Le devoir, 15 mai 2014, Cahier A
[" CEIC : Julie Boulet se défend Page A 3 Le Devoir à Cannes : polémiques et huées pour Grace de Monaco Page B 8 Les certificats de sécurité sont valides, statue la Cour suprême.L\u2019expulsion guette Harkat Page A 2 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V N° 1 0 7 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 MAI 2014 1,13 TAXES= 1,30 Barreau du Québec La bâtonnière fustige Ottawa Au moment de quitter son poste, Johanne Brodeur dénonce la manière « déplorable » de légiférer des conservateurs GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Manque de transparence, manière «déplorable» de légiférer, projets de loi malavisés, attaques contre les «plus vulnérables»: au moment de tirer sa révérence comme bâtonnière du Québec, Johanne Brodeur a lancé mardi une salve de critiques au gouvernement conservateur en poste à Ottawa.Lors d\u2019une conférence de presse en forme de bilan de mandat, Brodeur a souligné d\u2019un ton appuyé l\u2019inconfort du Barreau du Québec devant plusieurs décisions prises à Ottawa.Premier irritant: le recours jugé «abusif et répété» à des projets de loi omnibus.«C\u2019est une tendance que l\u2019on déplore», a-t-elle dit.Pour le Barreau (au nom duquel Brodeur s\u2019exprime), les projets omnibus représentent «une façon déplorable de faire de la législation.On fait des projets de loi complexes, souvent sans étude d\u2019impact, qui sont un pot-pourri de législations», indique la bâtonnière.C\u2019est là une façon de «contourner les débats démocratiques et le processus législatif habituel».Johanne Brodeur donne l\u2019exemple du projet de loi C-31.«C\u2019est un projet de loi sur le budget, mais en fouillant attentivement, on se rend compte qu\u2019il modifie aussi les règles de prépublication des règlements dans la Gazette du Canada.» Le gouvernement fédéral veut en effet réduire de 90 à 30 jours le délai de préavis pour annoncer des changements en matière de sécurité ferroviaire.Officiellement, ce serait pour pouvoir répondre plus rapidement à des situations d\u2019urgence.Mais le Barreau estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «perte de pouvoir pour les citoyens», qui pourront plus difficilement faire entendre leurs préoccupations.Concernant la fusion suggérée des services d\u2019appui (comme les greffiers) pour 11 tribu- VOIR PAGE A 8 : BARREAU Au SUIVANT ! M LSON ASSOCIATED PRESS Le Canadien n\u2019était pas ie favori dans la série qui l\u2019opposait aux Bruins, mais il est reparti mercredi soir de Boston avec une victoire de 3-1 au septième et décisif match.Des joueurs du Tricolore, dont l\u2019attaquant Max Pa-cioretty (à l\u2019avant-plan), auteur du deuxième but des siens, ont célébré au banc de l\u2019équipe au TD Garden dès qu\u2019a retenti la sirène annonçant la fin du match.Prochaine étape: les Rangers de New York.Page B 6 Printemps étudiant La crise aurait pu être évitée Le rapport Ménard blâme le gouvernement Charest et la police et déplore l\u2019absence de médiation LISA-MARIE GERVAIS PHILIPPE ORFALI La crise aurait pu être évitée si le gouvernement libéral avait négocié plus tôt avec les étudiants et fait appel à un médiateur, estime la Commission sur les événements du printemps 2012 dans son rapport rendu public mercredi.Dans cette autopsie du conflit étudiant, la police récolte aussi son lot de critiques, alors que la majorité des 28 recommandations remettent en question leurs pratiques.Très détaillé, le rapport de la commission dirigée par l\u2019ex-ministre Serge Ménard scrute, en 450 pages, les faits et gestes des protagonistes du conflit étudiant et se prononce sur bon nombre de sujets: le droit de grève devrait s\u2019étendre aux étudiants à condition d\u2019un vote secret, les injonctions ne doivent pas être utilisées comme des modes de règlement de conflits, et plusieurs pratiques devraient être mises sur la glance ou interdites dans le contrôle de foule.A la question «la crise aurait-elle pu être évitée?», la Commission, à laquelle siégeaient aussi la syndicaliste Claudette Carbonneau et l\u2019avocat Bernard Grenier, répond: oui, «la crise aurait pu être évitée par la médiation ».Pour les commissaires, il est évident que le «retard du gouvernement à négocier et le dialogue de sourds» dont faisaient partie les représentants étudiants ont alimenté la «radicalisation du conflit».Québec a mis du temps avant de rencontrer les étudiants, souligne-t-on dans le rapport.VOIR PAGE A 8 : PRINTEMPS Aujourd\u2019hui Actualités > Garderies.Le PLQ fait volte-face et permet l\u2019attribution de nouvelles places.Page A 3 Économie > Intégrité et contrats publics.Bientôt un mandat élargi pour l\u2019AME Page B1 Le Monde > Accident minier en Turquie.Manifestations violentes à la suite d\u2019une explosion qui a coûté la vie à au moins 245 mineurs.Page B 5 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B2 B2 B6 B4 ÉDUCATION L\u2019exemple inspirant de Kahnawake Les autochtones ont tenu une journée de manifestation à travers le Canada pour dénoncer le projet de loi fédéral sur la réforme de l\u2019éducation autochtone Ils étaient plusieurs centaines, dans la réserve mohawk de Kahnawake, près de Montréal, et à Ottawa, à manifester mercredi contre le projet de loi C-33 qui souhaite réformer le système d\u2019éducation autochtone.Leur but: résister contre toute ingérence fédérale en matière d\u2019éducation.Si l\u2019étude de ce projet de loi a été suspendue après la démission du président de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Canada, Shawn Atleo, les Premières Nations du Québec, Kahnawake en tête, ne veulent surtout pas le voir réapparaître.Il faut dire que le système scolaire de Kahnawake, administré localement, fonctionne et pourrait servir d\u2019exemple dans les communautés autochtones du pays.CAROLINE MONTPETIT Dans la bibliothèque de l\u2019école secondaire de Kahnawake, il y a des livres qu\u2019on ne retrouve pas dans la plupart des écoles du pays: Seven Generations, qui retrace l\u2019histoire de la communauté mohawk, ou encore Mohawk Territory, un livre de géographie.C\u2019est que le conseil d\u2019éducation de Kahnawake, ainsi que le comité conjoint des écoles et le comité de parents avec lequel il travaille, est indépendant du gouvernement en matière de curriculum.«Nous faisons déjà beaucoup de ce que le projet de w JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des membres de la communauté mohawk de Kahnawake ont pris la rue mercredi pour dénoncer le projet de réforme du système d\u2019éducation autochtone.loi voulait instaurer, entre autres en matière de transparence et d\u2019implication des parents», dit Joyce Diabo, directrice de la Survival School de Kahnawake, l\u2019école secondaire de la communauté qui accueille quelque 250 élèves.«Nous essayons d\u2019attaeindre, voire de dépasser, les objectijs du ministère de l\u2019Education du Québec», poursuit-elle.«Mais nous n\u2019y sommes pas soumis», précise Louis John Diabo, directeur financier pour le conseil d\u2019éducation de Kahnawake.En ce qui a trait au décrochage scolaire, la communauté affiche pourtant des taux com- VOIR PAGE A 8 : KAHNAWAKE 77831303445520 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 15 MAI 2014 ACTUALITES Les certificats de sécurité restent, Harkat doit partir La Cour suprême juge acceptables les modifications apportées au régime par le gouvernement Harper HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa C> est le début de la fin pour l\u2019Algérien d\u2019origine Mohamed Harkat.La Cour suprême a conclu mercredi matin que le certificat de sécurité dont il fait l\u2019objet est raisonnable et que le Canada a donc le droit de l\u2019expulser du territoire.Si l\u2019application de cette décision peut potentiellement prendre des années, elle constitue néanmoins une victoire décisive pour le gouvernement conservateur.Car le plus haut tribunal du pays confirme par ce verdict la validité du nouveau régime de certificat.La victoire est quasi complète pour Ottawa dans cette affaire.Le régime de certificat de sécurité, qui permet d\u2019interdire de territoire des non-Canadiens, existe sous une forme, ou une autre depuis 1978.À la suite d\u2019un jugement de la Cour suprême de 2007, le gouvernement conservateur a été contraint d\u2019en revoir les modalités.Le changement principal a consisté à instaurer des «avocats spéciaux» qui ont accès à toute la preuve secrète et qui peuvent l\u2019utiliser pour contre-interroger au nom de la personne visée les témoins du gouvernement.Les huit juges concluent à l\u2019unanimité que ce régime est acceptable et n\u2019a pas besoin d\u2019être modifié.«Il n\u2019est pas facile de concevoir un régime qui instaure un processus fondamentalement équitable tout en protégeant les renseignements confidentiels touchant la sécurité nationale», écrit la juge en chef, Beverley McLachlin, au nom de la Cour.Ce régime ne t Les cachotteries d\u2019Ottawa critiquées ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE En vertu de la décision de la Cour suprême, Mohamed Harkat sera renvoyé en Algérie sous peu.viole pas le droit à des procédures judiciaires justes et équitables.«L\u2019équité procédurale n\u2019exige pas que le processus soit parfait; la conception d\u2019un processus répondant aux préoccupations en matière de sécurité nationale implique nécessairement certains compromis».Certes, reconnaissent les magistrats, les personnes visées par un certificat de sécurité n\u2019obtiennent que très peu d\u2019informations sur la preuve retenue contre elles.11 revient au juge de s\u2019assurer qu\u2019une quantité «incompressible» d\u2019informations est fournie.En deçà de cette quantité, il a le pouvoir d\u2019invalider le certificat.«Le juge désigné a la responsabilité tout au long de l\u2019instance d\u2019évaluer l\u2019équité globale du processus et d\u2019accorder des réparations [.] lorsqu\u2019il est approprié de le faire \u2014 y compris, si nécessaire, un arrêt des procédures.» Les huit juges donnent aussi raison à Ottawa en acceptant comme preuve des résumés de conversations téléphoniques interceptées, même si les enregistrements originaux ont été détruits.Seule ombre au tableau pour Ottawa, le plus haut tribunal conclut que les sources humaines du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) peuvent être contre-interrogées pendant les procédures.Sur cette question, les juges Rosie Abella et Thomas Cromwell signent une dissidence.Harkat expulsé?L\u2019avocat de M.Harkat, Norman Boxall, a indiqué que son client de 45 ans était «anéanti» par le jugement «J\u2019ai certainement reçu comme instruction qu\u2019il continuera à se battre.» M.Harkat n\u2019a pas parlé aux journalistes.Le certificat de sécurité contre Mohamed Harkat a Le jugement rendu par la Cour suprême du Canada concernant les certificats de sécurité égratigne au passage le gouvernement conservateur pour avoir voulu tenir secrètes des informations qui n\u2019avaient pas besoin de l\u2019être.Dans la cause de Mohamed Harkat la Cour a dû tenir deux audiences distinctes : une publique, une à huis clos.été lancé en 2002, sept ans après son arrivée au Canada.M.Harkat est soupçonné de faire partie d\u2019une cellule terroriste dormante.On lui reproche notamment d\u2019avoir été au Pakistan, où il aurait fourni de l\u2019aide logistique à des réseaux terroristes.La Cour suprême estime que ce certificat de sécurité est raisonnable.«M.Harkat a bénéficié d\u2019un processus équitable.» En théorie, cette décision signifie que M.Harkat sera renvoyé en Algérie sous peu.En pratique, les procédures judiciaires pourraient se prolonger encore longtemps.Son avocat a laissé entendre que M.Harkat contestera son renvoi au motif qu\u2019il risque d\u2019être torturé.La Cour suprême rappelle ce fait d\u2019entrée de jeu dans son verdict.«Bien que nous ne soyons pas appelés à décider de la constitutionnalité de son expulsion, M.Harkat pourrait être expulsé vers un pays où il risque la torture ou la mort.» Or, dans un précédent jugement, cette même cour avait conclu que le Canada doit «généralement refu- se qui est très rare.«Après avoir entendu les observations confidentielles, j\u2019estime que le huis clos n\u2019était pas nécessaire», écrit la juge en chef, Beverley McLachlin.Selon elle, «l\u2019audience à huis clos n\u2019a servi qu\u2019à entretenir l\u2019apparente opacité de l\u2019instance, ce qui contrevient aux principes fondamentaux de transparence et de responsabilisation».ser d\u2019expulser», même au nom de la sécurité nationale, quelqu\u2019un vers un pays où il existe un «risque sérieux» de torture.Selon Alexe Neve, d\u2019Amnis-tie internationale, il existe encore «de très sérieuses préoccupations en ce qui concerne la torture en Algérie».M.Boxall estime que ces risques sont décuplés lorsque la personne est renvoyée «avec une étiquette disant \u201cnous croyons que cette personne est un terroriste ou un membre d\u2019al-Qaïda\u201d».Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, s\u2019est dit «satisfait» de la décision.11 existe deux autres certificats de sécurité actifs au Canada : celui contre Mohamed Mahjoub et celui contre Mahmoud Jaballah.Depuis 1991, 27 personnes ont fait l\u2019objet de tels certificats, dont six à la suite des attentats terroristes de 2001.De ces six, quatre étaient des musulmans.Un autre était un négationniste de l\u2019Holocauste et un dernier, un espion russe allégué.Le Devoir Colloque en éthique appliquée Corruption, conflits d\u2019intérêts, copinage : que peut l\u2019éthique devant nos problèmes actuels?22 et 23 mai 2014 COMPLET Organisé par : la Chaire d\u2019éthique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke et le RÉOQ - Réseau d\u2019éthique organisationnelle du Québec À l\u2019Agora du Campus de Longueuil de l\u2019Université de Sherbrooke Métro Longueuil-Université de Sherbrooke http://ethiqueappliquee.evenement.usherbrooke.ca CHRIRE d'éthique RPPLIQUËE REOQ RÉSEAU D'ÉTHIQUE ORGANISATIONNELLE DU QUÉBEC m UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE MOURIR DANS LA DIGNITE Fournier veut reprendre le projet de loi tel que laissé par le PQ ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Eournier, souhaite présenter une motion pour reprendre le projet de loi sur les soins de fin de vie comme il était à la fin de la dernière législature, avec tous les amendements qui avaient été apportés.En vertu de cette motion qui se voudrait unanime, le projet de loi serait présenté conjointement par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et l\u2019ex-minis-tre péquiste déléguée aux Service sociaux, Véronique Hivon, qui a piloté le projet de loi 52.«L\u2019idée, c\u2019est [un projet de loi] le plus conjoint possible pour avoir le gouvernement qui donne tous les signaux qu\u2019on veut travailler entre collègues et non pas entre adversaires», a fait valoir Jean-Marc Eournier, mercredi, dans une mêlée de presse avant le Conseil des ministres.Le gouvernement Couillard veut faire adopter, au terme de cette courte session où le budget devra être débattu et adopté, le projet de loi qui crée le poste d\u2019inspecteur général de Montréal, ainsi que le projet de loi sur les soins de vie, qui avait franchi toutes les étapes avant le débat sur son adoption.Dans le même esprit de collaboration avec les partis d\u2019opposition, le gouvernement Couillard permettra à la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, de présenter un projet de loi sur la protection des aînés dont la députée avait parlé durant un débat des chefs lors de la dernière campagne électorale.La CAQ essuie un refus Par ailleurs, Jean-Marc Fournier a rejeté la demande de la Coalition avenir Québec qui réclame des fonds de l\u2019Assemblée nationale pour obtenir un bureau pour son chef à Montréal comme c\u2019est le cas pour le chef de l\u2019opposition officielle.«Je ne vois pas comment quelqu\u2019un, aujourd\u2019hui, peut plaider qu\u2019on va faire éclater le budget», a indiqué le lea- der.L\u2019Assemblée nationale octroie 8,9 millions pour le fonctionnement des partis et des députés, a-t-il souligné.Jean-Marc Fournier a rappelé que les sommes allouées aux partis par l\u2019Assemblée nationale étaient fonction du nombre respectif de députés.Le Parti québécois compte 30 députés, alors que la CAQ en a fait élire 22.Des aménagements sont possibles, mais à l\u2019intérieur du budget actuel, estime Jean-Marc Fournier.Du côté de l\u2019opposition officielle, le chef Stéphane Bédard, au terme du caucus présession-nel des députés péquistes, a insisté sur l\u2019attitude constructive, bien que vigilante, que lui et ses troupes entendaient manifester.«Il n\u2019y a personne qui a le goût que le gouvernement échoue», a-t-il affirmé.En revanche, Stéphane Bédard a exigé des libéraux qu\u2019ils ne nuisent pas à la création d\u2019emplois en optant pour l\u2019austérité.«Entre la rigueur et l\u2019austérité, il y a un fleuve et je les invite à ne surtout pas le traverser.» Le Devoir L\u2019Ordre des ingénieurs veut agir L\u2019Qrdre des ingénieurs du Québec (QIQ) a l\u2019intention d\u2019agir à la suite du témoignage de Karen Duhamel.11 ans après les faits.L\u2019Qrdre a salué mercredi «le courage» de M\u201c® Duhamel.En 2003, l\u2019ingé-nieure junior a dénoncé le comportement de deux de ses pairs, Guy Hamel et Noubar Semerjian, pour leur implication dans le gonflement artificiel du coût des matériaux dans le chantier de la 40.Son témoignage à la commission Charbonneau a été corroboré par un ingénieur de Tecsult, Yanick Gourde.M\u201c® Duhamel a déclaré qu\u2019elle s\u2019était sentie abandonnée par l\u2019QlQ.Sa plainte a été rejetée sur réception.L\u2019Qrdre assure maintenant que son témoignage «ne restera pas lettre morte».Le Bureau du sjmdic suit attentivement tous les témoignages entendus à la commission Charbonneau, précise l\u2019orga-nismç par voie de communiqué.A ce jour, plus de 180 enquêtes en lien direct avec la commission ont été ouvertes.En matière de faute disciplinaire, il n\u2019y a pas de délai de prescription.En 2003, tout le Québec manquait de moyens pour enquêter sur la corruption, la collusion et le financement illégal des partis politiques, se défend l\u2019QlQ.«L\u2019Ordre n\u2019y faisait malheureusement pas exception et le gel de la cotisation de ses membres à 180$ pendant une période de 15 ans (1990-1991 à 2004-2005) n\u2019est pas étranger à ce manque de ressources pour faire face à la situation », affirme l\u2019organisme.Le Devoir Finances: des conpes à l\u2019aide sociale?L\u2019aide sociale ne sera pas épargnée par l\u2019effort de redressement des finances publiques.Le ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a confirmé mercredi que des coupes «essentiellement» administratives étaient au programme.M.Blais, comme l\u2019ensemble de ses collègues ministres, doit gratter les fonds de tiroir pour respecter la cible de déficit (1,75 milliard) fixée pour l\u2019année 2014-2015.En point de presse, le ministre n\u2019a pas précisé l\u2019ampleur des compressions à venir dans son ministère mais a assuré vouloir protéger les citoyens les plus «vulnérables».«Notre priorité, c\u2019est que ces cou-puresdà soient au niveau administratif», a-t-il déclaré.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 15 MAI 2014 A 3 ACTUALITES La nouvelle CAQ Michel é David Avoir les résultats du dernier sondage Léger Marketing-L^ Devoir, la CAQ a toutes les raisons de prétendre former la véritable opposition au gouvernement Couil-lard, à défaut d\u2019en avoir le statut officiel.Non seulement elle devance le PQ de 8 points dans les intentions de vote (28%), mais elle arrive aussi au premier rang chez les électeurs francophones (33%).Le PQ connaîtra une période d\u2019instabilité plus ou moins longue en attendant le jour où un nouveau chef sera choisi, ce qui permettra à la CAQ de se mettre en vitrine, même si les règles du jeu parlementaire assureront une plus grande place au PQ à la période de questions ou en commission parlementaire.Encore devra-t-elle trouver le moyen de se démarquer du gouvernement.Le grand ménage annoncé par M.Couillard s\u2019inspire manifestement de ce que François Legault proposait durant la campagne électorale.Le discours libéral consistait plutôt à mettre en opposition la tenue d\u2019un référendum sur la souveraineté et la création d\u2019emplois.Le sondage de Léger Marketing indique que la population appuie dans leurs grandes lignes les mesures d\u2019austé-Les résultats «té mises en avant par le gouvernement, mais cela du 7 avril ne signifie pas que cet ap-.\t,\tpui se maintiendra quand ottrent a\telles se traduiront par une M\tdiminution des services ivi.Legault\tofferts.une occasion François Legault ne ferait toutefois que se ridicu-de redéfinir\tUser en se transformant en 1 TAn\tdéfenseur du «mpdèle qué- la CAQ\tbécois» et de l\u2019État-provi- dence.Mieux vaut laisser le PQ et Québec solidaire se disputer ce rôle.Si la CAQ veut remplacer le PQ comme solution de remplacement crédible aux libéraux, elle devra néanmoins recentrer quelque peu son discours et lui donner un accent plus nationaliste.?Alors que le programme de 2012 avait été perçu par plusieurs comme la manifestation d\u2019un anti-étatisme primaire hérité de l\u2019ADQ, les stratèges caquistes croient avoir trouvé le bon positionnement durant la dernière campagne avec la «charte des contribuables», qui faisait valoir concrètement les avantages du coup de balai proposé.La CAQ promettait non seulement de donner un «break» fiscal de 1$ aux familles québécoises au cours d\u2019un premier mandat, mais également de limiter les augmentations d\u2019impôt, de taxe ou de tarif au taux de l\u2019inflation.La population sait cependant très bien que le retour à l\u2019équilibre budgétaire imposera certains sacrifices.Au moment où Hydro-Québec annonce des profits records, il peut paraître justifié de réclamer l\u2019annulation de la hausse de 4,3% des tarifs d\u2019électricité qui est entrée en vigueur le avril.Les compressions à effectuer sont cependant plus importantes que ce qui était prévu durant la campagne.La CAQ devra se demander s\u2019il est bien raisonnable d\u2019exiger une baisse immédiate de la taxe santé, même si elle est présentée comme un moyen de stimuler la croissance économique.?Les résultats du 7 avril offrent à M.Legault une occasion de redéfinir l\u2019identité de la CAQ.Au départ, non seulement elle avait hérité d\u2019une députation adéquiste nettement plus fédéraliste qu\u2019à l\u2019époque de Mario Dumont, mais l\u2019arrivée d\u2019éléments venus du Parti libéral du Canada dans son organisation l\u2019a encore éloignée des autonomistes d\u2019origine.La déconfiture de la CAQ dans la région de Québec a été un excellent prétexte pour retirer le poste de leader parlementaire à Gérard Deltell.Son successeur, François Bonnardel, est aussi un ancien député de l\u2019ADQ, mais il est nettement moins marqué que M.Deltell, qui n\u2019a jamais caché sa grande ferveur canadienne et sa sympathie pour Stephen Harper.En réclamant que l\u2019Etat mette un bureau à la disposition de son chef dans la métropole, non seulement la CAQ revendique les égards réservés à l\u2019opposition officielle, mais elle envoie aussi le message que son centre de gravité s\u2019est déplacé.Une partie de la cohorte de députés élus le 7 avril dans le 450 est issue de la mouvance péquiste, ce qui donnera une plus grande marge de manœuvre à M.Legault.Il a peut-être choisi de mettre la souveraineté en veilleuse, mais la CAQ ne peut pas songer à supplanter le PQ sans se faire plus revendicatrice face à Ottawa.Et si en plus le PQ décide de radicaliser sa propre position, mieux ce sera pour la CAQ.Au cours des mois qui ont précédé l\u2019élection, elle a été victime de la polarisation provoquée par le débat sur la charte de la laïcité, mais personne ne l\u2019a accusée de chercher à diviser la population.Tôt ou tard, le gouvernement Couillard devra bien rouvrir le dossier.La CAQ pourrait alors être perçue comme un interlocuteur plus crédible que le PQ, qui sera inévitablement soupçonné de chercher à souffler sur les braises.mdavid@ledevoir.com COMMISSION CHARBONNEAU Julie Boulet nie avoir touché au financement BRIAN MYLES Julie Boulet témoigne de manière stratégique à la commission Charbonneau en érigeant un mur de béton entre elle et le financement du PLQ.Se présentant comme une élue «studieuse» et «rigoureuse», elle a été incapable de fournir le moindre détail significatif sur ses propres collectes de fonds.La contradiction a sauté aux yeux de la juge France Charbonneau, qui avait visiblement des difficultés à accepter la version de l\u2019ex-ministre des Transports.M\"\"^ Boulet affirme qu\u2019elle a appris de son collègue Norman MacMillan, en 2009, qu\u2019elle était soumise à un objectif de financement de 100000$ par année comme minis,tre dans le gouvernement Charest.A Québec, le ministre du Travail, Sam Hamad, a contredit sa collègue en déclarant que tous les ministres connaissaient cet objectif dans les six chiffres.M\u201c^^ Boulet a fait preuve d\u2019une mémoire sélective, en indiquant qu\u2019elle était au courant des objectifs imposés aux députés, alors qu\u2019elle ignorait les siens comme ministre.Si elle a amassé 100000$ à trois reprises dans sa carrière, c\u2019est à son insu.Elle a fait porter à ses conseillers politiques l\u2019entière responsabilité de ses campagnes de financement.«Je n'ai jamais fait de financement, je n'ai jamais vendu un seul billet pour un seul cocktail», a-t-elle déclaré.La députée d\u2019expérience a semblé sur la défensive sur tputes les questions relatives au financement.A la demande de la responsable du PLQ, Violette Trépanier, elle a déjà rencontré le grand argentier bénévole de la formation, Marc Bibeau (visé par une enquête de l\u2019UPAC).M.Bibeau voulait discuter d\u2019un contrat accordé par appel d\u2019offres qui venait d\u2019échapper à sa compagnie, Schokbéton.Hélas, M\"\"^ Boulet n\u2019a aucun autre souvenir de cette rencontre.La vie démocratique M\"\"^ Boulet est la première députée en fonction à témoigner à la commission Charbonneau.Elle a été montrée du doigt pour des activités de financement illégal par le patron de Pavages Maskimo, Louis Marchand.En 2004, lorsqu\u2019il a refusé d\u2019acheter quatre billets pour un cocktail de financement, la ministre Boulet l\u2019a appelé pour lui exprimer sa vive déception.Louis Marchand s\u2019est plaint d\u2019avoir subi des représailles à la suite de sa décision de ne plus participer aux cocktails de la ministre Boulet.Il a éprouvé du mal à obtenir des contrats non négociables du MTQ, et il a été empêché d\u2019ouvrir une carrière à La Tuque.M\"\"^ Boulet a nié toute forme de chantage de sa part à l\u2019encontre de Maskimo.«Je n'ai jamais demandé à qui que ce soit de nuire ou de ne pas donner de contrats à Maskimo», a-t-elle dit.Les employés et les proches de six entreprises d\u2019asphaltage (Maskimo, Bourget, Pagé Construction et les Pavages Portneuf, Continental et Boisvert) ont donné un total de 425000$ au PLQ, de 1998 à 2001.M\u201c^^ Boulet a remarqué la présence récurrente des entrepreneurs en asphaltage dans ses activités de financement, mais elle n\u2019en a tiré aucune conclusion.Pour la ministre des Transports, ces hommes d\u2019affaires intéressés par les contrats du ministère participaient simplement «à la vie démocratique».«Par le plus grand des hasards, ce sont des entreprises en lien avec votre mandat», a raillé la procureure en chef, Sonia LeBel.Le Devoir Des liens avec Borsellino ?Julie Boulet s\u2019en est tirée à bon compte stases relations avec l\u2019entrepreneur Giuseppe Borsellino.Dans une conversation d\u2019écoute électronique datant d\u2019avril 2008, le patron de Garnier explique au syndicaliste Jocelyn Dupuis qu\u2019il ne peut pas lui offrir des billets dans sa loge au Centre Bell.«J'ai donné quatre billets à la ministre.[Elle] y va avec ses enfants», lance Borsellino.M\u201c^^ Boulet a déclaré qu\u2019elle ne connaissait pas personnellement Joe Borsellino.lœs billets lui avaient été offerts par son collègue libéral Tony Tomassi (un proche de Borsellino), a-t-elle précisé.Le mari de M\"\"^ Boulet et leur fils ont assisté, seuls, au match du Canadien.En septembre 2008, alors que M\"\"^ Boulet était toujours ministre des Transports, Garnier a obtenu son plus gros contrat du ministère : un projet de 41,6 millions pour la réfection du pont enjambant la rivière des Mille-Iles entre Laval et Saint-Eus-tache.Le chantier a généré un dépassement de coût de 2,8 millions, portant la facture finale à 44,4 millions.La Commission n\u2019a posé aucune question à ce sujet à M\"\"^ Boulet.^ 4» i,\t' A\\i'\t'h' L * I f * ^ .S#?! f 4^ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, dit avoir obtenu Tassurance de pouvoir financer cette année les nouvelles places en garderie de la part des fonctionnaires.Québec donne le feu vert à 6300 nouvelles places en garderie MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Face à l\u2019inquiétude et au mécontentement de nombreux parents, la ministre Francine Charbonneau a levé partiellement mercredi le gel de places à 7 $ dans le réseau de service de garde.Le ministère de la Famille livrera comme prévu les quelque 6300 nouvelles places en centres de la petite enfance (CPE) et en garderies subventionnées «promises» cette année.«Je suis fière de vous annoncer que les travaux recommencent.On va rassurer les familles du Québec [.], tout est relancé», a déclaré M\u201c^^ Charbonneau à son arrivée au Conseil des ministres mercredi avant-midi.Elle a donné le feu vert au redémarrage de quelque 200 projets d\u2019augmentation de capacité, d\u2019agrandissement et de nouvelles constructions, et ce, moins d\u2019une semaine après avoir décrété un moratoire complet sur l\u2019attribution de nouvelles places.«Tous les gens qui sont prêts pourront débarrer la porte!» a lancé la ministre, après avoir obtenu l\u2019assurance d\u2019être en mesure de financer plus de 6000 nouvelles places en CPE et garderies privées subventionnées en 2014-2015.Par «prudence», la ministre de la Famille avait décidé d\u2019imposer jeudi dernier un moratoire sur l\u2019octroi de tout nouveau permis d\u2019ici l\u2019adoption du budget Leitao, avait révélé samedi Le Devoir.En effet, elle préférait mettre en veilleuse tous les projets de garderies \u2014 y compris ceux sur le point d\u2019ouvrir leurs portes \u2014 aussi longtemps qu\u2019eUe ignorerait l\u2019ampleur exacte des efforts budgétaires réservés au ministère de la Famille.Elle a toutefois été rassurée mardi par des «tableaux» commandés à ses fonctionnaires: «le Québec peut se payer ce qui s'en vient cette année».«Ç'a été une pause, un petit moment de suspension pour prendre une photo.[.] Quand on veut prendre la photo des passagers dans un train, il faut l'arrêter.[.] C'est ce qu'on a fait», a expliqué M\u201c^^ Charbonneau mercredi.«J'aime bien m'arrêter, prendre la photo, regarder correctement et après ça faire les choses.» Soulagement dans les CPE La décision de «geler» l\u2019attribution de nouvelles places à tarif réduit a suscité son lot A'«inquiétudes» chez des milliers de familles québécoises dans l\u2019attente d\u2019une place en garderie, a convenu M\u201c^^ Charbonneau.«J'en prends la responsabilité», a-t-elle dit.L\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) a poussé un soupir de soulagement mercredi.Elle croise les doigts afin que les autres projets de développement de places en CPE soient aussi relancés.Deux cents projets ont été sauvés.Mais, ce sont au total 600 projets de CPE et de garderies subventionnées (28000 places) qui ont été promis pour parachever le réseau de service de garde d\u2019ici la fin de 2016 (250000 places).«Il est possible de trouver des solutions pérennes pour le réseau dans le respect de la situation [budgétaire] actuelle sans pour autant que le développement de nouvelles places soit remis en cause», a fait valoir le directeur général de l\u2019AQCPE, Louis Senécal.Le refus d\u2019octroyer des permis aux garderies qui étaient sur le point d\u2019accueillir des enfants a été tout simplement un «mauvais choix» du gouvernement libéral, selon le Parti québécois.«On a été chanceux, on a été frappés par l'absurde.L'absurde, c'était d'avoir une bâtisse et pas d'enfants dedans.Y a-tu quelque chose de plus ridicule?» a lancé le chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Bédard.Le Devoir REMUNERATION DES MEDECINS Les demandes de Barrette reçues avec scepticisme MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) doute fort d\u2019en arriver à un accord sur l\u2019étalement de la hausse de la rémunération des médecins avant le dépôt du budget Leitao.«Clairement, on ne parle pas d'un étalement qui est fait sur quelques mois! [.] C'est important, ce qui nous a été demandé», a indiqué le directeur des communications de la FMOQ, Jean-Pierre Dion, dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.«On parle de millions et de millions de dollars!» a-t-il souligné.Un feu vert au projet d\u2019entente soumis par le ministère de la Santé aura des «impacts» «sur la vie des gens, pas juste sur le compte de banque des médecins», a-t-il insisté.Le dossier doit impérativement être réglé à la veille du dépôt du budget et des crédits, a averti le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, mercredi, au lendemain d\u2019une première rencontre de travail avec les dirigeants des fédérations de médecins.«E le faut [car] ça a un impact sur le budget.» L\u2019entente conclue en 2010 sera respectée en tous points «à l'exception évidemment du calendrier», a-t-il fait valoir.«Donc, les sommes conclues seront versées sur un étalement [différent] », a-t-il ajouté, se refusant à en dire davantage.M.Barrette a descendu dans le détail les concessions demandées aux médecins avec Diane Francœur (Fédération des médecins spécialistes du Québec, FMSQ) et Louis Godin (FMOQ).«Je n'ai pas eu hier [mardi] un \u201coui\" automatique», a-t-il fait remarquer à la presse.« Ce sont des demandes qui demandent un effort considérable de la part des fédérations médicales, mais qui respectent intégralement les paramètres de l'entente qui a été convenue.» Le ministre attend une «réponse» «d'ici le début de la semaine prochaine».«Je ne m'engage pas là-dessus», a rétorqué le porte-parole de la FMOQ, M.Dion.Les médecins de famille examineront «de bonne foi» les demandes du gouvernement libéral, a-t-il assuré au Devoir.L\u2019entente de 2010 est «éminemment complexe», a souligné M.Dion.«Ça a pris des mois et des mois pour négocier cela!» Après être passées au peigne fin par une batterie d'«Scono-mistes».A'«avocats», les modifications devraient normalement être entérinées par les dif-férentes instances de la FMOQ, dont son conseil général.«Je comprends que le gouvernement veut procéder rapidement.mais nous, on a toujours été disponible pour discuter.» La population québécoise \u2014 y compris les médecins \u2014 est «dans le même bateau», a indiqué M.Barrette, un «bateau» qui vogue vers un déficit de 5,5 milliards de dollars en 2014-2015 à moins d\u2019un changement de cap.«J'ai dit que personne ne serait épargné.Les médecins ne le sont pas.Je m'attends à leur collaboration.» Le chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Bédard, demande à l\u2019ex-président de la FMSQ d\u2019en arriver à une entente gagnante pour tous les Québécois.«E ne faudrait pas que la classe moyenne fasse les frais d'une incapacité du gouvernement d'en arriver à une entente [.] Nous, là-dessus, on va être les protecteurs de la classe moyenne et des démunis.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 15 MAI 2014 ACTUALITES SECURITE ROUTIERE Montréal promet de consulter les camionneurs La Ville investira 2,7 millions pour sécuriser les pistes cyclables JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal a promis à l\u2019Association de camionnage du Québec de la consulter avant d\u2019adopter des mesures qui pourraient restreindre la circulation des véhicules lourds dans la métropole.À la suite des trois récents accidents impliquant des camions dans les rues de Montréal, le responsable du transport au comité exécutif, Aref Salem, avait invité le p.-d.g.de l\u2019Association de camionnage du Québec, Marc Cadieux, à une rencontre à l\u2019hôtel de ville mercredi après-midi.Le ton a été cordial, a indiqué M.Cadieux, dont l\u2019industrie a été montrée du doigt au cours des dernières semaines: «On s\u2019est dit qu\u2019il fallait travailler ensemble et qu\u2019on regarderait tous les scénarios.M.Salem m\u2019a promis qu\u2019il n\u2019y a rien qui se déciderait sans que je sois consulté.» La semaine dernière, M.Cadieux avait dénoncé la décision de la Ville d\u2019obliger les camionneurs à circuler dans la voie de gauche dqns les tunnels sous les viaducs.À ce sujet, M.Salem lui aurait assuré que cette mesure était temporaire.Doutes sur les jupettes La question de dispositifs de sécurité installés sur les camions, comme des protections latérales (ou jupettes), miroirs ou caméras, a aussi été abordée, mais Marc Cadieux n\u2019est pas convaincu que c\u2019est la voie à suivre.«Entre vous et moi, on aura beau avoir tous les bidules possibles sur un camion, mais si un cycliste ou un piéton est téméraire ou inattentif, on n\u2019aura pas réglé le problème.» De son côté, Aref Salem s\u2019est dit satisfait de la rencontre, qui prépare la voie à l\u2019élaboration d\u2019un plan global pour rendre plus harmonieuse la cohabitation entre camions, piétons et cyclistes.«On veut travailler d\u2019une façon inclusive.On va prendre le temps d\u2019étudier les solutions et on va les présenter à quelques joueurs avant de prendre une décision», a-t-il dit sans vouloir établir d\u2019échéancier précis.Pistes cyclables En matinée, la Ville a fait savoir qu\u2019elle investirait 2,7 millions pour sécuriser certains segments de pistes cyclables dans six arrondissements.Le comité exécutif a octroyé un contrat à l\u2019entreprise Les Constructions et pavage Jeskar pour la construction de saillies de trottoirs et la réfection de la chaussée sur 16 tronçons de pistes cyclables.De ce nombre, neuf chantiers concernent de nouveaux segments de pistes cyclables, alors que pour les sept autres, il s\u2019agit d\u2019une mise à niveau de voies cyclables existantes.La Ville tente depuis deux ans de lancer ces travaux.Plusieurs appels d\u2019offres ont été annulés, soit parce qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de soumissions ou parce que le coût des propositions était trop élevé.La Ville a finalement regroupé les travaux et a ainsi reçu deux soumissions, dont celle de Jeskar qui était 1,8% inférieure à l\u2019estimation de la Ville.Aref Salem fera la semaine prochaine une annonce en lien avec le réseau cyclable montréalais.Le Devoir DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL ONG et privé peuvent tous deux contribuer, dit Ottawa CLAUDE LEVESQUE à Ottawa Le ministre du Développement international, Christian Paradis, a promis de «formaliser le dialogue» avec les organisations non gouvernementales (ONG) dont il dit reconnaître la contribution importante, tout en insistant sur la nécessité de mettre le secteur privé davantage à contribution.«Il faut de nouveaux partenaires», a déclaré M.Paradis devant une conférence organisée par le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) et le Regroupement des professionnels canadiens en développement international (RPCDI) à Ottawa.«Il faut trouver de nouveaux moyens de financer le développement», a-t-il enchaîné, soulignant la nécessité de faire preuve à\u2019«ouverture» et à\u2019«innovation» en vue d\u2019atteindre les objectifs de développement au-delà de 2015, date butoir pour les Objectifs Au millénaire de l\u2019ONU.À ce chapitre, M.Paradis a notamment parlé de l\u2019investissement direct et des envois d\u2019argent faits à leurs parents restés dans les pays pauvres par les immigrants établis ici.En point de presse, le ministre a dit croire que des sociétés privées canadiennes, notamment minières, peuvent adopter des approches intégrant la ¦5 protection de l\u2019environnement et l\u2019acceptabilité sociale, même si leur objectif premier demeure le profit.Ottawa verse des fonds destinés au développement à trois compagnies minières canadiennes dans le cadre de projets pilotes.La participation du secteur privé n\u2019équivaut pas à écarter la «société civile», c\u2019est-à-dire les ONG spécialisées dans le développement.Ces dernières jouent un rôle important dans la mobilisation du public au Canada et la prestation de services sur le terrain, a ajouté M.Paradis, reconnaissant que «notre relation n\u2019a pas toujours été facile».Camouflet de Joe Clark Au cours de la même conférence, l\u2019ancien premier ministre Joe Clark a poliment critiqué la voie suivie par le gouvernement Harper.«Nos atouts en matière de hard power [pouvoir de contraindre] ne sont plus ce qu\u2019ils étaient.Nous devrions plutôt voir comment utiliser davantage nos atouts relevant du soft power [pouvoir de convaincre] », a-t-il déclaré en faisant référence dans le premier cas à la puissance économique et aux forces armées, et dans le second cas à la diplomatie et aux aspects sociaux de l\u2019aide au développement.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.f Vieux Montréal 514.845.5545 Mobilisation massive contre la snrveillance Un collectif invite Ottawa à mettre la pédale douce sur l\u2019épiage numérique des citoyens EABIEN DEGUISE \\ A problème sournois, réponse massive.Un vaste groupe de scientifiques, universitaires et défenseurs des libertés civiles au pays se prépare à dévoiler dans les prochains jours une déclaration commune appelant le gouvernement fédéral à une plus grande retenue en matière de surveillance numérique des citoyens, mais aussi à la mise en place de balises plus claires et transparentes en la matière.Baptisé «Déclaration d\u2019Ottawa sur la surveillance de masse au Canada», le document, dont Le Devoir a pris connaissance, réclame également une mise à jour des lois protégeant la vie privée, lois que les vies numériques sont en train d\u2019éroder.Alors que le gouvernement fait face à de nouvelles critiques après l\u2019introduction dans un projet de loi omnibus sur le budget \u2014 le C-31 \u2014 une disposition facilitant le transfert de données personnelles, sans mandat d\u2019un tribunal, entre l\u2019Agence de revenu et les forces policières, les signataires de cette déclaration n\u2019appellent à rien de moins qu\u2019à la fin immédiate de cette pratique décriée depuis plusieurs années.«Tous les changements législatifs susceptibles de toucher l\u2019information, le droit à la vie privée et à la liberté doivent être présentés, justifiés et débattus dans la transparence, écrivent-ils en substance.Aucun de ces changements, affectant l\u2019encadrement de la vie privée, ne doit être enchâssé dans des projets de loi omnibus ou des règlements liés à d\u2019autres sujets.» Le sociolo^e David Lyon, titulaire de la Chaire de recherche et d\u2019études sur la surveillance de l\u2019Université Queen\u2019s, est l\u2019un des signataires de cette déclaration, aux côtés d\u2019Open Media, de l\u2019International Civil Liberties Monitoring Group et de l\u2019Association canadienne des libertés civiles \u2014 entre autres.Il estime qu\u2019un tel virage est nécessaire, pas seulement pour redonner confiance aux citoyens Le collectif réclame une mise à jour des lois protégeant la vie privée dans les institutions publiques, mais également pour s\u2019assurer de ne pas bâtir aujourd\u2019hui une société dans laquelle nous n\u2019allons pas vouloir vivre demain.«A l\u2019ère d\u2019une numérisation grandissante des activités humaines et des dérives liberticides que cela fait poindre, il est important de se poser de petites questions sur l\u2019impact de cela sur nos vies privées individuelles, même si ce ne sont pas les plus importantes», dit l\u2019homme qui, jeudi matin, va prendre la parole à Montréal dans le cadre du colloque «Mobilité et traces dans l\u2019espace public» organisé à l\u2019UQAM.« Ce qui est important aujourd\u2019hui, c\u2019est de se demander dans quelle société nous voulons vivre.Une société mue par la suspicion ou la confiance ?Par l\u2019indifférence ou la compassion ?Par le profilage ou la reconnaissance ?» L\u2019homme vient de diriger un essai collectif intitulé Vivre à nu, la surveillance au Canada, dans lequel il déplore l\u2019acceptation sociale de la surveillance étatique, alors qu\u2019elle devrait pourtant éveiller le rejet.«Dans les réseaux sociaux, les gens se surveillent les uns les autres, dit-il.Cela a tendance à rendre plus acceptable la surveillance de masse.Pourtant, il y a danger.Ce faisant, nous pourrions ancrer doucement et profondément des mesures de surveillance qui, à terme, pourraient facilement devenir des outils d\u2019oppression.» Devant cette perspective, M.Lyon estime que les universitaires comme lui ont d\u2019ailleurs l\u2019obligation de faire sortir leur parole et réflexion du monde universitaire pour la transporter sur la place publique.«Les données numériques nous placent à un moment charnière, dit-il.La déclaration d\u2019Ottawa le reconnaît et dit au gouvernement de se pencher sur ces transformations numériques et ces conséquences sociales avec un peu plus de sérieux et d\u2019ouverture qu\u2019en ce moment.Au bénéfice de tous.» Le Devoir LAC-MEGANTIC Les vrais coupables sont à Ottawa et au siège de la MMA, tonne Khadir ALEXANDRE ROBILLARD à Québec La «mise en scène» entourant la comparution des accusés de la tragédie de Lac-Mégantic contribue à détourner l\u2019attention des véritables coupables, a déclaré mercredi le député Amir Khadir, de Québec solidaire.M.Khadir a affirmé qu\u2019il était choqué par la façon dont trois employés de la société de transport ferroviaire Montreal, Maine and Atlantic (MMA) ont été traités mardi.«Je pense qu\u2019on ne peut pas tolérer qu\u2019on fasse porter tout le blâme sur trois ouvriers, a-t-il dit lors d\u2019un point de presse.C\u2019est impossible.» Les trois hommes ont comparu mardi dans une salle de tribunal aménagée temporairement dans un centre sportif de Lac-Mégantic, où le palais de justice a été détruit par un incendie causé par un déraillement de train, une tragédie qui a fait 47 morts l\u2019été dernier.Les accusés sont arrivés menottés et ils ont été contraints de défiler devant la population locale massée en face de l\u2019édifice, une façon de procéder qui a suscité des critiques.Selon M.Khadir, ce «cirque» accentue la perception que la justice s\u2019attaque aux plus faibles alors que les dirigeants de l\u2019entreprise et du gouvernement sont à l\u2019abri des procédures.«J\u2019ai été choqué, comme beaucoup de gens, comme nombre aussi de citoyens de Mégantic, a-t-il dit Je me serais attendu â voir lâ le ministre fédéral qui avait décidé de réduire les critères de sécurité sur les chemins de fer canadiens, de le voir menotté et emmené devant le juge.Je me serais JACQUES NADEAU LE DEVOIR Amir Khadir s\u2019est dit choqué par la « mise en scène » entourant la comparution des accusés, mardi.attendu â ce que ça soit le président de cette compagnie â qui on réserve ça, et lâ, on a décidé de s\u2019attaquer â trois employés qui répondaient aux ordres.» La ministre de Injustice, Stéphanie Vallée, a évoqué mercredi des raisons de sécurité pour expliquer la comparution d\u2019accusés menottés dans le cadre des procédures judiciaires.Cette décision a été prise par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a déclaré M\u201c® Vallée dans un bref échange avec la presse parlementaire avant une réunion du Conseil des ministres.«Le DPCP a des choix qui lui sont propres, a-t-elle dit.Il y a la sécurité aussi des gens qui sont accusés et il y a des décisions qui ont été prises.» La ministre a souligné l\u2019importance d\u2019assurer l\u2019accessibilité à la Une réglementation sans faille, dit Harper La tragédie de Lac-Mégantic est le résultat de négligence criminelle et une réglementation plus stricte n\u2019y aurait rien changé, a estimé Stephen Harper mercredi.«Ce n\u2019est pas une question de réglementation ferroviaire», a-t-il insisté, en réponse à une question du chef du NPD, Thomas Mulcair, qui cherchait à savoir pourquoi le gouvernement n\u2019a toujours justice pour la population éprouvée par la tragédie causée par le déraillement d\u2019un convoi de wagons-citernes remplis de pétrole, au centre-ville de Lac-Mégantic.«Il y a une volonté d\u2019avoir les dossiers qui se passent sur les pas modifié les règles afin d\u2019imposer des amendes plus sévères aux entreprises mettant à risque la sécurité du public.«Le gouvernement est en train de développer des règles» et certaines d\u2019entre elles seront annoncées à court terme, a toutefois promis le premier ministre.Philippe Orfali lieux, a-t-elle dit.Si, par exemple, le processus s\u2019était effectué â Sherbrooke, on aurait certainement eu des commentaires voulant qu\u2019on était loin des gens.» La Presse canadienne Plaidoyer en faveur de la médecine à distance La Commission de l\u2019éthique en science et en technologie interpelle Québec AMELIE DAOUST-BOISVERT Il faudra assouplir les règles encadrant le partage des renseignements personnels des patients pour permettre à la télésanté de prendre son essor, selon la Commission de l\u2019éthique en science et en technologie (CEsry Dans un avis publié mercredi, la CEST livre ses réflexions sur les soins à distance, qui se sont développés beaucoup plus vite que les règlements en vigueur, lesquels freinent leur déploiement.«Dans un contexte de rareté des ressources, c\u2019est un choix de société d\u2019implanter la télémédecine», a expliqué la secrétaire générale de la CEST, Nicole Beaudry, en marge du congrès de l\u2019Aclas, où l\u2019avis a été présenté.«La protection de l\u2019information a été sacralisée au détriment des patients», déplore le D'' Pavel Hamet, qui a présidé le comité chargé de cette réflexion.Par exemple, dit-il, les avantages de permettre l\u2019échange d\u2019informations surpassent souvent les risques, pour les patients.«En ce moment, il est souvent plus simple de répéter un examen diagnostique que de l\u2019obtenir d\u2019un autre établissement, au détriment du confort du patient et des coûts associés», observe le D^ Hamet Les possibilités de la télésanté sont infinies : examen à distance de patients en région éloignée, chirurgies à distance assistées par la robotique, surveillance des signes vitaux de patients à domicile.« Ce n\u2019est pas juste pour les régions éloignées, c\u2019est pour mes patients dans la même ville», précise le D'' Hamet, qui donne l\u2019exemple de la trans- I piui> uuaei A A c f a S mission électronique de taux de glucose sanguin par des patients diabétiques pour l\u2019ajustement des médicaments.Avocate au ministère de Injustice, M® Naomie Ayotte reconnaît que «tout le corpus législatif» doit être revu.« C\u2019est lourd actuellement, c\u2019est presque impossible [de mettre des projets de l\u2019avant], le partage de l\u2019information pose problème.» La CEST recommande aussi de s\u2019appuyer sur les besoins des patients et des professionnels de la santé, sur le terrain, plutôt que de céder à la tentation de la dernière technologie mise de l\u2019avant par l\u2019industrie.«La télémédecine se développe par petits champignons, sans qu\u2019on réplique les expériences», déplore aussi le D'' Hamet.La commission estime en outre que les projets devront être évalués, afin de déterminer leur avantage pour les patients en regard de leurs coûts, un peu comme on le fait déjà pour les nouveaux médicaments.Le Collège des médecins du Québec prépare lui aussi une mise à jour «majeure» de son avis sur le sujet, publié en l\u2019an 2000.«C\u2019était encore de la science-fiction.Il n\u2019y avait ni téléphones intelligents ni réseaux sociaux», rappelle le secrétaire général du Collège, le D'' Yves Robert.«Nous ne sommes pas fermés â la consultation virtuelle, surtout pour des suivis, quand le patient est connu du médecin.» Le Devoir IN Lire aussi > le compte- \u201d rendu de Eabien Deglise sur une réflexion académique à propos de la fraude identitaire à i\u2019ère du 2.0 sur LeDevoir.com porter raffinée sur toute la ligne C J T COURT ! 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A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 15 MAI 2014 EDITORIAL BOLDUC A L\u2019EDUCATION Ambiance « oikophobe » Depuis son arrivée en poste, le nouveau ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, tire plus vite que son ombre : le nouveau cours d\u2019histoire au cégep ?Éliminé.La révision du cours d\u2019histoire au secondaire?Reportée.L\u2019appel d\u2019offres pour la création de chaires de recherche en matière de langue et d\u2019identité ?Annulé.L\u2019anglais intensif en 6® année ?En avant toutes.L - \u2022f'- û- ^ (R Antoine Robitaille e projet d\u2019ajout d\u2019un cours d\u2019histoire au collégial, bien sûr, avait déjà du plomb dans l\u2019aile avant que M.Bolduc n\u2019annonce sa décision.Des établissements et des syndicats avaient déploré une certaine précipitation.Sans se prononcer sur le cours en soi, le Conseil supérieur de l\u2019éducation s\u2019était opposé à cet ajout puisqu\u2019à ses yeux, il aurait poiu effet de réduire encore le nombre de cours au choix dans un DEC et aiuait limité l\u2019autonomie des établissements.M.Bolduc n\u2019a donc pas eu de mal à éliminer cette idée déjà condamnée.Dommage.Car une sorte d\u2019oubli du Québec semble sévir dans les établissements collégiaux.Les coius tels Sociologie du Québec ou Fondements historiques du Québec, par exemple, sont peu ou plus enseignés.Faute de participants.Nulle surprise: la valeur cardinale en matière d\u2019éducation, ces dernières années, est devenue r«ouverture sur le monde».L\u2019«international» (programmes, bac, profils, etc.) constitue le qualificatif le plus convoité du monde de l\u2019éducation.C\u2019est là un autre terme poiu «universel»; vérité qui transcenderait les frontières.Va-leiu noble, indéniablement.Cependant, l\u2019universel ne s\u2019atteint pas seulement en voyageant, en découvrant «l\u2019Autre», en s\u2019immergeant dans ^\t«l\u2019Ailleurs».11 faut, d\u2019abord, minimalement se A \u2019 ,\tconnaître pour ça.Malheureusement, ces der- nières décennies, la promotion de l\u2019ouverture s\u2019est souvent faite dans nos écoles au détriment de la connaissance de soi.Tout se passe comme si nous nous désintéressions de nous.De ce désintérêt à la haine de soi, il n\u2019y a qu\u2019un pas.Que plusieurs franchissent allègrement en cette triste période.L\u2019«oikophobie» croît.Ce néologîsme, forgé par le philosophe anglais Roger Scruton et repris par Alain Flnkîlekraut dans L\u2019identité malheureuse (Stock), signifie «haine de la maison natale [oikos en grec], et la volonté de se défaire de tout le mobilier qu\u2019elle a accumulé au coms des siècles».Une atmosphère oikophobe ambiante au Québec a-t-elle motivé les décisions précipitées de M.Bolduc?Qn peut faire l\u2019hypothèse.Chose certaine, contrairement au projet de nouveau cours d\u2019histoire au collégial, la révision de l\u2019enseignement de cette matière au secondaire faisait l\u2019objet d\u2019un large consensus depuis que le programme de 2007 y avait été implanté.Qr, une des seules raisons invoquées par M.Bolduc pom justifier le report de 90 projets pilotes prêts à être lancés à l\u2019automne fut que ce nouveau programme avait une «teinte nationaliste».Pom dire cela, il faut être oikophobe; ou ne pas avoir lu le rapport «Le sens de l\u2019histoire», déposé en début d\u2019année et qui fondait le nouveau programme.Ce dernier proposait justement une synthèse non dogmatique entre l\u2019histoire sociale et l\u2019histoire politique, autour d\u2019une trame nationale.Quant à l\u2019anglais intensif en 6® année, M.Bolduc semble vouloir faire fi de tous les appels à la prudence formulés par nombre de sjmdicats et d\u2019experts depuis trois ans.Du reste, M.Bolduc, il est vrai, parle de l\u2019importance de la qualité du français.Mais on dirait qu\u2019il le fait pour la forme.Un peu comme ce passage, ajouté à la dernière minute (selon le récit d\u2019Alec Castonguay de L\u2019actualité) au discours de victoire de Philippe Couillard, le 7 avril: «J\u2019obtiens ce soir la responsabilité unique de défendre le seul peuple francophone en Amérique du Nord.» GUERRE CIVILE EN SYRIE Mission impossible akhdar Brahimi, médiateur expérimenté choisi par l\u2019QNU pour faire entendre raison aux acteurs du chaudron sjuien, vient de démissionner.Après deux ans d\u2019efforts menés à l\u2019enseigne de l\u2019ardeur, cet homme en qui les chancelleries du monde reconnaissent un art de la diplomatie hors du commun a jeté l\u2019éponge alors qu\u2019on venait d\u2019apprendre que le recours du régime de Bachar al-Assad aux armes chimiques avait été plus fréquent qu\u2019avancé jusqu\u2019alors.En effet, selon les précisions apportées par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, 14 éléments sont en la possession de son gouvernement qui prouvent qu\u2019Assad a utilisé du chlore gazeux contre les Syriens de-^ puis le 25 octobre 2013 pour être précis.Autre-ment dit, la fameuse ligne rouge fixée par Bail\t\u2018 rack Qbama en août 2012 a été franchie avec - une assurance qui en dit long sur la force du lien qui unit la Syrie à la Russie dans cette guerre civile qui a fait déjà plus de 150000 morts.Plus de 150000.Lorsque Brahimi fut dépêché au chevet de la Syrie, le nombre de personnes tuées après deux ans de conflit avoisinait les 20000.11 y avait donc urgence à convaincre les uns et les autres à faire preuve d\u2019un peu d\u2019humanité ainsi que l\u2019exigeaient d\u2019ailleurs Médecins sans frontières, la Croix-Rouge, ou encore Human Rights Watch.Mais voilà, tout au long de son mandat, Brahimi a été confronté à l\u2019extrême dureté d\u2019Assad, aux barrages érigés par la Russie contre les actions « onusiennes », aux hésitations et parfois à l\u2019indifférence des États-Unis, ainsi qu\u2019à l\u2019atomisation de l\u2019opposition.En ce qui concerne cette dernière, elle se compose désormais d\u2019autant de contingents qu\u2019il y a de nations arabes.Ces dernières se sont attelées à financer l\u2019envoi de milliers de combattants en Sjuie.Qn estime qu\u2019actuellement, ils seraient 15000 à batailler contre Assad.Lorsqu\u2019on s\u2019attarde à la proportionnalité du conflit, c\u2019est énorme ; beaucoup plus qu\u2019en Afghanistan dans les années 80.Cette dimension a ceci de terrible que les centaines de groupes armés guerroient entre eux quand ce n\u2019est pas contre Assad.Tout logiquement, cet afflux de miliciens étrangers greffé aux intérêts très particuliers d\u2019Assad, Poutine et consorts a métamorphosé le dossier en une mission impossible pour Brahimi.Pour l\u2019heure, le secrétaire général de l\u2019QNU, Ban Ki-moon, a promis de nommer un remplaçant.Grand bien lui fasse.Car.Car tous les facteurs ou variables inhérents au chaudron syrien laissent présager «l\u2019installation», si l\u2019on peut dire, de ce conflit dans le temps très long de l\u2019histoire.Désespérant! Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET PRoBLCMf REPRISE LETTRES Lac-Mégantic: qui est responsable ?J\u2019ai un tracteur-tondeuse 1988.Lorsqu\u2019il est en marche et que les couteaux tournent, si je me lève, le moteur s\u2019arrête ; si je fais marche arrière, le moteur s\u2019arrête.Ceci, pour ma sécurité ! Dans mon automobile, une fois le moteur arrêté, ça sonne si j\u2019ouvre la porte et que j\u2019ai oublié les clefs.Si les batteries de mon cellulaire ou de mon PC sont faibles, je suis averti, et par sécurité, le PC va s\u2019éteindre de lui-même.Je n\u2019accepte pas que pour un convoi de wagons « sans freins » avec les « locomotives arrêtées», aucun signal, aucune alarme, aucun gyrophare ne se soient activés.Au moins, un texto, un tweet, aurait dû être transmis à qui de droit.Fst-ce que toute l\u2019industrie du rail est ainsi, y compris le CN et le CP?Si oui, l\u2019industrie est criminellement responsable de ce qui est arrivé ! Fst-ce que c\u2019est seulement MMA qui est ainsi ?Si oui, MMA et ses dirigeants sont criminellement responsables ! J\u2019irais jusqu\u2019à dire que le chef de train qui a « oublié » les freins est responsable (c\u2019est un humain comme vous et moi.qui peut oublier !), mais il n\u2019est pas criminellement re^onsable.A moins que ce soit le ministère des Transports du Canada qui soit criminellement responsable pour avoir accepté de diminuer les règles de sécurité du transport ferroviaire.pom minimiser les frais d\u2019exploitation des compagnies ferroviaires telles CN et CP.Fn janvier 2009, le titre boursier de CP était à 40$, il est aujourd\u2019hui de 178$ Fn janvier 2009, le titre boursier de CN était à 21$, il est au-jomd\u2019hui de 65$.Pour un peu moins de profits (peut-être), la sécurité ferroviaire aurait-elle dû être augmentée.au lieu d\u2019être diminuée considérant le volume accru du pétrole transporté ?Pierre Drolet Neuville, 13 mai 2014 Les cyclistes: une responsabilité collective Mon cœur de mère arrête de battre chaque fois que j\u2019entends dire qu\u2019il y a eu un accident de vélo à Montréal.Surtout depuis que mon fils utilise le vélo comme moyen de transport.Depuis bientôt deux ans, il a troqué l\u2019autobus et le métro pour le vélo pour la plupart de ses déplacements.C\u2019est son choix et je le respecte.Mais je suis consciente et préoccupée par tous les risques que cela comporte.Mais il me dit toujours «maman, je suis prudent».Ft depuis un accident de vélo l\u2019été dernier, il me dit qu\u2019il porte son casque en tout temps (mais une mère n\u2019est pas naïve.).Quand il me raconte ses péripéties montréalaises avec les automobilistes, je me dis qu\u2019il n\u2019y a pas que les cyclistes qui doivent être prudents.Ft conscients des dangers.Nous avons, nous les automobilistes, une responsabilité partagée de protéger les cyclistes.11 faut accepter que notre voiture puisse causer la mort simplement parce que nous avons manqué de vigilance un instant.Depuis que mon fils fait du vélo, j\u2019ai redoublé de prudence aux intersections oû je sais qu\u2019un cycliste peut arriver à ma droite quand je tourne.Je suis plus alerte quand je sais que je roule près d\u2019une piste cyclable, surtout s\u2019il y a une dénivellation.Je suis plus consciente de l\u2019importance de signaler mes manœuvres en clignotant, de faire mes angles morts, de regarder avant d\u2019ouvrir une portière, d\u2019être courtoise et de laisser passer un cycliste quand il a la priorité, de m\u2019excuser si je fais une manœuvre dangereuse par inadvertance.Ft combien de fois, même si je pensais que la voie était libre, j\u2019ai regardé une seconde fois et j\u2019ai ralenti au cas oû.J\u2019agis comme si c\u2019était mon fils qui était sur le vélo que je rencontre.[.] Dominique Beaudoin Le 10 mai 2014 LIBRE OPINION Travailleurs temporaires : la ministre Weil a improvisé ANDRE JACOB Professeur retraité.Ecole de travail social, UQAM Le Devoir rapportait lundi que Kathleen Weil demande un moratoire au sujet de l\u2019interdiction d\u2019embaucher des travailleurs étrangers temporaires édictée par le gouvernement fédéral en raison d\u2019abus de la part de certains employeurs.«Nous sommes un peu inquiets de l\u2019impact du moratoire, dit-elle, sur nos restaurants et nos petites et moyennes entreprises.» L\u2019intention de la ministre de l\u2019Immigration semble répondre aux souhaits de certaines entreprises qui ont des visées à court terme.Fn faisant la promotion d\u2019un changement de politique en se basant sur du cas par cas ou sur des situations spécifiques, elle rate une belle occasion de prendre le temps de réfléchir en profondeur afin d\u2019évaluer les impacts de cette politique et d\u2019en voir les effets à long terme.Qn le sait, plusieurs entreprises se trouvent souvent des arguments faciles pour justifier leurs besoins et faire appel à la main-d\u2019œuvre étrangère temporaire, souvent moins coûteuse, d\u2019oû l\u2019importance de voir clair dans ce dossier miné plus par les opinions que par des analyses rigoureuses.Les statistiques de son ministère parlent pourtant d\u2019une façon explicite.Une étude sur l\u2019immigration temporaire de 2007 à 2012 révèle que «les entrées des im- migrants temporaires demeurent relativement plus élevées que celles des immigrants permanents au Québec, soit une moyenne annuelle de 51423 contre 50107.Les immigrants temporaires les plus nombreux, soit ceux issus de la catégorie des travailleurs étrangers temporaires, ont enregistré une importante augmentation, passant de 49,1 % à 62,4 % de l\u2019ensemble des immigrants temporaires admis au Québec entre 2007 et 2012».Au Canada, la situation va dans le même sens depuis la prise du pouvoir par le gouvernement conservateur.Nos gouvernements tentent de plus en plus d\u2019adopter des lois et des règlements selon les desiderata des entreprises, même si cette vision à court terme ne prend pas en considération des effets pervers de leurs décisions.L\u2019Institut C.D.Howe (voir cdhowe.org/pdf/commen-tary_407.pdf) vient justement de publier un rapport à ce sujet et rappelle que le programme d\u2019embauche de travailleurs temporaires génère plus de chômage au Canada, facilite l\u2019e^loitation de la main-d\u2019œuvre non canadienne, permet aux entreprises d\u2019utiliser cette stratégie comme moyen de pression à la baisse sur les salaires, nuit au perfectionnement des travailleuses et des travaillems et ne correspond pas nécessairement à un manque de main-d\u2019œuvre; toute cette djmamique entretient l\u2019illusion d\u2019un manque de main-d\u2019œuvre souvent basé souvent sur de fausses prémisses et des informations incomplètes.De nombreuses études démontrent que les travailleurs étrangers temporaires peuvent combler certains besoins ponctuels, mais il ne faut pas négliger pour autant le respect des droits de cette catégorie de travailleurs et de travailleuses fort vulnérables : salaires équivalents aux salaires canadiens, sécurité au travail, droits sociaux, droits à une demande éventuelle de citoyenneté, etc.Il y a encore trop d\u2019abus en ce domaine pour ne pas effectuer une analyse en profondeur des impacts à court, moyen et long terme.La précipitation risque de perpétuer des travers déjà bien emacinés quant au recours facile à la main-d\u2019œuvre étrangère temporaire.Cette approche utilitariste à courte vue de cette catégorie de travailleurs et de travailleuses entraînera peut-être des problèmes structuraux sur le plan de la main-d\u2019œuvre en général que sur le plan de la formation, des mécanismes de recrutement, de la rémunération et des conditions de travail.La ministre devrait prendre le recul né-cessaire.Son gouvernement semble pressé de prendre des mesures radicales dans plusieurs domaines sans en évaluer l\u2019impact.L\u2019autre exemple est la mise au rancart du programme de création de nouvelles places en garderie.L\u2019improvisation n\u2019est pas nécessairement bonne conseillère, car elle propose des solutions à court terme, à courte vue et souvent trop simples pour être valables. LE DEVOIR LE JEUDI 15 MAI 2014 A 7 IDEES « Surenchère culturelle », un débat bien mal Le dossier àn Devoir, par ses constats et ses raccourcis, a généré de fausses perceptions sur la vitalité et les réalisations des milieux artistique et culturel Le comité Actions politiques du Conseil québécois du théâtre (CQT) * ous souhaitons réagir au dos- Nw-\tsier du Devoir (26 avril) inti- tulé: «Surenchère culturelle.La surproduction existe-t-elle ?Et si oui, comment y remédier?» Si le titre du dossier suggère d\u2019emblée que trop de culture est un problème, la surenchère culturelle est une conclusion rapide négbgeant un ensemble de facteurs ni observés ni pris en compte dans les pages du Devoir.Plutôt qu\u2019un problème présenté sur le modèle de l\u2019offre et de la demande, les compagnies de théâtre sont aux prises avec un déséquilibre entre le besoin de produire constamment de nouveaux spectacles et leur incapacité à les diffuser adéquatement.Plusieurs raisons viennent appuyer ce constat.D\u2019une part, le gel prolongé des programmes de soutien à la création des conseils des arts, couplé à l\u2019augmentation constante des coûts de production et de diffusion, crée un écart grandissant entre les revenus et les dépenses des compagnies.Les coûts de chaque représentation ne cessent d\u2019augmenter.En parallèle, puisque le mibeu souhaite maintenir des prix de billets accessibles au plus grand nombre, ces compagnies ne peuvent compenser l\u2019augmentation de leurs dépenses par celles de leurs revenus autonomes.Ainsi, chaque représentation occasionne des pertes.Même à guichet fermé, il en coûte souvent plus cher de jouer que de ne pas jouer.D\u2019autre part, le financement des compagnies par les conseils des arts est étroitement lié à la diffusion de leurs activités artistiques, et au premier chef, les représentations.S\u2019il n\u2019existe pas d\u2019obligation contractuelle de produire un nouveau spectacle chaque année, il s\u2019avère très difficile pour beaucoup de companies de conserver leur financement sans le justifier d\u2019une nouvelle production.La reprise d\u2019un spectacle est difficile à programmer, rejoint difficilement son public, notamment parce qu\u2019elle suscite peu d\u2019intérêt des médias, ceux-ci étant avides de nouveauté.11 en résulte que les conseils des arts soutiennent des compagnies produisant des spectacles pour lesquels elles n\u2019ont plus la capacité de maximiser la diffusion.«A partir de quand est-ce que beaucoup devient trop ?», s\u2019interroge Le Devoir.Or, qu\u2019est-ce que l\u2019augmentation de la production culturelle si ce n\u2019est une diversité de parole, d\u2019opinion et d\u2019argumentaire poussant vers l\u2019avant notre réflexion, comme individu et comme société ?Métamorphoser le théâtre \u2014 comme toute forme d\u2019art \u2014 en industrie est une erreur grave et il est d\u2019autant plus étonnant que des journalistes culturels tombent dans ce piège.Nous croyons à la valeur de l\u2019art pour ce qu\u2019il est.Toutefois, si l\u2019argument économique prévaut, alors le secteur culturel n\u2019est pas en reste.Le Conference Board du Canada estime que l\u2019empreinte économique du secteur culturel au Canada avait une valeur de 84,6 milliards de dollars en 2007, soit 7,4% du PIB du Canada {«Mesurer et comprendre l\u2019économie créative du Canada», S\u2019 \\ ROBBIE GUNN/CC Selon les auteurs, les compagnies de théâtre sont aux prises avec un déséquilibre entre le besoin de produire constamment de nouveaux spectacles et leur incapacité à les diffuser adéquatement.2008).Au Québec, le secteur culturel contribue à près de 5% du PIB, ce qui permet de le placer devant ou à égalité avec d\u2019autres domaines, tels que la construction résidentielle, le transport et l\u2019entreposage (Mouvement Desjardins, hiver 2011).Malgré sa contribution significative à l\u2019économie, la culture reçoit pourtant moins de 1% du budget du Québec.Pour sa part, et contrairement à l\u2019opinion générale, le secteru privé est lorudement financé par le gouvernement sous la forme de crédits d\u2019impôt et d\u2019avantages fiscaux pour environ 4 milliards de dollars, tous domaines confondus.La surenchère ailturelle s\u2019applique-t-elle à la diffii-sion internationale du théâtre québécois?Ce serait grotesque d\u2019affirmer une telle chose, puisque l\u2019importante diffusion et le rayonnement à l\u2019international des compagnies de théâtre produisent des retombées profitant à l\u2019économie.En 2010-2011, 61 spectacles de théâtre québécois ont ciroilé à l\u2019extérieur du Québec, soit dans le reste du Canada et à l\u2019étranger.Que pour la scène internationale, 30 spectacles de compagnies ont été joués dans 19 pays.Un exercice de réflexion sur la structure des programmes de soutien trouverait aussi toute sa pertinence.11 importe surtout de voir à ce que les œuvres bénéficient d\u2019une diffusion prolongée, ce dont le milieu théâtral est hautement conscient.11 est soucieux de contribuer à l\u2019élaboration de solutions.De plus, il nous faut réfléchir, non pas à l\u2019of fre qui réduit le spectateur à un consommateur.mais plutôt aux déserts culturels qui existent au Québec.11 y a encore des régions oû le théâtre n\u2019a pas les moyens d\u2019aller.En 2010-2011, moins de 20 spectacles ont sillonné l\u2019Abitibi-Té-miscamingue, la Çôte-Nord, le Nord-du-Qué-bec, la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Chau-dière-Appalaches et le Centre-du-Québec.Devant une telle réalité, parler de surenchère culturelle est une aberration.Ajoutons à cela que plus de 60% des adolescents terminant leur secondaire ne sont jamais allés au théâtre durant leur parcours scolaire.Qr, la fréquentation d\u2019œuvres professionnelles dans les lieux professionnels est essentielle pour développer une capacité d\u2019appréhender le monde de manière créative avec tolérance, résilience et jugement critique.Nous trouvons regrettable que le dossier du Devoir, par ses constats à connotation péjorative et fruit de raccourcis, génère de fausses perceptions sur la vitalité et les réalisations du milieu artistique et culturel, tout en réduisant à une lecture néolibérale l\u2019apport fondamental de l\u2019art au développement d\u2019une société et de sa capacité à se questionner.*Danielle Bergevin, Micheline Chevrier, Sylvain Cornuau, Marc Gourdeau, Dominique Leduc, Denys Lefebvre, Etienne Lévesque, Fabien L\u2019Heureux, Sylvie Meste, Hélène Nadeau, Jane Needles, Edith Patenaude, Julien Silvestre, Olivier Sylvestre.Réplique du journaliste La toute première citation du premier texte de notre dossier venqit de Simon Brault, directeur général de l\u2019École nationale de théâtre du Canada, qui sera bientôt directeur général du Conseil des arts du Canada.11 disait ceci: «Nous sommes en situation de surproduction et je pense que de ne pas le reconnaître entraînerait des décisions qui pourraient être catastrophiques.» Ce constat n\u2019affirme rien contre les arts, rien contre « la vitalité et les réalisations du milieu artistique», bien au contraire, puisqu\u2019il s\u2019agit de protéger et de soutenir la production qui en a besoin et qui semble maintenant noyée dans la surenchère, en littérature, au cinéma comme au théâtre.Votre lettre dit-elle vraiment autre chose en avouant « un déséquilibre entre le besoin de produire constamment de nouveaux spectacles et leur incapacité à les diffuser adéquatement» ?Dans ce contexte, il ne faut pas manquer de culot pour en plus accuser les médias « avides de nouveautés» d\u2019être en partie responsables de la difficulté à programmer des reprises.11 en faut encore plus pour réduire notre travail à une « lecture néolibérale » tout en évoquant vous-même « l\u2019empreinte économique du secteur culturel » et les milliards de retombées dans le PIB.Stéphane BaiUargeon La réplique > Les limites de l\u2019humour L\u2019humoriste ne peut se soustraire à la critique Il n\u2019a pas le monopole pour « départager ce qui mérit[e] » d\u2019être sacré de ce qui ne le « mérit[e] pas » AUDREY SIMARD Montréal D ans son texte, l\u2019humoriste Guillaume Wagner insiste sur le «rôle précieux du bouffon» et de {\u2019«espace du bouffon [qui] mérite d\u2019être protégé».Bien que l\u2019humour puisse servir de «soupape aux tensions» ainsi qu\u2019à «apaiser les frustrations associées aux bornes sociales», je ne crois pas qu\u2019il doive être protégé à tout prix, c\u2019est-à-dire au détriment des «présumées victimes de cette bouffonnerie», comme les qualifie M.Wagner.L\u2019humour devenant dans la majorité des cas un prétexte pour intimider ou véhiculer/renforcer des stéréotypes sexistes, homophobes, racistes, âgistes, etc., cette égalité «sous le poids du ridicule» dont parle Wagner n\u2019est malheureusement pas réelle puisque ce sont le plus souvent les femmes, les personnes homosexuelles, racisées, handicapées ou dont le corps ne correspond pas aux normes qui sont le plus souvent la cible des humoristes.Si l\u2019humoriste «est celui qui respecte assez son public pour lui dire la vérité», il s\u2019avère que ses propos ne sont pas que des vérités, mais bien souvent des préjugés, des stéréotypes et des insultes.Un exemple, tiré directement du répertoire de 2012 de M.Wagner, le démontre d\u2019ailleurs : son attaque sur )a sexualité et le corps de la chanteuse Marie-Élaine Thibert.11 arrive aussi que «l\u2019humour sexuel, scatologique et violent» dont parle M.Wagner passe de la blague aux actes, comme l\u2019a démontré un certain humo- Le déclencheur «Il serait bien prétentieux, voire dangereux, de croire que nous pouvons faire l\u2019économie du rôle précieux du bouffon.Notre société n\u2019est pas l\u2019aboutissement d\u2019une perfection divine.Elle doit être remise en question comme celles du passé l\u2019ont déjà été.L\u2019espace du bouffon mérite d\u2019être protégé par le citoyen plutôt que cloisonné par les présumées victimes de cette bouffonnerie.Car je peux vous garantir que si chacun appose sa propre petite barrière personnelle dans le but de restreindre le terrain de jeu du clown, il ne restera, en bout de course, qu\u2019assez d\u2019espace pour faire du surplace.» \u2014 Guillaume Wagner, «La moquerie ne doit pas être censurée», Le Devoir, 10 mai 2014 riste nommé Gab Roy, qui a maintes fois mis en pratique ses blagues haineuses envers les femmes.Malheureusement, les paroles de ces clowns de «l\u2019industrie de la blague», prononcées haut et fort sur la place publique, sont trop souvent banalisées à coups de « ben voyons dont, c\u2019est juste une joke», alors qu\u2019elles ont un impact concret sur les mentalités et donc sur le quotidien de personnes, qui, en plus des violences ordinaires qu\u2019elles subissent, se voient confrontées à cette humiliation publique.Alors que M.Wagner voit un danger dans la censure de la moquerie, le risque me semble davantage résider dans cette volonté de l\u2019humoriste d\u2019être un individu intouchable, revendiquant que sa parole soit à l\u2019abri de toute critique.Tout le pouvoir que la société lui accorde déjà, en lui of frant une tribune rejoignant des milliers de personnes, en fait selon moi un citoyen redevable de ses blagues.Alors oui, certains humoristes devraient se censurer en réfléchissant à l\u2019impact de leurs blagues sur les personnes qui les reçoivent, puisque l\u2019humour contribue à modeler les mentalités.Si la moquerie peut servir à refléter nos travers et à en rire, ce n\u2019est certainement pas sans esprit critique, en récupérant simplement les préjugés ambiants et en les martelant en boucle.Selon moi, tout banaliser sous couvert de l\u2019humour peut devenir un excellent moyen pour se déresponsabiliser de ses paroles.Si, comme le mentionne Wagner, le clown a «le devoir de tout remettre en question», alors son public a certainement le devoir de remettre en question l\u2019humour de ce dernier, sans quoi nous ferons face à un déséquilibre des pouvoirs érigeant le clown en être tout puissant ayant la possibilité de tout dire, en toute impunité.Accorder tout l\u2019espace à l\u2019humoriste sans lui offrir de résistance, comme le souhaite M.Wagner, ne ferait que nourrir cette toute-puissance qui n\u2019a pas lieu d\u2019être.Alors, à qui revient donc le pouvoir de «départager ce qui mérit[e\\» d\u2019être sacré de ce qui ne le «mérit[e] pas»?L\u2019humoriste ne doit certainement pas avoir le monopole en ce domaine.Et en ce sens, vivement davantage d\u2019humoristes femmes, handicapés, racisés, homosexuels afin de réellement favoriser une diversité de points de vue et une véritable critique sociale par l\u2019humour.Lac-Mégantic: aux Américains de bouger ! rv Lire aussi Le texte de Claude Laferrière, \" avocat et chargé de cours en droit de la sécurité nationale à l\u2019Université Laval et à l\u2019Université de Montréal.Sur LeDevoir.com Extrait: «Les Québécois crient haut et fort au scandale à la suite de la non-inculpation du président Ed Burkhardt de la MMA dans le dossier de la tragédie de Lac-Mégantic.C\u2019est là que notre ignorance du droit criminel canadien et du droit criminel américain nous frappe en plein visage.Avons-nous seulement l\u2019instrument juridique nécessaire pour inculper un citoyen américain résidant à Chicago ?Les Américains \u2014 entendons les procureurs fédéraux américains et la police fédérale américaine, entendons le FBI \u2014 disposent-ils des instruments juridiques pour porter des accusations de nature criminelle aux Etats-Unis pour des crimes reliés à la négligence criminelle ayant eu des conséquences tragiques à l\u2019extérieur des Etats-Unis et pouvant nuire en bout de course aux relations bilatérales entre le Canada et les Etats-Unis ?Pour ce qui est du Canada, entendons le Québec, il est clair que nos lois n\u2019ont^pas de portée extraterritoriale.[.] Pour les Etats-Unis, la situation est tout autre.[.] Les lois américaines suivent le citoyen américain où qu\u2019il se déplace sur la planète, et il pourrait devoir rendre compte de ses actes en cour fédérale américaine à son retour, voire être ramené contre son gré pour être jugé et condamné.La population peut [donc] se consoler en contactant directement le FBI afin qu\u2019une enquête soit déclenchée et que d\u2019éventuelles accusations soient portées selon des paramètres juridiques différents du carcan canadien.» L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaïUe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Melanie Loisel et Philippe Orfah (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>a.'nA(chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cmno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Véronique Chagnon et Louis Gagne (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaiUargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins, Enc Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettmo-Parazelh {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivin 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couve».«Quatorze mois plus tard [le gouvernement] fonçait toujours tête baissée dans sa propre logique, sans qu\u2019aucun voyant lumineux s\u2019allume.» Le travail des policiers critiqué Les pratiques des divers services policiers \u2014 arrestations massives, utilisation du poivre de Cayenne et de projectiles de caoutchouc ou de plastique et détentions prolongées dans des conditions difficiles \u2014 étaient défaillantes, concluent les auteurs du rapport.En ont résulté «des manquements flagrants [aux] droits et [aux] besoins fondamentaux des individus», estiment-ils, proposant un train de mesures afin d\u2019y remédier.Le recours aux stratégies de contrôle de foule, telles les souricières, doit demeurer «exceptionnel», les stratégies d\u2019encerclement et d\u2019arrestation de masse ne devant être utilisées qu\u2019en dernier recours.De plus, les conditions de détention des personnes arrêtées et détenues au cours du printemps 2012 «ne peuvent se justifier», disent-ils.«L\u2019absence de considération pour la dignité humaine et le manque de respect et de considération à l\u2019endroit de nombreux individus arrêtés et détenus sont inacceptables.» Les manquements observés étaient bien souvent le résultat d\u2019actions de policiers agissant de façon indépendante plutôt que de façon concertée, nuancent toutefois les auteurs.Imrs de l\u2019émeute de Victoriaville, par exemple, l\u2019un d\u2019eux aurait manqué systématiquement toutes ses cibles en visant la jambe de manifestants au moyen de balles de plastique.Interdiction de certaines armes Pour éviter de tels débordements, les auteurs recommandent que chaque tireur soit équipé d\u2019un dictaphone et d\u2019une caméra permettant Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019ex-ministre péquiste Serge Ménard l\u2019enregistrement de ses propos et de ses gestes.D\u2019ici à l\u2019instauration de ces mesures, l\u2019utilisation de ce type d\u2019arme doit faire l\u2019objet d\u2019un moratoire.Le poivre de Cayenne doit être quant à lui être complètement interdit dans le contexte du contrôle de foule «sauf dans le cas où la vie ou l\u2019intégrité du policier est mise en cause».Les grenades assourdissantes doivent être carrément interdites au Québec, ajoutent-ils, alors que dans le cas du gaz lacrymogène, la commission demande aux corps policiers d\u2019aviser clairement les manifestants avant de lancer des irritants chimiques.Une recommandation visant à dénoncer, sans la nommer directement, les actions de la policière montréalaise Stéfanie Trudeau, alias «Matricule 728».Dans la même veine, la sélection des futurs policiers doit être resserrée afin de s\u2019assurer que ceux-ci possèdent «le profil psychologique et le passé disciplinaire requis», estime le panel présidé par Serge Ménard.Il suggère aussi que soit revue la formation des policiers pour s\u2019assurer qu\u2019ils «ont assimilé l\u2019importance [du] respect du droit de manifester».Le matricule doit être mis en évidence, écrivent les commissaires.«Le fait de cacher intentionnellement son matricule constitue une infraction très grave.» Le rapport se montre également sévère à l\u2019endroit de la cavalerie du SPVM, notamment en raison d\u2019un incident ayant impliqué un photographe du Devoir.La cavalerie s\u2019est «déshonorée» en s\u2019en prenant à un journaliste effectuant son travail, concluent les auteurs.Interrogations sur les injonctions La commission n\u2019avait pas le mandat de juger de la valeur des injonctions, mais admet s\u2019interroger sérieusement sur la possibilité de leur donner plein effet dans un contexte d\u2019enseignement de groupe.«Nos collèges et nos universités ne dispensent tout de même pas des cours privés ! Comment dans un contexte de crise sociale où les opinions sont extrêmement polarisées, où les tensions entre les personnes sont à fleur de peau, peut-on penser pouvoir forcer quelqu\u2019un à enseigner ou à apprendre?», écrivent-ils en reconnaissant le rôle ingrat qu\u2019ont dû jouer les tribunaux.Enfin, les citoyens devront être mieux informés de leurs recours s\u2019ils veulent porter plainte en déontologie policière.La commission recommande aussi de modifier la Loi sur la police, notamment pour que le directeur du Bureau des enquêtes criminelles puisse de sa propre initiative déclencher des enquêtes sur des policiers.Aussitôt mise sur pied par le gouvernement péquiste, la commission Ménard, qui devait s\u2019intéresser aux facteurs ayant mené à la crise et formuler des recommandations pour qu\u2019elle ne se reproduise pas, avait été critiquée, notamment pour son mandat jugé trop vaste.Craignant qu\u2019on ne fasse leur procès, plusieurs représentants étudiants et policiers l\u2019ont boycottée.L\u2019actuel ministre des Transports, Robert Poëti, qui était à l\u2019époque porte-parole de l\u2019opposition en matière de sécurité publique, avait qualifié l\u2019exercice de «thérapie collective à 500000$».Le Devoir KAHNAWAKE SUITE DE LA PAGE 1 parables à ceux de la province, soit environ 20%, affirme Louis John Diabo.Même chose pour les résultats affichés aux tests d\u2019aptitude canadiens.La réserve de Kahnawake, l\u2019une des plus prospères du Québec, compte d\u2019ailleurs cinq écoles.Deux écoles primaires indépendantes, dont l\u2019une offre un programme d\u2019immersion complète en langue mohawk, et trois écoles relevant du conseil de bande et des subventions du gouvernement fédéral, comme l\u2019école secondaire Survival School.Dans toutes ces écoles, les élèves sont initiés à la langue mohawk, à différents degrés.Deux de ces écoles offrent également des programmes de français.Sans exclure l\u2019enseignement de la langue et de la culture d\u2019origine, le projet de loi du gouvernement fédéral est «vague à ce sujet», estime Janice Beauvais, du programme de succès scolaire pour les étudiants des premières nations, qui participait à la manifestation de mercredi.«C\u2019est inquiétant», ajoute-t-elle, déplorant aussi que le projet de loi tente d\u2019imposer un modèle uniforme pour toutes les réserves.«Ceprojet de loi nous ramène 50 ans en arrière.» Qwisikou Lahache, professeur d\u2019arts plastiques à la Survival School de Kahnawake, se souvient d\u2019ailleurs de son enfance, alors qu\u2019elle fréquentait l\u2019école tenue par les Sœurs grises à Kahnawake.«Je n\u2019avais pas le droit de parler ma langue, sous peine d\u2019être battue», se souvient-elle, les larmes aux yeux.En 1995, la communauté de Kahnawake était arrivée à «la IF heure», en ce qui a trait à la préservation de sa langue, explique Tewen-hai\u2019to Isen Sharrow, professeur de langue mohawk à la Survival school de Kahnawake.La communauté a donc mis sur pied un comité visant l\u2019implantation de «nids» de langue mohawk, où les femmes pourraient emmener leurs enfants dès le plus jeune âge pour qu\u2019ils pratiquent leur langue d\u2019origine.«On pensait aussi faire des nids de français, ajoute M.Sharrow, mais ça n\u2019a pas marché.» L\u2019ouverture aux langues Lorsqu\u2019on lui demande si ça n\u2019est pas trop exigeant pour les jeunes d\u2019apprendre à la fois la langue mohawk et l\u2019anglais, il répond en évoquant l\u2019expérience de la réserve d\u2019Akwe-sasne, d\u2019où il vient.En 1965, les autorités scolaires d\u2019Akwesasne se sont demandé si elles devaient mettre au programme des écoles trois langues : le mohawk, l\u2019anglais et le français, dit.«Nous avons choisi de ne garder que le mohawk et l\u2019anglais, et nous le regrettons aujourd\u2019hui, dit-il.Le français est très utile pour travailler.» Selon l\u2019expérience de Joyce Diabo, certains élèves qui arrivent de l\u2019immersion totale en mohawk au primaire ont un retard de lecture en anglais lorsqu\u2019ils arrivent au secondaire.mais ils se rattrapent rapidement.En ce qui a trait à l\u2019apprentissage du français, ils ont parfois plus de facilité que ceux qui n\u2019ont pas vécu de l\u2019immersion.«Ils sont plus ouverts aux langues», dit-elle.Des rendements inégaux Joyce Diabo en convient cependant, toutes les réserves du Québec ou du Canada n\u2019ont pas les moyens de celle de Kahnawake.«Certaines communautés sont très pauvres », dit-elle.L\u2019ancien chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Canada, Shawn Atleo, considérait pour sa part que le statu quo n\u2019était pas une option.Selon Lxjuis John Diabo, du Conseil d\u2019éducation de Kahnawake, le financement provenant du fédéral est accordé en fonction du nombre d\u2019élèves d\u2019une école, pénalisant du coup les petites communautés.«Il y a cependant des primes accordées aux communautés éloignées», dit-il.Selon le Conseil en éducation des Premières Nations, le projet de loi C-33 «ne reconnaît aucunement la compétence juridique des Premières Nations», et ne favorise pas le contrôle par les Premières Nations de leur éducation.Si le projet de loi prévoit une mise à jour des conditions de financement des écoles, selon Louis John Diabo, «le prix à payer» pour cette réforme du financement est trop important pour que le jeu en vaille la chandelle.Le Devoir BUREAUX SATELLITES DU NPD Mulcair conteste l\u2019exactitude d\u2019un document des Communes MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Dans sa défense des bureaux satellites mis sur pied par le Nouveau Parti démocratique à Montréal, le chef du parti, Thomas Mulcair, en vient à remettre en question l\u2019exactitude de documents émanant de la Chambre des communes.Le bureau de la greffière de la Chambre a fourni une note laissant entendre que le NPD l\u2019avait induite en erreur en affirmant que ses salariés seraient en poste à Qt-tawa, ce que met en doute M.Mulcair.A l\u2019approche de la comparution de M.Mulcair en comité parlementaire \u2014 prévue ce jeudi midi \u2014, une série de documents portant sur les bureaux satellites du NPD ont été distribués aux médias.Dans le lot, le compte rendu d\u2019une réunion entre une adjointe du parti et des représentants de la Chambre où l\u2019on rapporte que la néodémocrate s\u2019est fait demander «où les employés travailleront», question à laquelle elle a répondu «à Ottawa».Depuis, M.Mulcair refuse catégoriquement d\u2019expliquer cette incongruité, et même de dis- cuter dudit document en mettant en doute son exactitude.11 a plutôt martelé mercredi que le parti a toujours été «transparent» en affirmant qu\u2019il voulait se doter d\u2019employés parlementaires à Montréal.Dans les coulisses, on martèle que le compte rendu du bureau de la greffière n\u2019a rien d\u2019un document légal.11 s\u2019agit plutôt d\u2019un résumé «allégué» d\u2019une conversation à laquelle n\u2019ont pas assisté d\u2019autres néodémocrates pour en corroborer la teneur.Quant à l\u2019adjointe en question, elle ne travaille plus pour le NPD, a-t-on indiqué.Visiblement piqué au vif, M.Mulcair s\u2019est engagé au fil de son point de presse dans une guerre de mots avec les journalistes qui l\u2019interrogeaient, au point de remettre en question le professionnalisme de l\u2019une d\u2019entre eux.Une étude sans mandat?Les conservateurs ont usé de leur majorité pour sommer un comité parlementaire de faire enquête sur les bureaux satellites du NPD à Montréal, à Québec et à Toronto, dont les employés sont rémunérés à même les budgets parlementaires des députés.Conservateurs et libéraux sont convaincus que ces employés ef- fectuaient aussi des tâches partisanes \u2014 ce qui est interdit pour des salariés de la Chambre.M.Mulcair réfute ces accusations.11 pourrait arriver au comité, ce midi, muni d\u2019un avis rédigé par l\u2019ancien légiste des Communes, Rob Walsh, qui stipule que l\u2019étude du comité outrepasse son mandat.Car les «procédures constitutionnelles» octroyant le pouvoir aux députés d\u2019ordonner à un comité de faire enquête «visent à servir des intentions constitutionnelles et non n\u2019importe quelles intentions», écrit M.Walsh dans une lettre obtenue par Le Devoir.«Permettre l\u2019utilisation de procédures de la Chambre pour n\u2019importe quelle intention reviendrait à autoriser la tyrannie parlementaire d\u2019une majorité au pouvoir contre une minorité de partis siégeant dans l\u2019opposition », est-il écrit.Le comité a cependant son propre avis du légiste adjoint actuel, Richard Denis.Celui-ci reconnaît que le comité n\u2019a pas le mandat de déterminer s\u2019il y a eu usage abusif de fonds publics, mais l\u2019étude peut établir si les tâches des employés payés par le Parlement étaient partisanes ou parlementaires, stipule M.Denis.Le Devoir BARREAU Johanne Brodexu\" La refonte du ^stème d\u2019assurance- emploi «touche les plus démunis et les plus vulnérables», dit Johanne Brodeur SUITE DE LA PAGE 1 naux administratifs, le Barreau déplore de ne pas avoir été consulté.«Ya-t-il eu des études d\u2019impact sur l\u2019autonomie administrative de ces tribunaux?», demande M\u201c® Brodeur.Assurance-emploi Autre dossier qui inquiète le Barreau : celui de l\u2019assurance-emploi.La refonte du système «touche les plus démunis et les plus vulnérables, affirme M\u201c® Brodeur.Cette réforme a créé plus d\u2019embûches pour [que les chômeurs] fassent valoir leurs droits.C\u2019est devenu une course à obstacles où les délais [d\u2019appel] sont plus courts pour les demandeurs, et où il y a une absence de délais pour rendre des décisions.» La bâtonnière a déploré l\u2019obligation pour les demandeurs de présenter des observations écrites lorsqu\u2019ils font appel au Tribunal de la sécurité sociale (TSS), la difficulté d\u2019accès au dossier consolidé et la généralisation des audiences par voie électronique.Entre autres.«La nature expéditive des changements annoncés sans préavis et le caractère superficiel des consultations qui ont suivi font en sorte qu\u2019il subsiste plusieurs zones d\u2019ombre» autour du processus d\u2019appel, note le Barreau.Comme Le Devoir l\u2019indiquait mardi, le Barreau demeure aussi préoccupé par le manque d\u2019empressement du TSS à publier les décisions prises par sa division d\u2019appel.En 13 mois, seules 18 des 967 décisions prises ont été rendues publiques.«Les citoyens ne sont pas à armes égales avec le gouvernement», pense Johanne Brodeur.Dans le contexte, impossible pour le Barreau de dire si les 37 membres du TSS sont compétents, ou disposent de suffisamment d\u2019indépendance.«Nos préoccupations à cet égard demeurent, souligne la bâtonnière.Nous n\u2019avons pu lire que 20 décisions.Peut-être que nous serons rassurés quand nous pourrons en lire plus.» Johanne Brodeur a également fait valoir que le projet de loi C-32 (Charte des droits des victimes) n\u2019est pas une véritable charte et n\u2019amènera pas de nouveaux droits.«Il n\u2019y a rien de nouveau là», dénonce-t-elle.De même, le projet de loi C-560, qui «créerait une présomption de garde partagée» dans les cas de divorce, pourrait nuire à l\u2019intérêt des enfants, croit M\u201c® Brodeur.Le Barreau a écrit au parrain du projet de loi, le conservateur Maurice Vellacott, pour «manifester ses préoccupations» à cet égard.Québec Au moment de passer le flambeau à son successeur, Bernard Synnot, Johanne Brodeur a dit souhaiter que plusieurs projets relevant du provincial soient poursuivis.Plus grande accessibilité à la justice (dans la foulée de l\u2019adoption d\u2019un nouveau Code de procédure civil), réel coup de barre pour améliorer les services de justice dans le Nord-du-Québec, maintien de la hausse des seuils d\u2019aide juridique, renforcement de l\u2019indépendance de la justice administrative au Québec et modernisation du Code des professions sont au menu.Le Barreau entend présenter sous peu ses suggestions pour revoir la loi qui le régit.Suivant ces propositions, le bâtonnier pourrait notamment accomplir deux mandats de deux ans (au lieu d\u2019un seul d\u2019un an), et la taille du conseil d\u2019administration serait ramenée de 37 à 16 personnes, dont le quart proviendrait du public.Bernard Synnot entrera en fonction vers le 7 juin.Le Devoir Justice archaïque La bâtonnière a formulé le souhait mercredi que le gouvernement Couillard octroie les ressources nécessaires pour mener à terme le projet d\u2019informatisation de la justice.«On a accumulé un grand retard en ce sens», a indiqué Johanne Brodeur.«Actuellement, on voit des greffiers se promener avec des chariots à roulettes pleins de caisses de papiers, a-t-elle illustré.On voit des greffiers travailler sans ordinateur et faire des procès-verbaux à la main.Il n\u2019y a pas de WiFi dans les palais de justice, alors qu\u2019on en a dans les parcs ou les centres d\u2019achat.» Selon elle, une justice moins archaïque permettrait des économies d\u2019argent pour les clients et une plus grande transparence.Elle soutient qu\u2019il n\u2019y a «aucune réticence» des avocats ou de la magistrature pour aller de l\u2019avant: ne manquent que les fonds pour procéder.Combien?Impossible de le dire précisément à ce moment, soutient M\u201c® Brodeur.Qn sait toutefois qu\u2019il en coûterait 2 millions pour brancher tous les palais de justice.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par 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Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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