Le devoir, 27 mars 2014, Cahier A
[" LaCSDM testera des écoles intermédiaires ^ lors d\u2019un j projet pilote Page A 7 f L\u2019Egypte prépare un autre procès de masse, avec 919 accusés Page B 7 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C V N° 6 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 27 MARS 2014 1,13$\t+ TAXES =\t1,30 $ Transparence à géométrie variable L\u2019accès à l\u2019information n\u2019est pas appliqué également par tous les organismes publics FABIEN DEGLISE La transparence est souvent évoquée, mais plus difficilement appliquée.C\u2019est en tout cas ce que démontre une évaluation « in vivo » de la Loi sur l\u2019accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (ou loi sur l\u2019accès) menée dans les dernières semaines par Le Devoir auprès d\u2019une vingtaine de ministères et organismes publics provinciaux ou municipaux.«La transparence, c\u2019est une catastrophe au Québec», a commenté Anne-Marie Gingras, professeure de science politique à l\u2019Université du Québec à Montréal.Le Devoir l\u2019a mise au parfum des résultats de cette mise à l\u2019épreuve qui met en lumière des obstructions, de la dissimulation ainsi qu\u2019une mauvaise utilisation de la loi.«Tous partis confondus, c\u2019est une chose qui n\u2019a jamais été prise au sérieux et la Commission d\u2019accès à l\u2019information n\u2019a jamais vraiment joué un rôle approprié dans ce domaine.» 22 organismes Preuve: début décembre, 22 organismes publics, dont les ministères des Transports, de l\u2019Environnement, de la Culture et de l\u2019Éducation, le Conseil exécutif, le Secréta- VOIR PAGE A 10 LOI Aujourd\u2019hui Économie > Montréal et Québec, des villes bon marché.Les villes canadiennes trônent au sommet du palmarès de KPMG, qui compare les coûts d\u2019exploitation des entreprises dans 10 pays.Page B 1 Annonces B 8 Météo B 6 Avis légaux B 5 Motscroisés B 6 Décès\tB 8 Sports\tB 6 Grille télé B 9 Sudoku\tB 5 7 1/ Couillard a placé des fonds dans un paradis fiscal Le chef libéral a ouvert un compte dans nie de Jersey quand il travaillait en Arabie Saoudite MARCO FORTIER GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ ON S'OCCUPE CTiiïïîrIx JACQUES NADEAU LE DEVOIR Placer 600000$ dans un compte bancaire de l\u2019île de Jersey, de façon tout à fait légale, a permis à Philippe Couillard de ne payer aucun impôt sur cette somme.Intégrité et éiections : ia dérive.L\u2019éditorial de Josée Boileau.Page A 8 Le bain de boue.La chronique de Michel David.Page A3 Pauiine Marois sur ia défensive.La question de l\u2019intégrité se pose encore.Page A 3 À ia défense des aînés menacés d\u2019éviction.QS veut mieux protéger les droits des locataires âgés.Page A 3 Le chef libéral Philippe Couillard a placé 600000$ dans un compte bancaire de file de Jersey, considérée comme un paradis fiscal, pendant qu\u2019il travaillait comme neurochirurgien en Arabie Saoudite dans les années 90.M.Couillard a possédé ce compte dans la petite île européenne durant huit ans, de 1992 à 2000, a révélé mercredi l\u2019émission Enquête de Radio-Canada.Cette manœuvre tout à fait légale a permis à Philippe Couillard de ne payer aucun impôt sur les centaines de milliers de dollars qu\u2019il dit avoir placés en toute bonne foi.Un conseiller du chef libéral a confirmé au Devoir que Philippe Couillard a ouvert ce VOIR PAGE A 10 COUILLARD ÉLECnONS 2014 ¦-.'¦\u2019A,, PEDRO RUIZ LE DEVOIR En début de semaine, une quarantaine de préposés s\u2019affairaient à préparer le Stade ol5mipique en vue des matchs que les Bine Jays et les Mets y disputeront vendredi et samedi.Le retour de la balle JEAN DION Il s\u2019avérerait un peu compliqué de faire pousser des agrumes à Montréal, mais cela n\u2019empêchera pas la ligue des Pamplemousses d\u2019y faire escale.Dix ans après le départ des Expos pour une contrée moins indifférente à leur sort, 20 ans après que la meilleure équipe des ligues majeures se fiit fait couper le sifflet en plein mois d\u2019août par une grève des joueurs qui allait provoquer l\u2019annulaüon de la Série mondiale, le baseball est de retour au Stade olympique, et bons et moins bons souvenirs affleureront certes alors que les Blue Jays de Toronto et les Mets de New York cloront leur calendrier préparatoire avec deux matchs vendredi et samedi.Il n\u2019y a pas eu de balle depuis un sacré bout de temps dans la grande enceinte de béton, et il faut procéder à d\u2019importants changements en peu de temps.Si la pelouse artificielle reste celle qu\u2019a acquise l\u2019Impact l\u2019an dernier, on doit aménager des espaces de terre bien spécifique autour du marbre et des coussins et au monticule (qui était toujours là, juste enfoui sous le sol par un système hydraulique).Re- VOIR PAGE A 10 BASEBALL L\u2019OTAN songe à renforcer sa présence dans l\u2019est de l\u2019Europe Moscou aurait massé 20000 soldats à la frontière de TUkraine Bruxelles \u2014 Le président Obama et le secrétaire général de l\u2019OTAN, Anders Eogh Rasmussen, ont exprimé mercredi le souhait que l\u2019Alliance atlantique renforce sa présence militaire dans l\u2019est de l\u2019Europe, alors que la Russie conünue de masser des troupes, jusqu\u2019à 20000 hommes selon Washington, sur sa frontière avec l\u2019Ukraine.Le président américain a promis que l\u2019OTAN ne «vacillera pas», dans un discours prononcé à Bruxelles devant 2000 personnes, dont le roi et la reine de Belgique.«Les pays de L\u2019OTAN ne sont jamais seuls», a-t-il assuré.«Nous ne cherchons pas la confrontation, mais nous ne faiblirons pas si on nous défie», a déclaré M.Rasmussen en rendant compte de l\u2019entretien, essentiellement consacré à l\u2019Ukraine, qu\u2019il a eu avec M.Obama.Le secrétaire général ^e l\u2019OTAN a salué la réponse apportée par les États-Unis «aux actes illégaux et inconsidérés de la Russie en Ukraine», en parüculier le rattachement de la Crimée.«Je vous rejoins dans votre appel à des mesures supplémentaires pour renforcer notre défense collective», notamment dans le domaine des «exercices» et des «déploiements» de troupes, a-t-il ajouté dans un communiqué.VOIR PAGE A 10 UKRAINE Barack Obama 77831303445513 A .'-i; GOLDCORP E FORCE POUR LE QUÉBEC C\u2019est près de 1,9 milliard de dollars que Goldcorp investit dans le projet Éléonore à la Bale-James.Goldcorp versera d\u2019importantes redevances au gouvernement du Québec mais aussi à Mines Virginia, un tieuron de l\u2019industrie minière québécoise.Pour son projet Éléonore, Goldcorp a conclu la toute première entente de collaboration avec la Nation crie Eeyou-lstchee.Elle fait appel au savoir-taire et à l\u2019expertise des Québécois et tournit du travail à 2 000 Québécois dont 60 à son bureau de Val-d\u2019Or.En 2013 seulement, Goldcorp a octroyé 613 millions de dollars de contrats à 1000 fournisseurs québécois.Goldcorp esf soucieuse de ses obligations environnementales et a déjà versé au gouvernement québécois 100 % de la garantie requise pour la restauration du projet Éléonore, soit 40 millions de dollars.Goldcorp contribue déjà à plusieurs organismes et établissements d\u2019enseignement québécois dont Minalliance et la Chaire de recherche en droit des ressources naturelles de l\u2019Université Laval.Osisko pourra bénéficier des valeurs et de la capacité de Goldcorp de réaliser des projets de classe mondiale.L\u2019achat d\u2019Osisko par Goldcorp assure non seulement une meilleure viabilité à la mine de Malartic, mais II est également un gage de retombées économiques majeures pour le Québec tout entier.Goldcorp aura une Importante présence à Montréal et maintiendra des activités au siège social d\u2019QsIsko.Goldcorp est flère d\u2019être présente au Québec et de contribuer à l\u2019économie québécoise. A 3 LE DEVOIR LE JEUDI 27 MARS 2014 Ei.RCTiowsoiimf; 2014 1 'AJ' Uacteur John Dunn-Hill est Tun des résidants qui risque Téviction de son logement du quartier montréalais La Petite-Patrie.JACQUES NADEAU LE DEVOIR À la défense des aînés menacés d\u2019éviction Québec solidaire veut mieux protéger les droits des locataires âgés de 65 ans et plus MELANIE LOISEL On ne me mettra pas dehors, moi je veux rester ici», lance John Dunn-Hill, mercredi après-midi, devant son bloc appartement, rue Drolet, dans le quartier Petite-Patrie à Montréal.En décembre dernier, il a reçu un avis d\u2019éviction de son logement aux fins d\u2019agrandissement.Pour quoi faire ?impossible de le savoir.Le propriétaire de l\u2019immeuble est une compagnie à numéro.Des histoires comme celle-ci, la co-porte-pa-role de Québec solidaire, Françoise David, en a entendu plus d\u2019une ces dernières années.Dans la circonscription de Gouin, de nombreux propriétaires ont expulsé des locataires en prétextant une «reprise de possession» ou «un agrandissement» de logement.Une façon facile, dit-on, de contourner la loi qui empêche de convertir les vieux immeubles locatifs en condominiums.«La plupart du temps, ce sont des aînés qui ont des revenus modestes ou qui vivent des difficultés psychosociales qui sont visés par ces mesures», explique David, qui a préparé un projet de loi qui vise à protéger les droits des locataires âgés de 65 ans et plus.Une mesure inspirée de la France Si elle est réélue le 7 avril, la députée solidaire compte déposer ce projet de loi qui forcerait les propriétaires, désirant expulser les personnes âgées de leur logement, à leur trouver Pauline Marois \" connaît bien les quotas de financement, dénonce Legault.Sur LeDevoir.com Le bain de boue Michel é David Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, se voulait indigné mercredi matin.Ces coquins de libéraux auraient camouflé une somme de 428000$ recueillie illégalement.«Ils ont sali la politique.Ils ont alimenté le cynisme», a-t-il lancé à Marie-France Bazzo.M.Duchesne n\u2019a certainement pas contribué à faire baisser le niveau de cynisme avec ce mauvais théâtre.Dans les journaux du matin, on expliquait que le PQ avait dû publier un communiqué de presse en catastrophe la veille pour annoncer qu\u2019il avait reçu la visite de l\u2019UPAC, après qu\u2019une journaliste de La Presse eut posé des questions embarrassantes.Sans cela, il est clair que le PQ n\u2019en aurait rien dit.Quand on a rappelé à la première ministre Marois que son parti avait fait tout un plat du fait que le PLQ avait passé sous silence la perquisition que rUPAC avait effectuée dans ses locaux l\u2019été dernier, elle a expliqué que la visite au PQ visait simplement à poser des questions d\u2019ordre général sur son organisation et ses méthodes de financement.SoiL il n\u2019y a pas eu de perquisition en bonne et due forme, ni saisie de documents au PQ.Pas encore.Les informations recueillies par La Presse laissent cependant croire que cela poiurait siuve-nir après la campagne électorale, qui a incité rUPAC à mettre la pédale douce, comme cela avait été le cas en 2012.L\u2019UPAC s\u2019intéresserait notamment aux activités de la firme de génie-conseil Roche, dont les sympathies libérales sont notoires, mais qui aurait aussi alimenté la caisse électorale du PQ et en aurait laissé des «traces».Voilà même que réapparaît le nom de Ginette Boivin, cette collectrice de fonds du PQ qui avait jadis initié le président de Groupaction, Jean BraulL à la pratique du prête-nom.Philippe Couillard sait très bien qu\u2019il n\u2019arrivera pas à faire oublier les années Charest 11 est vrai que le PQ a toujours misé sur le financement populaire plus que les libéraux, qui étaient plutôt les champions du financement sectoriel.Selon une compilation faite par Le Devoir en 2010, le PLQ avait récolté deux fois plus d\u2019argent quand il était au pouvoir, alors que les revenus du PQ sont demeurés les mêmes que dans l\u2019opposition.Et jamais on n\u2019a connu au PQ l\u2019équivalent du président de Schokbeton, Marc Bibeau, qui était clairement identifié comme le grand argentier du PLQ.La distinction que M\u201c® Marois a faite entre les «quotas» imposés aux ministres libéraux et les «objectifs» par circonscription fixés par le PQ n\u2019était cependant pas très convaincante.Dans certaines circonscriptions où les militants péquistes étaient particulièrement nombreux, il pouvait en effet arriver que de simples députés récoltent plus d\u2019argent que certains ministres.L\u2019ancien député de Masson, Yves Blais, se vantait de faire mieux que son voisin de L\u2019Assomption, qui se nommait poiutant Jacques Parizeau.Pour promouvoir leurs activités de financement, les associations de circonscription s\u2019arrachaient quand même les ministres les plus populaires.Très vite, François LegaulL qui dépassait systématiquement ses objectifs dans Rousseau, s\u2019est retrouvé parmi les conférenciers les plus demandés.En réalité, le PQ comptait tout autant que les libéraux sur la notoriété de ses ministres et l\u2019intérêt que les contributeurs pouvaient avoir à les rencontrer.11 est facile pour M.Legault de dire que la CAQ est le seul parti \u2014 avec Québec solidaire \u2014 à ne pas avoir reçu la visite de l\u2019UPAC.Pourquoi se serait-elle intéressée à un parti qui n\u2019a jamais été en position d\u2019accorder des contrats ?En 2012, la CAQ n\u2019en avait pas moins exigé une contribution de 25000$ à ceux qui voulaient défendre ses couleurs, alors qu\u2019elle avait très peu de membres à solliciter.Quand 46 avocats de la même firme avaient contribué à la caisse de la CAQ, cela ressemblait étrangement à du financement sectoriel.Philippe Couillard sait très bien qu\u2019il n\u2019arrivera pas à faire oublier les années Charest et que 36 de ses candidats se sont systématiquement opposés à la création d\u2019une commission d\u2019enquête sur la corruption.Même s\u2019il avait parfaitement le droit de déposer 600000$ à Jersey alors qu\u2019il résidait en Arabie, comme l\u2019a révélé Radio-Canada, la simple expression «paradis fiscal» en convaincra plusieurs qu\u2019il y a anguille sous roche.Peu importe, la stratégie libérale a toujours consisté à convaincre la population que tous les partis se retrouvent dans le même bain de boue.Depuis 24 heures, le PQ n\u2019a malheureusement rien fait pour dissiper cette fâcheuse impression.Si elle refuse de passer le «test» proposé par le chef du PLQ en dévoilant le détail de ses actifs et de ceux de son mari, comme cela se fait ailleurs, M\u201c® Marois peut difficilement lui adresser des reproches sur ce point.La pression peut rendre erratique, et celle que M\u201c® Marois doit supporter augmente avec chaque nouveau sondage.Elle a dû se corriger après avoir erronément lié les poursuites dont l\u2019ancien ministre Tony Tomassi fait l\u2019objet à l\u2019octroi de permis de garderies.Le débat télévisé de ce jeudi soir sera certainement le plus stressant de sa carrière. A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 27 MARS 2014 ACTIONS QlimC 2014 L\u2019indépendance du Québec est avantageuse financièrement, selon ON LIA LEVESQUE \\ A son tour, Option nationale a dévoilé son cadre financier mercredi, qui prévoit que même en augmentant les sommes consacrées à certains services sociaux et en prenant à sa charge une partie de la dette fédérale, un Québec indépendant dégagerait des surplus.En entrevue, le chef du parti indépendantiste.Sol Zanetti, a martelé que non seulement le Québec avait les moyens d\u2019être indépendant, mais que cela était même avantageux financièrement pour lui.Qption nationale compte réaliser l\u2019indépendance du Un Québec indépendant parviendrait à dégager un excédent de 1,08 milliard dès la première année suivant son indépendance Québec dans un premier mandat, autour de la troisième année, le temps de rédiger la Constitution.Excédent d\u2019un milliard Selon ses calculs, même en prenant à sa charge 18,2 % de la dette fédérale, même en établissant la gratuité scolaire, et même sans accroître le fardeau fiscal des Québécois, un Québec indépendant parviendrait à dégager un excédent de 1,08 milliard dès la première année suivant son indépendance.11 croit possible d\u2019atteindre l\u2019équilibre budgétaire, le « déficit zéro », en 2015.«Les conventions internationales qui gèrent les processus d\u2019indépendance des pays disent qu\u2019on ne serait pas obligé de prendre la dette fédérale.D\u2019ailleurs, ça a été réitéré dans le cas de l\u2019Ecosse.Cela dit, nous, bons joueurs, on pense qu\u2019il serait légitime qu\u2019on en prenne une certaine partie, tout en négociant afin d\u2019avoir une partie équivalente des actijs financiers du Canada qui y correspondent, ainsi que les actijs en infrastructures qui sont sur notre territoire», a expbqué M.Zanetti.«On a voulu démontrer que même sans augmenter le far- deau fiscal des contribuables, on est capable d\u2019avoir des projets sociaux audacieux \u2014 comme la gratuité scolaire balisée.Et avec l\u2019indépendance du Québec, on serait capable de dégager une marge de manœuvre et, en plus, d\u2019augmenter notre contribution au Fonds des générations», a-t-il avancé.Le chef d\u2019Qption nationale qualifie son cadre financier A\u2019« extrêmement conservateur» et qui «ne gonfle pas» les perspectives de croissance économique, comme le fait le plan du Parti libéral du Québec (PLQ), selon lui.M.Zanetti affirme que le Québec pourrait réaliser maintes économies en éliminant les dédoublements et chevauchements avec le gouvernement fédéral \u2014 en transports et en santé, entre autres.Cette seule élimination des dédoublements permettrait au Québec d\u2019épargner 2,3 milliards par année, selon Qption nationale.11 ajouterait, comme économie, la récupération de la part du Québec dans certains investissements du gouvernement fédéral \u2014 dans les sables bitumineux, par exemple.Selon lui, une somme de 375 millions pourrait être économisée seulement grâce à la déclaration de revenus unique.116 candidats Qption nationale présente des candidats dans 116 des 125 circonscriptions électorales du Québec en vue du scrutin du 7 avril.Lors du scrutin du 4 septembre 2012, le parti avait récolté 1,89% du suffrage exprimé, soit 82 539 votes.11 avait alors 120 candidats.Son chef se présente cette fois-ci dans la circonscription de Jean-Lesage, à Québec, qui comprend notamment Limoi-lou.11 s\u2019agit de l\u2019une des circonscriptions où Qption nationale avait le mieux fait lors de l\u2019élection de 2012, y récoltant 3,96% du suffrage exprimé, soit 1289 votes.La Presse eanadienne 0 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Sol Zanetti a pris ia tête d\u2019Option nationaie en octobre dernier.iDiiiBijaign giiFqriiMjiHrtlÉlliMwaw] fâ RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Le sujet des voies réservées est devenu épidermique dans ia région de Québec ces derniers mois.VILLE DE QUÉBEC Guerre de pancartes entre la CAQ et le ministère des Transports ISABELLE PORTER à Québec Ly installation de six pancartes le long d\u2019une ' autoroute s\u2019est transformée mercredi en conflit ouvert entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le ministère des Transports.Les deux n\u2019arrivent pas à s\u2019entendre sur la conformité de six grandes affiches posées le long de l\u2019autoroute Henri-lV.Une situation rendue d\u2019autant plus explosive que les pancartes de la CAQ dénoncent un projet que doit piloter le ministère des Transports.Les panneaux arborent le slogan « Voie réservée sur Henri-IV, c\u2019est non ! » avec, en toile de fond, les visages des candidats ca-quistes du secteur.En matinée, les candidats Eric Caire et Sylvain Lévesque convoquaient les médias sur les lieux pour dénoncer le ministère.Ils reprochaient à des employés des Transports d\u2019avoir retiré une pancarte pendant la nuit et d\u2019avoir empêché les bénévoles d\u2019en poser d\u2019autres.Plus tard en matinée, les six affiches prévues étaient posées sous haute surveillance du ministère, qui dit se préoccuper de la sécurité des travailleurs d\u2019élection.La CAQ fit ensuite savoir que la situation s\u2019était «régularisée» avec le ministère.Qr ce dernier indiquait, peu après, exactement le contraire.Selon le porte-parole du ministère Guillaume Paradis, les pancartes «sont trop près des voies», ce qui peut «nuire à la visibilité», en particulier ÉLECTIONS 2014 près des entrées et des sorties.11 ajoute que ces affiches peuvent se «transformer en projectiles» si une voifure les heurte.Aux yeux d\u2019Eric Caire, il n\u2019y a rien à comprendre.« Je ne comprends pas l\u2019attitude du ministère.C\u2019est la première fois dans ma carrière politique que je vis une situation comme celle-là.» « On a des droits puis on respecte la loi, a-t-il ajouté.Il n\u2019y a pas de raisons qu\u2019on se fasse \u201csuperviser\u201d de cette façon-là.» Au moment d\u2019écrire ces lignes personne ne semblait savoir qui avait retiré l\u2019affiche pendant la nuit, et le ministère des Transports réclamait toujours leur retrait.Les voies réservées, sujet explosif Le gouvernement péquiste souhaite accroître la part modale du transport en commun en profitant de l\u2019élargissement de l\u2019autoroute Henri IV pour y Intégrer une vole réservée.Qr le sujet des voles réservées est devenu épidermique dans la région ces derniers mois.Dans cette lutte, M.Caire s\u2019est fait le porte-parole des citoyens des banlieues qui volent là une façon d\u2019aggraver encore davantage le trafic.Au ministère, on affirme qu\u2019il n\u2019y a aucun ben entre le problème des affiches et l\u2019enjeu de fond siu lequel eUes portent.«Il n\u2019y a aucun lien avec le message de l\u2019affiche électorale, a dit M.Paradis.L\u2019affiche serait blanche et pour le ministère des Transports elle présenterait le même problème.» Le Devoir PARTI CONSERVATEUR DU QUEBEC Adrien Pouliot se fait le vrai porte-étendard de la droite québécoise PHILIPPE OREALI Le chef du Parti conservateur du Québec, Adrien Pouliot, ne se berce pas d\u2019illusions: à moins d\u2019un revirement spectaculaire, ni lui, ni aucun des quelque 60 autres candidats de sa formation ne se feront élire le 7 avril prochain.Ce qui n\u2019empêche pas l\u2019ex-adéqulste de faire le tour du Québec depuis le déclenchement des élections afin de faire connaître le programme politique de sa nouvelle formation.A droite, toute ! Homme d\u2019affaires montréalais, ex-cadre chez CTV Montréal et TQS et cofondateur de l\u2019Institut économique de Montréal, Adrien Pouliot est candidat non pas dans la métropole, mais bien dans la circonscription de Montmorency, dans la région de Québec.Là où les Idées véhiculées par le Parti conservateur du Québec trouvent une oreille plus attentive.«C\u2019est sûr que c\u2019est plus difficile dans d\u2019autres régions», dlt-11, se félicitant néanmoins d\u2019avoir doublé son nombre de candidats depuis les dernières élections provinciales.La CAQ dans sa mire Dans sa mire : les électeurs déçus de la Coalition avenir Québec de Prançois Legault, à la traîne dans les sondages.Un parti qui s\u2019est perdu depuis le dernier scrutin, selon Adrien Pouliot.Et qui manque de cohérence.«M.Legault, Aujourd\u2019hui, on peut avoir un discours de droite sans être traité d\u2019antiquébécois )) Adrien Pouliot c\u2019est un peu un comme un arrosoir à gazon.Il arrose à gauche, il arrose à droite.Nous, on dit que le gouvernement est important, mais que l\u2019on doit réellement s\u2019en tenir à l\u2019essentiel.C\u2019est ingérable, en ce moment.L\u2019état ne doit pas se substituer à l\u2019entreprise privée», expllque-t-îl.Pas de charte québécoise de la laïcité, plus de garderies à sept dollars, une fonction publique réduite à sa plus simple expression.Adrien Pouliot va même jusqu\u2019à annoncer la création de zéro emploi si le Parti conservateur est porté au pouvoir.11 n\u2019y a pas si longtemps, ce discours de droite aurait été qualifié de démentiel, selon M.Pouliot.Même aujourd\u2019hui, c\u2019est avec un certain scepticisme que certains électeurs abordent les Idées conservatrices.Ce qui ne décourage pas du tout le chef de la formation.«C\u2019est un travail d\u2019éducation.A l\u2019Institut économique de Montréal, on nous traitait presque de traîtres à la nation.Remettre le modèle québécois en question, c\u2019était un sacrilège.Mais les idées progressent.Aujourd\u2019hui, on peut avoir un discours de droite sans être traité d\u2019antiquébécois», explique celui qui rêve, un jour, de devenir l\u2019Amir Khadir de la droite au Québec.Un chien de garde pour la droite à l\u2019Assemblée nationale, comme le sont Amir Khadir et Prançoise David de Québec solidaire pour la gauche.« Tu leur poses une question, tu sais quelle sera leur position.J\u2019ai beaucoup de respect pour cela.Ça prend quelqu\u2019un de l\u2019autre côté du [spectre] pour faire la même chose.» Le Devoir Boisclair revient hanter Marois PHILIPPE OREALI André Boisclair est revenu hanter \u2014 à nouveau \u2014 Pauline Marois mercredi, de nou-veUes questions ayant été soulevées sur le beu de travaü réel du président du Comité d\u2019examen de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.En poste depuis le 4 décembre, M.Boisclair ne se rend pratiquement jamais au siège social de l\u2019organisme qu\u2019il dirige, situé à Québec, rapportait Le Soleil dans son édition de mercredi.Le quotidien affirmait également que M.Boisclair ne disposait pas de biueau à Montréal.Ce qu\u2019a démenti Pauline Marois, affirmant que le bureau montréalais du Comité est situé dans les Ipcaux de l\u2019agence RECYC-QUEBEC.Pendant ce temps, M.Boisclair, lui, demeiuait bitrouvable.Lieu méconnu Le Comité dispose bel et bien d\u2019un bureau à Montréal.Encore faut-il savoir le trouver.Le Devoir s\u2019çst présenté chez RECYC-QUEBEC, au pavillon des Sciences biologiques de rUQAM.Une employée a indiqué que le bureau de M.Bois-clau se trouvait en fait dans un autre pavillon, celui du Président-Kennedy.Une simple feuille dactylographiée, agrafée à un panneau de liège accueille le visiteur au « Bureau du président du CQMEX», au deuxième étage.Un local simple d\u2019une quinzaine de mètres carrés, avec quelques chaises, un bureau et une table de réunion.Rémunéré près du double de son prédécesseur, André Boisclair «travaille en moyenne trois jours semaine à son bureau de Montréal», a dit une porte-parole du ministère de l\u2019Environnement.Un bureau dont de nombreux membres du CQMEX ignoraient l\u2019existence.«Le reste du temps, il est en rencontre ou travaille de chez lui.» Le Devoir Montréal: Couillard veut imiter Toronto Phbippe Coublard a promis mercredi des «changements législatifs » bnportants poiu moderniser la gouvernance de Montréal.Selon le chef libéral, qui rencontrait en matinée le maire Denis Coderre, ü faut s\u2019bispirer de la relation entre Toronto et Queen\u2019s Park poiu adopter un modèle de gouvernance donnant plus de latitude à Montréal.M.Coublard a par ableius bidiqué être ouvert à revoir les responsabbités respectives de l\u2019Agence métropobtabie de transport (AMT) et de la Communauté métropobtabie de Montréal (CMM) en matière de transport.«Je pense que le transport en commun à Montréal doit être abordé de façon beaucoup plus large, et la CMM m\u2019apparaît être l\u2019organisme approprié pour faire cet examen», a-t-b dit.En janvier, le conseb municipal a adopté une déclaration demandant à Québec de confier les responsabbités de l\u2019AMT à la CMM.Le Devoir Pour un tunnel entre Québec et Lévis La Chambre de commerce de Lévis relance son projet de tunnel rebant les deux rives.Son présidenL Jérôme Jobcoeiu, y voit une solution à long terme aux problèmes de trafic.La Co-abtion avenû Québec et le Parti bbéral du Québec appuient tous deux la mise à joiu des études du gouvernement dans ce dossier.Quant au Parti québécois, b mabident que ce n\u2019est pas une priorité pour le moment.Une vidéo présentant le projet a été lancée mercredi.On peut la consulter à l\u2019adresse www.tun-nelquebeclevis.com/ Le Devoir « Pour la volonté et le plaisir de vivre en français » : c\u2019est sur ce thème que s\u2019est déroulée, du 10 au 23 mars, la 18® Francofête, organisée par l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) et ses partenaires, dont le ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles (MICC).Au programme de cette célébration du français et de la francophonie : la Soirée des Mérites et des prix Francopub, qui a eu lieu le 20 mars, à Montréal.À cette occasion, plusieurs distinctions ont été décernées à des organisations et à des personnes qui ont fait rayonner la langue française dans leur milieu.La cérémonie s\u2019est déroulée en présence de M.Robert Vézina, président-directeur général de l\u2019OOLF et président de la Commission de toponymie, et de M.Jacques Beauchemin, sous-ministre associé à la langue française, responsable de l\u2019application de la politique linguistique, au MICC.MÉRITES DU FRANÇAIS DANS LES TECHNOLOGIES DE L\u2019INFORMATION PRIX CAMILLE-LAURIN Flélène Cajolet-Laganière y: 4 La version iongue ^ du texte de Pauline Gravel sur LeDevoir.com Garderies: les parents de la CSDM manifestent Les parents et employés des six garderies menacées de fermeture par la Commission scolaire de Montréal ont manifesté leur mécontentement, mercredi soir, à l\u2019occasion du conseil des commissaires de la CSDM.Ils s\u2019opposent à la fermeture de ces garderies à 7 $ en milieu scolaire, et dénoncent la décision prise sans consultation ni préavis.«Nous n'acceptons pas de nous faire mettre devant un fait accompli qui bouleverse la vie de tous», a dit Julie Wagner, présidente (Ju comité de parents de la Gard\u2019Ecole, l\u2019un des établissements visés.Le conseil des commissaires n\u2019aurait pas l\u2019intention de changer d\u2019avis.Le Devoir Évasion fiscale: perquisitions à Montréal Québec \u2014 Une multitude de perquisitions ont eu lieu depuis le début de la journée de mercredi, à Montréal et dans des municipalités de ses banlieues nord et sud, afin de recueillir des preuves de stratagèmes d\u2019évasion fiscale.L\u2019opération est dirigée par l\u2019Agence du revenu du Québec (ARQ), en collaboration avec le service des enquêtes sur la criminalité financière de la Sûreté du Québec.Aucun autre corps policier n\u2019y participe.Une porte-parole de l\u2019Agence, Geneviève Laurier, a affirmé que les perquisitions visaient des établissements commerciaux, des résidences et des véhicules.Aucune arrestation n\u2019est prévue pour le moment.M\u201c® Laurier a confirmé que certaines des entreprises visées œuvrent dans le domaine de la construction.La Presse canadienne La CSDM testera des écoles intermédiaires en projet pilote EISA-MARIE GERVAIS La Commission scolaire de Montréal va de l\u2019avant avec des projets-pilotes d\u2019écoles intermédiaires et pourrait les implanter dès l\u2019automne 2015.Ces écoles, qui regrouperaient des élèves de 5® et 6® années primaires et des deux premières années du secondaire, permettraient des économies substantielles à la CSDM qui cherche à endiguer ses déficits récurrents des dernières années.Le groupe de travail mandaté pour restructurer l\u2019école et ses services éducatifs sera formé d\u2019élus mais également d\u2019experts externes, dont Roch Chouinard, le vice-recteur adjoint aux études supérieures à l\u2019Université de Montréal.En fonction des divers scénarios de restructuration qu\u2019il aura imaginé, le groupe devra mener une consultation des parents et du milieu, et remettre son rapport final en juin 2015.En raison de problèmes de qualité de l\u2019air, des écoles primaires ayant été transférées dans des écoles secondaires offrent l\u2019occasion en or pour tester ces projets pilotes de «middle school», ainsi appelés ailleurs dans le monde.«On a aussi des bâtiments excédentaires où on va développer de nouvelles écoles, comme Saint-Raymond, dans Notre-Dame-de-Grâce», a dit la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon.Les écoles Saint-Gérard et Baril, qui seront entièrement reconstruites à la suite de problèmes de moisissures, pourraient également devenir des écoles intermédiaires.St.Brendan, que la CSDM va acquérir de son homologue En-glish-Montréal, pourrait aussi jouer ce rôle.«On pourrait avoir des écoles comprenant tout le primaire et le premier cycle du secondaire sous une formule avec des titulaires, un peu comme au primaire, et ensuite, les jeunes accéderaient en 3^ secondaire à une école où ils auront des perspectives s'ouvrant sur la formation professionnelle », explique M\u201c® Harel-Bourdon.Formation professionnelle La formation professionnelle (EP) est le cheval de bataille de la CSDM et du groupe de travail qui pensera la restructuration.Il ne faut plus que ce soit uniquement la voie des cancres, a signifié le directqur général, Gilles Petit-clerc.A l\u2019inverse, les étudiants en formation professionnelle (EP) doivent aussi avoir l\u2019occasion d\u2019obtenir leur diplôme d\u2019études secondaires.«Il y a des écoles polyvalentes qui font de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et qui ne travaillent pas ensem- ble», a dit M\u201c® Harel-Bourdon, qui reconnaît que la diploma-tion en EP n\u2019est pas au mieux.Le déficit budgétaire de 47.5\tmillions de la dernière année s\u2019est avéré moindre, soit 24.6\tmillions, ont révélé les états financiers au 30 juin 2013.Lors de sa reddition de comptes publique de mercredi, la CSDM a expliqué cette amélioration notamment par l\u2019optimisation des coûts de la suppléance et une meilleure gestion et le recouvrement de certaines créances, notamment dans les services de garde.Le budget actuel \u2014 exercice 2013-2014 \u2014 est néanmoins déficitaire à 35,2 millions.Le Devoir Un bulletin de « bonnes » et de « moins bonnes » notes Les taux de diplomation après cinq et six ans stagnent et ce n\u2019est pas «optimal», reconnaît la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon.Toutefois, celui après sept ans s\u2019améliore : il est à 64,1 %, à environ 6 points de la cible de 2015.Les résultats en français au primaire et au secondaire s\u2019améliorent légèrement et même que chez les garçons, les avancées sont appréciables.Un exemple : leur taux de réussite en français au 1®*'cycle du secondaire est de 73,5% (en hausse de 2 points) et il est de 77,4% si l\u2019on tient compte des examens de reprise l\u2019été, dépassant la cible de 75%.Sur tous les objectifs fixés, plusieurs cibles ne seront pas atteintes à terme en 2015, mais la CSDM invite à ne pas juger trop rapidement.«On s'est donné des objectifs ambitieux, car notre stratégie était de faire en sorte de tirer tout le monde vers le haut», a indiqué le directeur général, Gilles Petitclerc.«L'amélioration qu'on est allé chercher était chez les élèves qui avaient le moins de difficultés, mais là, on arrive dans le crunchy », a expliqué pour sa part la présidente, qui souligne que comme dans tout bulletin, il y a de «bonnes» et de «moins bonnes» notes.Controverse autour d\u2019un terrain sportif synthétique dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest JEANNE CORRIVEAU aménagement d\u2019un terrain > sportif sème la discorde dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Après que les élus de Projet Montréal eurent bloqué le projet de terrain synthétique dans le parc de La Vérendrye, le maire Benoit Dorais tente de convaincre ses collègues de revenir sur leur décision.Le 4 mars dernier, les quatre élus de Projet Montréal dans le Sud-Ouest ont annulé le contrat qui avait été octroyé l\u2019an dernier par l\u2019arrondissement pour un terrain synthétique.Selon eux, mieux vaut privilégier l\u2019aménagement de terrains naturels.Déçu, le maire Dorais entend soumettre à nouveau le projet lors de la prochaine assemblée du conseil d\u2019arrondissement le 1®*' avril.Les terrains synthétiques sont de plus en plus nombreux à Montréal, mais le Sud-Ouest n\u2019en compte aucun.Dans d\u2019autres arrondissements, des élus de Projet Montréal ont d\u2019ailleurs appuyé des projets de terrains synthétiques, note le maire Dorais.Selon lui, ces surfaces de jeu comportent plusieurs avantages, dont celui d\u2019être moins coûteux à entretenir que les terrains naturels tout en permettant un nombre accru d\u2019heures d\u2019utilisation par semaine.Tout en reconnaissant que les surfaces synthétiques contribuent à la formation d\u2019îlots de chaleur, M.Dorais précise que la Direction de la santé publique a jugé que cet effet pouvait être contré par le verdissement des abords du terrain.«J'ai modifié le projet.Il y a 47 arbres de plus que ce qui était prévu», a-t-il dit.L\u2019abandon du projet de terrain synthétique a semé la consternation dans les rangs ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Tout en reconnaissant que les surfaces synthétiques contribuent à la formation d\u2019îlots de chaleur, le maire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, précise que la Direction de la santé publique a jugé que cet effet pouvait être contré par le verdissement des abords du terrain.des associations sportives.«Ça fait dix ans qu'on travaille pour avoir un terrain synthétique», a indiqué Isabelle Limoges, entraîneuse à l\u2019Association de soccer du Sud-Ouest de Montréal.En plus d\u2019être plus résistants, les terrains synthétiques permettent aux équipes de s\u2019entraîner plus tôt au printemps, soit en avril plutôt qu\u2019en mai.«On trouve ça bien un terrain naturel, mais ça ne nous permet pas de développer nos jeunes», dit-elle.Coderre s\u2019en mêle Le dossier a d\u2019ailleurs rebondi au conseil municipal cette semaine.Interpellé par des représentants des associations sportives, le maire Denis Coderre a pressé les élus de Projet Montréal de ne pas mettre en opposition les deux types de terrains qui comportent des avantages.«Le synthétique, ça peut faire durer la saison trois mois de plus, a-t-il dit.Je demanderais aux gens de Projet Montréal de travailler en collaboration avec le maire du Sud-Ouest.» Le conseiller de Projet Montréal Alain Vaillancourt n\u2019entend pas changer d\u2019idée.Il soutient que le dossier a été longuement analysé et que plusieurs facteurs ont été pris en considération, notamment les enjeux environnementaux, mais également la nécessité d\u2019installer des clôtures autour du terrain synthétique, ce qui priverait de nombreux usagers de l\u2019accès à cette partie du parc.Selon lui, les terrains sportifs du Sud-Ouest sont sous-utilisés parce qu\u2019ils sont mal entretenus.«On a décidé de réinvestir le 1,5 million dans la remise en état de terrains naturels», dit-il.Le Devoir JEAN DORION jyUSORlON In* iiè 'Ifef Inclure Quelle laïcité pour le Québec?« Un apport très éclairant au débat en cours » Miche! David, Le Devoir « Un ouvrage sur la laïcité qui tombe à point» Éric Dupont, L'actualité Québec Amérique quebec-amerique.com LE PRINTEMPS DE LACTION NATIONALE de LAcüon nalioiule lésImpacts VIVRE VIVRE conquête Les hllBS BU sens ONQUF Abonnements et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514-845-8533 (sans frais: 866-845-8533) par la poste 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal QC H2X 1X3 10$ (Cahiers) 12$ (revue) taxes et expédition comprises action-nationale.qc.ca A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 27 MARS 2014 EDITORIAL INTEGRITE ET ELECTIONS La dérive Que la campagne électorale s\u2019enlise ! On croyait qu\u2019elle porterait sur la charte de la laïcité, elle a viré référendaire avant de faire un retour en arrière, toutes voiles dehors sur l\u2019intégrité, comme si on était encore en 2012.Quels clichés tout cela augure pour le déhat de ce jeudi soir ! L Josée Boileau es gros mots et les accusations circulent si vite ces derniers jours qu\u2019on ne sait plus trop qui a commencé.Philippe Couillard qui se fait le parangon de la transparence personnelle et qui se fait prendre la main dans un paradis fiscal ; François Legault qui dénonce la m.dans le camp libéral et les quotas de financement imposés aux députés péquistes; le Parti québécois qui se plaint au Directeur général des élections à propos d\u2019une activité de financement libérale datant d\u2019avant 2012 sur laquelle enquête pourtant l\u2019Unité permanente anticorruption.Et tout ce beau monde se répond et en remet, exploitant au maximum les révélations journalistiques, comme celle qui a permis d\u2019apprendre que le Parti québécois a aussi été rencontré par rUPAC.Tout pour distraire l\u2019électorat.Il n\u2019y a d\u2019abord rien d\u2019étonnant à ce que la direction du PQ ait été rencontrée par l\u2019UPAC.Québec solidaire, qui l\u2019a rappelé hier, avait elle-même démontré en 2010 que le recours aux prête-noms dans les firmes de génie-conseil avait servi à financer PLQ, PQ et ADQ.Tous n\u2019étaient pas également atteints, mais tous étaient touchés.C\u2019est pourquoi d\u2019ailleurs le mandat de la commission Charbonneau vise large.L\u2019automne dernier, on avait appris que rUPAC avait mené une perquisition à la permanence du PLQ en juillet, puis avait rencontré des anciens élus de même que le chef actuel, Philippe Couillard, et la directrice générale du parti.M.Couillard avait fait valoir qu\u2019il s\u2019agissait de «conversations de nature administrative» et les libéraux avaient bien expliqué la distinction entre perquisition, rencontre et interrogatoire.La réaction de Pauline Marois avait alors été sobre : «Je souhaite tout simplement que la justice suive son cours.» Et c\u2019est le cas.C\u2019est maintenant le tour du PQ d\u2019être rencontré pour se faire questionner sur sa structure de financement, comme le PLQ l\u2019a été.Le PQ n\u2019a par contre pas fait l\u2019objet de perquisitions.Mais on est en campagne électorale, donc sobriété et retenue ne sont plus au rendez-vous.Philippe Couillard laisse dorénavant à la police le soin de faire les nuances entre ses différents types d\u2019intervention et il ne craint pas de laisser entendre que d\u2019autres opérations policières pourraient survenir au PQ.Des insinuations comme cela déplaisait tant à M.Couillard cet automne.Même scénario du côté de Prançois Legault et sa «révélation» des 80000$ qu\u2019il devait aller chercher pour le parti quand il était ministre péquiste.Pourquoi ne pas nous avoir raconté cela aux élections de 2012, alors que se répétait à qui mieux mieux que le gouvernement Charest, lui, imposait une récolte de 100000$ à ses ministres?La mémoire a été longue à lui revenir.Et ne parlons pas de la plainte du PQ au DGE sur les 428000$ récoltés lors d\u2019un événement de financement libéral ! La police enquête déjà, avec des moyens autrement plus importants que ceux du Directeur général des élections.Si le PQ s\u2019inquiète tant du financement du PLQ, il n\u2019avait qu\u2019à laisser travailler la commission Charbonneau plutôt que de déclencher des élections.Mais dans cette campagne sans argument, on est revenu au jeu de qui lavera le plus blanc.« Montre-moi tes revenus, ton patrimoine, ton argent» est le nouveau défi à relever, lancé par M.Couillard.Mal lui en prit.Les journalistes l\u2019ont pris au mot et Radio-Canada révélait en fin de journée mercredi qu\u2019il avait bénéficié des bons soins d\u2019une banque de l\u2019île de Jersey.On peut placer son argent légalement dans les paradis fiscaux, mais reste que ça fait mauvais genre auprès d\u2019électeurs à qui on répète que l\u2019État n\u2019a pas d\u2019argent.Vraiment, tout cela fait désordre et grand oubli des citoyens.RAPPORT DE L\u2019OMS SUR LA POLLUTION DE L\u2019AIR Le piège d\u2019en haut C' Serge Truffaut est officiel : la pollution de l\u2019air tue davantage que les méfaits physiques découlant de la consommation du tabac.Selon les calculs de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), sept millions de personnes, ou pne sur huit, en sont décédées en 2012 sur la planète.À Montréal, au cours de la période étudiée par les chercheius de l\u2019OMS, pas moins de 1500 individus sont morts des suites de maladies provoquées et alimentées par les pics de pollution.Entre le précédent inventaire effectué en 2009 et celui de 2012, on constate que le nombre d\u2019individus emportés par les vices atmosphériques produits par l\u2019activité humaine a plus que doublé.Quoi d\u2019autre ?Lorsqu\u2019on s\u2019attarde à la ventilation des origines de cette masse de décès, on retient que la pollution de l\u2019air intérieur est responsable de 4,3 millions de morts;3,7 millions de morts ont i\t_ (lonc été causées par la pollution de l\u2019air exté- ^\t~ .1.rieur.De fait, à la faveur de la récente analyse, l\u2019OMS a souligné que les assauts menés contre l\u2019air et ses conséquences maléfiques constituent «le principal risque pour la santé dans le monde».D\u2019autant.D\u2019autant que les progrès apportés à la méthodologie comme aux techniques employées pour dégager un certain nombre d\u2019observations ont permis de mieux suivre l\u2019évolution géographique de l\u2019air abîmé par divers poisons.Ils ont également permis d\u2019intégrer des populations jusqu\u2019ici ignorées, soit celles situées dans les milieux ruraux.Les progrès évoqués ont enfin favorisé l\u2019identification de maladies probablement attribuables au fléau mais qui n\u2019ont pas encore été intégrées dans les résultats de l\u2019OMS faute de certitude.Autrement dit, il est plus que probable que cette pollution tue davantage.Cela rappelé, on peut avancer que les dommages infligés à l\u2019oxygène sont attribuables à l\u2019inconscience de millions et de millions d\u2019individus ainsi qu\u2019à l\u2019indifférence des gouvernement^ qui se sont succédé en Asie du Sud-Est ainsi qu\u2019en Occident.À cet égard, l\u2019essor tout récent des nuages plombés de particules au-dessus de Paris résume à la perfection les perversités climatiques dont l\u2019homme est l\u2019architecte.Qu\u2019on y songe : alors qu\u2019elle était ministre de l\u2019Environnement du gouvernement d\u2019Alain Juppé il y a une vingtaine d\u2019années de cela, Corinne Lepage avait fait voter une loi sur la qualité de l\u2019air.« Cela aurait pu être une bonne loi si.elle avait été appliquée, ce qui n\u2019a jamais été le cas.» Vingt ans qu\u2019à Paris, mais aussi à Londres et ailleius dans le monde, des balises juridiques sont conçues mais jamais appliquées par des élus qui ont oublié un fait essentiel et qui les concerne : ils sont responsables et doivent répondre de leius actes, donc peuvent être poursuivis, pour tout ce qui a trait à la sécurité des citoyens.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET DeBATOK AOoAfNT flîAÎwflî S P I WR/WoTtt a de la formation serait offerte en français.» Il faudrait savoir.Dans cette entrevue, vous faisiez également valoir que «la majorité des livres sont déjà en anglais» et que «ce n\u2019est pas mauvais pour un médecin d\u2019avoir des connaissances en langue anglaise».Lort bien, offrons-leur des cours d\u2019anglais, pas des cours de médecine en anglais.Michel David Il faut démocratiser la musique J ISABELLE MASINGUE Montréal ai assisté récemment à la Maison symphonique au concert d\u2019un grand soliste international : la musique était superbe et l\u2019acoustique formidable.les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce moment.Malheureusement, la salle était à moitié pleine.Les prix les plus bas pour les billets étaient de 72$ et manifestement, la majorité des auditeurs avaient les moyens financiers à la hauteur des premiers prix pratiqués à la billetterie.On est loin de la démocratisation de la culture et on peut quand même se demander si cette salle n\u2019est pas réservée à un cercle d\u2019amateurs restreint et à quelques privilégiés qui ont assez d\u2019argent pour en profiter.L\u2019édifice vaut sans aucun doute les 250 millions de dollars qu\u2019il a coûtés.Mais pour le même prix, on aurait pu créer sans problème 30 écoles de musique municipales et les subventionner pendant 20 ans.On aurait alors payé des professeurs de musique, offert à tous une formation musicale dont les bienfaits \u2014 toutes générations confondues \u2014 sont démontrés par d\u2019innombrables études scientifiques.On aurait ainsi assuré la relève du public en constituant des rangs de futurs auditeurs.Les activités de sensibilisation auxquelles se livrent les institutions, l\u2019accueil de clientèles scolaires, les conférences, sont autant de projets intéressants.Mais on a l\u2019impression que cela sert avant tout au service marketing pour attirer le public et non pour le former dans le domaine des arts.Dans certains pays d\u2019Europe, comme la Lrance, où la démocratisation de la culture est une préoccupation ancienne, les subventions accordées aux institutions ou troupes artistiques dépendent aussi des activités de sensibilisation que ces organismes doivent implanter.Là-bas toutefois, la moindre petite ville de 7000 habitants a déjà son école de musique municipale avec des tarifs échelonnés selon les revenus familiaux.On est loin de la situation qui prévaut au Québec, où la pratique de la musique coûte vraiment cher.À quelques exceptions près \u2014 l\u2019école secondaire publique Joseph-Lrançois-Perrault de la CSDM en est une magistrale \u2014, la musique classique est encore l\u2019apanage des gens qui ont beaucoup de moyens.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), informatloii generale : Isabelle Pare (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (educatio Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Melanie Loisel et Philippe Orfeli (reporters), information politique Marco Forùer (chef de division), Michel Damd(chroniqueur), Hek Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cirmo et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebe Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Véronique Chagnon et Louis Gagne (pupitre) information culturelle Catherme Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Jt Carpentier (pupitre), information economique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesq et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm (pupitre) , équipé internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappi Benoît Munger, Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G Eerraris (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Lai Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOCIT'E Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, An Elimam, Nathalie Jobin (par intérim).Clame Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais (coordonnatrice), Elise Gnrard(secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard E Cormiers, Donald Eilion, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Me (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptable Claudette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentma Draghici, Celine Euroy et Véronique Page A 10 LE DEVOIR, LE JEUDI 27 MARS 2014 ACTUALITES COUILLARD SUITE DE LA PAGE 1 compte à son arrivée en Arabie Saoudite avec sa femme de l\u2019époque et leurs trois enfants, en 1992.Il avait vendu toutes ses possessions au Canada et n\u2019était plus considéré comme un résident canadien.M.Couillard a ouvert ce compte à la suggestion d\u2019autres Canadiens présents en Arabie Saoudite, selon un membre de son entourage.Il a déposé dans ce compte ses payes encaissées durant son séjour de quatre ans en Arabie, entre 1992 et 1996.Il a détenu le compte conjointement avec son ex-femme jusqu\u2019à leur séparation, en 2000.Philippe Couillard a déclaré volontairement l\u2019existence de ce compte au fisc canadien et québécois dés son retour au Québec, apré^ quatre années passées en Arabie Saoudite.A partir de ce moment, il a payé des impôts à Revenu Québec et Revenu Canada sur les intérêts de son placement \u2014 et non sur le capital \u2014, comme le prévoit la loi.Pour M.Couillard, ce compte à l\u2019île de Jersey était une simple formalité, et non une façon d\u2019éviter de payer de l\u2019impôt, selon un membre de son entourage.Il affirme avoir été totalement transparent en signalant lui-même l\u2019existence du compte aux autorités canadiennes dés son retour au pays.Règles fiscales opaques «Le problème, c\u2019est qu\u2019on puisse recourir à un paradis fiscal comme celui-là sur un mode légal», a réagi Alain Deneault, docteur en philosophie et auteur de plusieurs essais sur les paradis fiscaux.L\u2019île de Jersey, située entre le Royaume-Uni et la France, était «très clairement un paradis fiscal» à l\u2019époque où Philippe Couillard a fait ses placements, selon lui.Les détenteurs de comptes jouissaient du secret bancaire.Au début des années 2000, des dépôts bancaires de plus de 200 milliards d\u2019euros avaient trouvé refuge dans cette île de moîns de 100000 habitant^, selon Alaîn Deneault.«A cause de règles fiscales opaques, on est obligés de croire sur parole M.Couillard.Imaginez si tous les contribuables pouvaient déclarer leurs revenus comme bon leur semble [comme îl dît l\u2019avoîr faît] », a affirmé l\u2019auteur au Devoir.«Pour qu\u2019il y ait un lien de confiance entre les citoyens et l\u2019Etat, ça prend un minimum de contrôle sur les questions fiscales.Mais il est difficile de s\u2019attendre à ce qu\u2019un chef d\u2019Etat qui bénéficie d\u2019un paradis fiscal lutte contre le problème de l\u2019évasion fiscale», a-t-îl ajouté.«Manque de transparence» Le Devoir a offert au Parti libéral de publier la déclaration de revenus et la liste des actifs de Philippe Couillard et de sa conjointe, que le PLQ doit dévoiler ce jeudi.Le PLQ a refusé notre Invitation.La Coalition avenir Québec dénonce un «gros manque de transparence» de la part du chef libéral.«En manquant de transparence à l\u2019égard des Québécois, Philippe Couillard s\u2019inscrit dans la lignée de Jean Charest», a affirmé le porte-parole de la formation politique, Guillaume Slmard-Le-duc.À la lumière de ces «révélations embarrassantes», l\u2019appel lancé mardi par M.Couillard aux autres chefs de dévoiler le portrait complet de leurs actifs apparaît «très suspect».«Ça aura pris encore une fois des journalistes pour révéler la vérité», a ajouté M.Simard-Leduc.Aucune trace de 428000$ Philippe Couillard était à Radio-Canada, mercredi soir, pour l\u2019enregistrement de l\u2019émission Tout le monde en parle qui sera diffusée di- manche.Il doit passer la plus grande partie de la journée de jeudi à se préparer pour le deuxième débat des chefs, qui aura heu ce jeudi soir à TVA.«La pression est sur tous les chejs, mais certainement que je suis devenu la cible, a-t-11 commenté plus tôt dans la journée de mercredi.Personne n\u2019est naïf L\u2019augmentation des activités de salissage depuis le sondage Léger était attendue.Je ne suis pas surpris de ça, mais les citoyens sont déçus de cette ambiance dans la campagne.» Philippe Couillard «porte fièrement l\u2019héritage entier du Parti libéral du Québec», mais 11 ne souhaite pas être hé aux problèmes de financement associés aux années Charest.«Je ne joue pas dans un reality show du passé», a affirmé mercredi le chef libéral.M.Couillard a encore dû répondre à plusieurs questions touchant l\u2019Intégrité.11 a soutenu avoir posé toutes les questions à l\u2019Intérieur du PLQ pour savoir ce qui serait arrivé d\u2019une somme de 428000$ amassée lors d\u2019une activité de financement 11 y a quelques années, somme qui n\u2019apparaît nulle part dans les livres.«Ce qu\u2019on m\u2019indique, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas de trace de cet argent, de quelque façon que ce soit.[.] Qn n\u2019a pas de renseignements supplémentaires, et il faut que l\u2019UPAC joue son rôle.» L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) fait enquête sur cette activité depuis l\u2019automne.Mardi, le Parti québécois a déposé une plainte au Directeur général des élections (DGF) sur le même sujet.«Si des gens ont commis des actes répréhensibles, ils doivent être sanctionnés», a soutenu M.Couillard.Selon M.Couillard, des gens comme Marc Bibeau \u2014 ancien grand argentier du PLQ, dont les entreprises ont été perquisitionnées par rUPAC dans les derniers mois \u2014 n\u2019ont plus leur place dans le paysage du financement.Le Devoir UKRAINE SUITE DE LA PAGE 1 M.Qbama avait dpclaré, après le sommet Union européenne-États-Unls, que l\u2019Alliance devait «faire plus pour assurer une présence régulière de l\u2019QTAN dans des pays qui pourraient se sentir vulnérables».Pour les rassurer, l\u2019Alliance a déployé des avions de surveillance AWACS et les Etats-Unis ont dépêché en Pologne 12 avions de chasse F-16, des avions de transport et 300 soldats.Ils ont aussi envoyé en Lituanie six appareils F-15 pour renforcer la surveillance de l\u2019espace aérien balte.M.Qbama a cependant exclu une Intervention militaire en Ukraine, un pays qui n\u2019est pas membre de l\u2019QTAN.La frontière La Russie continue d\u2019accroître le nombre de ses soldats le long de la frontière ukrainienne, a affirmé mercredi le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, rappelant Moscou à son engagement de ne pas leur faire franchir la frontière.Le chef du Pentagone a assuré avoir dit jeudi dernier à son homologue russe, Sergueï Choï-gou, que les Américains «attendaient que les Russes respectent leur parole.Mais la réalité est qu\u2019ils continuent de renforcer leurs troupes», a-t-11 noté.«Je lui ai spécifiquement demandé pourquoi les Russes renforçaient leur frontière occidentale [avec l\u2019Ukraine] et quelles étaient leurs intentions.Il m\u2019a dit qu\u2019ils n\u2019avaient pas l\u2019intention de franchir la frontière», a-t-11 martelé.Plus de 20000 militaires russes avec le type d\u2019équipements et d\u2019unités nécessaires pour une opération militaire sont actuellement massées le long de la frontière russo-ukrainienne, selon un responsable américain de la Défense.La Russie a démenti dimanche avoir massé des troupes.Le ministre britannique de la Défense a pour sa part mis en garde contre le poids de la parole du ministre russe, rappelant que «tous les indices montrent que c\u2019est le président [Vladimir] Poutine qui décide personnellement».Pour le chef du Pentagone, «la situation en Ukraine souligne le besoin de démontrer l\u2019unité au sein de VIKTOR DRACHEV AGENCE ERANCE-PRESSE Des marins russes assistent à une cérémonie du drapeau sur leur navire stationné dans la baie de Sébastopol, en Crimée.l\u2019QTAN» parmi ses 28 États membres, ce qui suppose selon lui de maintenir des budgets de défense suffisants.Dans son discours à Bruxelles, le président américain a rejeté les arguments de la Russie dans la crise ukrainienne et a appelé les jeunes Européens à se mobiliser pour leurs idéaux menacés, selon lui, par l\u2019attitude de Moscou.En point culminant d\u2019une journée qui l\u2019aura vu rendre hommage aux sacrifices des soldats américains sur le Vieux Continent pendant la Première Guerre mondiale, célébrer les liens avec les institutions européennes et insister sur la solidité de l\u2019Alliance atlantique, Barack Qbama a prononcé un discours en forme de mise en garde sur la fragilité des acquis démocratiques.«Je viens ici pour insister sur le fait que nous ne devons jamais tenir pour acquis les progrès accomplis ici en Europe [.] parce que la lutte des idées continue pour votre génération», a lancé M.Qbama dans le palais des Beaux-Arts à Bruxelles.La crise ukrainienne çonstitue un «moment test pour l\u2019Europe et les Etats-Unis, pour l\u2019ordre international que nous avons mis des générations à construire», a ajouté le dirigeant américain, effectuant dans la capitale belge la deuxième étape d\u2019une tournée européenne, après La Haye et avant Rome.Dans ce discours prononcé d\u2019un ton ferme, le dirigeant américain a réaffirmé que «l\u2019isolement» de la Russie deviendra «plus profond» si Moscou «maintient le cap actuel».Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir BASEBALL SUITE DE LA PAGE 1 faire les abris des joueurs.Replacer la rampe du champ extérieur, qui sommeillait pas loin dans un entrepôt mais dont il manquait des morceaux (il a fallu acheter de nouveaux panneaux).Modifier la forme et la taille du terrain, effacer les lignes et en dessiner d\u2019autres.Une piste d\u2019avertissement.Un filet protecteur.En début de semaine, ils étaient une quarantaine de préposés à pied d\u2019oeuvre, explique Patrick Fortaich, qui supervise les travaux pour le groupe evenko, promoteur de l\u2019événement; ils seront bientôt une centaine.Ce sont d\u2019ailleurs les gens de chez evenko qui ont eu l\u2019idée, à l\u2019origine un peu folle, de ramener du baseball à Montréal.Mais comme ils s\u2019étalent déjà fait la main avec des matchs de basketball des Raptors de Toronto et des galas d\u2019arts martiaux mixtes, ils ont cru à leur projet tout du long, parvenant à convaincre les dirigeants du Parc olympique, des Blue Jays et des ligues majeures.Pour l\u2019heure, il n\u2019y a d\u2019entente que pour les deux joutes du week-end, mais Simon Arsenault, gestionnaire d\u2019événements chez evenko, voit plus loin: «Montréal adore les sports.Qn aimerait en faire un rendez-vous annuel.Qn veut créer une tradition», dit-il, sans vouloir dévoiler les coûts inhérents à la tenue de ce rendez-vous, parlant simplement ôï«investissements considérables».Pour sa part.Howard Starkman, vice-président chargé des projets spéciaux chez les Jays, indique que la situation sera réévaluée après les matchs, mais que l\u2019équipe considérait déjà sérieusement de répéter l\u2019événement chaque année.80 000 billets vendus En tout cas, la chose promet d\u2019être un franc succès pour sa première présentation.Quelque 35 000 billets ont été écoulés en vue de la rencontre de vendredi soir et 45 000 ont trouvé preneurs pour samedi après-midi.De nouvelles sections de sièges dans les hauteurs du stade ont d\u2019ailleurs été ouvertes ces derniers jours, et il n\u2019est pas impossible que l\u2019on franchisse le cap des 50 000 spectateurs à l\u2019occasion du deuxième match.Starkman confie être impressionné par cet engouement.«Qn se disait au début que 25000 billets vendus par match, ce serait bien.A 35000, nous étions extrêmement satisfaits.Mais 45000, wow», dit-il.Et il relate combien, à l\u2019origine, le projet faisait des sceptiques : quand le directeur général des Jays, Alex Anthopoulos, et le superviseur des déplacements de l\u2019équipe, Mike Shaw, tous deux Montréalais d\u2019origine, en ont appris l\u2019existence, «ils ont simplement secoué la tête.Ils ne croyaient pas que ça pouvait fonctionner.Mais aujourd\u2019hui, ils sont plus excités pue jamais.» Évidemment, pareille affluence ne peut que représenter une vitrine de choix et un puissant argument dans la besace du groupe Projet Baseball Montréal mené par l\u2019ancien des Expos Warren Cromartie, qui milite en faveur d\u2019un retour du baseball majeur dans les terres qu\u2019il a délaissées au profit de Washington au terme de la saison 2004.Et il s\u2019en trouvera certainement plusieurs, dans l\u2019enthousiasme du moment, pour rêver éveillç de l\u2019imminence d\u2019un dénouement favorable.À cet égard.Howard Starkman tient à prêcher la réserve.«Du point de vue des Blue Jays, avoir une équipe à Montréal serait formidable, note-t-il.Mais il faut un nouveau stade.Plusieurs facteurs sont en jeu.» Starkman déclare par ailleurs à la blague qu\u2019il garde un oeil sur la météo «depuis un an».Car il y a toujours un risque lorsqu\u2019on veut occuper le Stade olympique en hiver ou au tout début du printemps : celui de l\u2019accumulation de neige sur le toit qui forcerait la fermeture de l\u2019édifice, ainsi que l\u2019Impact a été en mesure de le constater le week-end dernier.Cette fois, on prévoit du temps doux et peut-être un peu de pluie.Un pronostic d\u2019autant plus heureux qu\u2019en raison des horaires des deux clubs, les matchs ne pourraient être reportés et seraient carrément annulés.Le Devoir LOI SUITE DE LA PAGE 1 riat du Conseil du trésor et la Société des transports de Montréal (STM) \u2014 pour ne citer qu\u2019eux \u2014 ont été placés, par courriel, face à une demande similaire : fournir le détail des demandes d\u2019accès à des documents publics leur ayant été adressées au cours de l\u2019année 2013, avec date de la demande, description précise, nom du demandeur et traitement que l\u2019organisme lui a accordé.Avec un délai de réponse plutôt variable, d\u2019un jour à peine pour la Conférence régionale des élus (CRE) de Montréal (qui n\u2019avait pas reçu de demandes d\u2019accès durant l\u2019année), à 76 jours \u2014 soit 46 jours de plus que la limite permise par la loi \u2014 pour le ministère du Développement durable et de l\u2019Environnement, les documents obtenus reflètent une étonnante disparité dans la gestion de la loi.Si dans l\u2019ensemble les organismes ont fait disparaître le nom des demandeurs, y compris lorsqu\u2019ils n\u2019étaient pas des citoyens, près de la moitié a transmis des documents relativement complets résumant avec précision les demandes d\u2019accès reçues et le traitement réservé.L\u2019autre moitié des réponses obtenues témoigne d\u2019une certaine obstruction que résument des documents sibyllins, massivement caviardés ou encore ne répondant pas complètement à la demande formulée.En la matière, la STM s\u2019illustre avec une réponse tenant en deux pages qui précisent que la STM «traite en moyenne 300 demandes» par année.S\u2019en suit une simple catégorisation de ces demandes (achalandage, carte Qpus, état de service, information d\u2019entreprise.) sans autre type de précision.Le ministère des Relations internationales s\u2019est contenté d\u2019un paragraphe d\u2019information générale sur les demandes traitées pour attirer notre attention sur son rapport annuel.Tout aussi flou, le ministère des Affaires municipales s\u2019est fendu d\u2019un document dans lequel l\u2019ensemble des noms des municipalités touchées par les demandes, ou encore la nature de certaines demandes a été masqué, rendant la lecture de ces descriptions totalement incompréhensible.Dans la même veine, plusieurs autres organismes, dont le ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, se sont contentés de descriptions générales sur les documents réclamés ne permettant pas d\u2019en déduire la teneur.Idem pour le ministère de l\u2019Environnement, qui a transmis au Devoir 169 pages de demandes exprimées dans une concision ne pouvant pas être intelligible.Morceau choisi: le 7 février 2013, le ministère s\u2019est fait demander «deux directives et un avis de dépôt».Le 23 octobre?«P.Q.T.#2 (résultats d\u2019analyse et chromatogrammes) », indique le document sans plus de détails.Absence de surveillance Jointe par Le Devoir, la Commission d\u2019accès à l\u2019information (CAI) n\u2019a pas souhaité commenter les résultats de cette étude «in vivo», mais a rappelé qu\u2019un règlement sur la diffusion datant de novembre 2009 obligeait désormais les organismes publics à divulguer sur leur site Web l\u2019ensemble des documents auxquels ils ont autorisé l\u2019accès à la suite d\u2019une demande effectuée par un citoyen, un groupe ou un autre organisme.Cela comprend les demandes orchestrées par des médias.«La CAI vise la transparence», a résumé Isabelle Saint-Pierre, porte-parole de la commission.Pour Anne-Marie Gingras, qui s\u2019intéresse de près à l\u2019accès à l\u2019information publique, la dispa- rité dans le traitement d\u2019une même demande, et l\u2019obstruction qui vient parfois avec, s\u2019expliquent en partie par l\u2019absence de surveillance au Québec de l\u2019application de la loi sur l\u2019accès.«Les organismes n\u2019ont pas de comptes à rendre, dit-elle, et le système n\u2019est pas évalué.Cela n\u2019incite pas à s\u2019améliorer.» Incidemment, au début de la semaine, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a dénoncé la désuétude de cette loi qui, selon elle, sert davantage l\u2019intérêt des élus que ceux de la population, avec ses nombreuses exceptions exploitées par les organismes pour bloquer l\u2019accès à des documents pourtant publics.Dans le cadre de cette enquête, plus de 10 de ces exceptions ont été citées pour cacher des informations.Les ministères des Transports et des Affaires municipales, organismes souvent cités dans les affaires de fraude et de corruption mises au jour dans les dernières années, sont ceux qui en ont le plus utilisé.Le Devoir Lire aussi > La iiste compiète des organismes ayant été ciblés par cette mise à l\u2019épreuve de la loi.LeDevoir.com D LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnem ents (luncU à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Lë Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019aiiresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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