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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-07-10, Collections de BAnQ.

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[" Barrette et Castonguay s\u2019affrontent autour de la prime d\u2019Yves Bolduc Page A 3 Valeurs mobilières : quatre provinces sur dix appuient désormais Ottawa Page B 1 ^ www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N° 1 5 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 10 JUILLET 2014 1,13 $ + TAXES =1,3 0$ D\u2019hôpitaux à « fantômes urbains » Des experts pressent Québec de prendre en main l\u2019Hôtel-Dieu et le Royal Victoria THONY BELIZAIRE AGENCE ERANCE PRESSE Le Canada participe à la formation des policiers haïtiens depuis plusieurs années.HAITI Ottawa laisse en plan une promesse phare GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ce devait être une composante majeure du plan d\u2019aide du Canada en faveur de la reconstruction d\u2019Haïti.Mais la mise sur pied d\u2019une véritable Académie nationale de police ne verra pas le jour de sitôt: Ottawa vient de confirmer qu\u2019il n\u2019a plus ni plan ni échéancier pour ce projet qui devait être terminé fin 2014, et qui a coûté au moins 700000$ à ce jour.Selon différentes informations colligées par Le Devoir, le projet d\u2019Académie nationale de police de Ganthier est au point mort.«Il ne se passe absolument rien depuis trois ans, il n\u2019y a pas de réunions, rien du tout», indique en entretien Ralph Lapointe, maire de Ganthier [située à Test de Port-au-Prince, sur la route qui mène à la République dominicaine].«Et j\u2019ignore les raisons pour lesquelles le projet est arrêté.» Il n\u2019est pas le seul.En avril, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a tenté de savoir ce que le projet d\u2019académie devenait, quatre ans après l\u2019engagement formel du gouvernement Harper pour la construction de ce centre de formation censé «améliorer la sécurité publique et la formation des policiers d\u2019Haïti».L\u2019ex-ministre de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI), Bev Oda, s\u2019était déplacée à Port-au-Prince en avril 2010 pour annoncer cet investissement de 18,1 millions.Haïti était alors en plein chaos post-tremblement de terre.«Le Canada met tout en œuvre pour répondre aux besoins criants des Haïtiens, en plus de partici- VOIR PAGE A 8 : HAÏTI Aujourd\u2019hui û Sports > Le Brésil humilié et en colère voit son grand rival argentin atteindre la finale de la Coupe du monde.Page B 6 Culture > Vincent Valliéres acoustique et au sec au Festival d\u2019été de Québec.Page B 8 Actualités > Douze contraventions par nuit.Les quotas imposés à des policiers montérégiens suscitent l\u2019indignation.Page A 5 Avis légaux.B 4 Décès.A4 Météo.B 5 Mots croisés.B 2 Petites annonces.A4 \u2014- Sudoku.B 4 AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Craignant que les hôpitaux Royal Victoria et Hôtel-Dieu deviennent de gigantesques «fantômes urbains» aux fenêtres placardées, l\u2019urbaniste Marie Lessard presse Québec d\u2019agir.Le gouvernement doit prendre en main la destinée des deux ensembles dans les plus brefs délais, recommande le groupe d\u2019experts qu\u2019elle préside, qui rejette aussi la conversion en condos.Québec est aussi fortement encouragé à nommer un délégué chargé du projet de revalorisation des deux propriétés situées à l\u2019intérieur du Site patrimonial du Mont-Royal.«Les hôpitaux sont des bâtiments très complexes à rénover, il y a un risque.Ailleurs dans le monde.on voit ce genre de grands ensembles placardés après 15 ans d\u2019abandon, malgré tout les efforts des groupes depression», dit M™® Lessard en entrevue.Le groupe d\u2019experts avait été mandaté par le précédent gouvernement pour se pencher sur l\u2019avenir des bâtiments devenus excédentaires avec la VOIR PAGE A 8 : FANTÔMES Israël et Gaza dans la spirale de la violence \\ THOMAS COEX AGENCE ERANCE PRESSE L\u2019armée israélienne et le Hamas ont accentué mercredi les raids aériens et les tirs de roquettes pendant qu\u2019à Gaza, les Palestiniens enterraient leurs morts des derniers jours.A l\u2019international, la diplomatie s\u2019active pour parvenir à mettre fin au nouveau cycle de violence qui sévit au Proche-Orient.Page B 5 Un road trip à tous les vents Voyage artistique guidé par les vents qui balaient les États-Unis CATHERINE LALONDE Qui n\u2019a jamais voulu partir un jour à l\u2019aventure, sans but ni volonté, en suivant simplement le vent?Qui n\u2019a jamais rêvé lever un doigt au ciel pour sentir la direction du souffle, et avancer, avec comme seuls éclaireurs les akènes à aigrettes des pissenlits, les samares, les ondes autant les drapeaux?L\u2019auteur et artiste protéiforme Daniel Canty Ta fmt, lui.Mais à bord d\u2019une Blue Rider 1986, avec ses comparses en arts, en littérature et en paysagisme, lors du projet Ventury: une odyssée transfrontière à la poursuite des vents d\u2019Amérique, mené en 2010.Il vient de publier les réflexions nées de cette errance dans Les États-Unis du vent.Rêveries de promeneurs filant l\u2019air.De l\u2019art éolien?Presque.C\u2019est certainement la documentation sensible et intuitive d\u2019un parcours déterminé par les courants aériens.Après avoir suivi la migration des papillons monarques dans un camion postal requinqué, intéressé par les forces de la nature, l\u2019artiste Patrick Beaulieu invite pour Ventury le paysagiste Alexis Pernet à monter dans une Blue Rider greffée d\u2019une girouette.Ils partent de Chicago, PATRICK BEAULIEU VENTURY ODYSSEY La Blue Rider 1986 et sa girouette lancées sur les routes américaines.littéralement au gré du vent.Ils s\u2019arrêtent pour filmer «des instants d\u2019un souffle», font des croquis, des dqssins d\u2019observation à l\u2019ancienne.A chaque ville, ils chinent dans les magasins Cantiques des «cartes postales du vent», les collectionnenL monomaniaques.Et repartent, on the road again.Journal de bord Daniel Canty se joint à leur nomadisme pour quelques dizaines de jours: il écrira, avant d\u2019être remplacé à la plume par Dauphin Vincent.Ses chapitres sont ceux d\u2019un journal de bord: «Dimanche 28 novembre, Nord-Ouest, Cincinnati à Indianapolis.» Pour ses vignettes et réflexions, presque impressionnistes, de quelques pages, Canty recueille les anecdotes du voyage: curiosité des douaniers, recherche du meilleur gueuleton possible sur la cheeseburger trail, sentiments laissés par des VOIR PAGE A 8 : VENTS Plusieurs magazines québécois fragilisés La faillite d\u2019un important distributeur ébranle le milieu JÉRÔME DELGADO CATHERINE LALONDE Après le magazine Nouveau Projet, qui a lancé lundi un SOS pour combler le manque à gagner de 60000$ que lui impose la faillite de son distributeur.Messageries de presse Benjamin, d\u2019autres magazines québécois se voient entraînés dans des situations financières allant de «difficiles» à «catastrophiques».Protégez-vous, Nuit blanche, ainsi que les publications de Vélo Québec {Vélo mag, Géo Plein Air, Québec Science, Vélo urbain) lancent à leur tour un cri d\u2019alarme.Le total des sommes dues aux 250 créanciers de Messageries de presse Benjamin \u2014 qui s\u2019est mise sous la protection de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité en juin \u2014 s\u2019élève à 15,8 millions de dollars.Protégez-vous risque notamment de perdre quelque 400000$, aux côtés d\u2019autres éditeurs de magazines et de livres, dont Vélo Québec, Ricardo, Infopresse et de nombreux autres.Évaluer les dégâts L\u2019ampleur des dommages collatéraux de cette faillite est plus difficile à prédire quand on apprend de la bouche des éditeurs que certaines créances ont été surévaluées, et d\u2019autres vues à la baisse.Un exemple ?Le magazine littéraire Nuit VOIR PAGE A 8 : MAGAZINES 77831303445528 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 10 JUILLET 2014 ACTUALITES L\u2019est de Montréal hébergera le futur centre de compostage PHILIPPE ORFALI Ly arrondissement de Ri-I vière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles héritera du quatrième centre de traitement des matières organiques de Montréal, a annoncé mercredi Denis Coderre, dix mois après avoir fait de l\u2019annulation du projet de centre de compostage dans le secteur Saint-Michel une promesse électorale.Le terrain sélectionné, situé à l\u2019angle des boulevards Métropolitain et Saint-Jean-Baptiste, appartient déjà à la Ville.11 se trouve dans un secteur industriel, à quelque 1,5 kilomètre de toute zone résidentielle, ce qui représente trois fois la norme requise, a souligné le maire au cours d\u2019un point de presse.«Nous comprenons que Ven-droit puisse être un irritant pour certains, mais gouverner, c\u2019est choisir, a indiqué le maire.C\u2019est très pratico-pratique, dans un secteur industriel [ce] qui permet le respect des résidants», a-t-il ajouté, vantant les nombreux emplois spécialisés qu\u2019attirera le nouveau centre de compostage dans l\u2019est de Montréal.Le nouveau centre de traitement des matières organiques s\u2019ajoute à trois autres, déjà prévus dans les arrondissements de Saint-Laurent et de Montréal-Est.Tout comme eux, sa mise en service est prévue pour 2019.Pas moins de 29000 tonnes de résidus verts et «précompost» seront acheminées à Rivière-des-Prairies chaque année.Le précompost est ce qui reste des matières compostables après l\u2019extraction du méthane.Mais le problème demeure entier dans Saint-Michel puisque le Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM) continuera d\u2019accueillir le site de compostage de résidus verts à ciel ouvert.L\u2019administration Coderre n\u2019a finalement déplacé qu\u2019une partie du problème, estime Projet Montréal.Qui plus est, Montréal-Est accueillera à elle seule deux inlf a-structures majerues, soit le centre de traitement des matières organiques et im centre de retraitement des ordures ménagères.«Dans le passé, on s\u2019est opposé à la création d\u2019un nouveau centre de compostage dans l\u2019est de Montréal au nom de l\u2019équité territoriale [à cause du] fait qu\u2019ils installaient deux installations dans l\u2019est Maintenant, ils en ajoutent un troisième.C\u2019est beaucoup», souligne Réal Bergeron, du Collectif en environnement Mercier-Est.S\u2019il dit reconnaître la qualité du site choisi, notamment en rai-son de son éloignement des zones habitées, il juge lui aussi que l\u2019est a déjà «suffisamment donné» en matière de gestion des déchets.Des terrains situés dans d\u2019autres quartiers aruaient tout aussi bien pu accueillir le nouveau centre de compostage.Un cinquième centre doit entreprendre ses activités en 2024 à LaSalle.Une fois ce projet complété, ce sont près de 219000 tonnes d\u2019ordures ménagères qui seront détournées des dépotoirs québécois, ce qui représente un peu plus du tiers de l\u2019enfouissement causé chaque année par la métropole.En outre, les installations de Montréal pourront produire 8 millions de mètres cubes de biométhane, soit plus du quart de la consommation de la Ville de Montréal en gaz naturel.Le Devoir COMMISSION CHARBONNEAU Tony Accurso cité à comparaître en septembre PHILIPPE OREALI La juge Erance Charbon-neau revient à la charge et convoque devant elle l\u2019entrepreneur Tony Accurso du 2 au 5 septembre prochain, révèlent des documents déposés devant la Cour suprême par les avocats du magnat de la construction.Tony Accurso semble avoir épuisé tous les recours à sa portée ou presque afin d\u2019éviter d\u2019avoir à comparaître devant la Commission d\u2019enquête sur l\u2019industrie de la construction (CEIC), qu\u2019il tente de semer depuis plus d\u2019un an, jugeant qu\u2019un passage devant la juge Charbonneau pourrait nuire à ses chances de subir un juste procès au criminel pour corruption et fraude.Il joue son ultime carte cette semaine en demandant au plus haut tribunal au pays de suspendre «d\u2019urgence» son assignation à comparaître devant la commission, le temps que la Cour se penche sur son dossier.Tony Accurso prétend que la CEIC a été créée «afin de recueillir des éléments de preuve qui serviraient à l\u2019accuser».Selon lui, l\u2019assignation devant la Commission mènera à «une violation de son droit à la protection contre l\u2019auto-incrimination ».Il s\u2019était déjà adressé à la Cour suprême il y a quelques mois pour tenter de casser une décision de la Cour supérieure dans le même dossier, en vain.Il a été ordonné à Tony Accurso de comparaître devant les commissaires les 2, 3, 4 et 5 septembre prochain, «sous peine d\u2019outrage au tribunal», permettent d\u2019apprendre les documents déposés par l\u2019avocat du riche homme d\u2019affaires, M® Louis Belleau.Tony Accurso devra comparaître les 2, 3, 4 et 5 septembre, JACQUES NADEAU LE DEVOIR < SOUS peine d\u2019outrage au tribunal ».«Considérant que le délai moyen entre le dépôt d\u2019une demande d\u2019autorisation et la décision sur une telle demande était de trois mois en 2013, si cette honorable Cour ne se prononce pas d\u2019urgence sur la présente demande d\u2019autorisation d\u2019appel, le demandeur pourrait vraisemblablement être contraint de comparaître devant la Commission avant même que cette Cour puisse statuer» sur la question.écrit l\u2019équipe d\u2019avocats de M.Accurso.«Le préjudice que subirait le demandeur en pareilles circonstances serait sérieux et irréparable.» Eidèle à son habitude, la CEIC n\u2019a pas commenté ces informations.Elle avait déjà annoncé son intention de reprendre ses travaux à la fin août ou au début du mois de septembre, de deux à trois semaines d\u2019audiences étant encore nécessaires.Outre M.Accurso, la Commission pourrait citer à comparaître Marc Bibeau, un proche collaborateur de Jean Charest et grand argentier du PLQ.C\u2019est au plus tard le 19 avril 2015 que les commissaires doivent rendre leur rapport final.M® Belleau n\u2019a pas donné suite aux demandes d\u2019entrevues du Devoir, mercredi.Le Devoir DU 10 AU 27 JU LLET 2014 MEGA VENTE JUSQU'A RABAIS SEULEM£NT EN,BOUTIQUE 4349, rue St-Denis (514) 845-1712 Place Rosemère (450)420-9961 Promenades St-Bruno (450)876-0964 2280, Aut.13 Méga Centre Notre-Dame (450) 689-5203 Uniquement dans les boutiques Chlorophylle participantes Ne peut être jumelée à aucune autre offre ou promotion À l'achat de vêtements sélectionnés à prix régulier, avant taxes, excluant les mises de côté, les chèques-cadeaux, offres de tierce parties, taxes et achats effectués antérieurement Non monnayable chloro phqll\u20ac chlorophyUe.com Trouvez-nous sur LE DEVOIR, LE JEUDI 10 JUILLET 2014 A 3 ACTUALITES PROSTITUTION Néodémocrates et libéraux pressés d\u2019afficher leurs idées HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Parce que lapartisanerie n\u2019a pas sa place dans le débat sur la prostitution, plusieurs groupes de femmes abolitionnistes demandent au Nouveau Parti démocratique et au Parti libéral du Canada de faire preuve de «courage».Au lieu de seulement critiquer le projet de loi du gouvernement conservateur, les deux formations devraient énoncer clairement comment elles répondraient au jugement de la Cour suprême.«Pour nous, c\u2019est une question non partisane et nous nous attendons à ce que ce comité parlementaire mène une étude non partisane de ce qu\u2019est la prostitution et dise clairement aux citoyens canadiens que d\u2019acheter des services sexuels est contraire à l\u2019égalité des femmes», a lancé en conférence de presse Diane Matte, organisatrice communautaire et porte-parole du groupe Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle.La CLES est un regroupement d\u2019une quarantaine d\u2019entités abolitionnistes.«[.] Les partis d\u2019opposition semblent se cacher derrière le processus de consultation La CLES appuie l\u2019objectif d\u2019éradication du gouvernement, bien qu\u2019elle demande comme beaucoup d\u2019autres que C-36 soit modifié de manière à ne jamais permettre la criminalisation des prostituées, même lorsqu\u2019elles sollicitent là où on peut s\u2019attendre à trouver des personnes mineures.« On peut être critique des conservateurs sur plein d\u2019autres dossiers [.], mais il demeure que c\u2019est très courageux en 2014 de dire \u201cnon \u201d à l\u2019industrie du sexe et on aimerait que le NPD et les libéraux fassent de même», dit M™® Matte en entrevue avec Le Devoir.Elle assiste aux audiences du comité parlementaire qui étudie C-36 cette semaine à Ottawa.« Ce que je constate depuis lundi, c\u2019est que dans le fond, les partis d\u2019opposition semblent se cacher derrière le processus de consultation, qu\u2019on peut juger déficient ou trop court, et ils se cachent derrière le jugement de la Cour suprême, mais je n\u2019ai aucune notion de ce que le NPD et les libéraux ont à offrir en réponse aux fondements du jugement de la Cour suprême.» Propositions absentes Depuis que la Cour suprême a tranché en décembre dernier que certaines disposi- tions encadrant la prostitution au Canada sont inconstitutionnelles, ni le NPD ni le Parti libéral n\u2019ont exposé comment ils réécriraient la loi.Les deux partis s\u2019opposent au projet de loi C-36.Le chef libéral, Justin Trudeau, et son critique en matière de justice, Sean Casey, répètent que ce n\u2019est «pas le rôle» d\u2019un parti d\u2019opposition d\u2019écrire des lois.M™® Matte n\u2019est pas d\u2019accord.«Eventuellement, on va peut-être changer de gouvernement.Nous, on aimerait bien savoir à quoi on fait face.[.] C\u2019est pour cela que je parle de courage.On a besoin de partis politiques qui vont définir c\u2019est quoi notre vision sociale des relations entre les hommes et les femmes et comment la prostitution joue un rôle \u2014 positif ou négatif selon leur analyse \u2014 dans ces relations.Et on ne l\u2019entend absolument pas.» La critique néodémocrate en matière de justice, Eran-çoise Boivin, rejette les reproches.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on ne dit pas ce qu\u2019ils veulent entendre qu\u2019on n\u2019est pas clair.» M™® Boivin se garde volontairement de faire des déclarations de principes sur la prostitution, qu\u2019elle assimile à des «débats de morale».Ce qui importe, dit-elle, est de s\u2019assurer que les personnes qui se prostituent y consentent de manière vraiment éclairée, jamais sous la menace ou le coup d\u2019une dépendance.M™® Boivin a tendance à penser qu\u2019il vaudrait mieux laisser mourir les dispositions du Code criminel invalidées par la Cour (interdiction de sollicitation, de tenue de bordel, et de vivre des profits de la prostitution) et d\u2019entreprendre une réflexion plus large sur la lutte contre la pauvreté et l\u2019inégalité.Objectif naïf?La députée néodémocrate, comme d\u2019autres critiques des abolitionnistes, fait valoir que la prostitution existera toujours et que de croire à son éradication relève de la «pensée magique».M™® Matte rétorque à cela que si le mouvement féministe avait baissé les bras parce que les pratiques inégalitaires affectant les femmes existaient depuis la nuit des temps, «j\u2019aurais fait autre chose».D\u2019autres groupes abolitionnistes accompagnaient mercredi M™® Matte, tels que EVE et la Asian Women Coalition Ending Prostitution.Toutes approuvent le gouvernement dans son désir d\u2019envoyer le message que la prostitution n\u2019est pas souhaitable en soi.Le Devoir Délai accordé aux résidences privées d\u2019aînés Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a accordé un délai aux résidences privées de personnes âgées pour mettre en place certaines mesures du Règlement d\u2019obtention d\u2019un certificat de conformité et les normes d\u2019exploitation.Les propriétaires de résidences privées auront d\u2019abord jusqu\u2019au 1®*^ avril 2015 pour véi^er les antécédents judiciaires de leur personnel et de leurs bénévoles déjà en fonction.D\u2019ici le 31 octobre 2015, ils devront aussi s\u2019assurer d\u2019avoir un préposé présent jour et nuit dans la résidence.Chaque résident devra également avoir accès à un système d\u2019appel à l\u2019aide pour lui permettre d\u2019obtenir rapidement et en tout temps les secours necessaires.Le Devoir La CSN offensée par la ministre de la Famille La CSN dénonce les propos de la ministre Erancine Char-bonneau qui a affirmé, lors d\u2019une entrevue à la télé publique lundi dernier, que les responsables des garderies familiales n\u2019ont pas de véritable mission.En pleine période de négociation de convention collective, le syndicat, qui représente 2000 éducatrices, craint que la mission de ces garderies soit mal comprise.«Nous sommes plus que de simples gardiennes.Nous avons la mission fondamentale d\u2019offrir [.] un programme éducatif rigoureux», a indiqué Lucie Long-champ, représentante de la ESSS-CSN, qui a appelé la ministre à «changer sa vision des choses.» Le Devoir PRIME VERSEE A YVES BOLDUC Echanges féroces entre Gaétan Barrette et Claude Castonguay ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a accusé un de ses illustres prédécesseurs, Claude Castonguay, de dire des «foutaises», mercredi, en associant le comportement du ministre Yves Bolduc aux malversations exposées devant la commission Charbonneau.M.Barrette s\u2019est porté une nouvelle fois à la défense de M.Bolduc, qui a reconnu mardi qu\u2019il devra rembourser une partie d\u2019une prime de 215000$ reçue à titre de médecin de famille parce qu\u2019il n\u2019a pas respecté la durée de prise en charge minimale pour certains patients.Avant de se rendre à une réunion du Conseil des ministres, M.Barrette, un ancien radiologiste, a tiré à boulets rouges sur M.Castonguay, qui a réclamé la démission de M.Bolduc, ainsi que sur le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), Erançois Legault, et un de ses députés, Eric Caire.«Tous ceux, jusqu\u2019à Claude Castonguay, qui disent que c\u2019est impossible de faire les deux \u2014 qualifiez-le, Yves Bolduc, de \u201cworkaholic \u201d, je vais vous dire, c\u2019est vrai \u2014, mais ne lui reprochez pas d\u2019avoir travaillé au-dessus de la norme, a-t-il dit aux journalistes.Parce que si vous lui reprochez ça, vous me le reprochez à moi aussi parce que dans ma vie je l\u2019ai déjà faite, cette charge de travail.» Après avoir accusé les deux caquistes de dire des «foutaises», M.Barrette a repris le même terme pour s\u2019en prendre à M.Castonguay, un ancien ministre libéral de la Santé, à l\u2019origine du régime public d\u2019assu- r JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gaétan Barrette rance maladie, qui a exigé la démission de M.Bolduc.« C\u2019est de la foutaise totale», a-t-il dit.M.Barrette a accusé son prédécesseur d\u2019avoir fait preuve de malhonnêteté intellectuelle en établissant un parallèle entre les malversations exposées par la commission Charbonneau sur la construction et le comportement de M.Bolduc.« C\u2019est un scandale, a-t-il dit.Un individu de la stature de Claude Castonguay qui fait ce parallèle-là, c\u2019est de la malhonnêteté intellectuelle pure.S\u2019il n\u2019est pas capable de prendre sa retraite, Claude Castonguay, quelqu\u2019un devrait peut-être lui dire de la prendre.» « Grossier personnage » Lors d\u2019un entretien téléphonique, par la suite, M.Castonguay a refusé d\u2019engager le débat avec M.Barrette.«Je ne veux pas engager de discussion avec le docteur Barrette.Tout ce que j\u2019ai à dire, c\u2019est que c\u2019est un grossier personnage avec lequel il n\u2019est pas possible d\u2019engager un dialogue civil», a-t-il dit Dans une entrevue à la radio de CBC, à laquelle M.Bar- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Claude Castonguay rette a fait référence mercredi, M.Castonguay affirme que les électeurs espéraient que l\u2019élection des libéraux mettrait un terme aux malversations exposées devant la commission d\u2019enquête présidée par la juge Erance Charbonneau.«La commission Charbonneau a permis de constater que des personnes ont comploté pour tenter de tirer le maximum du système public, a-t-il dit en anglais.Les gens ont voté pour les libéraux en pensant que ce serait terminé, ces choses, ces complots et petites combines.Et il semble que ce soit possible, non seulement pour des membres honoraires de l\u2019Assem- blée nationale, mais pour un ministre de l\u2019un des plus importants portefeuilles.» M.Barrette a soutenu que les propos de M.Castonguay constituent un dérapage.«Dites-moi ce qui justifie que Claude Castonguay, dans une entrevue, fasse un parallèle entre la commission Charbonneau et Yves Bolduc, a-t-il dit.C\u2019est inacceptable d\u2019un individu qui a déjà été lui-même ministre de la Santé.» M.Barrette a également répondu aux critiques de Erançois Legault et Eric Caire, pour qui M.Bolduc a négligé ses fonctions de député parce qu\u2019il préférait augmenter sa rémunération par sa pratique médicale.^ « Quand Erançois Legault et Eric Caire disent que c\u2019est impossible, c\u2019est de la foutaise et que les deux prennent leur retraite, ils sont donc incapables d\u2019occuper des postes ministériels», a-t-il dit.M.Barrette a estimé qu\u2019il est tout à fait possible d\u2019assurer un suivi à temps partiel de 1500 patients, comme M.Bol-duc l\u2019a fait durant ses 19 mois dans l\u2019opposition, tout en exerçant ses fonctions de député.La Presse canadienne Carlos Leitao entrouvre la porte Alors que Gaétan Barrette défendait Yves Bolduc corps et âme, le ministre des Einances, Carlos Leitao, a laissé entendre que son collègue devrait peut-être rembourser sa prime.En entrevue à l\u2019émission 24/60, sur les ondes de RDI, M.Leitao a indiqué que «si le Trésor public peut avoir 215 000$ de plus [ce ne serait] pas une mauvaise idée».Incité à en dire plus, M.Leitao a ajouté: «J\u2019aimerais lui parler directement d\u2019abord, mais c\u2019est une question qui doit être regardée sérieusement.» Le Devoir ADEK BERRY AGENCE ERANCE PRESSE La journée antivoile se veut une réponse à la Journée internationale du hidjab, décrétée le 1®\"^ février dernier.Troquer le voile contre une marguerite Un groupe de Québécoises baptise le 10 juillet « Journée sans voile » CAROLINE MONTPETIT Ce jeudi, plutôt que de porter le voile, les femmes sont invitées à porter la marguerite.Le 10 juillet, jour d\u2019anniversaire de naissance de Thérèse Casgrain, a en effet été baptisé Journée mondiale sans voile par un groupe de féministes québécoises, suivies en cela par des femmes d\u2019ailleurs dans le monde.Cette initiative serait une réponse à la Journée internationale du hidjab, décrétée le 1®*^ février dernier.«Pour le comité québécois à l\u2019origine de l\u2019initiative, le voile ne relève pas de la liberté individuelle ni de la liberté religieuse, c\u2019est un symbole sexiste qui devrait être interdit, point barre», écrivait à ce sujet Zi-neb El Rhazoui, dans Charlie Hebdo, le 25 juin dernier.« Une femme voilée, si elle jure que c\u2019est son choix personnel, véhicule de fait un symbole qui fait la promotion du sexisme et de la discrimination envers une partie de la population: les femmes», poursuit-elle.Le comité québécois fondateur de la journée antivoile, quant à lui, ne signe pas ses communications.Sur le site sansvoile.org, on peut lire cependant que «le Québec est un tremplin, d\u2019où nous plongerons dans les eaux tumultueuses de la Planète inclusive, là où le port du voile est vanté comme un geste de lïbre-choix, d\u2019émancipation, de pureté, d\u2019égalité et de noblesse, pendant que la démonstration que nous faisons à répétition de son caractère sexiste est largement qualifié [sic] de sectaire, raciste, paternaliste, et rétrograde».On lit aussi que Y «organisme Sans voile au Québec est l\u2019instigateur de la Journée mondiale sans voile.Basé au Canada, il a été créé en octobre 2013 dans le cadre du débat concernant la mise en place d\u2019une charte des valeurs dans la province francophone du Québec.Ses membres s\u2019opposent au symbolisme du voile islamique, qui représente pour eux un instrument de ségrégation sexuelle qui ne doit pas être toléré dans une société qui valorise l\u2019égalité entre les hommes et les femmes».En Erance, les Eemmes sans voile d\u2019Aubervilliers ont convoqué un rassemblement à partir de 18 h à la fontaine des Innocents de Paris.En Erance, les organisations signataires sont AERICA, AMEL, EGALE, Ni putes ni soumiSES, libres Ma-rianneS, ligue du droit international des femmes, et Regards de femmes.Des appuis se sont également fait entendre à Tunis.Un organisme australien, SOIA (Stop Islamisation of Australia), s\u2019est également engagé à soutenir la journée sans voile.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 10 JUILLET 2014 ACTUALITES FINANCEMENT DES ARRONDISSEMENTS Mélanie Joly juge la réforme de Coderre prématurée DAPHNÉE HACKER-B.Mélanie Joly, qui s\u2019était jusqu\u2019à présent abstenue de commenter la réforme de financement des arrondissements, dévoilée mardi, ne mâche pas ses mots.«C\u2019est un geste complètement prématuré, un exemple de très mauvaise gouvernance», lance la chef du parti Vrai changement pour Montréal.Joly se questionne sur l\u2019initiative prompte de la Ville de Montréal, qui prévoit une révision en profondeur de l\u2019enveloppe budgétaire de chaque arrondissement, en plus de revoir progressivement les pouvoirs que se partagent ces derniers avec la ville centre.«Je me demande pourquoi Denis Coderre veut entamer une telle réforme, alors qu\u2019il n\u2019a même pas commencé ses discussions avec le gouvernement du Québec pour l\u2019obtention d\u2019un nouveau statut de métropole», explique-t-elle.En avril, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, s\u2019est dit prêt à revoir le statut de Montréal, ouvrant la porte à davantage de financement et de pouvoirs pour la métropole.Dans ce contexte, M\u201c® Joly s\u2019explique mal que le maire n\u2019ait pas voulu attendre de connaître les nouveaux paramétres du financement qu\u2019il pourra tirer du futur projet de loi, censé voir le jour d\u2019ici deux ans.«Si M.Coderre réussit à multiplier les sources de financements, il va encore devoir tout repenser le fonctionnement de la ville.Il a agi trop vite, il a placé la charrue devant les bœufs.» Cette dernière se désole aussi de voir le budget de l\u2019arrondissement de Ville-Marie diminuer de 14%, jugeant qu\u2019une telle situation va «complètement étouffer le centre-ville et son développement économique».Le Devoir Grève évitée au Globe and Mail Le quotidien Globe and Mail et ses employés syndiqués sont parvenus à une entente de principe, mercredi, moins d\u2019une heure avant le déclenchement d\u2019une grève générale prévu à 16 h.«Les discussions ont été intenses jusqu\u2019à la dernière minute», a admis Shawn McCarthy, journaliste au quotidien toron-tois et membre du comité de négociation.Les quelque 355 journalistes et employés syndiqués du Globe tiendront un vote jeudi, vraisemblablement en après-midi.«Tous les membres de l\u2019équipe de négociation recommandent l\u2019approbation de l\u2019entente de principe», a spécifié M.McCarthy.Le Devoir P II\tYomiUn Vil.y 1 \"m Pr-r» \"'T RYUKYU SHIMPO ASSOCIATED PRESS Une route submergée à Okinawa, dans l\u2019extrême sud du Japon.JAPON Le typhon Neoguri frappe les îles principales KARYN POUPEE à Tokyo Le cœur du typhon Neoguri a touché jeudi matin une des quatre principales îles qui forment l\u2019archipel japonais.Précédé depuis plusieurs jours de pluies torrentielles, ce phénoménal cyclone tropical file désormais tout droit, mais à petite vitesse, vers le centre et l\u2019est de l\u2019archipel, là où se trouvent les populeuses méga-poles nippones.«Le typhon est arrivé juste un peu avant 7 h» sur la côte de la préfecture de Kagoshima, sur Î\u2019île de Kyushu, à un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, a précisé un porte-parole de l\u2019Agence de météo à l\u2019Agence Lrance-Presse.Avant que le centre de ce cyclone tropical n\u2019arrive sur le cœur du territoire nippon, sa périphérie avait déjà déversé depuis le début de la semaine des trombes d\u2019eau sur un très large périmètre d\u2019Okinawa (extrême sud) au centre de l\u2019archipel, avec des vents atteignant par endroits plus de 250 km/h.Du sud-ouest au nord-est du Japon, la quasi-intégralité du pays est concernée par des mises en garde ou alertes aux fortes pluies, vents violents, vagues gigantesques et montée du niveau de la mer.Au moins quatre morts Neoguri, qui a déjà balayé la partie la plus méridionale du Japon (Okinawa), distante de plusieurs centaines de kilomètres des îles principales (Kyushu, Shikoku, Honshu, Hokkaido), a fait une quarantaine de blessés et causé indirectement au moins quatre décès.Il a un peu faibli depuis 24 heures, mais reste une dangereuse intempérie, d\u2019autant que les territoires touchés ont déjà été fragilisés par les quantités énormes d\u2019eau reçues en quelques jours.Le typhon promenait jeudi matin des vents de l\u2019ordre de 130 kilomètres par heure et plusieurs dizaines de centimètres de pluie devraient couvrir les sols des zones traversées, a averti l\u2019Agence de météo.La trajectoire prévue suit exactement le territoire longiforme du Japon, comme si Neoguri était guidé par la côte sud pour remonter de Kyushu à Hokkaido en passant par Honshu, la plus grande des îles où se trouvent Osaka (ouest), Nagoya (centre) et Tokyo (est) qu\u2019il devrait frapper vendredi matin.Agence France-Presse Le trafic d\u2019ivoire menace la survie de l\u2019éléphant d\u2019Afrique NINA LARSON à Genève La survie en Afrique de l\u2019éléphant est toujours menacée, selon la CITES, une organisation internationale s\u2019occupant de la protection des espèces en danger, qui demande que plus de pays s\u2019investissent dans la lutte contre le trafic d\u2019ivoire.Ces trois dernières années, plus de 60000 éléphants, le plus gros mammifère terrestre, ont été tués en Afrique, «ce qui dépasse largement le nombre de naissances», a déclaré à l\u2019ALP John Scanlon, le directeur général de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d\u2019extinction (CITES), basée à Genève et liéeàl\u2019ONU.«Dans certaines régions, en particulier en Afrique centrale, leurs populations sont décimées et on pourrait arriver très vite à une extinction locale», a-t-il ajouté en marge d\u2019une réunion à Genève de quelque 400 experts et diplomates des 180 pays membres de la CITES.«Il faut renforcer le filet» dans la lutte contre les trafiquants d\u2019ivoire, a souligné M.Scanlon.En mars 2013, il avait été demandé à huit pays d\u2019Afrique et d\u2019Asie, objets «d\u2019inquiétudes particulières», de définir des plans de lutte contre ce trafic.Les mafias internationales sont de plus en plus impliquées dans ce commerce illégal, de même que divers mouvements de rébellion armés qui y trouvent une source de financement.Au début du XX® siècle, il y avait 20 millions d\u2019éléphants en Afrique.Leur nombre est tombé à 1,2 million en 1980 et tourne autour de 500000 actuellement, bien que le commerce d\u2019ivoire ait été interdit en 1989, selon la CITES.Les trois pays africains d\u2019où proviennent les défenses braconnées \u2014 le Kenya, la Tanzanie et l\u2019Ouganda \u2014 ont accompli «de grands progrès» en multipliant les saisies, souligne Ben Janse van Rensburg, un ancien policier sud-africain qui dirige l\u2019unité de soutien pour la mise en œuvre des mesures de la CITES.«Ils ont saisi plus d\u2019ivoire avant qu\u2019il ne quitte le continent africain que ce qui était réalisé dans toutes les années précédentes», note-t-il.William Kiprono, directeur des services kenyans de protection de la vie sauvage, explique que son pays se montre très dur avec les braconniers et les trafiquants d\u2019ivoire, menacés de prison à vie.«Le temps presse.Si nous attendons, ces criminels vont détruire toute vie sauvage», avertit M.Kiprono.Agence France-Presse Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES AMONCES Courriel : petitesaimonces@ledevoir.com AVIS DE DECES APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CENTRE VILLE MUSÉE DES BEAUX ARTS I Très vastes 3 '72 et 4 '72 Chauffage, A/C, eau chaude, 3 électros inclus Superbe jardin intérieur, Piscine/gym/sécurité 24h Métro, universités, hôpitaux Les Appartements Le Parc - 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accueillera parents et amis au : Salon Funéraire Rideau j^)\t4575, boui.des Sources Doilard-des-Ormeaux, Qc le samedi 12 juillet 2014 de 14h à 17h.Un hommage sera fallen sa mémoire à 16h30.Plutôt que des fleurs, toute marque de sympathie peut s\u2019exprimer par un don à la Résidence de soins palliatifs de l\u2019Ouest de l\u2019île www.wipcr.ca LE DEVOIR LE JEUDI 10 JUILLET 2014 A 5 ACTUALITES La Semaine québécoise des adultes en formation perd son financement MELANIE LOISEL Le gouvernement Couillard a suspendu la subvention pour organiser la Semaine québécoise des adultes en formation.Le Conseil du trésor a informé l\u2019Institut de coopération pour l\u2019éducation des adultes (ICEA) que son financement d\u2019environ 800000$ ne lui sera pas accordé l\u2019an prochain.Depuis 12 ans, l\u2019ICEA est responsable d\u2019organiser cette semaine de sensibilisation alors qu\u2019un Québécois sur cinq est susceptible de se retrouver dans une situation où il éprouvera de grandes difficultés à lire et à écrire.«Sans ce financement, ce sont les deux tiers de notre budget qui sont amputés.Cela met même en péril la survie de notre organisme», indique Ronald Cameron, le directeur général de l\u2019ICEA En juin dernier, il a été informé de cette décision par la Direction de l\u2019éducatio;! des adultes au ministère de l\u2019Education, puis par le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Yves Bol-duc.«On nous a dit que le financement était suspendu pour un an pour des raisons budgétaires.Mais cette suspension va faire en sorte qu\u2019on va perdre nos partenariats et que tout sera à recommencer», explique M.Cameron.Chaque année, la Semaine québécoise des adultes en formation i^rmet de sensibiliser la population à divers problèmes de société, dont la francisation des immigrants, l\u2019alphabétisation des adultes, la formation liée à l\u2019emploi et le développement de diverses littératies.De nombreux organismes, tels que les syndicats, les entreprises, les groupes communautaires, les commis- sions scolaires, s\u2019associent à cette activité pour rappeler l\u2019importance de parfaire la formation des adultes.En 2014, plus de 600 organismes y ont été associés.L\u2019ICEA demande donc au gouvernement Couillard de revoir sa décision pour assurer le maintien de la Semaine québécoise des adultes en formation, qui se déroule habituellement fin mars-dé-but avril.Dans une lettre envoyée au ministre Bolduc, le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) de Montréal rappelle que cette Semaine est l\u2019une des rares occasions où les adultes qui choisissent d\u2019entreprendre une démarche de retour aux études peuvent être reconnus et encoiiragés publiquement.«Promouvoir une culture de formation et encourager les adultes à sortir de la pauvreté et de l\u2019exclusion professionnelle n\u2019est pas un luxe au Québec, c\u2019est une nécessité», peut-on lire.Le Devoir Sans ce financement, ce sont les deux tiers de notre budget qui sont amputés.Cela met même en péril la survie de notre organisme, yy Ronald Cameron, directeur général de l\u2019ICEA Des quotas de contraventions imposés aux policiers en Montérégie MELANIE LOISEL Les quotas de contraventions, une légende urbaine?Une note interne, dont Le Devoir a obtenu copie, prouve que des policiers de plusieurs municipalités de la Montérégie ont reçu l\u2019ordre de donner au moins «12 constats d\u2019infraction par nuit par secteur de patrouille ».La Eraternité des policiers et policières municipaux du Québec (EMPQ) a révélé que la Régie intermunicipale de police Ri-chelieu-Saint-Laurent a réclamé, en début de semaine, un quota de constats d\u2019infraction à ses patrouilleurs.Dans une note interne remise aux policiers de municipalités telles que Belœil, Sainte-Julie, Saint-Hilaire, Cham-bly et Saint-Hubert, la Régie exige des policiers qu\u2019ils remettent des constats d\u2019infraction aux automobilistes qui dérogent à tout règlement routier.Parmi les exemples d\u2019infractions ciblées, on note notamment texter au vo-lanL brûler un arrêfi conduire à vitesse excessive, rouler avec des vitres teintées ou encore effectuer des virages en U.La Régie réclame aussi une «augmentation de la moyenne de constats d\u2019infraction à 1,3 à l\u2019heure».{{,Les policiers ne sont pas des percepteurs de taxes déguisés.Leur rôle n\u2019est pas de remplir les coffres de la ville, et ce genre de directive n\u2019est pas respectueuse à l\u2019égard des contribuables.yy Denis Côté, président de la Fraternité des policiers et policières municipaux du Québec Mise au courant de cette demande par l\u2019un de ses membres, la EMPQ dénonce vivement cette pression de la Régie (composée de 17 municipalités) exercée sur les policiers municipaux.«Les policiers ne sont pas des percepteurs de taxes déguisés.Leur rôle n\u2019est pas de remplir les coffres de la ville, et ce genre de directive n\u2019est pas respectueuse à l\u2019égard des contribuables», déplore Denis Côté, le président de la EMPQ.«Et ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on va entreprendre des démarches qui vont aller à l\u2019encontre de notre pouvoir discrétionnaire.S\u2019il y a une infraction commise par un automobiliste, on le fait [le constat], s\u2019il doit y avoir un avertissement, on le fait.Notre objectif a toujours été la sécurité routière», dit-il.Le président de la Eraternité des policiers et policières du Richelieu-Saint-Laurent, Jacques Desrosiers, considère également que l\u2019imposition de quotas risque de miner la crédibilité des policiers.«Si la mesure est appliquée telle quelle, on risque de se retrouver avec une pluie de contestations juridiques», indique-t-il.À la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Lau- rent, le directeur par intérim Graham Quick conteste ces allégations d\u2019imposition de quotas.«On a donné des objectijs aux agents pour rendre le service plus efficace.Mais c\u2019est au sergent de décider des opérations et il a toute la latitude de le faire», indique-t-il en ajoutant que ces objectifs figurent dans leur plan d\u2019action.Selon M.Quick, ces mesures ont été prises pour répondre aux nombreuses plaintes que reçoivent les municipalités par rapport à la sécurité routière et non pour renflouer leurs coffres.Quoi qu\u2019il en soit, la EMPQ demande à la Régie de laisser tout simplement les policiers faire leur travail et d\u2019user de leur bon jugement.«Si elle persiste et ne veut pas casser la directive, on va demander à la ministre [de la Sécurité publique] d\u2019intervenir par respect pour les contribuables », prévient M.Côté.Dans le passé, ce genre de quotas avait déjà été imposé dans quelques villes, dont Lévis, Roussillon et Longueuil.«Et chaque fois, on l\u2019a dénoncé», soutient le président de la EMPQ.Le Devoir Un centre d\u2019innovation ferme ses portes Un organisme dédié à la valorisation des technologies vertes et des bioproduits industriels se voit contraint de mettre les clés sousJa porte d\u2019ici la fin du mois.À la suite des récentes coupes annon- cées par le gouvernement Couillard dans les crédits d\u2019impôt à la recherche, le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB) a vu sa contribution financière réduire radicalement.L\u2019organisation, fondée en 1985, devra procéder à un licenciement collectif de ses 15 employés le 31 juillet prochain.«Un maillon important de la chaîne de l\u2019innovation au Québec va être brisé.Le Québec prend un retard sérieux sur ce qui se passe ailleurs dans le monde», a déclaré mercredi le président-directeur général, Mchard Cloutier.Ce dernier déplore que le gouvernement ne saisisse pas l\u2019importance de soutenir «l\u2019écosystème québécois de l\u2019innovation».La mission du CQVB visait notamment à assurer le transfert de tech- nologies entre les centres de recherche et diverses entreprises développant des biotechnologies, ou encore effectuant de la transformation alimentaire.Certaines entreprises soutenues par le CQVB ont d\u2019ailleurs connu un succès à l\u2019international, par exemple Medicago, pour son procédé de fabrication de vaccins à base de plantes.Le Devoir JOURS C\u2019EST COURT ! porter raffinée sur toute la ligne JUSQU\u2019A DU TARIF DE BASE Faites vite ! Économisez jusqu\u2019à 50 % sur le tarif de base.Réservez d\u2019ici minuit ce soir.Aucune proiongation.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici ie 11 juiliet 2014.Voyagez d\u2019ici ie 14 décembre 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à i'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : 149$ HALIFAX 3 par jour 201 $ ST.JOHN\u2019S 200$ THUNDER BAY 131 $ WINDSOR 208$ CHICAGO 114$ TORONTO 17 par jour 167$ SAULT STE.MARIE 131 $ TIMMINS 208$ BOSTON flyporter.com \u2019Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de i\u2019Est le 11 juiliet 2014.Voyagez d\u2019ici ie 14 décembre 2014.Le rabais ne s\u2019applique pas aux vols du 10 au 13 octobre 2014 et entre les États-Unis et le Canada les 26 et 30 novembre 2014.Porter peut exiger un achat jusqu\u2019à 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 10 JUILLET 2014 EDITORIAL ARRONDISSEMENTS L\u2019impossible réforme Le maire Denis Coderre réalise ce que ses concitoyens savent depuis longtemps, à savoir que Montréal est trop décentralisée.La proposition de rééquilibrage d\u2019une partie des pouvoirs entre ville centre et arrondissements, qu\u2019il a déposée mardi assortie d\u2019une révision du financement des arrondissements, provoque la levée de boucliers attendue des élus locaux.D Bernard Descôteaux enis Coderre n\u2019est pas le premier maire à se buter à un blocage de toute réforme des pouvoirs, sauf que cette fois on l\u2019accompagne de menaces de défusion.Il est hors de question pour les arrondissements qui en 2004 ont adhéré par référendum au nouveau Montréal de revenir sur le compromis historique proposé par le maire Gérald Tremblay pour empêcher les défusions.La loi 33 qui leur redonnait une partie des pouvoirs perdus en 2001 au moment de la création de la nouvelle grande ville est pour eux aussi sacrée que peuvent l\u2019être pour les provinces les articles 91 et 92 de la Constitution canadienne qui déterminent leurs champs de compétences.En campagne électorale, l\u2019idée de revenir sur ce compromis historique avait été évoquée.Certains avaient proposé de réduire le nombre d\u2019arrondissements par des fusions, ce que Denis Coderre avait vite écarté.Il lui aura suffi de quelques mois pour réaliser que les dédoublements entraînent des surcoûts et une inefficacité affectant ~\t~ la qualité des services aux citoyens.\"\"\tQuiconque circule sur les grandes artères rde Montréal en hiver sait à quel point le dénei-gement se révèle cauchemardesque d\u2019un ar-'nH rondissement à l\u2019autre.La ville centre n\u2019a la ,\tiS responsabilité du déneigement que de 24% du réseau artériel.Denis Coderre veut que ce soit 52%, en ajoutant quelques grandes avenues comme la rue Saint-Hubert.II y a une logique évidente de saine gestion, tout comme l\u2019enlèvement des ordures ménagères qui passerait sous la responsabilité de la ville centre.Perte de pouvoirs pour les arrondissements?Si peu, mais en contrepartie il y aura des économies d\u2019échelle.Le maire Coderre a mis de côté le mot « centralisation », honni des maires d\u2019arrondissement, pour parler plutôt d\u2019harmonisation des fonctions.II a raison, car sa réforme est somme toute légère.La résistance des arrondissements n\u2019est pas justifiée.Les batailles de pouvoirs cachent souvent un problème de déséquilibre fiscal, lequel est bien réel à Montréal.Plusieurs arrondissements sont sous-financés du fait que la base de leur financement est leur budget d\u2019avant les fusions alors que les anciennes banlieues n\u2019avaient pas toutes la même capacité fiscale.Le maire Gérald Tremblay a tenté, sans réussir, d\u2019éliminer les iniquités historiques.L\u2019administration Coderre s\u2019attaque à ce problème en proposant des règles de financement objectives dont les formules de calcul complexes et rigides produisent des résultats aberrants.Ces deux réformes ne passeront pas, l\u2019administration Coderre n\u2019ayant pas la majorité requise au conseil municipal.Elle ne doit pas abdiquer pour autant.D\u2019évidence, il lui faut revoir sa proposition financière pour tenir compte davantage des réalités propres à chaque arrondissement.Plus équitable, elfe permettrait de faciliter par ailleurs le dialogue sur la réforme des pouvoirs, qui, en éliminant des dédoublements de fonctions entre ville centre et arrondissements, pourrait dégager des économies et créer les marges financières dont tous profiteraient.Tout est fié.Le défi de Denis Coderre est de le faire accepter par les maires d\u2019arrondissement.If fui faudra négocier.Ces derniers doivent par ailleurs comprendre que leurs menaces de défusion sont stériles.Un retour en arrière n\u2019est dans l\u2019intérêt de personne.Le gouvernement québécois se doit de se dépêcher de vite fermer cette porte.LES CRISES DE L\u2019UMP Le parti des combines es combines autant financières que politiques auxquelles les mandarins de f\u2019UMP se sont livrés durant plusieurs années ont atteint une somme ayant sérieusement plombé ses finances.En fait, le dévoiement des cotisations de milliers de membres et des dons privés est si imposant, matériellement causant, qu\u2019il a d\u2019ores et déjà eu un impact politique notable.Le parti est en effet à feu et à sang, car au chapelet d\u2019enquêtes dont leur ex-cham-pion Nicolas Sarkozy est le sujet principal, voilà que viennent de se greffer des déviances politico-financières ayant ramené f\u2019état de f\u2019UMP à f\u2019état de paille.D\u2019autant qu\u2019aux déviances évoquées, if faut ajouter l\u2019affaissement éthique auquel fa haute direction, sous fa coupe de Jean-Erançois Copé, s\u2019est abonnée._ -sJ Parmi fa masse des impolitesses, pour rester 4\tpondéré, mises en relief par le Canard en- ^\t-.1.chaîné, Le Monde et Médiapart, on a retenu ^\tque Madame Copé s\u2019est vue rembourser 36000$ de billets d\u2019avion en plus d\u2019avoir été nommée adjointe parlementaire de son mari.Salaire mensuel assumé par f\u2019UMP?7200$.Brice Hortefeux a «acheté» les soutiens du courant dit de fa droite forte, au bénéfice de son champion Sarkozy évidemment, en engageant trois des chefs de fife de ce dernier comme conseillers.Salaire mensuel de fa vedette du groupe assumé par f\u2019UMP ?12000$.Pour faire très, très court, mettons qu\u2019untef a «perçu» 15000$ par an pour usage du cellulaire, 6000$ pour les billets de train, etc.Mettons (bis) que tout un chacun s\u2019est nourri sur fa bête.On précisera, les proches de Sarkozy et Copé bien davantage que ceux de Prançois Eilfon et d\u2019Alain Juppé.A fa négation de l\u2019éthique élémentaire s\u2019ajoute une élasticité morale sur fe flanc strictement politique qui ne fait qu\u2019amplifier fa dimension pitoyable du dossier.De quoi s\u2019agit-if ?Les personnes qui, selon les révélations des médias mentionnés plus haut, ont été prises fa main dans fe trésor de f\u2019UMP crient à hue et à dia en clamant que ce déballage est fe fait de voyous, pire qu\u2019if relève de fa délation.Et qui, selon ses partisans de privilèges rappelant ceux de l\u2019ancien régime, serait fe chef d\u2019orchestre du ménage ?Eiffon.Autrement dit, les Hortefeux, Rachida Tati, Nadine Morano et autres hussards forts en gueule du clan Sarkozy osent attaquer tous azimuts au fieu d\u2019amorcer f\u2019ombre d\u2019un préambule à un timide acte de contrition.Incroyable ! Ifs plongent à pleines mains dans des coffres remplis par les militants, par des militants à qui on a demandé f\u2019an dernier de rembourser 18 millions de dollars dépensés lors de la campagne présidentielle de 2012, mais ont le toupet de jouer les victimes.On l\u2019a écrit, on le répète : pitoyable ! Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET CHACUN LETTRES Le Bolduc erre Selon Le Devoir du 9 juillet 2014, le docteur Bolduc aurait déclaré, à propos de ses primes : «Je charge pour ce que je fais comme tous les docteurs au Québec» et ajouté: «Quand tu t\u2019occupes d\u2019un patient pour un an, ça veut dire que tu Vas bien pris en charge.» En tant que médecin, je m\u2019inscris en faux contre ces deux affirmations.Tous les médecins ne facturent pas le système de cette façon.Personnellement, je n\u2019inscris pratiquement pas mes nombreux patients vulnérables, travaillant en milieu défavorisé.Par ailleurs, s\u2019occuper d\u2019un patient pendant seulement un an n\u2019est pas, sur le plan clinique, une véritable prise en charge des clientèles vulnérables ou autres.Je trouve les propos du ministre Bolduc inclignes de notre profession, qui devrait en être une de solidarité et de générosité.Arrêtons de confondre «droit» et « éthique » ! Renée Laberge CLSC Limoilou, le 9 juillet 2014 Hors du commun Quand j\u2019étais jeune, on s\u2019amusait bien en posant cette devinette à nos amis : «Comment fait-on pour faire entrer sept éléphants dans une coccinelle?» La réponse: «Trois en avant et quatre en ar- rière.» Et on riait beaucoup, beaucoup, on trouvait cela très drôle.Cette devinette m\u2019est revenue à l\u2019esprit en entendant notre ministre de la Santé, le D\"^ Barrette, qui se portait à la défense du D\"^ Bolduc, dire que ce dernier avait une capacité de travail hors du commun : 1500 nouveaux patients au cours de sa pratique de 19 mois, des gardes les soirs et les fins de semaine, député à plein temps.oui, c\u2019est vraiment une capacité de travail hors du commun.Malheureusement, le vieux dicton qui dit «plus le mensonge est gros, plus il est susceptible d\u2019être cru » prend ici tout son sens.De grâce.Monsieur Barrette, ne sous-estimez pas l\u2019intelligence de vos concitoyens.Un peu de respect, je vous en prie.Nicole Ledoux Le 8 juillet 2014 Le « nouveau » pont Champlain Il semble que le pont Champlain doive changer de nom.Du pain et des jeux (Maurice Richard) pour remplacer un des piliers du récit national québécois ! Que vient faire le gouvernement d\u2019Qttawa dans notre patrimoine historique ?Qu\u2019il nomme pont Howie-Morenz le pont Victoria s\u2019il le désire.Champlain serait-il le témoin gênant d\u2019une époque trop ancienne pour l\u2019Amérique du Nord britannique, trop antérieure à 1812 ?Si le changement est inéluctable, je pense comme d\u2019autres que pont Samuel-de-Champlain serait une excellente solution, parce que «nouveau » et plus précis.Il faut faire vite, avant de se retrouver devant un fait accompli, du type «pont 1812».Pierre lincourt Montréal, le 8 juillet 2014 Merci, M.Lareault Durant ces 20 ans au magazine, Serge aura été un grand allié du RAPSIM, siégeant à son conseil durant plus de trois ans.Comme rédacteur en chef, comme directeur général de L\u2019Itinéraire et comme citoyen, il a appuyé fortement nos demandes, dont celles sur la politique en itinérance et le financement fédéral.Qn lui doit aussi d\u2019avoir porté de façon soutenue la demande pour un mécanisme indépendant d\u2019enquête sur les interventions policières causant un décès ou des blessures graves, dans les suites de la triste histoire de Jean-Pierre Lizotte.Au revoir Serge et merci.Pierre Gaudreau Coordonnateur, Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) Montréal, le 9 juillet 2014 LIBRE OPINION Le Mondial une déraisonnable frénésie KANICA SAPHAN Montréal Rien ne va plus, ou plutôt, tout va suspicieusement bien: les gens sont joyeux, festifs, les gens portent tous des couleurs similaires, les purs et durs prennent congé pour suivre en direct à la télévision, et il faut dire que même les Prançais, l\u2019instant d\u2019un match, oublient les tensions qui régnent dans leur population d\u2019origines diverses.J\u2019ai vu à Amsterdam un balcon décoré avec une multitude de rubans orange, ressemblant plus à une toile d\u2019araignée qu\u2019à autre chose.Il m\u2019a fallu un peu de temps, moi, adepte et fanatique d\u2019aucun sport, pour comprendre que la Coupe du monde avait bel et bien frappé l\u2019Europe.Il n\u2019y a pas meilleur endroit pour voir de ses propres yeux l\u2019allégresse que procure la Coupe au sein d\u2019une nation.Soudainement, le sport apaise les maux sociaux, comme une vague de Prozac qu\u2019on aurait répandu sur le territoire de la même façon qu\u2019on asperge les champs d\u2019insecticide.Du pain et des jeux?Non, trop facile à dire.Décidément, les bienfaits que le soccer peut avoir me sont restés inconnus jusqu\u2019à présent.Pourtant, dans les bars, en observant les gens pleurer, hurler (de joie ou non) et s\u2019émouvoir d\u2019une vivacité émotionnelle qui dépasse celle du jour de leur mariage ou ce- lui de la naissance de leur enfant, je ne peux que me demander: pourquoi les gens prêtent-ils allégeance à une équipe sportive?Dans la tête d\u2019une non-passionnée comme moi, la loyauté aveugle qu\u2019ont certains envers leur club préféré me semble complètement absurde et irrationnelle.Le fait qu\u2019un partisan puisse payer les yeux de la tête pour aller appuyer son équipe au Maracanâ à Rio m\u2019apparaît comme un geste qui va à l\u2019encontre de la raison, de la même façon que voir dans un bar à Paris des Prançaises pleurer après la défaite de leur équipe m\u2019abasourdit au plus haut point.D\u2019autant plus que ces chéries ne devraient pas pleurer parce que les larmes font couler leur maquillage bleu-blanc-rouge sur leurs joues.Il fut même un temps où ils avaient l\u2019expression « Black, Blanc, Beur » pour symboliser les Prançais noirs, blancs et arabes.Le sport a donc véritablement le don de rassembler et d\u2019unir les gens.J\u2019essaie alors de comprendre cet engouement qui affecte tout le monde sauf moi : je veux, moi aussi, ressentir cette euphorie.Mes amis passionnés jusqu\u2019à l\u2019os tentent de m\u2019expliquer, mais en vain : ma raison reprend inévitablement le dessus.Moi qui croyais bêtement qu\u2019une équipe représentait le talent local de la ville en question, comment ai-je pu être aussi.! Et si l\u2019équipe sur laquelle j\u2019ai jeté mon dé- volu n\u2019est pas performante, peut-on changer pour une autre équipe ou dois-je continuer d\u2019avoir une foi inébranlable ?Je ne peux pas continuer d\u2019encourager une équipe aux statistiques déplorables en me fondant sur l\u2019argument qu\u2019elle me représente.Les joueurs ne représentent pas ma ville, et peut-être ne parlent-ils même pas ma langue, mais je dois demeurer fidèle.Vous me voyez venir : il y a incontestablement une question de foi ici, de croyance, mais faire des parallèles entre le sport et la religion, c\u2019est du déjà-vu.Ce qui m\u2019amène à penser à ceux qui sont aveuglément et obstinément patriotiques, comme si nous pouvions être fiers de notre nationalité quand nous n\u2019avons pas choisi notre lieu de naissance.Comme ces militaires qui défendent coûte que coûte leur patrie adorée.Qrwell les a représentés comme les chiens de Napoléon dans son conte pour enfants La ferme des animaux.Certes, ne prenez pas à la lettre mes propos, je ne dis pas que les fervents accros au sport sont des sots, je ne fais que des liens nébuleux en tentant de comprendre la gaieté qui souffle au-dessus de bien des villes où les gens se sentent ralliés pour les mêmes raisons.Malhemeusement, la fièvre de la Coupe du monde m\u2019échappe, vous le voyez bien, et c\u2019est à se demander si je suis la seule jeune fille de 20 ans immunisée. LE DEVOIR LE JEUDI 10 JUILLET 2014 A 7 IDEES PATRIMOINE ET DÉVELOPPEMENT À SILLERY Les retombées sournoises de la promotion immobilière Haut, gros, large, extralarge, bruyant, éclatant.le « Quebec Red Bull Crashed Ice » semble être le symbole de l\u2019esthétique à venir dans cet arrondissement MARCEL JUNIUS Urbaniste émérite, Québec epuis 1972, le Québec, avec la Loi sur les biens culturels, a accompli une tâche gigantesque en s\u2019attaquant avec conviction à la sauvegarde des biens culturels immobiliers.Les gouvernements successifs ont, c\u2019est tout à leur honneur, inscrit de nouveaux territoires au registre des liens culturels sous le vocable d\u2019arrondissement historique ou naturel.Le bilan est largement satisfaisant.Malheureusement, l\u2019effervescence des années 70 s\u2019est estompée malgré des appels de plus en plus pressants portant sur la notion du «patrimoine élargi».LEurope, sans attendre, lançait en 1975 l\u2019Année du patrimoine architectural européen préparant la voie et articulant les principes de la sauvegarde non seulement pour les monuments insignes, mais principalement pour les quartiers, rues et villages qui sont un patrimoine actif, jonction entre environnement et culture.On parle ainsi de qualité du cadre de vie.L\u2019aveuglement généralisé de nos gouvernements n\u2019a pas permis une ouverture de protection du patrimoine modeste, cette matière qui forme l\u2019ensemble bâti sur notre territoire.Ce patrimoine de tous les jours imprime sa marque sur le pays, la région, la ville, le village, la banlieue, les rues et les places.11 représente ce que nous sommes.11 nous est familier.Ce patrimoine a façonné une trame urbaine qui fait voir et comprendre notre cadre de vie.Ce qui s\u2019en dégage n\u2019est rien d\u2019autre que le reflet de notre identité.Ce dernier mot est important, voire capital, il définit notre cadre de vie.11 apporte un sentiment de sécurité face à un monde de plus en plus brutal dans l\u2019agitation toujours offensive de la spéculation et de la promotion immobilière.Lors du 50® anniversaire de la création de l\u2019Arrondissement historique de Sillery, j\u2019ai croisé des citoyennes causant de la «densification» de leur quartier à Sillery.J\u2019y suis allé faire un tour pour voir la rue des Grands Pins, la rue Joseph-Rousseau et quelques autres.Le résultat de ma visite est un bilan d\u2019une grande tristesse ! Les actes commis avec la complicité de l\u2019administration municipale font peur.La quiétude des lieux est en cause, l\u2019homogénéité étant dangereusement entamée.Le résultat montre que l\u2019ensemble urbain, autrefois cohérent, est bouleversé.Auparavant, on y sentait le bonheur de vivre dans un voisinage tissé d\u2019habitations dont l\u2019architecture ne portait pas des signes grandiloquents de richesse, mais au contraire était le reflet tjqiique de la société québécoise de l\u2019après-guerre.Un mot pour qualifier tout cela: le bonheur de vivre dans l\u2019harmonie urbaine.Ce n\u2019est pas mal ! Eh Le « Quebec Red Bull Crashed Ice : CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE incarne l\u2019esthétique prisée par l\u2019administration Labeaume.bien, c\u2019est à cette ambiance que s\u2019attaque à la hache d\u2019abordage l\u2019administration municipale.En proférant des incantations sur les vertus de la densification qui préludent bien entendu à la surdensification, l\u2019autorité municipale modifie l\u2019organisation sociale, physique et culturelle des lieux.Sans souci pour l\u2019environnement visuel, les hauteurs sont hirsutes, les zones de recul aléatoires, les séparations arbustives sont coupées au ras du sol.L\u2019image qui saute aux yeux est celle de l\u2019éléphant municipal pataugeant dans un magasin de porcelaine.Le clou de l\u2019opération réside dans la prétention des nouvelles constructions, franchement rétrogrades, et faussement modernes.Autant de blessures qui affectent ce qui était auparavant élégance et modestie.Pour se faire voir, ces nouvelles constructions sont passées par l\u2019étape initiale, autant que sauvage, de la démolition des habitations existantes dont l\u2019image reflétait une identité, une certaine idée d\u2019un art de vivre.Le remplacement donne des constructions orgueilleuses, sans âme, sans poésie, hautaines, qui sont autant d\u2019intrusions hors d\u2019échelle.Elles jettent aux orties le «génie du lieu».Nous invitons les lecteurs à aller voir les dégâts.Ce qui est fort grave, dès lors que l\u2019on connaît les aspirations de l\u2019administration municipale, pour qui il convient que cela soit haut, gros, large, extralarge, bruyant, éclatant, tout en se réjouissant du spectaculaire «Quebec Red Bull Crashed Ice» qui est le symbole de l\u2019esthétique à venir.Le problème est là ! Nous comprenons que les villes bougent.De tout temps elles ont vécu des étapes similaires à celles des corps vivants.11 faut accepter le changement, pourvu qu\u2019il se fasse dans l\u2019ordre d\u2019une sensibilité citoyenne, sans mutation radicale.Sensibilité, identité, qualité de vie sont les ingrédients pour une réflexion en vue d\u2019assurer la pérennité d\u2019un patrimoine qui doit être sauvé, sauvegardé et mis en valeur.La porte est ouverte.11 serait souhaitable qu\u2019un plan des mutations comprenant le respect des trames, de l\u2019échelle et des conditions d\u2019architecture soit étudié pour éviter les mutilations et les dégradations dans des quartiers qui ne le méritent pas.Un autre rappel aux autorités.On parle souvent de l\u2019histoire.C\u2019est un bon signe.Elle offre un potentiel très large à la création d\u2019un cadre de vie de qualité.On sait que chaque lieu est détenteur de sa propre mémoire, résultat d\u2019une combinaison unique de culture et de vie urbaine, c\u2019est l\u2019expression de son identité.C\u2019est une denrée indispensable dans un monde qui ne parle que de croissance, d\u2019argent, de développement économique et, évidemment, de promotion immobilière.L\u2019appel est pressant afin d\u2019éviter la destruction de l\u2019identité de ce quartier.C\u2019est pourquoi l\u2019urba-nisme doit recentrer son action, penser davantage citoyen, identité et cadre de vie.L\u2019administration doit être convaincue que l\u2019urbanisme, qui est une science, est aussi et surtout un art, celui de faire la ville, de la continuer.mais devant l\u2019absence de sensibilité, rien ne sera possible.La réplique Thomas Mulcair, fier Québécois et Canadien YOUSSEF AMANE Montréal c est avec la plus grande confusion que j\u2019ai lu dans ces pages la lettre d\u2019opinion de Simon Couillard du 4 juillet qui questionne de façon plutôt malhabile la défense de l\u2019identité québécoise par le chef du NPD Thomas Mulcair.Pour un enseignant en philosophie, je m\u2019attendais à un argumentaire structuré, doublé d\u2019une rationalité compréhensible axée sur les faits.Je m\u2019attends aussi plus de mon Devoir, qui diffuse des lettres bourrées de demi-vérités.Quelle leçon sommes-nous censés tirer de ce texte ?Que les valeurs de justice, d\u2019égalité et de respect, prônées par le NPD, sont vides de sens au Québec ?Que le chef libéral Justin Trudeau est un meilleur défenseur de nos intérêts parce qu\u2019il s\u2019est promené à Québec pour prendre des photos et publier un communiqué qui contenait les mots « Québec » et « Québécois » ?Le texte occulte complètement le fait que Thomas Mulcair fêtait la Saint-Jean à Québec le 23 juin et à Montréal le lendemain.Pour quelqu\u2019un accusé de «cacher son identité québécoise», disons qu\u2019il a été très présent lors de notre fête nationale.Et contrairement à d\u2019autres chefs politiques, M.Mulcair n\u2019attend pas la fête nationale pour souligner le caractère unique de la Belle Province et reconnaître que le Québec forme une nation.Comme principal argumentaire, l\u2019auteur cite un sondage du mois de mars pour dire que le Bloc québécois devance le NPD.Pourquoi avoir Ignoré les sondages plus récents comme celui d\u2019avril de CRQP qui place le NPD devant les llbé- Le déclencheur «Alors que Justin Trudeau s\u2019est promené à Québec, se faisant prendre en photo, et qu\u2019il a même publié un communiqué dans lequel il souhaitait \u201cà toutes les Québécoises et tous les Québécois une joyeuse célébration de la fête nationale du Québec avec leurs proches, leurs amis et leurs voisins \u201d, le chef du NPD s\u2019est complètement écarté du champ lexical choisi par le chef libéral.Il ne prononce pas une seule fois les mots \u201cQuébec \u201d ou \u201cQuébécois \u201d dans son allocution.A partir d\u2019un certain moment, on ne sait plus si Thomas Mulcair parle de la nation québécoise ou de la nation canadienne.» \u2014 Simon Couillard, «Mulcair, trop Québécois pour le ROC?», Le Devoir, 4 juillet 2014 raux et le Bloc dans les Intentions de vote?D\u2019ailleurs, avec 38% d\u2019appuis chez les francophones, le NPD est loin devant les troupes de Justin Trudeau et de Mario Beaulieu.Sans compter qu\u2019une majorité des répondants préféraient Thomas Mulcair comme premier ministre! L\u2019auteur l\u2019admet lui-même: M.Trudeau ne courra jamais le risque de défendre les consensus qui existent à la fois au Québec et dans le reste du pays.C\u2019est probablement pour cela qu\u2019il habite à Qttawa même s\u2019il représente une circonscription montréalaise, qu\u2019il est à la tête d\u2019un parti qui méprise le Québec depuis des générations, tel que le démontre l\u2019organisation par le PLC de congrès à prédominance anglophone à Montréal, ou encore le fait que son parti est dirigé de Toronto.Alors pourquoi défendre les gestes d\u2019un chef qui ne se gênerait pas pour lancer le Québec sous l\u2019autobus \u2014 tout comme son père l\u2019a fait avant lui, d\u2019ailleurs \u2014 tout en essayant de tourner au ridicule le message rassembleur du NPD, qui représente la majorité des Québécois?Dès le moment où l\u2019auteur compare la profondeur du discours entre Messieurs Mulcair et Trudeau et donne l\u2019avantage au dernier, on se rend bien compte que l\u2019auteur écrit sans savoir de quoi il parle.La réalité que M.Couillard semble vouloir ignorer à tout prix est que le NPD de Thomas Mulcair obtient des résultats concrets pour le Québec.Citons simplement les agents du parlement qui devront absolument parler le français pour être nommés, et le recul des conservateurs dans leur controversé projet de réforme électorale.Les Québécois apprécient énormément le travail de Thomas Mulcair, qui tient tête à Stephen Harper de belle façon à la Chambre des communes.Mais mieux encore, les Canadiens anglophones sont très contents de la vague orange du NPD au Québec.Pour la première fois en 20 ans, ils sentent enfin que les Québécois sont prêts à travailler avec eux sur la scène fédérale pour combattre les politiques conservatrices de Stephen Harper et faire du Canada un pays progressiste.D\u2019ailleurs, les élections de 2015 donneront lieu à la première course à trois sur la scène fédérale entre les conservateurs, les néodémocrates et les libéraux.L\u2019auteur affirme que le chef du NPD cache son identité québécoise?Au contraire! C\u2019est son plus grand atout.11 faut être borné ou aveugle pour prétendre autre chose.C Ici, l\u2019orientation sexuelle n\u2019est pas en cause, mais plutôt l\u2019identité de la personne La transidentité, prochaine révolution sexuelle LAURENT MCCUTCHEON Ex-président de Gai Ecoute et fondateur de la Eondation Emergence haque année, la fierté gaie prend la rue et défile aux couleurs de l\u2019arc-en-ciel.11 aura fallu des décennies pour que la société s\u2019ouvre à cette réalité, tolère, comprenne et accepte.La diver-______ sité sexuelle ne se limite pas à l\u2019orientation sexuelle.L\u2019acronyme LGBT est bien connu, particulièrement ses trois premières lettres : L pour lesbienne, G pour gai, B pour bisexuel.Quant au T, il regroupe la transsexualité, le transgenrisme et la transidentité.Souvent, on retrouve ces trois groupes sous l\u2019appellation parapluie «trans».11 ne faut pas associer cette réalité au fantasme de se travestir dans une tenue vestimentaire de l\u2019autre sexe.Ici, l\u2019orientation sexuelle n\u2019est pas en cause, mais plutôt l\u2019identité de la personne.La transidentité s\u2019adresse à l\u2019identité même des personnes : une personne de sexe masculin se perçoit comme étant de sexe féminin et une personne de sexe féminin se perçoit de sexe masculin, et cela, indépendamment de son orientation, qu\u2019elle soit homosexuelle ou hétéro-seiçuelle.À la naissance, un enfant a un sexe biologique qui sera inscrit dans son dossier de l\u2019état civil.Dès lors, la société lui attribue des rôles et des comportements masculins ou féminins.Beaucoup de parents décorent sa chambre aux couleurs associées à son sexe et lui choisissent des vêtements correspondants à celui-ci.Qn habille les garçons en garçon et les filles en fille.Qr, on observe, parfois tôt, que certains enfants ont un désir d\u2019identification à l\u2019autre sexe qui, au fil des ans, se transformera en un inconfort avec son sexe biologique.Le passage de l\u2019enfance à la puberté puis à l\u2019âge adulte est une période trouble pour ceux et celles qui n\u2019arrivent pas à se sentir à l\u2019aise et à s\u2019épanouir avec les règles de la société réservées aux garçons et aux filles.Des hommes et des femmes décident d\u2019assumer l\u2019identité ressentie, celle qui leur offre le réconfort de vivre en harmonie avec eux-mêmes.S\u2019amorce alors pour certains et certaines une transformation apparente vers l\u2019autre sexe.De la tenue vestimentaire à la prise d\u2019hormones, cela peut aller jusqu\u2019à la chirurgie de réassignation sexuelle.11 est même possible de retarder la puberté de manière à laisser à la personne davantage de temps pour prendre une décision vers une transition qui sera irrévocable.Après sa transformation vers l\u2019autre sexe, la femme qui était attirée sexuellement par les hommes demeurera attirée par ceux-ci et l\u2019homme attiré sexuellement par les femmes continuera de l\u2019être.S\u2019il est possible de changer de sexe biologique, il n\u2019est toutefois pas possible de changer son orientation sexuelle.Même si tel n\u2019est pas ici le propos, notons au passage que cela devrait convaincre les tenants des thérapies de conversion de battre en retraite.11 est plausible d\u2019imaginer qu\u2019un jour viendra où, à la naissance, on ne cherchera pas à assigner un mode de vie conforme au sexe biologique et à imposer les stéréotypes de la masculinité et de la féminité.11 est aussi plausible d\u2019imaginer qu\u2019au-delà de la tenue vestimentaire et des rôles sociaux, la société ne sera plus divisée entre les hommes et les femmes.Une personne sera tout simplement une personne.L\u2019évolution de la société, l\u2019ouverture d\u2019esprit, l\u2019éducation, les moyens technologiques et médicaux permettent maintenant d\u2019envisager cette possibilité.Au cours des 40 dernières années, j\u2019ai vu la société se transformer radicalement.Des hommes que l\u2019on mettait en prison pour avoir eu de relations sexuelles avec d\u2019autres hommes ont maintenant le droit de se marier.Une femme ouvertement lesbienne, qui a fait campagne avec sa conjointe, vient d\u2019être élue première ministre de l\u2019Ontario.En décembre 2013, l\u2019Assemblée nationale du Québec a adopté une loi modifiant le Code civil qui permettra éventuellement de changer le sexe inscrit sur l\u2019acte de naissance d\u2019une personne sans qu\u2019une transformation chirurgicale soit nécessaire.Si tous ces changements ont pu se produire en si peu de temps, il est permis d\u2019imaginer que dans un avenir prochain, la transidentité ne sera plus marginale et que les garçons et les filles pourront s\u2019épanouir en vivant l\u2019identité pour laquelle ils éprouvent un confort, une voie de réalisation et un bien-être.Aussi, les parents cesseront d\u2019assigner une identité à leur enfant, de leur imposer les stéréotypes masculins et féminins.Ce sera alors la prochaine révolution sexuelle, celle de la transidentité.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine RobitaïUe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Carohne Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Melanie Loisel et Philippe Orfah (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>a.'nA(chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cinno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Véronique Chagnon et Louis Gagne (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins, Enc Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-Parazelli {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivin (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G Eerrans (assistants) , correction : Andreanne Bedard,^Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobin {par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais {coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Ohvier Leclerc (coordonnateur du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euroy et Véronique Page A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 10 JUILLET 2014 ACTUALITES HAÏTI SUITE DE LA PAGE 1 per à la reconstruction d\u2019une nouvelle Haïti grâce à la construction d\u2019une académie de police», avait indiqué M.Oda.Or, les réponses fournies par Ottawa aux questions écrites du NPD indiquent qu\u2019il n\u2019y a aucun échéancier pour un nouvel appel d\u2019offres (qui serait le quatrième en six ans).Elles rappellent aussi que «le gouvernement a mis en veille le développement de nouveaux projets en Haïti jusqu\u2019à ce que la stratégie [canadienne d\u2019aide] à long terme soit revue».En attendant, l\u2019Académie nationale a commencé à former ses premiers étudiants dans des locaux temporaires.Joint mercredi par téléphone, un responsable parlait ainsi de «constructions provisoires faites de modulaires» et fonctionnant avec des génératrices à essence.Les installations sont érigées sur un bqut de terrain «très restreint» de l\u2019Ecole nationale de police, près de Pétionville, en banlieue de la capitale.«Nous n\u2019avons aucune idée, aucun signe de vie, par rapport au projet de Ganthier», indique ce responsable.Poru le moment, l\u2019académie fonctionne à volume réduit, ne pouvant offrir l\u2019ensemble de la formation destinée aux cadres supérieurs \u2014 des commissaires et des inspecteurs qui travailleront sur le terrain.Retards Dans le cahier de réponses transmis au NPD, Ottawa explique que ce sont des «difficultés reliées aux processus contractuels qui ont surtout contribué au retard dans l\u2019échéancier du projet».Celui-qi a été approuvé en juin 2008.À l\u2019époque, on évaluait qu\u2019il serait complété en six ans.Un premier appel d\u2019offres a été lancé en décembre 2009, mais suspendu quelques semaines plus tard à cause du tremblement de terre.Un deuxième appel d\u2019offres a été lancé en avril 2010 \u2014 dans la foulée de l\u2019annonce de la ministre Oda.Mais en vain: aucun des deux soumissionnaires (SNC-Lavalin et Groupe SM) «n\u2019était conforme aux exigences», indique Ottawa.Un troisième appel d\u2019offres a donc été lancé en octobre 2011, après qu\u2019Ottawa eut «confirmé auprès du gouvernement haïtien que l\u2019Académie de police était toujours une priorité».La valeur du projet était désormais fixée à près de 35 millions (Ottawa avait réévalué les coûts en fonction des soumissions reçues plus tôt).Mais cet appel a lui aussi été annulé au courant de 2012, faute de soumissionnaires répondant aux exigences.On ne connaît pas les raisons de nonqualification.Ottawa reconnaît qu\u2019il est rare de lancer trois appels d\u2019offres pour un projet.«Les contrats sont habituellement attribués après le premier appel», indiquent les documents.Ceux-ci montrent aussi que plus de 700000$ ont été investis dans les différentes étapes de préparation des appels d\u2019offres et d\u2019évaluation des soumissions.Promesse brisée Pour la députée néodémocrate Hélène Laverdière, le gouvernement conservateur fait preuve «d\u2019un manque de transparence» dans ce dossier en ne disant pas franchement ce qu\u2019il devient.«Ça fait six ans que ça dure.On annonce le projet deux fois en grande pompe, puis on ne fait rien.C\u2019est une promesse brisée à l\u2019égard d\u2019Haïti, qui est quand même notre principal pays de concentration [plus grand bénéficiaire de l\u2019aide du Canada] dans les Amériques.» Des questions posées mercredi après-midi au bureau du ministre du Développement international, Christian Paradis, demeruaient en attente d\u2019une réponse en fin de jorunée.Le Devoir FANTÔMES SUITE DE LA PAGE 1 construction des nouveaux CHUMetCUSM.Remis en mars dernier, avant le déclenchement des élections, le rapport aussi signé par l\u2019ex-recteur de l\u2019UQAM Claude Corbo et l\u2019architecte Cameron Charlebois n\u2019avait pas été rendu public.11 a été déposé sru le site Web du Secrétariat à la région métropolitaine mardi.La situation est «urgente», écrit le groupe d\u2019experts.M\u201c® Lessard craint la répétition d\u2019autres expériences malheureuses, comme celles de la bibliothèque Saint-Sulpice, du Silo n\u201c 5, de l\u2019îlot Voyageru ou de la maison Redpath, abandonnés pendant des années.«Regardez comme ça a été complexe, et ce sont de petits sites en comparaison », souligne la professeure à l\u2019Université de Montréal.L\u2019Hô-tel-Dieu occupe sept hectares en comptant la propriété des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph voisines, alors que l\u2019hôpital Royal Victoria est sis sru un terrain de 10 hectares.Vide et sans usage, un édifice s\u2019engage sur «une trajectoire périlleuse pouvant le réduire à l\u2019état de fantôme urbain menacé de périls, allant du squat illégal à l\u2019incendie criminel», avertissent les experts.Pour M\u201c® Lessard, c\u2019est une «responsabilité publique» de voir à l\u2019avenir de ces bâtiments qui ont marqué notre passé.Elle y voit aussi l\u2019occasion de verdir les immenses statioimements et de donner de nouveaux accès au mont Royal à partir du centre-ville.«Nos recommandations sont précises, et cela, dans le but de forcer la réflexion sur chaque élément», explique-t-elle.Dans un premier rapport, le groupe s\u2019était penché sru l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, l\u2019hôpital Notre-Dame et l\u2019Institut thoracique de Montréal, qui doivent aussi trouver une nouvelle vocation.Non à la vente En premier lieu, la responsa- JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019Hôtel-Dieu (notre photo) et le Royal Victoria occupent des sites de 7 et 10 hectares, tous deux sis au cœur de Montréai.bilité des deux immenses ensembles immobiliers doit être retirée aux hôpitaux et confiée à Québec via la Société québécoise des infrastructures, recommande le rapport.Car avec six ministères impliqués, sans compter la Ville, le CHUM, le CUSM, l\u2019Agence de la santé de Montréal et les arrondissements, «l\u2019absence de responsabilité claire dans le dossier constitue le risque principal».L\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019hôpital Royal Victoria doivent aussi demeurer dans le giron public, recommande le groupe d\u2019experts.11 rejette la vente des édifices patrimoniaux, qui avait été envisagée.L\u2019option de conversion ou de construction de condos de luxe est clairement écartée.Peu importe les projets retenus, la revalorisation «coûtera extrêmement cher, consommera énormément de ressources humaines et financières et commandera un effort soutenu sur une longue période», avertissent les experts.Le seul entretien des lieux coûtera au moins 7 millions de dollars par an.Le cheminement vers un changement de vocation sera long et complexe, avertit le groupe, et excédera très vraisemblablement la date de déménagement des hôpitaux, prévu en avril 2015 pour le Royal Victoria et en 2016 pour l\u2019Hôtel-Dieu.Quels usages futurs ?Pour l\u2019instant, seule l\u2019Université McGill aruait manifesté son intérêt pour occuper l\u2019hôpital Royal Victoria.Le groupe d\u2019experts est d\u2019avis que le site doit lui être cédé, mais non sans conditions, notamment l\u2019injection de fonds par l\u2019université.Le projet est «embryonnaire», s\u2019inquiète aussi le groupe d\u2019experts, qui craint qu\u2019il soit compromis par sa complexité et ses coûts, évalués à 850 millions de dollars.Le cas de l\u2019Hôtel-Dieu est plus délicat: de nombreux acteurs ont soumis des idées de revalorisation.Se rendant aux arguments de l\u2019Agence de la santé de Montréal qui affirme ne pas avoir besoin de l\u2019Hôtel-Dieu, le groupe d\u2019experts écarte l\u2019idée d\u2019y conserver une vocation hospitalière.La Coalition sauvons l\u2019Hôtel-Dieu est déçue, indique son porte-parole, Luc Bastien, et compte continuer à militer pour cette option.Des services de santé, une clinique ou un CLSC, par exemple, poruraient s\u2019y installer, avancent les experts.Le logement social et communautaire est aussi vu comme une avenue intéressante.La possibilité de regrouper sur le site l\u2019École de santé publique de l\u2019Université de Montréal, l\u2019Institut national de santé publique du Québec et la Direction de la santé publique de Montréal est évoquée.Cela offrirait un rayonnement national et international à Montréal, selon les experts.Quoi qu\u2019il en soifi «il ne serait pas acceptable que le gouvernement du Québec, pour un besoin conjoncturel de fonds frais, vende un bien public, et encore moins pour l\u2019enrichissement de quelques intérêts privés», soumettent les experts.Le ministre responsable de la métropole, Robert Poëti, «prendra le temps d\u2019analyser les recommandations», indique son attachée de presse, Valérie Rodrigue, qui assure qu\u2019il y donnera suite rapidement.Le Devoir MAGAZINES SUITE DE LA PAGE 1 blanche est inscrit comme créancier pour 920,63$.Un montant qui fait éclater d\u2019un rire triste la directrice, Suzanne Leclerc.«[Les Messageries Benjamin] nous doivent plus qu\u2019un an de vente de magazines, explique-t-elle, quatre numéros et les ventes en librairies d\u2019un ou deux autres numéros.Mais c\u2019était tellement compliqué, désorganisé et pas clair, leur organisation.On estime que [Benjamin] nous doit plutôt entre 8000$ et 10000$.» Pour le magazine qui ne roulait déjà pas sur l\u2019or, ce déficit imprévu est «vraiment catastrophique».Décalage Pierre Sormany, éditeur et directeur général de Vélo Québec Éditions, estime qu\u2019il y a un décalage entre ses propres chiffres et ceux de Benjamin.«On extrapole, mais on est certain de rien.On voit quelques erreurs de chiffres, mais c\u2019est normal, il était tellement désorganisé», conclut l\u2019ex-patron de l\u2019émission Enquête.Chez Protégez-vous, le directeur général David Clerk a des espoirs «pas très reluisants» de récupérer son dû.«Notre viabilité n\u2019est pas à risque», précise-t-il, car Protégez-vous a la chance, comme Les Débrouillards, de faire la plus grande part de ses revenus en abonnements.«On a par le passé traversé d\u2019autres crises.On avait réussi à se monter un petit coussin, mais là.Cette perte est énorme.» Pour les éditeurs touchés, il s\u2019agit d\u2019un deuxième coup dur en deux ans, après l\u2019imposition de la « taxe sur le recyclage » en août 2012 par le gouvernement Charest.Les Messageries de presse Benjamin étaient un important distributeur de magazines, mais aussi de livres.Leur directeur, Paul Benjamin, avait annoncé en janvier 2014 la fin des opérations de l\u2019entreprise de quelque 225 employés.11 disait alors au Devoir céder à l\u2019érosion du marché des magazines, mais assurait vouloir faire correctement les choses.«Faillite, précisait-il, n\u2019est pas un mot de mon vocabulaire.» Passation La majorité des contrats des éditeurs francophones a été reprise par LMPl, un autre distributeur, spécialisé en,presse internationale aux Canada et aux États-Unis, et une branche du grand groupe français Lagardère.Selon Prançois Leslé, président de LS-
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