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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-04-19, Collections de BAnQ.

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[" Premiers superhéros de l\u2019humanité, les divinités grecques s\u2019exposent à Québec Page e 3 CULTURE CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 @1 VALERIAN MAZATAUD I {{ Ce disque-là, c\u2019est ça, ma vie; ça va mieux.Je vis des affaires plus le fun, Je suis avec quelqu\u2019un.Je peux en parler.C\u2019est moins un album de solitude.)) Philippe B quatre saisons amoureux Après le ciel gris des Variations fantômes^ l\u2019auteur-compositeur-interprète laisse passer le soleil sur Ornithologie, la nuit, un disque beau comme un amour qui se construit PHILIPPE PAPINEAU Adieu tristesse ou presque, Philippe B a éteint les chandelles et a ouvert les rideaux et les fenêtres.Après avoir touché droit au cœur son public grandissant avec le poignant album de rupture Variations fantômes, le musicien revient avec Ornithologie, la nuit, un disque plus lumineux, davantage joué au piano, et construit comme une saison dans la vie d\u2019un oiseau de nuit retombé amoureux.Et la lumière, ça lui va fort bien, à Philippe B, auteur-compositeur-interprète venu d\u2019Abitibi mais Montréalais depuis maintenant des lunes.On en doutait presque, tellement le chagrin était beau sur son troisième album.Variations fantômes, où ses chansons folk étaient enluminées d\u2019échantillons de musique classique.Mais non, les 14 titres de ce tout nouveau Ornithologie, la nuit ne nous font pas regretter les Hypnagogie, Petites leçons de ténèbres et autres Chansons pathétiques.Ces nouveaux univers sont en fait plutôt complémentaires, mais tout aussi puissants que sur le dernier album, peut-être même plus si on se dit que ce coup-ci on peut les écouter sans être envahi par le spleen.Parce que, oui, Phibppe B est plus heureux aujourd\u2019hui qu\u2019il y a trois ans, et ça paraît dans ses chansons.Certes, avec ses grandes lunettes, ses yeux observateurs, son amour de la nuit et sa barbe ébouriffée, le chanteur fait penser à un hibou.Mais un hibou heureux, ce coup-ci.« Ce disque-là, c\u2019est ça, ma vie; ça va mieux, je vis des affaires plus le fun, je suis avec quelqu\u2019un, je peux en parler.C\u2019est moins un album de solitude, analyse-t-il.Il y avait une volonté de légèreté, de lumière.Même quand c\u2019est lourd, il y a une rupture de ton, un clin d\u2019œil à la fin.Ça, c\u2019était volontaire.Et c\u2019était un challenge .\u2022 \u201cT\u2019es-tu capable ?Ou tu peux juste faire des affaires pathos?\u201d Moi, je savais que ce serait plus dur, de faire un effort conscient de ne pas tout de suite aller dans la douleur.Mais je me suis dit: si je mets un peu d\u2019humour et d\u2019espoir, je ne suis pas en train de me trahir, c\u2019est moi pareil.» Transition saisonnière Mais n\u2019ayez crainte du choc brutal entre le triste et le joyeux, car Ornithologie, la nuit, par sa structure, permet un transfert parfait avec Variations fantômes.C\u2019est que le disque suit les saisons, en commençant par les doutes de l\u2019automne.«J\u2019ai peur de remonter trop vite des profondeurs / de laisser mon cœur exploser / de laisser ma peau s\u2019exposer», chante Philippe B sur La complainte du scaphandrier, courte pièce qui ouvre le bal.«Je voulais faire un album plus léger, mais pour le savoir il faut se rendre plus loin que la troisième toune, ça ne va pas si bien que ça au début!» Puis il y a la rencontre vers l\u2019Halloween, l\u2019apprivoisement en hiver, la mue au printemps \u2014 grandiose.L\u2019année du serpent \u2014 et la douce folie à l\u2019été.«Le personnage se cherche, il va vers l\u2019autre mais il est en transition.C\u2019est ça, la pochette, c\u2019est un gars qui marche dans la rue.C\u2019est comme la phrase d\u2019une toune de Torn Waits, qui vient sûrement du folklore, mais qui dit: \u201cLishing for a good time starts with throwing in your line.\u201d Ya cette idée d\u2019ouvrir les rideaux, dès le début.C\u2019est une quête de bonheur à travers des choses superficielles, comme les objets, à travers le relationnel, même l\u2019au-delà.C\u2019est tous ces aspects-là d\u2019un gars qui va vers la guérison.» Du piano, des filles et des fleurs bleues Les échantillons classiques ont pris le bord sur ce nouvel album, mais Philippe B voulait quand même rester dans une certaine continuité de Variations fantômes, tout en créant un disque qui aurait sa signature propre.On y entend des instruments d\u2019orchestre, surtout des clarinettes basses et du trombone.Mais le grand changement vient de la présence accrue du piano, qu\u2019on retrouve sur six titres des quatorze chansons A\u2019Ornithologie.«J\u2019ai un piano dans ma vie, lance le chanteur, sourire en coin.Non, mais j\u2019ai acheté un piano acoustique, un piano droit, je vais beaucoup plus jouer dessus, y\u2019a beaucoup plus d\u2019idées VOIR PAGE E 10 : HIBOU i E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 CULTURE Le pinacle cannois Odile Tremblay 25 ans! Arrivé tout juste à Tâge adulte, comme il disait en enfourchant ce quart de siècle là.Age tendre, tête de bois et déjà un cinquième long métrage, ce Mommy en compétition au prochain Festival de Cannes, alors excusez du peu.Non, Xavier Dolan n\u2019a pas volé sa place à Denys Arcand, dont Le règne de la beauté est passé sous le radar.C\u2019est la roue de fortune là-bas : un jour en haut, un jour pas là.18000 films vus cette année en sélection officielle et 1750 rejetés.Pas le sien.Que les Torontois Atom Egoyan {The Captive) et David Cronenberg {Maps to the Stars) soient aussi du lot, en illustre compagnie, jette une pleine lumière sur la feuille d\u2019érable.Les délégués de Téléfilm et de la SODEC, sous chapiteaux voisins dans le vent de la baie, auront de quoi pavoiser en mai.Dans nos rangs journalistiques, ça zigzaguera en fous entre Palais et hôtels d\u2019un coin de Côte d\u2019Azur transformé en nombril du monde.L\u2019annonce pour Xavier Dolan s\u2019est faite dans un troublant contexte d\u2019émotions enchevêtrées.En enfilade d\u2019entrevues, avec pas loin son costume fin prêt pour les funérailles de sa Chez nous, les gens ne s\u2019y retrouvent pas toujours.\u2014 Qu\u2019importe la section cannoise où atterrit le film?L\u2019important, c\u2019est d\u2019y être, n\u2019est-ce pas?On veut bien, mais.Xavier Dolan entre au Saint des Saints.Les 4000 journalistes accrédités, venus de partout, peuvent parler ou non des choix des sections parallèles, mais ignorer les concurrents pour la Palme d\u2019or?Impossible! La caisse de résonance se fait planétaire.La houle autour d\u2019un ché son ticket pour le ciel ou l\u2019enfer cannois.Une vingtaine de films et des poussières accèdent à la compétition, bon an mal an, sur un bouquet de maîtres confirmés, parfois déjà palmés d\u2019or \u2014 cette fois, les frères Dardenne, Ken Loach \u2014, et une relève triée sur le volet, après antichambre plus ou moins longue dans les volets parallèles.Au mieux, avec buzz.Comme pour Xavier Dolan.Enfanté par Cannes à 20 ans tout juste, son Cannes sauve littéralement des films voués à l\u2019ombre, propulse des titres, appuie des signatures, garde la diversité du septième art en vie, bientôt sous respirateur artificiel, diront les esprits chagrins grand-mère paternelle enfantée par Le Caire, de qui il tient son caractère explosif.Et peut-être sa volonté.Le petit pain noir n\u2019est pas pour lui.Ambassadeurs de première classe, nos cinéastes, à ^Cannes comme à Hollywood.A méditer, monsieur Stephen Harper.film sème la tempête.Si c\u2019est l\u2019état de grâce, un ange passe «tout autour de la terre», comme dirait Prévert.Les journalistes huent, applaudissent après les projections, et des émissaires avant la fin du générique courent annoncer au cinéaste tremblant s\u2019il a décro- J\u2019ai tué ma mère à la Quinzaine des réalisateurs, puis Les amours imaginaires et Laurence Anyways à Un certain regard.Vraie star, là-bas, dont les badauds veulent toucher la chair précieuse.Les lunettes fumées, ça aide.L\u2019année dernière, son Torn à la ferme concourut à la Mostra de Venise, où il remporta le prix de la critique internationale.Et Cannes eut peur de perdre l\u2019enfant chéri.Son talent, son bagout, même ses coups de gueule y ont la cote.S\u2019il nous honore ?Oui.S\u2019il fait des jaloux?Bien entendu.Plusieurs Québécois trouvent suspect le succès international d\u2019un des leurs.Faudrait jamais penser trop petit.Xavier est un ami.Répétons-le à des fins de transparence.Ça ne l\u2019a pas empêché de réussir, comme dirait l\u2019autre.Vingt ans de Cannes Me voici amarrée à ce grand festival depuis deux décennies.Avec baptême de Croi-sette un an après que Léolo de Jean-Claude Lauzon a concouru là-bas.J\u2019ai goûté une seule fois, pour Les invasions barbares de Denys Arcand en 2003, à l\u2019excitation si particulière que procure la présence d\u2019un film québécois en compétition.Un velours, en plus : interminable ovation en soirée de gala, puis au palmarès, ce prix de scénario à Arcand (qui avait rêvé de la palme, mais rien n\u2019est parfait), ce laurier d\u2019interprétation féminine à Marie-Josée Croze, laquelle sut surfer dessus en amorçant sa carrière française.Tous les journalistes sont un peu chauvins là-bas.Mais maigre moisson, on en conviendra, qu\u2019un seul film maison en 20 ans dans cette course à la Palme d\u2019or.D\u2019où la PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le cinéaste Xavier Dolan, dont le film Mommy est en sélection officielle au Festival de Cannes, entre au Saint des Saints.joie de remettre le couvert le mois prochain.Envolées les années 70, quand nos cinéastes, trop courtisés pour savourer pleinement leur chance, se succédaient d\u2019une année à l\u2019autre au fil de départ.Pensez donc! Gilles Carie fut en lice deux éditions de suite avec La vraie nature de Bernadette en 1972 et La mort d\u2019un bûcheron en 1973.L\u2019année suivante, c\u2019était le tour d\u2019André Brassard d\u2019accompagner II était une fois dans l\u2019Est, coécrit avec Michel Tremblay.En 1975, Michel Brault prenait le relais avec Les ordres, coiffé du prix de la mise en scène.Deux ans plus tard, non pas un mais deux films québécois concouraient à la 30® édition du festival : Le vieux pays où Rimbaud est mort de Jean Pierre Lefebvre et /.A Martin, photographe de Jean Beaudin, qui valut à Monique Mercure le prix d\u2019interprétation féminine.Les années 80 n\u2019étaient pas mal non plus.Denys Arcand succéda à Gilles Carie au rang des favoris (prix du jury pour Jésus de Montréal en 1989).Après Léolo, la traversée de désert dura onze ans.On n\u2019avait plus la cote.Puis, Les invasions.Puis, plus rien.La rareté fait le prix, et le prix, la hâte.Tout change, au cinéma comme ailleurs, et les festivals n\u2019ont plus tout à fait la même vocation qu\u2019avant.Pousser des œuvres parfois obscures vers la lumière, oui, hier comme aujourd\u2019hui.Mais le cinéma d\u2019auteur vacille en salle un peu partout.Cannes sauve littéralement des films voués à l\u2019ombre, propulse des titres, appuie des signatures, garde la diversité du septième art en vie, bientôt sous respirateur artificiel, diront les esprits chagrins.Ce qui n\u2019empêche pas le grand rendez-vous de viser l\u2019avenir.Et le cadet de cette sélection officielle, vers lequel leurs yeux se tournent en pensant à demain, vient justement de chez nous.Alors, bravo, le p\u2019tit! otremblay@ledevoircom 9^ SANS DIRE BESBOUSS AUTOPSIE D\u2019UN RÉVOLTÉ Du 22 avril au 17 mai 2014 Une coproduction du Théâtre de Quat\u2019Sous et du Théâtre il va sans dire Texte Stéphane Brulotte Mise en scène Dominic Champagne Avec Abdelahafour Elaaziz Concepteurs Étienne Boucher, Julie Castonguay, Michel Crête, Guillaume Cyr, Geodezik, Cédric Lord, Alexander MacSween et Suzanne Trépanier Émotions brutes.Places limitées.Réservez votre siège.Table ronde 26 avril 2014 Après la représentation de 16 h Échange animé par Sonia Djelidi sur la situation politique en Tunisie.Avec, entre autres, Taïeb Moalla, journaliste d\u2019origine tunisienne et Dominic Champagne, metteur en scène.Les noctambules 1er mai 2014 Discussion avec des invités spéciaux, menée par la journaliste Marie-Louise Arsenault après la représentation.L\u2019heure du conte 4 mai 2014 15 h Activité gratuite pour les enfants avec le conteur Frank Sylvestre.Amours romanesques ^ L'Amant de Lady Chatterley de D.H.Lawrence ___\t5 mai 2D14 Un rendez-vous avec James Hyndman pour les passionnés de littérature.Billetterie 514 845-7277 quatsous.com Québeci y LE DEVOIR Partenaire de saison Hydro Québec ESPACE GO THEATRE ESPACE 4890, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉE'' ;\t¦ BILLETTERIE : 514 t45-4t90 ESPAC^.COM\" LES ENTRETIENS DE GO James Joyce JEAN MARC DALPÉ brigitte haentjens ANNE-MARIE CADIEUX UNE COPRODUCTION ESPACE GO :== A s: ^transat Le jeudi 11 avril 2014 dès 18 h, découvrez avec nous les enjeux de la pièce MOLLY BLOOM lors d'un entretien entre la metteure en scène Brigitte Haentjens et Mélanie Dumont, dramaturge.Une manière unique d'avoir les clefs du spectacle avant d'en être les témoins.En collaboration avec Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 E 3 CULTURE.MU SEE Quand FOlympe descend à Québec Premiers superhéros de l\u2019humanité, les divinités grecques s\u2019exposent au Musée de la civilisation Ce sont les premiers superhéros de l\u2019humanité, au fondement même des mythes de l\u2019Occident.D\u2019Athéna à Zeus, les douze dieux olympiens (de première et deuxième générations) forment le cœur de l\u2019exposition Les maîtres de Wlympe, présentée jusqu\u2019en décembre dans la capitale.FREDERIQUE DOYON On a déjà fait part des préparatifs de leur voyage depuis les riches collections nationales de Berlin jusqu\u2019à la capitale québécoise.Voici maintenant les 160 artéfacts soigneusement déballés et mis en espace par l\u2019équipe du Musée de la civilisation à Québec (MCQ) en vue de l\u2019exposition qui s\u2019ouvre ce mercredi.Acteurs d\u2019exploits de toutes sortes, objets d\u2019innombrables cultes, les dieux de l\u2019Olympe (les préférés des Grecs!) racontent les origines du monde, comme les Titans Rhéa et Cronos dont ils sont nés.C\u2019est à travers leurs récits que les humains apprennent à mieux comprendre ce monde, aussi puissant et fécond que rancunier et vengeur.D\u2019où leur association au savoir, à la connaissance, aux arts, aux rituels comme aux décisions politiques.Leur histoire se retrouve en concentré dans les objets prêtés, notamment sur les vases peints.«Ce sont des objets utilitaires, mais éducatifs aussi, expliquait Thérèse Beaudoin, chargée de projet de l\u2019exposition, lors de notre passage dans l\u2019atelier de restauration de céramiques antiques de Berlin.On enseignait l\u2019histoire avec les scènes qui y sont dépeintes.» En tout, l\u2019exposition compte quelque 90 objets de bronze et de terra cotta (vases, assiettes, etc.), 10 bijoux et une soixantaine de marbres.Les douze dieux ont leur buste ou leur statue, sauf Hadès qui, de toute manière, sort peu des entrailles de la terre.On y trouvera notamment les déesses de l\u2019amour et de la chasse, Aphrodite et Artémis, le dieu du vin Dionysos et plusieurs représentations de Zeus, maître suprême qui tua son père après avoir libéré ses frères et sœurs.Volage, il s\u2019unira avec certaines d\u2019entre elles pour enfanter d\u2019autres dieux, demi-dieux et héros.Pour honorer le prêt des œuvres par les musées de Berlin, le MCQ a participé financièrement à la restauration de deux pièces, dont le massif Relief d\u2019une Victoire sacrifiant un taureau, qui date du siècle avant Jésus-Christ.«On aborde beaucoup les sacrifices dans l\u2019exposition et on n\u2019en avait pas de représentation», explique M®® Beaudoin pour justifier le choix de cet artéfact qui attendait d\u2019être restauré dans les entrepôts berlinois.L\u2019exposition témoigne ainsi des relations qu\u2019entretenaient les dieux entre eux et avec les humains.Elle rappelle du coup les influences de cette culture grecque, fondatrice en bonne part de notre civilisation.Les douze travaux ont été ceux d\u2019Héraclès avant de mettre Astérix au défi.Le complexe d\u2019Œdipe théorisé par Ereud repose sur le mythe de ce héros grec qui tua son père et épousa sa mère, comme le racontera Sophocle.«Le musée étudie la société De haut en bas: des têtes de Zeus, Héra et Hermès, toutes tirées des collections berlinoises.dans son sens le plus large, il est donc important de retourner aux sources pour construire des repères et décoder le monde contemporain», explique Michel Côté, directeur général des MCQ dans l\u2019entretien qui ouvre le catalogue de l\u2019exposition.Homère et Hésiode Pour faire le pont entre les dieux et les contemporains, le MCQ a convoqué Homère et Hésiode, qui ont donné vie écrite à ces figures tutélaires.Passeurs d\u2019hier à aujourd\u2019hui, les poètes racontent aux visiteurs les pouvoirs, fonctions et cultes divins associés aux divinités, tout en révélant les faits historiques de l\u2019époque par le truchement des audioguides \u2014 et la voix des acteurs Jacques Robitaille et Hugues Erenette.«Ils ont mis en place la généalogie des dieux, donc on trouvait important qu\u2019il fasse partie de l\u2019exposition», indique M®® Beaudoin.Authentiques.et légales En vertu de traités, dès la fin du XIX® siècle, l\u2019expertise archéologique des Allemands a en quelque sorte été monnayée en dons d\u2019artéfacts, ce qui leur a permis de constituer leurs riches collections d\u2019antiquités.«Le Parlement grec était si content qu\u2019il a donné 800 artéfacts à l\u2019Allemagne en guise de cadeaux, de petits objets à des statues complètes», raconte Andreas Scholl, directeur du Musée des antiquités de Berlin (MAB).Entente impensable aujourd\u2019hui, qui prête flanc à des demandes de restitution d\u2019objets qu\u2019on juge sortis illégalement de leuy pays d\u2019origine.Comme l\u2019Egypte l\u2019a fait en 2011 pour le buste de Né-fertiti qu\u2019on peut voir au Neues Museum de Berlin.«C\u2019est un problème récurrent, très utilisé en politique intérieure», note M.Scholl en assurant que «99% de tleur] collection est parfaitement légale.Les cas qui soulèvent des doutes datent surtout de l\u2019époque où les pays ont changé leurs législations, au début du XV siècle, et ont tous été restitués ou sont en voie de l\u2019étre.» Pour cette raison, le MCQ doit s\u2019assurer que les pièces prêtées sont munies de certificats d\u2019insaisissabilité.Deux bijoux d\u2019Aphrodite, originaires d\u2019Iran (mais à Berlin depuis longtemps), ont été retenus quelques heures aux douanes canadiennes et ont requis des authentifications.Une formalité vite réglée pour les conservateurs berlinois.DVoir > Plus d\u2019œuvres tirées des Maîtres de rOlympe.ledevoir.com/ cultures/arts- visuels L\u2019équipe des musées a aussi développé un design d\u2019exposition élaboré, ponctué d\u2019expériences multimédia immer-sives, articulé autour de trois éléments \u2014 ciel, terre, eau \u2014 et qui évoque la lente ascension des dieux vers le mont Olympe.C\u2019est la première fois que les collections d\u2019antiquités de Berlin, qui comptent parmi les plus importantes au monde \u2014 comparables à celles du Louvre et du British Museum \u2014, voyagent en Amérique du Nord.Avant que l\u2019exposition s\u2019achève à Québec en mars, une autre, majeure, s\u2019amorcera en décembre à Montréal grâce à des prêts issus des collections des musées grecs.Pour une année à saveur hellénistique.Le Devoir LES MAÎTRES DE UOLYMPE Trésors des collections GRÉCO-ROMAINES DE BERLIN Du 23 avril 2014 au 15 mars 2015 au Musée de la civilisation à Québec Les douze dieux en visite Aphrodite, déesse de l\u2019amour et de la sexualité Apollon, dieu des purifications Artémis, déesse de la chasse Asclépios, dieu de la médecine Athéna, déesse de la guerre et protectrice du savoir Déméter, déesse de l\u2019agriculture Dionysos, dieu du vin Hadès, maître du royaume des morts Héra, déesse du mariage, de la fécondité et des femmes Hermès, messager des dieux Poséidon, maître des eaux Zeus, roi des Olympiens A GAUCHE TETE D ATHENA PROVENANCE INCONNUE IP SIECLE APRES JESUS CHRIST COLLECTION MUSE EN ZU BERLIN V PHOTOS SOURCE MCQ Aphrodite, marbre, Italie, IP siècle apr.J.-C.La pose de la déesse ainsi que ses gestes de pudeur rappellent les sculptures des époques classique et hellénistique, comme l\u2019Aphrodite de Cnide et la Vénus Capitoline.La tête est une addition ultérieure.Hvdro GRAND PARTENAIRE ABONNEZ ^ -VOUS! BEING AT HOME W!ÎH CLAUDE L\u2019IMPORTANCE D\u2019ÊÏRE CONSTANT LE JOURNAL «ANNEFRANK RICHARDlll LETOURduMONDE en80 JOURS SHiBE AUX JOURS E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 CULTURE-TELEVISION L\u2019enfer 1.0 La série Apocalypse propose un panorama colorisé de la Première Guerre mondiale STEPHANE BAILLARGEON Apocalypse.Troisième épisode.L\u2019enfer.1916.Les bombes tombent.Les armées s\u2019enterrent et lancent périodiquement des assauts meurtriers.L\u2019invention perfectionnée du Britannique Henry Shrapnel répand la mort et les meurtrissures partout sur les champs d\u2019horreur.Les billes de métal déchiquettent les membres, défoncent les crânes, brisent les faces.Les gueules cassées sont là, à l\u2019écran, horribles, insupportables, monstrueuses.Les Allemands adoptent le Stahlhelm, le « casque d\u2019acier», au design caractéristique et efficace.Les Français choisissent l\u2019Adrian, que les usines peuplées d\u2019ouvrières fabriquent en vingt millions d\u2019exemplaires.Dans une scène tirée des archives de propagande, on voit la jeune et jolie Lucie Lambert, mise en scène pour remonter le moral du soldat et de sa famille.Après avoir terminé le rivetage compliqué, Lucie glisse un mot doux dans l\u2019équipement.«Cher petit soldat, c\u2019est une petite Française qui vient vous souhaiter un prompt et bon retour au milieu des vôtres, dit la note.Je vous souhaite que ce casque vous porte bonheur.» Les images montrent des poilus casqués, dans leurs tranchées.Les uniformes bleu horizon dominent dans la grande armée de la République depuis que le colorant rouge des pantalons, l\u2019aliza-rine, ne peut plus être importé d\u2019Allemagne.Le boutonnage croisé doit mieux protéger des intempéries, mais à quoi bon quand tous pataugent dans la boue, la merde et le sang.L\u2019écrivain Giono raconte des journées entières passées dans un trou d\u2019obus à déféquer de dysenterie dans son froc.La narration rappelle que les soldats vivent comme des rats, parmi les rats qui leur courent dessus la nuit et leur mordillent le visage pour emporter un bout de lobe ou de nez.Toute la force et la volonté de la production documentaire sont là, en concentré.Avec des images tirées de l\u2019oubli, nettoyées et colori-sées.Avec cette capacité non moins appréciable de lier par l\u2019image ou le commentaire la grande et la petite histoire, d\u2019incarner la tragédie.«Les historiens ne racontent plus l\u2019histoire de la même manière, explique la coproductrice Isabelle Clarke, rencontrée après le visionnement de presse cette semaine.Ils s\u2019intéressent maintenant à ce qu\u2019on appelle l\u2019histoire du sensible, c\u2019est-à-dire les témoignages des soldats.Dans le premier épisode, on rappelle que dix milliards de lettres ont été échangées pendant la Première Guerre mondiale.Pour nous, c\u2019est une source extrêmement précieuse.L\u2019écriture «iApoca-lypse se bâtit donc en se ser- rA'.V k'jÀ SOURCE TV5 La bonne humeur de ces soldats allemands sera de courte durée: dans quelques jours ils vont affronter sur le front russe les soldats de l\u2019armée du tsar.vant des repères historiques et de cette histoire du sensible.» Trois fois passera 11 s\u2019agit de la troisième exploration historique par l\u2019image co-lorisée du duo formé par la réalisatrice Isabelle Clarke et l\u2019écrivain Daniel Costelle.Le premier essai consacré à la Deuxième Guerre mondiale a fait mouche en donnant à revoir ou à découvrir des fdms traités chromati-quement pour les rendre en même temps plus spectaculaires et plus «intimes».Les diffusions mondiales des six épisodes autour de 2009-2010 ont scotché 300 millions de téléspectateurs aux écrans du monde.Rien qu\u2019en France, la présentation a fait 20 parts de marché.La deuxième prise traitait d\u2019Hitler et uniquement de lui, personnage central de l\u2019hybris qui a replongé l\u2019Europe et le monde dans T\u2019autodestruction, après avoir goûté au feu de la première grande boucherie.Là encore, la production a réussi le tour de force de re- nouveler un sujet architraité.Le nouveau jalon remonte aux sources de la mère de toutes les destructions massives qui ont fait du XX® siècle un des plus tragiques de l\u2019histoire humaine.Le centième anniversaire du déclenchement de la première apocalypse moderne ajoute évidemment à l\u2019intérêt.La division toute simple suit les années de guerre: Furie (1914), Peur Ü915), Enfer (1916), Rage (1917) et Délivrance (1918).La même mécanique expressive se déploie.avec un goût assumé pour le sensationnalisme (mais, hé, on traite de la guerre, n\u2019est-ce pas?), un commentaire dramatique pour ne pas dire grandi-loquent et une bande-son aux puissances wagnériennes (voir l\u2019encadré).Le pari semblait toutefois plus difficile à relever.La Deuxième Guerre mondiale a fourni des milliers de kilomètres de fdms, certains déterrés des fonds privés ou dégelés de la banquise de l\u2019Est, après l\u2019ef fondrement du bloc communiste.Le point de vue n\u2019en Musique du moude eu guerre Les images de la Première Guerre étaient muettes, comme le cinéma de cette époque.La série documentaire a donc recréé des sons pour accompagner les images et a utilisé à fond la musique originale du Québécois Christian Clermont, connu pour ses partitions sur Aveux, Mirador, Mémoires vives ou Toute la vérité.« C\u2019est une nouvelle série, sur une nouvelle guerre, et je suis donc parti des caractéristiques propres à ce conflit, les tranchées, les images d\u2019atrocités, dit-il./\u2019af intégré beaucoup d\u2019éléments électroacoustiques, un orchestre, des percussions, des guitares électriques.J\u2019ai modifié des instruments et j\u2019en ai inventé d\u2019autres pour créer des trames dissonantes.Il ne fallait pas être pompier tout en étant cinématographique.J\u2019ai écouté beaucoup de musiques de film pour m\u2019inspirer et, comme le producteur voulait des percussions fortes, j\u2019ai aussi écouté des compositions africaines.» était que plus original.Pour la Grande Guerre, c\u2019est autre chose.Le cinéma n\u2019avait que quelques années et pourtant, comme le prouve le résultat, elles étaient présentes dans les sociétés mobilisées totalement.«La recherche pour la nouvelle série a été facilitée par le travail effectué pour la précédente, explique Louis Vaudeville, producteur exécutif.Nous avions mis au point des techniques, identifié des sources.Mais c\u2019est vrai qu\u2019on ne s\u2019attendait pas à trouver autant d\u2019images.Au départ, on ne pensait produire que quatre heures, et finalement on s\u2019est rendu compte qu\u2019on avait du matériel pour en faire cinq.» Douze recherchistes ont retenu environ 500 heures de films en passant au crible les fonds nationaux, jusqu\u2019en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Australie, les archives du service des armées de France comme celles de l\u2019ONF, souvent des documents de propagande, quoi.Apocalypse.La Première Guerre mondiale est une coproduction franco-canadienne, avec Clarke Costelle & Co d\u2019un bord et Idéacom de ce côté-ci de l\u2019Atlantique, oû 650 000 hommes, sur une population de huit millions de Canadiens, ont servi sous les drapeaux.«On sait que 30% de nos auditoires sont des jeunes», dit Josette D.Normandeau, qui rappelle qu\u2019un complément pédagogique en ligne et deux livres accompagnent la série.«C\u2019est une chance unique de faire connaître la participation canadienne à cette guerre, un volet de notre histoire peu connu.C\u2019est une chance inouïe et une façon pour nous de contribuer au devoir de mémoire.» Le Devoir APOCALYI^SE.LA PREMIERE GUERRE MONDIALE Les deux premiers épisodes le 5 mai, à 21 h.Les épisodes suivants les 12, 19 et 26 mai, àTV5.TA Voir > Des photos et des \" extraits vidéo et audio du dernier volet de la série Apocalypse, ledevoir.com/ culture/televiskm DANSE COMPLEXE DES GENRES Compagnie Virginie Brunelle REVELAT ON DU FEST VAL D'AV GNON 20 2 SAISON 2013 2014 à 20 h « [.J un bras de fer avec la nécessité d'être.Une pièce mystérieusement désemparante.» Marion Gerbier.DFDanse Marie Phiübert-Dubois THEATRE LES TROIS EXILS DE CHRISTIAN E.Coproduction Théâtre Sortie de Secours et théâtre TCscaouette » France COMPAGNIE OLIVIER DUBOIS à 19 h 30 Tragédie Olivier Dubois Billets à partir de 34 $ « Une réussite absolue.(.J C'est sensible et ça rejoint tout le monde.» Yves Rousseau, Le Quatrième placedesarts 1 » 2 » 3 mai Théâtre Maisonneuve Pour la Journée internationale de la danse Prêt à baiser Olivier Dubois 29 avril Centre Phi BILLETTERIE 450 667-2040 RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX 450 662-4440 Billets 26,25 $ 514 225.0525 phi-centre.com Nombre de places limité h can rir MAISON DES ARTS DE LAVAL J 1395, boulevard de la Concorde Ouest, Laval E3 Montmorency www.maisondesarts.laval.ca Fondation pour I art oontempo Foundation for Contemporary DANSEDANSE.CA Québec ?Canadian Patrimoine LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 E 5 CULTURE>THEATRE MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Yaël Farber croit que la trame identitaire de sa pièce trouvera une résonance particulière auprès du public québécois, qui s\u2019apprête à l\u2019accueillir à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Huis clos pour corps en tension identitaire La dramaturge Yaël Farber aborde le poids de l\u2019histoire à travers Julie FABIEN DEGLISE Sa destinée ne pouvait qu\u2019avoir une tonalité dramatique, au sens théâtral du terme.La Sud-Africaine Yaël Farber, dramaturge et met-teure en scène de son état, se trouve désormais en transit permanent.Ici, et ailleurs en même temps.Entre une jeunesse, un passé, dans une ville sous tension, Johannesburg, et son «village», comme elle dit, sa base, qu\u2019est devenu depuis quelques années le quartier Mile-End à Montréal.Entre des codes culturels aux antipodes.Entre Mumbai et la Place des Arts où, en ce moment, deux de ses créations la font voyager, en attendant d\u2019aller poser son regard sur un autre coin du globe.Fin mars, l\u2019artiste, que Le Devoir a rencontrée la semaine dernière dans le cœur vibrant du terrain de jeu des hipsters de Montréal, était fraîchement revenue de l\u2019Inde, où sa nouvelle création, Nirbhaya, vient d\u2019être présentée en grande pompe après une mise au monde remarquée en août dernier ^u célèbre festival Fringe d\u2019Edimbourg, en Ecosse.La pièce explore le thème de la violence faite aux femmes en amenant sur les planches le récit d\u2019un viol collectif qui s\u2019est joué dans un autobus de la ville de Delhi.L\u2019œuvre, dure et rugueuse, a pris l\u2019affiche dans la ville où le drame a fait la manchette en décembre 2012, mais également à Mumbai et à Bangalore, où la violence sexuelle est là aussi, tristement, un fléau.«Dans les derniers jours, sur Facebook, une jeune fille qui vit là-bas m\u2019a écrit pour me remercier d\u2019avoir écrit cette pièce, lance Yaël Farber, et surtout de l\u2019avoir fait germer sur la terre qui a porté ce drame, pour faire en sorte que l\u2019on parle de ce problème social pour l\u2019enrayer, au lieu de laisser le silence le faire perdurer » Résonance locale Les cheveux noirs, le regard sombre, les traits paradoxalement fins, la voix délicate, Yaël Farber porte à peine en elle la brutalité des mondes qui nourrissent sa quête de sens dra-maturgique.Quête dont un autre fragment se prépare à être dévoilé dès la semaine prochaine sur la petite scène de la Cinquième Salle de la Place des Arts à Montréal.Après plusieurs tours du monde, son Mies Julie va être pour la première fois ici dévoilé dans sa version originale \u2014 l\u2019anglais avec un peu d\u2019afrikaans, le néerlandais sud-africain \u2014 avec sous-titres en français.Et sans doute, aussi, avec une résonance particulière dans un environnement local où l\u2019actualité politique des derniers mois a tracé, sans préméditation, des ornières idéales pour ce texte singulier, inspiré de Froken Julie {Mademoiselle Julie) du dramaturge naturaliste suédois August Strindberg.« Je ne veux pas guider la lecture de cette pièce par le pu- {K Mies Julie pose la question de la protection des frontières de son identité sans pour autant porter atteinte à celle des autres )) Yaël Farber, dramaturge et metteure en scène blic, dit la jeune femme, qui s\u2019est installée ici par amour et y reste désormais et surtout pour l\u2019enfant que cette union a fait naître.Mîes Julîe fait vibrer des cordes différentes partout où elle a été présentée.Ici, je soupçonne que les questions de la langue, de la propriété du territoire, de l\u2019identité qui se construit sur un territoire partagé, colonisé, pourraient être de celles-ci.» La pîèce prend racîne en Afrique du Sud, une nuît, loîn de tout, maïs aussî loîn (maïs pas trop) de l\u2019apartheîd quî a pris fin îl y a 18 ans.Dans une maîson, John, un ouvrier agricole noîr, va se rapprocher de Julîe, la fille du propriétaire blanc.Ils ont le même âge, ont été élevés ensemble par Christine, quî est dans le portrait.Il va y avoir attraction, tension, pulsion charnelle, violence, mais également, au final, réflexion sur le pouvoir, sur la liberté, sur l\u2019être, face à sol, face à l\u2019autre, face à l\u2019espace géographique que l\u2019on cherche à définir tout en le laissant lui-même nous construire.Dans une alchimie complexe.Improbable, qui parfois Incite à la haine de l\u2019autre.«Mies Julie pose la question de la protection des frontières de son identité sans pour autant porter atteinte à celle des autres, dit Yaël Farber.Elle aborde le poids de l\u2019histoire qui teinte les relations, confronte les perceptions et leur incohérence.C\u2019est très sud-africain, très ancré dans ce pays, dans son passé, son présent toujours conflictuel qui force une certaine vérité dans les rapports.Mais en même temps, cela évoque la contrainte vécue par les identités dans des logiques globalisantes, un thème qui ne cherche pas à être universel, mais qui peut finir par le devenir.» Le tout pour une pièce en transit, en somme, qui prend appuie là-bas, pour mieux se retrouver ici, comme ailleurs, à l\u2019image de celle qui l\u2019a mise au monde en 2012, comme pour mieux, dit-elle, appréhender ce genre de démons.Le Devoir MIES JULIES Texte et mise en scène: Yael Farber.Avec Bongile Mantsai, Hilda Cronje et Zoleka Helesi.Place des Arts, du 24 avril au 3 mai.La révolte sous le scalpel Stéphane Brulotte et Abdelghafour Elaaziz plongent dans les entrailles du Printemps arabe avec Besbouss, autopsie d\u2019un révolté CHRISTIAN SAINT-PIERRE Après avoir consacré des pièces à François d\u2019Assise, à Napoléon Bonaparte et à Ernest Hemingway, Stéphane Brulotte s\u2019intéresse à Mohamed Bouazizi, le jeune Tunisien qui a tenté de s\u2019immoler par le feu sur la place publique le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid et qui a succombé à ses blessures deux semaines plus tard.«Il y a un fil conducteur entre mes quatre textes, lance l\u2019auteur.À leur manière, dans leur domaine, religieux, politique ou littéraire, ces hommes sont tous des révolutionnaires.Comment un seul individu peut-il avoir une influence déterminante sur le destin de plusieurs autres ?S\u2019il est une question qui se pose chaque fois, qui revient dans tout ce que j\u2019écris, c\u2019est bien celle-là!» On dit que le geste désespéré de Bouazizi, un vendeur ambulant que sa mère appelait affectueusement Besbouss, est à l\u2019origine du déclenchement de la révolution tunisienne, qui s\u2019est étendue par la suite dans plusieurs pays arabes.En écrivant Besbouss, autopsie d\u2019un révolté, un monologue mis en scène par Dominic Champagne et interprété par Abdelghafour Elaaziz, Stéphane Brulotte estime s\u2019être interrogé sans parti pris sur les tenants et les aboutissants de la révolution.«De toute évidence, lance l\u2019auteur, ne serait-ce que par la façon dont il s\u2019est enlevé la vie, Bouazizi souhaitait faire entendre un cri.Son histoire, celle d\u2019un homme que la police a persécuté pendant sept ans, l\u2019empêchant de vendre des fruits et des légumes pour subvenir aux besoins de sa famille, tout ça parce qu\u2019il n\u2019avait pas les moyens de leur verser des pots-devin, m\u2019a bouleversé et profondément choqué.Est-ce que Bouazizi s\u2019attendait à ce que son geste mène au renversement de plusieurs dictateurs, parmi lesquels le président Ben Ali ?Sûrement pas ! [.] Je pense simplement qu\u2019on lui refusait jusqu\u2019au droit de survivre et qu\u2019il n\u2019en pouvait plus.» Le comédien Abdelghafour Elaaziz, d\u2019origine marocaine, qui tenait le rôle du bourreau dans le film Incendies, estime qu\u2019on a projeté beaucoup de choses sur le geste de Bouazizi.«On a donné à cet homme un rôle qui le dépasse.Des suicides, il y en avait à la grandeur du pays.Des émeutes aussi.Sans parler des journalistes, blagueurs et intellectuels qu\u2019on faisait sans cesse taire.Les signes avant-coureurs d\u2019un écroulement du système étaient là.Ça ne pouvait plus continuer ,'-W \"f g mm '< ip îplife PEDRO RUIZ LE DEVOIR Stéphane Brulotte et Abdelghafour Elaaziz s\u2019intéressent au jeune Tunisien Mohamed Bouazizi.ainsi.Le geste de Bouazizi, c\u2019est simplement la goutte qui a fait déborder le vase.» Chercher à comprendre Plutôt que de donner la parole à Bouazizi, Stéphane Brulotte a préféré faire entendre celle d\u2019un médecin légiste, un homme mandaté par le gouvernement tunisien pour démontrer que le geste posé est celui d\u2019un fou.«L\u2019histoire de Bouazizi, explique l\u2019auteur, c\u2019est celle d\u2019un désespoir presque banal.Son acte a une portée politique indéniable, mais ça reste un suicide.J\u2019oserais dire que le cadavre parle plus que l\u2019existence de l\u2019individu.Un peu comme moi, le personnage du médecin essaie de trouver un sens aux événements.Il veut comprendre pourquoi la foule s\u2019est galvanisée autour de ce geste.Sa situation n\u2019est pas simple.Dans une dictature, les médecins légistes tiennent un rôle crucial.Ils sont là pour cacher, camoufler les gaffes de la police.Ce sont les complices du régime.» Ansi, seul face au cadavre, le médecin est forcé à une introspection sur le thème de la révolution.«J\u2019aime beaucoup l\u2019idée de l\u2019autopsie, avoue Elaaziz.Le rapport avec la chair est peu banal.C\u2019est une situation qui est très intime et en même temps elle résume toute l\u2019histoire contemporaine du monde arabe.Il s\u2019agit bien entendu de l\u2019autopsie d\u2019un homme, mais surtout de l\u2019autopsie des idées et des comportements, de cette vie qui, comme le dit le personnage, nous fait languir au milieu du désert.» On aura compris que, dans le Estelle Clareton Créations Estelle Clareton S\u2019AMOURACHER 30 avril, 2 mai20^ + 3 mai 16 h Le résultat est époustouflant Thomas Bastien, Patwhite (a propos de S envoler) CHOREG^PHE Estelle Clareton INTERPRÈTES Louiza Bentoumi, Brice Noeser, Christophe Rapin Esther Rousseau-Morin DRAMATURGE Stéphanie Jasmin COMPOSITION MUSICALE Eric Forget SCÉNOGRAPHIE Estelle Clareton, Stéphanie Jasmin ÉCLAIRAGES François Marceau UNE COPRODUCTION DE L\u2019AGORA DE LA DANSE BILLETTERIE / 514 525.1500 840, RUE CHERRIER MONTREAL AGORA DE LA DANSE WWW.AGORADANSE.COM processus, durant cette autopsie à la fois réelle et métaphorique, les convictions du médecin vont s\u2019effriter peu à peu.Le monologue, que Brulotte a commencé à écrire en plein printemps érable, mais qui a aussi été nourri par un séjour à Tunis, prend alors la forme d\u2019une réflexion à haute voix, d\u2019une suite de confessions.«Je voulais obliger le médecin à faire face aux dégâts, résume l\u2019auteur.Je souhaitais que les effets de la dictature, ou alors de la révolution, ça dépend du point de vue qu\u2019on adopte, deviennent concrets.C\u2019est beau, les idéaux, mais là il y a mort d\u2019homme! Est-ce que ça vaut la peine ?Et puis, si on répond par l\u2019affirmative, comment est-ce qu\u2019on opère une vraie révolution de la manière la plus pacifique possible ?Qu\u2019est-ce qu\u2019on inscrit dans la Constitution ?Comment s\u2019y prend-on pour vivre ensemble ?» Autant de questions cruciales qui trouvent 1001 résonances dans le Québec d\u2019aujourd\u2019hui.et de demain.Collaborateur Le Devoir BESBOySS, AVTOPSIE D\u2019UN REVOLTE Texte: Stéphane Brulotte.Mise en scène: Dominic Champagne.Avec Abdelghafour Elaaziz.Une coproduction du Théâtre de Quat\u2019Sous et du Théâtre H va sans dire.Au Théâtre de Quat\u2019Sous du 22 avril au 17 mai.Cinquième salle APRES LE SUCCES DE MOLORA, YAEL FARBER REVIENT AVEC MIES JUUE Un huis clos charnel et déchirant dans l'Afrique du Sud post-apartheid.Top Ten du New York Times - 5^* Best Production par The Guardian En anglais avec surtitres français.24 avril au 3 mai 2014 placedesarts.com E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 CULTURE.DANSE QUEBEC DANSE Dans les pas de Louise Lecavalier FRÉDÉRIQUE DOYON Fana de Louise Lecavalier?C\u2019est elle qui signe la Trace chorégraphique de la troisième édition de Québec Danse.L\u2019événement, qui célèbre l\u2019art chorégraphique de mille manières, prend d\u2019assaut Montréal et une dizaine de villes de la province du 22 au 29 avril.Le grand public est invité, comme toujours, à entrer dans la danse de l\u2019une des quelque 150 activités offertes.Morceaux choisis.Dès mardi, on pourra non seulement danser du Louise Lecavalier en incarnant la séquence de 130 pas qu\u2019elle a tirée de sa pièce So Blue et qui restera inscrite devant la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts du 22 avril jusqu\u2019au 7 juin.On pourra aussi raconter qu\u2019on a dansé avec elle, enfin presque.Car elle apparaîtra comme un hologramme pour livrer sa propre danse, grâce à l\u2019application Aurasma sur iPhone.Curieux de tenter une pirouette ou un peu de popping! Une vingtaine d\u2019écoles ouvrent leurs portes et offrent une centaine de leçons et d\u2019ateliers gratuits de tout style.On peut aussi seulement venir observer.Pour voir Misfit Blues de Paul-André Portier et Robin Poitras (en création) avant même le Festival TransAmériques, rendez-vous au Centre chorégraphique Circuit-Est (CCCE, 2022, rue Sherbrooke Est) le 29 avril à 15 h.Mamans et bébés de 3 à 12 mois préparent depuis des semaines un Bal des bébés en mode afro-contemporain, sous la gouverne de Karine Cloutier.Il sera présenté au Musée des beaux-arts de Montréal le 27 avril, de 11 h à 12 h.Un gigantesque flash mob (danse plus ou moins spontanée qui investit la place publique) s\u2019annonce pour couronner la fête et saluer la Journée internationale de la danse le 29 avril.Une centaine d\u2019amateurs et de professionnels convergeront vers l\u2019esplanade de la Place des Arts, à l\u2019initiative du Regroupement de la danse et du CCCE.D\u2019autres flash mobs sont prévus dans le métro et sur la place Bourget à Joliette.C\u2019est toutefois la capitale qui lancera les activités dès le 20 avril en offrant des cours gratuits de salsa, de danse contemporaine, de samba, de ballet et de baladi sur la place d\u2019Youville.Plqsieurs autres activités suivront.A vos marques, prêts?Dansez.et twittez vos expériences via QcDanse2014.Le Devoir l SYLVAIN LEGARE Une répétition publique des étudiants de l\u2019École de danse contemporaine de Montréal.Mélangeant danse, témoignages vidéo et textes, Loin est une création mi-documentaire mi-autobiographique de Rachid Ouramdane.La mémoire corporelle de l\u2019exilé Le Français Rachid Ouramdane fouille ses identités dans le docu-fictionfrom FREDERIQUE DOYON Le chorégraphe français Rachid Ouramdane aime voyager et le voyage le lui rend bien.Son solo Loin a d\u2019ailleurs pris racine à l\u2019étranger, pendant un périple au Vietnam et au Cambodge.Un échange avec un habitant, qui l\u2019associe aux «colons français», le ramène à ses propres origines algériennes.Comme quoi la posture de l\u2019étranger, de l\u2019exilé, permet de revisiter sa propre identité.Il se plonge alors dans le carnet militaire de son père, conscrit de l\u2019armée française, forcé de combattre en Indochine.«Au fond, ils se cognaient dessus sans raison.Ils avaient juste un occupant commun», confie l\u2019artiste associé au Théâtre de Ville depuis 2010 et â Bonlieu Scène nationale â Annecy depuis 2005.Exil, mémoire, identité convergent dans ce solo qui tient plus de l\u2019autofiction que de l\u2019autoportrait.«Ce n\u2019est pas une quête personnelle ou un retour aux sources.C\u2019est un autoportrait fait de fragments d\u2019histoire des autres, résume-t-il.Pour réfléchir sur ce thème qui m\u2019obsède: comment on se reconstruit quand on est fait d\u2019un ailleurs, connu ou forcé.» R évoque le sentiment de discordance que ressent l\u2019immigrant en sa terre d\u2019accueil jusqu\u2019à ce qu\u2019il retourne dans son pays d\u2019origine, où on le prend aussi pour un étranger.?Un état d\u2019esprit (et de corps) partagé par de nombreux migrants dans le monde, dont le chorégraphe saisit â la fois la souffrance et la force de résilience dans Loin.Car la découverte du carnet militaire de son père a surtout servi de prétexte pour aller â la rencontre de tous ces autres exilés chassés de leur pays â la suite de conflits, afin de recueillir leur témoignage.«Pour montrer les résonances multiples de l\u2019identité des gens dans leur capacité à intégrer des histoires diverses.On est fait de tellement de strates: il y a notre identité nationale, culturelle, il y Cest un autoportrait fait de fragments d\u2019histoire des autres.Pour réfléchir sur ce thème qui m\u2019obsède: comment on se reconstruit quand on est fait d\u2019un ailleurs, connu ou forcé,}} Rachid Ouramdane, à propos de Loin a qui on est au quotidien, notre humour.» R a commencé par sa mère, qui profite de la caméra et du micro pour lui révéler une part encore inédite de l\u2019histoire de son père: â la suite de sa désertion, il a été torturé.«Ce silence qui se construit après les événements traumatisants, ça fait partie de l\u2019histoire de beaucoup d\u2019exilés», a-t-il compris, une fois l\u2019émotion passée.Il en a d\u2019ailleurs fait l\u2019objet d\u2019une autre pièce.Des témoins ordinaires (2009), qui aborde comment on revient de la torture.Mi-documentaire mi-autobiographique.Loin mêle les témoignages vidéo (ceux de sa mère comme ceux des étrangers), la danse et les textes que le chorégraphe a écrits en réponse aux confidences.Car en écoutant leurs histoires, il croyait entendre les siennes.La danse incarne l\u2019innommable, car plusieurs interlocuteurs qui lui parlent de la guerre s\u2019imposent une sorte de censure.«J\u2019essaye d\u2019exprimer ce que la pudeur des sentiments a du mal à partager.Il y a des moments très fulgurants, dans des énergies violentes, et d\u2019autres très sereins et contemplatifs.» Formé au Centre national de la danse contemporaine d\u2019Angers, Rachid Ouramdane a collaboré entre autres avec Odile Duboc, Meg Stuart, Alain Buffard et Christian Rizzo (qu\u2019on verra au prochain Festival TransAmériques).Il a déjà présenté Au bord des métaphores en 2001 â Montréal.C\u2019était sous la bannière de Fin Novembre fondée avec Julie Nioche en 1996, avant de fonder la sienne : L\u2019A, en 2007.Le dispositif vidéo faisait déjà partie de son langage, mais il l\u2019abordait de manière plus expérimentale.«On essayait de voir comment notre quotidien était changé par ça.Et la danse aussi.» Créée en 2008, Loin jette les bases d\u2019une approche de la vidéo qu\u2019il a privilégiée depuis.La pièce a donc joué un rôle charnière dans son parcours.«Elle a manifestement posé une sorte de poétique du témoignage, cette façon de partir de matériaux bruts, la sensibilité de la vie qui nous entoure, de collecter des témoignages et ensuite de les mettre en scène.» Six ans plus tard, il sent toutefois qu\u2019il s\u2019éloigne de cette réflexion sur l\u2019exil et ce rapport au témoignage, même s\u2019il en reste le noyau dur, dans l\u2019énergie de la dernière chance de sa danse.Depuis sa création.Loin a été présentée dans 42 villes du monde.Montréal annonce son dernier point de chute et peut-être l\u2019ultime tour de scène du chorégraphe â titre d\u2019interprète.Le Devoir LOIN De Rachid Ouramdane, du 24 au 26 avril au MAI [Montréal, Arts interculturels].D Voir I Des extraits de Loin de Rachid Ouramdane.ledevoir.com/culture/danse I a ë Z LUI.3 3 FCdlNWEUSES TRADUCTION DAVID LAURIN MISE EN SCENE EDITH PATENAUDE 22 avril au 9 mai 2014 BILLETTERIE 514 523-2246 WWW.THEATRELALICORNE.COM Conseil des arts Centre local de développement et des lettres LE THÉÂTRE DU TRIDENT de Québec LETRIDENT le,.théâtre de la capitale Aviver le feu Saison 14/15 1 \u201c HA.l'Jl, 'Ikîi il > # S ¦> i.Chante avec moi % d\u2019Olivier Choinière Coproduction : ARGGL Vania ¦' /\td\u2019Anton Tchékhov P >^'4' Dans la République du bonheur de Martin Crimp / Traduction: Philippe Djian Coproduction : Théâtre Blanc ''i\u2019.\u2014En collaboration avec La Place des Arts 418 643-8131 LETRIDENT.COIVI Direction artistique ANNE-MARIE OLIVIER ^ \u201e\tA Yuja Wang jouant Le A/ vol du bourdon et le 3^ de Rachmaninov, ledevoir.com/ culture/musique Bell FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL /9\t99 .BILLETS EN VENTE MAINTENANT! 26'^ édUwti/ LES eiANDS SPECTACLES Bdl «n collaboration iiv«( PLUS DE 9,0 SPECTACLES A L\u2019AFFICHE DONT : THEATRE MAISONNEUVE INGRID ST-PIERRE\tV et I MUSICI\t( THÉÂTRE MAISONNEUVE THEATRE MAISONNEUVE -L^\tNOUVEAU PROJET DE JULIEN MINEAU (DEMALAJUBE) CENTRE lELL dimanche 15 juin FONTARABIE première partie : lERNHARI mardi 17 et mercredi 18 juin STROM AE\u201c première partie : KARIM OUELLET THEATRE MAISONNEUVE THEATRE MAISONNEUVE CATHERINE RINGER (DES RiTA MiTSOUKO) CHANTE MULLER & MAKAROFF (DE gotan project) mercredi 18 juinil^X^ y GRAND CORPS MALADE™\\ ^\tpremière partie : QUEEN KA\tf PLAZA FRANCIA™ première partie : MONICA FREIRE (««Ésn VALERIE CARPENTIER SALLE WILFRID-PELLETIER THEATRE MAISONNEUVE SPECTACLE D'OUVERTURE SPECTACLE DE CLOTURE SPECTACLE AlhOU DE LA MUSIQUE DE FIORI RATTON \u2022 CATHEINEIAJOR .S1LETS* MARIE-PIERRE ARTHUR.et autres INVITÉS MERCI SEROEmiANI avec PHILIPPE INVITÉS SABELLE BOULAY FIORITUDES première partie : VIVIANE AUDET PLACE DES ARTS 514 842-2112 - 1 866 842-2112 laplacedesa its.com CENTRE BELL 514 790-2525 ou 1 877 668-8269 evenko.com INFO FRANCOS 514 876-B989 1 855 Francos Hydro .Québec Desjardins siriutiOH))) ^transat sacemf SOCAN KU Montres FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL DENIS BROTT : FONDATEUR ET DIRECTEUR ARTISTIQUE 19\" EDITION 8-31 MAI 2014 MARTIN BEAVER KURT ELLING KARINA GAUVIN ANDRÉ LAPLANTE CHO-LIANG LIN JENS LINDEMANN JON KIMURA PARKER ROSENBERG TRIO EGLISE ST.GEORGE ANGLE PEEL ET DE LA GAUCHETIÈRE 0 BONAVENTURE BILLETTERIE placedesarts.com 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 514 489-7444 \u2022 1 877 489-7444 \u2022 FESTIVALMONTREAL.ORG IliÉl â ?s~-v oo ï s OuéOec\t: usrael totgm;^ iKimont .S?:,,\tQuébec== Montréal# Mantréal PAZAZZ\tQ ^\tsao CcUlELClcL\tdlîSh *'*' tarthÏAS\"\"**' E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 CULTURE>DE VISU Quand les communications font l\u2019œuvre Verticale s\u2019oppose aux diktats du marketing de la culture avec quatre projets hors les murs DAYLIGHT.2014 Laurent Lévesque CIRCULAIRE Jpsh'^a Schwebel EGERIE Sandra Lachance TERRE DES EESTIVALS Marc-Antoine K.Phaneuf Verticale - centre d\u2019artistes, 369, bout, des Laurentides, Laval, jusqu\u2019au 26 avril.Du jeudi au samedi de 13 h à 18 h.MARIE-ÈVE CHARRON Il faut du courage pour maintenir une programmation hors les murs, et la galerie Verticale continue d\u2019en faire la démonstration.Le centre d\u2019artistes sis à Laval, le seul de son espèce sur ce territoire, diffuse de front quatre projets différents, dont la durée et les modes de visibilité varient.Les formes mêmes d\u2019activités artistiques soutenues par la galerie mettent à mal les conditions pour les diffuser et, de ce fait, contrecarrent les stratégies habituelles de communication pour les promouvoir.Cela constitue en soi une résistance face aux diktats toujours plus insistants du marketing de la culture.Trois des projets prennent justement à bras-le-corps les circuits de communication corn- LA SEMAINE DU BON VOISINAGE, ÉDITION 2014, EST ANNULEE FRIDAY MARCH 7TH 2014 WIN A TRIP TO CUBA PROMO GIVEAWAYS IMPOTS taxes IMetloyage de Tapi' ''arpet Cleaning ALEXIS BELLAVANCE Vue sur le projet Terre des festivals de Marc-Antoine K.Phaneuf.Laurent Lévesque, Daylight 17:34.L'unifamiliale (vue de rinstallation).LAURENT LEVESQUE merciale et événementielle.Affiches publicitaires, néons commerciaux et circulaires sont les supports empruntés et mimés respectivement par Marc-Antoine K.Phaneuf, Joshua Schwebel et Laurent Lévesque dans des projets disséminés dans la ville, qui trouvent toutefois jusqu\u2019au 26 avril un point de chute dans un local commercial du boulevard des Laurentides.L\u2019espace occupé temporairement par Verticale donne à voir une partie des projets dont l\u2019intégralité demeure toutefois insaisissable.Tant dans son processus que dans son thème, le projet de la quatrième artiste, Sandra Lachance, fait cependant exception.Elle a proposé une séance de photomaton à des malades du cancer, leur permettant ainsi de s\u2019inventer un personnage devant la caméra.Réalisé en amont de l\u2019exposition en partenariat avec le Centre intégré de cancérologie de Laval, c\u2019est le résultat en photogra- phies qui est livré au regard.La série de photos soulève des enjeux bien à elle sur lesquels le contexte d\u2019exposition ne donne qu\u2019un aperçu.Les trois autres projets attirent l\u2019attention dans une direction autrement plus stimulante.De festivals en circulaires Du projet Terre des festivals de Marc-Antoine K.Phaneuf, il est possible de voir un échantillon dans le local.Apprécier ici des affiches faisant la promotion de festivals farfelus ne laisse aucun doute sur leur caractère fictif.L\u2019absurdité des événements annoncés, telle cette «journée lavalloise de la gadoue», amuse tout comme le fait d\u2019imaginer la perplexité des autres personnes qui, elles, verront par hasard les affiches sur les babillards de la ville.Ces canulars trouvent leur efficacité en empruntant l\u2019esthétique de l\u2019affichage amateur ou de facture com- merciale sans qu\u2019il y ait d\u2019événement qui y soit réellement rattaché.Le processus exagère le phénomène suivant lequel la fabrication de l\u2019image fait le produit, une stratégie de plus en plus poussée dans la mise en marché des exposf tions dans les grands musées.La formule du festival est d\u2019ailleurs prisée par l\u2019industrie de la culture.Laurent Lévesque opère dans un registre voisin avec ses néons commerciaux montés sur un panneau qu\u2019il installe à différents endroits de la ville et, pour l\u2019actuel et 4® volet du projet, dans la vitrine du local.Les puissantes lumières, ouvertes de jour comme de nuit, sont une évocation immédiate des supports publicitaires qui puf lulent sur le boulevard des Laurentides.A l\u2019intérieur, un document vidéo, plus impressionniste qu\u2019objectif, compile en images la preuve des autres interventions qui, de bunga- low en édifice agricole, ont révélé par des contrastes plus grands avec leur contexte la vacuité de ses néons.Se jouait alors davantage une interaction formelle avec l\u2019architecture et la lumière naturelle.Si le volet actuel de Lévesque se rend physiquement accessible en occupant un local ouvert aux visites, ce n\u2019était pas le cas de tous les volets précédents.D\u2019autres volets défileront jusqu\u2019en décembre 2014, et avec eux la mise en lumière des frontières labiles entre les espaces domestiques et commerciaux.Ces frontières, Joshua Schwebel les problématisé admirablement avec son projet Circulaire.Il a reproduit à la main une circulaire publicitaire d\u2019un magasin à grande surface, qu\u2019il a ensuite fait imprimer en de multiples exemplaires, de façon à les distribuer dans les sacs publicitaires des résidants de son quartier.Rien ne vient indiquer aux consommateurs comment cette circulaire, périmée au demeurant, a pu atterrir là.Nulle trace de celle-ci non plus au local d\u2019exposition, où ne figure que l\u2019affiche du commanditaire ayant permis à l\u2019artiste d\u2019imprimer son projet.Il suggère ainsi que la production manuelle de l\u2019artiste n\u2019établit en rien la valeur artistique d\u2019un objet, mais que la commandite ayant rendu possible sa mise en œuvre peut, elle, être élevée au statut d\u2019art.En somme, Schwebel confine à l\u2019invisibilité sa réalisation et fait du commanditaire le coauteur bien en vue de son travail.Dans ce retournement de valeurs et de positions, l\u2019artiste conceptuel rend patents les enjeux entourant la diffusion de projets hors du champ de l\u2019art et par extension la pertinence de Verticale en terrain lavallois.Collaboratrice Le Devoir HÂTEZ-VOUS ! PLUS QUE 2 SEMAINES ! PAPIER U FOIRE D'ART CONTEMPORAIN D'ŒUVRES SUR PAPIER CONTEMPORARY ART FAIR OF WORKS ON PAPER 25 - 27 avril 2014 Quartier des spectacles - Montréal au coin des rues Sainte-Catherine et Clark papiermontreal.com Assistez aux nombreuses tables rondes et visities guidées quotidiennes offertes gratuitement aux visiteurs de Papier14 ! De Visu : la critique d'art aujourd'hui présentée par Le Devoir Le samedi 26 avril à 16 h Avec Marie-Ève Charron, historienne de fart et critique au quotidien Le Devoir; Stéphane Aquin, conservateur de fart contemporain au MBAM; Anne-Marie Bouchard, historienne de fart et Stéphane Baillargeon (modérateur), journaliste au quotidien Le Devoir La critique d'art à l'époque des Salons des xviiie et xixe siècles avait une influence considérable sur l'appréciation des œuvres par le public A-t-elle le même statut aujourd'hui\"?Cette table ronde a pour objectif de générer une réflexion sur le rôle actuel de la critique d'art au Canada Elle examinera ses nouvelles plateformes et, plus largement, la place dédiée aux arts visuels dans les médias, ainsi que son influence sur le rayonnement et la carrière des artistes * Entrée libre / places limitées Présente par BANQUE NATIONALE GESTION PRIVEE 1859 Domtar Collection Loto Quebec Montréal CANADIANART LE DEVOIR Lbrede penser BILLETS Al/2 PRIX*\tGRATUIT POUR LES ENFANTS LES MERCREDIS SOIRS DE 12 ANS ET MOINS ntJc 20 S.Je 17hà21h Achetez vos billets MBAM.QCCA/DOIG MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL AIR CANADA Une ex|»*siti*n erganisée |»ar le Musée «les l»eaux-arts «le Mentréal et les Natienal Galleries ef Sc*tlan«l, E«limla*urg.Peter Deig, Rem meat (Imaginary \u2022\u2022ys.) [Bateau reuge (Garçens imaginaires)] («létail), 2004 Callectian aarticulière.avec faimaLle cancaurs Je la Michael Werner Gallerv.New Yark et LanJres.Phata Jachen Littkemann LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 E 9 IDE VISU ».CAROLINE HAYEUR Deux portraits tirés de Texposition Adoland de Caroline Hayeur, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges: Zoéy 14 anSy Montréal et HélOy 57 anSy Laval, Incubateurs de personnalité Caroline Hayeur plonge dans la psyché adolescente avec le projet photographique Adoland ADOLAND De Caroline Hayeur, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, jusqu\u2019au 27 avril.JÉRÔME DELGADO Les couleurs bonbons des bordures des images ne trompent pas.Le projet photo-graphique Adoland, de Caroline Hayeur, prend bel et bien racine dans le monde de l\u2019adolescence, ses rêves, ses illusions, ses saveurs de Smar-ties.Mais comme cette photojournaliste, reporter indépendante et membre de l\u2019agence Stock Photo, ne fait rien en superficie, l\u2019exposi-hon montée pour l\u2019occasion à la Maison de la culture Côte-des-Neiges ne montre pas que le beau côté des choses.Il y a aussi un revers à la médaille.Adoland propose une incursion dans les chambres à coucher, dernier rempart de fantaisie et de liberté avant l\u2019entrée dans les vraies affaires de l\u2019âge adulte.Le projet repose sur 30 portraits d\u2019ados d\u2019aujourd\u2019hui et d\u2019hier.Entre «Esther, 11 ans, Chibougamau» et «Helo, 57 ans.Laval», le parcours suit la courbe du temps et s\u2019arrête dans des niches toutes aussi différentes les unes que les autres.On y trouve la chambre désordonnée, comme la rangée, la classique tapissée d\u2019accessoires à l\u2019efhgie de starlettes du moment (ici One Direction), comme la dénuée de tout décor.L\u2019accrochage, simple mais efficace, suit l\u2019ordre des générations, à la manière des œuvres qui ratissent large \u2014 pensons à la série 100 Jahre, de l\u2019Allemand Hans-Peter Feld-mann, présentée à Montréal par le Mois de la photo 2011.L\u2019alternance, irrégulière, entre les diptyques, à la verticale, et les photos uniques donne du r5q;hme à cet ensemble qui se veut tout sauf monotone.Ce n\u2019est pas la première fois que Caroline Hayeur, qui a acquis sa renommée avec un projet sur le rave {Rituel festif, 1997), s\u2019immisce dans l\u2019univers déjanté de la jeunesse.Cette aisance à approcher ses sujets se traduit même lorsqu\u2019elle arrive à photographier les plus gênés d\u2019entre eux.La dimension documentaire du travail de Caroline Hayeur s\u2019accompagne nécessairement d\u2019une narrahon forte.Dws Adoland, elle concerne d\u2019abord les commentaires des gens photographiés, intégrés à même la photo.Ils nous plongent, en pensée et dans le concret, dans leur inhmité propre.Dans leur présent et dans leur avenir pour certains, dans leurs souvenirs pour les autres.Le hl narratif En ouvrant la porte sur l\u2019adolescence des «vieux», la photographe montre cette période de la vie comme un moment charnière qui s\u2019ensuit prétend dès lors qu\u2019on est \u2014 et restera \u2014 tous, toujours un peu adolescents.Si le texte a ce potenhel révélateur, il agit aussi par opposition à l\u2019image.Un sourire cache parfois un drame ; un inceste pour l\u2019une, un incendie pour l\u2019autre.Le malheur d\u2019être hile de divorcés fait le bonheur d\u2019avoir deux nids, un peht pour s\u2019isoler, un grand pour socialiser, comme le prétend Pétronille.Malika, à 15 ans, rêve de décorer davantage sa chambre, qui se démarque pourtant par un garde-robe peint à la manière d\u2019un dripping de Jackson Pollock.Il découle de cette suite de visites privées un profond attachement au cordon familial.Les jeunes semblent reconnaissants à leurs parents; il y a de l\u2019amour dans l\u2019air.Certes, l\u2019artiste n\u2019a peut-être eu d\u2019autre choix que de prendre des cas sains.En ouvrant cependant la porte sur l\u2019adolescence des «vieux», elle montre cette période de la vie comme un moment charnière.Ceci peu importe les sentiments: que l\u2019on revienne à la maison familiale avec l\u2019envie de dormir dans le lit simple, et laisser le chum en dehors de la chambre, comme le fait Isabelle, ou que l\u2019on ait fait table rase du passé.Le d\u2019«où venons-nous» et le «qui sommes-nous» trouvent réponse dans ces incubateurs de personnalité que sont les chambres d\u2019ados.Espaces clos en apparence, ils ouvrent, à travers la caméra de Caroline Hayeur, sur de mulhples horizons.L\u2019expo Adoland est complété par un immense babillard où l\u2019on est invité à laisser une part de nous, une trace de notre adolescence.L\u2019artiste elle-même y figure à travers une mulhtude de ses vieux autoportraits.Ailleurs, sa sœur Isabelle, cinéaste, témoigne de leurs expériences de jeunesse vécues presque en siamoises.Et sur cinq tablettes numériques, avec écouteurs couleurs Smarties, Caroline Hayeur offre un condensé de ses rencontres où l\u2019on retrouve notamment, en accéléré, le grand ménage qu\u2019un Victor fait de sa chambre.Cette rapide transformation est-elle le grand fantasme de l\u2019ado ou de ses parents?Ça, Adoland ne le dit pas.H y a aussi une grande part du conte, dans cette expo bonbon, plutôt émouvante.Collaborateur Le Devoir DVoh aussi > D\u2019autres portraits hrés d\u2019Adoland.ledevoir.com/culture/ arts-visuels Lancement de la saison MONTRÉAL - 4 mai Art - littérature - théâtre i SHERBROOKE -17 mai COMPLET Sculpture d\u2019Alfred Laliberté Festival des fromages fins du Québec VICTORIAVILLE - 14 juin Musique du Festival du Centre d\u2019arts Orford à SAINT-BENOÎT-DU-LAC - 5 juillet 4 nouvelles expositions \u2014\tB M \u2014 \u2014\tA X \u2014 \u2014\tO www.lesbeauxdetours.com 514-352-3621 eaux detours En collaboration avec Club Voyages Rosemont Titulaire d un permis du Quebec LAURÉAT DU LION D'OR LA BIENNALE DE VENISE 2011 DERNIER WEEK-END LE CHEF-D'ŒUVRE DE CHRISTIAN MARCLAY AU MAC THE CLOCK MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL JUSQU'AU 20 AVRIL 185, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST MÉTRO PLACE-DES-ARTS WWW MACM ORG EXPOSITION ORGANISEE PAR LE MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Musee national des beaux-arts du Québec MNBAQ .ORG PRESENTE POUR UNE DERNIÈRE FOIS EN PROJECTION CONTINUE DE 2A H LE 19 AVRIL À COMPTER DE 18H Partenaire des activités Québec Les expositions Quatre tiguresde l'an moderne au Quebec ont bénéficié d une contribution financière du ministère de la Culture et des Communications - Jean Paul Lemieux, Les Lrsu/Wes (détail), 1951 Huile sur toile, 61 x76 cm.Coll.MNBAQ, achat lors du concours artistique de la province de Québec en 1951 \u2022 Jean Paul Lemieux, 1979.Photo; Jean-Marie Villeneuve - Alfred Pellan, Citrons ultra-violets (détail), 1947.Huile, feuille d'or et peinture fluorescente sur toile, 208 x 167,3 cm.Coll.MNBAQ.© Succession Alfred Pellan/SQDRAC (2014) - Alfred Pellan, 1968.Photo; André Le Coz - Fernand Leduc, Jaune (détail), 1962.Huile sur toile, 162,4 x 129,8 cm.Promesse de don de l'artiste.© Fernand Leduc/SQDRAC (2014) - Fernand Leduc, 1987.Photo; RIchard-MaxTremblay- Jean-Paul RIopelle, Poussière de so/e/7(détall),1954.Huile sur toile, 245,2 x345,3 cm.Coll.MNBAQ.©Succession Jean-Paul Rlopelle/SQDRAC (2014)-Jean-Pau/R/ope//e 1978.Photo; Basil Zarov :rêDITS CHRISTIAN MARCLAY THE CLUCK 2U1U INSTALLATION VIDÉO A CANAL UNIQUE DURÉE LA HEURES ACHAT DE 2011 GRACE A LAPPUI GÉNÉREUX DE DAY SMITH ET LAURA RAPP ET DE CAROL ET MORTON RAPP (TORONTO) ACQUIS CQNDQINTEMENT PAR LE MUSÉE DES BEAUX ARTS DU CANADA ET LE MUSEUM QF FINE ARTS (BQSTQN) «CHRISTIAN MARCLAY PHQTQ DE L INSTALLATIQN BEN WESTQBY AVEC L AUTQRISATIQN DE WHITE CUBE ET PAULA CQQPER GALLERY (NEW YQRK MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Ou^Dec:: Musée des beaux-arts National Gallery du Canada\tof Canada Collection Tcs Loto Quâ>ec Jj < E 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 CULTURE>MUSIO,UE HIBOU SUITE DE LA PAGE E 1 qui sortent de là.Fondamentalement, ça change le son, je compose des chansons que je n'aurais jamais écrites à la guitare.La progression d'accords, les mélodies, c'est complètement différent.Je fais de l'émulation d'autres choses, tsé, on fait un peu toujours ça.Là, en étant au piano, je suis plus en train d'imiter, je sais pas, Joni Mitchell, Carole King, ou des affaires classiques de piano que je connais.Ou alors je vais faire des affaires très simples, à propos desquelles à la guitare f aurais dit: \u201cC'est trop simple!\" Mais comme je suis pas bon au piano, ben je trouve ça ben assez compliqué!» Ses références ne sont visiblement pas anodines.C\u2019est qu\u2019à force d\u2019écouter Ornithologie, un certain esprit difficile à nommer flotte un peu partout, surtout avec les voix de filles en harmonie à la Cohen qui survolent l\u2019album.Un air fleur bleue?Une once de kitsch?Une réminiscence de pattes d\u2019éléphant?Ça s\u2019éclaire donc, en toute logique, avec l\u2019angle plus joyeux du disque.«Je pense que c'est dans l'ADN même des accords et des mélodies plus que dans les arrangements.Le choix des vents et des voix de filles va dans ce sens-là, mais quand j'ai composé, des fois je faisais des choix d'accords et je me disais: \u201cHé boy, c'est cheezy un peu.mais c'est pas pire!\" » Du genre ?Ne les cherchez pas au premier degré dans l\u2019album, prévient Philippe B, mais il entend quelque chose de «très fin 1960, début 1970», à la Véronique Sanson, «même en blague quelqu'un comme Elton John».«C'est comme de la pop PHOTOS VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR Le premier d^é, ne le cherchez pas dans l\u2019album, prévient Philippe B.acoustique, qui avait une couleur, un côté un peu jazzy.Je pense aussi à certaines tounes de Paul Simon, de son album Still Crazy After All These Years.En soi, j'aurais pu faire les chansons sans ces moments-là, mais j'ai choisi clairement d'évoquer des trucs.Parce que j'aime ça, dans le fond.» Et un hibou amoureux doit écouter son cœur ! Le Devoir ORNITHOLOGIE, LA NUIT Philippe B Bonsound En magasin le 22 avril OVoir > La vidéo Philippe B raconte et chante dans laquelle le guitariste, à l\u2019invitation du Devoir, décortique et interprète la version acoustique de sa nouvelle pièce Calorifère, ledevoir.com/ culture/musique Sur la scène, contre l\u2019époque La saison des spectacles est encore jeune, mais on sait déjà que Philippe B fera son lancement au Lion d\u2019Or ce mardi, avant d\u2019être au Cercle à Québec le 10 mai et aux FrancoFolies de Montréal le 19 juin, au Gesù.Idéalement, sur scène, il veut mettre l\u2019accent sur les voix de fdles et les vents plutôt que sur la basse ou les percussions.«C'est l'affaire qui est typée, qui donne la vraie couleur à l'album.Pour moi, c'est plus payant comme proposition de spectacle.C'est complètement contre l'époque, mais c'était pas pensé comme ça.Je me suis retrouvé là pour les bonnes raisons, par hasard, par instinct.» CINEMA Une autre griffe Avec Une autre vie ^ le cinéaste français Emmanuel Mouret explore un univers étranger à son ironie légère : le mélodrame UNE AUTRE VIE Réalisation et scénario: Emmanuel Mouret.Avec Joe Starr, Virginie Ledoyen, Jasmine Trinca, Stéphane Freiss, Ariane Ascaride.Image: Laurent Desmet.Montage: Martial Salomon.Musique: Grégoire Hetzel.95 minutes.ODILE TREMBLAY Le Français Emmanuel Mouret {Changement d'adresse.L'art d'aimer, etc.), digne héritier de Rohmer, également proche du théâtre de Marivaux, qu\u2019on croyait abonné pour toujours aux comédies romantiques à la fois légères et épicées, change de ton.Une autre vie lui ressemble encore pourtant, avec ses plongées sentimentales, décortiquées sans fin, mais il a délaissé sa signature de fine ironie en entrant de plain-pied dans le mélodrame.Le genre l\u2019attirait.Lui qui professe une admiration pour Douglas Sirk voulait explorer les conséquences de l\u2019amour fou, entre responsabilités et remords, débouchant sur une éthique de vie.Les classes sociales, si importantes en France, sont au cœur de ce film tourné dans le Midi \u2014 la région d\u2019Hyères \u2014, Mouret délaissant le confort du macadam parisien.Par ailleurs, lui qui se met souvent en scène dans le rôle de l\u2019amant lunaire s\u2019est offert un alter ego aux antipodes de son type, avec le rappeur Joe Starr à gueule de dur (vu dans Polisse, La marque des anges).Pour Jean, ouvrier à la petite semaine, heureux de son sort, en couple avec son amie d\u2019enfance Dolorès (Virginie Ledoyen), la mécanique de son avenir semble fixée jusqu\u2019au jour où il fait des travaux chez % K EILMS AMERIQUE Emmanuel Mouret peine à tirer des émotions des personnages d\u2019Une autre vie, malgré le mélodrame dans lequel baigne l\u2019histoire.Aurore Qasmine Trinca), une belle pianiste en panne d\u2019inspiration, femme de culture et de grande classe, surveillée par son frère (Stéphane Freiss) avec un zèle de cerbère.Coup de foudre, oui, mais que faire ?Le parti pris très intellectuel de Mouret, qui s\u2019aventure dans le premier degré des sentiments pour la première fois, ne dynamise guère les élans amoureux composés en triangle.Si Joe Starr, étonnant, s\u2019affirme comme un acteur beaucoup plus sensible et intérieur que ses rôles précédents ne le laissaient deviner, et si Virginie Ledoyen en amazone qui défend son territoire à griffes et à dents impose son profd de mante religieuse.Jasmine Trinca demeure pâlotte face à ses partenaires.Cette histoire, devant les flots bleus et les pluies d\u2019automne, porte une mélancolie, vouée, par les scrupules des amoureux face à Dolorès et par les codes trop différents de leurs milieux respectifs, à l\u2019échec.Le cinéaste funambule, en redescendant sur terre, a égaré ce ton qui trouvait écho dans sa fantaisie et sa peur du sérieux, perdant un regard assez unique.Cette fois, plus proche de Truffaut, mais moins à l\u2019aise que lui dans le mélodrame de haut niveau, il pose des jalons intéressants: un décor à la fois idyllique et inquiétant, une personnalité ténébreuse, celle de Dolorès qui tire les ficelles du destin.Il humanise Joe Starr, mais peine à tirer des émotions de ses personnages, demeurant en retrait, raide, intimidé par ce nouveau créneau sans doute.Le Devoir YANNICK NÉZET-SÉGUIN rSalie.Bourgie La Fondation Arte Musica présente MUSICIENS DE L\u2019OSM Vendredi 25 avril\\ 18 h30 Classicisme européen MOZART Quatuor a cordes n° 19, K 465 « Les Dissonances » BEETHOVEN Quatuor a cordes n° 10, opus 74, « Les Harpes » LES VIOLONS DU ROY Vendredi 2 mai \\ 19 h30 et Samedi 3 mai\\19h30 Bernard Labadie, chef Kersten McCall, flûte solo de l Orchestre Royal du Concertgebouw Un brillant concert avec flûte ' MOZART Concerto pour flûte n° 1, K 313 BACH Suite pour flûte et orchestre, BWV 1067 HAYDN Symphonie n\" 22, Hob I 22 AIMEZ-VOUS BRAHMS?Mercredi 7 mai \\ 19 h 30 INVITE MARTIN BEAVER, VIOLON MOZART Quintette pour cor et cordes K 407 BRAHMSTrio pour piano violon et cor opus 40 BRAHMS Quatuor pour piano et cordes n° 1 opus 25 sallebourgie.caX 514-285-2000, option 4 Un concert « Musique au salon » en compagnie de la fabuleuse harpiste Valérie Milot Œuvres de Debussy, Ravel, Fauré, Devienne, Taffanel, Barboteu Vendredi 25 avril 2014 17h - Formule bouchées/vin 20h - Formule chocolats/porto Salle Tudor, Ogilvy 1307, rue Sainte-Catherine ouest, 5® étage Billets - concert/gastronomie 40 $ - 35 $ - 20 $ Billets - concert (places limitées) 30 $-25 $-10$ 514.270.2558 www.pentaedre.com >> La Boutique www.admission.com Conseil des Arts Canada Council\tT r DEVOIR\tlettre?^ du Canada\tfor the Arts\tLiL J71j V UlIL (Québec I OGILVY CONSERVATOIRE de musique de McsTitreil /S La Scena Musicale SOLDE DE PIANOS À L\u2019ÉCOLE DE MUSIQUE VINCENT-D\u2019INDY DU 17 AU 19 AVRIL 2014 628, CHEMIN DE LA CÔTE SAINTE-CATHERINE, OUTREMONT Ouvert de 9h à 21 h jeudi et vendredi ainsi que de 9h à 17h samedi PRENEZ RENDEZ-VOUS DES MAINTENANTAVEC NOS EXPERTS ET PROFITEZ DE CONSEILS PERSONNALISÉS! \u2022\tUN 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se conjugue parfois au passé, certes, mais le fait toujours dans l\u2019optique d\u2019éclairer le présent de ses quatre protagonistes qui, si elles n\u2019ont plus la vocation de fermière, en possèdent encore l\u2019âme.En guise de préambule, Annie St-Pierre rappelle les grandes lignes de l\u2019histoire du Cercle des fermières, qui fut fondé en 1915 par le ministère de l\u2019Agriculture.«La maîtresse Chaque protagoniste représente une facette du Cercle des fermières (organisation, transmission, préservation, participation) de maison doit être une femme de tête, cultivée et débrouillarde, préparée aux vertus et aux tâches domestiques», pouvait-on alors lire dans les journaux.D\u2019où le mandat de l\u2019association d\u2019offrir aux femmes un lieu d\u2019échange et de perfectionnement afin, justement, de s\u2019ins- truire et de se perfectionner dans le^dites tâches domestiques.Evidemment, ces visées furent vite transcendées.Eilmé en 2011 et en 2012, Fermières suit Yolande, la présidente sortante, Anne-Marie, une membre doctorante qui s\u2019est spécialisée dans l\u2019histoire du Cercle, Thérèse, une octogénaire qui continue d\u2019entretenir les métiers à tisser de son village, et Eran-cine, inscrite dans différents concours artisanaux et culinaires organisés par sa section régionale, puis provinciale.Chacune représente une facette du Cercle des fermières (organisation, transmission, préservation, participation) : toutes mettent en évidence la dimension solidaire et coopérative de l\u2019association.Bien que la caméra d\u2019Annie St-Pierre reste neutre, il se dégage de son film une certaine nostalgie, comme la certitude d\u2019assister à la fin de quelque chose.11 est vrai, le «membership» décline inexorablement depuis 1987, année la plus faste de l\u2019association.Cela étant, peut-être est-il trop tôt pour sonner le glas du Cercle des fermières, qui peut encore compter sur le dévouement et la passion de femmes comme Thérèse.Dans un hommage à cette dernière, sa fille lui écrivit d\u2019ailleurs: «Thérèse a tissé, tisse et tissera tant qu\u2019il y aura du fil.» Sans doute peut-on en dire autant du Cercle des fermières.C\u2019est en tout cas la grâce qu\u2019on lui souhaite.Le Devoir Plus brouillon que vraiment libre LE WEEK-END , (UN WEEK-END A PARIS) De Roger Michell.Avec Jim Broadbent, Lindsay Duncan, Jeff Goldblum, Oily Alexander, Xavier de Guillebon.Scénario : Hanif Kureishi.Image: Nathalie Durand.Montage: Kristina Hetherington.Musique: Jeremy Sams.Grande-Bretagne, France, 2013, 93 minutes.MARTIN BILODEAU Sans être raté.Le week-end n\u2019est malheureusement pas à la hauteur des attentes qu\u2019il inspire.Cette comédie sentimentale marque en effet les retrouvailles professionnelles de l\u2019écrivain et scénariste anglais Hanif Kureishi {My Beautiful Laundrette, Sammy and Rosie Get Laid), spécialiste de la comédie humaine, et du cinéaste Roger Michell {Notting Hill, Hyde Park on Hudson), un humaniste aux tendances béha-vioristes.En tandem, ils ont signé deux jolies réussites : The Mother, histoire d\u2019amour crève-cœur qui avait révélé Daniel Craig, et Venus, qui marquait le chant du cygne du grand Peter OToole dans la peau d\u2019un vieil acteur mourant obnubilé par une adolescente vulgaire.TVA FILMS Jim Broadbent et Lindsay Duncan incarnent un couple fané qui laisse les déceptions et les rancunes remonter à la surface.Ces deux films possédaient une parenté de sujet (les amours intergénérationnelles) et de ton (doux-amer tirant sur le tragicomique) moins présente dans ce nouvel opus dont l\u2019action, passé un travelling arrière inaugural dans le couloir de l\u2019EuroStar, se déroule entièrement à Paris.Un couple d\u2019intellectuels de la classe moyenne de Londres, du genre qu\u2019on rencontre souvent chez Mike Leigh, est venu y célébrer ses trente ans de mariage.Mais qu\u2019y a-t-il vraiment à fêter?Lui (Jim Broadbent), professeur de philosophie aux ambitions refoulées, angoisse à l\u2019approche de la retraite.Elle (Lindsay Duncan), enseignante, rêve de liberté, avec ou sans lui.Leur Tanguy vient de quitter la maison, mais il ne fait rien de sa vie.Dans ce musée à ciel ouvert, dont tous les charmes ont été soigneusement préservés depuis sa lune de miel, le couple qui s\u2019est fané sous le poids des années laisse les déceptions et les rancunes remonter à la surface.Jeff Goldblum, en grande forme dans la peau d\u2019un écrivain américain populaire et fat, fera sans le vouloir craquer le mur.Soutenus par les excellents Jim Broadbent et Lindsay Duncan, les deux auteurs rendent bien l\u2019usure du couple et demeurent honnêtes quant à ses chances de survie.Le récit, en revanche, manque de cohérence.Inspirés par Bande à part de Jean-Luc Godard, ouvertement cité à deux reprises dans le film, Kureishi et Michell en revendiquent les partis pris d\u2019écriture, de ton, de mise en scène.Mais au final, leur film aux ellipses abruptes, à la caméra flottante, à la partition mixant bal musette et jazz façon Miles Davis, a l\u2019air plus brouillon que vraiment libre.Collaborateur Le Devoir 30 ^ Festival international de ^CINÉMA 25 avril au 4 mai 2014 Cinémathèque québécoise Ancien Cinéma ONF Cinéma Excentris Entrée La soirée inaugurale du vendredi 25 avril, 19H00 Avec la projection de AYA DE YOPOUGON, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie Au Cinéma Impérial 1430 de Bleury, Montréal, H3A 2J1 www.vuesclafrique.org 20 $ pour le grand public Gratuit pour les membres Vues d'Afrique Polar fou qui devient trop sage Asfec Dom Hemingway ^ Richard Shepard, malgré plusieurs bons éléments, finit par s\u2019enfoncer dans les bons sentiments DOM HEMINGWAY Réalisation et scénario : Richard Shepard.Avec Jude Law, Demian Bichir, Richard E.Grant, Emilia Clarke, Jumayn Hunter, Madalina Diana Ghenea, Kerry Condon, Nathan Stewart-Jarrett.Image: Giles Nuttgens.Montage: Dana Congdon.Musique: Rolfe Kent.Grande-Bretagne, 2013, 93 minutes.ODILE TREMBLAY Richard Shepard est un cinéaste new-yorkais qui aime tourner à l\u2019étranger: The Matador à Mexico, The Hunting Party dans les Balkans.Avec sa comédie noire Dom Hemingway, il réalise un film britannique, filant entre Londres et la Côte d\u2019Azur.Jude Law le porte en grande partie sur ses épaules, en repris de justice, un dur qui n\u2019a dénoncé personne durant sa captivité et entend bien récolter son dû payé fort cher : 12 ans de prison, sa femme morte après l\u2019avoir renié, une fille qui ne veut plus entendre parler de lui, etc.Dom Hemingway est le type de film qui avait beaucoup pour lui, mais se perd en cours de route.Dommage! Car le super-démarrage, avec plan-séquence fixe et délire érotique du héros, cognait ferme.Performance de Jude Law donc {The Talented Mr.Ripley, Sherlock Holmes, etc.), ici dans le rôle-titre, tout en concentration brutale avec sourire caché derrière.Ajoutez la suave composition de Richard E.Grant {The Age of Innocence, Gosford Park) en ami du héros Plus le film avance, plus le côté convenu américain prend le dessus au flegme tout britannique.A sâuer également: les excellents décors avec l\u2019art moderne (spectaculaires portraits de visages de singes) mis à contribution dans le mas provençal où un chef mafieux, M.Eontaine (Demian Bichir), reçoit les deux hommes.Le cinéaste joue avec les clichés du polar à l\u2019ancienne, et Dom Hemingway boit, cogne et se tape des prostituées à qui mieux mieux.La comédie noire comprend, comme il se doit, une femme fatale (Madalina Diana Ghenea) copine du chef et convoitée par Dom Hemingway.Tout cela est mené assez rondement durant la première moitié du film, sur scène apothéose d\u2019un accident filmé avec des trouvailles de ralentis bien orchestrés.Les influences britanniques, humour en prime, avec clins d\u2019œil au Danny Boyle de ses débuts dans le traitement cinématographique, sont les bienvenues.Mais plus le film avance, plus le côté convenu américain prend le dessus, et les scènes avec sa fille (Emilia Clarke, fadasse) que le malfrat veut reconquérir en devenant un bon garçon ennuient ferme.Richard Shepard a laissé filer ses personnages, son montage et son scénario, sans maintenir la tension et le ton cinglant, et son Dom Hemingway échoue à se démarquer de la foule de films du genre qui fleurissent dçpuis tant de décennies.A la fin, il ne cherche qu\u2019à plaire, mais était-ce bien l\u2019effet désiré?Le Devoir r FOX SEARCHLIGHT Dom Hemingway, mettant en vedette Jude Law, échoue à se démarquer de la foule de films du geme qui fleurissent depuis tant de décennies.«AH, CA FAIT DU BIEN UNE COMEDIE POLICIERE REUSSIE, ORIGINALE, DIALOGUÉE AVEC BONHEUR ET BIEN JOUÉE ! » Le Parisien Pierre Vavasseur [ATIONAU - iâtËRDlTE^ axiafiLms corn JEf« RT UNL CUMLÜIL ÜL JEAN-PAUL SALUME «CA FONCTIONNE A MERVEILLE GRÂCE À DES RÉPLIQUES SAVOUREUSES» aVoir aLire corn Bruno Rit NE IKrERDITE GENDARMERIE NATIONÂlG FRANCDI5 DAM1EN5 EÉRALDINE NAKAEHE LUCIEN JEAN-BAPTISTE PRESENTEMENT À L\u2019AFFICHE CINEMA BEAUBIEN rciN 12396.Beaubien E.514-721-61 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS E 12 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 AVRIL 2014 SCINEMA JOEYSTARR VIRGINIE LEDOYEN JASMINE TRINCA UNEautreVIE UN FILM DE EMMANUEL MOURET\tmgf PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE |\u2014 EXC3NTRIS \u2014| [CINÉMA BEAUBIEN! nTATiniLl \\/ll I 514847-2206\t| 12396, Beauüien E.514-721-6060|\tül/lMUIl \u2018\tCONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS Klapisch dans la cohue de New York Douze ans\tL\u2019auberge espagnole^ neuf ans\tLes poupées russes^ le cinéaste renoue avec ses personnages dans Casse-tête chinois ODILE TREMBLAY Cédric Klapisch rappelle qu\u2019il a découvert Romain Duris avant de le lancer dans son premier long métrage, Le péril jeune (1994).«On est allés le chercher dans la rue.Il ne voulait pas faire de cinéma.Aujourd\u2019hui, on voit ce qu\u2019il a apporté, ce non-acteur: une grâce, une ci-négénie, du glamour.Tout le monde s\u2019identifie à lui.Je suis heureux de l\u2019avoir rencontré.» Vieux couple au cinéma donc (sept films ensemble) que celui formé par Duris et le cinéaste &\u2019Un air de famille et de Chacun cherche son chat.L\u2019acteur tient la vedette dans le triptyque L\u2019auberge espagnole (2002), Les poupées russes (2005) et Casse-téte chinois, son dernier volet, à l\u2019affiche chez nous vendredi prochain.« Un bon acteur est inépuisable.Et on peut éprouver des surprises avec les personnes avec qui on vit depuis 40 ans.» Klapisch estime que l\u2019aventure ressemble à Seven Up !, ce documentaire où les gens prennent sept ans d\u2019un volet à l\u2019autre.«Dans L\u2019auberge espagnole, l\u2019appartement des personnages apportait une image de l\u2019Europe.Ici, je crée un face à face entre l\u2019Europe et l\u2019Amérique.Sur la planète, l\u2019évidence américaine ne se fait pas sentir comme avant.Le monde est plus ouvert.» Audrey Tautou ne déteste i FILMS SEVILLE Cédric Klapisch pas revisiter un rôle: «À 35 ans, on pense qu\u2019on en a toujours 20, dit-elle, mais tout change, bien entendu.Le premier jour du tournage de L\u2019auberge espagnole correspondait à la sortie en salle (i\u2019Amélie Poulin.Au début de la journée^ personne ne me connaissait.A la fin de l\u2019après-midi, on me dévisageait.J\u2019ai perdu ma naïveté à travers le succès de ce film.» En commençant l\u2019écriture de Casse-téte chinois, Klapisch a compris qu\u2019il ne pouvait fonctionner sur le moteur des deux autres.«Les deux premiers volets ont été conçus dans l\u2019urgence de voler la jeunesse des personnages.Cette fois, mes hé- ros ont 40 ans et ils ont perdu leur côté chien fou.Il a fallu que je sois moi-méme plus mûr.Tous trois racontent notre époque avec la mondialisation.» Deux ans plus tôt, il avait revu ses acteurs fétiches: Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly, s\u2019ajustant à leurs disponibilités pour le tournage.Autre casse-tête.Au départ, le cinéaste avait désiré tourner ce film en Chine, mais c\u2019était compliqué.«L\u2019homosexualité est taboue là-bas.» Alors, le Chinatown de New York a pris le relais.«Mais il fallait trouver une raison de les entraîner à New York.A 40 ans, on ne revoit pas nécessairement ses amis d\u2019autrefois.On réduit son cercle.» Dans Casse-téte chinois, Xavier, dont l\u2019union avec Wendy bat de l\u2019aile, part vivre à New York, bientôt célibataire.Isabelle (Cécile de France) et l\u2019ancienne flamme de Xavier, Martine (Audrey Tautou), viennent faire leur tour.«Audrey Tautou est tellement professionnelle.Elle a pris cinq semaines de cours de mandarin pour livrer une séquence sans accent.» «J\u2019adore le cinéma de Cédric, professe Audrey Tautou.Chacun de ses personnages pourrait être le héros du film.La Martine que j\u2019interprète est pleine de contradictions, elle peut être honnête, maladroite aussi, mais son authenticité est précieuse et unique.» Pour Klapisch, le temps qui passe a du bon.«Romain joue bien quand il connaît les choses de l\u2019intérieur.Dans la vie, il est père et dans le film, on le voit beaucoup avec des enfants, marcher dans la rue, aller au square avec eux.Ces gestes-là, il les connaît par cœur.J\u2019ai 45 ans et je filme aussi ce que je connais.A 40 ans, on n\u2019est plus jeune mais on n\u2019est pas encore vieux.Mes personnages sont un peu ados, mais notre société a le culte de la jeunesse.Casse-tête chinois raconte aussi comment chacun fait des choix.Y aura-t-il un quatrième film ?Je verrai dans dix ans.» Klapisch a frouvé ardu le tournage aux Etats-Unis.«Ce n\u2019est pas le même métier qu\u2019en Erance.Il est plus facile de tourner en Russie qu\u2019aux Etats-Unis.Les règles syndicales sont draconiennes, même si New York demeure une ville fascinante.Par contraintes syndicales, on ne peut parler aux figurants.Si on bouge un meuble, il faut s\u2019adresser à la bonne personne.Mais y vivre, c\u2019est fantastique.» Audrey Tautou dit avoir eu envie de rester là-bas.«J\u2019aime le côté cosmopolite et les gens ne nous jugent pas comme en Erance.C\u2019est une ville énergique, libre et positive avec le moyen de réaliser ses rêves.» Le Devoir Ces entretiens ont été effectués à Paris, à l\u2019invitation d\u2019Unifrance.MANHATTAN 4 BRIDGE EILMS SEVILLE Romain Duris, un des acteurs fétiches de Klapisch, est au cœur de Casse-tête chinois, un film qui raconte comment chacun fait ses choix.Le mort qui réfléchit Jean-Paul Salomé livre une comédie en forme de polar pas toujours au point mais originale JE FAIS LE MORT Réalisation et scénario : Jean-Paul Salomé.Avec François Damiens, Géraldine Nakache, Lucien Jean-Baptiste, Anne Le Ny.Image: Pascal Ridao.Musique: Bruno Coulais.Montage: Sylvie Lager.France, 2013, 105 minutes.ODILE TREMBLAY Sautant entre les genres, passant de la comédie au polar avec romance au détour.Je fais le mort du Français Jean-Paul Salomé {Le caméléon) repose sur une idée originale.Sans vraies prouesses de réalisation mais avec cette plus-value de l\u2019inédit.Je fais le mort donne la vedette au Belge François Damiens, acteur (et humoriste) toujours un brin décalé, au physique de voyageur de commerce, cette fois au mieux de sa forme.Dans la peau d\u2019un acteur tatillon et emmerdeur, plaie des plateaux, bientôt au chômage, sinon sur une pub pour suppositoires, il se fait embaucher pour la reconstitution d\u2019une scène de crime, où il jouera le mort et autres vis-à-vis d\u2019un vrai meurtrier L\u2019action se déroule à Me-gève, dans les Alpes, durant la AXIA FILMS L\u2019acteur François Damiens tient la vedette dans Je fais le mort.saison creuse.La juge d\u2019instruction, hésitante, peu aguerrie, est incarnée par Géraldine Nakache, aussi vive qu\u2019à côté de ses pompes.Avec jeu de chat et souris entre cette femme en quête d\u2019autorité et cet homme dont le principal défaut à l\u2019écran, s\u2019enfarger dans les détails, devient une qualité à l\u2019heure de mener une enquête, car il voit tout.Le côté Chabrol du polar de province se marie ici à une résolution de crime à la Agatha Christie, dans le huis clos d\u2019un centre de ski déserté dont le cadre entre deux neiges est bien exploité.Bonne idée donc de créer un pont entre un plateau de cinéma et celui d\u2019une reconstitution criminelle, univers mal connu sur lequel on glane des renseignements et dont on suit les rebondissements avec grand intérêt.On peut déplorer que les dialogues fassent souvent long feu entre ce duo de figures incompatibles, pilier du burlesque.Juge et acteur parviennent toutefois à imposer leur drôle de chimie dans un film qui égare pourtant son tempo plus souvent qu\u2019à son tour, avec un scénario déparé par de nombreuses invraisemblances.Démarré comme une comédie, Je fais le mort se mue en polar et les changements de ton sont grinçants aux entournures, mais l\u2019enquête s\u2019enrichit de personnages secondaires bien typés : Lucien Jean-Baptiste en flic aux deux visages, Anne Le Ny en originale qui voit plus loin que le bout de son nez.La confusion se met toutefois de la partie dans cette chasse au coupable.Quant au côté romance, il roule à pleins clichés.L\u2019un dans l\u2019autre, la vigueur des comédiens, l\u2019humour déjanté du ton, l\u2019originalité du thème apportent au film ce petit quelque chose de plus qu\u2019un simple délassement: des effets de surprise, un charme avec grains d\u2019insolite.Le Devoir 1\\ METROPOLE FILMS La renommée de l\u2019acteur François Cluzet est au service d\u2019un film courageux dans sa fabrication, mais plutôt convenu au fil d\u2019arrivée.Seul ou avec d\u2019autres EN SOLITAIRE Réalisation : Christophe Offen-stein.Scénario : Jean Cottin, Christophe Offenstein.Avec François Cluzet, Samy Seghir, Guillaume Canet, Karine Vanasse, Virginie Efira.Image: Guillaume Schiffman.Montage: Véronique Lange.Musique: Victor Reyes, Patrice Ren-son.France, 2013, 96 minutes.ANDRÉ LAVOIE O n dit de certains acteurs qu\u2019ils peuvent faire «n\u2019importe quoi».Leurs choix ne sont pas toujours guidés par l\u2019amour du cinéma \u2014 Gérard Depardieu domine la compéti-tion.\u2014 mais ce n\u2019est pas le cas de François Cluzet, aussi capable de se dénuder {Do not Disturb) que d\u2019être cloué à un fauteuil roulant {Intouchables) .Qu\u2019il hisse avec force la grand-voile et fende les océans dans En solitaire, de Christophe Qffenstein, n\u2019étonnera que ceux qui n\u2019ont pas suivi le parcours de celui ayant gagné sur le tard ses galons de vedette.Sa renommée récemment acquise est au service d\u2019un film courageux dans sa fabrication, mais plutôt convenu au fil d\u2019arrivée.Le Vendée Globe apparaît d\u2019emblée comme un sujet au potentiel dramatique inépuisable tant cette course autour du monde sur un voilier en proie aux éléments déchaînés recèle sa large part de péripéties aux ultimes limites de la résistance humaine.Rien ne semble arrêter ni ralentir Yann Kermadec (Cluzet, bourru et athlétique), trop heureux de remplacer son beau-frère champion mais mal en point (Guillaume Canet), laissant derrière lui sa petite fille et sa qouvelle compagne (Virginie Efira).La traversée prend une autre tournure lorsqu\u2019il découvre qu\u2019un jeune passager clandestin originaire de la Mauritanie, Mano (Samy Seghir, la touche de vérité), s\u2019est glissé dans son navire le temps d\u2019une réparation près des Seuls les bons sentiments finissent par souffler fort sur l\u2019aventure, et même sur le plancher des vaches côtes.Sa présence peut lui faire perdre toutes ses chances, et commence alors une course contre la montre doublée d\u2019un épuisant jeu de cache-cache avec ses partenaires, toujours près grâce à une technologie sophistiquée.Les écueils se feront chaque jour plus nombreux, comme l\u2019arrivée impromptue d\u2019une rivale naufragée (Karine Vanasse en mode british, pas sûr) qui augmente d\u2019un cran les angoisses de ce marin prêt à tout pour garder le cap sur la victoire.Une souffrance palpable est-elle nécessairement partagée?En solitaire illustre avec une minutie digne d\u2019un long reportage, ou plutôt d\u2019une luxueuse infopub (le Vendée Globe est un «partenaire» de la production), les rituels dangereux d\u2019une telle équipée.Le tout prend la forme d\u2019une gigantesque célébration de ce pied de nez aux vagues et aux remous, le personnage de Cluzet agissant ici comme la figure emblématique de tous les participants un peu fous de cette course folle.Directeur photo des films de Guillaume Canet {Ne le dis à personne.Les petits mouchoirs), ici en mode mineur, Christophe Qffenstein suscite le respect grâce au caractère périlleux de l\u2019entreprise.Retenons-nous notre souffle devant ce double destin insolite sur les flots agités du Vendée?L\u2019évolution psychologique de ce marin grognon vis-à-vis de son petit protégé obligé apparaît aussi tumultueuse qu\u2019un voyage sur une mer d\u2019huile; seuls les bons sentiments finissent par souf fier fort sur l\u2019aventure, et même sur le plancher des vaches (la fin des hostilités entre la fillette et sa nouvelle belle-maman en fera rêver plusieurs).Au final.En solitaire s\u2019affiche comme l\u2019œuvre d\u2019un sur-doué de l\u2019image en quête d\u2019une boussole de metteur en scène inspiré.Collaborateur Le Devoir EXC3NTRIS I«i4^l UNEAUTREVIE EMMANUEL MOURET - 95 MIN.- V.O.FRANÇAISE ET AUSSI DE NOMBREUX TITRES SUR CINEMAEXCENTRIS.COM CINEMA EN LIGNE BILLETTERIE : 514 847-2206 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTRÉAL ET AUSSI A L\u2019AFFICHE: 3 HISTOIRES D\u2019INDIENS ROBERT MORIN TEL PÈRE, TEL FILS KORE-EDAHIROKAZU\t0+] LA JALOUSIE PHILIPPE GARREL\tEN ATTENTE DEVISA TOM A LA FERME XAVIER DOLAN\t^ 1 NYMPHOMANIAC LARS VON TRIER - VOLUME I ET II\t QUAI D'ORSAY BERTRAND TAVERNIER\tH+] MIRON : UN HOMME REVENU D\u2019EN DEHORS DU MONDE SIMON BEAULIEU\ten attente de visa\t CINÉ-KID : TORBEN ET SYLVIA DIMANCHE 20 AVRILÀ11H\tS CINÉ-CLUB 65+ : EN ATTENDANT LE PRINTEMPS MARIE-GENEVIÈVE CHABOT - JEUDI 24 AVRILÀ 13H\t DOCVILLE: THE UNKNOWN KNOW ERROL MORRIS - JEUDI 24 AVRIL À 20H\t "]
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