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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-03-15, Collections de BAnQ.

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[" Radio Radio se donne des airs de radio YOLO Cahier Culture Eros chez les peuples autochtones Cahier Livres www.ledevoir.co ni LE DEVOIR VOL.CV N\u201c 5 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 2,83$\t+ T A X E s =\t3,25$ Sondage Léger-Le Devoir L\u2019effet PKP profite aux libéraux de Gouillard MARCO FORTIER onde de choc créée par la profession de foi r souverainiste de Pierre Karl Péladeau profite non pas au Parti québécois (PQ), mais plutôt au Parti libéral du Québec (PLQ), qui fait le plein d\u2019appuis chez les électeurs fédéralistes francophones.Dans la foulée de la candidature de M.Péladeau pour le PQ, les partis de Philippe Couil-lard et de Pauline Marois se trouvent désormais à égalité avec 37 % des intentions de vote, indique un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Devoir et du Globe and Mail.La Coalition avenir Québec (CAQ) suit avec 37 %\t37 % Parti québécois\tParti iibérai 14% CAQ 14%, et Québec solidaire ferme la marche avec 9% des intentions de vote.Lissue du scrutin demeure incertaine après 10 jours de campagne, estime la firme de sondage.Les appuis au PQ n\u2019ont pas bougé depuis le dernier sondage Léger, il y a une semaine.La légère remontée du PLQ se fait au détriment de la CAQ de François Legault, qui a perdu quatre points chez les électeurs francophones.Dans ce segment crucial de l\u2019électorat québécois \u2014 parce VOIR PAGE A 12 : SONDAGE ÉLECTIONS 2014 les règles c Lire aussi > PQ : ie temps presse.L\u2019éditorial de Bernard Descô-teaux.Page B 4 S1i faiiait.La chronique de Michel David.Page B 3 Le séisme PKP.L\u2019arrivée d\u2019un «capitaine Québec» redéfinit U jeu électoral.Page B 1 Nos informations sur la journée de campagne.Pages A 3 et A 4 L\u2019Afghanistan quel bilan ^ mL iæniiiijKüiriR - \t \u2018S Le glorieux retour aux sources de rOSM Invité au mythique Victoria Hall de Genève, l\u2019orchestre montréalais démontre qu\u2019il a désormais dépassé ses maîtres suisses CHRISTOPHE HUSS à Genève En tournée en Europe, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a été ovationné par un public subjugué, jeudi soir, à Genève, à l\u2019issue de son exécution de la Symphonie fantastique de Berlioz dans l\u2019emblématique Victoria Hall.Or, c\u2019est précisément dans ce temple de la musique que tout a commencé, il y a 96 ans, avant même la création de notre orchestre symphonique, à Montréal.C\u2019est en effet au Victoria Hall que le chef et penseur suisse Ernest Ansermet, aussi fondateur de l\u2019Orchestre de la Suisse romande en 1918, parvint à écrire parmi les pages les plus éminentes de l\u2019histoire de l\u2019interprétation de la musique du XX® siècle.Et c\u2019est ici qu\u2019en 1958, le jeune chef suisse Charles Dutoit, auquel Ansermet avait ouvert toutes les portes, fit ses premières armes.Le paradigme de la musique selon Ansermet, documenté dans de multiples enregistrements, reposait sur trois piliers: musique française, musique russe et musique du temps présent.Or ce modèle fut exactement celui appliqué par Charles Dutoit lors de son mandat à Montréal entre 1977 et 2002.C\u2019est l\u2019éditeur de disques Decca qui forgea le pont entre Genève et Mont- VOIR PAGE A 12 : OSM HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Un peu plus de 40000 soldats canadiens ont servi en Afghanistan, 158 d\u2019entre eux n\u2019en sont jamais revenus.Et cette semaine, les quelques dizaines qui y étaient encore rentrent à la maison une bonne fois pour toutes, laissant derrière eux un pays encore parmi les plus pauvres de la planète malgré les centaines de milliards de dollars que la communauté internationale y a consacrés.Ces 12 années d\u2019engage- ment ont-elles valu la peine ?Si beaucoup d\u2019intervenants saluent les avancées enregistrées, d\u2019autres doutent de la pérennité de celles-ci.En novembre 2001, dans la foulée des attentats terroristes new-yorkais, le Canada jongle avec l\u2019idée d\u2019envoyer des troupes en Afghanistan pour en déloger al-Qaïda.Le premier ministre Jean Chrétien annonce alors que l\u2019objectif des troupes «sera de s\u2019assurer que l\u2019aide humanitaire se rend aux populations dans le besoin.Les troupes seront là pour aider à ce que ce travail se fasse.Bien sûr, nous ne voulons pas être VOIR PAGE A 12 : MISSION Dossier > La sécurité tiendra-t-elle le coup?Il s\u2019agit de «la question à un million de dollars ».Pas de regrets chez les militaires.Rares sont les soldats canadiens qui remettent en cause le bien-fondé de la mission afghane.Apprendre ie jeu éiectorai.Le 5 avril prochain, l\u2019Afghanistan se donnera un nouveau président.Pages AG, A 7 et A 8 Aujourd\u2019hui Ukraine > Kerry et Lavrov échouent à désamorcer la crise.La Crimée s\u2019apprête à voter sur son rattachement à la Russie.Page C 7 Montréal > Vision Montréai veut se saborder.Louise Harel se confie au Devoir.Page A 9 Cuiture > Jouer sa vie.Rencontre avec Guillaume Gallienne, qui porte sur les planches et au cinéma l\u2019histoire de sa jeunesse.Page C11 Petites annonces.C 10 Carrières.C\t5 Décès.C 10 Météo.C\t8 Mots croisés.CH .\t,\tSudoku.C9 I-CINEMA CAPITOL-1 |-LE CARREFOUR 10-1 DRUMMONDVILLE JOLIETTE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS 77831303447911 J y MERCI AUX MILLIERS D\u2019EPARGNANTS POUR UNE AUTRE CAMPAGNE REER PAS ORDINAIRE.Si la tendance se maintient, la campagne REER de cette année sera la 3® meilleure de l\u2019histoire du Fonds de solidarité FTQ.Un gros merci aux centaines de milliers d\u2019épargnants qui continuent de faire confiance au Fonds.Vous pouvez toujours compter sur la retenue sur le salaire pour vous aider à épargner et faire tourner l\u2019économie d\u2019ici.,.FONDS ^/(J de solidarité FTQ LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 A 3 ÊLKCTIONS QIIEBUC, 20U Couillard veut ressusciter le Plan Nord Le chef libéral veut injecter des millions de dollars dans le Nord québécois JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef caquiste, François Legault Legault mise sur l\u2019éducation et l\u2019innovation La CAQ mène une opération charme dans le « 450 » ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER François Legault a fait un plaidoyer contre le décrochage scolaire et en faveur de Tinno-vation, vendredi, tout en menant une opération charme dans la couronne sud de Montréal.Le chef de la Coalition avenir Québec effectue une tournée dans une portion du «fameux 450», région reconnue comme plus réceptive aux idées caquistes.Sur la Rive-Sud de Montréal, à Saint-Constant, il a annoncé qu'un gouvernement de la CAQ implanterait une nouvelle zone d'innovation dans l'axe des autoroutes 15 et 30, permettant la création de 7600 emplois.Le projet s'ajouterait à plusieurs autres zones du genre, qui iraient bonifier la «Vallée de Vinnovation» telle que décrite dans le Projet Saint-Laurent du chef caquiste.«Il y a le quartier Dix30, plus à Vouest, il y aura le 15-30.Nous voulons investir dans la matière grise et pas seulement dans le béton comme le Parti libéral», a indiqué Stéphane Le Bouyonnec, député caquiste de La Prairie, en compagnie de son chef.La Prairie est une circonscription fragile, alors qu'en 2012, Stéphane Le Bouyonnec l'avait remporté par seulement 75 vobc.Mesures contre le décrochage Plus tôt dans la journée, François Legault avait annoncé des mesures pour lutter contre le décrochage scolaire.La Coalition avenir Québec entend déployer dans toutes les écoles primaires quelque 500 nouveaux spécialistes, mais abandonne l'idée de prolonger les heures d'enseignement.Des psychologues, orthopédagogues et psychoéducateurs seraient déployés dans les écoles, mais visiteraient aussi les centres de la petite enfance pour faire du dépistage et déceler les enfants présentant des difficultés en bas âge, soit dès trois ans.Un gouvernement de la CAQ déploiera par ailleurs quelque 120 nouveaux conseillers en orientation pour aider les élèves à faire leur choix de carrière et planifier leur avenir.«Dans Vest de Montréal ou encore dans certains autres endroits au Québec, il y a des taux de décrochage de 40 ou 50 pour cent.Cest dramatique et inacceptable, si on croit moindrement en Végalité des chances», a-t-il soutenu.Selon la CAQ, ces mesures nécessiteront un investissement de 40 millions, dont 28 millions destinés au dépistage précoce et 12 millions pour améliorer la persévérance scolaire au secondaire.Polarisation du vote François Legault assure que la polarisation possible du vote entre le Parti québécois et le Parti libéral concernant le thème de la souveraineté ne l'inquiète pas.«Nous avons deux chefs déconnectés.Marois fait une mise en scène autour de [Fatima] Houda-Pepin, alors que M.Couillard propose une tournée pancanadienne.Je vois deux chefs désespérés.M.Couillard ne parle pas des ''vraies affaires'', mais plutôt des \"vieilles affaires\"», a-t-il soutenu.Son parti présente un candidat \u2014 Jin Kim, un résidant de Brossard issu du milieu des affaires \u2014 dans la circonscription de La Pinière, en Montérégie, et il mise sur la division du vote pour que celui-ci se faufile entre le libéral Gaétan Barrette et la candidate indépendante Houda-Pepin.La Presse canadienne Les promesses du jour PQ.Mettre en œuvre un plan d'action en économie sociale en quatre axes: le développement de l'économie sociale, l'innovation, les territoires ainsi que la gouvernance et la reconnaissance.PLQ.Le «Plan Nord +», dont l'objectif est de développer le potentiel minier, forestier et hydroélectrique du nord de la province.CAQ.40 millions pour la lutte contre le décrochage, soit 28 millions destinés au dépistage précoce et 12 millions pour améliorer la persévérance scolaire au secondaire.QS.Réduire l'endettement des familles, annuler les hausses des tarifs d'électricité et de garderie, réduire le coût du transport en commun et l'assurance médicaments et éliminer complètement la taxe santé.Le Devoir ALEXANDRE SHIELDS Le chef libéral Philippe Couillard veut reprendre le pari économique nordique de son prédécesseur.Il a annoncé vendredi son intention de «relancer» le Plan Nord, en accusant le gouvernement Marois d'en avoir fait un «plan mort».Les libéraux ont tout faux, a répliqué la ministre Martine Ouellet, en insistant sur les investissements déjà annoncés au nord du 49® parallèle.En campagne en Abitibi-Témiscamingue, Philippe Couillard a annoncé qu'en cas de victoire libérale, le fameux Plan Nord de Jean Cha-rest deviendra le «Plan Nord +».Pour l'essentiel, le Parti libéral veut reprendre là où il a laissé en perdant le pouvoir en septembre 2012.Il est ainsi question d'injecter des centaines de millions de dollars de fonds publics dans le développement industriel du Nord québécois.La stratégie libérale propose entre autres de reconduire le montant de 1,6 milliard de dollars qui se trouvait dans le dernier budget de Raymond Bachand, dont 1,2 milliard qui serait consacré aux infrastructures.Plan marketing M.Couillard a du même coup accusé les pé-quistes d'avoir tué le projet libéral lancé en 2011.Reprenant essentiellement le discours porté par certains joueurs du lobby minier, le L\u2019appel de la Constitution Philippe Couillard n'a rien contre le fédéralisme dans sa forme actuelle, mais cela ne l'empêche pas d'estimer qu'il est temps d'entreprendre des démarches afin que le caractère spécifique de la nation québécoise soit reconnu dans la Constitution canadienne.Ainsi, si le chef libéral est porté au pouvoir, il a l'intention d'entreprendre une tournée du Canada afin de faire passer son message auprès de ses homologues provinciaux et des partis fédéraux.Il estime que sa démarche passe d'abord par le rétablissement des ponts avec le fédéral que le PQ s'est affairé à briser depuis son arrivée au pouvoir.Il a par ailleurs l'intention de déployer des moyens afin que la notion de société distincte du Québec soit reconnue.Il ne se fixe pas d'échéancier, mais il estime qu'une fenêtre pourrait s'ouvrir vers 2017, dans le cadre des 150 ans du Canada.La Presse canadienne chef libéral a affirmé que le gouvernement Marois a «joué les matamores» pour éloigner l'industrie minière et semé beaucoup d'incertitude, d'abord en ce qui a trait à féconomie, mais aussi en raison de son «projet politique fondamental, qui tend à éloigner l'investissement au Québec».La ministre Martine Ouellet a rejeté les accusations du leader libéral.«Il ne sait pas de quoi il parle.Le développement nordique se poursuit.Ça existait avant le plan marketing du Nord et ça existe après le plan marketing du Nord», a-t-elle affirmé en entrevue au Devoir.M\u201c^® Ouellet a souligné que le gouvernement Marois a lui-même pris des engagements d'investissements totalisant 1,4 milliard de dollars dans le développement du Nord.Quant à Y «incertitude» qu'aurait créée l'arrivée au pouvoir du PQ, elle estime que cela est chose du passé.«Le Québec tire très bien son épingle du jeu», a assuré la ministre des Ressources naturelles.Elle a ainsi rappelé que l'entreprise Gold-corp, qui pilote un important projet de mine d'or, a dit récemment que le Québec est un endroit tout indiqué pour les investissements miniers.Selon Québec solidaire, le Plan Nord est demeuré essentiellement le même depuis 2011, malgré le changement de gouvernement.«L'étiquette a changé, mais l'essentiel demeure: engloutir des fonds publics pour financer des emplois dont profitent des entreprises privées étrangères qui appauvrissent le Québec en nous dépouillant de nos richesses naturelles», a dit le député sortant Amir Khadir.Avec La Presse canadienne Le Devoir ï V JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois a visité la circonscription de Verdun, à Montréal, où se présente sa candidate Lorraine Pintal (à gauche).AVENIR DU QUEBEC Livre blanc : des modalités à définir Le gouvernement pourrait ignorer les conclusions de la vaste consultation populaire La Pinière: Pauline Marois souhaite la réélection de Fatima Houda-Pepin MARCO BELAIR-CIRINO à Repentigny La chef du Parti québécois, Pauline Marois, démêlera les modalités de son livre blanc sur l'avenir du Québec d'ici à la fin de la campagne électorale.«Il y a des choses qu'on pourra préciser en cours de route pendant cette campagne électorale.Rassurez-vous», a-t-elle affirmé lors de son passage à Repentigny vendredi après-midi.«Mais, je ne peux pas m'enfermer à ce moment-ci dans un modèle trop rigide.» Mais chose certaine, l'exercice sera non contraignant, a-t-elle indiqué.Le gouvernement pourrait ainsi ignorer les conclusions de la vaste consultation \u2014 où tous les avis seront bienvenus, y compris ceux du gouvernement fédéral.«n y a des choses qu\u2019on pourra préciser en coin's de route pendant cette campagne électorale.Rassimez-vous.» Détails à venir Les Québécois connaîtront tous les détails de la consultation au lendemain d'une éventuelle élection d'un gouvernement péquiste majoritaire.«Il y a des gens qui y travaillent dans mon équipe.Cependant, lorsque nous aurons adopté le tout \u2014 nous croyons dès le début du mandat \u2014, il sera possible de préciser les modalités de la consultation», a expliqué M\u201c^® Marois, en marge d'une visite de l'entreprise d'économie sociale Eormétal.Elle a promis un plan d'action visant à donner un nouveau souffle aux 7000 entreprises d'économie sociale au Québec.La chef du PQ a été rattrapée dans les circonscriptions de Saint-Henri-Saint-Anne, Verdun et Repentigny par des questions sur l'avenir du Québec.Le gouvernement du Québec préparera un «état de la situation», puis le soumettra à «la discussion» et à «la consultation» en fonction de son «agenda», a-t-elle expliqué vendredi.Le PQ pressera-t-il le pas afin de compléter l'exercice avant la prochaine élection fédérale, à l'automne 2015?Non, assure-t-on dans le camp de la première ministre.L'équipe du PQ fera «les choses dans l'ordre» contrairement à celle du Parti libéral du Québec.Le chef libéral, Philippe Couillard, compte se lancer dans une nouvelle ronde de négociations avec le reste du Canada afin de reconnaître le « caractère spécifique » du Québec dans la Constitution, a dénoncé M\u201c^® Marois.«A-t-il parlé à M.Harper?» a-t-elle lancé, jugeant son principal adversaire «un peu difficile à suivre» ces jours-ci.Elle soupçonne M.Couillard de ne pas avoir l'intention de consulter la population avant de «verrouiller le statut du Québec» en signant la Constitution du Canada.D'autre part, le gouvernement péquiste ne s'isolera pas sur l'échiquier politique canadien au cours des prochaines années, et ce, même s'il mène une consultation sur l'avenir du Québec, a souligné la leader du mouvement indépendantiste.«Nous continuerons d'entretenir de très bonnes relations avec le reste du Canada même si nous sommes souverainistes.» Brandissant «un plan responsable» pour les quatre prochaines années, le PQ a cherché encore vendredi à se distancier d'une campagne électorale ayant l'allure d'une campagne référendaire.« [Nous avons] une vision, une perspective, au plan économique, social, culturel, du développement régional.Et sur la question de l'avenir du Québec», a répété M\u201c^® Marois.Le Devoir ÉLECnONS 2014 En raison de sa «contribution importante» dans le débat sur les valeurs québécoises, l'ex-députée libérale Eatima Houda-Pepin mérite d'être réélue, est d'avis la chef péquiste, Pauline Marois.A la demande de militants, le Parti québécois ne présentera pas de candidat dans La Pinière.«Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais sa position est certainement mieux que le statu quo de Philippe Couillard», a affirmé M\u201c^® Marois lors d'un point de presse vendredi après-midi.M\u201c^® Houda-Pepin \u2014 «une femme qui a été capable de se tenir debout», selon M\u201c^® Marois \u2014 a été exclue du caucus libéral le 20 janvier dernier en raison d'un désaccord profond avec le chef Philippe Couillard sur la neutralité religieuse de l'État.Une situation «dommage», a dit M\u201c^® Marois.«La charte de la laïcité est importante pour le futur du Québec et nous voulons travailler avec ceux et celles qui veulent faire avancer les choses», a-t-elle souligné.La chef du PQ s'est toutefois gardée de lancer un mot d'ordre aux militants pé-quistes du fief libéral en vue du scrutin, ou de les appeler à prêter main-forte à M\u201c^® Houda-Pepin.«S'ily a des membres du parti qui souhaitent donner un coup de pouce à M^^ Houda-Pepin, ce sera libre à eux d'agir en fonction de leurs convictions.» Plusieurs voient dans la décision inusitée du Parti québécois un pied de nez au candidat vedette du Parti libéral du Québec, le docteur Gaétan Barrette, y compris le principal intéressé.«Dans la catégorie manipulation, ça mérite un Oscar», a-t-il lancé sur les ondes de Radio-Canada. A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 ÉI.BaiOWS OIIÉBKC 2014 Ici, c\u2019est l\u2019homme qu\u2019on juge et non son allégeance partisane DANS L\u2019ŒIL DU CITOYEN Ce que révèle PKP Pour un regard différent sur la campagne en cours, Le Devoir a invité le directeur de l\u2019Institut du Nouveau Monde, Michel Venne, à signer chaque samedi avant le scrutin une chronique laissant préséance aux considérations qui guideront l\u2019électeur dans son choix.Michel Venne S y il est commode de classer les électeurs par catégories, ceux-ci sont des animaux complexes dont le comportement ne s\u2019explique jamais par une seule variable.Si l\u2019on peut dire que, pendant longtemps, le débat politique québécois s\u2019est structuré autour de l\u2019opposition entre souverainistes et fédéralistes, les divisions se déploient plus que jamais sur deux axes.Les Québécois sont partagés, comme toujours, sur la question nationale.Mais leurs différends s\u2019expriment aussi sur un axe gauche-droite auquel nous étions moins habitués.L\u2019opposition entre la gauche et la droite existait, bien sûr, mais elle était moins vive qu\u2019elle l\u2019est aujourd\u2019hui.D\u2019un côté, une certaine droite décomplexée occupe l\u2019espace médiatique, révélant du même coup, certes, la prégnance d\u2019idées conservatrices au sein de la population québécoise, mais surtout une insatisfaction à l\u2019endroit des services publics et des impôts.La CAQ est allée chercher en 2012 une partie de cet électorat.De l\u2019autre, l\u2019indécence dans laquelle se prélasse une hjqjerclasse de privilégiés à l\u2019échelle mondiale, pendant que s\u2019accroissent les inégalités, a suscité de nouvelles sympathies pour la gauche.Celle-ci souffre sans doute des difficultés que connaît le mouvement syndical, mais elle s\u2019est enrichie de la mouvance écologiste.Elle s\u2019est structurée dans le champ partisan en faisant élire, sous la bannière de Québec solidaire, deux porte-parole solides et appréciés, y compris par des citoyens qui ne voteront jamais pour eux.Entre ces deux pôles, Pauline Marois penchait plus vers la gauche en 2012.Cela ne lui a pas donné de majorité.Il semble que le parti fasse le pari cette fois-ci que la majorité est atteignable en mettant à l\u2019avant-plan la question nationale plutôt que la question sociale et l\u2019économie plutôt que l\u2019écologie.En vertu de cette hypothèse, la candidature de Pierre Karl Péladeau s\u2019explique aisément.Mais les réactions partagées que soulève la candidature du magnat de la presse, pourtant une grande pointure, traduisent la complexité nouvelle de la carte politique québécoise.Comme on l\u2019a vu, il ne suffit pas que PKP affiche son allégeance souverainiste pour que tous les souverainistes lui emboîtent le pas.Car il y a des souverainistes campés à gauche qui ne voudront jamais se montrer avec lui, jugé trop à droite pour eux.Le même danger guette les libéraux, d\u2019ailleurs.Tous les fédéralistes ne sont pas de centre droit.Ce n\u2019est pas pour rien que Thomas Mulcair jongle avec l\u2019idée de créer un NPD-Québec.Et cela explique en partie pourquoi Philippe Couillard cherche à les rallier tous en agitant, lui aussi, un fanion patriotique.Cela pourrait révéler que les valeurs sociales des Québécois sont désormais au moins aussi structurantes pour le débat politique que les valeurs nationales.En même temps, des souverainistes de gauche se rallient derrière PKP.C\u2019est dire que les valeurs nationalistes ont encore une capacité mobilisatrice.L\u2019effet produit par l\u2019entrée en scène de M.Péladeau révèle également une autre chose : aux élections, les personnalités comptent plus que les programmes.En 2012, la présence autour de François Legault des Duches-neau.Barrette, Anglade, Cohen et Dubé a eu un grand impact.Il a fallu de même un effet Layton pour provoquer la vague orange, délogeant le Bloc québécois.Il y a un effet PKP comme il y eut un effet Duchesneau parce que les élections servent à désigner nos gouvernants, et non pas à choisir les politiques qu\u2019ils adopteront.Tout tient dans la confiance en cette personne et dans la capacité de s\u2019identifier à elle davantage sur le plan des valeurs ou des affinités culturelles, ou pour ses compétences indéniables, que sur le contenu précis des engagements.Le programme du PQ n\u2019est pas substantiellement modifié par rapport à celui de 2012.Pourtant, l\u2019atterrissage de PKP a eu l\u2019effet d\u2019un électrochoc dont l\u2019impact est encore indéterminé.C\u2019est aussi pour cette raison que toutes les questions d\u2019éthique entourant l\u2019élection éventuelle de l\u2019actionnaire de contrôle du principal groupe médiatique au Québec font autant jaser.Surtout que la question de l\u2019intégrité des hommes et des femmes politiques est devenue un enjeu de premier plan.Ici, c\u2019est l\u2019homme qu\u2019on juge et non son allégeance partisane.Aux élections, c\u2019est cela qu\u2019on fait toujours : juger l\u2019homme ou la femme qui prétend pouvoir nous représenter.LAWRENCE COTE-COLLINS La mine à ciel ouvert d\u2019Osisko à Malartic, en Abitibi-Témiscamingue, est la plus grande du genre en milieu habité au Québec.Les citoyens de Malartic se sentent oublies Ils appellent les partis politiques à appliquer les dispositifs de la Loi sur les mines MELANIE LOISEL à Malartic Les citoyens de Malartic en Abitibi-Témisca-mingue ont fini par se faire à l\u2019idée d\u2019avoir un immense trou minier dans leur cour arrière.Depuis l\u2019ouverture de la mine d\u2019or d\u2019Qsisko en 2011, ils se sont habitués à sentir la terre trembler au moins une fois par jour lors des dynamitages.Mais ces explosions quotidiennes ont de l\u2019impact sur leur qualité de vie et même leur santé.Réunis dans un restaurant, vendredi avant-midi, des membres du Comité vigilance de Malartic (CVM) et du Regroupement des citoyens du quartier sud de Malartic ont lancé un appel aux différents partis politiques pour revoir la Loi sur les mines, qui vient d\u2019être adoptée en décembre dernier, ou du moins à s\u2019assurer de mettre en place les règlements établis.«Il y a encore des lacunes majeures dans la nouvelle loi 70», lance Nicole Kirouac, avocate, et l\u2019une des personnes-ressources du CVM.«On n\u2019imagine pas toutes les conséquences que subissent les citoyens qui vivent dans la zone limitrophe de la mine.Des centaines de citoyens ont vu la structure de leur maison abîmée ou ont subi des problèmes de santé.Mais il n\u2019y a aucun mécanisme dans la loi actuelle pour accompagner les citoyens touchés par de tels projets miniers», explique-t-elle.Lors de son passage dans la municipalité, le député sortant de Québec solidaire (QS) Amir Khadir a pu constater les dommages causés par les activités minières d\u2019Qsisko.Le propriétaire du restaurant lui a montré les fissures dans les murs de son établissement qui a dû fermer en raison du bruit, de la poussière et des dommages causés.« On sent ici un grand désespoir», a mentionné M.Khadir après avoir écouté les doléances des citoyens.«Les gens se sentent abandonnés par les autorités et il y a des déchirements au sein des familles depuis l\u2019ouverture de la mine», raconte-t-il.Laboratoire vivant Les membres du CVM reconnaissent que le climat social a changé ces dernières années.Les citoyens refusent de se plaindre de peur de perdre leur emploi, bien qu\u2019ils subissent les conséquences.Il faut dire que la majorité des citoyens de Malartic travaillent à la mine d\u2019Qsisko et font de très bons salaires.«C\u2019est triste à dire, mais les langues vont se délier s\u2019il y a un jour une catastrophe», affirme une résidante.Le porte-parole du CVM, Jacques Saucier, croit justement qu\u2019il est encore temps d\u2019éviter le pire et surtout, de rendre malade la popula- ÉLECTIONS 2014 tion.«Le gouvernement a la responsabilité de s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a pas de dommages collatéraux, lorsqu\u2019il permet des projets miniers comme celui de Malartic.Mais actuellement, on est comme un laboratoire vivant.La santé publique fait des études, mais on dirait qu\u2019on ne finit pas d\u2019étudier et rien n\u2019est fait pour qu\u2019on se senfe plus protégé», indique-t-il.À défaut de changer la nouvelle Loi sur les mines, M.Saucier souhaite au moins que le prochain parti au pouvoir s\u2019assure d\u2019appliquer les règlements prévus dans la loi, notamment celui qui exige la mise sur pied de comités de suivi.Alors que le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, était de passage à Val-d\u2019Qr, vendredi, le CVM a déploré le manque d\u2019ouverture et d\u2019intérêt des libéraux.M\u201c® Kirouac a tenu à souligner que M.Khadir a été à l\u2019écoute de leur demande dès le début du projet en 2007 et que le Parti québécois a aussi collaboré.La ministre des Ressources naturelles Martine Quellet avait rencontré les groupes citoyens de Malartic, il y a plus d\u2019un an.«Mais est-ce que le PQ pourra aller plus loin s\u2019il est majoritaire ?J\u2019ai des doutes puisqu\u2019il aurait pu aller plus loin pour les redevances minières, mais il a reculé», dit-elle.Le Devoir Redevances minières : Québec défend son régime, mais ne peut l\u2019évaluer ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement s\u2019est porté vendredi à la défense son régime de redevances minières, tout en reconnaissant qu\u2019il n\u2019est pas possible pour le moment d\u2019en évaluer la valeur réelle.Selon des données consultées par Le Devoir, il ne rapportera pas davantage d\u2019argent que l\u2019ancien régime libéral.«On ne peut pas dire qu\u2019il a eu de bons ou de moins résultats.Nous sommes incapables de l\u2019évaluer à ce moment-ci.Nous verrons dans six mois, et à la fin de l\u2019année», a dit la première ministre Pauline Marois, au cours d\u2019une conférence de presse.«Nous évaluerons les résultats», a promis la chef souverainiste.«S\u2019il y a lieu de le modifier, je ne le rejette pas», a-t-elle ajouté.Mais pour le moment, «nous n\u2019avons pas l\u2019intention de revoir le régime de redevances minières».En entrevue sur les ondes de Radio-Canada, le, ministre des Finances et de l\u2019Économie, Nicolas Marceau, a pour sa part affirmé que le régime de redevances «assure un équilibre entre la compétitivité et notre désir d\u2019obtenir plus de redevances pour les Québécois».Il a du même coup reconnu que le système de calcul mis en place par le gouvernement péquiste est «sensible» aux prix des ressources sur les marchés internationaux.Selon ce qu\u2019a fait valoir M.Marceau, Elections 2014 Éducation : le milieu déplore le silence des partis PKP: les appuis de Larose et La-violette font des vagues à la CSN Page A 11 porter raffinée sur toute la ligne Vous aurez un plaisir fou.Un voyage avec Porter, c\u2019est une partie de piaisir.Plaisir de vous détendre dans un fauteuil moelleux en cuir.Plaisir de savourer une collation, un verre de bière ou de vin.Gratuit ! Plaisir de vous faire servir avec un grand sourire.1 Vols au depart de Montreal.Reservez d ici le 19 mars 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX 2 par jour 16 par Jour \t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t CHICAGO\tMYRTLE BEACH\tNEW YORK\tWASHINGTON Dulles PRIX TOUT 350 $ 360 $ 303 $ 301 $ Réservez en ligne, appelez au 1 -888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.Téléscripteur - faites le 711.flyporter.com * Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de Test le 19 mars 2014.Voyagez d\u2019ici le 26 juin 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200$ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 A 7 FIN DE MISSION A KABOUL m A NOORULLAH SHIRZADA AGENCE ERANCE-PRESSE SHAH MARAI AGENCE ERANCE-PRESSE La Police nationale afghane est l\u2019une des entités qui constituent les Forces de sécurité nationales afghanes.L\u2019intervention militaire des Forces canadienne a entre autres permis à de jeunes filles d\u2019aller à l\u2019école.y t m JOHN D.MCHUGH AGENCE ERANCE-PRESSE ALEXANDER NEMENOV AGENCE ERANCE-PRESSE Lors d\u2019une opération soutenue par les forces de coalition en avril 2006, des soldats de l\u2019armée afghane effectuaient des fouilles a un poste de contrôle.Des observateurs croient qu\u2019il est essentiel de faire progresser les droits des femmes en Afghanistan pour empêcher les talibans de réimposer une forme radicale de l\u2019islam dans le pays, après le départ des troupes étrangères.La sécurité tiendra-t-elle le coup ?m Le sort réservé aux prisonniers préoccupe les acteurs de l\u2019invervention internationale.Ci-dessus, des prisonniers pakistanais accusés d\u2019avoir soutenu les talibans, à Kaboul, en 2004.«Quiconque vous dit que les choses vont aller pour le mieux raconte des histoires ou est un menteur.Le conflit va continuer à prendre de l\u2019ampleur.» \u2014 Graeme Smith HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa De l\u2019avis de tous les intervenants et observateurs interrogés, il s\u2019agit de «la question à un million de dollars»: quand les forces internationales auront complètement évacué l\u2019Afghanistan cet été, les forces locales seront-elles en mesure de prendre la relève et de préserver les acquis sécuritaires et démocratiques si chèrement obtenus ?Graeme Smith, ex-journaliste pour le Globe and Mail et maintenant travailleur pour l\u2019International Crisis Group, se montre très sceptique.«Que se passera-t-il ensuite?Personne ne le sait.Quiconque vous dit que les choses vont aller pour le mieux raconte des histoires ou est un menteur.Le conflit va continuer à prendre de l\u2019ampleur.Le Pentagone en novembre a produit un rapport en disant que la guerre allait en diminuant, mais l\u2019ONU a dit exactement le contraire.Mon travail et mes visites dans sept provinces au cours de la dernière année m\u2019indiquent fortement que l\u2019ONU a raison.La situation s\u2019envenime.» Le transfert graduel de la responsabilité de la sécurité aux Forces de sécurité nationales afghanes (FNSA) sera complété cet été.Ces forces sont constituées de 330 000 personnes réparties presque à égalité de parts entre l\u2019Armée nationale afghane et la Police nationale afghane.Caroline Leprince entretient des doutes sur la pérennité des progrès.Cette chercheuse à l\u2019Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires, qui s\u2019est rendue en Afghanistan une première fois en 2008, s\u2019inquiète du «très haut niveau d\u2019attrition» des FNSA découlant des blessures, décès et abandons.«On estime qu\u2019il faut remplacer environ 50000 personnes par année.C\u2019est énorme, c\u2019est insputenable», pense-t-elle.A l\u2019heure actuelle, les salaires des membres de la FNSA sont versés par la communauté internationale.Le Canada y consacrera encore 330 millions de dollars de 2015 à 2017.Mais la volonté internationale se maintiendra-t-elle au-delà, demande Yann-Cédric Quéro, un consultant pour rONU.«Les FNSA vont-elles pouvoir résister aux coups de boutoir des talibans ?Pas sûr.» Alors après, dit-il, si les défaites s\u2019accumulent, l\u2019Occident pourrait vaciller.«Ce sont des bourbier^ politiques et financiers.» Aux Etats-Unis, le SIGAR (le vérificateur général spécial pour la reconstruction de l\u2019Afghanistan) traqup les 97 milliards de dollars consacrés par les Etats-Unis en aide.Les rapports du patron, John Sopko, sont lapidaires et détestés par certains parce que sapant l\u2019appui populaire à la cause.En octobre, par exemple, l\u2019équipe de SHAH MARAI AGENCE ERANCE-PRESSE M.Sopko a découvert que, corruption oblige, USAID avait, pour un projet de construction d\u2019hôpital, payé l\u2019essence 500$ le gallon plutôt que les 5 $ demandés sur le marché.Le major-général Dean Milner, qui a dirigé la mission canadienne an Afghanistan depuis mai 2013, dit faire confiance à la capacité des FNSA de prendre la relève.Il le pense forcément, puisque la mission canadienne consiste depuis un an à former ces FNSA.«Je suis un optimiste, dit-il en entrevue avec Le Devoir.Pour moi, les Forces afghanes et les policiers sont capables de commander les missions contre les talibans.Les Forces se sont beaucoup améliorées.» Selon lui, les électeurs canadiens qui mettent en doute les progrès réalisés en Afghanistan parce que les attentats se poursuivent sont trop exigeants.«Dans les dernières semaines, il y a eu quelques attaques», dit-il lors de l\u2019entrevue effectuée début février.Mais il faut comprendre qu\u2019on a une perception occidentale de la situation.Ici, la région, c\u2019est le Pakistan, l\u2019Inde.Quand il y a quelques attaques, pour les Afghans, c\u2019est presque «normal»», dit-il en français en admettant que «normal» n\u2019est pas exactement le mot qu\u2019il cherche.«Quand vous avez un pays en guerre depuis 40 ans, ce n\u2019est pas le même contexte que le Canada.» Afflux de prisonniers Un des sujets de préoccupation pour le major-général est le sort réservé aux prisonniers capturés pendant l\u2019intervention internationale et transférés progressivement aux autorités locales.Il y a trois semaines, l\u2019administration Kar-zaï en a relâché 65 d\u2019un coup (pour un total supputé de 500), au motif qu\u2019ils avaient été inçarcé-rés sur la foi de preuves fumeuses.Les Etats-Unis et l\u2019Union européenne ont vivement dénoncé la libération de personnes qui pourraient contribuer à la recrudescence de la violence.Mais que faire avec ces gens qui sont, pour certains d\u2019entre eux, derrière les barreaux depuis 12 ans?Ils devront bien sortir un jour, non?A cela, le major-général Milner n\u2019a pas de réponse.«Ce sont des prisonniers qui ont commis des attaques horribles contre le gouvernement, contre les forces internationales, contre les Afghans eux-mêmes.Nous ne pensons pas qu\u2019ils devraient être relâchés.» Pour Graeme Smith, le défi des prisonniers \" I \u2022V ROMEO GACAD AGENCE ERANCE-PRESSE Le major-général Dean Milner dit faire confiance à la capacité des Forces de sécurité nationales afghanes de prendre la relève.est ailleurs.C\u2019est lui qui avait révélé la torture systématique à laquelle étaient soumis les prisonniers remis par les soldats canadiens aux autorités locales.La situation ne s\u2019est guère améliorée.«L\u2019ONU a interrogé des centaines de détenus et a confirmé ce que f avais mis au jour à l\u2019époque», rappelle-t-il.Le risque est double.Un tel comporfement pourrait saper l\u2019autorité morale de l\u2019État et grignoter les acquis civiques, dit-il, mais aussi l\u2019appui international.«Avec la prolifération de YouTube et la facilité avec laquelle on arrive maintenant à faire de la vidéo et de la photographie, s\u2019il y a des preuves d\u2019atrocités qui font surface, l\u2019appui international pourrait s\u2019effondrer.Et l\u2019Afghanistan a besoin de l\u2019argent international pour financer les forces de sécurité.» Le Devoir RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Le caporal-chef Mario Desfossés a senti que l\u2019armée canadienne était d\u2019une grande aide pour la population afghane.Des Afghans qu\u2019il a côtoyés lui ont confirmé.Pas de regrets chez les militaires Le départ des militaires canadiens est saine par les talibans Kaboul, Afghanistan \u2014 Un communiqué publié jeudi par le service d\u2019information des talibans salue le départ d\u2019Afghanistan des derniers militaires canadiens cette semaine, précisant qu\u2019ils partent dans la défaite.Le communiqué félicite les combattants insurgés des districts afghans de Panjwaii, Zhari, Dand, Maiwand et Shah Wali Kot qui ont affronté les militaires canadiens.Ces derniers, peut-on lire, ont mené une mission infructueuse dans le pays, à l\u2019instar des militaires du Danemark, des Pays-Bas, de la Pologne, de l\u2019Australie et de l\u2019Espagne.Cette propagande talibane a été distribuée dans des communautés isolées de l\u2019Afghanistan où les militaires canadiens ont contribué à la construction de routes, d\u2019écoles et d\u2019immeubles, en plus de veiller à la sécurité publique.Le message rappelle aux Afghans que les forces étrangères sont toujours de passage dans leur pays alors que les talibans, eux, y assurent une présence permanente.Cependant, un homme d\u2019affaires du district de Panjwaii, Towfik Rafiqi, assure que le sentiment général de la population qui l\u2019entoure est que les Canadiens ont été de durs combattants qui sont parvenus à faire reculer les talibans.La Presse canadienne ISABELLE PORTER à Québec Malgré les décès, les nombreux cas de stress posttraumatique et le reste, les militaires qui ont servi en Afghanistan sont rares à remettre à cause le bien-fondé de la mission.Le caporal-chef Mario Desfossés ne s\u2019est pas gêné pour critiquer l\u2019armée dans le passé.En janvier, il avait vivement dénoncé dans Le Devoir les services qu\u2019il avait reçus à Valcartier pour traiter son stress post-traumatique.Mais quand on lui demande si ça a valu la peine d\u2019aller en Afghanistan, il est catégorique.«J\u2019ai senti qu\u2019on aidait beaucoup les gens.Je suis devenu proche de [certains 1 Afghans quand j\u2019étais là-bas et ils me l\u2019ont dit eux-mêmes [qu\u2019on aidaitl.» Là-bas, les citoyens avaient peur de ce qu\u2019il adviendrait d\u2019eux une fois les mÜitaires partis.« Ça me fait de quoi.Souvent, je pense aux amis afghans que je m\u2019étais faits là-bas.[.] Je suis pas mal convaincu qu\u2019il y a en a beaucoup qui ont été tués.» Mario Desfossés n\u2019est pas le seul à tenir ce discours.Les nombreux militaires avec lesquels Le Devoir s\u2019est entretenu ces dernières semaines jugent tous que cette mission a été essentielle.Le caporal Patrick Règle croit avoir donné aux Afghans un «avant-goût de la démocratie».Sur le terrain, il était garde du corps d\u2019un général, une expérience qu\u2019il a décrite dans un livre de correspondance avec l\u2019écrivaine Roxane Bouchard.Malgré le stress post-traumatique, il est particulièrement fier d\u2019avoir permis à de jeunes filles d\u2019aller à l\u2019école.«Les gens ont tendance à penser qu\u2019on s\u2019imposait, mais il y avait tellement de terreur vis-à-vis des talibans que la sécurité qu\u2019on a apportée, je pense que les gens l\u2019cipprouvaient.» Le caporal, qui est un passionné d\u2019histoire, déplore qu\u2019on prenne les soldats pour des inconscients.«Le monde pense qu\u2019on ne connaît rien [sur la situation qui prévautl là-bas.[.1 Ce n\u2019est pas ça du tout.Les soldats connaissent vraiment l\u2019histoire de l\u2019Afghanistan.Il y en a qui sont capables de remon- ter jusqu\u2019au Moyen-Age.» Quand même, tous ne tiennent pas nécessairement à avoir une vision d\u2019ensemble des choses.Pararqédical de vol, le caporal-chef Éric Mantha est fier de ce qu\u2019Ü a accompli à son échelle.«A mon niveau à moi, je trouve que fai fait une différence autant pour mes pairs que pour les gens en Ajghanistan.Je ne peux pas parler au niveau de la mission.On est trop limités pour l\u2019information et c\u2019est correct de même.Je ne veux pas trop en savoir non plus.» La guerre, cet « ogre » Le commandant de l\u2019hôpital multinational de Kandahar, Marc Dauphin, croit qu\u2019il faudra «10 ou 15 ans» et plus de «recul» pour dresser un bilan.Il est satisfait du travail accompli à l\u2019hôpital, où 97 % des blessés ont survécu.C\u2019est lui qui a inspiré le personnage central de la télésérie canadienne Médecins de combat et il a aussi raconté son expérience dans un livre.Il ne cache pas qu\u2019au départ, la mission l\u2019avait rendu cynique, au point de devoir réviser le ton de son RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Marie-Claude Michaud livre.«A cause de la douleur, de voir tout ce gaspillage de vies, dit-il.Nos grands politiciens déclarent des guerres ou des missions militaires, mais une fois que tu as ouvert les hostilités, ce n\u2019est plus toi qui contrôles.La guerre prend une personnalité [enl elle-même.C\u2019est comme un ogre, un diable.» Le brigadier général à la retraite Christian Barabé est de ceux qui s\u2019occupent des soldats meurtris auprès de l\u2019organisme Wounded Warriors et du général à la retraite Roméo Dallaire.L\u2019Afghanistan, selon lui, a causé des traumatismes particuliers.« Une journée on sort, on tend la main aux villageois et le lendemain, on se fait donner une claque et on est obligés de réagir presque dans le même milieu.» Il dit que c\u2019est «cette ambiguïté-là», «répétitive» qui est «difficile à traiter».Pour les farmUes aussi, le traumatisme a été grand.«Le niveau de stress a été sans précédent», remarque la directrice du Centre de la famille de Valcartier, Marie-Claude Michaud.«Moi, en 20 ans de carrière, je n\u2019avais jamais vu ça.» Pourquoi?Parce qu\u2019on savait qu\u2019Ü y aurait des décès, parce que ce n\u2019était pas une mission de paix et aussi à cause de l\u2019attention médiatique.«Il y a eu beaucoup de séparations de couples», note-t-eUe.Sur les milliers de personnes qui sont passées par le centre, environ 17% ont subi du stress opérationnel ou du stress post-traumatique.«Pour beaucoup de familles, ce n\u2019est pas fini, dit-elle.Ce n\u2019est pas parce que la mission est terminée qu\u2019il n\u2019y a plus de besoins.» Le Devoir Une J *1 J * importante HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement de Stephen Harper a fait de la mission canadienne en Afghanistan un tel élément phare de sa politique étrangère qu\u2019on en est venu à presque oublier que c\u2019est le gouvernement libéral de Jean Chrétien qui a le premier, dans la foulée des attentats terroristes du 11-Septembre, autorisé en 2001 l\u2019envoi de troupes dans ce pays.Ou encore que c\u2019est celui de Paul Martin qui a dirigé les troupes vers la dangereuse région de Kandahar.En janvier 2002, le Canada rétablit ses relations diplomatiques avec l\u2019Afghanistan et, le mois suivant, environ 1000 soldats du régiment d\u2019infanterie Princess Patricia sont déployés.Dès avril de cette année-là, les quatre premiers soldats canadiens à mourir en territoire afghan tombent sous les tirs amis des troupes américaines.Au total, 158 soldats canadiens y sont morts, de même que quatre civils, un diplomate et une journaliste.Ce sombre bilan place le Canada en troisième position parmi les pays ayant perdu le plus de soldats en Afghanistan, bien que loin derrière la,Grande-Bretagne (447) et les États-Unis (2287).Du côté des civüs afghans, les chiffres sont d\u2019un tout autre ordre de grandeur.Le rapport annuel de rONU sur les morts ci-vües indique que 2959 civüs sont morts en 2013, une augmentation de 7% par rapport à l\u2019année précédente.Les éléments antigouvernement sont encore responsables de la très grande majorité des décès (74%).Depuis que rONU les comptabilise, soit 2007, les morts civiles s\u2019élèvent donc à 17 500 en Afghanistan.Diverses évaluations indépendantes chiffrent celles survenues d\u2019octobre 2001 à la fin de 2006 à environ 7000, pour un total supputé d\u2019environ 25000 morts civiles directes.Au plus fort de son engagement, le Canada enverra 2950 soldats en Afghanistan.Ce n\u2019était pas la première fois que le Canada déployait autant de personnel dans un même théâtre d\u2019opération.Entre 1992 et 1995, dans les Balkans, le Canada a déjà eu jusqu\u2019à 2500 soldats, rappeUe Jocelyn Coulon, directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix.Au Kosovo, il en comptait environ 2000.«La différence, c\u2019est que ce sont cette fois des troupes de combat, rappelle M.Coulon.Quand on part en mission de Casques bleus, on n\u2019a pas de chars d\u2019assaut, on n\u2019a pas de casques de combat, on n\u2019a pas d\u2019armes lourdes.En 2005, là, c\u2019est la guerre.» Cette implication guerrière canadienne a un corollaire.«A partir de 2004-2005, quand on passe de 1000 à 2000 soldats en Afghanistan, le Canada n\u2019a pas plus de 300 Casques bleus dans le reste du monde.Le Canada a réduit sa contribution de Casques bleus de l\u2019ONU.» Cette semaine, quand les derniers éléments canadiens reviendront d\u2019Afghanistan, il sera encore difficile de dire combien aura coûté l\u2019aventure.Le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, avait prédit en 2008 que la mission coûterait 18,1 milliards de dollars.Mais il avait aussi dit qu\u2019il faudrait des années avant d\u2019arriver à un bilan définitif.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR 158 soldats canadiens sont 015559 A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 FIN DE MISSION A KABOUL Apprendre le jeu électoral HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Il est devenu pour l\u2019Occident la figure emblématique de l\u2019Afghanistan.Hamid Karzaï, pourtant, n\u2019en a plus pour longtemps comme pilote de son pays, ayant achevé les deux mandats de cinq ans qu\u2019un président a le droit d\u2019effectuer.Le 5 avril prochain, l\u2019Afghanistan se donnera son second président depuis la chute des talibans dans une course qui place en tête Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani Ahmadzai.Pour Ahmad Nader Nadery, la campagne sans éclat qui se joue est la preuve de la maturation citoyenne qui s\u2019est opérée dans son pays.Ahmad Nader Nadery a fondé et dirige le FEFA, le Free and Fair Election Forum of Afghanistan, un organisme indépendant qui voit à la conduite transparente d\u2019élections par l\u2019entremise de la participation citoyenne.«Ce n\u2019est pas une campagne électorale très excitante, racontait-il au Devoir à la mi-février.Le constat est mitigé.Par rapport à la précédente campagne présidentielle, celle-ci n\u2019a pas suscité le même niveau d\u2019enthousiasme et d\u2019énergie.Les gens savent qu\u2019il y a moins de candidats: onze plutôt qu\u2019une quarantaine la dernière fois.» Mais il y a au moins deux points positifs majeurs, à son avis.«Les médias jouent un rôle plus actif II s\u2019est déjà organisé quatre débats des candidats jusqu\u2019à présent.On n\u2019avait pas vu cela à la dernière campagne.» Et surtout, le discours a changé.«Les candidats parlent de leur programme et des plans d\u2019avenir qu\u2019ils contiennent.[.] Dans le passé, les campagnes ne portaient pas tant sur les programmes que sur les per- MARIE VASTEL LE DEVOIR Le travailleur humanitaire Tim Goddard sonnalités.[.] Nous sommes passés d\u2019une politique axée sur la personnalité à une politique axée sur les politiques.» Tim Goddard en arrive à la même conclusion.Ce travailleur humanitaire spécialisé en éducation a œuvré au Kosovo, au liban, au Kenya, en Papoua-sie-Nouvelle-Guinée et même.dans le Grand Nord canadien.Il est le père de la première femme soldat canadienne à être morte en Aighanistan, Nichola Goddard.Il ose se promener librement dans Kaboul.«Certains candidats à l\u2019élection sont plus pro-développe-ment que d\u2019autres, mais la conversation politique est différente de celle tenue lors de la dernière élection.La dernière fois, il y avait des candidats fondamentalistes qui poussaient pour le retour aux valeurs islamiques.On n\u2019entend pas cela cette fois-ci.Certains parlent de la loi et de l\u2019ordre, d\u2019autres de la construction d\u2019infrastructures, d\u2019autres encore d\u2019investissements dans la jeunesse.Il s\u2019agit de nuances sur l\u2019approche en développement et non un débat sur des questions fondamentalistes religieuses.C\u2019est positif » Pour Ahmad Nader Nadery, «il n\u2019y a aucun doute que le pays a fait des progrès au cours des dix dernières années.» Pour lui, ce qui est le plus révélateur, «c\u2019est de voir la quantité de ressources humaines désormais disponibles.C\u2019est sans précédent dans l\u2019histoire récente de notre pays.Les gens prennent part à l\u2019amélioration de leur propre vie».Les bénévoles qui veulent s\u2019impliquer dans le processus électoral sont nombreux et constituent à son avis un baromètre de la vitalité citoyenne.Il souligne que son organisation n\u2019a pas été créée par l\u2019Occident, mais par des Afghans eux-mêmes, qui ont par la suite reçu l\u2019aide occidentale.Nuance importante, dit-il.Il reconnaît que le départ des troupes internationales sera l\u2019occasion pour les talibans \u2014 et certaines forces conservatrices présentes au sein du gouvernement \u2014 de tester la robustesse des autorités locales.«Le retrait des forces étrangères mettra potentiellement en péril plusieurs de ces gains, mais je suis certain que certains de ces gains civiques se sont à ce point institutionnalisés qu\u2019il ne sera pas aisé pour ces forces, quelles qu\u2019elles soient, de les réduire et de nous faire reculer.» Le Devoir ISHARA S.KODIKARA AGENCE ERANCE-PRESSE Hamid Karzaï n\u2019en a plus pour longtemps à la tête de l\u2019Afghanistan, ayant achevé les deux mandats de cinq ans qu\u2019un président a le droit d\u2019effectuer.La mission en Afghanistan en bref 1,9 G Somme en dollars canadiens que le Canada a consacrée à la reconstruction de l\u2019Aighanistan de 2001 à 2011.97 G Somme en dollars américains que les Etats-Unis ont consacrée à la reconstruction de l\u2019Aighanistan.1,8 G Ce que le gouvernement afghan génère par année en revenus autonomes.Janvier 2002 Le Canada rétablit ses liens diplomatiques avec l\u2019AJghanistan.Février 2002 Le Canada envoie 1000 soldats du régiment d\u2019infanterie Princess Patricia.164 Nombre de Canadiens morts en Afghanistan, soit 158 soldats, quatre civils, un diplomate et une journaliste.Cette dernière est Michelle Lang, reporter du Calgary Herald.Accompagnant un convoi de soldats, elle est décédée en 2009, dans la région de Kandahar, lors de l\u2019explosition d\u2019une bombe artisanale.18,1 G Coût projeté en 2008 de la mission canadienne par le directeur parlementaire du budget.Kevin Page.WAKIL KOHSAR AGENCE ERANCE-PRESSE Abdullah Abdullah est le candidat favori aux élections afghanes du 5 avril.PLONGEZ DANS L'ETE PLONGEZ DANS L'ETE FORFAITS VOLS INCLUS 7 NUITS TOUT COMPRIS VOLS INCLUS AU DÉPART DE MONTRÉAL ET D'OTTAWA A PARTIR DE 1599! par adulte Réservez avant le 6 mai pour un séjour jusqu'au 31 octobre 2014.Columbus Isle, Bahamas Avec notre vente Plongez dans l'été, c'est le moment idéal pour vous évader durant la saison estivale et vous offrir un voyage sans soucis à un rapport qualité-prix sans pareil.Les vacances tout compris au Club Med incluent vraiment tout, même les vols.Nous vous invitons à découvrir les 71 destinations du Club Med, ses programmes d'encadrement primés pour les enfants, son École de sport qui comble petits et grands et ses 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LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 A 9 ACTUALITES Avion disparu : l\u2019appareil aurait changé de direction WasTiington \u2014 Le Boeing 777 du vol MH370 disparu il y a une semaine peu après avoir décollé de Kuala Lumpur aurait changé plusieurs fois de direction et d\u2019altitude après avoir perdu contact avec les tours de contrôle, affirmait vendredi le New York Times alors qu\u2019un navire américain mettait le cap sur le golfe du Bengale.Selon le quotidien, qui cite des sources proches de l\u2019enquête, l\u2019avion serait monté jusqu\u2019à 45 000 pieds (13 700 mètres d\u2019altitude), bien au-dessus de la limite autorisée pour un Boeing 777.Des signaux radars enregistrés par l\u2019armée malaisienne ont montré ensuite que l\u2019avion serait descendu de manière irrégulière jusqu\u2019à une altitude de 23 000 pieds, soit en dessous de la hauteur de croisière, à l\u2019approche de Penang, une île malaisienne très peuplée.L\u2019appareil qui se dirigeait alors vers le sud-ouest aurait repris de l\u2019altitude et changé sa course vers le nord-ouest en direction de l\u2019océan Indien.Le Pentagone a confirmé vendredi que le navire USS Kidd et l\u2019avion de surveillance, un P-8 Poseidon, étaient en route pour contribuer aux recherches.Le P-8 Poseidon mènera des recherches sur une large zone dans la région septentrionale de la baie du Bengale.L\u2019avion de Malaysia Airlines transportait 239 personnes.Agence France-Presse Fermeture de garderies: les places à 7 $ seront réallouées Les places en garderie qui disparaîtront avec la fermeture d\u2019ici 2016 de six des sept garderies de la Commission scolaire de Montréal seront réallouées à des garderies privées et demeureront à 7 $, a indiqué une porte-parole du ministère de la Famille et des Aînés (MFA), vendredi.«La CSDM souhaite remettre volontairement ses places au ministère.Lorsque celui-ci récupère des places à contribution réduite, il a comme pratique de les réaffecter sur le même territoire, soit dans le cadre d\u2019un appel de projets général, soit dans le cadre d\u2019un appel de projets ciblé», a indiqué Nadia Caron.De nombreux parents déploraient la fermeture de ces garderies de la CSDM, pour des raisons essentiellement financières.Près de 185 enfants de 18 mois à 4 ans fréquentent ces services de garde.Le Devoir Louise Harel demande la dissolution de Vision Montréal Elle tire en même temps un trait sur son aventure en politique municipale JEANNE CORRIVEAU AUX prises avec un déficit de 550000$ et condamné à vivoter.Vision Montréal veut se saborder.Le parti fondé en 1994 par Pierre Bourque a demandé le retrait de son autorisation au Directeur général des élections du Québec (DGEQ).«Il n\u2019y avait aucune autre solution possible», a affirmé Louise Harel en entrevue au Devoir.Le sort de Vision Montréal est maintenant entre les mains du DGEQ.Pour celle qui dirige Vision Montréal depuis 2009, il s\u2019agit d\u2019une «décision administrative».Mais Louise Harel n\u2019est pas au bout de ses peines.Si le parti a réglé toutes les factures de ses fournisseurs, il lui reste une créance de 550000$ auprès de son institution financière.La Coalition Après avoir étudié plusieurs scénarios, Louise Harel considère que la dissolution du parti était la seule option à envisager.L\u2019automne dernier, le DGEQ avait refusé à Vision Montréal le droit de présenter des candidats dans le contexte d\u2019une alliance avec Coalition Montréal.Vision Montréal s\u2019était alors éclipsé au profit de la formation de Marcel Côté, se privant du même coup de revenus.Vision Montréal avait aussi espéré que le projet de loi 53 sur la réforme du financement politique municipal lui permette de sortir de son bourbier financier.«Le déclenchement de l\u2019élection a tout JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je n\u2019ai pas à vous expliquer que ce sont des nuits d\u2019insomnie», dit la chef du parti au déficit insurmontable.En juin, les membres de Vision Montréal lui avaient accordé leur confiance à 95%.changé», souligne Louise Harel.Les cocktails de financement n\u2019auraient servi qu\u2019à payer les intérêts de la dette, dit-elle.Mme Harel se désole que le monde municipal ait été laissé en plan alors que les règles de financement des partis provinciaux ont pu être modifiées.«C\u2019est une ironie que ce soit le financement occulte au municipal qui ait déclenché la commission d\u2019enquête publique sur la construction, mais que la solution de financement public n\u2019ait été introduite que pour les partis provinciaux.» Les cautions La dissolution du parti fait en sorte que la centaine de personnes ayant signé des cautions pour deux emprunts, l\u2019un d\u2019un million de dollars et l\u2019autre de 550000$, pourraient devoir rembourser une partie des dettes du parti.Rappelons qu\u2019en 2009, l\u2019emprunt 550000$ avait été cautionné par 18 élus, mais que 15 d\u2019entre eux avaient dépassé la limite de 10000$ permise par la loi.Louise Harel, s\u2019était portée garante d\u2019un montant de 24Q000$.A l\u2019époque, Louise Harel avait plaidé l\u2019erreur de bonne foi.Vision Montréal avait par la suite régularisé sa situation en fractionnant les cautions à des montants de 5000 à 10000$.Des proches avaient alors été mis à contribution.Plusieurs élus qui ont depuis changé de formation politique, comme François Croteau (Projet Montréal) et Anie Sam- son (Équipe Denis Coderre).Cela ne signifie pas que les montants réclamés atteindront ces sommes.De l\u2019emprunt d\u2019un million, il ne reste d\u2019ailleurs qu\u2019une créance de 80000$.«Tout va dépendre de l\u2019institution financière parce que c\u2019est pensable, plausible et possible qu\u2019il puisse y avoir des allégements.C\u2019est en discussions», indique M\u201c® Harel.Mais visiblement, Louise Harel a hâte que cet épisode soit derrière elle: «Je n\u2019ai pas à vous expliquer que ce sont des nuits d\u2019insomnie.» Quand on lui souligne que Vision Montréal, par ses choix stratégiques, a peut-être été l\u2019artisan de son propre malheur, Louise Harel signale qu\u2019elle a pris les rênes d\u2019un parti qui avait été mal administré et qu\u2019elle a instauré des règles strictes de financement: «Et en 2009, qui pouvait prévoir le départ précipité de Benoit Labonté?» Louise Harel mettra un terme à son aventure en politique municipale avec la dissolution de Vision Montréal.«Si j\u2019ai des regrets, je les garde pour moi.Mais en même temps, je suis sûre d\u2019une seule chose, c\u2019est d\u2019avoir été utile pendant ces quatre années-là.» Et Pierre Bourque?«J\u2019ai pensé à lui, mais je crois que lui-même avait déjà fait une croix sur le parti au moment de son départ.Ce parti avait beaucoup changé, dit-elle.Je l\u2019ai revu.On est restés en bons termes.La dernière fois, c\u2019était il y a un an et demi.» Le Devoir HOTEL-DIEU DE MONTREAL Le financement de la conservation pourrait être difficile AMELIE DAOUST-BOISVERT Vendre les hôpitaux montréalais excédentaires non patrimoniaux comme l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants ou l\u2019Institut thoracique pourrait financer la conservation de l\u2019Hôtel-Dieu et du Royal Victoria, suggère le groupe d\u2019experts chargé de conseiller Québec dans ce dossier.Qr, il y a un problème : le gouvernement a surévalué les sommes qu\u2019il pourrait tirer de ces transactions immobilières.Les experts mandatés par Québec, soit Marie Lessard, Cameron Charlebois et Claude Corbo, croient «qu\u2019il sera plus facile de recommander de nouveaux investissements de fonds publics» à THôtel-Dieu et à l\u2019hôpital Royal Victoria «si l\u2019on s\u2019efforce d\u2019abord d\u2019aller chercher de nouveaux fonds» par la vente des immeubles «de moins grande valeur patrimoniale, à l\u2019intérieur des limites de l\u2019acceptabilité sociale».Le premier rapport du Groupe d\u2019experts sur l\u2019avenir des bâtiments hospitaliers excédentaires de Montréal, dont Le Devoir a pris connaissance, a été remis en février à Québec et porte sur les bâtiments non patrimoniaux, soit les pavillons J-Alexandre DeSève et Louis-Charles Simard de l\u2019hôpital Notre-Dame (CHUM), l\u2019Institut thoracique de Montréal et l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.La remise d\u2019un deuxième rapport qui portera plus spécifiquement sur les bâtiments situés à l\u2019intérieur du site patrimonial du Mont-Royal, l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019hôpital Royal Victoria, doit clore leur mandat dans les prochains jours.Pour le groupe d\u2019experts, il est «fondamental» de distinguer les bâtiments patrimoniaux des autres dans ce dossier.Montage financier irréaliste Mais il y a des écueils dans le montage financier de Québec.Qn comptait dégager 218 millions de la vente, dont seulement 93,9 millions vien- draient des bâtiments non patrimoniaux.Le groupe d\u2019experts qualifie cela dé «objectiffinancier ambitieux ».«Pour l\u2019heure, les propriétés ont peu ou pas de valeur marchande compte tenu de leur état désuet et leur potentiel de réaffectation indéterminé», ajoutent-ils.C\u2019est que plus de la moitié de la somme \u2014 120 millions quisition en raison de la difficulté de reconvertir des hôpitaux, mais déjà, des organismes publics se sont montrés intéressés.La présence d\u2019amiante, la vétusté et l\u2019acceptabilité sociale des projets sont autant d\u2019obstacles.Sans compter que toutes les reconversions nécessiteront des modifications au plan d\u2019urbanisme, ce qui nécessite de La présence d\u2019amiante, la vétusté 18 à 24 mois.et l\u2019acceptabilité sociale des sont autant d\u2019obstacles \u2014 est attachée à la vente de l\u2019hôpital Royal Victoria.Mais sa vente «se heurterait, selon le meilleur jugement du groupe, à des oppositions multiples qui empêcheraient très vraisemblablement une telle vente».Ensuite, disent-ils, pour les autres sites, le processus de vente risque de s\u2019avérer «difficile et lent».Non seulement les acheteurs éventuels tenteront de réduire les coûts d\u2019ac- projets Vente nécessaire Reste qu\u2019il faut envisager de vendre les bâtiments de moindre valeur patrimoniale, croient tout de même les experts.Et il faut «déployer tous les efforts possibles» pour en obtenir le maximum.Ils estiment qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «situation d\u2019urgence requérant une action rapide et résolue».Le groupe d\u2019experts demande à Québec d\u2019agir immédiatement pour engager les démarches pour entamer le processus de vente.Si les bâtiments se retrouvent vides, sans acheteur ou nouvelle mission, ils coûteront 3,5 millions à maintenir par an, sans compter la perte de valeur qui suit un tel abandon.Le groupe d\u2019experts a par ailleurs appris que la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (SHDM) pourrait être sur les rangs afin d\u2019acquérir un, ou même les deux bâtiments excédentaires de l\u2019hôpital Notre-Dame.L\u2019Institut de recherche clinique de Montréal (IRCM) pourrait vouloir mettre la main sur un des pavillons de l\u2019Institut thoracique.Pour ce qui est de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, le CSSS de la Montagne envisage d\u2019y installer des fonctions de santé publique.Le Devoir Dure aussi > Une lettre ouverte de Michel Bergeron et Claude Roy à la défense de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Sur LeDevoir.com BESOIN D'INFORMATION SCOLAIRE ET\t^ PROFESSIONNELLE?^ Composez votre avenir Jnfo .Apprendre 18884886888 UN , QUEBEC POUR TOUS ON REPOND À VOS AMBITIONS Un service gratuit pour bien vous informer et vous aider à mieux choisir Québec El El El El A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 ACTUALITES BP pourra forer de nouveau dans les milieux marins américains La pétrolière a signé cette semaine un accord avec l\u2019Agence américaine de protection de l\u2019environnement ALEXANDRE SHIELDS Un peu moins de quatre ans après avoir provoqué la pire marée noire de This-toire américaine, la compagnie BP a de nouveau le droit de prendre part aux enchères de droits d\u2019exploration pétrolière en milieu marin, notamment dans le golfe du Mexique.La multinationale avait intenté une poursuite contre l\u2019Agence américaine de protection de l\u2019environnement (EPA) après avoir été écartée en novembre 2012 d\u2019un appel d\u2019offres pour la vente de droits d\u2019exploration en milieu marin.Cette vente visait 8100 kilomètres carrés dans l\u2019ouest du golfe du Mexique, sa principale région de d\u2019exploitation pétrolière.L\u2019EPA avait justifié sa décision d\u2019exclure temporairement BP de nouveaux contrats fédéraux par le «manque d\u2019intégrité professionnelle» dans la foulée de l\u2019explosion de la plateforme Deepwater Horizon, située à 80 kilomètres au large de La Nouvelle-Orléans.Cet accident a provoqué le pire déversement de pétrole brut de l\u2019histoire des Etats-Unis.Le puits a laissé s\u2019échapper pas moins de cinq millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique, et ce, pendant des mois.Lan dernier, soit trois ans après la catastrophe, BP a même dû relancer les opérations de nettoyage sur certaines parties des côtes de la Louisiane.Assez punie Evoquant des pertes potentielles à venir, la multinationale avait donc engagé en août une action judiciaire devant un tribunal du Texas contre l\u2019EPA.La compagnie pétrolière affirmait avoir été assez punie depuis l\u2019explosion et l\u2019incendie de la plateforme Deepwater Horizon.La pétrolière demandait à la justice de lever cette interdiction «punitive, excessive, arbitraire et capricieuse» et donc de la déclarer «nulle et vide de substance».Le groupe réclamait aussi une indemnisation «juste» et le remboursement de ses frais d\u2019avocats.Dans le cadre de l\u2019accord signé cette semaine, BP a accepté d\u2019abandonner ses poursuites contre l\u2019EPA L\u2019entreprise s\u2019est aussi engagée à mettre en place des règles de sécurité, d\u2019éthique et de gouvernance compatibles avec les pratiques exigées par les autorités américaines.Au-delà des opérations menées par la pétrolière, on AGENCE ERANCE PRESSE Des tortues marines étaient retrouvées mortes sur les côtes du Mississippi plus d\u2019un an après la tragédie.connaît encore mal les conséquences de la marée noire sur tout l\u2019écosystème du golfe du Mexique.Des chercheurs universitaires américains ont toutefois découvert que la marée noire a eu des effets significatifs sur les succès de reproduction des poissons.Leurs embryons ont connu des malformations, mais aussi des mortalités plus élevées au moment de la reproduction.«Ces effets sont caractéristiques de la toxicité du pétrole», ont souligné les chercheurs, dont les résultats des travaux ont paru dans le magazine Environmental Science and Technology.Selon eux, cela démontre qu\u2019«/7 est beaucoup trop tôt» pour prédire les effets à long terme de cette catastrophe environnementale.BP au Canada Par ailleurs, BP compte investir plus d\u2019un milliard de dollars pour mener de l\u2019exploration pétrolière en eau profonde au large de la Nouvelle-Ecosse.En vertu de l\u2019entente intervenue avep l\u2019Office Ca-nada-Nouvelle-Ecosse des hydrocarbures extracôtiers, la pétrolière britannique a mis la main sur les droits d\u2019exploration de quatre secteurs où elle compte se lancer dans des travaux d\u2019exploration qui devraient s\u2019étendre sur six ans.Cette zone maritime se caractérise par sa riche biodiversité.Le gouvernement canadien prévoyait encore récemment d\u2019établir une zone de protection marine un peu à l\u2019est de la zone qui sera soumise à des activités d\u2019exploration pétrolière.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir ITINERANCE New York explore de nouvelles avenues CAROLINE MONTPETIT Jusque dans les années 1980, il n\u2019était pas rare que des itinérants meurent de froid ou d\u2019autres blessures dans les rues de la ville de New York, aux Etats-Unis.Mais en 1979, c\u2019est un itinérant souffrant d\u2019alcoolisme chronique, Robert Callahan, qui a fait changer les choses.Callahan était en effet le plaignant principal d\u2019un recours collectif entamé devant la Cour suprême de l\u2019Etat, contre la Ville de New York, mettant de l\u2019avant le droit constitutionnel à un gîte.C\u2019est la Coalition pour les sans-abri de New York qui l\u2019a soutenu dans cette démarche.La Cour ayant donné raison à Callahan, la Ville de New York est désormais tenue de recevoir tous les sans-abri qui en font la demande dans les refuges de la ville.«Aujourd\u2019hui, les refuges de New York abritent chaque nuit 53000 hommes, femmes et enfants», disait vendredi Ellen Baxter, l\u2019une des fondatrices de la Coalition pour les sans-abri.«Ça ne compte pas ceux qui vivent dans le métro, ou sur les sofas chez des amis», dit-elle.«La majorité des sans-abri de New York sont des femmes et des enfants», ajoute-t-elle.Ellen Baxter était l\u2019invitée du colloque Habiter autrement, tenu à l\u2019occasion des 125 ans du refuge de la Mission Old Brewery, qui abrite des sans-abri de Montréal.«Lorsque les refuges ont ouvert à New York, on y trouvait plus d\u2019un millier de lits cordés, raconte-t-elle, en montrant une photo de ces refuges surpeuplés.On avait tracé un X bleu sous les lits de ceux qui avaient la tuberculose, un X rouge sous le lit de ceux qui étaient en état de psychose active, et un X jaune sous les lits de ceux qui avaient le VIH.» Logements supervisés Depuis, Ellen Baxter a consacré son énergie à mettre sur pied le Broadway Housing Communities, qui procure des appartements aux sans-abri et aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale.L\u2019un de leurs projets, le Su- iülJgtiW SPENCER PLATT AGENCE ERANCE PRESSE Les refuges de la ville de New York abriteraient chaque nuit 53 000 personnes.gar Hill Project, a été dessiné par un architecte reconnu mondialement, David Adjaye.Le projet fait déjà face à une liste d\u2019attente de 47 000 personnes.Plus près de nous, des représentants sont venus témoigner du projet L\u2019abri en ville, à Montréal.C\u2019est parce qu\u2019un de ses neveux était atteint de schizophrénie qu\u2019Eleanor Beattie a cofondé cet organisme.«Je voyais bien qu\u2019il y avait des gens dans les rues de la ville qui souffraient de problèmes de santé mentale», dit-elle.Aujourd\u2019hui, L\u2019abri en ville, qui est un organisme de charité, compte 10 appartements occupés par trois personnes chacun, et supervisés par des bénévoles et du personnel qualifié.«La sélection des personnes est l\u2019aspect le plus difficile dans notre travail», raconte Loraine Jacmain.Pour occuper un logement de L\u2019abri en ville, il faut avoir atteint une certaine stabilité, accepter de prendre ses médicaments, et ne pas s\u2019adonner à la violence ou avoir des problèmes de consommation de drogue ou d\u2019alcool.Le Devoir KK On avait tracé un X bleu sous les lits de ceux qui avaient la tuberculose, un X rouge sous le lit de ceux qui étaient en état de psychose active, et un X jaune sous les lits de ceux qui avaient le VIH )) Ellen Baxter, fondatrice du Broadway Housing Communities Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 (jos&ey - .JSoi&ette' tenons^ en^ ùw\u20acntm/*e^ q^encùm, a/ôum&^de^pÂoùM^ ciitic/es^ Imrexiw, sceauæ, w cacAeter^.44ô, ru&St^TuJ^ice^, JVæitæ^yffontreal A/eie^Aofi& ôi4 ^46-4ÿ^0 câùâmdùoiù oyidredùd& AO A 00 o/ Add 00 fey sum£d^ eO dmzoficÂey d& AO d 00 o/ iddSO ri ri\t\u2022\t\\\t\u2014 \u2014 montreai Cette semaine^ a U||p L\u2019informatique libre : droits libertés et bien commun Droits, libertés et Internet lundi 17 mars, igh, au Cafe Bobby McGee 3213, rue Ontario Est Paradis fiscaux : filière canadienne Des Canadiens à l\u2019origine des Bahamas, des Caïmans et de la Barbade mardi 18 mars, igh, au Bar A 213, rue Rachel Est Perspective trans sur la sexualité et le genre Normes genrées - Atelier de construction et de déconstruction mercredi 19 mars I9h, à la Bibliothèque Frontenac 2550, rue Ontario Est L\u2019économie pour tout le monde Le bonnet d\u2019âne et la planification économique jeudi 20 mars, 19h, au Bar Populaire 6584, boulevard Saint-Laurent entrée libre et gratuite upopmontreaLcom PORTRAIT Johanne, des gratteux à la rue CAROLINE MONTPETIT Johanne vivait en couple depuis 29 ans lorsqu\u2019elle s\u2019est retrouvée pour la première fois en situation d\u2019itinérance.Affectée par sa séparation, elle a développé des problèmes de jeu qui lui ont fait perdre son logement.«J\u2019achetais des gratteux de Loto-Québec et je jouais au bingo», dit-elle.Eorcée de mettre ses meubles en entrepôt, elle se retrouve au pavillon Patricia Mackenzie, le refuge pour femmes de la Mission Old Brewery, qui célèbre ses 125 ans cette année.«Je n\u2019avais aucun endroit où aller, il fallait que je replace mes comptes», dit-elle.En attendant de se retrouver un logement, Johanne vit au dernier étage du pavillon Patricia Mackenzie, dans un appartement collectif baptisé Les Voi-sines.Aux deux étages inférieurs, on retrouve l\u2019urgence de 46 lits, et aussi des chambres pour les femmes souhaitant aménager un espace plus privé.Chez Les Voisines, les femmes en situation d\u2019itinérance font la cuisine ensemble, vaquent aux tâches ménagères en attendant de se trouver un logement plus stable.«On sait qu\u2019ici, c\u2019est temporaire», dit Johanne.Depuis son arrivée au pavillon Patricia Mackenzie, Johanne ne joue plus.Elle travaille comme caissière et espère pouvoir réintégrer rapidement un appartement à elle.Car ici, parmi les femmes éclopées qui cherchent un refuge pour la nuit, elle n\u2019ose pas accueillir ses petits-enfants.«Je vois mes petits-enfants chez ma fille.Avant, ils venaient toujours chez moi.Et la dernière fois que je les ai vus, ils ont demandé: est-ce qu\u2019on va chez grand-maman ?», raconte-t-elle, les larmes aux yeux.Johanne ne veut pas être photographiée.«Personne ne sait que je suis ici», dit-elle.Johanne rêve de retrouver son autonomie et un appartement pour elle, une fois ses dettes de jeu réglées.Pourtant, elle craint un peu la solitude qui l\u2019attend lorsqu\u2019elle quittera le pavillon.«J\u2019ai hâte, dit-elle.Mais j\u2019ai dit aux femmes avec qui je suis ici: \u201caprès, vous allez me manquer\u201d.» Isabelle, l\u2019une de ses anciennes colocataires des Voisines, vient d\u2019ailleurs de se trouver une chambre où emménager.L\u2019après-midi de notre visite, des femmes, le visage marqué par la fatigue, attendaient impatiemment en file l\u2019ouverture de l\u2019urgence du pavillon Patricia Mackenzie, qui ferme pour la journée, sauf dans les périodes de grand froid.Car elles sont de plus en plus nombreuses à vivre dans la rue même si ça n\u2019est pas un milieu hospitalier pour les femmes.D\u2019ailleurs, la plupart l\u2019évitent à tout prix.«La rue, c\u2019est dangereux pour les femmes, raconte Isabelle, qui a passé un été dehors avec un groupe d\u2019amis.Dehors, tu ne dors pas vraiment.Tu gardes un œil ouvert.Et puis, si je suis au parc Émilie-Gamelin, par exemple, c\u2019est sûr que je vais me faire racoler.Et moi, je ne peux pas faire ça», dit-elle.Le Devoir i lU Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montreal -le* cpNtre culturel chrètieN ^e MoNtréAl Les 300 jours du pape François Conférence d\u2019Isabelle de Gaulmyn, journaliste à La Croix Jeudi, le 20 mars 2014, à 19 h 30 Église des dominicains 2715, Côte-Samte-Catherme, Montréal Entree libre - Contribution suggeree 10$ WWW.cccmontreal.org LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 A 11 ACTUALITES CAMPAGNE ELECTORALE Le milieu de l\u2019éducation déplore le silence des partis politiques LISA-MARIE GERVAIS La Fédération des cégeps et celle des commissions scolaires déplorent que le thème de l\u2019éducation n\u2019ait été que très peu abordé jusqu\u2019ici dans la campagne électorale.11 faut cesser les débats de structures et se pencher sur des mesures concrètes, ont-elles soutenu.Sujet tabou s\u2019il en est un, le droit de grève des étudiants est une question que la Fédération des cégeps aimerait voir discutée sur la place publique.«Je ne peux pas croire qu\u2019on ne ramène pas ça sur la table de travail des politiciens.On est les seuls à vouloir en parler, a dit Jean Beau-chesne, le président-directeur général de la Fédération.Aucun parti ne veut toucher à ça.C\u2019est malheureux car lorsque les conditions [d\u2019une grève] seront réunies à nouveau, on va être dans un cul-de-sac.» M.Beauchesne constate que les politiciens n\u2019ont rien à y gagner politiquement.Pourtant, il faudrait profiter de l\u2019accalmie actuelle pour « baliser la tenue du vote et la détermination du quorum des assemblées» et éviter les débordements et les injonctions qui ont marqué le printemps 2012.«Si on s\u2019entend là-des-sus, ça va éviter les débordements.Et la grève va se faire de façon civilisée.» Dans la longue liste de demandes, les directions des collèges veulent que la priorité soit accordée aux cégeps en région.Selon les prévisions ministérielles, les cégeps enregistreront une baisse de 26 500 étudiants d\u2019ici 2020.Financés en fonction des étudiants inscrits, certains cégeps pourraient être obligés de cesser d\u2019offrir des programmes, croit la Fédération.«Maintenir la vitalité des cégeps en région est une chose, mais il faut aussi faire en sorte qu\u2019il y ait des mesures concrètes.» L\u2019une des solutions est l\u2019augmentation du nombre d\u2019étudiants étrangers.Moins d\u2019argent au privé Pour la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), le sujet tabou que les partis politiques devraient avoir le courage d\u2019aborder est le financement du réseau privé.«Alors que le réseau public d\u2019éducation subit une forte pression, notamment en matière de reddition de comptes, la FCSQ constate que cela ne semble pas être le cas pour le réseau privé, dont le financement provient pourtant à 60% de fonds publics», peut-on lire dans sa plateforme.Tout comme les cégeps, les commissions scolaires aimeraient voir leur rôle être reconnu dans le développement économique régional.Elles sont des employeurs importants et offrent des services et des programmes de formation professionnelle qui contribuent à l\u2019emploi dans leurs régions perspectives.Or, dit-elle, la formation continue n\u2019est pas suffisamment financée et la formation professionnelle souffre de préjugés qu\u2019il faut rectifier.Le Devoir ÉLECTIONS 2014 CANDIDATURE DE PKP Les appuis de Larose et Laviolette font des vagues à la CSN PHILIPPE OREALI Ly appui bien senti de deux ' ex-leaders de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à l\u2019ex-magnat des médias Pierre Karl Péla-deau crée un malaise au sein de la centrale syndicale.Réunis en conseil confédéral dans la métropole ces derniers jours, de nombreux délégués ont longuement pourfendu Gérald Larose et Marc Laviolette.Le tout alors que ce dernier se trouvait dans la salle.« On s\u2019attendait à que ça réagisse ce fort à la lettre, et c\u2019est exactement ce qui s\u2019est produit», a indiqué vendredi le président de la CSN, Jacques Létourneau, à l\u2019issue de la réunion de trois jours.Mardi, douze personnalités souverainistes, dont MM.Larose et Laviolette, saluaient l\u2019entrée en politique de Pierre Karl Péladeau, dont le passage à la direction de Québécor s\u2019est soldé par 14 lockouts dans diverses fdiales de l\u2019entreprise.«C\u2019est sûr que compte tenu de la feuille de route de M.Péladeau, du conflit au Journal de Montréal [.] et des relations de travail dans leur ensemble [chez Québécor], certains ont été choqués par la « Certains ont été choqués par la prise de position de MM.Larose et Laviolette» prise de position de MM.Larose et Laviolette », avoue M.Létourneau.D\u2019autres ont dit trouver difficile la réconciliation des idéaux souverainistes et progressistes de la CSN et l\u2019entrée en politique de M.Péladeau.Appui aux «candidatures progressistes » Tout ça pendant que Marc Laviolette se trouvait dans la salle.Président de la CSN de 1999 à 2002, il est aujourd\u2019hui vice-président de la Fédération de l\u2019industrie manufacturière.Généralement volubile lors de ce type d\u2019assemblée, M.Laviolette s\u2019est fait «particulièrement discret», note M.Létourneau.Les 350 délégués de la CSN ont adopté une proposition invitant les membres de la centrale à exercer leur droit de vote en «favorisant les candidatures progressistes», tout en se prononçant pour les principes de laïcité.La CSN, ouvertement souverainiste, n\u2019a jamais appuyé en bloc un parti politique, a affirmé M.Létourneau.Reste à savoir sur quel parti les membres de la centrale syndicale jetteront leur dévolu, après ces âpres débats.Le Devoir Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 Cour supérieure : la FTQ-C jugée responsable des gestes de ses hommes forts BRIAN MYLES La FTQ-Construction (FTQ-C) et ses deux hommes forts sur la Côte-Nord, Bernard «Rambo» Gauthier et Michel Bezeau, viennent de subir un nouveau revers dans un dossier de discrimination syndicale.La Cour supérieure a confirmé mercredi qu\u2019ils avaient posé des gestes d\u2019intimidation à l\u2019encontre d\u2019Harold Richard, un travailleur affdié à la CSN-Construçtion qui travaillait pour les Equipements nordiques.Sur les pressions de Gauthier (délégué syndical des opérateurs de machinerie lourde) et de Bezeau (directeur de l\u2019Association des manoquvres interprovinciaux), les Equipements nordiques ont congédié Harold Richard, en 2009.Le travailleur a portq plainte contre la FTQ-C et Equipements nordiques (mais pas contre Gauthier et Bezeau personnellement).11 a obtenu gain de cause devant la Commission des relations de travail (CRT), en mars 2012.La FTQ-C a porté la cause en appel, devant la Cour supérieure, sur un point précis.Elle estimait qu\u2019elle ne pouvait être tenue responsable des actes posés par ses représentants, Bernard Gauthier et Michel Bezeau.Au fd des ans, cette excuse a été évoquée à maintes reprises par la direction de la FTQ-C et par l\u2019ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, afin de se déresponsabiliser des problèmes et déviances dans les syndicats affiliés et locaux, que ce soit pour des questions d\u2019intimidation, de dépenses abusives ou de discrimination.I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bernard « Rambo » Gauthier avait effectué des pressions sur un entrepreneur afin qu\u2019il congédie un travailleur affilié à la CSN.La Cour supérieure coupe court à ce charabia syndicalo-juridique.«En somme, les syndicats locaux et les syndicats affiliés, bien qu\u2019ils puissent être dotés d\u2019une personnalité juridique qui leur est propre, constituent la base de la FTQ-Construction en tant que membres.Leurs directeurs et représentants siègent à l\u2019Assemblée des directeurs.qui constitue l\u2019organe décisionnel entre les congrès.Ce sont les mêmes personnes qui sont aussi éligibles aux différents postes de l\u2019exécutif», explique le juge André Prévost dans sa décision.Dans cette affaire, Harold Richard a perdu son emploi en raison des pressions de Gauthier et de jJezeau sur la direction des Equipements nordiques.Les deux comparses ne pardonnaient pas à Richard d\u2019avoir changé d\u2019affiliation syndicale, lors (Ju scrutin de juin 2009.Les Equipements nordiques ont choisi d\u2019acheter la paix avec la FTQ-C en se débarrassant de l\u2019opérateur de machinerie lourde.La carte locale La FTQ-C a tenté d\u2019atténuer la part de responsabilité de Gauthier et de Bezeau, en plaidant que leurs gestes visaient à favoriser l\u2019embauche régionale.Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, Gauthier a d\u2019ailleurs joué abondamment la carte du pourvoyeur d\u2019emplois pour la main-d\u2019œuvre locale.La Cour supérieure, tout comme la CRT, rejette les prétentions de la centrale.La preuve accablante de discrimination et d\u2019intimidation par Gauthier et Bezeau lui permet d\u2019arriver à une seule conclusion.Leurs gestes «visaient à préserver le statut de syndicat majoritaire de la FTQ-C, avec les privilèges que cela comporte.L\u2019enjeu véritable [.] était la priorité d\u2019embauche pour ses membres».Enfin, la Cour supérieure note au passage que des dirigeants de la FTQ-C cautionnaient la méthode « Rambo ».11 s\u2019agit de Reynald Grondin, le directeur de l\u2019Association des manœuvres inter-provinciaux, de Daniel Blais, conseiller du président de la FTQ-C, et de Bernard Girard, le directeur général de l\u2019Union des opérateurs de machinerie lourde et vice-président exécutif de la FTQ-C.Girard a même participé directement aux manœuvres illégales de Gauthier.Le Devoir CAMPUS DURABLE I » Accréditation STARS : L'Université se ciasse au Canada et 9^ au monde stars a program o/aashe Des gestes quotidiens pour créer un monde meilleur L'Université Lavai a obtenu ie niveau or de i'accréditation internationaie en déveioppement durabie STARS.Cette reconnaissance souiigne ies etforts des membres de notre communauté, que nous tenons à remercier.Nous nous distinguons notamment par : >\tNos mesures mises en piace pour devenir carboneutre >\tL'engagement de nos membres dans des causes sociaies et humanitaires >\tNos chaires, nos centres et nos regroupements de recherche iiés au déveioppement durabie ulavaI.ca/Dd UNIVERSITE lAVAL A 12 LE DEVOIR LES SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 MARS 2014 ACTUALITES fflSSION SUITE DE LA PAGE 1 pris dans de gros combats là-bas.Nous voulons apporter la paix et le bonheur, autant que possible».Les «gros combats», les soldats canadiens y prendront finalement part à partir de 2005, quand Paul Martin accepte de les envoyer dans la région de Kandahar, où les talibans sont bien actifs.Depuis l\u2019été 2011, les soldats canadiens se consacraient à la formation des troupes locales.Les chiffres sur l\u2019état de l\u2019Afghanistan que ces soldats laissent aujourd\u2019hui derrière eux racontent une histoire plutôt désolante.Selon l\u2019indice de développement humain, le pays se plaçait au 169® rang mondial en 1996, année où les talibans ont pris le coptrôle de Kaboul et instauré l\u2019Émirat islamique d\u2019Afghanistan.En 2009, le pays avait glissé au 181® rang, pour remonter au 175® en 2012.L\u2019espérance de vie stagne encore autour de 45 ans.Le taux d\u2019alphabétisation n\u2019était toujours que de 28% en 2009.Des avancées pour les femmes Tous s\u2019entendent cependant pour dire qu\u2019il est impossible de résumer l\u2019Afghanistan à une poignée de chiffres.La situation des femmes, notamment, s\u2019y est grandement améliorée.Sous le régime taliban, elles ont été empêchées d\u2019étudier, de travailler et même de recevoir des soins.Elles ont été confinées à leur burqa.Rire leur était interdit sur la place publique.Elles pouvaient être battues si leurs chevilles étaient visibles, lapidées si elles avaient des relations sexuelles hors mariage.Voilà pourquoi Sima Samar ne peut que saluer le chemin parcouru.Elle préside la Commission indépendante des droits de la personne d\u2019Afghanistan et a été ministre du Statut de la femme de 2001 à 2003.«Je pense que les choses vont beaucoup mieux», dit-elle au Devoir.En janvier, elle a pourtant signé le rapport annuel de la Commission indiquant que la violence envers les femmes avait augmenté de 25% en 2013.«La brutalité des cas est vraiment atroce, avait-elle dit.Couper le nez, les lèvres, les oreilles.Violer publiquement.Viol de masse.C\u2019est contre la dignité humaine.» Alors comment peut-elle dire que les choses s\u2019améliorent?« Ce n\u2019est pas qu\u2019il y a plus de violence.C\u2019est que les gens sont plus au courant de leurs droits.Les gens en sont plus conscients et en parlent davantage, explique-t-elle.Dans un pays comme l\u2019Afghanistan où personne ne parlait de la violence faite aux femmes, maintenant, c\u2019est un sujet de discussion, de franche discussion.» 11 est là, le progrès, selon elle.Et que pense-t-elle du fait que le retour de la lapidation a été évoqué par les législateurs afghans cet automne ?«Non, ça ne reviendra pas», assure-t-elle.L\u2019Afghanistan est en processus d\u2019uniformisation de son code pénal \u2014 une chose positive en soi, insiste-t-elle.«Certaines idées conservatrices ont alors été évoquées, et tout de suite les médias se sont emparés de cette histoire.Mais il y a beaucoup d\u2019opposition à ça.[.]// faut que vous sachiez que je ne suis pas contente de la façon dont l\u2019Afghanistan est présenté dans les médias.» Dans le camp de ceux qui reprochent aux médias leur couverture réductrice de l\u2019Afghanistan se trouve Yann-Cé-dric Quero, un consultant pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui a passé plus de sept mois là-bas.11 déplore que l\u2019ouverture d\u2019écoles là-bas ne fasse même pas l\u2019objet d\u2019un entrefilet alors que la mort récente de deux comptables tapisse la une des journaux.«Que ça va mieux est une évidence, dit-il.On coupait les mains et les pieds au stade!» Pour lui, l\u2019intervention internationale a permis des transferts de connaissances entre des consultants comme lui et des ONG locales qui, pour des raisons de sécurité, le remplacent sur le terrain.«En passant par des relais afghans, on développe la compétence technique de nos partenaires.» Une affaire d\u2019écoles.De l\u2019avis de tous, l\u2019optimisme est particulièrement de mise en éducation.En 2001, un million de petits Afghans fréquentaient l\u2019école, dont seulement 0,5% était des filles.En 2013, ils étaient 8 millions sur les bancs d\u2019école, dont 24% de fdles, pour un taux global de fréquentation de 60%.En plus de construire des écoles, la communauté internationale intervient pour améliorer l\u2019accès à l\u2019éducation et sa qualité.Le Basic Education for Afghanistan Consortium (BEACON) instaure dans des endroits très reculés et isolés une offre éducative qui n\u2019est pas disponible autrement «à cause de la distance, du manque d\u2019infrastructures de transport ou des restrictions culturelles», explique William Schmitt, le directeur pour l\u2019Afghanistan du Catholic Relief Services (CRS), une ONG américaine.Éui-même est établi de manière permanente à Kaboul.«On ne construit pas d\u2019écoles.Nous travaillons avec la communauté pour établir un comité de gestion de l\u2019éducation, nous consultons les citoyens pour désigner la personne en qui ils ont confiance pour être le professeur.» À l\u2019autre extrémité de ce spectre, Tim Goddard, de l\u2019ONG Entraide universitaire mondiale du Canada, aide les instances gouvernementales afghanes à uniformiser le curriculum et à professionnaliser le métier d\u2019enseignant.«En 2001, raconte M.Goddard, il y avait quatre collèges de formation comptant 50 professeurs et 450 étudiants.En 2012, nous avions 42 collèges de formation, 1700 professeurs et 56000 étudiants, dont 40% étaient des femmes.» Les deux travailleurs humanitaires disent ressentir l\u2019optimisme chez les Afghans qu\u2019ils côtoient.«A Kaboul, je vois maintenant des buissons de roses qui bordent les routes, des hommes en par-dessus orange qui ramassent les ordures», illustre M.Goddard.et d\u2019argent L\u2019ancien journaliste Graeme Smith, aujourd\u2019hui consultant pour l\u2019International Crisis Group basé en permanence à Kaboul, estime au contraire que la situation s\u2019est dégradée sur le plan sécuritaire.11 le raconte dans son livre The Dogs Are Eating Them Now.«En 2005, je pouvais conduire de Kaboul à Kandahar.En 2006, je devais faire la route par autobus.Maintenant, il est impossible pour un étranger de prendre cette route et même pour les Afghans, c\u2019est dangereux», dit-il.11 craint que l\u2019État afghan ne soit pas encore assez solide pour endi^er les forces déstabilisatrices lorsque la communauté internationale aura quitté le pays.Plusieurs prédisent que le retrait des forces internationales, qui ont généré une économie de guerre, fera exploser le chômage.Et la confiance n\u2019est pas encore au rendez-vous.M.Quero résume la situation avec une anecdote.«Je monte dans l\u2019avion Kaboul-Dubaï et je suis assis à côté de trois ou quatre personnes qui vous montrent des liasses de billets américains pour aller investir à Dubaï.Ils ne sont pas fous! On évalue que 40% des fonds internationaux retourneraient en Occident en investissements immobiliers.C\u2019est de l\u2019argent qui ne profite pas à l\u2019économie locale.» Le Devoir SONDAGE SUITE DE LA PAGE 1 que les anglophones se trouvent surtout dans l\u2019ouest de Montréal et en Outaouais \u2014, le PQ domine à 44%, suivi du PLQ à 27% et de la CAQ à 15%.Ce coup de sonde de Léger a été effectué auprès de 1205 répondants, de mardi à jeudi de cette semaine.L\u2019enquête est non probabiliste, puisqu\u2019elle a été menée sur Internet.11 s\u2019agit du premier sondage qui mesure l\u2019effet de la candidature de l\u2019homme d\u2019affaires Pierre Karl Péladeau pour le Parti québécois.Les nouvelles sont incertaines pour le PQ, bonnes pour le PLQ et mauvaises pour la CAQ.Ées quatre points perdus depuis une semaine par Prançois Legault sont allés directement au PLQ, perçu comme un rempart contre le projet souverainiste.«On assiste à une polarisation de l\u2019électorat entre fédéralistes et souverainistes, explique Christian Bourque, le vice-président exécutif de Léger Marketing.A court terme, ça bénéficie aux libéraux, mais il n\u2019y a vraiment rien qui est joué.» Retour de la souveraineté L\u2019entrée en scène de Pierre Karl Péladeau, dimanche dernier, a transformé la campagne électorale.L\u2019actionnaire de contrôle de l\u2019empire Québécor a affirmé qu\u2019il saute dans l\u2019arène d\u2019abord et avant tout pour «faire du Québec un pays».É\u2019indépendance a été le thème dominant de la dernière semaine de campagne.La volonté souverainiste clairement affichée de Pierre Karl Péladeau a toutefois fouetté à la fois les indépendantistes et les fédéralistes.Le Parti québécois a solidifié ses intentions de vote; 79% des péquistes affirment que leur appui est coulé dans le béton.Ée problème du PQ \u2014 et la bénédiction du PLQ \u2014 c\u2019est que la majorité des Québécois ne veut pas de référendum.Le Non l\u2019aurait d\u2019ailleurs emporté par une majorité sans équivoque de 59% si une consultation sur l\u2019indépen- Intentions de vote au provincial Si des élections PROVINCIALES avaient lieu aujourd\u2019hui, pour quel parti auriez-vous l\u2019intention de voter?Parti libéral Parti québécois Coalition avenir Québec Québec solidaire Parti vert Option nationale Après Franco-répartition phones 27% 37% 37%\t44% 14%\t15% 9%\t10% 1% 1% 1% 1% Intentions de vote référendaire Si un référendum sur la souveraineté du Québec avait lieu aujourd\u2019hui, voteriez-vous POUR ou CONTRE la souveraineté du Québec?Après répartition Pour Contre 41% 59% dance du Québec avait eu lieu cette semaine.«Les gens ne veulent pas entendre parler de souveraineté.Ils disent que le Parti québécois n\u2019aurait pas un mandat pour faire l\u2019indépendance s\u2019il était élu », dit Christian Bourque.«Les enjeux gagnants en campagne sont les enjeux de bon gouvernement», précise l\u2019analyste de Léger Marketing.De fait, la souveraineté est l\u2019enjeu le moins populaire dans cette campagne électorale; 69% des répondants souhaitent en entendre parler le moins possible.La charte des valeurs est un sujet presque aussi peu populaire \u2014 63% des électeurs ne veulent pas en entendre parler.Ça ne veut pas dire que les électeurs sont contre la charte, ils y sont même favorables, mais ils n\u2019ont pas besoin de se faire convaincre puisque leur opinion est faite, explique Chfistian Bourque.A l\u2019inverse, les enjeux les plus importants sont l\u2019économie et la création d\u2019emplois (pour 85% des répondants), la santé (84%), les finances publiques (77%), l\u2019éducation (73%) et la corruption (49%).Candidats vedettes 11 y a une semaine, la majorité des sièges à l\u2019Assemblée nationale paraissait accessible à Pauline Marois en raison de l\u2019avance considérable du PQ auprès de l\u2019électorat francophone.La remontée du PLQ chez les francophones vient « complexifier la lecture de la campagne », estime Christian Bourque.Les résultats du sondage suggèrent que la CAQ de Les nouveaux candidats Avez-vous une bonne ou une mauvaise opinion des candidats suivants?Candidat\tBonne opinion\tMau- vaise opinion\tNe sait pas/ne répond pas Pierre Karl Péladeau\t42%\t40%\t18% Martine Desjardins\t31%\t25%\t45% Lorraine Pintal\t23%\t6%\t71% Diane Lamarre\t16%\t5%\t79% Gaétan Barrette\t16%\t48%\t36% Carlos Leitao\t12%\t5%\t83% Jacques Daoust\t10%\t5%\t86% Ghislaine Desrosiers\t8%\t2%\t89% Martin Coiteux\t7%\t5%\t88% Claire Samson\t6%\t3%\t91% Andrés Fontecilla\t6%\t5%\t89% Mario Laframboise\t5%\t6%\t89% Prançois Legault (qui détient 19 sièges) devra se contenter d\u2019une poignée de députés.L\u2019absence d\u2019un bloc important d\u2019élus autres que péquistes ou libéraux augmenterait la probabilité que le prochain gouvernement soit majoritaire, note Léger Marketing.Personnage flamboyant, Pierre Karl Péladeau ne laisse personne indifférent.La proportion des électeurs qui ont une opinion favorable au magnat de la presse (42%) est à peu près la même que ceux qui en ont une opinion défavorable (40%).L\u2019autre candidat vedette de cette campagne, le D® Gaétan Barrette \u2014 ancien caquiste devenu libéral \u2014 est moins populaire : 48% des répondants ont une mauvaise opinion du candidat, qui était président de la Pédération des médecins spécialistes.«Ça devrait allumer un clignotant orange pour les libéraux», croit Christian Bourque.Le PLQ a envoyé le D® Barrette au front dans la circonscription de La Pinière, sur la Rive-Sud de Montréal, pour déloger Patima Houda-Pepin, ex-libérale devenue indépendante après un affrontement avec son chef Philippe Couillard au sujet de la charte de la laïcité.Pait à noter, Pauline Marois est perçue comme le chef qui mène la meilleure campagne (31%, comparé à 19% pour Philippe Couillard et 10% pour Prançois Legault) et qui a présenté la meilleure équipe de nouveaux candidats.Le Devoir OSM SUITE DE LA PAGE 1 réal.Cherchant un orchestre et un chef pour renouveler dans son catalogue le répertoire jadis gravé par Ansermet, c\u2019est le tandem Montréal-Dutoit que Decca choisit pour cette mission, influençant de manière décisive le répertoire, l\u2019expertise, la couleur et l\u2019image internationale de l\u2019QSM.De facto, donc, l\u2019histoire de l\u2019interprétation musicale forgée à Genève, dans cette même salle du Victoria Hall notamment entre 1945 et 1967, s\u2019agissant des enregistrements, a eu une incidence déterminante, à trente ans d\u2019écart et de l\u2019autre côté de l\u2019AÜantique, sur la destinée de l\u2019QSM.L\u2019image d\u2019orchestre spécialiste de musique française et russe perdure, même si Kent Nagano a redéployé le répertoire et démontré, depuis 2006, que l\u2019QSM est capable de jouer un Beethoven parmi les plus transparents et bondissants au monde (voir le récent disque, Analekta, des Symphonies 1 et 7).Jusqu\u2019à même se permettre de jouer Mahler dans «sa» ville.Vienne, lundi, prochaine étape de ce périple européen qui mènera aussi l\u2019QSM en Espagne et en Allemagne.Passage de témoin À Genève, nous avons eu la chance de pouvoir nous livrer à un fascinant exercice de comparaison, puisque l\u2019Qr-chestre de la Suisse romande se produisait au Victoria Hall sous la direction de son chef, Neeme Jarvi, 24 heures avant le concert de l\u2019QSM.Certes, il est injuste de comparer un concert d\u2019abonnement et un i CHRISTOPHE HUSS LE DEVOIR Dernières mises au point du chef Kent Nagano et des musiciens de i\u2019OSM avant ie concert au Victoria Haii.concert de parade, en tournée, mais le constat est sans appel.Sans aucun chauvinisme, on peut affirmer que les disciples ont dépassé leurs maîtres à penser, car la démonstration de force, de cohésion et d\u2019inventivité de l\u2019QSM dans la Symphonie fantastique a médusé les exigeants mélomanes genevois, qui n\u2019avaient pas entendu notre orchestre depuis 1991 et l\u2019ont redécouvert en faisant preuve d\u2019une qualité d\u2019écoute peu commune.Construit entre 1891 et 1894, le Victoria Hall est un endroit très particulier, une acoustique un peu mate et très immédiate.Kent Nagano et l\u2019orchestre ont eu une petite demi-heure pour en prendre la mesure.11 s\u2019agissait notamment de contrôler davantage les dynamiques piano et pianissimo et d\u2019assurer beaucoup de liant dans le son.La rapidité avec laquelle l\u2019orchestre a domestiqué la salle témoigne de sa classe : la Symphonie fantastique fut d\u2019un niveau de maîtrise des phrasés, des couleurs et des nuances se situant plu- sieurs crans au-dessus de ce que nous avons entendu récemment à Montréal.11 faut bien le dire aussi; tout cela évoluait de nombreuses coudées au-dessus de la Eantas-tique de Charles Dutoit, telle qu\u2019enregistrée à Montréal ou présentée plus récemment avec l\u2019Qrchestre de Philadelphie à Lanaudière en 2011.Le niveau de détails scrutés dans la partition et l\u2019imaginaire sonore sont incommensurablement supérieurs : la hargne de l\u2019accentuation des violoncelles et altos au milieu du 1®® mouvement, l\u2019attaque mystérieuse et menaçante du Bal, les couleurs des cuivres au début de la Marche au supplice et la démonstration des cordes à la fin de ce mouvement.Les exemples peuvent être multipliés.Entre subtilité et puissance, le niveau atteint prouve bien que la solution en musique est l\u2019inlassable répétition des choses.Dans l\u2019héritage de Kent Nagano, on parlera surtout de culture sonore, de rebond dans les phrasés et d\u2019écoute entre les pupitres.Dommage que les geignements du chef, pris par son enthousiasme, deviennent parfois gênants.Hamelin, aussi Pour rendre compte de cette soirée au Victoria Hall, il n\u2019est pas nécessaire de revenir sur Parsifal ou sur l\u2019œuvre du compositeur suisse Hefti, qui disparaît désormais des pro^ammes de tournée avec la satisfaction qu\u2019à Essen, en Allemagne, les promoteurs aient accepté la programmation d\u2019Qrion du Québécois Claude Vivier.Par contre, il faut mentionner et louer au plus haut point la prestation du pianiste québécois Marc-André Hamelin.Cette salle, un peu sèche et intraitable pour l\u2019orchestre, est un véritable écrin à piano.Avec une cohésion parfaite et une rare intelligence des sonorités (des cuivres qui ne beuglent jamais), Hamelin et Nagano ont livré un grand 2\u2018 concerto de Liszt.Hamelin, avec ses notes perlées, ses nuances infinitésimales et sa poésie finement dosée, fut magistral.Désormais, dans la grande stratégie de reconquête et d\u2019excellence menée à l\u2019Qrchestre de la Suisse romande par son nouveau directeur général, le visionnaire et charismatique Henk Swinnen, l\u2019ancien orchestre d\u2019Ernest Ansermet peut prendre exemple, en style et en raffinement sonore, sur un modèle très convaincant: l\u2019QSM.11 ne reste plus aux Suisses, à l\u2019aube de leur centenaire, qu\u2019à trouver le chef pour y parvenir ! Le Devoir Christophe Huss est l\u2019invité de l\u2019OSM à Genève et à Vienne, dans le cadre de la tournée européenne 2014.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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