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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier D
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2014-06-14, Collections de BAnQ.

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[" Brésil : Thotellerie à flanc de colline dans des favelas pacifiées de Rio Page d 3 Carnet de route : périple rocambolesque entre Moscou et Kaboul Page d 4 Y CAHIER D > LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET,, DIMANCHE 15 JUIN 201\t^ V '\t.^\t.PHOTOS ELIANE BRISEBOIS LE DEVOIR C\u2019est dans ces embarcations, qui mouillent ici à la Playa El Cirial, que sont transportés les touristes.Tourisme Panama Le petit paradis de 111e aux iguanes Une douce brise fait claquer les feuilles des palmiers, pendant que sur le sol grouillent les bernard-l\u2019ermite par centaines.Avec les iguanes qui trament entre la végétation et la plage de sable blanc, l\u2019eau aux mille nuances passant du bleu profond au turquoise clair et les grands oiseaux qui virevoltent dans l\u2019immensité, le décor ambiant est celui d\u2019une île paradisiaque.Nous sommes sur la Isla Iguana, une petite île au large de la péninsule d\u2019Azuero, au Panama.ELIANE BRISEBOIS à la Ma Iguana Si la Isla Iguana a tout du paradis, ou en tout cas de l\u2019idée qu\u2019on s\u2019en fait, il n\u2019en a pas toujours été ainsi.L\u2019île a en effet servi de cible d\u2019essai pour des avions de guerre américains pendant la Deuxième Guerre mondiale.Certaines bombes non localisées et n\u2019ayant pas explosé pourraient encore s\u2019y trouver.« Cest pour cela que tous les sentiers ne sont pas accessibles, pour assurer la protection des touristes», avertit Luis, un guide de l\u2019Autoridad nacional del ambiante (ANAM) (le ministère de l\u2019Environnement du Panama), qui ad-ministre la réserve naturelle Isla Iguana et en a fait une aire protégée.Difficile d\u2019imaginer qu\u2019un endroit aussi serein et grouillant de vie ait été le théâtre de bombardements dans les années 40.La pratique était courante sur plusieurs îles appartenant au Panama au cours de la Seconde Guerre.Et pourtant.On raconte que les bombes lancées à cette époque auraient éliminé pratiquement toute la végétation d\u2019Isla Iguana, d\u2019une superficie d\u2019environ 53 hectares.Peu de détails sur ces événements coulent jusqu\u2019aux visiteurs.La plupart des informations à ce sujet ont été colligées par le biologiste marin Marco L.Diaz, qui a effectué plusieurs recherches sur le terrain à partir de la fin des années 80.Mais, encore aujourd\u2019hui, «on n\u2019est pas en mesure de savoir combien d\u2019engins explosifs ou de résidus demeurent encore enfouis ici», ajoute Luis.Dans les années 90, une opération a été me- Uîle porte bien son nom et nombreux sont les reptiles qu\u2019on y croise née pour la détonation d\u2019une des bombes tombées dans le Pacifique à proximité de l\u2019île.Tous les coraux sur une aire de 900 mètres carrés y ont été décimés, mais ils se sont pratiquement tous régénérés sur une période de huit ans.Einalement, avec l\u2019aide de la police nationale, fin 2012, «un groupe spécialisé dans la détection d\u2019engins explosifs a été déployé et une bombe a été déclenchée dans une des parties du site», explique le guide de l\u2019ANAM.Aucune trace visible par le visiteur ne subsiste et la nature semble avoir repris ses droits.C\u2019est que la faune et la flore abondent à Isla Iguana.Arrivés sur l\u2019île, non sans ressentir quelque frousse dans la houle, dans une chaloupe de pêcheur depuis la Playa El Arenal à Pedasî, 11 n\u2019a fallu que quelques pas sur le sentier d\u2019un côté de l\u2019île, jusqu\u2019à l\u2019éblouissante Playa El Clrlal, pour apercevoir plusieurs Iguanes.L\u2019île porte bien son nom et nombreux sont les reptiles (l\u2019Iguane vert et l\u2019Iguane noir) qu\u2019on y croise.Dès qu\u2019on la volt, l\u2019eau chaude et cristalline de la Playa El Clrlal crie son Invitation à la baignade.Longeant la côte fourmillante de crabes, on se lance sans hésiter dans cette eau.Munis d\u2019un masque et d\u2019un tuba, on nage avec des poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs.Plus de 300 espèces de poisson vivent aux alentours.Et à certaines périodes de l\u2019année, on peut y observer des tortues de mer.Ijà petite séance d\u2019apnée permet aussi de découvrir la plus grande diversité de coraux du golfe de Panama.Adjacents à la côte ou regroupés en bancs, des coraux de plusieurs espèces La Isla Iguana abrite des variétés d\u2019iguanes, dont le vert et le noir.tapissent ainsi les fonds marins sous nos yeux.Certaines parties du récif sont vieilles de plus de 3000 ans.Pendant qu\u2019au loin, au-dessus de la forêt tropicale sèche qui recouvre l\u2019île, danse la plus grande colonie de frégates de la péninsule d\u2019Azuero, on laisse l\u2019île aux mille iguanes nous charmer le temps d\u2019un pique-nique sous les palmiers.Le temps s\u2019écoule sqns qu\u2019on le voie passer dans ce petit paradis.A l\u2019heure convenue lors de notre arrivée, Roberto, qui nous a conduits jusque-là dans sa chaloupe, est revenu nous chercher.Les petites embarcations s\u2019enfilent les unes à côté des autres, laissant voler dans l\u2019air salin de petits drapeaux de la république panaméenne.Du soleil plein la tête, c\u2019est presque avec tristesse qu\u2019on prend place dans celle de Roberto pour quitter ce magnifique lieu.Mais l\u2019océan nous fera une belle surprise dans les flots jusqu\u2019à Pedasi, un groupe de dauphins se joignant à nous pendant quelques instants.Le Devoir En vrac La traversée depuis la Playa del Arenal (à quelques kilomètres de la petite ville de Pedasi) jusqu\u2019au Refugio de Vida Silvestre (refuge de vie sauvage) Isla Iguana, en chaloupe de pêcheur motorisée, dure une vingtaine de minutes.L\u2019aller-retour coûte 70$US, peu importe le nombre de personnes (huit au maximum) dans l\u2019embarcation.Il faut convenir d\u2019une heure de retour avec le conducteur.Le coût d\u2019entrée sur l\u2019île, administrée par la Autoridad Nacional del Ambiente (ANAM), est de 10$US par visiteur.Il est préférable d\u2019arriver le matin, à marée basse, pour explorer plus largement la côte en apnée et mieux observer les espèces marines.Il y a peu de commodités sur l\u2019île, mis à part un centre de visiteurs et des toilettes sèches.Mieux vaut prévoir le coup et apporter lunch, papier de toilette et crème solaire.On peut s\u2019informer auprès des représentants de l\u2019ANAM, sur place, de la possibilité de monter une tente sur Isla Iguana pour la nuit.MAISON FONDÉE EN 1747 SMjoù^ORy SMxiùûe^ à SMjoriC^ en.eæcfÛÂwcté cÆe^ lGS5S0iSOnS ^Une àé/èetùon uniçae dêpUncûuU ^ouüçcce etàa trwula/icfê aie (jîa£ÛÂ/iau£emenlàeapùe à fàpompe.Q)eS AaneWià laÿîriéeà et dêà ùcfëeà cadêauwpou/i e>oA j^aAJ^ecaeà cÆlcà de cet étéf Outremont : I I 80 Bernard Ouest, H2V IV3 / Westmount : 1280 Avenue Greene, H3Z 2A3 -^1 ni- .\t¦ D 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUIN 2014 PLAISIRS TOURISME Il y a du logement chez l\u2019habitant dans l\u2019État du Rajasthan (Jaipur, Jodhpur et Bikaner).Ce service s\u2019appelle le Paying Guest Scheme.On trouve aussi un tel hébergement à Chennai et à Mumbai, sous le vocable de Paying Guest Association.K m ROBERTO SCHMIDT AGENCE ERANCE-PRESSE Un fleuriste de rue à Jaipur, dans le Rajasthan, en Inde.Obtenez une formule de repas GRATUITE à l\u2019achat d\u2019un forfait de 6 nuits/7 jours à prix régulier de AAA Vacations^ comprenant les billets et l\u2019hébergement dans les hôtels sélectionnés du Walt Disney World Resort pour une arrivée la plupart des nuits du 31/08 au 03/10, du 26/10 au 01/11, du 09/11 au 20/11 et du 12/12 au 23/12/14.EXEMPLES DE TARIF Formule de repas Disney GRATUITE* 2 632 sus POUR UNE FAMILLE DE 4 DANS UNE CHAMBRE STANDARD AU DISNEY\u2019S CARIBBEAN BEACH HESOnJ MEC UN BILLET DE BASE MAGIC YOUR WAY Des économies de 1206 Les exemples de tarifs sont valides pour la plupart des nuits du 13/9 au 3/10, du 26/10 au 1/11 et du 9/11 au 20/11.Informez-vous sur d\u2019autres forfaits de différentes durées.Réservez du 7/5 au 12/9/14.N\u2019attendez pas! Avec des économies aussi grandes, les chambres s\u2019écouleront rapidement! f Resort en Floride Voyages Appelez un conseiller CAA-Québec, nous sommes spécialisés en vacances Disney! 1 888 672-7839 caaquebec.com/voyage Les prix n\u2019incluent pas la contribution au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages, soit 1 $ par tranche de 1 000 $.\u2018Certaines conditions s\u2019appiiquent.Tarit caicuié pour 2 aduites, 1 junior et 1 entant.Le nombre de chambres offertes dans ie cadre de cette ottre est iimité.Tes économies sont caicuiées par rapport au prix réguiier du même tortait.Les biiiets sont vaiides pour un parc thématique par jour et doivent être utiiisés au cours des 14 jours suivant ieur première utiiisation.Ne peut être jumeiée à aucun autre rabais et à aucune autre promotion.Réservations à i\u2019avance requises.Ottre non appiicabie aux viiias à 3 chambres et aux terrains de camping.\"La tormuie de repas exciut ies pourboires et ies boissons aicooiisées.Les entants âgés de 3 à 9 ans doivent choisir ie menu pour entants iorsqu\u2019ii est disponibie.ii est possibie que certains restaurants avec service à tabie affichent compiet ou aient des disponibiiités iimitées au moment de i\u2019achat du tortait.Voyages CAA-Québec détient un permis du Québec.©Disney Long-courrier Lio Kiefer Long séjour en Inde «Nous sommes deux retraités et aimerions passer quelques mois en Inde l\u2019hiver prochain.Comment nous mettre en contact avec des personnes qui font ou ont déjà fait ce genre de séjour?Les agences en Inde nous proposent plutôt des circuits touristiques.Nous avons essayé avec Voyage Forum, mais nous n\u2019avons pas reçu de réponses qui pourraient nous aider.» Y.Bouchard Voici deux témoignages de personnes qui ont voyagé en Inde et qui partagent ici leurs trouvailles.«Pour Anne-Marie Châteauguay, qui prépare un voyage en Inde du Nord ?Le Devoir, 7 juin 2014).En septembre 2011, après six mois d\u2019échanges par courriel, nous avons fait en fourgonnette Toyota avec chauffeur, à quatre, un circuit guidé de 21 jours en Inde du Nord.«Nous avons fait affaire avec Savion Travel Services de Delhi, une agence plus d\u2019une fois mentionnée dans cette chronique.Nous considérons la prestation de Savion très raisonnable; le coût de 2000$ par personne excluait les vols internationaux (British Airways) et les repas.Nos contacts Gaurav Gusain, Neeraj Nauwhaar.» Pauline et Yves « Concernant la lettre demandant si une agence peut organiser à bon prix un trajet avec chauffeur en Inde du Nord, j\u2019aimerais partager une adresse que nous avons testée, mon conjoint et moi, en octobre 2010 et qui, après vérification, poursuit ses activités.Vous pouvez consulter le site d\u2019Incredible Real India, mais attention: il faut vraiment mettre les trois mots dans cet ordre car beaucoup d\u2019agences les utilisent ces 3 mots.«Pour être certaine que vous êtes sur le bon site, vérifiez le nom de la personne qui apparaît lorsque vous cliquez sur «Contact», qui devrait être: Mr.Rajendra Singh Palawat, % 0091 93511 54969 (portable), 0091 141 4004969 (fixe), 0091 141 4014969 (télécopieur), rajuin-dia@incrediblerealindia.com.«Cet homme, que nous avons rencontré, réside à Jaipur et organise des voyages sur mesure; il a été chauffeur pendant de très nombreuses années.Il peut suggérer un itinéraire avec chauffeur et même un guide, ou accommoder le vôtre sans problème, incluant les portions en train (si vous y songez pour un voyage de nuit, prenez la première classe.).Vous lui faites part du degré de confort désiré et il vous fait un devis, que vous êtes libre d\u2019accepter ou non.«En passant, cette personne n\u2019est pas en avance pour réserver et avoir un choix d\u2019hôtels et de train, car octobre, novembre et décembre sont les mois les plus touristiques en Inde du Nord.PS.: nous avons fait un magnifique voyage de 24 jours.» Guylaine Trudeau L\u2019Inde encore «Nous sommes deux étudiantes en art et voudrions séjourner en Inde pendant un mois l\u2019été prochain.Avez-vous des tuyaux pour des hôtels pas chers ?Nous n\u2019avons pas fait d\u2019itinéraires, mais aimerions faire une traversée de cet immense pays.» Yasmine et Marion L\u2019Inde toujours «Avez-vous des guides à nous conseiller pour l\u2019Inde?Nous sommes déjeunes retraités et voulons faire le voyage de notre vie.Nous avons parcouru l\u2019Europe plusieurs fois et traversé l\u2019Amérique du Sud, du Brésil au sud de l\u2019Argentine en passant par l\u2019Uruguay.Nous sommes en bonne forme et les hébergements peuvent être assez simples.» Jacques et Jacqueline Pour des guides, faites un mélange avec le Routard et Loneley Planet: les guides divisés entre Inde du Nord et Inde du Sud sont à consulter pour les endroits à visiter.Quant à Thébergement en Inde, contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, ce n\u2019est pas du domaine des temples (hormis certains gurdwa-ras de tradition sikh qui offrent l\u2019hébergement), mais des hôtels standards ou des tourist bungalows à des prix très bas.Dans ces cas-là, il faudra toujours s\u2019attendre à un confort minimal où viennent simplement s\u2019ajouter parfois un ventilateur et un lavabo convenable.Les petits hôtels se répartissent en deux catégories: Western et Indian.Il n\u2019y a pas de différence dans les infrastructures ou les services offerts, mais normalement, le Western est un peu plus cher.La seule différence notable réside dans les toilettes.Les Western disposent le plus souvent de toilettes avec un siège, alors que les Indian font plus dans les toilettes «turques».On peut marchander le prix des chambres lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de clients.S\u2019il y a peu de lits vacants, le propriétaire peut augmenter ses prix sans avertissement selon le vieux principe de l\u2019offre et de la demande.On trouve des hôtels de catégorie dite « internationale », avec piscine et climatisation, dans les grands centres touristiques et les villes importantes.Les chaînes Centaurs, Casino, Clarks, Oberoi, Welcom-Group, ITDC (Ashok) et, dans le luxe, le Taj Group, sont présentes partout dans le pays.Il y a, également le logement chez l\u2019habitant dans l\u2019État du Rajasthan Qaipur, Jodhpur et Bikaner).Ce service s\u2019appelle le Paying Guest Scheme.On trouve aussi de tels logements à Chennai et à Mumbai, sous le vocable de Paying Guest Association.Il faut toujours se méfier des rabatteurs (conducteurs de rickshaw ou d\u2019autorickshaw) qui sévissent dans les grandes villes, les aéroports et à la sortie des gares et qui proposent des chambres d\u2019hôtels.Ils vous emmènent à l\u2019hôtel de leur choix, celui qui leur verse une petite commission.Et les désillusions sont alors nombreuses.Renseignements : Office du tourisme du gouvernement de l\u2019Inde, 60 Bloor Street West, suite 1003, Toronto® 416 962-3787/8.indiatou rism@bellnet.ca, incredibleindia.org.Vos suggestions, bonnes adresses, découvertes, souvenirs de voyage : lkiefer@ledevoir.corn.Mon blogue: ledevoir.com/liokiefer.Les liens vers les endroits mentionnés dans cette chronique sont disponibles sur LeDevoir.com.BALADE URBAINE Un Village dans la ville FLORENCE SARA G.FERRARIS Ces jours-ci, le ciel est rose dans le Village.Les passants flânent tranquillement sur la grande Sainte-Catherine en zigzaguant entre les trottoirs sans même regarder d\u2019un côté ou de l\u2019autre.Au-delà de l\u2019importante artère, des rires se font entendre derrière les arbres qui ornent les cours arrière.Outre les restaurants à la mode et la vie nocturne trépidante, c\u2019est tout un pan de ce quartier qui se donne en cadeau aux regards attentifs.Offerte depuis 2013, la collection ludique «Marcher Montréal avec un artiste» invite à la (re) découverte des secteurs emblématiques de la métropole.Après avoir fouillé le Plateau Mont-Royal et la ville souterraine, l\u2019équipe de la maison d\u2019édition Sgraff récidive dans le Village et les faubourgs avoisinants.Pour l\u2019occasion, ils ont approché une de ses icônes, Mado Lamotte, qu\u2019interprète Luc Provost depuis une vingtaine d\u2019années.C\u2019est donc à travers ses yeux et au r5dhme de ses coups de cœur qu\u2019on arpente les rues de ce secteur montréalais, un peu comme une incursion dans le quotidien de la célèbre diva.De ses cafés préférés, qu\u2019on ne croiserait sans doute jamais par hasard, aux meilleurs clubs pour aller danser, les arrêts sont multiples.Et si, sans surprise, on foule le bitume des grandes artères, ce sont les détours qui donnent aux itinéraires leur plus-value.Pas à pas, les deux balades d\u2019une durée d\u2019environ une heure chacune invitent les curieux à sortir des sentiers battus.«L\u2019idée est de montrer aux gens que le Village ne se résume pas à Sainte-Catherine et Ontario», lance Luc Provost, qui fréquente le quartier depuis plus de 20 ans.Des petits secrets Ces incartades citadines mettent en lumière des petits secrets du Village.Des murales éparpillées aux vestiges architecturaux de l\u2019ancien Eaubourg à m\u2019iasse, en passant par les tronçons plus tranquilles comme la rue Sainte-Rose, véritable morceau de campagne urbaine.Conçu pour les touristes, vu sa vocation de guide, l\u2019ouvrage, bilingue, offre tout de même aux Montréalais une occasion de redécouvrir leur cité via ses capsules anecdotiques et ses clins d\u2019œil historiques.Et pour l\u2019interprète de Mado, ça se veut avant tout une invitation pour les «locaux» à jouer aux étrangers dans leur ville.«Quand on vit quelque part, on ne lève plus la tête, on manque ce qui se passe autour de nous, déplore-t-il.On le fait partout ailleurs, pourquoi pas chez nous ?» Un quartier en mutation Si le Village a longtemps été l\u2019épicentre de la communauté homosexuelle québécoise, sa faune locale a beaucoup changé.Aujourd\u2019hui, ce sont autant des couples gais que de jeunes familles qui y élisent domicile.«Le quartier attire les gens, précise Luc Provost.Par son emplacement, mais aussi parce qu\u2019on y trouve un esprit communautaire rappelant les villages du Québec.» C\u2019est cette idée de présenter enfin son quartier comme un lieu «habité et habitable» qui a séduit l\u2019artiste.Les touristes se limitant souvent à la piétonnière Sainte-Catherine, les allées avoisinantes, plus résidentielles, n\u2019ont rien perdu de leur côté intime, chaleureux.«Le Village s\u2019est transformé, ajoute-t-il.Il ne ressemble en rien à ce que j\u2019ai connu lorsque j\u2019ai mis les pieds ici la première fois, à la fin des années 80.» Pour le meilleur ou pour le pire?«Surtout le meilleur.C\u2019était un endroit pour sortir.Aujourd\u2019hui, c\u2019est un espace de vie.» Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUIN 2014 D 3 PLAISIRS Certains ont flairé la bonne affaire.Étrangers et habitants des favelas se lancent dans l\u2019hébergement.Naguère bastions des narcotrafiquants, aujourd\u2019hui pacifiées, les favelas se réinventent avec des bars, des hôtels de charme et des vues imprenables sur la plage : les touristes accourent.BRESIL L\u2019hôtellerie à flanc de colline à Rio vu THE LAURENT à Rio de Janeiro Le 13 juillet, Rio sera le point d\u2019orgue de la «grande messe du football»; 400000 aficionados viendront y célébrer le sacre de leur équipe dans le mythique Maracanâ.Seul hic, la «ville merveilleuse» ne dispose que de 55000 lits pour les héberger.Certains ont flairé la bonne affaire et anticipé la pénurie.Étrangers et habitants des favelas se lancent donc dans l\u2019hôtellerie «à flanc de colline».Naguère bastions des narcotrafiquants, aujourd\u2019hui pacifiées, les favelas se réinventent avec des bars, des hôtels de charme et des vues imprenables sur la plage : les touristes accourent.Si tu vas à Rio.Loin du Pain de sucre et de sa vue de carte postale sur les plages d\u2019Ipanema et Copaca-bana, des visiteurs adeptes d\u2019un autre Rio se rendent dans la banlieue nord pour embarquer à bord du téléphérique du Complexe do Alemâo.Ouvert en 2011 pour relier sa population avec le reste de la ville, celui-ci propose un autre panorama, celui de la favela.Suspendues dans les airs, les télécabines survolent les 13 favelas du Complexe.Où que l\u2019on regarde : une mer de béton, de taule ondulée et le rouge brique des maisonnettes agrippées aux collines.En contrebas, dans le dédale des ruelles, résonnent les cris d\u2019enfants jouant avec des cerfs-volants.«C\u2019est magnifique!», s\u2019exclame devant le panorama Eva Deruitr, une touriste néerlandaise.«Je ne me serais jamais aventurée ici avant que ce soit pacifié», dit Joeseley, un Carioca de la zone sud curieux de découvrir la vie des 70000 habitants du bidonville.En 2010, cet ancien fief des narcotrafiquants a été reconquis par les unités de police pacificatrices, tout comme 39 autres favelas.La tenue de la Coupe du monde de la EIEA en 2014 et des Jeux olympiques en 2016 a incité l\u2019État de Rio de Janeiro à redorer l\u2019image de la ville «la plus dangereuse au monde».Au terminus Palmeira, quelques boutiques de souvenirs et guinguettes de fortune, et une marmaille hilare.«Je suis travailleuse sociale.Je veux voir comment le Brésil revitalise, ses communautés», explique Éva.«Il y a un intérêt grandissant pour la culture et le mode de vie des favelas», confirme leur guide, Clebert Vicente Gon-zalves, avant de s\u2019enfoncer avec ses clients au cœur de la favela.Dormir chez l\u2019habitant Le raidillon qui mène à Pavela Inn, une petite auberge de la communauté de Chapéu Man-guéra surplombant la plage de Leme, est escarpé.L\u2019entrelacs de ruelles grouille de vie : ici, des vieux «tapent le carton» à même le trottoir; plus loin, des fillettes se déhanchent sur un air de samba.«Cette vie de quartier, je ne m\u2019en lasse pas», dit Matthieu Druilhe, un Érançais de 39 ans en train de taire un barbecue sur la terrasse de Pavela Inn.«On n\u2019est pas à l\u2019hôtel, c\u2019est une famille», poursuit-il en admirant la vue sur la mer.«J\u2019aime chouchouter mes clients», enchaîne a vu THE LAURENT Il y a officiellement 789 favelas et 1,4 million de personnes y vivent, soit environ 20 % de la population de la ville de Rio de Janeiro.Cristiane da Silva de Oliveira, qui gère l\u2019établissement de quatre chambres avec dortoir ouvert il y a deux ans: «J\u2019ai pris des cours dans une association hôtelière: un Français n\u2019a pas les mêmes attentes qu\u2019un Japonais.» Devanture aux couleurs d\u2019une bière locale, chaises et tables en plastique moulé bleu posées à même le pavé, à cinq minutes à pied de Pavela Inn, le Bar do David est comble en ce samedi midi.«Grâce à la pacification, je fais 80% de mon chiffre d\u2019affaires avec le tourisme», explique le patron, David Vieira Bispo, un ancien pêcheur reconverti en bistro-tier.Sa fierté, c\u2019est le prix du Meilleur bar de quartier qu\u2019il a remporté en 2012 pour sa fei-joada aux fruits de mer.Dès qu\u2019il a foulé le sable de la plage d\u2019Ipanema, le charme a opéré pour Benjamin: «Mon rêve, c\u2019était d\u2019avoir un hôtel.J\u2019ai su que ça serait ici», se souvient le français.De re- tour à Toulouse, lui et son compagnon liquident leurs affaires et en 2010, économies en poche, ils s\u2019envolent pour Rio.Lors d\u2019un dîner, des amis leur parlent d\u2019une favela nouvellement pacifiée sur les hauteurs d\u2019Ipanema, à 10 minutes de la plage éponyme et de la non moins mjhhique Copacabana.Au pied du morne de Canta-galo \u2014 où le prix de l\u2019immobilier ne flambe pas comme en bord de plage \u2014, ils repèrent une belle villa coloniale.Depuis sa terrasse, la vue est à couper le souffle : le Pain de sucre se découpe sur le ciel mordoré; en contrebas, la plage d\u2019Ipanema s\u2019ouvre sur l\u2019Atlantique.L\u2019occasion est trop belle: Benjamin et Louis acquièrent la propriété pour la transformer en boutique-hôtel de luxe « bohème chic », où cuisine de chef spa et services sur mesure sont offerts aux clients.Ainsi naissait La Casa Mos- quito.«Ouvrir près d\u2019une favela, c\u2019était un pari risqué», se souvient Benjamin.Toutefois, l\u2019entrepreneur pense que son «hôtel de charme à taille humaine» trouvera sa clientèle.En vrac Visite guidée.Clebert Gon-zalves parle anglais et organise des itinéraires à la carte.® +55 21 98100 7759.Favelas de Cantagalo Giida no Cantagaio.Vue imprenable sur Copacabana au soleil couchant.Dormir.Casa Mosquito, atmosphère coloniale et piscine panoramique.340$ en saison, 585$ lors du carnaval.À voir.Les fresques à ciel ouvert au Musée de la favela, du grapheur Acme.Favela Chapéu Mangueira Dormir.Pavela Inn, pour vivre Pari gagné : en 2013, la Casa Mosquito recevait le Traveler\u2019s Choice Award de Trip Advisor.Collaboration spéciale Le Devoir une vraie expérience chez l\u2019habitant.20$, petit-déjeuner compris, 45$ lors du carnaval.Manger.Chez David, pour ses croquettes aux fruits de mer et son vaste choix d\u2019a-muse-gueule.Favela Tavares Bastos Le premier vendredi de chaque mois, allez transpirer sur la piste de The Mazze Inn au son du Buff de jazz endiablé.25$ l\u2019entrée.Favela Complexe do Alemao Depuis ia gare centraie, prendre le train pour Saracuruna, descendre à Bonsucesso.Aller simple à 1,50$ et 2,40$ pour monter en gondole à Palmeira.- l nn A PARTIR DE 359^ * Valide du É'juin au 18 décembre 2014, en occupation simple ou double Taxes en sus cnn\tCI4É VESTE Cet été, soyez parmi les premiers à séjourner au nouveau Château Frontenac.À la suite d\u2019un colossal projet de rénovations, l\u2019hôtel phare de Québec brille maintenant d\u2019un nouvel éclat.FORFAIT NOUVEAU CHÂTEAU \u2022\tHébergement dans une élégante chambre \u2022\tPetit-déjeuner pour deux personnes \u2022\t50 $ de crédit en nourriture et boisson \u2022\tArrivée hâtive et départ tardif selon disponibilité INFORMATION & RÉSERVATION : 1.800.441.1414 I fairmont.fr/frontenac D 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUIN 2014 PLAISIRS TOURISME Après cinq jours de périple, nous entrâmes dans la capitale afghane.Au restaurant de l\u2019hôtel InterContinental surplombant la ville, le ciel s\u2019illumina comme un énorme feu d\u2019artifice.Les moudjahidine tiraient en l\u2019air des balles traçantes et des fusées éclairantes.Ils venaient de prendre Kaboul et célébraient leur victoire.Periple périlleux entre Moscou et Kaboul Le road trip, cette échappée routière mythique, a toujours la cote.Et il y a de ces petites histoires qui font l\u2019histoire.Voici le neuvième texte de notre série qui roulera jusqu\u2019à la mi-été.PAULE ROBITAILLE C% était le 13 avril 1992, des années-/ lumière avant l\u2019Internet.Le régime communiste afghan était sur le point de s\u2019effondrer.Jeune journaliste indépendante à l\u2019époque, j\u2019habitais Moscou mais je considérais l\u2019Afghanistan comme partie de mon territoire.Je l\u2019avais visité à une occasion en 1990 et j\u2019avais rencontré le président Najibullah.J\u2019étais obstinée à vouloir couvrir sa chute.Mais les médias pour lesquels je collaborais alors n\u2019assumeraient pas les frais de déplacement.Le billet d\u2019avion jusqu\u2019à la capitale afghane coûtait très cher et je n\u2019étais pas riche.C\u2019est ainsi que je me lançai dans l\u2019un des road trips les plus fous de ma vie.Chercher un visa à l\u2019ambassade afghane?Une perte de temps ! me dis-je.Le pays est en plein chaos.Le lendemain, je m\u2019embarquai sur le vol d\u2019Aeroflot Moscou-Douchambé (la capitale du Tajikistan) avec un collègue, Greg Gransden, qui devien- Le régime communiste afghan était sur le point de s\u2019effondrer.Jeune journaliste, j\u2019avais déjà rencontré le président Najibullah.J\u2019étais décidée à couvrir sa chute.dra plus tard mon époux.Le billet d\u2019avion n\u2019avait coûté que l\u2019équivalent de 10$.Le vol dura cinq heures, cinq longues heures les genoux dans le menton, chatouillée par les mouches, à respirer l\u2019odeur des toilettes dans cet appareil d\u2019un quart de siècle, glorieuse réalisation de la défunte URSS.Il aura fallu l\u2019équivalent de 30$ (une fortune) pour convaincre le chauffeur de taxi à Douchambé de nous amener à la frontière afghane : « Vous êtes fous ! C\u2019est la guerre là-bas.» Pendant trois heures, la voiture fila vers l\u2019Afghanistan à tombeau ouvert, à travers des villages grouillant de gens vêtus de soie multicolore, sillonnant des montagnes vertes comme la Suisse.A la frontière ouzbéco-afghane, à Termez, des douaniers toujours russes malgré l\u2019indépendance de l\u2019Ouzbékistan nous informèrent qu\u2019un protocole entre l\u2019Union soviétique et l\u2019Afghanistan interdisait de laisser passer les voyageurs qui n\u2019étaient ni Soviétiques, ni Afghans.Mais l\u2019Union soviétique n\u2019existait plus depuis deux ans et l\u2019Afghanistan était en pleine révolution, leur expliquai-je.Le charme, l\u2019humour, les pots-de-vin, rien n\u2019y fit.Il fallut carrément l\u2019intervention du ministre des Affaires étrangères de l\u2019Ouzbékistan pour que s\u2019ouvre la frontière (une histoire à elle seule.) De l\u2019autre côté de la rivière, enfin en territoire afghan, on sentait une joyeuse anarchie.On se dit alors que tout baignerait dans l\u2019huile.Mais un jeune douanier exigea de voir nos passeports et remarqua, perspicace, qu\u2019il manquait les visas afghans.Il fît quelques coups de téléphone et nous i FREDERIQUE LENGAIGNE Des moudjahidine du Jamaat-e Islami célèbrent leur entrée triomphale dans Kaboul en tenant un portrait de leur leader.Ahmed Chad Massoud.Neuf ans plus tard, le commandant Massoud mourait assassiné par un kamikaze d\u2019al-Qaïda, deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.Carnet de route envoya chez un officier dénommé Salah Udin.Ce dernier nous accueillit avec enthousiasme mais nous indiqua à son tour que ce serait à son supérieur, le général Mumine, de décider de notre sort.Alors Udin fit venir du thé et des petits bonbons.Il invita ses amis.Ils n\u2019avaient pas vu d\u2019Occidentaux depuis 1979 et nous étions devenus un divertissement.Le général Mumin, un être qui devenait mythique après quatre longues heures d\u2019attente, apparut enfin.C\u2019était l\u2019heure du dîner.Alors il fît apporter des montagnes de pilaf sur des plateaux d\u2019argent et parla des années 70, époque nostalgique oû sa famille hébergeait des beatniks de passage.La nuit approchait et il était évident que nous allions dormir chez le général.Mumin nous confia à sa garde personnelle qui nous conduisit à une petite maison.Ils tournèrent la clef de la serrure à double tour «car les nuits sont fraîches, on pourrait s\u2019enrhumer».Le lendemain, il fallut maintes palabres pour que le général nous laisse libres.Sur la route vers Mazâr-e Charif, la première grande ville après la frontière, les rebelles parcouraient le territoire nouvellement conquis en seigneurs.Au bazar, les femmes couvertes de la tête au pied et les hommes qui priaient dans la rue flanqués de leur fusil faisaient comprendre que cet Afghanistan, en- core communiste il y a quelques jours, plongeait dans un islam intégriste.Cette ville était coupée du monde.Impossible d\u2019appeler mes rédactions.Il n\u2019y avait plus de vol vers Kaboul depuis cinq jours.En autobus, le voyage jusqu\u2019à la capitale prenait 12 heures et c\u2019était la cible des brigands.La prise de Kaboul par les moujahidine devenait imminente.J\u2019allais manquer la raison d\u2019être de ce périple.Nous prîmes alors les grands moyens en exigeant une audience avec l\u2019homme fort de la région, le général Dostum, que nous avons obtenue.On dépêcha un interprète, qui arriva fiévreux.Il n\u2019avait pas parlé anglais depuis 1979, lors de l\u2019invasion soviétique.Nous demandâmes un hélicoptère.Dostum refusa d\u2019abord.Mais après une heure, lasse de m\u2019entendre, le grand général céda et nous fît conduire à l\u2019aéroport.«Vous ne serez qu\u2019à une heure de l\u2019état-major du commandant Massoud, à 60 kilomètres de Kaboul», nous promit-il.Le vol en hélicoptère dura deux heures; deux heures à survoler en rase-mottes les steppes, les troupeaux de moutons et les habitations de torchis.Magnifique.Mais l\u2019hélicoptère du général Dostum ne se posa pas à l\u2019état-major du commandant Massoud.Il fallait encore traverser la chaîne de montagnes de l\u2019Hindou Kouch, «la tueuse d\u2019hindous».En panne, la vieille jeep C\u2019est donc sur cette route d\u2019altitude, de la neige jusqu\u2019au cou, que la vieille jeep qui nous amenait chez Ahmed Shah Massoud est tombée en panne.Pendant que 15 soldats, la tête dans le moteur, tentaient de la réparer, la jeep s\u2019est mise à reculer vers le précipice.Les hommes ont crié.Le chauffeur, toujours dans la voiture, a es- sayé de la faire dévier sur un autobus.Mais sous l\u2019impact, l\u2019autobus a aussi commencé à reculer, pour s\u2019écraser au fond du ravin.Heureusement, il était vide.La jeep, elle, a continué sa course.Par miracle, un garde-fou l\u2019a sauvée du gouffre.L\u2019engin était définitivement hors d\u2019qsage.A la nuit tombée, notre voyage qui se transformait en épopée s\u2019allongeait d\u2019une autre journée.Il a fallu dormir en montagne dans un accueillant garage militaire.Le lendemain matin, le commandant des lieux nous a emmenés lui-même chez Massoud.A son quartier général en banlieue de la petite ville de Tcharikar, le charismatique Massoud entrait et sortait en se donnant en spectacle aux photographes étrangers.Nous arrivions pile pour la conférence de presse.On réussit ensuite à louer un camion à prix d\u2019or et on fonça sur Kaboul.Sur la route, des moudjahidine, AK-47 en bandoulière et lance-roquette sur le dos, sautèrent dans le véhicule.Sans discuter, on les a emmenés aux limites de la ville.Et ce n\u2019était pas pour faire du shopping qu\u2019ils allaient à Kaboul.Ce soir-là, après cinq jours de périple, nous entrâmes dans la capitale afghane.Au restaurant de l\u2019hôtel InterContinental qui surplombait la ville, le ciel s\u2019illumina comme un énorme feu d\u2019artifice.Les moudjahidine tiraient en l\u2019air des balles traçantes et des fusées éclairantes.Cela faisait un bruit d\u2019enfer.Ils venaient de prendre Kaboul et célébraient leur victoire.J\u2019envoyai alors mon premier texte par le télex de l\u2019hôtel.Exténuée, je savourai enfin un whisky en regardant le ciel.Collaboration spéciale Le Devoir HÉBERGEMENT EN RE,G»N CHAUDIERE-APPALACHES AUBERGE DES GLACIS : Une aventure gastronomique au moulin.à une heure de Québec! 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Sorties d\u2019un jour et voyages.Costa Rica, Grand Canyon, Anticosti-Mingan, itaiie, Corse, isiande.www.RandoPleinAir.com\t514-252-3330 Des magazines dingues de design JEAN-CLAUDE POITRAS 1282 rue de la maison, un magazine Web bilingue qui vient d\u2019être lancé, explore toutes les facettes de l\u2019art de vivre en proposant une escapade créative aux quatre coins de l\u2019univers du design, de la décoration et de l\u2019architecture.Ce magazine trimestriel dans l\u2019air du temps, publié sur Internet, possède également une application Androïd et Ipad qui peut être téléchargée gratuitement.Le nouveau webzine porte la signature allurée de Rol-lande Vachon, une référence du milieu du design montréalais.Longtemps active dans la mode comme styliste et rédactrice, elle se consacre au design intérieur depuis le début des années 90.D\u2019abord en lançant la belle boutique de décoration Moutarde Décor, suivie quelques années plus tard par Moutarde Design, un cabinet de design qui su imposer sa marque.La belle histoire se réinvente aujourd\u2019hui avec cette plateforme novatrice qui célèbre avec classe la beauté, le bon goût, l\u2019originalité, la qualité, l\u2019art et le design.« Le 1282 réunit ce qui m\u2019inspire et ceux qui m\u2019inspirent J\u2019ai le goût de donner le goût aux gens de créer leur décor de rêve et de.rentrer à la maison », résume Rollande Vachon.1282ruedela maison.com.Dress To Kill Tout ce que Montréal compte de people et de fashionistas s\u2019était donné rendez-vous le 4 juin au Centre Eaton de Montréal pour le lancement de l\u2019exposition Le talent s\u2019expose, la galerie Dress To Kill.Présentée tout l\u2019été, l\u2019expo se veut une rétrospective des grands moments de l\u2019histoire de l\u2019audacieux et hyper branché magazine Dress To Kill.L\u2019installation propose un défilé de magazines surdimensionnés qui fait une percée sur le travail de créateurs établis et émergents, issus de tous les milieux.Chef de fîle des revues tendance québécoises, DTK a réussi dès son premier numéro à se démarquer, rapprochant la mode de la musique, du design, de l\u2019art et du cinéma notamment Collaborateur Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUIN 2014 D 5 PLAISIRS SAVEURS « Comment juger d\u2019un bon repas ?demande le chef François Pellerin.Eh bien, d\u2019abord avec le pain que l\u2019on vous sert.» Pellerin déplore le fait que certains chefs tentent encore de faire leur pain avec des équipements inappropriés, surtout pour la cuisson.Le patriote du Garde-Manger Philippe Mollé François Pellerin est un ardent défenseur des traditions alimentaires du Québec.Depuis plusieurs années, il s\u2019affaire à expliquer comment s\u2019est transformée la cuisine traditionnelle de sa mère en une cuisine concoctée par les chefs actuels.Travailleur acharné, Pellerin s\u2019est toutefois heurté aux modes et tendances de la restauration spectacle des années 2000.Celle-ci ne le rejoint pas.De toute façon, il la qualifie de passagère.En 35 ans, François Pellerin a vécu la métamorphose de la cuisine québécoise, qu\u2019il défend notamment en privilégiant l\u2019achat de produits locaux.Avant de s\u2019installer à Chambly, dans un endroit patrimonial, il avait ouvert avec un associé, au Palais des congrès de Montréal, le resto Fourquet Fourchette, un concept rassembleur qui mettait en valeur les plats que l\u2019on servait en Nouvelle-France.Le tout accompagné de bières provenant de microbrasseries québécoises.Après avoir vendu, il a retrouvé une certaine sérénité qui lui permet aujourd\u2019hui de pratiquer son art et sa passion à Chambly.La transmission du savoir Exerçant depuis longtemps dans le secteur de la restauration, François Pellerin a à cœur de transmettre ce qu\u2019il a lui-même appris.Dans son res-taurant-boulangerie-boutique qu\u2019il a baptisé Le Garde-Manger, il communique son intérêt pour l\u2019histoire de Chambly et pour des plats typiques qui tendent à disparaître.De l\u2019hôtel mythique lauren-tien La Sapinière où il a travaillé dans les années 80 jusqu\u2019à Chambly où il s\u2019est établi, le chef poursuit une réflexion sur la cuisine québécoise.Où se situe-t-elle par rapport au reste du monde de la gastronomie?11 s\u2019intéresse aussi à la progression des tendances alimentaires, des marchés agricoles, même hors du Canada, et s\u2019interroge sur l\u2019importation de fromages de l\u2019extérieur ou encore sur la progression de nos ressources, comme le homard ou le crabe des neiges.Pellerin est aussi ce qu\u2019on appelle un «tripeux».Par exemple, il aime tellement le pain, dont il respecte autant le boulanger qui le fait que le produit, qu\u2019il s\u2019est adjoint le non moins talentueux James McGuire, ancien propriétaire du restaurant Le Passe-Partout, qui donne souvent de son temps pour promouvoir le bon pain.1 U mi X JOËL SAGET AGENCE ERANCE-PRESSE \\ ài PHILIPPE MOLLE / JOËL SAGET AGENCE ERANCE-PRESSE Exerçant depuis longtemps dans le secteur de la restauration, François Pellerin a à cœur de transmettre ce qu\u2019il a lui-même appris.Le pain, un aliment vital Avec François Pellerin et le boulanger Thierry Goupil, James McGuire a grandement contribué au succès du Garde-Manger de Chambly.Ainsi, ils ont remporté en mai le prix de la meilleure baguette bio du Québec.C\u2019est un immense honneur pour François Pellerin, pour qui le pain occupe une place importante dans la gastronomie.«Comment juger d'un bon re- pas ?demande le chef.Eh bien, d\u2019abord avec le pain que l\u2019on vous sert.» Pellerin déplore le fait que certains chefs tentent encore de faire leur pain avec des équipements inappropriés, surtout pour la cuisson.«Au Québec, poursuit-il, on a souvent minimisé l\u2019impact qualitatif du pain, surtout du pain maison.Pourtant, comme pour la certification biologique, le simple fait qu\u2019un pain soit maison ne signifie pas pour autant qu\u2019il sera bon pour les connaisseurs et les grands amateurs.» Les consommateurs québécois sont désormais aguerris en la matière, particulièrement dans la grande région de Montréal où le choix est vaste.François Pellerin est bien, chez lui, dans son Garde-Manger.11 attend son permis d\u2019alcool pour pouvoir offrir des bières de microbrasseries québécoises sur sa jolie terrasse, décorée avec goût.Par- tisan de l\u2019utilisation des produits d\u2019ici, François Pellerin prend son bâton de pèlerin pour promouvoir une bonne alimentation Le Garde-Manger de François, 2403, avenue Bourgogne, à Chambly.Tél.: 450 447-9991.Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l\u2019entendre à toutes les semaines à l\u2019émission Samedi et rien d\u2019autre à ICI Radio-Canada Première.Recette de LA SEMAINE Salade d\u2019épinards et de radis à la crème de fines herbes 4\ttasses d\u2019épinards équeutés et lavés 8 radis 45 ml d\u2019huile d\u2019olive 45 ml de fromage ricotta 45 ml de jus de citron 45 ml de bouillon de volaille ou de légumes.30 ml de ciboulette 5\tml d\u2019estragon Sel et poivre au goût Essuyer les radis et les découper en très fines lamelles.Mélanger au robot le bouillon de volaille avec l\u2019estragon, la ciboulette, la ricotta et le jus de citron.Assaisonner le mélange.Doucement, incorporer les feuilles d\u2019épinard et les radis à la sauce.Rectifier l\u2019assaisonnement si nécessaire.Servir tel quel.Note : cette salade peut se faire aussi avec des pointes d\u2019asperge à peine pochées ou de la laitue romaine.Biblioscopie MON PAIN Editions Marabout Espagne, 2009,239 pages L\u2019éditeur précise que l\u2019ouvrage propose du pain nature, sans gluten ou brioché.On y trouve 200 recettes, qui permettront aux plus audacieux de faire leur pain.Tout y est, de la recette de la fougasse à celle du pain noir irlandais.Découverte Le Mondial de la bière au Palais des congrès de Montréal Le Mondial de la bière se terminera dimanche.On y trouvera, pour cette 21'^ édition, pas moins de 570 bières, cidres et hydromels à déguster, provenant de 107 brasseries, dont 40 microbrasseries québécoises.Ateliers, chapiteaux de dégustation et conférences sont au programme.Entrée gratuite et achat de coupons sur place./esh\u2018y«/-mondialbiere.qc.ca Les grandes LA GRECE À SON MEILLEUR chez Milos estiatorio Milos 514.272.3522 5357 Avenue du Parc, Montréal, Qc H2V 4G9 www.estiatoriomilos.com Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com V O Bon voyage Voyages C\u2018^5te Vivez rimmensité des Icebergs Magnifiques DÉCOUVREZ LA BASSE CÔTE-NORD! ?Alypika Le spécialiste du voyage culturel 11, de l'Église, Rivière-au-Tonnerre QC GOG 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS: info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca OYouCHQ Cj r ^ FATIGUE DE VOYAGER COMME TOUT LE MONDE?La réponse avec Atypika : mini-groupe VIP VOYAGEZ AU ROYAUME D'ULYSSE EN GRÈCE.Maximum 15 pers.Voyage d'auteur créé et accompagné par Carol Doyon, historienne d'art.Du 10 au 22 sept.2014 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(514) 789-2446 En savoir plus sur nos voyages en Grèce : ATYPIKA.CA 2170 rue Crescent, Montréal Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 514 985-3456 jdebilly@ledevoir.com D 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 JUIN 2014 JARDINS k ROBERT MINEAU L\u2019Akehia quinata, ou l\u2019akébie, est une grimpante vivace que l\u2019on cultive pour son feuillage original composé de feuilles palmées à cinq folioles vert foncé.Une poussée vers le ciel Lise Gobeille Les plantes grimpantes chez moi ont la cote, je les aime car elles ajoutent de la verticalité au jardin, donnent de l\u2019intimité et cachent des vues moins intéressantes.Quelles soient annuelles, vivaces ou vivaces arbustives, je leur trouve toujours une place.En voici trois parmi tant d\u2019autres magnifiques.Akehia quinata UAkebia quinata, ou l\u2019aké-bie, est une grimpante vivace charmante que l\u2019on cultive pour son feuillage original.Pourquoi simplement pour son feuillage?Parce qu\u2019au Québec, elle ne fleurit qu\u2019exceptionnel-lement.Suzanne Puech, qui en cultive au Jardin des curiosités en Montérégie depuis plusieurs années, ne l\u2019a vue en fleurs qu\u2019une seule fois.Malgré tout, elle mérite sa place au soleil.ou à la mi-ombre, puisque son feuillage composé de feuilles palmées à cinq folioles vert foncé est séduisant.Les vigoureuses tiges volu-biles deviennent ligneuses et peuvent facilement atteindre de 3 à 6 mètres de haut.Ainsi, elles couvrent rapidement une tonnelle, une clôture ou un mur et, si elles ne sont pas soutenues, elles font un excellent couvre-sol.Peu exigeante, l\u2019akébie croît dans un sol humide qui se draine bien.Mme Puech m\u2019expliquait également que, pour la première fois, la partie aérienne a gelé à cause de l\u2019hiver difficile que nous avons connu.Toutefois, la plante est repartie de sa base et se développe allègrement.Originaire de la Chine centrale, du Japon et de la Çorée, elle a été introduite aux Etats-Unis, où elle s\u2019est naturalisée dans le Sud.Certains Etats la jugent envahissante, mais il n\u2019y a pas de risque sous notre latitude.Enfin, elle se cultive seulement en zone 5.Campsis radicans Le Campsis radicans, ou trompette de Virginie, ou bi-gnone, ou jasmin de Virginie, ou encore jasmin trompette, ouf! est une plante grimpante sarmenteuse remarquable et vigoureuse.De juillet à la fin de septembre, ses fleurs en trompette, d\u2019un orange éclatant, forment de superbes bouquets au bout de ses branches.h ANDREW BUTKO / CC Le Campsis radicans produit des fleurs en trompette, d\u2019un orange éclatant, qui forment de superbes bouquets au bout de ses branches.De surcroît, elles nourrissent les jobs colîbrîs, quî les visitent régulièrement.Cette grimpante préfère le plein soleil.Sur un mur sud ou ouest, elle s\u2019éclatera, à la ml-ombre, elle fleurira simplement un peu moins.Quant au sol, elle l\u2019aime riche et bien drainé, mais elle est accommodante et, une fols bien Implantée, elle résiste à la sécheresse.Son feuillage décoratif est luisant, vert foncé et composé de 11 à 15 folioles.Avec le temps, la souche prend du diamètre, devient ligneuse et présente un bel aspect.La plante atteint facilement de 4 à Smètres au Québec.De petites racines se forment sur les tiges, lui permettant de s\u2019agripper, on peut donc la faire grimper sur un arbre, une solide tonnelle ou contre un bâtiment rugueux.Une fois implantée, elle est difficile à éliminer, car elle retige à partir de racines qui sont demeurées dans le sol.On aperçoit ses fleurs flamboyantes dans le haut des arbres loçs de nos périples dans l\u2019est des Etats-Unis, d\u2019où elle est originaire.Elle est rustique dans le sud du Québec, en zone 5a, par contre, si l\u2019hiver est rigoureux, l\u2019extrémité des tiges gèle et elles doivent être coupées.Cohaea scandens La cobée est une grimpante annuelle au charme suranné.JEAN PIERRE BELLEMARE La Cohaea scandens est une grimpante originaire du Mexique qui, par sa densité, couvre rapidement de grands espaces.originaire du Mexique.Ses fleurs parfumées en forme de grosses cloches sont d\u2019abord vert crème, puis elles tournent au pourpre une fois à maturité.Décoratif, le calice verdâtre ressemble à une soucoupe sous une tasse et les longues étamines complètent ce portrait attrayant.Il existe une variété «alba», et il semble que les deux coloris font un heureux mariage.Ses feuilles ornementales sont composées de six folioles elliptiques et se terminent par une vrille ramifiée qui lui permet de s\u2019accrocher à n\u2019importe quoi.Vigoureuse et dense, elle couvre rapidement de grands espaces et donne de l\u2019intimité.Le hic.pour avoir des fleurs fin août-début septembre, les graines doivent être semées à l\u2019intérieur début mars et mises au jardin aussitôt les gelées passées.Elle aime le plein soleil, les sols ordinaires et un endroit chaud à l\u2019abri des vents.?Un architecte paysagiste dans la toponymie québécoise En hommage à un pionnier de l\u2019architecture de paysage au Québec, la Ville de Trois-Rivières a officiellement baptisé un de ses parcs Benoît-Bégin.Aujourd\u2019hui âgé de 91 ans, ce Trifluvien de naissance a mené une longue et riche carrière comme urbaniste et architecte paysagiste avant de prendre sa retraite en 1988.Selon Paula Meijerinjc, actuelle directrice de l\u2019Ecole d\u2019architecture de paysage à l\u2019Université de Montréal.«Inscrire le nom de M.Bégin dans le paysage urbain de Trois-Rivières, c\u2019est une marque de reconnaissance de la profession et, pour la première fois, du legs d\u2019un architecte paysagiste québécois.Car, après le parc Frederick G.Todd dans la ville de Mont-Royal et la rue Frede-rick-Olmsted dans l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies, Benoît Bégin est, à ma connaissance, le troisième architecte paysagiste à se tailler une place dans la toponymie du Québec, mais le premier architecte paysagiste québécois.» Vos questions à lgobeille@ledevoir.com.Au jardin cette semaine On laisse les feuilles de nos plantes à bulbe jaunir avant de les couper, afin que les réserves s\u2019accumulent dans ce dernier.On enlève les fleurs fanées sur les annuelles pour favoriser la prochaine floraison au lieu de la formation de graines.Seulement vers la fin du mois de juin, on taille les cèdres, les ifs et les genévriers, car on doit attendre que la croissance des nouvelles pousses soit presque terminée.Quelques activités Festival québécois de ia pivoine Le Eestival québécois de la pivoine de Kngsey Ealls met cette belle vivace à l\u2019honneur.Voilà une occasion de la découvrir dans toute sa diversité, ainsi que le grand parc Kingsey Ealls nommé en l\u2019honneur du fondateur du Jardin botanique de Montréal, né dans cette ville.Le 21 juin de 13\th à 17 h et le 22 juin de 10 h à 15 h 30.Président d\u2019honneur.John Corner y.pivoinequebec.corn.Domaine Joiy-De Lotbinière Pour souligner l\u2019arrivée de l\u2019été au Domaine Joly-De Lotbinière, deux activités ont été organisées.D\u2019abord, des visites guidées avec le coloré horticulteur Rock Giguère, puis le vernissage des deux expositions de l\u2019artiste Luce Lamoureux.Flora ! et Je t\u2019aime un peu, beaucoup, passionnément.à la folie ! Visites, le 14 juin à 10h30 et 13h30.Vernissage, le 14\tjuin à 14 h.Dans la bibliothèque PLANTES GRIMPANTES Collection «100% jardin» Larousse 2014, 77pages Plantes grimpantes^ Voilà un petit guide simple et pratique sur les plantes grimpantes qui nous apprend à les entretenir.C\u2019est succinct, mais la base y est.support, taille, multiplication.Le catalogue est intéressant car il classe les plantes en fonction de leur attrait ou de leurs particularités.fleurs, fruits, feuillage décoratif.Le chapitre sur leur utilisation donne de bonnes idées, association de plantes, habiller un mur, grimpantes couvr^sol, etc.Mise en garde, plusieurs plantes proposées ne sont pas rustiques au Québec, ou encore l\u2019information sur leur culture ne concorde pas.LEJA^UJINAQE EN, CARRES AMELIORE Mel Bartholomew Broquet 2014, 272 pages Mel Bartholomew est l\u2019inventeur du jardinage en carrés.L\u2019auteur, son premier livre et sa technique ont été très populaires dans les années 80 aux Etats-Unis, mais sa méthode n\u2019est pas une panacée, comme le laisse entendre l\u2019auteur.Elle a ses qualités et ses défauts, néanmoins elle facilite le jardinage pour un débutant.Pour des projets de petites surfaces avec des enfants, des personnes âgées ou des débutants, c\u2019est intéressant.Le livre explique la technique clairement et en détail."]
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