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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-03-08, Collections de BAnQ.

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[" INTERMTIONAL FRANCOPHONIE Jean-François Usée croit en une francophonie économique Page 2 Abdou Diouf plaide pour la diversité\t¦ culturelle et linguistique Page 3 Les universitaires s\u2019activent pour une production agricole et durabie Page e CAHIER THÉMATIQUE G » LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MARS 2014 « l A.*IL IjLlI \"¦¦¦¦ .¦ihukH:!! H*\"\t¦\t! -Tfc ilJt (l< I -f Ip ' f i.V ' ^\t-\t*¦\t1 s i -îSffiw s , C ^ f \u2018\t^ .\tî rr-ï^ I «T SAUL LOEB AGENCE FRANCE PRESSE Les francophones d\u2019Amérique sont beaucoup plus nombreux hors du Québec que ce que l\u2019on peut croire.En l\u2019an 2000, 11 millions d\u2019Américains ont dit avoir des origines ethniques «françaises».« Comment bâtir une francophonie quand tout le monde se sent exclu ?» Le Centre de la francophonie des Amériques veut rejoindre tous les francophones du Nord et du Sud Les francophones d\u2019Amérique ignorent-ils l\u2019importance de leurs semblables sur le continent?Un peu trop au goût de Denis Desgagné, président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques.Son principal défi, à l\u2019heure actuelle, consiste à briser l\u2019isolement des différentes communautés de langue française du territoire et de ses locuteurs francophones.ETIENNE PLAMONDON EMOND Ily a eu une époque où Visolement, c\u2019était stratégique.Plus on était isolé, plus on pouvait garder notre culture, notre langue et notre identité, admet à l\u2019autre bout du fil Denis Desgagné, président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques.Maintenant, on est dans une stratégie complètement contraire.On brise l\u2019isolement et on se met en contact grâce aux outils numériques.Ily a un\tV / grand changement de paradigme, de stratégie, de culture, qu\u2019il faut opérer.Et c\u2019est ce qu\u2019on tente de faire.» Première étape : briser cette impression qu\u2019ont les francophones que peu de gens parlent leur langue de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Or, au-delà des apparences, les francophones seraient plus nombreux à l\u2019extérieur du Québec qu\u2019on le pense.Denis Desgagné donne en exemple les 11 millions d\u2019habitants, seulement aux Etats-Unis, qui ont déclaré lors du recensement de 2000 avoir une origine ethnique «française».«Il m\u2019est arrivé, lors de réunions au Québec, de parler d\u2019un espace francophone économique et d\u2019entendre certains me répondre que cet espace-là doit se faire en anglais, que c\u2019est naturellement ainsi.Pourtant, dans les rencontres que j\u2019ai un peu partout, je constate que les Caraïbes voudraient travailler avec le Québec, le Canada et la Francophonie en français.Ily a un espace qu\u2019il faut mettre en place.Et ce n\u2019est pas un espace isolé des autres, que ce soit des espaces hispanophones, lusophones, etc.» C\u2019est d\u2019ailleurs pour combattre la méconnaissance du fait français existant au sud de la frontière canadienne que le Centre de la francophonie des Amériques présentera dans six villes québécoises, du 12 au 21 mars prochains, la pièce La souiïlonne.Ce monologue écrit par Normand Beaupré, qui met en scène l\u2019alter ego étatsunien de la Sagouine, sera ainsi présenté pour la première fois au Québec.Une façon toute culturelle d\u2019entrer en contact, puis d\u2019échanger, de partager avec d\u2019autres communautés francophones à quelques kilomètres d\u2019ici.« On va souvent entendre que l\u2019avenir de la francophonie, c\u2019est l\u2019Afrique.C\u2019est vrai et c\u2019est extraordinaire.Ils ont le nombre et c\u2019est un joueur extrêmement important qui donne du poids.Mais ceux qui vivent en minorité, donc en marge, sont obligés de trouver des solutions auxquelles on ne pense pas lorsque l\u2019on est dans la majorité», évoque M.Desgagné.Selon lui, les Québécois auraient avantage à s\u2019inspirer des mécanismes mis en place par les minorités ailleurs sur le CO nti- nent pour protéger leur langue, leur culture et leur identité, tout comme les autres communautés francophones peuvent trouver des solutions à leurs problèmes dans les expériences du Québec.Carnet francophone Pour rendre encore plus palpable et concrète la présence francophone en Amérique, le Centre a investi dans les outils virtuels.L\u2019automne dernier, il a mis en ligne le Carnet de la francophonie des Amériques.Ce répertoire des organismes francophones et de leurs coordonnées couvre 54 pays.Près de 12000 données y sont réunies jusqu\u2019à maintenant.«Il y a beaucoup de services en français.Ça va être un bel outil pour démontrer, par ceux qui vont s\u2019y inscrire, la dynamique sur le territoire.» Le carnet se remplit prpgressivement, mais certains Etats ou communautés ont répondu plus vite à l\u2019appel.«Le Brésil aspirait à rapidement mettre ensemble les informations pour s\u2019assurer que le carnet soit accessible en prévision la Coupe du monde de football», affirme M.Desgagné.Toujours pour donner un meilleur accès à la francophonie des Amériques, le Centre lancera officiellement le 11 avril prochain sa bibliothèque numérique.«Les gens qui sont à l\u2019extérieur du Canada n\u2019ont pas accès à des livres [en français].Sinon, ils ont accès à ce qui vient de la France et de l\u2019Europe.Ils ont donc des référents culturels européens.C\u2019est très bien.Sauf que là, ils pourront désormais avoir \u2014 et c\u2019est très demandé \u2014 accès à des ressources et à la culture américaines [francophones] », explique-t-il.De plus, le Centre mise beaucoup aussi sur son initiative de Radio jeunesse des Amériques, un espace radiophonique sur le Web composé d\u2019un volet éducatif et citoyen.Ce projet mobilise les jeunes francophones et francophiles des milieux scolaires et communautaires du continent.Car au-delà de mettre en contact les différentes communautés francophones, M.Desgagné croit que la francophonie des Amériques doit s\u2019ouvrir à tous les francophiles du territoire.«Il faut augmenter notre capacité d\u2019empathie et de rapport interculturel ou transculturel.» Dans les formations fournies par le Centre, comme dans son université d\u2019été, M.Desgagné affirme que le dialogue interculturel est abondamment abordé, car il s\u2019agit d\u2019un autre enjeu primordial pour la vitalité de la francophonie à ses yeux.«Il n\u2019y a pas tellement longtemps, on était avec des chercheurs en Louisiane et on présentait une table ronde de francophones et de Métis de l\u2019Ouest canadien sur le rapprochement que ces derniers sont en train de réaliser par un processus de justice réparatrice ou de dialogue interculturel, raconte M.Desgagné.Quand les gens de la Louisiane ont entendu ça, il y a des Créoles qui ont dit qu\u2019ils se sentaient exclus de la francophonie de la Louisiane.Puis, il y a des Premières Nations qui parlent français qui se sentaient aussi exclues.Après, on a appris qu\u2019il y avait des Canadiens noirs et des Créoles blancs qui se sentaient exclus.Comment peut-on bâtir une francophonie quand tout le monde se sent exclu ?» Une fois, de plus M.Desgagné croit qu\u2019il faut changer les perceptions.Pourquoi un Africain s\u2019exprimant en français est-il automatiquement désigné comme francophone, même s\u2019il ne s\u2019agit pas de sa langue maternelle, alors qu\u2019une personne dont la première langue est l\u2019anglais, l\u2019espagnol ou le portugais n\u2019est pas considérée comme francophone même si elle maîtrise parfaitement la langue de Molière?«Peut-être qu\u2019on devrait avoir une réflexion à ce sujet, croit M.Desgagné.Si on peut faire en sorte qu\u2019il y ait plus de francophones francophiles et plus de francophiles pas nécessairement francophones, la francophonie va se porter mieux dans les Amériques et dans le monde.On va devenir beaucoup plus attirant et attrayant pour les jeunes.» Collaborateur Le Devoir De grands dictionnaires Définitions \u2022 Synonymes \u2022 Antonymes \u2022 Conjugaisons \u2022 Phonétique \u2022 Rimes \u2022 Difficultés \u2022 Cooccurrences Champs lexicaux \u2022 Citations \u2022 Familles \u2022 Anagrammes \u2022 Locutions \u2022 Proverbes \u2022 Historique \u2022 Étymologie Et en prime, Antidote vous offre de puissants moteurs de recherche ultrarapides, des guides linguistiques détaillés et le meilleur correcteur orthographique, grammatical et stylistique qui soit.Pour Windows, Mac OS X et Linux.Dictionnaires et guides aussi offerts sur iPhone et iPad.www, antidote, info Druide G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MARS 2014 FRANCOPHONIE QUEBEC INTERNATIONAL Vers une francophonie économiqne?«Ne pensez pas que de passer à l\u2019anglais soit la chose la plus facile pour devenir des exportateurs mondiaux » En novembre se tiendra à Dakar, au Sénégal, le 15® Sommet des pays francophones.L\u2019un des objectifs, s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019au Québec, sera de conférer à cet espace culturel un caractère économique.Ce faisant, Québec préconise que nos entreprises étendent leurs activités à l\u2019ensemble des pays francophones, mais à condition de respecter de sévères règles d\u2019éthique et de bonne gouvernance.Le ministre québécois des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, explique.CLAUDE LAFLEUR ^ \u2019est tolérance zéro quant aux bris d\u2019éthique pour les entreprises québécoises qui agissent au Sud, déclare Jean-François Lisée.Cela fait partie de cette réputation du Québec qu\u2019on veut promouvoir : pragmatisme, efficacité et intégrité!» Car le Québec est l\u2019un de ceux qui insistent beaucoup pour que le Sommet de Dakar développe une stratégie économique: «Il y a une réelle volonté, indique M.Lisée, pour faire de plus en plus d\u2019économie.» En pratique, il s\u2019agira de convaincre les entreprises, tant celles du Sud que du Nord, qu\u2019il existe un espace économique où on peut faire affaires en français.«Selon nous, la façon la plus simple d\u2019entrer sur le marché international, c\u2019est dans sa langue, poursuit M.Lisée.Notre stratégie économique, c\u2019est de dire: ne pensez pas que de passer à l\u2019anglais soit la chose la plus facile pour devenir des exportateurs mondiaux.Non.Commencez par faire des affaires avec les Québécois, les Français, les Belges, les Suisses et les Africains francophones pour ensuite conquérir le monde.» Même en zone anglophone A titre de ministre représentant le Québec à l\u2019étranger, Jean-François Lisée se fait le ténor d\u2019une présence beaucoup plus forte de nos entre- FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR La mission de Jean-François Lisée au Sommet des pays francophones de Dakar sera de convaincre les entrepreneurs que le français peut être une langue pour les affaires.prises en Afrique francophone.«Mais j\u2019insiste énormément pour que cela se fasse en appliquant une grande responsabilité sociale de la part des en- trprises, dit-il.Cela veut dire: respect des droits des travailleurs, et que, dans la chaîne des approvisionnements, on s\u2019assure que les droits des sa- lariés soient respectés.Ça veut aussi dire : pas de travail pour les enfants et que les entreprises respectent toutes les normes édictées par les orga- CENTRE DELA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES DANS LE CADRE DU MOIS DE LA FRANCOPHONIE, LE CENTRE DE LA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES VOUS PROPOSE UNE MULTITUDE D\u2019ACTIVITÉS! reve cain CINE-RENCONTRE UN RÊVE AMÉRICAIN Partez à la découverte des communautés francophones des États-Unis, avec le musicien Damien Robitaille! Date: 16 mars 2014 à 14 h Lieu: À la Chapelle du Musée de l'Amérique francophone, 2, côte de la Fabrique, Québec Coût: 7$; Abonnés des Musées et étudiants: 5$ Réservations au 418 643-2158 SPECTACLE JAZZ-FOLK-ROCK avec ALEXIS NORMAND (SASKATCHEWAN) et RAPHAËL FREYNET (ALBERTA) Ces deux multi-instrumentistes combinent leur répertoire pour présenter un spectacle unique qui incarne la chanson francophone de l'Ouest actuelle.Dates et iieux: 9 mars à 20 h, au Verre Bouteille, 2112 Avenue du Mont-Royal Est, Montréal, et 18 mars à 19 h 30, au Studio P, 280 Saint-Joseph Est, Québec Coût: 10$ -3S Awliiion 2018-2011 LE sAmériques littéraires m LES AMERIQUES LITTERAIRES - LITTÉRATURE FRANCOPHONE DES CARAÏBES Découvrez des écrivains d'Haïti et d'ailleurs en plus de quelques notions de créole, avec Gary Victor, un des romanciers les plus lus en Haïti, et Alix Renaud, écrivain et linguiste.Date: 20 mars 2014 à 19 h 30 Lieu: À la Chapelle du Musée de l'Amérique francophone, 2, côte de la Fabrique, Québec Coût: 8$; Abonnés des Musées et étudiants: 5$; Réservations au 418 643-2158 BOUILLONNE LA SOUILLONNE Émouvant monologue interprété par Marie Cormier, La Souillonne se veut La Sagouine franco-américaine.Elle se « débourre le cœur » sur scène, comme on dit dans sa langue populaire, à la façon d'Antonine Maillet.Dates et iieux: 12 mars à 19 h 30 à Bromont, 13\tmars à 20 h à Coaticook, 14 mars à 14 h à Victoriaville, 14\tmars à 20h à Richmond, 20 mars à 20 h à Saint-Georges de Beauce et 21 mars à 14 h à Québec Pour en savoir pius: http://bit.ly/1lpzqwy TIRAGE D\u2019UNE LISEUSE PARMI LE PUBLIC À CHACUN DE CES ' ' PARTICIPEZ ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER ! tri: francophoniedesameriques.com nisations internationales du travail.» D\u2019autre part, il estime que nos entreprises ont beaucoup à offrir en matière de solutions et de technologies vertes.«Au Québec, nous sommes en avant du peloton \u2014 certainement en Amérique du Nord \u2014 en matière de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, dans la transformation verte de nos entreprises, alors que nous venons d\u2019ajouter l\u2019électrification des transports», fait-il remarquer.Nos entreprises ont en outre un rôle à jouer dans l\u2019utilisation du français dans Técono-mie internationale.M.Lisée cite l\u2019exemple de Benoît La Salle, fondateur de SFMAFO qui mène des activités aurifères en Afrique.«Son entreprise minière opère entièrement en français en Afrique francophone, précise M.Lisée.Voilà qui ne va pas de soi, puisque là-bas, les minières proviennent d\u2019Afrique du Sud et du Canada, et donc tout se fait en anglais.» Or, SFMAFO étant une entreprise québécoise, elle y travaille en français ; ses cadres sont francophones et elle embauche des salariés locaux qui travaillent en français.«Tant qu\u2019on ne voit pas ça, on ne sait pas que c\u2019est possible», constate avec satisfaction le ministre.Tolérance zéro ! Pour Jean-François Lisée, les questions éthiques sont très importantes, «puisque nous voulons avoir une réputation d\u2019intégrité, dit-il.Et c\u2019est pourquoi, depuis que je suis ministre des Relations internationales, toute entreprise qui n\u2019a pas son certificat d\u2019intégrité de l\u2019AMF ne peut participer à nos missions commerciales à l\u2019étranger.» Pour lui, les entreprises doivent appliquer de bonnes pratiques d\u2019affaires ailleurs comme au Québec.« Ces bonnes pratiques sont éthiques et à la fois prennent en compte le développement durable, comme on le fait ici», précise-t-il.«Et j\u2019ai bien dit aux entreprises: si vous êtes reconnues coupables d\u2019un bris d\u2019éthique dans un pays étranger, vous perdrez votre certificat d\u2019intégrité au Québec, lance M.Lisée.Ça fait partie de la volonté de notre gouvernement d\u2019être sans merci pour la corruption et la collusion, et ça se reflète à l\u2019international aussi.» Le ministre constate en outre que l\u2019un de nos grands atouts à l\u2019étranger, c\u2019est le fait que nos entreprises sont considérées comme étant de grande qualité, pragmatiques et, surtout, non arrogantes.«Souvent, on me dit: \u201cNous connaissons d\u2019autres pays qui sont très arrogants.Mais vous, vous avez un élément de convivialité et de dialogue.\u201d Voilà qui m\u2019est très cher, et je tiens à ce que l\u2019intégrité j^asse partie de notre réputation internationale.» La charte ?Pas un problème ! Quant au débat sur la charte de la laïcité qui secoue le Québec, pour le ministre des Relations internationales, ce n\u2019est vraiment pas un problème.«Lors de mes voyages, dit-il, je rencontre quantité d\u2019investisseurs, de gens qui font du commerce et, bien sûr, plein de responsables politiques.Or, la charte, pour eux, n\u2019est nullement une préoccupation.» «Si à Toronto, on trouve épouvantable de se demander comment on doit gérer le lien entre l\u2019État et la religion, partout ailleurs, on a ce débat-là, observe M.Lisée.Même dans les pays musulmans, on débat de la place des signes religieux dans la fonction publique.Donc, pour tout le monde, ce n\u2019est pas une nouveauté.» Ce qu\u2019on observe par contre, poursuit-il, c\u2019est le fait que depuis le dépôt du projet sur la charte, «le nombre de demandes d\u2019immigration au Québec provenant de pays d\u2019Afrique du Nord [donc musulmans] a augmenté de 79%!» Collaborateur Le Devoir 8224 LE DEVOIR LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MARS 2014 G 3 FRANCOPHONIE ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE Abdou Diouf plaide pour une diversité culturelle et linguistique « Le village planétaire, tant vanté, est en passe de se transformer en une planète de villages » Dates charnières dans l\u2019existence de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis 10 ans, bilan de la dernière année, nationalisme et mondialisation, droits de la personne et homophobie, rapprochement Québec-Afrique : voici autant de sujets qu\u2019aborde pour Le Devoir Abdou Diouf, secrétaire général de l\u2019OIF.REGINALD HARVEY Il quittera ses fonctions comme secrétaire général de rOIF vers la fin de la présente année, et il a déclaré plus d\u2019une fois qu\u2019il n\u2019entend pas faire de bilan de son passage aux commandes de cet organisme avant le Sommet de Dakar au Sénégal à la fin de novembre prochain; Abdou Diouf réserve ce discours aux chefs d\u2019État et aux représentants gouvernementaux qui seront présents dans son pays natal.10 ans plus tard n consent tout de même à dégager quelques dates charnières fondatrices pour la francophonie depuis son entrée en fonction en 2003 : «Nous avons fait énormément de choses, c\u2019est difficile de résumer 10 ans en quelques phrases! Je pense qu\u2019il faut quand même signaler des changements institutionnels importants au sein de l\u2019Organisation, comme l\u2019adoption du Cadre stratégique décennal en 2004 ou la nouvelle Charte de la Francophonie en 2005, qui a notamment mené à une modernisation et à une plus grande efficacité de l\u2019OIF.N\u2019oublions pas l\u2019adoption, en octobre 2005, à l\u2019UNESCO, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, pour laquelle la Francophonie s\u2019est fortement mobilisée dès 2001.» Il se tourne vers un autre champ d\u2019action : «Dans le domaine politique, nos États et gouvernements membres ont adopté, en 2006, à Saint-Boni-face, une Déclaration sur la prévention des conflits et la sécurité humaine.Ils ont également célébré, en 2012, les dix ans de la Déclaration de Bamako, qui fixe les règles de l\u2019OIF en matière de démocratie, droits et libertés.Je pourrais également vous citer l\u2019étroite coopération que nous menons avec de nombreuses organisations internationales, dont le Commonwealth, ou des projets qui mobilisent tous les acteurs de la Francophonie institutionnelle, comme le projet de volontariat francophone, qui encourage la mobilité pour les jeunes âgés de 21 à 34 ans, ou l\u2019Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres du primaire (IFADEM).» Et il y a cet événement qui lui tient particulièrement à cœur et qui s\u2019est tenu dans la «Pour s\u2019ouvrir au monde, l\u2019Homme a besoin d\u2019être profondément enraciné dans sa culture» Vieille Capitale: «Enfin, je voudrais citer le premier Forum mondial de la langue française, que nous avons organisé en 2012 à Québec et qui a connu un grand succès.J\u2019ai souhaité cette manifestation festive pour que les jeunes et la société civile s\u2019approprient la Francophonie.La deuxième édition aura lieu en 2015, à Liège en Belgique, mais je n\u2019y assisterai pas en tant que secrétaire général, plutôt en simple militant convaincu que je suis qu\u2019une francophonie dynamique et moderne doit être une francophonie populaire.» Retour sur 2013 Au cours de la dernière année, quels événements vous apparaissent marquants dans l\u2019existence de l\u2019Organisation ?«Nous avons lancé le Réseau francophone pour l\u2019égalité femme-homme dans la foulée du Forum mondial des femmes francophones, une initiative très importante qui a été organisée pour la première fois en 2013 conjointement par l\u2019OIF et la France, et dont la seconde édition vient d\u2019avoir lieu à Kinshasa, en République démocratique du Congo.Car l\u2019avenir de la Francophonie, c\u2019est aussi l\u2019avenir des femmes, comme des hommes, qui la composent.Nous devons combattre avec force la persistance de violations graves et massives des droits des femmes et des filles.» Avant même les jeux de Sotchi, la Francophonie avait donné rendez-vous à la planète en France : «Nous avons également assisté, l\u2019année dernière, à une très belle édition des Jeux de la Francophonie, à Nice.Ces Jeux nous ont permis de découvrir, une nouvelle fois, des talents francophones très prometteurs, tant dans le domaine sportif que culturel.Mais je voudrais également souligner l\u2019importance que VOIE accorde à l\u2019accompagnement de certains de nos pays pour sortir des situations de crise, comme c\u2019est le cas pour le Mali, la RCA, la Guinée-Bissau, et Madagascar, qui a réussi l\u2019organisation de ses élections en 2013.» Un vibrant appel à la diversité.La notion de nationalisme est remise en question en maints endroits et sur plusieurs tribunes dans le fort courant de la mondialisation; elle secoue no- îh JACQUES NADEAU LE DEVOIR En septembre dernier, Adbou Diouf avait énoncé un plaidoyer en faveur de la diversité culturelle au sein de la Francophonie devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).Le voici en compagnie du ministre québécois des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée.tamment l\u2019Europe.Est-il possible pour les peuples de demeurer à la fois ouverts sur le monde et fiers de leurs valeurs nationales, culturelles et linguistiques?Le secrétaire généré apporte d\u2019abord cette nuance: «Je ferais une distinction entre \u201cnationalisme\u201d et enracinement.Le président Senghor disait que pour s\u2019ouvrir au monde, l\u2019Homme a besoin d\u2019être profondément enraciné dans sa culture.C\u2019est indispensable pour créer des identités ouvertes sur le monde et suri\u2019Autre.Mais ce que j\u2019observe actuellement dans le monde, c\u2019est plutôt un repli identitaire des citoyens face à une mondialisation débridée, inégale, déséquilibrée.» Et il étoffe sa pensée de la sorte : «Le village planétaire, tant vanté, est en passe de se transformer en une planète de villages, plus encore, de communautés balkanisées et exacerbées.Et c\u2019est dans ce contexte qu\u2019il nous faut resituer le concept de diversité culturelle et linguistique, de même que de celui de dialogue des cultures, mais dans le respect des valeurs universelles.Il faut, bien évidemment, réaffirmer sans cesse la nécessité de préserver, face à l\u2019uniformisation toujours menaçante et à la marchandisation toujours possible des cultures, la nécessité impérieuse de préserver la diversité, parce que la diversité est inhérente à la vie, parce que la perte de la diversité est non seulement un processus mortifère pour le patrimoine de l\u2019humanité, mais aussi une menace pour la démocratie internationale.Bien sûr, il ne s\u2019agit pas d\u2019une diversité entre cultures antagonistes, mais d\u2019un vrai dialogue entre cultures ouvertes.» Droits de la personne Sur le plan des droits de la personne, Abdou Diouf est tou- jours apparu, tant dans sa carrière politique de président du Sénégal que dans son parcours de secrétaire général de l\u2019Organisation, comme un ardent et in-conditionnel défenseur des droits de la personne.Quant à, notamment, l\u2019homophobie latente qui ressurgit vigoureusement dans plusieurs pays, il tient ce discours : «L\u2019OIF est fermement opposée à toutes les formes de discrimination, notamment celles fondées sur la religion, les convictions politiques, l\u2019âge, le sexe ou l\u2019identité sexuelle.L\u2019OIF est engagée pour le respect des droits de l\u2019homme de tous les individus, et s\u2019oppose à la peine de mort, la torture et autres mauvais traitements.R est important que l\u2019intégrité physique de chacun soit respectée, conformément aux principes fondamentaux du droit international.» En fin de compte, Abdou Diouf est invité à se tourner vers le Québec : il existe une nette volonté de rapprochement du gouvernement québécois à l\u2019égard de l\u2019Afrique qui s\u2019est manifestée au cours des derniers temps.De quel œil voyez-vous ce rapprochement?«D\u2019un très bon œil! L\u2019Afrique a besoin de tout le monde pour poursuivre son développement.Si elle arrive à juguler les crises récurrentes qui freinent son avancée, l\u2019Afrique, c\u2019est sûr, sera le continent de demain.Ét s\u2019il fallait encore une raison supplémentaire, il me semble que le rayonnement du français comme langue dynamique et moderne passe aussi par des alliances fortes entre l\u2019Amérique et l\u2019Afrique, qui, d\u2019après nos prévisions, abritera 85 % des 715 millions de francophones en 2050!» Collaborateur Le Devoir SOURCE OIE Le secrétaire général de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, Adbou Diouf MOBILITE INTERNATIONALE AMÉRIQUESRECHERCHEÉTUDIANTSDROIT JEUNES CHERCHEURSMAGHREB STAGESUNIVERSITÉ V MOYEN-ORIENT BIOÉTHIQUEENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AFRIQUEFRANCOPHONIE PGEnCE UflIUEeSITfllIK DE LR FRRnCOPHOniE Bureau des Amériques Pôle de développement Parce que l'Agence universitaire de la Francophonie est convaincue que le français est une chance elle valorise l\u2019acquisition des savoirs par la mobilité internationale des étudiants et des jeunes chercheurs.U aufameriques www.auf.org/bureau-ameriques G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MARS 2014 FRANCOPHONIE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le CSLF est notamment responsable de conseiller la ministre responsable de la Charte de la langue française.Le Conseil a été fondé dans la foulée de la naissance de la loi 101.CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LANGUE ERANÇAISE Les gardiens de la langue ont aussi le mandat d\u2019en faire la promotion Créé en 1977, à la suite de l\u2019adoption de la loi 101, le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) a pour principal mandat de conseiller le ministre responsable de la Charte de la langue française sur toutes les questions relatives à la langue française au Québec.PIERRE VALLEE NOUS le faisons au moyen d\u2019avis que nous diffusons, explique Monique La-chance, directrice par intérim du CSLF.Ces avis peuvent prendre deux formes.Dans le premier cas, ce sont des avis sollicités, c\u2019est-à-dire que c\u2019est le ministre responsable de la Charte qui nous demande de produire un avis sur une question qu\u2019il nous signale.Dans le second cas, ce sont les membres du Conseil qui choisissent la question sur laquelle ensuite le CSLF émettra son avis.» Qui dit avis dit aussi recherches et études.Le CSLF possède à l\u2019interne sa propre équipe de chercheurs, mais peut faire appel à des chercheurs externes, en général des universitaires, si le besoin s\u2019en fait sentir.«Notre première tâche est de prendre connaissance des travaux qui ont déjà été faits au fil des ans sur la question sur laquelle nous nous penchons.Ensuite, il s\u2019agit de s\u2019assurer que les données sont à jour.Une fois ces deux étapes franchies, nous procédons à l\u2019analyse de l\u2019ensemble des éléments de la recherche pour en arriver à une conclusion que nous publions sous forme d\u2019avis.» Le but de ces avis, qu\u2019ils soient sollicités ou non par le ministre responsable, demeure le même.«Ces avis, qui sont au fond des études, peuvent venir ensuite influencer les politiques du gouvernement.Peu importe la politique que choisit de mettre en place le gouvernement, nous voulons que ce dernier puisse le faire en s\u2019appuyant sur des études et des données tangibles.» Un cas précis A son arrivée au pouvoir, le gouvernement Marois a indiqué qu\u2019il souhaitait bonifier la Charte de la langue française.Cette intention a aussitôt interpellé les membres du CSLF, «Peu importe la politique que choisit de mettre en place le gouvernement, nous voulons que ce dernier puisse le faire en s\u2019appuyant sur des études et des données tangibles» qui ont décidé de se pencher sur cette question.Le CSLF a ensuite publié un avis non sollicité sur le sujet intitulé Redynamiser la politique linguistique du Québec.«On a voulu par cet avis brosser un tableau de la situation dans lequel on notait les progrès qui ont été faits à ce sujet, mais aussi en déterminant les zones où il y avait eu peu ou pas de progrès, et qui devenaient pour nous des zones prioritaires d\u2019action.» L\u2019avis en a relevé quatre : le français, langue de travail, la francisation des immigrants et leur insertion sociale en milieu francophone, la maîtrise du français par tous les Québécois, et finalement, le rôle moteur du secteur public québécois.«Par exemple, sur la question du français, langue de travail, notre avis recommande d\u2019appliquer la Charte aux entreprises comptant de 25 à 49 employés, mais de le faire selon une formule plus allégée et souple que celle présentement en place pour les entreprises possédant plus de 49 employés.» Diffusion et promotion Le CSLF a aussi le mandat de diffuser ses avis.Il le fait en publiant ces derniers, mais aussi des communiqués de presse, et en participant à des colloques et des congrès.«Nous avons aussi le mandat plus large de diffuser l\u2019ensemble des connaissances sur le français au Québec, que ce soit sous forme d\u2019avis, de mémoires ou d\u2019études.Nous avons donc le mandat d\u2019informer le public au sujet de toute question relative au français au Québec.De plus, notre mission comprend aussi la valorisation du français au Québec et l\u2019obligation de travailler à la pérennité du français au Québec.» Cet effort de diffusion et de promotion passe aujourd\u2019hui par le site Internet du CSLF, où l\u2019on trouve non seulement les avis du CSLF, mais aussi une foule de renseignements et de liens en tout genre concernant le français.«Notre site Internet est devenu aujourd\u2019hui notre premier outil de communication.» Hors des frontières du Québec Bien que le champ de recherche sur le français du CSLF soit limité au seul territoire québécois, le CSLF entretient tout de même des liens hors frontières.Ainsi, le CSLF est membre du réseau OPALE (Organismes francophones de politique et d\u2019aménagement linguistiques), ce qui lui permet de tisser des liens avec des organismes francophones internationaux, pour le moment principalement européens.Quant aux communautés francophones hors Québec, le CSLF assure sa présence auprès d\u2019eUes principalement au moyen de prix et de distinctions qu\u2019il remet chaque année.Il y a d\u2019abord l\u2019Ordre des francophones d\u2019Amérique, décerné depuis 1978 à des personnes qui se consacrent à l\u2019épanouissement du français en Amérique.Le Prix du 3-juillet-1608, qui commémore la fondation de la viUe de Québec par Samuel de Champlain, est remis à une organisation qui a rendu des services exceptionnels à une communauté francophone d\u2019Amérique du Nord.«Nous avons aussi depuis 2004 le prix littéraire Emile-Ollivier, qui est remis à l\u2019auteur d\u2019un ouvrage littéraire publié en français par une maison d\u2019édition membre du Regroupement des éditeurs cana-diens-français.» Parfois, la présence du CSLF se fait sentir de façon plus ludique.«Nous mettons chaque année en ligne le jeu-questionnaire Je réseaute en français portant sur l\u2019utilisation du français en informatique.Et nous inscrivons ce jeu-questionnaire parmi les activités des Rendez-vous de la Francophonie.Ce jeu-questionnaire est une façon pour nous de rejoindre la population plus jeune.C\u2019est la raison, d\u2019ailleurs, pour laquelle le CSLF est aussi présent dans les médias sociaux.Il faut être en mesure d\u2019attirer l\u2019attention des jeunes.» Collaborateur Le Devoir UNIVERSITE DE MONTREAL « Il faut aller chercher l\u2019adhésion des esprits » Le 24 février dernier, l\u2019Université de Montréal a annoncé la création d\u2019un bureau de la valorisation de la langue française et de la francophonie.En entrevue avec Le Devoir^ Monique C.Cormier, directrice du Département de linguistique et de traduction de l\u2019Université de Montréal, qui s\u2019est vue confier la mise sur pied de ce bureau, signale que sa mission se concentrera davantage sur l\u2019affirmation de cette langue française que sur sa défense.ETIENNE PLAMONDON EMOND Très tôt, l\u2019établissement s\u2019est défendu, dans un article de La Presse canadienne, de mettre en place un tel bureau en réaction à une lettre ouverte publiée dans Le Devoir du 29 janvier.Dans cette dernière, un étudiant avait dénoncé un «laxisme» et une «complaisance» dans l\u2019application de la Politique linguistique de l\u2019UdeM.Le projet de bureau de la valorisation de la langue française et de la francophonie était déjà sur les rails depuis des mois, assure-t-on à l\u2019Université de Montréal.Alors, en quoi consiste ce bureau ?«Ce que je souhaite, c\u2019est qu\u2019on dépasse la politique linguistique», a exprimé celle qui fut l\u2019une des premières à avoir proposé l\u2019adoption d\u2019une telle politique à l\u2019UdeM.Prenons un match de hockey: la défensive va avoir un rôle à jouer dans une équipe, mais ce n\u2019est pas seulement elle qui va assurer la victoire, a-t-elle fait comme analogie.Il faut aller chercher l\u2019adhésion des esprits, et je pense que c\u2019est possible.Il faut que les règlements et les politiques linguistiques existent, mais il faut aller beaucoup plus loin.C\u2019est la vision de ce bureau.Je pense qu\u2019il faut sensibiliser la communauté universitaire au fait que le français est une langue universelle, une langue partagée par des millions de personnes, une langue de partage.Ce n\u2019est plus qu\u2019une langue qui est parlée par quelques millions de personnes en Amérique du Nord dans une mer anglophone.Ça reste vrai, mais on est en communication avec tout l\u2019espace francophone», a-t-elle expliqué.À l\u2019interne et à l\u2019international Le bureau jouera en fait sur deux tableaux: la dynamique à l\u2019intérieur de l\u2019université et son approche à l\u2019international.Car l\u2019effet de la mondialisation sur la réalité universitaire est évoqué comme la principale raison ayant motivé la création dudit bureau.La mobilité des étudiants s\u2019avère plus importante.Les collaborations entre les différentes universités sont de plus en plus fréquentes, comme l\u2019a démontré l\u2019entente de partenariat entre l\u2019UdeM, l\u2019Université libre de Bruxelles et l\u2019Université de Genève en septembre 2012.«On a souvent tendance à voir la mondialisation comme une menace.Mais au fond, elle a permis à l\u2019espace francophone de se constituer et à notre langue, le français, de se désenclaver, a dit M\u201c Cormier.Ce qu\u2019on veut faire, c\u2019est de profiter stratégiquement de cette mondialisation et de faire en sorte que le français continue d\u2019être pour nous une occasion de se faire valoir et de travailler avec les autres pays.» Bref, l\u2019UdeM veut jouer à fond la carte de son caractère francophone à l\u2019étranger et elle croit que cette identité peut l\u2019aider à tisser ou consolider d\u2019autres partenariats, voire à attirer chez elle des gens dont la langue maternelle n\u2019est pas nécessairement le français.«On souhaite travailler avec des étudiants qui ne sont pas francophones, qui viennent d\u2019autres pays, qui sont intéressés par ce que nous offrons et qui souhaitent apprendre le français, parce qu\u2019il y en a beaucoup», a assuré M™® Cormier.Soutien linguistique Quant aux actions concrètes qui seront menées par ce bureau, M™® Cormier dit explorer plusieurs questions et attend de valider ces pistes auprès d\u2019autres personnes avant de s\u2019avancer.Mais il y a un dossier qui lui tient à cœur et sur lequel elle assure qu\u2019elle se penchera: celui du soutien linguistique.«E y a déjà un très bon soutien qui est offert.E faudra évaluer l\u2019offre actuelle en matière de maîtrise et de qualité de la langue en fonction des besoins de la communauté universitaire.Donc, il faudra peut-être voir si ça vaut la peine ou si l\u2019on peut se permettre d\u2019offrir des services de soutien linguistique à certains types d\u2019employés ou même aux professeurs.Ce sont des questions qu\u2019on va devoir se poser.» Langue et recherche Et la recherche ?Nul doute que l\u2019anglais occupe une place importante dans ce milieu sur la scène internationale.Est-ce que le bureau s\u2019aventurera sur ce terrain ?« Quand on parle d\u2019un bureau de valorisation de la langue française, ça ne veut pas dire que la seule langue qui nous intéresse est le français.Bien au contraire.REMY BOILY Monique C.Cormier a précisé M™® Cormier.Pour moi, quand on parle français, on n\u2019exclut pas l\u2019utilisation d\u2019autres langues.» Elle a d\u2019abord tenu à préciser que «les étudiants du premier cycle doivent être formés en français, parce qu\u2019on est beaucoup plus à l\u2019aise dans sa langue maternelle ou dans sa langue d\u2019usage pour acquérir et comprendre de nouveaux concepts.C\u2019est important que les jeunes que l\u2019on forme aient accès à une terminologie de langue française.» Mais elle a concédé que, dans le domaine de la recherche, l\u2019anglais constitue la langue véhiculaire.«Il y a eu d\u2019autres époques où c\u2019était le latin.Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019anglais, a-t-elle ajouté.Nous entretenons une relation particulière [avec l\u2019anglais] du fait de notre situation géolinguistique.Maintenant que les chercheurs, entre eux, communiquent en anglais ou communiquent les résultats de leur recherche en anglais, pour moi, ça n\u2019a pas le même effet, parce que ce sont des communautés limitées.Pour des physiciens qui travaillent sur des recherches extrêmement pointues, c\u2019est assez normal qu\u2019il y ait une langue dans laquelle ils vont pouvoir discuter entre eux.Mais ensuite, ce qui est important, c\u2019est que les jeunes aient accès à ces résultats de recherche en français.Alors peut-être qu\u2019il faudra penser à sensibiliser des collègues à un transfert de connaissances qui se fera davantage en français.C\u2019est important, et ça fait partie de la mission de l\u2019université de faire ce transfert de connaissances aux citoyens et à l\u2019ensemble de la société.» Valorisation Elle a par contre insisté pour dire que le bureau de la valorisation de la langue française et de la francophonie concernera l\u2019ensemble de la communauté universitaire.« Ce qui nous intéresse, c\u2019est l\u2019utilisation du français et sa valorisation par tous les employés ainsi [que le souci] de la qualité de la langue chez tout le personnel, que ce soit le personnel de soutien, les professeurs ou les ftudiants.» A ses yeux, la création du bureau de la valorisation de la langue française et de la francophonie place l\u2019Université de Montréal «à l\u2019avant-garde», comme lorsque l\u2019établissement avait élaboré le Guide de féminisation : titres et fonctions en 1988 ou sa Politique linguistique en 2001.«Je maintiens que langue française et francophonie sont désormais intimement liées.Au fond, pour nous, l\u2019horizon de la langue française, ce n\u2019est plus uniquement le Québec, c\u2019est la francophonie et le monde.» Collaborateur Le Devoir ni ERANÇOIS PESANT LE DEVOIR L\u2019Université de Montréal a récemment annoncé la mise sur pied d\u2019un bureau de la valorisation de la langue française et de la francophonie. LE DEVOIR LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 MARS 2014 G 5 FRANCOPHONIE FRANCOPHONIE CANADIENNE Les Rendez-vous se veulent un outil de promotion du fait français au Canada « Jeune, je ne savais pas que d\u2019autres que nous parlaient français » C\u2019est l\u2019auteur-compositeur-interprète Damien Robitaille, d\u2019origine franco-ontarienne, qui agit cette année comme porte-parole des Rendez-vous de la Francophonie (RVF), cette fête pancanadienne célébrant le fait français au Canada qui se déroule du 7 au 23 mars.PIERRE VALLEE A-t-il été surpris, Damien Robitaille, que l\u2019on ait voulu lui confier pareil rôle, celui d\u2019être un porte-parole d\u2019une francophonie, la canadienne?«Honnêtement, non, répond-il.Depuis le début de ma carrière, j\u2019ai toujours voulu mettre en lumière les communautés francophones hors Québec et, en quelque sorte, les représenter.Mon rôle de porte-parole des Rendez-vous de la Francophonie est parfaitement conforme à mon engagement envers les communautés francophones canadiennes.» D\u2019ailleurs, l\u2019importance des Rendez-vous de la Francophonie ne fait pas de doute dans son esprit.«Les Rendez-vous sont essentiels.Auparavant, les communautés francophones ne se parlaient pas entre elles.Chacune fonctionnait en vase clos dans son coin de pays.Il faut briser ces murs entre les communautés francophones et tisser davantage de liens.Les Rendez-vous sont une occasion de le faire.» Car, isolement, il y a bel et bien.«Dans mon village natal de Lafontaine, à la baie Géorgienne en Ontario, nous parlions français.Mais, jeune, je ne savais pas que d\u2019autres que nous le parlaient aussi.Je ne savais pas qu\u2019il y avait des francophones ailleurs, comme à Sudbury ou à Ottawa, encore moins au Manitoba ou au N ouv eau-Brunswick.Et le Québec était une vague et lointaine contrée.Les choses se sont certes améliorées depuis ce temps, mais le sentiment d\u2019isolement des communautés francophones hors Québec demeure malgré tout.Et toutes les occasions de le briser sont bonnes.» Le rôle du Québec Damien Robitaille estime que le Québec ne devrait pas se gêner pour faire partie de la fête.«Lorsque je me suis installé à Montréal, il y a dix ans, les Québécois que je rencontrais trouvaient que j\u2019avais un accent quand je parlais français.Certains trouvaient ça exotique, mais personne n\u2019arrivait à identifier correctement l\u2019accent.On me demandait si je venais du Nouveau-Brunswick, ou peut-être même de Saint-Boni-face.Et quand je leur répondais que je venais de l\u2019Ontario, ils étaient tous surpris.Rares étaient les Québécois qui étaient au courant qu\u2019il y avait des francophones en Ontario.D\u2019ailleurs, depuis que je suis au «Trop souvent, les communautés francophones hors Québec ont l\u2019impression de ne pas compter aux yeux des Québécois» Québec, je n\u2019ai jamais caché mes origines franco-ontariennes, bien au contraire, et j\u2019ai toujours fait la promotion des communautés francophones hors Québec.» Mais il constate aujourd\u2019hui que les choses ont évolué.«Avec le temps, je me rends compte que ça s\u2019est grandement amélioré.Je sens que les Québécois ont de plus en plus d\u2019ouverture envers les communautés francophones hors Québec.A preuve, l\u2019accueil que les Québécois font maintenant aux artistes francophones issus de ces communautés, comme moi.Les Rendez-vous de la Francophonie sont une occasion pour les Québécois de mieux connaître ces communautés.Trop souvent, les communautés francophones hors Québec ont l\u2019impression de ne pas compter aux yeux des Québécois, parfois, elles se sentent même un peu rejetées.Un rapprochement de la part des Québécois viendrait corriger cette impression.» Promotion du fait français C\u2019est avec cette idée de rapprochement en tête que Damien Robitaille voit dans les Rendez-vous de la Francophonie un outil de promotion du fait français au Canada, peu importe où il se manifeste.«Que vous soyez Québécois, ou Acadien, ou Franco-Ontarien, ou Franco-Manitobain, peu importe votre région, vous êtes d\u2019abord un francophone.C\u2019est votre langue et votre culture.Ou, devraisfe dire, notre langue et notre culture, car à la base, on provient tous de la même place.On n\u2019est pas seulement Franco-Ontarien ou Québécois, on appartient tous à la grande famille canadienne-française.Et les Rendez-vous nous permettent de nous le rappeler.» De plus, pour les communautés francophones hors Québec, les Rendez-vous de la Francophonie sont un outil de consolidation.«Il faut toujours garder à l\u2019esprit que vivre en français hors du Québec exige de la volonté et de l\u2019effort.C\u2019est un choix que les francophones hors Québec font sciemment.Toutes les occasions de souligner cet effort, tous les gestes faisant la promotion de la culture francophone, toutes les activités permettant à ces communautés de se rassembler sont autant de moyens de consolider les communautés francophones et la culture française.» Et cette célébration de la culture française en sol canadien se doit d\u2019être la plus ouverte possible.«Il ne faut % \\ SOURCE FRANCOFOLIES DE MONTREAL «Depuis le début de ma carrière, j\u2019ai toujours voulu mettre en lumière les communautés francophones hors Québec», affirme l\u2019auteur- compositeur-interprète d\u2019origine franco-ontarienne Damien Rohitaille.pas mettre de barrières, plutôt, il faut ouvrir les portes.Il ne s\u2019agit pas de célébrer le fait français entre francophones seulement, il faut y convier aussi les anglophones et les francophiles.Il faut être en mesure de démontrer que non seulement il est possible de vivre en français, mais que c\u2019est aussi agréable de le faire.Je rêve du jour où parler français apparaîtrait aux yeux de tous aussi cool que de parler l\u2019anglais.» Pour la suite des choses Damien Robitaille participera à la soirée d\u2019ouverture des Rendez-vous de la Francophonie.Ensuite, il s\u2019envolera vers la France, où des spectacles prévus à l\u2019horaire l\u2019attendent.De retour au Québec, il reprendra la tournée de son dernier disque Omniprésent.De plus, on pourra voir Damien Robitaille à l\u2019écran dans le documentaire Un rêve américain, du réalisateur Bruno Boulianne.Dans ce film, Dqmien Robitaille sillonne les Etats-Unis à la recherche de traces francophones qui ont façonné le territoire.Une autre façon pour lui de souligner l\u2019importante contribution des francophones dans la construction de ce nouveau continent qu\u2019est l\u2019Amérique du Nord.Collaborateur Le Devoir WON CORMIER Les RVF rassembleront notamment les communautés acadiennes, franco-ontariennes, fransaskoises et bien d\u2019autres.20 mars 2014 Journée internationale de la Francophonie 20mars.francophonie.org O la francophonie ORÛAhlâATlON INTERNATIONALE DE INSTITUT DE LA FRANCOPHONIE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE IFDD L\u2019Organisation internationale de la Francophonie (01 F), à fravers l\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), ainsi que ses partenaires de la Francophonie au Québec, organisent une série d\u2019activités autour de la Journée internationale de la Francophonie 2014 (20 mars).Téléchargez le programme complet à l\u2019adresse suivante : www.ifdd.francophonie.orq \t 14H\t11H45-13H30 9H15 18H30 Projection du film «Un rêve américain» et table ronde organisées par le Centre de la Francophonie des Amériques (CFA) au Musée de la civilisation, à Québec.LUND117 MARS 10H30 Remise d\u2019une bourse à l\u2019Ecole primaire Saint-Joseph de Lévis dans le cadre du concours « ®nime ta francophonie » organisé par le Centre de la Francophonie des Amériques et témoignage de Lex Albrecht, Jeune cycliste québécoise médaillée d\u2019argent aux Jeux de la Francophonie 2013 (en partenariat avec l\u2019IFDD).MARD118 MARS 10H30 Conférence de presse de lancement à l\u2019occasion de la Semaine de la Francophonie en Mauricie, à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.19H30 Alexis Normand Artiste du Saskatchewan.Spectacle jazz-rock en français organisé par le Centre de la Francophonie des Amériques au Studio P, 280 Saint-Joseph Est à Québec.+ Déjeuner - débat organisé à Québec par la SQRIQ.sur le thème de : « L\u2019impact positif de l\u2019intégration de la responsabilité sociale pour les entreprises dans l\u2019espace francophone » en partenariat avec le Ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur (MRIFCE)-Groupe des consulats, de la délégation Wallonie-Bruxelles et des institutions de la Francophonie au Québec - IFDD - Chambre de commerce et d\u2019industrie de Québec.18H Quverture du colloque international des Flautes études internationales nde l\u2019Université , à Québec.Thème : « Analyse contemporaine des conflits en Afrique » 19H-21H Les Amériques Littéraires - littérature francophone des Caraïbes, SUIVI d\u2019une réception, organisées par le Centre de la Francophonie des Amériques à la Chapelle du Musée de lAmérique francophone à Québec.VENDREDI 21 MARS 8H-18H ue esHEI oa international di de l\u2019Université Laval, à Québec.Table ronde en visioconférence sur le thème de «La Jeunesse au Sénégal et au Québec : regards croisés», avec des intervenants à Dakar et à Montréal.Qrganisée par l\u2019Qbservatoire démographique et statistique de l\u2019espace francophone (QDSEF) de l\u2019Université Laval en partenariat avec lAgence universitaire de la Francophonie (AUF) ainsi que le Laboratoire de Recherche sur les Transformations Economiques et Sociales (LARTES) de l\u2019Université Cheikh Anta Diop et le Groupe interuniversitaire d\u2019études et de recherches sur les sociétés africaines.Lieux de la visioconférence au Québec : siège de lAUF à Montréal et Université Laval à Québec.14H-16H Présentation de la pièce de théâtre franco-américaine du Maine : \u201cLa Souillonne\u201d (conclusion d\u2019une tournée au Québec) suivie d\u2019un Café-causerie, organisés par le Centre de la Francophonie des Amériques à la Chapelle du Musée de lAmérique francophone à Québec.SOIRÉE Réception à la Maison du Maroc à Montréal organisée par le Groupe des consulats, de la délégation Wallonie-Bruxelles et des institutions de la Francophonie au Québec.Relations «ntematlenafes, FrancopAonre et Commette entMeur _ Québeci It./ Pyll.
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