Le devoir, 28 juin 2014, Cahier A
[" Le souffle Akinmusire au Festival international de jazz de Montréal Cahier Culture et Livres Le futur pont Champlain se dévoile Page A 2 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 1 4 3 LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JUIN 2014 2,83 $+taxes=3,25 $ ÎVA-'d?> rî^ï ¦\u2022 ?ALEXANDRE SHIELDS Anticosti a toujours été considérée comme une île de naufrage ainsi qu\u2019en témoigne l\u2019épave de la Calou, navire échoué en 1982.Ils sont à peine 220 Anticostiens, citoyens d\u2019une île largement méconnue des Québécois.Mis de côté par la classe politique dans le débat sur l\u2019exploitation du pétrole de schiste, ils réclament plus que jamais voix au chapitre.Amoureux de leur territoire, ils affirment que l\u2019avenir passe d\u2019abord par le développement de projets propres à la réalité d\u2019Anticosti, pour autant qu\u2019on leur en donne l\u2019occasion.Le Devoir est allé à leur rencontre.ALEXANDRE SHIELDS En évoquant le dossier de l\u2019or noir d\u2019Anticosti, l\u2019ancienne première ministre Pauline Marois disait Tan dernier que les «contraintes» sur Tîle étaient plutôt faibles, se limitant pour l\u2019essentiel à des questions «de faune et de flore».En mars dernier, François Legault avait pour sa part affirmé que les insulaires étaient tous d\u2019accord avec l\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles.Pourtant, de l\u2019aveu même des Anticostiens, aucun politicien n\u2019a mis les pieds sur la plus grande île du Québec depuis qu\u2019on spécule sur son supposé potentiel en or noir.Si les décideurs se donnaient la peine de prendre Tavion de Québec à VOIR PAGE A 10 : ANTICOSTI Dossier > Quel avenir pour Anticosti ?En mal de projets porteurs, les insulaires se cherchent un nouveau souffle.Page A 6 Le projet avorté de la villa Menier Page A 6 Le pari risqué du pétrole hypothétique Page A 7 Forages sur Anticosti : Pétrolia est confiante Page A 7 Walmart à Jonquière Neuf ans de lutte récompensés La Cour suprême donne raison aux syndiqués congédiés qui devront être dédommagés ERANÇOIS DESJARDINS Neuf ans après la fermeture du magasin Walmart à Jonquière, le dossier retourne chez l\u2019arbitre qui a déjà écrit que le géant américain «ne disposait pas de toutes les discrétions » quand sa main-d\u2019œuvre s\u2019est syndiquée et que les mises à pied de février 2005 étaient «illégales».Sa mission: soupeser les demandes de réparation à l\u2019endroit des 190 employés touchés.A cinq juges contre trois, la Cour suprême du Canada a penché vendredi en faveur des Travailleurs unis de l\u2019alimentation et du commerce CrUAC-FTQ) selon lesquels la décision rendue en 2009 par l\u2019arbitre Jean-Guy Ménard était raisonnable.Ce dernier avait alors été saisi d\u2019une plainte liée à l\u2019article 59 du Code du travail, qui gèle les conditions de travail à la suite de la création d\u2019un sjmdicat.Alors que l\u2019avocat syndical parle d\u2019une «victoire totale», Wal-Mart préfère d\u2019abord analyser la décision pour déterminer les prochaines étapes.Chez les ex-employés, on se délectait du jugement.«C\u2019est une grande joie», a dit au téléphone Gaétan Plourde, qui travaillait au département de l\u2019électronique.Invité à chiffrer le montant d\u2019argent qu\u2019il croit pouvoir recevoir, il a dit que «c\u2019est une question trop précise».VOIR PAGE A 10 : WALMART Lire aussi > Immense victoire! Un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page B 4 Aujourd\u2019hui Culture > Poste Scriptum.Une toute nouvelle série estivale à lire et à suivre.Page E1 Actualités > Montréal.Fermeture-surprise du tunnel Viger.Page A4 Avis légaux.Carrièros Décès.Mots croisés Petites annonces.Sudoku.C4 C5 C9 B6 C9 D4 28 JUIN 1914 La terreur par Princip L\u2019assassinat de l\u2019archiduc François-Ferdinand est considéré comme le déclencheur de la Première Guerre mondiale LES PRELIMINAIRES DE LA GUERRE NUMÉRO SPÉCIAL\ts \u2022EXCELSIOR- __Journal illustré Quotidien Information»-liiicfature-S Une carte iné-\u201d dite des sites de forage.LeDevoir.corn \\\\ Pour trouver des partenaires pour la très coûteuse phase d\u2019exploitation, il faudra que les résultats soient très probants.Et trois forages ne seront pas suffisants.)) L\u2019ingénieur Marc Durand Myron Tétreault Forages à Anticosti : Pétrolia est confiante Désormais partenaire du gouvernement dans l\u2019exploration pétrolière sur Anticosti, Pétrolia promet qu\u2019elle sera en mesure de mener les travaux dont elle a la charge en accord avec la «philosophie» des Québécois.Elle doit d\u2019ailleurs commencer dans quelques jours 18 nouveaux forages répartis dans plusieurs secteurs de l\u2019île.Lors de son passage sur l\u2019île d\u2019Anticosti, Le Devoir a demandé à Pétrolia une copie de la carte précisant les emplacements de ces «sondages stratigraphiques » prévus cette année.L\u2019entreprise a refusé de nous transmettre ce document.Nous l\u2019avons cependant obtenu auprès d\u2019une source bien au fait du dossier.Cette carte, que nous rendons disponible sur notre site Web, indique où devraient être menés les forages.Ceux-ci sont situés dans plusieurs secteurs, d\u2019ouest en est de l\u2019île.On en retrouve plusieurs au cœur de l\u2019île, où des forages ont déjà été faits dans le passé, notamment par Hy-dro-Québec pétrole et gaz.C\u2019qst la société d\u2019Etat qui avait cédé ses permis à Pétrolia en 2008, en vertu d\u2019une entente longtemps tenue secrète.La carte indique également que des travaux seront effectués près de l\u2019unique village de l\u2019île, Port-Menier.On vise notamment le secteur du lac Plantain.Ce lac à l\u2019eau cristalline est considéré comme le principal lieu de villégiature des Anticostiens durant la période estivale.Le pétrole «est là» Le président du conseil d\u2019administration de Pétrolia, Myron Tétreault, confirme que l\u2019entreprise Hydrocarbures Anticosti \u2014 dont elle détient 21% \u2014 effectuera 18 forages sur une période de six mois.Quatre foreuses seront à l\u2019œuvre.Ces «sondages stratigraphiques» doivent commencer à la mi-juillet, une fois les sites déboisés.Ce déboisement a déjà débuté, a appris Le Devoir.L\u2019objectif est de «caractériser le gisement du Macasty, qui se trouve un peu partout sur l\u2019île», explique M.Tétreault.Cette formation géologique, qui se situe à environ 1000 mètres de profondeur, est celle qui est susceptible d\u2019avoir retenu le pétrole formé il y a deyela des millions d\u2019années.A partir des informations obtenues en analysant les «carottes» de forage, on précisera les sites où seront effectués trois forages avec fracturation à l\u2019été 2015.Myron Tétreault est d\u2019ailleurs «confiant» pour la suite des choses.«Avec les trois forages de 2015, nous voulons déterminer les taux de récupération et la rentabilité du gisement.Nous sommes assez confiants.L\u2019objectif n\u2019est pas de trouver du pétrole.Il est là, nous le savons.Il faut préciser notre capacité de le produire de façon rentable.» L\u2019objectif formulé par la pétrolière \u2014 qui a neuf lobbyistes inscrits au registre québécois \u2014 se retrouve d\u2019ailleurs parmi ceux formulés dans le document de présentation de l\u2019évaluation environnementale stratégique lancée récemment par le gouvernement libéral de Philippe Couillard.Pétrolia, qui a ouvert récemment un bureau d\u2019information à Port-Menier, se veut rassurante quant aux travaux.«Nous faisons des efforts pour travailler avec le gouvernement et les gens de l\u2019île, explique M.Tétreault Nous utilisons les plus hauts standards et nous avons l\u2019occasion de démontrer notre capacité à faire ce travail d\u2019une façon qui est conforme à la philosophie des Québécois.» Le Devoir A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JUIN 2014 ACTUALITES nagn s^Sssa î^SsbS sSSasmSSS SmSSBaaS Ui wmii m I I ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le nouveau CUSM est presque prêt L\u2019imposant chantier du nouveau CUSM est complété à 95%.Les 750 travailleurs s\u2019activent, soirs et fins de semaine compris, pour remettre le bâtiment à l\u2019administration de l\u2019hôpital en septembre, en préparation de l\u2019inauguration officielle.Vendredi, les médias ont été invités à visiter une partie du chantier, visite pendant laquelle il a été possible d\u2019apprécier le gigantisme du futur hôpital.Chambres individuelles, climatisation, système de distribution de spécimens médicaux automatisé, recyclage : l\u2019hôpital anglophone met décidément le pied dans la modernité.Coût: 1,34 milliard, minimum, puisqu\u2019on apprenait en mai que SNC-Lavdin réclame 200 millions de plus à Québec.Les premiers patients seront accueillis en avril 2015.D\u2019autres photos du super-hôpital à voir sur LeDevoir.com.Agression sexuelle: un archevêque expulsé du clergé L\u2019ancien ambassadeur du Vatican en République dominicaine a été reconnu coupable d\u2019agression sexuelle par un tribunal religieux et expulsé du clergé, la première sentence du genre imposée à un représentant apostolique.Le Vatican a annoncé vendredi que l\u2019archevêque Jozef We-solowski a été reconnu coupable par la Congrégation pour la doc- trine de la foi au cours des derniers jours et condamné à la peine la plus sévère possible pour im rebeux: la laïcisation, ce qui signifie qu\u2019il ne peut plus agir ou se présenter comme prêtre.Wesolowski fait aussi l\u2019objet d\u2019accusations devant le tribunal criminel du Vatican.Le Saint-Siège avait rappelé l\u2019homme d\u2019origine polonaise le 21 août 2013 et l\u2019avait relevé de ses fonctions après que l\u2019archevêque de Santo Domingo a informé le pape François de rumeurs selon lesquelles Wesolowski avait agressé des adolescents en Ré- publique dominicaine.Associated Press La GRC s\u2019excuse pour son nom de code tiré Parrain La Gendarmerie royale du Canada (GRC) s\u2019excuse pour le nom de code utilisé pour décrire son plus récent coup de filet antimafia au Québec.Le commandant dans la province a écrit une lettre à la division québécoise du Congrès national des Italo-Cana- diens, s\u2019excusant d\u2019avoir désigné l\u2019opération «projet Clemenza».La division québécoise du groupe s\u2019est plainte par écrit, disant avoir reçu de nombreuses plaintes de membres de la communauté quant aux stéréotypes sur les Italiens alimentés par la police.Le nom de code lait référence à Peter Clemenza, un personnage du roman Le parrain.L\u2019organisation a salué la réponse de la GRC et a dit croire que la police avait compris que le nom de code ne faisait que renforcer des stéréotypes.La Presse canadienne AIDE INTERNATIONALE Plus de pays se partageront la même cagnotte MIKE BLANCHFIELD à Ottawa Le gouvernement Harper a fait passer de 20 à 25 le nombre de pays qui bénéficieront de son aide humanitaire sans pour autant injecter de nouvelles sommes d\u2019argent.Cette année, les Philippines, la Birmanie, la Mongolie, le Burkina Faso, le Bénin, la République démocratique du Congo (RDC) et la Jordanie seront ajoutés à la liste des pays en développement ciblés.Le Pakistan et la Bolivie ont pour leur part été exclus de la version précédente de cette liste, qui avait été restreinte à 20 nations en 2009.Le Canada s\u2019était alors attiré des critiques en supprimant l\u2019aide à plusieurs bénéficiaires du continent africain.La nouvelle liste en compte donc trois, dont la RDC, oû le recours au viol comme arme de guerre a été dénoncé par plusieurs pays.0,03% du PIB Le mois dernier, le secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, avait exhorté Ottawa et ses alliés occidentaux à faire passer le ratio de leur aide financière aux pays en développement à 0,7% de leur produit intérieur brut (PIB) respectif.Le Canada y consacre actuellement moins de 0,3% de son PIB.En entrevue avec La Presse canadienne, le ministre du Dé- «Nous croyons pouvoir débloquer de l\u2019argent qui dort dans les coffres des investisseurs privés» veloppement international, Christian Paradis, a précisé que le gouvernement reverrait la répartition des sommes existantes pour se concentrer sur certaines priorités tout en mettant sur pied de nouvelles mesures afin de s\u2019assurer que cet argent est dépensé de façon adéquate.M.Paradis a ajouté qu\u2019Qt-tawa tâcherait également de conclure des partenariats avec le secteur privé afin d\u2019investir davantage en aide internationale.«Nous croyons pouvoir débloquer de l\u2019argent qui dort dans les coffres des investisseurs privés et des philanthropes.Nous devons être proactijs», a indiqué le ministre.Le Canada a décidé d\u2019exclure de sa liste de bénéficiaires le Pakistan, un pays à partir duquel al-Qaïda a mené de nombreuses attaques contre les troupes canadiennes qui étaient en mission dans le pays voisin, l\u2019Afghanistan.«Il ne s\u2019agit plus d\u2019une priorité car il y a beaucoup d\u2019instabilité, d\u2019immenses enjeux sécuritaires, et nous croyons qu\u2019actuellement, en raison de ces circonstances, nous pouvons nous concentrer sur d\u2019autres endroits où nous pouvons véritablement faire une différence, a dit le ministre Paradis.Nous voulons nous concentrer sur les résultats.» La Presse canadienne DANS LE BAC OU PAS?NON.DANS LE BAC, ON DEPOSE SEULEMENT DES CONTENANTS, DES EMBALLAGES ET DES IMPRIMÉS.Vos vieux pneus de vélo peuvent être récupérés dons les écocentres et chez certains détaillants d'équipement de vélo.Vérifiez auprès de votre municipalité.] Pour tout savoir sur la récupération, visitez \"^1 RECREER.CA 6GCf^ RECYCLE ÉcoEntrepnwsQuébKj^ FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES MUNICIPALITÉS UIN/IQ UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC RECYC-QUÉBEC\t\u201e\t\u201e * I\tE9\tE9 Québec ra ra Le placement publicitaire de la présente campagne s'inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l'environnement (chapitre Q-2) et de la réglementatian relative.Les jaurnaux assujettis sent tenus de cantribuer en espaces publicitaires à leur juste part. LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JUIN 2014 A 9 ACTUALITES Le Plateau-MontRoyal assure ne pas sévir contre les cyclistes Les vélos attachés au mobilier urbain sont encore tolérés, sauf en cas de plaintes LISA-MARIE GERVAIS L> arrondissement du Pla-' teau-Mont-Royal se défend d\u2019avoir durci le ton envers les cyclistes et de ne plus tolérer que leurs vélos soient attachés au mobilier urbain.S\u2019il existe bel et bien un règlement d\u2019arrondissement qui interdit d\u2019attacher un animal ou une bicyclette au mobilier urbain, les employés chargés d\u2019appliquer la règle ferment les yeux la plupart du temps lorsque des cyclistes y stationnent leurs montures.«Règle générale, on ne coupe pas un vélo parce qu\u2019il est attaché à un poteau», souligne Michel Tanguay, responsable des communications à l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal.Dans une lettre ouverte publiée vendredi dans les pages du Devoir, le cycliste Guillaume Primard raconte que le cadenas de son vélo a été scié par des employés municipaux parce qu\u2019il était garé sur un poteau à l\u2019angle des rues Rachel et Mentana.Une attachée politique du maire Luc Ferran-dez lui aurait expliqué par courriel qu\u2019avec l\u2019ajout de nouveaux supports à vélo dans l\u2019arrondissement, il devient «primordial de faire respecter le règlement».Or, si des employés s\u2019apprêtaient à disposer de son vélo, c\u2019est plutôt parce qu\u2019il était mal stationné et qu\u2019il gênait les cyclistes sur la piste cyclable et des piétons qui descendaient à l\u2019arrêt d\u2019autobus, ex- KK Règle générale, on ne coupe pas un vélo parce qu\u2019il est attaché àunpoteauyy Michel Tanguay, arrondissement du Plateau-Mont-Royal plique Michel Tanguay.«Il y avait eu des plaintes et de la façon dont il était installé, c\u2019était une nuisance», a-t-il indiqué.Pas de vélos aux poteaux Le règlement sur la propreté et le civisme à l\u2019égard du territoire du Plateau-Mont-Royal précise à l\u2019article 27 qu\u2019il est interdit «d\u2019attacher une bicyclette ou un ani- mal à un arbre ou à du mobilier urbain autre que celui spécifiquement destiné à cette fin».Le règlement est très semblable, quoique libellé différemment, dans plusieurs arrondissements, dont Mercier-Ho-chelaga-Maisonneuve et Rose-mont-La Petite-Patrie.Dans ces territoires, il est interdit «d\u2019utiliser le mobilier urbain à une autre fin que celle à la- quelle il est destiné», mais l\u2019accent est mis sur le fait qu\u2019il n\u2019est pas permis d\u2019attacher un vélo ou un animal à un «arbre».Dans d\u2019autres cas, on précise que les vélos ne peuvent pas être attachés à «un arbre, un banc, une clôture ou à une rampe d\u2019escalier».Christine Gosselin, élue de l\u2019arrondissement dans le district Jeanne-Mance, reconnaît qu\u2019il y a peu de tolérance pour les vélos attachés à un arbre ou sur un poteau situé dans une saillie verdie.Même chose pour les vélos épaves, ces tas de ferraille oubliés à des poteaux pendant tout l\u2019hiver, qui sont finalement enlevés au printemps par l\u2019arrondissement.Guillaume Primard déplore qu\u2019on ne lui ait pas donné d\u2019avis.«Je serais ressorti en fin de journée et f aurais tout simplement pensé que mon vélo s\u2019était fait voler», a-t-il écrit dans sa lettre.Michel Tanguay explique que des avis publics sont affichés pour sensibiliser les citoyens à ne pas laisser les vélos aux arbres, mais qu\u2019effective-ment, lorsqu\u2019il y a urgence, comme ce fut le cas pour le vélo mal placé de M.Pri-piard, aucun avis n\u2019est donné.A Outremont, les contrevenants reçoivent un avis, mais après 48 heures, le vélo est envoyé à la fourrière et peut être récupéré pour la rondelette somme de.147$.Le Devoir Bl; -ITti rj.jjvi AU Oroup* Ckcc r Litaïufi; -y JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le projet de Centre magnétique souhaite instaurer une synergie entre les entrepreneurs en créant notamment un espace de travail participatif ouvert au public.Le centre-ville de Lac-Mégantic a été détruit par Texplosion d\u2019un train en juin 2013.Reconstruire Lac-Mégantic à l\u2019heure de l\u2019entrepreneuriat social Trois étudiants de FUniversité McGill s\u2019amènent avec leur « Centre magnétique » JOSEPH BOJU AU cœur du centre-ville ravagé de Lac-Mégantic, créer une résidence pour développer et porter des projets d\u2019entreprise.Voilà le plan que trois étudiants de l\u2019Université McGill \u2014 Cécile Branco-Côté, Ségolène Rolin et Bernard d\u2019Arche \u2014 ont élaboré cet hiver lors d\u2019un cours sur l\u2019entre-preneuriat social.Aujourd\u2019hui sur le point de devenir réalité, le « Centre magnétique » aura pour tâche de fédérer les innovations locales et de créer des synergies entre elles.Pourquoi Lac-Mé-gantic?«On ne va pas se le cacher, explique Bernard d\u2019Arche, c\u2019est à cause de l\u2019accident.Nous avons vu ça comme une occasion de rassembler tous les services nécessaires aux entr ep r en eurs.» Concrètement, le Centre serait un OBNL avec deux salariés.Sous un même toit, il réunirait plusieurs organismes dont les locaux ont été détruits par la catastrophe : la MRC du Granit, la Chambre de commerce de Lac-Mégantic, le Centre de développement local du Granit et la Société d\u2019aide au développement des collectivités de la région de Mégantic.« Tous ces organismes travaillent dans le développement entrepreneurial, explique Cécile Branco-Côté.Avec le Centre magnétique, on Le centre réunirait plusieurs organismes dont les locaux ont été détruits par la catastrophe facilite la coordination, l\u2019offre de services et on maximise les ressources.» Pour l\u2019heure, les étudiants en sont aux pourparlers avec les quatre organismes, mais pensent être fixés à la mi-août.Participatif Le second pan du projet est de créer un espace de travail participatif et accessible au pu-blic.En partenariat avec Louise Guay, du Living Lab de Montréal, les étudiants pourraient faire du centre une antenne d\u2019un réseau de télétravail étendu à l\u2019échelle du Québec.Le Living Lab, spécialisé dans la «cocréation et l\u2019innovation ouverte», installera pour sa part un projet pilote dans les locaux de l\u2019ancienne Caisse Desjardins à l\u2019automne.Il pourrait en-suite déménager dans le Centre magnétique une fois celui-ci construit.Cécile Branco-Côté estime le coût total du Centre à 2 millions de dollars et sa construction d\u2019ici deux ans, date à laquelle la MRC du Granit devra se reloger.Le 1®\"^ mai dernier, les trois étudiants se sont rendus sur les lieux à l\u2019invitation de la Ville, afin de rencontrer la mairie et les organismes intéressés.Un mois plus tard, le trio remportait un prix de la Dobson Cup, une compétition de plan d\u2019af faires de la Faculté de gestion de McGill accompagnée d\u2019une bourse de 5000$, pour financer les bases du projet.Sur place, le projet est soutenu par plusieurs personnes, dont la directrice du Centre de formation professionnelle Le Granit, Annie Gagnon.Celle-ci a bien voulu offrir les services d\u2019un de ses professeurs en en-trepreneuriat, Jacques Cloutier, lequel fait désormais partie intégrante du projet.Colette Roy-Laroche, la mairesse de la ville, a aussi assuré son soutien moral au projet.Parmi les projets de reconstruction de Lac-Mégantic, deux proposent des réalisations concrètes : Réinventer la ville \u2014 projet officiel de la municipalité \u2014, et le Groupe Action Mégantic, un groupe de gens d\u2019affaires pour lequel M.Cloutier est porte-parole.Ségolène Rolin insiste toutefois sur le caractère indépendant du projet.«On a écouté tout le monde, affirme-t-elle, on est un vent frais et on n\u2019est pas là pour faire de l\u2019argent.» Après la création du Centre magnétique, les étudiants se retireraient et laisseraient la gouvernance à un conseil d\u2019administration composé d\u2019élus des organismes participants.Le Devoir RADIO-CANADA Les compressions « mettent en péril » le fait français hors Québec PHILIPPE OREALI La nouvelle ronde de compressions budgétaires programmées à Radio-Canada inquiète au plus haut point dans les communautés francophones en milieu minoritaire du pays.Vendredi, ministres provinciaux et organismes francophones ont uni leurs voix pour presser Ottawa d\u2019agir.Cette nouvelle ronde de compressions fera excessivement mal, juge la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Marie-France Kenny.Les choix de la direction de I?adio-Canada «mettent en péril la capacité des communautés de vivre en français», selon elle.Au fil des années, les réductions budgétaires ont mené à la réduction de la production locale dans diverses régions du pays.Celles annoncées jeudi pourraient mener à l\u2019élimination de bulletins de nouvelles les weekends, ou encore à l\u2019amputation de 30 minutes de nouvelles régionales.«On a l\u2019impression qu\u2019on ampute une jambe, puis un bras, puis.On se demande quand la tête va venir.On ne peut plus couper.On est carrément rendu à Vos.C\u2019est bien beau la stratégie numérique, mais ce n\u2019est pas vrai que c\u2019est tout le monde qui va regarder Radio-Canada sur le Web.» Les nouvelles en anglais En l\u2019absence de nouvelles dignes de ce nom en français, de nombreux francophones n\u2019hésiteront pas à se tourner vers les chaînes anglophones, a estimé en entrevue au Devoir la ministre ontarienne des Af faires francophones, Madeleine Meilleur, de retour de la 19® Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, tenue ces deux derniers jours à Charlottetown, et au cours desquelles les compressions à Radio-Canada ont occupé une bonne partie des discussions.«Quand les francophones en milieu minoritaire ne peuvent écouter ou regarder des nouvelles de chez eux en français, ils se tournent vers l\u2019anglais.Et on ignore s\u2019ils vont revenir à Radio-Canada par la suite ou plutôt continuer à écouter les chaînes KK Quand les francophones en milieu minoritaire ne peuvent écouter ou regarder des nouvelles de chez eux en français, ils se tournent vers l\u2019anglais )) Madeleine Meilleure, ministre ontarienne anglophones», dit-elle, soulignant que Radio-Canada constitue soit le seul, soit le principal radiotélédiffuseur francophone dans les autres provinces.«On sait que chaque fois qu\u2019il y a des compressions à Radio-Canada, les groupes qui en souffrent le plus, ce sont les francophones en milieux minoritaires», dit-elle.Annoncée jeudi, la nouvelle ronde de restructuration de l\u2019entreprise d\u2019Etat verra son budget amputé d\u2019une centaine de millions, et sa main-d\u2019œuvre, réduite de 1000 à 1500 emplois.C\u2019est la quatrième vague de compressions depuis cinq ans, la direction de I^dio-Canada ayant déjà annoncé, en avril, la suppression de 657 postes à temps plein au cours des deux prochaines années, tant dans le réseau anglais que français, au Québec et ailleurs au pays.Radio-Canada a l\u2019obligation de prendre des mesures positives pour appuyer les communautés francophones.«S\u2019il n\u2019a plus les moyens de le faire, qu\u2019il le dise clairement, et que le gouvernement et le CRTC agissent pour lui fournir les ressources nécessaires», insiste la présidente de la FCFA Le Devoir Lire aussi > La fuite en avant, un éditorial de Bernard Descô-teaux.Page B 4 Abat-jour Illimités LAMPSHAD Obtenez 15% de rabais ! Présentez ce coupon au moment d'un achat ou d'une commande d'un abat-jour au prix régulier.Nul autre rabais ne pourra être consenti.(Valide du 28 juin au 28 septembre 20 i 4) \u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Montréal :4875, Jean-Talon Ouest (514) 344-8555 \u2022 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca\tLeDev». A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JUIN 2014 ACTUALITES ANTICOSTI SUITE DE LA PAGE 1 Port-Menier, unique village de T\u2019îTe, ils constateraient que Ta municipalité n\u2019a tecliniquement pas d\u2019eau potable depuis plus de trois ans.Sur cette île où le gouvernement vient d\u2019injecter 115 millions de dollars pour rechercher du pétrole, l\u2019usine de traitement des eaux n\u2019est pas jugée conforme aux normes québécoises.Cet exemple a valeur de symbole pour plusieurs Anticostiens, qui estiment que le gouvernement aurait mieux fait de les consulter sur leurs besoins pressants avant de se lancer dans l\u2019exploration pétrolière à grand renfort de fonds publics.C\u2019est justement là tout le problème, affirme Anne-Isabelle Cuvillier.«Ils aimeraient être considérés comme des citoyens à part entière.Mais ce n\u2019est pas ce qu\u2019ils ressentent.Ils ne sont que 180 adultes et ils croient que, peu importe ce qu\u2019ils peuvent dire, ils ne seront pas écoutés.Ils savent très bien que la décision finale, peu importe ce qu\u2019elle sera, ne sera pas prise par eux», explique-t-elle.À quand un débat?Fascinée par l\u2019île depuis son arrivée en bateau au Québec en 1967, Cuvillier est la seule personne à avoir systématiquement consulté les Anticostiens au sujet de l\u2019épineux dossier pétrolier.Elle leur consacre d\u2019ailleurs son mémoire de maîtrise, qui porte sur les enjeux socioécologiques des hydrocarbures sur Anticosti.Dans le cadre de ses recherches, elle a rencontré personnellement pas moins de 155 résidents de Port-Menier au printemps 2013.Elle a ainsi recueilli leurs impressions par rapport au retour de l\u2019industrie des énergies fossiles.Et les données compilées par Cuvillier sont claires: 70% de la population estime que les politiciens ne tiennent pas compte d\u2019eux ni de leurs préoccupations dans le débat actuel.Elle dit avoir constaté que les Anticostiens, habitués de discuter et de débattre des projets qui se développent sur leur territoire, veulent être inclus dans le processus.En fait, ils sont unanimes à réclamer un débat sur l\u2019île, avec tous les intervenants au dossier.Et si certains se disent prêts à prendre le risque du pétrole, à peine 20% d\u2019entre eux croient que l\u2019avenir de Î\u2019île passe par l\u2019or noir.En contrepartie, 70% de la population estime que la solution passe par l\u2019écotourisme ou la transformation de produits de l\u2019Anticosti (voir autre texte en page A 6).Anticostien d\u2019adoption depuis une décennie, Frédéric Michaud affirme que les élus et les promoteurs de l\u2019or noir les traitent avec mépris.«On dit souvent que ce n\u2019est pas un enjeu important sur l\u2019île, tellement elle est grande.D\u2019autres, surtout des partisans du pétrole qui ne sont pas de l\u2019île, disent qu\u2019Anticosti n\u2019est pas un joyau.Ou alors on dit que les Anticostiens ne seront pas affectés.En fait, nous n\u2019avons pas vraiment notre mot à dire.Ils nous prennent pour des imbéciles.» Sa! ALEXANDRE SHIELDS Port-Menier est Tunique village d\u2019Anticosti, une île 17 fois plus grande que celle de Montréal.Ici, un aperçu du dépôt de carburant de Tîle qui siuplombe la rue du Cap-Blanc.Jeune femme native de l\u2019île, Kim Malouin déplore elle aussi les préjugés qui subsistent chez les Québécois, qui ignorent pour la plupart où se trouve Anticosti.«Parfois, quand je vais en ville, il y a des gens qui se demandent s\u2019il y a du monde qui vit sur l\u2019île et s\u2019ils ont l\u2019électricité.Eh bien oui, des gens vivent ici et en plus, ils ont l\u2019Internet haute vitesse.» Anticosti mon amour Comme tous les citoyens de Port-Menier rencontrés par Le Devoir, elle ne tarit pas d\u2019éloges pour la beauté des lieux.«Tout le monde aime son coin de pays, mais l\u2019île est tellement belle, laisse tomber, tout sourire, Kim Malouin.La fin de semaine dernière, on voyait des outardes se promener avec leurs bébés en plein milieu du chemin.Ça, je vois ça en allant travailler le matin à vélo.» Même son de cloche du côté de Frédéric Mi-chaud.«Sur le bord du golfe, on peut voir des phoques, des fous de Bassan ou encore des baleines.Ensuite, on se retourne et on voit une rivière à saumon à l\u2019eau très claire, mais aussi des aigles royaux.La proximité de ces deux mondes très riches est incroyable.J\u2019ai vécu un peu partout au Québec, mais ce que j\u2019ai trouvé ici, ça n\u2019existe pas ailleurs.» «La beauté de la chute Vauréal, située au milieu de nulle part et accessible seulement par un petit sentier, c\u2019est incomparable, souligne pour sa part Gilles Dumaresq, citoyen d\u2019Anticosti et directeur de la Société des établissements de plein air du Québec.La grotte à la Patate, une des plus importantes au Québec, est aussi sur l\u2019île.Il faut que les gens voient Anticosti.Certains s\u2019imaginent qu\u2019elle est relativement petite, mais en fait, elle est 17 fois plus grande que l\u2019île de Montréal.» Ce morceau de terre habité par à peine 220 Québécois est aussi un exemple éloquent d\u2019une communauté pour qui l\u2019entraide et la solidarité sont au cœur de la vie quotidienne.«Ce qui m\u2019a le plus marqué, c\u2019est leur façon de vivre qui est tellement plus humaine, explique Anne-Isabelle Cuvillier.C\u2019est une communauté solidaire, qui s\u2019entraide, qui se donne des outils pour exister.Ils sont très débrouillards, ils connaissent bien leur territoire.Et ils sont en mesure d\u2019être plus heureux sans viser le niveau de vie qu\u2019on veut en ville.Ils vivent plus heureux avec moins.C\u2019est beaucoup plus sain.En fait, ils sont peut-être, à certains égards, un exemple à suivre.» «Si tu n\u2019as rien à faire le soir, tu peux appeler des amis et t\u2019inviter à souper, souligne Kim Malouin.Contrairement à ce qu\u2019on voit souvent en ville, où l\u2019horaire des gens est souvent très serré, nous avons davantage de liberté.On s\u2019en rend encore plus compte lorsqu\u2019on sort de l\u2019île.» Dans ce petit village où tout le monde se connaît, la criminalité est pour ainsi dire absente.Il n\u2019y a d\u2019ailleurs pas de police sur l\u2019île.A l\u2019aéroport, on peut voir le véhicule de la Sûreté Québec utilisé lorsqu\u2019un policier vient \u2014 «rarement», nous dit-on \u2014 patrouiller.Tous ceux qui redoutent l\u2019arrivée d\u2019une industrie aussi intensive que celle des énergies fossiles, avec tout ce que cela peut supposer de problèmes sociaux, soutiennent que l\u2019art de vivre des Anticostiens sera directement menacé.«Le pétrole viendrait totalement bouleverser notre mode de vie.C\u2019est ce que je dénonce depuis le début, lance Frédéric Michaud.Ça signifie clairement la mort de notre potentiel touristique et de notre industrie de la chasse.Le pétrole a déjà des impacts sur la population, parce que le débat divise les gens.Et aller faire de l\u2019exploration, c\u2019est déjà mettre le doigt dans l\u2019engrenage.» Le Devoir PRINCIP SUITE DE LA PAGE 1 mage à Gavrilo Princip, toujours considéré comme un héros ayant abattu un «tyran».Plusieurs monuments à son honneur seront donc inaugurés en Serbie où on trouve toujours très injuste de décrire le héros national et ses complices comme des terroristes.Un impromptu L\u2019archiduc François-Ferdinand choisit mal le moment de sa visite à Sarajevo.Le 28 juin (ou le 15 juin selon le calendrier julien) marque la Saint-Guy, la Vidovdan.Cette fête nationale commémore la grande défaite serbe du 15 juin 1389 à Kosovo Polje, entraînant cinq siècles de domination ottomane, de grandes migrations et des insurrections.La Serbie a retrouvé son indépendance en 1882.Elle devient une monarchie constitutionnelle au tournant du siècle.En 1912 et 1913, les guerres des Balkans achèvent le démantèlement de l\u2019Empire ottoman dans la région et font du royaume serbe la grande puissance autonome de la péninsule, au déplaisir de Vienne.Les comploteurs sont une dizaine, liés au groupuscule Jeune Bosnie, pétri d\u2019idéaux anarchistes et communistes qui accueille des Serbes, des Bosniaques et des Croates soudés dans la haine de l\u2019empire austro-hongrois.Après son arrestation, Gavrilo Princip, né en 1894 dans une famille pauvre serbe de Bosnie, expliquera avoir agi pour Xzjugo slavija, r«Etat slave du sud » rêvé pour la région-mosaïque.Une panique Les jeunes s\u2019arment et se répartissent le long du parcours princier dans la grande ville bosnienne.Le noble convoi compte six voitures.Un premier conjurateur placé en surplomb ne trouve pas l\u2019angle de tir favorable.Un second lance une bombe qui bondit de la voiture de Tarchiduc jusque dans le fiacre suivant, faisant plusieurs morts et blessés.Le terroriste avale alors une capsule de cyanure éventée et se lance dans la rivière Mijacka où la foule le récupère et le bat.La panique subséquente empêche plusieurs autres conjurés d\u2019agir.L\u2019archiduc tient ensuite à visiter le chevet des blessés de l\u2019attentat.Son carrosse se trompe de route, doit faire demi-tour et se retrouve à l\u2019arrêt parmi la foule.C\u2019est ARCHIVES HISTORIQUES DE SARAJEVO/ASSOCIATED PRESS Photographie non datée de Gavrilo Princip là que Princip tire ses deux coups.la première balle atteint la duchesse Sophie au torse, la seconde perce le cou de l\u2019archiduc.Les deux nobles meurent rapidement.Princip ne réussit pas non plus à se suicider.L\u2019événement a des conséquences tragiques pour une Europe déjà au bord de l\u2019abîme, en surtension.L\u2019Autriche-Hongrie accuse la Serbie d\u2019avoir tué son prince héritier, bien que Princip jure avoir agi sans cette influence.lœs conseillers de l\u2019empereur se divisent, une partie plus ferme souhaitant l\u2019invasion immédiate du royaume sans déclaration de guerre.Le Reich allemand assure Vienne de son soutien indéfectible en cas de conflit.Un ultimatum est déposé le 7 juillet.Le 25, le gouvernement serbe refuse que des policiers autrichiens poursuivent l\u2019enquête sur son territoire.lœs liens diplomatiques se tendent puis se disloquent.Le 28 juillet, une guerre dite «préventive» est déclarée contre la Serbie.Le jeu des alliances entraîne vite le monde entier dans un conflit infernal.Une cause ?L\u2019attentat de Sarajevo doit-il donc être considéré comme Télément déclencheur de la Première Guerre mondiale, pour ne pas dire de l\u2019entrée véritable dans le SC® siècle ?Dans son Introduction à la philosophie de l\u2019histoire, sa grande thèse de doctorat publiée en 1938, I^y-mond Aron montre que pour expliquer un événement historique, il suffit de lui appliquer une hypothèse négative.L\u2019exemple classique demande si la bataille de Marathon en 490 avant notre ère explique en partie la diffusion du modèle démocratique athénien.La réponse souligne que sans cette victoire décisive de la première guerre médique, les Perses auraient soumis les cités grecques et imposé une domination despotique.CQFD.De même, sans l\u2019attentat de Sarajevo, les alliances auraient peut-être joué autrement pour faire basculer le monde en guerre.Cette grande catastrophe a plusieurs causes, dont l\u2019impérialisme et l\u2019entêtement Spartiates des leaders masculins, aristocrates comme républicains.Dans son livre Les somnambules, sur les sources de 1914-1918, l\u2019historien Christopher Clark explique que toutes les grandes puissances ont une responsabilité partagée dans le déclenchement de la première autodestruction de l\u2019Europe.Il demeure toutefois indéniable que l\u2019assassinat du 28 juin 1914 a agi comme une allumette auprès d\u2019un baril de poudre.Ironiquement, un mois plus tard, le 28 juillet, jour du déclenchement officiel de la guerre, Gavrilo Princip célèbre son 20® anniversaire de naissance.Tous les membres du complot, sauf un, ont aussi moins de 21 ans et ne peuvent donc être condamnés à mort.L\u2019assassin au drôle de nom est condamné à 20 ans de réclusion.H meurt de tuberculose dans sa prison de la garnison de Terezin le 28 avril 1918.Par une autre vilaine ironie de l\u2019histoire, cette prison était celle-là même qui allait devenir le camp de concentration nazi deTheresienstadt.Le Devoir 1^ Voir > Des images de la Première Guerre \u201d mondiale de la collection British Pathé.Sur LeDevoir.com WALMART SUITE DE LA PAGE 1 La décision de M® Ménard en 2009 avait été confirmée par la Cour supérieure Tannée suivante.Dans sa décision de mai 2012, la Cour d\u2019appel n\u2019était pas du même avis, et les TUAC avaient choisi de faire appel à la Cour suprême.Les plaidoiries ont eu lieu le 6 décembre 2013.«Rien ne permet de conclure que la décision de l\u2019arbitre Ménard est déraisonnable.Au contraire [.] elle apparaît tout à fait conforme au texte et aux objectif de l\u2019article 59, de même qu\u2019au sens et à la portée qu\u2019a bien voulu lui donner le législateur québécois», a écrit au nom de la majorité le juge Louis LeBel, coauteur d\u2019un ouvrage de 440 pages publié dans les années 70 et intitulé Le droit du travail en vigueur au Québec.«J\u2019accueillerais le pourvoi, je casserais le jugement de la Cour d\u2019appel et je rétablirais le jugement de la Cour supérieure rejetant la demande de contrôle judiciaire de la décision de l\u2019arbitre Ménard.Je renverrais le dossier à ce dernier pour qu\u2019il détermine la réparation appropriée conformément au dispositif de sa sentence», a ajouté le juge LeBel, qui prendra sa retraite en novembre à Tàge de 75 ans.Lors d\u2019un premier affrontement en Cour suprême, en 2009, six juges avaient donné raison à Wal-Mart, contre trois dissidents.Cet épisode avait toutefois porté sur les articles 15 à 17 du Code du travail, qui traitent de la réintégration des employés.Avocat de formation, Jean-Guy Ménard est un arbitre expérimenté.Il a été arbitre en chef du Greffe de la Commission administrative des régimes de retraite et d\u2019assurances (CARIUà) de 1997 à 2007.Depuis 2006, il est arbitre en chef du Greffe des fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec.Dans sa décision de 2009, M® Ménard avait écrit que Wal-Mart devait impérativement expliquer son geste.«À partir du dépôt d\u2019une requête en accréditation, l\u2019employeur ne disposait pas de toutes les discrétions et il n\u2019était pas à l\u2019abri de tout contrôle du moment qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une question de gestion de ses affaires, avait déclaré M® Ménard.Il avait toujours le pouvoir de gérer les activités de son magasin, mais il était exposé à expliquer des décisions comme des mises à pied, qui constituent des modifications de conditions de travail des salariés.» Il concluait d\u2019ailleurs sur la mention d\u2019un redressement possible «advenant que les parties ne réussissent pas à en convenir».La direction de Wal-Mart « déçue » La direction de Wal-Mart s\u2019est dite «déçue» de la décision.«Nous allons prendre le temps de passer en revue cette décision attentivement afin de voir quelle sera la prochaine étape», a indiqué dans un courriel le porte-parole de Wal-Mart Canada, Alex Roberton.«La Cour suprême reconnaît que le geste de fermeture posé en 2005 était illégal», a dit Claude Leblanc, l\u2019avocat des TUAC, lors d\u2019un entretien à RDI.«Elle reconnaît aussi le droit des ex-employés de pouvoir recevoir, éventuellement, un dédommagement.» M® Leblanc a dit qu\u2019il est trop tôt pour chiffrer les demandes, car «cette étude n\u2019est pas terminée».«Le verdict confirme que nul n\u2019est au-dessus de la loi.Ni même une multinationale comme Wal-Mart, qui au fill des ans n\u2019a jamais cessé de multiplier les subterfuges pour empêcher ses associés d\u2019exercer leurs droits à la syndicalisation et pour éviter d\u2019avoir à négocier collectivement avec ses employés.Ce jugement pose un jalon important pour le respect des droits des travailleurs», a affirmé dans un communiqué le président canadien des TUAC, Paul Meinema.Les deux juges dissidents, Idchard Wagner et Marshall Rothstein, ont insisté sur le droit d\u2019une entreprise de cesser ses activités.«L\u2019article 59 ne peut s\u2019appliquer à la fermeture réelle et définitive par Wal-Mart de son magasin de Jonquière, puisque cela obligerait l\u2019entreprise à justifier sa décision de fermer son magasin, exigence incompatible avec le droit que possèdent les employeurs, en droit québécois, de fermer leur entreprise pour quelque raison que ce soit», ont-ils affirmé.Bataille historique La décision marque un nouveau chapitre dans la longue saga judiciaire de Wal-Mart et des TUAC.la campagne de syndicalisation n\u2019a pa^ touché que Jonquière.A Saint-Hyacinthe, par exemple, les employés ont reçu une accréditation syndicale en 2005.En 2009, après de longues procédures, un arbitre impose une convention collective.En 2011, toutefois, des demandes de révocation sont déposées et la Commission des relations de travail n\u2019a d\u2019autre choix que de les approuver.D\u2019autres campagnes ont eu lieu à Gatineau et en Saskatchewan.Aujourd\u2019hui, plus aucun Walmart canadien n\u2019est syndiqué.L\u2019ex-travailleur Gaétan Plourde \u2014 le même que celui de la cause Plourde c.Wal-Mart entendue par la Cour suprême en 2009 \u2014 dit que les dix dernières années ont été difficiles.«Je n\u2019ai pas été capable de garder mes emplois bien longtemps», a-t-il dit lors d\u2019un entretien téléphonique.«Parfois, on ne m\u2019engageait pas parce que les employeurs avaient peur de moi, comme si fêtais une bête syndicaliste.Ce sont dix années que j\u2019ai un peu perdues au plan salarial.» Avec Marie Vastel Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (luncU à vendredi 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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