau, la Banque de Paris et des Pays-Bas, aujourd\u2019hui connue sous le nom de BNP Paribas, prêtera quatre millions au gouvernement de Québec à un taux d\u2019intérêt annuel de 5%.Ce n\u2019est pas un cadeau.Ni un miracle.Mais c\u2019est une première.Ainsi, la guerre de Crimée ne fait pas que des morts.Elle engendre des petits, loin de l\u2019Ukraine, sur les rives du Saint-Laurent.Il en va souvent de la sorte au grand théâtre des armées : une autre pièce se déroule en arrière-scène, un peu comme lors des élections, ce spectacle de va-t-en-guerre qui se révèle après coup n\u2019être que celui de va-de-la-gueule nous pensant incapables de voir où se termine le nationalisme des uns et où se commence celui des autres.UQAM CHAIRE RAOUL-DANDURAND I, EN ÉTUDES STRATÉGIQUES ET DIPLOMATIQUES Ecoles d\u2019été 2014 Missions de paix, opérations humanitaires et consolidation de la paix Offertes aux professionnels et aux étudiants des cycles supérieurs de toutes les universités INSCRIPTION Jusqu\u2019à 3 semaines avant les écoles NOUVEAUTÉ: Cours à la carte pour les professionnels RENSEIGNEMENTS 514 987-3000, poste 5009 fspd@uqam.ca Opérations humanitaires 5 au 10 mai 2014 Missions de paix des Nations Unies 26 au 31 mai 2014 Consolidation de la paix 9 au 14 juin 2014 UQAM Faculté de science politique et de droit Université du Québec à Montréai a ^0- www.dandurand.uqam.ca Laval renforce son dispositif pour l\u2019intégrité PHILIPPE ORFALI Le maire de Laval poursuit ses réformes visant à purger l\u2019hôtel de ville de toute forme de malversation.Marc Demers a annoncé dimanche qu\u2019il créerait un Bureau de protection de l\u2019intégrité au sein de l\u2019administration laval-loise, en plus de laisser les coudées franches à l\u2019ombudsman et au vérificateur général de la Ville et de permettre à l\u2019UPAC et à la commission Charbonneau d\u2019interroger ses ex-avocats.Des lettres ont déjà été envoyées à la juge France Charbonneau et au commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière.Libérés du secret professionnel, les avocats qui ont représenté Laval dans des dossiers qui font l\u2019objet d\u2019une enquête de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) ou de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction pourront être interrogés, a assuré Marc Demers.«Les citoyens veulent savoir ce qui s\u2019est passé, les différentes façons dont la collusion, la corruption s\u2019est faite à Laval», a-t-il indiqué au Devoir.Des outils Sous peu, les citoyens pourront faire appel à l\u2019ombudsman sans avoir à se tourner d\u2019abord vers les tribunaux en cas de démêlés avec la Ville.Et le vérificateur n\u2019aura plus à faire approuver le recours à toute expertise externe par les élus.Enfin, le nouveau Bureau de protection de l\u2019intégrité, en lien direct avec la po- lice de Laval, assurera la «protection de l\u2019intégrité et de l\u2019éthique de l\u2019appareil municipal et de ses employés».Une mesure que déplore Jean-Claude Gobé, chef d\u2019Ac-tion Laval, parti d\u2019opposition.«On aurait dû prendre l\u2019exemple de Montréal et nommer un inspecteur général plutôt que d\u2019ouvrir la porte à une influence de plus en plus forte de la police dans l\u2019administration municipale», affirme M.Gobé.Le Devoir DOUG BALL LA PRESSE CANADIENNE A la veille du référendum de 1980, Réginald « Reggie» Chartrand est remonté sur le ring pour vaincre, dans un très court combat, un mauvais boxeur sympathisant de l\u2019option du Non.RÉGINALD « REGGIE» CHARTRAND 1932-2014 La dernière bagarre d\u2019un « chevalier de l\u2019indépendance » JEAN-FRANÇOIS NADEAU Le boxeur et militant indépendantiste Réginald « Reggie » Chartrand est décédé au soir du 8 mars à Montréal.Voué dans les années 1960 à la défense du socialisme, ce personnage coloré était peu à peu passé à une relative marginalité après s\u2019être montré favorable à certaines positions conservatrices.Né en 1932 à Clarence Creek, près d\u2019Ottawa, il grandit dans la ville minière de Timmins, où son père est bûcheron.Reggie Chartrand quitte l\u2019école sans avoir terminé sa huitième année.Au cours des années 1950, il s\u2019engage dans 37 combats de boxe professionnels.Après avoir rempli des salles, il sera videur dans des bars.Son métier de pugiliste, il l\u2019enseignera à Montréal.Le local de son école devient bientôt le lieu de rassemblement des Chevaliers de l\u2019indépendance, groupe qu\u2019il fonde en 1964 autour d\u2019une idée de la chevalerie plus ou moins définie au nom de son idéal d\u2019un Québec souverain.Les Chevaliers de l\u2019indé- La boxe a toujours pris chez lui valeur d\u2019allégorie de la lutte de libération nationale pendance sont facilement reconnaissables à leur blason et à leurs manières musclées.Reggie Chartrand est régulièrement roué de coups et arrêté.Lors de l\u2019émeute de la Saint-Jean de 1968, il est violemment battu.Il partage alors une cellule avec Pierre Bourgault, qui témoignera l\u2019avoir vu très affaibli, brisé, souffrant.Socialiste A la revue de gauche Parti pris, il précise en décembre 1964 son attachement au socialisme.«Je sais qu\u2019à Ville Mont-Royal, Westmount ou Outremont, il y a des chiens qui mangent deux livres de steak par jour, alors que dans la même ville, dans l\u2019est de Montréal, Saint-Henri, Ville Jacques-Cartier, il y a des familles qui n\u2019ont même pas deux livres de steak à manger par semaine.» Il est certain que «l\u2019humanité a perdu des siècles» avec le capitalisme.A l\u2019élection de 1966, il est candidat du Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale (RIN) dans Verdun.Après le sa-bordement du RIN et l\u2019entrée en scène du Parti québécois en 1968, l\u2019ère des prophètes de Résultats des tirages du : 2014-03-08 Il 16 18 33 34 35 Prochain gros lot (approx.) : 7 000 000 $ 5 LOTS GARANTIS DE 1 000 000 $ (Numéro complet non decomposable) 13 15 19 24 31 41 8741617 La saison de hockey est commenceei Gages In'?18801826-04\t\t18891290-01\t\t18953195-02\t\t66674235-03\t\t93417958-02 Résultats des tirages du : 2014-03-07 .2 ^AXMILLIONS 30 lots de 1 million $ 6269437 SÉLECTIONS NON DÉCOMPOSABLES l\u2019indépendance cède la place à celle de professionnels de la représentation politique.Reggie Chartrand ne trouve plus facilement sa place.En 1972, il publie ses mémoires intitulés La dernière bataille.A la veille du référendum de 1980, on le voit remonter sur le ring pour vaincre, dans un très court combat, un mauvais boxeur sympathisant de l\u2019option du Non.La boxe a toujours pris chez lui valeur d\u2019allégorie de la lutte de libération nationale, comme chez les Noirs américains.Antiféminisme Dès le début des années 1970, Reggie Chartrand a du mal à accepter que les femmes puissent penser aussi à d\u2019autres luttes que celle de l\u2019indépendance nationale.En 1984, il signe un pamphlet antiféministe intitulé Dieu est un homme parce qu\u2019il est bon et fort.En 1987, devenu chef d\u2019un parti politique baptisé Action Québec, il se dit favorable à une éducation religieuse stricte.Action Québec est opposé à la régulation des naissances et considère que l\u2019application d\u2019une morale sévère est une façon prometteuse de contrer le sida.Son chef affirme aussi regretter le temps de Duplessis où «les femmes étaient à leur vraie place, au foyer, à élever les enfants».En 2010, considérablement amoindri, l\u2019ancien boxeur fait une de ses dernières apparitions publiques au lancement d\u2019un documentaire que lui consacre Jules Falardeau.Reggie Chartrand, patriote québécois aborde son militantisme en faveur de l\u2019indépendance.En 2011, il a reçu la médaille Bene Merenti de Patria de la Société Saint-Jean-Baptiste.Le Devoir COMMISSION CHARBONNEAU La FTQ-C dit s\u2019être réformée La FTQ-Construction (FTQ-C) affirme avoir changé bien des choses depuis les épisodes problématiques relatés à la commission Charbonneau.D\u2019abord, pour Yves Ouellet, directeur général de la FTQ-C, il n\u2019est pas question de faire la promotion de dossiers provenant d\u2019entrepreneurs auprès du Fonds de solidarité.Devant la Commission, l\u2019ancien directeur général Jocelyn Dupuis avait admis avoir fait la promotion de dossiers pilotés par ses amis entrepreneurs auprès de la SO-LIM, le bras immobilier du Fonds de solidarité.«Moi, je siège au Fonds pour la FTQ-Construction.Je n\u2019amène pas de dossier au Fonds de solidarité.Ce n\u2019est pas mon rôle.Mon rôle, c\u2019est de m\u2019occuper des sections locales, de m\u2019occuper des travailleurs, pas de m\u2019occuper des entreprises qui veulent aller au Fonds de solidarité.Je ne peux pas faire enquête sur comment ça s\u2019est dit, comment ça s\u2019est fait [à l\u2019époque].Moi, ce que je vous dis, c\u2019est que la FTQ-Construction, on n\u2019amène pas de dossiers au Fonds de solidarité.Et si quelqu\u2019un nous dit \u201cÉcoute, j\u2019aimerais ça parler au Fonds\u201d, [je vais lui dire] \u201cJe vais te donner le numéro de téléphone, appelle-le\u201d.» Ce n\u2019est pas à moi à faire ça», affirme M.Ouellet.Le directeur général assure que la FTQ-C, une organisation syndicale qui compte 75000 membres dans l\u2019ensemble du Québec, fait aussi preuve de plus de transparence qu\u2019avant.«Les choses ont énormément changé.Pensez-vous vraiment qu\u2019on a attendu la commission Charbonneau pour faire des choses?Bien non! Si on n\u2019avait pas changé, ils seraient déjà entrés chez nous et ils nous auraient dit \u201cça ne marche plus\u201d.En 2008, il y avait des choses qui n\u2019étaient pas claires, c\u2019est vrai, comme les rapports de dépenses.Si on s\u2019est retrouvé dans des problématiques comme celles-là, c\u2019est parce qu\u2019on avait une manière d\u2019opérer qui n\u2019était pas claire, qui n\u2019était pas limpide», dit-il.Entre autres changements, les états financiers sont désormais disponibles sur le site sécurisé de la FTQ-C, et sont ainsi accessibles aux membres.La Presse canadienne Pensez-vous vraiment qu\u2019on a attendu la Commission pour faire des choses ?Yves Ouellet 05\tOZ\t26\t28\t29\t38\t46\t02\t10\t20\t29\t02\tOZ\t46 10\t21\t34\t36\t39\t44\t48\t03\t23\t35\t38\t41\t42\t49 oz\t15\t26\t28\t34\t3Z\t42\t02\t00\t00\t14\t20\t40\t41 03\t07\t08\t32\t37\t39\t48\t04\t06\t11\t12\t21\t29\t37 02\t05\t13\t23\t25\t42\t4Z\t08\t11\t10\t20\t29\tOZ\t46 02\t04\t05\t11\t10\t20\t46\t12\t16\t10\t24\t20\t42\t40 01\t04\t12\t24\t45\t48\t49\t04\t10\t20\t26\t02\t00\t40 04\t13\t19\t34\t35\t45\t4Z\t04\t12\t18\t20\t24\t00\t46 02\t19\t27\t29\t36\t40\t43\t10\t12\t16\t22\t23\t39\t42 02\t03\t09\t11\t32\t43\t49\t10\t19\t21\t20\t06\t45\t4Z 10\t13\t16\t17\t18\t32\t45\t09\t11\t10\t24\tOZ\t00\t45 03\t08\tiz\t29\t33\tOZ\t49\t01\tOZ\t11\t21\t01\t00\t05 01\t24\t2Z\t29\t36\t42\t48\t01\t02\t05\tQ1\t20\t29\t01 02\t07\t17\t25\t29\t42\t46\t01\t10\t16\t26\t31\t33\t36 14\t21\t25\t2Z\t29\t36\t46\t01\t02\tOZ\t15\t20\t29\t40 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Quebec cette derniere a priorité Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 porter raffinée sur toute la ligne Fin du solde demain.Porter lance des rabais qui comptent.Jusqu\u2019à 50 % de rabais sur le tarif de base de Porter.Donnez votre 110 % et allez droit au but.Réservez avant le 11 mars.LOCAUX VISITEURS I I lU X SUR LE TARIF DE BASE SUR LE TARIF DE BASE ftev po Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 11 mars 2014.Voyagez d\u2019ici le 30 juillet 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX 2 par jour TORONTO 16 par Jour 167$ 126$ \t\t\t\t \t\t\t\t CHICAGO\tMYRTLE BEACH NEW YORK WASHINGTON Dulles PRIX 240$ 276$ 219$ 171 $ Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com \u2018Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de i\u2019Est ie 11 mars 2014.Voyagez d\u2019ici le 30 juillet 2014.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles du 18 au 21 avril 2014,16 au 19 mai 2014 et du 27 juin au 1 juillet 2014.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Porter peut exiger un achat 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 10 MARS 2014 EDITORIAL CRISE POLITIQUE EN TURQUIE Les ébranlements Juste en face de la Crimée, soit sur la rive sud de la mer Noire, se trouve Istanbul, où tous les ingrédients ayant convaincu les Ukrainiens d\u2019amorcer leur révolution en novembre dernier sont désormais réunis.Signe distinctif?La promiscuité des maux politiques est plus prononcée en Turquie qu\u2019elle ne l\u2019était chez son voisin du nord.L a somme des vices politiques, et donc des répressions qui lui sont intrinsèques, a atteint en Turquie un total si effarant qu\u2019il laisse présager une suite sanglante.Voire une lutte sans merci entre le premier ministre.Recep Tayyip Erdogan, et Fethullah Gülen, son ex-allié, qui se trouve être le chef de file d\u2019une confrérie qui porte son nom et qui a surtout énormément d\u2019influence sur l\u2019appareil d\u2019Etat en général et le judiciaire en particulier.Toujours est-il qu\u2019au cours des dernières semaines une soixantaine de dirigeants ont été mis en garde à vue, trois ministres ont été renvoyés à cause des magouilles de leurs fils ; une loi de contrôle d\u2019Internet a été votée ; les patrons de la police et des services de renseignement ont été limogés ; la cen- ^\t^ sure imposée aux médias s\u2019est amplifiée ; on 0\t\\ s\u2019est rendu compte que le trucage des mar- %\u2014chés publics était la norme ; le Haut Conseil V .de la magistrature chargé notamment de la - nomination des juges a été placé sous la coupe du ministère de la Justice ; un élargissement des pouvoirs accordés aux services de renseignements dirigés par des proches Serge\td\u2019Erdogan est à l\u2019agenda du court terme.Truffaut Quoi d\u2019autre ?Lors d\u2019une conversation téléphonique, Erdogan a ordonné à son fils de camoufler des millions de dollars et d\u2019euros mis de côté.Erdogan dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un montage, mais son ex-ministre de l\u2019Environnement et surtout proche conseiller assure que c\u2019est vrai.Quoi d\u2019autre (bis) ?Economiquement, le pays approche le territoire du ralentissement prononcé.Tout cela étant rappelé, il se dit et se répète qu\u2019entre Erdogan et Gülen une guerre sans merci a été déclarée en 2013 lorsque le premier a violemment réprimé les manifestations organisées contre la corruption du régime.Ici et là, on souligne qu\u2019après avoir mis un terme à la tutelle que l\u2019armée exerçait sur la vie politique, Erdogan et Gülen ont divorcé pour mieux se transporter, si l\u2019on ose dire, sur le terrain de l\u2019affrontement final.En d\u2019autres termes, les contrariétés idéologiques existantes entre Erdogan et Gülen viennent d\u2019éclater au grand jour après des années de mise en veilleuse.Sur ce front, c\u2019est bien simple, il n\u2019y a pas de réconciliation possible.En effet, Gülen a toujours été un adversaire de l\u2019islam politique auquel adhère Erdogan.Selon l\u2019analyse effectuée par Ali Kazancigil, politologue et ex-correspondant du Monde en Turquie, Gülen avance «une doctrine qui vise à concilier l\u2019observation stricte de la religion avec une action sociale sécularisée, tout en s\u2019opposant à leur fusion, contrairement aux préconisations de l\u2019islam politique» si cher à Erdogan.De fait, en vue de l\u2019élection présidentielle qui se tiendra en juin ou en août prochain, Erdogan veut une Constitution défendant le principe d\u2019un régime présidentiel fort, alors que Gülen veut le maintien des pouvoirs accordés au Parlement ainsi qu\u2019une séparation plus stricte entre l\u2019exécutif et le législatif.Dans cette histoire, il est très important de souligner que Gülen détient un nombre imposant d\u2019outils propres à introduire et à propager ses idées.Un, sa confrérie dispose du plus «gros» réseau médiatique du pays.Deux, son trésor de guerre avoisine les 50 milliards.Trois, la classe moyenne «produite» par l\u2019essor économique du pays partage ses idées.Bref l\u2019exilé de Pennsylvanie \u2014 il vit aux Etats-Unis depuis 1999 \u2014 a de quoi faire rager Erdogan.D\u2019autant que ses amis de la justice viennent de commander un geste annonçant une exacerbation des rapports que le chef de l\u2019Etat entretient avec l\u2019armée.En effet, la Cour constitutionnelle vient d\u2019ordonner la libération du,général Ilker Basbug, qui n\u2019était rien de moins que le chef d\u2019Etat-major de l\u2019armée turque.Lui ainsi que de nombreux officiers de haut rang, qui seront probablement libérés dans les semaines qui viennent, avaient été condamnés, en 2013, à de lourdes peines, la prison à vie pour Basbug, pour complot contre le gouvernement d\u2019Erdogan.Tous auraient été accusés sur la base de preuves qui auraient été «confectionnées» par le parti d\u2019Erdogan.En toile de fond de la libération de ce qu\u2019il faut bien nommer la matière grise de l\u2019armée turque, on retient qu\u2019à 546 km de là, en Crimée pour être exact, les ébranlements militaires se poursuivent.Qn retient également que, depuis avant-hier, un destroyer américain a entamé un exercice naval avec les marines roumaines et bulgares en mer Noire.Qn observe enfin que le vent de la déstabilisation souffle dans tous les recoins de la région.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET U WolAVfAu ?0(tT£w(i 'A ÎPÎSûRt» PA(Î 1 1.914 £)V|£> LETTRES Un choix facile dans La Pinière Le D\"^ Gaétan Barrette refait surface.Par opportunisme, diront certains; par soif de pouvoir, diront d\u2019autres; ou par conviction, affirmeront les libéraux après l\u2019avoir abîmé des pires insultes en 2012 ?Ce personnage n\u2019a pas d\u2019autre conviction que l\u2019emichisse-ment sans fin de ses «misérables» médecins spécialistes.Serait-on assez naïfs de croire qu\u2019il deviendra soudainement le défenseur de la veuve et de l\u2019orphelin, qu\u2019il sera maintenant au service de ses concitoyens pour les protéger contre les demandes incessantes et déraisonnables de ses copains médecins?L\u2019image de son investiture était du plus parfait ridicule: le D\"^ Couillard et le D\"^ Bolduc souriant à belles dents en accueillant sans aucune gêne ce fieffé mercenaire.Ce n\u2019est pas le D\"^ Barrette qu\u2019on doit taxer d\u2019opportunisme, mais plutôt ces libéraux capables des bassesses les plus ignobles.Faut-il qu\u2019ils soient désespérés à ce point?Rappelons-nous seulement que c\u2019est sous leurs règnes que le gouvernement libéral a consenti de honteuses hausses de rémunération de l\u2019ordre de 40% aux médecins spécialistes sous prétexte d\u2019un rattrapage avec leurs collègues du reste du Canada, sans tenir compte du fait que ce sont les citoyens du Québec qui ont payé leurs études et qui les font vivre grassement.Et cela, après avoir dit aux travailleurs du secteur public que la caisse était vide en leur accordant seulement 5% sur sept ans! Ces trois lascars sont du même acabit: le bien-être et la santé de leurs commettants sont bien loin de leurs préoccupations, bien au contraire.C\u2019est l\u2019immense part de notre budget consentie à la santé qui les attire et dont ils veulent encore plus s\u2019emparer.Et avouez qu\u2019il faut avoir beaucoup de front et très peu de dignité pour se présenter devant les médias avec, d\u2019un côté, le sourire aux lèvres bon enfant du converti et, de l\u2019autre, le bonheur de retrouver la brebis égarée ! Les électeurs de la circonscription de La Pinière ont une députée (Fatima Houda-Pe-pin) fière, intè^e et sincère qui a consacré sa vie à la politique, et non au Parti libéral, dont elle a été évincée pour sa fidélité à ses convictions.Je les implore de nous préserver de la «catastrophe» pouvant mener à l\u2019élection et à l\u2019insoutenable nomination de Gaétan Barrette comme ministre de la Santé et sauver ainsi les morceaux encore debout de notre système public.Et si, fidèle à ses manières et à ses habitudes, il menace çncore une fois de nous quitter vers les Etats-Unis, ce sera une excellente nouvelle pour nous tous.Sabin Bois Rimouski, le 5 mars 2014 Une invitation anx nonveanx arrivants Aux premiers jours d\u2019une campagne électorale où l\u2019immigration risque de monopoliser beaucoup d\u2019énergie dans la foulée du débat sur la charte des valeurs, j\u2019invite les nouveaux immigrants à se pencher sur cette réflexion de Chafiik, du groupe Loco Locass: «En participant à la libération d\u2019un peuple, votre nouveau peuple, vous, les nouveaux arrivants, les Québécois bientôt sans le \u201cnéo\u201d avant, vous qui avez peut-être fui la guerre et la pauvreté, en l\u2019espace d\u2019une campagne, vous passeriez du statut d\u2019immigrants à celui de fondateurs, rien de moins.» Un « nous » inclusif pour un meilleur vivre ensemble dans le respect des valeurs de votre terre d\u2019accueil ! Henri Marineau Québec, le 6 mars 2014 Assnmer ses contradictions En tant que souverainiste et social-démocrate, en 2007 et en 2008, j\u2019ai voté Québec solidaire, par conviction, et je ne l\u2019ai pas re-^etté.En 2012, j\u2019ai voté Parti québécois et je ne l\u2019ai pas regretté non plus.Il s\u2019agissait de battre le gouvernement Charest et nous y sommes arrivés de justesse.Il fallait faire œuvre de salut public.Je m\u2019attendais à ce que le PQ me déçoive, et ce fut le cas.En décembre 2012, je me disais : si je peux donner une note de passage de 60% au PQ, je voterai pour lui lors de la prochaine élection.Qr je ne peux lui donner qu\u2019une note de 20%.Contrairement à plusieurs de mes amis de Québec solidaire, pour moi, le PQ et les libéraux, ce n\u2019est pas du pareil au même.Le gouvernement Charest avait une note de zéro en septembre 2012.Permettons-nous des analyses précises.Le 7 avril, je vais voter QS.Comme plusieurs de mes amis sociaux-démocrates du PQ, j\u2019assume mes contradictions et j\u2019en gratte un peu la plaie vive tous les jours: en tant que souverainiste, je souhaite l\u2019élection du PQ ; en tant que social-démocrate, je trouve qu\u2019il ne mérite pas d\u2019être réélu.Jacques Fournier Montréal, le 5 mars 2014 Le pouvoir discrétionnaire La commission Charbonneau a étiré l\u2019élastique en enquêtant sur le grenouillage syndical sur la Côte-Nord pour éviter de s\u2019occuper des vraies affaires du Parti libéral et de ses magouilles dans le financement des partis politiques et l\u2019attribution de contrats.C\u2019est à se demander s\u2019il ne nous faudra pas faire une commission d\u2019enquête sin les travaux de la commission d\u2019enquête qui décide de ne pas enquêter, parce qu\u2019il y a des élections et qu\u2019elle veut éviter les indiscrétions.Richard Génois Le 6 mars 2014 LIBRE OPINION Histoire : la récupération didacticienne de Paul Ricœur SIMON COUILLARD Enseignant en philosophie au Cégep de Victoriaville Il est difficile de savoir ce qu\u2019aurait pensé Paul Ricœur de l\u2019utilisation qu\u2019on fait de ses thèses sur l\u2019histoire, mais l\u2019idée qu\u2019il approuverait la «technicisation» de la «pensée narrative» à des fins didactiques, comme le suggérait le professeur Stéphane Lévesque dans sa lettre au Devoir du 24 février dernier, apparaît improbable.Au Québec, une interprétation singulière du philosophe a cours depuis son appropriation par certains départements universitaires.Dans sa lettre intitulée « Conserver la pensée narrative chez les élèves», M.Lévesque fonde son argumentation sur l\u2019autorité de Ricœur à partir d\u2019une courte citation sur la conception narrative du temps humain, tirée du premier tome de Temps et récit, la trilogie du célèbre penseur français.Cependant, il est clair qu\u2019une fois ce détour effectué, l\u2019auteur reprend à son compte la théorie de r« histoire d\u2019avenir » du professeur Jocelyn Létourneau, élaborée au contact de la philosophie ricœurienne.Il mentionne d\u2019ailleurs le plus récent ouvrage de ce dernier dans son paragraphe introductif II faudrait préciser d\u2019emblée que Paul Ricœur n\u2019est pas un historien, comme la lettre de M.Lévesque le laisse penser, et que, pour le comprendre, il est utile de se rapporter à la tradition philosophique, à Aristote, à Kant, à Heidegger, etc.Dans ce texte, nous aimerions démontrer une certaine distance entre la lecture que partagent les deux professeurs et le texte de Ricœur lui-même, et ce, sur trois points.Une première différence a trait à la manière dont M.Lévesque sépare radicalement la mémoire collective de l\u2019histoire, alors qu\u2019elles se complètent chez le philosophe.L\u2019auteur, comme beaucoup de spécialistes en pédagogie, radicalise de cette façon l\u2019initiative in- Restructurer la vision de l\u2019histoire en fonction d\u2019un avenir imaginé est une conception qui va à l\u2019envers du bon sens dividuelle dans le processus de «création» ou de «construction» de l\u2019identité personnelle.Cela, on ne le trouve pas chez Ricœur.Pour celui-ci, la question de l\u2019identité n\u2019est pas à concevoir à travers le spectre d\u2019une authenticité à partir de laquelle l\u2019individu pourrait « [.] élaborer de nouvelles façons de concevoir l\u2019histoire».Plutôt, le processus d\u2019autodésignation qui donne naissance au «soi» serait inséparable d\u2019un contexte d\u2019interlocution.Autrement dit, l\u2019individu accède à lui-même grâce aux autres, et l\u2019unité narrative de sa vie profite davantage qu\u2019elle ne souffre du récit collectif dont il hérite.C\u2019est sans doute ici, pour répondre à M.Létourneau, que l\u2019accusation de «dénationaliser» l\u2019histoire prend racine.Deuxièmement, on ne peut se débarrasser du «récit de la \u201csurvivance\u201d d\u2019un petit peuple francophone d\u2019Amérique abandonné par la mère patrie et victime des autres [les Anglais] » sur la base qu\u2019il est une construction aussi faillible que n\u2019importe quelle autre.Pour Ricœur, l\u2019historien ne peut assurer que ce qu\u2019il dit est l\u2019adéquation du réel, mais cela ne signifie pas que tout récit se vaille.Il faut, comme dans un procès, évaluer les preuves, les traces, etc.Quand on lit sous la plume du professeur Létourneau, par exemple, que «l\u2019objectivité de l\u2019histoire réside dans l\u2019intersubjectivité historienne » {Quelle histoire d\u2019avenir pour le Québec?), on s\u2019éloigne de ce qu\u2019entend le philosophe duquel il se réclame.Ricœur admet une pluralité de lectures, mais cela n\u2019équivaut jamais chez lui à une forme de constructivisme radical ou de relativisme.L\u2019envers du bon sens Finalement, M.Lévesque termine sa lettre avec ces deux phrases: «[.] [L] es jeunes pourraient non seulement mettre à profit leurs connaissances personnelles, mais encore acquérir de nouvelles façons plus valables de mettre en récit le passé collectif, sous l\u2019angle des limites, mais aussi des possibilités qu\u2019offre la narration pour construire leur identité et (re)structurer leur vision de l\u2019histoire.L\u2019avenir du Québec et du Canada n\u2019en demande pas moins».Qr, restructurer la vision de l\u2019histoire en fonction d\u2019un avenir imaginé est une conception qui va à l\u2019envers du bon sens, et utiliser Ricœur pour dire le contraire est une fuite.C\u2019est sans doute pourquoi quand ce dernier écrit qu\u2019«î7 est en effet donné à la mémoire de se souvenir sans joie de la joie, sans tristesse de la tristesse», Létourneau peut écrire qu\u2019«OM peut donc faire état des conflits qui ont hier traversé le Québec sans risquer de ramener les contemporains au cœur de batailles inachevées». LE DEVOIR LE LUNDI 10 MARS 2014 A 7 IDEES Qui entendra les infirmières t 9 LUCIE TREMBLAY Présidente-directrice générale de l\u2019Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec a campagne électorale est une occasion privilégiée de parler des défis pour l\u2019accès aux soins de santé.Et la discussion s\u2019annonce d\u2019autant plus intéressante que des solutions simples et efficaces pourraient être déployées sans taxer encore les contribuables.11 suffit de voir qui, au sein de nos partis politiques, écoutera les propositions des infirmières.Ces solutions reposent sur une mise à contribution plus pertinente et plus innovatrice des infirmières.Dans la plupart des cas, il s\u2019agit de solutions qui transforment des dépenses en investissements.Voici quelques exemples concrets.Comme on le fait ailleurs, les infirmières pourraient prescrire, dans des situations cliniques précises, des soins de plaies, certains tests pour les infections transmissibles sexuellement ÇTSS) et des médicaments à caractère préventif.Le système gagnerait aussi à intégrer plus d\u2019infirmières praticiennes spécialisées.On en compte moins de 300 au Québec alors qu\u2019on en dénombre 2000 en Ontario.S\u2019il est nécessaire de démontrer la pertinence de la contribution infirmière, on esdme que leur présence adéquate en CHSLD diminuerait de 45% à 67% le nombre d\u2019hospitalisations.D\u2019autres exemples : la mise sur pied de la première équipe de consultation infirmière de proximité, au sein du CSSS du Nord de Lanaudière, qui permettra aux infirmières d\u2019exploiter le plein potentiel de leur champ de pratique, dont l\u2019évaluation et la coordination de soins, l\u2019éducation et l\u2019application d\u2019ordonnances collectives, le tout en mode collaboration interprofessionnelle.11 s\u2019agit d\u2019un projet qui intéressera les personnes qui ont une maladie chronique ou un problème de santé courant.Certaines problématiques ont aussi trouvé une solution efficace dans une pratique infirmière novatrice.Pensons à l\u2019aug-mentadon de l\u2019accessibilité à des soins intégrés pour les itinérants, à la mise en place d\u2019un centre de prévention clinique qui offre des services aux adultes qui n\u2019ont pas de médecin de Les pays de l\u2019OCDE qui ont réussi à transformer leur système de santé l\u2019ont fait en misant sur les infirmières famille ou au déploiement de programmes de télésoins destinés à assurer un suivi clinique intelligent à domicile.Ce sont toutes des initiatives infirmières aux effets bénéfiques qui tardent à se multiplier, faute de moyens.On ne dira jamais assez que le rehaussement de la formation de la relève pourrait produire des gains majeurs, en forme d\u2019économies ou de soins supplémentaires.Une récente étude a démontré que, déduction faite des coûts de formation des nouvelles infirmières, ces gains offriraient une valeur ajoutée allant de 498 millions à 880 millions de dollars pour la période 2019-2027.Les solutions infirmières ne manquent pas.Les pays de l\u2019OCDE qui ont réussi à transformer leur système de santé l\u2019ont fait en misant sur les infirmières.Pourtant, le Québec tarde à agir et stagne au 23® rang des 34 pays de l\u2019OCDE pour ce qui est de l\u2019accès, de l\u2019efficacité et de l\u2019efficience des services.Souhaitons que le gouvernement qui sera élu le 7 avril comprenne que les 73000 infirmières et infirmiers du Québec peuvent apporter bien davantage à leurs concitoyens pourvu qu\u2019on leur donne les conditions pour le faire.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Les conséquences négatives qui découlent [de l\u2019itinérance] sur le plan humain, social et économique affectent non seulement les personnes itinérantes elles-mêmes, mais la société dans son ensemble», écrit le ministère de la Santé et des Services sociaux sur son site Internet Le tandem maudit de la maladie mentale et de ritinérance expliqué par des parents TEXTE COLLECTIE lain Magloire, vous vous souvenez ?Ce père de famille atteint d\u2019une maladie mentale et devenu itinérant meurt des suites d\u2019une bavure policière le 3 février à Montréal.Le troisième en trois ans.Les médias en ont largement fait état parce que ce drame remet en évidence un grave problème de société : pourquoi les soins en santé mentale demeurent-ils déficients au point de condamner tant de malades à ritinérance ?Les organismes parlent de plus de 10000 itinérants actuellement à Montréal.Les signataires de ce texte ont été bouleversés, choqués par cette mort tragique parce que la victime aurait pu être un de leurs enfants.En effet, nos deux familles ont chacune un enfant malade qui a été poussé dans l\u2019enfer de l\u2019itinérance au cours des dernières années.Très vite abandonnés par les services de santé, les malades mentaux sont privés de leur droit d\u2019être soignés et condamnés presque automatiquement à vivre dans la rue.Telle est la réalité.C\u2019est une chose que d\u2019en être scandalisé et de le dénoncer, c\u2019en est une autre de comprendre pourquoi cette tragédie se produit et comment nous pouvons y mettre fin.Voilà pourquoi nous prenons la parole.Corriger les erreurs du passé Comme société, nous tolérons actuellement un scandale d\u2019une ampleur plus grande que celui du débordement des asiles dans les années 1960 et 1970, lequel a amené le Québec d\u2019alors, sous la direction du Parti québécois d\u2019ailleurs, à désinsfi-tutionnaliser la maladie mentale et à poser les bases d\u2019un vaste projet de réinsertion sociale doté de structures appropriées pour y répondre.Hélas, nous avons du même coup avalisé le discours du Québec inc.auquel nous avons confié notre quête collective d\u2019émancipation et de confort.y trouvant notre profit évidemment, mais rejetant par le fait même l\u2019établissement de structures adéquates en santé mentale.En plus, nous avons cru aux sirènes de la psychiatrie moderne qui promettaient le rétablissement par les seules vertus de la médication chimique.Double erreur : sans psychothérapie patiente et compétente et sans ressources physiques et financières appropriées, les médicaments ne suffisent vraiment pas.La rue devient alors l\u2019exutoire obligé et les enfants malades de notre génération s\u2019y sont retrouvés.Mais, concrètement, qui les envoie à la rue et pourquoi?Régler un problème d\u2019interprétation En santé mentale, pour que les psychiatres hospitalisent une personne et la soignent, celle-ci doit être jugée dangereuse pour elle-même ou pour autrui.Quiconque ne répond pas à ce critère ou refuse un traitement n\u2019a plus sa place dans un hôpital, peu importe la façon dont il y a été amené.Même si c\u2019est l\u2019hôpital qui obtient une ordonnance de traitement et d\u2019hébergement, rien n\u2019est réglé pour autant puisque le seul traitement en usage est chimique et le lieu d\u2019hébergement demeure l\u2019hôpital où les activités du malade pendant des semaines, voire des mois, se limiteront à prendre ses pilules, dormir, manger, regarder la télévision et fumer s\u2019il en a les moyens.Pas surprenant que la majorité refuse.Et à la sorbe où ira-t-il ?Trois issues: la famille ; son propre logement s\u2019il en a un et s\u2019il est capable d\u2019y rester ; enfin, la rue hélas.En général, la famille a déjà un long parcours douloureux et sait trop bien que « les autres créent notre enfer lorsqu\u2019ils n\u2019acceptent pas d\u2019entrer en relation avec nous», comme l\u2019a écrit le regretté Albert Jacquard.Blessée et laissée à elle-même, elle se dérobe souvent.Pour ce qui est du logement, la réapparition des sjmiptômes de la maladie mentale, souvent très rapide, en empêche plusieurs de pouvoir y vivre seuls.Reste alors l\u2019itinérance.qui, de l\u2019aveu même du gouvernement, est dangereuse pour soi et pour autrui comme l\u2019écrit le ministère de la Santé et des Services sociaux sur son site Internet: «Les conséquences négatives qui en découlent sur le plan humain, social et économique affectent non seulement les personnes itinérantes elles-mêmes, mais la société dans son ensemble.» Le langage est feutré, mais ne trompe pas.La personne n\u2019est pas dangereuse pour elle-même ou autrui au sortir de l\u2019hôpital, mais on l\u2019abandonne dans un lieu où elle le devient.Cela ne vous convainc pas ?Des itinérants viennent de le confirmer dans des autoportraits recueillis par la journaliste Caroline Montpetit dans Le Devoir du 15 février: «La rue, c\u2019est un milieu où tu n\u2019as que des ennemis» (Gaétan) ; «La rue, c\u2019est pas un endroit fréquentable.On y trouve des alcooliques, des psychiatrisés, des junkies» (Sébaste) ; «Aujourd\u2019hui, dans la rue, tu peux te faire tuer pour une cigarette» (Max).Ils doivent bien savoir de quoi ils parlent! 11 est clair que l\u2019on joue avec les mots pour masquer le manque de ressources.Et c\u2019est sans parler des gangs de rue, de la prostitution, des drogues faciles d\u2019accès.Qr, les psychiatres savent pourtant depuis toujours que la consommation de drogues déclenche ou accroît les troubles psychiques chez les personnes vulnérables quand elle ne les détruit pas complètement.L\u2019augmentation croissante du nombre d\u2019itinérants victimes de maladies mentales en est sûrement une conséquence.De toute évidence, on lit la réalité comme on le veut bien ! Une vraie liberté de la personne Qn ne peut pas soigner le malade mental contre son gré, dira-t-on.Certes.D\u2019ailleurs, en santé mentale, cette liberté fait l\u2019objet d\u2019un cadre juridique strict, mais quand on ne présente à la personne malade aucune autre solution que la vie dans la rue, quand on s\u2019obstine à ne lui proposer rien de valorisant, sérieusement, quelle liberté réelle lui offre-t-on?Eaute de l\u2019inscrire dans une réinsertion digne et respectueuse, nous l\u2019obligeons à accepter un milieu dangereux et néfaste.C\u2019est une honte que nous en soyons là dans un pays libre et riche comme le Québec d\u2019aujourd\u2019hui.Quant aux auteurs de ce texte, il nous a fallu dans chacune de nos familles suivre le parcours du combattant et accepter les longs et pénibles dédales juridiques ou encore toucher le fond du baril pour qu\u2019enfin nos enfants sortent de la rue.Nous croisons les doigts pour la suite.Pendant ce temps, il en reste des milliers d\u2019autres pris au piège et sauvés du désastre par des organismes communautaires à bout de souffle et en attente, des mois encore, d\u2019une politique de l\u2019itinérance ou, pourquoi pas, d\u2019une politique du droit de vivre dans la dignité.Le problème est vraiment collectif.La campagne électorale offre une réelle occasion d\u2019en faire un enjeu politique urgent puisque le préambule de la Charte des valeurs réaffirme l\u2019importance des droits et libertés.Le premier de ceux-ci rappelle que tout être humain a droit à la vie, ainsi qu\u2019à la sûreté, à l\u2019intégrité et à la liberté de sa personne.Les soins en santé mentale actuels, nous l\u2019avons vu, ne respectent aucunement cette définition ou bien la trahissent.Jean Forest, André Geoffroy, Pierrette Maltais et Jacqueline Chavignot QUESTIONS D\u2019IMAGES Images de guerre ^ 5\u2019 Jean-Jacques Stréliski ous ne reviendrons pas sur les «blocages» évoqués par la première minisùe pour déclencher les élections.11 est à la fois ùop tard ou ùop tôt Seule l\u2019histoire nous éclairera im jour sur les véritables motife qui ont poussé Pauline Marois à prendre une décision qui va sans doute bien au-delà de la lecture favorable des circonstances ou de sondages porteurs d\u2019espoir.Qn savait de part et d\u2019autre que ce jour viendrait.Dans le fond, on le souhaitait.Un signe ne trompe pas : il n\u2019y a pas eu trop de palabres sur lesdits blocages.Tous ou presque avaient manifestement le goût d\u2019en découdre le plus rapidement.Ce sera le 7 avril.Une élection difficile, dont les enjeux sont primordiaux et les résultats, bien incertains.La seule chose que nous pouvons prévoir, c\u2019est que cette campagne sera féroce et sans merci.Beaucoup trop à gagner pour les uns efi surtout, énormément à perdre pour les autres.Qn n\u2019est pas au bout de nos surprises.Les amateurs d\u2019émotions fortes ne seront pas déçus.Ça va jouer dur.Très dur.C\u2019est la guerre ! La première bataille à gagner, on le sait, sera celle de l\u2019image.Ce qui implique d\u2019aller beaucoup plus loin que la guéguerre des slogans! Disons, à ce propos, que la cuvée 2014 ne passera pas à l\u2019histoire.Tout a été dit ou presque sur le sujet.Et il n\u2019est pas nécessaire d\u2019y revenir.Les slogans sont des cris de ralliement destinés tout autant à galvaniser les troupes autour du chef qu\u2019à faire passer un message unique et fort (objectif très moyennement atteint par l\u2019ensemble des clans).Ils représentent, par contre, une pâture idéale pour les médias sociaux qui s\u2019en donnent à cœur joie dans des exercices de détournement parfois amusants, mais parfaitement cymques.Cela dit, tout influents qu\u2019ils soienL les médias sociaux ne reflètent pas, tant s\u2019en fauL la véritable mentalité de la population dans son ensemble.Slogan ou pas, c\u2019est donc ailleurs que la vraie bataille va se jouer.La tonalité des messages, le style des chefs et les premières impressions m\u2019apparaissent en revanche plus révélateurs sur ce qui s\u2019en vient.Et sur le type de combat qu\u2019on va se livrer ou sur les changements qu\u2019il faudra apporter.À ce chapitre, Pauline Marois et Philippe Couillard onfi d\u2019entrée de jeu, tenté d\u2019imposer des styles très marqués qu\u2019il leur sera sans doute difficile de conserver.La raison est simple, tous deux tentent de changer ou de se fabriquer une image.Ils ont donc un mois pour procéder.Pour l\u2019instanfi la difficulté pour Pauline Marois consiste à gérer une image ambiguë.La Pauline des casseroles et la Pauline de Davos ou d\u2019Andcosd ont sans doute pas mal de difficulté à cohabiter dans la tête des électeurs.En particulier dans celle de son électorat traditionnellement plus à gauche qu\u2019elle a franchement déçu.«Elashe à gauche et tourne à droite», résumera magnifiquement Richard Desjardins dans une çntrevue à la radio.De politicienne habile à chef d\u2019Etat, la marche est encore haute, mais donnons-lui cela: sa motivation est évidente pour y parvenir.11 lui faudra également clarifier son axe de gouvernance future.Entre nationalisme, souveraineté et indépendance, sa position n\u2019est pas toujours claire.Et en embarrasse plus d\u2019un.Alors, à quoi Pauline Marois est-elle déterminée?Pour Philippe Couillard, rien de bien facile non plus.Son thème de campagne et son attitude sentent le briefing et la cassette.Le ton et le style agressif qu\u2019il emprunte depuis le déclenchement des hostilités jurent quelque peu avec l\u2019image laissée ces temps derniers, celle d\u2019un nouveau chef, franchement empêtré dans des dossiers lourds.Son arrivée tardive à la Chambre comme chef de l\u2019opposi-tion, le départ de M\u201c® Houda-Pepin, la visible mésentente avec des anciens du clan Charest et le choix du candidat Gaétan Barrette ont plutôt donné le sentiment que Philippe Couillard se montre plus désireux de devenir premier ministre que chef de l\u2019opposidon.Ce qui n\u2019est pas mauvais en soi, mais qui impliquera beaucoup.Et, comme le soulignait Gilbert Lavoie du Soleil, il lui faudra laisser tomber la cassette et ne plus craindre de devenir lui-même.Surtout s\u2019il veut parler des vraies affaires ! Pour Prançois Legault, il semble clair, en tout cas, que son combat ne se situera pas sur le plan de l\u2019image.11 se montre tel qu\u2019il est.C\u2019est honnête.Comme disent nos amis du sud: «Whatyou see is what you get!» 11 devra donc bien davantage se battre sur le plan des idées s\u2019il veut réussir à conserver un électorat âprement convoité par les meutes péquistes et libérales.La guerre des droites déclarée, la gauche représentée par Prançoise David et Amir Khadir devrait donc saisir cette occasion pour affirmer les idéaux de Québec solidaire, en matière de politique économique, sociale, culturelle et environnementale.Ce qui est loin d\u2019être achevé en dehors de leurs propres circonscriptions.Qn a le cœur à gauche, comme l\u2019évoque leur gentille campagne, mais le ton devra changer, car le portefeuille des Québécois se porte plus volontiers à droite, par les temps qui courent.Jean-Jacques Stréliski est professeur associé à HEC Montréal, expert en stratégie de l\u2019image.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Karl Rettino-ParazeUi (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel V>zyj\\à.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter)', information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre)', information économique : Gérard Bérubé (chef de division), Marco Bélair-Cirino, François Desjardins et Éric Desrosiers {reporters), Gérald DaUaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier et Geneviève Tremblay (assistantes) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOCl\u2019l'E Elyes Ben M'rad, Claire Breton (superviseuré), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin {par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, (coordonnatrice), Élise (j\\r?ixdi(secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Danielle Cantara, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 10 MARS 2014 ACTUALITES PÉLADEAU SUITE DE LA PAGE 1 S\u2019il se départait de ses actions dans Québécor, M.Péladeau empocherait la coquette somme de 1 milliard de dollars, dont une prime de contrôle de 300 millions.Voyant poindre à l\u2019horizon un «problème d\u2019indépendance et de conflit d\u2019intérêts», le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a appelé M.Péladeau à vendre ses actions.«Si Pierre Karl Péladeau veut faire de la politique, il ne peut avoir un contrôle sur les médias qui contrôlent une bonne partie de l\u2019information au Québec», a-t-il affirmé, suggérant au nouvel homme politique de s\u2019inspirer de Michael Sabia, qui a cédé ses options de BCE quand il est arrivé à la tête de la Caisse de dépôt et placement.Demande «irréaliste» et «surnaturelle» La proposition de la CAQ apparaît «irréaliste» et «surnaturelle» aux yeux du directeur général de l\u2019Institut sur la gouver- nance d\u2019organisations publiques et privées QGQPP), Michel Nadeau.« Vous pouvez toujours liquider des petits portefeuilles \u2014 10000 actions de BCE par exemple \u2014 en 30 secondes sur Internet, mais pas des centaines de millions de dollars dans une entreprise où le titre est moins liquide», a-t-il indiqué, avant de préciser que le «seul acheteur possible » aurait été la Caisse de dépôt et placement.La décision de M.Péladeau s\u2019inscrit dans une «longue tradition», fait remarquer M.Nadeau.L\u2019ancien ministre fédéral des Finances Paul Martin avait cédé le contrôle de Canada Steamship Lines à une fiducie avant de faire le saut en politique active, a-t-il rappelé.En confiant ses avoirs à une fiducie, «l\u2019actionnaire [Pierre Karl Péladeau] n\u2019aura pas de rôle.Ce sont les conseils d\u2019administration, où désormais M.Péladeau est absent, qui prendront toutes les grandes décisions pour l\u2019entreprise», explique-t-il.Selon le d.g.de l\u2019IGQPP, «une presse vigilante va relever les anomalies».«Evidemment, il y aura toujours des gens qui vont dire: \u201cJe vais être gentil avec lui dans l\u2019espoir qu\u2019il me donne un 50000$ pour mon musée ou un 100000$ pour ma fondation lorsqu\u2019il redeviendra à la tête de Québécor.\u201dMais ça, c\u2019est dans la tête des gens», fait valoir M.Nadeau.Député, ministre, M.Péladeau restera le plus important actionnaire de l\u2019empire médiatique Québécor.Mais cela n\u2019aura aucun impact sur la couverture médiatique faite par les journalistes de TVA, de LCN, du Journal de Montréal, du Journal de Québec ou de Sun News Network, a-t-il soutenu.Vous connaissez la politique chez Québécor: la direction n\u2019intervient pas dans le contenu éditorial.» De son côté, Pauline Marois s\u2019est défendue d\u2019avoir déjà plié sous l\u2019influence de M.Péladeau, en retirant de la plateforme électorale l\u2019engagement de réviser la loi anti-briseurs de grève afin de gagner la faveur de M.Péladeau.L\u2019homme d\u2019affaires controversé tirera à coup sûr le PQ à droite, a déploré dimanche la coporte-parole de Québec solidaire Françoise David, appelant l\u2019électorat péquiste pro- gressiste à trouver refuge au sein de sa formation politique.Reprenant une citation de Bernard Landry, Pierre Karl Péladeau a dit vouloir amener le Québec «ni à gauche ni à droite, [mais] en avant».D\u2019ailleurs, M.Péladeau a cherché à se distancier de son image de chef d\u2019entreprise intraitable \u2014 voire de «champion toutes catégories au Québec des lockouts» comme le décrivait Stéphane Bergeron \u2014, dont celui au Journal de Montréal.«Ça été dur.Evidemment, ce n\u2019est pas quelque chose que je souhaitais», a-t-il dit dimanche.Cependanf à l\u2019Assemblée nationale, M.Péladeau n\u2019aura pas le même ton.«L\u2019entreprise privée est redevable aux actionnaires.L\u2019Etat est redevable aux citoyens et à la collectivité.[.] Je ne crois pas que l\u2019Etat doit être dirigé comme une entreprise.» Grande coalition Le PQ a frappé un grand coup en réussissant à convaincre le magnat de la presse de faire le saut dans l\u2019arène politique.«Le Canadien de Montréal a son PK [prononcer à l\u2019anglaise], le Parti québécois a son PK», a lancé le conseiller municipal à Saint-Jérôme Mario Fauteux.Avec l\u2019arrivée de M.Péladeau, le PQ s\u2019impose de nouveau comme une «grande coalition» de souverainistes.«Les astres s\u2019alignent», s\u2019est réjoui le syndicaliste et progressiste Marc Laviolette, jugeant plus probable l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste majoritaire le 7 avril prochain et une nouvelle consultation sur l\u2019avenir du Québec.L\u2019ancien président de la CSN a salué la candidature de M.Péladeau comme celles de tous les souverainistes «au centre, à gauche, à droite» qui se rallient au PQ.«L\u2019important, c\u2019est de s\u2019unir.C\u2019est seulement avec une majorité de députés souverainistes qu\u2019on va être capables de poser la question aux Québécois: veut-on un pays ou pas ?» Le PQ bouclera la boucle de son équipe économique avec la désignation lundi du président de Manufacturiers et exportateurs du Québec, Simon Prévost, dans la circonscription de Montarville.Avec Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir PANDA SUITE DE LA PAGE 1 dats», dit M.Blais, qui lui-même se présente dans Côte-du-Sud.«Dans un monde idéal, il faudrait que les 125 comtés puissent offrir une case Parti nul», ajoute Anarchopanda.«Je le fais non pas pour que les gens votent pour moi, car le candidat ne sert aucune utilité sinon celle de permettre d\u2019annuler le vote.Je le fais en espérant que d\u2019autres candidats s\u2019offriront dans d\u2019autres comtés.» Le Panda est anarchiste, et ne s\u2019en cache pas.La démocratie participative qu\u2019on lui propose au Québec ne lui sied pas, car il estime que ce système politique ne fait qu\u2019encourager le bipartisme.«Les partis travaillent pour eux et finissent par négliger les intérêts des électeurs, s\u2019ils ne s\u2019en foutent pas carrément.» Poru ceux-là, qui ragent en silence, rien n\u2019existe pour exprimer leur mécontentement.«A défaut d\u2019avoir le vote blanc, on a le Parti nul.Cette option est valide.» Pas de plateforme, pas d\u2019affiche, pas de slogan Le Panda se servira de sa notoriété poru mettre en avant l\u2019option du parti, et inciter d\u2019autres électeurs désabusés à offrir dans leur circonscription l\u2019option du vote annulé, mais il se défend de vouloir faire valoir ses idées dans cette course politique.«Les candidats du Parti nul doivent arriver sans plateforme, sans affiche, sans slogan.Vous ne me verrez pas embrasser des bébés dans des événements, je ne serai pas présent, je pourrais être complètement effacé que ça ne changerait rien.Je sers à permettre de comptabiliser le vote nul.» Au dernier scrutin de sep- \u2022JtBÉCOlS Pauline Marois PQ'Ofg 4 s NUL lACQUES NADEAU LE DEVOIR Anarchopanda reprend du service afin de mettre en avant l\u2019option du Parti nul dans la présente campagne électorale québécoise.tembre 2012, 53749 bulletins ont été considérés comme «rejetés» par le Directeur général des élections, soit 1,22% du vote.Et si d\u2019aventure un candidat du Parti nul gagnait?«On est dans la fantaisie absolue!», répond le professeur panda.«Les candidats du PN ne peuvent en leur âme et conscience faire autre chose que ceci s\u2019ils sont élus: démissionner ou ne rien faire du tout.» «Défendre un projet de loi à l\u2019Assemblée nationale», ajoute Renaud Blais.«Sur l\u2019idée qu\u2019un bulletin de vote doit contenir une case \u201caucune de ces réponses\u201d ou \u201cannulation\u201d.Mais de façon absolue, voter pour le Parti nul, c\u2019est voter pour une chaise vide.» Julien Villeneuve, dit Anarchopanda pour la gratuité scolaire, est rebuté par le discours selon lequel le vote est «l\u2019acte ultime» et que ceux qui ne votent pas n\u2019auraient ensuite pas accès à quelque participation à la vie politique que ce soit.«L\u2019option Parti nul, c\u2019est un peu une manière de contourner ces objections et ces discours en disant non, ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils sont déconnectés ou apathiques qu\u2019ils ne votent pas, c\u2019est parce qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019autre option.Là, ils en auront une.Tout ça ne vous intéresse pas ?Votez pour moi.» La mascotte prédit un taux de participation famélique, si rien ne bouge.11 constate autour de lui une forme de désaveu de l\u2019appareil politique tel qu\u2019on le connaît.11 espère que son geste poussera d\u2019autres électerus à of frir leur nom dans une des 125 circonscriptions du Québec, poru le Parti nul.«Je pense bien pouvoir en convaincre quelques-uns de faire comme moi.» Le Devoir GUILBEAULT SUITE DE LA PAGE 1 sables bitumineux.La province risque d\u2019ailleurs de prendre une part plus active dans le développement pétrolier alberfain avec le projet d\u2019oléoduc Energie Est, piloté par TransCanada.Ce nouveau pipeline, souligne le livre à paraître mercredi, fera du Québec un simple point de transit poru l\u2019or noir de l\u2019Quest.11 est en effet conçu essentiellement comme un moyen d\u2019exporter une production en pleine croissance.L\u2019erreur de l\u2019or noir Steven Guilbeault et François Tanguay s\u2019interrogent en outre sru la volonté ferme du gouvernement péquiste de lancer le Québec sru la voie de l\u2019exploration pétrolière.«Miser sur le pétrole à long terme n\u2019est pas une option, c\u2019est une folie!, écrivent les coauteurs du Prochain virage.Nos priorités doivent être r» A ailleurs, loin de la spéculation sur les réserves hypothétiques d\u2019énergie qui ne font que nourrir les scénarios prévoyant une hausse continue de la consommation.» Contrairement à ce qu\u2019affirment les ministres pé-quistes des Ressources naturelles et de l\u2019Envi-roimemenf Steven Guilbeault estime qu\u2019il est incohérent d\u2019investir dans la recherche de pétrole et prétendre réduire notre dépendance aux énergies fossiles.Selon lui, il est toujorus difficile de voir l\u2019orientadon que Québec souhaite donner au développement énergétique.«Selon le budget du ministre, Nicolas Marceau, le gouvernement va injecter 250 millions de dollars dans l\u2019industrie, mais sans espoir de revenus à court ou moyen terme.C\u2019est un montant qui s\u2019approche de ce qu\u2019on met dans l\u2019ékctrification des transports.C\u2019est dur de voir un virage clair du gouvernement Marois vers l\u2019électrification.» Le rapport de la Commission GUILBEAULT siu les enjeux énergétiques, dévoilé récemment par Le Devoir, insistait justement sru la nécessité d\u2019opérer im virage très ambitieux dans notre façon de consommer l\u2019énergie, un virage qui passe par une réduction draconienne de notre tSoSy\tdépendance aux énergies LE PROCHAIN\tfossiles.Plusieurs des VIRAGE\tpistes de solutions évo- quées dans le rapport, dont le frein à l\u2019étalement rubain et la nécessité d\u2019investir dans l\u2019efficacité énergétique, sont d\u2019aillerus élaborées àms Le prochain virage.11 y a effectivement rugence à agir, affirme M.Guilbeault.11 est plus que temps de viser «un ralentissement sérieux» des émissions de gaz à effet de serre, sans quoi la crise climatique poiurait entraîner la planète sur une pente extrêmement dangereuse.Le cul-de-sac d\u2019Ottawa Le directeur général d\u2019Equi-terre s\u2019adresse bien sûr au gouvernement Marois, qui n\u2019a toujours pas présenté de Plan de lutte contre les changements climatiques.Mais il déplore aussi la totale inaction d\u2019Qttawa dans le dossier.«Le Canada demeure un paria dans le club des parias internationaux.Il continue de jouer à l\u2019autruche.Il est complètement isolé.D\u2019ailleurs, nous avons peu parlé du Canada dans le livre, parce qu\u2019il n\u2019y a rien à faire avec le gouvernement Harper.Il faudra voir ce qui se produira lors des prochaines élections.» Au fil des ans, M.Guilbeault dit constater une volonté à «géométrie variable» de nos diri- geants dans le domaine environnemental.«Mais plus les gens vont s\u2019intéresser aux questions environnementales, comme celle du climat par exemple, plus les discours creux et les faux-fuyants seront difficiles à tenir.C\u2019est pour cela que notre livre a été écrit » Le Devoir LE PROCHAIN VIRAGE Steven Guilbeault et François Tanguay Editions Druide Montréal, 2014, 304 pages Steven Guilbeault en cinq dates 1970: Naissance à La Tuque.1997: Il se joint à Greenpeace, dont il sera le porte-parole québécois jusqu\u2019en 2007.2001: Arrêté alors qu\u2019il escalade la tour du CN pouç dénoncer la position des Etats- Unis et du Canada sur les changements climatiques.2007: Il se joint à Equiterre, dont il est aujourd\u2019hui le directeur principal.2014: Publication du Jivre Le prochain virage, aux Editions Druide.L\u2019énigme PKP L\u2019ex-patron de Québécor reste mal connu des Québécois PHILIPPE OREALI Tyran» «bulldozer» pour les uns, homme de famille aimable et chaleureux pour d\u2019autres, Pierre Karl Péladeau fascine.Le controversé homme d\u2019affaires, naguère à la tête de l\u2019un des empires médiatiques les plus influents du pays, demeure un personnage énigmatique pour une majorité de Québécois.Et ce, malgré l\u2019ubiquité de Québécor et sa relation avec l\u2019une des figures les mieux connues de la télévision d\u2019ici.Né en 1961 à Montréal, Pierre Karl Péladeau a étudié la philosophie et le droit dans la métropole ainsi qu\u2019à Paris avant de prendre la direction de Québécor, à la fin de la trentaine, peu de temps après le décès de son père, foudroyé par un arrêt cardiovasculaire.Sa jeunesse difficile (un père peu présent et une mère, dépressive, qui se suicide alors qu\u2019il est adolescent) contribue à forger son caractère fonceur, selon ses partisans, «arrogant et méprisant», pour ceux qui ont eu à subir les réformes opérées au sein des diverses filiales de Québécor.Braver la tempête Braver la tempête, Pierre Karl Péladeau connaît.Alors qu\u2019il était en poste depuis peu à la tête de Québécor, nombreux étaient ceux à prédire l\u2019écroulement de l\u2019empire fondé par son père.C\u2019était peu après l\u2019achat de Vidéotron, qui allait complètement transformer l\u2019entreprise.Et peu avant un premier lockout (il y en aura 13 autres par la suite) à survenir chez Québécor.Près de quinze ans plus tard, «PKP», âgé de 52 ans, se lance dans un nouveau projet : guider le Québec vers la souveraineté.Pourtant, en 1998, il avait qualifié l\u2019acquisition du réseau de journaux Sun Media de «grand jour pour le Canada».Sun News Network, dont il a piloté le lancement il y a trois ans, mise quotidiennement sur des chroniqueurs habitués de faire la chasse aux «séparatistes», pour maintenir ses cotes d\u2019écoute.Ceux-ci semblaient être les premiers surpris hier.D\u2019autant plus que PKP avait déclaré qu\u2019il ne serait pas de la présente campagne il y a peu, affirmant vouloir se concentrer sur ses trois enfants et sur la présidence du conseil d\u2019administration d\u2019Hydro-Québec, offert par Pauline Marois il y a un peu moins d\u2019un an.Pour expliquer ce changement d\u2019avis, hier, M.Péladeau a évoqué une «période difficile», ce «moment de séparation», sa rupture en janvier avec sa conjointe Julie Snyder.«Les avocates qui nous ont conseillés nous ont proposé de rencontrer une médiatrice qui, en l\u2019occurrence, est une psychanalyste.» «La vie politique est trop exigeante [.]// faut avoir un environnement paisible», a-t-il affirmé, disant être «sur la bonne voie» pour trouver des solutions à ses difficultés de couple.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée dans le dossier sur Cohabitat publié le samedi 8 mars.Contrairement à ce qui était indiqué, c\u2019est la firme d\u2019architectes Tergos, et non Pierre Thibault, qui a conçu le projet de Québec.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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