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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-05-10, Collections de BAnQ.

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[" SCIENCES ET CDITDRE 82* CONGRES DE L\u2019ACFAS as Michael Sabla a accepté d\u2019être en 2014 le président d\u2019honneur du congrès Page G 3 Le Québec récolte les fruits de son système de recherche Page G 4 K - J fe.s>d «Les décideurs ne s\u2019appuient pas assez sur les données de recherche»\tg 6 CAHIER THEMATIQUE G > LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 Bienvenue en Concordia francophone ! « L\u2019innovation enrichit la qualité de vie » Ils et elles osent.Ils et elles déposent.Car pour cette quatre-vingt-deuxième rencontre annuelle qu\u2019est le congrès de l\u2019AC-FAS, cette Association francophone pour le savoir, l\u2019objectif est maintenu : rendre compte de l\u2019état de la recherche en milieu universitaire, et même plus, le collégial s\u2019affichant aussi présent.Et cette année est aussi celle d\u2019une première : l\u2019Université Concordia accueille dans les quatre édifices de son campus de centre-ville de Montréal les milliers de congressistes : ce dont l\u2019institution hôtesse se félicite.NORMAND THERIAULT Je remets tout ça en question en espérant ne pas faire sursauter les François-Marc Gagnon de ce monde.» Elle ose.Elle est jeune et elle remet en question une idée reçue, à savoir que toutes ces années précédant celles de la Révolution tranquille ne sont pas aussi «noires» qu\u2019on veut bien le dire.Et il est certain que ce que fait Jacinthe Blanchard-Pilon n\u2019est pas sans danger : comment, elle, inscrite au niveau de la maîtrise à l\u2019UQAM, peut-elle espérer remettre en question les travaux de ce Erançois-Marc Gagnon, lui qui dès 1968 est professeur universitaire, d\u2019abord à l\u2019Université de Montréal, mais aussi le mentor d\u2019une génération d\u2019historiens, tout en s\u2019établissant comme le grand spécialiste de l\u2019automatjsme, ses ouvrages sur Paul-Emile Bofduas en faisant preuve?A l\u2019autre bout du continent, autre attitude : que de respect pour l\u2019œuvre d\u2019un Michel Foucault quand un Jorge Calderon, lui rattaché à une université ca-nado-colombienne, la Simon Fraser de Vancouver, intervient pour établir «l\u2019héritage littéraire» du penseur et philosophe français: «J\u2019aborde la manière dont une pratique de la littérature chez Foucault lui a permis d\u2019écrire et d\u2019explorer certains concepts par la suite.Par exemple, lorsqu\u2019il est question de la prison, Foucault va décrire et expliquer notre société, qui est pour lui une société pénitentiaire.Il décrit donc notre société en fonction d\u2019une certaine pratique littéraire, mais pas de manière explicite.» Ces quinze minutes.C\u2019est cela, un congrès de l\u2019ACFAS, et sa 82® mouture, celle de 2014, n\u2019est en rien différente de la précédente.Et dire que les quinze minutes données pour une présentation sont souvent l\u2019occasion pour un chercheur, qu\u2019il soit encore inscrit dans un programme d\u2019études supérieures, ou professeur, ou spécialiste en son domaine, cette occasion donc de rendre compte d\u2019un travail qui, lui, s\u2019est échelonné sur un nombre souvent respectable d\u2019années.Quant aux domaines d\u2019études couverts, allez voir le programme complet de la manifestation (www.acfas.ca/evene-ments/congres/programme/82) et vous découvrirez que le spectre est large : si les sciences dites pures semblent moins représentées (il y a abondance sur la planète de colloques scientifiques en leurs disciplines), quand on aborde l\u2019univers multidisciplinaire ou le monde plus traditionnel des sciences humaines, il y a toutefois pléthore.Et à l\u2019ACFAS, chose rare en notre monde dit «mondialisé», ici, c\u2019est en français que ça se passe et que les choses se disent Concordia français ! Et de cela, l\u2019Américain d\u2019origine qu\u2019est Alan Shepard, président et vice-chancelier en titre de l\u2019Université Concordia, s\u2019en félicite.Car si son institution accueille pour une première fois cette grande rencontre du savoir (et une telle action ne pourrait que faire sourire un Marie-Victorin qui voyait la né-cessité il y a plus de 90 ans d\u2019afficher une science en français), il en voit le profit: «Il se produit des changements importants dans le monde de l\u2019enseignement supérieur.Alors que nous préparons nos étudiants à des carrières qui se dérouleront sans doute à l\u2019échelle internationale, il est très important d\u2019œuvrer au-delà des barrières linguistiques.L\u2019ACFAS nous offre justement cette occasion.» «n se produit des changements importants dans le monde de l\u2019enseignement supérieur yy Le monde universitaire se transformerait donc au Québec.Et les universités savent qu\u2019il n\u2019y a plus dans leurs institutions de barrières linguistiques qui valent.(En fait, allez écouter la conférence que prononcera le lundi 12 mai au pavillon des arts visuels Daniel Weinstock, de McGill, et vous devrez admettre que l\u2019univers anglophone tel que connu lui aussi chancelle.) Une économie du savoir Et ce 82® congrès fait aussi la preuve que des relations se consolident, cette fois-ci entre le monde du savoir et celui de la chose économique, quand un Michael Sabia, cet Qnta-rien venu à la direction de la québécoise Caisse de dépôt et placement, en accepte la présidence d\u2019honneur.Et il en trouve tout intérêt : «Je m\u2019intéresse toujours aux occasions de créer et de renforcer les liens entre les chercheurs, la recherche et les entrepreneurs.Mon objectif, en travaillant à renforcer ces liens, est de donner une occasion de rendre plus dynamique l\u2019écosystème de l\u2019innovation.Ft dans le monde actuel, l\u2019innovation est une façon de s\u2019enrichir.Pas seulement financièrement.L\u2019innovation enrichit la qualité de vie.» Enrichissement, donc.Et abondance ici de connaissance: du 12 au 16 mai, ne se tiendront-ils pas 173 colloques, s\u2019y déposant plus de 3000 communications, 5000 scientifiques s\u2019y déplaçant, 500 d\u2019entre eux et elles provenant d\u2019une quarantaine de pays hors le nôtre?L\u2019ACFAS fait donc la preuve qu\u2019une science en français est viable.A vous d\u2019aller le constater : le grand public ne peut-il pas assister gratuitement à plus de 900 communications libres?Le Devoir f I P 1 V \u2018i W' ARCHIVES LE DEVOIR EN COMPAGNIE DES GRECS UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE -^ -A S'EVEILLER À L'AMOUR DES TEXTES ET À LÀ DISCUSSION PHILOSOPHIQUE Au cœur de ['enseignement supérieur F I D E s ÉDUCATION www.fideseducation.ca G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 ACFAS 82'= Congrès Concordia accueille le congrès pour la première fois de son histoire La langue de Molière fait partie intégrante de la vie universitaire, rappelle Alan Shepard Au cours des derniers mois, l\u2019«autre» université anglophone a déployé des efforts supplémentaires pour se rapprocher des futurs étudiants francophones.Son président et vice-chancelier, Alan Shepard, s\u2019en félicite.MARIE LAMBERT-CHAN Les temps ont bien changé depuis l\u2019époque où il allait de soi que les francophones s\u2019inscrivent à l\u2019Université de Montréal et à l\u2019UQAM et les anglophones à l\u2019Université McGill et à l\u2019Université Concordia.«Il se produit des changements importants dans le monde de l\u2019enseignement supérieur, observe Alan Shepard, président et vice-chancelier de Concordia.Prenez seulement HEC Montréal, qui offre des cours en français, en anglais et en espagnol.Alors que nous préparons nos étudiants à des carrières qui se dérouleront sans doute à l\u2019échelle internationale, il est très important d\u2019œuvrer au-delà des barrières linguistiques.L\u2019ACFAS nous offre justement cette occasion.» En effet, pour la première fois de son histoire, la très urbaine et dynamique université de langue anglaise accueillera le congrès de l\u2019Association francophone pour le savoir (ACFAS).M.Shepard voit là une occasion de démontrer la force des liens entre Concordia et la collectivité francophone, ainsi que l\u2019enracinement de son institution dans la vie montréalaise et québécoise.Plusieurs activités destinées au grand public en témoigneront: une classe de maître avec Kim Nguyen, réalisateqr de Rebelle et diplômé de l\u2019École de cinéma Mel Hoppenheim; visite à pied du Quartier Concordia sis au cœur du centre-ville de Montréal; des conférences sur le bien-vieillir, la cybercriminalité et les jeux vidéo données par des professeurs de l\u2019établissement.Alan Shepard rappelle que la langue de Molière fait partie intégrante de la vie à Concordia, qui n\u2019est pourtant pas une université bilingue : pour avoir ce titre, un établissement doit offrir des programmes dans les deux langues officielles, ce qui n\u2019est pas le cas de Concordia, qui permet toutefois à ses étudiants de remettre leurs examens et travaux en français.«Environ 25 % de nos 46 000 étudiants utilisent le français à la maison, mais probablement 90 à 95% du corps étudiant sont bilingues, et ceux qui ne le sont pas sont sans doute trilingues.Un nombre croissant de professeurs et d\u2019employés parlent aussi le français », affirme le président d\u2019origine américaine, qui depuis son arrivée en poste il y a presque deux ans se fait un devoir de perfectionner son français en enchaînant les programmes d\u2019immersion et les cours hebdomadaires.Opération grande séduction Néanmoins, Alan Shepard estime que son université demeure méconnue des futurs étudiants francophones.C\u2019est pourquoi son équipe et lui ont déployé des efforts supplémentaires pour se rapprocher des cégeps francophones au cours des derniers mois.«Nous avons rencontré les directeurs généraux de ces établissements ainsi que leur équipe d\u2019admission universitaire, explique-t-il.Nous voulons nous assurer que les jeunes qui contemplent l\u2019idée de poursuivre des études supérieures comprennent bien qui nous sommes et soient assurés que nous les accueillerons chaleureusement.» A cet égard, Concordia propose de nombreux programmes et activités pour, d\u2019une part, promouvoir le français, et de l\u2019autre, donner un coup de pouce aux francophones pour faciliter leur transition dans un milieu d\u2019éducation anglophone.La stratégie d\u2019Alan Shepard semble payante.En date du 30 avril 2014, 1055 étudiants en provenance d\u2019un cégep francophone sont acceptés à Concordia pour le prochain trimestre automnal, à condition bien sûr d\u2019obtenir leur diplôme d\u2019études collégiales.A pareille date l\u2019an dernier, ce nombre était de 467.Bref, une hausse fort appréciable qui dénote un regain d\u2019intérêt de la part de ces étudiants.Concordia célébrera ses 40 ans l\u2019automne prochain.Elle a parcouru un long chemin depuis la fusion du Collège Loyola et de l\u2019Université Sir-George-Williams qui lui a donné naissance.Elle est au- ARCHIVES LE DEVOIR Alan Shepard: «Alors que nous préparons nos étudiants à des carrières qui se dérouleront sans doute à l\u2019échelle internationale, il est très important d\u2019œuvrer au-delà des barrières linguistiques.» jourd\u2019hui l\u2019une des 100 meilleures universités de moins de 50 ans au monde, selon le classement du Times Higher Education.Elle se distingue aussi bien sur la scène internationale pour la qualité de ses diplômés qu\u2019au niveau local par ses engagements communautaires.Longtemps réputée pour sa Faculté des beaux-arts, Concordia fait aussi maintenant sa marque dans les domaines du génie et des sciences.Avec ses 25 chaires de recherche du Canada et ses 49 chaires institutionnelles, l\u2019université « boxe dans une catégorie supérieure», selon Alan Shepard.Et depuis 2012, elle s\u2019est enfin extirpée de la crise de gouvernance qui l\u2019affectait depuis quelques années.«J\u2019aime le chemin que nous avons emprunté, poursuit le président.Nous sommes un établissement qui offre une chance au plus grand nombre \u2014 une bonne partie de nos étudiants sont les premiers de leur famille à s\u2019inscrire à l\u2019université.Ici, ils ont à la fois une formation théo- rique rigoureuse, mais aussi l\u2019occasion d\u2019effectuer des stages et de s\u2019inscrire à des programmes coopératijs.D\u2019ailleurs, l\u2019une de mes priorités est d\u2019innover en matière de méthodes d\u2019apprentissage.Je pense entre autres à notre nouvel incubateur, District 3, qui permet aux étudiants de laisser libre cours à leur esprit entrepreneurial.Notre futur s\u2019annonce des plus excitants, fen suis certain.» Collaboratrice Le Devoir D\u2019hier à aujourd\u2019hui La fête de la science ! L\u2019association se veut la voix de la communauté scientifique québécoise Dès ses balbutiements au début des années 1920, l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences veut mettre en valeur la recherche pour le grand public ; il en est encore de même de nos jours, alors qu\u2019elle est connue à titre de l\u2019Association francophone pour le savoir tout en ayant conservé son acronyme.Elle a beaucoup évolué, cette ACFAS, à un point tel qu\u2019elle prend maintenant la parole au nom de la communauté scientifique.RÉGINALD HARVEY L> ACFAS a évidemment ' beaucoup grandi : elle atteint la taille d\u2019un géant et possède un caractère unique; son congrès annuel, modeste au départ, s\u2019est transformé pour devenir le plus important événement scientifique multidisciplinaire, interuniversitaire et intersectoriel de la Francophonie (il regroupe en moyenne 5000 participants).Au fil du temps, elle a réservé une place de choix aux étudiants qui s\u2019y frottent le cerveau avant de devenir les chercheurs de demain.Elle a accompagné et encourage toujours les chercheurs dans leur quête d\u2019interdisciplinarité.Elle s\u2019est ouverte sur le monde, qu\u2019elle courtise de plus en plus.Louise Dandurand, sa présidente actuelle, fait part ici de sa vision de l\u2019évolution de l\u2019AC-FAS en remontant d\u2019abord le cours du temps: «Quand on regarde les déclarations de Marie-Victorin quand il a créé celle-ci en 1923, il y a alors cette volonté de mettre en valeur la recherche et de faire en sorte qu\u2019elle soit connue du grand public; il voulait, comme on le disait à l\u2019époque, que les Canadiens français s\u2019y intéressent.VOIR PAGE G 3 : EÊTE MOBILITÉ INTERNATIONALE AMÉRIQUESRECHERCHEÉTUDIANTSDROIT ENVIRONNEMENTJEUNES CHERCHEURSMAGHREB STAGESUNIVERSITÉFORMATIONMOYEN-ORIENT BIOÉTHIQUEENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AFRIQUEFRANCOPHONIE fIGEnCE uiiiiieisiniiK DELflFRflnCOPHOnie Bureau des Amériques Pôle de développement Parce que l'Agence universitaire de la Francophonie est convaincue que le français est une chance elle valorise l'acquisition des savoirs par la nnobilité internationale des étudiants et des jeunes chercheurs.U aufanneriques vvww.a uf.o rg/b U rea U-a nn eriq ues Toutes nos félicitations à PIERRE ANCTIL lauréat du Prix du Canada 2014 en sciences humaines Uti i^oete dz Plotitiréal et son lAuLeu PIERRE ANCTIL 3 ir-its pour son ouvrage Jacob-Isaac Segal, 1896-1954: Un poète yiddish de IVlontréal V, et son milieu Presses de l\u2019Université Laval www.pulaval.com LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 G 3 ACFAS Sciences et afeaires « La recherche contribue énormément au bien-être et au dpamisme d\u2019une société » Michael Sabia a accepté la présidence d\u2019honneur du 82® congrès Michael Sabia a un agenda bien rempli, mais il s\u2019est empressé d\u2019accepter d\u2019être président d\u2019honneur du congrès de l\u2019ACFAS.Pour quelles raisons?Rencontre.MARTINE LETARTE L> ACFAS a comme mission < de développer un dialogue entre la science et la société.En choisissant son président d\u2019honneur chaque année, elle tente de renforcer ses liens avec différentes sphères sociales.Cette année, l\u2019accent est mis sur le monde des affaires avec le choix de Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.«Fondamentalement, j\u2019ai accepté la présidence d\u2019honneur pour démontrer mon appui à un projet intrinsèquement important; contribuer à l\u2019avancement du savoir», a-t-il dit au Devoir en entrevue à la Caisse quelques minutes avant de sauter dans un avion pour se rendre à Los Angeles, où il allait donner une conférence au Milken Institute.Bien que Michael Sabia soit un homme de chiffres \u2014 il a étudié l\u2019économie \u2014, il considère très important d\u2019encourager les conversations et les débats dans la société, puis d\u2019augmenter le plus largement possible la visibilité des sciences, de la recherche et des chercheurs.«La recherche contribue énormément au bien-être et au dynamisme d\u2019une société», ajoute-t-il.C\u2019est pour toutes ces rai- sons que Michael Sabia a accepté l\u2019invitation de l\u2019ACFAS d\u2019être président d\u2019honneur de son 82® ®ongrès.C\u2019est pour les mêmes raisons d\u2019ailleurs qu\u2019il a aussi accepté d\u2019être coprésident de Campus Montréal, la campagne de financement conjointe de l\u2019Université de Montréal, HEC Montréal et Polytechnique Montréal.«Nous avons des institutions universitaires de grande qualité au Québec et des chercheurs très compétents, très habiles, af-firme-t-il.Je m\u2019intéresse toujours aux occasions de créer et de renforcer les liens entre les chercheurs, la recherche et les entrepreneurs.» Il ne pense pas ici qu\u2019à la commercialisation de nouveaux produits et services.«Mon objectif en travaillant à renforcer ces liens est de donner une occasion de rendre plus dynamique l\u2019écosystème de l\u2019innovation, explique-t-il.Et dans le monde actuel, l\u2019innovation est une façon de s\u2019enrichir.Pas seulement financièrement.L\u2019innovation enrichit la qualité de vie.» De plus en plus de diplômés Les diplômes d\u2019études supérieures sont de plus en plus fréquents dans la province d\u2019après un document récent publié par l\u2019Institut de la statis- I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michael Sabia: «[.1 l\u2019innovation est une façon de s\u2019enrichir.Pas seulement financièrement.L\u2019innovation enrichit la qualité de vie.» tique du Québec à partir de l\u2019Enquête sur la population active.Alors qu\u2019en 1990, 3,7% de la population âgée de 25 à 64 ans avait obtenu un diplôme universitaire supérieur au baccalauréat, le taux avait plus que doublé en 2012, avec 7,8%.Parmi ces diplômés, on retrouve des gens avec un doctorat, et ils ne se retrouveront pas tous professeurs d\u2019université.Le Sondage auprès des stagiaires postdoctoraux canadiens 2013 a été réalisé par l\u2019Association canadienne des stagiaires postdoctoraux et Mitacs, une organisation nationale de recherche à but non lucratif.Les résultats indi- FETE SUITE DE LA PAGE G 2 Notre mission consiste toujours aujourd\u2019hui à faire la promotion de la recherche et de la culture scientifique.» La trame de fond est demeurée la même : «A mon avis, elle fait de l\u2019ACFAS une institution essentielle pour être la voix de la communauté scientifique auprès des décideurs publics, pour être sa voix auprès de la population en général pour qu\u2019on puisse être des facilitateurs de transmission du savoir et des promoteurs de culture scientifique.» L\u2019institution a évolué, tout comme la communauté et le système de recherche ont connu des avancées, «mais il y a une sorte de fil conducteur qui demeure pertinent à l\u2019aube de son centenaire.» En perpétuel mouvement L\u2019ACLAS s\u2019avérera durant une bonne période de temps une fédération de sociétés savantes qui, de façon générale, tenaient un congrès annuel chacune de leur côté.Puis le vent a tourné, comme le rapporte la présidente: «L\u2019Association en est venue à représenter la communauté scientifique dans son ensemble, toutes disciplines confondues, bien qu\u2019il reste des démarches à poursuivre auprès de certains secteurs disciplinaires qui sont moins présents pour les intégrer davantage.» L\u2019évolution a eu pour effet de la transformer de telle sorte qu\u2019elle est maintenant la voix du monde de la recherche, dont le congrès annuel est le plus grand rassemblement scientifique de la Lrancophonie et l\u2019un des plus importants événements interdisciplinaires en Amérique du Nord après celui de l\u2019American Association for the Advancement of Science (AAAS).Il y a durant le congrès tout un mélange de colloques et de communications libres faisant appel à l\u2019ensemble des disciplines et réservant une place de choix à la relève.Justement, elle tient à en parler, des jeunes scientifiques: «Au cours des dernières décennies, leur présence a été une chose absolument marquante: c\u2019est devenu le lieu où les étudiants de maîtrise et de doctorat font leur première communication scientifique approuvée par un jury de pairs avant la présentation; leur entrée dans la carrière, c\u2019est notre congrès.» Les statistiques confirment ces propos: les étudiants chercheurs ont livré 40 % de conférences au cours des dernières années.Le rapprochement avec la population figure à son tour comme un des facteurs de transformation de l\u2019Association: «Si on se tourne vers les derniers congrès tenus, le nombre d\u2019activités grand public nous situe très très loin du petit conclave des sociétés savantes du passé.» Elle en veut pour preuve ce qui figure au programme en 2014: «On ouvre avec une conférence sur les jeux vidéo, et une autre portera sur les arts et la ville, se déroule également une exposition de photos, La preuve par l\u2019image, et il y aura des classes de maîtres en cinéma avec des réalisateurs de renom, pour ne parler que de ces événements.» Enthousiaste, Louise Dandurand lance: «Le congrès de l\u2019ACFAS, c\u2019est devenu la fête de la science! Elle a évolué, à titre d\u2019organisation dont un groupe de scientifiques voulaient porter la à JARDIN BOTANIQUE DE MONTREAL Frère Marie-Victorin bonne parole et promouvoir la culture scientifique, vers une espèce de regroupement des représentants d\u2019une très large communauté.» Et ce qui encore est plus intéressant: «Il découle de son existence au cours des dernières années qu\u2019elle a acquis une crédibilité qui est reconnue par les universités, par les décideurs publics et par les médias.Quand on veut prendre le pouls de la communauté scientifique, quand on veut qu\u2019elle s\u2019exprime, on se tourne vers l\u2019ACFAS.» Elle en veut pour preuve son implication majeure dans la consultation qui a conduit à l\u2019adoption de la Politique nationale et les nombreuses demandes d\u2019interventions dans les médias qu\u2019elle reçoit.Elle pousse plus loin sa réflexion: «Notre rôle c\u2019est d\u2019être des espèces d\u2019agents de vigilance; nous le percevons comme quoi il nous revient de commenter les politiques publiques, notamment en matière de recherche ou qui soient basées sur cette dernière.Nous sommes la voix de la communauté scientifique et, d\u2019une certaine façon, son porte-parole: en tout cas, c\u2019est ce que les universités nous disent.» Elle se montre plus explicite encore : « On fait preuve de neutralité.Quand les universités parlent comme institutions, elles sont dans une position où elles défendent celles-ci comme telles, ce qui est parfaitement normal, et on ne s\u2019attend pas à autre chose d\u2019elles.De notre côté, nous sommes perçus comme une association qui se situe au-dessus de la mêlée pour exprimer la voix de la communauté scientifique du Québec.» Collaborateur Le Devoir quent qu\u2019un poste de chercheur universitaire représente l\u2019objectif de carrière à atteindre pour 81% des personnes sondées avant de commencer leur postdoctorat.Alors que la demande de professeurs d\u2019université n\u2019est pas suffisamment importante pour absorber tous ces docteurs, la moitié des personnes sondées ont affirmé n\u2019avoir eu aucune offre pour faire carrière à l\u2019extérieur de l\u2019université.Bien des entrepreneurs sont craintifs face au curriculum vitae d\u2019un stagiaire postdoctoral ou d\u2019un détenteur d\u2019un diplôme de maîtrise ou de doctorat.Ils se demandent souvent si, après avoir passé tant d\u2019années à étudier, cette personne ne sera pas trop déconnectée du marché du travail.Une richesse pour les organisations Pour Michael Sabia, l\u2019important n\u2019est pas tellement de se pencher sur le type de diplôme obtenu par un candidat.«Pour nous par exemple, à la Caisse, ce qui compte n\u2019est pas seulement d\u2019embaucher des experts sur une question, explique-t-il.Le défi est toujours d\u2019embaucher des gens très bien formés qui ont développé une façon de réjléchir aux questions de façon structurée.Nous cherchons des gens capables de penser outside the box./e suis loin d\u2019être un expert en éducation mais, d\u2019après moi, les diplômes d\u2019études supérieures peuvent augmenter la capacité à analyser des problèmes, à arriver à des conclusions.C\u2019est très utile.» Il est d\u2019avis que le milieu des affaires devrait arrêter de s\u2019en faire avec des termes comme mathématicien, ou encore doctorat.«La question beaucoup plus profonde qu\u2019il faut se poser, c\u2019est si cette personne, par sa capacité à analyser les problèmes, peut apporter une contribution à l\u2019entreprise», dit-il.Est-ce que le milieu universitaire et le monde des affaires devraient faire davantage d\u2019efforts pour se rapprocher l\u2019un de l\u2019autre ?«Peut-être que, des deux côtés, il y aurait des efforts à faire, affirme Michael Sabia.Mais je pense que les dirigeants d\u2019entreprise devraient développer des perspectives plus ouvertes, plus inclusives.Est-ce toujours nécessairement les gens avec un MBA qui ont développé une façon de penser très bien structurée?C\u2019est souvent le cas, mais des gens avec d\u2019autres profils peuvent aussi être intéressants.» La Caisse de dépôt, par exemple, embauche des géologues, des mathématiciens, des économistes, etc.«Nous avons beaucoup de gens qui ont complété un doctorat à la Caisse dans nos équipes de recherche.C\u2019est une façon pour nous de rendre nos analyses plus profondes», affirme Michael Sabia, qui a lui-même réalisé des études supérieures en économie à l\u2019Université Yale, au Connecticut.Il a même déjà pensé entreprendre une carrière de professeur-chercheur.«Je respecte beaucoup les professeurs qui cherchent des moyens de repousser les limites du savoir.Cela a une valeur intrinsèque.» Bas de laine des Québécois, la Caisse de dépôt et placement du Québec a comme mission de faire fructifier les fonds de ses déposants, principalement des régimes de retraite et d\u2019assurance des secteurs public et privé québécois.Elle emploie plus de 800 personnes.Collaboratrice Le Devoir wmm.» %/¦ INSPIRÉ PAR uqam.ca UQÀM VUE PAR 7 ARTISTES 7 PORTRAITS À DÉCOUVRIR 4452 G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 ACFAS {{ On a mis en place un système de recherche qui a toujours favorisé la constitution de réseaux, d\u2019équipes et de centres )) Louise Dandurand Politique nationale Le Québec récolte les fruits de son système de recherche « Nos chercheurs sont beaucoup plus compétitifs que les autres chercheurs du pays dans les programmes majeurs des organismes de subvention fédéraux», dit Louise Dandurand En 2014, il apparaît que le Québec occupe une position plutôt avantageuse au pays en matière de recherche fondamentale et appliquée; les structures mises en place il y a plus de 40 ans fournissent les résultats escomptés.En 2011 et en 2014 se produisaient respectivement une restructuration des trois fonds de recherche et une mise à jour de la politique nationale dans ce domaine.Etat de la recherche au Québec en compagnie de la présidente de l\u2019Association francophone pour le savoir, Louise Dandurand.REGINALD HARVEY Il importe de faire appel à l\u2019histoire pour bien situer les activités de recherche dans le présent et pour en dégager les caractères distinctifs ; elle se montre convaincue d\u2019une réalité dans ce sens-là: «Le Québec s\u2019est démarqué depuis les années 1970 de toutes les autres provinces canadiennes en mettant sur pied un système cohérent d\u2019appui à la recherche.» Elle identifie les premiers fonds qui ont vu le jour et se livre à cette réflexion: «Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis celui de Robert Bou-rassa, de quelque allégeance qu\u2019ils aient été, ont fait preuve d\u2019un engagement et d\u2019une ferme croyance que le développement du Québec passait par une activité scientifique, par une communauté scientifique forte et vigoureuse.» Cette volonté politique a produit des effets concrets: «On a mis en place un système de recherche qui a toujours favorisé la constitution de réseaux, d\u2019équipes et de centres.On a décidé d\u2019appuyer l\u2019Infrastructure de la recherche, que ce soit sur le plan des ressources humaines ou plus physiques, ce qui a fait en sorte que le Québec possède maintenant un ensemble très riche de ces regroupements voués à la recherche dans tous les domaines.» Elle cite plusieurs exemples dans des sphères variées qui établissent la preuve non équivoque de ses propos: «On a une richesse absolument incroyable de regroupements stratégiques dans tous les domaines du savoir, ce qui est vraiment une distinction du système québécois.De tout temps, il y a eu un appui à tous les secteurs de la recherche et un souci de maintenir un équilibre sain entre recherche fondamentale et plus appliquée sur des thématiques économiques et sociales pertinentes pour le développement québécois.» Un système unique Madame Dandurand, qui a occupé des postes de direction en recherche tant sur le plan universitaire que dans l\u2019appareil gouvernemental, livre ce témoignage: «C\u2019est vraiment un système qui se distingue au sein du Canada.D\u2019ailleurs, dans toutes les provinces, et j\u2019ai roulé ma bosse quand même assez longtemps pour le savoir, le système d\u2019ici suscite l\u2019envie des chercheurs canadiens.» Il s\u2019est parcouru beaucoup de chemin en quatre décennies et les conséquences en sont palpables : «Non seulement on a structuré la recherche au Québec autour d\u2019enjeux sociaux, économiques et culturels très importants et essentiels pour notre développement, mais on a aussi fait en sorte que nos chercheurs sont beaucoup plus compétitifs, bon an mal an, que les autres chercheurs du pays dans les programmes majeurs des organismes de subvention fédéraux.» Une menace plane toutefois: «On est en train de perdre cet avantage concurrentiel en matière de soutien et d\u2019investissement.Plusieurs provinces, notamment l\u2019Ontario, l\u2019Alberta et la Colombie-Britannique, ont mis sur pied des programmes spéciaux qui visent à ce que leurs chercheurs deviennent plus concurrentiels dans ces grands programmes du gouvernement fédé- ral.Mais il reste que ce qui est unique au Québec, c\u2019est la cohérence de son système et la pérennité de celui-ci.» Le coup de balai structurel En juillet 2001, le système est revu et corrigé dans sa structure par la loi 130 : les trois fonds déjà existants, ceux de la « nature et de la technologie », de la « santé » et de la « société et de la culture », sont regroupés sous le chapeau du «Eonds de recherche du Québec».S\u2019est-il agi d\u2019un geste positif posé par les décideurs politiques ?Louise Dandurand nuance sa réponse : «L\u2019ACFAS s\u2019était alors opposée à l\u2019intention du projet de loi de fondre les trois fonds en un seul, mais finalement, on en est arrivés à un compromis, à la suite de démarches, en vertu duquel chacun d\u2019eux gardait son conseil d\u2019administration, et le corridor pour les transferts budgétaires d\u2019un fonds à l\u2019autre était délimité.» En quelque sorte, les craintes étaient dissipées parce que «l\u2019autonomie des trois grands fonds était conservée; chacun d\u2019eux conservait sa culture, qui reflétait les priorités et l\u2019organisation de sa communauté».L\u2019Association tenait mordicus à ce que le caractère distinct de tous soit préservé: «Comme chacun se retrouvait avec des conseils d\u2019administration séparés, le compromis rendait cela possible.A l\u2019usure, on voit actuellement que le fonctionnement est très adéquat.» Et la présidente reconnaît même des avancées dans ce changement: «Evidemment, il en ressort qu\u2019il y a des politiques communes, ce qui existait tout de même déjà auparavant.» Elle conclut sur ce sujet: «Il n\u2019y avait pas tellement de discordance, mais, effectivement, il y a là une valeur ajoutée à la cohérence; il n\u2019y a pas eu d\u2019effets négatifs, au contraire.» Elle salue, à titre d\u2019exemple, le fait que les fonds viennent d\u2019adopter une politique de comportement sur la bonne conduite scientifique et sur l\u2019éthique: «Il y a donc des initiatives qui ont été tout à fait positives.» Elle émet toutefois une réserve sur les pouvoirs qui sont dévolus au scientifique en chef dans le cadre de cette réforme.Le long terme est atteint La Politique nationale de la recherche et de l\u2019innovation (PNRI) a été renouvelée pour une période de cinq ans en 2014.Louise Dandurand s\u2019en réjouit principalement pour une raison : «L\u2019ACFAS a été une cheville ouvrière majeure dans la consultation, qui était d\u2019une telle ampleur et aussi exhaustive pour la première fois; voici l\u2019une des raisons pour lesquelles celle-ci a été si bien reçue.» Tous les grands acteurs du milieu de la recherche ont eu leur mot à dire.Le gouvernement a entendu les parties et a pris en compte les idées reçues: «Evidemment, on retient de façon positive la plus longue portée de la politique qui s\u2019échelonne sur cinq ans, ce qui peut avoir l\u2019air bizarre de la part de la communauté scientifique.» Elle explique donc en détail pourquoi une politique d\u2019une durée de trois ans comportait des contraintes majeures pour les chercheurs et ajoute par la suite : «Il est long de constituer des équipes de recherche; il faut recruter des étudiants et des professionnels.C\u2019est un gros bateau à tourner, un programme de recherche.Cette période de cinq ans est donc très importante, parce qu\u2019elle assure une certaine pérennité.» Elle salue de plus la préoccupation de la PNRI en matière de recherche de juste traitement entre le fondamental et l\u2019appliqué: «On a adopté comme principe de base d\u2019avoir un équilibre qui est essentiel entre les deux.» Il reste à voir quels seront les résultats obtenus pendant le déploiement d\u2019une politique encore toute jeune : «J\u2019y reviendrai justement plus tard, parce que j\u2019ai certaines inquiétudes à exprimer à cet égard», assure la présidente.Collaborateur Le Devoir LES PRESSES DE L\u2019UNIVERSITE DE MONTREAL A L\u2019ACFAS Relire Anne Hébert au XXI^ siècle Repenser le numérique au XXI^ siècle avec avec Nathalie Warreyne Marcello Vitali-Rosati et Michaël Sinatra Œuvres complètes d\u2019Anne Hébert I \u2022 Poésie Œuvres complètes dAnne Hébert Il \u2022 Romans (1958-1970) Us Chambres de bo es Presses de i Université de Montréel IfMAMAMJLr Pratiques de l\u2019édition numérique Sous U dnection de Michael R Sinatra et Marcello Yitali Rosati JfffffffMVL IfflMtÇ imoM] Âme et iPad Maunzio Ferrans li^ S P vnrl \\ www.parcoursnumeriques-pum.ca www.pum.umontreal.ca Université rm de Montréal Presses de l'Université du Québec AU SERVICE DE LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE DEPUIS 1969 MERCI AUX AUTEURS / DE NOS NOUVEAUTES 2013-2014 Franco A, Carnevale-David A, Rossiter-François Aballéa-Nadia Abouzeid-Christian Agbobli-Martin Aguilar Sanchez-Perran Akan-Hélène Akzan-Ottavia Albanese-Analays Alvarez Hernandez-Helena Alvelos-Ahlen Annar-Sania Anor-Claude Ananou-Donnai Andrew-Valérie Angelucci-Floya Anthias-Sébastien Arcand-Françoise Armand-Doninic Arsenault-Nelson Arteaga Botello-Pierre Asselin-Graeme Atherton-danick Auberger-Fmmanuel Aubert-Marie-Noelle Aubertin-Diane Auger-Fva Auzou-Abdoul Aziz Gbaya-Frederick B, Bird-dames B, Kelly-Pierre B, Landry-Noel B, Salazar-Marco Bacon-Karine Balogh-Pascal Bastien - Patrizia Battilani-Olivier Bauer-Bernard Baumberger-Isabelle Bauthier-Pierre Beaucage-FIsa Beaulieu Bastien-Sylvie Beaupré-Sylvie Bédard-Paul Bélanger-Diane Bellemare-Céline Bellot-Louise Belzile-Si Mohamed Ben Massou-Saad Bennis-Nai'ma Bentayeb -Fugene Bereza-Marc Bergère-Léna Bergeron-dulie Bergeron-Proulx-dean-Thomas Bernard - Louis Bernard-dean Bernatchez - Luc Bernier-Robert Bernier-Tom Berryman-Dominigue Berteaux-Stephanie Bertels-Rachel Berthiaume-Louise Bérubé-Farrah Bérubé-Arnaud Bessière-Samuel Bianchini-Lillian Bigstone-Stuart Billingham-Henriette Bilodeau-Aimé-dules Bizimana-Martin Blais-Michel Bock-Mathieu Bock-Côté-Katarzyna Bogacz-deff Boggs-Lyne Boileau-Élisabeth Boily-Anne-Marie Boire-Lavigne-Michel Boisclair-Louise Boisclair-Yves Boisvert-Aurélien Boivin-Catherine Bolduc-Mélanie Bolduc-Sharon Bond-dulien Bondaz-Maude Bonenfant-dean-Michel Bonvin - CecLIia Borges-Corina Borri-Anadon-Nicole Bouchard-dulie Bouchard - Sylvie Bouchard-Véronigue Bouchard-Pier-André Bouchard St-Amand - Marc Boucher-Catherine Boucher-Sarah Boucher Guévremont-Caroline Bougourd-Périg Bouju-Karim Boukhris-Pier-Pascale Boulanger-Marie-Christine Boulanger-Sylvie Boulianne-Renée Bourassa-Louise Bourdages-Louis Bourdages-Marie-Amélie Bourguignon-Richard Bourhis-Marie-Ève Bouthillier -Isabelle Boutin-Ganache-Christine Brabant-dean-Patrick Brady-Alexandre Brassard-Annie Brassard-Yannick Bressan-Maryse Bresson-Magaly Brodeur-Normand Brodeur-Monigue Brodeur-Louis Brunet-Marie-Christine Bureau -Nicoletta \" -Myriam Busson-Gilles Caire-Pierre Canisius Kamanzi-Serge Cantin-dacgueline Cardinal-Linda Cardinal-Marie-Ève Cardinal-Louise Carignan-Nicole Carignan-Ghislain Carlier-Pamela Carpio-Daniel Carrasco Brihuega-Mathieu Carrier-Lorraine Carrier-dohn Carter Wood-Nicolas Casajus-Brigitte Caselles-Desjardins-Dianne Casoni-Fmanuela Casti-Arnaud Celka-Larissa Cerignoni Benites-Annie Chaloux-Manon Champagne-Nathalie Chapleau-Marie-dosée Charest-Houssein Charmarkeh-Daniel Chartier-dean-François Chassay-dean Chatelois-Grégory Chatonsky-Frédéric Chauvaud-Pierre Chenard-dosée Chénard-Hélène Chéronnet-Morgane Chevalier-Guy Chiasson-Marie-Thérèse Chicha-Mircea-Gabriel Chirita-Annie Chouinard-Ursule Cing-Mars-Monica Cividini-Stewart Clegg-Maxime Clémenceau-Ghislaine Cleret de Langavant-Paul Cliche-Pierre Cliche-Déborah Cohen-Thomas Collombat-Yvan Comeau-Katharina Conradin-Maurice Constantin-Weyer-Agnès Costerg-Louis Côté-Thérèse Côté-Fdmond Couchot-Isabelle Courcy-Marie-Marthe Cousineau-Carol Couture-Alexandre Couture Gagnon-Yves Couturier-Nancy Crépeau-Gérard Creux-Isabelle Crevier-Denommé-Marie-Ange Croft-Marianne Croteau-Christine Cuerrier-Alison Cunningham-Denise Curchod-Ruedi-Liana Maria da Fréta Carleial-Deise Luiza da Silva Ferraz -Yvonne da Silveira-Fathallah Daghmi-Daniel Daigle-Martine DAmours-Diane Daviault-Stéphane de Bellefeuille-Sylvie de Blois-dérôme de Brouwer-Derrick de Kerckhove-Simone De Reyff-Lieven De Smet-Samuel de Souza Neto-Arnaud Decroix-Cécile Delens-Martine Delvaux-Anne-Fmmanuelle Demartini-dean-Louis Denis-Catherine des Rivières-Pigeon-dean-François Desbiens-dulie Deschatelets-Bernard Descôteaux-doris Desmares-Decaux-Fernando d,Pires de Sousa-Catherine des Rivières-Pigeon-Blandine Destremau-Anya Diekmann-Canne Dierckx-Hugues Dionne-David Doloreux-Attila Donka-Sophie Dorais-Pierre Doray-Pierre Doray-Mildred Dorismond-Mathieu Dormaels-Henri Dorvil-Liviu Dospinescu-Manon Doucet-Marie-Chantal Doucet-Hubert Doucet-Pierre-André Doudin-Nova Doyon-dohn Drendel-Latifa Drif-Marie-dosée Drolet-Marie-Chantal Drolet-Alex Drolet-Dostaler -Christine Drouin-dessica Dubé-Myriam Dubé-dulie-Frédérigue Dubé-Geneviève Dubois-Benoît Dubreuil-Virginie Duclos-Natasha Dugal-Sylvain Duguay-Marie-dosée Dumoulin-Monica Dunn-Brenda Dunn-Lardeau-duliân Durazo Herrmann-Fdmond-Louis Dussault-Roberson Édouard-dalal Fl Fadil-Martine Épogue-Mireille Fstivalèzes-Celeste Fusébio-Gérard Fabre-Ali Fadil-Fdith Fagnoni-Nai'ma Fahmi-Mira Falardeau-Yanick Farmer-André Fauchon-Mathias Faune-Francesco Favia-Mylène Fernet-Sandy Ferreira Carreiro-Mireia Ferri Sanz-Audrey Ferron Parayre-Ygal Fijalkow-Louisdacgues Filion-Sébastien Filion-Anna Maria Fiore-Caterina Fiorilli-Pierre Firket-FIvio Fisler -Carole Fleuret-Christine Florigan Ménard-Sylvie Fontaine-dean-Marc Fontan-André Forget-danet Forsyth-Isabel Fortin-Ariane-Hélène Fortin-Marie-Blanche Fourcade-Marc Fourdrignier-Marie Fradette-Sylvie Fréchette-Donald Fyson-Piera Gabola-GheorgheMarcel Gabrea-Raphael Gagné Colombo-Christiane Gagnon-Nicole Gagnon-Dominigue Gagnon-Alain-G, Gagnon-Brigitte Gagnon-Claudia Gagnon-Dominigue Gagnon-Yves Gagnon-Céline Garant -Céline Garant-dordi Garcés Ferrer-ChristianS, Gargour-dean-Philippe Garneau-dean-Philippe Garneau-Stephanie Garrow-Sophie Gascon-dean-François Gaspar-Étienne Gaudette-Nancy Gaudreau - Roberto Gauthier-Sonia Gauthier-dean-Philippe Gauthier-Sonia Gauthier-Isabel Gauthier-Roberto Gauthier-Louis Gélinas-Maurice Gendron-Fanny Georges-Kadia Georges Aka-Denis Germain-Annick Germain-dohane Germain-Christian Germanaz-Colette Gervais-Bertrand Gervais-François Giard-Caroline Gijselinckx-Marie-Christine Gilbert-Patrick Gilli-deanne-Marie Gingras-Éric Giroux-Fabienne Giuliani-BiancaGiurgiu-Gaele Goastellec-Luc Godbout-Luis Adolfo Gémez Gonzalez-Loyda Gomez Santos-LuisAdoIfo GémezGonzâlez-Audrey Gonin-Catalina Gonzalez Hilarion-Pierre-Marc Gosselin-Georgette Goupil-Martin Goyette-Martin Goyette-Peter Graefe-Ron Graham-Stéphanie Granger-Maria Gravari-Barbas-Sylvie Gravel-Daniel Grenier-dosée Grenier-Aleksandra Grzybowska-Christiane Guay-Huguette Guay-Stéphane Guay-Montserrat Guibernau-Izold Guihur-Régis Guillaume-Sylvie Guyon-Nawel Hamidi-Daniel Handel-dill Hanley-SusanW, Hardwick-Marie-Claude Harnois-Flizabeth Harper-dudy Harris Kluger-Denis Harrisson-Pierre-Léonard Harvey-Beidou Hassane-Martine Hébert-Aude Hendrick-ALda Hernandez Castillo-Mélanie Heroux-Chantal Hervieux-Nils Heuberger-Annelies Hodge-Fndre Horvath-Aurélie Hot-Éliane Houle-Gaby Hsab-Michèle Hudon-François Huot-Marie d, Bouchard-Matthieu d, Guitton - Robert dacob-Élisabeth dacob-Sébastien dacguot-Guy dalabert-Marc dean-Christian detté-Marcelin doanis-Maria doào Carneiro-Caroline dodoin-Michael P dohnson-Sarah dohnson-Thea doldersma-Louis dolin-Hervé dory-Frnst douthe-Fabien douve-Pierre-André dulien-Nora dulieno-Zeynep Kadirbeyoglu-FIsa Kammerer-Oumar Kane-Flisabeth Kastenholz-doan Keefler-William Kemp-Marie Kettlie André-Laurie Kirouac-Natalie Kishchuk-docelyne Kiss-duan-Luis Klein-Helena Kogen-Anna Kruzynski-Gilles L, Bourgue-Patrick L, Lawrence-Claude La Chanté-François Labelle-Nancy Labonté-Marie-France Labrecgue-Claude Laçasse-Berthe Lacharité-André Lacroix-Isabelle Lacroix-dosée Lafleur-Guy Laforest-Louise Lafortune-Nathalie Lafranchise-Marcel Lajeunesse-François Lajeunesse-Crevier-Michèle Lalanne-Robert Laliberté-Moktar Lamari-Annie Lambert-Rémy Lambert-Carol Landry-Normand Landry-France Landry -\tLouis Langelier-dean-Philippe Lapernère- Laurent Lapierre- Benoît Laplante-Line Laplante- François Laplante-Lévesgue- Serge Lapointe - dulie Larochelle-Audet- Marie-dosée Larocgue- Mathieu Larocgue-Katharine Larose-Hébert -Hélène Larouche-Audrey Laurin-Lamothe-Martin Lauzier-Gérard Lavoie-dohanne Lavoie-Claire Le Brun-Gouanvic-Monigue Le Chêne-dosiane Le Gall-dean-Louis Le Goff-deannette LeBlanc-Serge Leblanc-Martine Leclerc-Édith Leclerc-Howard Leeson-Benjamin Lefebvre-Sonia Lefebvre-France Légaré-Marie-dosée Legault-Anne-Marie Legault-Lyne Legault-Diane Léger-Michel Lejeune-Louise Lemay-Élise Lemercier-Georges Lemieux-dean-Michel Leniaud-Oxana Leonti-Michel Lepage-Ariane Leroux-Boudreault-Marie-Christine Lesage-Frédéric Lesemann-Élisabeth Lesieux-Pierre-Yves Létourneaut-Rino Levesgue- Benoît Lévesgue-Pier-Luc Lévesgue-Stéphane Leymarie-Monigue LHostie-doelle Libois-docelyn Lindsay-dean-François Lisée-Olga Lodombé-Travis Logan-Marguerite Loiselle-Denis Loizon-Michel Lorange-Monigue Lortie-Flizabeth Lunstrum-Lyse Lussier-Louis M, Imbeau -Carole Mabboux-dosiane Mabopda Foka-Paule Mackrous-Abderrahim Madi-Stéphanie Maheu Latendresse-Gisèle Maheux-Chantal Maillé-Caroline Mailloux-Thomas Mainguy-Michel Maletto-Charlotte Malgat-Hélène Manseau -Claude Manzagolt-dean-dacgues Maomra Bogui-Marie-France Maranda-Marc-André Marchand-Marie Marchand-Allison Marchildon-Sophie Marcotte-Normand Marcy-Guillaume Marais-Christian Maroy-dosée Martel-Patricia Martin-Veerle Massin-Marie-Ange Masson-Geneviève Mathieu-Laurent Matthey-Philippe Maubant-Catherine Mavrikakis-Marie Mc Andrew-Scott Mc Cabe-Kenneth Mc Roberts-Flavia Medeiros Sarti-Yannik Melançon-Nathalie 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Spallanzani-Lise-Anne StVincent-Brigitte Stanké-Fvan Stark-docelyne St-Arnaud-Garth Stevenson-Lise St-Germain-Mélanie St-Hilaire-donas St-Martin-Gina Stoiciu-dosée St-Pierre -\tMarie-Catherine St-Pierre - Irvin Studin - Tamara Sussman - Kate Swanson - Marie-Ève Sylvestre - David Szanto - Kristel Tardif-Grenier- Roger Tassé - Laurent Terrai - Sophie Tessier- Laurent Theis - Marie-Christine Therrien - Cari Therrien -Simon Thibault-doel Thibert-Stéphane Thibodeau-Stephen Tierney-Mickaël Tirilly-Pascal Tisserant-DalilaTouami-William Fernando Tovar-Stéphanie Tremblay-Diane-Gabrielle Tremblay-Rémy Tremblay-Karine Tremblay-Raymond-Robert Tremblay - Maripier Tremblay- Michel Trépanier- Gabrielle Trépanier-dobin - Yevgeny Trofimov- Mona Trudel - Françoise Tschopp - Niem Tu Huynh - Laurent Turcot- Marie-France Turcotte - Daniel Turcotte - Gilles Turcotte -Daniel Turcotte-dean-François Turgeon-Leslie M, Tutty-Vicente Ugalde-Pierre-doseph Ulysse-dean-François Vachon-Samuel Vaillancourt-Kim Valcourt-Yvan Valence-Anai's Valiguette L'Heureux -dacinthe Vallée-Ouimet-Patricia Vallet-Stéphanie Vallières-Maud Van Campenhoudt-Kora Van des Buicke-François Vandercleyen-doelle Varin-Michèle Vatz-Laaroussi-Rita Vermillon-Nadia Verrelli -Henri Vieille-Grosjean-Paul Vigneau-Marcelo Vilela de Almeida-dean-Patrick Villeneuve-Florence Vinit-Richard Virr-Renaud Vuignier-Susan W, Hardwick-Anne Wagner-Lenore F,A, Walker-Suzanne Walsh-Laure Waridel-Gillian Weaver-Dunlop-Daniel Weinstock-doan Wolfe-Spyridoula Xenocostas-Céline Yelle-Carole Yerochewski-Szilvia Zâray-Ahmed Zourhial-dean-Marc Zuliani Plus de 100 nouveautés en 2013-2014 On a tous besoin de savoir POUR AGIR 3969 G 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 ACFAS P PEDRO RUIZ LE DEVOIR Michael E.Sinatra: «Il [le numérique] transforme la manière dont on accède à l\u2019information, dont on la diffuse.En fait, le numérique n\u2019est pas neutre.» Humanités numériques Les nouvelles technologies ont-elles un pouvoir infini ?« Le numérique est beaucoup plus insidieux que ne l\u2019était la télévision », explique Michael E.Sinatra Les possibilités du numérique sont infinies, mais réfléchir sur ses impacts n\u2019est vraiment pas un luxe.Michael E.Sinatra, chercheur à l\u2019Université de Montréal, s\u2019est donné mission d\u2019en comprendre les arcanes.ANDRE LAVOIE Le monde du travail, les loisirs, voire la quête de l\u2019âme sœur, tout cela est transformé par le numérique, cette façon unique de tout codifier pour rendre tout plus accessible plus rapidement, peu importe la largeur de l\u2019écran.Ces bouleversements, Michael E.Sinatra les observe depuis plusieurs années déjà.Professeur au Département d\u2019études anglaises de l\u2019Université de Montréal depuis 2001, il est également le directeur du Centre de recherche interuniversitaire sur les humanités numériques (CRIHN).La présence de l\u2019organisme s\u2019annonce remarquée au congrès de l\u2019ACFAS avec la tenue du colloque Repenser le numérique au XXR siècle, le 12 mai prochain.Le sujet est vaste, ambitieux, mais pour ce spécialiste de la littérature anglaise du XIX® siècle, «l\u2019ubiquité du numérique dans notre vie est tellement forte» que sa présence semble relever de l\u2019évidence.Dans son bureau tapissé de livres où il reçoit le Devoir, celui qui a fondé une revue électronique savante en 1996 invite autant les chercheurs que le grand public à une réflexion en profondeur.«Le numérique est perçu comme un outil qui n\u2019a en soi aucune valeur, affirme Michael E.Sinatra, mais il est beaucoup plus insidieux que ne l\u2019était par exemple la télévision.Il transforme la manière dont on accède à l\u2019information, dont on la diffuse.En fait, le numérique n\u2019est pas neutre.» Transformations Cette absence de neutralité se constate tous les jours dans VOIR PAGE G 7 : POUVOIR Education « Les décideurs ne s\u2019appuient pas assez sur les données de recherche » Le sous-financement entraîne une démotivation chez les chercheurs L\u2019évolution de la recherche en éducation dans les universités québécoises, tel est le sujet qu\u2019abordera le doyen de la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université Laval, Marcel Monette, lors de son allocution au 82® congrès de l\u2019ACFAS sur le financement et le rapprochement entre la recherche et le monde de la pratique : un état des lieux.THIERRY HAROUN Le résumé de la présentation du professeur est assez succinct, mais non moins clair sur la direction que prendra l\u2019allocution que prononcera Marcel Monette.Ce dont il sera ainsi question se résume en quelques phrases-chocs : la recherche en éducation dans les universités s\u2019est progressivement développée ; différents facteurs permettent de mieux comprendre cette évolution, soit le rôle des organismes subventionnaires, la création des facultés d\u2019éducation, la création du réseau de l\u2019Université du Québec ou encore celle des centres de recherche interuniversitaires.«En simplifiant à l\u2019extrême, on peut dire que la recherche en éducation s\u2019est développée parce qu\u2019il y avait plus de chercheurs et un soutien financier important accordé à la recherche et à la formation des chercheurs.» Or, lit-on plus loin, pendant que la recherche en éducation se développait, les échos persistants du monde de la pratique se faisaient entendre pour faire valoir que cette recherche ne répondait pas suffisamment à ses besoins.Progressivement, un rapprochement entre la recherche universitaire et le monde de la pratique s\u2019est effectué.Des partenariats se sont développés, mais ils se vivent différemment selon qu\u2019ils s\u2019inscrivent dans le paradigme de «l\u2019éducation basée sur des preuves, sur des données probantes, ou sur celui de la recherche contextualisée faite en partenariat avec les intervenants en éducation».r Evolution En entrevue, le doyen Mar- 65 Mardi 5 février - 15h a 20h L\u2019effet UQÀM La création du réseau de l\u2019Université du Québec a été marquante.cel Monette rappelle que, sur le plan de l\u2019évolution, «on pourrait dire \u2014 en tournant les coins ronds \u2014 qu\u2019on est passés [au cours des dernières décennies] d\u2019une recherche plus individuelle à une recherche où des chercheurs collaborent davantage avec des intervenants du milieu.Et il se fait même de la recherche par des gens du milieu qui sont des cochercheurs», note-t-il avant de préciser qu\u2019il y a plusieurs facteurs «externes» ou «contextuels » qui ont mené à telle situation.«L\u2019un des événements L'ACFAS REMERCIE TOUS SES PARTEMAIRES ET LES COnORESSISTES POUR LEUR SOUTIEM ET PARTICIPATIOn À CETTE ÉDITIOM DU COMORES.Université hôte Partenaires activités ^Concordia Nir\tU N I V E R a I T CONGRES DE UACFAS UMIVERSITE COMCORDIA Partenaires activités Université du Quebec X X X X X FEDERATION FOR THE | FÉDÉRATION HUMANITIES AND DES SCIENCES SOCIAL SCIENCES I HUMAINES DU 12 AU 16 MAI 2014 Organisation \u2022 Commlaawn Nations Uniss \u2022 canadlenns .UNESCO aeisnes St la culture .and .Cultural Organlzallon tOr UNESCO ^ IDRC CRDI CanadS Hydro Québec Partenaires médias ICI exPLora INN©VATION.CA Agence Science-Presse transat IRSCCIHR - Montréal TOUR SME-MONTREALORG journalmetro.com canal SAVOIR Upubuqub Française Consulat général de France à Québec Pour ses activités, l'Acfas bénéFicie du soutien de : QUÉBEC SCIENCE Partenaires médias sociaux PROSPECTION \\\\ COMMUNICATIONS INTERNET At Québec SS @ SSL*\u2019\"\"\u2019\u2019\"\"\u201d icu^Raoio-canaDa Association francophone pour le savoir importants a été le transfert des écoles normales dans les facultés d\u2019éducation.» Par conséquent, deux cultures se télescopaient.«Ainsi arrivaient, des écoles normales, des gens qui étaient près de la formation enseignante, mais assez éloignés de la recherche, et on retrouvait des professeurs [d\u2019université] qui étaient assez loin de la formation des enseignants, mais près de la recherche.Cela a donc pris un certain temps avant que l\u2019acculturation se fasse.Ecoutez, c\u2019était un moment important!» Vint l\u2019UQ La création du réseau de l\u2019Université du Québec a été un vecteur de changement majeur sur le plan de l\u2019évolution de la recherche, poursuit le doyen.«L\u2019implantation d\u2019un tel réseau a fait augmenter beaucoup le nombre de chercheurs et de doctorants», souligne M.Monette en rappelant que présentement, 22% des étudiants inscrits au doctorat dans les universités francophones de la province le sont dans le réseau de l\u2019UQ.L\u2019autre élément, et non le moindre, qui a dicté et qui dicte plus que jamais l\u2019évolution de la recherche réside dans les paramètres de financement imposés par les organismes subventionnaires.Ainsi, explique le professeur, on est passés «petit à petit» d\u2019un soutien financier à des gens à la maîtrise, au doctorat et au postdoctorat à un soutien à des équipes de chercheurs.«Si on suit toujours la filière du financement, on s\u2019est retrouvés ensuite à financer des équipes multidisciplinaires, et comme par hasard, il s\u2019est formé de plus en plus d\u2019équipes multidisciplinaires.» «Et désormais, on est rendus à financer des programmes pluridisciplinaires, c\u2019est-à-dire des gens du milieu des sciences et du génie qui travaillent avec des gens du domaine de la médecine et de l\u2019éducation.» Par conséquent, fait valoir M.Monette, celui qui souhaite être financé doit se plier aux nouvelles donnes imposées par les subventionnaires : «Il est clair qu\u2019on va voir un déplacement.Il y a un nombre de chercheurs JACQUES NADEAU LE DEVOIR qui vont suivre le financement et s\u2019inscrire dans ces voies.» Toujours l\u2019argent Maintenant, qui dit financement dit manque de financement, ce qui n\u2019est pas sans conséquence, on l\u2019aura compris.«Le manque de financement se fait ressentir.Et c\u2019est clair notamment du côté du Conseil de recherches en sciences humaines.Chaque année, ce sont autour de 20 % des demandes qui reçoivent du financement.Et on dit à 70% des chercheurs qui ont déposé des demandes que leur projet est de très grande qualité, mais que malheureusement, la subvention ne suivra pas faute d\u2019argent.» Ainsi, un aussi haut taux de refus faute de fonds publics mène «à une démotivation au sein des professeurs, qui se disent, au fond: \u201cÇa donne quoi, finalement, de faire tous ces efforts?\u201d Vous savez, ce n\u2019est pas simple de procéder à une demande de subvention.Ça prend beaucoup de temps, pour qu\u2019au final, on se fasse dire que c\u2019est très beau, très bien, mais qu\u2019on n\u2019a pas d\u2019argent.» Pour conclure, avec le recul, peut-on parler de progrès en ce qui a trait à la recherche en éducation ?« Oui, il y a eu du progrès.Lorsque je suis arrivé à l\u2019université, il y a 39 ans, il se faisait très peu de recherche en éducation.» Tout cela, c\u2019est bien, mais, avise le doyen, il y a un.mais.«Nous estimons, de notre point de vue, que les décideurs [publics] ne s\u2019appuient pas assez sur les données de recherche.Il reste encore beaucoup de travail à faire dans ce sens.Il faut s\u2019assurer que nos données ne restent pas seulement dans les revues scientifiques, que très peu de monde lit.» Evolution de la recherche en éducation dans les universités québécoises, in colloque 505: Un demi-siècle d\u2019éducation depuis la Révolution tranquille: perspectives historiques et réflexions pour l\u2019avenir, le mardi 13 mai, llh05, au pavillon John Molson.Collaborateur Le Devoir 8 ^030764947495^537^ LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 G 7 82^ CONGRÈS DE l\u2019ACFAS Créativité et convergence des idées Toutes les rencontres se dérouleront dans quatre bâtiments du centre-ville montréalais Le 82® congrès de l\u2019ACFAS, l\u2019Association francophone pour le savoir, se tient cette année du 12 au 16 mai à l\u2019Université Concordia en ayant pour thème La recherche: zones de convergence et de créativité.Graham Carr, responsable à Concordia de l\u2019organisation du congrès, présente.CLAUDE LAFLEUR A\tcongrès de VACFAS témoigne ^ l\\de notre implication dans la communauté québécoise, souligne Graham Carr.Nous voulons être de plus en plus présents dans le milieu québécois de la recherche, de la créativité et de la science et, pour nous, le congrès de VACFAS est une belle occasion de faire valoir tout cela!» En cinq jours seulement, près de 3000 exposés scientifiques et 100 panels de discussion auront lieu dans le cadre de 170 colloques scientifiques.Comme le relate Graham Carr, qui est par ailleurs vice-recteur à la recherche et aux études supérieures à l\u2019Université Concordia, «l\u2019une des beautés d\u2019un congrès de l\u2019ACFAS, c\u2019est qu\u2019il y a quelque chose d\u2019intéressant pour tout le monde».En outre, le congrès offre plus d\u2019une centaine d\u2019activités et de séances de communication destinées au grand public.Il souligne également le fait que, alors que la plupart des congrès scientifiques réunissent des spécialistes d\u2019une même discipline \u2014 par exemple, un congrès en médecine ou un autre en génie \u2014, dans le cas de l\u2019ACEAS, ce sont toutes les disciplines qui se retrouvent sous un même toit.«Et ce sera particulièrement le cas ici à Concordia, dit-il, puisque tous les participants se retrouveront sur notre campus [très centralisé] du centre-ville.» En effet, il arrive fréquemment que les congrès de l\u2019ACEAS se tiennent sur de vastes campus universitaires.«Tandis qu\u2019ici, tout le monde sera réuni dans l\u2019un ou l\u2019autre de nos quatre édifices du centre-ville, précise M.Carr.Et comme nous nous trouvons en plein cœur de Montréal, ce sera un rassemblement unique!» Zones de convergence et de créativité Pour cette raison, l\u2019Université Concordia a choisi comme thème central du 82® congrès La re- cherche : zones de convergence et de créativité.« On ne parle pas ici de convergence à la manière de Québécor, lance en riant Graham Carr, mais de la convergence des idées qui émanent d\u2019un peu partout à la fois.Et le congrès de l\u2019ACFAS représente pour nous une excellente occasion de promouvoir ce mode de pensée, puisqu\u2019il rassemble des chercheurs de presque tous les champs de la science \u2014 santé, sciences naturelles, génie, sciences humaines, etc.\u2014, ainsi que des arts créatifs.» Dans le milieu académique et scientifique, on parle depuis longtemps de multidisciplinarité, rappelle le vice-recteur à la recherche.«Toutefois, il y a plus que cela, insiste-t-il.On parle vraiment de la convergence des idées qui provient du brassage d\u2019un peu tous les domaines de recherche.C\u2019est pourquoi on parle de zones de convergence et de créativité.» « Or, pour nous, enchaîne-t-il, Concordia est une excellente zone de convergence et de créativité, puisque l\u2019une de nos marques d\u2019excellence, c\u2019est justement la notion de créativité grâce à la présence, entre autres, de notre Faculté des beaux-arts, qui est, disons-le, très, très reconnue.» Pour ce vice-recteur à la recherche, l\u2019échange des idées et le partage des connaissances sont très importants, «non seulement entre les scientifiques mais également avec tous ceux qui viennent de l\u2019extérieur du milieu académique et qui ont leur propre expertise,^ leurs propres connaissances et leurs propres visions».En cette époque d\u2019un 40® anniversaire, Concordia espère même «redéfinir l\u2019université du XXF siècle» en cherchant à être l\u2019une des universités les plus dynamiques et novatrices qui soient.« C\u2019est la première fois de notre histoire que nous accueillons l\u2019ACFAS, de rappeler Graham Carr, et c\u2019est pour nous la chance de nous faire connaître comme un joueur dans le monde académique et de la recherche universitaire d\u2019ici.C\u2019est aussi l\u2019occasion de nous présenter au grand public ainsi qu\u2019à la communauté des chercheurs d\u2019un peu partout au Québec, mais également à travers le Canada et même à l\u2019extérieur.» Collaborateur Le Devoir L\u2019Université Concordia accueillera les congressistes de l\u2019ACFAS.ARCHIVES LE DEVOIR POUVOIR SUITE DE LA PAGE G 6 son propre milieu, celui de l\u2019enseignement et de la recherche universitaires.Il se souvient encore de ses années d\u2019études doctorales à Oxford, à une époque pas si lointaine où il fallait «attendre plus de 3 semaines un livre qui était dans une autre bibliothèque»\u2019, le même bouquin peut maintenant être accessible sur Google Books.Avec l\u2019arrivée du numérique, le rôle du professeur et du chercheur subit une radicale transformation.«L\u2019enseignement ne peut se faire de la même manière quand on a toutes ces technologies, insiste Michael E.Sinatra.Comment enseigne-t-on la géographie et la littérature à l\u2019heure de Google Maps ?Quand on donne à lire un roman de Charles Dickens, on peut amener les étudiants dans le Londres que Dickens a connu.Depuis quelques mois, Google permet de faire des voyages dans le temps car non seulement ils possèdent les cartes actuelles mais ils numérisent aussi d\u2019anciennes cartes, ce qui vous permet de visiter des villes à travers le temps.Ce sont des outils qui changent un peu la manière de parler de ces paysages.» Ce passionné du numérique ne manque jamais d\u2019exemples pour illustrer le pouvoir infini des nouvelles technologies, secouant pratiques et habitudes.Il en veut pour preuve le parcours d\u2019un collègue d\u2019une université américaine et sa manière peu orthodoxe d\u2019obtenir une promotion.«Il avait beaucoup contribué à l\u2019encyclopédie en ligne Wikipedia avec plus de 17,000 articles au cours des 5 dernières années, parfois en faisant des corrections, parfois en écrivant de nouveaux articles.» On a déjà vu forme plus traditionnelle de production scientifique.Pour grand public Le colloque Repenser le numérique au XXF siècle ne se présente pas seulement comme une discussion entre initiés.Les organisateurs liés au CRIHN veulent, tout au long de la journée, jeter des ponts avec le grand public, lui aussi fasciné tout autant que bousculé par le numérique.C\u2019est d\u2019ailleurs une des ambitions de Michael E.Sinatra et de ses 30 collègues issus des universités et cégeps du Québec qui participent au dynamisme du CRIHN, voulant ainsi «casser cette frontière de la tour d\u2019ivoire universitaire».Par exemple, à l\u2019heure du Web 2.0 {«Le 3.0, vous savez, nous y sommes déjà.») et des communautés d\u2019«amis» sur Eacebook, trouver l\u2019âme sœur apparaît plus simple que jamais, surtout devant cette abondance de sites Internet «où vous avez potentiellement accès à 300000 personnes», comme le souligne Michael E.Sinatra avec un peu d\u2019ironie.Dans le cadre du colloque, et avec la collaboration de son collègue Marcello Vltall-Ro-satl, 11 abordera cette question dans une conférence judicieusement Intitulée L\u2019amour (en) numérique.Selon lui, les algorithmes n\u2019ont jamais été autant au service de l\u2019amour, ou du moins sa quête effrénée, créant ainsi un curieux paradoxe.«On assiste à une accélération: les gens attendent plus, plus vite, veulent de bonnes réponses.et que ça soit comme avant! On tient à garder l\u2019idée du coup de foudre, des rencontres fortuites, un mythe encore entretenu par Hollywood.» A cette vision «romantique, très période médiévale» se superposent les possibilités du numérique qui font en sorte qu\u2019avec la géolocallsatlon, par exemple, «vous pouvez maintenant rencontrer quelqu\u2019un dans un rayon de 3km».De plus, fini les cachotteries, car Google, Microsoft et la NSA en savent déjà beaucoup sur vous, et ce n\u2019est pas terminé.«Si vous indiquez dans votre fiche que vous aimez les personnes aux cheveux blonds, mais que vous regardez beaucoup les photos des gens aux cheveux bruns, le système va en tenir compte, et sans vous le dire.» Comme quoi l\u2019amour, ce n\u2019est jamais simple.Alors Imaginez l\u2019amour (en) numérique.Le colloque 61 : Repenser le numérique au 2F siècle, le lundi 12 mai de 9h à 17h au pavillon Hall.Collaborateur Le Devoir UL CAMPUS SAVOIR Geomatique Foresterie Sciences infirmières Technologies et matériaux innovants Optique photonique .NOS CERVEAUX SONT HYPERACTIFS Etudes nordiques et de l'Arctique Nanotechnologies Culture et creation Philosophie Medecme\t-\t¦ Amenagement Ressources naturelles Lettres Droit Sciences de la santé Environnement et développement durable Medecme dentaire Communautés intelligentes Pharmacie Architecture Sciences et genie Sciences de l'agriculture et de l'alimentation Théologie et sciences religieuses Arts visuels Sciences de l'éducation l^usigue Sciences de l'administration Genomique et protéomique Sciences sociales Géographie Neurosciences Ethique et gouvernance Depuis des décennies, le savoir-faire et la créativité de nos chercheurs façonnent le Québec.Grâce à eux, avancées spectaculaires, transferts technologiques et réalisations de toutes sortes influencent notre quotidien de façon prodigieuse et parfois insoupçonnée.Si la recherche scientifique fait partie du quotidien de tous, elle fait, à l\u2019évidence, partie de nos gènes! Bon 82® Congrès de l\u2019Acfas! ulavai.ca UNIVERSITE LAVAL G 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 ACFAS Langue Usito se veut le dictionnaire d\u2019ici « On parle de plus de 10000 mots québécois», précise Hélène Cajolet-Laganière Où s\u2019en va notre langue ?Si l\u2019on se pose parfois cette question un peu à la blague, d\u2019autres, comme Hélène Cajolet-Laganière, y répondent le plus sérieusement du monde ! MARIE-HÉLÈNE ALARIE Hélène Cajolet-Laganière est linguiste et professeure à l\u2019IIniversité de Sherbrooke.Elle et son équipe travaillent depuis plusieurs années sur le projet Franqus, qui était en fait une première édition du dictionnaire Usito intitulée Dictionnaire de la langue française, le Français vu du Québec.Depuis 2009, une version pilote de ce dictionnaire était disponible en ligne, et ce jusqu\u2019en avril 2013, soit au moment du lancement à\u2019Usito.Plutôt que de défendre la langue française dans sa version traditionnelle, Hélène Cajolet-Laganière, qui a assuré la direction éditoriale d\u2019Usito, a choisi de s\u2019engager dans le changement et la variété: «La qualité première (i\u2019Usito c\u2019est son unicité, c\u2019est la présentation du français avec une grande ouverture: le traitement de la variation géographique et culturelle, qui est basé essentiellement sur des corpus et des bases de données textuelles, la féminisation des titres de fonction, le traitement des modifications orthographiques, le traitement des anglicismes, la théorie grammaticale, certains éléments de prononciation, le système de marques d\u2019usage, autrement dit tous les éléments présentés dans le dictionnaire.» Les deux grandes qualités d\u2019un dictionnaire général sont l\u2019utilité et l\u2019identité : «Les dictionnaires que nous avons présentement à notre disposition, comme le Robert et le Larousse, ont été écrits par et pour des Français : les mots qu\u2019ils présentent et le monde auquel renvoient ces mots-là et les référents culturels auxquels renvoient les citations sont faits pour un contexte européen.On a pris l\u2019ensemble de cette description du français et on a aménagé le dictionnaire pour y intégrer un ancrage québécois, canadien et nord-américain», précise Cajolet-Laganière.Usito devient ainsi le seul dictionnaire du français qui ouvre un aussi large espace à notre réalité.Un guide pour le Québec Un dictionnaire demeure LA référence d\u2019une langue, et Usito a été conçu de façon à pouvoir P JACQUES NADEAU LE DEVOIR « Quand on parle d\u2019ouverture et d\u2019enrichissement, on parle de plus de 10000 mots québécois comme polyvalente, cégep, aluminerie», dit Marie-Hélène Alarie.servir ici, au Québec, de guide linguistique et normatif.Depuis 1990, plusieurs mots de la langue française ont été touchés par une rectification orthographique, et la nouvelle orthographe passe doucement et lentement dans l\u2019usage, mais peine parfois à y arriver complètement.Usito a voulu marquer cette tendance en tenant compte du degré actuel d\u2019implantation.Ainsi le mot dîner, qu\u2019on peut dorénavant écrire sans accent, figurera en entrée sous son ancienne orthographe avec une note oq l\u2019on mentionne en remarque la rectification.A l\u2019inverse, les mots à la nouvelle orthographe bien établie, comme chaîne \u2014 sans accent \u2014, seront présentés en entrée avec leur variante à l\u2019ortho- LA RECHERCHE SE TROUVE AU COLLÉGIAL La contribution des cégeps à l\u2019accroissement du savoir et à l\u2019avancement des sciences, c\u2019est.\u2022\tdes projets de recherche dans des champs d\u2019application multiples et variés \u2022\tdes collaborations de recherche fructueuses avec les universités \u2022\tdes centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) répartis sur l\u2019ensemble du territoire \u2022\tun milieu qui favorise l\u2019émergence de la relève scientifique SUIVEZ LES CEGEPS AU 82» CONGRÈS DE lACFAS /T ©fedecegeps #AcfasCégep Federation des cégeps graphe usuelle plus traditionnelle.Mots d\u2019ici « Quand on parle d\u2019ouverture et d\u2019enrichissement, on parle de plus de 10000 mots québécois comme polyvalente, cégep, aluminerie»; tous ces mots sont employés dans le registre standard, ils servent ainsi de référence dans la hiérarchisation de l\u2019ensemble des usages.D\u2019autres mots utilisés dans un registre non standard ou encore des mots dont l\u2019usage est perçu négativement seront identifiés par une marque d\u2019usage.Toutefois, on ne s\u2019est pas contenté d\u2019ajouter des mots en usage ici, mais on a aussi tenté d\u2019augmenter la réalité de certains autres.Par exemple, aux mots pomme, laitue et truite, on a fourni toute une liste des différentes variétés typiques au Québec comme Lobo, frisée ou mouchetée, tout en gardant les variétés plus européennes comme reinette, batavia et arc-en-ciel.Il est d\u2019ailleurs important de bien situer l\u2019usage qui a cours au Québec par rapport aux autres usages à l\u2019intérieur de la francophonie.Des marqueurs informent l\u2019usager de ce qui est la norme à l\u2019extérieur du Québec, cette norme décrite par les dictionnaires d\u2019origine française.L\u2019ouvrage mentionne les recommandations de l\u2019Office québécois de la langue française ainsi que celles des organismes français de normalisation linguistique.«C\u2019est la première fois qu\u2019on a un dictionnaire qui offre le tronc commun tout en s\u2019ouvrant à l\u2019ensemble de la francophonie.» Féminisation Quand arrive le thème de la féminisation des titres, le dictionnaire propose encore cette même ouverture : «A l\u2019entrée auteur, on mentionne auteure, qui est surtout en usage au Québec; en France, on précise 'auteur est aussi utilisé au féminin et çM\u2019autrice est plus rare.Tous les féminins de titres et fonctions ont été ajoutés.mais comme on fait le pont avec la francophonie, on ne peut laisser penser à l\u2019ensemble des francophones que auteure est en usage partout.» Au Québec, les emprunts à l\u2019anglais, les anglicismes et les calques ont la vie dure pour plusieurs raisons, dont des raisons historiques, toutefois, ils ont aussi bien mauvaise réputation.Malgré tout, certains mots ont réussi à s\u2019intégrer à l\u2019usage standard \u2014 non seulement à l\u2019oral, mais aussi à l\u2019écrit \u2014, mais ils sont en minorité, et pour tous les autres, leur emploi est des plus critiqués.Les mots retenus dans le dictionnaire sont ceux qui sont les plus répandus dans la presse québécoise.Par souci pédagogique, les mots les plus critiqués n\u2019ont droit qu\u2019à un traitement partiel, ne serait-ce que pour introduire des substituts à emploi standard.Dans le cas des emprunts, on le sait, nos cousins ne les perçoivent pas de la même manière que nous; Usito a donc cru bon de préciser le contexte dans lequel ces emprunts sont critiqués.«La tendance est donc une ouverture vers le changement, vers la variété.Pour nous, ce n\u2019est pas d\u2019isoler le français employé au Québec \u2014 au contraire \u2014, c\u2019est de partir des ressources lexicales communes à toute la francophonie et d\u2019y ancrer nos mots, d\u2019y ajouter leur sens et de les enrichir avec nos expressions.On part d\u2019un centre dominant pour dire que le français appartient à tous les francophones.» Usito; une description ouverte de la langue française, in colloque 329: Quelles tendances dans les discours de référence sur la langue française ?, le mercredi 14 mai à 14h au pavillon Hall.On peut découvrir gratuitement Usito pour une période de 30 jours en s\u2019inscrivant à l\u2019adresse www.usito.com/ dictio.Collaboratrice Le Devoir Gériatrie Un esprit sain dans un corps sain aide à mieux vieillir Moins de 30 % des aînés font de l\u2019activité physique sur une base régulière Le vieillissement physiologique dépend du style de vie et des comportements promoteurs de santé.Des habitudes alimentaires saines, des interactions sociales continues et des activités cognitives stimulantes, mais surtout l\u2019activité physique, peuvent retarder le déclin physique et cognitif associé au vieillissement normal et pathologique.Entrevue avec Louis Bherer, chercheur au Centre de recherche de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal de l\u2019Université Concordia.HELENE ROULOT-GANZMANN En quoi l\u2019activité physique aide à vieillir dans les meilleures conditions ?Il s\u2019agit probablement du style de vie le plus prometteur pour eux.Les plus grandes évidences scientifiques viennent confirmer que le fait de maintenir un style de vie physiquement actif aura un impact direct sur le bien-vieillir, et ce, de plusieurs façons.D\u2019abord, sur le plan psychologique, on sait aujourd\u2019hui que ça joue sur le bonheur, que ça diminue les symptômes dépressifs, que ça augmente la confiance en soi.D\u2019un point de vue biologique et fonctionnel, les gens vont avoir une meilleure capacité physique, donc vont se déplacer plus rapidement, être plus mobiles, capables de se lever dans le métro, de prendre l\u2019autobus, d\u2019avoir un style de vie plus actif.Il y a donc un cercle vertueux.Sur le plan neurobiologique, maintenant, les récentes études démontrent que ça réduit de 30 à 35%, sur cinq à six ans, les risques d\u2019avoir des symptômes de démence ou des maladies apparentées, comme la maladie d\u2019Alzheimer.Ces trois facettes, la psychologie, la biologie fonc- tionnelle et la neurobiologie, sont des axes très importants du vieillissement, qui semblent tous les trois connaître un boost à travers l\u2019exercice physique et un maintien dans le temps.Qu\u2019entend-on par activité physique dans ce cas-ci ?Bien sûr, il ne s\u2019agit pas de marcher pour aller faire son épicerie.Pour qu\u2019il y ait un impact, il faut faire trois fois par semaine de l\u2019activité physique à un certain degré d\u2019intensité.Il faut un mélange d\u2019aérobie et de force musculaire.Si la personne aime marcher, il faut que ce soit soutenu, que ça amène à un certain essoufflement pour un maintien de la santé respiratoire.Dans notre centre à Concordia, les meilleurs programmes, ceux qui donnent les meilleurs résultats, sont une combinaison de force et d\u2019aérobie: un peu de poids, des étirements, etc.En fait, il faut que ce soit le plus complet possible.La plupart des gyms, qui ont des étudiants bien formés et un bon kinésiologue, vont être capables de proposer un programme adapté.VOIR PAGE G 9 : GÉRIATRIE LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 G 9 ALFAS Philosophie Dn renouveau dans l\u2019analyse de Michel Foucault « Les interprétations américaines ont un grand impact en France actuellement », souligne Jorge Calderon Jorge Calderon est professeur au Département de français à l\u2019Université Simon Fraser de Vancouver.Il sera présent au prochain congrès de l\u2019ACFAS, pour aborder l\u2019œuvre de Michel Foucault à l\u2019intérieur d\u2019un colloque entièrement dédié à l\u2019écrivain français.SARAH POULIN-CHARTRAND Le colloque auquel vous participez s\u2019intitule Ordre du discours et discours du désordre: l\u2019héritage littéraire de Michel Foucault.Pourquoi un colloque sur Foucault, exactement?Il y a en ce moment un renouveau de la pensée de Michel Foucault, avec deux grands courants d\u2019interprétation de ses textes.Le premier courant est de tradition française et il s\u2019attache à conserver un héritage de Foucault, par rapport à ses théories qu\u2019il appelait lui-même l\u2019archéologie, l\u2019histoire des idées.Plus tard, il développe ce qu\u2019il appelle la généalogie, en tentant de comprendre comment se développent certaines idées.Puis, il se penche sur l\u2019éthique, mais en rejetant le concept d\u2019humanisme.Foucault était contre ces grandes idées de Dieu, de la raison, de la nature, de l\u2019essence.Il voulait s\u2019en débarrasser et plutôt penser une éthique à partir des pratiques.Tout cela est l\u2019interprétation de Foucault de tradition française.Et vous avez la tradition anglo-saxonne, américaine, représentée par des auteures comme Eve Sedgwick ou Judith Butler, qui, elles, vont plutôt s\u2019approprier Foucault et utiliser sa pensée pour développer des choses complètement différentes.Judith Butler, par exemple, dans Gender Trouble et Bodies that Matter, essaie plutôt de repenser les catégories de Foucault, sans nature, sans essence, sans transcendance, autour du féminisme.Elle va dire que l\u2019homme et la femme n\u2019existent pas comme catégorie, un peu comme ce que disait Foucault par rapport à l\u2019humanisme.Pour Butler, nous sommes dans la performance, du masculin, du féminin.Et pourquoi ce renouveau dans l\u2019analyse de Foucault se produit-il maintenant?Entre autres parce que les interprétations américaines de Foucault ont un grand impact en France actuellement, parce que ces au-teures-là ont été traduites récemment.En même temps, il y a un très grand intérêt pour Foucault avec la publication de ses cours au Collège de France.Dans vos champs d\u2019intérêt littéraires, vous mentioimez notamment le genre, la diversité sexuelle, les théories queer.Votre intérêt à analyser l\u2019œuvre de Foucault, comme professeur de français, est-il à cheval entre les traditions de lecture françaises et anglo-saxormes ?C\u2019est-à-dire que mon travail,est d\u2019être très conscient de ce qui se fait aux Etats-Unis et en Angleterre, par rapport à ce qui se fait en France.J\u2019essaie donc d\u2019équilibrer les deux lectures, oui.Sur quoi portera plus précisément votre présentation?J\u2019aborde la manière dont une pratique de la littérature chez Foucault lui a permis d\u2019écrire et d\u2019explorer certains concepts par la suite.Par exemple, lorsqu\u2019il est question de la prison.Foucault va décrire et expliquer notre société, qui est pour lui une société pénitentiaire.Il décrit donc notre société en fonction d\u2019une certaine pratique littéraire, mais pas de manière explicite.Ce sont ces emprunts qui m\u2019intéressent.Foucault est toujours dans l\u2019interdisciplinarité, dans la transdisciplinarité; il utilise des concepts philosophiques, et les transfère dans une réflexion politique ou sociale.Vous vous spécialisez dans la littérature française et québécoise des XX® et XXI® siècles.Avez-vous des exemples des thématiques du genre, ou de la diversité sexuelle, dans cette littérature québécoise ?Plusieurs.Il y a un mouvement extrêmement important de cette littérature, qui commence très tôt au Québec, et dont le grand représentant est Michel Tremblay.Son œuvre a été interprétée de manière politique dans les années 70, par rapport à l\u2019éveil national du Québec, et on a interprété les personnages de travestis par rapport à une certaine aliénation du sujet québécois.Mais vous voyez très bien qu\u2019on peut aussi interpréter Michel Tremblay par rapport à une marginalité sexuelle, qu\u2019on peut revenir à une interprétation de la sexualité qui est beaucoup plus liée à la question d\u2019un certain rejet social.Vous avez aussi tout le mouvement des femmes, dont l\u2019une des écrivaines les plus importantes est Nicole Brossard.Sa réflexion est ancrée dans le féminisme, mais une place centrale est faite à la question lesbienne.Dans sa poésie, dans ses essais.Qn peut aussi penser à Marie-Claire Blais, chez qui on trouve la question gaie et lesbienne.Et il y a finalement de grandes pièces de théâtre des années 80 : Being at Home with Claude, Les feluettes, Brovince-town Blayhouse, qui sont toutes des pièces à thématique gaie.Il y a tout un travail à faire au Québec par rapport à ces textes-là, de ne plus les lire dans une tradition politique, d\u2019aliénation du Québec, mais de les lire à la lumière des théories du genre et des théories queer.Lorsqu\u2019on pense à Michel Tremblay, notamment, l\u2019analyse de son œuvre sous l\u2019angle de la diversité sexuelle n\u2019est pourtant pas nouvelle ?Ce sont les cadres qui diffèrent.La théorie queer est une théorie de la performance, et n\u2019est pas une théorie ancrée dans l\u2019essentialisme.Les catégories gaies, lesbiennes ou hétérosexuelles ne sont plus vues comme des catégories essentialistes, ou naturelles, mais comme des processus d\u2019identification, de sélection, de choix personnel de performance.Qn est dans la construction sociale.Il y a donc un changement de paradigme.De certaines stratégies pour interpréter les dynamiques des constructions culturelles: processus de connaissance et systèmes de savoir dans les théories de Michel Foucault, in colloque 306: Ordre du discours et discours du désordre: l\u2019héritage littéraire de Michel Foucault, le jeudi 15 mai à 10 h au pavillon Hall.Collaboratrice Le Devoir GERIATRIE SUITE DE LA PAGE G 8 Pour autant, lorsque la personne vieillit, y a-t-il des restrictions ?Il n\u2019y a aucune restriction concernant l\u2019activité physique.La seule, c\u2019est de ne pas en faire.Cela dit, plus la personne vieillit, plus ses besoins changent, et on recommande toujours d\u2019avoir une activité physique adaptée.Il faut se connaître, et si on n\u2019en a jamais vraiment fait, il vaut mieux se faire conseiller et faire une évaluation globale de ses capacités.Ici, je dispose d\u2019un laboratoire qui est un gros gym.Les étudiants sont tous soit en psychologie, soit en ki-nésiologie, avec une maîtrise ou un doctorat.Ils ont une très forte connaissance du vieillissement physique et psychologique.Ils font une évaluation globale et ils proposent un programme adapté aux besoins de la personne.Car on peut accueillir quelqu\u2019un qui n\u2019a jamais fait d\u2019exercice et qui arrive avec une canne comme quelqu\u2019un qui est en super forme.Mais il faut savoir que les personnes âgées sont plus sédentaires que jamais.Ce n\u2019est pas l\u2019impression que l\u2019on en a.Ce n\u2019est pas l\u2019image que véhicule la publicité, par exemple.Et c\u2019est très bien comme ça.Si vous avez des enfants, vous savez que l\u2019approche par la réprimande, ça ne fonctionne pas.Vous savez que dire «Tes un faignant, tu ne bouges pas », ça ne fait pas bouger les adolescents.Leur faire croire qu\u2019ils sont capables de bouger, c\u2019est une meilleure approche.Il faut continuer à véhiculer une image qui, sans être complètement fausse, est relativement positive, idéaliste.C\u2019est comme ça qu\u2019on va arriver à quelque chose.Mais présentement, on en est loin.On n\u2019a certainement jamais vendu autant d\u2019équipements de sport qu\u2019aujourd\u2019hui.mais la société n\u2019a jamais aussi peu pratiqué de sports! Il y a un travail à faire et c\u2019est urgent, car les gens vieillissent très mal aujourd\u2019hui.Selon le Centre américain du contrôle des maladies chroniques [Centers for disease control and prevention, CDC], plus d\u2019un tiers des 65 à 70 ans et plus d\u2019un quart des plus de 70 ans sont considérés comme inactifs.Et je parle d\u2019un niveau mini- mum recommandé.Si l\u2019on ajoute qu\u2019il s\u2019agit de sondages et que les gens ont tendance à surestimer leur activité physique.Comment explique-t-on ça?C\u2019est un cocktail de différentes raisons.D\u2019abord, tout le monde n\u2019aime pas l\u2019activité physique et n\u2019en perçoit pas les bienfaits.Ensuite, la technologie, la locomotion assistée sont tellement importantes; ça n\u2019aide pas.Dans les congrès, on dit souvent que certaines villes sont plus adaptées que d\u2019autres à la mobilité active des personnes âgées.Dans le métro de Séoul par exemple, en Corée du Sud, il y a six places réservées aux aînés dans chaque voiture.Ils n\u2019ont pas peur de se faire bousculer aux heures de pointe.Ce n\u2019est pas le cas à Montréal.D\u2019autres facteurs entrent en jeu dans le vieillissement.Est-ce que l\u2019activité physique a plus d\u2019impact que toutes les autres ?L\u2019activité physique est très complète et, pour cela, elle se situe tout en haut de la liste.Cela dit, elle doit s\u2019accompagner d\u2019une bonne nutrition, de nature à bien alimenter le cerveau, d\u2019un bon réseau social \u2014 même si on ne sait pas aujourd\u2019hui si c\u2019est parce qu\u2019être entouré rend heureux ou stimule \u2014 et d\u2019activités cognitives, elles aussi primordiales.Les exercices mentaux et les jeux vidéo sont, de ce point de vue, très intéressants.Pas n\u2019importe lesquels, bien sûr.Il faut avoir des activités intellectuelles qui stimulent les zones que l\u2019on cible.Si l\u2019on joue à un jeu qui demande de la rapidité, des réflexes, ça n\u2019aura pas d\u2019effet sur la mémoire, par exemple.Les Américains disent use it or loose it! Et ça tient assez bien la route.Le colloque 113: L\u2019activité physique pour la personne âgée.Les bienfaits pour le corps et pour l\u2019esprit, le jeudi 15 mai de 8h45 à 18h30 au pavillon John Molson.Collaboratrice Le Devoir ARCHIVES AGENCE ERANCE-PRESSE Michel Foucault i i 4 PENSER L\u2019AVENIR, ENSEMBLE.UNIVERSITE QUEBECOISE JOUISSANT D\u2019UNE RENOMMEE INTERNATIONALE EXCEPTIONNELLE AU TITRE DE SES ACTIVITÉS DE RECHERCHE, McGill est fière de contribuer à l\u2019avancement de la recherche au sein de la francophonie.Située au cœur d\u2019une ville riche sur les plans de la créativité et de l\u2019innovation, l\u2019Université est aussi très fière de ses professeurs et étudiants qui participent au Congrès de l\u2019Acfas 2014, prestigieux regroupement de brillants esprits, en quête de nouveaux savoirs.Qu\u2019il s\u2019agisse de définir la biopsychologie de la douleur ou d\u2019explorer le rôle de la religion dans l\u2019espace public, les chercheurs mcgillois mettent au jour les connaissances et les idées sources de prospérité et d\u2019innovation pour le Québec.Félicitations à l\u2019Université Concordia, institution hôte du Congrès 2014, ainsi qu\u2019à tous les délégués de l\u2019Acfas.McGül G 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 ACFAS V ï ARCHIVES Paul-Émile Borduas en studio à Paris vers 1959 Arts visuels Un portrait noirci a dessein ?L\u2019exil de Borduas n\u2019était peut-être pas une réponse à l\u2019obscurantisme, soumet Jacinthe Blanchard-Pilon S\u2019attaquer à un mythe relève en soi du défi.Jacinthe Blanchard-Pilon, étudiante à la maîtrise en histoire de l\u2019art à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), en est pleinement consciente.Fonceuse, mais dotée de gants blancs, elle a néanmoins voulu décortiquer l\u2019un d\u2019eux.Retour sur les années d\u2019avant la Révolution tranquille.JEROME DELGADO Animée par l\u2019esprit de la chercheuse désireuse de remettre en question les idées reçues, Jacinthe Blanchard-Pilon croit pouvoir démontrer que les années précédant la Révolution tranquille n\u2019étaient pas si noires que ça.Et elle espère susciter assez de doutes pour que l\u2019on se questionne sur les raisons de ce somhre portrait.Dans son champ d\u2019études, la peinture, il a souvent été établi que les avant-gardes avaient été forcées à l\u2019exil devant le peu de cas qu\u2019on en avait fait.Dans une société duplessiste prude et conservatrice, l\u2019ahs-traction, ou la non-figuration, n\u2019était pas la bienvenue.Or, Borduas et compagnie, a constaté Jacinthe Blanchard-Pilon, ont eu leur lot d\u2019appuis.Prétendre que l\u2019exil est la conséquence de la non-reconnaissance serait faux, estime celle qui se demande pourquoi un tel mythe a été bâti.« Ce qui revenait dans toutes mes lectures [comme raison de l\u2019exil], c\u2019était le climat social, mais aussi l\u2019espèce de non-reconnaissance, la difficulté de se faire diffuser, la difficulté de [vendre des œuvres].Le bassin de collectionneurs est assez restreint et les ressources des grandes institutions, limitées.» Or, poursuit-elle, entre deux gorgées de café, «à partir de 1955, les acquisitions ont tendance à augmenter, le niveau de la diffusion aussi.Il y a de plus en plus de place dans les institutions.Le réseau des galeries privées explose à partir de 1955.» Le cas Borduas La communication que la chercheuse livrera à l\u2019ACFAS repose sur un ensemble de faits et de documents, y compris ceux de musées tels que la Galerie nationale, à Ottawa (aujourd\u2019hui Musée des beaux-arts du Canada), le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée de la province, à Québec (aujourd\u2019hui Musée national des beaux-arts du Québec).Le cas de Paul-Emile Borduas, père de l\u2019automatisme et du manifeste Refus global (1948), lui paraît exemplaire, puisque se^ théories l\u2019ont chassé de l\u2019École du meuble, où il enseignait, et du Québec, par ricochet.«Borduas est un des grands exilés, mais il est très soutenu par les collectionneurs dès qu\u2019il se retrouve aux Etats-Unis, puis à Paris, assure-t-elle en nommant les frères Gilles et Maurice Corbeil et le galeriste Max Stern parmi les gens qui lui rendent visite.Il est très collectionné et pourtant, il reste la figure de l\u2019artiste parti pour cause de rejet.Je remets tout ça en question en espérant ne pas faire sursauter les François-Marc Gagnon [grand spécialiste de Borduas] de ce monde.» «Il y a une espèce de distorsion entre les textes et les statistiques, entre l\u2019écrit et les faits, dit-elle, encore.J\u2019essaie de remettre en perspective jusqu\u2019où va cette distorsion.» Autres cas Mère de jeunes enfants.Jacinthe Blanchard-Pilon travaille depuis trois ans sur cette époque clé de la modernité québécoise.Deux grossesses lui ont fait repousser la rédaction finale de son mémoire, qu\u2019elle prévoit livrer «d\u2019ici la fin de 2014».La question de la non-reconnaissance y figure comme un chapitre d\u2019un travail plus vaste intitulé Les chemins de l\u2019exil.Représentation, circulation et influence des artistes non figuratifs du Québec, 1955-1961.Sept artistes font l\u2019objet de sa recherche.Qutre Borduas, sont cités Edmund Alleyn, Léon Bellefleur, Marcelle Éerron, Jean-Paul Jérôme, Fernand Leduc et Jean-Paul Riopelle.Parmi les travaux sur lesquels l\u2019étudiante de l\u2019UQAM appuie ses dires, il y a le portrait des lieux de diffusion à Montréal dans les années 1950, de la galerie Agnès Le-fort à l\u2019éphémère mais ô combien marquante L\u2019Actuelle, galerie fondée par Guido Moli-nari, portrait réalisé par Hé- lène Sicotte en 1993.«À partir de ses recherches, j\u2019ai réussi à tracer les tendances, qui était où, et quand.J\u2019ai vu que mes non-figuratifs, qui sont en Europe, eh bien, ils sont énormément exposés ici, avec plus d\u2019une dizaine d\u2019expositions chacun par année.» Jacinthe Blanchard-Pilon s\u2019est dès lors tournée vers des penseurs plus généralistes; notamment, Gérard Bouchard et son Mythe au secours de la pensée, ainsi que Jocelyn Létour-neau et «sa pensée technocratique, sur la construction du discours par l\u2019élite» : «Létourneau, dit-elle, parle d\u2019une intelligentsia moderniste qui aurait eu mainmise sur les écrits, qui aurait dirigé les discours.On voit comment se constitue la mémoire.» «Je ne veux pas faire une révolution et me poser en rupture avec tous les érudits qui ont écrit avant moi.Seulement, je veux remettre en question la relation entre [cette littérature et] les faits que je découvre.» «Le mythe est un produit du discours, ce discours étant lui même au service des idéologies.Si donc le mythe sert un propos, une idéologie, à qui sert ce propos?» demande-t-elle, en guise de conclusion.La non-reconnaissance des artistes non figuratijs du Québec dans les années 1950 comme motif de l\u2019exil: un mythe?, in domaine de recherche 301: Arts, littérature et société, le mardi 13 mai à 13 h 30 au pavillon Hall.Collaborateur Le Devoir QUATRE DOMAINES DE RECHERCHE STRATÉGIQUES À L\u2019UNIVERSITÉ BUSHOP\u2019S Changements climatiques et environnementaux Santé psychologique et bien-être Astrophysique stellaire et relativité Création des identités sociales et culturelles CÉGEPS ubishops.ca/research La recherche se vit aussi au collégial Les chercheurs s\u2019engagent de manière volontaire, sans obligation professionnelle La recherche, chasse gardée du monde universitaire?Non! Elle est au contraire bien vivante dans le milieu collégial.L\u2019association pour la recherche au collégial (ARC) présente un colloque entièrement dédié à la culture de recherche collégiale au prochain congrès de l\u2019ACFAS, en plus d\u2019avoir des représentants de plusieurs disciplines dans différentes activités du congrès.SARAH POULIN-CHARTRAND Bien des gens ne connaissent pas la recherche collégiale, reconnaît d\u2019emblée Lynn Lapostolle, directrice générale de l\u2019ARC.Cette méconnaissance est une des choses dont elle souffre le plus.» Pourtant, la recherche en milieu collégial ne date pas d\u2019hier, puisqu\u2019elle est née en même temps que la mise sur pied des cégeps, il y a une quarantaine d\u2019années.Les Presses de l\u2019Université Laval publiaient d\u2019ailleurs un essai, en 2011, intitulé La recherche collégiale: 40 ans de passion scientifique.Une loi adoptée en 1999 accordait même le statut d\u2019établissement d\u2019enseignement supérieur aux cégeps, ajoutant à leur mission de formation pré-universitaire et technique, «la recherche appliquée et le transfert de connaissances ainsi que les services à la collectivité».Il faut savoir qu\u2019à la différence des chercheurs universitaires, les chercheurs de niveau collégial s\u2019engagent dans la recherche de manière volontaire, sans obligation professionnelle.«Ce sont des gens passionnés, qui le font par choix.Qn est donc dans une autre logique, une autre forme d\u2019organisation, puisque la recherche est volontaire», ajoute la directrice générale de l\u2019ARC.«La diffusion de ses résultats est un des défis de la recherche collégiale, dit également Lynn Lapostolle.Quelques chercheurs publient de manière traditionnelle, mais on utilise aussi beaucoup le transfert de connaissances et la vulgarisation scientifique.» D\u2019ailleurs, la province compte 46 centres collégiaux de transfert de technologie, dont la mission est de favoriser des activités de transfert vers les organismes et les entreprises.Culture de recherche Le mercredi 14 mai, l\u2019ARC présente un colloque à l\u2019ACFAS intitulé La culture de la recherche au collégial, où une centaine de participants sont attendus {«un des plus gros colloques du congrès», précise la directrice générale de l\u2019ARC).La présence de l\u2019ARC au congrès de l\u2019ACFAS remonte à l\u2019an 2000, même si des chercheurs y présentaient leurs travaux de manière indépendante depuis le début de l\u2019existence des cégeps.En parcourant la liste des présentations de ce colloque, on remarque plusieurs chercheurs universitaires.Rien de surprenant, puisque la recherche collégiale est intimement liée à la recherche universitaire.«En 2014, les universités travaillent beaucoup en relation, il n\u2019est donc pas excep- tionnel qu\u2019elles le fassent avec un centre collégial», explique Lynn Lapostolle.Les présentations au colloque vont de la «reconstitution d\u2019un poisson vieux de 380 millions d\u2019années à partir d\u2019un numériseur 3D» à la «relation entre le degré de confiance de l\u2019individu dans l\u2019exactitude de son souvenir et le nombre de faux souvenirs» en passant par le « traitement de polissage par marais épurateur du drainage minier acide».Plus de 30 présentations y sont prévues.«Cette diversité est représentative de la recherche collégiale», précise Lynn Lapostolle.Elle se décline principalement dans les secteurs Nature et technologie,, Société et culture et Santé.Également au menu du colloque, des présentations d\u2019étudiants.«Nous voyons cela comme une opportunité d\u2019encourager les jeunes à faire de la recherche, et le colloque, en plus de souligner leurs travaux, reconnaît l\u2019accompagnement d\u2019enseignants dont ils ont bénéficié», dit la responsable de l\u2019ARC.Des intérêts communs Comme le souligne Lynn Lapostolle, la recherche collégiale bénéficie grandement d\u2019associations avec d\u2019autres milieux de recherche.Un des colloques du congrès de l\u2019AC-FAS porte justement sur cette collaboration: La mise en réseau des acteurs de l\u2019innovation : une valeur ajoutée pour les milieux utilisateurs?Qrganisé conjointement par le cégep de Jonquière et le Réseau Trans-tech (qui regroupe les 46 centres collégiaux de transfert de technologie de la province), ce colloque se penche notamment sur les buts de la récente Politique nationale de la recherche et de l\u2019innovation, lancée en octobre 2013.Un de ceux-ci était de mettre sur pied le Réseau recherche innovation Québec (RRIQ), qui regrouperait plus d\u2019une centaine d\u2019organismes voués à la recherche, dont les centres collégiaux.Une présentation de Jean Belzile, du ministère de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, abordera notamment les avantages à travailler en interdisciplinarité et en intersectoriel.Parmi les autres activités à surveiller lors du congrès, où des représentants du milieu collégial auront une place intéressante, notons le colloque La place du corps et du toucher dans les processus d\u2019accompagnement.Louis Bour-dages, du cégep de Rimouski, s\u2019intéresse aux exercices sen-sori-moteurs adaptés pour les personnes à motricité réduite.A l\u2019intérieur du colloque sur L\u2019innovation dans l\u2019industrie du vêtement, Eric Harvey, du Centre collégial de transfert en imagerie numérique et médias interactifs, abordera les technologies numériques 3D, vers lesquelles s\u2019est tournée cette industrie, notamment dans l\u2019essayage virtuel lors de la fabrication de modèles de vêtements.La culture de la recherche au collégial, le mercredi 14 mai au pavillon Hall.Collaboratrice Le Devoir r DANIEL JANIN AGENCE ERANCE-PRESSE Les technologies numériques 3D sont utilisées par l\u2019industrie du vêtement. LE DEVOIR LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 G 11 ACFAS Société Quel destin pour la couununauté anglophone du Québec ?La langue anglaise est en train de se « dé-ethniciser » «Il est beaucoup plus difficile de penser en termes d\u2019une communauté anglophone lorsque, à un moment donné, l\u2019anglais devient une langue qui est un peu parlée par tout le monde », croit Daniel Weinstock, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université McGill.De façon paradoxale, explique-t-il, l\u2019expansion de l\u2019anglais comme lingua franca partout dans le monde peut représenter un défi important pour la communauté anglophone historique du Québec.BENOIT ROSE Le petit Daniel Weinstock a grandi dans le quartier montréalais de Notre-Dame-de-Grâce (ND G) au tournant des années 1970.Entourée de familles anglophones, la sienne parlait néanmoins le français à la maison, et le jeune homme a fait sa scolarité dans cette langue jusqu\u2019à l\u2019université.Il a toujours été un peu à cheval entre les deux communautés linguistiques historiques, et bien que, techniquement, le français soit sa langue maternelle, il a toujours détesté avoir à cocher une seule case dans un questionnaire.D\u2019aussi loin qu\u2019il se souvienne, il parle fran-çai,s et anglais.A cette époque et de son propre aveu, il était un peu «Vénergumène», puisque les communautés anglophones et francophones vivaient alors dans deux mondes bien distincts.«Moi, je ne me reconnaissais ni comme étant parfaitement membre de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces communautés.Par contre, je vivais comme un schizophrène, c\u2019est-à-dire qu\u2019il n\u2019y avait absolument aucune connexion entre mes amis francophones et anglophones.Je vivais deux vies très séparées», se souvient-il.Entre le collège Stanislas, qu\u2019il fréquentait à Outremont le jour, et les rues avoisinant l\u2019avenue Monkland, qu\u2019il retrouvait le soir, le jeune homme traversait une ligne invisible.Avec la loi 101 de 1977 et cette mondialisation qui bouleverse nos échanges et nos identités, M.Weinstock fait de moins en moins figure d\u2019exception dans le Montréal mixte d\u2019aujourd\u2019hui.Les gens issus de l\u2019immigration et les jeunes générations tendent à maîtriser plusieurs langues et à se mélanger, l\u2019anglais devenant une langue universelle, une lingua franca mondiale dont tout le monde se sert.Tout comme lui et peut-être davantage, ces gens de différents horizons «font des choix linguistiques différents en fonction des circonstances dans lesquelles ils se trouvent, plutôt que de se voir comme membres d\u2019une communauté linguistique particulière», souligne le professeur.Ouvrir la réflexion Or, «on a beaucoup répertorié les défis que cela pose pour le français au Québec, mais on ne s\u2019est pas tellement posé la question de savoir quel impact ça va avoir sur la communauté anglophone \u2014 qui, historiquement, s\u2019est toujours vue comme étant une communauté avec ses écoles, ses institutions et ses quartiers privilégiés \u2014 lorsque sa langue aussi, comme ça a été le cas pour le français, est en train de se dé-ethniciser, de devenir non pas le fait d\u2019une communauté historique dont on veut protéger les acquis, mais la langue d\u2019un peu tout le monde», soulève M.Weinstock.C\u2019est donc à une réflexion encore en friche sur l\u2019avenir de la communauté anglophone historique, qui perd de sa particularité ici face à l\u2019explosion de l\u2019anglais, que veut convier M.Weinstock au prochain congrès de l\u2019Association francophone pour le savoir (ACEAS).Conférencier d\u2019honneur du colloque portant sur la diversité et la communauté d\u2019expression anglaise du Québec, il livrera ce lundi 12 mai une allocution sous le titre Le destin paradoxal des anglophones du Québec.Celui dont les intérêts de recherche portent notamment sur l\u2019éthique et l\u2019application des politiques publiques dit ne pas avoir de réponse précise à donner, mais pense que la communauté anglophone doit nécessairement se pencher sur son futur.«Il y a des gens qui voient la communauté anglophone comme étant sur une sorte d\u2019inexorable déclin: forcément, à cause des politiques linguistiques, on serait amenés à disparaître plus ou moins comme force au Québec.D\u2019autres vivent au contraire la situation actuelle sur le mode du triomphe: on est enfin affranchis d\u2019avoir à choisir sa communauté, et on vit dans les deux ou même les trois langues si on a une langue patrimoniale», perçoit M.Weinstock.Les voies possibles «L\u2019une des attitudes que je vois parmi mes étudiants, parmi beaucoup de jeunes anglophones provenant de Montréal ou des autres provinces, consiste à dire que pour eux, l\u2019idée d\u2019une communauté anglophone n\u2019a plus aucun sens, ni aucun attrait.Ils affirment qu\u2019ils sont des locuteurs de l\u2019an- glais et du français [.], et qu\u2019ils se sentent à l\u2019aise dans un Montréal dans lequel on passe d\u2019une langue à l\u2019autre presque sans le remarquer, et que ça fait partie de la richesse de leur quotidien que de pouvoir le faire.» C\u2019est la voie d\u2019un abandon plutôt serein de l\u2019idée de la communauté.« Une attitude qui serait suicidaire, poursuit le professeur, ce serait celle qui consisterait à dire que la communauté anglophone peut continuer d\u2019exister exactement comme elle a toujours existé [.].C\u2019est la stratégie du repli sur soi, qui est [toujours suicidaire pour toute minorité].» Quelque part entre les deux, il y a une voie mitoyenne que M.Weinstock a encore du mal à discerner.Entre l\u2019abandon et le repli, il y a peut-être «cette idée que la communauté anglophone doit se réinventer en embrassant les nouveaux locuteurs de l\u2019anglais», qui manient plusieurs langues, ont des identités linguistiques multiples et tiennent à chacune d\u2019entre elles.Prenant son chapeau de membre de la communauté anglophone, il interroge ses compatriotes: «Si le modèle qui, moi, à titre purement personnel, m\u2019attire le plus, à savoir qu\u2019il n\u2019y a pas vraiment de communautés linguistiques étanches les unes des autres, mais plutôt une communauté dans laquelle les gens ont des répertoires linguistiques divers, si cette vision-là des choses \u2014 qui à terme implique en quelque sorte la disparition de la communauté anglophone entendue comme telle \u2014 ne vous attire pas, si vous voulez maintenir quelque chose comme une identité anglo-québécoise propre, à quoi ressemblera-t-elle?» En fin de compte et jusqu\u2019à un certain point, dit-il, ce sera aux gens de décider s\u2019ils veulent continuer de se percevoir comme faisant partie d\u2019une communauté distincte, certes plus poreuse qu\u2019auparavant, ou s\u2019ils veulent tout simplement en abandonner l\u2019idée.«Mais ça mérite réflexion», croit le professeur Weinstock.Collaborateur Le Devoir Le destin paradoxal des anglophones du Québec, conférence dans le cadre du colloque 616: Diversité et communautés d\u2019expression anglaise du Québec.Négociation de l\u2019inclusion et mobilisation des ressources, le lundi 12 mai à 16 h au Pavillon des arts visuels.BERNARD LAMBERT Selon Daniel Weinstock, la « dé-ethnicisation » de l\u2019anglais pose des défis à la communauté anglophone de Montréal.NOUS SOMMES LA TROISIEME UNIVERSITE DE RECHERCHE DU CANADA Et nous faisons avancer la science en français Research InfoSource 2013 Université fm de Montréal G 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II MAI 2014 ACFAS Histoire L\u2019Espagne moderne admettra les dangers liés à la pratique de la torture La méthodologie historique permet de comprendre le passé Jadis légale et servant de moyen pour obtenir des aveux, la torture apparaît à la fin du XVI® siècle de plus en plus contradictoire au sein de l\u2019Espagne moderne.En plus d\u2019entraîner des handîcaps sur le corps, cette pratique va à l\u2019encontre des valeurs d\u2019une société moderne et des libertés individuelles.Cristian Berco, professeiu agrégé au Département d\u2019bistoire à rUniversité Bishop\u2019s, en décrit les contradictions.JACINTHE LEBLANC e vais explorer les contra-^ I dictions entre la théorie lé-
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