Le devoir, 25 avril 2014, Cahier B
[" Cinéma : Le dernier des injustes, les segments ignorés de Shoah revisités Page b 3 Reste : Les coudes sur la table, une bien belle maison à Montréal Page b 7 WEEK-END CAHIER B .LE DEVOIR, LE VENDREDI 25 AVRIL 2014 Des artistes en herbe à Toeuvre à un atelier Paint Nite du Café Cristal, à Boisbriand.JEREMY COSTA PAINT NITE Voyage créatif au bout de la nuit Les Paint Nite, qui se tiennent dans des bars du Grand Montréal, permettent de s\u2019initier aux arts visuels dans une ambiance ludique Les toiles alignées occupent presque tout l\u2019espace.Les pinceaux vont et viennent, superposant les couleurs, masquant le blanc des canevas.En trame de fond, une voix indique tranquillement comment agencer les teintes.Pour peu, on se croirait dans un de ces ateliers du dimanche où les artistes en herbe apprennent les rudiments de la peinture.Seuls détails qui brisent l\u2019illusion, ces verres à martini et ces coupes de vin qui trônent à côté des chevalets.FLORENCE SARA G.FERRARIS Depuis le mois de janvier, mordus d\u2019art et néophytes sont invités à faire aller leur créativité dans des bars de la métropole lors de Paint Nite.Nées à Boston il y a un peu plus de deux ans, ces soirées se veulent avant tout une manière de s\u2019initier aux arts visuels dans une ambiance ludique.«La seule règle ici est qu\u2019il est interdit de dire qu\u2019on n\u2019est pas capable de faire quelque chose, lance l\u2019organisateur Jeremy Costa.Les gens sont là pour essayer.Certains n\u2019ont parfois plus peint depuis leur enfance.» Une candeur C\u2019est cette candeur par rapport à l\u2019art qui a séduit l\u2019artiste lorsqu\u2019il a commencé à animer des Paint Nite.«Les gens sont tout simplement heureux de venir mélanger des couleurs pendant quelques heures.» Détenteur d\u2019un baccalauréat en arts visuels, Jeremy Costa a découvert l\u2019idée, un peu par hasard, aux détours de ses recherches pour un emploi.«Je voulais travailler dans mon domaine, mais mon principal objectif, à l\u2019époque, était de me trouver un «job alimentaire»», explique le jeune homme avec un petit rire.Quelques mois après avoir commencé à animer des soirées, la filiale torontoise de laquelle découle celle de la métropole lui propose un poste de partenaire à Montréal.«Sur le coup, je n\u2019étais pas certain », concède celui qui occupe cette fonction depuis décembre dernier.«Je suis un artiste avant tout et je ne savais pas si je voulais m\u2019éloigner de mon art à ce point.» Le contact avec la clientèle l\u2019aura finalement fait changer d\u2019avis.«Le public est tellement ouvert.Tout le monde a une attitude positive.Et, au final, ça me permet de parler de couleurs, de textures, de techniques presque tout le temps.» Initiation artistique Ces soirées sont construites un peu à la manière d\u2019un atelier d\u2019initiation.Des premières couches de peinture aux plus fins détails, en passant par le lavage des pin- ceaux, les animateurs accompagnent les participants tout au long du processus créatif Même pas besoin de penser, un modèle étant aussi fourni à ceux qui le désirent.«En s\u2019inscrivant à une soirée, on choisit l\u2019image qu\u2019on souhaite peindre», précise Jeremy Costa, qui prodigue ensuite \u2014 tout comme les autres instructeurs \u2014 des conseils afin que la toile de base soit aisément reproductible.«Il y a toujours des gens qui poussent un peu plus et qui s\u2019approprient l\u2019œuvre suggérée, ajoute-t-il.Je ne suis pas là pour les en empêcher, je dirais même que je suis là pour les y encourager!» Bien que l\u2019activité s\u2019adresse à tous, ce sont surtout des débutants qui tentent l\u2019expérience.Il leur suffit alors de se présenter au bar choisi pour l\u2019occasion et «de laisser aller leur créativité», tout l\u2019équipement étant compris dans le tarif de base.«L\u2019idée est de permettre aux gens d\u2019apprivoiser la peinture sans qu\u2019ils aient à s\u2019inscrire à un cours de 12 semaines ou à dépenser une fortune en matériel», explique-t-il.Pour les établissements sé- a.La seule règle ici est qu\u2019il est interdit de dire qu\u2019on n\u2019est pas capable défaire quelque chose yy L\u2019artiste organisateur Jeremy Costa lectionnés, il s\u2019agit d\u2019une occasion de diversifier leur clientèle.L\u2019organisateur montréalais estime que les partenariats se développent dans les deux sens, c\u2019est-à-dire qu\u2019il approche presque autant de débits de boisson qu\u2019il reçoit d\u2019offres.Engouement instantané Pour Natalie Chou, propriétaire du Café Cristal \u2014 seul bar à offrir l\u2019activité en dehors de l\u2019île de Montréal \u2014, l\u2019entente lui permet de rentabiliser des heures qui sont généralement calmes.«Nous avons décidé de proposer cette activité l\u2019après-midi », explique la tenancière de Boisbriand, qui fait encore exception à la règle puisque la majorité des autres accueillent les Paint Nite en soirée.«Pour remplir le bar le jour, entre autres.» Elle-même amatrice d\u2019arts visuels, le concept des Paint Nite l\u2019a immédiatement ravie et sa clientèle a suivi le mouvement.«Nous faisons presque salle comble depuis le début!» Cette réception positive fait en sorte que les établissements acceptent, règle générale, de revoir ces groupes d\u2019artistes en devenir prendre d\u2019assaut leur espace quelques fois par mois.Cet engouement, Jeremy Costa l\u2019a remarqué dès le début: «Déjà, deux semaines avant le lancement de l\u2019événement à Montréal, mes premières soirées affichaient complet.» Même son de cloche à Boston.Un an à peine après la première soirée, l\u2019activité était présentée comme «une des meilleures soirées à passer en ville» selon les sites touristiques.«Pour moi, ça ne veut dire qu\u2019une chose: les gens ont un nouveau besoin, celui de s\u2019exprimer, et ça passe peut-être par cette joyeuse manifestation de leur créativité.» Le Devoir Paint Nite Montréai.Horaires et lieux variables.Réservations et renseignements: paintnite.ca.Possibilité d\u2019obtenir un rabais de 20$ avec l\u2019utilisation du coupon «PaintPartyMtl» disponible sur le site Web.LCl Des suggestions de sorties pour le week-end LE QUEBEC DANSE C\u2019est le temps d\u2019étirer vos muscles ankylosés par l\u2019hiver : le Québec entier se met à la danse avec les cours gratuits, les répétitions publiques, les conférences et les performances du festival Québec danse.Curiosités : le Prêt-à-baiser d\u2019Qlivier Dubois au Centre Phi (mardi à 20 h, $) et un flash mob de 100 danseurs sur l\u2019esplanade de la Place des Arts de Montréal (mardi à 17h).Jusqu\u2019au 29 avril.Programmation: quebecdanse.org.DES MILLIERS DE LIVRES C\u2019est le ménage du printemps dans les bibliothèques de Montréal : des milliers de revues, romans, bandes dessinées, essais, dictionnaires et albums pour enfants, élagués des rayons, sont mis en vente pour une semaine.Et à prix d\u2019ami : il vous en coûtera de 50 C à 3 $ pour faire le plein de lecture pour l\u2019année.Du 26 avril au 4 mai, de 13h à 19h, à l\u2019aréna Etienne-Desmarteau, 3430, rue de Bellechasse.Argent comptant.Info: ville.montreal.qc.ca/biblio.PAPIER14 Le Tout-Canada de l\u2019art contemporain converge à Montréal pour la foire Pa-pierl4, qui célèbre ce médium essentiel.Arrêts proposés : la table ronde Paper Trails sur les utilisations du papier en arts (vendredi à 14 h, en anglais), puis les visites guidées « L\u2019art contemporain autochtone » (samedi à 15h) et «Pratiques engagées», sur le propos de fond des artistes (dimanche à 13 h).Jusqu\u2019à dimanche à l\u2019angle des rues Sainte-Catherine Ouest et Clark.Entrée libre.Info : pap iermontreal.corn.ECHAPPEE NATURE Pour le printemps, le parc national des Iles-de-Bourcher-ville lance deux escapades : une découverte du cerf de Virginie par une tournée de sites d\u2019observation et une sortie en canot rabaska pour zieuter les canards en migration.Avec de la chance (et du silence), vous croiserez peut-être des spécimens.Les samedis et dimanches du 26 avril au 17 mai (cerfs) ou jusqu\u2019à la fin de mai (canards).Info et réservations : ¦S\u2019 450 928-5088.sepaq .com/pq/bou.$ PIPA PILMS Cinéphiles, la programmation PIPA du Musée national des beaux-arts du Québec entame son dernier sprint.Huit films primés de l\u2019édition 2014 vous sont présentés d\u2019ici samedi dans la noirceur de l\u2019auditorium, dont l\u2019essai Beat Generation.Vendredi et samedi au Parc-des-Champs-de-Bataille à Québec.Info:-s 418 643-2150, mnbaq.org.$ Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com B 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 25 AVRIL 2014 WEEK-END CULTURE mmm f b VALERIE REMISE Alfred repose sur la grande expressivité et la souplesse d\u2019Emmanuel Schwartz, cet interprète à la présence unique, singulière.THÉÂTRE La bête humaine ALFRED Texte: Emmanuel Schwartz, en collaboration avec Alexia Bürger.Mise en scène: Alexia Bürger, en collaboration avec Sylvain Bélanger.A la salle Jean-Claude-Germain, jusqu\u2019au 4 mai.MARIE LABRECQUE Bienvenue à Akron, Ohio.Une petite ville banale de l\u2019Amérique profonde mise sens dessus dessous par un fait divers épique : en révolte contre sa petite vie, contre son sort, un gardien de zoo laisse s\u2019échapper une cinquantaine d\u2019animaux sauvages.A partir de cette anecdote inusitée, Emmanuel Schwartz signe une belle fable poétique, au versant mythique, sur l\u2019étouffement d\u2019une certaine Amérique, un environnement de marques de consommation, de 9 à 5 et d\u2019imaginaire asphyxié, dans laquelle l\u2019essence vitale des êtres est brimée.Pendant que les bêtes envahissent la ville, donc, une poignée d\u2019êtres humains vont aussi profiter de cette occasion inespérée de liberté, eux dont l\u2019existence semble elle-même encagée : une vie étriquée, médiocre, conventionnelle, aux horizons bouchés.A chacun sa prison.En relâchant les bêtes, le gardien zoologique \u2014 qui pose un geste de rupture avec une vie où il a l\u2019impression de n\u2019avoir jamais vraiment rien décidé \u2014 va aussi libérer la véritable nature de certains d\u2019entre eux, pour un temps.Une occasion de «se bousculer», de rêver, de rompre avec un quotidien morne.11 y a l\u2019institutrice du primaire, qui goûte d\u2019abord cet événement inattendu, excitée devant toutes les potentialités inexplorées de la vie.L\u2019ex-toxi-comane en chemin vers une entrevue d\u2019emploi, qui se découvre, face à ce miracle imprévu, une voix intérieure de preacher.L\u2019incident va aussi réveiller quelque chose de plus sauvage et dangereux chez le sniper solitaire que la société a chargé de tout remettre en ordre en abattant les bêtes.Toute cette faune humaine \u2014 et même parfois animale \u2014 est incarnée en alternance avec brio par Emmanuel Schwartz.Alfred repose sur la grande expressivité et la souplesse de cet interprète à la présence unique, singulière.11 lui suffit d\u2019un regard par en dessous, avec un mouvement des lèvres et les gestes gracieux de mains mobiles pour nous faire deviner, par exemple, qu\u2019un personnage féminin vient d\u2019apparaître.Tout ça sans jamais tomber dans l\u2019exhibition narcissique de la virtuosité.L\u2019interprète sert la pièce, et non le contraire.La mise en scène vivante d\u2019Alexia Bürger crée un cadre dynamique, où loger ces personnages.A coups de projections et grâce à une trame sonore très présente, on fait vivre la ville en alerte.La scénographie symbolique conçue par Simon Guilbault sert également bien ce petit spectacle inspiré.Collaboratrice Le Devoir Quel avenir pour les festivals à Montréal ?ERANÇOIS LEVESQUE Le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) a tenu jeudi une table ronde portant sur l\u2019avenir des festivals dans la métropole.S\u2019y trouvaient réunis Gilbert Rozon, le président et fondateur du Groupe Juste pour rire, Alain Simard, le président et fondateur du Eestival international de jazz de Montréal, des ErancoFolies et de Montréal en lumière, Sébastien Nasra, le président et fondateur de M pour Montréal et de Mundial Montréal, et Paul Arseneault, le titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l\u2019Ecole des sciences de la gestion de l\u2019UQAM.Plusieurs questions ont été soulevées lors du débat animé par la chroniqueuse Nathalie Petrowski, mais celle du financement s\u2019est imposée.Gilbert Rozon a donné le ton en plaidant pour une révision des politiques de subvention.«On rapporte beaucoup plus que ce qu\u2019on coûte.Alors moi je dis aux gouvernements: accompagnez-nous dans la croissance.Le problème de l\u2019industrie des festivals, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019en est pas une parce qu\u2019en ce moment, les festivals sont condamnés à plafonner.L\u2019aide maximale est la même que tu génères des retombées de 15 millions ou de 60 millions.Si une compagnie de jeux vidéo vient s\u2019installer à Montréal, l\u2019aide sera proportionnelle au nombre d\u2019emplois générés, ce qui favorise la croissance.Pourquoi ne pas appliquer la même équation aux festivals ?L\u2019idée étant: je t\u2019amène de la crois- !£?*fJSElL KE|jVn(>R\tr - RioTimoAIcan foreign RELATION* .iSF Fil.r.SYLVIE-ANN PARE Paul Arseneault, Gilbert Rozon, Sébastien Nasra et Alain Simard ont soulevé plusieurs questions concernant l\u2019avenir des festivals à Montréal lors du débat animé par la chroniqueuse Nathalie Petrowski, mais celle du financement s\u2019est imposée.sance économique, tu m\u2019accompagnes en conséquence [.] Y\u2019a dix ou douze ans, Bernard Landry nous avait consenti un million d\u2019argent frais après un intense lobbying.Cette année-là, on a doublé nos auditoires.Doublé, avec un million de plus !» Son de cloche similaire de la part d\u2019Alain Simard : «Au Festival international de jazz, chaque dollar de subvention se traduit par 18$ dans le produit intérieur brut, et ce, uniquement en comptant l\u2019argent des touristes.Le même dollar produit un retour fiscal de plus de 5 $.Et notre potentiel n\u2019est pas du tout maximisé», a-t-il assuré.Regard lucide Selon Paul Arsenault, le politique en est conscient.«Les pouvoirs publics ont vu la pertinence de soutenir de tels événements; on a jugé bon ériger une place des Festivals.Sur le demi-milliard investi par le fédéral et le provincial en tourisme, 15 % environ va aux festivals [.] Je regarde nos voisins de Toronto qui ont injecté des milliards dans leurs infrastructures publiques, et je me dis qu\u2019avant longtemps, ils vont commencer à faire des yeux doux à nos créateurs et à nos experts événementiels.» Cadet du panel, Sébastien Nasra a manifesté quant à lui beaucoup de pragmatisme.«Le contexte de création de festivals n\u2019est plus du tout celui d\u2019il y a 30 ans.Les finances publiques sont à sec.On doit solliciter davantage les gens d\u2019affaires et collaborer davantage les uns avec les autres, par exemple en partageant des expertises.C\u2019est ce qu\u2019on fait avec nos amis de Mutek, de Sensation mode, de Fantasia, qui surviennent à des temps de l\u2019année différents [.] Dans plusieurs champs d\u2019activités, notre compétence est reconnue partout dans le monde.Moi, je pense que dans certains domaines, on est encore meilleurs qu\u2019on le croit nous-même», a-t-il conclu.Le Devoir EM 15 dévoile son menu printanier Elektra et Mutek fusionnent le temps de fêter leurs 15 ans EREDERIQUE DOYON Réunis sous le chapeau EM15 le temps de leur 15® anniversaire du 27 mai au 1®® juin, les festivals Mutek et Elektra levaient le voile sur un dernier pan de leur programmation commune jeudi.Une quarantaine d\u2019artistes locaux et nationaux s\u2019ajoutent aux figures internationales telles que Nicolas Jaar, Ricardo Villalobos, Audion et Ben Frost déjà annoncées.En tout, les six jours d\u2019activités donneront lieu à quelque 85 performances de 150 artistes.«B y aura une fusion des spécificités de nos deux événements», expliquait Alain Mon-geau, le directeur artistique de Mutek, en dialogue avec son vis-à-vis d\u2019Elektra, Alain Thibault, en conférence de presse au Musée d\u2019art contemporain (MAC).L\u2019artiste montréalais Herman Kolgen incarne bien cette mise en commun pour avoir présenté ses œuvres dans les deux événements au fd des ans.11 lancera le 31 mai au cinéma Impérial (après une mise à l\u2019épreuve en Espagne) son nouveau projet audiovisuel Seismik, fondé sur les vibrations de la Terre captées en temps réel grâce à des appareils sensibles aux champs magnétiques.«C\u2019est un projet évolutif parce qu\u2019on a développé des logiciels pour aller chercher le data ici et ailleurs dans le monde», a confié celui qui se considère un peu comme le «mononcle» de Mutek et Elektra.Parmi les autres artistes locaux et nationaux programmés se trouvent aussi Nicolas Bernier et Martin Messier, Markus Floats, Atheus, Guillaume & The Coutu-Du-mont, Metametric et Maotic.Entre autres.Le MAC s\u2019associe à EM15 pour lui servir de lieu d\u2019ancrage principal.Un partenariat qui permet d\u2019accroître la visibilité de l\u2019événement.Le coup d\u2019envoi y sera d\u2019ailleurs donné le 27 mai avec un programme Le cœur du printemps Forts de 15 années de dé-frichage, Mutek et Elektra, réunis sous EM 15, forment le cœur battant du Printemps numérique québécois, en cours depuis la fin mars.La bannière rassemble jusqu\u2019au 21 juin toutes les performances visuelles et sonores, les installations interactives et les productions 3D qui ont les nouvelles techno- logies pour matière afin de témoigner du rôle de capitale des arts numériques que joue Montréal.On y trouve autant les contenus des festivals comme EM 15 ou la Biennale internationale d\u2019arts numériques que les 21 balançoires de Daily tous les jours ou les expositions qui se déploient grâce au multimédia.quadruple formé de 1013_10_TV_c.s.l.m., projet tandem entre Jesse Osborne-Lanthier et prischa Lchtenber-ger (Can-E.-lJ.), d\u2019Oneothrix Point Never (E.-U.), de Robert Lippok (Allemagne) et de Kangding Ray (France).Le Canadien Richie Hawtin présentera aussi son nouveau spectacle Fog Works.Dans les jours suivants, le MAC accueillera notamment une performance de Dino Chapman qui fait, avec son frère, l\u2019objet d\u2019une exposition à DHC/Art en ce moment, et la Série Play consacrée à l\u2019émergence montréalaise.EM15 compte également des activités diurnes comme le symposium Connecting Cities et le Marché international de l\u2019art numérique.L\u2019équipe de Mutek a choisi de ne pas publier de catalogue cette année.Tout le contenu du festival est accessible en ligne et sur une application mobile disponible sur le site Web www.eml5.org.Le Devoir \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tI Le Téléjournal 18 h\t\tLES DESCENDANTS (2011) avec Shailene Woodley, Amara Miller, George Clooney\t\t\t\tZone doc / La Main et les autres\t\tLe Téléjournal\t22h45 Nouv.sports\tCap sur l'été\t\tLA PRIME (2011) \t17h55 TVA nouvelles\tLe Tricheur\tDu talent à revendre\t\tOTAGES DE LA PEUR (2004) avec Kevin Pollak, Jonathan Tucker, Bruce Willis\t\t\t\tTVA nouvelles\t|22h35 Denis Lévesque\t\t23h35 LA MEMOIRE DANS LA PEAU (2002) Matt Damon\t \tMystérieuses Cités\tDis-moi tout\tLe grand jeu des animaux\tVisite libre\tCurieux Bégin\t\tDeux hommes en or\t\tBelle et Bum / Alex Nevsky , Térez Montcalm\t\t\tOVER MY DEAD BODY (2012) Dave St-Pierre\t \tTic Tac Show\tUn souper presque parfait\tL'arbitre\t\tMeurtrières\t\tJournal d'un vampire/Le chasseur\t\tLe Journal Techno\tMartin Honk Octane\tCalifornication\tL'Instant Gagnant\t \tLe Téléiournal\tRDI économie\t24/60\t\tLes grands report\t\tLe Téléjournal\t\tCharbonneau\tRDI en direct\tLe Téléjournal\tRDI économie\t124/60\t1 \t17h50Champi\tJournal ER\tLe peuple des océans\t\tThalassa\t\t\t21h35 Vus ciel\tPorts d'attache/Tanger\t\tTV5 le journal\t23h40 Rendez-vous en Terre |\t Comédie Club / Luc Senay\t\t\tTestament Les héritiers divisés\t\tJumeaux diaboliques\t\tEnquêtes au féminin\t\tAlliance meurtrière\t\tI Sueurs froides\t\tAu pays des \t1 Défi sucré\t\tLe pro du patio | Design V1 P\t\tProp no\tiProprio\tDélices\tDélices\tByeMaison\t1 Idées-qrandeur\tI Propriétaire\tIdées grandeur\tDéfi sucré \tTop musique\t\tBuzz\t\tM Net\t1 Décompte MusiquePlus\t\t\t\tMusiqueplus\tI Chaises musicales\t\tJersey Shore \t1 Le grand décompte MusiMax\t\t\t\tPrésentation Musimax\t\tPrésentation Musimax\t\tO'viva\t\tO'viva\t\tLes ex du rock \tIVRAKIavie\tL'appart du 5e\tMix 4\t\tGrenade'?\t[Grenade'?\tTeen Wolf / Le Nemeton\t\tBig Bang\tMDR\t[EanClub\tLe studio\tHors d'ondes \tLes Simpson\tLEGO Chima\tYoung Justice\tSpiderMan\tAvengers\tGarde Batman\tLes Simpson\tEamilyGuy\tAmerican Dad\tSouth Park\tLes Simpson\tDans l'canyon\tAmerican Dad 17h00 Le 5 à 7\t\tHockey 360°\tLNH Hockey NY R/Pha (D)\t\t\t\t\tL'antichambre\t\t1 LNH Hockey Dal /Ana\t\t\tLutte TNA \tSur le pied de querre\t\tEous bolides\tPawn Stars\tPawn Stars\t1 Restauration\tLes enquêtes du NCIS\t\t1 CHASSE A MORT (1981 ) avec Lee Marvin, Charles Bronson\t\t\t\tGrands nature \tLe temps d'une paix\t\tComme magie\tBD OC\tOui êtes-vous'?\t\tLes grandes entrevues / Jean-Marc Parent\t\t\t1 Planète sexe/Hong Kong\t\t|23h35 DEAD MAN (1996)\t|\t \tProjet grizzly / Le roi glouton\t\tPoissons monstres\t\tMégastructures\t\tStan Lee et les super-humains\t\tEscouade antibombe\t\tTabou / Amour hors norme\t\tStructures \t1 La loi et l'ordre\tCrimes sexuels\tArctic Air/Prise d'otages\t\tDre Hunt / Passé, présent, futur\t\tHawaii 5-0/ Pa 'Ani\t\tElémentaire\t\tRizzoli & Isles\t\tPoltergeist \t1666 Park Avenue\t\tRéal rénos\tJobs de bras\tRemorquage\t1 Prêt sur gage\tTrafiquants d'alcool\t\tChasseurs fantômes\t\tChasseurs de fantômes\t\tLes stupéfiants \tRouler, voler\tCoqito\tSur les traces des Eilles du Roy\t\tSoirée Université\t\tDesiqn\t\tBevond the Headlines\t\tICapharnaüm\tPublications\tCORIM \tDans tes veux\tPrêta partir\tEolle escale/New Orleans\t\tGuide restas VOIR\t\tHell's Kitchen\t\tVR en déroute\t\tI La Course Evasion\t\tde la pêche \tMiniTFO/Zoubi\tCaillou\tContre-attaque\tContre-attaque\tLa grande soif\t1 Monde\t|21h05 LA NUIT (1961) Marcello Mastroianni\t\t\t\tNaufragés des villes / Pauvreté\t\tBRBR \t|l7h20SEPTANSDEREFLE |\t\t|l9h15 LE CELIBATAIRE (1999) Chris O'Donnell\t|\t\t\t\t1 LONDON (2005) avec Jessica Biel, Chris Evans\t\t\t122h35 CAUCHEMAR AU LAC DE L'EDEN\t\t\tCinéma \tICinéma\t|\t|18h25 JOURNAL D'UN DEGONELE 3 (2012)\t|\t\t\t1 INSIDIEUX CHAPITRE 2 (2013) Patrick Wilson |\t\t\t|21h50 KIDNAPPEE (2012) avec Malm Akerman, Nicolas Cage |\t\t\t\tILE GRAND DIVORCE (2012)\t|\t \t1 Horizons/Sri Lanka\t\tHakahetau\tMaisons Brésil\tLe grand retour\t\tHalal Les dérives\t\tD'un monde à l'autre\t\tI La fée électricité\t\tCuba, l'art de QROStitres tv\t\tPlace des Arts\tMise à jour\t\tCaucus\t1 Le guide de l'auto\t\tAccro moto\tVoirGRANDtv\t1 Gala Juste pour rire\t\tJuste pour rire\tOpen télé \t|l7h00News\tRick Mercer\t22 Minutes\tJEL Gaqs\tLNH Hockey Chicago vs St Louis (D)\t\t\t\t\tCBC News The National\t\tCBCNews\tGeorge S OüGMIl CTV News\t\t\teTalk\tThe Biq Banq\tSpun Out\tiKirstie\tGrimm\t\tBlue Bloods / Custody Battle\t\tCTV National\tCTV News\t0h05 BigBang \tEvening News\tGlobal National\tE T Canada\tEnt Tonight\tKitchen Nightmares\t\tHawaii Eive-0\t\tKitchen Nightmares\t\tNews Einal\tE T Canada\tThe Test \tWild Krafts\tWordGirl\tIndian Ocean with Simon Reeve\t\tThe Agenda With Steve Paikin\t\tHeartbeat/Old Eriends\t\tEoyle's War Partie 1 de 2\t\tI The Agenda With Steve Paikin\t\tTHE TRAIN \tABC 22 News\tWorld News\tABC 22 News\tInside Edition\tLast Man St\t1 Last Man St\tShark Tank\t\t20/20\t\tABC 22 News\t23h35 Jimmy Kimmel Live\t \tI Channel 3 News\t\tEveninq News\tEnt Tonight\tUnforgettable / East of Islip\t\tHawaii Eive-0\t\tBlue Bloods / Custody Battle\t\t3 News\t23h35 David Letterman\t \tI Newschannel 5\tNBC News\tJeopardv'\tWheel Eortune\tDateline NBC\t\tGrimm\t\tHannibal / Shiizakana\t\tNewschannel 5\t23h35 The Tonight Show\t \tTwo and Hait\tTwo and Hait\tThe Biq Banq\tThe Big Bang\tKitchen Nightmares\t\tKitchen Niqhtmares\t\tNews at 10 30\t1 News at 10 30\tOrange Nation\tEamily Guy\t1 American Dad | \tiPBSNewsHour\t\tBBC News\tVermont Week\tWash Week\tCharlie Rose\tThe Bletchley Circle\t\tCall the Midwife\t\tBusiness\tCharlie Rose\t|\t \tI News America\tBusiness\tPBS NewsHour\t\tM L Journal\tNY NOW\tGreat Performances / Matthew Bourne's Sleeping Beauty\t\t\t\tBBC News\tCharlie Rose\t UiüHH CTV N ews\t|\t\t\teTalk\tThe Big Bang\tSpun Out\tKirstie\tGrimm\t\tBlue Bloods / Custody Battle\t\tCTV National\tCTV News\t0h05 BigBang \tI Missing / Pilot\t\tElashpoint/ACall to Arms\t\tCold Justice\t\tCriminal Minds/The Return\t\tRun\t\tCold Justice / Ladv in the Box\t\tCriminal Minds \tI How It's Made\tHow It's Made\tDailv Planet\t\tSons of Guns\t\tSons of Guns / Master Blaster\t\tMayday / Terror in Paradise\t\tMavdav\t\tSons of Guns \tI Vikings/The Choice\t\tAmerican Pickers\t\tMuseum Secrets\t\tPawn Stars\tPawn Stars\tPawn Stars\tI Pawn Stars\tVikings/The Choice\t\tPawn Stars \tNCIS/Endgame\t\tITHE PHILADELPHIA EXPERIMENT (2012) Nicholas Lea\tI\t\t\t\tContinuum/30 Minutes to Air\t\tiTHE HANGOVER (2009) avec Bradley Cooper, Ed Helms\t\t\t\tCinéma \tSportsCentre\tPlayoff Pre\tNBA Basketball / Raptors de Toronto c Brooklyn Nets - Séries éliminatoires (D)\t\t\t\t\tSportsCentre\t\tILNH Hockey Dal/Ana (D)\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t A LA TELE Nos choix cette fin de semaine REMONTER LE BOULEVARD ET LHISTOIRE L\u2019artère centrale de Montréal a toujours été une ligne de séparation linguistique, mais surtout un point de chute pour les vagues d\u2019immigration qui ont façonné notre cité.Ce documentaire raconte l\u2019histoire du boulevard Saint-Laurent à travers quelques-unes de ses communautés les plus anciennes.La Main et les autres, Radio-Canada, vendredi, 21 h PRÉPAREZ VOS MOUCHOIRS 11 n\u2019y a rien d\u2019autre à dire à propos de cette finale de la troisième saison, un épisode à regarder jusqu\u2019au bout.Downton Abbey, Radio-Canada, samedi, 20 h RETOUR EN CUISINE Le cinéaste Guillaume Sylvestre s\u2019est fait connaître avec son portrait documentaire de chefs vedettes de la métropole.Durs à cuire, puis s\u2019est risqué à la fiction avec Premier amour, film sur l\u2019adolescence reçu moins chaudement.Le récent documentaire qu\u2019il a tourné dans les murs d\u2019une école secondaire montréalaise n\u2019a pas connu un sort critique tellement meilleur, mais vaut tout de même le détour, tout comme ce tout dernier, qui retourne en cuisine, en compagnie du chef Hugue Dufour dans la Clrosse Pomme.Secondaire V et Le steakhouse.Canal D, dimanche, dès 19 h Amélie Gaudreau LE DEVOIR, LE VENDREDI 25 AVRIL 2014 B 3 WEEK-Ee CINEMA \u2022 CE SOIR, 19H00 VllES DAFRIOUE cinéma impérial 25 avril au 4 mai 2014\tv-iivi_ivi/» iivn J~7A 1430 de Bleury, Montréal www.vuesdafrique.org Voil- Médiafilm.ca CASSE-TETE CHINOIS France, 2013, 117 minutes Comédie dramatique de Cédric Klapisch avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France.Par crainte de perdre sa famille, un célèbre écrivain français à l\u2019aube de la quarantaine décide, sur un coup de tête, de quitter Paris pour New York, où son épouse anglaise vient de s\u2019établir avec leurs deux enfants et son nouvel amoureux.V.o.: Quartier latin, StarCité, Beaubien.LES DERNIERS AMANTS (Only Lovers Left Alive) Etats-Unis, 2013, 123 minutes Drame sentimental de Jim Jarmusch avec Tilda Swinton, Tom Hiddleston, Mia Wasikowska.Une vampire habitant Tanger part rejoindre son amorueux déprimé à Detroit Mais l\u2019arrivée de sa petite sœru perturbe le couple qui, en raison d\u2019un virus qui a contaminé le sang humain, doit s\u2019approvisionner clandestinement dans les hôpitaux.V.o.: Forum.Vo., s.-t.f.: Excentris.IN THE BLOOD Grande-Bretagne, 2014, 108 minutes Thriller de John Stockwell avec Gina Carano, Cam Gigandet, Danny Trejo, Luis Guzman, Treat Williams, Amaury Nolasco.Durant son voyage de noces aux Caraïbes, une jeune femme part à la recherche des hommes qui ont enlevé son époux.Sa quête l\u2019amène à mettre au jour un redoutable complot V.o.: Forum.THE RAILWAY MAN Australie, 2013, 116 minutes Drame de Jonathan Teplitzky avec Colin Firth, Nicole Kidman, Jeremy Irvine.1980.Un ex-prisonnier de guerre anglais, qui était affecté à la construction d\u2019un chemin de fer en Asie du Sud-Est voit son couple menacé par ses troubles de stress post-traumatique.Apprenant que son tortionnaire japonais vit encore en Thaïlande, il part le confronter.V.o.: Forum.VOYAGE AU PORTUGAL (ViAGEM A Portugal) Portugal, 2013, 75 minutes Drame de Sergio Tréfaut avec Maria de Medeiros, Isabel Ruth.En 1997, une Ukrainienne ne parlant pas portugais débarque à l\u2019aéroport de Earo pour rejoindre à Lisbonne son mari d\u2019origine sénégalaise.Jugeant son histoire peu crédible, les autorités douanières décident de la placer en détention.V.O., s.-t.f.et V.O., s.-t.a.: Cinéma du Parc.Le mot de la fin Martin < m 'i Bilodeau J y écris au quotidien Le Devoir depuis 19 ans.Je ne saurais faire l\u2019inventaire de tous les films qui m\u2019ont conquis durant cette période.De tous les artistes admirables que j\u2019ai rencontrés.De tous les courants avec ou contre lesquels j\u2019ai nagé.De tous les gens avec qui j\u2019ai aimé travailler, partager et vivre.Mais le moment est venu pour moi de regarder dans le rétroviseur, ne serait-ce que pour mieux pouvoir rédiger ce mot de la fin.Car je quitte aujourd\u2019hui ce terrain d\u2019expression et de réflexion privilégié dans lequel j\u2019ai creusé bien des trous, posé bien des pierres, tracé bien des chemins.«Demain matin, il y a un vi-sionnement de presse à la Cinémathèque.Aucun d\u2019entre nous n\u2019est disponible.Peux-tu y aller?» La voix au bout du fil, en ce lundi de mars 1995, est celle d\u2019Odile Tremblay.Ma nouvelle collègue m\u2019envoie ainsi couvrir une rétrospective portant sur le 40® anniversaire du cinéma vénézuélien, rien de moins.Mon visa pour Le Devoir aura donc été délivré par une destination soleil qui allait bientôt être réformée par Hugo Chavez.Michel Bélair, chef du pupitre culturel aujourd\u2019hui à la retraite (et que je salue), avait surmonté mon texte d\u2019un titre drôlement évocateur dont lui seul avait le secret: «Sous la plage, les pavés».Habituellement, les critiques de cinéma regardent par-dessus leur épaule une fois l\u2019an, en décembre, à l\u2019heure de décanter le millésime.Remonter 19 années d\u2019un coup donne le vertige.Mais cela permet aussi de mieux apercevoir les courant^ et les mouvements de fond.À l\u2019époque où j\u2019ai commencé au Devoir, le cinéma québécois avançait en plein tunnel et j\u2019avais peu de mots gentils à dire à son sujet.Les cinéastes, même les plus inspirés comme Robert Lepage, dont Le confessionnal est sorti en 1995, cherchaient la lumière et le public.Ils les ont trouvés au début des années 2000, grâce aux triomphes populaires A\u2019Un homme et son péché et de La grande séduction, ainsi qu\u2019avec la victoire à Cannes et aux Oscar des Invasions barbares.J\u2019ai eu la chance de pouvoir observer et commenter ce mouvement d\u2019enthousiasme, qui pendant près de dix ans a soudç les Québécois à leur cinéma.À l\u2019heure où nos réalisateurs sont reconnus à l\u2019international comme jamais auparavant, je continue de croire que la communion est encore possible, mais aussi que la qualité de la rencontre a plus de valeur que le ()ox-office.À titre d\u2019observateur «en devoir », j\u2019ai eu l\u2019occasion au fil des ans de commenter l\u2019industrialisation de notre cinéma, l\u2019influence grandissante du politique, les nombreux déchirements que ces deux phénomènes ont causés.Par exemple, l\u2019appel de projets mal avisé lancé par la SODEC et Téléfilm Canada pour clouer le cercueil du Eestival des films du monde, encore debout dix ans plus tard.Ou la polarisation de l\u2019industrie à la suite de l\u2019instauration par Téléfilm de son programme des enveloppes à la performance.Durant la même période, les remparts protégeant notre spécificité culturelle contre l\u2019intervention extérieure se sont fis- surés.L\u2019économie du cinéma et les technologies se sont emballées.La distribution s\u2019est concentrée, le 35 mm a cédé sa place au numérique, la télévision s\u2019est atomisée, le DVD a remplacé la VHS avant de se dématérialiser.Parallèlement, des créateurs de grand talent ont éclos dans nos écoles de cinéma, des producteurs cinéphiles ont bourgeonné dans les rangs des vieux routiers, nos talenfs ont été réquisitionnés aux Etats-Unis et deux autodidactes surdoués sont devenus les chouchous des plus grands festivals.Au contact de ces gens, mais aussi de confrères, de patrons et d\u2019attachés de presse, j\u2019ai réalisé combien le métier que j\u2019exerce, et que je continuerai d\u2019exercer, en est un de responsabilités et de privilèges.De responsabilités, parce que nous, journalistes, sommes les premiers spectateurs des oeuvres qui nous sont données à voir, ainsi qu\u2019une courroie de transmission entre celles-ci et les lecteurs.De privilèges, parce que tout le monde n\u2019a pas l\u2019occasion de pouvoir s\u2019envoler pour Berlin ou Cannes, ou encore de passer une heure en compagnie d\u2019Agnès Varda, de Costa-Gavras, d\u2019Atom Egoyan ou de Philippe Palardeau.Aujourd\u2019hui, je remercie Le Devoir de m\u2019avoir donné accès à eux, ainsi qu\u2019à plusieurs autres (Robert Altman, Jane Campion, Jacques Audiard, Patrice Chéreau, Juliette Binoche, Tilda Swinton, James Ivory, Whit Stillman, Jean-Marc Vallée, Louis Bélanger), dont la conversation s\u2019est révélée tout aussi passionnante.Je suis aussi reconnaissant au Devoir de m\u2019avoir, en toute confiance, donné accès à vous, lecteurs.J\u2019aime penser que j\u2019écris pour les autres.Que la finalité de mon travail ne se trouve pas au bout de mes doigts, mais dans vos yeux.J\u2019ai toujours senti votre présence curieuse et respectueuse de l\u2019autre côté du miroir, et j\u2019espère avoir à nouveau la chance de croiser votre regard ou de trouver votre oreille, depuis l\u2019une ou l\u2019autre des tribunes que j\u2019occupe ou que j\u2019occuperai dans l\u2019avenir.Pour l\u2019instant, j\u2019aimerais vous quitter en partageant ce bon souvenir, qui trône au sommet du palmarès de mes instants de grâce : ma rencontre avec la muse de la Nouvelle Vague, Jeanne Moreau.C\u2019était au Eestival international du film de Toronto, le 12 septembre 2001.Les attentats survenus la veille avaient stoppé momentanément l\u2019événement.Une grande partie de la presse avait déserté la Ville reine.L\u2019horaire de Mademoiselle Moreau, rempli au maximum de sa capacité la veille, s\u2019était libéré.Son attachée de presse m\u2019avait du coup permis de passer près d\u2019une heure en sa compagnie.Assis dans sa suite du Quatre Saisons, nous avons parlé de Marguerite Duras, qu\u2019elle incarnait dans le film Cet amour-là de Josée Dayan, et bien sûr de l\u2019événement qui venait de se produire.«Dans la circonstance, ne trouvez-vous pas notre travail un peu futile ?», lui avais-je demandé.«Le cinéma n\u2019est pas une chose frivole, m\u2019avait-elle répondu.Il y a des gens qui dédient leur vie à un certain sens de la beauté et à la recherche de la vérité.Nous sommes inoffensifs, nous ne professons pas la violence, et je me dis que s\u2019il y a encore de la place dans le monde pour nous exprimer, ça veut dire que nous sommes encore en démocratie.» VIDEO SERVICE CORP La caméra pénètre dans la vieille synagogue de Prague, près du cimetière aux pierres tombaies juchées ies unes sur ies autres.Et une émotion nous submerge.Courroie de transmission pour solution finale Claude Lanzmann revisite les segments ignorés deSkoah, son immense tournage sur l\u2019Holocauste ODILE TREMBLAY En écho à la semaine commémorative des familles victimes de l\u2019Holocauste, le Cinéma du Parc présente le documentaire Le dernier des injustes de Claude Lanzmann (derrière Shoah), lancé hors compétition à Cannes en mai dernier.Précisons que la copie avec sous-titres français sera projetée le 27 avril et celle avec sous-titres anglais, du 27 avril au 3 mai.Le film dure 220 minutes.Le Prançais Claude Lanzmann, avec ses trois volets sur la Shoah (9h30, en tout), avait marqué en 1985 un tournant décisif dans la représentation de l\u2019Holocauste (sans document d\u2019archives ni recréation des nazis) .Le tournage avait engendré d\u2019autres films, dont un sru la visite de la Croix-Rouge au camp de Theresienstadt, un autre sru les assassinats d\u2019officiers nazis par des Juifs révoltés à Sobibor, etc.Et puis cette fois.Le dernier des injustes.Lanzmann s\u2019est approprié la Shoah en une sorte de mausolée cinématographique unique par son ampleur et la somme de ses dédales.D\u2019une fois à l\u2019autre, une même question est posée, sans réponse, sur l\u2019éthique personnelle devant l\u2019obéissance aveugle aux ordres.Si cette question se pose tous les jours, son acuité devient insoutenable lors dç massacres commandés par l\u2019Etat, le IIP Reich demeruant un laboratoire monstrueux des errances de la conscience humaine.Mais rien n\u2019est simple évidemment, et si Lanzmann donne ici, toujours en utilisant ses tournages anciens, la parole à Benjamin Murmelstein, rabbin qui fut le seul doyen des Juifs épargné pendant la guerre, il ne le charge pas.Rappelons que les ghettos juifs étaient, sous le régime d\u2019Hitler, administrés par des anciens à la tête des conseils juifs, courroies de transmission entre les nazis et les déportés des camps, qu\u2019ils désignaient souvent eux-mêmes.Leur réputation était terrible.Lanzmann, qui mit du temps à ferrer son homme, l\u2019interviewe sur les lieux de l\u2019action, pour ainsi dire, au fameux camp dit «modèle» de Theresienstadt, non loin de Prague, exhibé pour leurrer les visiteurs, dont les délégués de la Croix-Rouge internationale (on voit les extraits du film de propagande tiré de cet épisode).Ce camp connut trois doyens, dont Murmelstein, le seul à n\u2019avoir pas été exterminé après coup d\u2019une balle dans la nuque, mort à Rome en 1989.Le pouvoir dans le non-pouvoir L\u2019homme était un personnage fascinant, qui permit l\u2019émigration de 120000 Juifs, se battit contre la destruction du ghetto, mais livra aussi d\u2019autres Juifs, ayant l\u2019impression, comme il l\u2019explique, d\u2019accomplir une mission en sauvant ce qu\u2019il croyait pouvoir sauver, interlocuteur privilégié d\u2019Adolf Eichmann, le bourreau bureaucrate de la solution finale, jugé et exécuté en Israël.Murmelstein refuse de voir en lui le symbole de la banalité du mal, contre l\u2019avis d\u2019Hannah Harendt (il fait la preuve qu\u2019Eichmann participa à la Nuit de cristal, avec destruction des ghettos, synagogues, commerces, etc.).Après la chute du régime nazi, Murmelstein fut écroué en Tchécoslovaquie durant 15 mois, puis vécut à Rome, innocenté mais sa tête mise à prix en Israël, où il ne mit jamais les pieds.L\u2019homme au visage rondouillard est roué, brillant, retors.Il dit avoir aimé le risque et une forme de pouvoir, mais dans le non-pouvoir, comme une marionnette.Voici un être qui patinait entre le pire et le faisable, par ailleurs habile à jouer avec les mots, d\u2019où sans doute sa survie.Mais on ignorera toujours pourquoi les nazis l\u2019ont vraiment épargné.Les décors changent.La caméra pénètre dans la vieille synagogue de Pra^e, près du cimetière aux pierres tombales juchées les unes sur les autres.Et une émotion nous submerge.Le documentaire est cousu de grands moments, d\u2019abord dynamique puis rempli de longueurs.Lanzmann, depuis Shoah, semble se croire obligé d\u2019étirer la sauce.Trop, cette fois.Qn est frappé par la dernière image des deux hommes devenus compères, marchant en se tenant par le bras, car juger d\u2019amour et de haine au temps du choléra n\u2019est pas chose aisée.Même le cinéaste de Shoah y perd parfois sa carte et sa boussole et ouvre in fine la porte aux réconciliations.Le Devoir V.O., s.-t.f et V.O., s.-t.a.: Cinéma du Parc (dès le dimanche 27 avril).Côté soleil, côté ombre au 30® festival Vues d\u2019Afrique ODILE TREMBLAY Voici le coup d\u2019envoi des 30 ans de Vues d\u2019Afrique avec projection du délicieux film d\u2019animation Aya de Yopougon, ce vendredi à 19 h au cinéma Impérial, et si vous n\u2019êtes pas des élus à l\u2019ouverture, le film est représenté samedi à 18 h 30 à la Cinémathèque et dimanche à Excentris, à 18 h 15.Plusieurs connaissent déjà les bandes dessinées de Marguerite Abouet et Clément Qu-brerie.350000 albums vendus, le premier prix au Eestival d\u2019Angoulême en 2006, et un des meilleurs ambassadeurs qu\u2019ait connu l\u2019Afrique noire.Marguerite Abouet avait passé son enfance à Yopougon, quartier chaud au nord d\u2019Abidjian, en Côte d\u2019ivoire, source d\u2019inspiration infinie pour ses histoires illustrées par son mari Clément Qubrerie.Tous deux ont porté à l\u2019écran les thèmes de divers albums, avec la même verve et les dessins charmants des BD.Exotisme ou pas, il est facile pour les adolescentes de se projeter dans les aventures d\u2019Aya, 19 ans, et de ses copines, qui cherchent l\u2019amour à la fin des années 1970 au milieu des prédateurs de tous poils, et que les mamans échouent à protéger.Mais Aya veut devenir médecin, au grand dam du père macho, et l\u2019action s\u2019emballe.Ces fortes filles renvoient à l\u2019ombre les figures masculines trop pleutres, papas comme soupirants.Sur musique pop et afro-cubaine, avec l\u2019argot local, bref le charme délicieux d\u2019un petit monde où la famille raccommode tous les accrocs à son tissu : fille enceinte, maîtresse du père qui balance ses marmots à la famille, mariages brisés, etc.Tout cela avec un humour décapant qui désamorce bien des tragédies.Qn pardonne au film de ne pas renouveler le genre de l\u2019animation.Dans un registre aux antipodes: Le Devoir a vu aussi le documentaire Rwanda, l\u2019enquête manipulée de Catherine Lorsignol et Philippe Brawaeys.Il est présenté ce dimanche à 16 h à l\u2019ancien cinéma QNE ainsi que mercredi 30 avril à 16 h 30 à la Cinémathèque.Vingt ans après le génocide au Rwanda, qui vit mourir plus de 800000 Tutsis et Hutus modérés, le film n\u2019est pas tendre envers la Erance, dont il traque les responsabilités.Un personnage à plusieurs chapeaux, jadis proche du pouvoir à l\u2019Elysée, tire des ficelles dans l\u2019ombre.Et les documentaristes viennent étayer la thèse selon laquelle des Erançais auraient, dès l\u2019attentat au missile qui tua le président Habyarimana et son Etat major, prémisse au génocide, joué un rôle déterminant dans ce bal de l\u2019horreur.Le procès bâclé en 2006 par le juge français Jean-Louis Bruguière, qui avait conclu à la responsabilité de l\u2019actuel président Paul Kagamé et des Tutsis, se voit démoli, preuves nouvelles à l\u2019appui, sur une question ; quels inavouables secrets d\u2019Etat veut-il camoufler?Le Devoir B 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 25 AVRIL 2014 WEEK-END CULTURE FOIRE PAPIER14 Le Québec vu par Cartier-Bresson JÉRÔME DELGADO Le jeune homme n\u2019a pas peur d\u2019afficher ses couleurs: «Je suis séparatiste», lit-on sur son dos, au premier plan de l\u2019image captée, visiblement, lors d\u2019une assemblée militante.On est loin du Parti québécois de 2014, vous en conviendrez.On est dans les années 1960, tel que le confirme cette autre photo où l\u2019on voit une femme âgée, promenant son chien, insouciante, malgré une borne d\u2019incendie marquée des lettres du FLQ.Ces deux images, ainsi qu\u2019une dizaine d\u2019autres, trônent au milieu du kiosque de la Stephen Bulger Gallery, à la foire Papier 14, qui s\u2019ouvre ce vendredi.Elles sont signées Henri Cartier-Bresson, le pape de la photographie documentaire décédé il y a dix ans.S\u2019il est connu que le cofondateur de l\u2019agence Magnum, avec Robert Capa et d\u2019autres, a,séjourné plus d\u2019une fois aux Etats-Unis et au Mexique, ses présences de ce côté de la frontière sont plutôt passées inaperçues.Cartier-Bresson a visité le Québec en mai 1965, ses grandes villes comme ses régions, sur invitation de TONE De ce séjour est né un film « sonore sans commentaire » de 10 minutes.Le Québec vu par Cartier-Bresson (1969), réalisé par Wolff Koenig.Ce sont ces images à la base du documentaire de l\u2019ONF, des tirages noir et blanc à l\u2019argen-tique, que la galerie torontoise met sur le marché.«Il y a cinq ou six ans, j\u2019ai reçu un appel d\u2019un collectionneur américain qui disait posséder des photos que Cartier-Bresson avait réalisées au Canada.J\u2019ai raccroché et suis parti le voir», raconte Stephen Bulger, féru de ce type de photographie.«Les photos sont source d\u2019information, dit-ü, sur les lieux, sur les gens, sur les événements.La mémoire passe par l\u2019image.» Les clichés de Cartier-Bresson montrent un Québec pas si lointain, entre une vue générale de Montçéal d\u2019où surgit l\u2019hôtel Reine Elizabeth et une marche qui s\u2019ouvre par une pancarte clamant «1837 Rébellion 1967Révolution».Après la réalisation du film, l\u2019ONF aurait renvoyé ses clichés, selon Stephen Bulger, à son auteur, qui, lui, les aurait vendues à un ami photographe de mode.C\u2019est de lui que le collectionneur américain les aurait acquises, vers 2009.«Il m\u2019a appelé aussitôt», dit le galeriste.Authenticité et copie Il n\u2019a pas été possible de confirmer la validité de ces images par la Fondation Cartier-Bresson, qui livre gratuitement ses certificats d\u2019authenticité après évaluation.Par courriel, la personne responsable des collections, Aude Raimbault, s\u2019est seulement montrée vigilante.«Il faut être très prudent avec les tirages d\u2019Henri Cartier-Bresson.Seuls les tirages signés sont autorisés à la vente, mais il existe également des faux.» Stephen Bulger se fait rassurant.«Ma galerie garantit leur authenticité», dit-il.Il manipule sans problème certaines images pour montrer au verso l\u2019estampille bleue «Henri Cartier-Bresson.Mention obligatoire».Une autre estampille, à l\u2019encre noire, identifie le lieu \u2014\t«Canada.Québec.Régions», par exemple \u2014 qui proviendrait, selon lui, de l\u2019ONF.C\u2019est la deuxième fois que le marchand torontois présente ses Cartier-Bresson, lui qui vend aussi des œuvres d\u2019André Kertész et de Robert Frank, parmi d\u2019autres.La première fois, il y a «trois ou quatre ans», il a vendu «quelques photos» dans une des foires de Miami.Il a en sa possession une cinquantaine, d\u2019une valeur variant entre 7500 et 12000$ \u2014\tsoit trois fois moins cher que celles du corpus parisien du photographe.Collaborateur Le Devoir PAPIER 14 FOIRE D'ART CONTEMPORAIN D'ŒUVRES SUR PAPIER CONTEMPORARY ART FAIR OF WORKS ON PAPER Présente par BANQUE NATIONALE GESTION PRIVEE 1859 25 - 27 avril 2014 Quartier des spectacles - Montréal au coin des rues Sainte-Catherine et Clark papiermontreal corn m.PHOTOS HENRI CARTIER BRESSON Le hockeyeur Claude Provost, numéro 14 du Canadien de Montréal durant les années 1950-1960 et 1970, dans la lentille du photographe Henri Cartier-Bresson.Instant de la vie québécoise vue par Cartier-Bresson en mai 1965.MIDORI AU CONSERVATOIR E EN COLLABORATION AVEC L\u2019ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL COURS DE MAÎTRE DEVANT PUBLIC 1'^ MAI 2014/ 10 H A 12 H SALLE DE CONCERT DU CONSERVATOIRE (4750, av.henri-julien, Montréal) BILLETS : 11,50 $ - GRATUIT POUR LES ÉTUDIANTS / SUR ADMISSION OU À LA BILLETTERIE DU CONSERVATOIRE Domtar Montréal# canadianart LE DEVOIR SAISON 2014-2015 Le Requiem de Verdi mis en scène au Festival d\u2019opéra de Québec CHRISTOPHE HUSS Le quatrième Festival d\u2019opéra de Québec, le premier programmé sans spectacle de Robert Lepage, proposera une mise en scène du Requiem de Giuseppe Verdi.Le Festival d\u2019opéra de Québec, qui aura lieu du 23 juillet au 4 août, propose deux grands spectacles au Grand Théâtre.D\u2019abord, entre le 24 et le 27 juillet.L\u2019enfant et les sortilèges de Maurice Ravel dans une mise en scène de Philippe Soldevilla, avec une distribution largement québécoise, composée notamment de Julie Boulianne, Isabelle Henriquez, Marie-Eve Munger, Pascale Beaudin, Aaron Ferguson et Alexandre Sylvestre.Les organisateurs chercheront, â travers cette production, â attirer un jeune public.Sous le titre Le jugement dernier se cachera, les 3 et 4 août, le Requiem de Verdi dans une mise en scène moderne de Paolo Miccichè.Ce metteur en scène italien est depuis de nombreuses années \u2014 dès la fin des années 1980 ! \u2014 un pionnier et un promoteur de l\u2019utilisation des projections dans les scénographies.Il a habillé aussi le diptyque Paillasse/Cavalleria rusticana au Festival de À travers la production Ventant et les sortilèges^ les organisateurs cherchent à attirer un jeune public Salzbourg en 1996 et a commencé â travailler sur la contextualisation visuelle d\u2019œuvres non opératiques avec la Dante symphonie de Liszt aux Arènes de Vérone.Le jugement dernier, déjà présenté â Cannes et â Moscou, combine l\u2019œuvre de Verdi avec un regard sur les fresques peintes par Michel-Ange â la chapelle Sixtine.L\u2019événement s\u2019inscrira aussi dans le cadre des célébrations du 350® anniversaire de la basilique Notre-Dame-de-Québec.Jacques Lacombe, qui devait diriger ce projet, s\u2019étant désisté, le chef d\u2019orchestre sera annoncé prochainement.Il dirigera les solistes La-tonia Moore, Eleni Matos, Manrico Tedeschi et Luiz Ottavio Faria.Le Festival sera inauguré le 23 juillet par un concert «Vivaldi et Haendel â l\u2019opéra» des Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie, avec Sophia Brommer et le contre-ténor australien David Hansen.Les associations avec Les Grands Feux Loto-Québec, ainsi que la Brigade lyrique du Festival seront également de retour.Le Devoir www.festivaloperaquebec.corn Bori retrouve Bori au Lion d\u2019Or de musique de Montréal Conservatoire de musique et d'art dramatique : Québec \u201cg SYLVAIN CORMIER Bori, ses grands gestes, ses pieds nus, son grand chapeau, ses grimaces, ses costumes, ses ombres, sa féerie, sa poésie.Lui! Bori! Tel que retrouvé jeudi dans un beau Lion d\u2019Or tout plein, au deuxième soir de «Bori ba-lade-malade-salade : la dernière répétition», enfin un nouveau spectacle.lœ Bori de la scène : on l\u2019avait presque oublié.On sait pourquoi! Ç\u2019aura été l\u2019odieux de cette sale histoire d\u2019arnaque dont Bon, les Productions de l\u2019onde et «45 artistes, 54 artisans, 30 entreprises et organisations» ont été les «floués» (je cite le programme du spectacle, qui contient un appel aux contributions).Détournement d\u2019atten-tiop, en plus! A la fin, Bori sorti de son art pour être l\u2019artisan du renflouage (il y aura gala de levée de fonds, avec invités nombreux, ce samedi â La petite église de Saint-Eustache), se faisait â lui-même de l\u2019ombre, frappé en pleine création de l\u2019ambitieuse trilogie Balade-Malade-Salade.Il n\u2019était que justice de vivre avec Bori au Lion d\u2019Or la suite du projet, et de renouer avec la manière Bori, l\u2019univers Bori, l\u2019équipe Bori (y compris Yvon Bilodeau).On était â nouveau sous le charme de ses personnages, son Edgar, son Pol, son Tony Antoine.Tout et tout le monde étaient lâ.n y avait Monsieur Bob (Luc Tremblay) avec son balai et ses tours malhabiles, il y avait les as musiciens (Jean-François Groulx, Christian Frappier, Guy Hébert), et les accessoires, et les projections, et les éclairages.Le cirque Bon en piste ! Tout cela, pour ajouter au plaisir, était mis en scène comme une répétition (d\u2019où le titre), avec ce que ça implique de faux départs, de fausses failles techniques, de fins abruptes, de clins d\u2019œil (pizzas livrées â l\u2019entracte.) : connivence souvent hilare avec la salle qui n\u2019empêchait pas les moments de pure émotion, ce Boulevard désert qui parlait de la mort des proches, ou cette version du Petit bal perdu de Bourvil illustrée par des films de camps de concentration.Car Bori, on s\u2019en est rappelé, c\u2019est ça aussi : la magie, oui, mais sans cacher l\u2019humanité.Ni la dure survie.Le Devoir Sauvons les livres se réactive Au lendemain de la nomination d\u2019Hélène David, le mouvement Sauvons les livres a interpellé la nouvelle ministre de la Culture sur l\u2019urgence de réglementer le prix du livre neuf.Philippe Couillard s\u2019est prononcé pendant la campagne électorale contre cette réglementation, projet de Maka Kotto, pensant plutôt une aide aux libraires différente, sans plus de précisions.Pour Sauvons les livres, qui réunit plusieurs libraires, auteurs, distributeurs et éditeurs, «ne pas intervenir pour empêcher les guerres de prix aura des conséquences désastreuses et pourrait créer une situation de quasi-monopole comme c\u2019est le cas dans plusieurs pays qui n\u2019ont pas adopté de réglementation», comme aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne.Le mouvement reprendra-t-il ses actions directes comme il l\u2019a fait l\u2019an dernier pour appuyer ses revendications ?Le Devoir PATRICK IMBERT Dure > La critique du spectacle Loin, du chorégraphe français Rachid Ouramdane, par notre journaliste Frédérique Doyon, sur LeDevoir.com LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 5 AVRIL 2014 B 5 WEEK-END MUSIQUE La Vitrine du disque CHANSON ORNITHOLOGIE, LA NUIT Philippe B Bonsound On a aimé ses études du mal d\u2019être, variantes de la tristesse de l\u2019homme seul.L\u2019aime-t-on tout au long de l\u2019année de sa «belle amie», celle qu\u2019il a rencontrée une fois «le scaphandrier» remonté des «profondeurs», une fois le cœur explosé et la peau exposée?Mais si, c\u2019est la suite, le même Philippe B qui a le malheur comme le bonheur au service de chansons fabuleusement et faussement simples, mélodies parfaites, intégrant encore des mondes de références (toute une liste dans le livret, de Vivaldi à Nietzsche).Moi, j\u2019entends du.Pierre Létourneau, quelque chose des Colombes dans le refrain de Calorifère.J\u2019entends aussi le groupe qui ne joue pas dans Ornithologie 1, je peux dire où la batterie absente roule: ce disque est d\u2019abord un miracle d\u2019économie, il y a l\u2019espace de l\u2019imagination entre le piano, les vents et les voix d\u2019Audrey-Michéle Simard et Amélie Mandeville.L\u2019espace de l\u2019émoi amoureux, du doute, de la vie.Tout le génie de m\u2019sieur B est là: dans le dénuement.Et le dénouement.Sylvain Cormier CLASSIQUE ABBADO: LE DERNIER DISQUE Mozart: Concertos pour piano n°^ 20 et 25.Martha Argerich (piano), Orchestra Mozart, Claudio Abbado.DG 479 1033.MARTHA ARGERICH CLAUDIO ABBADO ORCHESTRA MOZART Quel destin ! Quelle émotion ! Les débuts de Claudio Abbado au disque datent de février 1966 à Londres pour Decca.Les premiers enregistrements avec soliste furent gravés à Berlin en mai 1967 pour DG.C\u2019était avec Martha Argerich, dans le 3^ Concerto de Prokofiev et le Concerto en sol de Ravel.Sept mois plus tard, Abbado et Argerich se retrouvaient à Londres pour les Concertos de Chopin et Liszt.Deux disques de légende.Et voici la fin de l\u2019histoire, en mars 2013 à Lucerne.Abbado (décédé en janvier 2014) ne l\u2019anticipait pas.Et c\u2019est avec Martha Argerich qu\u2019il communie dans deux concertos qu\u2019il avait enregistrés, en 1975 à Vienne, avec Friedrich Guida.le maître d\u2019Argerich.En hommage, la pianiste joue ici la cadence de Guida pour le 25^ Concerto.Mozart aérien et spirituel.L\u2019interprétation du 2C7 Concerto est un chef-d\u2019œuvre d\u2019intelligence de phrasés.Abbado ne pouvait mieux boucler la boucle.Christophe Huss ROCK GARAGE PSYCHÉDÉLIQUE DROP Thee Oh Sees Castle Face On n\u2019y croyait pas.Si, quand même un peu.Le pincement ténu, l\u2019infime doute.Nan! Les Thee Oh Secs ne pouvaient pas se démantibuler comme l\u2019annonçait le gourou du garage John Dwyer, lors d\u2019un concert en décembre 2013 ! Puis Drop arrive ce printemps comme la sève brute s\u2019écoule du chalumeau.Et il ne reste plus qu\u2019à boire le nectar californien des quatre acolytes qui font de «prolifique» un terme totalement édulcoré.Le titre de l\u2019opus n\u2019a rien à voir avec une hypothétique dégringolade, écoutez la frénétique Penetring Eyes pour vous en convaincre.Illusion et mémoire émergent cependant de certaines compositions divines comme Camera ou Savage Victory.Guitares aguichantes, saxophone troublé, relents krautrock dopés au talent, le «meilleurgroupe de rock\u2019n\u2019roll au monde», comme les a sacrés Jim Jarmusch, nous offre encore une fois de quoi survire jusqu\u2019aux prochaines reviviscences du génie Dwyer.Marie-Pier Frappier CLASSIQUE EHNES JOUE KHATCHATOURIAN Concerto pour violon.Chostako-vitch: Quatuors n°^ 7 et 8.James Ehnes (violon).Orchestre symphonique de Melbourne, Mark Wigglesworth.Onyx 4121 (HM).Le Concerto pour violon de Khatchatourian (1940) est une pure merveille.Après avoir très vite connu de grandes interprétations \u2014 Oïstrakh dirigé par le compositeur et Kogan-Monteux en tête (j\u2019exclus volontairement Ricci/ Ansermet, très surfait) \u2014, l\u2019œuvre connut une traversée du désert de trois décennies avant un retour en force depuis 10 ans grâce à Julia Fischer, Sergeï Khatchatryan et Mikhaïl Simonyan.Alors qu\u2019une version de Gil Shaham s\u2019annonce, James Ehnes illumine l\u2019œuvre avec sa sonorité de velours et une verve contagieuse.Alors que Fischer ajoute Glazounov et Prokofiev, Khatchatryan Sibelius et Simonyan Barber, Ehnes se distingue par son couplage avec deux quatuors ardents de Chostakovitch, constituant pour l\u2019occasion un quatuor avec des musiciens américains.Espérons que le concerto pourra ouvrir des auditeurs à la beauté de la musique de chambre.Christophe Huss MUSIQUE SAVANTE BORDERS BEHIND Adnan Joubran World Village Benjamin des frères Joubran, Adnan est le plus fougueux des trois.Mais sur ce premier album solo, cela s\u2019entend moins.De sa Palestine natale perdure la gravité des atmosphères.De ses maqâms, il conserve la délicatesse, la respiration, les points de suspension.Mais ici, il pousse encore plus loin la démarche entreprise avec ses frangins sur le disque Asfâr en se gavant de l\u2019essence flamenca et de rythmiques indiennes.D\u2019un côté, le cajou et les palmas, en plus du saxophone et la flûte mythiques de Jorge Prado, grand complice de feu Paco; de l\u2019autre, la puissance rythmique des tablas de Prabhu Edouard.Derrière ou par-delà les frontières, Adnan crée des mélodies avec son oud, improvise, bondit sur les rythmiques, redevient plus méditatif, joue de la guitare et vocalise pendant qu\u2019un violoncelle habille tristement, gravement, élégamment, romantiquement.Le disque est très enraciné et grandement ouvert à la Méditerranée et à l\u2019Orient.Yves Bernard INDIE POP ROCK NOT ART Big Scary Barsuk Même s\u2019il s\u2019en défend d\u2019emblée.Not Art fait bel et bien dans l\u2019art.Dans un dripping musical exploratoire où affleurent un rock nerveux, une pop planante, un hip-hop souple et fumeux qui brouillent les pistes du début à la fin.Encore des jeunes en quête existentielle?Que nenni.Ce deuxième album du duo australien Big Scary, qui a remporté l\u2019Australian Music Prize 2013, s\u2019avère bien plus achevé que le laissait supposer la coudée rock garage en ouverture.Repliés sur leurs résonances, les musiciens Torn lansek et Jo Syme jettent leur jeunesse dans une atmosphère à la Bon Iver parcourue d\u2019électrochocs, déformée par des spasmes abstraits {Luck Now) ou imbibée d\u2019un piano velouté {Harmony Sometimes).C\u2019est une traque d\u2019amours en déroute \u2014 un legs, semble-t-il, de grandes brûlures qu\u2019une fatigue larvée vient décupler.Bien que son message reste obscur, on met du temps à émerger de la bulle Not Art \u2014 preuve que le coup musical a porté.A voir ce samedi 26 avril à II Motore.Geneviève Tremblay JAZZ LEVENT Colin Vallon Trio ECM On sait encore peu de chose de ce Colin Vallon : pianiste suisse, 33 ans, il joue en trio depuis 15 ans et a enregistré quatre albums.Le vent est son deuxième essai chez ECM, et on comprend bien que la maison l\u2019ait repêché : Vallon déploie un style qui cadre parfaitement avec l\u2019esthétique ECM, jazz de chambre hautement mélodique, climats épurés mais habités, grande place aux silences qui parlent, sorte de poésie impressionniste (on peut penser au Tord Gustavsen des débuts).Il y a dans ces compositions une puissance subtile et une tension latente qui confère une grande force à l\u2019ensemble.Il faut aussi noter l\u2019approche « égalitariste » du groupe : le Vallon Trio n\u2019est pas au service d\u2019un pianiste soliste virtuose.Tout est plutôt construit au bénéfice d\u2019un son collectif brillamment supporté par Patrice Moret (contrebasse) et Julian Sartorious (batterie).On dit de Vallon qu\u2019il est de peu de mots : mais le langage qu\u2019il utilise au piano est absolument éloquent.Guillaume Bourgault-Côté MUSIQUE AFRO-COLOMBIENNE CUMBIA ELECTRIZANTE Bumaranga Indépendant/bandcamp bumaranga.corn Minialbum Dans la lancée de son Syli d\u2019or et de ses deux prix acquis lors de la Vitrine des musiques locales métissées en 2013, le septuor montréalais Bumaranga fait paraître son premier minialbum.C\u2019est le carnaval au village avec ses musiques afro-co-lombiennes et ses rythmes anciens comme le mapalé, la puya, ou les cumbias primitives.Primitives, mais pas complètement, puisque sous le son de la gaita ensablée ou de la flûte de millo, qui ramène à la fois à la flûte ou au hautbois, se cache une basse, en plus d\u2019une guitare électrique qui peut tournoyer, rocker ou ramener aux années 1970 sur des percussions traditionnelles frénétiques.On a même droit à la manière québécumbia de La ziguezon avec la «Bottine tine tine.» de la chanteuse Stéphanie Osorio, énergique et allumée.Bumaranga est fort bien mené par le multi-instrumentiste Juan Sebastian Quiros et Cumbia electrizante est un très beau départ sur disque ! Yves Bernard BUMARANG Vous pouvez entendre un extrait des disques marqués du symbole @ sur ledevoir.com/culture/musique PEDRO RUIZ LE DEVOIR «Il y a une grande part de fiction dans ce que je fais, mais ce serait faux de dire que je ne m\u2019inspire pas de mes propres expériences, ou de celles de mes proches », explique Carl-Éric Hudon.Chansons pop de solitude Carl-Éric Hudon lance Nous étions jeunes, qui a pris près de cinq ans à naître PHILIPPE PAPINEAU La porte est grande ouverte.» C\u2019est au détour d\u2019une phrase que Carl-Éric Hudon a lancé l\u2019affirmation, comme une invitation, comme un constat à la fois.Et c\u2019est vrai.Pour son troisième disque complet, intitulé Nous étions jeunes, le rouquin guitariste a délaissé les (belles) expérimentations et les titres chargés, équipant plutôt ses chansons de refrains accrocheurs et d\u2019habits agréables.Des morceaux pop?On pourrait le dire, mais pas dans le sens Marie-Mai du terme.Davantage pop dans le sens Philippe B du terme \u2014 c\u2019est lui qui a réalisé ce disque.Pop dans le contexte musical de Carl-Éric Hudon, qu\u2019on a vu aux côtés de l\u2019éclaté Navet Confit et de la douce et sombre Émilie Proulx.Sans oublier son accrocheur groupe rock.Panache, où régnent les «pa pa pa» à chanter sous la douche.«On trouve très peu d\u2019accords, c\u2019est pop, et j\u2019ai pas enlevé les bouts catchy, j\u2019ai décidé de les mettre en valeur, explique celui qui roule sa bosse depuis 10 ans.Ça, c\u2019est quand même quelque chose que j\u2019ai appris avec les deux albums de Panache.J\u2019ai eu du plaisir à le faire.Mais avant, je me serais sauvé de ça.Ces bouts-là, sur [son dernier disque Contre le tien.Ananas Bongo Love], je les camouflais, je mettais du feedback derrière.Là, Philippe et moi, on voulait faire un album qui resterait dans la tête.» Nous étions jeunes, que Hudon dit être fait de «chansons tristes mais pas lourdes», a une base folk, enrobée de différentes manières au fil de l\u2019album.On sent par moments le piano que Philippe B a mis de l\u2019avant sur son propre disque Ornithologie, la nuit, tandis qu\u2019à certains endroits, on entre dans un monde discrètement doublé de beatbox minimaliste {Notre propre roulette russe).Plus loin on est dans un bal dansant des années 1960 {Betty Betty non), voire chez Velvet Underground {Si tu pouvais m\u2019enlever ma douleur).«Moi, fai l\u2019impression que c\u2019est des collines», résume le chanteur.Solitude Ce qui unit les morceaux du disque, c\u2019est également les textes d\u2019Hudon, qui tournent toujours autour des filles, mais aussi empreints d\u2019une certaine solitude, voire de nostalgie, soulignée par le titre de l\u2019album.On sent l\u2019auteur-compositeur-interprète à un moment pivot, le regard devant mais « Comme le canari dans la mine, au fond, je ne sais pas si je m\u2019adresse à quelqu\u2019un d\u2019autre ou à moi-même» l\u2019esprit encore un peu derrière.« Comme le dernier pilote dans la cabine/Qui dans la tempête survole l\u2019abîme/Se dit de toute façon à quoi ça rime?», lance-t-il presque à la toute fin du disque sur la pièce Comme le canari dans la mine.«Il y a une grande part de fiction dans ce que je fais, mais ce serait faux de dire que je ne m\u2019inspire pas de mes propres expériences, ou de celles de mes proches.Je voulais faire un album sur le fait d\u2019être seul, ou sur des choses qui s\u2019étiolent, qui finissent.Comme le canari dans la mine, au fond, je ne sais pas si je m\u2019adresse à quelqu\u2019un d\u2019autre ou à moi-même.Cet album-là, c\u2019est la crise de la vingt-neuvaine, où t\u2019appréhendes le trente qui arrive.Et bon, une fois rendu là, finalement c\u2019est pas si pire!» Lancé à compte d\u2019auteur.Nous étions jeunes a pris près de cinq ans à naître.Après avoir pris le temps qu\u2019il fallait pour composer, Hudon a cherché une maison de disque, mais n\u2019a pas trouvé preneur malgré des signes d\u2019intérêt.Aujourd\u2019hui, son indépendance lui plaît, les frustrations étant passées.«J\u2019ai appris à me concentrer sur l\u2019objectif, que j\u2019ai ramené au plus simple.J\u2019ai fait un disque, et je veux que mon public, celui que j\u2019ai déjà et celui que je pourrais avoir, l\u2019entende.Ça m\u2019empêche de me frustrer sur ce qui au fond est des détails.» Et son public, il le retrouvera sur scène le 30 avril au Divan orange \u2014 et quatre jeudis du mois de mai \u2014 avec des chansons pas mal plus faciles à livrer que celles de son précédent disque, qui demandaient plusieurs musiciens.«Là, j\u2019avais envie d\u2019être libre en fait.C\u2019est composé guitare acoustique et voix, alors je pourrais mettre un groupe cubain dessus, ou un quatuor à corde, et ça marcherait encore.» Il n\u2019est peut-être plus jeune, mais il peut encore rêver ! Le Devoir NOUS ETIONS JEUNES Carl-Éric Hudon carlerichudon.ca CARI HUDON B 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 25 AVRIL 2014 WEEK-END VINS Ac (5) à boire d\u2019ici cinq ans (5+) se conserve plus de cinq ans (10+) se conserve dix ans ou plus © devrait séjourner en carafe ?appréciation en cinq étoiles LA BELLE AFFAIRE Langhe Rosso 2011, Batasiolo Piémont, Italie (17,10 $-611251) Comme les belles affaires ne sont plus ce qu\u2019elles étaient, du moins sur le strict point de vue rendement qualité/prix, il arrive parfois de cibler celles qui vous en donnent pour vos deniers.Cet assemblage subtil est non seulement finement détaillé mais aussi élégant et de belle personnalité.Le ba-rolo du pauvre.(5) ?© LE SCOTCH Glen Morey 12 ans, Speyside Single Malt Scotch Whisky (49,75 $ -11904363) Possible de réunir ceux qui aiment le scotch et ceux qui le boudent parce qu\u2019ils aimeraient leur « fort » plus « faible » ?Faudra s\u2019y faire côté fort ici, mais voilà tout de même un « fort » qui s\u2019efforce avec intelligence et harmoniç de vous faire embrasser l\u2019Ecosse avec force mais aussi avec charme.Belle affaire! ?LA PRIMEUR EN BLANC Vina Gravonia Rioja Crianza 2004, Espagne (28,25 $ -11667927) C\u2019est la deuxième fois que je vous en cause.Et pour cause ! Parce que l\u2019expérience en vaut la chandelle, non, le chandelier au complet.Quatre ans de fût, le reste en bouteille, pour une patine oxydative nuancée, ce goût délicat à la fois de citron confît et de morilles, ce ton léger mais vivace, et puis cette longueur.Petit plaisir insolite.(5) LA PRIMEUR EN ROUGE Hedo 2011, Gérard Bertrand France (21,95 $ - 12171106) Une première au Québec pour une gamme qui ne cesse de s\u2019élargir mais qui demeure parfaitement cohérente avec l\u2019offre maison.Hédo pour hédonisme, bien sûr, vécu ici à travers un bouquet de cépages ajustés au quart de tour, à la fois mûrs mais traversés par une vivacité, une sapidité très saines.(5) ?L\u2019EMOTION Nenfro 2010, S.Mottura Latium, Italie (28,60 $ -12132051) Les Romains avisés qui ont éclusé d\u2019insipides Frascati, Cerveteri et autres Est! Est!! Est !!! di Montefiascone depuis des décennies trouvent aujourd\u2019hui à se réjouir avec ce superbe montepulciano bio.Noblesse du fruité, élégance de texture, élevage noble, harmonie d\u2019ensemble.Y a-t-il un Romain en vous?{5) ?Françoise, Gérard, Henry et les autres Jean Aubry Ils sont Français, ils font du vin et, ma foi, ils semblent heureux.Du moins, les «boire» suggère qu\u2019ils n\u2019ont pas le vin triste.Et puis, ils sont de France, un pays qui \u2014 et là je ne me ferai pas d\u2019amis parmi les amateurs et certains chroniqueurs \u2014 embouteille à mon avis les meilleurs vins de la planète.Rien que ça.Voilà, c\u2019est dit.Que celui qui n\u2019est pas d\u2019accord me lance le premier twist cap ! Cela avancé, je ne les aime pas parce qu\u2019ils sont Français, ces vignerons \u2014 ce serait trop réducteur \u2014, mais bien parce que, quelle que soit la région viticole où vous vous trouvez dans l\u2019Hexagone, le vin a un caractère distinct, une spécificité, mais aussi parce que le plaisir à le boire est manifeste.Tout simple.Une notion qui échappe quand même à plusieurs.Et puis, franchement, quand on a dans son verre du champagne, du bordeaux, du bourgogne ou du cognac, on se dit qu\u2019au-delà de ces « marques » qui font aussi figure d\u2019étalon de mesure au niveau mondial, il se trouve là du moins un raffinement, pour ne pas dire un degré de civilisation que n\u2019auraient pas dédaigné les premiers Gaulois.Ni même Gérard Depardieu.Ces appellations phares n\u2019éclipsent pas pour autant ces sentinelles qui régalent avec autant d\u2019authenticité et avec des prix sympas le quotidien des Terriens branchés.C\u2019est ici qu\u2019interviennent Françoise, avec sa bulle de Li- moux, Gérard, avec ses vins sans sulfites, et Henry, avec ses flacons d\u2019une euphorie toute rabelaisienne.Françoise, c\u2019est Françoise Antech-Gazeau, au Domaine de Flassian, à Limoux, alors que Gérard, c\u2019est Gérard Bertrand, au Château l\u2019Hos-pitalet, là où l\u2019art de vivre les vins du Sud fait fureur.Quant à Henry, c\u2019est nul autre qu\u2019Henry Marionnet, niché dans ses terres du côté de Soings-en-Sologne, dans la Loire.Vous pensiez encore que la paternité de la bulle (pas la pontificale, l\u2019autre) appartenait au moine champenois Dom Pérignon?Il vous faudra potasser plus encore vos livres d\u2019histoire car cette même bulle se serait d\u2019abord éclatée du côté de Limoux, en Languedoc-Roussillon, et ce, dès 1531 (plus d\u2019un siècle avant la naissance du célèbre cellérier), sous les auspices de ses collègues de l\u2019abbaye bénédictine de Saint-Hilaire.De l\u2019histoire ancienne De l\u2019histoire ancienne que tout cela, et surtout, qu\u2019est-ce qu\u2019on s\u2019en tape d\u2019où elle est née, la bulle ! Car si Françoise Antech-Gazeau vit, elle, au présent et adore boire du Krug, elle n\u2019élabore pas moins, à partir de ses 60 hectares d\u2019un vignoble complété de partenariats avec une vingtaine de viticulteurs, 14 cuvées différentes, avec «des idées pour beaucoup d\u2019autres».De la sixième génération d\u2019emballeuse de bulles, la dame sait parfaitement ce qu\u2019elle ne veut pas, à savoir un mousseux lourd et grossier qui tombe à plat, déraciné de ses origines.Chez elle, une majorité de crémants de Limoux (40 à 70% de chardonnay pour 20 à 40% de che-nin, 10% de mauzac et 10% de pinot blanc), dont cette Cuvée Expression 2011 (21,10$ -10666084), fine et enjouée, judicieusement do- sée (5) ?: et cette autre cuvée Héritage 1860 (n.d.- (5)\tconcentrant les meil- leurs chardonnays et chenins maison, relevée d\u2019une touche de pinot noir, preuve palpable et transparente de la subtilité des terroirs et des microclimats locaux.Sans sulfites ajoutés Je vous ai déjà parlé de Gérard Bertrand {ledevoir.com/art-de-vivre/vin/396897/se-re-trousser-les-manches-pour-le-terroir), ce gaillard aussi futé que sympathique qui fait sa petite révolution dans son sud de la France adoré.Un fils de vigneron qui n\u2019est pas né de la dernière pluie, avec des exportations dans 17 pays et, comme Françoise Antech-Gazeau, des idées plein la tête, sans cesse remises en question.C\u2019est qu\u2019il a aussi du flair, l\u2019entrepreneur.En témoignent ces deux nouvelles cuvées exemptes de SO2, baptisées Naturae et disponibles le 1®\" mai prochain dans le magazine Cellier.Surfe-t-il sur la tendance ou veut-il simplement donner des maux de tête aux fabricants d\u2019Aspirine ?«Le sans-soufre exacerbe l\u2019aspect fruité, nous dit l\u2019ancien rugbyman.Nous avons même réduit de 50% son apport dans nos cuvées régulières en raison d\u2019une meilleure gestion en amont; c\u2019est pourquoi nous travaillons de façon plus pointue avec notre directeur technique Jean-Baptiste Terlay.» La maison qui libérait 150000 bouteilles sans soufre dans le millésime 2011 est heureuse que la SAQ accepte le challenge en commercialisant le Chardonnay 2013 (12178869 - (5)\tet la Syrah 2013 (12184821 - (5)\tdes vins nets, d\u2019une étonnante franchise fruitée mais surtout \u2014 répétez rapidement après moi en gri- JEAN AUBRY Françoise Antech-Gazeau à limoux: 14 cuvées et des idées pour beaucoup d\u2019autres.gnotant des biscuits soda \u2014 d\u2019une palatabilité particulièrement patente.Ah oui ! Bertrand appose même une date de péremption sur les bouteilles en guise de bonne foi, histoire d\u2019en souligner entre autres la traçabilité.Pour ceux qui sont allergiques aux sulfites mais surtout pas au bon vin.VOIR PAGE B 7; VINS Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur: 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.corn I \u2022H \u2022 D \u2022 E \u2022 X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100» 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 \u2022 150 Achat-vente-échange 160\u2018199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PEÏIÏES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces @ ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit VISIIES LIBRES VISILES LIBRES VISIIES LIBRES i-/0S visites iSuS libres du week-end AHUNTSIC / CARTIERVILLE *** Visite libre samedi et dimanche de 13h à 16h *** 11761 rue Guertin - 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HR Dystrophie musculaireCanada unê Ktitsn musdé9 1.800.567.2236 www.muscie.ca bureau du Québec LE DEVOIR, LE VENDREDI 25 AVRIL 2014 B 7 WEEK-EP RESTOS IMPASTO 48, rue Dante, Montréal ® 514 508-6508 Michelle Forgione et Stefano Faita forment un couple harmonieux.Ils s\u2019agitent au passe-plats et en salle pour s\u2019assurer que la clientèle ressorte repue et extasiée.Tout le monde joue sur cette même partition, ce qui donne des midis et des soirs symphoniques.Assiettes très italiennes, mélodieuses comme dans les très bonnes petites maisons de là-bas.LABO CULINAIRE 1201, boulevard Saint-Laurent Montréal-s 514 844-2033 (225) Aux premiers jours de ce resta de la Société des arts technologiques, Seth Gabrielse et Michelle Marek, les deux chefs du Labo culinaire \u2014 ou Foodlab si vous voulez avoir l\u2019air plus cool \u2014, cuisinaient sur un quatre-ronds de base.Et c\u2019était déjà très bon.Trois ans plus tard, ils ont une yraie cuisine et c\u2019est excellent.Equipe et brigade attentives.Cuisine exceptionnelle.SU 5145, rue Wellington Verdun-s 514 362-1818 M\u201c®Fisun Ercan, dont l\u2019ambassade de Turquie devrait retenir les services pour la promotion de ce pays chez nous, citisine comme une invention, turque, cela va sans dire.Se succèdent les mezzés qu\u2019on partage et d\u2019autres plats turcs qu\u2019on ne veut pas partager tant ils sont savoureux, parfumés, goûteux.Les connaisseurs ont fait de cette maison une adresse.HOF KELSTEN 4524, boulevard Saint-Laurent Montréal, info@hofkelsten.com Ceci n\u2019est pas un restaurant.Enfin, pas vraiment, mais on y mange de petites choses si lumineuses que ça vaut le déplacement.Une boulangerie nouveau genre qui, à midi, prépare des soupes, des salades et des sandwichs suffisamment bons pour que les gens du quartier en aient fait leur cantine.Des pains magnifiques et le challah du vendredi.Mazel tav ! LE QUAI 19 48, rue Saint-Paul Québec-s 418 694-4448 C\u2019est l\u2019endroit pour assouvir une envie de poisson et de fruits de mer au cœur du Vieux-Port.Cuisine actuelle et urbaine pleine de saveurs, où le jeune chef Dominic Jacques fait la part belle aux produits du Québec.Ambiance chaleureuse.Généreuse carte des alcools, dont plusieurs en importation privée.Le cœur sur la table JEAN-PHILIPPE TASTET Imaginons un instant que vous cherchiez un endroit calme où vous pourriez manger des choses inhabituelles, préparées par des gens dont le métier est justement de préparer l\u2019inhabituel.Ça s\u2019appelle un restaurant.Vous en chercheriez un pas trop grand, pas trop loin et pas trop cher.Vous y voudriez une carte de vins qui se tienne et un service attentionné.Je crois que j\u2019ai quelque chose qui va vous intéresser ; le chef s\u2019appelle Cédric Deslandes, son complice en salle, Alexandre Jourdan.Tous deux travaillent à l\u2019ancienne avec le souci du détail, de bien bonnes personnes.Leur petit restaurant s\u2019appelle Les coudes sur la table, ce qui, en soi, est déjà tout un programme.Le travail en cuisine J\u2019étais venu ici manger un soir d\u2019octobre, l\u2019automne dernier.La maison était ouverte depuis peu et j\u2019avais malgré cela eu du mal à trouver dans les assiettes quoi que ce soit à redire.De toute évidence, quelqu\u2019un en cuisine savait ce qu\u2019il devait faire et le faisait plutôt bien.C\u2019était déjà très bon.Aujourd\u2019hui, ça l\u2019est toujours, peut-être même un peu meilleur.En cuisine comme ailleurs, le travail finit toujours par se remarquer.Un midi pluvieux du début d\u2019avril, je passe donc revoir.Si l\u2019on n\u2019est pas du quartier, il faut venir en mission à l\u2019angle de Ful-lum et Sainte-Catherine.Au menu, «Velouté du moment et garnitures», puis «Foie de veau de lait, poêlée de grelots et lardons, jus de viande réduit».Même le velouté est excitant.Pourtant, la combinaison poireau-pomme de terre soulève rarement les foules, et réussir un frisson avec cette chose est pro- metteur.Cuisson du foie exactement tel que demandé, petite poêlée de pommes de terre grelots, quelques lardons et une réduction de main de maître.Le tout pour 21,85$, taxes comprises, on croit rêver.Quelques jours plus tard, retour en compagnie de quelques fines fourchettes toujours prêtes à se rouler dans les assiettes lorsque je dis que je vais quelque part que je pense aimer.Les Canadiens de Montréal jouent ce soir-là, ce qui nous assure d\u2019une salle calme et recueillie.Qn chuchote en étudiant le menu.Au restaurant, mes amis sont toujours beaucoup plus sévères que moi.Si stricts parfois que j\u2019hésite à m\u2019enthousiasmer.L\u2019une dit: «Ça manque de lumière»-, l\u2019autre: «On pourrait accrocher quelque chose sur cette porte qui est excitante comme une porte standard peut l\u2019être.» Pour les assiettes, leurs critiques seront moins féroces.Raviolis parfaits Ces raviolis de courge d\u2019hiver, par exemple, je les ai trouvés parfaits avec leurs champignons King Eryngii sautés, quelques noisettes, une belle crème à la sauge et juste assez de copeaux de parmesan pour rendre le plat joyeux.Même enthousiasme pour ces gnocchis maison de pommes de terre, courge butternut, copeaux d\u2019olives, noix de pin, crème sure et parmesan.Rien à redire, si ce n\u2019est que l\u2019assiette était montée avec beaucoup de délicatesse et que tout s\u2019harmonisait.Hélène, bien sûr, aurait aimé un peu de sauce pour alléger le tout, mais Hélène vit dans le quotidien paradisiaque que lui offre Jean-Pierre, homme parfait s\u2019il en est.« Bavette de bœuf AAA grillée, polenta crémeuse au par- VINS SUITE DE LA PAGE B 6 Ce cher Henry Henry Marionnet est le gardien mais aussi le vinifica-teur des fruits de la plus vieille vigne de France, du romorantin pré-phylloxé-rique de plus de deux siècles embouteillé sous l\u2019étiquette Provignage et dont la dégustation du 2011 (69$ - n.d.-(5 +)\tintrigue par sa singularité.Un blanc sec vivace et précis, à la fois bien serré et aérien, aux nuances balsamiques fines, d\u2019une étonnante longueur.L\u2019homme est aussi, paradoxalement, l\u2019artisan de sauvignons mais aussi de gamays parmi les plus juvéniles, pimpants, sexy et aguichants de France et de Navarre.En témoignent d\u2019ailleurs son sauvignon blanc 2013 au Domaine de ia Charmoise à moins de 20 $ (espérons-le un jour en tablettes!), aux saveurs nettes, vibrantes, vivaces et joliment tendues (5) ?, et ce classique Camay dont le 2013 (18,45$- 3295 32), plus étoffé, plus nourri que le 2012, réinvente le concept de la soif dans ce qu\u2019elle a de plus saine à vivre.Un bijou de vin, plus que léger sur le plan de l\u2019alcool, d\u2019une exceptionnelle transparence fruitée et porté par la grâce.Impossible, inimaginable, voire inconcevable de s\u2019en pas- ser, ne serait-ce qu\u2019une minute! (5) ?Ce cher Henry (car on s\u2019attache à un homme qui maîtrise à ce point l\u2019art de la délicatesse) a épuré, au fil des décennies (aujourd\u2019hui avec son fils Jean-Sébastien), une méthode fine d\u2019observations et de calibrages minutieux, à la vigne comme au chai, qui élève au rang d\u2019art la simplicité dans ce qu\u2019elle a justement de laborieux et de complexe à atteindre.Vous me suivez ?L\u2019apport minimal, pour ne pas dire nul, en SQ2 (cuvée Première Vendange 2012 à 24,85$ en LP.- 514 907-9680) y exacerbe une expression va-riétale jamais caricaturale mais toujours très, très près de la vérité.11 faut sentir l\u2019effet terroir (argiles à silex) sur ces cuvées Vinifera franc de pied (pied de vigne non greffé), que ce soit le Cot 2012 (n.d.) ou encore le magnifique Camay 2012 (23,55$ - 11844591 - (5 +) dont le «cœur» fruité est aussi noble qu\u2019il est frin-gué comme un prince s\u2019en allant au bal rencontrer sa belle.La suite vous appartient! Jean Aubry est l\u2019auteur du Guide Aubry 2014.Les 100 meilleurs vins à moins de 25$.guideaubry@gmail.corn rliufit\t/sfrof A\tfciinA dofiinai/dj(a
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