Le devoir, 8 juillet 2014, Cahier A
[" Prime: Yves Bolduc sur la sellette Page A 3 Un premier tronçon de l\u2019autoroute Ville-Marie sera recouvert Page A 3 Ottawa donne encore un coup de pouce aux petits joueurs de la téiéphonie sans fii Page B 1 -e www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 1 5 0 LE DEVOIR, LE MARDI 8 JUILLET 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Les pétrolières s\u2019activent en Gaspésie Junex et Pétrolia comptent mener au moins cinq forages au cours des prochains mois ALEXANDRE SHIELDS Les pétrolières s\u2019activent de nouveau en Gaspésie.Alors que Québec commence à peine une évaluation environnementale de la filière des hydrocarbures, l\u2019entreprise Junex entend mener au moins quatre forages au cours des prochains mois à l\u2019ouest de Gaspé.Pétrolia pourrait aussi commencer bientôt un forage sur le territoire de la municipalité, malgré la controverse.Selon ce qu\u2019a expliqué lundi au Devoir le président et chef de la direction de Junex, Peter Dorrins, l\u2019entreprise fonde beaucoup d\u2019espoir sur son projet nommé Galt.«Nous croyons qu\u2019il s\u2019agit du projet pétrolier le plus avancé au Québec en matière de connaissances géologiques et d\u2019ingénierie, ainsi qu\u2019en matière de délimitation de la structure, de puits forés et de potentiel de ressource», a-t-il souligné.Ce secteur a d\u2019ailleurs été ciblé à plusieurs reprises par des travaux d\u2019exploration au cours des dernières décennies.I^s premiers essais remontent aux années 1940.Quelques milliers de barils d\u2019or noir ont même déjà été pompés par Junex dans le cadre de ses recherches.Quatre millions par puits Le gouvernement du Québec \u2014 troisième actionnaire de l\u2019entreprise par l\u2019entremise d\u2019investissement Québec \u2014 vient d\u2019accorder à Junex le permis nécessaire pour réaliser son projet de forage Galt #4.Celui-ci sera mené dans un secteur situé à une vingtaine de kilomètres à l\u2019ouest de Gaspé.L\u2019entreprise entend utiliser un puits foré en 2012 à plus de 2000 mètres de profondeur.Mais cette fois, le forage sera dévié à l\u2019horizontale, en direction d\u2019un autre puits foré en 2003.Réalisé à l\u2019époque en partenariat avec la filiale Hydro-Québec Pétrole et gaz, ce dernier avait VOIR PAGE A 8 ; PETROLE Aujourd\u2019hui Actualités > Garderies privées.Retour à la table des négociations après une première journée de grève.Page A 4 Le Monde > Irak.Pas de gouvernement avant août.Page A 5 Culture > Festival international de jazz de Montréal.Alain Simard veut revoir le mode de financement de l\u2019événement.Page B 8 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B5 B4 B2 B6 B4 B5 FEQ Cormier éclaire les Plaines FRANCIS VACHON LE DEVOIR Il y a déjà presque deux ans que Louis-Jean Cormier a mis en veilleuse son groupe Karkwa pour lancer ses chansons en solo.L\u2019énorme chemin parcouru l\u2019a mené lundi soir jusque sur la grande scène des plaines d\u2019Abraham, dans le cadre du Festival d\u2019été de Québec.Découvrez les surprises réservées par le chanteur en lisant le texte de notre journaliste Philippe Papineau à ledevoir.com/feq-2014.Japon Les gardiens du souvenir Les derniers hibakushas continuent de témoigner des deux bombardements atomiques de 1945 Près de 70 ans après le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, les derniers survivants courent contre le temps pour livrer leurs témoignages.Un dernier combat contre l\u2019oubli.Le Devoir, qui était au Japon en avril pour assister à des conférences sur les enjeux de sécurité, a fait la rencontre de hibakushas (survivants).Dernier de deux textes.JEAN-FREDERIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Hiroshima et Nagasaki Du haut de ses 84 ans, Tsu-kasa Uchida se tient debout, droit, au pied d\u2019un étroit bâtiment de trois étages au centre de Nagasaki.Le reste de la structure, une école primaire, a été pulvérisé à 11 h 02, le 9 août 1945, par le souffle brûlant à 4000 degrés Celsius de Fat Man, la deuxième bombe atomique larguée par les Américains sur le Japon.Située à 500 mètres de l\u2019hypocentre \u2014 la bombe a détonné à 469 mètres d\u2019altitude \u2014, c\u2019est presque un miracle que cette partie ait tenu le coup.Un rapide coup d\u2019œil aux photos d\u2019archives suffit pour voir que tous les environs ont été rasés.«Le souvenir de la tragédie ne peut s\u2019exprimer parfaite- JEAN-FREDERIC LEGARE-TREMBLAY Tsukasa Uchida avait 15 ans lorsque l\u2019école Shiroyama de Nagasaki, derrière lui, a été soufflée par la bombe atomique.ment avec des mots.C\u2019est pourquoi nous préservons cette structure», explique M.Uchida, président du conseil pour la paix de l\u2019école Shiroyama, reconstruite à l\u2019ombre du vestige.Des 1400 élèves qui se rendaient tous les jours à cette école, seulement 50 ont survécu, rappelle Tsukasa Uchida de son débit lent, le regard stoïque.Les autres ont été brûlés vifs.L\u2019octogénaire, VOIR PAGE A 8; JAPON Échangeur Turcot Rentrée infernale en vue Automobilistes et résidants devront subir les effets de la fermeture de deux bretelles d\u2019août à novembre JEANNE CORRIVEAU PHILIPPE ORFALI D\u2019autres jours difficiles s\u2019annoncent pour les automobilistes : dans le cadre des travaux d\u2019entretien de l\u2019échangeur Turcot, deux bretelles seront entièrement fermées à la circulation à compter du mois d\u2019août, et ce, pour trois mois, a appris Le Devoir.Les autorités de l\u2019arrondissement montréalais du Sud-Ouest et les citoyens appréhendent un afflux de circulation dans les environs du marché Atwater.Porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ), Mario St-Pierre admet que ces fermetures seront importantes.Les travaux consistent à réparer la surface de béton sur la bretelle menant de l\u2019autoroute 20 Est à l\u2019autoroute 15 Nord, et sur celle de l\u2019autoroute 720 Ouest vers l\u2019autoroute 15 Sud, en direction du pont Champlain.Près de 22 500 véhicules La première bretelle est empruntée par 15000 véhicules chaque jour en moyenne (débit journalier moyen annualisé), alors que la seconde accueille une circulation quotidienne de 7400 véhicules.Les travaux prévus sur ces bretelles s\u2019apparentent à ceux effectués sur les deux bretelles menant de l\u2019autoroute 15 Nord vers la 20 Ouest et la 720, qui ont été fermées au printemps dernier pour plusieurs mois.VOIR PAGE A 8 ; TURCOT Conflit ISRAÉLO-PALESTINIEN Les roquettes répondent aux raids aériens Assiste-t-on à un début d\u2019une nouvelle confrontation majeure entre Palestiniens et Israéliens?Au commencement d\u2019une troisième Intifada, alors que le président Abbas était en voie de réussir son pari de la réconciliation avec le Hamas?Déjà extrêmement vive, la tension est encore montée d\u2019un cran lundi : six jours après l\u2019enlèvement et le meurtre d\u2019un jeune Palestinien, et au lendemain de l\u2019arrestation de six suspects qui auraient voulu venger les trois colons israéliens retrouvés morts le 30 juin, la situation demeure très tendue en Israël et dans les territoires palestiniens.Lundi soir, des dizaines de roquettes lancées de la bande de Gaza se sont abattues sur le Sud israélien.Un porte-parole de l\u2019armée a fait état d\u2019une vingtaine de tirs de roquettes en quelques minutes, dont quatre ont été détruites en vol par le système de défense antimissile Iron Dome.La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué ces tirs.Depuis dimanche soir, au moins cinquante projectiles sont tombés sur le sud d\u2019Israël, selon l\u2019armée.Une roquette Grad a atteint les faubourgs de Beersheva, la capitale du désert du Néguev, située à 50 kilomètres de la bande de Gaza, sans faire de victime.Avant ces tirs de roquette, l\u2019armée de l\u2019air israélienne avait mené des raids sur la bande de VOIR PAGE A 8 ; ROQUETTES 77831303443128 A2 LE DEVOIR LE MARDI 8 JUILLET 2014 ACTUALITES Michaëlle Jean fait campagne en tant qu\u2019alliee de l\u2019Afrique pour être élue secrétaire générale de la Francophonie MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Michaëlle Jean a bon espoir de créer un précédent en devenant la première femme, représentante d\u2019un pays du Nord de surcroît, à chapeauter l\u2019Organisation internationale de la Francophonie.L\u2019ancienne gou-verneure générale n\u2019a pas peur de secouer les traditions.Au contraire, elle y voit un atout.Alors que les pays francophones s\u2019apprêtent à choisir un successeur au secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf, celle qui aspire à hériter de ce poste est en pleine campagne.Michaëlle Jean a profité d\u2019une rencpntre rassemblant des parlementaires des Etats membres de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), cette semaine à Ottawa, pour courtiser leur vote.La candidature de Jean en a surpris certains.Notamment car la règle non officielle veut que le poste de secrétaire général de l\u2019OIF soit confié aux pays du Sud, et celui de l\u2019administrateur aux pays du Nord.Qui plus est, d\u2019ici 2050, la majorité des francophones seront en sol africain.«Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019habiter [le continent] pour le comprendre», a rétorqué Michaëlle Jean lundi matin.«Ce qu\u2019on respecte beaucoup chez moi, c\u2019est le fait que je sois et du Sud, et du Nord», a plaidé celle qui oeuvre aujourd\u2019hui dans son pays natal en tant qu\u2019envoyée spéciale de l\u2019UNESCO pour Haïti, à sa sortie d\u2019un salon où elle avait rencontré une série de parlementaires de pays africains.Car le prochain secrétaire général de la Francophonie sera choisi par les 77 Etats membres de l\u2019organisation.De ce nombre, 30 sont rassemblés sur le continent africain.Et Michaëlle Jean le sait très bien.Elle a donc profité de l\u2019Assemblée parlementaire de la Francophonie pour s\u2019entretenir avec des représentants du Burundi, du Tchad, du Burkina Faso, de Côte d\u2019ivoire, de République démocratique du Congo, du Bénin.Une femme du Nord et du Sud Comment les convaincra-t-elle, ainsi que leurs voisins, de lui accorder leur vote?M\u201c® Jean a notamment rappelé ses nombreux voyages en Afrique lors de son règne de gouverneure générale, de même que ses séjours dans la région à FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Michaëlle Jean a reçu lundi, des mains de la sénatrice Andrée Champagne, le grade de Grand Croix, la plus haute distinction de l\u2019Ordre de la Pléiade que décerne l\u2019Assemblée parlementaire de la Francophonie.titre de chancelière de l\u2019Université d\u2019Ottawa.«Je pense que ce que les Africains ont ressenti, c\u2019est que farrive avec un souci de savoir qu\u2019est-ce que l\u2019on vise, qu\u2019est-ce que l\u2019on veut réaliser et accomplir.Et ce qu\u2019il faut pour y arriver», dit-elle.«Donc c\u2019est clair que les Africains savent aussi que je suis une alliée! Parce que la sensibilité du Sud; je l\u2019ai.Les réalités du Sud; je les comprends et je les vis.Et en même temps, je sais aussi que j\u2019apporterai avec moi tout le réseau, qu\u2019il faut aussi activer, de ces pays plus avancés, comme le Canada, qui doivent être là aussi en renfort de solidarité.» Au terme de trois mandats de quatre ans, le Sénégalais Abdou Diouf tirera sa révérence et quittera son poste de secrétaire général cet automne.Son \u2014 ou sa \u2014 successeur sera annoncé au sommet de Dakar, fin novembre.Les thèmes de la rencontre seront la jeunesse et les femmes.Raison de plus pour nommer une femme à la tête de l\u2019OIF ?« Ce serait l\u2019un des bons messages, je crois! Je serais la première femme!», lance Michaëlle Jean, tous sourires.«Et en plus une femme d\u2019action.Les femmes sont ça, les femmes sont des moteurs d\u2019action et de changement.» Abdou Diouf n\u2019a pas pris parti dans la course à sa succession.Mais dans son discours, lundi matin, la deuxième personne qu\u2019il a saluée était.Michaëlle Jean.L\u2019ancien ministre des Affaires étrangères de l\u2019île Maurice, Jean-Claude de l\u2019Estrac s\u2019est aussi lancé dans la course.Moins connu que M\u201c® Jean, il n\u2019était pas à Ottawa lundi.L\u2019appui d\u2019Ottawa Le gouvernement conservateur appuie les aspirations de M\u201c® Jean et le ministre de la Francophonie, Christian Paradis, multiplie les rencontres pour mousser sa candidature.«Il faut la promouvoir.Parce que M\u201d'' Jean a vraiment de bons atouts», a-t-il indiqué lundi, en vantant une «très bonne communicatrice» qui «sait rassembler, une fine diplomate».Le «feedback» est bon, a-t-il confié.Mais il faut continuer les efforts.Même son de cloche chez le président de l\u2019Assemblée nationale de Québec, Jacques Chagnon, qui se faisait un plaisir de présenter ses homologues étrangers à l\u2019ex-gouverneure générale et ancienne journaliste.En ouverture de la rencontre des parlementaires des Etats francophones, Abdou Diouf les a sommée d\u2019être «les vigies de la Eranco-phonie».A cette ère d\u2019austérité dans les gouvernements du monde, «dans les discussions budgétaires, je vous prie de veiller à ce que l\u2019essentiel ne soit pas oublié.L\u2019essentiel, c\u2019est la langue, la culture, les valeurs».Un appel à la «vigilance» qu\u2019a repris en soirée Michaëlle Jean, alors qu\u2019elle recevait le grade de Grand Croix, la plus haute distinction de l\u2019Ordre de la Pléiade que décerne l\u2019Assemblée parlementaire de la Francophonie.«Le parlementarisme ne peut être qu\u2019un poste de veille, d\u2019observation et de surveillance à l\u2019affût de toutes les dérives, de toutes les démesures, de toutes les violations de la démocratie qui sont si accablantes pour nos populations», a-t-elle fait valoir.Faisant campagne en misant notamment sur le développement économique comme outil de lutte à la pauvreté et comme vecteur de changement, M\u201c® Jean a en outre lancé aux parlementaires que «sans vous, la Erancophonie du développement, que nous appelons de tous nos vœux, pour le mieux-être des collectivités dans tous nos pays et sans distinction, ne sera pas».Le Devoir r Les fêtes passent.Les dons restent.Donnez votre fête en cadeau pour que les enfants atteints d'une maladie dégénérative puissent s'amuser jusqu'au bout de la vie.mafeteencadeau.com Le Phare Enfants et Familles Prostitution : la loi est constitutionnelle, promet MacKay HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement conservateur est optimiste que sa nouvelle loi encadrant la prostitution passe le test des tribunaux, et ce, même si elle risque de perpétuer le climat d\u2019insécurité dans lequel évoluent les prostituées.Raison?L\u2019objectif législatif d\u2019Ottawa est désormais supérieur et les juges devront en prendre acte.C\u2019est ce qui ressort de la première journée de témoignages en comité parlementaire sur le projet de loi C-36.Le comité de la Chambre des communes entreprend un blitz de travail estival exceptionnel cette semaine pour assurer que le projet de loi soit adopté d\u2019ici la fin de l\u2019année.La Cour suprême du Canada a déterminé en décembre dernier que les dispositions législatives encadrant la prostitution étaient inconstitutionnelles parce qu\u2019elles forçaient les prostituées à mettre leur sécurité en danger en s\u2019adonnant à une activité pourtant légale.Des fonctionnaires ont expliqué lundi que le projet de loi C-36 vient remédier au problème en déclarant que l\u2019objectif du gouvernement est différent.Il ne s\u2019agit plus de banalement encadrer une «nuisance», mais de rendre illégale une pratique qu\u2019on juge désormais ignoble.La disproportion entre l\u2019effet néfaste des lois et l\u2019objectif du gouvernement ne sera donc plus aussi grande, plaide-t-on.En d\u2019autres mots, l\u2019objectif est si noble que des effets secondaires plus importants sont acceptables.Le ministre de la Justice, Peter MacKay, qui comparaissait en comité pour défendre son projet de loi, a expliqué cela en mots codés.«Le projet de loi C-36 reflète un changement fondamental d\u2019approche envers la prostitution en la présentant comme une forme d\u2019exploitation sexuelle qui affecte négativement, et de manière disproportionnée, les groupes marginalisés, a-t-il déclaré.L\u2019objectif est de dénoncer et de décourager la pratique de la prostitution.[.] Nous pensons qu\u2019elle chosifie, avilit, déshumanise et exploite ceux qui la pratiquent.» La Criminal Lawyers Association, qui comparaissait aussi en comité, ne croit pas pour autant que le projet de loi du gouvernement passera le test constitutionnel.«Non seulement il demeure grossièrement disproportionné malgré son objectif supérieur, mais il est arbitraire », a soutenu son porte-parole Leonardo Russomanno.Arbitraire parce qu\u2019il n\u2019y a pas, à son avis, de rapport entre l\u2019objectif qu\u2019il se fixe \u2014 l\u2019éradication de la prostitution \u2014 et son effet réel \u2014 perpétuation de la prostitution dans des conditions probablement encore plus dangereuses.Quelques millions seulement Le ministre Peter MacKay a reconnu que son projet de loi sera fort probablement contesté devant les tribunaux.«Im, probabilité que ce projet de loi soit contesté est très réelle», a-t-il dit.Mais cela ne le convainc pas pour autant de la JACQUES NADEAU LE DEVOIR Avec le projet de loi C-36, il ne s\u2019agit plus de banalement encadrer une «nuisance», mais de rendre illégale une pratique qu\u2019on juge désormais ignoble, ont expliqué lundi des fonctionnaires.pertinence de le soumettre sous forme de renvoi à la Cour suprême pour en vérifier d\u2019avance la validité constitutionnelle, comme le lui demandent les partis d\u2019opposition et certains groupes.Les parlementaires ont par ailleurs appris qu\u2019Ottawa ne serait pas aussi généreux qu\u2019on le croyait pour venir en aide aux prostituées qui veulent se sortir de ce milieu.Le ministre Peter MacKay avait annoncé, en dévoilant son projet de loi, qu\u2019il verserait 20 millions de dollars aux groupes d\u2019aide.On apprend que ce montant n\u2019est pas annuel : il sera plutôt réparti sur cinq ans.La somme annuelle sera donc d\u2019environ seulement 4 millions de dollars par année.Cela a fait bondir le ministre de la Justice du Manitoba, Andrew Swan, qui comparaissait aussi en comité lundi.«Si ce montant est alloué per capita, cela signifierait moins de 200000$ par an au Manitoba.Pour vous donner un ordre de grandeur, notre gouvernement consacre déjà 8 millions par année pour aider les victimes de l\u2019exploitation sexuelle.» Le ministre Swan, qui fait pourtant partie d\u2019un gouvernement néodémocrate, accueille par ailleurs positivement le projet de loi C-36.La criminalisation de l\u2019achat de services sexuels est une bonne chose, a-t-il dit.Cela risque de compliquer les choses pour le NPD fédéral de Thomas Mulcair, qui critique abondamment le projet de loi conservateur.Notons par ailleurs que d\u2019autres groupes ont comparu en comité lundi, ceux qui appuient le gouvernement (tels que Walk with me.Alliance évangélique du Canada, Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle) et ceux qui plaident pour une décriminalisation, voire une légalisation complète de la prostitution (l\u2019Alliance canadienne pour la réforme des lois sur le travail du sexe, Maggie\u2019s).Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 8 JUILLET 2014 A 3 ACTUALITES PRIME DE 215000$ Bolduc demande à la RAMQ de faire la lumière AMELIE DAOUST-BOISVERT GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le ministre Yves Bolduc a demandé lundi à la RAMQ de vérifier s\u2019il a respecté les règles qui entouraient le versement d\u2019une prime de 215000$ pour la prise en charge de patients.Dans un communiqué publié en fin de journée, M.Bolduc a demandé à la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec (RAMQ) de procéder rapidement pour faire la lumière sur ce dossier, qui lui vaut de nombreuses critiques depuis quelques jours.«Je vous invite à faire le nécessaire afin de vous assurer que ma situation, en lien avec ma rémunération, est régularisée», écrit M.Bolduc.Cette demande de M.Bolduc est survenue après que Le Soleil eut révélé que la RAMQ enquêtait sur une vingtaine de médecins ayant touché le même genre de primes.L\u2019organisme n\u2019a pas précisé si Yves Bolduc fait partie du lot.Les médecins visés auraient perçu les primes, mais rompu leur lien avec le patient moins de douze mois après la prise en charge \u2014 en raison d\u2019une retraite ou d\u2019un déménagement, par exemple.Le cabinet de M.Bolduc indique qu\u2019il a vu ses 1500 patients au moins une fois durant sa pratique de 19 mois, et certains «à plusieurs reprises».Mais pour respecter les termes de la lettre d\u2019entente 245 qu\u2019il avait lui-même signée lorsqu\u2019il était ministre de la Santé, Yves Bolduc aurait dû voir ces 1500 patients dans les sept premiers mois de sa pratique.L\u2019a-t-il fait?Son cabinet ne pouvait l\u2019affirmer précisément lundi soir.Mais M.Bolduc soutient avoir toujours «agi de bonne foi et en conformité avec les règles en vigueur».Si Yves Bolduc a inscrit des patients moins de 12 mois avant son retour au gouvernement, il pourrait donc devoir rembourser 50% des primes perçues pour ces derniers.Devenu ministre de l\u2019Education, il a dû abandonner les 1500 patients qu\u2019il avait pris en charge lors de son séjour dans l\u2019opposition \u2014 prise en charge pour laquelle il a touché une prime de 215000$.Claude Castonguay estime que M.Bolduc «a eu un Une exception, dit la FMOQ Il semble que, de tous les médecins du Québec, Yves Bolduc ait été l\u2019un des principaux bénéficiaires de cette lettre d\u2019entente visant à réduire le nombre de Québécois orphelins de médecin de famille.«Peut-être trois médecins » ont inscrit autant de patients, confirme Jean-Pierre Dion, directeur des communications pour la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMQQ).Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), plus de 5000 médecins comportement qui n\u2019est pas digne d\u2019un député» se sont prévalus de ces primes.En moyenne, ils ont inscrit 30 à 40 patients chacun, indique la FMQQ.Celle-ci calcule que quelque 750000 patients ont été inscrits par un médecin de famille pendant la durée de l\u2019entente, dont le tiers avait déjà un médecin de famille.Entrée en vigueur en novembre 2011, la lettre d\u2019entente 245 prévoyant des allocations pour la prise en charge de patients a été modifiée en profondeur en juin 2013 pour des raisons budgétaires.Depuis, un maximum de 150 patients peuvent être inscrits par un médecin, et les sommes allouées ont été revues à la baisse.La mesure, qui devait initialement coûter 12 millions par an, s\u2019est avérée beaucoup plus coûteuse.Selon le MSSS, la facture s\u2019est élevée à 50,5 millions pour la période de novembre 2011 à mai 2013.La facture annuelle est maintenant de 24,3 millions.Démission demandée Lundi, l\u2019ex-ministre de la Santé libéral, Claude Castonguay, a demandé la démission d\u2019Yves Bolduc.La Coalition avenir Québec a fait de même, alors que le Parti québécois continue d\u2019exiger que M.Bolduc rembourse la totalité de la prime perçue.M.Castonguay critique,le sens de l\u2019éthique de l\u2019actuel ministre de l\u2019Education.Il estime que M.Bolduc «a eu un comportement qui n\u2019est pas digne d\u2019un député, surtout qu\u2019il fait maintenant partie d\u2019un gouvernement qui demande à l\u2019ensemble des citoyens de se serrer la ceinture», explique-t-il en entrevue.«Même s\u2019il a respecté les règles, c\u2019est clair qu\u2019il a utilisé le système pour obtenir le maximum en donnant le minimum en retour, dit M.Castonguay.La plupart des médecins de famille sont loin d\u2019être capables de desservir autant de patients», ajoute-t-il, émettant un doute sur la capacité qu\u2019a eu M.Bolduc d\u2019exercer avec diligence son travail de député et de médecin de manière concomitante.Selon la députée péquiste Diane Lamarre, Yves Bolduc devrait tout rembourser.«Il n\u2019a pas respecté l\u2019esprit de l\u2019entente», estime-t-elle.M\u201c® Lamarre se dit convaincue que le ministre-député-docteur était de bonne foi lorsqu\u2019il a inscrit les 1500 patients.«Mais il peut quand même constater aujourd\u2019hui que les termes et ob-jectijs de l\u2019entente n\u2019ont pas été respectés.» Le premier ministre Philippe Couillard n\u2019a pas voulu faire de commentaires, non plus que le principal intéressé.Le Devoir TRAIN DE BANLIEUE 80 millions pour de nouveaux équipements dans l\u2019ouest de Montréal PHILIPPE OREALI De quatre à six trajets quotidiens s\u2019ajouteront au cours des prochaines années au train de banlieue Vaudreuil-Hudson de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT), grâce à un investissement de 80 millions de dollars confirmé lundi par Québec.Les maires de l\u2019ouest de Montréal et les représentants de la coalition du Train de l\u2019Quest ont rencontré lundi le ministre des Transports et ministre responsable de la métropole, Robert Poëti, afin de réclamer la création d\u2019un nouveau lien ferroviaire entre l\u2019ouest de l\u2019île et le centre-ville de Montréal.Un projet qui n\u2019ira pas de l\u2019avant, du moins pour l\u2019instant, car l\u2019AMT et le MTQ doivent d\u2019abord réaliser diverses études.Une «solution» verra toutefois le jour lors du présent mandat libéral, a promis le ministre.Entre-temps, l\u2019AMT débloquera 80 millions pour l\u2019achat de nouveaux équipements ferroviaires, ce qui permettra l\u2019ajout de «deux à trois trains par jours» dans chaque direction de la ligne reliant Hudson à la gare Lucien-L\u2019Allier, se félicite Clifford Lincoln, porte-parole de la Coalition.A l\u2019heure actuelle, ce sont les trains de banlieue de la ligne Vaudreuil-Hudson qui desservent l\u2019ouest de l\u2019île, mais comme ils doivent partager les rails avec les trains de marchandises du CP, le nombre de départs est limité.La compagnie ferroviaire, propriétaire du chemin de fer, devra d\u2019ailleurs consentir aux améliorations proposées par l\u2019AMT « C\u2019est un bon pas dans la bonne direction, affirme M.Lincoln.Le ministre nous a dit qu\u2019il était important d\u2019établir un lien rapidement pour relier l\u2019ouest de Montréal et le centre-ville, et ça, c\u2019est une bonne nouvelle.On fait des pressions depuis plusieurs années à l\u2019AMT pour [améliorer le service].» Depuis des années, les résidants de ce secteur de l\u2019île de Montréal ont demandé des services de transport en commun comparables à ceux d\u2019autres régions de la métropole, note M.Lincoln, un exministre du gouvernement Bourassa.Des revendications qui demeurent toujours d\u2019actualité, conclut-il.Le Devoir MONTREAL Des bateaux-taxis pour aller au centre-ville DAPHNEE HACKER-B.L> administration Coderre ' étudiera au cours des prochains mois la possibilité d\u2019implanter un système de bateaux-taxis pour lier les extrémités de l\u2019île de Montréal au centre-ville.Ce projet, prisé depuis des années par la mairesse de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, serait selon elle une importante mesure d\u2019atténuation de la congestion routière.Elle estime qu\u2019un service de navettes permettrait aux citoyens de l\u2019est ou de l\u2019ouest de la ville de faire un trajet d\u2019un peu moins de 30 minutes sur le fleuve lors des heures de pointe, plutôt que de passer plus d\u2019une heure dans leur véhicule.« Ce projet est réaliste et serait peu coûteux à mon avis.Il ne faudrait que des bateaux pour transporter des passagers et non des véhicules», précise M\u201c® Rouleau en entrevue avec Le Devoir.Cette dernière pense que le service, qui fonctionnerait de 8 à 10 mois par année, devrait être arrimé au transport collectif et nécessiterait la collaboration de la Société de transport de Montréal (STM) et de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT), qui ont déjà «fait preuve d\u2019ouverture et d\u2019intérêt».Le responsable des transports à la Ville, Aref Salem, se chargera de l\u2019étude de faisabilité, qui devrait être complétée dans les prochains mois.L\u2019étude servira notamment à mesurer l\u2019impact économique des navettes, ainsi qu\u2019à déterminer quels secteurs pourraient en avoir besoin.Si le projet va de l\u2019avant, les bateaux-taxis pourraient être implantés avant 2017, soit à temps pour les célébrations du 375® anniversaire de la métropole, affirme M\u201c® Rouleau.«Je ne vois pas pourquoi Montréal ne pourrait pas se doter d\u2019un tel service, alors que des centaines de grandes villes riveraines utilisent ce moyen de transport depuis très longtemps», soutient-elle.Le Devoir m PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon les évaluations préliminaires de la Ville, il en coûtera « entre 45 et 70 millions » de dollars pour recouvrir 125 mètres d\u2019autoroute entre les rues Sanguinet et Hôtel-de-Ville.Un premier tronçon de l\u2019autoroute Ville-Marie sera recouvert Denis Coderre et Richard Bergeron auront leur cadeau du 375® PHILIPPE OREALI Denis Coderre l\u2019aura bel et bien, son cadeau d\u2019anniversaire du 375® de Montréal: un premier pan de l\u2019autoroute Ville-Marie devrait être recouvert d\u2019ici 2017, a confirmé lundi le maire de la métropole.Flanqué du ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, et du chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, Denis Coderre a annoncé qu\u2019un premier tronçon de 125 mètres de l\u2019autoroute serait enfoui, à proximité du nouveau Centre de recherche du Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CRCHUM).« On propose de retisser le lien entre le centre-ville et le Vieux-Montréal en créant un lieu public unique aux abords de la station de métro Champ-de-Mars», a déclaré l\u2019élu.Une nouvelle place publique «identitaire» que pourraient fréquenter de 25000 à 30000 personnes chaque jour, selon les analyses.Les trois politiciens se sont faits avares de détails.Le gouvernement du Québec s\u2019engage à investir jusqu\u2019à 100 millions de dollars pour la réalisation du projet, mais celui-ci pourrait coûter beaucoup moins, «entre 45 et 70 millions», de l\u2019avis de M.Coderre.Déjà, la ville a investi 4 millions pour des études «préprojet».Les travaux commenceront rapidement.«Ce n\u2019est pas une étude de faisabilité, on ne fait pas une étude pour faire une étude, on est vraiment en phase de réalisation, a-fil dit.[.] On évalue toutes les options possibles.Dès novembre 2014, on aura déjà Denis Coderre, Robert Poëti et Richard Bergeron devant le plan de la phase 1 du recouvrement, lundi à Montréal.fait les choix, et ensuite on passe en mode réalisation.» Dès cet été, la Ville ira de l\u2019avant avec des consultations publiques sur la vocation à donner au nouvel espace situé dans le quadrilatère formé des rues Saint-Antoine, Sanguinet, Viger et Hôtel-de-Ville.Diverses études seront également faites pendant cette période.Les travaux en tant que tels pourraient débuter en 2015, pour être achevés deux ans plus tard.Renouveau au métro Les environs de la station Champ-de-Mars, peu achalandés à l\u2019heure actuelle, sont appelés à renaître ces prochaines années grâce à la naissance du Quartier de la santé et à l\u2019ouverture officielle du CHUM et du CRCHUM.Ce nouveau lien terrestre entre le secteur de l\u2019hôtel de ville, le Vieux-Montréal et le centre-ville, de même que l\u2019arrivée de milliers de travailleurs à cet endroit, permettra de réparer la cicatrice créée au début des années 1970 par la construction du tunnel Viger, ont dit espérer MM.Coderre et Bergeron.Ce dernier, en sa capacité de conseiller dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie, est chargé du projet de recouvrement de l\u2019autoroute à la table du conseil municipal.Futur incertain Aucun détail n\u2019a été fourni sur les phases subséquentes du recouvrement de l\u2019autoroute en tranchée, que souhaitent toujours concrétiser MM.Bergeron et Coderre.Une fois le secteur entre la rue Sanguinet et l\u2019avenue de l\u2019Hôtel-de-Ville enfoui, quelque 375 mètres de l\u2019autoroute demeureront à découvert.Alors que le gouvernement péquiste avait formulé de sérieuses réserves par rapport au projet du maire Coderre en février, celui de Philippe Couillard a annoncé dans son budget de juin que le recouvrement serait «mis à l\u2019étude» dans le cadre du Plan québécois des infrastructures 2014-2024.Le gouvernement comptait alors investir afin « d\u2019évaluer la faisabilité du projet de recouvrement partiel de l\u2019autoroute Ville-Marie ».Il s\u2019est ravisé en l\u2019espace d\u2019un mois, s\u2019engageant à financer une bonne partie du projet.« Oui, nous allons réaliser le projet.Je ne peux pas vous donner de montant exact, mais je peux dire que ça ne dépassera pas 100 millions», a souligné M.Poëti, qui est également ministre responsable de la région de Montréal.La «phase 1 » du projet annoncé lundi, d\u2019une longueur de près de 125 mètres, représente près de 25% du projet original, qui prévoyait le recouvrement de l\u2019autoroute Ville-Marie du nouveau CHUM au Palais des congrès.En outre, une étude avait révélé l\u2019an dernier qu\u2019il en coûterait 1,5 milliard de dollars pour recouvrir complètement l\u2019autoroute Ville-Marie du Palais des congrès à l\u2019avenue De Lorimier, un segment de 1,5 kilomètre.Le Devoir 1^ Voir aussi > Le pian de la \" phase 1 de recouvrement, sur LeDevoir.com A 4 LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2014 ACTUALITES PEDOPHILIE Le pape dénonce complicité et indifférence dans la hiérarchie de l\u2019Église JEAN-LOUIS DE LA VAISSIÈRE à la Cité du Vatican Le pape François a vivement condamné lundi la complicité ou l\u2019indifférence d\u2019unp partie de la hiérarchie de l\u2019Église pour les actes pédophiles dans îe clergé, qui devra désormais «rendre des comptes».La douleur des victimes et les suicides «pèsent sur la conscience de l\u2019Église», a lancé le pape argentin, lors d\u2019une messe dite dans sa résidence Sainte-Marthe au Vatican, en recevant six victimes, trois femmes et trois hommes (deux Allemands, deux Britanniques et deux Irlandais).François a longuement reçu ces victimes européennes, s\u2019entretenant individuellement plus d\u2019une demi-heure avec elles, dans un geste marquant sa volonté de tolérance zéro quant au scandale qui a touché des dizaines de milliers d\u2019enfants et d\u2019adolescents, principalement dans les années 1960 et 1970.«Je m\u2019engage à ne pas tolérer que du mal soit causé à un mineur par un individu, qu\u2019il soit religieux ou autre», a dit le pape Dans une claire allusion aux évêques ayant couvert des prêtres criminels, il a «demandé pardon» pour «l\u2019omission de dirigeants qui n\u2019ont pas répondu de manière adéquate à des rapports sur des sévices sexuels», notamment par les victimes elles-mêmes.«Il n\u2019y a pas de place dans l\u2019Église pour ceux qui commettent ces sévices, et je m\u2019engage à ne pas tolérer que du mal soit causé à un mineur par un individu, qu\u2019il soit religieux ou autre», a-t-il encore dit.Les évêques devront «rendre des comptes» en cas de futur scandale, a-t-il averti.11 a aussi dénoncé, dans des termes inédits au Vatican, «la complicité inexplicable » avec des crimes qui ont pour conséquence des «douleurs émotionnelles profondes », des «dépendances», des «difficultés relationnelles » et, enfin, parfois le suicide.Dans son homélie, il n\u2019a pas annoncé de réformes pour rendre plus efficace la lutte antipédophile, au grand dam des associations engagées dans ce combat.11 a toutefois demandé que les victimes lui viennent « en aide » pour mettre en place les politiques les mieux appropriées pour la protection des mineurs.«Les victimes ont apprécié l\u2019écoute très attentive reçue», a rapporté le père Federico Lombardi, porte-parole du pape, estimant que «cette écoute» de chacun «indiquait une route» à suiyre par tous les prêtres dans l\u2019Église.Confronté à la critique d\u2019associations selon lesquelles il s\u2019agit d\u2019un simple «nouvel exercice de relations publiques», le père Lombardi a rejeté lundi cet argument devant la presse : « Ce groupe, a-t-il critiqué, a toujours démontré n\u2019être pas prêt à comprendre les intentions de ce pape et du pape précédent», Benoît XVI.Commission d\u2019experts Le pape, qui a déjà comparé le religieux abusant d\u2019un enfant à un prêtre disant «une messe noire», a constitué en mars une commission d\u2019experts pour la protection de l\u2019enfance.Celle-ci s\u2019est réunie la veille.Des noms d\u2019experts d\u2019Asie et d\u2019Afrique ont été proposés pour s\u2019ajouter aux huit experts déjà nommés venant principalement de l\u2019hémisphère Nord \u2014 dont une ancienne victime irlandaise.Dans les églises de l\u2019hémisphère Sud, la pédophilie est largement tabou.Robert Oliver, promoteur de justice (procureur) de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a collaboré pour la première fois à cette réunion pour l\u2019aspect «organisationnel et logistique», a précisé le père Lombardi.La rencontre avec les victimes est la première de François et la sixième d\u2019un pape.Benoît XVI avait eu sa première rencontre avec un groupe à Washington en avril 1998, puis il avait rencontré d\u2019autres petits groupes en Australie, à Malte, en Grande-Bretagne et en Allemagne.Les associations reprochent aux papes de rencontrer des catholiques demeurés dans l\u2019Église malgré les torts subis, et non ceux en rupture.Le Vatican a été accusé à maintes reprises devant les comités pour les droits de l\u2019enfant et contre la torture des Nations unies, d\u2019avoir continué à occulter des affaires.Agence France-Presse TYPHON NEOGURI Alerte maximale au Japon Tokyo \u2014 L\u2019agence météorologique japonaise a lancé lundi soir une «alerte spéciale» en prévision de l\u2019arrivée prochaine du très violent typhon Neoguri dans l\u2019extrême sud du Japon, notamment sur l\u2019île d\u2019Okinawa.Cette alerte de niveau maximal indique un danger majeur de dégâts massifs accompagnés de risques de pertes humaines.Plus de 1,2 million de personnes habitent dans la zone concernée par cette mise en garde sans précédent.Une recommandation d\u2019évacuation a été donnée à l\u2019ensemble de la population de Miyako, la première île du Sud concernée par l\u2019alerte spéciale lancée en fin de journée.Mardi à 00 h locale, le centre du typhon se trouvait à environ 260 kilomètres au sud-est de cette île qu\u2019il ne devrait atteindre qu\u2019en début de matinée mardi, avant de se diriger vers l\u2019île principale d\u2019Okinawa, puis de virer de bord vers le nord-est en direction des îles du centre du Japon.«Nous avons conseillé aux quelque 55000 habitants de se réfugier dans des lieux prévus à cet effet comme des bâtiments publics», a indiqué un porte-parole des autorités locales.Neoguri, qui se déplace lentement, est accompagné de rafales pouvant atteindre jusqu\u2019à 270km/h «comme le train à grande vitesse, le Shinkansen», soulignent des médias.Iæs vagues pourraient atteindre 14 mètres, selon l\u2019Agence de météorologie, qui a donné plusieurs conférences de presse dans la journée pour tenir les populations informées.Agence France-Presse Arthur: des milliers d\u2019abonnés toiyonrs privés d\u2019électricité Halifax \u2014 Des dizaines de milliers de personnes étaient toujours privées d\u2019électricité dans les Maritimes lundi, conséquence des ravages causés par le passage de la tempête tropicale Arthifr.Environ 86000 clients d\u2019Énergie Nouveau-Brunswick étaient toujours sans courant en fin d\u2019avant-midi lundi, tandis que Nova Scotia Power signalait des pannes chez 40000 de ses abonnés.Dans l\u2019est du Québec, environ 860 clients étaient encore affçctés dans la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine en début d\u2019après-midi.Tous les bureaux gouvernementaux de la région de Fredericton sont demeurés fermés lundi pour des questions liées au nettoyage et aux pannes d\u2019électricité causées par la tempête tropicale.La ville a été l\u2019une des plus durement touchées au corus de la fin de semaine.La Presse canadienne GREVE DANS LES SERVICES DE GARDE La ministre Charbonneau invite la CSQ à se rasseoir à la table des négociations MELANIE LOISEL Les parents qui ont été touchés par la journée de grève tenue lundi dans les garderies en milieu familial subventionnées espèrent que le gouvernement Couillard s\u2019entendra rapidement avec la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).En plein milieu de l\u2019été, il a été plus facile pour eux de trouver une solution de rechange pour prendre soin de leurs marmots, mais ils espèrent qu\u2019une fois ne sera pas coutume.Environ 90000 enfants fréquentent les garderies en milieu familial au Québec.La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, affirme qu\u2019une rencontre doit avoir lieu ce mardi pour poursuivre les poruparlers avec les éducatrices qui sont sans convention collective depuis novembre 2013.Elle a invité la CSQ à se rasseoir à la table des négociations aux côtés de la CSN, qui représente 1000 éducatrices et qui a refusé de débrayer.«Je trouve ça triste qu\u2019on prenne des moyens de pression et qu\u2019on dise que les négociations piétinent On avance, à petits pas peut-être, mais c\u2019est un dossier très complexe», a mentionné la ministre Charbonneau lors d\u2019une entrevue téléphonique.D\u2019ici la fin du mois, quatre rencontres sont d\u2019ailleurs prévues entre les parties.En déclenchant une grève d\u2019une journée lundi, la présidente de la FIPEQ, Kathleen Courville, explique que ses 13 600 membres ont voulu JACQUES NADEAU LE DEVOIR La FIPEQ représente environ 13 600 des 15 000 éducatrices de services de garde en miiieu famiiiai, qui accueiiient environ 90 000 enfants.envoyer un message clair à la ministre pour accélérer le processus de négociation et dénouer les impasses.Des manifestations se sont déroulées dans plusieurs municipalités, soit à L\u2019Ile-Perrot, à Québec, de même qu\u2019à Trois-Rivières.Points litigieux Les éducatrices en milieu familial ont notamment réclamé de meilleures conditions de travail et plus d\u2019autonomie par rapport aux bureaux coordonnateurs qui sont responsables de l\u2019application des règlements concernant les services de garde.Elles voudraient mettre sru pied un comité qui leur permettrait d\u2019avoir davantage leur mot à dire sur les enjeux tou- chant la gestion de leur garderie et le programme éducatif.«Les négociations achoppent sur les enjeux normatifs et on n\u2019est même pas rendus au financier», indique M\u201c® Courville, qui soutient que la question salariale sera fort probablement l\u2019un des points les plus litigieux.«Nos membres, qui travaillent environ 50 heures par semaine, ne sont payées que 35 heures par semaine, comme les éducatrices en CPE.Elles demandent à ce que toutes leurs heures de travail soient reconnues pour assurer la qualité des services», porusuit-elle.Bien qu\u2019elle refuse de négocier sur la place publique, la ministre Charbonneau atteste qu\u2019elle demeure ouverte à leurs revendications.« Si elles font 15 heures de trop, je leur dis: \u201cAssoyons-nous et expliquez-nous ce que vous faites de plus.\u201d, lance-t-elle.Comme c\u2019est la première fois que leur convention collective est renouvelée, tout n\u2019est pas fermé, il se peut qu\u2019il y ait des ajustements à faire.» Jusqu\u2019à présent, la CSQ a plutôt senti une fermeture du côté gouvernemental, alors que 28 rencontres ont été organisées à ce joru.Si rien ne change, la FIPEQ compte demander à ses membres un mandat pour organiser trois autres jours de grève au corus de l\u2019été.Un vote a déjà été tenu pour débrayer deux autres demi-journées.Le Devoir REDUCTION DES GES Le Québec loin de son objectif de 2020 PIERRE SAINT-ARNAUD Le Québec a atteint de justesse ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES), soit une baisse de 6% par rapport au niveau de 1990, mais c\u2019est surtout à cause du ralentissement économique.Et tout indique qu\u2019il sera très loin de son objectif de 2020.Iæ ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, a rendu public la semaine dernière le bilan du Plan d\u2019action 2006-2012 sur les changements climatiques qui fait état d\u2019une réduction totale d\u2019un peu plus de 2,1 millions de tonnes de gaz à effet de serre.Qr, l\u2019objectif du plan au départ était de réduire ces émissions de 14,6 millions de tonnes.Cependant, puisque la croissance économique n\u2019était pas au rendez-vous, la réduction obtenue s\u2019est avérée suffisante en fin de compte pour atteindre l\u2019objectif de réduction de 6%.«Ça reste quand même loin de ce qui était prévu.Les programmes ont été beaucoup plus longs à mettre en place que prévu.L\u2019argent n\u2019a pas tout été dépensé, il y a eu un changement de gouvernement et certains programmes ont été suspendus pour réévaluation», a indiqué le responsable de la campagne Climat-Éner^e de Greenpeace, Patrick Bonin.«Ils ont mis en place un programme, on arrive à la fin et on se rend compte qu\u2019il y a de l\u2019argent qui n\u2019a pas été dépensé, près de 460 millions», a-t-il ajouté.Greenpeace et l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) saluent néanmoins la transparence du gouvernement, qui s\u2019était fait reprocher par le Commissaire au développement durable dans un passé récent des lacunes sévères en matière de reddition de comptes relativement au Plan d\u2019action.Ils reconnaissent, par exemple, que certains efforts ont porté leurs fruits, notamment l\u2019imposition des normes californiennes pour les émissions des véhicules, les programmes de conversion à l\u2019électricité du chauffage au mazout et de cap-tation du méthane dans les sites d\u2019enfouissement.«C\u2019est plus clair, l\u2019argent investi, ce que ça rapporte comme réduction de gaz à effet de serre.Malheureusement, ça arrive tard et on se rend compte que, n\u2019eût été la crise économique, du ralentissement et de la fermeture de certaines usines, probablement que Québec aurait manqué complètement son objectif», a dit M.Bonin.Dans cette optique, les envi-ronnementalistes doutent que l\u2019objectif de 2020, soit une réduction de 20% des émissions de GES par rapport aux niveaux de 1990, soit réaliste, d\u2019autant plus que le plan 2013-2020 n\u2019est même pas encore élaboré.« Où s\u2019en va le Québec ?Sommes-nous capables d\u2019atteindre notre objectif?Maintenant, il n\u2019y a plus de plan et c\u2019est une autre situation qui nous inquiète.Nous n\u2019avons pas de plan pour atteindre les objectijs en 2020», a déploré le porte-parole de Greenpeace.Il fait valoir que la tâche s\u2019annonce colossale puisque le Québec verra s\u2019ajouter, druant cette période, les émissions d\u2019une mégacimenterie à Port-Daniel, d\u2019une usine d\u2019engrais de 1,6 milliard de dollars à Bécancour et du forage de pétrole de schiste.«Nous ne sommes clairement pas en voie d\u2019atteindre l\u2019objectif pour 2020 et c\u2019est pourquoi le gouvernement doit mettre les bouchées doubles, car plus on attend, plus ça coûte cher de réduire nos émissions», a-t-il dit.La Presse eanadienne PLATTSBURGH Le transport ferroviaire de pétrole, en croissance exponentielle, inquiète CAROLINE MONTPETIT Chaque jour depuis 2012, les résidants de la petite ville de Plattsburgh voient avec inquiétude passer jusqu\u2019à trois trains, charriant jusqu\u2019à 120 wagons de pétrole brut.Et depuis le terrible accident qui a secoué la ville de Lac-Mégantic l\u2019an dernier, leur inquiétude ne va pas en s\u2019apaisant.Aussi, quelques dizaines de citoyens se sont réunies samedi dernier à Plattsburgh pour protester contre ce nouvel élément du paysage.«Avant 2012, il n\u2019y avait aucun transport de pétrole brut dans cette région », raconte Mollie Matteson, chercheuse pour le Centre pour la diversité biologique basée au Vermont.«Le Canadien Pacifique, à qui appartient le chemin de fer, a convenu lui-même qu\u2019il circulait depuis quelque 20 trains de pétrole brut par semaine.» Qr, cette transition s\u2019est faite complètement à l\u2019insu des citoyens, qui n\u2019ont jamais pu s\u2019exprimer sur ce nouvel élément de leur environnement.«Les citoyens Vont appris en voyant les trains», dit-elle.Le transport de pétrole brut dans la région est d\u2019autant plus inquiétant que la voie ferrée du Canadien Pacifique longe souvent de très près le lac Champlain, et qu\u2019elle traverse également de nombreuses communautés.«En plus, les conditions de transport du pétrole ne sont pas adéquates en matière de sécurité, poursuit M\u201c® Matteson.L\u2019Ameri-can National Transportation Safety Board, comme le Bureau de la sécurité des transports du Canada, a déjà établi que les normes n\u2019étaient pas adéquates.» Toute la semaine, diverses manifestations se tiendront, au Canada et aux États-Unis, en souvenir de la tragédie de I^c-Mégantic, et en opposition à la croissance exponentielle du transport de pétrole par train.Au Québec, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec envoyait lundi un communiqué, mentionnant que malgré le projet de pipeline Énergie Est, le transport de pétrole par train au pays est en pleine expansion.Un nouveau terminal ferroviaire vient d\u2019entrer en fonction à Sorel-Tracy, accueillant des trains ayant traversé auparavant Longueuil, Saint-Bruno, Boucherville, Varennes, Verchères et Contrecoeur.Et «malgré tous les projets d\u2019oléoducs, l\u2019Alberta construit actuellement de nouvelles infrastructures ferroviaires afin de doubler sa capacité de chargement de pétrole par train, soit 800000 barils par jour», écrivent-ils.Le Devoir r\\ Voir aussi > Une vidéo montrant la \" proximité du train et du lac Champlain, sur LeDevoir.com Bébé enlevé : retour en Cour de la suspecte le 17 juillet Trois-Rivières \u2014 La jeune femme accusée d\u2019avoir enlevé un bébé naissant à l\u2019hôpital de Trois-Rivières, le 26 mai dernier, reviendra au tribunal le 17 juillet polu subir son enquête sru remise en liberté.La.date du 7 juillet avait d\u2019abord été prévue sur le rôle judiciaire.Il y a un mois, Valérie Poulin Collins a été jugée apte à comparaître après avoir subi une évaluation psychiatrique d\u2019une semaine au Centre régional de santé mentale de Shawinigan.La femme fait face à deux chefs d\u2019accusation, soit un chef d\u2019enlèvement et un autre de séquestration.L\u2019enquête sur sa remise en liberté s\u2019attardera aussi à quelques plaintes de vol à l\u2019étalage portées contre elle.Iæ 26 mai, la suspecte s\u2019était présentée au pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières vêtue comme une infirmière.Elle était alors entrée dans la chambre d\u2019une maman qui venait d\u2019accoucher pour ensuite en sortir avec sa fillette âgée de quelques heures à peine.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MARDI 8 JUILLET 2014 A 5 LE MONDE Irak : pas de gouvernement avant août L\u2019armée ne parvient pas à reprendre les territoires aux mains de l\u2019EI Le Parlement irakien, empêtré dans ses divisions, a reporté lundi de plus d\u2019un mois une session cruciale qui devait mettre un gouvernement sur les rails, éloignant un peu plus la perspective d\u2019une sortie de crise.Près d\u2019un mois après le dé-bqt de l\u2019offensive menée par l\u2019Etat islamique (El) la situation s\u2019enlise tant sur le plan politique que militaire, l\u2019armée n\u2019ayant toujours pas repris la main face aux insurgés.Pour tenter de doter le pays d\u2019un gouvernement, le Parlement devait se réunir mardi pour choisir son président, puis un président de la République chargé de désigner le prochain premier ministre.Mais, en l\u2019absence d\u2019accord sur le futur président de la chambre, «la session parlementaire a été reportée au 12 août», a indiqué un député sous couvert d\u2019anonymat.Le 1®\u201c^ juillet, la séance inaugurale du Parlement issu du scrutin du 30 avril s\u2019était déjà déroulée dans la confusion la plus totale, les députés s\u2019invectivant qu quittant la salle.Les Etats-Unis ont réaffirmé lundi que l\u2019union des différentes communautés était le seul moyen de repousser l\u2019avancée des djihadistes sunnites, qui représente «une menace existentielle» pour l\u2019Irak.«Le fait de parvenir à ces accords [politiques] est nécessaire pour la survie de l\u2019Irak », a souligné le porte-parole de la Mai-sop-Blanche.Etant donné le nouveau report parlementaire, la question la plus épineuse, celle du choix du premier ministre, également commandant en chef des forces armées, ne sera pas réglée avant de longues semaines.K HAIDAR MOHAMMED ALI AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019aide de conseillers américains et d\u2019avions russes ne suffit pas à repousser l\u2019EI.La situation semble tout autant bloquée sur le terrain, l\u2019armée ne parvenant pas à reconquérir les territoires pris par les insurgés, en dépit de la livraison d\u2019avions de combats par Moscou, la présence de conseillers militaires américains et l\u2019aide de milices chiites.Peu de soutien À une vingtaine de kilomètres à l\u2019ouest de Bagdad, le commandant de la sixième brigade, le général Najm Abdallah Sudani, a été tué lundi dans un bombardement.«L\u2019armée et la police sont perçues comme confessionnelles.Elles ne bénéficient donc pas du soutien ou, ce qui est crucial, de renseignements de la part de la communauté sun- nite», explique John Drake, analyse du groupe AKE.«Si vous n\u2019avez pas de bons renseignements sur le terrain, vos raids ne sont pas précis, ils provoquent des dommages collatéraux et des blessés, ce qui aggrave la situation », ajoute-t-il.Eace à une armée dépassée par les événements, l\u2019EI semble plus confiant que jamais.Près d\u2019une semaine après la proclamation, le 29 juin, d\u2019un califat à cheval entre la Syrie et l\u2019Irak, son leader, Abou Bakr Al-Baghdadi, est sorti de l\u2019ombre samedi dans une vidéo le montrant lors d\u2019un prêche à Mossoul, deuxième ville d\u2019Irak tombée aux mains des insurgés aux premières heures de leur offensive.Si la vidéo, en cours d\u2019analyse, était authentifiée, il s\u2019agirait de la première apparition télévisée de Baghdadi, un changement de stratégie pour cet homme qui a toujours préféré la discrétion.lutre Mossoul, les insurgés se sont emparés d\u2019une grande partie de sa province Ninive, ainsi que de régions dans les provinces de Diyala, Salahed-dine et Kirkouk.Ils contrôlaient depuis janvier des secteurs d\u2019Al-Anbar.La menace de partition du pays est sérieuse et le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a décidé d\u2019organiser un référendum d\u2019indépendance.Agence France-Presse AFGHANISTAN Ghani devance largement Abdnllah L> économiste Ashraf Ghani ' devance largement son rival Abdullah Abdullah avec 56,4% des voix au second tour de la présidentielle afghane, selon les résultats provisoires publiés lundi par la commission électorale.Cette annonce, plusieurs fois retardée, n\u2019a pas dissipé la confusion qui règne autour du scrutin que M.Abdullah, arrivé largement en tête à l\u2019issue du premier tour, refuse de reconnaître sans un examen plus approfondi des fraudes qui risquent selon lui de lui voler la victoire.Les chiffres annoncés ne sont pas «définitif», a prévenu le président de la commission électorale indépendante QEC), Ahmad Yusuf Nuristani, en rendant publics les résultats.«Cela ne désigne pas le gagnant» de l\u2019élection, car il reste l\u2019étape de l\u2019examen des plaintes à propos du scrutin, qui doit être mené par la commission des plaintes (ECC), a-t-il ajouté, sans préciser combien de votes pouvaient être concernés.Selon riEC, plus de 8 millions de votes ont été enregistrés lors du 2® tour du 14 juin, sur un total de 13,5 millions d\u2019électeurs, soit beaucoup plus qu\u2019au premier tour où ils étaient environ 6 millions.Ce total bien supérieur à ce qui était anticipé, pourrait nourrir des accusations de fraudes massives dans le camp de M.Abdullah.Certains observateurs, dont rONU, craignent qu\u2019une impasse politique ne dégénère en tensions voire en violences communautaires, au moment délicat où l\u2019OTAN se prépare à quitter le pays.L\u2019annonce des résultats est intervenue avec cinq heures de retard, après que les responsables de riEC ont passé une partie de l\u2019après-midi «en réunion à huis clos».Agence France-Presse FRANCE Une autre enquête est ouverte sur les comptes de campagne 2012 de Sarkozy L> ancien président français, Nicolas Sarkozy, ' est visé par une nouvelle enquête liée aux comptes de sa campagne présidentielle de 2012, la justice devant déterminer la légalité de la prise en charge par son parti des pénalités infligées au candidat pour le dépassement du plafond de dépenses autorisé.Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le paiement par son parti, l\u2019UMP, des pénalités qui lui ont été infligées après l\u2019invalidation des comptes de sa campagne 2012, a-t-on appris lundi de source judiciaire.Cette enquête vise un éventuel abus de confiance au préjudice de l\u2019UMP, qui avait réglé la facture à la place du candidat.Les investigations ont été confiées à l\u2019Office anticorruption de la police judiciaire.Cette enquête trouve son origine dans l\u2019invalidation des comptes de sa dernière campagne, en raison du dépassement des dépenses autorisées.Le 19 décembre 2012, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCEP) avait jugé que M.Sarkozy avait dépassé de 363615euros le plafond de dépense autorisé.Le candidat mal- heureux de la droite n\u2019avait pas eu droit au remboursements d\u2019une partie de ces frais par l\u2019Etat.Il avait dû en outre rembourser l\u2019avance forfaitaire de 153 000 euros à laquelle il avait eu droit, et payer une pénalité équivalente au montant du dépassement.L\u2019UMP avait alors lancé une souscription pour payer les frais de campagne, mais avait aussi payé la pénalité.La direction intérimaire de l\u2019UMP récemment mise en place après la démission de son président, Jean-Prançois Copé, estime que celle-ci aurait dû l\u2019être par le candidat lui-même.Les comptes de campagne de M.Sarkozy sont déjà entre les mains de trois juges financiers qui enquêtent sur des soupçons de sur facturation de certains frais par une société de service, Bygmalion, ainsi que de double comptabilité, une partie des frais engagés par l\u2019équipe de campagne du candidat ayant été mise au débit de l\u2019UMP.Ce stratagème aurait permis un dépassement des dépenses engagées de l\u2019ordre de plusieurs millions.Agence France-Presse Mort de l\u2019ancien président géorgien Edouard Chevardnadze L> ex-président géorgien Edouard Chevard-' nadze, l\u2019un des artisans de la fin de la Guerre froide avec le leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev, est décédé lundi à l\u2019âge de 86 ans, a annoncé une proche de la famille, Marina Da-vitachvili.«Chevardnadze est mort aujourd\u2019hui à midi», a-felle déclaré, ajoutant qu\u2019il «était malade depuis longtemps».«C\u2019était un homme très capable, talentueux, très ouvert pour travailler avec le peuple, avec toutes les tranches de la société», a déclaré Mikhaïl Gorbatchev à la radio Echo de Moscou.Le dernier dirigeant soviétique a ajouté que Chevardnadze était «le représentant idéal» pour la Géorgie.«Avec lui, on pouvait parler directement, on travaillait bien », a-t-il dit.Edouard Chevardnadze, né le 25 janvier 1928 dans le village géorgien de Mamati, a été considéré comme un héros en Occident pour avoir été l\u2019un des artisans de la fin de la Guerre froide, avant de tomber en disgrâce en Géorgie.En 1985, il avait été appelé à Moscou par Mikheïl Gorbatchev qui lançait la perestroïka et a fait de lui son ministre des Affaires étrangères.Pendant cinq ans, il a été l\u2019un des principaux artisans du désarmement.se forgeant de solides amitiés en Occident, notamment en Allemagne.«Edouard Chevardnadze, qui fut pendant des années premier secrétaire du parti communiste de Géorgie et ancien membre du Politburo de l\u2019Union soviétique, devint un ami personnel, ce que je n\u2019aurais jamais cru possible auparavant», a de son côté déclaré Hans-Dietrich Genscher, ministre allemand des Affaires étrangères au moment de la chute du Mur, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître mardi.Mais en 2003, alors qu\u2019il était devenu président de Géorgie, désormais indépendante, il a dû céder le pouvoir.Le prooccidental Mikheïl Saakachvili prit alors en 2004 sa succession et resta à la tête du pays jusqu\u2019en 2013.Après environ dix ans à la tête de cette petite république du Caucase du sud, l\u2019image de Chevardnadze s\u2019était considérablement détériorée, le pays étant en pleine crise économique et la corruption omniprésente.Sa démission en 2003 lui a permis de préserver un peu de crédit auprès de l\u2019opinion publique.Agence France-Presse UKRAINE Donetsk la rebelle prête à se défendre Les rebelles prorusses se préparaient lundi à défendre leur principale place forte de Donetsk, alors que les forces de Kiev avançaient dans sa direction, après avoir pris samedi et dimanche plusieurs villes, dont Slaviansk, abandonnée sans combat par les insurgés.Plusieurs leaders séparatistes ont affiché leur détermination à livrer bataille après ce «repli tactique», affirmant même, comme l\u2019a dit l\u2019un d\u2019entre eux, Denis Pouchiline, que la défense de Donetsk, la capitale du bassin houiller du Donbass, allait marquer un tournant dans leiu conflit avec Kiev.Mais le «vice-premier ministre » de la république autoproclamée de Donetsk, Andreï Pourguine, a reconnu que les rebelles n\u2019avaient «peut-être pas » assez de forces pour résister à l\u2019armée de Kiev.Mais «s\u2019ils [les loyalistes] commencent à raser cette ville comme ils ont rasé Slaviansk j\u2019espère que le monde ne restera pas sans réagir à l\u2019extermination de milliers de civils pacifiques dans leurs maisons», a-t-il ajouté.Interrogé sur l\u2019aide de la Russie, il a évité d\u2019évoquer son aspect militaire.«Il y a une aide humanitaire, médicale, des organisations de la société civile russe, il y a une aide de la Fédération de Russie au niveau des pourparlers, la Russie participe aux consultations, Lavrov discute personnellement avec les Européens.Bien sûr on pourrait attendre plus mais ce n\u2019est déjà pas mal.» Lundi soir, les présidents français et américain, Lrançois Hollande et Barack Obama, ont appelé dans un communi- qué leur homologue russe, Vladimir Poutine, à «faire pression sur les séparatistes » prorusses «afin qu\u2019ils acceptent le dialogue avec les autorités ukrainiennes ».La ville était calme dans la journée et on ne notait pas de préparatifs militaires ou de présence accrue d\u2019hommes armés dans les rues du centre où peu de gens circulaient.Le potentiel militaire des rebelles, qui compteraient au total quelques milliers de combattants dans les régions de Donetsk et Lougansk, est difficile à mesurer.Des colonnes de véhicules transportant plusieurs centaines d\u2019hommes ont été vues entrant à Donetsk pendant le week-end, ainsi que des blindés et des camions montés de canons antiaériens.L\u2019armée ukrainienne est confrontée à une tâche difficile.Donetsk compte un million d\u2019habitants et le président ukrainien, Petro Porochenko, s\u2019est engagé solennellement à ne pas les mettre en danger.Entrer dans la ville avec des chars et des blindés exposeraient ceux-ci aux tirs d\u2019armes antichar, dont les rebelles sont amplement pourvus.Et une éventuelle guérilla urbaine, évoquée par les insurgés, ferait couler beaucoup de sang.Selon l\u2019ancien ministre de la Défense par intérim, Mykhado Koval, la stratégie, conçue par le président Petro Porochenko lui-même, consiste à établir un «blocus» tant de Donetsk que de l\u2019autre grande ville rebelle, Lougansk.Ce «blocus complet» forcera les rebelles «à déposer les armes», a-t-il estimé.Agence France-Presse 5J2-(2.J6\tI'.NaKCneiiceDsitc ALEXANDER KHUDOTEPLY AGENCE ERANCE-PRESSE Des militants prorusses chargeaient un tank sur une remorque lundi à Donetsk en prévision de l\u2019offensive de l\u2019armée ukrainienne.L\u2019Inde compterait 100 millions de pauvres de plus Quelque 100 millions d\u2019indiens supplémentaires doivent être considérés comme pauvres, selon un rapport d\u2019experts sur les critères de définition de la pauvreté en Inde ayant filtré lundi dans la presse.Quelque 30% des 1,2 milliard d\u2019habitants du pays \u2014 soit 363 millions de personnes \u2014 vivaient sous le seuil de pauvreté en 2011-12, selon ce rapport d\u2019experts commandé par le précédent gouvernement pour réévaluer les seuils de pauvreté.Ce rapport devrait relancer le débat sur les difficultés pour résorber la pauvreté en Inde, où des centaines de millions de personnes n\u2019ont pas de logement ni suffisamment de nourriture, à quelques jours de la présentation du premier budget par le gouver- nement de Narendra Modi.Le rapport avait été demandé après que les propositions de la Commission du plqn, principal organisme d\u2019Etat pour la planification économique, eut défini en 2011 des seuils de pauvreté qui avaient déclenché un tollé.Cette commission avait suscité l\u2019indignation d\u2019ONG en considérant qu\u2019il fallait au moins 27 roupies par jour dans un village et 33 roupies par jour dans une ville pour ne pas être pauvre.Selon l\u2019agence de presse Press Trust of India, selon ce rapport quelque 38,2% de la population indienne était pauvre en 2009-10, une proportion qui a diminué à 29,5%, ou 363 millions de personnes, en 2011-12.Agence France-Presse Italie: 2600 réfugiés en deux jours Plus de 2600 réfugiés ont été secourus pendant le week-end dernier par la marine de guerre italienne en Méditerranée, ont annoncé lundi les autorités italiennes.Sept bateaux transportant principalement des Erythréens, des Soudanais et des ressortissants de République démocratique du Congo (RDC) ont été interceptés entre samedi et lundi, portant à plus de 68000 le nombre de réfugiés secourus par la marine italienne.Des dizaines de femmes et d\u2019enfants faisaient partie des nouveaux arrivants au cours du weekend, un phénomène qui ne cesse de croître, selon les autorités italiennes.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2014 EDITORIAL ASSAUTS DANS L\u2019EST DE L\u2019UKRAINE L\u2019effet boomerang À peine le président ukrainien Petro Porochenko avait-il signé la levée du cessez-le-feu qu\u2019il ordonnait une offensive militaire à l\u2019est du pays.L\u2019objectif?Faire mordre la poussière aux milices prorusses et contrarier les plans de son ennemi n\u201c 1 : Vladimir Poutine.L Serge Truffaut e moins que l\u2019on puisse affirmer est que le président ukrainien fraîchement élu n\u2019aura pas tardé à faire la preuve par A plus B qu\u2019il n\u2019est pas un homme de paille, mais bien un homme d\u2019acier.Le 7 juin, il est intronisé.Que fait-il le lendemain ou le surlendemain?Il prend la direction de Bruxelles et signe l\u2019accord d\u2019association avec l\u2019Union européenne si honni par Vladimir Poutine, mais si attendu par la majorité des Ukrainiens.Plus précisément, il appose son nom sur le document, qui s\u2019avère la goutte qui a fait déborder le vase des contentieux entre Kiev et Moscou en novembre dernier.La suite, on la connaît: armées, financées et instrumentalisées par Poutine, les milices prorusses ont pris le contrôle de villes situées à l\u2019est et où la majorité des citoyens parlent la langue de Tchékhov.En fait, on devrait écrire que ces milices ont fait main basse sur ces villes avec une facilité d\u2019autant plus déconcertante que l\u2019armée ukrainienne était en réalité une armée de fantoches, car sous-équipée.Dès son arrivée au pouvoir, Porochenko a fait le ménage au sein des forces armées et de sécurité.Il a plus exactement bouleversé la chaîne de commandement et nommé à la tête du Conseil de défense et de sécurité nationale ce qu\u2019on peut appeler un dur : Andriy Parubiy.Dans un entretien accordé au New York Times, ce dernier ne s\u2019embarrasse ni de nuances, ni de louvoiements.Pour lui et pour tout le gouvernement ukrainien, il faut stopper Poutine ici et maintenant.Et donc reprendre notamment le contrôle des frontières afin, on s\u2019en doute, d\u2019empêcher toute livraison d\u2019armes et autres.Car si l\u2019Ukraine ne met pas un holà aux ambitions régionales de Poutine, alors celui-ci, assure Parubiy, s\u2019attaquera aux républiques baltes, au Kazakhstan et possiblement à la Biélorussie.Jusqu\u2019à présent, l\u2019offensive menée pour récupérer les villes et les territoires perdus au profit de l\u2019autocrate russe a été fructueuse.Mise à part la grande ville des environs, soit Donetsk, les contingents dépêchés sur place par le nouvel état-major ukrainien ont repris des pans énormes de territoires.L\u2019évolution positive, pour Kiev évidemment, des événements est le fait de ce qu\u2019on pourrait bien qualifier d\u2019une nouvelle armée.Un, des milliers et des milliers d\u2019Ukrainiens se sont enrôlés.Deux, les appels aux soutiens financiers envoyés aux quatre coins de fa diaspora ukrainienne ont été largement entendus.Trois, les nouveaux commandants ont convaincu les simples soldats que les miliciens prorusses étaient bel et bien des ennemis voulant amputer le territoire national.Lors des assauts menés par les prorusses à Donetsk comme en Crimée, on avait constaté que les membres des divisions ukrainiennes avaient peur de tirer.Pour l\u2019instant.Poutine se contente de faire le service minimum.En réalité, if ne bouge pas.If ne dit mot.Si ce n\u2019est pour signifier que fa requête formulée par les leaders des prorusses avait été jugée irrecevable.De quoi s\u2019agit-if ?Ces derniers avaient prié le « leader maxima » du Kremlin de les appuyer sous diverses formes.Ici et là, on commence à dire à voix plus haute que Poutine entend mettre l\u2019accent sur fa paix.Pour l\u2019heure, if ne veut pas «s\u2019approprier» l\u2019est du pays pour des raisons d\u2019aif-feurs essentiellement économiques.Dans cette histoire on ne doit pas oublier que l\u2019Ukraine est techniquement en faillite.Cela étant, if semble bien que Porochenko soit sur fa voie de remporter son premier défi, soit gagner fa guerre à f\u2019Est.Lui reste à gagner les autres afin de remettre le pays sur pied.Rien de moins.PONT CHAMPLAIN Leçon d\u2019histoire e gouvernement conservateur de Stephen Harper fait l\u2019unanimité contre fui dans fa région de Montréal avec l\u2019imposition d\u2019un péage sur fe futur nouveau pont Champlain.Puisqu\u2019il paie fa construction du nouvel ouvrage, du moins l\u2019essentiel, if n\u2019a cure des réactions et ne démord pas de sa décision.De fa même façon, puisqu\u2019il paie, if entend donner un nom nouveau à un pont qui est nouveau.Exit donc fe nom de Champlain devenu persona non grata pour ce gouvernement qui pense ainsi faire oublier fa catastrophe associée à ce pont, qu\u2019if avait voulu à l\u2019époque construire au plus bas prix possible.Que f\u2019on veuille biffer de fa toponymie montréalaise fe nom de Champlain pour cette raison est désolant.Samuel de Champlain ne ^\t\u2014 mérite pas ce déshonneur.Le nom de Champlain fut choisi en 1962 J C\tpour célébrer fe grand explorateur géographe ¦\t^\tqui, en 1603, descendit pour fa première fois fe I\tSaint-Laurent jusqu\u2019au pied du sauft Saint- ^\tLouis (les rapides de Lachine).En 1611, if re- Bernard\tviendra explorer f\u2019îfe du mont Royal, pour en- Descôteaux\tsuite explorer une grande partie du continent à fa recherche de fa «mer douce».If y avait dans fe choix de Champlain comme toponyme du nouveau pont un clin d\u2019œil historique, puisqu\u2019il allait être le voisin de Jacques-Cartier, situé en aval, ces deux ponts devenant une leçon de l\u2019histoire de Montréal et du Canada.À son titre de ministre responsable de ce projet, Denis Lebel a déjà entrepris une réflexion autour du nom à donner au nouveau pont.Il a évoqué le nom de Maurice Richard, une icône politico-sportive qui jouit d\u2019une grande popularité, mais dont l\u2019importance historique n\u2019égale pas celle de Samuel de Champlain.La valeur monumentale du nouveau pont, sa qualité architecturale et l\u2019importance qu\u2019il aura dans le paysage montréalais devraient faire en sorte que le nom choisi soit emblématique de la métropole.Ce nom pourrait être géographique, mais de préférence historique.Si on devait rejeter définitivement fe nom de Champlain, if faudrait revenir aux noms des fondateurs de Montréal, Maisonneuve et Jeanne-Mance.Pourquoi pas d\u2019aiffeurs fe nom de cette femme dont fe rôle comme cofondatrice de fa métropole n\u2019est pas reconnu à sa juste valeur ?Le choix que fera fe gouvernement fédéral inquiète les Montréalais, qui estiment avoir leur mot à dire.Ifs veulent être fiers de ce pont et de son nom.Déjà, on retrouve dans fe courrier des lecteurs des journaux plusieurs suggestions.Quoi de plus normal, puisqu\u2019ils assumeront une partie de fa facture par fe péage et par leurs impôts ?C\u2019est leur pont.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET VERÇ\tMAt4Ricf*p;CHARP?4 N -'a t I\t.vjj4 GWotte LETTRES Une faute de jugement politique Le premier ministre Philippe Couif-fard et fe ministre de fa Santé, Gaétan Barrette, ont beau chercher des excuses, if y a bien une affaire Bofduc qui fait mal au gouvernement.Une affaire qui, dans les circonstances politiques actuelles, alimente fe cynisme et qui ne peut malheureusement s\u2019expliquer autrement que par une grave faute de jugement politique de fa part du député-ministre Yves Bofduc.Inutile de revenir sur les gestes posés.Les faits sont avérés et if a fui même fa candeur de les reconnaître.Le premier ministre, bien conscient des réactions négatives de cet impair, n\u2019a pas osé exprimer spontanément ses états d\u2019âme.Mais fa sanction ne manquera pas de venir.Quant au ministre Bofduc, s\u2019il veut rehausser son image publique et réparer fe mal qu\u2019if a fait, pourquoi ne s\u2019engage-rait-if pas à remettre une partie des sommes perçues à f\u2019un de ses organismes, qui en ont bien besoin.Une «conséquence» honorable qui aurait fe mérite d\u2019apaiser fe climat de fa rentrée parlementaire de l\u2019automne.Claude Poulin Québec, le 4 juillet 2014 Deux poids, deux mesures dans la fonction publique Je suis professeur au cégep, un emploi qui relève du ministère que dirige le docteur Bolduc, et je dois, si je souhaite travailler ailleurs, faire la preuve auprès de mon administration que je reste disponible 32 heures par semaine pendant l\u2019année, moins les deux mois de vacances estivales et les congés conventionnés pour le temps des Fêtes.Qn nous répète qu\u2019il y a des règles à suiyre, car après tout, les employés de l\u2019État ne sont pas des travailleurs autonomes.Mon revenu annuel est bien inférieur à 89950$, et j\u2019ai toujours cru, dans ma grande naïveté, qu\u2019un député travaillait au moins autant que moi, soit « les fins de semaine et les soirs », pour justifier son salaire.Alors comment le docteur Bolduc fait-il pour suivre 1500 patients et assumer en même temps ses fonctions de député?[.] Ên se défendant comme il le fait, le ministre montre une fois de plus que, dans la fonction publique québécoise, il y a deux poids, deux mesures: l\u2019une pour les médecins et l\u2019autre pour le reste.Le refrain est connu, et nous l\u2019entendrons encore dans toutes les négociations imminentes avec ce gouvernement aux trois docteurs.Jean-Claude Brochu Montréal, le 4 juillet 2014 Le Bolduc et les méfaits de la politique C\u2019est à la stupéfaction générale que les errements politiques et financiers dTves Bolduc ainsi que les réactions de ses pairs à la fois médecins et politiciens sont venus compromettre brusquement la confiance qu\u2019il faut avoir dans un gouvernement qui prétend mettre de l\u2019ordre dans les finances publiques.La gravité de leurs actes tient au fait qu\u2019ils s\u2019inscrivent dans ce que l\u2019histoire séculaire de la politique comporte pour nourrir le cynisme de la population.La rémunération surfaite que le D\"^ Bolduc a soutirée de son tour de passe-passe entre l\u2019inscription puis le rejet de nouveaux patients est une illustration forte de cette manœuvre hélas trop bien connue qui consiste à tirer profit du système pour se remplir les poches.Et le fait que les ministres Couillard et Barrette se soient portés à la défense de leur collègue rejoint cette forme atavique de collusion qui fait que les riches et les puissants de ce monde se protègent entre eux.Leurs sophistes sont d\u2019autant plus honteux qu\u2019ils s\u2019associent à la mauvaise foi du plus retors des stratagèmes, qui consiste à suivre les règles à la lettre pour se justifier d\u2019en violer l\u2019esprit.Qn le voit, rien de nouveau sous le soleil.Ce trio de ministres et docteurs que l\u2019on désigne de plus en plus comme la clique médico-libérale formerait-il une version récente des funestes triumvirats de l\u2019histoire politique ?Chose certaine, pour éviter de dilapider davantage les avantages politiques dont le gouvernement Couillard a pu bénéficier, une rétractation s\u2019impose dès à présent et trois fois plutôt qu\u2019une.Gérard Lévesque Lévis, le 7juillet 2014 LIBRE OPINION L\u2019affaire Alex Sodiqov: l\u2019affaire de tous GABRIEL ARSENAULT Etudiant au doctorat en science politique à l\u2019Université de Toronto LAMA MOURAD Etudiante au doctorat en science politique à l\u2019Université de Toronto Alex Sodiqov est un étudiant au doctorat en science politique à l\u2019Université de Toronto.Depuis le 16 juin dernier, il est détenu au Tadjikistan.Son crime ?Les autorités tadjikes n\u2019en ont pour le moment identifié aucun.Natif du Tadjikistan, il a été arrêté alors qu\u2019il menait une entrevue avec un membre de l\u2019opposition, dans la ville de Khorog, pour un projet de recherche dirigé par l\u2019Université d\u2019Exeter, au Royaume-Uni.Pour le moment, on le soupçonne seulement «d\u2019espionnage», voire de «trahison ».Sa détention est ainsi illégale, la loi tadjike n\u2019autorisant pas une détention de plus de 72 heures sans chef d\u2019accusation.Mais au-delà de la dimension juridique, l\u2019affaire Alex Sodiqov est profondément préoccupante pour tous ceux et celles qui se soucient de la liberté d\u2019expression.Ên effet, pareille entorse à la liberté académique envoie clairement le message qu\u2019on nous épie, qu\u2019on nous donne le droit de nous exprimer seulement à condition de ne pas trop s\u2019intéresser à certains sujets sensibles aux maîtres.Alex Sodiqov est enfermé au Tadjikistan, mais les Québécois et les Canadiens ne doivent pas être dupes : comme nous le rappellent régulièrement les journalistes canadiens pour la liberté d\u2019expression, la liberté d\u2019expression est menacée chez nous comme outre-frontières.Soyons donc solidaires de ce jeune homme, boursier de la Qpen Society Foundation (inspirée du livre de Karl Popper) et assoiffé d\u2019un monde plus libre.Il y a des raisons d\u2019espérer un dénouement heureux.En effet, loin d\u2019être autarcique, le Tadjikistan est, on peut le présumer, très sensible aux pressions internationales, dépendant lui-même dans une très large mesure de l\u2019aide internationale pour financer ses services publics.De plus, les autorités tadjikes ont récemment promis à leurs homologues britanniques qu\u2019ils effectueraient une enquête «objective».En sonnant l\u2019alarme collectivement, on peut contraindre les autorités tadjikes à maintenir leur promesse et s\u2019assurer qu\u2019Alex ne se voit pas refuser la justice qu\u2019il mérite.Bien que la balle soit présentement dans le camp du gouvernement tadjik, les citoyens du monde entier peuvent unir leur voix pour sauver Alex Sodiqov.Ceux et celles qui se sentent interpellés par cet enjeu peuvent s\u2019activer de différentes manières, en commençant par visiter le site Web créé par les collègues d\u2019Alex à l\u2019Université de Toronto, freea-lexsodiqov.org, en signant les pétitions disponibles sur le site, ou encore en incitant le gouvernement canadien à maintenir la pression sur le gouvernement tadjik.Én effet, bien qu\u2019Alex Sodiqov et son épouse, Musharaff Sodiqova, ne soient pas citoyens canadiens, leur jeune fille Erika l\u2019est, étant née au Canada.Le gouvernement canadien doit donc se sentir particulièrement concerné par cette affaire. LE DEVOIR LE MARDI JUILLET 2014 A 7 IDEES JEUNES, EEMMES ET POLITIQUE Rompre avec le clientélisme « Comment faire pour attirer les femmes ou intéresser les jeunes à la politique ?» : des questions porteuses d\u2019une bonne intention, mais qui faussent la donne AUDREY PERREAULT Professionnelle du milieu de l\u2019édition et militante indépendantiste n littérature et dans les arts en général, la mise en abîme désigne l\u2019enchâssement d\u2019un récit dans un autre récit : on peut penser à une pièce de théâtre dans une autre pièce de théâtre, par exemple, ou, en art visuel, à la représentation d\u2019un tableau dans un autre tableau.Je connaissais ce concept littéraire.Je ne connaissais toutefois pas la mise en abîme politique.Pourtant, elle ne date pas d\u2019hier.Je m\u2019explique.J\u2019ai 24 ans.Jeune professionnelle, je m\u2019engage en politique en tant que militante ind,épendantiste depuis maintenant deux ans.Etant jeune, et femme de surcroît, on tente souvent, je dirais même trop souvent, de s\u2019adresser à moi.Spécialement à moi.Un discours pour les jeunes, un discours pour les femmes.Au cours des deux dernières années, on m\u2019a souvent regardée avec espoir en me demandant: «Commentfaire pour attirer les femmes dans le domaine politique?», «Comment faire pour aller susciter l\u2019intérêt des jeunes?» Bien franchement, ces questions porteuses avant tout d\u2019une bonne intention déplacent, à mon avis, le problème.Le vrai.Parce que je suis jeune, on s\u2019adresse à moi tous les jours d\u2019une certaine manière, on parle de moi, et des gens de ma génération, comme des gens à qui on doit absolument s\u2019adresser dans une autre langue, une langue plus jeune, nouvelle.Comme s\u2019il fallait une invention totalement extraordinaire, encore jamais imaginée, pour intéresser une personne dans la vingtaine à la politique.Parmi les «solutions» avancées, on retrouve, entre autres, des concepts aussi creux qu\u2019inutiles tels que «la politique autrement», «la nouvelle politique» et toutes les variations possibles de ces termes.Que de concepts essentiellement marketing pour lesquels chacun trouve sa propre définition.On me parle aussi comme femme : on pense par exemple à féminiser ce qui m\u2019est adressé, on me traite différemment.Je ne parle pas ici de «Malgré lui (ou non!), Léo Bureau-Blouin est une représentation idéale d\u2019un clientélisme politique qui ne mène nulle part.» ; JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR L\u2019ancien leader étudiant et ancien député péquiste dans la circonscription de Laval-des-Rapides Léo Bureau-Blouin serait le symbole de la mise en abîme en politique.sexisme, mais bien de son inverse, souvent exagéré.On extrapole la différence : sous les couverts d\u2019un désir d\u2019égalité (un désir que je partage, bien sûr), on me met dans une classe à part, on fait fausse route.En voulant, de bonne foi, y remédier, on ne fait, à mon avis, qu\u2019envenimer la situation.La vérité, c\u2019est que je ne suis pas si différente.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019un traitement de faveur et encore moins que l\u2019on crée un autre langage pour miraculeusement m\u2019enthousiasmer.11 faut me parler tout simplement.Toutefois, encore faut-il savoir de quoi on veut parler.Le voilà, le noyau de l\u2019histoire, l\u2019élément qui ne date pas d\u2019hier : on a oublié le pourquoi du discours, ou on l\u2019évite, je ne sais plus.Le tout avec une facilité inquiétante.On s\u2019est tellement convaincu que de mettre en avant la différence était la seule manière de l\u2019effacer que l\u2019on a même droit aussi au discours « des jeunes sur les jeunes» ou «des femmes sur les femmes».Le manège recommence, prenant, cette fois, des allures burlesques.On pouvait lire dernièrement dans plusieurs médias «Léo Bureau-Blouin veut regagner la confiance d\u2019une génération » ou encore «Léo Bureau-Blouin croit qu\u2019il est possible d\u2019enthousiasmer les jeunes» (Radio-(Janada).Loin de vouloir viser personnellement l\u2019ex-leader étudiant, il est, malgré lui (ou non!), une représentation idéale d\u2019un clientélisme politique qui ne mène nulle part.Bien que j\u2019éprouve un respect immense pour les gens de ma génération qui militent à mes côtés, j\u2019ai aussi un profond malaise à en voir certains (pour ne pas dire plusieurs) se mettre ainsi en scène, se créer un théâtre à part sur la scène politique.Probablement une conséquence, un piège, d\u2019un clientélisme trop bien établi.En effet, il en découle, irrémédiablement, des clichés grossiers, mal réfléchis, maladroits, qui témoignent d\u2019un manque flagrant de recul.Quelques exemples : si je suis une jeune femme en politique, je fais nécessairement d\u2019immenses sacrifices; étant jeune «je pourrais nécessairement occuper mon temps autrement» ou, l\u2019incontournable, «je suis un exemple d\u2019espoir dans ma génération de gens désillusionnés de la politique ».Autant d\u2019étiquettes que l\u2019on appose avec tant de conviction aux jeunes ou aux femmes (ou aux deux!), que ceux-ci finissent par s\u2019étiqueter eux-mêmes, donnant suite à ce procédé un peu trop confortable.Franchement, avec l\u2019état actuel de la politique québécoise (et d\u2019ailleurs), je ne crois pas que notre génération a le monopole de la désillusion politique.Bien au contraire, malheureusement.La désillusion est partout.Pourquoi?La réponse n\u2019est pas différente que l\u2019on ait 20 ans ou 40 ans.La véritable raison, c\u2019est le manque de discours, d\u2019idées qui se tiennent.On passe trop de temps à penser à qui on s\u2019adresse, et trop peu à ce qu\u2019on va lui dire, on perd en chemin ce qui devrait être la raison d\u2019être de notre action politique.On passe trop de temps à se mettre en scène et à peaufiner les didascalies, pour soigner notre vocabulaire, notre message.On perd de vue l\u2019essentiel.Alors que l\u2019on aspire au « nous », on stagne au «je» en prétendant faire le contraire.On traite la politique comme un produit.On trouve les arguments pour conclure comme on le ferait avec une vente.J\u2019ai 24 ans, je suis une femme, et rien ne m\u2019exaspère plus que de me faire parler de ce que je pourrais ou devrais être, de ma situation différente, de mes besoins.Comme s\u2019ils étaient programmés d\u2019avance.Ce que je veux, c\u2019est du contenu, des idées, du mouvement.Un élément tangible auquel m\u2019accrocher.Si la politique était ce qu\u2019elle devrait être, c\u2019est-à-dire la défense d\u2019idéaux, nous n\u2019en serions pas là.Nous n\u2019en serions pas à nous travestir.Après tout, il suffit de dire les choses telles qu\u2019elles sont Elle s\u2019affiche dans toute sa laideur, la mise en abîme politique : une pièce de théâtre dans une autre pièce, un monologue dans un monolo^e.Le vide.Tout ça parce qu\u2019au départ, on a oublié notre texte, notre rôle fondamental, en misant davantage sur les attentes imaginées, les attentes anticipées de notre public sur notre message, et ce, jusqu\u2019à nous berner nous-mêmes.Fl, Mondial: plaisirs coupables Corruption, congés fiscaux inacceptables.les mégaévénements sportifs ne pourraient-ils pas être purgés d\u2019une grande part de ce qui les déshonore ?CATHERINE CARON Rédactrice en chef adjointe, revue Relations es Brésiliens se révoltent contre les sommes investies par leur pays pour l\u2019ac-J cueil du Mondial de football, pendant que leurs services publics sont gravement déficients et qu\u2019on expulse des milliers de personnes de favelas.Voir de telles protestations dans ce pays, qui est la Mecque du foot, c\u2019est littéralement comme voir les junkies se révolter contre leur pusher.Ainsi, parfois, la coupe est pleine.Les jeux sans le pain, ça ne passe plus.La présidente brésilienne Dilma Rousseff s\u2019est retrouvée assise sur un ballon explosif.[.] Manifestation d\u2019un ras-le-bol répandu dans une grande partie de la population brésilienne, cette révolte sociale est certes signe de désespoir, mais elle est aussi une lueur d\u2019espoir.Signe que l\u2019indignation, la raison, le sens de la dignité humaine peuvent parfois l\u2019emporter sur l\u2019indécence, l\u2019injustice.Signe aussi d\u2019une faille grandissante dans l\u2019attitude jouisseuse, mais un brin masochiste qu\u2019ont souvent les populations à l\u2019égard de ces mégaévénements sportifs.En effet, les gens aiment.ce qui leur fait aussi du tort.Ces événements siphonnent des fonds publics et lais- Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages d\u2019un des derniers numéros de leur publication.Cette semaine, un extrait du numéro de juillet de la revue Relations, qui sera en kiosque vendredi.sent le coût de leurs externali-tés négatives à la collectivité en privatisant les profits.Et pourtant, on en redemande.La Fédération internationale de football association (FIFA) ressemble à une mafia?Ce n\u2019est rien, c\u2019est le sport qu\u2019on aime, pas les escrocs qui nous le vendent.11 est pourtant grand temps de dire basta! à la FIFA, qui est la quintessence de l\u2019organisation parasite, du corporate bum : non seulement paie-t-elle peu d\u2019impôts dans son pays (la Suisse) et fait-elle payer la majeure partie du Mondial par le pays hôte, mais elle exige, de plus, d\u2019importantes exemptions fiscales pour elle-même et ses principaux partenaires, les multinationales qui commandé il ReLatioNS L'Inde, terre de luttes et îTespoig 4^ Santa MeTeehes-Benz vodatoi JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Les pays investissent souvent des millions pour accueillir des événements sportifs.tent l\u2019événement, ainsi que les associations étrangères de foot-ball impliquées.Plusieurs centaines de millions de dollars vont ainsi échapper au Brésil.InspirAction, le pôle espagnol de Christian Aid, a lancé une À quel prix le maire Denis Coderre est-il prêt à accueillir ce Grand Prix?campagne et une pétition internationales pour exiger la fin de ce scandale fiscal.Le Grand Prix de Formule 1, dont le cirque s\u2019arrêtait de nouveau à Montréal en juin, est de la même école.Entre autre-saffaires financières et de corruption, son grand patron.Bernie Ecclestone, a été ciblé cette année dans ce que la BBC a désigné comme étant peut-être la plus grande affaire d\u2019évasion fiscale individuelle du Royaume-Uni.Mais ce n\u2019est pas grave, on a besoin de lui pour faire rouler l\u2019économie.Sa pétarade polluante inspirera ainsi les comportements arrogants de milliers de conducteurs de ces voitures obèses et surperformantes qui envahissent nos villes.Certes, l\u2019industrie de la Fl s\u2019affiche carboneutre; mais acheter son droit de polluer et en compenser les effets par des projets pas toujours si écologiques ef surtouf par le biais des marchés financiers, reste une solution contestable à Iq crise climatique.À quel prix le maire Denis Coderre est-il prêt à accueillir ce Grand Prix pour les dix prochaines années?Dix-sept millions de dollars en subventions annuelles indexables octroyées par les pouvoirs publics, auxquels s\u2019ajoutent 32,6 millions pour moderniser des équipements ne profitant pas aux Montréalais.Tout ça pour des retombées réelles à démontrer, et de ,3 à 5 millions en redevances.À l\u2019heure de la «rigueur budgétaire» du bon docteur Couillard, ces millions ne seraient-ils pas nécessaires pour satisfaire des besoins plus urgents en santé ou pour le logement social?Quelle médecine faut-il donc prescrire à des élites qui s\u2019imaginent conserver la moindre once de crédibilité en prétendant lutter contre la mauvaise gestion, la corruption, la pollution, le gaspillage, l\u2019évasion fiscale, le sexisme et l\u2019exploitation des femmes aussi, tout en se montrant bienveillants à l\u2019endroit de tels événements?Une société qui s\u2019imagine que tout cela «fait rouler l\u2019éco-nomie » est une société malade, servile et qui va étouf fer dans l\u2019étau funeste de ses contradictions.Le rôle social de la Fl est plus que contestable.Quant au foot, s\u2019il offre une voie vers l\u2019intégration, l\u2019apprentissage de l\u2019effort, de l\u2019esprit d\u2019équipe et du plaisir sportif partagé, il reste contaminé, sur le plan professionnel, par le règne de l\u2019argent.Certes, il faut faire rouler l\u2019économie, mais il faut le faire autrement qu\u2019à tombeau ouvert.Les mégaévénements sportifs ne pourraient-ils pas être purgés d\u2019une grande part de ce qui les déshonore?N\u2019existe-t-il pas aussi d\u2019autres exutoires, vecteurs de joie, d\u2019excitation, de fierté et de passion \u2014 l\u2019instinct de domination en moins?L\u2019art, à ce titre, reste sans rival pour allier performance, ravissement et capacité d\u2019élévation de l\u2019âme et du cœur humains.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaïUe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Melanie Loisel et Philippe Orfah (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>a.'nA(chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cmno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Véronique Chagnon et Louis Gagne (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins, Enc Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettmo-Parazelh {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivin (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G Eerrans (assistants) , correction : Andreanne Bedard,^Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Vanessa 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Euroy et Véronique Page A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 8 JUILLET 2014 ACTUALITES TURCOT SUITE DE LA PAGE 1 La fermeture de ces bretelles avait causé tout un émoi en mars dernier quand le MTQ avait annoncé l\u2019imminence des travaux.Les autorités de la Ville de Montréal avaient affirmé avoir appris par communiqué ces importants chantiers.Le maire de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Russell Cope-man, avait dénoncé le chemin de contournement proposé par le MTQ, qui imposait un détour de 5 kilomètres aux automobilistes.Le MTQ avait affirmé avoir prévenu les autorités municipales plusieurs semaines à l\u2019avance et avait soutenu que la déviation suggérée permettait de concentrer la circulation sur son propre réseau.Une surprise pour l\u2019arrondissement A l\u2019arrondissement du Sud-Quest, on ignorait la fermeture de deux bretelles de l\u2019échangeur à compter du mpis d\u2019août, mais ces travaux n\u2019étonnent pas Eric Cimon, conseiller politique du maire du Sud-Quest, Benoit Dorais.En attendant la reconstruction de l\u2019échangeur Turcot, les fermetures complètes ou partielles de bretelles sont fréquentes en raison du délabrement de l\u2019infrastructure.Une situation qui met la patience des résidants du Sud-Quest à rude épreuve.Le Sud-Quest appréhende le flot supplémentaire de véhicules que la fermeture de la bretelle menant vers le pont Champlain pourrait engendrer dans le secteur du marché Atwater et sur la rue Saint-Antoine Quest.«Il y a les travaux de l\u2019échangeur Turcot, oui, mais c\u2019est toute une série de travaux qui se déroulent simultanément dans le secteur.Les résidants du Sud-Ouest sont fortement sollicités», souligne, indulgente, la directrice de l\u2019organisme Prévention Sud-Quest, Diane Lemon, citant en exemple la revitalisation de l\u2019autoroute Bonaventure.Aux bouchons de circulation dans le quartier s\u2019ajoutent des inquiétudes quant à la qualité de l\u2019air et la sécurité des piétons, notam- PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Les coûts de reconstruction du complexe Turcot sont évalués à 3,7 milliards.ment parce que le secteur compte de nombreuses écoles et centres de la petite enfance, ajoute-t-elle.«Plus il y a de véhicules à l\u2019arrêt, plus il y a de la pollution.De plus, souvent, les gens ont été retardés par des bouchons de circulation à cause des travaux.Ils ont le pied un peu plus pesant sur l\u2019accélérateur une fois que c\u2019est passé.Il n\u2019y a pas eu d\u2019accidents majeurs jusqu\u2019à maintenant, heureusement.» Selon M.Cimon, les communications sont fréquentes entre le ministère et l\u2019arrondissement à ce sujet.M.Cimon espère que les citoyens seront nombreux, le 9 juillet prochain, à participer à la réunion du comité de bon voisinage mis sur pied par le MTQ dans le cadre du projet Turcot, dont le but est de faciliter les échanges avec les riverains des secteurs touchés par les travaux.« On essaie d\u2019inciter les citoyens à participer à cette réunion pour faire entendre leurs revendications, dit-il.Im Ville ne peut pas être la porte d\u2019entrée des plaintes sur le bruit, la poussière et le camionnage.» Pour sa part, le MTQ indique que les déviations qui seront proposées aux automobilistes n\u2019ont pas encore été déterminées.«On va collaborer avec toutes les instances et [tous les] partenaires dans ce secteur», tient à préciser Mario St-Pierre.Le Devoir Voir > Échangeur Turcot.Une carte des bretelles fermées d\u2019août à novembre.Sur LeDevoir.com ROQUETTES SUITE DE LA PAGE 1 Gaza.Dans la nuit de dimanche à lundi, cinq activistes de la branche militaire du Hamas sont morts lors d\u2019une frappe sur un tunnel de Rafah, dans le sud du territoire, selon les services d\u2019urgence.Un sixième est dans un état critique.L\u2019armée israélienne a démenti avoir visé ce tunnel.Un autre combattant palestinien est décédé des suites de ses blessures après un raid israélien sur un camp d\u2019entraînement du Hamas à Rafah.Auparavant, deux membres des Comités de résistance populaire (CRP), un groupe radical, avaient été tués par un drone près du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre du territoire.Un porte-parole des CRP a promis l\u2019enfer aux Israéliens.Représailles Pace à cette menace, Israël a mobilisé plusieurs centaines de réservistes et l\u2019armée «a la capacité d\u2019en rappeler environ 1500 autres», selon un porte-parole de l\u2019armée.Lundi, Benjamin Nétanyahou a réuni son cabinet de sécurité pour discuter de la dégradation de la situation.Et, d\u2019après la télévision publique, le cabinet de sécurité israélien a donné son feu vert à l\u2019armée pour «durcir les représailles contre le Hamas».La télévision a également montré des images de dizaines de chars déployés près la frontière avec Gaza, prêts à intervenir.Depuis plusieurs jours, le premier ministre israélien tente de calmer les différentes parties.Lundi, il a téléphoné au père du jeune Palestinien assassiné.Mohammed Abou Khdeir, et a exprimé son indignation.11 a promis que les auteurs du meurtre, un acte «abominable qui ne peut être accepté par aucun être humain», seraient jugés.Mais les divergences s\u2019étalent au grand jour.Son allié ultranationaliste et ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a en effet annoncé qu\u2019il rompait son alliance politique en raison de désaccords sur la réponse à apporter aux violences à Gaza.M.Lieberman, un faucon ultranationaliste, n\u2019en quitte pas pour autant le gouvernement.Cette escalade de la violence confessionnelle intervient en miroir d\u2019une brusque tension militaire entre Israël et les mouvements islamistes de Gaza.Israël a concentré des troupes dans le Sud et les faucons du gouvernement du premier ministre.Benjamin Nétanyahou, appellent à une intervention massive pour se débarrasser une fois pour toutes du « Hamastan ».La raison pourrait cependant encore prévaloir : il n\u2019est ni dans l\u2019intérêt d\u2019Israël ni dans celui du Hamas de déclencher une nouvelle guerre.Le Hamas, même affaibli politiquement, a désormais les moyens de frapper Tel- Aviv, et M.Nétanyahou aurait 4u mal à survivre politiquement si le cœur de l\u2019État hébreu était lourdement touché.Le Hamas, de son côté, est déjà aux abois : la bande de Gaza est soupiise à un blocus israélien depuis sept ans, et rÉg5q)te du président Abdel Patah al-Sissi a resserré ce garrot en détruisant les centaines de tunnels de contrebande qui constituaient le poumon économique des 1,7 million de Gazaouis.Réconciliation en miettes Le Hamas semblait avoir compris la leçon : pour rompre son isolement, il n\u2019avait d\u2019autre échappatoire que la réconciliation palestinienne avec le Eatah, le parti de Mahmoud Abbas, laquelle lui permettait d\u2019accéder à une légitimité inédite.Qr, toute la logique de cet aggiorna-mento politique s\u2019est effondrée : depuis le meurtre des trois jeunes Israéliens, le Hamas est renvoyé aux gémonies et la stratégie de réconciliation palestinienne est en miettes.La question maintenant est de savoir si l\u2019offensive politique de M.Nétanyahou contre le Hamas sera accompagnée d\u2019un volet militaire.Israël veut rétablir la dissuasion de Tsahal face à Gaza, mais son principal objectif est politique : saper les fondements de la réconciliation palestinienne en soulignant que l\u2019un des partenaires, le Hamas, reste une organisation terroriste.Avec Le Monde et l\u2019Agence France-Presse Le Monde JAPON SUITE DE LA PAGE 1 qui était alors en quatrième année du secondaire dans une autre école non loin de là, aurait pu connaître le même sort s\u2019il n\u2019avait été enrôlé par son pays en guerre dans une usine de munitions Mitsubishi, à 1,3 kilomètre de l\u2019hypo-centre.Encore s\u2019en est-il fallu de peu.Après avoir vu un intense éclair de lumière, puis avoir été «engouffré dans un son frappant comme 1000 coups de tonnerre», d\u2019énormes morceaux de vitre tombant du plafond se sont abattus sur lui, lui valant 14 points de suture sur la tête.«J\u2019ai cru pendant un moment que je ne survivrais pas.» Cinq membres de sa famille, eux, plus proches de l\u2019hjqiocentre, ont été pulvérisés sur-le-champ.«Nous n\u2019avons retrouvé que leur crâne et leur colonne vertébrale», pré-cise-t-il, toujours stoïque.Le nombre de morts avancé par les différentes estimations n\u2019a cessé de croître au fil des décennies.Les dernières en date le portent à plus de 70000, san^ compter les décès ultérieurs liés aux radiations.À Hiroshima, oû une autre bombe atomique avait été larguée trois jours plus tôt, le nombre de morts aurait atteint 140000, incluant ceux ayant péri plus tard des effets des radiations.Le poids du stigmate Aujourd\u2019hui, malgré son âge vénérable, Tsukasa Uchida tient à rester impliqué.«Il reste de moins en moins de survivants de la bombe atomique.Il y a urgence de passer le message pour ne pas oublier ce qui s\u2019est passé et pour promouvoir la paix.» Plus le temps avance, plus le nombre de hiba-kushas \u2014 nom donné aux survivants des deux bombardements atomiques \u2014 décline rapidement.À Hiroshima, leur âge moyen est de 80 ans.En 2012, ils étaient un peu moins de 69000.Qr, il a toujours été ardu de recueillir les témoignages des survivants.Nombreux sont ceux qui ne veulent pas être identifiés publiquement, de peur d\u2019être stigmatisés et rejetés.«Bien des survivants sont encore affectés par des maladies liées aux radiations», explique Yasuyo-shi Komizo, président de l\u2019Hiroshima Peace Culture Poundation et secrétaire général des Maires pour la paix, une organisation qui lutte pour l\u2019éradication des armes nucléaires.«Et il est humain de vouloir le meilleur et de vous protéger contre la maladie et la détresse.Alors, beaucoup de gens ne veulent pas partager leur vie avec une personne qui souffre d\u2019une maladie rare et étrange.» L\u2019Atomic Bomb Disease Institute de l\u2019Université de Nagasaki a en effet constaté l\u2019existence dans cette population, encore aujourd\u2019hui, de taux anormalement élevés de chéloïdes, de cataractes, d\u2019aberrations chromosomiques, de leucémies et de cancers de la thyroïde, de la vessie, du poumon, de l\u2019estomac et d\u2019autres encore.Ils ont également remarqué une corrélation claire entre les taux de maladie et la distance de l\u2019hypocentre.Tsukasa Uchida se souvient, lui, d\u2019avoir perdu ses dents l\u2019une après l\u2019autre, de même que ses cheveux, peu de temps après l\u2019explosion.Et quelques décennies plus tard, il lui arrivait encore de tirer des morceaux de verre restés jusque-là enfouis sous son cuir chevelu.Résilience et espoir À Hiroshima, 400 kilomètres plus au nord, Emiko Qkada a souffert toute sa vie de fatigue chronique, de fièvres et de problèmes de circulation sanguine.«On se sent comme si le corps ne voulait rien faire», explique-t-elle.Et il y a quatre ans, elle a été opérée pour un cancer de l\u2019estomac.Celle qui avait huit ans lors de l\u2019explosion se souvient elle aussi de l\u2019intense lumière qui avait envahi le ciel, des cris des personnes brûlées et déshydratées qui couraient, affolées, pour trouver de l\u2019aide et de l\u2019eau.Elle se mit à vomir une substance noire, raconte-t-elle, ponctuant son récit de larmes, malgré les 69 ans qui la séparent de la tragédie.Sa maison étant située à la limite de la zone «rouge» brûlée par le souffle de la bombe, elle a pu se réfugier dans les collines derrière la ville.Loin d\u2019être du lot des hibakushas discrets, M\u201c® Qkada parcourt le monde pour appeler les leaders à abolir les armes nucléaires.Avec assurance, le sourire réapparu, elle clame que «le monde doit savoir ce qui s\u2019est passé à Hiroshima pour que ça ne se reproduise jamais plus».Lui aussi engagé à garder la mémoire en vie, Matsuyoshi Ikeda, l\u2019un des 50 survivants de l\u2019école primaire Shiroyama, à Nagasaki, travaille comme «guide touristique pour la paix» depuis 10 ans.Son histoire en est une autre de résilience.Qui, «il y a des moments où fai voulu mourir», confie-t-il, après avoir perdu la majorité de ses six frères et sœurs dans la catastrophe et enterré sa mère deux semaines plus tard.«Mais je voulais trois choses dans la vie: travailler chez Mitsubishi, bâtir ma propre maison et marier une belle femme.J\u2019ai tout eu! Voyez-vous ce sourire sur mon visage ?» Collaborateur Le Devoir Jean-Frédéric Légaré-Tremblay a séjourné au Japon à l\u2019invitation du gouvernement japonais.PÉTROLE SUITE DE LA PAGE 1 permis de détecter la présence de pétrole et de gaz naturel.Peter Dorrins, qui a été chef Exploration chez Hydro-Québec Pétrole et gaz de 2003 à 2006, a souligné lundi que l\u2019objectif est maintenant de traverser des «fractures» géologiques naturelles afin de «préciser le potentiel» pétrolier du secteur.Cela pourrait permettre de s\u2019approcher d\u2019une «production commerciale».Même s\u2019il s\u2019agit de forages horizontaux, M.Dorrins a dit qu\u2019il n\u2019est pas question de mener des opérations de fracturation ou des «tests d\u2019injectivité».Pétrolia a déjà réalisé de tels tests dans la région.Ceux-ci consistent en l\u2019injection de liquides sous haute pression dans le sous-sol, afin de fracturer la roche.Junex prévoit commencer les opérations de forage «à la fin de l\u2019été ou au début de l\u2019automne», a par ailleurs indiqué le président et chef de la direction.Et ce n\u2019est que le début d\u2019une nouvelle phase de forages.Après Galt #4, d\u2019autres puits sont déjà prévus.L\u2019entreprise a d\u2019ailleurs déposé une demande afin de forer un autre puits à l\u2019horizontale.Deux autres pourraient suivre, en fonction des résultats de l\u2019exploration et de la capacité à financer le tout.Pour le seul puits Galt #4, Peter Dorrins évalue les coûts à quatre millions de dollars.La facture pourrait grimper à sept millions pour chacun des puits suivants.Mais Junex estime que les données sur le potentiel pétrolier justifient les investissements projetés.Selon une évaluation de la firme texane Netherland, Sewell and Associates, le sous-sol du secteur pourrait contenir 330 millions de barils d\u2019or noir.Environ 15% de la ressource pourrait être extraite, a expliqué M.Dorrins.Cela représente un potentiel de «31 millions de barils» pour Junex, qui détient unjntérêt de 70% dans le projet Galt.A la lumière des résultats obtenus jusqu\u2019ici par les pétrolières à la recherche d\u2019énergie fossile, la Gaspésie semble d\u2019ailleurs présenter le potentiel le plus prometteur au Québec.Elle est tapissée entièrement de permis d\u2019exploration, contrôlés essentiellement par Junex ou Pétrolia.Les deux entreprises ont déjà pompé du pétrole dans la région, ce qui n\u2019est pas le cas sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Travaux à Gaspé Pétrolia, justement, pourrait finalement forer sous peu un nouveau puits sur le territoire de la municipalité de Gaspé.Son maire Daniel Côté vient tout juste d\u2019ouvrir la porte au retour des foreuses en soulignant que la pétrolière pourrait se conformer à la réglementation en place.Inquiets de la reprise des forages, des citoyens de Gaspé devaient d\u2019ailleurs interpeller leurs élus lundi soir, dans le cadre du conseil municipal.Selon les informations disponibles lundi, le nouveau forage horizontal situé à deux kilomètres du centre-ville pourrait être lancé d\u2019ici l\u2019automne.Pétrolia n\u2019a toutefois pas répondu aux questions du Devoir.Ce forage nommé Haldimand #4 est bloqué depuis un an et demi en raison de l\u2019adoption par la Ville d\u2019un règlement sur la protection de l\u2019eau potable.Pétrolia a contesté ce règlement devant la Cour supérieure, qui lui a donné raison en février dernier.Mais Gaspé a porté la cause en appel et le litige n\u2019est toujours pas réglé.La municipalité estime en outre que Québec doit présenter son propre règlement afin de fixer des règles pour les communautés qui doivent vivre avec les projets d\u2019exploration pétrolière ou gazière.Mais au cabinet du ministre de l\u2019Environnement David Heurtel, on n\u2019a donné aucune précision lundi au sujet de la présentation éventuelle de ce règlement attendu depuis des mois.Quant à l\u2019évaluation environnementale sur les hydrocarbures annoncée ce printemps, les résultats ne sont pas attendus avant l\u2019année prochaine.Pour le moment, il n\u2019existe au Québec aucune loi spécifiquement conçue pour encadrer l\u2019exploration pétrolière et gazière.Le gouvernement de Philippe Couillard prévoit déposer un projet de loi à cet effet à l\u2019automne 2015.Le Devoir THIERRY HAROUN Le puits de forage Galt #4, près de Gaspé LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces 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Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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