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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-04-11, Collections de BAnQ.

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[" s il s La tradition dans votre assiette.Un circuit du Vieux-Montréal trace l\u2019histoire de la ville par l\u2019alimentation, de la Nouvelle-France à nos jours.Page B1 Commission Charbonneau > DJL nie toute forme de coiiusion.L\u2019ex-président de la firme Sintra a affirmé le contraire plus tôt cette semaine.Page A 5 Avis légaux.B 6 Décès.A4 Météo.B 7 Mots croisés.B 8 Petites annonces.A4 Sudoku.B 8 Stephen Harper perd un ami SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Stephen Harper, accompagné de sa femme Laureen, a prononcé quelques mots à la mémoire de son ami et ancien ministre des Finances, Jim Flaherty, décédé subitement jeudi.Jim Flaherty s\u2019éteint L\u2019ex-ministre des Finances avait renoncé à son poste il y a à peine trois semaines HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Il avait tiré sa révérence pour se «concentrer sur la vie après la politique» et investir le secteur privé.Finalement, la retraite de Jim Flaherty n\u2019aura été que virtuelle.L\u2019ancien ministre conservateur des Finances est décédé jeudi, à peine trois semaines après avoir renoncé à son siège ministériel et avant même d\u2019avoir quitté celui qui lui était réservé à la Chambre des communes.Il avait 64 ans.Selon sa famille, M.Flaherty est mort «paisiblement» à Ottawa.«Nous sommes reconnaissants du fait qu\u2019il a été si bien soutenu par les Canadiens d\u2019un océan à l\u2019autre et par ses collègues internationaux tout au cours de sa vie publique.» Selon CBC, M.Flaherty est mort d\u2019une crise cardiaque jeudi midi.Il laisse dans le deuil son épouse Christine Elliott, elle-même députée conservatrice à l\u2019Assemblée législative ontarienne, ainsi que leurs triplés John, Galen et Quinn.Un peu après 14 h, la rumeur du décès de celui qui a dirigé huit ans les Finances pour Ste- VOIR PAGE A 10 : FLAHERTY Lire aussi > La santé financière du pays avant ia sienne.Les avis divergent au sujet de l\u2019héritage politique de Jim Flaherty.Page A 7 LePQ se range derrière Stéphane Bédard Le député de Chicoutimi s\u2019est vu confier à l\u2019unanimité la tâche de chef intérimaire MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La course à la chefferie du Parti québécois se fera «dans l\u2019ordre», a promis le nouveau chef péquiste intérimaire, Stéphane Bédard, au terme d\u2019une journée où gagnants et perdants ont fait une première analyse de la débâcle électorale de lundi.Le député de Chicoutimi s\u2019est vu confier jeudi soir la tâche de diriger l\u2019aile parlementaire du PQ, après avoir promis la main sur le cœur de s\u2019astreindre à une totale neutralité à l\u2019égard de la campagne à la succession de Pauline Ma-rois.«Il fallait qu\u2019il s\u2019engage à une totale et pleine neutralité, ce qu\u2019il a fait devant l\u2019équipe», a dit le doyen de l\u2019Assemblée nationale, François Gendron.«C\u2019est la règle de base», a ajouté la députée de Taschereau, Agnès Maltais.Plusieurs ont jeté un doute sur l\u2019impartialité de M.Bédard dans une course à la chefferie à laquellç participerait Pierre Karl Péladeau.Son frère, Eric Bédard, ainsi que son ami Martin Tremblay figurent parmi les proches de l\u2019actionnaire de contrôle de Québécor.Les assurances du leader du gouvernement sortant ont toutefois suffi aux 29 autres élus ayant survécu à l\u2019hécatombe de lundi \u2014 y com- VOIR PAGE A 10 : PQ Stéphane Bédard Le vieux clocher.La chronique de Christian Rioux.Page A 3 ÉLECTIONS p4 Une élection «à l\u2019aveu-ÊLECTIONS gle».La chronique de Lise Payette.Page A 9 Caroline Simard au Devoir Elle a fait tomber Marois ISABELLE PORTER à Québec La candidate libérale qui a défait Pauline Marois lundi soir dans la circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré ne semble pas être le simple « poteau » que beaucoup ont imaginé.Entretien avec une femme qui prend son nouveau métier très au sérieux et qui pourrait, elle aussi, se faire qualifier de.déterminée.«Je faisais campagne avec détermination, puis avec l\u2019idée de faire une différence, a-t-elle dit lors d\u2019un entretien jeudi.C\u2019est ce qui me motivait vraiment.C\u2019était une décision de cœur.» De toute évidence, l\u2019équipe de communication du Parti libéral l\u2019a bien préparée à la semaine de fou qu\u2019elle affronte actuellement.Mais on sent que Caroline Simard connaissait déjà la chanson.Pas celle de la politique, mais assurément celle de la communication.La nouvelle députée ne risque pas de devenir une abonnée du blogue « Mots et maux» du collègue Antoine Robitaille.Elle s\u2019exprime dans VOIR PAGE A 10 : SIMARD CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Caroline Simard est peut-être la seule au Québec à ne pas avoir été surprise de sa victoire.«Je ressentais un mécontentement, une frustration [dans la circonscription!.Il y avait vraiment un découragement qui me faisait dire que c\u2019était possible.» 77831303446215 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI II AVRIL 2014 ACTUALITES Lise Thibault disait préférer vivre en banlieue de Québec, « près de la nature » ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Ly ex-lieutenante-gouver-' neure Lise Thibault préférait mener une vie plus normale dans la nature de la banlieue de Québec, indiquent des documents présentés jeudi à son procès pour fraude.Dans une lettre envoyée au fédéral en 2003 pour expliquer ses dépenses, Thibault précise qu\u2019elle paie 500$ par mois de loyer à son chef de la sécurité et garde du corps, Guy Ha-melin, pour habiter dans sa résidence secondaire.Pour justifier cette dépense, Mme \"Thibault joignait à sa lettre du mois de mars de cette année-là un reçu pour la somme mensuelle, alors que M.Hamelin, copropriétaire de la résidence, en avait la possession depuis le 10 mars.La lieutenante-gouver-neure, en fonction de 1997 à 2007, expliquait aussi dans cette lettre à Micheline Ouel-lette-Rogers, de Patrimoine canadien, que le loyer couvrait 15 nuits en mars.La résidence de M.Hamelin où Thibault habitait est située à Beaupré, à une intersection dans un secteur résidentiel, à l\u2019extérieur des limites de la ville de Québec.Facturation en double Lors de cette deuxième journée du procès de Thibault, un enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada, Jean-Alexandre Bouchard, a exposé ces faits en s\u2019appuyant sur des documents déposés devant le juge Carol St-CjT, au palais de justice de Québec.Dans son témoignage, M.Bouchard a expliqué que Mme Thibault avait facturé des dépenses en double au fédéral, alors qu\u2019elle recevait une allocation mensuelle de 4000$ pour son hébergement.L\u2019enquêteur de la GRC a déclaré qu\u2019en résidant à Beaupré, une banlieue à moins de 40 km de Québec, Thibault était admissible à des réclamations pour séjour à l\u2019extérieur de la capitale québécoise de la part du gouvernement fédéral.Dans la lettre à M\u201d® Quel-lette-Rogers, Thibault, qui est aussi accusée d\u2019abus de confiance et d\u2019utibsation de faux documents, explique que M.Hamelin lui a offert d\u2019habiter dans sa résidence secondaire.«Je peux ainsi mener une vie plus régulière, dans la nature, et j\u2019ai la possibilité de laisser mes vêtements et de me faire de la nourriture», écrivait-elle.L\u2019enquêteur de la GRC a expliqué qu\u2019avant 2004, la lieute-nante-gouverneure recevait une subvention de 45600$ par année pour ses frais dans la capitale québécoise et qu\u2019elle pouvait réclamer des remboursements à Patrimoine canadien pour ses dépenses à l\u2019extérieur de Ja ville de Québec.A partir du 1®\"^ avril 2004, cette façon de faire a été modifiée et un budget global de 147 372$ a été alloué.M.Bouchard a déclaré devant le tribunal qu\u2019en 2008, le gouvernement fédéral acheminait la subvention globale en trois versements de 49124$.L\u2019enquêteur a observé que Thibault s\u2019était fait un chèque à son nom pour la somme exacte.«Il a été encaissé par M\u2019\"\u201d Thibault directement dans son compte», a-t-il dit.La Presse eanadienne NATIONALISME Legault tend la main aux militants du PQ JULIEN ARSENAULT à Drummondville Le Parti québécois (PQ) étant dans une situation «sans issue» en raison de l\u2019omniprésence de la question référendaire dans son programme, le chef caquiste, François Legault, tend la main aux nationalistes pour bâtir un Québec «réel» plutôt qu\u2019un «pays imaginaire».À l\u2019occasion du caucus des députés et des candidats défaits de la Coalition avenir Québec (CAQ), jeudi à Drummondville, M.Legault n\u2019a pas mâché ses mots pour expliquer la déconfiture historique de la formation souverainiste, qui n\u2019a fait élire que 30 députés le soir du 7 avril dernier.«Le PQ va passer par la même réflexion que j\u2019ai effectuée en 2009 [avant de quitter la politique], a-t-il dit.L\u2019article 1 [du parti], c\u2019est la souveraineté, et les gens ne veulent pas de référendum.Il y a beaucoup de militants qui sont juste au PQ pour faire le référendum.Pour moi, c\u2019est sans issue.» «Cul-de-sac» M.Legault, qui estime que le PQ est dans un «cul-de-sac», invite ainsi les mibtants péquistes à se joindre à la CAQ, un parti «nationaliste moderne» qui ne tiendra «jamais» de référendum.«Il y a plus de 70 % des Québécois qui ne veulent pas de référendum, a dit le chef caquiste.C\u2019est sans issue pour quelqu\u2019un qui veut des chances d\u2019aller au gouvernement.C\u2019est quoi, la solution ?Moi, je ne l\u2019ai pas trouvée, alors fai décidé de forpter un nouveau parti.» À l\u2019instar de la défunte Union nationale, M.Legault désire regrouper l\u2019ensemble des forces nationalistes, ce PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE «Le PQ va passer par la même réflexion que j\u2019ai effectuée en 2009», dit François Legault qui, selon lui, est le seul moyen pour vaincre le Parti libéral du Québec (PLQ).«On veut un Québec fort qui prend sa place dans le Canada, a-t-il dit.Oui, il y a des ressemblances [avec l\u2019Union nationale].Il y en a qui disent ça.On ne retournera pas dans la Grande Noirceur [.], mais dire qu\u2019on va s\u2019approprier plus de pouvoir [.] ça reste encore bon [comme discours].» S\u2019il est élu premier ministre, le chef de la CAQ irait même jusqu\u2019à tenir des discussions constitutionnelles avec le gouvernement fédéral, même s\u2019il croit qu\u2019il ne s\u2019agit pas du moyen le plus efficace pour «faire avancer le Québec».M.Legault est même allé jusqu\u2019à dire, avec un sourire aux lèvres, qu\u2019il était prêt à accueillir dans ses rangs Jean-François Li- sée, Bernard Drainville et Pierre Karl Péladeau \u2014 s\u2019il vend ses actions de Québécor \u2014 si les trois ténors souverainistes finissent par en avoir marre du dossier référendaire.Enracinement régional Le chef de la CAQ a par ailleurs reconnu que le parti devra être en mesure de s\u2019enraciner dans certaines régions, comme la Gaspésie, la Côte-Nord, l\u2019Abitibi-Té-miscamingue ainsi que l\u2019Qutaouais, pour espérer gonfler son équipe de 22 députés lors du prochain scrutin provincial, dans quatre ans.«Nous allons nous remettre en question entre autres sur l\u2019organisation; on a vu qu\u2019il faut l\u2019améliorer en région, a-t-il ob- V» ÉLECTIONS 2014 servé.Les libéraux ont été très forts dans le vote par anticipation dans les régions.» Malgré de bons résultats dans les circonscriptions du «450», M.Legault reconnaît qu\u2019il est quasi impossible pour les caquistes de devenir la solution de rechange au sein de la sphère politique québécoise sans une «bonne» équipe de bénévoles sur le terrain dans les régions de la province.«Ce n\u2019était pas le cas [lors de la campagne électorale], il faut être honnête, a reconnu le chef caquiste.C\u2019est certain que, dans ces régions, il y a un défi d\u2019organisation, de mobilisation des militants et pour avoir des bénévoles qui font \u201csortir le vote\u201d.» La Presse eanadienne Colloque en éthique appliquée Corruption, conflits d\u2019intérêts, copinage : que peut l\u2019éthique devant nos problèmes actuels?22 et 23 mai 2014 Organisé par : la Chaire d\u2019éthique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke et le RÉOQ - Réseau d\u2019éthique organisationnelle du Québec À l\u2019Agora du Campus de Longueuil de l\u2019Université de Sherbrooke Métro Longueuil-Université de Sherbrooke Les tarifs préférentiels sont en vigueur jusqu\u2019au 15 avril http://ethiqueappliquee.evenement.usherbrooke.ca CHPIRE d'éthique APPLIQUÉE REOQ RÉSEAU D\u2019ÉTHIQUE ORGANISATIONNELLE DU QUÉBEC m UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE NOUVEAU-BRUNSWICK Inquiétude et indignation devant la fermeture de la clinique Morgentaler AMELIE DAOUST-BOISVERT La fermeture de la clinique Morgentaler de Fredericton soulève une levée de boucliers.C\u2019est la seule clinique privée du Nouveau-Brunswick à pratiquer des avortements, dans une province où l\u2019accès est particulièrement difficile.Selon le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, la clinique pratiquait plus de la moitié des interruptions volontaires de grossesse (IVG) de la province.De plus, selon l\u2019organisation Women\u2019s Çquality de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, 10 % des patientes de Iq clinique étaient des Prince-Edouardiennes.Il n\u2019y a aucun accès à l\u2019IVG sur l\u2019île.Les administratrices de la clinique fondée par le D\"^ Henri Morgentaler ont annoncé qu\u2019elles devront fermer en juillet pour des raisons financières.«Ça me brise le cœur d\u2019avoir à faire ça.Je ne sais pas ce que les femmes vont faire lorsque nous aurons fermé», a déclaré la directrice Simone Leibovitch, qui avait convié la presse jeudi matin.Clinique déficitaire Avant son décès en mai 2013, le D\"^ Morgentaler lui-même finançait la clinique, continuellement en déficit car aucune femme n\u2019était refusée pour une incapacité de payer.Chaque procédure coûte entre 700 et 850$.Woodworth échoue Le député conservateur Stephen Woodworth a échoué, jeudi, à faire adopter sa motion demandant à ce que les lois canadiennes soient interprétées de manière à reconnaître «la valeur égale et la dignité» de tout être humain, y compris, donc, les foetus.Certains parlementaires ont refusé de l\u2019appuyer, le privant du consentement unanime requis pour l\u2019adoption de la motion 476.«C\u2019est un jour sombre et dangereux pour le Canada», a déploré M.Woodworth.L\u2019avortement n\u2019est couvert par l\u2019assurance maladie au Nouveau-Brunswick que si deux médecins certifient qu\u2019il est médicalement requis et s\u2019il est pratiqué par un spécialiste dans un hôpital accrédité.«Si la province avait financé les avortements pratiqués à la clinique, ou payé pour les femmes qui sont dans l\u2019impossibilité de le faire, la clinique ne fermerait pas ses portes aujourd\u2019hui», s\u2019est insurgée M\u201c® Leibovitch.La directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, Sarah LeBlanc, est très inquiète.«L\u2019accès était déjà difficile.Là, davantage de femmes devront aller en dehors de la pro- vince», croit-elle.Elle explique qu\u2019il est difficile pour les femmes d\u2019obtenir les deux références médicales requises pour obtenir un avortement dans un hôpital public.Certaines n\u2019ont pas de médecin de famille.Et des médecins refusent carrément de signer ces références.Sur les réseaux sociaux, l\u2019indignation était à son comble après cette annonce.Une pétition exigeant du gouvernement néo-bruns-wickois la couverture publique de l\u2019IVG à la clinique Morgentaler avait recueilli plus de 4200 signatures en après-midi jeudi.Le gouvernement muet Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick n\u2019a pas l\u2019intention de modifier sa réglementation, a-t-il fait savoir dans un bref communiqué.Intercepté par des journalistes à son entrée à l\u2019Assemblée législative, le ministre de la Santé, Hugh John Flemming, s\u2019est refusé à tout commentaire.«Ce dossier est toujours devant les tribunaux», a-t-il simplement lancé, selon le journal L\u2019Acadie Nouvelle.En 2002, le docteur Henry Morgentaler avait intenté une poursuite pour forcer le gouvernement provincial à payer pour la procédure.La cause est en suspens depuis son décès.Avec La Presse canadienne Le Devoir Sites contaminés: le nettoyage coûtera 2,1 milliards de pins Qttawa \u2014 Le nettoyage de milliers de sites contaminés par des déchets dangereux et la pollution coûtera des milliards de dollars de plus que ce qui avait été anticipé par Qttawa, selon un nouveau rapport du directeur parlementaire du budget (DPB) rendu public jeudi.Et le DPB avertit que les coûts pourraient grimper encore plus en raison de la présence dans les eaux souterraines de certains aéroports d\u2019un nouveau produit chimique utilisé dans des mousses extinctrices pour avions.Alors que le gouvernement fédéral soudent que les coûts pour nettoyer les principaux sites répertoriés seront de 1,8 milliard de dollars, le DPB es- time qu\u2019ils se rapprocheront de 3,9 milliards.Le DPB affirme qu\u2019U arrive à un montant plus important parce que ses évaluations incluent des coûts pour des sites qui n\u2019ont pas été pris en compte, en tout ou en partie, par le gouvernement fédéral.Le DPB prend aussi en considération des sites qui n\u2019avaient pas encore été identifiés et tient compte de coûts plus élevés pour des sites sur lesquels des travaux ont déjà cours.Le DPB croit aussi qu\u2019un montant additionnel de 24 millions sera nécessaire pour l\u2019évaluation des sites.Aux fins de cette anaVse, le Conseil du ûésor a donné au DPB l\u2019accès à ses bases de données internes sur les sites contaminés, qui contiennent environ 1000 sites qui ne figurent pas dans les documents pu-bbcs pour des raisons de sécurité.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI II AVRIL 2014 A 3 ACTUALITES Le vieux clocher Christian Rioux à Paris A l\u2019étranger, presque personne n\u2019a parlé de cette élection.A chaque élection québécoise, on avait pourtant l\u2019habitude de voir dans la presse française de longs reportages, des portraits et des entrevues.Cette fois, à l\u2019exception de quelques rares articles sur notre débat sur la laïcité, on s\u2019est contenté du service minimum.Comme si les Français, et à plus forte raison les Européens, avaient senti le besoin d\u2019une certaine pudeur et abandonné l\u2019espoir, pour l\u2019instant du moins, d\u2019y comprendre quelque chose.S\u2019il fallait choisir une image qui symbolise cette élection, ce serait celle de la page A 8 de notre édition de lundi.On y voyait un grand arbre décharné en cette fin d\u2019hiver derrière lequel s\u2019étalaient les ruines de l\u2019église Notre-Dame-de-Fatima à Mégantic.Les bulldozers étaient déjà à l\u2019œuvre.Partout ailleurs, on aurait conservé un mur, une croix et ce joli clocher simple et noble en pierre grise du pays.Après la ^erre, les Mu-nichois n\u2019ont-ils pas reconstruit à l\u2019identique toute leur ville pierre par pierre?Ici, rien ne survivra.Pas une seule dalle.La pancarte annonce déjà: «Votre futur Métro Plus ici!» Les marchands du Temple ont tout emporté.Je reviens sur Mégantic, car cette ville symbolise mieux que tout le drame historique qui est le nôtre.Voilà une ville qui a souffert l\u2019enfer par la faute d\u2019un gouvernement fédéral qui a tout déréglementé et tout vendu au privé.Or, on n\u2019y a pas vu l\u2019ombre d\u2019une révolte ou d\u2019une colère.Pas même un poing levé.Seulement la sourde résignation, bien sûr dans la dignité, mais la résignation quand même.Certes, la mairesse de la ville a miraculeusement réussi à sauver le centre-ville que les marchands voulaient déménager à côté du centre commercial, mais pour le reste, on s\u2019est dépêché d\u2019oublier.Un temple de la consommation remplacera la belle église.Mégantic illustre bien cette époque dans laquelle nous n\u2019avons pas choisi de faire de la politique.En 1837-1838, les Patriotes n\u2019ont pas perdu la partie seulement par manque de soutien dans la population et à cause d\u2019un clergé scélérat.Sans un appui minimum de la France et des Etats-Unis, les idées républicaines ne pouvaient pas l\u2019emporter au Canada face à la première puissance économique et militaire du monde, l\u2019Empire britannique.Or, nous vivons encore au cœur de la bête, à cinq heures de route de New York, capitale mondiale de la mondialisation.Une mondialisation qui a déclenché à la faveur des techniques nouvelles un vent d\u2019individualisme sans précédent qui ébranle jusqu\u2019aux vieux patriotismes européens.Ce n\u2019est pas dans les publicités d\u2019Apple et les clips de YouTube qu\u2019on apprend les idéaux collectifs surtout quand, depuis vingt ans, on a livré sa jeunesse pieds et poings liés au marché.Faut-il pour autant sombrer dans une nostalgie mortifère?Les tempêtes passent, mais les peuples restent.N\u2019avons-nous pas l\u2019habitude des pires tempêtes de neige ?Ces jugements définitifs, on les a entendus en 1980 et 1995.Les voilà de retour.Pendant la campagne électorale, nos élites humoristico-médiatiques nous ont inondés de messages du genre «bonnets blancs, blancs bonnets» ou «tous pourris».Savaient-elles qu\u2019elles reprenaient mot pour mot les slogans du Front national en France et sa célèbre «UMPS»*?Les mêmes nous annoncent aujourd\u2019hui la fin de l\u2019histoire.Suivront bientôt les actes de décès et les avis mortuaires.Mais les peuples ont la vie plus dure que ces décrets péremptoires qui prétendent connaître en détail ce que l\u2019histoire nous réserve.Prenons un exemple.Si les Catalans avaient écouté leurs oiseaux de malheur, ils auraient depuis longtemps liquidé leur seul grand parti indépendantiste et républicain, Esquerra Repu-blicana.Né en 1931 au moment de la seconde République espagnole, le parti a traversé 41 ans de répression franquiste.Ses militants ont été emprisonnés, torturés et parfois fusillés.Avec le retour de la démocratie, ERC a participé à toutes les coalitions imaginables jusqu\u2019à faire adopter, 83 ans après sa naissance et à la face de Madrid, son projet de référendum sur l\u2019indépendance au Parlement catalan.Rien n\u2019est encore écrit bien sûr, ce référendum n\u2019aura peut-être pas lieu, il ne sera peut-être pas victorieux, mais qui pourrait avoir la malhonnêteté de dire que ce parti qui a traversé le siècle n\u2019avait pas de raison d\u2019être, et ne l\u2019a pas encore ?Il arrive souvent que les oiseaux de malheur, les yeux rivés sur les dépouilles d\u2019hier, soient en retard d\u2019un temps.Avez-vous remarqué que la mondialisation n\u2019est plus tout à fait aussi jo-vialiste et triomphante qu\u2019elle l\u2019a déjà été ?Aux prochaines élections européennes, les partis antimondialisation risqpent d\u2019arriver en tête dans nombre de pays.À Paris, on ne compte plus le nombre de livres qui annoncent le retour des nations dans l\u2019arène politique.Après les délires mondialistes et l\u2019individualisme mégalomane, les peuples sentiraient-ils le besoin de retrouver quelques valeurs communes?Comme la nostalgie d\u2019un vieux clocher qu\u2019il faudra bien reconstruire un jour.* «UMPS» (amalgame des acronymes UMP et PS) est un néologisme utilisé pour railler le supposé caractère interchangeable des deux partis dominants français.- O T O (d / ^ FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET VlfceNM Vtf kiSfUAtix ÛHtt U patron DE LA Sd- ûuESfioMI 'toiq.OM'U LETTRES L\u2019avenir du mouvement souverainiste Dans Le Devoir du 9 avril, Louise Beaudouin et Gérard Bouchard, comme d\u2019autres commentateurs à l\u2019humeur chagrine, estiment que le mouvement souverainiste est moribond ; leur diagnostic est rapide et catastrophiste.Les Québécois n\u2019ont pas rejeté la souveraineté à ce scrutin.Durant Père Charest, tout comme pendant l\u2019intervalle de 18 mois pendant lequel le Parti québécois était au pouvoir, le PQ et Québec solidaire n\u2019ont jamais fait la promotion de la souveraineté et n\u2019ont jamais expliqué quels étaient les bienfaits qu\u2019elle pouvait apporter à la société québécoise.Comment peut-on penser que les Québécois adhéreront à une idée dont on ne leur parle jamais?Dans ce contexte, il est certain que la profession de foi souverainiste de Pierre Karl Péladeau a pu effaroucher les électeurs : pour bien des Québécois, la souveraineté est un concept très abstrait, voire inquiétant.Le Parti québécois a maintenant quatre ans poin promouvoir la souveraineté, pour montrer aux Québécois qu\u2019elle est la meilleure façon d\u2019assurer la vitalité économique et culturelle du Québec.Le PQ doit, en outre, réunir tous les souverainistes, qu\u2019ils soient de droite ou de gauche, comme René Lévesque l\u2019avait fait, en 1968, en réunissant en un seul parti trois partis indépendantistes distincts et dont les positions sur l\u2019axe gauche-droite étaient fort différentes.Il est indubitable que le PQ doit fusionner avec Option nationale, un parti où se retrouvent des promoteurs enthousiastes de l\u2019idée d\u2019indépendance ; Op-tion nationale regroupe, en outre, de jeunes souverainistes qui donneraient un vent de fraîcheur à un Parti québécois de plus en plus vieillissant.Quant à Québec solidaire, il est à souhaiter que ses membres acceptent de faire des compromis avec les éléments plus à droite du PQ, si- non on ne pourra plus sérieusement considérer que ce parti désire réaliser la souveraineté.Le parti né de la fusion de Québec solidaire, du Parti québécois et d\u2019Option nationale pourrait être rebaptisé.Peu importe.Une chose est certaine, il est impérieux que les souverainistes s\u2019unissent.Nicolas Bourdon Professeur au collège de Bois-de-Boulogne Le 9 avril 2014 Aux défaitistes À chaque défaite du Parti québécois, on nous sert la même rengaine: l\u2019indépendance se meurt, il faut changer le programme du parti, la question nationale n\u2019intéresse qu\u2019une seule génération, et bien d\u2019autres jérémiades du même style.En fait, l\u2019indépendance est une idée qui transcende les générations, et aucun peuple n\u2019y a renoncé après l\u2019avoir acquise.C\u2019est ça, la force du mouvement indépendantiste.D\u2019aillems, le PQ devrait en prendre bonne note, car il mange une volée chaque fois qu\u2019il s\u2019éloigne de sa raison d\u2019être.Au lieu de pleurnicher, préparons-nous pour la prochaine élection.Se préparer, ça ne veut pas dire se présenter comme une option de gouvernance provinciale, cracher honteusement sur une idée noble en répétant à qui mieux mieux qu\u2019il n\u2019y aina pas de référendum, ni proposer d\u2019écrire un livre blanc ou vert fluo une fois au pouvoir.Ces stratégies n\u2019ont pas d\u2019avenir, c\u2019est maintenant démontré.lî faut se préparer à l\u2019action dès maintenanfi bâtir de solides alliances entre les formations souverainistes, avoir du cran et une attitude décomplexée, et unir les Québécois autour d\u2019un programme de pays réaliste et emballant.En fait, nous avons la partie facile, car tous les arguments penchent en faveur de l\u2019indépendance.Pensons à notre langue, à notre culture, à notre développement économique, au financement de nos services publics, à la gestion de nos ressources naturelles, à notre rôle sur la scène interna- tionale.Ces enjeux que certains aiment appeler «les vraies affaires» sont nombreux: il y en a pour tous les goûts.Or tous, sans exception, seront mieux servis dans un Québec qui vote l\u2019ensemble de ses lois, perçoit tous ses impôts et signe lui-même les traités internationaux qui le lient aux autres peuples de la Terre.L\u2019indépendance du Québec est à portée de main: il suffirait que deux personnes indépendantistes en convainquent une troisième qui hésite encore.Quand on y pense, le gros du chemin est déjà parcouru.Si vous êtes mal^é tout pessimiste, passez le flambeau.Mais de grâce, gardez vos états d\u2019âme poin vous.Cela difi le mieux est que vous vous rendiez utile : quatre ans, c\u2019est largement suffisant pour convaincre votre voisin que le Québec a tout à gagner de décider lui-même de son avenir.Antoine La Grenade Professeur d\u2019économie et de mathématiques au collège Champlain St-Lawrence Québec, le 9 avril 2014 Manon Massé : pent-être pas cnré, mais.L\u2019article paru dans Le Devoir ce matin [9 avril 2014] m\u2019a permis de mieux connaître Manon Massé, cette troisième élue de Québec solidaire.Enfanfi elle rêvait d\u2019être curé.Malgré ce rêve brisé, il m\u2019apparaît évident qu\u2019elle vit à l\u2019image de Jésus.Elle ne se couvre pas d\u2019or et d\u2019habits dignes des rois, elle accueille les exclus, les démunis, les plus petits et les rejetés de la société.Elle aime bien les uns et les autres, et je mettrais ma main au feu qu\u2019elle aime aussi ses ennemis.Face aux insultes et aux provocations, elle tend l\u2019autre joue.Manon Massé n\u2019a peut-être pas accès au statut qu\u2019on réserve aux curés, mais.elle est un modèle pour plusieurs d\u2019entre nous, et d\u2019entre eux! Claude Normand Gatineau, le 9 avril 2014 LIBRE OPINION Pour une promotion plus noble du fédéralisme CAMERON AHMAD Président pour le Québec des Jeunes libéraux du Canada PIERRE-OLIVIER HERBERT Vice-président aux communications Une victoire majoritaire du Parti libéral du Québec offrira certainement un peu de répit aux Québécois favorables à l\u2019unité canadienne.Il ne faut toutefois pas prendre cette élection comme un véritable chèque en blanc de la population à un parti politique fédéraliste.Ceux qui prédisent la mort de l\u2019option indépendantiste ont tort; Philippe Couillard l\u2019a lui-même souligné: une idée «ne meurt jamais».Encore moins une idée dont les racines sont profondément ancrées dans une certaine lecture de l\u2019histoire du Canada et qui perdure malgré un certain nombre de défaites successives.Il nous revient donc la grande responsabilité de moderniser et de réorienter le discours actuel qui vise la promotion du fédéralisme au Québec.Comme démontré par la rude campagne qui s\u2019est achevée lundi, il est difficile de nier l\u2019omniprésence d\u2019un discours fédéraliste appuyé essentiellement sur la menace économique et sociale que représente l\u2019option souverainiste, et cela, plus de quinze ans après la victoire du camp du Non en 1995.Ne serait-il pas plus noble de mettre en avant les nombreux atouts du fédéralisme, dont la flexibilité et la collaboration?Il ne s\u2019agit pas ici de faire la promotion du statu quo, bien au contraire.Ce fédéralisme ne doit plus être figé, mais évolutif pour tenir compte des contraintes nationales et internationales et pour construire les ajustements qu\u2019elles appellent.Cette adaptation et la recherche d\u2019accords interprovinciaux demandent une collaboration accrue et le respect, par le pouvoir central, de l\u2019ensemble des gouvernements des provinces et territoires.Malgré son caractère unique indéniable, le Québec n\u2019est pas la seule province à requérir du pouvoir central des adap- tations politiques.Le Québec moderne est la preuve même que le fédéralisme a servi et continue de servir son développement.Les demandes d\u2019ajustement de pouvoirs et de politiques des autres provinces ne sont pas incompatibles avec celles formulées par le Québec.Le fédéralisme reste, somme toute, la structure la plus adaptée aux besoins profonds du Québec.Il faut impérativement projeter une image plus positive du fédéralisme en exposant ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise.Pour le Québec, le fédéralisme a l\u2019avantage de substituer l\u2019affrontement avec les forces nationalistes à des rapports de discussion responsables.Ceux-ci permettront de combler, entre autres, les difficultés économiques du Québec et d\u2019affirmer ses politiques linguistiques.L\u2019approche collaborative devient donc un atout essentiel.Le fédéralisme, c\u2019est l\u2019art du compromis.Il est temps d\u2019y réfléchir pour qu\u2019il fasse consensus. LE DEVOIR LE VENDREDI II AVRIL 2014 A 9 IDEES Après le 7 avril Un combat perdu ?Au contraire ! Si les jeunes ne se retrouvent pas dans le discours du Parti québécois, si le thème identitaire ne les mobilise pas, c\u2019est que ce discours est celui d\u2019une lutte qu\u2019ils n\u2019ont pas eue à mener ROCH COTE Auteur et ancien journaliste au Devoir, entre autres e n\u2019arrive pas à partager les sentiments pessimistes exprimés dans Le Devoir cette semaine par les Gilles Vi-gneault, Louise Beaudoin et autres à la suite du résultat des élections de lundi dernier.Il me semble au contraire qu\u2019il est temps de se rendre compte qu\u2019une bataille importante a été remportée depuis l\u2019époque de la fondation du Parti québécois: celle de l\u2019identité nationale.Il est temps de passer à une autre étape.Refaire la bataille de l\u2019identité québécoise, comme si on en était encore aux années 1960-1970, miser sur ce thème pour faire avancer l\u2019idée d\u2019indépendance, c\u2019est retaper sur un clou déjà bien enfoncé.On n\u2019avance à rien.Pendant les années de la montée du Parti québécois (1968-1976), une rengaine occupait les ondes des postes de radio: «Québécois! / Nous sommes Québécois ! / Le Québec saura faire / S'il ne se laisse pas faire.» Entité distincte J\u2019en entends encore la musique entraînante, due au talent d\u2019un Québécois né en Italie, Angelo Finaldi.Nous en étions à affirmer haut et fort une nouvelle façon de nous nommer, de nous placer dans le monde, de nous définir, nous qui auparavant avions été Canadiens puis À tort ou à raison, les Québécois ont k sentiment de posséder déjà une large mesure de souveraineté politique Roch Côté Canadiens français.Pouvoir se nommer, c\u2019est aussi prendre possession de soi-même, c\u2019est un nom propre, un nom à soi qui signifie que désormais on agit pour son propre compte.Ce qui s\u2019est passé depuis cette époque témoigne du fait indéniable que le peuple québécois n\u2019a cessé de s\u2019affirmer comme une entité distincte, ayant ses héros à soi dans tous les domaines, qu\u2019il s\u2019agisse du sport, de la chanson, de la littérature, des affaires, etc.Ce qui était exceptionnel avant les années 60 (un Félix Leclerc à Paris!) a cessé d\u2019étonner aujourd\u2019hui.Dans le monde entier, on sait que le Cirque du Soleil et Céline Dion sont québécois.Les Québécois ne sont plus les complexés qu\u2019ils étaient.Cette identité normale est une chose acquise pour l\u2019ensemble du peuple québécois, toutes générations confondues.C\u2019est un combat qui a réussi.L\u2019image du porteur d\u2019eau que l\u2019on retrouve encore dans les chansons de Félix pour définir le Canadien français fait partie du folklore d\u2019une époque révolue.Nouvelle étape C\u2019est pourquoi je pense que la défaite du Parti québécois n\u2019est pas celle du combat qui a été mené depuis une cinquantaine d\u2019années.Ce combat, il a été gagné et le Parti québécois en a été le principal artisan sur le plan politique.Si, comme on le dit, les jeunes ne se retrouvent pas dans le discours de ce parti, si le thème identitaire ne les mobilise pas, c\u2019est que ce discours est celui d\u2019une lutte qu\u2019ils n\u2019ont pas eue à mener.Ils sont Québécois naturellement, ils n\u2019ont pas besoin de le chanter.Passer à l\u2019étape de l\u2019indépendance politique est une autre affaire.Ce n\u2019est plus une question de sensibilité identitaire, de sentiment d\u2019appartenance, ce n\u2019est pas une chose qui se met en musique aussi facilement qu\u2019une cdfirmation de type patriotique.Si l\u2019identitç québécoise ne s\u2019accompagnait pas déjà d\u2019un Etat doté d\u2019importants leviers d\u2019intervention, le combat pour l\u2019indépendance politique pourrait difficilement se dissocier de celui dç l\u2019identité nationale.Mais tel n\u2019est pas le cas.A tort ou à raison, les Québécois ont le sentiment de posséder déjà une large mesure de souveraineté politique.Pour aller plus loin, il faudra leur démontrer qu\u2019il est dans leur intérêt de franchir cette nouvelle étape.Et développer un discours qui ne soit pas celui d\u2019une bataille ancienne.1 .-f- S RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le Parti québécois ne peut plus ignorer le message pourtant clair que lui lance à nouveau Pélectorat à la lumière des résultats du scrutin du 7 avril.La stratégie du « bon gouvernement » est dépassée Le PQ a deux pistes devant lui, les deux représentent un chemin long et ardu LOUIS BERNARD Ancien conseiller de René Lévesque, ancien haut fonctionnaire, il fut candidat à la chefferie du PQ en 2005 Il est la deuxième fois que, comme un cardiaque qui fait un nouvel infarctus, le Parti québécois reçoit un avertisse-l| ment que, s\u2019il ne change pas radicalement sa façon de vivre, il est en danger sérieux de mort prochaine.La première fois, ce fut la défaite électorale de 2007 qui, même si elle avait laissé le PQ en troisième position, n\u2019a malheureusement rien changé à son comportement.Il lui serait désormais fatal d\u2019ignorer encore une fois le message pourtant clair que lui donne à nouveau l\u2019électorat.Ce message est le suivant: le PQ ne peut plus continuer à jouer, en même temps, sur deux tableaux à la fois, celui de la souveraineté et celui du bon gouvernement.Cette stratégie a pu être valable dans les premières années, alors que le PQ était un nouveau parti qui devait se faire connaître, mais elle ne l\u2019est plus aujourd\u2019hui.Il doit maintenant choisir quel est celui des deux qui est l\u2019objectif principal de son action politique.Ou bien il met définitivement en sourdine son projet de pays et vise franchement et simplement à former le gouvernement, ou bien il opte pour être le promoteur du projet de pays en renonçant à gouverner tant qu\u2019il ne pourra pas proposer aux Québécois de devenir souverains dans des conditions où il a toutes les raisons de croire que la réponse sera positive.Article 1 Si le Parti québécois met en sourdine son projet souverainiste, il peut soit continuer à être un parti distinct, soit chercher à fusionner avec un autre parti, soit se saborder en laissant ses membres rejoindre le parti de leur choix, comme l\u2019a fait le RIN.S\u2019il décide de conti- nuer comme parti autonome, il n\u2019aura qu\u2019à renoncer à l\u2019article 1 de son programme et continuer d\u2019agir comme au cours des dernières années, puisqu\u2019il n\u2019a pratiquement rien fait pour la promotion de la souveraineté.Il en va autrement si le PQ décide de revenir à sa raison d\u2019être originale : faire du Québec un pays souverain.A ce moment-là, les sondages significatifs deviennent ceux qui portent sur le soutien à la souveraineté et non plus ceux qui portent sur le positionnement des partis en vue de l\u2019élection.L\u2019action parlementaire devient accessoire à l\u2019action d\u2019information et de promotion du parti dans son ensemble.Le score électoral n\u2019est significatif que si l\u2019appui à la souveraineté dépasse de façon continue et persistante la majorité des voix, ce qui permettrait au PQ de promettre un nouveau référendum dans la première année de son mandat et espérer gagner les élections.Dans chacune de ces deux hypothèses, le chemin sera long et ardu.www.pq.org JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le 26 mars 2007, le Parti québécois connaît une défaite historique en devenant le troisième parti d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale.Une élection « à raveugle » Lise Payette Un rêve se lègue de génération en génération, jusqu\u2019au jour où le rêve se réalise éguster un vin à l\u2019aveugle veut dire identifier le vin correctement en n\u2019ayant aucune information sur son origine, l\u2019année de sa mise en bouteille ou le nom de son producteur.Grâce à la décision de la commission Charbonneau d\u2019arrêter ses travaux pendant la campagne électorale, nous avons dû voter «à l\u2019aveugle », sans avoir accès à l\u2019information qui nous aurait aidés à poser un geste démocratique ET éclairé.C\u2019est un constat.Même si je reconnais que la Commission est libre de ses décisions, autant je regretterai toujours le temps perdu autour de n\u2019importe quoi pour ne pas aborder trop tôt les questions politiques.Il est trop tard pour changer quoi que ce soit à l\u2019effet produit.A moins qu\u2019une fois partis, nous décidions dans la même démarche et pour soulager les citoyens et citoyennes d\u2019avoir à réfléchir un peu, donner leur opinion et devoir faire le voyage jusqu\u2019à l\u2019isoloir à quelques reprises durant leur vie, on pourrait envisager de garder les 70 députés libéraux à vie et de mettre tous les autres à la porte.Il n\u2019y aurait plus de prises de bec dans le Salon bleu et plus de périodes de questions, jamais, sur rien.On pourrait aussi, discrètement, en profiter pour interdire les postes politiques aux femmes sans exception.Ça va tellement mieux entre mâles pour déterminer ce qui est bon pour le bon peuple qui, lui, n\u2019arrête pas de répéter qu\u2019il ne veut pas être dérangé par des élections ou un appel aux urnes.Il en a plein les bottes d\u2019être consulté.Il ne veut surtout pas répondre à une question qui lui fait tellement peur qu\u2019il aime mieux ne pas la connaître.En ce vendredi matin, c\u2019est à ça que ressemble une partie de nos concitoyens et concitoyennes.Dans le genre: svp, ne plus déranger! Ça ne fait pas une démocratie forte.Je blague bien sûr.Quatre jours après l\u2019une des soirées les plus douloureuses de nos vies, on a le choix entre la déprime ou l\u2019humour.Comme je sais que la déprime ne mène jamais à rien, lais-sez-moi me ranger du côté de l\u2019humour.Vaut mieux en rire.Dans de nombreux autres pays du monde, le bon peuple fait la queue pendant des heures, sous la protection de l\u2019armée en armes, tellement on craint les attaques à la bombe pour empêcher le vote d\u2019avoir lieu.Pas de ça ici.On a beau favoriser toutes les méthodes connues pour faciliter l\u2019expression de ses choix au peuple \u2014 comme le fait de voter avant tout le monde, ou de voter par la poste, aussi bien que de voter dans son école et même voter chez soi \u2014, mais malgré tout ça, on se plaint tout le temps que ça revient trop souvent, qu\u2019on n\u2019a pas que ça à faire et que finalement, ça sert à quoi «puisqu'ils sont tous pareils».Entendez par là «tous pourris» évidemment.Comment voulez-vous qu\u2019on s\u2019en sorte?La seule explication possible, c\u2019est que les Québécois portent dans leurs veines, comme une tare, la peur de déranger.Se taiçe et endurer, nous savons très bien faire ça.L\u2019Eglise s\u2019est chargée de nous le rentrer dans le crâne.L\u2019audace de s\u2019affirmer, de réclamer son dû, de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir comme peuple, autant de droits fondamentaux dont il ne faut jamais parler autrement qu\u2019en s\u2019excusant d\u2019abord de prendre autant de place.Prendre le moins de place possible pourrait devenir notre devise et nous conviendrait bien mieux que «Je me souviens».Donc, selon de fins analystes, l\u2019élection de lundi dernier devrait être le dernier sursaut de ceux et celles qui préfèrent la fierté à l\u2019humiliation, de ceux et celles qui veillent à la survie d\u2019une culture francophone et formidablement riche, celle d\u2019un peuple vivant aux quatre vents, à la recherche de solutions justes et honnêtes à son besoin d\u2019identité propre.Si c\u2019était vrai que tout ça est mort lundi dernier, il faudrait tous prendre le deuil.Nous n\u2019en sommes pas là, heureusement.Il ne faut jamais enterrer un rêve ! Les adversaires ont tort de penser que l\u2019élection de lundi l\u2019a fait.Un rêve non réalisé finit toujours par se reconstruire, plus grand encore que ce qu\u2019il espérait avant qu\u2019on ne le tasse dans un coin.Un rêve se lègue de génération en génération, jusqu\u2019au jour où le rêve se réalise.Notre rêve, avec son désir de mieux en mieux défini, toujours grandissant et sans violence, finira par nous mener à bon port.Des enfants de 11 et 12 ans m\u2019ont écrit récemment pour me dire : «Ne vous inquiétez pas de la relève, nous sommes là.» Léguer à nos enfants et petits-enfants le désir de vivre debout est un cadeau inestimable.Je remercie Pauline Mar ois pour l\u2019exemple formidable qu\u2019elle aura été pour toutes les femmes et je lui souhaite, du fond du cœur, d\u2019être heureuse.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducatio Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Philippe Orfali (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)zs\\à.(chroniqueur), Hélé Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québe Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre).information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Jii Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Éric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-Parazelli (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut ( éditorialiste), Claude Lévesq et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappi Benoît Munger, Philippe Papineau et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Florence Sara G.Ferraris (assistants) ; correction : Andréanne Bédard,^Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire) ; Lai Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOCl\u2019l'E Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, An Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Élise Q\\r?ixA(secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard E Cormiers, Donald Eilion, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Me; (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptable Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Céline Euroy et Véronique Pagé. A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI II AVRIL 2014 ACTUALITES SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Jim Flaherty, alors ministre des Finances, lors d\u2019une conférence de presse en avril 2013.FLAHERTY SUITE DE LA PAGE 1 phen Harper s\u2019est répandue comme une traînée de poudre sur la colline parlementaire.Les députés de l\u2019opposition sont allés aux nouvelles auprès de ceux du gouvernement.Rapidement, le président de la Chambre des communes a ajourné les travaux.L\u2019émotion était palpable.M.Flaherty est le 318® député à mourir en fonction à Ottawa depuis 1867, le cinquième depuis l\u2019an 2000 (après le chef du NPD Jack Layton, Benoît Sauvageau, Chuck Cadman et Lawrence O\u2019Brien).Certains observateurs avaient l\u2019impression de revivre la tension fébrile de l\u2019automne 1994, lorsque Lucien Bouchard était suspendu entre la vie et la mort à cause de la bactérie «mangeuse de chair».Les élus se sont succédé au micro jeudi pour partager leur peine.Les parlementaires conservateurs, eux, ont plutôt été invités à converger dans la salle où ils se réunissent en caucus pour entendre une déclaration de leur chef.La cérémonie conjointe de M.Harper avec le président péruvien a été annulée.Pendant les longues minutes qui ont précédé l\u2019arrivée de M.Harper et de son épouse, l\u2019ambiance était sobre, le silence entrecoupé de reniflements, les ministres essuyant leurs larmes et se consolant l\u2019un l\u2019autre.«Chers amis, aujourd\u2019hui est une journée très triste pour moi, pour notre gouvernement et pour tout notre pays», a déclaré le premier ministre, dont les yeux étaient rougis.À ses côtés, Lau-reen pleurait.«Jim manquera cruellement non seulement à ses multiples amis des deux côtés de la Chambre des communes [.], mais aussi aux milliers de Canadiens auxquels il s\u2019est consacré et qu\u2019il a aidés au cours de sa longue et fructueuse carrière publique.» Après sa courte déclaration, M.Harper a rejoint son caucus et a offert une première accolade \u2014 rigide \u2014 à sa ministre Kellie Leitch, qui pleurait à chaudes larmes.M\u201c® Leitch a fait équipe avec M.Flaherty sur la scène provinciale pendant les campagnes électorales.Elle a parlé de lui comme de son «mentor».M.Flaherty avait siégé à Queen\u2019s Park de 1995 à 2005 avant de passer à la scène fédérale.Aimé de tous, malgré ses politiques M.Flaherty avait la réputation d\u2019être un homme affable, doté d\u2019un bon sens de l\u2019humour et peu dogmatique.«Même quand il vous assenait un coup droit ou un uppercut, il avait des étincelles dans les yeux, s\u2019est rappelée la chef du Parti vert, Elizabeth May.Jim Flaherty avait un bon sens de l\u2019humour, il était chaleureux.Je n\u2019étais pas d\u2019accord avec ses politiques, mais ça n\u2019empêche pas que j\u2019avais beaucoup d\u2019affection pour lui.» Le député John McCallum s\u2019est souvenu que M.Flaherty l\u2019appelait «une espèce en péril» parce qu\u2019il était le seul élu libéral à avoir survécu dans la banlieue de Toronto.«C\u2019est le genre de plaisanteries que nous faisions.Nous nous entendions très bien même si nous étions dans des camps opposés.» M.Flaherty était atteint d\u2019une rare maladie de peau qui l\u2019obligeait à prendre d\u2019importantes doses de médicaments.Depuis un an, tout le monde avait remarqué les signes, autant physiques que comportementaux, de la détérioration de son état.Le ministre avait très peu défendu son budget 2013 à la Chambre des communes et manquait souvent d\u2019enthousiasme lors de ses apparitions publiques.IroniquemeuL lorsqu\u2019il a annoncé sa démission le 18 mars dernier, il avait déclaré que «la décision de quitter la politique n\u2019est liée d\u2019aucune manière à ma santé».Sera-t-il resté trop longtemps?Plusierus de ses collègues voyaient dans cet engagement politique jusqu\u2019au bout un signe de sa dévotion à la chose publique.«Il pensait à tout le monde d\u2019abord, au pays et de toute évidence, il n\u2019a pas assez pensé à lui-même», a lancé le député conser-vateiu Gary Goodyear.Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a offert ses «plus sincères condoléances» d\u2019une voix éraillée par l\u2019émotion, et rappelé que «c\u2019çst un métier très exigeant».A Toronto aussi, les coeurs étaient en berne.C\u2019est en retenant ses sanglots et «avec le cœur lourd» que le controversé maire Rob Ford a marqué le départ de V«ami».«Je ne pourrai jamais le remercier assez pour son amitié et sa loyauté à travers les ans.» Quand les révélations à propos de la consommation de drogue du maire ont fait les manchettes, M.Flaherty avait été un des rares à se porter à sa défense, versant même quelques larmes.L\u2019Assemblée législative ontarienne a aussi ajourné ses travaux.Avec Marie Vastel Le Devoir PQ SUITE DE LA PAGE 1 pris aux candidats pressentis à la chefferie du PQ Bernard Drainville, Jean-François Lisée, Sylvain Gaudreault, Véronique Hivon \u2014 pour se ranger apparemment sans réserve derrière lui.«Il n\u2019y a pas de détails à donner.M.Bédard a été appuyé à l\u2019unanimité», a indiqué le député de Labelle, Sylvain Pagé.Le chef de l\u2019opposition officielle désigné veillera à assurer une transition «correcte», «harmonieuse» entre le gouvernement Marois et le gouvernement Couillard, afin que l\u2019équipe libçrale puisse relever les «défis» de la gouverne de l\u2019Etat.«Dans l\u2019opposition, on va garder les mêmes préoccupations pour l\u2019intérêt commun, pour l\u2019emploi, pour l\u2019intégrité.[.] On va jouer notre rôle d\u2019opposition officielle de façon constructive», a déclaré M.Bédard, lundi soir, au terme du premier caucus des élus péquistes de la 41® législature.M.Bédard rencontrera chacun des députés, après quoi il fera connaître la liste des officiers ainsi que la composition du cabinet fantôme du PQ.«Ce qui est important aujourd\u2019hui, c\u2019est de montrer cette image d\u2019une équipe unie, forte, qui a le goût de relever les défis», a-t-il dit.Mauvaise stratégie Les élus péquistes se sont ralliés à M.Bédard au terme d\u2019une longue journée où les candidats élus et défaits ont pu amorcer, ensemble, une «longue réflexion» sur les causes de la débâcle du PQ, qui a réussi à faire élire à peine 30 candidats à l\u2019Assemblée nationale.Plusieurs ont égratigné la stratégie de cam- pagne de l\u2019état-major du PQ, ne digérant pas qu\u2019il soit resté les bras croisés face aux salves de questions sur un éventuel référendum sur l\u2019indépendance du Québec au cours des quatre prochaines années.«Le piège [des libéraux] criait: \u201cje suis un piège, je suis un piège, je suis un piège \u201d, pis on est allé pareil», a déploré le ministre sortant Yves-François Blanchet, trois jours après sa défaite dans Johnson.«On aurait dû sortir très vite, puis dire: \u201cCe n\u2019est pas dans nos plans, point à la ligne!\u201d», a-t-il ajouté.Le candidat dans Trois-Rivières, Alexis Deschênes, a également attribué la débâcle de lundi à {\u2019«ambiguïté» du PQ sur la tenue d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance du Québec.«Les gens voulaient savoir: on en fait-tu, on n\u2019en fait-tu pas .^ [.] On leur disait: \u201cIl faut choisir un bon gouvernement\u201d, mais ils voulaient quand même savoir», a affirmé le jeune avocat, avouant du même souffle qu\u2019il «est facile de porter un jugement après coup ».Polu la prochaine campagne, «il faut dire: soit \u201cil va en avoir un \u201d, soit \u201cil n\u2019y en aura pas\u201d», a suggéré M.Deschênes, avouant qu\u2019il «aur[ait\\ vécu avec l\u2019idée qu\u2019il n\u2019y ait pas de référendum dans un premier mandat».Il se dit néanmoins convaincu de la nécessité de continuer de parler des «bénéfices» du pays du Québec.« [De cette façon], on ne se trompera pas.» D\u2019aillerus, il est difficilement envisageable de voir le PQ de René Lévesque mettre au rancart l\u2019option souverainiste.«Je ne pense pas qu\u2019on doit magasiner nos convictions politiques selon les résultats électoraux», a-t-il fait valoir, alors que la chef du PQ, Pauline Marois, empruntait les couloirs de service de l\u2019hôtel Hilton polu rejoindre ceux et celles qui ont bri^é les suffrages sous la bannière du PQ.Effective- ment, M\u201c® Marois a évité toute la jorunée de tomber sru des jorunalistes.La question d\u2019un éventuel référendum surgissait à tous moments dans la campagne électorale comme un «Bonhomme Sept Heures».«Ça a fonctionné», a souligné le député sortaqt de Sainte-Ma-rie-Saint-Jacques, Daniel Breton.A cet égard, les stratèges entoruant Pauline Marois aruaient peut-être dû mieux épauler le candidat vedette Pierre Karl Péladeau en vue de sa première sortie médiatique, estime-t-il, même s\u2019il doute fort que le poing levé de l\u2019indépendantiste sans complexe aifi à lui seul, précipité le PQ vers la défaite.Les médias Les candidats défaits Emilien Pelletier et Dominique Payette ont imputé une grande partie de la défaite du PQ aux médias.« Vous en avez été pas mal les artisans [de la défaite de la chef péquiste] ! Vous avez été négatijs sur tout ce que Madame Marois faisait.Sur tout ce que Couillard faisait, lui, les amitiés avec Porter, vous n\u2019avez jamais demandé de \u201cdeal\u201d sur Porter, jamais!», a lancé M.Pelletier, tout en cherchant la porte d\u2019entrée de la salle où se tenait le caucus des candidats élus et défaits.Les anciens journalistes Raymond Archambault, Alexis Deschênes et Pierre Duchesne se sont toutefois refusé à critiquer à l\u2019emporte-pièce les journalistes ayant couvert la campagne électorale du PQ.«On se battait aussi contre un monstre énorme pendant cette campagne-là, qui est le cynisme, a plutôt fait remarquer le député sortant de Borduas, M.Duchesne.Il faut être conscient qu\u2019on est aussi responsables comme élus d\u2019avoir contribué à nourrir cette espèce de bête.» Le Devoir RADIO-CANADA SUITE DE LA PAGE 1 Montréal et Toronto et en vidéoconférence.Les salles affichaient des têtes d\u2019enterrement.«Nous sommes rendus à l\u2019heure des choix, a averti Hubert T.Lacroix, le président-directeur général de la société fédérale.L\u2019exercice de 2014-2015 est loin d\u2019être le seul défi financier auquel nous faisons face.» CBC doit composer avec la disparition annoncée de la diffusion de la plupart des matchs de la Ligue nationale de hockey.Les droits ont été cédés à des réseaux privés.En plus, le rendement du diffuseur anglophone ne cesse de décevoir, surtout auprès des 25-54 ans, plombant du coup les rendements publicitaires.Les revenus publicitaires sont aussi beaucoup moins élevés que prévu sur les chaînes musicales.Radio-Canada/CBC subit des compressions constantes de l\u2019enveloppe budgétaire que lui alloue le gouvernement depuis environ deux décennies.En 2012, 650 postes et 115 millions avaient déjà été abolis.Le service des sports a été démantelé une première fois au début du siècle.«Le jour de la marmotte» «C\u2019est le jour de la marmotte», dit Alex Levasseur, le président du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), qui perd 90 personnes de son unité avec les nouvelles mesures.«Ça fait trois fois, comme président du SCRC, que je vis une journée semblable.Malheureusement, je ne crois pas que ce sera la dernière.» Au terme de la nouvelle ponction, il restera environ 7750 employés dans la Société, soit 3200 à Radio-Canada, 3500 à CBC et quelque 850 dans la structure corporative.En 2014-2015, au terme de la nouvelle sai-gpée, les revenus totaux de l\u2019entreprise d\u2019Etat, subventions et sources autonomes publicitaires comprises, devraient osciller autour de 1,5 milliard.Moins de 10% des postes syndiqués disparaî- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Après 31 ans, Guy Vignola va perdre son poste au service des sports de Radio-Canada.Le service des sports subit les plus grandes pertes avec la disparition de 55 de ses 75 postes.tront dans les prochains mois.Chez les cadres, la saignée serait de 13%, une proportion équivalente à leur représentation au sein de l\u2019organigramme de la société.Par contre, les cadres vont continuer à se partager des primes de 8 millions.Le président, Hubert T.Lacroix, ajoute que le «régime incitatif» sera conditionnel à l\u2019atteinte des objectifs.En clair, les patrons auront leurs surplus s\u2019ils équilibrent les budgets en jouant de la cognée.La direction assure que la grande purge se fait avec une longue perspective en tête, afin de préparer la survie et la redéfinition du diffuseur public d\u2019ici 2020.Le diffuseur établit un plan stratégique visant à préserver ou à développer la «programmation canadienne distinctive aux heures de grande écoute», l\u2019importance des régions et le numérique.Est-ce seulement la fin des coupes?«L\u2019environnement change, répond Hubert T.Lacroix.Il y aura des changements.Pst-ce que ça aura des impacts sur nos services ?La réponse, c\u2019est oui.Mais il faut aussi s\u2019assurer de ne pas toujours se retrouver dans l\u2019exercice d\u2019équilibrer le budget annuel.» Le président du SCRC craint le pire.«C\u2019est la chronique d\u2019une mort annoncée, dit M.Levasseur.C\u2019est la faillite d\u2019un système aussi.Il va y avoir d\u2019autres coupes de service et des secteurs complets de la couverture vont disparaître.D\u2019ici peu, Radio-Canada/CBC devra retourner devant le CRTC [le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes] parce qu\u2019il ne respectera plus les engagements fondamentaux de sa licence.» Le Devoir SIMARD SUITE DE LA PAGE 1 un français au-dessus de la moyenne avec un «également» par ici, un «certainement» par là.Précise, prudente, elle se comporte comme quelqu\u2019un qui veut être pris au sérieux.Elle répète que «ça fait 18 ans qu\u2019elle travaille en recherche et marketing», qu\u2019elle a fondé sa propre entreprise et que les affaires vont très bien.Quand on lui fait remarquer que les commentaires positifs sont nombreux sur sa page Linkedin, elle rétorque du tac au tac que ce n\u2019est pas elle qui le «leur a demandé».Parmi les signataires, son amie et ancienne collègue Geneviève Blouin la décrit comme une personne «très à l\u2019écoute», «empathique» et «perfectionniste».M\u201c® Blouin ne cache pas avoir été surprise d\u2019apprendre qu\u2019elle avait battu Pauline Marois lundi soir.« On se disait que ce serait le fun qu\u2019elle la batte, mais on y croyait plus ou moins.On pensait qu\u2019elle était capable, mais déloger Pauline Marois, c\u2019est quand même assez gros.» En fait, Caroline Simard semble être la seule personne au Québec à ne pas avoir été surprise par ces résultats.Férue en études de marché et en sondages, elle dit avoir senti qu\u2019elle pouvait gagner.«Je ressentais un mécontentement, une frustration.Il y avait vraiment un découragement qui me faisait dire que c\u2019était possible», raconte la nouvelle députée de 37 ans.Non, les gens ne lui parlaient pas de la charte des valeurs mais d\u2019emplois et d\u2019économie.De la fermeture l\u2019hiver de La Maison Qtis, de celle de General Cable à La Malbaie.«Soixante-cinq emplois dans un secteur comme Charlevoix, c\u2019est l\u2019équivalent de milliers à Québec.Ils se sont dit que ça allait mal chez eux et qu\u2019il fallait faire quelque chose.Pour eux, c\u2019était entre autres donner une chance au changement et à la relève.» Résidante de Québec à la frontière de la Côte-de-Beaupré, M\u201c® Simard est native de Baie-Saint-Paul où ses parents vivent toujours.D\u2019ailleurs, dans le coin, les Simard sont aussi répandus que les Tremblay au Lac-Saint-Jean.«Mes parents, mes amis, mon filleul restent là.J\u2019y ai gardé mes habitudes de consommation.J\u2019achète encore mes souliers à Baie-Saint-Paul, mes bottes.Ma coiffeuse est là.» De la zumba à l\u2019engagement politique Elle ne cache pas que son intérêt poru la politique est récent.Qu\u2019elle n\u2019a commencé à s\u2019engager qu\u2019il y a quelques mois quand le Parti libéral l\u2019a approchée, à Baie-Saint-Paul justement.Son amie Geneviève ne se rappelle pas avoir parlé politique avec elle avant d\u2019ajouter qu\u2019elle-même n\u2019est peut-être pas l\u2019interlocutrice idéale pour le sujet puisque ça ne l\u2019intéresse pas du tout.Mais elle ne tarit pas d\u2019éloges sur les multiples engagements de M\u201c® Simard.«Plie est vraiment très impliquée dans son milieu.» La nouvelle députée a notamment ramassé des fonds pour toutes sortes de causes grâce à des coqrs de zumba ! À l\u2019automne dernier, un « zumbathon » lui a permis de récolter des milliers de dollars pour la prévention du suicide et elle avait fait auparavant la même chose pour la lutte pour le cancer.«C\u2019était important pour moi de le faire parce que mon père a eu deux cancers», explique-t-elle.Lorsqu\u2019on lui demande de nommer des personnes qu\u2019elle admire, la sondeuse en elle nomme des journalistes.« Quand j\u2019ai commencé à faire des entrevues individuelles plus jeune, j\u2019aimais beaucoup M.[Paul] Arcand et M»te [Claire] Lamarche.Ils ont une façon respectueuse d\u2019aller chercher de l\u2019info des gens, de les mettre en confiance.» La femme d\u2019affaires Da-niele Henkel l\u2019inspire aussi beaucoup et elle a lu son livre avec intérêt.Que compte-t-,elle faire pour Charlevoix ?Cela reste à voir.À son avis, la circonscription a manqué d\u2019attention de la part de sa députée mais n\u2019a pas été si négligée pour le reste.«Je ne crois pas que la région ait été négligée en termes d\u2019enveloppes budgétaires.» Pas question de commenter le projet de tunnel sous le fleuve au-delà de ce que le chef a déjà dit ou encore de s\u2019aventurer à parler de dossiers qu\u2019elle connaît moins comme le projet d\u2019abolir la Conférence régionale des élus (CRE) ou l\u2019état d\u2019avancement du projet du Massif.Elle souligne en outre qu\u2019elle est très attachée à la région.«Je ne serais pas allée défendre le Parti libéral dans une autre région que la mienne», dit-elle.Chose certaine, la nouvelle députée devra continuer à sonder.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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