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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-06-19, Collections de BAnQ.

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[" m Mondial de soccer : l\u2019Espagne détrônée.Une chronique de Jean Dion Page B 6 Manifestation de syndiqués : le travail des policiers montréalais critiqué Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 1 3 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUIN 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Drainville invite les militants des autres partis à investir le PQ ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Bernard Drainville lance un appel aux indépendantistes des autres partis mais aussi aux indécis, aux blasés et aux mous pour qu\u2019ils se rallient au Parti québécois (PQ) afin de le transformer.«Le Parti québécois est tout grand ouvert.Après la volée qu\u2019on a mangée, on n\u2019a pas le choix», a livré l\u2019ancien ministre du gouvernement Marois dans une entrevue qu\u2019il a accordée au Devoir.«De cette nouvelle conjoncture, de ce grand nouveau remue-méninges va émerger un nouveau Parti québécois.» Dans une lettre publiée en page A 7, Bernard Drainville affirme que le PQ, «c\u2019est un instrument et on peut en faire ce qu\u2019on veut».II invite les militants de Québec solidaire, d\u2019Option nationale et de la Coalition avenir Québec à prendre leur carte de membre du PQ pour influer sur le renouvellement du PQ.« Tous les indépendantistes, les souverainistes, les indécis de la question nationale peuvent l\u2019investir, le transformer, le renforcer.Les jeunes ne s\u2019y retrouvent plus?Qu\u2019ils viennent le changer, c\u2019est le temps ou jamais», avance Bernard Drainville qui souhaite que s\u2019impliquent «tous les indépendantistes, blasés, pressés, déçus, lucides, solidaires, moins pressés, impatients, nationalistes, internationalistes ».Coalition indépendantiste Pour Bernard Drainville, le PQ doit former une grande coalition indépendantiste afin de contrer «le déclin» de l\u2019option dans l\u2019opinion publique.«Dans l\u2019état actuel des choses, on ne peut pas se passer d\u2019un seul indépendantiste», juge-t-il.VOIR PAGE A 8 ; DRAINVILLE Aujourd\u2019hui Actualités > Grand ménage en vue à Laval.La moitié des sociétés paramunicipales n\u2019ont «plus leur raison d\u2019être».Page A 2 Culture > Petite histoire des maisons de passe.Une visite guidée s\u2019intéresse à la prostitution montréalaise au début du siècle dernier.Page B 7 Le Monde > Irak.Les djihadistes prennent d\u2019assaut la principale raffinerie de pétrole du pays.Page B 5 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.A5 .B4 .A5 .B2 .B4 .B3 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nathalie Normandeau a été vice-première ministre d\u2019avril 2007 à septembre 2011, date de sa démission.Attendu depuis des mois, le témoignage de l\u2019ancienne ministre des Affaires municipales et des Régions, puis des Ressources naturelles, n\u2019aura finalement duré que quelques heures.Commission Charbonneau «J\u2019ai peutétre été trahie » Nathalie Normandeau dit n\u2019avoir jamais cédé aux pressions des firmes de génie et blâme son chef de cabinet PHILIPPE ORLALI Nathalie Normandeau avait construit tout autour d\u2019elle un «mur» étanche la protégeant de toute influence des firmes de génie-conseil.Mais peut-être que son chef de cabinet Bruno Lortie n\u2019a pas, lui, fait preuve d\u2019autant de prudence, a avancé l\u2019ex-vice-premiére ministre du Québec mercredi devant la commission Charbonneau.Attendu depuis des mois, le témoignage de l\u2019ancien bras droit de Jean Charest n\u2019aura finalement duré que quelques heures.Quelques heures pendant lesquelles Nathalie Normandeau a affirmé à maintes reprises que malgré l\u2019apparente proximité entre son bureau et les firmes de génie-conseil québécoises, jamais elle n\u2019a cédé aux pressions de VOIR PAGE A 8 ; NORMANDEAU Lire aussi > Le mur et ies vaiises.Un éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 Lire aussi > La coïncidence des intérêts.Une chronique de Michel David.Page A 3 ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Le tableau Sun Bathing I de John Lyman (à gauche) et la sculpture L\u2019homme révolté ou Composition 412 (au centre), d\u2019Yves Trudeau, sont au nombre des dons exposés au MAC.Le geste du cœur Le Musée d\u2019art contemporain fête ses 50 ans en exposant les œuvres de ses donateurs FREDERIQUE DOYON Trois cents cœurs qui battent ensemble, ça ressemble à quoi?C\u2019est le défi que s\u2019est lancé l\u2019artiste montréalais d\u2019origine mexicaine Rafael Lozano-Hem-mer pour créer Puise Room en 2006.L\u2019installation interactive présentée à la Biennale de Venise en 2007 ponctue le triplé d\u2019expositions estivales du Musée d\u2019art contemporain (MAC), dont la plus grande part salue les 50 ans de l\u2019institution, en présentant les œuvres des donateurs qui ont façonné ses collections.Fruit d\u2019un don anonyme récent et formant une exposition en soi.Puise Room enregistre les pulsations cardiaques de chaque participant.Celles-ci prennent alors la forme du scintillement d\u2019une ampoule, qui rejoint les 299 autres dans la salle, et mêlent leur musique à l\u2019étrange symphonie.«C\u2019est un portrait biométrique qui devient un paysage» sonore et lumineux, résume l\u2019artiste au Devoir lors du lancement de l\u2019exposition, mercredi, à propos de ce «memento mori», éphémère comme la vie.Il en a eu l\u2019idée quand sa femme était enceinte de leurs jumeaux.«J\u2019essayais d\u2019écouter les battements cardiaques de mon fils et de ma fille en même temps, raconte celui qui fera une VOIR PAGE A 8; MAC Une U® clinique sans médecins ouvre ses portes La clinique pilotée par des infirmières desservira deux quartiers de Québec ISABELLE PORTER à Québec Dans la basse-ville de Québec, les gens pourront bientôt se faire soigner dans une clinique de quartier pilotée exclusivement par des infirmières.Financé par la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), ce projet-pilote est une première du genre au Québec.«Nous passons à l\u2019action», a déclaré fièrement la présidente de la FIQ, Régine Laurent, qui espère que d\u2019autres établissements similaires pourront apparaître au Québec.De la simple otite aux urgences mineures, en passant par le suivi des maladies chroniques, la FIQ souhaite permettre aux infirmières d\u2019assurer différents soins de première ligne.Située à la frontière des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, la clinique existe déjà sous le nom de Coopérative de santé SABSA.Une jeune infirmière praticienne, Isabelle Têtu, et une infirmière à la retraite, Maureen Guthrie, l\u2019avaient créée à la fin 2011 pour faire le suivi des gens souffrant d\u2019hépatite C dans le secteur.Au moins 200 personnes y étaient soignées de façon bénévole.Or les deux femmes ont réalisé que les besoins dans le quartier étaient autrement plus vastes.«On a eu un contact privilégié avec les citoyens des quartiers Saint-Roch et Saint-Sau- VOIR PAGE A 8 ; CLINIQUE 77831303445525 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 JUIN 2014 ACTUALITES Le PM dit suivre la commission Charbonneau avec attention MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le premier ministre Philippe Couillard est suspendu aux lèvres de la commissaire France Charbonneau et à celles des témoins qui se succèdent devant elle.A défaut de les commenter publiquement, il «sui[t] avec attention tous les témoignages», a-t-il fait remarquer mercredi.«Je n\u2019ai pas le temps de lire les détails, mais je suis les résumés des témoignages», a expliqué M.Couü-lard, en marge d\u2019une annonce sur la tenue d\u2019un forum sur la lutte contre l\u2019intimidation.Les travaux de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction constituent un «élément important de l\u2019actualité» auquel, comme tous les citoyens, il ne peut échapper.«Le soir, quand je regarde les nouvelles, ou le matin, quand je me lève, bien, je porte une attention particulière à ces éléments-là.» «Pas souhaitable» Le chef du gouvernement s\u2019intéresse de près au «message envoyé» par les différents témoignages livrés aux commissaires France Charbonneau et Renaud Lachance.D\u2019ailleurs, au lendemain de celui de Bruno horde \u2014 bras droit de l\u2019ex-ministre Nathalie Normandeau \u2014, M.Couillard juge qu\u2019ü n\u2019est «pas souhaitable» que les directeurs de cabinet «fassent de la sollicitation pour du financement politique».«Maintenant, est-ce que ça va être avéré, est-ce que ça va être confirmé par la commission ?Attendons de voir le rapport», a-t-il affirmé, appelant à la prudence.Le premier ministre dit «réjléchir énormément» aux questions suscitées au fil des derniers mois par la commission Charbonneau.Il attend le rapport et les recommandations qui y seront jointes.«[C\u2019est] la prochaine étape vers laquelle moi, je me projette déjà.[.] Lorsque le rapport sera publié, j\u2019aurai des commentaires détaillés à faire, mais pour l\u2019instant je vais m\u2019abstenir», a-t-il indiqué au lendemain d\u2019un entretien avec des enquêteurs de la commission Charbonneau.M.Couillard dit avoir été interrogé lundi essentiellement sur X«ambiance politique passée et actuelle».«On est maintenant dans une ère de financement populaire où, finalement, les partis politiques n\u2019ont même plus besoin d\u2019avoir de responsable de coordination de financement.Et tant mieux, c\u2019est bon pour la démocratie.» Le Devoir Commission Charbonneau.Couillard dit suivre les travaux avec attention.Page A 2 CLINIQUE SUITE DE LA PAGE 1 veur qui nous ont consultées pour d\u2019autres besoins de santé», a expliqué Têtu.Têtu est ce qu\u2019on appelle une infirmière praticienne, ou « superinfirmière », ce qui lui permet de prodiguer davantage de soins qu\u2019une infirmière ordinaire.Elle et sa collègue Maureen Guthrie faisaient rouler la clinique les soirs et les fins de semaine de façon bénévole.Lors de leur plus grosse année, elles fonctionnaient avec 35000$, ce qui permettait de payer le local et le matériel.Dès lors, les 150000$ investis par la EIQ dans le projet-pilote prennent l\u2019allure d\u2019un «penthouse», a dit Isabelle Têtu en riant.Avec cela, elles vont pouvoir payer des salaires et ouvrir la clinique à temps plein à partir de l\u2019automne.Pour Maureen Guthrie, qui est à la retraite, il s\u2019agit simplement de redonner au suivant.«J\u2019ai été chanceuse dans la vie, puis je me dis que si je suis capable de redonner, c\u2019est tant mieux.» Les deux femmes se sont connues parce qu\u2019elles travaillaient dans le même CLSC.Là comme ailleurs, elles ont vu beaucoup de gens tomber dans les failles du système.Elles rejoignent beaucoup d\u2019ex-détenus, des toxicomanes, des gens avec des problèmes de santé mentale, des marginaux.M\u201c® Guthrie est formelle : les gens qui les visitent n\u2019iraient pas aillerus.«Ils n\u2019ont pas le même schème de valeurs.Ils ne sont pas capables d\u2019attendre une couple d\u2019heures à l\u2019urgence.Ils ont peur d\u2019être jugés, ils ont de la misère avec l\u2019attente.» En plus des infirmières, des intervenants psychosociaux pourront faire le suivi des patients sur le terrain si nécessaire.Alexandra Guérin, 36 ans, fait partie de leurs patients.Elle y est allée pour des problèmes alimentaires et son suivi de gros- JEAN-SEBASTIEN EVRARD AGENCE ERANCE-PRESSE De la simple otite aux urgences mineures, en passant par le suivi des maladies chroniques, les infirmières pourront offrir différents soins de première ligne.sesse.Lors de l\u2019annonce du projet-pilote mercredi, cette jeune femme issue de la culture punk et éprouvant des problèmes d\u2019anxiété a louangé le «soutien physique et psychologique » qu\u2019elle y avait reçu.Combler les lacunes Les deux infirmières soulignent qu\u2019elles n\u2019ont aucunement l\u2019intention de remplacer ce qui existe déjà.Leur objectif est plutôt de combler les lacunes de la première ligne et de raccrocher les patients au système de santé.« On développe leur confiance, on les amène à consulter», explique M\u201c® Guthrie.«Le but, ce n\u2019est pas de sortir les gens du système, c\u2019est de les y faire entrer», résume sa collègue.La EIQ se donne jusqu\u2019à un an et demi pour évaluer ce projet, qui sera aussi étudié par une équipe de chercheurs en sciences infirmières de rUniversité Laval et de l\u2019Université de Montréal.L\u2019équipe sera dirigée par les professeurs Bernard Roy de l\u2019Université Laval ainsi que Damien Contandriopoulos et Arnaud Duhoux de l\u2019Université de Montréal.Les chercheurs comptent évaluer les effets sur les populations desservies et les économies générées pour le système de santé s\u2019il en est.M.Roy souligne que des cliniques de ce genre ont déjà fait leurs preuves en Ontario et dans le Grand Nord.Le Devoir MAC SUITE DE LA PAGE 1 intervention performative à l\u2019occasion de la Nocturne du vendredi.Les pulsations sont à la fois similaires et très différentes, un peu comme dans la musique minimaliste de Steve Reich, Glenn Branca, Philip Glass.» L\u2019installation acquise par le musée est le dernier exemplaire de la série de cinq conçue par l\u2019artiste (les autres sont au Japon, en Australie, au Mexique et au MoMA à New York).Elle arrive à Montréal sjunboliquement chargée : les pulsations qu\u2019on entendra jusqu\u2019à ce que celles des Montréalais s\u2019y substituent viennent des habitants de Donetsk, en Ukraine, en proie à l\u2019insurrection armée pro-russe.Dédale L\u2019expérience interactive se déploie entre deux grands pans de la principale exposition du MAC, La beauté du geste.Une première salle réunit, dans l\u2019exubérance, 50 dons pour chacune des 50 années d\u2019existence de l\u2019institution montréalaise.Un dédale hétéroclite pour un thème un peu convenu, mais qui a le mérite de faire plonger dans l\u2019histoire du musée.«Ici, c\u2019est un de mes points de vue préférés, qui fait un peu le résumé du musée», explique Josée Belisle, conservatrice des collections qui agissait ici comme commissaire, au cours de la visite de presse désignant un tableau «joli mais conventionnel» de John Lyman, acquis l\u2019année Coupes budgétaires À l\u2019instar des autres musées d\u2019Étafi le Musée d\u2019art contemporain (MAC) a écopé de dures coupes lors du premier budget du gouvernement Couillard.Aux 445000$ amputés à l\u2019enveloppe de subvention destinée à son fonc-tionnemenfi comme l\u2019écrivait Le DewoîV la semaine dernière, le musée se fait imposer une réduction de sa masse salariale de 2%.11 subit donc des compressions de près de 800000$ au total, soit 6,7% de son budget de 12 millions de dollars.«On doit revoir l\u2019ensemble de nos opérations», a réagi le directeru général du MAC, John Zeppetelli, sur les ondes d\u2019ici Radio-Canada Première en matinée, peu avant de dévoiler sa programmation estivale.Selon la Société des musées québécois, l\u2019enveloppe destinée à son agrandissement serait toutefois préservée des coupes.de la fondation du musée.Black Plank, du sculpteur minimaliste américain John McCracken, acquis à 14 ans de distance, «le grand dessin figuratif» Red Sea de Betty Goodwin et le tableau abstrait Sériel vert-orange de Guido Molinari, le tout acquis en quelques décennies.«On voit que c\u2019est extrêmement vivant comme histoire, il y a des raccourcis, des retours en arrière, des allées et venues.» Chaque pièce a sa petite histoire rattachée, même si la plupart sont offertes par les artistes à l\u2019issue d\u2019une rétrospective.Ainsi, Edward Bur- tynsky a offert au MAC 25 dessins photogra-phiqqes \u2014 dont deux se trouvent dans l\u2019exposition.A l\u2019entrée de la salle est suspendue une peinture de Riopelle réalisée pour Maurice Richard, que ce dernier a ensuite donnée au musée.«En 1988, on a reçu le legs René Payant, professeur d\u2019histoire de l\u2019art décédé prématurément, raconte aussi M\u201c® Belisle.C\u2019était touchant d\u2019apprendre que la star de l\u2019histoire de l\u2019art au Québec avait décidé d\u2019offrir par testament sa collection au musée.» De l\u2019autre côté de Puise Room et disséminées un peu partout dans le musée et dans son jardin, on retrouve 150 autres oeuvres ainsi léguées.Une salle célèbre l\u2019éclatement de l\u2019objet avec des pièces de Nicolas Baier, Co-zik, Monique Mongeau, Erancine Savard.Plus loin, on croise un autoportrait photographique de Marina Abramovic, un des fameux clichés montréalais de la marée humaine nue de Spencer Tunick, une oeuvre vidéo de Marcel Dzama, un tableau qui sort de son cadre d\u2019An-selm Kiefer.«C\u2019est un voyage dans l\u2019histoire qui est complètement atypique, résume Mme Belisle, mais qui nous permet de souligner la générosité de ces donateurs», dont le geste du cœur a d\u2019abord permis de fonder le musée en 1964.Et l\u2019étalage des œuvres \u2014 jusque sur le toit, où trône le néon géant Souvenirs du futur de Laurent Grasso \u2014 donne l\u2019occasion à l\u2019institution de crier son besoin d\u2019espace, à la veille de mettre en œuvre un plan d\u2019agrandissement de 44 millions de dollars.Le Devoir DRAINVILLE SUITE DE LA PAGE 1 «La défaite a été dure», a-t-il rappelé, mais c\u2019est une occasion unique pour le parti de repartir à neuf.«On va devoir jouer d\u2019audace.On va devoir se renouveler comme jamais.Il faut repartir à zéro.» Candidat putatif à la chefferie du PQ, Bernard Drainville n\u2019a pas encore pris la décision de se lancer ou non dans la course à la succession de Pauline Marois.«Ça me tente, mais je me^donne le temps d\u2019y penser», a-t-il indiqué.À ses yeux, le PQ doit renouveler son discours sur l\u2019indépendance pour le rendre «positif et constructif».11 doit changer «l\u2019état d\u2019esprit» qui anime les péquistes dans la promotion de l\u2019option.«Il faut s\u2019assumer comme indépendantistes», estime-t-il.Bernard Drainville n\u2019a que de bons mots pour Qption nationale.«J\u2019aime beaucoup ce qu\u2019ils font», a-t-il dit.Les vidéos que la formation politique a diffusées lors de la dernière campagne électorale, «c\u2019était vraiment magnifique, c\u2019était très convaincant».Si le PQ embrasse sincèrement la cause indépendantiste, Bernard Drainville croit que plusieurs militants onistes y verront le «signal positif» qu\u2019ils attendaient.«Je leur dis: venez au PQ, venez partager cette énergie-là, venez construire, renouveler avec nous le bagage des arguments pour l\u2019indépendance.Votre enthousiasme, votre énergie sont contagieux.On a beaucoup à gagner», a-t-il lancé.Convaincre les jeunes Pour convaincre les jeunes, Bernard Drainville préconise, à l\u2019instar de Léo Bureau-Blouin, de mettre l\u2019accent sur les avantages de l\u2019indépendance dans un contexte de mondialisation.«Une des meilleures façons de les convaincre de la pertinence de l\u2019indépendance, c\u2019est de leur montrer qu\u2019avec un statut de pays, on serait capable de jouer un rôle sur plusieurs grandes questions qui les touchent tout particulièrement : la lutte contre les changements climatiques, la lutte pour une plus grande justice sociale ou la lutte contre les inégalités et la lutte pour la démocratie.» En outre, Bernard Drainville souhaite que le PQ rallie les électeurs qui ne sont pas pleinement convaincus des avantages de l\u2019indépendance.«Si vous avez des doutes sur l\u2019indépendance, venez les exprimer, les convie-t-il.Vous allez entendre toute une panoplie d\u2019arguments pour l\u2019indépendance.Mais les questions que vous soulèverez et les doutes que vous exprimerez vont nous confronter, vont nous obliger à améliorer notre discours, notre argumentaire.» Surtout, il faut répondre clairement aux questions que la populafion se pose sur la péréquation et la dette de l\u2019État au regard du projet indépendantiste, dit-il.Le député de Marie-Victorin s\u2019adresse aussi aux indépendantistes plus âgés qui, déçus, ont renoncé à l\u2019option.«Ce n\u2019est plus le temps de bouder, c\u2019est le temps de rappliquer», les interpelle-t-il.Bernard Drainville est convaincu que le PQ, qui demeure une grande institution démocratique, tiendra un grand débat d\u2019idées au cours des prochains mois, des prochaines années.«Le PQ peut être l\u2019instrument d\u2019un immense débat d\u2019idées au sein de la société québécoise», espère le possible candidat à la chefferie péquiste.Le Devoir a.On va devoir Jouer d\u2019audace.On va devoir se renouveler comme Jamais.Il faut repartir à zéro, yy Bernard Drainville Précision Dans le texte «Erreur d\u2019optique» publié le 18 juin, il est écrit, en parlant de la présence souverainiste à Qttawa, que Denis Monière et Marcel Léger avaient essayé en 1984 de «s\u2019y faire élire, sans grand succès», sous la bannière du Parti nationaliste.11 aruait fallu plutôt lire «de faire élire» des députés sous cette bannière.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal\t(sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orgamsations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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