Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2014-05-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Acfas : le lac aux Castors était habité par le rongeur il y a.11000 ans Page A 5 www.ledevoir.corn Commission Charbonneau i le CUSM, un projet en PPP fortement manipulé Page A 2 LE DEVOIR Vol.C V N° 1 0 8 LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 MAI 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Recours collectif contre Québec, la RAMQ et des médecins La surfacturation des frais accessoires est de nouveau remise en question PHILIPPE ORFALI Jusqu\u2019à quel point les médecins peuvent-ils exiger des frais en tout genre à leurs patients ?Excédé de recevoir des factures liées à des traitements censés être couverts par l\u2019assu-rance-maladie, un citoyen intente un recours collectif contre le gouvernement du Québec et des cliniques de la région de Montréal.Des centaines de milliers de personnes pourraient être touchées par le recours et ses conclusions.A l\u2019origine de la démarche : la facturation par de nombreux professionnels de la santé de médicaments et d\u2019agents anesthésiques à fort prix, dans le but d\u2019accroître leurs revenus et ceux des cliniques où ils travaillent.Québec n\u2019est pas en reste, la Régie de l\u2019assurance-maladie (RAMQ) et le ministère de la Santé étant critiqués pour leur laxisme et leur refus de faire appliquer la loi.Un problème qui ne date pas d\u2019hier, l\u2019actuel ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ayant pressé d\u2019agir le précédent gouvernement libéral à maintes reprises alors qu\u2019il se trouvait à la tête de la Fédération des médecins spécialistes.La loi permet aux médecins de facturer médicaments et agents anesthésiques lors d\u2019un acte couvert par le régime d\u2019assurance-maladie, mais uniquement au coût réel.Qr, les médecins « enflent» couramment la note refdée aux patients.Une situation connue, documentée et dénoncée, mais à laquelle Québec ne s\u2019est jamais attaqué, argue Philippe Réveillé, un ingénieur de la région de Montréal.Ni le ministère ni la RAMQ n\u2019ont «fait respecter la Loi sur l\u2019assurance-maladie, ce qui crée une situation d\u2019impunité pour les médecins et cliniques qui pratiquent allègrement et de façon croissante la surfacturation illégale d\u2019actes déjà VOIR PAGE A 10 : RECOURS Aujourd\u2019hui Actualités > Des ponts, tunnels et viaducs dans un état critique à Montréal.Page A 3 Le Monde > Crise ukrainienne.Washington hausse le ton contre Moscou.Page B 9 À la folie > La valeur des mondes perdus.Ces photographies privées abandonnées dans les brocantes.Page B10 Cahier Week-end > Une initiation six pieds sous terre, à deux pas du centre-ville de Montréal, à la caverne Saint-Léonard.Page B 1 Avis légaux.A4 Décès.B 4 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces.B 4 Sudoku.A4 À LA MÉMOIRE DE LhASA DE SeLA r PEDRO RUIZ LE DEVOIR Un parc du Mile-End porte désormais le nom de rauteure-compositrice-in-terpréte Lhasa de Sela.Situé à quelques pas du studio de l\u2019artiste, au coin de l\u2019avenue Van Horne et de la rue Clark, l\u2019endroit a officiellement été rebaptisé Parc Lhasa-De Sela par la Ville de Montréal, jeudi, suivant de nombreuses demandes du comité de citoyens du quartier.La cérémonie officielle, empreinte d\u2019émotion, a été suivie d\u2019un spectacle hommage auquel participait notamment Bïa.L\u2019artiste américano-mexicaine est décédée des suites du cancer en 2010.1=^ \\ SYLVIE LAPOINTE Au Chiapas, les enfants vont à «l\u2019école primaire rebelle autonome zapatiste».DOCUMENTAIRE À la petite école des zapatistes Vingt ans après leur insurrection armée contre l\u2019Etat mexicain et le néolibéralisme, les zapatistes résistent toujours.La clé?Une éducation parallèle, qui n\u2019a rien à avoir avec l\u2019école officielle.LISA-MARIE GERVAIS Chiapas, Mexique.A Tivo, un petit village en territoire zapatiste, un enseignant masqué explique à des enfants de huit ans qui le sont tout autant d\u2019où vient le mouvement et donne sa définition d\u2019un «insurgé».C\u2019est quelqu\u2019un prêt à «donner sa vie», pour défendre sa communauté et ses intérêts, dit l\u2019homme dans une scène du documentaire La leçon de l\u2019escargot de Sylvie Lapointe, sur le système d\u2019éducation parallèle créé dans la foulée du soulèvement de l\u2019armée zapatiste de libération nationale en 1994.Dans cet endroit du monde où le temps semble s\u2019être arrêté, il n\u2019y a donc pas que les zapatistes qui sont rebelles.Les enfants vont à « l\u2019école primaire rebelle autonome zapatiste », considérée comme illégale par le gouvernement qui ne leur donne pas d\u2019argent \u2014 ce qui serait de toute façon refusé.«Même s\u2019il y a parfois des camions qui débarquent pour leur donner des manuels scolaires, ils ne les laissent pas entrer.C\u2019est parce qu\u2019ils veulent garder le plein contrôle», explique la cinéaste.Dans ce système d\u2019éducation basé sur des principes de démocratie directe liés à la culture paysanne, les enseignants sont des «promoteurs» d\u2019éducation.Qn enseigne aux enfants à honnir le capitalisme, à se tenir loin de la culture américaine.Et à démoniser les chantres du néolibéralisme.L\u2019école de la vie Annie Lapalme a séjourné en territoire zapatiste cet hiver pour un projet de construction d\u2019écoles.En fait, elle a plutôt l\u2019impression d\u2019être elle-même allée à l\u2019école.«On ne va pas aider personne.C\u2019est nous qui allons nous faire ai- VOIR PAGE A 10 : ESCARGOT Printemps étudiant Québec torpille le rapport Ménard MARCO BELAIR-CIRINO JEANNE CORRIVEAU LISA-MARIE GERVAIS La ministre de la Sécurité publique.Lise Thé-riault, n\u2019arrivait pas jeudi à accorder une once de crédibilité au rapport Ménard sur la crise étudiante de 2012.«Je ne me sens pas concernée par le rapport Ménard, mais pas du tout!» a-t-elle lancé, mercredi avant-midi, tout en marchant d\u2019un pas pressé vers la salle du Conseil législatif où se tenait un caucus.«Le rapport parle de lui-méme.[.] Il s\u2019agit d\u2019une réponse politique à une commande politique [de l\u2019ancien gouvernement] », a-t-elle fait valoir au lendemain du dévoilement sans tambour ni trompette du document de 450 pages sur le site Web de son ministère.La vice-première ministre a tourné en ridicule un certain nombre des 28 propositions des trois commissaires \u2014 Serge Ménard, Claudette Car-bonneau et Bernard Grenier \u2014, comme celle de décréter un moratoire sur l\u2019utilisation des armes intermédiaires («balles de plastique», poivre de Cayenne, gaz lacrymogène et grenades assourdissantes) lors de contrôle de foules.«Entre vous et moi, on est en train de dire, on part des interventions à mains nues et on s\u2019en retourne aux armes.Tout ce qui est dans l\u2019intermédiaire, on n\u2019y touche plus! C\u2019est un peu utopique», a soutenu M\u201c® Thé-riault avant de rejoindre ses collègues.Tabletté, déchiqueté, mis de côté : pas tout de suite, a dit le premier ministre Philippe Couillard.Le rapport de la Commission spé- VOIR PAGE A 10 : MÉNARD Lire aussi > Et pourtant, c\u2019est un bon rapport.Un éditorial de Josée Boileau.Page A S Festival de Cannes Mike Leigh en osmose avec le peintre J.M.W.Turner ODILE TREMBLAY à Cannes Un peu grognon, têtu comme une mule, porteur d\u2019une immense vision d\u2019artiste, engagé auprès des damnés de la terre.Voici Mike Leigh, fils de Manchester, ville industrielle et culturelle à son image.Juste un peu plus blanchi d\u2019une fois à l\u2019autre, habillé à la va-vite, chemise ouverte, et je t\u2019emmerde le décorum et les risettes un coup parti.Ce grand cinéaste, plusieurs le mettent dans le même panier que Ken Loach (également en compétition à Cannes) pour le renom, parce que tous deux semèrent Iç renouveau du cinéma social britannique.A Leigh, le noir et trash Naked, doublement primé à Cannes, le palmé d\u2019or Secrets and Lies, sur fond de quartier populaire et de retrouvailles, porteur d\u2019une immense charge émotive.Primé à Berlin et à Venise après avoir boudé Cannes qui n\u2019avait pas sélectionné son Vera Drake (non mais !), il fut de retour sur la Croisette en 2010 avec Another Year, abordant le vieillissement et les choix de la vie.Ce monstre sacré du septième art envoie valser les étiquettes.Artiste avant tout, avec des films très différents les uns des autres, «mais porteurs d\u2019une cohérence, dans le style, les préoccupations.» Mike Leigh lance à un journaliste que ses questions sont sottes \u2014 dur! pour un ego de- VOIR PAGE A 10 : CANNES D Voir > Une vidéo du point de presse du cinéaste Mike Leigh.Sur LeDevoir.com Lire aussi > Le retour de Léolo.Le film de Jean-Claude Lauzon a été présenté dans la série Cannes Classics.Page B 2 77831303446220 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 16 MAI 2014 ACTUALITES Commission Charbonneau Le CUSM, un PPP fortement manipulé BRIAN MYLES Le Arthur Porter a multiplié les pressions et les entraves afin de s\u2019assurer que le contrat du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) soit accordé au consortium mené par SNC-Lavalin.La commission Charbonneau a mis entre parenthèses le volet de ses travaux sur le financement politique, jeudi, pour s\u2019intéresser de près à l\u2019attribution de ce contrat de 1,3 milliard de dollars en PPP (partenariat public-privé).Selon l\u2019enquêteur André Noël, le dossier du CUSM constitue «l\u2019un des cas de corruption les plus importants» dans l\u2019histoire québécoise, avec une fraude de 22,5 millions en toile de fond.Des accusations de fraude, complot, abus de confiance, commissions secrètes et recy- clage des produits de la criminalité ont été portées contre les principaux acteurs de ce scandale, parmi lesquels figurent l\u2019ex-directeur général du CUSM, Arthur Porter, et l\u2019ancien président de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime.Le Porter et deux des responsables du CUSM, St.Clair Armitage et Yanaï Elbaz, auraient entretenu des relations avec les cadres de SNC-Lavalin durant la phase des appels d\u2019offres, en violation des règles en vigueur.Ils auraient évoqué des prétextes fallacieux et frivoles pour écarter le concurrent de SNC-Lavalin, le consortium PCUSM.M.Noël a décrit Arthur Porter comme «un petit \u201ctough\u201d dans la cour d\u2019école qui tasse tout le monde».«Il exerçait énormément de pression », a-t-il dit.Inquiété par les anomalies, le gouvernement libéral a relancé les appels d\u2019offres, en janvier 2010.SNC-Lavalin l\u2019a emporté, principalement pour les qualités techniques de son projet.La firme avait obtenu les croquis techniques de PCUSM pour se préparer, grâce à la collaboration de Yanaï Elbaz.Boulet garde la ligne Julie Boulet a amassé 518000$ en dix ans dans «la circonscription la plus ppuvre du Québec» : Laviolette.À trois reprises, lorsqu\u2019elle était ministre des Transports, elle a facilement dépassé l\u2019objectif annuel de 100000$ fixé par le PLQ.M\u201c® Boulet a maintenu sa ligne de défense, en faisant porter la responsabilité du financement à sa conseillère Amina Chaffaï.Contredite par ses collègues, elle maintient sa version des faits.C\u2019est en 2009 seulement qu\u2019elle aurait appris par la bande l\u2019existence d\u2019un objectif de 100000$.Pour les années 2007 à 2009, alors qu\u2019elle était ministre des Transports, M\u201d® Boulet a largement dépassé les objectifs.Année après année, son équipe a amassé des sommes de 130000$, 134000$ et 125000$.Sa performance a diminué lors de sa dernière année à la tête du MTQ, en 2010.Elle a alors récolté 63000$.Déplacée au ministère de l\u2019Emploi, elle a engrangé 56000$ en 2011, et 32000$ en 2012.En contre-interrogatoire, l\u2019avocat du PLQ, Michel Décary, a fait ressortir que les responsables du financement au PLQ ne l\u2019avaient jamais rappelée à l\u2019ordre lorsqu\u2019elle avait raté les cibles.Le Devoir Julie Boulet garde la confiance de son chef MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Ly ex-ministre des Trans-' ports Julie Boulet demeurera membre du caucus du Parti libéral du Québec en dépit d\u2019un témoignage truffé de contradictions devant la commission Charbonneau.Le chef libéral, Philippe Couillard, a réitéré sa confiance en elle jeudi après-midi.«On en reste là.M\u201d\u201d Boulet conserve notre confiance», a-t-il déclaré au terme d\u2019une réunion du caucus.La commission Charbonneau ne doit pas être vue comme un «tribunal visant à condamner quelqu\u2019un», a-t-il répété.«On n\u2019a pas l\u2019ensemble du tableau et on n\u2019a surtout pas encore le rapport des commissaires devant nous» pour porter un jugement éclairé sur la députée de Laviolette.Scepticisme au PLQ La méconnaissance profonde du financement politique de Julie Boulet a toutefois suscité le scepticisme dans les rangs du PLQ.L\u2019ensemble des élus libéraux était au fait de leurs objectifs de financement politique, a souligné sans ambages M.Couillard plus tôt dans la journée.«Comme dans tous les partis politiques, les gens connaissaient les objectifi de financement», a-t-il déclaré, contredisant du coup la députée de Laviolette.La ministre Christine St-Pierre a également spécifié O r A \\ ?JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE «On en reste là.M\u201c® Boulet conserve notre confiance», a déclaré jeudi Philippe Couillard.que l\u2019objectif de financement de 100000$ était connu de tous les ministres.« Oui, mais il n\u2019y avait pas de pression [tel un ordre comme].' \u201cToi, tu es ministre, tu as un objectif de 100000$\u201d», a-t-elle expliqué lors d\u2019une mêlée de presse.Les cibles de financement étaient rappelées à la mémoire des députés \u2014 y compris les ministres \u2014 «une fois par session à peu près», a-t-elle précisé.En revanche, le ministre Pierre Moreau soutient ne «jamais» avoir été appelé à collecter 100000$ pour garnir les coffres du PLQ.«Jamais, jamais, on ne m\u2019a fixé un objectif de financement à 100000$», a-t-il répété.«Une très bonne ministre» Julie Boulet a livré mercredi et jeudi un «témoignage honnête» à la commission Charbonneau, est d\u2019avis Yves Bolduc.«Elle dit vraiment ce qu\u2019elle pense», a-t-il affirmé, ne se montrant guère étonné que sa collègue dise ne jamais s\u2019être préoccupée de financement politique et n\u2019avoir eu aucune idée des cibles de financement fixées aux ministres au fil des ans par la direction du PLQ.«Moi, je le savais, [mais parfois] un ministre ne s\u2019intéresse pas à ces notions-là», a-t-il indiqué, décrivant M\u201c® Boulet comme une «très bonne ministre» au sein de l\u2019équipe Charest.L\u2019ex-ministre Boulet «n\u2019a pas dit la vérité ou elle a manqué de responsabilité», a fait valoir de son côté le chef ca-quiste, Prançois Legault.Le Devoir Les ponts fédéraux transférés ?New Maryland, N.-B.\u2014 Le premier ministre Stephen Harper se dit prêt à discuter du transfert de la propriété des ponts fédéraux au gouvernement du Québec.En marge d\u2019une annonce au Nouveau-Brunswick jeudi, M.Harper a pour la première fois évoqué publiquement la possibilité de vendre au Québec des ponts de juridiction fédérale qui se trouvent dans la province.« Oui, on est très prêt à discuter de la vente et du transfert de ces ponts fédéraux à la province», a déclaré le premier ministre.Les ponts Champlain et Jacques-Cartier, tout comme une partie du pont Mercier, qui enjambent tous les trois la voie maritime du Saint-Laurent dans la région de Montréal, sont sous la responsabilité d\u2019Qttawa.« Une situation qui n\u2019est pas normale» pour le premier ministre Harper, qui rappelle que tous les autres ponts fédéraux au pays relient deux provinces entre elles ou encore traversent la frontière américaine.Le transfert de ces infrastructures n\u2019est toutefois pas pour demain, a tempéré M.Harper, rappelant que la priorité pour son gouvernement est la construction du nouveau pont Champlain pour 2018.La Presse eanadienne Harkat se dit assuré 45 ans, est convaincu que la torture et la mort l\u2019attendent à son retour en Algérie, étant donné les graves accusations qui pèsent contre lui.Lors d\u2019une conférence de presse, jeudi à Qttawa, il a fait valoir que {\u2019«objectif ultime» de ces 12 ans d\u2019attente devant les tribunaux est anéanti avec le refus du plus haut tribunal du pays de lui accorder un procès juste et équitable afin qu\u2019il puisse se défendre.La Presse eanadienne d\u2019être tué en Algérie Des sous fédéraux pour la conservation Qttawa \u2014 S\u2019il en vient à être expulsé vers son Algérie natale, le suspect de terrorisme Mohamed Harkat affirme être si certain qu\u2019il sera tué là-bas qu\u2019il suggère au gouvernement canadien de l\u2019expulser avec son cercueil.La Cour suprême du Canada a maintenu mercredi le certificat de sécurité lancé contre lui, jugeant à l\u2019unanimité que ce processus \u2014 bien qu\u2019imparfait \u2014 ne viole pas la Charte canadienne des droits et libertés.Mais M.Harkat, âgé de New Maryland, N.-B.\u2014 Le premier ministre Stephen Harper a annoncé jeudi le Plan national de conservation (PNC), visant à préserver et restaurer les terres et les eaux, aussitôt dénoncé par l\u2019opposition néodémocrate comme étant avare de détails et de vision.Le plan prévoit un budget de 252 millions sur cinq ans pour divers projets à travers le pays, afin de «soutenir les actions volontaires de conservation et de restauration».De cette somme, 100 millions doivent être accordés à l\u2019organisme Conservation de la nature Canada pour protéger des terres «sensibles sur le plan écologique».Quelque 37 millions seraient destinés à améliorer la conservation marine et côtière ; 50 millions permettraient la restauration de terres humides; un autre montant de 50 millions appuierait les actions volontaires en vue d\u2019assurer la restauration et la conservation d\u2019espèces et de leurs habitats; et 9,2 millions seraient destinés à «rapprocher de la nature les Canadiens vivant en milieu urbain ».La.porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière d\u2019environnement, Megan Leslie, a critiqué le Plan en affirmant qa\u2019«il s\u2019agit du même gouvernement conservateur qui a vidé de sa substance les lois d\u2019évaluation environnementale, du même gouvernement conservateur qui a retiré la protection de l\u2019habitat du poisson.» La Presse eanadienne Mulcair défend ses bureaux satellites dans un climat tendu HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a comparu en comité parlementaire jeudi pour expliquer en quoi, à son avis, sa formation n\u2019a rien fait de mal en localisant hors Qttawa des employés payés par la Chambre des communes.Mais ce qui devait être une occasion de clarifier les faits a vite tourné à la foire d\u2019empoigne ultrapartisane qui n\u2019a pas permis d\u2019en apprendre davantage à propos des bureaux satellites néodémocrates.Les partis politiques à Qttawa reprochent au NPD d\u2019avoir installé à Montréal, dans un local loué par le parti, une dizaine d\u2019employés rémunérés par le Parlement.Ces employés travaillaient côte à côte avec d\u2019autres, ceux-là partisans et payés par le parti.Selon les adversaires du NPD, les employés parlementaires ont aussi effectué du travail partisan, ce qui est contraire aux règles de la Chambre des communes.«Qu\u2019ils travaillent dans un bureau dont le loyer était payé par le parti était tout à fait accepté, acceptable, légitime et légal», a insisté M.Mulcair lors de cette comparution très courue parce que peu fréquente sur la colline parlementaire.Selon M.Mulcair, la mise en commun des ressources à Montréal plutôt qu\u2019à Qttawa a fait économiser de l\u2019argent aux contribuables sous forme de kilométrage non facturé.«C\u2019est une meilleure utilisa- tion de l\u2019argent des contribuables de concentrer un certain nombre d\u2019employés là où le travail se fait.» Les conservateurs exigent que le NPD rembourse le salaire des employés montréalais.Les budgets des députés sont soumis à un plafond.L\u2019argent que les élus montréalais ont mis en commun pour rémunérer des employés à Montréal est autant d\u2019argent qu\u2019ils n\u2019ont pas pu utiliser pour leurs ressources à Qttawa.Dans ce contexte, M.Mulcair a eu beau jeu de dresser un parallèle avec Saulie Zajdel, ce candidat conservateur défait en 2011 que le gouvernement a embauché aux frais des contribuables comme «conseiller régional» et qui dédoublait le travail des députés déjà en place.Tension vive La tension était vive au comité.Le député conservateur Stephen Woodworth a demandé à M.Mulcair de répondre aux questions «par oui ou par non», mais ce dernier a plutôt répondu par de longues phrases touffues, alambiquées et obséquieuses qui ont tôt fait de tourner en bourrique son tortionnaire parlementaire.M.Woodworth s\u2019est plaint que cela lui faisait perdre les précieuses minutes lui étant imparties.De fait, quand le président de la séance a interrompu M.Mulcair parce que le temps était écoulé, il a lâché un retentissant «Oh damn!» de déception sarcastique.Le Devoir AVORTEMENT Harper ferme la porte au débat, mais ouvre celle du parti aux pro-vie HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Ceux dont Justin Trudeau ne veut pas, Stephen Harper est prêt à les accueillir à bras ouverts.Le premier ministre a indiqué jeudi que, contrairement au chef libéral, il n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019empêcher les individus opposés à l\u2019avortement d\u2019intégrer le Parti conservateur.«Notre gouvernement fera tout en son pouvoir pour empêcher la réouverture de ce débat», a réitéré M.Harper.Mais cela ne l\u2019empêche pas d\u2019inviter ces provie dont il ne souhaite pas le succès à se joindre à lui.«Notre parti est un grand parti et nous comprenons que les Canadiens ont des positions différentes, et parfois conflictuelles, sur des enjeux comme celui-là.Des convictions profondes.Et toutes ces positions sont les bienvenues au Parti conservateur du Canada.» M.Harper ne prononce jamais le mot «avortement».Cette déclaration se voulait une réaction à la récente décision de Justin Trudeau d\u2019empêcher toute personne opposée à l\u2019avortement à se porter candidat pour lui en 2015.Plusieurs commentateurs ont reproché au chef libéral de rompre ainsi sa promesse de tenir des investitures ouvertes.Mercredi, l\u2019archevêque de Toronto et cardinal Thomas Collins a critiqué à son tour M.Trudeau.«Les leaders politiques ont certainement le droit d\u2019insister sur l\u2019unité et la discipline de parti sur les questions politiques qui relèvent de leur autorité légitime.Mais cette autorité politique n\u2019est pas sans limites: elle ne s\u2019étend pas aux questions de conscience et à la foi religieuse », a-t-il écrit dans une lettre ouverte.Trudeau persiste Le chef libéral rétorque qu\u2019un parti politique n\u2019est pas un moulin et qu\u2019un chef a le droit d\u2019exiger de ses troupes l\u2019adhésion à des principes fondamentaux.«Il ne s\u2019agit pas d\u2019une question de point de vue personnel.Il s\u2019agit d\u2019une question de votes.En 1988, la Cour suprême a dit que le droit d\u2019une femme de choisir en ces matières constitue un de ses droits fondamentaux.Et le Parti libéral est le parti de la Charte.Les Canadiens doivent pouvoir compter sur les libéraux et nos votes pour défendre les droits des femmes.» M.Trudeau a dit qu\u2019il accorderait une amnistie aux députés pro-vie élus avant son accession comme chef.Un de ceux-là.Kevin Lamoureux, n\u2019a pas l\u2019intention de s\u2019en prévaloir.S\u2019il croit que la vie débute dès la conception, il entend désormais voter contre toute initiative anti-avortement.«Je voterai avec mon parti», a-t-il indiqué hier.11 respecte le droit de son caucus de prendre position sur ce sujet.«Je n\u2019ai pas vraiment le choix et je respecte cela.» Le Devoir DOSSIER Le passé recomposé Chaque société porte en elle une tradition culturelle.Comment le Québec négocie-t-il avec son passé?Que reste-t-il de l'enseignement des humanités?Quel avenir se dessine pour les classiques?À lire demain dans LE DEVOIR À lire aussi sur LeDevoir.com UN DOSSIER de Stéphane Baillargeon, Frédérique Doyen, Lisa-Marie Gervais, Catherine Lalonde et Georges Leroux LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 MAI 2014 A 3 ACTUALITES Le boulet Christian Rioux à Paris Les continents se déplacent imperceptiblement sans qu\u2019on en ait conscience.Il en va de même de certaines idées qui s\u2019incrustent dans le paysage sans qu\u2019on les voie arriver.Un beau matin, elles sont là et on croit qu\u2019elles y ont toujours été.De même, certains discours deviennent des leitmotivs que la conscience populaire transforme subrepticement en évidence.Allez affirmer le contraire et l\u2019on ne vous entendra pas.Vous serez inaudible.Je veux ici parler de notre perception de la langue, celle que nous utilisons chaque jour comme des millions de francophones à travers le monde.La semaine dernière, le hasard a voulu que je tombe sur cette déclaration de notre toute nouvelle ministre de la Culture, Hélène David.«J\u2019vous jure que c\u2019est pas facile, les épreuves uniformes de français, disait-elle.On peut-tu [sic] commencer par relire nos courriels et se dire qu\u2019on n\u2019a pas fait de fautes [.].C\u2019t\u2019une langue difficile, le français.» Difficile, le français ?La première fois que j\u2019ai entendu cette affirmation, c\u2019était il y a plusieurs années dans la bouche d\u2019un élève du secondaire interviewé à la télévision.Il y avait dans sa voix une tristesse profonde.Puis, je l\u2019ai entendue dans la bouche de nombreux professeurs.Je ne me souviens pas que les miens m\u2019aient jamais dit une chose pareille.Ils ne cessaient d\u2019affirmer que le français était facile pour autant qu\u2019on en respecte les règles.Or, voilà qu\u2019un discours misérabiliste sur le français se trouve élevé au rang de parole officielle et qu\u2019il est cautionné par nulle autre que la ministre qui est aussi responsable de la protection et de la promotion de la langue française., Imagine-t-on André Malraux ou Georges-Emile Lapalme, qui ont occupé les mêmes fonctions que David en France et au Québec, se plaignant de la difficulté de leur langue ?Mais peut-être n\u2019est-il pas besoin de remonter si loin.Vous voyez l\u2019effet qu\u2019aurait eu, quelque part dans les années 1990, un discours de Jack Lang ou de Louise Beaudoin se plaignant de la difficulté de l\u2019accord des participes passés et de la concordance des temps.J\u2019ai beau fouiller dans ma mémoire de journaliste, je ne peux pas non plus imaginer une déclaration semblable dans la bouche d\u2019un ministre de la Côte d\u2019ivoire ou du Burkina Faso.Au contraire, tous auraient rivalisé d\u2019aisance dans le choix des mots et du style afin de démontrer par l\u2019exemple, comme le dit si bien la ministre, combien cette langue était extraordinaire, qu\u2019elle avait des ressources et qu\u2019il était aisé de s\u2019en saisir pour nommer le monde.Au contraire, dans cette déclaration, notre ministre semblait tramer sa langue maternelle comme un boulet \u2014 sur le fond comme dans la forme d\u2019ailleurs.Car, au-delà du lieu commun, que voulait-elle vraiment dire en affirmant que le français est «difficile»! Une langue ne peut pas être difficile en soi.Elle l\u2019est nécessairement par rapport à quelque chose.La ministre veut-elle dire que le français est plus difficile que les mathématiques, la physique ou la philosophie?Ou faut-il comprendre que le discours subliminal qui se cache derrière cette prétendue difficulté du français, c\u2019est que celui-ci serait plus difficile que les autres langues ?Que l\u2019anglais, par exemple, pour ne pas le nommer ?Si tel est bien le sens des propos de la ministre, il faudrait lui rappeler que nombre de linguistes, dont le défenseur du multilinguisme Claude Hagège, estiment que l\u2019orthographe de l\u2019anglais est en réalité beaucoup plus difficile que celle du français puisque les mêmes sons s\u2019y expriment dans un plus grand nombre de graphies différentes.On pourrait aussi rappeler à M\u201c® David que, selon le Prix Nobel Gao Xingjian, auteur de La montagne de l\u2019âme, il est d\u2019autant plus facile d\u2019avoir une écriture correcte en français que notre grammaire est stricte et les exceptions, moins nombreuses qu\u2019ailleurs.La « difficulté » du français est aussi sans commune mesure avec celle de ces langues qui, comme l\u2019allemand, ont conservé du latin les déclinaisons.Et pourtant, on n\u2019imagine pas le ministre allemand de la Culture en train de se plaindre de la « difficulté » de la langue de Goethe.S\u2019il fallait une preuve de la bilinguisation croissante des esprits au Québec, la ministre nous l\u2019aura fournie sans attendre.Pour peu, on aurait eu l\u2019impression qu\u2019elle parlait du français comme d\u2019une langue seconde.Comme si elle l\u2019observait de l\u2019extérieur.Et cela, la même semaine où un sympathique comique full bilingue triomphait pour une seconde année consécutive au Gala Les Qlivier.Cette plainte lancinante sur la langue, on l\u2019entend évidemment beaucoup plus rarement en France, en Suisse ou en Belgique.Dans ces pays, plusieurs auront d\u2019ailleurs noté que le Québec n\u2019est plus tout à fait le défenseur du français qu\u2019il a déjà été.Qu voit mal en effet comment nous pourrions jouer un rôle de leader dans la Francophonie en traînant une telle conception de notre langue commune.Que faudrait-il en effet penser d\u2019un capitaine du Canadien qui se plaindrait sans cesse que le hockey est un sport «difficile»?Qu lui proposerait probablement d\u2019aller plutôt jouer au curling.fjz JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le viaduc Rockland trône au sommet des structures montrélaises les plus vétustes, selon le rapport du comité exécutif de la Ville de Montréal.INFRASTRUCTURES DE MONTRÉAU Une embellie bien modeste JEANNE CORRIVEAU L> état des ponts, tunnels et viaducs montréa-' lais s\u2019améliore, mais 21 d\u2019entre eux demeurent dans un état critique, constate la Ville de Montréal.Même s\u2019il a fait l\u2019objet de travaux l\u2019automne dernier, le viaduc Rockland trône au sommet du palmarès des infrastructures les plus mal en point.Le responsable des infrastructures au comité exécutif, Lionel Perez, a dressé jeudi le bilan annuel des 588 structures appartenant en tout ou en partie à la Ville de Montréal.Globalement, l\u2019état des ponts, tunnels et viaducs s\u2019est «légèrement» amélioré entre 2012 et 2013.Montréal dénombre 24 structures dont l\u2019indice d\u2019état a connu une amélioration, alors que 19 autres se sont dégradées.« C\u2019est normal qu\u2019il y ait une certaine détérioration dans le contexte où plusieurs structures sont à la fin de leur vie utile», a indiqué M.Perez en rappelant que plus de 56% des structures montréalaises ont été construites avant 1970.Le bilan 2013 révèle que 21 structures se trouvent dans un état critique, contre 24 l\u2019année précédente.Ce progrès serait notamment attribuable à la réfection du viaduc Henri-Bourassa et du pont Jolicœur.Le viaduc Rockland, qui figurait en 2012 au 3® rang des structures les plus vétustes, s\u2019est maintenant hissé au sommet du classement, suivi du tunnel Wellington et de la passerelle de la rue Barr.Des travaux ont été réalisés à l\u2019automne dernier pour consolider une colonne du viaduc Rockland, mais d\u2019autres travaux devront être effectués au cours des prochains mois.Malgré tout, les Montréalais ne devraient pas s\u2019inquiéter pour leur sécurité, a soutenu M.Perez qui dit passer sur ce viaduc chaque semaine.Investissements et doutes En 2013, la Ville a pu inspecter 99% de ses structures et au cours des trois prochaines années, elle entend investir 118 millions pour les retaper, dont 13 millions en 2014.Elle prévoit embaucher sept employés supplémentaires, dont trois ingénieurs, pour sa Division des ponts et tunnels afin d\u2019augmenter le taux de réalisation des travaux.M.Perez a par ailleurs indiqué que la gestion des 211 structures dont elle partage la responsabilité avec le ministère des Transports du Québec pourrait faire l\u2019objet de discussions avec Iq gouvernement au cours des prochains mois.À la suite de l\u2019effondrement d\u2019une partie du viaduc de la Concorde, à Laval, Québec avait pris en charge l\u2019ensemble des structures à responsabilité partagée, sauf celles de l\u2019agglomération de Montréal, a-t-il rappelé.Tout en convenant que le bilan dressé par l\u2019administration comporte certains aspects positifs, le conseiller de Projet Montréal Peter McQueen s\u2019inquiète des faibles progrès observés.«Il reste beaucoup de chemin à faire.Sur les 24 structures dans un état critique l\u2019année dernière, 12 sont au même niveau ou dans un pire état.Pour les Montréalais qui passent sur ces structures, c\u2019est grave», a-t-il commenté.M.McQueen doute par ailleurs que la Ville réalise les investissements promis.Rappelons qu\u2019en 2011, le vérificateur général de la Ville avait soutenu que des investissements annuels de 45 millions seraient nécessaires pour maintenir les structures en état.Projet Montréal remet également en question le choix de l\u2019administration d\u2019opter pour une réfection du viaduc Rockland plutôt que pour sa reconstruction.Comme le plan d\u2019aménagement du campus Qutremont prévoit le regroupement des voies ferrées au nord du site de la gare de triage, la portée du viaduc pourrait être rétrécie, signale Peter McQueen.Selon lui, il serait plus avantageux de reconstruire le viaduc au coût d\u2019environ 30 millions et de le rendre accessible aux piétons et aux cyclistes plutôt que de dépenser 10 millions pour prolonger sa durée de vie d\u2019une quinzaine d\u2019années.Le Devoir Les élus du SFPQ obtiennent la hausse de leur rémunération ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Les élus du Sjmdicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), dont sa présidente Lucie Martineau, ont obtenu une hausse de leur rémunération liée à un exercice de relativité salariale.Mais la somme qu\u2019ils toucheront en rétroactivité sera moindre.Réunis dans un congrès extraordinaire jeudi, les 600 délégués du SFPQ, qui représentent 42 000 salariés des secteurs public et parapublic, ont accepté en majorité de consentir à la trentaine d\u2019élus cette majoration exceptionnelle de leur salaire.Cette augmentation varie de 13% à 19% selon l\u2019échelle de 2012, comme l\u2019indiquait le document fourni aux délégués, mais de 9% à 15% des salaires de 2014, compte tenu des augmentations normales auxquelles ont eu droit depuis les fonctionnaires et qu\u2019obtiennent automatiquement les élus du SFPQ.La rétroactivité de trois ans, qui représentait un débours de 365000$ pour le syndicat, a été réduite de 105000$, selon les explications foiu-nies par Lucie Martineau.Le coût total de ces «ajustements» de salaires, selon le terme employé par la présidente, est de 560000$.Le SFPQ, dont le budget annuel est de 20 millions.L\u2019augmentation accordée varie de 13% à 19% selon l\u2019échelle de 2012 affiche un surplus de 3 millions, a-t-elle précisé.L\u2019exécutif su SFPQ a proposé un scénario moins généreux sur le plancher du congrès après que des articles du Devoir et du Journal de Québec eurent révélé les exigences des élus qui avaient menacé, par la voie de mises en demeure, de poursuivre leur syndicat s\u2019ils n\u2019obtenaient pas satisfaction.Devant les délégués, avant que le huis clos ne soit voté afin d\u2019empêcher les joiunalistes d\u2019assister aux échanges, Lucie Martineau a indiqué qu\u2019il n\u2019y a «pas eu trop de dégâts» après que cette affaire fut ébruitée, «sauf dans les réseaux sociaux» et dans certains médias où des commentateurs «de droite» et «antisyndicaux» ont porté un «dur coup» non seulement au SFPQ, mais à l\u2019ensemble du mouvement sjmdical.Les élus soutenaient qu\u2019en vertu du règlement qui fixe leiu rémunération, ils avaient droit à une majoration de leurs salaires liée à un exercice de relativité salariale, exercice qui fiit entrepris en 2010 et qu\u2019a validé la firme externe AVRH.La présidente touchera dès cette année un salaire de 100826$, une augmentation de 9036$, tandis que les vice-présidents gagneront 87950$, soit 11574$ de plus, à quoi s\u2019ajoute une rétroactivité d\u2019environ 8500$ par élu en moyenne.Le Devoir Menace de grève au traversier des îles de la Madeleine Une vingtaine d\u2019employés sjm-diqués assiuant les opérations du traversier liant Cap-aux-Meules, apx îles de la kjade-leine, et l\u2019Ile-du-Prince-Edouard menacent de déclencher une grève le 2 juin prochain.Un arrêt de travail affecterait les horaires des fraversiers et du transport de marchandises par voie maritime, et l\u2019offre de çroi-sières touristiques vers les îles.Les horaires de travail, le régime de retraite ainsi que les as-siuances sont au cœur du conflit, a indiqué un porte-parole.«L\u2019employeur doit reconsidérer son approche et cesser de demander des reculs inacceptables dans les conditions de travail», a affirmé Gordon Rin-guette.L\u2019avis de ^ève sera analysé par le Conseil des services essentiels, qui déterminera les services devant être assiués.La grève viserait les officiers mécaniciens et de navigation, dont la présence à bord est essentielle au fonctionnement des navires.Le Devoir François Legault réclame d\u2019urgence des baisses d\u2019impôt ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a réclamé jeudi un allégement du fardeau fiscal dans le prochain budget des libéraux, attendu en juin, quitte à ce que cela accentue le déficit.M.Legault a soutenu que cela servirait à stimuler la croissance de la consommation des ménages, qu\u2019il place au cœur de la relance de l\u2019économie.«Peu importe la situation des finances publiques, il y a une urgence, compte tenu encore des chiffres [sur l\u2019emploi] qu\u2019on a eus vendredi dernier, puis de la situation vraiment inquiétante de l\u2019économie du Québec, il y a nécessité, dans tous les cas de figure, de réduire les taxes», a-t-il dit dans un point de presse.La CAQ espère que les libéraux aboliront prioritairement la taxe santé pour les personnes dont le salaire est de 45000$ et moins.L\u2019éliminadon de cette taxe de 200$ par personne retournerait un total de 700 millions dans les poches des contribuables admissibles, a estimé M.Legault.«Si on veut relancer l\u2019économie du Québec, c\u2019est absolument nécessaire, c\u2019est incontournable, à mon avis, de réduire les taxes pour relancer la consommation des ménages au Québec», a-t-il dit, en concluant une réunion de ses députés en prévision de la reprise des travaux parlementaires la semaine prochaine.Couillard dit non Concluant à son tour une réunion de ses députés, le premier ministre Philippe Couillard a écarté la proposition de M.Legault par la suite.Les libéraux veulent d\u2019abord rétablir l\u2019équilibre budgétaire d\u2019ici 2015-2016 avant de réduire le fardeau fiscal des contribuables, a-t-il indiqué en conférence de presse.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 16 MAI 2014 AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-aprés mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET\tNATURE DE ADRESSE\tLA DEMANDE DU DEMANDEUR ENDROIT D'EXPLOITATION La Brasserie Labatt Demande d'un 2177, du Canada SCS A/s MeJean-Stephane Kourie 50, rue Labatt Montreal (Quebec) H8R3E7 Dossier 55-30-1351 permis d'entrepôt (biere) aux fins de l'agent 23'Avenue Montreal (Lachme) (Quebec) H8T 3E6 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D'EXPLOITATION EtOH Brasserie inc\tDemande d'un\t8100, rue A/SM François\tpermis de\tSaint-Denis Belanger\tproducteur\tMontreal 6759, rue Drolet\tartisanal de\t(Quebec) Montreal (Quebec)\tbiere\tH2P2H1 H2S2T1 Dossier 55-20-0439 (Québec E9E3 E9E3 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-aprês mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR\tNATURE DE LA DEMANDE\tENDROIT D'EXPLOITATION\tNOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR\tNATURE DE LA DEMANDE\tENDROIT D'EXPLOITATION 9301-6533 Quebec\tChangement de\t4293, rue\t2764296 Canada\tPermis\t1606, rue Inc\tcategorie de 2\tSaint-Denis\tInc\tadditionnel\tSainte- RESTAURANT\tRestaurants\tMontreal\tLE SHARX POOL-\t1 Bar\tCatherine NOUILLES WOK'N\tpour vendre\t(Quebec)\tBAR\t\tOuest ROLL\tdont 1 sur\tH2J 2K9\t1606, rue Sainte-\t\tMontreal 4293, rue Saint-\tterrasse a\t\tCatherine Ouest\t\t(Quebec) Denis\t2 Restaurants\t\tMontreal (Quebec)\t\tH3H 1L7 Montreal (Quebec)\tpour servir dont\t\tH3H 1L7\t\t H2J 2K9\t1 sur terrasse\t\tDossier 949-495\t\t Dossier 184-424\t(suite a une\t\t\t\t \tcession)\t\t9204-7570 Quebec\t1 Bar\t262, rue Saint- \t\t\tme\t\tJacques 9296-4675 Quebec\tPermis\t2171,rue\tAVENIR\t\tMontreal inc\tadditionnel\tCrescent\t262, rue Saint-\t\t(Quebec) BRASS DOOR\t1 Bar sur\tMontreal\tJacques\t\tH2Y1N1 2171, rue Crescent\tterrasse sur le\t(Quebec)\tMontreal (Quebec)\t\t Montreal (Quebec)\tdomaine public\tH3G2C1\tH2Y1N1\t\t H3G2C1\t\t\tDossier 788-678\t\t Dossier 195-735\t\t\t\t\t \t\t\t9298-1 752 Quebec\t1 Restaurant\t11906, rue Ligue Mineure de\t1 Bar dans\t8343, rue\tme\tpour servir\tNotre-Dame Baseball Lasalle\tAmphitheatre\tCentrale\tFUZION D'ASIE\t\tEst LIGUE MINEURE DE\tavec consom-\tMontreal\t11906, rue Notre-\t\tMontreal BASEBALL LASALLE\tmation dans\t(Quebec)\tDame Est\t\t(Quebec) 8343, rue Centrale\tles gradins\tH8P 1M9\tMontreal (Quebec)\t\tH1B2Y3 Montreal (Quebec)\t\t\tH1B2Y3\t\t H8P 1M9\t\t\tDossier 2068-880\t\t Dossier 260-646\t\t\t\t\t \t\t\tTyler Fairfield et\t2 Restaurants\t451 7, rue 8278083 Canada\tPermis\t98,avenue\tOlivier Duclos\tpour vendre\tSaint-Denis Ltee\tadditonnel\tLaurier Ouest\t(Plateau Bistro\tdont 1 sur\tMontreal BAR DATCHA\t1 Bar sur\tMontreal\tBoire Pierre et\tterrasse\t(Quebec) 98, avenue Laurier\tterrasse\t(Quebec)\tPierre, se n c )\t\tH2J 2L4 Ouest\tsur domaine\tH2T2N4\tPLATEAU BISTRO\t\t Montreal (Quebec)\tpublic\t\tBOIRE PIERRE ET\t\t H2T2N4\t\t\tPIERRE\t\t Dossier 301-838\t\t\t4517, rue Saint-\t\t \t\t\tDenis\t\t 9265-3344 Quebec\t1 Bar\t7655, boul\tMontreal (Quebec)\t\t Inc\t3 Restaurants\tDecane\tH2J 2L4\t\t RESTAURANT\tpour vendre\tMontreal\tDossier 2288-01 7\t\t EGGSPECTATION\tdont 1 sur\t(Quebec)\t\t\t 7655, boul Decane\tterrasse près\tH4P2H2\t7350121 Canada\tAjout de la\t172-176, rue Montreal (Quebec)\td'une piscine\t\tInc\tmention\tDalhousie H4P2H2\t(suite a une\t\tSALLE DE\t\"Amphitheatre\tMontreal Dossier 305-821\tcession)\t\tSPECTACLES\tavec consom-\t(Quebec) \t\t\tNEW CITY GAS\tmation dans les\tH3C 2L1 9293-2722 Quebec\t3 Restaurants\t215, boul de\t172-176, rue\tgradins\" dans 1\t Inc\tpour vendre\tla Côte-Vertu\tDalhousie\tBar avec danse\t CAFE JOUNIEH\tdont 1 sur\tMontreal\tMontreal (Quebec)\tet spectacles\t 215, boul de la\tterrasse\t(Quebec)\tH3C 2L1\tsans nudité\t Côte-Vertu\t\tH4N 1C8\tDossier 2828-747\texistant\t Montreal (Quebec)\t\t\t\t\t H4N 1C8\t\t\tRestaurant Sapori\tChangement de\t1465, rue Dossier 310-003\t\t\tDi Napoli Inc\tcapacité de\tDudemame \t\t\tRESTAURANT\t1 Restaurant\tMontreal 9300-3051 Quebec\t2 Bars dont 1\t60, rue Saint-\tSAPORI DI NAPOLI\tpour vendre\t(Quebec) Inc\tavec\tJacques\t1465, rue\t\tH3M 1P9 AVENIR\tspectacles sans\tMontreal\tDudemame\t\t 60, rue Saint-\tnudité\t(Quebec)\tMontreal (Quebec)\t\t Jacques\t\tH2Y1L5\tH3M 1P9\t\t Montreal (Quebec)\t\t\tDossier 2885-614\t\t H2Y1L5\t\t\t\t\t Dossier 349-027\t\t\t9288-4642 Quebec\tPermis\t1460, avenue \t\t\tInc\tadditionnel\tDollard 9300-7672 Quebec\t1 Bar avec\t269, rue de la\tPIZZA GIUSEPPE\t1 Restaurant\tMontreal Inc\tdanse et\tCommune Est\t1460,avenue\tpour vendre\t(Quebec) AVENIR\tspectacles sans\tMontreal\tDollard\tsur terrasse\tH8N 1T4 269, rue de la\tnudité\t(Quebec)\tMontreal (Quebec)\t\t Commune Est\t1 Bar sur\tH2Y1J2\tH8N 1T4\t\t Montreal (Quebec)\tterrasse sur le\t\tDossier 3795-127\t\t H2Y1J2\tdomaine public\t\t\t\t Dossier 585-661\t\t\t\t\t (Québec S Q Sudoku par Fabien Savary \t\t\t\t\t4\t\t5\t 8\t9\t5\t\t\t\t\t1\t \t\t\t1\t\t2\t\t\t \t\t\t5\t\t3\t\t\t \t6\t\t\t\t7\t\t9\t \t\t3\t8\t\t\t1\t4\t 7\t\t1\t\t\t\t4\t\t \t\t\t\t2\t\t6\t8\t 5\t\t\t\t9\t\t\t3\t Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.2686 Solution du dernier numéro 3\t5\t6\t1\t2\t8\t7\tg\t4 2\t1\t4\t7\t3\tg\t5\t8\t6 7\t9\td\te\t5\t4\t9\t1\t2 8\tg\t5\t2\t6\t3\t4\t7\t1 4\t7\t3\tg\t1\t5\t6\t2\t8 1\t9\t2\t9\t4\t7\t9\t?\t5 6\t4\t8\t3\tg\t1\t2\t5\t7 g\t2\t7\t5\t8\t6\t1\t4\t3 .5.\tJ2.\tL\t\t7\t.2.\t.2.\t\t 2685 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficuité par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com HUISSIERS DE JUSTICE 500-22-200404-138 SOCO-FEP & MICHEL HOUND-JAHOUE dem c ROLAND MASSICOTTE def Vente par huissier le 28 mai 2014 a lOhOO au 3480 rue Simpson, bur 210 Montreal (Quebec) Meubles, TV, Ordi, etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHEQUE VISE, S Trudel QTMG, Huissiers de justice (5l4-257-8000) HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-22-210547-140 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c SYLVAIN DUGUAY Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C.RC.Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec, du district de Montreal, une requête introductive d instance Une copie de cette requête et de 1 avis au defendeur ont ete laisses a 1 intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montreal, local 1\t120, situe au I rue Notre Dame Est, Montreal II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des 1 expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requête introductive d instance sera presentee pour decision devant le tribunal, le 2\tjuillet 2014 a 9H00 en la salle 2 06 du palais de justice de Montreal A Montreal, le 6 mai 2014 NATHALIE LECLERC Greffier adjoint, C Q HUISSIERS DE JUSTICE 700-22-029095-139/700-22-02872I-I3I COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c ESPACE COMPOSE PAYSAGISTE INC def Vente par huissier le 3 juin 2014 a IIh30 au 16955 de la Natation, Mirabel (Quebec) Pick up Dodge, Remorque fermée, etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHEQUE VISE, S Trudel QTMG, Huissiers de justice (514-257-8000) CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL CAUSE NO 500-02-201417-149 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA Commerçant c.CAROLE VAILLANCOURT ET PIERRE MONGRAIN Consommateurs ASSIGNATION ORDRE est donné a PIERRE MONGRAIN de comparaître au greffe de cette cour situe au 1, rue Notre-Dame E Montreal Quebec dans les 30 jours de la publication du present avis dans le journal LE DEVOIR A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des I expiration de ce delai Une copie du present AVIS DE DÉCHÉANCE DU BENEFICE DU TERME ET PIECES a eîe laissée au greffe de cette cour a I intention de PIERRE MONGRAIN Montreal le 14 mai 2014 NATHALIE LECLERC GREFFIER ADJOINT CiTJ Les petits frères des Pauvres La famille des personnes âgées seules 1.866.627.8653 Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Montréal DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS Travaux de construction de dos d'âne - (A) dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce de la Ville de Montreal.Soumission : CDN-NDG-14-AOP-BT-018 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le 2 juin 2014, au bureau Accès Montreal, 5160, boulevard Decane, rez-de-chaus-see, Montreal (Quebec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement apres l'expiration du delai fixe pour leur reception, et ce pour la soumission CDN-NDG-14-AOP-BT-018.Renseignements : bureautechniquecdn-ndg@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission devra être presentee sur les formulaires spécialement prepares a cette fin dans les enveloppes clairement identifiées.Les documents relatifs a cet appel d'offres seront disponibles a compter du 16 mai 2014.Les personnes et les entreprises interessees par ce contrat doivent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par telephone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetee et portant l'identification fourme en annexe du document d'appel d'offres.La Ville de Montreal ne s'engage a accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montreal, le 16 mai 2014.Le secretaire d'arrondissement Genevieve Reeves, avocate Avis public Qo Mercier Kochelaga-Maisonncuve Montréal f DEMANDES DE DEROGATION MINEURE Un avis public est, par la présente, donné à toutes les personnes intéressées que, lors de la séance ordinaire du conseil d'arrondissement de Mercier-Elochelaga-Maisonneuve qui se tiendra mardi, le 3 juin 2014 à 19 h, à la salle du conseil, située au 6854, rue Sherbrooke Est, niveau sous-sol, les élus statueront sur les demandes de dérogation mineure suivantes : 1-\tDemandes 1140603003 et 1140603004 afin de permettre aux bâtiments résidentiels situés respectivement aux 3251 et 3253, rue Elochelaga, 2503, rue Saint-Germain et aux 2505, 2507 et 2509, rue Saint-Germain l'installation de balcons et de deux escaliers extérieurs dont l'un implanté en façade donnant accès au logement du troisième étage du bâtiment érigé sur la rue Elochelaga.Ces saillies seraient localisées à moins de 1,2 mètre de distance de la limite de propriété soit, pour le bâtiment localisé sur la rue Elochelaga, 73,6 cm pour l'escalier et 83,8 cm pour les balcons, et pour l'immeuble de la rue Saint-Ger-main, 43,1 cm pour l'escalier et 88,9 cm pour les balcons, situés respectivement sur les lots nos 3 364 618 et 3 364 619 du cadastre officiel du Québec, et ce, malgré les dispositions apparaissant aux articles 84 et 331 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Mercier/Eloche-laga-Maisonneuve (01-275) .2-\tDemande 1145092005 relativement à l'alignement de construction prescrit pour un bâtiment de 25 unités d'habitation projeté aux 4680-4690, rue de Rouen / 2250-2260, rue Sicard et permettant la construction du bâtiment à une distance maximale de 2 m de la limite de lot avant donnant sur la rue de Rouen, et ce, malgré les dispositions de l'article 62 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Mercier/Elochelaga-Maison-neuve (01-275).3-\tDemande 1145092007 relativement à l'alignement de construction et au mode d'implantation prescrits pour un bâtiment incendié à être reconstruit aux 3202-3206, rue des Ormeaux permettant la reconstruction du bâtiment à une distance minimale de 1,75 m de la limite de lot avant et en mode d'implantation contigu, et ce, malgré les dispositions des articles 60 et 49 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Mercier/Elochelaga-Maisonneuve (01-275).Toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil d'arrondissement relativement à ces demandes lors de cette séance.DONNÉ À MONTRÉAL, CE 16^ JOUR DE MAi 2014 Monsieur Magella Rioux Secrétaire d'arrondissement APPEL D'OFFRES PUBLIC - travaux AVIS LEGAUX & APPELS D^OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant I6I1OO pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRESENTES donne que CAFE4 SUCRES INC société légalement constituée ayant sa place d'affaires au 3086, Roui Cure-Labelle, Prévost, Qc, a fait cession de ses biens le 1\" mai 2014 entre les mains de PINSKY, BISSON INC, et que la premiere assemblée des créanciers se tiendra le 22 mai 2014 a 10hOO, au bureau du Syndic, 96 rue Turgeon, suite 300, Ste-Therese, Qc, J7E 3H9 DATEASTE-THERESE, ce 8 mai 2014 Éric BIsson, CPA, CA, CIRP, Syndic Responsable de l\u2019actif CONSTRUIRE ENSEMBLE un monde différent Pour nous appuyer : www.alternatlves.ca 514.982.6606 Appel d'offres Montréal Service des infrastructures, du transport et de i'environnement Direction des infrastructures Division ponts et tunneis Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) EI2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux de construction, ouvrages de génie civil Appei d'offres : 07-12061 Descriptif : 12-06 Démolition de la passerelle piétonne Barr située au-dessus de l'autoroute 520 dans l'arrondissement de Saint-Laurent.Arrondissement : Saint-Laurent Date d'ouverture : 4 juin 2014 Dépôt de garantie : 10% du montant de la soumission (cautionnement) Renseignements : info.soumission.ponts@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 16 mai 2014 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fourni en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Service du greffe à l'Elôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 16 mai 2014 Le greffier de la Ville M\" Yves Saindon Appel d'offres Montréal Service des infrastructures, de ia voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) EI2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appei d'offres : 255101 Descriptif : Construction et reconstruction d'une conduite d'eau secondaire, de trottoirs, d'une chaussée mixte en une chaussée flexible et d'un système d'éclairage, de planage et revêtement bitumineux, là ou requis, dans la rue Villeray, de l'avenue Chateaubriand à la rue Boyer.Arrondissement: Villeray - Saint-Michel -Parc-Extension Date d'ouverture : 18 juin 2014 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l'adresse suivante : aDDeisdoffres.infos.dtD@viiie.montreai.ac.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 20 mai 2014 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fourni en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Elôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 20 mai 2014 Le greffier de la Ville M\" Yves Saindon COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE STANDARD LIFE 2006 LIBÉRATION DEL ACTIF Conformement a I article 651 de la Loi sur les sociétés d assurances (Canada) (la « Loi «) avis est par les présentes donne que Compagnie d assurance Standard Life 2006 a I infenfion de faire une demande auprès du surinfendanf des insfifufions financières (Canada) le f6 juin 20f4 afin de libérer I acfif qu elle mainfienf au Canada conforme-menf a la Loi Touf créancier ou souscripfeur de Compagnie d assurance Sfandard Life 2006 concernanf les operafions au Canada de ceffe derniere qui s oppose a ceffe liberafion esf invife a faire aefe dopposifion auprès de la Division de la legislafion ef des approbafions du Bureau du surinfendanf des insfifufions financières (Canada) soif par la pos-fe a I adresse 255 rue Alberf Offawa (Onfario) KfA 0H2 soif par courriel a I adresse approbafionsefprecedenfs@osfi-bsif qc ca au plus fard le f 6 juin 20f4 3 mai 20f4 THE STANDARD LIFE ASSURANCE COMPANY 2006 RELEASE OF ASSETS Pursuanf fo secfion 65f of fhe Insurance Companies Act (Canada) (fhe «Acf») nofice is hereby given fhaf The Sfandard Life Assurance Company 2006 in-fends fo apply fo fhe Superinfen-denf of Financial Insfifufions (Canada) on June f6 20f4 for an order aufhorizing fhe release of fhe assefs fhaf if mainfains m Canada m accordance wifh fhe Acf Any policyholder or creditor m respeef of The Sfandard Life Assurance Company 2006 s insurance business in Canada opposing fhaf release is invifed fo file an opposifion by mail fo fhe Office of fhe Superinfendenf of Financial Insfifufions (Canada) Legislafion and Approvals Division 255 Alberf Sfreef Offawa Onfario Kf A 0H2 or by email af approvalsandprecedenfs@osfi-bsif gcca on or before June f6 20f4 May 3rd 20 f 4 Ott Les petits freres des Pauvres\t personne ajee* seules\t1.866.627.8653 Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Audrey Braen dont I adresse de domicile est le 5334 12» Avenue #302 Mtl Qc H1X 2Z7 présentera au Directeur de I état civil en sa qualité de mere une demande pour changer le nom de Julien Vinter en celui de Julien Vinter-Braen de Florence Vinter en celui de Florence Vinter-Braen Cet avis a ete rempli et signe a Montreal le 1»\u2019 mai 2014 par Audrey Braen Audrey Braen AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans I affaire de la faillife de PAO CONCEPTS INC Avis esf par les presenfes donne que la faillife de PAO CONCEPTS INC esf survenue le f2 mail 20f4 ef que la premiere assemblée des créanciers sera fenue le 30 mai 20f4 a fOhOO au bureau du syndic 2550 boul Daniel-Johnson bur 220 Laval Quebec Jerry J Deviefian CPA CA CIRP Syndic de Faillife T (5f4) 777-8888 F (5f4) 552-f665 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE C.c.Q.art.795 Prenez avis que Jacques Étienne Des Marchais en son vivant domicilie au 12 420 avenue Jo-seph-Edouard-Samson Montreal Quebec H4K 2N9 est décédé a Montreal le 27 novembre 2013 Un inventaire de ses biens a ete dresse conformement a la Ici et peut être consulte par les interesses au bureau de Gen-dron Carpentier s e n c notaires fiscalistes situe au 615 boulevard Rene-Levesque Ouest bureau 300 Montreal Quebec H3B 1P5 Donne ce 14 mai 2014 Denyse Lemay liquidateur i I Appel d'offres Montréal Service des infrastructures, de ia voirie et des transports Direction des infrastructures Des sounnissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) EI2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appei d'offres : 251803 Descriptif : Reconstruction d'un égout unitaire, de conduites d'eau secondaire et principale, d'une chambre de raccord et d'une chambre de régulateur de pression dans le boulevard Pie-IX, du boulevard Crémazie à la rue Jarry.Arrondissement: Villeray Samt-Michel Parc-Extension Date d'ouverture : 11 juin 2014 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l'adresse suivante : aDDeisdoffres.infos.dtD@viiie.montreai.ac.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 16 mai 2014 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fourni en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Elôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 16 mai 2014 Le greffier de la Ville M\" Yves Saindon I Appel d'offres Montréal Service des infrastructures, du transport et de i'environnement Direction des infrastructures Division ponts et tunneis Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux de construction, ouvrages de génie civil Appei d'offres : 07-13094 Descriptif : 13-09 Remplacement de l'enrobé du tablier du pont Jacques-Bizard Arrondissement : île Bizard - Ste-Geneviève Date d'ouverture : 4 juin 2014 Dépôt de garantie : 10% du montant de la soumission (cautionnement) Renseignements : info.soumission.ponts@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 16 mai 2014 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fourni en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Service du greffe à l'Elôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 16 mai 2014 Le greffier de la Ville M\" Yves Saindon LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 MAI 2014 A 5 ACTUALITES SUPERCLINIQUES La solution du PLQ est jugée non optimale 3 % des patients atteints de maladies chroniques accaparent la moitié des soins dispensés par les hôpitaux ISABELLE PARE Alors que plus d\u2019un Québécois sur deux souffre de maladies chroniques, il est urgent de sortir ces malades du seul giron de l\u2019hôpital pour mieux les soigner et éviter une spirale des coûts, presse l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).L\u2019organisme ajoute que les supercli-niques proposées par le gouvernement libéral ne sont peut-être pas la bonne réponse pour ef-fecfuer ce virage à 180 degrés.A l\u2019heure actuelle, 3% des patients atteints de maladies chroniques accaparent la moitié des soins dispensés par les hôpitaux.Dans ce contexte, il est plus que temps de revoir les façons de faire, formule un groupe de travail sur les maladies chroniques formé par l\u2019AQESSS, dont les conclusions ont été rendues publiques jeudi.L\u2019AQESSS juge que le système actuel répond mal aux besoins continus de ces malades chroniques, qui, faute d\u2019une prise en charge efficace, se retrouvent à l\u2019hôpital dans le bureau de spécialistes quand leur condition dégénère.Or, les problèmes d\u2019asthme, de maladies mentales ou d\u2019hypertension pourraient très bien être prévenus ou traités hors de l\u2019hôpital par des équipes formées d\u2019infirmières, de travailleurs sociaux, de médecins de famille et d\u2019autres professionnels travaillant ensemble, insiste l\u2019AQESSS.D\u2019ailleurs, la D\"^® Michèle Pelletier, croit que les supercliniques promises par le gouvernement Couillard, sortes d\u2019hôpitaux décentralisés, ne constituent pas non plus le modèle à privilégier pour assurer un meilleur suivi à ces patients.«Les super cliniques proposées ne doivent pas devenir des cliniques sans rendez-vous, mais sans suivi.Ça pallie un service déficient, mais ce n\u2019est pas optimal», ajoute l\u2019adjointe à la direction générale de l\u2019AQESSS et directrice de l\u2019organisation des services, des affaires médicales et universitaires.Effet boule de neige La réalité actuelle veut que plus de 52% des Québécois souffrent d\u2019une maladie chronique (2,7 millions souffrent de deux maladies chroniques), en priorité de maux de dos (18% de la population), d\u2019hypertension (16%), d\u2019arthrite (11%) et d\u2019asthme .Avec le vieillis- sement de la population, le portrait risque de s\u2019assombrir, 46% des personnes de 65 ans et plus étant aux prises avec une maladie incurable, a fait valoir la D\"^® Pelletier.L\u2019amélioration des taux de survie pour les cas de cancer et la prévalence des maladies mentales font maintenant en sorte que ces deux conditions doivent souvent être prises en charge comme des maladies chroniques, avec des services multidisciplinaires coordonnés.Si beaucoup d\u2019exemples de prises en charge efficaces existent dans certaines régions, pense l\u2019AQESSS, il reste un pas de géant à faire pour changer des réflexes fortement ancrés.«Notre système est pensé pour traiter la courte durée.On doit mettre l\u2019accent sur la gestion des risques et la prévention, ce qui peut être fait par des équipes spécialisées.Il faut déplacer les activités de l\u2019hôpital vers la première ligne.Ça prend un réel changement de culture des établissements, mais aussi de la population», ajoute Lucie Raymond, conseillère pour l\u2019AQÉSSS et coauteure du rapport.Le Devoir CORRUPT HONEST SUPPORT US.J THE HEROIC YMOUS [il(p;//aollghtliDiise.iuniblr.com Les hacktivistes d\u2019Anonymus suscitent la peur et sont assimilés à des terroristes.L\u2019hacktivisme entre vandalisme et mutations de l\u2019engagement DAVID SHANKBONE/CC EABIEN DEGLISE La peur n\u2019est jamais de bon conseil, particulièrement lorsque vient le temps d\u2019observer une mutation sociale intrigante comme l\u2019hackti-visme, ce militantisme qui s\u2019exprime en ligne à grands coups de codes binaires.C\u2019est du moins ce que prétend l\u2019universitaire Anne-Sophie Le-tellier, qui s\u2019est penchée sur le mouvement Anonymous et sur l\u2019image que ce groupe induit depuis quelqpes années dans les médias généralistes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.Sa conclusion : la peur convoquée par ces hacktivistes empêche finalement d\u2019appréhender à sa juste valeur le phénomène qu\u2019ils incarnent, phénomène plus ouvert et moins radical qu\u2019on le croit, dit-elle.«La peur empêche de comprendre la réelle portée de ce mouvement, lance à l\u2019autre bout du fil l\u2019étudiante à la maîtrise à rUQAM qui vendredi va présenter le fruit de ses recherches dans le cadre de l\u2019Acfas.En dépeignant Anonymous comme des terroristes, on se coupe de la possibilité de saisir les valeurs qu\u2019ils portent» et le rôle qu\u2019ils jouent désormais dans la configuration de nos espaces numériques.L\u2019étudiante a passé au crible le discours médiatique induit par !\u2019« opération : Payback» que le groupe a menée dans les univers numériques en 2010.11 s\u2019agissait d\u2019attaques informatiques ciblées visant des personnes ou groupes ayant porté préjudice à WikiLeaks, le site de coulage d\u2019informations gouvernementales ou diplomatiques confidentielles, et à son fondateur Julian Assange.MasterCard, Visa, tout comme le cabi- «La peur empêche de comprendre la réelle portée de ce mouvement» L\u2019oubli guette le débat sur le gaz de schiste Les auteurs de l\u2019évaluation environnementale stratégique craignent qu\u2019elle soit négligée dans les décisions AMELIE DAOUST- BOISVERT Les chercheurs qui ont alimenté l\u2019évaluation environnementale stratégique (EES) sur le gaz de schiste craignent que leurs études tombent dans l\u2019oubli.«Le risque, c\u2019est qu\u2019on prenne des décisions en contradiction avec les données scientifiques», déplore Gilles Côté, du Secrétariat international francophone pour l\u2019évaluation environnementale.Plusieurs des chercheurs à l\u2019origine des 73 études produites dans le cadre de l\u2019EES sur le gaz de schiste étaient réunis à l\u2019occasion d\u2019un colloque dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas, jeudi.«Le problème majeur, c\u2019est que l\u2019information est peu utilisée pour alimenter le débat social, selon M.Côté.C\u2019est le côté tragique, nous avons mis beaucoup d\u2019énergie et d\u2019argent dans ces études, mais rien ne dit qu\u2019elles se refléteront dans les décisions», dit Jean-Philippe Waaub, professeur au Département de géographie de l\u2019UQAM.«C\u2019était tout de même la première fois au Québec que les scientifiques étaient sollicités pour une EES, c\u2019est donc, tout de même, un moment historique même si nous ne savons pas ce que le gouvernement en fera», dit Christiane Gagnon, de l\u2019UQAC.Alors que le rapport de l\u2019EES a été dévoilé en février, la balle est maintenant dans le camp du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), qui se penche pour une seconde fois sur la filière du gaz de schiste.Les audiences, qui ont débuté en mars, se poursuivent en juin.«Le défi, ce sera maintenant d\u2019arrimer tout ça pour que le BAPE et le gouvernement sachent quoi en faire», selon M\u201c® Gagnon.Le rapport de février ne fermait pas la porte à l\u2019industrie, mais soulignait plusieurs risques liés à cette filière énergétique controversée.Les basses terres, zone sensible La professeure Christiane Gagnon, spécialiste de l\u2019évaluation des impacts sociaux du développement, a produit une carte unique des zones «sensibles» des basses terres du Saint-Laurent pour FEES.Ces zones sensibles recoupent plusieurs caractéristiques, comme la présence de terres agricoles, de milieux humides, de lieux archéologiques, de zones urbaines, de forêts, par exemple.Sa cartographie montre que des zones de sensibilité «extrême» chevauchent des zones où la présence de gaz de Le lac aux Castors habité par le rongeur il y a.11000 ans PAULINE GRAVEL U net d\u2019avocat à l\u2019origine de poursuites contre Assange étaient entre autres visés.Dans ce cas, la ligne entre vandalisme et militantisme était très mince, admet M\u201c® Letellier, tout en soulignant que «les dommages causés à ces sites n\u2019ont finalement pas été permanents».«Les objets technologiques sont porteurs de valeurs [marchandisation, commerce, surveillance.] et imposent un mode de gouvernance, détaille-t-elle.L\u2019hacktivisme s\u2019oppose à ce mode et à ces valeurs» et le fait en détournant ces objets technologiques contre eux-mêmes.«Quand cette démarche est comprise, elle fait forcément moins peur.» La perception n\u2019est pas partout la même, selon elle.«Dans les réseaux numériques, l\u2019hacktivisme a une image moins négative que dans les médias traditionnels comme Eox News, la BBC, ABC, NBC.», dit-elle.L\u2019organisation en cellule, du groupe, serait également vue non pas comme une reproduction des structures terroristes classiques permettant un raccourci facile sur les intentions du groupe, mais plutôt comme «une structure militante inclusive» porteuse d\u2019une opposition partagée par beaucoup d\u2019internautes, particulièrement ceux des générations montantes.Qpposition face à la marchandisation de l\u2019intimité, à la surveillance, aux dérives liber ticides, aux atteintes à la neutralité du Web., mais également un appui à une mutation sociale et numérique qui, forcément, en déplaçant les contours des lieux de pouvoir, trouble le discours médiatique de ceux qui le détiennent encore.Le Devoir schiste est soupçonnée.«On voit cette occurrence le long du fleuve Saint-Laurent et dans la Vallée-du-Richelieu », relève M\u201c® Gagnon.Les zones très sensibles représentent 9% du territoire des basses terres, contre 7% pour les zones «extrêmement» sensibles.Le Devoir DLire aussi > L\u2019évaluation environnementale stratégique sur LeDevoir.com e lac aux Castors, grande attraction du mont Royal, a bel et bien été colonisé par des castors, il y a 11000 ans ! Le paléogéographe Pierre Richard l\u2019a confirmé dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas alors qu\u2019il relatait l\u2019histoire de ce lac emblématique de Montréal dont il a étudié une partie des sédiments qui s\u2019étaient déposés depuis le retrait des glaciers.Ce professeur émérite de l\u2019Université de Montréal a profité des travaux de réfection du muret et de profdage du fond du lac effectués par la Ville de Montréal en 2012-2013 pour prélever des carottes de sédiments de 60 cm, dont il a identifié le contenu et daté les coquillages et les différents constituants organiques, tels que des bouts de bois et de feuille, des bourgeons, des rameaux, des pollens et des spores.Ces informations lui ont permis de retracer les diverses transformations qu\u2019a subies le paysage et de préciser le moment où la mer de Champlain ocçupait la région de Montréal.A l\u2019extrémité la plus profonde de ses carottes, l\u2019équipe de M.Richard a en effet trouvé des coquillages marins de diverses espèces datant de 13000 ans qui confirment la présence de la mer de Champlain, laquelle vient d\u2019envahir les lieux et se trouve donc à son niveau maximum.11 y a 25 000 ans, les glaces qui recoqvrent le Canada et le nord des Etats-Unis commencent à fondre et le front glaciaire remonte lentement vers le nord, a raconté le chercheur.11 y a 13 500 ans, le glacier quitte les Adirondacks et franchit la frontière canado-américaine.Les eaux de fonte qui sont bloquées par le glacier au nord et les Ap-palaches créent un immense lac proglaciaire, le lac à Candona, qui submerge toute la région de Montréal, de 13350 à 13000 ans avant aujourd\u2019hui.«Quand le front glaciaire quitte Warwick, le lac se vide très rapidement dans l\u2019estuaire» en direction de la mer.Cette évacuation d\u2019eau contribue à élever le niveau de la mer, qui devient ainsi plus haut que celui des terres, qui ont gardé en mémoire le poids des glaciers.Un bras de l\u2019AÜan-tique pénètre alors sur le continent, envahit les basses terres laurentiennes et forme en l\u2019espace de quelques années la mer de Champlain, qui pendant 500 à 600 ans (de 13000 à 12 500 ans avant aujourd\u2019hui) s\u2019étend jusqu\u2019à Kingston, où elle jouxte le lac Qntario sans toutefois communiquer avec lui.Le mont Royal émerge Alors que le niveau du lac à Candona atteignait 250 mètres d\u2019altitude, celui de la mer de Champlain n\u2019est que de 174 mètres environ, ce qui permet, il y a 13 000 ans, l\u2019émersion dans la région de Montréal des trois sommets du mont Royal, celui de la colline Mont-Royal (234 mètres), celui d\u2019Qutre-mont (211m) et celui de West-mount (201 m), ainsi que d\u2019un îlot.«Le lac aux Castors est quant à lui toujours inondé, car l\u2019altitude de son seuil est d\u2019environ 165 m.Le fond de la dépression, lui, est situé 5 mètres plus bas encore [vers le centre du lac] », précise M.Richard.«La géomorphologie du mont Royal existait déjà, seulement elle était sous les eaux [du lac à Candona] et sous les glaciers», rappelle le géologue Jean-Michel Villanove, des Amis de la montagne.Par contre, les collines d\u2019Qka ainsi que les monts Saint-Grégoire et Saint-Bruno sont toujours submergés.Ces trois îles de terre ferme sises au sein d\u2019un environnement postglaciaire recueillent très rapidement des spores et des pollens apportés par le vent, qui, grâce aux fientes des oiseaux, germent et contribuent au développement d\u2019une végétation typique de la toundra.Cette dernière est confirmée par la présence de pollens de Dryas (herbe à plumets ou thé des Alpes), qui est l\u2019une des premières espèces de plantes à fleurs à coloniser les éboulis libérés par les A c f a s glaciers, et de Polygonum viviparum, ou renouée vivipare, une plante herbacée commune des régions arctiques, souli^e M.Richard.La toundra persistera de 13000 à environ 11000 ans avant aujourd\u2019hui.Depuis la fonte des glaces, la croûte terrestre ainsi soulagée remonte lentement mais inexo-rablemenf poussant peu à peu les eaux de la mpr de Champlain à se retirer.A mesure que le niveau de cette mer s\u2019abaisse, une surface de terres de plus en plus grande émerge.Vient un moment où le niveau de la mer passe sous le seuil de la cuvette (du lac aux Castors), créant ainsi un bassin qui devient un lac d\u2019eau douce.Forêt propice aux castors Le réchauffement du climat induit l\u2019apparition très rapide des premiers arbres, puis la mise en place d\u2019une forêt mixte composée de mélèzes, d\u2019épi-nettes, de peupliers faux-trembles, d\u2019érables rouges et de bouleaux blancs, à partir d\u2019il y a 11000 ans.La présence d\u2019une forêt mixte favorise la venue des castors, qui y trouvent un environnement favorable.A preuve, l\u2019équipe de M.Richard a trouvé dans ses carottes «des bois rongés» par ces mammifères.Une dizaine de ces bouts de bois rongés ont été datés par la méthode du carbone 14, ce qui a permis de préciser que des castors ont occupé les lieux il y a 11000 ans et qu\u2019ils ont habité périodiquement le site jusqu\u2019à il y a 9600 ans.«Il y a donc possibilité de présence humaine dès 11000 ans avant l\u2019actuel mont Royal puisqu\u2019on y trouve des animaux à manger», souligne M.Villanove.Les carottes de M.Richard s\u2019arrêtent à il y a 9600 ans.Le chercheur aurait bien souhaité pouvoir prélever des carottes plus en superficie faisant suite aux siennes afin de poursuivre la succession des environnements jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, mais la rapidité des travaux de réfection du lac ne lui en a pas donné la possibilité.Néanmoins, une carotte de quatre mètres prélevée en 1937 avait déjà permis de savoir que le bassin d\u2019eau douce qu\u2019exploitaient les castors s\u2019était graduellement rempli de matière organique jusqu\u2019à devenir une tourbière.Le Devoir OMNIUM BREBEUF @ Brébajf 20^ édition Jeudi 22 mai 2014 À la présidence d\u2019honneur \u20220 Partenaires des voiturettes L'Hon.Martin Cauchon, cp Conseii DS Weich Bussières CS WELCmaBUSSIERES Intelcom En coliaboration avec LE DEVOIR Club de golf Saint-Raphaël 1111, rue de l'Église île Bizard, Québec, H9C 1H2 Information fonds@brebeuf.qc.ca www.brebeuf.qc.ca/omnium 514 342-9342, poste 5362 Libre de penser http://oplighthouse.tumblr.com A 6 LE DEVOIR LE VENDREDI 16 MAI 2014 ECONOMIE GM rappelle trois millions de véhicules supplémentaires New York \u2014 Le constructeur automobile américain GM va rappeler environ 3 millions de véhicules supplémentaires, essentiellement aux Etats-Unis, portant à 10 millions le nombre de voitures rappelées depuis le début de l\u2019année.Dans le détail, 2 712 182 véhicules sont rappelés aux Etats-Unis, 201 683 au Canada, 1257 au Mexique et 76 018 dans d\u2019autres régions du monde, ce qui porte le total à 2 991 140 voitures rappelées.«La sécurité des clients est au centre de la façon dont nous concevons et produisons les véhicules et ces annonces en sont des exemples pratiques», déclare Jeff Boyer, en charge de la sécurité, cité dans le communiqué.Depuis l\u2019affaire des rappels tardifs de voitures qui ont écorné sa réputation, GM n\u2019hésite plus à rappeler des véhicules à la moindre alerte.Ces rappels à répétition ont plombé les résultats trimestriels du constructeur: son bé- JUSTIN SULLIVAN AGENCE ERANCE-PRESSE néfice net a chuté de 85,5 % à 125 millions au premier trimestre, où il a passé une charge exceptionnelle de 1,3 milliard pour couvrir les coûts de réparation.Agence France-Presse MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 14 588,89 -84,84 -0,6% New York S&P 500 1 870,85 -17,68 -0,9% NO'I Dec I 2014 Fev I Mar | Avr NASDAQ 4 069,29 -31,33 -0,8% DOW JONES 16 446,81 -1,0% PÉTROLE 101,50 -0,87 $US -0,9%\t?OR 1293,60 -12,30 $US -0,9%\t?DOLLAR CANADIEN\t 91,94 -f0,05 $US -fO,1%\t?1$US = 1,0877$ 67,06 -f0,05 euro\t 1 EURO = 1,4911\t ($) (%) (000) LES INSDICES DE LA BOURSE DE TORONTO S&P TSX\tSPTT14588.89\t\t-84.84\t-0.58 205181\t S&P TX20\tTX20\t662.29\t-10.20\t-1.52\t87460 S&P TX60\tTX60\t834.03\t-5.08\t-0.61116752\t S&P TX60 Cap.\tTX6C\t922.27\t-5.62\t-0.61116752\t Cons.de base\tTTCS\t326.04\t-1.88\t-0.57\t2244 Cons.disciV©.\tTTCD\t144.73\t-0.60\t-0.41\t6721 Çânergie\tTTEN\t311.38\t-2.20\t-0.70\t55580 Finance\tTTFS\t238.86\t-0.73\t-0.30\t22887 Auriiy®re\tTTGD\t178.91\t-3.18\t-1.75\t25038 Santy©\tTTHC\t88.14\t-0.99\t-1.11\t917 Tech, de l'info\tTTTK\t36.53\t-0.13\t-0.35\t5115 Industrie\tTTIN\t170.74\t-2.41\t-1.39\t54662 Maty©riaux\tTTMT\t245.06\t-4.05\t-1.63\t36282 Immobilier\tTTRE\t257.51\t2.21\t0.87\t5241 Ty©iy©coms\tTTTS\t124.49\t0.92\t0.74\t3129 Sev.collect.\tTTUT\t220.23\t-1.79\t-0.81\t6017 My©taux/minerals TSX CROISSANCE\tJTMN\t869.04\t-9.29\t-1.06\t7922_ TSX Venture\tJX\t974.65\t-17.09\t-1.72\t64739 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE\t\t\t\t\t Alim.Couche-Tard\tATD.B\t29.88\t0.06\t0.20\t348 Canadian-Tire\tCTC.A\t107.39\t-0.55\t-0.51\t165 Cogeco\tCCA\t60.97\t0.24\t0.40\t46 Corus\tCJR.B\t25.48\t0.04\t0.16\t145 Groupe TVA\tTVA.B\t8.59\t0.09\t1.06\t0 Jean Coutu\tPJC.A\t23.11\t-0.25\t-1.07\t161 Loblaw\tL\t47.27\t-0.19\t-0.40\t518 Magna\tMG\t108.61\t0.46\t0.43\t463 Metro\tMRU\t67.56\t-1.15\t-1.67\t580 Québécor\tQBR.B\t26.40\t-0.10\t-0.38\t232 Rona\tRON\t11.01\t0.01\t0.09\t2362 Saputo\tSAP\t58.90\t-0.75\t-1.26\t211 Shaw\tSJR.B\t27.02\t-0.12\t-0.44\t571 Shoppers Drug Mart\tSC\t60.83\t0.00\t0.00\t0 Tim Hortons\tTHI\t59.97\t-0.12\t-0.20\t441 Transat A.T.\tTRZ.B\t8.52\t-0.23\t-2.63\t38 Yellow Media ÉNERGIE\tY\t20.35\t-0.55\t-2.63\t124_ Cameco\tCCO\t21.66\t-0.31\t-1.41\t/03 Canadian Natural\tCNQ\t43.89\t-0.47\t-1.06\t1807 Canadian Oil Sands\tCOS\t23.15\t-0.27\t-1.15\t2080 Enbridge\tENB\t51.85\t-0.05\t-0.10\t1127 EnCana\tECA\t25.05\t0.21\t0.85\t2046 Enerplus\tERF\t23.40\t-0.25\t-1.06\t622 Pengrowth Energy\tPGF\t6.98\t-0.07\t-0.99\t1044 PV©troliV®re lmpV©riale\tIMO\t53.10\t-0.38\t-0.71\t337 Suncor Energy\tSU\t42.86\t-0.19\t-0.44\t5876 Talisman Energy\tTLM\t11.40\t-0.20\t-1.72\t1460 TransCanada\tTRP\t51.20\t0.05\t0.10\t935 Valener FINANCIÈRES\tVNR\t.15,82\to.gi\t0.06\t48 B.CIBC\tCM\t97.29\to.io\to.io\t760 B.de MontiV©al\tBMO\t75.12\t-0.46\t-0.61\t1156 B.Laurentienne\tLB\t46.97\t-0.25\t-0.53\t28 B.Nationale\tNA\t45.77\t-0.02\t-0.04\t997 B.Royale\tRY\t73.20\t-0.32\t-0.44\t1349 B.Scotia\tBNS\t67.53\t0.56\t0.84\t2502 B.TD\tTD\t51.86\t-0.44\t-0.84\t2163 Brookfield Asset\tBAM.A\t47.94\t0.49\t1.03\t546 Cominar Real\tCUF.UN\t19.26\t0.10\t0.52\t261 Corp.Fin.Power\tPWF\t34.86\t-0.09\t-0.26\t558 Fin.Manuvie\tMFC\t20.07\t-0.27\t-1.33\t4356 Fin.Sun Life\tSLF\t37.11\t-0.46\t-1.22\t1847 Great-West Lifeco\tGWO\t30.58\t-0.03\t-0.10\t1028 Industrielle All.\tlAG\t43.79\t-0.52\t-1.17\t132 Power Corporation\tPOW\t30.60\t-0.31\t-1.00\t891 TMX INDUSTRIELLES\tX.\t56.80\t-1.58\t-2.71\t42 Air Canada\tAC.B\t7.91\t-0.31\t-3.77\t6782 Bombardier\tBBD.B\t3.90\t-0.30\t-7.14\t42640 CAE\tCAE\t14.76\t0.25\t1.72\t697 Canadien Pacifique\tCP\t172.88\t-2.27\t-1.30\t236 Chemin de fer CN\tCNR\t64.01\t-0.48\t-0.74\t816 SNC-Lavalin\tSNC\t51.14\t-0.86\t-1.65\t477 Transcontinental\tTCL.A\t15.62\t-0.50\t-3.10\t130 TransForce\tTFI\t23.00\t-0.28\t-1.20\t203 ENTREPRISES DE MATERIAUX\t\t\t\t\t Agnum\tAG U\t99.88\t-2.60\t-2.54\t1422 Barrick Gold\tABX\t18.30\t-0.64\t-3.38\t2216 Goldcorp\tG\t27.12\t-0.40\t-1.45\t2088 Kinross Gold\tK\t4.33\t-0.06\t-1.37\t1477 Mmes Agnico-Eagle\tAEM\t35.67\t-0.46\t-1.27\t725 Potash\tPOT\t40.00\t-0.43\t-1.06\t1278 Teck Resources\tTC K.B\t24.91\t-0.38\t-1.50\t1198 Titre\tSymbole\t\t-ermeture\tVariation ($) (%)\t\tVoiume (000) SERVICES PUBLICS\t\t\t\t\t Fortis\tFFS\t32.20\t-0.15\t-0.46\t338 TransAlta\tTA\t13.36\t0.09\t0.68\t843 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t BlackBerry\tBB\t8.03\t0.03\t0.38\t1823 CGI\tGIB.A\t36.78\t-0.05\t-0.14\t1755 TELECOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t BCE\tBGE\t49.89\t0.24\t0.48\t1032 Bell Allant\tBA\t28.31\t0.05\t0.18\t141 Rogers\tRGI.B\t45.19\t0.28\t0.62\t498 Telus\tT\t40.87 FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE\t\t\t0.58\t1.44\t1270 iShares UEX\tXBB\t30.84\tü.üb\t0.16\t30 iShares MSCI\tXEM\t25.91\t-0.35\t-1.33\t2 iShares MSCI EMU\tEZU\t42.45\t-0.40\t-0.93\t10892 iShares S&P 500\tXSP\t21.60\t-0.19\t-0.87\t479 iShares S&P/TSX\tXIG\t23.09\t-0.13\t-0.56\t74 LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t AIR CANADA\tAG.B\t7.91\t-0.31\t-3.77\t6782 SUNCOR ENERGY INC\tSU\t42.86\t-0.19\t-0.44\t5876 YAMANA RES INC\tYRI\t8.02\t-0.20\t-2.43\t4913 MANULIFE FINANCIAL\tMFG\t20.07\t-0.27\t-1.33\t4356 HB NYMEX NG BEAR\tHND\t5.68\t-0.17\t-2.91\t3933 CENOVUS ENERGY INC\tGVE\t31.31\t-0.19\t-0.60\t3585 iShares S&P TSX 60\tXIU\t21.02\t-0.14\t-0.66\t3248 OREW ENERGY ING\tGR\t10.00\t-0.20\t-1.96\t3145 BELLATRIX\tBXE\t10.15\t-0.25\t-2.40\t3097 WHITEGAP RESOURGES\tWGP\t14.54\t-0.04\t-0.27\t2550 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t\t VEGIMA NETWORKS\tVGM\t6.50\t0.50\t8.33\t111 EXGHANGE\tEIF\t19.90\t1.39\t7.51\t239 AMAYA GAMING GROUP\tAYA\t7.62\t0.33\t4.53\t394 GANADIAN APT\tGAR.UN\t22.31\t0.95\t4.45\t809 HORIZONS BETA\tHGD\t14.95\t0.48\t3.32\t298 HB NYMEX NG BULL\tHNU\t15.22\t0.41\t2.77\t1196 INTAGT FINANGIAL\tIFG\t72.80\t1.73\t2.43\t853 DREAM GLOBAL REIT\tDRG.UN\t9.75\t0.23\t2.42\t158 VERESEN ING\tVS N\t16.30\t0.37\t2.32\t931 GONGORDIA HEALTH\tGXR LÈS PERDANTS EN %\t\t30.50\t0.60\t2.01\t135 JUST ENERGY GROUP\tJE\t7.85\t-0.85\t-9.77\t2368 LIQUOR STORS NA\tLIQ\t10.33\t-0.83\t-7.44\t394 ROOK ENERGY ING\tRE\t6.67\t-0.43\t-6.06\t792 MEDIGAL FAGILITIES\tDR\t17.90\t-1.13\t-5.94\t166 RMP ENERGY LTD\tRMP\t7.97\t-0.43\t-5.12\t1646 ZARGON OIL & GAS\tZAR\t9.25\t-0.47\t-4.84\t137 GANAGOL ENERGY LTD\tGNE\t7.22\t-0.36\t-4.75\t637 SILVER STANDARD\tSSO\t8.46\t-0.42\t-4.73\t213 GANELSON DRILLING\tGDI\t7.55\t-0.35\t-4.43\t420 SANDSTORM GOLD LTD\tSSL\t6.08\t-0.28\t-4.40\t133 LES GAGNANTS EN $\t\t\t\t\t INTAGT FINANGIAL\tIFG\t72.80\t1.73\t2.43\t853 EXGHANGE\tEIF\t19.90\t1.39\t7.51\t239 BOARDWALK EQUITIES\tBEI.UN\t63.60\t1.21\t1.94\t220 GANADIAN APT\tGAR.UN\t22.31\t0.95\t4.45\t809 GONGORDIA HEALTH\tGXR\t30.50\t0.60\t2.01\t135 TELUS GORP\tT\t40.87\t0.58\t1.44\t1270 BANK of NOVA\tBNS\t67.53\t0.56\t0.84\t2502 KEYERA GORP\tKEY\t75.25\t0.54\t0.72\t205 VEGIMA NETWORKS\tVGM\t6.50\t0.50\t8.33\t111 BROOKFIELD ASSET\tBAM.A LES PERDANTS EN $\t\t47.94\t0.49\t1.03\t546 VALEANT\tVRX\t135.08\t-3.14\t-2.27\t370 AGRIUM ING\tAG U\t99.88\t-2.60\t-2.54\t1422 GANADIAN PAGIFIG\tGP\t172.88\t-2.27\t-1.30\t236 AUTOGANADAING\tAGQ\t70.19\t-1.56\t-2.17\t178 PEYTO EXPLORATION\tPEY\t37.93\t-1.48\t-3.76\t1507 GLUSKIN SHEFF&\tGS\t29.90\t-1.21\t-3.89\t103 Gl FINANGIAL\tGIX\t34.98\t-1.15\t-3.18\t1625 METRO ING\tMRU\t67.56\t-1.15\t-1.67\t580 MEDIGAL FAGILITIES\tDR\t17.90\t-1.13\t-5.94\t166 IGM FINANGIAL ING\tIGM\t52.46\t-0.96\t-1.80\t587 Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com CENTRE D ANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC INDICES QUÉBÉCOIS\t\t Indice\tFermeture\tvar.pts var.% IQ30\t1895,32\t-16,71 -0,87 IQ120\t1911,27\t-17,77 -0,92 émission\ten dinect ?O decisionplus.com CD CD\tda Boan'Se en dinect RTTTJ.KTTN ECONOMIQUE DU CONEERENCE BOARD Le Québec obtient un C Les indicateurs Productivité et Prospérité sont en cause GERARD BERUBE Le Québec figure parmi les derniers de classe lorsque sa performance économique est comparée au reste du Canada.Le Conference Board lui accorde une note de C, s\u2019alarmant du recul continu du revenu par habitant et de sa faible productivité.Le Conference Board du Canada dévoilait jeudi son bilan Les performances du Canada: économie qui, pour une première fois, propose un exercice de comparaison entre les 10 provinces et 16 pays comparables au Canada.Dans le classement, le Canada reçoit la note B, arrivant au 5® rang d\u2019une liste de 16 pays dorninée par l\u2019Australie, suivie par l\u2019Irlande, les Etats-Unis et la Norvège.Au niveau provincial, les économies pétrolières parviennent à arracher un A.L\u2019Ontario, l,a Colombie-Britannique et l\u2019île-du-Prince-Edouard reçoivent une note globale de B pour leur bilan économique.Le Manitoba et le Québec suivent avec un C, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse fermant la marche avec un D.«Le dénominateur commun pour bien des provinces est le retard qu\u2019elles accusent au chapitre de la productivité, un immense défi à relever pour assurer la prospérité économique future », souligne le Conference Board.L\u2019organisme de recherche sonne l\u2019alarme pour le Québec.Entre autres, «la performance du Québec au chapitre du revenu par habitant se détériore depuis le début des années 1980, et la province reçoit systématiquement un \u201cD\u201d depuis ARCHIVES LE DEVOIR le milieu des années 1990.Le Québec se retrouve maintenant dans le même groupe que le Japon, la France, le Royaume-Uni et certains autres pays européens ayant connu une faible croissance économique ces deux dernières décennies.» Au chapitre de la productivité du travail, le Québec se situe sous la moyenne nationale et affiche une croissance inférieure à celle de tous les pays de comparaison, à l\u2019exception du Japon.Le Québec fait également piètre figure dans le segment Investissement direct étranger.Et le Conference Board de conclure que, «faute d\u2019une réforme structurelle, les perspectives que laissent entrevoir les notes du Québec resteront modestes à long terme».Le Devoir Ralentissement de la croissance en Russie au premier trimestre Moscou \u2014 La Russie a enregistré une croissance de 0,9% au premier trimestre sur un an, après une hausse du PIB de 2% au quatrième trimestre 2013, a annoncé jeudi l\u2019institut des statistiques Rosstat.Cette première estimation est légèrement su-pçrieure à ce que prévoyait le ministère de l\u2019Économie, qui tablait sur une hausse de 0,8% au premier trimestre sur un an.«Le fort ralentissement de la croissance du PIB russe de 2% à 0,9% suggère que les répercussions de la crise en Ukraine ont asséné un sérieux coup à l\u2019économie russe», a commenté Neil Shearing, économiste chez Capital Economies.L\u2019économie russe se trouvait déjà en phase de net ralentissement avant la crise ukrainienne avec une croissance de 1,3% en 2013 contre 3,4% en 2012 et 4,3% en 2011.Mais les tensions autour de l\u2019ancienne république so- viétique ont tiré encore plus vers le bas l\u2019économie russe.Ein avril, le Eonds monétaire international (EMI) a estimé que la Russie, dont l\u2019économie est plombée par la crise ukrainienne, était entrée en récession et n\u2019enregistrerait sur l\u2019année qu\u2019une croissance à peine supérieure à zéro.La Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) a elle estimé mercredi que la Russie n\u2019était pas encore entrée en récession mais que ce spectre la menaçait aussi si des sanctions financières étaient prises contre elle dans le cadre de la crise ukrainienne.Pour 2014, le gouvernement russe table officiellement sur une croissance économique comprise entre 0,5 et 1,1%.Agence France-Presse Croissance vigoureuse en Allemagne Berlin \u2014 L\u2019Allemagne a laissé sur place la plupart de ses partenaires européens au premier trimestre 2014 avec une croissance de son économie robuste et meilleure qu\u2019attendu, mais qui ne suffit pas à compenser la faiblesse des poids lourds Prance et Italie.«France 0 %, Allemagne 0,8 %, l\u2019économie c\u2019est comme le football», résumait dans un tweet Pre-derik Ducrozet, économiste chez Crédit Agricole CIB.Il aurait pu ajouter «Italie -0,1 %, Portugal -0,7%» si le football connaissait des scores négatifs.Le chiffre pour la zone euro dans son ensemble, également publié jeudi, porte la marque de ces dissymétries: son PIB a progressé de 0,2% seulement en début d\u2019année, moins que prévu.La reprise en zone euro «est lente et déséquilibré», a commenté Jennifer McKeown, du cabi- net de recherche économique Capital Economies tandis qu\u2019Annalisa Piazza, du courtier Ne-wedge, soulignait «la fragmentation» de l\u2019Union monétaire, qui représente selon elle «un risque majeur».Le chiffre de l\u2019Espagne fin avril (-i-0,4%) avait fait espérer une embellie mais les données de la Prance, de l\u2019Italie et du Portugal sont venues rappeler que la région ne sort que très laborieusement la tête de l\u2019eau.L\u2019office européen des statistiques Eurostat a même révisé en baisse le chiffre du quatrième trimestre 2013 pour la zone, à 0,2% (contre -i-0,3% initialement annoncé).Exception notoire, l\u2019Allemagne, avec une hausse de 0,8% de son PIB, a fait mieux en début d\u2019année qu\u2019attendu.Agence France-Presse Baisse du taux de cotisatiou de la CSST Le conseil d\u2019administration de la CSST a fixé le taux moyen de cotisation pour l\u2019année 2015 à 1,94$ du 100$ de masse salariale, une baisse de 8é, soit 4%, par rapport à 2014.Le taux de cotisation est en baisse de 11% depuis 2011 et il représente le taux le plus bas depuis les douze dernières années.Le taux de capitalisation du régime atteint 95%.Le Devoir Le mauvais temps fait mal à Wal-Mart New York \u2014 Le bénéfice de Wal-Mart a glissé de 5% au premier trimestre, quand le plus grand détaillant de la planète a été frappé par le mauvais temps et les conditions économiques difficiles.Le géant de Bentonville, dans l\u2019Arkansas, a affiché un profit de 3,59 milliards $US, soit 1,11 $US par action, comparati- vement à 3,78 milliards ou 1,14 $US par action fan dernier.Le mauvais temps aurait retranché environ 3 CUS par action à son bénéfice.Les ventes trimestrielles des magasins comparables ont glissé de 0,2% aux États-Unis, pour un cinquième déclin trimestriel consécutif Ses revenus ont augmenté de 1 % à 114,96 milliards.Associated Press Record de production aurifère pour Osisko Corporation minière Osisko a vu ses profits augmenter de façon significative au premier trimestre en raison d\u2019un record de production aurifère.Le bénéfice net de la minière québécoise pour la période terminée le 31 mars a bondi de 39%, à 24,2 millions, ou 6é par action, par rapport à 17,4 millions, ou 4 é par action, au premier trimestre de 2013.Ses revenus ont progressé de 33% depuis l\u2019an dernier pour atteindre 212,1 millions, a indiqué le producteur aurifère mercredi soir, après la fermeture des marchés.Osisko, dont le principal gisement est situé à Malartic, en Abitibi-Témisca-mingue, a également annoncé un record de production d\u2019or de 140029 onces pour le trimestre moyennant des charges décaissées de 636$ l\u2019once.La Presse canadienne CAE améliore son bénéfice La multinationale montréalaise CAE a dévoilé jeudi un bénéfice de 59,9 millions au quatrième trimestre, en hausse par rapport au profit de 45,7 millions annoncé au même moment l\u2019an dernier.Ses revenus se sont élevés à 583,4 millions, comparativement à 565,6 millions.Pour l\u2019exercice 2014, CAE annonce des revenus de 2,11 milliards, contre 2,04 milliards en 2013.Son bénéfice se chiffre à 191,1 millions, comparativement à 140,7 millions un an plus tôt.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI 16 MAI 2014 A 7 ECONOMIE La Presse papier, entre vie et trépas Les autres quotidiens du groupe devront aussi se transformer ou disparaître, disent les frères Desmarais RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Câlin Rovinescu, le chef de la direction d\u2019Air Canada DUR COUP POUR BOMBARDIER Air Canada n\u2019achètera pas d\u2019appareils de la CSeries ROSS MAROWITS Air Canada a porté jeudi un dur coup à Bombardier en décidant de ne pas remplacer immédiatement le reste de sa flotte d\u2019appareils E190 d\u2019Embraer.L\u2019avionneur montréalais espérait voir le plus grand transporteur aérien au Canada devenir un de ses premiers clients pour son nouvel avion CSeries.Après avoir choisi l\u2019an dernier des Boeing 737 MAX pour remplacer 20 avions d\u2019Embraer, la ligne aérienne avait dit étudier diverses options pour les 25 autres appareils restant de sa flotte.Cependant, elle a indiqué jeudi que ces appareils de 90 sièges étaient toujours relativement jeunes et qu\u2019elle préférait éviter de nouvelles dépenses en immobilisations et dettes, pendant qu\u2019elle se concentre déjà sur des dépenses de près de 9 milliards pour d\u2019autres nouveaux avions.Au cours de l\u2019année à venir.Air Canada prévoit d\u2019ajouter 37 Boeing 787 Dreamliner à sa flotte, ainsi que jusqu\u2019à 109 appareils 737 MAX, et dépenser 300 millions pour ajouter plus de sièges sur 18 Boeing 777.«La question est d\u2019analyser les bénéfices relatifs à ce que nous pouvons tirer en achetant de nouveaux avions, par rapport au travail qui peut être fait avec le reste de l\u2019espérance de vie de nos avions existants», a expliqué le chef de la direction, Câlin Rovinescu, à la suite de l\u2019assemblée annuelle des actionnaires du transporteur.«Lorsque ces avions seront près de la fin de leur durée de vie, nous devrons toujours remplacer ces 25 appareils à un certain moment, et nous aurons la totalité de notre flotte d\u2019Airbus 319 de Rouge à remplacer avec un produit à fuselage étroit, mais ce n\u2019est pas le genre de décision que nous prendrons demain.» Même s\u2019il ne sera pas prêt à acheter d\u2019autres avions avant quelques années, M.Rovinescu a indiqué que sa décision n\u2019avait rien à voir avec la qualité des appareils de la CSeries.«Nous aimons vraiment cet avion.C\u2019est une question de coûts et de bénéfices.C\u2019est aussi simple que ça, mais c\u2019est un avion génial et f aimerais sincèrement qu\u2019ils connaissent du succès avec lui.» Bombardier s\u2019est dit déçu de la décision d\u2019Air Canada, mais reste confiant que ses appareils seront les mieux adaptés aux besoins du transporteur lorsqu\u2019il ira éventuellement de l\u2019avant avec de nouveaux achats d\u2019avions à fuselage étroit.«Ce n\u2019est pas la meilleure issue pour l\u2019instant mais nous sommes toujours optimistes et nous avons toujours une bonne impression pour ce qui est à venir», a affirmé la porte-parole Ma-rianella Delabarrera.«Nous mettons cela de côté dans notre filière des occasions futures.» Bombardier a reporté la livraison des appareils CSeries de 110 à 160 sièges au moins jusqu\u2019à la deuxième moitié de 2015.Jusqu\u2019à maintenant, l\u2019avionneur a obtenu des engagements pour 447 avions CSeries de la part de 18 clients dans 15 pays, incluant 203 commandes fermes.Porter Airlines est le seul client canadien pour la CSeries jusqu\u2019à maintenant, avec une commande conditionnelle pour 12 appareils CSlOO et 18 options, pour une valeur totale d\u2019environ 2,08 milliards $US.Cependant, cette commande est conditionnelle à l\u2019obtention de l\u2019approbation d\u2019un prolongement des pistes à l\u2019aéroport du centre-ville de Toronto et d\u2019une autorisation pour y accueillir des appareils à réaction.La Presse canadienne FRANÇOIS DESJARDINS Cette fois, c\u2019est la famille Desmarais elle-même qui en parle publiquement.Les jours de la version imprimée de La Presse, dont le propriétaire a investi 40 millions pour construire une version numérique destinée aux tablettes, sont plus ou moins comptés.L\u2019abandon du papier, qui n\u2019a encore fait l\u2019objet d\u2019aucune décision, a été évoqué hier lors de l\u2019assemblée des actionnaires, dont l\u2019ordre du jour était tout autre : présentation des états financiers, vote sur les propositions d\u2019actionnaires et, au passage, doléances envers des règles de gouvernance qui vont trop loin, selon les deux fils du fondateur.C\u2019est à la fin de l\u2019assemblée que l\u2019avenir de La Presse a été soulevé.Lorsqu\u2019un représentant du Mouvement d\u2019éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) a demandé à Paul Desmarais fils si Power envisageait la disparition de la version papier, ce dernier a dit qu'«à terme, oui, tout simplement oui».Le discours annuel de Paul Desmarais fils a notamment porté sur la gouvernance, qui dans bien des cas va trop loin, selon lui.11 a mentionné les votes consultatifs sur la rémunération de la direction, ce qu\u2019il considère comme un « empiétement progressif des actionnaires sur des questions qu\u2019on percevait auparavant comme étant de la responsabilité exclusive du conseil».Power, qui contrôle notamment Great-West et London Life, a indiqué que son bénéfice au premier trimestre a atteint 242 millions, en hausse de 8%.En conférence de presse, M.Desmarais et son frère André \u2014 qui dirigent Power conjointement et dont le père est décédé en octobre 2013 \u2014 ont vite été invités à revenir sur le sujet de La Presse.«Les revenus [publicitaires] baissent de façon dramatique et le lectorat vieillit», a dit André Desmarais.«Au cours des dernières années, et en particulier la dernière, il y a eu une chute énorme des revenus publicitaires qui proviennent d\u2019annonceurs nationaux et, maintenant, du détail.Ça augure mal pour la survie des quotidiens qui sont uniquement dans l\u2019imprimé.Il y a toujours des exceptions, prenez le New York Times, qui est une marque mondiale, le Wall Street Journal.La Presse n\u2019est pas une marque mondiale.» La direction de l\u2019entreprise n\u2019écarte pas la possibilité de «garder [le papier] le samedi et le mercredi, je n\u2019en ai aucune idée», dit M.Desmarais.Quand un journaliste lui a demandé s\u2019il y au- PETER MCCABE LA PRESSE CANADIENNE André Desmarais et Paul Desmarais fils dirigent conjointement Power Corp.rait des mises à pied à Montréal ou en région lors de la disparition du papier, André Desmarais a répondu: «C\u2019est une réalité, ce n\u2019est pas à cause de nous.C\u2019est un média, et les gens en veulent moins.Après un moment, si les publicitaires ne sont pas prêts à mettre des publicités dans les journaux, c\u2019est évident qu\u2019il y aura des mises à pied à faire.Ça ne veut pas dire qu\u2019on ne peut pas construire une business autour de ça, comme on l\u2019a fait à La Presse +.» Autres journaux Les autres quotidiens de la filiale Gesca auront vraisemblablement à revoir leur mode de fonctionnement, a-t-il affirmé en réponse à une autre question.«Qu\u2019est-ce qu\u2019il peut arriver à ces quotidiens-là ?Ben, ils vont disparaître.Il faudra qu\u2019ils aient des discussions sérieuses, lesquelles nous voulons, bien entendu, avoir avec eux.En espérant pouvoir trouver une façon de les intégrer aux tablettes ou de développer pour eux un mode de survie à long terme.» La plateforme La Presse + a coûté 40 millions.La mise en vente des autres actifs de l\u2019entreprise, en région, n\u2019est pas exclue, mais André Desmarais a souligné qu\u2019avec eux viennent des régimes de retraite.Gesca a conclu en février 2014 une entente avec Transcontinental en vertu de laquelle Gesca devait faire un paiement unique de 31 millions pour avoir une plus grande flexibilité «quant aux besoins d\u2019impression».Le syndicat de La Presse a indiqué hier que «le redéploiement de La Presse sur d\u2019autres plateformes a été fait avec l\u2019appui des syndicats» et a nécessité des «sacrifices».«On espère et on croit que ce succès peut être reproduit dans les autres journaux du groupe Gesca», a-t-il ajouté en qualifiant le projet d\u2019emballant malgré ses difficultés.Le Devoir TRAVAILLEURS ETRANGERS Les entreprises demandent à Ottawa de mettre fin an moratoire KARL RETTINO-PARAZELLI La Eédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (ECEl) entretient peu d\u2019espoir de voir le gouvernement fédéral lever le moratoire sur l\u2019embauche des travailleurs étrangers.Elle le soupçonne même de vouloir resserrer les règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pour en compliquer l\u2019accès.«On n\u2019est pas très optimistes.Je dirais même qu\u2019on est plutôt pessimistes», a lancé la vice-présidente de la ECEl, Martine Hébert, à la suite d\u2019une table ronde organisée jeudi à Ottawa avec le ministre fédéral de l\u2019Emploi, Jason Kenney.La ECEl souhaite notamment que le gouvernement conservateur mette fin au moratoire qu\u2019il a imposé à la fin du mois d\u2019avril concernant l\u2019embauche de main-d\u2019œuvre étrangère dans le secteur des services de restauration.Ottawa a agi en réaction à des cas d\u2019abus du programme rapportés en Colombie-Britannique, en Ontario et dans les Maritimes.Des travailleurs étrangers auraient été embauchés au détriment de travailleurs canadiens.« On demande au gouvernement d\u2019agir avec sagesse et de ne pas mettre tout le monde dans le même panier.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a quelques pommes pourries qu\u2019il faut jeter tout le verger», illustre M™® Hébert.A l\u2019aube de la saison estivale, les besoins de main-d\u2019œuvre non qualifiée se font particulièrement sentir dans les secteurs de l\u2019hébergement et de la restauration et, sans accès aux travailleurs étrangers temporaires, plusieurs entreprises québécoises pourraient se retrouver à court d\u2019effectifs, prédit-elle.«Notre impression, c\u2019est qu\u2019après le moratoire, le gouvernement veut mettre la hache dans le programme pour des raisons purement politiques», poursuit-elle.Le cabinet de M.Kenney n\u2019a pas répondu à nos questions jeudi.Dialogue de sourds La ministre québécoise de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, a également demandé en début de semaine à son homologue fédéral, Chris Alexander, de mettre fin au moratoire ou, du moins, d\u2019en exclure le Québec.Celui-ci n\u2019a pas ouvert la porte à cette option tant que la révision du programme ne sera pas terminée.M.Kenney a tenu un discours semblable, expliquant qu\u2019une enquête sera conclue d\u2019ici quelques semaines et que les décisions politiques suivront Devant les critiques québécoises, Ottawa fait valoir que les entreprises n\u2019ont qu\u2019à combler leurs besoins saisonniers en embauchant des jeunes ou des nouveaux arrivants.«Il n\u2019y a pas de fluidité parfaite entre les ressources et les besoins», répond la vice-présidente de la ECEl.Pour améliorer le ITET de manière plus générale, la fédération propose entre autres d\u2019établir un «code de conduite» définissant les droits des travailleurs étrangers et les responsabilités des employeurs ou encore de remplacer l\u2019obligation de favoriser l\u2019embauche d\u2019une main-d\u2019œuvre entièrement canadienne par un plan misant sur une main-d\u2019œuvre mixte.Le Devoir SANS-FIL Un quatrième fournisseur national profiterait aux Canadiens Ottawa \u2014 Le Bureau de la concurrence estime que l\u2019arrivée d\u2019un quatrième fournisseur national de services sans fil pourrait profiter à l\u2019économie canadienne et aux consommateurs à hauteur de 1 milliard par année.Le Bureau a avancé ce calcul dans un exposé destiné au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), demandant que des mesures soient mises en place pour augmenter le niveau de concurrence dans ce secteur, dominé par trois grands joueurs.Les plus grandes sociétés de services sans fil \u2014 Rogers, Bell et Telus \u2014 exercent une puissance commerciale assez importante sur le marché pour maintenir leurs prix au-dessus des niveaux concurrentiels pendant une période significative, a estimé le Bureau de la concurrence.Les géants du secteur ont peuvent aussi imposer des prix élevés pour les services sans fil mobiles de gros à leurs concurrents, services dont ces derniers ont besoin pour servir leurs clients.Selon le Bureau de la concurrence, le CRTC devrait s\u2019assurer que les nouveaux venus ont accès aux services de gros avec des mesures réglementaires quand elles sont jugées nécessaires.La Presse canadienne Résultats des tirages du : 2014-05-14 02 25 27 28 31 47 iiiTïTTj.i 01 03 06 ^1^\u2019 10 12 35 Prochain gros lot (approx )\t5 000 000 $ i Membre O PQ et R C PO i 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non decomposable) 49671818 01 Eitra 8626098 \tOn a réinventé la rouei \tOffert en magasin, en ligne ou sur votre mobile.Psychologue clinicienn Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 16 MAI 2014 EDITORIAL PRINTEMPS ETUDIANT Et pourtant, c\u2019est un bon rapport Il faut beaucoup de mauvaise foi, ou de partisanerie, pour balayer du revers de la main le rapport Ménard qui décortique sur 450 pages les hauts et les bas de ce que l\u2019on a surnommé le «printemps érable».Les recommandations s\u2019appuient sur des constats pertinents et nuancés.Ses détracteurs les ont-ils lus?J Josée Boileau eudi, ils étaient tous unis dans le même combat: la ministre libérale de la Sécurité publique, Lise Thériault, la Fraternité des policiers de Montréal, l\u2019Association ppur une solidarité syndicale étudiante (ASSE).A leurs yeux, le rapport de la Commission spéciale d\u2019examen des événements du printemps 2012, présidée par l\u2019ancien ministre de la Sécurité publique Serge Ménard, ne vaut pas tripette.Ils ont tort.Assurément.Ils n\u2019ont pas évalué ce rapport: ils ont plutôt livré leur non-lecture à partir de leurs préjugés.Heureusement que les commissaires n\u2019ont pas eu cette subjectivité.Ils ont au contraire tenté de tenir compte de l\u2019ensemble des angles pour comprendre ce qui s\u2019est passé durant ce printemps exceptionnel dans l\u2019histoire moderne du Québec \u2014 ce qui en soi impose qu\u2019on s\u2019y intéresse sérieusement.Ce n\u2019est pas que par le nombre de manifestants que le printemps étudiant s\u2019est distingué.Pour la première fois, les étudiants ne suivaient pas les mots d\u2019ordre de leaders.Pour la première fois, pendant des mois à Montréal, des policiers ont dû soir après soir faire face à des manifestants, dans un climat tendu, ce qui accentuait la fatigue et l\u2019agressivité.Pour la première fois, les médias sociaux jouaient un rôle de premier plan, envenimant parfois le conflit.Pour la première fois encore, les policiers recouraient largement aux grenades assourdissantes, de «petites bombes» conçues pour servir lors de prises d\u2019otages ou contre des tireurs embusqués, pour disperser les foules.Pour la première fois, des manifestants étaient détenus, souvent pour rien, dans des conditions inacceptables au Québec.Pour la première fois, il y avait recours à des injonctions pour forcer la tenue de cours et le droit de grève des étudiants était nié.Pourquoi en est-on arrivé là?Comment éviter que cela se reproduise, en préservant la liberté de manifester pacifiquement?Pour y répondre, le rapport n\u2019accable pas les policiers, ne démo-nise pas les étudiants.Mais, à l\u2019aide de faits, d\u2019analyse et de recul, il met le doigt sur plusieurs éléments : l\u2019ignorance tant politique que policière des signes avant-coureurs de mobilisation, la façon dont certaines associations étudiantes vont tenir les votes de grève, les dérapages policiers qui prendront de plus en plus de place, les contradictions (dispersez-vous!, disait la police, mais c\u2019était parfois physiquement impossible), les rendez-vous manqués, la personnalisation du conflit.Quant à la manière du gouvernement Charest de gérer la crise, elle est analysée à partir d\u2019interventions hors du champ politique.À moins de croire que Claude Castonguay, Louise Qtis ou Guy Rocher, cités dans le rapport, soient de dangereux révolutionnaires, il est juste de dire dans leur foulée que la médiation reste une meilleure stratégie que la confrontation.«Nous n\u2019avons cherché ni à juger ni à critiquer.Nous nous sommes consacrés à identifier ce qui devait être amélioré et comment le faire, tout simplement », soulignent les commissaires dans leur avant-propos.Ils ont raison, et ils ont bien travaillé.Même la ministre Thériault, si elle s\u2019en donnait la peine, pourrait le reconnaître.Ce rapport n\u2019est pas fait pour une tablette.HYPOTHÈQUES Le beau risque Jean-Robert Sansfaçon a société Groupe Investors a réussi un bon coup publicitaire en début de semaine, en lançant une hjqjothèque de trois ans au taux de 1,9%.Un taux aussi bas force les concurrents à ajuster leur échelle de prix.L\u2019hypothèque en question n\u2019a pas que des avantages puisqu\u2019il n\u2019est pas possible de geler ce taux variable en cas de hausse du marché ni de rembourser son hypothèque avant terme à moins de vendre sa propriété.Par ailleurs, des clients très fiables d\u2019institutions plus populaires comme Desjardins ont récemment obtenu un taux variable encore plus avantageux de 1,4% pour un an au lieu de 2,94% «après rabais» à l\u2019intérieur d\u2019un contrat fermé de cinq ans, sans perdre la gr^-^ possibilité de passer à un taux fixe ou de procé- ¦\t,\tder à des remboursements anticipés.%\tÀ un niveau aussi bas, les propriétaires qui au- ront la sagesse de ne pas réduire leurs verse-ments mensuels verront le montant du capital ^ 1'*=-1 emprunté fondre à vue d\u2019œil.Des taux hypothécaires aussi bas relancent le débat sur l\u2019état du marché immobilier.Après quelques mois de ralentissement, il est possible, mais certainement pas souhaitable, que nous assistions à une nouvelle escalade des prix.Cela dit, tout le monde ne profitera pas des taux très peu élevés avec le même bonheur.Qn pense aux nouveaux acheteurs qui doivent contracter une assurance hypothécaire la SCHL parce qu\u2019ils ne sont pas en mesure de verser au moins 20% du prix au moment de l\u2019achat.À cause du resserrement des normes fédérales, certains d\u2019entre eux se verront refuser l\u2019accès au crédit si leur capacité de remboursement évaluée sur la base des taux fixes de cinq ans est insuffisante.Il faut dire que cette mesure restrictive, comme les autres qui ont été adoptées depuis 2008 (l\u2019amortissement maximum réduit à 25 ans, l\u2019impossibihté de réhypothéquer son immeuble au-delà de 80% de sa valeur, etc.), ont eu un effet bénéfique en réduisant le risque de défaut de paiement chez les acheteurs les plus vulnérables à une éventuelle remontée des taux.Cela ne se produira pas cette année, mais personne ne peut prédire l\u2019avenir.Le marché immobilier canadien est sorti indemne de la récession de 2008 et les prix ont même continué de croître.Le ralentissement récent qu\u2019on attribue à l\u2019excédent d\u2019immeubles mis en vente autant qu\u2019aux mesures restrictives a ceci de bon qu\u2019il redonne espoir aux jeunes acheteurs maintenus à l\u2019écart par la hausse exubérante des prix enregistrée dans la dernière décennie.Sans souhaiter une chute importante des prix qui sabrerait l\u2019actif des ménages, on peut quand même s\u2019attendre à ce que la correction se poursuive pendant quelque temps si la concurrence des banques ne vient pas perturber le marché outre mesure.Au plus grand bonheur des uns.et au malheur des autres.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET P Û LETTRES Montréal: française en France, bilingne an Qnébec Ces jours-ci, Denis Coderre, le maire de Montréal, discute francophonie à Lyon et à Paris.Pendant ce temps, l\u2019arrondissement montréalais de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, qui ne sait sans doute pas quoi faire de ses surplus budgétaires, annonce que ses «alertes citoyennes» seront dorénavant bilingues.Ce qui n\u2019est pas sans rappeler que le bulletin Le Citoyen publié par le même arrondissement est bilingue depuis belle lurette.Dans un cas comme dans l\u2019autre, en flagrante contravention avec la Charte de la langue française.Le gouvernement de Robert Bourassa, ce «séparatisse » notoire, a fait du français la langue officielle du Québec.Depuis, combien de fois avons-nous entendu affirmer, par les uns et les autres, que le français est et doit être la langue commune des Québécois.De toute évidence, en dehors des discours protocolaires, on n\u2019y croit pas.Comment s\u2019étonner ensuite que la société québécoise ait de la difficulté à bien intégrer ses immigrants et que de véritables gouffres séparent des citoyens vivant pourtant à quelques pâtés de maisons?Le maire Coderre [.] pourrait se demander s\u2019il n\u2019y aurait pas des économies à réaliser en appliquant tout simplement la loi 101.Michel Gay Montréal, le 14 mai 2014 De la honte.Voici le sentiment qui m\u2019a habité en voyant la une du Devoir, mardi.Trois honnêtes citoyens, sans passé criminel, les menottes aux poings ! Dans quelle société vivons-nous pour traiter des gens de la sorte?Ne pouvaient-ils pas se présenter par eux-mêmes au tribunal?Une simple citation à comparaître ?Représentaient-ils un risque important à la sécurité publique ?Gu encore un risque important de fuite?Gn envoie l\u2019escouade tactique chez M.Harding, car il possède des armes! Si on avait des craintes d\u2019un affrontement, n\u2019aurait-il pas été plus sage de le convoquer par huissier au tribunal et de n\u2019intervenir qujen cas de non-coopération?A ma connaissance, ils n\u2019ont été reconnus coupables de rien et dans une société prétendument civilisée comme la nôtre, la présomption d\u2019innocence devrait dicter les agissements de notre système de justice et de nos corps policiers.Par conséquent, cette pratique de mettre les menottes devrait être révisée et balisée, et on ne devrait réserver ce traitement qu\u2019aux récidivistes ainsi qu\u2019aux personnes représentant un risque réel pour la sécurité civile.François Dinel Bromont, le 14 mai 2014 Le ministère au banc des accusés La comparution flamboyante des trois employés de la MMA à Lac-Mégantic et les accusations de négligence criminelle ayant causé la mort contre eux me laissent l\u2019impression d\u2019un show médiatique destiné à jeter un baume sur les plaies encore vives de Méganticois.Pourtant, dans les faits, le ^and absent à cette comparution et premier véritable coupable de cette tragédie est le ministère des Transports fédéral, à qui incombe la responsabilité de la sécurité ferroviaire.Une sécurité qu\u2019il a lui-même compromise par l\u2019allégement des règles de sécurité et des contrôles, et sa décision de permettre la présence d\u2019un seul conducteur à bord des convois ferroviaires.Conséquemment, les représentants du ministère des Transports du Canada doivent être formellement accusés de négligence criminelle ayant causé la mort, à défaut de quoi les employés accusés se révéleront des boucs émissaires regrettables d\u2019un laxisme éhonté de la part du gouvernement fédéral.Henri Marineau Québec, le 14 mai 2014 LIBRE OPINION Lettre d\u2019éloges à Dalila Awada YARA EL-GHADBAN Auteure et anthropologue Chère Dalila, je fai vue récemment encore plus belle en personne que dans les photos des quotidiens et dans la lumière agressante de la télé.Digne, ton regard n\u2019avait pas le même éclat d\u2019idéalisme qui avait tant séduit et tant déstabilisé le soir où tu fes adressé à tes concitoyens et où tu avais si bien répondu aux autres invités.Une jeune femme intelligente, épanouie, éloquente et belle en plus cjans ce foulard?Non.Trop c\u2019est trop.Elégance de la parole, élégance de l\u2019apparence, élégante dans ta différence et ta vision de la société.Tu ne le savais pas, mais ce soir-là, tu avais ébranlé bien des certitudes.Et sans doute, n\u2019avais-tu pas imaginé la violence de la réplique.Nous avons souvent une idée utopique du débat public.Gn entre dans la (3ité avec l\u2019espérance que nous serons égaux, que l\u2019action et la parole se traduiront en dialogue et qu\u2019en exprimant une pensée riche et complexe dans la langue du pays, dans l\u2019accent du pays, nos concitoyens verront en nous le reflet de tout ce qui fait notre richesse collective, notre succès et notre fierté.Gr, la sincérité et la transparence se conjuguent mal avec le jeu politique, un jeu de miroirs, un jeu d\u2019apparences.La politique requiert une certaine maîtrise de l\u2019esthétique.L\u2019esthétique de la parole (la rhétorique), l\u2019esthétique de l\u2019action (le rituel du vote, de la passation du pouvoir, cérémonies, costumes et perruques à l\u2019appui, et leur contrepoids : la grève, la manifestation, la pétition, la minute de silence, etc.).Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on parle de théâtre lorsqu\u2019on évoque les débats à l\u2019Assemblée nationale.Gn a tendance à utiliser ces termes de manière péjorative pour dénoncer un univers fait de mensonge et d\u2019hypocrisie.C\u2019est souvent le cas, en effet.Or, se limiter à cette critique, c\u2019est aussi passer à côté de l\u2019essentiel.Le théâtre politique sert à mettre en scène la parole et l\u2019action pour les contempler d\u2019une certaine distance et s\u2019y engager tout en préservant un espace pour soi en retrait de la sphère politique, détacher celle-ci de notre essence, de qui nous sommes dans notre existence la plus nue, la plus intime, la plus privée.Le théâtre sert à nous protéger de la violence du choc d\u2019idées.Ainsi, la société pourrait continuer à fonctionner indépendamment du combat de convictions pour que nous soyons en mesure de vivre ensemble en dehors de l\u2019arène politique même lorsque la dhférence d\u2019opinions et de visions est irréconciliable.L\u2019art de la politique, c\u2019est d\u2019être capable de prendre la parole et l\u2019action sincères et de les communiquer dans le cadre d\u2019une esthétique où la négociation, le compromis et le dialogue sont possibles, tout en nous préservant \u2014 une esthétique à la fois exhibitionniste (les rituels politiques) et discrète (ne pas s\u2019exposer).Gr, avec l\u2019arrivée des médias sociaux, de la téléréalité et des tribunes d\u2019opinion, l\u2019art de la politique a été réduit à sa dimension théâtrale et exhibitionniste tout en le dépouillant de sa fonction éthique première : celle de nous isoler de la violence du débat.C\u2019est ce droit, ton droit de participer à la discussion, tout en préservant ton intégrité qui a été violé.Je t\u2019ai vue hier soir, retenant tes larmes, refusant de pincer les lèvres.Tu as osé avancer vers l\u2019arène et au lieu de f écouter on a cherché à te dénuder.Je t\u2019écris pour te dire, Dalila, tu as le droit de te protéger.Tu as le droit à ton intimité, tu as le droit de te retirer.Tu as choisi d\u2019avancer, d\u2019être citoyenne à part entière.Tu fais appel à la loi, ce qui me dit ta confiance inébranlable dans la société et l\u2019idéal de la participation politique.Mais au-delà de ton combat individuel, ton geste nous exhorte à repenser l\u2019esthétique et l\u2019éthique de la politique, à revisiter la démarcation des sphères de la parole et de l\u2019action citoyenne, et à remettre en question les règles du débat social.Et pour cela, je f admire. LE DEVOIR LE VENDREDI 16 MAI 2014 A 9 IDEES La Presse étudiante nationale il y a 50 ans Quand les jeunes étaient souverainistes.LOUIS FOURNIER Journaliste et syndicaliste à la retraite, l\u2019auteur fut président de la Presse étudiante nationale (PEN) en 1963-1964 n répète beaucoup, par les temps qui courent, que les jeunes sont moins attirés par le projet de souveraineté de notre nation, le Québec.C\u2019était bien différent il y a 50 ans, dans un autre contexte, bien sûr.Le 15 novembre 1964 \u2014 12 ans, jour pour jour, avant l\u2019élection du Parti québécois de René Lévesque \u2014, la Presse étudiante nationale (PEN) fut le premier groupe de la société civile à appuyer le projet d\u2019un Québec souverain et de son association possible avec le Canada.La résolution souverainiste fut adoptée, à une large majorité, lors de notre congrès national à Montréal.Le Devoir titrait dans son édition du lendemain : «Les journalistes étudiants réclament un Etat du Québec indépendant et républicain.» La PEN est alors une des organisations étudiantes les plus anciennes et les plus actives au Québec.Elle s\u2019appuie sur le djmamisme et le rayonnement de ses 125 journaux membres qui mènent de multiples campagnes de presse, surtout pour la démocratisation de l\u2019éducation et la reconnaissance du sjm-dicalisme étudiant.La première centrale syndicale étudiante, l\u2019IInion générale des étudiants du Québec (UGEQ), tient d\u2019ailleurs son congrès de fondation au même moment, en novembre 1964.Elle adoptera plus tard sur la question nationale une position semblable à celle de la PEN.La Presse étudiante nationale se présente, à l\u2019époque, comme une organisation progressiste qui s\u2019affirme «partie prenante du mouvement d\u2019émancipation de notre nation», en ces années d\u2019effervescence qui marquent les débuts de la Révolution tranquille.Une résolution avant-gardiste Voici la position d\u2019avant-garde adoptée par le congrès de la PEN, à l\u2019automne 1964; «1- Que le Québec devienne un Etat souverain; 2- Que le Québec souverain conserve de forts liens économiques avec le Canada; 3- Que le Québec souverain détermine, de concert avec le Canada, selon ses besoins et intérêts, les modalités de sa collaboration effective avec le Canada sur tout sujet d\u2019ordre culturel, économique, social et politique; 4- Que le Québec souverain devienne une République.» Le congrès vote aussi un amendement important à la résolution: que le Québec souverain, «s\u2019il le juge nécessaire, puisse former une association avec le Canada».Le modèle évoqué est celui de la Communauté économique européenne.Le projet de souveraineté est au cœur du mémoire que nous présenterons peu après, à Québec, au comité parlementaire sur la Constitution, puis à Qttawa à la Commission d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme coprésidée par André Laurendeau, rédacteur en chef du Devoir.René Lévesque et l\u2019«État associé» Six mois avant notre congrès, le 9 mai 1964, le ministre le plus nationaliste du gouvernement québécois, René Lévesque, avait fait une déclaration retentissante en faveur d\u2019un statut d\u2019«Etat associé» pour le Québec.Devant les étudiants de mon collège, le Sainte-Marie à Montréal, il affirme que «le seul statut qui convienne au Québec est celui d\u2019un Etat associé qu\u2019il faudra négocier avec le reste du Canada».Il ajoute: «Sans égalité réelle des deux nations, l\u2019indépendance totale deviendra inévitable.» Cette « indépendance totale » est prônée par un jeune parti fondé en 1960, le Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale (RIN).Un autre parti souverainiste, le Regroupement national, né d\u2019une scission au sein du RIN, est fondé en septembre 1964.Une petite formation de gauche, le Parti socialiste du Québec, rejette l\u2019indépendance mais défend un projet d\u2019Etats associés Québec-Canada.Lors de son discours au collège Sainte-Marie, Lévesque condamne par ailleurs avec fermeté la violence politique, moyen d\u2019action radical du Eront de libération du Québec (ELQ) qui a fait sauter ses premières bombes au printemps 1963.La PEN adopte elle aussi, lors de son congrès, une résolution appelant à «rejeter toute forme de violence pour réaliser l\u2019indépendance».Coïncidence : le congrès de la PEN a eu lieu au Monastère des Dominicains à Montréal, là même où le Mouvement souveraineté-association (MSA) de René Lévesque verra le jour trois ans plus tard, en novembre 1967, avant de devenir le Parti québécois (PQ) l\u2019année suivante.Pour la petite histoire Pour la petite histoire, j\u2019aimerais souligner qu\u2019un des principaux artisans de notre position en faveur de la souveraineté était un vice-président de la PEN, Pierre Eortin.Alors éditorialiste au journal étudiant Le Carabin de l\u2019Université Laval, il deviendra un économiste de renom et agira même comme conseiller du premier ministre Lévesque.Parmi les autres membres souverainistes de l\u2019exécutif national de la PEN, j\u2019aimerais mentionner les collègues suivants : Lise Bissonnette, qui deviendra notamment la directrice du Devoir-, Michèle Eortin, qui occupera des postes de direction à Radio-Canada et à Télé-Québec ; Normand Lester, futur journaliste à Radio-Canada, puis chroniqueur indépendantiste; Jacques Pelletier, qui sera professeur de littérature à rUQAM, et enfin un ami qui m\u2019a succédé à la présidence de la Presse étudiante nationale, le regretté Paul Bernard, qui fut professeur de sociologie à l\u2019Université de Montréal.Un projet inachevé Quand je me souviens de ce congés marquant de la PEN en 1964, je me dis que j\u2019avais presque 20 ans et toute la vie devant moi.et que le projet de faire du Québec un pays commençait à peine à éclore.Ce projet de pays est toujours inachevé, mais je peux témoigner qu\u2019il est bien plus vivant et plus fort aujourd\u2019hui qu\u2019il l\u2019était il y a 50 ans ! Il doit cependant \u2014 une fois de plus \u2014 s\u2019adapter à un contexte nouveau marqué notamment par la mondialisation et d\u2019autres défis que la jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui devra affronter.C\u2019est maintenant aux jeunes de s\u2019approprier ce projet de pays et de le faire leur.Bien des cassandres ont prédit, depuis les débuts du mouvement souverainiste, son déclin, voire sa disparition.Mais pour paraphraser le mot célèbre de l\u2019écrivain et humoriste Mark Twain, lorsqu\u2019on avait annoncé le décès par erreur, la nouvelle de cette mort est très exagérée.F ILk U it i s KENNETH LU/CC La situation a été extrêmement délicate à Bangkok pendant toute Tannée, bien que les protestations se soient intensifiées depuis novembre.Bangkok, une ville en rébellion Les Thaïlandais ont l\u2019impression de vivre un grand moment.Ils sont obnubilés par les discours de l\u2019opposition.JEAN-BENJAMIN MILOT Bangkok D es sacs de sable sont empilés.L\u2019accès aux grandes artères est interdit.Le grand boulevard est désert.Des postes de contrôle où des soldats armés arrêtent chaque véhicule.Le centre-ville de Bangkok est sous tension.Depuis quelques jours, Ratchadamnoen Klang, cet immense boulevard tapissé de portraits du roi, est interdit à la circulation.Même si je m\u2019en doute, je me demande ce qui s\u2019est passé la veille.Quel est l\u2019état de la situation?La tension est perceptible.J\u2019apprends que les affrontements d\u2019hier ont été meurtriers.La ville s\u2019est levée péniblement.A l\u2019hôtel, le réceptionniste est distrait.Il regarde les discours des chefs contestataires à la télé.Un homme brandit le poing et est applaudi par des centaines de milliers de gens qui se sont déplacés pour l\u2019entendre.lœ type de la réception applaudit frénétiquement.Je dois lui signifier ma présence.Je vais marcher non loin du monument de la Démocratie qui est le lieu de tous les rassemblements, le lieu de tous les affrontements.lœ jour.il ne se passe jamais rien.Des contestataires y dorment.C\u2019est là, mercredi, qu\u2019un d\u2019eux a été tué par un tir inconnu.lœs manifestants qui font du camping sont le plus souvent surpris la nuit.Un garde a aussi succombé à ses blessures.Des grenades ont été lancées tprd en soirée au monument de la Démocratie.À plusieurs rues de là, on les entendait.Les violences ont fait 21 blessés, me révèle le journal anglophone de la ville.Non, les pétards qu\u2019on entqnd à Bangkok, ce ne sont pas des célébrations.À deux pas de la rue Khao San, très achalandée, la lutte armée fait rage.Sur Khao San, ça ne dérange pas les jeunes touristes.Des Australiens, des Allemands, des Norvégiens et des Erançais, pour la plupart, qui boivent une Chang comme si de rien n\u2019était.Toute l\u2019année, la situation a été extrêmement délicate à Bangkok.Les protestations se sont intensifiées depuis novembre.Le gouvernement et ses amis font la pluie et le beau temps.Il faut savoir qu\u2019en Thaïlande, le gouvernement détient des actions de compagnies d\u2019envergure, dont Air Asia.lœ premier ministre Thaskin est en exil depuis 2006.Sa sœur l\u2019a remplacé à la tête du gouvernement.Cette semaine, elle a été destituée de ses fonctions par un tribunal constitutionnel.Ils sont très nombreux à vouloir le départ de la famille Shinawatra qu\u2019on dit corrompue jusqu\u2019à l\u2019os.Elle est accusée de détourner les fonds gouvernementaux au profit des amis du régime.Le roi a 86 ans.Ce n\u2019est pas lui qui est contesté, mais bien le clan Shinawatra, originaire du nord du pays.Le mouvement de contestation est en majorité.Ils sont des centaines de milliers dans les rues.lœs Thaïlandais ont l\u2019impression de vivre un grand moment.Ils sont obnubilés par les discours de l\u2019opposition.Même chose au dépanneur, le son de la radio est dans le tapis.Qn entend les discours des leaders de la révolution.L\u2019un d\u2019entre eux harangue la foule.Les sifflements.lœs applaudissements fiévreux.lœs gens ne travaillent pas.Ils sont dans la rue, assis sur une chaise, rassemblés autour d\u2019un poste de radio.C\u2019est l\u2019accalmie.Pourtant, les Thaïlandais sont sur le qui-vive, en attente que quelque chose se produise.lœs militaires ne se sont pas encore rangés du côté de la contestation.Qui sait?C\u2019est peut-être pour bientôt.Il ne manque que leur appui pour un renversement de régime.Tous suivent les événements à la radio ou à la télé aveç le regard inquiet.Ils sont en attente d\u2019un coup d\u2019Etat.Et vous ?Vous arrivez à dormir ?Lise Payette Si vous y arrivez, c\u2019est que vous ne suivez pas les nouvelles et que vous ne lisez pas les journaux.Peut-être avez-vous choisi de vous réfugier sur Pacebook ou dans une montagne de tweets pour assouvir votre besoin de connaissance.Mais le reste du monde devra se débrouiller sans vous, parce que ce qui se passe sur notre vieille planète ne vous touche pas.Comme à moi, on a dû vous expliquer depuis votre naissance que les sociétés de maintenant étaient hautement civilisées par rapport à tout ce qui a vécu avant nous et que nos multiples découvertes dans tous les domaines faisaient de notre époque l\u2019une des plus remarquables de l\u2019histoire du monde.Et vous y avez cru.Il est peut-être temps de nous ouvrir les yeux et de jeter un regard sans complaisance sur ce qui se passe autour de nous.La planète Terre, qui est le seul habitat que nous puissions revendiquer, est à l\u2019agonie et rien ne semble indiquer que nous ayons l\u2019intention de la soigner.Des exemples?Qn nous explique depuis longtemps déjà que des bouleversements climatiques, dus à la pollution incontrôlée de l\u2019air qui nous entoure, pourraient mener à des catastrophes qui seraient fatales pour un grand nombre d\u2019humains.Les avertissements ont été lancés par des gens compétents qu\u2019on a traités d\u2019alarmistes et dont on s\u2019est même moqué abondamment en affirmant que notre petite planète en avait vu bien d\u2019autres et qu\u2019elle était bien plus solide qu\u2019on le disait.Nous y sommes.Il n\u2019est plus minuit moins cinq.il est minuit et cinq.Et vous dormez sur vos deux oreilles ?Un avion de la Malaisie a quitté son aéroport à destination de la Chine où il n\u2019est jamais arrivé.Non seulement a-t-il disparu sans laisser de traces, mais deux mois après, même si les pays les mieux équipés du monde pour les recherches ont finalement uni leurs efforts, le mystère reste entier.L\u2019imagination fera le reste et Holljrwood en fera un film bientôt probablement.La peine des familles des voyageurs disparus reste entière.Mais il y a tant de gens qui pleurent sur notre planète qu\u2019on ne peut pas consoler tout le monde.Au suivant.La vie n\u2019est pas un jardin de roses.Je ne sais plus qui l\u2019a dit, mais c\u2019est hélas la vérité.Qn est porté à ajouter qu\u2019il y a des pays qui ont plus de jardins de roses que d\u2019autres, et ça doit être vrai.Quand des populations entières prennent la route pour fuir l\u2019horreur, portant sur leurs épaules le peu de choses qu\u2019ils essaieront de sauver pour survivre, on ne peut plus parler de jardin de roses.Quand on prend le temps de regarder les milliers de réfugiés entassés dans des villes de toile dans l\u2019espoir de trouver un refuge pour eux et leurs enfants et pour fuir les menaces et les horreurs que leur impose un dictateur devenu incontrôlable et qui n\u2019hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge.Si on regarde de plus près, on réalisera peut-être qu\u2019il n\u2019y a jamais eu autant de ces dictateurs sanguinaires dans l\u2019histoire du monde que maintenant.Sur une planète civilisée, on devrait constater le contraire.Qn dit que des enfants ne mangent pas à leur faim.Je ne parle pas des pays les plus pauvres du monde, je parle d\u2019ici, ce «ici» qu\u2019on appelle «chez nous», où des enfants partent pour la garderie ou pour l\u2019école le ventre vide.En même temps, nous apprenons que 170 milliards de dollars ont réussi à fuir les impôts d\u2019ici pour trouver refuge dans des banques protégées dans les paradis fiscaux.170 milliards (il y en a probablement beaucoup plus) de beaux dollars canadiens qu\u2019on empile à l\u2019étranger pour éviter une redistribution de la richesse qui aiderait les plus démunis.L\u2019hjqiocrisie érigée en système.Appuyée par les autorités qui ne veulent surtout pas se mettre les riches à dos.Il vaut mieux abandonner l\u2019idée de nouvelles garderies pour les enfants québécois pour diminuer la dette du Québec que de rapatrier les dollars qui pourront dormir tranquilles dans les paradis fiscaux.Pendant ce temps-là, il aura fallu des jours et des jours pour que les superpuissances du monde s\u2019organisent pour se porter au secours de 223 jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, enlevées dans leur école du Nigeria, par des islamistes armés qui refusent aux fdles le droit à l\u2019instruction et qui menacent maintenant de les vendre comme esclaves ou de les marier sans leur consentement.La vie ordinaire, quoi.Ce dernier événement m\u2019a empêché de fermer l\u2019œil depuis qu\u2019il s\u2019est produit.Trop d\u2019hommes sont fous sur cette planète.Tous à lier.C\u2019est en Chine qu\u2019une jeune femme m\u2019a dit un jour que Mao Tse Tung avait affirmé que «les femmes chinoises portaient la moitié du ciel».Et celles-ci de se demander depuis cette déclaration: «qui portait l\u2019autre moitié?» Nous attendons toutes la réponse.Dormir en paix ne mène à rien.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine RobitaiUe (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Philippe OrfaU (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter)-, Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane BaiUargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), JuHe Carpentier (pupitre)-, information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-ParazelU {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G.Eerraris (assistants) ; correction : Andréanne Bédard,^Christine Dumazet et Michèle Malenfant ,\u2022 soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire) ; Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOClTE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Nathalie Jobin {par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais {coordonnatrice), EUse Girard(secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eiüon, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eiüon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette BéUveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, CéUne Euroy et Véronique Pagé. A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI 16 MAI 2014 ACTUALITES RECOUES SUITE DE LA PAGE 1 assurés par le régime public», affirme M.Lé-veillé dans des documents déposés jeudi au palais de justice de Montréal.L\u2019Institut du glaucome de Montréal a facturé à ce patient atteint d\u2019une maladie dégénérative du nerf optique cinq, voire dk fois le prk coûtant pour des gouttes ophtalmiques et autres médicaments devant lui être administrés avant ses examens.La somme perçue «illégalement» par l\u2019Institut s\u2019élèverait à 740$.La requête d\u2019autorisation d\u2019un recours collectif déposé jeudi par M.Léveillé fait suite à un exercice semblable mené par des personnes at-teiptes de dégénérescence maculaire, en 2011.À la tête de la Fédération des médecins spé- cialistes, Gaétan Barrette avait alors affirmé, au sujet des frais accessoires, que «la source du problème de même que de la solution est définitivement au ministère de la Santé».«Le gouvernement entretient volontairement ce flou réglementaire en ne faisant pas de choix, avait déclaré celui qui est désormais ministre libéral de la Santé.Pourtant, c\u2019est simple.Soit le gouvernement décide de payer [.] soit il refuse de le faire, mais il ne peut pas le faire à moitié en prenant la population et les médecins en otage.» Sk jours après le dépôt de la requête, le ministre de la Santé Yves Bolduc annonçait le remboursement de tous les frais liés au traitement de cette maladie.En 2013, Québec a annoncé qu\u2019il rembourserait 6 millions de dollars aux patients lésés.La situation est peut-être réglée pour les personnes souffrant de dégénérescence maculaire, mais le problème subsiste partout ail- leurs, fait remarquer M.Léveillé.«Il s\u2019agit d\u2019un problème systémique où les médecins et les cliniques trouvent des façons innovatrices pour imposer une facturation directe aux patients en contravention des lois applicables, que ce soit par les frais annuels, la double facturation du même acte ou la facturation de médicaments et de substances bien au-delà de leur prix coûtant», note l\u2019ingénieur montréalais.Défait aux élections du 7 avril, le ministre de la Santé Réjean Hébert avait affirmé, deux mois plus tôt, attendre qu\u2019une « fenêtre » parlementaire s\u2019ouvre pour déposer un projet de loi pour encadrer les frais accessoires.Le Collège des médecins du Québec (CMQ) a proposé il y a peu une révision de son code de déontologie, qui vient restreindre les avantages financiers que peut percevoir un médecin, dont ce type de frais.Le Devoir CANNES SUITE DE LA PAGE 1 vaut les caméras du monde \u2014, ironise : «J\u2019espère que je vais résister à la tentation de devenir l\u2019icône que vous me suggérez.» Ajoutant: «Quand on est accusé çl\u2019être excentrique, on ne sait pas qu\u2019on l\u2019est.» À ce journaliste qui lui avait aussi parlé d\u2019un timbre poste commémorant Secrets and Lies, il lui lança d\u2019aller se rhabiller.kaï! kaï! Le glamour de Cannes, Mike Leigh s\u2019en fout, mais entend voir les films sélectionnés.Et il ne l\u2019est pas pour rien.Son superbe Mr.Turner fait de la dernière tranche de vie du peintre J.M.William Turner \u2014 première moitié du XIX® siècle \u2014 un nouveau moment d\u2019art.Qu peut trouver l\u2019œuvre compassée, soupirer devant ses Iqngueurs, n\u2019empêche : quel film est admirable ! À croire que les tableaux du maître de la lumière prennent vie à l\u2019écran.C\u2019est pour des œuvres de cette trempe que les grands festivals existent.Car en nos temps de vitesse et de montage trépidant, il n\u2019est pas dit que le grand public se ruera sur ce film de beauté austère.Certains accrocheraient volontiers Mr.Turner sur les cimaises d\u2019un musée.11 vit pourtant.2heures29 quand même.Mais celui qui peignit comme nul autre la tempête (quitte à se faire attacher au grand hunier d\u2019un navire), les mers, la brume et le vent, la lumière intérieure voilée, valait bien un film à sa mesure.«Turner est un des grands peintres de tous les temps, radical, révolutionnaire, rappelle Mike Leigh.Il existe une tension entre l\u2019homme mortel et son travail spirituel.Cette tension, entre yin et yang, est le thème principal de mes films.» 11 voit Mr.Turner dans la lignée de son Topsy-Turvy, pour la façon de capturer une époque et d\u2019en tirer la vie.Un autoportrait?La méthode Mike Leigh est faite de beaucoup de travail et d\u2019ateliers en amont, puis quand toute l\u2019équipe est imprégnée de l\u2019atmosphère, ça se joue collectivement.«Les recherches ne permettent pas de recréer un personnage en chair et en os.» L\u2019osmose se situe ailleurs, dans le champ de l\u2019intuition.Autoportrait de Mike Leigh, via Turner?Le cinéaste nie: «Mais on doit se sentir proche de ses personnages.Les artistes comprennent les artistes de façon naturelle.Quand Turner peint, il voit au-delà du ciel et de la mer et capte l\u2019essence de la vie.Quant à l\u2019atmosphère de l\u2019époque, je l\u2019ai recréée de façon poétique et avec ses tableaux.» C\u2019est à la fois Turner et Leigh, tout de même.Même exigence infinie.Tous les tableaux du maître dans le film sont authentiques, prêtés par La Tate Gallery, la National Gallery ou des collectionneurs.BERTRAND LANGLOIS AGENCE ERANCE-PRESSE Le cinéaste anglais Mike Leigh lors de la conférence de presse officielle jeudi du film Mr.Turner, jeudi.A l\u2019extrême gauche, l\u2019acteur Timothy Spall.Le directeur photo, Dick Pope, apporte aux images une beauté absolue, et cette lumière : «Sur la base des couleurs utilisées par Turner, j\u2019ai fait un film», dit-il simplement.Couronner Timothy Spall Qu couronnerait volontiers pour le rôle-titre Timothy Spall, immense acteur fétiche de Mike Leigh, privé de la reconnaissance internationale qu\u2019il mérite.Un peu sans doute à cause de son visage raboteux.Dans une des répliques du film, son personnage qualifie de gargouille ce qu\u2019il voit dans le miroir.Mais quel comédien ! Spall avait joué un petit rôle (Peter Pettigrow, le serviteur de Voldemort) dans deux Harry Potter, dit toujours que les gens le reconnaissent dans la rue juste pour ça.Erreur ! Quel cinéphile a oublié sa prestation de chauffeur de taxi en crise conjugale dans Ail or Nothingl 11 s\u2019avoue à la fois autodidacte et intellectuel passionné, investit ses personnages à corps perdu.Son Turner s\u2019exprime par grognements, comme un porc.11 crachote, il marmonne.Spall précise avoir suivi des cours de peinture durant trois ans, deux ou trois fois par semaine, afin d\u2019investir le rôle.«Il est évident pour moi que le génie n\u2019est pas toujours emballé de façon romantique, dit-il.Turner était le peintre du sublime, entre la beauté et l\u2019horreur de la nature.Les romantiques sont les premiers à avoir peint ce qu\u2019ils ressentaient.Si dans sa vie, Turner paraissait un peu brutal, il avait beaucoup d\u2019amour dont il ne savait trop que faire.Et puis il était corpulent.et assez drôle.» Turner ne sait s\u2019exprimer qu\u2019avec des pinceaux (parfois en crachant dessus pour diluer les couleurs), mais on le découvre assez paillard.Entre la servante qu\u2019il lève en passant, les enfants bâtards qu\u2019il abandonna, ses habitudes au bordel et un nouvel amour auprès d\u2019une veuve (rayonnante Marion Bailey) qui tient pension et l\u2019accompagne jusqu\u2019à sa mort, on le voit peindre passionnément, se moquer des confrères, se sentir incompris des têtes couronnées et du peuple, s\u2019alerter devant les débuts de la photographie, ^ande rivale.Avec ce visage tragique, cette solitude fondamentale, si intensément rendue par l\u2019interprète.«Nous avons décidé de faire dialoguer Turner avec son père, à propos de la mère déséquilibrée qui l\u2019a traumatisé, explique Timothy Spall.D\u2019où son rapport instable avec les femmes.Sa rencontre avec madame Booth adoucit son âme.Il n\u2019avait jamais reçu d\u2019amour féminin et porte en lui une douleur incroyable.» Qu pense à La jeune fille à la perle de Peter Webber, sur la vie de Vermeer, en moins sensuel et en plus magistral, porté par le même souci de coller un maître artiste, forcément déviant, à son époque, forcément oppressante.Qu songe quq oui, c\u2019est long, oui, mais si beau, si puissant.À la rencontre de tous les arts.Ce cinéma existe encore.Merci, Mike Leigh ! Le Devoir ESCARGOT SUITE DE LA PAGE 1 der à désapprendre et à réapprendre.» Attablée dans un café montréalais avec d\u2019autres qui ont aussi foulé ces terres rebelles, la jeune intervenante sociale, qui milite au Centre d\u2019études démocratiques de l\u2019Amérique latine, raconte son choc culturel.«Tu te sens stupide, ridicule.Tu ne connais rien.Pour eux, j\u2019étais une extraterrestre.C\u2019était comme la décolonisation des rapports entre eux et nous, dit-elle.Quand tu arrives là-bas, tu n\u2019as plus aucun point de repère.Tu apprend à être un être humain.C\u2019est l\u2019école de la vie.» L\u2019éducation comme moyen de survie Une école de la vie, dans un contexte d\u2019immense pauvreté et de survie les membres de ce mouvement, parmi les plus pauvres du Mexique.«C\u2019est le dénuement total, mais ils ne manquent rien et sont complètement autonomes.Ils produisent leur nourriture bio, ils ont un ruisseau pour l\u2019eau, leur propre système d\u2019éducation.Au fond, ils sont complètement libres», souligne la jeune femme.Fêtes, tâches du quotidien et cours en langue autochtone.Le mode de vie qu\u2019elle y a découvert et la façon d\u2019apprendre des zapatistes sont à l\u2019opposé de l\u2019école traditionnelle mexicaine et de bien d\u2019autres systèmes sur la planète.Dans La Leçon de l\u2019escargot, un membre de la com- munauté résume bien le gouffre entre les deux mondes : «L\u2019école officielle ne nous sert pas, elle nous transforme.» «La otra educaciôn» (l\u2019autre éducation) est ce qui leur permet d\u2019affirmer leur identité, de survivre comme organisation, symbole du mouvement altermondialiste.«L\u2019école, pour eux, ça sert à former des luchadores [combattants].Et quand on permet aux jeunes de mettre le passe-montagne, c\u2019est leur sentiment d\u2019appartenance qui se développe», constate Annie La-palme.Au cœur de leur autodétermination, l\u2019école est si importante qu\u2019elle est devenue une cible l\u2019armée mexicaine.La semaine dernière, à Morelia, en territoire zapatiste, des militaires ont attaqué et détruit une école, créant un émoi dans la communauté.«C\u2019est à l\u2019école que les zapatistes apprennent à s\u2019aimer et à valoriser leur culture.C\u2019est une menace.» Dans son mémoire sur l\u2019autonomie politique zapatiste, la géographe Stéphane Gui-mond Marceau note que les institutions créées par la communauté ont joué un grand rôle.«On a beaucoup vu [le sous-commandant] Marcos et la structure militaire du mouvement.Mais l\u2019autonomie du mouvement s\u2019est davantage créée sur le terrain, par l\u2019école et la santé», souligne-t-elle.Elle rappelle l\u2019importance pour les peuples autochtones de pouvoir contrôler leur éducation, se raconter eux-mêmes.« On est dans ce même questionnement ici en ce moment avec la loi de Harper sur l\u2019éducation des Premières Na- tions.Quelle éducation on leur donne ?Quelle histoire on raconte et qui la raconte?» Propagande et dignité Reste que l\u2019éducation transmise est perçue par plusieurs comme de la propagande.Annie La-palme admet avoir été «dérangée» par certains discours, en particulier celui sur l\u2019égalité des sexes qui ne se reflétait pas du tout sur le terrain.«J\u2019ai senti qu\u2019il n\u2019allait pas du tout dans la subtilité.Peut-être que devant la force des valeurs contre lesquelles ils luttent, ils n\u2019ont pas le choix d\u2019exagérer.Sinon, ils passeraient sous le rouleau compresseur» de la culture dominante, dit-elle.«Qui est le méchant de l\u2019histoire ?» s\u2019interroge à haute vok Stéphane Guimond Marceau.« On pourrait aussi dire que l\u2019éducation mexicaine traditionnelle fait de la propagande, mais dans l\u2019autre sens.» Sylvie Lapointe reconnaît que tout n\u2019est pas rose.«Mon objectif était de les filmer eux, loin du spectacle militaire et de Marcos.Même si on voit que leur système scolaire est imparfait.» Pour peu qu\u2019il permette aux zapatistes d\u2019y trouver une certaine dignité, comme le souligne l\u2019un des protagonistes de son film.«Maintenant, il y a des gens qui n\u2019ont plus honte de dire qu\u2019ils sont autochtones.Au contraire, ils le disent avec la tête haute.» Le Devoir La leçon de l\u2019escargot sera diffusé le dimanche 18 mai à RDI.MENARD SUITE DE LA PAGE 1 dale d\u2019examen des événements du printemps 2012 a beau être «déséquilibré», il sera «lu».«Il y a des recommandations qui touchent le travail des forces policières [21 des 28 propositions]./e suppose qu\u2019elle [Lise Thériault] va les évaluer avec ses collègues du cabinet et du ministère puis vous revenir là-dessus éventuellement», a affirmé M.Couillard jeudi après-midi.Cela dit, les forces policières ont été injustement montrées du doigt, selon lui.«Nos policiers et nos policières ont été très braves dans ce à quoi ils ont dû faire face: ils se sont fait lancer des objets qui peuvent tuer.et ont été blâmés après cela.C\u2019est une drôle de situation pour eux à traverser.Donc, j\u2019aurais apprécié que le rapport soit un peu plus équilibré, a-t-il souligné.Les responsabilités étaient partagées.» M.Couillard n\u2019a pas réagi aux reproches adressés au gouvernement Charest d\u2019avoir levé le nez sur toute médiation avec les étudiants en grève pour l\u2019abolition de la hausse des droits de scolarité.Néanmoins, il a souligné la nécessité de maintenir un «espace de dialogue et de communication» tout particulièrement dans des «circonstances difficiles».Vers les poubelles?Quoi qu\u2019en disent les libéraux, la mise sur pied de la commission spéciale constituait un exerdce obligé au lendemain de la crise sociale de 2012, persiste à croire le Parti québécois.Le député Pascal Bérubé invite le gouvernement Couillard à profiter de la «période d\u2019accalmie» pour «réunir tous les acteurs concernés afin de s\u2019entendre sur un nouveau cadre démocratique du droit à la manifestation pacifique».Le gouvernement libéral «ne peut pas jeter [le rapport Ménard] aux poubelles», a fait valoir le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.Du côté du travail policier, « [il y a] peut-être des ajustements à apporter», a-t-il dit.Mais, «de façon générale, pendant les manifestations, les policiers ont fait un bon travail.Il faut les appuyer», a-t-il souligné.Le député solidaire, Amir Khadir, a appelé le gouvernement Couillard à «marquer une rupture» avec le gouvernement Charest en «posant des gestes concrets pour que cette crise de confiance entre la police et la jeunesse demeure une exception historique».Policiers et étudiants Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) entend prendre le temps d\u2019analyser l\u2019ensemble du rapport avec ses experts avant de déterminer quelles modifications pourraient être apportées à ses stratégies, a indiqué le porte-parole, lan Lafrenière.Le SPVM demeure persuadé que les «armes intermédiaires» \u2014 dans la mire du rapport Ménard \u2014 permettaient de réduire le recours à la force: «Si on n\u2019utilise pas d\u2019autres façons de disperser [les manifestants], on pourrait en venir au corps à corps et je ne suis pas sûr que c\u2019est ce qu\u2019on veut.Mais on va regarder tout ça.On est une organisation apprenante.» La Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), qui avait refusé de témoigner devant la commission présidée par Serge Ménard, estime que le rapport est «irréaliste» en plus de «manquer totalement d\u2019impartialité».Vantant le travail des pobciers qui ont dû gérer plus de 600 manifestations en 180 jours, le président de la Fraternité, Yves Francœur, a reproché à Serge Ménard de «répéter de façon plus officielle ses préjugés sur les événements».En revanche, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) se dit satisfaite des recommandations.«Les pratiques actuellement mises en place et qu\u2019ont dû exécuter des policiers n\u2019ont pas été les bonnes pour assurer un climat pacifique», a dit la présidente sortante de la fédération étudiante, Eliane Laberge.Contrairement au gouvernement libéral et aux policiers, les étudiants ont été très peu blâmés dans le rapport.«Je ne pense pas qu\u2019on l\u2019a échappé belle.Le rapport cible bien ce qui a contribué au climat de tension dans lequel on s\u2019est retrouvé et à la non-résolution du conflit», a dit M\u201c® Laberge.Elle rappelle que la FECQ a demandé à plusierus reprises l\u2019intervention d\u2019un médiateur.«Quand on refuse aussi clairement de négocier, la suite des choses devient normale.» Peu surprise des constats des commissaires \u2014 qu\u2019elle ne juge d\u2019ailleurs pas assez «sévères» \u2014, l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) réitère avec cynisme que l\u2019exercice n\u2019aura pas été d\u2019une grande utilité.«A qupi ça a servi ?», a lancé le porte-parole de TASSÉ Justin Arcand.Manque de transparence et faible pouvoir pour contraindre au témoignage : la commission avançait dès le départ sur un chemin cahoteux.«Le problème était dans l\u2019organisation dès le début.» M.Arcand se réjouit néanmoins des recommandations très précises poru réformer les pratiques des pobciers et souhaite un changement réel qui se répercutera dans le contexte actuel.«Avec le règlement [municipal] P-6, c\u2019est rendu qu\u2019une manif peut presque être déclarée illégale la veille, avant que les gcfis aient eu le temps de se regrouper.» LASSÉ n\u2019a toutefois pas apprécié que les commissaires recommandent de baliser l\u2019exercice d\u2019un droit de grève par un vote secret.«On n\u2019est pas contre le vote secret, plein d\u2019associations étudiantes l\u2019utilisent.Mais ce sont les étudiants qui doivent en décider.Sinon, c\u2019est de l\u2019ingérence», a-t-il dit Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.